RÚglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées : DORS/2025-35
La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 6
Enregistrement
DORS/2025-35 Le 26 février 2025
LOI SUR LA PRESTATION CANADIENNE POUR LES PERSONNES HANDICAPĂES
LOI SUR LE MINISTĂRE DE LâEMPLOI ET DU DĂVELOPPEMENT SOCIAL
C.P. 2025-160 Le 25 février 2025
Attendu que la gouverneure en conseil, en application du paragraphe 11(1.1) de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées référence a, a tenu compte des éléments visés à ce paragraphe dans la prise du rÚglement ci-aprÚs;
Attendu que, en application de lâarticle 11.1 de cette loi, le ministre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social a offert Ă des personnes handicapĂ©es issues de milieux variĂ©s des possibilitĂ©s rĂ©elles et exemptes dâobstacles de collaborer Ă lâĂ©laboration et Ă la conception du rĂšglement ci-aprĂšs,
Ă ces causes, sur recommandation du ministre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social et de la ministre dâĂtat (DiversitĂ©, Inclusion et des personnes en situation de handicap), Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le RĂšglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es, ci-aprĂšs, en vertu :
- a) du paragraphe 11(1) de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées référence a;
- b) de lâarticle 69rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social rĂ©fĂ©rence c.
RÚglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées
Définitions
Définitions
1 Les dĂ©finitions qui suivent sâappliquent au prĂ©sent rĂšglement.
- demandeur
- La personne qui présente une demande de prestation ou au nom de qui une demande est présentée. (applicant)
- époux ou conjoint de fait visé
- Sâentend au sens de lâarticle 122.6 de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu. (cohabiting spouse or common-law partner)
- libération
- Ă lâĂ©gard dâune personne qui a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©e, sâentend de libĂ©ration conditionnelle ou dâoffice Ă laquelle il nâa pas Ă©tĂ© mis fin ou qui nâa pas Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©e ou libĂ©ration en raison dâune rĂ©duction de peine mĂ©ritĂ©e ou de lâexpiration dâune peine dâemprisonnement. (release)
- Loi
- La Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées. (Act)
- période de paiement
- La pĂ©riode dĂ©butant le 1er juillet dâune annĂ©e civile et se terminant le 30 juin de lâannĂ©e civile suivante. (payment period)
- prestataire
- Personne pour laquelle le paiement dâune prestation est agréé ou au nom de laquelle une prestation est Ă payer. (beneficiary)
- prestation
- La prestation canadienne pour les personnes handicapées payable en application de la Loi. (benefit)
Admissibilité
CritĂšres dâadmissibilitĂ©
2 (1) Toute personne est admissible Ă la prestation pour tout mois suivant le mois de mai 2025 au cours duquel elle remplit les critĂšres suivants :
- a) elle est ĂągĂ©e dâau moins dix-huit ans et dâau plus soixante-cinq ans;
- b) elle est un particulier admissible au CIPH au sens du paragraphe 146.4(1) de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu;
- c) elle est considĂ©rĂ©e comme une personne rĂ©sidant au Canada pour lâapplication de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu et est :
- (i) soit un citoyen canadien,
- (ii) soit un rĂ©sident permanent au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur lâimmigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s,
- (iii) soit un rĂ©sident temporaire ou un titulaire dâun permis de sĂ©jour temporaire visĂ©s par cette loi qui a rĂ©sidĂ© au Canada durant la pĂ©riode de dix-huit mois prĂ©cĂ©dant ce mois,
- (iv) soit une personne protĂ©gĂ©e au titre de cette mĂȘme loi,
- (v) soit un Indien au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les Indiens;
- d) elle nâest pas incarcĂ©rĂ©e en raison de son assujettissement Ă une peine dâemprisonnement dâau moins deux ans Ă purger dans un pĂ©nitencier en vertu dâune loi fĂ©dĂ©rale;
- e) elle a produit une dĂ©claration de revenu en application de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement dans laquelle le mois en cause est compris.
