Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques : DORS/2025-229

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 25

Enregistrement
DORS/2025-229 Le 21 novembre 2025

LOI CANADIENNE SUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT (1999)

C.P. 2025-809 Le 21 novembre 2025

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, le ministre de l’Environnement a fait publier dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 8 mars 2025, le projet de règlement intitulĂ© Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques et que les intĂ©ressĂ©s ont ainsi eu la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs observations Ă  cet Ă©gard ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution d’une commission de rĂ©vision;

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 93(3) de cette loi, le comitĂ© consultatif national s’est vu accorder la possibilitĂ© de formuler ses conseils aux termes de l’article 6rĂ©fĂ©rence c de celle-ci;

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis que, aux termes du paragraphe 93(4) de cette loi, le projet de règlement ne vise pas un point dĂ©jĂ  rĂ©glementĂ© sous le rĂ©gime d’une autre loi fĂ©dĂ©rale de manière Ă  offrir une protection suffisante pour l’environnement et la santĂ© humaine,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre de l’Environnement et de la ministre de la SantĂ© et en vertu des paragraphes 93(1)rĂ©fĂ©rence d et 330(3.2)rĂ©fĂ©rence e de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques

Modifications

1 Le paragraphe 2(7) du Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

Documents incorporés par renvoi

(7) Dans le présent règlement, tout renvoi à une méthode de l’EPA, de l’ASTM ou de la GPA s’entend de la plus récente version de cette méthode.

2 (1) La dĂ©finition de capacitĂ© nominale, Ă  l’article 4 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

capacité nominale
  • a) Ă€ l’égard d’une chaudière ou d’un four industriel prĂ©existant, la moins Ă©levĂ©e des valeurs ci-après, exprimĂ©e en gigajoules par heure (GJ/h), indiquĂ©e sur la plaque signalĂ©tique qui est apposĂ©e sur la chaudière ou sur le four industriel ou, Ă  dĂ©faut d’une telle plaque, dans un document fourni par le fabricant :
    • (i) la quantitĂ© maximale d’énergie thermique — calculĂ©e sur la base du pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible brĂ»lĂ© — que la chaudière ou le four industriel Ă©tait capable de produire par heure Ă  sa date de mise en service,
    • (ii) la quantitĂ© maximale d’énergie thermique — calculĂ©e sur la base du pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible brĂ»lĂ© — que la chaudière ou le four industriel est capable de produire par heure;
  • b) Ă  l’égard de toute autre chaudière ou de tout autre four industriel, la quantitĂ© maximale d’énergie thermique — calculĂ©e sur la base du pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible brĂ»lĂ© — que la chaudière ou le four industriel est capable de produire par heure, exprimĂ©e en gigajoules par heure (GJ/h), indiquĂ©e sur la plaque signalĂ©tique qui est apposĂ©e sur la chaudière ou sur le four industriel ou, Ă  dĂ©faut d’une telle plaque, dans un document fourni par le fabricant. (rated capacity)

(2) L’article 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

GPA
La GPA Midstream Association, auparavant connue sous l’appellation la Gas Processors Association. (GPA)
méthode GPA 2261-25
La méthode intitulée Analysis for Natural Gas and Similar Gaseous Mixtures by Gas Chromatography, publiée par la GPA. (GPA 2261-25)
méthode GPA 2286-24
La méthode intitulée Method for the Extended Analysis of Natural Gas and Similar Gaseous Mixtures by Temperature Program Gas Chromatography, publiée par la GPA. (GPA 2286-24)

3 Le passage du paragraphe 12(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Chaudières et four industriels prĂ©existants — classification

12 (1) Les chaudières et les fours industriels prĂ©existants sont classifiĂ©s de la façon ci-après selon leur intensitĂ© d’émission de NOx de classification, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 34(1) ou dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau au titre des paragraphes 36(1) ou 36.1(1) :

4 (1) Le sous-alinĂ©a 16(2)a)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 16(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 Le sous-alinĂ©a a)(i) de l’élĂ©ment H de la formule figurant Ă  l’article 20 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(i) soit une moyenne pondérée calculée sur la base de la détermination de la concentration de chaque constituant de ce gaz naturel de qualité commerciale, exprimée en kilogrammes par kilogramme (kg/kg), conformément à la méthode ASTM D1945-03, à la méthode ASTM D1946-90, à la méthode GPA 2261-25 ou à la méthode GPA 2286-24,

6 Le sous-alinĂ©a 22a)(iv) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

7 L’alinĂ©a 23(2)a) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (ii), de ce qui suit :

8 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 26, de ce qui suit :

Cheminée commune

26.1 (1) L’essai en cheminée ou l’essai SMECE effectué sur une cheminée commune peut être utilisé pour déterminer l’intensité d’émission de NOx des chaudières et des fours industriels qui utilisent la cheminée commune et qui fonctionnent pendant l’essai.

DĂ©termination de l’intensitĂ© — chaudières et fours industriels seulement

(2) Pour l’application des articles 34 et 36, si les seuls dispositifs qui utilisent la cheminĂ©e commune et fonctionnent pendant l’essai en cheminĂ©e ou l’essai SMECE sont des chaudières ou des fours industriels, l’intensitĂ© d’émission de NOx de chaque chaudière ou de chaque four industriel est celle dĂ©terminĂ©e au moyen de cet essai.

DĂ©termination de l’intensitĂ© — prĂ©sence d’autres dispositifs

(3) Pour l’application des articles 34 et 36, lorsque des dispositifs non visĂ©s par la prĂ©sente partie utilisent une cheminĂ©e commune avec une chaudière ou un four industriel , l’intensitĂ© d’émission de NOx de la chaudière ou du four industriel est dĂ©terminĂ©e selon la formule suivante :

rQr Ă— Esortie + ΣuQu Ă— Esortie − ΣuQu Ă— Eu) Ă· ΣrQr
où :
Qr
représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la re chaudière ou le re four industriel, exprimée en GJ;
Esortie
l’intensité d’émission de NOx mesurée pendant l’essai, exprimée en g/GJ;
Qu
l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le ue dispositif, exprimée en GJ;
Eu
la valeur de l’intensité d’émission de NOx du ue dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
r
la re chaudière ou le re four industriel visé par la présente partie qui utilise la cheminée commune pendant l’essai, r allant de 1 à n, où n représente le nombre de telles chaudières ou de tels fours industriels;
u
le ue dispositif qui n’est pas visé par la présente partie, qui utilise la cheminée commune pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs.

Période de référence

(4) Il est entendu que, lorsque le paragraphe (2) ou (3) s’applique avec l’article 34, l’essai en cheminĂ©e ou l’essai SMECE doit avoir Ă©tĂ© effectuĂ© pendant la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence visĂ©e au paragraphe 34(1).

Essai initial ou de conformité

(5) Pour l’application des articles 33 et 38, l’intensitĂ© d’émission de NOx d’une chaudière ou d’un four industriel qui utilise une cheminĂ©e commune avec tout autre dispositif est rĂ©putĂ©e ne pas dĂ©passer la limite applicable prĂ©vue Ă  l’un des articles 6, 7, 9 Ă  11, 13 et 14 si l’intensitĂ© d’émission de NOx de la cheminĂ©e commune ne dĂ©passe pas la limite dĂ©terminĂ©e selon la formule suivante :

j(Qj Ă— Lj) + Σk(Qk Ă— Ck) + Σu(Qu Ă— Eu)) Ă· (ΣjQj + ΣkQk + ΣuQu)
où :
Qj
représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la je chaudière ou le je four industriel, exprimée en GJ;
Lj
la limite d’intensité d’émission de NOx applicable à la je chaudière ou au je four industriel, exprimée en g/GJ;
Qk
l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la ke chaudière ou le ke four industriel, exprimée en GJ;
Ck
l’intensité d’émission de NOx de classification de la ke chaudière ou le ke four industriel, exprimée en g/GJ;
Qu
l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le ue dispositif, exprimée en GJ;
Eu
la valeur de l’intensité d’émission de NOx du ue dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
j
la je chaudière ou le je four industriel visé par la présente partie qui utilise la cheminée commune pendant l’essai et qui est tenu, en vertu de la présente partie, de satisfaire à une limite d’intensité d’émission de NOx, j allant de 1 à n, où n représente le nombre de telles chaudières ou tels fours industriels;
k
la ke chaudière ou le ke four industriel visé par la présente partie qui utilise la cheminée commune pendant l’essai mais qui n’est pas tenu, en vertu de la présente partie, de satisfaire à une limite d’intensité d’émission de NOx , k allant de 1 à n, où n représente le nombre de telles chaudières ou tels fours industriels;
u
le ue dispositif qui n’est pas visé par la présente partie, qui utilise la cheminée commune pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs.

