Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers : DORS/2023-275

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 26

Enregistrement
DORS/2023-275 Le 15 dĂ©cembre 2023

LOI CANADIENNE SUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT (1999)

C.P. 2023-1297 Le 15 dĂ©cembre 2023

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, le ministre de l’Environnement a fait publier dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 31 dĂ©cembre 2022, le projet de règlement intitulĂ© Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers, conforme en substance au texte ci-après, et que les intĂ©ressĂ©s ont ainsi eu la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs observations Ă  cet Ă©gard ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution d’une commission de rĂ©vision;

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 93(3) de cette loi, le comitĂ© consultatif national s’est vu accorder la possibilitĂ© de formuler ses conseils dans le cadre de l’article 6rĂ©fĂ©rence c de la mĂŞme loi;

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis que, aux termes du paragraphe 93(4) de cette loi, le projet de règlement ne vise pas un point dĂ©jĂ  rĂ©glementĂ© sous le rĂ©gime d’une autre loi fĂ©dĂ©rale de manière Ă  offrir une protection suffisante pour l’environnement et la santĂ© humaine,

Ă€ ces causes, sur recommandation du ministre de l’Environnement et du ministre de la SantĂ© et en vertu des articles 93rĂ©fĂ©rence d, 160rĂ©fĂ©rence e, 162 et 326rĂ©fĂ©rence f de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers

Modifications

1 Le paragraphe 1(1) du Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

véhicule zéro émission
Automobile qui est un véhicule électrique, un véhicule électrique hybride rechargeable ou un véhicule à pile à combustible. (zero-emission vehicle)

2 L’article 2 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Objet

2 Le prĂ©sent règlement a pour objet la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre provenant des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers par l’établissement :

3 L’article 3 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a d), de ce qui suit :

4 L’intertitre « Exigences relatives aux parcs Â» prĂ©cĂ©dant l’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigences relatives aux parcs — Ă©missions d’équivalent CO2

5 L’article 15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Arrondissement — gĂ©nĂ©ral

15 (1) Dans les calculs prĂ©vus au prĂ©sent règlement, sauf ceux visĂ©s aux alinĂ©as 17(4)b) et (5)b), aux paragraphes 17(6) et (7) et 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3 et aux paragraphes 18.4(1), 30.13(1), 30.14(3) et 30.21(2) et (3), les rĂ©sultats sont arrondis Ă  l’unitĂ© la plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode ASTM E29-93a de l’ASTM International intitulĂ©e Standard Practice for Using Significant Digits in Test Data to Determine Conformance with Specifications.

Arrondissement — dixième d’unitĂ© le plus proche

(2) Dans les calculs prĂ©vus aux alinĂ©as 17(4)b) et (5)b), aux paragraphes 17(6) et (7) et 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3 et au paragraphe 18.4(1), les rĂ©sultats sont arrondis au dixième d’unitĂ© le plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de cette mĂ©thode.

Arrondissement — dix-millième d’unitĂ© le plus proche

(3) Dans les calculs visĂ©s aux paragraphes 30.13(1), 30.14(3), 30.21(2) et (3), les rĂ©sultats sont arrondis au dix-millième d’unitĂ© le plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de cette mĂ©thode.

6 L’article 17 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (7), de ce qui suit :

Version du CFR — paragraphes (6) et (7)

(8) MalgrĂ© la dĂ©finition de CFR au paragraphe 1(1), sont visĂ©es aux paragraphes (6) et (7) les dispositions du CFR dans leur version au 28 fĂ©vrier 2022.

7 L’élĂ©ment G de la formule figurant Ă  l’article 18 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

G
l’allocation pour l’utilisation de technologies innovatrices qui entraînent une réduction quantifiable des émissions de CO2, qui est égale à la somme des allocations calculées conformément aux paragraphes 18.3(1), (3) ou (3.1), et (5);

8 (1) Le passage du paragraphe 18.1(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Valeur moyenne des Ă©missions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone — annĂ©e de modèle 2012 et annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(2) Sous rĂ©serve des paragraphes (8) et (10), l’entreprise calcule la valeur moyenne des Ă©missions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone pour chacun de ses parcs de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures selon la formule suivante :

(2) Le passage du paragraphe 18.1(4) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le tableau est remplacĂ© par ce qui suit :

Multiplicateur pour certains véhicules

(4) Sous réserve du paragraphe (5), dans le calcul de la valeur moyenne des émissions de gaz d’échappement liées au carbone conformément au paragraphe (2) pour les parcs des années de modèle 2017 à 2024, l’entreprise peut, pour l’application des éléments B et C de la formule figurant à ce paragraphe, choisir de multiplier le nombre de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant de son parc par le nombre indiqué pour ces types de véhicules qui figure dans le tableau ci-après pour l’année de modèle en cause, si elle fait mention de ce choix et indique le nombre de points qui en découle et le nombre de véhicules en cause dans son rapport de fin d’année de modèle.

(3) L’article 9 du tableau du paragraphe 18.1(4) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(4) Le paragraphe 18.1(5) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigence — vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables

(5) L’entreprise ne peut faire le choix prĂ©vu au paragraphe (4) relativement Ă  un vĂ©hicule Ă©lectrique hybride rechargeable des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2024 que si celui-ci est dotĂ© d’une autonomie tout Ă©lectrique Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  16,4 km (10,2 milles) ou d’une autonomie tout Ă©lectrique Ă©quivalente Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  16,4 km (10,2 milles). L’autonomie tout Ă©lectrique et l’autonomie tout Ă©lectrique Ă©quivalente sont dĂ©terminĂ©es conformĂ©ment Ă  l’article 1866(b)(2) de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR.

(5) Le paragraphe 18.1(9) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(6) Le paragraphe 18.1(11) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Véhicules à pile à combustible

(11) Pour l’application du paragraphe (8), l’entreprise comptabilise tous les véhicules à pile à combustible avant de comptabiliser les autres véhicules à technologie de pointe.

9 (1) Le passage du paragraphe 18.3(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation pour certaines technologies innovatrices

18.3 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (3) et (3.1), l’entreprise peut choisir de calculer, selon la formule ci-après, une allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de l’annĂ©e de modèle 2014 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 et qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR :

(2) Le passage du paragraphe 18.3(3) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation maximale — certaines technologies innovatrices

(3) Si, pour une annĂ©e de modèle 2014 Ă  2022, l’annĂ©e de modèle 2027 ou une annĂ©e de modèle ultĂ©rieure, l’ensemble des allocations pour technologies innovatrices qu’une entreprise choisit de dĂ©terminer pour un mĂŞme vĂ©hicule, conformĂ©ment Ă  l’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe (1), est supĂ©rieur Ă  10 grammes de CO2 par mille, l’entreprise est tenue de calculer, selon la formule ci-après, l’allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de cette annĂ©e de modèle, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR :

(3) L’article 18.3 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Allocation maximale pour certaines technologies innovatrices — annĂ©es de modèle 2023 Ă  2026

(3.1) Si, pour une annĂ©e de modèle 2023 Ă  2026, l’ensemble des allocations pour technologies innovatrices qu’une entreprise choisit de dĂ©terminer pour un mĂŞme vĂ©hicule, conformĂ©ment Ă  l’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe (1), est supĂ©rieur Ă  15 grammes de CO2 par mille, l’entreprise est tenue de calculer, selon la formule figurant au paragraphe (3), l’allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de cette annĂ©e de modèle, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR.

(4) Le passage du paragraphe 18.3(4) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’élĂ©ment A est remplacĂ© par ce qui suit :

Ajustement

(4) Pour l’application des paragraphes (3) et (3.1), l’entreprise est tenue de faire le calcul ci-après en veillant Ă  ce que le rĂ©sultat obtenu soit Ă©gal ou infĂ©rieur Ă  10 ou Ă  15 grammes de CO2 par mille, selon le cas :

(Σ (A Ă— Ba) Ă— 195 264) + (Σ (A Ă— Bc) Ă— 225 865)

(Σ Ca Ă— 195 264) + (Σ Cc Ă— 225 865)

oĂą :

(5) La formule figurant au paragraphe 18.3(4) du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’élĂ©ment Bc, de ce qui suit :

Ca
le nombre total d’automobiles à passagers dans le parc;
Cc
le nombre total de camions légers dans le parc.

10 (1) Le passage du paragraphe 18.4(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation pour certaines grosses camionnettes

18.4 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) Ă  (4), l’entreprise peut choisir de calculer, selon la formule ci-après, une allocation de CO2 pour la prĂ©sence, dans son parc, de grosses camionnettes dotĂ©es de technologies Ă©lectriques hybrides ou dont le rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone est meilleur que la valeur cible applicable :

(2) Le paragraphe 18.4(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètre de l’allocation — technologies Ă©lectriques hybrides

(2) L’allocation liĂ©e Ă  l’utilisation de technologies Ă©lectriques hybrides visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AH de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui sont dotĂ©es de ces technologies est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour l’annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(a)(1) ou (2), selon la technologie dont il s’agit, de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AH ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

(3) Le paragraphe 18.4(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètre de l’allocation — rendement

(3) L’allocation liĂ©e au rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AR de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui prĂ©sentent ce rendement est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour l’annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(b)(1) ou (2), selon le rendement, de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AR ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

11 (1) Le passage du paragraphe 20(3) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Calcul

(3) Sous rĂ©serve des paragraphes (3.1) Ă  (3.4), l’entreprise calcule le nombre de points ou la valeur du dĂ©ficit pour chacun de ses parcs selon la formule suivante :

(2) Le passage du paragraphe 20(3.1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Norme de rechange — oxyde nitreux

(3.1) Pour chaque groupe d’essai pour lequel elle utilise, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, une norme d’émissions d’oxyde nitreux (N2O) de rechange en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), l’entreprise utilise la formule ci-après et ajoute le total des rĂ©sultats obtenus pour chaque groupe d’essai, exprimĂ© en mĂ©gagrammes d’équivalent CO2, au nombre de points ou Ă  la valeur du dĂ©ficit calculĂ©s conformĂ©ment au paragraphe (3) pour le parc auquel appartient le groupe d’essai :

(3) L’élĂ©ment C de la formule figurant au paragraphe 20(3.1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C
la norme d’émissions de gaz d’échappement d’oxyde nitreux (N2O) de rechange, en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), Ă  laquelle l’entreprise certifie le groupe d’essai, exprimĂ©e en grammes par mille;

(4) Le passage du paragraphe 20(3.2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Norme de rechange — mĂ©thane

(3.2) Pour chaque groupe d’essai pour lequel elle utilise, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, une norme d’émissions de mĂ©thane (CH4) de rechange en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), l’entreprise utilise la formule ci-après et ajoute le total des rĂ©sultats obtenus pour chaque groupe d’essai, exprimĂ© en mĂ©gagrammes d’équivalent CO2, au nombre de points ou Ă  la valeur du dĂ©ficit calculĂ©s conformĂ©ment au paragraphe (3) pour le parc auquel appartient le groupe d’essai :

(5) L’élĂ©ment C de la formule figurant au paragraphe 20(3.2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C
la norme d’émissions de gaz d’échappement de mĂ©thane (CH4) de rechange, en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), Ă  laquelle l’entreprise certifie le groupe d’essai, exprimĂ©e en grammes par mille;

(6) Le paragraphe 20(4) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Calcul et nouveau calcul — annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021

(3.3) L’entreprise peut choisir de calculer ou de calculer Ă  nouveau le nombre de points ou la valeur du dĂ©ficit pour l’un de ses parcs des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021 en faisant le choix prĂ©vu au paragraphe 18.1(4) et en appliquant l’équation figurant au paragraphe (3), après y avoir remplacĂ© les Ă©lĂ©ments A et C par les suivants :

A
la norme moyenne rajustée d’émissions d’équivalent CO2 exprimée en grammes par mille et calculée pour le parc conformément à l’article 17, sauf dans le cas de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant où, pour l’application des éléments B et C de la formule figurant au paragraphe 17(3), le nombre de véhicules est multiplié par le nombre indiqué pour ces types de véhicules dans le tableau du paragraphe 18.1(4) pour l’année de modèle en cause;
C
le rĂ©sultat de la formule suivante :
Nv + Σ (Ncv Ă— M)
oĂą :
Nv
représente le nombre d’automobiles à passagers ou de camions légers dans le parc, à l’exclusion des véhicules à technologie de pointe, des véhicules au gaz naturel et des véhicules à gaz naturel à double carburant,
Ncv
le nombre de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant dans le parc, selon le cas,
M
le multiplicateur indiqué dans le tableau du paragraphe 18.1(4) pour ce type de véhicule selon l’année de modèle en cause.

Années de modèle 2022 à 2024

(3.4) Si l’entreprise fait le choix prĂ©vu au paragraphe 18.1(4) pour les annĂ©es de modèle 2022 Ă  2024, les Ă©lĂ©ments A et C au paragraphe (3) sont remplacĂ©s par ceux prĂ©vus au paragraphe (3.3).

Date d’attribution

(4) Sous réserve du paragraphe (4.1), l’entreprise obtient des points ou subit un déficit à l’égard du parc à la date de présentation de son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Date d’attribution — annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021

(4.1) L’entreprise obtient des points ou rĂ©duit la valeur du dĂ©ficit Ă  l’égard de l’un de ses parcs des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021 si le rapport contient les renseignements ci-après pour le parc en cause :

(7) Le paragraphe 20(6) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

DurĂ©e de validitĂ© — points pour les annĂ©es de modèle 2017 et 2018

(6) Les points obtenus pour un parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers des annĂ©es de modèle 2017 et 2018 peuvent ĂŞtre utilisĂ©s Ă  l’égard de tout parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers des trois annĂ©es de modèle qui prĂ©cèdent celle Ă  l’égard de laquelle ils ont Ă©tĂ© obtenus et des six qui la suivent. Ils ne sont plus valides subsĂ©quemment.

DurĂ©e de validitĂ© — points pour l’annĂ©e de modèle 2019 et les annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(7) Les points obtenus pour un parc d’automobiles à passagers ou de camions légers de l’année de modèle 2019 et d’une année de modèle ultérieure peuvent être utilisés à l’égard de tout parc d’automobiles à passagers ou de camions légers des trois années de modèle qui précèdent celle à l’égard de laquelle ils ont été obtenus et des cinq qui la suivent. Ils ne sont plus valides subséquemment.

12 Le paragraphe 25(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Calcul

(2) Elle calcule le nombre de points ou la valeur du dĂ©ficit Ă  l’égard du parc optionnel provisoire selon la formule prĂ©vue au paragraphe 20(3).

13 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 30, de ce qui suit :

Exigences relatives au parc combinĂ© — vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission

Définitions et interprétation

Définitions

30.1 (1) Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent au prĂ©sent article, aux articles 30.11 Ă  30.21, et aux paragraphes 33(4.1) Ă  (5).

entreprise
S’entend au sens de l’article 149 de la Loi. (company)
exigence VZE
La performance minimale imposée au parc combiné relative aux véhicules zéro émission pour une année de modèle donnée, prévue à l’article 30.12. (ZEV requirement)
parc combiné
L’ensemble des automobiles d’une année de modèle donnée qui sont construites ou importées au Canada par une entreprise et qui sont destinées à la vente au premier usager. (combined fleet)
valeur VZE
La performance réelle du parc combiné relative aux véhicules zéro émission pour une année de modèle donnée, calculée conformément au paragraphe 30.13(1). (ZEV value)

Exception — vĂ©hicules d’urgence et vĂ©hicules d’incendie

(2) MalgrĂ© la dĂ©finition de parc combinĂ© au paragraphe (1), l’entreprise peut, pour l’application des articles 30.11 Ă  30.21, choisir d’exclure de son parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e les vĂ©hicules d’urgence et les vĂ©hicules d’incendie, si elle fait mention de ce choix dans son rapport de fin d’annĂ©e de modèle pour l’annĂ©e de modèle en cause.

Exception — automobiles destinĂ©es Ă  ĂŞtre exportĂ©es

(3) La définition de parc combiné au paragraphe (1) ne vise pas les automobiles destinées à être exportées qui sont accompagnées d’une preuve écrite attestant qu’elles ne seront pas utilisées ou vendues au Canada.

Disposition générale

Exigence relative Ă  la valeur VZE

30.11 Sous rĂ©serve des articles 30.14 Ă  30.21, l’entreprise veille Ă  ce que la valeur VZE de son parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2026 et des annĂ©es de modèles ultĂ©rieures, calculĂ©e conformĂ©ment Ă  l’article 30.13, ne soit pas infĂ©rieure Ă  l’exigence VZE pour l’annĂ©e de modèle en cause.

Exigence VZE pour le parc combiné

Exigence VZE par année de modèle

30.12 L’exigence VZE pour le parc combiné d’une année de modèle figurant à la colonne 1 du tableau ci-après est indiquée à la colonne 2.

Article

Colonne 1

Année de modèle

Colonne 2

Exigence VZE

1 2026 0,20
2 2027 0,23
3 2028 0,34
4 2029 0,43
5 2030 0,60
6 2031 0,74
7 2032 0,83
8 2033 0,94
9 2034 0,97
10 2035 et ultérieures 1
Valeur VZE du parc combiné

Calcul de la valeur VZE

30.13 (1) L’entreprise calcule, pour chaque annĂ©e de modèle Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2026, la valeur VZE de son parc combinĂ© selon la formule suivante :

(A Ă· B) + C
oĂą :
A
représente le nombre total de véhicules électriques et de véhicules à pile à combustible dans le parc combiné;
B
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné;
C
Ă  l’égard des vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables, le moindre des rĂ©sultats suivants :
  • a) la contribution de ces vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables Ă  la performance rĂ©elle du parc combinĂ© de l’entreprise relative aux vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission du parc combinĂ©, calculĂ©e selon la formule suivante :
    (0,15 Ă— A + 0,75 Ă— B + C + D + 0,75 Ă— E + F + 0,75 Ă— G + H) Ă· I
    oĂą :
    A
    représente, pour l’année de modèle 2026, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 35 km et d’au plus 49 km,
    B
    pour l’année de modèle 2026, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné qui sont équipés de moins de sept sièges et dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 64 km,
    C
    pour l’année de modèle 2026, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné qui sont équipés d’au moins sept sièges et dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 64 km,
    D
    pour l’année de modèle 2026, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 65 km,
    E
    pour l’année de modèle 2027, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné qui sont équipés de moins de sept sièges et dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 79 km,
    F
    pour l’année de modèle 2027, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné qui sont équipés d’au moins sept sièges et dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 79 km,
    G
    pour l’année de modèle 2028, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 79 km,
    H
    pour l’année de modèle 2027 et les années de modèle ultérieures, le nombre total de véhicules électriques hybrides rechargeables dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 80 km,
    I
    le nombre total d’automobiles dans le parc combiné,
  • b) la portion admissible de la contribution de ces vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables Ă  l’exigence VZE du parc combinĂ© de l’entreprise, calculĂ©e selon la formule suivante :
    A Ă— B
    oĂą :
    A
    représente l’exigence VZE pour l’année de modèle en cause,
    B
    la portion admissible de cette exigence VZE, indiquĂ©e Ă  la colonne 2 du tableau ci-après, pour l’annĂ©e de modèle figurant Ă  la colonne 1 :
    Article

    Colonne 1

    Année de modèle

    Colonne 2

    Portion admissible de l’exigence VZE

    1 2026 0,45
    2 2027 0,30
    3 2028 et ultérieures 0,20

Autonomie tout électrique

(2) Pour l’application du paragraphe (1), l’autonomie tout Ă©lectrique est dĂ©terminĂ©e selon la formule ci-après et est arrondie au nombre entier le plus près ou, en cas d’équidistance entre deux nombres entiers, au nombre entier supĂ©rieur :

A Ă— 0,7
oĂą :
A
représente l’autonomie électrique réelle en kilomètres établie conformément à l’article 311(j)(4)(i) de la sous-partie D, partie 600, section de chapitre Q, chapitre I, titre 40 du CFR, arrondie à la première décimale ou, en cas d’équidistance entre deux décimales consécutives, à la plus élevée de celles-ci.
Système d’unités de conformité ou de déficit

Obtention des unités

30.14 (1) À compter de l’année de modèle 2026, l’entreprise obtient des unités de conformité à l’égard de son parc combiné si la valeur VZE de celui-ci est supérieure à l’exigence VZE pour l’année de modèle en cause et si elle inclut ces unités de conformité dans son rapport de fin d’année de modèle.

Déficit

(2) À compter de l’année de modèle 2026, l’entreprise subit un déficit à l’égard de son parc combiné si la valeur VZE de celui-ci est inférieure à l’exigence VZE pour l’année de modèle en cause.

Calcul

(3) L’entreprise calcule le nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© ou le dĂ©ficit pour son parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e selon la formule suivante :

(A − B) Ă— C
oĂą :
A
représente la valeur VZE de son parc combiné pour l’année de modèle;
B
l’exigence VZE pour l’année de modèle;
C
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné.

Date d’attribution

(4) L’entreprise obtient des unités de conformité ou subit un déficit à l’égard du parc combiné à la date de présentation de son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Utilisation des unitĂ©s – date ultime

(5) Les unitĂ©s de conformitĂ© obtenues pour un parc combinĂ© de l’une des annĂ©es de modèle 2026 Ă  2034 peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour compenser le dĂ©ficit subi Ă  l’égard de tout parc combinĂ© des trois annĂ©es de modèle qui prĂ©cèdent l’annĂ©e de modèle Ă  l’égard de laquelle elles ont Ă©tĂ© obtenues et, au plus tard, de la première en date des annĂ©es de modèle suivantes :

Limite de validité

(6) Aucune unité de conformité n’est valide après la date à laquelle l’entreprise présente le rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle 2035.

Compensation de déficits et utilisation d’unités

Déficit

30.15 (1) Sous réserve du paragraphe (4), l’entreprise est tenue d’utiliser les unités de conformité qu’elle a obtenues à l’égard du parc combiné d’une année de modèle donnée pour compenser tout déficit subi à l’égard de son parc combiné.

Excédent d’unités

(2) L’entreprise peut soit accumuler en totalité ou en partie tout excédent d’unités de conformité pour compenser un déficit futur, soit le transférer en totalité ou en partie à une autre entreprise.

Compensation

(3) Le dĂ©ficit d’une entreprise peut ĂŞtre compensĂ© par application :

Compensation de dĂ©ficits — somme des unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce et des unitĂ©s de bornes de recharge

(4) La somme des unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce et des unitĂ©s de bornes de recharge, y compris des unitĂ©s de bornes de recharge qui sont transfĂ©rĂ©es par une autre entreprise, que l’entreprise utilise pour compenser le dĂ©ficit subi Ă  l’égard du parc combinĂ© de l’une des annĂ©es de modèle 2026 Ă  2030 ne peut excĂ©der, pour l’annĂ©e de modèle en cause, le rĂ©sultat du calcul suivant :

0,1 Ă— A Ă— B
oĂą :
A
représente l’exigence VZE pour l’année de modèle en cause;
B
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné.

Compensation des dĂ©ficits des annĂ©es de modèle 2026 Ă  2034 — dates ultimes

(5) Le dĂ©ficit subi pour un parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e est compensĂ© au plus tard :

Aucune compensation — annĂ©e de modèle 2035 et annĂ©es de modèles ultĂ©rieures

(6) Nul déficit subi à l’égard du parc combiné de l’année de modèle 2035 et des années de modèle ultérieures ne peut être compensé.

UnitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce — vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission des annĂ©es de modèle 2024 et 2025

Obtention des unités

30.16 (1) L’entreprise peut obtenir des unités de conformité précoce à l’égard de son parc combiné de l’année de modèle 2024 et 2025 s’il y a des véhicules zéro émission dans son parc combiné, si le résultat des calculs prévus aux paragraphes (2) et (3) est positif et si elle inclut les unités dans son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Calcul — annĂ©e de modèle 2024

(2) Le nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce que peut obtenir l’entreprise pour son parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2024 est Ă©gal au moindre des nombres suivants :

Calcul — annĂ©e de modèle 2025

(3) Le nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce que peut obtenir l’entreprise pour son parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2025 est Ă©gal au moindre des nombres suivants :

Date d’attribution

(4) L’entreprise obtient les unités de conformité précoce à l’égard du parc combiné à la date de présentation du rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Accumulation

(5) L’entreprise peut accumuler les unités de conformité précoce mais ne peut les transférer.

Limite de validité

(6) Aucune unité de conformité précoce n’est valide après la date à laquelle l’entreprise présente le rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle 2027.

