Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments : DORS/2025-158

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 17

Enregistrement
DORS/2025-158 Le 30 juillet 2025

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2025-596 Le 30 juillet 2025

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu du paragraphe 136(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de autoritĂ© provinciale, Ă  l’article 1 du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments rĂ©fĂ©rence 1, est abrogĂ©e.

(2) La dĂ©finition de power driven, Ă  l’article 1 de la version anglaise du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

power-driven,
in respect of a vessel, means that the vessel is propelled by a mode of propulsion provided by a main propelling machinery that is an internal combustion engine or a steam engine. (propulsion mécanique)

(3) L’article 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

TP 15587
Le document TP 15587F intitulé Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, publié par le ministère des Transports, avec ses modifications successives. (TP 15587)

2 (1) Les paragraphes 2(1) Ă  (6.1) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

2 (1) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 1 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment.

(2) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 2 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique.

(3) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 3 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW ou un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique.

(4) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es aux colonnes 1 Ă  3 de l’annexe 4 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique dont la puissance motrice est supĂ©rieure Ă  la puissance motrice maximale mentionnĂ©e Ă  la colonne 4 de cette annexe.

(5) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es aux colonnes 1 Ă  3 de l’annexe 5 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique Ă  une vitesse supĂ©rieure Ă  la vitesse maximale mentionnĂ©e Ă  la colonne 4 de cette annexe.

(6) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 6 du TP 15587, sauf aux heures autorisĂ©es qui y sont prĂ©cisĂ©es, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique pour tirer une personne sur des skis nautiques ou tout autre Ă©quipement sportif ou rĂ©crĂ©atif.

(6.1) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 7 du TP 15587, sauf aux heures autorisĂ©es qui y sont prĂ©cisĂ©es, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique dans le but de permettre Ă  une personne de faire du surf sur le sillage de ce bâtiment.

(2) Le passage du paragraphe 2(7) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(7) Il est interdit, dans les eaux ci-après, d’utiliser Ă  une vitesse supĂ©rieure Ă  10 km/h un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique Ă  30 m ou moins de la rive :

(3) L’alinĂ©a 2(7)d) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Le passage de l’alinĂ©a 2(8)b) de la version anglaise du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Le sous-alinĂ©a 2(8)b)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 L’administration locale qui cherche Ă  faire assujettir certaines eaux Ă  une restriction de mĂŞme nature que l’une ou l’autre de celles prĂ©vues aux paragraphes 2(1) Ă  (7) et 11(2) entreprend des consultations publiques auprès des parties qui seraient touchĂ©es par la restriction proposĂ©e et prĂ©sente une demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre.

4 (1) Le paragraphe 6(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 (1) Le ministre peut autoriser par Ă©crit toute personne ou catĂ©gorie de personnes Ă  installer une pancarte dans une zone pour indiquer qu’une restriction Ă  l’égard des eaux indiquĂ©es dans l’une des annexes du TP 15587 a Ă©tĂ© imposĂ©e par l’un ou l’autre des paragraphes 2(1) Ă  (6.1) et 11(2).

(2) Le paragraphe 6(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Si la restriction est levée, le ministre annule l’autorisation et en avise la personne qui a installé la pancarte.

5 Les paragraphes 11(1) et (2) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

11 (1) Il est interdit de tenir une activitĂ© ou un Ă©vĂ©nement sportif, rĂ©crĂ©atif ou public dans les eaux autres que celles indiquĂ©es Ă  l’annexe 8 du TP 15587 d’une manière ou en un endroit qui entraverait la navigation sĂ©curitaire et efficace des bâtiments.

(2) Il est interdit Ă  toute personne de tenir une activitĂ© ou un Ă©vĂ©nement sportif, rĂ©crĂ©atif ou public dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 8 du TP 15587, Ă  moins d’y ĂŞtre autorisĂ©e par un permis dĂ©livrĂ© en vertu du paragraphe 12(1).

6 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 16 et les articles 16 et 17 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

7 Les annexes 1 Ă  8 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©es.

Entrée en vigueur

8 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Les administrations locales et les intervenants locaux ont depuis longtemps des prĂ©occupations concernant la longueur du processus (pouvant prendre jusqu’à quatre ans) pour appliquer des restrictions aux voies navigables locales aux termes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (RRVUB). Certaines administrations locales ont exprimĂ© le dĂ©sir de se voir confĂ©rer des pouvoirs dĂ©cisionnels directs quant Ă  la gestion des questions relatives Ă  leurs voies navigables locales, afin de pouvoir identifier et mettre en place des restrictions plus rapidement et sans avoir Ă  faire appel Ă  Transports Canada (TC) pour soumettre les restrictions proposĂ©es au processus fĂ©dĂ©ral de modification rĂ©glementaire. De plus, le libellĂ© ambigu du paragraphe 2(3) en ce qui a trait aux restrictions visant la puissance motrice des bâtiments pourrait entraĂ®ner une mauvaise interprĂ©tation de la part des utilisateurs des voies navigables et des agents de l’autoritĂ©, qui pourraient croire que la restriction autorise certains bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. De plus, des rĂ©fĂ©rences dĂ©suètes dans l’article 4 du RRVUB pourraient entraĂ®ner des incertitudes en ce qui concerne les exigences relatives Ă  la demande de restriction.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (le Règlement) abrogera les huit annexes du RRVUB dans lesquelles sont Ă©numĂ©rĂ©es toutes les restrictions. Celles-ci seront plutĂ´t Ă©numĂ©rĂ©es dans une publication de Transports intitulĂ©e Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (TP 15587F). Ce document sera incorporĂ© par renvoi au RRVUB, facilitant ainsi toute modification Ă©ventuelle aux plans d’eau par le ministre des Transports. Cela devrait contribuer Ă  accĂ©lĂ©rer le processus d’approbation et la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions sur les voies navigables locales. Le Règlement abrogera Ă©galement l’article 16 du RRVUB, s’appuyant plutĂ´t sur un nouveau pouvoir prĂ©vu au paragraphe 135(1.1) de la partie 5 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001), qui autorise le ministre des Transports Ă  dĂ©signer des agents de l’autoritĂ© en rĂ©ponse aux demandes des administrations locales.

En outre, le paragraphe 2(3) sera modifiĂ© pour en amĂ©liorer la clartĂ© et Ă©liminer toute confusion concernant la puissance motrice maximale qui s’applique aux bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique, mais non aux bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique qui demeurent interdits. Des modifications mineures supplĂ©mentaires seront apportĂ©es Ă  la formulation et la structure afin d’harmoniser d’autres dispositions de l’article 2 du RRVUB dans le cadre de ces modifications.

L’article 4 sera mis Ă  jour pour renforcer l’importance de consulter les intervenants et d’éliminer les rĂ©fĂ©rences dĂ©suètes au processus de demande de restriction, clairement Ă©noncĂ© dans le Guide des administrations locales (PDF) [le Guide]. Le Guide dĂ©crit les modalitĂ©s spĂ©cifiĂ©es par le ministre des Transports et devant ĂŞtre suivies pour la prĂ©sentation d’une demande. Pour simplifier davantage le processus d’application, certaines exigences ont Ă©tĂ© supprimĂ©es, notamment le formulaire d’évaluation prĂ©liminaire et la mise en Ĺ“uvre obligatoire de mesures de rechange pour une saison de navigation.

Enfin, bien que cela ne fasse pas partie des modifications réglementaires, TC a mis à jour le Guide afin de clarifier le processus de demande de restriction pour les administrations locales et de réduire la probabilité de demandes incomplètes ou incohérentes, ce qui peut contribuer aux retards.

Justification : Le Règlement contribuera Ă  rĂ©duire les longs dĂ©lais d’attente liĂ©s Ă  l’approbation de restrictions, ce qui facilitera une rĂ©ponse plus rapide de la part des administrations locales sur les questions liĂ©es aux voies navigables. La clarification du paragraphe 2(3) Ă©liminera le risque d’interprĂ©tation erronĂ©e par les utilisateurs des voies navigables et les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi et Ă©vitera les problèmes de conformitĂ©. La modification du Guide permettra de simplifier le processus pour appuyer la prĂ©paration de demandes complètes, en collaboration avec des intervenants locaux, et l’examen approfondi des demandes par les fonctionnaires de TC.

Les intervenants, y compris les administrations locales, les collectivités autochtones, les associations de plaisanciers, les entités chargées de l’application de la loi, les organismes à vocation environnementale ainsi que d’autres types d’organisations, ont été consultés, et la plupart sont en faveur des modifications au RRVUB.

Le Règlement conférera aux administrations locales un rôle accru dans la gestion des voies navigables locales par l’intermédiaire de processus décisionnels locaux, en collaboration avec les populations locales. Dans l’ensemble, le Règlement et les modifications au Guide viendront accroître l’efficacité et la rapidité de la réponse aux enjeux locaux en matière de sécurité, d’environnement et d’intérêt public concernant les voies navigables canadiennes. De plus, le Règlement sera avantageux pour les administrations locales, la communauté de plaisanciers et TC, car il permettra de simplifier le processus d’approbation et d’améliorer l’efficacité du processus de demande de restriction visant l’utilisation de bâtiments.

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le Règlement n’aura aucune incidence sur les entreprises.

Enjeux

Modernisation du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Les administrations locales et les intervenants locaux expriment des prĂ©occupations depuis de nombreuses annĂ©es au sujet du temps considĂ©rable nĂ©cessaire pour que les restrictions visant l’utilisation des bâtiments soient mises en place sur les voies navigables locales. Il est estimĂ© qu’une administration locale a besoin d’environ deux ans pour prĂ©parer les Ă©lĂ©ments essentiels d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments (par exemple la dĂ©termination des problèmes et des solutions, l’évaluation environnementale, l’analyse coĂ»ts-avantages, les consultations) avant de la soumettre Ă  Transports Canada (TC) pour un examen. De plus, dans le cadre du processus de demande, TC exige qu’une administration locale mette en Ĺ“uvre des mesures de rechange pour une saison de navigation de plaisance prĂ©alablement Ă  la prĂ©sentation d’une demande de restriction. Si ces mesures non rĂ©glementaires s’avèrent inefficaces, une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments doit passer par le processus de modification rĂ©glementaire afin d’obtenir l’approbation du gouverneur en conseil, ce qui peut prendre environ deux ans. En tout, la demande peut prendre jusqu’à quatre ans Ă  partir du moment oĂą une administration locale constate un enjeu de sĂ©curitĂ©, d’environnement ou d’intĂ©rĂŞt public sur sa voie navigable locale, avant qu’une nouvelle restriction n’entre en vigueur et qu’elle soit publiĂ©e dans la Partie II de la Gazette du Canada.

En 2019, à l’appui du processus de demande, TC a révisé le Guide des administrations locales (PDF) [le Guide]. Bien que le Guide ait contribué à simplifier et à standardiser le processus de demande, TC continue de déceler des problèmes et des incohérences dans les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments, ce qui peut entraîner des retards dans le processus d’examen et d’approbation, car les fonctionnaires de TC doivent renvoyer les demandes incomplètes ou non uniformes aux administrations locales pour un développement plus approfondi.

De plus, TC a reçu des demandes de la part des administrations locales et des intervenants locaux souhaitant que le gouvernement fédéral cède aux municipalités ses pouvoirs de réglementation pour mettre en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Certaines administrations locales ont exprimé le désir d’être dotées de pouvoirs décisionnels directs dans la gestion des problèmes sur leurs voies navigables locales, de sorte qu’elles puissent identifier et mettre en place plus rapidement des restrictions sans avoir besoin de faire appel à TC et par la suite entamer le processus fédéral de modification réglementaire pour mettre en œuvre les restrictions proposées.

Corrections administratives

Les intervenants ont notĂ© une certaine confusion au sujet des restrictions d’utilisation relatives Ă  la puissance motrice des bâtiments figurant au paragraphe 2(3) du RRVUB, car elles estiment que le libellĂ© actuel est trompeur. En 2020, une limite de 7,5 kW pour les bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique a Ă©tĂ© instaurĂ©e en vertu de ce paragraphe. Le libellĂ© de ce paragraphe a semĂ© la confusion parmi les intervenants et les entitĂ©s chargĂ©es de l’application de la loi, car il n’est pas clair si la nouvelle limite de 7,5 kW s’applique Ă©galement aux bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. Les modifications rĂ©glementaires de 2020 ont Ă©tĂ© introduites spĂ©cifiquement pour tenir compte des progrès technologiques de la propulsion Ă©lectrique au fil des ans, qui rendent ces types de moteurs plus puissants. Ă€ l’origine, lorsque le paragraphe 2(3) est entrĂ© en vigueur, il Ă©tait conçu pour interdire tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique tout en permettant l’utilisation de moteurs Ă  propulsion Ă©lectrique faible (par exemple les moteurs Ă  chalutage de 1,5 kW pour la pĂŞche). Afin de respecter l’intention du paragraphe 2(3) et compte tenu des amĂ©liorations apportĂ©es Ă  la technologie de la propulsion Ă©lectrique, une limite Ă  la propulsion Ă©lectrique a Ă©tĂ© introduite. Comme le libellĂ© actuel semble regrouper les bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique et les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique sous la restriction de 7,5 kW, laisser le libellĂ© du paragraphe et du titre de la restriction tel quel au lieu de les identifier clairement comme deux Ă©lĂ©ments distincts de la disposition pourrait engendrer une interprĂ©tation erronĂ©e de la part de certains usagers des voies navigables et agents de l’autoritĂ© quant Ă  ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

Enfin, dans le cadre de l’analyse de TC sur la modernisation du RRVUB et de l’examen en cours du Guide, TC a conclu que l’article 4 du RRVUB, qui traite des exigences imposĂ©es aux administrations locales lorsqu’elles demandent une restriction visant l’utilisation des bâtiments, est dĂ©suet et manque potentiellement de clartĂ©. Par exemple, l’article 4 fait rĂ©fĂ©rence Ă  la collaboration avec les autoritĂ©s provinciales, ce qui n’existe pas Ă  l’extĂ©rieur de la province de QuĂ©bec. De plus, bien que l’alinĂ©a 4d) du RRVUB implique dĂ©jĂ  que le ministre des Transports peut demander tout autre renseignement nĂ©cessaire pour justifier une approche rĂ©glementaire dans le cadre du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (le Règlement) apportera des clarifications en Ă©nonçant explicitement que les administrations locales doivent « prĂ©sente[r] une demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre. Â»

Toutes les Ă©tapes et tous les Ă©lĂ©ments essentiels de nature administrative spĂ©cifiĂ©s par le ministre des Transports comme Ă©tant nĂ©cessaires Ă  la proposition d’une demande formelle de restriction sont dĂ©crits dans le Guide. Le manque de clartĂ© de l’alinĂ©a 4d) pourrait semer la confusion parmi les administrations locales quant Ă  l’autoritĂ© habilitĂ©e Ă  prĂ©ciser les exigences, en l’occurrence le ministre des Transports. Les modifications Ă  l’alinĂ©a 4d) sont nĂ©cessaires pour apporter plus de clartĂ© et de certitude aux administrations locales et aux intervenants locaux en faisant en sorte que le pouvoir du ministre des Transports de prĂ©ciser les exigences relatives aux demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments soit plus explicite.

