DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : DORS/2023-17
La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 4
Enregistrement
DORS/2023-17 Le 3 février 2023
LOI SUR LES ESPĂCES EN PĂRIL
C.P. 2023-67 Le 3 février 2023
Sur recommandation du ministre de lâEnvironnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril, ci-aprĂšs.
DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril
Modifications
1 La partie 2 de lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Mollusques », de ce qui suit :
- Polyspire rayé (Webbhelix multilineata)
- Whitelip, Striped
2 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Arthropodes », de ce qui suit :
- Coccinelle Ă neuf points (Coccinella novemnotata)
- Lady Beetle, Nine-spotted
- Hémileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli)
- Moth, Nuttallâs Sheep
- Hespérie du Colorado (Hesperia colorado oregonia)
- Skipper, Oregon Branded
- Hespérie tachetée (Erynnis martialis) population boréale
- Duskywing, Mottled Boreal population
- Hespérie tachetée (Erynnis martialis) population des plaines des Grands Lacs
- Duskywing, Mottled Great Lakes Plains population
3 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- Gérardie de Virginie (Aureolaria virginica)
- Foxglove, Downy Yellow False
4 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Oiseaux », de ce qui suit :
- Engoulevent dâAmĂ©rique (Chordeiles minor)
- Nighthawk, Common
- Moucherolle à cÎtés olive (Contopus cooperi)
- Flycatcher, Olive-sided
5 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Reptiles », de ce qui suit :
- Couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest (Coluber constrictor mormon)
- Racer, Western Yellow-bellied
6 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- FrĂȘne bleu (Fraxinus quadrangulata)
- Ash, Blue
- Gérardie fausse-pédiculaire (Aureolaria pedicularia)
- Foxglove, Fern-leaved Yellow False
- Gérardie jaune (Aureolaria flava)
- Foxglove, Smooth Yellow False
- Gesse littorale (Lathyrus littoralis)
- Pea, Silky Beach
- Pea, Silky Beach
7 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Lichens », de ce qui suit :
- Lobaire réticulée (Lobaria retigera)
- Lichen, Smokerâs Lung
8 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Oiseaux », de ce qui suit :
- Faucon pĂšlerin anatum/tundrius (Falco peregrinus anatum/tundrius)
- Falcon anatum/tundrius, Peregrine
9 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Oiseaux », de ce qui suit :
- Bruant Ă face noire (Zonotrichia querula)
- Sparrow, Harrisâs
- Engoulevent dâAmĂ©rique (Chordeiles minor)
- Nighthawk, Common
- Moucherolle à cÎtés olive (Contopus cooperi)
- Flycatcher, Olive-sided
10 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Reptiles », de ce qui suit :
- Couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest (Coluber constrictor mormon)
- Racer, Western Yellow-bellied
11 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- FrĂȘne bleu (Fraxinus quadrangulata)
- Ash, Blue
Entrée en vigueur
12 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RĂSUMĂ DE LâĂTUDE DâIMPACT DE LA RĂGLEMENTATION
(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)
Enjeux
La biodiversitĂ© dĂ©cline rapidement dans le monde entier Ă mesure que certaines espĂšces disparaissent. Selon un rĂ©cent rapport dâun groupe international dâexpertsrĂ©fĂ©rence 1, une moyenne dâenviron 25 % des espĂšces des groupes dâanimaux et de plantes Ă©tudiĂ©s sont dĂ©jĂ menacĂ©s dâextinction. Cela signifie quâenviron un million dâespĂšces sont dĂ©jĂ menacĂ©es dâextinction, la plupart dâici quelques dĂ©cennies. Si des mesures ne sont pas prises pour rĂ©duire lâintensitĂ© des facteurs de perte de biodiversitĂ©, on sâattend Ă une nouvelle accĂ©lĂ©ration du taux mondial dâextinction dâespĂšces qui, selon le rapport, est dĂ©jĂ au moins plusieurs dizaines Ă centaines de fois supĂ©rieur au taux moyen des 10 derniers millions dâannĂ©es. Dans le mĂȘme rapport, les experts ont Ă©galement cernĂ© et classĂ© par ordre dâimportance les cinq facteurs directs de perte et de dĂ©gradation de la biodiversitĂ© ayant eu Ă ce jour le plus important impact mondial relatif. Ces facteurs sont, par ordre dĂ©croissant : la modification de lâutilisation des terres et des mers; lâexploitation directe des organismes; les changements climatiques; la pollution et les espĂšces exotiques envahissantes.
Le Canada, deuxiĂšme pays en superficie au monde et abritant un large Ă©ventail dâespĂšces, nâest pas Ă©pargnĂ© par cette crise mondiale de la biodiversitĂ©. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), entre 1970 et 2014, les mammifĂšres ont diminuĂ© en moyenne de 43 %, les oiseaux des prairies ont chutĂ© de 69 % et les populations de poissons ont diminuĂ© de 20 % partout au CanadarĂ©fĂ©rence 2. Avec ce dĂ©clin rapide et abrupt de la biodiversitĂ©, le Canada subit de nombreux effets nĂ©gatifs qui sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©s Ă la perte dâhabitat et dâespĂšces.
Une corrĂ©lation positive a Ă©tĂ© Ă©tablie entre la biodiversitĂ© et la productivitĂ© de lâĂ©cosystĂšme, sa santĂ© et sa rĂ©siliencerĂ©fĂ©rence 3 (câest-Ă -dire la capacitĂ© de lâĂ©cosystĂšme de sâadapter aux changements ou de se dĂ©fendre contre les perturbations). Compte tenu de lâinterdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut mener Ă une diminution des fonctions et des services Ă©cosystĂ©miques (par exemple les processus naturels comme la lutte contre les organismes nuisibles, la pollinisation, lâattĂ©nuation des dommages causĂ©s par les vagues cĂŽtiĂšres, la rĂ©gulation de la tempĂ©rature et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont Ă©galement des liens importants avec lâĂ©conomie canadienne. De petits changements au sein dâun Ă©cosystĂšme peuvent entraĂźner la perte dâindividus et dâespĂšces, et donc avoir des effets nĂ©fastes et irrĂ©versibles Ă grande Ă©chelle sur les Canadiens.
Les espĂšces en pĂ©ril sont protĂ©gĂ©es en vertu de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (LEP) lorsquâelles sont inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP (la Liste des espĂšces en pĂ©ril). Le DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (le DĂ©cret) est nĂ©cessaire pour inscrire, radier ou reclassifier 17 espĂšces Ă©valuĂ©es par le ComitĂ© sur la situation des espĂšces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC). Lâinscription dâespĂšces en pĂ©ril Ă lâannexe 1 de la LEP et les protections connexes qui sont dĂ©clenchĂ©es par lâinscription appuient non seulement la protection des espĂšces, mais aussi la biodiversitĂ© en gĂ©nĂ©ral et la productivitĂ© des Ă©cosystĂšmes.
Contexte
Le Canada est un pays dotĂ© dâun environnement naturel riche qui abrite une grande diversitĂ© dâespĂšces vĂ©gĂ©tales et animales. Ce patrimoine naturel fait partie intĂ©grante de lâidentitĂ© et de lâhistoire nationales. Les Canadiens tiennent aux espĂšces sauvages pour des raisons esthĂ©tiques, culturelles, spirituelles, rĂ©crĂ©atives, Ă©ducatives, historiques, alimentaires, mĂ©dicales, Ă©cologiques et scientifiques. Les espĂšces et Ă©cosystĂšmes sauvages font aussi partie du patrimoine mondialrĂ©fĂ©rence 4. Le ministĂšre de lâEnvironnement (le MinistĂšre) a pour mandat, entre autres, de prĂ©server et dâamĂ©liorer la qualitĂ© de lâenvironnement naturel, y compris la flore et la faune. Bien que la responsabilitĂ© de la conservation des espĂšces sauvages du Canada soit partagĂ©e entre tous les ordres de gouvernement du pays, le MinistĂšre jour un rĂŽle de premier plan Ă titre dâorganisme de rĂ©glementation fĂ©dĂ©ral afin dâĂ©viter la disparition — de la planĂšterĂ©fĂ©rence 5 ou du pays seulementrĂ©fĂ©rence 6 — dâespĂšces terrestres.
Le principal moyen lĂ©gislatif fĂ©dĂ©ral pour rĂ©aliser ce mandat est la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (la LEP ou la Loi). La LEP vise Ă prĂ©venir la disparition — de la planĂšte ou du Canada seulement — des espĂšces sauvages; Ă permettre le rĂ©tablissement des espĂšces sauvages dĂ©signĂ©es « disparues du pays », « en voie de disparition » ou « menacĂ©es »; et Ă favoriser la gestion des espĂšces prĂ©occupantes afin dâĂ©viter quâelles ne deviennent des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es. Lorsque la LEP a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2003, la Liste des espĂšces en pĂ©ril (annexe 1 de la LEP) comprenait 233 espĂšces. Depuis, la liste a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă plusieurs reprises afin dây ajouter des espĂšces ou dâen retirer, ou de reclassifier les espĂšces. En date de janvier 2022, il y avait 640 espĂšces rĂ©pertoriĂ©es Ă lâannexe 1.
En 2003, la LEP a créé le COSEPAC en tant quâorganisme consultatif chargĂ©, entre autres, dâĂ©valuer ou de réévaluer la situation des espĂšces sauvages.
Les Ă©valuations sont rĂ©alisĂ©es conformĂ©ment Ă lâarticle 15 de la LEP qui exige, entre autres, que le COSEPAC dĂ©termine le statut des espĂšces quâil considĂšre ĂȘtre en pĂ©ril et quâil cerne les menaces existantes et potentielles pour ces espĂšces. Les membres du COSEPAC se rĂ©unissent deux fois par an afin dâexaminer les renseignements recueillis sur des espĂšces sauvages et rĂ©partissent les espĂšces en sept catĂ©gories : « disparue », « disparue du pays », « en voie de disparition », « menacĂ©e », « prĂ©occupante », « donnĂ©es insuffisantes », ou « non en pĂ©ril »rĂ©fĂ©rence 7.
Une fois que le COSEPAC a prĂ©sentĂ© son Ă©valuation au ministre de lâEnvironnement (le ministre), ce dernier dispose de 90 jours pour publier dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril (le Registre public) une dĂ©claration afin dâindiquer comment il compte rĂ©agir Ă lâĂ©valuation et selon quel Ă©chĂ©ancier. Cette dĂ©claration communique lâĂ©tendue des consultations portant sur les changements proposĂ©s Ă lâannexe 1 de la LEP.
AprĂšs les consultations et lâanalyse qui en dĂ©coule rĂ©alisĂ©e par les reprĂ©sentants du MinistĂšre, un dĂ©cret est publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de confirmer la rĂ©ception de lâĂ©valuation du COSEPAC. Un dĂ©cret accusant rĂ©ception des Ă©valuations du COSEPAC, associĂ©es au dĂ©cret actuel, a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada le 25 mai 2022rĂ©fĂ©rence 8. Cette publication dĂ©clenche un processus rĂ©glementaire par lequel, sur recommandation du ministre, le gouverneur en conseil peut, par dĂ©cret, dans un dĂ©lai de neuf mois suivant la rĂ©ception de lâĂ©valuation, soit :
- (1) ajouter une espĂšce sauvage Ă lâannexe 1 de la LEP, conformĂ©ment Ă lâĂ©valuation de sa situation par le COSEPAC;
- (2) ne pas inscrire lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (3) renvoyer la question au COSEPAC pour renseignements supplémentaires ou pour réexamen.
Si le gouverneur en conseil ne prend pas de dĂ©cision dans un dĂ©lai de neuf mois aprĂšs avoir reçu officiellement lâĂ©valuation du COSEPAC, le paragraphe 27(3) de la LEP stipule que le ministre doit modifier lâannexe 1 en conformitĂ© avec cette Ă©valuation.
En plus de recommander de nouveaux ajouts Ă lâannexe 1, le COSEPAC peut examiner le statut dâune espĂšce sauvage prĂ©cĂ©demment Ă©valuĂ©e et recommander une nouvelle classification pour cette espĂšce. La reclassification est importante pour garantir que la dĂ©signation est conforme aux donnĂ©es scientifiques les plus rĂ©centes, ce qui permet une meilleure prise de dĂ©cision quant Ă lâĂ©tablissement des prioritĂ©s en matiĂšre de conservation des espĂšces. Les espĂšces sont classĂ©es Ă un niveau de risque supĂ©rieur lorsque leur situation sâest dĂ©tĂ©riorĂ©e depuis la derniĂšre Ă©valuation (par exemple un dĂ©clin de la population). Lorsque leur situation sâamĂ©liore, on peut les faire passer Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e ou les retirer de la Liste des espĂšces en pĂ©ril, de sorte que les espĂšces soient protĂ©gĂ©es selon lâesprit de la LEP tout en minimisant les rĂ©percussions sur les intervenants et les ressources.
Interdictions en application de la LEP
DĂšs leur inscription, les espĂšces sauvages bĂ©nĂ©ficient de diffĂ©rents niveaux de protection, qui varient selon leur dĂ©signation, conformĂ©ment aux interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues aux articles 32 et 33 de la LEP. Le tableau 1 ci-aprĂšs prĂ©sente les diffĂ©rentes protections offertes par la LEP immĂ©diatement aprĂšs lâajout dâune espĂšce Ă lâannexe 1 de la LEP.
| Statut de lâespĂšce |
EspÚces protégées par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs |
EspÚces aquatiques protégées par la Loi sur les espÚces en péril |
Toutes les autres espÚces inscrites protégées par la Loi sur les espÚces en péril |
|---|---|---|---|
Préoccupante |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus note a du tableau a1 et la rĂ©sidence note b du tableau a1 ne sâappliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus et la rĂ©sidence ne sâappliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus et la rĂ©sidence ne sâappliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes. |
Menacée, en voie de disparition ou disparue du pays |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP sâappliquent Ă tous les oiseaux migrateurs en voie de disparition, menacĂ©s et disparus du pays inscrits Ă lâannexe 1 de la LEP et protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, partout oĂč ils se trouvent, y compris sur les terres privĂ©es, les terres provinciales et Ă lâintĂ©rieur dâun territoire. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP sâappliquent Ă toutes les espĂšces aquatiques en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP, partout oĂč elles se trouvent, y compris sur les terres privĂ©es, les terres provinciales et les terres se trouvant dans un territoire. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP sâappliquent Ă toutes les espĂšces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP lorsquâelles se trouvent sur le territoire domanial note c du tableau a1 dans une province, ou sur des terres qui relĂšvent du ministre de lâEnvironnement ou de lâAgence Parcs Canada dans un territoire. |
Note(s) du tableau a1
|
|||
Ă lâextĂ©rieur du territoire domanial, les espĂšces inscrites qui ne sont pas des espĂšces aquatiques ou des oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM) ne peuvent ĂȘtre protĂ©gĂ©es par la LEP que par un dĂ©cret en conseilrĂ©fĂ©rence 9. Le ministre de lâEnvironnement doit recommander la prise dâun tel dĂ©cret sâil estime que les lois de la province ou du territoire ne protĂšgent pas efficacement lâespĂšce ou la rĂ©sidence de ses individus.
Planification du rétablissement pour des espÚces menacées, en voie de disparition ou disparues du pays
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e », « en voie de disparition » ou « disparue du pays » entraĂźne, pour le ministre compĂ©tentrĂ©fĂ©rence 10, lâobligation dâĂ©tablir un programme de rĂ©tablissement en collaboration avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux concernĂ©s, dâautres ministres fĂ©dĂ©raux dont relĂšvent le territoire domanial oĂč se trouve lâespĂšce et les conseils des ressources fauniques autorisĂ©s par un accord sur les revendications territoriales, entre autres. Si le rĂ©tablissement de lâespĂšce est rĂ©alisable, le programme de rĂ©tablissement doit tenir compte des menaces qui pĂšsent sur la survie de lâespĂšce inscrite, y compris la perte de lâhabitat, et doit inclure, entre autres, la dĂ©signation de lâhabitat essentiel de lâespĂšce, dans la mesure du possible, dâaprĂšs la meilleure information disponible. Une fois que le programme de rĂ©tablissement dĂ©finitif a Ă©tĂ© publiĂ© dans le Registre public, le ministre compĂ©tent doit prĂ©parer un ou plusieurs plans dâaction fondĂ©s sur le programme de rĂ©tablissement. Les plans dâaction sont aussi prĂ©parĂ©s en consultation avec les organisations et les personnes susmentionnĂ©es. La LEP ne dĂ©finit pas dâĂ©chĂ©anciers pour leur prĂ©paration ou leur mise en Ćuvre; cette information est plutĂŽt Ă©tablie dans le programme de rĂ©tablissement.
Protection de lâhabitat essentiel
Les exigences de la LEP pour protĂ©ger lâhabitat essentiel diffĂšrent selon quâil sâagisse dâespĂšces aquatiques, dâespĂšces dâoiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la LCOM ou dâautres espĂšces, et selon que ces espĂšces soient prĂ©sentes sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive, sur le plateau continental du Canada ou ailleurs au Canada. Pour les oiseaux migrateurs qui sont protĂ©gĂ©s en vertu de la LCOM, leurs nids et leurs abris Ă nid sont protĂ©gĂ©s contre la destruction partout au Canada.
Lorsque lâhabitat essentiel dâune espĂšce ou une partie de celui-ci se trouve sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive du Canada ou sur le plateau continental du Canada, la LEP exige que celui-ci fasse lâobjet de mesures de protection lĂ©gales dans un dĂ©lai de 180 jours suivant sa dĂ©signation dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan dâaction. La protection peut ĂȘtre assurĂ©e par des dispositions de la LEP ou de toute autre loi fĂ©dĂ©rale, ou une mesure prise sous leur rĂ©gime, y compris les accords de conservation aux termes de lâarticle 11 de la LEP.
Permis délivrés en vertu de la LEP
ConformĂ©ment Ă lâarticle 73 de la LEP, le ministre compĂ©tent peut conclure avec une personne un accord lâautorisant Ă exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, ou lui dĂ©livrer un permis Ă cet effet. Des permis sont requis pour les personnes qui mĂšnent des activitĂ©s touchant des espĂšces inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP comme Ă©tant « disparues du pays », « en voie de disparition » ou « menacĂ©es », soit des activitĂ©s qui contreviennent aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP, aux arrĂȘtĂ©s visant lâhabitat essentiel ou aux dĂ©crets dâurgence. La LEP dĂ©finit les facteurs dont doit tenir compte le ministre avant de dĂ©livrer un permis.
