La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numéro 10 : Règlement modifiant le Règlement mutisectoriel sur les polluants atmosphériques
Le 8 mars 2025
Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)
Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)
Enjeux
Le ministère de l’Environnement (le ministère) a déterminé que les procédures d’essai de la partie 1 du Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques (RMSPA) sont inadéquates pour certaines configurations de chaudières et de fours industriels existants et peuvent conduire à des conditions d’essai dangereuses pour la détermination de leurs émissions d’oxydes d’azote (NOX). Par conséquent, au moins 41 chaudières et fours industriels n’ont pas pu être correctement classifiés sur la base de leur performance en matière d’émission de NOX, car aucun essai pour déterminer leurs niveaux d’émissions n’a pu être complété, ou les essais complétés ont été jugés invalides, ou les essais réalisés n’étaient pas conformes aux dispositions actuelles. Le Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques (les modifications proposées) résoudrait ces problèmes en a) prolongeant le délai pour compléter un essai sur les NOX et en b) permettant une plus grande flexibilité pour compléter les essais sur diverses configurations de chaudières et de fours industriels, faisant en sorte que les entités réglementées puissent se conformer à la partie 1 du RMSPA.
Contexte
Dans le cadre du Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) adopté par les ministres de l’Environnement en 2012, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux collaborent pour lutter contre la pollution atmosphérique. Le SGQA établit des exigences de base relatives aux émissions industrielles (EBEI) pour les principales sources industrielles et les principaux types d’équipement. Les EBEI sont établies par le gouvernement fédéral au moyen d’instruments réglementaires et non réglementaires. Le RMSPA est entré en vigueur le 17 juin 2016 et a mis en place des EBEI pour les chaudières et les fours industriels, les moteurs stationnaires à allumage commandé et le secteur du ciment. La partie 1 du RMSPA établit des normes d’émission de NOX pour les chaudières et fours industriels à combustibles fossiles gazeux. La partie 2 établit des normes d’émission de NOX pour les moteurs stationnaires à allumage commandé, alimentés par des combustibles fossiles gazeux. La partie 3 établit des normes d’émission de NOX et de dioxyde de soufre pour les installations de fabrication de ciment.
La partie 1 du RMSPA cible les chaudières et les fours industriels au gaz naturel, qui constituent le segment le plus important des chaudières et des fours industriels au Canada. Il y a environ 1 300 chaudières et fours industriels assujettis à la partie 1 du RMSPA, situés dans plus de 300 installations industrielles à travers le Canada. Plus de 77 % de ces chaudières et fours industriels sont utilisés dans les secteurs d’exploitation pétrolière, gazière et des sables bitumineux, mais d’autres secteurs sont également représentés, notamment les produits chimiques (7 %), les pâtes et papiers (6,6 %), les centrales électriques (2,6 %) et la production de potasse (2,1 %).
L’une des principales exigences du RMSPA était l’obligation pour les exploitants de chaudières et fours industriels mis en service avant le 17 juin 2016 (appelés chaudières et fours industriels préexistants référence 1) de déterminer la classe de performance en matière des émissions de NOX de leurs chaudières et fours industriels. Pour ce faire, les exploitants devaient réaliser un essai valide sur les NOX entre le 17 juin 2016 et le 31 décembre 2022, afin de déterminer l’intensité des émissions de NOX de leurs chaudières et fours industriels, qui serait ensuite utilisée pour déterminer leur classe. Les chaudières et fours industriels préexistants dont l’intensité des émissions de NOX est inférieure à 70 g de NOX par gigajoule (GJ) de combustible brûlé seraient soumis à des exigences moins strictes. Inversement, les chaudières et fours industriels préexistants moins efficaces seraient soumis à des normes d’intensité d’émission plus strictes. Le tableau 1 décrit les trois classes de performance, qui sont déterminées en fonction de l’intensité des émissions de NOX des chaudières et des fours industriels préexistants.
Une règle du RMSPA stipule que si un propriétaire ou un exploitant n’a pas été en mesure d’effectuer un test valide sur les NOX pour une chaudière ou un four industriel préexistant au cours de la période prescrite, la chaudière ou le four industriel sera par conséquent réputé comme appartenant à la classe de performance d’intensité des émissions de NOX la plus défavorable, soit de classe 80 (règle d’assignation). Pour se conformer au RMSPA, les chaudières ou les fours industriels de la classe 80 devront respecter une limite stricte d’intensité des émissions de NOX de 26 g/GJréférence 2 au plus tard le 1er janvier 2026. Cette mesure aurait un impact sur la plupart des chaudières et des fours industriels réputés être de classe 80. Les plus affectés sont les exploitants de chaudières et de fours industriels de classe 40, car ces équipements devront respecter une limite d’intensité des émissions de NOX de 26 g/GJ à partir de 2026, une limite qu’ils éviteraient autrement pour le reste de leur vie utile. Les exploitants de chaudières et de fours industriels de classe 70 qui sont réputés être de classe 80 suivant la règle d’assignation sont également affectés, car ces chaudières et fours industriels seraient soumis à une limite d’intensité des émissions des NOX de 26 g/GJ qui entrerait en vigueur 10 ans plus tôt (2026 pour la classe 80 et 2036 pour la classe 70) que s’ils avaient été classifiés dans leur classe appropriée.
| Classification | Intensité d’émission de NOX (d’un essai de NOX) |
Limite d’intensité d’émission de NOX (imposée par le RMSPA) | Échéance |
|---|---|---|---|
| Classe 40 | < 70 g/GJ | s.o. | s.o. |
| Classe 70 | > 70 and < 80 g/GJ | 26 g/GJ | 1er janvier 2036 |
| Classe 80 | > 80 g/GJ | 26 g/GJ | 1er janvier 2026 |
Dans le résumé de l’étude d’impact de la réglementation (REIR) de 2016 pour la partie 1 du RMSPA, il a été supposé qu’un essai valide sur les NOX pouvait être effectué sur toutes les chaudières et les fours industriels préexistants et qu’ils pouvaient donc être classifiés dans leur classe de performance des émissions de NOX appropriée dans les délais prescrits. Dans le REIR de 2016, il a été estimé que 53 chaudières et fours industriels préexistants seraient classifiés dans la classe 70 ou 80 à la suite de leurs essais des émissions. Après avoir examiné les déclarations pour les chaudières et les fours industriels préexistants (début 2023) et contacté l’industrie (septembre 2023), le ministère a constaté que de nombreux exploitants avaient des difficultés à interpréter et/ou à se conformer aux dispositions relatives aux essais de NOX du RMSPA pour une gamme variée de configurations d’équipements. Pour certaines configurations, le respect des exigences du RMSPA entraînerait des conditions d’essai dangereuses pour l’équipement ou pour la vie humaine. En août 2024, aucun essai valide sur les NOX n’avait été soumis pour 324 chaudières et fours industriels préexistants. Cela concernait 83 installations, principalement dans le secteur du pétrole et du gaz. Comme la conformité aux exigences s’appliquant aux essais n’a pas été démontrée, la règle d’assignation a été appliquée à ces 324 chaudières et fours industriels préexistants, donc réputés être de classe 80.
Sur la base de l’annĂ©e de mise en service de ces chaudières et fours industriels prĂ©existants et des consultations menĂ©es auprès de 17 reprĂ©sentants de l’industrie, couvrant 67 % de l’ensemble des chaudières et fours industriels concernĂ©s, il a Ă©tĂ© estimĂ© que 218 chaudières et fours industriels prĂ©existants pourraient ĂŞtre rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 suivant la règle d’assignation. Les 106 autres chaudières et fours industriels sont estimĂ©s comme Ă©tant de vĂ©ritable classe 80, mis hors service ou n’étant plus assujettis au RMSPA. Les chaudières et fours industriels affectĂ©s sont ceux qui auraient pu ĂŞtre classifiĂ©s comme Ă©tant de classe 40 ou 70 si un essai conforme aux exigences existantes sur les essais avait Ă©tĂ© complĂ©tĂ©. Les modifications proposĂ©es visent Ă permettre aux exploitants des chaudières et des fours industriels prĂ©existants affectĂ©s par la règle d’assignation de dĂ©montrer qu’ils respectent les exigences en matière d’essais et Ă leur donner la possibilitĂ© de reclassifier leurs chaudières ou fours industriels prĂ©existants dans leur vĂ©ritable classe de performance. Le rĂ©sultat de la reclassification des chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 en classe 40 — qui est la vĂ©ritable classe de la majoritĂ© des chaudières et fours industriels rĂ©putĂ©s ĂŞtre de classe 80 — signifie que ces chaudières et fours industriels reclassifiĂ©s ne devront plus ĂŞtre modernisĂ©s pour se conformer Ă la limite d’émission de NOX pour les Ă©quipements de classe 80.
Le tableau 2 ci-dessous présente un sommaire de la localisation et du secteur industriel des 218 chaudières et fours industriels préexistants affectés.
| Secteur/province | Alb. | C.-B. | T.-N.-L. | Ont. | Qc | Sask. | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Produits chimiques | 6 | s.o. | s.o. | 6 | s.o. | s.o. | 12 |
| Pétrole et gaz | 140 | 5 | 2 | s.o. | s.o. | 11 | 158 |
| Sables bitumineux | 30 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 30 |
| Potasse | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 6 | 6 |
| Centrales électriques | 1 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 1 |
| Pâte et papier | s.o. | 1 | s.o. | 7 | 3 | s.o. | 11 |
| Total | 177 | 6 | 2 | 13 | 3 | 17 | 218 |
À la suite des consultations avec l’industrie réglementée concernée par la question de la classification des chaudières et des fours industriels, le ministère a découvert que, sur les 218 chaudières et fours industriels affectés, au moins :
- 41 sont liés à des problèmes d’essais (y compris des problèmes de sécurité liés aux conditions d’essais);
- 53 sont liés à des essais sur les NOX invalides.
En l’absence d’information sur les chaudières et les fours industriels restants, le ministère, conformément à la règle d’assignation décrite au paragraphe 12(2) du règlement, et aux fins de l’analyse, a considéré que ces équipements appartenaient à la classe 80 en raison de problèmes d’essais, ou parce qu’ils n’avaient pas été soumis à un essai de classification dans les délais prescrits, qu’ils étaient désormais hors service ou qu’ils appartenaient véritablement à la classe 80.
Objectif
Les modifications proposées visent à apporter plus de flexibilité aux exigences d’essai afin qu’elles s’appliquent à une plus grande variété de configurations d’équipements. Les modifications proposées donneraient également aux parties réglementées une période d’essai prolongée pour réaliser un essai valide sur les émissions de NOX pour les 218 chaudières et fours industriels préexistants pour lesquels un essai valide sur les émissions de NOX n’a pas été soumis. Cela inclut au moins 41 chaudières et fours industriels pour lesquels des problèmes de conformité avec les exigences d’essai existantes ont été confirmés. Les exploitants des 218 chaudières et fours industriels concernés disposeraient ainsi du temps et de la souplesse nécessaire pour refaire les essais sur leurs équipements.
