DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : DORS/2023-17

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 4

Enregistrement
DORS/2023-17 Le 3 fĂ©vrier 2023

LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

C.P. 2023-67 Le 3 fĂ©vrier 2023

Sur recommandation du ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril, ci-aprĂšs.

DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril

Modifications

1 La partie 2 de l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Mollusques Â», de ce qui suit :

2 La partie 2 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Arthropodes Â», de ce qui suit :

3 La partie 2 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Plantes Â», de ce qui suit :

4 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

5 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Reptiles Â», de ce qui suit :

6 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Plantes Â», de ce qui suit :

7 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Lichens Â», de ce qui suit :

8 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

9 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

10 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Reptiles Â», de ce qui suit :

11 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Plantes Â», de ce qui suit :

Entrée en vigueur

12 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

La biodiversitĂ© dĂ©cline rapidement dans le monde entier Ă  mesure que certaines espĂšces disparaissent. Selon un rĂ©cent rapport d’un groupe international d’expertsrĂ©fĂ©rence 1, une moyenne d’environ 25 % des espĂšces des groupes d’animaux et de plantes Ă©tudiĂ©s sont dĂ©jĂ  menacĂ©s d’extinction. Cela signifie qu’environ un million d’espĂšces sont dĂ©jĂ  menacĂ©es d’extinction, la plupart d’ici quelques dĂ©cennies. Si des mesures ne sont pas prises pour rĂ©duire l’intensitĂ© des facteurs de perte de biodiversitĂ©, on s’attend Ă  une nouvelle accĂ©lĂ©ration du taux mondial d’extinction d’espĂšces qui, selon le rapport, est dĂ©jĂ  au moins plusieurs dizaines Ă  centaines de fois supĂ©rieur au taux moyen des 10 derniers millions d’annĂ©es. Dans le mĂȘme rapport, les experts ont Ă©galement cernĂ© et classĂ© par ordre d’importance les cinq facteurs directs de perte et de dĂ©gradation de la biodiversitĂ© ayant eu Ă  ce jour le plus important impact mondial relatif. Ces facteurs sont, par ordre dĂ©croissant : la modification de l’utilisation des terres et des mers; l’exploitation directe des organismes; les changements climatiques; la pollution et les espĂšces exotiques envahissantes.

Le Canada, deuxiĂšme pays en superficie au monde et abritant un large Ă©ventail d’espĂšces, n’est pas Ă©pargnĂ© par cette crise mondiale de la biodiversitĂ©. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), entre 1970 et 2014, les mammifĂšres ont diminuĂ© en moyenne de 43 %, les oiseaux des prairies ont chutĂ© de 69 % et les populations de poissons ont diminuĂ© de 20 % partout au CanadarĂ©fĂ©rence 2. Avec ce dĂ©clin rapide et abrupt de la biodiversitĂ©, le Canada subit de nombreux effets nĂ©gatifs qui sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©s Ă  la perte d’habitat et d’espĂšces.

Une corrĂ©lation positive a Ă©tĂ© Ă©tablie entre la biodiversitĂ© et la productivitĂ© de l’écosystĂšme, sa santĂ© et sa rĂ©siliencerĂ©fĂ©rence 3 (c’est-Ă -dire la capacitĂ© de l’écosystĂšme de s’adapter aux changements ou de se dĂ©fendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut mener Ă  une diminution des fonctions et des services Ă©cosystĂ©miques (par exemple les processus naturels comme la lutte contre les organismes nuisibles, la pollinisation, l’attĂ©nuation des dommages causĂ©s par les vagues cĂŽtiĂšres, la rĂ©gulation de la tempĂ©rature et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont Ă©galement des liens importants avec l’économie canadienne. De petits changements au sein d’un Ă©cosystĂšme peuvent entraĂźner la perte d’individus et d’espĂšces, et donc avoir des effets nĂ©fastes et irrĂ©versibles Ă  grande Ă©chelle sur les Canadiens.

Les espĂšces en pĂ©ril sont protĂ©gĂ©es en vertu de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (LEP) lorsqu’elles sont inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP (la Liste des espĂšces en pĂ©ril). Le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (le DĂ©cret) est nĂ©cessaire pour inscrire, radier ou reclassifier 17 espĂšces Ă©valuĂ©es par le ComitĂ© sur la situation des espĂšces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC). L’inscription d’espĂšces en pĂ©ril Ă  l’annexe 1 de la LEP et les protections connexes qui sont dĂ©clenchĂ©es par l’inscription appuient non seulement la protection des espĂšces, mais aussi la biodiversitĂ© en gĂ©nĂ©ral et la productivitĂ© des Ă©cosystĂšmes.

Contexte

Le Canada est un pays dotĂ© d’un environnement naturel riche qui abrite une grande diversitĂ© d’espĂšces vĂ©gĂ©tales et animales. Ce patrimoine naturel fait partie intĂ©grante de l’identitĂ© et de l’histoire nationales. Les Canadiens tiennent aux espĂšces sauvages pour des raisons esthĂ©tiques, culturelles, spirituelles, rĂ©crĂ©atives, Ă©ducatives, historiques, alimentaires, mĂ©dicales, Ă©cologiques et scientifiques. Les espĂšces et Ă©cosystĂšmes sauvages font aussi partie du patrimoine mondialrĂ©fĂ©rence 4. Le ministĂšre de l’Environnement (le MinistĂšre) a pour mandat, entre autres, de prĂ©server et d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’environnement naturel, y compris la flore et la faune. Bien que la responsabilitĂ© de la conservation des espĂšces sauvages du Canada soit partagĂ©e entre tous les ordres de gouvernement du pays, le MinistĂšre jour un rĂŽle de premier plan Ă  titre d’organisme de rĂ©glementation fĂ©dĂ©ral afin d’éviter la disparition — de la planĂšterĂ©fĂ©rence 5 ou du pays seulementrĂ©fĂ©rence 6 — d’espĂšces terrestres.

Le principal moyen lĂ©gislatif fĂ©dĂ©ral pour rĂ©aliser ce mandat est la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (la LEP ou la Loi). La LEP vise Ă  prĂ©venir la disparition — de la planĂšte ou du Canada seulement — des espĂšces sauvages; Ă  permettre le rĂ©tablissement des espĂšces sauvages dĂ©signĂ©es « disparues du pays Â», « en voie de disparition Â» ou « menacĂ©es Â»; et Ă  favoriser la gestion des espĂšces prĂ©occupantes afin d’éviter qu’elles ne deviennent des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es. Lorsque la LEP a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2003, la Liste des espĂšces en pĂ©ril (annexe 1 de la LEP) comprenait 233 espĂšces. Depuis, la liste a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă  plusieurs reprises afin d’y ajouter des espĂšces ou d’en retirer, ou de reclassifier les espĂšces. En date de janvier 2022, il y avait 640 espĂšces rĂ©pertoriĂ©es Ă  l’annexe 1.

En 2003, la LEP a créé le COSEPAC en tant qu’organisme consultatif chargĂ©, entre autres, d’évaluer ou de réévaluer la situation des espĂšces sauvages.

Les Ă©valuations sont rĂ©alisĂ©es conformĂ©ment Ă  l’article 15 de la LEP qui exige, entre autres, que le COSEPAC dĂ©termine le statut des espĂšces qu’il considĂšre ĂȘtre en pĂ©ril et qu’il cerne les menaces existantes et potentielles pour ces espĂšces. Les membres du COSEPAC se rĂ©unissent deux fois par an afin d’examiner les renseignements recueillis sur des espĂšces sauvages et rĂ©partissent les espĂšces en sept catĂ©gories : « disparue Â», « disparue du pays Â», « en voie de disparition Â», « menacĂ©e Â», « prĂ©occupante Â», « donnĂ©es insuffisantes Â», ou « non en pĂ©ril Â»rĂ©fĂ©rence 7.

Une fois que le COSEPAC a prĂ©sentĂ© son Ă©valuation au ministre de l’Environnement (le ministre), ce dernier dispose de 90 jours pour publier dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril (le Registre public) une dĂ©claration afin d’indiquer comment il compte rĂ©agir Ă  l’évaluation et selon quel Ă©chĂ©ancier. Cette dĂ©claration communique l’étendue des consultations portant sur les changements proposĂ©s Ă  l’annexe 1 de la LEP.

AprĂšs les consultations et l’analyse qui en dĂ©coule rĂ©alisĂ©e par les reprĂ©sentants du MinistĂšre, un dĂ©cret est publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de confirmer la rĂ©ception de l’évaluation du COSEPAC. Un dĂ©cret accusant rĂ©ception des Ă©valuations du COSEPAC, associĂ©es au dĂ©cret actuel, a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada le 25 mai 2022rĂ©fĂ©rence 8. Cette publication dĂ©clenche un processus rĂ©glementaire par lequel, sur recommandation du ministre, le gouverneur en conseil peut, par dĂ©cret, dans un dĂ©lai de neuf mois suivant la rĂ©ception de l’évaluation, soit :

Si le gouverneur en conseil ne prend pas de dĂ©cision dans un dĂ©lai de neuf mois aprĂšs avoir reçu officiellement l’évaluation du COSEPAC, le paragraphe 27(3) de la LEP stipule que le ministre doit modifier l’annexe 1 en conformitĂ© avec cette Ă©valuation.

En plus de recommander de nouveaux ajouts Ă  l’annexe 1, le COSEPAC peut examiner le statut d’une espĂšce sauvage prĂ©cĂ©demment Ă©valuĂ©e et recommander une nouvelle classification pour cette espĂšce. La reclassification est importante pour garantir que la dĂ©signation est conforme aux donnĂ©es scientifiques les plus rĂ©centes, ce qui permet une meilleure prise de dĂ©cision quant Ă  l’établissement des prioritĂ©s en matiĂšre de conservation des espĂšces. Les espĂšces sont classĂ©es Ă  un niveau de risque supĂ©rieur lorsque leur situation s’est dĂ©tĂ©riorĂ©e depuis la derniĂšre Ă©valuation (par exemple un dĂ©clin de la population). Lorsque leur situation s’amĂ©liore, on peut les faire passer Ă  une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e ou les retirer de la Liste des espĂšces en pĂ©ril, de sorte que les espĂšces soient protĂ©gĂ©es selon l’esprit de la LEP tout en minimisant les rĂ©percussions sur les intervenants et les ressources.

Interdictions en application de la LEP

DĂšs leur inscription, les espĂšces sauvages bĂ©nĂ©ficient de diffĂ©rents niveaux de protection, qui varient selon leur dĂ©signation, conformĂ©ment aux interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues aux articles 32 et 33 de la LEP. Le tableau 1 ci-aprĂšs prĂ©sente les diffĂ©rentes protections offertes par la LEP immĂ©diatement aprĂšs l’ajout d’une espĂšce Ă  l’annexe 1 de la LEP.

Tableau 1 : RĂ©sumĂ© des niveaux de protection accordĂ©s aux espĂšces sauvages et leur rĂ©sidence dĂšs leur inscription Ă  l’annexe 1 de la LEP — Application des interdictions gĂ©nĂ©rales par type d’espĂšces et leur emplacement

Statut de l’espùce

EspÚces protégées par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs

EspÚces aquatiques protégées par la Loi sur les espÚces en péril

Toutes les autres espÚces inscrites protégées par la Loi sur les espÚces en péril

Préoccupante

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus note a du tableau a1 et la rĂ©sidence note b du tableau a1 ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus et la rĂ©sidence ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP pour les individus et la rĂ©sidence ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes.

Menacée, en voie de disparition ou disparue du pays

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP s’appliquent Ă  tous les oiseaux migrateurs en voie de disparition, menacĂ©s et disparus du pays inscrits Ă  l’annexe 1 de la LEP et protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, partout oĂč ils se trouvent, y compris sur les terres privĂ©es, les terres provinciales et Ă  l’intĂ©rieur d’un territoire.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP s’appliquent Ă  toutes les espĂšces aquatiques en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP, partout oĂč elles se trouvent, y compris sur les terres privĂ©es, les terres provinciales et les terres se trouvant dans un territoire.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP s’appliquent Ă  toutes les espĂšces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP lorsqu’elles se trouvent sur le territoire domanial note c du tableau a1 dans une province, ou sur des terres qui relĂšvent du ministre de l’Environnement ou de l’Agence Parcs Canada dans un territoire.

Note(s) du tableau a1

Note a du tableau a1

Comme l’indique le paragraphe 32(1) de la LEP, il est interdit de tuer un individu d’une espĂšce sauvage inscrite comme espĂšce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, de lui nuire, de le harceler, de le capturer ou de le prendre, et comme l’indique le paragraphe 32(2), il est interdit de possĂ©der, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger un individu — notamment partie d’un individu ou produit qui en provient — d’une espĂšce sauvage inscrite comme espĂšce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e.

Retour Ă  la note a du tableau a1

Note b du tableau a1

Comme l’indique l’article 33 de la LEP, il est interdit d’endommager ou de dĂ©truire la rĂ©sidence d’un ou de plusieurs individus soit d’une espĂšce sauvage inscrite comme espĂšce en voie de disparition ou menacĂ©e, soit d’une espĂšce sauvage inscrite comme espĂšce disparue du pays dont un programme de rĂ©tablissement a recommandĂ© la rĂ©insertion Ă  l’état sauvage au Canada.

Retour Ă  la note b du tableau a1

Note c du tableau a1

Comme l’indique le paragraphe 2(1) de la LEP, le terme " territoire domanial " dĂ©signe : les terres qui appartiennent Ă  Sa MajestĂ© du chef du Canada ou qu’elle a le pouvoir d’aliĂ©ner, ainsi que leurs eaux et leur espace aĂ©rien; les eaux intĂ©rieures et la mer territoriale du Canada; les rĂ©serves ou autres terres qui ont Ă©tĂ© mises de cĂŽtĂ© Ă  l’usage et au profit d’une bande en application de la Loi sur les Indiens, ainsi que leurs eaux et leur espace aĂ©rien.

Retour Ă  la note c du tableau a1

À l’extĂ©rieur du territoire domanial, les espĂšces inscrites qui ne sont pas des espĂšces aquatiques ou des oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM) ne peuvent ĂȘtre protĂ©gĂ©es par la LEP que par un dĂ©cret en conseilrĂ©fĂ©rence 9. Le ministre de l’Environnement doit recommander la prise d’un tel dĂ©cret s’il estime que les lois de la province ou du territoire ne protĂšgent pas efficacement l’espĂšce ou la rĂ©sidence de ses individus.

Planification du rétablissement pour des espÚces menacées, en voie de disparition ou disparues du pays

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e Â», « en voie de disparition Â» ou « disparue du pays Â» entraĂźne, pour le ministre compĂ©tentrĂ©fĂ©rence 10, l’obligation d’établir un programme de rĂ©tablissement en collaboration avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux concernĂ©s, d’autres ministres fĂ©dĂ©raux dont relĂšvent le territoire domanial oĂč se trouve l’espĂšce et les conseils des ressources fauniques autorisĂ©s par un accord sur les revendications territoriales, entre autres. Si le rĂ©tablissement de l’espĂšce est rĂ©alisable, le programme de rĂ©tablissement doit tenir compte des menaces qui pĂšsent sur la survie de l’espĂšce inscrite, y compris la perte de l’habitat, et doit inclure, entre autres, la dĂ©signation de l’habitat essentiel de l’espĂšce, dans la mesure du possible, d’aprĂšs la meilleure information disponible. Une fois que le programme de rĂ©tablissement dĂ©finitif a Ă©tĂ© publiĂ© dans le Registre public, le ministre compĂ©tent doit prĂ©parer un ou plusieurs plans d’action fondĂ©s sur le programme de rĂ©tablissement. Les plans d’action sont aussi prĂ©parĂ©s en consultation avec les organisations et les personnes susmentionnĂ©es. La LEP ne dĂ©finit pas d’échĂ©anciers pour leur prĂ©paration ou leur mise en Ɠuvre; cette information est plutĂŽt Ă©tablie dans le programme de rĂ©tablissement.

Protection de l’habitat essentiel

Les exigences de la LEP pour protĂ©ger l’habitat essentiel diffĂšrent selon qu’il s’agisse d’espĂšces aquatiques, d’espĂšces d’oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la LCOM ou d’autres espĂšces, et selon que ces espĂšces soient prĂ©sentes sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive, sur le plateau continental du Canada ou ailleurs au Canada. Pour les oiseaux migrateurs qui sont protĂ©gĂ©s en vertu de la LCOM, leurs nids et leurs abris Ă  nid sont protĂ©gĂ©s contre la destruction partout au Canada.

Lorsque l’habitat essentiel d’une espĂšce ou une partie de celui-ci se trouve sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive du Canada ou sur le plateau continental du Canada, la LEP exige que celui-ci fasse l’objet de mesures de protection lĂ©gales dans un dĂ©lai de 180 jours suivant sa dĂ©signation dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan d’action. La protection peut ĂȘtre assurĂ©e par des dispositions de la LEP ou de toute autre loi fĂ©dĂ©rale, ou une mesure prise sous leur rĂ©gime, y compris les accords de conservation aux termes de l’article 11 de la LEP.

Permis délivrés en vertu de la LEP

ConformĂ©ment Ă  l’article 73 de la LEP, le ministre compĂ©tent peut conclure avec une personne un accord l’autorisant Ă  exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, ou lui dĂ©livrer un permis Ă  cet effet. Des permis sont requis pour les personnes qui mĂšnent des activitĂ©s touchant des espĂšces inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP comme Ă©tant « disparues du pays Â», « en voie de disparition Â» ou « menacĂ©es Â», soit des activitĂ©s qui contreviennent aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP, aux arrĂȘtĂ©s visant l’habitat essentiel ou aux dĂ©crets d’urgence. La LEP dĂ©finit les facteurs dont doit tenir compte le ministre avant de dĂ©livrer un permis.

Gestion des espÚces préoccupantes

L’ajout d’une espĂšce prĂ©occupante Ă  l’annexe 1 de la LEP fournit une indication que l’espĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre. Suivant l’inscription, la prĂ©paration d’un plan de gestion pourrait permettre Ă  l’espĂšce d’ĂȘtre gĂ©rĂ©e de maniĂšre proactive et de maximiser la probabilitĂ© de succĂšs du rĂ©tablissement, et devrait permettre d’éviter la mise en place future de mesures plus coĂ»teuses.

