La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 22 : DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril
Le 28 mai 2022
Fondement législatif
Loi sur les espÚces en péril
MinistĂšre responsable
MinistĂšre de lâEnvironnement
RĂSUMĂ DE LâĂTUDE DâIMPACT DE LA RĂGLEMENTATION
(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)
Enjeux
La biodiversitĂ© dĂ©cline rapidement dans le monde entier, Ă mesure que certaines espĂšces disparaissent. Selon un rĂ©cent rapport dâun groupe international dâexperts, une moyenne dâenviron 25 % des espĂšces des groupes dâanimaux et de plantes Ă©tudiĂ©s sont dĂ©jĂ menacĂ©es dâextinction. Cela signifie quâenviron un million dâespĂšces sont dĂ©jĂ menacĂ©es dâextinction, la plupart dâici quelques dĂ©cennies. Si des mesures ne sont pas prises pour rĂ©duire lâintensitĂ© des facteurs de perte de biodiversitĂ©, on sâattend Ă une nouvelle accĂ©lĂ©ration du taux mondial dâextinction dâespĂšces qui, selon le rapport, est dĂ©jĂ au moins plusieurs dizaines Ă centaines de fois supĂ©rieur au taux moyen des dix derniers millions dâannĂ©esrĂ©fĂ©rence 1. Dans le mĂȘme rapport, les experts ont Ă©galement cernĂ© et classĂ© par ordre dâimportance les cinq facteurs directs de perte et de dĂ©gradation de la biodiversitĂ© ayant eu Ă ce jour le plus important impact mondial relatif. Ces facteurs sont, par ordre dĂ©croissant : la modification de lâutilisation des terres et des mers; lâexploitation directe des organismes; les changements climatiques; la pollution et les espĂšces exotiques envahissantes.
Le Canada, deuxiĂšme pays en superficie au monde et abritant un large Ă©ventail dâespĂšces, nâest pas Ă©pargnĂ© par cette crise mondiale de la biodiversitĂ©. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), entre 1970 et 2014, les mammifĂšres ont diminuĂ© en moyenne de 43 %, les oiseaux des prairies ont chutĂ© de 69 % et les populations de poissons ont diminuĂ© de 20 % partout au CanadarĂ©fĂ©rence 2. Avec ce dĂ©clin rapide et abrupt de la biodiversitĂ©, le Canada subit de nombreux effets nĂ©gatifs qui sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©s Ă la perte dâhabitat et dâespĂšces.
Une corrĂ©lation positive a Ă©tĂ© Ă©tablie entre la biodiversitĂ© et la productivitĂ© de lâĂ©cosystĂšme, sa santĂ© et sa rĂ©siliencerĂ©fĂ©rence 3 (câest-Ă -dire la capacitĂ© de lâĂ©cosystĂšme de sâadapter aux changements ou de se dĂ©fendre contre les perturbations). Compte tenu de lâinterdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut mener Ă une diminution des fonctions et des services Ă©cosystĂ©miques (par exemple, les processus naturels comme la lutte contre les organismes nuisibles, la pollinisation, lâattĂ©nuation des dommages causĂ©s par les vagues cĂŽtiĂšres, la rĂ©gulation de la tempĂ©rature et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont Ă©galement des liens importants avec lâĂ©conomie canadienne. De petits changements au sein dâun Ă©cosystĂšme peuvent entraĂźner la perte dâindividus et dâespĂšces, et donc avoir des effets nĂ©fastes et irrĂ©versibles Ă grande Ă©chelle sur les Canadiens.
Contexte
Le Canada est un pays dotĂ© dâun environnement naturel riche qui abrite une grande diversitĂ© dâespĂšces vĂ©gĂ©tales et animales. Ce patrimoine naturel fait partie intĂ©grante de lâidentitĂ© et de lâhistoire nationales. Les Canadiens tiennent aux espĂšces sauvages pour des raisons esthĂ©tiques, culturelles, spirituelles, rĂ©crĂ©atives, Ă©ducatives, historiques, alimentaires, mĂ©dicales, Ă©cologiques et scientifiques. Les espĂšces et Ă©cosystĂšmes sauvages font aussi partie du patrimoine mondialrĂ©fĂ©rence 4. Le ministĂšre de lâEnvironnement (le MinistĂšre) a pour mandat, entre autres, de prĂ©server et dâamĂ©liorer la qualitĂ© de lâenvironnement naturel, y compris la flore et la faune. Bien que la responsabilitĂ© de la conservation des espĂšces sauvages du Canada soit partagĂ©e entre tous les ordres de gouvernement du pays, le MinistĂšre jour un rĂŽle de premier plan Ă titre dâorganisme de rĂ©glementation fĂ©dĂ©ral afin dâĂ©viter la disparition — de la planĂšterĂ©fĂ©rence 5 ou du pays seulementrĂ©fĂ©rence 6 — dâespĂšces terrestres. LâAgence Parcs Canada (APC), en tant quâautoritĂ© compĂ©tente, contribue aussi Ă la protection et Ă la conservation des espĂšces dans son rĂ©seau de lieux patrimoniaux protĂ©gĂ©srĂ©fĂ©rence 7, notamment les parcs nationaux et les zones marines nationales de conservation.
Le principal moyen lĂ©gislatif fĂ©dĂ©ral pour rĂ©aliser ce mandat est la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (la LEP ou la Loi). La LEP vise Ă prĂ©venir la disparition — de la planĂšte ou du Canada seulement — des espĂšces sauvages; Ă permettre le rĂ©tablissement des espĂšces sauvages dĂ©signĂ©es « disparues du pays », « en voie de disparition » ou « menacĂ©es », et Ă favoriser la gestion des espĂšces prĂ©occupantes afin dâĂ©viter quâelles ne deviennent des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es. Lorsque la LEP a Ă©tĂ© promulguĂ©e en 2003, la Liste des espĂšces en pĂ©ril (annexe 1 de la LEP) comprenait 233 espĂšces. Depuis, la liste a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă plusieurs reprises afin dây ajouter des espĂšces ou dâen retirer, ou de reclassifier les espĂšces. En date dâoctobre 2021, il y avait 640 espĂšces rĂ©pertoriĂ©es Ă lâannexe 1.
Ă la suite de la proclamation de la LEP en 2003, le ComitĂ© sur la situation des espĂšces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC) a Ă©tĂ© constituĂ© par la Loi en tant quâorganisme consultatif scientifique indĂ©pendant chargĂ© de fournir au ministre de lâEnvironnement (le Ministre) des Ă©valuations de la situation des espĂšces sauvages qui risquent de disparaĂźtre du Canada. Les Ă©valuations sont rĂ©alisĂ©es conformĂ©ment Ă lâarticle 15 de la LEP qui exige, entre autres, que le COSEPAC dĂ©termine le statut des espĂšces quâil considĂšre ĂȘtre en pĂ©ril et quâil cerne les menaces existantes et potentielles pour ces espĂšces. Les membres du COSEPAC se rĂ©unissent deux fois par an afin dâexaminer les renseignements recueillis sur des espĂšces sauvages et rĂ©partissent les espĂšces en sept catĂ©gories : disparue, disparue du pays, en voie de disparition, menacĂ©e, prĂ©occupante, donnĂ©es insuffisantes, ou non en pĂ©rilrĂ©fĂ©rence 8.
Une fois que le COSEPAC a prĂ©sentĂ© son Ă©valuation au ministre de lâEnvironnement, ce dernier dispose de 90 jours pour publier dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril (le Registre public) une dĂ©claration afin dâindiquer comment il compte rĂ©agir Ă lâĂ©valuation et selon quel Ă©chĂ©ancier. Cette dĂ©claration communique lâĂ©tendue des consultations portant sur les changements proposĂ©s Ă lâannexe 1 de la LEP.
AprĂšs les consultations et lâanalyse qui en dĂ©coule rĂ©alisĂ©e par les reprĂ©sentants du MinistĂšre, un dĂ©cret est publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de confirmer la rĂ©ception de lâĂ©valuation du COSEPAC. Cette publication dĂ©clenche un processus rĂ©glementaire par lequel, sur recommandation du Ministre, le gouverneur en conseil peut, par dĂ©cret, dans un dĂ©lai de neuf mois suivant la rĂ©ception de lâĂ©valuation :
- (1) ajouter une espĂšce sauvage Ă lâannexe 1 de la LEP, conformĂ©ment Ă lâĂ©valuation de sa situation par le COSEPAC;
- (2) ne pas inscrire lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (3) renvoyer la question au COSEPAC pour renseignements supplémentaires ou pour réexamen.
Si le gouverneur en conseil ne prend pas de dĂ©cision dans un dĂ©lai de neuf mois aprĂšs avoir reçu officiellement lâĂ©valuation du COSEPAC, le paragraphe 27(3) de la LEP stipule que le Ministre doit modifier lâannexe 1 en conformitĂ© avec cette Ă©valuation.
En plus de recommander de nouveaux ajouts Ă lâannexe 1, le COSEPAC peut examiner le statut dâune espĂšce sauvage prĂ©cĂ©demment Ă©valuĂ©e et recommander une nouvelle classification pour cette espĂšce. La reclassification est importante pour garantir que la dĂ©signation est conforme aux donnĂ©es scientifiques les plus rĂ©centes, ce qui permet une meilleure prise de dĂ©cision quant Ă lâĂ©tablissement des prioritĂ©s en matiĂšre de conservation des espĂšces. Les espĂšces sont classĂ©es Ă un niveau de risque supĂ©rieur lorsque leur situation sâest dĂ©tĂ©riorĂ©e depuis la derniĂšre Ă©valuation (par exemple un dĂ©clin de la population). Lorsque leur situation sâamĂ©liore, on peut les faire passer Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e ou les retirer de la Liste des espĂšces en pĂ©ril, de sorte que les espĂšces soient protĂ©gĂ©es selon lâesprit de la LEP tout en minimisant les rĂ©percussions sur les intervenants et les ressources.
Interdictions en application de la LEP
DĂšs leur inscription, les espĂšces sauvages bĂ©nĂ©ficient de diffĂ©rents niveaux de protection, qui varient selon leur dĂ©signation, conformĂ©ment aux interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues aux articles 32 et 33 de la LEP. Les tableaux 1.1 et 1.2 ci-aprĂšs prĂ©sentent les diffĂ©rentes protections offertes par la LEP immĂ©diatement aprĂšs lâajout dâune espĂšce Ă lâannexe 1 de la LEP.
| DĂ©signation de lâespĂšce |
EspÚces protégées en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs |
EspĂšces aquatiques |
Toutes les autres espĂšces inscrites |
|---|---|---|---|
Préoccupante |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas (pour les espĂšces prĂ©occupantes). |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas (pour les espĂšces prĂ©occupantes). |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas (pour les espĂšces prĂ©occupantes). |
Menacée, en voie de disparition et disparue du pays |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales sâappliquent partout au Canada pour les oiseaux migrateurs. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales sâappliquent partout au Canada pour les espĂšces aquatiques |
Dans les provinces, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent que sur le territoire domanial note a du tableau a1 . Dans les territoires, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent que sur le territoire domanial fĂ©dĂ©ral qui relĂšve du ministre de lâEnvironnement ou de lâAgence Parcs Canada. |
Note(s) du tableau a1
|
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| DĂ©signation de lâespĂšce |
Protection des individus (article 32 de la LEP) |
Protection de la résidence (article 33 de la LEP) |
|---|---|---|
Préoccupante |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas. |
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas. |
Menacée, en voie de disparition et disparue du pays |
Protection des individus de lâespĂšce contre lâabattage, les blessures, le harcĂšlement, la capture ou la prise. Interdiction de possĂ©der, de collectionner, dâacheter et de vendre ou dâĂ©changer un individu dâune espĂšce ou toute partie ou produit qui en provient. |
La destruction ou le fait de causer des dommages Ă la rĂ©sidence dâun ou de plusieurs individus de lâespĂšce constitue une infraction. Pour les espĂšces disparues du pays, la protection de la rĂ©sidence ne sâapplique que si un programme de rĂ©tablissement recommande la rĂ©insertion Ă lâĂ©tat sauvage au Canada. |
Ă lâextĂ©rieur du territoire domanial, les espĂšces inscrites qui ne sont pas des espĂšces aquatiques ou des oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM) ne peuvent ĂȘtre protĂ©gĂ©es par la LEP que par un dĂ©cret en conseilrĂ©fĂ©rence 9. Le ministre de lâEnvironnement doit recommander la prise dâun tel dĂ©cret sâil estime que les lois de la province ou du territoire ne protĂšgent pas efficacement lâespĂšce ou la rĂ©sidence de ses individus.
Planification du rétablissement
Lâinscription dâune espĂšce sous une dĂ©signation dâespĂšce menacĂ©e, en voie de disparition ou disparue du pays entraĂźne, pour le ministre compĂ©tentrĂ©fĂ©rence 10, lâobligation dâĂ©tablir un programme de rĂ©tablissement visant Ă prendre des mesures quant aux menaces Ă la survie ou au rĂ©tablissement des espĂšces inscrites. Dans le cas des espĂšces prĂ©occupantes, un plan de gestion doit ĂȘtre Ă©laborĂ© dans les trois ans suivant lâinscription.
La LEP Ă©nonce quâun projet de programme de rĂ©tablissement doit ĂȘtre publiĂ© dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril:
- dans un dĂ©lai dâun an aprĂšs lâinscription, pour les espĂšces en voie de disparition;
- dans un dĂ©lai de deux ans aprĂšs lâinscription, pour les espĂšces menacĂ©es et les espĂšces disparues du pays.
Lors de la prĂ©paration du programme de rĂ©tablissement, le ministre compĂ©tent doit dĂ©terminer si le rĂ©tablissement de lâespĂšce est rĂ©alisable au point de vue technique et biologique. Si celui-ci nâest pas rĂ©alisable, le programme de rĂ©tablissement doit comporter une description de lâespĂšce et de ses besoins, dans la mesure du possible, et la dĂ©signation de son habitat essentiel, ainsi que les motifs de la conclusion.
Pour les espÚces sauvages dont le rétablissement a été estimé possible, les programmes de rétablissement comprennent ce qui suit :
- la description de lâespĂšce et ses besoins;
- la dĂ©signation des menaces pesant sur la survie de lâespĂšce et de son habitat et une description des grandes lignes du plan Ă suivre pour y faire face;
- la dĂ©signation de lâhabitat essentiel (câest-Ă -dire lâhabitat nĂ©cessaire au rĂ©tablissement ou Ă la survie de lâespĂšce sauvage inscrite);
- un calendrier des Ă©tudes nĂ©cessaires pour dĂ©signer lâhabitat essentiel lorsque lâinformation accessible est insuffisante;
- des exemples dâactivitĂ©s propices Ă la destruction de lâhabitat essentiel de lâespĂšce;
- un Ă©noncĂ© des objectifs en matiĂšre de population et de dissĂ©mination de lâespĂšce (câest-Ă -dire le nombre dâindividus, les populations et/ou la rĂ©partition gĂ©ographique de lâespĂšce nĂ©cessaires Ă son rĂ©tablissement);
- une description générale des activités de recherche et de gestion nécessaires pour atteindre ces objectifs;
- un Ă©noncĂ© de lâĂ©chĂ©ancier pour lâĂ©laboration dâun ou de plusieurs plans dâaction.
Les programmes de rétablissement sont élaborés en collaboration avec les intervenants suivants :
- tout gouvernement provincial ou territorial compétent;
- tout ministre fĂ©dĂ©ral dont relĂšve le territoire domanial oĂč se trouve lâespĂšce;
- tout conseil de gestion des ressources fauniques habilité par un accord sur des revendications territoriales;
- toute organisation autochtone directement touchée;
- toute autre personne ou organisation que le ministre estime compétente;
- les propriĂ©taires fonciers (y compris les provinces et territoires) ou dâautres personnes dont le ministre compĂ©tent croit ĂȘtre directement touchĂ©es par la stratĂ©gie.
Une fois quâun programme de rĂ©tablissement dĂ©finitif est publiĂ©, le ministre compĂ©tent est tenu dâĂ©laborer un ou plusieurs plans dâaction fondĂ©s sur le programme de rĂ©tablissement. Les plans sont Ă©tablis en consultation avec les organisations et les personnes prĂ©citĂ©es. Les Ă©chĂ©anciers dâĂ©tablissement ou de mise en Ćuvre ne sont pas prĂ©vus dans la LEP, mais sont plutĂŽt Ă©tablis dans le programme de rĂ©tablissement. Les plans dâaction comprennent ce qui suit:
- la dĂ©signation de lâhabitat essentiel, dans la mesure du possible, dâune façon conforme au programme de rĂ©tablissement, si elle nâest pas dĂ©jĂ faite;
- des exemples dâactivitĂ©s susceptibles de dĂ©truire lâhabitat essentiel;
- un Ă©noncĂ© des mesures envisagĂ©es pour protĂ©ger lâhabitat essentiel, y compris lâĂ©tablissement dâaccords de conservation en application de lâarticle 11 de la LEP;
- la dĂ©signation de toute partie de lâhabitat essentiel qui nâa pas Ă©tĂ© protĂ©gĂ©e;
- un exposĂ© des mesures Ă prendre pour mettre en Ćuvre le programme de rĂ©tablissement;
- les mĂ©thodes Ă utiliser pour surveiller le rĂ©tablissement de lâespĂšce et sa viabilitĂ© Ă long terme;
- lâĂ©valuation des coĂ»ts socioĂ©conomiques du plan dâaction et des avantages de sa mise en Ćuvre;
- tout autre Ă©lĂ©ment prĂ©vu par rĂšglement (sâil y a lieu) pris aux termes du paragraphe 49(2) de la Loi.
Protection de lâhabitat essentiel
Les exigences de la LEP pour protĂ©ger lâhabitat essentiel diffĂšrent selon quâil sâagisse dâespĂšces aquatiques, dâespĂšces dâoiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la LCOM ou dâautres espĂšces, et selon que ces espĂšces soient prĂ©sentes sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive, sur le plateau continental du Canada ou ailleurs au Canada. Pour les oiseaux migrateurs qui sont protĂ©gĂ©s en vertu de la LCOM, leurs nids et leurs abris Ă nid sont protĂ©gĂ©s contre la destruction partout au Canada.
Lorsque lâhabitat essentiel dâune espĂšce ou une partie de celui-ci se trouve sur le territoire domanial, dans la zone Ă©conomique exclusive du Canada ou sur le plateau continental du Canada, la LEP exige que celui-ci fasse lâobjet de mesures de protection lĂ©gales dans un dĂ©lai de 180 jours suivant sa dĂ©signation dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan dâaction. La protection peut ĂȘtre assurĂ©e par des dispositions de la LEP ou de toute autre loi fĂ©dĂ©rale, ou une mesure prise sous leur rĂ©gime, y compris les accords de conservation aux termes de lâarticle 11 de la LEP.
Si lâhabitat essentiel se trouve dans un refuge dâoiseaux migrateurs en vertu de la LCOM, dans un parc national comprit Ă lâannexe 1 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada (LPNC), dans le parc urbain national de la Rouge Ă©tabli en vertu de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, dans une zone marine protĂ©gĂ©e dĂ©signĂ©e sous le rĂ©gime de la Loi sur les ocĂ©ans, ou dans une rĂ©serve nationale de faune en vertu de la Loi sur les espĂšces sauvages du Canada, le ministre compĂ©tent est tenu de publier une description de cet habitat essentiel dans la Gazette du Canada dans les 90 jours qui suivent la publication de la version dĂ©finitive du programme de rĂ©tablissement ou du plan dâaction dĂ©signant lâhabitat essentiel. Quatre-vingt-dix jours aprĂšs la publication de la dĂ©signation de lâhabitat essentiel dans la Gazette du Canada, la protection de lâhabitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) de la LEP (câest-Ă -dire les interdictions relatives Ă la destruction de lâhabitat essentiel) entre en vigueur automatiquement, et lâhabitat essentiel se trouvant sur le territoire dâune aire protĂ©gĂ©e fĂ©dĂ©rale est protĂ©gĂ© lĂ©galement par la LEP.
Dans les cas oĂč lâhabitat essentiel se trouve sur le territoire domanial, mais pas dans les zones de protection fĂ©dĂ©rales dĂ©crites dans le paragraphe prĂ©cĂ©dent, dans les 180 jours suivant la mise dans le Registre public de la version dĂ©finitive du programme de rĂ©tablissement ou du plan dâaction dĂ©signant lâhabitat essentiel, le ministre compĂ©tent est tenu :
- (1) soit de prendre un dĂ©cret interdisant la destruction de lâhabitat essentiel en vertu du paragraphe 58(4) de la LEP;
- (2) soit de publier dans le Registre public une dĂ©claration Ă©nonçant comment lâhabitat essentiel (ou une partie de celui-ci) est protĂ©gĂ© sous le rĂ©gime de la LEP ou dâune autre loi fĂ©dĂ©rale, y compris en vertu dâaccords de conservation conclus au titre de lâarticle 11 de la LEP.
Lorsquâil sâagit de lâhabitat essentiel dâune espĂšce dâoiseaux migrateurs protĂ©gĂ©e par la LCOM situĂ© Ă lâextĂ©rieur du territoire domanial, de la zone Ă©conomique exclusive ou du plateau continental du Canada ou dâun refuge dâoiseaux migrateurs en vertu de la LCOM, lâhabitat essentiel nâest protĂ©gĂ© que lorsquâun dĂ©cret en conseil est pris Ă cet effet, Ă la suite de la recommandation du ministre compĂ©tent. Lorsque lâhabitat essentiel dâun oiseau migrateur protĂ©gĂ© par la LCOM est dĂ©signĂ© dans un document de rĂ©tablissement et quâun dĂ©cret ou une dĂ©claration est publiĂ© Ă©nonçant comment lâhabitat essentiel est protĂ©gĂ©, les interdictions de la LEP contre la destruction de lâhabitat essentiel ont une portĂ©e plus large que les protections offertes en vertu de la LCOM aux individus, Ă leurs Ćufs, aux nids et aux abris Ă nid.
La LEP considĂšre la protection des parties de lâhabitat essentiel par les autres ordres de gouvernement (provinces ou territoires) pour les espĂšces autres que les espĂšces aquatiques ou les espĂšces dâoiseau migrateur protĂ©gĂ©es par la LCOM, situĂ©es ailleurs que sur le territoire domanial. Dans lâĂ©ventualitĂ© oĂč lâhabitat essentiel ne serait pas protĂ©gĂ© Ă lâintĂ©rieur de ces aires, le gouverneur en conseil peut, par dĂ©cret, appliquer lâinterdiction de dĂ©truire lâhabitat essentiel prĂ©vue par la LEP. Dans les cas oĂč le ministre de lâEnvironnement estime que lâhabitat essentiel ailleurs que sur le territoire domanial nâest pas protĂ©gĂ© efficacement par les lois provinciales ou territoriales, une autre mesure prise en vertu de la LEP (y compris les accords prĂ©vus Ă lâarticle 11) ou par lâentremise dâune autre loi fĂ©dĂ©rale, le ministre est tenu de recommander au gouverneur en conseil la prise dâun dĂ©cret pour mettre en application les interdictions de dĂ©truire lâhabitat essentiel Ă lâextĂ©rieur du territoire domanial. Avant de faire sa recommandation, le ministre doit consulter les ministres provinciaux ou territoriaux appropriĂ©s. Dans tous les cas, le gouverneur en conseil prend la dĂ©cision dĂ©finitive pour dĂ©terminer sâil faut aller de lâavant avec le dĂ©cret pour la protection de lâhabitat essentiel en questionrĂ©fĂ©rence 11.
Permis en vertu de la LEP
Une personne qui prĂ©voit dâexercer une activitĂ© qui est interdite par la LEP, touchant une espĂšce sauvage inscrite, toute partie de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, peut prĂ©senter une demande de permis au ministre compĂ©tent, conformĂ©ment Ă lâarticle 73 de la Loi. Un permis peut ĂȘtre dĂ©livrĂ© si le ministre est dâavis que lâactivitĂ© a un des trois objectifs suivants:
- lâactivitĂ© est liĂ©e Ă des recherches scientifiques sur la conservation de lâespĂšce, menĂ©es par des personnes compĂ©tentes;
- lâactivitĂ© profite Ă lâespĂšce ou est nĂ©cessaire Ă lâaugmentation de ses chances de survie Ă lâĂ©tat sauvage; ou
- lâactivitĂ© ne touche lâespĂšce que de façon incidenterĂ©fĂ©rence 12, rĂ©fĂ©rence 13.
De plus, le permis ne peut ĂȘtre dĂ©livrĂ© que si le ministre compĂ©tent estime que les trois conditions prĂ©alables suivantes sont respectĂ©es :
- toutes les solutions de rechange susceptibles de minimiser les consĂ©quences nĂ©gatives de lâactivitĂ© sur lâespĂšce ont Ă©tĂ© envisagĂ©es et la meilleure solution a Ă©tĂ© retenue;
- toutes les mesures possibles seront prises afin de minimiser les consĂ©quences nĂ©gatives de lâactivitĂ© sur lâespĂšce, son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus; et
- lâactivitĂ© ne mettra pas en pĂ©ril la survie ou le rĂ©tablissement de lâespĂšce.
En vertu de lâarticle 74 de la LEP, un ministre compĂ©tent peut dĂ©livrer un permis conformĂ©ment Ă une autre loi fĂ©dĂ©rale (par exemple, la Loi sur les parcs nationaux du Canada) pour exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, toute partie de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, qui aura le mĂȘme effet que ceux dĂ©livrĂ©s en vertu du paragraphe 73(1) de la LEP, si certaines conditions sont respectĂ©es, et ce, afin de rĂ©duire la nĂ©cessitĂ© dâobtenir de multiples autorisations.
Pour les oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la LCOM et la LEP, un permis sous le rĂ©gime de la LCOM conforme Ă la LEP peut ĂȘtre dĂ©livrĂ© pour autoriser une activitĂ© touchant un oiseau migrateur inscrit, dans le but dâĂ©viter que deux permis distincts ne soient dĂ©livrĂ©s. Pour quâun seul permis soit dĂ©livrĂ©, toutes les conditions Ă©noncĂ©es aux paragraphes 73(2) Ă 73(6.1) de la LEP doivent ĂȘtre respectĂ©es. La dĂ©livrance dâun permis pour lâactivitĂ© en question doit Ă©galement ĂȘtre autorisĂ©e en vertu de la LCOM.
Un permis en vertu de la LEP peut ĂȘtre dĂ©livrĂ© lorsquâune activitĂ© touche la rĂ©sidence dâun oiseau migrateur, si cette rĂ©sidence nâest pas un nid ou un abri Ă nid protĂ©gĂ© par la LCOM. Un permis peut Ă©galement ĂȘtre dĂ©livrĂ© en vertu de la LEP pour des activitĂ©s touchant lâhabitat essentiel protĂ©gĂ© dâun oiseau migrateur inscrit, car lâhabitat essentiel nâest pas protĂ©gĂ© par la LCOM.
Gestion des espÚces préoccupantes
Lâajout dâune espĂšce prĂ©occupante Ă lâannexe 1 de la LEP fournit une indication que lâespĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre. Suivant lâinscription, la prĂ©paration dâun plan de gestion pourrait permettre Ă lâespĂšce dâĂȘtre gĂ©rĂ©e de maniĂšre proactive et de maximiser la probabilitĂ© de succĂšs du rĂ©tablissement, et devrait permettre dâĂ©viter la mise en place future de mesures plus coĂ»teuses.
Le plan comprend les mesures de conservation jugĂ©es appropriĂ©es pour prĂ©server lâespĂšce et Ă©viter le dĂ©clin de sa population. Il est Ă©laborĂ© en collaboration avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux compĂ©tents, dâautres ministĂšres fĂ©dĂ©raux, des conseils de gestion des ressources fauniques, des partenaires et des organisations autochtones et tout autre intervenant concernĂ©. Le plan de gestion doit ĂȘtre publiĂ© dans un dĂ©lai de trois ans suivant lâinscription de lâespĂšce.
Nouvelles unités désignables
Aux termes de la LEP, une espĂšce sauvage se dĂ©finit comme Ă©tant une « espĂšce, sous-espĂšce, variĂ©tĂ© ou population gĂ©ographiquement ou gĂ©nĂ©tiquement distincte dâanimaux, de vĂ©gĂ©taux ou dâautres organismes dâorigine sauvage […] ». Par cette dĂ©finition, la LEP reconnaĂźt que la conservation de la diversitĂ© biologique passe par la protection des entitĂ©s taxonomiques dâun rang infĂ©rieur de lâespĂšce (câest-Ă -dire les unitĂ©s dĂ©signables), et donne au COSEPAC le mandat de les Ă©valuer lorsquâil est justifiĂ© de le faire. Dans les Ă©valuations du COSEPAC, ces unitĂ©s dĂ©signables nouvellement dĂ©finies et leur classification (par exemple espĂšce en voie de disparition, espĂšce menacĂ©e, espĂšce prĂ©occupante) sont prĂ©sentĂ©es de la mĂȘme façon que pour les autres espĂšces. Dans certains cas, selon les donnĂ©es scientifiques, les espĂšces sauvages ayant dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es pourraient ĂȘtre Ă©valuĂ©es Ă nouveau et le COSEPAC pourrait dĂ©terminer que ces espĂšces sauvages contiennent moins dâunitĂ©s dĂ©signables, plus dâunitĂ©s dĂ©signables ou des unitĂ©s dĂ©signables diffĂ©rentes. Le COSEPAC publiera les Ă©valuations et les classifications pour toute unitĂ© dĂ©signable qui pourrait correspondre ou non Ă celle de lâespĂšce sauvage dĂ©finie auparavant.
Si aprĂšs avoir Ă©valuĂ© une nouvelle unitĂ© dĂ©signable, le COSEPAC lui attribue le mĂȘme statut que lâespĂšce sauvage dĂ©finie au dĂ©part, lâannexe 1 doit aussi ĂȘtre modifiĂ©e pour reflĂ©ter la liste des espĂšces la plus rĂ©cente, conformĂ©ment aux meilleures donnĂ©es scientifiques disponibles.
Objectif
Lâobjectif du projet de dĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (le dĂ©cret proposĂ©) est dâaider Ă maintenir la biodiversitĂ© du Canada et la santĂ© de ses Ă©cosystĂšmes en Ă©vitant la disparition dâespĂšces sauvages du pays ou de la planĂšte en contribuant Ă leur rĂ©tablissement, et de suivre les recommandations du COSEPAC.
Description
Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la situation de 13 espĂšces sauvages au Canada. ConformĂ©ment Ă lâarticle 27 de la LEP, il est proposĂ© que la gouverneure en conseil prenne le dĂ©cret dâajouter neuf nouvelles espĂšces, dâen reclassifier trois autres et dâapporter des changements au nom dâune espĂšce.
Ces 13 espĂšces sont prĂ©sentes dans tout le Canada, la majoritĂ© dâentre elles se trouvant en Colombie-Britannique et en Ontario. Ces espĂšces ont Ă©tĂ© regroupĂ©es parce que les mesures envisagĂ©es dans le cadre du dĂ©cret devraient avoir un faible impact diffĂ©rentiel sur les peuples autochtones et les intervenants.
Concernant les 13 espÚces visées par le projet de décret :
- il est proposĂ© que neuf dâentre elles soient nouvellement inscrites en tant quâespĂšces en voie de disparition ou prĂ©occupantes;
- il est proposĂ© dâen reclassifier une espĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e;
- il est proposĂ© dâen reclassifier une espĂšce en voie de disparition Ă espĂšce prĂ©occupante;
- il est proposĂ© dâen reclassifier une espĂšce menacĂ©e Ă espĂšce prĂ©occupante;
- il est proposĂ© de modifier le nom de lâune dâentre elles.
Ces modifications sont prĂ©sentĂ©es dans les tableaux 2.1 Ă 2.3 ci-dessous. Une description dĂ©taillĂ©e de chacune des espĂšces, de leur aire de rĂ©partition et des menaces qui pĂšsent sur elles se trouve Ă lâannexe 1. Des renseignements supplĂ©mentaires sur ces espĂšces se trouvent Ă©galement dans les rapports de situation du COSEPACrĂ©fĂ©rence 14.
| Taxonomie |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
Mousses |
Daltonie faux-splachne |
Daltonia splachnoides |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Mousses |
Séligérie de Carey |
Seligeria careyana |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Mousses |
Trichostome à feuilles recourbées |
Oxystegus recurvifolius |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Plantes vasculaires |
CastillĂ©jie grĂȘle |
Castilleja tenuis |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Plantes vasculaires |
Hespérochiron nain |
Hesperochiron pumilus |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Plantes vasculaires |
IsoĂšte du Columbia |
Isoetes minima |
Aucun |
En voie de disparition |
Colombie- Britannique |
Plantes vasculaires |
Valériane ciliée |
Valeriana edulis ssp. ciliata |
Aucun |
En voie de disparition |
Ontario |
Anthropodes |
Bourdon américain |
Bombus pensylvanicus |
Aucun |
Préoccupante |
Ontario, Québec |
Anthropodes |
Scolie dorée |
Dielis pilipes |
Aucun |
Préoccupante |
Ontario |
| Taxonomie |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
MammifĂšres |
Caribou de Peary |
Rangifer tarandus pearyi |
En voie de disparition |
Menacée |
Territoires du Nord-Ouest et Nunavut |
Reptiles |
Lézard à petites cornes majeur |
Phrynosoma hernandesi |
En voie de disparition |
Préoccupante |
Alberta et Saskatchewan |
Plantes vasculaires |
Hydraste du Canada |
Hydrastis canadensis |
Menacée |
Préoccupante |
Ontario |
| Taxonomie |
EspĂšce |
Nom scientifique |
Statut actuel |
Statut proposé |
Aire de répartition |
|---|---|---|---|---|---|
Anthropodes |
Bleu mélissa |
Plebejus samuelis note 15 du tableau a5 |
Disparue du pays |
N/A |
Ontario |
Note(s) du tableau a5
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Ălaboration du rĂšglement
Consultation
En vertu de la LEP, lâĂ©valuation scientifique indĂ©pendante de la situation des espĂšces sauvages effectuĂ©e par le COSEPAC et la dĂ©cision de la gouverneure en conseil dâaccorder une protection juridique en inscrivant des espĂšces sauvages Ă lâannexe 1 de la Loi sont deux processus distincts. Cette distinction garantit que le comitĂ© de scientifiques peut travailler de façon indĂ©pendante pour lâĂ©valuation de la situation des espĂšces sauvages et que les Canadiens ont la possibilitĂ© de participer au processus dĂ©cisionnel consistant Ă dĂ©terminer si les espĂšces sauvages seront inscrites Ă la LEP pour bĂ©nĂ©ficier dâune protection juridique.
Le gouvernement du Canada reconnaĂźt que la conservation des espĂšces sauvages est une responsabilitĂ© conjointe et que la meilleure façon dâassurer la survie des espĂšces en pĂ©ril et la prĂ©servation de leur habitat passe par la participation active de tous les intervenants concernĂ©s. Le prĂ©ambule de la LEP indique que tous les Canadiens ont un rĂŽle Ă jouer dans la prĂ©vention de la disparition des espĂšces sauvages du Canada. Lâune des façons dont les Canadiens peuvent participer est de faire part de leurs commentaires concernant lâajout dâespĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP, la reclassification dâespĂšces ou le retrait de celles-ci de lâannexe. Le ministre tient compte de tous les commentaires reçus lorsquâil fait ses recommandations concernant lâinscription dâespĂšces au gouverneur en conseil. Les commentaires sont examinĂ©s en fonction des consĂ©quences possibles de lâinscription ou non dâune espĂšce Ă lâannexe 1, et les commentaires reçus des intervenants qui seront les plus touchĂ©s par les changements proposĂ©s reçoivent une attention particuliĂšre.
Le ministĂšre de lâEnvironnement amorce les consultations publiques initiales aprĂšs la publication des rĂ©ponses du ministre dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril dans les 90 jours suivant la rĂ©ception dâune copie de lâĂ©valuation de la situation dâune espĂšce sauvage du COSEPAC. Les peuples autochtones, les intervenants, les organisations et le grand public sont Ă©galement consultĂ©s au moyen dâun document accessible au public intitulĂ© « Consultation sur la modification de la liste des espĂšces de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : espĂšces terrestres ». Pour le caribou de Peary, ce document a Ă©tĂ© publiĂ© en janvier 2017 sur le registre public. Pour les 11 autres espĂšces, Ă lâexclusion du bleu mĂ©lissa, le document a Ă©tĂ© publiĂ© en janvier 2020 pour les espĂšces visĂ©es par le prĂ©sent projet de dĂ©cret.
Les documents de consultation fournissent de lâinformation sur lâespĂšce, y compris la justification de sa dĂ©signation, une description biologique et des informations sur les localitĂ©s oĂč elle se trouve. Ils prĂ©sentent Ă©galement un aperçu du processus dâinscription Ă la LEP. Ces documents ont Ă©tĂ© distribuĂ©s directement Ă plus de 3 300 personnes et organisations, y compris des peuples et organisations autochtones, des gouvernements provinciaux et territoriaux, divers secteurs industriels, des utilisateurs de ressources, des propriĂ©taires fonciers et des organisations non gouvernementales de lâenvironnement qui sâintĂ©ressent Ă une espĂšce en particulier. Lâabonnement au bulletin dâinformation Ă©lectronique du registre public des espĂšces en pĂ©ril est volontaire et les abonnĂ©s reçoivent des mises Ă jour pĂ©riodiques sur les nouveaux Ă©lĂ©ments ajoutĂ©s au registre public des espĂšces en pĂ©ril.
Résumé des résultats des consultations initiales
Les consultations initiales avec les intervenants intĂ©ressĂ©s et le grand public ont commencĂ© en janvier 2017 pour le caribou de Peary. Pour les 11 autres espĂšces, les consultations rĂ©glementaires prĂ©alables sur les modifications de lâannexe 1 de la LEP ont eu lieu de janvier 2020 Ă avril 2021, soit une prolongation de 11 mois en raison de la situation de la COVID-19.
La pandĂ©mie de COVID-19 se fait sentir de diverses façons dans les activitĂ©s du ministĂšre, et ce sur lâensemble des programmes et des rĂ©gions. Les activitĂ©s en personne ont Ă©tĂ© restreintes ou reportĂ©es, tandis que dâautres ont lieu en format virtuel. Certaines activitĂ©s qui ne peuvent se faire que « sur place », notamment le travail sur le terrain, la surveillance, lâapplication de la loi et les travaux nĂ©cessitant la manipulation physique dâinstruments ont Ă©tĂ© complĂštement interrompues dans les collectivitĂ©s autochtones. En dĂ©pit de ces dĂ©fis, ECCC a encouragĂ© lâutilisation dâoutils et de technologies virtuels pour faciliter la capacitĂ© du grand public et des intervenants Ă commenter la proposition dâinscription dâespĂšces dans le cadre de ce dĂ©cret.
Au total, le ministĂšre de lâEnvironnement a reçu 53 commentaires concernant les espĂšces visĂ©es par le projet de dĂ©cret. Les commentaires provenaient de provinces, de conseils de gestion de la faune et dâorganisations autochtones, dâorganisations environnementales non gouvernementales, de particuliers et dâassociations industrielles. La plupart des commentaires Ă©taient favorables ou ne sâopposaient pas aux modifications de lâannexe 1 de la LEP. Toutefois, trois commentaires ont exprimĂ© une opposition.
Cinq commentaires ont Ă©tĂ© reçus pendant la pĂ©riode de consultation prolongĂ©e de 2017 pour le caribou de Peary, en provenance dâun conseil de gestion des ressources fauniques et de quatre organisations autochtones. Le 27 mars 2018, le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut a approuvĂ© la proposition de reclasser le caribou de Peary de la catĂ©gorie en voie de disparition Ă la catĂ©gorie menacĂ©e, et trois organisations autochtones ont soutenu la proposition de reclassement du statut de lâespĂšce. Une organisation autochtone nâa pas appuyĂ© initialement lâinscription proposĂ©e et a demandĂ© des renseignements supplĂ©mentaires Ă©tant donnĂ© la raretĂ© de lâespĂšce dans la rĂ©gion. Une fois que le MinistĂšre a fourni les renseignements demandĂ©s et les justifications de lâinscription proposĂ©e, lâorganisation a officiellement exprimĂ© son soutien Ă la proposition et Ă lâĂ©tude continue du caribou afin dâassurer la croissance soutenue de la population.
Les 48 autres commentaires ont Ă©tĂ© reçus entre janvier 2020 et avril 2021. 45 commentaires ne sâopposaient pas aux modifications proposĂ©es Ă lâannexe 1 de la LEP, tandis que trois commentaires exprimaient de lâopposition. Il convient de noter que le ministĂšre de lâEnvironnement a tenu des discussions avec un large Ă©ventail dâintervenants et dâorganisations autochtones, mais quâil nâa tenu compte que des commentaires dans lesquels des opinions Ă©taient explicitement exprimĂ©es pour les espĂšces visĂ©es dans la liste proposĂ©e. Ainsi, lors du dĂ©compte du nombre total de commentaires reçus pour cette proposition, le MinistĂšre compte un commentaire par espĂšce. Par consĂ©quent, plusieurs commentaires peuvent avoir Ă©tĂ© attribuĂ©s au mĂȘme rĂ©pondant sâil a soumis des commentaires sur plusieurs espĂšces.
Le ministĂšre de lâEnvironnement est dĂ©terminĂ© Ă maintenir un processus de collaboration tout au long de lâĂ©valuation et des processus dâinscription et de rĂ©tablissement. Les rĂ©sultats des consultations publiques sont dâune grande importance pour le processus dâinscription dâespĂšces en pĂ©ril. Le ministĂšre de lâEnvironnement examine attentivement les commentaires reçus pour mieux comprendre les avantages et les coĂ»ts dĂ©coulant des modifications Ă apporter Ă la Liste des espĂšces en pĂ©ril.
Commentaires détaillés sur les modifications proposées
(a) Opposition à la reclassification proposée du lézard à petites cornes majeur
En ce qui concerne le lĂ©zard Ă petites cornes majeur, lâAlberta Wilderness Association (AWA), une organisation non gouvernementale de lâenvironnement (ONGE), estime que la reclassification proposĂ©e Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e nâest pas appropriĂ©e pour les sous-populations albertaines de cette espĂšce en raison du manque dâinformation et de la persistance des menaces. LâAWA a fourni une justification Ă son commentaire qui est expliquĂ©e ci-dessous.
LâONGE a indiquĂ© quâil fallait obtenir plus dâinformation avant de reclasser les sous-populations de lâAlberta du lĂ©zard Ă petites cornes majeur, puisque les tendances relatives Ă la taille de la population et Ă la qualitĂ© de lâhabitat de cette espĂšce sont actuellement inconnues. LâAWA suggĂšre que le principe de prĂ©caution soit suivi jusquâĂ ce quâune Ă©valuation plus approfondie ait eu lieu. En raison du dĂ©clin de la population de lâespĂšce dans plusieurs localitĂ©s, ainsi que du dĂ©clin dĂ©duit et projetĂ© de la population et de la qualitĂ© de lâhabitat, lâAWA sâoppose Ă la reclassification proposĂ©e. Par ailleurs, les sous-populations de lâAlberta sont soumises Ă des menaces permanentes liĂ©es aux changements dâutilisation des terres et Ă la conversion de lâhabitat. Une grande partie de la sous-population rĂ©side sur des terres privĂ©es ou des terres de la Couronne gĂ©rĂ©es par la province, qui prĂ©sentent des conditions beaucoup plus variables et sont moins sĂ»res que le parc national des Prairies oĂč lâespĂšce est Ă©galement prĂ©sente. Enfin, la reclassification de lâespĂšce pourrait donner lâimpression que la taille de la population et la qualitĂ© de lâhabitat de lâespĂšce se sont amĂ©liorĂ©es, malgrĂ© le manque dâinformation et les menaces persistantes qui pĂšsent sur la qualitĂ© de lâhabitat en Alberta. Cela pourrait diminuer le sentiment dâurgence Ă rĂ©tablir lâespĂšce au niveau rĂ©gional.
Réponse du MinistÚre
Comme le mentionne le Rapport de situation du COSEPAC, de nouveaux sites ont Ă©tĂ© documentĂ©s Ă lâĂ©chelle de lâaire de rĂ©partition de lâespĂšce au Canada, y compris des zones occupĂ©es en Alberta qui Ă©taient inconnues au moment de lâĂ©valuation prĂ©cĂ©dente. La fragmentation de la population sert dâindicateur pour lâun des critĂšres quantitatifs (critĂšre B, petite aire de rĂ©partition et dĂ©clin ou fluctuation) utilisĂ©s par le COSEPAC lorsquâil Ă©value lâĂ©tat de conservation des espĂšces sauvages. Ces nouvelles donnĂ©es suggĂšrent quâil existe plusieurs sous-populations qui continuent de persister et qui sont prĂ©sumĂ©es avoir une bonne viabilitĂ©, ce qui ne justifie pas une fragmentation sĂ©vĂšre. Il sâagit de lâun des principaux facteurs permettant au lĂ©zard Ă petites cornes majeur de rĂ©pondre aux critĂšres du COSEPAC dâespĂšce prĂ©occupante plutĂŽt que dâespĂšce en voie de disparition. Ă la lumiĂšre de ces Ă©lĂ©ments, le COSEPAC ne considĂšre plus que la rĂ©partition de lâespĂšce est gravement fragmentĂ©e. Il sâagit de lâun des principaux facteurs permettant au lĂ©zard Ă petites cornes majeur de rĂ©pondre aux critĂšres du COSEPAC pour les espĂšces dĂ©signĂ©es comme prĂ©occupantes.
Environnement et Changement climatique Canada reconnaĂźt que la rĂ©partition dâune espĂšce sauvage et les menaces qui y sont associĂ©es ne sont pas toujours uniformes dans le paysage. Bien que le COSEPAC tienne compte de cette variabilitĂ© pour dĂ©terminer la rĂ©partition dâune espĂšce sauvage et les menaces qui pĂšsent sur elle, il Ă©value la situation de lâespĂšce dans lâensemble de son aire de rĂ©partition au Canada.
Selon le Programme de rĂ©tablissement du lĂ©zard Ă petites cornes majeur (Phrynosoma hernandesi) au Canada (publiĂ© en 2015), les principales menaces pour lâespĂšce peuvent ĂȘtre Ă©vitĂ©es ou attĂ©nuĂ©es. Bien que le programme de rĂ©tablissement ne soit pas requis pour une espĂšce dĂ©signĂ©e comme prĂ©occupante, si le statut de cette espĂšce Ă lâannexe 1 est reclassĂ© Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e, le programme de rĂ©tablissement serait toujours disponible sur le registre public, continuant Ă soutenir la conservation de lâespĂšce. Cela permettrait Ă tous les intervenants qui ont contribuĂ© Ă la conservation de lâespĂšce par des activitĂ©s dĂ©crites dans le programme de rĂ©tablissement de continuer Ă le faire.
Le statut dâespĂšce prĂ©occupante dĂ©clenche lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour lâespĂšce et son habitat. Le plan doit comprendre des mesures axĂ©es sur la conservation de lâespĂšce. De plus, lâĂ©laboration dâun plan de gestion doit ĂȘtre prĂ©parĂ©e en collaboration avec toute personne ou organisation que le ministre juge appropriĂ©e. Par ailleurs, il doit ĂȘtre prĂ©parĂ© en consultation avec tous les propriĂ©taires fonciers, locataires et autres personnes que le ministre juge directement concernĂ©es par le plan de gestion.
Les prĂ©occupations exprimĂ©es par lâAWA comprenaient le fait que la reclassification Ă la baisse de lâespĂšce entraĂźnerait une diminution correspondante des prĂ©occupations du public et que, par consĂ©quent, la situation de lâespĂšce se dĂ©tĂ©riorerait. Si tel est le cas, toute personne qui estime quâil existe une menace imminente Ă la survie dâune espĂšce sauvage au Canada peut demander au COSEPAC une Ă©valuation de la menace [paragraphe 28(1)] et une modification dâurgence de la liste [paragraphe 29(1)].
(b) Opposition Ă lâinscription proposĂ©e du bourdon amĂ©ricain
Le ministĂšre des ForĂȘts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du QuĂ©bec sâoppose Ă lâinscription du bourdon amĂ©ricain et sâattend Ă ce que le ministĂšre de lâEnvironnement fournisse une justification plus solide de sa dĂ©signation comme espĂšce prĂ©occupante. En outre, le MFFP sâattend Ă recevoir une description et des explications claires des mesures de protection ou de rĂ©tablissement de lâhabitat essentiel de lâespĂšce.
Plus gĂ©nĂ©ralement, le MFFP fait rĂ©fĂ©rence Ă lâarticle 4.1 de lâ« Entente de collaboration pour la protection et le rĂ©tablissement des espĂšces en pĂ©ril au QuĂ©bec ». Il stipule que la province de QuĂ©bec assure la direction des activitĂ©s liĂ©es Ă la protection et au rĂ©tablissement des espĂšces en pĂ©ril dâintĂ©rĂȘt commun et de leurs habitats sur son territoire. Le MFFP soutient ainsi que le QuĂ©bec dispose de tous les outils lĂ©gaux et rĂ©glementaires pour assurer la protection de toutes les espĂšces sur son territoire, notamment la Loi sur les espĂšces menacĂ©es ou vulnĂ©rables (RLRQ, chapitre E-12.01) et la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (RLRQ, chapitre C-61.1). Par ailleurs, le MFFP a indiquĂ© que tout ajout dâespĂšces Ă la LEP pourrait gĂ©nĂ©rer certains impacts socioĂ©conomiques au QuĂ©bec qui ne sont pas pris en compte.
Réponse du MinistÚre
Le ministĂšre de lâEnvironnement accuse rĂ©ception des commentaires soumis par le ministĂšre des ForĂȘts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et confirme que la collaboration entre les biologistes des deux organismes respectifs est essentielle Ă la mise en Ćuvre de mesures de conservation efficaces. Dans le cadre de lâEntente Canada-QuĂ©bec pour la protection des espĂšces en pĂ©ril au QuĂ©bec, et en vertu des canaux de collaboration dĂ©jĂ en place entre le ministĂšre de lâEnvironnement et les biologistes du MFFP, le MinistĂšre sâengage Ă poursuivre cette collaboration, y compris pour les nouvelles espĂšces qui pourraient ĂȘtre inscrites ultĂ©rieurement Ă lâannexe 1 de la LEP.
Il convient de noter que lâinscription proposĂ©e du bourdon amĂ©ricain sur la liste des espĂšces prĂ©occupantes ne dĂ©clenchera pas les interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de la LEP. Ainsi, lâhabitat essentiel ne sera pas recensĂ© et lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement nâaura pas lieu. De plus, la LEP ne sâapplique dans une province, ailleurs que sur le territoire domanial, que si un dĂ©cret est pris pour Ă©tablir quâelle sây applique.
(c) Opposition Ă lâinscription de lâhydraste du Canada
Un membre du public sâest opposĂ© Ă la reclassification proposĂ©e Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e pour lâhydraste du Canada, Ă©voquant les effets nĂ©gatifs pouvant peser sur lâespĂšce. Lâindividu a fait remarquer que lâespĂšce est connue pour avoir de nombreuses propriĂ©tĂ©s mĂ©dicales connues depuis des milliers dâannĂ©es. Spirituellement, lâespĂšce est vĂ©nĂ©rĂ©e depuis des milliers dâannĂ©es par les peuples autochtones. Lâindividu a notĂ© que lâhydraste du Canada est en grave danger dâextinction Ă lâĂ©tat sauvage en raison de la surexploitation intempestive et de la destruction de lâhabitat. La personne a Ă©galement expliquĂ© quâil y a peu de zones oĂč lâespĂšce peut encore ĂȘtre trouvĂ©e, et que lâinscription proposĂ©e pourrait grandement affecter lâabondance de lâespĂšce. En consĂ©quence, lâespĂšce ne devrait pas ĂȘtre reclassifiĂ©e. Ă moins que des mesures drastiques ne soient sĂ©rieusement prises pour lutter contre les pratiques industrielles, les espĂšces menacĂ©es dâextinction disparaĂźtront.
Réponse du MinistÚre
Le ministĂšre reconnaĂźt lâimportance de lâhydraste du Canada pour les peuples autochtones compte tenu son utilisation dans la mĂ©decine traditionnelle et de sa signification spirituelle. Comme de nombreuses plantes de la famille des Ranunculacae, lâhydraste du Canada est connue pour produire de nombreux alcaloĂŻdes bioactifs, ce qui rend cette plante Ă©galement intĂ©ressante pour lâindustrie de la phytothĂ©rapie.
Dans les motifs de la dĂ©signation, le COSEPAC fait remarquer que lâaugmentation des efforts de recensement a permis de dĂ©couvrir de nouvelles sous-populations de cette espĂšce depuis sa derniĂšre Ă©valuation, bien que ces sous-populations soient toujours menacĂ©es par le dĂ©boisement et les espĂšces envahissantes. En outre, le COSEPAC reconnaĂźt que la rĂ©colte de cette plante constitue une menace. En 2002, cette espĂšce a Ă©tĂ© inscrite Ă lâannexe II de la Convention sur le commerce international des espĂšces de faune et de flore sauvages menacĂ©es dâextinction (CITES). Le Canada ne dĂ©livre pas de permis dâexportation CITES pour les spĂ©cimens sauvages de cette espĂšce. En raison de lâintĂ©rĂȘt que suscite cette plante pour la rĂ©colte, le COSEPAC considĂšre cette espĂšce comme Ă©tant dĂ©licate. Le COSEPAC a toutefois dĂ©terminĂ© que la menace la plus importante pour cette espĂšce vĂ©gĂ©tale est la destruction de lâhabitat par lâexploitation forestiĂšre.
Le ministĂšre reconnaĂźt que le fait de changer le statut de lâhydraste du Canada dâespĂšce menacĂ©e Ă espĂšce prĂ©occupante supprimerait les interdictions gĂ©nĂ©rales sur les terres fĂ©dĂ©rales et la protection de lâhabitat essentiel tel que dĂ©crit dans le programme de rĂ©tablissement publiĂ© en 2020 sur le registre public du Service canadien de la faune (SCF). Bien que le programme de rĂ©tablissement ne soit pas requis pour une espĂšce inscrite comme prĂ©occupante, si le statut dâannexe 1 de cette espĂšce est reclassĂ© Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©, le programme de rĂ©tablissement serait toujours disponible sur le registre public, assurant la conservation continue de lâespĂšce.
Le statut dâespĂšce prĂ©occupante dĂ©clenche lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour lâespĂšce et son habitat qui doit ĂȘtre prĂ©parĂ© en collaboration avec toute personne ou organisation que le ministre juge indiquĂ©e. Le plan doit comprendre des mesures de conservation de lâespĂšce. De plus, il doit ĂȘtre prĂ©parĂ© en consultation avec les propriĂ©taires fonciers, les locataires et les autres personnes que le ministre considĂšre comme directement touchĂ©es ou intĂ©ressĂ©es par le plan de gestion.
Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones
Obligations découlant des traités modernes
Lâarticle 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaĂźt et affirme les droits ancestraux et issus de traitĂ©s des peuples autochtones du Canada, y compris les droits liĂ©s aux activitĂ©s, aux pratiques et aux traditions des peuples autochtones qui font partie intĂ©grante de leur culture distinctive. Comme lâexige la Directive du Cabinet sur lâapproche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ćuvre des traitĂ©s modernes, la proposition a Ă©tĂ© soumise Ă une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes.
Le DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la LEP porte sur lâajout, la reclassification et la radiation de 12 espĂšces, dont lâune se trouve sur des terres fĂ©dĂ©rales dans des rĂ©gions ayant signĂ© des traitĂ©s modernes :
- Caribou de Peary (Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest)
Le caribou de Peary est prĂ©sent dans les zones des traitĂ©s modernes couvertes par lâAccord sur les revendications territoriales du Nunavut (ARTN) et lâAccord sur les revendications territoriales globales des Inuvialuit. Ă ce titre, le ministĂšre de lâEnvironnement a consultĂ© ses partenaires autochtones sur la proposition de dĂ©classer le caribou de Peary dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e. En mars 2018, le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut (CGRFN) a pris la dĂ©cision dâapprouver lâinscription du caribou de Peary comme espĂšce menacĂ©e, dĂ©cision qui a Ă©tĂ© communiquĂ©e au ministre de lâEnvironnement et du Changement climatique. En outre, quatre organisations autochtones ont Ă©galement indiquĂ© leur soutien Ă la proposition de modification de lâannexe 1 de la LEP pour cette espĂšce. AprĂšs une analyse minutieuse des dispositions pertinentes des traitĂ©s modernes de ces accords, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que la reclassification du caribou de Peary dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e devrait avoir des rĂ©percussions minimes sur les droits issus de traitĂ©s. Les interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de la LEP (articles 32 et 33) ne sâappliquent pas aux terres visĂ©es par des traitĂ©s modernes, car elles ne sont pas considĂ©rĂ©es comme faisant partie du territoire domanial au sens de la LEP. Par ailleurs, Ă©tant donnĂ© quâil nây aurait aucun changement dans lâapplication des interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de LEP sur le territoire domanial associĂ©es Ă la reclassification du caribou de Peary dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e, aucun impact diffĂ©rentiel nâest prĂ©vu dans les autres zones couvertes par ces traitĂ©s.
En vertu de la LEP, lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces menacĂ©es ou en voie de disparition exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun plan dâaction. Dans lâĂ©laboration de ce programme de rĂ©tablissement, le ministre est tenu de collaborer avec les diffĂ©rentes parties Ă©numĂ©rĂ©es Ă lâalinĂ©a 39(1)c) de la LEP, y compris les conseils de gestion de la faune Ă©tablis au titre des accords sur les revendications territoriales. Ces conseils doivent ĂȘtre consultĂ©s afin de participer Ă la prise de dĂ©cisions et Ă la formulation de recommandations concernant le rĂ©tablissement des espĂšces dans les zones visĂ©es par les accords. Le programme de rĂ©tablissement doit Ă©galement ĂȘtre prĂ©parĂ©, dans la mesure oĂč il sâappliquera Ă cette zone, conformĂ©ment aux dispositions de lâaccord selon le paragraphe 39(2) de la LEP. En ce qui concerne lâĂ©laboration du plan dâaction, des obligations similaires sont applicables en vertu de lâalinĂ©a 48c) et du paragraphe 48(2) de la LEP.
Afin de sâacquitter de ses obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes, ECCC consulterait et ferait participer les PremiĂšres Nations et les organisations autochtones qui sont parties Ă ces traitĂ©s Ă la planification du rĂ©tablissement de cette espĂšce, ainsi que les conseils de gestion de la faune, notamment le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut et le Conseil consultatif de la gestion de la faune.
Mobilisation et consultation des Autochtones
Le Canada sâest engagĂ© Ă renouveler sa relation de nation Ă nation avec les peuples autochtones, fondĂ©e sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopĂ©ration et le partenariat. ConformĂ©ment Ă cet engagement, le ministĂšre de lâEnvironnement prend des mesures pour tenir des consultations constructives auprĂšs des peuples et des organisations autochtones, dans un esprit de respect, de coopĂ©ration et de partenariat. ParallĂšlement, des discussions sont en cours avec les collectivitĂ©s autochtones intĂ©ressĂ©es afin de dĂ©terminer les approches les plus appropriĂ©es pour les consulter.
ECCC a contactĂ© les peuples et les organisations autochtones ainsi que les signataires de traitĂ©s modernes afin de permettre Ă ceux qui seraient touchĂ©s par le projet de dĂ©cret de faire connaĂźtre leur point de vue. En janvier 2017, le MinistĂšre a envoyĂ© des courriels et des lettres ciblĂ©es aux organisations autochtones et aux conseils de gestion de la faune et de la flore, les invitant Ă faire part de leurs commentaires sur le dĂ©classement du caribou de Peary de la catĂ©gorie des espĂšces en voie de disparition Ă celle des espĂšces menacĂ©es. Veuillez consulter la section du « RĂ©sumĂ© des rĂ©sultats des consultations initiales » pour plus de dĂ©tails. En janvier 2020, ECCC a envoyĂ© des courriels et des lettres ciblĂ©es aux PremiĂšres Nations et aux organisations autochtones, les invitant Ă formuler leurs commentaires. Le courriel ou la lettre fournissait des renseignements gĂ©nĂ©raux sur lâinitiative et sur les espĂšces Ă inscrire ou Ă reclasser, en mettant lâaccent sur celles que lâon sait prĂ©sentes dans la province ou le territoire oĂč se trouve la rĂ©serve de la PremiĂšre Nation ou le groupe autochtone. Lâavis prĂ©sentait Ă©galement lâapproche de consultation et offrait des sources dâinformation supplĂ©mentaires sur les processus dâinscription et de consultation concernant les espĂšces terrestres. De plus, le MinistĂšre a offert la possibilitĂ© de discuter davantage de cette proposition avec les PremiĂšres Nations et les organisations autochtones qui en ont fait la demande, par tĂ©lĂ©phone, par tĂ©lĂ©confĂ©rence ou lors dâune sĂ©ance de consultation en personne.
Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus, au cours de la pĂ©riode de consultation prolongĂ©e de 2017 pour le caribou de Peary, du Conseil consultatif de la gestion de la faune (TNO), du Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut et de trois organisations autochtones, tous appuyant le reclassement du statut de lâespĂšce. Un seul commentaire a Ă©tĂ© reçu de la PremiĂšre Nation Shawanaga concernant les 12 autres espĂšces incluses dans cette proposition. La PremiĂšre Nation Shawanaga a soutenu lâinscription du bourdon amĂ©ricain, car cette espĂšce contribue Ă la pollinisation de tous les mĂ©dicaments qui sont sacrĂ©s et importants pour la communautĂ© Anishinaabe.
La plupart des modifications comprises dans cette proposition ne devraient pas entraĂźner de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les peuples autochtones et les intervenants, car il sâagit soit de lâinscription dâune espĂšce prĂ©occupante, soit de la reclassification dâun statut existant qui confĂšre le mĂȘme niveau de protection Ă lâespĂšce.
Choix de lâinstrument
La LEP stipule quâaprĂšs avoir reçu une Ă©valuation du COSEPAC sur la situation dâune espĂšce sauvage, le ministre de lâEnvironnement doit faire lâune des recommandations ci-dessous au gouverneur en conseil :
- (1) ajouter lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (2) ne pas ajouter lâespĂšce Ă lâannexe 1;
- (3) renvoyer lâĂ©valuation au COSEPAC aux fins dâun examen plus approfondi.
La protection des espÚces en péril est une responsabilité que partagent le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. Par conséquent, le gouvernement fédéral doit respecter ses responsabilités en matiÚre de protection des espÚces sur le territoire domanial, ou partout au Canada en ce qui concerne les oiseaux migrateurs et les espÚces aquatiques.
Bien que la Loi comprenne des articles qui appuient les approches dâintendance volontaire en matiĂšre de conservation en collaboration avec tout autre gouvernement ou toute autre organisation ou personne au Canada, et que ces articles puissent ĂȘtre utilisĂ©s pour obtenir des rĂ©sultats positifs concernant une espĂšce, lâobligation du ministre de formuler une recommandation Ă lâintention du gouverneur en conseil ne peut ĂȘtre contournĂ©e.
Analyse de la réglementation
Cette analyse prĂ©sente les impacts diffĂ©rentiels, tant les avantages que les coĂ»ts, du dĂ©cret proposĂ©. Les impacts diffĂ©rentiels sont dĂ©finis comme Ă©tant la diffĂ©rence entre la situation de rĂ©fĂ©rence et la situation dans laquelle le dĂ©cret proposĂ© est mis en Ćuvre au cours de la mĂȘme pĂ©riode. La situation de rĂ©fĂ©rence comprend les activitĂ©s en cours sur le territoire domanial oĂč se trouve une espĂšce et tient compte de tout changement prĂ©vu au cours des 10 prochaines annĂ©es qui surviendrait sans lâadoption du dĂ©cret proposĂ©.
Une pĂ©riode dâanalyse de 10 ans a Ă©tĂ© retenue, car le statut des espĂšces doit ĂȘtre réévaluĂ© par le COSEPAC tous les 10 ans. Les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s selon leur valeur actualisĂ©e ont Ă©tĂ© calculĂ©s Ă un taux dâactualisation de 3 % pour la pĂ©riode de 2022 Ă 2031. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires indiquĂ©es dans la prĂ©sente analyse sont en dollars constants de 2020.
Dans lâensemble, le dĂ©cret proposĂ© devrait profiter Ă la sociĂ©tĂ© canadienne. La protection des espĂšces au moyen des inscriptions proposĂ©es permettrait de prĂ©server les valeurs socioĂ©conomiques et culturelles connexes, les valeurs dâexistence et dâoption ainsi que les avantages dĂ©coulant de services tels que le cycle des nutriments. Les coĂ»ts associĂ©s au dĂ©cret proposĂ© devraient ĂȘtre faibles; ils sont liĂ©s Ă lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction et de plans de gestion, le cas Ă©chĂ©ant, ainsi quâaux Ă©ventuelles demandes de permis, et Ă la promotion de la conformitĂ©.
Lâhabitat essentiel nâĂ©tant dĂ©signĂ© dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan dâaction quâaprĂšs lâinscription de lâespĂšce Ă lâannexe 1 de la LEP, lâĂ©tendue de lâhabitat essentiel dĂ©signĂ© (et donc des mesures de protection connexes) est inconnue pour le moment. Par consĂ©quent, lâanalyse est fondĂ©e sur les meilleures donnĂ©es accessibles Ă cette Ă©tape.
Coûts et avantages
Avantages
En vertu de la LEP, les espĂšces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays bĂ©nĂ©ficient de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction qui dĂ©finissent les principales menaces pesant sur leur survie et qui dĂ©signent, dans la mesure du possible, lâhabitat nĂ©cessaire Ă leur survie et Ă leur rĂ©tablissement au Canada. Les espĂšces prĂ©occupantes bĂ©nĂ©ficient de lâĂ©laboration dâun plan de gestion qui comprend des mesures de conservation de lâespĂšce. Ces documents permettent aux autoritĂ©s responsables de la gestion des terres de prendre des mesures coordonnĂ©es, peu importe oĂč les espĂšces se trouvent au Canada. Une meilleure coordination entre les autoritĂ©s amĂ©liorerait les probabilitĂ©s de survie de lâespĂšce. Ce processus permet Ă©galement dâexaminer lâimpact des mesures de rĂ©tablissement des espĂšces et de consulter les peuples autochtones et les intervenants. Ces activitĂ©s peuvent ĂȘtre complĂ©tĂ©es par des mesures prises par les administrations locales, les intervenants et/ou les peuples autochtones pour protĂ©ger les espĂšces et leur habitat, par exemple dans le cadre de projets financĂ©s par le Programme dâintendance de lâhabitatrĂ©fĂ©rence 15, qui nĂ©cessite un soutien et des fonds de contrepartie provenant dâautres sources. Les projets prĂ©citĂ©s amĂ©liorent la capacitĂ© de comprendre les besoins en matiĂšre de conservation des espĂšces et de leur habitat et dây rĂ©pondre efficacement.
La dĂ©signation dâespĂšce prĂ©occupante sert dâindication prĂ©coce que lâespĂšce nĂ©cessite une attention particuliĂšre en raison dâune combinaison de caractĂ©ristiques biologiques et de menaces identifiĂ©es. Cela permet de gĂ©rer lâespĂšce de maniĂšre proactive, en maximisant la probabilitĂ© de succĂšs et en Ă©vitant des mesures plus coĂ»teuses Ă lâavenir, dĂ©coulant de dĂ©signations potentielles dâespĂšces menacĂ©es ou en voie de disparition. Lâavantage supplĂ©mentaire dâune reclassification Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e, soit une dĂ©signation prĂ©occupante, dĂ©coule des efforts de gestion qui reflĂštent les meilleures informations scientifiques disponibles, telles quâelles sont fournies par le COSEPAC. Ces efforts garantissent que les espĂšces sont protĂ©gĂ©es conformĂ©ment aux objectifs de la LEP, avec des rĂ©percussions minimes sur les intervenants, les peuples autochtones et les ressources gouvernementales.
Des Ă©conomies de coĂ»ts dĂ©coulant dâune reclassification proposĂ©e Ă une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©e
Dans ce projet de dĂ©cret, la reclassification du lĂ©zard Ă petites cornes majeur de la catĂ©gorie « en voie de disparition » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante » et de lâhydraste du Canada de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante », permettrait dâĂ©viter des coĂ»ts puisque lâĂ©laboration de plans dâaction ne serait plus nĂ©cessaire. On Ă©value les coĂ»ts Ă©vitĂ©s par le gouvernement Ă environ 20 000 $ (non actualisĂ©s) par espĂšce pour un total de 40 000 $ (non actualisĂ©s).
Comme les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliqueraient plus, pour les deux espĂšces mentionnĂ©es ci-dessus, les peuples autochtones et les intervenants qui nâauraient plus besoin de demander un permis ou de modifier leurs pratiques pour respecter ces interdictions pourraient Ă©galement Ă©viter des coĂ»ts. Ă noter quâaucune demande de permis pour le lĂ©zard Ă petites cornes majeur ou lâhydraste du Canada nâa Ă©tĂ© soumise depuis 2015. Sur la base des demandes de permis historiques des 10 derniĂšres annĂ©es, il est possible que cinq permis, y compris les permis sollicitĂ©s par les peuples autochtones, ne soient plus requis pour les chercheurs au cours des 10 prochaines annĂ©es pour ces espĂšces spĂ©cifiques, ce qui reprĂ©sente une Ă©conomie dâenviron 8 000 $ pour les demandeurs et 10 000 $ pour le gouvernement du Canada. Toutefois, les intervenants regroupent souvent les demandes de permis pour plusieurs espĂšces (câest-Ă -dire un permis pour plusieurs espĂšces), ce qui signifie que les demandes de permis pourraient ne pas diminuer Ă la suite du projet de dĂ©cret. Par consĂ©quent, pour que cette analyse reste conservatrice, ces Ă©conomies potentielles ne sont pas prises en compte.
Valeur économique totale découlant de la conservation des espÚces
La prĂ©vention de la disparition des espĂšces inscrites dans le projet de dĂ©cret rĂ©sulterait probablement dâune combinaison du dĂ©cret proposĂ© et de mesures de protection supplĂ©mentaires prises par divers ordres de gouvernement, les peuples autochtones et les intervenants. Ces mesures font partie intĂ©grante du maintien de la biodiversitĂ© au Canada et de la conservation du patrimoine naturel du Canada, ce qui profite Ă la sociĂ©tĂ© canadienne. Le cadre de la valeur Ă©conomique totale est souvent utilisĂ© pour Ă©valuer comment les actifs environnementaux, tels que les espĂšces en pĂ©ril, contribuent au bien-ĂȘtre de la sociĂ©tĂ©. Ă lâaide de ce cadre, lâanalyse a rĂ©vĂ©lĂ© que la protection des espĂšces Ă©numĂ©rĂ©es dans le projet de dĂ©cret est associĂ©e au maintien et Ă lâamĂ©lioration dâun Ă©ventail dâavantages pour les Canadiens, y compris en termes de valeur socioĂ©conomique et culturelle, de lutte contre les organismes nuisibles et du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs. Bien que la prĂ©vention de la perte de ces avantages ne puisse ĂȘtre attribuĂ©e au seul projet de dĂ©cret, certaines informations sur les avantages que ces espĂšces procurent aux Canadiens sont prĂ©sentĂ©es ci-dessous Ă titre de contexte.
Valeurs socioéconomiques et culturelles pour les peuples autochtones
Parmi les espĂšces dont lâinscription est recommandĂ©e, le caribou de Peary, la valĂ©riane ciliĂ©e, le bourdon amĂ©ricain et lâhydraste du Canada sont importants pour le mode de vie de nombreux peuples autochtones, car ils leur apportent des avantages sociaux, culturels et mĂ©dicinaux. Le caribou constitue une des principales sources de nourriture pour de nombreuses collectivitĂ©s autochtones. Lâutilisation de la viande de caribou et dâautres parties permet dâĂ©viter les coĂ»ts des aliments et des biens achetĂ©s en magasinrĂ©fĂ©rence 30. La chasse traditionnelle au caribou favorise la cohĂ©sion sociale et contribue Ă la prĂ©servation de la culture, des langues et des traditions autochtonesrĂ©fĂ©rence 31,rĂ©fĂ©rence 46. Enfin, le caribou est un Ă©lĂ©ment rĂ©current et central dans les histoires, les chansons, lâart et les cĂ©rĂ©monies autochtonesrĂ©fĂ©rence 19.
Dans de nombreuses communautĂ©s autochtones, la valĂ©riane ciliĂ©e est traditionnellement consommĂ©e et utilisĂ©e Ă des fins mĂ©dicinales, bien que la plupart des utilisations documentĂ©es soient basĂ©es sur la sous-espĂšce apparentĂ©e, la valĂ©riane comestiblerĂ©fĂ©rence 34. Certains groupes autochtones cĂ©lĂšbrent le bourdon, par le biais de masquesrĂ©fĂ©rence 21, dâĆuvres dâart, dâimages sur les totems et de danses traditionnellesrĂ©fĂ©rence 22 qui ont connu un renouveau ces derniĂšres annĂ©esrĂ©fĂ©rence 37. Lâhydraste du Canada est utilisĂ© par les peuples autochtones dans des tisanes pour aider Ă soulager les muqueuses ulcĂ©rĂ©es ou enflammĂ©es.rĂ©fĂ©rence 24
Avantages liés à la lutte contre les organismes nuisibles
La scolie dorĂ©e combat les organismes nuisibles en agissant Ă titre dâagent de lutte biologique contre deux espĂšces de hannetons.rĂ©fĂ©rence 39 La guĂȘpe agit comme un parasite qui vit en externe sur les hannetons et finit par les tuer.rĂ©fĂ©rence 25 Les hannetons sont considĂ©rĂ©s des phytoravageurs parce quâils se nourrissent des racines de plantes indigĂšnes ligneuses, notamment des saules, des rosiers, des armoises et des peupliers. Les larves des hannetons peuvent Ă©galement sâattaquer Ă des arbres fruitiers comme le pommier et le poirier, ainsi quâĂ des cultures de fraises, de pommes de terre, de maĂŻs et de fruits de ronces, entre autresrĂ©fĂ©rence 25. Par consĂ©quent, la guĂȘpe peut empĂȘcher les larves des hannetons dâĂȘtre un ravageur agricole importantrĂ©fĂ©rence 25.
Valeur scientifique et de recherche
Les extraits de valĂ©riane ciliĂ©e ont Ă©tĂ© cliniquement documentĂ©s pour induire le sommeil et soulager les spasmes des muscles involontairesrĂ©fĂ©rence 40. On a constatĂ© que lâhydraste du Canada rĂ©duit naturellement le taux de cholestĂ©rol Ă lipoprotĂ©ines de basse densitĂ© (LDL)rĂ©fĂ©rence 41. Bien que peu de recherches aient Ă©tĂ© menĂ©es sur les effets de lâhydraste du Canada sur la santĂ© humaine, la plante est utilisĂ©e pour diverses affections, notamment les rhumes et autres infections des voies respiratoires, la rhinite allergique (rhume des foins), les ulcĂšres et les troubles digestifsrĂ©fĂ©rence 28. Elle est Ă©galement utilisĂ©e comme rince-bouche pour les gencives douloureuses, comme collyre pour les inflammations oculaires, et peut ĂȘtre appliquĂ©e sur la peau pour les Ă©ruptions cutanĂ©es et autres problĂšmes de peaurĂ©fĂ©rence 28. Les racines de lâhydraste du Canada sont sĂ©chĂ©es et utilisĂ©es pour faire des thĂ©s, des extraits, des comprimĂ©s ou des capsulesrĂ©fĂ©rence 28.
Cycle des éléments nutritifs
Plusieurs des espĂšces dont lâinscription est recommandĂ©e prĂ©sentent des avantages sur le plan du cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs en raison de leur rĂ©gime alimentaire, de leurs dĂ©placements (y compris les migrations saisonniĂšres) et de leur cycle de vie, jouant ainsi un rĂŽle important dans le maintien du fonctionnement de leur Ă©cosystĂšme, qui prĂ©sente Ă son tour de grands avantages pour les Canadiens. Par exemple, les caribous ont gĂ©nĂ©ralement une alimentation riche en azote et contribuent au cycle des nutriments par leurs excrĂ©ments lors des migrations saisonniĂšresrĂ©fĂ©rence 29,rĂ©fĂ©rence 16. Dans les communautĂ©s pauvres en nutriments, la castillĂ©jie grĂȘle peut dĂ©composer les nutriments sous des formes moins disponibles pour dâautres organismesrĂ©fĂ©rence 17,rĂ©fĂ©rence 18. Certains lichens, comme le fuscopannaire Ă taches blanches et le nĂ©phrome cryptique, sont riches en nutriments et peuvent Ă©galement extraire lâazote de lâair pour le mĂ©taboliser ou le convertir en composĂ©s azotĂ©s (nitrates) dans le solrĂ©fĂ©rence 33,rĂ©fĂ©rence 20. Les nitrates provenant des lichens vivants et morts sont lessivĂ©s et deviennent disponibles pour soutenir la vie des plantes adjacentesrĂ©fĂ©rence 26.
Valeur existante
De nombreuses personnes tirent leur bien-ĂȘtre du simple fait de savoir quâune espĂšce existe maintenant et/ou existera dans le futur. Bien quâil nâexiste pas dâestimations quantitatives de la valeur de lâexistence des espĂšces spĂ©cifiques dont lâinscription est recommandĂ©e, des Ă©tudes connexes indiquent que la sociĂ©tĂ© accorde une valeur substantielle aux espĂšces vulnĂ©rables, et en particulier aux espĂšces charismatiques, symboliques ou emblĂ©matiquesrĂ©fĂ©rence 35,rĂ©fĂ©rence 36,rĂ©fĂ©rence 23. Le caribou est un exemple frappant dâespĂšce sauvage canadienne emblĂ©matique dont la pĂ©rennitĂ© est apprĂ©ciĂ©e par les Canadiens, quâils aient ou non une interaction directe avec le caribourĂ©fĂ©rence 38,rĂ©fĂ©rence 25. Par exemple, dans une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 2011 en Alberta, les mĂ©nages albertains interrogĂ©s Ă©taient prĂȘts Ă payer, en moyenne, environ 206 $ par annĂ©e pendant 50 ans pour assurer lâautonomie de trois troupeaux de caribous des bois, et environ 371 $ par annĂ©e pendant 50 ans pour assurer lâautonomie de 13 troupeaux de caribous des boisrĂ©fĂ©rence 26. Les attitudes des Canadiens Ă lâĂ©gard de la conservation du caribou devraient ĂȘtre comparables pour le caribou de Peary.
Valeur dâoption
Le public et les entreprises du Canada peuvent valoriser la prĂ©servation de lâinformation gĂ©nĂ©tique qui pourrait ĂȘtre utilisĂ©e Ă lâavenir Ă des fins biologiques, mĂ©dicales, gĂ©nĂ©tiques et autresrĂ©fĂ©rence 27. Plusieurs espĂšces dont lâinscription est recommandĂ©e sont associĂ©es Ă ces valeurs (câest-Ă -dire les valeurs dâoption). Par exemple, le caribou (et plus particuliĂšrement ses bois et sa moelle osseuse) pourrait avoir des effets bĂ©nĂ©fiques sur la santĂ© humainerĂ©fĂ©rence 42,rĂ©fĂ©rence 43. Les informations gĂ©nĂ©tiques et gĂ©nomiques pourraient Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es pour Ă©clairer la recherche sur lâhistoire de lâĂ©volution, la condition physique et les maladies des ongulĂ©s (y compris la rĂ©sistance et la susceptibilitĂ©), ainsi que la gĂ©nomique fonctionnellerĂ©fĂ©rence 44,rĂ©fĂ©rence 45.
Coûts
Les coĂ»ts associĂ©s Ă lâinscription des espĂšces proposĂ©es devraient ĂȘtre faibles. Ces espĂšces ont Ă©tĂ© regroupĂ©es dans ce dĂ©cret, contrairement Ă lâordre chronologique de publication de leur derniĂšre Ă©valuation par le COSEPAC, spĂ©cifiquement parce quâune analyse dâĂ©valuation prĂ©liminaire a dĂ©terminĂ© que leur inscription sur la liste nâentraĂźnerait que des coĂ»ts minimes ou nuls pour les parties prenantes et/ou les peuples autochtones.
Pour chaque espĂšce, lâanalyse a pris en compte trois types de coĂ»ts supplĂ©mentaires potentiels du projet de dĂ©cret :
- 1) les coûts liés au respect des interdictions générales sur les réserves des PremiÚres Nations ou ailleurs sur le territoire domanial, pour les peuples autochtones et les intervenants;
- 2) les coĂ»ts de lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement, dâun plan dâaction ou dâun plan de gestion, de la promotion de la conformitĂ© et de lâapplication de la loi, pour le gouvernement du Canada;
- 3) les coûts des demandes de permis et de la délivrance de ceux-ci, pour les peuples autochtones, les intervenants et le gouvernement du Canada;
- 4) autres coûts.
Lâanalyse tient compte des impacts attendus des interdictions gĂ©nĂ©rales ainsi que de tout futur dĂ©cret de protection des habitats essentiels sur le territoire domanial, dans la mesure oĂč les informations sont disponibles. Des incidences supplĂ©mentaires sur lâhabitat essentiel ne seraient attendues que pour les espĂšces nouvellement inscrites sur la liste des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es. En raison des localitĂ©s dâoccurrence connues des espĂšces nouvellement inscrites dans le prĂ©sent projet de dĂ©cret, Ă lâexception de la daltonie faux-splachne, il est peu probable quâun habitat essentiel soit recensĂ© sur le territoire domanial et, par consĂ©quent, aucun dĂ©cret futur de protection de lâhabitat essentiel nâest prĂ©vu. Ă lâheure actuelle, toutes les autres localitĂ©s dâoccurrence se trouvent sur des terres provinciales (Ă la fois sur des zones provinciales protĂ©gĂ©es et sur des terres de la Couronne provinciale) ou sur des terres privĂ©es. Si lâhabitat essentiel nâest recensĂ© quâĂ ces localitĂ©s, aucun dĂ©cret de protection supplĂ©mentaire de lâhabitat essentiel sur le territoire domanial ne serait attendu. Cependant, lâeffort de recherche de ces espĂšces est faible. Si des localitĂ©s situĂ©es sur le territoire domanial sont dĂ©couvertes Ă lâavenir, dâautres habitats essentiels pourraient ĂȘtre recensĂ©s et dâautres dĂ©crets de protection pourraient ĂȘtre dĂ©clenchĂ©s.
La daltonie faux-splachne se trouve dans la rĂ©serve de parc national Gwaii Haanas et, par consĂ©quent, un habitat essentiel sera probablement recensĂ© Ă cette localitĂ©, ce qui nĂ©cessiterait un dĂ©cret de protection. Cependant, les terres du parc national Gwaii Haanas bĂ©nĂ©ficient dĂ©jĂ de la protection de lâAgence Parcs Canada. Par consĂ©quent, on ne sâattend pas Ă ce que ce dĂ©cret de protection futur ait un impact supplĂ©mentaire.
Pour chaque espĂšce, lâanalyse a pris en compte trois types de coĂ»ts supplĂ©mentaires potentiels du projet de dĂ©cret.
1) Coûts pour les peuples autochtones et les intervenants
Lâinscription de ces espĂšces ne devrait pas entraĂźner de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les peuples autochtones et les intervenants dĂ©coulant des interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP, sauf en ce qui concerne les demandes potentielles de permis, dĂ©crites au paragraphe 3. Cette situation sâexplique par deux Ă©lĂ©ments : premiĂšrement, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent pas aux espĂšces inscrites ou reclassĂ©es comme espĂšces prĂ©occupantes. DeuxiĂšmement, pour les espĂšces figurant sur la liste des espĂšces menacĂ©es ou en voie de disparition, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent que pour les espĂšces prĂ©sentes sur le territoire domanial, ce qui nâentraĂźne aucune nouvelle incidence sur les peuples autochtones ou les intervenants lorsque les espĂšces sont considĂ©rĂ©es absentes de ces terres.
Ce projet de dĂ©cret ne compte quâune seule espĂšce inscrite comme Ă©tant en voie de disparition et se trouvant sur territoire domanial : la daltonie faux-splachne, situĂ©e sur les propriĂ©tĂ©s de lâAgence Parcs Canada (APC). Bien que les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP sâappliquent Ă lâensemble du rĂ©seau de lieux patrimoniaux protĂ©gĂ©s de Parcs Canada au moment de lâinscription, les espĂšces bĂ©nĂ©ficient dĂ©jĂ dâune protection similaire dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Par consĂ©quent, le projet de dĂ©cret nâentraĂźnerait aucun impact supplĂ©mentaire liĂ© Ă la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales autres que les possibles demandes de permis. Le seul coĂ»t supplĂ©mentaire prĂ©vu pour les intervenants Ă la suite de lâinscription proposĂ©e des espĂšces prĂ©sentes sur les propriĂ©tĂ©s de Parcs Canada est le coĂ»t potentiel des demandes de permis. Voir le paragraphe 3 de la section des coĂ»ts pour plus de dĂ©tails sur ces coĂ»ts.
2) Coûts administratifs pour le gouvernement du Canada
Comme dĂ©montrĂ© dans le tableau 3 ci-dessous, les coĂ»ts administratifs pour le gouvernement du Canada diffĂšrent selon la catĂ©gorie dâinscription, car les diffĂ©rentes catĂ©gories entraĂźnent des rapports de suivi diffĂ©rents.
Type dâinscription |
Exigences de la LEP |
Coûts estimés par espÚce |
|---|---|---|
Nouvelle inscription ou reclassification comme espÚces préoccupantes |
Ălaboration dâun plan de gestion |
10 000 $ Ă 15 000 $ |
Reclassification dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e ou vice versa |
Mise Ă jour de la stratĂ©gie de rĂ©tablissement et du plan dâaction |
3 000 $ Ă 10 000 $ |
Nouvelle inscription dâespĂšces en voie de disparition, menacĂ©e ou disparue |
Ălaboration dâune stratĂ©gie de rĂ©tablissement et dâun plan dâaction |
20 000 $ Ă 25 000 $ par document |
Changement de nom scientifique |
Mise Ă jour de documents |
3 000 $ |
Quatre espĂšces sont en cours dâinscription ou de reclassification en tant quâespĂšces prĂ©occupantes : le bourdon amĂ©ricain, la scolie dorĂ©e, le lĂ©zard Ă petites cornes majeur et lâhydraste du Canada. Pour ces espĂšces, la dĂ©signation de lâhabitat essentiel nâest pas nĂ©cessaire. On estime que les efforts de rĂ©tablissement de ces quatre espĂšces par lâĂ©laboration de plans de gestion coĂ»teront entre 10 000 $ et 15 000 $ par espĂšce. Par consĂ©quent, on estime que le coĂ»t total non actualisĂ© pour le gouvernement du Canada pour ces espĂšces se situera dans une fourchette de 40 000 $ Ă 60 000 $ (non actualisĂ©) pour toutes les espĂšces de ce groupe.
Sept espĂšces ont Ă©tĂ© nouvellement Ă©valuĂ©es par le COSEPAC comme Ă©tant en voie de disparition : la sĂ©ligĂ©rie de Carey, la daltonie faux-splachne, le trichostome Ă feuilles recourbĂ©es, lâisoĂšte du Columbia, lâhespĂ©rochiron nain, la valĂ©riane ciliĂ©e et la castillĂ©jie grĂȘle. On estime que le coĂ»t des efforts de rĂ©tablissement de ces espĂšces par lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction atteindra entre 40 000 $ et 50 000 $ par espĂšce. Par consĂ©quent, on estime le coĂ»t total non actualisĂ© pour le gouvernement du Canada pour ces espĂšces entre 280 000 $ Ă 350 000 $.
La reclassification du caribou de Peary dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e nĂ©cessitera la mise Ă jour des documents relatifs au programme de rĂ©tablissement et au plan dâaction. On estime les coĂ»ts non actualisĂ©s pour le Gouvernement du Canada pour ces espĂšces entre 3 000 $ Ă 10 000 $.
Une espĂšce, le bleu mĂ©lissa, sâest vu attribuer un nouveau nom, mais conserve le mĂȘme statut dâespĂšce disparue. On estime le coĂ»t total pour le gouvernement du Canada de la mise Ă jour du programme de rĂ©tablissement pour changer le nom de lâespĂšce Ă un maximum de 3 000 $.
Parmi toutes les espÚces recensées dans cette liste, seule la daltonie faux-splachne nécessiterait des activités de promotion de la conformité, avec un coût total estimé à 3 000 $ la premiÚre année.
Le projet de dĂ©cret ne devrait pas entraĂźner de coĂ»ts dâapplication supplĂ©mentaires pour le gouvernement du Canada, car une seule espĂšce inscrite comme menacĂ©e ou en voie de disparition se trouve sur le territoire domanial. La daltonie faux-splachne se trouve sur les propriĂ©tĂ©s de Parcs Canada et est donc dĂ©jĂ protĂ©gĂ©e par lâagence fĂ©dĂ©rale et ne nĂ©cessite donc pas dâefforts supplĂ©mentaires en matiĂšre dâapplication de la loi.
Les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă lâexamen des permis du gouvernement du Canada sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.
3) Demandes de permis
Des permis seraient nĂ©cessaires pour les activitĂ©s qui seraient interdites aux termes de la LEP. Bien quâaucune conclusion ne puisse ĂȘtre tirĂ©e quant Ă la possibilitĂ© de dĂ©livrer un permis avant la soumission dâune demande, cette analyse prend en compte les consĂ©quences potentielles en termes de coĂ»ts de main dâĆuvre pour la demande et lâexamen du permis suite au projet de dĂ©cret. Il nâest pas certain que des exigences supplĂ©mentaires en matiĂšre de permis soient dĂ©clenchĂ©es Ă la suite du projet de dĂ©cret, mais cette analyse utilise les donnĂ©es sur les permis demandĂ©s prĂ©cĂ©demment pour faire des hypothĂšses sur le nombre de demandes de permis potentielles. Plus particuliĂšrement, on suppose quâil peut y avoir une demande de permis par propriĂ©tĂ© fĂ©dĂ©rale abritant des espĂšces et une autre demande de permis pour chaque propriĂ©tĂ© de Parcs Canada. Les demandes de permis porteraient probablement sur des recherches ou des activitĂ©s qui profitent Ă des espĂšces et seraient prĂ©parĂ©es par des Ă©tablissements universitaires ou dâautres organismes de recherche (par exemple organisations non gouvernementales, gouvernements). Les coĂ»ts moyens liĂ©s aux demandes de permis en vertu de la LEP sont prĂ©sentĂ©s dans les tableaux 4.1 et 4.2 ci-dessous :
| Type de demande de permis |
Coût par permis note a du tableau b2 note b du tableau b2 |
|---|---|
Industrie, y compris les peuples autochtones (permis de prise accessoire) |
2 500 $ |
Industrie (permis de prise accessoire) – uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP |
600 $ |
Chercheur/scientifique (permis de recherche) |
1 200 $ |
Chercheur/scientifique (permis de recherche) – uniquement le coĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP |
300 $ |
Parcs Canada sur les terres de lâAgence Parcs Canada |
800 $ |
Note(s) du tableau b2
|
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| Type de demande de permis |
Coût par permis note a du tableau b3 note b du tableau b3 |
|---|---|
Nouveau permis – ECCC |
3 000 $ |
CoĂ»t supplĂ©mentaire requis pour rendre le permis conforme Ă la LEP – gouvernement fĂ©dĂ©ral |
700 $ |
Note(s) du tableau b3
|
|
Ătant donnĂ© que le projet de dĂ©cret ne concerne quâune seule espĂšce dont sa prĂ©sence est connue prĂ©sente sur le territoire domanial, on suppose que le projet de dĂ©cret pourrait donner lieu Ă deux nouvelles demandes de permis : une demande de chercheurs et lâautre de lâAgence Parcs Canada pour autoriser ses projets dans le parc national.
Pour les chercheurs, une demande de permis en vertu de la LEP dans les cas oĂč un permis en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada Ă©tait nĂ©cessaire peut entraĂźner des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 300 $ par permis. Comme indiquĂ© au tableau 4, les demandeurs de Parcs Canada qui prĂ©sentent une demande de permis en vertu de la LEP pour un projet dans un parc national peuvent supposer un coĂ»t pouvant atteindre 800 $ par espĂšce. Par consĂ©quent, on estime le coĂ»t diffĂ©rentiel total pour tous les demandeurs de la rĂ©serve de parc national du Canada Gwaii Haanas et du site du patrimoine haĂŻda Ă 1 100 $ (non actualisĂ©). Les coĂ»ts supplĂ©mentaires totaux (non actualisĂ©s) pour le gouvernement du CanadarĂ©fĂ©rence 32 associĂ©s Ă lâexamen de ces deux demandes de permis au cours des dix annĂ©es suivant lâinscription pourraient atteindre 1 400 $ (non actualisĂ©s).
4) Autres coûts
a) Implications pour les évaluations environnementales
Il pourrait y avoir certaines rĂ©percussions sur les projetsrĂ©fĂ©rence 47 devant faire lâobjet dâune Ă©valuation environnementale aux termes dâune loi du Parlement (ci-aprĂšs appelĂ©e « Ă©valuation environnementale fĂ©dĂ©rale »). Toutefois, on sâattend Ă ce que les coĂ»ts soient minimes par rapport au coĂ»t total de lâexĂ©cution dâune Ă©valuation environnementale fĂ©dĂ©rale. Une fois quâune espĂšce est inscrite Ă lâannexe 1 de la LEP, sous quelque dĂ©signation que ce soit, des exigences supplĂ©mentaires prĂ©vues Ă lâarticle 79 de la LEP sâappliquent aux promoteurs de projet et aux reprĂ©sentants du gouvernement qui entreprennent une Ă©valuation environnementale fĂ©dĂ©rale. Ces exigences comprennent la dĂ©termination de tous les effets nĂ©gatifs que les projets pourraient avoir sur lâespĂšce et son habitat essentiel et, si les projets sont rĂ©alisĂ©s, lâassurance que des mesures sont prises pour Ă©viter ou attĂ©nuer ces effets et pour les surveiller. Toutefois, dans les lignes directrices pour les Ă©valuations environnementales, le ministĂšre de lâEnvironnement recommande aux promoteurs (au dĂ©but du processus dâĂ©valuation environnementale) de toujours examiner les effets sur les espĂšces dĂ©jĂ Ă©valuĂ©es par le COSEPAC qui pourraient ĂȘtre inscrites Ă lâannexe 1 de la LEP dans un proche avenir. Par consĂ©quent, ces coĂ»ts sont probablement dĂ©jĂ intĂ©grĂ©s dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.
b) Impacts potentiels des réglementations futures de la LEP
Lâinscription dâune espĂšce sauvage sur la liste des espĂšces menacĂ©es, en voie de disparition ou disparues en vertu de la LEP dĂ©clenche une sĂ©rie dâobligations pour le gouvernement, notamment la prĂ©paration dâune stratĂ©gie de rĂ©tablissement qui comprend lâidentification, dans la mesure du possible, de lâhabitat nĂ©cessaire Ă la survie ou au rĂ©tablissement de lâespĂšce (habitat essentiel), et diffĂ©rentes obligations concernant la protection de cet habitat essentiel. La protection de lâhabitat essentiel sur des terres non fĂ©dĂ©rales peut nĂ©cessiter lâadoption de mesures rĂ©glementaires, avec les avantages qui en dĂ©coulent ainsi que les coĂ»ts potentiels pour les propriĂ©taires fonciers, les utilisateurs des terres et le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Lâimpact socio-Ă©conomique de chaque action rĂ©glementaire individuelle sera Ă©valuĂ© si cette protection supplĂ©mentaire devient nĂ©cessaire.
Sommaire des coûts et des avantages
En rĂ©sumĂ©, le projet de dĂ©cret devrait dĂ©clencher des mesures de protection et des actions coordonnĂ©es pour soutenir le rĂ©tablissement des espĂšces inscrites, contribuant ainsi aux avantages quâelles procurent Ă la sociĂ©tĂ© canadienne. La conservation des espĂšces est associĂ©e Ă des valeurs socioĂ©conomiques et culturelles, Ă des avantages en matiĂšre de lutte contre les organismes nuisibles et de cycle des nutriments et Ă des valeurs dâexistence et dâoption. Hormis les dĂ©penses liĂ©es aux demandes de permis, le projet de dĂ©cret ne devrait pas imposer de coĂ»ts supplĂ©mentaires aux peuples autochtones ou aux parties prenantes. Les coĂ»ts globaux pour le gouvernement du Canada liĂ©s Ă ce dĂ©cret devraient ĂȘtre faibles et dĂ©couler de lâĂ©laboration de stratĂ©gies de rĂ©tablissement, de plans dâaction ou de plans de gestion ainsi que du traitement des demandes de permis, de la promotion de la conformitĂ© et des activitĂ©s dâapplication.
Outre les dĂ©penses liĂ©es aux permis, le projet de dĂ©cret ne devrait pas imposer de coĂ»ts supplĂ©mentaires aux peuples autochtones et aux intervenants, mais bien seulement au gouvernement du Canada. Les coĂ»ts globaux liĂ©s au projet de dĂ©cret pour le gouvernement du Canada devraient ĂȘtre faibles et dĂ©couler de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction ou de plans de gestion, de coĂ»ts administratifs liĂ©s aux permis ainsi que dâactivitĂ©s de promotion de la conformitĂ©. DâaprĂšs la liste des espĂšces visĂ©es par le projet de dĂ©cret, on estime le coĂ»t net global pour le gouvernement entre 290 000 $ et 380 000 $ sur dix ans (2022 Ă 2031), au taux dâactualisation de 3 % pour lâannĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2020. Pour tous les permis, on estime le coĂ»t diffĂ©rentiel pour les demandeurs (câest-Ă -dire lâindustrie, les peuples autochtones, les autres ordres de gouvernement, les chercheurs et les scientifiques) Ă 1 100 $ pour la premiĂšre annĂ©e.
Les espĂšces visĂ©es ont quatre catĂ©gories diffĂ©rentes dâimpacts, comme le rĂ©sume le tableau 5 ci-dessous :
Modifications proposĂ©es Ă lâannexe 1 |
EspĂšces |
Coûts |
|---|---|---|
Nouvelle inscription en tant quâespĂšces en voie de disparition (7 espĂšces) |
|
Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne sâappliquent que lorsque les espĂšces sont prĂ©sentes sur le territoire domanial. Selon les meilleures informations disponibles, des sept espĂšces dont lâinscription est proposĂ©e sur la liste des espĂšces en voie de disparition, seule la daltonie faux-splachne est connue pour ĂȘtre prĂ©sente sur le territoire domanial (rĂ©serve de parc national du Canada Gwaii Haanas et site du patrimoine haĂŻda). Pour cette espĂšce, on estime les coĂ»ts prĂ©vus non actualisĂ©s liĂ©s aux demandes de permis pour les demandeurs comme lâindustrie, les rĂ©serves autochtones, les autres ordres de gouvernement, les chercheurs et les scientifiques Ă 1 100 $. On estime que les coĂ»ts non actualisĂ©s prĂ©vus pour le gouvernement aux fins de lâexamen des demandes de permis atteindraient 1 400 $. La daltonie faux-splachne nĂ©cessiterait Ă©galement des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ©, dont les coĂ»ts non actualisĂ©s pour le gouvernement du Canada sont estimĂ©s Ă 3 000 $ la premiĂšre annĂ©e. Les espĂšces inscrites sur la liste des espĂšces en voie de disparition nĂ©cessitent ensuite la rĂ©daction de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction. On estime les coĂ»ts prĂ©vus non actualisĂ©s pour le gouvernement du Canada pour Ă©laborer ces documents entre 40 000 $ et 50 000 $ par espĂšce ou entre 280 000 $ et 350 000 $ pour ces 7 espĂšces. |
Reclassification dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e (1 espĂšce) |
|
La reclassification du statut du caribou de Peary dâespĂšce en voie de disparition Ă espĂšce menacĂ©e nâentraĂźne aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour les peuples autochtones ou les intervenants, car des interdictions gĂ©nĂ©rales sont dĂ©jĂ en place. On estime les coĂ»ts non actualisĂ©s de la mise Ă jour des documents du programme de rĂ©tablissement et du plan dâaction pour le gouvernement du Canada entre 3 000 $ et 10 000 $. |
Inscription ou reclassification Ă la catĂ©gorie dâespĂšce prĂ©occupante (4 espĂšces) |
|
Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne sâappliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes et aucun coĂ»t supplĂ©mentaire ne serait donc encouru par les populations autochtones ou les intervenants. Toutefois, les espĂšces classĂ©es comme prĂ©occupantes nĂ©cessitent ultĂ©rieurement la rĂ©daction dâun plan de gestion. Les coĂ»ts non actualisĂ©s prĂ©vus pour que le gouvernement du Canada Ă©labore des plans de gestion pour lâinscription ou la reclassification proposĂ©e de quatre espĂšces prĂ©occupantes, dont le coĂ»t devrait atteindre entre 10 000 et 15 000 $ par espĂšce, sont estimĂ©s entre 40 000 et 60 000 $. |
Changement au nom dâune espĂšce (1 espĂšce) |
|
Aucun coĂ»t supplĂ©mentaire nâest prĂ©vu pour les peuples autochtones ou les intervenants, Ă lâexception dâune estimation de 3 000 $ pour le gouvernement du Canada afin de mettre Ă jour des documents de rĂ©tablissement. |
Lentille des petites entreprises
La lentille des petites entreprises ne sâapplique pas Ă cette proposition, car aucune petite entreprise ne serait touchĂ©e.
RÚgle du « un pour un »
La rĂšgle du « un pour un » ne sâapplique pas au prĂ©sent dĂ©cret puisquâil nây a pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire liĂ© Ă la rĂ©glementation pour les entreprises et aucune rĂ©glementation nâa Ă©tĂ© abrogĂ©e ni introduite.
Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation
La protection des espĂšces sauvages est Ă©galement une responsabilitĂ© partagĂ©e entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont indiquĂ© leur engagement Ă protĂ©ger et Ă rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril en signant lâAccord pour la protection des espĂšces en pĂ©ril en 1996. Certaines des espĂšces Ă lâĂ©tude sont actuellement inscrites en vertu de certaines lois provinciales, et le projet de dĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la LEP viendrait complĂ©ter cette protection existante. Environnement et Changement climatique Canada collabore Ă©galement avec ses partenaires fĂ©dĂ©raux (câest-Ă -dire le ministĂšre des PĂȘches et des OcĂ©ans et lâAPC pour dĂ©terminer lâincidence de lâinscription des espĂšces) pour dĂ©terminer lâincidence de lâinscription des espĂšces. Certaines des espĂšces Ă lâĂ©tude sont actuellement inscrites en vertu de certaines lois provinciales, et le dĂ©cret proposĂ© modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril viendrait complĂ©ter cette protection existante. Ces statuts sont indiquĂ©s dans le tableau 6 ci-dessous :
| Nom commun de lâespĂšce |
Aire de répartition |
Nouvelle désignation en vertu de la LEP |
Désignation provinciale/territoriale |
|---|---|---|---|
Caribou de Peary |
Les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut |
EspÚce en voie de disparition à espÚce menacée |
Territoires du Nord-Ouest (menacée) |
Lézard à petites cornes majeur |
Alberta et Saskatchewan |
EspĂšce en voie de disparition |
Alberta (en voie de disparition) Saskatchewan (des interdictions sâappliquent) |
Hydraste du Canada |
Ontario |
EspÚce menacée à espÚce préoccupante |
Ontario (menacée) |
Bleu mélissa (Plebejus samuelis55) |
Ontario |
S.O. |
Ontario (disparue) |
Le MinistĂšre collabore Ă©galement avec ses partenaires fĂ©dĂ©raux (câest-Ă -dire PĂȘches et OcĂ©ans Canada et lâAPC) pour dĂ©terminer lâincidence de lâinscription des espĂšces. LâĂ©laboration des stratĂ©gies de rĂ©tablissement et des plans dâaction, qui serait dĂ©clenchĂ©e aprĂšs la modification de la situation des espĂšces incluses dans le dĂ©cret proposĂ©, nĂ©cessiterait la participation et la coordination de diffĂ©rentes autoritĂ©s de gestion des terres, comme les diffĂ©rents paliers de gouvernement et les communautĂ©s autochtones. Les coĂ»ts liĂ©s Ă lâĂ©laboration de ces documents sont estimĂ©s dans la section ci-dessus. Lâampleur des rĂ©percussions Ă©conomiques dĂ©coulant de la coopĂ©ration avec les gestionnaires des territoires domaniaux dĂ©pendrait de leur niveau de participation et dâengagement dans le processus de planification du rĂ©tablissement et des mesures prises Ă la suite de lâĂ©laboration des plans dâaction. Cet engagement serait volontaire et son ampleur est donc inconnue pour lâinstant. Cependant, Ă©tant donnĂ© que le niveau de coordination nĂ©cessaire pour les espĂšces proposĂ©es pour des modifications de statut en vertu de la LEP devrait ĂȘtre relativement faible par rapport Ă dâautres espĂšces plus importantes dont lâaire de rĂ©partition est plus vaste, les rĂ©percussions Ă©conomiques associĂ©es devraient Ă©galement ĂȘtre faibles. Ces coĂ»ts ne peuvent pas ĂȘtre quantifiĂ©s Ă lâheure actuelle.
Ăvaluation environnementale stratĂ©gique
Une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique a conclu que le projet de dĂ©cret aurait dâimportants effets environnementaux positifs. Plus prĂ©cisĂ©ment, elle a dĂ©montrĂ© que la protection des espĂšces sauvages en pĂ©ril contribue Ă la biodiversitĂ© nationale et protĂšge la productivitĂ©, la santĂ© et la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes.
Le projet de dĂ©cret aiderait le Canada Ă respecter ses engagements pris aux termes de la Convention sur la diversitĂ© biologique. Ătant donnĂ© lâinterdĂ©pendance des espĂšces, une perte de biodiversitĂ© peut entraĂźner une diminution des fonctions et des services des Ă©cosystĂšmes. Ces services sont importants pour la santĂ© des Canadiens et ont des liens importants avec lâĂ©conomie canadienne. De petits changements au sein dâun Ă©cosystĂšme entraĂźnant la perte dâindividus et dâespĂšces peuvent donc avoir des effets nĂ©gatifs, irrĂ©versibles et de grande portĂ©e.
Les modifications Ă lâannexe 1 de la LEP appuieraient Ă©galement lâobjectif de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durablerĂ©fĂ©rence 48 « Populations dâespĂšces sauvages en santĂ© » et la cible suivante : « Dâici 2020, les espĂšces qui sont en sĂ©curitĂ© le demeurent, et les populations dâespĂšces en pĂ©ril inscrites en vertu des lois fĂ©dĂ©rales montrent des tendances qui sont conformes aux stratĂ©gies de rĂ©tablissement et aux plans de gestion. » Les modifications appuieraient cet objectif en aidant Ă assurer que les espĂšces bĂ©nĂ©ficient dâune protection appropriĂ©e. Elles contribueraient aussi indirectement Ă lâobjectif de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable « Mesures relatives aux changements climatiques » en soutenant la conservation de la biodiversitĂ©, car de nombreux Ă©cosystĂšmes jouent un rĂŽle clĂ© dans lâattĂ©nuation des rĂ©percussions des changements climatiques. Ces mesures appuieraient Ă©galement les objectifs du Programme de dĂ©veloppement durable Ă lâhorizon 2030 des Nations UniesrĂ©fĂ©rence 49 concernant la vie terrestre (objectif 15) et les mesures relatives Ă la lutte contre les changements climatiques (objectif 13).
Analyse comparative entre les sexes plus
Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour cette proposition afin de dĂ©terminer si des caractĂ©ristiques comme le sexe, le genre, lâĂąge, la race, lâorientation sexuelle, le revenu, le niveau de scolaritĂ©, la situation dâemploi, la langue, le statut de minoritĂ© visible, le handicap ou la religion influencent la façon dont une personne est touchĂ©e par le projet de dĂ©cret.
La rĂ©gion de rĂ©sidence a Ă©tĂ© Ă©tablie comme le principal facteur dĂ©terminant la façon dont une personne serait touchĂ©e par la proposition. Lâinscription de nouvelles espĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP ou leur reclassification depuis la catĂ©gorie dâespĂšce « prĂ©occupante » Ă la catĂ©gorie dâespĂšce « en voie de disparition » ou « menacĂ©e » dĂ©clenche lâapplication des interdictions gĂ©nĂ©rales relatives au fait de tuer un individu dâune espĂšce protĂ©gĂ©e, de le capturer ou de lui nuire. Ces interdictions gĂ©nĂ©rales peuvent avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les peuples autochtones parce quâelles ne sâappliquent quâau territoire domanial, dont les rĂ©serves autochtones font partie. Certaines des espĂšces visĂ©es par des dĂ©crets dâinscription qui se trouvent sur ce territoire ont une importance culturelle, cĂ©rĂ©monielle et socioĂ©conomique importante pour les peuples autochtones. Par consĂ©quent, les personnes rĂ©sidant dans les rĂ©serves autochtones constituent le principal sous-groupe qui pourrait ĂȘtre touchĂ© nĂ©gativement par lâinscription dâespĂšces Ă lâannexe 1 de la LEP.
Les espĂšces qui dĂ©clencheraient lâapplication des interdictions gĂ©nĂ©rales aux termes de la LEP dans le cadre de cette proposition ne se trouvent pas sur les terres de rĂ©serve, ce qui signifie quâil nây a pas dâimpact prĂ©vu sur les peuples autochtones puisque les interdictions gĂ©nĂ©rales ne se ne sont dĂ©clenchĂ©es que sur les terres fĂ©dĂ©rales dont font partie les rĂ©serves.
Le MinistĂšre a menĂ© des consultations pour veiller Ă ce que toutes les parties susceptibles dâĂȘtre touchĂ©es aient lâoccasion de contribuer Ă la proposition dâinscription. Le MinistĂšre a compris que lâinformation Ă la base des consultations est complexe et quâelle nâest donc pas facilement accessible aux personnes ayant un faible niveau dâalphabĂ©tisation ou nâayant pas de formation scientifique. La langue peut Ă©galement constituer un obstacle Ă une participation constructive des peuples autochtones aux consultations. Pour relever ces dĂ©fis, le MinistĂšre a offert dâorganiser des tĂ©lĂ©confĂ©rences ou des rĂ©unions en personne pour expliquer la proposition aux communautĂ©s qui ont demandĂ© plus dâaide et discuter de ses rĂ©percussions possibles.
Justification
La biodiversitĂ© est essentielle Ă la productivitĂ©, Ă la santĂ© et Ă la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes, mais elle dĂ©cline rapidement Ă mesure que les espĂšces disparaissent. Le projet de dĂ©cret favorise la survie et le rĂ©tablissement de 13 espĂšces en pĂ©ril au Canada, contribuant ainsi au maintien de la biodiversitĂ© au Canada. Dans le cas des sept (7) nouvelles espĂšces quâil est proposĂ© dâinscrire comme espĂšces en voie de disparition, elles seraient protĂ©gĂ©es sur le territoire domanial par les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP, au titre desquelles il est interdit de tuer, de blesser, de harceler, de capturer, de possĂ©der, de collecter, dâacheter, de vendre et dâĂ©changer. De plus, ces espĂšces tireraient profit de lâĂ©laboration de programmes de rĂ©tablissement et de plans dâaction qui recensent les principales menaces Ă la survie des espĂšces et, lorsque cela est possible, dĂ©signent lâhabitat essentiel nĂ©cessaire Ă leur survie et Ă leur rĂ©tablissement au Canada.
Le caribou de Peary Caribou a Ă©tĂ© inscrit comme espĂšce en voie de disparition au titre de la LEP. Cette loi confĂšre aux individus et aux rĂ©sidences de lâespĂšce une protection sur le territoire domanial et contient des dispositions relatives Ă la protection de lâhabitat essentiel qui sâappliquent une fois que celui-ci a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© dans un programme de rĂ©tablissement ou un plan dâaction. Une reclassification de lâespĂšce, de la catĂ©gorie « espĂšce en voie de disparition » Ă la catĂ©gorie « espĂšce menacĂ©e », reconnaĂźt quâune menace pĂšse toujours sur elle. Cette reclassification ne modifie en rien les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP dĂ©jĂ en place pour cette espĂšce. De plus, les quatre espĂšces quâil est proposĂ© dâinscrire ou de reclassifier comme espĂšces prĂ©occupantes bĂ©nĂ©ficieraient de lâĂ©laboration dâun plan de gestion, qui comprendrait des mesures de conservation des espĂšces.
En rĂ©sumĂ©, les inscriptions ou reclassifications proposĂ©es pour les espĂšces visĂ©es par le prĂ©sent dĂ©cret profiteraient aux Canadiens Ă bien des Ă©gards, sans entraĂźner de coĂ»ts importants pour les peuples autochtones ou les intervenants. Les coĂ»ts pour le gouvernement devraient ĂȘtre relativement modestes.
Mise en Ćuvre, conformitĂ© et application, et normes de service
Mise en Ćuvre
Ă la suite de lâinscription, le ministĂšre de lâEnvironnement mettra en Ćuvre un plan de promotion de la conformitĂ©. La promotion de la conformitĂ© encourage le respect de la loi par des activitĂ©s dâĂ©ducation et de sensibilisation et vise Ă faire connaĂźtre et comprendre les interdictions. Les activitĂ©s de sensibilisation sâadresseraient principalement aux peuples autochtones et aux intervenants susceptibles dâĂȘtre touchĂ©s afin de :
- les aider à connaßtre et à comprendre le décret proposé;
- promouvoir lâadoption de comportements contribuant Ă la conservation et Ă la protection des espĂšces en pĂ©ril au Canada;
- accroßtre la conformité au décret proposé; et
- les aider à mieux connaßtre les espÚces en péril.
Ces objectifs pourraient ĂȘtre atteints, lĂ oĂč cela est nĂ©cessaire, grĂące Ă la crĂ©ation et Ă la diffusion de produits dâinformation expliquant les interdictions concernant les espĂšces visĂ©es par ce dĂ©cretrĂ©fĂ©rence 50 qui sâappliqueraient sur le territoire domanial, le processus de planification du rĂ©tablissement qui suit lâinscription, la façon dont les peuples autochtones et les intervenants peuvent participer, ainsi que les renseignements gĂ©nĂ©raux sur chacune des espĂšces. Ces ressources seraient publiĂ©es dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril. Des envois postaux et des prĂ©sentations destinĂ©s aux publics cibles pourraient aussi ĂȘtre envisagĂ©s.
Dans les lieux historiques de lâAPC,rĂ©fĂ©rence 51 les employĂ©s de premiĂšre ligne reçoivent lâinformation appropriĂ©e Ă propos des espĂšces en pĂ©ril qui se retrouvent sur leurs sites afin quâils puissent informer les visiteurs des mesures de prĂ©vention et les faire participer Ă la protection et Ă la conservation des espĂšces en pĂ©ril.
AprĂšs lâinscription des espĂšces concernĂ©es, la prĂ©paration et la mise en Ćuvre de programmes de rĂ©tablissement, de plans dâaction ou de plans de gestion peuvent mener Ă des recommandations de mesures de rĂ©glementation supplĂ©mentaires pour la protection des espĂšces sauvages. Ces recommandations peuvent aussi sâinspirer des dispositions dâautres lois du Parlement pour assurer la protection requise.
Conformité et application
La LEP prĂ©voit des sanctions en cas dâinfraction, notamment des amendes ou des peines dâemprisonnement, la saisie et la confiscation des biens saisis ou des produits de leur aliĂ©nation. Dans certaines conditions, un accord sur des mesures de rechange peut ĂȘtre conclu avec la personne accusĂ©e dâune infraction. La LEP prĂ©voit Ă©galement lâinspection ainsi que des opĂ©rations de recherche et de saisie par les agents de lâautoritĂ© dĂ©signĂ©s pour en contrĂŽler lâapplication. En vertu des dispositions sur les peines, une sociĂ©tĂ© reconnue coupable dâune infraction punissable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire est passible dâune amende maximale de 300 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible dâune amende maximale de 50 000 $ et toute autre personne est passible dâune amende maximale de 50 000 $ ou dâune peine dâemprisonnement maximale dâun an, ou des deux. Une sociĂ©tĂ© reconnue coupable dâune infraction punissable par mise en accusation est passible dâune amende maximale de 1 000 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible dâune amende maximale de 250 000 $ et toute autre personne est passible dâune amende maximale de 250 000 $ ou dâune peine dâemprisonnement maximale de cinq ans, ou des deux.
Normes de service
Comme il est indiquĂ© ci-dessus, lâarticle 73 de la LEP permet Ă une personne de demander au ministre compĂ©tent un permis lâautorisant Ă exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus. Une fois que le demandeur est avisĂ© de la rĂ©ception de sa demande de permis en vertu de lâarticle 73, le ministre dispose de 90 jours pour dĂ©livrer le permis ou refuser de le faire.rĂ©fĂ©rence 52 Le dĂ©lai de 90 jours peut ne pas sâappliquer dans certaines circonstances.
En vertu de lâarticle 73 de la LEP, le RĂšglement sur les permis autorisant une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite contribue Ă la cohĂ©rence, Ă la prĂ©visibilitĂ© et Ă la transparence du processus de dĂ©livrance des permis en vertu de la LEP en fournissant aux demandeurs des normes de service claires et mesurables. Le ministĂšre de lâEnvironnement mesure le rendement de ses services chaque annĂ©e, et lâinformation sur le rendement est diffusĂ©e sur le site Web du MinistĂšrerĂ©fĂ©rence 53 au plus tard le 1er juin pour lâexercice prĂ©cĂ©dent.
Personne-ressource
Paula Brand
Directrice
Politiques sur la Loi sur les espÚces en péril
Service canadien de la faune
MinistĂšre de lâEnvironnement et du Changement climatique
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : LEPreglementations-SARAregulations@ec.gc.ca
ANNEXE 1 – DESCRIPTION DES ESPĂCES AJOUTĂES Ă LâANNEXE 1 DE LA LOI SUR LES ESPĂCES EN PĂRIL, RECLASSIFIĂES OU RETIRĂES DE LADITE ANNEXE
A – EspĂšces que lâon propose dâajouter Ă lâannexe 1 de la LEP
1. SĂ©ligĂ©rie de Carey (Seligeria careyana) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
La sĂ©ligĂ©rie de Carey est une minuscule mousse dĂ©licate jaune Ă vert clair qui pousse en colonies clairsemĂ©es. LâespĂšce nâest prĂ©sente que sur trois sites sur Haida Gwaii, tous au nord-ouest de lâĂźle Moresby.
LâespĂšce est rare Ă Haida Gwaii, ne pousse que sur un type de substrat qui est peu frĂ©quent dans les Ăźles de lâarchipel, a fait lâobjet de vastes activitĂ©s de recherche oĂč lâon trouve ce substrat et compte trĂšs peu de colonies dans les sites oĂč elle a Ă©tĂ© signalĂ©e, ce qui donne Ă penser quâil est peu probable quâil existe plus de 250 colonies au Canada. Dans lâensemble, la sĂ©ligĂ©rie de Carey nâa pas fait lâobjet dâun suivi, et on ignore donc les tendances qui la concernent. LâespĂšce est endĂ©mique au Canada, de sorte quâune immigration de source externe est impossible.
Avantages de lâespĂšce
La séligérie de Carey est reconnue comme un élément spécial de la biodiversité en Colombie-Britannique en raison de sa survie apparente dans un refuge glaciaire. Dans le monde entier, de nombreuses espÚces de séligérie sont rares, dont quatre des sept espÚces présentes en Colombie-Britannique.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Il sâagit dâune espĂšce spĂ©cialiste en matiĂšre dâhabitat, qui ne pousse que dans un climat hypermaritime, sur des falaises ombragĂ©es de calcaire pur. La fragilitĂ© des petites spores de cette espĂšce nuit considĂ©rablement Ă sa capacitĂ© de dispersion vers de nouveaux sites Les principales menaces pesant sur la sĂ©ligĂ©rie de Carey sont les changements climatiques, lâexploitation de carriĂšres et les tsunamis. LâespĂšce est extrĂȘmement vulnĂ©rable aux effets des changements climatiques, particuliĂšrement la hausse des tempĂ©ratures et la diminution des prĂ©cipitations en Ă©tĂ©.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
2. Daltonie faux-splachne (Daltonia splachnoides) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
La daltonie faux-splachne est une petite mousse qui forme des touffes luisantes vert jaune Ă bronze. Ses feuilles sont linĂ©aires-lancĂ©olĂ©es et ses tiges sont rougeĂątres. La marge des feuilles est entiĂšre et jaunĂątre. La nervure mĂ©diane est cĂŽtelĂ©e et atteint presque le sommet de la feuille. Les sporophytes sont composĂ©s dâune soie rouge terminĂ©e par une petite capsule brune dressĂ©e, de forme cylindrique-ovoĂŻde, dont le col est court et la base, contractĂ©e. La coiffe (structure en forme de capuchon surmontant la capsule), trĂšs caractĂ©ristique chez la daltonie faux-splachne, est pĂąle et nettement frangĂ©e.
Les tendances de la population sont inconnues et ne peuvent ĂȘtre dĂ©terminĂ©es que par la surveillance.
Avantages de lâespĂšce
La daltonie faux-splachne nâa aucun avantage connu pour lâespĂšce.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Les trois principales menaces qui pĂšsent sur la daltonie faux-splachne sont le broutage intensif de la vĂ©gĂ©tation du sous-Ă©tage forestier par une espĂšce introduite, le cerf de Sitka, les changements climatiques et lâĂ©lĂ©vation du niveau de la mer qui y est associĂ©e, et les Ă©vĂ©nements stochastiques comme les glissements de terrain. Les deux sous-populations de lâespĂšce sont situĂ©es dans des aires protĂ©gĂ©es et ne devraient donc pas ĂȘtre affectĂ©es par lâexploitation forestiĂšre ou la rĂ©gulation du niveau de lâeau, notamment par lâamĂ©nagement de barrages hydroĂ©lectrique.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
3. Trichostome Ă feuilles recourbĂ©es (Oxystegus recurvifolius) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
Le trichostome Ă feuilles recourbĂ©es est une mousse vert jaunĂątre pĂąle qui pousse habituellement sur des sols organiques et humides. Les caractĂ©ristiques qui permettent de le distinguer des espĂšces Ă©troitement apparentĂ©es sont, entre autres, ses feuilles liguliformes oblongues aux marges de couleur pĂąle dont le sommet sâincline vers le bas et est dotĂ© de dents pointues et irrĂ©guliĂšres.
La population canadienne de trichostome Ă feuilles recourbĂ©es est composĂ©e de cinq sous-populations connues. Selon une recherche ciblĂ©e effectuĂ©e en 2017, lâune des sous-populations aurait disparu du territoire en raison dâun projet dâamĂ©nagement hydroĂ©lectrique. Trois sous-populations existeraient encore, et la situation de la sous-population restante est inconnue. La taille des populations historiques nâa pas Ă©tĂ© consignĂ©e, mais les spĂ©cimens dâherbier rĂ©coltĂ©s entre 1964 et 1975 indiquent quâil y avait au moins huit colonies parmi les cinq sous-populations. Ă lâheure actuelle, il y aurait entre 10 et 12 colonies existantes parmi trois ou quatre sous-populations.
Avantages de lâespĂšce
En Colombie-Britannique, lâespĂšce est reconnue comme un Ă©lĂ©ment particulier de la biodiversitĂ© en raison de sa raretĂ© et de son aire de rĂ©partition trĂšs restreinte. La population canadienne reprĂ©sente environ un cinquiĂšme de la population mondiale.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Avec une rĂ©partition trĂšs restreinte au Canada, les principales menaces pesant sur lâespĂšce sont notamment les changements climatiques (surtout en haute altitude), les glissements de terrain, le cerf de Sitka (espĂšce envahissante introduite) et lâexploitation forestiĂšre. Le trichostome Ă feuilles recourbĂ©es ne devrait pas ĂȘtre en mesure de sâadapter aux changements climatiques prĂ©vus, et la capacitĂ© de lâespĂšce de sâĂ©tablir ailleurs est limitĂ©e par son manque de moyens de reproduction et de dispersion efficaces.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
4. IsoĂšte du Columbia (Isoetes minima) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
LâisoĂšte du Columbia est une plante vivace voisine des fougĂšres. Ses feuilles, qui sont petites, vertes et simples, ressemblent Ă des aiguillons et Ă©mergent dâune souche globuleuse. Les feuilles sont renflĂ©es Ă la base, lĂ oĂč se trouvent les sporanges qui renferment les microspores et les mĂ©gaspores servant Ă la reproduction.
Cette espĂšce endĂ©mique rare dans le nord-ouest de lâAmĂ©rique du Nord compte quatre sous-populations au Canada, dans lâextrĂȘme sud de la Colombie-Britannique (rĂ©gion de Castlegar), toutes dĂ©couvertes depuis 1996. En 2017, 1 145 individus (1 019 individus matures) ont Ă©tĂ© recensĂ©s au Canada. La baisse de la qualitĂ© et de la quantitĂ© dâhabitats rĂ©sulte des activitĂ©s rĂ©crĂ©atives (surtout le vĂ©lo de montagne) ainsi que de lâĂ©tablissement de plantes non indigĂšnes telles que la centaurĂ©e maculĂ©e.
Avantages de lâespĂšce
LâisoĂšte du Columbia nâa aucun avantage connu pour lâespĂšce.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Toutes les sous-populations connues de lâespĂšce se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale. Lâexploitation forestiĂšre et la construction de routes dans des zones situĂ©es en haut de pente pourraient modifier le rĂ©gime hydrologique, ce qui aurait des rĂ©percussions sur les zones de suintement en bas de pente et favoriserait la propagation de plantes non indigĂšnes envahissantes. LâespĂšce non indigĂšne la plus menaçante est la centaurĂ©e maculĂ©e, qui est en compĂ©tition avec lâisoĂšte du Columbia pour lâeau et dâautres ressources dans tous les sites. La gravitĂ© accrue des sĂ©cheresses associĂ©e aux changements climatiques pourrait avoir des rĂ©percussions sur la production de spores. Les activitĂ©s rĂ©crĂ©atives, dont le vĂ©lo de montagne et la randonnĂ©e pĂ©destre, pourraient aussi avoir des effets nĂ©gatifs sur lâisoĂšte du Columbia et son habitat. Par ailleurs, les petites populations isolĂ©es peuvent ĂȘtre affectĂ©es par une diversitĂ© gĂ©nĂ©tique limitĂ©e et par une dĂ©pression de consanguinitĂ©.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
5. HespĂ©rochiron nain (Hesperochiron pumilus) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
LâhespĂ©rochiron nain est une plante herbacĂ©e vivace qui peut atteindre 10 cm de hauteur et dont la tige mince est reliĂ©e Ă des rejets plus petits par des rhizomes fins. Les feuilles, simples et gĂ©nĂ©ralement glabres, forment une rosette basilaire. On compte dâune Ă huit fleurs solitaires par individu. Les fleurs sont voyantes, mesurent 1 Ă 3 cm de largeur et comportent cinq lobes. Les pĂ©tales sont blancs et prĂ©sentent souvent des marques violettes bien visibles. La gorge de la corolle est jaune et pubescente. Le fruit est une capsule ovale qui renferme de nombreuses graines de petite taille.
Les causes spĂ©cifiques du dĂ©clin de lâhespĂ©rochiron nain sont inconnues. Le nombre total dâindividus matures est trĂšs faible (moins de 200). Tous les sites canadiens se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale et peuvent faire lâobjet dâactivitĂ©s dâexploitation forestiĂšre pratiquĂ©es dans les zones environnantes et/ou les activitĂ©s de construction de routes, qui peuvent changer le rĂ©gime hydrologique. La compĂ©tition exercĂ©e par des plantes non indigĂšnes, notamment la centaurĂ©e maculĂ©e, constitue la menace la plus importante, laquelle devrait mener Ă une dĂ©gradation de lâhabitat au fil du temps. Selon les changements climatiques projetĂ©s, les sĂ©cheresses et les feux naturels anormalement intenses pourraient endommager ou Ă©liminer une ou plusieurs occurrences sur trois gĂ©nĂ©rations.
Avantages de lâespĂšce
LâhespĂ©rochiron nain est associĂ© aux infiltrations printaniĂšres et il fleurit et produit des semis lorsque lâhumiditĂ© est disponible. LâespĂšce est attrayante et prisĂ©e en horticulture. LâespĂšce pousse dans un habitat spĂ©cialisĂ© aux cĂŽtĂ©s dâautres espĂšces vĂ©gĂ©tales prĂ©occupantes sur le plan de la conservation.
Il nâexiste aucun renseignement publiĂ© sur les connaissances traditionnelles autochtones concernant lâespĂšce. Cette petite plante a une rĂ©partition restreinte; elle ne possĂšde pas de propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales ou dâusages particuliers et il est peu probable quâelle soit importante pour les PremiĂšres Nations.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Tous les sites canadiens se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale et peuvent faire lâobjet dâactivitĂ©s dâexploitation forestiĂšre pratiquĂ©es dans les zones environnantes et/ou les activitĂ©s de construction de routes, qui peuvent changer le rĂ©gime hydrologique. Lâimpact nĂ©gatif des vĂ©los de montagne sur le substrat mince a Ă©tĂ© observĂ© Ă proximitĂ© dâune occurrence. La compĂ©tition exercĂ©e par des plantes non indigĂšnes, notamment la centaurĂ©e maculĂ©e, constitue la menace la plus importante, laquelle devrait mener Ă une dĂ©gradation de lâhabitat au fil du temps. Selon les changements climatiques projetĂ©s, les sĂ©cheresses et les feux naturels anormalement intenses pourraient endommager ou Ă©liminer une ou plusieurs occurrences sur trois gĂ©nĂ©rations.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
6. ValĂ©riane ciliĂ©e (Valeriana edulis ssp. ciliata) – en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
La valĂ©riane ciliĂ©e (Valeriana edulis ssp. ciliata) est une grande plante Ă fleurs qui atteint souvent une hauteur dâun mĂštre ou plus. Il sâagit dâune plante vivace Ă longue durĂ©e de vie, et toutes les plantes matures ne fleurissent pas chaque annĂ©e. Les fleurs sont visitĂ©es et probablement pollinisĂ©es par une variĂ©tĂ© dâinsectes, et la plupart du pollen est rejetĂ© dans un rayon de 10 m de la plante source. Les semis sont petits et sont probablement dispersĂ©s par la gravitĂ©, le vent et lâeau. La valĂ©riane ciliĂ©e ne se reproduit pas de maniĂšre vĂ©gĂ©tative. Cette espĂšce se rencontre dans les prairies humides et les tourbiĂšres minĂ©rotrophes du sud-ouest de lâOntario, qui sont des milieux rares.
Une baisse de la superficie de lâaire de rĂ©partition, du nombre de localitĂ©s et de la qualitĂ© de lâhabitat a Ă©tĂ© observĂ©e, et une diminution du nombre dâindividus matures a Ă©tĂ© infĂ©rĂ©e. Les trois localitĂ©s restantes, qui comptent un faible nombre dâindividus matures, sont menacĂ©es par le dĂ©veloppement commercial, la prĂ©sence dâespĂšces envahissantes et la succession naturelle.
Avantages
LâespĂšce possĂšde une grosse racine pivotante que les Autochtones utilisaient Ă des fins alimentaires et mĂ©dicinales. Dans de nombreuses communautĂ©s autochtones, la valĂ©riane ciliĂ©e est traditionnellement consommĂ©e et utilisĂ©e Ă des fins mĂ©dicinales, bien que la plupart des utilisations documentĂ©es soient basĂ©es sur la sous-espĂšce apparentĂ©e, la valĂ©riane comestiblerĂ©fĂ©rence 54. Certains groupes autochtones cĂ©lĂšbrent le bourdon, par le biais de masques, dâĆuvres dâartrĂ©fĂ©rence 55, dâimages sur les totems et de danses traditionnellesrĂ©fĂ©rence 56 qui ont connu un renouveau ces derniĂšres annĂ©esrĂ©fĂ©rence 57.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
Les sites de lâOntario nâont fait lâobjet dâaucune estimation de lâabondance dans le passĂ©, de sorte que les tendances sont inconnues. Toutefois, on peut infĂ©rer que le nombre total dâindividus au Canada a connu un dĂ©clin. Lâabondance de la valĂ©riane ciliĂ©e a diminuĂ© en bordure de la riviĂšre Maitland Ă cause de lâĂ©tablissement rĂ©cent dâun cultivar non indigĂšne dâalpiste roseau. Cinq des huit sous-populations connues au Canada sont considĂ©rĂ©es comme disparues. De façon gĂ©nĂ©rale, les espĂšces envahissantes sont la principale menace pesant sur le taxon. Les autres menaces possibles sont le dĂ©veloppement industriel, la succession vĂ©gĂ©tale, lâutilisation dâherbicides et les sentiers rĂ©crĂ©atifs.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
7. CastillĂ©jie grĂȘle (Castilleja tenuis) — en voie de disparition
Ă propos de cette espĂšce
La castillĂ©jie grĂȘle est une plante annuelle dĂ©licate, dâune hauteur de 4,5 Ă 30 cm (atteignant rarement 52 cm), dotĂ©e dâune racine pivotante mince ou dâun systĂšme racinaire ramifiĂ©. Les tiges sont recouvertes dâun mĂ©lange de poils courts et de poils longs, souples et Ă©talĂ©s. Les fleurs sont groupĂ©es en un Ă©pi terminal et sont sous-tendues par des bractĂ©es vertes lancĂ©olĂ©es Ă ovĂ©es, Ă sommet pointu.
Les plantes non indigĂšnes envahissantes, particuliĂšrement la centaurĂ©e maculĂ©e (Centaurea stoebe ssp. micranthos), se font concurrence pour lâeau et dâautres ressources. LâempiĂ©tement dâarbustes et de conifĂšres liĂ© aux processus de succession dĂ©gradera lâhabitat au fil du temps. Les hĂ©miparasites sont particuliĂšrement vulnĂ©rables aux changements climatiques, car les changements de tempĂ©rature et de CO2 auront des rĂ©percussions Ă la fois sur les hĂ©miparasites et sur leurs plantes hĂŽtes.
Avantages
La castillĂ©jie grĂȘle fleurit de la mi-juin Ă la mi-juillet et les fleurs sont adaptĂ©es Ă la pollinisation par les abeilles. Dans les communautĂ©s pauvres en nutriments, le castillĂ©jie grĂȘle peut dĂ©composer les nutriments sous des formes moins disponibles pour dâautres organismes.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
La compĂ©tition exercĂ©e par des plantes non indigĂšnes, notamment la centaurĂ©e maculĂ©e, constitue la menace observable la plus importante. La diversitĂ© gĂ©nĂ©tique au sein de cette population isolĂ©e devrait ĂȘtre limitĂ©e. Il existe une possibilitĂ© dâaugmentation des sĂ©cheresses et des incendies naturels (selon les changements climatiques projetĂ©s), ce qui pourrait endommager ou Ă©liminer la population dâici trois gĂ©nĂ©rations. En tant quâhĂ©miparasite, lâespĂšce est en outre menacĂ©e par les effets nĂ©fastes des changements climatiques sur son hĂŽte.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
8. Bourdon amĂ©ricain (Bombus pensylvanicus) — prĂ©occupante
Ă propos de cette espĂšce
Le bourdon amĂ©ricain (Bombus pensylvanicus) est un bourdon de taille moyenne dont la tĂȘte et la langue sont relativement longues par rapport Ă celles de nombreuses autres espĂšces de bourdons au Canada. Les ailes foncĂ©es et le patron de coloration Ă bandes abdominales jaunes et noires des femelles sont des caractĂšres distinctifs et constants Ă lâĂ©chelle de lâaire de rĂ©partition de lâespĂšce. Les mĂąles possĂšdent des antennes plus longues que celles des femelles, et leur abdomen est principalement jaune avec lâextrĂ©mitĂ© orange.
LâespĂšce a subi des dĂ©clins considĂ©rables avant 1980, et les tendances gĂ©nĂ©rales donnent Ă penser quâelle est de plus en plus rare mĂȘme si elle persiste dans une portion de son aire de rĂ©partition historique au Canada. Les causes du dĂ©clin restent incertaines, mais lâutilisation de pesticides, la transformation de lâhabitat et la propagation de pathogĂšnes Ă partir de colonies gĂ©rĂ©es sont probablement des facteurs contributifs.
Avantages
Le bourdon amĂ©ricain est un important pollinisateur de nombreuses espĂšces de plantes et joue un rĂŽle important dans le mode de vie de nombreux peuples autochtones, en leur procurant des avantages sociaux, culturels et mĂ©dicinaux. Notamment, dans la culture inuite, lâabeille reprĂ©sente le changement des saisons et le retour dâespĂšces importantes pour la subsistance, comme lâomble chevalier.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Neuf commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce : huit commentaires ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription et un seul commentaire exprimait de lâopposition.
Justification de lâinscription
Le dĂ©clin du bourdon amĂ©ricain est vraisemblablement dĂ» Ă une combinaison de facteurs, mais ses causes prĂ©cises demeurent mĂ©connues. Le bourdon amĂ©ricain est vulnĂ©rable Ă lâutilisation de pesticides, aux pratiques dâutilisation des terres qui rĂ©duisent les ressources florales et la disponibilitĂ© des sites de nidification ainsi quâaux agents pathogĂšnes. De plus, le bourdon amĂ©ricain semble avoir une faible diversitĂ© gĂ©nĂ©tique, ce qui contribue sans doute Ă son dĂ©clin et entraĂźne une production accrue de mĂąles stĂ©riles.
Lâinscription de lâespĂšce sur la liste des espĂšces prĂ©occupantes de la LEP ne dĂ©clenche pas dâinterdictions en vertu de la LEP, mais nĂ©cessitera lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour permettre une gestion proactive de lâespĂšce.
9. Scolie dorĂ©e (Dielis pilipes) — prĂ©occupante
Ă propos de cette espĂšce
La scolie dorĂ©e est une guĂȘpe rare noire et jaune de grande taille. Cette guĂȘpe de grande taille est limitĂ©e aux communautĂ©s Ă©cologiques de purshie tridentĂ©e et dâarmoise de faible altitude des vallĂ©es de lâOkanagan Sud et de la Similkameen, en Colombie-Britannique. Cette espĂšce est un ectoparasitoĂŻde solitaire de deux espĂšces de hannetons (Polyphylla crinita et P. decemlineata) prĂ©sentes dans le sud de la Colombie-Britannique. Les larves de ces hannetons sont considĂ©rĂ©es comme des ravageurs de nombreux arbustes indigĂšnes, arbres fruitiers, plantes ornementales et autres plantes de jardin.
Les effets cumulatifs des activitĂ©s de suppression des incendies et de la propagation de plantes non indigĂšnes ont contribuĂ© Ă la rĂ©duction de la qualitĂ© et de la superficie de lâhabitat des deux espĂšces de hannetons et de la scolie dorĂ©e.
Avantages
La scolie dorée est considérée comme un agent de lutte biologique contre les larves des hannetons.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
La perte, la dĂ©gradation et la fragmentation dâhabitats ouverts et sablonneux ainsi que lâĂ©pandage de pesticides sur les terres agricoles adjacentes pendant la pĂ©riode de vol des adultes sont les principales menaces pour lâespĂšce. Parmi les autres menaces figurent lâaugmentation du nombre de plantes non indigĂšnes dans les habitats sablonneux ouverts, qui rĂ©duisent la dĂ©tectabilitĂ© des larves du colĂ©optĂšre hĂŽte par les guĂȘpes femelles adultes. La scolie dorĂ©e pourrait devenir « espĂšce menacĂ©e » si les facteurs rĂ©putĂ©s nuire Ă sa persistance ne sont pas gĂ©rĂ©s.
Lâinscription de lâespĂšce sur la liste des espĂšces prĂ©occupantes de la LEP ne dĂ©clenche pas dâinterdictions en vertu de la LEP, mais nĂ©cessitera lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour permettre une gestion proactive de lâespĂšce.
B – EspĂšces que lâon propose de reclassifier Ă lâannexe 1 de la LEP
10. LĂ©zard Ă petites cornes majeur (Phrynosoma hernandesi) – reclassification de la catĂ©gorie « en voie de disparition » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante »rĂ©fĂ©rence 58
Ă propos de cette espĂšce
Le lĂ©zard Ă petites cornes majeur (Phrynosoma hernandesi) est la seule espĂšce de lĂ©zard prĂ©sente en Alberta et en Saskatchewan. Il est prĂ©sent plus au nord que toute autre espĂšce de lĂ©zard iguanidĂ© au monde. Il sâagit de la plus rĂ©pandue et de la plus gĂ©nĂ©raliste des espĂšces de lĂ©zards Ă cornes. Le lĂ©zard Ă petites cornes majeur est un petit (longueur du museau au cloaque dâenviron 69 mm chez la femelle adulte) lĂ©zard aplati dorsoventralement qui prĂ©sente une frange dâĂ©cailles en saillie sur les cĂŽtĂ©s ainsi quâune sĂ©rie de « cornes » et une profonde Ă©chancrure sans corne sur le derriĂšre de la tĂȘte. La coloration tachetĂ©e de son dos et sa capacitĂ© de rester immobile lui confĂšrent un excellent camouflage qui le protĂšge des prĂ©dateurs et lui permet de chasser ses proies Ă lâaffĂ»t.
Dans lâensemble, la taille de la population de lâespĂšce a probablement diminuĂ©, surtout entre le commencement du dĂ©veloppement agricole au dĂ©but du 20e siĂšcle. Des baisses plus rĂ©centes ont Ă©tĂ© observĂ©es dans certains secteurs, particuliĂšrement prĂšs de Medicine Hat. Dans dâautres cas, lâabsence de mentions rĂ©centes pourrait ĂȘtre attribuable au manque dâactivitĂ©s de recherche et nâindiquerait pas une rĂ©elle baisse de la taille de la population ou de lâoccupation. Dans ces cas, les tendances de la taille des sous-populations sont inconnues.
Avantages
Le lĂ©zard Ă petites cornes majeur nâa aucun avantage connu pour lâespĂšce.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Huit commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce : sept commentaires ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription et un seul commentaire exprimait de lâopposition.
Justification de lâinscription
Les menaces Ă grande Ă©chelle sont notamment la modification de lâhabitat par les plantes envahissantes, et la vulnĂ©rabilitĂ© accrue aux sĂ©cheresses lâĂ©tĂ© et aux Ă©pisodes de gel-dĂ©gel associĂ©s aux changements climatiques. Environ 70 % de la population de lĂ©zards Ă petites cornes majeurs vit dans le parc national des Prairies, mais les sous-populations Ă lâextĂ©rieur de cette aire protĂ©gĂ©e, notamment toutes les sous-populations de lâAlberta, font face Ă dâautres menaces : agriculture, forage pĂ©trolier et gazier, prĂ©dation accrue Ă cause de la modification de lâhabitat, autres amĂ©nagements humains.
Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs quâelle ait Ă©tĂ© inscrite sur la liste des espĂšces en voie de disparition en 2009. Une reclassification Ă la baisse dâune espĂšce de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante » nâempĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ en cours puisquâil nĂ©cessite lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour Ă©viter que lâespĂšce ne devienne encore plus menacĂ©e.
11. Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis) – reclassification de la catĂ©gorie « en voie de disparition » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante »
Ă propos de cette espĂšce
Lâhydraste du Canada est une plante herbacĂ©e vivace de haute 10 Ă 50 cm. Elle se caractĂ©rise par son rhizome jaune noueux qui porte des cicatrices qui ressemblent aux sceaux de cire qui Ă©taient dans le passĂ© utilisĂ©s pour cacheter des lettres. La plante porte une Ă trois feuilles comportant chacune cinq lobes.
Avantages
Lâhydraste du Canada fait encore lâobjet dâun intĂ©rĂȘt commercial et est encore utilisĂ© dans divers produits Ă base dâherbes. De plus, la plante Ă©tait utilisĂ©e Ă des fins mĂ©dicinales par les peuples autochtones en AmĂ©rique du Nord.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2020 et avril 2021. Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce : trois commentaires ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription et un seul commentaire exprimait de lâopposition.
Justification de lâinscription
Bien que le nombre dâindividus matures de cette plante longĂ©vive semble stable ces derniĂšres dĂ©cennies, les sous-populations restantes sont toujours menacĂ©es par la dĂ©forestation, la rĂ©colte et les espĂšces envahissantes.
Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© pour cette espĂšce aprĂšs quâelle ait Ă©tĂ© inscrite sur la liste des espĂšces menacĂ©es en 2003. Une reclassification Ă la baisse dâune espĂšce de la catĂ©gorie « menacĂ©e » Ă la catĂ©gorie « prĂ©occupante » nâempĂȘche pas les efforts de conservation dĂ©jĂ en cours puisquâil nĂ©cessite lâĂ©laboration dâun plan de gestion pour Ă©viter que lâespĂšce ne devienne encore plus menacĂ©e.
12. Caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi) – reclassification de la catĂ©gorie « en voie de disparition » Ă la catĂ©gorie « menacĂ©e »
Ă propos de cette espĂšce
Le caribou de Peary est le plus petit caribou dâAmĂ©rique du Nord. Il est surtout blanc, mais son dos est gris foncĂ© et le devant de ses pattes arbore une bande grise. Durant lâhiver, son dos gris foncĂ© prend parfois une teinte brun foncĂ©; certains individus paraissent entiĂšrement blancs. Le velours des bois est de couleur ardoise et non brune comme celui des cerfs et autres caribous. Les bois ne sont pas aussi larges que ceux des autres caribous, mais ils sont similaires. Le crĂąne a un rostre court et un crĂąne haut. Les sabots sont courts et larges. Ils sont gĂ©nĂ©tiquement distincts des autres caribous du Canada.
Avantages
Le caribou de Peary fait partie intĂ©grante de la culture et de lâĂ©conomie des Inuits et des Inuvialuits. En tant que seule source de viande de caribou pour plusieurs collectivitĂ©s arctiques, il est important dans lâĂ©conomie de subsistance des collectivitĂ©s locales, et il est reprĂ©sentĂ© dans les produits dâartisanat traditionnel qui sont commercialisĂ©s et collectionnĂ©s partout au Canada et Ă lâĂ©chelle internationale. Subsistant aux limites de lâexistence des vĂ©gĂ©taux et des animaux, le caribou de Peary fait partie intĂ©grante de la biodiversitĂ© arctique et est de plus en plus important dans les Ă©tudes scientifiques sur la rĂ©action des Ă©cosystĂšmes aux changements climatiques.
Consultation
Des consultations sur cette espĂšce ont eu lieu entre janvier 2017 et octobre 2017. Cinq commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour cette espĂšce et ils ne se sont pas opposĂ©s Ă la proposition dâinscription.
Justification de lâinscription
La population globale a connu un dĂ©clin estimĂ© sur trois gĂ©nĂ©rations de 35 %, mais a augmentĂ© au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies. La menace ayant le plus grand impact sur le caribou de Peary dĂ©coule des diverses rĂ©percussions des changements climatiques, notamment lâintensitĂ© et la frĂ©quence accrues des Ă©pisodes de pluie sur neige, qui nuisent Ă lâaccessibilitĂ© de la nourriture en hiver, ainsi que la diminution de lâĂ©tendue et de lâĂ©paisseur de la glace de mer, qui cause des changements dans les habitudes de migration et de dĂ©placement.
Lâinscription dâune espĂšce sur la liste des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es en vertu de la LEP crĂ©e une protection immĂ©diate pour les individus et leurs rĂ©sidences sur le territoire domanial et exige lâĂ©laboration dâun programme de rĂ©tablissement et dâun ou de plusieurs plans dâaction.
C – EspĂšces pour lesquelles on propose un changement de nom scientifique Ă lâannexe 1 de la LEP
1- Bleu mĂ©lissa (Plebejus samuelis) – changement de nom scientifique de Lycaeides melissa samuelis Ă Plebejus samuelis
Ă propos de cette espĂšce
Le Bleu mĂ©lissa est un petit papillon dont lâenvergure des ailes ne dĂ©passe pas 22 Ă 32 mm. Le dessus des ailes du mĂąle est dâun bleu pĂąle iridescent. La marge extĂ©rieure des ailes est bordĂ©e dâune frange blanche et dâune mince ligne noire.
Ce papillon Ă©tait observĂ© dans une zone restreinte de la savane Ă chĂȘnes et des milieux boisĂ©s du sud de lâOntario. La baisse de la population et la dĂ©gradation de son habitat sont bien dĂ©crites. LâespĂšce nâa pas Ă©tĂ© observĂ©e depuis 1991, malgrĂ© des activitĂ©s de recherches continues.
Avantages
Il nây a pas dâavantages connus spĂ©cifiques Ă cette espĂšce.
Consultation
Aucune consultation nâa Ă©tĂ© entreprise pour cette espĂšce.
Justification de lâinscription
Il nây a pas eu de changement dans la protection effective de cette espĂšce Ă lâĂ©chelle fĂ©dĂ©rale Ă©tant donnĂ© son statut dâespĂšce disparue.
PROJET DE RĂGLEMENTATION
Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a, se propose de prendre le DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril, ci-aprĂšs.
Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de dĂ©cret dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s dây citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et dâenvoyer le tout Ă Paula Brand, directrice, Politiques sur la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril, Service canadien de la faune, ministĂšre de lâEnvironnement, 351, boul. St-Joseph, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (tĂ©l. : 1‑800‑668‑6767; courriel : LEPreglementations-SARAregulations@ec.gc.ca).
Ottawa, le 24 mai 2022
La greffiÚre adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon
DĂ©cret modifiant lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril
Modifications
1 La partie 1 de lâannexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Arthropodes », de ce qui suit :
- Bleu mélissa (Lycaeides melissa samuelis)
- Blue, Karner
2 La partie 1 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Arthropodes », de ce qui suit :
- Bleu mélissa (Plebejus samuelis)
- Blue, Karner
3 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « MammifĂšres », de ce qui suit :
- Caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi)
- Caribou, Peary
4 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Reptiles », de ce qui suit :
- Grand iguane Ă petites cornes (Phrynosoma hernandesi)
- Lizard, Greater Short-horned
5 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- CastillĂ©jie grĂȘle (Castilleja tenuis)
- Paintbrush, Hairy
- Hespérochiron nain (Hesperochiron pumilus)
- Hesperochiron, Dwarf
- IsoĂšte du Columbia (IsĆtes minima)
- Quillwort, Columbia
- Valériane ciliée (Valeriana edulis ssp. ciliata)
- Valerian, Hairy
6 La partie 2 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Mousses », de ce qui suit :
- Daltonie faux-splachne (Daltonia splachnoides)
- Moss, Daltonâs
- Séligérie de Carey (Seligeria careyana)
- Moss, Careyâs Small Limestone
- Trichostome à feuilles recourbées (Oxystegus recurvifolius)
- Beard-moss, Drooping-leaved
7 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « MammifĂšres », de ce qui suit :
- Caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi)
- Caribou, Peary
8 La partie 3 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis)
- Goldenseal
9 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Reptiles », de ce qui suit :
- Lézard à petites cornes majeur (Phrynosoma hernandesi)
- Lizard, Greater Short-horned
10 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Arthropodes », de ce qui suit :
- Bourdon américain (Bombus pensylvanicus)
- Bumble Bee, American
- Scolie dorée (Dielis pilipes)
- Wasp, Yellow Scarab Hunter
11 La partie 4 de lâannexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre alphabĂ©tique, sous lâintertitre « Plantes », de ce qui suit :
- Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis)
- Goldenseal
Entrée en vigueur
12 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.