Règlement modifiant le Règlement sur les petits bâtiments : DORS/2025-272

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 27

Enregistrement
DORS/2025-272 Le 12 dĂ©cembre 2025

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2025-924 Le 11 dĂ©cembre 2025

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu de l’alinĂ©a 35(1)g)rĂ©fĂ©rence a et des articles 120rĂ©fĂ©rence b et 207rĂ©fĂ©rence c de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les petits bâtiments, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les petits bâtiments

Modifications

1 (1) L’article 100 du Règlement sur les petits bâtiments rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

100 (1) Sous réserve du paragraphe (2), la présente partie s’applique à l’égard des embarcations de plaisance, autres que celles à propulsion humaine, qui sont principalement entretenues ou utilisées au Canada et qui sont équipées, même provisoirement, d’un ou de plusieurs moteurs de propulsion primaire dont la puissance totale est d’au moins 7,5 kW.

(2) Toutefois, seul l’article 110 s’applique Ă  l’égard des embarcations de plaisance qui sont immatriculĂ©es :

(2) Le paragraphe 100(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

100 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), la prĂ©sente partie s’applique Ă  l’égard des embarcations de plaisance, autres que celles Ă  propulsion humaine, qui sont principalement entretenues ou utilisĂ©es au Canada et qui, selon le cas :

2 Le passage de l’article 102 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

102 MalgrĂ© l’article 101, toute embarcation de plaisance peut ĂŞtre utilisĂ©e sans permis jusqu’à la date Ă  laquelle son propriĂ©taire reçoit le permis ou jusqu’au trentième jour suivant la date du transfert initial du droit de propriĂ©tĂ© Ă  l’utilisateur final, selon la première de ces Ă©ventualitĂ©s Ă  survenir, si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

3 Les articles 103 Ă  107 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

103 MalgrĂ© l’article 101, toute embarcation de plaisance qui a fait l’objet d’un transfert de propriĂ©tĂ© peut ĂŞtre utilisĂ©e jusqu’à la date Ă  laquelle son nouveau propriĂ©taire reçoit le permis transfĂ©rĂ© ou jusqu’au trentième jour suivant la date du transfert du droit de propriĂ©tĂ©, selon la première de ces Ă©ventualitĂ©s Ă  survenir, si les documents Ă©tablissant le nom et l’adresse du nouveau propriĂ©taire et la date du transfert sont Ă  bord.

Changement de nom ou d’adresse du propriétaire

104 MalgrĂ© l’article 101, en cas de changement du nom ou de l’adresse du propriĂ©taire d’une embarcation de plaisance, celle-ci peut ĂŞtre utilisĂ©e, sans que le nom ou adresse de son propriĂ©taire sur le permis soient exacts, jusqu’à la date Ă  laquelle celui-ci reçoit le permis mis Ă  jour ou jusqu’au trentième jour suivant la date du changement de nom ou d’adresse, selon la première de ces Ă©ventualitĂ©s Ă  survenir, si, en plus du permis, les documents Ă©tablissant le nouveau nom ou la nouvelle adresse du propriĂ©taire sont Ă  bord.

Période de validité

105 Le permis d’embarcation de plaisance est valide pour une période de cinq ans à compter de la date de sa délivrance, de son transfert ou de son renouvellement.

PĂ©riode de validitĂ© — permis dĂ©livrĂ©s avant le 29 avril 2010

106 MalgrĂ© l’article 105, tout permis d’embarcation de plaisance qui a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© avant le 29 avril 2010 est valide jusqu’à la date qui figure Ă  la colonne 2 du tableau du prĂ©sent article et qui correspond Ă  la pĂ©riode figurant Ă  la colonne 1 pendant laquelle le permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©.

TABLEAU
Article

Colonne 1

Période de délivrance

Colonne 2

Date de fin de validité

1 le 31 dĂ©cembre 1974 ou avant cette date 31 mars 2026
2 du 1er janvier 1975 au 31 dĂ©cembre 1985 31 dĂ©cembre 2026
3 du 1er janvier 1986 au 31 dĂ©cembre 1995 31 dĂ©cembre 2027
4 du 1er janvier 1996 au 31 dĂ©cembre 1999 31 dĂ©cembre 2028
5 du 1er janvier 2000 au 31 dĂ©cembre 2005 31 dĂ©cembre 2029
6 du 1er janvier 2006 au 28 avril 2010 31 dĂ©cembre 2030

Annulation du permis

107 (1) Le propriétaire d’une embarcation de plaisance peut présenter au ministre une demande d’annulation du permis délivré à l’égard de son embarcation.

(2) Une demande d’annulation de permis est prĂ©sentĂ©e, selon le cas :

(3) Le ministre annule un permis dĂ©livrĂ© Ă  l’égard d’une embarcation de plaisance dans les cas suivants :

(4) Le ministre avise le propriétaire ou le titulaire du permis de démonstration de la date de prise d’effet de l’annulation du permis.

(5) Le ministre ne peut annuler les permis au titre des alinĂ©as (3)b) ou c) sans avoir fait parvenir au propriĂ©taire ou au titulaire du permis de dĂ©monstration un avis prĂ©cisant les renseignements suivants :

(6) Le ministre ne peut annuler le permis visĂ© Ă  l’alinĂ©a (3)d) sans avoir fait parvenir au propriĂ©taire ou au titulaire du permis de dĂ©monstration un avis prĂ©cisant les renseignements suivants :

4 L’article 109 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

5 L’article 110 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

110 Il est interdit au propriĂ©taire d’une embarcation de plaisance de l’utiliser ou d’en permettre l’utilisation si elle est marquĂ©e d’un numĂ©ro, autre que son numĂ©ro de permis ou son numĂ©ro d’immatriculation attribuĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi, qu’il est possible de confondre avec celui d’un permis ou d’une immatriculation.

6 L’article 112 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Droits

112 (1) Des frais de vingt-quatre dollars sont exigibles lors de la prĂ©sentation au ministre de l’une ou l’autre des demandes suivantes :

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), aucuns frais ne sont exigibles si le propriĂ©taire de l’embarcation de plaisance dĂ©clare lors de la prĂ©sentation de sa demande qu’elle est une personne qui peut exercer un droit reconnu et confirmĂ© par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et qu’elle utilisera l’embarcation pour l’exercice d’un tel droit.

Rajustement annuel

113 (1) Les frais prĂ©vus au paragraphe 112(1) sont rajustĂ©s le 1er avril de chaque exercice en fonction du taux de variation sur douze mois de l’indice d’ensemble des prix Ă  la consommation du Canada du mois d’avril de l’exercice prĂ©cĂ©dent, publiĂ© par Statistique Canada sous le rĂ©gime de la Loi sur la statistique.

(2) Malgré le paragraphe (1), les frais ne sont pas rajustés lors d’un exercice si le taux de variation pour cet exercice est inférieur à un pour cent.

(3) Si le taux de variation pour un exercice est inférieur à un pour cent, il est reporté à l’exercice suivant. Si le taux de variation combiné est inférieur à un pour cent, les droits ne sont pas rajustés pour cet exercice et le taux de variation combiné est reporté à l’exercice suivant.

7 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 904, de ce qui suit :

905 Le constructeur, le fabricant, le reconstructeur ou l’importateur d’un bâtiment ayant obtenu un code d’identification du fabricant informe le ministre par écrit de tout changement de nom, d’adresse ou de toutes autres coordonnées au plus tard trente jours après la date du changement.

Entrée en vigueur

8 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf le paragraphe 1(2), entre en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

(2) Le paragraphe 1(2) entre en vigueur au deuxième anniversaire de la publication du prĂ©sent règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Système Ă©lectronique de dĂ©livrance des permis d’embarcation de plaisance (SEDPEP) de Transports Canada, une base de donnĂ©es nationale contenant les dossiers de tous les permis d’embarcation de plaisancerĂ©fĂ©rence 2 (PEP), renferme des renseignements inexacts et obsolètes en raison des exigences en matière de permis du Règlement sur les petits bâtiments (RPB). Les exigences actuelles en matière de permis autorisent la validitĂ© de permis Ă  vie, la dĂ©livrance de permis avec de longues pĂ©riodes de validitĂ©, de longues pĂ©riodes pendant lesquelles les embarcations de plaisancerĂ©fĂ©rence 3 peuvent ĂŞtre utilisĂ©es sans un permis Ă  jour et des moyens limitĂ©s quant au moment oĂą un permis doit ĂŞtre annulĂ©. De telles exigences donnent lieu Ă  des renseignements non fiables dans le SEDPEP, ce qui nuit aux organismes de recherche et de sauvetage et aux partenaires chargĂ©s de l’application de la loi qui se fient Ă  ces renseignements pour intervenir en cas d’urgence, mener des enquĂŞtes et appliquer la rĂ©glementation maritime. De plus, le champ d’application des embarcations de plaisance auxquelles s’appliquent les dispositions relatives aux permis du RPB est limitĂ© et ne s’applique pas Ă  certains bâtiments propulsĂ©s par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres, ce qui rend difficile l’identification des utilisateurs de ces bâtiments en cas d’urgence. Il est Ă©galement difficile de trouver les utilisateurs de ces derniers bâtiments pour s’assurer qu’ils respectent les exigences rĂ©glementaires des programmes maritimes et environnementaux.

De plus, les services associés à la prestation du programme des PEP ont été fournis gratuitement aux particuliers, les coûts du programme étant entièrement assumés par les contribuables canadiens. Le programme ne suit pas les efforts actuels du gouvernement du Canada pour moderniser les services aux Canadiens ou les frais pour ces services.

À l’image du SEDPEP, la base de données des codes d’identification des fabricantsréférence 4 (CIF) de Transports Canada contient également des renseignements obsolètes. La base de données des CIF comprend des renseignements portant sur les fabricants, les constructeurs, les reconstructeurs et les importateurs de bâtiments assujettis au RPB, qui ont obtenu un CIF de Transports Canada. Ces renseignements sont utilisés à des fins de surveillance et pour s’assurer que ces groupes demeurent conformes aux exigences de sécurité du RPB. Actuellement, les détenteurs de CIF associés à des entreprises actives tiennent leurs coordonnées à jour par l’intermédiaire des déclarations de conformité et d’autres documents soumis à Transports Canada. Malgré cette pratique, un certain nombre d’enregistrements dans la base de données des CIF contiennent des coordonnées obsolètes, car ils sont associés à des entreprises qui ne sont plus actives. En plus de restreindre la capacité de Transports Canada à réaffecter les CIF d’entreprises inactives, les renseignements périmés dans la base de données des CIF limitent la capacité de Transports Canada d’assurer la surveillance des entreprises actives qui ont besoin d’un CIF.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les petits bâtiments (le Règlement) permettra d’établir une nouvelle pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans pour tous les PEP; de rĂ©duire de 90 Ă  30 jours le dĂ©lai dont disposent les titulaires de permis pour fournir un avis de changement de renseignements sur leur permis; d’exiger que le nouveau propriĂ©taire d’une embarcation de plaisance fasse une demande de transfert de PEP dans les 30 jours suivant l’achat de l’embarcation de plaisance; d’élargir le pouvoir du ministre d’annuler un PEP pour non-conformitĂ© ou Ă  la demande d’un titulaire de permis; et enfin d’élargir la portĂ©e des embarcations de plaisance pour lesquelles un PEP est requis afin d’inclure les bâtiments propulsĂ©s par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres.

En outre, de nouveaux frais de service d’un montant de 24 $ seront chargĂ©s pour les services liĂ©s aux PEP, Ă  savoir la dĂ©livrance, le renouvellement, le transfert ou la demande de remplacement de PEP. Ces frais s’appliqueront Ă  tous les titulaires de permis d’embarcations de plaisance, Ă  l’exception des Autochtones dĂ©clarant utiliser leur embarcation de plaisance afin d’exercer un droit reconnu et confirmĂ© en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Enfin, le Règlement exigera que les fabricants, les constructeurs, les reconstructeurs et les importateurs qui ont obtenu un CIF de Transports Canada informent le ministre des Transports d’un changement de nom ou de coordonnĂ©es associĂ©s au CIF dans les 30 jours suivant le changement.

Justification : Le Règlement permettra de rĂ©aliser ce qui suit :

  • amĂ©liorer la qualitĂ© des donnĂ©es recueillies et conservĂ©es dans le SEDPEP;
  • amĂ©liorer l’identification des propriĂ©taires de bâtiments;
  • appuyer les activitĂ©s d’application de la loi et les interventions d’urgence;
  • rĂ©partir le fardeau financier des coĂ»ts du programme de PEP entre ceux qui utilisent les services de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance et le public canadien, et de recouvrer les coĂ»ts associĂ©s Ă  l’administration du programme de PEP;
  • veiller Ă  ce que les CIF dĂ©livrĂ©s par Transports Canada soient attribuĂ©s Ă  des entreprises actives afin de favoriser la conformitĂ© des bâtiments fabriquĂ©s et/ou importĂ©s pour la vente au Canada aux exigences Ă©noncĂ©es dans le RPB.

Le coĂ»t total du Règlement est estimĂ© Ă  36,98 millions de dollars (valeur actualisĂ©e en dollars canadiens de 2026, actualisĂ©e Ă  la première pĂ©riode de 2025-2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %) pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2025-2026 et 2034-2035. De ce total, 30,40 millions de dollars seront assumĂ©s par les titulaires canadiens de PEP en raison de la frĂ©quence des renouvellements de permis et de l’introduction des frais de service, et 6,58 millions de dollars par le gouvernement du Canada pour traiter d’autres transactions et demandes de renseignements portant sur les PEPrĂ©fĂ©rence 5.

Le Règlement profitera Ă©galement aux contribuables canadiens, car les nouveaux frais de service rééquilibreront les coĂ»ts reliĂ©s Ă  l’administration du programme des PEP entre les contribuables canadiens (reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada) et les utilisateurs de services (c’est-Ă -dire les titulaires de PEP). L’avantage total est estimĂ© Ă  27,80 millions de dollars pour la mĂŞme pĂ©riode.

Dans l’ensemble, le Règlement entraĂ®nerait un coĂ»t net de 9,19 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans.

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a conclu que le Règlement aurait une incidence sur les petites entreprises. Transports Canada s’attend Ă  ce que les renouvellements plus frĂ©quents de PEP entraĂ®nent un coĂ»t total pour les petites entreprises de 194 009 $, ou une valeur annualisĂ©e de 25 815 $. Ă€ l’aide de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, Transports Canada estime que le coĂ»t annualisĂ© du fardeau administratif sera de 1 407 $ (valeur actualisĂ©e en dollars de 2012, actualisĂ© Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 % pour la pĂ©riode de 10 ans entre 2025-2026 et 2034-2035).

Enjeux

Le Règlement est nĂ©cessaire afin d’aborder les enjeux suivants :

De plus, Transports Canada a des dossiers périmés dans la base de données des CIF qui sont associés à des entreprises inactives. Étant donné que Transports Canada est limité quant au nombre de CIF qu’il peut attribuer et ne peut pas créer de nouveaux CIF, Transports Canada doit s’assurer que les CIF sont attribués à des entreprises actives. Actuellement, il n’existe aucune exigence réglementaire pour les CIF en ce qui concerne certaines responsabilités administratives, comme la mise à jour des coordonnées. Ainsi, lorsqu’une entreprise cesse ses activités et n’informe pas Transports Canada de ce changement, le CIF n’est pas libéré et Transports Canada n’est pas en mesure de le réattribuer. Par conséquent, l’intégrité des données de la base de données des CIF de Transports Canada est compromise et le nombre de CIF disponibles que Transports Canada peut attribuer aux entreprises actives est réduit.

Contexte

Les embarcations de plaisance sont des bâtiments utilisĂ©s pour le plaisir, les loisirs ou la vie quotidienne et qui ne transportent pas de passagers. La « vie quotidienne Â» rĂ©fère aux bâtiments qui sont utilisĂ©s dans le cadre d’activitĂ©s quotidiennes, mais non dans le cadre d’un emploi. Cela comprend les dĂ©placements aller-retour pour aller Ă  l’école ou au travail, Ă  titre de moyen de transport essentiel, ainsi que pour la chasse, la pĂŞche ou le piĂ©geage pour se nourrir ou nourrir sa famille ou encore Ă  des fins sociales ou cĂ©rĂ©moniales. Un passager dĂ©signe toute personne qui a payĂ© pour ĂŞtre transportĂ©e Ă  bord d’un bâtiment commerciale.

En vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, le gouverneur en conseil, sur la recommandation du ministre des Transports, a le pouvoir d’établir des règlements relatifs aux permis d’embarcation de plaisance, notamment concernant la délivrance, l’annulation et le transfert de PEP, l’établissement et le paiement de frais pour les services fournis dans le cadre de l’administration des PEP, ainsi que des règlements relatifs aux numéros de série de la coque pour identifier les petits bâtiments (y compris les embarcations de plaisance et les fabricants de ces petits bâtiments), et la fabrication, l’importation, la construction et la vente d’embarcations de plaisance.

Le Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada est chargé de superviser les règlements, les normes et les politiques, l’application de la loi et les services techniques relatifs aux embarcations de plaisance. Le Bureau de la sécurité nautique encourage les pratiques sécuritaires en matière de navigation de plaisance et appuie l’application de la conformité aux règlements. Dans le cadre du mandat du Bureau de la sécurité nautique, le programme gère le SEDPEP, assure la surveillance des demandes de PEP (en ligne et par la poste), y compris les demandes de permis de démonstration qui sont utilisées par des entreprises telles que les concessionnaires de bateaux pour vendre des embarcations de plaisance, et répond aux demandes de renseignements du public concernant les PEP. Le Bureau de la sécurité nautique appuie également les organismes d’application de la loi, les partenaires de recherche et de sauvetage (par exemple les organismes d’application de la loi désignés)référence 6 et la Garde côtière canadienne en leur donnant accès aux renseignements contenus dans le SEDPEP pour faciliter les enquêtes et les interventions d’urgence.

Le Programme de protection de la navigation de Transports Canada et la Garde côtière canadienne utilisent également le SEDPEP au cours des enquêtes et pour appliquer la Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux (LEBAD), qui comprend un régime de conformité et d’application de la loi pour les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux.

Les services relatifs aux PEP, y compris la dĂ©livrance des permis et le traitement des demandes de PEP, sont sous-traitĂ©s par Transports Canada Ă  un tiers fournisseur de services. De plus, Transports Canada a conclu une entente distincte avec Service Canada visant Ă  offrir au public des renseignements gĂ©nĂ©raux sur la sĂ©curitĂ© nautique, y compris des renseignements sur les permis d’embarcation de plaisance, au moyen de la ligne de renseignements portant sur la sĂ©curitĂ© nautique 1‑800‑267‑6687.

Les exigences relatives aux permis d’embarcation de plaisance s’appliquent Ă  toutes les embarcations de plaisance Ă©quipĂ©es, mĂŞme provisoirement, d’un ou de plusieurs moteurs (Ă  essence ou Ă©lectriques) dont la puissance totale est de 7,5 kilowatts (c’est-Ă -dire 10 chevaux-vapeur) ou plus. Les propriĂ©taires de ces embarcations de plaisance sont tenus de dĂ©poser une demande auprès de Transports Canada en vue d’obtenir un document PEP contenant un numĂ©ro de permis unique attribuĂ© et utilisĂ© pour identifier prĂ©cisĂ©ment leur embarcation de plaisance. Ce numĂ©ro de permis doit ĂŞtre affichĂ© des deux cĂ´tĂ©s de la proue de l’embarcation de plaisance.

Données inexactes et incomplètes dans le SEDPEP

Les renseignements contenus dans le SEDPEP ont tendance à être moins fiables au fil du temps, car les embarcations de plaisance vieillissent et sont vendues, souvent à plusieurs reprises. Même si, selon le RPB, les renseignements portant sur les permis doivent rester à jour, il existe encore des lacunes importantes dans les données du SEDPEP. En outre, depuis la création des PEP en 1962, le type de renseignements demandés dans la demande de PEP a considérablement changé, ce qui entraîne des lacunes dans les données des dossiers plus vieux (par exemple les adresses électroniques sont maintenant demandées).

Le moyen le plus efficace de valider les renseignements relatifs aux PEP est le renouvellement des permis. Cependant, tous les permis ne sont pas soumis Ă  des renouvellements courants. Avant la modification du RPB le 29 avril 2010, les PEP Ă©taient dĂ©livrĂ©s sans date d’expiration ni obligation de renouvellement (il s’agissait de permis valide Ă  vie). Après la modification du 29 avril 2010, une pĂ©riode de validitĂ© de 10 ans a Ă©tĂ© instaurĂ©e, mais uniquement pour les permis nouvellement dĂ©livrĂ©s. Les permis valides Ă  vie ne se transforment en permis de 10 ans que lorsque le titulaire du permis met Ă  jour ses donnĂ©es ou lorsqu’un nouveau propriĂ©taire le transfert Ă  son nom. Il y a encore environ 1,5 million de permis Ă  vie dans le SEDPEP et Transports Canada n’est pas en mesure de valider leur exactitude. De plus, les exigences du RPB concernant les dĂ©lais de transfert d’un PEP existant ou de mise Ă  jour des renseignements portant sur le titulaire du permis ne sont pas claires et correspondent Ă  des dĂ©lais qui ont Ă©tĂ© dĂ©finis lorsque les titulaires de permis pouvaient seulement envoyer les demandes par la poste, et non faire une demande en ligne. Par exemple, lorsqu’une embarcation de plaisance est vendue, le RPB prĂ©cise que le nouveau propriĂ©taire doit « immĂ©diatement Â» demander au ministre des Transports le transfert du PEP correspondant, mais ne prĂ©cise pas de quel dĂ©lai il dispose. En outre, Ă  la suite de la vente d’une embarcation de plaisance et de la demande de transfert d’un PEP existant, le RPB permet au nouveau propriĂ©taire d’utiliser l’embarcation de plaisance avec un permis pĂ©rimĂ© pendant un maximum de 90 jours, Ă  condition d’avoir Ă  bord les documents attestant qu’une demande de transfert du PEP existant a Ă©tĂ© faite, et la date Ă  laquelle l’embarcation de plaisance a changĂ© de propriĂ©taire. De mĂŞme, les titulaires de PEP peuvent utiliser leur embarcation de plaisance pendant 90 jours avec des renseignements obsolètes (nom ou adresse) sur leur permis, Ă  condition d’avoir Ă  bord les documents confirmant qu’une demande a Ă©tĂ© transmise Ă  Transports Canada pour le changement de nom ou d’adresse. L’absence de dĂ©lais clairs pour le transfert d’un PEP existant et pour l’intervalle pendant lequel une embarcation de plaisance peut ĂŞtre utilisĂ©e avec un permis pĂ©rimĂ© reprĂ©sente des dĂ©fis pour les organismes d’application de la loi dĂ©signĂ©s et les organismes d’intervention d’urgence qui comptent sur les donnĂ©es saisies dans le SEDPEP, d’autant plus que 90 jours correspondent Ă  la majeure partie de la saison de navigation de plaisance dans de nombreuses rĂ©gions du Canada.

Enfin, le RPB a des exigences limitées quant au moment où un PEP doit être annulé, à moins que l’annulation soit pour une raison précisée dans le RPB (par exemple enregistrer le bâtiment comme autre chose qu’une embarcation de plaisance) ou lorsque des personnes ne respectent pas les obligations liées aux permis (par exemple en omettant de mettre à jour leurs coordonnées).

L’impossibilité d’annuler un PEP à la demande de son titulaire ou lorsque des personnes ne respectent pas les obligations liées aux permis fait en sorte que de nombreux dossiers périmés dans le SEDPEP concernent des permis qui ne sont plus valides ou qui sont associés à des embarcations de plaisance qui ne sont plus en service.

Organismes d’application de la loi désignés et organismes de recherche et sauvetage

Les renseignements présents dans le SEDPEP sont essentiels pour préserver les ressources et le temps des organismes d’application de la loi désignés et des organismes de recherche et sauvetage lorsqu’ils répondent à des urgences maritimes ou mènent des enquêtes liées à des incidents maritimes. Si un bâtiment se retrouve à la dérive, les organismes d’application de la loi désignés et les organismes de recherche et sauvetage doivent pouvoir identifier rapidement son propriétaire et tenter de le contacter, afin de déterminer s’il s’agit d’un accident nécessitant une intervention d’urgence, ou si le bâtiment est simplement parti à la dérive, peut-être à la suite de conditions météorologiques difficiles ou parce qu’il n’était pas solidement arrimé à un quai, à la rive ou à une ancre. Si les renseignements du titulaire du PEP sont inexacts, les organismes de recherche et sauvetage et les autorités locales consacrent des ressources et un temps précieux à tenter de localiser le bon titulaire du permis, afin de déterminer la nature du problème. De même, si un bâtiment est retrouvé récemment naufragé ou chaviré, des données précises dans le SEDPEP aideraient à déterminer rapidement si l’utilisateur du bâtiment a disparu, s’il a abandonné son bâtiment ou s’il a trouvé refuge à la suite d’un accident.

