Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© : DORS/2025-255

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 26

Enregistrement
DORS/2025-255 Le 5 dĂ©cembre 2025

LOI CANADIENNE SUR L’ACCESSIBILITÉ

C.P. 2025-886 Le 5 dĂ©cembre 2025

Sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et en vertu de l’alinĂ©a 91(1)a) et du paragraphe 117(1) de la Loi canadienne sur l’accessibilitĂ© rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ©, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilité

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de employĂ©, au paragraphe 1(1) du Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© rĂ©fĂ©rence 1, est remplacĂ©e par ce qui suit :

employé
S’entend notamment de l’entrepreneur dĂ©pendant, au sens du paragraphe 3(1) du Code canadien du travail. (employee)

(2) Le paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

entité de radiodiffusion ou de télécommunication
Entité qui exploite une entreprise de radiodiffusion ou qui est une entreprise canadienne ou un fournisseur de services de télécommunication. (broadcasting or telecommunications entity)
entité du secteur public fédéral
Entité réglementée visée à l’un des alinéas 7(1)a) à d) de la Loi. (federal public sector entity)
fournisseur de services de transport
Entité qui est tenue de se conformer à toute disposition des règlements pris en vertu du paragraphe 170(1) de la Loi sur les transports au Canada. (transportation service provider)

(3) Le paragraphe 1(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Nombre moyen d’employĂ©s : pĂ©riode d’annĂ©es

(3) Pour l’application du présent règlement, le nombre moyen d’employés pendant une période d’années donnée est la somme du nombre moyen d’employés durant chaque année de cette période, divisée par le nombre d’années dans cette période. Ce résultat est ensuite arrondi au nombre entier le plus près ou, si le résultat se situe à distance égale entre deux nombres entiers, au nombre entier le plus élevé.

Nombre d’employĂ©s : exclusions

(4) Pour l’application des paragraphes (2) et (3), est exclu du compte du nombre d’employĂ©s :

2 Le passage de l’article 2 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Bande

2 Ă€ l’égard d’une bande, les entitĂ©s et personnes ci-après sont soustraites Ă  l’application des articles 47 Ă  49, 56 Ă  58, 65 Ă  67 et 69 Ă  71 de la Loi et des articles 3 Ă  19.9 du prĂ©sent règlement jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033 :

3 Le sous-alinĂ©a 8(3)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 Le sous-alinĂ©a 9(6)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 Le sous-alinĂ©a 17(3)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19, de ce qui suit :

PARTIE 1.1

Technologies de l’information et des communications

Définitions

19.1 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

contenu patrimonial
Contenu qui comprend des reproductions ou des représentations de documents ou d’autres objets qu’une entité réglementée maintient principalement en raison de sa valeur historique, artistique ou esthétique. (heritage content)
destinée aux employés
Se dit d’une page Web appartenant à une entité réglementée et destinée principalement à l’usage de ses employés. (employee-facing)
norme TIC
La norme CAN/ASC - EN 301 549 intitulĂ©e Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services de TIC, publiĂ©e par Normes d’accessibilitĂ© Canada, avec ses modifications successives. (ICT Standard)
page Web
S’entend au sens du paragraphe 3.1 de la norme TIC. (web page)

Première date à laquelle l’article s’applique

19.2 Dans la prĂ©sente partie, toute rĂ©fĂ©rence Ă  la date Ă  laquelle un article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois correspond Ă  l’une ou l’autre des dates ci-après, selon celle qui est postĂ©rieure Ă  l’autre :

Possibilité de conformité

19.3 Pour l’application de la prĂ©sente partie, afin de dĂ©terminer dans quelle mesure il est possible pour une page Web de se conformer aux exigences de la norme TIC, les facteurs ci-après sont pertinents :

Pages Web destinées aux employés

19.4 (1) L’entitĂ© du secteur public fĂ©dĂ©ral, autre qu’un fournisseur de services de transport qui n’est pas assujetti Ă  la partie 1 du Règlement sur les transports accessibles aux personnes handicapĂ©es, veille Ă  ce que chacune de ses pages Web destinĂ©es aux employĂ©s qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible aux employĂ©s.

Autres mesures

(2) Lorsque la conformité de la page Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible et que cette non-conformité crée des obstacles pour les utilisateurs actuels ou potentiels de la page Web, l’entité veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer ces obstacles, notamment la mise en place d’autres moyens pour que les employés accèdent à l’information essentielle sur la page Web ou pour qu’ils effectuent les tâches associées à la page Web.

Exceptions aux autres mesures

(3) Le paragraphe (2) ne s’applique pas aux cartes, aux services de cartographie ni aux dessins ou images techniques sur la page Web.

Exceptions : certains contenus

(4) Le présent article ne s’applique pas aux contenus patrimoniaux, aux contenus générés par les utilisateurs ni aux contenus qui sont accessibles à partir d’un espace collaboratif numérique.

Autres pages Web

19.5 (1) L’entitĂ© du secteur public fĂ©dĂ©ral qui n’est pas une entitĂ© de radiodiffusion ou de tĂ©lĂ©communication ou un fournisseur de services de transport veille Ă  ce que chacune de ses pages Web qui n’est pas destinĂ©e aux employĂ©s et qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible au public.

Autres mesures

(2) Lorsque la conformité de la page Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible et que cette non-conformité crée des obstacles pour les utilisateurs actuels ou potentiels de la page Web, l’entité veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer ces obstacles, notamment la mise en place d’autres moyens pour que les utilisateurs accèdent à l’information essentielle sur la page Web ou pour qu’ils effectuent les tâches associées à la page Web.

Exceptions aux autres mesures

(3) Le paragraphe (2) ne s’applique pas aux cartes, aux services de cartographie ni aux dessins ou images techniques sur la page Web.

Exceptions : certains contenus

(4) Le présent article ne s’applique ni aux contenus patrimoniaux ni aux contenus générés par les utilisateurs.

Déclaration sur l’accessibilité

19.6 (1) L’entité du secteur public fédéral publie une déclaration sur l’accessibilité au plus tard à la date à laquelle toute obligation prévue à la présente partie s’applique à l’entité pour la première fois et, par la suite, une fois tous les douze mois.

Exigences

(2) La dĂ©claration satisfait aux exigences suivantes :

Conservation

(3) L’entité conserve en format électronique une copie de la déclaration sur l’accessibilité jusqu’au quatrième anniversaire de sa publication.

Évaluation de conformitĂ© : conservation

19.7 Toute entité réglementée qui effectue ou obtient une évaluation de conformité à la norme TIC de toute page Web à l’égard de laquelle l’entité est assujettie à des obligations prévues à la présente partie conserve en format électronique une copie du rapport établi à la suite de l’évaluation, notamment toute analyse des écarts, jusqu’au quatrième anniversaire de la fin de l’évaluation.

Formation

19.8 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que tout employĂ© qui participe Ă  l’élaboration, au maintien ou Ă  l’acquisition des technologies de l’information et des communications ait reçu une formation sur les principes fondamentaux en matière d’accessibilitĂ© Ă  l’égard de ces technologies, notamment une formation d’appoint suivie au moins une fois par pĂ©riode de trois annĂ©es :

Registre

(2) L’entité réglementée conserve, en format électronique, un registre de chaque formation donnée conformément à du présent article jusqu’au quatrième anniversaire de la formation.

Autres normes que la norme TIC

19.9 Toute exigence dans la prĂ©sente partie de se conformer Ă  la norme TIC est satisfaite lorsqu’il y a conformitĂ© Ă  l’une ou l’autre des normes suivantes :

7 (1) La dĂ©finition de destinĂ©e aux employĂ©s, Ă  l’article 19.1 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

destinée aux employés
Se dit d’une page Web ou d’une application mobile appartenant à une entité réglementée et destinée principalement à l’usage de ses employés. (employee-facing)

(2) L’article 19.1 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

document non Web
S’entend d’un document non destinĂ© au Web au sens du paragraphe 3.1 de la norme TIC. (non-web document)

8 (1) Le passage de l’article 19.3 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Possibilité de conformité

19.3 Pour l’application de la prĂ©sente partie, afin de dĂ©terminer dans quelle mesure il est possible pour une page Web, une application mobile ou un document non Web de se conformer aux exigences de la norme TIC, les facteurs ci-après sont pertinents :

(2) L’alinĂ©a 19.3c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19.3, de ce qui suit :

Agir pour autrui

19.31 L’entitĂ© rĂ©glementĂ©e visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 7(1)f) de la Loi qui agit au nom ou pour le compte d’une entitĂ© qui a des obligations prĂ©vues Ă  la prĂ©sente partie a ces mĂŞmes obligations Ă  l’égard de cette entitĂ© et tout dĂ©faut de l’entitĂ© rĂ©glementĂ©e en question de se conformer Ă  l’une de ces obligations est considĂ©rĂ©, pour l’application de la partie 3, comme une violation de la disposition prĂ©voyant l’obligation Ă  l’égard de l’autre entitĂ©.

10 Le paragraphe 19.4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Pages Web destinées aux employés

19.4 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après, sauf si elle est un fournisseur de services de transport qui n’est pas assujetti Ă  la partie 1 du Règlement sur les transports accessibles aux personnes handicapĂ©es, veille Ă  ce que chacune de ses pages Web destinĂ©es aux employĂ©s qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible aux employĂ©s :

11 Le paragraphe 19.5(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Autres pages Web

19.5 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que chacune de ses pages Web qui n’est pas destinĂ©e aux employĂ©s et qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible au public :

12 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19.5, de ce qui suit :

Applications mobiles

19.51 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que toute application mobile qui n’est pas destinĂ©e aux employĂ©s et qu’elle lance Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 11 de la norme TIC, aussi longtemps que l’application mobile demeure disponible pour le tĂ©lĂ©chargement :

Autres mesures

(2) Lorsque la conformité de l’application mobile aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible et que cette non-conformité crée des obstacles pour les utilisateurs actuels ou potentiels de l’application mobile, l’entité réglementée veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer ces obstacles, notamment la mise en place d’autres moyens pour que les utilisateurs accèdent à l’information essentielle fournie dans l’application mobile ou pour qu’ils effectuent les tâches associées à cette application.

Exceptions aux autres mesures

(3) Le paragraphe (2) ne s’applique pas aux cartes, aux services de cartographie ni aux dessins ou images techniques dans l’application mobile.

Exceptions : certains contenus

(4) Le présent article ne s’applique ni aux contenus patrimoniaux ni aux contenus générés par les utilisateurs.

Évaluation de conformitĂ© : autres applications mobiles

(5) L’entitĂ© rĂ©glementĂ©e visĂ©e aux alinĂ©as (1)a) ou b) effectue ou obtient une Ă©valuation de conformitĂ©, notamment une analyse des Ă©carts, par rapport aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 11 de la norme TIC pour toutes ses applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s, qui demeurent disponibles pour le tĂ©lĂ©chargement et qui ont Ă©tĂ© lancĂ©es avant la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois.

Documents non Web

19.52 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que tout document non Web qui, Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, est rendu disponible pour le tĂ©lĂ©chargement sur ses pages Web, ou applications mobiles, qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 10 de la norme TIC, aussi longtemps que le document non Web demeure disponible pour le tĂ©lĂ©chargement :

Autres mesures

(2) Lorsque la conformité du document non Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible et que cette non-conformité crée des obstacles pour les utilisateurs actuels ou potentiels du document non Web, l’entité réglementée veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer ces obstacles, notamment la mise en place d’autres moyens pour que les utilisateurs accèdent à l’information essentielle fournie dans le document non Web ou pour qu’ils effectuent les tâches associées à ce document non Web.

Exceptions aux autres mesures

(3) Le paragraphe (2) ne s’applique pas aux cartes, aux services de cartographie, ni aux dessins ou images techniques dans le document non Web.

Exceptions : certains contenus

(4) Le présent article ne s’applique ni aux contenus patrimoniaux ni aux contenus générés par les utilisateurs.

13 (1) Le paragraphe 19.6(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Déclaration sur l’accessibilité

19.6 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après qui a une obligation en vertu de la prĂ©sente partie publie une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© au plus tard Ă  la date Ă  laquelle cette obligation s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois et, par la suite, une fois tous les douze mois :

(2) L’alinĂ©a 19.6(2)e) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 19.6(2)g) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) L’alinĂ©a 19.6(2)i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

14 L’article 19.7 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Acquisition

19.61 Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après qui commence un processus d’acquisition de produits ou de services en lien avec le dĂ©veloppement ou la mise en disposition d’une page Web ou d’une application mobile Ă  l’égard desquels l’entitĂ© a des obligations prĂ©vues Ă  la prĂ©sente partie obtient au cours du processus une Ă©valuation de conformitĂ©, notamment une analyse des Ă©carts, par rapport aux exigences applicables de la norme TIC pour la page Web ou l’application mobile :

Évaluation de conformitĂ© : conservation

19.7 Toute entité réglementée qui effectue ou obtient une évaluation de conformité à la norme TIC de toute page Web ou de toute application mobile, à l’égard desquelles l’entité a des obligations prévues à la présente partie, conserve en format électronique une copie du rapport établi à la suite de l’évaluation, notamment toute analyse des écarts, jusqu’au quatrième anniversaire de la fin de l’évaluation.

15 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 10, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

11 19.4(1) Mineure
12 19.4(2) Mineure
13 19.5(1) Mineure
14 19.5(2) Mineure
15 19.6(1) Mineure
16 19.6(2) Mineure
17 19.6(3) Mineure
18 19.7 Mineure
19 19.8(1) Mineure
20 19.8(2) Mineure
16 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 14, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

14.1 19.51(1) Mineure
14.2 19.51(2) Mineure
14.3 19.51(5) Mineure
14.4 19.52(1) Mineure
14.5 19.52(2) Mineure
17 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 17, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

17.1 19.61 Mineure

Entrée en vigueur

18 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur au deuxième anniversaire de son enregistrement.

(2) Les articles 7 Ă  14, 16 et 17 entrent en vigueur au troisième anniversaire de l’enregistrement du prĂ©sent règlement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Plus d’une personne sur quatre âgĂ©e de 15 ans et plus au Canada a un handicap, mais 45 % des personnes en situation de handicap au Canada ont dĂ©clarĂ© avoir rencontrĂ© des obstacles Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique dans leurs interactions avec des entitĂ©s du secteur fĂ©dĂ©ral. Les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique ont des rĂ©percussions nĂ©gatives importantes sur les moyens de subsistance et le bien-ĂŞtre des personnes en situation de handicap et des autres Canadiens. En raison de ces obstacles, les personnes ont parfois de la difficultĂ© Ă  gĂ©rer leurs finances de manière indĂ©pendante, Ă  postuler un emploi, Ă  l’obtenir et Ă  le conserver, et Ă  obtenir des informations sur les programmes et les services ou Ă  accĂ©der Ă  ces programmes et services.

Description : Les modifications proposĂ©es (ci-après appelĂ©es « Règlement de la phase 1 Â») au Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© (RCA) prĂ©voient une nouvelle partie intitulĂ©e « Technologies de l’information et des communications Â» (TIC), qui dĂ©finit la première phase des nouvelles exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les entitĂ©s du secteur public et du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Les TIC sont parfois appelĂ©es « technologies numĂ©riques Â».

Le Règlement de la phase 1 fixe des exigences en matière d’accessibilitĂ© pour trois domaines des technologies numĂ©riques qui sont prioritaires pour les personnes en situation de handicap. Il s’agit des domaines suivants : (1) les pages Web, y compris les applications Web; (2) les applications mobiles; (3) les documents non Web (ci-après appelĂ©s « documents numĂ©riques Â»).

En outre, les entités sous réglementation fédérale doivent également fournir une formation sur les principes fondamentaux des technologies numériques accessibles à leurs employés qui développent, entretiennent ou achètent des technologies numériques; publier des déclarations sur l’accessibilité à propos de leurs pages Web, applications mobiles et documents numériques et évaluer l’accessibilité de certains produits et services de technologie numérique qu’ils achètent.

Les entitĂ©s du secteur privĂ© comptant 99 employĂ©s ou moins (ci-après appelĂ©es « petites entreprises Â») sont exemptĂ©es des exigences du Règlement de la phase 1. Les conseils de bande des Premières Nations bĂ©nĂ©ficient d’une exemption limitĂ©e dans le temps au Règlement de la phase 1, ainsi qu’aux obligations en matière de planification et de rapports du RCA, et ce, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. Cela offrira suffisamment de temps et d’espace pour continuer Ă  mobiliser les partenaires des Premières Nations et d’autres intervenants autochtones sur les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© rencontrĂ©s par les personnes autochtones en situation de handicap et dĂ©finir une approche adaptĂ©e Ă  l’application de la Loi canadienne sur l’accessibilitĂ© (la Loi) dans les rĂ©serves.

Justification : L’élimination des obstacles persistants Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les personnes en situation de handicap et la prĂ©vention de nouveaux obstacles constituent une prioritĂ© dans le cadre de la Loi. Cela est d’autant plus important que, pour la plupart des gens, la technologie numĂ©rique est essentielle pour accĂ©der aux programmes et aux services et pour trouver un emploi et le conserver. Ă€ cette fin, le Règlement de la phase 1 a pour objectif d’offrir aux personnes en situation de handicap un accès Ă©quitable aux emplois, programmes et services en encourageant l’utilisation des technologies numĂ©riques accessibles dans les secteurs public et privĂ© fĂ©dĂ©raux, afin qu’elles puissent participer pleinement Ă  la vie des collectivitĂ©s et des milieux de travail au Canada.

Des consultations approfondies avec la communautĂ© des personnes en situation de handicap et les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ont clairement montrĂ© que les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques inaccessibles continuent de crĂ©er des obstacles importants Ă  l’accès Ă©quitable Ă  l’information, aux services et aux programmes. Par consĂ©quent, ces trois domaines sont considĂ©rĂ©s comme des prioritĂ©s pour l’action en matière de rĂ©glementation.

Les exigences relatives aux déclarations sur l’accessibilité, la formation et l’évaluation de l’accessibilité des technologies numériques achetées par les entités sous réglementation fédérale ont été identifiées, par la communauté des personnes en situation de handicap et les entités réglementées, comme des étapes cruciales pour améliorer l’accessibilité numérique. Ces mesures contribuent à soutenir les améliorations en matière d’accessibilité et permettent de passer à une culture où la technologie numérique est conçue pour être accessible dès le départ. En outre, le Règlement de la phase 1 jette les bases des modifications ultérieures au RCA qui porteraient sur des domaines plus complexes de la technologie numérique (par exemple la technologie numérique ancienne ou préexistante, les logiciels d’application et l’intelligence artificielle).

Bien que les coĂ»ts administratifs et de mise en conformitĂ© qui dĂ©coulent du Règlement de la Phase 1 soient considĂ©rĂ©s comme importants, les avantages devraient l’emporter sur les coĂ»ts. Sur 10 pĂ©riodes de 12 mois, la valeur actualisĂ©e des coĂ»ts totaux prĂ©vus pour les entitĂ©s devrait s’élever Ă  environ 309,95 millions de dollars (pouvoir d’achat du dollar canadien en 2022). La valeur actualisĂ©e totale des avantages attendus devrait s’élever Ă  environ 1,209.78 millions de dollars. Les avantages nets en valeur actualisĂ©e seraient d’environ 899,83 millions de dollars.