Nouvelle détermination après un événement déclencheur

(6) Lorsque l’un des Ă©vĂ©nements dĂ©clencheurs prĂ©vus au paragraphe 37(3) se produit Ă  l’égard d’une chaudière ou d’un four industriel qui utilise une cheminĂ©e commune avec tout autre dispositif, l’intensitĂ© d’émission de NOx pour cette chaudière ou ce four industriel est dĂ©terminĂ©e selon la formule suivante :

((ΣtQt + ΣuQu + ΣxQx) Ă— Esortie − ΣuQu Ă— Eu − ΣxQx Ă— Cx) Ă· ΣtQt
où :
Qt
représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la te chaudière ou le te four industriel, exprimée en GJ;
Qu
l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le ue dispositif, exprimée en GJ;
Qx
l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la xe chaudière ou le xe four industriel, exprimée en GJ;
Esortie
l’intensité d’émission de NOx mesurée pendant l’essai, exprimée en g/GJ;
Eu
la valeur de l’intensité d’émission de NOx du ue dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
Cx
l’intensité d’émission de NOx de classification de la xe chaudière ou le xe four industriel, exprimée en g/GJ;
t
la te chaudière ou le te four industriel visé par la présente partie qui utilise la cheminée commune pendant l’essai et à l’égard duquel un événement déclencheur s’est produit, t allant de 1 à n, où n représente le nombre de telles chaudières ou de tels fours industriels;
u
le ue dispositif qui n’est pas visé par la présente partie, qui utilise la cheminée commune pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs;
x
la xe chaudière ou le xe four industriel visé par la présente partie qui utilise la cheminée commune pendant l’essai et à l’égard duquel un événement déclencheur ne s’est pas produit, x allant de 1 à n, où n représente le nombre de telles chaudières ou de tels fours industriels.

Demande de renseignements

(7) La personne responsable de la chaudière ou du four industriel qui détermine l’intensité d’émission de NOx conformément aux paragraphes (3), (5) ou (6) fournit au ministre, sur demande de celui-ci, les données justificatives utilisées pour déterminer le résultat de cette formule.

9 (1) L’article 27 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (1), de ce qui suit :

Exception

(1.1) Toutefois, si une ronde d’essai d’une durée de trente minutes ne peut être effectuée de façon sécuritaire et faisable sur le plan technique sans risque de dommage à l’équipement, chaque ronde dure aussi longtemps que possible de façon sécuritaire et faisable sur le plan technique sans risque de dommage à l’équipement.

(2) L’alinĂ©a 27(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 Le sous-alinĂ©a 28(1)a)(i) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

11 L’alinĂ©a 33(5)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

12 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, avant l’article 37, de ce qui suit :

Nouvelle dĂ©termination après le choix visĂ© au sous-alinĂ©a 34(1)b)(vi)

36 (1) L’intensitĂ© d’émission de NOx de classification de la chaudière ou du four industriel Ă  laquelle une intensitĂ© d’émission de NOx de classification de 80 g/GJ a Ă©tĂ© assignĂ©e au titre du sous-alinĂ©a 34(1)b)(vi) peut, au plus tard le 31 dĂ©cembre 2025, ĂŞtre dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau au cours de la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence visĂ©e au paragraphe (3).

Essai en cheminée ou essai SMECE

(2) La nouvelle dĂ©termination est effectuĂ©e au moyen :

Période de référence

(3) La pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence pour la nouvelle dĂ©termination commence le 17 juin 2016 et se termine Ă  la date fixĂ©e par toute personne responsable de la chaudière ou du four industriel.

Nouvelle dĂ©termination — intensitĂ© d’émission de NOx

(4) L’intensitĂ© d’émission de NOx de classification dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau au titre des paragraphes (1) Ă  (3) remplace l’intensitĂ© d’émission de NOx de classification de 80 g/GJ assignĂ©e au titre du sous-alinĂ©a 34(1)b)(vi).

Nouvelle dĂ©termination — renseignements consignĂ©s

36.1 (1) L’intensitĂ© d’émission de NOx de classification d’une chaudière ou d’un four industriel peut, après le 31 dĂ©cembre 2025, ĂŞtre dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau Ă  40 g/GJ si la personne responsable de la chaudière ou du four industriel en cause dispose de renseignements consignĂ©s Ă©tablissant qu’il est conçu pour avoir une intensitĂ© d’émission de NOx infĂ©rieure Ă  40 g/GJ si son intensitĂ© d’émission de NOx Ă©tait dĂ©terminĂ©e au moyen d’un essai en cheminĂ©e effectuĂ© dans les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as 27(2)a) Ă  e).

Application — chaudières et fours industriels non utilisĂ©s

(2) Le prĂ©sent article ne s’applique qu’aux chaudières ou aux fours industriels pour lesquels la personne responsable dispose de renseignements consignĂ©s Ă©tablissant qu’ils ne produisaient pas d’énergie thermique pendant les pĂ©riodes suivantes :

13 (1) Le paragraphe 37(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Remplacement

(2) La nouvelle dĂ©termination effectuĂ©e au titre du paragraphe (1) ne remplace l’intensitĂ© d’émission de NOx de classification la plus rĂ©cente de la chaudière ou du four industriel dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau au titre des paragraphes 36(1) ou 36.1(1) que si elle lui est supĂ©rieure.

(2) L’alinĂ©a 37(3)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 37(4)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

14 L’alinĂ©a 38(5)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

15 (1) Les sous-alinĂ©as 43(1)e)(i) et (ii) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) Les sous-alinĂ©as 43(1)f)(i) et (ii) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 43(1)g) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

16 L’article 44 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a d), de ce qui suit :

17 L’annexe 5 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 8, de ce qui suit :

9 Les renseignements ci-après concernant la chaudière ou le four industriel dont l’intensitĂ© d’émission de NOx de classification est dĂ©terminĂ©e Ă  nouveau au titre du paragraphe 36.1(1) du prĂ©sent règlement :

18 (1) Le passage de l’article 3 de l’annexe 6 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Les renseignements ci-après concernant la chaudière ou le four industriel, s’ils n’ont pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fournis ou s’ils diffèrent de ceux contenus dans le rapport le plus rĂ©cent que la personne responsable a remis au ministre :

(2) L’alinĂ©a 3k) de l’annexe 6 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (v), de ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 3l) de l’annexe 6 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (iii), de ce qui suit :

19 (1) Le passage de l’article 3 de l’annexe 7 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Les renseignements ci-après concernant la chaudière ou le four industriel, s’ils n’ont pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fournis ou s’ils diffèrent de ceux contenus dans le rapport le plus rĂ©cent que la personne responsable a remis au ministre :

(2) L’alinĂ©a 3h) de l’annexe 7 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (v), de ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 3i) de l’annexe 7 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (iii), de ce qui suit :

Entrée en vigueur

20 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le ministère de l’Environnement (le ministère) a dĂ©terminĂ© que les procĂ©dures d’essai de la partie 1 du Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques (le Règlement de 2016), Ă©galement connu sous le nom de RMSPA, sont inadĂ©quates pour certaines configurations de chaudières et de fours industriels existants et peuvent conduire Ă  des conditions d’essai dangereuses pour la dĂ©termination de leurs Ă©missions d’oxydes d’azote (NOX). Par consĂ©quent, au moins 41 chaudières et fours industriels n’ont pas pu ĂŞtre correctement classifiĂ©s sur la base de leur performance en matière d’émission de NOX, car aucun essai pour dĂ©terminer leurs niveaux d’émissions n’a pu ĂŞtre complĂ©tĂ©, ou les essais complĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© jugĂ©s invalides, ou les essais rĂ©alisĂ©s n’étaient pas conformes aux dispositions actuelles. Le Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphĂ©riques (les modifications) rĂ©sout ce problème en prolongeant le dĂ©lai pour complĂ©ter un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX et en permettant une plus grande flexibilitĂ© pour complĂ©ter les essais sur diverses configurations de chaudières et de fours industriels, faisant en sorte que les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es puissent se conformer Ă  la partie 1 du Règlement de 2016.

Contexte

Dans le cadre du Système de gestion de la qualitĂ© de l’air (SGQA) adoptĂ© par les ministres de l’Environnement en 2012, le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux collaborent pour lutter contre la pollution atmosphĂ©rique. Le SGQA Ă©tablit des exigences de base relatives aux Ă©missions industrielles (EBEI) pour les principales sources industrielles et les principaux types d’équipement. Les EBEI ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s pour plusieurs secteurs et types d’équipements dans le cadre de l’élaboration du SGQA, au cours d’un processus auquel ont participĂ© des reprĂ©sentants de l’industrie, et elles sont mises en Ĺ“uvre par le gouvernement fĂ©dĂ©ral au moyen d’instruments rĂ©glementaires et non rĂ©glementaires. Le Règlement de 2016 qui est entrĂ© en vigueur le 17 juin 2016 a mis en place des EBEI pour les chaudières et les fours industriels, les moteurs stationnaires Ă  allumage commandĂ© et le secteur du ciment. La partie 1 du Règlement de 2016 Ă©tablit des normes d’émission de NOX pour les chaudières et fours industriels Ă  combustibles fossiles gazeux. La partie 2 Ă©tablit des normes d’émission de NOX pour les moteurs stationnaires Ă  allumage commandĂ©, alimentĂ©s par des combustibles fossiles gazeux. La partie 3 Ă©tablit des normes d’émission de NOX et de dioxyde de soufre pour les installations de fabrication de ciment.

