Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens) : DORS/2025-262

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 26

Enregistrement
DORS/2025-262 Le 5 dĂ©cembre 2025

LOI SUR LES PRODUITS ANTIPARASITAIRES

C.P. 2025-894 Le 5 dĂ©cembre 2025

Sur recommandation de la ministre de la SantĂ© et en vertu de l’article 67rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les produits antiparasitairesrĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens)

Modification

1 La division 3(1)h)(i)(D) du Règlement sur les produits antiparasitairesrĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ©e par ce qui suit :

Entrée en vigueur

2 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Avant la prĂ©sente modification rĂ©glementaire, les instruments mĂ©dicaux de classe I (par exemple les fauteuils roulants, les brosses Ă  dents manuelles, les bas de contention) traitĂ©s avec un agent de conservation antimicrobien Ă©taient rĂ©glementĂ©s Ă  la fois par la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA) et la Loi sur les aliments et drogues (LAD). Il s’en est suivi un chevauchement des exigences, un manque d’uniformitĂ© dans le traitement des diffĂ©rentes classes d’instruments et ne reflĂ©tait pas la manière dont les instruments de classe I avaient Ă©tĂ© traitĂ©s dans la pratique.

Contexte

En vertu de la LPA, le ministre de la Santé a pour mandat de prévenir les risques inacceptables pour la santé humaine et l’environnement liés à l’utilisation des produits antiparasitaires au Canada. La LPA et ses règlements constituent le cadre législatif de la réglementation fédérale des pesticides. Elle exige que le ministre de la Santé procède à des évaluations préalables à la commercialisation des produits antiparasitaires afin de déterminer si les risques pour la santé humaine et l’environnement sont acceptables et si les produits ont une valeur acceptable. Une fois qu’un produit antiparasitaire a été homologué, il fait alors l’objet d’un système de surveillance des risques après commercialisation. Il s’agit notamment de réévaluations et d’examens spéciaux, d’activités de conformité et d’application de la loi, et de rapport d’incidents ayant des effets sur la santé ou l’environnement.

La description de produit antiparasitaire dans la LPA comprend un produit, un organisme ou une substance utilisĂ© comme moyen de lutte direct ou indirect contre les parasites par destruction, attraction ou rĂ©pulsion, ou encore par attĂ©nuation ou prĂ©vention de leurs effets nuisibles, nocifs ou gĂŞnants. Le terme « pesticide Â», mĂŞme s’il n’est pas dĂ©fini dans la LPA, sert souvent Ă  dĂ©crire un produit antiparasitaire et couvre une vaste gamme de substances communĂ©ment connues sous divers noms, notamment herbicides, insecticides, rodenticides, fongicides et antimicrobiens.

Les agents de conservation antimicrobiens sont des produits antiparasitaires ajoutĂ©s Ă  des matĂ©riaux ou Ă  des produits afin d’empĂŞcher les microbes (organismes minuscules tels que les bactĂ©ries et les moisissures) de causer des dommages, contribuant ainsi Ă  prolonger la durabilitĂ© ou la durĂ©e de conservation d’un article en le prĂ©servant de la dĂ©tĂ©rioration ou de la dĂ©gradation. Le Règlement sur les produits antiparasitaires (RPA) dĂ©finit article traitĂ© comme un produit ou une substance inanimĂ©, Ă  l’exclusion des aliments, qui est traitĂ© avec un produit antiparasitaire et dont l’objectif principal Ă©tait autre que celui d’être un pesticide avant ce traitement. Le traitement des articles peut se faire Ă  l’aide de divers pesticides, notamment des agents antimicrobiens (par exemple textiles traitĂ©s avec un agent de conservation), des insecticides (par exemple vĂŞtements traitĂ©s avec un insecticide) et des herbicides (par exemple gĂ©otextiles d’amĂ©nagement paysager traitĂ©s avec un herbicide). Un pesticide qui a Ă©tĂ© intentionnellement ajoutĂ© ou appliquĂ© Ă  un article pendant la fabrication en vue de son importation, de sa vente ou de son utilisation au Canada doit ĂŞtre homologuĂ©, autorisĂ© ou exemptĂ© en vertu de la LPA; et il en est de mĂŞme pour les articles traitĂ©s.

Le terme instrument mĂ©dical, tel que dĂ©fini dans le Règlement sur les instruments mĂ©dicaux (RIM), couvre un large Ă©ventail d’instruments mĂ©dicaux ou de soins de santĂ© utilisĂ©s pour traiter, diagnostiquer ou prĂ©venir des maladies ou d’autres problèmes de santĂ© chez l’être humain. Le RIM dĂ©finit les exigences en matière de sĂ©curitĂ© et d’efficacitĂ© des instruments mĂ©dicaux. Les instruments mĂ©dicaux sont rĂ©partis en quatre classes, de la classe I (risque le plus faible) Ă  la classe IV (risque le plus Ă©levĂ©), selon les règles de classification Ă©noncĂ©es dans l’annexe 1 du RIM. La Ligne directrice – Orientation sur le système de classification fondĂ© sur le risque des instruments autres que les instruments diagnostiques in vitro aide Ă  expliquer comment appliquer l’annexe 1 du RIM aux instruments autres que les instruments diagnostiques in vitro (c’est-Ă -dire les instruments mĂ©dicaux qui ne sont pas utilisĂ©s pour analyser des Ă©chantillons, tels que le sang ou les tissus Ă  l’extĂ©rieur du corps). La Ligne directrice : Orientation pour le système de classification fondĂ© sur le risque des instruments diagnostiques in vitro est Ă©galement disponible. Elle explique comment appliquer l’annexe 1 du RIM aux instruments de diagnostic in vitro (tels que les analyseurs, les trousses de test de grossesse/diagnostic et les glucomètres).

En 2022, SantĂ© Canada a modifiĂ© le RPA dans le cadre du Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (demandes et importations) : DORS/2022-241 en rĂ©ponse aux enjeux soulevĂ©s pendant l’examen exhaustif de la rĂ©glementation. Ces modifications ont entre autres codifiĂ© les pratiques actuelles en exemptant la plupart des agents de conservation antimicrobiens utilisĂ©s Ă  des fins de conservation de l’application de la LPA, ainsi que les articles traitĂ©s eux-mĂŞmes, lorsque ces antimicrobiens sont utilisĂ©s dans des articles traitĂ©s rĂ©glementĂ©s en vertu de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail, de la Loi sur les engrais ou de la LAD. En ce qui concerne la LAD, on compte les mĂ©dicaments et les cosmĂ©tiques, ainsi que les instruments classĂ©s comme instruments mĂ©dicaux de classe II, III ou IV en vertu du RIM (cathĂ©ters, pansements, lentilles cornĂ©ennes, etc.).

Sous le rĂ©gime du RIM, bien que tous les instruments mĂ©dicaux doivent satisfaire aux exigences d’efficacitĂ© et de sĂ©curitĂ©, ceux de classe I, contrairement aux autres classes, ne requièrent pas de licence avant la vente. Pour cette raison, en 2022, les instruments de classe I n’ont pas Ă©tĂ© inclus parmi les exemptions accordĂ©es aux autres instruments mĂ©dicaux, puisqu’ils sont assujettis Ă  des exigences rĂ©glementaires diffĂ©rentes en vertu du RIM.

Ă€ la suite de la publication du document DORS/2022-241, les intervenants de l’industrie ont soulevĂ© des prĂ©occupations en affirmant qu’ils n’avaient pas su auparavant que la LPA s’appliquait aux instruments mĂ©dicaux de classe I expliquant ainsi pourquoi ils ne satisfaisaient pas aux exigences du RPA. Plus prĂ©cisĂ©ment, ils ont fait part de leur crainte que le fait de suivre Ă  la fois les règles du RPA et celles du RIM pour les instruments mĂ©dicaux de classe I puisse causer des problèmes pour la chaĂ®ne d’approvisionnement des instruments mĂ©dicaux, comme la nĂ©cessitĂ© Ă©ventuelle de cesser le commerce de ces produits (matières premières et produits finis) pendant la durĂ©e des activitĂ©s de vĂ©rification exigĂ©s par le RPA. Ils ont dĂ©clarĂ© que cette situation pourrait Ă  son tour entraĂ®ner la disparition de certains instruments ou types d’instruments du marchĂ© canadien.

Compte tenu de ces prĂ©occupations, SantĂ© Canada s’est livrĂ© Ă  une analyse approfondie pour dĂ©terminer si ce serait conforme aux objectifs de la LPA que d’en exempter les instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec un agent de conservation antimicrobien, ainsi que l’antimicrobien correspondant lorsqu’il est utilisĂ© pour traiter ces instruments. Après s’être entretenu en interne avec des experts bien au courant de la LPA et du RIM, SantĂ© Canada a conclu que les risques potentiels pour la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et l’environnement associĂ©s aux instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents antimicrobiens peuvent ĂŞtre traitĂ©s de manière adĂ©quate dans le cadre de la LAD et du RIM.

Objectif

Cette modification supprime les exigences rĂ©glementaires inutiles afin de reflĂ©ter les pratiques actuelles, apportant ainsi clartĂ© et certitude Ă  l’industrie tout en prĂ©servant la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et la protection de l’environnement. Tous les instruments mĂ©dicaux continuent d’être rĂ©glementĂ©s par la LAD, le RIM et d’autres lĂ©gislations, selon le cas (par exemple la Loi sur les dispositifs Ă©mettant des radiations).

Description

La division 3(1)h)(i)(D) du RPA a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour exempter de la LPA les instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens. Cette modification entraĂ®ne aussi l’exemption de ces agents de conservation antimicrobiens lorsqu’ils sont utilisĂ©s comme traitement sur ces instruments. Il s’agit d’une extension de l’exemption prĂ©cĂ©dente qui s’appliquait aux instruments mĂ©dicaux de classe II, III et IV traitĂ©s avec des agents antimicrobiens.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Ă€ la suite d’un rĂ©examen de la question de l’exemption de la LPA des instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des antimicrobiens, SantĂ© Canada a publiĂ© un avis d’intention (AI) le 2 juin 2025, suivi d’une pĂ©riode de consultation de 30 jours, afin de recueillir les commentaires des intervenants et du public sur la modification rĂ©glementaire visant Ă  exempter les instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des antimicrobiens. De plus, un webinaire d’information a Ă©tĂ© organisĂ© Ă  l’intention des intervenants et du public, auquel 54 personnes ont participĂ©, le 13 juin 2025, afin d’aider Ă  apporter des prĂ©cisions sur le projet et de recueillir des commentaires sur l’avis d’intention. Un courriel a Ă©galement Ă©tĂ© envoyĂ© aux principaux intervenants pour les informer de l’avis d’intention et du webinaire, et un avis a Ă©tĂ© envoyĂ© aux intervenants abonnĂ©s aux mises Ă  jour – Fil de nouvelles RSS de Pesticides et lutte antiparasitaire. SantĂ© Canada a reçu au total quatre commentaires dans le contexte de la consultation sur l’avis d’intention. Les intervenants de l’industrie ont prĂ©sentĂ© une lettre conjointe dans laquelle ils exprimaient leur soutien continu Ă  la modification rĂ©glementaire. Aucun commentaire ne s’opposait Ă  la modification. Trois des commentaires ne relevaient pas du champ d’application ou n’étaient pas directement liĂ©s Ă  la modification (par exemple une question concernant les essais sur les animaux et une question formulĂ©e pour demander quels produits Ă©taient traitĂ©s avec quels produits chimiques).

Étant donnĂ© que la proposition ne dĂ©roge pas aux exigences actuelles en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, qu’elle n’alourdit en rien le fardeau de la rĂ©glementation et que les consultations prĂ©alables des parties intĂ©ressĂ©es sont venues confirmer leur soutien sans soulever de prĂ©occupation, une exemption a Ă©tĂ© accordĂ©e pour ne pas avoir Ă  faire de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Aucune incidence n’a Ă©tĂ© relevĂ©e en ce qui concerne les obligations du gouvernement Ă  l’égard des droits des peuples autochtones prĂ©vus par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, ou ses traitĂ©s modernes, ses engagements politiques et ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.

Choix de l’instrument

SantĂ© Canada a menĂ© une analyse afin d’évaluer si le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence (aucune mesure), un changement de politique ou une modification rĂ©glementaire constituerait la meilleure option. SantĂ© Canada a dĂ©terminĂ© qu’une modification rĂ©glementaire serait la meilleure solution, car le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et une approche exclusivement politique ne permettraient pas de rĂ©soudre le problème soulevĂ© par les intervenants ni de rĂ©duire le fardeau rĂ©glementaire et les chevauchements.

Analyse de la réglementation

On prévoit que la modification réglementaire aura des retombées positives pour la population canadienne, l’industrie des instruments médicaux, l’industrie des produits antiparasitaires et le gouvernement du Canada.

Scénario de référence

Avant cette modification rĂ©glementaire, les instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens, ainsi que les antimicrobiens correspondants utilisĂ©s pour traiter ces instruments, devaient ĂŞtre homologuĂ©s en vertu de la LPA, Ă  moins que d’autres critères d’autorisation ne s’appliquent. L’ARLA n’a jamais reçu de demande d’homologation pour des agents de conservation antimicrobiens utilisĂ©s pour traiter ou ĂŞtre incorporĂ©s dans un instrument mĂ©dical. L’analyse coĂ»ts-avantages permet d’évaluer les rĂ©percussions par rapport Ă  un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Pour cette analyse, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est celui dans lequel les instruments mĂ©dicaux de classe I seraient assujettis Ă  la fois Ă  la LPA et Ă  la LAD. Il convient toutefois de noter qu’à la suite de la publication du document DORS/2022-241, les intervenants de l’industrie des instruments mĂ©dicaux ont indiquĂ© qu’ils ne savaient pas que leurs instruments pouvaient ĂŞtre assujettis Ă  la LPA. SantĂ© Canada n’a pas donnĂ© la prioritĂ© Ă  l’application de ces exigences rĂ©glementaires pour ces agents de conservation antimicrobiens en vertu de la LPA, car le ministère de la SantĂ© a dĂ©terminĂ© que les risques pour la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et l’environnement associĂ©s aux instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents antimicrobiens peuvent ĂŞtre adĂ©quatement pris en compte en vertu de la LAD et du RIM. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est donc dĂ©fini comme un scĂ©nario dans lequel l’industrie continuerait Ă  se conformer uniquement aux exigences du RIM.

Scénario réglementaire

La modification exempte les instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens, ainsi que les antimicrobiens correspondants utilisĂ©s pour traiter ces instruments, de la LPA. Par consĂ©quent, dans le cadre rĂ©glementaire actuel, l’industrie est uniquement tenue de se conformer aux exigences applicables en vertu du RIM. Il convient de noter que cela formalise les pratiques rĂ©glementaires actuelles.

Coûts et avantages

Coûts

L’industrie a dĂ©clarĂ© qu’elle n’était pas au courant des exigences rĂ©glementaires relatives aux agents de conservation antimicrobiens utilisĂ©s pour traiter les instruments mĂ©dicaux de classe I en vertu de la LPA, et que le gouvernement ne donnait pas la prioritĂ© Ă  l’application de ces exigences. Par consĂ©quent, la modification rĂ©glementaire n’impose pas de coĂ»ts supplĂ©mentaires Ă  l’industrie des instruments mĂ©dicaux, puisqu’elle ne fait que codifier les pratiques actuelles. On prĂ©voit que la mise Ă  jour des directives d’interprĂ©tation entraĂ®nera des coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre minimes pour le gouvernement.

Avantages
Fournir une réglementation claire à l’industrie des instruments médicaux

Cette modification prĂ©cise la rĂ©glementation applicable Ă  l’industrie des instruments mĂ©dicaux en ce qui concerne l’exemption des instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s avec des agents de conservation antimicrobiens. Elle codifiera Ă©galement le traitement rĂ©glementaire constant de toutes les classes de ces instruments mĂ©dicaux.

Lentille des petites entreprises

Une analyse des petites entreprises a révélé que le projet de réglementation ne les touche en rien sur le plan de l’administration ou de la conformité au Canada.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire dans la charge administrative pour les entreprises et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les règles fédérales prévues par la LPA s’appliquent à l’échelle nationale et facilitent le commerce interprovincial. Cependant, les provinces et les territoires peuvent imposer des exigences plus restrictives que celles prévues par la LPA, mais ils ne peuvent pas assouplir les exigences prévues par la LPA. Ces exigences sont donc complémentaires et n’entrent pas en conflit avec les exigences provinciales ou territoriales.

L’approche réglementaire du Canada consistant à exempter les instruments médicaux traités avec des antimicrobiens, ainsi que les agents de conservation antimicrobiens correspondants utilisés pour les traiter, de sa réglementation relative aux pesticides est similaire à celle de notre principal partenaire commercial, les États-Unis. L’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis utilise la Federal Insecticide, Fungicide, and Rodenticide Act (FIFRA) pour réglementer les pesticides et exige l’homologation de toute substance destinée à prévenir, détruire, repousser ou atténuer les organismes nuisibles. Les articles traités, comme les instruments médicaux, ne nécessitent pas d’homologation et sont exemptés de la FIFRA si le pesticide utilisé pour les traiter sert à protéger l’article ou la substance elle-même et est homologué à cette fin.

Obligations internationales

Il n’existe aucun accord ni aucune obligation internationale concernant cette question.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (Directive EEES), une analyse préliminaire a conclu qu’une EEES n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune incidence liĂ©e Ă  l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a Ă©tĂ© constatĂ©e pour cette modification.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La modification rĂ©glementaire entre en vigueur le jour de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

SantĂ© Canada a mis Ă  jour le document Foire aux questions – Articles traitĂ©s afin de reflĂ©ter les modifications Ă  la rĂ©glementation des instruments mĂ©dicaux de classe I traitĂ©s par des antimicrobiens. Les politiques et les lignes directrices ne devraient pas ĂŞtre touchĂ©es par cette modification rĂ©glementaire. Les produits exemptĂ©s de l’application de la LPA ne font pas l’objet d’une directive d’interprĂ©tation, mais sont plutĂ´t Ă©noncĂ©s dans le règlement. En cas de demande de renseignements, les procĂ©dures opĂ©rationnelles normalisĂ©es internes sont utilisĂ©es et seront mises Ă  jour au besoin.

Personne-ressource

Jordan Hancey
Direction des politiques et des activités
Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
SantĂ© Canada
2, promenade Constellation
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
Courriel : pmra.regulatory.affairs-affaires.reglementaires.arla@hc-sc.gc.ca