Description
Les modifications proposées à la partie 1 du RMSPA donneraient aux exploitants de chaudières et fours industriels préexistants affectés par la règle d’assignation une occasion pour reclassifier leur équipement. Les modifications proposées offriraient également plus de flexibilité pour la réalisation des essais afin de permettre l’utilisation de conditions d’essai sûres et prévisibles pour les configurations d’équipement que l’on retrouve dans l’industrie. Les modifications proposées incorporeraient les éléments suivants :
- Prolonger jusqu’au 31 décembre 2025 le délai pour compléter un essai valide sur les émissions de NOX pour reclassifier les chaudières et fours industriels préexistants;
- Apporter de la flexibilité aux conditions de fonctionnement des chaudières et des fours industriels pendant les essais, ainsi qu’aux exigences en matière de durée des essais, lorsqu’il existe un risque de sécurité avéré pour les équipements ou pour la vie humaine;
- Éliminer les exigences inutiles en matière d’emplacement du port d’échantillonnage;
- Modifier le seuil de la concentration de méthane, qui passe de 90 % à 85 % par volume;
- Supprimer l’exigence que la capacité nominale soit établie à la date de mise en service de la chaudière ou du four industriel;
- Ajouter de nouvelles exigences pour les essais sur les émissions de NOX pour les chaudières et les fours industriels partageant une cheminée commune.
Élaboration de la réglementation
Consultation
À la suite de la date limite de classification du 31 décembre 2022, en vertu de l’article 36 du RMSPA, le ministère a analysé les rapports soumis pour déterminer l’étendue des problèmes d’essais en évaluant le nombre de chaudières et de fours industriels pour lesquels un essai valide sur les émissions de NOX n’a pu être complété. L’analyse a révélé qu’un essai valide n’avait pas été soumis pour 324 chaudières et fours industriels, ce qui a amené le ministère à s’inquiéter de la possibilité qu’un nombre important d’exploitants de chaudières et de fours industriels soient confrontés à des problèmes de conformité aux exigences d’essai des émissions de NOX.
Afin de déterminer les raisons pour lesquelles le délai de classification n’avait pas été respecté et afin de valider l’impact des problèmes liés aux exigences d’essai sur les émissions de NOX, le ministère s’est entretenu avec 17 entreprises au cours de l’automne 2023, avec une représentativité régionale et sectorielle, qui possédaient ou exploitaient plus de 67 % des 324 chaudières et fours industriels pour lesquels un essai valide sur les émissions de NOX n’avait pas été soumis. Les commentaires entendus étaient conformes à ce que le ministère avait entendu au cours de ses huit années d’administration du RMSPA et ont confirmé l’étendue des problèmes liés aux essais.
En raison de la nécessité de publier les modifications finales avant le 1er janvier 2026 (date d’entrée en vigueur des limites d’émissions de NOX pour les chaudières et les fours industriels préexistants), le ministère s’est entretenu en 2024 avec un groupe limité d’entreprises confrontées aux problèmes les plus complexes afin de valider la faisabilité des modifications proposées pour les cheminées communes ainsi que les autres flexibilités proposées en matière d’essais. En général, les exploitants consultés se sont montrés favorables aux flexibilités proposées aux exigences d’essai ainsi qu’à l’occasion de reclassifier les équipements affectés.
Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones
Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, le ministère a procédé à une évaluation des implications des traités modernes sur les modifications proposées. Bien qu’un petit nombre de chaudières et de fours industriels soient situés dans des sites industriels ou dans des entités réglementées couvertes par de multiples accords, cette initiative n’aurait aucune incidence sur le domaine des droits clés décrits dans les accords, car ces chaudières et fours industriels ne sont pas situés sur des terres ou des entreprises appartenant aux détenteurs de traités modernes répertoriés. L’évaluation n’a donc pas mis en évidence d’implications ou d’obligations découlant de traités modernes, et les modifications proposées concernant les dispositions relatives aux essais ne devraient pas avoir d’incidence directe sur les populations autochtones. Les organisations nationales autochtones n’ont pas encore été impliquées. Elles seront informées de la période de consultation publique de 60 jours lorsque les modifications proposées seront publiées.
Choix de l’instrument
Le maintien du statu quo n’a pas été considéré comme une option viable, car les exploitants de chaudières et fours industriels auraient alors été confrontés à des problèmes de sécurité pour les équipements ou pour la vie humaine pour quantifier leurs émissions de NOX et auraient été considérés à tort comme non conformes aux règlements en vigueur.
Pour atteindre l’objectif de corriger la classification des chaudières et fours industriels affectés, il a été déterminé que la seule option viable était de modifier les règlements.
La modification du règlement offrirait une plus grande flexibilité pour la quantification des émissions de NOX pour une variété de configurations d’équipement, en plus d’ajouter une période pour déterminer la classe de performance en matière d’émissions de NOX d’une chaudière ou d’un four industriel afin de permettre aux exploitants de démontrer leur conformité en utilisant des essais appropriés et sûrs.
Analyse de la réglementation
Avantages et coûts
Cadre analytique
Les 218 chaudières et fours industriels pour lesquels aucun résultat d’essai valide n’a été produit dans les délais prescrits par le RMSPA sont réputés être de classe 80 en vertu de la règle d’assignation du règlement actuel. Si ces chaudières et fours industriels restent réputés comme étant de classe 80, leurs exploitants subiront des coûts supplémentaires pour se conformer au RMSPA. Depuis 2016, le ministère a reçu suffisamment de données et d’informations de la part des exploitants pour déterminer que la grande majorité des chaudières et des fours industriels affectés seraient classifiés comme étant de véritable classe 40 et seraient donc conformes au RMSPA sans aucune modification. En l’absence des modifications proposées, les exploitants des chaudières et des fours industriels affectés seraient obligés de faire des investissements importants pour mettre à niveau ou reconfigurer des équipements, ce qui ne serait pas nécessaire pour des équipements de classe 40.