Les organismes d’application de la loi dĂ©signĂ©s s’appuient Ă©galement sur le SEDPEP lors des arrĂŞts de patrouille maritime pour s’assurer que les titulaires de PEP respectent les obligations liĂ©es aux permis (par exemple avoir un permis valide Ă  bord). En effet, les organismes d’application de la loi dĂ©signĂ©s comptent sur le fait que les embarcations de plaisance sont munies d’un permis en bonne et due forme lorsqu’ils mènent des activitĂ©s d’application de la loi, notamment pour identifier et tenir pour responsables des pilotes d’embarcations qui peuvent enfreindre d’autres exigences rĂ©glementaires (par exemple conduire une embarcation de plaisance de manière dangereuse, ne pas transporter l’équipement de sĂ©curitĂ© requis, permettre Ă  une personne de moins de 16 ans de conduire une motomarine seule). Si les renseignements portant sur les permis sont inexacts, les organismes d’application de la loi dĂ©signĂ©s peuvent ĂŞtre obligĂ©s de communiquer avec plusieurs personnes pour dĂ©terminer et tenir pour responsable le bon titulaire de permis. Dans un cas, jusqu’à 15 personnes ont dĂ» ĂŞtre contactĂ©es avant de trouver le bon titulaire de permis d’embarcation de plaisance.

Soutien à l’application de la LEBAD

L’application de la LEBAD repose sur la capacitĂ© d’identifier avec prĂ©cision les propriĂ©taires de bâtiments Ă  l’aide des donnĂ©es du SEDPEP. La LEBAD, qui est entrĂ©e en vigueur le 30 juillet 2019, interdit l’abandon de bâtiment et prĂ©voit des amendes ou des pĂ©nalitĂ©s strictes pour faire respecter l’interdiction. Elle permet Ă©galement au gouvernement du Canada de recouvrer les coĂ»ts et les dĂ©penses engagĂ©s auprès des propriĂ©taires d’épaves ou de bâtiments abandonnĂ©s ou dangereux lorsque le gouvernement du Canada prend des mesures pour remĂ©dier au problème. Il a Ă©tĂ© notĂ© lors des sĂ©ances de mobilisation nationalesrĂ©fĂ©rence 7 de la LEBAD et grâce Ă  des tĂ©moignages lorsque la Loi a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e devant le ComitĂ© permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivitĂ©s de la Chambre des communes, que les lacunes actuelles du système de dĂ©livrance de permis pour les embarcations de plaisance constituent un problème pour l’application de la LEBAD et que la rĂ©ussite de sa mise en Ĺ“uvre passe par un rĂ©gime de dĂ©livrance de permis plus rigoureux.

Portée des embarcations de plaisance ayant besoin de PEP

ConformĂ©ment au RPB, un permis est exigĂ© pour toutes les embarcations de plaisance qui sont Ă©quipĂ©es (mĂŞme provisoirement) d’un ou de plusieurs moteurs de propulsion primaire dont la puissance totale est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  7,5 kilowatts (c’est-Ă -dire 10 chevaux-vapeur), quelle que soit la taille de l’embarcation de plaisance. Ces exigences ont une portĂ©e limitĂ©e, car certaines embarcations de plaisance, comme les bâtiments propulsĂ©s par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres, ne sont pas actuellement assujetties aux exigences de dĂ©livrance de permis. Par consĂ©quent, Transports Canada n’est pas en mesure de reconnaĂ®tre facilement les exploitants de ces bâtiments en cas d’urgence, de naufrage ou d’abandon de bâtiment, ni de s’assurer que les exploitants se conforment aux exigences rĂ©glementaires des programmes maritimes et environnementaux.

Aucuns frais pour les services de délivrance de permis d’embarcation de plaisance

Transports Canada n’impose aucuns frais pour les services de délivrance de permis d’embarcation de plaisance. De ce fait, les coûts du programme, qui profitent uniquement aux titulaires de PEP, sont entièrement à la charge des contribuables canadiens. Cette situation représente un défi pour Transports Canada, puisque les fonds nécessaires à la gestion du programme de délivrance de permis d’embarcation de plaisance proviennent de l’argent des contribuables et non de ceux qui bénéficient directement des services.

Renseignements inexacts dans la base de données des CIF

Le CIF est composĂ© des trois premiers chiffres du numĂ©ro d’identification de coque Ă  12 chiffres d’un bâtiment, utilisĂ© pour identifier les bâtiments afin de s’assurer qu’ils sont conformes aux règlements de sĂ©curitĂ©. L’utilisation de CIF Ă  3 chiffres et de numĂ©ros d’identification de coque numĂ©riques Ă  12 chiffres est une norme utilisĂ©e par le Canada, les États-Unis d’AmĂ©rique (É.-U.) et l’Union europĂ©enne (UE). Comme les CIF sont constituĂ©s d’une combinaison de trois chiffres, il n’y a qu’un nombre limitĂ© de combinaisons possibles. ConformĂ©ment Ă  une entente entre la Garde cĂ´tière amĂ©ricaine et Transports Canada, le Canada est autorisĂ© Ă  attribuer des CIF aux fabricants canadiens en utilisant le mĂŞme bassin de CIF disponibles que la Garde cĂ´tière amĂ©ricaine utilise. ConformĂ©ment Ă  cet accord, le Canada Ă©met des CIF commençant par les lettres Q, Y et Z, tandis que les États-Unis dĂ©livrent des CIF en commençant par les lettres restantes de l’alphabet. Transports Canada travaille activement Ă  la mise Ă  jour de la base de donnĂ©es des CIF, afin de s’assurer que ceux qui sont attribuĂ©s Ă  des entreprises inactives peuvent ĂŞtre rĂ©attribuĂ©s de façon appropriĂ©e. Il est essentiel que les CIF soient disponibles pour ĂŞtre attribuĂ©s aux fabricants et aux importateurs actifs, afin de s’assurer que les bâtiments fabriquĂ©s ou importĂ©s pour la vente au Canada sont conformes aux exigences de sĂ©curitĂ© du RPB. Bien que Transports Canada ne soit pas actuellement Ă  court de CIF disponibles, il est important de libĂ©rer les codes associĂ©s Ă  des entreprises inactives afin qu’ils puissent ĂŞtre rĂ©affectĂ©s.

La réaffectation des CIF a présenté des défis, car Transports Canada bénéficie d’un pouvoir limité pour annuler un CIF pour des raisons de non-conformité réglementaire. Le RPB n’impose pas aux fabricants, constructeurs, reconstructeurs et importateurs de bâtiments de tenir à jour leurs coordonnées. Bien que les détenteurs de CIF le fassent dans la pratique et que d’autres moyens soient utilisés pour valider les coordonnées (par exemple par l’intermédiaire des rapports annuels de production et des déclarations de conformité soumis par les détenteurs de CIF), des dossiers obsolètes existent toujours dans la base de données pour les entreprises qui ont omis d’informer Transports Canada de leur état d’activité. Plusieurs de ces entreprises semblent inactives et, par conséquent, n’ont plus besoin d’un CIF. Bien que Transports Canada mette tout en œuvre pour vérifier le statut de ces entreprises, notamment par téléphone, courriel et télécopieur, le RPB ne permet pas à Transports Canada d’invoquer la non-conformité à la réglementation, par exemple l’omission de mise à jour des coordonnées, pour justifier la réattribution d’un CIF.

Objectif

Le Règlement permettra de rĂ©aliser ce qui suit :

Description

Période de validité des permis

Le Règlement permettra d’établir une nouvelle pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans pour les PEP, ce qui facilitera les mises Ă  jour des renseignements portant sur les titulaires de permis. La pĂ©riode de validitĂ© des permis d’embarcation de plaisance dans le SEDPEP correspondra Ă  celle des autres embarcations inscrites au RPB. Ainsi, la pĂ©riode de validitĂ© de permis mise Ă  jour permettra de s’assurer que les petits bâtiments exploitĂ©s au Canada, y compris les embarcations de plaisance, seront soumis Ă  un cycle de renouvellement de cinq ans.

Le Règlement nĂ©cessitera aussi que les permis Ă  vie dĂ©livrĂ©s avant le 29 avril 2010 soient renouvelĂ©s tous les cinq ans. Cela permettra Ă  Transports Canada de mettre Ă  jour les donnĂ©es du SEDPEP pour les quelques 1,5 million de permis Ă  vie et aidera Ă  dĂ©terminer si des embarcations de plaisance munies de permis ne sont plus en service.

Les permis Ă  vie seront progressivement supprimĂ©s sur une pĂ©riode de cinq ans et, s’ils sont renouvelĂ©s par le titulaire du permis, seront soumis au rĂ©gime de validitĂ© de cinq ans. Transports Canada annoncera ces changements par le biais de ses canaux de communication habituels. Au cours de l’approche de retrait progressif, si un titulaire de permis omet de demander le renouvellement de son permis avant la date limite fixĂ©e par règlement, le permis Ă  vie expirera. Étant donnĂ© que le taux de renouvellement des PEP de 10 ans au cours des 2 dernières annĂ©es n’était que de 15 %, nous nous attendons Ă  un faible taux de transition vers le cycle de renouvellement de 5 ans pour les permis Ă  vie. Qui plus est, de nombreux anciens dossiers de permis Ă  vie ne contiennent pas les coordonnĂ©es des titulaires de permis. Par consĂ©quent, Transports Canada prĂ©voit que la plupart des permis Ă  vie seront annulĂ©s, en particulier ceux qui ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s il y a plus de 20 ans.

Dans la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, la date d’expiration de la première phase des permis Ă  vie avait Ă©tĂ© fixĂ©e au 31 dĂ©cembre 2024. Cette date a toutefois Ă©tĂ© repoussĂ©e parce qu’il y a eu des retards dans la publication de la version dĂ©finitive du Règlement. Par consĂ©quent, la date d’expiration de chaque phase des permis Ă  vie a Ă©tĂ© reportĂ©e d’un an. La première phase doit maintenant expirer le 31 mars 2026. La deuxième phase expirera 9 mois plus tard, le 31 dĂ©cembre 2026. Chaque phase successive expirera exactement un an après la date d’expiration de la phase prĂ©cĂ©dente. Les deux premières phases d’expiration des licences Ă  vie sont plus courtes que les autres, respectivement environ 3 mois et 9 mois, car Transports Canada ne prĂ©voit pas beaucoup de renouvellements de licences au cours de ces phases. Les permis de 10 ans existants demeureront valides jusqu’à leur expiration naturelle. Cependant, ils seront assujettis au nouveau rĂ©gime de validitĂ© de 5 ans une fois qu’ils seront renouvelĂ©s ou encore transfĂ©rĂ©s. Si le titulaire de permis ne renouvelle pas son permis après son expiration, celui-ci sera indiquĂ© comme « expirĂ© Â» dans le SEDPEP.

Une campagne d’éducation et de sensibilisation du public sera entreprise à l’échelle du Canada, dans les deux langues officielles, afin d’informer les titulaires de PEP des nouvelles exigences en matière de permis et des responsabilités de gestion des bâtiments. Cette campagne visera également à informer les titulaires de PEP dont les coordonnées sont obsolètes des obligations qui leur incombent. Les partenariats existants du Bureau de la sécurité nautique seront mis à profit pour promouvoir ce message dans tout le Canada, y compris au sein des collectivités nordiques et éloignées. Toute personne qui continue d’utiliser son embarcation de plaisance avec un PEP périmé ou annulé commet une infraction au Règlement sur les petits bâtiments et est passible d’une amende.

Transfert de permis, nouveaux permis et mises Ă  jour des renseignements du PEP

Dans le cadre du Règlement, une embarcation de plaisance ne pourra pas ĂŞtre utilisĂ©e tant que le propriĂ©taire n’aura pas obtenu un permis. Une erreur a Ă©tĂ© dĂ©celĂ©e Ă  la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada. En effet, le Règlement n’incluait pas le dĂ©lai pendant lequel une embarcation de plaisance peut ĂŞtre utilisĂ©e Ă  la suite de la prĂ©sentation d’une demande de transfert de permis, mais avant l’obtention du permis. Le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de prĂ©ciser qu’une embarcation de plaisance peut ĂŞtre utilisĂ©e pour une pĂ©riode maximale de 30 jours après le dĂ©pĂ´t de la demande de transfert de permis, mais avant l’émission d’un permis, Ă  condition que des documents confirmant les nom et adresse du nouveau propriĂ©taire ainsi que la date du transfert de propriĂ©tĂ© soient conservĂ©s Ă  bord (comme cela avait Ă©tĂ© soulignĂ© prĂ©cĂ©demment dans le cadre de la consultation Parlons transport). Ă€ la suite de la prĂ©sentation d’une demande de transfert de permis, les demandeurs recevront un permis temporaire qui sera valide pour une pĂ©riode de 30 jours, ou encore jusqu’à ce qu’ils reçoivent leur permis officiel. ConformĂ©ment aux normes de service de Transports Canada, les personnes qui demandent un nouveau permis en ligne devraient recevoir le permis officiel dans les cinq jours ouvrables. La norme de service de Transports Canada pour le traitement des demandes envoyĂ©es par la poste est Ă©galement de cinq jours, en sus des dĂ©lais d’envoi postal.

Le Règlement rĂ©duira Ă©galement de 90 Ă  30 jours la pĂ©riode pendant laquelle un titulaire de permis peut utiliser son embarcation de plaisance Ă  la suite du changement de nom ou d’adresse inscrit sur le permis en attendant la mise Ă  jour de celui-ci. L’obligation d’avoir les documents pertinents Ă  bord dans les deux cas restera en place. Dans l’ensemble, ces changements amĂ©lioreront la fiabilitĂ© des donnĂ©es contenues dans le SEDPEP.

Annulation d’un PEP

Le RPB dĂ©crit les scĂ©narios dans lesquels le ministre des Transports « peut Â» annuler un permis (par exemple s’il s’agit d’un permis de dĂ©monstration et que le titulaire du permis a demandĂ© une annulation, ou si le permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© par erreur). Le Règlement spĂ©cifiera que le ministre des Transports « doit Â» annuler un permis dans les circonstances suivantes : (i) le propriĂ©taire ou le titulaire du permis de dĂ©monstration demande l’annulation; (ii) le ministre a des motifs raisonnables de croire que le permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© sur la base d’informations fausses ou trompeuses, ou que les exigences en matière de permis ne sont plus remplies; ou (iii) le permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© par erreur. Le Règlement introduira Ă©galement l’obligation pour les utilisateurs d’embarcation de plaisance de soumettre au ministre une demande d’annulation de permis d’embarcation de plaisance s’ils ont cessĂ© d’utiliser l’embarcation parce qu’elle n’est plus en Ă©tat de naviguer.

Dans l’éventualitĂ© oĂą le ministre des Transports annule un permis puisqu’il a des motifs raisonnables de croire que le permis a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© sur la base de renseignements faux ou trompeurs, ou sur la base de motifs raisonnables de croire que les exigences en matière de dĂ©livrance de permis ne sont plus respectĂ©es, le ministre doit aviser le titulaire de permis par Ă©crit : (i) du motif de l’annulation proposĂ©e; (ii) de la date Ă  laquelle l’annulation prend effet et (iii) que le titulaire de permis peut prĂ©senter des observations Ă©crites au ministre au sujet de l’annulation proposĂ©e dans les 30 jours suivant la rĂ©ception de la notification. Si le ministre annule un permis qui a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© par erreur, la notification envoyĂ©e au dĂ©tenteur du permis ne doit contenir que la raison et la date de l’annulation.

Le Règlement fera en sorte que les embarcations de plaisance qui ne sont plus en service soient inscrites comme inactives dans le SEDPEP, ce qui donnera à Transports Canada une idée claire du nombre d’embarcations de plaisance actuellement en service au Canada.

Portée des embarcations de plaisance ayant besoin de PEP

Le Règlement élargira les exigences en matière de permis d’embarcation de plaisance pour qu’elles s’appliquent à toutes les embarcations de plaisance propulsées par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres, à l’exception des bâtiments à propulsion humaine (par exemple kayaks, canots, bateaux-dragons). L’élargissement des exigences en matière de permis aux bâtiments propulsés par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres fournira un ensemble de données plus complet sur les embarcations de plaisance dans le SEDPEP. Cela renforcera également l’identification des propriétaires de ces bâtiments pour les agences de recherche et de sauvetage en cas d’intervention d’urgence et pour les organismes d’application de la loi désignés afin de s’assurer que les titulaires de permis pour ces bâtiments respectent les exigences réglementaires des programmes maritimes et environnementaux, comme la LEBAD.

L’élargissement des exigences en matière de permis aux bâtiments propulsĂ©s par le vent qui ont une longueur de plus de six mètres entrera en vigueur deux ans après la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les utilisateurs des embarcations de plaisance concernĂ©es pourront obtenir leur permis Ă  tout moment pendant cette pĂ©riode de deux ans. Les utilisateurs qui n’auraient pas obtenu leur permis Ă  la fin de la pĂ©riode de deux ans et qui continueraient d’utiliser leur embarcation ne seront pas en conformitĂ© avec le RPB et pourraient faire l’objet d’une mesure d’application du Règlement (un avertissement, une amende ou une poursuite par voie sommaire). Ces nouvelles exigences seront communiquĂ©es dans le cadre de la campagne d’éducation et de sensibilisation du projet.

Instauration de frais de service pour les services de délivrance de permis d’embarcation de plaisance

Le Règlement introduira de nouveaux frais de service de 24 $ pour les titulaires de PEP pour :

Ces frais ne s’appliqueront pas aux personnes qui dĂ©clarent utiliser leur embarcation de plaisance pour exercer leurs droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Ces frais de service ne s’appliqueront pas Ă  la modification de renseignements personnels (par exemple une adresse ou un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone) ou Ă  l’annulation d’un permis, afin de ne pas dĂ©courager les titulaires de permis de tenir leurs renseignements Ă  jour. Transports Canada s’attend Ă  ce que le Règlement augmente le nombre annuel de transactionsrĂ©fĂ©rence 8 de PEP traitĂ©es ainsi que les coĂ»ts associĂ©s au programme. Ainsi, les coĂ»ts recouvrĂ©s grâce aux frais de service aideront Ă  couvrir une partie des coĂ»ts associĂ©s Ă  l’administration du programme de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance, qui a Ă©tĂ© financĂ© Ă  100 % par les contribuables canadiens.

Les coĂ»ts d’administration du programme de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance varient d’une annĂ©e Ă  l’autre, selon le nombre de transactions de permis traitĂ©es. D’après une analyse des coĂ»ts, il en coĂ»te 27,97 $ Ă  Transports Canada pour traiter une transaction de PEP. Les nouveaux frais de service proposĂ©s de 24 $ par transaction correspondront Ă  un taux de recouvrement des coĂ»ts de 86 % pour Transports Canada, ce qui rééquilibrera le fardeau financier des coĂ»ts d’administration du programme entre les contribuables canadiens et les titulaires de PEP; ces derniers Ă©tant les principaux bĂ©nĂ©ficiaires du programme.

Le montant des frais de service de 24 $ a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© en fonction du niveau d’effort dĂ©ployĂ© pour fournir les services de dĂ©livrance de permis (que Transports Canada confie Ă  une tierce partie), des avantages obtenus par les titulaires de PEP et de la capacitĂ© des propriĂ©taires d’embarcations de plaisance Ă  absorber ces nouveaux frais de service, qui est comparable Ă  des frais semblables dans d’autres compĂ©tences.

Les frais de service respectent les exigences de la Loi sur les frais de service (LFS) et de ses instruments connexes, comme la Directive sur l’imputation et les autorisations financières spĂ©ciales. ConformĂ©ment Ă  ces exigences, Transports Canada a Ă©laborĂ© une proposition de frais et l’a soumise au SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCTC) en aoĂ»t 2020, avant d’entamer une consultation publique sur les frais et le Règlement en novembre 2020.

De plus, le Règlement comprend une clause qui ajustera les frais annuellement en fonction de l’inflation. Cette « variable d’ajustement Â» permettra de s’assurer que les frais de service suivent le rythme de l’augmentation des coĂ»ts d’administration du programme de PEP au fil du temps. Cela signifie fondamentalement que les titulaires de PEP, qui sont les principaux bĂ©nĂ©ficiaires du service, doivent continuer de payer les coĂ»ts du programme, conformĂ©ment Ă  l’objectif rĂ©glementaire visĂ©. La proposition de frais initiale stipulait que Transports Canada pourrait adopter cette approche.

Ă€ la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, la clause relative Ă  la « variable d’ajustement Â» a Ă©tĂ© modifiĂ©e afin de s’harmoniser avec les changements apportĂ©s Ă  la LFS et Ă  d’autres règlements de Transports Canada. Cette mise Ă  jour prĂ©cise que, si la variation en pourcentage de l’inflation au cours d’une annĂ©e donnĂ©e se fait entre -0,99 % et 0,99 %, les frais ne seront pas rajustĂ©s cette annĂ©e-lĂ , et le montant de ce pourcentage sera reportĂ© Ă  l’annĂ©e suivante.

Applicabilité du Règlement sur les frais de faible importance

Comme les frais de service sont infĂ©rieurs Ă  51 $, ils seront estimĂ©s comme des frais de « faible importance Â» en vertu du Règlement sur les frais de faible importance. Par consĂ©quent, conformĂ©ment au paragraphe 22(1) de la LFS, les frais seront exemptĂ©s de plusieurs conditions stipulĂ©es dans la Loi, notamment concernant la consultation, les normes de rendement, les remises et l’ajustement annuel.

Cependant, Transports Canada a quand mĂŞme l’intention de respecter l’esprit de la LFS pour la plupart des aspects des frais de PEP, malgrĂ© la dĂ©signation de « faible importance Â». Par exemple, Transports Canada a consultĂ© de manière approfondie les parties prenantes au sujet des modifications susmentionnĂ©es, y compris sur les frais proposĂ©s. Comme il est indiquĂ© ci-dessus, les frais seront assujettis Ă  une clause d’ajustement annuel. Enfin, bien que les normes de rendement ne soient pas obligatoires pour les frais de faible importance, Transports Canada s’efforcera de s’en tenir Ă  la norme de service de cinq jours, comme indiquĂ© dans la section Normes de service ci-dessous. Cela permettra Ă©galement de se conformer aux exigences de la Politique sur les services et le numĂ©rique et de la Directive sur les services et le numĂ©rique. Il convient de noter que l’exemption de remise pour les frais de faible importance restera en vigueur. Autrement dit, Transport Canada n’aura pas besoin de remettre une partie des frais de PEP Ă  un client dans le cas oĂą une norme de service ne serait pas respectĂ©e.

Liaison avec la proposition pour le Fonds d’assainissement concernant les bâtiments

Dans le cadre d’un projet de règlement distinct, Transports Canada propose Ă©galement la crĂ©ation d’une redevance rĂ©glementaire pour financer le Fonds d’assainissement concernant les bâtiments, qui appuierait les mesures Ă  l’égard des Ă©paves et des bâtiments abandonnĂ©s ou dangereux. La redevance, qui viendrait s’ajouter aux frais de service pour l’obtention d’un nouveau PEP, le transfert d’un PEP ou le renouvellement d’un PEP, serait perçue en mĂŞme temps. Les dĂ©tails sont expliquĂ©s dans la Proposition de redevance rĂ©glementaire (frais) du Fonds d’assainissement concernant les bâtimentsrĂ©fĂ©rence 9. Une consultation en ligne portant sur cette proposition a eu lieu sur le site Web de Transports Canada d’aoĂ»t 2021 Ă  janvier 2022. D’autres consultations ont eu lieu depuis 2022, notamment dans le cadre de sĂ©ances de consultation au Conseil consultatif maritime canadien, au Symposium sur la mer des Salish, ainsi qu’à divers forums rĂ©gionaux de dialogue sur le Plan de protection des ocĂ©ans. Les parties prenantes auront ultĂ©rieurement d’autres occasions de fournir des commentaires portant sur le fonds proposĂ© une fois que le projet de règlement aura fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Processus de présentation d’une demande

Comme c’est le cas actuellement, les titulaires de permis pourront soumettre des demandes en ligne ou par courrier pour les nouveaux PEP, mais aussi pour les demandes de renouvellement, de transfert ou de remplacement d’un PEP existant. Conformément aux conditions actuelles, les titulaires de permis ne pourront annuler leur PEP que par la poste, à condition que la demande soit complète et accompagnée d’une note expliquant le motif de l’annulation, ainsi que des documents justificatifs appropriés. Le fait d’accepter les annulations uniquement par la poste contribue à éviter les annulations erronées (par exemple lorsqu’une embarcation de plaisance est vendue et que l’ancien titulaire du PEP annule le permis alors qu’il incombe au nouveau titulaire de transférer le PEP à son nom).

Transports Canada continuera à envoyer les PEP par courriel à ceux qui ont présenté leur demande en ligne et par la poste à ceux dont la demande a été reçue par courrier postal, à condition que la demande soit complète et accompagnée de tous les documents justificatifs.

Code d’identification du fabricant

Le Règlement obligera les dĂ©tenteurs de CIF Ă  informer Transports Canada de tout changement de nom, d’adresse ou d’autres coordonnĂ©es dans les 30 jours suivant le changement. Il est important que les coordonnĂ©es soient Ă  jour, car elles permettent Ă  Transports Canada de communiquer avec les dĂ©tenteurs de CIF afin d’assurer une surveillance adĂ©quate et le respect du RPB. Bien que dans la pratique toutes les entreprises actives qui dĂ©tiennent des CIF confirment rĂ©gulièrement leurs coordonnĂ©es en soumettant des documents Ă  Transports Canada — comme les dĂ©clarations de conformitĂ© et les rapports annuels de production — l’officialisation de cette exigence assurera que les entreprises qui ne sont pas actives, et qui ne mettent donc pas Ă  jour leurs coordonnĂ©es, pourront voir leur CIF rĂ©attribuĂ© lorsque Transports Canada aura Ă©puisĂ© les mĂ©thodes pour les contacter. Comme l’obligation de tenir Ă  jour leurs coordonnĂ©es est dĂ©jĂ  mise en pratique par toutes les entreprises actives qui dĂ©tiennent des CIF, le Règlement n’entraĂ®nera aucun fardeau administratif pour celles-ci.

Changements apportĂ©s Ă  la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le RPB stipule qu’il est interdit d’utiliser ou de permettre Ă  une autre personne d’utiliser une embarcation de plaisance Ă  moins que : (i) un permis ait Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© Ă  l’égard de l’embarcation; (ii) une copie du permis soit conservĂ©e Ă  bord; et (iii) le nom et l’adresse du propriĂ©taire sur le permis sont exacts. Le Règlement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada incluait une modification, Ă  l’article 101, qui aurait tenu le propriĂ©taire de l’embarcation de plaisance expressĂ©ment responsable dans le cas d’une utilisation non conforme au règlement. Cette disposition aurait créé des enjeux pour les organismes d’application de la loi dans les cas oĂą une personne, autre que le propriĂ©taire, utiliserait une embarcation de plaisance en violation de la rĂ©glementation, puisqu’il leur serait impossible de prendre des mesures d’application de la loi Ă  leur encontre. Le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de conserver le libellĂ© original du RPB afin que des mesures d’application de la loi puissent ĂŞtre prises contre toute personne utilisant une embarcation de plaisance, et ce, mĂŞme si elle n’en est pas propriĂ©taire. Des mises Ă  jour ont Ă©galement Ă©tĂ© apportĂ©es au Règlement afin de clarifier les exigences suivantes pour les titulaires de permis d’embarcations de plaisance : (i) de mettre Ă  jour leurs coordonnĂ©es dans les 30 jours suivant le changement de leurs renseignements; et (ii) de demander un transfert de permis dans les 30 jours suivant l’achat d’une embarcation de plaisance.

En rĂ©sumĂ©, les modifications apportĂ©es au Règlement Ă  la suite de sa publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada comprennent les points suivants :

Élaboration de la réglementation

Consultations prĂ©cĂ©dant la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada

Depuis 2016, des consultations concernant les améliorations à apporter aux permis d’embarcations de plaisance ont eu lieu régulièrement dans le cadre des réunions annuelles et régionales du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) et de réunions du Conseil consultatif national sur la navigation de plaisance (CCNNP), qui sont composées de parties prenantes ayant un intérêt pour la navigation de plaisance.

Des consultations ont eu lieu de 2016 Ă  2018 (dans le cadre du Plan de protection des ocĂ©ans) sur la StratĂ©gie nationale relative aux bâtiments abandonnĂ©s et aux Ă©paves, y compris la LEBAD, ainsi que sur les efforts visant Ă  amĂ©liorer l’identification des propriĂ©taires de bâtiments. Dans l’ensemble, les parties prenantes, y compris l’industrie maritime et les associations commerciales; les organismes d’application de la loi; les organismes de sĂ©curitĂ© nautique; les plaisanciers; les fournisseurs de cours de sĂ©curitĂ© nautique; les dĂ©fenseurs de la sĂ©curitĂ© nautique; les marchands d’embarcations de plaisance; les associations reprĂ©sentant les villĂ©giateurs; les associations reprĂ©sentant les pĂŞcheurs Ă  la ligne, les chasseurs, les trappeurs et les pĂŞcheurs sportifs; et le grand public s’est dit en faveur d’une responsabilitĂ© accrue des propriĂ©taires de bâtiments abandonnĂ©s ou d’épaves, ainsi que de la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer l’identification des propriĂ©taires de bâtiments. Les organismes d’application de la loi ont Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ©s, en mars 2019, lors d’une table ronde nationale portant sur l’application de la loi et leurs commentaires ont contribuĂ© Ă  Ă©clairer le Règlement.

Ă€ partir de 2019, Transports Canada a communiquĂ© aux parties prenantes prĂ©sentent aux rĂ©unions du CCMC et du CCNNP les changements proposĂ©s au RPB afin de rĂ©pondre aux prĂ©occupations concernant la dĂ©livrance de permis d’embarcations de plaisance. Les parties prenantes se sont montrĂ©es gĂ©nĂ©ralement favorables aux modifications proposĂ©es. La plupart des commentaires reçus tout au long de ces sĂ©ances portaient sur les modifications visant Ă  rĂ©duire les pĂ©riodes de validitĂ© des permis et sur l’instauration de frais de service. Lors d’une rĂ©union du CCMC Ă  l’automne 2019, un reprĂ©sentant de l’application de la loi a soulignĂ© l’importance d’une pĂ©riode de validitĂ© des permis plus courte — infĂ©rieure Ă  cinq ans — en faisant remarquer que les pĂ©riodes de validitĂ© plus longues contribuent Ă  l’inexactitude des renseignements portant sur les propriĂ©taires d’embarcations, ce qui, par consĂ©quent, entraĂ®ne des retards pour retrouver les titulaires de permis. Bien que cette suggestion ait Ă©tĂ© prise en compte Ă  la rĂ©union de l’automne 2019 du CCMC et Ă  la Table ronde nationale sur l’application de la loi de mars 2019, Transports Canada est allĂ© de l’avant avec une pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans, afin d’être cohĂ©rent avec la pĂ©riode d’enregistrement des autres bâtiments. Il a Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© lors de la rĂ©union du CCMC de l’automne 2019 que le manque de sensibilisation du public aux exigences liĂ©es au PEP serait un facteur contributif Ă  l’inexactitude des renseignements portant sur les propriĂ©taires de bâtiments. Par consĂ©quent, suivant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement, Transports Canada lancera une campagne de sensibilisation et d’éducation au moyen de publicitĂ©s payantes concernant les exigences en matière de permis. Cette campagne publicitaire dĂ©butera au printemps 2026 et durera environ un an. Par la suite, les exigences mises Ă  jour en matière de dĂ©livrance de permis seront intĂ©grĂ©es dans les documents de communication continus. Des mises Ă  jour seront Ă©galement communiquĂ©es au public au moyen des rĂ©seaux sociaux, des sources de nouvelles canadiennes et des pages Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique.

Lors des réunions du CCMC et du CCNNP de 2021, les parties prenantes ont été informées des modifications proposées au RPB et ont eu un aperçu de la récente consultation en ligne Parlons transport, y compris de la Proposition de frais pour le Programme de délivrance de permis d’embarcation de plaisance (détaillée ci-dessous). Aucune objection n’a été soulevée au sujet du Règlement, y compris les frais de service proposés.

Lors des rĂ©unions du CCMC et du CCNNP du printemps 2023, les parties prenantes ont Ă©tĂ© avisĂ©es de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, aux fins de commentaires, au printemps 2023. Lors de la rĂ©union du CCMC de l’automne 2023, les parties prenantes ont reçu un aperçu des commentaires reçus au cours de la pĂ©riode de consultation relative Ă  la publication prĂ©alable du Règlement et ont Ă©tĂ© avisĂ©es qu’un rapport « Ce que nous avons entendu Â» rĂ©sumant les commentaires serait publiĂ© en ligne. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par les parties prenantes au sujet du Règlement Ă  ce stade.

Parlons transport

Du 12 novembre 2020 au 15 janvier 2021, Transports Canada a tenu une consultation en ligne portant sur le Règlement au moyen de sa page Web Parlons transport, dont la promotion pour le public a Ă©tĂ© effectuĂ©e au moyen des mĂ©dias sociaux. Cette consultation comportait Ă©galement la Proposition de frais pour le Programme de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance. En outre, Transports Canada a tenu trois sĂ©ances de consultation virtuelle avec les parties prenantes afin de prĂ©senter le Règlement. Au total, ces consultations ont permis de recueillir environ 900 commentaires portant sur le Règlement. En raison d’inquiĂ©tudes au sujet de l’augmentation potentielle des coĂ»ts du programme de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance, un faible nombre de participants se sont opposĂ©s Ă  la proposition visant Ă  diminuer la pĂ©riode de validitĂ© d’un permis Ă  cinq ans. De plus, les participants ont proposĂ© des mesures alternatives que Transports Canada pourrait appliquer afin d’amĂ©liorer la validitĂ© des renseignements concernant les titulaires de permis, comme une plus grande sensibilisation aux exigences en matière de dĂ©livrance de permis et l’envoi d’avis d’expiration aux titulaires de permis. Bien que Transports Canada s’est efforcĂ© de faire davantage de sensibilisation quant aux exigences reliĂ©es Ă  l’émission de permis et a commencĂ© et continuera Ă  envoyer des avis d’expiration par courriel aux titulaires de permis, la modification introduite qui vise Ă  rĂ©duire la pĂ©riode de validitĂ© Ă  cinq ans reste inchangĂ©e. Ceci est cohĂ©rent avec les commentaires reçus des organismes d’application de la loi, qui ont fait valoir qu’une pĂ©riode de validitĂ© des permis plus courte favoriserait l’actualisation des renseignements en rapport avec les permis, et au manque d’opposition reçu Ă  ce sujet de la part des parties prenantes durant les sessions de consultation virtuelle a Ă©galement Ă©tĂ© pris en compte. La dĂ©cision de rĂ©duire la pĂ©riode de validitĂ© repose Ă©galement sur une comparaison des pĂ©riodes de validitĂ© dans d’autres compĂ©tences.

Bien que limités, les commentaires reçus à propos de l’élargissement de l’application des exigences en matière de permis étaient généralement mitigés. Quelques participants étaient en faveur de l’élargissement des exigences en matière de permis afin d’inclure toutes les embarcations motorisées et les embarcations de plaisance à moteur électrique, tandis que d’autres s’opposaient à l’élargissement des exigences pour inclure toutes les embarcations de plaisance de plus six mètres de long, comme les voiliers, qui ne sont pas actuellement assujettis aux exigences en matière de permis. Compte tenu des défis auxquels font face les organismes d’application de la loi désignés lorsqu’ils interviennent dans des situations d’urgence impliquant des voiliers sans permis, Transports Canada a décidé d’aller de l’avant avec l’élargissement de la portée des exigences en matière de permis et d’inclure les bâtiments propulsés par le vent ayant une longueur de plus de six mètres. Cette portée élargie permettra ainsi à Transports Canada de mieux surveiller la conformité réglementaire des voiliers.

Bien que Transports Canada ait menĂ© de vastes consultations sur le changement visant Ă  Ă©largir l’application des exigences en matière de dĂ©livrance de permis, il n’y a pas eu de consultation explicite portant sur la pĂ©riode de grâce de deux ans qui est mise en Ĺ“uvre pour les utilisateurs d’embarcations de plaisance propulsĂ©es par le vent, qui sont nouvellement assujetties aux exigences de dĂ©livrance de permis. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e au sujet du dĂ©lai de grâce de deux ans pendant la pĂ©riode de commentaires de la Partie I de la Gazette du Canada.

Les points de vue des parties prenantes Ă©taient Ă©galement partagĂ©s Ă  l’égard de la modification au Règlement visant Ă  rĂ©duire le dĂ©lai accordĂ© aux titulaires de permis pour notifier Transports Canada des changements apportĂ©s aux informations relatives au permis. Certains estimant que 30 jours ne constituaient pas un dĂ©lai suffisant pour transfĂ©rer un permis entre vendeurs et acheteurs, tandis que d’autres indiquaient que les changements devraient ĂŞtre instantanĂ©s. En raison des amĂ©liorations apportĂ©es au système de dĂ©livrance de permis de Transports Canada, qui permet de faire une demande de PEP en ligne qui sera traitĂ©e en cinq jours, ainsi que grâce aux donnĂ©es reçues des organismes d’application de la loi en faveur de dĂ©lais plus courts pour la mise Ă  jour des permis, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de maintenir le dĂ©lai proposĂ© de 30 jours.

Environ la moitiĂ© des rĂ©pondants n’étaient pas d’accord sur le principe d’introduction de frais et l’autre moitiĂ© n’avaient pas d’opinion ou Ă©taient favorables au principe selon lequel ceux qui bĂ©nĂ©ficient directement d’un service devraient payer une plus grande part des coĂ»ts. Environ la moitiĂ© des rĂ©pondants ont indiquĂ© que des frais de 15 $, comme cela avait Ă©tĂ© proposĂ© Ă  l’époque, pour traiter une demande de nouveau permis d’embarcation de plaisance, semblaient très raisonnables et ont ajoutĂ© que cela reprĂ©senterait un faible coĂ»t par rapport aux coĂ»ts de possession et d’utilisation d’une embarcation de plaisance. De plus, certains espĂ©raient que le produit des frais soutiendrait la sĂ©curitĂ© nautique, l’infrastructure de la navigation de plaisance ou la gestion des bâtiments abandonnĂ©s. Une dĂ©composition complète des commentaires figure dans le rapport Ce que nous avons entendu publiĂ© sur le site Web de Transports Canada le 13 avril 2021.

Consultation concernant les exigences du CIF

Une consultation ciblĂ©e avec les parties prenantes touchĂ©es par les exigences proposĂ©es pour les dĂ©tenteurs de CIF de mettre Ă  jour leurs coordonnĂ©es a eu lieu Ă  l’étĂ© 2021. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e.

Répercussions de la pandémie de COVID-19

Bien que la pandĂ©mie de COVID-19 a eu des rĂ©percussions nĂ©gatives sur de nombreux aspects de l’économie canadienne, le secteur de la navigation de plaisance, quant Ă  lui, s’est dĂ©veloppĂ©. De mars Ă  dĂ©cembre 2020, Transports Canada a enregistrĂ© plus de 137 000 transactions de permis d’embarcation de plaisance, soit une augmentation de 20 % par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode en 2019. Par consĂ©quent, il Ă©tait clair que la pandĂ©mie de COVID-19 n’avait pas rĂ©duit l’intĂ©rĂŞt face Ă  l’achat et l’utilisation d’embarcations de plaisance. Étant donnĂ© que les frais de service proposĂ©s sont faibles par rapport au coĂ»t d’achat, d’utilisation et d’entretien d’une embarcation de plaisance, l’introduction de frais de service, mĂŞme dans le contexte de la pandĂ©mie de COVID-19, ne devrait pas avoir de rĂ©percussions sur les acquisitions de nouvelles embarcations de plaisance ou l’utilisation des embarcations de plaisance existantes. Ceci est cohĂ©rent avec les conclusions d’une Ă©tuderĂ©fĂ©rence 10 demandĂ©e par Transports Canada avant la pandĂ©mie et qui a conclu que l’introduction de frais modestes pour les embarcations de plaisance n’aurait pas de consĂ©quences perceptibles sur les dĂ©cisions d’achat ou d’utilisation d’embarcations de plaisance.

Consultation auprès d’autres ministères fédéraux

Transports Canada a confirmé l’appui de la Garde côtière canadienne pour le Règlement. Le Règlement améliorera la délivrance des permis d’embarcation de plaisance, favorisant l’appui du mandat de la Garde côtière canadienne pour ses opérations de recherche et sauvetage, et l’enlèvement des bâtiments préoccupants se trouvant dans les eaux de ses zones précises de compétence.

Commentaires reçus au cours de la pĂ©riode de commentaires de la Partie I de la Gazette du Canada

Le Règlement a Ă©tĂ© prĂ©alablement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada le 13 mai 2023, suivi d’une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. Au total, 837 commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part d’environ 465 personnes. Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus d’un Ă©ventail de personnes et de groupes, y compris l’industrie maritime, les organismes d’application de la loi, les groupes d’intĂ©rĂŞts spĂ©ciaux (par exemple les associations de chasseurs et de pĂŞcheurs Ă  la ligne), les communautĂ©s autochtones, les plaisanciers et le public. Les commentaires reçus au cours de la pĂ©riode de consultation de la Gazette du Canada sont accessibles au public en ligne.

Environ 85 % des commentaires reçus s’opposaient aux modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada (le projet de règlement). Environ 5 % des commentaires Ă©taient favorables ou encore partiellement favorables au projet de règlement et 5 % demandaient des Ă©claircissements ou des renseignements supplĂ©mentaires ou suggĂ©raient des mesures de rechange. Environ 5 % des commentaires restants portaient sur des points qui n’entrent pas dans le champ d’application du Règlement.

Un résumé des commentaires reçus lors de la publication préalable du Règlement, regroupés par thème, est également fourni ci-dessous.

Proposition dans son ensemble

Environ le quart des commentaires reçus au cours de la période de consultation portaient sur le projet de règlement dans son ensemble et non sur des exigences précises.

Environ 195 personnes ayant soumis des commentaires s’opposaient au projet de règlement. Bon nombre de ces personnes Ă©taient d’avis que le projet de règlement ne serait pas dans l’intĂ©rĂŞt public et constituerait une utilisation inefficace des ressources du gouvernement du Canada. Certaines personnes ont remis en question la capacitĂ© du gouvernement du Canada Ă  gĂ©rer le programme, notant que les coĂ»ts seraient disproportionnĂ©s par rapport aux avantages. Certaines de ces personnes ont affirmĂ© que le projet de règlement aurait des avantages limitĂ©s, y compris une incidence limitĂ©e sur la sĂ©curitĂ© et les efforts de recherche et sauvetage. D’autres personnes Ă©taient d’avis que le projet de règlement ne s’attaquait pas aux problèmes de sĂ©curitĂ© fondamentaux relatifs Ă  la navigation de plaisance et ne rĂ©soudrait rien, certaines jugeant mĂŞme que le programme de dĂ©livrance de permis devrait ĂŞtre abandonnĂ©.

La base de données des permis d’embarcations de plaisance est essentielle pour que Transports Canada et les organismes d’application de la loi soient en mesure d’identifier les titulaires de permis d’embarcation de plaisance et de mener des activités d’application de la loi et de surveillance sur ces embarcations. Ces activités sont nécessaires pour aider à maintenir la sécurité maritime, la protection de l’environnement et pour tenir responsables ceux qui ne sont pas conformes au RPB.

Bien que Transports Canada reconnaisse les préoccupations ci-dessus, le Règlement lui permettra de gérer le programme de délivrance de permis de façon plus judicieuse et efficace, afin d’atteindre les objectifs visés en fournissant des données plus exactes sur les titulaires de permis aux organismes d’application de la loi et aux groupes d’intervention d’urgence. Le Règlement a été élaboré sur la base de discussions avec des groupes de parties prenantes, y compris des organismes d’application de la loi, qui ont souligné la nécessité d’améliorer la qualité des données du programme de délivrance de permis aux embarcations de plaisance afin de faciliter les activités d’application de la loi et les interventions d’urgence. Alors que le Règlement traite précisément de la question de la délivrance de permis, Transports Canada élabore également activement d’autres projets de réglementation visant à améliorer la sécurité des embarcations de plaisance.

Bien que certaines personnes qui ont effectué des commentaires estiment que le système actuel de délivrance de permis est suffisant et que le gouvernement du Canada devrait se concentrer sur d’autres enjeux, certains croient qu’il doit être simplifié et rendu plus facile à administrer. D’autres personnes se sont dites préoccupées par le fait que le Règlement créerait un fardeau inutile pour les Canadiens et craignaient que les exigences ne deviennent plus strictes à l’avenir.

Dans sa forme actuelle, le système de dĂ©livrance de permis pour les embarcations de plaisance contient des renseignements dĂ©suets ou inexacts, ce qui en fait un outil peu fiable pour Transports Canada et les organismes d’application de la loi. Le Règlement amĂ©liorera l’exactitude des renseignements contenus dans le SEDPEP, ce qui renforcera les activitĂ©s d’application de la loi et les interventions d’urgence. Bien que les renouvellements de permis plus frĂ©quents augmentent le fardeau administratif des titulaires de permis, Transports Canada s’attend nĂ©anmoins Ă  ce que le fardeau supplĂ©mentaire soit faible. Le processus de demande de permis, en particulier pour les renouvellements, est dĂ©jĂ  assez simple : les titulaires de permis n’ont qu’à vĂ©rifier et Ă  confirmer que les renseignements figurant sur le permis sont exacts, un processus qui peut ĂŞtre fait rapidement et en ligne. Ce processus est comparable au renouvellement d’autres formes de documents d’identification, comme les permis de conduire, et la pĂ©riode de renouvellement est Ă©gale ou plus longue que celles Ă©tablies dans les secteurs de compĂ©tences internationales (par exemple les États-Unis et l’Australie). De plus, Transports Canada estime que les avantages de la proposition, comme l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© maritime et de la protection de l’environnement, l’emporteront largement sur le fardeau administratif lĂ©gèrement accru qui dĂ©coule des changements proposĂ©s. Ceci est dĂ©crit plus en dĂ©tail dans la section « Analyse de la rĂ©glementation Â» ci-dessous.

Environ cinq personnes ayant fourni leurs commentaires ont donné un appui total ou partiel à l’ensemble du projet de Règlement, y compris certaines personnes représentant des organismes d’application de la loi et des partenaires de l’industrie maritime. Ces personnes ont fait remarquer que le projet de règlement améliorerait la sécurité sur les voies navigables et profiterait aux activités d’application de la loi et d’intervention d’urgence.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires reçus sur l’ensemble de la proposition.

Frais de service de permis

Au total, environ 240 personnes ont fourni des commentaires concernant les frais de service de 24 $ pour la dĂ©livrance de permis aux embarcations de plaisance.

Environ 220 de ces personnes se sont opposées aux frais de service proposés. La plupart de ces personnes ont laissé entendre que les frais de service transféreraient les coûts du programme de délivrance de permis aux embarcations de plaisance du gouvernement du Canada aux Canadiens. Certaines personnes ont soulevé des préoccupations au sujet du montant des frais et de l’augmentation annuelle de l’indice des prix à la consommation (IPC). Certaines parties prenantes étaient d’avis que les frais proposés étaient trop élevés, mais, en général, ces personnes se sont simplement opposées à l’introduction de frais et n’ont pas proposé un montant de frais différent. Certaines personnes qui s’opposaient aux frais étaient d’avis qu’ils pourraient avoir une incidence disproportionnée sur les groupes à revenu restreint, comme les retraités ou les groupes à faible revenu. D’autres personnes se sont dites préoccupées par le fait que les frais ajoutent des coûts aux familles, aux amateurs de plein air et aux chasseurs et aux pêcheurs à la ligne, qui pourraient être découragés ou incapables de continuer à participer à des activités de navigation de plaisance. Certaines personnes étaient d’avis que les frais étaient injustes, soulignant que la navigation de plaisance contribue de façon importante aux économies locales. Bien qu’aucun exemple précis n’ait pas été fourni, une personne a contesté l’idée de transférer le coût du programme des contribuables aux détenteurs de permis par le biais de frais de service en faisant remarquer qu’ils paient pour des services, par le biais d’impôts, dont il ne bénéficie pas directement. Trois personnes étaient d’avis que les frais pourraient augmenter considérablement les coûts pour les petites entreprises, y compris les exploitants d’entreprises touristiques qui dépendent de la location d’embarcations de plaisance.

Bien que Transports Canada reconnaisse les prĂ©occupations concernant l’imposition des frais de service, ainsi que les rĂ©percussions potentielles qu’ils pourraient avoir sur certains groupes, Transports Canada ne croit pas que les frais seraient indĂ»ment lourds ou constitueraient un obstacle pour les particuliers ou les entreprises qui souhaitent participer Ă  la navigation de plaisance ou en tirer profit. Comme les frais seraient appliquĂ©s principalement pour les renouvellements de permis, tous les cinq ans, ils coĂ»teraient en moyenne 4,80 $ par annĂ©e aux titulaires de permis. Ce coĂ»t est relativement bas et reprĂ©sente un très faible pourcentage des coĂ»ts gĂ©nĂ©raux requis pour possĂ©der et utiliser une embarcation de plaisance (par exemple gaz, entreposage des bâtiments, entretien courant, etc.) ou pour les entreprises touristiques qui louent des embarcations de plaisance. Les coĂ»ts supplĂ©mentaires supportĂ©s par les petites entreprises, par exemple pour soumettre des demandes de permis au nom des propriĂ©taires, seraient probablement rĂ©percutĂ©s sur le client. De plus, comme le coĂ»t d’administration du programme augmenterait au fil des ans avec l’inflation, il est Ă©galement nĂ©cessaire d’ajuster les frais chaque annĂ©e afin de maintenir le taux de recouvrement des coĂ»ts que Transports Canada a estimĂ© nĂ©cessaire pour gĂ©rer efficacement le programme. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement en ce qui concerne la tarification ou l’ajustement en fonction de l’inflation.

Les frais de service pour les services de permis d’embarcation de plaisance permettent non seulement de rééquilibrer le coĂ»t de l’administration du programme de permis entre les contribuables canadiens et ceux qui bĂ©nĂ©ficient directement du service, mais aussi de garantir que le programme de permis reste financièrement viable. Transports Canada ne tire aucun profit des frais de service, mais utilise les fonds collectĂ©s pour aider Ă  recouvrer les coĂ»ts de gestion du programme de permis. Comme les frais de service ne permettent pas de recouvrer 100 % des coĂ»ts, les contribuables canadiens continueront Ă  couvrir une partie des coĂ»ts de gestion du programme.

Une vingtaine de personnes ayant soumis des commentaires ont acceptĂ© l’idĂ©e des frais de service, mais ont suggĂ©rĂ© d’en rĂ©duire le montant, de le facturer moins souvent (par exemple un paiement unique ou une fois tous les dix ans) ou de ne l’appliquer qu’aux nouveaux dĂ©tenteurs de permis. Quelques partenaires de l’industrie maritime ont fait remarquer que les frais aideraient Ă  moderniser le système de dĂ©livrance de permis et ont suggĂ©rĂ© qu’ils soient combinĂ©s aux frais d’assainissement des bâtiments Ă  venir afin de prĂ©senter un coĂ»t ponctuel aux utilisateurs.

Dans la mesure du possible, Transports Canada s’efforcera d’harmoniser le processus de permis d’embarcations de plaisance, y compris le paiement des frais, avec d’autres programmes de navigation de plaisance. L’introduction des frais de service est conforme Ă  la position du gouvernement du Canada portant sur le recouvrement des coĂ»ts selon laquelle les utilisateurs qui bĂ©nĂ©ficient d’un service devraient ĂŞtre ceux qui assument la majoritĂ© des coĂ»ts reliĂ©s. Les frais de service ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s en fonction du coĂ»t de la prestation du service, qui, si l’on tient compte des nouvelles exigences en matière de permis, est de 27,98 $ par transaction de permis. Étant donnĂ© que le coĂ»t de gestion du programme est fondĂ© sur le nombre de transactions de permis, la frĂ©quence du coĂ»t doit ĂŞtre harmonisĂ©e avec la frĂ©quence des transactions de permis.

En ce qui concerne l’imposition de frais aux titulaires de permis à vie existants, cette mesure est nécessaire, puisque ces permis représentent un pourcentage élevé des permis d’embarcations de plaisance qui sont désuets dans le SEDPEP. Si les titulaires de permis à vie étaient exemptés des frais de service, la capacité de Transports Canada de recouvrer les coûts associés au programme de délivrance de permis serait grandement réduite, et le programme ne serait pas viable.

Bien qu’aucun changement n’ait Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement Ă  la suite des commentaires portant sur les frais de service de permis, l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour pour tenir compte des coĂ»ts pour les entreprises qui louent des embarcations de plaisance, car cela n’avait pas Ă©tĂ© pris en compte lors de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Période de validité

Environ 128 personnes ont fourni des commentaires portant sur la pĂ©riode de validitĂ© proposĂ©e du permis.

Environ 80 de ces personnes s’opposaient Ă  l’idĂ©e que les pĂ©riodes de validitĂ© du permis soient modifiĂ©es Ă  5 ans. Bien que certaines personnes aient reconnu l’importance de mettre Ă  jour les coordonnĂ©es, plusieurs parties prenantes ont laissĂ© entendre qu’une pĂ©riode de renouvellement de 5 ans serait trop frĂ©quente, surtout par rapport Ă  d’autres pièces d’identitĂ© (par exemple des passeports avec des pĂ©riodes de validitĂ© de 10 ans) et ne contribuerait guère Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© maritime. Ces personnes ont Ă©galement fait remarquer que des pĂ©riodes de renouvellement plus frĂ©quentes augmenteraient les coĂ»ts administratifs pour le gouvernement et les titulaires de permis. Certaines parties prenantes ont suggĂ©rĂ© que d’autres mesures pourraient ĂŞtre mises en place pour tenir Ă  jour les renseignements portant sur les titulaires de permis (par exemple Ă©tablir des liens entre les permis et les compagnies d’assurance ou communiquer directement avec les titulaires de permis).

La recommandation de Transports Canada d’établir une pĂ©riode de validitĂ© de 5 ans s’est appuyĂ©e sur des discussions avec des parties prenantes, comme des organismes d’application de la loi, ainsi que par un examen des rĂ©gimes de dĂ©livrance de permis pour les embarcations de plaisance dans d’autres compĂ©tences. Lorsque l’on compare les exigences Ă  d’autres documents maritimes dĂ©livrĂ©s au Canada ou Ă  des secteurs de compĂ©tences internationales, comme il est indiquĂ© ci-dessous, la pĂ©riode de validitĂ© de 5 ans est comparable et, dans de nombreux cas, plus longue que celles offertes ailleurs. La pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans est Ă©galement la mĂŞme que la pĂ©riode de validitĂ© des permis de conduire dans la plupart des provinces. De mĂŞme, comme indiquĂ© ci-dessus, les reprĂ©sentants des organismes d’application de la loi ont prĂ©conisĂ© une pĂ©riode de renouvellement de permis plus courte, et ce, afin d’accroĂ®tre l’exactitude des donnĂ©es sur les permis. En Ă©tablissant une pĂ©riode de cinq ans, Transports Canada a tentĂ© d’établir un juste Ă©quilibre entre le besoin de renseignements Ă  jour et les considĂ©rations relatives au fardeau imposĂ© aux titulaires de permis. Bien que Transports Canada reconnaisse qu’une pĂ©riode de renouvellement plus frĂ©quente augmente parallèlement les coĂ»ts administratifs, ils sont nĂ©cessaires pour assurer la fiabilitĂ© des donnĂ©es du programme.

En ce qui concerne la mise à jour des renseignements, la participation des utilisateurs constitue un moyen efficace et judicieux d’y parvenir. Un système qui compte sur Transports Canada pour communiquer directement avec les titulaires de permis afin de valider les renseignements figurant à leur permis augmenterait considérablement le coût de la gestion du programme de délivrance de permis d’embarcations de plaisance, ce qui entraînerait une augmentation des frais imposés aux titulaires de permis pour bénéficier des services de délivrance de permis. De plus, si les renseignements portant sur le titulaire de permis ne sont pas à jour, Transports Canada n’aurait pas les moyens de communiquer avec le titulaire de permis. Transports Canada ne serait pas en mesure d’obtenir les coordonnées des détenteurs de permis par le biais des compagnies d’assurance, puisqu’une preuve d’assurance n’est pas exigée pour l’octroi d’un permis.

Environ 45 personnes se sont opposĂ©es Ă  la proposition de transformer les permis Ă  vie en permis de 5 ans. Ces personnes ont fait remarquer que le retrait des permis Ă  vie serait injuste Ă©tant donnĂ© que ces derniers ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s sans date d’expiration et que cela aurait une incidence disproportionnĂ©e sur les aĂ®nĂ©s et de nombreux titulaires de permis qui tiennent dĂ©jĂ  leurs renseignements Ă  jour.

Environ 1,5 million de permis dans la base de donnĂ©es sur les permis d’embarcation de plaisance sont des permis Ă  vie dont bon nombre sont soupçonnĂ©s d’être dĂ©suets ou sont associĂ©s Ă  des embarcations de plaisance qui ne sont plus en service. Par consĂ©quent, il est nĂ©cessaire que ces permis fassent l’objet d’un processus visant Ă  retirer ceux qui ne sont plus actifs ainsi qu’à vĂ©rifier les coordonnĂ©es existantes. L’exemption de ces permis du processus entraverait grandement les efforts visant Ă  renforcer l’intĂ©gritĂ© des donnĂ©es recueillies dans la base de donnĂ©es sur les permis.

Trois personnes Ă©taient en faveur du passage Ă  cinq ans, soulignant que des pĂ©riodes de validitĂ© plus courtes amĂ©lioreraient l’exactitude des donnĂ©es portant sur les titulaires de permis. Un partenaire de l’industrie maritime a suggĂ©rĂ© de rendre les donnĂ©es publiques afin qu’elles puissent ĂŞtre utilisĂ©es pour des exercices de prĂ©vision, ainsi que pour le marketing et la planification stratĂ©gique. Étant donnĂ© que les renseignements portant sur les permis d’embarcations de plaisance sont privĂ©s, Transports Canada ne serait pas autorisĂ© Ă  publier les donnĂ©es portant sur les titulaires Ă  l’externe. Bien qu’elle soit d’accord, une autre personne a demandĂ© si une photo Ă  jour de l’embarcation de plaisance serait nĂ©cessaire pour un renouvellement de permis, notant que certains bâtiments pourraient ĂŞtre entreposĂ©s. Transports Canada n’exigera pas de photo de l’embarcation de plaisance pour le renouvellement du permis. Une personne a demandĂ© si un renouvellement de permis nĂ©cessiterait un nouveau numĂ©ro de permis, faisant remarquer qu’il serait coĂ»teux de changer le numĂ©ro de permis sur la coque d’une embarcation de plaisance. Transports Canada confirme que les titulaires de permis ne seront pas tenus de changer leur numĂ©ro de permis au moment du renouvellement.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires portant sur la période de validité du permis.

Transfert du permis d’embarcation de plaisance (PEP)

Huit personnes ont formulé des commentaires portant sur les exigences proposées relatives aux transferts du PEP.

Bien que favorables, certaines de ces personnes ont demandé des éclaircissements sur les documents qui devraient être conservés à bord pendant la phase de transition de la propriété et ont demandé que des permis temporaires soient délivrés en ligne. Une personne a suggéré qu’un délai précis soit fixé pour le transfert de permis. Une des personnes ayant fourni des commentaires a fait valoir qu’il devrait incomber à la fois à l’ancien et au nouveau propriétaire de procéder au transfert d’un permis afin d’accélérer le processus et de faciliter l’identification du bon propriétaire d’une embarcation de plaisance.

Pendant le transfert de propriĂ©tĂ©, le nouveau propriĂ©taire devrait avoir l’acte de vente Ă  bord, accusant rĂ©ception du transfert, et une pièce d’identitĂ© personnelle qui correspond aux renseignements figurant sur l’acte de vente. Tous les permis, y compris les permis temporaires, peuvent ĂŞtre dĂ©livrĂ©s en ligne. Lors de la publication prĂ©alable du Règlement, le projet de règlement n’incluait pas de dĂ©lai pour le moment oĂą un transfert de permis doit avoir lieu Ă  la suite d’un transfert de propriĂ©tĂ©. Il s’agissait d’un oubli et le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour indiquer que les nouveaux propriĂ©taires auront 30 jours pour demander un transfert de permis, après quoi ils recevront un permis temporaire. Le nouveau propriĂ©taire d’une embarcation de plaisance demeurera responsable de l’achèvement du processus de transfert de permis. Si le dĂ©lai de 30 jours n’est pas respectĂ©, le nouveau propriĂ©taire ne sera pas autorisĂ© Ă  conduire l’embarcation de plaisance, et ce, tant qu’un nouveau permis n’aura pas Ă©tĂ© reçu.

Trois autres personnes ont fait remarquer que le processus de transfert d’un permis devrait être plus simple. L’une de ces personnes a fait remarquer que Transports Canada ne devrait pas exiger que les nouveaux propriétaires aient l’acte de vente à bord. La deuxième personne a demandé que la délivrance de permis devienne plus efficace au moyen du numérique (par exemple permettre les permis électroniques) afin de promouvoir l’efficacité du programme. La troisième personne a noté que les transferts de permis devraient pouvoir se faire dans les centres de services (par exemple Service Ontario) et en ligne.

Le Règlement exigera seulement que le propriĂ©taire actuel conserve l’acte de vente Ă  bord pendant la pĂ©riode au cours de laquelle le nouveau propriĂ©taire utilise un permis temporaire. Une fois qu’un permis officiel a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© au nouveau propriĂ©taire, il ne sera plus nĂ©cessaire de conserver l’acte de vente Ă  bord. Cette exigence est nĂ©cessaire pour que les organismes d’application de la loi puissent vĂ©rifier que le titulaire d’un permis temporaire est bien le propriĂ©taire appropriĂ© de l’embarcation de plaisance. Les titulaires de permis recevront des renseignements portant sur cette procĂ©dure au cours du processus de demande de permis. Le seul changement apportĂ© au processus de transfert de permis dans le Règlement est le dĂ©lai dont disposent les titulaires de permis pour transfĂ©rer un permis d’embarcation de plaisance (qui passe de 90 jours Ă  30 jours).

Conformément au régime actuel, toutes les transactions de permis d’embarcation de plaisance peuvent être effectuées en ligne ou encore par la poste. Il n’y a pas de centres de services où les particuliers peuvent effectuer des transactions de permis d’embarcation de plaisance. Bien que le programme favorise l’efficacité au moyen du numérique grâce à l’utilisation de services en ligne pour effectuer des transactions, les titulaires de permis doivent avoir une copie physique de leur permis, que ce soit un permis permanent ou temporaire, sur leur embarcation de plaisance pendant son utilisation.

Le seul changement apportĂ© au Règlement en rĂ©ponse Ă  ces commentaires a Ă©tĂ© d’établir une pĂ©riode de 30 jours pendant laquelle les nouveaux propriĂ©taires d’embarcations de plaisance doivent demander un transfert de permis. Comme indiquĂ© ci-dessus, le fait que ce dĂ©lai n’ait pas Ă©tĂ© inclus dans le projet de règlement Ă©tait un oubli.

Délai de mise à jour des renseignements

Environ 29 personnes ont fourni des commentaires portant sur le dĂ©lai accordĂ© aux titulaires de permis pour mettre Ă  jour leurs renseignements (30 jours).

Environ 25 personnes se sont opposĂ©es au dĂ©lai de 30 jours proposĂ© et/ou aux solutions de rechange suggĂ©rĂ©es. Ces personnes ont fait valoir que c’est la responsabilitĂ© et le choix du titulaire de permis s’il veut tenir ses renseignements Ă  jour. Une autre personne a fait remarquer que la mise Ă  jour d’un permis d’embarcation de plaisance n’est pas une prioritĂ© pour les personnes lorsque leur adresse a changĂ©. Quelques personnes ont suggĂ©rĂ© d’autres dĂ©lais pour la mise Ă  jour des renseignements (par exemple 45 ou 60 jours). Une personne a suggĂ©rĂ© qu’un dĂ©lai de 30 jours est dĂ©raisonnable, considĂ©rant que le gouvernement du Canada n’est pas en mesure de respecter des normes de service semblables. L’auteur de l’observation n’a pas donnĂ© d’exemple de norme de service que le gouvernement du Canada n’est pas en mesure de respecter. De plus, quelques personnes ont suggĂ©rĂ© d’autres mĂ©thodes pour que Transports Canada obtienne des renseignements Ă  jour (par exemple au moyen de bases de donnĂ©es existantes ou en communiquant de façon proactive avec les titulaires de permis).

L’exigence selon laquelle les renseignements figurant sur les permis doivent demeurer Ă  jour n’est pas nouvelle. Cette exigence fait dĂ©jĂ  partie du RPB. Le dĂ©lai de 30 jours pour mettre Ă  jour le SEDPEP une fois qu’un changement dans les renseignements portant sur le propriĂ©taire ou dans la propriĂ©tĂ© des embarcations de plaisance a pour but de s’assurer que les titulaires de permis ne puissent pas passer une saison de navigation entière, qui est de 90 jours dans certaines rĂ©gions, avec un permis obsolète. De plus, Transports Canada a une norme de service de 5 jours pour toutes les transactions en matière de permis. Le système de dĂ©livrance de permis aux embarcations de plaisance repose sur le fait que les renseignements portant sur les titulaires de permis sont tenus Ă  jour afin que les organismes d’application de la loi puissent utiliser les renseignements pour appliquer la rĂ©glementation et intervenir en cas d’urgence maritime.

En ce qui concerne la collecte de renseignements portant sur les titulaires de permis, d’autres méthodes, comme communiquer directement avec les titulaires de permis, nécessiteraient plus de personnel pour gérer le programme, ce qui augmenterait probablement les coûts associés à la gestion du programme.

Quatre personnes ont exprimĂ© leur appui Ă  l’exigence proposĂ©e selon laquelle les renseignements portant sur les titulaires de permis doivent ĂŞtre mis Ă  jour dans les 30 jours suivant un changement. Ces personnes ont fait remarquer que le dĂ©lai de 30 jours Ă©tait raisonnable compte tenu de la brève saison de navigation dans certaines rĂ©gions, tandis que d’autres ont fait remarquer qu’il ne devrait pas ĂŞtre un problème tant que les titulaires de permis ne sont pas facturĂ©s pour la mise Ă  jour de leurs renseignements. Dans le cadre du Règlement, les titulaires de permis ne seront pas facturĂ©s pour la mise Ă  jour de leurs renseignements.

Si une personne est trouvĂ©e en train de conduire une embarcation de plaisance et que le permis connexe contient des renseignements pĂ©rimĂ©s de plus de 30 jours, l’exploitant pourrait ĂŞtre passible d’une amende de 250 $ en vertu du Règlement sur les contraventions.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement à la suite des commentaires concernant le délai dont disposent les titulaires de permis pour mettre à jour leurs renseignements.

Droits des Autochtones

Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus de cinq personnes concernant l’incidence que le projet de règlement pourrait avoir sur les communautĂ©s autochtones. Un rĂ©pondant provenant d’une organisation de la Nation mĂ©tisse a soulevĂ© des prĂ©occupations selon lesquelles le projet de règlement pourrait avoir une incidence sur les MĂ©tis qui comptent sur les embarcations de plaisance pour exercer ces droits reconnus en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, y compris, mais sans s’y limiter, la pĂŞche, la navigation des plans d’eau, ainsi que la visite des territoires traditionnels. Une personne a fait remarquer que les frais de service pourraient avoir une incidence sur la capacitĂ© des peuples autochtones de se procurer des produits de première nĂ©cessitĂ©, comme la nourriture.

Après la pĂ©riode de commentaires de la Partie I de la Gazette du Canada, Transports Canada a rencontrĂ© des reprĂ©sentants du gouvernement mĂ©tis d’Otipemisiwak (anciennement la Nation mĂ©tisse de l’Alberta) et de l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) ainsi que de quatre organisations inuites Ă©tablies en vertu d’un traitĂ© (SociĂ©tĂ© rĂ©gionale Inuvialuit, Nunavut Tunngavik Incorporated, SociĂ©tĂ© Makivvik et le gouvernement du Nunatsiavut) pour discuter des rĂ©percussions potentielles du projet de règlement. Un sondage portant sur le projet de règlement a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© avec le gouvernement mĂ©tis otipemisiwak (GMO) et communiquĂ© aux MĂ©tis. Ă€ la lumière des commentaires reçus dans le cadre de ce sondage, des discussions avec l’ITK et les quatre organisations inuites Ă©tablies en vertu d’un traitĂ©, et des commentaires ci-dessus concernant l’incidence des frais de service sur les peuples autochtones, le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de ne pas exiger les frais des personnes dĂ©clarant utiliser leur embarcation de plaisance afin d’exercer leurs droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. De plus amples dĂ©tails portant sur les consultations avec les peuples autochtones et la dĂ©cision stratĂ©gique de ne pas exiger les frais des personnes dĂ©clarant utiliser leur embarcation de plaisance afin d’exercer leurs droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 se trouvent dans la section « Mobilisation des Autochtones Ă  la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada Â» ci-dessous.

Une autre personne s’est dite préoccupée par le fait que le projet de règlement pourrait créer un fossé numérique pour certaines communautés autochtones si les services de délivrance de permis étaient offerts exclusivement en ligne. Bien que les services de délivrance de permis soient offerts en ligne, les personnes ont également la possibilité d’exercer des activités relatives à la délivrance de permis par la poste. Cela restera inchangé en vertu du Règlement.

Une personne a exprimĂ© la conviction que le gouvernement du Canada n’avait pas demandĂ© la rĂ©troaction de divers groupes culturels lors de l’élaboration du projet de règlement. Ils ont Ă©galement notĂ© que le manque de rĂ©troaction de la part des communautĂ©s autochtones Ă©tait peut-ĂŞtre attribuable Ă  la fatigue relative aux consultations. Avant la publication prĂ©alable du Règlement, Transports Canada a menĂ© une consultation dans le cadre de la publication Parlons transport, dĂ©crite ci-dessus, et ce, afin d’obtenir les commentaires de tous les groupes visĂ©s. Le projet de règlement a Ă©galement Ă©tĂ© communiquĂ© aux groupes signataires de traitĂ©s modernes et aux organisations autochtones nationales Ă  l’automne 2021 et 2022 et inclus dans les mises Ă  jour des documents relatifs aux activitĂ©s de mobilisation et envoyĂ©s aux communautĂ©s et aux organisations autochtones par l’UnitĂ© des relations avec les Autochtones de Transports Canada, en juin et octobre 2022.

Transports Canada a aussi mené des consultations de suivi auprès des peuples autochtones qui ont soulevé des préoccupations au cours de la publication préalable du Règlement. Ces consultations sont également décrites plus en détail ci-dessous.

Subsistance

Environ 11 personnes se sont dites préoccupées par le fait que Transports Canada n’avait pas tenu compte des répercussions financières que le projet de règlement aurait sur les personnes qui dépendent de leur embarcation de plaisance pour accéder aux voies navigables pour leur subsistance, par exemple pour la nourriture, la santé et leur bien-être.

La majoritĂ© des titulaires de permis d’embarcation de plaisance ne seront assujettis aux frais de service des embarcations de plaisance qu’une fois tous les cinq ans, au moment du renouvellement. Dans cette optique, le coĂ»t des frais de service pour les transactions de permis d’embarcations de plaisance s’élève en moyenne Ă  environ 4,80 $ par annĂ©e, ce qui est relativement faible, surtout par rapport aux autres coĂ»ts associĂ©s Ă  l’exploitation et Ă  l’entretien d’une embarcation de plaisance. Par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement en rĂ©ponse aux commentaires concernant l’utilisation d’embarcations de plaisance pour la subsistance. Par contre, il convient de noter que, le Règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de ne pas imposer les frais aux personnes qui dĂ©clarent utiliser leur embarcation de plaisance afin d’exercer leurs droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Chasseurs et pĂŞcheurs Ă  la ligne

Environ 21 personnes ont soulevĂ© des prĂ©occupations au sujet de l’incidence du projet de règlement sur les chasseurs et les pĂŞcheurs Ă  la ligne. De ces personnes, 14 ont fait remarquer que les coĂ»ts associĂ©s au projet de règlement pourraient dĂ©courager les chasseurs et les pĂŞcheurs d’utiliser des embarcations de plaisance pour s’approvisionner en aliments durables. D’autres ont soulevĂ© des prĂ©occupations indiquant que les coĂ»ts du programme de permis augmenteraient sans pour autant amĂ©liorer les services offerts directement aux chasseurs et aux pĂŞcheurs Ă  la ligne. Bien que Transports Canada reconnaisse le dĂ©sir de s’approvisionner en aliments durables, la dĂ©cision de le faire au moyen de la chasse ou la pĂŞche Ă  la ligne est de nature discrĂ©tionnaire. De plus, comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, le coĂ»t des frais sur cinq ans est assez faible (4,80 $ par annĂ©e) et, par consĂ©quent, ne devrait pas ĂŞtre suffisamment important pour dissuader les chasseurs ou encore les pĂŞcheurs Ă  la ligne de participer aux activitĂ©s de leur choix. Par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement en rĂ©ponse aux commentaires concernant l’utilisation d’embarcations de plaisance pour la chasse et la pĂŞche Ă  la ligne.

Application de la loi

Environ 25 personnes ont fourni des commentaires portant sur l’application du projet de règlement.

Ces personnes ont fait remarquer que les ressources d’application de la loi sont dĂ©jĂ  faibles partout au Canada et croient que le projet de règlement aurait pour effet de mettre plus de pression sur les organismes d’application de la loi sans entraĂ®ner d’amĂ©lioration notable au niveau de la sĂ©curitĂ© maritime. Une personne a suggĂ©rĂ© que Transports Canada devrait se concentrer sur l’amĂ©lioration des ressources d’application de la loi pour gĂ©rer le programme. D’autres personnes ont suggĂ©rĂ© d’autres mesures pour amĂ©liorer l’application de la loi, notamment les suivantes :

En introduisant des exigences visant à améliorer les renseignements portant sur les titulaires de permis, le Règlement devrait accroître la responsabilisation des propriétaires de bâtiments et aider les organismes d’application de la loi à mener à bien leurs activités. La délégation des activités d’application de la loi est prévue par la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, qui n’entre pas dans le champ d’application du Règlement. Cela dit, la délégation de ces activités est limitée aux agents de l’autorité désignés et ne peut pas être déléguée à des organisations à but non lucratif, qui ne sont pas formées pour être des agents de l’autorité.

Les limites des pĂ©nalitĂ©s pour les contraventions de la dĂ©livrance de permis aux embarcations de plaisance sont Ă©tablies dans le Règlement sur les contraventions, qui prĂ©voit un maximum de 250 $. Bien que des sanctions plus sĂ©vères pourraient aider Ă  dissuader certains comportements, les montants des amendes sont basĂ©s sur la gravitĂ© relative de la non-conformitĂ©. Bien que sĂ©rieuse, la conduite d’une embarcation de plaisance avec un permis pĂ©rimĂ© n’est pas aussi grave que d’autres infractions, comme la conduite d’une embarcation de manière dangereuse (par exemple sous l’influence de l’alcool). De plus, des sanctions plus sĂ©vères n’aideraient pas les organismes d’application de la loi Ă  identifier les titulaires de permis ni Ă  mettre Ă  jour les renseignements contenus dans la base de donnĂ©es sur les permis d’embarcations de plaisance. Pour les titulaires de permis non conformes dans les provinces qui n’ont pas adoptĂ© le Règlement sur les contraventions (Alberta et Saskatchewan), les agents de l’autoritĂ© peuvent prononcer des condamnations sommaires conformĂ©ment Ă  la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, au lieu d’infliger des amendes en vertu du Règlement sur les contraventions.

Une personne a demandé pourquoi le gouvernement du Canada proposait une surveillance et une conformité au RPB en plus des règlements provinciaux. Les exigences en matière de délivrance de permis pour les embarcations de plaisance ont une portée nationale et relèvent donc de la compétence du gouvernement fédéral. En ce qui concerne la délivrance de permis, il n’y a pas d’exigences provinciales qui chevauchent celles énoncées dans le RPB. Les autorités provinciales sont responsables de l’application et de la vérification de la conformité aux exigences fédérales en matière de délivrance de permis, ainsi qu’à toutes les autres exigences provinciales.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires concernant l’application de la loi.

Code d’identification du fabricant (CIF)

Six personnes ont fourni des commentaires concernant les exigences proposées relatives au CIF. Ces répondants ont fait remarquer que l’enjeu du CIF (n’ayant qu’un nombre limité de codes) est un enjeu ministériel pour Transports Canada et pourrait être résolu en créant plus de CIF. Une personne a suggéré que Transports Canada pourrait tirer parti de la base de données de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour déterminer si les entreprises qui détiennent des CIF continuent d’exister.

ConformĂ©ment Ă  un accord entre le Canada et les États-Unis, le Canada ne peut attribuer que des CIF Ă  trois chiffres, ce qui donne lieu Ă  un nombre limitĂ© de combinaisons. Par consĂ©quent, Transports Canada n’est pas en mesure de crĂ©er plus de CIF. Le code Ă  trois chiffres correspond aux trois premiers chiffres du numĂ©ro d’identification de coque d’un bâtiment. Bien que l’obtention de renseignements inclus Ă  la base de donnĂ©es de l’Agence de revenu du Canada pourrait permettre d’établir si une entreprise est active ou non, les coordonnĂ©es contenues dans la base de donnĂ©es du CIF doivent ĂŞtre tenues Ă  jour, quel que soit le statut de l’entreprise. Cela permettra Ă  Transports Canada de communiquer avec les titulaires de CIF en cas de besoin, par exemple, dans les cas oĂą il n’y a pas eu d’interaction rĂ©cente avec le ministère, pour vĂ©rifier s’il a toujours besoin d’utiliser le CIF.

Deux personnes ont mal interprĂ©tĂ© les exigences du CIF. Elles les croyaient liĂ©es Ă  la dĂ©livrance de permis aux embarcations de plaisance et se sont donc opposĂ©es aux exigences proposĂ©es. Les exigences du CIF ne sont pas liĂ©es aux permis d’embarcations de plaisance, mais font plutĂ´t rĂ©fĂ©rence Ă  un code Ă  trois chiffres donnĂ©s aux fabricants, aux constructeurs, aux reconstructeurs et aux importateurs de bâtiments assujettis au RPB. Ces codes sont utilisĂ©s pour identifier les fabricants ainsi que les importateurs. La modification de la convention d’appellation des CIF ne cadrerait pas avec les États-Unis et l’Union europĂ©enne (UE). Cela crĂ©erait des dĂ©fis pour de multiples groupes impliquĂ©s dans la fabrication et l’importation de bâtiments. Par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au Règlement.

Consultation

Environ 92 personnes ont fourni des commentaires portant sur l’approche inhĂ©rente Ă  la consultation menĂ©e par Transports Canada relativement au projet de règlement. Toutes ces personnes Ă©taient d’avis que Transports Canada n’avait pas fait de publicitĂ© gĂ©nĂ©rale pour le projet ni consultĂ© toutes les parties prenantes visĂ©es. Deux personnes ont fait remarquer que, bien que des consultations aient Ă©tĂ© entreprises, les commentaires des parties prenantes n’étaient pas pris en compte dans le projet de Règlement. Certaines personnes ont suggĂ©rĂ© que la pĂ©riode de consultation soit prolongĂ©e et qu’une Ă©tude plus rigoureuse et plus approfondie des rĂ©percussions du projet de règlement soit menĂ©e.

Avant la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, Transports Canada a menĂ© diverses consultations portant sur la proposition de règlement. En novembre 2020, Transports Canada a lancĂ© une consultation en ligne Parlons transport pour que les parties prenantes soumettent leurs commentaires portant sur les modifications proposĂ©es au RPB. La consultation a Ă©tĂ© ouverte pendant 60 jours et Ă©tait couramment annoncĂ©e sur les mĂ©dias sociaux de Transports Canada. Il s’agit d’une approche de consultation standard pour Transports Canada, qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour d’autres projets de règlements, comme le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments.

Ă€ l’automne 2021, Transports Canada a distribuĂ© une lettre aux groupes de l’industrie, aux organisations autochtones nationales et aux gouvernements des traitĂ©s modernes, les invitant Ă  fournir des commentaires portant sur les modifications proposĂ©es au RPB. Transports Canada a Ă©galement dĂ©crit la proposition dans des bulletins destinĂ©s aux communautĂ©s et des organisations autochtones et distribuĂ©s par l’UnitĂ© des relations avec les Autochtones de Transports Canada en juin et octobre 2022. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par l’une ou l’autre des organisations contactĂ©es en 2021 et 2022. Le gouvernement mĂ©tis d’Otipemisiwak (anciennement la Nation mĂ©tisse de l’Alberta) a toutefois demandĂ© une rĂ©union de suivi pour obtenir de plus amples renseignements portant sur la proposition. Ces consultations sont dĂ©crites plus loin.

En mai 2022, un avis de publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada a Ă©tĂ© envoyĂ© aux parties prenantes au moyen de la liste de distribution du Conseil consultatif maritime canadien de Transports Canada. Un courriel de suivi a Ă©tĂ© envoyĂ© aux parties prenantes le 6 juin 2023, pour rappeler la publication prĂ©alable du Règlement et la pĂ©riode de consultation en cours. Le jour de la publication prĂ©alable du Règlement, une annonce a Ă©tĂ© faite sur les mĂ©dias sociaux de Transports Canada et des rappels ont Ă©tĂ© publiĂ©s les 2 et 11 juillet 2023.

Un avis de publication prĂ©alable du Règlement a Ă©galement Ă©tĂ© envoyĂ© aux organismes de navigation de plaisance et inclus dans le bulletin du Conseil canadien de la sĂ©curitĂ© nautique, en mai 2023. Tout au long de la pĂ©riode de commentaires suivant la publication prĂ©alable du Règlement, et jusqu’à l’automne 2023, Transports Canada a communiquĂ© des mises Ă  jour sur le projet de règlement aux communautĂ©s autochtones.

Les commentaires reçus des parties prenantes avant et pendant la période de commentaires de la publication préalable ont été pris en compte dans le cadre de l’élaboration du Règlement. À la suite de la publication préalable du Règlement, Transports Canada a mené d’autres consultations auprès des communautés autochtones.

Portée

Environ 10 personnes ont formulĂ© des commentaires concernant la portĂ©e du projet de règlement. Quatre personnes ont suggĂ©rĂ© des modifications Ă  la proposition de règlement qui exempteraient certains types de bâtiments des nouvelles pĂ©riodes de validitĂ© du permis et des frais de service, et ce, en fonction de la taille, du type et de la puissance (par exemple les embarcations de moins de 18 pieds et de moins de 60 chevaux, les remorqueurs de pĂŞche, les bâtiments de pĂŞche de moins de 50 mètres de longueur et d’une puissance de moins de 20 chevaux).

Une personne a demandĂ© des prĂ©cisions sur les embarcations de plaisance qui sont assujetties au Règlement et a demandĂ© pourquoi le Règlement ne s’applique qu’aux embarcations de plaisance et non Ă  tous les bâtiments. Une autre personne a demandĂ© pourquoi Transports Canada Ă©tendait l’application du projet de règlement aux voiliers de plus de six mètres compte tenu de leur faible incidence environnementale. Une autre personne a demandĂ© si le projet de règlement s’appliquerait aux bâtiments propulsĂ©s par le vent qui ne sont pas Ă©quipĂ©s d’un moteur. Une personne a suggĂ©rĂ© que les mises Ă  jour des exigences en matière de permis ne devraient s’appliquer qu’aux propriĂ©taires d’entreprise, et non aux titulaires de permis rĂ©guliers. Une autre personne a fait remarquer qu’elle n’appuyait pas l’application des exigences en matière de dĂ©livrance de permis aux titulaires de permis d’embarcation de plaisance existants parce que le programme ne fournit pas de mesures de soutien en matière de sĂ©curitĂ© nautique aux titulaires de permis, comme des bouĂ©es ou des marqueurs d’eau. Au contraire, cette personne a fait remarquer que la dĂ©livrance de permis devrait s’appliquer Ă  une catĂ©gorie spĂ©ciale de personnes, comme celles qui utilisent leur embarcation de plaisance pour la pĂŞche et la rĂ©colte non commerciales.

Afin de maintenir la sécurité maritime et d’intervenir efficacement en cas d’urgence maritime, les organismes d’application de la loi ont besoin d’un ensemble de données complet sur les embarcations de plaisance utilisées dans les eaux canadiennes et de la capacité de déterminer rapidement qui pourrait utiliser ces bâtiments. L’augmentation de la portée des embarcations de plaisance qui sont tenues d’avoir un permis augmentera ainsi le nombre d’embarcations de plaisance que les organismes d’application de la loi peuvent identifier. De plus, le terme embarcation de plaisance désigne un bâtiment utilisé pour le plaisir, y compris pour les loisirs, la pêche non commerciale et la vie quotidienne. Une sous-catégorie qui divise davantage les embarcations de plaisance en fonction de leur utilisation serait redondante, car elle créerait essentiellement une base de données supplémentaire pour saisir le même type de renseignements. Cela entraînerait une complexité inutile pour les groupes responsables de l’application de la loi et de la surveillance de la sécurité, puisqu’ils pourraient se voir obliger de rechercher des dossiers dans plusieurs bases de données. Par conséquent, il n’y a actuellement aucun plan visant à créer une catégorie particulière de permis pour les embarcations de plaisance utilisées pour les activités identifiées par les personnes ayant fourni des commentaires. Les bâtiments de pêche utilisés à des fins commerciales ne sont pas assujettis aux exigences en matière de permis pour les embarcations de plaisance, mais sont tenus de se conformer aux exigences du Règlement sur la sécurité des bâtiments de pêche et doivent être immatriculés auprès de Transports Canada au moyen du Registre des bâtiments.

Une autre personne a demandé que les bâtiments dont le propriétaire ne peut être identifié soient exclus du Règlement. Cela irait à l’encontre de l’un des objectifs du Règlement, qui est de veiller à ce que Transports Canada et les autorités locales chargées de l’application de la loi disposent de renseignements exacts et à jour sur les embarcations de plaisance qui circulent dans les eaux canadiennes ainsi que sur leurs propriétaires ou utilisateurs. Ces renseignements sont essentiels à l’administration et à l’application continues des exigences en matière de sécurité nautique ainsi qu’aux efforts de recherche et sauvetage et de récupération. Il est à noter que si une embarcation de plaisance est utilisée sans permis valide à bord, l’utilisateur de l’embarcation sera tenu responsable, peu importe qui en est le propriétaire.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires reçus sur le champ d’application.

Coûts et avantages

Environ 11 personnes ont formulé des commentaires portant sur l’analyse coûts-avantages. Certaines de ces personnes ont soulevé des préoccupations au sujet des coûts et se sont demandé si les coûts étaient raisonnables/justifiables compte tenu de la simplicité des enjeux. D’autres ont fait remarquer qu’il n’était pas clair qui bénéficierait ultimement du projet de règlement et/ou quels en seraient réellement les avantages inhérents.

Cinq personnes ont exprimé leur scepticisme quant à l’exactitude des estimations de coûts de Transports Canada et ont suggéré que les coûts reliés au programme étaient sous-estimés. L’analyse coûts-avantages était axée sur le rééquilibrage des coûts de délivrance de permis entre les utilisateurs du service et les contribuables canadiens (représentés par Transports Canada), et non sur l’évaluation des coûts du programme du gouvernement. Le coût de la prestation des services a été déterminé conformément au Guide d’établissement du niveau des frais d’utilisation basés sur les coûts ou des redevances réglementaires basées sur les coûts du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCTC).

Quatre personnes ont remis en question les avantages dĂ©crits dans le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation et, en particulier, ont demandĂ© si les avantages prĂ©vus justifieraient les coĂ»ts. Comme il a Ă©tĂ© expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, l’analyse coĂ»ts-avantages Ă©tait axĂ©e sur le rééquilibrage des coĂ»ts entre les utilisateurs de services et les contribuables canadiens (reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada). Transports Canada s’attend Ă  ce que le Règlement profite aux contribuables canadiens, car ils n’assumeront plus 100 % des coĂ»ts du maintien du programme de PEP. De plus, Transports Canada s’attend Ă  ce que l’augmentation des donnĂ©es exactes dans la base de donnĂ©es sur la dĂ©livrance des permis des embarcations de plaisance de Transports Canada aide les organismes d’application de la loi Ă  identifier les titulaires de permis lorsque des enjeux en matière de conformitĂ© sont relevĂ©s ou lorsque les embarcations de plaisance sont Ă  la dĂ©rive, abandonnĂ©es, dangereuses, ou encore lorsqu’elles deviennent des Ă©paves. Le fait de disposer de donnĂ©es exactes portant sur ces titulaires de permis aidera les organismes d’application de la loi Ă  faire respecter les exigences en matière de sĂ©curitĂ© nautique et rĂ©duira le temps d’intervention d’urgence pour les organismes de recherche et de sauvetage, ce qui devrait conduire Ă  des sauvetages plus efficaces et ciblĂ©s.

Une personne a laissĂ© entendre que le projet de règlement imposerait une taxe de 35 millions de dollars (qui fait rĂ©fĂ©rence au coĂ»t total estimĂ© prĂ©cĂ©demment pour les titulaires de PEP canadiens prĂ©sentĂ© au tableau 3 du RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation) Ă  l’industrie de la navigation de plaisance, et que son « impact Ă©conomique connexe (pertes d’emplois, moins de bâtiments) Â» n’a pas Ă©tĂ© pris en compte dans l’analyse.

En ce qui concerne le coĂ»t de 35 millions de dollars pour les titulaires nationaux de PEP, 29,34 millions de dollars ont Ă©tĂ© estimĂ©s par rapport aux frais de service, et les 5,65 millions de dollars supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© estimĂ©s par rapport au temps et aux frais d’affranchissement associĂ©s aux demandes de PEP.

Les frais de service ne constituent pas une taxe. Comme l’a expliquĂ© le Bureau du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral de l’OntariorĂ©fĂ©rence 11, des frais d’utilisation sont gĂ©nĂ©ralement exigĂ©s pour recouvrer la totalitĂ© ou une partie des coĂ»ts gouvernementaux liĂ©s Ă  la fourniture d’un bien ou d’un service spĂ©cifique aux particuliers et aux entreprises qui en font la demande (par exemple un permis de conduire), tandis qu’une taxe est utilisĂ©e pour produire des recettes destinĂ©es aux administrations publiques et aux « biens publics Â» (par exemple les soins de santĂ©, l’éducation). Par consĂ©quent, les frais de service prescrits dans le cadre du Règlement ne constituent pas une taxe pour les titulaires de PEP.

Enfin, il convient de noter que le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada souligne que l’analyse coĂ»ts-avantages devrait se concentrer principalement sur les coĂ»ts et les avantages directs; les rĂ©percussions indirectesrĂ©fĂ©rence 12, comme la perte d’emplois, peuvent ĂŞtre prises en compte s’il existe des preuves empiriques solides liant ces rĂ©percussions aux exigences rĂ©glementaires proposĂ©es. Bien que le Règlement imposera des frais de service aux titulaires de PEP et exigera des renouvellements de permis plus frĂ©quents, le coĂ»t unitaire associĂ© Ă  une demande de PEP (c’est-Ă -dire les frais de service de 24 $ et un coĂ»t d’opportunitĂ© de 9 $ pour un titulaire individuel ou 11 $ pour une entreprise pour passer 15 minutes Ă  remplir une demande tous les cinq ans afin de maintenir la validitĂ© d’un permis) ne devrait pas ĂŞtre assez important pour changer la dĂ©cision d’une personne de possĂ©der et conduire une embarcation de plaisance. Par consĂ©quent, Transports Canada ne s’attend pas Ă  ce que le Règlement rĂ©duise la demande d’embarcations de plaisance ou l’emploi dans l’industrie de la navigation de plaisance.

Une personne a dĂ©clarĂ© que le temps supplĂ©mentaire consacrĂ© par les parties prenantes pour se conformer au projet de règlement n’a pas Ă©tĂ© pris en compte. Transports Canada peut confirmer que le coĂ»t en temps (c’est-Ă -dire le coĂ»t d’opportunitĂ©) des demandes de PEP supplĂ©mentaires en raison de la pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans a Ă©tĂ© pris en compte dans le cadre de l’analyse coĂ»ts-avantages.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires reçus au sujet de l’analyse coûts-avantages.

Considérations administratives

Environ sept personnes ont fourni des commentaires portant sur l’aspect administratif du programme de délivrance de permis. Une personne a demandé si des photocopies de permis d’embarcation de plaisance seraient permises à bord. Les titulaires de permis qui demandent leurs permis d’embarcations de plaisance en ligne recevront une version imprimable de leur permis. Les titulaires de permis qui reçoivent leur permis par la poste peuvent faire une copie du permis qui restera à bord.

Trois personnes se sont demandé pourquoi les permis d’embarcation de plaisance ne pouvaient pas être liés aux permis de conduire. Les permis de conduire relèvent de la compétence provinciale, tandis que les permis d’embarcation de plaisance relèvent quant à eux de la compétence fédérale. De plus, toutes les personnes ayant un permis d’embarcation de plaisance n’auront pas nécessairement un permis de conduire.

Une autre personne a suggéré que le traitement des données devrait être effectué par Transports Canada et non par une tierce partie. Compte tenu des coûts associés à la mise en œuvre et à la surveillance de la base de données des permis, ainsi qu’à la dotation en personnel pour traiter les demandes de permis d’embarcations de plaisance, il est plus rentable pour Transports Canada de confier l’administration du programme de délivrance des permis à une tierce partie.

Transports Canada ne dispose pas actuellement des ressources ou de l’infrastructure nécessaires pour gérer la base de données des permis d’embarcation de plaisance. La gestion et le traitement des transactions relatives aux permis sont donc assurés par un tiers et non par Transports Canada.

Deux personnes ont demandĂ© Ă  Transports Canada de modifier l’expression « permis d’embarcation de plaisance Â» afin d’éviter toute confusion avec les permis utilisĂ©s comme preuve de compĂ©tence des conducteurs d’embarcations de plaisance. Le terme « permis Â» est un descripteur prĂ©cis de l’exigence Ă  laquelle un bâtiment doit satisfaire afin d’être exploitĂ©. Cela est diffĂ©rent des exigences auxquelles un utilisateur doit satisfaire, ce qui est appelĂ© « preuve de compĂ©tence Â», ce qui prouve que la personne a des connaissances relatives Ă  l’utilisation sĂ©curitaire d’une embarcation de plaisance. Les termes « permis Â» et « preuves de compĂ©tence Â» sont bien dĂ©finis dans la LMMC (2001) et dans le Règlement sur la compĂ©tence des conducteurs d’embarcations de plaisance, respectivement.

Aucun changement n’a été apporté au Règlement en réponse aux commentaires reçus sur les questions administratives et la terminologique.

Autres

Environ 45 répondants ont compris à tort que le projet de règlement s’appliquerait à la compétence des conducteurs d’embarcations de plaisance et non à la délivrance de permis d’embarcation de plaisance. Bien que ces commentaires aient été exclus de la présente analyse, ils ont été transmis aux groupes appropriés de Transports Canada pour qu’ils en prennent connaissance.

Huit personnes ont demandé que Transports Canada se concentre sur d’autres enjeux relatifs à la navigation de plaisance et à la sécurité maritime. Ces commentaires soulèvent des préoccupations concernant les exigences existantes relatives aux grands logements flottants, à la navigation avec facultés affaiblies et à la compétence en matière d’embarcation de plaisance. Comme ces enjeux n’étaient pas associés au projet de règlement, ils ont été estimés hors de portée. Toutefois, les commentaires ont été communiqués aux groupes appropriés de Transports Canada aux fins d’examen.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été réalisée pour déterminer si la proposition donne lieu à des incidences sur des traités modernes. Cette évaluation a examiné la portée géographique et l’objet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur. Si aucune obligation relative aux traités n’a été identifiée, aux fins d’une bonne gouvernance, les groupes visés par un traité ont été avisés de la proposition, car cela pourrait intéresser les membres engagés dans des activités de pêche, de récolte et d’autres activités de la vie quotidienne pratiquées à l’aide de petites embarcations, y compris des embarcations de plaisance.

Ă€ la fin de l’automne 2021, des lettres ont Ă©tĂ© envoyĂ©es aux groupes visĂ©s par un traitĂ© moderne et aux organisations autochtones nationales pour les informer de la proposition. La proposition a Ă©galement Ă©tĂ© incluse dans les mises Ă  jour relatives aux activitĂ©s de mobilisation des communautĂ©s et des organisations autochtones distribuĂ©es par l’UnitĂ© des relations avec les Autochtones de Transports Canada en juin et en octobre 2022. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu. Par contre, le gouvernement mĂ©tis d’Otipemisiwak (GMO) a demandĂ© de plus amples renseignements dans le cadre d’une rĂ©union de suivi, qui s’est tenue le 7 juillet 2022, et a demandĂ© Ă  ĂŞtre informĂ© de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Gazette du Canada. Un courriel les informant de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Gazette du Canada a Ă©tĂ© envoyĂ©.

Au printemps 2023, une Ă©valuation en vertu de la Loi sur la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Ă©valuation de la LDNU) a Ă©tĂ© achevĂ©e dans le cadre de ce projet. Ă€ l’heure actuelle, l’évaluation de la LDNU n’a trouvĂ© aucune incohĂ©rence entre le projet de règlement, tel qu’il a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, et la LDNU.

L’évaluation en vertu de la LDNU a Ă©tĂ© mise Ă  jour pour tenir compte des commentaires reçus des groupes autochtones pendant et après la pĂ©riode de consultation relative Ă  la Partie I de la Gazette du Canada.