Le plan de gestion comprend les mesures de conservation jugĂ©es appropriĂ©es pour prĂ©server l’espĂšce et Ă©viter le dĂ©clin de sa population. Il est Ă©laborĂ© en collaboration avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux compĂ©tents, d’autres ministĂšres fĂ©dĂ©raux, des conseils de gestion des ressources fauniques, des partenaires et des organisations autochtones et tout autre intervenant concernĂ©. Le plan de gestion doit ĂȘtre publiĂ© dans un dĂ©lai de trois ans suivant l’inscription de l’espĂšce.

Objectif

L’objectif du DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (le DĂ©cret) est de veiller Ă  ce que les diverses mesures disponibles aux termes de la LEP pour protĂ©ger et rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril soient applicables aux espĂšces qui seront reclassifiĂ©es ou ajoutĂ©es Ă  la Liste des espĂšces en pĂ©ril (annexe 1 de la LEP) par le DĂ©cret. Le DĂ©cret servira Ă©galement Ă  retirer les espĂšces de l’annexe 1 de la LEP qui ne sont plus en pĂ©ril.

Description

Le DĂ©cret modifie l’annexe 1 de la LEP en ajoutant 12 nouvelles espĂšces (voir le tableau 2.1) Ă  la Liste des espĂšces en pĂ©ril, en reclassifiant 4 espĂšces (voir le tableau 2.2) et en radiant 1 espĂšce de la liste (voir le tableau 2.3). Une description dĂ©taillĂ©e de chaque espĂšce, de leurs aires de rĂ©partition et des menaces qui pĂšsent sur elles se trouve dans l’annexe du prĂ©sent document.

Tableau 2.1 : EspĂšces inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP

Taxon

EspĂšce

Nom scientifique

Statut actuel

Statut proposé

Aire de répartition

Oiseaux

Bruant Ă  face noire

Zonotrichia querula

Aucun

Préoccupante

Alberta, Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Ontario, Saskatchewan

Lichens

Lobaire réticulée

Lobaria retigera

Aucun

Menacée

Colombie-Britannique

Arthropodes

Hespérie tachetée, population boréale

Erynnis martialis

Aucun

En voie de disparition

Manitoba

Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs

Erynnis martialis

Aucun

En voie de disparition

Ontario, Québec

Coccinelle Ă  neuf points

Coccinella novemnotata

Aucun

En voie de disparition

Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec, Saskatchewan

Hespérie du Colorado

Hesperia colorado oregonia

Aucun

En voie de disparition

Colombie-Britannique

Hémileucin de Nuttall

Hemileuca nuttalli

Aucun

En voie de disparition

Colombie-Britannique

Mollusques

Polyspire rayé

Webbhelix multilineata

Aucun

En voie de disparition

Ontario

Plantes

Gérardie de Virginie

Aureolaria virginica

Aucun

En voie de disparition

Ontario

Gérardie fausse-pédiculaire

Aureolaria pedicularia

Aucun

Menacée

Ontario

Gérardie jaune

Aureolaria flava

Aucun

Menacée

Ontario

Gesse littorale

Lathyrus littoralis

Aucun

Menacée

Colombie-Britannique

Tableau 2.2 : EspĂšces reclassifiĂ©es Ă  l’annexe 1 de la LEP

Taxon

EspĂšce

Nom scientifique

Statut actuel

Statut proposé

Aire de répartition

Oiseaux

Engoulevent d’AmĂ©rique

Chordeiles minor

Menacée

Préoccupante

Partout au Canada

Moucherolle à cÎtés olive

Contopus cooperi

Menacée

Préoccupante

Partout au Canada

Plantes

FrĂȘne bleu

Fraxinus quadrangulata

Préoccupante

Menacée

Ontario

Reptiles

Couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest

Coluber constrictor mormon

Préoccupante

Menacée

Colombie-Britannique

Tableau 2.3 : EspĂšce radiĂ©e de l’annexe 1 de la LEP

Taxon

EspĂšce

Nom scientifique

Statut actuel

Statut proposé

Aire de répartition

Oiseaux

Faucon pĂšlerin anatum/tundrius

Falco peregrinus anatum/tundrius

Préoccupante

Non en péril

Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, QuĂ©bec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador

Élaboration de la rĂ©glementation

Consultation

En vertu de la LEP, l’évaluation scientifique indĂ©pendante de la situation des espĂšces sauvages effectuĂ©e par le COSEPAC et la dĂ©cision du gouverneur en conseil d’accorder une protection juridique par l’inscription des espĂšces sauvages Ă  l’annexe 1 de la Loi sont deux processus distincts. Cette distinction garantit que le comitĂ© de scientifiques peut travailler de façon indĂ©pendante pour Ă©valuer la situation des espĂšces sauvages et que les Canadiens ont la possibilitĂ© de participer au processus dĂ©cisionnel consistant Ă  dĂ©terminer si les espĂšces sauvages seront inscrites ou non Ă  la LEP.

Le gouvernement du Canada reconnaĂźt que la conservation des espĂšces sauvages est une responsabilitĂ© conjointe et que la meilleure façon d’assurer la survie des espĂšces en pĂ©ril et la prĂ©servation de leur habitat passe par la participation active de toutes les parties concernĂ©es. Le prĂ©ambule de la LEP indique que tous les Canadiens ont un rĂŽle Ă  jouer dans la prĂ©vention de la disparition des espĂšces sauvages du Canada. L’une des façons dont les Canadiens peuvent participer est de faire part de leurs commentaires concernant l’inscription d’espĂšces Ă  l’annexe 1 de la LEP et la reclassification ou la radiation d’espĂšces de l’annexe. Le ministre tient compte de tous les commentaires reçus lorsqu’il fait ses recommandations concernant l’inscription d’espĂšces au gouverneur en conseil.

Le ministĂšre de l’Environnement amorce les consultations publiques initiales par la publication des rĂ©ponses du ministre dans le Registre public dans les 90 jours suivant la rĂ©ception d’un exemplaire de l’évaluation de la situation d’une espĂšce sauvage provenant du COSEPAC. Les peuples autochtones, les intervenants, les organisations et le grand public sont Ă©galement consultĂ©s par voie d’un document diffusĂ© publiquement intitulĂ© Consultation sur la modification de la liste des espĂšces de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : espĂšces terrestres. Un tel document a Ă©tĂ© diffusĂ© en janvier 2013 (PDF), 2015 (PDF), 2016 (PDF), 2017 (PDF), 2018 (PDF) et 2019 (PDF) pour les espĂšces visĂ©es par ce dĂ©cret.

Les documents de consultation fournissent des renseignements sur les espĂšces, y compris la justification de leur dĂ©signation, une description biologique et des renseignements sur leurs localitĂ©s. Ils prĂ©sentent Ă©galement un aperçu du processus d’inscription Ă  la LEP. Ces documents ont Ă©tĂ© distribuĂ©s directement Ă  plus de 3 200 personnes et organisations, y compris des peuples et organisations autochtones, des gouvernements provinciaux et territoriaux, divers secteurs industriels, des utilisateurs de ressources, des propriĂ©taires fonciers et des organisations non gouvernementales de l’environnement (ONGE) qui s’intĂ©ressent Ă  une espĂšce en particulier.

Résumé des résultats des consultations initiales

Les consultations initiales avec les intervenants concernĂ©s et les membres du public ont Ă©tĂ© rĂ©sumĂ©es dans le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) du dĂ©cret proposĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 28 mai 2022.

Période de consultation du public suivant la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le dĂ©cret proposĂ© et le REIR connexe ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans la Partie I de la Gazette du Canada le 28 mai 2022, aux fins d’une pĂ©riode de consultation du public de 30 jours. Des liens menant Ă  ces documents ont aussi Ă©tĂ© publiĂ©s dans le Registre public, et un avis concernant la pĂ©riode de consultation du public a Ă©tĂ© envoyĂ© aux peuples autochtones et aux intervenants.

Le ministĂšre de l’Environnement a reçu 12 commentaires concernant le dĂ©cret proposĂ© au cours de la pĂ©riode de consultation du public, y compris d’un membre du public, d’une organisation non gouvernementale, d’une organisation industrielle et de cinq groupes autochtones. Parmi les 12 commentaires reçus, 4 appuyaient le DĂ©cret, 4 ne s’y opposaient pas, et 4 s’y opposaient.

Opposition Ă  la reclassification de l’Engoulevent d’AmĂ©rique et du Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives

Commentaires des PremiĂšres Nations

Une PremiĂšre Nation au QuĂ©bec s’est dite prĂ©occupĂ©e par la reclassification de l’Engoulevent d’AmĂ©rique et du Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives du statut d’espĂšces menacĂ©es Ă  celui d’espĂšces prĂ©occupantes, en raison des lacunes sur le plan des connaissances au sujet des populations et de la biologie de ces espĂšces. Elle a indiquĂ© que les menaces qui pĂšsent sur ces espĂšces, comme la rĂ©duction du nombre d’insectes volants, constituent encore un problĂšme important dans le sud du QuĂ©bec. Elle suggĂšre que, selon le principe de prĂ©caution, les espĂšces devraient conserver le statut d’espĂšces menacĂ©es. Une autre PremiĂšre Nation au QuĂ©bec a exprimĂ© son opposition Ă  la reclassification de l’Engoulevent d’AmĂ©rique et du Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives, indiquant que le gouvernement provincial n’accorde pas suffisamment de protection Ă  ces espĂšces et que leur reclassification serait prĂ©maturĂ©e.

Réponse du MinistÚre

Les Ă©valuations du COSEPAC sont fondĂ©es sur la meilleure information biologique disponible, y compris les connaissances scientifiques, autochtones et communautaires. Sur cette base, le COSEPAC a dĂ©terminĂ© que l’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives respectaient les critĂšres de la dĂ©signation d’espĂšces prĂ©occupantes, ce qui signifie que les risques de disparition sont plus faibles pour ces espĂšces. Les variables Ă©cologiques sont toujours soumises Ă  un certain degrĂ© d’incertitude scientifique, et ces incertitudes et les risques connexes ont Ă©tĂ© pris en compte dans l’évaluation des critĂšres pour ces deux espĂšces.

En ce qui concerne les menaces qui persistent pour ces espĂšces, aux termes de la LEP, la dĂ©signation d’espĂšce prĂ©occupante exige la prĂ©paration d’un plan de gestion conformĂ©ment Ă  l’article 65 de la LEP, lequel doit inclure des mesures de conservation de l’espĂšce. Tout futur plan de gestion serait fondĂ© sur les programmes de rĂ©tablissement existants et tiendrait compte des menaces restantes qui pourraient toucher la taille et la viabilitĂ© des populations Ă  long terme.

Préoccupations concernant la radiation du Faucon pÚlerin de la sous-espÚce anatum/tundrius

Commentaires d’une Premiùre Nation

Une PremiĂšre Nation au QuĂ©bec s’est dite prĂ©occupĂ©e par la radiation du Faucon pĂšlerin. Elle cherche Ă  savoir de quelle façon les mesures du plan de gestion de 2017 ont aidĂ© Ă  assurer le rĂ©tablissement du Faucon pĂšlerin, et si des mesures ont Ă©tĂ© prises pour surveiller et maĂźtriser les effets des PBDErĂ©fĂ©rence 11. Elle a aussi mentionnĂ© que la radiation de l’espĂšce aux États-Unis a menĂ© Ă  la rĂ©colte de Faucons pĂšlerins, et se prĂ©occupe des effets Ă©ventuels de la rĂ©colte sur l’espĂšce Ă  la suite de sa radiation.

Réponse du MinistÚre

Comme indiquĂ© ci-dessus, le Plan de gestion du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) au Canada a Ă©tĂ© publiĂ© en 2017, la mĂȘme annĂ©e que le rapport de situation du COSEPAC. Par consĂ©quent, les activitĂ©s de conservation incluses dans le plan de gestion n’ont pas contribuĂ© au rĂ©tablissement de cette espĂšce sauvage. Cependant, bon nombre d’activitĂ©s mises en Ɠuvre avant la publication du plan de gestion ont contribuĂ© Ă  son rĂ©tablissement. Comme soulignĂ© dans le rapport de situation du COSEPAC de 2017, le rĂ©tablissement de cette espĂšce rĂ©sulte des rĂ©introductions qui ont eu lieu dans la majeure partie du sud du Canada Ă  la suite de l’interdiction des pesticides organochlorĂ©s (par exemple le DDT). Des campagnes de sensibilisation ont aussi Ă©tĂ© mises en Ɠuvre pour Ă©viter la perturbation des nids dans les carriĂšres et sur les falaises utilisĂ©es pour l’escalade.

En ce qui concerne les prĂ©occupations relatives aux PBDE (produits ignifuges bromĂ©s) pour le rĂ©tablissement de l’espĂšce, des concentrations Ă©levĂ©es de ces polluants ont Ă©tĂ© constatĂ©es chez le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius). Toutefois, les rĂ©percussions de ces concentrations Ă©levĂ©es n’ont pas Ă©tĂ© confirmĂ©es. Certaines limites relatives Ă  la fabrication et Ă  l’utilisation des PBDE sont en place au Canada depuis 2009. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, presque tous les Faucons pĂšlerins (sous-espĂšce anatum/tundrius) sont vraisemblablement exposĂ©s Ă  de multiples produits chimiques toxiques, mĂ©taux lourds et pesticides organochlorĂ©s, et des consĂ©quences nĂ©gatives peuvent en rĂ©sulter. Cependant, les donnĂ©es probantes indiquent une rĂ©duction de l’exposition par rapport aux dĂ©cennies prĂ©cĂ©dentes, et le nombre de Faucons pĂšlerins (sous-espĂšce anatum/tundrius) continue d’augmenter dans la plupart des rĂ©gions malgrĂ© la menace de la pollution qui demeure.

En ce qui concerne la rĂ©colte comme menace Ă©ventuelle au rĂ©tablissement de l’espĂšce Ă  la suite de sa radiation, le MinistĂšre est d’avis que la rĂ©colte rĂ©glementĂ©e de l’espĂšce aux fins de la fauconnerie est suffisamment faible pour Ă©viter les rĂ©percussions sur la population; comme l’indique le rapport de situation du COSEPAC sur l’espĂšce, cette menace est peu prĂ©occupante et de faible gravitĂ©. La rĂ©colte aux fins de la fauconnerie est interdite dans l’ensemble du Canada par la rĂ©glementation provinciale, sauf en Saskatchewan. Les rĂ©sultats de la modĂ©lisation de la population aux États-Unis indiquent que la rĂ©colte autorisĂ©e n’a pas d’impact significatif sur la taille de la populationrĂ©fĂ©rence 12, et qu’une petite rĂ©colte pourrait avoir lieu sans effet nĂ©gatif sur la population nicheuserĂ©fĂ©rence 13.

Commentaires Ă  l’appui du DĂ©cret

Des commentaires favorables ont Ă©tĂ© reçus de la part de groupes autochtones, d’une organisation non gouvernementale et d’un membre du public. Un commentaire appuyait l’inscription de la coccinelle Ă  neuf points, soulignant l’importance des insectes pour leurs Ă©cosystĂšmes. Les trois commentaires restants appuyaient la radiation du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius). Ces commentaires ont indiquĂ© que le rĂ©tablissement de l’espĂšce Ă©tait soutenu par les donnĂ©es scientifiques, et un des commentaires mettait l’accent sur le rĂŽle qu’ont jouĂ© les peuples autochtones dans le rĂ©tablissement du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius).

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Obligations découlant des traités modernes

L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaĂźt et confirme les droits ancestraux et issus de traitĂ©s des peuples autochtones du Canada, y compris les droits liĂ©s aux activitĂ©s, aux pratiques et aux traditions des peuples autochtones, qui font partie intĂ©grante de leur culture distinctive. Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ɠuvre des traitĂ©s modernes, une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour ce projet de dĂ©cret. L’évaluation a permis de cerner les rĂ©percussions suivantes.

Quatre des espĂšces faisant partie de ce dĂ©cret [le Bruant Ă  face noire, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive et l’Engoulevent d’AmĂ©rique] ont Ă©tĂ© observĂ©es dans des zones visĂ©es par des traitĂ©s modernes oĂč des conseils de gestion des ressources fauniques sont autorisĂ©s Ă  exercer des fonctions Ă  l’égard d’une espĂšce sauvage. Les conseils de gestion des ressources fauniques concernĂ©s ont Ă©tĂ© consultĂ©s au sujet des modifications de l’annexe 1 pour ces espĂšces, conformĂ©ment aux processus dĂ©crits dans leur accord de revendications territoriales respectif. Sept conseils de gestion des ressources fauniques ont soumis des rĂ©solutions en rĂ©ponse aux modifications, soit en appuyant l’inscription des espĂšces visĂ©es, soit en exerçant leur pouvoir discrĂ©tionnaire de ne pas exercer leurs fonctions dĂ©cisionnelles. Les autres conseils de gestion des ressources fauniques n’ont pas soumis de rĂ©solutions.

Le Bruant Ă  face noire est inscrit Ă  titre d’espĂšce prĂ©occupante. Il est prĂ©sent dans des zones visĂ©es par des traitĂ©s modernes, notamment l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, l’Entente sur les revendications territoriales des Inuvialuit, l’Entente sur la revendication territoriale globale des Gwich’in, l’Accord tłįcho, l’Entente sur la revendication territoriale globale des DĂ©nĂ©s et des MĂ©tis du Sahtu et la Convention dĂ©finitive des Inuvialuit. On s’attend Ă  ce que l’inscription de cette espĂšce n’ait qu’une incidence mineure sur les droits issus de traitĂ©s, car les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP (articles 32 et 33) ne s’appliquent pas aux espĂšces inscrites Ă  titre d’espĂšces prĂ©occupantes.

Le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives et l’Engoulevent d’AmĂ©rique sont aussi reclassifiĂ©s comme espĂšces prĂ©occupantes. On s’attend Ă  ce que cette reclassification ait un impact minime sur les droits issus de traitĂ©s, puisque les interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de la LEP (articles 32 et 33) ne s’appliqueront plus Ă  ces espĂšces en raison de leur nouveau statut d’espĂšces prĂ©occupantes.

