Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale) : DORS/2025-233

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 25

Enregistrement
DORS/2025-233 Le 21 novembre 2025

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2025-813 Le 21 novembre 2025

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu des alinĂ©as 35(1)d)rĂ©fĂ©rence a, e)rĂ©fĂ©rence b et f)rĂ©fĂ©rence b, du paragraphe 182(1)rĂ©fĂ©rence c et des alinĂ©as 244f)rĂ©fĂ©rence d et h)rĂ©fĂ©rence e de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence f, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale), ci-après.

Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale)

Règlement sur l’intervention environnementale

1 L’article 1 du Règlement sur l’intervention environnementale rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

eaux abritées
Étendues d’eaux où les opérations à la surface de l’eau de récupération d’hydrocarbures rejetés peuvent être menées avec efficacité sans être considérablement perturbées par les conditions environnementales. (sheltered waters)
eaux ouvertes
Étendues d’eaux où les opérations à la surface de l’eau de récupération d’hydrocarbures rejetés peuvent être considérablement perturbées par les conditions environnementales. (unsheltered waters)
matières récupérées
Déchets d’hydrocarbures et d’eau huileuse sous forme liquide ou solide récupérés dans le cadre d’une intervention. (recovered materials)
milieu d’utilisation
Vise les eaux abritées, les eaux ouvertes ou, selon le cas, la rive ou le rivage. (operating environment)
port désigné
Port dĂ©crit Ă  la partie 1 de l’annexe 1. (designated port)
secteur d’intervention intensive
RĂ©gion maritime dĂ©crite Ă  la partie 3 de l’annexe 1. (enhanced response area)
secteur primaire d’intervention
RĂ©gion maritime dĂ©crite Ă  la partie 2 de l’annexe 1. (primary area of response)
traiter
Prendre des mesures de manière à réduire au minimum l’impact sur l’environnement et en vue de restaurer, dans la mesure du possible, un milieu d’utilisation à l’état qu’il avait avant que survienne l’événement de pollution par les hydrocarbures. (treat)
zone géographique
Zone à l’égard de laquelle un organisme d’intervention est agréé en vertu du paragraphe 169(1) de la Loi. (geographic area)

2 L’article 6 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exception

6 L’alinĂ©a 168(1)a) et le sous-alinĂ©a 168(1)b)(ii) de la Loi et l’exigence, prĂ©vue au sous-alinĂ©a 168(1)b)(iii) de la Loi, d’identifier toute personne qui est autorisĂ©e Ă  mettre Ă  exĂ©cution l’entente visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 168(1)a) ne s’appliquent pas Ă  l’égard des installations de manutention d’hydrocarbures situĂ©es au nord du 60e parallèle de latitude nord.

3 L’article 9 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Notification de changements proposés aux activités

DĂ©lai — article 168.01 de la Loi

9 Pour l’application de l’article 168.01 de la Loi, dans le cas oĂą le changement proposĂ© est la diminution du taux de transbordement d’hydrocarbures de l’installation de manutention d’hydrocarbures, le dĂ©lai pour en aviser le ministre peut, si celui-ci le prĂ©cise, ĂŞtre infĂ©rieur Ă  cent quatre-vingts jours.

4 L’alinĂ©a 10k) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 (1) Le passage du sous-alinĂ©a 11(1)b)(i) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la division (A) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le sous-alinĂ©a 11(1)b)(ii) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) La division 11(1)b)(iv)(B) du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

(4) Le passage de l’alinĂ©a 11(1)c) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Les alinĂ©as 11(1)f) et g) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(6) Les alinĂ©as 11(1)h) et i) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(7) Le paragraphe 11(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Notification — exercice

(3) L’exploitant prĂ©sente au ministre une description Ă©crite de tout exercice visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)i), Ă  l’exception d’un exercice de notification, au moins trente jours avant la date de l’exercice.

6 Les paragraphes 12(1) Ă  (3) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Révision annuelle

12 (1) Chaque annĂ©e, l’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures :

RĂ©vision — Ă©vĂ©nements

(2) L’exploitant rĂ©vise Ă©galement le plan de prĂ©vention de la pollution par les hydrocarbures et le plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures chaque fois que l’un des Ă©vĂ©nements ci-après survient et, au besoin, met Ă  jour les parties visĂ©es des plans :

PrĂ©sentation des mises Ă  jour — Ă©vĂ©nements

(3) L’exploitant qui, par application du paragraphe (2), met Ă  jour le plan de prĂ©vention de la pollution par les hydrocarbures ou le plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures prĂ©sente au ministre le plan mis Ă  jour au plus tard quatre-vingt-dix jours après la date oĂą survient l’évĂ©nement.

7 Le passage du paragraphe 13(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Procédure

13 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 168(1)e) de la Loi, l’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures Ă©tablit et met en Ĺ“uvre une procĂ©dure qui prĂ©voit notamment :

8 La partie 3 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

Dossiers et rapports

Dossier de formation

14 (1) L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures conserve, pour chaque personne ayant suivi la formation visĂ©e aux alinĂ©as 10k) ou 11(1)h), un dossier de formation qui comprend le nom et le poste de la personne ainsi que le titre de la formation et la date Ă  laquelle elle a Ă©tĂ© suivie.

Conservation et accès ministériel

(2) L’exploitant conserve le dossier de formation pendant au moins cinq ans après la date de la formation ou, si la formation est valide pour plus de cinq ans, jusqu’à la date d’expiration de sa période de validité, et met le dossier à la disposition du ministre, sur demande.

Rapport d’exercice

15 L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures prĂ©sente au ministre, dans les quatre-vingt-dix jours suivant la date d’un exercice effectuĂ© dans le cadre du programme visĂ© Ă  l’alinĂ©a 11(1)i), un rapport dans lequel il consigne notamment :

Rapport d’événement de pollution par les hydrocarbures

16 (1) L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures crée un rapport indiquant les causes et les facteurs contributifs de chaque événement de pollution par les hydrocarbures et les mesures à prendre pour réduire le risque qu’un tel événement ne se reproduise.

Présentation du rapport

(2) L’exploitant présente le rapport au ministre dans les quatre-vingt-dix jours suivant la date de l’événement de pollution par les hydrocarbures.

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 16, de ce qui suit :

PARTIE 3
Organismes d’intervention

Capacité d’intervention et plans d’intervention

Quantité d’hydrocarbures

17 Pour l’application du paragraphe 169(1) de la Loi, la quantitĂ© d’hydrocarbures visĂ©e est de 10 000 tonnes mĂ©triques.

Contenu — plan d’intervention

18 (1) Le plan d’intervention de l’organisme d’intervention contient les Ă©lĂ©ments suivants :

Plan d’intervention d’urgence

(2) Le plan d’intervention tient compte de tout plan préparé et rendu disponible par la Garde côtière canadienne concernant des événements de pollution par les hydrocarbures pour la zone géographique de l’organisme d’intervention.

Contenu — plans d’intervention par zone

19 Le plan d’intervention Ă  l’égard d’une des petites zones visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 18(1)r) contient les Ă©lĂ©ments suivants :

Révision et mise à jour du plan d’intervention

Révision annuelle

20 (1) Chaque annĂ©e, l’organisme d’intervention :

RĂ©vision — Ă©vĂ©nements

(2) L’organisme d’intervention rĂ©vise Ă©galement le plan d’intervention chaque fois que l’un des Ă©vĂ©nements ci-après survient et, au besoin, met Ă  jour les parties visĂ©es du plan :

PrĂ©sentation des mises Ă  jour — Ă©vĂ©nements

(3) L’organisme d’intervention qui, par application du paragraphe (2), met à jour le plan d’intervention présente au ministre le plan mis à jour au plus tard quarante-cinq jours après la date où survient l’événement.

Registre

21 (1) L’organisme d’intervention tient un registre dans lequel il consigne les dates de rĂ©vision du plan d’intervention visĂ© Ă  l’article 18, le rĂ©sultat de chacune de ces rĂ©visions et, le cas Ă©chĂ©ant, toute mise Ă  jour.

Conservation et présentation

(2) L’organisme d’intervention conserve les renseignements contenus dans le registre pendant trois ans après la date de leur consignation et prĂ©sente le registre au ministre conjointement avec le plan d’intervention mis Ă  jour en application de l’article 20 ou avec l’avis visĂ© Ă  l’alinĂ©a 20(1)b).

Procédure, équipement et ressources

ProcĂ©dure — gĂ©nĂ©ralitĂ©s

22 La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit, notamment, les mesures Ă  prendre pour assurer :

ProcĂ©dure — capacitĂ© quotidienne

23 (1) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit, pour les Ă©vĂ©nements de pollution par les hydrocarbures de 150 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, de 1 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, de 2 500 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures et de 10 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, les capacitĂ©s quotidiennes suivantes :

Définitions

(2) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent article.

entreposage primaire
Vise notamment l’équipement utilisé pour entreposer les matières récupérées avant leur transfert vers l’entreposage secondaire. (primary storage)
entreposage secondaire
Vise notamment l’équipement utilisé pour entreposer les matières récupérées avant leur transport aux fins d’élimination. (secondary storage)

Déploiement ou livraison

24 (1) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit :

Nombre d’heures estimé

(2) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit le nombre d’heures estimĂ© pour le dĂ©ploiement ou la livraison de l’équipement et des ressources visĂ©s au paragraphe (1) dans les milieux d’utilisation touchĂ©s.

Définition de vitesse moyenne de déplacement

(3) Pour l’application des alinĂ©as (1)e) et f), vitesse moyenne de dĂ©placement s’entend d’une vitesse :

Formation et dossiers

Formation

25 (1) La formation que l’organisme d’intervention fournit conformĂ©ment Ă  l’alinĂ©a 171c) de la Loi est celle qui :

Dossier de formation

(2) L’organisme d’intervention conserve, pour chaque personne visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)n), autre qu’une personne appelĂ©e Ă  intervenir Ă  bref dĂ©lai en cas d’évĂ©nement de pollution par les hydrocarbures, un dossier de formation qui comprend le nom et le poste de la personne, le titre de la formation et la date Ă  laquelle elle a Ă©tĂ© suivie.

Conservation et accès ministériel

(3) L’organisme d’intervention conserve le dossier de formation pendant au moins cinq ans après la date de la formation ou, si la formation est valide pour plus de cinq ans, jusqu’à la date d’expiration de sa période de validité, et le met à la disposition du ministre, sur demande.

Programme d’exercices

Type d’exercices

26 (1) Le programme d’exercices de l’organisme d’intervention prĂ©voit ce qui suit :

Coordination

(2) Les exercices visés à l’alinéa (1)a) sont coordonnés avec le ministre et, dans la mesure du possible, avec les personnes, les entités et les bâtiments qui pourraient être impliqués dans un événement de pollution par les hydrocarbures ou qui pourraient être appelés à y intervenir.

Nombre d’exercices

(3) L’organisme d’intervention effectue au moins :

Secteur d’intervention intensive

(4) L’organisme d’intervention effectue au moins un exercice visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)a) dont rĂ©sulterait le rejet d’une quantitĂ© d’hydrocarbures Ă©quivalente Ă  celle prĂ©vue Ă  l’un des sous-alinĂ©as (3)a)(i) Ă  (iv) Ă  l’égard de chaque secteur d’intervention intensive, s’il y en a; cet exercice est comptĂ© comme Ă©tant l’un de ceux visĂ©s Ă  l’alinĂ©a (3)a) pour le secteur primaire d’intervention le plus près du secteur d’intervention intensive Ă  l’égard duquel l’exercice est effectuĂ©.

Plusieurs secteurs primaires d’intervention

(5) Dans le cas d’un organisme d’intervention ayant plusieurs secteurs primaires d’intervention, l’exercice visĂ© au sous-alinĂ©a (3)a)(iv) peut ĂŞtre effectuĂ© une seule fois dans sa zone gĂ©ographique.

Calendrier de mise en œuvre

27 (1) L’organisme d’intervention Ă©tablit, par secteur primaire d’intervention, un calendrier prĂ©voyant l’annĂ©e de mise en Ĺ“uvre de chaque exercice visĂ© Ă  l’alinĂ©a 26(1)a) et prĂ©cisant la quantitĂ© du rejet simulĂ© et, dans le cas de l’exercice visĂ© au paragraphe 26(4), le secteur d’intervention intensive Ă  l’égard duquel l’exercice sera effectuĂ©.

Modification du calendrier

(2) L’organisme d’intervention ne peut modifier le calendrier sans l’autorisation du ministre.

Demande du ministre

28 Sur demande du ministre, l’organisme d’intervention effectue un exercice visĂ© Ă  l’alinĂ©a 26(1)a); celui-ci compte, pour le secteur primaire d’intervention le plus près du lieu Ă  l’égard duquel il est effectuĂ©, comme l’un des exercices visĂ©s Ă  l’un des sous-alinĂ©as 26(3)a)(i) Ă  (iv), selon la quantitĂ© d’hydrocarbures simulĂ©e.

Participation du ministre

29 Dès qu’il commence Ă  Ă©laborer un exercice visĂ© Ă  l’alinĂ©a 26(1)a), l’organisme d’intervention travaille en collaboration avec le ministre et tient compte de ses commentaires.

Modification ou ajout d’objectifs

30 L’organisme d’intervention, à la demande du ministre, modifie tout objectif d’un exercice ou y ajoute des objectifs.

Participation des parties prenantes

31 L’organisme d’intervention invite les groupes autochtones locaux et les autres parties prenantes locales Ă  participer aux exercices visĂ©s Ă  l’alinĂ©a 26(1)a) qu’il effectue.

Rapport d’exercice

32 L’organisme d’intervention prĂ©sente au ministre, dans les quarante-cinq jours suivant la date d’un exercice, un rapport dans lequel il consigne notamment :

Autres exigences

Preuve

33 L’organisme d’intervention prĂ©sente au ministre, sur demande de ce dernier et selon les modalitĂ©s qu’il prĂ©cise, toute preuve, y compris des dĂ©monstrations, que le ministre juge nĂ©cessaire pour Ă©tablir que l’organisme d’intervention a la capacitĂ© d’intervenir, dans un milieu d’utilisation de sa zone gĂ©ographique, en cas d’un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures pouvant atteindre 10 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures.

Avis

34 L’organisme d’intervention avise le ministre dès que possible lorsqu’il intervient lors d’un événement de pollution par les hydrocarbures ou lors de tout autre événement pouvant avoir une incidence sur sa capacité d’intervention en cas d’événement de pollution par les hydrocarbures.

Confirmation Ă©crite — bâtiments

35 (1) L’organisme d’intervention obtient du propriĂ©taire ou de l’exploitant de chaque bâtiment visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)f) une confirmation Ă©crite, qu’il prĂ©sente sur demande au ministre, indiquant que le bâtiment :

Heures d’opĂ©ration — bâtiments

(2) L’organisme d’intervention obtient du propriĂ©taire ou de l’exploitant de chaque bâtiment visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)f) une mention Ă©crite indiquant les heures d’opĂ©ration du bâtiment.

Équipement dans les ports désignés

36 L’équipement visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)i) Ă  l’égard d’un port dĂ©signĂ© y demeure, Ă  moins que le ministre en permette le dĂ©placement.

Annulation de l’agrément

37 (1) Pour l’application du paragraphe 169(6) de la Loi, le ministre peut annuler l’agrĂ©ment d’un organisme d’intervention Ă  partir de la date oĂą celui-ci, selon le cas :

Suspension ou annulation de l’agrément

(2) Pour l’application du paragraphe 169(6) de la Loi, le ministre peut suspendre ou annuler l’agrĂ©ment d’un organisme d’intervention s’il estime que celui-ci ne se conforme pas aux exigences qui lui sont applicables sous le rĂ©gime de la Loi ou s’il estime que l’intĂ©rĂŞt public le requiert.

Demande de renouvellement de l’agrément

38 L’organisme d’intervention présente toute demande de renouvellement d’agrément au ministre au moins quatre-vingt-dix jours avant la date d’expiration de l’agrément en vigueur.

Barème des droits — notification

39 Pour l’application du paragraphe 170(2) de la Loi, l’organisme d’intervention ou la personne qualifiĂ©e publie les droits qu’il se propose de demander dans la Partie I de la Gazette du Canada.

10 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 39, des annexes 1 et 2 figurant Ă  l’annexe du prĂ©sent règlement.

Règlement sur les organismes d’intervention

11 Le Règlement sur les organismes d’intervention référence 2 est abrogé.

Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

12 L’article 2 de la partie 14 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) rĂ©fĂ©rence 3 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur l’intervention environnementale

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

2 AlinĂ©a 12(1)a) 1 300 Ă  100 000  
2.1 AlinĂ©a 12(1)b) 260 Ă  10 000  
13 La partie 14 de l’annexe du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 5, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur l’intervention environnementale

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

6 AlinĂ©a 20(1)a) 1 300 Ă  100 000  
7 AlinĂ©a 20(1)b) 260 Ă  10 000  
8 Paragraphe 20(2) 1 300 Ă  100 000  
9 Paragraphe 20(3) 260 Ă  10 000  
10 Paragraphe 21(1) 260 Ă  10 000  
11 Paragraphe 21(2) 260 Ă  10 000  
12 Article 34 1 300 Ă  100 000  

Entrée en vigueur

14 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

(2) Les articles 1, 9 Ă  11 et 13 entrent en vigueur au premier anniversaire de la publication du prĂ©sent règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

ANNEXE

(article 10)

ANNEXE 1

(article 1)

Ports désignés, secteurs primaires d’intervention et secteurs d’intervention intensive

PARTIE 1

Ports désignés
Article

Colonne 1

Port

Colonne 2

Description

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie Holyrood au sud d’une ligne tirĂ©e Ă  partir de la laisse de haute mer Ă  l’extrĂ©mitĂ© nord de la pointe Harbour Main (47°26′58″ N., 53°08′26″ O.), dans une direction de 070°00′ (vrais) jusqu’à la laisse de haute mer sur le rivage opposĂ©
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie de Placentia au nord d’une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© en laisse de haute mer en position approximative situĂ©e par 47°41′14″ N., 53°58′12″ O. dans une direction de 276°00′ (vrais) jusqu’au feu de la pointe Long Island; de lĂ , dans une direction de 273°00′ (vrais) jusqu’à la pointe James; de lĂ , le long de la zone intertidale Ă  la laisse de haute mer jusqu’à la pointe Tobins tout autour de la baie Bar Haven; de lĂ , jusqu’à Carroll Point; de lĂ , dans une direction de 320°00′ (vrais) jusqu’à un point en laisse de haute mer sur la terre ferme situĂ© approximativement par 47°45′00″ N., 54°14′42″ O.
3 Port Hawkesbury (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux du dĂ©troit de Canso Ă  l’est de la ligne mĂ©diane du chenal, Ă  partir d’un point situĂ© par 45°38′41″ N., 61°25′07″ O. vers le sud jusqu’à un point situĂ© par 45°32′31″ N., 61°17′42″ O., Ă  mi-chemin entre le cap Bear Head et la pointe Melford
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux Ă  l’intĂ©rieur du havre d’Halifax au nord d’une ligne passant par les points suivants : 44°36,5′ N., 63°33,8′ O. et 44°37,8′ N., 63°31,6′ O.
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) Toutes les eaux du havre Saint John dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e Ă  partir du feu du cap Spencer et allant vers le sud jusqu’à un point situĂ© par 45°08,1′ N., puis vers l’ouest jusqu’à l’anse Little Musquash (66°17,4′ O.)
6 Sept-ĂŽles (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es par une ligne passant par les points suivants : 50°12,8′ N., 66°13,5′ O. Ă  50°08,1′ N., 66°16,1′ O. Ă  50°04,4′ N., 66°23,1′ O. Ă  50°08,5′ N., 66°36,6′ O.
7 QuĂ©bec (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es Ă  l’est par une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 46°53′09″ N., 71°08′36″ O. Ă  travers l’Île d’OrlĂ©ans jusqu’à un point situĂ© par 46°49′42″ N., 71°07′50″ O. et Ă  l’ouest par une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 46°44′51″ N., 71°20′36″ O. jusqu’à un point situĂ© par 46°43′38″ N., 71°20′06″ O.
8 MontrĂ©al (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es Ă  l’est par une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 46°01,0′ N., 73°11,1′ O. sur la rive jusqu’à un point situĂ© par 46°00,8′ N., 73°09,85′ O. sur la rive opposĂ©e et Ă  l’ouest par une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 45°24,04′ N., 73°31,69′ O. jusqu’à un point situĂ© par 45°41,62′ N., 73°35,33′ O. sur la rive opposĂ©e
9 Sarnia (Ontario) Toutes les eaux canadiennes de la rivière St. Clair, la ligne de démarcation nord étant une ligne qui coïncide avec la face sud du pont Blue Water reliant Point Edward, en Ontario, à Port Huron, dans l’État du Michigan, aux États-Unis, et la ligne de démarcation sud étant tirée de manière à comprendre tous ses différents débouchés dans le lac Sainte-Claire, y compris tout chenal dragué
10 Vancouver (Colombie-Britannique) Toutes les eaux canadiennes de la baie Boundary dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e vers l’ouest le long de la frontière canado-amĂ©ricaine jusqu’à un point situĂ© par 123°19,3′ O.; de lĂ , vers le nord jusqu’à un point situĂ© par 49°14′ N., 123°19,3′ O.; de lĂ , jusqu’à un point situĂ© par 49°15,5′ N., 123°17′ O.; et les eaux du bras Burrard Ă  l’est d’une ligne tirĂ©e Ă  partir du feu de la pointe Atkinson jusqu’à la pointe Grey

PARTIE 2

Secteurs primaires d’intervention
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Description

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux situĂ©es entre un arc Ă  l’est ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 47°26′58″ N., 53°08′26″ O. et la masse terrestre contiguĂ«
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie Placentia au nord d’une ligne tirée du feu de la pointe Tides Cove au feu du cap St. Mary’s, toutes les eaux de la baie de Fortune au nord d’une ligne tirée du feu de l’île St. Jacques au feu de Garnish, et toutes les eaux de la baie de St. Mary’s au nord d’une ligne tirée du feu de la pointe La Haye au feu de Branch West Breakwater
3 Point Tupper (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux situĂ©es entre un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du feu du cap Bear Head (45°33′ N., 61°17′ O.) mais ne s’étendant pas au nord des chaussĂ©es de Canso dans la baie de St. Georges et la masse terrestre contiguĂ«
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux de la cĂ´te sud de la Nouvelle-Écosse dans un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 44°37,2′ N., 63°32,75′ O.
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) Toutes les eaux canadiennes entre la limite ouest constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 45°08′03″ N., 66°17′12″ O., et la limite est constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour d’un point centrĂ© sur le feu du cap Spencer
6 Sept-ĂŽles (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e depuis le point situĂ© par 49°24,8′ N., 67°17,5′ O. sur le rivage jusqu’au point situĂ© par 49°14′ N., 66°23,1′ O., au point situĂ© par 49°22′ N., 65°40′ O., au point situĂ© par 49°40′ N., 65°12′ O. jusqu’au point situĂ© par 50°16,3′ N., 64°55,7′ O. sur le rivage et par la masse terrestre contiguĂ«
7 QuĂ©bec (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite en amont constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°44,8′ N., 71°20,56′ O., et la limite en aval constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°53,12′ N., 71°08,1′ O.
8 MontrĂ©al (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite en amont constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 45°28,5′ N., 73°32,62′ O. et la limite en aval constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°00,98′ N., 73°11,08′ O.
9 Sarnia (Ontario) Toutes les eaux canadiennes entre une ligne, dans le lac Huron, tirĂ©e du point situĂ© par 43°48,7′ N., 82°10,3′ O. sur la frontière canado-amĂ©ricaine au point situĂ© par 43°39,4′ N., 81°43,25′ O. sur la rive et une ligne, dans le lac ÉriĂ©, tirĂ©e du point situĂ© par 41°53,8′ N., 81°55,7′ O. sur la frontière canado-amĂ©ricaine au point situĂ© par 42°34,4′ N., 81°31′ O. sur la rive
10 Vancouver (Colombie-Britannique) Toutes les eaux canadiennes dĂ©limitĂ©es au nord-ouest par une ligne tirĂ©e depuis le point situĂ© par 49°46,5′ N., 124°20,5′ O. sur le continent, Ă  travers l’île Texada, jusqu’au point situĂ© par 49°22,5′ N., 124°32,4′ O. sur le rivage de l’île de Vancouver et au sud par une ligne suivant le parallèle 48°25′ N. depuis Victoria, vers l’est, jusqu’à la frontière canado-amĂ©ricaine, y compris les eaux du bras Jervis jusqu’à une ligne tirĂ©e depuis le point situĂ© par 49°59,98′ N., 123°59,97′ O., jusqu’au point situĂ© par 49°59,94′ N., 123°56,78′ O.