Les chaudières et les fours industriels au gaz naturel visĂ©s par la partie 1 du Règlement de 2016 constituent le segment le plus important des chaudières et des fours industriels au Canada. Il y a environ 1 300 chaudières et fours industriels assujettis Ă  la partie 1 du Règlement de 2016, situĂ©s dans plus de 300 installations industrielles Ă  travers le Canada. Plus de 77 % de ces chaudières et fours industriels sont utilisĂ©s dans les secteurs d’exploitation pĂ©trolière et gazière, mais ils sont Ă©galement utilisĂ©s dans d’autres secteurs, notamment les produits chimiques (7,0 %), les pâtes et papiers (6,6 %), les centrales Ă©lectriques (2,6 %) et la production de potasse (2,1 %).

L’une des principales exigences du Règlement de 2016 Ă©tait l’obligation pour les exploitants de chaudières et fours industriels mis en service avant le 17 juin 2016 (appelĂ©s chaudières et fours industriels prĂ©existantsrĂ©fĂ©rence 2) de dĂ©terminer la classe de performance en matière des Ă©missions de NOX de leurs chaudières et fours industriels. Pour ce faire, les exploitants devaient rĂ©aliser un essai valide sur les NOX entre le 17 juin 2016 et le 31 dĂ©cembre 2022, afin de dĂ©terminer l’intensitĂ© des Ă©missions de NOX de leurs chaudières et fours industriels, qui serait ensuite utilisĂ©e pour dĂ©terminer leur classe. Les chaudières et fours industriels prĂ©existants, dont l’intensitĂ© des Ă©missions de NOX est infĂ©rieure Ă  70 g de NOX par gigajoule (GJ) de combustible brĂ»lĂ©, seraient soumis Ă  des exigences moins strictes. Inversement, les chaudières et fours industriels prĂ©existants avec des Ă©missions plus Ă©levĂ©es seraient soumis Ă  des normes d’intensitĂ© d’émission plus strictes. Le tableau 1 dĂ©crit les trois classes de performance, qui sont dĂ©terminĂ©es en fonction de l’intensitĂ© des Ă©missions de NOX de la chaudière ou du four industriel prĂ©existant.

Une règle de la partie 1 du Règlement de 2016 stipule que si un propriĂ©taire ou un exploitant n’a pas Ă©tĂ© en mesure d’effectuer un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX pour une chaudière ou un four industriel prĂ©existant au cours de la pĂ©riode prescrite, la chaudière ou le four industriel sera, par consĂ©quent, rĂ©putĂ© comme appartenant Ă  la classe de performance d’intensitĂ© des Ă©missions de NOX la plus dĂ©favorable, soit de classe 80 (règle d’assignation). Pour se conformer au Règlement de 2016, les chaudières ou les fours industriels de la classe 80 devront respecter une limite stricte d’intensitĂ© des Ă©missions de NOX de 26 g/GJrĂ©fĂ©rence 3 au plus tard le 1er janvier 2026. Cette mesure aurait un impact sur la plupart des chaudières et des fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80. Les plus affectĂ©s sont les exploitants de chaudières et de fours industriels de classe 40, car ces Ă©quipements devront respecter une limite d’intensitĂ© des Ă©missions de NOX de 26 g/GJ Ă  partir de 2026, une limite qu’ils Ă©viteraient autrement pour le reste de leur vie utile. Les exploitants de chaudières et de fours industriels de classe 70 qui sont rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 suivant la règle d’assignation sont Ă©galement affectĂ©s, car ces chaudières et fours industriels seraient soumis Ă  une limite d’intensitĂ© des Ă©missions des NOX de 26 g/GJ qui entrerait en vigueur 10 ans plus tĂ´t (2026 pour la classe 80 et 2036 pour la classe 70) que s’ils avaient Ă©tĂ© classifiĂ©s dans leur classe appropriĂ©e.

Tableau 1 : Classification et échéances de mise en vigueur des intensités d’émissions de NOX
Classification Intensité d’émission de NOX
(au moyen d’un essai)
Limite d’intensité d’émission de NOX (imposée par les modifications) Échéance
Classe 40 < 70 g/GJ s.o. s.o.
Classe 70 > 70 et < 80 g/GJ 26 g/GJ 1er janvier 2036
Classe 80 > 80 g/GJ 26 g/GJ 1er janvier 2026

Dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) pour la partie 1 du Règlement de 2016, il a Ă©tĂ© supposĂ© qu’un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX pouvait ĂŞtre effectuĂ© sur toutes les chaudières et les fours industriels prĂ©existants et qu’ils pouvaient donc ĂŞtre classifiĂ©s dans la classe de performance des Ă©missions de NOX appropriĂ©e. Dans le REIR de 2016, il a Ă©tĂ© estimĂ© que 53 chaudières et fours industriels prĂ©existants seraient classifiĂ©s dans la classe 70 ou 80 Ă  la suite de leurs essais pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX. Après avoir examinĂ© les dĂ©clarations pour les chaudières et les fours industriels prĂ©existants (dĂ©but 2023) et contactĂ© l’industrie (septembre 2023), le ministère a constatĂ© que de nombreux exploitants rencontraient des difficultĂ©s Ă  interprĂ©ter et/ou Ă  se conformer aux dispositions relatives aux essais pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX du Règlement de 2016 pour une gamme variĂ©e de configurations d’équipements. Pour certaines configurations, le respect des exigences du Règlement de 2016 entraĂ®nerait des conditions d’essai dangereuses pour l’équipement ou pour la vie humaine. En aoĂ»t 2024, aucun essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX n’avait Ă©tĂ© soumis pour 324 chaudières et fours industriels prĂ©existants. Cela concernait 83 installations, principalement dans le secteur du pĂ©trole et du gaz. Comme la conformitĂ© aux exigences s’appliquant aux essais n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, la règle d’assignation a Ă©tĂ© appliquĂ©e Ă  ces 324 chaudières et fours industriels prĂ©existants, donc rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80.

Sur la base de l’annĂ©e de mise en service de ces chaudières et fours industriels prĂ©existants et des consultations menĂ©es auprès de 17 reprĂ©sentants de l’industrie, couvrant 67 % de l’ensemble des chaudières et fours industriels concernĂ©s, il a Ă©tĂ© estimĂ© que 218 chaudières et fours industriels prĂ©existants pourraient ĂŞtre rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 suivant la règle d’assignation. Les 106 autres chaudières et fours industriels sont estimĂ©s comme Ă©tant de vĂ©ritable classe 80, mis hors service ou n’étant plus assujettis au Règlement de 2016. Les chaudières et fours industriels affectĂ©s sont ceux qui auraient pu ĂŞtre classifiĂ©s comme Ă©tant de classe 40 ou 70 si un essai conforme aux exigences existantes sur les essais avait Ă©tĂ© complĂ©tĂ©. Les modifications visent Ă  permettre aux exploitants des chaudières et des fours industriels prĂ©existants affectĂ©s par la règle d’assignation de dĂ©montrer qu’ils respectent les exigences en matière d’essais et Ă  leur donner la possibilitĂ© de reclassifier leurs chaudières ou fours industriels prĂ©existants dans leur vĂ©ritable classe de performance. Le rĂ©sultat de la reclassification de chaudière et de four industriel rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 en classe 40 — qui est la vĂ©ritable classe de la majoritĂ© des chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 — signifie que ces chaudières et fours industriels reclassifiĂ©s ne devront plus ĂŞtre modernisĂ©s pour se conformer Ă  la limite d’émission de NOX pour les Ă©quipements de classe 80.

Le tableau 2 ci-dessous prĂ©sente un sommaire de la localisation et du secteur industriel des 218 chaudières et fours industriels prĂ©existants affectĂ©s par les modifications.