Contexte

Le RRVUB, Ă©tabli en vertu de la LMMC 2001, permet de rĂ©glementer les activitĂ©s nautiques et la navigation dans les eaux canadiennes. Les restrictions en matière de navigation sont Ă©noncĂ©es aux paragraphes 2(1) Ă  2(7), Ă  l’article 11 et au paragraphe 14(1), ainsi qu’aux huit annexes du RRVUB, qui prĂ©cisent le type de restriction (Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessous) et l’emplacement de la voie navigable oĂą elle s’applique.

Ces restrictions en matière de navigation comprennent :

Les administrations locales souhaitant demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments doivent suivre le processus prĂ©cisĂ© par le ministre des Transports, dĂ©fini dans le Guide, qui Ă©nonce les Ă©lĂ©ments et les Ă©tapes Ă  suivre pour faire une demande de restriction en vertu du RRVUB. Le Guide fournit des dĂ©tails sur :

Le Guide est conçu pour aider les administrations locales à examiner tous les éléments nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le droit de naviguer et la nécessité de mettre en œuvre des restrictions. Dans un premier temps, des agents du Bureau de la sécurité nautique (BSN) présenteront à l’administration locale un exposé sur le RRVUB et le processus de demande et ils confirmeront l’éligibilité de l’administration locale à demander des restrictions avant de poursuivre avec la préparation d’une demande.

Modernisation du RRVUB

En 2016, TC a lancĂ© une initiative de modernisation du RRVUB. Dans le cadre de la phase 1 de ce processus, des consultations nationales avec les intervenants se sont tenues afin de dĂ©terminer les problèmes Ă  rĂ©soudre. L’une des principales prĂ©occupations soulevĂ©es par les administrations locales et les intervenants Ă©tait la complexitĂ© du processus de demande et le temps nĂ©cessaire au gouvernement du Canada pour approuver les demandes de restriction.

La phase 1 a Ă©tĂ© achevĂ©e en 2019 avec des mises Ă  jour au Guide qui ont clarifiĂ© le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Depuis lors, les administrations locales ont continué d’exprimer leur frustration quant au temps nécessaire à la préparation des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments et à l’établissement des restrictions en vertu du RRVUB. TC convient qu’une approche moderne, souple et plus rapide devrait être adoptée relativement au processus du RRVUB afin d’aborder les risques locaux liés à la sécurité maritime et à l’environnement, qui influent sur la vie quotidienne des collectivités et sur leur utilisation des voies navigables locales. TC estime également que les administrations locales ont un rôle direct à jouer dans l’identification des enjeux reliés à la sécurité et l’environnement sur les voies navigables locales et dans la détermination des solutions à mettre en place, incluant les mesures non réglementaires et réglementaires (comme des restrictions). Les administrations locales sont les mieux placées pour travailler directement avec leurs intervenants afin de résoudre les enjeux liés aux voies navigables et pourraient bénéficier d’outils supplémentaires pour faciliter la préparation des demandes.

Au cours de l’étĂ© 2019, la phase 2 de l’initiative de modernisation a Ă©tĂ© lancĂ©e afin d’évaluer les moyens de rationaliser le processus du gouvernement du Canada de mise en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Dans le cadre de ces travaux, TC a explorĂ© les options lĂ©gislatives et rĂ©glementaires qui permettraient Ă  une municipalitĂ© de prĂ©senter une demande Ă  la fin d’une saison de navigation (avant la date limite annuelle de la mi-septembre pour les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments) et de mettre en place la restriction demandĂ©e avant la saison de navigation de l’annĂ©e suivante. En rĂ©ponse aux prĂ©occupations soulevĂ©es par les administrations locales et les intervenants quant au temps nĂ©cessaire pour mettre en Ĺ“uvre les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, des modifications lĂ©gislatives Ă  la LMMC 2001 ont Ă©tĂ© introduites dans la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2023 (L.C. 2023, ch. 26) et ont reçu la sanction royale en juin 2023. Ces modifications prĂ©voient que les règlements pris en vertu de pouvoirs rĂ©glementaires tels que celui prĂ©vu au paragraphe 136(1) de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (qui est pertinent aux fins du RRVUB) peuvent incorporer par renvoi les documents produits par le ministre des Transports [paragraphe 32(4.01) de la LMMC 2001].

De plus, ces modifications lĂ©gislatives crĂ©ent un nouveau pouvoir ministĂ©riel permettant de prendre des arrĂŞtĂ©s [paragraphe 136(3) de la LMMC 2001] pour permettre au ministre des Transports de suspendre ou de modifier l’application des règlements afin de rĂ©agir rapidement aux problèmes au fur et Ă  mesure qu’ils se posent. Par exemple, en rĂ©ponse Ă  un enjeu immĂ©diat liĂ© Ă  la sĂ©curitĂ© ou Ă  l’environnement sur une voie navigable locale, un arrĂŞtĂ© pourrait ĂŞtre utilisĂ© pour introduire temporairement un nouveau type de restriction visant l’utilisation des bâtiments, qui n’est pas actuellement Ă©tabli comme disposition en vertu de l’article 2 du RRVUB. La demande d’introduction d’un nouveau type de restriction Ă©manerait d’une administration locale et devrait ĂŞtre Ă©valuĂ©e afin de confirmer qu’aucune restriction actuelle en vertu du RRVUB ne peut rĂ©pondre Ă  ce problème. La nĂ©cessitĂ© d’un nouveau type de restriction pourrait dĂ©couler de l’arrivĂ©e d’une technologie Ă©mergente ou de problèmes nouvellement soulevĂ©s rĂ©sultant de l’utilisation des voies navigables non couvertes par le RRVUB (par exemple les hydravions). Une telle ordonnance serait deux ans maximum, ce qui devrait donner suffisamment de temps Ă  TC pour finaliser les modifications rĂ©glementaires requises afin d’introduire une disposition pour rĂ©pondre au nouveau type de restriction et pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil pour codifier la modification dans le RRVUB.

Enfin, le Règlement reprĂ©sente la phase 3 de l’initiative de modernisation, qui vise la restructuration du RRVUB en utilisant les changements rĂ©cents apportĂ©s Ă  la LMMC 2001. Le Règlement abrogera les huit annexes du RRVUB qui Ă©numèrent toutes les restrictions locales et les dĂ©placera dans une publication de Transports (TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments) de TC, qui sera incorporĂ©e par renvoi dans le RRVUB. Cette approche permettra au ministre des Transports d’ajouter de nouveaux plans d’eau aux restrictions du RRVUB sans avoir Ă  passer par le processus de modification rĂ©glementaire, rĂ©duisant ainsi le temps nĂ©cessaire pour codifier les nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments en rĂ©ponse aux demandes des administrations locales.

Bien que l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel Ă©noncĂ© au paragraphe 136(3) de la LMMC 2001 n’impose pas que le RRVUB lui-mĂŞme soit modifiĂ© en vertu du Règlement, TC a Ă©laborĂ© des documents politiques dans le cadre du Système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime de TC afin de structurer l’utilisation de ces arrĂŞtĂ©s et d’en assurer la clartĂ© et la cohĂ©rence. Il est Ă  noter que les administrations locales ne devraient pas s’attendre Ă  ce que le ministre des Transports prenne un arrĂŞtĂ© en vertu du paragraphe 136(3) de la LMMC 2001 lĂ  oĂą il serait prĂ©fĂ©rable de suivre le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Pouvoir de désignation

L’article 135 de la LMMC 2001 a Ă©tĂ© modifiĂ© en juin 2023 afin de donner au ministre des Transports, plutĂ´t qu’au gouverneur en conseil, le pouvoir de dĂ©signer une personne ou une catĂ©gorie de personnes (par exemple des policiers) aux fins de l’application des règlements, comme le RRVUB. Avant cette modification, lorsque les administrations locales demandaient que des agents de l’autoritĂ© locaux soient dĂ©signĂ©s pour faire appliquer le RRVUB, la seule option Ă©tait de faire approuver les dĂ©signations par le gouverneur en conseil et de les rĂ©pertorier Ă  l’article 16 du RRVUB. Cela signifiait que TC devait suivre le processus de modification rĂ©glementaire, qui pouvait prendre jusqu’à deux ans, avant que les agents de l’autoritĂ© locaux puissent ĂŞtre autorisĂ©s Ă  faire respecter le RRVUB. L’utilisation du nouveau pouvoir prĂ©vu Ă  l’article 135 de la LMMC 2001 facilitera le processus de dĂ©signation, et l’abrogation des articles 16 et 17 du RRVUB Ă©vitera les redondances.

Corrections administratives

Au cours de la dernière annĂ©e, TC a reçu des questions de la part des intervenants concernant le paragraphe 2(3) du RRVUB, les commentateurs estimant que le libellĂ© du RRVUB est trompeur. La restriction Ă©noncĂ©e au paragraphe 2(3) interdit tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique, tout en interdisant l’utilisation de bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW. Les intervenants se sont dits prĂ©occupĂ©s par le fait que le libellĂ© de la disposition pourrait ĂŞtre interprĂ©tĂ© Ă  tort comme signifiant que les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique dont la puissance maximale cumulĂ©e est infĂ©rieure Ă  7,5 kW peuvent ĂŞtre utilisĂ©s sur les voies navigables Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe 3 du RRVUB. L’intention de TC, en vertu du paragraphe 2(3), a toujours Ă©tĂ© d’interdire complètement tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique, quelle que soit la puissance du moteur. Cette intention est reflĂ©tĂ©e dans le libellĂ© du RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation de 2020, oĂą le prĂ©sent article a Ă©tĂ© modifiĂ© et qui stipule : « Les modifications ont comme objectifs de veiller Ă  la sĂ©curitĂ© et de suivre le rythme des progrès technologiques; par consĂ©quent, les bâtiments Ă©quipĂ©s de moteurs Ă©lectriques doivent avoir une puissance cumulative maximale de 7,5 kW dans les zones oĂą les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique sont interdits (annexe 3) Â». Il a Ă©tĂ© constatĂ© que le paragraphe 2(4) bĂ©nĂ©ficierait Ă©galement d’une modification pour clarifier la restriction.

Des modifications additionnelles au RRVUB doivent ĂŞtre apportĂ©es afin de corriger des incohĂ©rences mineures dans la formulation et d’harmoniser les dispositions de l’article 2 avec les modifications apportĂ©es aux paragraphes 2(3) et 2(4).

L’article 4 du RRVUB dĂ©crit certains des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  une demande de restrictions visant l’utilisation des bâtiments, comme la nĂ©cessitĂ© de tenir des consultations publiques, de prĂ©senter la demande aux autoritĂ©s provinciales et de prĂ©parer un rapport. Cependant, l’article 4 ne comprend pas de dĂ©tails prĂ©cis sur le contenu d’une demande ou les modalitĂ©s Ă  suivre pour prĂ©senter une demande. Ces dĂ©tails sont fournis dans le Guide. L’article 4 prĂ©cise que les demandes de restriction sur l’utilisation des bâtiments doivent inclure tous les renseignements nĂ©cessaires pour justifier une intervention rĂ©glementaire, ce qui confère au ministre des Transports le pouvoir implicite de prĂ©ciser que les demandes doivent ĂŞtre soumises conformĂ©ment au Guide. Le Règlement rendra ce pouvoir plus clair et explicite afin de souligner l’importance de suivre le Guide lors de la prĂ©paration des demandes.

Le Guide comprend des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur les Ă©lĂ©ments essentiels pour les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments, afin de garantir que les demandes contiennent des niveaux de dĂ©tail et d’analyse cohĂ©rents et appropriĂ©s. Les modifications Ă  l’article 4 Ă©nonceront explicitement que les administrations locales doivent « prĂ©senter une demande selon les modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es par le ministre des Transports Â». Les modalitĂ©s seront prĂ©cisĂ©es dans le Guide, un document qui prĂ©cise et continuera de prĂ©ciser les exigences relatives aux demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments en vertu du RRVUB. Les autres Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s aux alinĂ©as 4a), b) et c), qui ne reprĂ©sentent pas une liste exhaustive des Ă©lĂ©ments essentiels requis pour les demandes, seront supprimĂ©s pour Ă©liminer toute confusion quant aux exigences Ă  suivre pour une demande.

En outre, l’article 4 est dĂ©suet, car il renvoie aux autoritĂ©s provinciales qui, en majoritĂ©, ne sont plus actives dans le processus de prĂ©paration des demandes locales de restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Le QuĂ©bec demeure la seule province reconnue comme autoritĂ© provinciale et son rĂ´le actuel se limite Ă  recevoir, Ă  examiner et Ă  tenir Ă  jour un rĂ©pertoire des restrictions pour consultation future.

Le cadre actuel, qui repose sur des informations incomplètes et obsolètes dans l’article 4, est complĂ©tĂ© par le Guide, ce qui risque de crĂ©er une certaine confusion pour les administrations locales quant au processus Ă  suivre pour Ă©laborer et soumettre une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Cela pourrait entraĂ®ner un fardeau supplĂ©mentaire pour les administrations locales et TC, car les demandes incomplètes et/ou incohĂ©rentes nĂ©cessitent parfois de nombreuses mises Ă  jour et modifications avant de pouvoir ĂŞtre prises en charge. De ce fait, la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions nĂ©cessaires pour rĂ©pondre aux enjeux de sĂ©curitĂ©, d’environnement ou d’intĂ©rĂŞt public pourrait ĂŞtre retardĂ©e.