Le fait de garantir l’accessibilité numérique dès le départ permettra aux personnes en situation de handicap et, dans une moindre mesure, aux autres personnes de gagner du temps, du fait que sera réduite la nécessité de se rendre en personne et de téléphoner aux entités sous réglementation fédérale pour obtenir des informations et effectuer des transactions.

Sur la base des informations disponibles auprès des administrations internationales et des consultations d’experts, les entités sous réglementation fédérale devraient bénéficier d’une réduction des appels téléphoniques, des échanges de courriels, de la demande de production de documents et des visites en personne sur leurs lieux de prestation de services. En outre, les technologies numériques étant des outils essentiels pour les travailleurs, les organisations devraient bénéficier d’une productivité accrue et d’un taux de roulement plus faible lorsque les employés en situation de handicap ont un accès sans obstacle à ces technologies.

Enjeux

Les personnes en situation de handicap reprĂ©sentent une part importante et croissante de la population canadienne. Selon l’EnquĂŞte canadienne sur l’incapacitĂ© de 2022rĂ©fĂ©rence 2, près de 8 millions de personnes, soit 27 % de la population canadienne, prĂ©sentent au moins un handicap. Cela reprĂ©sente une augmentation de 1,7 million de personnes par rapport Ă  2017, annĂ©e oĂą le taux de handicap Ă©tait de 22 %. Cette augmentation est en partie attribuable au vieillissement de la population canadienne ainsi qu’à d’autres facteurs tels que l’augmentation des taux de handicap liĂ©s Ă  la santĂ© mentale chez les jeunes et les adultes en âge de travailler.

Les technologies numériques font partie intégrante du quotidien de la plupart des gens. Aujourd’hui, les gens utilisent régulièrement les technologies numériques pour trouver un emploi et participer à des activités professionnelles, accéder à des programmes et à des services, utiliser les réseaux sociaux, s’instruire, accéder à des informations sur la santé et effectuer des opérations bancaires. Depuis la pandémie de COVID-19, le passage aux services en ligne et numériques s’est également accéléré, rendant les technologies numériques encore plus essentielles aux moyens de subsistance et au bien-être de la population canadienne, une tendance qui devrait se poursuivre.

Toutefois, les personnes en situation de handicap continuent de se heurter Ă  des obstacles importants dans l’utilisation des technologies numĂ©riques, et ces obstacles persistent dans les secteurs sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, mĂŞme si des normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique existent depuis 1999. Par exemple, selon l’EnquĂŞte sur l’accessibilitĂ© dans les organisations du secteur public (EAOSP) de 2021rĂ©fĂ©rence 3, environ 45 % des Canadiens en situation de handicap dĂ©clarent avoir rencontrĂ© un obstacle liĂ© Ă  la technologie numĂ©rique dans leurs interactions avec une organisation ou une entreprise fĂ©dĂ©rale.

La dépendance à l’égard des technologies numériques aux fins de la prestation des services et de l’exécution des programmes, ainsi que leur importance sur le lieu de travail, ne cessant de croître, et compte tenu de la population vieillissante, les effets négatifs des obstacles à l’accessibilité numérique augmenteront vraisemblablement au fil du temps. Dans ce contexte, une action immédiate pour améliorer l’accessibilité numérique constitue une étape clé vers la réalisation de l’objectif de la Loi de faire du Canada un pays exempt d’obstacles d’ici 2040. À cette fin, des règlements sont nécessaires pour créer une culture d’amélioration durable de l’accessibilité dès le départ dans les entités sous réglementation fédérale. Ces efforts doivent être conformes aux lignes directrices énoncées dans les normes d’accessibilité numérique.

Contexte

Le Canada a ratifiĂ© la Convention relative aux droits des personnes handicapĂ©es des Nations Unies (CDPHNU) en 2010. La CDPHNU est un traitĂ© international sur les droits de la personne qui vise Ă  protĂ©ger les droits et la dignitĂ© des personnes en situation de handicap sans discrimination et sur la base de l’égalitĂ© avec les autres. En tant qu’État partie Ă  la CDPHNU, le Canada a acceptĂ© de prendre des mesures appropriĂ©es en matière d’accessibilitĂ© et d’élaborer des normes minimales d’accessibilitĂ© et d’en assurer le suivi.

La Loi canadienne sur l’accessibilité (la Loi) est entrée en vigueur en 2019 et, avec la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi canadienne sur les droits de la personne, a établi le cadre juridique qui aidera le Canada à respecter ses engagements en matière d’accessibilité et de droits des personnes en situation de handicap conformément à la CDPHNU.

La Loi vise Ă  transformer le Canada en un pays exempt d’obstacles pour toutes les personnes au Canada, en particulier les personnes en situation de handicap, d’ici 2040. Elle permettra la reconnaissance et l’élimination des obstacles ainsi que la prĂ©vention de nouveaux obstacles dans les domaines prioritaires suivants :

La Loi s’applique aux entités relevant de la compétence fédérale, telles que les ministères, les secteurs de l’administration publique fédérale, les sociétés d’État et les entités du secteur privé sous réglementation fédérale, telles que les secteurs de la banque, des télécommunications et des transports. Aux termes de la Loi, l’Organisation canadienne d’élaboration de normes d’accessibilité, connue sous le nom de Normes d’accessibilité Canada (NAC), a été créée en 2019 et chargée d’élaborer des normes nationales d’accessibilité. Depuis lors, NAC travaille à l’élaboration de nombreuses normes d’accessibilité liées aux domaines prioritaires de la Loi, y compris l’accessibilité numérique.

En dĂ©cembre 2021, EDSC a adoptĂ© son premier règlement en vertu de la Loi : le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© (le RCA). Le RCA dĂ©crit en dĂ©tail la manière dont les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale doivent prĂ©parer et publier des documents de planification et de rapport sur l’accessibilitĂ© et Ă©tablir une procĂ©dure pour recevoir et traiter les rĂ©troactions du public. Le RCA fournit Ă©galement un cadre pour les sanctions administratives pĂ©cuniaires en cas de violation de la Loi et de son règlement. Les conseils de bande des Premières Nations ont Ă©tĂ© exemptĂ©s des exigences prĂ©vues au RCA en matière de planification et de production de rapports pendant cinq ans (jusqu’en dĂ©cembre 2026), de sorte Ă  leur donner le temps de s’engager dans une approche adaptĂ©e en matière d’accessibilitĂ© dans les rĂ©serves.

En mai 2024, NAC a adoptĂ© la European Harmonized Standard EN 301 549 (v.3.2.1), Accessibility requirements for ICT products and services (PDF, disponible en anglais seulement) [norme europĂ©enne harmonisĂ©e EN 301 549 (v.3.2.1), Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC] (ci-après la Norme EN 301 549) dans son intĂ©gralitĂ© et sans modification en tant que norme nationale du Canada. La Norme canadienne est connue sous le nom de CAN/ASC - EN 301 549:2024 – Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC (EN 301 549:2021, IDT) [ci-après « Norme TIC Â»]. Il est important de noter que si plusieurs autres normes et lignes directrices existent pour l’accessibilitĂ© numĂ©rique (telles que les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web), la norme la plus complète Ă  ce jour est la Norme EN 301 549.

La Norme EN 301 549 dĂ©finit les exigences auxquelles les technologies numĂ©riques doivent rĂ©pondre pour permettre leur utilisation par tous, en particulier par les personnes en situation de handicap. D’une manière gĂ©nĂ©rale, les technologies numĂ©riques qui rĂ©pondent aux exigences de la Norme EN 301 549 sont compatibles et fonctionnent sans problème avec les technologies d’assistance utilisĂ©es par les personnes en situation de handicap. Il s’agit notamment des lecteurs d’écran, des logiciels de synthèse vocale et des claviers en braille. Cela signifie Ă©galement que le contenu numĂ©rique et sa prĂ©sentation ne prĂŞtent pas Ă  confusion pour les utilisateurs. Par consĂ©quent, les technologies numĂ©riques conformes Ă  la Norme EN 301 549 sont gĂ©nĂ©ralement accessibles aux personnes en situation de handicap.

Sur les plans international et provincial, il existe dĂ©jĂ  des règlements en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Au Canada, les provinces de l’Ontario, du QuĂ©bec et du Manitoba, ainsi que les organismes du gouvernement du Canada, tels que le Conseil de la radiodiffusion et des tĂ©lĂ©communications canadiennes (CRTC) et l’Office des transports du Canada (OTC), ont Ă©laborĂ© des règlements ou des normes propres Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique. Sur le plan international, le Revised Section 508 of the U.S. Rehabilitation Act (disponible en anglais seulement) [Article 508 rĂ©visĂ© de la Loi amĂ©ricaine sur la rĂ©adaptation] est une loi fĂ©dĂ©rale aux États-Unis qui impose aux organismes fĂ©dĂ©raux de fournir aux personnes en situation de handicap un accès Ă©gal aux informations et aux donnĂ©es Ă©lectroniques.

Le Règlement de la phase 1 établit des exigences en matière d’accessibilité pour les domaines nouveaux et moins complexes de la technologie numérique et met l’accent sur l’augmentation de la capacité de l’accessibilité numérique au Canada afin de soutenir les améliorations futures. Le Règlement de la phase 2 se concentrera sur des domaines plus complexes de la technologie numérique, potentiellement les contenus anciens, les logiciels, le matériel informatique et/ou l’intelligence artificielle.

Objectif

L’objectif du Règlement de la phase 1 est d’éliminer les obstacles existants, de prĂ©venir les nouveaux obstacles et d’amĂ©liorer l’accessibilitĂ© dans les trois domaines suivants des technologies numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale :

Le Règlement de la phase 1 a également pour objectif de sensibiliser le public et de renforcer les capacités en matière d’accessibilité numérique au Canada, notamment au moyen d’une plus grande normalisation des pratiques de conception accessible pour la technologie numérique. Cela permettra de faire évoluer la culture vers une technologie numérique conçue pour être accessible dès le départ et jettera les bases de futures modifications du RCA qui porteront sur des domaines plus complexes de la technologie numérique (par exemple la technologie numérique ancienne ou préexistante, les logiciels de bureau, l’intelligence artificielle).

Description

Le Règlement de la phase 1 du RCA prévoit une nouvelle partie intitulée « Technologies de l’information et des communications », qui définit de nouvelles exigences relatives à l’accessibilité numérique, décrites ci-dessous.

Incorporation par renvoi de la Norme CAN/ASC — EN 301 549

Le Règlement de la phase 1 incorpore par renvoi la Norme TIC sans modification. Cette incorporation se fait de façon dynamique afin de garantir que les exigences réglementaires sont à jour par rapport aux progrès futurs des technologies numériques et des pratiques de conception de l’accessibilité numérique.

Application

Le Règlement de la phase 1 fixe des exigences diffĂ©rentes pour les types d’entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale suivantes :

Le Règlement de la phase 1 s’applique uniquement au contenu numérique destiné principalement aux Canadiens ou aux personnes dont le lieu de travail se trouve au Canada.

Application limitée

ConformĂ©ment Ă  l’approche sectorielle de la Loi, les exigences ne s’appliquent pas aux technologies numĂ©riques destinĂ©es au public ou aux consommateurs des fournisseurs de services de transport (ci-après, des FST) et des entitĂ©s de tĂ©lĂ©communication et de radiodiffusion (ci-après, des ETR), car ces domaines sont rĂ©glementĂ©s par l’OTC ou le CRTC, respectivement. Les FST et les ERT relèvent Ă  la fois du secteur public et du secteur privĂ©. Dans le cas des FST, le Règlement de la phase 1 s’applique uniquement aux FST qui sont tenus de se conformer Ă  la partie 1 du Règlement sur les transports aux personnes handicapĂ©es et qui ont comptĂ© 100 employĂ©s ou plus au cours des trois annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

De plus amples détails sur les exigences qui s’appliquent aux FST et aux ERT, et sur la manière dont elles s’appliquent, sont fournis dans la section sur les exigences.

Exemptions

Les exigences ne s’appliquent pas aux entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui comptaient en moyenne 99 employĂ©s ou moins au cours des trois annĂ©es civiles prĂ©cĂ©dentes (ci-après appelĂ©es « petites entreprises »).

Les conseils de bande des Premières Nations sont exemptĂ©s des exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. En outre, l’exemption actuelle pour les conseils de bande des Premières Nations dans le RCA, qui couvre les exigences de la Loi en matière de planification de l’accessibilitĂ© et de production de rapports, et qui doit expirer le 31 dĂ©cembre 2026, est prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033, aux fins d’harmonisation avec l’exemption des exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. L’exemption s’applique Ă©galement aux entitĂ©s ou aux personnes qui exercent une activitĂ© pour ou au nom des conseils de bande des Premières Nations ou sur les terres de rĂ©serve des bandes, Ă  l’exception des entreprises gĂ©rĂ©es pour ou au nom des conseils de bande des Premières Nations ou sur les terres de rĂ©serve d’une bande, pour lesquelles l’exemption continue de ne pas s’appliquer.

Exigences réglementaires pour les technologies numériques

Norme TIC

Le Règlement de la phase 1 exige que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale se conforment aux exigences de la version la plus rĂ©cente de la Norme TIC pour leurs (1) pages Web, y compris les applications Web; (2) applications mobiles; et (3) documents numĂ©riques.

La Norme TIC dĂ©finit le rendement fonctionnel et des exigences gĂ©nĂ©rales qui s’appliquent Ă  toutes les technologies numĂ©riques, ainsi que des exigences prĂ©cises pour diffĂ©rentes technologies numĂ©riques. Les articles suivants s’appliqueront aux trois domaines couverts par le Règlement de la phase 1 :

Les principaux éléments du Règlement de la phase 1 sont décrits ci-dessous.

Exemptions pour les contenus spécialisés

Les commentaires et les questions reçus des intervenants lors des consultations menĂ©es au titre de la Partie I de la Gazette du Canada ont rĂ©vĂ©lĂ© la nĂ©cessitĂ© de clarifier davantage les exigences rĂ©glementaires afin de garantir une cohĂ©rence avec l’objectif du Règlement de la phase 1, qui est de se concentrer sur les domaines technologiques numĂ©riques nouveaux et moins complexes sur lesquels les entitĂ©s exercent un contrĂ´le substantiel. Par consĂ©quent, les types de contenu suivants sont exemptĂ©s de l’obligation de se conformer Ă  la Norme TIC :

Exigences pour les pages Web

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral doivent s’assurer que toutes leurs pages Web (y compris celles destinĂ©es aux employĂ©s), publiĂ©es ou mises Ă  jour 24 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, sont conformes aux articles 4 Ă  7 et 9 de la Norme TIC.

Les moyennes et grandes entreprises doivent s’assurer que toutes leurs pages Web (y compris celles destinĂ©es aux employĂ©s), publiĂ©es ou mises Ă  jour 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, sont conformes aux articles 4 Ă  7 et 9 de la Norme TIC.

Aux fins du prĂ©sent Règlement de la phase 1, les pages Web sont dĂ©finies selon la dĂ©finition donnĂ©e dans la Norme TIC. Cela signifie que le terme « page Web Â» couvre toutes les pages Web, y compris celles associĂ©es Ă  des applications Web et celles qui nĂ©cessitent des autorisations telles qu’un accès par identifiant.

Les pages Web destinées aux employés comprennent toutes les pages Web qui sont principalement destinées à être utilisées par les employés d’une entité sous réglementation fédérale, y compris les entrepreneurs, par exemple une application Web à laquelle un entrepreneur accède pour soumettre des demandes de remboursement de frais.

Une « mise Ă  jour Â» d’une page Web dĂ©signe toute modification apportĂ©e au contenu d’une page Web. Cela signifie que la republication d’un contenu sans modification ne constitue gĂ©nĂ©ralement pas une « mise Ă  jour Â».

Application limitĂ©e : Les FST et les ERT des secteurs public et privĂ© doivent s’assurer que leurs pages Web destinĂ©es aux employĂ©s sont conformes Ă  la Norme TIC. Les dates auxquelles les exigences de conformitĂ© Ă  la Norme TIC commenceront Ă  s’appliquer restent inchangĂ©es : 24 mois après la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1 pour les FST et les ERT du secteur public, et 36 mois après la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1 pour les FST et les ERT du secteur privĂ©.

Exigences pour les applications mobiles

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, doivent veiller Ă  ce que toutes leurs applications mobiles, qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s et qui sont lancĂ©es initialement 36 mois après la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, soient conformes aux articles 4 Ă  7 et 11 de la Norme TIC tant que l’application demeure disponible pour le tĂ©lĂ©chargement.

En outre, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, doivent effectuer ou obtenir une Ă©valuation de la conformitĂ© comportant une analyse des Ă©carts par rapport aux articles 4 Ă  7 et 11 de la Norme TIC pour toutes leurs applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s et qui ont Ă©tĂ© lancĂ©es initialement avant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, et qui sont encore disponibles pour le tĂ©lĂ©chargement. Elles doivent rĂ©aliser ces Ă©valuations de conformitĂ© dans les 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1.

Exigences relatives aux documents numériques

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, doivent s’assurer que tout document numĂ©rique nouveau ou mis Ă  jour qu’elles mettent Ă  disposition pour tĂ©lĂ©chargement 36 mois après la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, Ă  partir de leurs pages Web (Ă  l’exception des pages Web destinĂ©es aux employĂ©s) ou de leurs applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s, est conforme aux articles 4 Ă  7 et 10 de la Norme TIC.

Une « mise Ă  jour Â» d’un document numĂ©rique dĂ©signe toute modification apportĂ©e au contenu d’un document numĂ©rique. Cela signifie que la republication d’un document numĂ©rique sans aucune modification ne constitue gĂ©nĂ©ralement pas une « mise Ă  jour Â».

D’autres moyens d’accès

EDSC reconnaît qu’il n’est pas toujours possible pour une entité sous réglementation fédérale de se conformer à la Norme TIC. Dans les circonstances où la conformité ne peut être atteinte dans les délais fixés par le Règlement de la phase 1 et où l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que les personnes en situation de handicap se heurtent à des obstacles en raison de la non-conformité à la Norme TIC, le Règlement de la phase 1 permet aux entités sous réglementation fédérale de prendre d’autres mesures raisonnables pour éliminer les obstacles qui sont liés aux pages Web, aux applications mobiles ou aux documents numériques non conformes. Il s’agit notamment de mettre en place d’autres moyens d’accéder à l’information ou d’effectuer des tâches associées aux technologies numériques qui ne sont pas conformes à la Norme TIC; des détails supplémentaires seront fournis dans les lignes directrices. Ceci est cohérent avec l’objectif final du Règlement de la phase 1, qui est de fournir un accès équitable aux emplois, programmes et services pour les personnes en situation de handicap.