Tableau 2: Répartition des chaudières et des fours industriels affectés
Secteur/province Alb. C.-B. T.-N.-L. Ont. Qc Sask. Total
Produits chimiques 6 s.o. s.o. 6 s.o. s.o. 12
Pétrole et gaz 140 5 2 s.o. s.o. 11 158
Sables bitumineux 30 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. 30
Potasse s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. 6 6
Centrales électriques 1 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. 1
Pâte et papier s.o. 1 s.o. 7 3 s.o. 11
Total 177 6 2 13 3 17 218

Ă€ la suite des consultations avec l’industrie rĂ©glementĂ©e concernĂ©e par la question de la classification des chaudières et des fours industriels, le ministère a dĂ©couvert que, sur les 218 chaudières et fours industriels affectĂ©s, au moins :

En l’absence d’information sur les chaudières et les fours industriels restants, le ministère, conformĂ©ment Ă  la règle d’assignation dĂ©crite au paragraphe 12(2) du Règlement de 2016, et aux fins de l’analyse, a considĂ©rĂ© que ces Ă©quipements appartenaient Ă  la classe 80 en raison de problèmes d’essais, ou parce qu’ils n’avaient pas Ă©tĂ© soumis Ă  un essai de classification dans les dĂ©lais prescrits, qu’ils Ă©taient dĂ©sormais hors service ou qu’ils appartenaient vĂ©ritablement Ă  la classe 80.

Objectif

Les modifications visent Ă  apporter plus de flexibilitĂ© aux exigences d’essai afin qu’elles s’appliquent Ă  une plus grande variĂ©tĂ© de configurations d’équipements. Les modifications donnent Ă©galement aux parties rĂ©glementĂ©es une pĂ©riode d’essai prolongĂ©e pour rĂ©aliser un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX pour les 218 chaudières et fours industriels prĂ©existants pour lesquels un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX n’a pas Ă©tĂ© soumis. Cela inclut au moins 41 chaudières et fours industriels pour lesquels des problèmes de conformitĂ© avec les exigences d’essai existantes ont Ă©tĂ© confirmĂ©s. Les exploitants des 218 chaudières et fours industriels concernĂ©s disposeraient ainsi du temps et de la souplesse nĂ©cessaire pour refaire les essais sur leurs Ă©quipements. De plus, les modifications apportent des changements techniques mineurs visant Ă  amĂ©liorer le fonctionnement du RMSPA et Ă  offrir une flexibilitĂ© ciblĂ©e.

Description

Les modifications Ă  la partie 1 du Règlement de 2016 donnent aux exploitants de chaudières et fours industriels prĂ©existants affectĂ©s par la règle d’assignation Ă  la classe  80 une occasion pour reclassifier leur Ă©quipement. Les modifications offrent Ă©galement plus de flexibilitĂ© pour la rĂ©alisation des essais afin de permettre l’utilisation de conditions d’essai sĂ»res et prĂ©visibles pour les configurations d’équipement que l’on retrouve dans l’industrie. Les modifications incorporent les Ă©lĂ©ments suivants :

Élaboration de la réglementation

Consultation

Ă€ la suite de la date limite de classification du 31 dĂ©cembre 2022, en vertu de l’article 36 du Règlement de 2016, le ministère a analysĂ© les rapports soumis pour dĂ©terminer l’étendue des problèmes d’essais en Ă©valuant le nombre de chaudières et de fours industriels pour lesquels un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX n’a pu ĂŞtre complĂ©tĂ©. L’analyse a rĂ©vĂ©lĂ© qu’un essai valide n’avait pas Ă©tĂ© soumis pour 324 chaudières et fours industriels, ce qui a amenĂ© le ministère Ă  s’inquiĂ©ter de la possibilitĂ© qu’un nombre important d’exploitants de chaudières et de fours industriels soient confrontĂ©s Ă  des problèmes de conformitĂ© aux exigences d’essai pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX.

Afin de dĂ©terminer les raisons pour lesquelles le dĂ©lai de classification n’avait pas Ă©tĂ© respectĂ© et afin de valider l’impact des problèmes liĂ©s aux exigences d’essai pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX, le ministère s’est entretenu avec 17 entreprises au cours de l’automne 2023, avec une reprĂ©sentativitĂ© rĂ©gionale et sectorielle, qui possĂ©daient ou exploitaient plus de 65 % des 324 chaudières et fours industriels pour lesquels un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX n’avait pas Ă©tĂ© soumis. Les commentaires entendus Ă©taient conformes Ă  ce que le ministère avait entendu au cours de ses huit annĂ©es d’administration du RMSPA et ont confirmĂ© l’étendue des problèmes liĂ©s aux essais.

En raison de la nĂ©cessitĂ© de finaliser les modifications avant le 1er janvier 2026 (date d’entrĂ©e en vigueur des limites d’émissions de NOX pour les chaudières et les fours industriels prĂ©existants), le ministère s’est entretenu en 2024 avec un groupe limitĂ© d’entreprises confrontĂ©es aux problèmes les plus complexes afin de valider la faisabilitĂ© des modifications proposĂ©es pour les cheminĂ©es communes ainsi que les autres flexibilitĂ©s proposĂ©es en matière d’essais. En gĂ©nĂ©ral, les exploitants consultĂ©s se sont montrĂ©s favorables aux propositions du ministère visant Ă  ajouter des flexibilitĂ©s aux exigences d’essai ainsi qu’à l’occasion de reclassifier les Ă©quipements affectĂ©s.

En mars 2025, le gouvernement du Canada a publiĂ© les modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de commentaires publics de 60 jours. Les parties rĂ©glementĂ©es, telles qu’identifiĂ©es dans les rapports, et leurs associations industrielles ont Ă©tĂ© informĂ©es de cette publication et de la pĂ©riode de consultation publique. Le ministère a reçu 12 commentaires de parties intĂ©ressĂ©es au cours de la pĂ©riode de consultation publique de 60 jours, notamment de la part de l’industrie touchĂ©e, d’associations industrielles et du grand public. Des rĂ©unions bilatĂ©rales de suivi ont Ă©tĂ© organisĂ©es avec les associations industrielles nationales et d’autres parties intĂ©ressĂ©es Ă  leur invitation. Un rĂ©sumĂ© des commentaires reçus et de la manière dont ils ont Ă©tĂ© pris en compte dans l’élaboration des modifications est prĂ©sentĂ© ci-dessous.

Analyse et rĂ©ponses aux commentaires des parties intĂ©ressĂ©es Ă  la suite de la publication des modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada

Dans l’ensemble, les commentaires ont montrĂ© un soutien important pour les modifications, les flexibilitĂ©s supplĂ©mentaires qu’elles offrent Ă  l’industrie en tenant compte des conditions rĂ©elles d’essai et la manière dont elles rĂ©pondent Ă  certaines questions techniques qui ont Ă©tĂ© soulevĂ©es. Les rĂ©pondants ont particulièrement apprĂ©ciĂ© la possibilitĂ© supplĂ©mentaire de rĂ©aliser des essais dans des conditions sĂ»res afin de reclassifier leurs chaudières et fours industriels prĂ©existants et Ă©viter qu’ils ne soient classifiĂ©s dans la catĂ©gorie la moins performante (classe 80) en raison de problèmes liĂ©s aux essais.

Conditions de fonctionnement des essais en cheminée

L’industrie a apprécié la flexibilité supplémentaire proposée pour les conditions d’exploitation des essais afin de maintenir la sécurité pendant les essais. Certains commentaires ont proposé d’affiner la formulation afin de souligner que les essais ne doivent être effectués que dans des conditions sûres et techniquement réalisables. Le ministère a intégré ces commentaires dans les modifications.

Seuil de concentration de méthane utilisé pour déclencher les exigences de nouveau essai pour déterminer l’intensité d’émission de NOX

Le Règlement de 2016 dĂ©finit le gaz naturel comme ayant une concentration de mĂ©thane Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  90 %, et le gaz de remplacement comme ayant une concentration de mĂ©thane infĂ©rieure Ă  90 %. Une variation de la concentration en mĂ©thane du combustible brĂ»lĂ© dĂ©passant le seuil de 90 % indique un changement de combustible, ce qui oblige l’exploitant Ă  effectuer un nouvel essai pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX aux concentrations de mĂ©thane les plus Ă©levĂ©es et les plus faibles (avant et après le changement de combustible).

Lors de discussions antĂ©rieures avec les parties rĂ©glementĂ©es, des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es quant au fait que l’approvisionnement en gaz naturel de l’Alberta prĂ©sente gĂ©nĂ©ralement une concentration en mĂ©thane qui fluctue autour du seuil de 90 %. Ces fluctuations, qui Ă©chappent au contrĂ´le de l’exploitant, entraĂ®neraient de manière irrĂ©gulière des exigences de nouveaux essais, rendant impossible pour l’exploitant de se conformer Ă  ces exigences. En rĂ©ponse, le projet de modification propose d’abaisser Ă  85 % le seuil de concentration en mĂ©thane dans la dĂ©finition du gaz naturel.