Le Règlement éliminera toute confusion causée par le texte; il indiquera clairement que les consultations sont un aspect clé des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments et que les demandeurs doivent suivre un processus spécifié par le ministre des Transports, par le biais du Guide. Le processus de demande a déjà été mis en œuvre conformément au RRVUB. Le Règlement viendra uniquement clarifier et confirmer les pouvoirs existants. Comme cela se fait à l’heure actuelle, les administrations locales souhaitant demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments devront contacter leur Bureau de la sécurité nautique local; les agents confirmeront alors que le Guide décrit les éléments essentiels à suivre pour la soumission d’une demande en vertu du RRVUB.

Objectif

Modernisation du RRVUB

L’objectif global du Règlement et des modifications aux programmes qui l’accompagnent est de réduire le temps nécessaire à la mise en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales.

Incorporation par renvoi

L’objectif de l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB est de faciliter la mise en œuvre en temps opportun de restrictions nouvelles ou modifiées sur les voies navigables locales.

Corrections administratives

Les modifications apportĂ©es au paragraphe 2(3), et l’harmonisation subsĂ©quente des autres dispositions de l’article 2, visent Ă  assurer la clartĂ© et la certitude de ces restrictions pour les administrations locales, les usagers de la voie navigable et les agents de l’autoritĂ©, en Ă©vitant toute interprĂ©tation erronĂ©e des règles en vigueur, ce qui pourrait entraĂ®ner des cas de non-conformitĂ©.

La rĂ©vision de l’article 4 du RRVUB a pour objectif de clarifier le processus existant qui doit ĂŞtre suivi par les administrations locales pour demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leurs voies navigables. Le Règlement apportera aussi une plus grande certitude au sujet des autoritĂ©s existantes, permettant au ministre des Transports de prĂ©ciser les modalitĂ©s par lesquelles les demandes doivent ĂŞtre soumises; ces dĂ©tails sont clairement exposĂ©s dans le Guide existant. Cette approche permettra d’établir un processus cohĂ©rent et facile Ă  comprendre pour prĂ©parer et soumettre les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Description

Modernisation du RRVUB

Le Règlement abrogera les huit annexes du RRVUB, qui Ă©noncent les restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Les annexes seront dĂ©sormais intĂ©grĂ©es dans le TP 15587F de TC, qui sera incorporĂ© par renvoi dans le RRVUB avec modifications successives. Cette incorporation des annexes par renvoi avec modifications successives permettra au ministre des Transports de mettre Ă  jour les annexes du RRVUB (par exemple en ajoutant de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments Ă  la demande des administrations locales) sans avoir Ă  passer par le processus de modification rĂ©glementaire. Cette approche facilitera l’adoption et la mise en Ĺ“uvre en temps opportun de nouvelles restrictions sur les voies navigables locales en rĂ©ponse aux problèmes nouveaux et Ă©mergents de sĂ©curitĂ© et d’environnement soulevĂ©s par les administrations locales.

En ce qui concerne le TP 15587F, les lignes directrices de TC sur les documents externes et l’incorporation par renvoi seront suivies, notamment en veillant Ă  ce que les annexes soient gratuites et accessibles dans les deux langues officielles Ă  tous les membres du public.

Le TP 15587F sera disponible sur la page Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique de TC. Il sera largement diffusĂ© aux intervenants Ă  l’aide des listes de distribution des intervenants dont dispose dĂ©jĂ  TC et avec la collaboration des partenaires clĂ©s (par exemple les associations de plaisanciers, y compris celles reprĂ©sentant les fabricants). Le TP 15587F sera modifiĂ© rĂ©gulièrement en fonction du calendrier et du nombre de demandes reçues, pour faciliter l’ajout et le retrait de plans d’eau des annexes auxquelles des restrictions s’appliquent et/ou pour apporter des corrections administratives. Au moins une fois par an, avant la saison de navigation Ă  venir (au plus tard en mars), le TP 15587F sera modifiĂ© et inclura les nouvelles demandes de restriction qui rĂ©pondent Ă  toutes les exigences reçues au plus tard le 15 novembre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Des modifications supplĂ©mentaires au TP 15587F pourraient avoir lieu, au besoin, en fonction des demandes reçues par les administrations locales. Selon les pratiques actuelles, les administrations locales continuent de suivre le mĂŞme processus que pour les demandes de nouvelles restrictions lorsqu’elles demandent Ă  TC des modifications aux restrictions actuelles dans les annexes. Des exemples de demandes de corrections administratives pourraient consister Ă  apporter de simples corrections Ă  une coordonnĂ©e (par exemple une faute d’orthographe dans le nom d’un lac) ou Ă  modifier une description qui n’est plus claire (par exemple une plage qui a changĂ© de nom depuis l’introduction de la restriction comme point de rĂ©fĂ©rence). Les administrations locales, les utilisateurs des voies navigables et les intervenants du milieu marin seraient informĂ©s par TC chaque fois que le TP 15587F est modifiĂ©, et toutes les modifications seraient fournies dans le lien de la page Web vers une version mise Ă  jour du TP 15587F. Selon la pratique actuelle, TC continuera de collaborer avec les administrations locales jusqu’à la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions pour garantir que les rĂ´les et responsabilitĂ©s sont compris, que la signalisation est en place (au besoin), et que les rĂ©sidents et les entreprises locales sont informĂ©s des nouvelles restrictions, ou des modifications Ă  celles en place, sur leurs voies navigables locales, dès leur entrĂ©e en vigueur.

En outre, bien qu’il ne s’agisse pas d’une modification réglementaire, le Guide, qui est la principale source d’information utilisée par les administrations locales pour préparer les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments, a été modifié de manière à préciser et à clarifier les étapes et les éléments essentiels du processus de demande, c’est-à-dire les modalités fixées par le ministre des Transports. Le Guide modifié comprend des exemples d’informations attendues et souligne l’importance de suivre chaque étape du processus.

TC a également élaboré un formulaire qui sera fourni aux administrations locales souhaitant soumettre une demande. Ce formulaire permettra aux administrations locales de fournir toutes les informations actuellement nécessaires pour évaluer une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, dans un document normalisé visant à améliorer la cohérence dans l’ensemble du pays et à faciliter la préparation et l’achèvement des demandes.

Aucune demande supplémentaire n’a été ajoutée au processus à la suite des révisions; au contraire, certaines des exigences précédentes (comme le formulaire d’évaluation préliminaire et l’établissement obligatoire de mesures alternatives pour une saison de navigation) ont été éliminées afin de simplifier le processus. L’évaluation préliminaire avait pour but de déterminer l’admissibilité du demandeur, ce qui peut aussi être fait au moyen de discussions initiales avec les agents du Bureau de la sécurité nautique. Cette étape administrative est donc redondante. Pour ce qui est des mesures de rechange, une analyse historique des demandes présentées entre 2009 et 2023 a démontré que la vaste majorité des administrations locales tentent de mettre en place des mesures non réglementaires avant d’entamer un processus de demande. Par conséquent, exiger la mise en place de mesures non réglementaires dans le cadre du processus de demande est redondant et inutile, et ne sert souvent qu’à retarder davantage la résolution des problèmes liés aux voies navigables en imposant de nouvelles restrictions. De plus, dans tous les cas où des administrations locales se sont vu demander de mettre en œuvre des mesures non réglementaires pour une dernière fois, les demandeurs ont présenté une nouvelle demande finalisée à TC après avoir confirmé une deuxième fois l’inefficacité des mesures non réglementaires. La résolution des problèmes liés aux voies navigables par des mesures non réglementaires figure dans le Guide comme un point de discussion nécessaire dans le cadre des consultations locales qui doivent avoir lieu avant toute demande de restriction, mais elle ne constitue plus une exigence pour la mise en œuvre d’une solution.

L’objectif gĂ©nĂ©ral de la mise Ă  jour du Guide est de fournir aux administrations locales des informations dĂ©taillĂ©es pour faciliter la finalisation des demandes et pour Ă©liminer les Ă©tapes superflues. La date limite officielle de dĂ©pĂ´t des demandes a Ă©tĂ© reportĂ©e de la fin de l’étĂ© Ă  la mi-automne afin de laisser aux administrations locales le temps de finaliser leurs demandes et de tenir compte de tout problème pertinent qui aurait pu survenir pendant la saison nautique. Le nouveau processus de demande et le report de la date limite de rĂ©ception des demandes de restriction devraient permettre un examen et une approbation plus rapides des demandes de restriction de navigation. Les demandes de restriction soumises avant la date limite de dĂ©pĂ´t des demandes Ă  la mi-automne seront mises en Ĺ“uvre avant la prochaine saison de navigation. TC continuera d’accepter les demandes au cours de l’annĂ©e et les traitera au cas par cas. Toutefois, TC ne garantira pas la mise en Ĺ“uvre des restrictions avant la prochaine saison de navigation si les demandes sont soumises après la date limite de la mi-automne. Le processus actuel de soumission d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments est dĂ©crit au tableau 1 ci-dessous et est accompagnĂ© d’une description du nouveau processus au titre du Règlement.

Tableau 1 : Nouveau processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments
Processus actuel dans le RRVUB Nouveau processus dans le Règlement Changements au processus
Article 4 Guide des administrations locales
Pour demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable, les administrations locales doivent (conformĂ©ment Ă  l’article 4 du RRVUB) fournir un rapport qui comprend :
  • a) l’emplacement des eaux et la nature de la restriction proposĂ©e;
  • b) des renseignements concernant les consultations publiques, y compris la description des groupes et des parties consultĂ©s;
  • c) des dĂ©tails sur la mise en Ĺ“uvre de la restriction proposĂ©e et de son l’application;
  • d) tout autre renseignement qui pourrait justifier une approche rĂ©glementaire.

Afin que leur demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable soit approuvée, les administrations locales doivent fournir les documents suivants à TC, comme il est indiqué dans le Guide.

Le formulaire d’évaluation prĂ©liminaire qui comprend :

  • a) une description du plan d’eau;
  • b) une description du problème;
  • c) les solutions de remplacement actuelles ou passĂ©es mises en place pour rĂ©soudre le problème;
  • d) un rĂ©sumĂ© des consultations tenues Ă  ce jour;
  • e) une liste des rĂ©percussions potentielles de la mise en place d’une restriction;
  • f) une confirmation que des ressources sont disponibles pour gĂ©rer la restriction.
  • Une demande, dans le format de leur choix, qui comprend :
  • a) une liste dĂ©taillĂ©e de tous les Ă©lĂ©ments identifiĂ©s dans l’évaluation prĂ©liminaire;
  • b) un rĂ©sumĂ© des consultations tenues tout au long du processus d’élaboration;
  • c) une analyse coĂ»ts-avantages;
  • d) une Ă©valuation environnementale (si nĂ©cessaire);
  • e) les rĂ©sultats des mesures alternatives mises Ă  l’essai pendant une saison de navigation;
  • f) la confirmation que des restrictions sont nĂ©cessaires et une description de chacune d’entre elles;
  • g) une rĂ©solution de la municipalitĂ© visant Ă  adopter la restriction confirmant leur comprĂ©hension des responsabilitĂ©s administratives et financières;
  • h) une stratĂ©gie de communication, de signalisation et d’application de la loi.
Pour rĂ©ussir leur demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable, les administrations locales devront fournir ce qui suit, comme il est indiquĂ© dans le Guide rĂ©visĂ© :
  • Une demande qui comprend tous les dĂ©tails et les renseignements prĂ©cisĂ©s dans le Guide des administrations locales. Cette demande devra ĂŞtre prĂ©parĂ©e Ă  l’aide du nouveau formulaire de demande Ă©laborĂ© par TC, qui donne aux administrations locales un format standardisĂ© afin de rĂ©duire la confusion et d’allĂ©ger le fardeau en lien avec l’élaboration d’une demande.

Toutes les modifications apportĂ©es Ă  l’article 4 sont de nature administrative et n’introduisent aucune nouvelle exigence.

Certaines étapes nécessaires au succès d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments et requises dans le processus précédent ont été supprimées du Guide. Par exemple, les exigences visant l’élaboration d’un formulaire d’évaluation préliminaire et la mise à l’essai de mesures alternatives, non-réglementaires. Des mesures alternatives doivent faire l’objet de discussions lors de consultations publiques; TC encourage fortement les administrations locales à mettre à l’essai des solutions non réglementaires en fonction de leurs circonstances; cependant, le Guide a été mis à jour de manière à ce que les administrations locales ne soient plus tenues de mettre à l’essai des mesures de rechange avant de soumettre une nouvelle demande de restriction.

Le Guide a également été mis
Ă  jour pour clarifier les
exigences et les processus existants (par exemple la section sur les coĂ»ts et avantages  a Ă©tĂ© simplifiĂ©e afin de miser principalement sur les rĂ©percussions locales ou rĂ©gionales et de fournir des exigences claires pour ce qui est de l’information Ă  Ă©valuer).

Le Guide demeurera le principal document de référence pour expliquer les étapes et les éléments essentiels requis pour élaborer une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Aucun nouvel élément n’a été ajouté dans le cadre des modifications.

Le nouveau formulaire de demande est désormais un document de soumission standard pour guider les administrations locales dans l’élaboration de chaque section de leur demande, d’une manière cohérente et facile à comprendre.