PARTIE 3

Secteurs d’intervention intensive
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Description

1 DĂ©troit de Cabot Toutes les eaux situĂ©es dans un cercle ayant un rayon de 50 milles marins, autour d’un point situĂ© Ă  mi-chemin entre le cap North, en Nouvelle-Écosse, et le cap Ray, Ă  Terre-Neuve-et-Labrador
2 Détroit de Northumberland Toutes les eaux délimitées à l’ouest par une ligne tirée à partir de la pointe West, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, et à l’est par une ligne tirée à partir du cap Bear, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Trenton, en Nouvelle-Écosse
3 Niagara Toutes les eaux canadiennes, dans le lac ÉriĂ©, Ă  l’est d’une ligne tirĂ©e du feu de la pointe Long (42°32,8′ N., 80°02,6′ O.), puis vers le sud-est dans une direction de 150°00′ (vrais) pour couper la frontière canado-amĂ©ricaine situĂ©e par 42°26,4′ N., 79°58.0′ O., puis vers l’est le long de la frontière canado-amĂ©ricaine pour inclure la rivière Niagara; et toutes les eaux canadiennes, dans le lac Ontario, Ă  l’ouest d’une ligne tirĂ©e du lieu historique national du Canada du Fort-Mississauga Ă  l’embouchure de la rivière Niagara (43°15,7′ N., 79°04,6′ O.) pour suivre la frontière canado-amĂ©ricaine jusqu’à un endroit oĂą la frontière passe d’une direction nord Ă  une direction est (43°26,1′ N., 79°12,1′ O.), puis plein nord jusqu’à la rive canadienne situĂ©e par 43°44,2′ N., 79°12,1′ O.
4 DĂ©troit de Juan de Fuca Toutes les eaux canadiennes situĂ©es entre la limite Ă  l’ouest sur une ligne tirĂ©e de la pointe Carmanah, sur l’île de Vancouver, jusqu’au cap Flattery, dans l’État de Washington, aux États-Unis, et la limite Ă  l’est sur une ligne longeant le parallèle 48°25′ N., de Victoria, vers l’est, jusqu’à la frontière canado-amĂ©ricaine

ANNEXE 2

(alinĂ©as 18(1)i) et 23(1)a) et b))

Estimation — rĂ©partition des hydrocarbures lors d’un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures

PARTIE 1

Ports désignés
Article

Colonne 1

Port

Colonne 2

Rive ou rivage (% d’hydrocarbures)

Colonne 3

Eaux abritĂ©es (% d’hydrocarbures)

Colonne 4

Eaux ouvertes (% d’hydrocarbures)

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) 50 50 0
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) 50 50 0
3 Port Hawkesbury (Nouvelle-Écosse) 50 50 0
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) 50 50 0
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) 50 50 0
6 Sept-Îles (Québec) 50 50 0
7 Québec (Québec) 50 50 0
8 Montréal (Québec) 50 50 0
9 Sarnia (Ontario) 50 50 0
10 Vancouver (Colombie-Britannique) 50 50 0

PARTIE 2

Secteurs primaires d’intervention
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Rive ou rivage (% d’hydrocarbures)

Colonne 3

Eaux abritĂ©es (% d’hydrocarbures)

Colonne 4

Eaux ouvertes (% d’hydrocarbures)

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) 40 40 20
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) 40 40 20
3 Point Tupper (Nouvelle-Écosse) 40 40 20
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) 40 30 30
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) 40 40 20
6 Sept-Îles (Québec) 45 30 25
7 Québec (Québec) 60 30 10
8 Montréal (Québec) 70 30 0
9 Sarnia (Ontario) 50 40 10
10 Vancouver (Colombie-Britannique) 40 40 20

PARTIE 3

Secteurs d’intervention intensive
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Description

1 DĂ©troit de Cabot Toutes les eaux situĂ©es dans un cercle ayant un rayon de 50 milles marins, autour d’un point situĂ© Ă  mi-chemin entre le cap North, en Nouvelle-Écosse, et le cap Ray, Ă  Terre-Neuve-et-Labrador
2 Détroit de Northumberland Toutes les eaux délimitées à l’ouest par une ligne tirée à partir de la pointe West, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, et à l’est par une ligne tirée à partir du cap Bear, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Trenton, en Nouvelle-Écosse
3 Niagara Toutes les eaux canadiennes, dans le lac ÉriĂ©, Ă  l’est d’une ligne tirĂ©e du feu de la pointe Long (42°32,8’ N., 80°02,6’ O.), puis vers le sud-est dans une direction de 150°00′ (vrais) pour couper la frontière canado-amĂ©ricaine situĂ©e par 42°26,4’ N., 79°58.0’ O., puis vers l’est le long de la frontière canado-amĂ©ricaine pour inclure la rivière Niagara; et toutes les eaux canadiennes, dans le lac Ontario, Ă  l’ouest d’une ligne tirĂ©e du lieu historique national du Canada du Fort-Mississauga Ă  l’embouchure de la rivière Niagara (43°15,7’ N., 79°04,6’ O.) pour suivre la frontière canado-amĂ©ricaine jusqu’à un endroit oĂą la frontière passe d’une direction nord Ă  une direction est (43°26,1’ N., 79°12,1’ O.), puis plein nord jusqu’à la rive canadienne situĂ©e par 43°44,2’ N., 79°12,1’ O.
4 DĂ©troit de Juan de Fuca Toutes les eaux canadiennes situĂ©es entre la limite Ă  l’ouest sur une ligne tirĂ©e de la pointe Carmanah, sur l’île de Vancouver, jusqu’au cap Flattery, dans l’État de Washington, aux États-Unis, et la limite Ă  l’est sur une ligne longeant le parallèle 48°25′ N., de Victoria, vers l’est, jusqu’à la frontière canado-amĂ©ricaine

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : La rĂ©glementation dĂ©finit les modalitĂ©s de prĂ©paration et d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les lacunes actuelles dans le Règlement sur les organismes d’intervention (ROI) et dans le Règlement sur l’intervention environnementale (RIE) pourraient nuire Ă  l’état de prĂ©paration du Canada en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures en mer.

Le ROI, qui détaille les exigences en matière de préparation aux déversements d’hydrocarbures et d’agrément des organismes d’intervention (OI) certifiés par Transports Canada (TC), n’a pas été mis à jour depuis son introduction en 1995. Par conséquent, le cadre réglementaire est dépassé et ne reflète pas l’évolution des pratiques d’intervention. Il ne répond pas aux attentes du public qui souhaite que les plans d’intervention soient adaptés aux conditions locales le long des côtes canadiennes.

Depuis la mise en œuvre du RIE en 2019, les différentes lacunes et incohérences décelées dans les exigences imposées aux exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures (IMH) ont semé la confusion parmi certaines parties prenantes et créé des difficultés dans l’application de certaines dispositions.

Description : Le Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale) [le Règlement] Ă©tablira de nouvelles exigences et modifiera les exigences existantes pour les OI certifiĂ©s par Transports Canada et les exploitants d’IMH et les consolidera au sein du RIE. Plus prĂ©cisĂ©ment, le Règlement clarifiera et amĂ©liorera les exigences en matière de prĂ©paration des OI, et garantira que les OI ont la capacitĂ© de rĂ©pondre plus efficacement aux incidents de pollution par les hydrocarbures jusqu’à 10 000 tonnes. Le Règlement rĂ©visera Ă©galement les exigences pour combler les diverses lacunes que Transports Canada a recensĂ©es dans le RIE.

Le ROI sera abrogĂ© lors du premier anniversaire de la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Le Règlement modifiera Ă©galement le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) pour y inclure les nouvelles exigences en matière d’examen des plans, de rapports et de notifications par les OI. Ces nouvelles exigences seront dĂ©sormais considĂ©rĂ©es comme des violations soumises Ă  des sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP). Puisque de nombreuses exigences pour les OI sont dĂ©jĂ  soumises aux SAP, cette modification vise Ă  garantir la cohĂ©rence dans l’application de ces exigences.

Justification : Le volume de pĂ©trole transportĂ© dans les eaux canadiennes sous forme de cargaison et de carburant devrait continuer Ă  augmenter au cours des prochaines annĂ©es, parallèlement Ă  l’accroissement du trafic des bâtiments commerciaux et Ă  la suite de projets portuaires et Ă©nergĂ©tiques dans l’ensemble du pays. Ce volume croissant de trafic souligne l’importance d’un solide rĂ©gime de prĂ©paration et d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures, afin de protĂ©ger les eaux canadiennes des consĂ©quences des dĂ©versements d’hydrocarbures causĂ©s par les bâtiments.

La Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) exige que les exploitants d’IMH et les bâtiments d’un certain tonnage brut (« bâtiments rĂ©glementaires Â») aient mis en place des plans d’intervention immĂ©diate en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures et qu’ils aient pris des dispositions pour assurer des services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures avec des OI certifiĂ©s par Transports Canada pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle. Si la LMMC 2001 fixe les règles gĂ©nĂ©rales concernant la prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour les exploitants d’IMH et les OI, les exigences spĂ©cifiques sont prescrites par la rĂ©glementation. Les exigences applicables aux exploitants d’IMH sont dĂ©finies dans le RIE et celles applicables aux OI sont dĂ©finies dans le ROI. Par consĂ©quent, pour modifier les exigences en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour les exploitants d’IMH et les OI, des modifications doivent ĂŞtre apportĂ©es Ă  ces règlements.

Il est estimĂ© que le Règlement aura un impact net sur les coĂ»ts de 1,21 M$ entre 2025 et 2035 (valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). Le Règlement devrait entraĂ®ner un coĂ»t de 1,69 M$ pour la pĂ©riode d’analyse, dont 167 841 $ devraient ĂŞtre engagĂ©s par les OI, 1,25 M$ par les exploitants d’IMH et 275 819 $ par le gouvernement du Canada. En outre, le Règlement devrait gĂ©nĂ©rer un bĂ©nĂ©fice total de 480 544 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse. Cette Ă©conomie devrait ĂŞtre rĂ©alisĂ©e par les exploitants d’IMH (435 781 $) et le gouvernement du Canada (44 763 $)rĂ©fĂ©rence 4. Le Règlement devrait Ă©galement entraĂ®ner des avantages qualitatifs, tels que l’alignement des exigences sur les meilleures pratiques, l’amĂ©lioration du suivi de la conformitĂ©, le soutien Ă  la protection de l’environnement et une amĂ©lioration potentielle des dĂ©lais de rĂ©ponse. Ces avantages qualitatifs sont abordĂ©s plus en dĂ©tail dans la section « Analyse de la rĂ©glementation Â».

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a conclu que le Règlement aura une incidence sur les petites entreprises. Il est estimĂ© qu’un coĂ»t diffĂ©rentiel total de 36 088 $ ou un coĂ»t annualisĂ© de 2 249 $ par entreprise sera supportĂ© par les petites entreprises entre 2025 et 2035.

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y aura une diminution nette du fardeau administratif pesant sur les entreprises et qu’un titre du règlement existant est abrogĂ©. Le Règlement abrogera le ROI et son contenu sera mis Ă  jour et fusionnĂ© avec le RIE. Par consĂ©quent, la règle n’entraĂ®ne l’élimination que d’un seul titre. Il est estimĂ© que la diminution annualisĂ©e du fardeau administratif sera de 6 714 $, soit une baisse annualisĂ©e de 29,45 $ par entreprise (valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2012 avec un taux d’actualisation de 7 % pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2025 et 2034).

Enjeux

La réglementation canadienne sur la pollution par les hydrocarbures causée par les bâtiments et sur la préparation à cette pollution définit les modalités de préparation et d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures. Un déversement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment se produit lorsque des hydrocarbures ont été déversés par un bâtiment ou pendant le chargement ou le déchargement d’hydrocarbures sur un bâtiment ou à partir d’un bâtiment. Les lacunes actuelles dans le Règlement sur les organismes d’intervention (ROI) et dans le Règlement sur l’intervention environnementale (RIE) pourraient nuire à l’état de préparation du Canada en cas de déversement d’hydrocarbures en mer.

Le ROI, qui détaille les exigences en matière de préparation et d’agrément des organismes d’intervention (OI) certifiés par Transports Canada, n’a pas été mis à jour depuis son introduction en 1995. Par conséquent, le cadre réglementaire est dépassé et ne reflète pas l’évolution des pratiques d’intervention. En outre, dans le cadre de la mobilisation publique depuis 2018, les communautés côtières et autochtones et d’autres juridictions ont exprimé le souhait d’être davantage impliquées dans les activités d’intervention et ont demandé que les plans et les exigences d’intervention tiennent mieux compte des conditions locales.

Les OI ont volontairement établi et maintenu des plans d’intervention et des capacités de ressources qui vont au-delà de ce qui est exigé par la réglementation pour assurer une préparation efficace à l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures. Par exemple, de nombreux OI ont adopté les pratiques exemplaires consistant à créer des plans d’intervention par zone (PIZ) distincts qui tiennent compte de certaines des caractéristiques locales spécifiques de zones géographiques plus petites dans leur région, telles que des conditions géographiques et un trafic maritime uniques. Étant donné que ces plans ne sont pas officiellement requis, ils ne sont pas réalisés de manière globale ou cohérente. Par exemple, les plans peuvent varier en fonction des facteurs choisis par l’OI. L’intégration dans la réglementation des pratiques exemplaires, telles que l’élaboration de ces plans régionaux, contribuerait à garantir leur mise en œuvre cohérente et complète dans tous les OI et dans les zones géographiques placées sous leur responsabilité.

Alors que le transport d’hydrocarbures et le trafic maritime continuent d’augmenter dans les eaux canadiennes, il est essentiel que le régime de prévention et de lutte contre la pollution par les hydrocarbures causée par les bâtiments soit mis à jour afin que le Canada soit bien placé pour réagir aux déversements d’hydrocarbures causés par les bâtiments et en atténuer les conséquences potentielles.

En outre, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) exige que les OI publient leurs redevances de la manière « prescrite Â». Le terme « prescrit Â» est dĂ©fini dans la LMMC 2001 comme Ă©tant prescrit par des règlements pris par le gouverneur en conseil. Toutefois, le ROI ne dĂ©crit pas la manière prescrite. Des modifications s’avèrent donc nĂ©cessaires pour dĂ©crire clairement le processus de publication et apporter de la clartĂ© aux OI et Ă  leurs clients.

Depuis la mise en Ĺ“uvre du RIE en 2019, les diffĂ©rentes lacunes et incohĂ©rences dĂ©celĂ©es dans les exigences imposĂ©es aux exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures (IMH) ont semĂ© la confusion parmi certaines parties prenantes et créé des difficultĂ©s dans l’application de certaines dispositions. Par exemple, alors que le RIE exige des exploitants d’IMH qu’ils Ă©laborent un programme d’exercices pour Ă©valuer l’efficacitĂ© de leurs plans d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures, le RIE n’exige pas explicitement des exploitants qu’ils effectuent ces exercices. Bien que la plupart des exploitants d’IMH organisent des exercices, certains ont affirmĂ© que la mise en Ĺ“uvre du programme d’exercices Ă©tait volontaire. Le Règlement renforcera la capacitĂ© des inspecteurs de Transports Canada Ă  faire respecter la mise en Ĺ“uvre de ces programmes afin de garantir un niveau adĂ©quat de prĂ©paration aux incidents de pollution par les hydrocarbures.

De plus, le RIE Ă©tablit diffĂ©rentes exigences en matière de procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures pour les exploitants au nord et au sud du 60e parallèle. Ă€ dĂ©faut d’OI au nord du 60e parallèle, les exploitants d’IMH de cette rĂ©gion doivent mettre en place des procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement jusqu’à la quantitĂ© totale d’hydrocarbures pouvant ĂŞtre transfĂ©rĂ©e dans leurs installations, avec un maximum de 10 000 tonnes. Les exploitants au sud du 60e parallèle ne sont pas tenus d’avoir ces procĂ©dures, puisqu’ils doivent avoir conclu une entente avec un OI, mais ils doivent plutĂ´t avoir des procĂ©dures en place pour intervenir dans des scĂ©narios de dĂ©versement minimal d’hydrocarbures en fonction de la classification de leurs installations. Par exemple, pour les IMH qui peuvent transfĂ©rer jusqu’à 150 m3 d’hydrocarbures par heure, l’exploitant doit disposer des procĂ©dures nĂ©cessaires pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement pouvant atteindre 1 m3. Pour les IMH pouvant transfĂ©rer plus de 2 000 m3 par heure, l’exploitant doit disposer des procĂ©dures nĂ©cessaires pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement pouvant atteindre 50 m3. Le RIE exige Ă©galement que les exploitants d’IMH disposent d’une quantitĂ© minimale d’équipement d’intervention pour intervenir dans les scĂ©narios de dĂ©versement d’hydrocarbures aux fins de leur classification et disponible pour une utilisation immĂ©diate. Étant donnĂ© que les exploitants au nord du 60e parallèle ne sont pas tenus d’avoir des procĂ©dures pour ces scĂ©narios de dĂ©versement minimal d’hydrocarbures, il y a eu de l’incertitude quant Ă  savoir s’ils doivent Ă©galement se conformer aux exigences minimales en matière d’équipement. Cette incertitude peut signifier que les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle pourraient ne pas disposer d’une quantitĂ© suffisante d’équipement d’intervention sur place et devraient compter sur des entrepreneurs pour fournir de l’équipement en cas de dĂ©versement, ce qui pourrait retarder les opĂ©rations d’intervention.

Des modifications doivent être apportées au RIE pour clarifier et soutenir une application cohérente des exigences imposées aux exploitants d’IMH afin de garantir qu’ils sont effectivement préparés à intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures dans leurs installations.

Contexte

Au cours des 10 dernières annĂ©es, le trafic de marchandises et de conteneurs dans les eaux canadiennes a augmentĂ© de plus de 10 % et environ 20 000 mouvements de pĂ©troliers au large des cĂ´tes canadiennes sont recensĂ©s chaque annĂ©e, 85 % de ce trafic Ă©tant concentrĂ© sur la cĂ´te atlantique. Le volume de pĂ©trole transportĂ© dans les eaux canadiennes sous forme de cargaison et de carburant pour les grands bâtiments devrait augmenter au cours des prochaines annĂ©es, en grande partie grâce aux projets portuaires et Ă©nergĂ©tiques rĂ©alisĂ©s dans tout le pays. Par exemple, le projet d’agrandissement du rĂ©seau de Trans Mountain (TMX) fonctionnant Ă  plein rĂ©gime devrait Ă  lui seul faire passer de 60 Ă  170 le nombre de pĂ©troliers desservis chaque annĂ©e par le terminal maritime Westridge Ă  Burnaby, en Colombie-Britannique. Le projet d’expansion du terminal de ContrecĹ“ur Ă  MontrĂ©al, au QuĂ©bec, devrait augmenter la capacitĂ© de conteneurs du port de MontrĂ©al de 60 % et accroĂ®tre le trafic de conteneurs le long du fleuve Saint-Laurent et de la cĂ´te atlantique. Divers autres projets en Ontario, au QuĂ©bec et dans le Canada atlantique devraient encourager le trafic des bâtiments commerciaux le long de la cĂ´te est, du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. L’augmentation du trafic maritime dans les eaux canadiennes souligne l’importance d’avoir un solide rĂ©gime de prĂ©paration et d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures, afin de rĂ©pondre rapidement et efficacement aux incidents de pollution marine par les hydrocarbures.

Au Canada, et conformĂ©ment aux conventions et aux normes maritimes internationales, le pollueur, tel qu’un exploitant d’IMH ou un « bâtiment rĂ©glementaire Â», est responsable de la prĂ©paration et de l’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures causĂ© par un bâtiment. Une installation de production d’hydrocarbures est une installation utilisĂ©e pour le chargement ou le dĂ©chargement d’hydrocarbures Ă  destination ou en provenance d’un bâtiment. Les bâtiments rĂ©glementaires sont les suivants :

La LMMC 2001 constitue la principale lĂ©gislation rĂ©gissant la prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures causĂ©e par les navires au Canada. Elle exige que les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires disposent de plans d’intervention immĂ©diate en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Elle exige Ă©galement que les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires prennent des dispositions pour les services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures avec un OI pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes. Ă€ dĂ©faut d’OI au nord du 60e parallèle, les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires ne sont tenus de conclure un accord avec un OI que pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle. La LMMC 2001 impose aux exploitants d’IMH et aux OI de mettre en place des plans d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment, les dĂ©tails de ce qui doit ĂŞtre inclus dans ces plans devant ĂŞtre prescrits par voie rĂ©glementaire.

Le RIE décrit les exigences relatives à la manière dont les exploitants d’IMH doivent se préparer à prévenir les incidents de pollution par les hydrocarbures dans leurs installations et à y réagir. Plus précisément, les exploitants d’IMH doivent disposer d’un plan de prévention de la pollution par les hydrocarbures et d’un plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures qui détaillent, entre autres, les procédures et l’équipement nécessaires pour prévenir les déversements d’hydrocarbures et y réagir immédiatement lors du transfert d’hydrocarbures vers un bâtiment ou à partir d’un bâtiment. Le RIE comprend également une description du personnel chargé de la mise en œuvre de ces plans et de la formation dispensée pour s’assurer qu’il est en mesure de s’acquitter de ses responsabilités. Il exige également que les exploitants d’IMH mettent en place un programme d’exercices pour évaluer l’efficacité de tous les aspects de leurs plans d’urgence.

Les bâtiments rĂ©glementaires doivent Ă©galement disposer d’un plan d’urgence de bord contre la pollution par les hydrocarbures (PUPH) dĂ©crivant les procĂ©dures que l’équipage doit mettre en Ĺ“uvre pour contenir immĂ©diatement un dĂ©versement potentiel Ă  l’aide de l’équipement de bord. Les exigences relatives PUPH sont couvertes par le Règlement sur la pollution par les bâtiments et sur les produits chimiques dangereux et ne relèvent pas du champ d’application du Règlement.

Les OI sont des organisations privĂ©es spĂ©cialisĂ©es dans l’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Il y a actuellement quatre OI au Canada, chacun gĂ©rant une rĂ©gion gĂ©ographique diffĂ©rente. Ensemble, ils couvrent toutes les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle :

Les quatre OI sont certifiĂ©s par Transports Canada tous les trois ans, conformĂ©ment aux exigences Ă©noncĂ©es dans le ROI et aux Normes sur les organismes d’intervention (PDF), pour avoir la capacitĂ© d’intervenir en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment et pouvant atteindre 10 000 tonnes. Le seuil de 10 000 tonnes n’est pas destinĂ© Ă  indiquer la taille de la plus grande marĂ©e noire Ă  laquelle les OI sont en mesure de rĂ©pondre, mais Ă  fixer un repère pour la planification et la prĂ©paration. Plus prĂ©cisĂ©ment, les OI doivent disposer de la planification, des ressources et des procĂ©dures nĂ©cessaires pour ĂŞtre prĂŞts Ă  rĂ©cupĂ©rer 10 000 tonnes dans un dĂ©lai de 10 jours. La dĂ©termination de la capacitĂ© ne signifie pas que les ressources d’un OI seront Ă©puisĂ©es au-delĂ  de la rĂ©cupĂ©ration de 10 000 tonnes de pĂ©trole. Les exigences de planification visent plutĂ´t Ă  s’assurer que les OI disposent d’une structure d’intervention qui rĂ©pond aux exigences minimales de capacitĂ© en place dans toute leur zone gĂ©ographique d’intervention (ZGI) et qui est prĂŞte Ă  ĂŞtre dĂ©ployĂ©e en cas de dĂ©versement. Les OI ont aussi conclu des accords d’aide mutuelle avec d’autres OI canadiens et des organisations amĂ©ricaines d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures afin d’obtenir des ressources supplĂ©mentaires en cas de besoin. Les OI ont Ă©tĂ© certifiĂ©s pour la dernière fois en 2022 et le seront de nouveau Ă  la fin de 2025.

Le ROI exige des OI d’établir un plan d’intervention dĂ©taillĂ© dĂ©montrant qu’ils disposent d’un niveau minimal d’équipements, de ressources et de procĂ©dures pour intervenir efficacement en cas d’incidents de pollution par les hydrocarbures causĂ©s par les bâtiments dans leur zone gĂ©ographique de responsabilitĂ©. Le ROI exige Ă©galement des OI qu’ils dĂ©crivent la formation de leur personnel et des autres personnes susceptibles d’être impliquĂ©es dans leurs plans d’intervention, et qu’ils tiennent compte des zones sensibles sur le plan environnemental et socioĂ©conomique dans leur zone gĂ©ographique lors de l’élaboration des procĂ©dures et des plans d’intervention. Les zones sensibles sur le plan environnemental et socioĂ©conomique peuvent comprendre des sites, tels que des habitats d’espèces menacĂ©es, des pĂŞcheries commerciales, des sites d’importance culturelle autochtone ou des sites dotĂ©s d’infrastructures importantes, comme des ports pour petits bateaux. Les OI sont Ă©galement tenus d’établir et de mettre en Ĺ“uvre un programme d’exercices tous les trois ans afin d’évaluer l’efficacitĂ© de leurs plans d’intervention.

Le ROI et les Normes sur les organismes d’intervention exigent Ă©galement des OI de mettre en place des procĂ©dures afin d’être prĂŞts Ă  intervenir en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures dans des dĂ©lais prĂ©cis, en fonction de l’ampleur du dĂ©versement et de sa localisation dans un port dĂ©signĂ©, un secteur primaire d’intervention (SPI), un secteur d’intervention intensive (SII) ou une autre zone situĂ©e dans sa ZGI, la zone dans laquelle un OI est certifiĂ© pour fournir des services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les ports dĂ©signĂ©s sont dĂ©terminĂ©s par Transports Canada en fonction du volume de pĂ©trole transportĂ© et du trafic maritime dans le port. Les SPI sont gĂ©nĂ©ralement les eaux canadiennes dans un rayon de 50 milles nautiques autour d’un port dĂ©signĂ©. Les SII font partie des eaux canadiennes dans lesquelles des normes de temps plus strictes s’appliquent en raison de problèmes, tels que l’importance du trafic maritime. En ce qui concerne les normes de temps, un OI doit dĂ©montrer qu’il est prĂŞt Ă  dĂ©ployer l’équipement et le personnel nĂ©cessaires pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement de 150 tonnes et de 1 000 tonnes dans un port dĂ©signĂ© dans un dĂ©lai de 6 heures et de 12 heures, respectivement. L’OI doit Ă©galement dĂ©montrer qu’il est prĂŞt Ă  livrer l’équipement nĂ©cessaire sur le site du dĂ©versement pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement de 2 500 tonnes ou de 10 000 tonnes dans un SPI ou un SII dans un dĂ©lai de 18 heures et de 72 heures, respectivement. En cas de dĂ©versement dans toute autre rĂ©gion d’une ZGI d’un OI, ce dernier doit ĂŞtre prĂŞt Ă  livrer l’équipement sur place dans les mĂŞmes dĂ©lais que ceux prĂ©vus pour un SPI et un SII, plus le temps de dĂ©placement nĂ©cessaire pour s’y rendre. La durĂ©e du voyage est calculĂ©e sur la base d’une vitesse moyenne de 6 nĹ“uds en mer, de 100 nĹ“uds en avion et de 65 km/heure par voie terrestre. Il rĂ©side une diffĂ©rence entre le dĂ©ploiement et la livraison d’équipement. L’équipement lors d’un dĂ©ploiement doit ĂŞtre sur le site du dĂ©versement d’hydrocarbures, prĂŞt Ă  commencer les opĂ©rations de rĂ©cupĂ©ration, alors que celui de la livraison doit seulement ĂŞtre amenĂ© sur le site.

Il est important de noter que le ROI et les Normes sur les organismes d’intervention (PDF) sont axĂ©s sur la prĂ©paration et visent Ă  garantir que les OI disposent d’un niveau suffisant de ressources dans leur ZGI afin de pouvoir intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures dans les dĂ©lais impartis. L’accent est mis sur l’état de prĂ©paration au dĂ©ploiement ou Ă  la livraison d’équipements plutĂ´t que sur les dĂ©lais des opĂ©rations d’intervention proprement dites, Ă©tant donnĂ© qu’une sĂ©rie de facteurs externes Ă©chappant au contrĂ´le de l’OI peuvent influer sur son dĂ©lai d’intervention, tels que le mauvais temps, les conditions de mer et de sĂ©curitĂ© empĂŞchant le personnel de l’OI d’atteindre le site de dĂ©versement ou d’y travailler. Par consĂ©quent, bien qu’un OI doive avoir la planification et les procĂ©dures en place pour ĂŞtre prĂŞt Ă  dĂ©ployer ou Ă  livrer son Ă©quipement sur le site dans les dĂ©lais prescrits, ses dĂ©lais d’intervention rĂ©els peuvent varier en raison des conditions particulières et souvent uniques du dĂ©versement.

Transports Canada entreprend la deuxième phase d’une approche en deux temps visant à mettre à jour le cadre de préparation et d’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures causé par un bâtiment. La première phase a consisté à mettre à jour les exigences imposées aux exploitants d’IMH afin d’améliorer l’efficacité de la préparation et de l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures lors du transfert d’hydrocarbures à destination et en provenance de bâtiments. Cette étape a été franchie avec l’introduction du RIE en 2019.

La deuxième phase de cette approche consistera à mettre à jour les exigences relatives aux OI et à les intégrer dans le RIE afin d’établir un ensemble unique de règles pour la prévention et la lutte contre les déversements d’hydrocarbures provenant des bâtiments. Transports Canada profite également de l’occasion pour combler les lacunes et les incohérences recensées dans le RIE depuis sa mise en œuvre.

Objectif

L’objectif du Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale) [le Règlement] vise Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement en renforçant la rĂ©glementation canadienne en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures provenant des bâtiments, qui rĂ©git les OI certifiĂ©s par Transports Canada et les exploitants d’IMH. Le Règlement vise Ă  :

Description

Le Règlement établira de nouvelles exigences et modifiera celles existantes pour les OI et les exploitants d’IMH et les consolidera au sein du RIE. Le ROI sera donc abrogé lors du premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Règlement.

En plus du Règlement, Transports Canada a mis à jour les Normes d’intervention environnementale (PDF), un document publié par Transports Canada, qui fournit des orientations et des conseils techniques sur le RIE. Les mises à jour de ce document fournissent des conseils techniques et des exemples pour guider les parties réglementées dans la mise en œuvre du Règlement. Des sections spécifiques des Normes d’intervention environnementale seront incorporées par renvoi dans le Règlement, ce qui rendra ces sections obligatoires, comme il est indiqué ci-dessous.

Modifications pour les OI

Les modifications liĂ©es aux OI visent Ă  clarifier et Ă  renforcer leurs exigences en matière de prĂ©paration et Ă  leur garantir une capacitĂ© suffisante pour intervenir en cas d’incidents de pollution par les hydrocarbures jusqu’à 10 000 tonnes. Les modifications relèvent des catĂ©gories suivantes.

Insérer des normes existantes dans le Règlement

Le ROI incorpore par renvoi, sur une base ambulatoire, les Normes sur les organismes d’intervention, qui comprennent les normes de dĂ©lai d’intervention; les objectifs minimaux de restauration du littoral de traitement de 500 m par jour; les dĂ©lais d’achèvement des opĂ©rations de rĂ©tablissement sur l’eau; les exigences en matière de capacitĂ© de stockage temporaire; et la liste des ports dĂ©signĂ©s, des SPI et des SII. Cela signifie que les normes sont obligatoires et qu’elles peuvent ĂŞtre rĂ©visĂ©es de temps Ă  autre sans modifier le Règlement.

Étant donné que ces normes exigent que les OI incluent diverses procédures dans leurs plans d’intervention semblables à d’autres exigences du ROI, les normes seront ajoutées directement au Règlement pour clarifier ce qui doit être inclus dans le plan d’intervention d’un OI. Cette approche est conforme aux efforts de Transports Canada visant à regrouper les exigences en matière de préparation à la pollution par les hydrocarbures causée par les bâtiments en un seul ensemble de règlements. Les Normes sur les organismes d’intervention seront donc abandonnées. Des informations sur le Règlement pour les OI sont incluses dans les Normes d’intervention environnementale.

PIZ sous-régionaux

Le Règlement fera en sorte que le plan d’intervention d’un OI tienne compte des conditions et des risques plus régionaux et localisés dans l’ensemble de sa zone géographique. En vertu du ROI, les OI doivent inclure dans leurs plans d’intervention des descriptions des procédures et équipements de traitement et de récupération qui seraient généralement mis en œuvre lors d’une intervention en cas de déversement d’hydrocarbures dans leur ZGI. Leurs plans d’intervention doivent également contenir des descriptions des mesures qu’ils utiliseraient pour protéger et traiter les zones sensibles sur le plan environnemental et significatives dans le domaine socioéconomique. Le Règlement exigera que les OI incluent dans leur plan une description de la manière dont ils subdivisent leur zone géographique en zones sous-régionales plus petites et démontrent disposer dans les PIZ sous-régionaux des procédures nécessaires et du personnel, de l’équipement et des ressources appropriés pour répondre à tous les types de déversements d’hydrocarbures dans ces zones. Par exemple, les PIZ dresseront la liste des entrepreneurs et des bâtiments spécifiques qui peuvent être appelés à intervenir dans cette zone, et décriront les limites géographiques, les environnements opérationnels, la nature du trafic maritime (par exemple les types de bâtiments opérant dans la zone), ainsi que les types et les quantités d’hydrocarbures transportés dans chaque sous-région. Ils décriront également les sensibilités environnementales et socioéconomiques de chaque sous-région, y compris les types de littoraux, et les mesures à prendre pour les traiter.

Capacité nominale de l’équipement

Le Règlement exigera que les OI utilisent une formule de calcul dans leurs plans d’intervention pour dĂ©montrer la capacitĂ© nominale de leur Ă©quipement Ă  rĂ©cupĂ©rer et Ă  stocker temporairement les hydrocarbures provenant d’un site de dĂ©versement. Actuellement, les OI utilisent, comme pratiques exemplaires, une formule trouvĂ©e dans les documents d’orientation pour calculer la quantitĂ© d’hydrocarbures que leur Ă©quipement est capable de nettoyer sur un site de dĂ©versement, afin de dĂ©montrer qu’ils disposent de suffisamment d’équipement pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement allant jusqu’à 10 000 tonnes. Pour plus de clartĂ© et de transparence sur la manière dont la capacitĂ© d’équipement d’un OI est Ă©valuĂ©e, cette formule est maintenant incluse dans les Normes d’intervention environnementale et sera incorporĂ©e par renvoi dans le Règlement.

La formule, très technique, prend en compte l’équipement général et les spécifications du fabricant. Au fur et à mesure que la technologie progresse et que les équipements d’intervention deviennent plus efficaces, il sera important de pouvoir adapter rapidement la formule pour tenir compte de ces améliorations. L’incorporation par renvoi de la formule des Normes d’intervention environnementale dans le Règlement la rendra obligatoire, tout en permettant à Transports Canada de fournir les orientations techniques nécessaires à son utilisation. Le fait de l’incorporer par renvoi permettra également d’éviter de devoir mettre à jour le Règlement dans les cas où Transports Canada doit apporter des modifications à la formule à l’avenir. Dans un souci de transparence, ce document sera mis à la disposition du public sur le site Web de Transports Canada lorsque les nouvelles exigences pour les OI entreront en vigueur.

Si Transports Canada détermine qu’il est nécessaire de modifier la formule, il consultera les OI, les autres parties prenantes et les groupes autochtones avant de procéder à toute révision. Le document révisé sera publié sur le site Web de Transports Canada et communiqué directement aux parties réglementées par courriel.

Liste des entrepreneurs et des ressources supplémentaires

Le Règlement exigera que les OI dressent la liste, dans leurs plans d’intervention, des entrepreneurs et des bâtiments tiers auxquels ils font appel pour fournir les services et les Ă©quipements nĂ©cessaires Ă  la mise en Ĺ“uvre de leurs opĂ©rations d’intervention. Les OI devront Ă©galement obtenir une confirmation Ă©crite des propriĂ©taires ou exploitants de bâtiments tiers qu’ils sont capables d’exĂ©cuter les tâches qui leur sont attribuĂ©es et qu’ils se conforment aux exigences relatives Ă  ces tâches. Ces confirmations Ă©crites n’auront pas besoin d’être incluses dans le plan d’intervention, mais doivent ĂŞtre mises Ă  la disposition du ministre sur demande. De plus, le plan d’intervention d’un OI doit inclure une dĂ©claration attestant que les ressources et l’équipement visĂ©s par son plan d’intervention sont disponibles et que les OI sont en mesure de mettre en Ĺ“uvre les procĂ©dures prĂ©vues dans le plan. Cela permettra de s’assurer que ces ressources sont correctement comptabilisĂ©es et vĂ©rifiĂ©es dans les plans d’intervention des OI.

Normes de temps

Afin de garantir la bonne prĂ©paration des OI aux dĂ©versements d’hydrocarbures dans les meilleurs dĂ©lais, le Règlement Ă©tablira une nouvelle norme relative au dĂ©lai d’activation Ă  des fins de planification. Actuellement, les OI disposent de procĂ©dures et de ressources pour activer leurs plans d’intervention, mais les dĂ©lais pour mener Ă  bien le processus d’activation varient. En vertu du Règlement, les OI devront dĂ©montrer que la planification et les procĂ©dures sont prĂŞtes pour activer leurs plans d’intervention dans les deux heures suivant la signature du contrat d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures, quels que soient la taille ou l’emplacement du dĂ©versement. L’activation d’un plan d’intervention comprend des mesures telles que la mobilisation du personnel et de l’équipement Ă  transporter sur le site. La modification n’ajustera pas les dĂ©lais globaux dans lesquels un OI doit ĂŞtre prĂ©parĂ© Ă  dĂ©ployer ou Ă  livrer des Ă©quipements sur le site du dĂ©versement dans le cadre des normes existantes en matière de dĂ©lais d’intervention. Par exemple, un OI devra toujours avoir la planification et les procĂ©dures en place pour ĂŞtre prĂŞt Ă  dĂ©ployer l’équipement nĂ©cessaire en cas de dĂ©versement de 150 tonnes dans un port dĂ©signĂ© dans les 6 heures suivant sa mise en service. Cependant, l’OI devra ĂŞtre prĂŞt Ă  terminer l’activation de son plan d’intervention dans les 2 premières heures de la pĂ©riode de 6 heures. Cela permettra de mieux garantir que l’OI prend des mesures immĂ©diates pour mettre en Ĺ“uvre son plan d’intervention, en particulier dans les cas oĂą il doit ĂŞtre prĂŞt Ă  livrer l’équipement sur un site de dĂ©versement avant 72 heures. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© ci-dessus, ces normes de temps sont destinĂ©es Ă  des fins de planification et non Ă  des mesures de rendement. La rĂ©ponse Ă  un Ă©vĂ©nement rĂ©el sera influencĂ©e par des facteurs environnementaux et d’autres facteurs, tels que de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques, qui peuvent perturber les dĂ©lais d’intervention.

Les normes de temps resteront en place, mais comme il est indiqué ci-dessus, elles seront retirées des Normes sur les organismes d’intervention et insérées directement dans le RIE, en même temps que la nouvelle norme de temps d’activation.

Programme d’exercices

Le Règlement Ă©largira et formalisera Ă©galement les exigences en matière de programme d’exercices pour les OI. Le ROI exige que les OI Ă©tablissent et mettent en Ĺ“uvre un programme d’exercices pour Ă©valuer l’efficacitĂ© de tous les aspects de leurs plans d’intervention dans les trois ans suivant l’obtention de leur agrĂ©ment (c’est-Ă -dire la pĂ©riode de certification). Cependant, le Règlement n’indique pas spĂ©cifiquement le type ou le nombre d’exercices Ă  effectuer. En gĂ©nĂ©ral, les OI effectuent des exercices de notification, au cours desquels ils s’exercent et Ă©valuent leur capacitĂ© Ă  notifier toutes les parties concernĂ©es par la mise en Ĺ“uvre de leurs plans d’intervention, ainsi que des exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures, au cours desquels ils mettent en pratique certains Ă©lĂ©ments de leurs plans d’intervention Ă  l’aide de scĂ©narios de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les exercices de simulation servent Ă©galement Ă  dĂ©montrer et Ă  Ă©valuer l’équipement, les procĂ©dures et les stratĂ©gies d’intervention de l’OI. Le Règlement Ă©tablira le nombre et le type minimal d’exercices qui doivent ĂŞtre effectuĂ©s dans la zone gĂ©ographique d’un OI. Plus prĂ©cisĂ©ment, un OI sera tenu d’accomplir les tâches suivantes :

Comme les OI sont certifiĂ©s pour intervenir en cas de dĂ©versement pouvant atteindre 10 000 tonnes et qu’ils gèrent toute une sĂ©rie de situations dans des lieux diffĂ©rents, une grande variĂ©tĂ© d’exercices est nĂ©cessaire pour Ă©valuer de manière adĂ©quate l’efficacitĂ© de leurs plans d’intervention. Les dĂ©versements Ă©tant plus probables autour d’un SPI en raison du volume d’hydrocarbures transfĂ©rĂ©s et du volume du trafic maritime, il est impĂ©ratif que les OI soient particulièrement bien entraĂ®nĂ©s et effectuent davantage d’exercices dans ces zones.

Les exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures devront comporter des exercices selon les quatre quantitĂ©s d’hydrocarbures incluses dans les normes de temps d’intervention mentionnĂ©es dans la section « Contexte Â» ci-dessus : 150 tonnes, 1 000 tonnes, 2 500 tonnes et 10 000 tonnes. Dans le cadre de leurs huit exercices, les OI devront inclure un scĂ©nario de rĂ©ponse Ă  80 % de chaque taille de dĂ©versement d’hydrocarbures, Ă  savoir :

Les OI devront Ă©galement effectuer un exercice de simulation d’un dĂ©versement d’au moins 8 000 tonnes dans leur ZGI, ce qui compterait comme l’un des huit exercices requis pour le SPI le plus proche de l’endroit oĂą se dĂ©roule l’exercice.

Les OI ne seront tenus de s’exercer qu’à 80 % de la taille du dĂ©versement prise en compte dans les normes de temps d’intervention. Ce pourcentage permettra d’évaluer efficacement leur capacitĂ© Ă  rĂ©agir Ă  des dĂ©versements d’hydrocarbures de cette taille tout en leur Ă©vitant des contraintes trop lourdes. Les mesures en jeu dans l’activation et le dĂ©ploiement des Ă©quipements pour un dĂ©versement de 2 000 tonnes, par exemple, ne seraient pas considĂ©rablement diffĂ©rentes de celles d’un dĂ©versement de 2 500 tonnes et s’avĂ©reraient suffisantes pour Ă©valuer la capacitĂ© de l’OI Ă  rĂ©pondre Ă  des dĂ©versements dans cette fourchette. Les OI devront Ă©galement effectuer au moins un exercice simulant l’une des quantitĂ©s de dĂ©versement d’hydrocarbures Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus, dans chaque SII dans la ZGI d’un OI. L’exercice du SII comptera dans l’un des huit exercices requis pour la ZGI la plus proche.

Le Règlement comprendra Ă©galement une nouvelle disposition donnant au ministre des Transports le pouvoir d’exiger d’un OI qu’il entreprenne un exercice inopinĂ© afin d’évaluer tout aspect du plan d’intervention de l’OI. Les exercices standards rĂ©alisĂ©s par les OI dans le cadre de leurs programmes d’exercices sont planifiĂ©s. Le personnel, les entrepreneurs et les autres participants potentiels en sont informĂ©s Ă  l’avance. En revanche, pour les exercices inopinĂ©s, le personnel de l’OI ne connaĂ®tra pas la date, l’heure et le scĂ©nario jusqu’au dĂ©but de l’exercice, ce qui permet aux inspecteurs de Transports Canada d’évaluer l’état de prĂ©paration de l’OI Ă  la mise en Ĺ“uvre de certains Ă©lĂ©ments du plan d’intervention d’un point de vue diffĂ©rent de celui d’un exercice planifiĂ©. Toutefois, Transports Canada prĂ©viendra la direction de l’OI sĂ©lectionnĂ©e afin de s’assurer que l’exercice ne perturbera pas de manière significative ses activitĂ©s rĂ©gulières. Ces types d’exercices ne concerneront gĂ©nĂ©ralement que la simulation d’un dĂ©versement de 150 tonnes ou de 1 000 tonnes et seront pris en compte dans l’un des huit exercices de simulation prĂ©vus dans le SPI de l’OI, ce qui n’augmente pas le nombre total d’exercices qu’un OI doit effectuer par pĂ©riode de certification. Transports Canada ne commencera Ă  mettre en Ĺ“uvre des exercices inopinĂ©s qu’après le nouvel agrĂ©ment des OI Ă  la suite de l’entrĂ©e en vigueur du Règlement, afin de laisser suffisamment de temps Ă  TC pour mettre au point des exercices inopinĂ©s.

Les autres exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures par SPI doivent inclure un scĂ©nario de dĂ©versement d’au moins 120 tonnes, mais peuvent avoir lieu Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur d’un SPI, ce qui donnera aux OI la flexibilitĂ© nĂ©cessaire pour simuler une plus grande gamme de scĂ©narios et dans des endroits Ă©loignĂ©s ou d’autres rĂ©gions oĂą il peut y avoir un volume important d’hydrocarbures transportĂ©s qui n’est pas couvert par un SPI ou un SII.

Le Règlement exigera que les OI collaborent avec le ministre des Transports lors de l’élaboration d’un exercice de simulation de déversement d’hydrocarbures, en sollicitant l’avis du ministre sur l’exercice. Cela pourrait se traduire par des rencontres avec les fonctionnaires de Transports Canada délégués par le ministre des Transports dès le début de la phase de développement pour discuter des objectifs, de la nature et des délais de l’exercice. Les OI devront démontrer qu’ils ont répondu à tout commentaire formulé par TC (au nom du ministre) au cours de ces séances de planification ou lors de la conduite d’exercices. Le Règlement donnera également au ministre des Transports le pouvoir d’ajouter des objectifs aux exercices de simulation de déversements d’hydrocarbures et aux exercices inopinés d’un OI. Cette autorité permettra à Transports Canada d’évaluer des éléments spécifiques du plan d’intervention d’un OI afin de s’assurer de l’efficacité du plan d’intervention et de l’état de préparation de l’OI à sa mise en œuvre.

Les OI devront également inviter les communautés autochtones et côtières locales et d’autres juridictions et parties prenantes à leurs exercices de simulation. Dans le cadre du ROI, les OI sont tenus de coordonner leurs exercices avec les bâtiments, l’IMH ou la Garde côtière canadienne, étant donné que ces parties joueraient un rôle actif dans les efforts d’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures. Le Règlement exigera que les OI invitent un éventail plus large de groupes susceptibles d’être directement touchés par un déversement provenant d’un bâtiment et d’avoir un rôle ou un intérêt direct dans les efforts d’intervention. La participation de ces parties dépendra de facteurs tels que la nature et l’objet de l’exercice, mais les parties seront invitées à au moins observer l’exercice. S’il y a lieu, les communautés locales peuvent également fournir des connaissances et une expertise sur la région.

Un OI pourrait démontrer ses efforts pour inviter ces groupes supplémentaires dans ses exercices, par exemple en définissant les rôles de ces groupes dans son programme de simulation et en fournissant à Transports Canada la liste des groupes qui ont été invités. Les inspecteurs de Transports Canada examineront ces informations avant les exercices et fourniront des commentaires en retour, si nécessaire. Si, après avoir examiné le programme d’exercices et les listes de distribution, les inspecteurs de Transports Canada déterminent qu’une certaine organisation communautaire locale n’a pas été invitée, ils peuvent demander à l’OI d’en préciser les raisons et d’inviter l’organisation communautaire en question. De plus amples détails sur la manière dont un OI pourrait démontrer ses efforts pour inclure ces groupes sont décrits dans les Normes d’intervention environnementale actualisées.

Exigences en matière de rapports et de notifications

Le Règlement Ă©tablira Ă©galement de nouvelles exigences en matière de rapports pour les OI. Par exemple, ces derniers seront tenus de conserver pendant au moins cinq ans un dossier et une description de la formation dispensĂ©e au personnel et aux entrepreneurs, ainsi que de fournir ces dossiers Ă  Transports Canada sur demande. Les OI seront Ă©galement tenus de soumettre un rapport d’exercice dans les 45 jours suivant la fin de l’exercice. Ces mesures soutiendront la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement en aidant Transports Canada Ă  vĂ©rifier la formation reçue par le personnel et les entrepreneurs de l’OI, Ă  examiner les rĂ©sultats des exercices effectuĂ©s et Ă  dĂ©terminer si des lacunes ont Ă©tĂ© recensĂ©es dans le plan d’intervention de l’OI.

En outre, les OI seront tenus d’informer Transports Canada lorsqu’ils ont Ă©tĂ© alertĂ©s pour intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures provenant d’un bâtiment et de tout autre type d’incident de pollution susceptible d’affecter leur capacitĂ© d’intervention lors de dĂ©versements d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment. Certains OI fournissent Ă©galement des services d’intervention pour d’autres types d’incidents, tels que les dĂ©versements d’hydrocarbures sur terre. Bien que ces types d’incidents n’entrent pas dans le champ d’application de la LMMC 2001, un OI pourrait Ă©ventuellement utiliser pour ces incidents des Ă©quipements ou des ressources qui ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©finis dans ses plans d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant de bâtiments. Ces types de notifications aideront Transports Canada Ă  contrĂ´ler et Ă  dĂ©terminer si, en dĂ©pit de l’aide apportĂ©e pour d’autres incidents, un OI dispose d’une capacitĂ© suffisante pour remplir son mandat en vertu de la LMMC 2001, Ă  savoir traiter les incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant de bâtiments pour lesquels il a un agrĂ©ment. Le Règlement ne prescrit pas la mĂ©thode pour informer Transports Canada de donner aux OI la flexibilitĂ© de choisir le moyen le plus appropriĂ© pour aviser Transports Canada, compte tenu de la nature et des circonstances de l’incident. Le document intitulĂ© Normes d’intervention environnementale fournira des directions sur la façon dont les OI pourraient aviser TC, y compris des mesures telles qu’une notification par courriel.

Le Règlement dĂ©signe le non-respect de cette exigence comme une violation du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) qui fera l’objet d’une SAP pouvant atteindre 100 000 $ par violation.

Examen et soumission des plans d’intervention et publication des frais

Le ROI exige que les OI examinent et mettent à jour leurs plans d’intervention au moins une fois par année, mais ils doivent également aviser immédiatement le ministre si des changements importants ont été apportés à leurs plans d’intervention. Le ROI exige également que les OI fournissent au ministre quatre copies de leurs plans chaque fois que les plans sont soumis. À l’origine, quatre copies étaient nécessaires pour que le plan d’intervention puisse être distribué aux bureaux nationaux, régionaux et de district de Transports Canada chargés d’examiner le plan. En 2019, la Loi sur les transports au Canada a été modifiée pour permettre aux parties réglementées de soumettre les documents requis au ministre sous forme électronique, et les OI ont depuis satisfait à l’exigence de soumettre leurs plans d’intervention en envoyant une copie électronique à Transports Canada comme pratique courante. Par conséquent, le Règlement prévoira que les OI doivent soumettre une copie de leurs plans d’intervention, qui peut être fournie par voie électronique pour s’harmoniser avec les pratiques modernes.

Le Règlement exigera que les OI examinent leurs plans annuellement et qu’ils mettent Ă  jour et soumettent le plan d’intervention rĂ©visĂ© au ministre ou qu’ils l’avisent par Ă©crit (par exemple par courriel) si aucune mise Ă  jour n’est nĂ©cessaire. Le Règlement exigera Ă©galement que les OI examinent et, au besoin, mettent Ă  jour leurs plans d’intervention et qu’ils les soumettent au ministre dans les 45 jours suivant la dĂ©tection d’une lacune Ă  la suite d’un exercice de simulation ou d’une intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures, ainsi que des changements aux renseignements de leurs plans d’intervention concernant :

Le Règlement clarifiera Ă©galement la manière dont les OI doivent publier les frais pour leurs services d’intervention en cas de dĂ©versement. La LMMC 2001 exige que les OI publient leurs frais de la manière « prescrite Â» 30 jours avant leur entrĂ©e en vigueur. Toutefois, le Règlement actuel ne prĂ©cise pas comment les OI doivent procĂ©der. L’objectif de ce dĂ©lai de 30 jours consiste Ă  donner aux personnes intĂ©ressĂ©es la possibilitĂ© de demander au ministre d’examiner le caractère raisonnable des frais proposĂ©s. Étant donnĂ© que la LMMC 2001 interdit aux OI de facturer des frais jusqu’à 30 jours après leur notification, il est important que le Règlement clarifie les modalitĂ©s de la procĂ©dure de notification.

Les OI avaient publiĂ© leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada en tant que pratique courante, dĂ©coulant d’une exigence de l’ancienne Loi sur la marine marchande du Canada. Cependant, les OI ont dĂ©clarĂ© ne pas avoir Ă©tĂ© en mesure de publier dans la Gazette du Canada au cours des dernières annĂ©es sans obligation expresse de le faire. Par consĂ©quent, ils publient leurs frais sur leurs sites Web. Étant donnĂ© que l’industrie connaĂ®t le processus de publication de la Gazette du Canada et que la Gazette du Canada est largement accessible Ă  tous les Canadiens, le Règlement exigera expressĂ©ment des OI qu’ils publient leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Suspension ou annulation de l’agrément d’un OI

Le Règlement clarifiera les conditions dans lesquelles le ministre peut suspendre ou annuler l’agrĂ©ment d’un OI. La LMMC 2001 confère au ministre le pouvoir de suspendre ou d’annuler un agrĂ©ment « dans les circonstances et pour les motifs fixĂ©s par règlement Â». Toutefois, le ROI ne prĂ©cise pas ce que ces critères pourraient inclure. Le Règlement indique que le ministre peut suspendre ou annuler un agrĂ©ment s’il estime que l’OI n’est pas conforme aux exigences ou s’il estime qu’il y va de l’intĂ©rĂŞt public. Par exemple, le ministre peut suspendre ou annuler l’agrĂ©ment d’un OI dans les cas oĂą celui-ci n’a pas dĂ©montrĂ© de manière adĂ©quate ĂŞtre capable ou dĂ©sireux de fournir les services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures pour lesquels il est certifiĂ©. Il peut s’agir de cas tels qu’un OI qui ne maintient pas la capacitĂ© de l’équipement au niveau pour lequel il est certifiĂ© malgrĂ© les instructions de Transports Canada, ou d’autres cas rĂ©pĂ©tĂ©s de non-conformitĂ© oĂą l’OI fait preuve d’une incapacitĂ© ou d’une rĂ©ticence Ă  se conformer.

Il convient de noter que cette modification ne constitue pas une indication de problèmes de conformité rencontrés par TC avec les OI. Au contraire, ces derniers ont démontré un niveau élevé de conformité aux exigences existantes. Cependant, compte tenu des répercussions qu’une suspension d’agrément aurait sur un OI et sur le régime de préparation et d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, il est important que le Règlement précise les circonstances dans lesquelles cette mesure pourrait s’appliquer.

Modifications pour les exploitants d’IMH

Le Règlement modifiera diverses exigences applicables aux exploitants d’IMH afin de combler les lacunes recensées par Transports Canada après plusieurs années de mise en œuvre.

Exigences pour les exploitants d’IMH au nord du 60° parallèle

Par exemple, le Règlement clarifiera et harmonisera les exigences minimales en matière d’équipement d’intervention pour les exploitants d’IMH au nord et au sud du 60e parallèle. Comme il est indiquĂ© dans la section « Enjeux Â», il existe une lacune involontaire dans ces exigences. Le Règlement prĂ©cisera que les exploitants d’IMH situĂ©s au nord du 60e parallèle doivent ĂŞtre disponibles pour utiliser de manière immĂ©diate les mĂŞmes niveaux minimaux d’équipement d’intervention que les exploitants situĂ©s au sud du 60e parallèle. Ceci garantira un niveau minimal cohĂ©rent de prĂ©paration Ă  l’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures dans les IMH de tout le pays, quel que soit le lieu de l’installation.

Exigences relatives au calendrier du programme d’exercices

Le Règlement mettra aussi Ă  jour les exigences relatives au programme d’exercices pour les exploitants d’IMH. Dans le cadre du rĂ©gime actuel, les exploitants d’IMH doivent Ă©tablir un programme d’exercices pour Ă©valuer l’efficacitĂ© de leurs plans d’urgence, mais ils ne sont pas expressĂ©ment tenus de mettre en Ĺ“uvre ces programmes ou de rendre compte des rĂ©sultats des exercices. Pour plus de clartĂ© et de certitude, le Règlement exigera que les exploitants incluent dans leurs plans d’urgence un calendrier pour la rĂ©alisation d’exercices. Les exploitants d’IMH continueront Ă©galement d’être tenus d’inclure des exercices coordonnĂ©s avec le ministre et, dans la mesure du possible, avec les parties qui seraient mĂŞlĂ©es Ă  un incident ou qui seraient priĂ©es d’intervenir en cas d’incident. Les exploitants devront Ă©galement fournir un rapport post-exercice dans les 90 jours suivant la fin de l’exercice, qui comprend des renseignements, tels que les « leçons apprises Â» et les lacunes relevĂ©es dans leurs plans d’urgence.

Description de la formation et exigences en matière de rapports

Le Règlement mettra Ă  jour les exigences en matière de formation et de rapports après incident. Plus prĂ©cisĂ©ment, les exploitants d’IMH devront indiquer les dates et la frĂ©quence des formations dispensĂ©es dans le cadre de leurs plans d’urgence, Ă  l’instar de leurs plans de prĂ©vention. Les exploitants devront Ă©galement ajouter les titres de poste dans la description de la formation prĂ©sentĂ©e dans leurs plans et dans les dossiers de formation afin de confirmer que le personnel a reçu la formation nĂ©cessaire aux postes qu’il occupe. Comme il n’y a actuellement aucune exigence concernant la durĂ©e de conservation des dossiers par les exploitants d’IMH, le Règlement exigera que les exploitants d’IMH conservent pendant au moins cinq ans les dossiers de formation relatifs Ă  leurs plans de prĂ©vention et d’urgence et qu’ils les remettent au ministre sur demande.

Les exploitants seront Ă©galement tenus de rĂ©diger des rapports après incident sur tous les incidents de pollution par les hydrocarbures survenus dans leurs installations et de les prĂ©senter au ministre dans les 90 jours suivant le jour oĂą l’incident s’est produit. Les rapports devront inclure des informations telles que les causes et les facteurs contribuant Ă  l’incident, ainsi que les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©duire le risque de rĂ©currence. L’exploitant d’IMH devra tenir compte des conclusions de ces rapports lorsqu’il rĂ©vise ou modifie ses plans de prĂ©vention ou d’urgence.

Mise Ă  jour et soumission des plans

Le Règlement rĂ©visera les dĂ©lais dans lesquels les exploitants d’IMH doivent terminer les plans de prĂ©vention et d’urgence mis Ă  jour et les soumettre au ministre. Actuellement, les exploitants doivent revoir leurs plans au moins une fois par an et chaque fois qu’une lacune a Ă©tĂ© dĂ©celĂ©e ou qu’il est Ă©tabli qu’un changement Ă  un processus opĂ©rationnel ou Ă  des opĂ©rations pourrait affecter le transfert d’hydrocarbures dans leurs installations. Si un exploitant met Ă  jour son plan Ă  la suite d’un examen annuel, il a jusqu’à un an pour soumettre le plan rĂ©visĂ©. Si un exploitant rĂ©vise son plan Ă  la suite de l’observation d’un changement ou d’une lacune dĂ©celĂ©e, l’exploitant doit mettre Ă  jour son plan dans les 90 jours suivant l’évĂ©nement et soumettre le plan actualisĂ© au ministre dans un dĂ©lai d’un an Ă  compter de la date des modifications du plan. Cela signifie que Transports Canada peut ne pas recevoir de plan actualisĂ© jusqu’à 455 jours après que l’exploitant a dĂ©fini le besoin de rĂ©viser et d’actualiser son plan. De plus, dans les cas oĂą un exploitant d’IMH dĂ©termine qu’il n’a pas besoin de mettre Ă  jour son plan, il n’est pas tenu d’aviser Transports Canada qu’aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ©. L’absence de notification Ă  Transports Canada peut ĂŞtre ambiguĂ« : bien qu’elle puisse signifier que l’exploitant a dĂ©terminĂ© qu’aucune mise Ă  jour n’était nĂ©cessaire, elle pourrait Ă©galement signifier que l’exploitant n’a pas mis Ă  jour son plan de manière appropriĂ©e. Pour s’assurer que Transports Canada reçoit des renseignements clairs, uniformes et opportuns sur les plans, le Règlement exigera que les exploitants examinent leurs plans chaque annĂ©e et soumettent un plan mis Ă  jour ou avisent le ministre qu’aucune mise Ă  jour n’est nĂ©cessaire. Il convient de noter que l’exigence d’aviser le ministre de l’absence de mise Ă  jour du plan Ă©tait incluse dans le projet de règlement publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, mais qu’elle ne l’était pas dans le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation qui l’accompagnait. Dans le cas oĂą les exploitants ont mis Ă  jour leurs plans Ă  la suite de l’un des Ă©vĂ©nements Ă©numĂ©rĂ©s, ils devront soumettre leurs plans mis Ă  jour dans les 90 jours suivant cet Ă©vĂ©nement.

Accélération des périodes de notification pour les changements aux activités qui réduisent les taux de transbordement d’hydrocarbures

Le Règlement permettra Ă©galement aux exploitants d’IMH de demander des pĂ©riodes de notification plus courtes pour les changements proposĂ©s Ă  leurs opĂ©rations de transbordement d’hydrocarbures dans les cas oĂą ces changements rĂ©duiraient le taux de transbordement d’hydrocarbures de leur installation. Il convient de noter que cette exigence Ă©tait incluse dans le projet de règlement publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, mais qu’elle ne l’était pas dans le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation qui l’accompagnait.

En vertu de la LMMC 2001, les exploitants d’IMH sont tenus d’aviser le ministre de tout changement proposĂ© Ă  leurs opĂ©rations de transbordement d’hydrocarbures au moins 180 jours avant la mise en Ĺ“uvre des changements dans les cas oĂą les changements :

La pĂ©riode de 180 jours donne Ă  Transports Canada suffisamment de temps pour examiner la proposition de l’exploitant et, au besoin, effectuer des inspections ou d’autres examens afin d’évaluer les facteurs de risque des modifications proposĂ©es et de s’assurer que ces facteurs ont Ă©tĂ© pris en compte par l’exploitant. Dans les cas oĂą un exploitant d’IMH prĂ©voit rĂ©duire le taux de transbordement d’hydrocarbures de son installation, Transports Canada n’aura peut-ĂŞtre pas besoin du mĂŞme temps pour examiner les changements proposĂ©s que dans les cas oĂą un exploitant souhaite augmenter sa capacitĂ© de transbordement. Par exemple, un exploitant qui a dĂ©jĂ  mis en place des plans et des procĂ©dures pour prĂ©venir un dĂ©versement d’hydrocarbures Ă  son installation et y rĂ©pondre avec un taux de transbordement de 750 m3 par heure peut ne pas avoir besoin de mesures supplĂ©mentaires pour exploiter cette installation Ă  un taux de transbordement rĂ©duit de 500 m3 par heure.

L’octroi d’une période de notification plus courte pour les propositions qui ne devraient pas augmenter le risque ou la gravité d’un déversement d’hydrocarbures dans une installation permettra aux exploitants d’IMH de mettre en œuvre plus rapidement des changements à leurs pratiques commerciales et à leurs activités, tout en veillant à ce que les risques liés à la sécurité maritime et à la protection de l’environnement associés aux changements proposés soient pris en compte.

Un exploitant d’IMH qui demande une pĂ©riode de notification plus courte pour les propositions visant Ă  rĂ©duire le taux de transbordement d’hydrocarbures de son installation devra inclure dans sa proposition une demande de dĂ©lai plus court, y compris le dĂ©lai qu’il demande et la justification d’une pĂ©riode de notification plus courte. Transports Canada examinera ces demandes et dĂ©terminera si le Ministère peut terminer son examen de la proposition dans un dĂ©lai plus court. Ces examens continueront de tenir compte d’élĂ©ments tels que la possibilitĂ© que le changement entraĂ®ne des facteurs de risque nouveaux ou accrus qui ne sont pas pris en compte dans le plan de prĂ©vention et d’urgence de l’exploitant, et la possibilitĂ© que le personnel de Transports Canada effectue une inspection de l’installation ou une autre Ă©valuation. Par exemple, si une IMH effectue un très petit nombre de transbordements d’hydrocarbures par annĂ©e pour approvisionner une collectivitĂ© en carburant et qu’un transfert doit avoir lieu en moins de 180 jours, Transports Canada tiendra compte de l’incidence potentielle de la non-rĂ©duction de la pĂ©riode de notification de 180 jours sur le transfert des opĂ©rations.

Identification du personnel autorisé

Actuellement, les exploitants d’IMH sont tenus d’inclure le nom et le titre du poste de chaque membre de leur personnel autorisé et ont la responsabilité de veiller à ce que l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures soit immédiate, efficace et durable. Cependant, l’exigence d’inclure le nom du membre du personnel signifie qu’un exploitant d’IMH doit mettre à jour son plan chaque fois qu’il y a un changement de personnel à ce poste. Le Règlement supprimera l’obligation pour les exploitants d’IMH d’inclure le nom du personnel autorisé et exigera uniquement des exploitants qu’ils fournissent le titre de poste. Identifier seulement le poste permettra de rendre compte de la personne responsable d’amorcer immédiatement l’intervention et d’assurer l’efficacité de l’intervention de l’exploitant d’IMH, tout en supprimant l’obligation administrative pour l’exploitant de mettre à jour ses plans uniquement pour refléter les changements en matière de dotation.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultations préalables à la publication du projet de règlement

De 2018 Ă  2019, Transports Canada a sollicitĂ© une rĂ©troaction gĂ©nĂ©rale sur la façon d’amĂ©liorer les exigences pour les OI au moyen d’un document de discussion publiĂ© sur la page Parlons Plan de protection des ocĂ©ans (PPO) et de sĂ©ances de mobilisation et de rĂ©unions avec les groupes autochtones, l’industrie, des organisations non gouvernementales, les provinces et les communautĂ©s locales. En dĂ©cembre 2023, Transports Canada a publiĂ© un autre document de discussion et a organisĂ© des sĂ©ances de mobilisation et des rĂ©unions avec des groupes intĂ©ressĂ©s pour recueillir des commentaires sur les modifications proposĂ©es au ROI et au RIE qui s’appuyaient sur les commentaires reçus lors des consultations prĂ©cĂ©dentes.

Un rĂ©sumĂ© de commentaires reçus et une description de la manière dont ils ont Ă©tĂ© pris en compte dans l’élaboration du projet de règlement se trouvent dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation du projet de règlement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada le 22 juin 2024.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le Règlement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada aux fins de commentaires publics entre le 22 juin 2024 et le 5 septembre 2024. Au total, 16 rĂ©pondants ont fourni des commentaires, y compris les 4 OI, 3 exploitants d’IMH, 1 association industrielle, 7 groupes autochtones et 1 membre du public. Transports Canada a Ă©galement rencontrĂ© 4 groupes autochtones et 1 intervenant de l’industrie pour discuter de leurs questions et de leurs prĂ©occupations. Les rĂ©pondants Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables Ă  la modification des exigences pour les OI et les exploitants d’IMH, mais ont soulevĂ© diverses prĂ©occupations au sujet des dispositions relatives aux PIZ, aux normes de temps, aux exigences du programme d’exercices et Ă  la production de rapports, Ă  la conformitĂ© et Ă  l’application de la loi.

Les OI ont gĂ©nĂ©ralement appuyĂ© l’inclusion des PIZ, et deux d’entre eux ont indiquĂ© qu’ils Ă©laboraient dĂ©jĂ  de tels plans pour leurs ZGI. Cependant, les OI se sont dits prĂ©occupĂ©s par le niveau de dĂ©tail et la quantitĂ© de donnĂ©es que le Règlement les obligerait Ă  produire pour les PIZ. Par exemple, plusieurs OI ont demandĂ© s’ils Ă©taient tenus de fournir le nombre prĂ©cis de bâtiments exploitĂ©s dans la zone du PIZ et Ă  quelle frĂ©quence ces donnĂ©es devaient ĂŞtre mises Ă  jour. Les OI craignent Ă©galement que le Règlement les oblige Ă  recenser, Ă  recueillir et Ă  tenir Ă  jour des donnĂ©es sur les zones Ă©cologiquement sensibles dans l’ensemble de leurs ZGI. Ils ont fait remarquer qu’ils intègrent des renseignements et des donnĂ©es sur les zones Ă©cologiquement sensibles d’Environnement et Changement climatique Canada et d’autres organismes fĂ©dĂ©raux et provinciaux dans leurs plans rĂ©gionaux et ont soutenu qu’ils devraient ĂŞtre en mesure de poursuivre cette approche. L’exigence d’établir des PIZ vise Ă  ce que les OI fournissent une description des types de trafic maritime et des conditions locales des zones dĂ©signĂ©es, ainsi que de la façon dont ils ont obtenu ces renseignements dans le cadre du PIZ. Le Règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour prĂ©ciser que les OI devront fournir une description du trafic maritime et des zones Ă©cologiquement sensibles dans leurs PIZ, et qu’ils pourront faire rĂ©fĂ©rence Ă  des renseignements sur les zones Ă©cologiquement sensibles provenant des autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales, provinciales et autres dans leurs PIZ.

Plusieurs groupes autochtones ont rĂ©itĂ©rĂ© que les communautĂ©s autochtones devraient ĂŞtre consultĂ©es et qu’elles devraient contribuer Ă  l’élaboration de plans d’intervention pour leurs rĂ©gions, car elles dĂ©tiennent une connaissance locale spĂ©cialisĂ©e et seraient directement touchĂ©es par tout dĂ©versement d’hydrocarbures et toute opĂ©ration d’intervention dans leurs rĂ©gions. Il est important de noter que les OI ne reprĂ©sentent qu’une partie qui participe Ă  la prĂ©paration et Ă  l’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures au Canada, et que d’autres moyens d’intĂ©grer les connaissances des collectivitĂ©s locales Ă  la planification de l’intervention existent. Par exemple, le gouvernement a entrepris plusieurs projets pilotes pour Ă©tablir des plans d’intervention en mer intĂ©grĂ©s pour diverses rĂ©gions qui incluent les connaissances des communautĂ©s autochtones et cĂ´tières.

Dix intervenants ont soulevé des préoccupations au sujet des nouvelles exigences du programme d’exercices pour les OI, y compris l’exigence de faire participer les collectivités locales et les parties prenantes aux exercices, et le nombre d’exercices à réaliser. Six des groupes autochtones et l’un des OI ont exprimé leur appui à l’exigence de la participation des communautés locales aux exercices, les groupes autochtones déclarant que les communautés autochtones locales devraient également participer à la planification et à l’établissement des objectifs des exercices. Les trois autres OI ont indiqué inviter actuellement les collectivités locales et les parties prenantes à leurs exercices, soit directement, soit par l’intermédiaire de partenaires fédéraux et provinciaux, et ont exprimé leur préférence de pouvoir poursuivre cette approche lorsque cela est approprié. Ils ont également demandé des précisions sur le niveau d’implication locale qui serait requis et sur la manière dont ils doivent démontrer qu’ils ont impliqué les groupes locaux, étant donné que ces groupes peuvent choisir de ne pas participer.

Il est important que les collectivités côtières locales soient au courant des activités qui se déroulent dans leurs eaux locales, ainsi que de la planification et des procédures d’intervention qui s’y déroulent. Tenir les communautés locales informées de la planification et des activités contribuera à garantir que les exercices ne sont pas prévus à des heures et n’ont pas lieu dans des endroits qui pourraient perturber les pratiques et les événements culturels ou locaux. Les exercices offriront également des occasions aux collectivités de mettre en commun leurs connaissances locales sur la région afin d’appuyer la coordination de l’intervention régionale. L’objectif de cette exigence est de garantir que les partis locaux aient la possibilité de participer aux exercices, tout en gardant la nature de la participation flexible afin de s’aligner sur le format et les conditions de l’exercice, ainsi que sur l’intérêt et la capacité du parti local. Comme la conformité d’un OI ne peut pas dépendre de la décision d’un tiers de participer, l’exigence d’inclure les collectivités locales et les parties prenantes dans les exercices a été modifiée pour qu’elles soient invitées à participer aux exercices. La participation pourrait comporter une gamme d’activités, tout en permettant aux collectivités locales et aux parties prenantes d’au moins observer et, le cas échéant, de mettre en commun les connaissances locales de la région. Les OI auront la possibilité de déterminer comment étendre les invitations à leurs exercices, mais ils seront en fin de compte responsables de l’envoi de ces invitations.

Un groupe autochtone a indiqué que le fait de limiter les exercices à un SPI et à un SII d’un OI pourrait empêcher les OI d’effectuer des exercices dans d’autres domaines importants de leurs ZGI. Transports Canada encourage les OI à effectuer des exercices pour une gamme de scénarios de déversement d’hydrocarbures dans leur ZGI. À cette fin, les exigences du programme d’exercices ne limiteront pas les exercices à effectuer dans le cadre d’un SPI ou d’un SII, mais offriront aux OI la flexibilité de mener des exercices dans n’importe quel endroit de leur zone géographique, y compris des lieux en dehors d’un SPI et d’un SII.

En ce qui concerne les nouvelles exigences en matière de rapports, certains OI se demandent pourquoi ils doivent revoir et éventuellement mettre à jour leurs plans d’intervention après chaque exercice et intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, soutenant qu’il existe déjà des procédures pour s’assurer que les changements et les mises à jour importants aux plans d’intervention sont régulièrement communiqués, comme la mise à jour annuelle. Il convient de préciser que les OI ne seront pas tenus de revoir leurs plans d’intervention après chaque exercice ou incident, mais seulement dans les cas où une lacune a été relevée dans le plan.

Les OI ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant Ă  l’inclusion des SAP dans le Règlement et Ă  la façon dont le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation semblait indiquer la nĂ©cessitĂ© de mesures d’application plus rigoureuses. Les OI ont soutenu dĂ©tenir une longue tradition de conformitĂ© aux exigences, d’oĂą une certaine incomprĂ©hension sur la nĂ©cessitĂ© de telles mesures d’application de la loi. Il convient de noter que de nombreuses exigences existantes en matière d’OI sont assujetties Ă  des SAP depuis 2018. Par consĂ©quent, l’inclusion de SAP dans le Règlement ne reprĂ©sente pas une nouvelle approche d’application de la loi ni une indication de prĂ©occupations en matière de conformitĂ©. Les nouvelles dĂ©signations garantiront simplement que les nouvelles exigences peuvent ĂŞtre appliquĂ©es d’une manière conforme aux autres exigences des OI. Bien que les SAP n’aient pas encore Ă©tĂ© utilisĂ©es pour faire respecter les exigences des OI, sans la capacitĂ© d’administrer les SAP, Transports Canada serait limitĂ© Ă  d’autres mesures, telles que l’envoi d’avertissements ou la suspension de l’agrĂ©ment d’un OI. Ces mesures peuvent ĂŞtre inappropriĂ©es pour faire face Ă  certaines situations. Par exemple, les avertissements peuvent ĂŞtre insuffisants pour les cas de non-conformitĂ© rĂ©pĂ©tĂ©s ou graves, tandis que les suspensions peuvent ĂŞtre trop sĂ©vères pour les cas de non-conformitĂ© moins graves. Les SAP constituent un Ă©lĂ©ment central de la mise en Ĺ“uvre de l’approche graduelle de Transports Canada en matière d’application de la loi. Une trousse d’outils complète comprenant des SAP permet d’assurer, dans tous les cas, une rĂ©ponse de Transports Canada qui peut ĂŞtre adaptĂ©e Ă  la fois Ă  la conformitĂ© et Ă  la dissuasion.

Un OI et six groupes autochtones ont rĂ©itĂ©rĂ© plusieurs propositions prĂ©sentĂ©es dans le cadre des processus de consultation prĂ©cĂ©dents discutĂ©s ci-dessus. Il s’agissait notamment de mesures telles que l’agrĂ©ment des OI jusqu’à une capacitĂ© d’intervention maximale de 20 000 tonnes, la dĂ©signation de ports supplĂ©mentaires, la rĂ©duction des normes de temps d’intervention, la mise Ă  disposition de plans d’OI et la possibilitĂ© pour les communautĂ©s autochtones de les examiner et de les commenter.

Le Règlement n’obligera pas les OI Ă  augmenter leur capacitĂ© d’intervention de 10 000 tonnes. Rares, les dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de bâtiments et dĂ©passant cette quantitĂ© ne se sont pas produits au Canada au cours des 50 dernières annĂ©es. Il serait très coĂ»teux pour les OI de maintenir une capacitĂ© d’intervention supĂ©rieure Ă  10 000 tonnes, d’autant plus que de tels incidents sont très peu probables. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© ci-dessus, la capacitĂ© de 10 000 tonnes fait rĂ©fĂ©rence Ă  un OI ayant la capacitĂ© de rĂ©cupĂ©rer 10 000 tonnes d’hydrocarbures sur une pĂ©riode de 10 jours, et il peut continuer Ă  rĂ©cupĂ©rer l’hydrocarbure au-delĂ  de ce seuil, le cas Ă©chĂ©ant, jusqu’à ce qu’une opĂ©ration d’intervention soit terminĂ©e. En outre, les OI canadiens ont conclu des accords d’aide mutuelle avec d’autres partenaires d’intervention, ce qui leur permet d’obtenir des ressources supplĂ©mentaires en cas de dĂ©versement dĂ©passant leurs capacitĂ©s.

De plus, le Règlement ne dĂ©signera pas de ports supplĂ©mentaires ni ne raccourcira les normes de temps existantes. Les ports sont dĂ©signĂ©s dans le cadre du ROI sur la base d’une politique nationale interne de Transports Canada qui prend en compte des facteurs liĂ©s au risque et Ă  la gravitĂ© potentielle d’un incident de pollution par les hydrocarbures, tels que le volume d’hydrocarbures transfĂ©rĂ©s dans le port ainsi que la densitĂ© et le volume du trafic maritime dans la zone portuaire. La politique examine Ă©galement si un port dispose de l’infrastructure nĂ©cessaire pour accueillir un entrepĂ´t capable de stocker suffisamment d’équipements d’intervention afin de faire face Ă  un dĂ©versement d’au moins 150 tonnes (les OI sont tenus de maintenir ce niveau d’équipement dans un port dĂ©signĂ©). Sur la base de cette politique, aucun autre port canadien ne rĂ©pondrait aux critères de dĂ©signation. Les normes actuelles en matière de temps d’intervention sont liĂ©es Ă  la dĂ©signation des ports et Ă  la dĂ©termination des SII. Par consĂ©quent, toute modification de ces normes devrait ĂŞtre envisagĂ©e dans le cadre d’une rĂ©vision de la politique nationale de dĂ©signation des ports. Transports Canada s’est engagĂ© Ă  revoir cette politique et s’impliquera dans ce processus dès qu’un calendrier concret de rĂ©vision aura Ă©tĂ© Ă©tabli. Ce travail nĂ©cessitera une analyse stratĂ©gique et une mobilisation importante, et Transports Canada a donc accordĂ© la prioritĂ© aux mesures qu’il est prĂŞt Ă  mettre en Ĺ“uvre Ă  court terme pour ĂŞtre incluses dans le Règlement.

Le Règlement n’exigera pas non plus que le plan d’intervention d’un OI soit rendu public, car ces plans peuvent contenir des informations exclusives et commercialement sensibles. Toutefois, comme il est indiqué ci-dessus, la participation à des exercices permet aux communautés locales d’être mieux informées de la planification et des opérations d’intervention dans leur région. Il convient de noter que les opérations de lutte contre les déversements d’hydrocarbures impliquant de multiples partenaires sont souvent coordonnées par la mise en place de structures de commandement des opérations. Ces mécanismes garantissent une collaboration entre toutes les parties concernées afin d’atténuer le risque de duplication ou de conflit des efforts d’intervention.

Quatre groupes autochtones ont demandĂ© une capacitĂ© et une formation accrues pour les communautĂ©s autochtones locales afin qu’elles puissent jouer un rĂ´le actif dans les opĂ©rations d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures et assurer la protection des zones importantes sur les plans culturel, spirituel et Ă©conomique. Un exploitant d’IMH a Ă©galement demandĂ© au gouvernement d’offrir aux IMH au nord du 60e parallèle une formation en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Le Règlement vise Ă  Ă©tablir des exigences minimales de prĂ©paration en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures pour les exploitants d’IMH et les OI certifiĂ©s par Transports Canada pour exercer leurs activitĂ©s au Canada. L’établissement de mĂ©canismes de financement ou d’autres mesures pour soutenir la formation des parties rĂ©glementĂ©es et accroĂ®tre la capacitĂ© d’intervention des autres parties en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures ne serait pas visĂ© par ce cadre rĂ©glementaire et, par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement Ă  cet Ă©gard.

Trois exploitants d’IMH, une association industrielle et un groupe autochtone ont formulé des commentaires sur les nouvelles exigences pour les exploitants d’IMH en ce qui concerne les calendriers des programmes d’exercices, le rôle des communautés autochtones dans la préparation et l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, ainsi que les exigences en matière d’examen et de rapport.

Un exploitant d’IMH et une association de l’industrie ont suggĂ©rĂ© que l’exigence de fournir un calendrier des exercices ne devrait pas ĂŞtre si prescriptive qu’elle exige, par exemple, des dates prĂ©cises et une description dĂ©taillĂ©e des exercices dans un plan annuel. Par souci de clartĂ©, cette disposition n’exige pas que des dates prĂ©cises soient incluses dans le calendrier et un exploitant de l’IMH pourrait indiquer le type d’exercices qu’il prĂ©voit effectuer sur une base annuelle. Toutefois, les exploitants d’IMH continuent d’être tenus de donner au ministre un prĂ©avis de 30 jours de la mise en Ĺ“uvre de l’exercice. De plus amples renseignements sur ce qu’un exploitant d’IMH doit fournir dans un calendrier d’exercice sont inclus dans les Normes d’intervention environnementale. Étant donnĂ© que les exigences ne prescrivent pas les renseignements Ă  inclure dans l’annexe comme l’ont suggĂ©rĂ© ces parties prenantes, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement Ă  cet Ă©gard.

Un exploitant d’IMH s’est dit prĂ©occupĂ© par l’obligation de coordonner les exercices avec d’autres parties, affirmant qu’il ne serait pas possible de coordonner tous les exercices avec les parties inscrites. Il a ajoutĂ© que les exploitants d’IMH devraient ĂŞtre uniquement tenus d’énumĂ©rer les parties avec lesquelles ils ont l’intention de coordonner leurs exercices. Par souci de clartĂ©, le Règlement n’exige pas que les exploitants d’IMH coordonnent tous les exercices avec d’autres parties inscrites. Les exploitants d’IMH doivent plutĂ´t fournir une description de leur programme d’exercices dans leurs plans, qui doit inclure au moins quelques exercices Ă  coordonner avec les parties inscrites. Transports Canada reconnaĂ®t que le niveau et la profondeur de la coordination dĂ©pendront de facteurs tels que la nature et les conditions de l’exercice ainsi que de la volontĂ© des tiers. Étant donnĂ© que le Règlement exige seulement que les exploitants d’IMH dĂ©crivent avec qui ils ont l’intention de coordonner les exercices dans leur programme d’exercices, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement en rĂ©ponse Ă  la prĂ©occupation soulevĂ©e.

Deux exploitants d’IMH ont demandĂ© des prĂ©cisions sur le moment oĂą ils devraient mettre Ă  jour et soumettre leurs plans de prĂ©vention et d’urgence au ministre. Plus prĂ©cisĂ©ment, ils ont demandĂ© si la soumission d’un plan mis Ă  jour dans les 90 jours suivant l’un des Ă©vĂ©nements Ă©numĂ©rĂ©s serait considĂ©rĂ©e comme leur mise Ă  jour annuelle ou s’ils seraient toujours tenus de procĂ©der Ă  un examen annuel dans l’annĂ©e suivant leur prĂ©cĂ©dente mise Ă  jour annuelle. Par souci de clartĂ©, la disposition relative Ă  l’« examen de 90 jours Â» exige seulement que les exploitants d’IMH examinent et mettent Ă  jour les parties de leurs plans oĂą des lacunes ont Ă©tĂ© relevĂ©es Ă  la suite d’une intervention en cas d’incident, d’un exercice ou d’un changement dans les pratiques commerciales, les politiques ou les procĂ©dures. Étant donnĂ© que cela ne nĂ©cessite pas un examen complet des plans de prĂ©vention et d’urgence d’un exploitant, un exploitant devrait tout de mĂŞme fournir une mise Ă  jour annuelle dans l’annĂ©e suivant sa mise Ă  jour prĂ©cĂ©dente.

Si un exploitant examine ses plans dans le cadre de l’examen de 90 jours et dĂ©termine qu’aucun autre changement n’est nĂ©cessaire au moment de leur mise Ă  jour annuelle, il devra aviser Transports Canada par Ă©crit (par exemple par courriel) qu’aucune mise Ă  jour n’a Ă©tĂ© apportĂ©e Ă  ses plans. Cette notification aidera Transports Canada Ă  vĂ©rifier qu’il dispose des plans les plus rĂ©cents de l’exploitant sur une base annuelle et qu’aucun autre changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© aux plans de l’exploitant après le processus d’examen de 90 jours. Aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement en rĂ©ponse aux commentaires concernant les exigences d’examen de 90 jours.

Un exploitant d’IMH et une association de l’industrie ont suggéré que l’exigence de préparer des rapports après incident ne s’applique que dans les cas où l’exploitant est responsable de l’incident. Ils ont soutenu que, dans les cas où le bâtiment est responsable d’un incident, par exemple en raison d’une erreur de navigation ou d’une collision avec le quai d’IMH, le bâtiment devrait être tenu de déterminer les causes profondes de l’incident. Transports Canada estime que, pour assurer l’efficacité continue du plan d’urgence d’un exploitant d’IMH, ces plans devraient être revus chaque fois qu’ils sont mis en œuvre. En exigeant que les exploitants d’IMH soumettent des rapports post-incidents, le Règlement veillera à ce que les plans soient examinés de façon uniforme. Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires des parties prenantes concernant l’enjeu. Toutefois, il convient de noter que, dans les cas où l’exploitant croit que la cause profonde de l’incident découle de mesures prises par le bâtiment ou une autre partie, ces renseignements peuvent être inclus dans le rapport.

Deux exploitants d’IMH ont demandĂ© des Ă©claircissements sur l’exigence proposĂ©e de classer les IMH en fonction de leur « taux de transbordement rĂ©el Â», suggĂ©rant un manque de clartĂ© sur l’implication de ce terme et sur les consĂ©quences sur sa classification. L’objectif de cette modification proposĂ©e visait Ă  prĂ©ciser que le taux de transbordement devrait tenir compte, le cas Ă©chĂ©ant, des opĂ©rations simultanĂ©es de transbordement d’hydrocarbures par l’intermĂ©diaire de plusieurs lignes Ă  destination ou en provenance de plusieurs bâtiments.

À la suite des commentaires reçus lors de la publication préalable, Transports Canada a déterminé que la modification proposée ne réglerait pas efficacement la question des opérations simultanées de transbordement d’hydrocarbures par plusieurs conduites et, par conséquent, la modification proposée a été retirée du Règlement. Au lieu de cela, Transports Canada a fourni des directives techniques supplémentaires dans les Normes d’intervention environnementale sur la façon dont les exploitants d’IMH devraient déterminer le taux de transbordement de leurs installations lorsqu’ils soumettent une proposition d’exploitation d’une installation ou de modification des opérations de transbordement d’hydrocarbures de leur installation.

À la suite de la publication préalable, le Règlement a été mis à jour pour exiger que les exploitants incluent le titre du poste dans les descriptions de formation de leurs plans et de leurs dossiers de formation. Ce changement permettra aux inspecteurs de Transports Canada de vérifier plus efficacement que le personnel d’un exploitant d’IMH a suivi la formation nécessaire à son poste en comparant le dossier de formation d’un employé à la description de la formation de son poste. Par conséquent, l’établissement de cette exigence assurera la fourniture uniforme de ces renseignements par tous les exploitants d’IMH.

Le Règlement a également été mis à jour afin d’augmenter la période de conservation des dossiers de formation des opérateurs d’IMH et de l’OI, laquelle passera de trois ans à cinq ans, car il est possible qu’un inspecteur de Transports Canada ne soit pas en mesure d’examiner les dossiers de formation d’un OI ou d’une IMH dans un délai de trois ans. La prolongation de la période de conservation à cinq ans permettra à Transports Canada d’examiner les documents avant la période d’expiration. Étant donné que les OI et les exploitants d’IMH conservent leurs dossiers numériquement et les conservent déjà depuis au moins cinq ans, ce changement ne devrait pas augmenter les coûts pour les parties prenantes.

Deux groupes autochtones se sont dits préoccupés quant au fait que le règlement proposé n’entrerait en vigueur qu’un an après sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Selon eux, un délai d’un an serait trop long; ils ont fait valoir que des changements sont nécessaires le plus tôt possible pour mieux se préparer et intervenir en cas de déversement d’hydrocarbures en mer.

Transports Canada reconnaît l’importance de la mise en œuvre du Règlement dès que possible pour soutenir la sécurité maritime et la protection de l’environnement. Toutefois, les modifications apportées aux exigences relatives aux OI peuvent nécessiter des changements importants aux plans d’intervention d’un OI, et les OI auront besoin de temps pour les mettre en œuvre. Ainsi, aucune modification n’a été apportée à l’entrée en vigueur des dispositions relatives aux OI. En revanche, les exigences pour les exploitants d’IMH sont déjà mises en œuvre à titre de pratique exemplaire ou n’exigent pas de mesures immédiates de la part d’un exploitant d’IMH pour s’y conformer. Par conséquent, les exigences relatives aux exploitants d’IMH peuvent être mises en œuvre dès la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Par exemple, les exploitants d’IMH tiennent déjà des dossiers de formation et doivent revoir et mettre à jour leurs plans dans des délais précis. Les seuls changements à l’exigence d’examen du plan consistent à informer le ministre qu’aucune mise à jour n’a été effectuée et à soumettre les plans mis à jour une fois qu’ils sont terminés, plutôt qu’un an après les faits. En outre, la plupart des exploitants préparent et mettent déjà en œuvre des calendriers de programmes d’exercices, et les quelques exploitants qui ne le font pas actuellement pourront mettre à jour leurs plans pour inclure le calendrier dans leur prochaine mise à jour annuelle de leur plan.

Les nouvelles exigences, telles que l’inclusion d’informations supplémentaires dans la description et les dossiers de formation d’un exploitant, ne devraient pas nécessiter beaucoup de temps pour être mises en œuvre par les exploitants et pourraient être complétées dans le cadre de la prochaine mise à jour du plan annuel d’un exploitant. D’autres exigences, telles que la soumission de rapports post-exercice et post-incident, ne devront être mises en œuvre qu’à la suite d’un exercice ou d’événements précis et ne nécessiteront pas une action immédiate de la part des exploitants d’IMH pour être conformes.

Le changement de la date d’entrée en vigueur des exigences relatives aux exploitants d’IMH à la date de publication dans la Partie II de la Gazette du Canada permettrait aux exploitants d’IMH de bénéficier de certaines dispositions jusqu’à un an plus tôt. Par exemple, les exploitants pourraient immédiatement bénéficier de la possibilité de demander des périodes de préavis plus courtes pour apporter des changements opérationnels qui réduisent le taux de transfert d’hydrocarbures de leur installation. Cela leur permettrait d’ajuster leurs pratiques commerciales et leur capacité d’intervention requise dans les semaines suivant la publication du Règlement.

La suppression de la pĂ©riode de conformitĂ© favoriserait Ă©galement la protection de l’environnement en garantissant que les mesures visant Ă  amĂ©liorer la prĂ©paration des exploitants d’IMH en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures soient mises en Ĺ“uvre jusqu’à un an plus tĂ´t. Compte tenu de ces avantages, et du fait que les exploitants d’IMH mettent en Ĺ“uvre bon nombre des nouvelles exigences ou auraient encore jusqu’à la prochaine mise Ă  jour de leur plan pour le faire, TC a dĂ©terminĂ© que la pĂ©riode de conformitĂ© d’un an n’est pas nĂ©cessaire pour assurer la mise en Ĺ“uvre efficace du Règlement. Par consĂ©quent, le Règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© afin que les nouvelles exigences relatives aux exploitants d’IMH entrent en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Enfin, il convient de noter que les dispositions raccourcissant la pĂ©riode de prĂ©avis pour les propositions visant Ă  rĂ©duire le taux de transfert d’une IMH, supprimant l’exigence d’inclure les noms du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence d’un exploitant d’IMH, et exigeant que les exploitants d’IMH avisent le ministre si aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  leurs plans Ă  la suite d’un examen annuel ont Ă©tĂ© incluses dans le règlement publiĂ© au prĂ©alable. Toutefois, ces dispositions n’ont pas Ă©tĂ© abordĂ©es dans la section « Description Â» du rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation qui accompagnait le Règlement. Par souci de clartĂ©, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  ces dispositions depuis la publication prĂ©alable. Les deux premières mesures ne devraient pas avoir d’impact significatif sur les exploitants d’IMH car elles n’exigent aucune mesure supplĂ©mentaire et peuvent rĂ©duire les coĂ»ts administratifs. L’obligation de notification devrait avoir un impact minimal, car elle exigera seulement des exploitants qu’ils envoient un courriel Ă  Transports Canada indiquant qu’aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  leurs plans après leur examen annuel.

Résumé des modifications apportées au Règlement à la suite de la publication préalable
Dispositions relatives aux OI
Publication prĂ©alable du règlement proposĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada Publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada
Le PIZ d’un OI doit inclure les types de bâtiments situés et les types d’hydrocarbures transportés dans la zone. Le PIZ d’un OI doit inclure une description des types de bâtiments situés et d’hydrocarbures transportés dans la zone.
Le PIZ doit inclure une description des zones écologiquement sensibles définies par l’OI. Cette exigence est modifiée pour préciser que les OI n’ont pas besoin de recenser eux-mêmes les zones écologiquement sensibles, mais qu’ils peuvent faire référence à des renseignements provenant des autorités fédérales, provinciales ou autres.
Un OI doit inviter les groupes autochtones et les parties prenantes locales Ă  mener des exercices. Les OI doivent inviter les groupes autochtones et les parties prenantes locales Ă  participer aux exercices.
Un OI doit conserver les dossiers de formation pendant trois ans. Un OI doit conserver les dossiers de formation pendant cinq ans.
Dispositions relatives aux exploitants d’IMH
Publication prĂ©alable du règlement proposĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada Publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada
Les IMH doivent être classées en fonction de leur taux de transfert réel. Cette disposition a été supprimée et des directives supplémentaires seront fournies à ce sujet dans les Normes d’intervention environnementale.
Les exploitants d’IMH doivent inclure dans leur description de formation les dates et la fréquence de la formation donnée à l’égard de leurs plans d’urgence. En plus d’inclure les dates et la fréquence de la formation offerte dans leurs descriptions de formation, les exploitants d’IMH doivent inclure les titres de poste dans les descriptions de formation et leurs dossiers de formation.
Un exploitant d’IMH doit conserver les dossiers de formation pendant trois ans. Un exploitant d’IMH doit conserver les dossiers de formation pendant cinq ans.
Les nouvelles exigences relatives aux exploitants d’IMH entrent en vigueur un an après la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. De nouvelles exigences en matière d’exploitation d’IMH entrent en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise afin d’établir si la proposition est susceptible d’engendrer des obligations en vertu des traités modernes. L’évaluation a étudié l’objet et le champ d’application géographique de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur. L’analyse a permis de définir des obligations découlant des traités en ce qui concerne la mobilisation avec les signataires de traités modernes, en les informant des changements proposés et en tenant compte de leurs conseils et recommandations lors de l’élaboration du Règlement.

Ă€ cette fin, Transports Canada a contactĂ© les partenaires des traitĂ©s modernes pour leur communiquer directement le document de discussion de 2023 mentionnĂ© dans la section de « Consultation Â» ci-dessus, afin qu’ils l’examinent et qu’ils donnent leur avis. Transports Canada a Ă©galement offert de rencontrer les partenaires des traitĂ©s modernes pour discuter de leurs questions et de leurs prĂ©occupations concernant le Règlement. Deux organisations ont demandĂ© des sĂ©ances d’information pour obtenir de plus amples renseignements sur les propositions contenues dans le document de discussion.

Transports Canada a reçu les commentaires d’un partenaire de traitĂ© moderne qui partageait des points de vue similaires Ă  ceux de certains des groupes autochtones mentionnĂ©s dans la section « Consultation Â» ci-dessus. Plus prĂ©cisĂ©ment, le partenaire du traitĂ© moderne a notĂ© que les groupes autochtones devraient ĂŞtre impliquĂ©s dans les exercices et les opĂ©rations d’intervention, ainsi que dans l’élaboration et la rĂ©vision des stratĂ©gies d’intervention et des plans d’intervention localisĂ©s. Ils ont Ă©galement dĂ©clarĂ© que les plans d’urgence des exploitants d’IMH devraient ĂŞtre facilement accessibles au public afin d’amĂ©liorer la capacitĂ© des groupes autochtones Ă  participer Ă  la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures. Comme indiquĂ© plus haut, Transports Canada encourage vivement les OI Ă  s’engager auprès des populations autochtones locales lors de l’élaboration de leurs plans sous-rĂ©gionaux. Le fait d’exiger des OI qu’ils invitent les groupes autochtones locaux Ă  participer aux exercices leur donnerait l’occasion de faire part de leurs points de vue et de leurs prĂ©occupations concernant les plans de l’OI.

Le partenaire du traité moderne a indiqué que des améliorations doivent être apportées pour mieux se préparer aux déversements d’hydrocarbures plus petits et difficiles à récupérer, ces types de déversements pouvant encore causer des dommages environnementaux importants. Un OI est activé lorsque le bâtiment réglementaire, l’exploitant d’IMH ou la GCC déterminent que les services de l’OI sont nécessaires pour répondre à un incident et non en fonction de la taille du déversement. Lorsque le pollueur est inconnu, ne veut pas ou ne peut pas intervenir en cas de déversement, la GCC prend en charge l’intervention et procède elle-même au nettoyage ou fait appel à un OI.

Le Règlement ne devrait ni avoir d’incidences négatives ni créer des obstacles ou des pratiques réglementaires discriminatoires.

Choix de l’instrument

Les options envisagées pour combler les lacunes recensées dans le régime existant et améliorer la préparation aux déversements d’hydrocarbures provenant des bâtiments comprenaient la mise en œuvre de mesures politiques renforcées et l’introduction de modifications réglementaires.

Dans le cadre d’une approche de mesures stratégiques améliorées, le ROI et le RIE existant seraient demeurés en place, Transports Canada fournissant des directives stratégiques et techniques aux OI et aux exploitants d’IMH pour combler les lacunes relevées. Par exemple, ces orientations pourraient avoir précisé la manière dont les OI doivent élaborer leurs PIZ, leurs programmes d’exercices et leurs procédures d’activation des plans d’intervention, ainsi que les éléments qui doivent y figurer. Toutefois, selon cette approche, les mesures stratégiques ne seraient pas obligatoires et, par conséquent, pourraient ne pas être mises en œuvre de manière uniforme ou complète. De plus, Transports Canada ne serait pas en mesure d’appliquer les mesures. Le ministre des Transports continuerait à détenir le pouvoir discrétionnaire de suspendre ou de ne pas renouveler le certificat d’un OI pour des raisons d’intérêt public, mais il ne serait pas possible de s’appuyer sur une telle approche pour remédier au non-respect des mesures volontaires.

Cette option ne permettrait pas non plus de répondre aux préoccupations concernant la mise en œuvre des programmes d’exercices des exploitants d’IMH. Comme indiqué plus haut, certains exploitants se sont déjà demandé si le RIE les obligeait à effectuer des exercices, et il est peu probable que de nouvelles orientations politiques non obligatoires sur cette question entraînent une augmentation du nombre d’exercices.

Pour ces raisons, Transports Canada a choisi de procéder à des modifications réglementaires, qui seront appuyées par un document révisé sur les Normes d’intervention environnementale afin de fournir des directives techniques détaillant la façon dont les nouvelles exigences doivent être mises en œuvre. Cette approche permettra d’améliorer et de rendre plus cohérentes la planification et la préparation des interventions entre les OI en établissant des exigences précises concernant les PIZ, les procédures d’activation et les programmes d’exercices que tous les OI devront respecter.

Le Règlement garantira également des niveaux plus cohérents de préparation à l’intervention parmi les exploitants d’IMH en alignant et en renforçant les exigences relatives aux équipements d’intervention et aux programmes d’exercice des exploitants d’IMH.

Les exigences en matière de rapports et d’examen des plans permettront à Transports Canada de contrôler les plans d’intervention et de prévention et d’urgence de manière plus cohérente et fréquente. Ces exigences permettront également de repérer les lacunes des plans d’intervention avant leur déploiement pour faire face à un incident de pollution par les hydrocarbures.

Le Règlement prévoit également des exigences en matière d’OI concernant l’examen et la mise à jour de leurs plans d’intervention et la notification à Transports Canada lors d’incidents susceptibles d’affecter leur capacité d’intervention en cas d’autres déversements d’hydrocarbures pour lesquels ils sont certifiés. La désignation de ces dispositions garantira leur application par l’intermédiaire des SAP de la même manière que les autres exigences en matière de préparation des OI. Ainsi, le non-respect serait découragé, contribuant ainsi à renforcer la sécurité maritime et la protection de l’environnement.

La LMMC 2001 exige que certaines obligations soient Ă©noncĂ©es dans un règlement du gouverneur en conseil, Ă  l’instar des OI qui doivent publier leurs frais et les motifs pour lesquels le ministre peut suspendre ou annuler le certificat d’un OI. Par consĂ©quent, ces Ă©lĂ©ments ne peuvent ĂŞtre traitĂ©s que par le biais de modifications rĂ©glementaires.

Un coĂ»t net de 1,21 M$ est anticipĂ© au cours des 11 annĂ©es suivant l’enregistrement du Règlement, mais Transports Canada estime que les avantages qualitatifs du Règlement en matière d’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© maritime et de la protection de l’environnement grâce Ă  une meilleure prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures provenant des bâtiments justifieraient ces coĂ»ts monĂ©taires.

Analyse de la réglementation

Le Règlement fusionnera le ROI avec le RIE, ce qui affectera les OI et les exploitants d’IMH. Dans l’ensemble, le Règlement formalisera les pratiques volontaires et introduira de nouvelles exigences qui contribueraient Ă  renforcer la prĂ©paration Ă  la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures et Ă  clarifier l’intention de certaines dispositions. Le coĂ»t net total du Règlement est estimĂ© Ă  1,21 M$ entre 2025 et 2035 (valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %), avec des coĂ»ts de 1,69 M$ et un bĂ©nĂ©fice total de 480 544 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse. D’autres avantages tels que l’harmonisation avec les meilleures pratiques, l’amĂ©lioration du suivi de la conformitĂ©, le soutien Ă  la protection de l’environnement et l’amĂ©lioration potentielle du temps de rĂ©ponse sont discutĂ©s qualitativement.

Changements apportĂ©s Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment dans la section « Consultation Â», Transports Canada a rĂ©visĂ© certaines exigences proposĂ©es en fonction d’un certain nombre de commentaires des parties prenantes. Par consĂ©quent, l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour comme suit :

L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© affinĂ©e afin de garantir l’harmonisation avec le Règlement et de mieux cerner les impacts. Par consĂ©quent les mises Ă  jour suivantes ont Ă©tĂ© apportĂ©es :

Ă€ la suite des mises Ă  jour ci-dessus, l’incidence totale du Règlement sur les coĂ»ts nets est passĂ©e de 1,09 M$ Ă  1,21 M$ (en valeur actualisĂ©e). Plus prĂ©cisĂ©ment, les avantages du Règlement sont passĂ©s de 420 652 $ Ă  480 544 $, tandis que les coĂ»ts sont passĂ©s de 1,51 M$ Ă  1,69 M$. Les modifications apportĂ©es aux coĂ»ts et aux avantages sont les suivantes :

Cadre d’analyse

Les avantages et les coûts du Règlement ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et chiffrées, seuls les coûts et avantages directs pour les parties prenantes étant pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coĂ»ts associĂ©s au Règlement sont Ă©valuĂ©s en comparant le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence illustre ce qui pourrait se produire dans l’avenir si le gouvernement du Canada ne mettait pas le Règlement en Ĺ“uvre. Le scĂ©nario rĂ©glementaire fournit de l’information sur les rĂ©sultats attendus en raison du Règlement. De plus amples renseignements sur ces deux scĂ©narios sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous. La formule utilisĂ©e pour calculer les valeurs annualisĂ©es dans l’énoncĂ© des coĂ»ts-avantages et de la lentille des petites entreprises suit la mĂ©thodologie prescrite dans le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor, oĂą les impacts survenus au cours de la première pĂ©riode ne sont pas actualisĂ©s.

L’analyse a estimĂ© l’impact du Règlement sur une pĂ©riode de 11 ans, de 2025 Ă  2035, en tenant compte de la pĂ©riode transitoire d’un an pour les OI, l’annĂ©e 2025 Ă©tant celle oĂą le Règlement devrait ĂŞtre enregistrĂ©. Sauf indication contraire, les coĂ»ts et les bĂ©nĂ©fices sont exprimĂ©s en valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode d’analyse de 11 ans.

Profil des parties intéressées

Le Règlement concernera 4 OI, 224 exploitants d’IMH et Transports Canada. Sur les quatre OI, SIMEC, PTMS et ALERT interviennent en cas de dĂ©versement sur la cĂ´te est, tandis que la WCMRC est le seul OI opĂ©rant sur la cĂ´te ouest. Les IMH sont situĂ©s dans tout le Canada, au sud et au nord du 60e parallèle.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Dans l’ensemble, l’analyse suppose que les pratiques volontaires existantes dans le cadre du scénario de base se poursuivront au cours de la période d’analyse.

Les OI

Selon le scénario de référence, les OI sont tenus d’aviser immédiatement Transports Canada d’un changement important dans leurs plans d’intervention et de soumettre leurs plans d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures mis à jour à Transports Canada chaque année. Les plans d’intervention comprennent des éléments tels que des dossiers du personnel formé, des entrepreneurs et des bâtiments tiers, ainsi que des renseignements de haut niveau sur le traitement et la récupération des hydrocarbures dans les zones sous-régionales de leur ZGI. En outre, les OI ont les PIZ pour les sous-zones de leur ZGI, mais ne sont pas tenus de refléter des informations sur des questions telles que la nature du trafic maritime dans ces zones. Par ailleurs, dans le cadre des pratiques exemplaires, tous les OI fournissent actuellement à Transports Canada une copie électronique de leurs plans d’intervention. Actuellement, le ministère inspecte chaque OI chaque année et utilise ses plans pour vérifier les informations nécessaires. De plus, dans le cadre des procédures de vérification actuelles les OI obtiennent une confirmation écrite des entrepreneurs indiquant qu’ils sont capables d’exécuter leurs tâches et qu’ils possèdent les certifications nécessaires.

Tous les OI sont tenus d’établir et de mener un programme d’exercices au cours de la pĂ©riode de certification de trois ans, mais le nombre et le type d’exercices rĂ©alisĂ©s sont fixĂ©s en fonction des pratiques exemplaires et en consultation avec Transports Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, ils effectuent tous au moins quatre exercices de notification par SPI (la SIMEC a sept SPI et les autres en ont une chacun). En outre, la WCMRC, ALERT et PTMS effectuent chacun au moins huit exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures par SPI au cours de chaque pĂ©riode de certification, tandis que la SIMECrĂ©fĂ©rence 5 effectue 54 de ces exercicesrĂ©fĂ©rence 6. La frĂ©quence des exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures au cours d’une pĂ©riode de trois ans dĂ©pend de la catĂ©gorie de l’exercice (sur la base des quatre quantitĂ©s d’hydrocarbures dĂ©crites plus haut) :

De plus, tous les OI sont tenus de coordonner les exercices avec certains tiers impliquĂ©s dans la protection du milieu marin (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails), et dĂ©montrent tous volontairement leurs efforts de coordination avec Transports Canada (par exemple en partageant l’invitation par courriel envoyĂ© Ă  des tiers). Cependant, d’autres tiers non mentionnĂ©s dans le règlement actuel, par exemple les communautĂ©s autochtones, ne sont pas tenus d’être inclus dans les efforts de coordination lors des exercices. Une fois l’exercice terminĂ©, tous les OI soumettent volontairement un rapport Ă  Transports Canada dans un dĂ©lai de 45 jours.

En outre, les OI sont tenus de mettre en place des procĂ©dures pour dĂ©ployer ou fournir l’équipement nĂ©cessaire dans un dĂ©lai donnĂ© après avoir Ă©tĂ© engagĂ©s pour rĂ©pondre Ă  un incident, en fonction de la taille et de l’emplacement de la fuite. Ces procĂ©dures sont vĂ©rifiĂ©es par Transports Canada lors d’un exercice. Tous les OI ont Ă©galement mis en place des procĂ©dures visant Ă  nettoyer le littoral dans les 50 jours suivant le dĂ©ploiement de leur Ă©quipement. Tous les OI ont Ă©galement des procĂ©dures pour nettoyer 500 m de rivage par jour.

Une pratique courante parmi les OI, qui fournissent des renseignements sur leurs frais, consiste Ă  les rendre disponibles sur leurs sites Web respectifs au lieu de les publier dans la Partie I de la Gazette du Canada. Transports Canada a Ă©galement observĂ© que les OI obtiennent des registres de la formation donnĂ©e au personnel et aux entrepreneurs pendant au moins cinq ans Ă  titre de pratique exemplaire. Enfin, diverses exigences imposĂ©es aux OI et aux exploitants d’IMH en matière de plans d’intervention et de notifications Ă  Transports Canada sont dĂ©jĂ  soumises Ă  des SAP en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001).

Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les OI seront tenus de soumettre chaque annĂ©e des informations supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention (par exemple les ressources nĂ©cessaires pour protĂ©ger et traiter les zones sensibles sur le plan environnemental, les entrepreneurs et les bâtiments tiers) et la nature du trafic maritime dans leurs PIZ. Le Règlement exigera Ă©galement que les OI soumettent leurs plans mis Ă  jour dans les 45 jours suivant un changement important Ă  leurs plans d’intervention. De plus, les OI fourniront aux inspecteurs de Transports Canada une confirmation Ă©crite des entrepreneurs qu’ils sont capables d’exĂ©cuter leurs tâches et qu’ils possèdent les certifications nĂ©cessaires.

Transports Canada continuera d’inspecter annuellement chaque OI. En outre, les OI devront disposer de la planification et des procĂ©dures pour mener Ă  bien l’activation de leurs plans d’intervention dans les deux heures suivant la demande d’intervention en cas de dĂ©versement, ce que Transports Canada vĂ©rifiera lors d’un exercice. Transports Canada examinera aussi la procĂ©dure dans leurs plans d’intervention. De plus, les OI devront aviser Transports Canada lorsqu’ils interviennent Ă  la fois en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment ou d’incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’autres bâtiments qui pourraient nuire Ă  leur capacitĂ© d’intervenir en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment (il est supposĂ© que les OI informeront Transports Canada par courriel). Les OI devront Ă©galement s’assurer qu’un plus grand nombre de groupes (par exemple les communautĂ©s autochtones) sont invitĂ©s aux exercices et devront fournir des preuves de leurs efforts de coordination Ă  Transports Canada. Une copie d’un courriel envoyĂ© Ă  un Ă©ventail de groupes intĂ©ressĂ©s et Ă  Transports Canada, ce qui est actuellement fait dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, sera suffisante pour dĂ©montrer la conformitĂ©.

En outre, au cours d’une pĂ©riode de trois ans, tous les OI seront Ă©galement tenus d’effectuer au moins 4 exercices de notification par SPI et au moins 8 exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures par SPI. Le Règlement permettra aux OI d’effectuer certains des exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures Ă  l’extĂ©rieur de leur SPI (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails). Plus prĂ©cisĂ©ment, le Règlement s’harmonisera avec les pratiques des OI selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, Ă  l’exception de la SIMEC, qui mènera 13 exercices de niveau 3 au lieu de 11 (en supposant 5 la première annĂ©e, 4 la deuxième annĂ©e et 4 la troisième annĂ©e)rĂ©fĂ©rence 5. Transports Canada participera Ă  ces exercices supplĂ©mentaires, et la SIMEC devra en tenir compte dans son plan d’intervention.

Chaque OI effectuera un exercice de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures en tant qu’exercice inopinĂ© une fois que Transports Canada aura finalisĂ© le dĂ©veloppement des exercices inopinĂ©s (dĂ©but prĂ©vu en 2029). Transports Canada participera et collaborera avec les OI Ă©galement Ă  l’élaboration des objectifs de la simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures et des exercices inopinĂ©s.

De plus, les pratiques exemplaires seront officialisĂ©es dans le Règlement. Il s’agit notamment de fournir une copie Ă©lectronique des plans d’intervention, d’avoir des procĂ©dures pour nettoyer 500 m de rivage par jour, de soumettre des rapports post-exercice Ă  Transports Canada dans les 45 jours suivant un exercice, d’effectuer au moins un exercice dans le cadre d’un SII et de tenir des dossiers de formation pendant cinq ans.

De plus, les OI seront tenus de publier leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada. Enfin, les nouvelles exigences relatives Ă  l’examen et Ă  la mise Ă  jour par les OI de leurs plans d’intervention et Ă  la notification Ă  Transports Canada de l’intervention en cas de dĂ©versement provenant d’un bâtiment ou d’une autre source feront l’objet de SAP. Étant donnĂ© que les nouvelles dispositions dĂ©signĂ©es sont Ă©troitement liĂ©es aux exigences actuelles soumises aux SAP et aux pratiques exemplaires actuelles, les inspecteurs et les agents d’autoritĂ© de Transports Canada n’auront pas besoin de formation supplĂ©mentaire. Toutefois, les agents d’autoritĂ© de Transports Canada seront informĂ©s par courriel des nouvelles infractions dĂ©signĂ©es immĂ©diatement après l’enregistrement du Règlement. Les coĂ»ts associĂ©s Ă  de telles notifications devraient ĂŞtre minimes.

Exploitants d’IMH

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les 224 IMH sont classĂ©es dans les catĂ©gories 1 Ă  4, ce qui dĂ©termine Ă©galement la planification triennale des inspections de Transports Canada :

Les exploitants d’IMH sont tenus d’élaborer des plans de prĂ©vention et d’urgence contenant des renseignements gĂ©nĂ©raux sur leurs procĂ©dures et leurs installations, comme la description de la formation dans le cadre des deux plans et la frĂ©quence de la formation du personnel dans le cadre des plans de prĂ©vention. Transports Canada a observĂ© que tous les exploitants d’IMH conservent volontairement ces dossiers de formation pendant au moins cinq ans. Les exploitants sont Ă©galement tenus de revoir chaque annĂ©e leurs plans de prĂ©vention et d’urgence. Dans le cas d’un changement important (comme un changement dans les pratiques commerciales ou une dĂ©ficience recensĂ©e dans le plan), le plan doit ĂŞtre mis Ă  jour dans les 90 jours et soumis dans un dĂ©lai d’un an après la mise Ă  jour. En moyenne, chaque annĂ©e, 146 exploitants d’IMH soumettent leurs plans mis Ă  jour après un changement important, tandis que les 78 autres exploitants, en l’absence de mises Ă  jour, ne sont pas tenus de soumettre un avis d’absence de mise Ă  jour Ă  Transports Canada. En outre, les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle (171 IMH) doivent mentionner, rĂ©viser ou mettre Ă  jour dans leurs plans le nom du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence contre la pollution. Comme pratique actuelle, les exploitants au sud du 60e parallèle fournissent Ă©galement les titres de poste du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan.

Seuls les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle sont tenus d’entretenir une quantitĂ© minimale d’équipement sur place pour intervenir en cas de dĂ©versements d’hydrocarbures et de prĂ©senter dans leurs plans les procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement minimal d’hydrocarbures. Cependant, tous les exploitants d’IMH sauf 5 au nord du 60e parallèle le font comme pratique exemplaire (53 exploitants au nord du 60e parallèle).

En outre, les exploitants d’IMH sont tenus d’établir un programme d’exercices dans leurs plans, mais ne sont pas expressĂ©ment tenus de mener les exercices ou d’élaborer des rapports post-exercice. NĂ©anmoins, des experts de Transports Canada estiment que, Ă  titre de pratique actuelle, 213 exploitants effectuent chacun un exercice tous les trois ans (un total de 71 exercices par an), tandis que 11 exploitants situĂ©s dans des rĂ©gions Ă©loignĂ©es ne mènent pas les exercices Ă©tablis dans leurs plans. Les exploitants d’IMH sont tenus de donner au ministre un prĂ©avis de 30 jours d’un exercice Ă  mettre en Ĺ“uvre. Les exploitants d’IMH comprennent Ă©galement des exercices coordonnĂ©s avec le ministre et, dans la mesure du possible, avec les parties impliquĂ©es dans un incident ou qui interviendraient en cas d’incident.

De plus, les exploitants d’IMH doivent aviser Transports Canada 180 jours avant d’apporter des changements Ă  leurs opĂ©rations de transfert d’hydrocarbures (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails).

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les exploitants d’IMH devront soumettre un plan mis Ă  jour, ou un avis de non-mise Ă  jour, au ministre dans l’annĂ©e suivant le dernier plan soumis ou l’avis d’absence de mise Ă  jour. Les exploitants d’IMH devront Ă©galement inclure les renseignements supplĂ©mentaires suivants dans les plans : la frĂ©quence de la formation offerte dans le cadre de leurs plans d’urgence et les titres de la formation offerte dans le cadre des plans d’urgence et de prĂ©vention. Dans le mĂŞme temps, tous les exploitants d’IMH (quel que soit leur emplacement) devront dĂ©finir, rĂ©viser ou mettre Ă  jour dans leurs plans le titre du poste du personnel autorisĂ© Ă  dĂ©ployer le plan d’urgence contre la pollution. De plus, tous les exploitants ne seront pas tenus de fournir les attestations de formation de chaque employĂ© dans leurs plans de prĂ©vention de la pollution par les hydrocarbures. En outre, le Règlement obligera formellement les exploitants Ă  tenir des registres de formation de leurs employĂ©s pendant cinq ans. Les exploitants devront ajouter dans leur dossier de formation le titre de poste de chaque personne qui a reçu la formation.

De plus, les exploitants d’IMH devront Ă©laborer des rapports après incident pour les incidents de pollution par les hydrocarbures survenus dans les installations et les soumettre au ministre dans les 90 jours suivant la date Ă  laquelle l’incident s’est produit. Les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle seront tenus d’entretenir une quantitĂ© minimale d’équipement sur place pour intervenir en cas de dĂ©versements d’hydrocarbures et de prĂ©senter dans leurs plans les procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement minimal d’hydrocarbures. Enfin, le Règlement exigera que chaque exploitant d’IMH effectue les exercices planifiĂ©s et prĂ©vus dans ses plans (Transports Canada s’attend Ă  ce que les pratiques exemplaires actuelles d’au moins un exercice par IMH en trois ans soient maintenues), indique Ă  quel moment aura lieu les exercices, reflète et rĂ©vise son programme d’exercices dans ses plans d’urgence, et Ă©labore et soumet un rapport post-exercice pour chaque exercice. Les exploitants continueront d’être tenus de fournir au ministre un prĂ©avis de 30 jours d’un exercice Ă  mettre en Ĺ“uvre, y compris des exercices coordonnĂ©s avec le ministre et, dans la mesure du possible, avec les parties impliquĂ©es dans un incident ou qui interviendraient en cas d’incident.

De plus, les exploitants d’IMH auront la possibilitĂ© d’aviser Transports Canada des changements apportĂ©s aux opĂ©rations de transfert d’hydrocarbures moins de 180 jours avant ces changements. L’avis devrait inclure une demande officielle et une justification de la pĂ©riode de prĂ©avis raccourcie (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails).

Hypothèses et données clés

Les impacts estimĂ©s sur les parties prenantes concernĂ©es ont Ă©tĂ© basĂ©s sur les hypothèses clĂ©s suivantes en utilisant des donnĂ©es ou des analyses internes de Transports Canada. En moyenne :

Seuls les incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures causĂ©s par des bâtiments sur la cĂ´te ouest (sous la responsabilitĂ© de la WCMRC) augmenteraient de 13 % en 2024 en raison de la hausse du trafic maritime liĂ©e aux projets de la cĂ´te ouestrĂ©fĂ©rence 9, puis de 7,5 %rĂ©fĂ©rence 10 Ă  partir de 2025.

Il convient de noter que les hypothèses associées aux déversements d’hydrocarbures causés par les bâtiments sont fondées sur l’augmentation prévue du trafic maritime dans les eaux canadiennes, sans tenir compte des mesures préventives mises en place pour réduire la probabilité d’une augmentation des incidents. Certaines études qualitatives suggèrent que le nombre de déversements d’hydrocarbures en mer et la quantité d’hydrocarbures déversés dans le monde ont diminué grâce à l’amélioration des mesures de sécuritéréférence 12. Par conséquent, ces hypothèses représentent probablement le scénario de coût le plus élevé pour la période d’analyse du Règlement.

Sauf indication contraire, les taux de salaire ci-dessous sont utilisés pour estimer les coûts d’opportunité pour les OI, les exploitants d’IMH et les employés de Transports Canada.

Aux fins d’analyse, il est Ă©galement supposĂ© que :

Avantages

Le Règlement codifiera les pratiques exemplaires, actualisera les exigences existantes et en Ă©tablira de nouvelles afin d’amĂ©liorer la planification et la prĂ©paration de la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures, ainsi que le contrĂ´le de la conformitĂ©. Ces dispositions soutiendront les efforts de protection de l’environnement plus localisĂ©s et amĂ©lioreront l’efficacitĂ© et l’efficience des OI pour rĂ©pondre aux dĂ©versements. La plupart des avantages attendus sont dĂ©crits de manière qualitative en raison du manque d’informations, Ă  l’exception de la suppression de deux exigences des IMH, ce qui se traduit par des avantages monĂ©taires estimĂ©s Ă  480 544 $ au total.

S’harmoniser avec les pratiques exemplaires

La codification des pratiques exemplaires actuelles permettra d’assurer la cohérence et la certitude de la réglementation en ce qui concerne les attentes en matière de préparation des OI et des exploitants d’IMH. Cela permettra de garantir des conditions de concurrence équitables et d’améliorer l’efficacité globale de la préparation à l’intervention dans l’ensemble du Canada.

Améliorer le contrôle de conformité

Les exigences en matière de rapports prĂ©vues par le Règlement permettront aux inspecteurs de Transports Canada de disposer d’informations plus complètes et plus rĂ©centes sur les plans des OI et des exploitants d’IMH afin de contrĂ´ler la conformitĂ©. Par exemple, l’obligation pour les exploitants d’IMH de fournir Ă  Transports Canada des plans de prĂ©vention et d’urgence mis Ă  jour dans les 90 jours suivant un Ă©vĂ©nement significatif permettra de s’assurer que les inspecteurs de Transports Canada disposent de plans Ă  jour lorsqu’ils effectuent des inspections d’IMH et vĂ©rifient la conformitĂ© des exploitants au Règlement. L’obligation pour les OI et les exploitants d’IMH de fournir des dossiers de formation et des rapports post-exercice aidera Ă©galement Transports Canada Ă  vĂ©rifier que toutes les personnes impliquĂ©es dans les opĂ©rations d’intervention d’un OI ou d’un exploitant d’IMH ont reçu la formation nĂ©cessaire et que toutes les lacunes repĂ©rĂ©es dans le plan d’intervention d’un OI ont Ă©tĂ© comblĂ©es.

Le renforcement des activités de contrôle de la conformité permettra de garantir plus efficacement que les OI et les exploitants d’IMH ont mis en place les plans et procédures requis, et de recenser plus rapidement les lacunes potentielles.

Soutenir la protection de l’environnement

Le fait d’obliger les OI à élaborer des PIZ permettra de mieux soutenir les efforts de lutte contre les déversements d’hydrocarbures en garantissant qu’ils disposent de procédures plus spécifiques aux lieux afin de tenir compte des caractéristiques géographiques et maritimes, ainsi que des zones sensibles sur le plan environnemental et socio-économique dans l’ensemble de leur ZGI. Les programmes d’exercices permettront d’évaluer l’efficacité des mesures d’intervention des OI et leur état de préparation à leur mise en œuvre, ainsi que de repérer les lacunes du plan avant que les mesures ne doivent être déployées pour répondre à un déversement d’hydrocarbures. L’amélioration de la planification et de la préparation des interventions pourra contribuer à atténuer les effets des déversements d’hydrocarbures provenant des bâtiments sur les communautés côtières et leur accès aux zones d’importance culturelle et socio-économique.

Les exigences en matière d’exercice pour tous les exploitants d’IMH et les exigences minimales en matière d’équipement pour les exploitants situĂ©s au nord du 60e parallèle favoriseront la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement dans les eaux canadiennes de cette rĂ©gion. Plus prĂ©cisĂ©ment, le Règlement garantira que ces exploitants pratiquent et Ă©valuent rĂ©gulièrement l’efficacitĂ© de leurs procĂ©dures afin de soutenir l’amĂ©lioration continue des opĂ©rations d’intervention en cas de dĂ©versement. Il veillera Ă©galement Ă  ce que ces exploitants aient la capacitĂ© de rĂ©agir immĂ©diatement Ă  un dĂ©versement d’hydrocarbures dans leurs installations et d’attĂ©nuer la pollution environnementale potentielle rĂ©sultant d’un tel incident.

Améliorer potentiellement le temps d’intervention

La procĂ©dure d’activation, d’une durĂ©e de deux heures, pourrait contribuer Ă  accroĂ®tre la probabilitĂ© que les OI interviennent plus rapidement en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. La mise en pratique de cette procĂ©dure au cours d’exercices permettra aux OI d’avoir constamment l’occasion d’actualiser les plans et de dĂ©placer les ressources existantes, le cas Ă©chĂ©ant, afin de mettre en Ĺ“uvre la procĂ©dure d’activation dans un dĂ©lai de deux heures, quelle que soit l’ampleur des dĂ©versements d’hydrocarbures. Toutefois, il est difficile d’évaluer dans quelle mesure la norme en matière de dĂ©lai d’activation permettra d’amĂ©liorer les dĂ©lais d’intervention en cas de dĂ©versement rĂ©el, et ce pour deux raisons : (1) les OI ne sont tenus de respecter que les normes existantes en matière de dĂ©lai d’intervention (par exemple 18 heures pour acheminer le matĂ©riel sur le site du dĂ©versement dans une SPI), et (2) les dĂ©lais d’intervention en cas d’incident peuvent ĂŞtre influĂ©s par des facteurs externes, tels que de mauvaises conditions de mer, de mĂ©tĂ©o et de sĂ©curitĂ©. NĂ©anmoins, le Règlement permettra de prĂ©parer et de livrer plus rapidement les Ă©quipements, et de mieux garantir au public que les OI prendront des mesures immĂ©diates pour se prĂ©parer Ă  intervenir en cas de dĂ©versement dès qu’ils auront Ă©tĂ© engagĂ©s.

Suppression de certaines exigences pour les exploitants d’IMH

Une fois que le Règlement sera entrĂ© en vigueur (voir la section « Mise en Ĺ“uvre Â» pour plus de dĂ©tails), les exploitants d’IMH au sud de 60° N n’auront plus besoin d’indiquer dans leurs plans les noms des personnes chargĂ©es de la mise en Ĺ“uvre du plan d’urgence. Cela signifie que les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle n’auraient pas besoin de mettre Ă  jour leurs plans d’urgence uniquement pour tenir compte des changements de personnel. En outre, tous les exploitants d’IMH n’auraient plus besoin de fournir les informations figurant dans les dossiers des certifications de formation pour chaque employĂ©. La suppression de ces deux exigences devrait permettre Ă  un employĂ© d’économiser quatre heures par IMH chaque annĂ©e. En outre, Transports Canada n’aura plus besoin d’examiner ces informations, ce qui devrait permettre Ă  un employĂ© de niveau GT-05 d’économiser 30 minutes par IMH chaque annĂ©e. Par consĂ©quent, l’économie totale est estimĂ©e Ă  480 544 $, dont 435 781 $ seront attribuĂ©s aux exploitants d’IMH et 44 763 $ Ă  Transports Canada.

Coûts

Le Règlement imposera de nouvelles exigences aux OI, aux exploitants d’IMH et Ă  Transports Canada, ce qui devrait entraĂ®ner un coĂ»t total de 1,69 M$, dont 167 841 $ seraient supportĂ©s par les OI, 1,25 M$ par les exploitants d’IMH et 275 819 $ par Transports Canada.

Coûts pour les OI
1. Renseignements supplémentaires

Les OI devront examiner et fournir des informations supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention, ce qui prendra environ 15 heures par OI en 2026, et 8 heures par an par la suite. En outre, les OI auront besoin de 3 heures par plan d’interventionrĂ©fĂ©rence 16 en 2026 et de 30 minutes par PIZ en 2031 pour tenir compte de la nature du trafic maritime dans leurs zones d’intervention. D’après les observations de Transports Canada, les OI ne fourniront ces informations que deux fois au cours de la pĂ©riode d’analyse, Ă©tant donnĂ© que les informations relatives au trafic maritime ne devraient pas changer de manière importante au cours de cette pĂ©riode.

Ainsi, depuis que des informations supplĂ©mentaires sur les bâtiments sous contrat et les dossiers de formation seront examinĂ©es et vĂ©rifiĂ©es lors des inspections de Transports Canada, il est attendu attendu qu’un employĂ© (avec un salaire horaire de 41,67 $rĂ©fĂ©rence 17 par OI consacre 1,75 heure par an, Ă  partir de 2026, pour accompagner les inspecteurs de Transports Canada.

De plus, chaque OI devra payer des frais de 495 $rĂ©fĂ©rence 18 par page pour publier ses frais dans la Partie I de la Gazette du Canada. Il est supposĂ© que PTMS et ALERT mettront Ă  jour leur publication des frais deux fois sur une pĂ©riode de 10 ans (2026 et 2031), tandis que la SIMEC et la WCMRC mettront Ă  jour leurs frais quatre fois sur une pĂ©riode de 10 ans (2026, 2029, 2032 et 2035). Il est Ă©galement supposĂ© que chaque publication par OI nĂ©cessitera cinq pages (y compris la version française), et que les OI auront besoin de quatre heures pour remplir et soumettre un formulaire de publication pour chaque publication.

De plus, si la présentation des plans d’intervention des OI après un changement important survient au cours de l’année précédente dans le scénario réglementaire, les OI devront assumer des coûts minimaux en raison de l’utilisation des taux d’actualisation.

En consĂ©quence, les OI devraient supporter un coĂ»t total de 80 944 $.

2. Avis d’incident

Afin de confirmer la capacitĂ© des OI Ă  rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment, les OI devront informer Transports Canada de leur implication dans des dĂ©versements d’hydrocarbures ne provenant pas d’un bâtiment et dans des dĂ©versements d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment, ce qui, en supposant que les notifications seront faites par courriel, nĂ©cessiterait 15 minutes par dĂ©versement. Sur la base d’hypothèses clĂ©s, il est estimĂ© que la WCMRC rĂ©pondra Ă  un total de 76 dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de bâtimentsrĂ©fĂ©rence 19, tandis que les trois autres OI rĂ©pondront chacun Ă  49 dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de bâtimentsrĂ©fĂ©rence 20 au cours de la pĂ©riode d’analyse. Comme indiquĂ© dans les hypothèses clĂ©s, il est estimĂ© en outre que tous les OI interviendraient chacun pour 4 dĂ©versements ne provenant pas d’un bâtiment. Le coĂ»t total devrait s’élever Ă  8 317 $.

3. Programmes d’exercices

Il est prĂ©vu qu’au cours de chaque pĂ©riode de trois ans, la SIMEC conçoive et rĂ©alise deux exercices supplĂ©mentaires de niveau 3 pour un coĂ»t total de 30 000 $rĂ©fĂ©rence 21 (non actualisĂ©s), l’un au cours de la première annĂ©e et l’autre pendant la deuxième annĂ©erĂ©fĂ©rence 5 (7 exercices supplĂ©mentaires au total au cours de la pĂ©riode d’analyse), et qu’elle ait besoin de deux heures en 2026 pour mettre Ă  jour le plan d’intervention afin de tenir compte de ces exercices supplĂ©mentaires. En outre, chaque OI aura besoin de quatre heures en 2026, ainsi que de 30 minutes par an par la suite, pour ajouter la description de la procĂ©dure d’activation en deux heures Ă  leurs plans d’intervention.

Au total, les modifications apportĂ©es aux programmes d’exercices devraient entraĂ®ner un coĂ»t de 78 580 $ pour les OI.

Coûts pour les exploitants d’IMH
1. Procédures et exigences minimales en matière d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

Il est estimĂ© que cinq exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle auront chacun besoin de 15 minutes en 2025 pour reflĂ©ter dans leurs plans les procĂ©dures en place pour rĂ©pondre Ă  des scĂ©narios de dĂ©versement minimal d’hydrocarbures (aucun changement Ă  cette information ne devrait se produire de nouveau au cours de la pĂ©riode d’analyse). De plus, ces exploitants d’IMH engageraient 2 250 $rĂ©fĂ©rence 22 (non actualisĂ©s) en 2025 et en 2035, respectivement, pour satisfaire Ă  l’exigence minimale d’équipement sur place prĂ©vue dans le Règlement. Par consĂ©quent, les exploitants d’IMH concernĂ©s devraient supporter un coĂ»t total de 17 055 $.

2. Renseignements supplémentaires

Les exploitants de 53 IMH au nord du 60e parallèle devront consacrer 40 minutes en 2025, ainsi que 15 minutes par an par la suite, pour indiquer dans leurs plans les titres du poste du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence contre la pollution. En outre, chacun de ces exploitants devra consacrer 15 minutes Ă  accompagner les inspecteurs de Transports Canada, qui devront examiner et vĂ©rifier cet Ă©lĂ©ment de renseignement supplĂ©mentaire lors de chaque inspection, suivant la frĂ©quence d’inspection triennale suivante : 18 IMH la première annĂ©e, 18 IMH la deuxième annĂ©e et 17 IMH la troisième annĂ©e.

De plus, chaque exploitant des 224 IMH aura besoin de 2 heures en 2025, ainsi que de 30 minutes par annĂ©e par la suite, pour mettre Ă  jour ses plans afin d’inclure (i) la frĂ©quence de la formation du personnel dans ses plans d’urgence et (ii) les titres de poste de la formation fournis dans les plans d’urgence et de prĂ©vention. De mĂŞme, tous les exploitants auront besoin d’1 heure en 2025, ainsi que de 30 minutes par annĂ©e par la suite, pour inclure dans leurs dossiers de formation les titres de poste de la formation fournie au personnel et de 45 minutes supplĂ©mentaires, par inspection, pour accompagner les inspecteurs de Transports Canada afin d’examiner et de vĂ©rifier l’information relative Ă  la formation du personnel dans les plans et les dossiers de formation. Tous les exploitants d’IMH auront Ă©galement besoin de 15 minutes par annĂ©e pour rĂ©flĂ©chir et revoir leur horaire d’exercice.

Il est supposĂ© que, chaque annĂ©e, 78 exploitants d’IMH auront besoin de 20 minutes pour rĂ©diger et soumettre un courriel informant Transports Canada de l’absence de mises Ă  jour importantes dans leurs plans. Il convient de noter que les 146 exploitants d’IMH restants auront besoin des mĂŞmes ressources pour soumettre les plans mis Ă  jour Ă  Transports Canada si un Ă©vĂ©nement important se produit dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Toutefois, si la prĂ©sentation a lieu au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, ces exploitants devront engager un coĂ»t minimal en raison de l’utilisation des taux d’actualisation.

En consĂ©quence, les exploitants d’IMH devraient supporter un coĂ»t total de 251 868 $.

3. Rapports d’incidents

Il est estimĂ© que 20 rapports post-incidents de pollution par les hydrocarbures seront Ă©laborĂ©s chaque annĂ©e. Par consĂ©quent, deux employĂ©s d’IMH auront besoin de 16 heures au total pour Ă©laborer un rapport, et un employĂ© aura besoin d’1 heure pour le prĂ©parer afin de le soumettre Ă  Transports Canada. Par consĂ©quent, le coĂ»t total associĂ© aux rapports d’incidents est estimĂ© Ă  187 551 $.

4. Programme d’exercices

Onze exploitants d’IMH situĂ©s dans des rĂ©gions Ă©loignĂ©es, qui n’effectuent pas actuellement d’exercice sur une base volontaire, devront rĂ©aliser un exercice, pour un coĂ»t moyen de 12 500 $rĂ©fĂ©rence 23 (non actualisĂ©s) au cours des trois annĂ©es suivantes : quatre exercices la première annĂ©e, quatre exercices la deuxième annĂ©e et trois exercices la troisième annĂ©e. Il est supposĂ© que ces 11 exploitants d’IMH auront besoin de 15 minutes par exercice pour aviser Transports Canada par courriel que les exercices seront mis en Ĺ“uvre.

En outre, chacun des 224 exploitants d’IMH sera tenu d’élaborer et de soumettre un rapport post-exercice, ce qui leur prendra respectivement 10 heures et 5 minutes. Au cours de ces pĂ©riodes de trois ans, il est supposĂ© que 75 exploitants d’IMH Ă©laboreront et soumettront un rapport post-exercice la première annĂ©e, 75 exploitants la deuxième annĂ©e et 74 exploitants la troisième annĂ©e de chaque pĂ©riode de trois ans. Il devrait en rĂ©sulter un coĂ»t total de 790 111 $ pour la pĂ©riode d’analyse.

Coûts pour le gouvernement du Canada

Il est prĂ©vu que tous les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s ci-dessous soient assumĂ©s par Transports Canada. Toutefois, il convient de noter que Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), qui supervise la Gazette du Canada, peut engager un coĂ»t minimal qui n’est pas monĂ©tisĂ© dans la prĂ©sente analyse, car les frais facturĂ©s par SPAC pour publier dans la Gazette du Canada, bien qu’ils soient censĂ©s couvrir la plupart des dĂ©penses internes connexes, pourraient ne pas couvrir la totalitĂ© des coĂ»ts (voir la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â» pour obtenir plus de dĂ©tails).

1. Renseignements détaillés supplémentaires

Un employĂ© de Transports Canada de niveau GT-05 aura besoin de 8,25 heures en 2026, ainsi que de 6,5 heures par an par la suite, pour examiner les informations supplĂ©mentaires ajoutĂ©es au plan d’intervention de chaque OI, ainsi que pour vĂ©rifier la certification des bâtiments sous contrat et les dossiers de formation du personnel au cours d’une inspection. En outre, l’employĂ© aura besoin de cinq heures en 2026 pour examiner les informations sur la nature du trafic maritime par PlZ. Toutefois, Ă  partir de 2027, l’employĂ© consacrera trois heures par PIZ Ă  la SIMEC, afin de vĂ©rifier si des informations ont Ă©tĂ© fournies, mais une heure par PIZ pour les autres OI, Ă©tant donnĂ© que la SIMEC dĂ©tient la ZGI et les sous-zones les plus vastes.

Pour les IMH, lors des inspections, un employĂ© de niveau GT-05 aura besoin de 15 minutes supplĂ©mentaires par IMH pour examiner et vĂ©rifier les nouvelles informations fournies par 53 IMH au nord du 60e parallèle dans leurs plans, ainsi que de 45 minutes par IMH pour examiner les informations de formation supplĂ©mentaires dans les plans et les dossiers de formation pour l’ensemble des 224 IMH, et de 15 minutes par IMH pour examiner leurs programmes d’exercices (consultez la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â» ci-dessus pour voir la frĂ©quence d’inspection)rĂ©fĂ©rence 24. De plus, en vertu du Règlement, un employĂ© de niveau GT-05 aura besoin de 10 minutes pour examiner chacune des 78 notifications annuelles soumises par les exploitants d’IMH informant Transports Canada qu’aucune mise Ă  jour importante n’a Ă©tĂ© apportĂ©e Ă  leurs plans.

Par consĂ©quent, le coĂ»t total pour Transports Canada devrait s’élever Ă  140 306 $.

2. Notifications et rapports d’incidents

Un employĂ© de Transports Canada de niveau GT-07 devra consacrer 10 minutes Ă  l’examen d’une notification de dĂ©versement d’hydrocarbures soumise par les OI, qu’il s’agisse d’un dĂ©versement provenant d’un bâtiment ou d’un dĂ©versement ne provenant pas d’un bâtiment. De plus, un employĂ© de niveau GT-05 aura besoin de 1 heure pour examiner chacun des rapports d’incidents soumis par les exploitants d’IMH rĂ©fĂ©rence 24. Par consĂ©quent, le coĂ»t total pour Transports Canada devrait s’élever Ă  12 826 $.

3. Programmes d’exercices

Les modifications aux programmes d’exercices des OI obligeront Transports Canada Ă  effectuer les activitĂ©s supplĂ©mentaires suivantes :

Les modifications aux programmes d’exercices pour les exploitants d’IMH nĂ©cessiteront un employĂ© de niveau GT-05 afin de passer 7,5 heures Ă  assister Ă  chacun des exercices supplĂ©mentaires des 11 IMH susmentionnĂ©es qui n’effectuent pas d’exercices actuellement, 15 minutes Ă  revoir la notification de chaque exercice soumise par ces 11 exploitants d’IMH ainsi que 20 minutes Ă  examiner chacun des rapports post-exercices soumis par les exploitants des 224 IMH.

Par consĂ©quent, il est estimĂ© que Transports Canada engagera un coĂ»t total de 122 616 $.

4. Procédures d’intervention minimales en cas de déversement d’hydrocarbures

Il est supposĂ© qu’en 2025, un employĂ© de niveau GT-05 passera 15 minutes par IMH Ă  examiner les procĂ©dures minimales d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures pour les cinq exploitants au nord du 60e parallèle mentionnĂ©s ci-dessus. Par consĂ©quent, Transports Canada devrait dĂ©bourser un total de 71 $.

Outre les coĂ»ts gouvernementaux mentionnĂ©s ci-dessus, Transports Canada engagera Ă©galement un coĂ»t minimal pour aviser les OI, les exploitants d’IMH, les organisations autochtones et les autres groupes de parties prenantes du Règlement au moyen de communications rĂ©gulières dĂ©jĂ  Ă©tablies (consultez la section « Mise en Ĺ“uvre Â» pour obtenir des dĂ©tails), et pour aviser les agents d’autoritĂ© de Transports Canada (consultez la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â» pour obtenir plus de dĂ©tails).

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 1 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (valeur actualisĂ©e)
Intervenant concernĂ© Description du coĂ»t 2025 2026 Moyenne annuelle :
2027 Ă  2034
2035 Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Transports Canada Examiner les informations supplĂ©mentaires 8 716 $ 24 289 $ 12 292 $ 8 961 $ 140 306 $ 17 487 $
Examiner les informations sur les incidents 1 243 $ 1 497 $ 1 154 $ 853 $ 12 826 $ 1 598 $
VĂ©rifier la conformitĂ© de l’exercice et de l’activation de deux heures 3 738 $ 20 252 $ 11 271 $ 8 454 $ 122 616 $ 15 282 $
Examiner les procĂ©dures minimales d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures 71 $ 0 $ 0 $ 0 $ 71 $ 9 $
Sous-total 13 768 $ 46 038 $ 24 717 $ 18 268 $ 275 819 $ 34 376 $
OI Recueillir l’information supplĂ©mentaire 0 $ 37 329 $ 4 801 $ 5 206 $ 80 944 $ 10 088 $
Fournir les rapports d’incidents 0 $ 964 $ 838 $ 651 $ 8 317 $ 1 037 $
Exercices et activation de deux heures 0 $ 16 121 $ 6 838 $ 7 752 $ 78 580 $ 9 794 $
Sous-total 0 $ 54 414 $ 12 477 $ 13 609 $ 167 841 $ 20 918 $
Exploitants d’IMH ProcĂ©dures et Ă©quipements minimaux en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures 11 336 $ 0 $ 0 $ 5 719 $ 17 055 $ 2 126 $
Recueillir l’information supplĂ©mentaire 58 970 $ 25 428 $ 19 205 $ 13 831 $ 251 868 $ 31 391 $
Fournir les rapports d’incidents 23 375 $ 21 846 $ 16 306 $ 11 883 $ 187 551 $ 23 375 $
Programme d’exercices 102 044 $ 95 368 $ 67 603 $ 51 874 $ 790 111 $ 98 474 $
Sous-total 195 725 $ 142 642 $ 103 114 $ 83 307 $ 1 246 585 $ 155 365 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 209 493 $ 243 094 $ 140 308 $ 115 184 $  1 690 245 $ 210 660 $
Tableau 2 : Avantages monĂ©taires (valeur actualisĂ©e)
Intervenant concernĂ© Description de l’avantage 2025 2026 Moyenne annuelle :
2027 Ă  2034
2035 Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Gouvernement Examiner moins d’informations dans les plans des exploitants d’IMH 5 579 $ 5 214 $ 3 892 $ 2 836 $ 44 763 $ 5 579 $
Exploitants d’IMH Recueillir moins d’informations 65 470 $ 61 187 $ 37 887 $ 27 610 $ 435 781 $ 54 313 $
Tous les intervenants Total des avantages 71 049 $ 66 401 $ 41 779 $ 30 446 $ 480 544 $ 59 892 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©taires (valeur actualisĂ©e)
Impacts 2025 2026 Moyenne annuelle :
2027 Ă  2034
2035 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
CoĂ»ts totaux 209 493 $ 243 094 $ 140 308 $ 115 184 $ 1 690 245 $ 210 660 $
Total des avantages 71 049 $ 66 401 $ 41 779 $ 30 446 $ 480 544 $ 59 892 $
COĂ›T NET 138 444 $ 176 693 $ 98 529 $ 84 738 $ 1 209 701 $ 150 768 $
Impacts qualitatifs
Impacts positifs

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 26 a conclu que le Règlement aurait une incidence sur les petites entreprises. D’après les informations disponibles et les experts de Transports Canada, deux OI (PTMS et ALERT) sont des petites entreprises. Comme cela a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, ces OI seront tenus de fournir des renseignements supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention, de prĂ©senter certains nouveaux renseignements Ă  Transports Canada lors des inspections, d’aviser Transports Canada des incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un bâtiment et d’ailleurs, d’effectuer un exercice supplĂ©mentaire et de publier leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada. En utilisant la mĂŞme mĂ©thodologie et les mĂŞmes hypothèses sur le temps et les taux de salaire, prĂ©sentĂ©es ci-dessus, il est estimĂ© que le Règlement entraĂ®nera un coĂ»t total supplĂ©mentaire de 36 088 $ pour les petites entreprises, ou un coĂ»t annualisĂ© de 2 249 $ par entreprise, entre 2025 et 2035.

Les exigences Ă©tablies en vertu du Règlement s’avèrent nĂ©cessaires pour soutenir la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement contre les dĂ©versements d’hydrocarbures et pour garantir que les OI ont la capacitĂ© de fournir les services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures pour lesquels ils ont obtenu un agrĂ©ment. Le fait d’offrir des marges de manĹ“uvre Ă  ALERT et Ă  PTMS en ce qui concerne les exigences en matière d’équipement et de procĂ©dures pourrait amener ces OI Ă  ne pas disposer d’une capacitĂ© suffisante pour intervenir en cas de dĂ©versements allant jusqu’à 10 000 tonnes. Le fait d’offrir une certaine souplesse en ce qui concerne les exigences du programme d’exercices, notamment en ce qui concerne le nombre et le type d’exercices Ă  effectuer, pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme injuste par les grands OI, Ă©tant donnĂ© que tous les OI ont obtenu un agrĂ©ment jusqu’à la mĂŞme capacitĂ©. Les exercices sont Ă©galement très importants pour Ă©valuer l’efficacitĂ© du plan d’intervention d’un OI et sa capacitĂ© Ă  le mettre en Ĺ“uvre.

Pour ces raisons, le Règlement ne sera pas assoupli pour les OI des petites entreprises.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Coûts
Administration ou conformité Description du coût Valeur actualisée Valeur annualisée
Administration Aviser Transports Canada des incidents de pollution par les hydrocarbures provenant ou non des bâtiments et d’autres bâtiments, et montrer Ă  Transports Canada les dossiers de formation du personnel. 4 917 $ 613 $
ConformitĂ© Recueillir l’information supplĂ©mentaire 31 171 $ 3 885 $
Total CoĂ»ts totaux 36 088 $ 4 498 $
Coût net (valeur actualisée)
Montant Valeur actualisée Valeur annualisée
CoĂ»t net pour toutes les petites entreprises touchĂ©es 36 088 $ 4 498 $
CoĂ»t net moyen pour chaque petite entreprise touchĂ©e 18 044 $ 2 249 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aura une diminution nette du fardeau administratif pesant sur les entreprises et qu’un titre rĂ©glementaire existant sera abrogĂ©. Le Règlement abrogera le ROI et le fusionnera dans le RIE. Par consĂ©quent, la règle n’entraĂ®ne qu’un seul titre en moins.

Les 4 OI et les 224 exploitants d’IMH subiront une augmentation des coĂ»ts administratifs. Comme cela a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les OI devront effectuer les activitĂ©s administratives suivantes : (i) prĂ©senter la preuve que les entrepreneurs peuvent exĂ©cuter leurs tâches et qu’ils possèdent les agrĂ©ments nĂ©cessaires, ainsi que les dossiers de formation du personnel; (ii) aviser Transports Canada des incidents de pollution par les hydrocarbures provenant d’autres bâtiments et d’origine navale. En ce qui concerne les exploitants d’IMH, ils devront soumettre leurs rapports d’incident Ă  Transports Canada, aviser Transports Canada lorsqu’il n’y a pas de mises Ă  jour importantes Ă  leurs plans, aviser Transports Canada de la mise en Ĺ“uvre de leurs exercices et accompagner les inspecteurs de Transports Canada lorsqu’ils examinent les renseignements suivants pendant les inspections : (i) les rapports post-exercice; (ii) le titre du poste des employĂ©s autorisĂ©s Ă  mettre en Ĺ“uvre les plans d’urgence et (iii) les renseignements supplĂ©mentaires sur la formation figurant dans leurs plans et leurs dossiers de formation.

Le Règlement supprimera certaines charges administratives pour les OI et les exploitants d’IMH. Comme cela a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le Règlement n’exigera plus que les OI soumettent quatre copies de leurs plans d’intervention Ă  Transports Canada. Ă€ la place, une copie sera requise qui devrait ĂŞtre en format numĂ©rique, conformĂ©ment Ă  la pratique actuelle pour les OI. Il est supposĂ© qu’un employĂ© par OI aura besoin de huit minutes pour soumettre le plan Ă  Transports Canada de manière numĂ©riquerĂ©fĂ©rence 27. Aux fins de la règle du « un pour un Â», il est supposĂ© que, selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les OI soumettent Ă  Transports Canada quatre copies physiques de leurs plans d’intervention, ce qui entraĂ®nerait (i) 532 pages imprimĂ©es annuellement par OIrĂ©fĂ©rence 28 (0,07 $ par pagerĂ©fĂ©rence 29; (ii) quatre classeurs par OI pour organiser chaque copie imprimĂ©erĂ©fĂ©rence 30; (iii) une boĂ®te Ă  tarif fixe par an par OI pour poster les copies Ă  Transports CanadarĂ©fĂ©rence 31; et (iv) un employĂ© par OI nĂ©cessitant deux heuresrĂ©fĂ©rence 32 pour prĂ©parer la soumission Ă  Transports Canada. De plus, le Règlement supprimera l’exigence administrative pour les exploitants d’IMH Ă  fournir dans leurs plans des renseignements dĂ©taillĂ©s trouvĂ©s dans les dossiers de formation.

En utilisant la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse ainsi que les hypothèses et donnĂ©es discutĂ©es ci-dessus, il est estimĂ© que le Règlement entraĂ®nerait un coĂ»t administratif annualisĂ© de 3 406 $ pour les entreprises (ou un coĂ»t annualisĂ© de 14,94 $ par entreprise), et une Ă©conomie administrative annualisĂ©e de 10 119 $ (ou une Ă©conomie annualisĂ©e de 44,38 $ par entreprise). Par consĂ©quent, les Ă©conomies nettes annualisĂ©es liĂ©es au fardeau administratif seraient de 6 714 $ (ou une Ă©conomie sur le coĂ»t annualisĂ© du fardeau administratif de 29,45 $ par entreprise, valeur actualisĂ©e en dollars canadiens de 2012, Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2012 avec un taux d’actualisation de 7 % pour une pĂ©riode de 10 ans comprise entre 2025 et 2034)rĂ©fĂ©rence 33.

Il est important de noter que les Ă©conomies de coĂ»ts liĂ©es au fardeau administratif pour les OI estimĂ©es dans cette section sont enregistrĂ©es Ă  des fins de suivi conformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse mais qu’elles ne sont pas incluses dans l’analyse coĂ»ts-avantages prĂ©sentĂ©e ci-dessus. C’est parce que, en pratique, l’impact sur l’allocation des ressources aux OI a dĂ©jĂ  eu lieu. Les OI ont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© des Ă©conomies de coĂ»ts grâce Ă  une modification apportĂ©e en 2019 Ă  la Loi sur les transports au Canada, qui prĂ©voit : « [p]our l’application d’une loi fĂ©dĂ©rale dont le ministre assure l’exĂ©cution ou le contrĂ´le d’application, l’exigence de fournir une signature ou des renseignements sur un support papier, sous le rĂ©gime d’une telle loi, est respectĂ©e si les conditions suivantes sont rĂ©unies : a) la version Ă©lectronique de la signature ou des renseignements est fournie par les moyens Ă©lectroniques que le ministre met Ă  la disposition des intĂ©ressĂ©s ou qu’il prĂ©cise [ … ] Â».

De plus, les exploitants d’IMH auront la possibilitĂ© d’informer Transports Canada des modifications apportĂ©es aux transferts d’hydrocarbures moins de 180 jours Ă  l’avance de la mise en Ĺ“uvre de telles modifications, en soumettant une demande comprenant le motif du dĂ©lai de justification raccourci. Bien que le temps et les ressources supplĂ©mentaires nĂ©cessaires pour fournir la justification rĂ©pondent Ă  la dĂ©finition de fardeau administratif, ils ne sont pas considĂ©rĂ©s comme « supplĂ©mentaires Â», car il existe toujours la possibilitĂ© d’attendre et de ne pas avoir Ă  fournir le motif (qui est supposĂ© Ă  100 % d’adoption aux fins de la règle du « un pour un Â»).

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Canada est signataire de plusieurs conventions internationales, dont la Convention internationale sur la prĂ©paration, la lutte et la coopĂ©ration en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC), et la Convention internationale pour la prĂ©vention de la pollution par les navires (MARPOL) de l’Organisation maritime internationale (OMI). Les conventions prĂ©voient des obligations pour les pays signataires visant Ă  prĂ©venir et Ă  rĂ©duire la pollution par les bâtiments, ainsi qu’un engagement des signataires Ă  mettre en place des mesures pour faire face aux incidents de pollution, soit sur le plan national, soit en coopĂ©ration avec d’autres pays. La plupart des aspects de ces conventions ont Ă©tĂ© adoptĂ©s dans le cadre de la LMMC 2001. Le Règlement maintiendra l’alignement sur ces conventions internationales.

Des rĂ©gimes similaires de prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures ont Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre dans d’autres pays, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, afin de garantir que les bâtiments transportant des hydrocarbures et les exploitants d’IMH disposent de plans d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures. Dans les deux pays, les OI sont agréés pour des capacitĂ©s d’intervention variables, et il incombe au bâtiment ou Ă  un exploitant d’IMH de s’assurer avoir conclu un contrat avec un OI dĂ»ment accrĂ©ditĂ©. Alors que le Royaume-Uni exige que les exploitants d’IMH, ainsi que les ports, aient des contrats en place dans le cadre de leurs plans d’urgence, les exploitants d’IMH des États-Unis ont la possibilitĂ© de maintenir leurs propres ressources pour fournir la capacitĂ© d’intervention requise au lieu de sous-traiter Ă  un OI.

Le ministre des Transports est le ministre responsable de la rĂ©glementation et de la supervision du rĂ©gime de pollution marine, y compris la prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures. En vertu de la LMMC 2001, le ministre des Transports est habilitĂ© Ă  formuler des recommandations concernant la classification des exploitants d’IMH, l’agrĂ©ment des OI et les exigences en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour ces entitĂ©s. Le ministre est Ă©galement habilitĂ© Ă  recommander des règlements concernant les opĂ©rations de transfert d’hydrocarbures d’un exploitant d’IMH vers un bâtiment et Ă  partir d’un bâtiment. La conformitĂ© avec le Règlement continuera d’être contrĂ´lĂ©e et appliquĂ©e par Transports Canada.

Le Règlement n’aura pas d’incidence sur le mandat de tout autre ministère fédéral. Bien que la Garde côtière canadienne (GCC) détienne un rôle et des pouvoirs officiels lors d’un incident de pollution par les hydrocarbures causé par un bâtiment, elle se concentre sur les opérations d’intervention au moment d’un incident de déversement d’hydrocarbures. Ses pouvoirs concernent le contrôle et la supervision des opérations d’intervention à un incident spécifique, ainsi que l’établissement de directives pour s’assurer que les mesures d’intervention appropriées sont prises. Le Règlement ne prescrira pas de mesures d’intervention spécifiques à prendre par les OI ou les exploitants d’IMH, mais veillera plutôt à ce qu’ils disposent des capacités et de l’état de préparation nécessaires pour réagir à tout type d’incident de pollution par les hydrocarbures causé par un bâtiment dans leur zone de responsabilité. Par conséquent, le Règlement ne se rapporte pas directement aux pouvoirs de la GCC en matière d’intervention en cas de pollution marine par les hydrocarbures et n’a pas d’incidence sur ces pouvoirs.

Le rôle d’Environnement et Changement climatique Canada en ce qui concerne les incidents de pollution par les hydrocarbures causés par les bâtiments consiste principalement à fournir des conseils scientifiques à la GCC pour l’aider à surveiller un déversement d’hydrocarbures potentiel ou réel, à soutenir la prise de décision en matière d’intervention au cours d’un incident et à soutenir le nettoyage et la récupération de l’environnement marin et des côtes une fois l’opération d’intervention terminée.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique et à l’énoncé de politique sur l’évaluation environnementale stratégique (2013) de Transports Canada, le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi pour le Règlement présent, et une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnement et économique stratégique n’était pas requise. L’analyse a révélé que le Règlement aura un effet positif sur l’environnement en contribuant à la prévention et à l’atténuation des dommages environnementaux en cas d’accident de pollution par les hydrocarbures. Toutefois, les incidences ne devraient pas être significatives vu que les OI respectent déjà, à des degrés divers, un grand nombre des exigences sur une base volontaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le Règlement contribuera à garantir que les OI disposent de procédures pour protéger et traiter les zones culturelles, environnementales et socioéconomiques importantes, notamment les voies navigables utilisées par les communautés côtières locales pour le transport, les réserves alimentaires locales et les ressources marines essentielles au développement économique local ou régional, ainsi que l’accès aux sites traditionnels par les peuples autochtones. Par conséquent, le Règlement devrait être particulièrement avantageux pour les communautés locales et autochtones des zones côtières.

Le renforcement des exigences du programme d’exercices pour les exploitants d’IMH et l’obligation pour les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle de maintenir des niveaux minimaux d’équipement d’intervention devraient bĂ©nĂ©ficier tout particulièrement aux communautĂ©s nordiques oĂą ces installations sont situĂ©es.

Outre les avantages susmentionnés, le Règlement ne devrait pas avoir d’incidences différentes sur la base de facteurs identitaires, tels que la race, le sexe, le genre, la sexualité, la religion, etc.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les dispositions rĂ©glementaires relatives aux exploitants d’IMH (articles 2 Ă  8 et 12) entrent en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Toute modification requise aux plans d’un exploitant d’IMH peut ĂŞtre apportĂ©e au moment oĂą il soumet sa prochaine mise Ă  jour annuelle. Les dispositions rĂ©glementaires relatives aux dĂ©finitions et aux OI (articles 1, 9 Ă  11 et 13) entreront en vigueur un an après leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, afin de donner aux parties rĂ©glementĂ©es suffisamment de temps pour modifier leurs plans d’intervention et leurs pratiques opĂ©rationnelles afin de se conformer aux changements. Les OI devront avoir mis Ă  jour leurs plans au moment de soumettre la mise Ă  jour annuelle de leurs plans au ministre, Ă  l’issue de cette pĂ©riode de transition d’un an.

Les OI et les exploitants d’IMH seront avisés par Transports Canada par courriel dès que le Règlement sera publié dans la partie II de la Gazette du Canada. Ce courriel comprendra également un lien vers le document mis à jour, intitulé Normes d’intervention environnementale, qui sera publié en même temps que le Règlement. Cette communication indiquera également les délais à respecter pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences. Un courriel similaire sera envoyé aux organisations autochtones et aux parties prenantes, telles que les associations maritimes.

Pour Transports Canada, les coûts liés à la mise en œuvre du Règlement, tels que les éléments supplémentaires à inclure dans les inspections, seront gérés dans le cadre des ressources existantes de Transports Canada.

Conformité et application

Le contrôle et l’évaluation de la conformité seront assurés par Transports Canada dans le cadre des mesures existantes, notamment les inspections et l’examen des plans d’intervention des OI ainsi que des plans de prévention et d’urgence des exploitants d’IMH.

La non-conformitĂ© au Règlement sera traitĂ©e dans le cadre des mesures existantes. Diverses exigences imposĂ©es aux OI et aux exploitants d’IMH en vertu de la LMMC 2001 et certaines exigences imposĂ©es aux exploitants d’IMH en vertu du RIE sont dĂ©jĂ  dĂ©signĂ©es comme des violations en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) et sont soumises Ă  des SAP pouvant atteindre 250 000 $ par violation. Le Règlement permettra en outre d’administrer les SAP en cas de non-respect de l’obligation des OI de mettre Ă  jour et de soumettre des plans d’intervention Ă  jour et d’aviser Transports Canada d’une intervention en cas d’incident, qui pourrait affecter leur capacitĂ© Ă  intervenir dans un autre incident de pollution par les hydrocarbures pour lequel ils sont agréés. La procĂ©dure d’administration d’une SAP pour violation de ces exigences sera la mĂŞme que pour les violations existantes.

Les OI seront tenus de démontrer leur conformité au Règlement comme condition d’obtention de leur agrément. Transports Canada collaborera avec l’OI pour tenter de résoudre tout problème ou préoccupation soulevé au cours du processus d’agrément. Le ministre des Transports conservera également le pouvoir de suspendre ou d’annuler l’agrément d’un OI. Toutefois, cette mesure sera réservée aux cas très graves de non-conformité, lorsque l’OI n’a pas démontré de manière adéquate qu’il souhaitait ou pouvait se mettre en conformité avec le Règlement.

Normes de service

La norme de service actuelle de 90 jours pour l’examen par Transports Canada du plan d’intervention d’un OI après sa soumission demeurera la mĂŞme, comme l’indiquent les Normes d’intervention environnementale. Les plans de prĂ©vention et d’urgence des exploitants d’IMH n’ont pas Ă  ĂŞtre approuvĂ©s par le ministre et, par consĂ©quent, aucune norme de service ne s’applique Ă  l’examen de ces plans.

Coordonnées

Règlement sur l’intervention environnementale
Transports Canada
Place de Ville, tour B, AOER
112, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : EnvResRegs-RegsIntEnv@tc.gc.ca