Dans le cadre de la LEP, l’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « prĂ©occupante Â» exige l’élaboration d’un plan de gestion. Pour l’élaboration de ce plan, le ministre est tenu de collaborer avec les diffĂ©rentes parties Ă©numĂ©rĂ©es au paragraphe 66(1) de la LEP, y compris les conseils de gestion des ressources fauniques Ă©tablis au titre des accords sur les revendications territoriales. Ces conseils doivent ĂȘtre consultĂ©s lors de la prise de dĂ©cisions et de la formulation de recommandations concernant la gestion des espĂšces dans les rĂ©gions visĂ©es par ces accords. Le plan de gestion doit Ă©galement ĂȘtre prĂ©parĂ©, dans la mesure oĂč il s’appliquera Ă  une rĂ©gion donnĂ©e, conformĂ©ment aux dispositions de l’accord qui s’applique.

Afin de s’acquitter de ses obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes, le MinistĂšre consultera et fera participer les PremiĂšres Nations qui sont des parties aux termes de ces traitĂ©s et les conseils de gestion des ressources fauniques concernĂ©s et les fera participer Ă  la planification de la gestion de ces espĂšces. Pour le Bruant a face noire, il s’agit notamment du Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, le Conseil consultatif de la gestion de la faune, le Conseil des ressources renouvelables Gwich’in, l’Office des ressources renouvelables du Wek’ùezhÌi, l’Office des ressources renouvelables du Sahtu et le Conseil Inuvialuit de gestion du gibier.

L’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives sont pris en charge par les mĂȘmes conseils de gestion des ressources fauniques, qui comprennent : la Commission de gestion de la faune aquatique et terrestre du Yukon, l’Office des ressources renouvelables du Sahtu, le Conseil des ressources renouvelables gwich’in, le Nisga’a Wildlife Committee, le ComitĂ© conjoint de chasse, de pĂȘche et de piĂ©geage, l’Office des ressources renouvelables du Wek’ùezhÌi, le Conseil des ressources renouvelables d’Alsek, le Conseil des ressources renouvelables de Carcross/Tagish, le Conseil des ressources renouvelables de Carmacks, le Conseil des ressources renouvelables de DĂ€n Keyi, le Conseil des ressources renouvelables du district de Dawson, le Conseil des ressources renouvelables de Laberge, le Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo, le Conseil des ressources renouvelables de Selkirk et le Conseil des ressources renouvelables de Teslin. Un seul conseil de gestion des ressources fauniques ne couvre que le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olives, soit le Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon.

Quant Ă  la radiation du faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), il ne devrait pas avoir d’incidence sur les droits issus de traitĂ©s modernes, car cette modification signifie que l’espĂšce ne sera plus assujettie Ă  la LEP.

Mobilisation et consultation des Autochtones

Le Canada s’est engagĂ© Ă  renouveler sa relation de nation Ă  nation avec les peuples autochtones en l’ancrant dans la reconnaissance de leurs droits, le respect, la collaboration et le partenariat. ConformĂ©ment Ă  cet engagement, le ministĂšre de l’Environnement prend des mesures pour tenir des consultations significatives auprĂšs des peuples et des organisations autochtones, dans un esprit de respect, de collaboration et de partenariat. ParallĂšlement, des discussions sont en cours avec les collectivitĂ©s autochtones intĂ©ressĂ©es afin de dĂ©terminer les approches les plus appropriĂ©es pour les consulter.

Le MinistĂšre a communiquĂ© avec les peuples et les organisations autochtones afin de permettre Ă  ceux qui seraient le plus susceptibles d’ĂȘtre touchĂ©s par le DĂ©cret de faire connaĂźtre leur point de vue. Avant le lancement des consultations sur les modifications Ă  la LEP, le MinistĂšre a envoyĂ© un courriel ou une lettre ciblĂ©e Ă  certaines PremiĂšres Nations et organisations autochtones, sollicitant leurs commentaires. Le courriel, ou la lettre, fournissait des renseignements gĂ©nĂ©raux sur l’initiative et sur les espĂšces Ă  inscrire ou Ă  reclassifier en mettant l’accent sur celles qui sont prĂ©sentes dans la province ou le territoire oĂč se trouve la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation ou le groupe autochtone. L’avis clarifiait Ă©galement l’approche de consultation et offrait des sources d’information supplĂ©mentaires sur les processus d’inscription et de consultation concernant les espĂšces terrestres. De plus, le MinistĂšre a offert la possibilitĂ© de discuter davantage de ce projet de dĂ©cret avec les PremiĂšres Nations et les organisations autochtones qui en feraient la demande, par tĂ©lĂ©phone, par tĂ©lĂ©confĂ©rence ou lors d’une sĂ©ance de consultation en personne.

Le MinistĂšre a menĂ© des consultations de suivi auprĂšs des PremiĂšres Nations d’Alderville, des Moraviens et d’East Saanich, des PremiĂšres Nations de Westbank et de Splatsin, et de la PremiĂšre Nation de Walpole Island, car les espĂšces suivantes sont prĂ©sentes sur certaines de leurs terres de rĂ©serve : l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), le frĂȘne bleu, la gesse littorale, la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest, la gĂ©rardie jaune et le polyspire rayĂ©.

En rĂ©ponse aux consultations de suivi que le MinistĂšre a menĂ©es auprĂšs ces PremiĂšres Nations, une PremiĂšre Nation a fourni des commentaires sur l’importance culturelle et la valeur Ă©conomique de la gĂ©rardie jaune, dont les racines sont traditionnellement utilisĂ©es pour la teinture d’objets de vannerie. Bien que cette activitĂ© puisse ĂȘtre touchĂ©e si la rĂ©colte de la plante Ă©tait interdite, la PremiĂšre Nation a indiquĂ© que des teintures commerciales synthĂ©tiques sont maintenant disponibles et largement utilisĂ©es dans cette industrie, ce qui pourrait attĂ©nuer les rĂ©percussions Ă©conomiques potentielles. Une autre PremiĂšre Nation s’est dite prĂ©occupĂ©e par les renseignements prĂ©sentĂ©s dans le rapport de situation du COSEPAC sur l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs).

Choix de l’instrument

La LEP stipule qu’aprĂšs avoir reçu une Ă©valuation du COSEPAC sur la situation d’une espĂšce sauvage, le gouverneur en conseil peut procĂ©der Ă  l’examen de l’évaluation et peut, Ă  la recommandation du ministre de l’Environnement, soit :

La protection des espÚces en péril est une responsabilité que partagent le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. Par conséquent, le gouvernement fédéral doit respecter ses responsabilités en matiÚre de protection des espÚces sur le territoire domanial, ou partout au Canada en ce qui concerne les oiseaux migrateurs et les espÚces aquatiques.

La Loi comprend des articles qui appuient les approches d’intendance volontaire en matiĂšre de conservation en collaboration avec tout autre gouvernement, organisation ou personne au Canada. Bien que ces articles puissent ĂȘtre utilisĂ©s pour obtenir des rĂ©sultats positifs concernant une espĂšce, l’obligation du ministre de formuler une recommandation Ă  l’intention du gouverneur en conseil relativement Ă  une Ă©valuation ne peut pas ĂȘtre contournĂ©e.

Analyse de la réglementation

Cette analyse prĂ©sente les impacts supplĂ©mentaires, tant en termes d’avantages que de coĂ»ts, du DĂ©cret. Les impacts supplĂ©mentaires sont dĂ©finis comme Ă©tant la diffĂ©rence entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario dans lequel le DĂ©cret est mis en Ɠuvre au cours de la mĂȘme pĂ©riode. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence comprend les activitĂ©s en cours sur le territoire domanial oĂč une espĂšce est prĂ©sente et tient compte de tout changement qui surviendrait sans l’adoption du DĂ©cret.

Le scĂ©nario dans lequel le DĂ©cret est mis en Ɠuvre comprend les impacts qui devraient dĂ©couler des interdictions gĂ©nĂ©rales ainsi que de tout Ă©ventuel arrĂȘtĂ© de protection de l’habitat essentiel pris Ă  l’avenir sur le territoire domanial. Comme l’habitat essentiel n’est dĂ©signĂ© dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan d’action qu’à la suite de l’étape de l’inscription Ă  l’annexe 1 de la LEP, l’étendue de l’habitat essentiel dĂ©signĂ© (et donc des mesures de protection connexes) est inconnue pour le moment. Par consĂ©quent, l’analyse est basĂ©e sur la meilleure information disponible Ă  cette Ă©tape.

Une pĂ©riode de 10 ans a Ă©tĂ© choisie pour l’analyse, puisque le statut d’une espĂšce doit ĂȘtre réévaluĂ© tous les 10 ans par le COSEPAC. Les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s selon leur valeur actualisĂ©e ont Ă©tĂ© calculĂ©s Ă  un taux d’actualisation de 3 % pour la pĂ©riode de 2022 Ă  2031. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires indiquĂ©es dans la prĂ©sente analyse sont en dollars constants de 2021.

De façon gĂ©nĂ©rale, le DĂ©cret devrait profiter Ă  la sociĂ©tĂ© canadienne. La protection des espĂšces visĂ©es permettrait de prĂ©server les valeurs socioĂ©conomiques et culturelles connexes, les valeurs d’existence et d’option ainsi que les avantages dĂ©coulant de services tels que le cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. Le DĂ©cret ne devrait entraĂźner que de faibles coĂ»ts liĂ©s Ă  l’élaboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action et de plans de gestion, le cas Ă©chĂ©ant, ainsi qu’aux Ă©ventuelles demandes de permis et Ă  la promotion de la conformitĂ©. Les autres coĂ»ts dĂ©coulant de ce dĂ©cret, liĂ©s au dĂ©clenchement de l’application d’interdictions gĂ©nĂ©rales et Ă  d’éventuels futurs arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de l’habitat essentiel visant les espĂšces inscrites comme menacĂ©es ou en voie de disparition, devraient ĂȘtre faibles, voire nuls.

Avantages et coûts

Avantages

En vertu de la LEP, les espĂšces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays bĂ©nĂ©ficient de l’élaboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans d’action qui dĂ©finissent les principales menaces pesant sur leur survie et, dans la mesure du possible, l’habitat nĂ©cessaire Ă  leur survie et Ă  leur rĂ©tablissement au Canada. Les espĂšces prĂ©occupantes bĂ©nĂ©ficient de l’élaboration d’un plan de gestion, qui comprend des mesures de conservation de l’espĂšce. Ces documents permettent aux autoritĂ©s responsables de la gestion des terres de prendre des mesures coordonnĂ©es, peu importe oĂč les espĂšces se trouvent au Canada. Une meilleure coordination entre les autoritĂ©s augmente la probabilitĂ© de survie des espĂšces. Ce processus permet Ă©galement d’examiner l’impact des mesures de rĂ©tablissement des espĂšces et de consulter les peuples autochtones et les intervenants. Ces activitĂ©s peuvent ĂȘtre complĂ©tĂ©es par des projets rĂ©alisĂ©s par les administrations locales, des intervenants et/ou les peuples autochtones pour protĂ©ger les espĂšces et leur habitat, par exemple des projets financĂ©s par le Programme d’intendance de l’habitatrĂ©fĂ©rence 14, qui nĂ©cessite un soutien et des fonds de contrepartie provenant d’autres sources. Ces projets amĂ©liorent la capacitĂ© de comprendre les besoins en matiĂšre de conservation des espĂšces et de leur habitat et d’y rĂ©pondre efficacement.

La dĂ©signation « prĂ©occupante Â» sert Ă©galement d’indication prĂ©coce que l’espĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre en raison d’une combinaison de caractĂ©ristiques biologiques et de menaces recensĂ©es. Elle aide Ă  gĂ©rer l’espĂšce de façon proactive, en optimisant la probabilitĂ© de rĂ©ussite et en prĂ©venant potentiellement des mesures coĂ»teuses Ă  l’avenir. L’avantage supplĂ©mentaire de la reclassification d’une espĂšce Ă  une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e, soit une dĂ©signation « prĂ©occupante Â», dĂ©coule des efforts de gestion qui reflĂštent les meilleures donnĂ©es scientifiques disponibles, qui sont fournies par le COSEPAC. Ces efforts garantissent que les espĂšces sont protĂ©gĂ©es conformĂ©ment aux objectifs de la LEP avec une incidence minimale sur les intervenants, les peuples autochtones et les ressources gouvernementales.

Économie de coĂ»ts dĂ©coulant des reclassifications dans une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e

La radiation du Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) de la Liste des espĂšces en pĂ©ril, oĂč il Ă©tait inscrit Ă  titre d’espĂšce prĂ©occupante, permettra d’éviter des coĂ»ts, puisque l’élaboration d’un plan de gestion Ă  jour ne sera plus nĂ©cessairerĂ©fĂ©rence 15. De mĂȘme, des plans d’action ne seront plus nĂ©cessaires pour l’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive, Ă©tant donnĂ© leur reclassification dans la catĂ©gorie de moindre risque « espĂšce prĂ©occupante Â»rĂ©fĂ©rence 16. On estime que les coĂ»ts Ă©vitĂ©s par le gouvernement se situeraient entre 3 000 et 10 000 dollars par espĂšce (non actualisĂ©s), soit un total estimĂ© entre 9 000 et 30 000 dollars pour ces trois espĂšces. Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne s’appliqueront plus Ă  ces espĂšces aprĂšs leur reclassification dans une catĂ©gorie de moindre risque; cependant, elles seront toujours protĂ©gĂ©es par la LCOM et devront faire l’objet de permis en vertu de cette loi. En se basant sur les demandes de permis dĂ©jĂ  dĂ©posĂ©es pour ces espĂšces, on suppose que, Ă  l’avenir, il y aura en moyenne cinq demandes de permis dĂ©livrĂ©s en vertu de la LCOM par annĂ©e qui n’auront plus besoin d’ĂȘtre conformes Ă  la LEP. Cela se traduira par une Ă©conomie estimĂ©e Ă  16 500 $ pour les demandeurs de permis et Ă  34 000 $ pour le gouvernement du Canada. Les coĂ»ts totaux Ă©vitĂ©s pour ces trois espĂšces varieront entre 59 500 $ et 80 500 $ (non actualisĂ©s).

Valeur économique totale de la conservation des espÚces

Le cadre de la valeur Ă©conomique totale est souvent utilisĂ© pour Ă©valuer de quelle façon les richesses de l’environnement telles que les espĂšces en pĂ©ril contribuent au bien-ĂȘtre de la sociĂ©tĂ©. À l’aide de ce cadre, l’analyse effectuĂ©e a permis de constater que les espĂšces visĂ©es par cette initiative procurent divers types d’avantages aux Canadiens. Bien que le DĂ©cret ne puisse Ă  lui seul prĂ©venir la perte d’avantages que ces espĂšces procurent aux Canadiens, certains d’entre eux sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous Ă  des fins de mise en contexte.

Valeurs socioéconomiques et culturelles pour les peuples autochtones

Certaines des espÚces inscrites ont une valeur économique, sociale et culturelle unique pour les peuples autochtones.

Par exemple, Ă  partir de l’écorce interne du tronc du frĂȘne bleu, on peut produire un colorant bleu. Des donnĂ©es rĂ©vĂšlent que les peuples autochtones utilisaient, dans le passĂ©, ce colorant dans la production de divers textilesrĂ©fĂ©rence 17. La gĂ©rardie jaune aurait des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales, et les peuples autochtones de l’AmĂ©rique du Nord s’en servent pour traiter des maladiesrĂ©fĂ©rence 18. Les racines de cette plante sont Ă©galement utilisĂ©es traditionnellement par les peuples autochtones pour teindre les objets de vannerierĂ©fĂ©rence 19.

La couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest, en tant qu’espĂšce de couleuvre, revĂȘt une importance pour le patrimoine de nombreux peuples autochtones de la cĂŽte nord-ouest du Pacifique. Par exemple, une crĂ©ature surnaturelle ressemblant Ă  un serpent, appelĂ©e « Sisiutl Â», existe dans les mythes et dans l’iconographie traditionnelle et cĂ©rĂ©monialerĂ©fĂ©rence 20. Les reprĂ©sentations kwakiutl montrent un visage humanoĂŻde entre les deux tĂȘtes d’un serpent, et des reprĂ©sentations similaires existent chez les groupes Tsimshian, Tlingit, Bella Coola, Nootka et HaidarĂ©fĂ©rence 20. Le Sisiutl est associĂ© Ă  la fois Ă  la mort et Ă  la propriĂ©tĂ©, ce qui pourrait ĂȘtre Ă  l’origine de son iconographie bicĂ©phale. Il est Ă©galement liĂ© aux chamans, car tous deux sont considĂ©rĂ©s comme des mĂ©diateurs entre les mondes naturel et surnaturelrĂ©fĂ©rence 20.

Avantages récréatifs

Les espĂšces du genre Hemileuca, comme l’hĂ©mileucin de Nuttall, suscitent l’intĂ©rĂȘt des entomologistes, tant amateurs que professionnels, depuis de nombreuses annĂ©es, en partie Ă  cause de leurs mƓurs diurnes et de leur coloration remarquablerĂ©fĂ©rence 21. De plus, Ă©tant donnĂ© que les papillons de nuit figurent frĂ©quemment dans les photos des concours organisĂ©s par la SociĂ©tĂ© d’entomologie du Canada, on peut en dĂ©duire que cette espĂšce peut avoir une valeur esthĂ©tique pour les photographes de la faunerĂ©fĂ©rence 22. Comme il s’agit du plus grand bruant d’AmĂ©rique du Nord et du seul Ă  se reproduire uniquement au CanadarĂ©fĂ©rence 23, le Bruant Ă  face noire incite probablement Ă  l’observation des oiseaux. L’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive sont d’autres oiseaux qui favorisent probablement les activitĂ©s d’observation. Selon l’EnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012rĂ©fĂ©rence 24, 4,7 millions de Canadiens pratiquent l’observation des oiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012rĂ©fĂ©rence 25). En moyenne, les ornithologues amateurs ont consacrĂ© 133 jours et 207 $CAN (de 2012) chacun Ă  cette activitĂ©.

