La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 10 : DĂ©cret d’inscription d’une substance toxique Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Le 8 mars 2025

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

Le Plan de gestion des produits chimiques (PGPC) est une initiative du gouvernement du Canada dans laquelle les risques dĂ©coulant de l’exposition des personnes au Canada et de l’environnement Ă  des substancesrĂ©fĂ©rence 1 sont Ă©valuĂ©s et gĂ©rĂ©s. Dans le cadre du PGPC, la catĂ©gorierĂ©fĂ©rence 2 des substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA), Ă  l’exclusion des fluoropolymères, a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e aux termes de l’article 68 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [la Loi ou la LCPE] afin de dĂ©terminer si ces substances satisfont Ă  un ou plusieurs des critères dĂ©finissant une substance toxique, Ă©noncĂ©s Ă  l’article 64 de la LoirĂ©fĂ©rence 3,rĂ©fĂ©rence 4. Il a Ă©tĂ© conclu que la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, satisfait aux critères de toxicitĂ© pour l’environnement et la santĂ© humaine Ă©noncĂ©s aux alinĂ©as 64a) et c) de la Loi. ConformĂ©ment au paragraphe 90(1) de la Loi, le ministre de l’Environnement et le ministre de la SantĂ© (les ministres) recommandent au gouverneur en conseil de prendre un dĂ©cret pour inscrire la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi.

Contexte

Le Plan de gestion des produits chimiques

En 2006, le gouvernement du Canada a créé le PGPC, un programme fédéral visant à réduire les risques que présentent certaines substances pour la population au Canada et pour l’environnement lorsqu’ils sont exposés à des sources comme les aliments et les produits alimentaires, les produits de consommation, les cosmétiques, les drogues, l’eau potable et les rejets industriels. Dans le cadre du PGPC et en vertu de la LCPE, des fonctionnaires du ministère de l’Environnement et du ministère de la Santé (les ministères) effectuent des évaluations pour analyser les renseignements (par exemple les propriétés et utilisations dangereuses) sur certaines substances dans le but de déterminer les risques réels et potentiels pour l’environnement et la santé humaine qui découlent de l’exposition à ces substances. Les ministres peuvent recommander d’élaborer des mesures de gestion des risques pour atténuer ces derniers, en vertu d’un vaste éventail de lois fédérales, dont la LCPE, la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, la Loi sur les aliments et drogues, la Loi sur les produits antiparasitaires et la Loi sur les pêches.

Dans le cadre du PGPC, les ministres ont Ă©valuĂ© la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, selon les termes de l’article 68 de la Loi.

Description, utilisations, sources de rejet et exposition

Description et utilisations

Les SPFA comptent des milliers de substances anthropiques et englobent un très large Ă©ventail de structures chimiquesrĂ©fĂ©rence 5. Les SPFA sont des composĂ©s qui contiennent au moins un atome de carbone mĂ©thyle ou mĂ©thylène entièrement fluorĂ© (sans aucun atome d’hydrogène, de chlore, de brome ou d’iode liĂ© Ă  celui-ci). Les substances identifiĂ©es dans le prĂ©sent document, comme le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) et l’acide perfluorooctanoĂŻque (APFO), rĂ©pondent Ă  cette dĂ©finition. La caractĂ©ristique chimique commune des SPFA est leur groupement perfluoroalkyle, qui est extrĂŞmement stable, les rendant rĂ©sistantes Ă  la dĂ©composition. En raison de cette stabilitĂ© et de leur longue persistance dans l’environnement, les SPFA sont souvent appelĂ©es les « produits chimiques Ă©ternels Â».