Les mises Ă  jour du Guide viennent supprimer deux exigences relatives au processus, mais elles ne modifient pas les Ă©lĂ©ments essentiels dĂ©crits dans les colonnes « Processus actuel dans le RRVUB Â» ci-dessus. En prĂ©cisant les dĂ©tails du Guide et en crĂ©ant un formulaire de demande, ces modifications devraient clarifier et amĂ©liorer les Ă©tapes que doivent suivre les administrations locales et les informations qu’elles doivent fournir. Les exigences obligeant les administrations locales Ă  soumettre des informations selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports existent dĂ©jĂ  et ne seront pas touchĂ©es par les modifications. L’exigence relative au formulaire d’évaluation prĂ©liminaire, considĂ©rĂ©e comme de la paperasse inutile, a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e du processus. Cette Ă©tape Ă©tait considĂ©rĂ©e comme une occasion pour TC d’évaluer l’admissibilitĂ© du demandeur. L’admissibilitĂ© peut cependant ĂŞtre dĂ©terminĂ©e au moyen de discussions entre les administrations locales et les agents du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique rĂ©gional lors de la prĂ©sentation du RRVUB. De plus, Ă©tant donnĂ© que les administrations locales et les intervenants sont les mieux placĂ©s pour cerner les problèmes et trouver des solutions aux enjeux dans leurs voies navigables, l’exigence les obligeant Ă  trouver des mesures alternatives pour une saison de navigation a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e (bien que TC la leur recommande fortement). Les mesures alternatives devront ĂŞtre abordĂ©es dans le cadre des consultations locales. Toutefois, la dĂ©cision de procĂ©der directement Ă  une demande de restriction sera prise par l’administration locale en fonction des circonstances locales et des consultations auprès des intervenants. TC a terminĂ© de mettre Ă  jour le Guide Ă  l’appui de ces clarifications. Le formulaire de demande fournit une explication claire du type d’informations qu’il faut inclure dans chaque section, tandis que le Guide explique les Ă©tapes du processus et fournit des conseils sur la meilleure façon de rĂ©ussir une demande.

Bien que la modification du Guide vienne appuyer la prĂ©paration de demandes dĂ©taillĂ©es en collaboration avec les intervenants locaux, il est important de noter que le Règlement n’aura aucun effet direct sur les nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments que proposent les administrations locales. Comme c’est le cas actuellement, les fonctionnaires de TC continueront d’examiner en profondeur les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments prĂ©sentĂ©es par les administrations locales. Des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur la gestion par TC des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments sont fournis dans la section « Mise en Ĺ“uvre Â».

Pouvoir de désignation

Ă€ la suite de l’entrĂ©e en vigueur des modifications apportĂ©es Ă  la LMMC 2001 en ce qui concerne le nouveau pouvoir de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© en vertu de l’article 135 de la LMMC 2001, TC a pris la dĂ©cision, Ă  l’étĂ© 2023, de cesser d’utiliser l’article 16 du RRVUB pour les dĂ©signations et de dĂ©placer les dĂ©signations existantes sous la LMMC 2001. Ă€ l’avenir, TC utilisera l’article 135 de la LMMC 2001 pour dĂ©signer tous les nouveaux agents de l’autoritĂ© autorisĂ©s Ă  assurer la conformitĂ© du RRVUB. Une liste des dĂ©signations admissibles est affichĂ©e sur la page Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique. Afin d’éliminer les redondances, le Règlement abrogera l’article 16 du RRVUB, qui contient une liste des dĂ©signations. Ces dĂ©signations ont Ă©tĂ© refaites et mises Ă  jour conformĂ©ment au nouveau pouvoir de l’article 135 de la LMMC 2001; de nouveaux certificats de dĂ©signation ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s aux administrations locales. Ce changement n’aura aucun effet pratique pour les administrations locales qui avaient Ă©tĂ© dĂ©signĂ©es en vertu du RRVUB (c’est-Ă -dire que leurs dĂ©signations resteront en vigueur). Le Règlement abrogera Ă©galement l’article 17 du RRVUB, qui dĂ©crit les pouvoirs des agents de l’autoritĂ©. L’article 17 ne sera plus nĂ©cessaire, car aucune entitĂ© dĂ©signĂ©e en vertu du RRVUB n’exigera les pouvoirs d’exĂ©cution Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 17 : les pouvoirs d’exĂ©cution des agents de l’autoritĂ© dĂ©signĂ©s en vertu de la LMMC 2001 proviendront du paragraphe 135(2). Ces modifications alignent ainsi le Règlement sur l’approche adoptĂ©e pour d’autres règlements pris en vertu de la LMMC 2001.

Corrections administratives

Ă€ la suite d’une analyse portant sur la question des intervenants qui interprètent mal le paragraphe 2(3) du RRVUB (limite de puissance du moteur), le paragraphe sera modifiĂ© afin d’éviter toute confusion et d’aider Ă  assurer la conformitĂ© Ă  cette restriction. Afin de corriger l’interprĂ©tation erronĂ©e possible de ce paragraphe, le Règlement dĂ©placera les mots « un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW Â» au dĂ©but de la phrase au lieu de les faire suivre la mention des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©es, le titre de l’annexe connexe sera Ă©galement mis Ă  jour pour indiquer clairement que la restriction de limite de puissance de 7,5 kW Ă©noncĂ©e au paragraphe 2(3) s’applique uniquement aux moteurs Ă©lectriques et que tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique sont interdits dans les eaux Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe 3. La structure du paragraphe 2(4) et son titre dans l’annexe seront modifiĂ©s afin d’éviter un malentendu ou une interprĂ©tation erronĂ©e similaires.

Enfin, le Règlement apportera plusieurs modifications administratives mineures pour ajouter des rĂ©fĂ©rences au nouveau TP 15587F, qui contiendra dĂ©sormais les annexes du RRVUB, et pour harmoniser ces dispositions et rendre leur structure cohĂ©rente afin d’en faciliter la consultation par les intervenants. Par exemple, chaque disposition sera dĂ©sormais structurĂ©e de manière que toute rĂ©fĂ©rence aux « bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique Â» prĂ©cède toute rĂ©fĂ©rence aux bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. Puisque la structure actuelle n’est pas cohĂ©rente, le Règlement harmonisera toutes les dispositions avec les modifications recommandĂ©es aux paragraphes 2(3) et 2(4). En outre, le mot « shall Â», dans la version anglaise du RRVUB, sera remplacĂ© dans l’ensemble du RRVUB par le mot « must Â», qui est plus clair et moins ambigu pour exprimer une exigence ou une obligation. La dĂ©finition de « propulsion mĂ©canique Â» en anglais sera clarifiĂ©e.

À la suite de ces corrections d’ordre administratif, des modifications doivent être apportées à certaines des descriptions abrégées dans le Règlement sur les contraventions. Ces modifications font partie d’un projet de règlement distinct, puisque la Loi sur les contraventions relève du ministère de la Justice.

L’article 4 sera modifiĂ© pour en supprimer les dĂ©tails administratifs qui sont actuellement dĂ©finis dans le Guide, tout en continuant de souligner la nĂ©cessitĂ© d’entreprendre des consultations lors de l’élaboration de demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Pour rĂ©sumer, la disposition actuelle comprend des exigences administratives qui ne sont pas conformes au processus actuel pour une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. De plus, l’article 4 ne donne pas une description de tous les renseignements essentiels exigĂ©s par le ministre des Transports pour Ă©valuer une demande. Par consĂ©quent, cet article est dĂ©suet et incompatible avec les Ă©lĂ©ments plus dĂ©taillĂ©s que fournit le Guide Ă  l’intention des administrations locales. Le libellĂ© de l’article 4 sera Ă©galement modernisĂ© par la suppression d’une rĂ©fĂ©rence obsolète aux autoritĂ©s provinciales qui n’existent plus ou, dans le cas de la province de QuĂ©bec, qui ne sont plus directement impliquĂ©es dans le processus de demande actuel. La dĂ©finition d’autoritĂ© provinciale Ă  l’article 1 sera donc abrogĂ©e.

Élaboration de la réglementation

Lors de la rĂ©union du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) au printemps 2023, TC a prĂ©sentĂ© aux intervenants les faits saillants d’une proposition de modernisation du RRVUB. La discussion a touchĂ© aux longs dĂ©lais d’approbation et aux solutions rĂ©glementaires possibles. Aucune question n’a Ă©tĂ© formulĂ©e. Les intervenants ont Ă©tĂ© informĂ©s que TC continuera de travailler sur l’amĂ©lioration du processus. Ă€ la rĂ©union du CCMC de novembre 2023, TC a prĂ©sentĂ© les modifications proposĂ©es au RRVUB dans le but de simplifier le processus en abrogeant les annexes et en les incorporant Ă  une publication de TC. Les chefs d’industrie ont exprimĂ© leur appui Ă  la modernisation, mais ont demandĂ© de jouer un plus grand rĂ´le dans le cadre des consultations locales menĂ©es par les administrations locales. Certains intervenants ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant le manque de participation des citoyens et le risque que les restrictions ne soient pas coordonnĂ©es en raison des limitations budgĂ©taires des administrations locales voisines.

TC a fourni des mises Ă  jour Ă©crites similaires Ă  plus de 800 organisations et collectivitĂ©s autochtones partout au Canada, en 2023 et Ă  l’hiver 2024, concernant la modernisation du RRVUB. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© formulĂ©.

Le 12 octobre 2023, TC a publiĂ© une consultation en ligne Parlons transport avec les intervenants du secteur maritime, y compris les groupes autochtones, portant sur le projet de règlement et sur des initiatives connexes (par exemple le pouvoir ministĂ©riel permettant de prendre des arrĂŞtĂ©s) pour une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. La consultation en ligne consistait en un document politique sur l’approche proposĂ©e par TC et un sondage demandant une rĂ©troaction spĂ©cifique de la part des intervenants. Le sondage visait Ă  recueillir des commentaires sur deux points principaux : d’une part, la proposition de TC d’incorporer par renvoi les annexes du RRVUB afin de prĂ©voir une mise en Ĺ“uvre plus rapide des demandes de restriction approuvĂ©es; d’autre part, le nouveau pouvoir ministĂ©riel qui permet au ministre des Transports de suspendre ou de modifier temporairement l’application du RRVUB afin d’intervenir lorsqu’un enjeu urgent se prĂ©sente, jusqu’à ce que les modifications rĂ©glementaires requises puissent ĂŞtre dĂ©veloppĂ©es et mises en Ĺ“uvre.

La consultation sur la modernisation du RRVUB a pris fin le 12 dĂ©cembre 2023. TC a reçu 2 052 commentaires. Les rĂ©sultats de la consultation sont disponibles dans le rapport Ce que nous avons entendu. Dans l’ensemble, les commentaires reçus supportaient la proposition, mais soulignaient la nĂ©cessitĂ© de mener des consultations approfondies lorsque les administrations locales proposent de nouvelles restrictions. Le cadre prĂ©cĂ©dent permettait une consultation prĂ©alable par l’intermĂ©diaire du processus du gouverneur en conseil, ce que la nouvelle approche supprime. Les intervenants ont soulignĂ© l’importance de mobiliser tous les utilisateurs des voies navigables très tĂ´t et de manière continue tout au long du processus afin d’éviter les surprises ou l’influence indue de groupes d’intĂ©rĂŞts particuliers. Les rĂ©sultats du sondage ont indiquĂ© que les intervenants Ă©taient favorables Ă  un traitement rapide des enjeux relatifs aux voies navigables locales, tout en maintenant la surveillance de TC sur les nouvelles demandes de restriction. Certaines prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es quant Ă  la capacitĂ© de certaines administrations locales Ă  traiter les enjeux relatifs aux voies navigables. Les intervenants souhaiteraient que les demandes de restriction soient soumises Ă  des exigences claires et cohĂ©rentes, notamment l’obligation pour les administrations locales de procĂ©der Ă  une analyse exhaustive des problèmes, des solutions et des rĂ©percussions potentielles.

Pour obtenir des informations plus dĂ©taillĂ©es sur ces consultations, veuillez consulter le rĂ©sumĂ© figurant dans le rĂ©sumĂ© de l’Ă©tude d’impact de la rĂ©glementation, fourni le 14 septembre 2024 dans la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada.

CCMC 2024 — PĂ©riode de mi-consultation suite Ă  la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Ă€ la mi-novembre 2024, TC a fourni un rapport d’étape concernant le Règlement lors de la rĂ©union du ComitĂ© permanent sur la navigation de plaisance, Ă  la rĂ©union nationale du CCMC. TC a Ă©galement confirmĂ© auprès des intervenants que la proposition (qui avait rĂ©cemment fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Gazette du Canada et pour laquelle la pĂ©riode de commentaires Ă©tait ouverte) viendrait dĂ©placer les annexes du RRVUB (oĂą sont Ă©numĂ©rĂ©es toutes les restrictions locales) vers une publication de Transports qui sera incorporĂ©e par renvoi. Le ministre des Transports peut modifier la publication de Transports directement au lieu d’avoir Ă  suivre le processus rĂ©glementaire du gouverneur en conseil, ce qui permettra au ministre d’ajouter de nouveaux plans d’eau aux restrictions et favorisera la mise en Ĺ“uvre rapide de nouvelles restrictions dans les voies navigables locales. TC a aussi rĂ©itĂ©rĂ© que des modifications corrĂ©latives devront ĂŞtre apportĂ©es aux descriptions abrĂ©gĂ©es du Règlement sur les contraventions (actuellement un processus distinct Ă©laborĂ© en collaboration avec le ministère de la Justice); ces modifications correspondront aux corrections d’ordre administratif apportĂ©es Ă  l’article 2 du RRVUB.

La prĂ©sentation au CCMC s’est conclue avec un bref rĂ©sumĂ© des commentaires reçus Ă  date lors de la pĂ©riode de commentaires dans la Partie I de la Gazette du Canada. La majoritĂ© des commentateurs Ă  la rĂ©union du CCMC ont appuyĂ© les modifications proposĂ©es qui viendraient rĂ©duire la durĂ©e de temps requise pour approuver des restrictions nouvelles ou modifiĂ©es. Les petites municipalitĂ©s se sont dites reconnaissantes des modifications au Guide des administrations locales puisqu’elles viennent allĂ©ger le fardeau associĂ© au processus de demande. Les commentateurs ont insistĂ© sur l’importance de maintenir un processus de demande robuste qui conserve les exigences de consultation et l’analyse axĂ©e sur les preuves. Les associations de dĂ©fense des droits de plaisanciers et les reprĂ©sentants de constructeurs prĂ©sents Ă  la rĂ©union ont exprimĂ© leur dĂ©sir d’accroĂ®tre leur collaboration avec les administrations locales et de les aider Ă  trouver des solutions afin de rĂ©gler les enjeux dans les voies navigables avant de demander de nouvelles restrictions.

Publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le Règlement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 14 septembre 2024, avec une pĂ©riode de commentaires de 75 jours qui prenait fin le 28 novembre 2024. Pendant cette pĂ©riode, TC a reçu 94 commentaires de 33 commentateurs reprĂ©sentant divers groupes d’intervenants, y compris des membres du public, des porte-parole de plaisanciers, des associations de lacs et de rivières, des reprĂ©sentants autochtones, des organisations environnementales et des associations de l’industrie. La majoritĂ© des commentaires Ă©taient en faveur des modifications rĂ©glementaires, surtout en ce qui a trait Ă  la modernisation et Ă  la simplification du RRVUB. Cependant, certains commentateurs s’opposaient Ă  ce que le gouvernement du Canada soit impliquĂ© dans la rĂ©glementation de la navigation. Tous les commentaires reçus via le système de consultation rĂ©glementaire en ligne ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada le 24 dĂ©cembre 2024.

Les commentaires ont principalement porté sur plusieurs aspects de la modernisation du RRVUB, notamment l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB, le processus de demande de nouvelles restrictions, et l’importance de consulter les intervenants avant la mise en œuvre de nouvelles restrictions.

Mise en œuvre de restrictions visant l’utilisation de bâtiments

Au total, 24 commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant la mise en Ĺ“uvre de restrictions visant l’utilisation de bâtiments dans les voies navigables locales.

Douze commentaires supportaient l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB, puisque cette approche devrait réduire les délais associés à la mise en œuvre de nouvelles restrictions.

Cependant, quatre commentateurs étaient d’avis que TC ne devrait pas réglementer davantage les enjeux reliés aux voies navigables, puisqu’il y a actuellement suffisamment de règles en place. Ces commentaires faisaient valoir que la majorité des plaisanciers gèrent les problèmes entre eux, mais ont suggéré que ce qu’il faudrait, c’est davantage de ressources pour faire respecter les règles actuelles par une minorité de plaisanciers non conformes.

Un des commentateurs a laissé entendre que la modernisation du processus de demande n’était pas suffisante pour le rendre accessible à tous les types de gouvernements locaux et a préconisé un processus simplifié pour les municipalités disposant de ressources limitées, afin que celles-ci puissent présenter des demandes de restriction, par exemple en supprimant certaines exigences telles que l’analyse coûts-avantages. Ce commentateur a également proposé de permettre aux provinces et aux territoires d’introduire des restrictions à l’échelle de la province ou du territoire, éliminant ainsi la nécessité pour chaque municipalité de présenter des demandes séparées pour des enjeux communs. Dans le même ordre d’idée, deux commentateurs supportaient l’adoption d’un processus administratif simplifié, généralement pour les lacs et les rivières de petites tailles, ce qui pourrait entraîner l’application de restrictions à l’échelle régionale.

Certains commentateurs ont formulé des suggestions sur les restrictions universelles visant l’utilisation de bâtiments. Deux associations ont recommandé la mise en œuvre de restrictions universelles en fonction des caractéristiques de la voie navigable et des conditions pour les activités comme le surf sur sillage. Elles ont proposé à TC d’effectuer des recherches et d’évaluer ces approches à plus grande échelle, y compris pour tous les sports nautiques. Elles mentionnent que des restrictions similaires ont été appliquées par divers États aux États-Unis, qui pourraient servir de modèle afin de trouver des solutions plus simples aux enjeux liés aux voies navigables à travers le Canada. Une des associations (qui représente plusieurs organisations régionales) a demandé un processus simplifié pour modifier les restrictions existantes, ce qui éliminerait la nécessité de faire une demande complète.

Une autre organisation a recommandé à TC de tenir compte des caractéristiques et du contexte des lacs dans son évaluation des demandes de restriction. Selon elle, les voies navigables du Canada varient beaucoup; des activités commerciales sont menées dans certains lacs alors que d’autres lacs sont petits, isolés et sans accès public. Cependant, les exigences actuelles en matière de demande de restrictions s’appliquent de façon uniforme dans toutes les administrations locales. L’organisation a laissé entendre que, par exemple, une analyse économique ne devrait pas être nécessaire si l’administration locale peut prouver, en se fondant sur des normes reconnues, que certaines activités (comme le surf sur sillage) ne peuvent être effectuées dans le plan d’eau.

Un autre commentateur a proposĂ© Ă  TC de consulter le modèle de la Nouvelle-ZĂ©lande pour la gestion de la navigation de plaisance oĂą les responsables du contrĂ´le (« Control Authorities Â») appliquent la rĂ©glementation plutĂ´t que les municipalitĂ©s individuelles. Selon ce modèle, les clubs de yacht, les entitĂ©s privĂ©es et les organisations locales gèrent et appliquent les restrictions conjointement avec les pouvoirs administratifs (y compris la nomination d’agents de l’autoritĂ©, la rĂ©servation de zones pour des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux, la dĂ©livrance de brevets, l’établissement de frais pour l’accostage, l’ancrage, et la mise Ă  l’eau de bateaux. Le commentateur a suggĂ©rĂ© que l’adoption d’un tel modèle pourrait conduire Ă  une participation plus directe des organisations de conservation de l’environnement, ce qui pourrait amĂ©liorer les rĂ©ponses aux enjeux environnementaux et l’application des restrictions. Aucune information additionnelle n’a Ă©tĂ© fournie par l’intervenant en ce qui a trait Ă  l’efficacitĂ© de cette mesure.

En vertu de la LMMC 2001, la réglementation de la navigation demeure une responsabilité du gouvernement fédéral dont il faut s’acquitter en collaboration avec les administrations locales, qui, aux termes du RRVUB, sont responsables de fournir des preuves de leurs enjeux dans les voies navigables.

Pour ce qui est de la simplification du processus de demande, TC reconnaît que certaines administrations locales ont des préoccupations quant à la lourdeur du processus. Toutefois, il est important de garder en tête que, peu importe si c’est pour modifier une restriction existante ou pour en demander une nouvelle, le processus de demande est conçu pour garantir que les restrictions sont élaborées et mises en œuvre de manière prévisible, transparente et cohérente, en tenant compte des considérations liées à la sécurité, à l’environnement et à l’intérêt du public.

Pour ce qui est des voies navigables petites et éloignées, même si le processus pour faire une demande demeure le même, certaines sections de la demande pourraient représenter un fardeau moins lourd. Par exemple, si aucune activité commerciale n’est menée à proximité d’un petit lac entouré de propriétés privées, il sera plus facile de mener l’analyse coûts-avantages.

Au final, l’utilisation de restrictions universelles comme moyen de rĂ©gler les problèmes communs dans de multiples voies navigables pourrait faire l’objet d’une Ă©valuation plus poussĂ©e. Une restriction uniformisĂ©e serait difficile Ă  appliquer Ă©tant donnĂ© la foule de lacs et de rivières au Canada. Ă€ l’heure actuelle, les restrictions universelles sont mentionnĂ©es Ă  l’article 7 du RRVUB et sont appliquĂ©es dans six provinces, Ă  la demande de ces compĂ©tences.

Aucune modification n’a été apportée au Règlement à la suite des commentaires reçus au sujet du processus de mise en œuvre des nouvelles restrictions.

Restrictions visant l’utilisation des bâtiments — Processus de demande

Un total de 20 commentaires ont été reçus de la part de personnes et d’associations en lien avec les changements proposés au processus de demande. Quatre commentateurs appuyaient les changements proposés au Guide, soulignant le fait que les administrations locales sont les mieux placées pour comprendre et traiter les enjeux liés aux voies navigables spécifiques à leur communauté et qu’elles ont besoin d’un processus intuitif pour garantir une réponse rapide aux problèmes locaux liés aux voies navigables. Douze commentateurs reconnaissaient aussi que les modifications proposées au processus d’approbation visant de nouvelles restrictions viendraient accélérer la mise en œuvre des restrictions. Six autres commentateurs étaient aussi en faveur des modifications proposées, mais désiraient que les exigences relatives à l’élaboration d’une demande soient simplifiées davantage, notamment en éliminant l’obligation de mener une analyse de l’incidence économique.

Cinq commentateurs ont exprimé des préoccupations quant au risque d’abus dans le processus de demande. Ces intervenants s’inquiétaient du fait que certaines administrations locales pourraient représenter certains groupes précis de manière disproportionnée (par exemple les propriétaires riverains) comparativement au grand public ou encore qu’elles pourraient ne pas consulter tous les intervenants concernés lors du processus de consultation. L’un des commentateurs a suggéré que TC assure une supervision additionnelle pour veiller à ce que les administrations locales respectent les directives en matière d’élaboration de demandes, et ce, de manière rigoureuse et cohérente. Un autre commentateur (une organisation) a exprimé ses préoccupations quant au fait que, si les lignes directrices relatives au processus de demande de restrictions ne sont pas bien comprises ou suivies de manière cohérente, des consultations inadéquates pourraient être entreprises.

Un commentateur Ă©tait d’avis que l’échĂ©ance annuelle du 15 septembre dans le RRVUB pour soumettre des demandes Ă©tait restrictive, surtout pour les Autochtones qui pourraient ĂŞtre occupĂ©s Ă  chasser, Ă  piĂ©ger, ou Ă  tenir des rassemblements extĂ©rieurs, l’étĂ©. Le commentateur estimait que la date de demande d’automne venait compliquer l’étape qui consiste Ă  obtenir une rĂ©solution du Conseil de bande, Ă  demander des signatures, Ă  mener des consultations et tout autre Ă©lĂ©ment essentiel Ă  la finalisation d’une demande. Par consĂ©quent, le commentateur a recommandĂ© que TC accepte les demandes tout au long de l’annĂ©e plutĂ´t que d’imposer une Ă©chĂ©ance annuelle.

Un commentateur a soulevé des préoccupations concernant les défis opérationnels que représente la mise en œuvre de restrictions, y compris le temps et les ressources nécessaires pour faire une demande et adopter la restriction approuvée, et l’application de la loi. Le commentateur a demandé à TC de considérer la possibilité de financer les administrations locales. Un autre commentateur a soulevé des points similaires en ce qui a trait aux corps dirigeants autochtones, notant les contraintes en matière de capacités, telles que le manque de personnel, de financement et d’expertise, recommandant à TC de fournir un financement.

Finalement, un commentateur a noté que le formulaire d’évaluation préliminaire est difficile à utiliser. L’intervenant a fait valoir, par exemple, qu’en raison de la limite de mots, il est difficile de communiquer d’importantes nuances et de décrire les enjeux complexes dans les eaux navigables. Le commentateur a recommandé de mettre à jour le formulaire de manière à prévoir plus de place pour les descriptions. Une organisation a proposé d’éliminer le formulaire d’évaluation préliminaire afin de miser principalement sur les consultations préliminaires.

TC, qui prendra la décision finale en ce qui a trait à la soumission de demandes pour approbation ministérielle, veillera à ce que toutes les demandes respectent les critères établis et qu’elles reflètent une étude équilibrée des intérêts des intervenants concernés avant de les recommander aux fins d’approbation. TC continuera de collaborer avec les administrations locales pour s’assurer que le processus de demandes est suivi de manière cohérente et prévisible. Le Guide a été mis à jour afin d’y définir clairement les étapes requises du processus et de mettre l’accent sur l’importance de mener des consultations significatives à plusieurs stades du processus. De plus, un nouveau formulaire de demande simplifié et facile à utiliser a été créé.

En rĂ©ponse aux prĂ©occupations soulevĂ©es Ă  propos de la date limite de dĂ©pĂ´t des demandes fixĂ©e au 15 septembre, TC a reportĂ© l’échĂ©ance indiquĂ©e dans le Guide au 15 novembre. Il est important de souligner que cette Ă©chĂ©ance ne doit pas ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme Ă©tant la seule date oĂą TC accepte des demandes. Les administrations locales peuvent soumettre des demandes tout au long de l’annĂ©e; cependant, si l’intention est de mettre en place une nouvelle restriction pour la prochaine saison de navigation, TC exigera que la demande soit reçue au plus tard le 15 novembre afin de disposer de suffisamment de temps pour la traiter.

Au final, TC reconnaît que certaines administrations locales sont confrontées à des défis sur le plan de la recherche de ressources afin de faire des demandes de restriction visant l’utilisation de bâtiments et d’administrer ces restrictions dans leurs eaux navigables. Malheureusement, à l’heure actuelle, TC ne dispose pas d’un programme de financement permettant d’appuyer l’élaboration de restrictions visant l’utilisation de bâtiments.

Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  la suite des commentaires reçus au sujet du rĂ´le des administrations locales et du processus de demande. Toutefois, comme cela est indiquĂ© ci-dessus, TC a acceptĂ© de repousser la date limite indiquĂ©e dans le Guide pour le dĂ©pĂ´t des demandes, qui est passĂ©e du 15 septembre au 15 novembre.

Consultations sur les demandes de restriction visant l’utilisation de bâtiments

Un total de 13 commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant les processus de consultation publique et de notification lorsque les administrations locales soumettent des demandes de nouvelles restrictions.

Un commentateur a exprimé le besoin d’accroître les efforts de sensibilisation de la part des administrations locales lors des consultations pour veiller à ce qu’un plus grand nombre de personnes ou de groupes puissent participer au processus de manière concrète. Un autre commentateur a souligné des préoccupations concernant les pratiques de consultation des administrations locales et a mentionné le risque d’une représentation disproportionnée de certains groupes (par exemple les organisations de conservation de l’environnement et les promoteurs immobiliers) par rapport à la communauté au sens large, aux utilisateurs des voies navigables, aux associations de lacs et aux entreprises locales. Le commentateur désirait que des directives claires soient fournies aux administrations locales afin d’assurer l’inclusivité et la transparence de leurs processus de consultation.

Un commentateur était d’avis que le processus de demande ne devrait pas être simplifié, particulièrement en ce qui concerne les consultations. Le processus de consultation devrait être adapté aux circonstances locales et prendre tout le temps nécessaire afin d’obtenir l’accord des intervenants.

Une organisation représentant les associations de plaisanciers à l’échelle du Canada a exprimé son soutien aux changements proposés visant à simplifier le processus de demande sans pour autant éliminer l’importance des consultations. L’organisation a également exprimé son accord avec l’idée que TC conserve son rôle de supervision dans le cadre d’un processus d’examen approfondi.

Une association de lac estime que les consultations devraient être menées à l’échelle locale, avec la participation de tous les intervenants concernés. Le représentant estimait que les administrations locales sont les mieux placées pour déterminer l’échéance de la consultation et qu’il n’existe pas d’approche uniformisée en matière de consultation, étant donné la diversité des voies navigables et des collectivités partout au pays.

Deux commentateurs ont insisté sur la nécessité de fournir des ressources additionnelles pour favoriser la participation des Autochtones aux consultations; ils ont mentionné les limites de capacité qui pourraient freiner leur participation de façon concrète.

Deux commentateurs ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant l’élimination des consultations Ă  l’échelle nationale (par exemple la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada) sur les demandes de restriction. Ils ont insistĂ© sur le fait que les demandes de restriction visent des voies navigables locales oĂą il y a des enjeux locaux et que les administrations locales doivent mener des consultations ouvertes et transparentes selon une optique rĂ©gionale. Ainsi, non seulement les rĂ©sidents, mais aussi tous les intervenants concernĂ©s auront l’occasion de participer au processus, ce qui, Ă  leur avis, n’était pas toujours fait correctement. Ils ont estimĂ© que la publication prĂ©alable Ă©tait un moyen efficace de garantir que tous les intervenants concernĂ©s ont la possibilitĂ© de commenter les nouvelles restrictions avant qu’elles ne soient adoptĂ©es.

Un commentateur a soulevĂ© des prĂ©occupations concernant la pĂ©riode de validitĂ© des consultations locales. Le commentateur a fait remarquer que la mobilisation de multiples partenaires dans des groupes de travail et par l’intermĂ©diaire de consultations publiques peut s’échelonner sur plusieurs annĂ©es. Il a Ă©tĂ© recommandĂ© Ă  TC que, Ă  condition que les administrations locales maintiennent leurs efforts de consultation (tous les 6 Ă  12 mois), les consultations antĂ©rieures restent valables pendant plusieurs annĂ©es.

Une organisation représentant des associations de plaisanciers partout au Canada a souligné le besoin de mener des consultations obligatoires auprès de tous les utilisateurs des voies navigables et les intervenants concernés avant de proposer des restrictions (qui devraient être un dernier recours). L’intervenant a proposé d’inclure les organisations de plaisanciers dans un processus de consultation standard, accessible et inclusif, mais n’a pas donné plus de détails sur la forme que prendrait ce type de processus. L’intervenant était d’avis que TC devrait fournir un financement aux administrations locales afin qu’elles puissent se mobiliser d’une manière concrète, bénéficier d’un service de facilitation professionnelle, mener des consultations locales, et lancer des campagnes de sensibilisation publique. L’intervenant a également mentionné que les demandes locales devraient être fondées sur une analyse objective et sur des preuves, et appuyées par des examens d’experts indépendants. Une autre organisation a exprimé des opinions similaires en mettant l’accent sur des consultations ouvertes avec tous les utilisateurs de la voie navigable et les intervenants, tout au long du processus (y compris à l’étape de la recherche de mesures alternatives).

Un commentateur a demandĂ© comment le grand public serait avisĂ© d’un changement au TP 15587F, Annexes au Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, et voulait savoir s’il existait un processus pour soumettre une plainte si l’on a de bonnes raisons de croire qu’une restriction n’aurait pas dĂ» ĂŞtre prise.

TC ne dispose pas d’un programme de financement pour mener des activitĂ©s de consultations locales, lesquelles demeurent la responsabilitĂ© des administrations locales. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© ci-dessus, le Guide a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour clarifier les responsabilitĂ©s des administrations locales et fournir les Ă©tapes essentielles pour mener des consultations exhaustives auprès des intervenants. Les administrations locales sont sensibilisĂ©es dès le stade initial du dossier Ă  l’importance de consulter une diversitĂ© d’intervenants directement ou indirectement touchĂ©s. Le Guide explique en dĂ©tail les diffĂ©rentes Ă©tapes des consultations : la planification des consultations, les consultations initiales, la mobilisation des peuples autochtones, la mobilisation de suivi et les consultations finales. De plus, le nouveau formulaire de demande Ă©nonce clairement les renseignements que doivent fournir les administrations locales, y compris des informations sur les consultations. En ce qui concerne le commentaire sur la pĂ©riode de validitĂ© des consultations, TC ne rejette pas les consultations antĂ©rieures, car elles peuvent Ă©clairer l’orientation prise par les administrations locales. Toutefois, les exigences relatives au processus de demande sont claires en ce qui concerne l’importance d’organiser des consultations depuis le dĂ©but du processus jusqu’à ce que la solution finale (c’est-Ă -dire la demande de restriction) soit convenue. Par consĂ©quent, la validitĂ© des consultations antĂ©rieures est examinĂ©e au cas par cas, car les problèmes et la dĂ©mographie d’une voie navigable peuvent changer considĂ©rablement au fil des ans. En outre, les changements de direction au niveau local et le manque d’information sur la manière dont les consultations ont Ă©tĂ© menĂ©es dans le passĂ© peuvent manquer pour Ă©valuer l’exactitude des rĂ©sultats. TC continuera Ă  s’assurer que toutes les exigences du processus de demande, y compris les consultations locales rigoureuses, sont suivies de manière cohĂ©rente et complète avant que de nouvelles restrictions ne soient approuvĂ©es.

Comme l’abordera en dĂ©tail la section « Mise en Ĺ“uvre Â», toute modification au TP 15587F sera communiquĂ©e aux intervenants dans un courriel adressĂ© aux listes de distribution des intervenants de TC; le courriel inclura un lien vers le document modifiĂ©, qui expliquera les changements publiquement dans les deux langues officielles. De plus, le site Web de TC inclura une nouvelle section comprenant la date et les dĂ©tails de chaque modification, dans les deux langues officielles, afin que les utilisateurs puissent suivre toutes les modifications depuis leur dernière visite du site Web. Toutes les modifications seront passĂ©es en revue et validĂ©es par les fonctionnaires de TC qui veilleront Ă  ce qu’elles demeurent conformes Ă  la LMMC 2001 et aux règlements connexes.

En cas de désaccord avec une restriction approuvée, une personne ou une organisation peut communiquer avec les agents du Bureau de la sécurité nautique (BSN) pour faire connaître ses préoccupations et obtenir des réponses à ses questions. Cependant, il est fortement recommandé aux intervenants intéressés de participer aux premières étapes d’élaboration d’une demande visant leurs voies navigables locales afin de soulever leurs objections auprès de leur administration locale.

Aucune modification n’a été apportée au Règlement en réponse aux commentaires reçus sur le processus de consultation que les autorités locales doivent suivre pour soutenir une demande de nouvelles restrictions.

Commentaires généraux

Au total, 19 commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant les autres modifications proposĂ©es aux articles 2 et 4 du RRVUB et le nouveau pouvoir de dĂ©signer une personne pour le contrĂ´le d’application, conformĂ©ment Ă  la LMMC 2001.

Huit commentateurs ont exprimĂ© leur appui des modifications aux articles 2 et 4 du RRVUB. Cependant, l’un des commentateurs a mentionnĂ© une diffĂ©rence perçue entre les versions française et anglaise de l’article 4. TC a passĂ© en revue le libellĂ© de l’article 4 et a confirmĂ© que les deux versions ont le mĂŞme sens et que, par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement.

En ce qui concerne le nouveau pouvoir de dĂ©signer une personne pour le contrĂ´le de l’application et l’abrogation de l’article 16 du RRVUB, neuf commentateurs ont exprimĂ© leur soutien aux modifications. L’un d’entre eux a soulevĂ© qu’aucune mesure d’exĂ©cution additionnelle n’est nĂ©cessaire dans les eaux navigables locales. Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement en rĂ©ponse aux commentaires sur l’abrogation de l’article 16.

Autres commentaires

Au total, 18 commentaires considĂ©rĂ©s comme dĂ©passant la portĂ©e du Règlement ont Ă©tĂ© reçus. Certains de ces commentaires portaient sur des restrictions locales ou des prĂ©occupations en matière de sĂ©curitĂ©, comme la demande de restrictions sur leur voie navigable locale et la suggestion de rendre obligatoire le port du gilet de sauvetage. D’autres, dont des reprĂ©sentants d’associations, ont abordĂ© des dispositions spĂ©cifiques, faisant part de leurs prĂ©occupations concernant la modification de 2020 au RRVUB limitant la puissance de propulsion Ă©lectrique, arguant que les progrès technologiques rendent la limite maximale de 7,5 kW choisie trop Ă©levĂ©e et contraire Ă  l’intention de la disposition. En outre, une personne a proposĂ© de reformuler les restrictions en matière de puissance afin de permettre aux navires Ă©quipĂ©s de moteurs plus puissants de naviguer dans les zones rĂ©glementĂ©es s’ils utilisent un moteur plus petit. Une autre organisation a insistĂ© pour que la planche nautique soit soumise aux mĂŞmes restrictions que le surf sur sillage, citant les impacts environnementaux des types de bateaux utilisĂ©s pour cette activitĂ©. Une limitation universelle de la hauteur du sillage, similaire Ă  la limitation universelle actuelle de la vitesse sur le littoral, a Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©e. Certains commentateurs ont soutenu les arrĂŞtĂ©s ministĂ©riels pour obtenir des rĂ©ponses rapides, mais ont insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de garantir l’engagement des intervenants. Enfin, d’autres ont recommandĂ© des protections environnementales plus fortes, telles que des mesures contre les espèces aquatiques envahissantes, l’érosion et la dĂ©tĂ©rioration de la qualitĂ© de l’eau, soulignant la nĂ©cessitĂ© d’une approche proactive dans le cadre du RRVUB.

TC reconnaît la pertinence et l’importance de ces points de vue, mais mentionne que ces enjeux dépassent la portée du Règlement. Ces commentaires pourraient être pris en compte dans les futures mises à jour du RRVUB en collaboration avec les intervenants concernés.

Aucune modification n’a été apportée au Règlement en réponse aux commentaires jugés hors de sa portée.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une analyse a Ă©tĂ© entreprise pour dĂ©terminer si la proposition donne lieu Ă  des rĂ©percussions sur les traitĂ©s modernes. Cette Ă©valuation a examinĂ© la portĂ©e gĂ©ographique et l’objet des modifications par rapport aux traitĂ©s modernes en vigueur. Les modifications peuvent intĂ©resser les gouvernements signataires de traitĂ©s dans une large mesure, car elles portent sur le transport maritime, la navigation et les ressources en eau lorsque des droits et des intĂ©rĂŞts issus de traitĂ©s sont prĂ©sents. Toutefois, aucune obligation dĂ©coulant d’un traitĂ© n’est dĂ©clenchĂ©e. Les partenaires de traitĂ© ont Ă©tĂ© consultĂ©s afin d’obtenir leur point de vue sur les modifications. Ă€ l’automne et Ă  l’hiver 2023, et tous les deux mois en 2024, des mises Ă  jour et des possibilitĂ©s de consultation ont Ă©tĂ© offertes aux collectivitĂ©s et aux organismes autochtones de tout le pays, y compris les communautĂ©s locales, les agrĂ©gats, les gouvernements, les organisations signataires de traitĂ©s et les organisations autochtones nationales, qui reprĂ©sentent les Premières Nations, les Inuits et les MĂ©tis. Des rĂ©unions se sont aussi tenues en 2025 avec deux corps dirigeants autochtones qui ont manifestĂ© un intĂ©rĂŞt pour en apprendre plus sur le RRVUB et les modifications.

De plus, il est important de noter qu’au cours de l’élaboration des demandes de nouvelles restrictions, les administrations locales sont toujours tenues de consulter les collectivités et les organisations autochtones locales au sujet des répercussions potentielles des restrictions proposées visant l’utilisation des bâtiments.

Choix de l’instrument

Tout ordre de gouvernement (c’est-à-dire une administration locale) peut demander au gouvernement fédéral de restreindre l’utilisation des bâtiments sur toute voie navigable au Canada. Les administrations locales sont encouragées à trouver des alternatives avant de demander une restriction réglementaire par l’entremise du RRVUB. Grâce à des consultations menées par les administrations locales dans le cadre du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, des mesures de rechange non réglementaires sont explorées, mais peuvent s’avérer inefficaces pour régler l’enjeu dans la voie navigable, laissant ainsi les restrictions réglementaires comme seule alternative efficace. Lorsque les administrations locales, en consultation avec les intervenants locaux, ont déterminé qu’il n’existe pas d’autre solution viable que d’établir des restrictions dans le RRVUB, une demande est soumise à TC. Selon la nouvelle approche, il reviendra au ministre des Transports, plutôt qu’au gouverneur en conseil, d’approuver les demandes et de mettre à jour les annexes du RRVUB afin d’ajouter de nouvelles restrictions.

L’incorporation par renvoi est une technique de rĂ©daction qui peut ĂŞtre utilisĂ©e pour intĂ©grer le contenu d’un document externe dans un règlement. Les documents incorporĂ©s par renvoi ont la mĂŞme force et le mĂŞme effet que le règlement dans lequel ils sont incorporĂ©s. Un renvoi Ă  caractère dynamique signifie que l’incorporation d’un document comprend toute modification future de ce document sans qu’il soit nĂ©cessaire de modifier le règlement dans lequel il est incorporĂ©. Un renvoi Ă  caractère dynamique permet d’effectuer des mises Ă  jour rĂ©gulières des exigences sans avoir Ă  mener Ă  bien le processus de modification rĂ©glementaire, qui peut ĂŞtre complexe et long. Les autorisations pertinentes qui permettent l’utilisation de l’incorporation par renvoi du contenu des annexes du RRVUB se trouvent au paragraphe 32(4.01) de la LMMC 2001.

D’après l’analyse de TC, l’incorporation par renvoi Ă  caractère dynamique des annexes du RRVUB appuierait les objectifs en matière de sĂ©curitĂ© et d’environnement de la LMMC 2001 en facilitant l’adoption et la mise en Ĺ“uvre de restrictions nouvelles et modifiĂ©es visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales (plus rapidement qu’en demandant l’approbation du gouverneur en conseil). Les annexes du RRVUB seront modifiĂ©es rĂ©gulièrement, au moins une fois par annĂ©e, en fonction du moment oĂą les demandes de restriction d’utilisation des bâtiments seraient reçues, afin de mettre en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments avant les saisons de navigation Ă  venir.