Avantages fonctionnels

De nombreuses espĂšces dont l’inscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite jouent des rĂŽles fonctionnels importants Ă  l’appui des systĂšmes Ă©conomiques et de la santĂ© et du bien-ĂȘtre des humains. La coccinelle Ă  neuf points joue un rĂŽle vital en tant qu’agent de lutte biologique dans les jardins et les champs de cultures agricoles, car elle est un prĂ©dateur de diverses espĂšces de pucerons, d’acariens, de cochenilles et de chenillesrĂ©fĂ©rence 26. La couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest se nourrit d’insectes nuisibles et de rongeurs, ce qui pourrait contribuer Ă  lutter contre les infections Ă  hantavirus, des maladies propagĂ©es par les souris sylvestres en Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 27,rĂ©fĂ©rence 28. Ces couleuvres jouent Ă©galement un rĂŽle important dans les zones agricoles oĂč les insectes et les rongeurs peuvent causer des dommages aux culturesrĂ©fĂ©rence 29. Les lichens tels que la lobaire rĂ©ticulĂ©e sont des composantes essentielles de nombreux Ă©cosystĂšmes de la Colombie-Britannique en raison de leur rĂŽle dans le maintien de la santĂ© des Ă©cosystĂšmes, par exemple parce qu’ils protĂšgent le sol contre l’érosion et l’empiĂ©tement des mauvaises herbes et parce qu’ils constituent une source essentielle d’azote atmosphĂ©riquerĂ©fĂ©rence 30,rĂ©fĂ©rence 31. Les escargots tels que le polyspire rayĂ© peuvent jouer un rĂŽle essentiel dans le fonctionnement des Ă©cosystĂšmes forestiers en contribuant aux processus de dĂ©composition, du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs et de formation des solsrĂ©fĂ©rence 32. Les frĂȘnes jouent Ă©galement un rĂŽle important dans le cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs dans les forĂȘts de feuillusrĂ©fĂ©rence 33. Comme la plupart des papillons dotĂ©s d’une trompe (c’est-Ă -dire d’une longue langue tubulaire servant de paille), l’hespĂ©rie tachetĂ©e et l’hespĂ©rie du Colorado sont des pollinisateurs qui favorisent la reproduction et la dispersion des plantes Ă  fleurs, contribuant ainsi Ă  la biodiversitĂ© de la florerĂ©fĂ©rence 34,rĂ©fĂ©rence 35. La gesse littorale est une source de nourriture pour les populations cĂŽtiĂšres de cerfs, et divers insectes s’alimentent de ses fleursrĂ©fĂ©rence 36. C’est Ă©galement l’une des rares espĂšces constituant une source de nourriture pour les chenilles du Platyprepia virginalis (un papillon nommĂ© « Ranchman’s Tiger Moth Â» en anglais)rĂ©fĂ©rence 36. L’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive sont des agents importants de contrĂŽle des populations d’insectes, car ils se nourrissent de grandes quantitĂ©s d’insectes volants, leur seule source de nourriturerĂ©fĂ©rence 37,rĂ©fĂ©rence 38,rĂ©fĂ©rence 39,rĂ©fĂ©rence 40.

Valeur scientifique

Plusieurs des espĂšces dont l’inscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite jouent un rĂŽle et sont utilisĂ©es dans la recherche comme indicateurs de l’état des Ă©cosystĂšmes et de l’environnement. Les scientifiques s’appuient sur ces bio-indicateurs pour comprendre l’impact des perturbations anthropiques sur les Ă©cosystĂšmes et pour surveiller et gĂ©rer la biodiversitĂ©. Les dĂ©clins d’escargots peuvent avoir un impact important sur la dynamique des populations de passereaux forestiers, et la diversitĂ© des escargots peut indiquer le degrĂ© de perturbation anthropique de l’environnementrĂ©fĂ©rence 41,rĂ©fĂ©rence 42,rĂ©fĂ©rence 43. Il est possible que le polyspire rayĂ© puisse prĂ©senter ces caractĂ©ristiques et puisse donc ĂȘtre utilisĂ© comme indicateur de la biodiversitĂ©. Les lichens tels que la lobaire rĂ©ticulĂ©e sont utiles pour Ă©valuer la biodiversitĂ© et la continuitĂ© des forĂȘts et pour surveiller la qualitĂ© de l’airrĂ©fĂ©rence 44,rĂ©fĂ©rence 45. Les papillons de nuit sont aussi, en gĂ©nĂ©ral, considĂ©rĂ©s comme des indicateurs Ă©cologiques convenablesrĂ©fĂ©rence 46. Compte tenu de sa prĂ©fĂ©rence pour les milieux Ă  purshie tridentĂ©e, l’hĂ©mileucin de Nuttall pourrait ĂȘtre une espĂšce indicatrice idĂ©ale de la santĂ© globale de son Ă©cosystĂšme prĂ©fĂ©rĂ©rĂ©fĂ©rence 47.

Valeur d’existence

De nombreuses personnes Ă©prouvent un sentiment de bien-ĂȘtre du simple fait de savoir qu’une espĂšce existe maintenant et/ou qu’elle continuera d’exister Ă  l’avenir. Bien que l’on ne dispose d’aucune estimation quantitative de la valeur de l’existence des espĂšces dont l’inscription ou la reclassification est recommandĂ©e, des Ă©tudes connexes indiquent que la sociĂ©tĂ© accorde une valeur substantielle aux espĂšces vulnĂ©rables, et en particulier aux espĂšces charismatiques, emblĂ©matiques ou ayant une valeur symboliquerĂ©fĂ©rence 48,rĂ©fĂ©rence 49. Les coccinelles sont des espĂšces emblĂ©matiques pour le grand public, et le dĂ©clin observĂ© de la jolie coccinelle Ă  neuf points a suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt du public pour sa conservationrĂ©fĂ©rence 50. La lobaire rĂ©ticulĂ©e est une espĂšce phare pour un groupe de lichens et de bryophytes rares et peu communs, qui poussent dans les forĂȘts anciennes humides de la Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 51. Une espĂšce phare est une espĂšce charismatique qui a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e pour aider Ă  sensibiliser les gens aux enjeux de la conservation, habituellement parce que la protection de cette espĂšce protĂšge indirectement de nombreuses autres espĂšces dans le mĂȘme Ă©cosystĂšme. De mĂȘme, l’hĂ©mileucin de Nuttall est considĂ©rĂ© comme une espĂšce emblĂ©matique de l’écosystĂšme Ă  purshie tridentĂ©e du sud aride de la vallĂ©e de l’Okanagan, l’un des Ă©cosystĂšmes les plus menacĂ©s au CanadarĂ©fĂ©rence 52. Enfin, l’hespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon reprĂ©sentatif d’écosystĂšmes rares et vitaux Ă  l’échelle mondiale, tels que les forĂȘts de chĂȘnes, les forĂȘts de pins, les prairies Ă  grandes graminĂ©es et les alvarsrĂ©fĂ©rence 53.

Valeur d’option

Le public et les entreprises du Canada peuvent valoriser la prĂ©servation de l’information gĂ©nĂ©tique qui pourrait ĂȘtre utilisĂ©e Ă  l’avenir Ă  des fins biologiques, mĂ©dicales, gĂ©nĂ©tiques et autresrĂ©fĂ©rence 54. Plusieurs espĂšces dont l’inscription ou la reclassification a Ă©tĂ© faite sont associĂ©es Ă  ces valeurs (c’est-Ă -dire les valeurs d’option). Les gĂ©rardies ont une valeur de conservation considĂ©rable, car l’habitat dans lequel elles sont prĂ©sentes est censĂ© ĂȘtre relativement intact depuis l’époque prĂ©cĂ©dant la colonisation par les EuropĂ©ensrĂ©fĂ©rence 55. De telles espĂšces sont importantes pour la recherche sur la biogĂ©ographie, le flux gĂ©nique et l’évolutionrĂ©fĂ©rence 55. Le frĂȘne bleu est considĂ©rĂ© comme unique parmi les cinq espĂšces de frĂȘnes indigĂšnes de l’Ontario, principalement parce qu’il rĂ©siste mieux Ă  l’agrile du frĂȘne et qu’il pourrait possĂ©der certaines propriĂ©tĂ©s pouvant avantager d’autres espĂšces de frĂȘnesrĂ©fĂ©rence 56. Au Canada, le polyspire rayĂ© et la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest sont prĂ©sents Ă  la limite nord de leur aire de rĂ©partition mondialerĂ©fĂ©rence 57,rĂ©fĂ©rence 58. Les populations se trouvant aux limites de leur aire de rĂ©partition peuvent avoir une importance pour la recherche sur la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique, la survie Ă  long terme et l’évolution des espĂšces, et offrent des possibilitĂ©s d’activitĂ©s rĂ©crĂ©atives pour les humainsrĂ©fĂ©rence 59.

Coûts

Les espĂšces ont Ă©tĂ© incluses dans ce dĂ©cret uniquement parce que la nature de la modification rĂ©glementaire connexe Ă©tait censĂ©e n’imposer aucun coĂ»t, voire un coĂ»t minimal, aux intervenants et/ou aux peuples autochtones. Ainsi, par dĂ©finition, les rĂ©percussions prĂ©vues dans ce dĂ©cret seront faibles.

Pour chaque espĂšce, l’analyse a pris en compte quatre types de coĂ»ts supplĂ©mentaires du DĂ©cret :

Coûts pour les intervenants et les peuples autochtones

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes, ce qui signifie que l’inscription ou la reclassification d’une espĂšce dans cette catĂ©gorie n’entraĂźnera aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les intervenants et les peuples autochtones. De plus, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sont dĂ©clenchĂ©es que pour les espĂšces prĂ©sentes sur le territoire domanial, ce qui fait en sorte qu’il n’y a aucun nouvel impact pour les peuples autochtones ou les intervenants lorsque la prĂ©sence des espĂšces n’est pas connue sur le territoire domanial.

Bien que les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP s’appliquent Ă  l’ensemble du rĂ©seau de lieux patrimoniaux protĂ©gĂ©s de l’APC au moment de l’inscription, les espĂšces et leur habitat bĂ©nĂ©ficient dĂ©jĂ  d’une protection dans les parcs et les lieux historiques nationauxrĂ©fĂ©rence 60 en vertu de la LPNC. Trois espĂšces nouvellement inscrites comme Ă©tant « menacĂ©es Â» ou « en voie de disparition Â» se trouvent dans des zones protĂ©gĂ©es par l’APC : le polyspire rayĂ©, la gesse littorale et le frĂȘne bleu.

L’inscription des espĂšces prĂ©sentes sur les terres de l’APC touchĂ©es n’entraĂźnera aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les intervenants, autre que le coĂ»t potentiel des demandes de permis (pour de plus amples dĂ©tails, voir la sous-section sur les demandes de permis ci-dessous). De mĂȘme, en raison de la protection existante, les impacts supplĂ©mentaires attendus d’un Ă©ventuel dĂ©cret de protection de l’habitat essentiel de ces espĂšces sont minimes.

Des interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent Ă©galement ailleurs sur le territoire domanial, notamment dans les rĂ©serves des PremiĂšres Nations. Sept espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret qui seraient nouvellement inscrites ou reclassifiĂ©es comme Ă©tant « menacĂ©es Â» ou « en voie de disparition Â» se trouvent dans des rĂ©serves : le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), la gesse littorale, l’hespĂ©rie du Colorado, le frĂȘne bleu et la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest. Comme il est expliquĂ© plus en dĂ©tail ci-dessous, ces occurrences ne devraient pas entraĂźner d’impacts supplĂ©mentaires dus aux interdictions gĂ©nĂ©rales ou aux futurs arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de l’habitat essentiel dans des rĂ©serves, au-delĂ  de l’obligation de demander un permis pour certaines activitĂ©s. Les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour le gouvernement du Canada dĂ©coulant du DĂ©cret pour ces sept espĂšces, liĂ©s aux activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et d’application de la loi, sont abordĂ©s ci-dessous.

L’hespĂ©rie du Colorado et la gesse littorale se trouvent toutes deux dans la rĂ©serve d’une PremiĂšre Nation en Colombie-Britannique : la rĂ©serve East Saanich no 2. La PremiĂšre Nation a Ă©laborĂ© plusieurs approches rĂ©glementaires pour gĂ©rer l’amĂ©nagement des terres dans la rĂ©serve, notamment en matiĂšre de protection ou de gestion des caractĂ©ristiques environnementales naturelles. La PremiĂšre Nation a Ă©galement Ă©laborĂ© un plan communautaire exhaustif visant Ă  prĂ©server les zones Ă©cosensibles et Ă  crĂ©er un rĂ©seau Ă©cologique et rĂ©crĂ©atif interreliĂ© oĂč les espĂšces sauvages peuvent prospĂ©rer. L’inscription des deux espĂšces et d’éventuels dĂ©crets de protection de l’habitat essentiel sur le territoire domanial devraient entraĂźner un seul impact supplĂ©mentaire minime.

L’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve dans la rĂ©serve d’une PremiĂšre Nation en Ontario. Les activitĂ©s sont dĂ©jĂ  restreintes dans une certaine mesure Ă  cet endroit en raison de la prĂ©sence d’autres espĂšces inscrites Ă  la LEP, et des permis sont dĂ©jĂ  requis Ă  cet endroit pour toute activitĂ© touchant la rainette faux-grillon de l’Ouest et/ou la rĂ©sidence de l’espĂšce. La gĂ©rardie jaune et le polyspire rayĂ© se trouvent dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Walpole Island en Ontario. L’emplacement de la population de gĂ©rardie jaune est considĂ©rĂ© comme un site de patrimoine naturel et est protĂ©gĂ© au sein de la communautĂ©. Cette rĂ©serve compte des occurrences ainsi que de l’habitat essentiel de multiples espĂšces inscrites Ă  la liste de la LEP, et elle rĂ©alise dĂ©jĂ  d’importants travaux de conservation et de remise en Ă©tat pour protĂ©ger les espĂšces. Le frĂȘne bleu se trouve dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Moravian no 47. Aucune activitĂ© susceptible d’entraĂźner l’application des interdictions gĂ©nĂ©rales n’a Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©e Ă  cet endroit. Les impacts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’inscription des quatre espĂšces et aux Ă©ventuels arrĂȘtĂ©s ou dĂ©crets de protection de l’habitat essentiel sur le territoire domanial devraient donc ĂȘtre minimes.

La prĂ©sence de la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest est confirmĂ©e dans trois sites en territoire domanial, dans trois rĂ©serves de PremiĂšres Nations et possiblement prĂšs de trois autres rĂ©serves de PremiĂšres Nations, toutes en Colombie-Britannique. Cette espĂšce partage des hibernacles (chambres souterraines que les serpents utilisent pendant l’hiver pour se protĂ©ger du froid) avec la couleuvre Ă  nez mince du Grand Bassin et, dans une moindre mesure, avec le crotale de l’Ouest et la couleuvre nocturne du dĂ©sert. Ces trois espĂšces sont dĂ©jĂ  inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP comme Ă©tant « menacĂ©es Â» ou « en voie de disparition Â» et, par consĂ©quent, leurs hibernacles sont protĂ©gĂ©s par les dispositions applicables de la LEP. L’aire de rĂ©partition de la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest chevauche Ă©galement de façon importante l’habitat essentiel dĂ©signĂ© de nombreuses espĂšces actuellement inscrites comme Ă©tant « menacĂ©es Â» ou « en voie de disparition Â» Ă  l’annexe 1 de la LEP, notamment le crapaud du Grand Bassin et le blaireau d’AmĂ©rique. Par consĂ©quent, les impacts supplĂ©mentaires prĂ©vus du changement de statut de la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest pour les intervenants et les peuples autochtones, que ce soit en ce qui concerne les interdictions gĂ©nĂ©rales ou un Ă©ventuel arrĂȘtĂ© ou dĂ©cret de protection de l’habitat essentiel sur le territoire domanial, ne seraient que minimes, hormis les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’application de la loi et aux permis, qui sont abordĂ©s aux sous-sections 2 et 3 de la section sur les coĂ»ts.

Il est fort possible que l’hĂ©mileucin de Nuttall se trouve dans la rĂ©serve nationale de faune (RNF) de Vaseux-Bighorn, en Colombie-Britannique. Bien que les espĂšces prĂ©sentes dans les RNF soient protĂ©gĂ©es dans une certaine mesure par le RĂšglement sur les rĂ©serves d’espĂšces sauvages, des mesures de protection supplĂ©mentaires s’appliqueraient normalement Ă  une espĂšce en vertu des dispositions de la LEP dĂšs l’inscription de cette espĂšce. Toutefois, l’habitat essentiel de l’hĂ©mileucin de Nuttall a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©signĂ© au sein de la rĂ©serve nationale de faune de Vaseux-Bighorn et du refuge d’oiseaux migrateurs (ROM) du Lac-Vaseux dans la version provisoire du programme de rĂ©tablissement de l’espĂšce. L’habitat essentiel de l’hĂ©mileucin chevauche de maniĂšre importante l’habitat essentiel dĂ©jĂ  dĂ©signĂ©, et donc dĂ©jĂ  protĂ©gĂ©, du porte-queue de Behr, une espĂšce de papillon. Comme le porte-queue de Behr est dĂ©jĂ  protĂ©gĂ© en vertu de la LEP, les activitĂ©s dans cette partie du territoire domanial qui reprĂ©sentaient des menaces pour l’espĂšce sont dĂ©jĂ  interdites, ce qui bĂ©nĂ©ficie grandement Ă  l’hĂ©mileucin de Nuttall. Ainsi, Ă  l’exception des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’application de la loi et aux permis, les interdictions gĂ©nĂ©rales ou un Ă©ventuel arrĂȘtĂ© ou dĂ©cret de protection de l’habitat essentiel sur le territoire fĂ©dĂ©ral ne devraient pas avoir d’impact supplĂ©mentaire sur les intervenants en ce qui concerne l’inscription de l’hĂ©mileucin de Nuttall.