Ă€ l’échelle mondiale, les propriĂ©tĂ©s des SPFA (notamment leurs propriĂ©tĂ©s hydrofuge et olĂ©ofuge, leur rĂ©sistance Ă©levĂ©e Ă  la dĂ©composition chimique, physique et thermique et leur faible tension superficielle) ont favorisĂ© leur utilisation dans une vaste gamme de produits et dans des applications commerciales et industrielles, notamment dans certaines mousses extinctrices, des emballages pour aliments, des surfactants, des lubrifiants, certains produits pharmaceutiques et produits de santĂ© naturels, des dispositifs mĂ©dicaux, des cosmĂ©tiques, des pesticides, des textiles, des vĂ©hicules, des rĂ©pulsifs et des appareils Ă©lectroniques. Dans un aperçu des utilisations des SPFA (disponible en anglais seulement), publiĂ© en 2020 dans Environmental Science: Processes & Impacts, un pĂ©riodique de la Royal Society of Chemistry, plus de 200 utilisations de plus de 1 400 SPFA ont Ă©tĂ© recensĂ©esrĂ©fĂ©rence 6.

Au Canada, les renseignements recueillis sur les utilisations des SPFA proviennent d’enquĂŞtes effectuĂ©es en vertu de l’article 71 de la Loi, des renseignements reçus en vertu du Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles (substances chimiques et polymères), et du Règlement sur les cosmĂ©tiques de la Loi sur les aliments et drogues ainsi que des prĂ©sentations volontaires reçues par le ministère de la SantĂ© relativement aux matĂ©riaux d’emballage des aliments. Au Canada, les SPFA sont utilisĂ©s dans des produits de consommation et pour des applications commerciales et industrielles, notamment :

La quantitĂ© annuelle de SPFA utilisĂ©e au Canada n’est pas connue, car les renseignements requis pour l’estimer (par exemple le type et les concentrations des SPFA dans les produits de consommation et les applications commerciales et industrielles) n’avaient pas encore Ă©tĂ© colligĂ©s au moment de la prĂ©sente analyse. Le 27 juillet 2024, une enquĂŞte Ă  participation obligatoire rĂ©alisĂ©e en vertu de l’article 71 de la Loi a Ă©tĂ© publiĂ©erĂ©fĂ©rence 7. L’enquĂŞte devrait fournir des renseignements sur la quantitĂ© de SPFA utilisĂ©e annuellement au Canada.

Sources de rejet et exposition

Au Canada, il existe de nombreuses sources de rejet de SPFA dans l’environnement et de voies pouvant entraîner une exposition humaine et environnementale aux substances.

Activités de gestion des risques au Canada

Le gouvernement fédéral

Plusieurs activités fédérales de gestion des risques, proposées et en vigueur, s’appliquent à certaines SPFA au Canada.

Gouvernements provinciaux et territoriaux

Plusieurs activités provinciales et territoriales de gestion des risques associés à certaines SPFA ont été mises en œuvre ou sont en cours d’élaboration.

Activités de gestion des risques à l’étranger

Plusieurs activités de gestion des risques proposées et en vigueur s’appliquent aux SPFA à l’échelle internationale.

Résumé du rapport sur l’état des SPFA

Le 8 mars 2025, les ministres ont publiĂ© le rapport sur l’état des SPFA (ou le rapport) sur le site Web Canada.ca (Substances chimiques)rĂ©fĂ©rence 19. Le rapport portait sur une Ă©valuation visant Ă  dĂ©terminer si la catĂ©gorie des SPFA satisfaisait Ă  un ou plusieurs des critères de toxicitĂ© Ă©noncĂ©s Ă  l’article 64 de la LCPE.

En vertu de l’article 64 de la LCPE, une substance est considĂ©rĂ©e comme toxique si elle pĂ©nètre ou peut pĂ©nĂ©trer dans l’environnement en une quantitĂ© ou concentration ou dans des conditions de nature Ă  :

Les ministères ont examinĂ© de multiples sources de donnĂ©es probantes fondĂ©es sur des renseignements provenant de diverses sources (par exemple des recherches dans la littĂ©rature scientifique, soit dans des articles de pĂ©riodiques, des articles de synthèse, des bases de donnĂ©es Ă©lectroniques et des rapports provenant d’administrations internationales), dont des renseignements disponibles sur des sous-groupes de la population pouvant prĂ©senter une sensibilitĂ© plus Ă©levĂ©e ou ĂŞtre plus exposĂ©s, ainsi que sur les effets cumulatifs, et ont appliquĂ© les principes du poids de la preuve et de prĂ©caution pour formuler, Ă  partir de l’évaluation, des conclusions en vertu de l’article 64 de la Loi. Le rapport a fait l’objet d’un examen externe et d’une consultation publique. Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus du public, du milieu universitaire, de gouvernements municipaux, provinciaux et territoriaux, d’autres ministères fĂ©dĂ©raux, de groupes autochtones, de syndicats, d’organisations non gouvernementales environnementales et d’autres organisations non gouvernementales (ONGE/ONG et des reprĂ©sentants de l’industrie (y compris les associations des secteurs industriels).

Selon la conclusion du rapport, la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, satisfait aux critères dĂ©finissant une substance toxique pour l’environnement et la santĂ© humaine, qui sont Ă©noncĂ©s aux alinĂ©as 64a) et 64c) de la Loi. Dans le rapport, on dĂ©finit les SPFA et les fluoropolymères comme suit :

Les fluoropolymères qui répondent à la définition des SPFA de l’OCDE utilisée dans le rapport sur l’état des SPFA ont été exclus du rapport, car ils peuvent avoir des profils d’exposition et de risque très différents des autres SPFA. Par conséquent, il faudra des travaux supplémentaires sur les fluoropolymères. Il est prévu d’en tenir compte dans une évaluation distincte.

Un rĂ©sumĂ© de l’évaluation prĂ©sentĂ©e dans le rapport sur l’état des SPFA portant sur les rĂ©percussions que pourraient avoir la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, sur l’environnement et la santĂ© humaine se trouve ci-dessous :

Compte tenu des nombreux Ă©lĂ©ments probants prĂ©sentĂ©s dans le rapport sur l’état des SPFA, ainsi qu’en raison de la persistance extrĂŞmement longue des SPFA et de leur potentiel de causer des effets nocifs, on s’attend Ă  ce que les rĂ©percussions sur l’environnement augmentent si ces substances continuent de pĂ©nĂ©trer dans l’environnement. En raison de l’utilisation rĂ©pandue des SPFA et de leur omniprĂ©sence dans l’environnement, les humains sont continuellement exposĂ©s Ă  plusieurs SPFA, ce qui peut causer des effets prĂ©occupants. Étant donnĂ© ce que l’on sait au sujet des SPFA bien Ă©tudiĂ©es, la possibilitĂ© que d’autres SPFA se comportent de façon semblable, et puisse qu’on s’attend Ă  ce que l’exposition combinĂ©e Ă  plusieurs SPFA augmente la probabilitĂ© de causer des effets nocifs, il a Ă©tĂ© conclu que la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, satisfait aux critères Ă©noncĂ©s aux alinĂ©as 64a) et 64c), mais pas Ă  l’alinĂ©a 64b) de la Loi, car ces substances pĂ©nètrent ou peuvent pĂ©nĂ©trer dans l’environnement en une quantitĂ© ou concentration ou dans des conditions de nature Ă  avoir, immĂ©diatement ou Ă  long terme, un effet nocif sur l’environnement ou sa diversitĂ© biologique et qui constituent ou peuvent constituer un danger au Canada pour la vie ou la santĂ© humaines. Par consĂ©quent, conformĂ©ment au paragraphe 90(1) de la Loi, les ministres recommandent au gouverneur en conseil de prendre un dĂ©cret pour inscrire la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi.

Objectif

Le projet de DĂ©cret d’inscription d’une substance toxique Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [le projet de dĂ©cret] a pour objectif de permettre aux ministres de proposer des instruments de gestion des risques pour les substances toxiques en vertu de la Loi qui privilĂ©gient les mesures de prĂ©vention de la pollution, qui peuvent comprendre des interdictions, lorsqu’il s’agit de gĂ©rer les risques pour l’environnement et la santĂ© humaine associĂ©s Ă  ces substances.

Description

Le projet de dĂ©cret vise l’inscription de la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le 20 mai 2023, les ministres ont publiĂ© un avis, comportant un rĂ©sumĂ© de l’ébauche du rapport sur l’état des SPFA (ou l’ébauche du rapport), dans la Partie I de la Gazette du Canada, pour une consultation publique de 60 jours sur l’ébauche du rapport. L’avis indique Ă©galement que les ministres ont publiĂ© un Cadre de gestion des risques visant les SPFA afin d’amorcer une discussion avec les parties intĂ©ressĂ©es sur l’élaboration d’options de gestion des risques. Plus de 370 commentaires sur les deux publications ont Ă©tĂ© reçus de diverses parties intĂ©ressĂ©es, notamment des membres du public, du milieu universitaire, de l’industrie (y compris des entreprises et des associations industrielles de fabrication de produits chimiques, de peintures, de revĂŞtements, de l’automobile, de la construction, de la rĂ©frigĂ©ration, des textiles et des vĂŞtements ainsi que des secteurs pharmaceutiques), d’autres ministères, de gouvernements municipaux et provinciaux et ONG. Un rĂ©sumĂ© des commentaires reçus et les rĂ©ponses Ă  ces commentaires sont publiĂ©s sur le site Web Canada.ca (Substances chimiques). L’ébauche du rapport sur l’état des SPFA et le Cadre de gestion des risques ont Ă©tĂ© mis Ă  jour, par suite de ces commentaires.

Le 13 juillet 2024, les ministres ont publiĂ© un avis contenant un rĂ©sumĂ© de la mise Ă  jour de l’ébauche du rapport sur l’état des SPFA (ou la mise Ă  jour de l’ébauche du rapport) dans la Partie I de la Gazette du Canada, pour une consultation publique de 60 jours sur le document mis Ă  jour. L’avis indique Ă©galement que les ministres ont publiĂ© une rĂ©vision du cadre de gestion des risques pour les SPFA afin de poursuivre la discussion avec les parties intĂ©ressĂ©es sur l’élaboration d’options de gestion des risques. Plus de 75 commentaires sur les deux publications ont Ă©tĂ© reçus d’un vaste Ă©ventail de parties intĂ©ressĂ©es semblable Ă  celui ayant dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© des commentaires, ainsi que de groupes autochtones et de syndicats. Un rĂ©sumĂ© des commentaires reçus et les rĂ©ponses du gouvernement Ă  ces commentaires sont publiĂ©s sur le site Web Canada.ca (Substances chimiques).

Vous trouverez ci-dessous un aperçu des commentaires reçus et des réponses du gouvernement à ces commentaires sur l’ébauche du rapport sur l’état des SPFA et sur la mise à jour de l’ébauche du rapport sur l’état des SPFAréférence 20.

Ébauche du rapport sur l’état des SPFA

Dans leurs commentaires, les membres du public, du milieu universitaire, des ministères municipaux, provinciaux ainsi que d’autres ministères fĂ©dĂ©raux et d’ONG se sont prononcĂ©s en faveur de l’évaluation des SPFA en tant que catĂ©gorie et de la conclusion proposĂ©e Ă©noncĂ©e dans l’ébauche du rapport. Les membres du public, du milieu universitaire et d’ONG ont Ă©galement soulignĂ© que, en portant une attention particulière Ă  la dĂ©finition de « catĂ©gorie des SPFA Â», l’approche fondĂ©e sur la catĂ©gorie permet d’éviter les « substitutions regrettables Â» (c’est-Ă -dire le remplacement de substances visĂ©es par la gestion des risques par d’autres substances qui peuvent ĂŞtre aussi dangereuses ou plus encore que les substances remplacĂ©es).

L’industrie (par exemple les secteurs de la fabrication chimique et de l’automobile) s’est gĂ©nĂ©ralement opposĂ©e Ă  l’approche par catĂ©gorie utilisĂ©e dans l’ébauche du rapport, exprimant ses prĂ©occupations au sujet de l’étendue de la dĂ©finition de l’OCDE pour les SPFA qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e, et soulignant que toutes les SPFA ne possèdent pas les mĂŞmes propriĂ©tĂ©s et les mĂŞmes profils de risque. L’industrie a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’il faut avoir une dĂ©finition prĂ©cise Ă  l’annexe 1 de la Loi. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont rĂ©pondu qu’une approche par catĂ©gorie permettrait de mieux traiter les cas d’exposition simultanĂ©e Ă  plusieurs SPFA, qu’il s’agit d’une façon de prĂ©venir une « substitution regrettable Â» et qu’une approche prĂ©ventive propre Ă  la catĂ©gorie pour lutter contre les SPFA est nĂ©cessaire pour protĂ©ger adĂ©quatement l’environnement et la santĂ© humaine. Ils ont Ă©galement indiquĂ© que la dĂ©finition a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par un groupe de travail composĂ© d’autoritĂ©s rĂ©glementaires et d’autres experts internationaux, sous les auspices de l’OCDE, qu’elle est cohĂ©rente et exhaustive, et qu’elle reprĂ©sente le rĂ©pertoire croissant et diversifiĂ© des SPFA. Les reprĂ©sentants ont aussi soulignĂ© que, pour protĂ©ger l’environnement et la santĂ© humaine et prendre les mesures nĂ©cessaires pour combler les lacunes dans les donnĂ©es, il est raisonnable de croire que les prĂ©occupations relevĂ©es relatives aux SPFA bien Ă©tudiĂ©es s’appliquent Ă©galement Ă  d’autres substances de la catĂ©gorie.

Des représentants de secteurs industriels (par exemple la construction, la réfrigération et l’automobile) se sont opposés à l’inclusion des hydrofluorooléfines (HFO) dans la définition de la catégorie des SPFA, affirmant que ces substances ne sont pas persistantes, mais que dans bien des cas elles se décomposent en acide trifluoroacétique (TFA), une substance persistante et non préoccupante. Les représentants du gouvernement ont indiqué que, dans la mise à jour de l’ébauche du rapport, on reconnaît cette voie de décomposition, mais on déclare que les effets cumulatifs des expositions combinées à plusieurs SPFA sont préoccupants et que les TFA répondent à la définition d’une SPFA.

Des représentants de secteurs industriels (par exemple la fabrication de produits chimiques, la construction et l’automobile) se sont opposés à l’inclusion des fluoropolymères, affirmant qu’ils présentent un faible risque pour la santé humaine et l’environnement, et qu’ils ont des caractéristiques différentes des autres SPFA. Les représentants du gouvernement ont indiqué que, en tenant compte des renseignements provenant de diverses sources, il est prévu que les fluoropolymères répondant à la définition des SPFA de l’OCDE utilisée dans le rapport sur l’état des SPFA feront l’objet d’une évaluation distincte. Les fonctionnaires ont déclaré que leur exclusion de l’examen approfondi dans la mise à jour de l’ébauche du rapport ne devrait pas être interprétée comme une conclusion que les fluoropolymères sont ou ne sont pas préoccupants.

Des reprĂ©sentants de secteurs industriels (par exemple la fabrication de produits chimiques et l’automobile) se sont dits prĂ©occupĂ©s du fait que le processus d’évaluation suivi pour l’ébauche du rapport est diffĂ©rent de celui du PGPC, en ce sens notamment que le premier n’a pas suivi une approche scientifique fondĂ©e sur les risques correspondant Ă  des scĂ©narios d’exposition critiques. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont dĂ©clarĂ© que les ministères suivaient le mĂŞme processus gĂ©nĂ©ral que les autres Ă©valuations effectuĂ©es dans le cadre du PGPC. Ce processus comprenait la collecte de renseignements (y compris des renseignements complĂ©tĂ©s lors d’évaluations prĂ©cĂ©dentes et obtenus au moyen d’autres initiatives liĂ©es aux SPFA), la synthèse et l’analyse des renseignements recueillis et une analyse des limites des donnĂ©es disponibles, et tenait compte de plusieurs Ă©lĂ©ments probants, de l’inclusion d’une conclusion proposĂ©e en fonction des critères Ă©noncĂ©s Ă  l’article 64 de la Loi. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont Ă©galement pris note de la publication d’un avis d’intention portant sur la grande classe des SPFA le 24 avril 2021, ainsi que du document d’appui : Rapport sur l’état de la science Ă©cologique du APFC-CC [Acides perfluorosulfoniques Ă  chaĂ®ne courte], APFS-CC [Acides perfluorosulfoniques Ă  chaĂ®ne courte], et APFS-LC [Acides perfluorosulfoniques Ă  longue chaĂ®ne], publiĂ© en mĂŞme temps que l’ébauche du rapport sur l’état des SPFA le 20 mai 2023.

Mise à jour de l’ébauche du rapport sur l’état des SPFA

Des ONG, le milieu universitaire, des syndicats et des membres du public ont rĂ©itĂ©rĂ© qu’ils Ă©taient en faveur d’une approche par catĂ©gorie, mais se sont dits prĂ©occupĂ©s de l’exclusion des fluoropolymères de la conclusion formulĂ©e dans la mise Ă  jour de l’ébauche du rapport. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont rĂ©pondu que, bien que les fluoropolymères soient considĂ©rĂ©s comme rĂ©pondant Ă  la dĂ©finition des SPFA Ă©noncĂ©e dans la mise Ă  jour de l’ébauche du rapport, les renseignements provenant d’un Ă©ventail de sources semblent indiquer qu’il existe des diffĂ©rences entre les fluoropolymères et les autres SPFA, justifiant la rĂ©alisation de travaux supplĂ©mentaires sur les fluoropolymères. Les parties intĂ©ressĂ©es ont Ă©galement demandĂ© plus de renseignements sur cette future Ă©valuation des fluoropolymères, y compris sur les Ă©chĂ©ances de publication proposĂ©es. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont indiquĂ© qu’il a Ă©tĂ© proposĂ© d’inclure les fluoropolymères dans le prochain plan des prioritĂ©s qui sera publiĂ© conformĂ©ment Ă  l’article 73 de la Loi. Ils ont Ă©galement fait savoir qu’une collecte de donnĂ©es (notamment un avis publiĂ© en vertu de l’article 71 de la Loi) est en cours pour recueillir d’autres renseignements sur les fluoropolymères.

Des ONG se sont dites Ă©galement prĂ©occupĂ©es du fait qu’une inscription Ă  la partie 2, plutĂ´t qu’à la partie 1, de l’annexe 1 de la Loi ne permettra pas de tenir compte suffisamment des rĂ©percussions associĂ©es aux substances de la catĂ©gorie des SPFA par rapport aux mesures de gestion des risques qui pourraient ĂŞtre adoptĂ©es après l’inscription des substances. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont fait valoir que, bien que les SPFA satisfassent aux critères de persistance Ă©noncĂ©s dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation, on ne peut raisonnablement dĂ©terminer le potentiel de bioaccumulation des SPFA, selon ce règlement. Ils ont Ă©galement indiquĂ© que les substances Ă©numĂ©rĂ©es Ă  la partie 2 de l’annexe 1 peuvent quand mĂŞme ĂŞtre interdites.

Les reprĂ©sentants de secteurs industriels se sont dits en faveur de l’exclusion des fluoropolymères et ont demandĂ© l’exclusion d’autres SPFA (comme les HFO et d’autres SPFA polymĂ©riques). Ils ont Ă©galement demandĂ© que ces SPFA soient Ă©valuĂ©es sĂ©parĂ©ment, de la mĂŞme façon que les fluoropolymères. Comme il est mentionnĂ© dans la section « RĂ©sumĂ© Â» du rapport sur l’état des SPFA, les fluoropolymères ont Ă©tĂ© exclus du rapport, car ils peuvent avoir des profils d’exposition et de risque très diffĂ©rents des autres SPFA. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont rĂ©pondu qu’il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que ces SPFA (par exemple les HFO et d’autres SPFA polymĂ©riques) contribuent au risque cumulatif de la catĂ©gorie des SPFA, et qu’il est important de tenir compte du potentiel d’exposition et d’effets cumulatifs, car la plupart des expositions de la faune et des ĂŞtres humains le sont Ă  un mĂ©lange inconnu de SPFA.

Ces commentaires ont Ă©tĂ© pris en compte dans la rĂ©daction du rapport sur l’état des SPFA, ce qui, dans certains cas, a entraĂ®nĂ© des ajouts ou des modifications au rapport, sans toutefois modifier la conclusion proposĂ©e dans la mise Ă  jour de l’ébauche du rapport, selon laquelle la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, satisfait aux critères dĂ©finissant une substance toxique pour l’environnement et la santĂ© humaine, Ă©noncĂ©s aux alinĂ©as 64a) et 64c) de la Loi, et peut donc prĂ©senter un risque pour l’environnement et la santĂ© humaine au Canada.

Les ministères ont informé les gouvernements provinciaux et territoriaux de ces publications, par correspondance avec le Comité consultatif national (CCN) de la LCPEréférence 21, et leur ont donné l’occasion de faire part de leurs commentaires. Aucun commentaire n’a été reçu de la part du Comité.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes effectuĂ©e conformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes a permis de conclure que les dĂ©crets d’inscription de substances Ă  l’annexe 1 de la Loi n’imposaient aucune nouvelle exigence rĂ©glementaire et n’avaient donc aucune incidence sur les droits ou obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes. Par consĂ©quent, il n’y a eu aucune activitĂ© de mobilisation ou de consultation spĂ©cifique des peuples autochtones.

Choix de l’instrument

Après avoir effectuĂ© une Ă©valuation en vertu de l’article 68 de la Loi, les ministres publient la conclusion de cette Ă©valuation, prĂ©vue Ă  l’article 77 de la Loi, et doivent proposer la prise de l’une des mesures suivantes :

Il est recommandĂ© d’inscrire les substances toxiques les plus prĂ©occupantes Ă  la partie 1 de l’annexe 1 de la Loi. Ces substances seraient visĂ©es en prioritĂ© pour une interdiction totale, partielle ou conditionnelle. L’inscription d’autres substances toxiques Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi est recommandĂ©e et l’application de mesures de prĂ©vention de la pollution, qui peuvent comprendre une interdiction totale, partielle ou conditionnelle, visera ces substances en prioritĂ©. Jusqu’à ce qu’une rĂ©glementation dĂ©finissant les critères de classification des substances qui prĂ©sentent le risque le plus Ă©levĂ© ou qui sont cancĂ©rogènes, mutagènes ou encore toxiques pour la reproduction soit Ă©laborĂ©e, il est recommandĂ© d’inscrire les substances toxiques jugĂ©es persistantes et bioaccumulables selon les critères du Règlement sur la persistance et la bioaccumulation Ă  la partie 1 de l’annexe 1 de la Loi. Si d’autres critères devaient ĂŞtre ajoutĂ©s dans le règlement, il pourrait ĂŞtre envisagĂ© plutĂ´t d’inscrire Ă  la partie 1 de l’annexe 1 de la Loi certaines substances initialement visĂ©es pour l’inscription Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi. Les SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, ont Ă©tĂ© jugĂ©es persistantes, mais il n’est pas possible de dĂ©terminer de façon raisonnable le potentiel de bioaccumulation des SPFA selon les critères Ă©noncĂ©s dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation.

La mesure proposĂ©e par les ministres est d’inscrire les substances de la catĂ©gorie des SPFA, Ă  l’exclusion des fluoropolymères, Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les dĂ©crets d’inscription de substances Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi n’ont aucune incidence supplĂ©mentaire (sur les avantages et les coĂ»ts), car ils n’imposent aucune exigence rĂ©glementaire aux entreprises. Par consĂ©quent, le projet de dĂ©cret n’aurait aucune incidence supplĂ©mentaire. Les dĂ©crets accordent aux ministres le pouvoir d’élaborer des mesures de gestion des risques associĂ©s Ă  une substance toxique au sens de la LCPE. Le gouvernement du Canada consultera les parties intĂ©ressĂ©es sur l’élaboration Ă©ventuelle de tout instrument de gestion des risques Ă  appliquer Ă  ces substances et en examinera les rĂ©percussions, le cas Ă©chĂ©antrĂ©fĂ©rence 22.

Lentille des petites entreprises

Comme les dĂ©crets visant Ă  inscrire des substances Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi n’ont aucune incidence supplĂ©mentaire (sur les avantages et les coĂ»ts), l’évaluation de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le projet de dĂ©cret n’aurait aucune rĂ©percussion pour les petites entreprises canadiennesrĂ©fĂ©rence 23.

Règle du « un pour un Â»

Comme les dĂ©crets visant Ă  ajouter des substances Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi n’ont aucune incidence supplĂ©mentaire (sur les avantages et les coĂ»ts), l’évaluation de la règle du « un pour un Â» a permis de conclure que le projet de dĂ©cret n’aurait aucune rĂ©percussion pouvant nĂ©cessiter une prise en compte dans le contexte de cette règlerĂ©fĂ©rence 24.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Canada collabore avec d’autres organisations et organismes de réglementation internationaux pour la gestion des produits chimiques (par exemple l’Environmental Protection Agency des États-Unis, l’Agence européenne des produits chimiques et l’OCDE). Il est également signataire de plusieurs accords multilatéraux internationaux sur l’environnement, dans le contexte des produits chimiques et des déchetsréférence 25. Bien que le décret ne soit pas en tant que tel lié à des obligations ou accords internationaux, il permet aux ministres de proposer des mesures de gestion des risques qui pourraient être adaptées à celles mises en application par d’autres administrations.

Effet sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (EEES), une EEES est requise pour les propositions qui devraient avoir des effets importants (positifs ou nĂ©gatifs, directs ou indirects) sur l’environnement et l’économie. Étant donnĂ© que les dĂ©crets d’inscription de substances Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi n’entraĂ®nent pas d’incidence supplĂ©mentaire (sur les avantages et les coĂ»ts), une EEES n’était pas requise pour le projet de dĂ©cret. Le projet de dĂ©cret donnerait aux ministres le pouvoir d’élaborer, en vertu de la LCPE, des mesures de gestion des risques pour les SPFA. Le gouvernement du Canada dĂ©terminera si une EEES est requise pour tout instrument de gestion des risques futur pour les SPFA.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le projet de décret n’a aucune répercussion d’après l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)référence 26.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Comme aucun instrument spécifique de gestion des risques n’est recommandé dans le cadre du présent projet de décret, l’élaboration d’un plan de mise en œuvre et d’une stratégie de mise en conformité et d’application de la loi ainsi que l’établissement de normes de service ne sont pas nécessaires pour le moment.

Personnes-ressources

Thomas Kruidenier
Directeur exécutif
Division de la priorisation, de l’évaluation et de la coordination des substances
Environnement et Changement climatique Canada
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Ligne d’information sur la gestion des substances :
1‑800‑567‑1999 (sans frais au Canada)
819‑938‑3232 (Ă  l’étranger)
Courriel : substances@ec.gc.ca

Andrew Beck
Directeur
Bureau de la gestion du risque
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
TĂ©lĂ©phone : 613‑266‑3591
Courriel : andrew.beck@hc-sc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 90(1)rĂ©fĂ©rence c de cette loi, se propose de prendre le DĂ©cret d’inscription d’une substance toxique Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter au ministre de l’Environnement, dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de dĂ©cret ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333rĂ©fĂ©rence d de la mĂŞme loi. Ceux qui prĂ©sentent des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui prĂ©sentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent un avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au directeur exĂ©cutif, Division de la priorisation, de l’évaluation et de la coordination des substances, ministère de l’Environnement, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : substances@ec.gc.ca; Guichet unique d’Environnement et Changement climatique Canada : https://ec.ss.ec.gc.ca/).

Quiconque fournit des renseignements au ministre peut en mĂŞme temps prĂ©senter une demande de traitement confidentiel aux termes de l’article 313rĂ©fĂ©rence e de cette loi.

Ottawa, le 27 fĂ©vrier 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

DĂ©cret d’inscription d’une substance toxique Ă  la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Modification

1 La partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence 27 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

Entrée en vigueur

2 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

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  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
  • liens externes;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

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Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

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Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

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