Gestion des espÚces préoccupantes
Lâajout dâune espĂšce prĂ©occupante Ă lâannexe 1 de la LEP fournit une indication que lâespĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre. Suivant lâinscription, la prĂ©paration dâun plan de gestion pourrait permettre Ă lâespĂšce dâĂȘtre gĂ©rĂ©e de maniĂšre proactive et de maximiser la probabilitĂ© de succĂšs du rĂ©tablissement, et devrait permettre dâĂ©viter la mise en place future de mesures plus coĂ»teuses.
Le plan de gestion comprend les mesures de conservation jugĂ©es appropriĂ©es pour prĂ©server lâespĂšce et Ă©viter le dĂ©clin de sa population. Il est Ă©laborĂ© en collaboration avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux compĂ©tents, dâautres ministĂšres fĂ©dĂ©raux, des conseils de gestion des ressources fauniques, des partenaires et des organisations autochtones et tout autre intervenant concernĂ©. Le plan de gestion doit ĂȘtre publiĂ© dans un dĂ©lai de trois ans suivant lâinscription de lâespĂšce.
Objectif
Lâobjectif du DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (le DĂ©cret) est de veiller Ă ce que les diverses mesures disponibles aux termes de la LEP pour protĂ©ger et rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril soient applicables aux espĂšces qui seront reclassifiĂ©es ou ajoutĂ©es Ă la Liste des espĂšces en pĂ©ril (annexe 1 de la LEP) par le DĂ©cret. Le DĂ©cret servira Ă©galement Ă retirer les espĂšces de lâannexe 1 de la LEP qui ne sont plus en pĂ©ril.
Description
Le DĂ©cret modifie lâannexe 1 de la LEP en ajoutant 12 nouvelles espĂšces (voir le tableau 2.1) Ă la Liste des espĂšces en pĂ©ril, en reclassifiant 4 espĂšces (voir le tableau 2.2) et en radiant 1 espĂšce de la liste (voir le tableau 2.3). Une description dĂ©taillĂ©e de chaque espĂšce, de leurs aires de rĂ©partition et des menaces qui pĂšsent sur elles se trouve dans lâannexe du prĂ©sent document.
| Taxon |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
Oiseaux |
Bruant Ă face noire |
Zonotrichia querula |
Aucun |
Préoccupante |
Alberta, Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Ontario, Saskatchewan |
Lichens |
Lobaire réticulée |
Lobaria retigera |
Aucun |
Menacée |
Colombie-Britannique |
Arthropodes |
Hespérie tachetée, population boréale |
Erynnis martialis |
Aucun |
En voie de disparition |
Manitoba |
Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs |
Erynnis martialis |
Aucun |
En voie de disparition |
Ontario, Québec |
|
Coccinelle Ă neuf points |
Coccinella novemnotata |
Aucun |
En voie de disparition |
Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec, Saskatchewan |
|
Hespérie du Colorado |
Hesperia colorado oregonia |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie-Britannique |
|
Hémileucin de Nuttall |
Hemileuca nuttalli |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie-Britannique |
|
Mollusques |
Polyspire rayé |
Webbhelix multilineata |
Aucun |
En voie de disparition |
Ontario |
Plantes |
Gérardie de Virginie |
Aureolaria virginica |
Aucun |
En voie de disparition |
Ontario |
Gérardie fausse-pédiculaire |
Aureolaria pedicularia |
Aucun |
Menacée |
Ontario |
|
Gérardie jaune |
Aureolaria flava |
Aucun |
Menacée |
Ontario |
|
Gesse littorale |
Lathyrus littoralis |
Aucun |
Menacée |
Colombie-Britannique |
| Taxon |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
Oiseaux |
Engoulevent dâAmĂ©rique |
Chordeiles minor |
Menacée |
Préoccupante |
Partout au Canada |
Moucherolle à cÎtés olive |
Contopus cooperi |
Menacée |
Préoccupante |
Partout au Canada |
|
Plantes |
FrĂȘne bleu |
Fraxinus quadrangulata |
Préoccupante |
Menacée |
Ontario |
Reptiles |
Couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest |
Coluber constrictor mormon |
Préoccupante |
Menacée |
Colombie-Britannique |
| Taxon |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
Oiseaux |
Faucon pĂšlerin anatum/tundrius |
Falco peregrinus anatum/tundrius |
Préoccupante |
Non en péril |
Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, QuĂ©bec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ăcosse, Terre-Neuve-et-Labrador |
Ălaboration de la rĂ©glementation
Consultation
En vertu de la LEP, lâĂ©valuation scientifique indĂ©pendante de la situation des espĂšces sauvages effectuĂ©e par le COSEPAC et la dĂ©cision du gouverneur en conseil dâaccorder une protection juridique par lâinscription des espĂšces sauvages Ă lâannexe 1 de la Loi sont deux processus distincts. Cette distinction garantit que le comitĂ© de scientifiques peut travailler de façon indĂ©pendante pour Ă©valuer la situation des espĂšces sauvages et que les Canadiens ont la possibilitĂ© de participer au processus dĂ©cisionnel consistant Ă dĂ©terminer si les espĂšces sauvages seront inscrites ou non Ă la LEP.
Le gouvernement du Canada reconnaĂźt que la conservation des espĂšces sauvages est une responsabilitĂ© conjointe et que la meilleure façon dâassurer la survie des espĂšces en pĂ©ril et la prĂ©servation de leur habitat passe par la participation active de toutes les parties concernĂ©es. Le prĂ©ambule de la LEP indique que tous les Canadiens ont un rĂŽle Ă jouer dans la prĂ©vention de la disparition des espĂšces sauvages du Canada. Lâune des façons dont les Canadiens peuvent participer est de faire part de leurs commentaires concernant lâinscription dâespĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP et la reclassification ou la radiation dâespĂšces de lâannexe. Le ministre tient compte de tous les commentaires reçus lorsquâil fait ses recommandations concernant lâinscription dâespĂšces au gouverneur en conseil.
Le ministĂšre de lâEnvironnement amorce les consultations publiques initiales par la publication des rĂ©ponses du ministre dans le Registre public dans les 90 jours suivant la rĂ©ception dâun exemplaire de lâĂ©valuation de la situation dâune espĂšce sauvage provenant du COSEPAC. Les peuples autochtones, les intervenants, les organisations et le grand public sont Ă©galement consultĂ©s par voie dâun document diffusĂ© publiquement intitulĂ© Consultation sur la modification de la liste des espĂšces de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : espĂšces terrestres. Un tel document a Ă©tĂ© diffusĂ© en janvier 2013 (PDF), 2015 (PDF), 2016 (PDF), 2017 (PDF), 2018 (PDF) et 2019 (PDF) pour les espĂšces visĂ©es par ce dĂ©cret.
Les documents de consultation fournissent des renseignements sur les espĂšces, y compris la justification de leur dĂ©signation, une description biologique et des renseignements sur leurs localitĂ©s. Ils prĂ©sentent Ă©galement un aperçu du processus dâinscription Ă la LEP. Ces documents ont Ă©tĂ© distribuĂ©s directement Ă plus de 3 200 personnes et organisations, y compris des peuples et organisations autochtones, des gouvernements provinciaux et territoriaux, divers secteurs industriels, des utilisateurs de ressources, des propriĂ©taires fonciers et des organisations non gouvernementales de lâenvironnement (ONGE) qui sâintĂ©ressent Ă une espĂšce en particulier.
Résumé des résultats des consultations initiales
Les consultations initiales avec les intervenants concernĂ©s et les membres du public ont Ă©tĂ© rĂ©sumĂ©es dans le RĂ©sumĂ© de lâĂ©tude dâimpact de la rĂ©glementation (REIR) du dĂ©cret proposĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 28 mai 2022.
Période de consultation du public suivant la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada
Le dĂ©cret proposĂ© et le REIR connexe ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans la Partie I de la Gazette du Canada le 28 mai 2022, aux fins dâune pĂ©riode de consultation du public de 30 jours. Des liens menant Ă ces documents ont aussi Ă©tĂ© publiĂ©s dans le Registre public, et un avis concernant la pĂ©riode de consultation du public a Ă©tĂ© envoyĂ© aux peuples autochtones et aux intervenants.
Le ministĂšre de lâEnvironnement a reçu 12 commentaires concernant le dĂ©cret proposĂ© au cours de la pĂ©riode de consultation du public, y compris dâun membre du public, dâune organisation non gouvernementale, dâune organisation industrielle et de cinq groupes autochtones. Parmi les 12 commentaires reçus, 4 appuyaient le DĂ©cret, 4 ne sây opposaient pas, et 4 sây opposaient.
Opposition Ă la reclassification de lâEngoulevent dâAmĂ©rique et du Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives
Commentaires des PremiĂšres Nations
Une PremiĂšre Nation au QuĂ©bec sâest dite prĂ©occupĂ©e par la reclassification de lâEngoulevent dâAmĂ©rique et du Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives du statut dâespĂšces menacĂ©es Ă celui dâespĂšces prĂ©occupantes, en raison des lacunes sur le plan des connaissances au sujet des populations et de la biologie de ces espĂšces. Elle a indiquĂ© que les menaces qui pĂšsent sur ces espĂšces, comme la rĂ©duction du nombre dâinsectes volants, constituent encore un problĂšme important dans le sud du QuĂ©bec. Elle suggĂšre que, selon le principe de prĂ©caution, les espĂšces devraient conserver le statut dâespĂšces menacĂ©es. Une autre PremiĂšre Nation au QuĂ©bec a exprimĂ© son opposition Ă la reclassification de lâEngoulevent dâAmĂ©rique et du Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives, indiquant que le gouvernement provincial nâaccorde pas suffisamment de protection Ă ces espĂšces et que leur reclassification serait prĂ©maturĂ©e.
Réponse du MinistÚre
Les Ă©valuations du COSEPAC sont fondĂ©es sur la meilleure information biologique disponible, y compris les connaissances scientifiques, autochtones et communautaires. Sur cette base, le COSEPAC a dĂ©terminĂ© que lâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives respectaient les critĂšres de la dĂ©signation dâespĂšces prĂ©occupantes, ce qui signifie que les risques de disparition sont plus faibles pour ces espĂšces. Les variables Ă©cologiques sont toujours soumises Ă un certain degrĂ© dâincertitude scientifique, et ces incertitudes et les risques connexes ont Ă©tĂ© pris en compte dans lâĂ©valuation des critĂšres pour ces deux espĂšces.
En ce qui concerne les menaces qui persistent pour ces espĂšces, aux termes de la LEP, la dĂ©signation dâespĂšce prĂ©occupante exige la prĂ©paration dâun plan de gestion conformĂ©ment Ă lâarticle 65 de la LEP, lequel doit inclure des mesures de conservation de lâespĂšce. Tout futur plan de gestion serait fondĂ© sur les programmes de rĂ©tablissement existants et tiendrait compte des menaces restantes qui pourraient toucher la taille et la viabilitĂ© des populations Ă long terme.
Préoccupations concernant la radiation du Faucon pÚlerin de la sous-espÚce anatum/tundrius
Commentaires dâune PremiĂšre Nation
Une PremiĂšre Nation au QuĂ©bec sâest dite prĂ©occupĂ©e par la radiation du Faucon pĂšlerin. Elle cherche Ă savoir de quelle façon les mesures du plan de gestion de 2017 ont aidĂ© Ă assurer le rĂ©tablissement du Faucon pĂšlerin, et si des mesures ont Ă©tĂ© prises pour surveiller et maĂźtriser les effets des PBDErĂ©fĂ©rence 11. Elle a aussi mentionnĂ© que la radiation de lâespĂšce aux Ătats-Unis a menĂ© Ă la rĂ©colte de Faucons pĂšlerins, et se prĂ©occupe des effets Ă©ventuels de la rĂ©colte sur lâespĂšce Ă la suite de sa radiation.
Réponse du MinistÚre
Comme indiquĂ© ci-dessus, le Plan de gestion du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) au Canada a Ă©tĂ© publiĂ© en 2017, la mĂȘme annĂ©e que le rapport de situation du COSEPAC. Par consĂ©quent, les activitĂ©s de conservation incluses dans le plan de gestion nâont pas contribuĂ© au rĂ©tablissement de cette espĂšce sauvage. Cependant, bon nombre dâactivitĂ©s mises en Ćuvre avant la publication du plan de gestion ont contribuĂ© Ă son rĂ©tablissement. Comme soulignĂ© dans le rapport de situation du COSEPAC de 2017, le rĂ©tablissement de cette espĂšce rĂ©sulte des rĂ©introductions qui ont eu lieu dans la majeure partie du sud du Canada Ă la suite de lâinterdiction des pesticides organochlorĂ©s (par exemple le DDT). Des campagnes de sensibilisation ont aussi Ă©tĂ© mises en Ćuvre pour Ă©viter la perturbation des nids dans les carriĂšres et sur les falaises utilisĂ©es pour lâescalade.
En ce qui concerne les prĂ©occupations relatives aux PBDE (produits ignifuges bromĂ©s) pour le rĂ©tablissement de lâespĂšce, des concentrations Ă©levĂ©es de ces polluants ont Ă©tĂ© constatĂ©es chez le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius). Toutefois, les rĂ©percussions de ces concentrations Ă©levĂ©es nâont pas Ă©tĂ© confirmĂ©es. Certaines limites relatives Ă la fabrication et Ă lâutilisation des PBDE sont en place au Canada depuis 2009. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, presque tous les Faucons pĂšlerins (sous-espĂšce anatum/tundrius) sont vraisemblablement exposĂ©s Ă de multiples produits chimiques toxiques, mĂ©taux lourds et pesticides organochlorĂ©s, et des consĂ©quences nĂ©gatives peuvent en rĂ©sulter. Cependant, les donnĂ©es probantes indiquent une rĂ©duction de lâexposition par rapport aux dĂ©cennies prĂ©cĂ©dentes, et le nombre de Faucons pĂšlerins (sous-espĂšce anatum/tundrius) continue dâaugmenter dans la plupart des rĂ©gions malgrĂ© la menace de la pollution qui demeure.
En ce qui concerne la rĂ©colte comme menace Ă©ventuelle au rĂ©tablissement de lâespĂšce Ă la suite de sa radiation, le MinistĂšre est dâavis que la rĂ©colte rĂ©glementĂ©e de lâespĂšce aux fins de la fauconnerie est suffisamment faible pour Ă©viter les rĂ©percussions sur la population; comme lâindique le rapport de situation du COSEPAC sur lâespĂšce, cette menace est peu prĂ©occupante et de faible gravitĂ©. La rĂ©colte aux fins de la fauconnerie est interdite dans lâensemble du Canada par la rĂ©glementation provinciale, sauf en Saskatchewan. Les rĂ©sultats de la modĂ©lisation de la population aux Ătats-Unis indiquent que la rĂ©colte autorisĂ©e nâa pas dâimpact significatif sur la taille de la populationrĂ©fĂ©rence 12, et quâune petite rĂ©colte pourrait avoir lieu sans effet nĂ©gatif sur la population nicheuserĂ©fĂ©rence 13.
Commentaires Ă lâappui du DĂ©cret
Des commentaires favorables ont Ă©tĂ© reçus de la part de groupes autochtones, dâune organisation non gouvernementale et dâun membre du public. Un commentaire appuyait lâinscription de la coccinelle Ă neuf points, soulignant lâimportance des insectes pour leurs Ă©cosystĂšmes. Les trois commentaires restants appuyaient la radiation du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius). Ces commentaires ont indiquĂ© que le rĂ©tablissement de lâespĂšce Ă©tait soutenu par les donnĂ©es scientifiques, et un des commentaires mettait lâaccent sur le rĂŽle quâont jouĂ© les peuples autochtones dans le rĂ©tablissement du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius).
Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones
Obligations découlant des traités modernes
Lâarticle 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaĂźt et confirme les droits ancestraux et issus de traitĂ©s des peuples autochtones du Canada, y compris les droits liĂ©s aux activitĂ©s, aux pratiques et aux traditions des peuples autochtones, qui font partie intĂ©grante de leur culture distinctive. Comme lâexige la Directive du Cabinet sur lâapproche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ćuvre des traitĂ©s modernes, une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour ce projet de dĂ©cret. LâĂ©valuation a permis de cerner les rĂ©percussions suivantes.
Quatre des espĂšces faisant partie de ce dĂ©cret [le Bruant Ă face noire, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive et lâEngoulevent dâAmĂ©rique] ont Ă©tĂ© observĂ©es dans des zones visĂ©es par des traitĂ©s modernes oĂč des conseils de gestion des ressources fauniques sont autorisĂ©s Ă exercer des fonctions Ă lâĂ©gard dâune espĂšce sauvage. Les conseils de gestion des ressources fauniques concernĂ©s ont Ă©tĂ© consultĂ©s au sujet des modifications de lâannexe 1 pour ces espĂšces, conformĂ©ment aux processus dĂ©crits dans leur accord de revendications territoriales respectif. Sept conseils de gestion des ressources fauniques ont soumis des rĂ©solutions en rĂ©ponse aux modifications, soit en appuyant lâinscription des espĂšces visĂ©es, soit en exerçant leur pouvoir discrĂ©tionnaire de ne pas exercer leurs fonctions dĂ©cisionnelles. Les autres conseils de gestion des ressources fauniques nâont pas soumis de rĂ©solutions.
Le Bruant Ă face noire est inscrit Ă titre dâespĂšce prĂ©occupante. Il est prĂ©sent dans des zones visĂ©es par des traitĂ©s modernes, notamment lâAccord sur les revendications territoriales du Nunavut, lâEntente sur les revendications territoriales des Inuvialuit, lâEntente sur la revendication territoriale globale des Gwichâin, lâAccord tłįcho, lâEntente sur la revendication territoriale globale des DĂ©nĂ©s et des MĂ©tis du Sahtu et la Convention dĂ©finitive des Inuvialuit. On sâattend Ă ce que lâinscription de cette espĂšce nâait quâune incidence mineure sur les droits issus de traitĂ©s, car les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP (articles 32 et 33) ne sâappliquent pas aux espĂšces inscrites Ă titre dâespĂšces prĂ©occupantes.