Exception — soixante-cinq ans
(2) MalgrĂ© lâalinĂ©a (1)a), toute personne est admissible Ă la prestation pour le mois au cours duquel elle atteint lâĂąge de soixante-cinq ans.
Exception — incarcĂ©ration
(3) MalgrĂ© lâalinĂ©a (1)d), toute personne est admissible Ă la prestation pour le premier mois au cours duquel elle est incarcĂ©rĂ©e et pour le mois au cours duquel elle est libĂ©rĂ©e.
CritĂšre — Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©
(4) MalgrĂ© les paragraphes (1) Ă (3), une personne nâest admissible Ă la prestation pour tout mois compris dans une pĂ©riode de paiement en cause que si son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© a produit une dĂ©claration de revenu en application de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de cette pĂ©riode de paiement.
Renonciation
(5) Le ministre peut renoncer au critĂšre prĂ©vu au paragraphe (4) sâil est convaincu que celui-ci est dĂ©raisonnable ou irrĂ©aliste en raison des circonstances, notamment les suivantes :
- a) lâĂ©poux ou le conjoint de fait visĂ© ne rĂ©side pas au Canada pour lâapplication de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu;
- b) la personne ne vit pas avec son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© dans le mĂȘme logement pour une raison qui nâest pas imputable Ă elle-mĂȘme ou Ă son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©;
- c) lâĂ©poux ou le conjoint de fait visĂ© de la personne a commis ou commet de la violence familiale au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur le divorce.
Exception — suspension du versement
(6) MalgrĂ© les paragraphes (1) Ă (3), une personne est inadmissible Ă la prestation pour tout mois au cours duquel le versement de la prestation a Ă©tĂ© suspendu en vertu de lâarticle 11.
Preuve dâĂąge et dâidentitĂ©
3 Le ministre peut Ă©tablir lâĂąge et lâidentitĂ© du demandeur en se fondant sur les renseignements que la Commission de lâassurance-emploi du Canada lui a fournis en vertu du paragraphe 28.2(5) de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social.
Demande de prestation
Forme de la demande
4 (1) La demande de prestation doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e en la forme et de la maniĂšre exigĂ©es par le ministre.
Présentation de la demande
(2) La demande nâest rĂ©putĂ©e prĂ©sentĂ©e que si elle est reçue par le ministre.
Période
(3) La demande peut ĂȘtre faite avant ou aprĂšs quâune personne soit devenue admissible.
Nouvelle demande
(4) Si, pour un mois donné, le prestataire devient inadmissible à la prestation, celle-ci cesse à partir de ce mois et il doit faire une nouvelle demande pour toucher de nouveau la prestation.
Date dâapprobation
5 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), lâagrĂ©ment de la demande de prestation par le ministre est prĂ©sumĂ© avoir pris effet le premier des jours oĂč le demandeur est devenu admissible Ă une prestation au titre de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement et pour lequel une prestation nâa pas Ă©tĂ© payĂ©e.
Limite
(2) Le premier jour oĂč lâagrĂ©ment de la demande de prestation peut ĂȘtre prĂ©sumĂ©e avoir pris effet est au plus tard celui qui tombe vingt-quatre mois avant la date Ă laquelle la demande a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e.
Montant de la prestation
Calcul de la prestation mensuelle
6 (1) La prestation payable à un prestataire pour chaque mois de la période de paiement au cours duquel il est admissible à une prestation correspond au résultat de la formule ci-aprÚs, arrondi à la cent prÚs ou, si le résultat est équidistant de deux cents, à la cent supérieure :
- ((2 400 $ Ă A) − B) Ă· 12
- oĂč :
- A
- reprĂ©sente le facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5);
- B
- la rĂ©duction pour revenu Ă©tabli conformĂ©ment Ă celui des paragraphes (2) Ă (4) qui sâapplique au prestataire le dernier jour du mois qui prĂ©cĂšde le mois en cause.
