Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues et le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (rappels, licences d’établissement et analyses du produit fini) : DORS/2024-136

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 14

Enregistrement
DORS/2024-136 Le 17 juin 2024

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

C.P. 2024-714 Le 17 juin 2024

Sur recommandation du ministre de la SantĂ© et en vertu de l’article 30rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues et le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (rappels, licences d’établissement et analyses du produit fini), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues et le Règlement sur les instruments médicaux (rappels, licences d’établissement et analyses du produit fini)

Règlement sur les aliments et drogues

1 L’article C.01.051 du Règlement sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence 1 et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Rapports sur les rappels

C.01.051 (1) Lorsque le fabricant qui vend une drogue sous forme posologique ou un ingrĂ©dient actif ou la personne qui importe et vend au Canada une telle drogue ou un tel ingrĂ©dient dĂ©cide d’en faire le rappel sans que le ministre le lui ait ordonnĂ©, il fournit par Ă©crit au ministre les renseignements ci-après dans les vingt-quatre heures après avoir pris la dĂ©cision de faire le rappel :

(2) Le fabricant ou l’importateur fournit au ministre :

(3) Le fabricant ou l’importateur fournit au ministre, par Ă©crit, les renseignements ci-après dans les soixante-douze heures après avoir pris la dĂ©cision de faire le rappel :

(4) Le fabricant ou l’importateur fournit au ministre, par Ă©crit, les renseignements ci-après dans les trente jours suivant la fin du rappel :

(5) Au prĂ©sent article et Ă  l’article C.01.051.1, ingrĂ©dient actif et manufacturer s’entendent au sens du paragraphe C.01A.001(1).

C.01.051.1 (1) La personne Ă  qui le ministre ordonne de faire le rappel en vertu de l’article 21.3 de la Loi d’une drogue sous forme posologique ou d’un ingrĂ©dient actif lui fournit les renseignements ci-après selon les modalitĂ©s — de temps ou autres — qu’il prĂ©cise :

(2) Elle avise sans délai le ministre de tout changement des renseignements visés à l’alinéa (1)e).

(3) Elle fournit au ministre :

(4) Elle notifie au ministre, par écrit, dans les vingt-quatre heures, le lancement du rappel ainsi que la fin de ce dernier.

(5) Elle fournit au ministre, par Ă©crit, les renseignements ci-après dans les trente jours suivant la fin du rappel :

2 L’article C.01A.019 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C.01A.019 (1) Pour l’application du prĂ©sent titre et des titres 2 Ă  4, les autoritĂ©s rĂ©glementaires mentionnĂ©es Ă  la colonne 1 de la Liste des autoritĂ©s rĂ©glementaires pour l’application de l’article C.01A.019 du Règlement sur les aliments et drogues, publiĂ©e par le gouvernement du Canada sur son site Web, avec ses modifications successives, sont dĂ©signĂ©es Ă  l’égard des activitĂ©s visĂ©es Ă  la colonne 3 pour les drogues et les catĂ©gories de drogues visĂ©es Ă  la colonne 2.

(2) Le sang entier et ses composants sont exclus des drogues et des catĂ©gories de drogues visĂ©es Ă  la colonne 2 de cette liste.

(3) La mise en circulation de lots de drogues visĂ©es Ă  l’annexe D de la Loi est exclue de l’activitĂ© d’analyse visĂ©e Ă  la colonne 3 de cette liste.

3 L’alinĂ©a C.02.012(1)a) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 (1) Le passage du paragraphe C.02.019(1) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a b)(i) est remplacĂ© par ce qui suit :

C.02.019 (1) L’emballeur-Ă©tiqueteur d’une drogue, le distributeur visĂ© Ă  l’alinĂ©a C.01A.003b) et l’importateur d’une drogue autre qu’un ingrĂ©dient actif font l’analyse du produit fini sur un Ă©chantillon de la drogue prĂ©levĂ© :

(2) L’article C.02.019 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4.1), de ce qui suit :

(4.2) Le paragraphe (1) ne s’applique ni Ă  l’emballeur-Ă©tiqueteur, ni au distributeur, ni Ă  l’importateur, si les conditions ci-après sont rĂ©unies :

(4.3) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent ni Ă  l’emballeur-Ă©tiqueteur, ni au distributeur, ni Ă  l’importateur, si les conditions ci-après sont rĂ©unies :

(3) Le passage du paragraphe C.02.019(6) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(6) La drogue qui est visĂ©e aux paragraphes (4.2), (4.3) ou (5) et qui est importĂ©e peut ĂŞtre expĂ©diĂ©e directement Ă  une personne autre que l’importateur si les conditions ci-après sont rĂ©unies :

5 (1) Le paragraphe C.02.022(1) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C.02.022 (1) Le grossiste, le distributeur visé à l’article C.01A.003 et l’importateur d’une drogue sous forme posologique conservent les dossiers sur la vente de chaque lot ou lot de fabrication de la drogue pendant un an après sa date limite d’utilisation afin de pouvoir en faire le rappel, à moins que la licence d’établissement de l’intéressé ne prévoie une autre période.

(2) Le passage du paragraphe C.02.022(2) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le distributeur d’un ingrĂ©dient actif visĂ© Ă  l’alinĂ©a C.01A.003a) et le grossiste et l’importateur d’un ingrĂ©dient actif conservent les dossiers sur la vente de chaque lot ou lot de fabrication de l’ingrĂ©dient actif pendant celle des pĂ©riodes ci-après qui s’applique afin de pouvoir en faire le rappel, Ă  moins que l’intĂ©ressĂ© ne dĂ©tienne une licence d’établissement qui prĂ©voit une autre pĂ©riode :

Règlement sur les instruments médicaux

6 La dĂ©finition de rappel, Ă  l’article 1 du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux rĂ©fĂ©rence 2, est remplacĂ©e par ce qui suit :

rappel
L’une ou l’autre des mesures suivantes :
  • a) le rappel ordonnĂ© par le ministre en vertu de l’article 21.3 de la Loi;
  • b) toute mesure prise par le fabricant, l’importateur ou le distributeur d’un instrument mĂ©dical, après la vente de celui-ci, visant Ă  en effectuer le rappel, Ă  y apporter des correctifs ou Ă  aviser le propriĂ©taire ou l’utilisateur de sa dĂ©fectuositĂ© — rĂ©elle ou potentielle —, après avoir eu connaissance que l’instrument, selon le cas :
    • (i) peut prĂ©senter un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ©,
    • (ii) peut ne pas ĂŞtre conforme aux affirmations du fabricant ou de l’importateur relativement Ă  son efficacitĂ©, Ă  ses avantages, Ă  ses caractĂ©ristiques de rendement ou Ă  sa sĂ»retĂ©,
    • (iii) peut ne pas ĂŞtre conforme Ă  la Loi ou au prĂ©sent règlement. (recall)

7 L’alinĂ©a 45b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8 L’article 48 de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

48 If, following the issuance of an establishment licence, there is a change to any of the information referred to in paragraph 45(a) or (b), the holder of the establishment licence shall submit the new information to the Minister within 15 days of the change.

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 48, de ce qui suit :

Conditions

48.1 Le ministre peut, en tout temps, assortir de conditions la licence d’établissement ou modifier de telles conditions après avoir pris en compte les facteurs suivants :

10 L’article 53 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

53 Le registre de distribution doit contenir suffisamment de renseignements pour permettre le rappel rapide et complet de l’instrument médical.

11 Le paragraphe 62.31(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

62.31 (1) Le prĂ©sent règlement, Ă  l’exception du prĂ©sent article et des articles 44 Ă  62.2 et 62.32 Ă  65.6, ne s’applique pas Ă  la vente d’un instrument mĂ©dical dĂ©signĂ© qui est importĂ© en vertu de l’article 62.29.

12 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 63 de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Recalls

13 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, avant l’article 63, de ce qui suit :

Rapports sur les rappels

14 Le passage de l’article 63 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

63 Les articles 63.2, 64 et 65 ne s’appliquent :

15 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 63, de ce qui suit :

63.1 Les articles 63.2, 64 et 65 ne s’appliquent au fabricant et Ă  l’importateur d’un instrument mĂ©dical que si ce dernier causera probablement un prĂ©judice Ă  la santĂ© d’un patient, d’un utilisateur ou d’une autre personne ou pouvait causer un prĂ©judice grave Ă  leur santĂ©.

63.2 Le fabricant ou l’importateur d’un instrument mĂ©dical qui dĂ©cide d’en effectuer le rappel sans que le ministre le lui ait ordonnĂ© fournit par Ă©crit Ă  ce dernier les renseignements ci-après dans les vingt-quatre heures après avoir pris cette dĂ©cision :

16 L’article 64 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

64 Le fabricant ou l’importateur d’un instrument mĂ©dical fournit par Ă©crit au ministre les renseignements et documents ci-après Ă  la date du lancement du rappel de l’instrument n’ayant pas Ă©tĂ© ordonnĂ© par le ministre ou avant cette date :

17 Le passage de l’article 65 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

65 Le fabricant ou l’importateur d’un instrument mĂ©dical fournit par Ă©crit au ministre les renseignements ci-après dans un dĂ©lai de trente jours après avoir mis fin au rappel de l’instrument n’ayant pas Ă©tĂ© ordonnĂ© par ce dernier :

18 L’article 65.1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

65.1 (1) Le fabricant d’un instrument mĂ©dical qui en effectue le rappel sans que le ministre le lui ait ordonnĂ© peut confier Ă  l’importateur de l’instrument le soin de prĂ©parer et de soumettre, en son nom, les renseignements et documents que le fabricant est tenu de fournir en vertu des articles 63.2, 64 et 65, si les renseignements et documents que chacun d’eux est tenu de soumettre sont identiques.

(2) S’il confie à l’importateur le soin de préparer et de soumettre, en son nom, les renseignements et documents visés au paragraphe (1), le fabricant en avise par écrit le ministre.

65.2 (1) La personne Ă  qui le ministre ordonne d’effectuer le rappel d’un instrument mĂ©dical lui fournit les renseignements ci-après selon les modalitĂ©s — de temps ou autres — qu’il prĂ©cise :

(2) La personne avise sans délai le ministre de tout changement apporté aux renseignements visés à l’alinéa (1)j).

(3) La personne fournit au ministre :

(4) La personne notifie au ministre, par écrit, dans les vingt-quatre heures, le lancement du rappel ainsi que la fin de ce dernier.

(5) La personne fournit au ministre, par Ă©crit, dans un dĂ©lai de trente jours après avoir mis fin au rappel, les renseignements suivants :

Tenue de dossiers

65.3 Le fabricant ou l’importateur d’un instrument mĂ©dical qui en effectue le rappel sans que le ministre le lui ait ordonnĂ© tient des dossiers contenant les renseignements et documents suivants :

65.4 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), le distributeur d’un instrument mĂ©dical qui en effectue le rappel sans que le ministre le lui ait ordonnĂ© tient des dossiers contenant les renseignements et documents suivants :

(2) Le distributeur qui amorce un tel rappel tient des dossiers contenant les renseignements et documents suivants :

65.5 La personne Ă  qui le ministre ordonne d’effectuer le rappel d’un instrument mĂ©dical tient des dossiers contenant les renseignements et documents qu’elle lui a fournis en vertu de l’article 65.2.

65.6 (1) Le fabricant qui doit tenir des dossiers en application des articles 65.3 ou 65.5 les conserve durant au moins la plus longue des pĂ©riodes ci-après :

(2) Toute autre personne qui doit tenir des dossiers en application des articles 65.3, 65.4 ou 65.5 les conserve pendant une pĂ©riode correspondant au moins Ă  la somme de la durĂ©e de vie utile projetĂ©e de l’instrument mĂ©dical visĂ© par le rappel et de deux annĂ©es.

(3) Pour l’application de l’alinĂ©a (1)a) et du paragraphe (2), la pĂ©riode de conservation commence Ă  partir de la date Ă  laquelle le rappel prend fin.

19 L’alinĂ©a 68.03(2)c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

20 L’alinĂ©a 88d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispositions transitoires

21 Sauf indication contraire, les termes utilisĂ©s aux articles 22 et 23 s’entendent au sens du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux.

22 La personne ayant prĂ©sentĂ© une demande de licence d’établissement en vertu de l’article 45 du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux avant la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 7 Ă  l’égard de laquelle aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise avant cette date ne peut se voir dĂ©livrer la licence, Ă  moins qu’elle ne fournisse au ministre, d’ici cette date et en la forme fixĂ©e par ce dernier, les renseignements visĂ©s Ă  l’alinĂ©a 45b) du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux, dans sa version modifiĂ©e par le prĂ©sent règlement.

23 Le titulaire d’une licence d’établissement qui a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu de l’article 46 du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux avant la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 7 fournit au ministre d’ici cette date et en la forme fixĂ©e par ce dernier, les coordonnĂ©es — autres que le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone — du reprĂ©sentant de l’établissement avec lequel communiquer pour obtenir tout renseignement concernant la licence.

Entrée en vigueur

24 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur le cent quatre-vingtième jour suivant la date de son enregistrement.

(2) Les articles 2 et 4 entrent en vigueur Ă  la date d’enregistrement du prĂ©sent règlement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Les cadres rĂ©glementaires du Canada pour la surveillance suivant la mise en marchĂ© des produits thĂ©rapeutiques (c’est-Ă -dire drogues et instruments mĂ©dicaux) contiennent des Ă©lĂ©ments qui peuvent limiter la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  s’adapter Ă  une situation changeante et Ă  encourager un environnement commercial innovateur et concurrentiel. Le rythme actuel de l’innovation signifie que la fabrication de produits, les tests et les processus de vente Ă©voluent tellement rapidement, si bien que les cadres rĂ©glementaires traditionnels peinent Ă  s’y adapter. La pandĂ©mie de COVID-19 a Ă©galement soulignĂ© l’importance de cadres rĂ©glementaires souples (par exemple les conditions) qui appuient la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  rĂ©agir aux risques Ă©mergents et Ă  continuer de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© du public.

SantĂ© Canada s’appuie sur les rappels pour traiter et corriger les problèmes qui prĂ©sentent des risques pour les consommateurs. Les intervenants de l’industrie ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au fait que les Ă©chĂ©anciers et les attentes concernant la dĂ©claration des rappels amorcĂ©s par l’entreprise (c’est-Ă -dire volontaires) ne sont pas clairs et crĂ©ent un fardeau administratif. De plus, les exigences de SantĂ© Canada en matière de rappel d’instruments mĂ©dicaux ne sont pas harmonisĂ©es avec celles d’autres administrations. Cela comprend l’obligation imposĂ©e Ă  l’industrie de dĂ©clarer Ă  SantĂ© Canada les rappels d’instruments mĂ©dicaux Ă  faible risque, ce qui entraĂ®ne un fardeau et des prĂ©occupations de rĂ©putation supplĂ©mentaires pour l’industrie.

Le Règlement sur les aliments et drogues (RAD) et le Règlement sur les instruments médicaux (RIM) actuels n’ont pas un cadre de déclaration suffisant pour les rappels de produits thérapeutiques ordonnés par le ministre. L’insuffisance des exigences en matière de déclaration pourrait remettre en question la surveillance de ces rappels par Santé Canada, ce qui pourrait présenter un risque grave pour la santé humaine.

Dans le RAD actuel, une licence d’établissement de produits pharmaceutiques (LEPP) est dĂ©livrĂ©e lorsqu’une entreprise dĂ©montre qu’elle se conforme aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), avec des considĂ©rations supplĂ©mentaires pour certaines drogues provenant ou destinĂ©es Ă  des pays qui ont conclu une entente avec le Canada, appelĂ©e Accord de reconnaissance mutuelle (ARM). La conformitĂ© aux BPF est dĂ©montrĂ©e de plusieurs façons, y compris l’utilisation de preuves provenant d’autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es (c’est-Ă -dire les organismes de rĂ©glementation Ă©trangers avec lesquels SantĂ© Canada a un ARM). Le maintien d’une liste continuellement mise Ă  jour des autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es dans le RAD prĂ©sente un dĂ©fi, en raison de la lourdeur du processus nĂ©cessaire pour la mettre Ă  jour.

Certaines des exigences actuelles en matière d’analyses dans le RAD peuvent représenter un fardeau réglementaire pour les importateurs et les distributeurs, en particulier ceux qui mènent des activités réglementées avec des produits thérapeutiques nouveaux et complexes (par exemple certains produits biologiques et radiopharmaceutiques), qui peuvent avoir des défis tels que le manque d’expertise des importateurs, le besoin d’équipement et de méthodologie spécialisés et coûteux, les préoccupations en matière de santé et de sécurité liées à la manipulation des matières radioactives, et les exigences pour les installations de niveau élevé de confinement. Ces défis peuvent avoir un impact sur l’accès des patients.

Enfin, les outils d’application disponibles dans le RIM sont insuffisants pour permettre Ă  SantĂ© Canada de rĂ©agir de façon ciblĂ©e et agile aux cas de non-conformitĂ© d’un titulaire d’une licence d’établissement d’instruments mĂ©dicaux (LEIM).

Description : Ces modifications au RAD et au RIM qui respecteront les engagements du Ministère Ă  Ă©tablir des obligations claires pour l’industrie lors du rappel de produits thĂ©rapeutiques et Ă  renforcer la surveillance de SantĂ© Canada Ă  l’égard de ces rappels. Pour amĂ©liorer l’harmonisation internationale des rappels amorcĂ©s par l’entreprise, les modifications proposĂ©es au RIM exigeront que les fabricants et les importateurs dĂ©clarent les rappels en fonction du niveau de risque et que tous les dossiers de rappel soient conservĂ©s. Les modifications au RAD et au RIM introduiront Ă©galement des obligations en matière de dĂ©claration pour les personnes Ă  qui le ministre a ordonnĂ© d’effectuer le rappel d’un produit thĂ©rapeutique.

Les modifications au RAD mettront à jour la liste des organismes de réglementation étrangers désignés par incorporation par renvoi d’une liste ambulatoire qui sera affichée sur le site Web du gouvernement du Canada et introduiront des exemptions conditionnelles aux aspects des exigences relatives aux analyses du produit fini pour certains produits radiopharmaceutiques et produits biologiques, de manière à conserver les obligations existantes de satisfaire aux exigences de sécurité satisfaisantes pour le ministre (preuve d’analyse du produit fini menée antérieurement et validation du transport).

Les modifications au cadre de la LEIM apporteront une plus grande souplesse et renforceraient la capacité du Ministère à réglementer ces établissements en fonction des risques. Les modifications au RIM moderniseront les exigences relatives aux demandes de permis et créeront de nouveaux pouvoirs pour le ministre d’imposer des conditions à une licence.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages : Les modifications procureront des avantages totaux de 5 817 052 $ par annĂ©e (annualisĂ©) ou de 40 856 537 $ en valeur actuelle (VA) sur dix ans, en utilisant un facteur d’actualisation de 7 %. Le coĂ»t pour l’industrie devrait ĂŞtre de 125 923 $ par annĂ©e (annualisĂ©) ou de 884 433 $ (VA) sur dix ans. Le coĂ»t pour le gouvernement devrait ĂŞtre de 80 715 $ par annĂ©e (annualisĂ©) ou de 566 912 $ (VA) sur dix ans. Dans l’ensemble, l’impact net monĂ©tisĂ© est de 39 405 192 $ (VA) en avantages sur dix ans.

Règle du « un pour un Â» et lentille des petites entreprises : Les modifications toucheront Ă  la fois les grandes et les petites entreprises et augmenteront le fardeau administratif. Par consĂ©quent, la lentille des petites entreprises et la règle du « un pour un Â» s’appliquent. Les modifications en lien avec les rappels qui doivent ĂŞtre dĂ©clarĂ©s au ministre, la liste des autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es, l’exemption pour certains aspects des analyses sur certains produits finis pour certains produits pharmaceutiques et la capacitĂ© d’émettre des conditions concernant une LEIM devraient profiter aux petites entreprises. Les modifications concernant la tenue de dossiers pour les rappels et la fourniture de toute dĂ©nomination antĂ©rieure devraient augmenter les coĂ»ts et le fardeau administratif pour les grandes et les petites entreprises, Ă  une valeur annualisĂ©e de 18 310 $ en dollars de 2012. Les coĂ»ts de conformitĂ© et les coĂ»ts administratifs dĂ©coulant des modifications devraient ĂŞtre compensĂ©s par les avantages que l’industrie devrait recevoir.

Coordination et coopĂ©ration nationales et internationales : Les modifications concernant le RAD et le RIM amĂ©lioreront l’harmonisation de la rĂ©glementation du Canada avec les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni, l’Australie et la Suisse.

Enjeux

La Loi sur les aliments et drogues (la Loi) régit la vente de produits thérapeutiques (c’est-à-dire drogues et instruments médicaux) au Canada et a subi des changements et une modernisation importants au cours de la dernière décennie pour accroître la surveillance de la sécurité publique. Le secteur des technologies de la santé continue d’évoluer grâce à une innovation rapide et à des chaînes d’approvisionnement de plus en plus mondialisées, ce qui remet en question les mécanismes de surveillance existants. La modernisation des éléments des cadres réglementaires du Canada concernant les activités de conformité et d’application de la loi en lien avec les produits thérapeutiques améliorera l’harmonisation avec les principaux organismes de réglementation étrangers.

Évaluation de l’efficacité des rappels de produits thérapeutiques

SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que les parties responsables procèdent volontairement au rappel d’une drogue ou d’un instrument mĂ©dical, soit lorsque le produit contrevient Ă  la Loi, au Règlement sur les aliments et drogues (RAD) ou au Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (RIM), soit lorsque le produit prĂ©sente un risque pour la santĂ© humaine. SantĂ© Canada s’appuie sur des politiques et des lignes directrices pour demander certains renseignements afin d’évaluer les produits non conformes et leurs risques pour la santĂ© et de fixer des Ă©chĂ©anciers pour que l’industrie fasse rapport des rappels au Ministère. Toutefois, les demandes d’information volontaire qui sont Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices n’ont pas force de loi et ne sont pas exĂ©cutoires. Cela peut nuire Ă  la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  surveiller efficacement les rappels de produits thĂ©rapeutiques et Ă  vĂ©rifier que les mesures prises sont adĂ©quates pour attĂ©nuer et gĂ©rer les risques pour la santĂ© en temps opportun.

Lorsque les fabricants et les importateurs effectuent le rappel d’un instrument mĂ©dical, le RIM exige qu’ils dĂ©clarent ce rappel Ă  SantĂ© Canada, y compris lorsque l’utilisation de l’instrument faisant l’objet d’un rappel — ou l’exposition Ă  celui-ci — n’est pas susceptible d’entraĂ®ner des consĂ©quences nĂ©gatives sur la santĂ©. L’obligation de dĂ©clarer les rappels d’instruments mĂ©dicaux Ă  faible risque n’est pas alignĂ©e sur les autres juridictions, ce qui entraĂ®ne une charge et des prĂ©occupations de rĂ©putation accrues pour l’industrie.

En 2014, la Loi visant Ă  protĂ©ger les Canadiens contre les drogues dangereuses (Loi de Vanessa) a modifiĂ© la Loi afin d’amĂ©liorer l’innocuitĂ© et la surveillance des produits thĂ©rapeutiques. Il s’agit notamment d’une modification qui permet au ministre d’ordonner Ă  une personne qui vend un produit thĂ©rapeutique d’en faire le rappel lorsque le ministre estime que ce produit prĂ©sente un risque grave ou imminent de prĂ©judice Ă  la santĂ©. Le RAD et le RIM n’ont pas Ă©tĂ© mis Ă  jour pour tenir compte de ce nouveau pouvoir et ne disposent pas d’un cadre relatif Ă  l’établissement de rapports qui soit suffisant pour les rappels ordonnĂ©s par le ministre. Cette lacune rĂ©glementaire met en pĂ©ril la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  mettre en Ĺ“uvre le pouvoir du ministre de façon efficace et transparente.

Obstacles au respect des bonnes pratiques de fabrication des drogues

Le RAD ne dispose que d’une référence obsolète aux autorités réglementaires désignées dans les pays qui ont un accord de reconnaissance mutuelle (ARM) avec le Canada. La référence actuelle ne reflète pas les progrès réalisés par le Canada pour renforcer ses relations avec d’autres pays. Cela empêche les importateurs de tirer parti des résultats de l’inspection pour les établissements qui exercent des activités réglementées dans ces territoires. Le processus réglementaire visant à modifier les références est lourd et exige beaucoup de ressources; aussi ne permet-il pas de mettre à jour la liste des autorités réglementaires désignées en temps opportun et de façon efficace.

De plus, les exigences réglementaires actuelles concernant les analyses du produit fini posent des défis aux importateurs et aux distributeurs de certains produits pharmaceutiques complexes et nouveaux, comme les thérapies géniques et cellulaires et les produits radiopharmaceutiques à courte durée de vie.

Surveillance souple et axée sur les risques des établissements d’instruments médicaux

Le cadre de licence d’établissement d’instruments médicaux (LEIM) n’offre pas une souplesse suffisante pour permettre au Ministère de cibler des domaines précis de non-conformité ou de préoccupations en matière de santé et de sûreté en vertu de la licence. Si un titulaire d’une LEIM n’est pas conforme à certaines exigences du RIM, Santé Canada peut envisager de suspendre la LEIM. Une suspension signifie qu’une entreprise doit cesser toutes les activités autorisées par la LEIM, même si certaines activités sont conformes. Cela pourrait avoir une incidence sur l’approvisionnement d’instruments médicaux au Canada.

En outre, les exigences d’application de la LEIM doivent ĂŞtre modernisĂ©es afin de s’aligner sur les normes de pratique actuelles de SantĂ© Canada. Des exigences modernisĂ©es amĂ©lioreraient la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  Ă©valuer efficacement les risques en fonction des antĂ©cĂ©dents de conformitĂ© et Ă  communiquer avec les titulaires de permis pour fournir des renseignements clĂ©s.

Contexte

La Loi et les règlements protègent la sĂ©curitĂ© publique en rĂ©glementant des activitĂ©s comme la fabrication, la vente et la publicitĂ© d’aliments, de drogues, de cosmĂ©tiques et d’instruments mĂ©dicaux. En ce qui concerne les produits thĂ©rapeutiques (c’est-Ă -dire les drogues et les instruments mĂ©dicaux), SantĂ© Canada est responsable des activitĂ©s visant Ă  assurer que ces produits demeurent sĂ»rs, efficaces et de haute qualitĂ©. Cela comprend la surveillance de la conformitĂ© et de l’application de la loi de la part des chaĂ®nes d’approvisionnement de produits thĂ©rapeutiques, y compris l’octroi de licences d’établissement et l’administration du cadre de rappel. Toute personne qui exerce des activitĂ©s autorisĂ©es en lien avec ces produits (par exemple l’importation et la distribution) doit dĂ©tenir une licence d’établissement, tel qu’énoncĂ© dans le RAD ou le RIM, Ă  moins d’un avis contraire stipulant une exemption. Les pouvoirs de rappel du ministre et les exigences imposĂ©es aux parties rĂ©glementĂ©es sont prĂ©vus par la Loi et les règlements.

Le Plan prospectif de la rĂ©glementation du Ministère, le Plan d’examen de l’inventaire et le Secteur de la santĂ© et des sciences biologiques : Examen rĂ©glementaire ciblĂ© – Feuille de route rĂ©glementaire (la Feuille de route) dĂ©crivent les engagements de SantĂ© Canada en vue de moderniser le RAD et le RIM. Ces modifications reprĂ©sentent la première phase de travail visant Ă  moderniser les cadres d’octroi de licences d’établissement de produits pharmaceutiques (LEPP) et de LEIM tel que dĂ©crit dans le Plan prospectif de la rĂ©glementation.

Drogues

Toute personne qui exerce des activités réglementées en lien avec les drogues a des obligations en vertu de la Loi et du RAD. Ce cadre juridique offre un ensemble d’autorisations qui permettent au Ministère de prendre des mesures d’observation et d’application de la loi, ce qui permet une surveillance efficace des drogues visant à atténuer et gérer les risques pour les consommateurs. Des outils tels que l’octroi de licences d’établissements et des mesures d’application ciblées comme les rappels permettent au Ministère de surveiller, de promouvoir et d’exiger la conformité de l’industrie aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), et de traiter les risques pour la santé que présentent les produits non conformes.

DĂ©claration des rappels de drogues Ă  SantĂ© Canada

Lorsqu’une drogue contrevient Ă  la Loi ou au RAD, ou lorsqu’elle prĂ©sente un risque pour la santĂ© des consommateurs, SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que le fabricant ou l’importateur de cette drogue au Canada en fasse l’objet d’un rappel. L’article C.01.051 du RAD exige que le fabricant ou l’importateur d’une drogue sous forme posologique avise SantĂ© Canada lorsqu’il amorce volontairement un rappel, et le règlement prĂ©cise les renseignements qui doivent ĂŞtre inclus dans l’avis. La Politique sur les retraits/rappels de produits de santĂ© de SantĂ© Canada (POL-0016) et le Guide pour le retrait de drogues et de produits de santĂ© naturels (GUI-0039) qui s’y rapporte complètent cette exigence de dĂ©claration. La politique et les lignes directrices fournissent des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur les attentes de l’industrie quant au moment oĂą un rappel doit ĂŞtre envisagĂ© et donnent un aperçu des renseignements supplĂ©mentaires qui devraient ĂŞtre inclus dans l’avis pour appuyer le rĂ´le de SantĂ© Canada dans la surveillance de l’efficacitĂ© du rappel.

Ă€ la suite du rappel en 2013 de la pilule contraceptive, Alysena 28, par son fabricant, en raison d’une erreur d’emballage, le ministre de la SantĂ© a commandĂ© un examen indĂ©pendant officiel des exigences et des processus de rappel par Risk Sciences International, en rĂ©ponse aux prĂ©occupations et aux critiques du public concernant la façon dont le Ministère traite la problĂ©matique avec Alysena 28. Le rapport final dĂ©crit la chronologie des Ă©vĂ©nements entre SantĂ© Canada et le fabricant par rapport aux politiques et au cadre rĂ©glementaire et lĂ©gislatif qui ont appuyĂ© le processus de rappel Ă  l’époque. Risk Sciences International a conclu son examen par des recommandations visant Ă  renforcer l’efficacitĂ© du processus de rappel :

La Feuille de route dĂ©crit les commentaires reçus de l’industrie, qui sont conformes Ă  l’examen, y compris les commentaires selon lesquels les Ă©chĂ©anciers et les attentes pour la dĂ©claration des rappels de drogues ne sont pas clairs.

Rappels de drogues ordonnés par le ministre

La Loi confère le pouvoir d’ordonner à une personne qui vend un produit thérapeutique d’en faire l’objet d’un rappel, si le ministre estime que ce produit présente un risque grave ou imminent de préjudice à la santé. Bien qu’on encourage un fabricant ou un importateur à procéder à un rappel si son produit présente un risque pour la santé, un ordre de rappel peut servir d’outil d’application pour ordonner à une personne qui vend un produit non conforme de le rappeler du marché.

Un ordre de rappel préciserait les renseignements nécessaires pour que la personne se conforme à l’ordre et prenne en compte le risque de préjudice à la santé. Selon le niveau de risque et la distribution du produit, cela pourrait inclure le retour, l’élimination ou la correction de la situation en lien avec la drogue. La portée de l’exigence relative à la déclaration des rappels dans le RAD se limite actuellement à un rappel amorcé par le fabricant ou l’importateur d’une drogue. Cela ne suffit pas à répondre aux exigences en matière d’information lorsqu’un ordre est donné à toute autre personne qui vend une drogue (par exemple un grossiste ou un détaillant).

Autorités réglementaires désignées

Une personne qui exerce une activité autorisée en lien avec une drogue au Canada (c’est-à-dire fabrication, emballage/étiquetage, importation pour la vente, tests, distribution ou vente en gros) doit détenir une LEPP telle qu’énoncée dans le RAD, à moins d’être exemptée par ailleurs en vertu de la Loi ou du RAD. Une licence est délivrée sur la base des éléments de preuve du demandeur démontrant la conformité aux BPF. La conformité aux BPF peut être démontrée de différentes manières, par exemple soit par un certificat à la suite d’une évaluation ou d’une inspection par un inspecteur désigné en vertu de la LAD, soit par le résultat d’une inspection par l’autorité réglementaire d’un pays qui a un ARM avec le Canada (c’est-à-dire une autorité réglementaire désignée), lorsque cette autorité a reconnu l’immeuble comme satisfaisant aux exigences en matière de BPF relativement à l’activité réglementée pertinente.

Le partage de l’information entre SantĂ© Canada et une autoritĂ© rĂ©glementaire dĂ©signĂ©e dans un pays qui a un ARM avec le Canada fait partie intĂ©grante du cadre canadien de LEPP et est mentionnĂ© dans les dispositions relatives Ă  l’homologation rĂ©glementaire de la Loi. L’exploitation des rĂ©sultats des inspections par les autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es rĂ©duit le fardeau des importateurs et favorise Ă©galement l’accès aux drogues au Canada. Les rĂ©fĂ©rences aux autoritĂ©s rĂ©glementaires dans les juridictions de l’ARM sont prĂ©sentĂ©es dans un tableau sous C.01A.019, mais ces informations sont pĂ©rimĂ©es et ne reflètent pas les parties participantes ou la portĂ©e des accords. La dĂ©signation d’autoritĂ©s rĂ©glementaires au moyen d’une liste ambulatoire adoptĂ©e par renvoi permettra de reconnaĂ®tre les pays qui ont un ARM avec le Canada et d’appuyer des mises Ă  jour efficaces.

Analyse du produit fini

Les drogues vendues au Canada sont tenues aux normes les plus Ă©levĂ©es en ce qui concerne leur qualitĂ©, en partie en raison des exigences de la partie C, section 2 du RAD qui rĂ©gissent les pratiques, les procĂ©dures, l’équipement et le personnel qui effectuent la fabrication, l’emballage, l’étiquetage, les tests, la distribution, la vente en gros et l’importation. En vertu de BPF, les exigences en matière d’analyse du produit fini aident Ă  s’assurer que les drogues fabriquĂ©es au Canada ou importĂ©es de l’étranger sont produites de façon uniforme conformĂ©ment aux spĂ©cifications propres Ă  cette drogue. Dans certains cas, le règlement prĂ©voit des exemptions pour les emballeurs, les Ă©tiqueteurs, les distributeurs et les importateurs qui n’effectuent pas d’analyse du produit fini, selon le lieu oĂą la fabrication, l’emballage/l’étiquetage et les tests ont lieu. Les Lignes directrices sur les Bonnes pratiques de fabrication des drogues (GUI-0001) de SantĂ© Canada aident les parties rĂ©glementĂ©es Ă  comprendre et Ă  se conformer Ă  ces exigences.

Au fil des ans, Ă  mesure que de nouveaux produits thĂ©rapeutiques sont entrĂ©s sur le marchĂ©, SantĂ© Canada a pris conscience des dĂ©fis auxquels l’industrie doit faire face pour se conformer aux exigences relatives aux analyses du produit fini, plus particulièrement les exigences pour les importateurs et les distributeurs de certaines drogues biologiques complexes (thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires) et de produits radiopharmaceutiques. Des exemples spĂ©cifiques de ces dĂ©fis ont Ă©tĂ© mis en Ă©vidence avec certaines thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires, oĂą un lot de drogues suffit Ă  traiter un seul patient et oĂą tout Ă©chantillon prĂ©levĂ© pour effectuer des tests supplĂ©mentaires compromettrait la quantitĂ© restante pour le traitement du patient et crĂ©erait des retards inutiles. De mĂŞme, les caractĂ©ristiques propres Ă  certains produits radiopharmaceutiques, y compris une durĂ©e de conservation très courte (mesurĂ©e en heures), rendent difficile toute manipulation ou tout test supplĂ©mentaire. SantĂ© Canada a choisi, au cas par cas, de ne pas donner la prioritĂ© Ă  l’application de la loi en ce qui concerne les analyses du produit fini pour ces produits, lorsque des mesures d’attĂ©nuation des risques et de contrĂ´le de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© mises en Ĺ“uvre.

Instruments médicaux

Les instruments médicaux comprennent un large éventail de produits, tels que les stimulateurs cardiaques, les implants de hanche, la peau synthétique, les instruments de diagnostic de laboratoire médical, les trousses de diagnostic, les masques médicaux et les moyens contraceptifs. Les progrès de la technologie des instruments médicaux ont mené au développement de nouveaux instruments, à l’augmentation du nombre de participants à la chaîne d’approvisionnement en instruments médicaux et à de nouveaux moyens pour les consommateurs d’accéder aux instruments médicaux (par exemple la vente et la publicité en ligne). Ce paysage en évolution constante pose des défis aux mécanismes de surveillance existants et crée un besoin de souplesse dans le cadre réglementaire actuel pour les instruments médicaux.

DĂ©claration des rappels d’instruments mĂ©dicaux amorcĂ©s par l’entreprise Ă  SantĂ© Canada

SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que le fabricant, l’importateur et le distributeur d’un instrument mĂ©dical effectuent un rappel de tout instrument dĂ©fectueux, corrigent la situation ou en avisent les propriĂ©taires, lorsque cet instrument prĂ©sente un risque pour la santĂ© ou la sĂ»retĂ© ou s’il existe le risque de non-conformitĂ©. L’article 58 du RIM exige que le fabricant, l’importateur et le distributeur Ă©tablissent et mettent en Ĺ“uvre des procĂ©dures Ă©crites qui leur permettront d’effectuer un rappel efficace et opportun d’un instrument mĂ©dical donnĂ©. Les articles 64 et 65 du RIM exigent que le fabricant et l’importateur d’un instrument mĂ©dical fournissent Ă  SantĂ© Canada des renseignements prĂ©cis lorsqu’ils effectuent Ă  un rappel. La POL-0016 et le Document d’orientation sur les rappels d’instruments mĂ©dicaux (GUI-0054) complètent cette exigence de dĂ©claration en fournissant des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur les attentes des entreprises, y compris les Ă©chĂ©anciers pour la production de rapports et la tenue de dossiers. Par exemple, les lignes directrices recommandent que les entreprises avisent SantĂ© Canada dans les 24 heures suivant la dĂ©cision d’effectuer un rappel. Le RIM actuel exige que les fabricants et les importateurs fournissent au ministre des renseignements prĂ©cis au moment ou avant d’effectuer le rappel d’un instrument, mais ne prĂ©cise pas le dĂ©lai de notification concernant la dĂ©cision d’effectuer le rappel.

Le GUI-0054 fournit Ă©galement des conseils aux entreprises sur la façon d’évaluer le ou les risques associĂ©s Ă  un instrument dĂ©fectueux et sur la façon d’attribuer au rappel une classification des risques pour la santĂ© (type I, II ou III), en fonction de l’évaluation du risque. Les rappels de type I sont attribuĂ©s Ă  une situation oĂą il existe une probabilitĂ© raisonnable que l’utilisation d’un instrument faisant l’objet d’un rappel (ou l’exposition Ă  celui-ci) entraĂ®ne des consĂ©quences nĂ©gatives graves sur la santĂ©, ou la mort. Les rappels de type II sont attribuĂ©s lorsque l’utilisation d’un instrument faisant l’objet d’un rappel (ou l’exposition Ă  celui-ci) peut entraĂ®ner des consĂ©quences nĂ©gatives temporaires sur la santĂ©, ou lorsque la probabilitĂ© de consĂ©quences nĂ©gatives graves sur la santĂ© est faible. Les rappels de type III sont attribuĂ©s Ă  une situation oĂą l’utilisation d’un instrument faisant l’objet d’un rappel (ou l’exposition Ă  celui-ci) n’est pas susceptible d’entraĂ®ner des consĂ©quences nĂ©gatives sur la santĂ©. Cette Ă©valuation des risques est une Ă©tape nĂ©cessaire du processus de rappel pour les fabricants et les importateurs et aide la partie rĂ©glementĂ©e Ă  dĂ©terminer les mesures qu’elle doit prendre pour effectuer le rappel. SantĂ© Canada examine la classification des situations comportant des risques pour la santĂ© attribuĂ©e au rappel effectuĂ© par l’entreprise et confirme qu’elle est appropriĂ©e en fonction du risque posĂ© par le produit.

Les intervenants se sont dit prĂ©occupĂ©s par le fait que les exigences actuelles du Canada en matière de dĂ©claration relatives au rappel d’instruments mĂ©dicaux crĂ©ent un fardeau administratif et de rĂ©putation pour l’industrie. L’article 64 du RIM exige des importateurs et des fabricants qu’ils signalent tous les rappels Ă  SantĂ© Canada, y compris les rappels dĂ©coulant de situations n’entraĂ®nant pas de consĂ©quences nĂ©fastes pour la santĂ© (rappels de type III). Les intervenants ont indiquĂ© que les exigences canadiennes en matière de dĂ©claration pour les trois types de rappels sont plus larges que la norme internationale Ă©tablie par le Forum international des rĂ©gulateurs des instruments mĂ©dicaux et les partenaires internationaux comme les États-Unis et l’Union europĂ©enne. Par exemple, un rappel de type III peut consister Ă  aviser les utilisateurs finaux qu’un instrument donnĂ© nĂ©cessite une mise Ă  jour de l’étiquetage, mais qu’il est toujours sĂ©curitaire Ă  utiliser et qu’il n’est pas nĂ©cessaire de le retirer du marchĂ©. Dans le cadre actuel, une entreprise devrait faire rapport de cet avis Ă  SantĂ© Canada, mais elle n’aurait pas Ă  faire rapport d’un tel rappel Ă  l’autoritĂ© rĂ©glementaire des États-Unis. Cette incohĂ©rence donne l’impression au public que l’instrument n’est pas sĂ©curitaire, mĂŞme s’il est peu probable qu’il entraĂ®ne des consĂ©quences nĂ©fastes pour la santĂ©.

Définition du rappel dans le RIM

La définition du rappel dans le RIM a été créée avant les modifications apportées à la Loi par la Loi de Vanessa et ne fait pas de distinction entre les rappels amorcés par l’entreprise et ceux ordonnés par le ministre en vertu de la Loi. La définition actuelle du rappel dans le RIM s’applique au rappel d’instruments médicaux entrepris par un fabricant, un importateur ou un distributeur. Cette définition ne précise pas si elle s’applique uniquement aux rappels effectués par une entreprise ou s’il s’applique également aux rappels ordonnés par le ministre. L’ambiguïté de la définition du rappel entraîne un manque de clarté quant aux exigences en matière de rapports pour les parties réglementées lorsque le ministre ordonne un rappel.

Rappels d’instruments médicaux ordonnés par le ministre

La Loi confère au ministre le pouvoir d’ordonner à une personne qui vend un produit thérapeutique d’en faire l’objet d’un rappel, si le ministre estime que ce produit présente un risque grave ou imminent de préjudice à la santé. Bien qu’on encourage un fabricant ou un importateur à procéder à un rappel si son produit présente un risque pour la santé, un ordre de rappel peut servir d’outil d’application pour ordonner à une personne qui vend un produit non conforme de le rappeler du marché.

En vertu du paragraphe 21.3(1) de la Loi, le ministre peut ordonner au vendeur d’effectuer un rappel du produit ou de l’envoyer Ă  l’endroit qu’il prĂ©cise (par exemple un entrepĂ´t pour examen ou mise en quarantaine). Si le ministre estime que des mesures correctives seraient efficaces pour faire face au risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© (par exemple pour un instrument mĂ©dical de grande taille comme une IRM), le ministre peut plutĂ´t ordonner Ă  un vendeur de demander que des mesures correctives soient prises.

À l’heure actuelle, le RIM ne dispose pas d’un cadre de déclaration suffisant pour les rappels ordonnés par le ministre. L’exigence de déclaration dans le RIM se limite actuellement au fabricant et à l’importateur d’un instrument médical et ne comprend pas d’exigences particulières de déclaration pour d’autres personnes qui pourraient recevoir l’ordre du ministre d’effectuer un rappel, comme un détaillant ou un distributeur.

Cadre de la LEIM

Le RIM classe les instruments mĂ©dicaux en quatre catĂ©gories, la classe I reprĂ©sentant le risque le plus faible pour la santĂ© et la classe IV reprĂ©sentant le risque le plus Ă©levĂ© pour la santĂ©. Le ministre dĂ©livre des LEIM aux importateurs et aux distributeurs des quatre catĂ©gories d’instruments. Une LEIM permet l’importation ou la distribution (vente) d’un instrument mĂ©dical au Canada. Le RIM exige qu’une personne qui dĂ©sire prĂ©senter une demande de LEIM identifie les fabricants et, pour chaque fabricant, les catĂ©gories d’instruments mĂ©dicaux importĂ©s et distribuĂ©s au Canada; et attester qu’ils ont mis en place des procĂ©dures, y compris pour les registres de distribution, le traitement des plaintes, les rappels et la dĂ©claration des rapports d’incident, si un problème avec un instrument est identifiĂ©. Les titulaires d’une LEIM doivent Ă©galement fournir Ă  SantĂ© Canada le nom et l’adresse de leur Ă©tablissement ainsi que le nom, le titre et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone d’un reprĂ©sentant de l’entreprise. De plus, les titulaires de LEIM doivent tenir ces renseignements Ă  jour et informer SantĂ© Canada de tout changement dans les 15 jours.

SantĂ© Canada demande des renseignements supplĂ©mentaires sur la demande de LEIM qui n’est actuellement pas prĂ©cisĂ©e dans le RIM, comme une adresse Ă©lectronique pour le reprĂ©sentant de l’établissement, un numĂ©ro d’identification d’entreprise antĂ©rieur et tout numĂ©ro de LEIM antĂ©rieur dĂ©tenu par l’établissement. Étant donnĂ© que ces renseignements supplĂ©mentaires ne constituent pas une exigence rĂ©glementaire, SantĂ© Canada ne peut pas forcer un demandeur Ă  fournir ces renseignements supplĂ©mentaires.

Conditions de la LEIM

Une condition est une obligation que le ministre impose au titulaire d’une licence d’exercer une surveillance supplĂ©mentaire des risques et incertitudes potentiels liĂ©s au produit ou aux activitĂ©s autorisĂ©s, tout en facilitant l’accès aux produits thĂ©rapeutiques. Le RIM (article 36) permet au ministre d’appliquer les conditions relatives aux analyses sur les licences d’instruments mĂ©dicaux de classe II Ă  IV. Les arrĂŞtĂ©s d’urgence concernant l’importation et la vente d’instruments mĂ©dicaux devant servir dans les cas de COVID-19rĂ©fĂ©rence 3 ont Ă©galement confĂ©rĂ© au ministre le pouvoir d’imposer temporairement des conditions sur l’autorisation d’importation ou de vente d’un instrument mĂ©dical relatif Ă  la COVID-19. Ă€ l’heure actuelle, le ministre n’a pas le pouvoir d’imposer ou de modifier des conditions d’application d’une LEIM, ce qui limite la capacitĂ© du ministre Ă  prendre des mesures ciblĂ©es pour rĂ©pondre Ă  des prĂ©occupations particulières en matière de conformitĂ© liĂ©es Ă  l’importation ou Ă  la vente d’instruments mĂ©dicaux, ce qui pourrait nuire Ă  l’accès aux instruments mĂ©dicaux nĂ©cessaires.

Objectif

L’objectif des modifications au RAD et au RIM est de renforcer la surveillance des produits thérapeutiques vendus au Canada en introduisant d’autres mesures axées sur le risque et des outils réglementaires modernes et souples qui aident à protéger la santé et la sécurité des consommateurs et l’approvisionnement de ces produits au Canada.

Description

Les modifications visent Ă  amĂ©liorer la rĂ©glementation et la surveillance des produits thĂ©rapeutiques dans le RAD et le RIM. Les modifications aux deux règlements amĂ©lioreront la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  surveiller et Ă  Ă©valuer l’efficacitĂ© des rappels de drogues et d’instruments mĂ©dicaux. En outre, d’autres modifications aux cadres de produits pharmaceutiques et d’instruments mĂ©dicaux amĂ©lioreraient la capacitĂ© du Ministère Ă  rĂ©glementer en fonction du risque et pourraient amĂ©liorer l’accès Ă  des produits thĂ©rapeutiques sĂ»rs au Canada.

Modifications au Règlement sur les aliments et drogues

Amélioration du cadre de rappel de drogues
DĂ©claration des rappels de drogues Ă  SantĂ© Canada

Les modifications Ă  l’article C.01.051 du RAD rendent obligatoire l’attente actuelle, dĂ©taillĂ©e dans le Guide pour le retrait de drogues et de produits de santĂ© naturels (GUI-0039), voulant que le fabricant ou l’importateur dĂ©clare le rappel Ă  SantĂ© Canada dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de rappel.

L’article C.01.051 est Ă©galement modifiĂ© afin de prĂ©ciser les exigences en matière d’information en vigueur lorsqu’on signale un rappel de drogues Ă  SantĂ© Canada d’une manière qui s’harmonise avec la politique actuelle et qui comprend :

Le Règlement prĂ©cisera un deuxième dĂ©lai (dans les 72 heures suivant la dĂ©cision de rappel) par lequel le fabricant ou l’importateur sera tenu de fournir des renseignements supplĂ©mentaires au ministre, comme la stratĂ©gie de rappel et une description des mesures correctives et prĂ©ventives qui devraient ĂŞtre prises pour empĂŞcher une rĂ©currence de la problĂ©matique ayant menĂ© au rappel.

La portĂ©e de l’application des obligations de dĂ©claration de rappel de drogues prĂ©vues Ă  l’article C.01.051 sera Ă©largie, dĂ©passant les drogues sous forme posologique pour s’appliquer Ă©galement aux cas de rappel d’ingrĂ©dients actifs au sens de la Partie C, Titre 1A (licence d’établissement) du RAD.

Les dispositions exigeraient Ă©galement du fabricant ou de l’importateur qu’il informe SantĂ© Canada de l’effet que le rappel pourra avoir sur sa capacitĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  la demande en matière de drogues au Canada. En se fondant sur une analyse plus approfondie de la nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale de la drogue, SantĂ© Canada pourra envisager de s’appuyer sur d’autres outils rĂ©glementaires, compte tenu de l’incidence possible sur l’offre.

Déclaration de rappels de drogues ordonnés par le ministre

Ă€ l’heure actuelle, le RAD ne dispose pas d’un cadre de rapport suffisant pour les rappels ordonnĂ©s par le ministre. Les modifications introduiront dans le RAD des obligations particulières en matière de dĂ©claration de rappel de drogues pour une personne Ă  qui le ministre ordonne de rappeler une drogue en vertu de l’article 21.3 de la Loi. Les renseignements qui doivent ĂŞtre dĂ©clarĂ©s appuieront la surveillance du rappel par SantĂ© Canada et comprendront la quantitĂ© de drogues et des dĂ©tails sur leur distribution, une Ă©valuation du risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© que prĂ©sente la drogue, les communications proposĂ©es, la stratĂ©gie de rappel et une description des mesures correctives et prĂ©ventives. Le Règlement autorisera le ministre Ă  prĂ©ciser le moment et la façon dont la personne doit fournir les renseignements, au cas par cas, Ă©tant donnĂ© que le ministre ne peut ordonner une personne pour un rappel que dans les cas oĂą le ministre estime qu’un produit thĂ©rapeutique prĂ©sente un risque grave ou imminent de prĂ©judice Ă  la santĂ©.

Communications

Les modifications rendront obligatoire l’exigence pour la personne qui effectue le rappel, qu’il soit volontaire ou ordonnĂ© par le ministre, de fournir au ministre tout matĂ©riel de communication qu’il est proposĂ© d’utiliser pour amorcer un rappel (par exemple l’avis de rappel initial aux consignataires) avant le lancement du rappel. Cette information permettra Ă  SantĂ© Canada d’évaluer la pertinence des mesures prises par la personne qui effectue le rappel, par exemple si la classification appropriĂ©e du type de risque est utilisĂ©e dans le cas d’un rappel volontaire. Les modifications introduiront Ă©galement l’obligation pour la personne effectuant le rappel de fournir des copies de toute communication supplĂ©mentaire pendant le rappel, sur demande.

Fin du rappel de drogues

La modification prĂ©cisera les renseignements qui doivent ĂŞtre fournis au ministre dans les 30 jours suivant la fin d’un rappel volontaire ou d’un rappel ordonnĂ© par le ministre. Ces renseignements comprendront une description des rĂ©sultats du rappel et des mesures correctives et prĂ©ventives qui ont Ă©tĂ© ou seront prises pour empĂŞcher la rĂ©currence de la question qui aurait menĂ© au rappel. Des lignes directrices seront Ă©laborĂ©es sur les renseignements prĂ©cis Ă  inclure dans le rapport final afin d’aider l’industrie Ă  comprendre et Ă  se conformer aux règlements.

Mise à jour de la liste des autorités réglementaires désignées

Les modifications abrogeront le tableau des autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es Ă  l’article C.01A.019 du RAD et le remplaceront par un renvoi Ă  une liste ambulatoire qui serait incorporĂ©e par renvoi en vertu de l’autoritĂ© prĂ©vue Ă  l’article 29.2 de la Loi. La liste incorporĂ©e contiendra toutes les autoritĂ©s rĂ©glementaires des pays qui ont un ARM avec le Canada, et elle reflĂ©terait fidèlement la portĂ©e de ces accords concernant les catĂ©gories de drogues et les activitĂ©s rĂ©glementĂ©es. Une liste ambulatoire a Ă©tĂ© choisie afin de permettre Ă  SantĂ© Canada d’examiner et de tenir Ă  jour la liste, conformĂ©ment aux principes directeurs Ă©noncĂ©s dans la Politique d’incorporation par renvoi de SantĂ© Canada, afin de permettre des changements Ă  la liste de temps Ă  autre Ă  mesure que les ARM du Canada changent en nombre ou en portĂ©e.

Exemptions en matière d’analyses du produit fini

L’article C.02.019 du RAD est modifiĂ© afin d’exempter conditionnellement un emballeur, un Ă©tiqueteur, un importateur ou un distributeur de l’exĂ©cution d’analyses confirmatoires (l’un des aspects des analyses du produit fini) sur certains produits pharmaceutiques complexes et nouveaux (les thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires) et les produits radiopharmaceutiques qui ne peuvent pratiquement ou raisonnablement ĂŞtre soumises Ă  des aspects de ces analyses. De plus, les modifications prĂ©ciseront que l’expĂ©dition directe vers un Ă©tablissement de soins de santĂ© ou un praticien de la santĂ© qui n’est pas l’importateur est autorisĂ©e pour ces produits.

L’exemption se fondera sur les dĂ©finitions existantes de la Partie C, Titre 3 du RAD pour un « radiopharmaceutique Â» et un « gĂ©nĂ©rateur de radionuclĂ©ides Â», en plus de dĂ©terminer les caractĂ©ristiques de certaines thĂ©rapies gĂ©niques autologues Ă  base de cellules et de thĂ©rapies gĂ©niques Ă  base de virus adĂ©noassociĂ© (VAA). Les emballeurs, les Ă©tiqueteurs, les importateurs et les distributeurs de ces produits devront toujours avoir des mesures de contrĂ´le de la qualitĂ©, qui permettent une surveillance Ă  distance comme indiquĂ© dans le RAD, comme la preuve que la drogue a Ă©tĂ© testĂ©e en fonction des spĂ©cifications pour cette drogue et qu’elle n’a pas Ă©tĂ© transportĂ©e ou entreposĂ©e dans des conditions qui pourraient affecter sa conformitĂ© Ă  ces spĂ©cifications. Les modifications seront appuyĂ©es par des lignes directrices et introduiraient des exigences rĂ©glementaires claires qui s’aligneraient sur une approche axĂ©e sur le risque pour la conformitĂ© et l’application de la loi.

Modifications au Règlement sur les instruments médicaux

Amélioration du cadre de rappel des instruments médicaux
Définition du rappel dans le RIM

Les modifications mettront Ă  jour la dĂ©finition de « rappel Â» dans le RIM afin d’inclure les rappels lancĂ©s par une entreprise et les rappels ordonnĂ©s par le ministre. De plus, le libellĂ© de la dĂ©finition sera modernisĂ© pour remplacer « peut ĂŞtre dangereux pour la santĂ© Â» par « peut prĂ©senter un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© Â», afin de s’aligner sur le libellĂ© de la Loi.

DĂ©claration des rappels d’instruments mĂ©dicaux amorcĂ©s par l’entreprise Ă  SantĂ© Canada

Les modifications exigeront des importateurs et des fabricants qu’ils signalent Ă  SantĂ© Canada les rappels d’instruments mĂ©dicaux amorcĂ©s par l’entreprise dans les situations oĂą l’instrument qui fait l’objet du rappel causera probablement un prĂ©judice Ă  la santĂ© d’un patient, d’un utilisateur ou d’une autre personne ou pourrait causer un prĂ©judice grave Ă  la santĂ© d’un patient, d’un utilisateur ou d’une autre personne (c’est-Ă -dire les rappels de type I et II). MĂŞme si l’on s’attend Ă  ce que les entreprises effectuent des rappels lorsque l’instrument ne causera probablement pas un prĂ©judice Ă  la santĂ© (c’est-Ă -dire les rappels de type III), cette modification rĂ©duira le fardeau rĂ©glementaire et amĂ©liorerait l’harmonisation internationale en Ă©tablissant un seuil de dĂ©claration des rappels fondĂ© sur le risque.

Les dispositions relatives au rappel du RIM seront modifiĂ©es afin d’introduire une obligation de dĂ©claration dans un dĂ©lai de 24 heures pour les rappels Ă  dĂ©claration obligatoire amorcĂ©s par un fabricant ou un importateur. La disposition reflĂ©tera les attentes actuelles Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices en exigeant que le fabricant ou l’importateur fournisse un avis Ă©crit Ă  SantĂ© Canada dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de procĂ©der au rappel. Cette disposition fournira des renseignements clĂ©s au ministre plus tĂ´t dans le processus de rappel, ce qui amĂ©liorerait la capacitĂ© de SantĂ© Canada de superviser efficacement les rappels. Les renseignements qui devront ĂŞtre fournis dans la prĂ©sente notification initiale comprennent le nom de l’instrument, l’identificateur de l’instrument, le nom et l’adresse du fabricant et de l’importateur, la raison du rappel et une Ă©valuation prĂ©liminaire du risque associĂ© Ă  la dĂ©fectuositĂ© ou Ă  la dĂ©fectuositĂ© potentielle.

Déclaration des rappels d’instruments médicaux ordonnés par le ministre

Ă€ l’heure actuelle, le RIM ne dispose pas d’un cadre de dĂ©claration suffisant pour les rappels ordonnĂ©s par le ministre. Les modifications introduiront des obligations particulières en matière de rapports sur le rappel d’instruments mĂ©dicaux afin de clarifier la situation pour une personne qui est ordonnĂ©e par le ministre de rappeler un instrument en vertu de l’article 21.3 de la Loi, dans le RIM. Les modifications harmoniseront les dispositions relatives Ă  la dĂ©claration de ces rappels avec celles qui sont en vertu des articles 64 et 65 du RIM, le cas Ă©chĂ©ant. L’information qui doit ĂŞtre communiquĂ©e, dans le dĂ©lai et de la manière spĂ©cifiĂ©s par le ministre, appuiera la surveillance du rappel par SantĂ© Canada, notamment :

La personne Ă  qui le ministre aura ordonnĂ© d’effectuer un rappel serait tenue de prĂ©senter ses communications au ministre avant de lancer le rappel. Après le lancement du rappel, toute autre communication Ă©mise ou destinĂ©e Ă  ĂŞtre Ă©mise devra Ă©galement ĂŞtre soumise Ă  la demande du ministre. Cela permettra Ă  SantĂ© Canada d’évaluer si les communications sont suffisantes pour attĂ©nuer le risque identifiĂ©.

Les modifications exigeront que la personne qui a reçu l’ordre d’effectuer un rappel en avise le ministre dans les 24 heures suivant le dĂ©but et la fin du rappel. Cette disposition permettra Ă  SantĂ© Canada de surveiller l’avancement du rappel.

Fin du rappel d’instruments médicaux

Les modifications prĂ©ciseront les renseignements qui doivent ĂŞtre fournis au ministre dans les 30 jours suivant la fin du rappel. Cette exigence s’appliquera aux rappels amorcĂ©s par l’entreprise et aux rappels ordonnĂ©s par le ministre. Ces renseignements comprendront les rĂ©sultats du rappel et les mesures correctives et prĂ©ventives qui ont Ă©tĂ© prises pour empĂŞcher la rĂ©currence du problème qui aurait menĂ© au rappel. Des lignes directrices seront Ă©laborĂ©es sur les renseignements prĂ©cis Ă  inclure dans le rapport final afin d’aider l’industrie Ă  comprendre et Ă  se conformer aux règlements.

Ces Ă©chĂ©anciers et ces exigences en matière de rapports fourniront de la prĂ©cision aux parties rĂ©glementĂ©es et permettront Ă  SantĂ© Canada de surveiller l’avancement et l’efficacitĂ© du rappel. Dans le cas d’un rappel ordonnĂ© par le ministre, il fournira Ă©galement Ă  SantĂ© Canada la preuve que la partie responsable a mis en Ĺ“uvre des mesures correctives pour empĂŞcher la rĂ©currence de la situation qui a conduit au rappel et a prĂ©sentĂ© un risque grave ou imminent pour la santĂ©.

Tenue de dossiers de rappel

Les modifications comprendront de nouvelles dispositions qui exigent que les personnes effectuant un rappel tiennent des dossiers. Ces modifications s’appliqueront Ă  tous les rappels, y compris les rappels de type III lorsque l’utilisation de l’instrument (ou l’exposition Ă  celui-ci) n’est pas susceptible de causer des consĂ©quences nĂ©fastes pour la santĂ©. Ces dispositions reflĂ©teront les attentes actuelles Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices Ă  l’intention des parties rĂ©glementĂ©es de tenir tous les dossiers qui dĂ©montrent qu’elles ont effectuĂ© un rappel efficace et opportun. Le fait d’exiger la tenue de dossiers de rappel permettra Ă  SantĂ© Canada de vĂ©rifier, après le rappel, si les procĂ©dures de rappel documentĂ©es de l’entreprise lui permettent de procĂ©der Ă  un rappel efficace et opportun d’un instrument. Le fait d’exiger la tenue de dossiers permettra Ă©galement Ă  SantĂ© Canada de vĂ©rifier si les fabricants et les importateurs ont Ă©valuĂ© adĂ©quatement le risque associĂ© Ă  un instrument faisant l’objet d’un rappel et l’ont dĂ©clarĂ© au ministre au besoin.

Les fabricants et les importateurs qui procèdent Ă  des rappels amorcĂ©s par l’entreprise seront responsables de la tenue des dossiers de renseignements et des documents visĂ©s aux articles 64 et 65 du RIM pour tous les rappels qu’ils effectuent. De plus, les fabricants et les importateurs seront responsables de la tenue des dossiers relatifs Ă  la dĂ©cision de procĂ©der au rappel, au rapport d’avis de 24 heures envoyĂ© Ă  SantĂ© Canada et Ă  la date de fin du rappel. Les distributeurs seront responsables de la tenue des dossiers relatifs Ă  l’instrument faisant l’objet d’un rappel, aux mesures de rappel prises, Ă  la distribution de l’instrument faisant l’objet d’un rappel, aux rĂ©sultats du rappel, Ă  la date de fin du rappel et Ă  toute mesure prise pour empĂŞcher la rĂ©currence du problème.

Les personnes ayant reçu de la part du ministre l’ordre d’effectuer un rappel devront procĂ©der Ă  la tenue des dossiers de renseignements et de documents relatifs au rappel, visĂ©s Ă  l’article 65.2. Ces dossiers comprendront des dĂ©tails sur l’instrument en question, comme le nom et l’adresse du fabricant, de l’importateur et de la personne qui a vendu l’instrument, ainsi que l’établissement oĂą l’instrument a Ă©tĂ© fabriquĂ©. De plus, les dossiers conservĂ©s doivent inclure des renseignements en lien avec la façon dont le rappel a Ă©tĂ© effectuĂ©, la distribution de l’instrument faisant l’objet du rappel, les rĂ©sultats du rappel, les mesures correctives et prĂ©ventives prises et la date de fin du rappel.

Les fabricants seront tenus de conserver les dossiers de rappel pendant au moins la durĂ©e de la vente de l’instrument ou la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument plus deux ans, selon la plus longue des deux. Toutes les autres personnes, y compris les importateurs et les distributeurs, seront tenues de conserver les dossiers de rappel pendant au moins la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument, plus deux ans.

Modifications diverses et corrélatives

Ă€ l’heure actuelle, le terme « retrait Â» est utilisĂ© Ă  l’article 53 du RIM pour dĂ©signer les produits retirĂ©s du marchĂ©. La modification visant Ă  supprimer le terme « retrait Â» et Ă  le remplacer par « rappel Â» amĂ©liorera la cohĂ©rence du langage au sein du RIM.

Ă€ la suite des mises Ă  jour des dispositions sur le rappel, il faut mettre Ă  jour les autres parties du RIM. L’article 63 du RIM sera mis Ă  jour pour exempter les dĂ©taillants et les Ă©tablissements de santĂ© de la nouvelle exigence de dĂ©claration de rappel dans les 24 heures. L’article 64 sera mis Ă  jour pour exiger un numĂ©ro de licence ou d’autorisation d’un instrument mĂ©dical dans le cas d’un instrument mĂ©dical pour un besoin urgent en matière de santĂ© publique autorisĂ© en vertu de la partie 1.1, ainsi que des modifications mineures pour s’aligner sur les meilleures pratiques de rĂ©daction et les modifications apportĂ©es ailleurs dans ce dossier rĂ©glementaire. Le paragraphe 62.31(1) pour les instruments mĂ©dicaux dĂ©signĂ©s pour l’importation ou la vente exceptionnelles, l’alinĂ©a 68,03(2)c) pour les instruments mĂ©dicaux pour un besoin urgent en matière de santĂ© publique et l’alinĂ©a 88d) pour les dispositifs de tests expĂ©rimentaux seront Ă©galement mis Ă  jour pour reflĂ©ter que les nouvelles dispositions de rappel et les modifications s’appliquent Ă  ces instruments.

Moderniser les exigences relatives aux demandes d’homologation d’un établissement d’instruments médicaux

Les modifications exigeront que les demandeurs et les titulaires d’une LEIM fournissent leurs coordonnĂ©es et les mettent Ă  jour dans les 15 jours suivant tout changement et fournissent tout autre nom sous lequel la personne a dĂ©jĂ  menĂ© des activitĂ©s en vertu du RIM (le cas Ă©chĂ©ant). Grâce Ă  des renseignements Ă  jour sur les personnes-ressources, comme une adresse Ă©lectronique obligatoire, SantĂ© Canada sera en mesure de rapidement communiquer avec les titulaires de licence pour communiquer et obtenir les renseignements nĂ©cessaires. Exiger qu’un demandeur identifie tout autre nom sous lequel il a dĂ©jĂ  menĂ© des activitĂ©s en vertu du règlement sur la demande de LEIM facilitera la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  examiner l’historique de conformitĂ© d’un demandeur. Il aidera Ă©galement Ă  amĂ©liorer la planification des inspections axĂ©es sur les risques afin d’utiliser efficacement les ressources de SantĂ© Canada en matière d’inspection.

Outils de surveillance nouveaux et Ă©largis pour les LEIM : Conditions

Les modifications permettront au ministre d’imposer ou de modifier des conditions d’application d’une LEIM après examen de certains facteurs. Les conditions pourraient ĂŞtre imposĂ©es ou modifiĂ©es soit au moment de l’octroi de la LEIM, soit Ă  tout moment tout au long du cycle de vie de la LEIM. Avant d’imposer ou de modifier des conditions, le ministre sera tenu d’examiner :

Les conditions pourraient ĂŞtre appliquĂ©es dans des situations telles que, mais sans s’y limiter, les suivantes :

L’élargissement de l’utilisation des conditions au cadre de la LEIM aidera SantĂ© Canada Ă  rĂ©pondre aux prĂ©occupations particulières en matière de conformitĂ© liĂ©es Ă  l’importation ou Ă  la vente d’instruments mĂ©dicaux. Les conditions offriront au ministre une plus grande souplesse pour cibler des secteurs prĂ©cis de non-conformitĂ© tout en permettant la poursuite des aspects conformes d’une entreprise.

Entrée en vigueur

Les modifications au RAD et au RIM entreront en vigueur six mois après la date d’enregistrement, Ă  l’exception des règlements concernant les autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es et les analyses du produit fini dans le RAD, qui entrera en vigueur immĂ©diatement dès l’enregistrement. Une fois que les modifications Ă  la LEIM entreront en vigueur, les titulaires actuels de la LEIM et les demandeurs de la LEIM sont tenus de mettre Ă  jour tout changement apportĂ© Ă  leurs coordonnĂ©es (c’est-Ă -dire une adresse Ă©lectronique) Ă  ce moment-lĂ . Les titulaires actuels d’une LEIM ne seront pas tenus de fournir des noms antĂ©rieurs avant l’examen annuel de la licence.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Au cours des consultations sectorielles ciblĂ©es de la Feuille de route en 2018, les intervenants ont constatĂ© que les Ă©lĂ©ments des exigences de rappel du RIM sont trop lourds et ne s’alignent pas sur les autres juridictions, ce qui a pour effet d’entraver le commerce. Les intervenants de l’industrie ont soulevĂ© Ă  nouveau des prĂ©occupations similaires au cours de vastes consultations avec les titulaires de LEIM en 2019.

Le 30 novembre 2021, SantĂ© Canada a prĂ©sentĂ© un aperçu des modifications proposĂ©es au RIM Ă  la ConfĂ©rence Medtech Canada de 2021. Medtech Canada est l’association nationale qui reprĂ©sente environ 100 entreprises de l’industrie canadienne de la technologie mĂ©dicale. Plus de 250 personnes de l’industrie, des cabinets d’experts-conseils et d’autres ministères ont participĂ© Ă  la confĂ©rence. L’aperçu a Ă©tĂ© bien reçu, peu de questions ont Ă©tĂ© posĂ©es et aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par les participants.

Le 11 dĂ©cembre 2021, SantĂ© Canada a publiĂ© un Avis d’intention pour cette proposition de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de consultation publique de 60 jours. Au cours de cette mĂŞme pĂ©riode, SantĂ© Canada a Ă©galement consultĂ© les intervenants par le biais d’une enquĂŞte sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part de l’industrie des produits thĂ©rapeutiques, y compris des titulaires individuels de LEIM, des fabricants de drogues et des associations qui reprĂ©sentent ces secteurs.

Le 9 juin 2022, un aperçu des modifications au RAD a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Pharmaceutical Sciences Group, qui comprend plusieurs reprĂ©sentants de l’industrie, et la rĂ©ponse a Ă©tĂ© favorable.

Commentaires des intervenants issus de l’industrie pharmaceutique

Les intervenants de l’industrie Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables Ă  la proposition visant Ă  renforcer et Ă  clarifier les exigences en matière de dĂ©claration relatives aux rappels de drogues. Une association d’intervenants issus de l’industrie s’est dite prĂ©occupĂ©e par l’inclusion d’exigences supplĂ©mentaires en matière de rapports dans le RAD et a indiquĂ© que son approche prĂ©fĂ©rĂ©e serait de continuer Ă  s’appuyer sur des lignes directrices en ce qui concerne l’établissement de dĂ©lais pour la prĂ©sentation de certains renseignements et documents Ă  SantĂ© Canada. Tous les rĂ©pondants se sont dits favorables Ă  la clarification des dĂ©lais de prĂ©sentation des rapports dans le RAD (c’est-Ă -dire dans les 24 heures après avoir pris la dĂ©cision de faire le rappel).

Santé Canada a tenu plusieurs réunions avec les fabricants et les importateurs afin de mieux comprendre la source des défis de l’industrie des drogues biologiques et radiopharmaceutiques en ce qui a trait au respect des exigences relatives aux analyses de produits finis. Ces réunions ont également été l’occasion pour l’industrie d’entendre parler d’autres approches de conformité lorsque des analyses supplémentaires ne sont pas réalisables ou pratiques. Les entreprises ont proposé d’autres mesures d’atténuation des risques, telles que des études de revalidation des transports ou l’utilisation d’autres matériaux d’échantillonnage.

Parmi les autres rĂ©ponses des associations de l’industrie reçues pendant la pĂ©riode de consultation de l’avis d’intention, on a recommandĂ© que SantĂ© Canada envisage d’étendre l’exemption de l’analyse du produit fini Ă  d’autres produits. Cela sera en dehors de la portĂ©e de l’analyse actuelle et de l’objectif de politique gĂ©nĂ©rale; toutefois, le Ministère continuera d’évaluer les secteurs oĂą les initiatives de modernisation de la rĂ©glementation peuvent ĂŞtre exploitĂ©es afin de rĂ©duire le fardeau et les obstacles et d’amĂ©liorer l’accès aux drogues.

Commentaires des intervenants issus de l’industrie des instruments médicaux

Les commentaires fournis par les intervenants de l’industrie des instruments mĂ©dicaux, en rĂ©ponse Ă  l’Avis d’intention et Ă  la confĂ©rence Medtech Canada de 2021, Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables aux modifications proposĂ©es aux instruments mĂ©dicaux, y compris les possibilitĂ©s d’harmonisation internationale. Les intervenants n’ont soulevĂ© aucune prĂ©occupation quant Ă  la capacitĂ© du ministre Ă  imposer des conditions aux LEIM pour attĂ©nuer les risques pour la santĂ© et la sĂ»retĂ©. Ils se sont dits satisfaits de l’allĂ©gement du fardeau imposĂ© Ă  l’industrie en ce qui a trait Ă  la rĂ©duction des exigences en matière de rapports de rappel pour les rappels Ă  faible risque. L’industrie a soulevĂ© des questions concernant l’envoi d’avis de rappel Ă  SantĂ© Canada, demandant des Ă©claircissements sur les dĂ©lais de prĂ©sentation des rapports. Un commentaire fait Ă©tat de coĂ»ts accrus associĂ©s aux dĂ©lais proposĂ©s pour la notification Ă  SantĂ© Canada dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de procĂ©der Ă  un rappel.

Consultation réglementaire

Le 15 avril 2023, les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© publiĂ©es au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada et suivies d’une pĂ©riode de commentaires de 75 jours. Au cours de la pĂ©riode de consultation, 46 rĂ©pondants ont formulĂ© des commentaires, notamment des particuliers, des entreprises et des organismes. Les commentaires Ă©taient habituellement favorables aux modifications proposĂ©es. Toutefois, les rĂ©pondants ont formulĂ© des suggestions et des questions demandant au Ministère de clarifier certains aspects de la proposition. Les commentaires qui entrent dans la portĂ©e des modifications au règlement sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous.

Commentaires sur le Règlement sur les aliments et drogues
Rappels de drogues – Exigences relatives au calendrier de dĂ©claration

Commentaire : Une association de l’industrie a exprimĂ© son soutien Ă  l’intĂ©gration des dĂ©lais et des attentes en matière de rappel volontaire dans les règlements. Une autre association de l’industrie a exprimĂ© son appui au calendrier de dĂ©claration de rappel de 24 heures, car cette exigence tient compte du calendrier prĂ©sentĂ© dans les lignes directrices actuelles. Trois associations de l’industrie et deux entreprises ont recommandĂ© d’allonger le dĂ©lai de 24 heures pour la dĂ©claration des rappels, avec des suggestions allant de 72 heures Ă  cinq jours ouvrables. On a laissĂ© entendre qu’il pourrait ne pas ĂŞtre possible pour les intervenants de l’industrie de fournir l’information requise dans le dĂ©lai proposĂ©.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’exigence de la pĂ©riode de dĂ©claration de 24 heures prĂ©vue du RAD est une recommandation du Rapport de Risk Sciences International sur les mesures prises par SantĂ© Canada dans le rappel d’Alysena 28, comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment. Actuellement, les politiques et les directives dĂ©finissent les informations que SantĂ© Canada attend dans le rapport initial sur le rappel et reprĂ©sentent les informations sur le produit qui devraient ĂŞtre facilement disponibles pour l’entreprise qui fait le rappel.

Cette information comprend des renseignements sur le produit, sur la quantitĂ© et sur la distribution ainsi que des dĂ©tails sur le rappel. Les renseignements demandĂ©s au paragraphe C.01.051(1) sont limitĂ©s au fabricant et Ă  l’importateur et devraient ĂŞtre facilement accessibles dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de rappel. Les fabricants et les importateurs qui font le rappel devraient avoir un plan en place pour empĂŞcher la rĂ©apparition de l’enjeu. Les fabricants et les importateurs peuvent mettre Ă  jour l’information qu’ils fournissent en rĂ©ponse au paragraphe C.01.051(1) au fil du temps Ă  mesure que d’autres renseignements deviennent disponibles.

Santé Canada s’attend à ce que l’entreprise concernée puisse fournir une évaluation initiale de la raison de l’incident ayant entraîné le rappel. Cela peut nécessiter une mise à jour tout au long de l’enquête en cours et être présenté à Santé Canada dans toutes les étapes d’avancement et de conclusion.

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© une dĂ©finition plus claire des dates de « dĂ©but Â» et de « fin Â» d’un rappel et a laissĂ© entendre qu’il est impossible d’estimer une date d’achèvement.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : La modification rĂ©glementaire pour les rappels volontaires exige les dates « prĂ©vues Â», ce qui offre une certaine souplesse, et on applique dans ce document les dĂ©finitions habituellement acceptĂ©es de « dĂ©but Â» et de « fin Â». Le Guide GUI-0039 sera mis Ă  jour afin de clarifier ce que SantĂ© Canada considère comme le dĂ©but et la fin du rappel. La partie qui fait le rappel devrait avoir un aperçu du dĂ©lai jusqu’à la fin du rappel et peut tenir SantĂ© Canada informĂ©e au moyen de rapports d’étape (conformĂ©ment Ă  la stratĂ©gie de rappel), au besoin.

Rappels de drogues – Exigences en matière de renseignements

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© la mise Ă  jour du formulaire FRM0356 (Formulaire de signalement de retrait d’une drogue ou d’un produit de santĂ© naturel) afin de clarifier le paragraphe C.01.051(1) en prĂ©cisant que les obligations des fabricants et des importateurs en matière de dĂ©claration se limitent Ă  fournir des renseignements sur les consommateurs qui ont achetĂ© directement la drogue.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Le formulaire FRM0356 sera mis Ă  jour afin de tenir compte de toute modification apportĂ©e aux exigences dans la rĂ©glementation. Le paragraphe C.01.051(1) n’exige pas de clarifications supplĂ©mentaires, car le texte actuel devrait ĂŞtre suffisant puisqu’il est indiquĂ© « Ă  qui le fabricant ou l’importateur a vendu la drogue Â».

Rappels de drogues – Conditions nĂ©cessitant un rappel

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© que les drogues qui ne sont pas assujetties aux règlements sur la pĂ©nurie et l’interruption de la vente de drogues ne soient pas non plus assujetties Ă  l’obligation de dĂ©claration au ministre concernant les effets sur la demande de drogues en vertu du sous- alinĂ©a C.01.051(1)c)(vi).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’obligation de faire rapport sur la demande de drogues en vertu de l’alinĂ©a C.01.051(1)c)(vi) est censĂ©e ĂŞtre un indicateur prĂ©coce des pĂ©nuries potentielles de drogues : en Ă©valuant l’incidence prĂ©vue du rappel sur la disponibilitĂ© de drogues, SantĂ© Canada peut Ă©valuer la pertinence de la mesure de rappel proposĂ©e. Cette exigence n’est pas liĂ©e Ă  l’exigence relative de dĂ©claration de pĂ©nurie Ă©noncĂ©e Ă  l’article C.01.014.9.

Commentaire : Cette association de l’industrie a Ă©galement recommandĂ© que la portĂ©e des rappels soit limitĂ©e aux importateurs et aux distributeurs qui sont tenus de respecter les BPF et d’avoir des LEPP en place.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada s’attend Ă  ce qu’un rappel Ă  l’initiative d’un fabricant ou d’un importateur ait lieu lorsqu’un produit distribuĂ© prĂ©sente un risque pour la santĂ© ou qu’il y a eu violation de la Loi ou du règlement. Lorsque le rappel est amorcĂ©, tous les fabricants et importateurs sont tenus de dĂ©clarer et de superviser le rappel. Les rappels ne sont pas rĂ©servĂ©s aux seuls titulaires de LEPP. Tous les membres de la chaĂ®ne d’approvisionnement devraient avoir des procĂ©dures en place pour se conformer au processus de rappel comme exigĂ© au paragraphe C.02.012(1). Le ministre peut ordonner un rappel Ă  toute personne qui vend le produit, y compris un dĂ©taillant, au besoin, conformĂ©ment Ă  l’article 21.3 de la Loi sur les aliments et drogues.

Commentaire : Deux intervenants de l’industrie ont fait remarquer que l’exigence actuelle de SantĂ© Canada pour les rappels volontaires de drogues ne permet pas une approche axĂ©e sur le risque et ont recommandĂ© un changement de la formulation de « ou Â» Ă  « et Â» dans l’énoncĂ© suivant : « Lorsqu’une drogue contrevient Ă  la Loi ou au RAD et prĂ©sente un risque pour la santĂ© des consommateurs. Â»

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que les parties responsables fassent un rappel volontaire lorsqu’une drogue contrevient Ă  la Loi ou au RAD ou prĂ©sente un risque pour la santĂ©. Les parties responsables peuvent proposer une stratĂ©gie de rappel qui est axĂ©e sur le risque pour rĂ©pondre au risque identifiĂ© pour la santĂ©. Les attentes de SantĂ© Canada concernant les rappels de drogues se trouvent dans le Guide pour le retrait de drogues et de produits de santĂ© naturels (PDF) [GUI-0039].

Mise à jour de la liste des autorités réglementaires désignées

Commentaire : Deux associations de l’industrie se sont dĂ©clarĂ©es favorables Ă  l’élimination des rĂ©fĂ©rences dĂ©passĂ©es pour les autoritĂ©s de rĂ©glementation dĂ©signĂ©es et Ă  l’incorporation d’une liste par renvoi aux autoritĂ©s de rĂ©glementation Ă©trangères ayant conclu des accords avec le Canada. L’une des deux associations a encouragĂ© SantĂ© Canada Ă  continuer de respecter les exigences relatives Ă  l’établissement des ARM Ă  venir.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : L’approche de l’ARM est un moyen efficace pour le Canada d’amĂ©liorer la coopĂ©ration internationale en matière de rĂ©glementation et de maintenir des normes Ă©levĂ©es en matière de sĂ©curitĂ© et de qualitĂ© des drogues pour son Programme de conformitĂ© aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), tout en facilitant la rĂ©duction du fardeau rĂ©glementaire pour l’industrie. Les ARM offrent la possibilitĂ© d’établir des relations plus Ă©troites et plus solides entre les autoritĂ©s de rĂ©glementation et de faciliter l’harmonisation des pratiques sans diminuer les normes Ă©levĂ©es de santĂ© et de sĂ©curitĂ© du Canada. On retrouve l’approche de SantĂ© Canada Ă  l’égard des ARM dans le document suivant : Accords de reconnaissance mutuelle – GĂ©nĂ©ralitĂ©s.

Analyses du produit fini

Commentaire : Deux associations industrielles et une entreprise ont exprimĂ© leur appui Ă  l’exemption conditionnelle des analyses du produit fini. Ces intervenants ont Ă©galement encouragĂ© SantĂ© Canada Ă  Ă©largir ces exemptions en utilisant une approche axĂ©e sur les risques et Ă  envisager l’inclusion de drogues d’ordonnance provenant de pays membres du Pharmaceutical Inspection Co-operation Scheme (PIC/S).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Comme il est indiquĂ© dans l’avis d’intention, cette Ă©tape a portĂ© sur certains produits biologiques complexes (thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires) et radiopharmaceutiques en raison du fardeau rĂ©glementaire que reprĂ©sente le RAD pour ces produits et de l’incidence potentielle sur l’accès des patients. SantĂ© Canada continuera d’évaluer les secteurs oĂą les initiatives de modernisation de la rĂ©glementation peuvent ĂŞtre exploitĂ©es pour rĂ©duire le fardeau pour l’industrie et les obstacles Ă  l’accès aux drogues tout en maintenant la qualitĂ© et l’innocuitĂ© de l’approvisionnement en drogues au Canada.

Commentaire : Une association a soulevĂ© la question que l’exemption conditionnelle des analyses du produit fini doit ĂŞtre accompagnĂ©e d’autres mĂ©thodes pour vĂ©rifier la qualitĂ© du produit. Trois personnes se sont dĂ©clarĂ©es opposĂ©es aux exemptions des analyses du produit fini ou Ă  toute rĂ©duction des exigences en matière d’analyses sur l’industrie.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les exigences relatives aux analyses sont dĂ©taillĂ©es Ă  l’article C.02.018. Les options pour les emballeurs et les Ă©tiqueteurs, les importateurs et les distributeurs pour satisfaire Ă  ces exigences sont prĂ©sentĂ©es Ă  l’article C.02.019. Les exigences relatives aux analyses de confirmation (un aspect des analyses du produit fini) varient en fonction des activitĂ©s effectuĂ©es et du lieu oĂą la fabrication, l’emballage et l’étiquetage, et les analyses ont lieu. Cette modification comprend des changements ciblĂ©s qui modifient les exigences actuelles en matière d’analyses des BPF liĂ©s aux analyses de confirmation — plus prĂ©cisĂ©ment celles qui s’appliquent Ă  certains produits thĂ©rapeutiques novateurs et complexes (par exemple les produits biologiques complexes qui sont considĂ©rĂ©s comme des thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires, et les produits radiopharmaceutiques de courte durĂ©e).

Les modifications introduisent des exemptions ciblĂ©es conditionnelles pour l’emballeur et l’étiqueteur, le distributeur ou l’importateur lorsque SantĂ© Canada accroĂ®t la confiance dans l’innocuitĂ© du produit. Toutes les autres exigences du RAD relatives au contrĂ´le de la qualitĂ©, comme la fabrication et les tests, la rĂ©tention des dossiers et le transport, ne sont pas touchĂ©es par ces modifications. Les analyses du produit fini doivent toujours avoir lieu avant qu’une drogue ne soit mise en vente au Canada et il incombe aux titulaires de LEPP de s’assurer que les donnĂ©es probantes de ce fait sont disponibles pour dĂ©montrer la conformitĂ© aux exigences des BPF. Les drogues vendues au Canada continueront d’être soumises aux normes de qualitĂ© les plus Ă©levĂ©es. On trouvera de plus amples renseignements sur les analyses du produit fini dans le document Lignes directrices sur les Bonnes pratiques de fabrication des drogues (GUI-0001) de SantĂ© Canada qui aide les parties rĂ©glementĂ©es Ă  comprendre et Ă  se conformer Ă  ces exigences.

Commentaire : Une personne s’est dite prĂ©occupĂ©e par la nĂ©cessitĂ© d’effectuer des analyses de stĂ©rilitĂ© et deux commentaires ont soulevĂ© une opposition Ă  l’égard des mesures prĂ©sentĂ©es pendant la pandĂ©mie de COVID-19, y compris les autorisations particulières pour les vaccins contre la COVID-19.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les analyses de stĂ©rilitĂ© ne sont pas visĂ©es par ce changement et les vaccins sont expressĂ©ment exclus de l’exemption conditionnelle.

Commentaire : Une association a Ă©galement demandĂ© des Ă©claircissements sur la formulation de « l’expĂ©dition directe Ă  une personne autre qu’un importateur Â» et si ce dernier s’applique uniquement aux personnes qui sont des professionnels de la santĂ©.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Cette exemption ne s’applique qu’aux produits qui devraient toujours ĂŞtre administrĂ©s sous la supervision d’un professionnel de la santĂ©. SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que les produits visĂ©s par l’exemption ne soient expĂ©diĂ©s directement qu’à un praticien ou qu’à l’endroit oĂą le produit sera administrĂ© par un professionnel de la santĂ© que si les critères Ă©noncĂ©s au paragraphe C.02.019 (6) sont respectĂ©s.

Commentaires sur le Règlement sur les instruments médicaux

Les commentaires des intervenants sur le RIM se retrouvent habituellement dans cinq catĂ©gories, dont la dĂ©finition du rappel, la dĂ©claration du rappel, la tenue des dossiers de rappel, l’application de la LEIM et les modalitĂ©s de la LEIM.

Définition du rappel dans le RIM

Commentaire : Une association de l’industrie fait observer que, selon la dĂ©finition du rappel, un « problème non liĂ© Ă  la sĂ©curitĂ© Â» serait toujours considĂ©rĂ© comme Ă©tant un rappel, ce qui est incompatible avec la dĂ©finition du rappel dans d’autres administrations. Cette association a demandĂ© que le sous-alinĂ©a b)(iii) de la dĂ©finition de rappel se trouvant Ă  l’article 1 du RIM soit modifiĂ© de sorte qu’un rappel signifierait toute mesure prise après avoir pris connaissance du fait que l’instrument ne satisfait pas aux exigences de la Loi ou du RIM et qu’il peut prĂ©senter un risque de prĂ©judice pour la santĂ©.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada a analysĂ© la dĂ©finition de rappel par rapport Ă  d’autres partenaires internationaux et maintient que la dĂ©finition de rappel est conforme Ă  celle d’autres pays. D’autres administrations considèrent Ă©galement un rappel comme Ă©tant une mesure visant Ă  supprimer ou Ă  corriger des produits qui sont en violation de la loi. Par exemple, des rappels peuvent ĂŞtre effectuĂ©s pour retirer des instruments non homologuĂ©s du marchĂ© parce que l’instrument contrevient au RIM, qui peut ou non prĂ©senter un risque de prĂ©judice pour la santĂ©. La Loi et le règlement aident Ă  protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des personnes au Canada, et des mesures doivent ĂŞtre prises pour corriger toute non-conformitĂ© Ă  la loi. Les modifications visant Ă  supprimer les exigences en matière de dĂ©claration pour les rappels effectuĂ©s lorsque l’instrument ne causera probablement pas un prĂ©judice Ă  la santĂ© amĂ©lioreront l’harmonisation avec les administrations internationales.

Commentaire : Une association de l’industrie fait observer que les rappels ne s’appliquent qu’aux cas oĂą un instrument mĂ©dical a Ă©tĂ© vendu et que les États-Unis ont un processus de surveillance rĂ©glementaire distinct dans le cas des rappels d’instruments au cours des essais cliniques.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les exigences de rappel pour les instruments mĂ©dicaux dans le RIM s’appliquent actuellement aux instruments de la partie 3 du règlement, qui exige une autorisation d’essai expĂ©rimental pour la vente d’un instrument pour un essai clinique. Ces modifications mettront Ă  jour les articles pertinents de la partie 3 afin de tenir compte du fait que les nouvelles dispositions de rappel et les dispositions modifiĂ©es s’appliquent aux instruments utilisĂ©s pour les essais expĂ©rimentaux, y compris les exigences modifiĂ©es en matière de dĂ©claration de rappel et les nouvelles obligations en matière de dĂ©claration des rappels ordonnĂ©s par le ministre et la tenue des dossiers de rappel.

DĂ©claration des rappels d’instruments mĂ©dicaux amorcĂ©s par l’entreprise Ă  SantĂ© Canada

Commentaires : Une entreprise, une association de l’industrie et une personne ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet de l’exigence de notification de 24 heures pour les rappels d’instruments mĂ©dicaux Ă  SantĂ© Canada, ce qui serait difficile et pĂ©nible. Deux commentaires contenaient la proposition de remplacer l’échĂ©ancier par un jour ouvrable. Une entreprise a proposĂ© de le remplacer par un dĂ©lai de 48 heures ou deux jours ouvrables. Une personne et une association ont exprimĂ© leur appui Ă  l’exigence relative Ă  la dĂ©claration de 24 heures, Ă©tant donnĂ© que cela prĂ©sente les attentes dĂ©jĂ  Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada maintiendra l’obligation pour les fabricants et les importateurs d’aviser le Ministère dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de faire un rappel, car cela fournira Ă  SantĂ© Canada des renseignements clĂ©s plus tĂ´t au cours du processus de rappel. Cette disposition prĂ©sente les attentes actuelles Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices et l’information requise dans les 24 heures suivant la dĂ©cision de faire un rappel devrait ĂŞtre facilement accessible Ă  l’entreprise qui fait le rappel. SantĂ© Canada prĂ©cisera dans les lignes directrices les renseignements supplĂ©mentaires qui devraient ĂŞtre inclus dans l’évaluation prĂ©liminaire du risque pour la dĂ©claration de 24 heures, Ă©tant entendu que les entreprises fourniront des renseignements supplĂ©mentaires dans la dĂ©claration en vertu de l’article 64.

Commentaire : Une association s’est dite prĂ©occupĂ©e par les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© qui pourraient survenir en raison d’une mauvaise classification des entreprises et d’une sous-dĂ©claration des rappels par les entreprises.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Bien que les entreprises ne soient plus tenues de dĂ©clarer les rappels Ă  SantĂ© Canada lorsque l’instrument ne causera probablement pas un prĂ©judice Ă  la santĂ©. Les entreprises devront toujours entreprendre de tels rappels et aviser leurs clients de toute mesure Ă  prendre. Les lignes directrices de SantĂ© Canada recommandent aux entreprises d’évaluer les risques, notamment en tenant compte de la nature et du niveau du danger, de la nature et de la taille de la population Ă  risque particulière, de la question de savoir si l’utilisation de l’instrument a dĂ©jĂ  causĂ© des prĂ©judices Ă  la santĂ© et de la probabilitĂ© que le problème se reproduise. SantĂ© Canada recommande Ă©galement aux fabricants d’utiliser la norme internationale ISO 14971 – Application de la gestion des risques aux dispositifs mĂ©dicaux pour les aider Ă  cerner les dangers et Ă  Ă©valuer les risques associĂ©s. SantĂ© Canada fournira des lignes directrices plus claires sur les considĂ©rations recommandĂ©es pour les entreprises lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque. Les nouvelles exigences relatives Ă  la tenue des dossiers de rappel aideront Ă©galement SantĂ© Canada Ă  surveiller les rappels qui ne sont plus dĂ©clarĂ©s par les entreprises. La tenue de dossiers de rappel permettra Ă  SantĂ© Canada de vĂ©rifier que l’entreprise a Ă©valuĂ© adĂ©quatement le risque de rappel, soit en exigeant la vĂ©rification des dossiers dans le cadre d’une inspection, soit en tant que demande d’information. Si les procĂ©dures de rappel et l’évaluation des risques d’une entreprise sont inadĂ©quates, SantĂ© Canada pourrait prendre des mesures de conformitĂ© et d’application de la loi, au besoin.

Commentaire : Une association de l’industrie a fait remarquer que les exigences de dĂ©claration pour les rappels amorcĂ©s par une entreprise exigeaient toujours que le fabricant et l’importateur dĂ©clarent les rappels Ă  SantĂ© Canada, sauf dans les cas oĂą le fabricant autorise l’importateur Ă  le dĂ©clarer en leur nom en vertu de l’article 65.1.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : C’est toujours le cas lorsque le fabricant et l’importateur font un rappel de l’instrument. L’utilisation du mot « ou Â» aux articles 64, 65 et 65.1 couvre les situations oĂą le fabricant et l’importateur participent au rappel, ainsi que les situations oĂą un importateur entreprend un rappel, mais auquel le fabricant ne participe pas (par exemple en raison d’un enjeu survenant au niveau de l’importateur, comme un enjeu d’entreposage ou de manutention).

Commentaire : Une association a demandĂ© des Ă©claircissements sur la nĂ©cessitĂ© de fournir des communications au ministre pour les rappels amorcĂ©s par l’entreprise et ceux ordonnĂ©s par le ministre.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada exige actuellement que des communications soient prĂ©sentĂ©es pour les rappels d’instruments mĂ©dicaux amorcĂ©s par une entreprise, conformĂ©ment Ă  l’article 64 du RIM. Ces modifications n’ont pas d’incidence sur cette exigence. Les modifications exigeront Ă©galement que les communications sur le rappel soient fournies au ministre pour les rappels ordonnĂ©s par le ministre, comme dĂ©crit dans la section Description ci-dessus.

Rappels d’instruments médicaux ordonnés par le ministre

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© d’utiliser le terme « Ă©tablissement Â» au lieu de « personne Â» Ă  l’article 65.2, pour assurer la cohĂ©rence avec d’autres parties du RIM.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : En vertu de la Loi, le ministre a le pouvoir d’ordonner Ă  une personne qui vend un produit thĂ©rapeutique de le rappeler du marchĂ© s’il estime qu’il prĂ©sente un risque grave ou imminent de prĂ©judice Ă  la santĂ©. La formulation utilisĂ©e Ă  l’article 65.2 tient compte de la terminologie utilisĂ©e dans la Loi, qui dĂ©finit la personne morale comme Ă©tant une personne ou une organisation. Cette personne est chargĂ©e de satisfaire aux exigences de l’ordonnance et de dĂ©claration du rappel au ministre conformĂ©ment Ă  l’article 65.2.

Commentaire : Une association de l’industrie a demandĂ© des Ă©claircissements sur la façon dont les rappels ordonnĂ©s par le ministre fonctionneraient dans les cas oĂą un importateur a acceptĂ© de faire la dĂ©claration au nom du fabricant en vertu de l’article 65.1.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Contrairement aux rappels amorcĂ©s par une entreprise, la personne qui a reçu l’ordre de faire le rappel ne peut dĂ©lĂ©guer la responsabilitĂ© Ă  une autre entitĂ© pour faire la dĂ©claration au ministre (c’est-Ă -dire un fabricant peut ne pas permettre Ă  un importateur de faire la dĂ©claration en son nom).

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© que le paragraphe 65.2(4) soit modifiĂ© de façon Ă  ne demander que l’avis du lancement du rappel dans un dĂ©lai d’un jour ouvrable (au lieu de 24 heures) et Ă  supprimer l’obligation de notification de la fin du rappel, puisque ce dernier sera fourni dans le rapport final du rappel dans les 30 jours.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada maintient que cette information est nĂ©cessaire pour surveiller les progrès d’un rappel ordonnĂ© par le ministre. Un rappel ordonnĂ© par le ministre serait Ă©mis dans les cas oĂą le ministre estime qu’un instrument prĂ©sente un risque grave ou imminent pour la santĂ©. Cette exigence dans le RIM est Ă©galement conforme aux exigences en matière de dĂ©claration des rappels ordonnĂ©s par le ministre dans le RAD.

Tenue de dossiers de rappel

Commentaire : Une association de l’industrie a demandĂ© des prĂ©cisions sur les dossiers que chaque partie rĂ©glementĂ©e doit conserver pour les rappels amorcĂ©s par une entreprise et ceux ordonnĂ©s par le ministre en fonction de son rĂ´le dans le rappel (c’est-Ă -dire le rappel amorcĂ© par le fabricant, le rappel amorcĂ© par l’importateur, le rappel amorcĂ© par le distributeur et les entreprises qui participent au rappel plus loin dans la chaĂ®ne de distribution).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Les exigences relatives Ă  la tenue des dossiers de rappel dans le RIM tiennent compte des attentes existantes Ă©noncĂ©es dans les lignes directrices Ă  l’intention de toutes les parties rĂ©glementĂ©es de la chaĂ®ne d’approvisionnement afin de conserver tous les dossiers qui dĂ©montrent qu’elles ont effectuĂ© un rappel efficace et rapide. SantĂ© Canada mettra Ă  jour les lignes directrices afin de clarifier les exigences et les attentes en matière de tenue de dossiers en fonction de la participation de la partie rĂ©glementĂ©e Ă  un rappel amorcĂ© par une entreprise ou ordonnĂ© par le ministre.

Commentaire : Une association de l’industrie a recommandĂ© que la pĂ©riode de conservation de dossiers des fabricants soit modifiĂ©e pour s’harmoniser Ă  la pĂ©riode pour les importateurs et les distributeurs.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada maintiendra l’obligation pour les fabricants de conserver les dossiers de rappel tant que l’instrument est vendu ou pour sa durĂ©e de vie utile prĂ©vue plus deux ans, selon la plus longue des deux. Le calendrier de tenue des dossiers pour les fabricants diffère des autres parties rĂ©glementĂ©es de la chaĂ®ne d’approvisionnement parce que la plupart des problèmes qui nĂ©cessitent un rappel proviennent du niveau des fabricants. Les fabricants sont responsables de la sĂ©curitĂ© et de l’efficacitĂ© de l’instrument et doivent surveiller cette situation pendant toute la durĂ©e de la vente du produit (qui peut ĂŞtre plus longue que la durĂ©e de vie utile prĂ©vue du produit). Par exemple, les instruments dont la durĂ©e de vie projetĂ©e est de deux ans pourraient ĂŞtre vendus par le fabricant pendant huit ans et, par consĂ©quent, le fabricant devrait conserver les dossiers de rappel pendant huit ans.

Demande de LEIM

Commentaire : Une association de l’industrie s’est dite prĂ©occupĂ©e par le fait que la modification visant Ă  exiger des demandeurs qu’ils fournissent d’autres noms dans la demande de LEIM serait lourde pour l’industrie en raison des difficultĂ©s qu’il y a Ă  faire le suivi des noms prĂ©cĂ©dents Ă  la suite de fusions et d’acquisitions. Cette association a recommandĂ© que la disposition soit modifiĂ©e pour obliger les nouveaux demandeurs Ă  fournir les autres noms s’ils ont fait annuler LEIM en raison d’une non-conformitĂ© (au cours des cinq dernières annĂ©es).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : Cette disposition vise Ă  faciliter la capacitĂ© de SantĂ© Canada d’examiner l’historique de conformitĂ© d’un demandeur s’il a dĂ©jĂ  exercĂ© des activitĂ©s sous un autre nom. Cela aidera Ă©galement SantĂ© Canada Ă  amĂ©liorer la planification de l’inspection axĂ©e sur le risque et l’utilisation stratĂ©gique des mesures de conformitĂ© et d’application de la loi. Les fabricants, les importateurs et les distributeurs sont tenus de conserver les registres de distribution pendant la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument ou deux ans suivant la date d’expĂ©dition de l’instrument, selon l’éventualitĂ© la plus longue. Le fait d’avoir des antĂ©cĂ©dents complets en matière de conformitĂ© pour un Ă©tablissement pourrait donc s’étendre sur plusieurs annĂ©es. ConnaĂ®tre les autres noms sous lesquels il a dĂ©jĂ  menĂ© ses activitĂ©s facilitera l’examen de SantĂ© Canada. Cette exigence est semblable aux exigences applicables aux Ă©tablissements primaires qui traitent des spermatozoĂŻdes ou des ovules en vertu du Règlement sur la sĂ©curitĂ© des spermatozoĂŻdes et des ovules.

SantĂ© Canada fournira de plus amples renseignements sur le moment oĂą un demandeur devra fournir d’autres noms associĂ©s Ă  une transaction commerciale.

Commentaires : Trois autres commentaires d’une association de l’industrie et de deux personnes n’étaient pas liĂ©s aux modifications proposĂ©es, mais ils ont cherchĂ© Ă  obtenir des Ă©claircissements ou ils ont proposĂ© des modifications Ă  d’autres parties de la demande de licence d’établissement (par exemple le processus d’examen annuel des licences est lourd).

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada a examinĂ© ces commentaires, mais ne les traitera pas dans le cadre de cet ensemble de rĂ©glementation.

Conditions de la LEIM

Commentaire : Une association de l’industrie a demandĂ© des Ă©claircissements sur la manière dont SantĂ© Canada dĂ©finit et envisage d’utiliser les conditions. Une autre association a exprimĂ© son appui aux pouvoirs de SantĂ© Canada d’imposer des conditions Ă  tout moment et a soulignĂ© l’importance que SantĂ© Canada ait des options rĂ©glementaires autres que la suspension de la licence.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada fournira plus de renseignements pour aider l’industrie Ă  comprendre la manière dont les conditions seront mises en Ĺ“uvre pour gĂ©rer les incertitudes liĂ©es aux activitĂ©s autorisĂ©es par la LEIM et les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©.

Entrée en vigueur

Commentaire : Une personne a demandĂ© que le dĂ©lai d’entrĂ©e en vigueur soit modifiĂ© pour passer Ă  neuf ou Ă  douze mois après la dĂ©claration (au lieu de six mois) afin de donner Ă  l’industrie plus de temps pour mettre Ă  jour les processus et les documents.

RĂ©ponse de SantĂ© Canada : SantĂ© Canada a communiquĂ© ses attentes de longue date en ce qui a trait Ă  la dĂ©claration des rappels sous forme d’orientation et les parties rĂ©glementĂ©es devraient dĂ©jĂ  avoir des procĂ©dures en place. Un Ă©chĂ©ancier de six mois pour l’entrĂ©e en vigueur est normal et raisonnable compte tenu de l’ampleur des changements rĂ©glementaires.

Hors de la portée

Vingt-huit commentaires ont exprimĂ© des prĂ©occupations et une opposition liĂ©es Ă  une diminution perçue de la sĂ©curitĂ© des drogues nouvellement autorisĂ©es, qu’ils attribuent Ă  ces changements rĂ©glementaires. Ces commentaires ne sont pas directement liĂ©s Ă  cette proposition et ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet de l’approche globale de SantĂ© Canada en matière d’autorisations de drogues et d’instruments mĂ©dicaux, y compris les rĂ©fĂ©rences Ă  l’homologation des drogues agiles et Ă  la voie des produits thĂ©rapeutiques innovants (PTI). Cet ensemble de mesures rĂ©glementaires ne porte pas sur la dĂ©livrance agile de licences ni sur la voie Ă  suivre pour les PTI qui a Ă©tĂ© introduite dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2019. Par consĂ©quent, les commentaires relatifs Ă  la dĂ©livrance souple de licences ou aux PTI Ă©taient hors de la portĂ©e de cet ensemble. Les programmes pertinents de SantĂ© Canada ont Ă©tĂ© mis au courant des commentaires relatifs Ă  l’homologation des instruments et les PTI.

Parmi ces vingt-huit commentaires, deux ont soulevĂ© l’opposition Ă  l’égard des mesures prĂ©sentĂ©es pendant la pandĂ©mie de COVID-19, y compris les autorisations particulières pour les vaccins contre la COVID-19. Cet ensemble de mesures rĂ©glementaires n’inclut pas les modifications apportĂ©es aux analyses du produit fini pour les vaccins.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Après avoir consultĂ© la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, ces modifications ne devraient pas avoir d’incidence sur les obligations relatives aux traitĂ©s modernes du gouvernement. SantĂ© Canada a achevĂ© une première Ă©valuation qui a examinĂ© la portĂ©e gĂ©ographique et l’objet de l’initiative en ce qui a trait aux droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, aux traitĂ©s modernes et aux obligations internationales en matière de droits de la personne, et n’a pas identifiĂ© d’incidence possible sur les traitĂ©s modernes.

Choix de l’instrument

SantĂ© Canada a Ă©valuĂ© chacune des options suivantes dans le but de renforcer la surveillance des drogues et des instruments mĂ©dicaux, de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des consommateurs et de maintenir l’accès aux produits thĂ©rapeutiques au Canada.

Option 1 : Mesures non rĂ©glementaires et maintien du statu quo

Sans les modifications au RAD et au RIM et dans le cadre du statu quo, le Ministère ne répondrait pas à son objectif d’offrir une réglementation moderne et souple, tout en minimisant les répercussions imprévues sur la concurrence au sein de l’industrie et sur la disponibilité de produits médicalement nécessaires pour les consommateurs, conformément à ses engagements pris dans la Feuille de route.

Continuer de s’appuyer sur les politiques et les attentes Ă©noncĂ©es dans les documents d’orientation ne favoriserait pas les programmes de conformitĂ© et d’application de SantĂ© Canada en ce qui a trait aux produits thĂ©rapeutiques. Les mesures et les attentes en matière d’orientation ne sont pas exĂ©cutoires Ă  moins d’être prĂ©cisĂ©es dans le règlement et ne fournissent pas aux intervenants de l’industrie des obligations en ce qui concerne les rappels et la dĂ©livrance de licences d’établissement. Cette approche ne permettrait pas de relever les dĂ©fis actuels en atteignant les objectifs d’une surveillance renforcĂ©e de la sĂ»retĂ© et de la qualitĂ© des produits thĂ©rapeutiques au Canada.

En outre, continuer de s’appuyer sur des pratiques et des politiques opérationnelles ne serait pas une approche durable. Cette option ne favoriserait pas l’équité et la transparence pour l’industrie et ne résoudrait pas les disparités qui existent entre les cadres réglementaires du Canada et ceux d’autres organismes de réglementation.

Les exigences en matière de rapports contenues dans le RAD et le RIM ne suffisent pas à appuyer la déclaration des rappels ordonnés par le ministre en vertu de la Loi, ce qui pourrait nuire à la capacité du ministre à superviser efficacement ces rappels.

Option 2 : Modifier les rĂ©glementaires pour amĂ©liorer les exigences en matière de rappel et de licence d’établissement pour les drogues et les instruments mĂ©dicaux

Il s’agit de l’option prĂ©fĂ©rĂ©e, car elle contribuera Ă  renforcer la surveillance de SantĂ© Canada sur les rappels de produits thĂ©rapeutiques. En prĂ©cisant les obligations en matière de rapport de rappel et les dĂ©lais clairs dans la rĂ©glementation, on s’assurera que SantĂ© Canada a accès Ă  l’information nĂ©cessaire pour surveiller les progrès du rappel. Il aidera Ă©galement SantĂ© Canada Ă  Ă©valuer l’efficacitĂ© des mesures de rappel prises en temps opportun. Le rappel en 2013 de la pilule contraceptive Alysena 28 a dĂ©montrĂ© que le public, les mĂ©dias et les professionnels de la santĂ© s’attendent Ă  ce que le Ministère ait de plus grands pouvoirs pour collaborer avec l’industrie et la surveiller lorsqu’une dĂ©cision de rappel d’un produit est priserĂ©fĂ©rence 4.

Cette option permettra également de respecter les engagements de modernisation de la réglementation énoncés dans la Feuille de route afin de créer des règlements plus agiles et plus souples qui favorisent l’innovation et la gestion des risques émergents. La mise à jour des références aux autorités réglementaires étrangères qui sont désignées aux fins du cadre de LEPP n’est également possible qu’en vertu de cette option. L’introduction d’une liste ambulatoire, incorporée par renvoi dans le RAD, atténuera la nécessité de changements réglementaires futurs si la portée des ARM du Canada devait changer ou de nouveaux ARM devaient être établis.

Le Règlement offrira au ministre des outils plus souples pour surveiller les activitĂ©s rĂ©glementĂ©es par l’utilisation de conditions sue les LEIM. Ces outils permettront Ă  SantĂ© Canada de gĂ©rer les incertitudes liĂ©es aux activitĂ©s autorisĂ©es par la LEIM et de lutter contre la non-conformitĂ© de manière plus stratĂ©gique et ciblĂ©e, en assurant une plus grande transparence pour l’industrie et en permettant la poursuite des activitĂ©s commerciales conformes. Cette option amĂ©liorera Ă©galement la surveillance des produits thĂ©rapeutiques potentiellement dangereux et rĂ©duirait le risque de pĂ©nurie de produits pour les consommateurs.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cette section fournit une description de la mĂ©thodologie utilisĂ©e dans l’analyse coĂ»ts-avantages ainsi qu’une description quantitative et qualitative des coĂ»ts et des avantages estimĂ©s de la proposition rĂ©glementaire. Il n’y a pas de nouveaux coĂ»ts prĂ©vus pour la population canadienne et il y a des coĂ»ts limitĂ©s estimĂ©s pour l’industrie et le gouvernement du Canada. Les coĂ»ts et les avantages estimĂ©s de la RĂ©glementation sont dĂ©terminĂ©s par des diffĂ©rences progressives entre deux scĂ©narios futurs, l’un oĂą le cadre rĂ©glementaire actuel (scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence) ne change pas et l’autre oĂą les modifications entrent en vigueur (scĂ©nario rĂ©glementaire). Les principales hypothèses sont les suivantes :

Il convient de noter que les coûts pour le gouvernement ont été ajustés depuis la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada afin de tenir compte des bénéfices aux employés et selon le taux de compensation le plus élevé dans la convention collective au lieu du taux moyenne.

Collecte des données

En janvier 2022, deux sondages ciblĂ©s ont Ă©tĂ© créés et distribuĂ©s respectivement Ă  tous les titulaires de LEPP et de LEIM. Ces deux sondages (appelĂ©s « sondage auprès des intervenants des LEPP Â» et « sondage auprès des intervenants des LEIM Â») ont servi Ă  comprendre les rĂ©percussions potentielles que les modifications peuvent avoir sur l’industrie canadienne. On a posĂ© aux rĂ©pondants diverses questions sur les modifications concernant les instruments mĂ©dicaux et les drogues.

Le sondage auprès des intervenants des LEPP a donnĂ© deux rĂ©ponses, tandis que le sondage auprès des intervenants des LEIM en a donnĂ© 122 au total. En raison des rĂ©ponses faibles et anecdotiques des titulaires de LEPP, les estimations des titulaires de LEIM ont servi davantage Ă  l’analyse.

L’information obtenue à partir des sondages auprès de l’industrie, des discussions internes et de l’information accessible au public sert de base aux estimations de coûts présentées ci-dessous.

Coûts
Coûts pour l’industrie

(1) Drogues

1a) DĂ©claration de rappel de drogues 24 heures

Les modifications au RAD visant Ă  inclure des recommandations d’orientation actuelles pour la dĂ©claration de rappel 24 heures suivant la dĂ©cision de faire le rappel devraient avoir une faible incidence sur l’industrie puisque ce dĂ©lai figure actuellement dans le document d’orientation de SantĂ© Canada sur le rappel des drogues (GUI-0039). MĂŞme si certaines entreprises peuvent ĂŞtre tenues de produire une dĂ©claration plus tĂ´t que dans le cadre du RAD actuel, on a supposĂ© que l’industrie a suivi volontairement la recommandation de 24 heures. Ă€ ce jour, SantĂ© Canada a constatĂ© que l’industrie respecte habituellement cet Ă©chĂ©ancier de dĂ©claration. SantĂ© Canada reconnaĂ®t la possibilitĂ© d’une augmentation des coĂ»ts de conformitĂ© rĂ©sultant de cette modification, car certaines organisations qui ne sont pas Ă  jour en matière de directives peuvent ĂŞtre tenues de faire une dĂ©claration plus rapidement que dans le cadre du règlement actuel.

1b) DĂ©claration des rappels de drogues Ă  SantĂ© Canada

On ne s’attend pas Ă  ce que l’ajout d’exigences supplĂ©mentaires en matière de dĂ©claration relatives aux rappels de drogues augmente les coĂ»ts pour l’industrie. Lorsque l’industrie prĂ©sente un rapport de rappel, l’information que le RAD exige actuellement d’envoyer Ă  SantĂ© Canada ne fournit pas suffisamment d’informations Ă  SantĂ© Canada pour Ă©valuer la profondeur et le niveau de rappel qui doit ĂŞtre pris. Par consĂ©quent, afin de surveiller la sĂ©curitĂ© des consommateurs, SantĂ© Canada demande actuellement des renseignements supplĂ©mentaires pour chaque rappel, que ces renseignements soient attendus par le biais de documents d’orientation ou de politiques. La plupart des titulaires ont fourni le plus d’informations possible sur un rappel, et ce, Ă  la demande de SantĂ© Canada. On prĂ©sume que la plupart de l’industrie fournit actuellement de l’information supplĂ©mentaire sur une base volontaire et, par consĂ©quent, en gĂ©nĂ©ral, aucun coĂ»t supplĂ©mentaire n’est prĂ©vu pour l’industrie. Toutefois, la rĂ©glementation des exigences permettra au Ministère de faire face au risque potentiel que prĂ©sentent les parties qui ne seront pas disposĂ©es Ă  fournir ces renseignements Ă  l’avenir.

1c) Rappels de drogues ordonnés par le ministre

On s’attend Ă  ce que la modification visant Ă  introduire les exigences du ministre en matière de dĂ©claration des rappels pour les personnes ayant reçu l’ordre de faire un rappel entraĂ®ne des rĂ©percussions peu onĂ©reuses sur l’industrie. Depuis 2014, le ministre dĂ©tient, en vertu de la Loi, le pouvoir d’ordonner un rappel s’il croit qu’un produit thĂ©rapeutique prĂ©sente un risque grave ou imminent de prĂ©judice Ă  la santĂ©. Jusqu’à prĂ©sent, le ministre n’a jamais eu recours Ă  cette autoritĂ©. Bien que la Loi crĂ©e une obligation lĂ©gale pour les personnes qui auraient reçu de la part du ministre l’ordre de faire un rappel, le RAD ne dispose pas d’un cadre de dĂ©claration suffisant pour les personnes Ă  qui l’on ordonne de faire un rappel.

En règle gĂ©nĂ©rale, les rappels sont classĂ©s comme des rappels de type I lorsqu’il y a un risque grave ou imminent pour la santĂ©. On suppose que les rappels ordonnĂ©s par le ministre entraĂ®neraient un rappel de type I dans la plupart des cas. Historiquement, les rappels de type I ont toujours Ă©tĂ© effectuĂ©s volontairement et signalĂ©s Ă  SantĂ© Canada par l’industrie. Par consĂ©quent, Ă©tant donnĂ© que le nombre total de rappels devrait rester le mĂŞme et que les exigences en matière de rapports devraient ĂŞtre comparables aux rappels amorcĂ©s par les entreprises (c’est-Ă -dire les rappels amorcĂ©s volontairement), le coĂ»t additionnel pour l’industrie devrait ĂŞtre minime. La rĂ©glementation des exigences en matière de rapports fournira au Ministère un moyen pour faire face aux risques que prĂ©sentent les parties qui ne sont pas disposĂ©es Ă  fournir ces renseignements Ă  l’avenir.

1d) Autorités réglementaires désignées

La modification visant à introduire une liste ambulatoire des autorités réglementaires désignées ne devrait pas augmenter les coûts pour l’industrie. La désignation d’autorités réglementaires au moyen d’une liste ambulatoire adoptée par renvoi permettra de reconnaître les pays qui ont un ARM avec le Canada et d’appuyer des mises à jour efficaces. La modification devrait rendre cette information plus accessible à l’industrie et permettra à celles qui importent des drogues d’installations étrangères situées dans l’administration des autorités réglementaires qui ont un ARM avec le Canada de bénéficier légalement de l’exemption de l’ARM.

1e) Analyses du produit fini

La modification offrant des exemptions conditionnelles à l’industrie pour quelques aspects des analyses du produit fini pour certains produits dans certaines conditions devrait permettre d’économiser des coûts pour l’industrie. Cette modification ne devrait entraîner aucun coût supplémentaire pour l’industrie.

(2) Instruments médicaux

2a) Déclaration des rappels fondés sur les risques

Cette modification devrait ĂŞtre une Ă©conomie pour l’industrie et SantĂ© Canada. Aucun coĂ»t n’est prĂ©vu pour cette modification.

2b) DĂ©claration de rappel d’un instrument mĂ©dical 24 heures

Les modifications au RIM visant Ă  inclure la dĂ©claration de rappel 24 heures suivant la dĂ©cision de faire le rappel devraient avoir une faible incidence sur l’industrie puisque ce dĂ©lai figure actuellement dans le document d’orientation de SantĂ© Canada sur le rappel (POL-0016). MĂŞme si certaines entreprises peuvent ĂŞtre tenues de produire une dĂ©claration plus tĂ´t que dans le cadre du RIM actuel, on a supposĂ© que, depuis 2019, l’industrie a suivi volontairement la recommandation de 24 heures. Ă€ ce jour, SantĂ© Canada a constatĂ© que l’industrie respecte habituellement cet Ă©chĂ©ancier de dĂ©claration. SantĂ© Canada reconnaĂ®t la possibilitĂ© d’une augmentation des coĂ»ts de conformitĂ© rĂ©sultant de cette modification, car certaines organisations qui ne sont pas Ă  jour en matière de directives peuvent ĂŞtre tenues de faire une dĂ©claration plus rapidement que dans le cadre du règlement actuel.

2c) Déclaration des rappels d’instruments médicaux ordonnés par le ministre

L’introduction d’exigences en matière de rapports de rappel pour les rappels ordonnĂ©s par le ministre devrait entraĂ®ner des rĂ©percussions Ă  faible coĂ»t sur l’industrie. Depuis 2014, le ministre dĂ©tient, en vertu de la Loi, le pouvoir d’ordonner un rappel s’il croit qu’un produit thĂ©rapeutique prĂ©sente un risque grave ou imminent de prĂ©judice Ă  la santĂ©. Ă€ ce jour, le ministre n’a jamais utilisĂ© ce pouvoir. Bien que la Loi crĂ©e une obligation lĂ©gale pour les personnes qui ont reçu l’ordre d’effectuer un rappel par le ministre, le RIM ne dispose pas d’un cadre de dĂ©claration suffisant pour les personnes Ă  qui l’on ordonne d’effectuer un rappel. Les exigences en matière de dĂ©claration des rappels ordonnĂ©s par le ministre seront semblables Ă  celles pour les rappels volontaires amorcĂ©s.

En règle gĂ©nĂ©rale, les rappels sont classĂ©s comme des rappels de type I lorsqu’il y a un risque grave ou imminent pour la santĂ©. On suppose que les rappels ordonnĂ©s par le ministre entraĂ®neraient un rappel de type I dans la plupart des cas. Historiquement, les rappels de type I ont Ă©tĂ© effectuĂ©s volontairement et signalĂ©s Ă  par SantĂ© Canada l’industrie. Par consĂ©quent, Ă©tant donnĂ© que le nombre total de rappels devrait rester le mĂŞme et que les exigences en matière de rapports devraient ĂŞtre comparables aux rappels volontaires, le coĂ»t additionnel pour l’industrie devrait ĂŞtre minime.

2d) Tenue de dossiers de rappel

Les modifications exigent que le fabricant conserve les dossiers de rappel pendant au moins la durĂ©e de la vente de l’instrument ou la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument, plus deux ans, selon la pĂ©riode la plus longue. Un importateur ou un distributeur qui effectue un rappel sera tenu de conserver les dossiers de rappel pour au moins la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument, plus deux ans.

Ă€ l’heure actuelle, les lignes directrices recommandent Ă  l’industrie de conserver les dossiers de rappel dans le cadre de ses systèmes de gestion de la qualitĂ©, mais le RIM n’exige pas la durĂ©e de conservation des dossiers. On suppose que les entreprises ont tenu ces dossiers conformĂ©ment aux directives et que le seul coĂ»t liĂ© Ă  la modification rĂ©glementaire est de conserver deux annĂ©es de documents supplĂ©mentaires au-delĂ  de la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument.

Un document de 2017 sur les rappels d’instruments mĂ©dicaux au CanadarĂ©fĂ©rence 5 a Ă©tĂ© utilisĂ© pour estimer le nombre de rappels d’instruments mĂ©dicaux au Canada, puisque les donnĂ©es provenaient de SantĂ© Canada et ils ont fourni une analyse claire de la distribution des types de rappels. Selon l’article, il y a eu environ 7 200 rappels entre 2005 et 2014, y compris les mesures correctives Ă  faible risque. En supposant une distribution uniforme au cours des dix annĂ©es, il y aura environ 720 rappels d’instruments mĂ©dicaux par annĂ©e pour lesquels il faudra tenir des dossiers. Il est Ă©galement supposĂ© que si une entreprise dispose d’un système de gestion de la qualitĂ©, le coĂ»t du stockage d’un rapport et le coĂ»t du stockage de plusieurs rapports devraient ĂŞtre comparables.

On estime qu’il y aura environ 720 rappels d’instruments mĂ©dicaux dans une annĂ©e donnĂ©e, mais il est probable qu’une entreprise doive effectuer plus d’un rappel. Selon les donnĂ©es du programme, les entreprises qui signalent un rappel, dĂ©clarent en moyenne environ 1,4 rappel par annĂ©e. L’application de cette moyenne suggère qu’environ 510 entreprises comptent pour le total des 720 rappels en un an (720 rappels / 1,4 rappel par entreprise).

D’après les renseignements sur le rappel demandĂ©s lors d’inspections antĂ©rieures, il a Ă©tĂ© constatĂ© que la plupart des entreprises conservent leurs dossiers de rappel numĂ©riquement. On prĂ©sume que la tenue de dossiers pour une entreprise nĂ©cessitera environ une heure de plusrĂ©fĂ©rence 6 de temps d’un employĂ© en affaires rĂ©glementaires, ainsi que des coĂ»ts supplĂ©mentaires de stockage en nuage chaque annĂ©e. On suppose que les salaires des employĂ©s et le stockage en nuage coĂ»teront environ 40 $ par annĂ©e Ă  une entreprise, ou environ 80 $ pour les deux annĂ©es supplĂ©mentaires de tenue de dossiers. En supposant que 510 entreprises devront tenir des dossiers pendant deux ans supplĂ©mentaires, le coĂ»t prĂ©vu pour l’industrie en lien avec la tenue des dossiers est approximativement de 41 000 $ par annĂ©e (510 entreprises qui tiennent des dossiers x 80 $ coĂ»t de la tenue de dossiers).

2e) Fournir les noms précédents

En mars 2022, il y avait environ 3 500 titulaires de LEIM. Selon un sondage auprès des intervenants de l’industrie envoyĂ© Ă  tous les titulaires de LEIM en janvier 2022, on s’attend Ă  ce qu’approximativement 6 % des titulaires de LEIM aient dĂ©jĂ  menĂ© des activitĂ©s du RIM sous un autre nom d’entreprise et qu’ils sont tenus de compiler et de soumettre des noms antĂ©rieurs. De plus, dans le mĂŞme sondage sur la LEIM, les rĂ©pondants ont indiquĂ© que les coĂ»ts prĂ©vus pour compiler et fournir des noms antĂ©rieurs seront d’environ 365 $.

On suppose que la compilation et la soumission de noms d’entreprises antĂ©rieurs reprĂ©senteront un coĂ»t ponctuel pour les entreprises après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement. En supposant que 6 % des titulaires actuels de LEIM sont touchĂ©s, le nombre estimĂ© d’entreprises susceptibles de fournir les noms antĂ©rieurs est estimĂ© Ă  210 (3 500 titulaires totaux de LEIM x 6 % avec des noms prĂ©cĂ©dents). Par consĂ©quent, le coĂ»t ponctuel estimĂ© pour les titulaires actuels de LEIM devrait ĂŞtre approximativement de 77 000 $ (210 entreprises x 365 $ par entreprise).

2f) Fournir des coordonnées à jour des personnes-ressources

On s’attend Ă  ce que l’industrie assume un coĂ»t nĂ©gligeable pour fournir des coordonnĂ©es Ă  jour des personnes-ressources Ă  l’égard d’une demande de LEIM au moment de l’entrĂ©e en vigueur du Règlement et pour aviser SantĂ© Canada des changements apportĂ©s Ă  ces renseignements par la suite. Les coordonnĂ©es devraient comprendre un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et une adresse Ă©lectronique mis Ă  jour, lorsqu’un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone est dĂ©jĂ  requis en vertu de la rĂ©glementation actuelle. Les adresses Ă©lectroniques sont demandĂ©es dans le cadre de l’application de la LEIM; toutefois, il n’y a pas eu d’exigence rĂ©glementaire. SantĂ© Canada a constatĂ© que les membres de l’industrie ont des adresses Ă©lectroniques facilement accessibles et ont fourni volontairement l’information, mais ils ne sont pas toujours mis Ă  jour. Lorsque les adresses Ă©lectroniques sont pĂ©rimĂ©es, SantĂ© Canada doit trouver d’autres moyens de communication pour joindre la partie rĂ©glementĂ©e. Il peut y avoir des coĂ»ts pour l’industrie de fournir des renseignements Ă  jour sur les personnes-ressources, mais on s’attend Ă  ce que le coĂ»t de cette communication soit nĂ©gligeable.

2g) Conditions de la LEIM

La modification des conditions devrait donner au ministre le pouvoir d’imposer ou de modifier des conditions, à tout moment, à une LEIM. Les conditions pourraient être imposées, mais ne se limitent pas, aux scénarios où il y a des incertitudes ou des risques liés à la capacité du titulaire de la LEIM à gérer les risques pour la santé associés à l’importation ou à la vente d’un instrument médical. On s’attend à ce que les conditions soient émises à la suite d’une éventuelle non-conformité constatée lors des inspections et on suppose qu’elles nécessitent des mesures correctives.

Par le passĂ©, SantĂ© Canada a effectuĂ© en moyenne une dizaine d’inspections d’instruments mĂ©dicaux Ă  risque plus Ă©levĂ© par annĂ©e. Dans ces scĂ©narios, SantĂ© Canada pourrait prendre des mesures d’application de la loi, y compris Ă©mettre des conditions ou une suspension. Aux fins de l’analyse, on suppose que dans ces circonstances, les conditions seraient appliquĂ©es. D’après l’enquĂŞte auprès des intervenants de la LEIM, aux questions portant sur les coĂ»ts historiques et prĂ©vus des conditions, un coĂ»t estimatif moyen de 8 000 $ par pĂ©riode et condition a Ă©tĂ© trouvĂ©. Il convient de noter que cette estimation est fondĂ©e sur un nombre limitĂ© de rĂ©ponses avec une certaine variance.

En supposant qu’environ dix conditions seront Ă©mises chaque annĂ©e, le coĂ»t estimatif pour l’industrie des conditions est d’environ 80 000 $ par annĂ©e (8 000 $ par pĂ©riode et condition x 10 entreprises).

Coûts pour le gouvernement

(1) Drogues

1a) DĂ©claration de rappel de drogues 24 heures

Les modifications au RAD visant Ă  inclure un dĂ©lai de rappel de 24 heures devraient avoir une faible incidence sur SantĂ© Canada, puisqu’il s’agit actuellement d’une recommandation dans les lignes directrices. Ă€ ce jour, l’industrie s’est habituellement conformĂ©e Ă  cette ligne directrice.

Bien que l’exigence de dĂ©claration en 24 heures puisse obliger certaines entreprises Ă  se prĂ©senter plus tĂ´t que dans le cadre du RAD actuel, on s’attend gĂ©nĂ©ralement Ă  ce que ces rapports soient dĂ©jĂ  envoyĂ©s Ă  SantĂ© Canada dans un court laps de temps après avoir dĂ©cidĂ© d’effectuer un rappel. Bien que SantĂ© Canada puisse recevoir plus d’information sur le rappel plus tĂ´t que dans le cadre du règlement actuel, on suppose que SantĂ© Canada est en mesure de gĂ©rer l’incidence de ces nouveaux Ă©chĂ©anciers rĂ©glementaires et que le traitement des rapports de rappel ne devrait pas changer Ă  la suite de la modification.

1b) DĂ©claration des rappels de drogues Ă  SantĂ© Canada

Les exigences supplĂ©mentaires en matière de dĂ©claration des rappels de drogues ne devraient pas augmenter considĂ©rablement la charge de travail de SantĂ© Canada pour analyser et saisir les renseignements supplĂ©mentaires. Lorsque l’industrie prĂ©sente un rapport de rappel, l’information que le RAD exige actuellement d’envoyer Ă  SantĂ© Canada ne fournit pas suffisamment d’informations au Ministère pour Ă©valuer la profondeur et le niveau de rappel qui doit ĂŞtre pris. SantĂ© Canada demande actuellement des renseignements supplĂ©mentaires sur le rappel pour chaque rappel, que ces renseignements sont attendus par le biais de documents d’orientation ou de politiques. La plupart des membres de l’industrie suivent actuellement ces recommandations concernant les demandes d’information sur le rappel. Le formulaire pour dĂ©clarer un rappel et les bases de donnĂ©es internes seront ĂŞtre mis Ă  jour suite aux modifications. Par consĂ©quent, Ă©tant donnĂ© que, de façon gĂ©nĂ©rale, l’information est dĂ©jĂ  recueillie, on estime qu’il n’y a pas de nouveaux coĂ»ts engagĂ©s par SantĂ© Canada.

1c) Rappels de drogues ordonnés par le ministre

La dĂ©claration des rappels ordonnĂ©s par le ministre devrait avoir un faible coĂ»t pour le gouvernement. SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que ses processus et ses systèmes soient mis Ă  jour suite aux modifications. Cependant, on s’attend Ă  ce que les coĂ»ts liĂ©s aux mises Ă  jour soient minimes puisque les renseignements recueillis par l’entremise des exigences de dĂ©claration de rappels ordonnĂ©s par le ministre et de rappels amorcĂ©s de manière volontaire sont similaires.

1d) Autorités réglementaires désignées

Les modifications Ă©tabliront une liste ambulatoire des autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es qui sera incorporĂ©e par renvoi dans le RAD. Cela nĂ©cessitera la crĂ©ation et la publication de la liste sur un site Web du gouvernement du Canada, qui devraient coĂ»ter environ 15 350 $ au dĂ©marrage.

SantĂ© Canada sera Ă©galement responsable de revoir et de tenir Ă  jour de la liste conformĂ©ment Ă  la Politique d’incorporation par renvoi de SantĂ© Canada. D’après les donnĂ©es historiques du programme, il y a eu une dizaine de mises Ă  jour des ARM du Canada au cours des dix dernières annĂ©es, ce qui a nĂ©cessitĂ© une mise Ă  jour de la liste adoptĂ©e par renvoi. Par consĂ©quent, on prĂ©voit que la liste adoptĂ©e par renvoi sera examinĂ©e une fois par annĂ©e et mise Ă  jour au besoin. Ce coĂ»t permanent pour SantĂ© Canada devrait ĂŞtre d’environ 14 750 $ par annĂ©e.

On a estimĂ© ces coĂ»ts Ă  l’aide de l’échelle de rĂ©munĂ©ration de la convention collective la plus Ă©levĂ©e et ils sont rajustĂ©s pour tenir compte d’une augmentation de 27 % dans les taux de salaires afin de tenir compte des avantages sociaux des employĂ©s.

(2) Instruments médicaux

2a) DĂ©claration de rappel d’un instrument mĂ©dical 24 heures

Les modifications au RIM visant Ă  inclure un dĂ©lai de rappel de 24 heures devraient avoir une faible incidence sur SantĂ© Canada, puisqu’il s’agit actuellement d’une recommandation dans les lignes directrices. Ă€ ce jour, l’industrie s’est habituellement conformĂ©e Ă  cette ligne directrice.

Bien que l’exigence de dĂ©claration en 24 heures puisse obliger certaines entreprises Ă  se prĂ©senter plus tĂ´t que dans le cadre du RIM actuel, on s’attend gĂ©nĂ©ralement Ă  ce que ces rapports soient dĂ©jĂ  envoyĂ©s Ă  SantĂ© Canada dans un court laps de temps après avoir dĂ©cidĂ© d’effectuer un rappel. Bien que SantĂ© Canada puisse recevoir plus d’information sur le rappel plus tĂ´t que dans le cadre du règlement actuel, on suppose que SantĂ© Canada est en mesure de gĂ©rer l’incidence de ces nouveaux Ă©chĂ©anciers rĂ©glementaires et que le traitement des rapports de rappel ne devrait pas changer Ă  la suite de la modification.

2b) Déclaration des rappels d’instruments médicaux ordonnés par le ministre

Les rappels ordonnĂ©s par le ministre devraient avoir un faible coĂ»t pour le gouvernement. SantĂ© Canada prĂ©voit de mettre Ă  jour ses processus et ses systèmes pour mettre en Ĺ“uvre les modifications. On s’attend Ă  ce que ces coĂ»ts soient minimes puisque les renseignements recueillis par l’entremise des exigences de dĂ©claration de rappels ordonnĂ©s par le ministre et de rappels amorcĂ©s de manière volontaire sont similaires.

2c) Tenue de dossiers de rappel

SantĂ© Canada ne prĂ©voit pas d’augmentation des coĂ»ts en raison de cette modification. Ă€ l’heure actuelle, les inspecteurs vĂ©rifient les dossiers de rappel au cours des inspections. Par consĂ©quent, SantĂ© Canada tient dĂ©jĂ  compte du coĂ»t de vĂ©rification des dossiers de rappel. De la formation supplĂ©mentaire pour les inspecteurs pourrait ĂŞtre requise, mais il s’agit d’un coĂ»t minime qui sera pris en charge Ă  l’interne.

2d) Fournir des noms précédents

Une incidence minimale Ă  SantĂ© Canada est prĂ©vue en raison de l’exigence rĂ©glementaire qui s’impose pour les demandeurs de LEIM de fournir les autres noms en vertu desquels le demandeur a dĂ©jĂ  exercĂ© des activitĂ©s dans le cadre du RIM. Les noms prĂ©cĂ©dents ont Ă©tĂ© demandĂ©s sur le formulaire de demande de la LEIM, mais cela n’a pas Ă©tĂ© une exigence rĂ©glementaire. La charge de travail supplĂ©mentaire que SantĂ© Canada doit assumer pour saisir cette information est considĂ©rĂ©e comme nĂ©gligeable et les systèmes de donnĂ©es actuels sont en mesure de gĂ©rer toute information supplĂ©mentaire qui n’a pas Ă©tĂ© fournie volontairement.

2e) Fournir des coordonnées à jour des personnes-ressources

Une incidence minimale des coĂ»ts pour SantĂ© Canada est prĂ©vue pour recevoir des coordonnĂ©es Ă  jour supplĂ©mentaires des personnes-ressources sur les demandes de LEIM. Les coordonnĂ©es, y compris une adresse Ă©lectronique, sont actuellement demandĂ©es dans le cadre de l’application de la LEIM, mais il ne s’agit pas d’une exigence rĂ©glementaire. La modification visant Ă  exiger des coordonnĂ©es permettra au ministre d’exiger une adresse Ă©lectronique afin de respecter la disposition modifiĂ©e. En gĂ©nĂ©ral, la plupart des entreprises fournissent volontairement des coordonnĂ©es par courriel. La modification rĂ©glementaire visant Ă  obliger un demandeur Ă  fournir les coordonnĂ©es des personnes-ressources exigera que les titulaires de la LEIM mettent Ă  jour les coordonnĂ©es des personnes-ressources. Ă€ la suite de la modification rĂ©glementaire, on suppose que SantĂ© Canada effectuerait des travaux supplĂ©mentaires Ă  mesure que davantage de titulaires de LEIM mettront Ă  jour leurs renseignements. Ce coĂ»t devrait ĂŞtre très faible, et SantĂ© Canada gĂ©rera les coĂ»ts de charge de travail supplĂ©mentaires dans les limites des ressources existantes.

2f) Conditions de la LEIM

Les conditions applicables aux LEIM seront un nouvel outil rĂ©glementaire pour SantĂ© Canada. SantĂ© Canada devrait assumer les coĂ»ts supplĂ©mentaires en crĂ©ant de nouvelles procĂ©dures opĂ©ratoires normalisĂ©es et en gĂ©rant les conditions Ă©tablies. Par le passĂ©, SantĂ© Canada a effectuĂ© en moyenne une dizaine d’inspections d’instruments mĂ©dicaux Ă  risque plus Ă©levĂ© par annĂ©e. Dans ces scĂ©narios, SantĂ© Canada pourrait prendre des mesures d’application de la loi, y compris Ă©mettre des conditions ou une suspension. Aux fins de l’analyse, on suppose que dans ces circonstances, les conditions seraient appliquĂ©es. MĂŞme si toutes les conditions peuvent ne pas nĂ©cessiter une inspection du site de suivi, on suppose pour l’analyse que SantĂ© Canada effectuera une nouvelle inspection suivant toutes les conditions Ă©mises. Selon les donnĂ©es internes, en moyenne, une seule inspection coĂ»te Ă  SantĂ© Canada environ 7 058 $. Par consĂ©quent, le coĂ»t de la gestion des conditions pour le gouvernement devrait ĂŞtre de 70 580 $ par annĂ©e (7 058 $ par pĂ©riode et condition x dix conditions).

On a estimĂ© ces coĂ»ts Ă  l’aide de l’échelle de rĂ©munĂ©ration de la convention collective la plus Ă©levĂ©e et rajustĂ© pour tenir compte d’une augmentation de 27 % dans les taux de salaires afin de tenir compte des avantages sociaux des employĂ©s.

Coûts pour les Canadiens

Les modifications ne devraient pas entraîner de coûts pour les personnes au Canada et on prévoit qu’elles n’auront aucune incidence sur leur approvisionnement en drogues et en instruments médicaux.

Avantages
Avantages pour l’industrie

(1) Drogues

1a) Autorités réglementaires désignées

La dĂ©signation d’autoritĂ©s rĂ©glementaires au moyen d’une liste ambulatoire adoptĂ©e par renvoi permettra de reconnaĂ®tre les pays qui ont un ARM avec le Canada et d’appuyer des mises Ă  jour efficaces. Cela permettra Ă  celles qui importent des drogues d’installations Ă©trangères situĂ©es dans l’administration des autoritĂ©s rĂ©glementaires qui ont un ARM avec le Canada de bĂ©nĂ©ficier lĂ©galement de l’exemption de l’ARM. Le tableau actuel dans le RAD est obsolète et pourrait crĂ©er de la confusion pour l’industrie lorsqu’il s’agit de dĂ©terminer les administrations avec lesquelles le Canada a conclu un ARM et les renseignements Ă  fournir Ă  SantĂ© Canada lorsque l’on demande ou l’on souhaite modifier une LEPP. Par exemple, un certificat de conformitĂ© aux BPF fourni au ministère par l’autoritĂ© rĂ©glementaire dĂ©signĂ©e d’une juridiction qui a un ARM avec le Canada est la seule preuve requise pour attester que l’établissement est conforme aux exigences des BPF prĂ©sentes dans le RAD. De plus, le document Comment dĂ©montrer la conformitĂ© des Ă©tablissements Ă©trangers avec les bonnes pratiques de fabrication des drogues (GUI-0080) aide les parties rĂ©glementĂ©es Ă  comprendre et Ă  se conformer aux exigences des BPF Ă©noncĂ©es dans le RAD. L’introduction d’une liste ambulatoire adoptĂ©e par renvoi permettra de mettre la liste Ă  jour plus frĂ©quemment et de clarifier la situation de l’industrie afin d’éviter le dĂ©doublement des renseignements fournis.

1b) Analyses du produit fini

L’exemption conditionnelle d'aspects des analyses du produit fini pour certains produits devrait rĂ©duire les coĂ»ts pour l’industrie. En vertu de la rĂ©glementation actuelle, certaines parties rĂ©glementĂ©es font face Ă  des dĂ©fis en ce qui a trait aux analyses du produit fini en raison de la nature de leurs produits. Ce processus peut ĂŞtre coĂ»teux et long, ce qui peut entraĂ®ner des retards dans l’obtention des produits aux patients. SantĂ© Canada a choisi, au cas par cas, de ne pas donner la prioritĂ© Ă  l’application de la loi en ce qui concerne les analyses du produit fini pour ces produits, lorsque des mesures d’attĂ©nuation des risques et de contrĂ´le de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© mises en Ĺ“uvre. Ă€ l’heure actuelle, les parties rĂ©glementĂ©es qui rencontrent des difficultĂ©s Ă  effectuer les analyses du produit fini en raison de la nature du produit informent SantĂ© Canada de ces questions au cas par cas. SantĂ© Canada examine ces cas et dĂ©cide s’il convient d’attribuer une prioritĂ© d’application faible en fonction de la situation unique prĂ©sentĂ©e. Le Règlement s’appliquera Ă  d’autres produits qui n’ont peut-ĂŞtre pas reçu une prioritĂ© d’application faible. Par consĂ©quent, les entreprises dont les produits n’ont pas reçu une prioritĂ© d’application infĂ©rieure devraient rĂ©aliser des Ă©conomies en ne devant plus ĂŞtre tenues d’effectuer des analyses du produit fini sur tous les lots finaux de leur produit. NĂ©anmoins, ces entreprises devront toujours avoir des mesures de contrĂ´le de la qualitĂ© qui permettent une surveillance Ă  distance, comme la preuve que la drogue a Ă©tĂ© testĂ©e en fonction des spĂ©cifications et qu’il existe des mesures de contrĂ´le de la qualitĂ© en place pour satisfaire Ă  toutes les exigences du Règlement.

On a fait rĂ©fĂ©rence Ă  un article de 2013 du Journal of Cytotherapy pour estimer les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par les entreprises qui n’auront plus Ă  effectuer des analyses sur tous les aspects du produit finirĂ©fĂ©rence 7. L’article estime que le coĂ»t d’un système de gestion de la qualitĂ©, qui comprend le remplissage des mĂ©dias, la validation des processus et les analyses du produit fini, est de 10 000 $ en dollars de 2022. La recherche ne prĂ©cise pas le coĂ»t spĂ©cifique des analyses du produit fini, mais on suppose que les aspects pertinents des analyses du produit fini reprĂ©senteraient entre le tiers et la totalitĂ© des coĂ»ts du système de gestion de la qualitĂ©. Par consĂ©quent, on estime que les entreprises Ă©conomiseront environ 6 500 $ en moyenne en fonction du point intermĂ©diaire entre 3 300 $ et 10 000 $ par analyse.

Selon un article de 2020 sur la fabrication de thĂ©rapies cellulaires, Ă©galement du Journal of CytotherapyrĂ©fĂ©rence 8, on estime qu’en moyenne, une entreprise qui produit environ 14 lots de thĂ©rapies cellulaires par annĂ©e n’aura plus besoin d’inclure tous les aspects des analyses sur le produit fini. Par consĂ©quent, les entreprises qui reçoivent des exemptions d’analyses après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement devraient rĂ©aliser des Ă©conomies d’environ 91 000 $ par annĂ©e (14 lots par annĂ©e x 6 500 $ par analyse).

SantĂ© Canada estime qu’environ 60 nouveaux produits tomberont maintenant sous le rĂ©gime du RAD qui n’a pas reçu auparavant une prioritĂ© moindre en matière d’application de la loi. Par consĂ©quent, l’économie totale de l’industrie est estimĂ©e Ă  5 460 000 $ par annĂ©e (91 000 $ Ă— 60 produits par annĂ©e).

(2) Instruments médicaux

2a) Déclaration des rappels fondés sur les risques

On suppose qu’étant donnĂ© les modifications, très peu de rappels de type III seront signalĂ©s Ă  SantĂ© Canada, par consĂ©quent, on s’attend Ă  ce que l’industrie rĂ©alise des Ă©conomies en ne dĂ©clarant plus la majoritĂ© de ces rappels de type III. Ă€ partir des donnĂ©es reçues de l’enquĂŞte sur les LEIM auprès des intervenants de l’industrie, le coĂ»t de la dĂ©claration des renseignements sur le rappel Ă  SantĂ© Canada est d’environ 1 500 $ par rapport au rappel. Ă€ l’aide d’un articlerĂ©fĂ©rence 9 de 2017 sur les rappels d’instruments mĂ©dicaux au Canada de 2005 Ă  2015, on a dĂ©couvert qu’il y avait 7 226 rappels d’instruments mĂ©dicaux sur une pĂ©riode de dix ans. Sur ces 7 226 rappels, 2 524 Ă©taient des rappels de type III. En supposant qu’il y ait une rĂ©partition uniforme au cours des dix annĂ©es, le nombre de rappels d’instruments mĂ©dicaux de type III est d’environ 250 par an. Selon le coĂ»t moyen estimĂ© de la dĂ©claration des rappels, les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par la suppression des exigences de dĂ©claration pour les rappels de type III devraient se situer autour de 375 000 $ par annĂ©e (1 500 $ par rapport x 250 rappels).

2b) Conditions de la LEIM

Les conditions devraient permettre Ă  SantĂ© Canada d’offrir une plus grande souplesse lors de l’application du RIM. Les conditions pourraient ĂŞtre utilisĂ©es comme outil ciblĂ© pour lutter contre la non-conformitĂ© ou l’incertitude. Les conditions pourraient Ă©galement ĂŞtre prises en compte avant la suspension d’une LEIM afin d’offrir Ă  un titulaire de licence une plus grande souplesse pour continuer Ă  fonctionner, pendant que les non-conformitĂ©s sont rĂ©solues.

Avantages pour le gouvernement

(1) Drogues

1a) DĂ©claration des rappels de drogues Ă  SantĂ© Canada

L’obligation de fournir Ă  SantĂ© Canada des renseignements supplĂ©mentaires sur les rappels devrait aider SantĂ© Canada Ă  assurer une gestion et une surveillance plus efficaces et plus efficientes des rappels de drogues au Canada.

1b) Autorités réglementaires désignées

La liste des autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es fournit des prĂ©cisions Ă  l’industrie et Ă  SantĂ© Canada. La liste actuelle des organismes de rĂ©glementation dĂ©signĂ©s figurant dans le RAD est pĂ©rimĂ©e et nĂ©cessite des modifications rĂ©glementaires pour la mettre Ă  jour, ce qui peut prendre du temps. La crĂ©ation d’une liste ambulatoire incorporĂ©e par renvoi pour reflĂ©ter l’état actuel de ces ententes permettra Ă  SantĂ© Canada de modifier la liste au besoin pour la garder Ă  jour plutĂ´t que de procĂ©der Ă  une modification rĂ©glementaire comme il est requis en vertu du règlement actuel.

1c) Analyses du produit fini

L’exemption conditionnelle de certains aspects des analyses du produit fini pour certains produits permettra Ă  SantĂ© Canada de rĂ©aliser des Ă©conomies en rĂ©duisant le travail liĂ© aux produits auxquels on attribue une prioritĂ© d’application moindre pour les aspects des analyses du produit fini. En vertu du règlement actuel, les parties rĂ©glementĂ©es qui ont des difficultĂ©s Ă  effectuer les analyses du produit fini, en raison de la nature du produit, informent SantĂ© Canada de ces questions au cas par cas. SantĂ© Canada examine l’information et dĂ©cide s’il convient d’attribuer une prioritĂ© d’application faible en fonction de la situation unique prĂ©sentĂ©e. Ces changements ciblĂ©s s’appliqueront Ă  certains produits biologiques complexes qui sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant des « mĂ©decines personnalisĂ©es Â» (par exemple thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires) et radiopharmaceutiques en raison du fardeau rĂ©glementaire que reprĂ©sente le RAD pour ces produits et de l’incidence potentielle sur l’accès des patients.

Les modifications réduiront le travail nécessaire pour traiter les produits qui font l’objet d’analyses du produit fini, puisque ces produits seront exemptés des aspects de l’analyse du produit fini.

(2) Instruments médicaux

2a) Déclaration des rappels fondés sur les risques

La rĂ©duction de la dĂ©claration des rappels d’instruments mĂ©dicaux qui ne sont pas susceptibles d’entraĂ®ner des consĂ©quences nĂ©fastes pour la santĂ© devrait ĂŞtre une Ă©conomie pour SantĂ© Canada. Étant donnĂ© que l’industrie ne signale plus ces rappels, SantĂ© Canada rĂ©alisera des Ă©conomies de coĂ»ts potentielles en ne gĂ©rant plus ces rapports et sera en mesure de concentrer les ressources sur les rapports de rappel Ă  risque plus Ă©levĂ©.

On suppose qu’à la suite des modifications proposĂ©es, très peu de rappels de type III seraient signalĂ©s Ă  SantĂ© Canada. En faisant rĂ©fĂ©rence aux renseignements sur le programme, les coĂ»ts de traitement des rapports de rappel de type III de SantĂ© Canada se situent en moyenne Ă  environ 30 $ par rapport. SantĂ© Canada prĂ©voit recevoir en moyenne 250 rapports de moins chaque annĂ©e, ce qui se traduira par des Ă©conomies d’environ 7 500 $ par annĂ©e (30 $ par rapport x 250 rapports).

2b) Tenue de dossiers de rappel

Bien que les rappels Ă  faible risque ne soient plus tenus d’être signalĂ©s Ă  SantĂ© Canada, les exigences en matière de tenue de dossiers pour les rappels d’instruments mĂ©dicaux permettront Ă  SantĂ© Canada d’avoir accès aux dossiers pour tous les rappels. En exigeant que les dossiers de rappel soient conservĂ©s, les inspecteurs dĂ©signĂ©s en vertu de la Loi pourront vĂ©rifier si le rappel a Ă©tĂ© effectuĂ© correctement et Ă©valuer l’efficacitĂ© de ce dernier. Sans l’ajout de la tenue de dossiers, la suppression de la dĂ©claration des rappels d’instruments mĂ©dicaux Ă  faible risque Ă  SantĂ© Canada entraĂ®nerait une rĂ©duction de la surveillance de l’industrie des instruments mĂ©dicaux, puisque SantĂ© Canada n’aurait aucune connaissance d’un rappel de type III s’il n’est pas signalĂ©. Cette modification donnerait Ă  SantĂ© Canada la possibilitĂ© de vĂ©rifier que les entreprises classifient correctement les rappels et qu’elles ne sous-dĂ©clarent pas les rappels Ă  risque plus Ă©levĂ© en les classant comme type III.

2c) Fournir des noms précédents

En vertu du RIM actuel, lorsqu’un nouveau demandeur prĂ©sente une demande de LEIM, SantĂ© Canada examine les renseignements fournis sur la demande et vĂ©rifie les bases de donnĂ©es afin de dĂ©terminer si un demandeur avait dĂ©jĂ  exercĂ© des activitĂ©s sous un autre nom. Tout en recherchant des noms prĂ©cĂ©demment utilisĂ©s, SantĂ© Canada peut plus facilement identifier les entreprises ayant des antĂ©cĂ©dents de non-conformitĂ© qui prĂ©sentent une demande pour une nouvelle LEIM. En exigeant des entreprises qu’elles prĂ©sentent des noms antĂ©rieurs, SantĂ© Canada prĂ©voit des Ă©conomies de temps pendant la recherche initiale des cas de non-conformitĂ© antĂ©rieurs et une meilleure surveillance des entreprises.

2d) Fournir des coordonnées à jour des personnes-ressources

La modification du règlement visant Ă  obliger les demandeurs de LEIM Ă  fournir et Ă  mettre Ă  jour les coordonnĂ©es des personnes-ressources devrait permettre Ă  SantĂ© Canada de rĂ©aliser de petites Ă©conomies en n’ayant plus besoin de trouver d’autres moyens de communication avec l’industrie si les coordonnĂ©es des personnes-ressources ne sont pas tenus Ă  jour.

Avantages pour les Canadiens

(1) Drogues

1a) Analyses du produit fini

L’exemption conditionnelle des aspects de l’analyse du produit fini pour certains produits ne devrait pas imposer de coĂ»ts Ă  la population canadienne et pourrait amĂ©liorer l’accès aux drogues qui bĂ©nĂ©ficient de cette exemption. On ne s’attend pas Ă  ce que l’exemption pour ces produits prĂ©cis rĂ©duise leur innocuitĂ© ou leur efficacitĂ©. Les entreprises qui fabriquent ces produits prĂ©cis devront toujours respecter les exigences des BPF liĂ©es au contrĂ´le de la qualitĂ©, aux analyses, Ă  la conservation des dossiers et au transport. Toutefois, les analyses de confirmation (un aspect des analyses du produit fini) pour les produits visĂ©s peuvent poser des dĂ©fis uniques et entraĂ®ner des retards dans la rĂ©ception d’un produit final. Des exemples spĂ©cifiques de ces dĂ©fis ont Ă©tĂ© mis en Ă©vidence avec certaines thĂ©rapies gĂ©niques et cellulaires, oĂą un lot de drogues suffit Ă  traiter un seul patient et oĂą tout Ă©chantillon prĂ©levĂ© pour effectuer des tests supplĂ©mentaires compromettrait la quantitĂ© restante pour le traitement du patient et crĂ©erait des retards inutiles. De mĂŞme, les caractĂ©ristiques propres Ă  certains produits radiopharmaceutiques, y compris une durĂ©e de conservation très courte (mesurĂ©e en heures), rendent difficile toute manipulation ou tout test supplĂ©mentaire. Par consĂ©quent, en prĂ©voyant des exemptions conditionnelles de certains aspects d’analyses du produit fini pour ces produits prĂ©cis devrait permettre Ă  un produit d’atteindre le marchĂ© plus rapidement que dans le cadre du RAD actuel, ce qui pourrait amener les consommateurs Ă  recevoir une quantitĂ© plus Ă©levĂ©e de ces produits.

(2) Instruments médicaux

2a) Conditions de la LEIM

Les conditions permettront Ă  SantĂ© Canada d’accroĂ®tre sa marge de manĹ“uvre en vue d’assurer la conformitĂ© et l’application de la loi ciblĂ©es par rapport au RIM actuel. Une application ciblĂ©e pourrait permettre Ă  davantage de produits d’atteindre le marchĂ© et contribuer Ă  rĂ©duire les pĂ©nuries d’instruments mĂ©dicaux. Par consĂ©quent, les personnes au Canada pourraient avoir accès Ă  une quantitĂ© plus Ă©levĂ©e d’instruments mĂ©dicaux que dans le cadre du RIM actuel.

Totaux sommaires

Total sommaire

Les avantages monĂ©tisĂ©s sont estimĂ©s Ă  5 817 052 $ par annĂ©e (annualisĂ©), ou 40 856 537 $ (VA) sur dix ans (actualisĂ© Ă  7 %). Ces estimations comprennent les Ă©conomies dĂ©coulant de la non-rĂ©alisation de tous les aspects d’analyses du produit fini pour certains produits et de la non-dĂ©claration et de l’examen d’une grande partie des rappels d’instruments mĂ©dicaux de type III. Les coĂ»ts quantifiables totaux sont d’environ 206 639 $ par annĂ©e (annualisĂ©s), ou $1 451 344 $ (VA) sur dix ans (actualisĂ©s Ă  7 %). Ces coĂ»ts seront compensĂ©s par un certain nombre d’avantages qualitatifs et quantitatifs, comme l’augmentation prĂ©vue des produits offerts Ă  la population canadienne et l’élimination du fardeau inutile pour l’industrie. Dans l’ensemble, l’incidence monĂ©tisĂ©e nette est estimĂ©e Ă  39 405 192 $ (VA) en avantages sur dix ans ou Ă  5 610 413 $ par annĂ©e (annualisĂ©).

Énoncé des coûts-avantages

Tableau 1 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s
Intervenants touchĂ©s Description du coĂ»t AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour la 1re annĂ©e Dernière annĂ©e pour la 10e annĂ©e Total (VA) (10 pĂ©riodes) Valeur annualisĂ©e
Industrie Tenue de dossiers de rappel 41 000 $ 41 000 $ 287 967 $ 41 000 $
Fournir tout autre nom 77 000 $ 0 $ 71 963 $ 10 246 $
Conditions de la LEIM note a du tableau c1 40 000 $ 80 000 $ 524 503 $ 74 677 $
Gouvernement Établir et mettre Ă  jour la liste d’autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es 15 350 $ 14 750 $ 104 169 $ 14 831 $
Processus pour les Conditions de la LEIM note b du tableau c1 35 290 $ 70 580 $ 462 743 $ 65 884 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 208 640 $ 206 330 $ 1 451 344 $ 206 639 $

Note(s) du tableau c1

Note a du tableau c1

Les coĂ»ts de la première annĂ©e ont Ă©tĂ© calculĂ©s au prorata puisque le Règlement entrera en vigueur après une pĂ©riode de transition de six mois suivant son enregistrement.

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Note b du tableau c1

Les coĂ»ts de la première annĂ©e ont Ă©tĂ© calculĂ©s au prorata puisque le Règlement entrera en vigueur après une pĂ©riode de transition de six mois suivant son enregistrement.

Retour Ă  la note b du tableau c1

Tableau 2 : Avantages monĂ©tisĂ©s
Intervenants touchĂ©s Description de l’avantage AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour la 1re annĂ©e Dernière annĂ©e pour la 10e annĂ©e Total (VA) (10 pĂ©riodes) Valeur annualisĂ©e
Industrie Économies liĂ©es Ă  l’analyse du produit fini 5 460 000 $ 5 460 000 $ 38 348 755 $ 5 460 000 $
Économies liĂ©es aux rapports des rappels fondĂ©s sur les risques 187 500 $ 375 000 $ 2 458 609 $ 350 051 $
Gouvernement Économies liĂ©es au processus : Rapports des rappels fondĂ©s sur les risques 3 750 $ 7 500 $ 49 172 $ 7 001 $
Tous les intervenants Total des avantages 5 651 250 $ 5 842 500 $ 40 856 537 $ 5 817 052 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©tisĂ©s
Impacts AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour la 1re annĂ©e Dernière annĂ©e pour la 10e annĂ©e Total (VA) (10 pĂ©riodes) Valeur annualisĂ©e
CoĂ»ts totaux 208 640 $ 206 330 $ 1 451 344 $ 206 639 $
Total des avantages 5 651 250 $ 5 842 500 $ 40 856 537 $ 5 817 052 $
Avantage net 5 442 610 $ 5 636 170 $ 39 405 192 $ 5 610 413 $

Lentille des petites entreprises

En 2021-2022, environ 35 % Ă  45 % des titulaires de LEPP et de LEIM se sont qualifiĂ©s de petites entreprises. Les modifications devraient toucher Ă  la fois les grandes et les petites entreprises.

Les modifications en lien avec les rappels qui doivent être déclarés au ministre, la liste des autorités réglementaires désignées, l’exemption pour certains aspects des analyses sur certains produits finis pour certains produits pharmaceutiques et la capacité d’émettre des conditions concernant une LEIM devraient profiter aux petites entreprises.

En raison du coût des analyses du produit fini pour certains produits pharmaceutiques, les entreprises qui sont de petites entreprises peuvent en bénéficier plus par rapport aux grandes entreprises, car les coûts élevés des analyses pourraient constituer un obstacle à l’entrée sur le marché. Des coûts moins élevés pourraient permettre aux petites entreprises d’entrer sur le marché pour des produits pharmaceutiques spécialisés.

Les conditions d’une LEIM pourraient Ă©galement permettre Ă  une petite entreprise de continuer Ă  exploiter des activitĂ©s conformes et de gĂ©nĂ©rer des revenus lorsque l’ensemble de ses activitĂ©s par ailleurs auraient pu ĂŞtre suspendues ou annulĂ©es. Bien que ces nouveaux outils d’observation et d’application ne soient pas propres aux petites entreprises, on prĂ©voit que les outils permettront Ă  SantĂ© Canada d’adopter une approche plus souple et axĂ©e sur le risque au cas par cas pour ce qui est de la conformitĂ© et de l’application de la loi, ce qui pourrait tenir compte des diffĂ©rentes rĂ©alitĂ©s auxquelles sont confrontĂ©es les petites entreprises.

Les modifications qui apportent une clartĂ© supplĂ©mentaire profiteront Ă©galement aux petites entreprises, car il se peut que bon nombre d’entre elles n’aient pas d’employĂ©s spĂ©cialisĂ©s dans les affaires rĂ©glementaires qui connaissent bien les exigences. Par exemple, le fait d’avoir une liste d’autoritĂ©s rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es incorporĂ©e par renvoi rĂ©duira la confusion qui règne dans une petite entreprise lorsqu’il s’agit de dĂ©terminer quels renseignements doivent ĂŞtre soumis Ă  SantĂ© Canada. La prĂ©sentation de preuves de conformitĂ© aux BPF par une autoritĂ© rĂ©glementaire dĂ©signĂ©e dans un pays qui a un ARM avec le Canada rĂ©duira le fardeau pour les petites entreprises et rĂ©duira la quantitĂ© de renseignements soumis Ă  SantĂ© Canada lorsqu’il prĂ©sente une demande ou modifie une LEPP.

En ce qui concerne les modifications concernant les exigences supplĂ©mentaires en matière de rapports de rappel, les rappels ordonnĂ©s par le ministre, les conditions et la tenue des dossiers de rappel, aucun autre mĂ©canisme de conformitĂ© n’a Ă©tĂ© envisagĂ©. Bien que des assouplissements aient Ă©tĂ© envisagĂ©s et pourraient ĂŞtre incorporĂ©s dans le règlement afin de profiter aux petites entreprises, on a dĂ©terminĂ© que de telles mesures pourraient causer des risques directs pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens que SantĂ© Canada n’est pas disposĂ© Ă  compromettre.

Règle du « un pour un Â»

Les modifications créeront de nouvelles dispositions dans les sections existantes du RAD et du RIM. Ces nouvelles règles créeront un nouveau fardeau administratif supplémentaire pour les titulaires de LEIM.

Augmentation du fardeau administratif

Les nouveaux fardeaux administratifs pour les titulaires d’une LEIM se rapporteront aux exigences additionnelles de tenue de dossiers pour les rappels, ainsi qu’à la compilation et à la présentation des noms antérieurs dans lesquels un demandeur a exercé des activités en vertu du RIM. Bien que les conditions puissent ajouter des exigences qui ajoutent des procédures administratives, l’application des conditions sera directement liée à la protection de la santé et de la sûreté des Canadiens. Par conséquent, les coûts liés à l’application des conditions ne sont pas considérés comme un fardeau administratif tel que défini par la Loi sur la réduction de la paperasse, car leur principal objectif est de protéger la santé et la sûreté et non d’assurer la conformité.

Les modifications exigeront que les entreprises conservent les dossiers de rappel pendant deux ans de plus que ce qui est actuellement pratiquĂ© par l’industrie et soient supposĂ©es exiger l’ajout d’une heure de plus par annĂ©e d’un employĂ© des affaires rĂ©glementaires, plus les coĂ»ts de stockage numĂ©rique.

De plus, la présentation de noms antérieurs sous lesquels un demandeur a exercé des activités en vertu du RIM devrait avoir un coût administratif unique pour les entreprises de la première année en compilant et en soumettant ces noms précédents à Santé Canada.

La mĂ©thode utilisĂ©e pour estimer le fardeau administratif est Ă©tablie par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, qui prescrit que les valeurs uniques sont dĂ©clarĂ©es selon les prix de 2012, remises Ă  une annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2012 et dĂ©clarĂ©es comme un montant annualisĂ©. En appliquant ces paramètres, on s’attend Ă  ce que les modifications augmentent le fardeau administratif d’un total annualisĂ© estimĂ© de 18 310 $ en dollars de 2012 et d’un coĂ»t annualisĂ© estimĂ© par entreprise de 12,42 $.

Étant donnĂ© que les modifications entraĂ®neront un fardeau administratif, la règle du « un pour un Â» s’applique, et les fardeaux administratifs sont considĂ©rĂ©s comme un « IN Â» en vertu de la règle. Le coĂ»t administratif supplĂ©mentaire de ce Règlement sera compensĂ© par une rĂ©duction Ă©quivalente des crĂ©dits administratifs disponibles dans le portefeuille de la santĂ©. Aucun nouveau titre rĂ©glementaire ne sera introduit, et aucun titre rĂ©glementaire existant ne sera abrogĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

ResponsabilitĂ©s internationales de SantĂ© Canada en matière de rappels

SantĂ© Canada avise les partenaires internationaux des rappels, conformĂ©ment aux engagements et aux accords volontaires ou juridiquement contraignants nĂ©gociĂ©s avec ces partenaires. Dans le cas des drogues, les responsabilitĂ©s du Canada en vertu des ARM existantes sont stipulĂ©es dans ces accords et comprennent un avis d’alerte aux autoritĂ©s partenaires concernant les rappels, le cas Ă©chĂ©ant, portant sur le niveau de risque du produit objet de rappel. Il existe Ă©galement plusieurs accords volontaires pour l’échange international d’informations sur les rappels et les incidents. Ces investissements comprennent :

SantĂ© Canada s’efforce d’informer les autoritĂ©s Ă©trangères de l’état des produits exportĂ©s du Canada qui prĂ©sentent un risque grave pour la santĂ©, lorsqu’aucune entente de ce genre n’est en place.

Les modifications appuieront ces responsabilités internationales en améliorant la clarté des obligations de déclaration pour l’industrie, en précisant précisément les délais pour que l’industrie se conforme au Règlement.

Autorités réglementaires désignées

Une autorité réglementaire est considérée comme désignée en vertu du RAD et comprend les autorités situées dans les juridictions qui ont un ARM avec le Canada, relativement à la portée identifiée des produits (par exemple la forme posologique finie, les ingrédients pharmaceutiques actifs, les produits vétérinaires ou les drogues à usage humain). Ces ARM représentent la reconnaissance des BPF dans une administration comme étant équivalentes à la nôtre au Canada et sont un élément fondamental du cadre régissant les licences des établissements. Le travail de collaboration entre le Canada et ses partenaires internationaux par l’entremise des ARM est un élément clé de ces modifications et appuiera une réglementation claire et précise pour les titulaires de LEPP.

Analyses du produit fini

Le Règlement permettra aux importateurs et aux distributeurs de certains produits biologiques complexes (thérapies géniques et cellulaires) et de produits radiopharmaceutiques de s’appuyer sur les résultats des tests de libération effectués par le fabricant étranger et sera plus étroitement aligné sur les cadres de produits thérapeutiques innovants aux États-Unis et dans l’Union européenne.

Alignement du Règlement sur les instruments médicaux

En dĂ©cembre 2019, Medtech Canada a soumis au Conseil de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation Canada — Ă‰tats-Unis une proposition recommandant Ă  SantĂ© Canada d’amĂ©liorer l’harmonisation internationale des règlements sur les instruments mĂ©dicaux. L’une de ces recommandations consistait Ă  remplacer le terme « rappel Â» par « mesures correctives en matière de sĂ©curitĂ© sur le terrain Â» pour l’aligner sur l’Union europĂ©enne. L’analyse ministĂ©rielle a indiquĂ© que l’adoption d’une terminologie diffĂ©rente (c’est-Ă -dire des mesures correctives en matière de sĂ©curitĂ© sur le terrain) dans le RIM peut entraĂ®ner des rĂ©percussions sur d’autres cadres rĂ©glementaires en vertu de la Loi.

Les intervenants de l’industrie ont Ă©galement demandĂ© Ă  SantĂ© Canada de mieux s’aligner sur ses partenaires internationaux en limitant la dĂ©claration de rappel aux rappels effectuĂ©s pour des raisons de sĂ©curitĂ©. Les États-Unis n’exigent pas des fabricants et des importateurs qu’ils dĂ©clarent des Ă©vĂ©nements classĂ©s comme des rappels de classe III (Ă©quivalant au type III au Canada), mais exigent que ces dossiers de rappel soient conservĂ©s pendant deux ans au-delĂ  de la durĂ©e de vie utile prĂ©vue de l’instrument. L’Union europĂ©enne, la Suisse et le Royaume-Uni exigent la communication de renseignements sur les mesures correctives de sĂ©curitĂ© sur le terrain (y compris les rappels) prises pour prĂ©venir ou rĂ©duire le risque d’incident grave d’instrument mĂ©dical. Ces juridictions exigent Ă©galement que les fabricants tiennent des dossiers dans lesquels sont consignĂ©s les incidents non graves et les mesures prises.

La modification précisera quels rappels amorcés par le fabricant ou l’importateur doivent être déclarés et éliminera l’exigence actuelle de déclarer tous les rappels. Les rappels qui présentent un risque pour la santé doivent continuer à être signalés, tandis que les rappels qui ne sont pas susceptibles d’entraîner des conséquences néfastes pour la santé ne sont pas tenus d’être signalés. Les dossiers de tous les rappels doivent être conservés. Cette modification devrait répondre aux préoccupations de Medtech Canada en matière d’harmonisation et de compétitivité et contribuer à réduire au minimum les différences réglementaires avec les principaux partenaires commerciaux.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a été effectuée qui a permis de conclure qu’il n’y a pas d’effets environnementaux importants prévus, positifs ou négatifs; par conséquent, une analyse détaillée n’est pas justifiée.

Analyse comparative entre les sexes plus

On s’attend à ce que ces modifications profitent largement à la santé de toutes les personnes au Canada, qui utilisent ou pourraient utiliser à l’avenir, des drogues et des instruments médicaux. Les modifications ne devraient pas avoir d’incidence négative sur les personnes au Canada en fonction de leur sexe, de leur race, de leur culture, de leur âge ou d’autres caractéristiques personnelles ou collectives.

Surveillance accrue des rappels de produits thérapeutiques

La gravité et la fréquence des risques pour la santé, associés aux drogues et aux instruments médicaux, varient en fonction de plusieurs facteurs biologiques et physiques, tels que l’âge et le sexe, ainsi que de préjugés liés à la race et au genre, dans la conception de la recherche, le développement de produits, le diagnostic et le traitement. Le fardeau de la maladie ou du préjudice à la santé n’affecte pas de manière égale toutes les personnes au Canada et touche de façon disproportionnée les populations vulnérables qui sont confrontées à des risques plus élevés pour la santé et qui disposent de moins de ressources pour maintenir et améliorer leur santé, comme les populations racisées et autochtones et les personnes ayant un statut socioéconomique inférieur. D’autres groupes, comme les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, utilisent également des produits thérapeutiques plus fréquemment que d’autres populationsréférence 10.

Les donnĂ©es indiquent que certaines populations vulnĂ©rables prĂ©sentent un risque plus Ă©levĂ© d’avoir des rĂ©actions indĂ©sirables aux drogues et aux instruments mĂ©dicaux. Au Canada et Ă  l’étranger, au cours des soixante dernières annĂ©es, plusieurs drogues et instruments mĂ©dicaux ont causĂ© de graves problèmes de santĂ© qui ont donnĂ© lieu Ă  des rappels ou Ă  des avis de sĂ©curitĂ©, avec des rĂ©percussions disproportionnĂ©es sur les femmesrĂ©fĂ©rence 11. Les changements apportĂ©s au cadre de rappel des instruments mĂ©dicaux et des drogues affecteront davantage les femmes, les aĂ®nĂ©s, les nouveau-nĂ©s, les autochtones, les personnes en situation de handicap et les conditions de santĂ© que la population en gĂ©nĂ©ral, Ă©tant donnĂ© leur exposition plus frĂ©quente Ă  ces produits thĂ©rapeutiques. Les modifications aux cadres de rappel des drogues et des instruments mĂ©dicaux permettront Ă  SantĂ© Canada d’obtenir les renseignements nĂ©cessaires pour Ă©valuer l’efficacitĂ© du rappel, surveiller les progrès du rappel et intervenir au besoin. SantĂ© Canada surveille les rappels de produits thĂ©rapeutiques et peut communiquer avec la partie rĂ©glementĂ©e pour recueillir des renseignements supplĂ©mentaires dans les cas oĂą les rappels prĂ©sentent un risque plus Ă©levĂ© pour la santĂ© ou lorsqu’une population vulnĂ©rable particulière est touchĂ©e.

Améliorer la capacité à protéger l’approvisionnement en produits thérapeutiques

Toutes les personnes au Canada auraient avantage Ă  ce que leur approvisionnement en instruments mĂ©dicaux soit assurĂ©, mais certaines collectivitĂ©s canadiennes sont plus touchĂ©es par la pĂ©nurie d’instruments mĂ©dicaux que d’autres. Par exemple, dans les premières vagues de la pandĂ©mie de COVID-19, les pĂ©nuries d’instruments mĂ©dicaux Ă©taient plus aiguĂ«s dans les communautĂ©s nordiques et autochtones. Les immigrants et les minoritĂ©s visibles Ă©taient Ă©galement reprĂ©sentĂ©s de façon disproportionnĂ©e dans les secteurs qui faisaient face Ă  des pĂ©nuries d’équipement de protection personnelle et Ă  une plus grande exposition Ă  la COVID-19, y compris les travailleurs de première ligne et les travailleurs des servicesrĂ©fĂ©rence 12.

Les modifications concernant la modernisation du cadre de la LEIM, comme l’utilisation de conditions, pourraient aider à maintenir l’accès aux instruments médicaux en permettant la continuité des activités pendant que les non-conformités sont traitées.

Chaque pénurie individuelle peut avoir un impact disproportionné sur une population selon l’état de l’instrument médical utilisé pour traiter. Compte tenu de l’information actuelle sur les pénuries d’instruments médicaux, la nature imprévisible des pénuries et l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’approvisionnement des populations vulnérables, on pourrait envisager de permettre aux populations vulnérables d’avoir accès aux instruments médicaux en utilisant des conditions.

Une modification au RAD exigera, dans le cas d’un rappel volontaire, que le fabricant ou l’importateur Ă©value l’effet que le rappel peut avoir sur sa capacitĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  la demande en matière de drogues au Canada. Cela permettra Ă  SantĂ© Canada d’évaluer la pertinence de la mesure de rappel proposĂ©e. Par exemple, si un produit spĂ©cialisĂ© mĂ©dicalement nĂ©cessaire Ă©tait complètement retirĂ© du marchĂ© en raison d’un rappel, SantĂ© Canada pourrait envisager de recourir Ă  d’autres outils rĂ©glementaires pour attĂ©nuer les risques pour la santĂ© tout en protĂ©geant l’approvisionnement en drogues du Canada.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Des activités de mise en œuvre, comme la formation du personnel, l’élaboration de procédures opérationnelles normalisées, la mise à jour des formulaires, des bases de données internes et du site Web du Ministère, seront nécessaires pour appuyer ces modifications. Des documents d’orientation mis à jour ainsi que les modèles et formulaires correspondants créés par le Ministère seront disponibles pour aider les parties réglementées à se conformer au Règlement avant son entrée en vigueur.

Conformité et application

La conformitĂ© et l’application du Règlement seraient conformes Ă  une approche axĂ©e sur les risques, alignĂ©es sur les politiques ministĂ©rielles existantes, y compris les activitĂ©s de promotion et de surveillance de la conformitĂ© et d’application de la loi conformĂ©ment Ă  la Politique de conformitĂ© et d’application de la loi pour les produits de santĂ© (POL-0001). SantĂ© Canada utilise un large Ă©ventail de mesures et d’outils de conformitĂ© et d’application de la loi. Les actions, les outils et le niveau d’intervention utilisĂ©s dĂ©pendent du contexte, de la situation et du risque pour la santĂ©. Certaines actions et certains outils sont conçus pour aider les parties rĂ©glementĂ©es Ă  comprendre leurs responsabilitĂ©s en vertu de la loi (par exemple la promotion de la conformitĂ©) tandis que d’autres actions et outils sont conçus pour les inciter Ă  se conformer Ă  la loi. Au besoin, on utilisera des mesures d’exĂ©cution pour remĂ©dier au non-respect de la loi. Par exemple, le dĂ©faut de se conformer aux conditions constituerait une infraction Ă  l’article 21.7 de la Loi et pourrait entraĂ®ner le Ministère Ă  prendre des mesures de conformitĂ© et d’application de la loi conformĂ©ment Ă  la POL-0001 ou Ă  renvoyer l’affaire au Service des poursuites pĂ©nales du Canada en vue d’une poursuite Ă©ventuelle.

Normes de service

SantĂ© Canada ne prĂ©voit pas de modification des normes de service associĂ©es Ă  une LEPP ou Ă  une LEIM par suite des modifications.

Personne-ressource

Jillian Andrews
Directrice adjointe intérimaire
Division des politiques de conformité et des affaires réglementaires
Direction des politiques et des stratégies réglementaires
Direction générale des opérations réglementaires et de l’application de la loi
Santé Canada
Indice de l’adresse : 1907A
200, promenade Eglantine
7e Ă©tage
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
Courriel : prsd-questionsdspr@hc-sc.gc.ca