Mobilisation des Autochtones Ă  la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada

En mai 2023, avril 2024 et juillet 2024, l’UnitĂ© des relations avec les Autochtones de Transports Canada a distribuĂ© des bulletins courriels aux communautĂ©s autochtones. Ces bulletins fournissaient des mises Ă  jour portant sur l’élaboration de projets de règlements maritimes. Ils comprenaient notamment une description des règlements proposĂ©s ainsi que les Ă©chĂ©ances ciblĂ©es pour les prochaines possibilitĂ©s de consultation et les dates de publication dans la Gazette du Canada. Transports Canada a Ă©galement communiquĂ© des mises Ă  jour portant sur les rĂ©unions avec le GMO, l’ITK et les quatre organisations inuites Ă©tablies en vertu d’un traitĂ©. Aucun commentaire ou question n’a Ă©tĂ© reçu des communautĂ©s autochtones en rĂ©ponse Ă  ces bulletins.

Rencontres avec le gouvernement métis d’Otipemisiwak (GMO)

En septembre 2023, Transports Canada a rencontrĂ© des reprĂ©sentants du GMO pour mieux comprendre leurs prĂ©occupations soulevĂ©es lors de la publication prĂ©alable du Règlement. Au cours de cette rĂ©union, Transports Canada a prĂ©sentĂ© une vue d’ensemble des consultations faites avec les communautĂ©s autochtones et non autochtones dans le cadre du projet de règlement et de la façon dont ces pratiques se comparaient Ă  celles mises en Ĺ“uvre pour d’autres règlements. Le GMO a fait part de sa conviction que les frais de service proposĂ©s porteraient atteinte aux droits des MĂ©tis en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 en crĂ©ant un obstacle Ă  l’utilisation de leur embarcation de plaisance pour exercer ces droits (par exemple la chasse et la pĂŞche). Le GMO a notĂ© que le fait d’offrir une exemption aux citoyens mĂ©tis pour les services de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance pourrait attĂ©nuer ces prĂ©occupations.

Le 3 mai 2024, Transports Canada a de nouveau rencontrĂ© des reprĂ©sentants du GMO pour discuter davantage de leurs prĂ©occupations au sujet du projet de règlement. Ă€ la suite de cette rĂ©union, Transports Canada a Ă©laborĂ© un sondage auprès du GMO, pour qu’il soit remis Ă  ses membres, afin de recueillir des renseignements supplĂ©mentaires sur la façon dont le projet de règlement pourrait avoir une incidence sur les MĂ©tis. Le GMO a fait parvenir le sondage Ă  des parties intĂ©ressĂ©es et l’a annoncĂ© sur les mĂ©dias sociaux et dans son bulletin numĂ©rique. Transports Canada a rencontrĂ© le GMO Ă  plusieurs autres reprises en juillet et en aoĂ»t 2024, et ce, afin de discuter des commentaires reçus dans le cadre du sondage.

Commentaires reçus dans le cadre du sondage communiqué par le gouvernement métis d’Otipemisiwak

Le sondage destinĂ© aux membres du GMO a Ă©tĂ© ouvert du 9 au 30 juillet 2024. Au total, le sondage a permis de recevoir 159 rĂ©ponses. Les renseignements suivants ont Ă©tĂ© recueillis auprès des rĂ©pondants au sondage :

Le sondage comprenait une section permettant aux citoyens mĂ©tis de faire part d’autres prĂ©occupations concernant la proposition de règlement. La moitiĂ© des rĂ©pondants au sondage ont soumis des commentaires dans cette section. Ces rĂ©pondants ont fait part des observations suivantes :

Pour faire suite au sondage, le GMO a fait remarquer que les frais de service proposĂ©s auraient une incidence disproportionnĂ©e sur les MĂ©tis et les autres peuples autochtones, car ils prĂ©senteraient un obstacle Ă  la participation Ă  des activitĂ©s relatives Ă  la culture, Ă  la communautĂ©, Ă  la spiritualitĂ©, aux cĂ©rĂ©monies et aux droits protĂ©gĂ©s par la Constitution en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Des prĂ©occupations particulières ont Ă©tĂ© soulevĂ©es au sujet de l’incidence potentielle des frais sur les aĂ®nĂ©s mĂ©tis, ainsi que les autres personnes dont le revenu est limitĂ©.

Bien que les frais de service de permis d’embarcation de plaisance soient estimĂ©s comme faibles, les consultations avec le GMO et d’autres organisations autochtones ont mis en Ă©vidence l’interfĂ©rence potentielle des frais avec la capacitĂ© d’une personne autochtone d’exercer ses droits protĂ©gĂ©s par la Constitution. Le GMO a donc recommandĂ© que le Règlement soit mis Ă  jour afin de ne pas exiger les frais des personnes qui dĂ©clarent utiliser leur embarcation de plaisance afin d’exercer leurs droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Comme expliqué précédemment, bien que Transports Canada reconnaisse les préoccupations soulevées au sujet d’une période de permis plus courte, il est nécessaire de s’assurer que les renseignements contenus dans la base de données sur les permis d’embarcations de plaisance demeurent à jour. En ce qui concerne la richesse des consultations entreprises, Transports Canada travaille avec les communautés autochtones afin de trouver des moyens de faire participer les communautés autochtones plus tôt dans le processus réglementaire. Pour ce qui est de la suggestion selon laquelle le programme de délivrance de permis est plus approprié pour les bâtiments de haute mer, la plupart des embarcations de plaisance au Canada sont utilisées dans les eaux intérieures et, à ce titre, il est essentiel que ces bâtiments soient enregistrés dans la base de données sur la délivrance de permis. Comme il n’y a pas de différence dans le type de renseignements dont les organismes d’application de la loi ou les organismes d’intervention d’urgence auraient besoin pour intervenir auprès des bâtiments naviguant dans les eaux intérieures ou en eaux libres, il ne serait pas avantageux d’établir des exigences différentes ou une base de données de délivrance de permis différente pour les deux catégories de bâtiments.

Rencontres avec Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et les quatre organisations inuites établies en vertu d’un traité (Société régionale Inuvialuit, Nunavut Tunngavik Incorporated, Société Makivvik et le gouvernement du Nunatsiavut)

En dĂ©cembre 2023, Transports Canada a rencontrĂ© l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et les organisations inuites Ă©tablies en vertu d’un traitĂ© (OIEVT) pour discuter de plusieurs initiatives rĂ©glementaires que les Inuits avaient soulevĂ©s comme point d’intĂ©rĂŞt Ă  la suite de la distribution du bulletin de l’automne 2023 de Transport Canada aux communautĂ©s et organisations autochtones. L’ITK et les OIEVT ont demandĂ© de plus amples informations portant sur le projet de règlement, notant les rĂ©percussions potentielles sur les droits en vertu de l’article 35, car les embarcations de plaisance peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour mener des pratiques traditionnelles. L’ITK et les OIEVT ont Ă©galement soulevĂ© des prĂ©occupations concernant la façon dont les communautĂ©s pourraient accĂ©der aux services de dĂ©livrance de permis, notant que cela pourrait ĂŞtre un dĂ©fi pour certains Inuits si l’accès Ă  Internet est nĂ©cessaire.

En juillet 2024, Transports Canada a assistĂ© Ă  la rĂ©union du ComitĂ© maritime national inuit afin de discuter davantage des prĂ©occupations concernant le projet de règlement. Au cours de cette rĂ©union, l’ITK et les OIEVT se sont dits prĂ©occupĂ©s par le fait que le projet de règlement ne prenait pas en compte, ou ne faisait pas de distinction, pour les embarcations de plaisance qui sont utilisĂ©es pour l’exercice des droits en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. L’ITK et les OIEVT ont en outre demandĂ© qu’une exemption de toutes les exigences en matière de dĂ©livrance de permis soit envisagĂ©e pour ces embarcations de plaisance. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’ITK et les OIEVT ont fait remarquer que l’application d’exigences gĂ©nĂ©rales en matière de permis ne serait pas appropriĂ©e pour les Inuits, car, en raison de l’éloignement de leurs communautĂ©s, de nombreux Inuit ne sont pas au courant des avantages dont bĂ©nĂ©ficient les titulaires de permis non autochtones, comme l’amĂ©lioration des interventions de recherche et de sauvetage. Il a donc Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© Ă  Transports Canada que la dĂ©livrance de permis soit effectuĂ©e sur une base volontaire pour les Inuits.

En aoĂ»t 2024, Transports Canada a rencontrĂ© de nouveau ITK et les OTI afin de discuter du projet de règlement. Bon nombre des prĂ©occupations exprimĂ©es lors de la rĂ©union prĂ©cĂ©dente ont Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©es. ITK et le OTI ont de nouveau demandĂ© qu’une exemption soit accordĂ©e pour toutes les exigences proposĂ©es en matière de dĂ©livrance de permis, notant que certaines exigences, telles que la mise Ă  jour des renseignements portant sur les permis dans les 30 jours, constitueraient un dĂ©fi pour les Inuits compte tenu de leur manque d’accès Ă  Internet et de leur incapacitĂ© Ă  envoyer ou Ă  recevoir du courrier dans les 30 jours.

L’ITK et les OIEVT ont Ă©galement fait remarquer que les renseignements portant sur les titulaires de permis ne sont pas utiles aux services de police inuits et aux premiers intervenants locaux, car ils n’ont pas accès Ă  la base de donnĂ©es sur les permis. Transports Canada a indiquĂ© que l’accès pourrait ĂŞtre accordĂ© aux services de police inuits ou Ă  tout autre agent d’application de la loi dĂ©signĂ©. Transport Canada a Ă©galement soulignĂ© l’importance des exigences gĂ©nĂ©rales en matière de dĂ©livrance de permis, et ce, pour les motifs suivants : (i) elles aident Ă  s’assurer que les conducteurs d’embarcations de plaisance sont responsables de leurs embarcations; (ii) elles permettent d’appuyer les services de recherche et de sauvetage; et (iii) elles permettent l’identification des bâtiments perdus ou volĂ©s. Bien que Transports Canada reconnaisse que les rĂ©gions inuites ne disposent peut-ĂŞtre pas d’une Ă©quipe de recherche et de sauvetage spĂ©cialisĂ©e, la Gendarmerie royale du Canada exerce des fonctions de recherche et de sauvetage dans les rĂ©gions nordiques et peut se fier aux renseignements contenus dans la base de donnĂ©es sur la dĂ©livrance de permis.

L’ITK et le OIEVT ont souligné l’importance d’organiser des discussions stratégiques précoces avec les communautés autochtones, et ce, afin de s’assurer que leurs commentaires sont adéquatement pris en compte dans les propositions réglementaires. Transports Canada collabore avec les communautés autochtones et l’unité des relations avec les autochtones de Transports Canada pour trouver des moyens d’impliquer les populations autochtones plus tôt dans le processus d’élaboration réglementaire.

En janvier 2025, Transports Canada a reçu une lettre de Makivvik qui rĂ©itĂ©rait les prĂ©occupations mentionnĂ©es ci-dessus, soulevĂ©es lors des discussions entre Transports Canada et ITK, et demandait Ă©galement que les Inuits ne soient soumis aux exigences en matière de permis pour embarcations de plaisance que sur une base volontaire.

Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, Ă  la lumière des commentaires fournis par le GMO, l’ITK et les OIEVT, le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de ne pas exiger les frais des Autochtones qui dĂ©clarent ĂŞtre titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et qui utilisent leur embarcation dans le but d’exercer ces droits. Les titulaires de droits en vertu de l’article 35 qui ne dĂ©clarent pas utiliser une embarcation de plaisance afin d’exercer ces droits vont payer les frais de service. Bien que certaines prĂ©occupations aient Ă©tĂ© soulevĂ©es quant au fait que les exigences gĂ©nĂ©rales en matière de dĂ©livrance de permis constituaient Ă©galement un obstacle pour les peuples autochtones, ces exigences sont nĂ©cessaires afin d’appuyer la sĂ©curitĂ© maritime et l’intervention d’urgence pour les plaisanciers Autochtones et non Autochtones.

La dĂ©cision de ne pas demander aux titulaires de droits en vertu de l’article 35 de payer les frais de permis est conforme aux efforts continus du gouvernement du Canada pour faire progresser la rĂ©conciliation. D’autres programmes gouvernementaux se sont Ă©galement efforcĂ©s de rĂ©duire le fardeau financier pour les titulaires de droits en vertu de l’article 35 pour l’accès Ă  de ses programmes liĂ©s Ă  l’exercice de ces droits (par exemple la dĂ©livrance de permis de port d’armes Ă  feu).

Enfin, Transports Canada collabore avec les communautés autochtones afin de trouver des moyens d’aider les Autochtones pendant le processus de demande de permis.

Choix de l’instrument

Le RPB Ă©tablit les exigences relatives aux permis d’embarcation de plaisance. Ces exigences se sont avĂ©rĂ©es insuffisantes pour s’assurer que les renseignements portant sur les titulaires de permis, recueillis dans le SEDPEP, sont exacts et demeurent Ă  jour. Par exemple, les exigences actuelles permettent l’existence de permis Ă  vie, qui sont plus susceptibles de contenir des renseignements erronĂ©s du fait qu’il n’y a pas de personne-ressource dĂ©signĂ©e entre Transports Canada et les titulaires de permis Ă  vie. De plus, le RPB permet actuellement aux titulaires de PEP d’utiliser leur embarcation de plaisance avec des renseignements pĂ©rimĂ©s pendant 90 jours, ce qui dans certains secteurs est une saison complète de navigation. Des renseignements erronĂ©s peuvent entraver et retarder les efforts de recherche et sauvetage et l’application de la loi. En se fondant sur les renseignements figurant dans la base de donnĂ©es existante, il est clair qu’en l’absence d’intervention rĂ©glementaire, il n’y a aucun moyen de s’assurer que les renseignements relatifs aux titulaires de permis sont tenus Ă  jour.

En outre, comme certaines embarcations de plaisance, les voiliers, par exemple, ne sont pas soumises aux exigences de délivrance de permis, il est difficile pour les organismes d’application de la loi désignés d’intervenir de manière efficace dans les situations d’urgence les impliquant ou de veiller à ce qu’ils respectent le RPB. Ainsi, une intervention réglementaire est nécessaire pour assurer une approche uniforme de la réglementation de toutes les embarcations de plaisance.

Enfin, une intervention rĂ©glementaire est nĂ©cessaire pour introduire des frais de service de 24 $ pour les transactions de PEP. Les frais ne peuvent ĂŞtre dĂ©finis qu’avec les pouvoirs rĂ©glementaires accordĂ©s en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada. Par consĂ©quent, un changement rĂ©glementaire est nĂ©cessaire pour Ă©tablir les frais proposĂ©s.

Analyse de la réglementation

Des frais de service de 24 $ seront introduits pour le traitement de la dĂ©livrance, du renouvellement, du transfert ou de la demande de duplicata d’un permis d’embarcation de plaisance. Les frais permettront de rééquilibrer les coĂ»ts d’administration du programme de PEP des contribuables canadiens aux titulaires de permis de PEP (qui sont les principaux bĂ©nĂ©ficiaires). En outre, les permis dont la validitĂ© est Ă  vie seront Ă©liminĂ©s progressivement et remplacĂ©s par ceux qui ont une validitĂ© de cinq ans, tandis que les permis de dix ans seront renouvelĂ©s en tant que permis de cinq ans Ă  l’expiration, ce qui obligera les titulaires de permis Ă  renouveler leurs permis plus frĂ©quemment. Transports Canada sera touchĂ© par l’augmentation des transactions de PEP traitĂ©es par une tierce partie fournisseur de services, et les demandes traitĂ©es par le tiers fournisseur de services et Service Canada.

Avantages et coûts

Remarque : il est possible que la somme des chiffres prĂ©sentĂ©s ci-dessous ne soit pas exacte, Ă©tant donnĂ© que les chiffres ont Ă©tĂ© arrondis.

Le coĂ»t total du Règlement est estimĂ© Ă  36,98 millions de dollars (valeur actualisĂ©e en dollars canadiens de 2026, actualisĂ© Ă  la première pĂ©riode de 2025-2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %) pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2025-2026 et 2034-2035, oĂą chaque pĂ©riode comprend 12 mois, la première pĂ©riode Ă©tant de dĂ©cembre 2025 Ă  novembre 2026. De ce coĂ»t, les titulaires nationaux de PEP devraient supporter 30,40 millions de dollars associĂ©s aux frais de service (27,48 millions de dollars) et aux demandes de PEP (2,93 millions de dollars), et le gouvernement du Canada (reprĂ©sentĂ© par Transports Canada) devrait supporter 6,58 millions de dollars associĂ©s au traitement des transactions de PEP, Ă  la rĂ©ponse aux demandes de PEP et Ă  la mise Ă  jour du matĂ©riel de formation.

Le Règlement profitera Ă©galement aux contribuables canadiens, car le total estimatif des coĂ»ts recouvrĂ©s de 27,80 millions de dollars, dont 27,48 millions de dollars proviennent des frais de service facturĂ©s aux titulaires de PEP nationaux, et 0,32 million de dollars des titulaires de PEP Ă©trangers, rééquilibra leur fardeau financier pour recouvrer le coĂ»t de la prestation des services par Transports Canada.

Par consĂ©quent, le Règlement devrait entraĂ®ner un coĂ»t net de 9,19 millions de dollars sur la pĂ©riode de 10 ans. MalgrĂ© le coĂ»t monĂ©taire net, Transports Canada estime que le Règlement est dans l’intĂ©rĂŞt public canadien en raison des avantages qualitatifs prĂ©vus, qui comprennent le renforcement de l’intĂ©gritĂ© et de l’efficacitĂ© du programme de dĂ©livrance de permis, le soutien Ă  des efforts de nettoyage et de rĂ©tablissement plus efficaces, l’aide aux efforts d’intervention d’urgence, la rĂ©duction et la dissuasion de la non-conformitĂ© et l’aide Ă  rĂ©duire au minimum les impacts environnementaux nĂ©gatifs des Ă©paves et bâtiments abandonnĂ©s.

Modifications apportĂ©es Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages Ă  la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada

Ă€ la suite de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© modifiĂ©e comme suit :

Par consĂ©quent, le coĂ»t total a Ă©tĂ© ajustĂ© de 39,28 millions de dollars Ă  36,98 millions de dollars, le bĂ©nĂ©fice total a Ă©tĂ© ajustĂ© de 29,69 millions de dollars Ă  27,80 millions de dollars, et le coĂ»t net a Ă©tĂ© mis Ă  jour de 9,59 millions de dollars Ă  9,19 millions de dollars.

Cadre analytique

Les coûts et les avantages du Règlement ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du SCT. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et chiffrées, seuls les coûts et avantages directs pour les parties prenantes étant pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au Règlement sont évalués en comparant le scénario de référence et le scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario de réglementation fournit des renseignements portant sur les résultats attendus découlant de la mise en œuvre du Règlement. Ces détails sont discutés davantage ci-dessous.

Le Règlement fera en sorte qu’une plus grande partie des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’administration du programme PEP sera assumĂ©e par les utilisateurs du service. Les titulaires de permis nationaux et Ă©trangers, dont les embarcations de plaisance sont principalement entretenues et exploitĂ©es au Canada, seront touchĂ©s, les titulaires de permis nationaux supportant la plupart de ces coĂ»ts. ConformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SCTC, la portĂ©e de cette analyse se situe Ă  l’échelle sociĂ©tale, analysant les coĂ»ts et les avantages attribuĂ©s aux Canadiens. En raison de la nature du recouvrement des coĂ»ts du Règlement, les frais de service payĂ©s par les titulaires de permis nationales reprĂ©sentent un transfert du fardeau des coĂ»ts des Canadiens (reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada) aux titulaires de permis canadiens. Les frais de service payĂ©s par les parties prenantes Ă©trangères reprĂ©sentent une augmentation nette des coĂ»ts recouvrĂ©s par les Canadiens, reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada (puisque ces coĂ»ts ne seront pas assumĂ©s par les Canadiens). Par consĂ©quent, les coĂ»ts pour les titulaires de permis nationaux auront un impact neutre sur la sociĂ©tĂ© canadienne, tandis que les coĂ»ts pour les titulaires de permis Ă©trangers sont estimĂ©s comme un avantage pour les Canadiens.

L’analyse estime l’impact du Règlement sur une pĂ©riode de 10 ans allant du 2025-2026 au 2034-2035, chaque pĂ©riode comprenant 12 mois entre dĂ©cembre et le mois de novembre suivant et la première pĂ©riode allant de dĂ©cembre 2025 Ă  novembre 2026. Sauf indication contraire, tous les coĂ»ts et les bĂ©nĂ©fices sont exprimĂ©s en valeur actuelle en dollars canadiens de 2026, actualisĂ©s Ă  la première pĂ©riode Ă  un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode d’analyse de dix ans. Les points suivants sont Ă  noter : 1) les chiffres prĂ©sentĂ©s dans l’analyse peuvent ne pas correspondre aux totaux en raison de l’arrondissement; et 2) la formule utilisĂ©e pour calculer les valeurs annualisĂ©es dans l’énoncĂ© des coĂ»ts et avantages et la lentille des petites entreprises suit la mĂ©thodologie prescrite dans le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SCT, oĂą les impacts survenus au cours de la première pĂ©riode ne sont pas actualisĂ©s.

Données et hypothèses utilisées pour projeter le volume des transactions de PEP

Les transactions de PEP prĂ©vues au cours de la pĂ©riode d’analyse Ă©taient fondĂ©es sur les donnĂ©es fournies par le SEDPEP et le tiers fournisseur de services canadien qui fournit les services de PEP au nom de Transports Canada. En particulier :

Il y a une certaine incertitude inhĂ©rente dans les projections des futures transactions de PEP, Ă©tant donnĂ© qu’on ne sait pas exactement combien des 1,5 million de PEP existants ayant une validitĂ© Ă  vie se rapportent aux embarcations qui sont encore en service, ou aux titulaires de permis qui peuvent ĂŞtre informĂ©s du Règlement relatif au renouvellement de leurs permis. NĂ©anmoins, le tiers fournisseur de services canadien est Ă©galement conscient de la possibilitĂ© de fluctuations du nombre prĂ©vu de transactions qu’il traiterait chaque annĂ©e et en a tenu compte dans son plan opĂ©rationnel.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, il y avait environ 2,5 millions de PEP enregistrĂ©s au Canada en juillet 2021. Environ 1,5 million d’entre eux sont des permis dĂ©livrĂ©s avant le 29 avril 2010 avec une validitĂ© Ă  vie, et 0,9 million ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s le 29 avril 2010 ou après avec une pĂ©riode de validitĂ© de 10 ans. Les titulaires de PEP ne sont pas tenus de payer des frais de service lorsqu’ils demandent de nouveaux PEP, ou lorsqu’ils renouvellent, transfèrent ou demandent un duplicata de leurs PEP. De plus, les utilisateurs de certains types d’embarcations de plaisance, comme les bâtiments propulsĂ©s par le vent, ne sont pas assujettis aux exigences de PEP prescrites dans le RPB. MĂŞme si le RPB n’exige pas de Transports Canada qu’il notifie les titulaires de permis en cas d’annulation de leur PEP, par Transports Canada, ce dernier le fera, car il s’agit d’une pratique opĂ©rationnelle existante. De plus, un tiers fournisseur de services canadien traite les transactions relatives au PEP, et Service Canada rĂ©pond aux demandes de renseignements du public sur le programme de PEP, au nom de Transports Canada, et tous deux facturent ces services Ă  Transports Canada. Transports Canada continuera Ă  rĂ©pondre aux demandes de renseignements portant sur les PEP qui lui sont adressĂ©es et Ă  former rĂ©gulièrement les inspecteurs et les organismes d’application de la loi d’autres juridictions sur les exigences en matière de PEP.

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les permis valides Ă  vie seront Ă©liminĂ©s progressivement sur cinq pĂ©riodes et remplacĂ©s par des permis dont la validitĂ© est de cinq ans. De mĂŞme, les permis ayant une pĂ©riode de validitĂ© de dix ans seront remplacĂ©s par des permis avec une pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans Ă  leur date d’expiration ou lors du transfert du permis. Lorsque les titulaires de PEP demandent de nouveaux permis, ou encore lors d’une demande de renouvellement, de transfert ou de duplicata d’un permis, des frais de service de 24 $ seront facturĂ©s. Toutefois, les frais de service ne s’appliqueront pas aux Autochtones qui dĂ©clarent ĂŞtre titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui utilisent une embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits. De plus, le Règlement exigera que les utilisateurs de bâtiments propulsĂ©s par le vent d’une longueur supĂ©rieure Ă  six mètres (Ă  l’exception de tous les bâtiments Ă  propulsion humaine, comme les bateaux-dragons et les kayaks) soient titulaires de PEP (valides pour cinq ans). L’inclusion d’autres types d’embarcations de plaisance augmentera le nombre de permis nouvellement dĂ©livrĂ©s d’environ 25 000 au total entre 2025-2026 et 2026-2027. Le Règlement exigera Ă©galement que les titulaires de permis annulent leur PEP si leur embarcation de plaisance n’est plus en Ă©tat de naviguer, et officialisera la pratique de Transports Canada consistant Ă  fournir des avis Ă©crits aux titulaires de permis si Transports Canada annule leur PEP. Transports Canada continuera de payer le tiers fournisseur de services canadien et Service Canada pour traiter les demandes de PEP et rĂ©pondre aux demandes de PEP et Service Canada pourraient recevoir des demandes de renseignements supplĂ©mentaires concernant le Règlement. Il est attendu Ă©galement que Transports Canada doive rĂ©pondre Ă  un nombre plus Ă©levĂ© de demandes de renseignements portant sur les PEP adressĂ©es au ministère et mettre Ă  jour le matĂ©riel de formation associĂ© au Règlement pour la formation qui continuera d’être fournie rĂ©gulièrement aux organismes d’application de la loi.