Réduction : prestataire célibataire
(2) Si le prestataire nâa pas un Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©, sa rĂ©duction pour revenu correspond au rĂ©sultat de la formule ci-aprĂšs, ou si le rĂ©sultat de cette formule est nĂ©gatif, Ă zĂ©ro :
- 20 % Ă (C − D − (23 000 $ Ă A))
- oĂč :
- C
- reprĂ©sente le revenu modifiĂ© du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement, sans tenir compte, le cas Ă©chĂ©ant, du revenu de la personne qui Ă©tait son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© Ă la fin de cette annĂ©e;
- D
- la moindre des sommes suivantes :
- a) le revenu de travail du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement,
- b) le produit de 10 000 $ et du facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5);
- A
- le facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5).
Réduction : époux ou conjoint de fait non prestataire
(3) Si le prestataire a un Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© qui nâest pas un prestataire, la rĂ©duction pour revenu correspond au rĂ©sultat de la formule ci-aprĂšs, ou si le rĂ©sultat de cette formule est nĂ©gatif, Ă zĂ©ro :
- 20 % Ă (E − F − (32 500 $ Ă A))
- oĂč :
- E
- reprĂ©sente le revenu modifiĂ© du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement ou, si son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© actuel ne lâĂ©tait pas Ă la fin de cette annĂ©e, la somme qui aurait Ă©tĂ© son revenu modifiĂ© si son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© actuel lâavait Ă©tĂ© Ă la fin de cette annĂ©e;
- F
- la moindre des sommes suivantes :
- a) la somme du revenu de travail du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement et de celui de son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©,
- b) le produit de 14 000 $ et du facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5);
- A
- le facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5).
Réduction : époux ou conjoint de fait prestataire
(4) Si le prestataire a un époux ou conjoint de fait visé qui est également un prestataire, sa réduction pour revenu correspond au résultat de la formule ci-aprÚs, ou si le résultat de cette formule est négatif, à zéro :
- 10 % Ă (E − F − (32 500 $ Ă A))
- oĂč :
- E
- reprĂ©sente le revenu modifiĂ© du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement ou, si son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© actuel ne lâĂ©tait pas Ă la fin de cette annĂ©e, la somme qui aurait Ă©tĂ© son revenu modifiĂ© si son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© actuel lâavait Ă©tĂ© Ă la fin de cette annĂ©e;
- F
- la moindre des sommes suivantes :
- a) la somme du revenu de travail du prestataire pour la derniĂšre annĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement et de celui de son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©,
- b) le produit de 14 000 $ et du facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5);
- A
- le facteur dâindexation pour la pĂ©riode de paiement, Ă©tabli conformĂ©ment au paragraphe (5).
Facteur dâindexation
(5) Le facteur dâindexation pour une pĂ©riode de paiement correspond au rĂ©sultat de la formule suivante :
- IPCmax Ă· IPC2024
- oĂč :
- IPCmax
- reprĂ©sente lâindice des prix Ă la consommation le plus Ă©levĂ© de ceux Ă©tablis pour toute annĂ©e civile Ă compter de 2024 jusquâĂ la derniĂšre qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement;
- IPC2024
- lâindice des prix Ă la consommation pour 2024.
Indice des prix Ă la consommation
(6) Pour lâapplication du paragraphe (5), toute mention de lâindice des prix Ă la consommation sâentend, pour une annĂ©e civile, de lâindice dâensemble des prix Ă la consommation pour le Canada, moyenne annuelle, non dĂ©saisonnalisĂ©, publiĂ© par Statistique Canada sous le rĂ©gime de la Loi sur la statistique, pour cette annĂ©e.
Définitions
(7) Les dĂ©finitions qui suivent sâappliquent au prĂ©sent article.
- revenu de travail
- Ă lâĂ©gard dâun particulier pour une annĂ©e dâimposition donnĂ©e, le revenu correspondant au total des sommes suivantes :
- a) les sommes visĂ©es aux alinĂ©as a) et b) de la dĂ©finition de revenu de travail au paragraphe 122.7(1) de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu;
- b) le total des revenus dâentreprise suivants :
- (i) les revenus nets dâagriculture,
- (ii) les revenus nets de pĂȘche,
- (iii) les revenus nets dâexercice dâune profession libĂ©rale,
- (iv) les revenus nets de commissions,
- (v) les autres revenus nets dâentreprise. (working income)
- revenu modifié
- La partie du revenu modifiĂ©, au sens de lâarticle 122.6 de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu, dâun prestataire qui exclut les prestations. (adjusted income)
Versement de la prestation
Début de la prestation
7 Le premier versement de la prestation à un prestataire est payable le mois suivant celui au cours duquel la demande de prestation est agréée par le ministre.
Versements mensuels
8 (1) Sous réserve du paragraphe (2), la prestation est versée mensuellement pendant la période de paiement.
Versements de vingt dollars ou moins
(2) Lorsque le montant de la prestation Ă payer au prestataire ne dĂ©passe pas vingt dollars par mois, celle-ci lui est versĂ©e — Ă la date Ă laquelle la premiĂšre prestation lui aurait Ă©tĂ© versĂ©e — en un paiement unique dâune somme Ă©gale au produit de la multiplication de la somme mensuelle Ă payer par le nombre de mois restant dans la pĂ©riode de paiement.
Premier versement
9 Le premier versement visĂ© Ă lâarticle 7 sâĂ©lĂšve Ă une somme Ă©gale au total des sommes mensuelles qui doivent ĂȘtre payĂ©es au prestataire pour la pĂ©riode dĂ©butant le mois suivant le mois oĂč la demande est agréée en application de lâarticle 5 et se terminant le mois au cours duquel le premier versement est fait.
Suspension du versement
Inadmissibilité potentielle du prestataire
10 (1) Si le ministre a des motifs raisonnables de croire quâun prestataire ne rĂ©pond pas aux critĂšres dâadmissibilitĂ©s prĂ©vus Ă lâarticle 2 ou quâune enquĂȘte sur leur admissibilitĂ© est nĂ©cessaire, il peut suspendre le versement de la prestation jusquâĂ ce quâil soit convaincu de lâadmissibilitĂ© du prestataire.
Délai raisonnable
(2) Le ministre vĂ©rifie lâadmissibilitĂ© du prestataire dans un dĂ©lai raisonnable.
Reprise du versement
(3) Si la suspension est levĂ©e, le ministre reprend le versement de la prestation et verse, en un paiement unique, une somme Ă©gale au total des sommes mensuelles qui doivent ĂȘtre payĂ©es au prestataire pour toute partie de la pĂ©riode de suspension pendant laquelle le prestataire Ă©tait admissible Ă la prestation.
Demande de suspension
11 (1) Tout prestataire peut demander par écrit au ministre de suspendre le versement de la prestation.
Suspension du versement
(2) Le versement de la prestation est suspendu au dernier en date des jours suivants :
- a) le dernier jour du mois du traitement de la demande par le ministre;
- b) le jour indiqué par le prestataire dans la demande.
Demande de reprise
(3) Le prestataire peut prĂ©senter au ministre une demande Ă©crite de reprise du versement dans les vingt-quatre mois aprĂšs la date de la suspension du versement. Si aucune demande de reprise nâest prĂ©sentĂ©e dans ce dĂ©lai, la prestation est rĂ©putĂ©e avoir cessĂ©, et une nouvelle demande doit ĂȘtre faite pour que le prestataire touche de nouveau la prestation.
Admissibilité
(4) Sur rĂ©ception de la demande de reprise, le ministre reprend le versement de la prestation sâil est convaincu que la personne rĂ©pond aux critĂšres dâadmissibilitĂ© prĂ©vus Ă lâarticle 2.