Afin d’identifier et d’évaluer l’impact différentiel des modifications proposées, deux scénarios ont été élaborés : le scénario de base (en absence des modifications proposées) et le scénario réglementaire (en appliquant les modifications proposées). Dans les deux scénarios, les équipements sont censés fonctionner à 75 % de leur capacité, 24 heures sur 24, 365 jours par année. La période d’analyse s’étend de 2025 à 2035 inclusivement (période d’analyse de 11 ans). Les coûts totaux sont présentés en dollars canadiens de 2024 et sont actualisés à 3 %.
Scénario de base
Le scénario de base reflète une projection des conditions actuelles et des coûts estimés dans le cadre du RMSPA. Dans le scénario de base, 218 chaudières et fours industriels n’ont pas présenté de résultats d’essais valides prescrits par le règlement actuel et, à ce titre, ont été réputés être de classe 80. En l’absence de modifications, ces équipements seraient assujettis aux normes d’émission de la classe 80 et leurs exploitants subiraient des coûts pour les mettre à niveau afin de se conformer au RMSPA. Il en résulterait des réductions d’émissions supplémentaires qui n’ont pas été estimées dans le cadre du RMSPA et des essais supplémentaires pour démontrer la conformité avec les normes d’intensité d’émissions en 2026. Les émissions de référence des NOX ont été calculées sur la base des normes de rendement auxquelles chaque chaudière et four industriel serait soumis en vertu de sa classification dans le RMSPA, y compris les chaudières et fours industriels présumés être de classe 80. Pour toute chaudière ou tout four industriel dont les émissions actuelles sont supérieures à 70 g NOX/GJ ou qui étaient réputés être de classe 80, leurs émissions ont été estimées à 20 g/GJréférence 3 afin de respecter la limite de 26 g/GJ à laquelle elles sont soumises dans le cadre du RMSPA.
Scénario réglementaire
Dans le scénario réglementaire, les modifications proposées réduiraient les coûts en offrant plus de flexibilité pour la réalisation des essais et en prolongeant la période d’essai pour la classification des équipements du présent règlement jusqu’au 31 décembre 2025 pour démontrer la performance d’émission de NOX des chaudières et des fours industriels. Ces dispositions permettraient aux exploitants de chaudières et de fours industriels de classifier leurs équipements dans leur véritable classe de performance d’émission de NOX. Pour ce faire, un nouvel essai devra être réalisé en 2025. Cela évitera des coûts de mise à niveau inutiles et coûteux, qui pourraient inclure le remplacement des équipements ou la reconfiguration des équipements de l’installation. Il en résulterait que les chaudières et les fours industriels incorrectement classifiés ne seraient plus soumis aux normes d’émission prescrites par le RMSPA et n’entraîneraient pas les réductions d’émissions supplémentaires décrites dans le scénario de référence. Certaines parties réglementées (chaudières et fours industriels véritablement de classe 70 qui étaient réputés être de classe 80) subiront des coûts supplémentaires pour un essai en cheminée additionnel en 2036. Tous les exploitants encourront également une charge administrative pour se familiariser avec les modifications proposées.
Impacts supplémentaires
Dans le cadre de la réglementation actuelle, les exploitants des 218 chaudières et fours industriels affectés sont tenus de réaliser des essais pour déterminer les émissions de leurs chaudières et fours industriels afin de démontrer qu’ils respectent les limites d’émissions de NOX de la classe 80, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Ces essais ne seraient plus requis en vertu des modifications proposées pour les chaudières et les fours industriels qui seraient reclassifiés comme classe 40 ou 70 (208 dans le tableau 3). Toutefois, les exploitants de ces chaudières et fours industriels de classe 40 ou 70 seraient tenus, en vertu des modifications proposées, d’effectuer un essai pour les reclassifier dans leur véritable classe d’ici la fin de 2025. Ces essais s’annuleraient l’un l’autre pour les chaudières et les fours industriels de classe 40 ou 70. Seuls les chaudières et fours industriels de classe 70 seraient tenus d’effectuer un essai supplémentaire, étant donné qu’ils seraient toujours tenus, en vertu des modifications proposées, d’effectuer un essai pour démontrer qu’ils respectent la limite d’émission de NOX de classe 70 qui entrera en vigueur le 1er janvier 2036.
Le tableau 3 présente une répartition des chaudières et fours industriels affectés, les émissions avec et sans les modifications proposées, et les exigences pour chaque classe.
| Classification après les modifications proposées | Émissions sans modification (g NOX/GJ) |
Émissions avec modification (scénario réglementaire) [g NOX/GJ] |
Nombre d’équipement | Exigence de conformité |
|---|---|---|---|---|
| Classe 40 | ≤ 26 | ≤ 26 | 74 | Familiarisation avec les modifications proposĂ©es |
| Classe 40 | 20 | 26 ≤ x < 70 | 121 | Familiarisation avec les modifications proposĂ©es |
| Classe 70 | 20 | 2026 : 70 ≤ x < 80 note a du tableau 3 2036 : 20 | 13 | Essai en cheminĂ©e supplĂ©mentaire et familiarisation avec les modifications proposĂ©es |
| Classe 80 | 20 | 20 | 10 | Familiarisation avec les modifications proposées |
| Total | s.o. | s.o. | 218 | s.o. |
Note(s) du tableau 3
|
||||
Impacts quantitatifs
Avantages
Dans le cadre des modifications proposées, les avantages supplémentaires monétisés correspondraient aux économies de coûts réalisées par environ 60 % des 218 chaudières et fours industriels qui éviteraient des mises à niveau inutiles. Ces économies ont été calculées sur la base des coûts marginaux présentés dans le REIR pour le RMSPA (en dollars de 2015). Pour les équipements de la classe 70, les coûts évités ont été calculés en utilisant la différence entre le coût actualisé de remplacement ou de mise à niveau de l’équipement en 2025 (pour les équipements de classe 80, dans le scénario de référence) et le coût de ceux-ci en 2035 (pour les équipements de classe 70, dans le scénario réglementaire). Les coûts estimés dans le RMSPA pour mettre à niveau les chaudières et les fours industriels varient en fonction du niveau d’émissions actuel et de la capacité de la chaudière ou du four industriel, et vont de 46 000 à 1 million de dollars par équipement (en dollars de 2015). Le total des coûts évités par les exploitants grâce aux modifications proposées a été estimé à 14,5 millions de dollars (en dollars de 2024, actualisés) sur l’ensemble de la période d’analyse.
Coûts
Treize chaudières et fours industriels réputés être de classe 80 en vertu du Règlement actuel et qui seraient reclassifiés comme appartenant à la classe 70 en vertu des modifications proposées entraîneront des coûts supplémentaires pour effectuer un essai en cheminée (comme indiqué dans le tableau 3). Ce coût s’ajoute au coût de l’essai sur les émissions de NOX pour la classification de tous les équipements prescrit par le Règlement actuel. Il s’agirait d’un essai supplémentaire et d’un coût subséquent encouru en 2036. Le coût de la réalisation et de la soumission d’un essai en cheminée supplémentaire est évalué à 10 500 $ (en dollars de 2024). Si l’on tient compte du fait que l’essai sera effectué en 2036, le coût supplémentaire total pour les 13 équipements de classe 70 est d’environ 101 569 $ (dollars de 2024, actualisés). Il n’y aurait pas de coûts supplémentaires liés aux essais en cheminée pour les équipements qui seraient reclassifiés comme étant de classe 40 ou pour les équipements qui resteraient de classe 80 en vertu des modifications proposées, car ils n’auraient pas besoin de soumettre un essai supplémentaire pour être reclassifiés.
Les parties réglementées qui possèdent et/ou exploitent les 218 chaudières et fours industriels assujettis aux modifications proposées assumeront des frais administratifs pour se familiariser avec les modifications réglementaires proposées. Il s’agit d’un coût initial unique qui devrait être pris en charge par des cadres supérieurs internes. Il a été estimé à 0,5 heure pour les exploitants sans cheminées communes et à quatre heures pour les exploitants avec des cheminées communes. Le total des coûts administratifs actualisés associés aux modifications proposées pour la période d’analyse s’élève à 9 648 $ en dollars de 2024.
Impacts qualitatifs
Impacts sur les émissions
Pour le scénario de base, il a été estimé que les exploitants des 218 chaudières et fours industriels réputés être de classe 80 seraient tenus de respecter la norme d’émission pour les équipements de classe 80, ce qui entraînerait une réduction supplémentaire des émissions de 25,33 kt de NOX au cours de la période d’analyse. Les modifications proposées permettraient aux exploitants de corriger la classification de leurs chaudières et fours industriels en leur donnant le temps d’effectuer un essai valide. Les modifications proposées offrent également une plus grande flexibilité en ce qui concerne les exigences d’essai. Si les exploitants des 218 chaudières et fours industriels réalisent un essai valide sur les émissions de NOX de leurs chaudières et fours industriels, ils pourront être correctement classifiés comme étant de classe 40 et ne seront donc plus soumis à une exigence de réduction des émissions de NOX, ce qui n’entraînerait pas de réductions supplémentaires des émissions.
Impacts sur la santé
Les avantages pour la santé liés à la pollution atmosphérique ont été estimés dans le REIR pour le RMSPA publié en 2016. Les réductions des émissions de polluants atmosphériques (notamment 98 750 tonnes de NOX) associées aux normes de rendement sur les chaudières et fours industriels devraient réduire les niveaux de pollution de l’air ambiant et entraîner environ 70 décès prématurés de moins au cours de la période d’analyse de 2016 à 2035, ainsi qu’une diminution des répercussions sur la morbidité, telles que 20 000 jours de moins de symptômes d’asthme et 70 000 jours de moins d’activités restreintes chez les non-asthmatiques. La valeur de ces avantages pour la santé au cours de la période 2016-2035 a été estimée à 388 millions de dollars (en dollars de 2015).
Si les modifications proposées ne prolongeaient pas le délai des essais, le nombre de mises à niveau ou de remplacements serait plus élevé que dans les hypothèses initiales, ce qui entraînerait des réductions d’émissions supplémentaires. Toutefois, le résultat de la classification des 218 chaudières et fours industriels n’ayant pas fait l’objet d’essais valides est incertain.
Les modifications proposées ne changeraient pas les normes de rendement ou les délais pour les mises à niveau ou les remplacements. En outre, les modifications proposées devraient entraîner les mêmes réductions d’émissions que l’analyse initiale pour le RMSPA. Ainsi, les modifications proposées devraient avoir un impact minime, voire nul, sur le plan de la santé et d’avantages monétaires par rapport aux impacts sur la qualité de l’air et la santé estimées dans l’analyse initiale du RMSPA.
Les modifications proposées ne devraient pas entraîner de nouveaux coûts, directs ou indirects, pour le gouvernement ou les consommateurs canadiens.
Énoncé des coûts et des avantages
- Nombre d’années : 11 (2025 to 2035)
- Année de référence des prix : 2024
- Année de référence de la valeur actualisée : 2024
- Taux d’actualisation : 3 %
| Parties prenantes affectées | Description de l’avantage | 2025 | 2026-2034 | 2035 | Total (valeur actualisée) |
Valeur annualisée |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Industrie | Coûts en capital évités | 14 483 047 $ | 0 $ | 0 $ | 14 483 047 $ | 1 565 290 $ |
| Toutes les parties prenantes | Total des avantages | 14 483 047 $ | 0 $ | 0 $ | 14 483 047 $ | 1 565 290 $ |
| Description des coûts | 2025 | 2026-2034 | 2035 | Total (valeur actualisée) |
Valeur annualisée | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Industrie | Familiarisation avec les modifications réglementaires pour les équipements qui ne partagent pas une cheminée commune | 7 686 $ | 0 $ | 0 $ | 7 686 $ | 830 $ |
| Familiarisation avec les modifications réglementaires pour les équipements qui partagent une cheminée commune | 1 962 $ | 0 $ | 0 $ | 1 962 $ | 212 $ | |
| Coûts supplémentaires des essais | 0 $ | 0 $ | 101 569 $ | 101 569 $ | 10 977 $ | |
| Coût total | 9 648 $ | 0 $ | 101 569 $ | 111 217 $ | 12 020 $ | |
| Impact | 2025 | 2026-2034 | 2035 | Total (valeur actualisée) |
Valeur annualisée |
|---|---|---|---|---|---|
| Total des avantages | 14 483 047 $ | 0 $ | 0 $ | 14 483 047 $ | 1 565 290 $ |
| Coût total | 9 648 $ | 0 $ | 101 569 $ | 111 217 $ | 12 020 $ |
| Impact net | 14 473 399 $ | 0 $ | −101 569 $ | 14 371 829 $ | 1 553 271 $ |
Lentille des petites entreprises
La lentille des petites entreprises ne s’appliquerait pas, car il n’y a pas de petites entreprises identifiées qui seraient affectées par les modifications proposées.
Règle du « un pour un »
La règle du « un pour un » s’appliquerait puisque les modifications proposées entraîneraient une augmentation du fardeau administratif pour les entreprises affectées. Les coûts administratifs pour les entreprises comprendraient la familiarisation avec les modifications proposées. Selon l’« lnternational Standard Cost Model Manual » (document disponible en anglais seulement) et en utilisant un taux d’actualisation de 7 %, l’augmentation annualisée des coûts administratifs pour chaque entreprise touchée est de 1,43 $ et le total des coûts administratifs annualisés est de 776 $ (en dollars canadiens de 2012). L’initiative est donc assujettie à cette règle.
Coopération et harmonisation en matière de réglementation
Les modifications proposées ne devraient pas avoir d’incidence sur la coopération et l’alignement réglementaires.
Effets sur l’environnement
Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (directive EEES), un examen préliminaire EEES a été réalisé. Les textes réglementaires soumis à la Directive du Cabinet sur la réglementation sont exemptés des éléments d’analyse économique de la directive EEES. L’examen préliminaire a démontré que les modifications proposées ne produiraient pas d’effets importants liés aux gaz à effet de serre (GES) et/ou n’auraient pas d’incidence sur les plans et les cibles climatiques du Canada. Toutefois, la prolongation de la période de reclassification prévue par les modifications proposées pourrait entraîner des émissions supplémentaires d’un maximum de 25 333 tonnes de NOX au cours de la période d’analyse de 11 ans (2025-2035). En effet, la prolongation permettrait aux 218 chaudières et fours industriels réputés appartenir à la classe 80 d’être reclassifiés comme la classe 40. Les équipements réputés être de classe 80 devront être mis à niveau ou remplacés d’ici le 1er janvier 2026 dans le scénario de référence, alors que dans le cadre des modifications proposées, ils pourraient être mis à niveau ou remplacés 10 ans plus tard (pour les équipements de classe 70) ou pas du tout (pour les équipements de la classe 40), ce qui se traduirait par des émissions supplémentaires de NOX.
Analyse comparative entre les sexes plus
Le bureau du programme sur la qualité de l’air d’ECCC a élaboré une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) approfondie pour l’Initiative horizontale : Lutte contre la pollution atmosphérique présentée et approuvée par le Secrétariat du Conseil du Trésor. L’analyse a démontré qu’aucun groupe (sur la base de facteurs tels que le genre, le sexe, l’âge, la langue, l’éducation, la géographie, la culture, l’ethnicité, le revenu, la capacité, l’orientation sexuelle et l’identité de genre) ne devrait être affecté de manière disproportionnée par les politiques d’atténuation de la pollution de l’air. Plus précisément, les modifications proposées n’entraîneraient pas d’augmentation du coût des biens pour les consommateurs ni du coût de production pour l’industrie, ce qui garantit l’absence de pertes d’emplois et protège contre tout impact les personnes économiquement vulnérables. Par conséquent, il est anticipé que les parties prenantes ou le public ne soulèveront pas de préoccupations concernant les conséquences possibles des modifications proposées.
Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service
Les activités de promotion de la conformité et d’application de la loi se poursuivront pour les parties réglementées par le RMSPA. Les modifications proposées entreraient en vigueur dès leur enregistrement.
Mise en œuvre
Les modifications proposées entreraient en vigueur dès leur enregistrement.
Le ministère communiquera avec les propriétaires ou les exploitants de chaudières et de fours industriels par l’intermédiaire des coordonnées qu’ils ont fournies dans des rapports sous le RMSPA pour les informer de l’entrée en vigueur des modifications proposées. Bien que la plupart des modifications proposées soient simples, du matériel de promotion de la conformité sera disponible pour aider l’industrie avec les règles de quantification plus complexe pour les chaudières et les fours industriels qui sont reliés à une cheminée commune. Le ministère administre également une boîte de réception générique pour les demandes de renseignements sur le RMSPA.
Conformité et application
Les activités de promotion de la conformité et d’application de la loi se poursuivront pour les parties réglementées par le RMSPA.
Les modifications proposées seraient apportées en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [la Loi]; par conséquent, les agents chargés de l’application de la loi appliqueraient la politique d’observation et d’application de la loi lorsqu’ils vérifieraient la conformité avec le règlement modifié. Cette politique définit l’éventail des mesures d’application possibles en cas d’infraction présumée. À la suite d’une inspection ou d’une enquête, lorsqu’un agent de l’autorité découvre une infraction présumée, il choisit la mesure d’application appropriée en fonction de la politique.
Personnes-ressources
Karishma Boroowa
Directrice
Division de l’électricité et de la combustion
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : combustion@ec.gc.ca
Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et valuation
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : eccc.darv-ravd.eccc@canada.ca
PROJET DE RÉGLEMENTATION
Avis est donné, conformément au paragraphe 332(1)référence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) référence b, que la gouverneure en conseil, en vertu des paragraphes 93(1)référence c et 330(3.2)référence d de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques, ci-après.
Les intéressés peuvent présenter au ministre de l’Environnement, dans les soixante jours suivant la date de publication du présent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou un avis d’opposition motivé demandant la constitution de la commission de révision prévue à l’article 333référence e de la même loi. Ceux qui présentent des observations sont fortement encouragés à le faire au moyen de l’outil en ligne disponible à cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui présentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui présentent un avis d’opposition, sont priés d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du présent avis, et d’envoyer le tout à Karishma Boroowa, directrice, Division de l’électricité et de la combustion, Direction de l’énergie et des transports, ministère de l’Environnement, 351, boul. Saint-Joseph, Gatineau (Québec) K1A 0H3 (courriel : combustion@ec.gc.ca).
Quiconque fournit des renseignements au ministre peut en même temps présenter une demande de traitement confidentiel aux termes de l’article 313référence f de cette loi.
Ottawa, le 4 février 2025
La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi
Règlement modifiant le Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques
Modifications
1 Les définitions de capacité nominale et gaz naturel, à l’article 4 du Règlement multisectoriel sur les polluants atmosphériques référence 4, sont remplacées par ce qui suit :
- capacité nominale
- À l’égard d’une chaudière ou d’un four industriel, la quantité maximale d’énergie thermique — calculée sur la base du pouvoir calorifique supérieur du combustible — que la chaudière ou le four industriel est capable de produire par heure, exprimée en gigajoules par heure (GJ/h), spécifiée sur la plaque signalétique qui est apposée sur la chaudière ou sur le four industriel par le fabricant ou, à défaut d’une telle plaque, dans un document fourni par celui-ci. (rated capacity)
- gaz naturel
- Combustibles fossiles gazeux constitués d’au moins 85 % de méthane par volume. (natural gas)
2 (1) L’article 27 du même règlement est modifié par adjonction, après le paragraphe (1), de ce qui suit :
Exception
(1.1) Toutefois, si une durée de trente minutes peut endommager l’équipement ou poser un danger pour la vie humaine, chaque ronde est de la durée maximale qui ne pose pas un tel risque.
(2) L’alinéa 27(2)b) du même règlement est remplacé par ce qui suit :
- b) la chaudière ou le four industriel fonctionne à au moins 60 % de sa capacité nominale ou, si cela peut endommager l’équipement ou poser un danger pour la vie humaine, au pourcentage le plus élevé de cette capacité qui ne pose pas un tel risque;
3 Le sous-alinéa 28(1)a)(i) du même règlement est abrogé.
4 Le même règlement est modifié par adjonction, après l’article 29, de ce qui suit :
Cheminée commune
29.1 (1) L’essai en cheminée, ou l’essai SMECE effectué sur une cheminée commune peut être utilisé afin d’établir l’intensité d’émission de NOx des chaudières et des fours industriels qui utilisent cette cheminée commune et qui fonctionnent pendant cet essai.
DĂ©termination de l’intensitĂ© — chaudières ou fours industriels seulement
(2) Pour l’application des articles 34 et 36, lorsque seuls des chaudières ou fours industriels utilisent la cheminée commune et fonctionnent pendant l’essai, l’intensité d’émission de NOx de chaque chaudière ou four industriel est le résultat de l’essai en cheminée ou de l’essai SMECE effectué sur cette cheminée.
DĂ©termination de l’intensitĂ© — prĂ©sence d’autres dispositifs
(3) Pour l’application des articles 34 et 36, lorsque certains dispositifs qui utilisent cette cheminée commune et qui fonctionnent pendant l’essai ne sont pas assujettis à la présente partie, l’intensité d’émission de NOx de chaque chaudière ou four industriel qui l’est est déterminée selon la formule suivante :
- (ΣrQr Ă— Esortie + ΣuQu Ă— Esortie − ΣuQu Ă— Eu) Ă· ΣrQr
- où :
- Qr
- représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la re chaudière ou le rréférence e four industriel, exprimée en GJ;
- Esortie
- l’intensité d’émission mesurée pendant l’essai, exprimée en g/GJ;
- Qu
- l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le uréférence e dispositif, exprimée en GJ;
- Eu
- la valeur de l’intensité d’émission de NOx du uréférence e dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
- r
- la rréférence e chaudière ou le rréférence e four industriel qui utilise la cheminée commune et qui fonctionne pendant l’essai, r allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels chaudières ou fours industriels;
- u
- le uréférence e dispositif qui n’est pas assujetti à la présente partie, qui utilise la cheminée commune et qui fonctionne pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs.
Période de référence
(4) Il est entendu que, lorsque le paragraphe (2) ou (3) s’applique avec l’article 34, l’essai en cheminée ou l’essai SMECE doit avoir été effectué pendant la période de référence visée au paragraphe 34(1).