Ă€ la suite de la publication du projet de modification, les parties intĂ©ressĂ©es ont soumis des commentaires soulignant que la forte variabilitĂ© de la concentration de mĂ©thane dans de nombreux gaz de remplacement risquait de dĂ©clencher de manière erratique des exigences de nouveaux essais au seuil de 85 %, rendant impossible pour les exploitants de se conformer Ă  ces exigences. Ces commentaires concernaient en particulier les gaz de remplacement composĂ©s d’un mĂ©lange de gaz naturel de qualitĂ© commerciale et de gaz de procĂ©dĂ©, oĂą la concentration en mĂ©thane du carburant combinĂ© peut fluctuer autour du seuil de 85 %.

Le ministère reconnaît que ces faibles fluctuations de la concentration de méthane peuvent être imprévisibles, ce qui rend difficile les essais pour déterminer l’intensité d’émission de NOX. En réponse, les modifications prévoient une plus grande flexibilité dans la définition du gaz naturel afin que les unités brûlant du gaz naturel ne soient pas soumises à des essais supplémentaires en raison des fluctuations de la concentration de méthane dans leur approvisionnement en gaz naturel de qualité commerciale, sans que cela ait d’incidence sur les unités brûlant un gaz de remplacement.

Considérations relatives aux unités préexistantes déjà mises hors service

Plusieurs parties intĂ©ressĂ©es ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant les chaudières et les fours industriels prĂ©existants qui ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ  mis hors service (qui ne fonctionnent plus) pendant toute la pĂ©riode d’essai initiale et qui ne devraient pas ĂŞtre remis en service avant le 1er janvier 2026, date Ă  laquelle les limites d’émissions de NOX entreront en vigueur, car ils seraient immĂ©diatement classifiĂ©s comme classe 80 dès leur redĂ©marrage, sans possibilitĂ© d’essai et de reclassification. Les commentateurs ont demandĂ© que les essais sur les unitĂ©s mises hors service soient prolongĂ©s.

Le ministère reconnaĂ®t que cette situation pourrait se produire, mais note que si une telle chaudière ou un tel four industriel Ă©tait remis en service et testĂ© après le 31 dĂ©cembre 2025, et que les essais rĂ©vĂ©laient des Ă©missions supĂ©rieures Ă  80 g de NOX/GJ, il serait immĂ©diatement soumis aux limites de NOX sans dĂ©lai de remise en conformitĂ©, ce qui entraĂ®nerait un statut de non-conformitĂ©. Au lieu de cela, les modifications comprennent une disposition permettant Ă  une chaudière ou un four industriel prĂ©existant d’être classifiĂ© dans la classe 40 avant d’être remis en service, sur prĂ©sentation de documents attestant qu’il est conçu pour avoir une intensitĂ© d’émission de NOX infĂ©rieure Ă  40 g/GJ, fixant ainsi le seuil au mĂŞme niveau que celui Ă©tabli par la clause relative aux spĂ©cifications de conception des dispositions de classification (article 34). Dans le cas contraire, ils seront considĂ©rĂ©s comme des chaudières ou fours industriels de classe 80. Le ministère estime que ces dispositions offrent une plus grande certitude aux exploitants.

Définition de la capacité nominale

Le ministère a reçu des commentaires concernant les modifications proposĂ©es Ă  la dĂ©finition de « capacitĂ© nominale Â». La dĂ©finition de « capacitĂ© nominale Â» dans le Règlement de 2016 est basĂ©e sur la capacitĂ© maximale que la chaudière ou le four industriel peut produire, comme indiquĂ© sur la plaque signalĂ©tique apposĂ©e Ă  la date de mise en service ou dans la documentation du fabricant. Le projet de modification proposait de remplacer cette dĂ©finition par la capacitĂ© maximale indiquĂ©e sur la plaque signalĂ©tique actuelle de la chaudière ou de l’appareil de chauffage. Cette modification visait principalement Ă  tenir compte du fait que les chaudières et fours industriels prĂ©existants qui ont Ă©tĂ© convertis du mazout au gaz naturel auront une capacitĂ© nominale infĂ©rieure après la conversion. Les parties intĂ©ressĂ©es ont fait remarquer que les modifications proposĂ©es pourraient modifier rĂ©troactivement les dĂ©terminations d’applicabilitĂ© utilisĂ©es par les exploitants depuis 2016 pour Ă©tablir les obligations d’essai et les voies de conformitĂ©, ce qui laisserait peu de temps pour se conformer aux modifications si nĂ©cessaire.

Le ministère a estimé que cette préoccupation était justifiée et que les modifications proposées auraient pu modifier le statut des décisions de conformité pour les chaudières et les fours industriels préexistants. Par conséquent, les modifications définissent la capacité nominale d’une chaudière ou d’un four industriel préexistant comme étant la capacité nominale la plus faible indiquée sur la plaque signalétique à la date de mise en service ou sur la plaque signalétique actuelle.

Méthodes acceptées pour déterminer la composition du méthane

Certaines parties intĂ©ressĂ©es ont recommandĂ© d’inclure d’autres mĂ©thodes de dĂ©termination de la composition du mĂ©thane publiĂ©es par la GPA Midstream Association. Les commentaires ont soulignĂ© que ces mĂ©thodes sont comparables Ă  celles incluses dans le Règlement de 2016, qu’elles sont largement utilisĂ©es dans l’industrie et qu’elles fournissent une analyse plus dĂ©taillĂ©e de la composition.

Le ministère est d’accord avec ces commentaires. Ces mĂ©thodes offrent la mĂŞme rigueur et la mĂŞme efficacitĂ© que les mĂ©thodologies incluses dans le Règlement de 2016. Le ministère a inclus les mĂ©thodes GPA 2286 et GPA 2261 comme mĂ©thodologies acceptĂ©es dans les modifications.

Demandes de reporter l’entrée en vigueur des normes d’émission de NOX

Certaines parties intĂ©ressĂ©es ont demandĂ© que la date limite du 31 dĂ©cembre 2025 pour les nouveaux essais des chaudières et fours industriels de classe 80 soit reportĂ©e et que l’entrĂ©e en vigueur des normes d’émissions de NOX soit retardĂ©e. Les commentaires ont exprimĂ© des inquiĂ©tudes quant au fait qu’il n’y aurait pas suffisamment de temps pour effectuer les essais et la mise Ă  niveau des Ă©quipements si nĂ©cessaire avant la date limite proposĂ©e du 31 dĂ©cembre 2025, soulignant le nombre limitĂ© de testeurs disponibles pour effectuer les essais en cheminĂ©es et les dĂ©lais prolongĂ©s pour obtenir les autorisations rĂ©glementaires pour les projets de mise Ă  niveau. Les commentaires soulignaient Ă©galement les rĂ©percussions Ă©conomiques des perturbations actuelles du commerce international sur certains secteurs industriels et exprimaient la crainte que la mise en conformitĂ© avec le Règlement de 2016 n’entraĂ®ne des difficultĂ©s financières excessives.

Le ministère estime que la plupart des exploitants ont eu suffisamment de temps pour effectuer les essais sur leurs chaudières ou fours industriels et se prĂ©parer Ă  l’échĂ©ance du 31 dĂ©cembre 2025. L’objectif des modifications est d’offrir une possibilitĂ© de reclassification aux chaudières et fours industriels vĂ©ritablement de classe 40 et 70 qui ont rencontrĂ© des problèmes lors des essais effectuĂ©s en vertu du Règlement de 2016. Les modifications prĂ©voient une prolongation du dĂ©lai pour la rĂ©alisation d’un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX, entre le 17 juin 2016 et le 31 dĂ©cembre 2025, afin que les exploitants puissent continuer Ă  effectuer des essais de manière proactive avant l’entrĂ©e en vigueur des normes sur les NOX.

Le report de l’entrĂ©e en vigueur de la limite sur les NOX pour les chaudières et fours industriels de classe 80 nĂ©cessiterait des consultations plus approfondies avec les provinces et les territoires, car ces limites ont Ă©tĂ© Ă©tablies dans le cadre de l’initiative du SGQA.

Prix d’entrée des mises à niveau d’équipements utilisés dans l’analyse coûts-avantages

Le ministère a reçu un commentaire demandant des prĂ©cisions sur les prix des intrants utilisĂ©s pour la mise Ă  niveau des Ă©quipements dans l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA). Les facteurs d’intrants ont Ă©tĂ© maintenus Ă  partir de l’ACA pour le Règlement de 2016, indexĂ©s sur l’annĂ©e de la prĂ©sente analyse (en dollars de 2024). Cette mesure a Ă©tĂ© prise par souci de cohĂ©rence, afin de permettre la comparaison des modifications apportĂ©es Ă  l’analyse initiale rĂ©alisĂ©e pour le Règlement de 2016.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, le ministère a procédé à une évaluation des implications des traités modernes sur les modifications. Bien qu’un petit nombre de chaudières et de fours industriels soient situés dans des sites industriels ou dans des entités réglementées couvertes par de multiples accords, cette initiative n’aura aucune incidence sur le domaine des droits clés décrits dans les accords, car ces chaudières et fours industriels ne sont pas situés sur des terres ou des entreprises appartenant aux détenteurs de traités modernes répertoriés. L’évaluation n’a donc pas mis en évidence d’implications ou d’obligations découlant de traités modernes, et les modifications concernant les dispositions relatives aux essais ne devraient pas avoir d’incidence directe sur les autochtones.