L’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve sur une propriĂ©tĂ© du ministĂšre de la DĂ©fense nationale (MDN), la BFC Borden. Les impacts de l’inscription de cette population devraient ĂȘtre minimes, car l’espĂšce dĂ©pend d’une plante hĂŽte qui n’a pas Ă©tĂ© touchĂ©e par les activitĂ©s d’entraĂźnement sur la propriĂ©tĂ© du MDN. Le MDN dispose d’un programme environnemental qui fournit une orientation favorisant la conformitĂ© avec les lois environnementales, et il a collaborĂ© avec le ministĂšre de l’Environnement et l’APC Ă  des questions relatives aux espĂšces terrestres en pĂ©ril. De plus, lorsque des activitĂ©s sont liĂ©es Ă  des considĂ©rations de sĂ©curitĂ© nationale, elles peuvent ĂȘtre exemptĂ©es des interdictions gĂ©nĂ©rales et des exigences en matiĂšre de protection de l’habitat essentiel prĂ©vues dans la LEP, si une telle exemption est autorisĂ©e au titre d’une autre loi fĂ©dĂ©ralerĂ©fĂ©rence 61. Compte tenu de ces facteurs, aucun impact important n’est prĂ©vu sur les propriĂ©tĂ©s du MDN. Les coĂ»ts que le MDN pourrait subir en rapport avec les espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret dans le cadre de son approche globale Ă  l’égard de la gestion de l’environnement n’ont pas Ă©tĂ© estimĂ©s, car ils sont considĂ©rĂ©s comme faisant partie du scĂ©nario de base. Tous les coĂ»ts supplĂ©mentaires dĂ©coulant du DĂ©cret devraient ĂȘtre minimes.

Coûts pour le gouvernement du Canada

Comme l’indique le tableau 3 ci-aprĂšs, les coĂ»ts administratifs pour le gouvernement du Canada diffĂšrent selon la catĂ©gorie d’inscription, car les diffĂ©rentes catĂ©gories entraĂźnent diffĂ©rentes exigences en matiĂšre de production de rapports.

Tableau 3 : Types d’inscriptions et coĂ»ts associĂ©s pour le gouvernement du Canada

Type d’inscription

Exigences de la LEP

Coût estimé par espÚce

Nouvelle inscription ou reclassification Ă  la catĂ©gorie " prĂ©occupante "

Élaboration d’un plan de gestion

10 000 $ Ă  15 000 $

Reclassification de la catĂ©gorie " menacĂ©e " Ă  la catĂ©gorie " en voie de disparition " (et vice versa)

Mise Ă  jour du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action

3 000 $ Ă  10 000 $

Nouvelle inscription Ă  la catĂ©gorie " menacĂ©e ", " en voie de disparition " ou " disparue du pays "

Élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un plan d’action

20 000 $ Ă  25 000 $ par document

Changement au nom d’une espùce

Mise Ă  jour de documents

3 000 $

Retrait de l’annexe 1

S.O.

S.O..

L’inscription ou la reclassification de trois espĂšces en tant qu’espĂšces « prĂ©occupantes Â» sont : le Bruant Ă  face noire, l’Engoulevent d’AmĂ©rique et le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive. Les espĂšces nouvelles inscrites comme Ă©tant « prĂ©occupantes Â» nĂ©cessitent l’élaboration d’un plan de gestion, tandis que les espĂšces reclassifiĂ©es comme Ă©tant « prĂ©occupantes Â» nĂ©cessitent la mise Ă  jour du plan de gestion, dont les coĂ»ts sont Ă©valuĂ©s entre 10 000 et 15 000 $ par espĂšce. Le coĂ»t total non actualisĂ© que le gouvernement du Canada devra assumer pour toutes les espĂšces de ce groupe est donc estimĂ© entre 30 000 et 45 000 $.

Treize espĂšces ont Ă©tĂ© rĂ©cemment Ă©valuĂ©es par le COSEPAC comme Ă©tant « en voie de disparition Â» ou « menacĂ©es Â». Le coĂ»t de la prĂ©paration des programmes de rĂ©tablissement et des plans d’action est estimĂ© entre 20 000 et 25 000 $ par espĂšce, par document, pour un coĂ»t total non actualisĂ© de 520 000 Ă  650 000 $ devant ĂȘtre assumĂ©s par le gouvernement du Canada pour la prĂ©paration des 13 programmes de rĂ©tablissement et plans d’action concernant ces espĂšces. Les espĂšces de ce groupe nĂ©cessiteront Ă©galement des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ©, dont le coĂ»t total est estimĂ© Ă  10 000 $ pour la premiĂšre annĂ©e.

Huit espĂšces dont l’inscription est proposĂ©e se trouvent ou pourraient se trouver sur le territoire domanial : le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), l’hĂ©mileucin de Nuttall, la gesse littorale, l’hespĂ©rie du Colorado et la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest. Leur prĂ©sence sur le territoire domanial fĂ©dĂ©ral pourrait entraĂźner la prise de mesures d’application de la loi et des coĂ»ts connexes. Ces coĂ»ts sont liĂ©s Ă  l’analyse des renseignements, aux inspections, aux enquĂȘtes et aux mesures nĂ©cessaires pour aborder toute infraction prĂ©sumĂ©e au DĂ©cret. Le coĂ»t des efforts prĂ©opĂ©rationnels d’application (par exemple analyse des renseignements et mobilisation des partenaires) est Ă©valuĂ© Ă  environ 11 000 $. Les coĂ»ts d’application de la loi pendant la premiĂšre annĂ©e suivant l’entrĂ©e en vigueur du DĂ©cret sont Ă©valuĂ©s Ă  environ 67 000 $. Ce montant englobe 5 000 $ pour les analyses, 20 000 $ pour les inspections (y compris les coĂ»ts des opĂ©rations et du transport), 4 000 $ pour les mesures visant Ă  aborder les infractions prĂ©sumĂ©es (y compris les avertissements), 6 000 $ pour les enquĂȘtes et 32 000 $ pour les poursuites. Le total des coĂ»ts pour chaque annĂ©e d’activitĂ©s suivante est Ă©valuĂ© Ă  environ 46 000 $. Le total non actualisĂ© des coĂ»ts que le gouvernement du Canada devra assumer pour l’application de la loi et la promotion de la conformitĂ© pendant la pĂ©riode d’analyse est d’environ 500 000 $.

Demandes de permis

Des permis seront nĂ©cessaires pour les activitĂ©s qui seraient interdites par la LEP. Cette analyse utilise les permis prĂ©cĂ©demment demandĂ©s pour formuler des hypothĂšses sur le nombre de demandes de permis potentielles, en tenant compte du fait qu’il n’est pas certain que le DĂ©cret entraĂźne des exigences supplĂ©mentaires en matiĂšre de permis et qu’aucune conclusion ne puisse ĂȘtre tirĂ©e sur la possibilitĂ© de dĂ©livrer un permis avant la prĂ©sentation d’une demande. Plus prĂ©cisĂ©ment, on suppose qu’il peut y avoir une demande de permis par propriĂ©tĂ© fĂ©dĂ©rale abritant des espĂšces et une autre demande de permis pour les terres de l’APC ou certaines terres d’ECCC, comme les RNF ou les ROM. Les demandes de permis supplĂ©mentaires pour les terres de l’APC porteraient probablement sur des recherches ou des activitĂ©s qui profitent Ă  des espĂšces et seraient prĂ©parĂ©es par des Ă©tablissements universitaires ou d’autres organismes de recherche (par exemple organisations non gouvernementales et gouvernements). Pour les propriĂ©tĂ©s qui nĂ©cessitent dĂ©jĂ  un permis au titre d’une autre loi fĂ©dĂ©rale pour la rĂ©alisation d’une activitĂ© (par exemple parc national et rĂ©serve nationale de faune), la modification du permis pour le rendre conforme Ă  la LEP entraĂźnera un coĂ»t supplĂ©mentaire, mais exigerait environ quatre fois moins de temps que la prĂ©sentation d’une nouvelle demande de permis (ou environ sept heures du temps du demandeur). Les coĂ»ts moyens liĂ©s aux demandes de permis en vertu de la LEP sont prĂ©sentĂ©s dans les tableaux 4.1 et 4.2 ci-dessous.

Tableau 4.1 : CoĂ»ts associĂ©s aux demandes de permis — CoĂ»ts pour les demandeurs

Type de demande de permis

Coût par permis note a du tableau b2

Industrie, y compris les peuples autochtones (permis de prise accessoire)

2 700 $

Industrie (permis de prise accessoire) — uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă  la LEP

700 $

Chercheur/scientifique (permis de recherche)

1 300 $

Chercheur/scientifique (permis de recherche) — uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă  la LEP

300 $

L’Agence Parcs Canada (APC) sur les terres de l’APC / Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) dans une rĂ©serve nationale de faune ou un refuge d’oiseaux migrateurs

800 $

Note(s) du tableau b2

Note a du tableau b2

Les estimations ont été arrondies.

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Tableau 4.2 : CoĂ»ts associĂ©s aux demandes de permis — CoĂ»ts administratifs pour le gouvernement du Canada

Type de demande de permis

Coût par permis note a du tableau b3

Nouveau permis — ECCC

3 400 $

CoĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă  la LEP — gouvernement fĂ©dĂ©ral

700 $

Note(s) du tableau b3

Note a du tableau b3

Les estimations ont été arrondies.

Retour Ă  la note a du tableau b3

Des huit espĂšces qui se trouvent ou pourraient se trouver sur le territoire domanial, le polyspire rayĂ© et le frĂȘne bleu se trouvent tous deux dans le parc national de la Pointe-PelĂ©e (Ontario), qui est gĂ©rĂ© par l’APC. La gesse littorale se trouve Ă©galement sur des terres de l’APC, dans la rĂ©serve de parc national Pacific Rim et la rĂ©serve de parc national des Îles-Gulf, qui se trouvent toutes deux en Colombie-Britannique. De plus, il est fort possible que l’hĂ©mileucin de Nuttall se trouve dans deux sites en territoire domanial dĂ©signĂ©s comme Ă©tant de l’habitat essentiel dans la version provisoire du programme de rĂ©tablissement de l’espĂšce; il s’agit de la rĂ©serve nationale de faune Vaseux-Bighorn et du refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-Vaseux, qui sont gĂ©rĂ©s par ECCC en Colombie-Britannique. Par consĂ©quent, le DĂ©cret pourrait entraĂźner la prĂ©sentation de jusqu’à 12 demandes de modification de permis pour les rendre conformes Ă  la LEP Ă  ces endroits : quatre de l’APC pour autoriser les activitĂ©s de l’organisme dans ses parcs nationaux, quatre de chercheurs ou pour des prises accessoires sur les propriĂ©tĂ©s de l’APC, deux d’ECCC pour autoriser les activitĂ©s du MinistĂšre dans deux aires protĂ©gĂ©es, et deux de chercheurs ou pour des prises accessoires sur les propriĂ©tĂ©s d’ECCC. Des six demandes de permis concernant des propriĂ©tĂ©s de l’APC ou d’ECCC qui ne seraient pas prĂ©sentĂ©es par l’APC ou ECCC, il est prĂ©sumĂ© que trois seraient prĂ©sentĂ©es par des chercheurs et que les trois autres seraient prĂ©sentĂ©es pour des prises accessoires.

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le MinistĂšre ne prĂ©voit pas de coĂ»ts futurs liĂ©s aux demandes de permis concernant les sites en territoire domanial oĂč se trouve la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest en raison de la possibilitĂ© d’ajouter celle-ci aux permis qui existent dĂ©jĂ  pour d’autres espĂšces qui sont inscrites Ă  la LEP et prĂ©sentes aux mĂȘmes endroits. Pour les chercheurs et l’industrie, la prĂ©sentation de demandes de permis en vertu de la LEP dans les cas oĂč un permis Ă©tait dĂ©jĂ  requis peut entraĂźner des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 300 $ et 700 $ par permis, respectivement. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les aires protĂ©gĂ©es telles que les parcs nationaux et les rĂ©serves nationales de faune nĂ©cessitent dĂ©jĂ  des permis en vertu de la LPNC et du RĂšglement sur les rĂ©serves d’espĂšces sauvages (RRES), respectivement. Comme susmentionnĂ©, les demandeurs de l’APC ou d’ECCC qui demandent des permis en vertu de la LEP pour des projets dans des parcs nationaux, des rĂ©serves nationales de faune ou des refuges d’oiseaux migrateurs assument un coĂ»t pouvant atteindre 800 $ par espĂšce. Par consĂ©quent, le coĂ»t supplĂ©mentaire total que tous les demandeurs de permis liĂ©s aux espĂšces dans des aires protĂ©gĂ©es doivent assumer est estimĂ© Ă  7 800 $ (non actualisĂ©).

De plus, ce dĂ©cret pourrait entraĂźner jusqu’à neuf nouvelles demandes de permis pour des prises accessoires qui ne sont pas dĂ©jĂ  conformes Ă  la LEP. Le polyspire rayĂ© et la gĂ©rardie jaune se trouvent tous deux dans la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation de Walpole Island. L’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs) se trouve dans une rĂ©serve en Ontario. La gesse littorale et l’hespĂ©rie du Colorado se trouvent dans la rĂ©serve East Saanich no 2. Le frĂȘne bleu se trouve dans la rĂ©serve Moravian no 47. Pour ce qui est de la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest, sa prĂ©sence est confirmĂ©e dans trois rĂ©serves des PremiĂšres Nations du sud de la Colombie-Britannique. Le coĂ»t que le demandeur doit assumer pour un nouveau permis de prise accessoire est estimĂ© Ă  2 700 $. Ainsi, le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour tous les demandeurs Ă  ces endroits pourrait s’élever Ă  24 800 $ (non actualisĂ©).

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires que le gouvernement du Canada devrait assumer pour traiter les 12 demandes de modification de permis pour les rendre conformes Ă  la LEP sont estimĂ©s Ă  700 $ par permis, tandis que les neuf demandes de nouveaux permis en vertu de la LEP prĂ©vues entraĂźneraient des coĂ»ts estimĂ©s Ă  environ 3 400 $ par permis, y compris les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’examen des permis, Ă  l’évaluation des demandes et Ă  la communication avec les demandeurs. Ces coĂ»ts englobent les dĂ©penses et la main-d’Ɠuvre supplĂ©mentaires ainsi que les coĂ»ts de mise Ă  jour des permis actuellement en vigueur et de dĂ©livrance de nouveaux permis en raison d’une augmentation possible du nombre de demandes de permis scientifiques. Le coĂ»t supplĂ©mentaire total que le gouvernement du Canada devra assumer pour l’examen de ces demandes de permis au cours des 10 annĂ©es suivant l’inscription pourrait atteindre 39 000 $ (non actualisĂ©).

Autres coûts

Incidences sur les évaluations environnementales

Il pourrait y avoir des incidences sur les projetsrĂ©fĂ©rence 62 devant faire l’objet d’une Ă©valuation environnementale en vertu d’une loi fĂ©dĂ©rale (EE fĂ©dĂ©rale). Toutefois, les coĂ»ts devraient ĂȘtre minimes par rapport au total des coĂ»ts de l’exĂ©cution d’une EE fĂ©dĂ©rale. Une fois qu’une espĂšce est inscrite Ă  l’annexe 1 de la LEP, quelle que soit sa dĂ©signation, des exigences supplĂ©mentaires en vertu de l’article 79 de la LEP s’appliquent aux promoteurs de projets et aux reprĂ©sentants du gouvernement qui entreprennent une EE fĂ©dĂ©rale. Ces exigences incluent l’identification de tous les effets nĂ©fastes que le projet pourrait avoir sur l’espĂšce et son habitat essentiel et, si le projet est rĂ©alisĂ©, l’assurance que des mesures sont prises afin d’éviter ou d’attĂ©nuer ces effets et de les surveiller. Toutefois, le MinistĂšre recommande toujours aux promoteurs dans les lignes directrices de l’EE (au dĂ©but du processus d’EE) d’évaluer les effets sur les espĂšces dĂ©jĂ  Ă©valuĂ©es par le COSEPAC et qui pourraient ĂȘtre inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP dans un avenir rapprochĂ©, ce qui fait en sorte que ces coĂ»ts sont dĂ©jĂ  probablement intĂ©grĂ©s dans le scĂ©nario de base.

Impacts potentiels des réglementations futures de la LEP

L’inscription d’une espĂšce sauvage Ă  la LEP comme Ă©tant « menacĂ©e Â», « en voie de disparition Â» ou « disparue du pays Â» entraĂźne une sĂ©rie d’obligations pour le gouvernement, notamment la prĂ©paration d’un programme de rĂ©tablissement qui comprend la dĂ©signation, dans la mesure du possible, de l’habitat nĂ©cessaire Ă  la survie ou au rĂ©tablissement de l’espĂšce (habitat essentiel), et diffĂ©rentes obligations concernant la protection de cet habitat essentiel. La protection de l’habitat essentiel sur le territoire non domanial peut nĂ©cessiter l’adoption de mesures rĂ©glementaires, qui permettent des avantages connexes, mais Ă©galement des coĂ»ts potentiels pour les propriĂ©taires fonciers, les utilisateurs du territoire et le gouvernement fĂ©dĂ©ral. L’impact socioĂ©conomique de chaque mesure rĂ©glementaire sera Ă©valuĂ© si cette mesure de protection supplĂ©mentaire devient nĂ©cessaire.

Sommaire des coûts et des avantages

Le DĂ©cret devrait entraĂźner des mesures de protection et des mesures coordonnĂ©es Ă  l’appui du rĂ©tablissement des espĂšces inscrites, contribuant ainsi aux avantages qu’elles procurent Ă  la sociĂ©tĂ© canadienne. La conservation des espĂšces est liĂ©e Ă  des valeurs socioĂ©conomiques et culturelles ainsi qu’à des valeurs d’existence et d’option. Outre les dĂ©penses liĂ©es aux permis, le DĂ©cret ne devrait pas imposer de coĂ»ts supplĂ©mentaires aux peuples autochtones et aux intervenants. Les coĂ»ts globaux liĂ©s au DĂ©cret pour le gouvernement du Canada devraient ĂȘtre faibles et dĂ©couler de l’élaboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action ou de plans de gestion ainsi que d’activitĂ©s de traitement des demandes de permis, de promotion de la conformitĂ© et d’application.

Selon la liste des espĂšces incluses dans le DĂ©cret, le coĂ»t net global que le gouvernement du Canada devra assumer, y compris les coĂ»ts Ă©vitĂ©s mentionnĂ©s dans la section des avantages, est estimĂ© entre 904 500 $ et 1 055 000 $ sur 10 ans (2022-2031), actualisĂ© Ă  3 %, utilisant 2021 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence. Pour tous les permis, le coĂ»t net global que les demandeurs (c’est-Ă -dire l’industrie, les PremiĂšres Nations, les autres ordres de gouvernement, les chercheurs et les scientifiques) devront assumer, y compris les coĂ»ts Ă©vitĂ©s mentionnĂ©s dans la section sur les avantages, est estimĂ© Ă  un coĂ»t unique d’environ 16 000 $ (non actualisĂ©). Le tableau ci-dessous rĂ©sume ces coĂ»ts en regroupant les espĂšces ayant des catĂ©gories semblables d’impacts prĂ©vus.

Tableau 5 : CoĂ»ts pour les intervenants et les peuples autochtones par catĂ©gorie d’inscription

Modifications Ă  l’annexe 1 de la LEP

EspĂšces

Répercussions sur les coûts

Nouvelle inscription aux catĂ©gories " menacĂ©e " ou " en voie de disparition " (11 espĂšces)

Lobaire réticulée

Gérardie de Virginie

Gérardie faussepédiculaire

Gérardie jaune

Polyspire rayé

Hespérie tachetée, population boréale

Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs

Coccinelle Ă  neuf points

Hémileucin de Nuttall

Gesse littorale

Hespérie du Colorado

Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne s’appliquent qu’aux espĂšces prĂ©sentes sur le territoire domanial. Des 11 espĂšces qui seront inscrites comme Ă©tant " en voie de disparition " ou " menacĂ©es ", 8 se trouvent sur le territoire domanial : le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune, l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), l’hĂ©mileucin de Nuttall, la gesse littorale, l’hespĂ©rie du Colorado et la couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest. Pour ces espĂšces, les coĂ»ts liĂ©s aux demandes de permis pourraient ĂȘtre minimes. Toute demande doit satisfaire Ă  des conditions prĂ©alables pour qu’un permis soit dĂ©livrĂ©.

Les coĂ»ts liĂ©s Ă  ces espĂšces que le gouvernement du Canada devrait assumer englobent l’élaboration de documents de rĂ©tablissement, le traitement des demandes de permis, la promotion de la conformitĂ© et les activitĂ©s d’application.

Reclassification de la catĂ©gorie " prĂ©occupante " Ă  la catĂ©gorie " menacĂ©e " (2 espĂšces)

FrĂȘne bleu

Couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest

Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sont dĂ©clenchĂ©es que pour les espĂšces trouvĂ©es sur le territoire domanial. Étant donnĂ© que ces deux espĂšces reclassifiĂ©es Ă  la catĂ©gorie " menacĂ©e " se trouvent sur le territoire domanial, des coĂ»ts minimes liĂ©s aux demandes de permis pourraient ĂȘtre encourus. Les demandes doivent remplir des conditions prĂ©alables pour qu’un permis soit dĂ©livrĂ©.

Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada liĂ©s Ă  ces espĂšces comprennent l’élaboration de documents de rĂ©tablissement, le traitement des demandes de permis, la promotion de la conformitĂ© et les activitĂ©s d’application.

Nouvelle inscription ou reclassification Ă  la catĂ©gorie " prĂ©occupante " (3 espĂšces)

Bruant Ă  face noire

Engoulevent d’AmĂ©rique

Moucherolle à cÎtés olive

Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne s’appliquent pas aux espĂšces de la catĂ©gorie " prĂ©occupante ". C’est pourquoi aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les peuples autochtones et/ou les intervenants n’est prĂ©vu.

Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada se limitent Ă  l’élaboration des plans de gestion.

Reclassification dans une catĂ©gorie de moindre risque — retrait de l’annexe 1 (1 espĂšce)

Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius)

Aucun coĂ»t important n’est Ă  prĂ©voir puisqu’il n’y a aucun impact prĂ©vu sur les intervenants.

Le gouvernement du Canada pourrait mĂȘme faire des Ă©conomies s’il n’a pas besoin de produire des documents de rĂ©tablissement.

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuĂ©e selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le DĂ©cret n’aura pas d’impact sur les petites entreprises canadiennes.

RĂšgle du « un pour un Â»

La rĂšgle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire du fardeau administratif des entreprises et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ni ajoutĂ©.

Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation

La protection des espĂšces sauvages est Ă©galement une responsabilitĂ© partagĂ©e entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont indiquĂ© leur engagement Ă  protĂ©ger et Ă  rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril en signant l’Accord pour la protection des espĂšces en pĂ©ril en 1996. Certaines des espĂšces Ă  l’étude sont actuellement inscrites Ă  certaines lois provinciales, et le DĂ©cret viendra complĂ©ter cette protection existante. Ces dĂ©signations sont indiquĂ©es dans le tableau 6 ci-dessous.

Tableau 6 : DĂ©signations provinciales et territoriales actuelles des espĂšces incluses dans le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril

Nom commun de l’espùce
(nom scientifique)

Aire de rĂ©partition 

Inscription Ă  la LEP

Statut provincial /
territorial

Bruant Ă  face noire (Zonotrichia querula)

Alberta, Manitoba, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Ontario, Saskatchewan

Préoccupante

Saskatchewan (préoccupante)

Lobaire réticulée
(Lobaria retigera)

Colombie-Britannique

Menacée

Liste bleue de la Colombie-Britannique (préoccupante)

Hespérie tachetée, population boréale
(Erynnis martialis)

Manitoba

En voie de disparition

Aucun

Hespérie tachetée, population des plaines des Grands Lacs
(Erynnis martialis)

Ontario, Québec

En voie de disparition

Ontario (en voie de disparition)

Québec (menacée ou vulnérable)

Coccinelle Ă  neuf points
(Coccinella novemnotata)

Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec, Saskatchewan

En voie de disparition

Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée)

Ontario (en voie de disparition)

Québec (menacé ou vulnérable)

Hespérie du Colorado
(Hesperia colorado oregonia)

Colombie-Britannique

En voie de disparition

Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée)

Hémileucin de Nuttall
(Hemileuca nuttalli)

Colombie-Britannique

En voie de disparition

Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée)

Polyspire rayé
(Webbhelix multilineata)

Ontario

En voie de disparition

Aucun

Gérardie de Virginie
(Aureolaria virginica)

Ontario

En voie de disparition

Ontario (en voie de disparition)

Gérardie fausse-pédiculaire
(Aureolaria pedicularia)

Ontario

En voie de disparition

Ontario (menacée)

Gérardie jaune
(Aureolaria flava)

Ontario

En voie de disparition

Ontario (menacée)

Gesse littorale
(Lathyrus littoralis)

Colombie-Britannique

En voie de disparition

Liste rouge de la Colombie-Britannique (disparue du pays, en voie de disparition ou menacée)

Engoulevent d'Amérique
(Chordeiles minor)

Partout au Canada

Menacée à préoccupante

Liste bleue de la Colombie-Britannique (espÚce préoccupante)

Alberta (sensible)

Saskatchewan (espÚce préoccupante)

Manitoba (menacée)

Ontario (espÚce préoccupante)

Québec (menacé ou vulnérable)

Nouvelle-Écosse (menacĂ©e)

Nouveau-Brunswick (menacée)

Terre-Neuve-et-Labrador (menacée)

Territoires du Nord-Ouest (sensible)

Yukon (espÚce préoccupante)

Moucherolle à cÎtés olive
(Contopus cooperi)

Partout au Canada

Menacée à préoccupante

Liste jaune de la Colombie-Britannique (moins de risque d’ĂȘtre perdu)

Alberta (peut ĂȘtre Ă  risque)

Saskatchewan (espÚce préoccupante)

Manitoba (menacée)

Ontario (espÚce préoccupante)

Québec (menacée ou vulnérable)

Nouvelle-Écosse (menacĂ©e)

Nouveau-Brunswick (en voie de disparition)

Terre-Neuve-et-Labrador (menacée)

Territoires du Nord-Ouest (sensible)

Yukon (espÚce préoccupante)

FrĂȘne bleu
(Fraxinus quadrangulata)

Ontario

Menacée

Ontario (menacée)

Couleuvre agile Ă  ventre jaune de l'Ouest
(Coluber constrictor mormon)

Colombie-Britannique

Menacée

Liste bleue de la Colombie-Britannique (espÚce préoccupante)

Faucon pĂšlerin
(sous-espĂšce anatum/tundrius)

Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, QuĂ©bec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador

Préoccupante à non en péril

Alberta (menacée)

Manitoba (en voie de disparition)

Ontario (menacée)

Québec (vulnérable)

Nouveau-Brunswick (en voie de disparition)

Nouvelle-Écosse (vulnĂ©rable)

Terre-Neuve-et-Labrador (vulnérable)

Territoires du Nord-Ouest (sensible)

Yukon (non en péril)

Le MinistĂšre collabore Ă©galement avec ses partenaires fĂ©dĂ©raux (c’est-Ă -dire PĂȘches et OcĂ©ans Canada et l’APC) pour dĂ©terminer l’incidence de l’inscription des espĂšces.

L’élaboration des programmes de rĂ©tablissement et des plans d’action, qui dĂ©coulera de la modification du statut des espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret, nĂ©cessitera la participation de diffĂ©rentes autoritĂ©s d’amĂ©nagement du territoire, comme les autres ordres de gouvernement et les communautĂ©s autochtones, ainsi que la coordination des travaux avec ces intervenants. Les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’élaboration des documents sont estimĂ©s dans la section prĂ©cĂ©dente. L’ampleur des impacts Ă©conomiques dĂ©coulant de la collaboration avec ces autres autoritĂ©s d’amĂ©nagement du territoire dĂ©pendra de leur niveau de participation au processus de planification du rĂ©tablissement et des mesures prises Ă  la suite de l’élaboration des plans d’action. Cette participation sera volontaire, et son ampleur est donc inconnue Ă  l’heure actuelle. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que le niveau de coordination nĂ©cessaire pour modifier le statut de ces espĂšces en vertu de la LEP devrait ĂȘtre relativement faible par rapport Ă  celui d’autres espĂšces plus connues dont l’aire de rĂ©partition est plus vaste, les rĂ©percussions Ă©conomiques connexes devraient Ă©galement ĂȘtre faibles. Il est actuellement impossible de quantifier ces coĂ»ts.

Évaluation environnementale stratĂ©gique

Une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique a permis de conclure que le DĂ©cret aura des effets positifs importants sur l’environnement. Plus prĂ©cisĂ©ment, elle a dĂ©montrĂ© que la protection des espĂšces sauvages en pĂ©ril contribue Ă  la biodiversitĂ© nationale et protĂšge la productivitĂ©, la santĂ© et la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes.

Le DĂ©cret aidera aussi le Canada Ă  respecter les engagements qu’il a pris aux termes de la Convention sur la diversitĂ© biologique. Étant donnĂ© l’interdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut entraĂźner une diminution des fonctions et des services Ă©cosystĂ©miques. Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont des liens importants avec l’économie canadienne. De petits changements au sein d’un Ă©cosystĂšme entraĂźnant la perte d’individus et d’espĂšces peuvent donc avoir des effets nĂ©gatifs, irrĂ©versibles et de grande portĂ©e.

Les modifications Ă  l’annexe 1 de la LEP appuieraient Ă©galement l’objectif de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD)rĂ©fĂ©rence 63 « Populations d’espĂšces sauvages en santĂ© Â» en visant Ă  garantir que « les espĂšces qui sont en sĂ©curitĂ© le demeurent, et les populations d’espĂšces en pĂ©ril inscrites en vertu des lois fĂ©dĂ©rales montrent des tendances qui sont conformes aux programmes de rĂ©tablissement et aux plans de gestion Â». Les modifications appuieront cet objectif en aidant Ă  garantir que les espĂšces bĂ©nĂ©ficient d’une protection appropriĂ©e. Elles contribueront aussi indirectement Ă  l’objectif de la SFDD « Mesures relatives aux changements climatiques Â» en appuyant la conservation de la biodiversitĂ©, car de nombreux Ă©cosystĂšmes jouent un rĂŽle clĂ© dans l’attĂ©nuation des effets des changements climatiques. Ces mesures appuieraient Ă©galement les objectifs du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030 des Nations UniesrĂ©fĂ©rence 64 concernant la vie terrestre (objectif 15) et les mesures relatives Ă  la lutte contre les changements climatiques (objectif 13).

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour ce dĂ©cret afin de dĂ©terminer si des caractĂ©ristiques comme le sexe, le genre, l’ñge, la race, l’orientation sexuelle, le revenu, le niveau de scolaritĂ©, la situation d’emploi, la langue, le statut de minoritĂ© visible, le handicap ou la religion influencent la façon dont une personne est touchĂ©e par le DĂ©cret.

La rĂ©gion de rĂ©sidence a Ă©tĂ© Ă©tablie comme le principal facteur dĂ©terminant la façon dont une personne serait touchĂ©e par le DĂ©cret. L’inscription de nouvelles espĂšces Ă  l’annexe 1 de la LEP ou leur reclassification dans la catĂ©gorie « en voie de disparition Â» ou « menacĂ©e Â» (depuis la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â») entraĂźne l’application des interdictions gĂ©nĂ©rales relatives au fait de tuer un individu d’une espĂšce protĂ©gĂ©e, de le capturer ou de lui nuire. Lorsque ces interdictions gĂ©nĂ©rales sont mises en Ɠuvre, elles peuvent avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les peuples autochtones parce qu’elles ne s’appliquent qu’au territoire domanial, dont les rĂ©serves autochtones font partie. La reclassification d’espĂšces sauvages dans une catĂ©gorie de moindre risque ou leur radiation de la liste peut Ă©galement avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les peuples autochtones lorsque ces modifications entraĂźnent une perte de la protection de ces espĂšces qui s’applique au territoire autochtone. Certaines des espĂšces visĂ©es par des dĂ©crets d’inscription qui se trouvent sur ce territoire ont une grande importance culturelle, cĂ©rĂ©monielle et socioĂ©conomique pour les peuples autochtones. Par consĂ©quent, les personnes rĂ©sidant dans les rĂ©serves autochtones constituent le principal sous-groupe qui pourrait ĂȘtre touchĂ© nĂ©gativement par l’inscription ou la reclassification d’espĂšces Ă  l’annexe 1 de la LEP.

Le MinistĂšre a menĂ© des consultations ciblĂ©es afin de s’assurer que toutes les populations et communautĂ©s autochtones potentiellement touchĂ©es aient la possibilitĂ© d’éclairer la dĂ©cision en suspens, de donner leur avis sur les consĂ©quences potentielles de celle-ci et de faire part de leurs idĂ©es sur la meilleure façon d’aborder les menaces pesant sur les espĂšces. En plus de ces consultations initiales, qui ont durĂ© entre quatre et neuf mois, le MinistĂšre a entrepris des consultations Ă©largies pour s’assurer que les groupes autochtones potentiellement touchĂ©s Ă©taient consultĂ©s de maniĂšre appropriĂ©e. Plus prĂ©cisĂ©ment, des consultations Ă©largies ont Ă©tĂ© menĂ©es sur les modifications concernant le frĂȘne bleu, le polyspire rayĂ©, la gĂ©rardie jaune et l’hespĂ©rie tachetĂ©e (population des plaines des Grands Lacs), qui ont tous des occurrences confirmĂ©es sur des terres des PremiĂšres Nations. De plus amples dĂ©tails sur ces consultations se trouvent dans la section « Consultation et mobilisation des Autochtones Â» ci-dessus.

Le MinistĂšre a compris que l’information Ă  la base des consultations est complexe et qu’elle n’est donc pas facilement accessible aux personnes ayant un faible niveau d’alphabĂ©tisation ou n’ayant pas de formation scientifique. La langue peut Ă©galement constituer un obstacle Ă  une participation constructive des peuples autochtones aux consultations. Pour relever ces dĂ©fis, le MinistĂšre a offert d’organiser des tĂ©lĂ©confĂ©rences ou des rĂ©unions en personne pour expliquer le dĂ©cret proposĂ© aux communautĂ©s qui ont demandĂ© plus de soutien et discuter de ses rĂ©percussions possibles.

Justification

La biodiversitĂ© est essentielle Ă  la productivitĂ©, Ă  la santĂ© et Ă  la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes, mais elle dĂ©cline rapidement dans le monde entier, Ă  mesure que les espĂšces disparaissentrĂ©fĂ©rence 65. Le dĂ©cret proposĂ© favorise la survie et le rĂ©tablissement de 16 espĂšces en pĂ©ril au Canada, contribuant ainsi au maintien de la biodiversitĂ© au pays. Une autre espĂšce, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius), sera radiĂ©e de la liste en raison de l’évaluation ayant permis de conclure qu’il n’est plus en pĂ©ril et qu’il n’a plus besoin de protection en vertu de la LEP. Dans le cas des 13 espĂšces qui sont inscrites ou de reclassifiĂ©es aux catĂ©gories « menacĂ©e Â» ou « en voie de disparition Â», huit d’entre elles seront protĂ©gĂ©es sur le territoire domanial par les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP, y compris l’interdiction de tuer, de blesser, de harceler, de capturer, de possĂ©der, de collectionner, d’acheter, de vendre et d’échanger des individus des espĂšces en question. Les 13 espĂšces nouvellement inscrites ou reclassifiĂ©es aux catĂ©gories « menacĂ©e Â» ou « en voie de disparition Â» bĂ©nĂ©ficieront Ă©galement de l’élaboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans d’action qui dĂ©finissent les principales menaces pesant sur leur survie et, dans la mesure du possible, l’habitat essentiel nĂ©cessaire Ă  leur survie et Ă  leur rĂ©tablissement au Canada. De plus, trois espĂšces qui sont reclassifiĂ©es dans la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â» bĂ©nĂ©ficieront de la prĂ©paration d’un plan de gestion, qui comprend des mesures de conservation des espĂšces.

En rĂ©sumĂ©, les inscriptions ou reclassifications pour les espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret profiteront aux Canadiens Ă  bien des Ă©gards, et les peuples autochtones ou les intervenants n’auront pas Ă  assumer de coĂ»ts importants. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada devraient ĂȘtre relativement faibles.

Mise en Ɠuvre, conformitĂ© et application, et normes de service

Mise en Ɠuvre

À la suite de l’inscription, le MinistĂšre et l’APC mettront en Ɠuvre un plan de promotion de la conformitĂ©. Les initiatives de la promotion de la conformitĂ© consistent en des mesures qui encouragent la conformitĂ© volontaire Ă  la loi par des activitĂ©s d’éducation et de sensibilisation et visent Ă  faire connaĂźtre et comprendre les interdictions. Les activitĂ©s de sensibilisation s’adresseront, au besoin, aux peuples autochtones et aux intervenants susceptibles d’ĂȘtre touchĂ©s afin :

Ces objectifs pourraient ĂȘtre atteints, lĂ  oĂč cela est nĂ©cessaire, grĂące Ă  la crĂ©ation et Ă  la diffusion de produits d’information expliquant les nouvelles interdictions concernant les espĂšces visĂ©es par ce dĂ©cret qui s’appliqueront sur le territoire domanial, le processus de planification du rĂ©tablissement qui suit l’inscription ou la reclassification, la façon dont les peuples autochtones et les intervenants peuvent participer ainsi que les renseignements gĂ©nĂ©raux sur chacune des espĂšces. Ces ressources seront publiĂ©es dans le Registre public. Des envois postaux et des prĂ©sentations destinĂ©es aux publics cibles pourraient aussi ĂȘtre envisagĂ©s.

Dans les lieux patrimoniaux de l’APC, le personnel de premiĂšre ligne reçoit l’information appropriĂ©e concernant les espĂšces en pĂ©ril qui se trouvent sur leurs sites afin qu’il puisse informer les visiteurs des mesures de prĂ©vention et les faire participer Ă  la protection et Ă  la conservation des espĂšces en pĂ©ril.

AprĂšs l’inscription des espĂšces concernĂ©es, la prĂ©paration et la mise en Ɠuvre de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action ou de plans de gestion peuvent mener Ă  des recommandations de mesures de rĂ©glementation supplĂ©mentaires pour la protection des espĂšces sauvages. Ces recommandations peuvent aussi s’inspirer des dispositions d’autres lois du Parlement pour assurer la protection requise.

Conformité et application

La LEP prĂ©voit des sanctions en cas d’infraction Ă  la Loi, notamment des amendes ou des peines d’emprisonnement, la saisie et la confiscation des biens saisis ou des produits de leur aliĂ©nation. Dans certaines conditions, un accord sur des mesures de rechange peut ĂȘtre conclu avec la personne accusĂ©e d’une infraction. La LEP prĂ©voit Ă©galement l’inspection ainsi que des opĂ©rations de recherche et de saisie par les agents de l’autoritĂ© dĂ©signĂ©s pour en contrĂŽler l’application. En vertu des dispositions sur les peines, une sociĂ©tĂ© reconnue coupable d’une infraction punissable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire est passible d’une amende maximale de 300 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible d’une amende maximale de 50 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende maximale de 50 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou des deux. Une sociĂ©tĂ© reconnue coupable d’une infraction punissable par mise en accusation est passible d’une amende maximale de 1 000 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible d’une amende maximale de 250 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende maximale de 250 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans, ou des deux.

Normes de service

La LEP permet Ă  une personne de demander au ministre compĂ©tent un permis l’autorisant Ă  exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus. Une fois que le demandeur est avisĂ© de la rĂ©ception de sa demande de permis, le ministre dispose de 90 jours pour dĂ©livrer le permis ou refuser de le fairerĂ©fĂ©rence 66. Le dĂ©lai de 90 jours peut ne pas s’appliquer dans certaines circonstances.

Le RĂšglement sur les permis autorisant une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite contribue Ă  la cohĂ©rence, Ă  la prĂ©visibilitĂ© et Ă  la transparence du processus de dĂ©livrance des permis en vertu de la LEP en fournissant aux demandeurs des normes de service claires et mesurables. Le MinistĂšre mesure le rendement de ses services chaque annĂ©e, et l’information sur le rendement est diffusĂ©e sur le site Web du MinistĂšrerĂ©fĂ©rence 67 au plus tard le 1er juin pour l’exercice prĂ©cĂ©dent.

Personne-ressource

Paula Brand
Directrice
Politiques sur la LEP
Service canadien de la faune
Ministùre de l’Environnement
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
TĂ©lĂ©phone : 1‑800‑668‑6767
Courriel : LEPreglementations-SARAregulations@ec.gc.ca

ANNEXE — DESCRIPTION DES ESPÈCES INSCRITES OU RECLASSIFIÉES À L’ANNEXE 1 DE LA LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

A — EspĂšces inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP

1. Bruant Ă  face noire (Zonotrichia querula) — prĂ©occupante

À propos de l’espùce

Le Bruant Ă  face noire est un bruant de grande taille dotĂ© d’un capuchon et d’une bavette noirs distinctifs. Le plumage est semblable chez les deux sexes. Cet oiseau est le seul passereau qui ne niche qu’au Canada.

La conversion de l’habitat de l’espĂšce en terres agricoles et, dans une moindre mesure, l’étalement urbain constituent des menaces pour l’espĂšce, mais on ne connaĂźt pas la portĂ©e de ces menaces.

Avantages de l’espùce

Comme il est le bruant de plus grande taille en AmĂ©rique du Nord et le seul qui niche seulement au Canada, le Bruant Ă  face noire entraĂźne probablement des activitĂ©s d’observation des oiseaux. Selon l’EnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă  des activitĂ©s d’observation d’oiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur d’oiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă  cette activitĂ©.

Justification de l’inscription

Les donnĂ©es des Recensements des oiseaux de NoĂ«l dans le Midwest amĂ©ricain montrent une baisse significative Ă  long terme de 59 % au cours des 35 derniĂšres annĂ©es, dont 16 % au cours de la derniĂšre dĂ©cennie.

Bien que l’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « prĂ©occupante Â» n’entraĂźne pas l’imposition d’interdictions prĂ©vues Ă  la LEP, elle peut contribuer Ă  la conservation de l’espĂšce au Canada, en exigeant l’élaboration d’un plan de gestion, qui inclura des mesures visant Ă  empĂȘcher que l’espĂšce devienne davantage en pĂ©ril.

2. Lobaire rĂ©ticulĂ©e (Lobaria retigera) — menacĂ©e

À propos de l’espùce

La lobaire rĂ©ticulĂ©e est un cyanolichen rare Ă©troitement associĂ© aux forĂȘts humides matures ou anciennes. Son thalle se caractĂ©rise par sa face supĂ©rieure foncĂ©e Ă  crĂȘtes en forme de filet ou rĂ©ticulĂ©e et ses abondantes propagules vĂ©gĂ©tatives ressemblant Ă  des grains (isidies).

La lobaire rĂ©ticulĂ©e est limitĂ©e par la disponibilitĂ© de l’habitat convenable (forĂȘts humides matures ou anciennes) et sa faible capacitĂ© de dispersion. L’abondance des forĂȘts de thuyas et de pruche humides matures ou anciennes a diminuĂ© en raison de l’expansion graduelle de l’exploitation forestiĂšre. D’autres menaces dĂ©coulent des infestations de l’arpenteuse de la pruche et des incendies, dont la gravitĂ© et la frĂ©quence devraient augmenter en raison de la hausse des tempĂ©ratures annuelles moyennes attribuable au rĂ©chauffement climatique.

Avantages de l’espùce

La lobaire rĂ©ticulĂ©e prĂ©sente des avantages Ă©cologiques en favorisant la santĂ© globale des Ă©cosystĂšmes. Elle a Ă©galement une valeur d’existence en tant qu’espĂšce phare de l’habitat de forĂȘt pluviale tempĂ©rĂ©e.

Justification de l’inscription

Une rĂ©duction de plus de 30 % des individus connus et estimĂ©s de cette espĂšce de lichen est prĂ©vue, principalement en raison des impacts rĂ©cents et futurs de l’exploitation forestiĂšre, au cours des trois prochaines gĂ©nĂ©rations. Il existe des incertitudes quant aux impacts des changements climatiques prĂ©vus, mais ces derniers pourraient exacerber la perte de l’espĂšce.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

3. HespĂ©rie tachetĂ©e, population borĂ©ale (Erynnis martialis) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

L’hespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon diurne de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Cette hespĂ©rie gris foncĂ© de taille moyenne, fortement marbrĂ©e, se caractĂ©rise par de lĂ©gers reflets violacĂ©s. La prĂ©sence de taches brun jaunĂątre donne aux ailes postĂ©rieures un aspect marbrĂ© qui distingue l’hespĂ©rie tachetĂ©e des autres hespĂ©ries du genre Erynnis.

En ce moment, la quasi-totalitĂ© des sites est menacĂ©e d’une maniĂšre ou d’une autre. Le dĂ©veloppement urbain, la succession naturelle, la gestion inappropriĂ©e des incendies (dommageable au papillon et Ă  son arbuste hĂŽte), la pulvĂ©risation de Btk contre la spongieuse, un insecte dĂ©foliant non indigĂšne, les inondations naturelles et la plantation de pins gris constituent les principales menaces qui pĂšsent sur un ou plusieurs sites.

Avantages de l’espùce

Comme la plupart des papillons dotĂ©s d’un proboscis (c’est-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), l’hespĂ©rie tachetĂ©e est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă  la biodiversitĂ© de la flore.

Justification de l’inscription

Ce papillon est en dĂ©clin dans toute son aire de rĂ©partition nord-amĂ©ricaine. Au Canada, cette population particuliĂšre est restreinte Ă  une petite zone de pinĂšdes dans le sud-est du Manitoba. Toutes les localitĂ©s sont menacĂ©es. Une localitĂ© devrait ĂȘtre inondĂ©e d’ici dix ans et les quatre autres pourraient connaĂźtre des dĂ©clins de population considĂ©rables en raison de la succession forestiĂšre naturelle. L’habitat de l’espĂšce Ă  toutes les localitĂ©s pourrait faire l’objet d’une pulvĂ©risation de Btk pour lutter contre la spongieuse. Tous les sites actuellement non documentĂ©s connaĂźtront probablement une gamme similaire de menaces.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

4. HespĂ©rie tachetĂ©e, population des plaines des Grands Lacs (Erynnis martialis) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

L’hespĂ©rie tachetĂ©e est un papillon diurne de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Cette hespĂ©rie gris foncĂ© de taille moyenne, fortement marbrĂ©e, se caractĂ©rise par de lĂ©gers reflets violacĂ©s. La prĂ©sence de taches brun jaunĂątre donne aux ailes postĂ©rieures un aspect marbrĂ© qui distingue l’hespĂ©rie tachetĂ©e des autres hespĂ©ries du genre Erynnis.

En ce moment, la quasi-totalitĂ© des sites est menacĂ©e d’une maniĂšre ou d’une autre. Le dĂ©veloppement urbain, la succession naturelle, la gestion inappropriĂ©e des incendies (dommageable au papillon et Ă  son arbuste hĂŽte), la pulvĂ©risation de Btk contre la spongieuse, un insecte dĂ©foliant non indigĂšne, les inondations naturelles et la plantation de pins gris constituent les principales menaces qui pĂšsent sur un ou plusieurs sites.

Avantages de l’espùce

Comme la plupart des papillons dotĂ©s d’un proboscis (c’est-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), l’hespĂ©rie tachetĂ©e est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă  la biodiversitĂ© de la flore.

Justification de l’inscription

La population est disparue du QuĂ©bec et occupe maintenant quelques localitĂ©s isolĂ©es dans le sud de l’Ontario, dont le nombre continue de connaĂźtre un dĂ©clin. Les effectifs de la population sont aussi en dĂ©clin. L’espĂšce est menacĂ©e principalement par la fragmentation de l’habitat, mais Ă©galement par la perte et la dĂ©gradation de l’habitat en raison, par exemple, du dĂ©veloppement, de la succession naturelle, de la suppression des feux et du broutage intensif par les cerfs.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

5. Coccinelle Ă  neuf points (Coccinella novemnotata) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

La coccinelle Ă  neuf points est un petit colĂ©optĂšre indigĂšne en AmĂ©rique du Nord. Les adultes se reconnaissent facilement Ă  leurs caractĂšres morphologiques externes distinctifs : les Ă©lytres sont orange pĂąle Ă  rouges, avec une ligne foncĂ©e bordant la suture de chaque Ă©lytre. Les Ă©lytres sont gĂ©nĂ©ralement ornĂ©s de neuf points, mais la taille et le nombre de points peuvent varier.

Les causes prĂ©cises du dĂ©clin de la coccinelle Ă  neuf points sont inconnues. Les menaces potentielles pesant sur l’espĂšce comprennent les interactions nĂ©gatives avec des espĂšces non indigĂšnes rĂ©cemment Ă©tablies, telles la coccinelle Ă  sept points et la coccinelle asiatique, rĂ©sultant de la compĂ©tition, de la prĂ©dation intraguilde et des effets indirects de l’introduction de pathogĂšnes. Les effets directs et indirects des pesticides et des autres produits chimiques utilisĂ©s en agriculture pour lutter contre les pucerons, principales proies de l’espĂšce, ainsi que la perte d’habitat occasionnĂ©e par l’expansion urbaine, l’abandon des terres agricoles et d’autres perturbations humaines sont Ă©galement considĂ©rĂ©s comme des menaces potentielles.

Avantages de l’espùce

La coccinelle à neuf points présente des avantages écologiques, comme la lutte contre les prédateurs de cultures.

Justification de l’inscription

La coccinelle Ă  neuf points a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© commune et largement rĂ©partie dans l’ensemble du sud du Canada, depuis l’üle de Vancouver jusque dans le sud du QuĂ©bec, en passant par les Prairies. Depuis, elle a connu un dĂ©clin considĂ©rable et est maintenant rarement observĂ©e. MalgrĂ© des efforts de recherche ciblĂ©s au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, l’abondance de l’espĂšce a diminuĂ© relativement Ă  d’autres espĂšces de coccinelles. Les causes prĂ©cises du dĂ©clin sont inconnues. Les menaces possibles comprennent l’introduction de coccinelles non indigĂšnes, lesquelles pourraient affecter cette espĂšce indigĂšne par la compĂ©tition, la prĂ©dation intraguilde, ou l’introduction d’agents pathogĂšnes. D’autres menaces possibles incluent la diminution de la qualitĂ© de l’habitat causĂ©e par les effets indirects de l’utilisation de pesticides/substances chimiques associĂ©s Ă  l’agriculture pour lutter contre leurs espĂšces proies, l’expansion urbaine, ainsi que l’abandon des terres agricoles et la succession naturelle subsĂ©quente.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

6. HespĂ©rie du Colorado (Hesperia colorado oregonia) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

L’hespĂ©rie du Colorado est un petit papillon de la famille des HespĂ©riidĂ©s. Le dessus des ailes est principalement orange rougeĂątre, largement marginĂ© de brun foncĂ©, avec des taches angulaires orange. En dessous, les ailes sont gris verdĂątre, avec le fond des ailes postĂ©rieures brun riche.

L’épandage d’insecticides Ă  base de Btk contre la spongieuse est considĂ©rĂ© comme la principale menace pesant sur l’espĂšce. Les menaces Ă  la pĂ©rennitĂ© de l’habitat incluent la conversion et la perte d’habitat, la suppression des incendies, les espĂšces vĂ©gĂ©tales non indigĂšnes envahissantes, la succession vĂ©gĂ©tale naturelle et les tempĂȘtes et les inondations associĂ©es aux changements climatiques.

Avantages de l’espùce

Comme la plupart des papillons dotĂ©s d’un proboscis (c’est-Ă -dire une longue langue tubulaire servant de paille), l’hespĂ©rie du Colorado est un pollinisateur, favorisant la reproduction et la dispersion des plantes florifĂšres, et contribuant ainsi Ă  la biodiversitĂ© de la flore.

Justification de l’inscription

Cette espĂšce vit dans les Ă©cosystĂšmes Ă  vĂ©gĂ©tation clairsemĂ©e du chĂȘne de Garry et de langues de sable cĂŽtiĂšres, qui ont subi d’énormes pertes par le passĂ©. Les populations de cette hespĂ©rie ont probablement connu des dĂ©clins semblables et il ne reste que quatre des seize sites, lesquels totalisent moins de 16 kmrĂ©fĂ©rence 2. Cet habitat est fragmentĂ© et isolĂ©. Toutefois, les principales menaces pesant actuellement sur cette hespĂ©rie sont l’application du pesticide Btk utilisĂ© pour lutter contre la spongieuse, une espĂšce envahissante, et la succession de la vĂ©gĂ©tation dans les habitats ouverts.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

7. HĂ©mileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

L’hĂ©mileucin de Nuttall est une grande espĂšce de papillon nocturne qui appartient Ă  la famille des SaturniidĂ©s. Chez les adultes des deux sexes, les ailes antĂ©rieures mesurent 32 Ă  39 mm de longueur et sont blanches Ă  jaune pĂąle, tandis que les ailes postĂ©rieures sont jaune vif; les deux paires d’ailes sont ornĂ©es d’un motif d’épaisses marques noires.

Les effets cumulĂ©s de la perte cumulĂ©e d’habitat et de la dĂ©gradation et de la fragmentation des parcelles d’habitat restantes causĂ©es par l’agriculture (principalement l’amĂ©nagement de vignobles et de vergers) et le dĂ©veloppement rĂ©sidentiel et commercial reprĂ©sentent les plus importantes menaces pour les populations d’hĂ©mileucins de Nuttall au Canada.

Avantages de l’espùce

L’hĂ©mileucin de Nuttall offre des avantages rĂ©crĂ©atifs, suscitant l’intĂ©rĂȘt des entomologistes tant amateurs que professionnels. Il prĂ©sente une valeur d’existence en tant qu’emblĂšme de l’écosystĂšme Ă  purshie tridentĂ©e et un avantage Ă  titre de bio-indicateur de la santĂ© globale de l’écosystĂšme.

Justification de l’inscription

Ce grand papillon nocturne, voyant et remarquable est restreint Ă  l’habitat de la purshie tridentĂ©e dans la vallĂ©e de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. Ce type d’habitat a connu un dĂ©clin considĂ©rable en qualitĂ© et en Ă©tendue au cours du dernier siĂšcle et demeure menacĂ© par la conversion continue en viticulture, le dĂ©veloppement rĂ©sidentiel et commercial ainsi que par l’impact des incendies. Ce papillon nocturne est rare au Canada, peu d’individus ont Ă©tĂ© observĂ©s depuis la premiĂšre mention en 1920. Des fluctuations potentiellement importantes dans la taille de la population pourraient affecter sa viabilitĂ© Ă  long terme.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

8. Polyspire rayĂ© (Webbhelix multilineata) — en voie de disparition

À propos de l’espùce

Le polyspire rayĂ© est un gros escargot terrestre, dont la coquille jaune pĂąle, mince, ronde, mais lĂ©gĂšrement aplatie, prĂ©sente des bandes spiralĂ©es de couleur plus foncĂ©e. Cette espĂšce fait partie de la faune unique de la forĂȘt carolinienne au Canada, et elle a une importance particuliĂšre pour le fonctionnement de l’écosystĂšme par l’intermĂ©diaire du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. La population Ă©tablie Ă  la limite de l’aire de rĂ©partition de l’espĂšce au Canada est importante pour assurer la conservation de l’espĂšce Ă  l’échelle mondiale.

Avantages de l’espùce

Le polyspire rayĂ© fournit de la nourriture Ă  d’autres animaux. De plus, il offre un avantage Ă©cologique en contribuant Ă  la dĂ©composition et au cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. Il se trouve Ă  la limite septentrionale de son aire de rĂ©partition au Canada et pourrait constituer une valeur d’option dans les Ă©tudes approfondies de la recherche sur l’espĂšce.

Justification de l’inscription

Ce gros escargot terrestre est prĂ©sent sur l’üle PelĂ©e, dans le lac ÉriĂ©, et dans trois sites des terres continentales du sud-ouest de l’Ontario : parc national de la Pointe-PelĂ©e, Ăźle Walpole et rĂ©serve de conservation Bickford Oak Woods. L’espĂšce semble avoir disparu de quatre autres sites historiquement connus des terres continentales et d’au moins un site de l’üle PelĂ©e. L’altĂ©ration et la perte d’habitat causĂ©es par l’humain ont entraĂźnĂ© le dĂ©clin et l’isolement de la population. Parmi les menaces figurent les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes (par exemple sĂ©cheresses), les brĂ»lages dirigĂ©s et les perturbations humaines (c’est-Ă -dire piĂ©tinement pendant que l’espĂšce s’alimente dans des sentiers lorsque les conditions sont humides).

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

9. GĂ©rardie de Virginie (Aureolaria virginica) — en voie de disparition

10. GĂ©rardie fausse-pĂ©diculaire (Aureolaria pedicularia) — menacĂ©e

11. GĂ©rardie jaune (Aureolaria flava) — menacĂ©e

À propos de ces espùces

Les trois espĂšces de gĂ©rardies prĂ©sentes au Canada sont des plantes herbacĂ©es vivaces qui possĂšdent des fleurs jaune voyant. Une petite partie de l’aire de rĂ©partition mondiale des trois espĂšces s’étend dans le sud-ouest de l’Ontario. Les trois espĂšces sont disparues de nombreux anciens sites.

La population de gĂ©rardie de Virginie est trĂšs petite, comptant environ 400 individus matures dans cinq sous-populations situĂ©es dans le sud-ouest de l’Ontario. Les trois quarts de la population se trouvent sur un site prĂšs de Cambridge (Ontario).

La gĂ©rardie fausse-pĂ©diculaire se trouve dans les savanes et les forĂȘts claires, aux cĂŽtĂ©s du chĂȘne noir, son hĂŽte de prĂ©dilection. Environ 85 % de la population se trouve dans les sous-populations du complexe Pinery et du complexe de la pointe Turkey.

La gĂ©rardie jaune se trouve dans les savanes et les forĂȘts claires, aux cĂŽtĂ©s du chĂȘne noir, son hĂŽte de prĂ©dilection. La population canadienne est estimĂ©e entre 464 et 1 409 individus matures. Plus de 60 % de la population se trouve dans trois sites de la sous-population du complexe de prairies Ojibway.

Avantages des espĂšces

Valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones; approvisionnement en nourriture pour d’autres espĂšces; valeur d’option.

Justification de l’inscription

Les trois espĂšces de gĂ©rardies, en raison de leur association avec les Ă©cosystĂšmes de chĂȘnes dĂ©gagĂ©s Ă  semi-dĂ©gagĂ©s, sont exposĂ©es Ă  des menaces semblables. La suppression des incendies et le broutage par le cerf de Virginie menacent les localitĂ©s existantes restantes. Certaines petites sous-populations de chaque espĂšce sont exposĂ©es Ă  un risque considĂ©rable de disparition, car les plantes sont situĂ©es Ă  proximitĂ© de sentiers rĂ©crĂ©atifs trĂšs frĂ©quentĂ©s.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « en voie de disparition Â» ou « menacĂ©e Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

12. Gesse littorale (Lathyrus littoralis) — menacĂ©e

À propos de l’espùce

La gesse littorale est une herbacĂ©e vivace Ă  rhizome qui atteint une hauteur de 10 Ă  60 cm. Les tiges sont ramifiĂ©es et densĂ©ment couvertes de poils soyeux gris. Les feuilles sont alternes et composĂ©es-pennĂ©es; elles comprennent 4 Ă  8 folioles et sont dĂ©pourvues de vrilles. Les fleurs sont typiques des LĂ©gumineuses; les pĂ©tales infĂ©rieurs et latĂ©raux sont blancs, tandis que le pĂ©tale supĂ©rieur, plus grand, est de couleur rose, rouge ou violet.

Avantages de l’espùce

La gesse littorale est une source de nourriture pour les populations cĂŽtiĂšres de cerfs, et divers insectes s’alimentent de ses fleurs. Elle compte Ă©galement parmi les quelques espĂšces que le stade larvaire du Platyprepia virginalis utilise comme plante hĂŽte.

Justification de l’inscription

Cette plante des dunes cĂŽtiĂšres, dont l’aire de rĂ©partition mondiale se trouve en majeure partie au Canada, est menacĂ©e par la compĂ©tition que lui livrent les plantes exotiques envahissantes ainsi que par les vĂ©hicules tout-terrain, le piĂ©tinement, l’herbivorie et la diminution de l’habitat convenable due aux marĂ©es de tempĂȘte de plus en plus frĂ©quentes et plus fortes en raison des changements climatiques. La rĂ©partition restreinte de l’espĂšce, le trĂšs faible nombre d’individus et le petit nombre de sous-populations rendent l’espĂšce en pĂ©ril.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

B — EspĂšces reclassifiĂ©es Ă  l’annexe 1 de la LEP

13. Engoulevent d’AmĂ©rique (Chordeiles minor) — reclassification de la catĂ©gorie « menacĂ©e Â» Ă  la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â»

À propos de l’espùce

L’Engoulevent d’AmĂ©rique est le membre le plus frĂ©quemment observĂ© de la famille des engoulevents. Il chasse et attrape des insectes volants en plein vol, et il est surtout actif entre le crĂ©puscule et l’aube. Il est extrĂȘmement bien camouflĂ©, grĂące Ă  son plumage brun tachetĂ©, lorsqu’il se repose au sol ou sur des surfaces horizontales. L’Engoulevent d’AmĂ©rique est le plus souvent observĂ© en vol, lorsqu’il peut ĂȘtre reconnu par son vol bondissant distinctif, sa bande blanche Ă  proximitĂ© du bout de l’aile, et son cri nasillard « pßßnt Â».

Avantages de l’espùce

L’Engoulevent d’AmĂ©rique est un important agent de contrĂŽle des populations d’insectes, car il mange de grandes quantitĂ©s d’insectes volants, sa seule source de nourriture. En tant qu’oiseau, il offre aussi probablement des avantages rĂ©crĂ©atifs aux observateurs d’oiseaux. Selon l’EnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă  des activitĂ©s d’observation d’oiseaux chaque annĂ©e (~20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur d’oiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($ CAN de 2012) par annĂ©e Ă  cette activitĂ©.

Justification de la reclassification

Cet insectivore aĂ©rien est un oiseau rĂ©pandu dans le sud et la rĂ©gion borĂ©ale du Canada. Dans le sud du pays, sa population a connu une baisse de 68 % depuis 1970, mais le taux de dĂ©clin a diminuĂ© considĂ©rablement au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, et l’espĂšce semble relativement abondante dans les habitats borĂ©aux convenables. Des prĂ©occupations demeurent sur les effets des activitĂ©s humaines et des changements climatiques sur la rĂ©duction de la disponibilitĂ© de nourriture et sites de nidification.

Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs son inscription comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en 2010. Une reclassification Ă  la baisse de la catĂ©gorie « menacĂ©e Â» Ă  la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â» n’empĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ  en cours, car elle nĂ©cessite l’élaboration d’un plan de gestion pour Ă©viter que l’espĂšce ne devienne encore plus en pĂ©ril.

14. Moucherolles Ă  cĂŽtĂ©s olive (Contopus cooperi) — reclassification de la catĂ©gorie « menacĂ©e Â» Ă  la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â»

À propos de l’espùce

Le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive est un oiseau chanteur de taille moyenne. Les adultes ont le plumage olive brunĂątre profond sur le dessus, tandis que la gorge, le centre de la poitrine et le ventre jusqu’aux sous-caudales sont blanchĂątres, ce qui contraste fortement avec les flancs et les cĂŽtĂ©s sombres de la poitrine qui les font paraĂźtre vĂȘtus. Des touffes blanches sont souvent visibles au-dessus des ailes, de chaque cĂŽtĂ© du croupion. Les ailes sont foncĂ©es et prĂ©sentent des barres alaires pĂąles et indistinctes, et le bec est gros.

Avantages de l’espùce

Le Moucherolle Ă  cĂŽtĂ©s olive est un important agent de contrĂŽle des populations d’insectes, car il mange de grandes quantitĂ©s d’insectes volants, sa seule source de nourriture. Il se peut que l’espĂšce constitue Ă©galement une motivation pour les activitĂ©s d’observation d’oiseaux, offrant des avantages rĂ©crĂ©atifs aux observateurs. Selon l’EnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă  des activitĂ©s d’observation d’oiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur d’oiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă  cette activitĂ©.

Justification de la reclassification

La population canadienne de cet oiseau chanteur forestier rĂ©pandu a subi un dĂ©clin substantiel Ă  long terme, mais le taux de dĂ©clin a diminuĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. La perte d’habitat d’hivernage dans le nord de l’AmĂ©rique du Sud est probablement la menace la plus importante auquel fait face cet insectivore aĂ©rien, mais l’espĂšce pourrait Ă©galement ĂȘtre touchĂ©e par les changements dans les aires de reproduction, comme les effets de l’altĂ©ration des rĂ©gimes d’incendie et des changements climatiques sur la qualitĂ© de l’habitat de nidification ainsi que la rĂ©duction de l’abondance et de la disponibilitĂ© des insectes volants.

Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs son inscription comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en 2010. Une reclassification Ă  la baisse de la catĂ©gorie « menacĂ©e Â» Ă  la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â» n’empĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ  en cours, car elle nĂ©cessite l’élaboration d’un plan de gestion pour Ă©viter que l’espĂšce ne devienne encore plus en pĂ©ril.

15. FrĂȘne bleu (Fraxinus quadrangulata) — reclassification de la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â» Ă  la catĂ©gorie « menacĂ©e Â»

À propos de l’espùce

Le frĂȘne bleu est un arbre de dimensions moyennes et il compte parmi les six espĂšces de frĂȘne indigĂšnes du Canada. Le tronc est droit ou irrĂ©gulier et la cime est Ă©troite, petite et de forme arrondie. L’écorce Ă©cailleuse est de couleur claire, gris rougeĂątre ou gris havane. Les feuilles sont composĂ©es et opposĂ©es; elles comportent sept folioles. Les rameaux sont quadrangulaires en raison de la prĂ©sence de quatre crĂȘtes ou ailerons subĂ©reux trĂšs apparents (d’oĂč l’épithĂšte spĂ©cifique quadrangulata). Des grappes de petites fleurs sans pĂ©tales apparaissent au printemps Ă  mesure que les nouvelles feuilles se dĂ©roulent. Le fruit est une samare unisĂ©minĂ©e, habituellement tordue; son aile large porte une encoche. Le frĂȘne bleu possĂšde le trait distinctif de garder ses branches infĂ©rieures mortes, ce qui lui donne un aspect nĂ©gligĂ©.

Avantages de l’espùce

Le frĂȘne bleu a une valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones, car la teinture provenant du tronc de l’arbre est utilisĂ©e pour teindre des tissus. Ses graines servent de nourriture Ă  des animaux. Il a Ă©galement une valeur d’option dans les recherches approfondies sur la rĂ©sistance Ă  l’agrile du frĂȘne.

Justification de l’inscription

Cet arbre a une rĂ©partition limitĂ©e dans les forĂȘts caroliniennes du sud-ouest de l’Ontario. La petite taille de la population totale que l’on retrouve dans un paysage fragmentĂ©, combinĂ©e avec l’impact potentiel croissant du broutage par le cerf de Virginie et l’infestation de l’agrile du frĂȘne, une espĂšce envahissante, exposent l’espĂšce Ă  un risque de connaĂźtre d’autres dĂ©clins dans la plupart des sites. De plus, les arbres matures sur l’üle Middle sont menacĂ©s par les impacts causĂ©s par les Cormorans Ă  aigrettes nicheurs.

La reclassification d’une espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

16. Couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest (Coluber constrictor mormon) — reclassification de la catĂ©gorie « prĂ©occupante Â» Ă  la catĂ©gorie « menacĂ©e Â»

À propos de l’espùce

La couleuvre agile est un serpent relativement mince qui mesure normalement moins d’un mĂštre de longueur. Les adultes, uniformĂ©ment gris ou vert olive, ont le ventre jaune, tandis que les juvĂ©niles ont une sĂ©rie de bandes brunes en forme de selle le long du dos qui pĂąlissent Ă  mesure que les individus vieillissent. La couleuvre agile est inoffensive pour l’ĂȘtre humain et se nourrit principalement d’insectes. On rencontre l’espĂšce dans la partie intĂ©rieure mĂ©ridionale et centrale de la Colombie-Britannique, laquelle inclut au moins cinq zones de population distinctes prĂšs de Trail, de Grand Forks et de Midway, ainsi qu’à l’intĂ©rieur des bassins hydrographiques de l’Okanagan et de la Similkameen ainsi que de ceux de la Thompson et du Fraser.

Avantages de l’espùce

La couleuvre agile Ă  ventre jaune de l’Ouest prĂ©sente des avantages Ă©cologiques, contribuant possiblement Ă  la rĂ©duction de l’infestation en se nourrissant de rongeurs. Elle prĂ©sente une valeur d’option pour les Ă©tudes, se trouvant Ă  la limite septentrionale de son aire de rĂ©partition au Canada. Il est Ă©galement possible qu’elle prĂ©sente une valeur socioĂ©conomique et culturelle pour les peuples autochtones.

Justification de l’inscription

Cette couleuvre est prĂ©sente dans cinq vallĂ©es du centre-sud de la Colombie-Britannique. La perte et la fragmentation de l’habitat aux dĂ©pens de l’agriculture et le dĂ©veloppement urbain menacent l’espĂšce, surtout que l’espĂšce s’adapte particuliĂšrement mal Ă  l’urbanisation. Le rĂ©seau routier toujours en expansion et l’accroissement du trafic augmentent le taux de mortalitĂ© et fragmentent encore plus l’habitat. L’épandage de pesticides dans les zones agricoles pourrait nuire Ă  l’espĂšce, soit par contamination directe ou contamination des insectes dont elle se nourrit. Il est peu probable qu’une immigration d’individus des États-Unis soit suffisante pour avoir un effet salvateur en raison de la perte considĂ©rable d’habitats dans la zone adjacente Ă  la frontiĂšre.

L’inscription d’une espĂšce comme Ă©tant « menacĂ©e Â» en vertu de la LEP entraĂźne la protection immĂ©diate des individus de l’espĂšce et de leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et rend obligatoire l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un ou plusieurs plans d’action.

C — EspĂšce radiĂ©e de la LEP

17. Faucon pĂšlerin (Falco peregrinus, sous-espĂšce anatum/tundrius) — de la catĂ©gorie « prĂ©occupant Â» Ă  la catĂ©gorie « non en pĂ©ril Â»

À propos de l’espùce

Cette sous-espĂšce se rencontre sur presque tout le littoral de la Colombie-Britannique. MalgrĂ© la hausse continue de ses effectifs, la population demeure petite. Toutefois, une grande portion de la population niche dans des aires protĂ©gĂ©es, et la probabilitĂ© d’immigration de source externe Ă  partir des États-Unis est Ă©levĂ©e.

Avantages de l’espùce

En tant qu’espĂšce charismatique et grandement connue au Canada pour ses capacitĂ©s physiques, le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) suscite probablement des activitĂ©s d’observation d’oiseaux. Le Faucon pĂšlerin (sous-espĂšce anatum/tundrius) est Ă©galement un important agent de contrĂŽle des populations d’oiseaux, car son rĂ©gime alimentaire est principalement composĂ© d’oiseaux. Selon l’EnquĂȘte canadienne sur la nature de 2012, 4,7 millions de Canadiens participent Ă  des activitĂ©s d’observation d’oiseaux chaque annĂ©e (environ 20 % de la population canadienne en 2012). En moyenne, chaque observateur d’oiseaux consacre 133 jours, et 207 $ ($CAN de 2012) par annĂ©e Ă  cette activitĂ©.

Justification de la radiation

AprĂšs des baisses marquĂ©es au milieu du 20e siĂšcle, cette espĂšce a connu un regain important au cours des derniĂšres dĂ©cennies, affichant de façon continue des hausses modĂ©rĂ©es Ă  fortes dans de nombreuses parties du Canada depuis le dernier rapport de situation en 2007. Le rĂ©tablissement initial Ă©tait le rĂ©sultat de rĂ©introductions dans la majeure partie du sud du Canada Ă  la suite de l’interdiction des pesticides organochlorĂ©s (par exemple DDT). De plus en plus, la croissance dĂ©mographique continue est fonction d’une productivitĂ© saine et, dans le cas des couples nicheurs en milieu urbain, de l’exploitation d’habitat auparavant inoccupĂ©.