Essai initial ou de conformité
(5) Pour l’application des articles 33 et 38, l’intensité d’émission de NOx d’une chaudière ou d’un four industriel qui partage une cheminée commune avec un dispositif qui n’est pas assujettis à la présente partie est réputée ne pas dépasser la limite applicable prévue aux articles 6, 7, 9 à 11, 13 ou 14 si l’intensité d’émission de NOx de la cheminée commune ne dépasse pas la limite déterminée selon la formule suivante :
- (Σj(Qj Ă— Lj) + Σk(Qk Ă— Ck) + Σu(QuĂ— Eu)) Ă· (ΣjQ j + ΣkQk + ΣuQu)
- où :
- Qj
- représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la jréférence e chaudière ou le jréférence e four industriel, exprimée en GJ;
- Lj
- la limite d’intensité d’émission de NOx applicable à la je chaudière ou au jréférence e four industriel, exprimée en g/GJ;
- Qk
- l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la kréférence e chaudière ou le kréférence e four industriel, exprimée en GJ;
- Ck
- l’intensité d’émission de NOx de classification mesurée pour la kréférence e chaudière ou le kréférence e four industriel, exprimée en g/GJ;
- Qu
- l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le uréférence e dispositif, exprimée en GJ;
- Eu
- la valeur de l’intensité d’émission de NOx du uréférence e dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
- j
- la jréférence e chaudière ou le jréférence e four industriel qui émet dans la cheminée commune pendant l’essai et pour lequel une limite d’intensité d’émission est prescrite dans la présente partie, j allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels chaudières ou fours industriels;
- k
- la kréférence e chaudière ou le kréférence e four industriel qui émet dans la cheminée commune pendant l’essai pour lequel aucune limite d’intensité d’émission n’est prescrite dans la présente partie, k allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels chaudières ou fours industriels;
- u
- le uréférence e dispositif qui n’est pas assujetti à la présente partie, qui utilise la cheminée commune et qui fonctionne pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs.
Nouvelle détermination après événement déclencheur
(6) Lorsque l’un des événements déclencheurs prévus au paragraphe 37(3) se produit à l’égard d’une chaudière ou d’un four industriel qui utilise la cheminée commune, l’intensité d’émission de NOx pour cette chaudière ou ce four industriel est déterminée selon la formule suivante :
- ((ΣtQt + ΣuQu + ΣxQx) Ă— Esortie − ΣuQu Ă— Eu − ΣxQx Ă— Cx) Ă· ΣtQt
- où :
- Qt
- représente l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la tréférence e chaudière ou le tréférence e four industriel, exprimée en GJ;
- Qu
- l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par le uréférence e dispositif, exprimée en GJ;
- Qx
- l’énergie du combustible brûlé pendant l’essai par la xréférence e chaudière ou le xréférence e four industriel, exprimée en GJ;
- Esortie
- l’intensité d’émission de NOx mesurée pendant l’essai, exprimée en g/GJ;
- Eu
- la valeur de l’intensité d’émission de NOx du uréférence e dispositif garantie par le fabricant, exprimée en g/GJ, ou, à défaut, 26 g/GJ;
- Cx
- l’intensité d’émission de NOx de classification mesurée pour la xréférence e chaudière ou le xréférence e four industriel, exprimée en g/GJ;
- t
- la tréférence e chaudière ou le tréférence e four industriel qui utilise la cheminée commune, qui fonctionne pendant l’essai et qui a subi un événement déclencheur, t allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels chaudières ou fours industriels;
- u
- le uréférence e dispositif qui n’est pas assujetti à la présente partie, qui utilise la cheminée commune et qui fonctionne pendant l’essai, u allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels dispositifs;
- x
- la xréférence e chaudière ou le xréférence e four industriel, qui utilise la cheminée commune, qui fonctionne pendant l’essai et qui n’a pas subi un événement déclencheur, x allant de 1 à n, où n représente le nombre de tels chaudières ou fours industriels.
5 Le même règlement est modifié par adjonction, avant l’article 37, de ce qui suit :
Nouvelle détermination après le choix au titre du sous-alinéa 34(1)b)(vi)
36 (1) L’intensité d’émission de NOx de classification de la chaudière ou du four industriel à laquelle une intensité d’émission de NOx de classification de 80 g/GJ a été assignée au titre du sous-alinéa 34(1)b)(vi) peut, au plus tard le 31 décembre 2025, être déterminée à nouveau au cours de la période de référence visée au paragraphe (3).
Essai en cheminée ou essai SMECE
(2) La nouvelle détermination est effectuée au moyen :
- a) soit d’un essai en cheminée;
- b) soit d’un essai SMECE, la nouvelle dĂ©termination Ă©tant la plus Ă©levĂ©e des moyennes horaires mobiles Ă©tablie pour chaque pĂ©riode de calcul — au cours de la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence — comptant au moins 2 880 heures.
Période de référence
(3) La période de référence pour la nouvelle détermination commence le 17 juin 2016 et se termine à la date fixée par toute personne responsable de la chaudière ou du four industriel.
Nouvelle dĂ©termination — intensitĂ© d’émission de NOx
(4) L’intensité d’émission de NOx de classification déterminée à nouveau au titre des paragraphes (1) à (3) remplace l’intensité d’émission de NOx de classification de 80 g/GJ assignée au titre du sous-alinéa 34(1)b)(vi).
Entrée en vigueur
6 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.
Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité
Conditions d’utilisation
Vous êtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des éléments suivants :
- renseignement personnel;
- renseignement protégé ou classifié du gouvernement du Canada;
- commentaire discriminatoire ou qui incite Ă la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
- commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
- commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
- commentaire venant Ă l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
- commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
- commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activité criminelle;
- liens externes;
- commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
- commentaire qui contrevient autrement au présent avis.
L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.
Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels » dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.
Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.
Les commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.
Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.
Avis de confidentialité
Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.
Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.
Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă Services publics et Approvisionnement Canada, Ă qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.
Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.
Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.
Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă leurs renseignements personnels.