Le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives et lâEngoulevent dâAmĂ©rique sont aussi reclassifiĂ©s comme espĂšces prĂ©occupantes. On sâattend Ă ce que cette reclassification ait un impact minime sur les droits issus de traitĂ©s, puisque les interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de la LEP (articles 32 et 33) ne sâappliqueront plus Ă ces espĂšces en raison de leur nouveau statut dâespĂšces prĂ©occupantes.
Dans le cadre de la LEP, lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « prĂ©occupante » exige lâĂ©laboration dâun plan de gestion. Pour lâĂ©laboration de ce plan, le ministre est tenu de collaborer avec les diffĂ©rentes parties Ă©numĂ©rĂ©es au paragraphe 66(1) de la LEP, y compris les conseils de gestion des ressources fauniques Ă©tablis au titre des accords sur les revendications territoriales. Ces conseils doivent ĂȘtre consultĂ©s lors de la prise de dĂ©cisions et de la formulation de recommandations concernant la gestion des espĂšces dans les rĂ©gions visĂ©es par ces accords. Le plan de gestion doit Ă©galement ĂȘtre prĂ©parĂ©, dans la mesure oĂč il sâappliquera Ă une rĂ©gion donnĂ©e, conformĂ©ment aux dispositions de lâaccord qui sâapplique.
Afin de sâacquitter de ses obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes, le MinistĂšre consultera et fera participer les PremiĂšres Nations qui sont des parties aux termes de ces traitĂ©s et les conseils de gestion des ressources fauniques concernĂ©s et les fera participer Ă la planification de la gestion de ces espĂšces. Pour le Bruant a face noire, il sâagit notamment du Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, le Conseil consultatif de la gestion de la faune, le Conseil des ressources renouvelables Gwichâin, lâOffice des ressources renouvelables du WekâĂšezhĂi, lâOffice des ressources renouvelables du Sahtu et le Conseil Inuvialuit de gestion du gibier.
LâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives sont pris en charge par les mĂȘmes conseils de gestion des ressources fauniques, qui comprennent : la Commission de gestion de la faune aquatique et terrestre du Yukon, lâOffice des ressources renouvelables du Sahtu, le Conseil des ressources renouvelables gwichâin, le Nisgaâa Wildlife Committee, le ComitĂ© conjoint de chasse, de pĂȘche et de piĂ©geage, lâOffice des ressources renouvelables du WekâĂšezhĂi, le Conseil des ressources renouvelables dâAlsek, le Conseil des ressources renouvelables de Carcross/Tagish, le Conseil des ressources renouvelables de Carmacks, le Conseil des ressources renouvelables de DĂ€n Keyi, le Conseil des ressources renouvelables du district de Dawson, le Conseil des ressources renouvelables de Laberge, le Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo, le Conseil des ressources renouvelables de Selkirk et le Conseil des ressources renouvelables de Teslin. Un seul conseil de gestion des ressources fauniques ne couvre que le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olives, soit le Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon.
Quant Ă la radiation du faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), il ne devrait pas avoir dâincidence sur les droits issus de traitĂ©s modernes, car cette modification signifie que lâespĂšce ne sera plus assujettie Ă la LEP.
Mobilisation et consultation des Autochtones
Le Canada sâest engagĂ© Ă renouveler sa relation de nation Ă nation avec les peuples autochtones en lâancrant dans la reconnaissance de leurs droits, le respect, la collaboration et le partenariat. ConformĂ©ment Ă cet engagement, le ministĂšre de lâEnvironnement prend des mesures pour tenir des consultations significatives auprĂšs des peuples et des organisations autochtones, dans un esprit de respect, de collaboration et de partenariat. ParallĂšlement, des discussions sont en cours avec les collectivitĂ©s autochtones intĂ©ressĂ©es afin de dĂ©terminer les approches les plus appropriĂ©es pour les consulter.
Le MinistĂšre a communiquĂ© avec les peuples et les organisations autochtones afin de permettre Ă ceux qui seraient le plus susceptibles dâĂȘtre touchĂ©s par le DĂ©cret de faire connaĂźtre leur point de vue. Avant le lancement des consultations sur les modifications Ă la LEP, le MinistĂšre a envoyĂ© un courriel ou une lettre ciblĂ©e Ă certaines PremiĂšres Nations et organisations autochtones, sollicitant leurs commentaires. Le courriel, ou la lettre, fournissait des renseignements gĂ©nĂ©raux sur lâinitiative et sur les espĂšces Ă inscrire ou Ă reclassifier en mettant lâaccent sur celles qui sont prĂ©sentes dans la province ou le territoire oĂč se trouve la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation ou le groupe autochtone. Lâavis clarifiait Ă©galement lâapproche de consultation et offrait des sources dâinformation supplĂ©mentaires sur les processus dâinscription et de consultation concernant les espĂšces terrestres. De plus, le MinistĂšre a offert la possibilitĂ© de discuter davantage de ce projet de dĂ©cret avec les PremiĂšres Nations et les organisations autochtones qui en feraient la demande, par tĂ©lĂ©phone, par tĂ©lĂ©confĂ©rence ou lors dâune sĂ©ance de consultation en personne.
Le MinistĂšre a menĂ© des consultations de suivi auprĂšs des PremiĂšres Nations dâAlderville, des Moraviens et dâEast Saanich, des PremiĂšres Nations de Westbank et de Splatsin, et de la PremiĂšre Nation de Walpole Island, car les espĂšces suivantes sont prĂ©sentes sur certaines de leurs terres de rĂ©serve : lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), le frĂȘne bleu, la gesse littorale, la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest, la gĂ©rardie jaune et le polyspire rayĂ©.
En rĂ©ponse aux consultations de suivi que le MinistĂšre a menĂ©es auprĂšs ces PremiĂšres Nations, une PremiĂšre Nation a fourni des commentaires sur lâimportance culturelle et la valeur Ă©conomique de la gĂ©rardie jaune, dont les racines sont traditionnellement utilisĂ©es pour la teinture dâobjets de vannerie. Bien que cette activitĂ© puisse ĂȘtre touchĂ©e si la rĂ©colte de la plante Ă©tait interdite, la PremiĂšre Nation a indiquĂ© que des teintures commerciales synthĂ©tiques sont maintenant disponibles et largement utilisĂ©es dans cette industrie, ce qui pourrait attĂ©nuer les rĂ©percussions Ă©conomiques potentielles. Une autre PremiĂšre Nation sâest dite prĂ©occupĂ©e par les renseignements prĂ©sentĂ©s dans le rapport de situation du COSEPAC sur lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs).
Choix de lâinstrument
La LEP stipule quâaprĂšs avoir reçu une Ă©valuation du COSEPAC sur la situation dâune espĂšce sauvage, le gouverneur en conseil peut procĂ©der Ă lâexamen de lâĂ©valuation et peut, Ă la recommandation du ministre de lâEnvironnement, soit :
- (1) accepter lâĂ©valuation et inscrire lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (2) dĂ©cider de ne pas inscrire lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (3) renvoyer lâĂ©valuation au COSEPAC aux fins dâun examen approfondi.
La protection des espÚces en péril est une responsabilité que partagent le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. Par conséquent, le gouvernement fédéral doit respecter ses responsabilités en matiÚre de protection des espÚces sur le territoire domanial, ou partout au Canada en ce qui concerne les oiseaux migrateurs et les espÚces aquatiques.
La Loi comprend des articles qui appuient les approches dâintendance volontaire en matiĂšre de conservation en collaboration avec tout autre gouvernement, organisation ou personne au Canada. Bien que ces articles puissent ĂȘtre utilisĂ©s pour obtenir des rĂ©sultats positifs concernant une espĂšce, lâobligation du ministre de formuler une recommandation Ă lâintention du gouverneur en conseil relativement Ă une Ă©valuation ne peut pas ĂȘtre contournĂ©e.
Analyse de la réglementation
Cette analyse prĂ©sente les impacts supplĂ©mentaires, tant en termes dâavantages que de coĂ»ts, du DĂ©cret. Les impacts supplĂ©mentaires sont dĂ©finis comme Ă©tant la diffĂ©rence entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario dans lequel le DĂ©cret est mis en Ćuvre au cours de la mĂȘme pĂ©riode. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence comprend les activitĂ©s en cours sur le territoire domanial oĂč une espĂšce est prĂ©sente et tient compte de tout changement qui surviendrait sans lâadoption du DĂ©cret.
Le scĂ©nario dans lequel le DĂ©cret est mis en Ćuvre comprend les impacts qui devraient dĂ©couler des interdictions gĂ©nĂ©rales ainsi que de tout Ă©ventuel arrĂȘtĂ© de protection de lâhabitat essentiel pris Ă lâavenir sur le territoire domanial. Comme lâhabitat essentiel nâest dĂ©signĂ© dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan dâaction quâĂ la suite de lâĂ©tape de lâinscription Ă lâannexe 1 de la LEP, lâĂ©tendue de lâhabitat essentiel dĂ©signĂ© (et donc des mesures de protection connexes) est inconnue pour le moment. Par consĂ©quent, lâanalyse est basĂ©e sur la meilleure information disponible Ă cette Ă©tape.
Une pĂ©riode de 10 ans a Ă©tĂ© choisie pour lâanalyse, puisque le statut dâune espĂšce doit ĂȘtre réévaluĂ© tous les 10 ans par le COSEPAC. Les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s selon leur valeur actualisĂ©e ont Ă©tĂ© calculĂ©s Ă un taux dâactualisation de 3 % pour la pĂ©riode de 2022 Ă 2031. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires indiquĂ©es dans la prĂ©sente analyse sont en dollars constants de 2021.
De façon gĂ©nĂ©rale, le DĂ©cret devrait profiter Ă la sociĂ©tĂ© canadienne. La protection des espĂšces visĂ©es permettrait de prĂ©server les valeurs socioĂ©conomiques et culturelles connexes, les valeurs dâexistence et dâoption ainsi que les avantages dĂ©coulant de services tels que le cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. Le DĂ©cret ne devrait entraĂźner que de faibles coĂ»ts liĂ©s Ă lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction et de plans de gestion, le cas Ă©chĂ©ant, ainsi quâaux Ă©ventuelles demandes de permis et Ă la promotion de la conformitĂ©. Les autres coĂ»ts dĂ©coulant de ce dĂ©cret, liĂ©s au dĂ©clenchement de lâapplication dâinterdictions gĂ©nĂ©rales et Ă dâĂ©ventuels futurs arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de lâhabitat essentiel visant les espĂšces inscrites comme menacĂ©es ou en voie de disparition, devraient ĂȘtre faibles, voire nuls.
Avantages et coûts
Avantages
En vertu de la LEP, les espĂšces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays bĂ©nĂ©ficient de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction qui dĂ©finissent les principales menaces pesant sur leur survie et, dans la mesure du possible, lâhabitat nĂ©cessaire Ă leur survie et Ă leur rĂ©tablissement au Canada. Les espĂšces prĂ©occupantes bĂ©nĂ©ficient de lâĂ©laboration dâun plan de gestion, qui comprend des mesures de conservation de lâespĂšce. Ces documents permettent aux autoritĂ©s responsables de la gestion des terres de prendre des mesures coordonnĂ©es, peu importe oĂč les espĂšces se trouvent au Canada. Une meilleure coordination entre les autoritĂ©s augmente la probabilitĂ© de survie des espĂšces. Ce processus permet Ă©galement dâexaminer lâimpact des mesures de rĂ©tablissement des espĂšces et de consulter les peuples autochtones et les intervenants. Ces activitĂ©s peuvent ĂȘtre complĂ©tĂ©es par des projets rĂ©alisĂ©s par les administrations locales, des intervenants et/ou les peuples autochtones pour protĂ©ger les espĂšces et leur habitat, par exemple des projets financĂ©s par le Programme dâintendance de lâhabitatrĂ©fĂ©rence 14, qui nĂ©cessite un soutien et des fonds de contrepartie provenant dâautres sources. Ces projets amĂ©liorent la capacitĂ© de comprendre les besoins en matiĂšre de conservation des espĂšces et de leur habitat et dây rĂ©pondre efficacement.
La dĂ©signation « prĂ©occupante » sert Ă©galement dâindication prĂ©coce que lâespĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre en raison dâune combinaison de caractĂ©ristiques biologiques et de menaces recensĂ©es. Elle aide Ă gĂ©rer lâespĂšce de façon proactive, en optimisant la probabilitĂ© de rĂ©ussite et en prĂ©venant potentiellement des mesures coĂ»teuses Ă lâavenir. Lâavantage supplĂ©mentaire de la reclassification dâune espĂšce Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e, soit une dĂ©signation « prĂ©occupante », dĂ©coule des efforts de gestion qui reflĂštent les meilleures donnĂ©es scientifiques disponibles, qui sont fournies par le COSEPAC. Ces efforts garantissent que les espĂšces sont protĂ©gĂ©es conformĂ©ment aux objectifs de la LEP avec une incidence minimale sur les intervenants, les peuples autochtones et les ressources gouvernementales.
Ăconomie de coĂ»ts dĂ©coulant des reclassifications dans une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e
La radiation du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) de la Liste des espĂšces en pĂ©ril, oĂč il Ă©tait inscrit Ă titre dâespĂšce prĂ©occupante, permettra dâĂ©viter des coĂ»ts, puisque lâĂ©laboration dâun plan de gestion Ă jour ne sera plus nĂ©cessairerĂ©fĂ©rence 15. De mĂȘme, des plans dâaction ne seront plus nĂ©cessaires pour lâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive, Ă©tant donnĂ© leur reclassification dans la catĂ©gorie de moindre risque « espĂšce prĂ©occupante »rĂ©fĂ©rence 16. On estime que les coĂ»ts Ă©vitĂ©s par le gouvernement se situeraient entre 3 000 et 10 000 dollars par espĂšce (non actualisĂ©s), soit un total estimĂ© entre 9 000 et 30 000 dollars pour ces trois espĂšces. Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliqueront plus Ă ces espĂšces aprĂšs leur reclassification dans une catĂ©gorie de moindre risque; cependant, elles seront toujours protĂ©gĂ©es par la LCOM et devront faire lâobjet de permis en vertu de cette loi. En se basant sur les demandes de permis dĂ©jĂ dĂ©posĂ©es pour ces espĂšces, on suppose que, Ă lâavenir, il y aura en moyenne cinq demandes de permis dĂ©livrĂ©s en vertu de la LCOM par annĂ©e qui nâauront plus besoin dâĂȘtre conformes Ă la LEP. Cela se traduira par une Ă©conomie estimĂ©e Ă 16 500 $ pour les demandeurs de permis et Ă 34 000 $ pour le gouvernement du Canada. Les coĂ»ts totaux Ă©vitĂ©s pour ces trois espĂšces varieront entre 59 500 $ et 80 500 $ (non actualisĂ©s).
Valeur économique totale de la conservation des espÚces
Le cadre de la valeur Ă©conomique totale est souvent utilisĂ© pour Ă©valuer de quelle façon les richesses de lâenvironnement telles que les espĂšces en pĂ©ril contribuent au bien-ĂȘtre de la sociĂ©tĂ©. Ă lâaide de ce cadre, lâanalyse effectuĂ©e a permis de constater que les espĂšces visĂ©es par cette initiative procurent divers types dâavantages aux Canadiens. Bien que le DĂ©cret ne puisse Ă lui seul prĂ©venir la perte dâavantages que ces espĂšces procurent aux Canadiens, certains dâentre eux sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous Ă des fins de mise en contexte.
Valeurs socioéconomiques et culturelles pour les peuples autochtones
Certaines des espÚces inscrites ont une valeur économique, sociale et culturelle unique pour les peuples autochtones.
Par exemple, Ă partir de lâĂ©corce interne du tronc du frĂȘne bleu, on peut produire un colorant bleu. Des donnĂ©es rĂ©vĂšlent que les peuples autochtones utilisaient, dans le passĂ©, ce colorant dans la production de divers textilesrĂ©fĂ©rence 17. La gĂ©rardie jaune aurait des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales, et les peuples autochtones de lâAmĂ©rique du Nord sâen servent pour traiter des maladiesrĂ©fĂ©rence 18. Les racines de cette plante sont Ă©galement utilisĂ©es traditionnellement par les peuples autochtones pour teindre les objets de vannerierĂ©fĂ©rence 19.
La couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest, en tant quâespĂšce de couleuvre, revĂȘt une importance pour le patrimoine de nombreux peuples autochtones de la cĂŽte nord-ouest du Pacifique. Par exemple, une crĂ©ature surnaturelle ressemblant Ă un serpent, appelĂ©e « Sisiutl », existe dans les mythes et dans lâiconographie traditionnelle et cĂ©rĂ©monialerĂ©fĂ©rence 20. Les reprĂ©sentations kwakiutl montrent un visage humanoĂŻde entre les deux tĂȘtes dâun serpent, et des reprĂ©sentations similaires existent chez les groupes Tsimshian, Tlingit, Bella Coola, Nootka et HaidarĂ©fĂ©rence 20. Le Sisiutl est associĂ© Ă la fois Ă la mort et Ă la propriĂ©tĂ©, ce qui pourrait ĂȘtre Ă lâorigine de son iconographie bicĂ©phale. Il est Ă©galement liĂ© aux chamans, car tous deux sont considĂ©rĂ©s comme des mĂ©diateurs entre les mondes naturel et surnaturelrĂ©fĂ©rence 20.
Avantages récréatifs
Les espĂšces du genre Hemileuca, comme lâhĂ©mileucin de Nuttall, suscitent lâintĂ©rĂȘt des entomologistes, tant amateurs que professionnels, depuis de nombreuses annĂ©es, en partie Ă cause de leurs mĆurs diurnes et de leur coloration remarquablerĂ©fĂ©rence 21. De plus, Ă©tant donnĂ© que les papillons de nuit figurent frĂ©quemment dans les photos des concours organisĂ©s par la SociĂ©tĂ© dâentomologie du Canada, on peut en dĂ©duire que cette espĂšce peut avoir une valeur esthĂ©tique pour les photographes de la faunerĂ©fĂ©rence 22. Comme il sâagit du plus grand bruant dâAmĂ©rique du Nord et du seul Ă se reproduire uniquement au CanadarĂ©fĂ©rence 23, le Bruant Ă face noire incite probablement Ă lâobservation des oiseaux. LâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive sont dâautres oiseaux qui favorisent probablement les activitĂ©s dâobservation. Selon lâEnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012rĂ©fĂ©rence 24, 4,7 millions de Canadiens pratiquent lâobservation des oiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012rĂ©fĂ©rence 25). En moyenne, les ornithologues amateurs ont consacrĂ© 133 jours et 207 $CAN (de 2012) chacun Ă cette activitĂ©.
Avantages fonctionnels
De nombreuses espĂšces dont lâinscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite jouent des rĂŽles fonctionnels importants Ă lâappui des systĂšmes Ă©conomiques et de la santĂ© et du bien-ĂȘtre des humains. La coccinelle Ă neuf points joue un rĂŽle vital en tant quâagent de lutte biologique dans les jardins et les champs de cultures agricoles, car elle est un prĂ©dateur de diverses espĂšces de pucerons, dâacariens, de cochenilles et de chenillesrĂ©fĂ©rence 26. La couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest se nourrit dâinsectes nuisibles et de rongeurs, ce qui pourrait contribuer Ă lutter contre les infections Ă hantavirus, des maladies propagĂ©es par les souris sylvestres en Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 27,rĂ©fĂ©rence 28. Ces couleuvres jouent Ă©galement un rĂŽle important dans les zones agricoles oĂč les insectes et les rongeurs peuvent causer des dommages aux culturesrĂ©fĂ©rence 29. Les lichens tels que la lobaire rĂ©ticulĂ©e sont des composantes essentielles de nombreux Ă©cosystĂšmes de la Colombie-Britannique en raison de leur rĂŽle dans le maintien de la santĂ© des Ă©cosystĂšmes, par exemple parce quâils protĂšgent le sol contre lâĂ©rosion et lâempiĂ©tement des mauvaises herbes et parce quâils constituent une source essentielle dâazote atmosphĂ©riquerĂ©fĂ©rence 30,rĂ©fĂ©rence 31. Les escargots tels que le polyspire rayĂ© peuvent jouer un rĂŽle essentiel dans le fonctionnement des Ă©cosystĂšmes forestiers en contribuant aux processus de dĂ©composition, du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs et de formation des solsrĂ©fĂ©rence 32. Les frĂȘnes jouent Ă©galement un rĂŽle important dans le cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs dans les forĂȘts de feuillusrĂ©fĂ©rence 33. Comme la plupart des papillons dotĂ©s dâune trompe (câest-Ă -dire dâune longue langue tubulaire servant de paille), lâhespĂ©rie tachetĂ©e et lâhespĂ©rie du Colorado sont des pollinisateurs qui favorisent la reproduction et la dispersion des plantes Ă fleurs, contribuant ainsi Ă la biodiversitĂ© de la florerĂ©fĂ©rence 34,rĂ©fĂ©rence 35. La gesse littorale est une source de nourriture pour les populations cĂŽtiĂšres de cerfs, et divers insectes sâalimentent de ses fleursrĂ©fĂ©rence 36. Câest Ă©galement lâune des rares espĂšces constituant une source de nourriture pour les chenilles du Platyprepia virginalis (un papillon nommĂ© « Ranchmanâs Tiger Moth » en anglais)rĂ©fĂ©rence 36. LâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive sont des agents importants de contrĂŽle des populations dâinsectes, car ils se nourrissent de grandes quantitĂ©s dâinsectes volants, leur seule source de nourriturerĂ©fĂ©rence 37,rĂ©fĂ©rence 38,rĂ©fĂ©rence 39,rĂ©fĂ©rence 40.
Valeur scientifique
Plusieurs des espĂšces dont lâinscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite jouent un rĂŽle et sont utilisĂ©es dans la recherche comme indicateurs de lâĂ©tat des Ă©cosystĂšmes et de lâenvironnement. Les scientifiques sâappuient sur ces bio-indicateurs pour comprendre lâimpact des perturbations anthropiques sur les Ă©cosystĂšmes et pour surveiller et gĂ©rer la biodiversitĂ©. Les dĂ©clins dâescargots peuvent avoir un impact important sur la dynamique des populations de passereaux forestiers, et la diversitĂ© des escargots peut indiquer le degrĂ© de perturbation anthropique de lâenvironnementrĂ©fĂ©rence 41,rĂ©fĂ©rence 42,rĂ©fĂ©rence 43. Il est possible que le polyspire rayĂ© puisse prĂ©senter ces caractĂ©ristiques et puisse donc ĂȘtre utilisĂ© comme indicateur de la biodiversitĂ©. Les lichens tels que la lobaire rĂ©ticulĂ©e sont utiles pour Ă©valuer la biodiversitĂ© et la continuitĂ© des forĂȘts et pour surveiller la qualitĂ© de lâairrĂ©fĂ©rence 44,rĂ©fĂ©rence 45. Les papillons de nuit sont aussi, en gĂ©nĂ©ral, considĂ©rĂ©s comme des indicateurs Ă©cologiques convenablesrĂ©fĂ©rence 46. Compte tenu de sa prĂ©fĂ©rence pour les milieux Ă purshie tridentĂ©e, lâhĂ©mileucin de Nuttall pourrait ĂȘtre une espĂšce indicatrice idĂ©ale de la santĂ© globale de son Ă©cosystĂšme prĂ©fĂ©rĂ©rĂ©fĂ©rence 47.
Valeur dâexistence
De nombreuses personnes Ă©prouvent un sentiment de bien-ĂȘtre du simple fait de savoir quâune espĂšce existe maintenant et/ou quâelle continuera dâexister Ă lâavenir. Bien que lâon ne dispose dâaucune estimation quantitative de la valeur de lâexistence des espĂšces dont lâinscription ou la reclassification est recommandĂ©e, des Ă©tudes connexes indiquent que la sociĂ©tĂ© accorde une valeur substantielle aux espĂšces vulnĂ©rables, et en particulier aux espĂšces charismatiques, emblĂ©matiques ou ayant une valeur symboliquerĂ©fĂ©rence 48,rĂ©fĂ©rence 49. Les coccinelles sont des espĂšces emblĂ©matiques pour le grand public, et le dĂ©clin observĂ© de la jolie coccinelle Ă neuf points a suscitĂ© lâintĂ©rĂȘt du public pour sa conservationrĂ©fĂ©rence 50. La lobaire rĂ©ticulĂ©e est une espĂšce phare pour un groupe de lichens et de bryophytes rares et peu communs, qui poussent dans les forĂȘts anciennes humides de la Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 51. Une espĂšce phare est une espĂšce charismatique qui a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e pour aider Ă sensibiliser les gens aux enjeux de la conservation, habituellement parce que la protection de cette espĂšce protĂšge indirectement de nombreuses autres espĂšces dans le mĂȘme Ă©cosystĂšme. De mĂȘme, lâhĂ©mileucin de Nuttall est considĂ©rĂ© comme une espĂšce emblĂ©matique de lâĂ©cosystĂšme Ă purshie tridentĂ©e du sud aride de la vallĂ©e de lâOkanagan, lâun des Ă©cosystĂšmes les plus menacĂ©s au CanadarĂ©fĂ©rence 52. Enfin, lâhespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon reprĂ©sentatif dâĂ©cosystĂšmes rares et vitaux Ă lâĂ©chelle mondiale, tels que les forĂȘts de chĂȘnes, les forĂȘts de pins, les prairies Ă grandes graminĂ©es et les alvarsrĂ©fĂ©rence 53.
Valeur dâoption
Le public et les entreprises du Canada peuvent valoriser la prĂ©servation de lâinformation gĂ©nĂ©tique qui pourrait ĂȘtre utilisĂ©e Ă lâavenir Ă des fins biologiques, mĂ©dicales, gĂ©nĂ©tiques et autresrĂ©fĂ©rence 54. Plusieurs espĂšces dont lâinscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite sont associĂ©es Ă ces valeurs (câest-Ă -dire les valeurs dâoption). Les gĂ©rardies ont une valeur de conservation considĂ©rable, car lâhabitat dans lequel elles sont prĂ©sentes est censĂ© ĂȘtre relativement intact depuis lâĂ©poque prĂ©cĂ©dant la colonisation par les EuropĂ©ensrĂ©fĂ©rence 55. De telles espĂšces sont importantes pour la recherche sur la biogĂ©ographie, le flux gĂ©nique et lâĂ©volutionrĂ©fĂ©rence 55. Le frĂȘne bleu est considĂ©rĂ© comme unique parmi les cinq espĂšces de frĂȘnes indigĂšnes de lâOntario, principalement parce quâil rĂ©siste mieux Ă lâagrile du frĂȘne et quâil pourrait possĂ©der certaines propriĂ©tĂ©s pouvant avantager dâautres espĂšces de frĂȘnesrĂ©fĂ©rence 56. Au Canada, le polyspire rayĂ© et la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest sont prĂ©sents Ă la limite nord de leur aire de rĂ©partition mondialerĂ©fĂ©rence 57,rĂ©fĂ©rence 58. Les populations se trouvant aux limites de leur aire de rĂ©partition peuvent avoir une importance pour la recherche sur la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique, la survie Ă long terme et lâĂ©volution des espĂšces, et offrent des possibilitĂ©s dâactivitĂ©s rĂ©crĂ©atives pour les humainsrĂ©fĂ©rence 59.
Coûts
Les espĂšces ont Ă©tĂ© incluses dans ce dĂ©cret uniquement parce que la nature de la modification rĂ©glementaire connexe Ă©tait censĂ©e nâimposer aucun coĂ»t, voire un coĂ»t minimal, aux intervenants et/ou aux peuples autochtones. Ainsi, par dĂ©finition, les rĂ©percussions prĂ©vues dans ce dĂ©cret seront faibles.
Pour chaque espĂšce, lâanalyse a pris en compte quatre types de coĂ»ts supplĂ©mentaires du DĂ©cret :
- (1) les coĂ»ts liĂ©s au respect des interdictions gĂ©nĂ©rales sur les rĂ©serves des PremiĂšres Nations ou ailleurs sur le territoire domanial, pour les peuples autochtones et les intervenants, ainsi que les coĂ»ts rĂ©sultant dâĂ©ventuels futurs arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de lâhabitat essentiel sur le territoire domanial;
- (2) les coĂ»ts de lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement, dâun plan dâaction ou dâun plan de gestion, de la promotion de la conformitĂ© et de lâapplication de la loi, pour le gouvernement du Canada;
- (3) les coûts des demandes de permis et de la délivrance de ceux-ci, pour les peuples autochtones, les intervenants et le gouvernement du Canada;
- (4) dâautres coĂ»ts.
Coûts pour les intervenants et les peuples autochtones
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes, ce qui signifie que lâinscription ou la reclassification dâune espĂšce dans cette catĂ©gorie nâentraĂźnera aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les intervenants et les peuples autochtones. De plus, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sont dĂ©clenchĂ©es que pour les espĂšces prĂ©sentes sur le territoire domanial, ce qui fait en sorte quâil nây a aucun nouvel impact pour les peuples autochtones ou les intervenants lorsque la prĂ©sence des espĂšces nâest pas connue sur le territoire domanial.
Bien que les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP sâappliquent Ă lâensemble du rĂ©seau de lieux patrimoniaux protĂ©gĂ©s de lâAPC au moment de lâinscription, les espĂšces et leur habitat bĂ©nĂ©ficient dĂ©jĂ dâune protection dans les parcs et les lieux historiques nationauxrĂ©fĂ©rence 60 en vertu de la LPNC. Trois espĂšces nouvellement inscrites comme Ă©tant « menacĂ©es » ou « en voie de disparition » se trouvent dans des zones protĂ©gĂ©es par lâAPC : le polyspire rayĂ©, la gesse littorale et le frĂȘne bleu.
Lâinscription des espĂšces prĂ©sentes sur les terres de lâAPC touchĂ©es nâentraĂźnera aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les intervenants, autre que le coĂ»t potentiel des demandes de permis (pour de plus amples dĂ©tails, voir la sous-section sur les demandes de permis ci-dessous). De mĂȘme, en raison de la protection existante, les impacts supplĂ©mentaires attendus dâun Ă©ventuel dĂ©cret de protection de lâhabitat essentiel de ces espĂšces sont minimes.
Des interdictions gĂ©nĂ©rales sâappliquent Ă©galement ailleurs sur le territoire domanial, notamment dans les rĂ©serves des PremiĂšres Nations. Sept espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret qui seraient nouvellement inscrites ou reclassifiĂ©es comme Ă©tant « menacĂ©es » ou « en voie de disparition » se trouvent dans des rĂ©serves : le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), la gesse littorale, lâhespĂ©rie du Colorado, le frĂȘne bleu et la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest. Comme il est expliquĂ© plus en dĂ©tail ci-dessous, ces occurrences ne devraient pas entraĂźner dâimpacts supplĂ©mentaires dus aux interdictions gĂ©nĂ©rales ou aux futurs arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de lâhabitat essentiel dans des rĂ©serves, au-delĂ de lâobligation de demander un permis pour certaines activitĂ©s. Les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour le gouvernement du Canada dĂ©coulant du DĂ©cret pour ces sept espĂšces, liĂ©s aux activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et dâapplication de la loi, sont abordĂ©s ci-dessous.
LâhespĂ©rie du Colorado et la gesse littorale se trouvent toutes deux dans la rĂ©serve dâune PremiĂšre Nation en Colombie-Britannique : la rĂ©serve East Saanich no 2. La PremiĂšre Nation a Ă©laborĂ© plusieurs approches rĂ©glementaires pour gĂ©rer lâamĂ©nagement des terres dans la rĂ©serve, notamment en matiĂšre de protection ou de gestion des caractĂ©ristiques environnementales naturelles. La PremiĂšre Nation a Ă©galement Ă©laborĂ© un plan communautaire exhaustif visant Ă prĂ©server les zones Ă©cosensibles et Ă crĂ©er un rĂ©seau Ă©cologique et rĂ©crĂ©atif interreliĂ© oĂč les espĂšces sauvages peuvent prospĂ©rer. Lâinscription des deux espĂšces et dâĂ©ventuels dĂ©crets de protection de lâhabitat essentiel sur le territoire domanial devraient entraĂźner un seul impact supplĂ©mentaire minime.
LâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve dans la rĂ©serve dâune PremiĂšre Nation en Ontario. Les activitĂ©s sont dĂ©jĂ restreintes dans une certaine mesure Ă cet endroit en raison de la prĂ©sence dâautres espĂšces inscrites Ă la LEP, et des permis sont dĂ©jĂ requis Ă cet endroit pour toute activitĂ© touchant la rainette faux-grillon de lâOuest et/ou la rĂ©sidence de lâespĂšce. La gĂ©rardie jaune et le polyspire rayĂ© se trouvent dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Walpole Island en Ontario. Lâemplacement de la population de gĂ©rardie jaune est considĂ©rĂ© comme un site de patrimoine naturel et est protĂ©gĂ© au sein de la communautĂ©. Cette rĂ©serve compte des occurrences ainsi que de lâhabitat essentiel de multiples espĂšces inscrites Ă la liste de la LEP, et elle rĂ©alise dĂ©jĂ dâimportants travaux de conservation et de remise en Ă©tat pour protĂ©ger les espĂšces. Le frĂȘne bleu se trouve dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Moravian no 47. Aucune activitĂ© susceptible dâentraĂźner lâapplication des interdictions gĂ©nĂ©rales nâa Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©e Ă cet endroit. Les impacts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă lâinscription des quatre espĂšces et aux Ă©ventuels arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de lâhabitat essentiel sur le territoire domanial devraient donc ĂȘtre minimes.
La prĂ©sence de la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest est confirmĂ©e dans trois sites en territoire domanial, dans trois rĂ©serves de PremiĂšres Nations et possiblement prĂšs de trois autres rĂ©serves de PremiĂšres Nations, toutes en Colombie-Britannique. Cette espĂšce partage des hibernacles (chambres souterraines que les serpents utilisent pendant lâhiver pour se protĂ©ger du froid) avec la couleuvre Ă nez mince du Grand Bassin et, dans une moindre mesure, avec le crotale de lâOuest et la couleuvre nocturne du dĂ©sert. Ces trois espĂšces sont dĂ©jĂ inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP comme Ă©tant « menacĂ©es » ou « en voie de disparition » et, par consĂ©quent, leurs hibernacles sont protĂ©gĂ©s par les dispositions applicables de la LEP. Lâaire de rĂ©partition de la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest chevauche Ă©galement de façon importante lâhabitat essentiel dĂ©signĂ© de nombreuses espĂšces actuellement inscrites comme Ă©tant « menacĂ©es » ou « en voie de disparition » Ă lâannexe 1 de la LEP, notamment le crapaud du Grand Bassin et le blaireau dâAmĂ©rique. Par consĂ©quent, les impacts supplĂ©mentaires prĂ©vus du changement de statut de la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest pour les intervenants et les peuples autochtones, que ce soit en ce qui concerne les interdictions gĂ©nĂ©rales ou un Ă©ventuel arrĂȘtĂ© ou dĂ©cret de protection de lâhabitat essentiel sur le territoire domanial, ne seraient que minimes, hormis les coĂ»ts liĂ©s Ă lâapplication de la loi et aux permis, qui sont abordĂ©s aux sous-sections 2 et 3 de la section sur les coĂ»ts.
Il est fort possible que lâhĂ©mileucin de Nuttall se trouve dans la rĂ©serve nationale de faune (RNF) de Vaseux-Bighorn, en Colombie-Britannique. Bien que les espĂšces prĂ©sentes dans les RNF soient protĂ©gĂ©es dans une certaine mesure par le RĂšglement sur les rĂ©serves dâespĂšces sauvages, des mesures de protection supplĂ©mentaires sâappliqueraient normalement Ă une espĂšce en vertu des dispositions de la LEP dĂšs lâinscription de cette espĂšce. Toutefois, lâhabitat essentiel de lâhĂ©mileucin de Nuttall a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©signĂ© au sein de la rĂ©serve nationale de faune de Vaseux-Bighorn et du refuge dâoiseaux migrateurs (ROM) du Lac-Vaseux dans la version provisoire du programme de rĂ©tablissement de lâespĂšce. Lâhabitat essentiel de lâhĂ©mileucin chevauche de maniĂšre importante lâhabitat essentiel dĂ©jĂ dĂ©signĂ©, et donc dĂ©jĂ protĂ©gĂ©, du porte-queue de Behr, une espĂšce de papillon. Comme le porte-queue de Behr est dĂ©jĂ protĂ©gĂ© en vertu de la LEP, les activitĂ©s dans cette partie du territoire domanial qui reprĂ©sentaient des menaces pour lâespĂšce sont dĂ©jĂ interdites, ce qui bĂ©nĂ©ficie grandement Ă lâhĂ©mileucin de Nuttall. Ainsi, Ă lâexception des coĂ»ts liĂ©s Ă lâapplication de la loi et aux permis, les interdictions gĂ©nĂ©rales ou un Ă©ventuel arrĂȘtĂ© ou dĂ©cret de protection de lâhabitat essentiel sur le territoire fĂ©dĂ©ral ne devraient pas avoir dâimpact supplĂ©mentaire sur les intervenants en ce qui concerne lâinscription de lâhĂ©mileucin de Nuttall.
LâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve sur une propriĂ©tĂ© du ministĂšre de la DĂ©fense nationale (MDN), la BFC Borden. Les impacts de lâinscription de cette population devraient ĂȘtre minimes, car lâespĂšce dĂ©pend dâune plante hĂŽte qui nâa pas Ă©tĂ© touchĂ©e par les activitĂ©s dâentraĂźnement sur la propriĂ©tĂ© du MDN. Le MDN dispose dâun programme environnemental qui fournit une orientation favorisant la conformitĂ© avec les lois environnementales, et il a collaborĂ© avec le ministĂšre de lâEnvironnement et lâAPC Ă des questions relatives aux espĂšces terrestres en pĂ©ril. De plus, lorsque des activitĂ©s sont liĂ©es Ă des considĂ©rations de sĂ©curitĂ© nationale, elles peuvent ĂȘtre exemptĂ©es des interdictions gĂ©nĂ©rales et des exigences en matiĂšre de protection de lâhabitat essentiel prĂ©vues dans la LEP, si une telle exemption est autorisĂ©e au titre dâune autre loi fĂ©dĂ©ralerĂ©fĂ©rence 61. Compte tenu de ces facteurs, aucun impact important nâest prĂ©vu sur les propriĂ©tĂ©s du MDN. Les coĂ»ts que le MDN pourrait subir en rapport avec les espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret dans le cadre de son approche globale Ă lâĂ©gard de la gestion de lâenvironnement nâont pas Ă©tĂ© estimĂ©s, car ils sont considĂ©rĂ©s comme faisant partie du scĂ©nario de base. Tous les coĂ»ts supplĂ©mentaires dĂ©coulant du DĂ©cret devraient ĂȘtre minimes.
Coûts pour le gouvernement du Canada
Comme lâindique le tableau 3 ci-aprĂšs, les coĂ»ts administratifs pour le gouvernement du Canada diffĂšrent selon la catĂ©gorie dâinscription, car les diffĂ©rentes catĂ©gories entraĂźnent diffĂ©rentes exigences en matiĂšre de production de rapports.
| Type dâinscription |
Exigences de la LEP |
Coût estimé par espÚce |
|---|---|---|
Nouvelle inscription ou reclassification à la catégorie " préoccupante " |
Ălaboration dâun plan de gestion |
10 000 $ Ă 15 000 $ |
Reclassification de la catégorie " menacée " à la catégorie " en voie de disparition " (et vice versa) |
Mise Ă jour du programme de rĂ©tablissement et du plan dâaction |
3 000 $ Ă 10 000 $ |
Nouvelle inscription à la catégorie " menacée ", " en voie de disparition " ou " disparue du pays " |
Ălaboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun plan dâaction |
20 000 $ Ă 25 000 $ par document |
Changement au nom dâune espĂšce |
Mise Ă jour de documents |
3 000 $ |
Retrait de lâannexe 1 |
S.O. |
S.O.. |
Lâinscription ou la reclassification de trois espĂšces en tant quâespĂšces « prĂ©occupantes » sont : le Bruant Ă face noire, lâEngoulevent dâAmĂ©rique et le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive. Les espĂšces nouvelles inscrites comme Ă©tant « prĂ©occupantes » nĂ©cessitent lâĂ©laboration dâun plan de gestion, tandis que les espĂšces reclassifiĂ©es comme Ă©tant « prĂ©occupantes » nĂ©cessitent la mise Ă jour du plan de gestion, dont les coĂ»ts sont Ă©valuĂ©s entre 10 000 et 15 000 $ par espĂšce. Le coĂ»t total non actualisĂ© que le gouvernement du Canada devra assumer pour toutes les espĂšces de ce groupe est donc estimĂ© entre 30 000 et 45 000 $.
Treize espĂšces ont Ă©tĂ© rĂ©cemment Ă©valuĂ©es par le COSEPAC comme Ă©tant « en voie de disparition » ou « menacĂ©es ». Le coĂ»t de la prĂ©paration des programmes de rĂ©tablissement et des plans dâaction est estimĂ© entre 20 000 et 25 000 $ par espĂšce, par document, pour un coĂ»t total non actualisĂ© de 520 000 Ă 650 000 $ devant ĂȘtre assumĂ©s par le gouvernement du Canada pour la prĂ©paration des 13 programmes de rĂ©tablissement et plans dâaction concernant ces espĂšces. Les espĂšces de ce groupe nĂ©cessiteront Ă©galement des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ©, dont le coĂ»t total est estimĂ© Ă 10 000 $ pour la premiĂšre annĂ©e.
Huit espĂšces dont lâinscription est proposĂ©e se trouvent ou pourraient se trouver sur le territoire domanial : le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), lâhĂ©mileucin de Nuttall, la gesse littorale, lâhespĂ©rie du Colorado et la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest. Leur prĂ©sence sur le territoire domanial fĂ©dĂ©ral pourrait entraĂźner la prise de mesures dâapplication de la loi et des coĂ»ts connexes. Ces coĂ»ts sont liĂ©s Ă lâanalyse des renseignements, aux inspections, aux enquĂȘtes et aux mesures nĂ©cessaires pour aborder toute infraction prĂ©sumĂ©e au DĂ©cret. Le coĂ»t des efforts prĂ©opĂ©rationnels dâapplication (par exemple analyse des renseignements et mobilisation des partenaires) est Ă©valuĂ© Ă environ 11 000 $. Les coĂ»ts dâapplication de la loi pendant la premiĂšre annĂ©e suivant lâentrĂ©e en vigueur du DĂ©cret sont Ă©valuĂ©s Ă environ 67 000 $. Ce montant englobe 5 000 $ pour les analyses, 20 000 $ pour les inspections (y compris les coĂ»ts des opĂ©rations et du transport), 4 000 $ pour les mesures visant Ă aborder les infractions prĂ©sumĂ©es (y compris les avertissements), 6 000 $ pour les enquĂȘtes et 32 000 $ pour les poursuites. Le total des coĂ»ts pour chaque annĂ©e dâactivitĂ©s suivante est Ă©valuĂ© Ă environ 46 000 $. Le total non actualisĂ© des coĂ»ts que le gouvernement du Canada devra assumer pour lâapplication de la loi et la promotion de la conformitĂ© pendant la pĂ©riode dâanalyse est dâenviron 500 000 $.
Demandes de permis
Des permis seront nĂ©cessaires pour les activitĂ©s qui seraient interdites par la LEP. Cette analyse utilise les permis prĂ©cĂ©demment demandĂ©s pour formuler des hypothĂšses sur le nombre de demandes de permis potentielles, en tenant compte du fait quâil nâest pas certain que le DĂ©cret entraĂźne des exigences supplĂ©mentaires en matiĂšre de permis et quâaucune conclusion ne puisse ĂȘtre tirĂ©e sur la possibilitĂ© de dĂ©livrer un permis avant la prĂ©sentation dâune demande. Plus prĂ©cisĂ©ment, on suppose quâil peut y avoir une demande de permis par propriĂ©tĂ© fĂ©dĂ©rale abritant des espĂšces et une autre demande de permis pour les terres de lâAPC ou certaines terres dâECCC, comme les RNF ou les ROM. Les demandes de permis supplĂ©mentaires pour les terres de lâAPC porteraient probablement sur des recherches ou des activitĂ©s qui profitent Ă des espĂšces et seraient prĂ©parĂ©es par des Ă©tablissements universitaires ou dâautres organismes de recherche (par exemple organisations non gouvernementales et gouvernements). Pour les propriĂ©tĂ©s qui nĂ©cessitent dĂ©jĂ un permis au titre dâune autre loi fĂ©dĂ©rale pour la rĂ©alisation dâune activitĂ© (par exemple parc national et rĂ©serve nationale de faune), la modification du permis pour le rendre conforme Ă la LEP entraĂźnera un coĂ»t supplĂ©mentaire, mais exigerait environ quatre fois moins de temps que la prĂ©sentation dâune nouvelle demande de permis (ou environ sept heures du temps du demandeur). Les coĂ»ts moyens liĂ©s aux demandes de permis en vertu de la LEP sont prĂ©sentĂ©s dans les tableaux 4.1 et 4.2 ci-dessous.
| Type de demande de permis |
Coût par permis note a du tableau b2 |
|---|---|
Industrie, y compris les peuples autochtones (permis de prise accessoire) |
2 700 $ |
Industrie (permis de prise accessoire) — uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP |
700 $ |
Chercheur/scientifique (permis de recherche) |
1 300 $ |
Chercheur/scientifique (permis de recherche) — uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP |
300 $ |
LâAgence Parcs Canada (APC) sur les terres de lâAPC / Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) dans une rĂ©serve nationale de faune ou un refuge dâoiseaux migrateurs |
800 $ |
Note(s) du tableau b2
|
|
Type de demande de permis |
Coût par permis note a du tableau b3 |
Nouveau permis — ECCC |
3 400 $ |
CoĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP — gouvernement fĂ©dĂ©ral |
700 $ |
Note(s) du tableau b3
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Des huit espĂšces qui se trouvent ou pourraient se trouver sur le territoire domanial, le polyspire rayĂ© et le frĂȘne bleu se trouvent tous deux dans le parc national de la Pointe-PelĂ©e (Ontario), qui est gĂ©rĂ© par lâAPC. La gesse littorale se trouve Ă©galement sur des terres de lâAPC, dans la rĂ©serve de parc national Pacific Rim et la rĂ©serve de parc national des Ăles-Gulf, qui se trouvent toutes deux en Colombie-Britannique. De plus, il est fort possible que lâhĂ©mileucin de Nuttall se trouve dans deux sites en territoire domanial dĂ©signĂ©s comme Ă©tant de lâhabitat essentiel dans la version provisoire du programme de rĂ©tablissement de lâespĂšce; il sâagit de la rĂ©serve nationale de faune Vaseux-Bighorn et du refuge dâoiseaux migrateurs du Lac-Vaseux, qui sont gĂ©rĂ©s par ECCC en Colombie-Britannique. Par consĂ©quent, le DĂ©cret pourrait entraĂźner la prĂ©sentation de jusquâĂ 12 demandes de modification de permis pour les rendre conformes Ă la LEP Ă ces endroits : quatre de lâAPC pour autoriser les activitĂ©s de lâorganisme dans ses parcs nationaux, quatre de chercheurs ou pour des prises accessoires sur les propriĂ©tĂ©s de lâAPC, deux dâECCC pour autoriser les activitĂ©s du MinistĂšre dans deux aires protĂ©gĂ©es, et deux de chercheurs ou pour des prises accessoires sur les propriĂ©tĂ©s dâECCC. Des six demandes de permis concernant des propriĂ©tĂ©s de lâAPC ou dâECCC qui ne seraient pas prĂ©sentĂ©es par lâAPC ou ECCC, il est prĂ©sumĂ© que trois seraient prĂ©sentĂ©es par des chercheurs et que les trois autres seraient prĂ©sentĂ©es pour des prises accessoires.
Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le MinistĂšre ne prĂ©voit pas de coĂ»ts futurs liĂ©s aux demandes de permis concernant les sites en territoire domanial oĂč se trouve la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest en raison de la possibilitĂ© dâajouter celle-ci aux permis qui existent dĂ©jĂ pour dâautres espĂšces qui sont inscrites Ă la LEP et prĂ©sentes aux mĂȘmes endroits. Pour les chercheurs et lâindustrie, la prĂ©sentation de demandes de permis en vertu de la LEP dans les cas oĂč un permis Ă©tait dĂ©jĂ requis peut entraĂźner des coĂ»ts supplĂ©mentaires dâenviron 300 $ et 700 $ par permis, respectivement. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les aires protĂ©gĂ©es telles que les parcs nationaux et les rĂ©serves nationales de faune nĂ©cessitent dĂ©jĂ des permis en vertu de la LPNC et du RĂšglement sur les rĂ©serves dâespĂšces sauvages (RRES), respectivement. Comme susmentionnĂ©, les demandeurs de lâAPC ou dâECCC qui demandent des permis en vertu de la LEP pour des projets dans des parcs nationaux, des rĂ©serves nationales de faune ou des refuges dâoiseaux migrateurs assument un coĂ»t pouvant atteindre 800 $ par espĂšce. Par consĂ©quent, le coĂ»t supplĂ©mentaire total que tous les demandeurs de permis liĂ©s aux espĂšces dans des aires protĂ©gĂ©es doivent assumer est estimĂ© Ă 7 800 $ (non actualisĂ©).
De plus, ce dĂ©cret pourrait entraĂźner jusquâĂ neuf nouvelles demandes de permis pour des prises accessoires qui ne sont pas dĂ©jĂ conformes Ă la LEP. Le polyspire rayĂ© et la gĂ©rardie jaune se trouvent tous deux dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Walpole Island. LâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve dans une rĂ©serve en Ontario. La gesse littorale et lâhespĂ©rie du Colorado se trouvent dans la rĂ©serve East Saanich no 2. Le frĂȘne bleu se trouve dans la rĂ©serve Moravian no 47. Pour ce qui est de la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest, sa prĂ©sence est confirmĂ©e dans trois rĂ©serves des PremiĂšres Nations du sud de la Colombie-Britannique. Le coĂ»t que le demandeur doit assumer pour un nouveau permis de prise accessoire est estimĂ© Ă 2 700 $. Ainsi, le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour tous les demandeurs Ă ces endroits pourrait sâĂ©lever Ă 24 800 $ (non actualisĂ©).
Les coĂ»ts supplĂ©mentaires que le gouvernement du Canada devrait assumer pour traiter les 12 demandes de modification de permis pour les rendre conformes Ă la LEP sont estimĂ©s Ă 700 $ par permis, tandis que les neuf demandes de nouveaux permis en vertu de la LEP prĂ©vues entraĂźneraient des coĂ»ts estimĂ©s Ă environ 3 400 $ par permis, y compris les coĂ»ts liĂ©s Ă lâexamen des permis, Ă lâĂ©valuation des demandes et Ă la communication avec les demandeurs. Ces coĂ»ts englobent les dĂ©penses et la main-dâĆuvre supplĂ©mentaires ainsi que les coĂ»ts de mise Ă jour des permis actuellement en vigueur et de dĂ©livrance de nouveaux permis en raison dâune augmentation possible du nombre de demandes de permis scientifiques. Le coĂ»t supplĂ©mentaire total que le gouvernement du Canada devra assumer pour lâexamen de ces demandes de permis au cours des 10 annĂ©es suivant lâinscription pourrait atteindre 39 000 $ (non actualisĂ©).
Autres coûts
Incidences sur les évaluations environnementales
Il pourrait y avoir des incidences sur les projetsrĂ©fĂ©rence 62 devant faire lâobjet dâune Ă©valuation environnementale en vertu dâune loi fĂ©dĂ©rale (EE fĂ©dĂ©rale). Toutefois, les coĂ»ts devraient ĂȘtre minimes par rapport au total des coĂ»ts de lâexĂ©cution dâune EE fĂ©dĂ©rale. Une fois quâune espĂšce est inscrite Ă lâannexe 1 de la LEP, quelle que soit sa dĂ©signation, des exigences supplĂ©mentaires en vertu de lâarticle 79 de la LEP sâappliquent aux promoteurs de projets et aux reprĂ©sentants du gouvernement qui entreprennent une EE fĂ©dĂ©rale. Ces exigences incluent lâidentification de tous les effets nĂ©fastes que le projet pourrait avoir sur lâespĂšce et son habitat essentiel et, si le projet est rĂ©alisĂ©, lâassurance que des mesures sont prises afin dâĂ©viter ou dâattĂ©nuer ces effets et de les surveiller. Toutefois, le MinistĂšre recommande toujours aux promoteurs dans les lignes directrices de lâEE (au dĂ©but du processus dâEE) dâĂ©valuer les effets sur les espĂšces dĂ©jĂ Ă©valuĂ©es par le COSEPAC et qui pourraient ĂȘtre inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP dans un avenir rapprochĂ©, ce qui fait en sorte que ces coĂ»ts sont dĂ©jĂ probablement intĂ©grĂ©s dans le scĂ©nario de base.
Impacts potentiels des réglementations futures de la LEP
Lâinscription dâune espĂšce sauvage Ă la LEP comme Ă©tant « menacĂ©e », « en voie de disparition » ou « disparue du pays » entraĂźne une sĂ©rie dâobligations pour le gouvernement, notamment la prĂ©paration dâun programme de rĂ©tablissement qui comprend la dĂ©signation, dans la mesure du possible, de lâhabitat nĂ©cessaire Ă la survie ou au rĂ©tablissement de lâespĂšce (habitat essentiel), et diffĂ©rentes obligations concernant la protection de cet habitat essentiel. La protection de lâhabitat essentiel sur le territoire non domanial peut nĂ©cessiter lâadoption de mesures rĂ©glementaires, qui permettent des avantages connexes, mais Ă©galement des coĂ»ts potentiels pour les propriĂ©taires fonciers, les utilisateurs du territoire et le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Lâimpact socioĂ©conomique de chaque mesure rĂ©glementaire sera Ă©valuĂ© si cette mesure de protection supplĂ©mentaire devient nĂ©cessaire.
Sommaire des coûts et des avantages
Le DĂ©cret devrait entraĂźner des mesures de protection et des mesures coordonnĂ©es Ă lâappui du rĂ©tablissement des espĂšces inscrites, contribuant ainsi aux avantages quâelles procurent Ă la sociĂ©tĂ© canadienne. La conservation des espĂšces est liĂ©e Ă des valeurs socioĂ©conomiques et culturelles ainsi quâĂ des valeurs dâexistence et dâoption. Outre les dĂ©penses liĂ©es aux permis, le DĂ©cret ne devrait pas imposer de coĂ»ts supplĂ©mentaires aux peuples autochtones et aux intervenants. Les coĂ»ts globaux liĂ©s au DĂ©cret pour le gouvernement du Canada devraient ĂȘtre faibles et dĂ©couler de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction ou de plans de gestion ainsi que dâactivitĂ©s de traitement des demandes de permis, de promotion de la conformitĂ© et dâapplication.
Selon la liste des espĂšces incluses dans le DĂ©cret, le coĂ»t net global que le gouvernement du Canada devra assumer, y compris les coĂ»ts Ă©vitĂ©s mentionnĂ©s dans la section des avantages, est estimĂ© entre 904 500 $ et 1 055 000 $ sur 10 ans (2022-2031), actualisĂ© Ă 3 %, utilisant 2021 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence. Pour tous les permis, le coĂ»t net global que les demandeurs (câest-Ă -dire lâindustrie, les PremiĂšres Nations, les autres ordres de gouvernement, les chercheurs et les scientifiques) devront assumer, y compris les coĂ»ts Ă©vitĂ©s mentionnĂ©s dans la section sur les avantages, est estimĂ© Ă un coĂ»t unique dâenviron 16 000 $ (non actualisĂ©). Le tableau ci-dessous rĂ©sume ces coĂ»ts en regroupant les espĂšces ayant des catĂ©gories semblables dâimpacts prĂ©vus.
| Modifications Ă lâannexe 1 de la LEP |
EspĂšces |
Répercussions sur les coûts |
|---|---|---|
Nouvelle inscription aux catégories " menacée " ou " en voie de disparition " (11 espÚces) |
Lobaire réticulée Gérardie de Virginie Gérardie faussepédiculaire Gérardie jaune Polyspire rayé Hespérie tachetée, population boréale Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs Coccinelle à neuf points Hémileucin de Nuttall Gesse littorale Hespérie du Colorado |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent quâaux espĂšces prĂ©sentes sur le territoire domanial. Des 11 espĂšces qui seront inscrites comme Ă©tant " en voie de disparition " ou " menacĂ©es ", 8 se trouvent sur le territoire domanial : le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), lâhĂ©mileucin de Nuttall, la gesse littorale, lâhespĂ©rie du Colorado et la couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest. Pour ces espĂšces, les coĂ»ts liĂ©s aux demandes de permis pourraient ĂȘtre minimes. Toute demande doit satisfaire Ă des conditions prĂ©alables pour quâun permis soit dĂ©livrĂ©. Les coĂ»ts liĂ©s Ă ces espĂšces que le gouvernement du Canada devrait assumer englobent lâĂ©laboration de documents de rĂ©tablissement, le traitement des demandes de permis, la promotion de la conformitĂ© et les activitĂ©s dâapplication. |
Reclassification de la catégorie " préoccupante " à la catégorie " menacée " (2 espÚces) |
FrĂȘne bleu Couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sont dĂ©clenchĂ©es que pour les espĂšces trouvĂ©es sur le territoire domanial. Ătant donnĂ© que ces deux espĂšces reclassifiĂ©es Ă la catĂ©gorie " menacĂ©e " se trouvent sur le territoire domanial, des coĂ»ts minimes liĂ©s aux demandes de permis pourraient ĂȘtre encourus. Les demandes doivent remplir des conditions prĂ©alables pour quâun permis soit dĂ©livrĂ©. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada liĂ©s Ă ces espĂšces comprennent lâĂ©laboration de documents de rĂ©tablissement, le traitement des demandes de permis, la promotion de la conformitĂ© et les activitĂ©s dâapplication. |
Nouvelle inscription ou reclassification à la catégorie " préoccupante " (3 espÚces) |
Bruant Ă face noire Engoulevent dâAmĂ©rique Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas aux espĂšces de la catĂ©gorie " prĂ©occupante ". Câest pourquoi aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les peuples autochtones et/ou les intervenants nâest prĂ©vu. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada se limitent Ă lâĂ©laboration des plans de gestion. |
Reclassification dans une catĂ©gorie de moindre risque — retrait de lâannexe 1 (1 espĂšce) |
Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) |
Aucun coĂ»t important nâest Ă prĂ©voir puisquâil nây a aucun impact prĂ©vu sur les intervenants. Le gouvernement du Canada pourrait mĂȘme faire des Ă©conomies sâil nâa pas besoin de produire des documents de rĂ©tablissement. |
Lentille des petites entreprises
Lâanalyse effectuĂ©e selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le DĂ©cret nâaura pas dâimpact sur les petites entreprises canadiennes.
RÚgle du « un pour un »
La rĂšgle du « un pour un » ne sâapplique pas, car il nây a pas de changement supplĂ©mentaire du fardeau administratif des entreprises et aucun titre rĂ©glementaire nâest abrogĂ© ni ajoutĂ©.
Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation
La protection des espĂšces sauvages est Ă©galement une responsabilitĂ© partagĂ©e entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont indiquĂ© leur engagement Ă protĂ©ger et Ă rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril en signant lâAccord pour la protection des espĂšces en pĂ©ril en 1996. Certaines des espĂšces Ă lâĂ©tude sont actuellement inscrites Ă certaines lois provinciales, et le DĂ©cret viendra complĂ©ter cette protection existante. Ces dĂ©signations sont indiquĂ©es dans le tableau 6 ci-dessous.
| Nom commun de lâespĂšce |
Aire de répartition |
Inscription Ă la LEP |
Statut provincial / |
|---|---|---|---|
Bruant Ă face noire (Zonotrichia querula) |
Alberta, Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Ontario, Saskatchewan |
Préoccupante |
Saskatchewan (préoccupante) |
Lobaire réticulée |
Colombie-Britannique |
Menacée |
Liste bleue de la Colombie-Britannique (préoccupante) |
Hespérie tachetée, population boréale |
Manitoba |
En voie de disparition |
Aucun |
Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs |
Ontario, Québec |
En voie de disparition |
Ontario (en voie de disparition) Québec (menacée ou vulnérable) |
Coccinelle Ă neuf points |
Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec, Saskatchewan |
En voie de disparition |
Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée) Ontario (en voie de disparition) Québec (menacé ou vulnérable) |
Hespérie du Colorado |
Colombie-Britannique |
En voie de disparition |
Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée) |
Hémileucin de Nuttall |
Colombie-Britannique |
En voie de disparition |
Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée) |
Polyspire rayé |
Ontario |
En voie de disparition |
Aucun |
Gérardie de Virginie |
Ontario |
En voie de disparition |
Ontario (en voie de disparition) |
Gérardie fausse-pédiculaire |
Ontario |
En voie de disparition |
Ontario (menacée) |
Gérardie jaune |
Ontario |
En voie de disparition |
Ontario (menacée) |
Gesse littorale |
Colombie-Britannique |
En voie de disparition |
Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée) |
Engoulevent d'Amérique |
Partout au Canada |
Menacée à préoccupante |
Liste bleue de la Colombie-Britannique (espĂšce prĂ©occupante) Alberta (sensible) Saskatchewan (espĂšce prĂ©occupante) Manitoba (menacĂ©e) Ontario (espĂšce prĂ©occupante) QuĂ©bec (menacĂ© ou vulnĂ©rable) Nouvelle-Ăcosse (menacĂ©e) Nouveau-Brunswick (menacĂ©e) Terre-Neuve-et-Labrador (menacĂ©e) Territoires du Nord-Ouest (sensible) Yukon (espĂšce prĂ©occupante) |
Moucherolle à cÎtés olive |
Partout au Canada |
Menacée à préoccupante |
Liste jaune de la Colombie-Britannique (moins de risque dâĂȘtre perdu) Alberta (peut ĂȘtre Ă risque) Saskatchewan (espĂšce prĂ©occupante) Manitoba (menacĂ©e) Ontario (espĂšce prĂ©occupante) QuĂ©bec (menacĂ©e ou vulnĂ©rable) Nouvelle-Ăcosse (menacĂ©e) Nouveau-Brunswick (en voie de disparition) Terre-Neuve-et-Labrador (menacĂ©e) Territoires du Nord-Ouest (sensible) Yukon (espĂšce prĂ©occupante) |
FrĂȘne bleu |
Ontario |
Menacée |
Ontario (menacée) |
Couleuvre agile Ă ventre jaune de l'Ouest |
Colombie-Britannique |
Menacée |
Liste bleue de la Colombie-Britannique (espÚce préoccupante) |
Faucon pĂšlerin |
Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, QuĂ©bec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ăcosse, Terre-Neuve-et-Labrador |
Préoccupante à non en péril |
Alberta (menacĂ©e) Manitoba (en voie de disparition) Ontario (menacĂ©e) QuĂ©bec (vulnĂ©rable) Nouveau-Brunswick (en voie de disparition) Nouvelle-Ăcosse (vulnĂ©rable) Terre-Neuve-et-Labrador (vulnĂ©rable) Territoires du Nord-Ouest (sensible) Yukon (non en pĂ©ril) |
Le MinistĂšre collabore Ă©galement avec ses partenaires fĂ©dĂ©raux (câest-Ă -dire PĂȘches et OcĂ©ans Canada et lâAPC) pour dĂ©terminer lâincidence de lâinscription des espĂšces.
LâĂ©laboration des programmes de rĂ©tablissement et des plans dâaction, qui dĂ©coulera de la modification du statut des espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret, nĂ©cessitera la participation de diffĂ©rentes autoritĂ©s dâamĂ©nagement du territoire, comme les autres ordres de gouvernement et les communautĂ©s autochtones, ainsi que la coordination des travaux avec ces intervenants. Les coĂ»ts liĂ©s Ă lâĂ©laboration des documents sont estimĂ©s dans la section prĂ©cĂ©dente. Lâampleur des impacts Ă©conomiques dĂ©coulant de la collaboration avec ces autres autoritĂ©s dâamĂ©nagement du territoire dĂ©pendra de leur niveau de participation au processus de planification du rĂ©tablissement et des mesures prises Ă la suite de lâĂ©laboration des plans dâaction. Cette participation sera volontaire, et son ampleur est donc inconnue Ă lâheure actuelle. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que le niveau de coordination nĂ©cessaire pour modifier le statut de ces espĂšces en vertu de la LEP devrait ĂȘtre relativement faible par rapport Ă celui dâautres espĂšces plus connues dont lâaire de rĂ©partition est plus vaste, les rĂ©percussions Ă©conomiques connexes devraient Ă©galement ĂȘtre faibles. Il est actuellement impossible de quantifier ces coĂ»ts.
Ăvaluation environnementale stratĂ©gique
Une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique a permis de conclure que le DĂ©cret aura des effets positifs importants sur lâenvironnement. Plus prĂ©cisĂ©ment, elle a dĂ©montrĂ© que la protection des espĂšces sauvages en pĂ©ril contribue Ă la biodiversitĂ© nationale et protĂšge la productivitĂ©, la santĂ© et la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes.
Le DĂ©cret aidera aussi le Canada Ă respecter les engagements quâil a pris aux termes de la Convention sur la diversitĂ© biologique. Ătant donnĂ© lâinterdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut entraĂźner une diminution des fonctions et des services Ă©cosystĂ©miques. Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont des liens importants avec lâĂ©conomie canadienne. De petits changements au sein dâun Ă©cosystĂšme entraĂźnant la perte dâindividus et dâespĂšces peuvent donc avoir des effets nĂ©gatifs, irrĂ©versibles et de grande portĂ©e.
Les modifications Ă lâannexe 1 de la LEP appuieraient Ă©galement lâobjectif de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD)rĂ©fĂ©rence 63 « Populations dâespĂšces sauvages en santĂ© » en visant Ă garantir que « les espĂšces qui sont en sĂ©curitĂ© le demeurent, et les populations dâespĂšces en pĂ©ril inscrites en vertu des lois fĂ©dĂ©rales montrent des tendances qui sont conformes aux programmes de rĂ©tablissement et aux plans de gestion ». Les modifications appuieront cet objectif en aidant Ă garantir que les espĂšces bĂ©nĂ©ficient dâune protection appropriĂ©e. Elles contribueront aussi indirectement Ă lâobjectif de la SFDD « Mesures relatives aux changements climatiques » en appuyant la conservation de la biodiversitĂ©, car de nombreux Ă©cosystĂšmes jouent un rĂŽle clĂ© dans lâattĂ©nuation des effets des changements climatiques. Ces mesures appuieraient Ă©galement les objectifs du Programme de dĂ©veloppement durable Ă lâhorizon 2030 des Nations UniesrĂ©fĂ©rence 64 concernant la vie terrestre (objectif 15) et les mesures relatives Ă la lutte contre les changements climatiques (objectif 13).
Analyse comparative entre les sexes plus
Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour ce dĂ©cret afin de dĂ©terminer si des caractĂ©ristiques comme le sexe, le genre, lâĂąge, la race, lâorientation sexuelle, le revenu, le niveau de scolaritĂ©, la situation dâemploi, la langue, le statut de minoritĂ© visible, le handicap ou la religion influencent la façon dont une personne est touchĂ©e par le DĂ©cret.
La rĂ©gion de rĂ©sidence a Ă©tĂ© Ă©tablie comme le principal facteur dĂ©terminant la façon dont une personne serait touchĂ©e par le DĂ©cret. Lâinscription de nouvelles espĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP ou leur reclassification dans la catĂ©gorie « en voie de disparition » ou « menacĂ©e » (depuis la catĂ©gorie « prĂ©occupante ») entraĂźne lâapplication des interdictions gĂ©nĂ©rales relatives au fait de tuer un individu dâune espĂšce protĂ©gĂ©e, de le capturer ou de lui nuire. Lorsque ces interdictions gĂ©nĂ©rales sont mises en Ćuvre, elles peuvent avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les peuples autochtones parce quâelles ne sâappliquent quâau territoire domanial, dont les rĂ©serves autochtones font partie. La reclassification dâespĂšces sauvages dans une catĂ©gorie de moindre risque ou leur radiation de la liste peut Ă©galement avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les peuples autochtones lorsque ces modifications entraĂźnent une perte de la protection de ces espĂšces qui sâapplique au territoire autochtone. Certaines des espĂšces visĂ©es par des dĂ©crets dâinscription qui se trouvent sur ce territoire ont une grande importance culturelle, cĂ©rĂ©monielle et socioĂ©conomique pour les peuples autochtones. Par consĂ©quent, les personnes rĂ©sidant dans les rĂ©serves autochtones constituent le principal sous-groupe qui pourrait ĂȘtre touchĂ© nĂ©gativement par lâinscription ou la reclassification dâespĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP.
Le MinistĂšre a menĂ© des consultations ciblĂ©es afin de sâassurer que toutes les populations et communautĂ©s autochtones potentiellement touchĂ©es aient la possibilitĂ© dâĂ©clairer la dĂ©cision en suspens, de donner leur avis sur les consĂ©quences potentielles de celle-ci et de faire part de leurs idĂ©es sur la meilleure façon dâaborder les menaces pesant sur les espĂšces. En plus de ces consultations initiales, qui ont durĂ© entre quatre et neuf mois, le MinistĂšre a entrepris des consultations Ă©largies pour sâassurer que les groupes autochtones potentiellement touchĂ©s Ă©taient consultĂ©s de maniĂšre appropriĂ©e. Plus prĂ©cisĂ©ment, des consultations Ă©largies ont Ă©tĂ© menĂ©es sur les modifications concernant le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune et lâhespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), qui ont tous des occurrences confirmĂ©es sur des terres des PremiĂšres Nations. De plus amples dĂ©tails sur ces consultations se trouvent dans la section « Consultation et mobilisation des Autochtones » ci-dessus.
Le MinistĂšre a compris que lâinformation Ă la base des consultations est complexe et quâelle nâest donc pas facilement accessible aux personnes ayant un faible niveau dâalphabĂ©tisation ou nâayant pas de formation scientifique. La langue peut Ă©galement constituer un obstacle Ă une participation constructive des peuples autochtones aux consultations. Pour relever ces dĂ©fis, le MinistĂšre a offert dâorganiser des tĂ©lĂ©confĂ©rences ou des rĂ©unions en personne pour expliquer le dĂ©cret proposĂ© aux communautĂ©s qui ont demandĂ© plus de soutien et discuter de ses rĂ©percussions possibles.
Justification
La biodiversitĂ© est essentielle Ă la productivitĂ©, Ă la santĂ© et Ă la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes, mais elle dĂ©cline rapidement dans le monde entier, Ă mesure que les espĂšces disparaissentrĂ©fĂ©rence 65. Le dĂ©cret proposĂ© favorise la survie et le rĂ©tablissement de 16 espĂšces en pĂ©ril au Canada, contribuant ainsi au maintien de la biodiversitĂ© au pays. Une autre espĂšce, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), sera radiĂ©e de la liste en raison de lâĂ©valuation ayant permis de conclure quâil nâest plus en pĂ©ril et quâil nâa plus besoin de protection en vertu de la LEP. Dans le cas des 13 espĂšces qui sont inscrites ou de reclassifiĂ©es aux catĂ©gories « menacĂ©e » ou « en voie de disparition », huit dâentre elles seront protĂ©gĂ©es sur le territoire domanial par les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP, y compris lâinterdiction de tuer, de blesser, de harceler, de capturer, de possĂ©der, de collectionner, dâacheter, de vendre et dâĂ©changer des individus des espĂšces en question. Les 13 espĂšces nouvellement inscrites ou reclassifiĂ©es aux catĂ©gories « menacĂ©e » ou « en voie de disparition » bĂ©nĂ©ficieront Ă©galement de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction qui dĂ©finissent les principales menaces pesant sur leur survie et, dans la mesure du possible, lâhabitat essentiel nĂ©cessaire Ă leur survie et Ă leur rĂ©tablissement au Canada. De plus, trois espĂšces qui sont reclassifiĂ©es dans la catĂ©gorie « prĂ©occupante » bĂ©nĂ©ficieront de la prĂ©paration dâun plan de gestion, qui comprend des mesures de conservation des espĂšces.
En rĂ©sumĂ©, les inscriptions ou reclassifications pour les espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret profiteront aux Canadiens Ă bien des Ă©gards, et les peuples autochtones ou les intervenants nâauront pas Ă assumer de coĂ»ts importants. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada devraient ĂȘtre relativement faibles.
Mise en Ćuvre, conformitĂ© et application, et normes de service
Mise en Ćuvre
Ă la suite de lâinscription, le MinistĂšre et lâAPC mettront en Ćuvre un plan de promotion de la conformitĂ©. Les initiatives de la promotion de la conformitĂ© consistent en des mesures qui encouragent la conformitĂ© volontaire Ă la loi par des activitĂ©s dâĂ©ducation et de sensibilisation et visent Ă faire connaĂźtre et comprendre les interdictions. Les activitĂ©s de sensibilisation sâadresseront, au besoin, aux peuples autochtones et aux intervenants susceptibles dâĂȘtre touchĂ©s afin :
- de les aider à connaßtre et à comprendre le Décret;
- de promouvoir lâadoption de comportements contribuant Ă la conservation et Ă la protection des espĂšces en pĂ©ril au Canada;
- dâaccroĂźtre la conformitĂ© au dĂ©cret;
- de les aider à mieux connaßtre les espÚces en péril.
Ces objectifs pourraient ĂȘtre atteints, lĂ oĂč cela est nĂ©cessaire, grĂące Ă la crĂ©ation et Ă la diffusion de produits dâinformation expliquant les nouvelles interdictions concernant les espĂšces visĂ©es par ce dĂ©cret qui sâappliqueront sur le territoire domanial, le processus de planification du rĂ©tablissement qui suit lâinscription ou la reclassification, la façon dont les peuples autochtones et les intervenants peuvent participer ainsi que les renseignements gĂ©nĂ©raux sur chacune des espĂšces. Ces ressources seront publiĂ©es dans le Registre public. Des envois postaux et des prĂ©sentations destinĂ©es aux publics cibles pourraient aussi ĂȘtre envisagĂ©s.
Dans les lieux patrimoniaux de lâAPC, le personnel de premiĂšre ligne reçoit lâinformation appropriĂ©e concernant les espĂšces en pĂ©ril qui se trouvent sur leurs sites afin quâil puisse informer les visiteurs des mesures de prĂ©vention et les faire participer Ă la protection et Ă la conservation des espĂšces en pĂ©ril.
AprĂšs lâinscription des espĂšces concernĂ©es, la prĂ©paration et la mise en Ćuvre de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction ou de plans de gestion peuvent mener Ă des recommandations de mesures de rĂ©glementation supplĂ©mentaires pour la protection des espĂšces sauvages. Ces recommandations peuvent aussi sâinspirer des dispositions dâautres lois du Parlement pour assurer la protection requise.
Conformité et application
La LEP prĂ©voit des sanctions en cas dâinfraction Ă la Loi, notamment des amendes ou des peines dâemprisonnement, la saisie et la confiscation des biens saisis ou des produits de leur aliĂ©nation. Dans certaines conditions, un accord sur des mesures de rechange peut ĂȘtre conclu avec la personne accusĂ©e dâune infraction. La LEP prĂ©voit Ă©galement lâinspection ainsi que des opĂ©rations de recherche et de saisie par les agents de lâautoritĂ© dĂ©signĂ©s pour en contrĂŽler lâapplication. En vertu des dispositions sur les peines, une sociĂ©tĂ© reconnue coupable dâune infraction punissable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire est passible dâune amende maximale de 300 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible dâune amende maximale de 50 000 $ et toute autre personne est passible dâune amende maximale de 50 000 $ ou dâune peine dâemprisonnement maximale dâun an, ou des deux. Une sociĂ©tĂ© reconnue coupable dâune infraction punissable par mise en accusation est passible dâune amende maximale de 1 000 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible dâune amende maximale de 250 000 $ et toute autre personne est passible dâune amende maximale de 250 000 $ ou dâune peine dâemprisonnement maximale de cinq ans, ou des deux.
Normes de service
La LEP permet Ă une personne de demander au ministre compĂ©tent un permis lâautorisant Ă exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus. Une fois que le demandeur est avisĂ© de la rĂ©ception de sa demande de permis, le ministre dispose de 90 jours pour dĂ©livrer le permis ou refuser de le fairerĂ©fĂ©rence 66. Le dĂ©lai de 90 jours peut ne pas sâappliquer dans certaines circonstances.
Le RĂšglement sur les permis autorisant une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite contribue Ă la cohĂ©rence, Ă la prĂ©visibilitĂ© et Ă la transparence du processus de dĂ©livrance des permis en vertu de la LEP en fournissant aux demandeurs des normes de service claires et mesurables. Le MinistĂšre mesure le rendement de ses services chaque annĂ©e, et lâinformation sur le rendement est diffusĂ©e sur le site Web du MinistĂšrerĂ©fĂ©rence 67 au plus tard le 1er juin pour lâexercice prĂ©cĂ©dent.
Personne-ressource
Paula Brand
Directrice
Politiques sur la LEP
Service canadien de la faune
MinistĂšre de lâEnvironnement
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
TĂ©lĂ©phone : 1‑800‑668‑6767
Courriel : LEPreglementations-SARAregulations@ec.gc.ca
ANNEXE — DESCRIPTION DES ESPĂCES INSCRITES OU RECLASSIFIĂES Ă LâANNEXE 1 DE LA LOI SUR LES ESPĂCES EN PĂRIL
A — EspĂšces inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP
1. Bruant Ă face noire (Zonotrichia querula) — prĂ©occupante
Ă propos de lâespĂšce
Le Bruant Ă face noire est un bruant de grande taille dotĂ© dâun capuchon et dâune bavette noirs distinctifs. Le plumage est semblable chez les deux sexes. Cet oiseau est le seul passereau qui ne niche quâau Canada.
La conversion de lâhabitat de lâespĂšce en terres agricoles et, dans une moindre mesure, lâĂ©talement urbain constituent des menaces pour lâespĂšce, mais on ne connaĂźt pas la portĂ©e de ces menaces.
Avantages de lâespĂšce
Comme il est le bruant de plus grande taille en AmĂ©rique du Nord et le seul qui niche seulement au Canada, le Bruant Ă face noire entraĂźne probablement des activitĂ©s dâobservation des oiseaux. Selon lâEnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă des activitĂ©s dâobservation dâoiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur dâoiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă cette activitĂ©.
Justification de lâinscription
Les données des Recensements des oiseaux de Noël dans le Midwest américain montrent une baisse significative à long terme de 59 % au cours des 35 derniÚres années, dont 16 % au cours de la derniÚre décennie.
Bien que lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « prĂ©occupante » nâentraĂźne pas lâimposition dâinterdictions prĂ©vues Ă la LEP, elle peut contribuer Ă la conservation de lâespĂšce au Canada, en exigeant lâĂ©laboration dâun plan de gestion, qui inclura des mesures visant Ă empĂȘcher que lâespĂšce devienne davantage en pĂ©ril.
2. Lobaire rĂ©ticulĂ©e (Lobaria retigera) — menacĂ©e
Ă propos de lâespĂšce
La lobaire rĂ©ticulĂ©e est un cyanolichen rare Ă©troitement associĂ© aux forĂȘts humides matures ou anciennes. Son thalle se caractĂ©rise par sa face supĂ©rieure foncĂ©e Ă crĂȘtes en forme de filet ou rĂ©ticulĂ©e et ses abondantes propagules vĂ©gĂ©tatives ressemblant Ă des grains (isidies).
La lobaire rĂ©ticulĂ©e est limitĂ©e par la disponibilitĂ© de lâhabitat convenable (forĂȘts humides matures ou anciennes) et sa faible capacitĂ© de dispersion. Lâabondance des forĂȘts de thuyas et de pruche humides matures ou anciennes a diminuĂ© en raison de lâexpansion graduelle de lâexploitation forestiĂšre. Dâautres menaces dĂ©coulent des infestations de lâarpenteuse de la pruche et des incendies, dont la gravitĂ© et la frĂ©quence devraient augmenter en raison de la hausse des tempĂ©ratures annuelles moyennes attribuable au rĂ©chauffement climatique.
Avantages de lâespĂšce
La lobaire rĂ©ticulĂ©e prĂ©sente des avantages Ă©cologiques en favorisant la santĂ© globale des Ă©cosystĂšmes. Elle a Ă©galement une valeur dâexistence en tant quâespĂšce phare de lâhabitat de forĂȘt pluviale tempĂ©rĂ©e.
Justification de lâinscription
Une rĂ©duction de plus de 30 % des individus connus et estimĂ©s de cette espĂšce de lichen est prĂ©vue, principalement en raison des impacts rĂ©cents et futurs de lâexploitation forestiĂšre, au cours des trois prochaines gĂ©nĂ©rations. Il existe des incertitudes quant aux impacts des changements climatiques prĂ©vus, mais ces derniers pourraient exacerber la perte de lâespĂšce.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
3. HespĂ©rie tachetĂ©e, population borĂ©ale (Erynnis martialis) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
LâhespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon diurne de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Cette hespĂ©rie gris foncĂ© de taille moyenne, fortement marbrĂ©e, se caractĂ©rise par de lĂ©gers reflets violacĂ©s. La prĂ©sence de taches brun jaunĂątre donne aux ailes postĂ©rieures un aspect marbrĂ© qui distingue lâhespĂ©rie tachetĂ©e des autres hespĂ©ries du genre Erynnis.
En ce moment, la quasi-totalitĂ© des sites est menacĂ©e dâune maniĂšre ou dâune autre. Le dĂ©veloppement urbain, la succession naturelle, la gestion inappropriĂ©e des incendies (dommageable au papillon et Ă son arbuste hĂŽte), la pulvĂ©risation de Btk contre la spongieuse, un insecte dĂ©foliant non indigĂšne, les inondations naturelles et la plantation de pins gris constituent les principales menaces qui pĂšsent sur un ou plusieurs sites.
Avantages de lâespĂšce
Comme la plupart des papillons dotĂ©s dâun proboscis (câest-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), lâhespĂ©rie tachetĂ©e est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă la biodiversitĂ© de la flore.
Justification de lâinscription
Ce papillon est en dĂ©clin dans toute son aire de rĂ©partition nord-amĂ©ricaine. Au Canada, cette population particuliĂšre est restreinte Ă une petite zone de pinĂšdes dans le sud-est du Manitoba. Toutes les localitĂ©s sont menacĂ©es. Une localitĂ© devrait ĂȘtre inondĂ©e dâici dix ans et les quatre autres pourraient connaĂźtre des dĂ©clins de population considĂ©rables en raison de la succession forestiĂšre naturelle. Lâhabitat de lâespĂšce Ă toutes les localitĂ©s pourrait faire lâobjet dâune pulvĂ©risation de Btk pour lutter contre la spongieuse. Tous les sites actuellement non documentĂ©s connaĂźtront probablement une gamme similaire de menaces.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
4. HespĂ©rie tachetĂ©e, population des plaines des Grands Lacs (Erynnis martialis) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
LâhespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon diurne de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Cette hespĂ©rie gris foncĂ© de taille moyenne, fortement marbrĂ©e, se caractĂ©rise par de lĂ©gers reflets violacĂ©s. La prĂ©sence de taches brun jaunĂątre donne aux ailes postĂ©rieures un aspect marbrĂ© qui distingue lâhespĂ©rie tachetĂ©e des autres hespĂ©ries du genre Erynnis.
En ce moment, la quasi-totalitĂ© des sites est menacĂ©e dâune maniĂšre ou dâune autre. Le dĂ©veloppement urbain, la succession naturelle, la gestion inappropriĂ©e des incendies (dommageable au papillon et Ă son arbuste hĂŽte), la pulvĂ©risation de Btk contre la spongieuse, un insecte dĂ©foliant non indigĂšne, les inondations naturelles et la plantation de pins gris constituent les principales menaces qui pĂšsent sur un ou plusieurs sites.
Avantages de lâespĂšce
Comme la plupart des papillons dotĂ©s dâun proboscis (câest-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), lâhespĂ©rie tachetĂ©e est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă la biodiversitĂ© de la flore.
Justification de lâinscription
La population est disparue du QuĂ©bec et occupe maintenant quelques localitĂ©s isolĂ©es dans le sud de lâOntario, dont le nombre continue de connaĂźtre un dĂ©clin. Les effectifs de la population sont aussi en dĂ©clin. LâespĂšce est menacĂ©e principalement par la fragmentation de lâhabitat, mais Ă©galement par la perte et la dĂ©gradation de lâhabitat en raison, par exemple, du dĂ©veloppement, de la succession naturelle, de la suppression des feux et du broutage intensif par les cerfs.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
5. Coccinelle Ă neuf points (Coccinella novemnotata) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
La coccinelle à neuf points est un petit coléoptÚre indigÚne en Amérique du Nord. Les adultes se reconnaissent facilement à leurs caractÚres morphologiques externes distinctifs : les élytres sont orange pùle à rouges, avec une ligne foncée bordant la suture de chaque élytre. Les élytres sont généralement ornés de neuf points, mais la taille et le nombre de points peuvent varier.
Les causes prĂ©cises du dĂ©clin de la coccinelle Ă neuf points sont inconnues. Les menaces potentielles pesant sur lâespĂšce comprennent les interactions nĂ©gatives avec des espĂšces non indigĂšnes rĂ©cemment Ă©tablies, telles la coccinelle Ă sept points et la coccinelle asiatique, rĂ©sultant de la compĂ©tition, de la prĂ©dation intraguilde et des effets indirects de lâintroduction de pathogĂšnes. Les effets directs et indirects des pesticides et des autres produits chimiques utilisĂ©s en agriculture pour lutter contre les pucerons, principales proies de lâespĂšce, ainsi que la perte dâhabitat occasionnĂ©e par lâexpansion urbaine, lâabandon des terres agricoles et dâautres perturbations humaines sont Ă©galement considĂ©rĂ©s comme des menaces potentielles.
Avantages de lâespĂšce
La coccinelle à neuf points présente des avantages écologiques, comme la lutte contre les prédateurs de cultures.
Justification de lâinscription
La coccinelle Ă neuf points a dĂ©jĂ Ă©tĂ© commune et largement rĂ©partie dans lâensemble du sud du Canada, depuis lâĂźle de Vancouver jusque dans le sud du QuĂ©bec, en passant par les Prairies. Depuis, elle a connu un dĂ©clin considĂ©rable et est maintenant rarement observĂ©e. MalgrĂ© des efforts de recherche ciblĂ©s au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, lâabondance de lâespĂšce a diminuĂ© relativement Ă dâautres espĂšces de coccinelles. Les causes prĂ©cises du dĂ©clin sont inconnues. Les menaces possibles comprennent lâintroduction de coccinelles non indigĂšnes, lesquelles pourraient affecter cette espĂšce indigĂšne par la compĂ©tition, la prĂ©dation intraguilde, ou lâintroduction dâagents pathogĂšnes. Dâautres menaces possibles incluent la diminution de la qualitĂ© de lâhabitat causĂ©e par les effets indirects de lâutilisation de pesticides/substances chimiques associĂ©s Ă lâagriculture pour lutter contre leurs espĂšces proies, lâexpansion urbaine, ainsi que lâabandon des terres agricoles et la succession naturelle subsĂ©quente.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
6. HespĂ©rie du Colorado (Hesperia colorado oregonia) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
LâhespĂ©rie du Colorado est un petit papillon de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Le dessus des ailes est principalement orange rougeĂątre, largement marginĂ© de brun foncĂ©, avec des taches angulaires orange. En dessous, les ailes sont gris verdĂątre, avec le fond des ailes postĂ©rieures brun riche.
LâĂ©pandage dâinsecticides Ă base de Btk contre la spongieuse est considĂ©rĂ© comme la principale menace pesant sur lâespĂšce. Les menaces Ă la pĂ©rennitĂ© de lâhabitat incluent la conversion et la perte dâhabitat, la suppression des incendies, les espĂšces vĂ©gĂ©tales non indigĂšnes envahissantes, la succession vĂ©gĂ©tale naturelle et les tempĂȘtes et les inondations associĂ©es aux changements climatiques.
Avantages de lâespĂšce
Comme la plupart des papillons dotĂ©s dâun proboscis (câest-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), lâhespĂ©rie du Colorado est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă la biodiversitĂ© de la flore.
Justification de lâinscription
Cette espĂšce vit dans les Ă©cosystĂšmes Ă vĂ©gĂ©tation clairsemĂ©e du chĂȘne de Garry et de langues de sable cĂŽtiĂšres, qui ont subi dâĂ©normes pertes par le passĂ©. Les populations de cette hespĂ©rie ont probablement connu des dĂ©clins semblables et il ne reste que quatre des seize sites, lesquels totalisent moins de 16 kmrĂ©fĂ©rence 2. Cet habitat est fragmentĂ© et isolĂ©. Toutefois, les principales menaces pesant actuellement sur cette hespĂ©rie sont lâapplication du pesticide Btk utilisĂ© pour lutter contre la spongieuse, une espĂšce envahissante, et la succession de la vĂ©gĂ©tation dans les habitats ouverts.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
7. HĂ©mileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
LâhĂ©mileucin de Nuttall est une grande espĂšce de papillon nocturne qui appartient Ă la famille des SaturniidĂ©s. Chez les adultes des deux sexes, les ailes antĂ©rieures mesurent 32 Ă 39 mm de longueur et sont blanches Ă jaune pĂąle, tandis que les ailes postĂ©rieures sont jaune vif; les deux paires dâailes sont ornĂ©es dâun motif dâĂ©paisses marques noires.
Les effets cumulĂ©s de la perte cumulĂ©e dâhabitat et de la dĂ©gradation et de la fragmentation des parcelles dâhabitat restantes causĂ©es par lâagriculture (principalement lâamĂ©nagement de vignobles et de vergers) et le dĂ©veloppement rĂ©sidentiel et commercial reprĂ©sentent les plus importantes menaces pour les populations dâhĂ©mileucins de Nuttall au Canada.
Avantages de lâespĂšce
LâhĂ©mileucin de Nuttall offre des avantages rĂ©crĂ©atifs, suscitant lâintĂ©rĂȘt des entomologistes tant amateurs que professionnels. Il prĂ©sente une valeur dâexistence en tant quâemblĂšme de lâĂ©cosystĂšme Ă purshie tridentĂ©e et un avantage Ă titre de bio-indicateur de la santĂ© globale de lâĂ©cosystĂšme.
Justification de lâinscription
Ce grand papillon nocturne, voyant et remarquable est restreint Ă lâhabitat de la purshie tridentĂ©e dans la vallĂ©e de lâOkanagan, en Colombie-Britannique. Ce type dâhabitat a connu un dĂ©clin considĂ©rable en qualitĂ© et en Ă©tendue au cours du dernier siĂšcle et demeure menacĂ© par la conversion continue en viticulture, le dĂ©veloppement rĂ©sidentiel et commercial ainsi que par lâimpact des incendies. Ce papillon nocturne est rare au Canada, peu dâindividus ont Ă©tĂ© observĂ©s depuis la premiĂšre mention en 1920. Des fluctuations potentiellement importantes dans la taille de la population pourraient affecter sa viabilitĂ© Ă long terme.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
8. Polyspire rayĂ© (Webbhelix multilineata) — en voie de disparition
Ă propos de lâespĂšce
Le polyspire rayĂ© est un gros escargot terrestre, dont la coquille jaune pĂąle, mince, ronde, mais lĂ©gĂšrement aplatie, prĂ©sente des bandes spiralĂ©es de couleur plus foncĂ©e. Cette espĂšce fait partie de la faune unique de la forĂȘt carolinienne au Canada, et elle a une importance particuliĂšre pour le fonctionnement de lâĂ©cosystĂšme par lâintermĂ©diaire du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. La population Ă©tablie Ă la limite de lâaire de rĂ©partition de lâespĂšce au Canada est importante pour assurer la conservation de lâespĂšce Ă lâĂ©chelle mondiale.
Avantages de lâespĂšce
Le polyspire rayĂ© fournit de la nourriture Ă dâautres animaux. De plus, il offre un avantage Ă©cologique en contribuant Ă la dĂ©composition et au cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. Il se trouve Ă la limite septentrionale de son aire de rĂ©partition au Canada et pourrait constituer une valeur dâoption dans les Ă©tudes approfondies de la recherche sur lâespĂšce.
Justification de lâinscription
Ce gros escargot terrestre est prĂ©sent sur lâĂźle PelĂ©e, dans le lac ĂriĂ©, et dans trois sites des terres continentales du sud-ouest de lâOntario : parc national de la Pointe-PelĂ©e, Ăźle Walpole et rĂ©serve de conservation Bickford Oak Woods. LâespĂšce semble avoir disparu de quatre autres sites historiquement connus des terres continentales et dâau moins un site de lâĂźle PelĂ©e. LâaltĂ©ration et la perte dâhabitat causĂ©es par lâhumain ont entraĂźnĂ© le dĂ©clin et lâisolement de la population. Parmi les menaces figurent les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes (par exemple sĂ©cheresses), les brĂ»lages dirigĂ©s et les perturbations humaines (câest-Ă -dire piĂ©tinement pendant que lâespĂšce sâalimente dans des sentiers lorsque les conditions sont humides).
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
9. GĂ©rardie de Virginie (Aureolaria virginica) — en voie de disparition
10. GĂ©rardie fausse-pĂ©diculaire (Aureolaria pedicularia) — menacĂ©e
11. GĂ©rardie jaune (Aureolaria flava) — menacĂ©e
Ă propos de ces espĂšces
Les trois espĂšces de gĂ©rardies prĂ©sentes au Canada sont des plantes herbacĂ©es vivaces qui possĂšdent des fleurs jaune voyant. Une petite partie de lâaire de rĂ©partition mondiale des trois espĂšces sâĂ©tend dans le sud-ouest de lâOntario. Les trois espĂšces sont disparues de nombreux anciens sites.
La population de gĂ©rardie de Virginie est trĂšs petite, comptant environ 400 individus matures dans cinq sous-populations situĂ©es dans le sud-ouest de lâOntario. Les trois quarts de la population se trouvent sur un site prĂšs de Cambridge (Ontario).
La gĂ©rardie fausse-pĂ©diculaire se trouve dans les savanes et les forĂȘts claires, aux cĂŽtĂ©s du chĂȘne noir, son hĂŽte de prĂ©dilection. Environ 85 % de la population se trouve dans les sous-populations du complexe Pinery et du complexe de la pointe Turkey.
La gĂ©rardie jaune se trouve dans les savanes et les forĂȘts claires, aux cĂŽtĂ©s du chĂȘne noir, son hĂŽte de prĂ©dilection. La population canadienne est estimĂ©e entre 464 et 1 409 individus matures. Plus de 60 % de la population se trouve dans trois sites de la sous-population du complexe de prairies Ojibway.
Avantages des espĂšces
Valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones; approvisionnement en nourriture pour dâautres espĂšces; valeur dâoption.
Justification de lâinscription
Les trois espĂšces de gĂ©rardies, en raison de leur association avec les Ă©cosystĂšmes de chĂȘnes dĂ©gagĂ©s Ă semi-dĂ©gagĂ©s, sont exposĂ©es Ă des menaces semblables. La suppression des incendies et le broutage par le cerf de Virginie menacent les localitĂ©s existantes restantes. Certaines petites sous-populations de chaque espĂšce sont exposĂ©es Ă un risque considĂ©rable de disparition, car les plantes sont situĂ©es Ă proximitĂ© de sentiers rĂ©crĂ©atifs trĂšs frĂ©quentĂ©s.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition » ou « menacĂ©e » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
12. Gesse littorale (Lathyrus littoralis) — menacĂ©e
Ă propos de lâespĂšce
La gesse littorale est une herbacée vivace à rhizome qui atteint une hauteur de 10 à 60 cm. Les tiges sont ramifiées et densément couvertes de poils soyeux gris. Les feuilles sont alternes et composées-pennées; elles comprennent 4 à 8 folioles et sont dépourvues de vrilles. Les fleurs sont typiques des Légumineuses; les pétales inférieurs et latéraux sont blancs, tandis que le pétale supérieur, plus grand, est de couleur rose, rouge ou violet.
Avantages de lâespĂšce
La gesse littorale est une source de nourriture pour les populations cĂŽtiĂšres de cerfs, et divers insectes sâalimentent de ses fleurs. Elle compte Ă©galement parmi les quelques espĂšces que le stade larvaire du Platyprepia virginalis utilise comme plante hĂŽte.
Justification de lâinscription
Cette plante des dunes cĂŽtiĂšres, dont lâaire de rĂ©partition mondiale se trouve en majeure partie au Canada, est menacĂ©e par la compĂ©tition que lui livrent les plantes exotiques envahissantes ainsi que par les vĂ©hicules tout-terrain, le piĂ©tinement, lâherbivorie et la diminution de lâhabitat convenable due aux marĂ©es de tempĂȘte de plus en plus frĂ©quentes et plus fortes en raison des changements climatiques. La rĂ©partition restreinte de lâespĂšce, le trĂšs faible nombre dâindividus et le petit nombre de sous-populations rendent lâespĂšce en pĂ©ril.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
B — EspĂšces reclassifiĂ©es Ă lâannexe 1 de la LEP
13. Engoulevent dâAmĂ©rique (Chordeiles minor) — reclassification de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante »
Ă propos de lâespĂšce
LâEngoulevent dâAmĂ©rique est le membre le plus frĂ©quemment observĂ© de la famille des engoulevents. Il chasse et attrape des insectes volants en plein vol, et il est surtout actif entre le crĂ©puscule et lâaube. Il est extrĂȘmement bien camouflĂ©, grĂące Ă son plumage brun tachetĂ©, lorsquâil se repose au sol ou sur des surfaces horizontales. LâEngoulevent dâAmĂ©rique est le plus souvent observĂ© en vol, lorsquâil peut ĂȘtre reconnu par son vol bondissant distinctif, sa bande blanche Ă proximitĂ© du bout de lâaile, et son cri nasillard « pßßnt ».
Avantages de lâespĂšce
LâEngoulevent dâAmĂ©rique est un important agent de contrĂŽle des populations dâinsectes, car il mange de grandes quantitĂ©s dâinsectes volants, sa seule source de nourriture. En tant quâoiseau, il offre aussi probablement des avantages rĂ©crĂ©atifs aux observateurs dâoiseaux. Selon lâEnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă des activitĂ©s dâobservation dâoiseaux chaque annĂ©e (~20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur dâoiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($ CAN de 2012) par annĂ©e Ă cette activitĂ©.
Justification de la reclassification
Cet insectivore aĂ©rien est un oiseau rĂ©pandu dans le sud et la rĂ©gion borĂ©ale du Canada. Dans le sud du pays, sa population a connu une baisse de 68 % depuis 1970, mais le taux de dĂ©clin a diminuĂ© considĂ©rablement au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, et lâespĂšce semble relativement abondante dans les habitats borĂ©aux convenables. Des prĂ©occupations demeurent sur les effets des activitĂ©s humaines et des changements climatiques sur la rĂ©duction de la disponibilitĂ© de nourriture et sites de nidification.
Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs son inscription comme Ă©tant « menacĂ©e » en 2010. Une reclassification Ă la baisse de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante » nâempĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ en cours, car elle nĂ©cessite lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour Ă©viter que lâespĂšce ne devienne encore plus en pĂ©ril.
14. Moucherolles Ă cĂŽtĂ©s olive (Contopus cooperi) — reclassification de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante »
Ă propos de lâespĂšce
Le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive est un oiseau chanteur de taille moyenne. Les adultes ont le plumage olive brunĂątre profond sur le dessus, tandis que la gorge, le centre de la poitrine et le ventre jusquâaux sous-caudales sont blanchĂątres, ce qui contraste fortement avec les flancs et les cĂŽtĂ©s sombres de la poitrine qui les font paraĂźtre vĂȘtus. Des touffes blanches sont souvent visibles au-dessus des ailes, de chaque cĂŽtĂ© du croupion. Les ailes sont foncĂ©es et prĂ©sentent des barres alaires pĂąles et indistinctes, et le bec est gros.
Avantages de lâespĂšce
Le Moucherolle Ă cĂŽtĂ©s olive est un important agent de contrĂŽle des populations dâinsectes, car il mange de grandes quantitĂ©s dâinsectes volants, sa seule source de nourriture. Il se peut que lâespĂšce constitue Ă©galement une motivation pour les activitĂ©s dâobservation dâoiseaux, offrant des avantages rĂ©crĂ©atifs aux observateurs. Selon lâEnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă des activitĂ©s dâobservation dâoiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur dâoiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă cette activitĂ©.
Justification de la reclassification
La population canadienne de cet oiseau chanteur forestier rĂ©pandu a subi un dĂ©clin substantiel Ă long terme, mais le taux de dĂ©clin a diminuĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. La perte dâhabitat dâhivernage dans le nord de lâAmĂ©rique du Sud est probablement la menace la plus importante auquel fait face cet insectivore aĂ©rien, mais lâespĂšce pourrait Ă©galement ĂȘtre touchĂ©e par les changements dans les aires de reproduction, comme les effets de lâaltĂ©ration des rĂ©gimes dâincendie et des changements climatiques sur la qualitĂ© de lâhabitat de nidification ainsi que la rĂ©duction de lâabondance et de la disponibilitĂ© des insectes volants.
Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs son inscription comme Ă©tant « menacĂ©e » en 2010. Une reclassification Ă la baisse de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante » nâempĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ en cours, car elle nĂ©cessite lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour Ă©viter que lâespĂšce ne devienne encore plus en pĂ©ril.
15. FrĂȘne bleu (Fraxinus quadrangulata) — reclassification de la catĂ©gorie « prĂ©occupante » Ă la catĂ©gorie « menacĂ©e »
Ă propos de lâespĂšce
Le frĂȘne bleu est un arbre de dimensions moyennes et il compte parmi les six espĂšces de frĂȘne indigĂšnes du Canada. Le tronc est droit ou irrĂ©gulier et la cime est Ă©troite, petite et de forme arrondie. LâĂ©corce Ă©cailleuse est de couleur claire, gris rougeĂątre ou gris havane. Les feuilles sont composĂ©es et opposĂ©es; elles comportent sept folioles. Les rameaux sont quadrangulaires en raison de la prĂ©sence de quatre crĂȘtes ou ailerons subĂ©reux trĂšs apparents (dâoĂč lâĂ©pithĂšte spĂ©cifique quadrangulata). Des grappes de petites fleurs sans pĂ©tales apparaissent au printemps Ă mesure que les nouvelles feuilles se dĂ©roulent. Le fruit est une samare unisĂ©minĂ©e, habituellement tordue; son aile large porte une encoche. Le frĂȘne bleu possĂšde le trait distinctif de garder ses branches infĂ©rieures mortes, ce qui lui donne un aspect nĂ©gligĂ©.
Avantages de lâespĂšce
Le frĂȘne bleu a une valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones, car la teinture provenant du tronc de lâarbre est utilisĂ©e pour teindre des tissus. Ses graines servent de nourriture Ă des animaux. Il a Ă©galement une valeur dâoption dans les recherches approfondies sur la rĂ©sistance Ă lâagrile du frĂȘne.
Justification de lâinscription
Cet arbre a une rĂ©partition limitĂ©e dans les forĂȘts caroliniennes du sud-ouest de lâOntario. La petite taille de la population totale que lâon retrouve dans un paysage fragmentĂ©, combinĂ©e avec lâimpact potentiel croissant du broutage par le cerf de Virginie et lâinfestation de lâagrile du frĂȘne, une espĂšce envahissante, exposent lâespĂšce Ă un risque de connaĂźtre dâautres dĂ©clins dans la plupart des sites. De plus, les arbres matures sur lâĂźle Middle sont menacĂ©s par les impacts causĂ©s par les Cormorans Ă aigrettes nicheurs.
La reclassification dâune espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
16. Couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest (Coluber constrictor mormon) — reclassification de la catĂ©gorie « prĂ©occupante » Ă la catĂ©gorie « menacĂ©e »
Ă propos de lâespĂšce
La couleuvre agile est un serpent relativement mince qui mesure normalement moins dâun mĂštre de longueur. Les adultes, uniformĂ©ment gris ou vert olive, ont le ventre jaune, tandis que les juvĂ©niles ont une sĂ©rie de bandes brunes en forme de selle le long du dos qui pĂąlissent Ă mesure que les individus vieillissent. La couleuvre agile est inoffensive pour lâĂȘtre humain et se nourrit principalement dâinsectes. On rencontre lâespĂšce dans la partie intĂ©rieure mĂ©ridionale et centrale de la Colombie-Britannique, laquelle inclut au moins cinq zones de population distinctes prĂšs de Trail, de Grand Forks et de Midway, ainsi quâĂ lâintĂ©rieur des bassins hydrographiques de lâOkanagan et de la Similkameen ainsi que de ceux de la Thompson et du Fraser.
Avantages de lâespĂšce
La couleuvre agile Ă ventre jaune de lâOuest prĂ©sente des avantages Ă©cologiques, contribuant possiblement Ă la rĂ©duction de lâinfestation en se nourrissant de rongeurs. Elle prĂ©sente une valeur dâoption pour les Ă©tudes, se trouvant Ă la limite septentrionale de son aire de rĂ©partition au Canada. Il est Ă©galement possible quâelle prĂ©sente une valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones.
Justification de lâinscription
Cette couleuvre est prĂ©sente dans cinq vallĂ©es du centre-sud de la Colombie-Britannique. La perte et la fragmentation de lâhabitat aux dĂ©pens de lâagriculture et le dĂ©veloppement urbain menacent lâespĂšce, surtout que lâespĂšce sâadapte particuliĂšrement mal Ă lâurbanisation. Le rĂ©seau routier toujours en expansion et lâaccroissement du trafic augmentent le taux de mortalitĂ© et fragmentent encore plus lâhabitat. LâĂ©pandage de pesticides dans les zones agricoles pourrait nuire Ă lâespĂšce, soit par contamination directe ou contamination des insectes dont elle se nourrit. Il est peu probable quâune immigration dâindividus des Ătats-Unis soit suffisante pour avoir un effet salvateur en raison de la perte considĂ©rable dâhabitats dans la zone adjacente Ă la frontiĂšre.
Lâinscription dâune espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e » en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de lâespĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou plusieurs plans dâaction.
C — EspĂšce radiĂ©e de la LEP
17. Faucon pĂšlerin (Falco peregrinus, sous-espĂšce anatum/tundrius) — de la catĂ©gorie « prĂ©occupant » Ă la catĂ©gorie « non en pĂ©ril »
Ă propos de lâespĂšce
Cette sous-espĂšce se rencontre sur presque tout le littoral de la Colombie-Britannique. MalgrĂ© la hausse continue de ses effectifs, la population demeure petite. Toutefois, une grande portion de la population niche dans des aires protĂ©gĂ©es, et la probabilitĂ© dâimmigration de source externe Ă partir des Ătats-Unis est Ă©levĂ©e.
Avantages de lâespĂšce
En tant quâespĂšce charismatique et grandement connue au Canada pour ses capacitĂ©s physiques, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) suscite probablement des activitĂ©s dâobservation dâoiseaux. Le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) est Ă©galement un important agent de contrĂŽle des populations dâoiseaux, car son rĂ©gime alimentaire est principalement composĂ© dâoiseaux. Selon lâEnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă des activitĂ©s dâobservation dâoiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur dâoiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă cette activitĂ©.
Justification de la radiation
AprĂšs des baisses marquĂ©es au milieu du 20e siĂšcle, cette espĂšce a connu un regain important au cours des derniĂšres dĂ©cennies, affichant de façon continue des hausses modĂ©rĂ©es Ă fortes dans de nombreuses parties du Canada depuis le dernier rapport de situation en 2007. Le rĂ©tablissement initial Ă©tait le rĂ©sultat de rĂ©introductions dans la majeure partie du sud du Canada Ă la suite de lâinterdiction des pesticides organochlorĂ©s (par exemple DDT). De plus en plus, la croissance dĂ©mographique continue est fonction dâune productivitĂ© saine et, dans le cas des couples nicheurs en milieu urbain, de lâexploitation dâhabitat auparavant inoccupĂ©.