Cela dit, EDSC s’attend Ă  ce que ces mesures alternatives soient de nature temporaire et assurent un accès Ă©quitable pendant que l’entitĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale s’efforce de se conformer Ă  la Norme TIC. En effet, la portĂ©e de ce qui est faisable devrait s’élargir au fil du temps en raison de facteurs tels que la disponibilitĂ© croissante de nouveaux produits et services conformes Ă  la Norme TIC, les progrès des pratiques de conception de l’accessibilitĂ© numĂ©rique et les efforts dĂ©ployĂ©s par l’organisation rĂ©glementĂ©e pour surmonter les obstacles liĂ©s Ă  la conformitĂ© Ă  la Norme TIC. Les facteurs qui sont considĂ©rĂ©s comme pertinents pour dĂ©terminer s’il est possible de se conformer Ă  la Norme TIC comprennent :

Contenu exempté de l’exigence de fournir d’autres moyens d’accès

À la lumière des commentaires reçus lors des consultations menées au titre de la Partie I de la Gazette du Canada, le Règlement de la phase 1 a été modifié afin de préciser que les entités sous réglementation fédérale ne sont pas tenues de fournir d’autres moyens d’accès aux cartes et services de cartographie, ni aux images et dessins techniques (par exemple des plans) figurant sur les pages Web, les applications mobiles ou les documents numériques des organisations. Compte tenu de la nature technique et spécialisée de ce contenu, il n’est pas clair comment d’autres moyens d’accès pourront être fournis. Cela dit, les entités sont toujours tenues de veiller à ce que ce contenu soit conforme à la Norme TIC dans la mesure où cela est possible.

Autres exigences

Exigences en matière de formation

Les entités sous réglementation fédérale du secteur public fédéral et les grandes et moyennes entreprises sont tenues de fournir une formation sur les principes fondamentaux de l’accessibilité numérique dans les 24 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, ainsi qu’une formation d’appoint au moins tous les 3 ans à tous leurs employés qui prennent part au développement, à la maintenance ou à l’achat de technologies numériques. Cela comprend les employés à temps plein ou à temps partiel, les entrepreneurs et les étudiants.

EDSC s’attend à ce que cette formation permette au moins à ces employés d’acquérir un niveau de base de connaissances et de sensibilisation aux concepts d’accessibilité numérique dans le cadre de leurs fonctions et responsabilités spécifiques. Le fonctionnement de chaque entité est unique, y compris la manière dont elle utilise les produits et services numériques. Par conséquent, de telles entités auront donc la possibilité d’identifier les besoins de leurs employés et de concevoir des formations qui répondent à ces besoins.

Déclaration sur l’accessibilité

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises sont tenues de publier au moins une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© couvrant les domaines de la technologie numĂ©rique suivants, qui doivent respecter les exigences du Règlement de la phase 1 :

Les exigences relatives aux coordonnĂ©es requises pour les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©, ainsi que l’endroit oĂą celles-ci doivent ĂŞtre publiĂ©es sur les sites Web et les applications mobiles des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont Ă©tĂ© modifiĂ©es Ă  la lumière des commentaires reçus lors des consultations menĂ©es au titre de la Partie I de la Gazette du Canada comme cela est expliquĂ© dans la section « Consultation Â» ci-dessous.

Les déclarations sur l’accessibilité n’auront pas besoin de traiter du contenu numérique qui est exempt du Règlement de la phase 1. Par exemple, une grande entreprise, dans sa déclaration sur l’accessibilité, n’aura pas à aborder ses applications mobiles qui ont été lancées avant la date d’entrée en vigueur des exigences relatives aux applications mobiles.

Application limitĂ©e : Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises qui sont des FST ou des ERT ne sont tenues de publier une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© que pour les pages Web destinĂ©es aux employĂ©s.

Contenu et forme d’une déclaration sur l’accessibilité

Une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© doit porter sur les technologies numĂ©riques rĂ©glementĂ©es de l’organisation et devra :

Les entités sous réglementation fédérale ont la possibilité d’avoir une ou plusieurs déclarations sur l’accessibilité si elles traitent de tous les contenus numériques (c’est-à-dire les pages Web, les applications mobiles et les documents numériques) visés par le Règlement de la phase 1. Le contenu numérique de chaque organisation est unique. Par conséquent, les déclarations sur l’accessibilité peuvent être élaborées de la manière la plus logique et la mieux adaptée au contexte opérationnel de l’entité.

Délais de publication de la déclaration sur l’accessibilité

Les entités sous réglementation fédérale du secteur public fédéral, y compris celles qui sont des FST ou des ERT, sont tenues de publier leur(s) première(s) déclaration(s) sur l’accessibilité pour leurs pages Web dans les 24 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1.

Les entités sous réglementation fédérale du secteur public fédéral, à l’exception de celles qui sont FST ou des ERT, sont tenues de publier leur(s) première(s) déclaration(s) sur l’accessibilité pour leurs applications mobiles, ainsi que pour les documents numériques sur leurs pages Web et applications mobiles dans les 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1.

Toutes les grandes entreprises, y compris celles qui sont des FST ou des ERT, sont tenues de publier leur(s) première(s) dĂ©claration(s) sur l’accessibilitĂ© dans les 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1.

Les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© doivent Ă©galement ĂŞtre mises Ă  jour au moins une fois tous les 12 mois Ă  compter de la date Ă  laquelle elles ont Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment publiĂ©es, c’est-Ă -dire un an après leur première publication et chaque annĂ©e par la suite.

Exigences en matière d’approvisionnement

À compter de 36 mois après la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1, les entités sous réglementation fédérale du secteur public et les grandes entreprises doivent effectuer ou obtenir une évaluation de conformité avec analyse des écarts par rapport à la Norme TIC lors de l’achat de produits ou de services liés à leurs nouvelles pages Web ou leurs pages Web mises à jour, ainsi qu’à leurs nouvelles applications mobiles. Une évaluation de la conformité et une analyse des écarts décrivent les exigences de la Norme TIC qui s’appliqueront à la technologie numérique achetée et indique si la technologie numérique est conforme ou non à ces exigences et en donne les raisons.

Application limitĂ©e : Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public et les grandes entreprises qui sont des FST ne sont tenues de rĂ©aliser ou d’obtenir une Ă©valuation de la conformitĂ© avec analyse des Ă©carts que lorsqu’elles achètent des produits ou des services liĂ©s Ă  leurs pages Web destinĂ©es aux employĂ©s.

Cette exigence ne s’applique pas aux ERT, qu’elles soient publiques ou privées.

Les évaluations de conformité et les analyses des écarts aident les organisations à déterminer si la technologie numérique qu’elles ont l’intention d’acquérir est conforme à la Norme TIC. Elles aident également les entités sous réglementation fédérale à identifier les lacunes en matière d’accessibilité de leurs technologies numériques. Les évaluations de conformité avec analyse des écarts peuvent être obtenues lors de l’achat de produits et services technologiques numériques et sont généralement fournies par les vendeurs ou les fournisseurs. Les entités peuvent également choisir d’effectuer ces évaluations en faisant appel à des experts internes ou à des entrepreneurs. EDSC s’attend à ce que ces évaluations soient réalisées de bonne foi.

Les évaluations de conformité ne sont pas requises pour les documents numériques et les technologies numériques qui ne sont pas soumis au Règlement de la phase 1.

Conservation des documents

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public et les grandes et moyennes entreprises sont tenues de conserver une copie Ă©lectronique des documents suivants :

Autres normes que la Norme TIC

Cadre des sanctions administratives pécuniaires

En vertu de la Loi, les sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) visent Ă  promouvoir la conformitĂ© et non Ă  punir. ConformĂ©ment au cadre des SAP du RCA, le non-respect de la Norme TIC pour les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques sera classĂ© comme des violations « mineures Â». De plus, le non-respect des exigences en matière de formation, des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©, d’approvisionnement et de conservation des dossiers, le cas Ă©chĂ©ant, sera Ă©galement classĂ© comme des violations « mineures Â».

Élaboration de la réglementation

Consultation

La consultation prĂ©alable d’EDSC pour l’élaboration du futur règlement sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique a Ă©tĂ© lancĂ©e le 24 novembre 2022. Elle comprend les quatre Ă©lĂ©ments suivants :

Un total de 69 organisations a participĂ© Ă  des activitĂ©s de consultation prĂ©alable. Il s’agit de 15 organisations Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap, de 8 fournisseurs de services de technologies numĂ©riques et de 46 entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale des secteurs public et privĂ©. Les organisations Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap participantes reprĂ©sentaient des personnes ayant divers handicaps, tels que les incapacitĂ©s visuelles, auditives, physiques, neurologiques et cognitives. Cinq personnes ont Ă©galement formulĂ© des commentaires en leur nom propre.

EDSC a reçu beaucoup de commentaires de la part des intervenants participants, dont certains sont soulignés ici (des informations complémentaires sont disponibles dans le rapport Ce que nous avons entendu). Dans l’ensemble, les participants issus de la communauté des personnes en situation de handicap et des entités sous réglementation fédérale ont souligné l’importance de l’accessibilité des technologies numériques. Un résumé des avis et des commentaires reçus et de la manière dont ils ont été pris en compte dans le Règlement de la phase 1 est fourni ici.

Commentaires sur les domaines de la technologie numérique

Les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont cerné plusieurs obstacles à l’accessibilité numérique qui ont une incidence négative sur leur bien-être économique et social, par exemple l’inaccessibilité du contenu Web et des documents numériques. Ils ont mis en évidence les obstacles numériques auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap dans le contexte de l’emploi et qui rendent plus difficiles la recherche d’un emploi et l’évolution de leur carrière. Par exemple, les plateformes de recrutement, en particulier celles qui sont conçues à l’interne par les employeurs, peuvent présenter des obstacles à l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, ce qui peut rendre difficile, voire impossible de trouver et postuler à des emplois. Les employés en situation de handicap se heurtent également à des obstacles lorsqu’ils utilisent des sites Web internes, y compris des applications Web et des logiciels dans le cadre de leur travail quotidien, ce qui peut limiter leur progression de carrière et entraîner des frustrations et des taux de roulement plus élevés.

En outre, les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont mentionné que l’accessibilité des sites Web, des documents numériques (par exemple PDF, documents Word) et des appareils mobiles (par exemple téléphones intelligents et tablettes) était un domaine prioritaire nécessitant une intervention immédiate. Selon eux, les appareils mobiles sont désormais omniprésents et les documents numériques sont importants tant dans le contexte du service à la clientèle que dans celui de l’emploi.

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont indiquĂ© que les sites Web, les applications Web et les documents numĂ©riques sont les moyens les plus courants par lesquels elles interagissent avec leurs clients. Il s’agit Ă©galement de domaines dans lesquels les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont gĂ©nĂ©ralement plus de contrĂ´le sur les processus de dĂ©veloppement et, dans le cas du contenu Web, de domaines pour lesquels il existe dĂ©jĂ  des capacitĂ©s et des connaissances importantes en matière de conception accessible. Dans d’autres domaines de la technologie numĂ©rique, tels que les logiciels d’application et d’entreprise et les appareils numĂ©riques (par exemple les tĂ©lĂ©phones intelligents et les tablettes), les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont dĂ©clarĂ© qu’elles ne pouvaient acheter que ce qui Ă©tait proposĂ© par les principaux fournisseurs et que, dans certains cas, les connaissances et les capacitĂ©s en matière de conception accessible Ă©taient plus limitĂ©es. Compte tenu des commentaires des intervenants, le Règlement de la phase 1 exigera que les pages Web, y compris les applications Web, ainsi que les documents numĂ©riques, soient conformes Ă  la Norme TIC.

Alors que les intervenants de la communautĂ© des personnes en situation de handicap ont fait Ă©tat d’obstacles Ă  l’accessibilitĂ© lors de l’utilisation d’appareils mobiles, les entreprises qui conçoivent, dĂ©veloppent et produisent ces appareils ne relèvent gĂ©nĂ©ralement pas de la compĂ©tence fĂ©dĂ©rale et donc de l’autoritĂ© de la Loi. En outre, l’accessibilitĂ© des appareils mobiles vendus aux consommateurs, tels que les tĂ©lĂ©phones intelligents proposĂ©s par les fournisseurs de services sans fil, relève de la compĂ©tence du CRTC, qui a dĂ©jĂ  des exigences dans ce domaine. Cela dit, des conversations approfondies ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’accessibilitĂ© de l’environnement mobile est tout autant liĂ©e Ă  l’accessibilitĂ© des applications mobiles qu’à celle des appareils mobiles. En outre, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©veloppent et publient gĂ©nĂ©ralement leurs propres applications mobiles destinĂ©es aux clients, ce qui leur permet d’exercer un plus grand contrĂ´le sur leur conception et leur dĂ©veloppement. Par consĂ©quent, les applications mobiles seront plutĂ´t incluses dans les autres domaines de la technologie numĂ©rique (c’est-Ă -dire le contenu Web, les documents numĂ©riques) qui devront se conformer Ă  la Norme TIC. Ces trois domaines de la technologie numĂ©rique (c’est-Ă -dire le contenu Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques) sont les principaux moyens par lesquels tous les Canadiens, y compris les personnes en situation de handicap, interagissent avec les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et sur lesquels ces dernières exercent gĂ©nĂ©ralement un contrĂ´le important.

Les domaines plus complexes de la technologie numérique et les domaines sur lesquels les entités ont moins de contrôle (par exemple les technologies numériques anciennes, les logiciels d’application et l’intelligence artificielle) seront inclus dans les futures propositions réglementaires de la Loi traitant de l’accessibilité numérique.

Commentaires recueillis sur l’application de la réglementation et les échéanciers

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont indiquĂ© que la mise en place de technologies numĂ©riques Ă©tait complexe et nĂ©cessitait des efforts pluriannuels Ă  diffĂ©rentes Ă©tapes : gouvernance, planification et prise de dĂ©cision en matière d’investissement; approvisionnement et achat; conception, construction et mise en Ĺ“uvre; et assurance de la qualitĂ© et mises Ă  jour. Les entitĂ©s peuvent Ă©galement ĂŞtre assujetties Ă  des contrats pluriannuels dĂ©jĂ  Ă©tablis avec des fournisseurs de technologies numĂ©riques, ce qui peut limiter les changements qui peuvent ĂŞtre apportĂ©s Ă  leurs technologies numĂ©riques. L’évolution rapide de la technologie numĂ©rique a Ă©galement Ă©tĂ© soulignĂ©e comme un dĂ©fi de mise en Ĺ“uvre.

Alors que l’expertise en matière d’accessibilité du Web est bien établie dans les secteurs public et privé fédéraux et au sein d’entités de différentes tailles, EDSC a entendu dire qu’il y a moins de capacités et d’expertise pour d’autres domaines de la technologie numérique, en particulier au sein d’entreprises dont l’échelle opérationnelle est plus limitée. Les petites entreprises ont indiqué que leurs capacités internes permettant de mettre en œuvre et d’améliorer les mesures d’accessibilité numérique sont limitées ou inexistantes, car elles dépendent généralement entièrement d’entrepreneurs externes pour fournir ces services. En outre, une grande majorité de petites entreprises qui relèvent de la compétence fédérale appartiennent à des secteurs qui n’ont que peu ou pas d’interaction avec le public et dont les clients sont généralement d’autres entreprises.

Compte tenu de ces facteurs, le Règlement de la phase 1 a Ă©tĂ© adaptĂ© Ă  la capacitĂ© et aux rĂ©alitĂ©s des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es de diffĂ©rentes tailles, qu’elles appartiennent au secteur public ou au secteur privĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, les exigences proposĂ©es ne s’appliqueront qu’aux nouvelles technologies numĂ©riques. Les technologies numĂ©riques existantes et anciennes seront traitĂ©es dans les règlements ultĂ©rieurs sur les technologies numĂ©riques. En outre, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale disposent gĂ©nĂ©ralement d’un dĂ©lai de trois ans pour se conformer Ă  la Norme TIC. Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale disposeront ainsi d’un dĂ©lai suffisant pour planifier et adapter leurs opĂ©rations internes et leurs relations contractuelles, ce qui limitera les perturbations de leurs activitĂ©s courantes. En outre, le dĂ©lai de trois ans garantira que l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques des organisations s’amĂ©liore au fil du temps.

Puisque les entités sous réglementation fédérale du secteur public doivent déjà veiller à ce que leurs pages Web destinées au public soient accessibles, la date limite pour la mise en conformité de leurs pages Web, qu’elles soient destinées au public ou aux employés, avec la Norme TIC sera fixée à un an avant celle du secteur privé.

Étant donnĂ© que les applications mobiles peuvent avoir une durĂ©e de vie beaucoup plus longue que, par exemple, les pages Web, il est possible que les entitĂ©s ne lancent pas de nouvelle application mobile pendant de nombreuses annĂ©es après l’entrĂ©e en vigueur des exigences rĂ©glementaires. Pour favoriser la sensibilisation, le renforcement des capacitĂ©s et le changement de culture, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public et les grandes entreprises seront Ă©galement tenues d’évaluer l’accessibilitĂ© de leurs applications mobiles existantes dans les 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1.

Pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations des petites et moyennes entreprises en matière de capacitĂ© :

Commentaires recueillis sur les obstacles à l’accessibilité numérique et les pratiques exemplaires

Les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont indiqué qu’il incombe souvent aux personnes en situation de handicap de démontrer qu’un produit ou un service numérique est inaccessible. Ils ont indiqué que, pour résoudre ce problème, il faudrait que la future réglementation sur l’accessibilité numérique vise à améliorer la responsabilité et la transparence.

Les entités sous réglementation fédérale ont également mis en évidence plusieurs défis importants, tels que la dépendance à l’égard de fournisseurs et de prestataires de services tiers qui ne sont pas toujours incités à créer des solutions accessibles.

Les participants des entités sous réglementation fédérale ont présenté certaines des pratiques exemplaires qu’ils utilisent pour éliminer les obstacles à l’accessibilité numérique. Il s’agissait notamment de sensibiliser les cadres supérieurs et de proposer une formation à l’accessibilité au personnel informatique.

Compte tenu de ces commentaires, le Règlement de la phase 1 exige que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale donnent une formation Ă  leurs employĂ©s qui prennent part Ă  l’achat, au dĂ©veloppement ou Ă  la maintenance des technologies numĂ©riques. Cette formation permettra aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale de renforcer leurs capacitĂ©s en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique et de doter leurs employĂ©s des connaissances et des compĂ©tences nĂ©cessaires pour traiter avec les entrepreneurs externes et planifier les amĂ©liorations futures en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique.

En outre, le Règlement de la phase 1 exige que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public et les grandes entreprises effectuent ou obtiennent des Ă©valuations de conformitĂ© avec une analyse des Ă©carts, par rapport Ă  la Norme TIC, lors de l’achat de produits ou de services liĂ©s Ă  leurs pages Web et applications mobiles rĂ©glementĂ©es. Ces analyses permettront aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale de comprendre l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques qu’elles achètent et de trouver les lacunes de celles-ci ainsi que de disposer de l’information dont elles ont besoin pour planifier les amĂ©liorations Ă  apporter en matière d’accessibilitĂ©. Les fournisseurs de technologies numĂ©riques seront Ă©galement encouragĂ©s Ă  comprendre et Ă  amĂ©liorer l’accessibilitĂ© de leurs produits et services.

Le Règlement de la phase 1 exige Ă©galement que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale du secteur public et les grandes entreprises publient des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© portant sur leurs technologies numĂ©riques rĂ©glementĂ©es. Parmi d’autres exigences, ces dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© doivent clairement cibler les technologies numĂ©riques rĂ©glementĂ©es qui ne sont pas conformes Ă  la Norme TIC, les autres moyens d’accès que les entitĂ©s ont mis en place pour surmonter les obstacles causĂ©s par les technologies numĂ©riques non conformes, et leurs plans pour combler ces lacunes de conformitĂ©. Ces dĂ©clarations encourageront la transparence et la responsabilitĂ© et fourniront aux personnes en situation de handicap les informations dont elles ont besoin pour utiliser les autres modes d’accès.

Commentaires recueillis sur le choix de la norme d’accessibilité

Les reprĂ©sentants des fournisseurs de technologies numĂ©riques ont indiquĂ© qu’ils mettent Ă  l’essai leurs produits et services en fonction de normes d’accessibilitĂ© mondialement reconnues, telles que les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG), l’article 508 rĂ©visĂ© de la U.S. Rehabilitation Act et la Norme EN 301 549.

La plupart des fournisseurs de technologies numĂ©riques ont recommandĂ© que les rĂ©glementations en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique soient fondĂ©es sur les exigences de la Norme EN 301 549. Ils ont indiquĂ© que la Norme EN 301 549 est la norme d’accessibilitĂ© numĂ©rique la plus rĂ©cente et la plus complète. Ils ont Ă©galement notĂ© que l’harmonisation des normes rĂ©gissant l’accessibilitĂ© numĂ©rique entre les administrations favoriserait l’innovation et l’interopĂ©rabilitĂ©. Selon eux, l’adoption de la Norme EN 301 549 sera bĂ©nĂ©fique pour les entreprises technologiques canadiennes, car elles pourront dĂ©velopper une seule fois leur produit et le vendre partout dans le monde.

En mai 2024, NAC a adoptĂ© la Norme EN 301 549 comme norme nationale du Canada. Compte tenu de la dĂ©cision de NAC d’adopter la Norme EN 301 549 et des rĂ©actions des fournisseurs de technologies numĂ©riques, la Norme TIC est incorporĂ©e par renvoi de façon dynamique dans le Règlement de la phase 1.

Commentaires recueillis sur les autres moyens d’accès

Les intervenants Ĺ“uvrant auprès des personnes en situation de handicap et les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont soulignĂ© qu’il n’est peut-ĂŞtre pas raisonnable ou rĂ©aliste de s’attendre Ă  ce que la conformitĂ© Ă  une norme d’accessibilitĂ© numĂ©rique soit constamment de 100 %. Ils ont soulignĂ© l’importance de proposer d’autres moyens d’accĂ©der Ă  l’information ou d’effectuer des transactions afin de garantir un accès Ă©quitable aux personnes en situation de handicap dans les cas oĂą il n’est pas possible de se conformer Ă  une norme d’accessibilitĂ©.

Le Règlement de la phase 1 exige donc que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale mettent en place d’autres moyens d’accès qui permettront de surmonter les obstacles causĂ©s par les technologies numĂ©riques qui ne sont pas conformes Ă  la Norme TIC.

Publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le 21 dĂ©cembre 2024, le Règlement de la phase 1 a Ă©tĂ© publiĂ© prĂ©alablement dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. Sept sĂ©ances d’information techniques ont eu lieu en fĂ©vrier et au dĂ©but de mars 2025, auxquelles ont participĂ© environ 800 personnes provenant d’entitĂ©s Ĺ“uvrant auprès des personnes en situation de handicap, d’associations industrielles, d’entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et d’entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral. EDSC a reçu 170 commentaires Ă©crits provenant d’environ 57 intervenants et particuliers par l’intermĂ©diaire du Système de consultation en ligne sur la rĂ©glementation de la Gazette du Canada et par courriel.

Dans l’ensemble, tous les intervenants ont accueilli favorablement le Règlement de la phase 1, qu’ils considèrent comme une Ă©tape importante pour amĂ©liorer l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques pour les Canadiens.

Les intervenants de la communauté des personnes en situation de handicap et les personnes qui se sont identifiées comme telles ont demandé une approche plus ambitieuse que celle proposée. Les recommandations comprenaient des délais de conformité plus courts, la couverture de domaines supplémentaires des technologies numériques, l’inclusion des petites entreprises et le renforcement des sanctions pécuniaires en cas de non-conformité.

À l’inverse, les intervenants des entités sous réglementation fédérale ont demandé une approche plus prudente, notamment des délais de conformité plus longs et des exigences réduites. Ils ont également souligné la nécessité de disposer de lignes directrices pour faciliter la conformité, et beaucoup ont demandé à participer à l’élaboration de ces lignes directrices.

Les paragraphes suivants fournissent un rĂ©sumĂ© thĂ©matique des commentaires clĂ©s soumis par les intervenants lors de la finalisation du Règlement de la phase 1. Comme dĂ©taillĂ© ci-dessous, dans certains cas, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es au Règlement de la phase 1 en rĂ©ponse aux commentaires des intervenants. Dans le cas d’autres commentaires qui demandaient des Ă©claircissements sur les exigences rĂ©glementaires, les sections pertinentes du rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) ont Ă©tĂ© mises Ă  jour et comprennent des explications supplĂ©mentaires. Les lignes directrices d’EDSC expliqueront plus en dĂ©tail comment les entitĂ©s peuvent satisfaire aux exigences rĂ©glementaires.

Thème 1 : Clarification de l’intention politique et de l’objectif rĂ©glementaire de la phase 1

Certains intervenants ont soulignĂ© l’ambiguĂŻtĂ© potentielle des exigences rĂ©glementaires, qui pourrait entraĂ®ner une application incohĂ©rente de l’intention politique dĂ©clarĂ©e dans le Règlement de la phase 1. Des entitĂ©s des secteurs public et privĂ© ont posĂ© les questions suivantes :

Parmi les autres questions de clarification figuraient les suivantes :

Avant de rĂ©pondre Ă  ces commentaires, EDSC tient Ă  rĂ©itĂ©rer l’intention politique de cette première phase de la rĂ©glementation sur les technologies numĂ©riques accessibles, qui consiste Ă  cibler les contenus numĂ©riques nouveaux et moins complexes (c’est-Ă -dire les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques) que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale peuvent modifier pour rĂ©pondre aux exigences en matière d’accessibilitĂ©, tout en renforçant les capacitĂ©s au Canada en vue d’amĂ©liorations futures. La phase suivante (phase 2) porterait sur des domaines plus complexes et plus exigeants de la technologie numĂ©rique, tels que le contenu ancien, le contenu tiers, les logiciels et l’intelligence artificielle.

Compte tenu de cette intention, plusieurs exigences ont Ă©tĂ© clarifiĂ©es dans le texte rĂ©glementaire afin d’assurer l’alignement sur l’approche politique de la phase 1. Le Règlement de la phase 1 :

De plus, le REIR a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de mieux expliquer certaines exigences rĂ©glementaires qui ont suscitĂ© des questions de la part des intervenants, notamment celles liĂ©es Ă  :

Thème 2 : Application et dĂ©lais rĂ©glementaires

Certaines organisations d’intervenants Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap ont exprimĂ© leur point de vue selon lequel les entitĂ©s de taille moyenne (100 Ă  499 employĂ©s) pourraient facilement se conformer et devraient donc ĂŞtre tenues de respecter toutes les exigences du Règlement de la phase 1. Elles ont Ă©galement proposĂ© que l’exemption pour les petites entreprises soit limitĂ©e aux entitĂ©s comptant moins de 10 employĂ©s. Elles ont indiquĂ© que les entitĂ©s du secteur privĂ© comptant entre 10 et 99 employĂ©s ne devraient pas ĂŞtre exemptĂ©es et, si nĂ©cessaire, pourraient se voir imposer un dĂ©lai de conformitĂ© plus long.

En revanche, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et les associations industrielles ont accueilli favorablement l’exemption accordĂ©e aux petites entreprises comptant 100 employĂ©s ou moins. Elles ont demandĂ© des dĂ©lais de conformitĂ© plus longs pour se conformer aux exigences du Règlement de la phase 1. Elles ont indiquĂ© que les entitĂ©s auraient besoin de plus de temps pour repenser leurs processus internes et leurs Ă©chĂ©anciers afin de pouvoir se conformer aux exigences du Règlement de la phase 1 dans les dĂ©lais proposĂ©s.

Dans l’ensemble, les dĂ©lais et les exigences en matière d’application prĂ©vus dans le Règlement de la phase 1 reflètent un Ă©quilibre entre les points de vue des diffĂ©rents groupes d’intervenants. Il convient de noter que ces exigences ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es Ă  l’issue de plus de 18 mois de consultations approfondies avec les intervenants Ĺ“uvrant auprès des personnes en situation de handicap, les entitĂ©s des secteurs public et privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et les fournisseurs de technologies numĂ©riques accessibles, avant l’élaboration du cadre rĂ©glementaire. Sur la base de ces consultations, le Règlement de la phase 1 accorde un dĂ©lai gĂ©nĂ©reux de trois ans aux entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale pour mettre leurs nouvelles pages Web et leurs pages mises Ă  jour, leurs nouvelles applications mobiles et leurs documents numĂ©riques nouveaux et mis Ă  jour en conformitĂ© avec la Norme TIC. L’objectif de ces dĂ©lais est de garantir que l’accessibilitĂ© soit intĂ©grĂ©e au contenu numĂ©rique au fil du temps sans imposer de charge importante ni perturber les systèmes du gouvernement ou de l’industrie.

En ce qui concerne les commentaires sur les petites entreprises, il est important de noter que la plupart de celles qui sont rĂ©glementĂ©es par la Loi opèrent dans un contexte interentreprises et reprĂ©sentent une petite partie de l’emploi dans les secteurs fĂ©dĂ©raux. Ă€ ce titre, les avantages de prendre en compte ces entitĂ©s seraient limitĂ©s. En outre, elles disposent de peu ou pas de capacitĂ©s administratives ou informatiques, ce qui signifie qu’elles n’auraient pas la capacitĂ© de se conformer au Règlement de la phase 1.

Compte tenu de ces considĂ©rations, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e en ce qui concerne les entitĂ©s visĂ©es par le Règlement de phase 1 et les dĂ©lais de mise en conformitĂ© avec les exigences rĂ©glementaires.

Thème 3 : Exigences techniques

Les intervenants Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant au fait que le Règlement de la phase 1 se concentre principalement sur la prĂ©vention de nouvelles barrières Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique et ne traitent pas suffisamment les barrières existantes. Ils ont plaidĂ© en faveur de l’application du Règlement de la phase 1 au contenu Web existant. De plus, ils ont soulignĂ© que les documents numĂ©riques internes constituent des obstacles importants pour les employĂ©s en situation de handicap et devraient donc ĂŞtre inclus dans le Règlement de la phase 1.

Parmi les autres commentaires spĂ©cifiques Ă  la technologie, citons : la rĂ©duction ou l’élimination de l’utilisation des fichiers PDF au profit de formats tels que HTML ou les formulaires en ligne accessibles; et les Ă©valuations de conformitĂ© et les analyses des lacunes pour les pages Web et les documents numĂ©riques lancĂ©s avant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement de la phase 1.

Bien que les commentaires reçus soient valables, ces suggestions dĂ©passent le cadre prĂ©vu pour la phase 1 ou proposent des exigences trop techniques qui risquent de devenir rapidement obsolètes. La première phase de la rĂ©glementation sur les technologies numĂ©riques accessibles vise principalement Ă  « arrĂŞter l’hĂ©morragie Â» en donnant la prioritĂ© Ă  l’accessibilitĂ© des nouveaux contenus numĂ©riques moins complexes. Cette approche reflète la rĂ©alitĂ© selon laquelle les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale gèrent souvent de grands volumes de contenus existants ou anciens, dont l’évaluation et la correction nĂ©cessiteraient beaucoup de temps et de ressources.

Les documents numĂ©riques internes, en particulier, sont gĂ©nĂ©ralement gĂ©nĂ©rĂ©s par les employĂ©s dans le cadre de leur travail quotidien et les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont peu de contrĂ´le sur leur production. Ainsi, les applications mobiles existantes, les anciennes pages Web et les documents numĂ©riques destinĂ©s aux employĂ©s sont reportĂ©s Ă  la phase 2.

De plus, Ă©tant donnĂ© que la technologie numĂ©rique est complexe et Ă©volue rapidement, le Règlement de la phase 1 a Ă©tĂ© conçu pour rester aussi neutre que possible sur le plan technologique. Par consĂ©quent, il ne serait pas appropriĂ© de prescrire des formats de fichiers spĂ©cifiques, tels que HTML plutĂ´t que PDF.

Enfin, trois intervenants du secteur privé sous réglementation fédérale ont exprimé leur inquiétude quant au fait que la Norme TIC diffère de celles mentionnées dans d’autres règlements fédéraux et provinciaux, soulignant la nécessité d’harmoniser les cadres réglementaires en matière d’accessibilité. Cependant, cette perception n’est pas exacte, car la Norme TIC intègre pleinement toutes les exigences de conformité de niveau AA des WCAG, qui sont la norme mentionnée dans d’autres règlements provinciaux et fédéraux sur l’accessibilité numérique. Par conséquent, les entités qui se conforment à la Norme TIC satisferont également aux exigences des autres règlements applicables en matière d’accessibilité numérique. Maintenant que la Norme TIC est une norme nationale du Canada, d’autres organismes de réglementation au Canada (disponible en anglais seulement) envisagent également de l’adopter. De plus, dans la plupart des cas, les entités sous réglementation fédérale sont différentes de celles réglementées au niveau provincial ou territorial. Ainsi, on ne s’attend généralement pas à ce que le contenu numérique d’une entité sous réglementation fédérale soit également soumis aux règlements provinciaux sur l’accessibilité numérique.

Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e aux exigences techniques du Règlement de la phase 1.

Thème 4 : Formation

Tous les intervenants ont réagi positivement à l’exigence pour les entités de fournir une formation sur les principes fondamentaux de l’accessibilité numérique à certains employés.

Les intervenants issus de la communauté des personnes en situation de handicap ont souligné que la formation devrait être dispensée plus fréquemment et qu’elle devrait être obligatoire pour tous les employés, y compris les dirigeants/cadres des entités sous réglementation fédérale, ainsi que pour les entrepreneurs et les consultants lors de leur intégration.

Un commentateur anonyme a fait remarquer que la mise en œuvre d’exigences supplémentaires en matière de formation pourrait être contraignante pour les employés, soulignant les défis liés à la promotion d’une culture qui intègre avec succès la formation aux technologies numériques accessibles dans la pratique.

Une association industrielle a souligné que la formation doit être continue afin de suivre le rythme des technologies émergentes. Il a été suggéré de collaborer avec des experts en accessibilité et des personnes en situation de handicap afin d’améliorer l’efficacité de la formation. Les intervenants issus d’entités sous réglementation fédérale ont également insisté sur la nécessité de disposer de lignes directrices concernant les thèmes et les composantes de la formation, ainsi que de ressources pour élaborer des programmes de formation solides.

L’objectif des exigences en matière de formation prĂ©vues dans le Règlement de la phase 1 est d’amĂ©liorer les connaissances et les compĂ©tences des employĂ©s en matière de technologies numĂ©riques accessibles, afin de favoriser Ă  terme un changement de culture en faveur de l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques dès le dĂ©part. Cependant, le fait d’exiger une formation pour toutes les catĂ©gories d’employĂ©s, associĂ© Ă  une frĂ©quence accrue par rapport aux exigences actuelles, pourrait ĂŞtre trop contraignant pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e aux exigences en matière de formation dans le Règlement de la phase 1. EDSC fournira des lignes directrices comprenant des outils, des ressources et des recommandations pour aider les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale Ă  Ă©laborer des programmes de formation efficaces sur les technologies numĂ©riques accessibles.

Thème 5 : Approvisionnement et Ă©valuation de la conformitĂ©

Une personne a suggĂ©rĂ© que l’accessibilitĂ© soit intĂ©grĂ©e dès la phase de dĂ©veloppement des technologies numĂ©riques. EDSC est d’accord. En exigeant des Ă©valuations de conformitĂ© lors de l’achat de produits ou de services liĂ©s au nouveau contenu numĂ©rique d’une entitĂ©, le Règlement de la phase 1 vise Ă  favoriser une culture qui accorde la prioritĂ© Ă  l’accessibilitĂ© dès le dĂ©part.

Une association industrielle et un particulier ont indiquĂ© qu’il n’était pas courant d’obtenir des Ă©valuations de conformitĂ© en matière d’accessibilitĂ© pour les documents numĂ©riques. Plus prĂ©cisĂ©ment, exiger des Ă©valuations de conformitĂ© lors de l’acquisition de documents numĂ©riques — quelle que soit la nature ou la fonction du document acquis — compliquerait considĂ©rablement les processus d’acquisition tout en n’apportant que peu ou pas de valeur ajoutĂ©e. Dans la plupart des cas, il est plus facile d’acquĂ©rir un document accessible, et, comme les nouveaux documents numĂ©riques qui se trouvent sur des pages Web et des applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©s aux employĂ©s doivent dĂ©jĂ  ĂŞtre accessibles en vertu du Règlement de la phase 1, cette exigence est largement couverte. En rĂ©ponse Ă  ces commentaires, EDSC a supprimĂ© l’exigence proposĂ©e d’évaluation de la conformitĂ© des documents numĂ©riques dans le Règlement de la phase 1. Par consĂ©quent, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale doivent effectuer ou obtenir une Ă©valuation de conformitĂ© uniquement pour les processus d’approvisionnement relatifs aux pages Web ou aux applications mobiles.

Certaines entitĂ©s des secteurs public et privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations quant Ă  une Ă©ventuelle rĂ©sistance de la part des fournisseurs. Les petits fournisseurs pourraient ne pas avoir la capacitĂ© d’effectuer des Ă©valuations de conformitĂ©, tandis que les grands fournisseurs pourraient ne pas recevoir suffisamment de demandes d’évaluations de conformitĂ© Ă  la Norme TIC pour justifier leur rĂ©alisation de manière proactive. Les intervenants ont demandĂ© si les Ă©valuations de conformitĂ© obtenues pour d’autres normes, telles que l’article 508 rĂ©visĂ© des États-Unis, seraient considĂ©rĂ©es comme acceptables.

Au cours des premières discussions entre EDSC et les fournisseurs de technologies numĂ©riques, ces derniers ont indiquĂ© qu’ils connaissaient bien les Ă©valuations de conformitĂ© et qu’ils les fournissaient rĂ©gulièrement pour leurs produits et services technologiques numĂ©riques, notamment en ce qui concerne la Norme EN 301 549. Il est important de noter que la Norme TIC est une norme mondiale qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e dans plusieurs pays. Par consĂ©quent, les grandes entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ne devraient pas avoir des difficultĂ©s Ă  obtenir une Ă©valuation de conformitĂ© Ă  la Norme TIC. En consĂ©quence, cette exigence a Ă©tĂ© maintenue dans le Règlement de la phase 1.

De plus, les intervenants des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont demandĂ© des prĂ©cisions sur la manière d’obtenir des Ă©valuations de conformitĂ©; ils ont Ă©galement demandĂ© des modèles. Afin d’offrir une certaine souplesse aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale rĂ©glementĂ©es et d’éviter un fardeau rĂ©glementaire excessif, ces dĂ©tails ne sont pas prĂ©cisĂ©s dans le Règlement de la phase 1. Toutefois, EDSC publiera des lignes directrices qui fourniront de plus amples informations sur les processus d’évaluation de la conformitĂ© et des liens vers des modèles facultatifs reconnus par l’industrie.

Thème 6 : DĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©

Les entités œuvrant pour les personnes en situation de handicap et les intervenants sous réglementation fédérale ont accueilli favorablement l’obligation de publier des déclarations sur l’accessibilité des technologies numériques d’une organisation.

Les intervenants de la communauté des personnes en situation de handicap ont demandé que ces déclarations soient rédigées dans un langage simple, clair et concis, qu’elles contiennent les coordonnées des personnes à contacter au sein de l’entité pour les questions d’accessibilité et qu’elles soient faciles à trouver sur les plateformes numériques des organisations réglementées.

Certaines entités sous réglementation fédérale et certaines personnes ont posé des questions sur le contenu et le format des déclarations sur l’accessibilité, par exemple si une seule déclaration pouvait couvrir toutes les technologies numériques. Une association industrielle a soulevé la question de savoir si les rapports de conformité de l’accessibilité pouvaient servir de déclarations sur l’accessibilité acceptables.

En rĂ©ponse Ă  ces commentaires, le Règlement de la phase 1 exige dĂ©sormais que les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© soient placĂ©es Ă  un endroit bien visible sur les plateformes numĂ©riques des entitĂ©s. De plus, les coordonnĂ©es figurant dans la dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© doivent renvoyer Ă  une personne ou Ă  un groupe au sein de l’entitĂ© responsable de l’accessibilitĂ©.

Le Règlement de la phase 1 offre aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale la possibilitĂ© de dĂ©cider si elles souhaitent avoir une seule dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© pour toutes leurs technologies numĂ©riques rĂ©glementĂ©es ou des dĂ©clarations distinctes pour chaque technologie. Il est important de noter que l’objectif et le contenu d’une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© diffèrent de ceux d’un rapport de conformitĂ© de l’accessibilitĂ©; les rapports de conformitĂ© de l’accessibilitĂ© ne peuvent pas remplacer les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©.

Des lignes directrices réglementaires sont disponibles et fournissent des précisions supplémentaires sur les déclarations sur l’accessibilité et des liens vers des modèles facultatifs. Elles seront mises à jour lorsque nécessaire.

Thème 7 : Analyse coĂ»ts-avantages

Une personne a indiquĂ© que le Règlement de la phase 1 profiterait Ă©galement aux personnes âgĂ©es de plus de 65 ans. Cependant, il n’est actuellement pas possible d’estimer de manière fiable les avantages pour cette population, car les donnĂ©es sur les avantages de l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les aĂ®nĂ©s sont limitĂ©es. Ainsi, le modèle actuel Ă©value de manière prudente les avantages en mettant l’accent sur les personnes âgĂ©es de 15 Ă  64 ans. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages sur la base de ce commentaire.

Une autre personne a indiqué que le modèle actuel de calcul des coûts pour la formation ne semble pas tenir compte des dépenses liées aux employés qui apprennent à appliquer les compétences nouvellement acquises lors de la formation sur le lieu de travail ni des coûts liés aux mesures d’adaptation prises pour les personnes en situation de handicap qui sont embauchées pour développer du contenu numérique accessible.

Ces considĂ©rations sont dĂ©jĂ  prises en compte dans le modèle coĂ»ts-avantages : les estimations de coĂ»ts d’EDSC sont basĂ©es sur le REIR relatif Ă  l’article 508 rĂ©visĂ© (2017) [disponible en anglais seulement], qui adopte une approche globale pour estimer les coĂ»ts associĂ©s au dĂ©veloppement, au dĂ©ploiement et Ă  la gestion de contenus numĂ©riques accessibles tout au long du cycle de vie informatique. Il est important de noter que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sont dĂ©jĂ  tenues de fournir des mesures d’adaptation (y compris celles liĂ©es aux technologies numĂ©riques) en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages sur la base de ces commentaires.

Plusieurs autres personnes ont demandĂ© des Ă©claircissements ou suggĂ©rĂ© des modifications rĂ©dactionnelles afin de rendre moins complexe le texte du REIR prĂ©sentant les rĂ©sultats de l’analyse coĂ»ts-avantages. La section « Analyse de la rĂ©glementation Â» du REIR a Ă©tĂ© mise Ă  jour pour tenir compte de ces commentaires.

Thème 8 : ConformitĂ© et application

Certains intervenants issus de la communauté des personnes en situation de handicap ont suggéré que la non-conformité soit considérée comme une infraction grave plutôt que mineure, préconisant ainsi des sanctions plus sévères. Ils estiment qu’une stratégie d’application rigoureuse, associée à des sanctions plus sévères, pourrait encourager les entités sous réglementation fédérale à investir dans des technologies numériques accessibles, ce qui permettrait de créer un environnement plus inclusif pour tous les utilisateurs.

Une entreprise sous réglementation fédérale a fait remarquer que la mise en œuvre efficace devrait inclure des audits ou des autoévaluations réguliers pour surveiller la conformité, ainsi que des mesures incitatives pour ceux qui adoptent rapidement les normes et des sanctions en cas de non-conformité. Elle a également recommandé la création de plateformes de commentaires pour signaler les difficultés et affiner en continu le Règlement de la phase 1 en fonction des commentaires reçus.

Compte tenu de la complexité et de l’évolution rapide des technologies numériques, il n’est peut-être pas réaliste de s’attendre à un respect total et permanent des normes d’accessibilité numérique, comme l’ont souligné de nombreux intervenants et experts en accessibilité numérique lors des consultations réglementaires. Par exemple, l’accessibilité peut être compromise involontairement lors de la mise à jour des systèmes ou du déploiement de nouvelles fonctionnalités. Pour ces raisons, les contraventions aux exigences réglementaires sont classées comme des violations mineures selon le cadre des sanctions administratives pécuniaires décrit dans le RCA. Par conséquent, aucune modification n’a été apportée à la classification des violations aux exigences réglementaires.

Thème 9 : Élaboration de lignes directrices rĂ©glementaires

Les intervenants des entités sous réglementation fédérale ont apprécié les consultations passées concernant l’élaboration de lignes directrices et ont recommandé un engagement continu pour les lignes directrices futures.

Certains intervenants ont demandĂ© des dĂ©tails plus prĂ©cis sur la formation, l’évaluation de conformitĂ© et les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©, ainsi que des Ă©claircissements supplĂ©mentaires sur les points suivants :

Certains de ces points ont Ă©tĂ© clarifiĂ©s dans la section « Description Â» du REIR. Des lignes directrices supplĂ©mentaires, ainsi que des outils et des ressources, apporteront Ă©galement davantage de prĂ©cisions concernant les attentes liĂ©es aux exigences rĂ©glementaires. Il est important de noter que les lignes directrices rĂ©glementaires Ă©volueront au fil du temps afin de suivre les progrès de la technologie numĂ©rique.

Thème 10 : Commentaires supplĂ©mentaires et observations gĂ©nĂ©rales

EDSC a reçu une grande variété de commentaires et de suggestions qui, bien qu’ils ne traitent pas directement des exigences réglementaires, ont permis de mieux comprendre les défis auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap ainsi que les entités sous réglementation fédérale.

Certaines personnes et certains intervenants Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap ont soulignĂ© qu’il existe des facteurs qui empĂŞchent certaines personnes en situation de handicap au Canada de profiter pleinement des technologies numĂ©riques accessibles. Parmi ces facteurs, on peut citer : le coĂ»t d’achat des technologies d’assistance et/ou des appareils modernes, tels que les derniers tĂ©lĂ©phones intelligents; le manque de connaissances ou d’aisance dans l’utilisation des technologies numĂ©riques sĂ©curisĂ©es; les prĂ©occupations en matière de confidentialitĂ©; la couverture et la capacitĂ© limitĂ©es des rĂ©seaux dans les communautĂ©s rurales et nordiques. Les intervenants ont Ă©galement fait part de leurs prĂ©occupations concernant l’impact des mises Ă  jour rapides et des nouvelles versions des logiciels, ainsi que l’utilisation accrue de l’authentification multifactorielle.

Certaines observations, bien qu’elles dépassent le champ de compétence d’EDSC en vertu de la LCA, portaient sur des questions liées à l’accessibilité numérique et sont donc mentionnées ici. Par exemple, les intervenants œuvrant pour les personnes en situation de handicap ont proposé d’améliorer l’accessibilité des affichages et de la signalisation numériques, de fournir des affichages numériques accessibles pour les annonces radio et d’établir des normes pour les panneaux d’affichage numériques et la publicité en ligne qui privilégient l’accessibilité et la sécurité publique. Ces intervenants ont fait remarquer que les FST et les ERT devraient déployer des affichages et signalisations numériques afin de promouvoir une utilisation inclusive de la technologie.

D’autres commentateurs ont soulevé des préoccupations plus générales liées à l’accessibilité ou ont proposé des idées qui dépassent la portée de la LCA. Par exemple, plusieurs personnes qui se sont identifiées comme ayant un handicap ont fait remarquer que, bien que les plateformes de recrutement accessibles soient importantes, elles ne permettent pas de surmonter d’autres obstacles persistants à l’emploi, en particulier la discrimination. Un intervenant œuvrant auprès des personnes en situation de handicap a indiqué que les petites entreprises, telles que les magasins de proximité, les services de nettoyage à domicile ou les comptables privés qui offrent des services au public devraient être réglementées. Une autre personne qui s’est identifiée comme ayant un handicap a suggéré que les anciens iPhones du gouvernement soient fournis à des groupes d’intervenants dans le domaine du handicap, qui pourraient les remettre à neuf et les distribuer aux personnes en situation de handicap, étant donné que ces appareils sont équipés d’un lecteur vocal. De plus, un commentateur a suggéré d’indemniser les membres du public lorsqu’aucune mesure raisonnable n’est prise en temps opportun pour un produit ou un service inaccessible. Une personne qui s’est identifiée comme ayant un handicap a indiqué que l’augmentation du coût de la vie et les contraintes financières continuent d’affecter sa vie.

Enfin, EDSC a reçu un certain nombre de commentaires visant à réduire la complexité du langage utilisé dans le REIR. Dans la mesure du possible, EDSC a apporté ces modifications au texte du REIR.

Obligations relatives aux traitĂ©s modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

La Loi s’applique à toute organisation qui exploite une entreprise ou exerce des activités qui relèvent de la compétence législative du Parlement. Un conseil de bande des Premières Nations, lorsqu’il exerce ses fonctions principales, est généralement considéré comme exploitant une entreprise ou exerçant des activités qui relèvent de la compétence législative du Parlement. Une entité créée par un conseil de bande peut aussi être considérée comme faisant partie de cette catégorie en fonction de sa nature, de ses opérations et de ses activités habituelles. Par conséquent, la Loi et ses règlements s’appliquent aux conseils de bande des Premières Nations et potentiellement à certaines entités créées par ces conseils de bande. Cependant, le gouvernement du Canada s’est engagé à ne pas appliquer immédiatement la Loi aux conseils de bande des Premières Nations afin de leur laisser le temps pour des consultations sur l’application de la Loi.

Pendant les consultations sur l’accessibilitĂ© au Canada en 2016-2017, du financement a Ă©tĂ© accordĂ© Ă  trois organisations autochtones afin de consulter leurs membres et les communautĂ©s sur la lĂ©gislation en matière d’accessibilitĂ©. De plus, les signataires de traitĂ©s modernes ont Ă©tĂ© informĂ©s de l’intention du gouvernement de crĂ©er une loi. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont rencontrĂ© 11 signataires de traitĂ©s modernes du Yukon en personne et ont envoyĂ© une lettre Ă  l’ensemble des 28 signataires de traitĂ©s modernes.

En 2019, une subvention unique a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  l’AssemblĂ©e des Premières Nations (APN), Ă  l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et au British Columbia Aboriginal Network on Disability Society (BCANDS) pour qu’ils consultent leurs membres sur des approches possibles de l’application de la Loi aux conseils de bande. Les rapports reçus soulignent que les communautĂ©s des Premières Nations dans les rĂ©serves n’ont pas prĂ©sentement la capacitĂ© ou l’expertise nĂ©cessaire pour se conformer Ă  la Loi et que la Loi ne correspond pas Ă  la vision du monde des Premières Nations en matière de handicap. En 2023, l’APN a obtenu du financement pour consulter ses membres sur les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© dans les communautĂ©s des Premières Nations et les prĂ©fĂ©rences pour une approche lĂ©gislative ou rĂ©glementaire adaptĂ©e. Ce travail a mis en Ă©vidence des prĂ©fĂ©rences pour une loi distincte en matière d’accessibilitĂ© pour les Premières Nations.

Depuis le printemps 2024, le Ministère a rencontrĂ© des reprĂ©sentants de l’APN et continue de rencontrer des intervenants autochtones pour discuter de l’exemption actuelle pour les conseils de bande des Premières Nations et de rĂ©glementation gĂ©nĂ©rale en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Au cours des consultations en vue de la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada, EDSC a continuĂ© Ă  travailler avec les organisations autochtones nationales afin d’organiser des communications ciblĂ©es avec elles et d’autres organisations autochtones.

Les commentaires à ce jour indiquent que les Premières Nations sont confrontées à des pressions en matière de santé et d’infrastructure dans les réserves; cependant, elles souhaitent améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap des Premières Nations. En outre, il est nécessaire de renforcer les capacités pour qu’il soit plus facile de reconnaître efficacement et de classer par ordre de priorité les besoins en matière d’accessibilité ainsi que le financement de l’élimination des obstacles à l’accessibilité dans les réserves. Les données concernant les obstacles à l’accessibilité et les priorités des Premières Nations sont également incomplètes.

Compte tenu de la complexité et de l’ampleur de ces questions, le processus de consultation et de conception conjointe d’une approche adaptée à l’application de la Loi dans les réserves devrait prendre plusieurs années. Plus précisément, il s’agit de disposer de suffisamment de temps pour continuer à consulter les partenaires des Premières Nations et d’autres intervenants autochtones sur les obstacles à l’accessibilité rencontrés par les personnes autochtones en situation de handicap, ainsi que sur les préoccupations connexes, et pour définir une approche en vue d’adapter la Loi. Il faudra également prévoir le temps nécessaire à la mise en œuvre de cette approche, comme l’adoption d’une nouvelle loi, des modifications à la Loi, l’élaboration de nouveaux règlements ou la mise en place de nouvelles structures.

Ainsi, afin de fournir suffisamment de temps et d’espace pour ce travail nĂ©cessaire, l’exemption actuelle concernant les exigences en matière de planification et de prĂ©paration et publication des rapports de la Loi sera prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033, et les conseils de bande des Premières Nations seront Ă©galement exemptĂ©s du Règlement de la phase 1 jusqu’à cette date.

Choix de l’instrument

Les normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique existent depuis 1999, date de la première publication des Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG) 1.0. La conformitĂ© aux normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique est essentiellement volontaire dans le monde entier. De ce fait, les personnes en situation de handicap continuent d’avoir un accès inĂ©quitable aux programmes et aux services.

La plupart des pays ont adopté, ou sont en train d’adopter, des règlements relatifs à l’accessibilité numérique, car la conformité volontaire n’a pas permis d’offrir des occasions équitables aux personnes en situation de handicap. Lors des consultations avec les intervenants du secteur des personnes en situation de handicap, les participants ont indiqué que la réglementation de l’accessibilité numérique favoriserait un plus grand engagement en faveur de l’accessibilité.

Ailleurs, notamment aux États-Unis, les intervenants œuvrant auprès des personnes en situation de handicap ont souligné la nécessité de maintenir et de renforcer les règlements en matière d’accessibilité numérique afin de permettre aux personnes en situation de handicap un accès équitable aux services de télécommunications et d’informationréférence 4.

Il est donc peu probable que des mécanismes volontaires ou d’autorégulation constituent une option efficace pour éliminer et prévenir les obstacles à l’accessibilité numérique et faire du Canada un pays exempt d’obstacles. Par conséquent, les nouvelles exigences en matière d’accessibilité numérique sont désormais introduites au moyen de la modification du RCA, qui incorpore par renvoi la version la plus récente de la Norme TIC.

La Norme TIC est neutre sur le plan technologique et largement axĂ©e sur les rĂ©sultats. Cela signifie qu’elle ne favorise pas un type de technologie par rapport Ă  un autre et qu’elle ne fixe pas d’exigences rigides quant Ă  la manière dont la technologie numĂ©rique doit ĂŞtre conçue. Elle se concentre plutĂ´t sur le rĂ©sultat souhaitĂ©, Ă  savoir que la technologie numĂ©rique est accessible aux personnes en situation de handicap. Plus prĂ©cisĂ©ment, plus de 80 % des exigences de la Norme TIC applicables aux Ă©lĂ©ments d’accessibilitĂ© numĂ©rique rĂ©glementĂ©s sont fondĂ©es sur les rĂ©sultats. Par consĂ©quent, la Norme TIC permet la flexibilitĂ© et l’innovation lorsqu’il s’agit de concevoir des technologies numĂ©riques accessibles.

Incorporation par renvoi

La Norme TIC, qui est incorporée dans le règlement, est la norme d’accessibilité numérique la plus complète, car elle couvre de multiples composantes numériques, telles que les pages Web, les documents numériques, la technologie numérique fixe, les logiciels et la biométrie, entre autres. La Norme TIC est également disponible au public gratuitement en anglais et en français. Étant donné que la technologie numérique change et évolue constamment, il est nécessaire d’incorporer la Norme TIC de façon dynamique afin de garantir que les exigences réglementaires sont à jour. Cela permettra de garantir que les technologies numériques utilisées par les entités sous réglementation fédérale restent accessibles à l’avenir. Lorsque NAC mettra à jour la Norme TIC, les entités sous réglementation fédérale devront s’assurer que toutes leurs technologies numériques réglementées sont conformes à la version mise à jour de la norme.

EDSC communique rĂ©gulièrement avec NAC au sujet de ses travaux d’élaboration de normes. Pour s’assurer que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sont bien informĂ©es des futures mises Ă  jour potentielles de la Norme TIC, EDSC encouragera les possibilitĂ©s de participer aux comitĂ©s techniques de NAC liĂ©s Ă  cette norme en collaboration avec les associations sectorielles qui reprĂ©sentent les entreprises sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. En outre, EDSC informera les entitĂ©s lorsque NAC mène des consultations concernant de nouvelles versions potentielles de la Norme TIC et lorsque de nouvelles versions de la norme sont finalement adoptĂ©es par NAC. EDSC surveillera Ă©galement les futures versions de la Norme TIC afin de s’assurer qu’elles restent dans le champ d’application des autoritĂ©s habilitantes prĂ©vues par la Loi.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur 10 pĂ©riodes de 12 mois en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

Dans l’ensemble, sur la base de la durĂ©e prĂ©vue de l’analyse (10 pĂ©riodes de 12 mois), la valeur actuelle des coĂ»ts pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale est estimĂ©e Ă  309,95 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t moyen annualisĂ© de 44,13 millions de dollars. La valeur actualisĂ©e (VA) des avantages totaux est estimĂ©e Ă  1 209,78 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un avantage moyen annualisĂ© de 172,25 millions de dollars. Par consĂ©quent, l’avantage net en valeur actualisĂ©e est estimĂ© Ă  899,83 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un avantage moyen annualisĂ© de 128,12 millions de dollars.

Un rapport complet d’analyse coûts-avantages est disponible sur demande auprès de la Direction du Canada accessible à EDSC, en envoyant un courriel à accessible.canada.directorate-direction.canada.accessible@hrsdc-rhdcc.gc.ca.

Intervenants concernés

Le Règlement de la phase 1 devrait bĂ©nĂ©ficier principalement aux personnes en situation de handicap en âge de travailler (de 15 Ă  65 ans) au Canada. Sur la base des donnĂ©es actuelles, on prĂ©voit que d’ici 2025, il y aura plus de 10 millions de Canadiens en situation de handicap et 25 millions de Canadiens non en situation de handicap âgĂ©s de 15 ans ou plus, qui bĂ©nĂ©ficieront tous du Règlement de la phase 1.

Le Règlement de la phase 1 devrait s’appliquer Ă  environ 183 entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral, 199 grandes entreprises et 719 moyennes entreprises Ă  compter de la pĂ©riode 1. Le Règlement de la phase 1 s’appliquera Ă©galement Ă  112 conseils de bande des Premières Nations Ă  compter de la pĂ©riode 10. Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devront assumer des coĂ»ts pour rendre leurs technologies numĂ©riques accessibles; toutefois, elles devraient Ă©galement bĂ©nĂ©ficier du Règlement de la phase 1. Au total, 1,47 million d’employĂ©s d’entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient Ă©galement bĂ©nĂ©ficier du Règlement de la phase 1.

Sources des données

Les donnĂ©es concernant les personnes en situation de handicap proviennent de l’EnquĂŞte canadienne sur l’incapacitĂ© (ECI) de 2017rĂ©fĂ©rence 5 et de 2022rĂ©fĂ©rence 6 et d’autres rapports connexes publiĂ©s par le gouvernement du Canada. L’analyse finale de l’impact de la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508rĂ©fĂ©rence 7 et l’avis de projet de rĂ©glementation du ministère de la Justice des États-Unis visant Ă  rĂ©viser la rĂ©glementation mettant en Ĺ“uvre le titre II de la loi sur les AmĂ©ricains en situation de handicap (Americans with Disabilities Act ou ADA), ci-après appelĂ© les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA aux États-UnisrĂ©fĂ©rence 8 ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour estimer les coĂ»ts et les avantages liĂ©s aux diffĂ©rents domaines de la technologie numĂ©rique, en raison de la disponibilitĂ© très limitĂ©e des donnĂ©es au Canada. En outre, EDSC a demandĂ© aux entitĂ©s publiques et privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale de lui faire part de leurs commentaires sur les principales hypothèses de calcul des coĂ»ts au moyen d’un questionnaire.

Scénarios de référence et réglementaires
Scénario de référence

Les normes d’accessibilitĂ© aux technologies numĂ©riques existent depuis 1999, avec l’introduction des WCAG 1.0. Par consĂ©quent, dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, il est supposĂ© que les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale se conforment dĂ©jĂ  Ă  des degrĂ©s divers aux normes d’accessibilitĂ©, en fonction de leur taille et de leur secteur. En outre, en raison de la sensibilisation croissante et de la tendance Ă  l’accessibilitĂ©, les technologies numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient gĂ©nĂ©ralement s’amĂ©liorer au fil du temps, mĂŞme en l’absence du Règlement de la phase 1. L’amĂ©lioration variera en fonction de la taille et du secteur. Une vue d’ensemble des hypothèses utilisĂ©es pour le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est prĂ©sentĂ©e ci-dessous.

Entités du secteur public sous réglementation fédérale

En raison des exigences obligatoires prĂ©existantes du Conseil du TrĂ©sor (CT) en matière d’accessibilitĂ© pour les pages Web destinĂ©es au public, les applications mobiles, les documents numĂ©riques et les processus d’approvisionnement, il est supposĂ© que les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral seront entièrement conformes aux exigences du CT d’ici la pĂ©riode 10, si ce n’est pas dĂ©jĂ  le cas. Cela les rendra pleinement conformes aux exigences du Règlement de la phase 1 relatives Ă  ces domaines.

Sur la base des donnĂ©es internes d’EDSC, les pages Web destinĂ©es aux employĂ©s des entitĂ©s publiques sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sont censĂ©es ĂŞtre partiellement conformes aux exigences en matière d’accessibilitĂ©, et bien que des amĂ©liorations soient attendues au cours de la pĂ©riode d’analyse, mĂŞme en l’absence de rĂ©glementation, les pages Web destinĂ©es aux employĂ©s ne seront toujours pas totalement conformes d’ici la pĂ©riode 10. En outre, Ă©tant donnĂ© que les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral doivent dĂ©jĂ  se conformer aux exigences obligatoires du CT en matière d’accessibilitĂ© pour certaines technologies numĂ©riques, EDSC suppose que la moitiĂ© des employĂ©s qui participent au dĂ©veloppement, Ă  la maintenance ou Ă  l’achat de technologies numĂ©riques ont dĂ©jĂ  reçu une formation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique.

Par conséquent, les coûts supplémentaires de mise en conformité pour les entités du secteur public fédéral seront uniquement liés à l’accessibilité des pages Web destinées aux employés, l’évaluation de la conformité des applications mobiles existantes, la formation à l’accessibilité et la conservation des documents.

Entités du secteur privé sous réglementation fédérale

Actuellement, le Canada n’a pas de rĂ©glementation sur l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques pour les entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui ne sont pas des FST ou des ERT. Cependant, les grandes entreprises qui servent le public ont un intĂ©rĂŞt financier Ă  offrir une expĂ©rience client de meilleure qualitĂ© et plus accessible et disposent Ă©galement de plus de ressources pour le faire. EDSC part donc du principe que les pages Web et les applications mobiles des grandes entreprises qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s prĂ©sentent actuellement un certain degrĂ© de conformitĂ© aux normes d’accessibilitĂ© et que ce degrĂ© augmentera modestement d’ici la pĂ©riode 10 en l’absence du Règlement de la phase 1; toutefois, elles ne seraient pas totalement en conformitĂ©. De mĂŞme, on suppose que les grandes entreprises ont dĂ©jĂ  fourni une formation sur l’accessibilitĂ© Ă  une petite partie des employĂ©s concernĂ©s pour soutenir leur niveau actuel de conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ©, et on suppose que cette formation augmentera lĂ©gèrement d’ici la pĂ©riode 10, mĂŞme sans le Règlement de la phase 1; cependant, lĂ  encore, seule une partie des employĂ©s concernĂ©s recevrait une formation.

Les taux de conformité actuels et futurs des pages Web des moyennes entreprises sont censés être la moitié de ceux des grandes entreprises qui ne sont pas assujetties à la réglementation, étant donné que leurs capacités et leurs ressources financières sont limitées par rapport à celles des grandes entreprises.

Pour tous les autres domaines qui seront rĂ©glementĂ©s (pages Web destinĂ©es aux employĂ©s, documents numĂ©riques, processus d’acquisition), les grandes et moyennes entreprises sont censĂ©es avoir un niveau de conformitĂ© de base nul, et il n’est pas prĂ©vu qu’elles fassent des progrès d’ici la pĂ©riode 10 sans le Règlement de la phase 1.

L’OTC et le CRTC disposent actuellement d’une rĂ©glementation, de politiques et d’instruments qui fixent des exigences en matière d’accessibilitĂ© liĂ©e aux technologies numĂ©riques pour les FST et les ERT, respectivement. On s’attend donc Ă  ce que les FST et les ERT des secteurs public et privĂ© fĂ©dĂ©raux disposent d’une certaine capacitĂ© interne et d’une certaine connaissance en matière d’évaluation de la conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques, ce qui les place dans une meilleure position que les autres entitĂ©s du secteur privĂ© pour se conformer au Règlement de la phase 1. Par consĂ©quent, les grandes et moyennes entreprises qui sont des FST ou des ERT sont censĂ©es satisfaire actuellement Ă  un certain niveau de conformitĂ© Ă  l’exigence de formation, et cette conformitĂ© devrait augmenter au cours de la pĂ©riode 10, mĂŞme sans le Règlement de la phase 1.

Entreprises des conseils de bande des Premières Nations

Le Règlement de la phase 1 s’appliquera aux entreprises des conseils de bande des Premières Nations comptant 100 employĂ©s ou plus, uniquement pendant la pĂ©riode finale de l’analyse (pĂ©riode 10). En consĂ©quence, EDSC a estimĂ© les coĂ»ts pour les entreprises des conseils de bande des Premières Nations pour la pĂ©riode finale seulement.

Scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les exigences du Règlement de la phase 1 diffĂ©reront pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale en fonction de leur appartenance au secteur public ou privĂ© fĂ©dĂ©ral et du nombre d’employĂ©s qu’elles comptent. Le tableau 5 dĂ©taille les exigences pour diffĂ©rentes entitĂ©s.

Les entités du secteur public fédéral sont censées se conformer pleinement aux exigences réglementaires relatives aux pages Web destinées au public, aux applications mobiles, aux documents numériques et aux acquisitions. Il y aura des coûts de mise en conformité supplémentaires par rapport aux coûts associés aux taux de conformité de base pour ces entités dans les domaines des pages Web destinées aux employés, des tests des applications mobiles existantes et de la formation des employés.

Pour les entités réglementées du secteur privé, EDSC suppose que les entités réglementées se conformeront pleinement à toutes les exigences réglementaires qui s’appliqueront à elles. Le scénario réglementaire a donc pris en compte les taux de conformité différentiels pour atteindre la pleine conformité à partir des taux de conformité de référence supposés. Les grandes entreprises connaîtront des coûts plus élevés que les entreprises de taille moyenne en raison du plus grand nombre d’exigences qui s’appliquent à elles.

Les coûts seront moindres pour les FST et les ERT du secteur privé en raison de leur capacité interne préexistante en matière d’accessibilité numérique et du fait qu’elles seront assujetties à moins d’exigences.

Les conseils de bande des Premières Nations devront commencer Ă  se conformer au Règlement de la phase 1 Ă  partir de la pĂ©riode 10. EDSC a supposĂ© que les implications financières pour eux seront les mĂŞmes que celles des entreprises de taille moyenne.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 1 : Avantages monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Intervenant concernĂ© Description de l’avantage AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence Autres annĂ©es pertinentes (pĂ©riode 4, nominale) Dernière annĂ©e (pĂ©riode 10, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisĂ©e
EntitĂ©s du secteur public sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ProductivitĂ© accrue des employĂ©s en situation de handicap, Ă©conomies de temps grâce Ă  la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et visites en personne, etc. 0,00 1,02 $ $2,06 $ 5,54 $ 0,79 $
EntitĂ© du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale 0,00 45,63 $ 98,14 $ 270,98 $ 38,58 $
Conseils de bande des Premières Nations Aucun (applicable pour la pĂ©riode 10 seulement, on ne prĂ©voit pas que des avantages seront rĂ©alisĂ©s) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Canadiens en situation de handicap Économies de temps grâce Ă  l’accessibilitĂ© des services et de l’information 0,00 91,48 $ 217,57 $ 544,33 $ 77,50 $
Canadiens qui ne sont pas en situation de handicap Économies de temps grâce Ă  l’accessibilitĂ© des services et de l’information 0,00 70,53 $ 145,97 $ 388,94 $ 55,38 $
Tous les intervenants Avantages totaux 0,00 208,66 $ 463,73 $ 1 209,78 $ 172,25 $
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Intervenant concernĂ© Description du coĂ»t AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence Autres annĂ©es pertinentes (pĂ©riode 4, nominale) Dernière annĂ©e (pĂ©riode 10, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisĂ©e
EntitĂ©s du secteur public sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale CoĂ»ts de dĂ©veloppement/test de technologies numĂ©riques accessibles, formation des employĂ©s, acquisition, administration et mise en conformitĂ© 3,87 $ 5,66 $ 5,72 $ 37,37 $ 5,32 $
EntitĂ© du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale 1,34 $ 47,50 $ 52,12 $ 272,58 $ 38,81 $
Conseils de bande des Premières Nations 0,00 0,00 0,05 $ 0,02 $ 0,00 $
Canadiens en situation de handicap 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Canadiens qui ne sont pas en situation de handicap 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 5,21 $ 53,15 $ 57,88 $ 309,95 $ 44,13 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Impact AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence Autres annĂ©es pertinentes (pĂ©riode 4, nominale) Dernière annĂ©e (pĂ©riode 10, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisĂ©e
Avantages totaux 0,00 $ 208,66 $ 473,76 $ 1 209,78 $ 172,25 $
CoĂ»ts totaux (5,21 $) 53,15 $ 57,88 $ 309,95 $ 44,13 $
Impact net (5,21 $) 155,50 $ 415,88 $ 899,83 $ 128,12 $
Avantages monétisés

Le Règlement de la phase 1 exigera des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qu’elles s’assurent que tout nouveau domaine de technologie numĂ©rique rĂ©glementĂ© (c’est-Ă -dire pages Web nouvelles ou mises Ă  jour, nouvelles applications mobiles, documents Ă©lectroniques nouveaux et mis Ă  jour) qu’elles publient Ă  partir de la pĂ©riode 3 ou 4 (24 Ă  36 mois après l’enregistrement) est conforme Ă  la Norme TIC. Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ne seront pas tenues de s’assurer que leurs technologies numĂ©riques prĂ©existantes dans ces trois domaines sont conformes Ă  la Norme TIC.

En consĂ©quence, l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale s’amĂ©liorera progressivement au fil du temps, car une proportion croissante des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des entitĂ©s seront conformes Ă  la Norme TIC, Ă  partir des pĂ©riodes 3 et 4. ConsĂ©quemment, les avantages du Règlement de la phase 1 augmenteront progressivement au cours des 10 pĂ©riodes de l’analyse, Ă  partir des pĂ©riodes 3 et 4.

Il est estimĂ© que la VA nette des avantages diffĂ©rentiels totaux du Règlement de la phase 1 sur 10 pĂ©riodes de 12 mois sera de 1 209,78 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 172,25 millions de dollars.

Estimation des avantages
Avantages pour les personnes en situation de handicap

Selon les recherches et les consultations d’EDSC auprès des personnes en situation de handicap (PDF), en raison des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui ne sont pas accessibles, les personnes en situation de handicap mettent plus de temps que les autres Ă  trouver des informations et Ă  accĂ©der aux programmes et services.

Ă€ mesure que l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale s’amĂ©liore grâce au Règlement de la phase 1, les personnes en situation de handicap rencontreront moins d’obstacles lors de l’utilisation des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des entitĂ©s. Les personnes en situation de handicap rencontreront donc moins d’obstacles au moment de prĂ©senter des demandes pour participer Ă  des programmes, obtenir des services, postuler Ă  des emplois ou encore effectuer des transactions en ligne.

EDSC Ă©value donc les avantages du Règlement de la phase 1 pour les personnes en situation de handicap dans trois catĂ©gories :

La valeur du temps Ă©conomisĂ© est calculĂ©e au taux du salaire moyen. EDSC estime que ces Ă©conomies de temps augmenteront Ă  chaque pĂ©riode (Ă  partir de la pĂ©riode 4) Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques seront assujettis aux exigences prĂ©vues par le Règlement de la phase 1.

Dans l’ensemble, la VA des avantages pour les personnes en situation de handicap est estimĂ©e Ă  544,33 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes de 12 mois en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 77,50 millions de dollars. Une explication des hypothèses pour chacune des trois catĂ©gories d’avantages pour les personnes en situation de handicap est fournie ci-dessous.

a) Économies de temps grâce à une navigation plus aisée sur les pages Web, les applications mobiles et les documents numériques accessibles

EDSC part du principe qu’à partir de la pĂ©riode 4, les personnes en situation de handicap gagneront chacune deux minutes et demie par an, en moyenne, un gain qui passera Ă  cinq minutes au cours de la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’une proportion croissante des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale seront conformes Ă  la Norme TIC. Les estimations d’EDSC relativement aux Ă©conomies de temps sont basĂ©es sur celles Ă©tablies par le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) relative Ă  l’article 508 rĂ©visĂ© (2017) [disponible en anglais seulement] des États-Unis.

b) Économies de temps grâce à la réduction du nombre de visites en personne

En raison de l’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques nouveaux et mis Ă  jour, les personnes en situation de handicap seront en mesure d’effectuer une plus grande proportion de leurs transactions en ligne et auront moins besoin de se rendre physiquement dans les locaux des entitĂ©s. EDSC suppose que cette Ă©conomie de temps sera de 20 minutes par an, en moyenne, pour les personnes en situation de handicap, Ă  partir de la pĂ©riode 4, et qu’elle augmentera Ă  40 minutes Ă  la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’une proportion croissante de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sera conforme Ă  la Norme TIC. Les estimations d’EDSC relativement aux Ă©conomies de temps sont basĂ©es sur celles Ă©tablies par les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA (disponible en anglais seulement) (PDF)aux États-Unis.

c) Économies de temps grâce à la réduction du nombre d’appels téléphoniques

En raison de l’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques nouveaux et mis Ă  jour, les personnes en situation de handicap seront en mesure d’effectuer une plus grande proportion de leurs transactions en ligne et donc de gagner du temps en effectuant moins d’appels tĂ©lĂ©phoniques aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Cela comprend le temps passĂ© en attente et le temps nĂ©cessaire pour effectuer des transactions ou obtenir des informations. EDSC suppose que les personnes en situation de handicap Ă©conomiseront, en moyenne, deux minutes et demie par an en effectuant moins d’appels tĂ©lĂ©phoniques, Ă  partir de la pĂ©riode 4, et jusqu’à cinq minutes au cours de la pĂ©riode 10. Les estimations d’EDSC relativement aux Ă©conomies de temps sont basĂ©es sur celles Ă©tablies par les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA (disponible en anglais seulement) (PDF)aux États-Unis.

Avantages pour les personnes non en situation de handicap

L’accessibilitĂ© des pages Web et d’autres technologies numĂ©riques offre une meilleure expĂ©rience Ă  tous les utilisateurs (disponible en anglais seulement), pas seulement aux personnes en situation de handicap, et profite donc Ă©galement aux personnes non en situation de handicap. Les personnes non en situation de handicap sont donc Ă©galement censĂ©es gagner du temps grâce Ă  une navigation plus facile, une rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personne. On suppose que ces Ă©conomies de temps seront rĂ©alisĂ©es de manière similaire, mais seront considĂ©rablement plus faibles par rapport Ă  celles rĂ©alisĂ©es par les personnes en situation de handicap : 28 % de celles des personnes en situation de handicap sur la base de l’analyse faite pour les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA (disponible en anglais seulement) (PDF) aux États-Unis.

Dans l’ensemble, la VA des avantages pour les personnes non en situation de handicap devrait s’élever Ă  388,94 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 55,38 millions de dollars.

Avantages pour les entités sous réglementation fédérale

Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient bĂ©nĂ©ficier des amĂ©liorations apportĂ©es Ă  leur accessibilitĂ© technologique numĂ©rique de la manière suivante :

Les avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale commenceront Ă  la pĂ©riode 4 et augmenteront au fil du temps, Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques seront assujettis au Règlement de la phase 1.

Dans l’ensemble, la VA totale des avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sur 10 pĂ©riodes de 12 mois devrait s’élever Ă  276,52 millions de dollars, et les avantages annualisĂ©s devraient ĂŞtre de 39,37 millions de dollars. Une explication des hypothèses pour chacune des trois catĂ©gories d’avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es est fournie ci-dessous.

a) Productivité accrue des employés en situation de handicap

EDSC estime qu’en 2025, il y aura 32 627 personnes en situation de handicap employĂ©es dans le secteur public fĂ©dĂ©ral et 33 061 employĂ©s en situation de handicap employĂ©s dans des entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale comptant 100 employĂ©s ou plus. Lorsque les outils de travail numĂ©riques sont inaccessibles, les employĂ©s en situation de handicap ont besoin de plus de temps pour accomplir leurs tâches quotidiennes. Par consĂ©quent, offrir un environnement de travail dotĂ© de technologies numĂ©riques accessibles, en particulier des pages Web destinĂ©es aux employĂ©s, devrait augmenter la productivitĂ© et l’efficacitĂ© des employĂ©s en situation de handicap, ce qui profitera au bout du compte Ă  leurs employeurs.

Selon le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508 (2017) des États-Unis, on estime que les employĂ©s en situation de handicap passent environ 20 heures par semaine en ligne (toutes pages Web confondues, y compris les pages Web destinĂ©es aux employĂ©s) et perdent environ 15 % de leur temps de travail en raison de l’inaccessibilitĂ© du Web. Il est prĂ©vu qu’à partir de la pĂ©riode 4, lorsque le Règlement de la phase 1 s’appliquera aux pages Web destinĂ©es aux employĂ©s des entitĂ©s du secteur privĂ©, 1,25 % de ce temps perdu (1,88 heure) sera rĂ©cupĂ©rĂ©. Les Ă©conomies de temps devraient augmenter chaque annĂ©e pour atteindre 2,5 % (3,75 heures) d’ici la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web destinĂ©es aux employĂ©s seront soumises aux exigences.

La VA des avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©coulant de l’augmentation de la productivitĂ© de leurs employĂ©s en situation de handicap devrait s’élever Ă  14,33 millions de dollars, en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 2,04 millions de dollars.

b) Réduction de la charge de travail pour les centres d’appels et les points de service en personne des entités

En raison de l’amélioration de l’accessibilité des pages Web, des applications mobiles et des documents numériques, les personnes en situation de handicap auront moins besoin d’appeler les entités sous réglementation fédérale ou de se rendre dans leurs locaux physiques pour obtenir de l’aide pour des tâches qui pourraient être effectuées en ligne. En conséquence, les entités pourraient s’attendre à une réduction du volume d’appels dans leurs centres d’appels et à moins de visites de clients dans leurs locaux de service en personne. Les entités sous réglementation fédérale seront donc en mesure de servir la même clientèle avec moins de ressources, ce qui libérera des ressources pouvant être déployées vers d’autres activités productives.

Les avantages liĂ©s Ă  la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personne ne sont pris en compte que dans les cas oĂą le Règlement de la phase 1 s’appliquera aux pages Web autres que celles destinĂ©es aux employĂ©s, aux applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s et aux documents numĂ©riques figurant sur des pages Web et des applications mobiles autres que celles destinĂ©es aux employĂ©s. Cet avantage est donc estimĂ© uniquement pour les entitĂ©s du secteur privĂ©. Les Ă©conomies de temps pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale sont calculĂ©es comme une partie des Ă©conomies de temps rĂ©alisĂ©es par les personnes en situation de handicap grâce Ă  la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personnes. En se fondant sur les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA (disponible en anglais seulement) (PDF), aux États-Unis, EDSC suppose qu’en raison de la rĂ©duction de la charge de travail des centres d’appels et des points de service en personne, les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale Ă©conomiseront 7,5 minutes par an (5 minutes pour les services en personne et 2,5 minutes pour les services tĂ©lĂ©phoniques) pour chaque client en situation de handicap qu’elles servent au cours de la pĂ©riode 4, ce qui augmentera Ă  15 minutes d’ici la pĂ©riode 10.

La VA des avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©coulant de la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personne est estimĂ©e Ă  259,73 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes de 12 mois en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 36,98 millions de dollars.

c) Réduction du roulement de personnel

La mise en place d’un environnement de travail doté de technologies numériques accessibles, en particulier les pages Web destinées aux employés, donnera aux employés en situation de handicap un plus grand sentiment de contrôle sur leur environnement de travail, réduira leur niveau de stress et, en fin de compte, entraînera une diminution des taux de roulement de personnel.

Lorsqu’un employĂ© quitte son emploi, le coĂ»t du roulement de personnel sera celui associĂ© au remplacement de l’employĂ©. Remplacer un employĂ© entraĂ®ne de nombreux coĂ»ts directs et indirects, notamment le recrutement, la formation, une supervision accrue et une productivitĂ© rĂ©duite pendant les premières annĂ©es de travail du nouvel employĂ©. Dans l’ensemble, ce montant est estimĂ© Ă  50 % du salaire annuel pour les postes d’entrĂ©e, Ă  125 % pour les postes de niveau intermĂ©diaire et Ă  plus de 200 % pour les cadres supĂ©rieurs.

Selon une recherche commandĂ©e par EDSC, on suppose que le taux de roulement parmi les personnes en situation de handicap dans les entitĂ©s publiques et privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale est de 6 %. Ă€ la suite de la mise en Ĺ“uvre du Règlement de la phase 1, on suppose que les coĂ»ts globaux du roulement de personnel pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale seront rĂ©duits de 0,25 % Ă  partir de la pĂ©riode 4 et que la rĂ©duction des coĂ»ts de roulement passera Ă  0,50 % au cours de la pĂ©riode 10. Le coĂ»t du roulement est estimĂ© Ă  1,25 fois le salaire annuel moyen ou Ă©quivalent Ă  celui d’un employĂ© de niveau intermĂ©diaire.

La VA des avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©coulant de la rĂ©duction du roulement du personnel en situation de handicap sur 10 pĂ©riodes de 12 mois devrait s’élever Ă  2,46 millions de dollars, en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 350 411,43 $.

Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des avantages monĂ©tisĂ©s de l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques (en millions de dollars)
CatĂ©gories d’avantages VA des avantages sur 10 pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2022) Avantages annualisĂ©s (en dollars constants de 2022)
Avantages pour les personnes en situation de handicap 544,33 $ 77,50 $
Avantages pour les personnes non en situation de handicap 388,94 $ 55,38 $
Avantages pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale 276,52 $ 39,37 $
Total 1 209,78 $ 172,25 $
CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s : Ă©valuation des coĂ»ts

Le Règlement de la phase 1 aura des exigences diffĂ©rentes pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale en fonction de leur secteur et de leur taille, et aura donc des impacts financiers diffĂ©rents sur les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale en fonction de ces mĂŞmes facteurs. Les coĂ»ts sont estimĂ©s en fonction des Ă©chĂ©anciers de conformitĂ© et des taux de conformitĂ© diffĂ©rentiels par rapport Ă  ceux du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence pour les diffĂ©rentes exigences prĂ©vues dans le Règlement de la phase 1.

Dans l’ensemble, la VA totale des coĂ»ts supplĂ©mentaires du Règlement de la phase 1 sur 10 pĂ©riodes de 12 mois est estimĂ©e Ă  309,95 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t annualisĂ© moyen de 44,13 millions de dollars. Une rĂ©partition de ce coĂ»t est prĂ©sentĂ©e dans le tableau 6 et une description de chaque composante du coĂ»t est fournie dans les sections ci-dessous.

Secteurs de dépenses et entités touchées

Les entités sous réglementation fédérale devront assumer les coûts liés au développement de nouvelles pages Web et à la mise à jour des pages existantes, au développement de nouvelles applications mobiles, à la création de nouveaux documents numériques et à la mise à jour de documents numériques existants conformes à la Norme TIC. De plus, les entités réglementées devront assumer les coûts liés à la formation sur l’accessibilité numérique pour les employés concernés, aux évaluations de conformité lors de l’achat de produits et de services liés à leurs pages Web et à leurs applications mobiles, et à la publication de déclarations sur l’accessibilité pour les domaines technologiques numériques applicables, ainsi que des coûts administratifs liés à la conservation de certains documents.

Les conseils de bande des Premières Nations ont reçu une exemption Ă  durĂ©e limitĂ©e des exigences rĂ©glementaires, qui expirera le 31 dĂ©cembre 2033. Cela signifie que sur les 10 pĂ©riodes de 12 mois couvertes par la prĂ©sente analyse coĂ»ts-avantages, les exigences ne s’appliqueront aux conseils de bande des Premières Nations que pendant la pĂ©riode 10.

Le tableau 5 prĂ©sente un aperçu des exigences rĂ©glementaires et de leur application aux entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, en tenant compte de leur secteur et de leur taille.

Tableau 5 : Exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique, selon les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale
Secteur de dépenses Entités qui seront touchées Nombre d’entités touchées (2025) note a du tableau b5
Développement de pages Web accessibles autres que celles destinées aux employés Entités du secteur public fédéral qui ne sont pas des FST ou des ERT 762
Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
Entreprises de taille moyenne qui ne sont pas des FST ou des ERT
DĂ©veloppement de pages Web accessibles destinĂ©es aux employĂ©s Toutes les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral 1 102
Toutes les grandes entreprises
Toutes les entreprises de taille moyenne
Développement d’applications mobiles accessibles qui ne sont pas destinées aux employés Entités du secteur public fédéral qui ne sont pas des FST ou des ERT 298
Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
Développement de documents numériques accessibles sur des pages Web et des applications mobiles qui ne sont pas destinés aux employés Entités du secteur public fédéral qui ne sont pas des FST ou des ERT 298
Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
Obtention et interprétation de l’évaluation de conformité lors de l’achat de produits et services de technologie numérique Entités du secteur public fédéral qui ne sont pas des ERT 341
Grandes entreprises qui sont des ERT
Formation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les employĂ©s concernĂ©s Toutes les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral 1 102
Toutes les grandes entreprises
Toutes les entreprises de taille moyenne
Publication de déclarations sur l’accessibilité Toutes les entités du secteur public fédéral 383
Toutes les grandes entreprises
CoĂ»ts administratifs — Conservation des documents Toutes les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral 1 102
Toutes les grandes entreprises
Toutes les entreprises de taille moyenne
Note(s) du tableau b5
Note a du tableau b5

Projection d’EDSC fondée sur les données administratives du Programme du travail obtenues à l’interne.

Retour Ă  la note a du tableau b5

Un total de 1 102 entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient ĂŞtre touchĂ©es par le Règlement de la phase 1 Ă  compter de 2025. De plus, on prĂ©voit que 122 conseils de bande des Premières Nations comptant 100 employĂ©s ou plus seront touchĂ©s par le Règlement de la phase 1 Ă  la pĂ©riode 10.

Principales hypothèses de coûts liées aux domaines de la technologie numérique

Les donnĂ©es sur les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© Ă  la Norme EN 301 549 sont très limitĂ©es dans le contexte canadien. Cependant, puisque la Norme EN 301 549 (que NAC a adoptĂ© intĂ©gralement et sans modification en tant que Norme TIC) a Ă©tĂ© conçue pour concorder Ă©troitement avec la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508 aux États-Unis, les paramètres de coĂ»ts du dĂ©veloppement Web, de la production audiovisuelle et des documents numĂ©riques du rĂ©sumĂ© d’étude d’impact de la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508 des États-Unis (disponible en anglais seulement) datant de 2017 ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme Ă©quivalents Ă  ceux du Règlement de la phase 1.

Le coût de la mise en conformité par employé a été utilisé comme indicateur approximatif pour estimer les coûts de conformité pour les entités réglementées, car il existe une relation entre le nombre d’employés et la taille du budget de fonctionnement d’une entité, qui comprend les dépenses liées à la technologie numérique, et les données directes sur les budgets de technologie numérique sont très limitées. Les chiffres des coûts américains du résumé d’étude d’impact de la réglementation de 2017 ont été calculés par employé, puis transposés en coût moyen annuel par employé pour les entités canadiennes sous réglementation fédérale en ajustant les taux de change et l’inflation.

Selon les conclusions d’une Ă©tude amĂ©ricaine de 2019rĂ©fĂ©rence 9 Ă©galement citĂ©e dans les modifications proposĂ©es en 2023 Ă  la rĂ©glementation prise en vertu de l’ADA aux États-Unis, le coĂ»t moyen de dĂ©veloppement d’une nouvelle application mobile est estimĂ© Ă  145 000,00 $ CA. Alors que l’étude de 2019 soutenait Ă©galement que le coĂ»t de crĂ©ation d’une application mobile accessible Ă  partir de zĂ©ro est le mĂŞme que celui d’une application inaccessible, EDSC a adoptĂ© une approche plus conservatrice et a supposĂ© qu’il en coĂ»terait 10 % de plus pour crĂ©er une application mobile accessible. Selon une recherche interne menĂ©e par EDSC, le coĂ»t moyen des Ă©valuations de conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ© des applications mobiles existantes est estimĂ© Ă  environ 15 % du coĂ»t de dĂ©veloppement de l’application, lĂ©gèrement plus Ă©levĂ© que celui d’une nouvelle application.

Pour les documents numĂ©riques, l’estimation des coĂ»ts est basĂ©e sur le coĂ»t de mise en conformitĂ© pour les documents Ă©lectroniques et autres contenus Ă©lectroniques du rĂ©sumĂ© d’étude d’impact de la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508 de 2017 aux États-Unis (disponible en anglais seulement). Les chiffres ont Ă©tĂ© transposĂ©s en coĂ»t annuel moyen par employĂ© pour les entitĂ©s canadiennes sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale en utilisant la mĂŞme mĂ©thodologie que celle utilisĂ©e pour le contenu Web. Puisque la rĂ©glementation rĂ©visĂ©e relative Ă  l’article 508 des États-Unis s’applique Ă  la fois aux documents externes et internes, tandis que le Règlement de la phase 1 ne rĂ©glementera que les documents externes, EDSC a supposĂ© que les documents externes reprĂ©sentent 5 % de tous les documents produits par les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et a ajustĂ© l’estimation des coĂ»ts pour les documents numĂ©riques en consĂ©quence.

Coûts de mise en conformité pour la formation

D’après les rĂ©ponses au questionnaire reçues des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, EDSC suppose qu’en moyenne, 10 % de la main-d’œuvre des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es aura besoin de formation. De plus, ces employĂ©s auront besoin de 5 heures de formation Ă  chacune des pĂ©riodes 2 et 3, pour un total de 10 heures. EDSC suppose qu’une heure supplĂ©mentaire de formation rĂ©currente et de mise Ă  jour sera nĂ©cessaire pour les employĂ©s concernĂ©s chaque annĂ©e après la pĂ©riode 3. EDSC inclut la valeur des salaires versĂ©s Ă  un employĂ© pendant la pĂ©riode oĂą il recevra une formation dans le cadre des coĂ»ts de mise en conformitĂ© liĂ©s Ă  la formation, et considère que le coĂ»t de la formation en accessibilitĂ© est de 80 $ par heure, selon des recherches internes.

Coûts de mise en conformité pour les déclarations sur l’accessibilité et coûts administratifs pour la conservation des documents

Il y aura, pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, des coĂ»ts de conformitĂ© Ă  assumer pour la prĂ©paration et la publication de dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© liĂ©es aux domaines de la technologie numĂ©rique qui seront rĂ©glementĂ©s par le Règlement de la phase 1. Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale auront Ă©galement des coĂ»ts administratifs pour conserver les dossiers relatifs Ă  la formation et aux Ă©valuations de conformitĂ©.

EDSC a utilisĂ© la mĂŞme mĂ©thodologie que pour le règlementrĂ©fĂ©rence 10 en matière de planification et de production de rapports, pour estimer ces deux domaines de coĂ»ts. L’estimation suppose qu’en moyenne, il faudra 37,50 heures Ă  un gestionnaire pour prĂ©parer et publier le plan sur l’accessibilitĂ© d’une entitĂ©. On a supposĂ© que ce soit la mĂŞme chose pour la prĂ©paration et la publication des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© d’une entitĂ©.

En ce qui concerne la conservation des documents, on a supposĂ© qu’une entitĂ©, indĂ©pendamment de sa taille et de son secteur d’activitĂ©, consacrera en moyenne 20 minutes par an Ă  la conservation des documents. Puisque les dossiers devront ĂŞtre conservĂ©s Ă©lectroniquement, le coĂ»t de stockage est considĂ©rĂ© comme nĂ©gligeable. Ces coĂ»ts de conservation sont censĂ©s ĂŞtre similaires pour le Règlement de la phase 1.

Coûts d’application pour la Commission canadienne des droits de la personne

Le Bureau du commissaire Ă  l’accessibilitĂ© de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) devra assumer des coĂ»ts pour faire respecter le Règlement de la phase 1. Les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’application de la rĂ©glementation estimĂ©s fournis par la CCDP incluent les salaires des nouveaux employĂ©s (VA de 5,75 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes, en dollars constants de 2022). Il y aura des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour l’obtention d’une licence de logiciel permettant d’évaluer la conformitĂ© des technologies numĂ©riques Ă  la Norme TIC (VA de 2,15 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes en dollars constants de 2022) ainsi qu’un coĂ»t unique pour l’architecture de mise en Ĺ“uvre (VA de 380 000 $ sur 10 pĂ©riodes, en dollars constants de 2022). La valeur actuelle des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’application de la rĂ©glementation est estimĂ©e Ă  8,27 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes de 12 mois, en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t moyen annualisĂ© de 1,18 million de dollars.

Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts supplĂ©mentaires imposĂ©s par le Règlement de la phase 1 (en millions de dollars)
Secteur de dĂ©penses VA des coĂ»ts sur 10 pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2022) CoĂ»t annualisĂ© (en dollars constants de 2022)
DĂ©veloppement de pages Web accessibles, y compris celles destinĂ©es aux employĂ©s 74,34 $ 10,58 $
DĂ©veloppement et tests d’applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©es aux employĂ©s 10,52 $ 1,50 $
DĂ©veloppement de documents numĂ©riques accessibles sur des pages Web et des applications mobiles qui ne sont pas destinĂ©s aux employĂ©s 29,77 $ 4,24 $
RĂ©alisation ou obtention et interprĂ©tation de l’évaluation de conformitĂ© lors de l’achat de produits et services de technologie numĂ©rique 55,56 $ 7,91 $
Formation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les employĂ©s concernĂ©s 128,18 $ 18,25 $
Publication de dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© 3,24 $ 0,46 $
Conservation des dossiers 0,07 $ 0,01 $
Application de la loi par la CCDP 8,27 $ 1,18 $
Total 309,95 $ 44,13 $
Impacts non monétaires et qualitatifs

Le Règlement de la phase 1 devrait avoir les impacts positifs non monĂ©taires suivants pour les personnes en situation de handicap :

De plus, étant donné que les personnes en situation de handicap auront besoin de moins d’aide lorsqu’elles interagissent avec des entités sous réglementation fédérale, on s’attend à ce que les personnes qui ne sont pas en situation de handicap qui fournissent des services de soins non rémunérés ou de l’aide aux personnes en situation de handicap, comme les membres de la famille et les amis, bénéficient également d’une réduction de leurs responsabilités en matière de soins.