Il convient de noter que le coût du programme de TC pour l’administration de PEP comprend le fonctionnement et l’entretien (par exemple le nombre d’employés en équivalent temps plein et leurs salaires) et les coûts facturés par le tiers fournisseur de services et Service Canada. Toutefois, seul le coût facturé par le tiers fournisseur de services sera affecté par le Règlement, car il dépend du nombre de transactions de PEP traitées. Tous les autres coûts du programme resteront les mêmes entre le scénario de référence et le scénario réglementaire. Veuillez noter que la méthodologie de l’analyse coûts-avantages présentée ci-dessous diffère de l’approche utilisée pour évaluer les coûts du programme de Transports Canada.

Le tableau 1 prĂ©sente les diffĂ©rents types de PEP dans le cadre des scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaires. Le nombre de titulaires de PEP touchĂ©s reprĂ©sente le nombre estimĂ© de titulaires de PEP existants (pour les PEP Ă  vie et de validitĂ© de 10 ans) ou de titulaires potentiels de PEP (pour les bâtiments propulsĂ©s par le vent de plus de six mètres de longueur) qui obtiendront un PEP, nouveau ou renouvelĂ©, en vertu du Règlement. Il existe actuellement plus de PEP Ă  vie et de validitĂ© de dix ans que les chiffres indiquĂ©s dans le tableau, mais la diffĂ©rence reprĂ©sente les PEP qui ne devraient pas ĂŞtre renouvelĂ©s.

Tableau 1 : Types de permis d’embarcation de plaisance selon les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire, et le nombre de transactions de licences touchĂ©es
Type de permis d’embarcation de plaisance Scénario de référence Scénario réglementaire Nombre de transactions de PEP touchées
Permis avec validitĂ© Ă  vie Valides Ă  vie, aucun renouvellement n’est requis (sauf lorsque les renseignements portant sur le propriĂ©taire changent). Les permis seront Ă©liminĂ©s progressivement sur cinq pĂ©riodes (cinq annĂ©es civiles) Ă  compter du 31 mars 2026 et remplacĂ©s par ceux dont la validitĂ© est de cinq ans, sous rĂ©serve de frais de service de 24 $. Renouvellement requis afin de maintenir la validitĂ©. 169 442
Permis avec une validitĂ© de dix ans. Valides pendant dix ans. Renouvellement requis afin de maintenir la validitĂ©. Pas de frais de service. Les permis renouvelĂ©s ont une validitĂ© de cinq ans assujettis Ă  des frais de service de 24 $. 1 190 797
Permis pour les bâtiments propulsĂ©s par le vent de plus de six mètres de longueur. Aucun permis n’est requis. Permis requis avec une validitĂ© de cinq ans sous rĂ©serve de frais de service de 24 $. Renouvellement requis afin de maintenir la validitĂ© sous rĂ©serve des mĂŞmes frais. 25 000

Source : Système Ă©lectronique de dĂ©livrance des permis d’embarcation de plaisance (SEDPEP) de Transports Canada, consultĂ© en 2022 avec des hypothèses appliquĂ©es.

Profil des parties prenantes

Les parties prenantes immĂ©diatement touchĂ©es par le Règlement sont les titulaires de PEP nationaux et Ă©trangers, y compris les entreprises et les Autochtones, dont les embarcations de plaisance sont principalement entretenues et exploitĂ©es au Canada, car elles seront assujetties aux frais de service et aux renouvellements de permis plus frĂ©quents. Les Autochtones qui dĂ©clarent ĂŞtre titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui utilisent leur embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits n’auront pas Ă  payer les frais de service. Transports Canada sera Ă©galement touchĂ©, car il devra payer le tiers fournisseur de services canadien et Service Canada pour traiter les demandes de permis et rĂ©pondre aux demandes de renseignements. De plus, les fabricants, les constructeurs, les reconstructeurs et les importateurs d’embarcations de plaisance qui dĂ©tiennent des CIF seront assujettis Ă  une nouvelle exigence de mise Ă  jour des coordonnĂ©es dans les 30 jours suivant un changement.

Selon les donnĂ©es enregistrĂ©es par Transports Canada, il y a 539 entreprises (par exemple les concessionnaires d’embarcations) qui dĂ©tiennent des PEP Ă  des fins de dĂ©monstration, 289 entreprises (par exemple les marinas et les agences de location) qui dĂ©tiennent des PEP Ă  des fins de location. Parmi ces entreprises, six dĂ©tiennent des permis pour les deux fins.

Le tableau 2 prĂ©sente le nombre de PEP enregistrĂ©s par les titulaires de permis nationaux et Ă©trangers en 2020. Au total, il y avait 2,7 millions de PEP, dont 31 799 (1,18 %) Ă©taient dĂ©tenues par des titulaires de permis Ă©trangers. Parmi les PEP dĂ©livrĂ©s aux titulaires de permis nationaux, 45,56 % se trouvaient en Ontario, suivis de 17,27 % au QuĂ©bec et de 13,55 % en Colombie-Britannique.

Le tableau 2 indique Ă©galement le pourcentage de PEP dĂ©livrĂ©s Ă  des Autochtones dans une province ou un territoire, qui est un pourcentage pondĂ©rĂ© dĂ©rivĂ© en multipliant le pourcentage de sa populationrĂ©fĂ©rence 16 autochtone en termes de populationrĂ©fĂ©rence 17 totale et le pourcentage de PEP enregistrĂ©s par les titulaires nationaux dans cette province. Par exemple, en Alberta, la population autochtone a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  284 465 personnes, soit 5,87 % de la population provinciale totale (4 849 906). Par consĂ©quent, en multipliant 5,87 % et 7,7 % (le pourcentage de PEP inscrits dĂ©tenus par des Canadiens vivant en Alberta dans le tableau 2), Transports Canada estime que 0,45 % des PEP enregistrĂ©s seraient dĂ©tenus par des Autochtones. Dans l’ensemble, Transports Canada estime que 4,6 % des PEP enregistrĂ©s ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  des Autochtones. Ces pourcentages ont ensuite Ă©tĂ© utilisĂ©s afin d’estimer le nombre de titulaires de droits en vertu de l’article 35 qui n’auront pas Ă  payer les frais de service. Il est reconnu que cette mĂ©thode pourrait surestimer le nombre d’Autochtones, car tous ne sont pas titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 ou n’utilisent pas nĂ©cessairement leur embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits.

Tableau 2 : Nombre de PEP enregistrĂ©s par province et territoire
Province/territoire Nombre de PEP enregistrés (2020) Pourcentage de PEP enregistrés par des titulaires nationaux Pourcentage de PEP détenus par des Autochtones dans la province ou le territoire respectif
Colombie-Britannique 361 532 13,55 % 0,70 %
Alberta 205 462 7,70 % 0,45 %
Saskatchewan 109 752 4,11 % 0,63 %
Manitoba 122 064 4,58 % 0,73 %
Ontario 1 215 139 45,56 % 1,16 %
QuĂ©bec 460 487 17,27 % 0,39 %
Nouveau-Brunswick 53 201 1,99 % 0,08 %
Nouvelle-Écosse 58 001 2,17 % 0,11 %
Terre-Neuve-et-Labrador 57 612 2,16 % 0,19 %
ĂŽle-du-Prince-Édouard 11 414 0,43 % 0,01 %
Yukon 5 285 0,20 % 0,04 %
Territoires du Nord-Ouest 6 864 0,26 % 0,11 %
Nunavut 344 0,01 % 0,01 %
Canada 2 667 157 100 % 4,6 %
RĂ©sidents non canadiens 31 799    
Total des PEP enregistrĂ©s 2 698 956    
Source : Rapport annuel d’un tiers fournisseur de services canadien, 2020.
Coûts

Les coĂ»ts totaux relatifs au Règlement sont estimĂ©s Ă  36,98 millions de dollars. Transports Canada s’attend Ă  ce que les titulaires de permis nationaux assument des coĂ»ts de 30,40 millions de dollars, dont 27,48 millions de dollars sont associĂ©s aux frais de service et 2,93 millions de dollars aux demandes de PEP. Le Gouvernement du Canada devrait engager des coĂ»ts totaux de 6,58 millions de dollars, dont 6,40 millions de dollars sont associĂ©s au tiers fournisseur de services canadien et Service Canada et 0,11 million de dollars Ă  la rĂ©ponse aux demandes de renseignements portant sur les PEP et Ă  la mise Ă  jour du matĂ©riel de formation.

Coûts pour les titulaires de PEP

Au total, Transports Canada s’attend Ă  ce que les titulaires de PEP nationaux engagent un coĂ»t de 30,40 millions de dollars, dont 27,48 millions de dollars sont associĂ©s aux frais de service et 2,93 millions de dollars aux demandes de PEP.

Frais de service

Le Règlement introduit des frais de service de 24 $ pour la dĂ©livrance d’un nouveau permis, ou le renouvellement, le transfert ou la demande d’un duplicata d’un permis existant, Ă  l’exception des permis dĂ©tenus par des Autochtones qui dĂ©clarent ĂŞtre titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui utilisent leur embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits. Transports Canada s’attend Ă  ce que les frais de service touchent un total estimĂ© de 1,5 million de transactions de PEP (y compris celles attribuables Ă  des renouvellements plus frĂ©quents dont il est question ci-dessous) au cours de la pĂ©riode d’analyse, les transactions annuelles variant entre environ 128 400 et 176 800. Par consĂ©quent, le coĂ»t total associĂ© aux frais de service est estimĂ© Ă  27,48 millions de dollars.

Il convient de noter que les 1,5 million de transactions de PEP excluaient environ 74 170 transactions de PEP, car Transports Canada s’attend Ă  ce qu’elles soient associĂ©es Ă  des Autochtones titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 utilisant leur embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits, qui, sur dĂ©claration, ne sont pas tenus de payer les frais de service. Cependant, ces demandeurs devront quand mĂŞme remplir les demandes de PEP et donc engager des coĂ»ts de demande en raison de renouvellements plus frĂ©quents (se reporter Ă  la section ci-dessous pour plus de dĂ©tails).

Coûts des demandes de PEP

Étant donnĂ© que le Règlement impose une pĂ©riode de validitĂ© de cinq ans pour les PEP, les titulaires de PEP devront renouveler leurs permis plus frĂ©quemment (de l’absence de renouvellement ou de renouvellement tous les dix ans au renouvellement tous les cinq ans). Transports Canada estime qu’un total d’environ 42 330 transactions supplĂ©mentaires de PEP par annĂ©e sont dues Ă  des renouvellements plus frĂ©quents. La ventilation dĂ©taillĂ©e est la suivante :

Transports Canada estime qu’un titulaire de PEP passera 15 minutes Ă  remplir une demande de PEP, qui peut ĂŞtre soumise en ligne ou par la poste. D’après les renseignements fournis par le tiers fournisseur de services canadien, environ 20 % des demandes de PEP sont envoyĂ©s par la poste. En supposant que le taux de salaire horaire moyen pour les particuliers qui dĂ©tiennent des PEP est de 35,82 $, que le taux horaire moyen pour les entreprises qui dĂ©tiennent des PEP est de 44,77 $rĂ©fĂ©rence 18 (un taux de frais gĂ©nĂ©raux de 25 % est appliquĂ© aux entreprises titulaires) et que le coĂ»t d’affranchissement est de 1,47 $rĂ©fĂ©rence 19 par demande de PEP envoyĂ©e par la poste. Transports Canada estime que les titulaires de PEP devront assumer un coĂ»t total de 2,93 millions de dollars, dont 2,83 millions de dollars sont le coĂ»t d’opportunitĂ©rĂ©fĂ©rence 20 (c’est-Ă -dire le coĂ»t du temps pour remplir les demandes de PEP) et 0,09 million de dollars est le coĂ»t d’affranchissement. Par ailleurs, 2,89 millions de dollars seront attribuĂ©s aux titulaires individuels de PEP et 0,03 million de dollars aux entreprises.

Coûts pour le gouvernement du Canada

Entente de service avec le tiers fournisseur de services canadien

Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, le tiers fournisseur de services canadien fournit des services aux titulaires de PEP au nom de Transports Canada, qui leur paient des frais de service. Le tiers fournisseur de service canadien devrait entraĂ®ner un coĂ»t unitaire de 16,02 $ (non actualisĂ©) pour le traitement d’une demande de PEP soumise en ligne (80 % du total des demandes de PEP) et de 36,05 $ (non actualisĂ©) pour le traitement d’une demande de PEP soumise par la poste (20 % du total des demandes de PEP);

Par consĂ©quent, Transport Canada devrait payer des frais de service d’un montant total de 6,40 millions de dollars associĂ©s au tiers fournisseur de services canadien.

Entente de service avec Service Canada

Bien que l’entente de service entre Transports Canada et Service Canada (actuellement fixĂ©e Ă  325 000 $ par annĂ©e) ne sera pas affectĂ©e par le Règlement, Service Canada pourrait recevoir plus de demandes de renseignements sur les PEP associĂ©es aux demandes de nouveaux permis ou de renouvellement de permis en raison du Règlement. Aux fins de l’analyse, Transports Canada estime que Service Canada devra assumer un coĂ»t d’opportunitĂ© total de 0,07 million de dollars pour rĂ©pondre aux demandes de renseignements supplĂ©mentaires liĂ©es au Règlement en raison de la rĂ©affectation des ressources. Toutefois, il est difficile d’estimer avec certitude le nombre de demandes de renseignements annuelles supplĂ©mentaires liĂ©es au Règlement en raison de l’absence de donnĂ©es pertinentes. L’estimation du coĂ»t d’opportunitĂ© est basĂ©e sur les donnĂ©es et hypothèses suivantes : 1) la moyenne annuelle historique des demandes de renseignements liĂ©es aux demandes de PEP pour les nouveaux permis et les renouvellements de permis Ă©tait d’environ 10 130; et 2) l’augmentation annuelle en pourcentage des demandes de renseignements liĂ©es au Règlement est prĂ©sumĂ©e ĂŞtre la mĂŞme que l’augmentation annuelle en pourcentage des transactions liĂ©es Ă  la PEP, qui varie entre 1,2 % et 4,85, % selon les annĂ©es. Cette estimation implique Ă©galement que Service Canada rĂ©pondra Ă  environ 1 450 Ă  5 800 demandes de renseignements supplĂ©mentaires par an, et que le coĂ»t d’opportunitĂ© pour Service Canada reprĂ©sentera environ 1 % Ă  5 % de l’entente de service annuel avec Transports Canada.

Il est Ă©galement important de noter que l’entente de service devrait ĂŞtre suffisante pour couvrir le coĂ»t du service associĂ© aux demandes de renseignements supplĂ©mentaires. Cela s’explique par les efforts entrepris ces dernières annĂ©es par Transports Canada pour sensibiliser le public sur les PEP, notamment aux informations requises pour demander ou renouveler un permis. En consĂ©quence, Transports Canada a observĂ© une baisse d’environ 4 % des demandes de renseignements adressĂ©es Ă  Service Canada au cours de la pĂ©riode fiscale 2024-2025 par rapport Ă  la moyenne annuelle des demandes de renseignements effectuĂ©es entre les pĂ©riodes fiscales 2017-2018 et 2023-2024 (environ 121 000)rĂ©fĂ©rence 21, et cette tendance devrait se poursuivre Ă  l’avenir. Transports Canada s’attend Ă©galement Ă  ce que la baisse des demandes de renseignements compense les demandes de renseignements supplĂ©mentaires liĂ©es au Règlement et, par consĂ©quent, Service Canada n’aura pas besoin d’employĂ©s supplĂ©mentaires.

Demandes de renseignements et formation

Transports Canada estime que, chaque annĂ©e, un employĂ© de niveau AS-05 devra consacrer 10 % de plus de ses heures de travail afin de rĂ©pondre Ă  l’augmentation des demandes de renseignements portant sur les PEP. De plus, au cours de la première pĂ©riode d’analyse, un employĂ© de niveau AS-04 devra consacrer 30 minutes Ă  la mise Ă  jour du matĂ©riel de formation, et un employĂ© de niveau PM-05 aura besoin quant Ă  lui de 20 minutes pour examiner et approuver les mises Ă  jour. En utilisant les taux de salaire horaire (y compris un taux de frais gĂ©nĂ©raux de 30 %) pour ces employĂ©s dĂ©coulant des taux de rĂ©munĂ©ration des employĂ©s de la fonction publique du SCT, Transports Canada estime que le coĂ»t pour Transports Canada associĂ© aux demandes de renseignements et au matĂ©riel de formation sur les PEP sera de 0,11 million de dollars au total. Veuillez noter qu’il n’y a pas de coĂ»t de formation supplĂ©mentaire pour les participants Ă  la formation : le matĂ©riel de formation mis Ă  jour remplacera le contenu existant sur les exigences de PEP et sera livrĂ© aux participants dans les mĂŞmes heures de formation.

Autres coûts

Transports Canada avisera les parties prenantes lorsque le Règlement sera publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada au moyen des outils de communication habituels, comme des mises Ă  jour sur le site Web de Transports Canada et des avis par courriel envoyĂ©s au moyen de la liste des membres du CCMC. De plus, Transports Canada encouragera la transition des permis Ă  vie vers le rĂ©gime de validitĂ© des permis de 5 ans par le biais d’une publicitĂ© rĂ©gulière. Transports Canada s’attend Ă  ce que le coĂ»t de notification et de communication soit toutefois minime. Par exemple, la mise Ă  jour du site Web de Transports Canada nĂ©cessite l’ajout du lien vers la page Web de la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, et le contenu du courriel pour les membres du CCMC est largement basĂ© sur celui Ă©laborĂ© pour la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Les coĂ»ts suivants pour Transports Canada, qui ont Ă©tĂ© engagĂ©s avant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement, sont estimĂ©s comme « irrĂ©cupĂ©rables Â» et, par consĂ©quent, ne sont pas pris en compte dans l’analyse :

Coûts pour les détenteurs de CIF

Le Règlement officialisera la pratique actuelle selon laquelle les titulaires de CIF doivent informer le ministre des Transports en cas de changement de renseignements, comme le nom ou l’adresse de l’entreprise, dans les 30 jours suivant le changement, et ce, comme une exigence dans le RPB. D’après la base de donnĂ©es du CIF de Transports Canada, Transports Canada s’attend Ă  ce que tous les titulaires de CIF actifs informent dĂ©jĂ  volontairement Transports Canada de tout changement, conformĂ©ment aux pratiques commerciales normales, et, par consĂ©quent, le Règlement n’imposera pas de coĂ»ts supplĂ©mentaires aux entreprises. Ă€ titre d’illustration seulement, Transports Canada estime que chaque soumission, par entreprise, s’élèverait Ă  quelque 7,46 $rĂ©fĂ©rence 22.

Avantages

Le Règlement permettra une nouvelle rĂ©partition des coĂ»ts du maintien du programme de PEP des contribuables canadiens (reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada) aux titulaires de PEP en introduisant les frais de service de 24 $. Par consĂ©quent, le coĂ»t total estimatif recouvrĂ© devrait s’établir Ă  27,80 millions de dollars, dont 27,4814 millions de dollars seront attribuĂ©s aux titulaires canadiens de PEP (impact neutre sur la sociĂ©tĂ© canadienne) et 0,32 million de dollars des titulaires de PEP Ă©trangers (un avantage net pour les contribuables canadiens).

Analyse de rentabilité

Transports Canada ne s’attend pas à ce que des renseignements plus exacts sur les propriétaires de bâtiments au sein du SEDPEP empêchent l’abandon des bâtiments. Toutefois, Transports Canada s’attend à ce que le Règlement permette de recueillir et de garder à jour des renseignements plus exacts sur les propriétaires d’embarcations de plaisance grâce à des renouvellements de permis plus fréquents, et donc qu’il favorise la conformité, ce qui permettra de réduire le nombre d’incidents, d’améliorer la sécurité nautique et de minimiser les impacts environnementaux des épaves et des bâtiments abandonnés.

En raison du manque de donnĂ©es, ces avantages n’ont toutefois pas pu ĂŞtre quantifiĂ©s ou monnayĂ©s. Toutefois, une analyse du seuil de rentabilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e, comme solution de rechange, pour dĂ©terminer combien d’épaves et de bâtiments abandonnĂ©s dans les eaux canadiennes devraient ĂŞtre rĂ©duits pour compenser le coĂ»t net total, qui est estimĂ© Ă  9,19 millions de dollars.

Le nombre d’épaves et de bâtiments abandonnés dans les eaux canadiennes a été évalué à l’aide d’une analyse de rentabilité, qui vise à déterminer le pourcentage de réduction des épaves requis pour égaliser ou dépasser le coût net de la proposition. Des renseignements plus précis sur les propriétaires d’embarcations contenus dans le SEDPEP ne devraient pas empêcher l’abandon des bâtiments. Transports Canada est d’avis que le Règlement, en particulier l’anticipation de renseignements plus exacts grâce à la hausse des renouvellements de PEP, pourrait décourager le non-respect de la loi et en réduire le nombre, améliorant ainsi la sécurité nautique et minimisant les répercussions des épaves et des bâtiments abandonnés sur l’environnement.

Le coĂ»t pour assainir, enlever ou Ă©liminer une Ă©pave ou un bâtiment abandonnĂ© (c’est-Ă -dire, le bâtiment problĂ©matique) dĂ©pend de nombreux facteurs propres Ă  l’embarcation elle-mĂŞme, comme la longueur, les matĂ©riaux, le degrĂ© de dĂ©tĂ©rioration et l’emplacement. Le coĂ»t moyen varie de 15 000 $ Ă  75 000 $ (coĂ»t moyen du point mĂ©dian de 45 000 $) selon le type d’embarcation de plaisance, les mesures requises Ă  prendre sur le bâtiment (enlèvement, Ă©limination, dĂ©mantèlement, etc.), la complexitĂ© de la tâche et l’état de l’industrie dans la rĂ©gion. Le rĂ©pertoire national de la Garde cĂ´tière canadienne a dĂ©terminĂ© que 83 % du nombre total des bâtiments problĂ©matiques (y compris les embarcations de plaisance, les bâtiments commerciaux, etc.) n’ont pas de propriĂ©taires connus. Bien que le Règlement ne devrait pas fournir d’avantages dans les cas oĂą les titulaires de permis ne procèdent pas activement au renouvellement de leurs permis (Transports Canada ne disposera pas de donnĂ©es prĂ©cises pour identifier les propriĂ©taires des embarcations et les tenir responsables des coĂ»ts d’enlèvement), Transports Canada prĂ©voit qu’avec un renforcement des obligations des propriĂ©taires, les propriĂ©taires des embarcations seront incitĂ©s Ă  gĂ©rer leurs embarcations de manière responsable Ă  compter de maintenant, ce qui pourra prĂ©senter de futurs avantages pour l’environnement et attĂ©nuer les dommages sur les Ă©cosystèmes canadiens oĂą se trouveraient des Ă©paves.

En raison d’un manque d’études et de documents disponibles sur la corrélation entre les données stockées sur les propriétaires d’embarcation et la non-conformité, Transports Canada ne peut pas prédire ni présumer l’ampleur de cet impact avant d’avoir analysé le changement en matière de respect une fois le Règlement en vigueur.

En utilisant le coĂ»t moyen du point mĂ©dian de 45 000 $, Transports Canada estime qu’une rĂ©duction annuelle de l’occurrence de 9 % ou une rĂ©duction annuelle moyenne de 27 occurrences de moins briserait ainsi le seuil de rentabilitĂ© du coĂ»t net total estimĂ© de 9,19 millions de dollars. Transports Canada estime que cette rĂ©duction prĂ©vue est rĂ©alisable.