Projet enregistrĂ© d’installation de bornes de recharge – unitĂ©s de bornes de recharge

Enregistrement

30.17 Sous rĂ©serve de l’article 30.19, le ministre peut, sur demande d’une seule entreprise, enregistrer tout projet d’installation de bornes de recharge afin que soient créées des unitĂ©s de bornes de recharge Ă  l’égard du projet si la demande contient les Ă©lĂ©ments prĂ©vues Ă  l’article 30.18. Il procède Ă  l’enregistrement au plus tard le 31 dĂ©cembre 2027.

Demande d’enregistrement — contenu

30.18 La demande d’enregistrement du projet contient ce qui suit :

Enregistrement — conditions

30.19 Le ministre n’enregistre le projet d’installation de bornes de recharge conformĂ©ment Ă  l’article 30.17 que s’il est convaincu que la dĂ©claration visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 30.18f) sera respectĂ©e.

Annulation de l’enregistrement

30.20 Le ministre annule l’enregistrement de tout projet d’installation de bornes de recharge pour lequel l’un des sous-alinĂ©as 30.18f)(i), (vii) ou (viii) n’est pas respectĂ©.

Création d’unités de bornes de recharge

30.21 (1) L’entreprise peut crĂ©er des unitĂ©s de bornes de recharge Ă  l’égard de tout projet d’installation de bornes de recharge enregistrĂ© si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Nombre d’unitĂ©s — un seul investisseur

(2) Dans le cas oĂą elle est le seul investisseur dans le projet enregistrĂ©, l’entreprise calcule le nombre d’unitĂ©s de bornes de recharge qu’elle crĂ©e selon la formule suivante :

A Ă· B
oĂą :
A
reprĂ©sente le moindre des montants suivants :
  • a) le montant total de son investissement dans le projet;
  • b) la somme des montants reprĂ©sentant l’investissement maximal admissible pour chaque borne de recharge conformĂ©ment au tableau suivant :

    Colonne 1

    Puissance nominale des bornes de recharge

    Colonne 2

    Investissement maximal par borne de recharge

    150 kW Ă  199 kW 150 000 $
    200 kW ou plus 200 000 $
B
20 000 $.

Nombre d’unitĂ©s — investisseurs multiples

(3) Dans le cas oĂą elle investit dans le projet enregistrĂ© avec d’autres entreprises ou tierces parties, l’entreprise calcule le nombre d’unitĂ©s de bornes de recharge qu’elle crĂ©e selon la formule suivante :

(A Ă· B) Ă— C
oĂą :
A
reprĂ©sente le moindre des montants suivants :
  • a) le montant total de l’investissement dans le projet;
  • b) la somme des montants reprĂ©sentant l’investissement maximal admissible pour chaque borne de recharge conformĂ©ment au tableau du paragraphe (2);
B
20 000 $;
C
la proportion en pourcentage de son investissement par rapport au montant total de l’investissement dans le projet.

Date d’attribution

(4) L’entreprise crée les unités de bornes de recharge à l’égard du projet enregistré à la date de présentation de son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Accumulation et transfert

(5) L’entreprise peut accumuler en totalité ou en partie les unités de bornes de recharge créées à l’égard du projet enregistré et les transférer en totalité ou en partie à une autre entreprise.

Annulation d’unités de bornes de recharge

(6) Le ministre annule :

Limite de validité

(7) Aucune unité de bornes de recharge n’est valide après la date à laquelle l’entreprise présente son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle 2030.

14 L’article 33 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4), de ce qui suit :

Autres renseignements — unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©coce et unitĂ©s de bornes de recharge

(4.1) Le rapport de fin d’annĂ©e de modèle contient Ă©galement les renseignements ci-après Ă  l’égard du parc combinĂ© de l’entreprise :

Autres renseignements – bornes de recharge

(4.2) Les rapports de fin d’annĂ©e de modèle des cinq annĂ©es de modèle qui suivent celle dans laquelle sont créées des unitĂ©s de bornes de recharge contiennent Ă©galement les renseignements suivants :

Autres renseignements — transfert d’unitĂ©s de conformitĂ© et d’unitĂ©s de bornes de recharge

(4.3) Le rapport de fin d’annĂ©e de modèle contient Ă©galement, pour tout transfert par l’entreprise ou Ă  celle-ci d’unitĂ©s de conformitĂ© ou d’unitĂ©s de bornes de recharge effectuĂ© depuis le rapport de fin d’annĂ©e de modèle prĂ©cĂ©dent, les renseignements suivants :

Contenu — vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission

(5) Le rapport de fin d’annĂ©e de modèle pour l’annĂ©e de modèle 2026 et les annĂ©es de modèle ultĂ©rieures contient Ă©galement, Ă  l’égard du parc combinĂ© de l’entreprise, les renseignements suivants :

Entrée en vigueur

15 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Comme l’indique le Plan de rĂ©duction des Ă©missions de 2022rĂ©fĂ©rence 2, il est impĂ©ratif de lutter contre les changements climatiques et de passer Ă  une Ă©conomie Ă  faibles Ă©missions de carbone. Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs aux changements climatiques, et le secteur des transports compte pour 28 % des Ă©missions nationales de GES. Les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers sont Ă  l’origine de près de 40 % des Ă©missions de ce secteurrĂ©fĂ©rence 3. RĂ©duire les Ă©missions dans tous les secteurs, y compris celui des transports, est nĂ©cessaire pour lutter contre les changements climatiques et atteindre l’objectif du Gouvernement du Canada de rĂ©duire les Ă©missions nationales de GES de 40 % Ă  45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 et celui de carboneutralitĂ© d’ici 2050.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers (ci-après appelĂ© les « modifications Â») exigera qu’un pourcentage prĂ©cis des parcs de vĂ©hicules lĂ©gers neufs des fabricants et des importateurs (ci-après appelĂ©s les « entitĂ©s rĂ©glementĂ©es Â») offerts pour la vente au Canada soient des vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE). Ces objectifs de vente de VZE seront appliquĂ©s Ă  partir de l’annĂ©e de modèle 2026 pour atteindre leur pleine rigueur Ă  l’annĂ©e de modèle de 2035. En outre, les modifications affecteront les mesures d’assouplissements et les dispositions liĂ©es aux normes d’émissions de GES moyennes pour le parc de vĂ©hicules des annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026.

Justification : En mars 2022, le gouvernement du Canada a publiĂ© son Plan de rĂ©duction des Ă©missions (PDF) [PRÉ], qui prĂ©sentait une feuille de route pour atteindre ses engagements en matière de climat, telle que la rĂ©duction des Ă©missions nationales de GES de 40 % Ă  45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 conformĂ©ment Ă  l’Accord de Paris, et l’atteinte de la carboneutralitĂ© d’ici 2050. Afin de rĂ©duire les Ă©missions du secteur des transports, le PRÉ comprend un plan visant Ă  introduire un objectif rĂ©glementĂ© de ventes de VZE exigeant que 100 % des ventes d’automobiles et des camions lĂ©gers vendus au pays soient des VZE d’ici 2035, avec des objectifs provisoires minimaux de 20 %, d’ici 2026, et de 60 %, d’ici 2030.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages : Les modifications devraient donner lieu Ă  des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 54,1 milliards de dollars de 2024 Ă  2050 pour les consommateurs qui achètent des VZE Ă  la suite des modifications. Ces mĂŞmes consommateurs devraient rĂ©aliser des Ă©conomies nettes d’énergie de 36,7 milliards de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de GES attribuables aux modifications sont estimĂ©es Ă  362 mĂ©gatonnes (Mt), ce qui reprĂ©sente 96,1 milliards de dollars en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Ces rĂ©ductions des Ă©missions de GES aideront le Canada Ă  respecter ses engagements internationaux de rĂ©duction des Ă©missions de GES pour 2030 et 2050. Les avantages totaux des modifications sont ainsi estimĂ©s Ă  132,8 milliards de dollars et les avantages nets Ă  78,6 milliards de dollars.

Enjeux

Comme l’indique le Plan de rĂ©duction des Ă©missions de 2022rĂ©fĂ©rence 2, il est impĂ©ratif de lutter contre les changements climatiques et de passer Ă  une Ă©conomie Ă  faibles Ă©missions de carbone. Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs aux changements climatiques, et le secteur des transports compte pour 28 % des Ă©missions nationales de GES. Les automobiles et les camions lĂ©gers sont Ă  l’origine de près de 40 % des Ă©missions de ce secteurrĂ©fĂ©rence 3. RĂ©duire les Ă©missions dans tous les secteurs, y compris les transports, est nĂ©cessaire pour lutter contre les changements climatiques et atteindre l’objectif du gouvernement du Canada de rĂ©duire les Ă©missions nationales de GES de 40 % Ă  45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 et celui de carboneutralitĂ© d’ici 2050.

De plus, selon un examen ministériel du Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers (REGESAPCL ou le Règlement) réalisé en 2021, le Règlement nécessite des changements aux dispositions administratives et des assouplissements pour les années de modèle antérieures à 2026. L’incorporation par renvoi des normes moyennes d’émissions de GES du parc de véhicules légers des États-Unis est également modifiée d’ambulatoire à statique en réponse à la proposition de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis visant à modifier la numérotation de la section du Code of Federal Regulations (CFR) des États-Unis qui est référencée dans le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers.

Contexte

Le Règlement a Ă©tĂ© publiĂ© en octobre 2010 en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE]; il Ă©tablissait des normes d’émissions de GES pour les vĂ©hicules lĂ©gers des annĂ©es de modèle 2011 Ă  2016, en harmonie avec les nouvelles normes de l’EPA des États-Unis. Ce règlement exigeait des importateurs et des fabricants de vĂ©hicules neufs qu’ils respectent des normes moyennes d’émissions de GES de plus en plus rigoureuses pour les parcs automobiles. En 2014, le Canada a modifiĂ© le Règlement pour Ă©tablir des normes d’émissions de GES visant les annĂ©es de modèle 2017 Ă  2025, en harmonie avec les normes revues de l’EPA des États-Unis. Le Règlement comportait Ă©galement une approche d’incorporation par renvoi afin d’optimiser l’alignement continu avec la règle de l’EPA des États-Unis qui ne cesse d’évoluer.

En 2018, les États-Unis ont effectuĂ© une Ă©valuation de mi-mandat de leur règlement modifiĂ© qui a dĂ©terminĂ© que les normes des annĂ©es ultĂ©rieures Ă©taient trop rigoureuses et devaient ĂŞtre rĂ©duites. En 2020, un règlement final amĂ©ricain a Ă©tĂ© publiĂ© pour rĂ©duire la rigueur des normes moyennes d’émissions de GES applicables aux parcs automobiles pour les annĂ©es de modèle 2021 Ă  2026 et les faire passer d’environ 5 % par annĂ©e Ă  environ 1,5 %. Les normes canadiennes se sont ainsi assouplies, puisque les normes d’émissions des États-Unis ont Ă©tĂ© incorporĂ©es par renvoi dans le Règlement. En fĂ©vrier 2021, le Canada a menĂ© sa propre Ă©valuationrĂ©fĂ©rence 4 des rĂ©percussions de la règle finale amĂ©ricaine la plus rĂ©cente et de la possibilitĂ© d’établir des normes moyennes d’émissions de GES plus rigoureuses pour les parcs automobiles au Canada par rapport Ă  celles prĂ©vues dans la règle finale amĂ©ricaine. Cependant, l’EPA des États-Unis a diffusĂ© une nouvelle règle finale plus tard au cours de cette mĂŞme annĂ©e, qui augmentait la rigueur d’environ 10 % pour les annĂ©es de modèle 2023 et 2026 et d’au moins 5 % pour les annĂ©es de modèle 2024 et 2025. Avant la publication de la règle finale amĂ©ricaine, le Canada a annoncĂ©, par l’entremise du Plan climatique renforcĂ©, qu’il travaillerait en vue d’harmoniser le Règlement avec les normes d’émissions de GES les plus rigoureuses en AmĂ©rique du Nord après 2025, que ce soit au niveau fĂ©dĂ©ral ou Ă©tatique des États-Unis. Le 5 mai 2023, l’EPA des États-Unis a publiĂ© un avis de projet de règlement (ci-après appelĂ© « APR Â») pour les normes d’émissions de polluants multiples visant les vĂ©hicules lĂ©gers et moyens de l’annĂ©e de modèle 2027 et ultĂ©rieures (PDF)rĂ©fĂ©rence 5. Cette proposition Ă©tablirait des normes supplĂ©mentaires d’émissions de GES augmentant d’environ 13 % par annĂ©e pour les vĂ©hicules lĂ©gers des annĂ©es de modèle (AM) 2027 Ă  2032, en plus des nouvelles normes sur les polluants atmosphĂ©riques. L’alignement sur ces normes d’émission de GES nĂ©cessiterait un processus rĂ©glementaire distinct après la publication de la règle finale amĂ©ricaine.

En juin 2021, le gouvernement du Canada a approuvĂ© une stratĂ©gie renouvelĂ©e et intĂ©grĂ©e de vĂ©hicule zĂ©ro Ă©mission (VZE) pour les vĂ©hicules lĂ©gers, fixant un objectif obligatoire voulant que la totalitĂ© des vĂ©hicules lĂ©gers neufs vendus soit carboneutre d’ici 2035rĂ©fĂ©rence 6. En mars 2022, le gouvernement du Canada a publiĂ© son Plan de rĂ©duction des Ă©missions pour 2030 (PDF) [PRÉ], qui prĂ©sentait une feuille de route pour atteindre ses engagements en matière de climat, telle que la rĂ©duction des Ă©missions nationales de GES de 40 % Ă  45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 conformĂ©ment Ă  l’Accord de Paris, et l’atteinte de l’objectif de carboneutralitĂ© d’ici 2050. Le PRÉ comprend un plan visant Ă  prĂ©senter des règlements exigeant que la totalitĂ© des automobiles et des camions lĂ©gers vendus consiste en des VZE d’ici 2035, avec des cibles provisoires de 20 %, d’ici 2026, et de 60 %, d’ici 2030

Mesures complémentaires menées par d’autres ministères fédéraux

L’élaboration des modifications au Règlement (ci-après appelĂ© « modifications Â») a reposĂ© sur de vastes consultations et la coordination avec d’autres ministères, en particulier Transports Canada (TC), Ressources naturelles Canada (RNCan) et Innovation, Sciences et DĂ©veloppement Ă©conomique Canada (ISDE). Chacun de ces ministères est responsable de la mise en Ĺ“uvre de mesures complĂ©mentaires clĂ©s qui contribueront Ă  la transition au Canada de vĂ©hicules Ă©mettant des GES Ă  des VZE.

Infrastructure pour les VZE

Depuis 2016, le gouvernement du Canada a fait d’importants investissements dans les infrastructures pour les VZE, notamment dans le cadre de l’Initiative pour le dĂ©ploiement d’infrastructures pour les vĂ©hicules Ă©lectriques et les carburants de remplacement (IDIVECR) et le Programme d’infrastructure pour les vĂ©hicules Ă  Ă©mission zĂ©rorĂ©fĂ©rence 7 (PIVEZ). L’IDIVECRrĂ©fĂ©rence 8, qui a pris fin le 31 mars 2022, a soutenu le dĂ©ploiement de bornes de recharge rapides publiques pour les vĂ©hicules Ă©lectriques le long du rĂ©seau routier dans l’ensemble du Canada, de postes de ravitaillement en gaz naturel le long des principaux itinĂ©raires de marchandises et de postes de ravitaillement en hydrogène dans les principales rĂ©gions mĂ©tropolitaines. Le budget de 2019 allouait Ă  RNCan 130 millions de dollars sur cinq ans pour la mise en Ĺ“uvre du PIVEZ. En outre, l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne de 2020 prĂ©voyait un montant supplĂ©mentaire de 150 millions de dollars pour agrandir davantage les infrastructures du Canada Ă  l’intention des VZE et dĂ©ployer des bornes de recharge de vĂ©hicules Ă©lectriques et des postes de ravitaillement en hydrogène dans les communautĂ©s, notamment les immeubles rĂ©sidentiels Ă  logements multiples, les milieux de travail, en bordure de rue et les stationnements publics.

Le budget de 2022 comprenait un montant supplĂ©mentaire de 400 millions de dollars pour refinancer le PIVEZ et 500 millions de dollars Ă  la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) afin d’investir dans les infrastructures de recharge et de ravitaillement Ă  grande Ă©chelle pour les VZE qui gĂ©nĂ©reront des revenus et serviront l’intĂ©rĂŞt public. Les objectifs du gouvernement du Canada en matière d’infrastructure de recharge et de ravitaillement des VZE sont actuellement de 84 500 bornes de recharge et de 45 postes de ravitaillement en hydrogène Ă  dĂ©ployer d’ici 2029. En date de septembre 2023, les deux programmes de RNCan avaient sĂ©lectionnĂ© 43 050 projets de bornes de recharge de vĂ©hicules Ă©lectriques, 36 projets de postes de ravitaillement en hydrogène et 22 projets de postes de ravitaillement en gaz naturel aux fins de financement, dont 9 623 sont dĂ©jĂ  ouverts. En octobre 2023, les donnĂ©es de localisation en direct des stations de RNCan indiquent que les conducteurs de VZE ​​au Canada ont accès Ă  un total de 24 763 ports de recharge rĂ©partis dans 10 249 emplacements de bornes de rechargerĂ©fĂ©rence 9.

Incitatifs pour les VZE

Depuis 2019, le gouvernement du Canada a investi plus de 2 milliards de dollars dans le programme d’Incitatifs pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (iVZE) de Transports CanadarĂ©fĂ©rence 10. Ce programme offre des incitatifs Ă  l’achat pouvant atteindre 5 000 $ pour les vĂ©hicules lĂ©gers admissibles jusqu’au 31 mars 2025 sous rĂ©serve de la disponibilitĂ© du financement. Ă€ ce jour, plus de 300 000 incitatifs avaient Ă©tĂ© versĂ©s aux Canadiens et aux entreprises canadiennes, qui ont pu choisir parmi plus de 50 modèles admissibles. Le programme iVZE est complĂ©tĂ© par des programmes incitatifs offerts par plusieurs gouvernements provinciaux et territoriaux. L’impact combinĂ© des mesures fĂ©dĂ©rales, provinciales et territoriales a contribuĂ© Ă  faire passer la part de marchĂ© des nouveaux VZE de 3,1 % en 2019 Ă  8,9 % en 2022 et Ă  environ 10 % pour le premier semestre 2023, selon S&P Global MobilityrĂ©fĂ©rence 11. Les prix de transaction des vĂ©hicules sont rĂ©gulièrement Ă©valuĂ©s pour garantir que le programme iVZE est correctement ciblĂ©, et le gouvernement continuera de le faire Ă  l’avenir.

Transition industrielle aux VZE

Par l’entremise du Fonds stratĂ©gique pour l’innovation (FSI)rĂ©fĂ©rence 12 d’ISDE et des accords de contribution stratĂ©gique, le gouvernement du Canada a appuyĂ© les efforts de l’industrie pour accĂ©lĂ©rer la production de vĂ©hicules Ă  faibles Ă©missions et Ă  zĂ©ro Ă©mission et la chaĂ®ne d’approvisionnement en batteries du Canada. Depuis 2018, les fabricants de vĂ©hicules automobiles et de batteries ont annoncĂ© plus de 26 milliards de dollars d’investissements au CanadarĂ©fĂ©rence 13 dans la transition Ă  la production de vĂ©hicules Ă©lectriques et l’établissement d’une chaĂ®ne d’approvisionnement en batteries, appuyĂ©s par plus de 3 milliards de dollars de financement de soutien du FSIrĂ©fĂ©rence 14 et un soutien Ă  la production de la part du gouvernement par l’entremise d’accords de contribution spĂ©ciaux.

Objectif

Les modifications ont pour objectif de réduire davantage les émissions de GES attribuables au secteur des transports, comme l’énonce l’engagement du gouvernement du Canada dans le PRÉ. En outre, elles visent à réduire le fardeau réglementaire pour les entreprises qui exercent des activités sur les marchés canadiens et américains, en veillant à ce que les exigences administratives associées aux normes d’émissions de GES pour les véhicules jusqu’à l’année de modèle 2026 soient harmonisées dans les deux administrations.

Description

Le Règlementréférence 15 a été adopté en 2010 afin de réduire les émissions de GES des automobiles et des camions légers en établissant des normes moyennes d’émissions de GES pour le parc de véhicules et des procédures d’essai qui concordent avec les exigences fédérales en vigueur aux États-Unis. Les modifications imposent de nouveaux objectifs de vente de VZE, en commençant par l’année de modèle 2026, et apportent des modifications administratives au règlement actuel sur les véhicules à compter de l’année de modèle 2017 jusqu’à l’année de modèle 2026. L’incorporation par renvoi des normes moyennes d’émissions de GES du parc de véhicules légers des États-Unis passera également d’ambulatoire (lorsque la version actuelle d’une disposition spécifiée est incorporée dans le règlement canadien, y compris toute modification future de cette disposition) à statique (lorsque la version d’une disposition spécifiée à un moment donné est intégrée au règlement canadien et ne changerait pas si des modifications futures étaient apportées à cette disposition).

Objectifs de vente de VZE

Les modifications sont apportĂ©es en vertu de la LCPE et Ă©tabliront des objectifs rĂ©glementaires annuels pour les VZE, de mĂŞme qu’un système de points de conformitĂ©. Elles exigent des fabricants et des importateurs qu’ils atteignent un objectif annuel en pourcentage de VZE lĂ©gers neufs offerts pour la vente au Canada (ci-après appelĂ©s « objectifs de vente de VZE Â»). Ces objectifs annuels de ventes de VZE sont les suivants :

Tableau 1 : Objectifs de vente de VZE par annĂ©e de modèle
Année de modèle Objectifs de vente de VZE (%)
2026 20
2027 23
2028 34
2029 43
2030 60
2031 74
2032 83
2033 94
2034 97
2035 et les années suivantes 100

Les modifications Ă©tabliront une mĂ©thode permettant de dĂ©terminer si le parc de vĂ©hicules offert pour la vente au Canada atteint l’objectif de ventes de VZE pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e. Si une entreprise dĂ©passe son objectif de ventes de VZE, elle gagne des unitĂ©s de conformitĂ© (ci-après dĂ©nommĂ©es les « points Â») pour les unitĂ©s de VZE excĂ©dentaires mises en vente. Ces points peuvent servir Ă  combler un dĂ©ficit pour un nombre limitĂ© d’annĂ©es ultĂ©rieures. Si une entreprise manque son objectif de vente de VZE, elle encourt un dĂ©ficit de conformitĂ© qui doit ĂŞtre comblĂ© par l’obtention de points dans un dĂ©lai limitĂ©. Les dĂ©ficits de conformitĂ© peuvent ĂŞtre satisfaits avec des points en banque (voir ci-dessous) en achetant des points auprès d’autres entreprises ou en crĂ©ant des points par l’entremise de contributions financières de bornes de recharge.

Les modifications permettront Ă  une entreprise d’accumuler des points excĂ©dentaires lorsqu’elle dĂ©passe son objectif de vente de VZE pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e et d’utiliser ces points aux fins de conformitĂ© pendant les cinq annĂ©es de modèle suivantes. Les entreprises n’auront plus le droit d’utiliser leurs points excĂ©dentaires pour atteindre l’objectif de vente Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2035. De plus, les dĂ©ficits subis pour les annĂ©es de modèle 2026 Ă  2034 devront ĂŞtre compensĂ©s au plus tard la troisième annĂ©e de modèle qui suit celle oĂą l’entreprise a subi le dĂ©ficit et au plus tard Ă  l’annĂ©e de modèle 2035.

La valeur d’un point sera fondĂ©e sur le type de VZE et l’annĂ©e de modèle. Les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie (VEB), les vĂ©hicules Ă  pile Ă  combustible (VPC) et les vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables (VEHR) dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de plus de 80 km recevront un point tant que le Règlement sera en vigueur. Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de moins de 80 km peuvent recevoir des points pour les annĂ©es de modèle 2026 Ă  2028, ainsi que des points de VZE prĂ©coces pour les annĂ©es de modèle 2024 et 2025 (les points de VZE prĂ©coces sont semblables aux points d’action prĂ©coce dans d’autres règlements sur les Ă©missions des vĂ©hicules).

AnnĂ©e de modèle 2026 : Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique d’au moins 50 km et Ă©quipĂ©s d’au moins 7 sièges, ainsi que les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique d’au moins 65 km, peuvent obtenir un point complet pour l’annĂ©e de modèle 2026. Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 50 km Ă  64 km et Ă©quipĂ©s d’au moins 7 sièges recevront 0,75 point, tandis que les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 35 km Ă  49 km recevront 0,15 point au cours de la mĂŞme pĂ©riode.

AnnĂ©es de modèle 2027 et 2028 : Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 50 km Ă  79 km et Ă©quipĂ©s d’au moins 7 sièges recevront un point complet pour l’annĂ©e de modèle 2027, et 0,75 point pour l’annĂ©e de modèle 2028. Tous les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique d’au moins 80 km recevront un point complet pour les annĂ©es de modèle 2027 et 2028. Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 50 km Ă  79 km et Ă©quipĂ©s d’au moins 7 sièges recevront 0,75 point pour les annĂ©es de modèle 2027 et 2028.

AnnĂ©es de modèle 2029 et suivantes : Les VEHR dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique d’au moins 80 km recevront un point complet pour l’annĂ©e de modèle 2029 et les annĂ©es de modèle suivantes. Aucun autre VEHR ne recevra de points pour l’annĂ©e de modèle 2029 et les annĂ©es de modèle suivantes.

En outre, sans Ă©gard Ă  l’autonomie entièrement Ă©lectrique de chaque VEHR, les modifications limiteront la contribution des VEHR Ă  l’objectif de vente de VZE Ă  45 %, pour l’annĂ©e de modèle 2026, Ă  30 %, pour l’annĂ©e de modèle 2027, et Ă  20 %, pour les annĂ©es de modèle 2028 et ultĂ©rieures.

Enfin, les modifications introduiront Ă©galement un mĂ©canisme d’assouplissement (dĂ©taillĂ© dans les deux sections suivantes) qui permettront aux entreprises de recevoir des points de VZE prĂ©coces dans les annĂ©es de modèle 2024 et 2025 et de crĂ©er des points en investissant dans des bornes de recharge de VZE pour les annĂ©es de modèle 2024 Ă  2027.

Points de VZE précoces

Les modifications permettront aux entreprises d’obtenir des points pour la vente de VZE prĂ©coces dans les annĂ©es de modèle 2024 et 2025 Ă  l’intĂ©rieur d’un seuil prĂ©cis. Les entreprises peuvent recevoir des points de VZE prĂ©coces uniquement pour la partie des VZE de leur parc automobile qui est infĂ©rieure Ă  la cible de 2026 (20 %) et supĂ©rieure Ă  8 % en 2024, et Ă  13 % en 2025. Ces derniers pourcentages ont Ă©tĂ© Ă©tablis en fonction de l’analyse des tendances actuelles de l’adoption des VZE au Canada et des exigences rĂ©glementaires provinciales en matière de VZE en 2024 et 2025. Ces points sont obtenus au mĂŞme taux que si les vĂ©hicules avaient Ă©tĂ© vendus au cours de l’annĂ©e de modèle 2026, exception faite qu’il n’existe aucun plafond quant au nombre de points que les entreprises peuvent recevoir pour les VEHR.

En outre, seules les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es en dĂ©ficits peuvent utiliser les points de VZE prĂ©coces, et uniquement pour compenser leurs propres dĂ©ficits des annĂ©es de modèle 2026 et 2027, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas les Ă©changer avec d’autres fabricants. Toutefois, la contribution combinĂ©e des points de VZE prĂ©coces et de points de bornes de recharge de VZE (dĂ©crite ci-dessous) qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©s pour respecter l’obligation de conformitĂ© d’une entreprise est plafonnĂ©e Ă  10 % par annĂ©e de modèle.

Points de bornes de recharge de VZE

Les modifications permettront Ă©galement aux entitĂ©s rĂ©glementĂ©es de crĂ©er des points en contribuant au dĂ©ploiement de bornes de recharge. Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es peuvent prĂ©senter des projets visant le dĂ©veloppement de bornes de recharge au ministre pour approbation dès la publication de ces modifications, mais au plus tard le 31 dĂ©cembre 2027. Les projets peuvent faire participer des tiers, mais seules les entreprises rĂ©glementĂ©es seront autorisĂ©es Ă  crĂ©er des points de bornes de recharge de VZE. Pour ĂŞtre admissible, un projet de bornes de recharge doit comprendre l’installation de bornes pouvant gĂ©nĂ©rer des puissances Ă©lectriques d’au moins 150 kW et ĂŞtre situĂ©es au Canada. Les bornes de recharge doivent entrer en fonction entre le 1er janvier 2024 et le 31 dĂ©cembre 2027. De plus, toutes les bornes doivent entrer en fonction au cours des deux annĂ©es suivant l’approbation des projets par le ministre. Les bornes de recharge doivent ĂŞtre dans un lieu accessible au public Ă  un prix Ă©gal pour tous les VZE compatibles (et les adaptateurs) et ĂŞtre disponibles pour utilisation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ou, si elles se trouvent sur la propriĂ©tĂ© d’une entreprise, pendant les heures normales d’exploitation. Les bornes de recharge doivent demeurer fonctionnelles pendant au moins les cinq annĂ©es suivant leur mise en fonction.

En outre, le projet ne doit pas servir à créer d’autres points de conformité en vertu d’un autre programme fédéral ni être financé par aucun programme d’investissement gouvernemental (fédéral, provincial ou municipal) pendant sa durée de vie. Le Règlement sur les combustibles propres, le PIVEZ et la Banque de l’infrastructure du Canada sont des exemples de programmes auxquels les projets ne peuvent être liés à l’échelle fédérale, provinciale ou municipale.

Une fois qu’un projet a Ă©tĂ© enregistrĂ© par le ministre après la rĂ©ception de la demande et de la dĂ©claration solennelle requise, les entreprises peuvent crĂ©er des points pour leurs investissements. Les points ne seront autorisĂ©s que pour les investissements jusqu’à un montant maximal par projet qui augmente de 150 000 $ pour chaque borne de recharge prĂ©vue au projet d’une puissance nominale de 150 kW Ă  199 kW et d’une valeur de 200 000 $ pour chaque borne prĂ©vue au projet d’une puissance nominale d’au moins 200 kW. Le Ministère fournira de plus amples renseignements sur les dĂ©penses admissibles, conformĂ©ment au PIVEZ de RNCan.

Les entreprises rĂ©glementĂ©es obtiendront un point de borne de recharge pour chaque contribution de 20 000 $. Les points créés par le dĂ©ploiement des bornes de recharge peuvent ĂŞtre Ă©changĂ©s librement et servir Ă  compenser les dĂ©ficits jusqu’à la fin de l’annĂ©e de modèle 2030. Ils peuvent aussi servir Ă  remplir au plus 10 % de l’obligation de conformitĂ© d’une entitĂ© rĂ©glementĂ©e dans chaque annĂ©e de modèle de 2026 Ă  2030, la limite en 2026 et 2027 Ă©tant partagĂ©e avec les points de VZE prĂ©coces utilisĂ©s, comme il est dĂ©crit prĂ©cĂ©demment.

Si une entreprise ne respecte pas la déclaration solennelle qu’elle a faite au ministre, les points pour ce projet seront annulés.

Modifications administratives au Règlement

La plus importante modification apportĂ©e au règlement actuel est le passage Ă  une intĂ©gration par renvoi statique des normes sur les GES contenues dans les paragraphes 17(6) et (7) du Règlement. Cela a Ă©tĂ© jugĂ© nĂ©cessaire en raison des rĂ©visions apportĂ©es par les États-Unis au rĂ©cent APR pour les annĂ©es de modèle ultĂ©rieures Ă  2026, qui modifieraient la section du CFR des États-Unis dans laquelle se trouvent les normes amĂ©ricaines sur les GES et qui est actuellement rĂ©fĂ©rencĂ©e dans la rĂ©glementation des Ă©missions de GES du Canada.

La rĂ©glementation canadienne fera rĂ©fĂ©rence Ă  une version antĂ©rieure du CFR tel qu’il existait le 28 fĂ©vrier 2022 plutĂ´t que faire rĂ©fĂ©rence Ă  la version la plus rĂ©cente du CFR. Cela Ă©viterait de devoir modifier toutes les rĂ©fĂ©rences au CFR dans la rĂ©glementation canadienne actuelle, sans modifier la rigueur et les assouplissements des diverses dispositions. Les normes sur les GES d’avant 2026 aux États-Unis sont entrĂ©es en vigueur en cette date et les rĂ©visions Ă  la rĂ©glementation canadienne sur les GES sont basĂ©es sur cette version.

En plus de ce changement, les modifications apporteront plusieurs modifications d’ordre administratif aux exigences administratives visant les années de modèle antérieures à 2026. Ces modifications mettront en œuvre les changements indiqués dans l’évaluation de mi-mandat du Règlement par le Canada afin de tenir compte de certains des changements apportés aux règles finales de 2020 et de 2021 de l’EPA des États-Unis. En outre, les modifications apporteront d’autres corrections et précisions sur certaines dispositions et mettront à jour les renvois dans la version actuelle du Règlement.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultations prĂ©alables Ă  la publication de la Partie I de la Gazette du Canada

Le Ministère a tenu des consultations avec des organisations non gouvernementales (ONG), l’industrie, des universitaires, d’autres ministères, les gouvernements provinciaux/territoriaux/municipaux et le public. Ă€ partir d’aoĂ»t 2020, le Ministère a commencĂ© Ă  mobiliser la communautĂ© des intervenants dans le cadre de l’évaluation de mi-mandat du REGESAPCL. Cette mobilisation consistait en une sĂ©rie de webinaires et de sĂ©ances de consultation en ligne, Ă  l’étĂ© et l’automne de la mĂŞme annĂ©e, Ă  la suite de la publication d’une règle finale par l’EPA des États-Unis en avril 2020. Un autre webinaire a Ă©tĂ© organisĂ© en fĂ©vrier 2021 après la publication d’un document de dĂ©cision finale sur l’évaluation de mi-mandat par les États-Unis.

En dĂ©cembre 2021, le Ministère a publiĂ© un document de discussion afin de solliciter des commentaires sur les mesures nĂ©cessaires pour atteindre l’objectif obligatoire de vente de VZE du Canada d’ici 2035 pour tous les nouveaux vĂ©hicules lĂ©gers. Les intervenants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  soumettre leurs commentaires Ă©crits et ils avaient jusqu’au 21 janvier 2022 pour le faire. En aoĂ»t 2022, le Groupe de travail technique sur les vĂ©hicules lĂ©gers (le « groupe de travail technique Â») a Ă©tĂ© mis sur pied afin de mettre en commun des renseignements techniques et des points de vue sur la rĂ©glementation visant la rĂ©duction des GES Ă©mis par les vĂ©hicules lĂ©gers au Canada ainsi que la transition vers les VZE. En plus de ces rĂ©unions, des reprĂ©sentants du Ministère ont tenu plus de 30 rĂ©unions bilatĂ©rales avec les intervenants et les partenaires avant la publication des modifications proposĂ©es.

Commentaires sur les modifications proposées publiés dans la Partie I de la Gazette du Canada

La publication des modifications proposĂ©es le 31 dĂ©cembre 2022 a dĂ©clenchĂ© une pĂ©riode de commentaires de 75 jours durant laquelle les parties intĂ©ressĂ©es ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  soumettre leurs commentaires Ă©crits. Le nouveau système de consultation rĂ©glementaire en ligne du gouvernement du Canada Ă©tant alors en fonction, les intervenants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  soumettre leurs commentaires par celui-ci. La pĂ©riode de commentaires de 75 jours a pris fin le 16 mars 2023. Tous les commentaires des intervenants qui Ă©taient conformes aux conditions d’utilisation ont par la suite Ă©tĂ© publiĂ©s en lignerĂ©fĂ©rence 16.

Les modifications proposées ont également été publiées sur le site Web du Registre environnemental du Ministère relatif à la LCPE pour que l’information soit largement diffusée aux parties intéressées. Le Ministère a informé un large éventail de parties intéressées du processus officiel de consultation. Au début de 2023, le Ministère a tenu des séances d’information de groupe avec des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux, des entreprises réglementées et leurs associations représentatives ainsi que des ONG du secteur de l’environnement pour donner un aperçu des modifications proposées et répondre aux questions afin de mieux éclairer les éventuels commentaires écrits. Le Ministère a également tenu plusieurs réunions avec des fabricants et des importateurs réglementés individuels afin de mieux comprendre leurs points de vue sur les modifications proposées.

Le Ministère a reçu en tout 215 commentaires distincts de la part des intervenants au sujet des modifications proposĂ©es pour les exigences relatives aux Ă©missions de GES et aux VZE antĂ©rieures Ă  2026. Dans le rĂ©sumĂ© des commentaires qui suit, ces intervenants sont divisĂ©s en quatre catĂ©gories distinctes : les intervenants de l’industrie (36); les ONG (20); les gouvernements et organismes provinciaux, territoriaux et municipaux (5); le public (154). Étant donnĂ© que les intervenants de l’industrie comprenaient un large Ă©ventail d’organisations, ils ont Ă©tĂ© divisĂ©s en sous-catĂ©gories : les entreprises rĂ©glementĂ©es (13); les associations d’entreprises rĂ©glementĂ©es (2); les producteurs et/ou fournisseurs d’énergie (7); les associations de producteurs et/ou de fournisseurs d’énergie (6); une association de fabricants de vĂ©hicules lourds (1); d’autres associations (7).

Le Ministère a tenu compte de ces commentaires lors de l’élaboration des modifications finales. Les paragraphes qui suivent résument les problèmes majeurs soulevés par les parties intéressées au sujet des modifications proposées et l’analyse du Ministère qui a mené à l’élaboration des modifications finales. De manière générale, les fabricants et importateurs réglementés ont exprimé que le Canada devrait mettre en place des soutiens plus solides pour la transition vers les VZE, comme une infrastructure de recharge supplémentaire et des incitatifs plus forts, et ont déclaré que sans ces soutiens, le gouvernement devrait adopter des exigences moins strictes en matière de VZE ​​et des assouplissements accrus. Les entreprises réglementées qui importent uniquement des VZE et les organisations non gouvernementales ont généralement plaidé en faveur de normes plus strictes et des assouplissements réduits.

Rigueur des objectifs

Certains fabricants de VZE uniquement ont recommandĂ© des objectifs plus stricts. D’un autre cĂ´tĂ©, les grands fabricants rĂ©glementĂ©s proposant une gamme de produits diversifiĂ©s, ainsi qu’autres associations, ont proposĂ© des objectifs moins stricts, des courbes d’adoption diffĂ©rentes ou seulement les objectifs du PRÉ sans mesures provisoires. D’autres entreprises rĂ©glementĂ©es ont demandĂ© un allègement temporaire des objectifs afin de leur donner le temps de faire les investissements nĂ©cessaires pour dĂ©velopper des produits de VZE. De mĂŞme, un reprĂ©sentant de l’industrie des Ă©quipements automobiles a plaidĂ© une approche davantage basĂ©e sur les performances, avec des assouplissements supplĂ©mentaires, en particulier pour les VEHR. Une entreprise dont les activitĂ©s comprennent la production d’hydrogène a indiquĂ© son soutien aux objectifs des VZE et a en outre soulignĂ© l’importance de la certitude rĂ©glementaire pour son activitĂ©. Une entreprise rĂ©glementĂ©e a Ă©galement appuyĂ© des objectifs provisoires et l’harmonisation avec le programme Advanced Clean Car II (ACCII) de la Californie.

De nombreuses ONG ont plaidé des objectifs de vente plus stricts pour les VZE, harmonisés avec ceux d’administrations comme la Colombie-Britannique, le Québec et la Californie. Elles ont laissé entendre que les objectifs proposés étaient trop cléments et qu’ils seraient mis en œuvre trop lentement, ce qui ne favoriserait pas une distribution équitable des VZE et une réduction rapide des émissions de GES. Certaines ONG ont recommandé de commencer à imposer des objectifs de vente de VZE plus tôt et de rester ouvertes aux révisions pour des ajustements à la hausse. Les ONG ont également fait valoir que des objectifs plus ambitieux sont essentiels pour respecter l’engagement du Canada à réduire les émissions de GES.

RĂ©ponse : Les modifications maintiennent la rigueur des objectifs. Ces objectifs entraĂ®neront une augmentation continue de l’adoption des VZE conformĂ©ment aux engagements pris dans le PRÉ.

Le fait de resserrer les objectifs de VZE au cours des premières annĂ©es n’entraĂ®nerait probablement pas une augmentation significative du nombre de VZE vendus au Canada, en raison du cycle de conception et de construction de nouveaux modèles de vĂ©hicules qui s’étend sur plusieurs annĂ©es. Au lieu de cela, des objectifs plus stricts devraient probablement entraĂ®ner une augmentation des flux financiers des fabricants d’automobiles conventionnels vers les entreprises qui ont un excĂ©dent de points. Les sorties de capitaux vers ces entreprises riches en points rĂ©duiraient la capacitĂ© d’autres entreprises rĂ©glementĂ©es de « fabricants automobiles conventionnels Â» de faciliter leur propre transition vers les VZE et d’offrir aux consommateurs un plus large Ă©ventail d’options de VZE dans toutes les gammes de prix.

L’utilisation des objectifs de VZE dĂ©finis par le PRÉ seulement pour les trois annĂ©es de modèle 2026, 2030 et 2035, sans aucun objectif dans les annĂ©es intermĂ©diaires, rĂ©duirait la certitude que le Canada continuerait Ă  faire des progrès consistants et constants vers ses objectifs en matière de VZE. Les objectifs annuels offrent Ă©galement plus de certitude aux entitĂ©s non rĂ©glementĂ©es qui soutiennent la transition, tels que les exploitants de bornes de recharge et du rĂ©seau Ă©lectrique. RĂ©glementer uniquement les annĂ©es 2026, 2030 et 2035 Ă©liminerait la possibilitĂ© de reporter les dĂ©ficits jusqu’à trois ans, ce qui signifie que les modifications proposĂ©es offriraient probablement moins de souplesse. Par consĂ©quent, le Ministère a maintenu les objectifs annuels pour les annĂ©es de modèle 2026 Ă  2035 et les annĂ©es ultĂ©rieures dans les modifications.

Les modifications intègrent plusieurs assouplissements, comme les options permettant de générer des points de VZE précoces, d’accumuler et d’échanger des points et de créer des points en contribuant à l’infrastructure de recharge des VZE. Les entreprises réglementées peuvent choisir d’utiliser ces assouplissements pendant qu’elles élargissent leur porte-folio de produits de VZE pour atteindre les objectifs de vente de VZE.

Le Ministère a dĂ©terminĂ© que les modifications proposĂ©es Ă©tablissaient un Ă©quilibre appropriĂ© entre dĂ©fier les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es afin d’accĂ©lĂ©rer la transition vers les VZE conformĂ©ment Ă  l’engagement du Canada Ă  l’égard du PRÉ et en veillant Ă  ce que les objectifs soient rĂ©alistes. Le Ministère n’a donc pas modifiĂ© les niveaux de rigueur des valeurs cibles dans les modifications, mais il a modifiĂ© les dispositions d’assouplissement en rĂ©ponse aux commentaires des parties prenantes, comme il est dĂ©taillĂ© ci-dessous (voir la section « Assouplissements Â»).

Considérations régionales

Un large éventail d’intervenants a exprimé leur appui à l’égard des considérations et des exigences régionales. Il s’agissait notamment de plusieurs gouvernements provinciaux et d’un organisme municipal, de plusieurs ONG, de certains membres du public et d’une entreprise réglementée qui ne détenait que des VEB. Ces intervenants ont affirmé que le Ministère devrait s’assurer à ce que les modifications proposées augmentent l’adoption des VZE dans toutes les régions du pays et ont plaidé qu’il tienne compte des exigences régionales. Certains intervenants ont également exprimé des inquiétudes quant à l’utilisation des VZE dans les climats nordiques plus froids.

Certaines entreprises réglementées et associations d’entreprises réglementées ont indiqué que les modifications proposées ne devraient pas tenir compte des exigences régionales. Elles ont fait remarquer qu’il est courant pour les concessionnaires d’échanger des véhicules entre eux une fois qu’ils ont été fournis par le fabricant, y compris au-delà des frontières provinciales. Elles ont également indiqué que les différentes régions du pays sont à des niveaux différents de préparation aux VZE, certaines ayant des programmes incitatifs provinciaux déjà en place, d’autres ayant déjà une infrastructure de recharge importante et un bassin de consommateurs qui manifestent un vif intérêt pour les VZE. Ces intervenants étaient d’avis que les exigences régionales seraient susceptibles de causer des pénuries de VZE dans les régions faisant l’objet du plus grand d’intérêt de la part des consommateurs, et des inventaires de VZE invendus dans celles où il y a le moins d’intérêt de la part des consommateurs.

RĂ©ponse : Le Ministère a conclu que les exigences relatives aux VZE Ă  l’échelle nationale demeurent la structure la plus appropriĂ©e pour les modifications. L’analyse du Ministère indique que la rigueur des normes est suffisante pour favoriser l’adoption accrue des VZE dans toutes les rĂ©gions du pays, mĂŞme après avoir tenu compte des règlements sur les VZE du QuĂ©bec et de la Colombie-Britannique.

De plus, les exigences nationales donnent aux entreprises réglementées la souplesse nécessaire pour répondre aux besoins des marchés où l’intérêt des consommateurs est grand et où les infrastructures sont bien préparées et plus lentement dans les zones où l’intérêt des consommateurs et la préparation des infrastructures sont moindres, alors que les VZE continuent de gagner des parts de marché partout au pays. Les changements climatiques sont un enjeu d’ordre mondial et non un enjeu localisé. Les exigences nationales sont conformes à l’objectif clé des modifications, qui est de réduire les émissions de GES du secteur des transports. Comme il est expliqué plus en détail ci-dessous, le Ministère reconnaît que les véhicules hybrides rechargeables pourraient être l’option privilégiée pour les VZE pour de nombreuses communautés nordiques et éloignées, tant à court terme que jusqu’en 2035 et au-delà.

Traitement des VEHR

Un large éventail d’intervenants de l’industrie, ainsi que des ONG et des membres du public, ont appuyé l’inclusion des VEHR dans les modifications proposées. Les ONG ont largement convenu de la nécessité de fournir des points partiels et décroissants pour les VEHR à courte et à moyenne autonomie. Une grande variété de parties prenantes a exprimé le point de vue selon lequel les VEHR pourraient jouer un rôle particulièrement important dans les communautés éloignées, nordiques et rurales, où l’infrastructure pour les VZE est moins développée et susceptible d’arriver plus tard. En outre, plusieurs commentaires du public indiquaient que le Ministère ne devrait pas restreindre la capacité des entreprises réglementées d’offrir des VEHR ou d’accroître leur offre de VEHR, surtout dans les régions éloignées et rurales, car le marché s’adaptera aux besoins des consommateurs et à l’état de préparation de l’infrastructure de recharge.

Quelques entreprises réglementées, et certains membres du public, se sont opposés à l’inclusion des VEHR, certains affirmant qu’ils ne fournissent pas suffisamment d’avantages sur le plan environnemental ou que la technologie des batteries électriques a suffisamment progressé pour que les VEHR ne soient plus nécessaires. Les ONG s’entendaient sur le fait que les incitatifs à l’achat de VEHR devaient être réduits au fil du temps, ce qui reflète leur perception du statut transitoire de ces véhicules et de leur éventuelle sous-utilisation.

RĂ©ponse : Ă€ la lumière des commentaires reçus, le Ministère continuera d’inclure les VEHR dans sa dĂ©finition de vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission, Ă©tant donnĂ© qu’ils constituent une option nĂ©cessaire pour les communautĂ©s confrontĂ©es Ă  des difficultĂ©s d’électrification, comme celles qui sont plus Ă©loignĂ©es ou plus au nord, et qu’ils offrent aux organismes rĂ©glementĂ©s et aux consommateurs plus de choix pour se conformer aux modifications.

En outre, le Ministère a apportĂ© plusieurs modifications au traitement des VEHR. L’exigence relative au seuil d’autonomie entièrement Ă©lectrique pour qu’un VEHR reçoive un point a Ă©tĂ© rĂ©duit, passant de la proposition initiale de 80 km Ă  au moins 65 km, pour l’annĂ©e de modèle 2026, et retourne Ă  80 km Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2027. Le seuil minimal d’autonomie entièrement Ă©lectrique pour les VEHR afin d’obtenir 0,15 point par vĂ©hicule a Ă©tĂ© augmentĂ© de 16 km Ă  35 km pour l’annĂ©e de modèle 2026. Enfin, les VEHR ayant au moins 7 places assises et une autonomie d’au moins 50 km gĂ©nĂ©reront 1,0 point pour les annĂ©es de modèle 2026 et 2027, ce qui augmentera jusqu’à la mĂŞme autonomie minimale de 80 km pour tous les VEHR pour les annĂ©es de modèle 2028 et ultĂ©rieures.

Ces modifications font en sorte que les points de VEHR sont plus représentatifs des modèles de VEHR actuellement sur le marché ou qui devraient l’être à court terme, et fournissent des points supplémentaires pour les véhicules ayant une plus grande capacité assise, qui ont des options de fonctionnement électrique à batterie plus limitées que dans d’autres segments du marché des véhicules légers.

Définition des technologies applicables aux véhicules

Les commentaires reçus des entreprises réglementées et de leurs associations, des ONG et du public ont plaidé en faveur de l’inclusion des véhicules utilisant d’autres technologies et types de carburant dans la définition des VZE. Un large éventail d’intervenants de l’industrie a proposé de tenir compte des futures percées technologiques et des politiques neutres sur le plan technologique. Les ONG et le public ont recommandé d’intégrer des véhicules capables d’utiliser des carburants renouvelables, comme le propane et les carburants à base d’hydrogène, couplé aux véhicules électriques. De plus, il y avait un large consensus parmi les ONG en faveur d’une définition plus précise des technologies automobiles applicables qui priorise les objectifs de réduction des émissions.

De nombreuses ONG, un organisme municipal et certains membres du public ont commenté l’inclusion des VEHR dans la définition des VZE. Certaines ONG et certains membres du public ont proposé de limiter l’inclusion des VEHR, tandis que d’autres ont affirmé que les VEHR n’étaient pas de véritables VZE et qu’ils devraient être complètement exclus ou découragés. Quelques membres du public ont proposé un système de compensation des pénalités dans le cadre duquel les ventes de VEHR réduiraient les pénalités.

RĂ©ponse : Le Ministère a dĂ©terminĂ© que la dĂ©finition actuelle des VZE demeure appropriĂ©e, car les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie, hybrides rechargeables et Ă  pile Ă  combustible restent actuellement les seuls vĂ©hicules capables de fonctionner sans Ă©missions. Le Règlement sur les combustibles propres du Canada garantira sĂ©parĂ©ment que l’essence et le diesel que les Canadiens utilisent quotidiennement deviendront progressivement plus propres au fil du temps et que des alternatives abordables seront de plus en plus accessibles aux consommateurs. Le potentiel d’introduction de nouvelles technologies de vĂ©hicules capables de fonctionner avec zĂ©ro Ă©mission pourra ĂŞtre abordĂ© dans des mesures rĂ©glementaires ultĂ©rieures lorsque l’on en saura davantage sur ces technologies.

Le Ministère continuera d’inclure les VEHR dans la définition des VZE, reconnaissant le rôle important que ces véhicules devraient jouer dans la transition vers les VZE. Cette réponse tient compte des commentaires des Canadiens dans les régions où l’adoption des VZE sera la plus difficile, comme les régions éloignées, rurales et nordiques où l’infrastructure de recharge est moins développée, et les régions les plus froides du pays où le rendement des batteries à température froide est le plus préoccupant.

Interaction avec d’autres exigences

Un fabricant de VZE uniquement, plusieurs ONG, un organisme municipal et certains membres du public ont demandé au Ministère d’envisager diverses méthodes pour faire en sorte que les règlements fédéraux interagissent avec les règlements provinciaux actuels ou futurs. Ces parties prenantes suggéraient la prohibition des véhicules qui reçoivent des points en vertu des règlements provinciaux d’obtenir un point en vertu du règlement fédéral.

Les entreprises réglementées, ainsi que certaines ONG et les gouvernements provinciaux, ont plaidé en faveur de politiques fortes axées sur la demande, comme l’augmentation des rabais aux consommateurs pour appuyer l’achat de VZE, l’accélération du déploiement des ressources actuelles pour l’infrastructure de recharge ainsi que des programmes de perfectionnement des travailleurs et d’éducation des consommateurs, pour compléter les politiques axées sur l’offre qui sont mises en œuvre.

Les entreprises réglementées, les producteurs et/ou les fournisseurs d’énergie et une autre association ont souligné l’importance d’harmoniser les modifications avec celles de l’EPA des États-Unis pour tenir compte de la nature intégrée du marché nord-américain des véhicules. La plupart des entreprises réglementées ont plaidé que le Canada continue de se conformer aux normes moyennes d’émissions de GES du parc de l’EPA des États-Unis, affirmant qu’il s’agit de la façon la plus efficace d’atteindre les objectifs de GES et de VZE tout en protégeant la compétitivité des entreprises réglementées.

RĂ©ponse : Le Ministère a dĂ©terminĂ© que les exigences relatives aux VZE Ă  l’échelle nationale constituent la structure rĂ©glementaire la plus appropriĂ©e. Les VZE continuent de gagner des parts de marchĂ© dans tout le pays, et les exigences nationales en matière de VZE ​​donneraient aux entitĂ©s rĂ©glementĂ©es la flexibilitĂ© nĂ©cessaire pour rĂ©pondre aux marchĂ©s oĂą l’intĂ©rĂŞt des consommateurs est important et oĂą les infrastructures sont prĂŞtes. Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ont indiquĂ© que l’approvisionnement en VZE est rĂ©parti sur une base nationale et que les besoins rĂ©gionaux ne gĂ©nĂ©reraient aucun approvisionnement supplĂ©mentaire pour le Canada.

Les efforts des gouvernements fédéral et provinciaux pour soutenir davantage la transition vers les VZE, comme les incitatifs, les investissements dans l’infrastructure et les règlements provinciaux, continueront de jouer un rôle important, tout comme les règlements fédéraux. Ces modifications sont suffisamment strictes pour assurer une adoption accrue des VZE dans toutes les régions du pays, conformément aux objectifs à l’échelle nationale, tout en permettant la transition à des rythmes variables dans les différentes régions.

Le Ministère reconnaĂ®t le rĂ´le important que les normes d’émissions de GES axĂ©es sur le rendement ont dĂ©jĂ  jouĂ© et continueront de jouer dans la rĂ©duction des Ă©missions de GES des vĂ©hicules lĂ©gers, et le gouvernement s’est dĂ©jĂ  engagĂ© Ă  harmoniser le Règlement aux normes de rendement les plus strictes en AmĂ©rique du Nord ultĂ©rieures Ă  2025rĂ©fĂ©rence 17. Le Ministère comprend qu’à l’heure actuelle, les nouvelles normes de l’EPA des États-Unis sur les polluants multiples, qui ont Ă©tĂ© proposĂ©es en mai 2023, seraient les plus strictes en AmĂ©rique du Nord (voir la section « Choix de l’instrument Â»).

Assouplissements

Toutes les entreprises réglementées qui offrent la vente des véhicules conventionnels et des VZE et certaines associations représentatives ont plaidé en faveur du développement d’un programme de points pour les VZE précoces, faisant remarquer qu’il s’agissait d’une caractéristique de nombreux autres programmes réglementaires des VZE, dont ceux de la Californie, du Québec et de la Colombie-Britannique, ainsi que les règles américaines antérieures et proposées sur les GES.

Plusieurs ONG et de nombreux membres du public ont indiquĂ© qu’ils appuyaient l’imposition d’une pĂ©nalitĂ© de 20 000 $ par VZE non vendu par rapport Ă  l’objectif de vente de l’entreprise Ă  la fin de chaque annĂ©e de modèle. Les ONG et les membres du public ont fait remarquer que ces types de sanctions sont courants dans d’autres administrations comme le QuĂ©bec, la Colombie-Britannique et la Californie.

RĂ©ponse : Le Ministère met en Ĺ“uvre un programme de points de VZE prĂ©coces qui sera Ă©tabli dans le cadre de ces modifications. En rĂ©ponse aux commentaires reçus, le programme de points pour les VZE prĂ©coces offrira de la souplesse aux entreprises rĂ©glementĂ©es alors qu’elles s’adaptent aux modifications, tout en rĂ©duisant au minimum l’incidence de cette disposition sur les ventes rĂ©elles de VZE dans les annĂ©es de modèle 2026 Ă  2030 en imposant des limites appropriĂ©es pour l’utilisation des points de VZE prĂ©coces. De plus amples renseignements sur l’option de points de VZE prĂ©coces sont disponibles dans la section « Description Â».

Mécanisme de conformité des activités liées aux VZE et infrastructure de recharge des VZE

Les points de vue étaient partagés au sujet de l’inclusion des activités liées aux VZE dans les modifications proposées. Bien que certaines ONG et certains membres du public aient recommandé de resserrer ou d’éliminer cette disposition, d’autres ont convenu que le Règlement devrait inclure un mécanisme de conformité limité conçu pour étendre l’infrastructure des VZE comme moyen de surmonter les préoccupations des consommateurs concernant les VZE sans avoir d’impact négatif sur les objectifs globaux des modifications proposées.

Certaines ONG et entreprises réglementées qui produisent exclusivement des VZE se sont opposées sur les activités liées aux VZE et plaidaient pour une structure réglementaire dans laquelle la vente de VZE au Canada serait la seule façon de générer des points. La plupart des autres entreprises réglementées ont déclaré que la disposition sur les activités liées aux VZE dans les modifications proposées ne constituerait pas une analyse de rentabilisation suffisamment solide pour leur permettre de faire ces investissements.

Certains gouvernements provinciaux ont insistĂ© sur l’importance d’élargir l’infrastructure de recharge des VZE, en particulier dans les rĂ©gions mal desservies, et ont proposĂ© l’utilisation de « points de conformitĂ© Â» pour encourager une telle expansion.

RĂ©ponse : Le Ministère a mis Ă  jour la disposition sur les points attribuĂ©s pour les activitĂ©s liĂ©es aux VZE au moyen d’un système permettant aux entreprises d’obtenir des points en investissant dans l’infrastructure de recharge des VZE. Le système d’infrastructure de recharge des VZE permet aux fabricants d’automobiles rĂ©glementĂ©s d’obtenir des points pour des investissements prĂ©cis et prĂ©approuvĂ©s dans l’infrastructure de recharge. Plus prĂ©cisĂ©ment, le nouveau système de points pour l’infrastructure de recharge des VZE permettra aux entreprises rĂ©glementĂ©es de rĂ©clamer un point par tranche de 20 000 $ investis dans l’infrastructure de recharge qui est accessible au public et dont la capacitĂ© de recharge est d’au moins 150 kW. Les points pour l’infrastructure de recharge des VZE ne peuvent toutefois pas ĂŞtre gĂ©nĂ©rĂ©s si un projet reçoit des incitatifs dans le cadre d’un programme gouvernemental ou des points en vertu d’un autre programme rĂ©glementaire fĂ©dĂ©ral.

Accumulation de points et durée de vie des déficits

Les intervenants de toutes les catégories ont généralement appuyé les modifications proposées concernant l’accumulation de points, leurs durées de vie et le temps disponible pour compenser un déficit, mais certains ont fait des suggestions sur des changements qui, selon eux, amélioreraient le système de points.

De nombreuses ONG ainsi qu’un organisme municipal ont fait diverses recommandations sur la manière de modifier le programme de points, y compris des points de vue sur les délais pour l’accumulation et le mécanisme d’autorisation pour utiliser les points. Ces intervenants étaient généralement contre l’idée que les entreprises réglementées puissent accumuler des points excédentaires. Certaines ONG ont également proposé de raccourcir la durée de vie des points accumulés, de limiter le nombre de points pouvant être accumulés et d’introduire des dispositions régionales pour rajuster la valeur des points en fonction de l’endroit où un véhicule est vendu.

Quelques ONG ont également recommandé de limiter les déficits qui peuvent être reportés. Certaines ont proposé de réduire le nombre d’années pendant lesquelles les entreprises pourraient reporter des déficits ou d’éliminer complètement la capacité de reporter un déficit.

RĂ©ponse : Les modifications maintiennent la structure rĂ©glementaire initialement proposĂ©e qui permet de reporter les dĂ©ficits jusqu’à trois ans et les points jusqu’à cinq ans, tous les points excĂ©dentaires expirant après l’annĂ©e de modèle 2034 et sans option d’utiliser les points excĂ©dentaires pour les annĂ©es de modèle 2035 et ultĂ©rieures. Cette intention est conforme au traitement des points en vertu des règlements actuels sur les polluants atmosphĂ©riques et les Ă©missions de GES aux États-Unis et au Canada, et donne suffisamment de souplesse aux entreprises rĂ©glementĂ©es pour qu’elles respectent leurs obligations au fil du temps tout en veillant Ă  ce que la rĂ©duction d’émissions et les objectifs de VZE fĂ©dĂ©raux soient atteints.

Analyse coĂ»ts-avantages : effets sur la qualitĂ© de l’air

Certains intervenants ont souligné d’autres répercussions qui, selon eux, devraient être incluses dans l’analyse coûts-avantages. Plus particulièrement, certains intervenants ont insisté sur l’importance de monétiser les bénéfices pour la santé de la réduction de la pollution atmosphérique, en se reportant à l’analyse réalisée par le Atmospheric Fund à l’aide des estimations régionales des avantages par tonne (APT) publiées par Santé Canada pour calculer les bénéfices nationaux pour la santé de la réduction de la pollution atmosphériqueréférence 18.

RĂ©ponse : Le Ministère reconnaĂ®t la valeur de la monĂ©tisation des bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© de la rĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique associĂ©s aux modifications, mais il n’a pas Ă©tĂ© possible d’effectuer une modĂ©lisation complète de la qualitĂ© de l’air en raison de contraintes de temps et de ressources.

Bien que SantĂ© Canada ait publiĂ© un rapport qui estime la valeur monĂ©taire des bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© associĂ©e Ă  une rĂ©duction d’une tonne de certains polluants atmosphĂ©riques, cette mĂ©thode d’évaluation des bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© a Ă©tĂ© jugĂ©e inappropriĂ©e pour Ă©valuer les bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© associĂ©s aux modifications. Les valeurs des APT dans l’étude de SantĂ© Canada ont Ă©tĂ© estimĂ©es pour le sud-ouest de la Colombie-Britannique et le corridor Windsor-QuĂ©bec pour l’annĂ©e civile 2015, tandis que l’analyse visant les modifications relatives aux VZE aura des impacts de portĂ©e nationale. En outre, le QuĂ©bec et la Colombie-Britannique ont des mandats provinciaux relatifs aux VZE qui limitent dĂ©jĂ  la quantitĂ© de VZE supplĂ©mentaires et les rĂ©percussions connexes sur la qualitĂ© de l’air qui peuvent ĂŞtre attribuĂ©es aux modifications dans ces rĂ©gions. Également, Ă©tant donnĂ© que les valeurs des APT ont Ă©tĂ© calculĂ©es pour 2015 et qu’elles sont en partie influencĂ©es par la rĂ©partition de la population lors de cette annĂ©e, l’application de ces valeurs aux rĂ©ductions des polluants atmosphĂ©riques jusqu’en 2050 introduit une incertitude considĂ©rable dans les estimations selon diffĂ©rentes hypothèses de croissance Ă©conomique.

Par conséquent, les projections de réductions de certaines émissions de polluants atmosphériques ont été quantifiées dans l’analyse coûts-avantages, mais les bénéfices potentiels pour la santé de ces réductions n’ont pas été monétisés.

Analyse coĂ»ts-avantages : autres problèmes

Dans l’ensemble, les autres commentaires sur l’analyse coĂ»ts-avantages ont mis en Ă©vidence deux autres problèmes importants : l’analyse devrait tenir compte des coĂ»ts d’installation des bornes de recharge Ă  domicile; les rĂ©percussions de l’harmonisation avec des normes nord-amĂ©ricaines plus strictes en matière d’émissions des vĂ©hicules.

RĂ©ponse : Le Ministère a mis Ă  jour l’analyse pour tenir compte des coĂ»ts d’installation des bornes de recharge [voir la section « RetombĂ©es monĂ©taires (et quantifiĂ©es) Â»]. De plus, le Ministère a envisagĂ© un autre scĂ©nario oĂą il y aurait harmonisation avec les nouvelles normes d’émissions des vĂ©hicules plus strictes proposĂ©es par l’EPA des États-Unis (voir la section « Analyse des attributions Â»).

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Les modifications ont été soumises à une évaluation des répercussions des traités modernes, conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes. L’évaluation a examiné la portée géographique et l’objet des modifications par rapport aux traités modernes en vigueur. L’évaluation n’a relevé aucune implication ni obligation relative aux traités modernes.

Choix de l’instrument

Les modifications visent Ă  rĂ©duire les Ă©missions de GES des vĂ©hicules lĂ©gers pour atteindre les objectifs annoncĂ©s en matière de climat. Maintenir le statu quo ne sera probablement pas suffisant pour atteindre l’objectif de rĂ©duction des Ă©missions du Canada de 40 % Ă  45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. De plus, la mĂ©thode historique de rĂ©duction des Ă©missions attribuables aux automobiles Ă  passagers et aux camions lĂ©gers uniquement Ă  l’aide de normes moyennes d’émissions de GES de plus en plus rigoureuses pour les parcs automobiles ne permettrait pas d’atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050.

Le Plan climatique renforcĂ© (voir la section « Contexte Â») comprenait des engagements pris par le gouvernement du Canada pour harmoniser le Règlement avec les normes d’émissions de GES les plus strictes en AmĂ©rique du Nord et pour accĂ©lĂ©rer et Ă©largir la disponibilitĂ© des VZE pour les consommateurs au moyen de règlements et de programmes incitatifs appropriĂ©s. Cela a Ă©tĂ© suivi d’engagements supplĂ©mentaires dans le PRÉ publiĂ© en 2022 (voir la section « Contexte Â»), dans lequel le gouvernement du Canada a rĂ©itĂ©rĂ© son engagement Ă  mettre en Ĺ“uvre un mandat de vente qui exige qu’au moins 20 % de tous les vĂ©hicules lĂ©gers neufs vendus soient des VZE en 2026 et que cette proportion atteigne au moins 60 % d’ici 2030 comme mesures provisoires pour atteindre l’objectif obligatoire du Canada de 100 % d’ici 2035.

En 2023, l’EPA des États-Unis a publié l’avis de proposition de règlement afin d’augmenter les normes d’émissions des véhicules légers à compter de 2027, et son analyse a conclu qu’une stratégie de conformité profitable ferait en sorte que l’industrie produise plus de VEB. Il est donc possible de comparer l’incidence sur les ventes de VZE directement en établissant des objectifs de vente réglementaires ou indirectement en adoptant les normes d’émissions plus strictes des États-Unis. Le Ministère a estimé l’incidence que ces deux mesures réglementaires auraient sur les ventes de VZE au Canada au cours de la période de 2027 à 2035, comme le montre la figure 1 ci-dessous.

Figure 1 : Attribution de l’adoption des VZE

Figure 1 : Attribution de l’adoption des VZE  – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 1 : Attribution de l’adoption des VZE

La figure 1 est un graphique linĂ©aire qui illustre trois trajectoires des ventes annuelles de VZE en proportion des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers. L'axe des y reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de zĂ©ro Ă  100 %. L'axe des x reprĂ©sente l'annĂ©e, allant de 2027 Ă  2035. Il y a trois lignes sur le graphique. La première ligne illustre la trajectoire attendue de la part des VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Cette ligne commence autour de 20 % et prĂ©sente une pente positive jusqu'en 2035 oĂą elle se termine Ă  environ 50 %. La deuxième ligne reprĂ©sente la trajectoire de la part des VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire et suit les rigueurs annuelles prĂ©sentĂ©es dans le tableau 1. Cette ligne commence juste au-dessus de 20 % en 2027 et augmente plus rapidement que le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, pour atteindre 100 % en 2035. La troisième ligne reprĂ©sente la trajectoire prĂ©vue des ventes de VZE selon les normes d'Ă©mission de GES proposĂ©es par l'EPA des États-Unis pour l'après-2026. Cette ligne commence autour de 35 % en 2027 et reste au-dessus de la deuxième ligne jusqu'en 2030, date Ă  laquelle elles se croisent Ă  60 %, Ă  partir de lĂ , la ligne augmente jusqu'Ă  67 % en 2032 oĂą elle s'aplatit jusqu'en 2035. La zone au-dessus de la deuxième ligne et en dessous de la troisième la ligne de 2027 Ă  2030 est dĂ©signĂ©e par la zone « B », la zone au-dessus de la troisième ligne et en dessous de la deuxième ligne de 2030 Ă  2035 est dĂ©signĂ©e par la zone « A », et la zone au-dessus de la première ligne et en dessous des deux autres lignes est dĂ©signĂ©e par la zone « C Â».

Comme il est indiquĂ© ci-dessus, l’une ou l’autre des options rĂ©glementaires devrait accroĂ®tre les ventes de VZE : Ă€ elles seules, les cibles de VZE augmenteraient les ventes dans la zone reprĂ©sentĂ©e par A plus C, et l’harmonisation avec les normes d’émissions amĂ©ricaines plus sĂ©vères telles qu’elles sont dĂ©finies dans l’avis de proposition de règlement devrait faire augmenter les ventes de VZE dans la zone reprĂ©sentĂ©e par B plus C. En combinant les deux options, on s’attendrait Ă  maximiser les ventes de VZE dans la zone reprĂ©sentĂ©e par A plus B plus C. Cependant, bien que l’avis de proposition de règlement encourage l’adoption des VZE, il ne l’exige pas pour se conformer au règlement sur les GES, ce qui signifie que l’établissement de cibles pour les VZE est le seul mĂ©canisme qui obligera le parc Ă  passer Ă  des ventes de VZE d’au moins 60 %, d’ici 2030, et de 100 %, d’ici 2035, ce qui mettra le Canada sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’émissions nettes nulles d’ici Ă  2050 dans ce secteur.

Réglementer un plus grand nombre de ventes de VZE le plus rapidement possible était également un engagement explicite du PRɠ:

L’analyse coĂ»ts-avantages qui suit Ă©value deux scĂ©narios pour rĂ©glementer des cibles de ventes de VZE afin de fournir une estimation des limites supĂ©rieure et infĂ©rieure de l’attribution des ventes de VZE dans les modifications : le premier scĂ©nario estime toutes les rĂ©percussions qui pourraient ĂŞtre attribuĂ©es Ă  l’établissement de cibles de ventes pour les VZE, y compris certaines qui pourraient Ă©galement ĂŞtre attribuĂ©es Ă  l’engagement du Canada d’adopter des normes d’émissions des vĂ©hicules plus strictes après 2026 (un scĂ©nario d’attribution complète est reprĂ©sentĂ© par la zone A plus C dans la figure 1 ci-dessus). Le second intègre des renseignements provenant de l’avis de proposition de règlement de l’EPA afin de tenir compte de l’engagement du Canada Ă  adopter des normes d’émissions des vĂ©hicules plus strictes après 2026. Ce scĂ©nario d’attribution partiel (reprĂ©sentĂ© par la zone A Ă  la figure 1 ci-dessus) estime les rĂ©percussions qui pourraient ĂŞtre attribuĂ©es uniquement Ă  l’établissement de cibles pour les VZE (voir la section consacrĂ©e Ă  l’analyse des attributions pour plus de dĂ©tails). L’analyse montre qu’il y a des bĂ©nĂ©fices nets associĂ©s avec les modifications dans l’un ou l’autre des scĂ©narios d’attribution, avec des bĂ©nĂ©fices nets plus importants dans le scĂ©nario d’attribution complète (cas central).

Analyse de la réglementation

Les modifications visant des changements administratifs du Règlement ne devraient pas avoir d’incidence mesurable, car elles sont principalement de nature technique. Les incidences estimées dans la présente analyse sont donc seulement attribuables aux modifications proposées visant à ajouter des objectifs de vente de VZE.

Selon les estimations pour 2024 Ă  2050, les modifications devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles de 54,1 milliards de dollars pour les consommateurs qui passent aux VZE Ă  la suite des modifications. Ces mĂŞmes consommateurs devraient rĂ©aliser des Ă©conomies nettes d’énergie de 36,7 milliards de dollars au cours de cette pĂ©riode. Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de GES attribuables aux modifications sont Ă©galement estimĂ©es Ă  362 mĂ©gatonnes (Mt), soit 96,1 milliards de dollars en termes de dommages mondiaux Ă©vitĂ©s induits par le changement climatique. Ces rĂ©ductions des Ă©missions de GES aideront le Canada Ă  atteindre ses engagements internationaux de rĂ©duction des Ă©missions de GES pour 2030 et 2050. Les avantages totaux des modifications sont ainsi estimĂ©s Ă  132,8 milliards de dollars, et les avantages nets Ă  78,6 milliards de dollars.

Cadre analytique

Pour estimer l’incidence des modifications, une analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© effectuĂ©e de manière Ă  tenir compte de trois grandes catĂ©gories de retombĂ©es monĂ©taires, de façon semblable Ă  l’approche adoptĂ©e pour l’évaluation de mi-parcours du RèglementrĂ©fĂ©rence 4. Ces retombĂ©es sont des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles, des Ă©conomies nettes d’énergie et des rĂ©ductions des Ă©missions de GES. Des frais administratifs mineurs pourraient Ă©galement commencer Ă  ĂŞtre engagĂ©s dès l’entrĂ©e en vigueur des modifications. La pĂ©riode de l’analyse est de 27 ans (de 2024 Ă  2050), ce qui couvre la pĂ©riode oĂą les dispositions d’assouplissement prĂ©coces de VZE entreront en vigueur (annĂ©e de modèle 2024), la pĂ©riode oĂą les exigences visant les VZE entreront en vigueur (annĂ©e de modèle 2026) pour atteindre leur rigueur maximale (annĂ©e de modèle 2035), puis se prolongeront jusqu’en 2050 pour illustrer la tendance dans les avantages nets cumulatifs dĂ©coulant de la transition continue vers un plus grand nombre de VZE dans le parc de vĂ©hicules lĂ©gers en rĂ©action aux modifications.

Les coĂ»ts des VZE sont estimĂ©s Ă  partir de sources publiĂ©es, comme celles de Statistique Canada, du California Air Resources Board (CARB) et de l’EPA des États-Unis, tandis que les Ă©conomies nettes d’énergie et les rĂ©ductions des Ă©missions de GES sont estimĂ©es au moyen du Modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada (E3MC). La valeur des rĂ©ductions des Ă©missions de GES est calculĂ©e au moyen de la mĂ©thode du coĂ»t social des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (CS-GES) du Ministère. Les rĂ©ductions de la pollution atmosphĂ©rique sont Ă©galement quantifiĂ©es, mais pas de façon monĂ©taire, tandis que d’autres incidences sont prises en considĂ©ration de manière qualitative. Les retombĂ©es supplĂ©mentaires sont dĂ©terminĂ©es par la comparaison d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence avec un scĂ©nario rĂ©glementaire qui reflète les principaux aspects des modifications visant les VZE. Dans les cas oĂą les sources utilisaient le dollar amĂ©ricain, les dollars ont Ă©tĂ© convertis en dollars canadiens au moyen des paritĂ©s de pouvoir d’achat de 2022rĂ©fĂ©rence 19. Tous les montants sont prĂ©sentĂ©s en prix canadiens de 2022, et actualisĂ©s Ă  2 % par annĂ©e (jusqu’en 2024) lorsqu’ils sont prĂ©sentĂ©s sous forme de valeur actualisĂ©e. Il s’agit du taux d’actualisation Ă  court terme de Ramsey actuellement utilisĂ© par le gouvernement du Canada pour monĂ©tiser les rĂ©ductions de GES (de plus amples informations sur cette approche sont prĂ©sentĂ©es dans la section sur les avantages).

Mises Ă  jour de l’analyse Ă  la suite de la publication des modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada

Les commentaires reçus à la suite de la publication des modifications proposées comprenaient des commentaires des intervenants et des parties intéressées au sujet de l’analyse réglementaire. Certains de ces commentaires soulignaient l’importance de tenir compte du coût d’installation des bornes de recharge à domicile. En réponse à ces commentaires, le Ministère a examiné les renseignements sur le coût d’installation des bornes et a mis à jour l’analyse pour tenir compte de ces nouvelles données.

De plus, des renseignements Ă  jour publiĂ©s depuis la publication des modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s Ă  l’analyse, notamment des directives mises Ă  jour sur le coĂ»t social des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (incluant le dioxyde de carbone) publiĂ©es par le Ministère en avril 2023. Ces nouvelles valeurs applicables au coĂ»t social de gaz Ă  effet de serre ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans l’analyse des modifications afin d’évaluer plus prĂ©cisĂ©ment les avantages des dommages mondiaux Ă©vitĂ©s dus au changement climatique et de reflĂ©ter l’état le plus rĂ©cent de la science du climat. Pour assurer la cohĂ©rence avec la mĂ©thodologie utilisĂ©e pour dĂ©terminer le coĂ»t social actualisĂ© des gaz Ă  effet de serre, l’analyse a Ă©galement actualisĂ© le taux d’actualisation Ă  2 %. Enfin, les projections de base pour les VZE ont Ă©tĂ© mises Ă  jour en fonction des renseignements les plus rĂ©cents.

Les prix ont Ă©galement Ă©tĂ© mis Ă  jour et sont prĂ©sentĂ©s en dollars canadiens de 2022, et l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour l’actualisation des coĂ»ts et des avantages Ă  leur valeur actuelle a Ă©tĂ© mise Ă  jour jusqu’en 2024. Au total, ces mises Ă  jour ont entraĂ®nĂ© une augmentation des coĂ»ts estimatifs, qui sont passĂ©s de 24,4 milliards de dollars, selon les estimations des modifications proposĂ©es, Ă  54,1 milliards de dollars. Les rĂ©ductions d’émissions attribuables aux modifications sont passĂ©es d’environ 430 Mt Ă  362 Mt, ce qui reflète l’augmentation du nombre de VZE vendus dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. MalgrĂ© la diminution des rĂ©ductions de GES imputables aux modifications, la valeur accrue des rĂ©ductions de GES a fait passer les avantages liĂ©s aux GES de 19,2 milliards de dollars Ă  96,1 milliards de dollars au cours de la pĂ©riode de l’analyse.

Scénario de référence

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est fondĂ© sur les projections du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2021rĂ©fĂ©rence 20, ajustĂ©es pour tenir compte des projections de Transport Canada pour 2022 sur les taux de pĂ©nĂ©tration des VZE. Les projections du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel tiennent compte des politiques actuellement en place, comme les règlements sur les VZE du QuĂ©bec et de la Colombie-Britannique. Comme les normes moyennes d’émissions de GES du parc d’automobiles et de camions lĂ©gers du Canada sont harmonisĂ©es Ă  celles des États-Unis, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence tient compte des normes moyennes d’émissions de GES rĂ©glementĂ©es du parc automobile jusqu’à l’annĂ©e de modèle 2026, comme l’indique le règlement dĂ©finitif de l’EPA visant Ă  revoir les normes d’émissions de GES applicables aux vĂ©hicules lĂ©gers publiĂ©es en 2021rĂ©fĂ©rence 21. Il est prĂ©sumĂ© qu’après 2026, les normes moyennes d’émissions de GES du parc demeureront constantes au niveau de 2026. Ainsi, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence fournit une approximation des Ă©missions de GES et de la consommation d’énergie futures en fonction des pratiques actuelles et des mesures stratĂ©giques mises en Ĺ“uvre. C’est pourquoi la prĂ©sente analyse ne tient pas compte des politiques futures, telles que l’alignement potentiel sur les normes de GES proposĂ©es après 2026 qui ont Ă©tĂ© publiĂ©es par l’EPA des États-Unis dans l’avis de proposition de règlement de mai 2023. Toutefois, compte tenu des antĂ©cĂ©dents du Canada en matière d’alignement et de l’engagement qu’il a pris dans Un environnement sain et une Ă©conomie saine rĂ©fĂ©rence 22 de s’aligner sur les futures normes de GES les plus strictes en AmĂ©rique du Nord, les implications potentielles de l’alignement du Canada sur les normes nord-amĂ©ricaines plus strictes en matière d’émissions des vĂ©hicules sont Ă©valuĂ©es dans un autre scĂ©nario. (Voir la section « Analyse des attributions Â»).

Le nombre de vĂ©hicules neufs vendus chaque annĂ©e est issu des donnĂ©es de ventes de l’annĂ©e de modèle 2019 fournies par Statistique CanadarĂ©fĂ©rence 23. En 2019, les ventes totales de vĂ©hicules neufs se chiffraient Ă  1,98 million. Ă€ partir de 2022, cette analyse suppose que la vente de vĂ©hicules neufs augmentera selon le taux de croissance de la populationrĂ©fĂ©rence 20 au Canada. Les annĂ©es 2020 et 2021 ont Ă©tĂ© omises en raison des circonstances Ă©conomiques particulières de la COVID-19 qui ont touchĂ© l’industrie. Les projections de Transports Canada pour 2022 sur les taux de pĂ©nĂ©tration des VZE sont ensuite appliquĂ©es pour estimer la part des VZE prĂ©sents dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. De plus, les prĂ©visions de Transports Canada concernant le pourcentage relatif de chaque type de VZE sont aussi appliquĂ©es pour estimer le nombre de nouvelles ventes des quatre types de VZE reprĂ©sentatifs inclus dans la prĂ©sente analyse.

Scénario réglementaire

Le scĂ©nario rĂ©glementaire assume l’hypothèse selon laquelle les modifications permettraient d’atteindre les objectifs de ventes de VZE prĂ©cisĂ©s pour chaque annĂ©e. Ces objectifs sont spĂ©cifiĂ©s par annĂ©e de modèle, et l’analyse prĂ©sume que les rĂ©sultats de chaque annĂ©e de modèle sont obtenus pendant la mĂŞme annĂ©e civile. Le modèle E3MC a ensuite servi Ă  modĂ©liser la façon dont une augmentation du pourcentage de VZE influence les Ă©missions de GES des tuyaux d’échappement et la consommation d’énergie par les vĂ©hicules. Les normes moyennes d’émissions de GES du parc de vĂ©hicules autres que les VZE demeurent constantes dans le scĂ©nario rĂ©glementaire aux niveaux de l’annĂ©e de modèle 2026. Les coĂ»ts sont fondĂ©s sur l’estimation des prix des VZE supplĂ©mentaires et le pourcentage accru de VZE (et de bornes de recharge rĂ©sidentielles). Les taux de vente de vĂ©hicules et de renouvellement du parc automobile sont censĂ©s ĂŞtre les mĂŞmes dans le scĂ©nario rĂ©glementaire que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Les modifications Ă©tabliront le nombre minimal de points dont une entreprise rĂ©glementĂ©e a besoin pour se conformer au Règlement. L’augmentation annuelle de la rigueur des objectifs de ventes de VZE commencerait par l’annĂ©e de modèle 2026 et atteindrait 100 % Ă  l’annĂ©e de modèle 2035. Les entreprises qui dĂ©passent les exigences rĂ©glementaires reçoivent des points qu’elles peuvent accumuler et utiliser ou Ă©changer ultĂ©rieurement avec d’autres fabricants, alors que celles qui ne les respectent pas se retrouvent avec un dĂ©ficit qui doit ĂŞtre compensĂ©. Bien que certains VEHR soient admissibles Ă  des parts de point en vertu du Règlement pour certaines annĂ©es de modèle, l’analyse tient pour acquis que tous les VZE ont reçu le nombre de points maximum et ne tient pas compte de la façon dont les parts de point reçues par certains VEHR pourraient influencer le type de VZE fabriquĂ©s ou importĂ©s par les entreprises rĂ©glementĂ©es. Des options d’accumulation de points sont Ă©galement offertes dans les modifications, mais l’analyse prĂ©sume qu’il n’y a aucune accumulation de points.

Les modifications offriront Ă©galement Ă  l’industrie une option d’assouplissement en matière de conformitĂ© grâce Ă  laquelle les fabricants ou les importateurs pourraient crĂ©er des points en contribuant au dĂ©ploiement de bornes de recharge de VZE ouvertes avant le 31 dĂ©cembre 2027 de manière Ă  respecter une portion de leur obligation annuelle en matière de conformitĂ© pour les annĂ©es de modèle 2026 Ă  2030. Étant donnĂ© que le prix proposĂ© pour ce point (20 000 $) est beaucoup plus Ă©levĂ© que les coĂ»ts supplĂ©mentaires estimĂ©s des VZE, l’analyse prĂ©sume qu’en règle gĂ©nĂ©ral les fabricants et importateurs de vĂ©hicules ne choisiront pas d’investir dans l’infrastructure pour les VZE, mais qu’ils atteindraient plutĂ´t la totalitĂ© de leur obligation annuelle en matière de conformitĂ© par la fabrication ou l’importation de VZE supplĂ©mentaires.

De plus, les modifications offriront une autre option d’assouplissement en matière de conformitĂ© oĂą les fabricants et les importateurs pourraient recevoir des points de conformitĂ© prĂ©coces pour une partie des ventes de VZE rĂ©alisĂ©es en 2024 et 2025. Ces points peuvent servir Ă  compenser les dĂ©ficits en 2026 et 2027, mais ne peuvent pas dĂ©passer 10 % de l’obligation de conformitĂ© globale d’une entreprise rĂ©glementĂ©e au cours de ces annĂ©es. De plus, le rĂ©gime de points de conformitĂ© prĂ©coces a une portĂ©e limitĂ©e et est conçu pour encourager les ventes supplĂ©mentaires au cours des annĂ©es 2024 et 2025. Par consĂ©quent, l’utilisation de cet assouplissement en matière de conformitĂ© n’est pas considĂ©rĂ©e comme ayant une incidence importante sur les rĂ©ductions futures des GES attribuables aux modifications, et l’analyse ne tient donc pas compte de l’impact de ces points.

Figure 2 : Pourcentage annuel prĂ©vu de ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire

Figure 2 : Pourcentage annuel prĂ©vu de ventes de VZE dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 2 : Part annuelle projetée des ventes de VZE dans les scénarios de référence et réglementaires

La figure 2 est un graphique linĂ©aire qui illustre les ventes annuelles de VZE en proportion des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaires. L'axe des y reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de zĂ©ro Ă  100 %. L'axe des x reprĂ©sente l'annĂ©e, allant de 2026 Ă  2050. Il y a deux lignes sur ce graphique. La première ligne illustre la trajectoire attendue de la part des VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Cette ligne commence Ă  un peu moins de 20 % et prĂ©sente une pente positive jusqu'en 2050 oĂą elle se termine Ă  environ 80 %. La deuxième ligne reprĂ©sente la trajectoire de la part des VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire et suit les exigences annuelles prĂ©sentĂ©es dans le tableau 1. Cette ligne commence Ă  20 % en 2026 et augmente plus rapidement que le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, pour atteindre 100 %  en 2035 oĂą il s’aplatit jusqu’en 2050.

Retombées monétaires (et quantifiées)

L’analyse estime les coûts supplémentaires d’un plus grand nombre de VZE, de bornes de recharge résidentielles et d’exigences administratives liées aux VZE, ainsi que les avantages des économies nettes d’énergie réalisées grâce à la transition aux VZE. Les réductions des émissions de GES sont quantifiées et établies en valeur monétaire, tandis que les réductions de la pollution atmosphérique sont seulement quantifiées dans la présente analyse.

Coûts de fabrication des VZE et des bornes de recharge à domicile, et exigences administratives en matière de production de rapports

Les modifications devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux vĂ©hicules et aux bornes de recharge Ă  domicile en raison de la fabrication (ou de l’importation) et de l’installation d’un plus grand nombre de bornes de recharge Ă  domicile pour respecter les modifications. Dans la prĂ©sente analyse, il est prĂ©sumĂ© que le nombre total de vĂ©hicules neufs est le mĂŞme dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire. Le prix initial plus Ă©levĂ© du vĂ©hicule pourrait Ă©ventuellement entraĂ®ner une rĂ©duction de la quantitĂ© de vĂ©hicules achetĂ©s, mais cet effet est censĂ© ĂŞtre compensĂ© par les Ă©conomies d’énergie offertes par les VZE, que les fabricants utiliseront dans leur marketing pour s’assurer que les consommateurs sont conscients de cet avantage. Pour prĂ©voir le nombre de vĂ©hicules vendus jusqu’en 2050, les donnĂ©es sur les ventes de vĂ©hicules en 2019 de Statistique Canada sont augmentĂ©es Ă  l’aide d’un taux de croissance de la population de 1 % prĂ©vu dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2021. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, le pourcentage de VZE neufs est accru pour s’aligner sur les objectifs annuels de VZE. L’analyse estime les coĂ»ts liĂ©s Ă  la transition Ă  quatre types de VZE : les voitures Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne, les camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 480 km ainsi que les voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables et les camions lĂ©gers Ă©lectriques hybrides rechargeables dotĂ©s d’une autonomie entièrement Ă©lectrique de 80 km. En 2035, les voitures Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne reprĂ©sentent 30 % des ventes de VZE, les camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie, environ 50 %, et les vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables, les 20 % restants. La proportion de chaque type de vĂ©hicule en pourcentage des ventes globales de VZE demeure constante dans les deux scĂ©narios.

Les coĂ»ts de fabrication des VZE ont tendance Ă  ĂŞtre plus Ă©levĂ©s que ceux des vĂ©hicules conventionnels et on s’attend Ă  ce qu’ils soient directement assumĂ©s par les consommateurs qui opteront pour l’achat d’un VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, mĂŞme si les Ă©carts de prix devraient diminuer au fil du temps. L’estimation des coĂ»ts supplĂ©mentaires des vĂ©hicules pour la prĂ©sente analyse est adoptĂ©e Ă  partir d’un rapport du CARBrĂ©fĂ©rence 24, dans lequel les prix (Ă  l’exclusion des incitatifs) sont prĂ©sentĂ©s en dollars amĂ©ricains de 2020 (mais convertis en dollars canadiens de 2022 dans la prĂ©sente analyse). Il est prĂ©sumĂ© que tous les VZE sont dotĂ©s des fonctions supplĂ©mentaires de traction intĂ©grale et des fonctions nĂ©cessaires par temps froid. Dans le rapport, on estime que les voitures Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne entraĂ®neraient des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 3 650 $ en 2026, puis le prix diminuerait pour devenir moins Ă©levĂ© que celui des voitures conventionnelles Ă©quivalentes d’ici 2033. Les trois autres types de vĂ©hicules n’atteignent pas la paritĂ© avec les prix des vĂ©hicules conventionnels. Dans ce rapport, le prix des camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie augmente de 7 880 $ en 2026, puis diminue pour atteindre une augmentation de coĂ»ts estimĂ©e Ă  725 $ d’ici 2035. L’augmentation des coĂ»ts des voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables de taille moyenne est estimĂ©e Ă  4 375 $, en 2026, et Ă  2 805 $, d’ici 2035. L’augmentation des coĂ»ts des camions lĂ©gers Ă©lectriques hybrides rechargeables est estimĂ©e Ă  6 305 $, en 2026, et Ă  3 950 $, d’ici 2035. Après 2035, l’analyse conserve ces prix supplĂ©mentaires. Le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’achat d’un plus grand nombre de VZE est estimĂ© Ă  15,6 milliards de dollars calculĂ©s selon la valeur actualisĂ©e.

Tableau 2 : Prix (Ă©conomies) supplĂ©mentaires des VZE pour certains vĂ©hicules pendant les annĂ©es choisies (en dollars indexĂ©s de 2022)
Type de véhicule à zéro émission 2026 2030 2035
Voitures Ă©lectriques Ă  batterie 3 650 1 085 (875)
Camions lĂ©gers Ă©lectriques Ă  batterie 7 880 3 805 725
Voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables 4 375 3 500 2 805
Camions Ă©lectriques hybrides rechargeables 6 305 4 975 3 950

En plus d’acheter le vĂ©hicule, de nombreux consommateurs achèteront de l’équipement pour recharger leur vĂ©hicule Ă  domicile. Les vĂ©hicules Ă©lectriques sont gĂ©nĂ©ralement munis d’un cordon de recharge et peuvent ĂŞtre rechargĂ©s directement sur une prise de 120 volts; cependant, une borne de recharge de niveau deux en courant alternatif nĂ©cessite une prise de 240 volts et permettrait d’augmenter la vitesse de recharge, la faisant passer de 4 km Ă  6 km Ă  16 km Ă  32 km par heure de recharge. Bien que le coĂ»t du câble de recharge soit inclus dans les prix des VZE dĂ©crits au tableau 2, la mise Ă  niveau vers une borne de recharge Ă  domicile de niveau deux nĂ©cessiterait un investissement supplĂ©mentaire. L’analyse de l’EPArĂ©fĂ©rence 25 dans son rĂ©cent avis de proposition de règlement estime les niveaux de coĂ»ts faibles, moyens et Ă©levĂ©s pour les bornes de recharge Ă  domicile de niveau deux, qui sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous dans le tableau 3. Les coĂ»ts faibles sont calculĂ©s en supposant que seule une prise de 240 volts est installĂ©e, les coĂ»ts Ă©levĂ©s supposent l’achat et l’installation d’une unitĂ© de niveau deux (comme une unitĂ© murale), tandis que les coĂ»ts moyens sont une moyenne des deux autres niveaux de coĂ»ts. L’analyse utilise les coĂ»ts moyens et suppose une rĂ©partition Ă©gale entre les maisons unifamiliales et non unifamiliales, une estimation fondĂ©e sur les donnĂ©es du recensement de Statistique CanadarĂ©fĂ©rence 26 qui montre qu’en 2016, environ 53 % des logements occupĂ©s Ă©taient des maisons unifamiliales. Selon un rapport de la National Academy of Sciences (NAS)rĂ©fĂ©rence 27 des États-Unis, environ 80 % des vĂ©hicules Ă©lectriques sont achetĂ©s avec une borne de recharge Ă  domicile de niveau deux. La proportion de VZE achetĂ©s avec un chargeur diminuera probablement au fil du temps Ă  mesure que les consommateurs commenceront Ă  remplacer les VZE existants plutĂ´t que les non VZE. Cependant, cette analyse maintient l’hypothèse de 80 % tout au long de la pĂ©riode d’analyse. Le coĂ»t d’achat de l’équipement de recharge pour les consommateurs correspond au coĂ»t moyen estimĂ© multipliĂ© par 80 % du nombre croissant de VZE vendus, pour un total de 38,5 milliards de dollars en valeur actualisĂ©e. D’autres scĂ©narios ont Ă©tĂ© examinĂ©s dans l’analyse de sensibilitĂ©.

Tableau 3 : Prix des bornes de recharge Ă  domicile de niveau deux (en dollars indexĂ©s de 2022)
Coût des bornes de recharge Maison unifamiliale Maison non unifamiliale
Faible 1 120 4 630
Moyen 1 545 5 190
ÉlevĂ© 2 105 5 755

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires totaux liĂ©s aux vĂ©hicules et aux bornes de recharge Ă  domicile sont estimĂ©s Ă  54,1 milliards de dollars en valeur actualisĂ©e, comme le montre le tableau 4 ci-dessous.

La plupart des fabricants et des importateurs sont dĂ©jĂ  tenus de prĂ©senter des rapports de conformitĂ© au Ministère en vertu du Règlement. Toutefois, les modifications exigeront l’inclusion de renseignements supplĂ©mentaires et viseront d’autres fabricants et importateurs qui sont exemptĂ©s de diverses exigences de dĂ©claration en vertu du Règlement. Les modifications introduisent de nouvelles exigences relatives aux VZE, en vertu desquelles les fabricants et les importateurs devront prĂ©senter des documents dĂ©crivant leur production ou leur importation de VZE, leur contribution au dĂ©ploiement de bornes de recharge pour VZE ou les Ă©changes de points avec d’autres fabricants ou importateurs. Les coĂ»ts administratifs annualisĂ©s dĂ©coulant des exigences de dĂ©claration supplĂ©mentaires sont estimĂ©s Ă  125 000 $ par annĂ©e. Au cours de la pĂ©riode d’analyse, ces coĂ»ts d’administration sont estimĂ©s Ă  2,6 millions de dollars en valeur actualisĂ©e.

Les coĂ»ts de conformitĂ© liĂ©s Ă  la fabrication ou Ă  l’importation d’un plus grand nombre de VZE, de l’installation de bornes de recharge, et au respect des exigences administratives des modifications, s’élèvent Ă  54,1 milliards de dollars, comme il est indiquĂ© ci-dessous.

Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)

Avantages monĂ©tisĂ©s(coĂ»ts) Montant non actualisĂ© — 2024 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2024 Ă  2050 Montant annualisĂ©
CoĂ»ts des vĂ©hicules 783 228 15 575 752
CoĂ»t des bornes de recharge 2 956 1 502 38 539 1 861
Frais administratifs 0,1 0,1 0,1 2,6 0,1
CoĂ»t total des VZE 0,1 3 739 1 730 54 117 2 613

Ces coĂ»ts supplĂ©mentaires se rĂ©percuteraient sur les acheteurs de VZE, qui engageraient Ă©galement des coĂ»ts permanents pour recharger leur VZE plutĂ´t que de payer les coĂ»ts des combustibles fossiles pour leur vĂ©hicule conventionnel. Ces coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques sont abordĂ©s dans la section « Ă‰conomies d’énergie nettes Â» ci-après, car les rĂ©percussions de cette demande Ă©nergĂ©tique supplĂ©mentaire devraient constituer un avantage net pour les propriĂ©taires de VZE.

Le gouvernement du Canada ne devrait pas engager de coûts supplémentaires au-delà de ceux nécessaires pour aviser les parties prenantes des modifications. En effet, le cadre réglementaire actuel devrait rester le même et les politiques et les programmes de mise en œuvre, de conformité et d’application de la loi actuels devraient continuer de s’appliquer.

Avantages monétisés (et quantifiés)

Les principaux avantages estimés dans la présente analyse sont les économies d’énergie nettes réalisées par ceux qui achètent des VZE à la suite des modifications et la réduction des émissions de GES grâce à ces VZE qui permettra au Canada de respecter ses engagements internationaux visant à réduire les dommages à l’échelle mondiale causés par les changements climatiques. Les émissions de polluants atmosphériques devraient également diminuer, ce qui devrait présenter des avantages directs pour les Canadiens.

Économies d’énergie nettes

MĂŞme si les consommateurs devront supporter des coĂ»ts pour recharger leurs vĂ©hicules Ă©lectriques, les VZE n’ont pas besoin de carburants liquides conventionnels pour fonctionner (bien que les VEHR puissent utiliser Ă  la fois de l’électricitĂ© et des carburants liquides) et sont plus Ă©coĂ©nergĂ©tiques que les vĂ©hicules conventionnels Ă©quivalents. Le dĂ©partement de l’Énergie des États-Unis estime que les vĂ©hicules conventionnels perdent la majeure partie de l’énergie produite par le carburant qu’ils consomment dans des inefficacitĂ©s et des accessoires d’alimentation, et qu’ils n’utilisent que 12 % Ă  30 % de leur Ă©nergie provenant du carburant pour se dĂ©placerrĂ©fĂ©rence 28. Ă€ l’inverse, on estime que les VZE sont efficaces Ă  60 % Ă  73 % et, après avoir tenu compte du freinage par rĂ©cupĂ©ration, ce chiffre pourrait augmenter Ă  77 % Ă  100 % d’efficacitĂ©rĂ©fĂ©rence 29. Cette efficacitĂ© accrue est le principal moteur des Ă©conomies d’énergie associĂ©es Ă  la possession d’un VZE. Les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques associĂ©s Ă  la recharge des VZE sont estimĂ©s dans la prĂ©sente analyse au moyen du modèle E3MC du Ministère. Les VEB n’utilisent que de l’électricitĂ©, tandis que le modèle suppose que les VEHR fonctionnent avec leur batterie 65 % du temps, et avec de l’essence, les 35 % restants. Ce modèle fournit des projections de la hausse de la demande d’électricitĂ© associĂ©e Ă  une augmentation des ventes de VZE ainsi que des prĂ©visions du prix de l’électricitĂ©. Comme il est indiquĂ© dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2021, le prix de l’électricitĂ© varie au Canada, et les rĂ©sultats du modèle E3MC reflètent ces diffĂ©rences rĂ©gionales. De mĂŞme, le modèle E3MC permet de modĂ©liser la diminution de la demande en carburant liquide due Ă  une baisse des ventes de vĂ©hicules conventionnels selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, tandis que la valeur monĂ©tisĂ©e est obtenue en utilisant les projections des prix de carburant liquide du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence pour les mĂ©langes d’essence et de diesel. Les projections des prix des carburants liquides comprises dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sont Ă©clairĂ©es par les projections de la RĂ©gie de l’énergie du Canada. Cette analyse part du principe que toutes les charges sont effectuĂ©es Ă  domicile.

En valeur actualisĂ©e, l’augmentation totale du coĂ»t d’achat de l’électricitĂ© pour la pĂ©riode de l’analyse est estimĂ©e Ă  63,3 milliards de dollars. Cette augmentation devrait ĂŞtre compensĂ©e par les Ă©conomies de combustibles fossiles, qui sont estimĂ©es Ă  100,0 milliards de dollars. On estime donc que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient des Ă©conomies d’énergie nettes d’une valeur de 36,7 milliards de dollars pour la pĂ©riode de l’analyse.

Tableau 5 : CoĂ»ts (et Ă©conomies) d’énergie en millions de dollars
Impacts Ă©nergĂ©tiques monĂ©tisĂ©s Montant non actualisĂ© — 2024 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2024 Ă  2050
CoĂ»ts d’électricitĂ© 2 600 7 081 63 277
Économies de carburant (3 975) (11 563) (99 966)
Économies d’énergie nettes (1 375) (4 482) (36 689)

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires annuels associĂ©s Ă  l’achat d’un plus grand nombre de VZE et de bornes de recharge augmentent en fonction de la rigueur des modifications proposĂ©es de 2026 Ă  2035, puis chutent au cours des annĂ©es suivantes, Ă  mesure que le nombre de VZE de rĂ©fĂ©rence augmente annuellement, comme il est indiquĂ© Ă  la figure 3 ci-après. Entre-temps, les Ă©conomies d’énergie nettes augmentent avec le temps Ă  mesure que le parc de vĂ©hicules se renouvelle.

Figure 3 : CoĂ»ts annuels des VZE et Ă©conomies d’énergie nettes

Figure 3 : CoĂ»ts annuels des VZE et Ă©conomies d’énergie nettes – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 3 : CoĂ»ts annuels des VZE et Ă©conomies d’Ă©nergie

La figure 3 illustre un graphique Ă  barres, l'axe des y reprĂ©sentant le coĂ»t estimĂ© des VZE et de leurs chargeurs (indiquĂ©s par des valeurs positives) et les Ă©conomies d'Ă©nergie nettes associĂ©es Ă  l'adoption accrue des VZE (dĂ©signĂ©es par des valeurs nĂ©gatives), allant de 6 milliards de dollars nĂ©gatifs Ă  positif de 6 milliards de dollars. L'axe des x reprĂ©sente l'annĂ©e de 2026 Ă  2050. Les coĂ»ts des VZE et de leurs chargeurs commencent Ă  environ 500 millions de dollars en 2026, diminuent lĂ©gèrement en 2027, puis augmentent rĂ©gulièrement jusqu'en 2033, oĂą ils culminent Ă  environ 4,7 milliards de dollars. Après ce point, les coĂ»ts diminuent continuellement d’annĂ©e en annĂ©e jusqu’en 2050, date Ă  laquelle ils s’Ă©lèveront Ă  environ 1,7 milliard de dollars. Les Ă©conomies nettes d’Ă©nergie sont proches de zĂ©ro en 2026, mais augmentent rĂ©gulièrement au fil du temps jusqu’Ă  atteindre un sommet en 2049 autour de 4,7 milliards de dollars, puis une lĂ©gère baisse en 2050.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Les modifications aideront le Canada Ă  respecter ses engagements en matière de climat en rĂ©duisant les Ă©missions d’échappement des automobiles et des camions lĂ©gers. Les VEB ne produisent aucune Ă©mission de GES lorsqu’ils sont en marche, tandis que les VEHR en produisent moins; le modèle suppose qu’ils fonctionnent Ă  batterie 65 % du temps, et Ă  l’essence les 35 % restants. Selon ces projections, on estime qu’au cours de la pĂ©riode de l’analyse (de 2024 Ă  2050), les modifications rĂ©duiront les Ă©missions de GES d’environ 362 Mt par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. La figure 4 ci-dessous prĂ©sente les rĂ©ductions annuelles de GES pour la pĂ©riode 2026 Ă  2050, les annĂ©es de l’analyse au cours desquelles les exigences relatives aux VZE sont en vigueur et les rĂ©ductions progressives des Ă©missions de GES prĂ©vues.

Figure 4 : RĂ©ductions annuelles supplĂ©mentaires de GES en mĂ©gatonnes (Mt)

Figure 4 : RĂ©ductions annuelles supplĂ©mentaires de GES en mĂ©gatonnes (Mt) – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 4: Réductions annuelles supplémentaires de GES en mégatonnes (Mt)

La figure 4 illustre un graphique Ă  barres reprĂ©sentant les rĂ©ductions supplĂ©mentaires annuelles de GES, l'axe des y reprĂ©sentant les rĂ©ductions des Ă©missions de GES en mĂ©gatonnes de zĂ©ro Ă  30 mĂ©gatonnes d'Ă©quivalent dioxyde de carbone, et l'axe des x reprĂ©sentant l'annĂ©e de 2026 Ă  2050. RĂ©ductions des Ă©missions de GES commence près de zĂ©ro en 2026, augmente lentement d’annĂ©e en annĂ©e, pour atteindre cinq mĂ©gatonnes en 2032 et 25 mĂ©gatonnes en 2045. Les rĂ©ductions des Ă©missions de GES continuent d’augmenter jusqu’Ă  atteindre un sommet en 2049 autour de 28 mĂ©gatonnes, puis diminuent lĂ©gèrement en 2050.

Pour attribuer une valeur monĂ©tisĂ©e Ă  ces avantages, nous avons multipliĂ© la quantitĂ© des Ă©missions de GES Ă©vitĂ©es chaque annĂ©e par le coĂ»t social du carbone (CSC) tirĂ© du barème du Ministère. En novembre 2022, l’EPA des États-Unis a publiĂ© son rapport provisoire sur le coĂ»t social des GESrĂ©fĂ©rence 30 (le rapport provisoire de l’EPA des États-Unis), dans lequel les mĂ©thodologies et les valeurs du coĂ»t social des gaz Ă  effet de serre (CS-GES) ont Ă©tĂ© mises Ă  jour et prĂ©sentĂ©es pour le CO2, le CH4 et le N2O. En avril 2023, le Ministère a publiĂ© une Ă©bauche de lignes directrices sur le CS-GES pour le CanadarĂ©fĂ©rence 31, en harmonie avec les valeurs de ce coĂ»t social proposĂ©es par l’EPA des États-Unis. La nouvelle valeur du coĂ»t social du carbone utilisĂ©e dans cette analyse et exprimĂ©e en dollars constants de 2022 est de 298 $ en 2026 et augmente Ă  427 $ en 2050.

Au cours de la pĂ©riode de l’analyse, les avantages monĂ©tisĂ©s cumulatifs de la rĂ©duction des Ă©missions de GES dĂ©coulant de la transition vers les VZE s’élèveraient Ă  96,1 milliards de dollars en valeur actualisĂ©e pour un horizon de 27 ans.

Tableau 6 : Total des avantages pĂ©cuniaires en million de dollars
Impacts monĂ©tisĂ©s Montant non actualisĂ© — 2024 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2024 Ă  2050 Montant annualisĂ©
Avantages liĂ©s aux GES 3 491 11 843 96 070 4 640
Économies d’énergie nettes 1 375 4 482 36 689 1 772
Total des avantages 4 866 16 325 132 759 6 411
Réduction de la pollution atmosphérique

Les vĂ©hicules routiers sont une source importante d’exposition Ă  la pollution atmosphĂ©rique. Près de la moitiĂ© des Canadiens vivent Ă  proximitĂ© de routes Ă  forte circulation. Les personnes Ă  faible statut socioĂ©conomique sont plus susceptibles de vivre dans ces secteurs que les Canadiens plus riches. De plus, environ 50 % des Ă©coles et des Ă©tablissements de soins de longue durĂ©e au Canada sont situĂ©s Ă  proximitĂ© de routes Ă  forte circulationrĂ©fĂ©rence 32. La pollution atmosphĂ©rique causĂ©e par les vĂ©hicules routiers augmente le risque d’asthme et de leucĂ©mie chez les enfants et de cancer du poumon chez les adultesrĂ©fĂ©rence 33,rĂ©fĂ©rence 34. L’analyse de SantĂ© Canada indique que, dans l’ensemble, les Ă©missions de tous les vĂ©hicules routiers au Canada contribuent Ă  environ 1 200 dĂ©cès prĂ©maturĂ©s et Ă  des millions de problèmes de santĂ© non mortels chaque annĂ©e, ce qui correspond Ă  une valeur Ă©conomique totale d’environ 9,5 milliards de dollars par annĂ©e. Les Ă©missions des vĂ©hicules lĂ©gers contribuent plus particulièrement Ă  environ 37 % du fardeau pour la santĂ© associĂ©e Ă  la pollution de l’air par les vĂ©hicules routiersrĂ©fĂ©rence 35. Les enfants, les personnes âgĂ©es, les personnes ayant des problèmes de santĂ© sous-jacents et celles vivant dans des zones d’exposition Ă©levĂ©e sont des populations qui peuvent ĂŞtre touchĂ©es de manière disproportionnĂ©e par les effets nĂ©fastes de la pollution atmosphĂ©rique.

Les vĂ©hicules lĂ©gers visĂ©s par les modifications sont une source importante d’émissions de polluants atmosphĂ©riques, dont les particules fines (PM2,5), les oxydes d’azote (NOx), les composĂ©s organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO) et d’autres substances toxiques. Ces Ă©missions contribuent Ă©galement aux concentrations ambiantes de polluants secondaires prĂ©occupants pour la santĂ©, dont les PM2,5 et l’ozone (deux composantes principales du smog). Les VZE donnent une occasion de lutter contre la pollution atmosphĂ©rique liĂ©e Ă  la circulation, en offrant des avantages immĂ©diats et locaux pour la santĂ© de la population canadienne, et ces avantages s’accumuleront Ă  l’avenir pour toute la durĂ©e de vie des VZE. Le tableau 7 ci-dessous prĂ©sente les rĂ©ductions estimĂ©es de certains polluants attribuables aux modifications.

Tableau 7 : RĂ©ductions en pourcentage des Ă©missions de certains polluants atmosphĂ©riques pour des annĂ©es choisies
Type de polluants atmosphériques 2024 2035 2050
Particules fines (PM2,5) 10 % 36 %
Oxydes d’azote 11 % 50 %
ComposĂ©s organiques volatils 13 % 61 %
Monoxyde de carbone 16 % 68 %

À mesure que les objectifs annuels en matière de VZE seront atteints, le parc de véhicules routiers se renouvellera, ce qui entraînera une réduction accrue des polluants atmosphériques dans les dernières années de l’analyse. Compte tenu de la nature et de l’ampleur de ces réductions, les modifications devraient bénéficier directement de nombreux Canadiens, dont les populations les plus exposées et qui peuvent être touchées de manière disproportionnée par la pollution atmosphérique due aux véhicules routiers.

Effets qualitatifs

L’analyse n’a permis que de quantifier certains effets et d’attribuer une valeur monétisée à ceux qui sont les plus susceptibles de contribuer à l’effet net dans l’analyse coûts-avantages. Les autres effets sont évalués de façon qualitative ci-dessous.

Économies de coûts d’entretien

Les modifications devraient permettre aux consommateurs de rĂ©aliser des Ă©conomies de coĂ»ts d’entretien, car les vĂ©hicules entièrement Ă©lectriques (VE) ont moins de pièces mobiles que les vĂ©hicules conventionnels, ne nĂ©cessitent pas de vidange d’huile ni de mise au point du moteur et ne contiennent ni bougies d’allumage ni filtres Ă  air pour moteur qui peuvent gĂ©nĂ©ralement nĂ©cessiter un remplacement. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par le dĂ©partement amĂ©ricain de l’Énergie a permis d’estimer que le fait de possĂ©der un vĂ©hicule Ă©lectrique entraĂ®ne une Ă©conomie de deux cents par kilomètre parcouru pour l’entretienrĂ©fĂ©rence 36, soit une Ă©conomie de 300 $ par an pour un vĂ©hicule parcourant 15 000 kilomètres par anrĂ©fĂ©rence 37.

Impacts sur le temps de ravitaillement

Une Ă©tude de la documentation rĂ©alisĂ©e par la National Academy of Sciences a rĂ©vĂ©lĂ© qu’environ 80 % de toutes les recharges sont effectuĂ©es Ă  domicilerĂ©fĂ©rence 38. Bien que la recharge d’un VZE prenne plus de temps que le ravitaillement d’un vĂ©hicule conventionnel, les consommateurs qui rechargent leur VZE la nuit Ă  la maison gagneraient du temps puisqu’ils n’ont pas Ă  s’arrĂŞter Ă  une station-service. Cependant, les personnes qui ne rechargent pas leur VZE Ă  domicile pourraient connaĂ®tre une augmentation du temps de ravitaillement, car mĂŞme les bornes de recharge les plus rapides dĂ©passent le temps moyen de ravitaillement en carburant des vĂ©hicules conventionnels. Cette Ă©valuation ne tient pas compte de la frĂ©quence du ravitaillement, qui peut ĂŞtre plus Ă©levĂ©e avec les VEB de faible autonomie, et les VEHR qui fonctionnent Ă  l’essence et Ă  l’électricitĂ©. L’analyse n’est pas en mesure de fournir une estimation fiable des incidences nettes sur le temps de ravitaillement en carburant.

Infrastructures plus accessibles au public

Les modifications apportent la certitude rĂ©glementaire que le marchĂ© Ă©volue vers plus de VZE, ce qui devrait inciter une augmentation des investissements privĂ©s dans les infrastructures de recharge publiques. Les bornes de recharge rapide Ă  courant continu peuvent recharger un VE en 30 minutes environrĂ©fĂ©rence 39, ce qui est considĂ©rablement plus long que le temps de ravitaillement moyen d’un vĂ©hicule conventionnel. Diverses entreprises peuvent choisir de tirer profit de l’occasion pour augmenter la circulation de piĂ©tons dans leurs Ă©tablissements en investissant dans les infrastructures de recharge. Ces investissements accrus dans les infrastructures de recharge accessibles au public profiteraient Ă©galement aux conducteurs canadiens, car ils permettraient que les bornes de recharge de VZE soient plus facilement accessibles et mieux situĂ©es.

Effet de rebond (véhicules conduits plus souvent en raison des avantages liés aux coûts d’exploitation réduits)

Les modifications gĂ©nĂ©reront des Ă©conomies d’énergie, dont certaines devraient servir Ă  accroĂ®tre la conduite. Ce phĂ©nomène est appelĂ© « effet de rebond Â» et correspond Ă  l’élasticitĂ©-prix des kilomètres parcourus par rapport au coĂ»t du carburant par kilomètre. Des travaux de recherche universitaire menĂ©s aux États-Unis sur les dĂ©placements de vĂ©hicules lĂ©gers entre 1966 et 2007 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le prix de l’essence a un effet statistiquement significatif sur la distance parcouruerĂ©fĂ©rence 40. Comme le coĂ»t de l’électricitĂ© pour conduire un VZE est moins Ă©levĂ© que celui de l’essence ou du diesel pour un vĂ©hicule conventionnel, les consommateurs pourraient parcourir plus de kilomètres et encore Ă©conomiser de l’argent.

Augmentation de la congestion, des accidents et du bruit

Comme il est mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les Ă©conomies d’énergie peuvent encourager les consommateurs Ă  conduire davantage, un phĂ©nomène appelĂ© « effet de rebond Â». Par consĂ©quent, les vĂ©hicules peuvent passer plus de temps sur la route, ce qui augmenterait les effets externes nĂ©gatifs liĂ©s Ă  la conduite, comme la congestion routière, les accidents de la route et le bruit. Bien que les VZE soient plus silencieux que leurs homologues conventionnels, l’augmentation du nombre de vĂ©hicules sur la route pourrait entraĂ®ner une hausse des autres bruits associĂ©s aux vĂ©hicules, comme ceux des klaxons. Non seulement le temps supplĂ©mentaire passĂ© Ă  conduire pourrait causer plus d’accidents, mais les accidents pourraient Ă©galement devenir plus mortels. Les VZE tendent Ă  ĂŞtre plus lourds que les vĂ©hicules conventionnels en raison du poids des batteries Ă  bord, et des Ă©tudes ont montrĂ© que le taux de mortalitĂ© par accident augmente Ă  mesure que le diffĂ©rentiel de poids entre les vĂ©hicules augmenterĂ©fĂ©rence 41.

Impacts sur le bien-être des consommateurs liés au choix du véhicule

Les modifications devraient entraîner une perte de choix pour les consommateurs qui préfèrent les véhicules non VZE, car ces véhicules finiront par être progressivement retirés du marché des véhicules légers. De plus, les VZE devraient généralement coûter plus cher que les véhicules conventionnels, et cette augmentation du prix des véhicules pourrait entraîner une réduction de la quantité de véhicules achetés.

Par ailleurs, le nombre total de VZE, ainsi que la variété des modèles de VZE disponibles à la vente au Canada, devraient augmenter à la suite des modifications. On peut s’attendre à ce que cela ait un impact positif sur le bien-être des consommateurs pour les Canadiens désireux d’acheter un VZE, qui sont actuellement confrontés à un choix plus limité de véhicules. L’ampleur de ces effets sur le bien-être des consommateurs est difficile à estimer, mais les pertes ne devraient pas être importantes, surtout si l’on tient compte de la manière dont les consommateurs évaluent les économies d’énergie.

État de préparation du réseau accru

Les modifications augmenteront le nombre de VZE sur la route et, par consĂ©quent, la demande sur le rĂ©seau Ă©lectrique. Une forte augmentation de la demande d’électricitĂ©, particulièrement en pĂ©riode de pointe, pourrait entraĂ®ner une hausse du prix de l’électricitĂ©. Cette hausse ne devrait cependant pas ĂŞtre importante, car les modifications ne devraient augmenter que la demande d’électricitĂ© relative aux VZE en tant que pourcentage de la demande d’électricitĂ© globale, et la faire passer de 2,4 % selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence Ă  5,0 % selon le scĂ©nario rĂ©glementaire en 2035. D’ici 2050, la demande d’électricitĂ© relative aux VZE devrait passer de 5,2 % Ă  9,5 % de la demande d’électricitĂ© globale au Canada. Cela reprĂ©sente une augmentation de la demande globale de 4,3 % d’ici 2050. En outre, la demande d’électricitĂ© provenant d’un parc de bornes de recharge public pourrait dĂ©passer la capacitĂ© de pointe d’un transformateur de circuit d’alimentation rĂ©sidentiel et il va falloir investir pour augmenter la charge de pointe en kilowattheures. Or, la recharge devrait en grande partie ĂŞtre effectuĂ©e la nuit, en dehors des heures de pointe, par la plupart des consommateurs qui investissent dans une borne de recharge Ă  domicile. Cette Ă©volution sera probablement encouragĂ©e par les compagnies d’électricitĂ© qui continueront Ă  baisser le prix de l’électricitĂ© en dehors des heures de pointe afin d’attĂ©nuer la demande sur le rĂ©seau.

Fiabilité de la chaîne d’approvisionnement en batteries

Récemment, les défis mondiaux de la chaîne d’approvisionnement ont affecté la capacité des fabricants et des importateurs de véhicules à répondre à la demande croissante de VZE. Les modifications, ainsi que des mesures réglementaires similaires dans d’autres administrations, augmenteraient encore la demande de batteries de grande taille. Si la production et l’acquisition de batteries continuent d’être dépassées par la demande de véhicules électriques, cela pourrait entraîner une augmentation des coûts des véhicules qui entraînerait des répercussions négatives sur les consommateurs.

Coûts du perfectionnement des mécaniciens

Les mécaniciens devront probablement engager des frais pour moderniser leurs ateliers et investir dans la formation pour entretenir les VZE. Ces frais seront probablement transférés en grande partie aux consommateurs par l’entremise d’une augmentation des coûts d’entretien. En outre, les mécaniciens pourraient subir une baisse de la demande liée à l’adoption accrue des VZE, car ils nécessitent moins d’entretien.

Stations-service

Les stations-service dotées de dépanneurs pourraient connaître une baisse de la circulation de piétons dans leurs magasins et, par conséquent, faire moins de profits par la vente de carburant et de biens de consommation courante. Bien que les stations-service qui investissent dans la transition vers des infrastructures de recharge puissent conserver certaines de ces ventes, elles connaîtront une concurrence accrue puisque les bornes de recharge peuvent être installées n’importe où et que de nombreux conducteurs devraient recharger leur véhicule à domicile.

Répercussions routières

Les VZE sont généralement plus lourds que les véhicules conventionnels en raison de la taille des batteries utilisées pour les alimenter. Ce poids supplémentaire, combiné à une éventuelle augmentation de la conduite associée à l’effet de rebond, pourrait entraîner une augmentation de l’usure des routes. Une étude visant à quantifier l’incidence des VZE sur l’entretien des routes a révélé que, bien que les VEB lourds comme les autobus et les poids lourds aient eu une incidence mesurable sur l’usure des routes, celle des véhicules plus petits a été jugée négligeableréférence 42.

Émissions en amont

Les modifications devraient entraîner une augmentation de la demande de batteries et d’électricité, ce qui devrait accroître les émissions de GES liées à l’exploitation minière et à la production d’électricité. Les modifications devraient également réduire la demande de combustibles liquides et les émissions en amont liées à leur extraction et à leur production. Bien que cette analyse ne permette pas de quantifier les retombées des émissions en amont, une étude portant sur trois régions du Canada dont la production d’électricité comporte diverses intensités de carbone a révélé que les véhicules électriques rechargeables émettent considérablement moins de GES du puits à la roue, même dans les régions où les secteurs de l’électricité ont une intensité de carbone relativement plus élevéeréférence 43.

Résumé des résultats quantifiés et monétisés de l’analyse coûts-avantages (ACA)

Selon les estimations pour 2024 Ă  2050, les modifications devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles de 54,1 milliards de dollars pour les consommateurs qui passent aux VZE Ă  la suite de celles-ci. Ces mĂŞmes consommateurs devraient rĂ©aliser des Ă©conomies nettes d’énergie de 36,7 milliards de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de GES attribuables aux modifications sont Ă©galement estimĂ©es Ă  362 Mt, soit 96,1 milliards de dollars en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Ces rĂ©ductions des Ă©missions de GES aideront le Canada Ă  atteindre ses cibles internationales de rĂ©duction des Ă©missions de GES pour 2030 et 2050. Les avantages totaux des modifications sont ainsi estimĂ©s Ă  132,8 milliards de dollars, et les avantages nets, Ă  78,6 milliards de dollars, comme il est illustrĂ© ci-dessous.

Les modifications devraient Ă©galement rĂ©duire les Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques au fil du temps. En 2050, on estime que les particules atmosphĂ©riques 2,5 provenant des vĂ©hicules lĂ©gers seront rĂ©duites de 36 %, les oxydes d’azote de 50 %, les composĂ©s organiques volatils de 61 % et le monoxyde de carbone de 68 % (voir le tableau 7 ci-dessus). La valeur de ces amĂ©liorations Ă  la qualitĂ© de l’air n’est pas monĂ©tisĂ©e dans la prĂ©sente analyse.

Tableau 8 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)

Impacts monĂ©tisĂ©s Montant non actualisĂ© — 2024 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
Total des avantages 4 866 16 325 132 759 6 411
CoĂ»t total des VZE 0,1 3 739 1 730 54 117 2 613
Total des avantages nets (coĂ»ts) (0,1) 1 127 14 595 78 642 3 798
Analyse de sensibilité

Les résultats monétisés de l’analyse coûts-avantages reposent sur une estimation de paramètres clés, mais les valeurs réelles pourraient être plus élevées ou faibles à celles estimées. Pour tenir compte de cette incertitude, des analyses de sensibilité ont été effectuées pour évaluer les effets d’estimations plus élevées ou faibles des paramètres sur les répercussions estimées des modifications. Dans chaque scénario, les estimations des paramètres varient de manière isolée et, en tant que telles, ne capturent pas la séquence causale potentielle que des estimations supérieures ou inférieures pourraient avoir sur d’autres facteurs, tels que la demande. De plus, une analyse d’attribution a été effectuée à l’aide d’un autre scénario de référence où les effets d’interaction d’une future politique sur la moyenne des émissions de GES du parc sont pris en compte.

Incertitude dans les estimations des paramètres

CoĂ»t des carburants : Les projections liĂ©es aux coĂ»ts de l’éthanol, de l’essence et du diesel utilisĂ©s dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC du Ministère. Si les coĂ»ts rĂ©els des carburants liquides dans l’avenir sont plus Ă©levĂ©s ou faibles que prĂ©vu, les Ă©conomies en carburant seraient touchĂ©es de manière proportionnelle. Une analyse de sensibilitĂ© tenant compte de l’incidence qu’auraient des prix du carburant 50 % plus Ă©levĂ©s ou faibles que les valeurs prĂ©vues sur l’effet net des modifications a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Les rĂ©sultats de cette analyse montrent qu’une baisse de 50 % du coĂ»t des carburants liquides donnerait lieu Ă  un avantage net des modifications Ă©gal Ă  28,7 milliards de dollars, et qu’une augmentation de 50 % du coĂ»t des carburants liquides se traduirait par un avantage net de 128,6 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t de l’électricitĂ© : Comme pour les carburants, les projections liĂ©es aux coĂ»ts de l’électricitĂ© utilisĂ©e dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC du Ministère. Le prix de l’électricitĂ© pourrait fluctuer en raison d’une forte pression exercĂ©e sur le rĂ©seau Ă©lectrique. De plus, les consommateurs pourraient se retrouver devant des coĂ»ts d’électricitĂ© plus Ă©levĂ©s si des supplĂ©ments sont appliquĂ©s aux bornes de recharge publiques. D’autre part, plusieurs consommateurs pourraient bĂ©nĂ©ficier des tarifs de pointe, rĂ©duisant ainsi le coĂ»t de recharge d’un VE. Si la possibilitĂ© d’une augmentation ou d’une baisse de 50 % des coĂ»ts prĂ©vus de l’électricitĂ© est considĂ©rĂ©e, une gamme d’avantages nets allant de 47,0 Ă  110,3 milliards de dollars est obtenue. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Infrastructure de recharge : Le scĂ©nario central prĂ©sume que 80 % des VZE sont achetĂ©s en mĂŞme temps que l’équipement de recharge. Cette hypothèse provient d’un rapport de la NAS dont les donnĂ©es indiquent qu’il y a environ quatre bornes de recharge Ă  domicile pour cinq VZE aux États-Unis. Il est probable que la proportion de VZE achetĂ©s en mĂŞme temps qu’une borne de recharge baisse au fil du temps au fur et Ă  mesure que les consommateurs commenceront Ă  remplacer leurs VZE plutĂ´t que de remplacer des vĂ©hicules conventionnels. Cela donnerait lieu Ă  des coĂ»ts plus faibles que ceux estimĂ©s dans le scĂ©nario central. Par ailleurs, les coĂ»ts des bornes de recharge varient et pourraient donc ĂŞtre plus Ă©levĂ©s que ceux estimĂ©s dans le scĂ©nario central. Une analyse de sensibilitĂ© explorant un scĂ©nario dans lequel les coĂ»ts associĂ©s aux bornes de recharge sont 50 % plus Ă©levĂ©s et 50 % plus faibles que ce qu’estime le scĂ©nario central a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Cela donnerait lieu Ă  une gamme d’avantages nets allant de 59,4 Ă  97,9 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t des vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission classĂ©s comme des camions lĂ©gers : Les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie ont une puissance limitĂ©e, et toute pression supplĂ©mentaire exercĂ©e sur la batterie enlèvera de la puissance Ă  la propulsion du vĂ©hicule et diminuera son autonomie. Le scĂ©nario central prĂ©sume que les consommateurs ayant des besoins en matière de remorquage opteront pour un VEHR dotĂ© d’un ensemble de remorquage et non pour un VEB puisque l’ajout d’un ensemble de remorquage Ă  un VEB prĂ©sente un coĂ»t de fabrication considĂ©rablement plus Ă©levĂ© par rapport Ă  ce qui se trouve du cĂ´tĂ© des VEHR. Il est estimĂ© que la diffĂ©rence de coĂ»ts de fabrication supplĂ©mentaires entre un VEB et un VEHR pour l’ensemble de remorquage s’élèvera Ă  environ 17 250 $ en 2026. Par consĂ©quent, dans l’analyse du scĂ©nario central, il a Ă©tĂ© prĂ©sumĂ© que les VEB classĂ©s comme des camions lĂ©gers n’étaient pas dotĂ©s d’un ensemble de remorquage. L’ajout de l’ensemble de remorquage aux camions VEB augmenterait le coĂ»t total des vĂ©hicules de 72,8 milliards de dollars, pour un avantage net de 5,8 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t de base des VZE : Le scĂ©nario central utilise les estimations des coĂ»ts du CARB, mais divers facteurs peuvent agir sur les futurs coĂ»ts associĂ©s Ă  la production de batteries pour les VZE. Par exemple, des avancĂ©es technologiques plus rapides ou grandes que prĂ©vu et des Ă©conomies d’échelle pourraient donner lieu Ă  des coĂ»ts moins Ă©levĂ©s que ce qu’indiquent les projections. Un article rĂ©cent de Goldman Sachs prĂ©voit que les prix de batteries pour les VE chuteront plus rapidement que leur analyse prĂ©cĂ©dente, l’auteur s’attendant Ă  une baisse de 40 % des prix des batteries en 2025 par rapport aux niveaux de 2022, alors que leurs prĂ©visions prĂ©cĂ©dentes prĂ©voyaient une baisse de 33 %rĂ©fĂ©rence 44. De mĂŞme, une demande mondiale accrue ou un accès rĂ©duit aux minĂ©raux pourraient faire augmenter les coĂ»ts des batteries par rapport aux prĂ©visions actuelles. Pour tenir compte de ces incertitudes, une analyse de sensibilitĂ© tenant compte de la manière dont l’incidence nette des modifications pourrait ĂŞtre touchĂ©e par des coĂ»ts des VZE 50 % plus Ă©levĂ©s ou faibles que ce qui est utilisĂ© dans le scĂ©nario central a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Cette variation possible des coĂ»ts initiaux des vĂ©hicules donnerait lieu Ă  une gamme d’avantages nets allant de 70,9 Ă  86,4 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Taux d’actualisation : Le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementationrĂ©fĂ©rence 45 indique qu’un taux d’actualisation rĂ©el de 7 % devrait ĂŞtre utilisĂ© pour la plupart des analyses coĂ»ts-avantages. Pour certaines propositions de rĂ©glementation, comme celles qui portent sur la santĂ© humaine ou les biens et services environnementaux, les lignes directrices indiquent qu’il est plus appropriĂ© d’utiliser un taux d’actualisation social. Le scĂ©nario central prĂ©sentĂ© au tableau 8 utilise un taux d’actualisation social de 2 %, mais une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e d’après le taux d’actualisation rĂ©el de 7 % pour comparer les estimations. L’utilisation du taux d’actualisation plus Ă©levĂ© donne lieu Ă  une valeur actualisĂ©e nette globale de 26,3 milliards de dollars; la conclusion indiquant un avantage net n’est donc pas sensible au taux de rechange.

Tableau 9 : RĂ©sumĂ© des analyses de sensibilitĂ©
Variable Scénario de l’analyse de sensibilité Valeur actualisée nette totale (en milliards de dollars)
ScĂ©nario central ( 2024 Ă  2050) s. o. 78,6
Des prix plus Ă©levĂ©s des carburants liquides augmenteraient les Ă©conomies d’énergie nettes. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 128,6
Des prix plus faibles des carburants liquides rĂ©duiraient les Ă©conomies d’énergie nettes. Plus faibles (50 %) 28,7
Des prix de l’électricitĂ© plus Ă©levĂ©s augmenteraient les Ă©conomies d’énergie nettes. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 47,0
Des prix de l’électricitĂ© plus faibles diminueraient les Ă©conomies d’énergie nettes. Plus faibles (50 %) 110,3
Des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s pour les bornes de recharge Ă  domicile rĂ©duiraient les avantages gĂ©nĂ©raux nets des modifications. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 59,4
Des coĂ»ts plus faibles pour les bornes de recharge Ă  domicile augmenteraient les avantages gĂ©nĂ©raux nets des modifications. Plus faibles (50 %) 97,9
La fabrication de VEB classés comme des camions légers dotés d’un ensemble de remorquage augmenterait les coûts des VZE et donnerait lieu à un coût net. Inclusion d’un ensemble de remorquage 5,8
Des prix plus Ă©levĂ©s pour les VZE (excluant l’infrastructure de recharge rĂ©sidentielle) rĂ©duiraient les avantages nets. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 70,9
Des prix plus faibles pour les VZE (excluant l’infrastructure de recharge rĂ©sidentielle) augmenteraient les avantages nets. Plus faibles (50 %) 86,4
Un taux d’actualisation plus Ă©levĂ© rĂ©duirait la valeur actualisĂ©e des avantages nets. 7 % 26,3

Dans tous les scénarios présentés ci-dessus, l’analyse permet de conclure que les modifications donneraient quand même lieu à des avantages nets.

Analyse des attributions

Dans l’analyse du scĂ©nario central, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence tient compte des politiques actuelles qui ont Ă©tĂ© finalisĂ©es au Canada. MĂŞme si le Canada a une longue histoire d’harmonisation et s’est engagĂ© Ă  s’aligner sur les normes d’émissions de GES les plus strictes en AmĂ©rique du Nord, l’avis de proposition de règlement de l’EPA n’est pas encore finalisĂ© aux États-Unis et n’a pas Ă©tĂ© adoptĂ© dans la rĂ©glementation canadienne. Par consĂ©quent, les normes moyennes d’émissions de GES proposĂ©es pour le parc Ă©noncĂ© dans l’APR n’ont pas Ă©tĂ© incluses dans le scĂ©nario central. L’APR propose de nouvelles normes moyennes de GES pour les parcs qui augmenteront au cours des annĂ©es de modèle 2027 Ă  2032. Bien que ces normes n’imposent pas de technologie de conformitĂ© en particulier, l’analyse de l’EPA montre que les VEB sont probablement l’option de conformitĂ© la plus rentable et a conclu que si les VEB sont utilisĂ©s comme technologie de conformitĂ© de choix, le dĂ©ploiement des VEB dans le cadre de l’option recommandĂ©e atteindrait environ 60 %, en 2030, et 67 %, en 2032.

Une analyse alternative a Ă©tĂ© effectuĂ©e Ă  l’aide d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ajustĂ© qui correspond Ă  l’option recommandĂ©e dans l’APR. Cette analyse suppose que le dĂ©ploiement de VZE induit par les normes moyennes d’émissions de GES proposĂ©es pour le parc après 2026 au Canada sera Ă©gal Ă  celui des États-Unis, et maintient la pĂ©nĂ©tration des VZE constante après 2032. Le scĂ©nario rĂ©glementaire reflète les objectifs de vente de VZE d’annĂ©e en annĂ©e, Ă  l’exception des annĂ©es 2027 Ă  2029 oĂą le scĂ©nario rĂ©glementaire tient compte de la pĂ©nĂ©tration estimĂ©e des VZE dans le cadre de l’APR puisque celui-ci prĂ©voit plus de ventes de VZE que le mandat de vente de VZE du Canada au cours de ces annĂ©es. Ces scĂ©narios sont prĂ©sentĂ©s dans la figure 5 ci-dessous.

Figure 5 : Part annuelle prĂ©vue des ventes de VZE selon un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire alternatif

Figure 5 : Part annuelle prĂ©vue des ventes de VZE selon un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire alternatif  – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 5 : Part annuelle projetée des ventes de VZE en utilisant un scénario de référence et réglementaire alternatif

La figure 5 est un graphique linĂ©aire qui illustre les ventes annuelles de VZE en proportion des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers dans un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ajustĂ© qui correspond Ă  l'option recommandĂ©e dans le NPRM et au scĂ©nario rĂ©glementaire. L'axe des y reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de zĂ©ro Ă  100 %. L'axe des X reprĂ©sente l'annĂ©e, allant de 2026 Ă  2050. Il y a deux lignes sur ce graphique. La première ligne illustre la trajectoire attendue de la part des VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ajustĂ©. Cette ligne commence Ă  un peu moins de 20 % et prĂ©sente une pente positive jusqu'en 2032 oĂą elle atteint 67 %, puis s'aplatit jusqu'en 2050. La deuxième ligne reprĂ©sente la trajectoire de la part des VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire et suit les rigueurs annuelles comme indiquĂ© dans le tableau 1, Ă  l'exception des annĂ©es 2027 Ă  2029, oĂą le scĂ©nario rĂ©glementaire reflète la pĂ©nĂ©tration estimĂ©e des VZE dans le cadre du NPRM, car le NPRM fournit plus de VZE que le mandat de vente de VZE au Canada au cours de ces annĂ©es. Cette ligne commence Ă  20 % en 2026, puis suit la première ligne jusqu’en 2030, après quoi elle augmente plus rapidement que le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ajustĂ©, pour atteindre 100 % en 2035, puis s’aplatit jusqu’en 2050.

Le scĂ©nario central attribue toute adoption des VZE au-delĂ  du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence au mandat de vente de VZE, et peut donc ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une estimation d’attribution complète. Entre-temps, l’analyse alternative offre une perspective diffĂ©rente, montrant une estimation d’attribution partielle de l’impact des modifications dans un scĂ©nario dans lequel un alignement rĂ©glementaire futur potentiel avec l’APR fait partie du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et oĂą le dĂ©ploiement des VZE est utilisĂ© comme option de conformitĂ©. Les rĂ©sultats de cette analyse sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau 10 ci-dessous.

Tableau 10 : Comparaison des coĂ»ts et des avantages monĂ©tisĂ©s selon un scĂ©nario alternatif (en millions de dollars)

Selon les estimations pour 2024 Ă  2050, les modifications relatives aux VZE dans le scĂ©nario alternatif devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge Ă  domicile de 45,1 milliards de dollars pour les consommateurs qui passent aux VZE Ă  la suite des modifications. Ces mĂŞmes consommateurs devraient rĂ©aliser des Ă©conomies nettes d’énergie de 15,2 milliards de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de GES attribuables aux modifications sont Ă©galement estimĂ©es Ă  171 Mt, ce qui reprĂ©sente 42,5 milliards de dollars en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Ces rĂ©ductions des Ă©missions de GES aideront le Canada Ă  atteindre ses cibles internationales de rĂ©duction des Ă©missions de GES pour 2030 et 2050. Les modifications selon le scĂ©nario alternatif devraient donc gĂ©nĂ©rer des avantages totaux de 60,3 milliards de dollars, et les avantages nets de 17,9 milliards de dollars, comme il est illustrĂ© ci-dessous.

Impacts monétisés Scénario central (attribution complète) Scénario alternatif (attribution partielle)
Avantages liĂ©s aux GES ($) 96 070 45 129
Économies d’énergie nettes 36 689 15 194
CoĂ»t total des VZE 54 117 42 466
Total des avantages nets 78 642 17 856
Limites de l’analyse

Le scĂ©nario central n’a pas fourni d’estimation de l’incidence des politiques annoncĂ©es après le milieu de 2021 lorsque le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence a Ă©tĂ© finalisĂ©. Par consĂ©quent, le scĂ©nario rĂ©glementaire peut attribuer certaines des rĂ©percussions supplĂ©mentaires aux modifications qui pourraient se produire dans un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence actualisĂ©. Des politiques complĂ©mentaires qui, par exemple, augmentent l’infrastructure des VZE, pourraient amener plus de consommateurs Ă  prĂ©fĂ©rer les VZE. Le resserrement potentiel des normes moyennes d’émissions de GES du Règlement devrait Ă©galement amener les entreprises Ă  envisager d’ajouter plus de VZE Ă  leur parc afin de rĂ©duire les Ă©missions moyennes du parc, mĂŞme en l’absence des modifications. Un scĂ©nario analysant l’impact des modifications en prĂ©sence de normes moyennes d’émissions de GES du parc plus strictes, telles qu’elles sont proposĂ©es par l’EPA, est pris en compte dans la section « Attribution Â» ci-dessus.

Cette analyse est incapable de prĂ©dire si, ou dans quelle mesure, les entreprises peuvent participer Ă  l’établissement des prix stratĂ©giques et Ă  l’évolution de la composition du parc de vĂ©hicules en rĂ©ponse aux modifications. Lorsque les entreprises doivent se conformer Ă  la fois Ă  une norme moyenne d’émissions de GES pour leur parc et Ă  une cible de ventes de VZE, elles peuvent choisir de respecter leurs obligations en vertu des deux exigences en utilisant plus de VZE (qui rĂ©duisent leurs Ă©missions moyennes de GES du parc) pour compenser l’augmentation des ventes de vĂ©hicules conventionnels plus rentables, mais Ă  Ă©missions plus Ă©levĂ©es. Cette stratĂ©gie deviendra moins viable au Canada au fur et Ă  mesure que les exigences en matière de ventes de VZE augmenteront Ă  100 % d’ici 2035. Le resserrement des normes moyennes d’émissions de GES des parcs de vĂ©hicules au Canada et aux États-Unis rĂ©duirait Ă©galement ce risque.

Cette analyse ne permet pas d’estimer comment les consommateurs réagiront à l’évolution des prix des véhicules. Les coûts supplémentaires de fabrication des VZE, qui devraient se refléter dans la hausse des prix des véhicules, pourraient modifier la quantité de véhicules achetés dans le scénario réglementaire. Les entreprises pourraient choisir des stratégies de prix croisés pour optimiser les ventes, mais la quantité globale de véhicules demandés devrait diminuer en raison de la hausse des prix des véhicules. Les analyses réglementaires antérieures du Règlement n’ont pas tenu compte de cet impact, car il est difficile à estimer, et les répercussions sur l’analyse coûts-avantages ne devraient pas être importantes, surtout si l’on tient compte de la valeur que les consommateurs accordent aux économies d’énergie nettes associées aux VZE.

En utilisant le modèle E3MC pour estimer les retombĂ©es annuelles sur l’énergie et les Ă©missions, cette analyse adopte une approche par annĂ©e civile pour la dĂ©claration des rĂ©sultats plutĂ´t que de suivre un modèle technique qui pourrait calculer les retombĂ©es sur la durĂ©e de vie de chaque annĂ©e de ventes supplĂ©mentaires de vĂ©hicules (approche par annĂ©e de modèle). Cette diffĂ©rence de perspective mène Ă  une sous-Ă©valuation des avantages Ă  vie associĂ©s Ă  ces modifications en ce qui a trait aux rĂ©ductions totales des GES et aux Ă©conomies d’énergie nettes liĂ©es Ă  l’utilisation des VZE. Étant donnĂ© que les vĂ©hicules ont une espĂ©rance de vie estimĂ©e Ă  15 ans, les avantages au-delĂ  de l’annĂ©e de modèle 2035 sont sous-estimĂ©s.

Cela dit, cette analyse n’utilise pas de modèle de cycle de vie qui pourrait tenir compte d’autres rĂ©percussions des modifications, en particulier en ce qui concerne les Ă©missions de GES en amont dĂ©coulant de l’augmentation de la production d’électricitĂ© et de la diminution de la production de carburants fossiles. L’analyse ne tient pas compte non plus des coĂ»ts qui peuvent ĂŞtre associĂ©s Ă  l’extraction de minĂ©raux pour la production de batteries et Ă  l’élimination en fin de vie des vĂ©hicules et de leurs pièces. Des Ă©tudes publiĂ©es montrent que, par rapport aux vĂ©hicules Ă  moteur Ă  combustion interne, les VEB produisent plus d’émissions lors de leur fabrication en raison de l’intensitĂ© des Ă©missions provenant de la production de batteriesrĂ©fĂ©rence 46. NĂ©anmoins, au cours du cycle de vie, on estime que les Ă©missions des VEB sont de 50 % Ă  60 % infĂ©rieures Ă  celles des vĂ©hicules conventionnels (Nealer et coll., 2015). Dans l’ensemble, cela donne Ă  penser que les rĂ©ductions nettes de GES dĂ©coulant des modifications sont surĂ©valuĂ©es. Toutefois, si l’on tient compte de la sous-estimation des Ă©missions Ă  vie des vĂ©hicules, l’estimation de la rĂ©duction des Ă©missions de GES fournie dans le scĂ©nario central est probablement raisonnable.

Les projections d’émissions sont sujettes à l’incertitude et sont considérées comme un éventail de résultats plausibles. De nombreux événements qui façonnent les émissions et les marchés de l’énergie sont impossibles à prévoir. De plus, les changements en ce qui a trait aux technologies, à la population et aux ressources ne peuvent pas être prédits avec certitude. Les scénarios de projection découlent d’une série d’hypothèses plausibles concernant, entre autres, les croissances démographique et économique, les prix, la demande et l’offre d’énergie, ainsi que l’évolution des technologies d’efficacité énergétique.

Évaluation environnementale stratégique

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique pour la politique sur les VZE a Ă©tĂ© menĂ©e en 2018 et a permis de conclure que les modifications sont conformes aux objectifs de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD). Selon la SFDD 2022-2026, ces objectifs comprennent la protection des Canadiens contre la pollution atmosphĂ©rique, la transition vers des VZE et la prise de mesures pour lutter contre les changements climatiques en rĂ©duisant les Ă©missions de GES.

Analyse de répartition (y compris l’analyse comparative entre les sexes plus)

Les modifications devraient avoir un effet inĂ©gal sur certaines sous-populations au Canada. Les avantages dĂ©coulant de la rĂ©duction des Ă©missions de GES sont de portĂ©e mondiale. Les avantages non monĂ©taires des rĂ©ductions de la pollution de l’air sont vĂ©cus diffĂ©remment Ă  travers le Canada et touchent diffĂ©remment diverses personnes. Ceux-ci sont abordĂ©s dans la section intitulĂ©e « RĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique Â». L’analyse coĂ»ts-avantages estime les coĂ»ts et les avantages supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  l’acquisition des VZE et, comme ces impacts ne sont pas rĂ©partis uniformĂ©ment dans la sociĂ©tĂ©, ils sont donc examinĂ©s plus en dĂ©tail ci-dessous en termes d’impacts sur l’acheteur de vĂ©hicules, puis en termes de considĂ©rations de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+).

Impacts régionaux

Les avantages des modifications en matière de GES sont de nature mondiale (et non régionale). L’analyse suppose que les achats de VZE sont répartis à l’échelle régionale selon les modèles d’achat historiques et les politiques provinciales existantes. Les économies d’énergie résultant de la possession d’un VZE dépendent principalement de l’avantage en termes d’efficacité des VEB par rapport aux moteurs de véhicules non VZE (comme il est indiqué dans la section des économies d’énergie nettes). Dans le cas central, les prix régionaux de l’énergie se traduisent par des économies d’énergie nettes pour toutes les régions. L’ampleur des économies est largement due à la taille de la population, comme le montre le tableau 11 ci-dessous.

Tableau 11 : CoĂ»t Ă©nergĂ©tique total (Ă©conomies) par rĂ©gion (millions de dollars)

Région Économies d’essence Économies de diesel Économies d’éthanol Frais d’électricité Économies d’énergie nettes
Alberta (17 564) (527) (2 045) 15 651 (4 485)
Colombie- Britannique (1 982) (60) (224) 580 (1 686)
Manitoba (5 117) (52) (593) 3 136 (2 626)
Nouveau-Brunswick (2 266) (22) (268) 2 000 (557)
Terre-Neuve (2 342) (35) 1 675 (701)
Territoires du Nord-Ouest (148) (28) 125 (51)
Nouvelle-Écosse (3 012) (55) (107) 2 747 (426)
Nunavut (83) (11) 58 (36)
Ontario (45 266) (1 432) (5 138) 28 015 (23 821)
Île-du-Prince-Édouard (710) (7) (25) 706 (36)
QuĂ©bec (2 807) (72) (320) 1 124 (2 074)
Saskatchewan (6 703) (118) (781) 7 447 (155)
Territoire du Yukon (46) (2) 12 (35)
Canada (88 046) (2 420) (9 499) 63 277 (36 689)

Impacts sur l’acheteur de véhicules

Les modifications obligeront les fabricants et les importateurs de véhicules à augmenter l’offre de VZE ​​et à diminuer l’offre de véhicules conventionnels sur le marché des véhicules neufs. Cela aura probablement un impact positif pour les consommateurs qui souhaitent acheter un VZE et un impact négatif pour ceux qui souhaitent acheter un nouveau véhicule conventionnel. Le prix supplémentaire des VEB et des VEHR devrait baisser au fur et à mesure que l’offre augmente et que les coûts des batteries diminuent, les voitures VEB devant actuellement atteindre la parité de prix avec les véhicules conventionnels au début des années 2030, tandis que les camionnettes et les véhicules utilitaires sport à batterie, ainsi que les VEHR, ne devraient pas atteindre la parité de prix avant 2035. Ces tendances coïncident avec la trajectoire des modifications. Une tendance similaire vers la parité des prix est attendue sur le marché des véhicules d’occasion, selon une étude de l’International Council on Clean Transportation suggérant que la parité des prix sur le marché américain des véhicules d’occasion pourrait être atteinte entre 2025 et 2028référence 47.

Même si les voitures VEB devaient atteindre la parité de prix avec des véhicules conventionnels comparables, ils pourraient ne pas être considérés comme un substitut approprié à certaines applications (par exemple à des fins de remorquage et de voyage longue distance). Bien que les VEHR puissent répondre à certaines de ces préoccupations, ils ne devraient pas atteindre la parité de prix avec les véhicules conventionnels avant 2035, contrairement aux VEB. Au fil du temps, les préférences des consommateurs vont probablement évoluer davantage en faveur des VZE au fur et à mesure que les avantages de la possession de VZE, notamment la réduction des coûts d’exploitation et de maintenance, seront mieux connus et que l’infrastructure de recharge deviendra plus largement disponible.

L’ACA prend entièrement en compte les coĂ»ts d’achat initiaux des VZE et de l’équipement de recharge domestique associĂ© au cours de la pĂ©riode couverte par l’analyse. En revanche, les avantages sur la durĂ©e de vie des Ă©conomies d’énergie associĂ©es Ă  ces vĂ©hicules sont sous-estimĂ©s dans l’ACA en raison du fait que l’approche de modĂ©lisation ne capture pas les avantages sur la durĂ©e de vie d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e, mais analyse plutĂ´t les impacts sur une pĂ©riode d’annĂ©e civile (dans ce cas, 2024 Ă  2050). Ces avantages sont principalement dus Ă  l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique accrue des vĂ©hicules Ă©lectriques, estimĂ©e Ă  60 % Ă  73 % d’efficacitĂ©, contre 12 % Ă  30 % d’efficacitĂ© pour un vĂ©hicule Ă  essence traditionnel Ă  moteur thermique (voir la section sur les Ă©conomies d’énergie nettes).

Les propriĂ©taires de VZE neufs ou usagĂ©s ​​devraient rĂ©aliser des Ă©conomies opĂ©rationnelles continues par rapport aux propriĂ©taires des vĂ©hicules conventionnels similaires. Celles-ci incluent des Ă©conomies d’énergie et d’entretien pendant toute la durĂ©e de possession d’un VZE. Ces Ă©conomies Ă  vie compensent la diffĂ©rence de prix initiale entre l’achat d’un VZE par rapport Ă  un vĂ©hicule conventionnel. La situation des propriĂ©taires de VZE ​​varie et des facteurs, tels que l’accès Ă  une borne de recharge Ă  domicile, influenceront leur potentiel d’économies d’énergie tout au long de leur vie. L’ACA ne monĂ©tise pas les Ă©conomies sur les coĂ»ts d’entretien, car il n’existe pas de donnĂ©es fiables spĂ©cifiques au Canada, mais certaines sources extĂ©rieures suggèrent que celles-ci pourraient atteindre jusqu’à 300 $ par an pour les VEB (voir la section « Ă‰conomies sur les coĂ»ts d’entretien Â»). Les propriĂ©taires de VEHR ne rĂ©aliseront pas autant d’économies sur les coĂ»ts d’entretien, car ils contiennent Ă  la fois une technologie de batterie et de moteur Ă  combustion interne. De plus, les Ă©conomies d’énergie sur la durĂ©e de vie associĂ©es Ă  la possession d’un VEHR varieraient en fonction de l’utilisation relative du carburant liquide et de l’électricitĂ©. Pour les acheteurs de VEB, en particulier les VEB d’occasion, la diminution des coĂ»ts d’énergie et d’entretien pourrait se traduire par une baisse des coĂ»ts de transport.

On s’attend à ce que les ménages prennent leurs décisions d’achat concernant les VZE en fonction de diverses considérations, telles que le coût d’achat initial, les coûts de financement, les économies d’énergie et d’entretien à long terme et la commodité relative de la recharge. Ainsi, la décision d’acheter un VZE dépendra du budget du ménage pour l’achat de véhicules, de la disponibilité de subventions à l’achat, des options de recharge privée ou publique et d’autres facteurs tels que la compatibilité d’un VZE avec les besoins de remorquage ou les déplacements de longue distance d’un ménage. Même si de nombreux ménages peuvent bénéficier de la possession d’un VZE, tous n’auront pas la même opportunité de bénéficier de ces avantages.

Effets sur les ménages et ACS+

Un rapport récent des États-Unis rédigé par Resources for the Futureréférence 48 s’est penché sur la question de l’abordabilité des VZE pour les ménages à faible revenu a révélé que ceux-ci sont plus découragés par les prix des véhicules que les autres groupes de revenu, ce qui indique que les ménages à faible revenu seront moins susceptibles d’acheter des VZE jusqu’à ce que les VZE atteignent la parité du prix d’achat, indépendamment de leurs coûts d’exploitation réduits. Par conséquent, les modifications sont attendues d’avoir des impacts inégaux sur diverses sous-populations au Canada, en particulier au cours des premières années lorsque la plupart des VZE sur le marché sont neufs, car seuls les ménages qui achètent des VZE bénéficieront des économies d’énergie et d’entretien réalisées grâce à leur acquisition au fil du temps. On s’attend à ce que cette différence diminue, et au fur et à mesure que de plus en plus de VZE ​​usagés seront disponibles, les ménages à faible revenu auront davantage de possibilités de bénéficier de la possession de VZE.

Une autre raison pour laquelle les ménages à faible revenu ne réalisent peut-être pas tout le potentiel des économies d’énergie liées à la possession de VZE à court terme est que les ménages à faible revenu sont plus susceptibles de vivre dans des logements locatifs qui, dans certains cas, ne conviennent pas à l’équipement de recharge à domicile. Cela indique que les ménages à faible revenu, et plus généralement les ménages vivant dans des logements locatifs ou des immeubles à logements multiples, qui achètent des VZE, seront plus susceptibles de devoir compter sur des bornes de recharge publiques qui peuvent exiger un supplément sur le coût de l’électricité. Une étude publiée dans l’Examen des politiques scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT)référence 49 suggère que le prix des recharges à des bornes publiques pourrait être de deux à quatre fois plus élevé que le prix des recharges à domicile. De plus, les ménages qui dépendent des bornes de recharge publiques connaîtront probablement un temps de ravitaillement plus long, car même les chargeurs les plus rapides dépassent le temps moyen nécessaire aux véhicules conventionnels pour faire le plein de carburant.

Les modifications pourraient également avoir une incidence disproportionnée sur les ménages vivant dans les collectivités rurales et du Nord qui pourraient avoir un accès réduit à l’infrastructure de recharge publique. De plus, on s’attend à ce que les collectivités du Nord aient plus de difficultés à faire la transition vers les VZE en raison des périodes prolongées de températures froides qui peuvent avoir une incidence sur la gamme de véhicules électriques à batterie. En outre, les coûts de l’électricité varient d’une région à l’autre, de sorte que les Canadiens qui vivent dans des régions où les coûts de l’électricité sont élevés pourraient ne pas profiter autant des économies d’énergie que ceux qui vivent dans des régions où les coûts sont moins élevés. Pour ces raisons, les collectivités nordiques et éloignées peuvent préférer les options de VEHR, qui offriraient une plus grande souplesse en raison de leur capacité à utiliser de multiples sources de carburant, mais on estime que leurs coûts initiaux sont plus élevés que ceux des VEB.

Certains Canadiens peuvent subir un effet cumulatif lorsque les individus appartiennent aux sous-groupes régionaux et économiques susmentionnés. Pour atténuer ces effets, le gouvernement et ses partenaires continueront de travailler sur les politiques pour veiller à ce que les VZE soient accessibles pour les Canadiens malgré leurs différences économiques ou régionales et à ce que les besoins en infrastructure de recharge soient satisfaits pour l’ensemble de la population.

Comme il est indiquĂ© dans la section intitulĂ©e « RetombĂ©es monĂ©taires (et quantifiĂ©es) Â», les modifications devraient rĂ©duire la pollution atmosphĂ©rique, ce qui aurait un effet positif pour la plupart des Canadiens. Ces rĂ©percussions pourraient ĂŞtre davantage ressenties par les Canadiens qui sont Ă  plus haut risque d’être touchĂ©s nĂ©gativement par les polluants atmosphĂ©riques, notamment les enfants, les personnes âgĂ©es, les personnes ayant des problèmes de santĂ© sous-jacents et les personnes qui vivent dans les rĂ©gions fortement exposĂ©es Ă  la circulation automobile. Les personnes ayant un statut socio-Ă©conomique faible sont plus susceptibles de vivre dans des zones Ă  forte circulation que les Canadiens plus riches. De plus, environ la moitiĂ© des Ă©coles et des Ă©tablissements de soins de longue durĂ©e au Canada sont situĂ©s Ă  proximitĂ© de routes Ă  forte circulation. Ainsi, les modifications bĂ©nĂ©ficieront particulièrement Ă  ces populations.

Analyse de la compétitivité

Les modifications sont semblables aux cibles de vente de VZE rĂ©glementaires en Colombie-Britannique et au QuĂ©bec, de mĂŞme qu’en Californie et dans 15 autres États amĂ©ricains, connus comme Ă©tant les « section 177 states Â». Les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers ont dĂ©jĂ  rĂ©pondu aux exigences rĂ©glementaires dans d’autres administrations, et on s’attend Ă  ce qu’ils s’adaptent de façon semblable aux modifications. L’adoption des modifications fera augmenter la proportion de VZE rĂ©glementĂ©e dans le marchĂ© Canada–États-Unis passant de 36 % Ă  42 %. Les modifications ne devraient pas avoir d’effets sur la compĂ©titivitĂ© des fabricants et des importateurs canadiens, car les entreprises Ă  but lucratif devraient adopter des stratĂ©gies de vente adaptĂ©es aux marchĂ©s rĂ©gionaux, comme elles l’ont fait dans certains Ă©tats amĂ©ricains et certaines provinces canadiennes, et les coĂ»ts engendrĂ©s seraient rĂ©percutĂ©s sur les consommateurs sous forme de hausses de prix.

Lentille des petites entreprises

L’analyse sous la lentille des petites entreprises a conclu que les modifications n’auront aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. Les normes moyennes d’émissions d’équivalent CO2 (normes de GES) du parc ne s’appliquent pas aux entreprises qui fabriquent ou importent, en moyenne, moins de 750 vĂ©hicules lĂ©gers neufs au Canada par annĂ©e. Ce seuil ne s’applique pas aux modifications mettant en Ĺ“uvre les objectifs de vente de VZE, qui n’offrent aucune exemption. Les modifications visant Ă  Ă©tablir des objectifs annuels de vente de VZE compteraient toutefois une option de conformitĂ© permettant aux entreprises d’acheter des points excĂ©dentaires d’autres entreprises, de gĂ©nĂ©rer des points de conformitĂ© prĂ©coce Ă  partir des ventes des annĂ©es de modèle 2024 et 2025, ainsi qu’une option d’assouplissement de recharge permettant la crĂ©ation de points en investissant dans des projets inscrits de bornes de recharge de VZE. Ă€ l’heure actuelle, il n’y a aucune entitĂ© rĂ©glementĂ©e qui entre dans la catĂ©gorie des petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises et les modifications sont considĂ©rĂ©es comme un ajout en vertu de cette règle. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. En vertu des modifications, les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers neufs seront assujettis Ă  des exigences obligatoires qui prescrivent des proportions annuelles des vĂ©hicules offerts Ă  la vente qui doivent ĂŞtre des VZE. Les coĂ»ts administratifs encourus par les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers qui dĂ©coulent des modifications sont liĂ©s Ă  l’apprentissage des celles-ci, Ă  la compilation des dossiers et Ă  la conduite des affaires associĂ©es Ă  l’échange et Ă  la crĂ©ation de points en contribuant Ă  des projets de bornes de recharge de VZE. L’analyse de la règle du « un pour un Â» permet d’estimer que les modifications entraĂ®neront des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour 33 fabricants et importateurs. Toutes les activitĂ©s ont Ă©tĂ© supposĂ©es ĂŞtre exĂ©cutĂ©es Ă  un coĂ»t de main-d’œuvre associĂ© au code national des professions pour les affaires, la finance et l’administration, Ă  un coĂ»t de 30,47$/heure. On suppose que chaque partie prenante aura besoin de 6 heures au dĂ©part pour se renseigner sur les exigences rĂ©glementaires, de 80 heures par an pour compiler des dossiers et signaler les obligations administratives, et de 29 heures supplĂ©mentaires par an pour les tâches administratives liĂ©es Ă  l’échange de crĂ©dits, au programme de bornes de recharge et Ă  la formation continue.

Les coĂ»ts nets annualisĂ©s sont estimĂ©s Ă  47 800 $, soit 1450 $ par entrepriserĂ©fĂ©rence 50.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les objectifs de VZE lĂ©gers en 2035 sont conformes aux exigences proposĂ©es en Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 51 et en CalifornierĂ©fĂ©rence 52, ainsi qu’au règlement rĂ©cemment mis au point au QuĂ©becrĂ©fĂ©rence 53, qui ont tous Ă©tabli un objectif visant Ă  ce que la totalitĂ© des vĂ©hicules vendus d’ici 2035 soit des VZE. Ă€ compter de 2026, il est attendu que le règlement sur les VZE de la Californie aura Ă©tĂ© adoptĂ© dans 15 autres Ă©tats amĂ©ricains, Ă©galement appelĂ©s les États de l’article 177 (section 177 states), qui reprĂ©sentent collectivement près de 36 % du marchĂ© amĂ©ricainrĂ©fĂ©rence 54. Ă€ l’échelle nationale, l’APR prĂ©voit que la pĂ©nĂ©tration de VZE nĂ©cessaire pour se conformer aux normes d’émissions de GES annuelles croissantes de 2027 Ă  2032 correspondra Ă  60 % des ventes de vĂ©hicules neufs, d’ici 2030, et Ă  67 %, d’ici 2032rĂ©fĂ©rence 55.

Le Ministère continue de travailler en Ă©troite collaboration avec l’EPA des États-Unis pour maintenir une approche commune Canada–États-Unis en matière de rĂ©glementation des Ă©missions de GES des vĂ©hicules routiers lĂ©gers, dans la mesure du possible. Le Règlement continue d’inclure un grand nombre d’autres Ă©lĂ©ments du règlement amĂ©ricain, comme les dĂ©finitions, les options de conformitĂ© et les exigences en matière de mesure et de dĂ©claration. Le Ministère et l’EPA des États-Unis continuent de collaborer en vue de mettre en Ĺ“uvre des normes rĂ©glementaires harmonisĂ©es et des programmes conjoints de conformitĂ©, ce qui aide Ă  maximiser l’efficacitĂ© de l’administration des programmes respectifs dans les deux pays. Ces modifications conserveront les normes moyennes d’émissions de GES du parc qui sont harmonisĂ©es avec celles du règlement dĂ©finitif de 2021 de l’EPA des États-Unis (PDF, disponible en anglais seulement).

En avril 2023, le Parlement europĂ©en a votĂ© en faveur de nouvelles normes de GES qui rĂ©duiraient les Ă©missions de GES des voitures et fourgonnettes neuves de 100 % d’ici 2035rĂ©fĂ©rence 56. Cela Ă©quivaut au mandat de vente de VZE du Canada, qui exigera que toutes les nouvelles automobiles et les nouveaux camions lĂ©gers de l’annĂ©e de modèle 2035 soient des VZE. Cependant, pour atteindre la cible de 100 % de VZE vendus d’ici 2035, l’Union europĂ©enne a choisi d’accroĂ®tre progressivement la rigueur de ses normes propres aux GES plutĂ´t que de mettre en Ĺ“uvre des cibles pour les VZE. Dans le cadre de l’Accord Ă©conomique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union europĂ©enne, le Canada poursuit le dialogue sur la rĂ©glementation avec l’Europe afin d’harmoniser autant que possible la rĂ©glementation sur les vĂ©hicules. Ce dialogue comprend des discussions sur l’harmonisation des exigences des Normes de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du Canada dans le but d’augmenter le nombre de modèles de VZE offerts et disponibles au Canada.

Mise en œuvre, conformité et application et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications entreront en vigueur le jour de leur enregistrement. Le Ministère communiquera de façon proactive avec les fabricants et les importateurs connus d’automobiles et de camions légers, ainsi qu’avec les associations automobiles de ce secteur, afin de veiller à ce qu’un nombre maximal de parties prenantes soient au courant de la publication des modifications réglementaires et disposent du temps nécessaire pour se conformer aux dispositions réglementaires.

Promotion de la conformité, application de la loi et normes de service

Les membres de la communauté réglementée seront responsables de se conformer aux modifications, de produire et de tenir à jour des preuves de cette conformité. Pour aider les parties réglementées à comprendre les nouvelles exigences, les documents d’orientation actuels seront mis à jour et publiés sur le site Web du Ministère. Le matériel mis à jour fournira des détails sur les nouvelles dispositions administratives et les exigences relatives aux VZE. Ce document d’orientation comprendra également des renseignements pour répondre aux questions fréquemment posées concernant les preuves de conformité et les procédures à suivre pour soumettre les documents requis au Ministère.

En raison des nouvelles exigences qui s’appliquent aux fabricants et aux importateurs d’automobiles et de camions légers, le Ministère prévoit mettre à jour son système de déclaration pour tenir compte des nouveaux renseignements que fourniront les parties réglementées. Il continuera d’examiner les preuves de conformité présentées et d’y répondre en temps opportun, conformément aux délais de réponse établis dans le document d’orientation pour le Règlementréférence 57.

Le Ministère continuera de prendre des mesures de mise en Ĺ“uvre et d’application de la loi conformĂ©ment Ă  la Politique d’observation et d’application de la LCPE (la « Politique Â»)rĂ©fĂ©rence 58. Comme les modifications seront apportĂ©es en vertu de la LCPE, les analystes de la LCPE et les agents d’application de la loi appliqueront la Politique lorsqu’ils vĂ©rifieront la conformitĂ© aux exigences rĂ©glementaires. La Politique Ă©nonce la gamme des mesures d’application de la loi qui pourront ĂŞtre prises en rĂ©ponse aux infractions prĂ©sumĂ©es. Quand un agent d’application de la loi dĂ©couvre une infraction prĂ©sumĂ©e, Ă  la suite d’une inspection ou d’une enquĂŞte, il dĂ©cidera de la mesure Ă  prendre en se fondant sur la Politique.

Mesure du rendement et évaluation

Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es devront prĂ©senter des rapports de fin d’annĂ©e de modèle au Ministère sur le rendement des automobiles et des camions lĂ©gers que les entitĂ©s fabriquent ou importent pour chaque annĂ©e de modèle. Ă€ compter de l’annĂ©e de modèle 2023, ces rapports seront utilisĂ©s pour Ă©valuer la conformitĂ© aux modifications. Ces rapports indiqueront les normes moyennes d’émissions de GES du parc de vĂ©hicules d’une entreprise rĂ©glementĂ©e et, Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2024, le nombre de points d’action prĂ©coces de VZE. Ils indiqueront Ă©galement les normes moyennes d’émissions de GES des parcs de vĂ©hicules des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es et, Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2026, les valeurs de conformitĂ© des VZE. Les entreprises devront Ă©galement inclure des renseignements sur les projets de recharge de vĂ©hicules et les points gĂ©nĂ©rĂ©s par ces projets.

L’information contenue dans les rapports de fin d’année de modèle servira à surveiller la conformité aux exigences réglementaires, à mesurer et à évaluer le rendement des modifications et à fournir, au besoin, des données à l’appui des activités d’application de la loi. Le Ministère examinera également les preuves de conformité et les autres dossiers que les parties réglementées doivent conserver. Le gouvernement continuera à surveiller l’adoption des VE, le nombre de chargeurs disponibles, la densité de la population et d’autres facteurs afin d’évaluer les domaines dans lesquels une action gouvernementale est nécessaire et d’aider à informer les investissements futurs dans le secteur privé.

De plus, le Ministère continuera d’effectuer chaque année des tests d’émissions à partir d’échantillons d’automobiles et de camions légers afin de vérifier la conformité aux normes moyennes d’émissions de GES du parc. Le Ministère effectuera également des essais de l’autonomie électrique des VZE par rapport à celle déclarée par les entreprises et vérifiera les exigences des projets de bornes de recharge inscrits, ainsi que tout autre essai ou vérification qu’il jugera nécessaire.

Personnes-ressources

StĂ©phane Couroux
Directeur
Division des transports
Direction de l’énergie et des transports
Direction générale de la protection de l’environnement
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : infovehiculeetmoteur-vehicleandengineinfo@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse et de l’évaluation de la réglementation
Direction de l’analyse économique
Direction générale des politiques stratégiques
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : RAVD.DARV@ec.gc.ca