Le Règlement de la phase 1 profitera Ă©galement aux retraitĂ©s et aux autres personnes âgĂ©es de plus de 65 ans qui interagissent rĂ©gulièrement avec des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es. Cependant, EDSC a adoptĂ© une approche conservatrice pour monĂ©tiser les avantages pour la population en âge de travailler (15 Ă  65 ans).

Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es bĂ©nĂ©ficieront Ă©galement d’un certain nombre d’avantages qui ne peuvent pas ĂŞtre monĂ©tisĂ©s :

Les fournisseurs de technologies numériques bénéficieront également d’une plus grande normalisation des pratiques de conception accessible pour les technologies numériques, car ils pourront développer des solutions accessibles pour les marchés nationaux et internationaux et profiter des produits et services de technologies numériques accessibles développés à l’échelle internationale.

Lentille des petites entreprises

Les petites entreprises, dĂ©finies comme des entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et comptant 99 employĂ©s ou moins, ne seront soumises Ă  aucune des exigences prĂ©sentĂ©es dans le Règlement de la phase 1. Par consĂ©quent, le Règlement de la phase 1 n’entraĂ®nera pas d’incidences financières sur les petites entreprises et, par consĂ©quent, la lentille des petites entreprises ne s’applique pas.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aura une augmentation progressive de la charge administrative pour les entreprises, et le Règlement de la phase 1 est considĂ©rĂ© comme un « ajout Â» selon la règle. Aucun titre rĂ©glementaire ne sera abrogĂ© ou ajoutĂ©.

Selon le Règlement de la phase 1, les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es seront tenues de conserver pendant quatre ans :

Les coĂ»ts estimĂ©s du fardeau administratif sont basĂ©s sur la mĂ©thodologie utilisĂ©e par EDSC pour le règlement prĂ©cĂ©dent en matière de planification et de production de rapports en vertu de la Loi. La mĂ©thodologie examinait les estimations des exigences rĂ©glementaires similaires (notification, conservation) provenant de diffĂ©rents ministères fĂ©dĂ©raux et experts en la matière. Les coĂ»ts administratifs diffĂ©rentiels sont liĂ©s au temps passĂ© par les employĂ©s sur des activitĂ©s liĂ©es Ă  la conservation des dossiers. EDSC suppose que chaque entitĂ© du secteur privĂ© aura Ă  consacrer 20 minutes du temps d’un employĂ© par an pour se conformer aux exigences de conservation des dossiers. Cette exigence de temps est monĂ©tisĂ©e en utilisant le taux de salaire moyen dans les secteurs rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, y compris les frais gĂ©nĂ©raux et les avantages sociaux autres que le salaire.

Le Règlement de la phase 1 s’appliquera Ă  toutes les entitĂ©s du secteur public sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, ainsi qu’aux entitĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale comptant 100 employĂ©s ou plus. Cependant, la règle du « un pour un Â» ne s’appliquera qu’aux entitĂ©s du secteur privĂ© comptant 100 employĂ©s et plus Ă  partir de la pĂ©riode 1 (EDSC estime qu’il y a 1 102 entitĂ©s de ce type Ă  la pĂ©riode 1) pour les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la conservation des dossiers.

Tableau 7 : CoĂ»t administratif pour les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale
Type d’entitĂ© CoĂ»t administratif annualisĂ© par organisation sur 10 pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2012, actualisĂ© Ă  7 % conformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse)
CoĂ»t par entitĂ© 5 $
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s totaux pour toutes les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale concernĂ©es 4 904 $

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement de la phase 1 n’est pas liĂ© Ă  un engagement pris dans le cadre d’un forum de coopĂ©ration rĂ©glementaire formel. Cela dit, le Règlement de la phase 1 concordera avec des règlements similaires en vigueur dans d’autres administrations dans le monde et au Canada.

Actuellement, trois normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique sont principalement prĂ©valentes dans le cadre de la rĂ©glementation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique d’autres administrations — les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG), les normes rĂ©visĂ©es de l’article 508 (disponible en anglais seulement) de la Loi sur la rĂ©adaptation aux États-Unis et les Exigences harmonisĂ©es de l’Union europĂ©enne en matière d’accessibilitĂ© pour les produits et services des TIC (EN 301 549) (PDF). La Norme EN 301 549 intègre le niveau AA du WCAG 2.1 et concorde Ă©troitement avec les normes rĂ©visĂ©es de l’article 508 aux États-Unis.

Au Canada, l’Ontario, le Québec et le Manitoba ont élaboré des règlements ou des normes propres aux technologies numériques basées sur les WCAG. D’autres provinces et territoires font référence aux WCAG dans leurs normes ou directives actuelles / à venir.

En incorporant par renvoi la version la plus rĂ©cente de la Norme TIC, le Règlement de la phase 1 permettra de minimiser les diffĂ©rences rĂ©glementaires avec d’autres administrations et les principaux partenaires commerciaux du Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire, car le Règlement n’a aucun impact environnemental.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le Règlement de la phase 1 profitera aux Canadiens, en particulier aux personnes en situation de handicap, en amĂ©liorant l’accessibilitĂ© des pages Web, des documents numĂ©riques et des applications mobiles. En Ă©liminant les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique, on s’attend Ă  ce que de nombreux services et de nombreuses tâches quotidiennes nĂ©cessitant l’accès Ă  des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques d’entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale (comme les services bancaires en ligne, la prĂ©sentation de demandes Ă  des programmes gouvernementaux ou la navigation sur un site Web du gouvernement fĂ©dĂ©ral) soient plus faciles Ă  effectuer pour les personnes.

Il existe de nombreux facteurs complexes et interconnectĂ©s qui influencent la mesure dans laquelle certaines populations bĂ©nĂ©ficieront du Règlement de la phase 1. Les considĂ©rations suivantes liĂ©es Ă  l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) concernant les Canadiens en situation de handicap ont Ă©tĂ© recensĂ©es.

Ă‚ge : Selon l’EnquĂŞte canadienne sur l’utilisation d’Internet de 2022, 95 % des Canadiens âgĂ©s de 15 ans et plus ont utilisĂ© Internet en 2022, soit une augmentation de 3 % par rapport Ă  2020. Les plus fortes augmentations ont Ă©tĂ© observĂ©es chez les Canadiens plus âgĂ©s, oĂą plus de 8 sur 10 (82,6 %) personnes âgĂ©es (65 ans et plus) ont utilisĂ© Internet en 2022, soit une hausse de 6,3 % par rapport Ă  2020. Pour les personnes âgĂ©es de 75 ans et plus, l’augmentation est encore plus importante : 10 points de pourcentage de plus, pour atteindre 72 %rĂ©fĂ©rence 11. Il est prĂ©vu que les personnes âgĂ©es au Canada qui utilisent les technologies numĂ©riques bĂ©nĂ©ficieront davantage du Règlement de la phase 1 par rapport Ă  la plupart des autres groupes d’âge. Cela est dĂ» au fait que le taux de handicap (ainsi que la complexitĂ© et l’interaction entre les handicaps) augmente avec l’âge. Par exemple, près de la moitiĂ© (42 %) des personnes âgĂ©es en situation de handicap avaient une combinaison de quatre handicaps ou plus, tandis que des proportions similaires ou plus petites de jeunes (43 %) et d’adultes en âge de travailler (36 %) Ă©taient les plus susceptibles d’avoir deux ou trois handicapsrĂ©fĂ©rence 12.

Cela dit, les jeunes Canadiens devraient Ă©galement en bĂ©nĂ©ficier, car ils obtiennent couramment des informations et effectuent des transactions en ligne. Par exemple, 95 % des Canadiens âgĂ©s de 25 Ă  44 ans ont fait leurs achats en ligne en 2020rĂ©fĂ©rence 13, et 90,3 % des utilisateurs d’Internet qui effectuent leurs opĂ©rations bancaires en ligne sont de jeunes Canadiens âgĂ©s de 25 Ă  34 ansrĂ©fĂ©rence 14.

Genre : Les jeunes hommes (âgĂ©s de 16 Ă  24 ans) en situation de handicap pourraient bĂ©nĂ©ficier davantage des amĂ©liorations de l’accessibilitĂ© des outils numĂ©riques dans le lieu de travail, car leur taux d’emploi en 2022 (47,8 %) Ă©tait considĂ©rablement infĂ©rieur Ă  celui des jeunes femmes en situation de handicap (59,9 %)rĂ©fĂ©rence 15. De mĂŞme, il est possible que les femmes plus âgĂ©es (âgĂ©es de 55 Ă  64 ans) en situation de handicap puissent bĂ©nĂ©ficier davantage que les hommes plus âgĂ©s en situation de handicap, car leur taux d’emploi (46,9 %) Ă©tait Ă©galement infĂ©rieur Ă  celui des hommes plus âgĂ©s en situation de handicap (56,0 %); cependant, cet effet est moins certain, car l’écart de taux d’emploi entre les hommes et les femmes plus âgĂ©s qui ne sont pas en situation de handicap Ă©tait d’une ampleur similairerĂ©fĂ©rence 15. Un rapport rĂ©cent sur le handicap et l’accessibilitĂ© au Canada montre que les personnes en situation de handicap 2ELGBTQ+ (20 %) sont plus susceptibles que leurs pairs non 2ELGBTQ+ (17 %) de rencontrer au moins un obstacle Ă  l’accessibilitĂ© liĂ© Ă  l’utilisation d’InternetrĂ©fĂ©rence 16.

Multiples handicaps : Les Canadiens ayant plusieurs handicaps seront plus susceptibles de bĂ©nĂ©ficier du Règlement de la phase 1, car ils sont plus susceptibles de rencontrer des obstacles liĂ©s aux technologies numĂ©riques par rapport aux personnes ayant un seul handicap. Plus prĂ©cisĂ©ment, les Canadiens ayant un handicap (27,0 %) sont confrontĂ©s Ă  près de la moitiĂ© du nombre d’obstacles Ă  l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques que ceux qui sont identifiĂ©s comme ayant plusieurs handicaps (48,4 %)rĂ©fĂ©rence 17. En gĂ©nĂ©ral, les personnes ayant plusieurs types de handicaps sont Ă©galement moins susceptibles d’accĂ©der Ă  Internet depuis leur domicile par rapport aux personnes qui ne sont pas en situation de handicap et aux personnes ayant un seul type de handicaprĂ©fĂ©rence 18.

Revenu : La recherche dĂ©montre que les personnes Ă  faible revenu sont plus susceptibles de rencontrer des obstacles en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Par exemple, les Canadiens vivant dans des mĂ©nages dont le revenu Ă©tait infĂ©rieur Ă  40 000 $ (51,7 %) Ă©taient plus susceptibles de signaler des obstacles liĂ©s aux technologies numĂ©riques par rapport Ă  ceux des mĂ©nages ayant un revenu de 40 000 $ Ă  80 000 $ (44,2 %) et ceux ayant un revenu supĂ©rieur Ă  80 000 $ (38,6 %)rĂ©fĂ©rence 17. Cela suggère que les mĂ©nages Ă  faible revenu pourraient bĂ©nĂ©ficier davantage du Règlement de la phase 1 par rapport aux mĂ©nages Ă  revenu plus Ă©levĂ©.

Cependant, les personnes Ă  revenu plus faible sont Ă©galement moins susceptibles de pouvoir se permettre des technologies d’assistance, qui peuvent ĂŞtre coĂ»teuses Ă  acheter et nĂ©cessiter des appareils plus rĂ©cents et plus chers pour fonctionnerrĂ©fĂ©rence 19. Par consĂ©quent, les personnes Ă  faible revenu en situation de handicap qui n’ont pas accès Ă  une technologie d’assistance coĂ»teuse pourraient moins bĂ©nĂ©ficier du Règlement de la phase 1.

Distribution rurale et urbaine : Les Canadiens vivant dans les rĂ©gions rurales et les territoires pourraient moins bĂ©nĂ©ficier du Règlement de la phase 1 que ceux des zones urbaines, car ils sont moins susceptibles d’avoir accès Ă  Internet Ă  large bande ou haute vitesse. En dĂ©cembre 2023, le pourcentage de Canadiens ayant accès Ă  un service Internet haute vitesse rĂ©pondant Ă  la norme de rĂ©fĂ©rence du CRTC de 50 Mo/s (mĂ©gaoctets par seconde) en tĂ©lĂ©chargement, de 10 Mo/s en tĂ©lĂ©versement et de donnĂ©es illimitĂ©es Ă©tait de 99,4 % dans les zones urbaines et de 67,4 % dans les zones rurales. L’accès Ă  Internet haute vitesse est Ă©galement limitĂ© dans les territoires : 70,4 % de la population y a accès au Yukon, 82,0 % dans les Territoires du Nord-Ouest et aucun fournisseur de services n’est disponible au NunavutrĂ©fĂ©rence 20.

Statut d’immigrant : Des donnĂ©es supplĂ©mentaires relatives Ă  l’utilisation d’Internet publiĂ©es dans le cadre de l’EnquĂŞte canadienne sur l’incapacitĂ© de 2022 indiquent que parmi les personnes en situation de handicap, les immigrants (19 %) Ă©taient plus susceptibles que les non-immigrants (16 %) de rencontrer au moins un obstacle Ă  l’accessibilitĂ© liĂ© Ă  l’utilisation d’InternetrĂ©fĂ©rence 16.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Entrée en vigueur

Les exigences s’appliquant aux pages Web des entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral, ainsi que les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© concernant ces pages Web, et des exigences de formation pour toutes les entitĂ©s concernĂ©es entreront en vigueur 24 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1. Toutes les autres exigences entreront en vigueur 36 mois suivant la date d’enregistrement du Règlement de la phase 1. L’intention de ces dates est de fournir entre 24 et 36 mois de dĂ©lai aux entitĂ©s pour se conformer aux exigences.

EDSC communiquera de manière proactive avec les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, y compris les associations de l’industrie reprĂ©sentant les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, afin de s’assurer qu’un maximum d’intervenants sont informĂ©s de la publication du Règlement de la phase 1 et disposent d’un dĂ©lai suffisant pour se conformer aux dispositions rĂ©glementaires. Des exposĂ©s techniques seront Ă©galement fournis une fois que le Règlement de la phase 1 sera publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada.

En reconnaissance de l’engagement continu entre le gouvernement du Canada, les gouvernements et organisations autochtones et les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale concernant l’application de la Loi, les conseils de bande des Premières Nations sont exemptĂ©s du Règlement de la phase 1 jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. De plus, l’exemption actuelle des exigences de planification et de production de rapports en vertu du RCA est prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. L’exemption s’applique Ă©galement aux entitĂ©s ou aux personnes qui exercent une activitĂ© pour les conseils de bande des Premières Nations ou pour leur compte ou sur les terres de rĂ©serve, sauf pour les entreprises commerciales exploitĂ©es pour les conseils de bande des Premières Nations ou pour leur compte ou sur les terres de rĂ©serve de la bande, qui sont encore exemptĂ©es.

La mise en Ĺ“uvre du Règlement de la phase 1 sera soutenue par des documents d’orientation visant Ă  informer les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es et les Canadiens. Les documents d’orientation peuvent inclure des modèles, des exemples, des lignes directrices et des meilleures pratiques et seront mis Ă  jour au besoin. Il existe Ă©galement des documents d’orientation dĂ©taillĂ©s provenant d’entitĂ©s tierces expertes sur la manière de concevoir et de dĂ©velopper du contenu Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques accessibles. Par exemple, la Web Accessibility Initiative (WAI) [disponible en anglais seulement] du World Wide Web Consortium (W3C) a dĂ©jĂ  publiĂ© des lignes directrices exhaustives sur la comprĂ©hension et la mise en Ĺ“uvre de l’accessibilitĂ© numĂ©rique.

La Norme TIC qui est incorporĂ©e par rĂ©fĂ©rence dans le Règlement de la phase 1 est surveillĂ©e de manière continue par EDSC afin de s’assurer qu’elle continue de rĂ©pondre Ă  toutes les exigences, tout en restant claire et cohĂ©rente dans son intention et son application. Toute mise Ă  jour de la Norme TIC sera communiquĂ©e rĂ©gulièrement aux intervenants.

Conformité et application

Le commissaire à l’accessibilité au sein de la CCDP est responsable des activités de vérification de la conformité et d’application de la réglementation pour les entités sous réglementation fédérale.

Il y a plusieurs facteurs déjà mentionnés qui sont pertinents pour déterminer la faisabilité de se conformer à la Norme TIC. Dans de telles circonstances, les entités sous réglementation fédérale pourront être tenues par le commissaire à l’accessibilité de fournir des preuves pour étayer l’impossibilité de se conformer et démontrer, à la satisfaction du commissaire à l’accessibilité, qu’elles ont pris des mesures raisonnables pour éliminer les obstacles, y compris en établissant d’autres moyens d’accès qui traitent des obstacles liés à la non-conformité à la Norme TIC. Les entités pourraient également être invitées par le commissaire à l’accessibilité à fournir des preuves qu’elles continuent de faire des efforts pour surmonter les défis afin de se conformer à la Norme TIC, même si elles ont établi d’autres moyens d’accès.

La Loi confère au commissaire à l’accessibilité une gamme d’outils d’application pour vérifier et promouvoir la conformité à la Loi et à ses règlements et en assurer le respect, y compris le pouvoir de mener des inspections, de donner des ordres et de dresser des procès-verbaux, y compris avec des pénalités, et de conclure des ententes de conformitéréférence 21. Cela dit, la vérification de la conformité et l’application des règles se font généralement de manière progressive, commençant par la sensibilisation et l’éducation afin de prévenir la non-conformité à la loi ou y remédier avant de dresser des procès-verbaux.

Le non-respect de toute exigence Ă©tablie par le Règlement de la phase 1 sera classĂ© comme une violation « mineure Â». Le RCA Ă©tablit, pour les violations mineures, une fourchette de pĂ©nalitĂ©s de 1 000 $ Ă  10 000 $ pour la première infraction sur une pĂ©riode de cinq ans pour une entitĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui n’est pas une petite entreprise. Les entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ayant quatre violations ou plus au cours d’une pĂ©riode de cinq ans se verront imposer des pĂ©nalitĂ©s allant de 50 000 $ Ă  75 000 $. Le commissaire Ă  l’accessibilitĂ© peut Ă©galement publier les noms des entitĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui commettent des violations, ainsi que la nature de la violation et les sanctions imposĂ©es.

Personne-ressource

Marzieh Tafaghod
Directrice exécutive
Division des programmes et de la réglementation
Direction du Canada accessible
Emploi et Développement social Canada
105, rue de l’Hôtel-de-Ville
Gatineau (Québec)
J8X 4H7
Courriel : accessible.canada.directorate-direction.canada.accessible@hrsdc-rhdcc.gc.ca