Choix de l’instrument

Le maintien du statu quo n’a pas Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une option viable, car les exploitants de chaudières et fours industriels auraient Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  des problèmes pour les Ă©quipements ou pour la vie humaine pour quantifier l’intensitĂ© d’émission de NOX de leurs chaudières ou fours industriels et auraient Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s Ă  tort comme non conformes au Règlement de 2016.

Pour atteindre l’objectif de corriger la classification des chaudières et fours industriels affectĂ©s, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que la seule option viable Ă©tait de modifier le Règlement de 2016.

La modification du Règlement de 2016 offre une plus grande flexibilitĂ© pour la dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX pour une variĂ©tĂ© de configurations d’équipement, en plus d’ajouter une pĂ©riode pour dĂ©terminer la classe de performance en matière d’intensitĂ© d’émission de NOX d’une chaudière ou d’un four industriel afin de permettre aux exploitants de dĂ©montrer leur conformitĂ© en utilisant des essais appropriĂ©s et sĂ»rs.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cadre analytique

D’après l’analyse du Règlement de 2016, qui s’appuie sur les rapports publiĂ©s avant leur entrĂ©e en vigueur, la majoritĂ© des appareils de classe 40 et 70 ont Ă©tĂ© correctement classifiĂ©s, ce qui permet de quantifier avec prĂ©cision les Ă©missions et les coĂ»ts. Depuis la publication du Règlement de 2016, des chaudières et des fours industriels n’ont pas produit d’essais valides pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX. Les 218 chaudières et fours industriels pour lesquels aucun rĂ©sultat d’essai valide n’a Ă©tĂ© produit dans les dĂ©lais prescrits par le Règlement de 2016 sont rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 en vertu de la règle d’assignation du Règlement de 2016. Si ces chaudières et fours industriels restent rĂ©putĂ©s comme Ă©tant de classe 80, leurs exploitants subiront des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour se conformer au Règlement de 2016. Depuis 2016, le ministère a reçu suffisamment de donnĂ©es et d’informations de la part des exploitants pour dĂ©terminer que la grande majoritĂ© des chaudières et des fours industriels affectĂ©s seraient classifiĂ©s comme Ă©tant de vĂ©ritable classe 40 et seraient donc conformes au Règlement de 2016 sans aucune modification. En l’absence des modifications, les exploitants de chaudière et de four industriel affectĂ©s seraient obligĂ©s de faire des investissements importants pour mettre Ă  niveau ou reconfigurer des Ă©quipements, ce qui ne serait pas nĂ©cessaire pour des Ă©quipements de classe 40.

Afin d’identifier et d’évaluer l’impact diffĂ©rentiel des modifications, deux scĂ©narios ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s : le scĂ©nario de base (en absence des modifications) et le scĂ©nario rĂ©glementaire (en appliquant les modifications). Dans les deux scĂ©narios, les Ă©quipements sont censĂ©s fonctionner Ă  75 % de leur capacitĂ©, 24 heures sur 24, 365 jours par annĂ©e. La pĂ©riode d’analyse s’étend de 2025 Ă  2035 inclusivement (pĂ©riode d’analyse de 11 ans). Les coĂ»ts totaux sont prĂ©sentĂ©s en dollars canadiens de 2024 et sont actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2024 Ă  l’aide d’un taux d’actualisation de 3 %.

Scénario de base

Le scénario de base reflète une projection des conditions actuelles et des coûts estimés dans le cadre du Règlement de 2016. Dans le scénario de base, 218 chaudières et fours industriels n’ont pas présenté de résultats d’essais valides prescrits par le Règlement de 2016 et, à ce titre, ont été réputés être de classe 80. En l’absence de modifications, ces équipements seraient assujettis aux normes d’émission de la classe 80 et leurs exploitants subiraient des coûts pour les mettre à niveau afin de se conformer au Règlement de 2016. Il en résulterait des réductions d’émissions supplémentaires qui n’ont pas été estimées dans le cadre du Règlement de 2016 et des essais supplémentaires pour démontrer la conformité avec les normes d’intensité d’émissions en 2026. Les émissions de référence des NOX ont été calculées sur la base des normes de rendement auxquelles chaque chaudière et four industriel sont soumis en vertu de sa classification dans le Règlement de 2016, y compris les chaudières et fours industriels présumés être de classe 80. Pour toute chaudière ou tout four industriel dont l’intensité d’émission actuelle est supérieure à 70 g NOX/GJ ou qui était réputé être de classe 80, son intensité d’émission de NOX a été estimée à 20 g/GJréférence 4 afin de respecter la limite de 26 g/GJ à laquelle il est soumis dans le cadre du Règlement de 2016.

Scénario réglementaire

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les modifications rĂ©duiront les coĂ»ts en offrant plus de flexibilitĂ© pour la rĂ©alisation des essais et en prolongeant la pĂ©riode d’essai pour la classification des Ă©quipements du Règlement de 2016 jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 pour dĂ©montrer l’intensitĂ© d’émission de NOX des chaudières et des fours industriels. Ces dispositions permettront aux exploitants de chaudières et de fours industriels de classifier leurs Ă©quipements dans leur vĂ©ritable classe de performance d’émission de NOX. Pour ce faire, un nouvel essai devra ĂŞtre rĂ©alisĂ© en 2025. Si le rĂ©sultat de l’essai est concluant, cela Ă©vitera des coĂ»ts de mise Ă  niveau inutiles et coĂ»teux, qui pourraient inclure le remplacement des Ă©quipements ou la reconfiguration des Ă©quipements de l’installation. Il en rĂ©sultera que les chaudières et les fours industriels incorrectement classifiĂ©s ne seront plus soumis aux normes d’émission prescrites par le Règlement de 2016 et n’entraĂ®neront pas les rĂ©ductions d’émissions supplĂ©mentaires dĂ©crites dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Certaines parties rĂ©glementĂ©es (chaudières et fours industriels vĂ©ritablement de classe 70 qui Ă©taient rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80) subiront des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour un essai en cheminĂ©e supplĂ©mentaire en 2036. Tous les exploitants encourront Ă©galement une charge administrative limitĂ©e pour se familiariser avec les exigences de dĂ©claration prĂ©vues par les modifications.

Impacts supplémentaires

Dans le cadre du Règlement de 2016, les exploitants des 218 chaudières et fours industriels affectĂ©s sont tenus de rĂ©aliser des essais pour dĂ©terminer les Ă©missions de leurs chaudières et fours industriels afin de dĂ©montrer qu’ils respectent les limites d’intensitĂ© d’émission de NOX de la classe 80, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Ces essais ne seraient plus requis en vertu des modifications pour les chaudières et les fours industriels qui seraient reclassifiĂ©s comme classe 40 ou 70 (208 dans le tableau 3). Toutefois, les exploitants de ces chaudières et fours industriels de classe 40 ou 70 seraient tenus, en vertu des modifications, d’effectuer un essai pour les reclassifier dans leur vĂ©ritable classe d’ici la fin de 2025. Ces essais s’annuleront l’un l’autre pour les chaudières et les fours industriels de classe 40 ou 70. Seuls les chaudières et fours industriels de classe 70 sont tenus d’effectuer un essai supplĂ©mentaire, Ă©tant donnĂ© qu’ils sont toujours tenus, en vertu des modifications, d’effectuer un essai pour dĂ©montrer qu’ils respectent la limite d’intensitĂ© d’émission de NOX de classe 70 qui entrera en vigueur le 1er janvier 2036.

Le tableau 3 présente une répartition des chaudières et fours industriels affectés, les émissions avec et sans les modifications, et les exigences pour chaque classe.

Tableau 3 : RĂ©partition des chaudières et fours industriels affectĂ©s : Ă©missions et exigences supplĂ©mentaires
Classification après les modifications Émissions sans les modification
(g NOX/GJ)
Émissions avec les modification (scénario réglementaire)
[g NOX/GJ]
Nombre d’équipements impactés Frais administratifs liés à la tenue des registres et à la familiarisation avec les modifications Coûts supplémentaires liés aux essais en cheminée
Classe 40 ≤ 26 ≤ 26 74 Oui Non
Classe 40 20 note b du tableau 3 26 < x < 70 121 Oui Non
Classe 70 20 note b du tableau 3 2026: 70 ≤ X < 80 note a du tableau 3 2036: 20 13 Oui Oui
Classe 80 20 note b du tableau 3 20 10 Oui Non
Total s.o. s.o. 218 s.o. s.o.

Note(s) du tableau 3

Note a du tableau 3

La classe 70 devra toujours ĂŞtre mise Ă  niveau ou remplacĂ©e pour atteindre l’objectif de 26 g/GJ, mais elle dispose de 10 annĂ©es supplĂ©mentaires pour le faire (1er janvier 2036 au lieu du 1er janvier 2026). Ainsi, les Ă©missions supplĂ©mentaires correspondent Ă  celles gĂ©nĂ©rĂ©es pendant cette pĂ©riode de 10 ans et sont calculĂ©es sur la base de la diffĂ©rence entre l’intensitĂ© des Ă©missions actuelles et celle après la mise Ă  niveau.

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Note b du tableau 3

En vertu des modifications, il est supposĂ© que les Ă©quipements fonctionnent Ă  75 % de leur capacitĂ©, 24 heures par jour, 365 jours par an, ce qui porte l’intensitĂ© d’émission de NOX Ă  20 g NOX/GJ lorsque la limite d’intensitĂ© d’émission, Ă  tout moment, est de 26 g NOX/GJ.

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Impacts quantitatifs
Avantages

Dans le cadre des modifications, les avantages supplĂ©mentaires monĂ©tisĂ©s correspondent aux Ă©conomies de coĂ»ts rĂ©alisĂ©es par environ 60 % des 218 chaudières et fours industriels qui Ă©viteraient des mises Ă  niveau inutiles. Ces Ă©conomies ont Ă©tĂ© calculĂ©es sur la base des coĂ»ts marginaux prĂ©sentĂ©s dans le REIR pour le Règlement de 2016. Pour les Ă©quipements de la classe 70, les coĂ»ts Ă©vitĂ©s ont Ă©tĂ© calculĂ©s en utilisant la diffĂ©rence entre le coĂ»t actualisĂ© de remplacement ou de mise Ă  niveau de l’équipement en 2025 (qui leur aurait Ă©tĂ© exigĂ© dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence) et le coĂ»t de ceux-ci en 2035 (c’est-Ă -dire lorsque les unitĂ©s de classe 70 doivent ĂŞtre conformes). Les coĂ»ts estimĂ©s dans le Règlement de 2016 pour mettre Ă  niveau les chaudières et les fours industriels varient en fonction du niveau d’émissions actuel et de la capacitĂ© de la chaudière ou du four industriel, et vont de 46 000 Ă  1 million de dollars par Ă©quipement (en dollars de 2015), qui sont portĂ©s entre 60 020 Ă  1,3 million de dollars par unitĂ© (en dollars de 2024) dans l’analyse des modifications. Le total des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par les exploitants grâce aux modifications a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  14,5 millions de dollars (en dollars de 2024, actualisĂ©s) sur l’ensemble de la pĂ©riode d’analyse.

Coûts

Treize chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 en vertu du Règlement de 2016 et qui seront reclassifiĂ©s comme appartenant Ă  la classe 70 en vertu des modifications entraĂ®neront des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour effectuer un essai en cheminĂ©e (comme indiquĂ© dans le tableau 3). Ce coĂ»t s’ajoute au coĂ»t de l’essai pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX pour la classification de tous les Ă©quipements prescrit par le Règlement de 2016. Il s’agit d’un essai supplĂ©mentaire par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, avec des coĂ»ts supplĂ©mentaires encourus en 2036. Le coĂ»t de la rĂ©alisation et de la soumission d’un essai en cheminĂ©e supplĂ©mentaire est Ă©valuĂ© Ă  10 500 $ (en dollars de 2024). Si l’on tient compte du fait que l’essai sera effectuĂ© en 2036, le coĂ»t supplĂ©mentaire total pour les 13 Ă©quipements de classe 70 est d’environ 95 738 $ (dollars de 2024, actualisĂ©s). Il n’y a pas de coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux essais en cheminĂ©e pour les Ă©quipements qui sont reclassifiĂ©s comme Ă©tant de classe 40 ou pour les Ă©quipements qui restent de classe 80 en vertu des modifications, car ils n’ont pas besoin de soumettre un essai supplĂ©mentaire pour ĂŞtre reclassifiĂ©s.

Les parties rĂ©glementĂ©es qui possèdent et/ou exploitent les 218 chaudières et fours industriels assujettis aux modifications assument des frais administratifs pour se familiariser avec les modifications rĂ©glementaires. Il s’agit d’un coĂ»t initial unique qui est pris en charge par des cadres supĂ©rieurs internes. Il a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  0,5 heure pour les exploitants sans cheminĂ©es communes et Ă  quatre heures pour les exploitants avec des cheminĂ©es communes. Les unitĂ©s qui partagent une cheminĂ©e commune seront soumises Ă  des obligations de dĂ©claration supplĂ©mentaires. Elles devront produire un rapport indiquant la limite d’intensitĂ© d’émission moyenne pondĂ©rĂ©e calculĂ©e au sein de la cheminĂ©e commune. Toutes les unitĂ©s sont tenues de soumettre un rapport initial, et celles dont la capacitĂ© nominale est supĂ©rieure Ă  105 GJ/h doivent soumettre des rapports de conformitĂ© annuels, tous deux rĂ©alisĂ©s par des techniciens internes. Il a Ă©tĂ© estimĂ© que la rĂ©daction d’un rapport de conformitĂ© nĂ©cessiterait 0,5 heure. En outre, les unitĂ©s Ă  cheminĂ©e commune seront tenues de fournir, Ă  la demande de la ministre, leurs donnĂ©es et le calcul de la limite d’intensitĂ© d’émission moyenne pondĂ©rĂ©e. Il a Ă©tĂ© supposĂ© que chaque unitĂ© serait interrogĂ©e une fois au cours de la pĂ©riode d’analyse et qu’il faudrait deux heures Ă  un technicien interne pour produire un rapport. En raison de limitations techniques, plusieurs unitĂ©s ne sont pas en mesure d’effectuer des essais pendant plus de 30 minutes et/ou ne peuvent pas effectuer d’essais en cheminĂ©e Ă  plus de 60 % de la capacitĂ© nominale de l’équipement. Ces unitĂ©s sont tenues d’enregistrer la raison de la dĂ©rogation et de la conserver Ă  portĂ©e de main. Il a Ă©tĂ© estimĂ© qu’il faudrait une heure Ă  un employĂ© administratif interne pour enregistrer et documenter la justification. Enfin, les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la fourniture des documents prouvant qu’une unitĂ© prĂ©cĂ©demment dĂ©jĂ  mise hors service rĂ©pond aux exigences rĂ©glementaires pour ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme de classe 40 ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  quatre heures de travail pour un technicien externe. Le total des coĂ»ts administratifs actualisĂ©s associĂ©s aux modifications pour la pĂ©riode d’analyse s’élève Ă  14 628 $ (dollars de 2024, actualisĂ©s) au cours de la pĂ©riode analysĂ©e.

Impacts qualitatifs
Impacts sur les émissions

Pour le scĂ©nario de base, il a Ă©tĂ© estimĂ© que les exploitants des 218 chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 seraient tenus de respecter la norme d’intensitĂ© d’émission pour les Ă©quipements de classe 80, ce qui entraĂ®nerait une rĂ©duction supplĂ©mentaire des Ă©missions de 25,33 kt de NOX au cours de la pĂ©riode d’analyse. Les modifications permettront aux exploitants de corriger la classification de leurs chaudières et fours industriels en leur donnant le temps d’effectuer un essai valide. Les modifications offrent Ă©galement une plus grande flexibilitĂ© en ce qui concerne les exigences d’essai. Si les exploitants des 218 chaudières et fours industriels rĂ©alisent un essai valide pour dĂ©terminer l’intensitĂ© d’émission de NOX de leurs chaudières et fours industriels, ils seraient correctement classifiĂ©s comme Ă©tant de classe 40 et ne seront donc plus soumis Ă  une exigence de rĂ©duction de l’intensitĂ© d’émission de NOX, ce qui n’entraĂ®nerait aucune rĂ©duction supplĂ©mentaire des Ă©missions.

Impacts sur la santé

Les avantages pour la santĂ© liĂ©s Ă  la pollution atmosphĂ©rique ont Ă©tĂ© estimĂ©s dans le REIR pour le Règlement de 2016. Les rĂ©ductions des Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques (notamment 98 750 tonnes de NOX) associĂ©es aux normes de rendement sur les chaudières et fours industriels devraient rĂ©duire les niveaux de pollution de l’air ambiant et entraĂ®ner environ 70 mortalitĂ©s prĂ©maturĂ©es de moins au cours de la pĂ©riode d’analyse de 2016 Ă  2035, ainsi qu’une diminution des rĂ©percussions sur la morbiditĂ©, telles que 20 000 jours de moins de symptĂ´mes d’asthme et 70 000 jours de moins d’activitĂ©s restreintes chez les non-asthmatiques. La valeur de ces avantages pour la santĂ© au cours de la pĂ©riode 2016-2035 a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  388 millions de dollars (en dollars de 2015).

Si les modifications ne prolongeaient pas le dĂ©lai des essais, le nombre de mises Ă  niveau ou de remplacements serait plus Ă©levĂ© que dans les hypothèses initiales, ce qui entraĂ®nerait des rĂ©ductions d’émissions supplĂ©mentaires. Toutefois, le rĂ©sultat de la classification des 218 chaudières et fours industriels n’ayant pas fait l’objet d’essais valides est incertain.

Les modifications n’auront aucune incidence sur les normes de rendement ou les délais pour les mises à niveau ou les remplacements. En outre, les modifications devraient entraîner les mêmes réductions d’émissions que l’analyse pour le Règlement de 2016. Ainsi, les modifications devraient avoir un impact minime, voire nul, sur le plan de la santé et des avantages monétaires par rapport aux impacts sur la qualité de l’air et la santé estimés dans l’analyse du Règlement de 2016.

Les modifications ne devraient pas entraîner de nouveaux coûts, directs ou indirects, pour le gouvernement ou les consommateurs canadiens.

Énoncé des coûts et des avantages
Tableau 4: Avantages monétaires (valeur actuelle)
Parties prenantes affectées Description de l’avantage 2025 2026-2034 2035 Total Valeur annualisée
Industrie CoĂ»ts en capital Ă©vitĂ©s 14 483 047 $ 0 $ 0 $ 14 483 047 $ 1 565 291 $
Toutes les parties prenantes Total des avantages 14 483 047 $ 0 $ 0 $ 14 483 047 $ 1 565 291 $
Tableau 5: CoĂ»ts monĂ©taires (valeur actuelle)
Parties prenantes affectées Description des coûts 2025 2026-2034 2035 Total Valeur annualisée
Industrie Familiarisation avec les modifications rĂ©glementaires pour les Ă©quipements qui ne partagent pas une cheminĂ©e commune 7 456 $ 0 $ 0 $ 7 456 $ 806 $
Familiarisation avec les modifications rĂ©glementaires et les exigences administratives applicables aux unitĂ©s qui partagent une cheminĂ©e commune. 2 707 $ 3 185 $ 304 $ 6 196 $ 670 $
CoĂ»ts supplĂ©mentaires des essais 0 $ 0 $ 95 738 $ 95 738 $ 10 347 $
Documentation pour la mise en service des unitĂ©s dĂ©jĂ  mises hors service 0 $ 299 $ 0 $ 299 $ 32 $
Exigences de tenue des registres pour les unitĂ©s soumises Ă  des dispositions particulières en matière d’essais 677 $ 0 $ 0 $ 677 $ 73 $
Toutes les parties prenantes CoĂ»ts totaux 10 840 $ 3 483 $ 96 043 $ 110 366 $ 11 928 $
Tableau 6: Résumé des avantages et des coûts (valeur actuelle)
Impact 2025 2026-2034 2035 Total Valeur annualisée
Total des avantages 14 483 047 $ 0 $ 0 $ 14 483 047 $ 1 565 291 $
CoĂ»t total 10 840 $ 3 483 $ 96 043 $ 110 366 $ 11 928 $
Impact net 14 472 207 $ -3 483 $ -96 043 $ 14 372 681 $ 1 553 363 $

Lentille des petites entreprises

Une analyse axée sur les petites entreprises n’a permis d’identifier aucune petite entreprise touchée par les modifications.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisque les modifications entraĂ®nent une augmentation du fardeau administratif pour les entreprises affectĂ©es. Les coĂ»ts administratifs pour les entreprises comprennent la familiarisation avec les modifications. Selon l’International Standard Cost Model Manual (PDF, disponible en anglais seulement) et en utilisant un taux d’actualisation de 7 %, l’augmentation annualisĂ©e des coĂ»ts administratifs pour chaque entreprise touchĂ©e est de 2,40 $ et le total des coĂ»ts administratifs annualisĂ©s est de 627 $ (en dollars canadiens de 2012). L’initiative est donc assujettie Ă  cette règle.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne devraient avoir aucune incidence sur la coopération et l’harmonisation réglementaires avec d’autres juridictions ni créer de nouvelles possibilités à cet égard.

Obligations internationales

Les modifications n’ont aucune incidence sur les obligations internationales du Canada.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (Directive EEES), un examen prĂ©liminaire environnemental et Ă©conomique stratĂ©gique a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les textes rĂ©glementaires soumis Ă  la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation sont exemptĂ©s des Ă©lĂ©ments d’analyse Ă©conomique de la Directive EEES. L’examen prĂ©liminaire a dĂ©montrĂ© que les modifications ne produisent pas d’effets importants liĂ©s aux gaz Ă  effet de serre et/ou n’auraient pas d’incidence sur les plans et les cibles climatiques du Canada. Toutefois, la prolongation de la pĂ©riode de reclassification prĂ©vue par les modifications pourrait entraĂ®ner des Ă©missions supplĂ©mentaires d’un maximum de 25 333 tonnes de NOx au cours de la pĂ©riode d’analyse de 11 ans (2025-2035). En effet, la prolongation permettra aux 218 chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s appartenir Ă  la classe 80 d’être reclassifiĂ©s comme Ă©tant de la classe 40. Les Ă©quipements rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 devront ĂŞtre mis Ă  niveau ou remplacĂ©s d’ici le 1er janvier 2026 dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, alors que, dans le cadre des modifications, ils pourront ĂŞtre mis Ă  niveau ou remplacĂ©s 10 ans plus tard (pour les Ă©quipements de classe 70) ou pas du tout (pour les Ă©quipements de la classe 40), ce qui se traduirait par des Ă©missions supplĂ©mentaires de NOx.

Analyse comparative entre les sexes plus

L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) rĂ©alisĂ©e pour l’Initiative horizontale : Lutte contre la pollution atmosphĂ©rique du ministère a dĂ©montrĂ© qu’aucun groupe (sur la base de facteurs tels que le genre, le sexe, l’âge, la langue, l’éducation, la gĂ©ographie, la culture, l’origine ethnique, le revenu, les capacitĂ©s, l’orientation sexuelle et l’identitĂ© de genre) ne devrait ĂŞtre touchĂ© de manière disproportionnĂ©e par les politiques de rĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique. Plus prĂ©cisĂ©ment, les modifications n’augmenteront pas le coĂ»t des biens pour les consommateurs ni les coĂ»ts de production pour l’industrie, garantissant ainsi qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois et protĂ©geant les personnes Ă©conomiquement vulnĂ©rables de tout impact.

Droit Ă  un environnement sain

Le gouvernement du Canada a le devoir, dans l’administration de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [la Loi], de protĂ©ger le droit Ă  un environnement sain selon les dispositions de la Loi, sous rĂ©serve de limites raisonnables. Les travaux visant Ă  informer les modifications ont commencĂ© avant la publication du cadre de mise en Ĺ“uvre du droit Ă  un environnement sain, le 19 juillet 2025. Les modifications sont donc mises en Ĺ“uvre pendant la pĂ©riode de transition mentionnĂ©e dans le cadre afin d’éviter tout retard dans la protection de l’environnement et de la santĂ© humaine. Cette approche s’appuie sur l’analyse des meilleures donnĂ©es scientifiques et preuves disponibles qui ont servi Ă  finaliser les modifications. Des efforts ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s pour permettre au public de participer de manière significative aux processus dĂ©cisionnels par le moyen de webinaires et de rĂ©unions avec les parties prenantes.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications entrent en vigueur dès leur enregistrement.

Le ministère communiquera avec les propriétaires ou les exploitants de chaudières et de fours industriels par l’intermédiaire des coordonnées qu’ils ont fournies dans des rapports sous les modifications pour les informer de l’entrée en vigueur des modifications. Bien que la plupart des modifications soient simples, du matériel de promotion de la conformité sera disponible pour aider l’industrie avec les règles de quantification plus complexe pour les chaudières et les fours industriels qui sont reliés à une cheminée commune. Le ministère administre également une boîte de réception générique pour les demandes de renseignements sur les modifications.

Conformité et application

Les activités de promotion de la conformité et d’application de la loi se poursuivront pour les parties réglementées par les modifications.

Les modifications sont apportées en vertu de la Loi; par conséquent, les agents chargés de l’application de la loi appliqueraient la Politique d’observation et d’application de la Loi lorsqu’ils vérifieraient la conformité avec les modifications. Cette politique définit l’éventail des mesures d’application possibles en cas d’infraction présumée. À la suite d’une inspection ou d’une enquête, lorsqu’un agent de l’autorité découvre une infraction présumée, il choisit la mesure d’application appropriée en fonction de la politique.

Personnes-ressources

Karishma Boroowa
Directrice
Division de l’électricité et de la combustion
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : combustion@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et valuation
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd.darv@ec.gc.ca