Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi : DORS/2025-150

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 15

Enregistrement
DORS/2025-150 Le 4 juillet 2025

LOI SUR L’ASSURANCE-EMPLOI

C.P. 2025-566 Le 3 juillet 2025

En vertu de l’article 109 de la Loi sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence a, la Commission de l’assurance-emploi du Canada prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi, ci-après.

Le 30 juin 2025

Sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et en vertu de l’article 109 de la Loi sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil agrĂ©e le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi, ci-après, pris par la Commission de l’assurance-emploi du Canada.

Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi

Modification

1 Le passage de l’article 77.998 du Règlement sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence 1 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

77.998 Si la plus tardive des semaines visĂ©es au paragraphe 10(1) de la Loi dĂ©bute au cours de la pĂ©riode commençant le 6 avril 2025 et se terminant le 11 octobre 2025 et que le taux rĂ©gional de chĂ´mage applicable au prestataire, Ă©tabli conformĂ©ment Ă  l’article 17 du prĂ©sent règlement, est infĂ©rieur Ă  13,1 %, le taux rĂ©gional de chĂ´mage qui est applicable Ă  ce dernier est rĂ©putĂ© correspondre :

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : En rĂ©ponse Ă  la menace et Ă  l’instauration de tarifs douaniers Ă©trangers, le projet pilote no 24 de l’assurance-emploi a introduit trois mesures temporaires pour Ă©valuer les rĂ©sultats de l’application de telles mesures pour rĂ©pondre aux impacts sur l’emploi de changements majeurs dans la conjoncture Ă©conomique. Alors que les autres mesures prendront fin le 11 octobre 2025, la mesure visant Ă  ajuster Ă  la hausse les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi prendra fin le 12 juillet 2025. Toutefois, la menace et l’instauration de tarifs douaniers de la part de partenaires commerciaux Ă©trangers persistent, et le marchĂ© du travail montre des signes de dĂ©clin. MĂŞme si les pertes d’emplois prĂ©vues sont moins importantes que celles anticipĂ©es au dĂ©but du projet pilote no 24 plus tĂ´t cette annĂ©e, la situation demeure imprĂ©visible et les rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’économie canadienne se font sentir et d’autres sont Ă  prĂ©voir, notamment la possibilitĂ© de mises Ă  pied Ă  grande Ă©chelle.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (le Règlement) modifie la date de fin de l’ajustement temporaire Ă  la hausse des taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi du projet pilote no 24 et prolonge la mesure de trois mois, soit jusqu’au 11 octobre 2025.

Justification : Étant donnĂ© l’incertitude Ă©conomique causĂ©e par l’imposition et l’annonce de tarifs douaniers Ă©trangers, la mesure relative au taux de chĂ´mage contenue dans le projet pilote no 24 est prolongĂ©e afin de continuer Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats de l’application de cette mesure de l’assurance-emploi visant Ă  rĂ©pondre aux impacts sur l’emploi de changements majeurs dans la conjoncture Ă©conomique et de continuer Ă  fournir un soutien fiable et opportun aux travailleurs touchĂ©s par les tarifs douaniers. La valeur actuelle des avantages monĂ©tarisĂ©s dĂ©coulant de cette prolongation est de 212,8 millions de dollars sur deux ans, alors que la valeur actuelle des coĂ»ts monĂ©tarisĂ©s est de 216,9 millions de dollars sur deux ans, soit un coĂ»t net prĂ©vu de 4,3 millions de dollars.

Enjeux

Le projet pilote no 24 (DORS/2025-115) a Ă©tĂ© introduit en mars 2025 en prĂ©vision d’importantes pertes d’emplois dans une Ă©conomie touchĂ©e par des tarifs douaniers. Le projet pilote Ă©value les rĂ©sultats de l’application de trois mesures temporaires de l’assurance-emploi visant Ă  rĂ©pondre Ă  des changements majeurs dans la conjoncture Ă©conomique. L’une de ces mesures, celle qui ajuste Ă  la hausse les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi, ce qui augmente par le fait mĂŞme l’accès aux prestations et leur le caractère adĂ©quat, aurait pris fin le 12 juillet 2025.

Les tarifs douaniers Ă©trangers actuellement imposĂ©s sur les produits canadiens ciblent des produits spĂ©cifiques (par exemple l’automobile, l’acier, l’aluminium et le canola), plutĂ´t que des tarifs douaniers universels de 25 % des États-Unis initialement prĂ©vus. Cependant, des menaces persistent quant Ă  une augmentation des tarifs douaniers existants ou Ă  l’instauration de nouveaux tarifs (par exemple la menace au dĂ©but du mois de mai 2025 d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur les films produits en dehors des États-Unis, l’augmentation potentielle des droits sur le bois d’œuvre de 14,4 % Ă  34,5 % cet automne). Dans une Ă©conomie touchĂ©e par des tarifs douaniers, des pertes d’emplois considĂ©rables continuent d’être prĂ©vues en 2025-2026rĂ©fĂ©rence 2 et une prolongation de trois mois de la mesure relative au taux de chĂ´mage fait en sorte que les travailleurs continuent Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un accès opportun aux prestations d’assurance-emploi lors de changements majeurs dans la conjoncture Ă©conomique.

Contexte

Compte tenu de la possibilitĂ© de mises Ă  pied Ă  grande Ă©chelle en raison des tarifs douaniers, le projet pilote no 24 a Ă©tĂ© mis sur pied pour Ă©valuer les rĂ©sultats que pourraient avoir certaines mesures de l’assurance-emploi visant Ă  rĂ©pondre aux impacts sur l’emploi de changements majeurs dans la conjoncture Ă©conomique. Le projet pilote a introduit trois mesures temporaires :

La situation relative aux tarifs douaniers demeure imprĂ©visible et le risque de pertes d’emplois considĂ©rables demeure. En fonction des dernières prĂ©visions sur les pertes d’emploi relatives aux tarifs douaniers, une augmentation de 118 000 demandes de prestations rĂ©gulières d’assurance-emploi est prĂ©vue en 2025-2026 (une rĂ©duction comparativement aux prĂ©visions prĂ©cĂ©dentes de 415 000 demandes supplĂ©mentaires). Alors qu’il avait initialement Ă©tĂ© estimĂ© que le projet pilote n24 (y compris la mesure relative au taux de chĂ´mage prenant fin le 12 juillet 2025) augmenterait de 80 800 le nombre de demandes pour des prestations rĂ©gulières en 2025-2026, cette prĂ©vision a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e Ă  environ 72 000 Ă©tant donnĂ© la diminution des pertes d’emplois prĂ©vues en 2025-2026. En raison du degrĂ© Ă©levĂ© d’incertitude quant aux tarifs douaniers qui seront imposĂ©s, il est difficile de prĂ©voir les impacts sur le marchĂ© du travail. Les prĂ©visions sont donc basĂ©es sur les tarifs douaniers qui Ă©taient en vigueur Ă  la fin du mois de mai 2025.

Depuis mars 2025, des diminutions ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es sur le marchĂ© du travail : le taux national de chĂ´mage en mai 2025 a augmentĂ©, passant de 6,6 % (fĂ©vrier 2025)rĂ©fĂ©rence 3 Ă  7,0 %rĂ©fĂ©rence 4. Le taux d’emploi a lĂ©gèrement diminuĂ©, passant de 61,1 % Ă  60,8 % au cours de la mĂŞme pĂ©rioderĂ©fĂ©rence 5.

La mesure relative au taux de chĂ´mage du projet pilote no 24 aide particulièrement les travailleurs dans les rĂ©gions oĂą, malgrĂ© les pertes d’emploi directes et indirectes prĂ©coces rĂ©sultant des tarifs douaniers, le taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi reste faible. Par exemple, dans les rĂ©gions de l’assurance-emploi oĂą il y a eu des pertes d’emploi dans les secteurs tributaires du commerce, comme le Centre-Sud de l’Ontario (secteur de l’automobile), le Bas-Saint-Laurent--CĂ´te-Nord (aluminium), le Centre-du-QuĂ©bec (acier et aluminium) et le Sud de la Saskatchewan (potasse et canola), le taux de chĂ´mage non ajustĂ© de l’assurance-emploi Ă©tait toujours infĂ©rieur Ă  6,1 % en juin 2025. MĂŞme si les rĂ©percussions des pertes d’emploi peuvent ĂŞtre vĂ©cues de manière aiguĂ« au niveau de la collectivitĂ©, les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi sont calculĂ©s au niveau rĂ©gional en utilisant une moyenne mobile sur trois mois, ce qui signifie que les pertes d’emploi concentrĂ©es n’auront pas d’incidence immĂ©diate sur les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi. L’imprĂ©visibilitĂ© persistante de la situation des tarifs douaniers Ă©trangers crĂ©e un risque d’une hausse soudaine du chĂ´mage qui ne se reflĂ©terait pas immĂ©diatement dans les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi. Sans la mesure temporaire relative Ă  l’ajustement du taux de chĂ´mage, les travailleurs de ces rĂ©gions auraient besoin de 700 heures d’emploi assurable afin d’être admissibles aux prestations rĂ©gulières d’assurance-emploi, en plus d’avoir droit Ă  moins de semaines de prestations rĂ©gulières et des taux de prestations hebdomadaires infĂ©rieurs.

Objectif

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (le Règlement) a comme objectif de permettre la poursuite de l’évaluation des résultats de l’application d’un ajustement à la hausse du taux de chômage de l’assurance-emploi visant à répondre aux impacts sur l’emploi de changements majeurs dans la conjoncture économique et, ce faisant, de continuer à fournir un soutien fiable et opportun aux travailleurs touchés par les tarifs douaniers.

Description

Le Règlement sur l’assurance-emploi est modifiĂ© pour remplacer la date du 12 juillet 2025 de l’article 77.998 par celle du 11 octobre 2025, faisant en sorte de prolonger la pĂ©riode durant laquelle les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi sont ajustĂ©s Ă  la hausse dans le cadre du projet pilote. Tous les autres paramètres du projet pilote no 24 demeurent inchangĂ©s.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le projet pilote no 24 s’appuyait sur les commentaires des intervenants lors des tables rondes ministĂ©rielles organisĂ©es en janvier 2025 avec les employeurs, les syndicats et les groupes de travailleurs. Il s’appuyait Ă©galement sur deux annĂ©es de vastes consultations sur la modernisation de l’assurance-emploi qui se sont tenues en 2021 et 2022 et au cours desquelles la prioritĂ© des syndicats Ă©tait d’amĂ©liorer l’accès Ă  l’assurance-emploi des travailleurs qui n’ont pas accumulĂ© suffisamment d’heures d’emploi assurable pour ĂŞtre admissibles aux prestations. L’un des principaux points Ă  retenir de ces consultations Ă©tait la nĂ©cessitĂ© que le rĂ©gime d’assurance-emploi puisse s’adapter aux pĂ©riodes de ralentissement Ă©conomique.

Puisque les modifications rĂ©glementaires doivent ĂŞtre en vigueur avant que la mesure prenne fin le 12 juillet 2025, aucune consultation supplĂ©mentaire n’a Ă©tĂ© effectuĂ©e. Étant donnĂ© que les modifications n’auront pas de rĂ©percussions nĂ©gatives sur les prestataires ni de fardeau supplĂ©mentaire pour les entreprises, elles ont Ă©tĂ© exemptĂ©es de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

ConformĂ©ment Ă  la Directive du cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une Ă©valuation initiale des implications des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e lors de la mise en Ĺ“uvre du projet pilote n24. Cette Ă©valuation a permis de conclure que le projet pilote n’avait aucune incidence sur les obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes ou sur la mobilisation des populations autochtones. Puisque les modifications rĂ©glementaires prĂ©voient la prolongation de la mesure relative au taux de chĂ´mage du projet pilote no 24, aucune autre Ă©valuation n’était nĂ©cessaire.

Choix de l’instrument

La Loi sur l’assurance-emploi confère Ă  la Commission de l’assurance-emploi du Canada le pouvoir de rĂ©glementer la mise en Ĺ“uvre de projets pilotes d’une durĂ©e maximale de trois ans. Une modification rĂ©glementaire est le seul mĂ©canisme pour modifier le projet pilote no 24.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le Règlement modifie le projet pilote no 24 afin de prolonger la pĂ©riode au cours de laquelle les taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi sont ajustĂ©s Ă  la hausse pour la faire passer de trois Ă  six mois. Cette prolongation permet aux travailleurs qui perdent leur emploi d’avoir un meilleur accès aux prestations d’assurance-emploi et fournit des semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières et des taux de prestations hebdomadaires plus Ă©levĂ©s. Le versement supplĂ©mentaire de prestations d’assurance-emploi constitue le principal avantage du Règlement. La stimulation Ă©conomique que le soutien du revenu supplĂ©mentaire crĂ©era est un avantage indirect du projet pilote et est dĂ©crite dans la section « Impacts qualitatifs et quantitatifs Â» ci-dessous. En raison de l’urgence du Règlement, aucune consultation n’a Ă©tĂ© effectuĂ©e dans le cadre de cette analyse des coĂ»ts et des avantages.

Le versement supplĂ©mentaire de prestations d’assurance-emploi dĂ©coulant de ce règlement engendrera une augmentation des coĂ»ts de programme pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi. Il y aura Ă©galement des coĂ»ts de fonctionnement imputĂ©s au gouvernement, lesquels seront remboursĂ©s par le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi. Les augmentations de coĂ»ts de programme et de fonctionnement sont dĂ©crites et quantifiĂ©es dans la section « CoĂ»ts Â» ci-dessous.

Les coûts de programme (prestations d’assurance-emploi versées aux prestataires) ont été estimés à l’aide du modèle de microsimulation de l’assurance-emploi. En se basant sur les données historiques des prestataires, le modèle permet d’évaluer les répercussions d’une modification de différents paramètres du régime. Pour cette analyse, les paramètres utilisés par le modèle ont été jugés comme étant constants pendant la durée de la prolongation. Par exemple, on présume que les prestataires touchés seront répartis uniformément tout au long de la durée de la prolongation et que le taux moyen de prestations hebdomadaires des prestataires touchés sera constant pendant la durée de la prolongation.

Étant donnĂ© la nature Ă©volutive et imprĂ©visible de la situation des tarifs douaniers, le nombre de demandes utilisĂ© pour estimer les coĂ»ts a Ă©tĂ© dĂ©rivĂ© des pertes d’emplois prĂ©vues en fonction des tarifs douaniers en vigueur Ă  la fin du mois de mai 2025.

Les coûts de fonctionnement ont été estimés par Emploi et Développement social Canada au moyen d’un modèle d’impact sur les effectifs qui utilise l’augmentation prévue du nombre de demandes ainsi que les types d’interventions pour estimer les coûts de fonctionnement des changements au régime d’assurance-emploi (par exemple une augmentation du personnel).

Les avantages et les coûts de ce Règlement sont basés sur l’hypothèse qu’ils se produiront sur deux exercices financiers parce que, même si la période de prestations d’un prestataire est généralement de 52 semaines, elle peut durer jusqu’à 104 semaines dans certains cas. Il a été supposé que le nombre des demandes de prestations qui s’étireraient sur un troisième exercice financier et les impacts de telles demandes seraient minimaux, de sorte qu’elles n’ont pas été incluses dans l’établissement des coûts.

Un taux d’actualisation de 7 % est utilisĂ© pour calculer la valeur actualisĂ©e.

Certains chiffres utilisĂ©s dans la section « Avantages et coĂ»ts Â» sont arrondis. Par consĂ©quent, les totaux peuvent ne pas correspondre Ă  la valeur rĂ©elle en raison de l’arrondissement.

Scénario de référence

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence reflète ce qui existerait en l’absence du Règlement. La mesure relative au taux de chĂ´mage prendrait fin le 12 juillet 2025 et le rĂ©gime reviendrait aux règles habituelles avec des taux de chĂ´mage non ajustĂ©s. En consĂ©quence, les demandes Ă©tablies entre le 13 juillet et le 11 octobre 2025 ne profiteraient pas des taux de chĂ´mage ajustĂ©s, mais elles pourraient continuer de profiter des deux autres mesures introduites dans le cadre du projet pilote no 24 (c’est-Ă -dire la suppression du dĂ©lai de carence et la suspension du traitement des sommes versĂ©es en raison d’une cessation d’emploi). Il y aurait quelques demandes pour lesquelles les prestataires ne seraient pas admissibles Ă  l’assurance-emploi dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, mais qui le seraient dans le scĂ©nario de rĂ©glementation Ă  cause de l’effet de la prolongation de la mesure relative au taux de chĂ´mage, dĂ©crit ci-dessous.

Dans ce scĂ©nario, les demandes Ă©tablies le 13 juillet 2025 ou après cette date seraient assujetties aux taux de chĂ´mage rĂ©guliers de l’assurance-emploi, ce qui entraĂ®nerait :

On s’attend Ă  environ 1,59 million de demandes de prestations rĂ©gulières en 2025-2026, ce qui est plus Ă©levĂ© que la moyenne historique d’environ 1,40 million de demandes par annĂ©e. Cette situation reflète l’augmentation prĂ©vue des pertes d’emploi et l’augmentation correspondante des demandes de prestations d’assurance-emploi dĂ©coulant des tarifs douaniers Ă©trangers (+118 000 demandes), ainsi que de l’accès accru Ă  l’assurance-emploi Ă  la suite des trois mesures contenues dans le projet pilote no 24 (+72 000 demandes), y compris les trois premiers mois de la mesure relative au taux de chĂ´mage.

Le nombre de demandes de prestations spĂ©ciales d’assurance-emploi devrait ĂŞtre d’environ 500 000 par annĂ©e, tandis que le nombre de demandes de prestations pour pĂŞcheurs indĂ©pendants devrait ĂŞtre d’environ 30 000 par annĂ©e, ce qui reflète les moyennes et les tendances historiques pour ces types de prestataires. L’imposition de tarifs douaniers ne devrait pas avoir une grande incidence sur le nombre de demandes pour ces prestations.

Scénario de réglementation

Dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©glementation, les travailleurs ayant accès au rĂ©gime d’assurance-emploi continueront de profiter des mesures introduites par le projet pilote no 24, mais avec l’ajustement Ă  la hausse des taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi pendant une pĂ©riode supplĂ©mentaire de trois mois, soit jusqu’au 11 octobre 2025. Comme pour le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les prestataires admissibles pourront continuer Ă  profiter des deux autres mesures (suppression du dĂ©lai de carence et suspension du traitement des sommes versĂ©es en raison d’une cessation d’emploi) qui sont en place jusqu’au 11 octobre 2025.

En vertu de ce scĂ©nario, les demandes Ă©tablies entre le 13 juillet et le 11 octobre 2025 seront assujetties aux taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi ajustĂ©s Ă  la hausse, ce qui entraĂ®ne :

Le Règlement fera en sorte que certaines personnes recevant des prestations régulières bénéficieront de semaines supplémentaires et que les taux de prestations hebdomadaires seront aussi plus élevés pour certaines d’entre elles. De plus, certaines personnes recevant des prestations régulières et des prestations pour pêcheurs qui n’auraient pas été admissibles aux prestations selon le scénario de référence seront maintenant admissibles en raison de l’élargissement des conditions d’admissibilité résultant de la hausse des taux de chômage.

On s’attend Ă  ce qu’il y ait une augmentation d’environ 8 400 demandes de prestations rĂ©gulières en 2025-2026 par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Avantages

L’avantage principal est le versement de prestations supplĂ©mentaires d’assurance-emploi, estimĂ© Ă  229,4 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 6 (non actualisĂ©s). Cela Ă©quivaut au montant total des prestations supplĂ©mentaires d’assurance-emploi qui devraient ĂŞtre versĂ©es par le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi. Les intervenants qui bĂ©nĂ©ficient de cette mesure sont les prestataires d’assurance-emploi. Ces prestations s’échelonneront sur deux exercices financiers (2025-2026 Ă  2026-2027).

La méthodologie, les hypothèses et la façon dont les prestataires devraient bénéficier de ces mesures sont décrites ci-dessous. Il est à noter que les chiffres de la section ci-dessous ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

1. Avantage de la prolongation de la mesure qui ajuste à la hausse les taux de chômage de l’assurance-emploi

Intervenants : Prestataires qui rĂ©sident dans les rĂ©gions de l’assurance-emploi oĂą le taux de chĂ´mage rĂ©el est infĂ©rieur Ă  13,1 %. Les prestataires de ces rĂ©gions pourraient bĂ©nĂ©ficier d’un Ă©largissement des conditions d’admissibilitĂ© pour les prestations rĂ©gulières et les prestations pour pĂŞcheurs, d’une augmentation du nombre de semaines de prestations rĂ©gulières d’assurance-emploi, ainsi que de taux de prestations hebdomadaires plus Ă©levĂ©s.

Par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le Règlement rĂ©duit d’au moins 35 heures le nombre d’heures d’emploi assurable nĂ©cessaires pour ĂŞtre admissible aux prestations rĂ©gulières dans toutes les rĂ©gions oĂą le taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi est infĂ©rieur Ă  13,1 %. Cela permettra Ă  certains travailleurs d’être admissibles aux prestations rĂ©gulières alors qu’ils n’auraient autrement pas accumulĂ© suffisamment d’heures. On estime que 17,4 semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières, Ă  un taux moyen hebdomadaire de 395 $, seront versĂ©es dans le cadre de 8 400 demandes additionnelles admissibles aux prestations rĂ©gulières. Le total non actualisĂ© de cet avantage est estimĂ© Ă  57,7 millions de dollars.

De plus, le Règlement augmentera d’un maximum de quatre semaines le nombre de semaines de prestations rĂ©gulières pour les prestataires qui habitent dans les rĂ©gions oĂą le taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi est infĂ©rieur Ă  13,1 %. On estime que 108 600 demandes qui recevraient des prestations rĂ©gulières selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence en bĂ©nĂ©ficieront. En moyenne, 2,4 semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières seront versĂ©es Ă  un taux moyen de prestations hebdomadaires de 484 $. Le total non actualisĂ© de cet avantage est estimĂ© Ă  128,3 millions de dollars.

Certaines personnes recevant des prestations rĂ©gulières et des prestations spĂ©ciales pourraient bĂ©nĂ©ficier de taux de prestations hebdomadaires plus Ă©levĂ©s en raison du Règlement. Le nombre de meilleures semaines de rĂ©munĂ©ration (14 Ă  22) utilisĂ© pour calculer le taux de prestations hebdomadaires d’un prestataire dĂ©pend du taux de chĂ´mage dans sa rĂ©gion de l’assurance-emploi. En vertu du Règlement, avec l’ajustement Ă  la hausse du taux de chĂ´mage de l’assurance-emploi, un maximum de 20 meilleures semaines sera utilisĂ©, augmentant le taux de prestations hebdomadaires d’une moyenne de 465 $ Ă  une moyenne de 476 $ pour environ 242 700 personnes recevant des prestations rĂ©gulières et des prestations spĂ©ciales. On s’attend Ă  ce que 16,7 semaines supplĂ©mentaires de prestations soient versĂ©es pour ces demandes. Les demandes bĂ©nĂ©ficiant de taux de prestations hebdomadaires plus Ă©levĂ©s comprennent environ 68 900 demandes qui bĂ©nĂ©ficieront Ă©galement de semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières; les coĂ»ts pour ces semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières sont pris en compte ci-dessus dans les calculs pour les semaines supplĂ©mentaires. Le total non actualisĂ© de cet avantage est estimĂ© Ă  43,4 millions de dollars.

Le total non actualisĂ© des avantages dĂ©coulant du Règlement est estimĂ© Ă  229,4 millions de dollars.

Le nombre de demandes de prestations rĂ©gulières qui devraient profiter de la mesure est basĂ© sur le nombre de demandes attendu. Le nombre de nouvelles demandes de prestations rĂ©gulières est basĂ© sur les donnĂ©es relatives aux demandes de l’automne 2021 Ă  l’automne 2022, au moment oĂą une norme d’admissibilitĂ© commune uniforme de 420 heures d’emploi assurable a Ă©tĂ© mise en place dans les toutes les rĂ©gions de l’assurance-emploi. Le taux moyen de prestations hebdomadaires a Ă©tĂ© projetĂ© Ă  partir de donnĂ©es rĂ©centes sur les prestataires. Les donnĂ©es utilisĂ©es pour cette analyse proviennent des donnĂ©es administratives du rĂ©gime d’assurance-emploi.

Tableau récapitulatif des avantages
Prolongation de la mesure relative au taux de chĂ´mage du projet pilote no 24 Demandes qui en profiteront (A) Nombre moyen de semaines oĂą des prestations rĂ©gulières supplĂ©mentaires seront versĂ©es (B) Taux moyen de prestations hebdomadaires (C) Augmentation moyenne du taux de prestations hebdomadaires (D) Nombre moyen de semaines oĂą des prestations seront versĂ©es (E) Total des avantages (= A x B x C x D x E)
Total 290 800 - - - - 229,4 M$
Nouvelles demandes de prestations rĂ©gulières 8 400 17,4 395 $ - - 57,7 M$
Demandes de prestations rĂ©gulières dĂ©jĂ  Ă©tablies qui utilisent des semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières 108 600 2,4 484 $ - - 128,3 M$
Demandes de prestations rĂ©gulières et de prestations spĂ©ciales dĂ©jĂ  Ă©tablies qui bĂ©nĂ©ficient de taux de prestations plus Ă©levĂ©s 242 700 - - 10,70 $ 16,7 43,4 M$

Note(s) du tableau 1

Note * du tableau 1

Il est Ă  noter que les chiffres du tableau ci-dessus peuvent ne pas correspondre Ă  la somme des Ă©lĂ©ments, car ils ont Ă©tĂ© arrondis et qu’environ 68 900 demandes bĂ©nĂ©ficient Ă  la fois de semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières et de taux de prestations plus Ă©levĂ©s.

Retour Ă  la note * du tableau 1

Avantages supplémentaires découlant du Règlement

En plus des avantages directs pour les prestataires d’assurance-emploi, ce Règlement devrait offrir d’autres avantages indirects sous forme de stimulation économique. On s’attend à ce que les prestataires qui reçoivent des prestations supplémentaires d’assurance-emploi dépensent ce revenu supplémentaire dans leurs économies locales ou qu’ils dépendent moins des programmes sociaux et des mesures de soutien communautaires, ce qui stimulera l’économie dans une période où il pourrait y avoir un ralentissement économique. L’ampleur de cet avantage n’a pas été quantifiée pour cette analyse en raison de limites dans les données et de la difficulté à estimer avec exactitude ce type d’impact avant une période de ralentissement.

Les taux de prestations hebdomadaires pourraient Ă©galement ĂŞtre plus Ă©levĂ©s pour les personnes qui reçoivent des prestations pour pĂŞcheurs. De plus, il est possible que certains pĂŞcheurs indĂ©pendants qui n’auraient autrement pas Ă©tĂ© admissibles aux prestations pour pĂŞcheurs puissent dĂ©sormais l’être en raison de la baisse des seuils (un maximum de 3 800 $ en revenus provenant de la pĂŞche seront nĂ©cessaires pour ĂŞtre admissibles aux prestations pour pĂŞcheurs, par rapport Ă  un maximum de 4 200 $ selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence). Ces avantages n’ont pas Ă©tĂ© chiffrĂ©s puisqu’on s’attend Ă  un faible nombre de demandes touchĂ©es.

Coûts

Il y a trois coûts principaux associés au Règlement.

1. Coûts de programme pour le versement supplémentaire de prestations d’assurance-emploi

Intervenants : Les employeurs et les travailleurs qui versent des cotisations au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

Les coĂ»ts pour le versement de prestations supplĂ©mentaires d’assurance-emploi sont imputĂ©s au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi. Les coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  229,4 millions de dollars (non actualisĂ©s), ce qui Ă©quivaut au montant total des prestations supplĂ©mentaires d’assurance-emploi que recevront les prestataires. Ces coĂ»ts surviendront sur deux exercices financiers (2025-2026 Ă  2026-2027)rĂ©fĂ©rence 7.

2. Coûts de fonctionnement de l’assurance-emploi liés à l’administration du Règlement

Intervenants : Employeurs et travailleurs qui versent des cotisations au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

Emploi et Développement social Canada engendrera des coûts de fonctionnement pour l’administration du Règlement. Les activités couvertes par ces coûts comprennent le traitement des demandes, le soutien à la clientèle offert par les centres d’appels de Service Canada, les changements aux systèmes des TI, la production du matériel de communication et de formation, la surveillance du statut et de l’utilisation de la mesure, ainsi que les mesures d’intégrité pour assurer la conformité avec les règles du régime d’assurance-emploi.

Ces coĂ»ts, qui seront payĂ©s par l’entremise du Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi, sont estimĂ©s Ă  4,3 millions de dollars (non actualisĂ©s) et devraient survenir au cours d’un exercice financier (2025-2026).

3. Coût d’opportunité pour présenter une demande de prestations d’assurance-emploi pour les prestataires nouvellement admissibles

Intervenants : Prestataires nouvellement admissibles Ă  l’assurance-emploi

Emploi et DĂ©veloppement social Canada estime qu’il y aura 8 400 nouvelles demandes supplĂ©mentaires qui n’auraient pas Ă©tĂ© Ă©tablies en vertu du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Il y aura un coĂ»t d’opportunitĂ© pour ces prestataires qui prĂ©sentent des demandes de prestations. Cette analyse suppose qu’il faudra en moyenne une heure pour prĂ©senter une demande de prestations Ă  un taux salarial de 19,89 $ l’heurerĂ©fĂ©rence 8, ce qui donne un coĂ»t d’opportunitĂ© estimĂ© Ă  0,17 million de dollars (non actualisĂ©s). Ces coĂ»ts surviendront au cours de la première annĂ©e (2025-2026).

Énoncé des avantages et coûts
Avantages monétarisés (estimations)
Intervenants touchés Description de l’avantage Exercice de référence (2025-2026) Dernier exercice (2026-2027) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Prestataires d’assurance-emploi Prestations d’assurance-emploi supplĂ©mentaires versĂ©es aux prestataires 204,1 M$ 25,2 M$ 212,8 M$ 117,7 M$
Tous les intervenants Total des avantages 204,1 M$ 25,2 M$ 212,8 M$ 117,7 M$
Coûts monétarisés (estimations)
Intervenants touchés Description des coûts Exercice de référence (2025-2026) Dernier exercice (2026-2027) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Cotisants Ă  l’assurance-emploi CoĂ»ts de programme 204,1 M$ 25,2 M$ 212,8 M$ 117,7 M$
Coûts de fonctionnement 4,3 M$ 0 M$ 4,0 M$ 2,2 M$
Prestataires nouvellement admissibles Ă  l’assurance-emploi CoĂ»t d’opportunitĂ© pour prĂ©senter une demande de prestations d’assurance-emploi pour les prestataires nouvellement admissibles 0,17 M$ 0 M$ 0,16 M$ 0,09 M$
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 208,6 M$ 25,2 M$ 216,9 M$ 120,0 M$
Résumé des avantages et des coûts monétarisés (estimations)
Répercussions Exercice de référence (2025-2026) Dernier exercice (2026-2027) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des avantages 204,1 M$ 25,2 M$ 212,8 M$ 117,7 M$
Total des coĂ»ts 208,6 M$ 25,2 M$ 216,9 M$ 120,0 M$
Coût net 4,5 M$ 0,0 M$ 4,2 M$ 2,3 M$

Note(s) du tableau 4

Note * du tableau 4

Veuillez noter que les nombres des tableaux ci-dessus pourraient ne pas correspondre aux totaux indiqués en raison des arrondissements

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Impacts qualitatifs et quantitatifs

Lentille des petites entreprises

L’analyse sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le Règlement n’a pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. Aucun fardeau réglementaire, administratif ou de conformité n’a été identifié. Conformément aux procédures normalisées actuellement en vigueur, pour que les entreprises se conforment au régime d’assurance-emploi, elles continueront d’être tenues de fournir un relevé d’emploi en cas de cessation d’emploi, sans aucun changement à la forme ou à la fréquence.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement graduel du fardeau administratif pour les entreprises, et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. Le Règlement ne crĂ©e pas de nouveau fardeau pour les employeurs, car aucune mesure supplĂ©mentaire n’est requise de leur part.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’a pas de répercussions sur les accords, les obligations ou les normes volontaires à l’échelle internationale. Il ne vise pas à minimiser ou à réduire les différences réglementaires ni à accroître la compatibilité réglementaire avec une autre administration. Il n’introduit pas d’exigences canadiennes particulières qui diffèrent de la réglementation existante dans d’autres administrations dans le cadre d’un programme international.

Le régime d’assurance-emploi est un programme fédéral offert partout au Canada.

Obligations internationales

Le Règlement n’est pas assujetti aux obligations prévues dans les accords commerciaux internationaux du Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément aux lignes directrices sur la réalisation d’évaluations environnementales et économiques stratégiques (EEES), un gabarit de l’Optique de climat, de nature et d’économie (OCNE) a été rempli. Cela a permis de conclure que ni une évaluation des répercussions sur l’environnement et l’économie ni une évaluation des considérations transversales n’est requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

La population visée par ce règlement est composée de travailleurs qui se retrouvent au chômage à la suite de l’imposition de tarifs douaniers.

La population bĂ©nĂ©ficiant directement devrait ĂŞtre Ă©quilibrĂ©e entre les genres. Puisque le Règlement vise les travailleurs, ceux qui sont en âge de travailler, notamment ceux âgĂ©s de 18 Ă  60 ans, devraient en bĂ©nĂ©ficier directement.

Les travailleurs rĂ©sidant dans les rĂ©gions de l’assurance-emploi oĂą les taux de chĂ´mage sont les plus faibles en bĂ©nĂ©ficieront. Ces rĂ©gions se trouvent dans toutes les provinces et tous les territoires. Le taux de chĂ´mage minimum de 7,1 % bĂ©nĂ©ficiera surtout aux travailleurs qui perdent leur emploi dans les rĂ©gions de l’assurance-emploi oĂą les taux de chĂ´mage sont gĂ©nĂ©ralement plus faibles et les conditions d’admissibilitĂ©s plus Ă©levĂ©es. La majeure partie de la population active du Canada est concentrĂ©e dans ces rĂ©gions de l’assurance-emploi. Toutefois, il est important de souligner que personne ne sera touchĂ© nĂ©gativement par ces mesures, car les personnes rĂ©sidant dans des rĂ©gions de l’assurance-emploi oĂą le taux de chĂ´mage est supĂ©rieur Ă  13,0 % conserveront ce taux et les conditions d’admissibilitĂ© associĂ©es.

Les avantages indirects de cette mesure, tels que la stimulation économique accrue par des prestations d’assurance-emploi plus généreuses, devraient être généralisés à tous les groupes.

Le Règlement ne devrait pas avoir d’impacts importants sur la répartition des revenus ni d’impact générationnel.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en Ĺ“uvre  

Le Règlement entrera en vigueur à la date de son enregistrement.

Service Canada mettra en œuvre le Règlement dans le système existant de l’assurance-emploi. Le travail nécessaire à la mise en œuvre de ce projet pilote comprend la mise à jour des exigences opérationnelles, la conception technique, la préparation des spécifications informatiques, le développement et l’essai du système informatique (système, intégration et acceptation) et la gestion du projet. Cette mise en œuvre comprend également l’adaptation des procédures et des documents d’orientation et de référence, du matériel de formation, du contenu destiné au public et de la communication interne.

Les considérations relatives à la prestation de services associées à cette mise en œuvre comprennent la gestion de la base des prestataires et le maintien des ressources en place qui soutiennent les demandes de prestations associées avec le Règlement. Plus le cycle de vie d’une demande est long, plus sa maintenance est importante.

Conformité et application

ConsidĂ©rant que l’initiative a Ă©tĂ© prise dans le cadre du rĂ©gime d’assurance-emploi, les mĂŞmes pouvoirs de conformitĂ© et d’application que ceux de la Loi sur l’assurance-emploi s’appliquent. Les examens de la conformitĂ© consistent Ă  veiller au respect de la lĂ©gislation, de la rĂ©glementation et des politiques applicables, y compris la dĂ©tection des cas d’erreur, de fausse dĂ©claration et d’abus. Les enquĂŞtes sur l’application de la Loi sur l’assurance-emploi ont lieu lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’il y a eu une infraction Ă  la loi et, si les preuves sont suffisantes, des poursuites peuvent ĂŞtre entamĂ©es.

Normes de service

Service Canada offre aux clients un point d’accès unique Ă  un large Ă©ventail de services et de prestations du gouvernement, y compris le traitement des demandes d’assurance-emploi et les versements affĂ©rents. Les clients peuvent obtenir de l’information, prĂ©senter des demandes et avoir du soutien pour recourir aux services par l’intermĂ©diaire d’un rĂ©seau national de centres de service, d’outils en ligne, comme Mon dossier Service Canada, et par tĂ©lĂ©phone au numĂ©ro 1 800 O-Canada. Concernant les normes de service, l’objectif du Ministère est de verser un paiement ou d’envoyer un avis de non-admissibilitĂ© dans les 28 jours suivant la date de rĂ©ception d’une demande d’assurance-emploi, dans 80 % des cas.

Personne-ressource

Benoit Cadieux
Directeur
Direction de la politique de l’assurance-emploi
Direction générale des compétences et de l’emploi
Emploi et Développement social Canada
140, Promenade du Portage, Phase IV
Gatineau (Québec)
K1A 0J9
Courriel : benoit.cadieux@hrsdc-rhdcc.gc.ca