La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 33 : Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers

Le 15 aoĂ»t 2026

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers exige actuellement que les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission reprĂ©sentent au moins 20 % des vĂ©hicules lĂ©gers neufs de l’annĂ©e de modèle 2026 mis en vente, 60 % pour l’annĂ©e de modèle 2030 et 100 % pour l’annĂ©e de modèle 2035 et au-delĂ . Ces exigences, connues sous le nom de « norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques Â» (NDVE), exerceraient une pression financière sur les fabricants automobiles alors qu’ils doivent composer avec l’évolution des conditions du marchĂ© et du commerce en AmĂ©rique du Nord, ce qui pourrait rendre difficile le respect de la conformitĂ© et, par consĂ©quent, mettre en pĂ©ril le secteur national de la fabrication automobile et l’offre de vĂ©hicules au Canada. De plus, un certain nombre de modifications administratives au Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers du Canada sont nĂ©cessaires pour assurer la continuitĂ© du programme au Canada Ă  la suite du règlement final des États-Unis qui vise Ă  abroger toutes les normes de rendement relatives aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules.

Description : Le projet de Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers abrogerait les exigences relatives aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission. De plus, des modifications seraient apportĂ©es Ă  certaines rĂ©fĂ©rences afin d’assurer la continuitĂ© du programme en rĂ©ponse au règlement final publiĂ© aux États-Unis pour abroger toutes les normes de rendement relatives aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules. D’autres modifications administratives mineures seraient Ă©galement apportĂ©es.

Justification : Le 5 fĂ©vrier 2026, le premier ministre a annoncĂ© la stratĂ©gie automobile du Canada Ă  l’appui de l’industrie automobile. L’abrogation des exigences relatives aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission offrirait aux fabricants et importateurs canadiens, qui sont confrontĂ©s Ă  des dĂ©fis Ă©conomiques qui n’avaient pas Ă©tĂ© prĂ©vus lorsque les exigences actuelles ont Ă©tĂ© mises en place en 2023, une plus grande souplesse. L’abrogation de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques est une première Ă©tape nĂ©cessaire dans la transition vers une approche rĂ©glementaire rĂ©visĂ©e qui favorise la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’une manière neutre sur le plan technologique, tout en offrant une certaine souplesse Ă  l’industrie automobile canadienne en cette pĂ©riode d’incertitude Ă©conomique importante. Étant donnĂ© que les exigences relatives aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission doivent entrer en vigueur en 2026, leur Ă©limination maintenant offrirait une certitude rĂ©glementaire Ă  l’industrie en ce qui concerne l’abrogation de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques, pendant que le gouvernement travaille Ă  l’élaboration de normes amĂ©liorĂ©es en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre, qui placent le Canada en voie d’atteindre l’objectif de 75 % de vĂ©hicules Ă©lectriques dans les ventes de vĂ©hicules d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040, comme annoncĂ© dans la stratĂ©gie automobile du Canada.

L’abrogation de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques n’est qu’un des Ă©lĂ©ments d’une politique gouvernementale plus large sur les vĂ©hicules Ă©lectriques, comme annoncĂ© dans la stratĂ©gie automobile. Au total, l’objectif global du gouvernement d’atteindre 90 % de vĂ©hicules Ă©lectriques dans les ventes de vĂ©hicules en 2040 pourrait permettre de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’environ 145 mĂ©gatonnes d’ici 2050, selon les projections actuelles, par rapport Ă  un scĂ©nario oĂą les exigences relatives aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission sont abrogĂ©es et oĂą les normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre restent aux niveaux de 2026. Il est important de noter qu’il s’agit d’un exemple illustratif de l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques qui permet d’atteindre les objectifs gouvernementaux de 75 % et de 90 % de vĂ©hicules Ă©lectriques dans les ventes de vĂ©hicules. Les rĂ©ductions exactes des Ă©missions attribuables aux futures normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre seraient Ă©valuĂ©es dans une analyse ultĂ©rieure parallèlement Ă  la publication de ces normes dans la Gazette du Canada.

Outre l’abrogation de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques et l’intention d’établir des normes propres au Canada en matière d’émissions de gaz à effet de serre, la stratégie automobile comprend des mesures visant à accélérer les investissements dans le secteur de la fabrication automobile au Canada afin d’encourager les technologies propres et les véhicules électriques. Elle vise également à renforcer la demande des consommateurs par la réintroduction d’incitatifs à l’achat et l’adoption de mesures visant à améliorer le réseau national de recharge des véhicules électriques. Cette approche devrait offrir une plus grande flexibilité en permettant aux fabricants d’utiliser une gamme de technologies pour répondre aux préférences des consommateurs à court terme, tout en favorisant la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adoption des véhicules zéro émission au fil du temps.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages : L’abrogation de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques devrait entraĂ®ner une diminution du nombre de vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission sur le marchĂ© et du nombre de ces vĂ©hicules qui seront achetĂ©s au Canada par rapport aux attentes selon cette norme. Il en rĂ©sulterait des coĂ»ts Ă©vitĂ©s pour les acheteurs de vĂ©hicules, qui n’auraient plus Ă  assumer le coĂ»t initial plus Ă©levĂ© d’un vĂ©hicule zĂ©ro Ă©mission ni le coĂ»t associĂ© Ă  l’installation d’une borne de recharge Ă  domicile. Ces coĂ»ts Ă©vitĂ©s sont estimĂ©s Ă  57,6 G$ entre 2026 et 2050. Par contre, ces mĂŞmes consommateurs renonceraient aux Ă©conomies de carburant et d’entretien des vĂ©hicules qui dĂ©coulent de la possession d’un vĂ©hicule Ă©lectrique. Les Ă©conomies perdues en termes de carburant sont estimĂ©es Ă  53,8 G$ au cours de la mĂŞme pĂ©riode; les Ă©conomies perdues en termes d’entretien des vĂ©hicules, quant Ă  elles, n’ont pas Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©es dans cette analyse. Ces modifications proposĂ©es devraient Ă©galement entraĂ®ner une perte nette de rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre de 326 mĂ©gatonnes, Ă©valuĂ©e Ă  94,2 G$ en dommages mondiaux potentiels attribuables aux changements climatiques, pour un coĂ»t net total de 90,3 G$.

Le secteur canadien de l’automobile est un moteur Ă©conomique important, qui a contribuĂ© Ă  hauteur d’environ 16,8 milliards de dollars au produit intĂ©rieur brut national en 2024rĂ©fĂ©rence 1. En tant que l’une des plus grandes industries manufacturières du pays, elle emploie directement plus de 125 000 personnes et soutient environ 500 000 emplois au total (y compris les fournisseurs de pièces et les rĂ©seaux de concessionnaires). Le secteur canadien de l’automobile a Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  plusieurs chocs Ă©conomiques historiques majeurs. Entre 2007 et 2009, l’industrie a perdu 43 500 emplois, soit une baisse de 28,5 % de la main-d’œuvre en raison de l’impact de la crise financière mondialerĂ©fĂ©rence 2. Le maintien des exigences relatives aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission, alors que la capacitĂ© d’adaptation du secteur automobile canadien est compromise par les dĂ©fis Ă©conomiques auxquels il est actuellement confrontĂ©, pourrait Ă©galement entraĂ®ner une contraction du produit intĂ©rieur brut sectoriel et de l’emploi. Toute rĂ©duction du risque de perte d’emplois dans le secteur canadien de l’automobile doit ĂŞtre prise en compte dans l’évaluation des coĂ»ts et des avantages de l’abrogation de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques.

Enjeux

Le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers (ci-après dĂ©nommĂ© le « Règlement Â») exige actuellement que les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE) reprĂ©sentent au moins 20 % des vĂ©hicules lĂ©gers neufs de l’annĂ©e de modèle 2026 mis en vente, 60 % pour l’annĂ©e de modèle 2030 et 100 % pour l’annĂ©e de modèle 2035 et au-delĂ . Ces exigences sont connues sous le nom de « norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques Â» (NDVE). Bien que la transition vers les VZE soit un Ă©lĂ©ment clĂ© de l’avenir Ă©lectrifiĂ© du Canada et essentielle pour atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050, elle se dĂ©roule dans un contexte d’incertitude Ă©conomique Ă  court terme. Depuis la finalisation de la NDVE, le paysage plus vaste des VZE a changĂ© : le programme Incitatifs pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (iVZE) a pris fin, et les États-Unis ont annulĂ© leur soutien fĂ©dĂ©ral aux vĂ©hicules Ă©lectriques et mis en place des droits de douane Ă©levĂ©s sur les intrants de production de vĂ©hicules, comme l’acier et l’aluminium. Cette Ă©volution du marchĂ© a contribuĂ© Ă  la baisse des ventes de VZE au Canada, qui sont passĂ©es d’environ 14 % en 2024 Ă  environ 9 % en 2025rĂ©fĂ©rence 3. Dans ces circonstances, les exigences actuelles relatives aux VZE pourraient accroĂ®tre la pression sur les fabricants automobiles alors qu’ils font face aux incertitudes qui pèsent sur un marchĂ© automobile nord-amĂ©ricain intĂ©grĂ©, comme les fluctuations dans la demande des consommateurs et l’évolution des conditions du marchĂ© et du commerce. De telles pressions pourraient crĂ©er des dĂ©fis Ă  court terme en matière de compĂ©titivitĂ© pour les fabricants automobiles canadiens sur le marchĂ© nord-amĂ©ricain, ce qui pourrait avoir des rĂ©percussions sur l’investissement et l’emploi dans le secteur. Le passage d’une approche normative Ă  une approche qui favorise la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’une manière neutre sur le plan technologique, tout en continuant de faire augmenter les ventes de VZE au fil du temps, offre la souplesse nĂ©cessaire aux fabricants automobiles canadiens. Étant donnĂ© que l’élaboration d’une approche propre au Canada en matière de normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre (GES) est complexe et nĂ©cessite une analyse approfondie et une mobilisation des intervenants, et que les exigences actuelles relatives aux VZE entrent en vigueur en 2026, une mesure rĂ©glementaire rapide pour Ă©liminer les exigences relatives aux VZE est nĂ©cessaire comme première Ă©tape de la mise en Ĺ“uvre de normes d’émissions de GES souveraines et plus ambitieuses pour les vĂ©hicules lĂ©gers.

De plus, un certain nombre de modifications administratives au Règlement sont nécessaires pour assurer la continuité du programme au Canada en réponse au règlement final de l’Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA des États-Unis) visant à abroger toutes les normes relatives aux émissions de gaz à effet de serre des véhicules.

Contexte

Le secteur des transports est la deuxième source d’émissions de gaz Ă  effet de serre en importance au Canada. En 2024, 28 % des Ă©missions totales de gaz Ă  effet de serre au Canada provenaient de ce secteurrĂ©fĂ©rence 4. En dĂ©cembre 2015, le Canada et ses partenaires internationaux ont conclu l’Accord de Paris, une entente destinĂ©e Ă  lutter contre les changements climatiques et Ă  limiter l’augmentation de la tempĂ©rature moyenne mondiale Ă  bien moins de 2 Â°C, ainsi qu’à poursuivre les efforts visant Ă  limiter l’augmentation de la tempĂ©rature Ă  1,5 Â°C par rapport aux niveaux prĂ©industriels. Dans le cadre de son engagement au titre de l’Accord de Paris, le Canada a pour objectif d’atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050.

Pour atteindre ces objectifs, le Canada dispose d’une sĂ©rie de règlements sur les Ă©missions des vĂ©hicules et des moteurs afin de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre du secteur du transport routier. Le Règlement est Ă©tabli en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE] et s’applique aux fabricants et aux importateurs de vĂ©hicules au Canada. Il a Ă©tĂ© publiĂ© pour la première foisrĂ©fĂ©rence 5 dans la Partie II de la Gazette du Canada le 13 octobre 2010, et a Ă©tabli des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre pour les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers neufs Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2011. Il a depuis Ă©tĂ© modifiĂ©, notamment au moyen de modificationsrĂ©fĂ©rence 6 en 2014 qui ont accru la rigueur des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre et Ă©tabli des normes annuelles moyennes progressivement plus rigoureuses pour les parcs automobiles de l’annĂ©e de modèle 2017 Ă  l’annĂ©e de modèle 2025. En 2023, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es au Règlement afin d’établir des exigences relatives aux VZE pour les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers mis en vente au Canada. Les exigences en matière de VZE commencent pour l’annĂ©e de modèle 2026, dont l’obligation qu’au moins 20 % des vĂ©hicules lĂ©gers neufs de l’annĂ©e de modèle 2026 mis en vente soient des VZE. Les exigences augmentent chaque annĂ©e pour atteindre 60 % pour l’annĂ©e de modèle 2030 et 100 % pour l’annĂ©e de modèle 2035 et au-delĂ . Bien que la transition vers des VZE soit un Ă©lĂ©ment clĂ© de l’avenir Ă©lectrifiĂ© du Canada et cruciale pour l’atteinte de la carboneutralitĂ© d’ici 2050, elle se dĂ©roule dans un contexte d’incertitude Ă©conomique importante Ă  court terme. L’incertitude rĂ©cente de la politique amĂ©ricaine pourrait influer sur l’abordabilitĂ© et la disponibilitĂ© des VZE au Canada en raison du marchĂ© nord-amĂ©ricain intĂ©grĂ©.

Au dĂ©but de 2025, les États-Unis ont imposĂ© au Canada une sĂ©rie de droits de douane nouveaux et Ă©largis sur les automobiles, les pièces automobiles, les camions, les autobus et des ressources, comme l’acier, l’aluminium et le cuivre. Comme plus de 90 % des vĂ©hicules fabriquĂ©s au Canada et 60 % des pièces fabriquĂ©es au Canada sont exportĂ©s aux États-Unis, les tarifs amĂ©ricains sur les automobiles menacent l’industrie canadienne de la fabrication automobile. Le secteur canadien de l’automobile emploie plus de 500 000 travailleurs, contribue Ă  hauteur de plus de 16 G$ par annĂ©e au produit intĂ©rieur brut (PIB) du Canada et constitue l’une des plus grandes industries d’exportation du pays — la production nationale ayant dĂ©passĂ© 1,2 million de vĂ©hicules Ă  passagers en 2025. Depuis avril 2025, les vĂ©hicules fabriquĂ©s au Canada sont soumis Ă  des droits de douane amĂ©ricains de 25 % sur le contenu non amĂ©ricain (la valeur du contenu amĂ©ricain dans les automobiles conformes Ă  l’Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM] est exemptĂ©e). Le Canada a donc rĂ©agi en imposant des reprĂ©sailles tarifaires sur les vĂ©hicules amĂ©ricains non conformes Ă  l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. Toutes ces mesures ont créé une grande incertitude pour l’industrie automobile canadienne. Dans ce contexte d’incertitude, les ventes historiques totales de VZE ont chutĂ©, passant de 14 % des ventes totales d’automobiles Ă  passagers neuves en 2024 Ă  seulement 9 % des ventes totales d’automobiles Ă  passagers neuves en 2025. Alors que les ventes de VE continuent d’augmenter Ă  l’échelle mondiale, une automobile neuve sur quatre vendue dans le monde Ă©tant Ă©lectrique en 2025 selon l’Agence internationale de l’énergie, le Canada fait partie d’un marchĂ© automobile nord-amĂ©ricain plus vaste, qui a connu des taux d’adoption plus lents par rapport Ă  d’autres marchĂ©s rĂ©gionaux, notamment l’Europe et l’AsierĂ©fĂ©rence 7. Pour aider le secteur Ă  relever les dĂ©fis immĂ©diats posĂ©s par les mesures commerciales des États-Unis tout en se prĂ©parant Ă  un avenir sans Ă©missions, le premier ministre a annoncĂ© le 5 septembre 2025 que la NDVE ferait l’objet d’un examen de 60 jours et que les exigences pour l’annĂ©e de modèle 2026 seraient supprimĂ©es.

Le 5 fĂ©vrier 2026, le premier ministre a annoncĂ© la stratĂ©gie automobile du Canada, qui comprend de nouvelles mesures visant Ă  accĂ©lĂ©rer les investissements dans le secteur de la fabrication automobile du Canada afin d’aider l’industrie Ă  s’adapter, Ă  croĂ®tre et Ă  se diversifier vers de nouveaux marchĂ©s, et Ă  encourager les investissements dans les technologies propres et les vĂ©hicules Ă©lectriques. Le gouvernement a annoncĂ© son intention de renforcer la demande intĂ©rieure en rendant les vĂ©hicules Ă©lectriques plus abordables grâce Ă  la rĂ©introduction d’incitatifs Ă  l’achat et Ă  des mesures visant Ă  amĂ©liorer le rĂ©seau national de recharge. En complĂ©ment, le Canada a Ă©galement annoncĂ© des mesures visant Ă  rĂ©duire les droits de douane sur un nombre limitĂ© de VE chinois Ă  faible coĂ»t. De plus, le gouvernement a annoncĂ© son intention de renforcer les normes canadiennes sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules lĂ©gers et de mettre le Canada sur la voie d’atteindre un objectif de 75 % de ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040. Le premier ministre a fait remarquer que ces normes plus rigoureuses et souveraines en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre permettraient au gouvernement d’abroger la NDVE, offrant ainsi aux fabricants une plus grande flexibilitĂ© dans le choix des technologies pour rĂ©duire les Ă©missions de leur parc automobile et rĂ©pondre aux prĂ©fĂ©rences des consommateurs Ă  court terme, tout en favorisant l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques au fil du temps.

Les règlements du Canada sur les Ă©missions des vĂ©hicules et des moteurs ont toujours Ă©tĂ© alignĂ©s sur ceux de l’EPA des États-Unis. Pour un alignement efficace sur l’EPA des États-Unis, l’incorporation par renvoi est utilisĂ©e dans les règlements sur les Ă©missions des vĂ©hicules et des moteurs comme technique pour intĂ©grer certaines dispositions du Code of Federal Regulations, comme plusieurs normes d’émissions et procĂ©dures d’essai. Toutefois, le 18 fĂ©vrier 2026, l’EPA des États-Unis a publiĂ© son règlement final visant Ă  annuler son constat de mise en danger de 2009, le fondement de la rĂ©glementation des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules aux États-Unis, et Ă  abroger toutes les normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre et les exigences rĂ©glementaires connexes pour les vĂ©hicules lĂ©gers, moyens et lourds, Ă  compter du 20 avril 2026.

Objectif

L’objectif des modifications proposĂ©es est d’éliminer les exigences relatives aux VZE au titre du Règlement. Cette première Ă©tape rĂ©glementaire doit avoir lieu rapidement pour assurer la certitude concernant la NDVE existante, qui entre en vigueur en 2026. Elle donnera au gouvernement le temps nĂ©cessaire pour Ă©laborer des normes d’émissions de GES plus rigoureuses, propres au Canada, et pour mobiliser les intervenants Ă  leur Ă©gard, afin de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’une manière neutre sur le plan technologique, tout en offrant une certaine souplesse Ă  l’industrie automobile canadienne en cette pĂ©riode d’incertitude Ă©conomique importante. Les nouvelles normes d’émissions de GES seront conçues pour mettre le Canada sur la voie d’atteindre l’objectif de 75 % de VE dans les ventes de vĂ©hicules d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040.

Les modifications proposées comprennent également les changements administratifs nécessaires à l’application continue du Règlement à la suite de l’abrogation par le gouvernement américain de toutes les normes d’émissions de GES et des exigences réglementaires connexes pour les véhicules légers, moyens et lourds et leurs moteurs.

Description

Exigences de la NDVE

Les modifications proposées abrogeraient toutes les dispositions liées aux exigences relatives aux VZE qui ont été introduites en 2023. Une fois ces dispositions abrogées, les entreprises n’auraient plus l’obligation de se conformer aux exigences relatives aux VZE, ni de calculer et de déclarer les unités de conformité ou le déficit pour leur parc automobile.

Modifications administratives

Les modifications proposées modifieraient toutes les références au texte réglementaire de l’EPA des États-Unis dans le Code of Federal Regulations pour qu’elles soient statiques et renvoient à une version particulière du Code of Federal Regulations telle qu’elle existait avant l’abrogation par l’EPA des États-Unis. Cela permettrait de conserver dans le Règlement les procédures d’essai et les méthodes de calcul conçues pour le cadre relatif aux émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, les modifications proposées corrigeraient certaines références au Code of Federal Regulations et apporteraient d’autres changements administratifs pour maintenir le cadre réglementaire actuel, comme des modifications aux définitions et des dispositions d’arrondissement.

Élaboration de la réglementation

Consultation

En 2025, le Canada a Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  une importante incertitude Ă©conomique Ă  court terme en raison des droits de douane amĂ©ricains et d’autres facteurs qui ont eu un impact majeur sur l’industrie automobile canadienne. En outre, en juillet 2025, l’EPA des États-Unis a annoncĂ© une proposition visant Ă  abroger son règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre pour les vĂ©hicules et les moteurs en annulant son constat de mise en danger, ce qui a ajoutĂ© Ă  l’incertitude rĂ©glementaire au Canada compte tenu du marchĂ© harmonisĂ©. L’administration amĂ©ricaine a Ă©galement supprimĂ© les incitatifs et les politiques en faveur des VZE. De plus, les ventes de VZE aux consommateurs ont diminuĂ© en raison de divers facteurs. Dans ce contexte, il a Ă©tĂ© reconnu qu’il serait prudent d’examiner la faisabilitĂ© et la durabilitĂ© de la NDVE pour qu’elle continue de reflĂ©ter les rĂ©alitĂ©s du marchĂ© tout en reconnaissant que la transition vers les VZE est importante pour les efforts d’électrification et de dĂ©carbonation Ă  long terme du Canada et la compĂ©titivitĂ© du secteur automobile canadien dans un marchĂ© mondial qui se tourne de plus en plus vers les VZE.

Le 5 septembre 2025, le premier ministre a annoncĂ© que des modifications seraient apportĂ©es Ă  la NDVE afin de supprimer l’exigence relative aux VZE pour l’annĂ©e de modèle 2026 et a lancĂ© un examen de 60 jours de la NDVE. Le ministère de l’Environnement (le « Ministère Â») a entamĂ© des consultations sur la NDVE et a ensuite conclu l’examen le 4 novembre 2025.

Le Ministère a consultĂ© diverses parties intĂ©ressĂ©es, notamment des organisations non gouvernementales (ONG), des associations de l’industrie, des fabricants automobiles, d’autres ministères, des organisations et des gouvernements autochtones et des signataires de traitĂ©s modernes, ainsi que des gouvernements provinciaux et territoriaux. Plus de 130 parties prenantes ciblĂ©es et organisations autochtones, gouvernements et signataires de traitĂ©s modernes ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  rencontrer le Ministère dans le cadre d’une rencontre bilatĂ©rale et Ă  prĂ©senter leurs commentaires par Ă©crit. Au cours de l’examen de 60 jours, plus de 40 rĂ©unions bilatĂ©rales ont eu lieu entre le Ministère et les parties intĂ©ressĂ©es, et 42 mĂ©moires ont Ă©tĂ© reçus. Le ministre de l’Environnement (le « ministre Â») a Ă©galement tenu quatre tables rondes distinctes avec des associations de fabricants d’automobiles et des ONG.

Résumé des commentaires reçus

Dans l’ensemble, les commentaires reçus par le Ministère sont partagés sur la question de savoir si la NDVE devrait être abrogée ou modifiée. Les parties prenantes qui ont formulé des recommandations sur la manière de modifier la NDVE ont généralement convenu que des modifications importantes étaient nécessaires pour en assurer la viabilité.

Ă€ l’exception des entreprises qui importent exclusivement des vĂ©hicules Ă©lectriques, les fabricants ont exprimĂ© une prĂ©fĂ©rence gĂ©nĂ©rale pour des normes relatives aux gaz Ă  effet de serre fondĂ©es sur le rendement par rapport Ă  des exigences rĂ©glementaires obligatoires relatives aux VZE dans la NDVE. Plusieurs fabricants ont recommandĂ© de reporter la mise en Ĺ“uvre de la NDVE entre 2028 et 2030. D’autres fabricants ont proposĂ© diverses modifications de la NDVE, notamment des changements visant Ă  rĂ©duire la rigueur des exigences rĂ©glementaires annuelles relatives aux VZE pour qu’elles correspondent aux conditions du marchĂ© et Ă  la demande des consommateurs, la suppression de l’exigence de 100 %, l’ajout de considĂ©rations de crĂ©dit pour les vĂ©hicules hybrides conventionnels, et des modifications au programme de crĂ©dit existant. De plus, quelques fabricants ont recommandĂ© une harmonisation des exigences fĂ©dĂ©rales et provinciales relatives aux VZE. Les associations de l’industrie ont indiquĂ© que l’utilisation de normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre neutres sur le plan technologique pour encourager l’adoption des VZE Ă©tait prĂ©fĂ©rable aux cibles relatives aux VZE. Elles ont Ă©galement fait remarquer que les cibles relatives aux VZE de la NDVE sont irrĂ©alistes et inatteignables en raison de la faible demande des consommateurs, des problèmes liĂ©s Ă  l’abordabilitĂ©, du manque d’infrastructures et de l’incertitude Ă©conomique associĂ©e aux politiques et aux droits de douane amĂ©ricains. Les associations de l’industrie ont dĂ©clarĂ© que les cibles irrĂ©alistes relatives aux VZE rĂ©duisaient Ă©galement la disponibilitĂ© des vĂ©hicules traditionnels tout en augmentant le prix des vĂ©hicules Ă  un moment oĂą il n’y avait pas d’incitatifs Ă  l’achat. Elles ont indiquĂ© que la technologie et l’adoption des VZE n’avaient pas rĂ©pondu aux attentes.

Les entreprises qui importent exclusivement des vĂ©hicules Ă©lectriques se sont dĂ©clarĂ©es favorables au maintien de la NDVE sans dĂ©lai supplĂ©mentaire, tout en reconnaissant que l’exigence de 100 % pour 2035 pourrait ne pas ĂŞtre appropriĂ©e. Elles ont fait remarquer que la NDVE garantirait la disponibilitĂ© des VZE au Canada et leur abordabilitĂ© Ă  long terme, et ont prĂ©conisĂ© une certitude rĂ©glementaire.

Un syndicat général canadien a fait remarquer que la NDVE accorde la priorité aux ventes de véhicules électriques plutôt qu’à la production nationale et à la stratégie industrielle, qu’elle manque d’incitatifs pour les fabricants automobiles canadiens et qu’elle bénéficie de façon disproportionnée aux fabricants automobiles qui produisent exclusivement des véhicules électriques sans engagement de fabrication ou de main-d’œuvre au Canada. Le syndicat a également fait remarquer que la NDVE ne parvient pas à maintenir les ventes de véhicules électriques après l’arrêt des incitatifs à l’achat et qu’il est peu probable qu’elle influence les chaînes d’approvisionnement nord-américaines en raison d’une part de marché plus faible. Le syndicat a recommandé de reporter la mise en œuvre de la NDVE jusqu’en 2030.

Les ONG ont fourni une grande variĂ©tĂ© de commentaires pour aider Ă  Ă©clairer les futures mesures rĂ©glementaires. Certaines ONG ont suggĂ©rĂ© qu’aucune modification de la NDVE n’était nĂ©cessaire et se sont opposĂ©es au report de sa mise en Ĺ“uvre, tandis que d’autres ont prĂ©conisĂ© des exigences rĂ©glementaires annuelles moins strictes relatives aux VZE. Outre les rĂ©actions mitigĂ©es concernant les exigences rĂ©glementaires relatives aux VZE, les commentaires concernant les vĂ©hicules qui devraient recevoir des unitĂ©s de conformitĂ© de VZE et le nombre d’unitĂ©s potentiel appropriĂ© Ă©taient Ă©galement variĂ©s. Environ la moitiĂ© des ONG se sont dĂ©clarĂ©es opposĂ©es Ă  l’inclusion des VE hybrides conventionnels dans le programme d’unitĂ©s de conformitĂ©, tandis que d’autres ont suggĂ©rĂ© que ces vĂ©hicules pourraient ĂŞtre inclus avec une portĂ©e limitĂ©e. Environ la moitiĂ© des ONG ont Ă©galement exprimĂ© leur appui au retrait de l’exigence de 100 % de VZE, et certaines d’entre elles ont recommandĂ© la modification du plafond pour les vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables (VEHR), par exemple en supprimant entièrement le plafond ou en assouplissant ses exigences.

La majorité des provinces et des territoires qui ont fait part de leurs commentaires se sont prononcés en faveur d’un assouplissement des exigences de la NDVE, déclarant que l’abordabilité est un obstacle et qu’il faut faire davantage pour appuyer l’infrastructure de recharge et l’état de préparation du réseau. Certaines provinces et certains territoires ont fait part de leurs préoccupations concernant la viabilité des véhicules électriques dans les collectivités rurales et éloignées. Au moment de la rédaction du présent document, la Colombie-Britannique examinait sa politique réglementaire sur les VZE et le Québec avait proposé une modification visant à réduire la rigueur de sa réglementation sur les VZE.

Deux gouvernements autochtones ont fait part de leurs commentaires et de leurs préoccupations au sujet des changements climatiques, tout en cernant les défis liés à la mise en œuvre de la NDVE dans les collectivités nordiques et éloignées où l’infrastructure électrique et de recharge est moins développée, où les distances à parcourir sont longues, où le climat froid a une incidence sur la performance des batteries et où l’abordabilité est déjà un défi. Un troisième gouvernement autochtone a rencontré le Ministère pour en apprendre davantage sur l’annonce du gouvernement concernant l’abrogation de la NDVE et l’établissement de normes de rendement plus strictes en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

Au cours de l’examen de 60 jours, les parties prenantes ont gĂ©nĂ©ralement convenu que l’électrification des transports Ă©tait la voie de l’avenir. Les parties prenantes ont Ă©galement largement reconnu l’importance de la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et des polluants atmosphĂ©riques pour atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050 au Canada. Cependant, ils ont fait remarquer que les exigences actuelles de la NDVE nĂ©cessitent des mesures de soutien pour accroĂ®tre la demande des consommateurs, comme l’élargissement de l’infrastructure de recharge, des incitatifs Ă  l’achat et une plus grande sensibilisation des consommateurs. De l’avis gĂ©nĂ©ral, le Canada traverse actuellement une pĂ©riode d’incertitude marquĂ©e par des dĂ©fis Ă©conomiques et stratĂ©giques qui ont une incidence sur l’adoption des VZE.

Le Ministère a tenu compte des commentaires formulĂ©s par les parties prenantes dans le cadre de l’examen de 60 jours de la NDVE et, le 5 fĂ©vrier 2026, le premier ministre a annoncĂ© que le gouvernement du Canada introduirait des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre plus strictes pour les vĂ©hicules lĂ©gers, ce qui mettrait le Canada sur la voie d’atteindre 75 % de ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques d’ici 2035 et 90 % de ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques d’ici 2040, rĂ©duisant ainsi l’empreinte carbone du Canada et assurant son leadership mondial en matière d’énergie propre. Dans le cadre de cette annonce, le gouvernement a indiquĂ© son intention de renforcer la demande intĂ©rieure en rendant les vĂ©hicules Ă©lectriques plus abordables grâce Ă  la rĂ©introduction d’incitatifs Ă  l’achat et Ă  des mesures visant Ă  amĂ©liorer le rĂ©seau national de recharge. Ces normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre plus strictes et souveraines seraient propres au Canada et permettraient au gouvernement d’abroger la NDVE. Cette approche devrait offrir une plus grande flexibilitĂ© en permettant aux fabricants d’utiliser une gamme de technologies pour rĂ©pondre aux normes et aux prĂ©fĂ©rences des consommateurs Ă  court terme, tout en favorisant l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques au fil du temps. La section relative au choix de l’instrument dĂ©crit les diverses options envisagĂ©es par le Ministère.

À la suite de l’annonce de février, le Ministère a tenu, sur demande, des discussions bilatérales informelles avec certains intervenants, notamment des organisations non gouvernementales environnementales, des fabricants d’équipement d’origine (FEO) et leurs associations. Les intervenants ont exprimé leur intérêt à comprendre l’approche proposée par le Ministère concernant des normes d’émissions de GES futures, plus rigoureuses, comme annoncé dans la stratégie automobile. Les intervenants de l’industrie ont souligné l’importance de l’abrogation immédiate de la NDVE, des coûts liés à la conformité avec de futures normes d’émissions de GES plus rigoureuses, et de la nécessité de discussions sur celles-ci pour s’assurer qu’elles sont réalistes. Des ONG ont fait valoir l’importance de normes d’émissions de GES rigoureuses pour limiter le plus possible la perte des réductions d’émissions et des avantages connexes pour la santé en l’absence de la NDVE et ont exprimé le désir de discuter des futures normes d’émissions de GES. Le Ministère a l’intention de mener un processus de consultation distinct sur les futures normes d’émissions de GES plus rigoureuses et informera les parties intéressées de la possibilité de présenter des commentaires à ce moment-là.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été réalisée pour les modifications proposées. L’évaluation a porté sur la portée géographique et l’objet des modifications proposées par rapport aux traités modernes en vigueur. L’évaluation a permis de déterminer que les modifications proposées nécessiteraient une consultation avec la Première Nation de Tsawwassen, car certains fabricants de véhicules légers sont situés sur leurs terres visées par un traité moderne. L’évaluation a également mis en évidence les répercussions possibles sur les titulaires de droits issus de traités modernes situés dans des collectivités nordiques. Par conséquent, des activités de mobilisation ont été entreprises avant la publication des modifications proposées afin de permettre à la Première Nation de Tsawwassen, à d’autres organisations et gouvernements autochtones et aux signataires de traités modernes de participer au processus d’élaboration de la réglementation relative à cette proposition.

Lors d’une rĂ©union avec le Ministère en dĂ©cembre 2024, la Première Nation de Tsawwassen a confirmĂ© que ses membres ne fabriquent ni n’importent de vĂ©hicules lĂ©gers, et aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu au cours de l’examen de 60 jours ou après l’annonce de la stratĂ©gie automobile du gouvernement. Deux gouvernements autochtones et des signataires de traitĂ©s modernes situĂ©s dans des collectivitĂ©s nordiques ont formulĂ© des commentaires pendant l’examen de 60 jours Ă  propos de leurs prĂ©occupations au sujet des dĂ©fis particuliers auxquels font face les collectivitĂ©s nordiques et Ă©loignĂ©es en ce qui concerne la NDVE, et un autre gouvernement autochtone s’est enquis des mesures annoncĂ©es dans la stratĂ©gie automobile du gouvernement (voir la section « Consultation Â» ci-dessus). Ces trois gouvernements autochtones ont exprimĂ© leur intĂ©rĂŞt Ă  recevoir un avis de publication des modifications proposĂ©es dans la partie I de la Gazette du Canada. Tous les commentaires reçus ont Ă©tĂ© pris en compte lors de l’élaboration du projet de règlement. Le Ministère informera les organisations et gouvernements autochtones et les signataires de traitĂ©s modernes de la publication des modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada et les invitera Ă  soumettre leurs commentaires.

La DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la dĂ©claration) est un instrument international portant sur les droits de la personne qui Ă©tablit des normes minimales pour la survie, la dignitĂ© et le bien-ĂŞtre des peuples autochtones. En vertu de la Loi sur la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le gouvernement du Canada est dĂ©terminĂ© Ă  prendre des mesures efficaces, y compris des mesures lĂ©gislatives et politiques, en consultation et en coopĂ©ration avec les peuples autochtones, afin d’atteindre les objectifs de la dĂ©claration. Les modifications proposĂ©es pourraient contribuer Ă  la mise en Ĺ“uvre de la dĂ©claration en attĂ©nuant les rĂ©percussions potentielles pour les peuples autochtones du Nord qui auraient pu se produire dans le cadre de la NDVE. ConformĂ©ment Ă  l’article 5.1 de la Politique sur l’Inuit Nunangat, les organisations inuites signataires de traitĂ©s ont Ă©tĂ© incluses dans les listes de distribution aux fins de mobilisation et ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  formuler des commentaires sur cette proposition.

Choix de l’instrument

Depuis la publication de la NDVE en dĂ©cembre 2023, le paysage plus vaste des VZE a considĂ©rablement changĂ©. Le programme iVZErĂ©fĂ©rence 8, qui a depuis Ă©tĂ© remplacĂ© par le Programme pour l’abordabilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques (PAVE), a pris fin en mars 2025, les États-Unis ont annulĂ© leur soutien fĂ©dĂ©ral aux vĂ©hicules Ă©lectriques, et l’EPA des États-Unis a abrogĂ© toutes ses normes relatives aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules routiers et des moteurs. Cette Ă©volution du marchĂ© a contribuĂ© Ă  la baisse des ventes de VZE au Canada, qui sont passĂ©es d’environ 14 % en 2024 Ă  environ 9 % en 2025rĂ©fĂ©rence 9. Au dĂ©but de 2026, les ventes de VZE ont commencĂ© Ă  rebondir, les VZE reprĂ©sentant environ 10 % des ventes totales de vĂ©hicules en moyenne de janvier Ă  avril, les ventes de mars Ă  elles seules atteignant environ 12 %rĂ©fĂ©rence 10 après la mise en place du PAVE. Toutefois, cela demeure considĂ©rablement infĂ©rieur Ă  l’exigence de 20 % pour les vĂ©hicules de l’annĂ©e de modèle 2026.

Dans ces circonstances, les exigences actuelles en matière de VZE pourraient exercer une pression supplémentaire sur les fabricants automobiles alors qu’ils font face aux incertitudes qui pèsent sur un marché automobile nord-américain intégré, comme les changements récents dans la demande des consommateurs et l’évolution des conditions du marché et du commerce. De telles pressions pourraient créer des défis à court terme en matière de compétitivité pour les fabricants automobiles canadiens sur le marché nord-américain, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’investissement et l’emploi dans le secteur.

Ces facteurs ont contribuĂ© Ă  la dĂ©cision du gouvernement d’examiner la NDVE en septembre 2025. Pour relever ces dĂ©fis, les quatre options possibles suivantes ont Ă©tĂ© envisagĂ©es : 1) maintenir le statu quo; 2) abroger la NDVE; 3) reporter ou assouplir la NDVE; 4) abroger la NDVE et lancer des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre renforcĂ©es. Ces options ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es en fonction de l’atteinte des objectifs environnementaux du Canada tout en allĂ©geant le fardeau de la conformitĂ© pour l’industrie automobile, qui doit composer avec des changements commerciaux mondiaux plus vastes et l’incertitude Ă©conomique.

Le maintien du statu quo soutiendrait l’engagement du Canada Ă  atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050 et garantirait des progrès continus vers l’atteinte des objectifs environnementaux et de santĂ© publique. Toutefois, le maintien du niveau actuel de rigueur des exigences relatives aux VZE limiterait la capacitĂ© de l’industrie automobile Ă  rĂ©pondre Ă  l’incertitude Ă©conomique, y compris les perturbations de la chaĂ®ne d’approvisionnement et les pressions commerciales internationales, telles que les droits de douane. Cela pourrait entraĂ®ner une augmentation des coĂ»ts de production et des coĂ»ts des intrants, ce qui accentuerait les pressions financières sur les fabricants et les importateurs et pourrait entraĂ®ner une hausse du prix des vĂ©hicules pour les consommateurs.

L’abrogation de la NDVE et le maintien des normes actuelles d’émissions de gaz à effet de serre de l’année de modèle 2026 pour les années de modèles futures offriraient une souplesse réglementaire aux fabricants et aux importateurs, permettant au secteur automobile de déterminer le meilleur éventail de technologies disponibles en fonction de la demande du marché et de l’état de préparation technologique. Bien que cette approche puisse alléger les pressions financières et opérationnelles sur les fabricants automobiles et favoriser l’abordabilité à court terme, elle ralentirait les progrès vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce qui aurait des répercussions négatives sur l’environnement et la santé humaine en raison de la pollution atmosphérique persistante et des effets sur le climat. L’abrogation de la NDVE pourrait également avoir une incidence sur la capacité du Canada à respecter ses engagements en matière de climat.

Le report ou l’assouplissement des exigences de la NDVE apporterait un certain degré de certitude réglementaire quant au déploiement continu des VZE tout en allégeant le fardeau que représente la mise en conformité pour l’industrie. Toutefois, cette option pourrait ne pas fournir aux parties réglementées suffisamment de souplesse pour s’adapter efficacement aux pressions imprévues du marché, comme l’évolution des conditions commerciales et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

L’abrogation de la NDVE et l’application de normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre renforcĂ©es constitueraient une approche Ă©quilibrĂ©e qui prĂ©serverait certaines rĂ©ductions d’émissions tout en rĂ©duisant le fardeau que reprĂ©sente la mise en conformitĂ©, en soutenant la compĂ©titivitĂ© de l’industrie et en amĂ©liorant l’abordabilitĂ© pour les consommateurs. Les normes canadiennes sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules ont toujours Ă©tĂ© alignĂ©es sur celles de l’EPA des États-Unis. Toutefois, en raison des rĂ©cents changements de politique aux États-Unis, y compris l’annulation de l’« Endangerment Finding Â» (conclusion sur la dangerositĂ©) concernant les gaz Ă  effet de serre et l’abrogation subsĂ©quente des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre pour les vĂ©hicules, le Canada devrait tracer une voie indĂ©pendante visant les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre provenant du secteur des transports routiers.

Le remplacement de la NDVE par des normes d’émissions de GES plus rigoureuses, propres au Canada, permet d’établir un Ă©quilibre entre les objectifs Ă©conomiques et environnementaux. Étant donnĂ© que les exigences actuelles de la NDVE sont censĂ©es s’appliquer Ă  partir de l’annĂ©e de modèle 2026, une mesure rĂ©glementaire rapide est nĂ©cessaire avant que les obligations de conformitĂ© juridique n’entrent en vigueur. Le fait d’agir rapidement pour abroger la NDVE apporterait une certitude rĂ©glementaire Ă  l’industrie et constitue la première phase des travaux rĂ©glementaires prĂ©vus. ConformĂ©ment Ă  la stratĂ©gie automobile de 2026, le gouvernement travaille Ă  l’élaboration de normes plus rigoureuses en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre, qui mettraient le Canada sur la voie d’atteindre les objectifs de 75 % de ventes de VE d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040. Ces normes d’émissions de GES seraient proposĂ©es dans le cadre d’une modification rĂ©glementaire Ă  venir.

La figure 1 ci-dessous prĂ©sente la trajectoire des ventes de VZE dans le cadre de la NDVE; dans un scĂ©nario oĂą la NDVE est abrogĂ©e et oĂą les ventes de VZE sont dĂ©terminĂ©es par la demande des consommateurs et les normes actuelles en matière de GES (stagnation aux normes rigoureuses de 2026). La figure fournit Ă©galement un exemple illustratif des ventes de VZE dans le cadre de normes amĂ©liorĂ©es en matière de GES, qui placent le Canada sur la voie d’atteindre l’objectif de 75 % de vĂ©hicules Ă©lectriques dans les ventes de vĂ©hicules d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040.

Figure 1 : Ventes annuelles de VZE selon divers scĂ©narios

Figure 1 : Ventes annuelles de VZE selon divers scĂ©narios – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 1 : Ventes annuelles de VZE selon divers scĂ©narios - Version textuelle

La figure 1 est un graphique linĂ©aire qui illustre trois trajectoires des ventes annuelles de VZE en tant que part des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers. L'axe des y reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de zĂ©ro Ă  100 %. L'axe des x reprĂ©sente l'annĂ©e, allant de 2026 Ă  2050. Il y a trois lignes sur le graphique. La première ligne illustre la trajectoire prĂ©vue de la part des VZE dans le cadre de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques. Cette ligne commence Ă  20 % et a une pente positive jusqu'en 2035, oĂą elle atteint 100%, et reste inchangĂ©e jusqu'en 2050. La deuxième ligne reprĂ©sente la projection de Transports Canada pour les ventes de VZE en fonction de la demande des consommateurs en l'absence d'exigences en matière de VZE. Cette ligne commence juste en dessous de 20 % en 2026 et augmente plus lentement que dans le scĂ©nario NDVE pour atteindre un peu plus de 80 % en 2050. La troisième ligne est un exemple illustratif de ce Ă  quoi pourraient ressembler les ventes de VZE dans le cadre de normes renforcĂ©es en matière de GES qui placent le Canada sur la voie d'atteindre 75 % des ventes de VE en 2035 et 90 % en 2040. Cette ligne augmente linĂ©airement et passe d'environ 20 % en 2028 Ă  75 % en 2035, puis Ă  90 % en 2040, après quoi elle se stabilise jusqu'en 2050.

La zone au-dessus de la troisième ligne et en dessous de la première ligne est dĂ©signĂ©e par la zone « A Â», la zone au-dessus de la deuxième ligne et en dessous de l'objectif de 75 % sur la troisième ligne est dĂ©signĂ©e par la zone « B Â», et la zone au-dessus de la deuxième ligne et de l'objectif de 75%, et en dessous de l'objectif de 90 % sur la troisième ligne est dĂ©signĂ©e par la zone « C Â».

Bien que l’abrogation de la NDVE Ă  elle seule, reprĂ©sentĂ©e par les zones A plus B plus C, devrait se traduire par une perte de rĂ©ductions d’émissions de GES de 326 mĂ©gatonnes (Mt) au cours de la pĂ©riode de 2026 Ă  2050, l’établissement ultĂ©rieur de normes amĂ©liorĂ©es en matière d’émissions de GES dans un avenir proche pourrait Ă©viter environ 145 Mt de ces rĂ©ductions perdues au cours de la mĂŞme pĂ©riode (zones B plus C). Il est important de noter qu’il s’agit d’un exemple illustratif de l’adoption des VZE qui permet d’atteindre les objectifs gouvernementaux de 75 % et de 90 % de VE dans les ventes de vĂ©hicules. Les rĂ©ductions exactes des Ă©missions attribuables aux futures normes d’émissions de GES seraient Ă©valuĂ©es dans une analyse ultĂ©rieure parallèlement Ă  la publication de ces normes dans la Gazette du Canada.

Tableau 1 : Variation cumulative des Ă©missions de GES attribuable aux changements de politiques progressifs
  Variation des Ă©missions de GES (Mt) Aire selon la figure
Abrogation de la NDVE −326 A + B + C
Objectif de 2035 (75 %) 100 B
Ajouter : objectif de 2040 (90 %) 45 C

L’analyse coĂ»ts-avantages (ACA) qui suit prĂ©sente l’incidence prĂ©vue des modifications proposĂ©es dans le cas oĂą le nombre de VZE vendus serait infĂ©rieur Ă  celui du scĂ©nario du statu quo, dans lequel la NDVE est en vigueur.

Analyse de la réglementation

Contexte

Les modifications proposĂ©es font partie de la stratĂ©gie automobile annoncĂ©e par le premier ministre le 5 fĂ©vrier 2026. Dans le cadre de cette stratĂ©gie, le gouvernement propose d’abroger la NDVE et d’instaurer des normes plus rigoureuses en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre, mettant ainsi le Canada sur la voie vers l’atteinte de l’objectif de 75 % de ventes de VE d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040. En outre, la stratĂ©gie automobile comprend des mesures visant Ă  accĂ©lĂ©rer les investissements dans le secteur de la fabrication automobile au Canada afin d’encourager les investissements dans les technologies propres et les VZE, et Ă  renforcer la demande intĂ©rieure en rendant les VZE plus abordables grâce Ă  la rĂ©introduction d’incitatifs Ă  l’achat et Ă  des mesures visant Ă  amĂ©liorer le rĂ©seau national de recharge. Cette approche devrait offrir une plus grande flexibilitĂ© en permettant aux fabricants d’utiliser une gamme de technologies pour rĂ©pondre aux prĂ©fĂ©rences des consommateurs Ă  court terme, tout en favorisant la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et l’adoption des VZE au fil du temps.

Résumé de l’analyse coûts-avantages

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une diminution du nombre de VZE achetĂ©s au Canada comparativement aux prĂ©visions selon la NDVE. Il en rĂ©sulterait des coĂ»ts Ă©vitĂ©s pour les acheteurs de vĂ©hicules qui n’auraient plus Ă  assumer le coĂ»t initial plus Ă©levĂ© d’un VZE ni le coĂ»t associĂ© Ă  l’installation d’une borne de recharge Ă  domicile. Ces coĂ»ts Ă©vitĂ©s sont estimĂ©s Ă  57,6 G$ entre 2026 et 2050. Ces mĂŞmes consommateurs renonceraient Ă  des Ă©conomies d’énergie estimĂ©es Ă  53,8 G$ sur la mĂŞme pĂ©riode. Les modifications proposĂ©es devraient Ă©galement entraĂ®ner une perte de rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre de 326 Mt, Ă©valuĂ©e Ă  94,2 G$ en dommages mondiaux potentiels attribuables aux changements climatiques, pour un coĂ»t sociĂ©tal net total de 90,3 G$.

Cadre d’analyse

L’analyse compare le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, qui comprend le Règlement actuel (NDVE et normes d’émissions de GES actuelles), Ă  un scĂ©nario rĂ©glementaire dans lequel la NDVE est abrogĂ©e. Pour estimer l’incidence des modifications proposĂ©es, l’analyse tient compte des principales catĂ©gories d’effets diffĂ©rentiels attendus, soit les coĂ»ts initiaux des vĂ©hicules et des bornes de recharge, la consommation d’énergie et les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Elle repose sur l’hypothèse simplifiĂ©e selon laquelle les vĂ©hicules d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e sont vendus au cours de la mĂŞme annĂ©e civile (c’est-Ă -dire les vĂ©hicules de l’annĂ©e de modèle 2028 sont vendus au cours de l’annĂ©e civile 2028). La pĂ©riode d’analyse est de 25 ans (2026 Ă  2050), ce qui couvre la pĂ©riode au cours de laquelle les exigences de la NDVE auraient commencĂ© (annĂ©e de modèle 2026) et atteint leur pleine rigueur (annĂ©e de modèle 2035), puis s’étend jusqu’en 2050.

Les coĂ»ts des VZE ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  partir de sources publiĂ©es, comme Statistique Canada, le California Air Resources Board (CARB) et l’EPA des États-Unis. Les changements dans la consommation annuelle nette d’énergie et les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  l’aide des rĂ©sultats du modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie pour le Canada (E3MC) du Ministère de 2026 Ă  2050. La valeur de la variation des Ă©missions de GES a Ă©tĂ© calculĂ©e Ă  l’aide de la mĂ©thode du coĂ»t social des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (CS-GES) du Ministère. Les Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques ont Ă©tĂ© quantifiĂ©es, mais leurs effets sur la santĂ© et l’environnement n’ont pas Ă©tĂ© quantifiĂ©s ni monĂ©tisĂ©s et n’ont Ă©tĂ© pris en compte que de manière qualitative. Les effets diffĂ©rentiels ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s par la comparaison d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence avec un scĂ©nario rĂ©glementaire qui reflète les principaux aspects des modifications proposĂ©es. L’analyse du cas central ne permet pas d’évaluer l’incidence de l’atteinte de l’objectif du gouvernement de 75 % de vĂ©hicules Ă©lectriques dans les ventes de vĂ©hicules neufs d’ici 2035. Cela est cependant considĂ©rĂ© dans le cadre de l’analyse de sensibilitĂ©.

Lorsque les sources utilisaient des dollars amĂ©ricains, les valeurs ont Ă©tĂ© converties en dollars canadiens selon la paritĂ© du pouvoir d’achat de 2024. Tous les montants sont prĂ©sentĂ©s en dollars canadiens de 2024, gonflĂ©s Ă  l’aide du dĂ©flateur du PIB du Canada du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2025 du Ministère et actualisĂ©s au taux de 2 % par annĂ©e (jusqu’en 2026) lorsqu’ils sont prĂ©sentĂ©s sous forme de valeur actualisĂ©e. Il s’agit du taux d’actualisation actuellement utilisĂ© par le gouvernement du Canada pour Ă©tablir le coĂ»t des rĂ©percussions des gaz Ă  effet de serre (de plus amples renseignements sur cette approche sont prĂ©sentĂ©s dans la section « RĂ©ductions des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es Â»).

Scénario de référence

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est fondĂ© sur les projections du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2025 du MinistèrerĂ©fĂ©rence 11. Ces projections tiennent compte des politiques en vigueur Ă  la mi-2025, comme le règlement sur les VZE au QuĂ©bec et en Colombie-Britannique ainsi que la rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sur les VZE (NDVE).

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence reflète la trajectoire des exigences relatives aux VZE, qui passent de 20 % pour l’annĂ©e de modèle 2026 Ă  100 % pour l’annĂ©e de modèle 2035 et au-delĂ . Les normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre pour le parc automobile en 2026 devraient avoir une valeur moyenne globale de 172 g/mille et demeurer constantes jusqu’en 2050. Le nombre d’automobiles Ă  passagers neuves vendues chaque annĂ©e est calculĂ© Ă  partir des donnĂ©es sur les ventes de vĂ©hicules neufs en 2025 de Statistique CanadarĂ©fĂ©rence 12 En 2025, le nombre de ventes totales d’automobiles Ă  passagers neuves s’élevait Ă  1,9 millionrĂ©fĂ©rence 13. Ă€ compter de 2026, cette analyse suppose que les ventes de vĂ©hicules neufs augmenteront d’environ 1 % par annĂ©e, ce qui correspond au taux de croissance dĂ©mographique selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2025 du Ministère.

Selon le cadre réglementaire de la NDVE, les entreprises qui dépassent les exigences réglementaires gagneraient des unités de conformitéréférence 14 qu’elles peuvent accumuler et utiliser ou échanger ultérieurement avec d’autres fabricants, alors que celles qui ne les respectent pas se retrouveraient avec un déficit devant être compensé dans un délai déterminé. D’autres mesures de flexibilité sont disponibles, y compris des unités de conformité partielles pour certains VEHR, la création d’unités en contribuant au déploiement de bornes de recharge pour VZE et des unités de conformité anticipée pour une partie des ventes de VZE en 2024 et en 2025. L’analyse suppose qu’il n’y a pas de banque ou d’échange d’unités de conformité et que tous les VZE reçoivent une unité complète, et elle ne tient pas compte de la manière dont les unités anticipées ou partielles pourraient avoir une incidence sur le type de VZE fabriqués ou importés par les entreprises réglementées. Ainsi, l’analyse suppose que toutes les exigences réglementaires du scénario de référence sont entièrement satisfaites grâce à l’adoption des VZE et que les exigences de l’année de modèle sont satisfaites au cours de l’année civile correspondante.

Scénario réglementaire

Le scĂ©nario rĂ©glementaire reflète l’abrogation des exigences de la NDVE. Dans ce scĂ©nario, la demande en VZE de la part de parties non rĂ©glementĂ©es est une estimation de la demande future en VZE Ă©tablie par Transports Canada et comprend le programme d’incitatifs pour les VE (PAVE) rĂ©cemment annoncĂ©. Bien que diverses dynamiques de marchĂ©, comme les dĂ©fis liĂ©s Ă  la chaĂ®ne d’approvisionnement et les prĂ©lèvements internationaux, puissent faire en sorte que l’offre accuse un retard par rapport Ă  la demande, cette analyse suppose l’absence de telles frictions. Ainsi, le scĂ©nario rĂ©glementaire reflète une adoption des VZE conforme Ă  la demande en VZE modĂ©lisĂ©e. La figure 2 montre la part prĂ©vue des ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire.

Figure 2 : Part annuelle prĂ©vue des ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire

Figure 2 : Part annuelle prĂ©vue des ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 2 : Part annuelle prĂ©vue des ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire - Version textuelle

La figure 2 est un graphique linĂ©aire qui illustre deux trajectoires des ventes annuelles de VZE en tant que part des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers : l'une est dĂ©signĂ©e comme le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence oĂą la NDVE est en place, et l'autre est le scĂ©nario rĂ©glementaire oĂą la NDVE est abrogĂ©e. L'axe des y reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de zĂ©ro Ă  100 %. L'axe des x reprĂ©sente l'annĂ©e, allant de 2026 Ă  2050. Il y a deux lignes sur le graphique. La première ligne illustre la trajectoire prĂ©vue de la part des VZE dans le cadre de la norme sur la disponibilitĂ© des vĂ©hicules Ă©lectriques. Cette ligne commence Ă  20 % et a une pente positive jusqu'en 2035, oĂą elle atteint 100 %, et reste inchangĂ©e jusqu'en 2050. La deuxième ligne reprĂ©sente les ventes prĂ©vues de VZE en fonction de la demande des consommateurs en l'absence d'exigences en matière de VZE. Cette ligne commence juste en dessous de 20 % en 2026 et augmente plus lentement que dans le scĂ©nario NDVE pour atteindre un peu plus de 80 % en 2050.

Avantages monétisés (et quantifiés)

Les avantages monétisés dans la présente analyse représentent l’impact de l’abrogation de la NDVE en termes d’économies de véhicules, de bornes de recharge et de coûts administratifs.

Coûts évités pour la fabrication des VZE et des bornes de recharge à domicile

L’analyse projette les coĂ»ts de recharge des vĂ©hicules et de recharge Ă  domicile dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire pour la fabrication (ou l’importation) de VZE et l’installation d’un plus grand nombre de bornes de recharge Ă  domicile. Pour estimer les ventes futures de vĂ©hicules, une projection a Ă©tĂ© faite avec les donnĂ©es sur les ventes de vĂ©hicules de 2025 de Statistique Canada au moyen du taux de croissance dĂ©mographique du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2025, qui est d’environ 1 % par annĂ©e.

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une diminution des ventes de VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, comparativement au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Compte tenu du cadre analytique dĂ©crit ci-dessus, cela permettrait d’éviter des coĂ»ts dans la fabrication des VZE et l’achat de bornes de recharge Ă  domicile. L’analyse utilise des estimations des coĂ»ts diffĂ©rentiels pour passer d’un vĂ©hicule Ă  essence traditionnel Ă  quatre types de VZE : les voitures Ă©lectriques Ă  batterie (VEB) de taille moyenne et les camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 480 km, ainsi que les VEHR de taille moyenne et les camions lĂ©gers dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 80 km. On suppose que les Ă©carts des coĂ»ts de fabrication se rĂ©percutent sur les consommateurs dans le prix des vĂ©hicules, mĂŞme si la diffĂ©rence de coĂ»t entre les VZE et les vĂ©hicules conventionnels devrait diminuer avec le temps. On suppose donc que les coĂ»ts Ă©vitĂ©s dans le cadre de la prĂ©sente analyse profiteraient aux consommateurs. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels Ă©vitĂ©s pour les vĂ©hicules sont tirĂ©s du rapport du CARBrĂ©fĂ©rence 15 Le rapport a estimĂ© les diffĂ©rences de coĂ»ts jusqu’en 2035, après quoi la prĂ©sente analyse considère que les prix diffĂ©rentiels demeurent constants. Le tableau 2 ci-dessous montre les prix diffĂ©rentiels des VZE, ajustĂ©s en dollars canadiens de 2024, pour certains types de vĂ©hicules au cours de certaines annĂ©es. Seules les voitures Ă©lectriques Ă  batterie devraient voir leur prix diminuer au fil du temps, de sorte qu’elles seraient moins chères que leurs Ă©quivalents conventionnels d’ici 2033. Les trois autres types de vĂ©hicules ne devraient pas atteindre la paritĂ© de prix avec leurs Ă©quivalents conventionnels au cours de la pĂ©riode d’analyse. Le coĂ»t Ă©vitĂ© de la fabrication des VZE est estimĂ© Ă  16,4 G$ sur la pĂ©riode d’analyse.

Tableau 2 : Prix diffĂ©rentiels des VZE pour certains types de vĂ©hicules au cours de certaines annĂ©es (en dollars de 2024)
Type de véhicule 2026 2030 2035
Voitures Ă©lectriques Ă  batterie 3 550 1 050 (850)
Camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie 7 700 3 700 705
Voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables 4 250 3 400 2 750
Camions lĂ©gers Ă©lectriques hybrides rechargeables 6 150 4 850 3 850

L’analyse suppose que les VZE sont vendus avec un câble compatible avec une prise de 120 V. Cependant, un rapport de la National Academy of Sciences (NAS) indique qu’environ 80 % des consommateurs de VZE achèteraient du matĂ©riel supplĂ©mentaire pour passer Ă  une prise et Ă  une borne de recharge de 240 V afin d’accĂ©lĂ©rer la recharge Ă  domicile. La baisse des ventes de VZE qui dĂ©coulerait des modifications proposĂ©es se traduirait par une baisse des ventes de bornes de recharge Ă  domicile, ce qui se traduirait par une Ă©conomie pour les mĂ©nages. L’analyse d’impact de la rĂ©glementation de l’EPA des États-Unis intitulĂ©e Multi-Pollutant Emissions Standards for Model Years 2027 and Later Light-Duty and Medium-Duty Vehicles a estimĂ© les coĂ»ts de base, de niveau intermĂ©diaire et de niveau Ă©levĂ© des bornes de recharge Ă  domicile de niveau 2 destinĂ©es aux maisons unifamiliales et non unifamilialesrĂ©fĂ©rence 16. L’analyse rĂ©alisĂ©e pour cette proposition utilise les estimations de coĂ»t de niveau intermĂ©diaire de l’EPA des États-Unis et suppose une rĂ©partition Ă©gale des maisons unifamiliales et non unifamiliales, d’après les donnĂ©es du recensement de 2021, qui indiquent qu’environ 53 % des habitations au Canada sont des maisons unifamilialesrĂ©fĂ©rence 17. Il en rĂ©sulte un coĂ»t moyen de borne de recharge d’environ 4 160 $, qui est ensuite considĂ©rĂ© comme une Ă©conomie de coĂ»ts pour 80 % des personnes qui n’achèteraient plus de VZE Ă  la suite des modifications proposĂ©es (conformĂ©ment au rapport de la NAS susmentionnĂ©). Les coĂ»ts Ă©vitĂ©s aux consommateurs pour l’achat d’équipements supplĂ©mentaires pour la recharge Ă  domicile sont estimĂ©s Ă  41,2 G$ au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Les coĂ»ts diffĂ©rentiels Ă©vitĂ©s des VZE et des bornes de recharge Ă  domicile sont estimĂ©s Ă  57,6 G$ en valeur actualisĂ©e.

Coûts évités grâce à la réduction des exigences administratives

L’abrogation de la NDVE permettrait d’éviter des coĂ»ts pour les fabricants et les importateurs qui ne seraient plus tenus de mener des activitĂ©s liĂ©es Ă  la crĂ©ation ou Ă  l’échange d’unitĂ©s de VZE. Les Ă©conomies de coĂ»ts annualisĂ©es sont estimĂ©es Ă  0,1 M$ par annĂ©e. Au cours de la pĂ©riode d’analyse, les coĂ»ts Ă©vitĂ©s de ces exigences administratives sont estimĂ©s Ă  2,8 M$ en valeur actualisĂ©e. Les dĂ©tails de ces Ă©conomies de coĂ»ts sont prĂ©sentĂ©s dans la section “Règle du « un pour un Â».

Tableau 3 : Avantages monĂ©tisĂ©s (M$)

Avantages monĂ©tisĂ©s Montant non actualisĂ© – 2026 Montant non actualisĂ© – 2035 Montant non actualisĂ© – 2050 Montant actualisĂ© – 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
CoĂ»ts liĂ©s aux VZE Ă©vitĂ©s 51 856 18 16 406 840
CoĂ»ts liĂ©s aux bornes de recharge Ă  domicile Ă©vitĂ©s 40 3 661 1 417 41 201 2 110
Coûts administratifs évités 0,1 0,1 0,1 2,8 0,1
Avantages totaux 92 4 516 1 436 57 610 2 951

Remarque : Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s.

Coûts monétisés (et quantifiés)

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s dans la prĂ©sente analyse reprĂ©sentent l’incidence de l’abrogation de la NDVE en ce qui concerne les Ă©conomies d’énergie et les rĂ©ductions des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es.

Économies nettes d’énergie non réalisées provenant des VZE

Comme il est dĂ©crit ci-dessus, les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une diminution de l’adoption des VZE au fil du temps, et, puisque les VZE sont plus efficaces sur le plan Ă©nergĂ©tique que leurs Ă©quivalents conventionnels, il en rĂ©sulterait pour les mĂ©nages une augmentation des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques associĂ©s Ă  l’utilisation de leurs vĂ©hicules. Les coĂ»ts d’électricitĂ© associĂ©s Ă  la recharge des VZE sont estimĂ©s dans la prĂ©sente analyse au moyen du modèle E3MC du Ministère. Les VEB n’utilisent que de l’électricitĂ©, tandis que le modèle suppose que les VEHR fonctionnent avec leur batterie 65 % du temps et avec de l’essence les 35 % restants. Le modèle E3MC fournit des projections sur la quantitĂ© d’électricitĂ© et de carburants liquides requise dans chaque scĂ©nario ainsi que des prĂ©visions des prix de l’énergie. Le prix de l’énergie varie au Canada, et les rĂ©sultats du modèle E3MC reflètent ces diffĂ©rences rĂ©gionales. Les projections des prix des carburants liquides comprises dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sont Ă©clairĂ©es par les projections de la RĂ©gie de l’énergie du Canada. La prĂ©sente analyse part du principe que toutes les charges sont effectuĂ©es Ă  domicile. Les modifications proposĂ©es devraient permettre d’éviter des coĂ»ts d’électricitĂ© de 59,8 G$, qui devraient ĂŞtre compensĂ©s par l’augmentation des dĂ©penses en carburants liquides, estimĂ©es Ă  113,6 G$. L’augmentation nette estimĂ©e des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques est donc de 53,8 G$.

La figure 3 ci-dessous montre le coĂ»t annuel Ă©vitĂ© des VZE, y compris les bornes de recharge Ă  domicile, par rapport aux coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets pendant toute la pĂ©riode d’analyse. Comme il est indiquĂ© ci-dessous, les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques sociĂ©taux nets dĂ©passeraient les coĂ»ts initiaux totaux Ă©vitĂ©s des VZE sur une base annuelle d’ici 2038. Ces rĂ©percussions devraient ĂŞtre subies par les propriĂ©taires de vĂ©hicules qui Ă©conomiseraient sur le coĂ»t d’achat initial d’un vĂ©hicule, mais paieraient ensuite plus en coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets.

Figure 3 : CoĂ»ts Ă©vitĂ©s des VZE et coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets par annĂ©e (M$)

Figure 3 : CoĂ»ts Ă©vitĂ©s des VZE et coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets par annĂ©e (M$) – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 3 : CoĂ»ts Ă©vitĂ©s des VZE et coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets par annĂ©e (M$) - Version textuelle

La figure 3 illustre un graphique Ă  barres. L'axe des y reprĂ©sente les coĂ»ts diffĂ©rentiels et les Ă©conomies de coĂ»ts, allant de moins 8 milliards de dollars Ă  6 milliards de dollars positifs. L'axe des x reprĂ©sente les annĂ©es, allant de 2026 Ă  2050. Les barres du graphique reprĂ©sentent le coĂ»t estimĂ© Ă©vitĂ© des VZE et de leurs chargeurs (valeurs nĂ©gatives) et les Ă©conomies Ă©nergĂ©tiques nettes perdues associĂ©es Ă  l'adoption accrue des VZE (valeurs positives). Les coĂ»ts des VZE et de leurs chargeurs commencent Ă  environ 90 millions de dollars en 2026, puis augmentent rĂ©gulièrement jusqu'en 2032, oĂą ils culminent Ă  environ 5,7 milliards de dollars. Après cette date, les coĂ»ts diminuent continuellement d'annĂ©e en annĂ©e jusqu'en 2050, annĂ©e oĂą ils atteignent environ 1,4 milliard de dollars. Les Ă©conomies nettes d'Ă©nergie sont d'environ 25 millions en 2026, mais augmentent rĂ©gulièrement au fil du temps jusqu'Ă  atteindre un sommet en 2042 Ă  environ 4,3 milliards de dollars, puis diminuent lĂ©gèrement au fil du temps pour se terminer Ă  environ 4,0 milliards de dollars en 2050.

Réductions des émissions de gaz à effet de serre non réalisées

Étant donnĂ© que la NDVE devait permettre de rĂ©duire considĂ©rablement les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre dans le secteur des transports, son abrogation ferait de ces rĂ©ductions un coĂ»t de renonciation, c’est-Ă -dire une perte des avantages escomptĂ©s. Au total, sur la pĂ©riode de 2026 Ă  2050, l’abrogation de la NDVE devrait se traduire par une perte d’environ 326 Mt de rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre. Les effets diffĂ©rentiels de ce scĂ©nario sont reprĂ©sentĂ©s par la zone A plus la zone B plus la zone C dans la figure 1 de la section « Choix de l’instrument Â».

Les modifications proposĂ©es constituent une première Ă©tape indispensable dans la transition vers une approche visant Ă  favoriser les rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre de manière neutre sur le plan technologique et apporteraient une sĂ©curitĂ© rĂ©glementaire pour l’industrie pendant que le gouvernement Ă©labore des normes renforcĂ©es et spĂ©cifiques au Canada en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre. De futures modifications visant Ă  renforcer les normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre attĂ©nueraient certaines de ces rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es. L’analyse de sensibilitĂ© fournit un exemple de la façon dont les futures normes en matière de gaz Ă  effet de serre pourraient prĂ©server une partie des rĂ©ductions non rĂ©alisĂ©es et de ce que serait l’incidence de leur introduction, par rapport Ă  la NDVE. Pour Ă©tablir le coĂ»t des rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es attribuables aux modifications proposĂ©es, la quantitĂ© de rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es chaque annĂ©e a Ă©tĂ© multipliĂ©e par le coĂ»t social du carbone (CSC) tirĂ© du barème du Ministère. En avril 2023, le Ministère a publiĂ© son Estimation du coĂ»t social des gaz Ă  effet de serre — Orientation provisoire actualisĂ©e pour le gouvernement du Canada. La valeur du CSC utilisĂ©e dans la prĂ©sente analyse et exprimĂ©e en dollars de 2024 est de 309 $ par tonne en 2026 et augmente pour atteindre 443 $ en 2050. La valeur actuelle estimĂ©e des rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©es de 326 Mt est de 94,2 G$ pour la pĂ©riode d’analyse allant de 2026 Ă  2050.

Tableau 4 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (M$)
RĂ©percussions monĂ©tisĂ©es Montant non actualisĂ© – 2026 Montant non actualisĂ© – 2035 Montant non actualisĂ© – 2050 Montant actualisĂ© – 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
Économies d’énergie non rĂ©alisĂ©es 26 2 859 3 984 53 769 2 754
Avantages liĂ©s aux gaz Ă  effet de serre non rĂ©alisĂ©s 3 4 459 8 033 94 190 4 824
CoĂ»ts totaux 29 7 317 12 017 147 959 7 579
Remarque : Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s.
Réductions des polluants atmosphériques non réalisées

Les vĂ©hicules lĂ©gers autres que les VZE sont une source importante d’émissions de polluants atmosphĂ©riques, notamment de particules fines (PM2,5), d’oxydes d’azote (NOx), de composĂ©s organiques volatils (COV) et de monoxyde de carbone (CO), parmi d’autres substances toxiques. Ces Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques peuvent avoir une incidence disproportionnĂ©e sur les enfants, les personnes âgĂ©es, les personnes ayant des problèmes de santĂ© sous-jacents et les personnes vivant dans des zones Ă  forte expositionrĂ©fĂ©rence 18,rĂ©fĂ©rence 19.

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une perte d’avantages pour la santĂ© de la population du Canada, car le nombre de VZE mis en vente dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire serait infĂ©rieur Ă  celui du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Le tableau 5 ci-dessous prĂ©sente l’augmentation estimĂ©e, en pourcentage, de certains polluants attribuables aux modifications proposĂ©es.

Tableau 5 : Augmentation en pourcentage des Ă©missions de certains polluants atmosphĂ©riques au cours de certaines annĂ©es
Remarque : Les pourcentages peuvent ĂŞtre supĂ©rieurs Ă  100 %, car ils reprĂ©sentent des augmentations en l’absence de la NDVE.
Type de polluants atmosphériques 2026 2035 2050
Particules fines (PM2,5) < 1 % 9 % 19 %
Oxydes d’azote < 1 % 20 % 98 %
ComposĂ©s organiques volatils < 1 % 24 % 112 %
Monoxyde de carbone < 1 % 26 % 163 %

On s’attendait à ce que la NDVE réduise considérablement les polluants atmosphériques dans le secteur des transports, en particulier parce que le parc de véhicules légers routiers aurait vu ses émissions diminuer progressivement au fil des années. Ainsi, l’ampleur de l’augmentation en pourcentage des émissions de polluants atmosphériques dans le tableau ci-dessus est attribuable à la comparaison avec un scénario de référence qui comprend la NDVE et qui aurait donc eu des émissions de polluants atmosphériques relativement plus faibles que le scénario réglementaire.

Répercussions qualitatives

L’analyse n’a permis que de quantifier certains effets et d’attribuer une valeur monĂ©tisĂ©e Ă  ceux qui sont les plus susceptibles de contribuer Ă  l’effet net dans l’ACA. D’autres rĂ©percussions sont examinĂ©es qualitativement ci-dessous, et les rĂ©percussions sur la compĂ©titivitĂ© de l’industrie sont dĂ©crites dans la section « Analyse de rĂ©partition Â».

Avantages qualitatifs

Les avantages qualitatifs sont examinés ci-dessous sous l’angle de l’impact du choix des véhicules sur le bien-être des consommateurs, de la demande en électricité et des répercussions sur la chaîne d’approvisionnement.

Impact du choix de véhicule sur le bien-être des consommateurs

On s’attendait à ce que la NDVE ait un impact négatif sur le choix des consommateurs qui préfèrent les véhicules conventionnels. Les modifications proposées devraient donc améliorer le bien-être des consommateurs en éliminant les exigences relatives aux ventes de VZE et en donnant à l’industrie la souplesse nécessaire pour utiliser une gamme de technologies afin de répondre aux préférences des consommateurs.

Demande d’électricité

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une diminution de la demande d’électricitĂ© pour les VZE. Selon les estimations, la demande d’électricitĂ© pour les VZE en 2035 diminuera, passant de 6 % de la demande globale d’électricitĂ© avec la NDVE en place Ă  3 % avec les modifications proposĂ©es, et de 11 % Ă  8 % en 2050. Cela pourrait allĂ©ger quelque peu la pression sur le rĂ©seau Ă©lectrique.

Répercussions sur la chaîne d’approvisionnement

Les modifications proposées offriraient une certaine souplesse réglementaire aux entreprises en abrogeant les exigences relatives aux VZE. Cette flexibilité devrait profiter aux entreprises, car elle leur permet de s’adapter à l’évolution des conditions du marché et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, comme la rareté des minéraux critiques et l’acquisition de batteries.

Coûts qualificatifs

Les coûts qualificatifs sont examinés ci-dessous sous l’angle des économies de coûts d’entretien non réalisées, des infrastructures accessibles au public et des réductions des émissions en amont non réalisées.

Économies de coûts d’entretien non réalisées

Les propriĂ©taires de vĂ©hicules qui auraient achetĂ© des VZE dans le cadre de la NDVE auraient dĂ» bĂ©nĂ©ficier d’économies sur les coĂ»ts d’entretien pendant la durĂ©e de vie utile de ces vĂ©hicules. Les vĂ©hicules entièrement Ă©lectriques ont moins de pièces mobiles que les autres vĂ©hicules non entièrement Ă©lectriques, n’ont pas besoin de vidange d’huile ou de mise au point du moteur, et n’ont pas de bougie ni de filtre Ă  air moteur, qui doivent gĂ©nĂ©ralement ĂŞtre remplacĂ©s. Une Ă©tude du dĂ©partement de l’Énergie des États-Unis estime que la possession d’un vĂ©hicule Ă©lectrique se traduit par une Ă©conomie de deux cents par kilomètre parcouru sur les coĂ»ts d’entretienrĂ©fĂ©rence 20, ce qui pourrait reprĂ©senter une Ă©conomie estimĂ©e Ă  320 $ par an pour un vĂ©hicule parcourant 16 000 km par anrĂ©fĂ©rence 21. Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une baisse des ventes de VZE; par consĂ©quent, ces Ă©conomies sur les coĂ»ts d’entretien ne seraient pas rĂ©alisĂ©es par les consommateurs qui opteraient dĂ©sormais pour un vĂ©hicule autre qu’un VZE.

Infrastructures accessibles au public

La NDVE prévoit une option de flexibilité en matière de conformité qui permet aux entreprises de créer des unités en contribuant au déploiement d’infrastructures de recharge pour les VZE afin de respecter une partie de leurs obligations annuelles. L’abrogation de la NDVE supprimerait également cet incitatif pour les entreprises à investir dans de telles infrastructures. Bien que les modifications proposées puissent réduire le nombre de bornes de recharge déployées dans le cadre d’une stratégie de mise en conformité, cet effet pourrait être compensé par l’annonce du gouvernement d’élaborer une stratégie nationale sur l’infrastructure de recharge dans le cadre de la stratégie automobileréférence 22.

Réduction des émissions en amont perdue

Les modifications proposées devraient entraîner une diminution de la demande de batteries et d’électricité et, par la suite, des émissions de gaz à effet de serre liées à l’exploitation minière et à la production d’électricité. Les modifications proposées devraient également accroître la demande intérieure de carburants liquides et les émissions en amont liées à leur extraction et à leur production. Bien que cette analyse ne permette pas de quantifier les retombées des émissions en amont, une étude portant sur trois régions du Canada dont la production d’électricité comporte diverses intensités de carbone a révélé que les VEHR émettent considérablement moins de gaz à effet de serre du puits à la roue, même dans les régions où les secteurs de l’électricité ont une intensité de carbone relativement plus élevéeréférence 23. On peut donc s’attendre à ce que les modifications proposées entraînent une perte de réductions d’émissions du point de vue du puits à la roue.

Résumé des résultats quantifiés et monétisés de l’analyse coûts-avantages

On estime que les modifications proposĂ©es entraĂ®neront une diminution du nombre de VZE vendus au Canada comparativement Ă  ce qui Ă©tait prĂ©vu dans le cadre de la NDVE. Il en rĂ©sulterait des coĂ»ts Ă©vitĂ©s pour les acheteurs de vĂ©hicules qui n’auraient plus Ă  assumer le coĂ»t initial plus Ă©levĂ© d’un VZE ni le coĂ»t associĂ© Ă  l’installation d’une borne de recharge Ă  domicile. Ces coĂ»ts Ă©vitĂ©s sont estimĂ©s Ă  57,6 G$ entre 2026 et 2050. Ces mĂŞmes consommateurs renonceraient Ă  des Ă©conomies d’énergie estimĂ©es Ă  53,8 G$ sur la mĂŞme pĂ©riode. Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une perte de rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre de 326 Mt, Ă©valuĂ©e Ă  94,2 G$ en dommages potentiels mondiaux causĂ©s par les changements climatiques, pour un coĂ»t net total de 90,3 G$, comme le montre le tableau 6 ci-dessous. Toute modification future visant Ă  renforcer les normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre devrait permettre d’attĂ©nuer une partie de ces coĂ»ts.

Les modifications proposĂ©es devraient Ă©galement entraĂ®ner une perte de rĂ©ductions d’émissions de polluants atmosphĂ©riques au cours de la pĂ©riode. En 2050, les Ă©missions de PM2,5 provenant des vĂ©hicules lĂ©gers devraient augmenter de 19 % comparativement Ă  un scĂ©nario avec la NDVE; les Ă©missions de NOx, de 98 %; les Ă©missions de COV, de 112 %; et les Ă©missions de CO, de 163 % (voir le tableau 5 ci-dessus). Il devrait en rĂ©sulter une diminution des avantages pour la santĂ© humaine. La valeur de ces changements n’est pas monĂ©tisĂ©e dans cette analyse.

Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©tisĂ©s (M$)

Remarque : Le tableau ci-dessous montre un avantage net en 2026, car l’avantage associĂ© aux coĂ»ts de vĂ©hicules Ă©vitĂ©s cette annĂ©e-lĂ  est supĂ©rieur aux coĂ»ts attribuables aux Ă©conomies d’énergie non rĂ©alisĂ©es et aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă©vitĂ©es. Comme il y a moins de VZE sur les routes pendant la pĂ©riode d’analyse, ces coĂ»ts dĂ©passent les avantages, ce qui se traduit par des coĂ»ts nets au cours des dernières annĂ©es.

RĂ©percussions monĂ©tisĂ©es Montant non actualisĂ© — 2026 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
Avantages totaux 92 4 516 1 436 57 610 2 951
CoĂ»ts totaux 29 7 317 12 017 147 959 7 579
Avantage net total (coĂ»ts) 63 (2 801) (10 582) (90 349) (4 628)

Analyse de l’incertitude

Le coût net estimé pourrait être supérieur ou inférieur si toutes les répercussions qualitatives étaient monétisées, si les estimations des paramètres utilisées dans le calcul étaient supérieures ou inférieures, ou si un autre calendrier d’analyse était adopté. Les valeurs monétisées des répercussions qualitatives ne sont pas considérées comme ayant une incidence significative sur l’estimation du coût net, tandis que les répercussions d’autres estimations des paramètres sont examinées dans une analyse de sensibilité ci-dessous. L’adoption d’un autre calendrier d’analyse devrait modifier l’ampleur tant des coûts que des avantages, mais ne devrait pas modifier le résultat de l’analyse en termes de coût net.

Comme le montre le tableau ci-dessus, les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner un coĂ»t net pour la sociĂ©tĂ©, sur la base des paramètres Ă©valuĂ©s. Toutefois, les rĂ©percussions potentielles sur l’industrie automobile qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es dans cette ACA sont plutĂ´t examinĂ©es Ă  la section « RĂ©percussions sur la compĂ©titivitĂ© Â» ci-dessous. Il convient Ă©galement de noter que les modifications proposĂ©es font partie d’une stratĂ©gie pour le secteur automobile qui vise Ă  gĂ©nĂ©rer d’autres avantages pour la sociĂ©tĂ© canadienne (voir la section « Contexte Â»).

Analyse de sensibilité des paramètres clés de l’ACA

Les rĂ©sultats monĂ©tisĂ©s prĂ©sentĂ©s dans l’ACA sont fondĂ©s sur des estimations de paramètres clĂ©s susceptibles de changer Ă  la lumière de nouveaux renseignements. Pour en tenir compte, des analyses de sensibilitĂ© ont Ă©tĂ© effectuĂ©es pour Ă©valuer les effets de valeurs de paramètres plus ou moins Ă©levĂ©es sur la conclusion estimĂ©e (coĂ»t net) de l’analyse. Les estimations des paramètres sont modifiĂ©es sĂ©parĂ©ment et selon certaines combinaisons. Si cette variation ne modifie pas la conclusion sur le coĂ»t net de l’analyse, la conclusion n’est pas sensible Ă  la variable Ă©valuĂ©e. Pour les paramètres Ă©valuĂ©s, la conclusion du coĂ»t net n’est sensible qu’à un scĂ©nario avec 50 % d’économies de coĂ»ts supĂ©rieures et 50 % d’économies d’énergie perdues infĂ©rieures, ce qui donne une estimation des avantages nets de 25 milliards de dollars, comme le montre le tableau 7 ci-dessous.

Coût des VZE

Le scĂ©nario central utilise les estimations des coĂ»ts du CARB, mais divers facteurs peuvent agir sur les coĂ»ts futurs d’un VZE. Par exemple, des avancĂ©es technologiques plus rapides ou grandes que prĂ©vu et des Ă©conomies d’échelle pourraient donner lieu Ă  des coĂ»ts moins Ă©levĂ©s que ce qu’indiquent les projections. De mĂŞme, l’accès rĂ©duit aux ressources minĂ©rales, les droits de douane et les problèmes liĂ©s Ă  la chaĂ®ne d’approvisionnement mondiale pourraient entraĂ®ner des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s que ceux actuellement prĂ©vus. Pour tenir compte de cette variabilitĂ© potentielle, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en tenant compte de la manière dont l’incidence nette des modifications proposĂ©es pourrait ĂŞtre touchĂ©e par des coĂ»ts de VZE 50 % plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que ce qui est utilisĂ© dans le scĂ©nario central. Cette variation possible des coĂ»ts initiaux des vĂ©hicules donnerait lieu Ă  une gamme de coĂ»ts nets allant de 82,1 G$ Ă  98,6 G$. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Coûts des bornes de recharge à domicile

Les coĂ»ts des bornes de recharge Ă  domicile utilisĂ©s dans le scĂ©nario central sont fondĂ©s sur les coĂ»ts de niveau intermĂ©diaire de l’analyse de l’EPA des États-Unis et supposent que 80 % de tous les acheteurs de VZE passeront Ă  une borne de recharge de niveau 2. Les coĂ»ts futurs des bornes de recharge Ă  domicile et la proportion de personnes passant Ă  une borne de recharge de niveau 2 pourraient varier. Pour en tenir compte, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e afin d’examiner l’incidence que des coĂ»ts de bornes de recharge Ă  domicile 50 % plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que les valeurs prĂ©vues auraient sur les effets des modifications proposĂ©es. Ces variations du comportement des consommateurs et des coĂ»ts des bornes de recharge donneraient lieu Ă  une gamme de coĂ»ts nets allant de 69,7 G$ Ă  110,9 G$. La conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Prix des carburants liquides

Les projections liĂ©es aux coĂ»ts de l’éthanol, de l’essence et du diesel utilisĂ©s dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC. Si les coĂ»ts rĂ©els des carburants liquides dans l’avenir Ă©taient plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que les valeurs prĂ©vues, les coĂ»ts en carburant seraient touchĂ©s de manière proportionnelle. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e afin d’examiner l’incidence que des coĂ»ts de carburant 50 % plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que les valeurs prĂ©vues auraient sur les effets nets des modifications proposĂ©es. Cette variation possible du coĂ»t des carburants liquides donnerait lieu Ă  une gamme de coĂ»ts nets allant de 33,6 G$ Ă  147,1 G$. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Prix de l’électricité

Comme pour les carburants liquides, les projections liĂ©es aux coĂ»ts de l’électricitĂ© utilisĂ©es dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC. Les variations du prix de l’électricitĂ© peuvent ĂŞtre attribuables Ă  de nombreux facteurs, notamment le type de production d’électricitĂ© et la pression accrue sur le rĂ©seau. Les coĂ»ts de l’électricitĂ© peuvent ĂŞtre plus Ă©levĂ©s pour les consommateurs en raison des primes appliquĂ©es au coĂ»t de l’électricitĂ© aux bornes de recharge publiques, ou ils peuvent ĂŞtre plus faibles pour les consommateurs qui auraient profitĂ© de la tarification diffĂ©renciĂ©e en fonction de la charge de pointe. Si la possibilitĂ© d’une augmentation ou d’une baisse de 50 % des coĂ»ts prĂ©vus de l’électricitĂ© est considĂ©rĂ©e, une gamme de coĂ»ts nets allant de 60,5 G$ Ă  120,2 G$ est obtenue. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Taux d’actualisation

Le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : propositions de rĂ©glementation indique que les propositions de rĂ©glementation relatives Ă  la santĂ© humaine ou aux biens et services environnementaux doivent utiliser un taux d’actualisation social. Le scĂ©nario central prĂ©sentĂ© au tableau 6 utilise un taux d’actualisation social de 2 %, qui est le taux d’actualisation Ă  court terme de Ramsey actuellement utilisĂ© par le gouvernement du Canada pour Ă©tablir le coĂ»t des rĂ©ductions de gaz Ă  effet de serre. Des analyses de sensibilitĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es en utilisant des taux d’actualisation de 1,5 % et de 2,5 % ainsi que des valeurs annuelles connexes du CSC afin de comparer les estimations. Les estimations du CSC utilisĂ©es dans cette analyse de sensibilitĂ© se rapportant Ă  ces taux d’actualisation se trouvent dans le document Estimation du coĂ»t social des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre — Orientation provisoire actualisĂ©e pour le Gouvernement du Canada. L’utilisation du taux d’actualisation de 1,5 % entraĂ®ne un coĂ»t net de 160,8 G$, et celle du taux d’actualisation de 2,5 %, de 51,8 G$. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  ces diffĂ©rents taux d’actualisation et valeurs du CSC.

Scénarios combinés

Deux scĂ©narios combinĂ©s de variables ont Ă©galement Ă©tĂ© envisagĂ©s. Le scĂ©nario le plus pessimiste verrait des Ă©conomies de 50 % en moins sur les coĂ»ts des vĂ©hicules et des chargeurs et 50 % sur les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques perdus. Il en rĂ©sulte un coĂ»t net de 205,8 G$. Dans le meilleur des cas, les Ă©conomies de 50 % sur les coĂ»ts des vĂ©hicules et des chargeurs et les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques perdus seraient rĂ©duites de 50 %. Il en rĂ©sulte des avantages nets de 25,1 G$. La conclusion nette des modifications proposĂ©es est donc sensible au meilleur scĂ©nario combinĂ©.

Comportement stratégique de l’entreprise

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, oĂą la NDVE demeure en place, Ă  mesure que les pourcentages annuels de ventes de nouveaux VZE augmentent, les Ă©missions moyennes de gaz Ă  effet de serre du parc automobile devraient diminuer, toutes choses Ă©tant Ă©gales par ailleurs. Les entreprises pourraient tenir compte de la combinaison de vĂ©hicules conventionnels qu’elles vendent et de la mesure dans laquelle elles pourraient modifier l’efficacitĂ© des vĂ©hicules conventionnels afin de respecter les normes moyennes globales du parc automobile. Si les entreprises choisissent de produire un parc de vĂ©hicules conventionnels moins efficace ou de rendre les vĂ©hicules conventionnels moins efficaces, on pourrait considĂ©rer qu’elles adoptent un comportement stratĂ©gique visant Ă  rĂ©duire les coĂ»ts tout en respectant leurs obligations au titre de la NDVE et des normes relatives aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Les occasions pour les entreprises de s’engager dans ce comportement stratĂ©gique devraient diminuer Ă  mesure que les normes d’émissions moyennes de gaz Ă  effet de serre des parcs automobiles et le pourcentage des ventes de VZE augmenteront, car les vĂ©hicules conventionnels deviendront moins attrayants pour les consommateurs Ă  mesure que le rendement du carburant diminuera. Lorsqu’un cas illustratif a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ© pour prĂ©senter l’impact potentiel de ce comportement stratĂ©gique des entreprises, le rendement du carburant modĂ©lisĂ© a diminuĂ© d’environ 10 %. Cela s’explique par le fait que le volet « choix des consommateurs Â» du modèle E3MC a modĂ©lisĂ© des consommateurs qui optimisent leur prĂ©fĂ©rence technologique en fonction du compromis entre les coĂ»ts et l’efficacitĂ©. Ainsi, le modèle montre que ce comportement stratĂ©gique de l’entreprise est limitĂ©, Ă©tant donnĂ© la prĂ©fĂ©rence des consommateurs pour des options de transport Ă  coĂ»ts d’utilisation moins Ă©levĂ©s. Ce scĂ©nario se traduirait par une rĂ©duction de la perte d’avantages liĂ©s aux gaz Ă  effet de serre et d’économies d’énergie, ce qui correspondrait Ă  un coĂ»t net de 77 G$. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un coĂ»t net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Scénarios politiques futurs

Le gouvernement a l’intention d’instaurer des normes plus rigoureuses en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre, ce qui mettrait le Canada sur la voie vers l’atteinte d’un objectif de 75 % de ventes de VE d’ici 2035. Ce scĂ©nario suppose que les normes amĂ©liorĂ©es en matière de gaz Ă  effet de serre qui seront mises en place Ă  partir de 2028 et qui seront renforcĂ©es jusqu’en 2035, de sorte que 75 % des ventes de VZE seraient atteintes cette annĂ©e-lĂ  si elles Ă©taient utilisĂ©es comme voie de conformitĂ©. Ces normes d’émission de gaz Ă  effet de serre seront prolongĂ©es après 2035. Il est important de noter que ces chiffres s’appuient sur un exemple illustratif d’adoption des VZE permettant d’atteindre l’objectif fixĂ© par le gouvernement, Ă  savoir 75 % de ventes de VE d’ici 2035. Les rĂ©ductions exactes des Ă©missions attribuables aux normes futures en matière d’émissions de gaz Ă  effet de serre seraient Ă©valuĂ©es dans le cadre d’une analyse ultĂ©rieure, parallèlement Ă  leur publication dans la Gazette du Canada. Dans ce scĂ©nario Ă  titre d’exemple, on estime que l’atteinte d’un taux de 75 % de ventes de VE d’ici 2035 pourrait permettre de prĂ©server les rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre d’environ 100 Mt. Selon la monĂ©tisation de tous les impacts de ce scĂ©nario, le coĂ»t net infĂ©rieur serait de 63,1 G$, par rapport Ă  la politique actuelle de la NDVE. D’autres mesures visant Ă  favoriser l’adoption des VZE, telles que celles ayant pour objectif d’atteindre 90 % de ventes de VE d’ici 2040, devraient permettre de rĂ©duire encore davantage les rĂ©ductions d’émissions non rĂ©alisĂ©es, ce qui se traduirait par un coĂ»t net encore plus faible.

Tableau 7 : RĂ©sumĂ© des analyses de sensibilitĂ©
Variable Scénario de l’analyse de sensibilité Avantage net total (coût), G$
Scénario central S.O. (90,3)
Écart de coĂ»t plus Ă©levĂ© pour les VZE 50 % de plus (82,1)
Écart de coĂ»t plus faibles pour les VZE 50 % de moins (98,6)
Prix plus Ă©levĂ©s des bornes de recharge Ă  domicile 50 % de plus (69,7)
Prix plus faibles des bornes de recharge Ă  domicile 50 % de moins (110,9)
Prix plus Ă©levĂ©s des carburants liquides 50 % de plus (147,1)
Prix plus faibles des carburants liquides 50 % de moins (33,6)
Prix plus Ă©levĂ©s de l’électricitĂ© 50 % de plus (60,5)
Prix plus faibles de l’électricitĂ© 50 % de moins (120,2)
Taux d’actualisation plus Ă©levĂ© (et CSC associĂ©) 2,5 % (51,8)
Taux d’actualisation plus faible (et CSC associĂ©) 1,5 % (160,8)
ScĂ©nario combinĂ© — pire scĂ©nario CoĂ»t plus faible des VZE, prix plus Ă©levĂ©s des carburants liquides, prix plus faibles de l’électricitĂ© (205,8)
ScĂ©nario combinĂ© — meilleur scĂ©nario CoĂ»t plus Ă©levĂ© des VZE, prix plus faibles des carburants liquides, prix plus Ă©levĂ©s de l’électricitĂ© 25.1
Comportement stratégique des entreprises Voir le texte ci-dessus (77.0)
ScĂ©nario politique futur Inclure une cible de 75 % d’ici 2035 (63,1)

Limites analytiques

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence suppose que tous les fabricants et importateurs se seraient pleinement conformĂ©s Ă  la NDVE en dĂ©ployant des VZE. Toutefois, compte tenu des incertitudes qui pèsent actuellement sur le secteur automobile, il pourrait ĂŞtre difficile pour certaines entreprises d’utiliser uniquement des VZE pour se conformer. De plus, si le coĂ»t de conformitĂ© dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence Ă©tait plus Ă©levĂ© que celui estimĂ© dans l’ACA, soit en raison des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s des VZE, soit parce que le coĂ»t des unitĂ©s Ă©changĂ©es est plus Ă©levĂ© que les coĂ»ts diffĂ©rentiels estimĂ©s des VZE, les Ă©conomies de coĂ»ts pourraient ĂŞtre plus importantes que celles estimĂ©es dans l’analyse ci-dessus. Cette dynamique pourrait entraĂ®ner un coĂ»t net infĂ©rieur Ă  celui estimĂ© dans l’analyse ci-dessus. Certaines de ces rĂ©percussions potentielles sur les coĂ»ts sont examinĂ©es dans la section « Analyse de rĂ©partition Â» ci-dessous.

Les estimations de coûts pour les VZE utilisées dans cette analyse provenaient d’un rapport de 2022. Bien qu’elles aient été actualisées en dollars de 2024, il pourrait s’agir d’une sous-estimation des prix actuels en raison de la variabilité du marché des VZE depuis la publication du rapport. Les analyses de sensibilité menées ci-dessus sur le coût des VZE tentent de démontrer la variabilité potentielle de ce coût.

Cela dit, cette analyse n’utilise pas de modèle de cycle de vie qui pourrait tenir compte d’autres répercussions des modifications proposées, en particulier en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre en amont découlant de la diminution de la production d’électricité et de l’augmentation de la production de carburants fossiles. L’analyse ne tient pas compte non plus des coûts qui peuvent être associés aux changements dans l’extraction de minéraux pour la production de batteries et à l’élimination en fin de vie des véhicules et de leurs pièces.

Les projections d’émissions sont sujettes à l’incertitude et sont considérées comme un éventail de résultats plausibles. De nombreux événements qui façonnent les émissions et les marchés de l’énergie sont impossibles à prévoir. De plus, il est impossible de prévoir avec certitude l’évolution future des technologies, de la démographie et des ressources. Les scénarios de projection reposent sur une série d’hypothèses plausibles concernant, entre autres, les croissances démographique et économique, les prix, la demande et l’offre d’énergie, ainsi que l’évolution des technologies d’efficacité énergétique.

Analyse de répartition

Les modifications proposĂ©es devraient allĂ©ger le fardeau imposĂ© Ă  l’industrie, qui doit composer avec les incertitudes du marchĂ©, telles que les droits de douane. Ces rĂ©percussions sont examinĂ©es dans la sous-section « RĂ©percussions sur la compĂ©titivitĂ© Â». De plus, les modifications proposĂ©es pourraient avoir des effets disproportionnĂ©s sur diverses sous-populations au Canada, car les coĂ»ts et les avantages ne devraient pas ĂŞtre rĂ©partis uniformĂ©ment. Les avantages non rĂ©alisĂ©s associĂ©s aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre sont de nature mondiale, tandis que les effets sur la pollution atmosphĂ©rique sont ressentis diffĂ©remment Ă  l’échelle du Canada. L’ACA estime les effets diffĂ©rentiels d’une rĂ©duction du nombre de VZE par rapport Ă  la NDVE. Comme ces effets ne sont pas rĂ©partis uniformĂ©ment dans la sociĂ©tĂ©, ils sont examinĂ©s plus en dĂ©tail dans la sous-section « Analyse comparative entre les sexes plus Â» ci-dessous.

Répercussions sur la compétitivité

Le secteur automobile canadien est un moteur Ă©conomique important qui a contribuĂ© au PIB national Ă  hauteur d’environ 16,8 G$ en 2024rĂ©fĂ©rence 35. Il s’agit de l’une des plus grandes industries manufacturières du pays, qui emploie directement plus de 125 000 personnes et soutient environ 500 000 emplois au total (y compris les fournisseurs de pièces et les rĂ©seaux de concessionnaires). Le secteur automobile canadien a Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  plusieurs chocs Ă©conomiques historiques importants. Entre 2007 et 2009, l’industrie a perdu 43 500 emplois, soit une diminution de 28,5 % de la main-d’œuvre en raison des rĂ©percussions de la crise financière mondialerĂ©fĂ©rence 26. Le maintien des exigences de la NDVE, alors que la capacitĂ© d’adaptation du secteur automobile canadien est compromise par les dĂ©fis Ă©conomiques auxquels il fait face actuellement, pourrait avoir un impact nĂ©gatif sur le secteur, entraĂ®nant une contraction du PIB sectoriel et de l’emploi.

Environ deux millions de vĂ©hicules neufs sont vendus au Canada chaque annĂ©e, dont environ 12 % sont fabriquĂ©s au pays, tandis que le reste est importĂ©rĂ©fĂ©rence 29. Environ la moitiĂ© de ces importations proviennent des États-Unis, qui ont toujours Ă©tĂ© le principal partenaire commercial du Canada. La loi amĂ©ricaine sur la rĂ©duction de l’inflation a entraĂ®nĂ© des investissements importants dans le secteur de la fabrication automobile aux États-Unis, et il a Ă©tĂ© estimĂ© que, d’ici 2027, les États-Unis seraient en mesure de produire environ 5,8 millions de VE neufsrĂ©fĂ©rence 30. Ă€ la suite des changements lĂ©gislatifs survenus Ă  la fin de 2025, la capacitĂ© de production de VE aux États-Unis devrait atteindre 4,7 millions d’unitĂ©s d’ici 2028, tandis que les ventes estimĂ©es de VE aux États-Unis seraient de 3,2 millions d’unitĂ©s en 2030rĂ©fĂ©rence 32,rĂ©fĂ©rence 31. Bien que ces estimations suggèrent qu’il y aurait une offre suffisante de VE Ă  vendre au Canada pour atteindre les objectifs de la NDVE, l’incertitude commerciale crĂ©e des risques pour le secteur automobile canadien.

Dans le cadre de la NDVE, environ 1,2 million de VZE devraient ĂŞtre mis en vente au Canada en 2030, ce qui reprĂ©senterait une demande minimale estimĂ©e Ă  4,4 millions de VE au Canada et aux États-Unis cette annĂ©e-lĂ . Comme la NDVE serait plus stricte, la demande en VZE au Canada aurait augmentĂ©, et la production tant au Canada qu’aux États-Unis pourrait ne pas avoir Ă©tĂ© suffisante pour rĂ©pondre Ă  la demande totale en AmĂ©rique du Nord. Cela pourrait mener les importateurs Ă  dĂ©pendre davantage des VZE provenant d’autres pays ou Ă  devoir se conformer par d’autres moyens (par exemple rĂ©duction des ventes ou achat d’un plus grand volume d’unitĂ©s de conformitĂ© plus coĂ»teuses). Enfin, depuis que les obligations de la NDVE doivent ĂŞtre respectĂ©es par les fabricants et les importateurs individuels, il y aurait probablement des effets diffĂ©rents au niveau des entreprises, certaines d’entre elles devant peut-ĂŞtre assumer des coĂ»ts beaucoup plus Ă©levĂ©s pour se conformer que d’autres. Les modifications proposĂ©es visent Ă  Ă©viter ces consĂ©quences Ă©conomiques imprĂ©vues.

L’analyse prĂ©cĂ©dente de l’ACA suppose que les exigences de la NDVE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence seraient entièrement satisfaites par le dĂ©ploiement de VZE. Toutefois, selon le Règlement, les fabricants et les importateurs peuvent Ă©galement gagner des unitĂ©s pour se conformer en investissant dans l’infrastructure de recharge, en achetant des unitĂ©s d’autres fabricants, en utilisant des unitĂ©s mises en banque les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes ou en reportant un dĂ©ficit Ă  compenser au cours des annĂ©es suivantes. Les pressions auxquelles le secteur est confrontĂ© font qu’il est plus difficile pour les entreprises de se conformer Ă  la NDVE par le seul dĂ©ploiement de VZE et qu’il est plus probable que certaines entreprises devront respecter leurs obligations en matière de conformitĂ© en investissant dans l’infrastructure de VZE (investissement limitĂ© Ă  la satisfaction d’un maximum de 10 % des obligations de conformitĂ© pour chaque annĂ©e-modèle comprise entre 2026 et 2030), en abaissant les prix des VZE ou en renonçant aux ventes. Ces difficultĂ©s pourraient imposer un fardeau financier important au secteur, qui fait dĂ©jĂ  face Ă  des dĂ©fis considĂ©rables sans nĂ©cessairement gĂ©nĂ©rer des rĂ©ductions directes de gaz Ă  effet de serre.

De plus, chaque FEO serait confronté à des défis uniques pour adapter la composition de son parc de véhicules afin de répondre aux exigences de la NDVE, ce qui pourrait engendrer des coûts économiques disproportionnés. Ces coûts disproportionnés pourraient avoir une incidence sur les marges bénéficiaires, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’emploi dans le secteur canadien de l’automobile. Les modifications proposées allégeraient une partie de ce fardeau économique pour l’industrie et éviteraient ainsi les répercussions négatives des pertes d’emplois potentielles attribuables à la NDVE.

Analyse comparative entre les sexes plus

Abordabilité

Les modifications proposĂ©es devraient attĂ©nuer les pressions Ă  court terme sur les coĂ»ts et l’offre dans le marchĂ© des vĂ©hicules, ce qui pourrait profiter aux consommateurs confrontĂ©s Ă  des contraintes d’abordabilitĂ©. Comme il est indiquĂ© ci-dessus, les vĂ©hicules conventionnels sont gĂ©nĂ©ralement moins chers que leurs Ă©quivalents VZE. Dans l’ACA, le prix diffĂ©rentiel des VEB et des VEHR devrait diminuer au fil du temps. Les voitures VEB devraient atteindre la paritĂ© de prix avec les vĂ©hicules conventionnels au dĂ©but des annĂ©es 2030, tandis que les camionnettes et les vĂ©hicules utilitaires sport Ă  batterie ainsi que les VEHR ne devraient pas atteindre la paritĂ© de prix avant 2035. Le fait de permettre Ă  des vĂ©hicules plus abordables de continuer Ă  ĂŞtre vendus attĂ©nuerait les problèmes d’abordabilitĂ© liĂ©s au coĂ»t initial des VZE. Les propriĂ©taires de VZE devraient rĂ©aliser des Ă©conomies opĂ©rationnelles continues par rapport aux propriĂ©taires des vĂ©hicules conventionnels semblables. Ceux-ci incluent des Ă©conomies d’énergie et d’entretien pendant toute la durĂ©e de possession d’un VZE. Ces Ă©conomies Ă  vie compensent la diffĂ©rence de prix initiale entre l’achat d’un VZE et l’achat d’un vĂ©hicule conventionnel. Ainsi, bien que les acheteurs de vĂ©hicules puissent Ă©viter les coĂ»ts initiaux plus Ă©levĂ©s associĂ©s Ă  l’achat d’un VZE dans le cadre des modifications proposĂ©es, ils ne rĂ©aliseraient pas non plus les Ă©conomies potentielles d’énergie et d’entretien associĂ©es Ă  la possession d’un VZE.

Autres considérations

Étant donné que l’on estime que les modifications proposées entraîneront une diminution de l’adoption des VZE, les améliorations de la qualité de l’air devraient être plus progressives et moins importantes dans l’ensemble. Par conséquent, certaines populations, comme les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé préexistants, qui sont plus vulnérables à la pollution atmosphérique, pourraient continuer de subir des effets néfastes sur la santé. Les personnes qui vivent à proximité de zones à forte circulation ainsi que les ménages et les locataires à faible revenu pourraient également continuer à subir les conséquences sanitaires liées aux émissions des véhicules.

En outre, l’abrogation de la NDVE pourrait contribuer à atténuer les pressions sur les coûts à court terme pour les fabricants automobiles, ce qui favoriserait la stabilité dans l’ensemble du secteur automobile. En offrant un allègement à l’industrie en période d’incertitude économique, les modifications proposées peuvent également contribuer à améliorer le bien-être des travailleurs. La stabilité de l’industrie devrait soutenir les travailleurs du secteur automobile et réduire le stress financier, qui peut avoir des effets négatifs sur la santé mentale.

Les collectivités rurales, éloignées et nordiques pourraient subir moins de répercussions immédiates découlant des modifications proposées en raison des contraintes actuelles en matière d’infrastructure, mais elles pourraient être confrontées à des retards à plus long terme dans l’accès à des options de véhicules plus propres.

Dans l’ensemble, bien que les modifications proposées puissent apporter une flexibilité à court terme à l’industrie et aux consommateurs de véhicules, elles pourraient donner lieu à des résultats inégaux entre les groupes de revenu, d’âge et de régions.

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuée selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications proposées n’auraient aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises et les modifications sont considĂ©rĂ©es comme un retrait selon cette règle, ce qui va dans le sens des engagements pris par le gouvernement en matière de rĂ©duction du fardeau administratif. Aucun titre de règlement n’est abrogĂ© ou ajoutĂ©.

Selon les modifications proposĂ©es, les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers neufs ne seraient plus tenus de dĂ©clarer la proportion annuelle de vĂ©hicules offerts Ă  la vente qui doivent ĂŞtre des VZE. Les modifications de 2023 ont permis de recenser 33 entreprises devant supporter des coĂ»ts liĂ©s aux obligations de dĂ©claration. Bien que les donnĂ©es rĂ©centes indiquent que 30 fabricants et importateurs effectuent des dĂ©clarations conformĂ©ment au Règlement, le chiffre total de 33 est conservĂ© dans le calcul selon la règle du « un pour un Â» pour ce qui est de la rĂ©duction du fardeau attribuable aux modifications proposĂ©es, car il reflète la charge administrative qui avait Ă©tĂ© prise en compte lors de la modification de la NDVE. Ainsi, on prĂ©sume que 33 fabricants et importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers rĂ©aliseront des Ă©conomies en matière de coĂ»ts administratifs parce qu’ils ne seront plus tenus de produire des rapports sur le respect des cibles de vente de VZE. On a supposĂ© que toutes les activitĂ©s Ă©vitĂ©es Ă©taient rĂ©alisĂ©es Ă  un coĂ»t de main-d’œuvre d’environ 34 $/heure. On suppose que chaque partie intĂ©ressĂ©e Ă©vitera en moyenne 80 heures par annĂ©e de compilation de dossiers et de production de rapports sur les obligations administratives, de mĂŞme que 28 heures par annĂ©e de tâches administratives liĂ©es Ă  l’échange d’unitĂ©s, au programme de bornes de recharge et Ă  la formation continue.

Les coĂ»ts nets annualisĂ©s Ă©vitĂ©s sont estimĂ©s Ă  44 750 $, ou 1 350 $ par entrepriserĂ©fĂ©rence 33.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La modification du Règlement afin d’offrir une plus grande souplesse Ă  l’industrie est conforme Ă  des mesures semblables prises par la Colombie-Britannique et le QuĂ©bec, qui ont annoncĂ© des examens de leurs mandats respectifs de vente de VZE Ă  la lumière des dĂ©fis auxquels fait face le secteur automobile. En avril 2026, la Colombie-Britannique a annoncĂ© son intention de rĂ©viser son objectif pour 2035, le faisant passer de 100 % Ă  75 %, afin de l’aligner sur les nouveaux objectifs du gouvernement fĂ©dĂ©ral en matière de VZE, tout en maintenant des incitatifs pour l’infrastructure de recharge publiquerĂ©fĂ©rence 34. En juin 2026, le QuĂ©bec a Ă©galement proposĂ© d’abaisser son exigence relative aux VZE pour 2035, la faisant passer de 100 % Ă  80 %. Par consĂ©quent, il n’imposera plus une interdiction totale des ventes de vĂ©hicules Ă  combustion interne neufs en 2035rĂ©fĂ©rence 28.

L’EPA des États-Unis a finalisĂ© l’abrogation de sa rĂ©glementation sur les gaz Ă  effet de serre pour les vĂ©hicules et les moteurs dans son règlement final : « Rescission of the Greenhouse Gas Endangerment Finding and Motor Vehicle Greenhouse Gas Emission Standards Under the Clean Air Act Â». Bien que le Canada et les États-Unis aient toujours adoptĂ© une approche commune en matière de rĂ©glementation des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des vĂ©hicules routiers, le Canada prĂ©voit de maintenir et de renforcer son règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre pour les vĂ©hicules lĂ©gers. Des normes d’émissions de gaz Ă  effet de serre propres au Canada continueraient d’appuyer sa trajectoire vers l’atteinte de ses objectifs environnementaux. D’autres modifications devront ĂŞtre apportĂ©es dans un projet de règlement ultĂ©rieur afin de redĂ©finir le cadre de conformitĂ© pour le Canada en l’absence du programme d’émissions de gaz Ă  effet de serre de l’EPA des États-Unis et des exigences de certification connexes.

En outre, bien que la structure rĂ©glementaire soit diffĂ©rente, la proposition du Canada visant Ă  offrir une plus grande flexibilitĂ© Ă  l’industrie est conforme aux annonces rĂ©centes dans l’Union europĂ©enne (UE). En dĂ©cembre 2025, l’UE a publiĂ© une proposition visant Ă  assouplir les exigences provisoires relatives aux VZE et Ă  accorder davantage de souplesse aux fabricants en matière de conformitĂ©rĂ©fĂ©rence 27, après avoir annoncĂ© en 2023 que tous les vĂ©hicules neufs devraient ĂŞtre zĂ©ro Ă©mission d’ici 2035.

Obligations internationales

Comme l’indique la Stratégie de compétitivité climatique du Canada dans le budget de 2025, le gouvernement du Canada s’engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à diminuer l’intensité en carbone afin d’appuyer la compétitivité internationale et de répondre à la demande croissante des marchés mondiaux pour des produits assortis de faibles émissions de gaz à effet de serre.

ConformĂ©ment Ă  l’obligation du Canada en vertu de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les obstacles techniques au commerce de donner avis de la publication des règlements techniques proposĂ©s, les modifications proposĂ©es sont publiĂ©es aux fins de consultation pour une pĂ©riode de 75 jours.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique, une Ă©valuation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (EEES) complète a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. L’EESE a conclu que les modifications proposĂ©es auraient un effet important sur l’environnement et la santĂ© humaine, car elles entraĂ®neraient un manque Ă  gagner en termes de rĂ©ductions des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et de polluants atmosphĂ©riques (voir la section « Ă‰noncĂ© des coĂ»ts et avantages Â» ci-dessus). Cette Ă©valuation ne tient pas compte de l’intention de renforcer davantage les normes de gaz Ă  effet de serre afin de mettre le Canada sur la voie de l’atteinte d’un objectif de 75 % de ventes de VE d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040, comme l’a annoncĂ© le gouvernement. Les modifications proposĂ©es constituent la première Ă©tape de la stratĂ©gie annoncĂ©e par le gouvernement qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’une manière neutre sur le plan technologique, tout en offrant une certaine souplesse Ă  l’industrie automobile canadienne en cette pĂ©riode d’incertitude Ă©conomique importante. Les modifications proposĂ©es visant Ă  abroger la NDVE devraient avoir un effet nĂ©gatif sur la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD) 2022-2026, plus prĂ©cisĂ©ment l’objectif 13 : Prendre des mesures relatives aux changements climatiques et leurs impacts, puisque les modifications entraĂ®neraient une augmentation des Ă©missions; cependant, l’introduction future de normes plus strictes en matière de gaz Ă  effet de serre pourrait contribuer Ă  attĂ©nuer cet effet.

Droit Ă  un environnement sain

Dans le cadre de l’application de la LCPE, le gouvernement du Canada a le devoir de protĂ©ger le droit Ă  un environnement sain, comme le prĂ©voit la LCPE, sous rĂ©serve de limites raisonnables. Un cadre de mise en Ĺ“uvre (le « Cadre Â») Ă©nonce des considĂ©rations visant Ă  protĂ©ger ce droit et Ă  faire respecter les principes dĂ©crits dans le Cadre.

En ce qui concerne le principe de non-rĂ©gression, le Ministère a Ă©valuĂ© la possibilitĂ© que les modifications proposĂ©es entraĂ®nent une diminution du niveau de protection de l’environnement ou de la santĂ© humaine. Bien que les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner une augmentation des Ă©missions par rapport au maintien en vigueur de la NVDE, elles constituent une première Ă©tape de la stratĂ©gie automobile du gouvernement, qui devrait entraĂ®ner des rĂ©ductions d’émissions de gaz Ă  effet de serre Ă  l’aide d’une approche neutre sur le plan technologique, tout en mettant le Canada sur la voie d’un objectif de 75 % de ventes de VE en 2035, et de 90 % en 2040.

Lors de l’élaboration des modifications proposĂ©es, des facteurs environnementaux, sanitaires et Ă©conomiques ont Ă©tĂ© pris en compte (voir la section « Avantages et coĂ»ts Â»). Le Ministère a tenu compte des objectifs en matière d’environnement et de santĂ© humaine ainsi que des pressions Ă©conomiques importantes auxquelles fait face le secteur automobile, y compris les rĂ©percussions des droits de douane imposĂ©s par les États-Unis sur les vĂ©hicules, l’acier et l’aluminium, ainsi que la nĂ©cessitĂ© de soutenir la compĂ©titivitĂ© du secteur manufacturier canadien, l’investissement dans la production de VZE et l’adoption par le marchĂ©. Les considĂ©rations Ă©conomiques et de temps ont Ă©tĂ© des facteurs dĂ©terminants dans la dĂ©cision d’abroger la NDVE. Elles ont Ă©tĂ© mises en balance avec les objectifs en matière d’environnement et de santĂ© humaine afin de garantir que les exigences rĂ©glementaires demeurent rĂ©alisables tout en favorisant l’adoption des VZE au fil du temps. Bien que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient une rĂ©duction des avantages environnementaux par rapport Ă  la NDVE demeurant en vigueur, elles constituent la première Ă©tape du plan annoncĂ© par le gouvernement visant Ă  adopter une approche neutre sur le plan technologique, qui devrait continuer de contribuer Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre au fil du temps.

D’autres Ă©lĂ©ments du Cadre ont Ă©galement Ă©tĂ© pris en compte. Le Ministère a consultĂ© les parties intĂ©ressĂ©es, y compris les communautĂ©s autochtones (voir la section « Consultation Â»), et a examinĂ© les rĂ©percussions des modifications proposĂ©es sur les populations qui pourraient ĂŞtre touchĂ©es de manière disproportionnĂ©e (voir la section « Analyse comparative entre les sexes plus Â»).

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposées entreraient en vigueur le jour de leur enregistrement. Le Ministère communiquera de façon proactive avec les fabricants et les importateurs connus d’automobiles à passagers et de camions légers, ainsi qu’avec les associations automobiles de ces secteurs, afin de veiller à ce qu’un nombre maximal de parties prenantes soient au courant de la publication des modifications réglementaires.

Conformité et application

Les membres de la communauté réglementée seraient chargés de veiller à se conformer aux modifications proposées, ainsi que de produire et de tenir à jour des preuves de cette conformité. Le Ministère continuerait de collaborer bilatéralement avec les parties réglementées pour veiller à ce qu’elles comprennent leurs obligations en matière de déclaration et fournirait une orientation sur les procédures de déclaration, et des réponses seraient fournies aux demandes de renseignements des parties prenantes. Le Ministère continuerait d’examiner les preuves de conformité et à y répondre dans les délais impartis.

Le Ministère continuerait de prendre des mesures de mise en Ĺ“uvre et d’application de la loi en accord avec la Politique d’observation et d’application de la LCPE (la « Politique Â»)rĂ©fĂ©rence 25. Étant donnĂ© que les modifications proposĂ©es relèveraient de la LCPE, les analystes de la LCPE et les agents d’application de la loi appliqueraient la Politique lorsqu’ils vĂ©rifieraient la conformitĂ© aux exigences rĂ©glementaires. La Politique Ă©tablit l’éventail des interventions possibles en matière d’application de la loi en cas d’infractions prĂ©sumĂ©es. Quand, Ă  la suite d’une inspection ou d’une enquĂŞte, un agent d’application de la loi dĂ©couvre une infraction prĂ©sumĂ©e, il dĂ©ciderait de la mesure Ă  prendre en se fondant sur la Politique.

Personnes-ressources

Mark Cauchi
Directeur général
Direction de l’énergie et des transports
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0N3
Courriel : infovehiculeetmoteur-vehicleandengineinfo@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Direction de l’analyse économique
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd.darv@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 93(1)rĂ©fĂ©rence c et des articles 160rĂ©fĂ©rence d, 162 et 326rĂ©fĂ©rence e de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter Ă  la ministre de l’Environnement, dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou, dans les soixante jours suivant cette date, un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333rĂ©fĂ©rence f de cette loi. Ceux qui prĂ©sentent des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui prĂ©sentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent un avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  StĂ©phane Couroux, directeur exĂ©cutif, Division des transports, Direction gĂ©nĂ©rale de la protection de l’environnement, ministère de l’Environnement, 351, boulevard Saint-Joseph, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : infovehiculeetmoteur-vehicleandengineinfo@ec.gc.ca).

Veuillez noter que toutes les observations, y compris les pièces jointes, seront publiées sur le site Web de la Gazette du Canada dans le cadre du processus de publication préalable, sous réserve des conditions d’utilisation de ce site relatives à la formulation de commentaires.

Quiconque fournit des renseignements Ă  la ministre peut en mĂŞme temps prĂ©senter, aux termes du paragraphe 313(1)rĂ©fĂ©rence g de cette loi, une demande de confidentialitĂ©, qu’il motive conformĂ©ment au paragraphe 313(2)rĂ©fĂ©rence h de la mĂŞme loi.

Ottawa, le 6 aoĂ»t 2026

La greffière adjointe du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de vĂ©hicule zĂ©ro Ă©mission, au paragraphe 1(1) du Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers rĂ©fĂ©rence 24, est abrogĂ©e.

(2) Les dĂ©finitions de camion de travail et CFR, au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, sont respectivement remplacĂ©es par ce qui suit :

camion de travail
VĂ©hicule dont le PNBV est supĂ©rieur Ă  3 856 kg (8 500 livres), mais Ă©gal ou infĂ©rieur Ă  6 350 kg (14 000 livres), Ă  l’exclusion de tout vĂ©hicule moyen Ă  passagers au sens du paragraphe 1(1) du Règlement sur les Ă©missions des vĂ©hicules routiers et de leurs moteurs. (work truck)
CFR
Le Code of Federal Regulations des États-Unis, dans sa version au 18 juin 2024, sauf disposition contraire du prĂ©sent règlement. (CFR)

(3) Le passage de la dĂ©finition de automobile prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a), au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

automobile
VĂ©hicule autopropulsĂ© Ă  quatre roues, conçu pour ĂŞtre utilisĂ© sur une voie publique et dont le PNBV est infĂ©rieur Ă  6 350 kg (14 000 livres), Ă  l’exclusion de :

(4) L’alinĂ©a a) de la dĂ©finition de vĂ©hicule Ă©lectrique, au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

2 L’article 2 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Objet

2 Le présent règlement a pour objet la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des automobiles à passagers et des camions légers par l’établissement de normes d’émissions et de procédures d’essai.

3 Les alinĂ©as 3e) et f) du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

4 L’article 15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Arrondissement — gĂ©nĂ©ral

15 (1) Dans les calculs prĂ©vus au prĂ©sent règlement, sauf ceux visĂ©s aux paragraphes 17(4) et (5), Ă  l’article 18, aux paragraphes 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3 et au paragraphe 18.4(1), les rĂ©sultats sont arrondis Ă  l’unitĂ© la plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode ASTM E29-93a de l’ASTM International intitulĂ©e Standard Practice for Using Significant Digits in Test Data to Determine Conformance with Specifications.

Arrondissement — dixième d’unitĂ© le plus proche

(2) Dans les calculs prĂ©vus aux paragraphes 17(4) et (5), Ă  l’article 18, aux paragraphes 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3 et au paragraphe 18.4(1), les rĂ©sultats sont arrondis au dixième d’unitĂ© le plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode visĂ©e au paragraphe (1).

5 (1) L’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe 17(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

A
représente la valeur cible d’émissions de CO2 déterminée conformément aux paragraphes (4) ou (5), selon le cas, pour chaque groupe d’automobiles à passagers ou de camions légers et exprimée en grammes de CO2 par mille;

(2) Les paragraphes 17(4) Ă  (8) sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Valeurs cibles — automobiles Ă  passagers de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(4) Pour les parcs de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures, la valeur cible d’émissions de CO2 applicable Ă  un groupe d’automobiles Ă  passagers d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e, correspond Ă  ce qui suit :

Tableau
Article Année de modèle Empreinte (pieds carrés) Valeur cible des émissions de CO2 (grammes/mille)
Point de rupture inférieur Point de rupture supérieur Inférieure ou égale au point de rupture inférieur Supérieure au point de rupture inférieur et inférieure ou égale au point de rupture supérieur Supérieure au point de rupture supérieur
1 2012 41 56 244,0 4,72 Ă— empreinte + 50,5 315,0
2 2013 41 56 237,0 4,72 Ă— empreinte + 43,3 307,0
3 2014 41 56 228,0 4,72 Ă— empreinte + 34,8 299,0
4 2015 41 56 217,0 4,72 Ă— empreinte + 23,4 288,0
5 2016 41 56 206,0 4,72 Ă— empreinte + 12,7 277,0
6 2017 41 56 195,0 4,53 Ă— empreinte + 8,9 263,0
7 2018 41 56 185,0 4,35 Ă— empreinte + 6,5 250,0
8 2019 41 56 175,0 4,17 Ă— empreinte + 4,2 238,0
9 2020 41 56 166,0 4,01 Ă— empreinte + 1,9 226,0
10 2021 41 56 161,8 3,94 Ă— empreinte + 0,2 220,9
11 2022 41 56 159,0 3,88 Ă— empreinte - 0,1 217,3
12 2023 41 56 145,6 3,56 Ă— empreinte - 0,4 199,1
13 2024 41 56 138,6 3,39 Ă— empreinte - 0,4 189,5
14 2025 41 56 130,5 3,26 Ă— empreinte - 3,2 179,4
15 2026 et années de modèle ultérieures 41 56 114,3 3,11 × empreinte - 13,1 160,9

Valeurs cibles — camions lĂ©gers de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(5) Pour les parcs de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures, la valeur cible d’émissions de CO2 applicable Ă  un groupe de camions lĂ©gers d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e correspond Ă  ce qui suit :

Tableau
Article Année de modèle Empreinte (pieds carrés) Valeur cible des émissions de CO2 (grammes/mille)
Point de rupture inférieur Point de rupture supérieur Inférieure ou égale au point de rupture inférieur Supérieure au point de rupture inférieur et inférieure ou égale au point de rupture supérieur Supérieure au point de rupture supérieur
1 2012 41 66,0 294,0 4,04 Ă— empreinte + 128,6 395,0
2 2013 41 66,0 284,0 4,04 Ă— empreinte + 118,7 385,0
3 2014 41 66,0 275,0 4,04 Ă— empreinte + 109,4 376,0
4 2015 41 66,0 261,0 4,04 Ă— empreinte + 95,1 362,0
5 2016 41 66,0 247,0 4,04 Ă— empreinte + 81,1 348,0
6 2017 41 50,7 238,0 4,87 Ă— empreinte + 38,3
7 2017 50,7 66,0 4,04 Ă— empreinte + 80,5 347,0
8 2018 41 60,2 227,0 4,76 Ă— empreinte + 31,6
9 2018 60,2 66,0 4,04 Ă— empreinte + 75,0 342,0
10 2019 41 66,4 220,0 4,68 Ă— empreinte + 27,7 339,0
11 2020 41 68,3 212,0 4,57 Ă— empreinte + 24,6 337,0
12 2021 41 68,3 206,5 4,51 Ă— empreinte + 21,5 329,4
13 2022 41 68,3 203,0 4,44 Ă— empreinte + 20,6 324,1
14 2023 41 74,0 181,1 3,97 Ă— empreinte + 18,4 312,1
15 2024 41 74,0 172,1 3,77 Ă— empreinte + 17,4 296,5
16 2025 41 74,0 159,3 3,58 Ă— empreinte + 12,5 277,4
17 2026 et années de modèle ultérieures 41 74,0 141,8 3,41 × empreinte + 1,9 254,4

6 (1) Le passage de l’alinĂ©a b) de l’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe 18.1(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 18.1(10)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le passage de l’alinĂ©a 18.1(10)b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Le sous-alinĂ©a 18.1(10)b)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

7 (1) Les Ă©lĂ©ments AR et BR de la formule figurant au paragraphe 18.4(1) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

AR
l’allocation liĂ©e au rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone de ses grosses camionnettes ci-après, selon le cas :
  • a) 10 grammes de CO2 par mille pour un rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone qui est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  la valeur cible qui leur est applicable, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 17(5), multipliĂ©e par 0,85 et est supĂ©rieur Ă  cette valeur cible multipliĂ©e par 0,8;
  • b) 20 grammes de CO2 par mille pour un rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone qui est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  la valeur cible qui leur est applicable, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 17(5), multipliĂ©e par 0,8;
BR
le nombre de grosses camionnettes dans le parc dont le rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone est situĂ© dans l’intervalle prĂ©vu Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AR ou est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  la valeur cible qui leur est applicable, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 17(5), multipliĂ©e par 0,8, selon le cas;

(2) Le paragraphe 18.4(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètres de l’allocation — technologies Ă©lectriques hybrides

(2) L’allocation liĂ©e Ă  l’utilisation de technologies Ă©lectriques hybrides visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AH de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui sont dotĂ©es de ces technologies est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour cette annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(a)(1) ou (2), selon la technologie dont il s’agit, de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AH ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a b) de l’élĂ©ment AH ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

(3) Le paragraphe 18.4(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètres de l’allocation — rendement

(3) L’allocation liĂ©e au rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AR de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui prĂ©sentent ce rendement est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour cette annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(b)(1) ou (2), selon le rendement, de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AR ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a b) de l’élĂ©ment AR ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

8 Les intertitres prĂ©cĂ©dant l’article 30.1 et les articles 30.1 Ă  30.21 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

9 Les paragraphes 33(4.1) Ă  (5) du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

Entrée en vigueur

10 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.