En ce qui a trait Ă  l’abrogation des articles 16 et 17 (dĂ©signation et pouvoirs d’exĂ©cution), les options non rĂ©glementaires ne sont pas possibles pour atteindre ces objectifs, car leur abrogation du RRVUB est nĂ©cessaire pour s’aligner sur les objectifs de modernisation du RRVUB et elle ne peut ĂŞtre effectuĂ©e sans entreprendre de processus de modification rĂ©glementaire.

Enfin, une intervention rĂ©glementaire s’impose afin de s’assurer que le RRVUB demeure exact et Ă  jour. Par exemple, des corrections techniques doivent ĂŞtre apportĂ©es Ă  l’article 4 et aux paragraphes 2(3) et 2(4), ainsi qu’un alignement subsĂ©quent des autres dispositions de l’article 2. Ces corrections ne pourraient pas ĂŞtre apportĂ©es au moyen d’options non rĂ©glementaires, puisqu’elles visent le libellĂ© technique de ces dispositions.

Analyse de la réglementation

Le Règlement vise Ă  moderniser le RRVUB afin de traiter en temps opportun les problèmes de navigation et d’environnement propres aux voies navigables locales. Le Règlement fera Ă©galement des changements administratifs afin d’amĂ©liorer la clartĂ© des Ă©lĂ©ments essentiels et des Ă©tapes du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments Ă  l’appui de l’objectif de modernisation. L’élaboration d’une demande en vertu du RRVUB devrait permettre aux administrations locales d’économiser en temps et en efforts, car certaines exigences du Guide ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©es, ce qui viendra Ă©galement appuyer la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions visant l’utilisation de bâtiments, plus rapidement. Le personnel du gouvernement du Canada s’attendra Ă  des Ă©conomies de temps associĂ©es aux nouveaux processus de demande de restriction, car les nouvelles restrictions n’auront plus besoin de passer par le processus de modification rĂ©glementaire pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil. Cependant, TC engagera des coĂ»ts annuels minimes pour la mise Ă  jour du TP 15587F et des communications plus frĂ©quentes avec les intervenants.

Modifications depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Comme il en a Ă©tĂ© question dans la section « Ă‰laboration de la rĂ©glementation Â» ci-dessus, TC a reçu des commentaires favorables aux changements rĂ©glementaires, surtout en ce qui concerne la modernisation et la simplification du RRVUB. En plus d’exprimer le besoin de clarifier le Guide, certains intervenants se sont prononcĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de simplifier Ă©galement le processus de demande. Par consĂ©quent, depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, le Guide (principale source d’information pour que les administrations locales puissent Ă©laborer des demandes de restriction visant l’utilisation de bâtiments) a fait l’objet d’une rĂ©vision veillant Ă  ce qu’il prĂ©cise et clarifie les Ă©lĂ©ments essentiels et les Ă©tapes Ă  suivre afin de faciliter la mise en Ĺ“uvre d’une restriction en temps opportun. Deux exigences ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©es du Guide :

Ces modifications devraient simplifier le processus de demande pour les administrations locales. Par consĂ©quent, la section « Avantages Â» ci-dessous a Ă©tĂ© modifiĂ©e dans le but d’inclure ces nouvelles modifications.

Comme le mentionnent les sections ci-dessus, l’évaluation préliminaire avait pour but d’évaluer l’admissibilité des demandeurs, ce qu’il est déjà possible de faire au moyen de discussions initiales avec les agents du BSN. Étant donné que ces conversations sont déjà menées dans le cadre du scénario de référence, aucun coût additionnel ne devrait être engagé pour TC ni les administrations locales. De plus, l’élimination de l’exigence relative à la mise à l’essai de mesures de rechange avant de demander des restrictions ne devrait pas faire augmenter le nombre de demandes que reçoit TC, car la grande majorité des administrations locales tentent déjà de trouver des solutions non réglementaires, notamment par la sensibilisation, l’éducation et une présence accrue des agents de l’autorité, avant de faire appel à TC, car elles sont conscientes de la complexité que représente une demande de restriction en vertu du RRVUB. Qui plus est, TC continuera d’encourager les mesures de rechange, mais il ne sera plus obligatoire d’imposer une deuxième fois de mettre à l’essai une mesure de rechange puisqu’une telle exigence viendrait écarter les efforts déployés par les administrations locales par le passé et ne serait pas rentable.

Le Guide encouragera toujours les administrations locales à mettre à l’essai des solutions non réglementaires qui seront abordées lors des consultations publiques. De plus, si une administration locale souhaite directement faire une demande de restriction sans mettre à l’essai des mesures de rechange, TC continuera d’exiger pour toutes les demandes une justification claire et des documents exhaustifs permettant de démontrer que l’imposition de restrictions est la seule solution raisonnable et qu’elle est soutenue par les intervenants. Par conséquent, l’élimination de cette exigence ne devrait pas entraîner d’augmentation du nombre de demandes, car les administrations locales cherchent déjà des solutions de rechange dans le cadre de leurs pratiques exemplaires et continueront d’en chercher à l’avenir. Par conséquent, les nouvelles modifications au Guide n’auront aucune incidence sur les coûts.

Cadre d’étude

Les coĂ»ts et les avantages du Règlement ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT), et seuls les coĂ»ts et les avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au Règlement sont évalués en fonction de la comparaison du scénario de référence par rapport au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats prévus en raison du Règlement. De plus amples détails sur ces deux scénarios sont présentés ci-dessous.

Intervenants touchés

Le Règlement touchera les administrations locales en accélérant les processus d’approbation des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Les communautés nautiques seront également touchées, car le Règlement permettra de traiter plus rapidement les questions environnementales et de sécurité propres aux voies navigables locales. De plus, le personnel du gouvernement du Canada réalisera des économies de temps, car les nouvelles restrictions n’auront plus besoin de passer par le processus réglementaire pour les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les restrictions visant l’utilisation des bâtiments dans les eaux canadiennes continueront d’être prescrites dans huit annexes du RRVUB. Les administrations locales suivront le Guide et les directives des agents du BSN pour demander des restrictions visant l’utilisation des bâtiments oĂą les Ă©lĂ©ments du processus sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau 1. TC reçoit en moyenne trois demandes par annĂ©e. De plus, l’approbation des restrictions visant l’utilisation des bâtiments viendrait imposer la mise en Ĺ“uvre du processus rĂ©glementaire dans le but d’obtenir l’approbation du gouverneur en conseil et de continuer de tester des mesures de rechange dans le cadre des exigences actuelles de TC. La confusion sur certaines restrictions visant l’utilisation des bâtiments prescrits en vertu du RRVUB pourrait donner lieu Ă  une interprĂ©tation erronĂ©e de la part des usagers de la voie navigable et des agents de l’autoritĂ©. TC continuerait d’utiliser l’autoritĂ© fournie par l’article 135 de la LMMC 2001 comme mĂ©canisme de dĂ©signation de tous les agents de l’autoritĂ© au lieu d’utiliser l’article 16 du RRVUB. Les dĂ©signations existantes seraient refaites pour s’aligner sur le nouveau processus en place et sur les dĂ©signations futures.

Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les annexes du RRVUB seront abrogĂ©es et intĂ©grĂ©es dans un nouveau TP 15587F, puis seront incorporĂ©es par renvoi dans le Règlement. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une modification rĂ©glementaire, les modifications au Guide n’apporteront aucun changement aux Ă©lĂ©ments essentiels dĂ©crits dans le tableau 1 (voir la colonne « Processus actuel Â»). Cependant, l’exigence relative au formulaire d’évaluation prĂ©liminaire et l’exigence relative aux mesures de rechange pour une saison de navigation seront toutes les deux Ă©liminĂ©es du processus. Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, le Guide viendra ajouter des clarifications aux Ă©lĂ©ments existants du processus de demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports. Les processus de demande des restrictions visant l’utilisation des bâtiments seront simplifiĂ©s, et ne passeront plus par le processus rĂ©glementaire. L’article 16 du RRVUB sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments sera abrogĂ©, Ă©tant donnĂ© que TC utilise dĂ©sormais l’autoritĂ© confĂ©rĂ©e en vertu de la LMMC 2001 comme mĂ©canisme permettant de dĂ©signer tous les agents de l’autoritĂ©, y compris ceux en place. TC fournira Ă©galement un modèle et des outils de soutien pour aider les administrations locales Ă  se conformer au Guide. MĂŞme si le processus d’approbation est plus rapide, TC ne s’attend pas Ă  ce que le nombre de demandes annuelles augmente, Ă©tant donnĂ© que le processus de prĂ©paration des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments par les administrations locales au complet demeurera le mĂŞme (Ă  l’exception de l’élimination du formulaire d’évaluation prĂ©liminaire et de l’exigence visant la prise de mesures de rechange pour une saison de navigation). Il est Ă©galement prĂ©vu que les administrations locales continuent de mettre Ă  l’essai des mesures de rechange avant de collaborer avec TC, comme c’est le cas dans les pratiques exemplaires (comme le prouvent les demandes reçues au cours des 10 dernières annĂ©es); il s’agit d’une dĂ©cision orientĂ©e par les consultations menĂ©es auprès des intervenants qui pourraient prĂ©fĂ©rer de mettre Ă  l’essai des options non rĂ©glementaires avant de procĂ©der Ă  une demande officielle de restrictions en vertu tu RRVUB, mĂŞme après que TC aura Ă©liminĂ© cette exigence. Toutefois, les administrations locales ne seront plus tenues de tester les mesures de rechange pour une autre saison de navigation une fois qu’elles auront engagĂ© TC. Le Règlement apportera Ă©galement quelques corrections administratives, ce qui clarifiera les exigences relatives aux restrictions.

Avantages et coûts

Le Règlement profitera à la fois aux administrations locales et aux membres de la communauté locale de la navigation de plaisance. Le retrait de l’approbation du gouverneur en conseil du processus d’ajout de nouveaux plans d’eau aux restrictions applicables aux voies navigables locales permettra de disposer d’un mécanisme efficace et souple pour traiter des problèmes de sécurité de la navigation et d’environnement. Cela facilitera également le déploiement de restrictions de manière plus rapide afin de mettre en œuvre rapidement des mesures visant à protéger l’environnement et la sécurité des Canadiens dans ces zones.

Les corrections administratives clarifieront les exigences relatives aux restrictions applicables aux usagers de la voie navigable et aux entitĂ©s dĂ©signĂ©es, et favoriseront par consĂ©quent la conformitĂ© et l’efficacitĂ© de l’application de la loi. De mĂŞme, l’article 16 du RRVUB sera abrogĂ©, ce qui Ă©liminera la redondance et garantira la clartĂ©, puisque l’autoritĂ© de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© est dĂ©sormais Ă©tablie dans le cadre de la LMMC 2001. Cela devrait permettre d’éviter toute ambiguĂŻtĂ© ou confusion de la part des intervenants.

De plus, la suppression du processus réglementaire permettra au personnel du gouvernement du Canada de gagner du temps sur l’élaboration de propositions réglementaires associées aux demandes de restrictionréférence 2.

En dernier lieu, TC a passé le Guide en revue; il inclut désormais des exemples des informations attendues et souligne l’importance de suivre chaque étape du processus. TC a aussi élaboré un formulaire de demande, à l’intention des administrations locales. Ce formulaire permettra aux administrations locales de fournir toute l’information nécessaire qui permet d’évaluer une demande de restriction visant l’utilisation de bâtiments, et ce, dans un document standard visant à améliorer l’uniformité à l’échelle du pays et à favoriser l’élaboration et le traitement des demandes.

Aucun Ă©lĂ©ment n’a Ă©tĂ© ajoutĂ© au processus dans le cadre de ces modifications. Au contraire, certaines exigences, comme le formulaire d’évaluation prĂ©liminaire et la mise en Ĺ“uvre obligatoire de mesures de rechange pour une saison de navigation, ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©es afin de simplifier le processus. Il est prĂ©vu que les administrations locales gagnent du temps puisqu’elles ne seront plus tenues de remplir le formulaire d’évaluation prĂ©liminaire (document de 10 pages). Toutefois, l’information qui faisait partie de l’évaluation prĂ©liminaire continuera d’être requise dans le cadre du processus de demande. Le niveau d’effort requis pour Ă©laborer et appliquer des mesures de rechange varie considĂ©rablement en fonction de l’enjeu et de l’emplacement. Dans tous les cas, les administrations locales devraient passer moins de temps Ă  la mise en Ĺ“uvre et Ă  la supervision de mesures de rechange pendant une saison de navigation, car elles ne seront plus tenues de le faire. Par consĂ©quent, les administrations locales devraient mettre moins de temps Ă  remplir une demande en vertu du RRVUB et Ă  soutenir la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions visant l’utilisation de bâtiments plus rapidement.

Coûts

Le Guide rĂ©visĂ© fournira des dĂ©tails complets visant Ă  faciliter la prĂ©paration par les administrations locales des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Cependant, le Règlement n’introduira aucune nouvelle exigence visant Ă  Ă©tablir de nouvelles restrictions. Le Guide rĂ©visĂ© ne fera que clarifier les Ă©lĂ©ments essentiels et n’ajoutera aucun nouvel Ă©lĂ©ment ni aucune nouvelle Ă©tape (voir le tableau 1). Par consĂ©quent, dans l’ensemble, le Règlement ne devrait pas imposer de coĂ»ts aux intervenants touchĂ©s.

Comme il a déjà été mentionné, le Règlement ne modifiera pas le processus d’élaboration de nouvelles restrictions, et le processus d’approbation interne de TC devrait rester le même et, par conséquent, aucun coût supplémentaire n’est prévu.

TC a Ă©galement engagĂ© des frais pour Ă©laborer un nouveau TP 15 587F visant Ă  intĂ©grer les annexes existantes dans le RRVUB, ainsi que des mises Ă  jour du Guide, y compris le modèle de demande et les outils connexes, et pour Ă©laborer une page Web consacrĂ©e au RRVUB. Toutefois, selon la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SCT, de tels coĂ»ts ne sont pas inclus dans la prĂ©sente analyse, car ils sont survenus avant l’enregistrement du Règlement. Cependant, dès la publication finale du Règlement, TC communiquera les changements au RRVUB, et ce, par le biais d’une annonce du ministre des Transports et d’un communiquĂ© de presse. TC devrait Ă©galement mettre Ă  jour le TP 15587F et communiquer plus frĂ©quemment avec les administrations locales et la communautĂ© nautique, via les canaux de communication existants et en mettant Ă  jour le site Web de TC, pour les informer de toute mise Ă  jour. Pour TC, ces coĂ»ts annuels supplĂ©mentaires devraient ĂŞtre minimes.

De plus, Ă  un moment donnĂ© dans l’avenir (après enregistrement du Règlement), le Guide pourrait ajouter de nouveaux Ă©lĂ©ments concernant ce qui devrait ĂŞtre fourni et examinĂ© pour le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, ce qui pourrait ĂŞtre perçu comme l’introduction de rĂ©percussions supplĂ©mentaires sur les administrations locales et sur TC. Cependant, Ă©tant donnĂ© que 1) de tels ajouts pourraient dĂ©jĂ  ĂŞtre intĂ©grĂ©s au Guide dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, et 2) qu’aucun changement de ce type n’est actuellement proposĂ©, aucun coĂ»t supplĂ©mentaire ne serait attribuĂ© au Règlement.

Enfin, le Règlement vise à réduire le temps nécessaire à la mise en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Par conséquent, certains intervenants concernés (c’est-à-dire les plaisanciers et les propriétaires) devraient s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions introduites.

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuĂ©e selon la lentille des petites entreprises a conclu que le Règlement n’aura aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. En modifiant le processus pour promulguer des restrictions nouvelles ou modifiĂ©es visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales, le Règlement rĂ©duira le temps nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Il est reconnu que les petites entreprises pourraient ĂŞtre touchĂ©es Ă  l’avenir si de nouveaux plans d’eau sont ajoutĂ©s au TP 15587F (qui remplacera les annexes du RRVUB et sera incorporĂ© par renvoi dans le RRVUB), car des restrictions qui limitent les activitĂ©s des voies navigables pourraient toucher les petites entreprises reliĂ©es directement ou indirectement Ă  ces cours d’eau. Dans de tels cas, les petites entreprises devront s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions introduites.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le Règlement n’aura aucune incidence sur les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne sont pas liées à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation. De plus, le Règlement relève directement des pouvoirs législatifs du gouvernement fédéral en matière de navigation et de transport maritime, et il n’y a pas de divergence avec les règlements d’autres administrations.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’était pas nécessaire. En général, aucune répercussion environnementale importante n’est prévue à la suite de ces changements. Le Règlement comprend des mesures visant à réduire de façon significative le temps requis pour introduire de nouvelles restrictions dans le RRVUB. Ces mesures peuvent avoir des effets bénéfiques sur l’environnement, car les enjeux importants sur les voies navigables seraient traités en temps opportun.

Analyse comparative entre les sexes plus

En gĂ©nĂ©ral, les plaisanciers et les propriĂ©taires de bateaux sont Ă©galement reprĂ©sentĂ©s parmi les divers groupes dĂ©mographiques identifiĂ©s dans le cadre de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+). Une augmentation de la participation des enfants du millĂ©naire Ă  la navigation de plaisance a Ă©tĂ© constatĂ©e ces dernières annĂ©esrĂ©fĂ©rence 3, ce qui rapproche leur participation de celle des gĂ©nĂ©rations plus anciennes (c’est-Ă -dire la gĂ©nĂ©ration X et les baby-boomers). Cela contraste avec l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale que la possession d’un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique est typiquement coĂ»teuse et qu’elle n’est gĂ©nĂ©ralement possible que pour les personnes plus âgĂ©es ayant un revenu disponible plus Ă©levĂ©. Les recherches menĂ©es par TC n’ont pas permis de trouver des donnĂ©es sur la participation des enfants Ă  la navigation de plaisance. Toutefois, les statistiques disponibles obtenues par le biais de sondages dĂ©mographiques indiquent que la majoritĂ© des participants adultes Ă  la navigation de plaisance ont des enfants dans leur foyer, ce qui peut se traduire, dans une certaine mesure, par la participation de personnes de moins de 18 ans. Il manque aussi des donnĂ©es sur les personnes qui vivent le long du littoral des voies navigables ou qui participent Ă  des activitĂ©s dans ces zones qui sont frĂ©quemment utilisĂ©es pour la navigation de plaisance.

Lorsque des restrictions sont mises en place, elles ont une incidence sur tous les plaisanciers et les usagers de la voie navigable. Toutefois, selon le type de restriction imposée et les activités auxquelles participent les divers groupes, un type particulier de restriction peut se traduire par des effets négatifs ou des avantages pour des groupes démographiques particuliers. Les restrictions d’utilisation des bâtiments entraînent habituellement une perte de possibilités de loisirs pour les plaisanciers sur certaines sections ou la totalité d’une voie navigable, particulièrement lorsque les restrictions ont une incidence sur les bateaux motorisés et les activités récréatives (par exemple le ski nautique et le surf sur sillage). Par exemple, il pourrait y avoir des répercussions négatives spécifiques pour les jeunes qui pratiquent régulièrement des activités récréatives comme le surf sur sillage. En outre, des répercussions négatives pourraient aussi se produire par le biais du processus de mise en œuvre rationalisé des restrictions visant l’utilisation des bâtiments puisque des groupes particuliers identifiés comme propriétaires ou utilisateurs de bateaux devraient s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions en vigueur. À l’inverse, ces mêmes restrictions peuvent avoir des avantages pour les embarcations de plaisance à propulsion humaine (par exemple les kayaks et les canots) et les baigneurs, car les voies navigables deviennent plus sûres pour ceux qui pratiquent ce genre d’activités.

Il est important de noter que, même si le Règlement simplifie le processus d’introduction de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments, il n’inclut aucune nouvelle restriction.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Le Règlement entrera en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Une fois que le Règlement sera en vigueur, les restrictions existantes sur les voies navigables locales seront alors disponibles dans le nouveau TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Les nouvelles restrictions demandĂ©es par les administrations locales seront ajoutĂ©es au TP 15587F selon un calendrier rĂ©gulier chaque annĂ©e ou au besoin, sous rĂ©serve de l’approbation du ministre des Transports.

Les questions relatives Ă  la navigation et au transport maritime relèvent du gouvernement fĂ©dĂ©ral, et l’esprit du RRVUB repose sur un partenariat entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et locaux. Après la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, TC entreprendra des activitĂ©s de sensibilisation ciblĂ©es auprès des administrations locales, des utilisateurs des voies navigables et d’autres intervenants touchĂ©s. De plus, les moyens de communication habituels de TC avec les intervenants maritimes, tels que l’utilisation des listes de distribution des intervenants de TC et la collaboration continue avec les principaux partenaires, serviront Ă  informer largement les administrations locales et la communautĂ© nautique des mises Ă  jour. Le site Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique fournira des renseignements dĂ©taillĂ©s sur le RRVUB (c’est-Ă -dire l’objet du RRVUB, le processus de demande, les coordonnĂ©es des bureaux rĂ©gionaux et les liens menant au TP 15587F).

Le Règlement ne devrait pas avoir d’incidence sur l’efficacité de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments ou des restrictions modifiées. Les administrations locales continueront de suivre un processus exhaustif spécifié par le ministre des Transports et devront fournir des renseignements essentiels décrits dans le Guide, en utilisant le nouveau formulaire de demande pour faire une nouvelle demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. La demande dûment remplie devra être présentée directement au BSN régional aux fins d’examen. Les agents du BSN régional sont chargés de veiller à ce que toutes les restrictions proposées soient justifiées et de confirmer que des consultations avec les utilisateurs et les intervenants de la voie navigable touchés ont eu lieu. Les responsables de TC peuvent également demander des documents à l’appui pour examen s’ils ont des questions supplémentaires.

Ă€ la rĂ©ception d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments par une administration locale, les agents rĂ©gionaux du BSN disposeront de 30 jours civils pour analyser la demande et faire une recommandation Ă  l’administration centrale du BSN (AC BSN) de TC. Ă€ la rĂ©ception d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments de la part du BSN rĂ©gional, l’AC BSN disposera de 30 jours civils pour analyser la demande. Si l’information est complète et que tous les critères sont respectĂ©s, les responsables du BSN formuleront une recommandation au ministre des Transports aux fins de dĂ©cision. Le TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, sera ensuite modifiĂ© dans les 15 jours civils suivant l’approbation de l’ajout de nouveaux plans d’eau par le ministre des Transports. Si la demande est jugĂ©e incomplète Ă  un stade quelconque du processus d’examen, elle sera renvoyĂ©e aux administrations locales avec des instructions prĂ©cises sur les Ă©lĂ©ments nĂ©cessitant un travail supplĂ©mentaire dans le cadre des normes de service dĂ©crites ci-dessus. Les responsables rĂ©gionaux du BSN travailleront en Ă©troite collaboration avec les administrations locales afin de les aider Ă  remplir la demande. Les normes de service pour l’examen ultĂ©rieur d’une demande par les agents rĂ©gionaux du BSN et de l’AC BSN, respectivement, seront de 15 jours civils par rĂ©vision. Les normes de service sont dĂ©crites dans le Guide.

La procĂ©dure visant Ă  informer les administrations locales de l’approbation de leur demande de restriction ne changera pas. TC prĂ©parera une lettre et l’enverra au reprĂ©sentant de l’administration locale pour l’informer de l’approbation et inclura un lien vers le TP 15587F modifiĂ©, en guise de rĂ©fĂ©rence. En outre, la lettre rappellera aux administrations locales leurs responsabilitĂ©s en matière de gestion de leurs restrictions, notamment :

Tout différend grave (par exemple une situation dans laquelle une administration locale n’est pas d’accord avec la position des responsables de TC concernant l’état de préparation de la demande ou les instructions de TC concernant les informations supplémentaires requises pour finaliser une demande) pourrait être porté à l’attention du ministre des Transports qui a le pouvoir de prendre des décisions sur l’ajout de nouveaux plans d’eau. Toutefois, de telles situations ne se sont pas produites jusqu’à présent, car TC travaille sur tous les problèmes potentiels avec les administrations locales au fur et à mesure qu’elles finalisent leur demande, notamment en confirmant que les restrictions proposées sont nécessaires et conformes aux solutions qui ont été cernées pour répondre aux problèmes des voies navigables.

En ce qui concerne la présentation de demandes de correction à une restriction existante (c’est-à-dire une correction administrative comme la modification de coordonnées géographiques erronées ou la mise à jour du nom d’une voie navigable qui a changé), le processus demeurera le même. Toute personne qui remarque une erreur dans les restrictions doit en aviser l’administration locale respective qui confirmera l’erreur et soumettra les modifications recommandées à TC. Après l’examen par TC et l’approbation du ministre des Transports, la correction sera apportée au TP 15587F et les intervenants seront informés du changement. Toute modification substantielle à la restriction existante, comme la modification d’une limite de vitesse convenue, nécessitera une nouvelle demande complète de l’administration locale selon le processus décrit dans le Guide. Il convient de noter que les responsables de TC travaillent à l’élaboration d’une stratégie visant à examiner toutes les restrictions du RRVUB existantes, en collaboration avec les administrations locales, afin d’assurer l’exactitude des restrictions actuelles.

Il est entendu que les restrictions sont des solutions aux problèmes repérés au sujet des voies navigables locales par les administrations locales, en collaboration avec leurs citoyens. Il pourrait y avoir des cas où les circonstances qui étaient à l’origine du problème ont changé au fil du temps ou que la solution choisie s’avère inefficace. Les utilisateurs locaux de la voie navigable ou les administrations locales elles-mêmes peuvent entamer des discussions sur les restrictions, leur efficacité ou la nécessité d’une approche différente. Conformément au Guide, toute modification à une restriction devra faire l’objet d’une nouvelle demande complète de l’administration locale.

En ce qui concerne l’évaluation de la nouvelle approche, TC Ă©laborera une stratĂ©gie d’évaluation qui mettra l’accent sur :

En outre, dans le cadre de leur demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, les administrations locales doivent fournir une procédure permettant d’évaluer l’efficacité de la restriction un an après sa mise en œuvre. Les résultats de cette évaluation doivent être transmis à TC aux fins d’analyse future.

En ce qui concerne la modification du mĂ©canisme de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ©, TC a dĂ©signĂ© de nouveau les agents de l’autoritĂ© Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 16 du RRVUB avant la publication du Règlement afin d’assurer la continuitĂ© le jour de son entrĂ©e en vigueur. Tous les organismes d’application de la loi touchĂ©s ont Ă©tĂ© informĂ©s de la modification et ont reçu un nouveau certificat de dĂ©signation en vertu du paragraphe 135(1.1) de la LMMC 2001.

Ă€ l’avenir, toute modification au TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, sera communiquĂ©e aux intervenants par courriel Ă  partir des listes de distribution des intervenants de TC. Le courriel comprendra une liste dĂ©taillĂ©e de tous les changements pertinents et un lien menant au TP 15587F, qui sera accessible au public sans frais dans les deux langues officielles et dans un format accessible sur le site Web de TC. De plus, le site Web de TC inclura une nouvelle section comprenant la date et les dĂ©tails de chaque modification dans les deux langues officielles afin que les utilisateurs puissent suivre tout changement depuis leur dernière consultation du site Web. Tous les changements seront examinĂ©s et validĂ©s de manière appropriĂ©e par les responsables de TC afin de garantir qu’ils restent conformes Ă  la LMMC 2001 et Ă  ses règlements.

Le Règlement sur les contraventions, pris en vertu de la Loi sur les contraventions, Ă©tablit les montants des amendes prescrits pour les contraventions des dispositions dĂ©signĂ©es dans les règlements, y compris les règlements pris en vertu de la LMMC 2001. Une annexe du Règlement sur les contraventions prĂ©cise les montants des contraventions pour non-conformitĂ© aux restrictions du RRVUB, jusqu’à concurrence de 500 $ pour les infractions. En plus d’une contravention en vertu de la Loi sur les contraventions, l’application du RRVUB peut ĂŞtre effectuĂ©e par voie de dĂ©claration sommaire de culpabilitĂ©, conformĂ©ment Ă  la LMMC 2001, et le demeurera après la modification du RRVUB.

Personne-ressource

Gestionnaire
Affaires législatives, réglementaires et internationales
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca