La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 37 : Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Le 14 septembre 2024

Fondement législatif
Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Modernisation du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Les administrations locales et les intervenants locaux expriment des prĂ©occupations depuis de nombreuses annĂ©es au sujet du temps considĂ©rable qu’il faut pour que les restrictions visant l’utilisation des bâtiments soient mises en place sur les voies navigables locales. On estime qu’une administration locale a besoin d’environ deux ans pour prĂ©parer les Ă©lĂ©ments essentiels d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments (par exemple la dĂ©termination des problèmes et des solutions, l’évaluation environnementale, l’analyse coĂ»ts-avantages, les consultations) avant de la soumettre Ă  Transports Canada (TC) pour examen. De plus, dans le cadre du processus de demande, TC exige qu’une administration locale mette en Ĺ“uvre des mesures de rechange pour une saison de navigation de plaisance avant de prĂ©senter une demande de restriction. Si ces mesures de rechange s’avèrent inefficaces, une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments doit passer par le processus de modification rĂ©glementaire afin d’obtenir l’approbation du gouverneur en conseil, ce qui peut prendre environ deux ans. En tout, il peut prendre jusqu’à quatre ans après qu’une administration locale a identifiĂ© une question de sĂ©curitĂ©, d’environnement ou d’intĂ©rĂŞt public sur sa voie navigable locale avant qu’une nouvelle restriction ne soit mise en vigueur et publiĂ©e dans la Partie II de la Gazette du Canada.

De plus, TC continue de déceler des problèmes et des incohérences dans les demandes de restrictions visant l’utilisation des bâtiments, ce qui peut entraîner des retards dans le processus d’examen et d’approbation, car les responsables de TC doivent renvoyer ces demandes aux administrations locales pour une élaboration plus approfondie. Pour soutenir le développement des demandes, TC a élaboré le Guide des administrations locales (PDF) [le Guide], disponible sur le site Web de TC.

De plus, TC a reçu des demandes des administrations locales et des intervenants que les pouvoirs de réglementation du gouvernement fédéral pour mettre en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables soient cédés aux municipalités. Certaines administrations locales ont exprimé le désir d’être dotées de pouvoirs décisionnels directs dans la gestion des problèmes sur leurs voies navigables locales, de sorte qu’elles puissent identifier et mettre en place plus rapidement des restrictions sans avoir besoin de faire appel à TC et par la suite entamer le processus fédéral de modification réglementaire pour mettre en œuvre les restrictions proposées.

Pouvoir de désignation

En vertu du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (RRVUB), la dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi est faite en vertu de l’article 16 et doit passer par le processus de modification rĂ©glementaire pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil, ce qui peut prendre environ deux ans. Les administrations locales ont indiquĂ© qu’elles estiment qu’une attente de deux ans est longue lorsqu’elles ont identifiĂ© un besoin immĂ©diat de ressources supplĂ©mentaires pour faire respecter les restrictions existantes. Cela crĂ©e une lacune importante (environ 16 mois) avant que des ressources ne soient dĂ©signĂ©es en vertu du RRVUB, ce qui se traduit par un nombre insuffisant d’agents de l’autoritĂ© locaux chargĂ©s de l’application de la loi pour deux saisons de navigation. Cela peut avoir un impact nĂ©gatif sur l’intĂ©gritĂ© du programme, car la prĂ©sence des entitĂ©s chargĂ©es de l’application de la loi dans de nombreux modes de transport s’est avĂ©rĂ©e efficace pour prĂ©venir la non-conformitĂ©. Transports Canada Ă©tait au courant de ce problème concernant la dĂ©signation tardive des chargĂ©s de l’application de la loi lors de l’élaboration de solutions pour la modernisation du RRVUB et a introduit un nouveau mĂ©canisme de dĂ©signation des entitĂ©s chargĂ©es de l’application de la loi en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001), dĂ©crit ci-dessous.

Corrections administratives

Les parties prenantes ont notĂ© une certaine confusion au sujet des restrictions visant l’utilisation des bâtiments en matière de puissance motrice qui figurent au paragraphe 2(3) du RRVUB, car elles estiment que le libellĂ© actuel est trompeur. En 2020, une limite de 7,5 kW pour les bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique a Ă©tĂ© instaurĂ©e en vertu de ce paragraphe. Le libellĂ© de ce paragraphe a semĂ© la confusion parmi les parties prenantes et les entitĂ©s chargĂ©es de l’application de la loi, car ce n’était pas clair si la nouvelle limite de 7,5 kW s’appliquait aussi aux bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. Les modifications rĂ©glementaires de 2020 ont Ă©tĂ© spĂ©cifiquement introduites pour tenir compte des progrès technologiques de la propulsion Ă©lectrique au fil des ans, qui rendent ces types de moteurs plus puissants. Lorsque le paragraphe 2(3) est entrĂ© en vigueur Ă  l’origine, il a Ă©tĂ© conçu pour interdire les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique, mais permettre l’utilisation de moteurs Ă  propulsion Ă©lectrique faible (par exemple moteurs Ă  chalutage de 1,5 kW pour la pĂŞche). Afin de respecter l’esprit du paragraphe 2(3) et compte tenu des amĂ©liorations apportĂ©es Ă  la technologie de la propulsion Ă©lectrique, une limite Ă  la propulsion Ă©lectrique a Ă©tĂ© introduite. Laisser le libellĂ© actuel de la sous-section et du titre de la restriction tel quel, au lieu de les identifier clairement comme deux Ă©lĂ©ments distincts de la disposition, pourrait causer de la confusion chez certains usagers des voies navigables et agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi quant Ă  ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, vu que le libellĂ© actuel semble regrouper les bateaux Ă©lectriques et les bateaux Ă  propulsion mĂ©canique en vertu de la restriction de 7,5 kW.

Enfin, dans le cadre de l’analyse de TC sur la modernisation du RRVUB et de l’examen en cours du Guide, TC a conclu que l’article 4 du RRVUB, qui traite des exigences des administrations locales lorsqu’elles demandent une restriction visant l’utilisation des bâtiments, est dĂ©suet et manque potentiellement de clartĂ©. Par exemple, l’article 4 fait rĂ©fĂ©rence Ă  la collaboration avec les autoritĂ©s provinciales, qui n’existent pas Ă  l’extĂ©rieur de la province de QuĂ©bec. Bien que l’alinĂ©a 4d) du RRVUB implique dĂ©jĂ  que le ministre des Transports peut demander tout autre renseignement nĂ©cessaire pour justifier une approche rĂ©glementaire dans le cadre du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments (le règlement proposĂ©) apporte des Ă©claircissements en notant explicitement que les administrations locales doivent « prĂ©sente[r] une demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre. Â» Toutes les Ă©tapes et tous les Ă©lĂ©ments essentiels spĂ©cifiĂ©s par le ministre des Transports qui sont nĂ©cessaires pour proposer une demande formelle de restriction, et qui sont de nature administrative, sont actuellement reprĂ©sentĂ©s dans le Guide. Le flou de l’alinĂ©a 4d) pourrait crĂ©er une confusion parmi les administrations locales quant Ă  savoir qui a le pouvoir de prĂ©ciser les exigences, en l’occurrence le ministre des Transports. Les modifications Ă  l’alinĂ©a 4d) sont nĂ©cessaires pour apporter plus de clartĂ© et de certitude aux administrations locales et aux parties prenantes afin de clarifier le pouvoir du ministre des Transports de prĂ©ciser plus explicitement les exigences relatives aux demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Contexte

Le RRVUB, Ă©tabli en vertu de la LMMC 2001, permet de rĂ©glementer les activitĂ©s nautiques et la navigation dans les eaux canadiennes. Les restrictions Ă  la navigation sont Ă©noncĂ©es aux paragraphes 2(1) Ă  2(7), Ă  l’article 11 et au paragraphe 14(1), ainsi qu’aux huit annexes du RRVUB, qui prĂ©cisent le type de restriction (Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessous) et l’emplacement de la voie navigable oĂą elle s’applique.

Ces restrictions de navigation comprennent :

Les administrations locales souhaitant demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments doivent suivre le processus prĂ©cisĂ© par le ministre des Transports, dĂ©fini dans le Guide, qui Ă©nonce les Ă©lĂ©ments et les Ă©tapes essentiels Ă  suivre lors de la demande d’une restriction en vertu du RRVUB. Le Guide fournit des dĂ©tails sur :

Le Guide est conçu pour aider les administrations locales à examiner tous les éléments nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le droit de naviguer et la nécessité de restrictions. Dans un premier temps, les agents de sécurité nautique de TC présenteront à l’administration locale un exposé sur le RRVUB et le processus de demande. L’administration locale sera demandée de remplir le formulaire d’évaluation préliminaire afin de confirmer l’admissibilité avant de présenter une demande.

Modernisation du RRVUB

En 2016, TC a lancĂ© une initiative de modernisation du RRVUB. Dans le cadre de la phase 1 de ce processus, des consultations nationales avec les intervenants ont Ă©tĂ© tenues afin de dĂ©terminer les problèmes Ă  rĂ©soudre. L’une des principales prĂ©occupations soulevĂ©es par les administrations locales et les intervenants Ă©tait la complexitĂ© du processus de demande et le temps nĂ©cessaire au gouvernement du Canada pour approuver les demandes de restriction.

La phase 1 a Ă©tĂ© achevĂ©e en 2019 avec des mises Ă  jour du Guide, qui ont clarifiĂ© le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Depuis lors, les administrations locales ont continué d’exprimer leur frustration quant au temps nécessaire à la préparation des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments et à l’établissement des restrictions en vertu du RRVUB. Transports Canada convient qu’il faut adopter une approche moderne, souple et plus opportune du processus du RRVUB pour faire face aux risques locaux liés à la sécurité maritime et à l’environnement, qui influent sur la vie quotidienne des collectivités et leur utilisation des voies navigables locales. Transports Canada estime également que les administrations locales ont un rôle direct à jouer dans l’identification des questions de sécurité et d’environnement sur les voies navigables locales et dans la détermination des restrictions à mettre en place. Les administrations locales sont les mieux placées pour travailler directement avec leurs parties prenantes afin de résoudre les problèmes liés aux voies navigables et pourraient bénéficier d’outils supplémentaires pour faciliter la préparation des demandes.

Au cours de l’étĂ© 2019, la phase 2 de l’initiative de modernisation a Ă©tĂ© lancĂ©e afin d’évaluer les moyens de rationaliser le processus du gouvernement du Canada de mise en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Dans le cadre de ces travaux, TC a explorĂ© les options lĂ©gislatives et rĂ©glementaires qui permettraient Ă  une municipalitĂ© de prĂ©senter une demande Ă  la fin d’une saison de navigation (avant la date limite annuelle de la mi-septembre pour les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments) et de mettre en place la restriction demandĂ©e avant la saison de navigation de l’annĂ©e suivante. En rĂ©ponse aux prĂ©occupations soulevĂ©es par les administrations locales et les intervenants quant au temps nĂ©cessaire pour mettre en Ĺ“uvre les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, des modifications lĂ©gislatives Ă  la LMMC 2001 furent introduites dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 (L.C. 2023, ch. 26) et ont reçu la sanction royale en juin 2023. Ces modifications confèrent au ministre des Transports de nouveaux pouvoirs pour modifier des Ă©lĂ©ments des règlements existants en incorporant par renvoi des documents produits par le ministre des Transports [paragraphe 32(4.01) de la LMMC 2001], et ont créé un nouveau pouvoir ministĂ©riel permettant de prendre des arrĂŞtĂ©s [paragraphe 136(3) de la LMMC 2001] pour permettre au ministre des Transports de suspendre ou de modifier l’application des règlements afin de rĂ©agir rapidement aux problèmes au fur et Ă  mesure qu’ils se posent. Par exemple, un arrĂŞtĂ© pourrait ĂŞtre utilisĂ© pour introduire temporairement un nouveau type de restriction visant l’utilisation des bâtiments qui n’est pas actuellement Ă©tabli comme disposition en vertu de l’article 2 du RRVUB, en rĂ©ponse Ă  un problème immĂ©diat de sĂ©curitĂ© ou d’environnement sur une voie navigable locale. La demande d’introduction d’un nouveau type de restriction Ă©manerait d’une administration locale et devrait ĂŞtre Ă©valuĂ©e afin de confirmer qu’aucune restriction actuelle en vertu du RRVUB ne peut rĂ©pondre Ă  ce problème. La nĂ©cessitĂ© d’un nouveau type de restriction pourrait dĂ©couler de l’arrivĂ©e d’une technologie Ă©mergente ou de problèmes nouvellement soulevĂ©s rĂ©sultant de l’utilisation des voies navigables non couvertes par le RRVUB (par exemple les hydravions). Une telle ordonnance serait valide pour un maximum de deux ans, ce qui devrait donner suffisamment de temps Ă  TC pour finaliser les modifications rĂ©glementaires requises afin d’introduire une disposition pour rĂ©pondre au nouveau type de restriction et pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil pour codifier la modification dans le RRVUB.

Enfin, le règlement proposĂ© reprĂ©sente la phase 3 de l’initiative de modernisation, dans le but de restructurer le RRVUB en utilisant les changements rĂ©cents apportĂ©s Ă  la LMMC 2001. Le règlement proposĂ© abrogerait les huit annexes du RRVUB qui Ă©numèrent toutes les restrictions locales et les dĂ©placerait dans une publication de transports (TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments) de TC, qui serait incorporĂ©e par renvoi dans le RRVUB. Cela permettrait au ministre des Transports d’ajouter de nouvelles restrictions au RRVUB sans avoir Ă  passer par le processus de modification rĂ©glementaire, rĂ©duisant ainsi le temps nĂ©cessaire pour codifier les nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments en rĂ©ponse aux demandes des administrations locales.

Des mesures administratives supplĂ©mentaires, qui ne nĂ©cessitent pas de modifications rĂ©glementaires, seraient Ă©galement mises en place pour faciliter le travail des administrations locales dans la prĂ©paration des Ă©lĂ©ments essentiels d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, comme la clarification du langage dans le Guide et la crĂ©ation d’un modèle de demande. Bien que l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel Ă©noncĂ© au paragraphe 136(3) de la LMMC 2001 ne nĂ©cessite pas de modifications au RRVUB lui-mĂŞme, TC travaille Ă  l’élaboration de lignes directrices pour structurer l’utilisation de ces ordonnances afin d’assurer la clartĂ© et la cohĂ©rence. Il est important de noter que les administrations locales ne doivent pas s’attendre Ă  la dĂ©livrance d’un arrĂŞtĂ© Ă©noncĂ© au paragraphe 136(3) de la LMMC 2001 par le ministre des Transports lorsque le processus officiel de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments est autrement appropriĂ©.

Pouvoir de désignation

L’article 135 de la LMMC 2001 a Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ© en juin 2023 afin de donner au ministre des Transports, au lieu du gouverneur en conseil, le pouvoir de dĂ©signer une personne ou une catĂ©gorie de personnes (par exemple des policiers) aux fins de l’application des règlements, comme le RRVUB. Avant cette modification, lorsque les administrations locales demandaient que des agents de l’autoritĂ© locaux soient dĂ©signĂ©s pour faire appliquer le RRVUB, les dĂ©signations devaient ĂŞtre approuvĂ©es par le gouverneur en conseil et rĂ©pertoriĂ©es Ă  l’article 16 du RRVUB. Cela signifiait que TC devait suivre le processus de modification rĂ©glementaire, qui pouvait prendre jusqu’à deux ans avant que les agents de l’autoritĂ© locaux puissent ĂŞtre autorisĂ©s Ă  faire respecter le RRVUB. L’utilisation du nouveau pouvoir prĂ©vu Ă  l’article 135 de la LMMC 2001 faciliterait des dĂ©signations beaucoup plus rapides, permettant ainsi aux agents de l’autoritĂ© locaux chargĂ©s de l’application de la loi d’être autorisĂ©s et dĂ©ployĂ©s plus tĂ´t.

Corrections administratives

Au cours des derniers mois, TC a reçu des intervenants des questions au sujet du paragraphe 2(3) du RRVUB, car les commentateurs estimaient que le libellĂ© actuel du RRVUB Ă©tait trompeur. La restriction dans le paragraphe 2(3) interdit tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique, ainsi que l’utilisation de bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW. Les intervenants se sont dits prĂ©occupĂ©s par le fait que le libellĂ© actuel de la disposition pourrait ĂŞtre interprĂ©tĂ© Ă  tort comme signifiant que les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique dont la puissance maximale cumulĂ©e est infĂ©rieure Ă  7,5 kW peuvent ĂŞtre utilisĂ©s sur les voies navigables Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe 3. L’intention de TC, en vertu du paragraphe 2(3), a toujours Ă©tĂ© d’interdire complètement tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique, quelle que soit la puissance du moteur. Cette intention est reflĂ©tĂ©e dans le libellĂ© du RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation, en 2020, lorsque le prĂ©sent article a Ă©tĂ© modifiĂ©, qui stipule : Les modifications ont comme objectifs de veiller Ă  la sĂ©curitĂ© et de suivre le rythme des progrès technologiques; par consĂ©quent, les bâtiments Ă©quipĂ©s de moteurs Ă©lectriques doivent avoir une puissance cumulative maximale de 7,5 kW dans les zones oĂą les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique sont interdits (annexe 3). Il a aussi Ă©tĂ© constatĂ© que le paragraphe 2(4) bĂ©nĂ©ficierait Ă©galement d’une modification pour clarifier la restriction.

L’article 4 du RRVUB dĂ©crit actuellement certains des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  une demande de restrictions visant l’utilisation des bâtiments, comme la nĂ©cessitĂ© de tenir des consultations publiques, de prĂ©senter la demande aux autoritĂ©s provinciales et de prĂ©parer un rapport. Cependant, l’article 4 ne comprend pas de dĂ©tails prĂ©cis sur le contenu d’une demande ou les modalitĂ©s Ă  suivre pour une demande. Ces dĂ©tails sont fournis dans le Guide. L’article 4 prĂ©cise que les demandes de restriction sur l’utilisation des bâtiments doivent inclure tous les renseignements nĂ©cessaires pour justifier une intervention rĂ©glementaire, ce qui confère au ministre des Transports le pouvoir implicite de prĂ©ciser que les demandes doivent ĂŞtre soumises conformĂ©ment au Guide. Le règlement proposĂ© rendrait ce pouvoir de prĂ©cision plus clair et plus explicite afin de souligner l’importance de suivre le Guide lors de la prĂ©paration des demandes.

Le Guide, mis Ă  jour en 2019, comprend des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur les Ă©lĂ©ments essentiels pour les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments pour garantir que les demandes contiennent des niveaux de dĂ©tail et d’analyse cohĂ©rents et appropriĂ©s. Les modifications proposĂ©es Ă  l’article 4 apporteraient plus de clartĂ© en notant explicitement que les administrations locales doivent « prĂ©senter une demande selon les modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es par le ministre des Transports Â». Cela se fera au moyen du Guide, qui est et restera le document qui prĂ©cise les exigences relatives aux demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments en vertu du RRVUB. Les autres Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s aux alinĂ©as 4a), b) et c), qui ne reprĂ©sentent pas une liste exhaustive des Ă©lĂ©ments essentiels requis pour les demandes, seraient supprimĂ©s pour Ă©liminer toute confusion quant aux exigences Ă  suivre pour une demande. En outre, la section 4 est dĂ©suète, car elle parle des autoritĂ©s provinciales qui en majoritĂ© ne sont plus actives dans le processus de prĂ©paration des demandes locales de restrictions visant l’utilisation des bâtiments. La seule province qui reste reconnue comme autoritĂ© provinciale est la province de QuĂ©bec et son rĂ´le actuel se limite Ă  recevoir, examiner et tenir Ă  jour un rĂ©pertoire des restrictions pour consultation future.

En tant que tel, le cadre existant d’informations incomplètes et obsolètes retrouvĂ©es dans la section 4, rectifiĂ© par le Guide, peut crĂ©er des difficultĂ©s pour les administrations locales Ă  comprendre avec prĂ©cision le processus requis pour Ă©laborer et soumettre une demande de mise en Ĺ“uvre d’une restriction visant l’utilisation des bâtiments. Cela peut entraĂ®ner un travail supplĂ©mentaire pour les administrations locales et TC, car les demandes incomplètes et/ou incohĂ©rentes nĂ©cessitent parfois de nombreuses mises Ă  jour et modifications avant de pouvoir ĂŞtre acceptĂ©es. Il existe Ă©galement des risques de retarder la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions nĂ©cessaires pour rĂ©pondre aux questions de sĂ©curitĂ©, d’environnement ou d’intĂ©rĂŞt public.

Les modifications apportées au règlement proposé élimineraient toute confusion créée par le texte actuel et indiqueraient clairement que les consultations sont un aspect clé des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments et que les demandeurs doivent suivre un processus spécifié par le ministre des Transports par le biais du Guide. Ce processus est déjà en place dans le RRVUB actuel; les modifications proposées viseraient seulement à apporter de la clarté et de la certitude quant à ces pouvoirs existants. Actuellement et à l’avenir, les administrations locales souhaitant demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments contacteraient toujours leur Bureau de la sécurité nautique (BSN) local dont les agents confirmeraient que le Guide décrit les éléments essentiels à suivre pour la soumission d’une demande en vertu du RRVUB.

Finalement, d’autres modifications aux dispositions du RRVUB sont nécessaires afin de corriger des incohérences mineures.

Objectif

Modernisation du RRVUB

L’objectif global du règlement proposé et des modifications aux programmes qui l’accompagnent est de réduire le temps nécessaire à la mise en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales.

Incorporation par renvoi

L’objectif de l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB est de faciliter la mise en œuvre en temps opportun de nouvelles restrictions sur les voies navigables locales.

Pouvoir de désignation

L’objectif de l’abrogation de l’article 16 du RRVUB et d’utiliser au lieu l’article 135 de la LMMC 2001 pour dĂ©signer les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi est d’appuyer de façon ponctuelle l’administration et l’application efficientes des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales.

Corrections administratives

Les modifications apportĂ©es aux paragraphes 2(3) et 2(4) visent Ă  assurer la clartĂ© et la certitude de ces restrictions pour les administrations locales, les usagers de la voie navigable et les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi, en Ă©vitant d’éventuelles interprĂ©tations erronĂ©es des règles en vigueur, ce qui pourrait entraĂ®ner des cas de non-conformitĂ©.

L’objectif de la rĂ©vision de l’article 4 du RRVUB est de clarifier le processus existant qui doit ĂŞtre suivi par les administrations locales pour demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leurs voies navigables. Le règlement proposĂ© apporterait aussi une plus grande certitude au sujet des autoritĂ©s existantes, permettant au ministre des Transports de prĂ©ciser les modalitĂ©s par lesquelles les demandes doivent ĂŞtre soumises, dĂ©tails qui sont clairement exposĂ©s dans le Guide existant. Cette approche permettrait d’établir un processus cohĂ©rent et facile Ă  comprendre pour prĂ©parer et soumettre les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Description

Modernisation du RRVUB

Le règlement proposĂ© abrogerait les huit annexes du VORR, qui Ă©noncent les restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les plans d’eau locaux. Les annexes seraient dĂ©placĂ©es dans le TP 15587F de TC, qui serait incorporĂ© par renvoi sur une base ambulatoire dans le RRVUB. Cette incorporation des annexes par renvoi dynamique permettrait au ministre des Transports de mettre Ă  jour les annexes du RRVUB, par exemple en ajoutant de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments Ă  la demande des administrations locales, sans avoir Ă  passer par le processus de modification rĂ©glementaire. Cette approche faciliterait l’adoption et la mise en Ĺ“uvre en temps opportun de nouvelles restrictions sur les plans d’eau locaux en rĂ©ponse aux problèmes nouveaux et Ă©mergents de sĂ©curitĂ© et d’environnement soulevĂ©s par les administrations locales.

En ce qui concerne le TP 15587F, les lignes directrices de TC sur les documents externes et l’incorporation par renvoi seraient suivies, notamment en veillant Ă  ce que les annexes soient gratuites et accessibles dans les deux langues officielles Ă  tous les membres du public.

Le TP 15587F, qui serait terminĂ© avant la publication finale du règlement proposĂ©, serait affichĂ© sur la page Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique de TC le jour de l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ© et serait distribuĂ© largement aux intervenants Ă  l’aide des listes de distribution des intervenants existantes de TC et avec la collaboration des partenaires clĂ©s (par exemple les associations de plaisanciers, y compris celles reprĂ©sentant les fabricants). Le TP 15587F serait modifiĂ© rĂ©gulièrement, en fonction du calendrier et du nombre de demandes reçues, pour introduire de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments ou modifier les restrictions actuelles ou pour apporter des corrections administratives. Au moins une fois par an, le TP 15587F serait modifiĂ© avant la prochaine saison de navigation (au plus tard en mars) et inclurait les nouvelles demandes de restrictions qui rĂ©pondent Ă  toutes les exigences reçues au plus tard le 15 septembre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Des modifications supplĂ©mentaires au TP 15587F pourraient avoir lieu pendant la saison de navigation en fonction des demandes reçues par les administrations locales. Comme c’est le cas actuellement, les administrations locales continueraient de suivre le mĂŞme processus que pour les demandes de nouvelles restrictions lorsqu’elles demandent Ă  TC des modifications aux restrictions actuelles dans les annexes. Des exemples de demandes de corrections administratives pourraient consister Ă  apporter de simples corrections Ă  une coordonnĂ©e (par exemple une faute d’orthographe dans le nom d’un lac) ou Ă  modifier une description qui n’est plus claire (par exemple l’utilisation du nom d’une plage qui a changĂ© de nom depuis l’introduction de la restriction comme point de rĂ©fĂ©rence). Les administrations locales, les utilisateurs des voies navigables et les parties prenantes du milieu marin seraient informĂ©s par TC chaque fois que le TP 15587F est modifiĂ©, et toutes les modifications seraient fournies dans le lien de la page Web vers une version mise Ă  jour du TP 15587F. Selon la pratique actuelle, TC continuera de collaborer avec les administrations locales jusqu’à la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions pour garantir que les rĂ´les et responsabilitĂ©s sont compris, que la signalisation est en place (au besoin), et que les rĂ©sidents et les entreprises locales sont informĂ©s des nouvelles restrictions, ou des modifications Ă  celles en place, sur leurs voies navigables locales, dès leur entrĂ©e en vigueur.

En outre, bien qu’il ne s’agisse pas d’une modification rĂ©glementaire, le Guide, qui est la principale source d’information utilisĂ©e par les administrations locales pour prĂ©parer les demandes de restrictions visant l’utilisation des bâtiments, serait rĂ©visĂ© afin qu’il prĂ©cise et clarifie les Ă©tapes et les Ă©lĂ©ments essentiels du processus de demande, soit les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports. Le Guide rĂ©visĂ© comprendrait des exemples d’informations attendues et soulignerait l’importance de suivre chaque Ă©tape du processus. Transports Canada Ă©laborerait Ă©galement un modèle de demande, annexĂ© au Guide, pour les administrations locales. Ce modèle permettrait aux administrations locales de fournir toutes les informations actuellement nĂ©cessaires pour Ă©valuer une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, dans un document standardisĂ© visant Ă  amĂ©liorer la cohĂ©rence dans l’ensemble du pays et Ă  faciliter la prĂ©paration et l’achèvement des demandes. Aucune demande supplĂ©mentaire ne sera ajoutĂ©e au processus Ă  la suite des rĂ©visions; l’objectif est de fournir des dĂ©tails pour faciliter la finalisation des demandes. Le processus actuel de soumission d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments et ce mĂŞme processus dans le cadre des modifications proposĂ©es sont dĂ©crits dans le tableau 1 ci-dessous.

Tableau 1 : Processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments actuel et proposĂ©
Processus actuel Processus proposé Changements dans le processus
Article 4 Guide des administrations locales

Pour demander une restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable, les administrations locales sont actuellement tenues (conformĂ©ment Ă  l’article 4 du RRVUB) de fournir un rapport qui comprend :

  • a) l’emplacement des eaux et la nature de la restriction proposĂ©e;
  • b) des renseignements concernant les consultations publiques tenues, notamment les groupes et les parties consultĂ©s;
  • c) les dĂ©tails de la mise en Ĺ“uvre de la restriction proposĂ©e et de son application;
  • d) tout autre renseignement qui puisse justifier une approche rĂ©glementaire.

Afin qu’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable soit approuvĂ©e, les administrations locales fournissent actuellement Ă  TC les documents suivants, comme indiquĂ© dans le Guide :

Un formulaire d’évaluation prĂ©liminaire qui comprend :

  • a) une description du cours d’eau
  • b) une description du problème
  • c) les solutions de remplacement actuelles ou passĂ©es mises en place pour rĂ©soudre le problème
  • d) un rĂ©sumĂ© des consultations tenues Ă  ce jour
  • e) une liste des impacts potentiels de la mise en place d’une restriction
  • f) une confirmation que des ressources sont disponibles pour gĂ©rer la restriction

Une demande, dans le format de leur choix, comprenant :

  • a) une liste dĂ©taillĂ©e de tous les Ă©lĂ©ments identifiĂ©s dans l’évaluation prĂ©liminaire
  • b) un rĂ©sumĂ© des consultations tenues tout au long du processus d’élaboration
  • c) une analyse coĂ»ts-avantages
  • d) une Ă©valuation environnementale
  • e) les rĂ©sultats des solutions de remplacement mises Ă  l’essai pendant une saison de navigation
  • f) la confirmation de la nĂ©cessitĂ© des restrictions et une description de chacune d’entre elles
  • g) une rĂ©solution de la municipalitĂ© visant Ă  adopter la restriction
  • h) une stratĂ©gie de communication, de signalisation et de contrĂ´le

Une fois que le règlement proposĂ© sera en place, pour demander avec succès une restriction visant l’utilisation des bâtiments sur leur voie navigable, les administrations locales devront fournir les documents suivants, comme indiquĂ© dans le Guide :

  • Le formulaire d’évaluation prĂ©liminaire, qui comprend tous les dĂ©tails et renseignements requis dans le scĂ©nario actuel.
  • Une demande qui comprend tous les dĂ©tails et informations requis dans le scĂ©nario actuel. Cette demande serait dĂ©sormais remplie Ă  l’aide du nouveau modèle de demande Ă©laborĂ© par TC, fournissant ainsi aux administrations locales un format standardisĂ© afin de rĂ©duire la confusion et le fardeau liĂ©s Ă  l’élaboration d’une demande rĂ©ussie.

Toutes les modifications apportĂ©es Ă  l’article 4 sont de nature administrative et n’introduiraient aucune nouvelle exigence.

Toutes les informations nécessaires au succès d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments dans le scénario actuel continueront d’être requises et spécifiées dans le Guide.

Le Guide sera mis à jour pour clarifier le processus existant et restera le principal document de référence expliquant les étapes et les éléments essentiels requis pour l’élaboration d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Aucun nouvel élément ne serait ajouté dans le cadre de ces révisions.

Le nouveau modèle de demande deviendrait le document de soumission standardisé pour guider les administrations locales dans l’élaboration de chaque section de leur demande, d’une manière cohérente et facile à comprendre.

Les modifications proposĂ©es Ă  l’article 4 du RRVUB et les modifications proposĂ©es au Guide n’introduiraient pas de changements au processus ou aux Ă©lĂ©ments essentiels dĂ©crits dans les colonnes « Processus actuel Â» ci-dessus. En prĂ©cisant les dĂ©tails du Guide et en crĂ©ant un modèle de demande, ces modifications clarifieraient et amĂ©lioreraient simplement les Ă©tapes qui doivent ĂŞtre suivies et les informations qui doivent ĂŞtre fournies par les administrations locales. Les exigences pour les administrations locales de soumettre ces informations selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports existent actuellement et demeureront en vigueur dans le cadre des modifications. Transports Canada travaille actuellement Ă  la prĂ©paration des documents mis Ă  jour pour appuyer ces clarifications. Le modèle de demande est censĂ© fournir une explication claire du type d’informations qui doivent ĂŞtre compilĂ©es pour chaque section, tandis que le Guide expliquera les Ă©tapes du processus et fournira des conseils sur la meilleure façon de complĂ©ter une candidature rĂ©ussie.

Bien que les rĂ©visions du Guide contribueraient Ă  la prĂ©paration de demandes dĂ©taillĂ©es en collaboration avec les parties prenantes locales, il est important de noter que le règlement proposĂ© n’aurait aucun effet direct sur les nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments proposĂ©es par les administrations locales. Comme c’est le cas actuellement, les fonctionnaires de TC continueraient d’examiner en profondeur les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments prĂ©sentĂ©es par les administrations locales. Des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur la gestion par TC des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments sont fournis dans la section « Mise en Ĺ“uvre Â».

Pouvoir de désignation

Ă€ la suite de l’entrĂ©e en vigueur des modifications apportĂ©es Ă  la LMMC 2001 en ce qui concerne le nouveau pouvoir de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi en vertu de l’article 135 de la LMMC 2001, TC a pris la dĂ©cision de cesser d’utiliser l’article 16 du RRVUB pour les dĂ©signations et de dĂ©placer les dĂ©signations existantes sous la LMMC 2001. Ă€ l’avenir, TC a l’intention d’utiliser l’article 135 de la LMMC 2001 comme mĂ©canisme pour dĂ©signer tous les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi autorisĂ©s Ă  assurer la conformitĂ© du RRVUB. Une liste de toutes les dĂ©signations serait affichĂ©e sur la page Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique de TC, ce qui rendrait obsolète l’article 16 du RRVUB. Pour cette raison, et afin d’éliminer toute confusion, le règlement proposĂ© abrogerait l’article 16 du RRVUB, qui contient une liste des dĂ©signations actuelles. Ces dĂ©signations seraient toutes refaites conformĂ©ment au nouveau pouvoir de l’article 135 de la LMMC 2001, et de nouveaux certificats de dĂ©signation seraient dĂ©livrĂ©s aux administrations locales. Ce changement n’aurait aucun effet pratique pour les administrations locales dĂ©signĂ©es (c’est-Ă -dire que leurs dĂ©signations resteraient en vigueur); cependant, la nouvelle approche permettrait que toutes les dĂ©signations futures soient effectuĂ©es dans un dĂ©lai plus court (moins d’un mois) que l’introduction de dĂ©signations par le biais de modifications rĂ©glementaires qui nĂ©cessitent l’approbation du gouverneur en conseil (ce qui peut prendre en moyenne deux ans). Le règlement proposĂ© abrogerait Ă©galement l’article 17 du RRVUB, qui dĂ©crit les pouvoirs des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi. L’article 17 ne serait plus nĂ©cessaire, car aucune entitĂ© dĂ©signĂ©e en vertu du RRVUB n’exigerait les pouvoirs d’exĂ©cution Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 17, et les pouvoirs d’exĂ©cution des agents de l’autoritĂ© dĂ©signĂ©s en vertu de la LMMC 2001 proviendraient du paragraphe 135(2). Ces modifications alignent alors le règlement proposĂ© sur l’approche adoptĂ©e pour d’autres règlements pris en vertu de la LMMC 2001.

Corrections administratives

Ă€ la suite d’une analyse portant sur la question des intervenants qui interprètent mal le paragraphe 2(3) du RRVUB (limite de puissance du moteur), le paragraphe serait modifiĂ© afin d’éviter la confusion et d’aider Ă  assurer le respect de cette restriction. Afin de corriger l’interprĂ©tation erronĂ©e possible de ce paragraphe, les modifications proposĂ©es dĂ©placeraient les mots « un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW Â» au dĂ©but de la phrase au lieu qu’ils suivent la rĂ©fĂ©rence aux bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. Le titre de l’annexe connexe serait Ă©galement mis Ă  jour pour indiquer clairement que la restriction de limite de puissance de 7,5 kW en vertu du paragraphe 2(3) s’applique uniquement aux moteurs Ă©lectriques et que tous les bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique sont interdits sur les eaux Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe 3. La structure du paragraphe 2(4) et son titre dans l’annexe seront aussi modifiĂ©s afin d’éviter un malentendu ou une interprĂ©tation erronĂ©e similaire.

Ces corrections administratives nĂ©cessitent des modifications au Règlement sur les contraventions afin d’en aligner le libellĂ© sur le nouveau libellĂ© proposĂ© des paragraphes 2(3) et 2(4). Tant que les modifications apportĂ©es au Règlement sur les contraventions ne seront pas mises en vigueur, les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi ne pourraient pas donner de contraventions en cas de non-conformitĂ© Ă  l’interdiction des bateaux Ă  propulsion mĂ©canique. Ces modifications au Règlement sur les contraventions seront introduites dans le cadre d’une proposition rĂ©glementaire distincte en cours d’élaboration et dont l’entrĂ©e en vigueur est prĂ©vue pour 2025.

Enfin, l’article 4 serait rĂ©visĂ© pour supprimer les dĂ©tails administratifs qui sont actuellement dĂ©finis dans le Guide, tout en continuant de souligner la nĂ©cessitĂ© d’entreprendre des consultations lors de l’élaboration de demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments. En rĂ©sumĂ©, la disposition telle qu’elle est rĂ©digĂ©e comprend des exigences administratives qui ne sont pas conformes au processus actuel pour une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. De plus, Ă  l’heure actuelle, l’article 4 ne donne pas une description de tous les renseignements essentiels exigĂ©s par le ministre des Transports pour Ă©valuer une demande. Ă€ ce titre, cet article est actuellement dĂ©passĂ© et incompatible avec les Ă©lĂ©ments plus dĂ©taillĂ©s du Guide. Le libellĂ© de l’article 4 serait Ă©galement modernisĂ© en supprimant une rĂ©fĂ©rence obsolète aux autoritĂ©s provinciales qui n’existent plus ou, dans le cas de la province de QuĂ©bec, qui ne sont plus directement impliquĂ©es dans le processus de demande actuel. Par consĂ©quent, la dĂ©finition d’autoritĂ© provinciale Ă  l’article 1 serait abrogĂ©e.

Enfin, le règlement proposĂ© apporterait plusieurs modifications administratives mineures pour ajouter des rĂ©fĂ©rences au nouveau TP 15587F, qui contiendrait les annexes du RRVUB, et pour harmoniser ces dispositions et rendre leur structure cohĂ©rente pour en faciliter la consultation par les parties prenantes. Par exemple, chaque disposition serait dĂ©sormais structurĂ©e de manière Ă  ce que toute rĂ©fĂ©rence Ă  des « bâtiments Ă  propulsion Ă©lectrique Â» vienne avant toute rĂ©fĂ©rence Ă  des bâtiments Ă  propulsion mĂ©canique. La structure actuelle n’est pas cohĂ©rente, et le règlement proposĂ© harmoniserait toutes les dispositions avec les modifications recommandĂ©es pour les paragraphes 2(3) et 2(4). En outre, le mot « shall Â», dans la version anglaise du RRVUB, serait remplacĂ© tout au long du RRUVB par le mot « must Â» comme moyen plus clair et moins ambigu d’exprimer une exigence ou une obligation. Enfin, la dĂ©finition de « propulsion mĂ©canique Â» serait clarifiĂ©e.

Élaboration de la réglementation

Un exposĂ© gĂ©nĂ©ral sur la proposition a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© aux intervenants lors de la rĂ©union nationale du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) du printemps 2023, au ComitĂ© permanent sur la navigation de plaisance. Les parties prenantes du CCMC comprennent des organisations de sĂ©curitĂ© nautique, des unitĂ©s maritimes chargĂ©es de l’application de la loi, des prestataires de cours de sĂ©curitĂ© nautique, les gardes cĂ´tières canadiennes et amĂ©ricaines, l’industrie, des universitaires et d’autres personnes intĂ©ressĂ©es par la navigation de plaisance. La prĂ©sentation et la discussion qui ont suivi portaient sur des questions telles que le temps d’approbation trop long pour les demandes de restriction d’utilisation des bâtiments et des options lĂ©gislatives et rĂ©glementaires potentielles pour rĂ©pondre aux irritants des parties prenantes. Une pĂ©riode de questions et rĂ©ponses a suivi la prĂ©sentation. Aucune question ou observation n’a Ă©tĂ© reçue Ă  ce moment ou dans les mois qui ont suivi la rĂ©union. Les intervenants ont Ă©tĂ© informĂ©s que TC continuerait de travailler sur des options pour amĂ©liorer le processus de demande et d’approbation des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les plans d’eau locaux et proposerait des solutions plus tard dans l’annĂ©e.

Au cours de la rĂ©union de novembre 2023 du CCMC, TC a livrĂ© un exposĂ© sur les modifications proposĂ©es au RRVUB, soulignant son intention d’abroger les annexes, de les inclure dans un document de Transports (TP) et d’incorporer le TP par renvoi, dans le but de rationaliser le processus de mise en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Les chefs de file de l’industrie et les reprĂ©sentants des associations de plaisanciers prĂ©sents Ă  la rĂ©union ont rĂ©itĂ©rĂ© leur opinion communiquĂ©e dans une lettre d’octobre 2023 au ministre des Transports concernant leur soutien Ă  la modernisation du RRVUB, mais ils ont exprimĂ© leur intĂ©rĂŞt Ă  ce qu’on leur accorde un plus grand rĂ´le dans le processus global de consultation, notamment d’assurer que les nouvelles demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments fournies Ă  TC sont fondĂ©es sur des donnĂ©es probantes et que les intervenants locaux sont largement consultĂ©s. Certains des participants du CCMC ont exprimĂ© leur opinion que, dans certains cas, les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments ne sont pas entièrement appuyĂ©es par les citoyens et ne sont prĂ©sentĂ©es que par les municipalitĂ©s pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations d’une minoritĂ© d’intervenants. Enfin, un intervenant s’est dit prĂ©occupĂ© que certaines administrations locales manquent de ressources afin de prĂ©parer les demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments, et les mettre en Ĺ“uvre de manière complète, ce qui pourrait conduire Ă  une mosaĂŻque non coordonnĂ©e de restrictions sur les voies navigables qui bordent plusieurs administrations locales.

Au printemps et Ă  l’automne 2023, ainsi qu’à l’hiver 2024, TC a Ă©galement fourni des mises Ă  jour Ă©crites aux collectivitĂ©s et organismes autochtones du pays, y compris les collectivitĂ©s locales, les regroupements, les gouvernements, les organismes de traitĂ©s et les organisations autochtones nationales, qui reprĂ©sentent les Premières Nations, les Inuits et les MĂ©tis. Ces mises Ă  jour sont distribuĂ©es aux collectivitĂ©s et aux organismes autochtones (plus de 800 entitĂ©s) sur une base bimensuelle, afin de permettre une participation ciblĂ©e et holistique aux projets de rĂ©glementation de TC en lien avec la sĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© maritimes. La mise Ă  jour du printemps 2023 Ă©tait de nature gĂ©nĂ©rale et s’alignait sur la mise Ă  jour prĂ©sentĂ©e au CCMC. La mise Ă  jour de l’automne 2023 s’est concentrĂ©e sur les solutions proposĂ©es aux problèmes en suspens autour du RRVUB et a invitĂ© les collectivitĂ©s et organismes autochtones Ă  participer Ă  la consultation en ligne Parlons transport lancĂ©e le 12 octobre 2023 (dĂ©tails ci-dessous) pour examiner ces propositions plus en dĂ©tail et communiquer leur opinion. La mise Ă  jour de l’hiver 2024 fournissait des informations sur les modifications proposĂ©es par TC au RRVUB et notait l’objectif de TC de publier au prĂ©alable les modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada au printemps 2024. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu sur la mise Ă  jour fournie.

Les prĂ©occupations soulevĂ©es au CCMC et dans la lettre des parties prenantes concernant les consultations organisĂ©es par les administrations locales et les attentes en matière d’analyse complète pour accompagner les demandes seront prises en compte dans le Guide, qui continuerait Ă  fournir des lignes directrices claires sur le processus complet et les Ă©lĂ©ments essentiels nĂ©cessaires pour garantir que la demande soumise par les administrations locales rĂ©ponde Ă  toutes les exigences. Le règlement proposĂ© conserverait dans l’article 4 modifiĂ© le libellĂ© soulignant la nĂ©cessitĂ© de consulter les parties prenantes locales et clarifierait que les demandes doivent ĂŞtre soumises selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports, comme cela a toujours Ă©tĂ© le cas. Le Guide fournit l’information sur les Ă©lĂ©ments et les Ă©tapes essentiels pour le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, y compris la nĂ©cessitĂ© de collaboration entre les administrations locales et tous les utilisateurs locaux de la voie navigable et les intervenants touchĂ©s pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent sur leurs voies navigables. Transports Canada procède Ă  une rĂ©vision complète du Guide afin de clarifier les Ă©lĂ©ments essentiels et les Ă©tapes nĂ©cessaires Ă  l’élaboration d’une application complète de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Transports Canada Ă©labore Ă©galement un modèle de demande de sorte qu’un processus efficace et uniforme soit compris et suivi par les administrations locales partout au Canada. Les travaux sur le Guide et le modèle de demande connexe sont en cours et seront affichĂ©s sur la page Web du Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique une fois terminĂ©s. Le Guide rĂ©visĂ© serait finalisĂ© avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©. Il convient de noter que le Guide n’est qu’un outil parmi d’autres et que le principal soutien aux administrations locales passe par le Bureau de la sĂ©curitĂ© nautique, lequel a des emplacements dans les cinq bureaux rĂ©gionaux de TC. Les agents de sĂ©curitĂ© nautique de ces bureaux continueront d’être disponibles pour rĂ©pondre aux questions et pour fournir des orientations sur le Guide.

En ce qui concerne les voies navigables qui bordent plusieurs administrations locales et les préoccupations concernant le chevauchement des restrictions ou le manque de collaboration entre les partenaires, TC a déjà mis en place des processus pour éviter la mise en place des restrictions contradictoires ou déroutantes. Les agents du Bureau régional de la sécurité nautique sont toujours disponibles pour rencontrer les administrations locales intéressées par les restrictions visant l’utilisation des bâtiments et les informer sur le processus à suivre pour présenter les demandes et pour répondre à toute préoccupation. Dans les cas où différentes administrations locales cherchent à résoudre un problème commun de voie navigable, les responsables de TC sont disponibles pour offrir du soutien et proposer des solutions sur la voie à suivre en collaboration avec toutes les administrations concernées. Il faut noter qu’en réponse aux préoccupations concernant les ressources nécessaires pour faire avancer une demande, la participation à l’élaboration de celle-ci ne doit pas nécessairement être divisée de façon égale; une municipalité disposant de plus de ressources à affecter au projet pourrait obtenir l’appui d’autres intervenants pour mieux répartir la charge de travail. Les restrictions visant l’utilisation des bâtiments ne sont pas actuellement appliquées dans les eaux d’une administration locale sans leur approbation ou en l’absence de consultation avec leurs citoyens concernés. Ce processus ne changerait pas en vertu des modifications proposées. Enfin, TC ne recommanderait pas l’approbation de restrictions qui diviseraient les voies navigables en deux, ce qui aurait une forte probabilité de déplacer les problèmes d’un côté à l’autre d’une voie navigable, car cela irait à l’encontre des objectifs de la LMMC 2001 de protéger la santé, le bien-être et la sécurité des personnes qui participent au transport maritime et à la navigation de plaisance et de protéger le milieu marin contre les dommages dus à la navigation.

Consultation Parlons transport du RRVUB — Automne 2023

Le 12 octobre 2023, une consultation en ligne Parlons transport avec les intervenants du milieu marin, y compris les groupes autochtones, a Ă©tĂ© lancĂ©e sur le règlement proposĂ© et d’autres initiatives connexes (par exemple la mise Ă  jour du Guide) pour une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. La consultation a Ă©tĂ© annoncĂ©e, au nom du ministre des Transports, dans le cadre d’une confĂ©rence de presse et a Ă©tĂ© promue par une campagne ciblĂ©e de mĂ©dias sociaux. En outre, TC a utilisĂ© ses listes de distribution nationales et rĂ©gionales, en collaboration avec ses partenaires, pour informer les parties prenantes de la consultation. La consultation en ligne consistait en un document d’intention sur l’approche proposĂ©e par TC, trois sujets (questions ouvertes) sur la page principale et un sondage dĂ©crivant les options classĂ©es et plusieurs questions ouvertes demandant une rĂ©troaction supplĂ©mentaire au-delĂ  des rĂ©ponses choisies par les participants.

Le sondage visait Ă  recueillir des commentaires sur deux points principaux : d’une part, la proposition de TC d’incorporer par renvoi les annexes du RRVUB afin de prĂ©voir une mise en Ĺ“uvre plus rapide des demandes de restriction approuvĂ©es; d’autre part, le nouveau pouvoir ministĂ©riel qui permettrait au ministre des Transports de suspendre ou modifier temporairement l’application du RRVUB afin d’intervenir lorsqu’un enjeu urgent se prĂ©sente, jusqu’à ce que les modifications rĂ©glementaires requises puissent ĂŞtre dĂ©veloppĂ©es et mises en Ĺ“uvre.

La consultation sur la modernisation du RRVUB a pris fin le 12 dĂ©cembre 2023. Transports Canada a reçu 170 rĂ©ponses Ă©crites aux questions gĂ©nĂ©rales ouvertes sur la page Web Parlons transport. En outre, 606 courriels ont Ă©tĂ© envoyĂ©s directement Ă  TC au sujet de la proposition. Au total, 384 participants ont rĂ©pondu aux questions sur les options classĂ©es du sondage en ligne, et 1 276 rĂ©ponses Ă©crites aux questions ouvertes du sondage ont Ă©tĂ© fournies par des participants qui voulaient inclure des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur leur rĂ©ponse choisie (11 des 13 questions offraient cette option). Au total, TC a reçu 2 052 commentaires Ă©crits. Il convient de noter que le nombre total de rĂ©ponses au sondage (1 276) ne correspond pas au nombre de participants (384) qui ont rĂ©pondu au sondage, Ă©tant donnĂ© qu’un seul commentateur a eu l’occasion de commenter chaque question ouverte. De plus, le sondage Ă©tait anonyme, y compris les commentaires Ă©crits, ce qui signifie que TC ne connaĂ®t pas le profil dĂ©mographique des 384 participants qui ont rĂ©pondu au sondage. Toutefois, Ă  l’aide des donnĂ©es tirĂ©es des 606 courriels et des 170 rĂ©ponses Ă  la page Web gĂ©nĂ©rale, TC a constatĂ© que 94,3 % des rĂ©pondants Ă©taient des particuliers, 1,2 % provenaient de l’industrie maritime, 0,5 % d’organismes gouvernementaux et 4 % d’associations et d’organisations non gouvernementales. Enfin, il convient de noter que 575 des 606 courriels provenaient des six reprĂ©sentants de l’industrie et des associations de plaisance, et le reste de particuliers, dans le cadre d’une campagne de lettres.

Les commentaires fournis par courrier Ă©lectronique Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables Ă  l’approche proposĂ©e par TC, mais soulignaient l’importance de veiller Ă  ce que les administrations locales mènent de solides consultations avec les parties prenantes concernĂ©es, telles que les propriĂ©taires de bateaux et les associations de l’industrie de la navigation de plaisance et du tourisme, avant la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions. Concernant le recours aux arrĂŞtĂ©s ministĂ©riels pour faire face Ă  des circonstances exceptionnelles, les intervenants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© pour TC d’appliquer des critères objectifs et cohĂ©rents et ont suggĂ©rĂ© que la durĂ©e des arrĂŞtĂ©s soit limitĂ©e Ă  un an (au lieu de deux) avec une option de renouvellement pour une annĂ©e supplĂ©mentaire, au besoin. D’autres commentaires, rĂ©sumĂ©s dans la section « Autres approches de modernisation Â» ci-dessous, concernaient diverses questions de navigation qui dĂ©passent la portĂ©e du règlement proposĂ©.

Dans un premier temps, dans le cadre de la consultation Parlons transport, les participants au sondage ont Ă©tĂ© demandĂ©s de classer globalement, par ordre de prioritĂ©, les modifications proposĂ©es pour moderniser le RRVUB. Les rĂ©sultats du sondage ont montrĂ© que les parties prenantes sont plus soucieuses de garantir que les problèmes liĂ©s aux voies navigables locales soient rĂ©solus plus rapidement, que ce soit par l’utilisation de l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel pour traiter rapidement les questions nouvelles et urgentes ou selon une approche qui permettrait une mise en Ĺ“uvre plus rapide, telle que l’incorporation par renvoi des annexes. Seulement 39 % des participants au sondage ont indiquĂ© que la limitation du rĂ´le de TC dans le processus d’examen Ă©tait une prioritĂ©. En ce qui a trait au rĂ´le de TC, les trois quarts (78 %) des participants au sondage ont indiquĂ© que TC devrait continuer les consultations ou la sollicitation des commentaires une fois que les administrations locales ont soumis de nouvelles demandes de restriction, ce qui indique que TC devrait garder une certaine forme de surveillance sur les restrictions proposĂ©es, un sentiment qui a Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ© par 2,9 % des correspondantsrĂ©fĂ©rence 1.

Enfin, bien que la plupart des parties prenantes appuient l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB, certains participants au sondage (4,1 %) ont exprimĂ© l’avis que le processus de demande du RRVUB lui-mĂŞme ne devrait pas ĂŞtre modifiĂ© et certains participants au sondage (1,1 % des participants) ont exprimĂ© que les administrations locales ne sont pas en mesure de fournir des solutions concrètes aux questions relatives Ă  la voie navigable. Il convient de noter qu’avant le lancement de la consultation, des renseignements ont Ă©tĂ© communiquĂ©s au sein de la communautĂ© nautique, ce qui a peut-ĂŞtre amenĂ© certains commentateurs Ă  croire que les administrations locales seraient en mesure de mettre en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sans l’approbation du ministre des Transports (par exemple par une seule rĂ©solution municipale), ce qui a inquiĂ©tĂ© certaines parties prenantes. L’intention de TC d’incorporer les annexes du RRVUB est de permettre Ă  TC d’approuver les demandes en temps opportun. Les administrations locales qui souhaitent demander des restrictions continueraient d’être tenues de respecter le processus Ă©tabli dans le Guide.

Incorporation par renvoi

L’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB rĂ©pondrait aux prĂ©occupations des parties prenantes concernant le temps requis pour la mise en Ĺ“uvre d’une restriction sous le RRVUB. Plus de la moitiĂ© (59 %) des participants au sondage Ă©taient favorables Ă  la modification des annexes du RRVUB par la mise Ă  jour d’un document incorporĂ© par renvoi afin que la mise en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions se fasse plus rapidement. Certains correspondants (3,9 %) se sont opposĂ©s Ă  ce changement, mais leur opposition Ă©tait fondĂ©e sur le malentendu voulant que les annexes ne soient plus juridiquement contraignantes si elles Ă©taient incorporĂ©es par renvoi. L’une des principales prĂ©occupations soulevĂ©es par 56,2 % des participants au sondage concernant la suppression des annexes du RRVUB et leur incorporation par renvoi Ă©tait de garantir que des consultations approfondies seraient toujours menĂ©es avant l’adoption de nouvelles restrictions. Dans le cadre actuel, les restrictions proposĂ©es passent par le processus rĂ©glementaire, dans le cadre duquel elles sont publiĂ©es au prĂ©alable pour commentaires dans la Partie I de la Gazette du Canada. La publication prĂ©alable donne l’occasion aux parties prenantes et Ă  tous les Canadiens d’examiner et de commenter les règlements avant qu’ils ne soient adoptĂ©s. Le dĂ©placement des annexes du RRVUB dans un TP, incorporĂ© par renvoi, permettrait Ă  TC d’ajouter de nouvelles restrictions sans avoir Ă  passer par le processus rĂ©glementaire, c’est-Ă -dire sans avoir Ă  publier au prĂ©alable les restrictions proposĂ©es dans la Gazette du Canada. Tandis que cette approche permettait d’élaborer et de mettre en Ĺ“uvre de nouvelles restrictions plus rapidement, elle entraĂ®nerait l’élimination de la possibilitĂ© de consultation offerte par la publication prĂ©alable. Les parties prenantes ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© que des consultations approfondies soient menĂ©es sur les restrictions proposĂ©es au niveau local avec tous les utilisateurs des voies navigables et les parties prenantes concernĂ©es avant qu’elles ne soient ajoutĂ©es aux annexes. En particulier, les parties prenantes ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant Ă  la nĂ©cessitĂ© de garantir que les groupes d’intĂ©rĂŞts spĂ©ciaux n’exercent pas une influence disproportionnĂ©e sur le processus. Les intervenants ont indiquĂ© qu’ils devraient ĂŞtre impliquĂ©s dès le dĂ©but et tout au long du processus dĂ©cisionnel local pour garantir l’efficacitĂ© des solutions proposĂ©es aux problèmes des voies navigables, y compris dans l’élaboration de toute demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments.

Une question sur le sondage demandait aux participants d’identifier les principaux intervenants Ă  consulter sur les restrictions proposĂ©es par les administrations locales. La plupart des participants au sondage et des correspondants ont indiquĂ© qu’une approche gĂ©nĂ©rale s’imposait : celle-ci inclurait des consultations avec les rĂ©sidents vivant près de la voie navigable, les propriĂ©taires de bateaux locaux, les entreprises locales, les associations de lacs, les associations de plaisanciers, les groupes environnementaux, les collectivitĂ©s voisines, les promoteurs du tourisme et les organismes d’application de la loi. Une question du sondage sur la façon d’informer les intervenants sur les approches proposĂ©es pour rĂ©gler les problèmes liĂ©s aux voies navigables, y compris les nouvelles restrictions proposĂ©es, a donnĂ© lieu Ă  des commentaires indiquant que tous les moyens de communication dont disposent les administrations locales et les partenaires devraient ĂŞtre utilisĂ©s pour informer largement la population des restrictions proposĂ©es. Les mĂ©dias sociaux, les journaux et les stations de radio locales, les sites Web des administrations locales, les affiches dans les marinas et les entreprises de navigation de plaisance locales et l’exploitation des listes d’adhĂ©sion des associations locales devraient ĂŞtre envisagĂ©s pour ce faire.

Une autre question du sondage portait sur la durĂ©e pendant laquelle une consultation devrait ĂŞtre ouverte. Sur les trois options proposĂ©es (90 jours, 60 jours et 30 jours), plus de la moitiĂ© (57 %) des participants au sondage ont appuyĂ© une pĂ©riode de consultation de 90 jours au niveau local et environ un quart (22 %) ont appuyĂ© une pĂ©riode de consultation de 60 jours.

Enfin, plus de la moitié des parties prenantes qui ont soumis des commentaires écrits ont souligné la nécessité pour les administrations locales qui demandent des restrictions d’avoir des exigences claires et cohérentes. Par exemple, les intervenants estimaient que les demandes de restrictions devraient inclure une analyse complète des utilisateurs des voies navigables; les enjeux actuels; les évaluations environnementales; les solutions non réglementaires explorées, etc.

Comme mentionné précédemment, TC révisera le Guide afin de clarifier les éléments essentiels et les étapes du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, y compris des consultations exhaustives, afin de faciliter la collaboration des administrations locales avec tous les utilisateurs des voies navigables et les intervenants touchés pour trouver des solutions aux problèmes locaux liés à la voie navigable et préparer des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Le Guide révisé inclurait également un modèle de demande détaillé afin d’assurer qu’une approche uniforme est suivie par les administrations locales partout au pays lors de l’élaboration de demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments, ce qui appuierait TC lors de l’examen des demandes. Un Guide révisé sera publié sur la page Web de TC, assurant transparence et clarté à toutes les parties prenantes quant aux attentes pour la préparation des demandes. La surveillance du processus de demande par TC continuera d’assurer que toutes les étapes de la demande ont été complétées avant que TC en recommande l’approbation par le ministre des Transports. Les consultations se feront toutefois entièrement au niveau local, selon les modalités fixées par le ministre des Transports, conformément au Guide. Cependant, il est important de noter que pour le moment, TC n’a pas l’intention de préciser un délai pour les consultations tenues par les administrations locales sur leurs restrictions proposées. Les lignes directrices concernant les consultations globales pourraient inclure des informations sur les meilleures pratiques. Toutefois, les administrations locales devront décider de la durée raisonnable pour la tenue des consultations, y compris à quelle période de l’année, en fonction de plusieurs facteurs tels que les caractéristiques et les données démographiques sur la voie navigable, le type de restrictions proposées et le niveau d’impact sur les parties prenantes.

Arrêtés ministériels

En ce qui a trait Ă  l’utilisation du nouvel arrĂŞtĂ© ministĂ©riel, près des trois quarts (71 %) des participants au sondage ont appuyĂ© l’utilisation d’ordonnances ministĂ©rielles pour mettre en Ĺ“uvre des restrictions sur les questions de sĂ©curitĂ© ou d’environnement nouvelles et Ă©mergentes sur les lacs, les rivières et les cours d’eau du Canada. Toutefois, certains correspondants (2,5 %) ont indiquĂ© qu’ils s’opposaient Ă  l’utilisation de ce nouveau pouvoir Ă  moins que l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel ne soit manifestement requis pour amĂ©liorer une situation grave et dĂ©licate jusqu’à ce qu’une solution permanente puisse ĂŞtre trouvĂ©e. Ces correspondants ont estimĂ© qu’une analyse de la situation, y compris des consultations, et dans le cas des questions environnementales, des donnĂ©es probantes, devrait ĂŞtre une exigence minimale. Certains correspondants (3,6 %) ont Ă©galement fourni une liste d’autres situations pour lesquelles des arrĂŞtĂ©s devraient ĂŞtre utilisĂ©s, comme les risques de pollution Ă  grande Ă©chelle, la gestion des maisons flottantes, les hydravions, les Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux (par exemple les rĂ©gates), le bruit des bâtiments, des mesures prĂ©ventives pour rĂ©gler les problèmes environnementaux, etc. Les parties prenantes prĂ´nent l’utilisation de moyens multiples de communication et la collaboration directe avec les administrations locales concernĂ©es pour que tous les utilisateurs des voies navigables et les parties concernĂ©es soient bien informĂ©s des restrictions mises en place et des consultations futures sur la recherche de solutions permanentes. Un peu moins de la moitiĂ© des correspondants (49,8 %) Ă©taient d’avis que les arrĂŞtĂ©s devraient ĂŞtre limitĂ©s Ă  une pĂ©riode d’un an (au lieu du dĂ©lai maximum actuel de deux ans), avec la possibilitĂ© d’un renouvellement d’un an, si nĂ©cessaire.

Selon TC, les arrêtés ministériels seraient utilisés au cas par cas. Par exemple, il peut être nécessaire de mettre en œuvre une restriction urgente sur une voie navigable particulière en raison d’une question qui nécessite une réponse rapide jusqu’à ce que l’administration locale puisse consulter et élaborer une solution complète pour régler le problème. Par exemple, des accidents de navigation récurrents sur une voie navigable très fréquentée entraînant une administration locale à demander une restriction temporaire pour atténuer les préoccupations en matière de sécurité de la navigation et réduire la probabilité d’accidents. L’arrêté ministériel ne serait pas utilisé pour contourner le processus décrit dans le Guide. Même pour une demande d’une administration locale visant à répondre temporairement à une question urgente, le formulaire d’évaluation préliminaire fourni dans le Guide devrait être rempli et, à la réception, examiné par les responsables de TC qui prépareraient une recommandation au ministre des Transports sur la base des preuves fournies pour l’introduction en temps opportun d’une solution temporaire. Une autre façon d’utiliser l’arrêté ministériel serait de traiter une question émergente soulevée par un nombre important d’intervenants pour laquelle une action immédiate pourrait être nécessaire. Cependant, le type de restriction nécessaire pour répondre au problème n’existe pas actuellement dans le RRVUB, par exemple, un problème découlant d’une espèce envahissante ou de l’utilisation d’une technologie nouvelle ou émergente. L’arrêté ministériel permettrait d’introduire temporairement un nouveau type de restriction jusqu’à ce qu’une modification réglementaire approuvée par le gouverneur en conseil puisse être complétée. L’arrêté ministériel cesserait d’avoir effet après deux ans ou dès que la ou les dispositions pertinentes énoncées dans l’arrêté auront été codifiées dans le RRVUB, selon la première éventualité. L’arrêté pourrait également être abrogé à tout moment par le ministre des Transports s’il est convaincu que le problème qui a donné lieu à l’arrêté n’est plus présent. Il est important de noter que la période maximale de deux ans, fixée pour les décrets ministériels, a été choisie en fonction du temps moyen qu’il faut pour qu’une modification réglementaire entre en vigueur par le biais du processus d’approbation par le gouverneur en conseil.

Autres approches de modernisation

Une majoritĂ© des participants au sondage (56 %) ont indiquĂ© qu’ils appuieraient d’autres approches pour rĂ©pondre aux problèmes liĂ©s aux voies navigables, y compris des solutions non rĂ©glementaires, comme augmenter les activitĂ©s d’éducation et de sensibilisation en matière de navigation de plaisance; offrir au public un meilleur accès aux informations sur les restrictions actuelles (par exemple cartes numĂ©riques); mener des sondages pour recueillir de l’information sur les usagers de la voie navigable; veiller Ă  ce que des ressources et du personnel suffisants soient disponibles pour faire appliquer les restrictions dĂ©jĂ  en place. Certains correspondants (1,4 %) estimaient qu’il fallait Ă©laborer une application simplifiĂ©e pour les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, faisant valoir la possibilitĂ© de supprimer des exigences telles que l’analyse coĂ»ts-avantages. D’autres ont suggĂ©rĂ© que les Ă©tudes environnementales Ă©laborĂ©es pour d’autres voies navigables soient utilisĂ©es pour des voies navigables prĂ©sentant des caractĂ©ristiques similaires au lieu de mener une nouvelle Ă©tude pour chaque nouvelle demande.

D’autres correspondants (1,2 %) ont suggĂ©rĂ© des options pour diffĂ©rentes modifications au RRVUB, qui ont Ă©galement Ă©tĂ© partagĂ©es lors de consultations antĂ©rieures, comme la mise en Ĺ“uvre de restrictions universelles dans tout le pays, semblables Ă  la restriction universelle de vitesse près du rivage en vertu de l’article 7 (limite de 10 km/h Ă  30 m du rivage). Ces restrictions universelles, selon les correspondants, pourraient ĂŞtre fondĂ©es sur des caractĂ©ristiques minimales dĂ©finies de la voie navigable (par exemple longueur, largeur et profondeur) qui sont requises pour effectuer certaines activitĂ©s; ces activitĂ©s seraient limitĂ©es sur les voies navigables qui ne rĂ©pondent pas Ă  ces caractĂ©ristiques. Enfin, une municipalitĂ© et une personne ont demandĂ© que la restriction universelle de vitesse près du rivage en vertu de l’article 7 du RRVUB (limite de 10 km/h Ă  30 m du rivage) soit appliquĂ©e dans la province de QuĂ©bec.

Transports Canada reconnaît que bon nombre des suggestions réglementaires et non réglementaires offrent des perspectives intéressantes et utiles, et TC les prendra en considération lors de l’examen et de l’élaboration de propositions futures relatives au RRVUB et aux activités nautiques en général. Par exemple, TC convient qu’il serait utile d’examiner des solutions pour offrir un meilleur accès à l’information sur les restrictions (par exemple des cartes numériques) et de mener des sondages sur les usagers des voies navigables, tant pour les intervenants que pour les administrations locales. Transports Canada est également d’accord que le processus de demande doit être clair et entreprendra d’aller dans cette direction dans le cadre des révisions apportées au Guide; cependant, TC ne peut pas appuyer la suppression d’éléments clés du processus de demande, par exemple l’analyse coûts-avantages (comme l’ont suggéré certaines parties prenantes). Les éléments essentiels du processus de demande qui sont décrits dans le Guide, tels que l’analyse coûts-avantages, contribuent à une prise de décision cohérente et fondée sur des données probantes pour toutes les restrictions nouvelles et modifiées visant l’utilisation des bâtiments.

En ce qui concerne d’autres suggestions de modification au RRVUB, comme l’utilisation de restrictions universelles fondées sur les caractéristiques de la voie navigable et les conditions minimales (par exemple longueur, largeur et profondeur) requises pour entreprendre une activité comme le surf sur le sillage, des recherches supplémentaires et une analyse comparative sont nécessaires. En ce qui concerne le commentaire visant la mise en œuvre de la restriction universelle de vitesse près du rivage dans la province de Québec, TC est disposé à modifier le RRVUB afin d’inclure la province de Québec sous cette restriction si la province le souhaite. Cependant, en raison de la nature et des caractéristiques des différentes voies navigables du pays, il est nécessaire de mieux comprendre les enjeux et la faisabilité d’une solution universelle.

Obligations relatives aux traités modernes et mobilisation des Autochtones

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une analyse a Ă©tĂ© entreprise pour dĂ©terminer si la proposition donne lieu Ă  des rĂ©percussions sur les traitĂ©s modernes. Cette Ă©valuation a examinĂ© la portĂ©e gĂ©ographique et l’objet de la proposition par rapport aux traitĂ©s modernes en vigueur. La proposition peut intĂ©resser les gouvernements signataires de traitĂ©s dans une large mesure, car elle porte sur le transport maritime, la navigation et les ressources en eau lorsque des droits et des intĂ©rĂŞts issus de traitĂ©s sont prĂ©sents; toutefois, aucune obligation dĂ©coulant d’un traitĂ© n’est dĂ©clenchĂ©e. Les partenaires du traitĂ© ont Ă©tĂ© consultĂ©s afin d’obtenir leur point de vue sur les modifications proposĂ©es. Ă€ l’automne et Ă  l’hiver 2023, des mises Ă  jour et des possibilitĂ©s de consultation ont Ă©tĂ© offertes aux collectivitĂ©s et organismes autochtones de tout le pays, y compris les communautĂ©s locales, les agrĂ©gats, les gouvernements, les organisations signataires de traitĂ©s et les organisations autochtones nationales, qui reprĂ©sentent les Premières Nations, les Inuits et les MĂ©tis.

De plus, il est important de noter qu’il est toujours requis par les administrations locales, au cours de l’élaboration des demandes pour de nouvelles restrictions, de consulter les collectivités et les organisations autochtones locales au sujet des répercussions potentielles des restrictions proposées visant l’utilisation des bâtiments.

Choix de l’instrument

Tout ordre de gouvernement (c’est-à-dire une administration locale) peut demander au gouvernement fédéral de restreindre l’utilisation des bâtiments sur toute voie navigable au Canada. Les administrations locales sont encouragées à trouver des solutions de rechange avant de demander une restriction réglementaire par l’entremise du RRVUB. Grâce à des consultations menées par les administrations locales dans le cadre du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, des solutions de rechange sont explorées, mais s’avèrent parfois inefficaces, laissant ainsi les restrictions réglementaires comme seule alternative efficace. Lorsque les administrations locales ont déterminé qu’il n’existe pas d’autre solution viable que d’établir des restrictions dans le RRVUB, une demande est soumise à TC. Selon l’approche proposée, les administrations locales disposeraient d’outils mis à jour pour faciliter la préparation d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. Toutefois, TC serait responsable, au lieu du gouverneur en conseil, de l’approbation de demandes et de la mise à jour des annexes du RRVUB afin d’ajouter de nouvelles restrictions.

L’incorporation par renvoi est une technique de rĂ©daction qui peut ĂŞtre utilisĂ©e pour intĂ©grer le contenu d’un document externe dans un règlement. Les documents incorporĂ©s par renvoi ont la mĂŞme force que le règlement dans lequel ils sont incorporĂ©s. Un renvoi ambulatoire signifie que l’incorporation d’un document comprend toute modification future de ce document sans qu’il soit nĂ©cessaire de modifier le règlement dans lequel il est incorporĂ©. Une rĂ©fĂ©rence ambulatoire permet d’effectuer des mises Ă  jour rĂ©gulières des exigences sans avoir Ă  complĂ©ter le processus de modification rĂ©glementaire, qui peut ĂŞtre complexe et long. Les autorisations pertinentes qui permettent l’utilisation de l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB se trouvent au paragraphe 32(4.01) de la LMMC 2001.

D’après l’analyse de TC, l’incorporation par renvoi des annexes du RRVUB sur une base ambulatoire appuierait les objectifs en matière de sĂ©curitĂ© et d’environnement de la LMMC 2001 en facilitant l’adoption et la mise en Ĺ“uvre de restrictions nouvelles et modifiĂ©es visant l’utilisation des bâtiments sur les plans d’eau locaux plus rapidement (que de demander l’approbation du gouverneur en conseil). Les annexes du RRVUB seraient modifiĂ©es rĂ©gulièrement, au moins une fois par an, en fonction du moment oĂą les demandes de restriction d’utilisation des bâtiments seraient reçues, afin de mettre en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments avant les saisons de navigation Ă  venir.

En ce qui a trait Ă  l’abrogation des articles 16 et 17 (dĂ©signation et pouvoirs d’exĂ©cution), les options non rĂ©glementaires ne sont pas possibles pour atteindre ces objectifs, car leur retrait du RRVUB est nĂ©cessaire pour s’aligner sur les objectifs de modernisation du RRVUB et ne peut ĂŞtre effectuĂ© sans entreprendre un processus de modification rĂ©glementaire.

Afin de s’assurer que le RRVUB demeure exact et Ă  jour, des corrections techniques sont nĂ©cessaires de temps Ă  autre. Les corrections administratives proposĂ©es comme celles proposĂ©es Ă  l’article 4 et aux paragraphes 2(3) et 2(4) doivent ĂŞtre effectuĂ©es dans le cadre du processus rĂ©glementaire.

Analyse de la réglementation

Le règlement proposĂ© vise Ă  moderniser le RRVUB afin de traiter en temps opportun les problèmes de navigation et d’environnement propres aux voies navigables locales et de fournir une rĂ©ponse plus rapide aux demandes de dĂ©signation aux fins de l’application de la loi. Le règlement proposĂ© fera Ă©galement des changements administratifs afin d’amĂ©liorer la clartĂ© des Ă©lĂ©ments essentiels et des Ă©tapes du processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments Ă  l’appui de l’objectif de modernisation. Le personnel du gouvernement du Canada s’attendrait Ă  des Ă©conomies de temps associĂ©es aux nouveaux processus de demande de restriction proposĂ©s et Ă  la dĂ©signation d’agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi, car les nouvelles restrictions n’auraient plus besoin de passer par le processus de modification rĂ©glementaire pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil. Cependant, TC engagerait, dès la publication du règlement proposĂ©, un coĂ»t minime (4 304 $) pour réémettre 28 certificats d’autoritĂ© de dĂ©signation en raison de la nouvelle approche proposĂ©e, ainsi que des coĂ»ts annuels minimes pour la mise Ă  jour du TP 15587F et des communications plus frĂ©quentes avec les parties prenantes.

Cadre d’étude

Les coĂ»ts et les avantages du règlement proposĂ© ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT). Dans la mesure du possible, les rĂ©percussions sont quantifiĂ©es et monĂ©tisĂ©es, et seuls les coĂ»ts et les avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au règlement proposé sont évalués en fonction de la comparaison du scénario de référence par rapport au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le règlement proposé. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats prévus en raison du règlement proposé. De plus amples détails sur ces deux scénarios sont présentés ci-dessous.

Intervenants touchés

Le règlement proposé affecterait les administrations locales en accélérant les processus d’approbation des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments et des demandes de désignation des agents de l’autorité chargés de l’application de la loi. Les communautés nautiques seraient également touchées, car le règlement proposé permettrait de traiter plus rapidement les questions environnementales et de sécurité propres aux voies navigables locales. De plus, le personnel du gouvernement du Canada réaliserait des économies de temps, car les nouvelles restrictions n’auraient plus besoin de passer par le processus réglementaire pour les demandes de restrictions visant l’utilisation des bâtiments et les désignations d’application de la loi.

Scénarios de référence et réglementaire

Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les restrictions visant l’utilisation des bâtiments dans les eaux canadiennes sont prescrites dans huit annexes du RRVUB. Les administrations locales suivent le Guide pour demander des restrictions visant l’utilisation des bâtiments oĂą les Ă©lĂ©ments du processus sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau 1. Transports Canada reçoit en moyenne trois demandes par annĂ©e. De plus, l’approbation des restrictions visant l’utilisation des bâtiments ainsi que la dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi aux administrations locales exigent que le processus rĂ©glementaire soit mis en Ĺ“uvre pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil. La confusion sur certaines restrictions visant l’utilisation des bâtiments prescrits en vertu du RRVUB pourrait donner lieu Ă  une interprĂ©tation erronĂ©e de la part des usagers de la voie navigable et des agents de l’autoritĂ©.

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les annexes du RRVUB seraient abrogĂ©es et intĂ©grĂ©es dans un nouveau TP 15587F, qui serait ensuite incorporĂ© par renvoi dans le règlement proposĂ©. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une modification rĂ©glementaire, les modifications proposĂ©es au Guide n’apporteraient aucun changement au processus ni aux Ă©lĂ©ments essentiels dĂ©crits dans le tableau 1. Transports Canada rĂ©viserait le Guide en ajoutant des clarifications aux Ă©lĂ©ments existants du processus de demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre des Transports. Les processus de demande des restrictions visant l’utilisation des bâtiments, ainsi que les dĂ©signations des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi pour les administrations locales, seraient simplifiĂ©s, et les deux ne nĂ©cessiteraient plus de passer par le processus rĂ©glementaire. Transports Canada utiliserait l’autoritĂ© en vertu de la LMMC 2001 comme mĂ©canisme permettant de dĂ©signer tous les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi, y compris ceux en place. Transports Canada Ă©laborerait Ă©galement un modèle et des outils de soutien pour aider les administrations locales Ă  se conformer au Guide. MĂŞme si le processus d’approbation serait plus rapide, TC ne s’attend pas Ă  ce que le nombre de demandes annuelles augmente, Ă©tant donnĂ© que le processus de prĂ©paration des demandes de restriction visant l’utilisation des bâtiments par les administrations locales demeurerait le mĂŞme. Le règlement proposĂ© apporterait Ă©galement quelques corrections administratives, ce qui clarifierait les exigences relatives aux restrictions.

Avantages et coûts

Avantages

Le règlement proposé profiterait à la fois aux administrations locales et aux membres de la communauté locale de la navigation de plaisance. Le retrait de l’approbation du gouverneur en conseil du processus pour les restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales et les désignations d’agents de l’autorité chargés de l’application de la loi fournirait un mécanisme efficace et souple pour traiter des problèmes de sécurité de la navigation et d’environnement, et faciliterait le déploiement des ressources d’application de la loi de manière plus rapide afin de mettre en œuvre rapidement des mesures visant à protéger l’environnement et la sécurité des Canadiens dans ces zones. Le Guide révisé, y compris ses outils d’appui, permettrait d’assurer l’élaboration des demandes de façon efficiente et uniforme à l’échelle du Canada.

Les corrections administratives clarifieraient les exigences relatives aux restrictions applicables aux usagers de la voie navigable et aux entités désignées, et favoriseraient par conséquent la conformité et l’efficacité de l’application de la loi.

De plus, la suppression du processus réglementaire permettrait au personnel du gouvernement du Canada d’économiser du temps sur l’élaboration de propositions réglementaires associées aux demandes de restriction et aux demandes de désignation d’application de la loiréférence 2.

Coûts

Le Guide rĂ©visĂ© fournirait des dĂ©tails complets pour faciliter la prĂ©paration par les administrations locales des demandes de restrictions visant l’utilisation des bâtiments; cependant, le règlement proposĂ© n’introduirait aucune nouvelle exigence visant Ă  Ă©tablir de nouvelles restrictions. Le Guide rĂ©visĂ© ne ferait que clarifier les Ă©lĂ©ments essentiels et n’ajouterait aucun nouvel Ă©lĂ©ment ou aucune nouvelle Ă©tape (voir le tableau 1). En outre, la modification proposĂ©e au processus de demande de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi n’affecterait pas les administrations locales, puisque seul le mĂ©canisme de dĂ©signation serait modifiĂ©. Par consĂ©quent, on s’attend Ă  ce que, dans l’ensemble, le règlement proposĂ© n’impose pas de coĂ»ts aux intervenants touchĂ©s.

Comme nous l’avons dĂ©jĂ  mentionnĂ©, le règlement proposĂ© ne modifierait pas le processus d’élaboration de nouvelles restrictions, et on s’attend Ă  ce que le processus d’approbation interne de TC reste le mĂŞme et qu’aucun coĂ»t supplĂ©mentaire ne soit prĂ©vu. L’utilisation du nouveau mĂ©canisme de dĂ©signation d’agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi sous l’article 135 de la LMMC 2001 et l’abrogation de l’article 16 du RRVUB nĂ©cessiterait que TC dĂ©livre Ă  nouveau 28 certificats d’autoritĂ© de dĂ©signation existants. On s’attend Ă  ce qu’il faille en moyenne deux heures d’effort total de la part de divers niveaux de personnel de TC par nouvelle Ă©mission de certificat, ce qui comprend la prĂ©paration, l’examen, l’approbation et la dĂ©livrance de chaque certificat. Le coĂ»t estimatif pour TC serait d’environ 4 304 $ en 2025rĂ©fĂ©rence 3. Transports Canada dĂ©signerait de nouveau les agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 16 du RRVUBrĂ©fĂ©rence 4.

Transports Canada assumerait Ă©galement les coĂ»ts de l’élaboration d’un nouveau TP 15587F pour intĂ©grer les annexes existantes dans le RRVUB, ainsi que des mises Ă  jour du Guide, y compris le modèle de demande et les outils connexes, et pour l’élaboration d’une page Web consacrĂ©e au RRVUB. Toutefois, selon la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SCT, ces coĂ»ts ne sont pas inclus dans la prĂ©sente analyse, car ils surviendraient avant l’enregistrement du règlement proposĂ©. Cependant, dès la publication finale du règlement proposĂ©, TC communiquerait, par le biais d’une annonce du ministre des Transports et d’un communiquĂ© de presse, les changements au RRVUB. Il est Ă©galement prĂ©vu que TC doive mettre Ă  jour le TP 15587F et communiquer plus frĂ©quemment avec les administrations locales et la communautĂ© nautique, via les canaux de communication existants et en mettant Ă  jour le site Web de TC, pour les informer de toute mise Ă  jour. Ces coĂ»ts annuels supplĂ©mentaires pour TC devraient ĂŞtre minimes.

De plus, Ă  un moment donnĂ© dans le futur (après l’enregistrement du projet de règlement), le Guide pourrait ajouter de nouveaux Ă©lĂ©ments concernant ce qui devrait ĂŞtre fourni et examinĂ© pour le processus de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, ce qui pourrait ĂŞtre perçu comme l’introduction d’impacts supplĂ©mentaires sur les administrations locales et TC. Cependant, Ă©tant donnĂ© que (1) de tels ajouts pourraient dĂ©jĂ  ĂŞtre introduits au Guide dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, et (2) qu’aucun changement de ce type n’est actuellement proposĂ©, aucun coĂ»t supplĂ©mentaire ne serait attribuĂ© au règlement proposĂ©.

Enfin, le règlement proposé vise à réduire le temps nécessaire à la mise en œuvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Il est donc attendu que certaines parties prenantes concernées (c’est-à-dire les plaisanciers/propriétaires) doivent s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions introduites.

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuĂ©e selon la lentille des petites entreprises a conclu que le règlement proposĂ© n’aurait aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. En retirant le gouverneur en conseil du processus pour promulguer des restrictions nouvelles ou modifiĂ©es visant l’utilisation des bâtiments sur les plans d’eau locaux, le règlement proposĂ© rĂ©duira le temps nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre des restrictions visant l’utilisation des bâtiments sur les voies navigables locales. Il est reconnu que les petites entreprises pourraient ĂŞtre touchĂ©es Ă  l’avenir si de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments sont ajoutĂ©es au TP 15587F (qui remplaceraient les annexes du RRVUB et seraient incorporĂ©es par renvoi dans les modifications proposĂ©es), car des restrictions qui limitent les activitĂ©s des voies navigables pourraient affecter les petites entreprises reliĂ©es directement ou indirectement Ă  ces cours d’eau. Dans de tels cas, les petites entreprises devraient s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions introduites.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le règlement proposĂ© n’aurait aucune incidence sur les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne sont pas liées à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation. De plus, le règlement proposé relève directement des pouvoirs législatifs du gouvernement fédéral en matière de navigation et de transport maritime, et il n’y a pas de divergence avec les règlements d’autres administrations.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes et à l’énoncé de politique de TC sur l’évaluation environnementale stratégique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi durant l’élaboration de ces modifications et une évaluation des transports durables a été effectuée. Aucune répercussion environnementale importante n’est prévue à la suite de cette proposition. Les modifications proposées comprennent des mesures visant à réduire de façon significative les retards requis pour introduire de nouvelles restrictions au RRVUB. Ces mesures peuvent avoir des effets bénéfiques sur l’environnement, car les questions critiques sur les plans d’eau seraient traitées en temps opportun. L’évaluation a tenu compte des effets potentiels sur les cibles et les objectifs environnementaux de la Stratégie fédérale de développement durable. Comme on ne prévoit pas d’effets environnementaux importants, il n’est pas recommandé d’établir une EES détaillée.

Analyse comparative entre les sexes plus

En gĂ©nĂ©ral, les plaisanciers et les propriĂ©taires de bateaux sont Ă©galement reprĂ©sentĂ©s parmi les divers groupes dĂ©mographiques identifiĂ©s dans le cadre de l’analyse comparative entre les sexes. Une augmentation de la participation des enfants du millĂ©naire Ă  la navigation de plaisance a Ă©tĂ© constatĂ©e ces dernières annĂ©es (Statistiques sur la navigation en 2023, États-Unis, Quicknav) rapprochant le nombre de participants Ă  la dĂ©mographie plus âgĂ©e. Cela contraste avec l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale que la possession d’un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique est coĂ»teuse et qu’elle n’est gĂ©nĂ©ralement possible que pour les personnes plus âgĂ©es ayant un revenu disponible plus Ă©levĂ©. Les recherches menĂ©es par TC n’ont pas permis de trouver des donnĂ©es sur la participation des enfants Ă  la navigation de plaisance. Toutefois, les statistiques disponibles obtenues par le biais de sondages dĂ©mographiques indiquent que la majoritĂ© des participants adultes Ă  la navigation de plaisance ont des enfants dans leur foyer, ce qui peut se traduire, dans une certaine mesure, par la participation des personnes de moins de 18 ans. Il manque des donnĂ©es sur les personnes qui vivent ou qui participent Ă  des activitĂ©s le long du littoral des voies navigables, qui sont frĂ©quemment utilisĂ©es pour la navigation de plaisance.

Lorsque des restrictions sont mises en place, elles ont une incidence sur tous les plaisanciers et les usagers de la voie navigable. Toutefois, selon le type de restriction imposée et les activités auxquelles participent les divers groupes, un type particulier de restriction peut se traduire par des effets négatifs ou des avantages pour des groupes démographiques particuliers. Les restrictions d’utilisation des bâtiments entraînent habituellement une perte de possibilités de loisirs pour les plaisanciers sur certaines sections ou la totalité d’une voie navigable, particulièrement lorsque les restrictions ont une incidence sur les bateaux motorisés et les activités récréatives (par exemple ski nautique et surf de sillage). Par exemple, il pourrait y avoir des impacts négatifs spécifiques pour les jeunes qui pratiquent régulièrement des activités récréatives comme le surf de sillage. En outre, des répercussions négatives pourraient aussi se produire par le biais du processus de mise en œuvre rationalisé des restrictions visant l’utilisation des bâtiments puisque des groupes particuliers identifiés comme propriétaires/utilisateurs de bateaux devraient s’adapter plus rapidement aux nouvelles restrictions en vigueur. À l’inverse, ces mêmes restrictions peuvent avoir des avantages pour les embarcations de plaisance à propulsion humaine (par exemple kayaks et canots) et les baigneurs, car les voies navigables deviennent plus sûres pour ceux qui pratiquent ce genre d’activités.

Il est important de noter que, même si le règlement proposé simplifiait le processus d’introduction de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments, il n’inclut aucune nouvelle restriction.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Le règlement proposé entrera en vigueur le jour de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Une fois que le règlement proposé entrera en vigueur, les restrictions existantes sur les plans d’eau locaux seront alors disponibles dans le nouveau TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments. Les nouvelles restrictions demandées par les administrations locales seraient ajoutées au TP 15587F selon un calendrier régulier chaque année et/ou au besoin, sous réserve de l’approbation du ministre des Transports.

Les questions relatives Ă  la navigation et au transport maritime relèvent du gouvernement fĂ©dĂ©ral, et l’intention derrière le RRVUB est celle d’un partenariat entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et locaux. Après l’approbation du règlement proposĂ© par voie de publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, TC tiendra une annonce nationale sur les modifications apportĂ©es au RRVUB et publiera une page Web consacrĂ©e au RRVUB. Une stratĂ©gie de communication robuste, comprenant un communiquĂ© de presse sur le RRVUB modernisĂ©, serait mise en place, parallèlement Ă  une campagne ciblĂ©e de mĂ©dias sociaux (par exemple sur Instagram). Le public cible pour recevoir l’avis des changements apportĂ©s au RRVUB et au processus rĂ©visĂ© de demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments serait les administrations locales, les utilisateurs des voies navigables et d’autres intervenants touchĂ©s. De plus, les moyens de communication habituels de TC avec les intervenants maritimes, tels que l’utilisation des listes de distribution des intervenants de TC et la collaboration continue avec les principaux partenaires, seraient utilisĂ©s pour informer largement les administrations locales et la communautĂ© nautique des mises Ă  jour. Le site Web de TC fournirait des renseignements dĂ©taillĂ©s sur le RRVUB (c’est-Ă -dire l’objet du RRVUB, le processus de demande, les coordonnĂ©es des bureaux rĂ©gionaux et les liens avec le TP 15587F).

Le règlement proposé ne devrait pas avoir d’incidence sur l’efficacité de nouvelles restrictions visant l’utilisation des bâtiments ou sur les restrictions modifiées. Les administrations locales continueraient de suivre le même processus spécifié par le ministre des Transports et devront fournir les mêmes renseignements que ceux décrits dans le Guide, en utilisant le nouveau modèle de demande pour faire une nouvelle demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments. La demande dûment remplie serait présentée directement au Bureau de la sécurité nautique (BSN) régional de TC aux fins d’examen. Il incombe aux agents du BSN régional de veiller à ce que toutes les restrictions proposées soient justifiées, de confirmer que les mesures alternatives se sont avérées infructueuses et de confirmer que des consultations avec les utilisateurs et les intervenants de la voie navigable touchés ont eu lieu. Les responsables de TC peuvent également demander des documents à l’appui pour examen s’ils ont des questions supplémentaires.

Ă€ la rĂ©ception d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments par une administration locale, les agents rĂ©gionaux du BSN disposeraient de 30 jours pour analyser la demande et faire une recommandation Ă  l’administration centrale du BSN (AC BSN) de TC. Ă€ la rĂ©ception d’une demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments de la part du BSN rĂ©gional, l’AC BSN disposerait de 30 jours pour analyser la demande. Si l’information est complète et que tous les critères sont respectĂ©s, les responsables du BSN formuleraient une recommandation au ministre des Transports aux fins de dĂ©cision. Le TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments serait modifiĂ© dans les 15 jours suivant l’approbation du ministre de Transport. Si la demande est jugĂ©e incomplète Ă  un stade quelconque du processus d’examen, elle sera retournĂ©e aux administrations locales avec des instructions prĂ©cises sur les Ă©lĂ©ments nĂ©cessitant un travail supplĂ©mentaire dans le cadre des normes de service dĂ©crites ci-dessus. Les responsables rĂ©gionaux du BSN travailleraient en Ă©troite collaboration avec les administrations locales afin de les aider Ă  remplir la demande. Les normes de service pour l’examen ultĂ©rieur d’une demande par les agents rĂ©gionaux du BSN et de l’AC BSN, respectivement, seraient de 15 jours par rĂ©vision.

La procĂ©dure visant Ă  informer les administrations locales de l’approbation de leur demande de restriction ne changerait pas. Transports Canada prĂ©parerait et enverrait une lettre au reprĂ©sentant de l’administration locale les informant de l’approbation et inclurait un lien vers le TP 15587F modifiĂ© pour rĂ©fĂ©rence. En outre, la lettre rappellerait aux administrations locales leurs responsabilitĂ©s dans la gestion de leurs restrictions, notamment :

Tout différend grave (c’est-à-dire une situation dans laquelle une administration locale n’est pas d’accord avec la position des responsables de TC concernant l’état de préparation de la demande et/ou les instructions de TC concernant les informations supplémentaires requises pour finaliser une demande) pourrait être porté à l’attention du ministre des Transports, qui a le pouvoir de prendre des décisions sur l’approbation des restrictions. Toutefois, une telle situation ne s’est pas produite jusqu’à présent, car TC travaille sur tous les problèmes potentiels avec les administrations locales au fur et à mesure qu’elles finalisent leur demande, notamment en confirmant que les restrictions proposées sont nécessaires et conformes aux solutions qui ont été cernées pour répondre aux problèmes des voies navigables.

En ce qui concerne la présentation de demandes de correction à une restriction existante (c’est-à-dire une correction administrative comme la modification de coordonnées géographiques erronées ou la mise à jour d’un nom de plan d’eau qui a changé), le processus demeurerait le même. Toute personne qui remarque une erreur dans les restrictions devrait aviser l’administration locale respective qui confirmerait l’erreur et soumettrait les modifications recommandées à TC. Après examen par TC et l’approbation du ministre des Transports, le changement serait apporté au TP 15587F et les intervenants seraient informés du changement. Toute modification à la restriction existante qui serait considérée comme substantielle, comme la modification de la limite de vitesse convenue, nécessiterait une nouvelle demande complète de l’administration locale selon le processus décrit dans le Guide. Il convient de noter que les responsables de TC travaillent à l’élaboration d’une stratégie pour examiner toutes les restrictions du RRVUB existantes, en collaboration avec les administrations locales, afin d’assurer l’exactitude des restrictions actuelles.

Il est entendu que les restrictions sont des solutions aux problèmes soulevés au sujet des voies navigables locales par les administrations locales, en collaboration avec leurs citoyens. Il pourrait y avoir des cas où les circonstances qui étaient à l’origine du problème ont changé au fil du temps ou que la solution choisie est jugée inefficace. Les utilisateurs locaux de la voie navigable ou les administrations locales elles-mêmes peuvent entamer des discussions sur les restrictions, leur efficacité ou la nécessité d’une approche différente. Conformément au Guide, toute modification à une restriction nécessiterait une nouvelle demande complète de l’administration locale.

En ce qui concerne l’évaluation de la nouvelle approche proposée, TC élaborerait une stratégie d’évaluation qui mettrait l’accent sur le temps nécessaire à TC pour examiner les demandes à chaque niveau conformément aux normes de service établies, le nombre de restrictions reçues avant la date limite de présentation des demandes et mises en œuvre avant la prochaine saison de navigation, conformément à l’objectif global de modernisation du RRVUB, et le nombre de demandes reçues avec des exigences minimales pour obtenir des renseignements supplémentaires autres que des détails administratifs. En outre, dans le cadre de leur demande de restriction visant l’utilisation des bâtiments, les administrations locales continueraient d’être tenues de fournir une procédure d’évaluation de l’efficacité de la restriction un an après sa mise en œuvre. Les résultats de cette évaluation seraient communiqués à TC aux fins d’analyse future.

En ce qui concerne la modification du mĂ©canisme de dĂ©signation des agents de l’autoritĂ© chargĂ©s de l’application de la loi, TC dĂ©signerait de nouveau les agents de l’autoritĂ© Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 16 du RRVUB avant la publication du règlement proposĂ© afin d’assurer la continuitĂ© le jour de l’entrĂ©e en vigueur. Tous les organismes d’application de la loi touchĂ©s seraient informĂ©s de la modification et recevraient un nouveau certificat de dĂ©signation en vertu du paragraphe 135(1.1) de la LMMC 2001.

Ă€ l’avenir, toute modification au TP 15587F, Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments sera communiquĂ©e aux intervenants par courriel Ă  partir des listes de distribution des intervenants de TC. Le courriel comprendrait une liste dĂ©taillĂ©e de tous les changements pertinents et un lien vers le TP 15587F, qui serait accessible au public dans les deux langues officielles sans frais sur le site Web de TC dans un format accessible. De plus, le site Web de TC inclurait une nouvelle rubrique comprenant la date et les dĂ©tails de chaque modification dans les deux langues officielles afin que les utilisateurs soient au courant de tout changement depuis la dernière fois qu’ils ont consultĂ© le site Web. Tous les changements seraient examinĂ©s et validĂ©s de manière appropriĂ©e par les responsables de TC afin de garantir qu’ils restent conformes Ă  la LMMC 2001 et Ă  ses règlements.

Le Règlement sur les contraventions, pris en vertu de la Loi sur les contraventions, Ă©tablit les montants des amendes prescrits pour les contraventions des dispositions dĂ©signĂ©es dans les règlements, y compris les règlements pris en vertu de la LMMC 2001. Une annexe du Règlement sur les contraventions prĂ©cise les montants des contraventions pour non-conformitĂ© aux restrictions du RRVUB, jusqu’à concurrence de 500 $ pour les infractions. En plus d’une contravention en vertu de la Loi sur les contraventions, l’application du RRVUB peut ĂŞtre effectuĂ©e par voie de dĂ©claration sommaire de culpabilitĂ©, conformĂ©ment Ă  la LMMC 2001, et le demeurera après la modernisation proposĂ©e.

Personne-ressource

Gestionnaire
Affaires législative, réglementaires et internationales
Sécurité et sûreté maritime
Transports Canada
Place de Ville, tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 136(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au gestionnaire, Affaires lĂ©gislatives, rĂ©glementaires et internationales, SĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© maritimes, ministère des Transports, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca).

Ottawa, le 11 septembre 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de autoritĂ© provinciale, Ă  l’article 1 du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments rĂ©fĂ©rence 5, est abrogĂ©e.

(2) La dĂ©finition de power driven, Ă  l’article 1 de la version anglaise du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

power-driven,
in respect of a vessel, means that the vessel is propelled by a mode of propulsion provided by a main propelling machinery that is an internal combustion engine or a steam engine. (propulsion mécanique)

(3) L’article 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

TP 15587
Le document TP 15587F intitulé Annexes du Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments, publié par le ministère des Transports, avec ses modifications successives. (TP 15587)

2 (1) Les paragraphes 2(1) Ă  (6.1) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

2 (1) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 1 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment.

(2) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 2 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique.

(3) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 3 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique dont la puissance maximale cumulĂ©e est supĂ©rieure Ă  7,5 kW ou un bâtiment Ă  propulsion mĂ©canique.

(4) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es aux colonnes 1 Ă  3 de l’annexe 4 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique dont la puissance motrice est supĂ©rieure Ă  la puissance motrice maximale mentionnĂ©e Ă  la colonne 4 de cette annexe.

(5) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es aux colonnes 1 Ă  3 de l’annexe 5 du TP 15587, sauf en conformitĂ© avec celle-ci, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique Ă  une vitesse supĂ©rieure Ă  la vitesse maximale mentionnĂ©e Ă  la colonne 4 de cette annexe.

(6) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 6 du TP 15587, sauf aux heures autorisĂ©es qui y sont prĂ©cisĂ©es, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique pour tirer une personne sur des skis nautiques ou tout autre Ă©quipement sportif ou rĂ©crĂ©atif.

(6.1) Il est interdit, dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 7 du TP 15587, sauf aux heures autorisĂ©es qui y sont prĂ©cisĂ©es, d’utiliser un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique dans le but de permettre Ă  une personne de faire du surf sur le sillage de ce bâtiment.

(2) Le passage du paragraphe 2(7) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(7) Il est interdit, dans les eaux ci-après, d’utiliser Ă  une vitesse supĂ©rieure Ă  10 km/h un bâtiment Ă  propulsion Ă©lectrique ou Ă  propulsion mĂ©canique Ă  30 m ou moins de la rive :

(3) L’alinĂ©a 2(7)d) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Le passage de l’alinĂ©a 2(8)b) de la version anglaise du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Le sous-alinĂ©a 2(8)b)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 L’administration locale qui cherche Ă  faire assujettir certaines eaux Ă  une restriction de mĂŞme nature que l’une ou l’autre de celles prĂ©vues aux paragraphes 2(1) Ă  (7) et 11(2) entreprend des consultations publiques auprès des parties qui seraient touchĂ©es par la restriction proposĂ©e et prĂ©sente une demande selon les modalitĂ©s fixĂ©es par le ministre.

4 (1) Le paragraphe 6(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 (1) Le ministre peut autoriser par Ă©crit toute personne ou catĂ©gorie de personnes Ă  installer une pancarte dans une zone pour indiquer qu’une restriction Ă  l’égard des eaux indiquĂ©es dans l’une des annexes du TP 15587 a Ă©tĂ© imposĂ©e par l’un ou l’autre des paragraphes 2(1) Ă  (6.1) et 11(2).

(2) Le paragraphe 6(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Si la restriction est levée, le ministre annule l’autorisation et en avise la personne qui a installé la pancarte.

5 Les paragraphes 11(1) et (2) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

11 (1) Il est interdit de tenir une activitĂ© ou un Ă©vĂ©nement sportif, rĂ©crĂ©atif ou public dans les eaux autres que celles indiquĂ©es Ă  l’annexe 8 du TP 15587 d’une manière ou en un endroit qui entraverait la navigation sĂ©curitaire et efficace des bâtiments.

(2) Il est interdit Ă  toute personne de tenir une activitĂ© ou un Ă©vĂ©nement sportif, rĂ©crĂ©atif ou public dans les eaux indiquĂ©es Ă  l’annexe 8 du TP 15587, Ă  moins d’y ĂŞtre autorisĂ©e par un permis dĂ©livrĂ© en vertu du paragraphe 12(1).

6 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 16 et les articles 16 et 17 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

7 Les annexes 1 Ă  8 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©es.

Entrée en vigueur

8 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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