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©tarisĂ©s (valeur actualisĂ©e en millions) note * du tableau b3
Partie prenante concernĂ©e Description du coĂ»t Première pĂ©riode : 2025-2026 note ** du tableau b3 Moyenne annuelle (2026-2027 Ă  2033-2034) Dernière pĂ©riode : 2034-2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculĂ©e sur une annĂ©e
Titulaires de PEP nationaux Frais de service 4,194 $ 3,653 $ 3,599 $ 27,475 $ 3,656 $
Demandes de permis – coĂ»t en temps 0,598 $ 0,375 $ 0,393 $ 2,835 $ 0,377 $
Demandes de permis – frais d’affranchissement 0,020 $ 0,012 $ 0,013 $ 0,093 $ 0,012 $
Gouvernement du Canada (reprĂ©sentĂ© par Transports Canada et Service Canada) Contrats de service 1,368$ 0,857 $ 0,898 $ 6,475 $ 0,862 $
CoĂ»t ETP 0,014 $ 0,014 $ 0,014 $ 0,106 $ 0,014 $
Toutes les parties prenantes CoĂ»ts totaux 6,194 $ 4,912 $ 4,917 $ 36,984 $ 4,921 $

Note(s) du tableau b3

Note * du tableau b3

Les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des composantes en raison des arrondissements.

Retour Ă  la note * du tableau b3

Note ** du tableau b3

Pour la première période, tous les coûts et bénéfices auront lieu en 2026.

Retour Ă  la note ** du tableau b3

Tableau 4 : Avantages monĂ©tarisĂ©s (valeur actualisĂ©e en millions) note * du tableau b4
Partie prenante concernĂ©e Description de l’avantage Première pĂ©riode : 2025-2026 note ** du tableau b4 Moyenne annuelle (2026-2027 Ă  2033-2034) Dernière pĂ©riode : 2034-2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculĂ©e sur une annĂ©e
Canadiens (reprĂ©sentĂ©s par Transports Canada) Frais de service des titulaires de PEP nationaux 4,194 $ 3,653 $ 3,599 $ 27,475 $ 3,656 $
Frais de service des titulaires de PEP Ă©trangers 0,044 $ 0,043 $ 0,043 $ 0,323 $ 0,043 $
Toutes les parties prenantes Total des avantages 4,237 $ 3,696 $ 3,642 $ 27,798 $ 3,699 $

Note(s) du tableau b4

Note * du tableau b4

Les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des composantes en raison des arrondissements.

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Note ** du tableau b4

Pour la première période, tous les coûts et bénéfices auront lieu en 2026.

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Tableau 5 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©taires (valeur actuelle en millions) note ** du tableau b5
RĂ©percussions Première pĂ©riode : 2025-2026 note ** du tableau b5 Moyenne annuelle (2026-2027 Ă  2033-2034) Dernière pĂ©riode : 2034-2035 Total (valeur actuelle) Valeur calculĂ©e sur une annĂ©e
CoĂ»ts totaux 6,194 $ 4,912 $ 4,917 $ 36,984 $ 4,921 $
Total des avantages 4,237 $ 3,696 $ 3,642 $ 27,798 $ 3,699 $
CoĂ»t net 1,957 $ 1,216 $ 1,275 $ 9,186 $ 1,222 $

Note(s) du tableau b5

Note * du tableau b5

Les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des composantes en raison des arrondissements.

Retour Ă  la note * du tableau b5

Note ** du tableau b5

Pour la première période, tous les coûts et bénéfices auront lieu en 2026.

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Avantages qualitatifs

Le régime de délivrance de permis d’embarcation de plaisance soutient les interventions d’urgence et les activités d’application de la loi, notamment la LEBAD, en utilisant les données du SEDPEP pour identifier les titulaires de permis et les embarcations de plaisance qui leur sont associées. La capacité accrue de pouvoir identifier avec précision les titulaires des permis d’embarcations de plaisance se trouvant à la dérive ou qui sont à l’état d’épaves, abandonnées ou dangereuses grâce aux nouveaux renseignements fournis à Transports Canada pourrait aider à réduire les temps d’intervention en cas d’urgence et aboutir à des sauvetages mieux ciblés et plus efficaces si les titulaires de PEP mettent à jour les renseignements qui les concernent conformément au RPB (réduction des missions de recherche et sauvetage à grande échelle). Il est souvent difficile pour Transports Canada et la Garde côtière canadienne d’identifier les propriétaires d’embarcations de plaisance, car certaines données contenues dans le SEDPEP sont erronées en raison des fréquences trop longues ou inexistantes de renouvellement de permis. Les titulaires de permis peuvent également se sentir mieux disposés à tirer parti de ces lacunes au niveau des renseignements lorsqu’ils décident d’abandonner leur embarcation, en particulier lorsque l’assainissement est impossible. Il est à prévoir qu’avec davantage de renseignements exacts hébergés par Transports Canada, les titulaires de permis seront découragés d’abandonner leurs embarcations et encouragés à en rester responsables tout au long de leur durée de vie (garantissant qu’ils respectent les exigences réglementaires) et jusqu’à la fin de leur durée de vie (garantissant que les propriétaires éliminent leurs embarcations de plaisance convenablement). Il est très probable qu’avec des renseignements actualisés dans le SEDPEP, les titulaires de PEP qui respectent le Règlement (autrement dit, demandent activement le renouvellement de leurs permis et, par conséquent des données stockées dans le SEDPEP) et abandonnent ensuite leur embarcation seront identifiés et tenus responsables des coûts associés à l’enlèvement et à l’élimination de ladite embarcation. En l’absence de ce Règlement, s’il est impossible d’identifier les propriétaires d’embarcations de plaisance qui posent un problème, les coûts seraient assumés par le gouvernement du Canada dans le cadre de programmes parrainés finançant leur enlèvement. Une réduction potentielle et un transfert défini des coûts et de la responsabilité connexe pour les embarcations abandonnées permettront au gouvernement du Canada de réaliser des économies.

Coûts qualitatifs

Le Règlement exigera que les titulaires de permis annulent leur PEP par courrier si leur embarcation de plaisance n’est plus en Ă©tat de naviguer. Étant donnĂ© qu’il s’agit d’une nouvelle exigence, Transports Canada ne sait pas combien de demandes d’annulation seront soumises chaque annĂ©e. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que le processus de soumission d’une demande d’annulation de permis est similaire Ă  celui de la demande de permis, Transports Canada suppose qu’un titulaire de permis aura besoin d’environ 15 minutes pour soumettre une demande d’annulation. En utilisant la mĂŞme hypothèse que celle prĂ©sentĂ©e ci-dessus, Ă  savoir que le salaire horaire moyen est de 35,82 $ pour un titulaire de permis individuel et de 44,77 $ pour un titulaire d’entreprise, et le coĂ»t d’affranchissement de 1,47 $ par courrier, le coĂ»t unitaire de l’annulation d’un permis est estimĂ© Ă  10,42 $ (non actualisĂ©) pour un titulaire de permis individuel et de 12,66 $ (non actualisĂ©) pour un titulaire d’entreprise si son embarcation de plaisance n’est plus en Ă©tat de naviguer et que le tiers fournisseur de service canadien encourt un coĂ»t unitaire de 36,05 $ (non actualisĂ©) pour traiter une demande d’annulation. Les donnĂ©es historiques de Transports Canada montrent qu’une moyenne de 2 700 annulations de permis ont eu lieu chaque annĂ©e; cependant, les raisons spĂ©cifiques de ces annulations ne sont pas suivies. Par consĂ©quent, le nombre d’annulations liĂ©es Ă  l’innavigabilitĂ© des embarcations reste incertain, bien qu’il reprĂ©sente un sous-ensemble de ce chiffre annuel.

Analyse de sensibilité

Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, plusieurs hypothèses ont Ă©tĂ© faites pour estimer les coĂ»ts inhĂ©rents au Règlement. Pour corriger les effets de l’incertitude et de la variabilitĂ© sur ces hypothèses, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e, dans laquelle diffĂ©rentes valeurs sont attribuĂ©es aux variables et les rĂ©sultats réévaluĂ©s. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur les variables suivantes : pĂ©riode d’analyse et taux d’actualisation.

Période d’analyse

Une pĂ©riode d’analyse de 10 ans a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour l’analyse centrale, alors que l’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats comme si une pĂ©riode de 15 ans avait Ă©tĂ© utilisĂ©e.

Taux d’actualisation

L’analyse centrale a utilisĂ© un taux d’actualisation de 7 % comme le recommande le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats comme si un taux d’actualisation de 3 % avait Ă©tĂ© utilisĂ©, et comme si aucun taux d’actualisation n’était appliquĂ©.

Tableau 6 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© pour le coĂ»t net (en millions)
PĂ©riode/Taux d’actualisation PĂ©riode de dix ans PĂ©riode de 15 ans
Non actualisĂ© 12,160 $ 16,270 $
3 % 10,702 $ 13,595 $
7 % 9,186 $ note * du tableau b6 11,030 $

Note(s) du tableau b6

Note * du tableau b6

Valeur présentée dans l’analyse principale.

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Analyse de répartition

Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, les titulaires de PEP au Canada seront concernĂ©s par le Règlement. Transports Canada estime que la plus grande part des coĂ»ts reviendra aux rĂ©sidents de l’Ontario, suivis des rĂ©sidents du QuĂ©bec et de la Colombie-Britannique. Le tableau 7 prĂ©sente une rĂ©partition des coĂ»ts pour les titulaires de PEP au Canada.

Tableau 7 : CoĂ»ts pour les titulaires de PEP, par province (en millions)
Province Répartition des coûts Coûts totaux
Ontario 45,56 % 13,851 $
QuĂ©bec 17,27 % 5,249 $
Colombie-Britannique 13,55 % 4,121 $
Alberta 7,70 % 2,342 $
Manitoba 4,58 % 1,391 $
Saskatchewan 4,11 % 1,251 $
Nouvelle-Écosse 2,17 % 0,661 $
Terre-Neuve-et-Labrador 2,16 % 0,657 $
Nouveau-Brunswick 1,99 % 0,606 $
ĂŽle-du-Prince-Édouard 0,43 % 0,130 $
Territoires du Nord-Ouest 0,26 % 0,078 $
Yukon 0,20 % 0,060 $
Nunavut 0,01 % 0,004 $
Total 100 % 30,403 $

Note(s) du tableau b7

Note * du tableau b7

Les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des composantes en raison des arrondissements.

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De plus, les coĂ»ts pour les titulaires de PEP seront rĂ©partis de manière inĂ©gale, ce qui est prĂ©sentĂ© en dĂ©tail dans le tableau 8 ci-dessous.

Tableau 8 : CoĂ»ts pour les titulaires de PEP, par type de transaction (en millions)
Type de transaction Répartition des coûts Coûts totaux
Élimination des permis Ă  vie 14 % 4,159 $
Élimination des permis de dix ans 12 % 3,661 $
Inclusion d’embarcations de plaisance propulsĂ©es par le vent de plus de six mètres de long 2 % 0,612 $
Autres (transferts, duplicatas et nouvelles demandes de PEP) 72 % 21,971 $
Total 100 % 30,403 $

Note(s) du tableau b8

Note * du tableau b8

Les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des composantes en raison des arrondissements.

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Lentille des petites entreprises

L’analyse du point de vue des petites entreprises a permis de dĂ©terminer que le Règlement aura les rĂ©percussions suivantes sur les petites entreprises au Canada :

Il est à noter que six entreprises détiennent des PEP pour les deux fins (à des fins de démonstration et de location).

Ă€ l’aide de la mĂ©thodologie prĂ©sentĂ©e prĂ©cĂ©demment, Transports Canada estime que les petites entreprises touchĂ©es devront assumer un coĂ»t total de 194 009 $, dont 159 593 $ sont liĂ©s aux frais de service associĂ©s Ă  9 127 transactions, et 34 416 $ pour les coĂ»ts des demandes de PEP associĂ©s Ă  4 563 transactions (y compris les frais d’affranchissement de 913 transactions). Plus prĂ©cisĂ©ment, cette analyse dĂ©montre ce qui suit :

Il convient de noter que les petites entreprises n’auront pas Ă  supporter de coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’annulation des permis si l’embarcation n’est plus en Ă©tat de naviguer (voir la section sur la règle du « un pour un Â» pour plus de dĂ©tails).

En raison de l’impact relativement faible prévue sur les petites entreprises, aucune souplesse réglementaire n’a été envisagée. Il est à noter qu’un seul permis de démonstration peut être utilisé pour toutes les embarcations de plaisance appartenant à l’inventaire d’une entreprise. Il convient de noter que, bien que certains concessionnaires d’embarcations de plaisance déposent des demandes de PEP au nom d’individus, les coûts associés à ces transactions seraient transférés et supportés uniquement par le titulaire individuel du PEP.

Résumé de la lentille des petites entreprisesréférence 23
Tableau 9 : CoĂ»ts de conformitĂ©
Activité Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
Frais de service — Ă  des fins de dĂ©monstration 3 116 $ 23 417 $
Frais de service — autres fins 18 120 $ 136 176 $
Total des coĂ»ts de conformitĂ© 21 236 $ 159 593 $
Tableau 10 : CoĂ»ts administratifs
Activité Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
Demandes de permis (temps et frais d’affranchissement) — Ă  des fins de dĂ©monstration 830 $ 6 238 $
Demandes de permis (temps et frais d’affranchissement) — autres fins 3 749 $ 28 178 $
Total des coĂ»ts administratifs 4 580 $ 34 416 $
Tableau 11 : Total des coĂ»ts administratifs et de conformitĂ©
Totaux Valeur calculée sur une année Valeur actuelle
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 25 815 $ 194 009 $
Coût par petite entreprise touchée note * du tableau b11 33,57$ 252,29

Note(s) du tableau b11

Note * du tableau b11

Il s’agit du coût moyen par petites entreprises touchées, le coût réel pour chaque entreprise pouvant varier considérablement.

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Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisque l’on constate une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises. La proposition est estimĂ©e comme un fardeau de type « AJOUT Â» en vertu de la règle, et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit.

Le Règlement exigera des renouvellements de permis plus frĂ©quents, ce qui devrait entraĂ®ner 832 transactions supplĂ©mentaires associĂ©es Ă  des permis Ă  des fins de dĂ©monstration et 3 814 transactions supplĂ©mentaires associĂ©es Ă  des permis de location. Par consĂ©quent, les entreprises devront engager des coĂ»ts d’opportunitĂ© supplĂ©mentaires, ainsi que des frais d’affranchissement si les documents sont soumis par la poste. Ă€ l’aide de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse et des hypothèses et donnĂ©es utilisĂ©es prĂ©cĂ©demment, Transports Canada estime que le coĂ»t annualisĂ© du fardeau administratif est de 1 407 $ (valeur actualisĂ©e en dollars de 2012, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de base de 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %).

L’exigence pour les dĂ©tenteurs de CIF de mettre Ă  jour leurs coordonnĂ©es dans les 30 jours qui suivent un changement est considĂ©rĂ©e comme un fardeau administratif; cependant, Ă©tant donnĂ© que toutes les parties prenantes concernĂ©es respectent dĂ©jĂ  cette exigence dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le Règlement n’engendrera pas de changement graduel du fardeau administratif pour les dĂ©tenteurs de CIF.

Bien que le Règlement introduise une nouvelle obligation administrative pour les titulaires de permis d’annuler leur PEP si leur embarcation n’est plus en état de naviguer, une augmentation du fardeau administratif pour les entreprises n’est pas attendue.

Pour les entreprises détenant des PEP à des fins de démonstration, ces permis ne sont pas attribués à des embarcations de plaisance individuelles, mais plutôt à des entreprises qui vendent des embarcations de plaisance à des consommateurs. Les permis pour démonstration peuvent être facilement transférés d’une embarcation de plaisance à l’autre pour faciliter les démonstrations aux clients, à l’instar des plaques de concessionnaires utilisées dans les concessionnaires de véhicules. Il est donc raisonnable de supposer qu’une entreprise n’aura pas besoin d’annuler un permis de démonstration, même si l’embarcation de plaisance n’est plus en état de naviguer.

Pour les entreprises détenant des PEP à des fins de location, il est attendu que leur modèle commercial s’harmonise étroitement avec celui des agences de locations de voitures; pour rester compétitives, les agences de location d’embarcation de plaisance achèteront des embarcations de plaisance plus récentes pour remplacer les plus anciennes avant qu’ils n’atteignent la fin de leur durée de vie utile. Par conséquent, il est également raisonnable de supposer que ces entreprises n’annuleront pas leur PEP en raison de l’innavigabilité d’une embarcation de plaisance.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’est pas lié à des obligations ni à des accords internationaux, et ne fait pas partie d’aucune initiative formelle de coopération réglementaire.

Bien qu’il n’y ait pas d’exigence ni d’engagement formel pour s’harmoniser sur d’autres juridictions de compĂ©tences internationales, les frais de dĂ©livrance de permis et d’immatriculation pour certains Ă©tats des États-Unis et d’Australie ont Ă©tĂ© pris en compte lors de l’élaboration de la Proposition de frais pour le Programme de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance (proposition de frais)rĂ©fĂ©rence 24. Il est difficile de procĂ©der Ă  une comparaison directe des programmes entre ces secteurs de compĂ©tences internationales, car certains pays exigent la dĂ©livrance de permis et l’immatriculation pour diffĂ©rents types et diffĂ©rentes longueurs d’embarcations, ont des pĂ©riodes de validitĂ© diffĂ©rentes et incluent parfois la dĂ©livrance du titre de propriĂ©tĂ© de l’embarcation dans les frais. Toutefois, avant mĂŞme d’envisager des pĂ©riodes de validitĂ©, les frais de PEP de 24 $ de Transports Canada sont comparables ou infĂ©rieurs aux frais des embarcations similaires dans les nombreuses compĂ©tences analysĂ©es dans la proposition de frais initiale. De plus, la pĂ©riode de renouvellement de cinq ans est plus longue que celle offerte dans la plupart des autres secteurs de compĂ©tences internationales dĂ©crites dans la proposition de frais, ce qui signifie que les Canadiens paieront des frais de renouvellement moins frĂ©quemment que les propriĂ©taires d’embarcations de plaisance situĂ©s dans les compĂ©tences examinĂ©es. Dans l’ensemble, les frais de service relatifs au PEP sont moins chers que dans nombreux autres pays lorsque la frĂ©quence de renouvellement est prise en compte.

Harmonisation avec d’autres règlements de Transports Canada

Le Règlement permettra aussi d’harmoniser le rĂ©gime de dĂ©livrance de permis d’embarcation de plaisance plus Ă©troitement avec d’autres programmes maritimes de Transports Canada. La rĂ©duction de la pĂ©riode de renouvellement des PEP de dix ans Ă  cinq ans appuiera les efforts de Transports Canada pour s’harmoniser sur la pĂ©riode d’inscription d’autres bâtiments dans le Registre des petits bâtiments qui est de cinq ans. Ce changement appuiera Ă©galement les efforts permanents pour harmoniser les pĂ©riodes de renouvellement des petits bâtiments naviguant au Canada, y compris les embarcations de plaisance.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique et avec l’énoncé de politique de Transports Canada relative à l’évaluation environnementale stratégique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi pour la présente proposition et une évaluation du transport durable a été réalisée. Aucune répercussion environnementale importante n’est prévue à la suite de cette proposition. L’évaluation a pris en compte les effets potentiels sur les objectifs environnementaux de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

Analyse comparative entre les sexes plus

Le Règlement aura une incidence sur les titulaires actuels et futurs de PEP, les organismes de recherche et de sauvetage, les organismes d’application de la loi et les détenteurs de CIF.

L’étude rĂ©alisĂ©e par la National Marine Manufacturers Association (NMMA) en 2016 montre que la rĂ©partition des hommes et des femmes dans la navigation de plaisance est largement Ă©quilibrĂ©e, avec 52 % d’hommes et 48 % de femmes.

Le formulaire de demande de PEP ne recueille pas de renseignements relatifs aux facteurs d’identité, tels que le sexe, le genre, la race, l’ethnicité, le niveau de revenu ou la religion; de plus, ce type de renseignements ne figure pas dans le SEDPEP. La base de données des CIF ne recueille pas non plus de renseignements relatifs aux facteurs d’identité, tels que le sexe, le genre, la race, le niveau de revenu ou la religion.

La consultation entreprise suggère que le Règlement pourrait avoir un impact disproportionnĂ© sur les Autochtones titulaires de droits reconnus et confirmĂ©s en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui utilisent une embarcation de plaisance dans le but d’exercer ces droits. Par consĂ©quent, le Règlement comprend une disposition qui permet aux titulaires de droits en vertu de l’article 35 de ne pas payer les frais de service de permis s’ils dĂ©clarent ĂŞtre une personne qui exerce des droits prĂ©vus Ă  l’article 35 qui utiliser son embarcation de plaisance pour exercer ces droits.

De mĂŞme, les frais de service, ainsi que le changement de la pĂ©riode de validitĂ© du permis Ă  cinq ans, peuvent avoir un impact plus important sur les demandeurs de PEP Ă  faible revenu que sur les demandeurs de PEP de la classe moyenne ou aisĂ©e, ainsi que les chasseurs et les pĂŞcheurs Ă  la ligne, et les personnes qui utilisent une embarcation de plaisance pour leur subsistance. Bien que les commentaires reçus au cours de la publication prĂ©alable du Règlement aient fait Ă©tat de prĂ©occupations au sujet du montant des frais, Transports Canada a conclu que les frais ne reprĂ©sentent qu’un très faible pourcentage des coĂ»ts d’exploitation et d’entretien d’une embarcation de plaisance. Les frais coĂ»teront aux titulaires de PEP en moyenne 4,80 $ par annĂ©e. Par consĂ©quent, Transports Canada ne s’attend pas Ă  ce que les frais de service imposent un fardeau indu aux titulaires actuels de PEP ou encore aux nouveaux propriĂ©taires d’embarcations de plaisance qui seront assujettis aux nouvelles exigences en matière de permis et de frais.

Outre les impacts et les mesures d’atténuation évoquées ci-dessus, le Règlement ne devrait pas avoir d’impacts différents sur la base de facteurs identitaires, tels que le genre, le sexe, la sexualité, la race, la religion ou l’appartenance ethnique.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La majoritĂ© des dispositions du Règlement entreront en vigueur au moment de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. L’élargissement des exigences rĂ©glementaires en matière de permis aux embarcations de plaisance propulsĂ©es par le vent qui ont une longueur de plus six mètres entrera en vigueur deux ans après la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Les parties prenantes seront informées du Règlement au moyen des outils de communication habituels, comme des mises à jour sur le site Web de Transports Canada et des notifications par courriel envoyées au moyen de la liste des membres du CCMC.

Les titulaires de permis dont la pĂ©riode de validitĂ© est de dix ans recevront un avis d’expiration de leur permis, accompagnĂ© des Ă©tapes Ă  suivre pour conserver leur permis et maintenir sa validitĂ©. Transports Canada a consultĂ© les parties prenantes concernant ces changements lors de la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada. Comme indiquĂ©, une pĂ©riode de consultation prolongĂ©e de 60 jours a Ă©tĂ© tenue, et, compte tenu des nouvelles modifications, Transports Canada a Ă©galement ajoutĂ© Ă  ses efforts de consultation habituels dans la Partie I de la Gazette du Canada, une sensibilisation ciblĂ©e (c’est-Ă -dire des publications dans les mĂ©dias sociaux et courriels Ă  la communautĂ© de la navigation de plaisance) pour donner Ă  toutes les parties prenantes une occasion valable de fournir des commentaires sur les plans de Transports Canada.

En ce qui a trait au paiement des frais, tous les moyens de paiement communément utilisés seront acceptés pour les transactions de PEP en ligne soumises à des frais de service (par exemple une carte de crédit, Interac, etc.) alors que les mandats bancaires seront également acceptés pour les demandes de PEP envoyées par courrier traditionnel.

Conformité et application

L’application du RPB reste inchangĂ©e. Les mesures de mise en application sont prises par un agent de l’autoritĂ© en vertu de l’article 194 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada. Selon le Règlement sur les contraventions, les personnes trouvĂ©es en situation de non-conformitĂ© aux exigences de dĂ©livrance de permis pourraient ĂŞtre soumises Ă  un avertissement, Ă  une amende de 250 $ ou de poursuites par voie de dĂ©claration sommaire de culpabilitĂ©. Pour les provinces dans lesquelles aucun règlement sur les contraventions n’est en place, les partenaires chargĂ©s de l’application de la loi peuvent Ă©mettre un avertissement ou faire une dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire.

Normes de service

Délivrance de permis d’embarcation de plaisance

Transports Canada dispose d’une norme de service de cinq jours pour traiter une demande de PEP dĂ»ment remplie. Le rapport annuel sur les normes de service de 2019 indiquait que la norme de service de cinq jours Ă©tait respectĂ©e dans 99 % des cas pour les demandes de PEP envoyĂ©es par la poste et en ligne.

Personne-ressource

Honey Walsh
Chef
Bureau de la sécurité nautique
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, Tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
TĂ©lĂ©phone : 613‑790‑6230
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca