Règlement modifiant le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (licences d’établissement) : DORS/2026-110

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 12

Enregistrement
DORS/2026-110 Le 4 juin 2026

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

C.P. 2026-550 Le 4 juin 2026

Sur recommandation de la ministre de la SantĂ© et en vertu du paragraphe 30(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (licences d’établissement), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les instruments médicaux (licences d’établissement)

Modifications

1 Le paragraphe 44(4) du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Le paragraphe (3) ne s’applique pas si :

2 (1) L’alinĂ©a 45e) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(2) L’article 45 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a f), de ce qui suit :

(3) Les alinĂ©as 45g) Ă  i) du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

(4) L’alinĂ©a 45j) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Le paragraphe 46.1(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

46.1 (1) Le titulaire d’une licence d’établissement qui n’est pas suspendue prĂ©sente au ministre, avant le 1er avril de chaque annĂ©e, une demande d’examen de sa licence accompagnĂ©e des renseignements et documents visĂ©s Ă  l’article 45, y compris leurs versions mises Ă  jour, le cas Ă©chĂ©ant.

4 L’article 52 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Le fabricant, l’importateur et le distributeur d’un instrument médical doivent chacun établir, mettre en œuvre et maintenir à jour des procédures écrites concernant la tenue du registre de distribution.

5 Le passage de l’article 58 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

58 Le fabricant, l’importateur et le distributeur d’un instrument mĂ©dical Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et maintiennent Ă  jour chacun des procĂ©dures Ă©crites leur permettant d’effectuer :

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 58, de ce qui suit :

Manutention, stockage, livraison, installation, entretien et mesures correctives

58.1 Le fabricant, l’importateur et le distributeur d’un instrument médical de classe II, III ou IV établissent, mettent en œuvre et maintiennent à jour chacun des procédures écrites concernant, le cas échéant, la manutention, le stockage, la livraison, l’installation, l’entretien et les mesures correctives à l’égard de cet instrument.

7 L’article 59 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Le fabricant et l’importateur d’un instrument médical de classe I établissent, mettent en œuvre et maintiennent à jour chacun des procédures écrites concernant la présentation de tout rapport préliminaire et rapport final prévus aux paragraphes (1) ou (1.1).

(4) Le fabricant et l’importateur d’un instrument médical de classe II, III ou IV établissent, mettent en œuvre et maintiennent à jour chacun des procédures écrites concernant la présentation de tout rapport préliminaire et rapport final prévus au paragraphe (1).

8 L’article 61.2 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

(4) Le titulaire de l’homologation d’un instrument médical et l’importateur d’un instrument médical de classe II, III ou IV établissent, mettent en œuvre et maintiennent à jour chacun des procédures écrites leur permettant de fournir des renseignements visés au paragraphe (2) de façon efficace et en temps opportun.

Disposition transitoire

9 (1) Sauf indication contraire du contexte, les termes utilisés au présent article s’entendent au sens du Règlement sur les instruments médicaux.

(2) La personne ayant prĂ©sentĂ© une demande de licence d’établissement en vertu de l’article 45 du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, Ă  l’égard de laquelle aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise avant cette date ne peut se voir dĂ©livrer la licence, Ă  moins qu’elle ne fournisse au ministre, au plus tard Ă  cette date et en la forme fixĂ©e par ce dernier, les renseignements visĂ©s aux alinĂ©as 45f.1) et f.2) de cerèglement, dans sa version modifiĂ©e par le prĂ©sent règlement.

Entrée en vigueur

10 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le cent quatre-vingtième jour suivant la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : SantĂ© Canada (le Ministère) s’est engagĂ© Ă  moderniser le cadre rĂ©glementaire des licences d’établissement pour les instruments mĂ©dicaux (LEIM), qui comprend : 1) rĂ©duire le fardeau et les redondances inutiles avec le cadre actuel de licences, en mettant l’accent sur la facilitation d’une plus grande harmonisation internationale; 2) amĂ©liorer la capacitĂ© de SantĂ© Canada d’identifier et de surveiller les risques de non-conformitĂ© des fournisseurs Ă©trangers; 3) rĂ©pondre aux commentaires des parties prenantes afin de fournir une certitude aux parties prenantes quant Ă  leur interprĂ©tation du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (RIM). La plupart des instruments mĂ©dicaux vendus au Canada sont importĂ©s, avec un nombre croissant de fournisseurs d’instruments mĂ©dicaux sur le marchĂ© canadien. Cela, en plus de l’expĂ©rimentation de flexibilitĂ©s rĂ©glementaires pendant la pandĂ©mie de COVID-19, dĂ©montre un besoin de mettre Ă  jour le cadre actuel pour permettre Ă  SantĂ© Canada de continuer Ă  fournir une surveillance efficace, efficiente et agile des instruments mĂ©dicaux afin de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des personnes au Canada.

Le RIM exige que tout distributeur étranger ainsi que ses importateurs canadiens soient titulaires d’une LEIM. Les parties prenantes de l’industrie ont exprimé des préoccupations quant au fait que l’obligation imposée aux deux parties d’être titulaires d’une LEIM crée une redondance, un fardeau inutile et des coûts, et que cette obligation n’est pas harmonisée avec celles des autres juridictions. L’industrie a exprimé que ces obstacles à la concurrence et à l’innovation pourraient avoir un effet dissuasif sur les activités commerciales au Canada, ce qui pourrait avoir une incidence sur l’accès aux instruments médicaux sur le marché.

SantĂ© Canada recueille des renseignements sur les fournisseurs sur une base volontaire depuis fĂ©vrier 2020. Cela ne fournit Ă  SantĂ© Canada que des renseignements partiels sur qui fournit des instruments mĂ©dicaux aux titulaires de LEIM et limite la traçabilitĂ© des instruments mĂ©dicaux potentiellement non conformes tout au long de la chaĂ®ne d’approvisionnement lorsque des risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© se prĂ©sentent.

Le RIM exige que les demandeurs de LEIM attestent avoir mis en œuvre certaines procédures écrites pour gérer les risques pour la santé et la sécurité. Malgré l’attestation, les observations de Santé Canada lors de l’inspection ont révélé que ces procédures font souvent défaut, qu’il y a des lacunes dans la documentation et la mise en œuvre des procédures, et qu’elles peuvent ne pas être maintenues à jour.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (licences d’établissement) [les modifications] modernise davantage le RIM, tout en maintenant une surveillance sur l’approvisionnement en instruments mĂ©dicaux au Canada. Ces modifications faciliteront une meilleure harmonisation internationale, combleront certaines lacunes en matière de conformitĂ© et d’application de la loi observĂ©es dans l’industrie et contribueront Ă  rĂ©duire le fardeau administratif, tout en maintenant la traçabilitĂ© de l’approvisionnement des instruments sur le marchĂ© canadien.

Les modifications supprimeront l’exigence pour les importateurs ayant une LEIM d’importer auprès de distributeurs étrangers ayant une LEIM. Avoir un importateur titulaire d’une licence au Canada pour gérer les risques pour la santé et la sécurité est suffisant pour la traçabilité des instruments lorsqu’il y a des problèmes de sécurité ou de qualité. Les personnes qui ne sont pas titulaires de LEIM et qui importent des instruments (c’est-à-dire les détaillants et les établissements de santé) continueront de devoir vérifier que le distributeur étranger auprès duquel ils importent est titulaire d’une LEIM. Cette modification alignera davantage le Canada sur d’autres juridictions et réduira la redondance dans le régime d’octroi de licences actuel.

Les modifications au RIM exigeront que tous les demandeurs de LEIM fournissent des renseignements sur les fournisseurs dans le cadre de leur demande de LEIM et qu’ils mettent à jour les renseignements sur les fournisseurs une fois par an lors de l’examen annuel de licence. Cela permettra des mesures de conformité et d’application de la loi plus ciblées et efficaces en maintenant une visibilité directe sur les distributeurs étrangers, qui ne seraient plus tenus d’être titulaires d’une LEIM, s’ils vendent par l’intermédiaire d’un titulaire de LEIM.

Pour répondre aux observations de conformité et d’application de la loi formulées par Santé Canada lors des inspections concernant les exigences relatives aux procédures écrites, les modifications au RIM rendront explicite l’exigence pour les fabricants, importateurs et distributeurs d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour toutes les procédures écrites pertinentes à leurs activités de gestion de la sécurité. Cela est essentiel pour aider à garantir que les risques pour la santé et la sécurité peuvent être gérés une fois qu’un instrument médical est sur le marché.

Justification : Ces modifications respectent les engagements de SantĂ© Canada Ă©noncĂ©s dans le Plan prospectif de la rĂ©glementation et le Plan d’examen de l’inventaire des règlements du Ministère pour moderniser le cadre des LEIM, tout en permettant une surveillance pour mieux gĂ©rer les risques Ă©mergents pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©. Il est prĂ©vu que les modifications rĂ©duiront le fardeau et les redondances inutiles en matière d’octroi de licences, amĂ©lioreront la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  repĂ©rer les instruments mĂ©dicaux non conformes tout au long de la chaĂ®ne d’approvisionnement, et fourniront une certitude quant aux obligations des parties rĂ©glementĂ©es grâce Ă  des règlements explicites concernant les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ©.

Les modifications entraĂ®neront des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s totaux estimĂ©s Ă  1,8 million de dollars en valeur actuelle (VA) sur 10 ans. Les avantages pour les titulaires Ă©trangers de LEIM sont estimĂ©s Ă  2,3 millions de dollars (VA) sur 10 ans. Cependant, aux fins de l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA), les avantages pour les distributeurs Ă©trangers n’ont pas de statut et, par consĂ©quent, l’incidence est reconnue, mais ne figure pas dans les avantages monĂ©tisĂ©s. Les importateurs canadiens qui importent d’un distributeur Ă©tranger bĂ©nĂ©ficieront de ne plus devoir vĂ©rifier que les distributeurs Ă©trangers soient titulaires d’une LEIM. L’incidence cumulative des modifications en ce qui a trait Ă  la dĂ©livrance de licences axĂ©e sur les risques, y compris les renseignements sur les fournisseurs et les exigences de procĂ©dure Ă©crites, offre une clartĂ© supplĂ©mentaire Ă  l’industrie qui devrait rendre la conformitĂ© et, par extension, les inspections plus efficaces.

Les modifications concernant l’approche axĂ©e sur les risques pour la dĂ©livrance de licences aux distributeurs Ă©trangers, l’exigence pour tous les titulaires de LEIM de fournir des renseignements sur les fournisseurs, et les dispositions explicites concernant la mise en Ĺ“uvre et le maintien de procĂ©dures Ă©crites relatives aux activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© devraient toutes avoir des avantages potentiels pour les petites entreprises. La modification visant Ă  exiger des importateurs et des distributeurs qu’ils fournissent des renseignements sur les fournisseurs Ă  SantĂ© Canada devrait imposer un fardeau administratif d’une valeur annualisĂ©e de 70 459 $ en dollars de 2012 (calculĂ©e selon la règle du « un pour un Â» prĂ©vue par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse).

Enjeux

La Loi sur les aliments et drogues (la Loi) et le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (RIM) rĂ©gissent l’importation et la vente d’instruments mĂ©dicaux au Canada et ont subi une modernisation et des changements importants au cours de la dernière dĂ©cennie pour accroĂ®tre la surveillance de la sĂ©curitĂ© publique. Le secteur des technologies de la santĂ© continue d’évoluer grâce Ă  une innovation rapide et Ă  des chaĂ®nes d’approvisionnement de plus en plus mondialisĂ©es, ce qui prĂ©sente des dĂ©fis aux mĂ©canismes de surveillance existants. Ainsi, il est primordial d’assurer que les cadres rĂ©glementaires du Canada sont bien Ă©quipĂ©s pour s’adapter Ă  un marchĂ© en constante Ă©volution. Le 14 dĂ©cembre 2024, de nouvelles modifications rĂ©glementaires au RIM sont entrĂ©es en vigueur en ce qui a trait aux rappels, aux licences d’établissement et aux conditions. Bien que ces modifications constituent une Ă©tape importante dans la modernisation du RIM et la gestion des risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©, SantĂ© Canada continue d’examiner des moyens d’amĂ©liorer le cadre de licences d’établissement pour les instruments mĂ©dicaux (LEIM) afin de renforcer la surveillance de l’approvisionnement en instruments mĂ©dicaux au Canada tout en rĂ©duisant le fardeau inutile, ainsi que d’aider Ă  garantir que les parties rĂ©glementĂ©es comprennent mieux leurs obligations lors de la rĂ©alisation d’activitĂ©s assujetties Ă  une licence.

Obstacles à l’octroi de licences pour les parties prenantes

Le RIM exige actuellement que toute personne qui importe un instrument médical vérifie que la personne auprès de laquelle elle importe est titulaire d’une LEIM. Cette exigence a pour effet que tous les distributeurs étrangers qui vendent au Canada ont besoin d’une LEIM.

Les parties prenantes de l’industrie ont exprimé des préoccupations quant au fait que l’obligation imposée aux distributeurs étrangers et à leurs importateurs canadiens d’être titulaires d’une LEIM crée un fardeau, des coûts et une redondance inutiles. Par exemple, les titulaires canadiens de LEIM doivent vérifier que tous leurs distributeurs étrangers soient titulaires d’une LEIM, même s’ils sont des entités affiliées. Les parties prenantes ont également exprimé des préoccupations selon lesquelles ce régime d’octroi de licences redondant n’est pas aligné sur celui d’autres régulateurs, tels que les États-Unis, où une seule inscription est nécessaire pour les établissements nationaux ou étrangers sous la responsabilité de la même entreprise. Par conséquent, les distributeurs étrangers peuvent décider de ne pas vendre au Canada, ce qui pourrait potentiellement perturber l’approvisionnement des instruments au Canada.

Mesures de conformité et d’application de la loi ciblées grâce aux renseignements des fournisseurs

Depuis fĂ©vrier 2020, SantĂ© Canada demande aux titulaires de LEIM de fournir volontairement des renseignements sur les fournisseurs dans le cadre de la demande de LEIM. Des renseignements sur les fournisseurs sont Ă©galement demandĂ©s de manière ponctuelle aux titulaires de LEIM par les inspecteurs lors du suivi des questions de conformitĂ©. L’accès aux renseignements des fournisseurs aide Ă  soutenir la traçabilitĂ© lorsque des risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© se prĂ©sentent. SantĂ© Canada considère qu’un fournisseur est toute personne, autre que le fabricant, qui vend un instrument mĂ©dical Ă  un titulaire de LEIM. Cela inclut les importateurs canadiens, les distributeurs nationaux qui vendent au Canada et les distributeurs Ă©trangers qui vendent au Canada.

Étant donné le caractère volontaire de cette demande, la majorité des titulaires de LEIM ne fournissent pas les renseignements de leurs fournisseurs. Par conséquent, Santé Canada n’a pas suffisamment de renseignements pour avoir une visibilité complète sur qui fournit des instruments médicaux aux titulaires de LEIM, y compris ceux qui vendent au Canada. Cela peut mettre à l’épreuve la capacité de Santé Canada à repérer les instruments médicaux potentiellement non conformes tout au long de la chaîne d’approvisionnement lorsque des risques pour la santé et la sécurité se présentent.

Aborder la question des procédures écrites non conformes par des exigences explicites

Le RIM exige déjà que les demandeurs de LEIM (et les titulaires) attestent avoir mis en œuvre des procédures écrites pour gérer les risques pour la santé et la sécurité liés à l’importation et à la distribution d’instruments médicaux au Canada; cependant, lors des inspections, Santé Canada a observé que des procédures écrites liées aux activités de gestion de la sécurité de certains établissements étaient manquantes ou incomplètes. Le non-respect par les titulaires de LEIM de leurs obligations existantes d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour des procédures écrites liées à ces activités de gestion de la sécurité, telles que la présentation de rapports d’incidents et la tenue des registres de distribution, pose un risque pour la santé et la sécurité des personnes au Canada. Par conséquent, ces obligations réglementaires sont rendues explicites, en ce qui concerne l’établissement, la mise en œuvre et le maintien à jour de procédures écrites, afin de mieux faciliter la conformité de l’industrie.

Contexte

La Loi et le RIM protègent la sécurité publique en réglementant des activités comme la fabrication, la vente et la publicité d’instruments médicaux. Santé Canada est responsable des activités visant à assurer que les instruments médicaux demeurent sûrs, efficaces et de haute qualité. Ces activités comprennent la surveillance de la conformité et l’application de la loi, ainsi que l’administration du cadre de LEIM. Toute personne qui exerce des activités autorisées (c’est-à-dire l’importation et la distribution) en lien avec ces produits doit être titulaire d’une LEIM, tel qu’il est énoncé dans le RIM, à moins d’un avis contraire stipulant une exemption.

En juillet 2024, SantĂ© Canada a terminĂ© la phase I de la Modernisation du cadre de dĂ©livrance des licences d’établissement pour les instruments mĂ©dicaux, conformĂ©ment aux engagements Ă©noncĂ©s dans le Plan prospectif de la rĂ©glementation et le Plan d’examen de l’inventaire des règlements. Dans la phase I, le RIM a Ă©tĂ© modifiĂ© pour amĂ©liorer la façon dont les rappels sont effectuĂ©s et pour ajouter de nouveaux pouvoirs ministĂ©riels afin d’imposer des conditions Ă  une LEIM. Le Règlement modifiant le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (licences d’établissement) [les modifications] dĂ©crit dans le prĂ©sent document rĂ©pond davantage aux engagements pris envers les parties prenantes pour moderniser ce cadre. Ces modifications s’appuient Ă©galement sur les consultations menĂ©es tout au long de la phase I, au cours desquelles les parties prenantes ont exprimĂ© des prĂ©occupations selon lesquelles le cadre actuel des LEIM limite la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  favoriser un environnement commercial innovant et concurrentiel et qu’il n’est pas harmonisĂ© avec les cadres d’autres juridictions. Les parties prenantes ont notĂ© que ces obstacles perçus Ă  la concurrence et Ă  l’innovation pourraient dissuader l’industrie de faire des affaires au Canada, ce qui pourrait avoir une incidence sur la disponibilitĂ© des instruments mĂ©dicaux pour les personnes au Canada. De plus, la pandĂ©mie de COVID-19 a renforcĂ© la nĂ©cessitĂ© d’avoir un cadre rĂ©glementaire solide en place pour permettre Ă  SantĂ© Canada de continuer Ă  fournir une surveillance efficace, agile et axĂ©e sur les risques des instruments mĂ©dicaux afin de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des personnes au Canada.

Ă€ l’automne 2025, SantĂ© Canada et l’Agence de la santĂ© publique du Canada ont publiĂ© un rapport sur la rĂ©duction du fardeau administratif (EFA), contenant des renseignements sur les initiatives visant Ă  moderniser les cadres rĂ©glementaires. Ces initiatives visent Ă  simplifier les façons de procĂ©der, Ă  offrir une plus grande souplesse, Ă  rĂ©duire le fardeau administratif, ainsi qu’à mettre en Ĺ“uvre des approches axĂ©es sur les risques qui sont mieux harmonisĂ©es aux exigences rĂ©glementaires, tant au Canada qu’à l’étranger. Les modifications rĂ©glementaires dĂ©crites dans le prĂ©sent document aideront Ă  moderniser davantage le cadre de la LEIM en appliquant une approche axĂ©e sur les risques Ă  la rĂ©glementation, tout en veillant Ă  ce que des mesures de protection adĂ©quates demeurent en place pour protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des personnes au Canada.

Instruments médicaux

Les instruments médicaux comprennent un large éventail de produits, tels que les stimulateurs cardiaques, les valves cardiaques artificielles, les implants de hanche, la peau synthétique, les instruments de diagnostic de laboratoire médical, les trousses de diagnostic, les masques médicaux et les moyens contraceptifs. L’innovation et les avancées rapides dans la technologie des instruments médicaux ont mené au développement de nouveaux instruments (tels que les logiciels à titre d’instruments médicaux et les implants imprimés en 3D), à l’augmentation du nombre de participants qui approvisionnent le Canada en instruments médicaux et à de nouveaux moyens pour les consommateurs d’accéder aux instruments médicaux (par exemple, la vente et la publicité en ligne).

Cadre de la LEIM

Le RIM classe les instruments mĂ©dicaux en quatre catĂ©gories, de la classe I, reprĂ©sentant le risque le plus faible pour la santĂ©, Ă  la classe IV, reprĂ©sentant le risque le plus Ă©levĂ© pour la santĂ©. Le ministre de la SantĂ© (le ministre) dĂ©livre des LEIM aux importateurs et aux distributeurs des quatre catĂ©gories d’instruments, ainsi qu’aux fabricants d’instruments de classe I (sauf en cas d’exemption). Une LEIM permet l’importation et/ou la distribution (vente) d’un instrument mĂ©dical au Canada.

Exigence de LEIM en fonction du type d’activité

En vertu de l’article 44(3) du RIM, toute personne qui importe un instrument mĂ©dical veille Ă  ce que la personne de laquelle elle l’importe soit titulaire d’une LEIM. L’article 44(4) du RIM prĂ©voit une exemption pour les fabricants Ă©trangers, tant que l’importateur est titulaire d’une LEIM, ou si les instruments mĂ©dicaux sont importĂ©s directement d’un fabricant de classe II Ă  IV. Les mĂŞmes exemptions ne s’appliquent pas aux distributeurs Ă©trangers; en tant que tels, les distributeurs Ă©trangers et les importateurs sont tenus d’être titulaires d’une LEIM. Actuellement, SantĂ© Canada applique une approche d’octroi de licences axĂ©e sur les risques pour cette exigence de licence duplicative pour les importateurs qui sont titulaires d’une LEIM, car les importateurs ont la responsabilitĂ© d’assurer la sĂ©curitĂ© et la qualitĂ© des instruments mĂ©dicaux importĂ©s au Canada.

En vertu de l’article 44(2) du RIM, les Ă©tablissements de santĂ© et les dĂ©taillants sont exemptĂ©s d’être titulaires d’une LEIM, mais la personne auprès de laquelle ils importent doit ĂŞtre titulaire d’une LEIM.

Demande de LEIM

L’article 45 du RIM Ă©tablit les exigences de demande pour une LEIM. Tous les demandeurs de LEIM doivent fournir des renseignements, tels que des renseignements de base sur l’établissement et les coordonnĂ©es, ainsi que des dĂ©tails sur les classes d’instruments mĂ©dicaux et les fabricants. Les titulaires de LEIM doivent Ă©galement faire examiner leurs licences sur une base annuelle en vertu de l’article 46.1 du RIM.

ResponsabilitĂ©s des titulaires de LEIM 

Santé Canada inspecte les entreprises qui fabriquent, importent ou distribuent des instruments médicaux à vendre au Canada afin de vérifier leur conformité à la Loi et à ses règlements.

Les alinĂ©as g) Ă  j) de l’article 45 du RIM exigent que tous les titulaires et demandeurs de LEIM attestent avoir mis en Ĺ“uvre des procĂ©dures Ă©crites pour la tenue des registres de distribution, le traitement des plaintes, les rappels, la prĂ©sentation de rapports d’incidents, la manutention, le stockage, la livraison, l’installation, les mesures correctives et l’entretien Ă  l’égard des instruments mĂ©dicaux, ainsi que de fournir les adresses des bâtiments oĂą ces activitĂ©s ont lieu. L’exigence d’attester de l’existence de ces procĂ©dures et d’identifier dans quels bâtiments elles sont mises en Ĺ“uvre indique qu’elles doivent ĂŞtre Ă©tablies, mises en Ĺ“uvre et maintenues Ă  jour.

Les articles 52 Ă  63 du RIM fournissent des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur certaines des activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© attestĂ©es en vertu des alinĂ©as g) Ă  i) de l’article 45, mais pas toutes. La spĂ©cificitĂ© concernant seulement certaines des activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© a entraĂ®nĂ© une mauvaise interprĂ©tation de la part des parties prenantes sur ce que signifie avoir mis en Ĺ“uvre des procĂ©dures Ă©crites. Il incombe aux fabricants, importateurs et distributeurs d’assurer la surveillance de la sĂ©curitĂ© des instruments mĂ©dicaux tout au long de leur durĂ©e de vie. Il est essentiel de s’assurer que des procĂ©dures Ă©crites pour les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© sont Ă©tablies, mises en Ĺ“uvre et maintenues Ă  jour afin de rĂ©duire le risque d’exposer le public Ă  des instruments mĂ©dicaux de faible qualitĂ© ou inefficaces. Les titulaires de LEIM ont demandĂ© des Ă©claircissements sur leurs obligations rĂ©glementaires en ce qui a trait Ă  l’exigence de procĂ©dures Ă©crites pour leurs activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ©.

Objectif

L’objectif de ces modifications au RIM est de moderniser le cadre des LEIM afin de mieux répondre à une industrie en rapide innovation, tout en maintenant une surveillance pour mieux gérer les risques émergents pour la santé et la sécurité. Ces objectifs comprennent la réduction des fardeaux inutiles pour faciliter l’harmonisation internationale, l’amélioration de la capacité de Santé Canada à identifier et à surveiller les instruments médicaux et les établissements non conformes qui pourraient présenter un risque de préjudice à la santé, ainsi que la fourniture de certitude en ce qui a trait aux exigences du RIM. De plus, ces modifications sont conformes aux objectifs de l’EFA et contribuent à une réglementation axée sur les risques.

Description

Modifications au RIM

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Les modifications suppriment l’exigence pour les titulaires de LEIM canadiens d’importer auprès de distributeurs étrangers ayant une LEIM. Les personnes qui ne sont pas titulaires de LEIM et qui importent des instruments (c’est-à-dire les détaillants et les établissements de santé) sont toujours tenues de s’assurer que la ou les personnes auprès desquelles elles importent sont titulaires d’une LEIM.

Soumission obligatoire des renseignements sur les fournisseurs d’instruments médicaux

Les modifications exigent que les demandeurs de LEIM fournissent, dans le cadre de leur demande de LEIM, des renseignements sur les fournisseurs, y compris le nom du fournisseur, l’adresse et la classification des risques des instruments vendus au demandeur. Le titulaire de LEIM est tenu de mettre à jour les renseignements sur les fournisseurs une fois par an lors de l’examen annuel de licence. Cela permet d’adopter des mesures de conformité et d’application de la Loi plus ciblées et plus efficaces en permettant à Santé Canada d’identifier les titulaires de LEIM qui pourraient importer et/ou vendre des instruments non conformes. Cela soutient également l’approche d’octroi de licences axée sur les risques de Santé Canada, et respecte l’engagement de l’EFA visant à adopter une réglementation axée sur les risques en maintenant une visibilité sur les distributeurs étrangers sans imposer une exigence de licence redondante.

Exigences explicites pour les procédures écrites

Les modifications comprennent des dispositions explicites renforçant les exigences existantes pour que les titulaires de LEIM Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et maintiennent Ă  jour les procĂ©dures Ă©crites pour les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© suivantes : la tenue des registres de distribution, la prĂ©sentation des rapports d’incident, la communication d’informations concernant tout risque grave de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine, la manutention, le stockage, la livraison, l’installation, les mesures correctives et l’entretien des instruments (le cas Ă©chĂ©ant). L’exigence pour les fabricants, importateurs et distributeurs d’établir et de mettre en Ĺ“uvre des procĂ©dures Ă©crites pour le traitement des plaintes et des rappels est dĂ©jĂ  explicite. Rendre explicite l’exigence existante de maintenir des procĂ©dures Ă©crites rĂ©itère davantage les obligations rĂ©glementaires des parties prenantes en vertu du RIM.

Pour assurer la cohĂ©rence dans le RIM et fournir la clartĂ© demandĂ©e par les titulaires de LEIM, la modification intègre les fabricants d’instruments mĂ©dicaux de classe II, III et IV (le cas Ă©chĂ©ant) dans les dispositions explicites des procĂ©dures Ă©crites. Les fabricants de classe II Ă  IV sont dĂ©jĂ  explicitement tenus d’établir, de mettre en Ĺ“uvre et de maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites dans le cadre de leur système de gestion de la qualitĂ© (SGQ) pour la certification, en vertu du Programme d’audit unique des matĂ©riels mĂ©dicaux (PAUMM), qui respecte la norme CAN/CSA-ISO 13485, Dispositifs mĂ©dicaux – Systèmes de gestion de la qualitĂ© – Exigences Ă  des fins rĂ©glementaires (ISO 13485:16). Par consĂ©quent, le cadrage des fabricants de classe II Ă  IV dans ces dispositions n’impose pas de fardeau supplĂ©mentaire.

Selon les modifications, les dispositions explicites relatives aux procĂ©dures Ă©crites rendent l’attestation inutile. En consĂ©quence, l’article 45 du RIM a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour rĂ©duire le nombre d’attestations requises par les titulaires et les demandeurs de LEIM durant le processus de dĂ©livrance de licences.

Ces changements s’alignent sur les principes directeurs de la politique fédérale réglementaire pour élaborer les règlements, ainsi que leurs activités connexes, accessibles et compréhensibles.

Modifications diverses et corrélatives

Conformément à la réduction du fardeau administratif, l’exigence pour les demandeurs (ou titulaires) de LEIM de fournir des renseignements sur les spécialités médicales concernant lesquelles l’instrument est importé ou distribué pour chaque fabricant a été abrogée. Actuellement, ce renseignement n’a aucun usage pour Santé Canada dans la protection de la santé et de la sécurité des personnes au Canada.

Entrée en vigueur

Les modifications au RIM entreront en vigueur six mois après la date de l’inscription.

Les demandes de LEIM toujours en attente lorsque les modifications entreront en vigueur (c’est-à-dire qu’aucune décision n’a été prise pour accorder la licence) sont tenues de soumettre des renseignements sur les fournisseurs avant qu’une licence ne soit délivrée.

Élaboration de la réglementation

Consultation

En 2018, lors des consultations sectorielles, les parties prenantes ont identifié que les exigences de LEIM étaient trop lourdes et n’étaient pas harmonisées avec d’autres juridictions. Les parties prenantes ont soulevé à nouveau des préoccupations similaires au cours de vastes consultations avec les titulaires de LEIM en 2019.

Le 9 novembre 2024, SantĂ© Canada a publiĂ© l’Avis d’intention – Consultation sur la modernisation du cadre des licences d’établissements pour les instruments mĂ©dicaux (phase II), suivi d’une pĂ©riode de commentaires de 30 jours. Cet avis visait Ă  informer les parties prenantes de la direction politique pour les modifications actuelles et Ă  offrir des occasions de s’exprimer. De plus, le 21 novembre 2024, SantĂ© Canada a publiĂ© un Bulletin sur le Programme de conformitĂ© des instruments mĂ©dicaux et a dĂ©livrĂ© un envoi postal collectif Ă  tous les titulaires de LEIM pour informer les parties prenantes concernĂ©es de l’avis et leur demander de fournir des commentaires.

Dans l’ensemble, la proposition a été bien accueillie et aucune objection majeure n’a été soulevée. De nombreuses parties prenantes ont soutenu les efforts visant à réduire le fardeau administratif en éliminant les redondances dans le régime de délivrance de licences LEIM.

Il est à noter qu’il s’agit de la première fois que les parties prenantes ont été consultées sur la proposition de modifier le RIM afin d’exiger des renseignements sur les fournisseurs au moment de la demande initiale de LEIM et lors de l’examen annuel de licence. Certaines parties prenantes avaient l’impression qu’il s’agissait déjà d’une exigence réglementaire, car certains d’entre eux soumettent ces renseignements sur une base volontaire. Cette mauvaise interprétation a contribué au désir des parties prenantes de préciser leurs obligations en tant que parties réglementées, ce qui incluait une demande de préciser le langage concernant les exigences de procédures écrites. Les parties prenantes ont indiqué que le fait de fournir des renseignements sur les fournisseurs maintenant sur une base obligatoire entraînerait une incidence graduelle négligeable et que le coût par entreprise serait faible si les renseignements et la fréquence requis (une fois par an) demeurent identiques aux exigences actuelles.

Le 28 novembre 2024, SantĂ© Canada a envoyĂ© un sondage ciblĂ© aux titulaires Ă©trangers d’une LEIM. L’objectif de ce sondage Ă©tait de mieux comprendre le profil commercial de ces entreprises, ainsi que la manière dont la suppression proposĂ©e de l’exigence de LEIM pour les distributeurs Ă©trangers lorsque leur importateur est dĂ©jĂ  titulaire d’une LEIM pourrait avoir une influence sur leurs dĂ©cisions commerciales. Le sondage des parties prenantes a reçu 25 rĂ©ponses au total.

Consultation sur la réglementation

Le 8 novembre 2025, les modifications ont Ă©tĂ© prĂ©alablement publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de commentaires de 70 jours. Trente-huit commentaires ont Ă©tĂ© reçus de 9 rĂ©pondants au cours de la pĂ©riode de consultation, notamment de particuliers, d’entreprises et d’associations. Les commentaires Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables aux modifications proposĂ©es. Cependant, les rĂ©pondants ont demandĂ© des prĂ©cisions sur certains aspects de la proposition. Les commentaires qui relèvent de la portĂ©e des modifications au RIM sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous.

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Commentaire : Une association de l’industrie et une personne ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant le fardeau associĂ© aux rappels qui incombe dĂ©sormais uniquement aux importateurs, puisque les distributeurs Ă©trangers ne seraient plus tenus d’être titulaires d’une LEIM lorsque l’établissement importateur en possède dĂ©jĂ  un.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’importateur a toujours Ă©tĂ© l’entitĂ© responsable de la conduite d’un rappel en vertu du RIM; les fabricants, les importateurs et les distributeurs au Canada doivent Ă©tablir, mettre en Ĺ“uvre et maintenir des procĂ©dures Ă©crites pour les rappels. Le retrait de la licence de distributeur Ă©tranger ne modifie pas ces obligations et la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  surveiller les rappels. Il est recommandĂ© aux parties prenantes de consulter le Guide sur les rappels d’instruments mĂ©dicaux (GUI-0054) pour de plus amples renseignements sur la manière dont SantĂ© Canada effectue les rappels.

Renseignements obligatoires sur les fournisseurs de tous les titulaires de LEIM

Commentaire : Une association de l’industrie a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant le risque de communication potentielle de renseignements commerciaux sensibles sur les fournisseurs.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les renseignements sur les fournisseurs seront traitĂ©s comme des renseignements commerciaux confidentiels conformĂ©ment Ă  la Loi sur les aliments et drogues et seront traitĂ©s comme « ProtĂ©gĂ© B Â» dans la base de donnĂ©es interne de SantĂ© Canada. SantĂ© Canada ne prĂ©voit aucun enjeu liĂ© Ă  la protection de la vie privĂ©e, car les renseignements sur les fabricants sont dĂ©jĂ  recueillis et stockĂ©s de manière similaire.

Commentaire : Une personne a fait remarquer que le fardeau administratif associĂ© Ă  la soumission de renseignements sur les fournisseurs n’est pas proportionnel au risque et reprĂ©sente une surveillance gouvernementale disproportionnĂ©e de la chaĂ®ne d’approvisionnement. De plus, la personne a indiquĂ© qu’elle ne croyait pas que SantĂ© Canada ait quantifiĂ© les avantages pour justifier la collecte des renseignements sur les fournisseurs. La personne a recommandĂ© que SantĂ© Canada continue de se fier Ă  la soumission volontaire des renseignements sur les fournisseurs ou que SantĂ© Canada ne demande des renseignements sur les fournisseurs que pour rĂ©pondre Ă  des enjeux liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ©.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : La soumission de renseignements sur les fournisseurs est considĂ©rĂ©e comme nĂ©cessaire pour permettre Ă  SantĂ© Canada d’identifier les parties rĂ©glementĂ©es concernĂ©es lorsqu’il a des risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©, d’autant plus que les distributeurs Ă©trangers ne seront plus tenus d’être titulaire d’une LEIM.

La dĂ©pendance Ă  la soumission volontaire de ces informations a menĂ© Ă  des donnĂ©es incomplètes, ce qui limite la visibilitĂ© de SantĂ© Canada sur la chaĂ®ne d’approvisionnement. Avant ces modifications, la traçabilitĂ© en amont Ă©tait soutenue en partie par l’obligation pour les distributeurs Ă©trangers d’être titulaire d’une LEIM. L’exigence de renseignements sur les fournisseurs permet Ă  SantĂ© Canada d’être plus proactif, plutĂ´t que rĂ©actif, lorsque des enjeux liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© surviennent. Par consĂ©quent, formaliser la collecte de renseignements sur les fournisseurs par les titulaires canadiens d’une LEIM est une mesure proportionnĂ©e pour maintenir la traçabilitĂ©. 

Commentaire : Une association de l’industrie a indiquĂ© qu’il pourrait ĂŞtre plus coĂ»teux pour les organisations de mettre Ă  jour une liste de fournisseurs que de compiler et de soumettre une liste initiale des fournisseurs.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada a examinĂ© les demandes de licence de tous les titulaires d’une LEIM et a dĂ©terminĂ© qu’en moyenne, une organisation indique environ 11 fournisseurs dans sa demande initiale. Les renseignements fournis dans la demande de licence de LEIM suggĂ©raient Ă©galement qu’en moyenne, une organisation ajoute Ă  la liste deux fournisseurs chaque annĂ©e dans le cadre du processus d’examen annuel de licence. Étant donnĂ© que la mise Ă  jour d’une liste de fournisseurs nĂ©cessite moins de 20 % des renseignements requis pour la demande initiale, il serait difficile de justifier une augmentation du coĂ»t de mise Ă  jour des listes de fournisseurs.

Commentaire : Une association Ă  but non lucratif a appuyĂ© l’exigence proposĂ©e pour les listes de fournisseurs et a suggĂ©rĂ© que la traçabilitĂ© pourrait ĂŞtre amĂ©liorĂ©e en recueillant des renseignements particuliers sur les instruments en imposant aux titulaires d’une LEIM l’adoption d’un système d’identifiant unique des instruments (IUI).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Bien que la suggestion d’adoption d’un système d’IUI soit acceptĂ©e, elle dĂ©passe le cadre du projet de rĂ©glementation actuel.

Procédures écrites

Commentaire : Une personne a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la conversion des obligations axĂ©es sur les rĂ©sultats en obligations rigides fondĂ©es sur des processus.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada tient Ă  rĂ©itĂ©rer que ces exigences ne sont pas nouvelles et n’imposent pas de fardeau supplĂ©mentaire aux parties prenantes. Les exigences relatives aux procĂ©dures Ă©crites restent axĂ©es sur les rĂ©sultats, puisque SantĂ© Canada ne prescrit ni le format et le contenu des procĂ©dures, ni la manière dont elles doivent ĂŞtre Ă©tablies, mises en Ĺ“uvre ou tenues. Il est nĂ©cessaire de prĂ©ciser que des procĂ©dures Ă©crites doivent ĂŞtre Ă©tablies, mises en Ĺ“uvre et tenues; sinon, elles soutiennent dans une mesure limitĂ©e les rĂ©sultats en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©.

Commentaire : Une association de l’industrie et une personne ont remis en question la raison pour laquelle les exigences relatives aux procĂ©dures Ă©crites pour la manipulation, l’entreposage, la livraison, l’installation et l’entretien d’un instrument, ainsi que pour la prise de mesures correctives ne s’appliquent pas aux fabricants, aux importateurs et aux distributeurs de classe I.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’objectif des mises Ă  jour des dispositions relatives aux procĂ©dures Ă©crites est de sensibiliser les parties prenantes Ă  leurs obligations rĂ©glementaires. Ă€ l’heure actuelle, les fabricants, les importateurs et les distributeurs de classe I ne sont pas tenus d’établir, de mettre en Ĺ“uvre ou de tenir des procĂ©dures Ă©crites pour la manipulation, l’entreposage, la livraison, l’installation et l’entretien d’un instrument, ainsi que pour la prise de mesures correctives. L’objectif des modifications est de rĂ©duire le fardeau administratif en ne nĂ©cessitant plus une sĂ©rie d’attestations dans le cadre du processus de LEIM. L’imposition de ces dispositions aux fabricants, aux importateurs et aux distributeurs de la classe I serait un ajout au statu quo.

Commentaire : Une association de l’industrie avait l’impression que les modifications crĂ©eraient une obligation de soumission des procĂ©dures Ă©crites pour les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ© dans le cadre de la demande de LEIM ou pendant le processus d’examen annuel de licence.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les modifications n’introduisent aucune obligation pour les titulaires et les demandeurs de LEIM de soumettre leurs procĂ©dures Ă©crites Ă  des fins d’examen. Les modifications Ă©liminent l’attestation de procĂ©dures Ă©crites. Les demandeurs et les titulaires continueront de fournir un document qui indique l’adresse du lieu oĂą chaque activitĂ© de gestion de la sĂ©curitĂ© a lieu.

Entrée en vigueur

Commentaire : Une association de l’industrie a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant les dĂ©lais d’entrĂ©e en vigueur et a proposĂ© 12 mois.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada soutient que six mois suffisent. Un tiers des importateurs et des distributeurs fournissent dĂ©jĂ  des renseignements sur les fournisseurs sur une base volontaire. Le temps nĂ©cessaire pour compiler ou mettre Ă  jour les listes de fournisseurs est estimĂ© ĂŞtre minimal, puisque les demandeurs et titulaires de LEIM possèdent dĂ©jĂ  ces renseignements, et les modifications relatives aux procĂ©dures Ă©crites concernent des exigences existantes en vertu du RIM.

Commentaire : Une autre association de l’industrie a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la nature rĂ©troactive des modifications, exigeant que les demandeurs et titulaires de LEIM fournissent des renseignements sur les fournisseurs pour les demandes dĂ©jĂ  en cours d’examen avant l’octroi d’une licence.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’objectif est que SantĂ© Canada dispose des renseignements sur les fournisseurs de tous les titulaires de LEIM. Pour faciliter cela avant l’examen annuel de licence, SantĂ© Canada fournira aux demandeurs et titulaires de LEIM des instructions sur les modifications aux renseignements sur les fournisseurs et informera les distributeurs Ă©trangers qu’ils pourraient ne plus ĂŞtre tenus d’être titulaire d’une LEIM.

Hors de la portée

Commentaire : Une association de l’industrie et une personne ont remis en question l’utilisation des dollars de 2012 dans l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : La mĂ©thodologie d’établissement des coĂ»ts pour la règle du « un pour un Â» est Ă©tablie par la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse et le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Le Règlement exige que toute estimation du fardeau administratif en vertu de la règle du « un pour un Â» soit exprimĂ©e en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 Ă  un taux d’actualisation annuel de 7 %. D’autres sections analytiques dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation, comme l’ACA et la lentille des petites entreprises, ne sont pas assujetties Ă  la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse et au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. La Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation et ses politiques de soutien Ă©tablissent l’approche d’établissement des coĂ»ts pour ces autres sections, qui expriment normalement les chiffres en dollars de l’annĂ©e en cours. Par consĂ©quent, l’ACA utilise les dollars constants de 2025.

Commentaire : Deux personnes ont formulĂ© des commentaires sur les essais sur les animaux dans le cadre du dĂ©veloppement d’instruments mĂ©dicaux.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Cela ne relève pas de la portĂ©e du prĂ©sent projet; par consĂ©quent, les programmes pertinents de SantĂ© Canada ont Ă©tĂ© mis au courant des commentaires relatifs aux essais sur les animaux et Ă  l’utilisation de modèles sans animaux.

Commentaire : Une entreprise pharmaceutique a mal compris que ces modifications auraient une incidence sur les exigences d’importation pour les instruments mĂ©dicaux utilisĂ©s dans les essais cliniques chez l’être humain.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Ces modifications n’auront aucune incidence sur les exigences existantes en matière d’essais expĂ©rimentaux d’instruments mĂ©dicaux, qui sont rĂ©glementĂ©es en vertu de la partie 3 du RIM; par consĂ©quent, l’article 44 (exigences de LEIM) de la partie 1 du RIM ne s’applique pas Ă  l’importation d’un instrument expĂ©rimental. Les paragraphes 80(1) Ă  (3) du RIM autorise l’importation d’instruments destinĂ©s Ă  un essai expĂ©rimental, Ă  condition que le fabricant ou l’importateur dĂ©tienne une autorisation et que le fabricant ou importateur a en sa possession les documents visĂ©s au paragraphe 83(1) et Ă  l’article 81 du RIM.

Obligations relatives aux traités modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

Après avoir consultĂ© la Directive du cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, ces modifications ne devraient pas avoir d’incidence sur les obligations relatives aux traitĂ©s modernes du gouvernement. SantĂ© Canada a achevĂ© une première Ă©valuation qui a examinĂ© la portĂ©e gĂ©ographique et l’objet de l’initiative en ce qui a trait aux droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, aux traitĂ©s modernes et aux obligations internationales en matière de droits de la personne, et n’a pas identifiĂ© d’incidence possible sur les traitĂ©s modernes.

Choix de l’instrument

Santé Canada a évalué chacune des options suivantes en utilisant l’objectif de moderniser le cadre des LEIM afin de mieux répondre à une industrie en innovation rapide, tout en gérant les risques émergents.

Option 1 : Mesures non rĂ©glementaires et maintien du statu quo

Le fait de continuer à s’appuyer sur des politiques et des orientations pour établir des attentes pour les titulaires de LEIM ne répondrait pas à l’objectif de Santé Canada de modernisation du RIM, énoncé dans le Plan prospectif de la réglementation et le Plan d’examen de l’inventaire des règlements. Le statu quo ne correspond pas non plus à l’approche de réglementation axée sur les risques de Santé Canada décrite dans l’EFA. Les intervenants ont expressément demandé des modifications réglementaires pour assurer la prévisibilité et la certitude de leurs opérations.

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Une approche axée sur les risques pour faire respecter les exigences de LEIM en ce qui concerne les distributeurs étrangers a créé de l’incertitude et de l’imprévisibilité pour l’industrie. Le fait de maintenir le statu quo ne concorderait pas avec les principes de la modernisation réglementaire visant à réduire le fardeau réglementaire en fonction des risques et ne corrigerait pas les disparités qui existent entre le cadre réglementaire du Canada et ceux d’autres régulateurs.

Renseignements obligatoires sur les fournisseurs de tous les titulaires de LEIM

Le fait de s’appuyer sur la présentation volontaire des renseignements sur les fournisseurs ne peut actuellement pas atteindre le niveau de surveillance souhaité des instruments médicaux sur le marché. Le fait d’exiger qu’un demandeur ou un titulaire de LEIM fournisse des renseignements sur les fournisseurs pour satisfaire aux obligations de licence en vertu du RIM, lorsque ce n’est mentionné que dans des lignes directrices et des politiques, n’est pas exécutoire à moins d’être spécifié dans le RIM. Le maintien du statu quo ne s’alignerait pas sur l’objectif d’améliorer la surveillance réglementaire.

Procédures écrites

Les exigences existantes pour les titulaires de LEIM d’établir, de mettre en œuvre et de tenir des procédures écrites liées aux activités de gestion de la sécurité peuvent être insuffisantes pour s’aligner sur les principes directeurs de la Directive du Cabinet sur la réglementation afin d’aider à garantir que les règlements sont accessibles et compréhensibles. Le fait de maintenir le statu quo ne concorderait pas avec le principe de cette proposition visant à fournir de la certitude en répondant aux préoccupations soulevées par l’industrie concernant l’interprétation du RIM.

Dans l’ensemble, seules les modifications réglementaires au RIM permettraient de réaliser les engagements ministériels de modernisation visant à réduire le fardeau réglementaire, à améliorer la surveillance réglementaire et à assurer la certitude et la transparence du RIM. Le recours continu à des politiques concernant la délivrance de licences axée sur les risques, la demande de renseignements sur les fournisseurs et les exigences de procédures écrites crée une incertitude dans les approches adoptées en fonction des risques.

Option 2 : Modifications rĂ©glementaires pour amĂ©liorer la surveillance et moderniser les exigences de dĂ©livrance de licences d’établissement pour les instruments mĂ©dicaux

Il s’agit de l’option privilégiée, car elle contribuera à renforcer la surveillance de Santé Canada des instruments médicaux tout en réduisant le dédoublement du fardeau.

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Le RIM exige que toute personne qui importe un instrument médical vérifie que la personne auprès de laquelle elle importe est titulaire d’une LEIM. Cela signifie que tous les distributeurs étrangers qui vendent au Canada ont besoin d’une LEIM. Actuellement, Santé Canada a adopté une approche axée sur les risques pour faire respecter l’exigence réglementaire pour les importateurs qui sont titulaires d’une LEIM, car cela est considéré comme un risque moindre en raison du fait que l’importateur canadien est déjà titulaire d’une LEIM. La suppression de ce régime de délivrance de licences en double aide à réduire le fardeau dans ce cadre réglementaire, tout en accordant la priorité à la santé et à la sécurité des personnes au Canada.

Renseignements obligatoires sur les fournisseurs de tous les titulaires de LEIM

Les renseignements sur les fournisseurs sont actuellement soumis sur une base volontaire au moment de la demande de LEIM ou de l’examen annuel de la licence. Puisque seuls certains titulaires de LEIM ont fourni des renseignements sur les fournisseurs, Santé Canada n’a pas la visibilité souhaitée sur qui fournit des instruments au Canada. Il est impératif que la présentation des renseignements sur les fournisseurs soit liée à une exigence réglementaire afin que Santé Canada puisse créer une base de données complète qui ne repose pas sur la présentation volontaire de renseignements, ce qui aidera à identifier efficacement les personnes vendant au Canada et à l’intérieur du Canada afin de permettre une conformité et une application de la loi ciblées et axées sur les risques. Des renseignements complets sur les fournisseurs permettront d’accroître l’efficacité opérationnelle lorsqu’un fournisseur pourrait avoir vendu à plusieurs importateurs. Grâce à une meilleure compréhension de la chaîne d’approvisionnement des instruments médicaux, Santé Canada pourrait cibler les titulaires de LEIM et les informer s’ils ont acheté un instrument défectueux d’un seul fournisseur ou d’un ensemble de fournisseurs, ce qui peut aider à simplifier les rappels et pourrait réduire l’exposition des personnes au Canada à des instruments médicaux non conformes ou défectueux.

L’exigence de fournir des renseignements sur le fournisseur permet également à Santé Canada de garder une visibilité continue sur les distributeurs étrangers qui ne sont plus tenus d’être titulaire d’une LEIM si leur importateur en détient déjà une. Cela réduit le fardeau de la délivrance de licences, tout en continuant à maintenir la surveillance des risques pour la santé et la sécurité afin qu’ils continuent d’être gérés d’une manière appropriée.

Procédures écrites

Bien que les titulaires de LEIM et les demandeurs attestent avoir mis en œuvre des procédures écrites concernant leurs activités de gestion de la sécurité, Santé Canada a observé des cas de non-conformité lors des inspections de LEIM, et les intervenants ont indiqué à Santé Canada qu’il existe un manque de clarté concernant leurs obligations réglementaires d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour des procédures écrites. Il est impératif que chaque activité de ce type ait une procédure écrite associée pour garantir que les processus sont clairement définis, surveillés et systématiquement examinés afin qu’une réponse rapide puisse être mise en œuvre si des problèmes de santé et de sécurité surviennent avec les instruments médicaux commercialisés. Les modifications présentent des exigences réglementaires explicites concernant les obligations des intervenants d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour toutes ces procédures écrites.

Ensemble, ces modifications permettent de réaliser les engagements de modernisation réglementaire énoncés dans le Plan prospectif de la réglementation, le Plan d’examen de l’inventaire des règlements et l’EFA afin de créer des règlements axés sur les risques plus agiles et flexibles qui réduisent le fardeau, apportent une certitude dans les obligations réglementaires et améliorent la surveillance réglementaire dans la gestion des risques émergents pour la santé et la sécurité.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

La prĂ©sente section fournit une description de la mĂ©thodologie utilisĂ©e dans l’ACA ainsi qu’une description quantitative et qualitative des coĂ»ts et des avantages estimĂ©s des modifications. Il n’y a pas de nouveaux coĂ»ts prĂ©vus pour les personnes au Canada et il y a des coĂ»ts limitĂ©s estimĂ©s pour l’industrie et le gouvernement du Canada. Les coĂ»ts et les avantages estimĂ©s des modifications sont dĂ©terminĂ©s par des diffĂ©rences incrĂ©mentielles entre deux scĂ©narios futurs : l’un oĂą le cadre rĂ©glementaire actuel ne change pas (scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence) et l’autre oĂą les modifications entrent en vigueur (scĂ©nario rĂ©glementaire). Les principales hypothèses sont les suivantes :

Collecte de données

En novembre 2024, un sondage ciblĂ© a Ă©tĂ© distribuĂ© Ă  tous les titulaires Ă©trangers de LEIM. Le sondage a Ă©tĂ© utilisĂ© pour mieux comprendre le profil commercial de ces entreprises, ainsi que la manière dont la suppression de l’exigence de LEIM pour les distributeurs Ă©trangers lorsque leur importateur est dĂ©jĂ  titulaire d’une LEIM pourrait avoir une influence sur leurs dĂ©cisions commerciales. Le sondage des intervenants a donnĂ© 25 rĂ©ponses au total.

De plus, en 2022, un sondage a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  tous les titulaires de LEIM, demandant aux intervenants de fournir des renseignements sur l’incidence de la compilation et de la soumission de renseignements Ă  SantĂ© Canada. Le sondage a donnĂ© lieu Ă  122 rĂ©ponses au total.

Les renseignements obtenus à partir des sondages auprès de l’industrie, des discussions internes et de l’information accessible au public servent de base aux estimations de coûts présentées ci-dessous.

Coûts pour l’industrie
Coût de la soumission d’une liste de fournisseurs d’instruments médicaux

SantĂ© Canada demande actuellement aux demandeurs et aux titulaires de LEIM de fournir volontairement les renseignements des fournisseurs. La modification exigera que les demandeurs de LEIM et les titulaires de LEIM identifient et fournissent des renseignements sur les fournisseurs lors de la demande initiale et une fois par an lors de leur examen annuel de la licence (s’ils sont importateurs ou distributeurs). Il est attendu qu’environ 2 300 importateurs et distributeurs soient tenus de soumettre des renseignements sur les fournisseurs Ă  SantĂ© Canada lors de leur demande de licence et de leurs examens. L’analyse des donnĂ©es historiques suggère que cette valeur devrait demeurer relativement stable tout au long de la pĂ©riode d’analyse. Actuellement, parmi les 2 300 importateurs et distributeurs, il y a environ 800 organisations qui soumettent volontairement leurs renseignements annuels sur les fournisseurs Ă  SantĂ© Canada. Par consĂ©quent, la modification aura pour effet qu’environ 1 500 organisations seront tenues de soumettre des renseignements sur les fournisseurs au cours de la première annĂ©e suivant l’entrĂ©e en vigueur. Après la première annĂ©e, il est estimĂ© qu’environ 240 organisations demanderont une nouvelle LEIM chaque annĂ©e, ce qui les obligera Ă  fournir des renseignements complets sur les fournisseurs Ă  un coĂ»t estimĂ© de 400 $ par demande. Il est Ă©galement estimĂ© que 1 260 organisations ne mettront Ă  jour leurs renseignements sur les fournisseurs que lors d’un examen annuel de licence, Ă  un coĂ»t estimĂ© de 70 $ par mise Ă  jour, si ceux-ci diffèrent de la demande initiale.

Une enquĂŞte antĂ©rieure a dĂ©terminĂ© que la soumission de renseignements supplĂ©mentaires sur l’octroi de licences Ă  SantĂ© Canada coĂ»tait environ 400 $. Il a Ă©tĂ© prĂ©sumĂ© que le coĂ»t serait similaire Ă  celui de la soumission d’une liste initiale de fournisseurs. Les renseignements sur les programmes ont dĂ©montrĂ© qu’en moyenne, une organisation fournissait onze fournisseurs sur sa liste initiale de fournisseurs et mettait Ă  jour ou ajoutait deux fournisseurs dans le cadre du processus d’examen annuel de licence. Étant donnĂ© qu’en moyenne, une organisation effectue deux mises Ă  jour de sa liste de fournisseurs, ce qui reprĂ©sente environ 18 % des fournisseurs sur la demande initiale, le coĂ»t pour une organisation de la mise Ă  jour des renseignements sur les fournisseurs pour les annĂ©es subsĂ©quentes (comme requis lors de l’examen annuel de la licence) est estimĂ© Ă  environ 70 $ par annĂ©e pour mettre Ă  jour, en moyenne, deux fournisseurs par annĂ©e (400 $ Ă— 0,18). En rĂ©sumĂ©, le coĂ»t estimĂ© de la première annĂ©e pour compiler et soumettre les renseignements des fournisseurs est d’environ 600 000 $. Après la première annĂ©e, le coĂ»t continu de la compilation et de la soumission des renseignements sur les fournisseurs pour les nouvelles organisations est estimĂ© Ă  environ 96 000 $ par an, et la mise Ă  jour des renseignements sur les fournisseurs pour les organisations existantes est estimĂ©e Ă  environ 88 000 $ par an. Par consĂ©quent, le coĂ»t total estimĂ© sera de 1,68 million de dollars (VA) sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans.

Coût de mettre en œuvre et maintenir à jour les procédures écrites

L’article 45 du RIM exige actuellement que les demandeurs de LEIM attestent avoir mis en Ĺ“uvre des procĂ©dures Ă©crites pour gĂ©rer les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© liĂ©s Ă  l’importation et Ă  la distribution d’instruments mĂ©dicaux au Canada. SantĂ© Canada rend les exigences actuelles plus explicites pour les titulaires de LEIM en ce qui a trait Ă  l’établissement, Ă  la mise en Ĺ“uvre et au maintien Ă  jour de procĂ©dures Ă©crites concernant les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ©, qui sont conçues pour mieux gĂ©rer les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© liĂ©s aux instruments mĂ©dicaux vendus au Canada.

Les fabricants d’instruments mĂ©dicaux de classe II Ă  IV sont dĂ©jĂ  tenus d’avoir un SGQ conforme au PAUMM, et ce SGQ exige des fabricants qu’ils Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et maintiennent Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites liĂ©es Ă  leur système de gestion de la sĂ©curitĂ©. Par consĂ©quent, l’exigence pour les fabricants de classe II Ă  IV de mettre en Ĺ“uvre et de maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites n’est pas considĂ©rĂ©e comme un coĂ»t supplĂ©mentaire, car les entreprises supportent dĂ©jĂ  ces coĂ»ts dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

En résumé, les modifications fournissent une certitude quant à l’exigence pour les titulaires de LEIM d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour des procédures écrites, et aucun nouveau coût n’est prévu pour l’industrie.

Coûts pour le gouvernement
Coût de l’adoption d’une approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Les distributeurs étrangers qui ne vendent que par l’intermédiaire d’importateurs canadiens ne seront plus tenus d’être titulaire d’une LEIM en vertu des modifications. Cependant, les distributeurs étrangers qui vendent à des établissements de santé canadiens ou à des détaillants en plus des importateurs canadiens seront toujours tenus d’être titulaire d’une LEIM.

La modification entraĂ®nera moins de LEIM en raison de certains distributeurs Ă©trangers n’ayant plus besoin d’une LEIM. Il est estimĂ© que SantĂ© Canada ne percevra plus environ 333 000 $ des distributeurs Ă©trangers par an. La rĂ©duction de la valeur des frais perçus sera reflĂ©tĂ©e dans la prochaine mise Ă  jour des frais; elle n’est donc pas traitĂ©e comme un coĂ»t diffĂ©rentiel aux fins de l’ACA.

Coût de la collecte de nouveaux renseignements sur les fournisseurs d’instruments médicaux

Il y a une incidence de coût prévue pour Santé Canada en raison de la réception de renseignements supplémentaires sur les fournisseurs d’instruments médicaux nécessitant une saisie manuelle des données. Les renseignements sur les fournisseurs d’instruments médicaux sont actuellement fournis à Santé Canada de manière volontaire par certaines organisations; cependant, ce n’est pas une exigence réglementaire. La modification exige que les renseignements sur les fournisseurs d’instruments médicaux soient soumis par tous les demandeurs de LEIM et les titulaires de LEIM.

Des donnĂ©es internes suggèrent qu’environ 800 titulaires de LEIM ont volontairement fourni des renseignements sur les fournisseurs, tandis que 1 500 titulaires de LEIM ne l’ont pas fait. Par consĂ©quent, il est prĂ©vu que les renseignements de 1 500 fournisseurs soient examinĂ©s, vĂ©rifiĂ©s et saisis dans la base de donnĂ©es des fournisseurs de SantĂ© Canada au cours de la première annĂ©e en rĂ©ponse Ă  la modification proposĂ©e. Après la première annĂ©e, il est supposĂ© que 240 importateurs et distributeurs feront une nouvelle demande de licence chaque annĂ©e, et qu’environ 1 260 organisations mettront leurs renseignements sur les fournisseurs Ă  jour chaque annĂ©e s’ils diffèrent de la demande initiale.

Le coĂ»t estimĂ© pour examiner, vĂ©rifier et rentrer les renseignements initiaux du fournisseur d’un titulaire ou demandeur de LEIM est estimĂ© Ă  environ 45 minutes, ce qui entraĂ®ne un coĂ»t d’environ 39 $. Le coĂ»t de la mise Ă  jour des renseignements sur les fournisseurs existants pour une organisation est estimĂ© Ă  huit minutes, ce qui entraĂ®ne un coĂ»t d’environ 7 $. Cela est fondĂ© sur des donnĂ©es internes qui suggèrent que, lorsqu’une organisation met Ă  jour ses renseignements sur les fournisseurs chaque annĂ©e lors de l’examen annuel de licence, il y a en moyenne deux changements de fournisseurs qui doivent ĂŞtre saisis manuellement dans une base de donnĂ©es de SantĂ© Canada.

Par consĂ©quent, le coĂ»t de gestion des renseignements supplĂ©mentaires sur les fournisseurs pour la première annĂ©e est estimĂ© Ă  environ 58 000 $, avec un coĂ»t rĂ©current d’environ 9 000 $ par an pour rentrer de nouvelles listes de fournisseurs. De plus, après la première annĂ©e, il est estimĂ© que la gestion des renseignements sur les fournisseurs chaque annĂ©e lors de l’examen annuel de licence coĂ»tera environ 8 700 $ par an. Le coĂ»t total sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans est estimĂ© Ă  163 000 $ (VA).

Coût de la promotion de la conformité et de la mise à jour des lignes directrices

Santé Canada devrait engager des coûts minimes associés à la promotion de la conformité et à la mise à jour des lignes directrices en raison des modifications. Les dépenses principales comprennent l’élaboration de produits de communication à distribuer aux intervenants touchés ainsi que la mise à jour des lignes directrices et des documents de procédure.

Ces coûts devraient être négligeables, et Santé Canada s’attend à gérer les coûts de charge de travail supplémentaires avec les ressources existantes.

Avantages pour l’industrie
Avantage d’une approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Grâce Ă  la modification, certains distributeurs Ă©trangers n’ont plus besoin d’une LEIM. L’avantage pour les distributeurs Ă©trangers est estimĂ© Ă  environ 333 000 $ en frais Ă©conomisĂ©s par an. Cependant, aux fins de l’ACA, les coĂ»ts et les avantages pour les distributeurs Ă©trangers ne sont pas pris en compte et, par consĂ©quent, l’incidence est reconnue, mais non incluse dans les avantages monĂ©tisĂ©s totaux.

Les importateurs qui importent ou importeront d’un distributeur étranger bénéficient de ne plus avoir à vérifier si un distributeur étranger est titulaire d’une LEIM. De plus, certains importateurs qui assistent actuellement les distributeurs étrangers dans leur demande de licence ne réaliseront plus cette activité, car le distributeur étranger n’a plus besoin d’une LEIM. L’incidence cumulative de la modification pour la délivrance de licences axée sur les risques, y compris les listes de fournisseurs et les procédures écrites, offre une clarté supplémentaire à l’industrie.

Avantages pour le gouvernement
Avantages de mettre en œuvre et de maintenir à jour les procédures écrites

La modification rendra les exigences d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir à jour les procédures écrites plus explicites. Les exigences explicites d’établir et de maintenir à jour des procédures écrites offriront une clarté supplémentaire à l’industrie, ce qui devrait rendre la conformité et, par extension, les inspections, plus efficaces.

Avantages de recevoir des renseignements sur les fournisseurs d’instruments médicaux

Des renseignements supplémentaires sur les fournisseurs permettent l’adoption de mesures de conformité et d’application de la loi plus ciblées et plus efficaces en permettant à Santé Canada d’identifier les titulaires de LEIM qui pourraient importer et/ou vendre des instruments non conformes, améliorant ainsi la capacité de Santé Canada de repérer les possibles instruments médicaux non conformes dans la chaîne d’approvisionnement lorsque des risques pour la santé et la sécurité surviennent.

Tableau 1 : Déclaration des coûts
RĂ©percussions AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence Autres annĂ©es pertinentes (annĂ©e 2) Dernière annĂ©e Total (VA) Valeur annualisĂ©e
CoĂ»t de la soumission d’une liste de fournisseurs d’instruments mĂ©dicaux (industrie) 600 000 $ 184 000 $  184 000 $  1 680 000 $  240 000 $
CoĂ»t de la collecte de nouveaux renseignements sur les fournisseurs d’instruments mĂ©dicaux  (gouvernement) 58 000 $  18 000 $ 18 000 $  163 000 $  23 000 $ 
CoĂ»ts totaux  658 000 $  202 000 $  202 000 $  1 843 000 $  263 000 $ 
Répercussions positives
Répercussions négatives

Lentille des petites entreprises

Environ 50 % des titulaires de LEIM qui ont rĂ©pondu au sondage de 2022 auprès des intervenants ont indiquĂ© qu’ils Ă©taient des petites entreprises. Il est prĂ©sumĂ© que les coĂ»ts sont rĂ©partis uniformĂ©ment entre les entreprises; ainsi, sur les 1,68 million de dollars (VA) de coĂ»ts estimĂ©s, environ 840 000 $ seront assumĂ©s par de petites entreprises.

Bien qu’il n’y ait pas de flexibilités de conformités considérées précisément pour les petites entreprises, les modifications au RIM sont rédigées de manière à réduire les coûts aux petites entreprises en étant moins prescriptives et plus axées sur les résultats. Les modifications réglementaires ne sont pas prescriptives en ce qui concerne le format de présentation des renseignements obligatoires sur les fournisseurs, ce qui permet aux entreprises d’utiliser des formats existants ou de source ouverte pour respecter cette exigence. De plus, en ne dictant pas comment les titulaires de LEIM doivent mettre en œuvre et maintenir à jour des procédures écrites, les modifications offriront aux entreprises la flexibilité de mettre en œuvre des stratégies pour respecter la réglementation selon les limites de leur capacité.

La suppression de l’exigence pour les distributeurs étrangers d’être titulaires d’une LEIM augmentera le nombre de distributeurs pour les petites entreprises, ce qui leur permettra un plus grand choix pour se procurer des instruments médicaux.

Règle du « un pour un Â»

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, la règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Les modifications sont considĂ©rĂ©es comme un fardeau supplĂ©mentaire en vertu de la règle, mais aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. L’évaluation de l’incidence administrative a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans Ă  partir de l’inscription. Toutes les valeurs Ă©numĂ©rĂ©es dans cette partie sont prĂ©sentĂ©es en dollars de 2012, actualisĂ©es Ă  2012 Ă  un taux de 7 %.

Coût de la soumission d’une liste de fournisseurs d’instruments médicaux

La modification visant Ă  exiger des importateurs et des distributeurs qu’ils fournissent des renseignements sur les fournisseurs Ă  SantĂ© Canada reprĂ©sente un coĂ»t total annualisĂ© de 70 459 $ en dollars de 2012.

Ce montant est basĂ© sur une estimation de 1 500 entreprises au cours de la première annĂ©e qui consacreront neuf heures Ă  accomplir la tâche une fois, avec un salaire moyen estimĂ© de 33,61 $ en dollars de 2012.

Selon les estimations, 240 organisations par an feraient une demande pour une nouvelle LEIM après la première annĂ©e, ce qui les obligera Ă  fournir des renseignements complets sur les fournisseurs et entraĂ®nera neuf heures de travail pour ces nouvelles organisations afin d’accomplir la tâche une fois, avec un salaire moyen estimĂ© de 33,61 $ en dollars de 2012. De plus, environ 1 260 organisations devraient mettre Ă  jour leurs renseignements sur les fournisseurs chaque annĂ©e et passeront environ une heure et demie Ă  accomplir cette tâche avec un salaire moyen estimĂ© de 33,61 $ en dollars de 2012.

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

La demande pour une LEIM est actuellement considĂ©rĂ©e comme un fardeau administratif. Selon les modifications, les distributeurs Ă©trangers qui vendent uniquement Ă  des importateurs qui sont titulaires d’une LEIM ne sont plus tenus d’être titulaires d’une LEIM, ce qui Ă©limine le fardeau administratif. Cependant, le but de la règle du « un pour un Â» est d’établir l’incidence sur l’industrie canadienne; par consĂ©quent, ces Ă©conomies ne sont pas prises en compte dans l’analyse « un pour un Â».

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Approche axée sur les risques pour l’octroi de licences des distributeurs étrangers

Adopter une approche axée sur les risques pour l’octroi de licences aux distributeurs étrangers améliore l’harmonisation internationale avec les juridictions qui exigent seulement que l’importateur ait une licence ou soit inscrit pour vendre des instruments médicaux (par exemple le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Australie). La plupart des distributeurs étrangers qui vendent au Canada viennent des États-Unis. La modification améliore également l’harmonisation avec l’exigence américaine selon laquelle une seule inscription est nécessaire pour les établissements nationaux ou étrangers sous la responsabilité de la même entreprise (c’est-à-dire pas d’inscriptions redondantes).

Renseignements obligatoires sur les fournisseurs de tous les titulaires de LEIM

Le Canada est un marchĂ© unique, du fait qu’environ 70 % des instruments mĂ©dicaux sont importĂ©s, dont 42,6 % proviennent des États-UnisrĂ©fĂ©rence 2. Il est donc important d’exercer une surveillance sur qui fournit des instruments mĂ©dicaux au Canada. C’est essentiel, Ă©tant donnĂ© que seuls 30 %rĂ©fĂ©rence 3 des instruments aux États-Unis proviennent du marchĂ© international et que les États-Unis ont dĂ©jĂ  un système pour suivre cette information, tandis que le Canada n’en a pas.

L’exigence pour les demandeurs et les titulaires de LEIM de maintenir à jour et de soumettre des renseignements sur les fournisseurs est adaptée au contexte canadien de la vente et de l’importation d’instruments médicaux. La plupart des juridictions exigent des renseignements sur les importateurs, y compris une liste des instruments et des fabricants desquels ils font l’importation, mais ils ne nécessitent pas de liste des fournisseurs. Bien que les États-Unis ne demandent pas de renseignements sur les fournisseurs, ils exercent une surveillance en exigeant que les établissements étrangers enregistrent les instruments qu’ils ont l’intention de vendre dans le pays, ce qui fournit à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis des renseignements sur les distributeurs étrangers. Maintenant que les distributeurs étrangers sont exemptés des exigences de LEIM, Santé Canada vise à exercer une surveillance similaire sans introduire un régime d’enregistrement trop contraignant.

De plus, en exigeant des demandeurs et des titulaires de LEIM qu’ils soumettent et maintiennent à jour des renseignements sur les fournisseurs, le Canada adopte les principes directeurs recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS recommande que les autorités réglementaires mettent à disposition des renseignements sur l’inscription des établissements et la liste des instruments médicaux afin que les utilisateurs puissent déterminer l’identité et l’emplacement des fabricants, distributeurs, exportateurs et importateurs.

Par conséquent, les modifications actuelles permettent d’harmoniser le Canada avec les États-Unis en donnant à Santé Canada une meilleure visibilité sur la chaîne d’approvisionnement étrangère et d’améliorer la transparence, conformément aux pratiques exemplaires de l’OMS.

Procédures écrites

Tous les titulaires de LEIM sont actuellement tenus d’établir, de mettre en Ĺ“uvre et de maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites pour les activitĂ©s de gestion de la sĂ©curitĂ©. Les titulaires de LEIM comprennent les fabricants d’instruments mĂ©dicaux de classe I, ainsi que les importateurs et distributeurs de toutes les classes d’instruments mĂ©dicaux. Les pratiques actuelles de SantĂ© Canada s’alignent sur la recommandation de l’OMS selon laquelle les fabricants, importateurs et distributeurs doivent avoir des procĂ©dures et des dossiers en place pour gĂ©rer les incidents de santĂ© et de sĂ©curitĂ©. Le Canada est un importateur net d’instruments mĂ©dicaux; par consĂ©quent, les exigences imposĂ©es aux importateurs et aux distributeurs sont essentielles pour attĂ©nuer proactivement les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© et combler les lacunes lĂ  oĂą la surveillance directe des fabricants est limitĂ©e. L’Australie et le BrĂ©sil ont Ă©tĂ© examinĂ©s comme des administrations comparables puisque, comme le Canada, ils sont des importateurs nets d’instruments mĂ©dicaux. Le cadre des États-Unis a Ă©galement Ă©tĂ© examinĂ©, Ă©tant donnĂ© son rĂ´le en tant que principal exportateur d’instruments mĂ©dicaux vers le Canada.

L’Australie, qui a un marchĂ© d’instruments mĂ©dicaux similaire Ă  celui du Canada, exerce une surveillance sur les importateurs et les distributeurs par l’intermĂ©diaire du Australian Code of Good Wholesaling Practice for Medicines in Schedules 2, 3, 4 and 8 (le Code). Les fabricants, importateurs, grossistes et distributeurs sont tenus d’avoir Ă©tabli et mis en Ĺ“uvre des procĂ©dures en ce qui a trait au traitement des plaintes, aux rappels, Ă  la manutention, etc., et de les garder Ă  jour. Bien que le Code ne soit pas un texte lĂ©gislatif, la conformitĂ© Ă  celui-ci peut ĂŞtre obligatoire dans les Ă©tats et territoires de l’Australie.

Les modifications rendant explicites les exigences relatives aux procédures écrites s’harmonisent avec la Resolution RDC 665/2022 du Brésil, qui exige que les fabricants, distributeurs et importateurs établissent et tiennent à jour des procédures pour le stockage et la manutention, le traitement des plaintes, les registres de distribution, les rappels et la présentation des rapports d’incidents.

Le Code of Federal Regulations de la FDA des États-Unis (21 CFR 803.17) exige que les Ă©tablissements utilisateurs d’instruments (par exemple les hĂ´pitaux, les Ă©tablissements de diagnostic), importateurs et fabricants Ă©laborent, mettent en Ĺ“uvre et tiennent Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites pour la prĂ©sentation des rapports d’incidents liĂ©s aux instruments mĂ©dicaux. Les modifications s’harmonisent partiellement avec l’exigence amĂ©ricaine, puisque les importateurs et les fabricants doivent Ă©tablir, mettre en Ĺ“uvre et maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites pour les rapports d’incidents liĂ©s aux instruments mĂ©dicaux. Au Canada, les Ă©tablissements de santĂ© sont exemptĂ©s d’être titulaires d’une LEIM; Ă  ce titre, ces Ă©tablissements ne sont pas tenus d’établir, de mettre en Ĺ“uvre, et de maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites.

Les modifications pour les procĂ©dures Ă©crites s’alignent en principe sur les normes de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) afin de rĂ©duire le fardeau de conformitĂ© pour les fabricants d’instruments de classe II Ă  IV. Les fabricants d’instruments de classe II Ă  IV sont dĂ©jĂ  tenus d’établir, de mettre en Ĺ“uvre et de maintenir Ă  jour des procĂ©dures Ă©crites dans le cadre de leur SGQ pour la certification, selon le PAUMM. Les fabricants d’instruments de classe II Ă  IV n’auraient pas besoin de modifier leur SGQ afin de respecter les modifications, Ă©tant donnĂ© que le SGQ comprend dĂ©jĂ  ces activitĂ©s.

Obligations internationales

Ces modifications ne sont pas associĂ©es Ă  la ratification d’une obligation internationale. La suppression de l’exigence de licence pour les distributeurs Ă©trangers rĂ©pond aux prioritĂ©s internationales actuelles visant Ă  rĂ©duire les obstacles techniques au commerce, tout en maintenant un niveau appropriĂ© de surveillance de la sĂ©curitĂ©. Les partenaires internationaux ont Ă©tĂ© avisĂ©s le 13 novembre 2025 du projet de rĂ©glementation initial par l’entremise du Portail d’information sur les obstacles techniques au commerce de l’OMC, et aucune rĂ©troaction n’a Ă©tĂ© reçue.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES), un examen préliminaire a conclu qu’une EEES n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Il est attendu que ces modifications profitent largement à la santé de toutes les personnes au Canada qui utilisent, ou pourraient utiliser à l’avenir, des instruments médicaux. Les modifications ne devraient pas avoir d’incidence négative sur les personnes au Canada en fonction de leur sexe, de leur race, de leur culture, de leur âge ou d’autres caractéristiques personnelles ou collectives.

Réduire les obstacles à l’importation d’instruments médicaux

Toutes les personnes au Canada auront avantage Ă  ce que leur approvisionnement en instruments mĂ©dicaux soit assurĂ©, mais certaines collectivitĂ©s canadiennes sont plus touchĂ©es par la pĂ©nurie d’instruments mĂ©dicaux que d’autres. Par exemple, dans les premières vagues de la pandĂ©mie de COVID-19, les pĂ©nuries d’instruments mĂ©dicaux Ă©taient plus aiguĂ«s dans les communautĂ©s nordiques et autochtones. Les immigrants et les membres des communautĂ©s de minoritĂ©s visibles Ă©taient Ă©galement reprĂ©sentĂ©s de façon disproportionnĂ©e dans les secteurs qui faisaient face Ă  des pĂ©nuries d’équipement de protection personnelle et Ă  une plus grande exposition Ă  la COVID-19, y compris les travailleurs de première ligne et les travailleurs des services.

Bien que les modifications visant à supprimer les redondances dans l’octroi de licences des distributeurs étrangers ne visent pas à cibler les problèmes d’approvisionnement ou de pénurie, la réduction du fardeau administratif par l’intermédiaire d’une licence axée sur les risques pourrait faciliter l’accès aux instruments médicaux pour les personnes au Canada, car les importateurs n’auront plus besoin de rechercher des distributeurs qui sont déjà titulaires d’une LEIM.

Surveillance accrue des instruments médicaux

La gravité et la fréquence des risques pour la santé, associés aux instruments médicaux, varient en fonction de plusieurs facteurs biologiques et physiques, tels que l’âge et le sexe, ainsi que de préjugés liés à la race et au genre, dans la conception de la recherche, le développement de produits, le diagnostic et le traitement. Le fardeau de la maladie ou du préjudice à la santé ne touche pas de manière égale toutes les personnes au Canada et touche de façon disproportionnée les populations vulnérables qui sont confrontées à des risques plus élevés pour la santé et qui disposent de moins de ressources pour maintenir et améliorer leur santé, comme les populations racisées et autochtones et les personnes ayant un statut socioéconomique inférieur. D’autres groupes, comme les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, utilisent également des produits thérapeutiques plus fréquemment que d’autres populations.

Les donnĂ©es indiquent que certaines populations prĂ©sentent un risque plus Ă©levĂ© d’avoir des rĂ©actions indĂ©sirables aux instruments mĂ©dicaux. Au Canada et Ă  l’étranger, au cours des 60 dernières annĂ©es, plusieurs instruments mĂ©dicaux ont causĂ© de graves problèmes de santĂ© qui ont donnĂ© lieu Ă  des rappels ou Ă  des avis de sĂ©curitĂ©, avec des rĂ©percussions disproportionnĂ©es sur les femmes.rĂ©fĂ©rence 4, rĂ©fĂ©rence 5, rĂ©fĂ©rence 6, rĂ©fĂ©rence 7, rĂ©fĂ©rence 8

Les modifications pour demander des renseignements sur les fournisseurs aux titulaires de LEIM améliorent la capacité de Santé Canada à identifier efficacement les personnes qui vendent au Canada et à l’intérieur du pays, et permettraient des mesures de conformité et d’application de la loi plus ciblées et efficaces. Cela permet d’assurer la traçabilité lorsque des risques à la santé et à la sûreté liés à l’importation et à la distribution d’instruments médicaux au Canada surviennent.

Une surveillance renforcée des instruments médicaux peut également être obtenue en rendant plus explicites les exigences pour établir, mettre en œuvre et maintenir à jour des procédures écrites pour les activités de gestion de la sécurité. Les modifications contribuent à offrir une certitude aux parties réglementées, incitant l’industrie à adopter des processus simplifiés pour gérer les risques et réduisant ainsi l’exposition aux produits défectueux une fois sur le marché.

Dans l’ensemble, ces modifications bénéficient aux femmes, aux aînés, aux nouveau-nés, aux Autochtones, aux personnes en situation de handicap et/ou ayant des problèmes de santé dans une plus grande mesure que la population générale, compte tenu de leur exposition plus fréquente à ces instruments médicaux.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Des activités de mise en œuvre, comme la formation du personnel, l’élaboration de procédures opérationnelles normalisées, la mise à jour des formulaires, des bases de données internes et du site Web de Santé Canada, sont nécessaires pour appuyer ces modifications. Des documents d’orientation mis à jour ainsi que les modèles et formulaires correspondants créés par Santé Canada sont disponibles pour aider les parties réglementées à se conformer avant la nécessité de toute mesure de conformité et d’application de la loi.

Conformité et application

La conformité et l’application des modifications réglementaires resteront conformes à une approche axée sur le risque, alignées sur les politiques ministérielles existantes, y compris la promotion et la surveillance de la conformité et les activités d’application de la loi. Santé Canada utilise un large éventail de mesures et d’outils de conformité et d’application de la loi. Les actions, les outils et le niveau d’intervention utilisés dépendent du contexte, de la situation et du risque pour la santé. Certaines actions et certains outils sont conçus pour aider les parties réglementées à comprendre leurs responsabilités en vertu de la loi (par exemple, la promotion de la conformité), tandis que d’autres actions et outils sont conçus pour les inciter à se conformer à la loi. Au besoin, on utilisera des mesures d’application de la loi pour remédier au non-respect de la loi. Cela pourrait entraîner Santé Canada à prendre des mesures de conformité et d’application de la loi conformément à la POL-0001.

Normes de service

SantĂ© Canada ne prĂ©voit pas de changements aux normes de service associĂ©es Ă  une LEIM par suite des modifications.

Les demandeurs ayant une demande de LEIM toujours en attente lorsque les modifications entreront en vigueur (c’est-Ă -dire qu’aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise pour accorder la licence) sont tenus de soumettre des renseignements sur le fournisseur avant qu’une licence ne soit dĂ©livrĂ©e. Les modifications au RIM permettront la demande de soumission de renseignements sur les fournisseurs dans le cadre de la politique sur l’interruption du compte Ă  rebours, oĂą les demandes de LEIM, qui ont une norme de rendement de 120 jours, peuvent ĂŞtre suspendues pour solliciter des renseignements manquants.

Personne-ressource

Jillian Andrews
Directrice adjointe intérimaire
Division des politiques de conformité et des affaires réglementaires
Direction des politiques et stratégies réglementaires
Direction générale des opérations réglementaires et de l’application de la loi

Santé Canada
Indice de l’adresse : 1907A
200, promenade Églantine, 7e Ă©tage
Ottawa (Ontario) K1A 0K9