La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 25 : Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale)

Le 22 juin 2024

Fondement législatif
Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : La rĂ©glementation dĂ©finit les modalitĂ©s de prĂ©paration et d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les lacunes actuelles dans le Règlement sur les organismes d’intervention (ROI) et dans le Règlement sur l’intervention environnementale (RIE) pourraient nuire Ă  l’état de prĂ©paration du Canada en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures en mer.

Le ROI, qui détaille les exigences en matière de préparation aux déversements d’hydrocarbures et de certification des organismes d’intervention (OI) certifiés par Transports Canada, n’a pas été mis à jour depuis son introduction en 1995. Par conséquent, le cadre réglementaire est dépassé et ne reflète pas l’évolution des pratiques d’intervention. Il ne répond pas aux attentes du public, qui souhaite que les plans d’intervention soient adaptés aux conditions locales le long des côtes canadiennes.

Depuis la mise en œuvre du RIE en 2019, les différentes lacunes et incohérences décelées dans les exigences imposées aux exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures (IMH) ont semé la confusion parmi certaines parties prenantes et créé des difficultés dans l’application de certaines dispositions.

Description : Le Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale) [règlement proposĂ©] Ă©tablirait de nouvelles exigences et modifierait les exigences existantes pour les OI et les exploitants d’IMH et les consoliderait au sein du RIE. Le ROI serait donc abrogĂ© lors de l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©. Le règlement proposĂ© modifierait Ă©galement le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) pour dĂ©signer les nouvelles exigences en matière d’examen des plans, de rapports et de notifications pour les OI comme des violations soumises Ă  des sanctions monĂ©taires administratives afin d’assurer la cohĂ©rence de l’application des exigences relatives aux OI, dont un grand nombre sont dĂ©jĂ  soumises Ă  des sanctions monĂ©taires administratives.

Le règlement proposĂ© vise Ă  clarifier et Ă  renforcer les exigences en matière de prĂ©paration des OI, ainsi qu’à garantir que les OI ont la capacitĂ© de rĂ©pondre plus efficacement aux incidents de pollution par les hydrocarbures jusqu’à 10 000 tonnes.

Le règlement proposé réviserait également les exigences existantes pour combler les diverses lacunes que Transports Canada a recensées dans le RIE.

Justification : Le volume de pĂ©trole transportĂ© dans les eaux canadiennes sous forme de cargaison et de carburant devrait continuer Ă  augmenter au cours des prochaines annĂ©es, parallèlement Ă  l’accroissement du trafic des navires commerciaux et Ă  la suite de projets portuaires et Ă©nergĂ©tiques dans l’ensemble du pays. Ce volume croissant de trafic souligne l’importance d’un solide rĂ©gime de prĂ©paration et d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures, afin de protĂ©ger les eaux canadiennes des consĂ©quences des dĂ©versements d’hydrocarbures causĂ©s par les navires.

La Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) exige que les exploitants d’IMH et les navires d’un certain tonnage brut (« bâtiments rĂ©glementaires Â») aient mis en place des plans d’intervention immĂ©diate en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures et qu’ils aient pris des dispositions pour assurer des services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures avec des OI certifiĂ©s par Transports Canada pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle. Si la LMMC 2001 fixe les règles gĂ©nĂ©rales concernant la prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour les exploitants d’IMH et les OI, les exigences spĂ©cifiques sont prescrites par la rĂ©glementation. Les exigences applicables aux exploitants d’IMH sont dĂ©finies dans le RIE et celles applicables aux OI sont dĂ©finies dans le ROI. Par consĂ©quent, pour modifier les exigences en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour les exploitants d’IMH et les OI, des modifications doivent ĂŞtre apportĂ©es Ă  ces règlements.

On estime que le règlement proposĂ© aura un impact net sur les coĂ»ts de 1,09 M$ entre 2025 et 2035 (valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). Le règlement proposĂ© entraĂ®nerait un coĂ»t de 1,51 M$ pour la pĂ©riode d’analyse, dont 145 464 $ pour les OI, 264 837 $ pour le gouvernement du Canada et 1,10 M$ pour les IMH. En outre, le règlement proposĂ© devrait gĂ©nĂ©rer un bĂ©nĂ©fice total de 420 652 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse. Cette Ă©conomie serait rĂ©alisĂ©e par les IMH (381 468 $) et le gouvernement du Canada (39 184 $)rĂ©fĂ©rence 1.

L’analyse sous la lentille des petites entreprises a dĂ©terminĂ© que le règlement proposĂ© n’aurait pas d’incidence sur les petites entreprises au Canada. Un coĂ»t diffĂ©rentiel total de 29 774 $ ou un coĂ»t annualisĂ© de 1 985 $ par entreprise serait supportĂ© par les petites entreprises entre 2025 et 2035.

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aurait une diminution nette du fardeau administratif pesant sur les entreprises et qu’un titre du règlement existant est abrogĂ©. Le règlement proposĂ© abrogerait le ROI et son contenu serait mis Ă  jour et fusionnĂ© avec le RIE. Par consĂ©quent, la règle n’entraĂ®ne l’élimination que d’un seul titre. Il est estimĂ© que la diminution annualisĂ©e du fardeau administratif serait de 6 806 $, soit une baisse annualisĂ©e de 29,85 $ par entreprise (valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2012 avec un taux d’actualisation de 7 % pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2025 et 2034).

Enjeux

La réglementation canadienne sur la pollution par les hydrocarbures causée par les navires et sur la préparation à cette pollution définit les modalités de préparation et d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures. Un déversement d’hydrocarbures provenant d’un navire se produit lorsque des hydrocarbures ont été déversés par un navire ou pendant le chargement ou le déchargement d’hydrocarbures sur un navire ou à partir d’un navire. Les lacunes actuelles dans le Règlement sur les organismes d’intervention (ROI) et dans le Règlement sur l’intervention environnementale (RIE) pourraient nuire à l’état de préparation du Canada en cas de déversement d’hydrocarbures en mer.

Le ROI, qui détaille les exigences en matière de préparation aux déversements d’hydrocarbures et de certification des organismes d’intervention (OI) certifiés par Transports Canada, n’a pas été mis à jour depuis son introduction en 1995. Par conséquent, le cadre réglementaire est dépassé et ne reflète pas l’évolution des pratiques d’intervention. En outre, dans le cadre de la mobilisation publique depuis 2018, les communautés côtières et autochtones et d’autres juridictions ont exprimé le souhait d’être davantage impliquées dans les activités d’intervention et ont demandé que les plans et les exigences d’intervention tiennent mieux compte des conditions locales.

Les OI ont volontairement établi et maintenu des plans d’intervention et des capacités de ressources qui vont au-delà de ce qui est exigé par la réglementation pour assurer une préparation efficace à l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures. Par exemple, de nombreux OI ont adopté les pratiques exemplaires consistant à créer des plans d’intervention distincts par zone qui tiennent compte de certaines des caractéristiques locales spécifiques de zones géographiques plus petites dans leur région, telles que des conditions géographiques et un trafic maritime uniques. Étant donné que ces plans ne sont pas formellement requis, ils ne sont pas réalisés de manière globale ou cohérente. Par exemple, les plans peuvent varier en fonction des facteurs choisis par l’OI. L’intégration dans la réglementation des pratiques exemplaires telles que l’élaboration de ces plans régionaux contribuerait à garantir leur mise en œuvre cohérente et complète dans toutes les OI et dans les zones géographiques placées sous leur responsabilité.

Alors que le transport d’hydrocarbures et le trafic maritime continuent d’augmenter dans les eaux canadiennes, il est essentiel que le régime de prévention et de lutte contre la pollution par les hydrocarbures causée par les navires soit mis à jour afin que le Canada soit bien placé pour réagir aux déversements d’hydrocarbures causés par les navires et en atténuer les conséquences potentielles.

En outre, la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) exige que les OI publient leurs redevances de la manière « prescrite Â». Le terme « prescrit Â» est dĂ©fini dans la LMMC 2001 comme Ă©tant prescrit par des règlements pris par le gouverneur en conseil. Toutefois, le ROI ne dĂ©crit pas la manière prescrite. Par consĂ©quent, des modifications s’avèrent donc nĂ©cessaires pour dĂ©crire clairement le processus de publication et apporter de la clartĂ© aux OI et Ă  leurs clients.

Depuis la mise en Ĺ“uvre du RIE en 2019, les diffĂ©rentes lacunes et incohĂ©rences dĂ©celĂ©es dans les exigences imposĂ©es aux exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures (IMH) ont semĂ© la confusion parmi certaines parties prenantes et créé des difficultĂ©s dans l’application de certaines dispositions. Par exemple, alors que le RIE exige des exploitants d’IMH qu’ils Ă©laborent un programme d’exercices pour Ă©valuer l’efficacitĂ© de leurs plans d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures, ce règlement n’exige pas explicitement des exploitants qu’ils effectuent ces exercices. Bien que la plupart des exploitants d’IMH organisent des exercices, certains ont affirmĂ© que la mise en Ĺ“uvre du programme d’exercices Ă©tait volontaire. Les modifications proposĂ©es renforceraient la capacitĂ© des inspecteurs de Transports Canada Ă  faire respecter la mise en Ĺ“uvre de ces programmes afin de garantir un niveau adĂ©quat de prĂ©paration aux incidents de pollution par les hydrocarbures.

En outre, le RIE ne fixe pas d’exigences minimales en matière d’équipement d’intervention pour les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle, comme c’est le cas pour ceux au sud du 60e parallèle. Ă€ dĂ©faut d’OI au nord du 60e parallèle, les exploitants d’IMH de cette rĂ©gion doivent mettre en place des procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement jusqu’à la quantitĂ© totale d’hydrocarbures pouvant ĂŞtre transfĂ©rĂ©e dans leurs installations, avec un maximum de 10 000 tonnes. Toutefois, cette exigence n’inclut pas d’obligations spĂ©cifiques en matière d’équipement d’intervention. Les exploitants situĂ©s au sud du 60e parallèle ne sont pas tenus d’appliquer ces procĂ©dures, devant avoir conclu un accord avec un OI. Toutefois, ils doivent disposer d’un minimum d’équipements d’intervention sur place, en fonction de leur niveau de classification. L’incohĂ©rence des exigences en matière d’équipement d’intervention peut signifier que les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle ne disposent pas d’une quantitĂ© suffisante d’équipement d’intervention sur place et doivent compter sur les navires qui transfèrent des hydrocarbures dans leurs installations ou sur la Garde cĂ´tière canadienne (GCC) pour fournir l’équipement en cas de dĂ©versement, ce qui risque de retarder les opĂ©rations d’intervention.

Des modifications doivent être apportées au RIE pour clarifier et soutenir une application cohérente des exigences imposées aux exploitants d’IMH afin de garantir qu’ils sont effectivement préparés à intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures dans leurs installations.

Contexte

Au cours des 10 dernières annĂ©es, le trafic de marchandises et de conteneurs dans les eaux canadiennes a augmentĂ© de plus de 10 % et environ 20 000 mouvements de pĂ©troliers au large des cĂ´tes canadiennes sont recensĂ©s chaque annĂ©e, 85 % de ce trafic Ă©tant concentrĂ© sur la cĂ´te atlantique. Le volume de pĂ©trole transportĂ© dans les eaux canadiennes sous forme de cargaison et de carburant pour les grands navires devrait augmenter au cours des prochaines annĂ©es, en grande partie grâce aux projets portuaires et Ă©nergĂ©tiques rĂ©alisĂ©s dans tout le pays. Par exemple, une fois achevĂ©, le projet d’agrandissement du rĂ©seau de Trans Mountain (TMX) devrait Ă  lui seul faire passer de 60 Ă  170 le nombre de pĂ©troliers desservis chaque annĂ©e par le terminal maritime Westridge Ă  Burnaby, en Colombie-Britannique. Le projet d’expansion du terminal de ContrecĹ“ur Ă  MontrĂ©al devrait augmenter la capacitĂ© de conteneurs du port de MontrĂ©al de 60 % et accroĂ®tre le trafic de conteneurs le long du fleuve Saint-Laurent et de la cĂ´te atlantique. Divers autres projets en Ontario, au QuĂ©bec et dans le Canada atlantique devraient encourager le trafic des navires commerciaux le long de la cĂ´te est, du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. L’augmentation du trafic maritime dans les eaux canadiennes souligne l’importance d’avoir un solide rĂ©gime de prĂ©paration et d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures, afin de rĂ©pondre rapidement et efficacement aux incidents de pollution marine par les hydrocarbures.

Au Canada, et conformĂ©ment aux conventions et normes maritimes internationales, le pollueur, tel qu’un exploitant d’IMH ou un « bâtiment rĂ©glementaire Â», est responsable de la prĂ©paration et de l’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures causĂ© par un navire. Une installation de production d’hydrocarbures est une installation utilisĂ©e pour le chargement ou le dĂ©chargement d’hydrocarbures Ă  destination ou en provenance d’un navire. Les bâtiments rĂ©glementaires sont les suivants :

La LMMC 2001 constitue la principale lĂ©gislation rĂ©gissant la prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures causĂ©e par les navires au Canada. Elle exige que les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires disposent de plans d’intervention immĂ©diate en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Elle exige Ă©galement que les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires prennent des dispositions pour les services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures avec un OI pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes. Ă€ dĂ©faut d’OI au nord du 60e parallèle, les exploitants d’IMH et les bâtiments rĂ©glementaires ne sont tenus de conclure un accord avec un OI que pour opĂ©rer dans les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle. La LMMC 2001 impose aux exploitants d’IMH et aux OI de mettre en place des plans d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un navire, les dĂ©tails de ce qui doit ĂŞtre inclus dans ces plans devant ĂŞtre prescrits par voie rĂ©glementaire.

Le RIE décrit les exigences relatives à la manière dont les exploitants d’IMH doivent se préparer à prévenir les incidents de pollution par les hydrocarbures dans leurs installations et à y réagir. Plus précisément, les exploitants d’IMH doivent disposer d’un plan de prévention de la pollution par les hydrocarbures qui détaille, entre autres, les procédures et l’équipement nécessaires pour prévenir les déversements d’hydrocarbures et y réagir immédiatement lors du transfert d’hydrocarbures vers un navire ou à partir d’un navire. Elles comprennent également une description du personnel chargé de la mise en œuvre de ces plans et de la formation dispensée pour s’assurer qu’il est en mesure de s’acquitter de ses responsabilités. Le RIE exige également que les exploitants d’IMH mettent en place un programme d’exercices pour évaluer l’efficacité de tous les aspects de leurs plans d’urgence.

Ă€ dĂ©faut d’OI au nord du 60e parallèle, les exploitants d’IMH de cette rĂ©gion doivent mettre en place des procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement Ă  concurrence de la quantitĂ© totale d’hydrocarbures pouvant ĂŞtre transfĂ©rĂ©e d’un navire Ă  l’autre dans leurs installations, jusqu’à un maximum de 10 000 tonnes. En revanche, les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle sont tenus de disposer d’un minimum d’équipements sur place pour faire face Ă  des dĂ©versements d’hydrocarbures de tailles spĂ©cifiques, en fonction de leur capacitĂ© de transfert d’hydrocarbures vers un navire ou Ă  partir d’un navire. Par exemple, pour les IMH qui peuvent transfĂ©rer jusqu’à 150 m3 d’hydrocarbures par heure, l’exploitant doit disposer de suffisamment d’équipements pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement pouvant atteindre 1 m3. Pour les IMH pouvant transfĂ©rer plus de 2 000 m3 par heure, l’exploitant doit disposer de suffisamment d’équipements pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement pouvant atteindre 50 m3. Les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle ne sont pas tenus de mettre en place des procĂ©dures d’intervention en cas de dĂ©versement de la plus grande taille dans leur installation, Ă©tant obligĂ©s de conclure un accord avec un OI pour fournir des services d’intervention en cas de dĂ©versement.

Les bâtiments rĂ©glementaires doivent Ă©galement disposer d’un plan d’urgence de bord contre la pollution par les hydrocarbures (PUPH) dĂ©crivant les procĂ©dures que l’équipage doit mettre en Ĺ“uvre pour contenir immĂ©diatement un dĂ©versement potentiel Ă  l’aide de l’équipement de bord. Les exigences relatives au PUPH sont couvertes par le Règlement sur la pollution par les bâtiments et sur les produits chimiques dangereux et ne relèvent pas du champ d’application du règlement proposĂ©.

Les OI sont des organisations privĂ©es spĂ©cialisĂ©es dans l’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Il y a actuellement quatre OI au Canada, chacun gĂ©rant une rĂ©gion gĂ©ographique diffĂ©rente. Ensemble, ils couvrent toutes les eaux canadiennes au sud du 60e parallèle :

Les quatre OI sont certifiĂ©s par Transports Canada tous les trois ans, conformĂ©ment aux exigences Ă©noncĂ©es dans le ROI et dans les Normes sur les organismes d’intervention (PDF), pour intervenir en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un navire et pouvant atteindre 10 000 tonnes. Le seuil de 10 000 tonnes n’est pas destinĂ© Ă  indiquer la taille du plus grand dĂ©versement d’hydrocarbures Ă  laquelle les OI sont en mesure de rĂ©pondre, mais Ă  fixer un repère gĂ©nĂ©ral pour la prĂ©paration au dĂ©versement d’hydrocarbures. En cas de dĂ©versement plus important, les OI ont conclu des accords d’aide mutuelle avec d’autres OI, des juridictions et des organisations internationales afin d’obtenir des ressources supplĂ©mentaires en cas de besoin. Les OI ont Ă©tĂ© certifiĂ©s pour la dernière fois en 2022 et seraient certifiĂ©s Ă  nouveau Ă  la fin 2025, avant la date Ă  laquelle le règlement proposĂ© devrait ĂŞtre enregistrĂ©.

Le ROI exige des OI d’établir un plan d’intervention dĂ©taillĂ© dĂ©montrant qu’ils disposent d’un niveau minimal d’équipements, de ressources et de procĂ©dures pour intervenir efficacement en cas d’incidents de pollution par les hydrocarbures causĂ©s par les navires dans leur zone gĂ©ographique de responsabilitĂ©, jusqu’à 10 000 tonnes. Le ROI exige Ă©galement des OI qu’ils dĂ©crivent la formation de leur personnel et des autres personnes susceptibles d’être impliquĂ©es dans leurs plans d’intervention, et qu’ils tiennent compte des zones sensibles sur le plan environnemental et socio-Ă©conomique dans leur zone gĂ©ographique lors de l’élaboration des procĂ©dures et des plans d’intervention. Les zones sensibles sur le plan environnemental et socio-Ă©conomique peuvent comprendre des sites tels que des habitats d’espèces menacĂ©es, des pĂŞcheries commerciales, des sites d’importance culturelle autochtone ou des sites dotĂ©s d’infrastructures importantes, comme des ports pour petits bateaux. Les OI sont Ă©galement tenus d’établir et de mettre en Ĺ“uvre un programme d’exercices tous les trois ans afin d’évaluer l’efficacitĂ© de leurs plans d’intervention.

Le ROI et les Normes sur les organismes d’intervention exigent Ă©galement des OI de mettre en place des procĂ©dures afin d’être prĂŞts Ă  intervenir en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures dans des dĂ©lais prĂ©cis, en fonction de l’ampleur du dĂ©versement et de sa localisation dans un port dĂ©signĂ©, un secteur primaire d’intervention (SPI), un secteur d’intervention intensive (SII) ou une autre zone situĂ©e dans sa zone gĂ©ographique d’intervention (ZGI), la zone dans laquelle un OI est certifiĂ© pour fournir des services d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les ports dĂ©signĂ©s sont dĂ©terminĂ©s par Transports Canada en fonction du volume de pĂ©trole transportĂ© et du trafic maritime dans le port. Les zones primaires d’intervention sont gĂ©nĂ©ralement les eaux canadiennes dans un rayon de 50 milles nautiques autour d’un port dĂ©signĂ©. Les SII font partie des eaux canadiennes dans lesquelles des normes temporelles plus strictes s’appliquent en raison de facteurs tels que l’importance du trafic maritime. En ce qui concerne les normes temporelles, un OI doit dĂ©montrer ĂŞtre prĂŞt Ă  dĂ©ployer l’équipement nĂ©cessaire pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement de 150 tonnes et de 1 000 tonnes dans un port dĂ©signĂ© dans un dĂ©lai de 6 heures et de 12 heures, respectivement. L’OI doit Ă©galement dĂ©montrer ĂŞtre prĂŞt Ă  livrer l’équipement nĂ©cessaire sur le site du dĂ©versement pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement de 2 500 tonnes ou de 10 000 tonnes dans une SPI ou une SII dans un dĂ©lai de 18 heures et de 72 heures, respectivement. En cas de dĂ©versement dans toute autre rĂ©gion d’une ZGI d’un OI, ce dernier doit ĂŞtre prĂŞt Ă  livrer l’équipement sur place dans les mĂŞmes dĂ©lais que ceux prĂ©vus pour une SPI et une SII, plus le temps de dĂ©placement nĂ©cessaire pour s’y rendre. La durĂ©e du voyage est calculĂ©e sur la base d’une vitesse moyenne de 6 nĹ“uds en mer, de 100 nĹ“uds en avion et de 65 km/heure par voie terrestre. Il rĂ©side une diffĂ©rence entre le dĂ©ploiement et la livraison d’équipement. Par « dĂ©ploiement Â», on entend que l’équipement doit ĂŞtre sur le site du dĂ©versement d’hydrocarbures, prĂŞt Ă  commencer les opĂ©rations de rĂ©cupĂ©ration; par « livraison Â», on entend que l’équipement n’a qu’a ĂŞtre amenĂ© sur le site.

Il est important de noter que le ROI est axĂ© sur la prĂ©paration et vise Ă  garantir que les OI disposent d’un niveau suffisant de ressources dans leur zone gĂ©ographique d’intervention afin de pouvoir intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures dans les dĂ©lais impartis. L’accent est mis sur l’état de prĂ©paration au dĂ©ploiement ou Ă  la livraison d’équipements plutĂ´t que sur les dĂ©lais des opĂ©rations d’intervention proprement dites, Ă©tant donnĂ© qu’une sĂ©rie de facteurs externes Ă©chappant au contrĂ´le de l’OI peuvent influer sur son dĂ©lai d’intervention, tels que le mauvais temps ainsi que les conditions de mer et de sĂ©curitĂ© empĂŞchant le personnel de l’OI d’atteindre le site de dĂ©versement ou d’y opĂ©rer.

Transports Canada entreprend la deuxième phase d’une approche en deux temps visant à mettre à jour le cadre de préparation et d’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures causé par un navire. La première phase a consisté à mettre à jour les exigences imposées aux exploitants d’IMH afin d’améliorer l’efficacité de la préparation et de l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures lors du transfert d’hydrocarbures à destination et en provenance de navires. Cette étape a été franchie avec l’introduction du RIE en 2019.

La deuxième phase de cette approche consisterait à mettre à jour les exigences relatives aux OI et à les intégrer dans le RIE afin d’établir un ensemble unique de règles pour la prévention et la lutte contre les déversements d’hydrocarbures provenant des navires. Transports Canada profitera également de l’occasion pour combler les lacunes et les incohérences recensées dans le RIE existant depuis sa mise en œuvre.

Objectif

Le règlement proposĂ© vise Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement en renforçant la rĂ©glementation canadienne en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures provenant des navires, qui rĂ©git les OI certifiĂ©s par Transports Canada et les exploitants d’IMH. Le règlement proposĂ© vise Ă  :

Description

Le règlement proposé établit de nouvelles exigences et modifie celles existantes pour les OI et les exploitants d’IMH et les consolide au sein du RIE. Le ROI serait donc abrogé.

En plus du règlement proposé, Transports Canada mettra à jour les Normes d’intervention environnementale, un document publié par Transports Canada qui fournit des orientations et des conseils techniques sur le RIE. Les mises à jour de ce document fourniraient des conseils techniques et des exemples pour guider les parties réglementées dans la mise en œuvre du règlement proposé. Des sections spécifiques des Normes d’intervention environnementale seraient incorporées par référence dans le règlement proposé, ce qui rendrait le respect des normes dans ces sections obligatoire, comme indiqué ci-dessous.

Modifications proposées pour les organismes d’intervention

Les modifications proposĂ©es pour les OI visent Ă  clarifier et Ă  renforcer leurs exigences en matière de prĂ©paration et Ă  leur garantir une capacitĂ© suffisante pour intervenir en cas d’incidents de pollution par les hydrocarbures jusqu’à 10 000 tonnes. Les modifications relèvent des catĂ©gories suivantes.

Insérer des normes existantes dans le Règlement

Le ROI actuel incorpore par rĂ©fĂ©rence, sur une base ambulatoire, les Normes sur les organismes d’intervention, qui comprennent : les normes de dĂ©lai d’intervention; les objectifs minimaux de restauration du littoral; les dĂ©lais d’achèvement des opĂ©rations de rĂ©tablissement sur l’eau; les exigences en matière de capacitĂ© de stockage temporaire; la liste des ports dĂ©signĂ©s, des SPI et des SII. Cela signifie que le respect des normes est obligatoire et que les normes peuvent ĂŞtre rĂ©visĂ©es de temps Ă  autre sans modifier le Règlement.

Étant donné que ces normes exigent que les OI incluent diverses procédures dans leurs plans d’intervention, semblables à d’autres exigences du ROI, les normes seraient ajoutées directement au règlement proposé afin de clarifier davantage ce qui doit être inclus dans le plan d’intervention d’un OI. Cette approche serait conforme aux efforts de TC visant à regrouper les exigences en matière de préparation à la pollution par les hydrocarbures provenant des navires dans un seul ensemble de règlements. Les Normes sur les organismes d’intervention seraient donc abandonnées et des informations sur le règlement proposé pour les OI seront incluses dans les Normes d’intervention environnementale.

Adapter les plans d’intervention aux conditions locales et régionales

Le règlement proposé garantirait que le plan d’intervention d’un OI soit adapté aux conditions et aux risques locaux dans l’ensemble de sa zone géographique de responsabilité. En vertu du ROI actuel, les OI doivent inclure dans leurs plans d’intervention des descriptions des procédures et équipements de traitement et de récupération qui seraient généralement mis en œuvre lors d’une intervention en cas de déversement d’hydrocarbures dans leur zone géographique de responsabilité. Leurs plans d’intervention doivent également contenir des descriptions des mesures qu’ils utiliseront pour protéger et traiter les zones sensibles sur le plan environnemental et socio-économique. Le règlement proposé exigerait que les OI incluent dans leur plan une description de la manière dont ils subdivisent leur zone géographique de responsabilité en zones sous-régionales plus petites et démontrent dans les PIZ sous-régionaux des stratégies nécessaires et du personnel, de l’équipement et des ressources appropriés pour répondre à tous les types de déversements d’hydrocarbures dans ces zones. Par exemple, les PIZ dressent la liste des contractants et des navires spécifiques qui peuvent être appelés à intervenir dans cette zone et décrivent les limites géographiques, les environnements opérationnels, la nature du trafic maritime (par exemple les types de navires opérant dans la zone), ainsi que les types et les quantités d’hydrocarbures transportés dans chaque sous-région. Ils décriraient également les sensibilités environnementales et socio-économiques de chaque sous-région, y compris les types de littoraux, et les mesures à prendre pour les traiter.

Capacité nominale de l’équipement

Le règlement proposĂ© exigerait que les OI utilisent une formule de calcul dans leurs plans d’intervention pour dĂ©montrer la capacitĂ© nominale de leur Ă©quipement Ă  rĂ©cupĂ©rer et Ă  stocker temporairement les hydrocarbures provenant d’un site de dĂ©versement. Actuellement, les OI utilisent, comme pratique exemplaire, une formule trouvĂ©e dans les documents d’orientation pour calculer la quantitĂ© d’hydrocarbures que leur Ă©quipement est capable de nettoyer sur un site de dĂ©versement, afin de dĂ©montrer qu’ils disposent de suffisamment d’équipement pour rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement allant jusqu’à 10 000 tonnes. Pour plus de clartĂ© et de transparence sur la manière dont la capacitĂ© d’équipement d’un OI est Ă©valuĂ©e, cette formule serait incluse dans les Normes d’intervention environnementale et serait incorporĂ©e par renvoi dans le règlement proposĂ©. Une Ă©bauche de la norme de capacitĂ© de l’équipement avec la formule de calcul sera disponible sur le site Web de Transports Canada et ouverte au public pour faire des commentaires tout au long de la pĂ©riode de publication prĂ©alable de 75 jours.

La formule, très technique, prend en compte l’équipement gĂ©nĂ©ral et les spĂ©cifications du fabricant. Au fur et Ă  mesure que la technologie progresse et que les Ă©quipements d’intervention deviennent plus efficaces, il sera important de pouvoir adapter rapidement la formule pour tenir compte de ces amĂ©liorations. L’incorporation par renvoi de la formule des Normes d’intervention environnementale dans le règlement proposĂ© la rendrait obligatoire, tout en permettant Ă  Transports Canada de fournir les orientations techniques nĂ©cessaires Ă  son utilisation. Le fait de l’incorporer par renvoi permettrait Ă©galement d’éviter de devoir mettre Ă  jour le règlement proposĂ© si Transports Canada devait apporter des modifications Ă  la formule Ă  l’avenir. Dans un souci de transparence, ce document sera mis Ă  la disposition du public sur le site Web de Transports Canada lorsque le règlement proposĂ© sera publiĂ© dans la Gazette du Canada, Partie II.

Si Transports Canada détermine qu’il est nécessaire de modifier la formule, il consultera les OI, les autres parties prenantes et les groupes autochtones avant de procéder à toute révision. Le document révisé sera publié sur le site Web de Transports Canada et communiqué directement aux parties réglementées par courriel.

Liste des contractants et des ressources supplémentaires

Le règlement proposé exigerait que les OI dressent la liste, dans leurs plans d’intervention, des contractants et des navires de tiers auxquels ils font appel pour fournir les services et les équipements nécessaires à la mise en œuvre de leurs opérations d’intervention. Dans le cadre de leurs plans d’intervention, les OI doivent également fournir une déclaration attestant que les ressources et l’équipement prévus dans leurs plans d’intervention, y compris les contractants et les navires de tiers, sont disponibles et que les OI sont capables de mettre en œuvre les procédures prévues dans le plan. Il s’agirait d’obtenir une confirmation écrite de la part de leurs contractants mentionnant leur capacité à effectuer les tâches qui leur sont confiées et leur détention des certifications nécessaires pour opérer. Cela permettrait de s’assurer que ces ressources sont correctement comptabilisées et vérifiées dans les plans d’intervention des OI. Les OI seraient en fin de compte responsables de leurs contractants, car il leur incombe de veiller à ce qu’ils atteignent la capacité d’intervention pour laquelle ils ont été certifiés.

Normes temporelles

Afin de garantir la bonne prĂ©paration des OI aux dĂ©versements d’hydrocarbures dans les meilleurs dĂ©lais, le règlement proposĂ© Ă©tablirait une nouvelle norme relative au dĂ©lai d’activation. Actuellement, les OI disposent de procĂ©dures et de ressources pour activer leurs plans d’intervention, mais les dĂ©lais pour mener Ă  bien le processus d’activation varient. En vertu du règlement proposĂ©, les OI devront s’assurer d’être prĂŞts Ă  activer leurs plans d’intervention dans les 2 heures suivant la signature du contrat d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures, quels que soient la taille ou l’emplacement du dĂ©versement. L’activation d’un plan d’intervention peut comprendre des mesures telles que la rĂ©alisation d’une Ă©valuation initiale de l’incident ainsi que la mobilisation du personnel et de l’équipement Ă  transporter sur le site. La modification proposĂ©e n’ajusterait pas les dĂ©lais globaux dans lesquels un OI devrait dĂ©ployer ou livrer des Ă©quipements sur le site du dĂ©versement dans le cadre des normes existantes en matière de dĂ©lais d’intervention. Par exemple, dans le cas d’un dĂ©versement de 150 tonnes dans un port dĂ©signĂ©, l’OI devrait toujours dĂ©ployer l’équipement nĂ©cessaire dans les 6 heures suivant la signature du contrat, mais il devrait terminer l’activation de son plan d’intervention dans les 2 premières heures de cette pĂ©riode de 6 heures. Cela permettrait de mieux garantir que l’OI prend des mesures immĂ©diates pour mettre en Ĺ“uvre son plan d’intervention, en particulier dans les cas oĂą il n’est pas tenu de faire livrer l’équipement sur le site avant 72 heures.

Les normes de temps existantes resteraient en place, mais comme indiqué ci-dessus, elles seraient retirées des Normes sur les organismes d’intervention et insérées directement dans le RIE, en même temps que la nouvelle norme de temps d’activation.

Le règlement proposĂ© fixe Ă©galement un dĂ©lai pour l’achèvement des opĂ©rations de restauration du littoral. En vertu du ROI et des Normes sur les organismes d’intervention, les OI doivent disposer de procĂ©dures permettant de traiter un minimum de 500 m de littoral par jour. Le règlement proposĂ© exigerait en outre que les OI mettent en place des procĂ©dures leur permettant d’achever la partie sur l’eau des opĂ©rations de restauration du littoral dans un dĂ©lai de 50 jours Ă  compter du dĂ©ploiement de l’équipement sur le site. Il s’agit notamment des cas oĂą des techniques de remobilisation, telles que l’évacuation des hydrocarbures du rivage vers l’eau, sont utilisĂ©es pour rĂ©cupĂ©rer les hydrocarbures.

Programme d’exercices

Le règlement proposĂ© Ă©largit et formalise Ă©galement les exigences en matière de programme d’exercices pour les OI. Actuellement, le ROI exige que les OI Ă©tablissent et mettent en Ĺ“uvre un programme d’exercices afin d’évaluer l’efficacitĂ© de tous les aspects de leurs plans d’intervention avant la fin de leur pĂ©riode de certification de trois ans. Cependant, le ROI n’indique pas spĂ©cifiquement le type ou le nombre d’exercices Ă  effectuer. En gĂ©nĂ©ral, les OI effectuent des exercices de notification, au cours desquels ils s’exercent et Ă©valuent leur capacitĂ© Ă  aviser toutes les parties concernĂ©es par la mise en Ĺ“uvre de leurs plans d’intervention, ainsi que des exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures, au cours desquels ils mettent en pratique certains Ă©lĂ©ments de leurs plans d’intervention Ă  l’aide de scĂ©narios de dĂ©versement d’hydrocarbures. Les exercices de simulation sont Ă©galement utilisĂ©s pour dĂ©montrer et Ă©valuer l’équipement, les procĂ©dures et les stratĂ©gies d’intervention de l’OI. Le règlement proposĂ© dĂ©finit le nombre et le type minimal d’exercices qui doivent ĂŞtre effectuĂ©s dans la zone gĂ©ographique de responsabilitĂ© d’un OI. Plus prĂ©cisĂ©ment, un OI serait tenu d’accomplir les tâches suivantes :

Comme les OI sont certifiĂ©s pour intervenir en cas de dĂ©versement pouvant atteindre 10 000 tonnes et qu’ils gèrent toute une sĂ©rie de situations dans des lieux diffĂ©rents, une grande variĂ©tĂ© d’exercices est nĂ©cessaire pour Ă©valuer de manière adĂ©quate l’efficacitĂ© de leurs plans d’intervention. Les dĂ©versements Ă©tant plus probables autour d’une SPI en raison du volume d’hydrocarbures transfĂ©rĂ©s et du volume du trafic maritime, il est impĂ©ratif que les OI soient particulièrement bien entraĂ®nĂ©s et effectuent davantage d’exercices dans ces zones.

Les huit exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures seraient classĂ©s en fonction des quatre quantitĂ©s d’hydrocarbures dĂ©crites dans les normes relatives aux dĂ©lais d’intervention : 150 tonnes, 1 000 tonnes, 2 500 tonnes et 10 000 tonnes. Dans le cadre de leurs huit exercices, les OI devraient inclure un scĂ©nario de rĂ©ponse Ă  80 % de chaque taille de dĂ©versement d’hydrocarbures, Ă  savoir :

Les OI devront Ă©galement effectuer au moins un exercice de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures, en simulant l’une des quantitĂ©s de pĂ©trole Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus, dans chacune de leurs SII. Ces exercices dans la SII compteraient pour l’un des huit exercices requis par une SPI.

Les OI ne seraient tenus de s’exercer qu’à 80 % de la taille du dĂ©versement prise en compte dans les normes de dĂ©lai d’intervention. Ce pourcentage permettrait d’évaluer efficacement leur capacitĂ© Ă  rĂ©agir Ă  des dĂ©versements d’hydrocarbures de cette taille tout en leur Ă©vitant des contraintes trop lourdes. Les mesures prises pour l’activation et le dĂ©ploiement des Ă©quipements pour un dĂ©versement de 2 000 tonnes, par exemple, ne seraient pas significativement diffĂ©rentes de celles pour un dĂ©versement de 2 500 tonnes et s’avĂ©reraient suffisantes pour Ă©valuer la capacitĂ© de l’OI Ă  rĂ©pondre Ă  des dĂ©versements dans cette fourchette.

Le règlement proposĂ© comprendrait Ă©galement une nouvelle disposition donnant au ministre des Transports le pouvoir d’exiger d’un OI qu’il entreprenne un exercice inopinĂ© afin d’évaluer tout aspect du plan d’intervention de l’OI. Les exercices standards rĂ©alisĂ©s par les OI dans le cadre de leurs programmes d’exercices sont planifiĂ©s. Le personnel, les entrepreneurs et les autres participants potentiels sont informĂ©s Ă  l’avance. En revanche, pour les exercices inopinĂ©s, le personnel de l’OI ne connaĂ®t pas la date, l’heure et le scĂ©nario jusqu’au dĂ©but de l’exercice, ce qui permet aux inspecteurs de Transports Canada d’évaluer l’état de prĂ©paration de l’OI Ă  la mise en Ĺ“uvre de certains Ă©lĂ©ments du plan d’intervention d’un point de vue diffĂ©rent de celui d’un exercice planifiĂ©. Toutefois, Transports Canada prĂ©viendrait la direction de l’OI sĂ©lectionnĂ©e afin de s’assurer que l’exercice ne perturbera pas de manière significative ses activitĂ©s rĂ©gulières. Ces types d’exercices n’impliqueraient gĂ©nĂ©ralement que la simulation d’un dĂ©versement de 150 tonnes ou de 1 000 tonnes et compteraient pour l’un des huit exercices de simulation prĂ©vus dans la SPI de l’OI, ce qui n’augmenterait pas le nombre total d’exercices qu’un OI devrait effectuer par pĂ©riode de certification. Transports Canada ne commencera Ă  mettre en Ĺ“uvre des exercices inopinĂ©s qu’après la nouvelle certification des OI Ă  la suite de l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©, afin de laisser suffisamment de temps Ă  TC pour mettre au point des exercices inopinĂ©s.

Le règlement proposé exigerait que les OI collaborent avec le ministre des Transports lors de l’élaboration d’un exercice de simulation de déversement d’hydrocarbures, en sollicitant l’avis du ministre sur l’exercice. Des rencontres pourraient avoir lieu avec les fonctionnaires de Transports Canada délégués par le ministre des Transports dès le début de la phase de développement pour discuter des objectifs, de la nature et des délais de l’exercice. Les OI devraient démontrer qu’ils ont répondu à tout commentaire formulé par TC (au nom du ministre) au cours de ces séances de planification ou lors de la conduite d’exercices. Le règlement proposé donnerait également au ministre des Transports le pouvoir d’ajouter des objectifs aux exercices de simulation de déversements d’hydrocarbures et aux exercices inopinés d’un OI. Cette autorisation permettrait à Transports Canada d’évaluer des éléments spécifiques du plan d’intervention d’un OI afin de s’assurer de l’efficacité du plan d’intervention et de l’état de préparation de l’OI à sa mise en œuvre.

Les OI devront Ă©galement dĂ©montrer Ă  Transports Canada comment ils ont tentĂ© d’inclure la participation de diverses parties dans leurs exercices, telles que les communautĂ©s autochtones et cĂ´tières locales et d’autres administrations et parties prenantes. Dans le cadre du ROI actuel, les OI sont tenus de coordonner leurs exercices avec les navires, les exploitants d’IMH ou la GCC, Ă©tant donnĂ© que ces parties joueraient un rĂ´le actif dans les efforts d’intervention en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures. Le règlement proposĂ© exigerait que les OI tentent d’impliquer un Ă©ventail plus large de groupes susceptibles d’être directement touchĂ©s par un dĂ©versement provenant d’un navire et d’avoir un rĂ´le ou un intĂ©rĂŞt directement dans les efforts d’intervention. La participation, qui dĂ©pend de facteurs tels que la nature de l’exercice et le niveau d’intĂ©rĂŞt et d’expertise du groupe local, peut inclure des rĂ´les tels que celui d’observateur, la fourniture de conseils et de connaissances locales ou la rĂ©alisation d’opĂ©rations d’intervention spĂ©cifiques.

Un OI pourrait démontrer ses efforts pour inclure ces groupes supplémentaires dans ses exercices, par exemple en définissant les rôles de ces groupes dans son programme de simulation et en fournissant à Transports Canada la liste des groupes qu’il a invités à participer à un exercice. Les inspecteurs de Transports Canada examineraient ces informations avant les exercices et fourniraient des renseignements en retour, si nécessaire. Si les inspecteurs de Transports Canada déterminent, après avoir examiné le programme d’exercices et les listes de distribution, qu’une certaine organisation communautaire locale n’a pas été invitée, ils peuvent demander à l’OI d’en préciser les raisons et d’inviter l’organisation communautaire en question. De plus amples détails sur la manière dont un OI pourrait démontrer ses efforts pour inclure ces groupes seraient décrits dans la version actualisée des Normes d’intervention environnementale qui accompagnerait le règlement proposé.

Exigences en matière de rapports et de notifications

Le règlement proposĂ© Ă©tablirait Ă©galement de nouvelles exigences en matière de rapports pour les OI. Par exemple, ces derniers seraient tenus de conserver pendant trois ans un registre et une description de la formation dispensĂ©e au personnel et aux contractants, ainsi que de fournir ces registres Ă  Transports Canada sur demande. Les OI seraient Ă©galement tenus de soumettre un rapport d’exercice dans les 45 jours suivant la fin de l’exercice. Ces mesures soutiendraient la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement en aidant Transports Canada Ă  vĂ©rifier la formation reçue par le personnel et les contractants de l’OI, Ă  examiner les rĂ©sultats des exercices effectuĂ©s et Ă  dĂ©terminer si des lacunes ont Ă©tĂ© recensĂ©es dans le plan d’intervention de l’OI.

En outre, les OI seraient tenus d’informer Transports Canada lorsqu’ils ont Ă©tĂ© chargĂ©s d’intervenir en cas d’incident de pollution par les hydrocarbures provenant d’un navire et de tout autre type d’incident de pollution susceptible d’affecter leur capacitĂ© d’intervention lors de dĂ©versements d’hydrocarbures provenant d’un navire. Certains OI fournissent Ă©galement des services d’intervention pour d’autres types d’incidents, tels que les dĂ©versements d’hydrocarbures sur terre. Bien que ces types d’incidents n’entrent pas dans le champ d’application de la LMMC 2001, un OI pourrait Ă©ventuellement utiliser pour ces incidents des Ă©quipements ou des ressources qui ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©finis dans leurs plans d’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant de navires. Ces types de notifications aideraient Transports Canada Ă  vĂ©rifier et Ă  dĂ©terminer si, en dĂ©pit de l’aide apportĂ©e pour d’autres incidents, un OI dispose d’une capacitĂ© suffisante pour remplir son mandat en vertu de la LMMC 2001, Ă  savoir traiter les incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant de navires pour lesquels il est certifiĂ©. Le règlement proposĂ© ne prescrit pas la mĂ©thode pour informer Transports Canada afin de donner aux OI la flexibilitĂ© de choisir le moyen le plus appropriĂ© pour aviser Transports Canada, compte tenu de la nature et des circonstances de l’incident. Le document des Normes d’intervention environnementale offrirait des directives sur la façon que les OI pourraient aviser TC, y compris des mesures telles qu’une notification par courriel.

Le non-respect de cette exigence serait considĂ©rĂ© comme une violation du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) et ferait l’objet d’une sanction administrative pĂ©cuniaire pouvant atteindre 100 000 $.

Examen et soumission des plans d’intervention et publication des frais

Le ROI impose actuellement aux OI de revoir et de mettre à jour leurs plans d’intervention au moins une fois par année et de fournir au ministre quatre exemplaires de leurs plans à chaque fois qu’ils sont soumis. À l’origine, quatre exemplaires étaient nécessaires pour que le plan d’intervention puisse être distribué aux bureaux nationaux, régionaux et de district de Transports Canada chargés d’examiner le plan. En 2019, la Loi sur les transports au Canada a été modifiée pour permettre aux parties réglementées de soumettre les documents requis au ministre sous forme électronique, et les OI ont depuis satisfait à l’exigence de soumettre leurs plans d’intervention en envoyant une copie électronique à Transports Canada comme pratique courante. Par conséquent, afin de s’aligner sur les pratiques courantes, le règlement proposé permettrait aux OI de soumettre une copie de leurs plans d’intervention par voie électronique.

Le règlement proposĂ© exigerait Ă©galement que les OI examinent leurs plans d’intervention après chaque dĂ©versement d’hydrocarbures causĂ© par un navire auquel ils rĂ©pondent, afin de dĂ©celer les possibilitĂ©s d’amĂ©lioration, et qu’ils conservent les enregistrements de ces Ă©valuations pendant au moins trois ans.

Le règlement proposĂ© clarifie Ă©galement la manière dont les OI doivent publier les frais pour leurs services d’intervention en cas de dĂ©versement. La CSA 2001 exige que les OI publient leurs frais de la manière « prescrite Â» 30 jours avant leur entrĂ©e en vigueur. Toutefois, le ROI actuel ne prĂ©cise pas comment les OI doivent procĂ©der. L’objectif de ce dĂ©lai de 30 jours consiste Ă  donner aux personnes intĂ©ressĂ©es la possibilitĂ© de demander au ministre d’examiner le caractère raisonnable des frais proposĂ©s. Étant donnĂ© que la LMMC 2001 interdit aux OI de facturer des frais jusqu’à 30 jours après leur notification, il est important que le règlement proposĂ© clarifie les modalitĂ©s de la procĂ©dure de notification.

Actuellement, les OI publient leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada. Il s’agit d’une pratique courante qui dĂ©coule d’une exigence antĂ©rieure de la Loi sur la marine marchande du Canada. Étant donnĂ© que l’industrie est familiarisĂ©e avec ce processus et que la Gazette du Canada est largement accessible Ă  tous les Canadiens, le règlement proposĂ© exigerait formellement des OI qu’ils publient leurs frais dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Suspension ou annulation du certificat d’un OI

Le règlement proposĂ© clarifie Ă©galement les conditions dans lesquelles le ministre peut suspendre ou annuler le certificat d’un OI. La LMMC 2001 confère au ministre le pouvoir de suspendre ou d’annuler un certificat « dans les circonstances et pour les motifs fixĂ©s par règlement Â». Toutefois, le ROI ne prĂ©cise pas ce que ces critères pourraient inclure. Le règlement proposĂ© indique que le ministre peut suspendre ou annuler un certificat s’il estime que l’OI n’est pas conforme aux exigences ou s’il estime qu’il y va de l’intĂ©rĂŞt public. Par exemple, le ministre peut suspendre ou annuler le certificat d’un OI dans les cas oĂą celui-ci n’a pas dĂ©montrĂ© de manière adĂ©quate ĂŞtre capable ou dĂ©sireux de fournir les services de lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures pour lesquels il a Ă©tĂ© certifiĂ©. Il peut s’agir de cas tels qu’un OI qui ne maintient pas la capacitĂ© de l’équipement au niveau pour lequel il est certifiĂ© malgrĂ© les instructions de Transports Canada, ou d’autres cas rĂ©pĂ©tĂ©s de non-conformitĂ© oĂą l’OI fait preuve d’une incapacitĂ© ou d’un manque de volontĂ© de se conformer.

Modifications réglementaires proposées pour les exploitants d’IMH

Le règlement proposé modifierait diverses exigences applicables aux exploitants d’IMH afin de combler les lacunes recensées par Transports Canada après plusieurs années de mise en œuvre.

Par exemple, le règlement proposĂ© harmoniserait les exigences minimales en matière d’équipement d’intervention pour les exploitants d’IMH au nord et au sud du 60e parallèle. Comme indiquĂ© dans la section « Enjeux Â», il existe actuellement une lacune involontaire dans ces exigences. En consĂ©quence, le règlement proposĂ© exigerait que les exploitants d’IMH situĂ©s au nord du 60e parallèle maintiennent les mĂŞmes niveaux minimaux d’équipement d’intervention que les exploitants situĂ©s au sud du 60e parallèle, afin de garantir un niveau minimal cohĂ©rent de prĂ©paration Ă  l’intervention en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures dans les IMH de tout le pays, quel que soit le lieu d’implantation de l’installation.

Le règlement proposĂ© clarifierait Ă©galement la classification des IMH afin de mieux reflĂ©ter leurs opĂ©rations rĂ©elles de transfert d’hydrocarbures. Actuellement, le RIE classe les IMH de la catĂ©gorie 1 Ă  la catĂ©gorie 4 en fonction de la quantitĂ© maximale d’hydrocarbures qu’ils transfèrent vers un navire ou Ă  partir d’un navire. Par exemple, une IMH qui peut transfĂ©rer jusqu’à 150 m3 d’hydrocarbures par heure est classĂ©e comme une installation de « catĂ©gorie 1 Â», et l’exploitant doit disposer de suffisamment d’équipements et de ressources pour rĂ©agir immĂ©diatement Ă  un dĂ©versement de 1 m3 d’hydrocarbures. Une installation de catĂ©gorie 4 peut transfĂ©rer plus de 2 000 m3 d’hydrocarbures par heure, et l’exploitant doit disposer de suffisamment d’équipements et de ressources pour rĂ©agir immĂ©diatement Ă  un dĂ©versement d’au moins 50 m3. Toutefois, de nombreux exploitants d’IMH transfèrent des hydrocarbures par l’intermĂ©diaire de plusieurs conduites et, dans certains cas, Ă  destination ou en provenance de plusieurs navires en mĂŞme temps. Si l’on considère la quantitĂ© totale d’hydrocarbures pouvant ĂŞtre transfĂ©rĂ©e simultanĂ©ment, certaines installations seraient en fait classĂ©es Ă  une catĂ©gorie supĂ©rieure et devraient donc disposer d’équipements d’intervention supplĂ©mentaires sur le site afin d’être prĂŞtes Ă  rĂ©agir immĂ©diatement Ă  des dĂ©versements d’hydrocarbures plus importants en fonction de leur classification par catĂ©gorie. Afin d’assurer le bon classement des IMH sur la base de leur capacitĂ© rĂ©elle de transfert d’hydrocarbures, le règlement proposĂ© classerait les IMH sur la base de leur taux rĂ©el de transbordement d’hydrocarbures.

Transports Canada propose Ă©galement de mettre Ă  jour les exigences relatives au programme d’exercices pour les exploitants d’IMH. Actuellement, les exploitants d’IMH sont tenus d’établir un programme d’exercices pour Ă©valuer l’efficacitĂ© de leurs plans d’urgence, mais ils ne sont pas explicitement obligĂ©s de mettre en Ĺ“uvre ces programmes ou de rendre compte des rĂ©sultats des exercices. Pour plus de clartĂ© et de certitude, le règlement proposĂ© exigerait que les exploitants incluent dans leurs plans d’urgence un calendrier pour la rĂ©alisation d’exercices. Les exploitants seraient Ă©galement tenus de fournir un rapport post-exercice dans les 90 jours suivant la fin de l’exercice, comprenant des informations telles que les « enseignements tirĂ©s Â» et toute lacune dĂ©celĂ©e dans leurs plans de prĂ©vention ou d’urgence. Ces rapports devraient ĂŞtre conservĂ©s pendant au moins trois ans.

Le règlement proposĂ© prĂ©voit plusieurs mises Ă  jour en ce qui concerne la formation et les rapports post-incidents. Plus prĂ©cisĂ©ment, les exploitants d’IMH devront indiquer les dates et la frĂ©quence des formations dispensĂ©es dans le cadre de leurs plans d’urgence, Ă  l’instar de leurs plans de prĂ©vention. Ă€ dĂ©faut d’aucune exigence actuelle concernant la durĂ©e de conservation des dossiers par les exploitants d’IMH, le règlement proposĂ© prĂ©voit Ă©galement que les exploitants d’IMH conservent pendant au moins trois ans les dossiers de formation relatifs Ă  leurs plans de prĂ©vention et d’urgence et les remettent au ministre sur demande.

Les exploitants seraient Ă©galement tenus de rĂ©diger des rapports sur tous les incidents de pollution par les hydrocarbures survenus dans leurs installations et de les prĂ©senter au ministre dans les 90 jours suivant le jour ou l’incident s’est produit. Les rapports devront inclure des informations telles que les causes et les facteurs contribuant Ă  l’incident, ainsi que les actions nĂ©cessaires pour rĂ©duire le risque de rĂ©currence. Les exploitants d’IMH doivent tenir compte des conclusions de ces rapports lorsqu’ils rĂ©visent ou modifient leurs plans de prĂ©vention ou d’urgence.

Le règlement proposĂ© rĂ©vise les dĂ©lais dans lesquels les exploitants d’IMH doivent complĂ©ter et soumettre au ministre des plans de prĂ©vention et d’urgence mis Ă  jour. Actuellement, les exploitants doivent revoir leurs plans au moins une fois par annĂ©e et Ă  chaque fois qu’un changement ou une lacune dans les processus opĂ©rationnels ou les opĂ©rations sont dĂ©finis comme pouvant affecter le transfert d’hydrocarbures dans leurs installations. Dans le cas d’une telle modification, l’exploitant doit mettre Ă  jour son plan dans les 90 jours suivant l’évĂ©nement et soumettre le plan actualisĂ© au ministre dans un dĂ©lai d’un an Ă  compter de la date des modifications du plan. Ainsi, Transports Canada pourrait ne recevoir un plan actualisĂ© que 455 jours après que l’exploitant a dĂ©fini le besoin de rĂ©viser et d’actualiser son plan. Pour que Transports Canada reçoive les plans mis Ă  jour plus rapidement, le règlement proposĂ© exigerait que les exploitants soumettent le plan mis Ă  jour au ministre dans les 90 jours suivant la survenance de l’un de ces Ă©vĂ©nements.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Transports Canada a publiĂ© un document de discussion sur Parlons Plan de protection des ocĂ©ans du 5 mai au 27 juillet 2018 afin d’obtenir une large rĂ©troaction sur la façon dont il pourrait amĂ©liorer la rĂ©glementation et les normes relatives aux OI. Transports Canada a reçu au total sept observations Ă©crites Ă©manant de quatre groupes industriels, de deux organismes provinciaux et municipaux et d’un groupe autochtone de Colombie-Britannique, ainsi que 23 rĂ©ponses du public affichĂ©es directement sur le site Web Parlons Plan de protection des ocĂ©ans. La majoritĂ© des organisations qui ont prĂ©sentĂ© des observations Ă©crites ont demandĂ© une meilleure adaptation des plans d’intervention aux conditions locales afin de garantir une intervention efficace et a soutenu une participation accrue des communautĂ©s locales Ă  l’intervention en cas de dĂ©versement. Alors que le groupe autochtone ainsi que les organismes municipaux et provinciaux Ă©taient favorables Ă  des dĂ©lais d’intervention plus courts, deux associations industrielles ont fait valoir que toute modification des dĂ©lais d’intervention devrait ĂŞtre fondĂ©e sur des Ă©valuations des risques et des scĂ©narios de probabilitĂ© de dĂ©versement sur les plans rĂ©gional et national afin que les changements n’augmentent pas arbitrairement la charge opĂ©rationnelle pour les OI. Le groupe autochtone et l’organisme provincial ont Ă©galement demandĂ© que des ports supplĂ©mentaires soient dĂ©signĂ©s dans le cadre du ROI afin de garantir une capacitĂ© d’intervention plus importante et plus rapide, en particulier le long de la cĂ´te ouest. Les commentaires du public reçus par l’intermĂ©diaire du site Web Parlons Plan de protection des ocĂ©ans portaient principalement sur l’industrie pĂ©trolière au sens large et sur le projet de pipeline Trans Mountain, lesquels n’entrent pas dans le champ d’application du règlement proposĂ©.

Transports Canada a organisĂ© 28 sĂ©ances de mobilisation et de rĂ©unions bilatĂ©rales avec l’industrie, les groupes autochtones, les organisations non gouvernementales, les provinces et les communautĂ©s locales entre mai 2018 et mars 2019. Tenues dans les rĂ©gions du Pacifique, de l’Ontario, du QuĂ©bec, de l’Atlantique et de la capitale nationale, ces rĂ©unions visaient Ă  recueillir des commentaires sur les normes actuelles. Les prĂ©occupations soulevĂ©es lors des sessions de mobilisation en 2018-2019 ont contribuĂ© Ă  l’élaboration des propositions de modification actuelles. Bon nombre des questions soulevĂ©es par les parties prenantes et les communautĂ©s autochtones en 2018-2019 ont Ă©tĂ© reconfirmĂ©es lors de consultations plus rĂ©centes.

De nombreux partenaires et parties prenantes ont soutenu le rĂ©gime canadien actuel et ont soulignĂ© l’importance de garantir un niveau Ă©levĂ© de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures. Les domaines dĂ©finis pour l’amĂ©lioration sont les suivants :

Le règlement proposĂ© aborde un grand nombre de ces questions, comme indiquĂ© dans la section « Description Â» ci-dessus. Transports Canada ne propose pas pour l’instant d’inclure des modifications obligeant les OI Ă  augmenter leur capacitĂ© d’intervention au-delĂ  de 10 000 tonnes. Rares, les dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de navires et dĂ©passant cette quantitĂ© ne se sont pas produits au Canada au cours des 50 dernières annĂ©es. Il serait très coĂ»teux pour les OI de maintenir une capacitĂ© d’intervention supĂ©rieure Ă  10 000 tonnes, d’autant plus que de tels incidents sont très peu probables. En outre, les OI canadiens ont conclu des accords d’aide mutuelle avec d’autres partenaires d’intervention, ce qui leur permet d’obtenir des ressources supplĂ©mentaires en cas de dĂ©versement dĂ©passant leurs capacitĂ©s. Transports Canada prĂ©voit de mettre Ă  jour les Normes d’intervention environnementale afin de fournir des conseils techniques supplĂ©mentaires en rapport avec le règlement proposĂ©. Ces orientations incluraient les pratiques exemplaires selon lesquelles les OI incluent l’activation de leurs accords d’aide mutuelle dans un exercice au moins une fois tous les trois ans afin de s’assurer d’être bien prĂ©parĂ©s Ă  les activer en cas de besoin pendant les opĂ©rations d’intervention.

Depuis 2018, Transports Canada a Ă©galement tenu des consultations rĂ©gulières sur les changements proposĂ©s au ROI avec les quatre OI certifiĂ©s. Ces derniers sont favorables Ă  la clarification des exigences en matière d’intervention et de prĂ©paration, soulignant entreprendre dĂ©jĂ  un grand nombre d’exigences et d’activitĂ©s de prĂ©paration qui seraient rendues obligatoires par le règlement proposĂ©. Ils ont Ă©galement soulignĂ© qu’une sensibilisation et une Ă©ducation accrues du public concernant le système canadien de prĂ©paration et d’intervention en cas d’incident de pollution marine par les hydrocarbures pourraient contribuer Ă  attĂ©nuer les nombreuses prĂ©occupations des parties prenantes.

Les inspecteurs de Transports Canada s’entretiennent rĂ©gulièrement avec les exploitants d’IMH lorsqu’ils effectuent des inspections, Ă©valuent les programmes d’exercices et examinent les plans d’intervention. Il s’agit d’un forum de retour d’information et de dialogue. Depuis l’entrĂ©e en vigueur du RIE, certains exploitants d’IMH ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant les charges administratives liĂ©es Ă  la mise Ă  jour de leurs plans d’urgence, ainsi que de l’incertitude quant Ă  la manière dont ils doivent se conformer Ă  certaines exigences. En particulier, les exploitants ont dĂ©clarĂ© que l’obligation d’inclure dans leurs plans d’urgence les noms des personnes responsables de la mise en Ĺ“uvre de ces plans constituait une charge inutile qui les obligeait Ă  mettre Ă  jour leurs plans Ă  chaque changement de personnel. Certains exploitants ont exprimĂ© leur incertitude quant Ă  la classification de leurs installations dans les cas oĂą ils peuvent transfĂ©rer des hydrocarbures par plusieurs lignes vers et Ă  partir de plusieurs navires, Ă©tant donnĂ© que le règlement actuel ne traite que des transferts uniques vers un navire ou Ă  partir d’un seul navire. En outre, les exploitants soutiennent gĂ©nĂ©ralement l’idĂ©e que les exploitants d’IMH soient tenus de mettre en Ĺ“uvre les programmes d’exercices dĂ©crits dans leurs plans. Comme indiquĂ© dans la section « Description Â», le règlement proposĂ© rĂ©pondrait Ă  la plupart de ces questions en supprimant l’obligation d’inclure les noms du personnel dans les plans d’intervention des exploitants d’IMH et en clarifiant les critères de classification des IMH.

Transports Canada a poursuivi sa mobilisation en publiant un document de discussion sur le site Web Parlons transport de dĂ©cembre 2023 Ă  fĂ©vrier 2024 afin de recueillir des commentaires sur le règlement proposĂ©. Le document de discussion a Ă©tĂ© communiquĂ© aux groupes autochtones, aux parties prenantes telles que l’industrie et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans tout le pays. Transports Canada a Ă©galement proposĂ© de rencontrer les intervenants pour discuter de toute prĂ©occupation. Au cours de cette pĂ©riode, Transports Canada a reçu 14 observations Ă©crites Ă©manant de 5 exploitants et associations d’IMH; 4 communautĂ©s ou organisations autochtones; 2 OI; 2 membres de l’industrie; et un membre du public. Transports Canada a Ă©galement rencontrĂ© 6 organisations autochtones reprĂ©sentant 16 nations.

Dans l’ensemble, les répondants sont favorables à la modification des exigences réglementaires imposées aux OI et aux exploitants d’IMH afin d’améliorer la préparation aux déversements d’hydrocarbure, les OI et les exploitants d’IMH faisant remarquer mettre en œuvre un grand nombre des modifications proposées en tant que pratiques exemplaires.

Les groupes autochtones et les parties prenantes du secteur sont favorables à l’élaboration obligatoire de PIZ sous-régionaux. Toutefois, certains groupes autochtones ont déclaré que des mécanismes devraient être mis en place pour exiger que les OI recherchent et intègrent les perspectives des peuples autochtones dans ces plans. Transports Canada encourage les OI à s’engager avec les communautés autochtones et côtières locales dans l’élaboration de leurs plans sous-régionaux. Le fait d’obliger les OI à inviter les communautés autochtones et côtières locales à participer aux exercices donnerait également l’occasion à ces communautés de partager leurs points de vue et leurs préoccupations concernant les plans sous-régionaux dans leurs régions, ainsi que de définir les zones d’importance culturelle, économique et environnementale qui devraient être prises en compte dans les plans.

Certains groupes autochtones ont également fait remarquer que le renforcement des capacités et le soutien devraient être fournis pour permettre la participation des communautés autochtones locales aux exercices. Le rôle des communautés locales autochtones et côtières dans la participation à un exercice dépend de divers facteurs, tels que la nature de l’exercice et les intérêts des participants. Toute communauté souhaitant participer à un exercice local serait encouragée à discuter avec l’OI du rôle qu’elle pourrait jouer et de ce qui serait nécessaire pour participer à l’exercice.

Certains groupes autochtones ont indiqué que les plans des OI et des exploitants d’IMH devraient être rendus publics afin d’améliorer la transparence et de favoriser une meilleure coordination dans la planification et les opérations d’intervention. Ces plans pouvant contenir des informations exclusives et commercialement sensibles, il serait inapproprié d’exiger de les mettre à la disposition du public. Toutefois, comme indiqué ci-dessus, la participation à des exercices permettrait aux communautés locales d’être mieux informées de la planification et des opérations d’intervention dans leur région. Il convient également de noter que les opérations de lutte contre les déversements d’hydrocarbures impliquant de multiples partenaires d'intervention sont souvent coordonnées par la mise en place de structures de commandement des opérations. Ces mécanismes garantissent une collaboration entre toutes les parties concernées afin d’atténuer le risque de duplication ou de conflit des efforts d’intervention.

Un groupe autochtone et un OI ont Ă©galement demandĂ© Ă  Transports Canada de certifier les OI au-delĂ  de 10 000 tonnes, reconnaissant que les navires commerciaux tels que les pĂ©troliers peuvent transporter bien plus que cette quantitĂ©. Comme indiquĂ© ci-dessus, le seuil de 10 000 tonnes n’est pas destinĂ© Ă  limiter la capacitĂ© d’intervention des OI, mais Ă  fixer le niveau minimal de prĂ©paration que ces derniers doivent atteindre pour ĂŞtre certifiĂ©s. Les OI ont Ă©galement conclu des accords d’aide mutuelle avec d’autres organismes afin d’obtenir des ressources supplĂ©mentaires, le cas Ă©chĂ©ant, lorsqu’une capacitĂ© accrue est nĂ©cessaire.

Les commentaires reçus Ă  la fois par Ă©crit et lors des rĂ©unions ont reconfirmĂ© une grande partie des prĂ©occupations exprimĂ©es en 2018-2019. Par exemple, deux groupes autochtones, un OI et une association industrielle ont demandĂ© la dĂ©signation de ports supplĂ©mentaires et la dĂ©termination de nouveaux SII pour amĂ©liorer la prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures, en particulier le long de la cĂ´te septentrionale de la Colombie-Britannique. Plusieurs groupes autochtones se sont demandĂ© si la nouvelle norme de dĂ©lai d’activation de deux heures permettrait d’amĂ©liorer sensiblement les dĂ©lais d’intervention et ont demandĂ© que les normes de dĂ©lai d’intervention existantes soient raccourcies afin de permettre des actions d’intervention plus rapides.

Transports Canada ne propose pas actuellement de modifier la liste des ports dĂ©signĂ©s dans le cadre de ce règlement proposĂ©. Les ports sont dĂ©signĂ©s dans le cadre du ROI sur la base d’une politique nationale interne de Transports Canada qui prend en compte des facteurs liĂ©s au risque et Ă  la gravitĂ© potentielle d’un incident de pollution par les hydrocarbures, tels que le volume d’hydrocarbures transfĂ©rĂ©s dans le port ainsi que la densitĂ© et le volume du trafic maritime dans la zone portuaire. La politique examine Ă©galement si un port dispose de l’infrastructure nĂ©cessaire pour accueillir un entrepĂ´t capable de stocker suffisamment d’équipements d’intervention afin de faire face Ă  un dĂ©versement d’au moins 150 tonnes (les OI sont tenus de maintenir ce niveau d’équipement dans un port dĂ©signĂ©). Sur la base de cette politique, aucun autre port canadien ne rĂ©pondrait aux critères de dĂ©signation.

Les normes actuelles en matière de temps d’intervention sont liées à la désignation des ports et à la détermination des SII. Par conséquent, toute modification de ces normes devrait être envisagée dans le cadre d’une révision de la politique nationale de désignation des ports. Transports Canada s’est engagé à revoir cette politique et s’impliquera dans ce processus dès qu’un calendrier concret de révision aura été établi. Ce travail nécessitera une analyse et une mobilisation politiques importantes, et Transports Canada a donc donné la priorité au règlement proposé qui comprend des mesures que Transports Canada est actuellement prêt à mettre en œuvre à court terme.

Pour cette raison, le Ministère propose de maintenir les normes de temps d’intervention existantes, avec l’ajout de la norme de temps d’activation du plan d’intervention. Cette nouvelle exigence d’activation favoriserait des délais d’intervention efficaces en cas de déversement d’hydrocarbures et compléterait les exigences actuelles imposant aux bâtiments réglementaires et aux exploitants d’IMH d’activer immédiatement leurs plans d’urgence à bord et dans les installations pour faire face aux déversements dès qu’ils sont définis. De cette façon, certaines mesures de lutte contre les déversements d’hydrocarbures pourraient être en cours avant que l’OI n’arrive sur les lieux.

Les modifications proposĂ©es pour les exigences applicables aux exploitants d’IMH ont reçu un soutien gĂ©nĂ©ral. Certains exploitants d’IMH et une association professionnelle ont demandĂ© des prĂ©cisions et des Ă©claircissements sur les changements proposĂ©s concernant les critères de classification des IMH et les exigences en matière d’exercice pour les exploitants d’IMH. La section « Description Â» ci-dessus dĂ©taille la manière dont les IMH seraient classĂ©s dans le cadre du règlement proposĂ©. Comme indiquĂ© ci-dessous dans la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â», cette proposition de modification ne devrait concerner que très peu d’installations. Le règlement proposĂ© ne mentionnerait pas le nombre d’exercices que les exploitants d’IMH doivent effectuer, mais prĂ©ciserait plutĂ´t que ces exploitants doivent mettre en Ĺ“uvre le programme d’exercices dĂ©crit dans leurs plans d’urgence.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale à l’égard de la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise afin d’établir si la proposition est susceptible d’engendrer des obligations en vertu des traités modernes. L’évaluation a étudié l’objet et le champ d’application géographique de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur. L’analyse a permis de définir des obligations découlant des traités en ce qui concerne la mobilisation et la consultation des signataires de traités modernes, et la prise en compte de leurs avis et recommandations lors de la prise de décisions fédérales ayant une incidence sur les zones marines, la navigation maritime et les plans d’intervention d’urgence en cas de déversement d’hydrocarbures sur les territoires traditionnels des signataires.

Ă€ cette fin, Transports Canada a contactĂ© les partenaires des traitĂ©s modernes pour leur communiquer directement le document de discussion mentionnĂ© dans la section « Consultation Â» plus haut, afin qu’ils l’examinent et qu’ils donnent leur avis. Transports Canada a Ă©galement invitĂ© les partenaires des traitĂ©s modernes Ă  discuter de leurs questions et de leurs prĂ©occupations concernant le règlement proposĂ©. Deux organisations ont demandĂ© des sĂ©ances d’information pour obtenir de plus amples renseignements sur les propositions contenues dans le document de discussion.

Transports Canada a reçu les commentaires d’un partenaire de traitĂ© moderne qui partageait des points de vue similaires Ă  ceux de certains des groupes autochtones mentionnĂ©s dans la section « Consultation Â» plus haut. Plus prĂ©cisĂ©ment, le partenaire du traitĂ© moderne a notĂ© que les groupes autochtones devraient ĂŞtre impliquĂ©s dans les exercices et les opĂ©rations d’intervention, ainsi que dans l’élaboration et la rĂ©vision des stratĂ©gies d’intervention et des plans d’intervention localisĂ©s. Ils ont Ă©galement dĂ©clarĂ© que les plans d’urgence des exploitants d’IMH devraient ĂŞtre facilement accessibles au public afin d’amĂ©liorer la capacitĂ© des groupes autochtones Ă  participer Ă  la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures. Comme indiquĂ© plus haut, Transports Canada encourage vivement les OI Ă  s’engager auprès des populations autochtones locales lors de l’élaboration de leurs plans sous-rĂ©gionaux. Le fait d’exiger des OI d’inviter les groupes autochtones locaux Ă  participer aux exercices donnerait Ă  ces derniers l’occasion de faire part de leurs points de vue et de leurs prĂ©occupations concernant les plans de l’OI.

Le partenaire du traité moderne a indiqué que des améliorations doivent être apportées pour mieux se préparer aux déversements d’hydrocarbures plus petits et difficiles à récupérer, ces types de déversements pouvant encore causer des dommages environnementaux importants. Un OI est activé lorsque le bâtiment réglementaire, l’exploitant d’IMH ou la GCC déterminent que les services de l’OI sont nécessaires pour répondre à un incident et non en fonction de la taille du déversement. Lorsque le pollueur est inconnu, ne veut pas ou ne peut pas intervenir en cas de déversement, la GCC prend en charge l’intervention et procède elle-même au nettoyage ou fait appel à un OI.

Le règlement proposé ne devrait ni avoir d’incidences négatives ni créer des obstacles ou des pratiques réglementaires discriminatoires.

Choix de l’instrument

Les options envisagées pour combler les lacunes recensées dans le régime existant et améliorer la préparation aux déversements d’hydrocarbures provenant des navires comprenaient la mise en œuvre de mesures politiques renforcées et l’introduction de modifications réglementaires.

Option 1 : Mesures politiques renforcĂ©es

Dans le cadre de cette option, le règlement actuel resterait en vigueur, Transports Canada fournissant des orientations politiques et techniques aux OI. Par exemple, ces orientations pourraient préciser la manière dont les OI doivent élaborer leurs PIZ, leurs programmes d’exercices et leurs procédures d’activation des plans d’intervention, ainsi que les éléments qui doivent y figurer. Transports Canada pourrait également fournir des orientations politiques et techniques recommandant des examens et des mises à jour plus fréquents des plans des exploitants d’OI et d’IMH, la quantité minimale d’équipement que les exploitants d’IMH devraient maintenir en tant que pratique exemplaire, et clarifiant la manière dont les IMH devraient être classées.

Toutefois, comme cette politique et ces orientations techniques ne seraient pas obligatoires, Transports Canada serait confronté à des difficultés pour contrôler le respect de ces mesures et ne serait pas en mesure de les faire appliquer. Le ministre des Transports continuerait à détenir le pouvoir discrétionnaire de suspendre ou de ne pas renouveler le certificat d’un OI pour des raisons d’intérêt public, mais il ne serait pas possible de s’appuyer sur une telle approche pour remédier au non-respect des mesures volontaires.

Cette option ne permettrait pas non plus de répondre aux préoccupations concernant la mise en œuvre des programmes d’exercices des exploitants d’IMH. Comme indiqué plus haut, certains exploitants se sont déjà demandé si le RIE les obligeait à effectuer des exercices, et il est peu probable que de nouvelles orientations politiques non obligatoires sur cette question entraînent une augmentation du nombre d’exercices.

Option 2 : Règlement proposĂ©

Dans le cadre de cette option, le règlement proposé serait mis en œuvre et soutenu par un document révisé des Normes d’intervention environnementale fournissant des orientations techniques supplémentaires sur la manière dont les nouvelles exigences doivent être mises déployées.

Cette approche permettrait d’améliorer et de rendre plus cohérentes la planification et la préparation des interventions entre les OI en établissant des exigences spécifiques concernant les PIZ, les procédures d’activation et les programmes d’exercices que tous les OI devraient respecter.

Le règlement proposé garantirait également des niveaux plus cohérents de préparation à l’intervention parmi les exploitants d’IMH en alignant et en renforçant les exigences relatives aux équipements d’intervention et aux programmes d’exercice des exploitants d’IMH.

Les exigences en matière de rapports et d’examen des plans permettraient à Transports Canada de contrôler les plans d’intervention et de prévention et d’urgence de manière davantage cohérente et fréquente. Ces exigences permettraient également de repérer les lacunes des plans d’intervention avant leur déploiement pour faire face à un incident de pollution par les hydrocarbures.

Le règlement proposé prévoit également des exigences en matière d’OI concernant l’examen et la mise à jour de leurs plans d’intervention et la notification à Transports Canada lors d’incidents susceptibles d’affecter leur capacité d’intervention en cas d’autres déversements d’hydrocarbures pour lesquels ils sont certifiés. La désignation de ces dispositions garantirait leur application par l’intermédiaire des sanctions administratives pécuniaires de la même manière que les autres exigences en matière de préparation des OI. Ainsi, le non-respect serait réduit et découragé, ce qui contribuerait ainsi à renforcer la sécurité maritime et la protection de l’environnement.

La LMMC 2001 exige que certaines obligations soient Ă©noncĂ©es dans un règlement du gouverneur en conseil, Ă  l’instar des OI qui doivent publier leurs frais et les motifs pour lesquels le ministre peut suspendre ou annuler le certificat d’un OI. Par consĂ©quent, ces Ă©lĂ©ments ne peuvent ĂŞtre traitĂ©s que par le biais de modifications rĂ©glementaires.

MĂŞme si le règlement proposĂ© devrait entraĂ®ner un coĂ»t net de 1,09 M$ au cours des 11 annĂ©es suivant son enregistrement, Transports Canada estime que les avantages qualitatifs du règlement proposĂ© en matière d’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© maritime et de la protection de l’environnement grâce Ă  une meilleure prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures provenant des navires justifieraient ces coĂ»ts monĂ©taires.

Analyse de la réglementation

Le règlement proposĂ© fusionnerait le ROI avec le RIE, ce qui affecterait respectivement les OI et les IMH. Dans l’ensemble, le règlement proposĂ© formaliserait les pratiques volontaires et introduirait de nouvelles exigences qui contribueraient Ă  renforcer la prĂ©paration Ă  la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures et Ă  clarifier l’intention de certaines dispositions actuelles. Le coĂ»t net total du règlement proposĂ© est estimĂ© Ă  1,09 M$ entre 2025 et 2035 (valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %), avec des coĂ»ts de 1,51 M$ et un bĂ©nĂ©fice total de 420 652 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Cadre d’analyse

Les avantages et les coûts du règlement proposé ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et chiffrées, seuls les coûts et avantages directs pour les parties prenantes étant pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coĂ»ts associĂ©s au règlement proposĂ© sont Ă©valuĂ©s en comparant le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence illustre ce qui pourrait se produire dans l’avenir si le gouvernement du Canada ne mettait pas le règlement proposĂ© en Ĺ“uvre. Le scĂ©nario rĂ©glementaire fournit de l’information sur les rĂ©sultats attendus en raison du règlement proposĂ©. De plus amples renseignements sur ces deux scĂ©narios sont prĂ©sentĂ©s plus loin.

L’analyse a estimĂ© l’impact du règlement proposĂ© sur une pĂ©riode de 11 ans, de 2025 Ă  2035, en tenant compte de la pĂ©riode transitoire d’un an, l’annĂ©e 2025 Ă©tant celle oĂą le règlement proposĂ© devrait ĂŞtre enregistrĂ©. Sauf indication contraire, les coĂ»ts et les bĂ©nĂ©fices sont exprimĂ©s en valeur actuelle en dollars canadiens de 2023, actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode d’analyse de 11 ans.

Profil des parties intéressées

Le règlement proposĂ© concernerait 4 OI, 224 exploitants d’IMH et Transports Canada. Sur les 4 OI, SIMEC, PTMS et ALERT interviennent en cas de dĂ©versement sur la cĂ´te est, tandis que le WCMRC est le seul OI opĂ©rant sur la cĂ´te ouest. Les IMH sont situĂ©s dans tout le Canada, au sud et au nord du 60e parallèle.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Dans l’ensemble, l’analyse suppose que les pratiques volontaires existantes dans le cadre du scénario de base se poursuivront au cours de la période d’analyse.

Organismes d’intervention

Dans le cadre du scĂ©nario de base, les OI sont tenus de soumettre chaque annĂ©e Ă  Transports Canada leurs plans d’intervention actualisĂ©s en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures, qui comprennent des Ă©lĂ©ments tels que les dossiers du personnel formĂ©, les contractants et des informations de haut niveau sur le traitement et la rĂ©cupĂ©ration des hydrocarbures dans les zones sous-rĂ©gionales au sein de leur ZGI. En outre, les OI ont les PIZ pour les sous-zones de leur ZGI, mais ne sont pas tenus de reflĂ©ter des informations sur des questions telles que la nature du trafic maritime dans ces zones. Par ailleurs, dans le cadre des pratiques exemplaires, tous les OI fournissent actuellement Ă  Transports Canada une copie Ă©lectronique de leurs plans d’intervention. Actuellement, le ministère inspecte chaque OI chaque annĂ©e et utilise ses plans pour vĂ©rifier les informations nĂ©cessaires.

Tous les OI sont tenus d’établir et de mener un programme d’exercices au cours de la pĂ©riode de certification de trois ans, mais le nombre et le type d’exercices rĂ©alisĂ©s sont fixĂ©s en fonction des pratiques exemplaires et en consultation avec Transports Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, ils effectuent tous au moins quatre exercices de notification par SPI (la SIMEC a sept SPI et les autres en ont un chacun). En outre, WCMRC, ALERT et PTMS effectuent chacun au moins huit exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures par SPI au cours de chaque pĂ©riode de certification, tandis que la SIMECrĂ©fĂ©rence 2 effectue 54 de ces exercicesrĂ©fĂ©rence 3. La frĂ©quence des exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures au cours d’une pĂ©riode de trois ans dĂ©pend de la catĂ©gorie de l’exercice (sur la base des quatre quantitĂ©s d’hydrocarbures dĂ©crites plus haut) :

De plus, tous les OI sont tenus de coordonner les exercices avec certains tiers impliquĂ©s dans la protection du milieu marin (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails) et dĂ©montrent tous volontairement leurs efforts de coordination avec Transports Canada (par exemple en partageant l’invitation par courriel envoyĂ© Ă  des tiers). Cependant, d’autres tiers non-mentionnĂ©s dans le règlement actuel (par exemple les communautĂ©s autochtones), ne sont pas tenus d’être inclus dans les efforts de coordination lors des exercices. De plus, une fois l’exercice terminĂ©, tous les OI soumettent volontairement un rapport Ă  Transports Canada dans un dĂ©lai de 45 jours.

En outre, les OI sont tenus de mettre en place des procĂ©dures pour dĂ©ployer ou fournir l’équipement nĂ©cessaire dans un dĂ©lai donnĂ© après avoir Ă©tĂ© engagĂ©s pour rĂ©pondre Ă  un incident, en fonction de la taille et de l’emplacement du dĂ©versement. Ces procĂ©dures sont vĂ©rifiĂ©es par Transports Canada lors d’un exercice. Tous les OI ont Ă©galement mis en place des procĂ©dures visant Ă  nettoyer le littoral dans les 50 jours suivant le dĂ©ploiement de leur Ă©quipement.

Enfin, diverses exigences imposĂ©es aux OI et aux IMH en matière de plans d’intervention et de notifications Ă  Transports Canada sont dĂ©jĂ  soumises Ă  des sanctions administratives pĂ©cuniaires en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001).

Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les OI seraient tenus de fournir chaque annĂ©e des informations supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention (par exemple les ressources nĂ©cessaires pour protĂ©ger et traiter les zones sensibles sur le plan environnemental et la certification des navires sous contrat) et la nature du trafic maritime dans leurs PIZ. Transports Canada continuera d’inspecter annuellement chaque OI. En outre, les OI devront s’assurer ĂŞtre prĂŞts Ă  mener Ă  bien leurs processus d’activation dans les deux heures suivant la signature d’un contrat d’intervention en cas de dĂ©versement, ce que Transports Canada vĂ©rifiera lors d’un exercice. Transports Canada examinera Ă©galement la procĂ©dure dans leurs plans d’intervention. De plus, les OI devraient informer Transports Canada lorsqu’ils interviennent Ă  la fois sur des dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de navires et sur des dĂ©versements d’hydrocarbures ne provenant pas de navires qui pourraient nuire Ă  leur capacitĂ© d’intervention sur les dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de navires (il est supposĂ© que les OI informeraient Transport Canada par courriel). Les OI devront Ă©galement veiller Ă  ce qu’un plus grand nombre de groupes (par exemple les communautĂ©s autochtones) soient invitĂ©s Ă  coordonner leurs opĂ©rations d’intervention lors des exercices, et ils devraient fournir Ă  Transports Canada des preuves de leurs efforts de coordination. Une copie du courriel envoyĂ© Ă  un plus grand nombre de groupes intĂ©ressĂ©s et Ă  Transports Canada, ce qui est actuellement fait dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, serait suffisant pour dĂ©montrer la conformitĂ©.

En outre, au cours d’une pĂ©riode de trois ans, tous les OI seraient Ă©galement tenus d’effectuer au moins 4 exercices de notification par SPI et au moins 8 exercices de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures par SPI. Le règlement proposĂ© s’harmoniserait avec les pratiques des OI dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, Ă  l’exception de la SIMEC, qui effectuerait 13 exercices de niveau 3 au lieu de 11 (en supposant qu’il y en ait 5 la première annĂ©e, 4 la deuxième annĂ©e et 4 la troisième annĂ©e)rĂ©fĂ©rence 4. Transports Canada participera Ă  ces exercices supplĂ©mentaires et la SIMEC devra en tenir compte dans son plan d’intervention.

Chaque OI effectuerait un exercice de simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures en tant qu’exercice non annoncĂ© une fois que Transports Canada aura finalisĂ© le dĂ©veloppement des exercices non annoncĂ©s (dĂ©but prĂ©vu en 2029). Transports Canada participerait et collaborait avec les OI Ă©galement Ă  l’élaboration des objectifs de la simulation de dĂ©versement d’hydrocarbures et des exercices non annoncĂ©s. En outre, les pratiques exemplaires telles que la fourniture de copies Ă©lectroniques des plans d’intervention, l’achèvement du nettoyage du littoral dans les 50 jours suivant le dĂ©ploiement, la soumission d’un rapport post-exercice Ă  Transports Canada dans les 45 jours suivant un exercice et la rĂ©alisation d’au moins un exercice au sein d’un SII seraient formalisĂ©es dans le règlement proposĂ©.

Enfin, les nouvelles exigences relatives à l’examen et à la mise à jour par les OI de leurs plans d’intervention et à la notification à Transports Canada de l’intervention en cas de déversements d’hydrocarbures provenant de navires et de déversements d’hydrocarbures ne provenant pas de navires feraient l’objet de sanctions administratives pécuniaires. Étant donné que les nouvelles dispositions désignées sont étroitement liées aux exigences actuelles assujetties aux sanctions administratives pécuniaires et aux pratiques exemplaires actuelles, les inspecteurs et les agents d’autorité de Transports Canada n’auraient pas besoin d’une formation supplémentaire. Toutefois, les agents d’autorité de Transports Canada seraient informés par courriel des nouvelles infractions désignées immédiatement après l’enregistrement du règlement proposé. Les coûts associés à de telles notifications devraient être minimes.

Exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les 224 installations de manutention des hydrocrabures (IMH) sont classĂ©es dans les catĂ©gories 1 Ă  4, ce qui dĂ©termine Ă©galement la planification triennale des inspections de Transports Canada :

Les exploitants d’IMH sont tenus d’élaborer des plans de prĂ©vention et d’urgence contenant des informations gĂ©nĂ©rales sur leurs procĂ©dures et leurs installations, telles que des informations sur les descriptions et les dates de formation du personnel. Transports Canada a constatĂ© que tous les exploitants d’IMH tiennent volontairement ces dossiers de formation. Les exploitants sont Ă©galement tenus de soumettre chaque annĂ©e Ă  Transports Canada leurs plans de prĂ©vention et d’urgence mis Ă  jour. Dans le cas de changement important (comme un changement dans les pratiques commerciales ou une dĂ©ficience recensĂ©e dans le plan), le plan doit ĂŞtre mis Ă  jour dans les 90 jours et soumis dans un dĂ©lai d’un an après la mise Ă  jour. En outre, les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle (171 IMH) doivent mentionner, rĂ©viser ou mettre Ă  jour dans leurs plans le nom du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence contre la pollution. Comme pratique actuelle, les exploitants au sud du 60e parallèle fournissent Ă©galement les titres de poste du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan.

Seuls les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle sont tenus de maintenir sur place une quantitĂ© minimale d’équipement pour faire face Ă  des volumes dĂ©terminĂ©s de dĂ©versements d’hydrocarbures. Cependant, tous les exploitants d’IMH au nord du 60parallèle, Ă  l’exception de 5 d’entre eux, appliquent cette règle comme des pratiques exemplaires (53 exploitants d’IMH au total au nord du 60e parallèle).

En outre, les exploitants d’IMH sont tenus d’établir un programme d’exercices dans leurs plans, mais ne sont pas expressĂ©ment tenus de mener les exercices ou d’élaborer des rapports post-exercice. NĂ©anmoins, des experts de Transports Canada estiment que, Ă  titre de pratique actuelle, 213 exploitants effectuent chacun un exercice tous les trois ans (un total de 71 exercices par an), tandis que 11 exploitants situĂ©s dans des rĂ©gions Ă©loignĂ©es ne mènent pas d’exercices.

Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, la classification des IMH serait rĂ©visĂ©e, laquelle entraĂ®nerait, d’après Transports Canada, le reclassement de 10 IMH (toutes au sud du 60e parallèle) de la catĂ©gorie 2 Ă  la catĂ©gorie 3. Ces installations nĂ©cessiteraient donc des Ă©quipements d’intervention supplĂ©mentaires et feraient l’objet d’un total de 20 inspections supplĂ©mentaires au cours d’une pĂ©riode de trois ans. En consĂ©quence, la planification triennale des inspections de Transports Canada devrait ĂŞtre rĂ©visĂ©e comme suit :

Les exploitants d’IMH continueront Ă  soumettre chaque annĂ©e leurs plans de prĂ©vention et d’urgence Ă  Transports Canada. En cas d’évĂ©nements importants, les plans devront ĂŞtre mis Ă  jour et soumis Ă  Transports Canada dans les 90 jours suivant l’évĂ©nement. Les exploitants d’IMH devraient Ă©galement inclure des informations supplĂ©mentaires dans les plans, telles que la frĂ©quence des formations dispensĂ©es. En outre, le règlement proposĂ© obligerait formellement les exploitants Ă  tenir des registres de formation de leurs employĂ©s. Dans le mĂŞme temps, tous les exploitants d’IMH (quel que soit leur emplacement) devront dĂ©finir, rĂ©viser ou mettre Ă  jour dans leurs plans le titre du poste du personnel autorisĂ© Ă  dĂ©ployer le plan d’urgence contre la pollution. De plus, tous les exploitants ne seraient pas tenus de fournir les attestations de formation de chaque employĂ© dans leurs plans de prĂ©vention de la pollution par les hydrocarbures.

En outre, les exploitants d’IMH devront Ă©laborer des rapports sur les incidents de pollution par les hydrocarbures survenus dans les installations et les soumettre au ministre dans les 90 jours suivant le jour oĂą l’incident s’est produit. Les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle seraient tenus de disposer d’un minimum d’équipement sur place pour faire face Ă  des volumes dĂ©finis de dĂ©versements d’hydrocarbures. Enfin, le règlement proposĂ© exigerait que chaque exploitant d’IMH effectue les exercices prĂ©vus dans ses plans (Transports Canada s’attend Ă  ce que les pratiques exemplaires actuelles d’au moins un exercice par IMH en trois ans soient maintenues), indique quand les exercices auraient lieu, rĂ©vise son programme d’exercices dans ses plans d’urgence au besoin, Ă©labore un rapport post-exercice par exercice et conserve un enregistrement des rapports d’exercice.

Hypothèses et données clés

Les impacts estimĂ©s sur les parties prenantes concernĂ©es ont Ă©tĂ© basĂ©s sur les hypothèses clĂ©s suivantes en utilisant des donnĂ©es ou des analyses internes de Transports Canada. En moyenne :

Seuls les incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures causĂ©s par des navires sur la cĂ´te ouest (sous la responsabilitĂ© de WCMRC) augmenteraient de 13 % en 2024 en raison de la hausse du trafic maritime liĂ©e aux projets de la cĂ´te ouestrĂ©fĂ©rence 7, puis de 7,5 %rĂ©fĂ©rence 8 Ă  partir de 2025;

Il convient de noter que les hypothèses associées aux déversements d’hydrocarbures causés par les navires sont fondées sur l’augmentation prévue du trafic maritime dans les eaux canadiennes, sans tenir compte des mesures préventives mises en place pour réduire la probabilité d’une augmentation des incidents. Certaines études qualitatives suggèrent que le nombre de déversements d’hydrocarbures en mer et la quantité d’hydrocarbures déversés dans le monde ont diminué grâce à l’amélioration des mesures de sécuritéréférence 9. Par conséquent, ces hypothèses représentent probablement le scénario de coût le plus élevé pour la période d’analyse du règlement proposé.

Sauf indication contraire, les taux de salaire ci-dessous sont utilisés pour estimer les coûts d’opportunité pour les OI, les exploitants d’IMH et les employés de Transports Canada.

Avantages

Le règlement proposĂ© codifierait les pratiques exemplaires, actualiserait les exigences existantes et en Ă©tablirait de nouvelles afin d’amĂ©liorer la planification et la prĂ©paration de la lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures, ainsi que le contrĂ´le de la conformitĂ©. Ces dispositions soutiendraient les efforts de protection de l’environnement plus localisĂ©s et amĂ©lioreraient l’efficacitĂ© et l’efficience des OI pour rĂ©pondre aux dĂ©versements. La plupart des avantages attendus sont dĂ©crits de manière qualitative en raison du manque d’informations, Ă  l’exception de la suppression de deux exigences des IMH, ce qui se traduit par des avantages monĂ©taires estimĂ©s Ă  420 652 $ au total.

S’harmoniser avec les pratiques exemplaires

La codification des pratiques exemplaires actuelles permettrait d’assurer la cohérence et la certitude de la réglementation en ce qui concerne les attentes en matière de préparation des OI et des exploitants d’IMH. Cela permettrait de garantir des conditions de concurrence équitables et d’améliorer l’efficacité globale de la préparation à l’intervention dans l’ensemble du Canada.

Améliorer le contrôle de conformité

Les exigences en matière de rapports prĂ©vues par le règlement proposĂ© permettraient aux inspecteurs de Transports Canada de disposer d’informations plus complètes et plus rĂ©centes sur les plans des OI et des exploitants d’IMH afin de contrĂ´ler la conformitĂ©. Par exemple, l’obligation pour les exploitants d’IMH de fournir Ă  Transports Canada des plans de prĂ©vention et d’urgence mis Ă  jour dans les 90 jours suivant un Ă©vĂ©nement significatif permettrait de s’assurer que les inspecteurs de Transports Canada disposent de plans Ă  jour lorsqu’ils effectuent des inspections d’IMH et vĂ©rifient la conformitĂ© des exploitants au règlement proposĂ©. L’obligation pour les OI et les exploitants d’IMH de fournir des dossiers de formation et des rapports post-exercice aiderait Ă©galement Transports Canada Ă  vĂ©rifier que toutes les personnes qui participent aux opĂ©rations d’intervention d’un OI ou d’un exploitant d’IMH ont reçu la formation nĂ©cessaire et que toutes les lacunes repĂ©rĂ©es dans le plan d’intervention d’un OI ont Ă©tĂ© comblĂ©es.

Le renforcement des activités de contrôle de la conformité permettra de garantir plus efficacement que les OI et les exploitants d’IMH ont mis en place les plans et procédures requis, et de recenser plus rapidement les lacunes potentielles.

Soutenir la protection de l’environnement

Le fait d’obliger les OI à élaborer des PIZ permettrait de mieux soutenir les efforts de lutte contre les déversements d’hydrocarbures en garantissant qu’ils disposent de procédures plus spécifiques aux lieux afin de tenir compte des caractéristiques géographiques et maritimes, ainsi que des zones sensibles sur le plan environnemental et socio-économique dans l’ensemble de leur ZGI. Les programmes d’exercices proposés permettraient d’évaluer l’efficacité des mesures d’intervention des OI et leur état de préparation à leur mise en œuvre, ainsi que de repérer les lacunes du plan avant que les mesures ne doivent être déployées pour répondre à un déversement d’hydrocarbures. L’amélioration de la planification et de la préparation des interventions pourrait contribuer à atténuer les effets des déversements d’hydrocarbures provenant des navires sur les communautés côtières et leur accès aux zones d’importance culturelle et socio-économique.

Les exigences proposĂ©es en matière d’exercice pour tous les exploitants d’IMH et les exigences minimales en matière d’équipement pour les exploitants situĂ©s au nord du 60e parallèle favoriseraient la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement dans les eaux canadiennes de cette rĂ©gion. Plus prĂ©cisĂ©ment, le règlement proposĂ© garantirait que ces exploitants pratiquent et Ă©valuent rĂ©gulièrement l’efficacitĂ© de leurs procĂ©dures afin de soutenir l’amĂ©lioration continue des opĂ©rations d’intervention en cas de dĂ©versement. Il veillerait Ă©galement Ă  ce que ces exploitants aient la capacitĂ© de rĂ©agir immĂ©diatement Ă  un dĂ©versement d’hydrocarbures dans leurs installations et d’attĂ©nuer la pollution environnementale potentielle rĂ©sultant d’un tel incident.

Améliorer potentiellement le temps d’intervention

La procĂ©dure d’activation proposĂ©e, d’une durĂ©e de deux heures, pourrait contribuer Ă  accroĂ®tre la probabilitĂ© que les OI interviennent plus rapidement en cas de dĂ©versement d’hydrocarbures que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. La mise en pratique de cette procĂ©dure au cours d’exercices permettrait aux OI d’avoir constamment l’occasion d’actualiser les plans et de dĂ©placer les ressources existantes, le cas Ă©chĂ©ant, afin de mettre en Ĺ“uvre la procĂ©dure d’activation dans un dĂ©lai de deux heures, quelle que soit l’ampleur des dĂ©versements d’hydrocarbures. Toutefois, il est difficile d’évaluer dans quelle mesure la norme proposĂ©e en matière de dĂ©lai d’activation permettrait d’amĂ©liorer les dĂ©lais d’intervention en cas de dĂ©versement rĂ©el, et ce pour les deux raisons suivantes : (1) les OI ne sont tenus de respecter que les normes existantes en matière de dĂ©lai d’intervention (par exemple 18 heures pour acheminer le matĂ©riel sur le site du dĂ©versement dans une SPI); (2) les dĂ©lais d’intervention en cas d’incident peuvent ĂŞtre influĂ©s par des facteurs externes, tels que de mauvaises conditions de mer, de mĂ©tĂ©o et de sĂ©curitĂ©. NĂ©anmoins, le règlement proposĂ© permettrait de prĂ©parer et de livrer plus rapidement les Ă©quipements et de mieux garantir au public que les OI prendront des mesures immĂ©diates pour se prĂ©parer Ă  intervenir en cas de dĂ©versement dès qu’ils auront Ă©tĂ© engagĂ©s.

Supprimer certaines exigences pour les IMH

Une fois que le règlement proposĂ© sera entrĂ© en vigueur (voir la section « Mise en Ĺ“uvre Â» pour plus de dĂ©tails), les exploitants d’IMH au sud de 60e parallèle n’auront plus besoin d’indiquer dans leurs plans les noms des personnes chargĂ©es de la mise en Ĺ“uvre du plan d’urgence. Cela signifie que les exploitants d’IMH au sud du 60e parallèle n’auraient pas besoin de mettre Ă  jour leurs plans d’urgence uniquement pour tenir compte des changements de personnel. En outre, tous les exploitants d’IMH n’auraient plus besoin de fournir les informations figurant dans les doSsiers des certifications de formation pour chaque employĂ©. La suppression de ces deux exigences devrait permettre Ă  un employĂ© d’économiser quatre heures par IMH chaque annĂ©e. En outre, Transports Canada n’aurait plus besoin d’examiner ces informations, ce qui devrait permettre Ă  un employĂ© de niveau GT-05 d’économiser 30 minutes par IMH chaque annĂ©e. Par consĂ©quent, l’économie totale devrait ĂŞtre de 420 652 $, dont 381 468 $ seraient attribuĂ©s aux exploitants d’IMH et 39 184 $ Ă  Transports Canada.

Coûts

Le règlement proposĂ© imposerait de nouvelles exigences aux OI, aux exploitants d’IMH et Ă  Transports Canada, ce qui devrait entraĂ®ner un coĂ»t total de 1,51 millions de dollars, dont 145 464 $ seraient assumĂ©s par les OI, 1,10 millions de dollars par les exploitants d’IMH et 264 837 $ par Transports Canada.

Coûts pour les organismes d’intervention
1. Renseignements supplémentaires

Les OI devraient examiner et fournir des informations supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention, ce qui prendrait environ 15 heures par OI en 2026, et 8 heures par an par la suite. Chaque OI devrait Ă©galement consacrer 2 heures en 2026, ainsi qu’une heure par an par la suite, Ă  la vĂ©rification des certifications des navires sous contrat. En outre, les OI auraient besoin de 3 heures par PIZrĂ©fĂ©rence 13 en 2026 et de 30 minutes par PIZ en 2031 pour tenir compte de la nature du trafic maritime dans leurs zones d’intervention. D’après les observations de Transports Canada, les OI ne fourniraient ces informations que deux fois au cours de la pĂ©riode d’analyse, Ă©tant donnĂ© que les informations relatives au trafic maritime ne devraient pas changer de manière significative au cours de cette pĂ©riode.

Étant donnĂ© que des informations supplĂ©mentaires sur les navires sous contrat et les dossiers de formation seraient examinĂ©es et vĂ©rifiĂ©es lors des inspections de Transports Canada, on s’attend Ă  ce qu’un employĂ© (avec un salaire horaire de 41,67 $rĂ©fĂ©rence 14 par OI consacre 1,75 heure par an, Ă  partir de 2026, pour accompagner les inspecteurs de Transports Canada. En consĂ©quence, les OI devraient assumer un coĂ»t total de 58 567 $.

2. Avis d’incident

Afin de confirmer la capacitĂ© des OI Ă  rĂ©pondre Ă  un dĂ©versement d’hydrocarbures provenant d’un navire, les OI devraient informer Transports Canada de leur implication dans des dĂ©versements d’hydrocarbures ne provenant pas d’un navire et dans des dĂ©versements d’hydrocarbures provenant d’un navire, ce qui, en supposant que les notifications seraient faites par courriel, prendrait 15 minutes par dĂ©versement. Sur la base d’hypothèses clĂ©s, on estime que WCMRC rĂ©pondra Ă  un total de 76 dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de naviresrĂ©fĂ©rence 15, tandis que les trois autres OI rĂ©pondront chacun Ă  49 dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de naviresrĂ©fĂ©rence 16 au cours de la pĂ©riode d’analyse. Comme indiquĂ© dans les hypothèses clĂ©s, on estime en outre que tous les OI interviendraient chacune pour quatre dĂ©versements ne provenant pas d’un navire. Le coĂ»t total devrait s’élever Ă  8 317 $.

3. Programmes d’exercices

Il est prĂ©vu qu’au cours de chaque pĂ©riode de trois ans, la SIMEC conçoive et rĂ©alise deux exercices supplĂ©mentaires de niveau 3 pour un coĂ»t total de 30 000 $rĂ©fĂ©rence 17 (non actualisĂ©), l’un au cours de la première annĂ©e et l’autre pendant la deuxième annĂ©erĂ©fĂ©rence 18 (sept exercices supplĂ©mentaires au total au cours de la pĂ©riode d’analyse), et qu’elle ait besoin de deux heures en 2026 pour mettre Ă  jour le plan d’intervention afin de tenir compte de ces exercices supplĂ©mentaires. En outre, chaque OI aurait besoin de quatre heures en 2026, ainsi que de 30 minutes par an par la suite, pour ajouter la description de la procĂ©dure d’activation en deux heures Ă  leurs plans d’intervention. Au total, les modifications apportĂ©es aux programmes d’exercices devraient entraĂ®ner un coĂ»t de 78 580 $ pour les OI.

Coûts des installations de manutention des hydrocarbures
1. Classification et équipement minimal

Comme expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, 10 exploitants d’installations de manutention des hydrocarbures (IMH) seraient inspectĂ©s chaque annĂ©e au lieu d’une fois tous les trois ans en raison de la reclassification de leurs installations de la catĂ©gorie 2 Ă  la catĂ©gorie 3, ce qui nĂ©cessiterait que chacun consacre trois heures Ă  chaque inspection supplĂ©mentaire. Ces exploitants devraient Ă©galement acheter du matĂ©riel supplĂ©mentaire, dont le coĂ»t est estimĂ© Ă  1 500 $rĂ©fĂ©rence 19 (non actualisĂ©) par an. En outre, il est estimĂ© que cinq exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle supporteraient un coĂ»t de 2 250 $rĂ©fĂ©rence 20 (actualisĂ©) en 2026 et en 2031, respectivement, pour se conformer Ă  l’exigence proposĂ©e en matière d’équipement minimal sur place. Par consĂ©quent, les exploitants d’IMH concernĂ©s devraient supporter un coĂ»t total de 133 057 $.

2. Renseignements supplémentaires

Les exploitants de 53 IMH au nord du 60e parallèle devront consacrer 40 minutes en 2026, ainsi que 15 minutes par an par la suite, pour indiquer dans leurs plans les titres du poste du personnel autorisĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence contre la pollution. En outre, chacun de ces exploitants devra consacrer 15 minutes Ă  accompagner les inspecteurs de Transports Canada, qui devront examiner et vĂ©rifier cet Ă©lĂ©ment de renseignement supplĂ©mentaire lors de chaque inspection, suivant la frĂ©quence d’inspection triennale suivante : 18 IMH la première annĂ©e, 18 IMH la deuxième annĂ©e et 17 IMH la troisième annĂ©e.

En outre, chaque exploitant des 224 IMH aurait besoin de deux heures en 2026, ainsi que de 15 minutes par an par la suite, pour mettre Ă  jour ses plans afin d’y inclure la frĂ©quence de la formation du personnel, et de 30 minutes supplĂ©mentaires, par inspection, pour accompagner les inspecteurs de Transports Canada afin d’examiner et de vĂ©rifier les informations relatives Ă  la formation du personnel. Toutes les IMH auraient Ă©galement besoin de 15 minutes par an pour rĂ©flĂ©chir et revoir leur programme d’exercices dans leurs plans d’urgence.

En consĂ©quence, les exploitants d’IMH devraient supporter un coĂ»t total de 108 924 $. Il convient de noter que les exploitants d’IMH auraient besoin des mĂŞmes ressources pour soumettre les plans actualisĂ©s Ă  Transports Canada si un Ă©vĂ©nement important se produisait dans le cadre des scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire. Toutefois, si la soumission avait lieu l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, ces exploitants subiraient un coĂ»t minime en raison de l’utilisation des taux d’actualisation.

3. Rapports d’incidents

On estime Ă  20 le nombre de rapports post-incidents de pollution par les hydrocarbures qui seront Ă©laborĂ©s chaque annĂ©e. Par consĂ©quent, deux employĂ©s d’IMH auraient besoin de 16 heures au total pour Ă©laborer un rapport, et un employĂ© aurait besoin d’une heure pour le prĂ©parer afin de le soumettre Ă  Transports Canada. Par consĂ©quent, le coĂ»t total associĂ© aux rapports d’incidents est estimĂ© Ă  164 176 $.

4. Programme d’exercices

Onze exploitants d’IMH situĂ©s dans des rĂ©gions Ă©loignĂ©es, qui n’effectuent pas actuellement d’exercice sur une base volontaire, devraient rĂ©aliser un exercice, pour un coĂ»t moyen de 12 500 $rĂ©fĂ©rence 21 (non actualisĂ©) au cours des pĂ©riodes de trois ans : quatre exercices la première annĂ©e, quatre exercices la deuxième annĂ©e et trois exercices la troisième annĂ©e.

En outre, chacun des 224 exploitants d’IMH serait tenu d’élaborer et de tenir Ă  jour un rapport post-exercice, ce qui leur prendrait respectivement 10 heures et 5 minutes. Au cours de ces pĂ©riodes de trois ans, on suppose que 75 exploitants d’IMH Ă©laboreront et tiendront Ă  jour un rapport post-exercice la première annĂ©e, 75 exploitants la deuxième annĂ©e et 74 exploitants la troisième annĂ©e de chaque pĂ©riode de trois ans. Il devrait en rĂ©sulter un coĂ»t total de 689 493 $ pour la pĂ©riode d’analyse.

Coûts pour le gouvernement du Canada (représenté par Transports Canada)
1. Renseignements détaillés supplémentaires

Un employĂ© de Transports Canada au niveau GT-05 aurait besoin de 8,25 heures en 2026, ainsi que de 6,5 heures par an par la suite, pour examiner les informations supplĂ©mentaires ajoutĂ©es au plan d’intervention de chaque OI, ainsi que pour vĂ©rifier la certification des navires sous contrat et les dossiers de formation du personnel au cours d’une inspection. En outre, l’employĂ© aurait besoin de 5 heures en 2026 pour examiner les informations sur la nature du trafic maritime par PlZ. Toutefois, Ă  partir de 2027, l’employĂ© consacrerait 3 heures par PIZ Ă  la SIMEC, afin de vĂ©rifier si des informations ont Ă©tĂ© fournies, mais une heure par PIZ pour les autres OI, Ă©tant donnĂ© que la SIMEC dĂ©tient la ZGI et les sous-zones les plus vastes.

Pour les IMH, lors des inspections, un employĂ© au niveau GT-05 aurait besoin de 15 minutes supplĂ©mentaires par IMH pour examiner et vĂ©rifier les nouvelles informations fournies par 53 IMH au nord du 60e parallèle dans leurs plans. L’employĂ© aurait Ă©galement besoin de 45 minutes par IMH pour examiner les informations de formation supplĂ©mentaires dans les plans et les dossiers de formation pour l’ensemble des 224 IMH et de 15 minutes par IMH pour examiner leurs programmes d’exercices (veuillez consulter la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â» ci-dessus pour la frĂ©quence d’inspection)rĂ©fĂ©rence 22.

Par consĂ©quent, le coĂ»t total pour Transports Canada devrait s’élever Ă  125 181 $.

2. Notifications et rapports d’incidents

Un employĂ© de Transports Canada au niveau GT-07 devrait consacrer 10 minutes Ă  l’examen d’une notification de dĂ©versement d’hydrocarbures soumise par les OI, qu’il s’agisse d’un dĂ©versement provenant d’un navire ou d’un dĂ©versement ne provenant pas d’un navire. De plus, un employĂ© de Transports Canada au niveau GT-05 aurait besoin d’une heure pour examiner chacun des rapports d’incidents soumis par les exploitants d’IMHrĂ©fĂ©rence 22. Par consĂ©quent, le coĂ»t total pour Transports Canada devrait s’élever Ă  11 583 $.

3. Programmes d’exercices

Les modifications proposĂ©es aux programmes d’exercices des OI obligeraient Transports Canada Ă  effectuer les activitĂ©s supplĂ©mentaires suivantes :

Les modifications proposĂ©es aux programmes d’exercices pour les IMH nĂ©cessiteraient 7,5 heures de travail d’un employĂ© de niveau GT-05 pour assister Ă  chacun des exercices supplĂ©mentaires des 11 IMH susmentionnĂ©es qui n’effectuent pas d’exercices actuellement, ainsi que 20 minutes pour examiner chacun des rapports post-exercices soumis par les exploitants des 224 IMH.

En consĂ©quence, le coĂ»t total pour Transports Canada s’élèverait Ă  118 917 $.

4. Classification des IMH

Un employĂ© de Transports Canada au niveau GT-05 aurait besoin de trois heures pour effectuer chaque inspection supplĂ©mentaire des 10 IMH qui seraient reclassĂ©es, ce qui entraĂ®nerait un coĂ»t de 9 156 $rĂ©fĂ©rence 22.

En plus des coĂ»ts discutĂ©s ci-dessus, Transports Canada devrait Ă©galement supporter un coĂ»t minime Ă  informer les OI, les exploitants d’IMH, les organisations autochtones et d’autres groupes d’intervenants du Règlement proposĂ© au moyen de communications rĂ©gulières dĂ©jĂ  Ă©tablies (veuillez consulter la section « Mise en Ĺ“uvre Â» pour plus de dĂ©tails) et informer les agents chargĂ©s de l’application de TC des nouvelles violations dĂ©signĂ©es (veuillez consulter la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â» pour plus de dĂ©tails).

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 1 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (valeur actuelle)
Intervenant concerné Description du coût 2025 2026 Moyenne annuelle (2027 à 2034) 2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculée sur une année
Transports Canada Examiner les informations supplĂ©mentaires 0 $ 23 483 $ 11 647 $ 8 522 $ 125 181 $ 16 694 $
Examiner les informations sur les incidents 0 $ 1 497 $ 1 154 $ 853 $ 11 583 $ 1 545 $
VĂ©rifier la conformitĂ© de l’exercice et de l’activation de deux heures 0 $ 20 596 $ 11 210 $ 8 641 $ 118 917 $ 15 858 $
Inspecter les IMH reclassĂ©es 0 $ 1 267 $ 900 $ 689 $ 9 156 $ 1 221 $
Sous-total 0 $ 46 843 $ 24 911 $ 18 705 $ 264 837 $ 35 318 $
OI Recueillir l’information supplĂ©mentaire 0 $ 27 142 $ 3 624 $ 2 436 $ 58 567 $ 7 810 $
Fournir les rapports d’incidents 0 $ 964 $ 3 624 $ 2 436 $ 8 317 $ 1 109 $
Exercices et activation de deux heures 0 $ 16 121 $ 838 $ 651 $ 78 580 $ 10 479 $
Sous-total 0 $ 44 227 $ 8 086 $ 5 523 $ 145 464 $ 19 398 $
IMH Classification et Ă©quipement 0 $ 25 882 $ 12 352 $ 8 359 $ 133 057 $ 17 744 $
Recueillir l’information supplĂ©mentaire 0 $ 37 106 $ 8 225 $ 6 020 $ 108 924 $ 14 526 $
Fournir les rapports d’incidents 0 $ 21 846 $ 16 306 $ 11 883 $ 164 176 $ 21 894 $
Programme d’exercices 0 $ 95 304 $ 67 794 $ 51 839 $ 689 493 $ 91 949 $
Sous-total 0 $ 180 138 $ 104 677 $ 78 101 $ 1 095 650 $ 146 113 $
Toutes les parties intĂ©ressĂ©es CoĂ»ts totaux 0 $ 271 208 $ 137 674 $ 102 329 $ 1 505 951 $ 200 829 $
Tableau 2 : Avantages monĂ©taires (valeur actuelle)
Intervenant concerné Description de l’avantage 2025 2026 Moyenne annuelle (2027 à 2034) 2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculée sur une année
Gouvernement Examiner moins d’informations dans les plans des IMH 0 $ 5 214 $ 3 892 $ 2 836 $ 39 184 $ 5 225 $
IMH Saisir moins d’informations 0 $ 61 187 $ 37 887 $ 27 610 $ 381 468 $ 50 871 $
Toutes les parties intĂ©ressĂ©es Total des avantages 0 $ 66 401 $ 41 779 $ 30 446 $ 420 652 $ 56 096 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©taires (valeur actuelle)
Impacts 2025 2026 Moyenne annuelle (2027 à 2034) 2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculée sur une année
CoĂ»ts totaux 0 $ 271 208 $ 137 674 $ 102 329 $ 1 505 951 $ 200 829 $
Total des avantages 0 $ 66 401 $ 41 779 $ 30 446 $ 420 652 $ 56 096 $
CoĂ»t net 0 $ 204 807 $ 95 895 $ 71 883 $ 1 085 299 $ 144 733 $
Impacts qualitatifs
Impacts positifs

Lentille des petites entreprises

L’analyse sous la lentille des petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 25 a dĂ©terminĂ© que le règlement proposĂ© aurait des incidences sur les petites entreprises au Canada. D’après les informations disponibles et les experts de Transports Canada, deux OI (PTMS et ALERT) sont des petites entreprises. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, ces OI seraient tenus de fournir des informations supplĂ©mentaires dans leurs plans d’intervention, prĂ©senter certaines nouvelles informations Ă  Transports Canada lors des inspections, aviser Transports Canada des incidents de dĂ©versement d’hydrocarbures provenant ou non de navires et effectuer un exercice supplĂ©mentaire. En utilisant la mĂŞme mĂ©thodologie et les mĂŞmes hypothèses sur le temps et les taux de salaire qui sont prĂ©sentĂ©es ci-dessus, il est estimĂ© que le règlement proposĂ© entraĂ®nerait un coĂ»t total supplĂ©mentaire de 29 774 $ pour les petites entreprises, ou un coĂ»t annualisĂ© de 1 985 $ par entreprise, entre 2025 et 2035.

Les exigences qui seraient Ă©tablies en vertu du règlement proposĂ© s’avèrent nĂ©cessaires pour soutenir la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement contre les dĂ©versements d’hydrocarbures et pour garantir que les OI ont la capacitĂ© de fournir les services de lutte contre les dĂ©versements d’hydrocarbures pour lesquels ils sont certifiĂ©s. Le fait d’offrir des marges de manĹ“uvre Ă  ALERT et PTMS en ce qui concerne les exigences en matière d’équipement et de procĂ©dures pourrait amener ces OI Ă  ne pas disposer d’une capacitĂ© suffisante pour rĂ©pondre Ă  des dĂ©versements allant jusqu’à 10 000 tonnes. Le fait d’offrir une certaine souplesse en ce qui concerne les exigences du programme d’exercices, notamment en ce qui concerne le nombre et le type d’exercices Ă  effectuer, pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme injuste par les grands OI, Ă©tant donnĂ© que tous les OI sont certifiĂ©s jusqu’à la mĂŞme capacitĂ©. Les exercices sont Ă©galement très importants pour Ă©valuer l’efficacitĂ© du plan d’intervention d’un OI et sa capacitĂ© Ă  le mettre en Ĺ“uvre.

Pour ces raisons, aucune flexibilité pour les OI des petites entreprises ne serait prévue dans le règlement proposé.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 4 : CoĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ©
Activité Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
Saisir des informations supplĂ©mentaires 3 050 $ 22 868 $
Total des coĂ»ts de conformitĂ© 3 050 $ 22 868 $
Tableau 5 : CoĂ»ts administratifs
Activité Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
Aviser Transports Canada des dĂ©versements d’hydrocarbures provenant de navires et d’autres sources 519 $ 3 892 $
PrĂ©senter aux inspecteurs de Transports Canada les documents relatifs aux navires sous contrat et les dossiers de formation 402 $ 3 014 $
Total des coĂ»ts administratifs 921 $ 6 906 $
Tableau 6 : Total des coĂ»ts administratifs et de conformitĂ©
Totaux Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 3 971 $ 29 774 $
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e 1 985 $ 14 887 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aurait une diminution nette du fardeau administratif pesant sur les entreprises et qu’un titre du règlement existant serait abrogĂ©. Le règlement proposĂ© abrogerait le ROI et le fusionnerait dans le RIE. Par consĂ©quent, la règle n’entraĂ®ne l’élimination que d’un seul titre.

Les 4 OI et les 224 exploitants d’IMH subiraient une augmentation des coĂ»ts administratifs. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les OI seraient tenus d’effectuer les activitĂ©s administratives suivantes : (1) prĂ©senter la preuve de la certification des navires sous contrat et des dossiers de formation du personnel; (2) aviser Transports Canada des incidents de pollution par les hydrocarbures autres que ceux causĂ©s par les navires et ceux causĂ©s par les navires. En ce qui concerne les exploitants d’IMH, ils devront soumettre Ă  Transports Canada des rapports d’incidents et accompagner les inspecteurs de TC lorsqu’ils examineront les informations suivantes au cours des inspections : (1) les rapports post-exercice; (2) le titre du poste des employĂ©s autorisĂ©s Ă  mettre en Ĺ“uvre le plan d’urgence et la frĂ©quence de la formation mentionnĂ©e dans leurs plans.

Le règlement proposĂ© supprimerait certaines charges administratives pour les OI et les exploitants d’IMH. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le règlement proposĂ© n’exigerait plus que les OI soumettent quatre copies de leurs plans d’intervention; au lieu de cela, une copie serait requise qui devrait ĂŞtre en format numĂ©rique, conformĂ©ment Ă  la pratique actuelle pour les OI. Il est supposĂ© qu’un employĂ© par OI aurait besoin de huit minutes pour soumettre le plan Ă  Transports Canada de manière numĂ©riquerĂ©fĂ©rence 26. Aux fins de la règle du « un pour un Â», il est supposĂ© que, selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les OI soumettraient Ă  Transports Canada quatre copies physiques de leurs plans d’intervention, ce qui donnerait : (1) 532 pages imprimĂ©es annuellement par OIrĂ©fĂ©rence 27 (0,07 $ par pagerĂ©fĂ©rence 28; (2) quatre classeurs par OI pour organiser chaque copie imprimĂ©erĂ©fĂ©rence 29; (3) une boĂ®te Ă  tarif fixe par an par OI pour poster les copies Ă  Transports CanadarĂ©fĂ©rence 30; (4) un employĂ© par OI nĂ©cessitant deux heuresrĂ©fĂ©rence 31 pour prĂ©parer la soumission Ă  ĂŞtre envoyĂ©e Ă  Transports Canada. De plus, le règlement proposĂ© supprimerait l’exigence administrative pour les exploitants d’IMH Ă  fournir dans leurs plans des renseignements dĂ©taillĂ©s trouvĂ©s dans les dossiers de formation.

En utilisant la mĂ©thodologie dĂ©veloppĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse ainsi que les hypothèses et donnĂ©es discutĂ©es ci-dessus, il est estimĂ© que le règlement proposĂ© entraĂ®nerait un coĂ»t administratif annualisĂ© de 1 996 $ aux entreprises (ou un coĂ»t annualisĂ© de 8,75 $ par entreprise), et une Ă©conomie administrative annualisĂ©e de 8 802 $ (ou une Ă©conomie annualisĂ©e de 38,60 $ par entreprise). Par consĂ©quent, les Ă©conomies sur les rĂ©percussions nettes annualisĂ©es du fardeau administratif seraient de 6 806 $ (ou une Ă©conomie sur le coĂ»t annualisĂ© du fardeau administratif de 29,85 $ par entreprise, valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2012 avec un taux d’actualisation de 7 % pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2025 et 2034)rĂ©fĂ©rence 32.

Il est important de noter que les Ă©conomies de coĂ»ts liĂ©es au fardeau administratif pour les OI estimĂ©es dans cette section sont enregistrĂ©es Ă  des fins de suivi conformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, mais ne sont pas incluses dans l’analyse coĂ»ts-avantages prĂ©sentĂ©e ci-dessus. Cela s’explique par le fait qu’en pratique, l’impact sur l’allocation des ressources aux OI a dĂ©jĂ  eu lieu. Les OI ont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© des Ă©conomies de coĂ»ts, grâce Ă  une modification apportĂ©e en 2019 Ă  la Loi sur les transports au Canada, qui prĂ©voit : « [p]our l’application d’une loi fĂ©dĂ©rale dont le ministre assure l’exĂ©cution ou le contrĂ´le d’application, l’exigence de fournir une signature ou des renseignements sur un support papier, sous le rĂ©gime d’une telle loi, est respectĂ©e si les conditions suivantes sont rĂ©unies : a) la version Ă©lectronique de la signature ou des renseignements est fournie par les moyens Ă©lectroniques que le ministre met Ă  la disposition des intĂ©ressĂ©s ou qu’il prĂ©cise [ … ] Â».

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Canada est signataire de plusieurs conventions internationales, dont la Convention internationale sur la prĂ©paration, la lutte et la coopĂ©ration en matière de pollution par les hydrocarbures et la Convention internationale pour la prĂ©vention de la pollution causĂ©e par les navires (MARPOL) de l’Organisation maritime internationale. Les conventions prĂ©voient des obligations pour les pays signataires visant Ă  prĂ©venir et Ă  rĂ©duire la pollution par les navires, ainsi qu’un engagement des signataires Ă  mettre en place des mesures pour faire face aux incidents de pollution, soit sur le plan national, soit en coopĂ©ration avec d’autres pays. La plupart des aspects de ces conventions ont Ă©tĂ© adoptĂ©s dans le cadre de la LMMC 2001. Le règlement proposĂ© maintiendrait l’alignement sur ces conventions internationales.

Des rĂ©gimes similaires de prĂ©paration Ă  la pollution par les hydrocarbures ont Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre dans d’autres pays, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, afin de garantir que les navires transportant des hydrocarbures et les exploitants d’IMH disposent de plans d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures. Dans les deux pays, les OI sont certifiĂ©s pour des capacitĂ©s d’intervention variables, et il incombe au navire ou Ă  l’IMH de s’assurer avoir conclu un contrat avec un OI dĂ»ment accrĂ©ditĂ©. Alors que le Royaume-Uni exige que les IMH, ainsi que les ports, aient des contrats en place dans le cadre de leurs plans d’urgence, les IMH aux États-Unis ont la possibilitĂ© de maintenir leurs propres ressources pour fournir la capacitĂ© d’intervention requise au lieu de sous-traiter Ă  un OI.

Le ministre des Transports est responsable de la rĂ©glementation et de la supervision du rĂ©gime de pollution marine, y compris de la prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures. En vertu de la LMMC 2001, le ministre des Transports est spĂ©cifiquement habilitĂ© Ă  formuler des recommandations concernant la classification des exploitants d’IMH, la certification des OI et les exigences en matière de prĂ©paration aux dĂ©versements d’hydrocarbures pour ces entitĂ©s. Le ministre est Ă©galement habilitĂ© Ă  recommander des règlements concernant les opĂ©rations de transfert d’hydrocarbures d’un exploitant d’IMH vers et Ă  partir d’un navire. La conformitĂ© avec le règlement proposĂ© continuerait d’être contrĂ´lĂ©e et appliquĂ©e par Transports Canada.

Le règlement proposé n’aurait pas d’incidence sur le mandat des autres ministères fédéraux. Bien que la Garde côtière canadienne (GCC) détienne un rôle et des pouvoirs officiels lors d’un incident de pollution par les hydrocarbures causé par un navire, elle se concentre sur les opérations d’intervention au moment d’un incident de déversement d’hydrocarbures. Ses pouvoirs concernent le contrôle et la supervision des opérations d’intervention à un incident précis, ainsi que l’émission de directives pour s’assurer que les mesures d’intervention appropriées sont prises. Le règlement proposé ne prescrit pas de mesures d’intervention spécifiques à prendre par les OI ou les exploitants d’IMH, mais veille plutôt à ce qu’ils disposent des capacités et de l’état de préparation nécessaires pour réagir à tout type d’incident de pollution par les hydrocarbures causé par un navire dans leur zone de responsabilité. Par conséquent, le règlement proposé ne se rapporte pas directement aux pouvoirs de la GCC en matière de lutte contre la pollution marine par les hydrocarbures et n’a pas d’incidence sur ses pouvoirs.

Le rôle d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) en ce qui concerne les incidents de pollution par les hydrocarbures causés par les navires consiste principalement à fournir des conseils scientifiques à la GCC pour l’aider à surveiller un déversement d’hydrocarbures potentiel ou réel, à soutenir la prise de décision en matière d’intervention au cours d’un incident et à soutenir le nettoyage et la récupération de l’environnement marin et des côtes une fois l’opération d’intervention terminée.

Évaluation environnementale stratégique

En accord avec la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes et avec l’énoncé de politique de Transports Canada relative à l’évaluation environnementale stratégique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi pour la présente proposition, et une analyse préliminaire a conclu qu’une EES n’était pas requise. L’analyse a révélé que le règlement proposé aurait un effet positif sur l’environnement en contribuant à la prévention et à l’atténuation des dommages environnementaux en cas d’accident de pollution par les hydrocarbures. Toutefois, les incidences ne devraient pas être significatives, les OI respectant déjà, à des degrés divers, un grand nombre des exigences proposées.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le règlement proposé contribuera à garantir que les OI disposent de procédures pour protéger et traiter les zones culturelles, environnementales et socio-économiques importantes, notamment les voies navigables utilisées par les communautés côtières locales pour le transport, les réserves alimentaires locales et les ressources marines essentielles au développement économique local ou régional, ainsi que protéger l’accès aux sites traditionnels par les populations autochtones. Par conséquent, le règlement proposé devrait être particulièrement utile aux communautés locales et autochtones des zones côtières.

Le renforcement des exigences du programme d’exercices pour les exploitants d’IMH et l’obligation pour les exploitants d’IMH au nord du 60e parallèle de maintenir des niveaux minimaux d’équipement d’intervention devraient bĂ©nĂ©ficier tout particulièrement aux communautĂ©s nordiques oĂą ces installations sont situĂ©es.

Outre les avantages susmentionnés, le règlement proposé ne devrait pas avoir d’incidences différentes sur la base de facteurs identitaires tels que la race, le sexe, le genre, la sexualité, la religion, etc.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposĂ© entrerait en vigueur un an après sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de donner aux parties rĂ©glementĂ©es suffisamment de temps pour qu’elles modifient leurs plans d’intervention et leurs pratiques commerciales afin de se conformer aux changements. Les OI et les exploitants d’IMH devront avoir mis Ă  jour leurs plans au moment de soumettre la mise Ă  jour annuelle de leurs plans au ministre, Ă  l’issue de cette pĂ©riode de conformitĂ© d’un an.

Les OI et les exploitants d’IMH seront avisĂ©s par Transports Canada par courriel dès que le règlement proposĂ© sera publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada. Cette communication indiquerait Ă©galement les dĂ©lais Ă  respecter pour se mettre en conformitĂ© avec les nouvelles exigences. Un courriel similaire serait envoyĂ© aux organisations autochtones par les listes de distribution de Transports Canada et aux parties prenantes telles que les associations de transport maritime par le biais de la liste de distribution du Conseil consultatif maritime canadien. De plus, les OI et les exploitants d’IMH continueraient d’être informĂ©s des progrès de ce projet rĂ©glementaire lors des rĂ©unions nationales du Conseil consultatif maritime canadien.

Avant que le règlement proposĂ© ne soit publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada, d’autres parties prenantes de l’industrie, telles que les compagnies maritimes et les associations, seront informĂ©es des changements rĂ©glementaires proposĂ©s par le biais d’outils de communication habituels, comme des mises Ă  jour sur le site Web de Transports Canada et des notifications par courriel envoyĂ©es par le biais de la liste des membres du Conseil consultatif maritime canadien.

Les coûts pour Transports Canada liés à la mise en œuvre du règlement proposé, tels que les éléments supplémentaires à inclure dans les inspections, seraient gérés dans le cadre des ressources existantes de Transports Canada.

Conformité et application

Le contrôle et l’évaluation de la conformité seront assurés par Transports Canada par le biais des mesures existantes, notamment les inspections et l’examen des plans d’intervention des OI ainsi que des plans de prévention et d’urgence des exploitants d’IMH.

La non-conformitĂ© au règlement proposĂ© serait traitĂ©e par les mesures existantes. Actuellement, diverses exigences imposĂ©es aux OI et aux IMH en vertu de la LMMC 2001 et certaines exigences imposĂ©es aux exploitants d’IMH en vertu du RIE sont dĂ©signĂ©es comme des violations en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) et sont soumises Ă  des sanctions administratives pĂ©cuniaires pouvant atteindre 250 000 $ par violation. Le règlement proposĂ© permettrait en outre d’administrer les sanctions administratives pĂ©cuniaires en cas de non-respect des obligations de mettre Ă  jour et de soumettre un plan d’intervention actualisĂ©, ainsi que de notifier Transports Canada lorsque les OI interviennent sur un incident qui pourrait affecter leur capacitĂ© Ă  intervenir sur un autre incident de pollution par les hydrocarbures pour lequel ils sont certifiĂ©s. La procĂ©dure d’administration d’une sanction administrative pĂ©cuniaire pour violation de ces exigences serait la mĂŞme que pour les violations existantes.

Les OI seraient tenus de démontrer leur conformité au règlement proposé comme condition d’obtention de la certification. Transports Canada collaborerait avec l’OI pour tenter de résoudre tout problème ou préoccupation soulevés au cours du processus de certification. Le ministre des Transports conserverait également le pouvoir de suspendre ou d’annuler le certificat d’un OI. Toutefois, cette mesure serait réservée aux cas très graves de non-conformité, lorsque l’OI n’a pas démontré de manière adéquate qu’il souhaitait ou pouvait se mettre en conformité avec le règlement proposé.

Normes de service

La norme de service actuelle de 90 jours pour l’examen par Transports Canada du plan d’intervention d’un OI après sa soumission resterait inchangĂ©e. Les plans de prĂ©vention et d’urgence des exploitants d’IMH n’ont pas Ă  ĂŞtre approuvĂ©s par le ministre; par consĂ©quent, aucune norme de service ne s’applique Ă  l’examen de ces plans.

Personne-ressource

Gestionnaire
Règlement sur l’intervention environnementale
Plan de protection des océans
Transports Canada
Place de Ville, tour C, 9e Ă©tage
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : EnvResRegs-RegsIntEnv@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des alinĂ©as 35(1)d)rĂ©fĂ©rence a, e)rĂ©fĂ©rence b et f)rĂ©fĂ©rence b, du paragraphe 182(1)rĂ©fĂ©rence c et des alinĂ©as 244f)rĂ©fĂ©rence d et h)rĂ©fĂ©rence e de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence f, se propose de prendre le Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au gestionnaire, Règlement sur l’intervention environnementale, Plan de protection des ocĂ©ans, ministère des Transports, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, 9e Ă©tage, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : EnvResRegs-RegsIntEnv@tc.gc.ca).

Ottawa, le 13 juin 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant et abrogeant certains règlements pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (intervention environnementale)

Règlement sur l’intervention environnementale

1 L’article 1 du Règlement sur l’intervention environnementale rĂ©fĂ©rence 33 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

eaux abritées
Étendues d’eaux où les opérations à la surface de l’eau de récupération d’hydrocarbures rejetés peuvent être menées avec efficacité sans être considérablement perturbées par les conditions environnementales. (sheltered waters)
eaux ouvertes
Étendues d’eaux où les opérations à la surface de l’eau de récupération d’hydrocarbures rejetés peuvent être considérablement perturbées par les conditions environnementales. (unsheltered waters)
matières récupérées
Déchets d’hydrocarbures et d’eau huileuse sous forme liquide ou solide récupérés dans le cadre d’une intervention. (recovered materials)
milieu d’utilisation
Vise les eaux abritées, les eaux ouvertes ou, selon le cas, la rive ou le rivage. (operating environment)
port désigné
Port décrit à la partie 1 de l’annexe 1. (designated port)
secteur d’intervention intensive
Région maritime décrite à la partie 3 de l’annexe 1. (enhanced response area)
secteur primaire d’intervention
Région maritime décrite à la partie 2 de l’annexe 1. (primary area of response)
traiter
Prendre des mesures de manière à réduire au minimum l’impact sur l’environnement et en vue de restaurer, dans la mesure du possible, un milieu d’utilisation à l’état qu’il avait avant que survienne l’événement de pollution par les hydrocarbures. (treat)
zone géographique
Zone à l’égard de laquelle un organisme d’intervention est agréé en vertu du paragraphe 169(1) de la Loi. (geographic area)

2 Le passage de l’article 5 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le tableau est remplacĂ© par ce qui suit :

Catégories

5 Pour l’application des articles 167.1 Ă  167.4 et des paragraphes 168(1) et 168.01(1) de la Loi, les catĂ©gories d’installations de manutention d’hydrocarbures oĂą ont lieu des activitĂ©s liĂ©es au chargement ou au dĂ©chargement d’hydrocarbures sur un bâtiment visĂ© Ă  l’article 2 ou Ă  partir de celui-ci sont celles indiquĂ©es dans le tableau ci-après selon leur taux rĂ©el de transbordement d’hydrocarbures :

3 L’article 6 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exception

6 L’alinĂ©a 168(1)a) et le sous-alinĂ©a 168(1)b)(ii) de la Loi et l’exigence, prĂ©vue au sous-alinĂ©a 168(1)b)(iii) de la Loi, d’identifier toute personne qui est autorisĂ©e Ă  mettre Ă  exĂ©cution l’entente visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 168(1)a) ne s’appliquent pas Ă  l’égard des installations de manutention d’hydrocarbures situĂ©es au nord du 60e parallèle de latitude nord.

4 L’article 9 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Notification de changements proposés aux activités

DĂ©lai — article 168.01 de la Loi

9 Pour l’application de l’article 168.01 de la Loi, dans le cas oĂą le changement proposĂ© est la diminution du taux de transbordement d’hydrocarbures de l’installation de manutention d’hydrocarbures, la durĂ©e du dĂ©lai, que le ministre peut prĂ©ciser, pour l’aviser du changement proposĂ© peut ĂŞtre infĂ©rieure Ă  cent quatre-vingts jours.

5 (1) Le passage du sous-alinĂ©a 11(1)b)(i) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la division (A) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le sous-alinĂ©a 11(1)b)(ii) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) La division 11(1)b)(iv)(B) du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

(4) Le passage de l’alinĂ©a 11(1)c) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Les alinĂ©as 11(1)f) et g) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(6) Les alinĂ©as 11(1)h) et i) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(7) Le paragraphe 11(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Notification — exercice

(3) L’exploitant présente au ministre une description écrite de tout exercice visé à l’alinéa (1)i), à l’exception d’un exercice de notification, au moins trente jours avant la tenue de l’exercice.

6 Les paragraphes 12(1) Ă  (3) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Révision annuelle

12 (1) L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures révise chaque année le plan de prévention de la pollution par les hydrocarbures et le plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures et, au besoin, les met à jour.

Avis

(1.1) L’exploitant avise le ministre dès que possible et par écrit s’il n’y a aucune modification aux plans.

RĂ©vision et prĂ©sentation — Ă©vĂ©nements

(2) L’exploitant rĂ©vise Ă©galement le plan de prĂ©vention de la pollution par les hydrocarbures et le plan d’urgence contre la pollution par les hydrocarbures chaque fois que l’un des Ă©vĂ©nements ci-après survient et, au besoin, les met Ă  jour et les prĂ©sente au ministre au plus tard quatre-vingt-dix jours après la survenance de l’évĂ©nement :

Présentation des mises à jour au ministre

(3) L’exploitant qui, en application du paragraphe (1), met à jour l’un des plans visés à ce paragraphe le présente au ministre au plus tard un an après la date de sa première présentation, de sa dernière mise à jour annuelle ou de son dernier avis donné au ministre en application du paragraphe (1.1), selon le cas.

7 Le passage du paragraphe 13(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Procédure

13 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 168(1)e) de la Loi, l’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures Ă©tablit et met en Ĺ“uvre une procĂ©dure qui prĂ©voit notamment :

8 La partie 3 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

Dossiers et rapports

Dossier de formation

14 (1) L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures conserve, pour chaque personne ayant suivi une formation visĂ©e aux alinĂ©as 10k) ou 11(1)h), un dossier de formation qui comprend le nom de la personne, le titre de la formation et la date Ă  laquelle elle a Ă©tĂ© suivie.

Conservation et accès ministériel

(2) L’exploitant conserve le dossier de formation pendant au moins trois ans après la date de la formation ou, si la formation est valide pour plus de trois ans, jusqu’à la date d’expiration de sa période de validité, et le met à la disposition du ministre, sur demande.

Rapport d’exercice

15 L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures prĂ©sente au ministre, dans les quatre-vingt-dix jours après la date d’un exercice visĂ© l’alinĂ©a 11(1)i), un rapport d’exercice dans lequel il consigne notamment :

Rapport d’événement de pollution par les hydrocarbures

16 (1) L’exploitant d’une installation de manutention d’hydrocarbures crée un rapport indiquant les causes et les facteurs contributifs de chaque événement de pollution par les hydrocarbures et les mesures à prendre pour réduire le risque qu’un tel événement ne se reproduise.

Présentation du rapport

(2) L’exploitant présente le rapport au ministre dans les quatre-vingt-dix jours après la date de l’événement de pollution par les hydrocarbures.

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 16, de ce qui suit :

PARTIE 3
Organismes d’intervention

Capacité d’intervention et plans d’intervention

Quantité d’hydrocarbures

17 Pour l’application du paragraphe 169(1) de la Loi, la quantitĂ© d’hydrocarbures visĂ©e est de 10 000 tonnes mĂ©triques.

Contenu — plan d’intervention

18 (1) Le plan d’intervention de l’organisme d’intervention contient les renseignements et les Ă©lĂ©ments suivants :

Plan d’intervention d’urgence

(2) Le plan d’intervention tient compte de tout plan préparé par la Garde côtière canadienne concernant des événements de pollution par les hydrocarbures pour la zone géographique de l’organisme d’intervention.

Contenu — plans d’intervention par zone

19 Le plan d’intervention Ă  l’égard d’une des petites zones visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 18(1)q) contient les renseignements et les Ă©lĂ©ments suivants :

Révision et mise à jour du plan d’intervention

Révision annuelle

20 (1) L’organisme d’intervention rĂ©vise chaque annĂ©e le plan d’intervention visĂ© Ă  l’article 18 et, au besoin, le met Ă  jour.

Avis

(2) L’organisme d’intervention avise le ministre dès que possible et par écrit s’il n’y a aucune modification au plan.

RĂ©vision et prĂ©sentation — Ă©vĂ©nements

(3) L’organisme d’intervention rĂ©vise Ă©galement le plan d’intervention chaque fois que l’un des Ă©vĂ©nements ci-après survient et, au besoin, le met Ă  jour et le prĂ©sente au ministre au plus tard quarante-cinq jours après la date de survenance de l’évĂ©nement :

Présentation des mises à jour au ministre

(4) L’organisme d’intervention qui met le plan d’intervention à jour en application du paragraphe (1) le présente au ministre au plus tard un an après la date de délivrance de son agrément ou après la date de présentation de sa dernière mise à jour annuelle ou de son dernier avis donné au ministre en application du paragraphe (2), selon le cas.

Registre

21 (1) L’organisme d’intervention tient un registre dans lequel il consigne les dates de rĂ©vision du plan d’intervention visĂ© Ă  l’article 18, le rĂ©sultat de chacune de ces rĂ©visions et, le cas Ă©chĂ©ant, toute mise Ă  jour.

Conservation et présentation

(2) L’organisme d’intervention conserve les renseignements contenus dans le registre pendant trois ans après la date de leur consignation et prĂ©sente le registre au ministre conjointement avec le plan d’intervention mis Ă  jour en application du paragraphe 20(1) ou avec l’avis visĂ© au paragraphe 20(2).

Procédure, équipement et ressources

ProcĂ©dure — gĂ©nĂ©ralitĂ©s

22 La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit, notamment, les mesures Ă  prendre pour assurer :

ProcĂ©dure — capacitĂ© quotidienne

23 (1) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit, pour les Ă©vĂ©nements de pollution par les hydrocarbures de 150 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, de 1 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, de 2 500 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures et de 10 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures, les capacitĂ©s quotidiennes suivantes :

Définitions

(2) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent article.

entreposage primaire
Vise notamment l’équipement utilisé pour entreposer les matières récupérées avant leur transfert vers l’entreposage secondaire. (primary storage)
entreposage secondaire
Vise notamment l’équipement utilisé pour entreposer les matières récupérées avant leur transport aux fins d’élimination. (secondary storage)

Déploiement ou livraison

24 (1) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit :

Nombre d’heures estimé

(2) La procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)g) prĂ©voit le nombre d’heures estimĂ© pour le dĂ©ploiement ou la livraison de l’équipement et des ressources visĂ©s au paragraphe (1) dans les milieux d’utilisation touchĂ©s.

Définition de vitesse moyenne de déplacement

(3) Pour l’application des alinĂ©as (1)e) et f), la vitesse moyenne de dĂ©placement est :

Formation et dossiers

Formation

25 (1) La formation que l’organisme d’intervention doit fournir conformĂ©ment Ă  l’alinĂ©a 171c) de la Loi est celle qui :

Dossier de formation

(2) L’organisme d’intervention conserve, pour chaque personne visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 18(1)m), autre qu’une personne appelĂ©e Ă  intervenir Ă  bref dĂ©lai en cas d’évĂ©nement de pollution par les hydrocarbures, un dossier de formation qui comprend le nom et le poste de la personne, le titre de la formation et la date Ă  laquelle elle a Ă©tĂ© suivie.

Conservation et accès ministériel

(3) L’organisme d’intervention conserve le dossier de formation pendant au moins trois ans après la date de la formation ou, si la formation est valide pour plus de trois ans, jusqu’à la date d’expiration de sa période de validité, et le met à la disposition du ministre, sur demande.

Programme d’exercices

Type d’exercices

26 (1) Le programme d’exercices de l’organisme d’intervention prĂ©voit ce qui suit :

Coordination

(2) Les exercices simulant des événements de pollution par les hydrocarbures sont coordonnés avec le ministre et, dans la mesure du possible, avec les personnes, les entités et les bâtiments qui seraient impliqués en cas d’un événement de pollution par les hydrocarbures ou qui pourraient être appelés à intervenir dans un tel cas.

Nombre d’exercices

(3) L’organisme d’intervention effectue au moins :

Secteur d’intervention intensive

(4) L’organisme d’intervention effectue au moins un exercice simulant un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures dont rĂ©sulterait le rejet d’une quantitĂ© d’hydrocarbures Ă©quivalente Ă  celle prĂ©vue Ă  l’un des sous-alinĂ©as (3)a)(i) Ă  (iv) Ă  l’égard de chaque secteur d’intervention intensive, s’il y en a; cet exercice est comptĂ© comme Ă©tant l’un de ceux visĂ©s Ă  l’alinĂ©a (3)a) pour le secteur primaire d’intervention le plus près du secteur d’intervention intensive Ă  l’égard duquel l’exercice est effectuĂ©.

Plusieurs secteurs primaires d’intervention

(5) Dans le cas d’un organisme d’intervention ayant plusieurs secteurs primaires d’intervention, l’exercice visé au sous-alinéa (3)a)(iv) peut être effectuée une seule fois dans sa zone géographique.

Calendrier de mise en œuvre

27 (1) L’organisme d’intervention établit, par secteur primaire d’intervention, un calendrier prévoyant l’année de mise en œuvre de chaque exercice simulant des événements de pollution par les hydrocarbures.

Modifications du calendrier

(2) L’organisme d’intervention ne peut modifier le calendrier sans l’autorisation du ministre.

Demande du ministre

28 L’organisme d’intervention effectue, sur demande du ministre, un exercice simulant un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures. Cet exercice compte, pour le secteur primaire d’intervention le plus près du lieu Ă  l’égard duquel il est effectuĂ©, comme l’un des exercices visĂ©s Ă  l’un des sous-alinĂ©as 26(3)a)(i) Ă  (iv), selon la quantitĂ© d’hydrocarbures simulĂ©e.

Implication du ministre

29 L’organisme d’intervention collabore avec le ministre dans l’élaboration de chaque exercice simulant un événement de pollution par les hydrocarbures, dès le début de l’élaboration de cet exercice, et prend ses commentaires en considération.

Modification ou ajout d’objectifs

30 L’organisme d’intervention, à la demande du ministre, modifie tout objectif d’un exercice ou y ajoute des objectifs.

Implication des parties prenantes

31 Dans la mesure du possible, l’organisme d’intervention engage la participation des groupes autochtones locaux et des autres parties prenantes locales dans la mise en œuvre de chaque exercice simulant un événement de pollution par les hydrocarbures.

Rapport d’exercice

32 L’organisme d’intervention prĂ©sente au ministre, dans les quarante-cinq jours après la date d’un exercice, un rapport d’exercice dans lequel il consigne notamment :

Autres exigences

Preuve

33 L’organisme d’intervention prĂ©sente au ministre, sur demande de ce dernier et selon les modalitĂ©s qu’il prĂ©cise, toute preuve, y compris des dĂ©monstrations, que le ministre juge nĂ©cessaire pour Ă©tablir que l’organisme d’intervention a la capacitĂ© d’intervenir, dans un milieu d’utilisation de sa zone gĂ©ographique, en rĂ©ponse Ă  un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures pouvant atteindre 10 000 tonnes mĂ©triques d’hydrocarbures.

Avis

34 L’organisme d’intervention avise le ministre dès que possible lorsqu’il intervient en réponse à un événement de pollution par les hydrocarbures ou dans tout autre événement pouvant avoir une incidence sur sa capacité d’intervention dans le cas d’un événement de pollution par les hydrocarbures.

Confirmation Ă©crite — bâtiments

35 (1) L’organisme d’intervention obtient du propriĂ©taire ou de l’exploitant de chaque bâtiment visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)f) une confirmation Ă©crite, qu’il prĂ©sente sur demande au ministre, indiquant que le bâtiment :

Heures d’opĂ©ration — bâtiments

(2) L’organisme d’intervention obtient du propriĂ©taire ou de l’exploitant de chaque bâtiment visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)f) une mention Ă©crite indiquant les heures d’opĂ©ration du bâtiment.

Équipement dans les ports désignés

36 L’équipement visĂ© Ă  l’alinĂ©a 18(1)i) Ă  l’égard d’un port dĂ©signĂ© y demeure, Ă  moins que le ministre en permette le dĂ©placement.

Annulation de l’agrément

37 (1) Pour l’application du paragraphe 169(6) de la Loi, le ministre peut annuler l’agrĂ©ment d’un organisme d’intervention Ă  partir de la date oĂą celui-ci, selon le cas :

Suspension ou annulation de l’agrément

(2) Pour l’application du paragraphe 169(6) de la Loi, le ministre peut suspendre ou annuler l’agrĂ©ment d’un organisme d’intervention s’il estime que celui-ci n’est pas conforme aux exigences qui lui sont applicables sous le rĂ©gime de la Loi ou s’il estime que l’intĂ©rĂŞt public le requiert.

Demande de renouvellement de l’agrément

38 L’organisme d’intervention présente toute demande de renouvellement d’agrément au ministre au moins quatre-vingt-dix jours avant la date de l’expiration de l’agrément en vigueur.

Barème de droits — notification

39 Pour l’application du paragraphe 170(2) de la Loi, l’organisme d’intervention ou la personne qualifiĂ©e publie les droits qu’il se propose de demander dans la Partie I de la Gazette du Canada.

10 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 39, des annexes 1 et 2 figurant Ă  l’annexe du prĂ©sent règlement.

Règlement sur les organismes d’intervention

11 Le Règlement sur les organismes d’intervention référence 34 est abrogé.

Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

12 (1) La partie 14 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) rĂ©fĂ©rence 35 est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 2, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur l’intervention environnementale

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

2.1 Paragraphe 12(1.1) 260 Ă  10 000  
(2) La partie 14 de l’annexe du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 5, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur l’intervention environnementale

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

6 Paragraphe 20(1) 1 300 Ă  100 000  
7 Paragraphe 20(2) 260 Ă  10 000  
8 Paragraphe 20(3) 1 300 Ă  100 000  
9 Paragraphe 20(4) 260 Ă  10 000  
10 Paragraphe 21(1) 260 Ă  10 000  
11 Paragraphe 21(2) 260 Ă  10 000  
12 Article 34 1 300 Ă  100 000  

Entrée en vigueur

13 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf les articles 1 et 9 Ă  11 et le paragraphe 12(2), entre en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

(2) Les articles 1 et 9 Ă  11 et le paragraphe 12(2) entrent en vigueur au premier anniversaire de la publication du prĂ©sent règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

ANNEXE

(article 10)

ANNEXE 1

(article 1)

Ports désignés, secteurs primaires d’intervention et secteurs d’intervention intensive

PARTIE 1

Ports désignés
Article Colonne 1

Port
Colonne 2

Description
1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie Holyrood au sud d’une ligne tirĂ©e Ă  partir de la laisse de haute mer Ă  l’extrĂ©mitĂ© nord de la pointe Harbour Main (47°26′58″ N., 53°08′26″ O.), dans une direction de 070°00′ (vrais) jusqu’à la laisse de haute mer sur le rivage opposĂ©
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie de Placentia au nord d’une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© en laisse de haute mer en position approximative situĂ©e par 47°41′14″ N., 53°58′12″ O. dans une direction de 276°00′ (vrais) jusqu’au feu de la pointe Long Island; de lĂ , dans une direction de 273°00′ (vrais) jusqu’à la pointe James; de lĂ , le long de la zone intertidale Ă  la laisse de haute mer jusqu’à la pointe Tobins tout autour de la baie Bar Haven; de lĂ , jusqu’à Carroll Point; de lĂ , dans une direction de 320°00′ (vrais) jusqu’à un point en laisse de haute mer sur la terre ferme situĂ© approximativement par 47°45′00″ N., 54°14′42″ O.
3 Port Hawkesbury (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux du dĂ©troit de Canso Ă  l’est de la ligne mĂ©diane du chenal, Ă  partir d’un point situĂ© par 45°38′41″ N., 61°25′07″ O. vers le sud jusqu’à un point situĂ© par 45°32′31″ N., 61°17′42″ O., Ă  mi-chemin entre le cap Bear Head et la pointe Melford
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux Ă  l’intĂ©rieur du havre d’Halifax au nord d’une ligne passant par les points suivants : 44°36,5′ N., 63°33,8′ O. et 44°37,8′ N., 63°31,6′ O.
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) Toutes les eaux du havre Saint John dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e Ă  partir du feu du cap Spencer et allant vers le sud jusqu’à un point situĂ© par 45°08,1′ N., puis vers l’ouest jusqu’à l’anse Little Musquash (66°17,4′ O.)
6 Sept-ĂŽles (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es par une ligne passant par les points suivants : 50°12,8′ N., 66°13,5′ O. Ă  50°08,1′ N., 66°16,1′ O. Ă  50°04,4′ N., 66°23,1′ O. Ă  50°08,5′ N., 66°36,6′ O.
7 QuĂ©bec (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite Ă  l’est sur une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 46°53′09″ N., 71°08′36″ O. Ă  travers l’Île d’OrlĂ©ans jusqu’à un point situĂ© par 46°49′42″ N., 71°07′50″ O. et la limite Ă  l’ouest sur une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 46°44′51″ N., 71°20′36″ O. jusqu’à un point situĂ© par 46°33′39″ N., 71°20′08″ O.
8 MontrĂ©al (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite Ă  l’est sur une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point sur la rive situĂ©e approximativement par 46°01′ N., 73°11,1′ O. jusqu’à un point situĂ© approximativement par 46°00,8′ N., 73°09,85′ O. sur la rive opposĂ©e et la limite Ă  l’ouest sur une ligne tirĂ©e Ă  partir d’un point situĂ© par 45°24′2,67″ N., 73°31′41,50″ O. jusqu’à un point situĂ© par 45°41′37,17″ N., 73°35′19,71″ O.
9 Sarnia (Ontario) Toutes les eaux canadiennes de la rivière St. Clair, la ligne de dĂ©marcation nord Ă©tant une ligne qui coĂŻncide avec la face sud du pont Blue Water reliant Point Edward, en Ontario, Ă  Port Huron, dans l’État du Michigan, aux États-Unis, et la ligne de dĂ©marcation sud Ă©tant tirĂ©e de manière Ă  comprendre tous ses diffĂ©rents dĂ©bouchĂ©s dans le lac Sainte-Claire, y compris tout chenal draguĂ©
10 Vancouver (Colombie-Britannique) Toutes les eaux canadiennes de la baie Boundary; les eaux dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e vers l’ouest le long de la frontière canado-amĂ©ricaine jusqu’à un point situĂ© par 123°19,3′ O.; de lĂ  vers le nord jusqu’à un point situĂ© par 49°14′ N., 123°19,3′ O.; de lĂ  jusqu’à un point situĂ© par 49°15,5′ N., 123°17′ O.; et les eaux du bras de Burrard Inlet Ă  l’est d’une ligne tirĂ©e Ă  partir du feu de la pointe Atkinson et jusqu’à la pointe Grey

PARTIE 2

Secteurs primaires d’intervention
Article Colonne 1

Région maritime
Colonne 2

Description
1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux situĂ©es entre un arc Ă  l’est ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 47°26′58″ N., 53°08′26″ O. et la masse terrestre contiguĂ«
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) Toutes les eaux de la baie de Placentia au nord d’une ligne tirĂ©e du feu de la pointe Tides Cove au feu du cap St. Mary’s, toutes les eaux de la baie de Fortune au nord d’une ligne tirĂ©e du feu de l’île St. Jacques au feu de Garnish, et toutes les eaux de la baie de St. Mary’s au nord d’une ligne tirĂ©e du feu de la pointe La Haye au feu de Branch West Breakwater
3 Point Tupper (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux situĂ©es entre un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du feu du cap Bear Head (45°33′ N., 61°17′ O.) mais ne s’étendant pas au nord des chaussĂ©es de Canso dans la baie de St. Georges et la masse terrestre contiguĂ«
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) Toutes les eaux de la cĂ´te sud de la Nouvelle-Écosse dans un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 44°37,2’ N., 63°32,75’ O.
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) Toutes les eaux canadiennes entre la limite ouest constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 45°08′03″ N., 66°17′12″ O., et la limite est constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour d’un point centrĂ© sur le feu du cap Spencer
6 Sept-ĂŽles (QuĂ©bec) Toutes les eaux dĂ©limitĂ©es par une ligne tirĂ©e depuis le point du rivage situĂ© par 49°24,8’ N., 67°17,5’ O. jusqu’au point situĂ© par 49°14’ N., 66°23,1’ O., au point situĂ© par 49°22’ N., 65°40’ O., au point situĂ© par 49°40’ N., 65°12’ O. jusqu’au point situĂ© par 50°16,3’ N., 64°55,7’ O. sur le rivage et par la masse terrestre contiguĂ«
7 QuĂ©bec (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite en amont constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°44,8’ N., 71°20,56’ O., et la limite en aval constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°53,12’ N., 71°08,1’ O.
8 MontrĂ©al (QuĂ©bec) Toutes les eaux situĂ©es entre la limite en amont constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 45°28,5’ N., 73°32,62’ O. et la limite en aval constituĂ©e d’un arc ayant un rayon de 50 milles marins autour du point situĂ© par 46°00,98’ N., 73°11,08’ O.
9 Sarnia (Ontario) Toutes les eaux canadiennes entre une ligne, dans le lac Huron, tirĂ©e du point situĂ© par 43°48,7’ N., 82°10,3’ O. sur la frontière canado-amĂ©ricaine au point situĂ© par 43°39,4’ N., 81°43,25’ O. sur la rive et une ligne, dans le lac ÉriĂ©, tirĂ©e du point situĂ© par 41°53,8’ N., 81°55,7’ O. sur la frontière canado-amĂ©ricaine au point situĂ© par 42°34,4’ N., 81°31’ O. sur la rive
10 Vancouver (Colombie-Britannique) Toutes les eaux canadiennes entre la limite nord-ouest d’une ligne tirĂ©e depuis le point situĂ© par 49°46,5’ N., 124°20,5’ O. sur le continent, Ă  travers l’île Texada, jusqu’au point situĂ© par 49°22,5’ N., 124°32,4’ O. sur le rivage de l’île de Vancouver et la limite mĂ©ridionale consistant en une ligne suivant le parallèle 48°25’ N. depuis Victoria, vers l’est, jusqu’à la frontière canado-amĂ©ricaine, incluant les eaux du bras Jervis jusqu’à une ligne tirĂ©e depuis le point situĂ© par 49°59’58,91″ N., 123°59’58,11″ O., jusqu’au point situĂ© par 49°59′56,41″ N., 123°56′46,67″ O.

PARTIE 3

Secteurs d’intervention intensive
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Description

1 DĂ©troit de Cabot Toutes les eaux situĂ©es dans un cercle ayant un rayon de 50 milles marins, autour d’un point situĂ© Ă  mi-chemin entre le cap North, en Nouvelle-Écosse, et le cap Ray, Ă  Terre-Neuve-et-Labrador
2 Détroit de Northumberland Toutes les eaux situées entre la limite à l’ouest d’une ligne tirée à partir de la pointe West, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, et la limite à l’est sur une ligne tirée à partir du cap Bear, à l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’à Trenton, en Nouvelle-Écosse
3 Niagara Toutes les eaux canadiennes, dans le lac ÉriĂ©, Ă  l’est d’une ligne tirĂ©e du feu de la pointe Long (42°32,8’ N., 80°02,6’ O.), puis vers le sud-est dans une direction de 150°00′ (vrais) pour couper la frontière canado-amĂ©ricaine situĂ©e par 42°26,4’ N., 79°58.0’ O., puis vers l’est le long de la frontière canado-amĂ©ricaine pour inclure la rivière Niagara; et toutes les eaux canadiennes, dans le lac Ontario, Ă  l’ouest d’une ligne tirĂ©e du lieu historique national du Canada du Fort-Mississauga Ă  l’embouchure de la rivière Niagara (43°15,7’ N., 79°04,6’ O.) pour suivre la frontière canado-amĂ©ricaine jusqu’à un endroit oĂą la frontière passe d’une direction nord Ă  une direction est (43°26,1’ N., 79°12,1’ O.), puis plein nord jusqu’à la rive canadienne situĂ©e par 43°44,2’ N., 79°12,1’ O.
4 DĂ©troit de Juan de Fuca Toutes les eaux canadiennes situĂ©es entre la limite Ă  l’ouest sur une ligne tirĂ©e de la pointe Carmanah, sur l’île de Vancouver, jusqu’au cap Flattery, dans l’État de Washington, aux États-Unis, et la limite Ă  l’est sur une ligne longeant le parallèle 48°25′ N., de Victoria, vers l’est, jusqu’à la frontière canado-amĂ©ricaine

ANNEXE 2

(alinĂ©as 18(1)i) et 23(1)a) et b))

Estimation — rĂ©partition des hydrocarbures lors d’un Ă©vĂ©nement de pollution par les hydrocarbures

PARTIE 1

Ports désignés
Article

Colonne 1

Port

Colonne 2

Rive ou rivage (% d’hydrocarbures)

Colonne 3

Eaux abritĂ©es (% d’hydrocarbures)

Colonne 4

Eaux ouvertes (% d’hydrocarbures)

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) 50 50 0
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) 50 50 0
3 Port Hawkesbury (Nouvelle-Écosse) 50 50 0
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) 50 50 0
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) 50 50 0
6 Sept-Îles (Québec) 50 50 0
7 Québec (Québec) 50 50 0
8 Montréal (Québec) 50 50 0
9 Sarnia (Ontario) 50 50 0
10 Vancouver (Colombie-Britannique) 50 50 0

PARTIE 2

Secteurs primaires d’intervention
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Rive ou rivage (% d’hydrocarbures)

Colonne 3

Eaux abritĂ©es (% d’hydrocarbures)

Colonne 4

Eaux ouvertes (% d’hydrocarbures)

1 Holyrood (Terre-Neuve-et-Labrador) 40 40 20
2 Come By Chance (Terre-Neuve-et-Labrador) 40 40 20
3 Point Tupper (Nouvelle-Écosse) 40 40 20
4 Halifax (Nouvelle-Écosse) 40 30 30
5 Saint John (Nouveau-Brunswick) 40 40 20
6 Sept-Îles (Québec) 45 30 25
7 Québec (Québec) 60 30 10
8 Montréal (Québec) 70 30 0
9 Sarnia (Ontario) 50 40 10
10 Vancouver (Colombie-Britannique) 40 40 20

PARTIE 3

Secteurs d’intervention intensive
Article

Colonne 1

Région maritime

Colonne 2

Rive ou rivage (% d’hydrocarbures)

Colonne 3

Eaux abritĂ©es (% d’hydrocarbures)

Colonne 4

Eaux ouvertes (% d’hydrocarbures)

1 Détroit de Cabot 40 30 30
2 Détroit de Northumberland 40 0 60
3 Niagara 50 30 20
4 Détroit de Juan de Fuca 40 20 40

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

  • renseignement personnel;
  • renseignement protĂ©gĂ© ou classifiĂ© du gouvernement du Canada;
  • commentaire discriminatoire ou qui incite Ă  la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
  • liens externes;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sĂ©curisĂ©e. Par consĂ©quent, si la pièce jointe Ă  transmettre contient des renseignements de nature dĂ©licate, veuillez Ă©crire Ă  l’adresse de courriel ministĂ©rielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.