Reprise du versement
(5) Le versement de la prestation reprend Ă compter du dernier en date des mois suivants :
- a) le mois suivant le mois au cours duquel le ministre a reçu la demande de reprise;
- b) le mois indiqué dans la demande par le prestataire.
DécÚs du prestataire
Avis au ministre
12 Survenant le dĂ©cĂšs du prestataire, le liquidateur, lâexĂ©cuteur ou lâadministrateur de la succession ou lâhĂ©ritier du prestataire doit en aviser le ministre aussitĂŽt que possible.
Versement à la succession et aux héritiers du prestataire
13 (1) En cas du décÚs du prestataire, sa succession ou ses héritiers sont admissibles à recevoir un versement de prestation pour le mois au cours duquel il est décédé si la prestation pour ce mois ne lui a pas déjà été versée.
Somme à payer au prestataire décédé
(2) Toute prestation Ă payer au prestataire dĂ©cĂ©dĂ© ou tout versement qui a Ă©tĂ© effectuĂ© Ă celui-ci ou pour son compte en application de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement et qui a Ă©tĂ© retournĂ© au ministre aprĂšs le dĂ©cĂšs du prestataire doivent ĂȘtre versĂ©s Ă la succession ou aux hĂ©ritiers du prestataire. En lâabsence dâhĂ©ritiers, cette somme ou ce versement est versĂ© Ă la personne ou Ă lâorganisme dĂ©signĂ© par le ministre.
Présomption de décÚs
14 (1) Si le prestataire disparaĂźt dans des circonstances dont le ministre conclut quâelles font prĂ©sumer son dĂ©cĂšs hors de tout doute raisonnable, le ministre peut arrĂȘter la date Ă laquelle, pour lâapplication de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement, le dĂ©cĂšs de ce prestataire est prĂ©sumĂ© avoir eu lieu et dĂšs lors, cette personne est, pour lâapplication de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement, rĂ©putĂ©e ĂȘtre dĂ©cĂ©dĂ©e Ă cette date.
Modification de la date
(2) Dans les cas oĂč, aprĂšs avoir arrĂȘtĂ© la date du dĂ©cĂšs prĂ©sumĂ© du prestataire, le ministre est convaincu, en raison dâĂ©lĂ©ments de preuve ou de renseignements nouveaux, que la date du dĂ©cĂšs est diffĂ©rente, il peut arrĂȘter une autre date pour lâapplication de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement, et il doit, dans un dĂ©lai raisonnable, verser toute prestation qui aurait Ă©tĂ© Ă payer si la date antĂ©rieurement arrĂȘtĂ©e ne lâavait pas Ă©tĂ©.
Prestataire vivant
(3) Dans les cas oĂč, aprĂšs avoir arrĂȘtĂ© la date du dĂ©cĂšs prĂ©sumĂ© du prestataire en application du prĂ©sent article, le ministre est convaincu, en raison dâĂ©lĂ©ments de preuve ou de renseignements nouveaux, que celui-ci est vivant, il verse, dans un dĂ©lai raisonnable, la prestation qui aurait Ă©tĂ© Ă payer Ă ce prestataire si une telle date nâavait pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e.
Certificats de décÚs
(4) Pour lâapplication du prĂ©sent article, le ministre nâest pas liĂ© par la dĂ©livrance ou la rĂ©vocation dâun certificat de dĂ©cĂšs par une autre autoritĂ©.
Représentants
ReprĂ©sentant de lâincapable
15 Lorsquâune personne est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, son reprĂ©sentant peut agir en son nom, notamment en prĂ©sentant une demande de rĂ©examen ou en interjetant appel, ou en prĂ©sentant une demande, une dĂ©claration ou un avis visĂ©s par la Loi ou le prĂ©sent rĂšglement.
Versement de la prestation au représentant
16 Lorsquâun prestataire est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, le ministre peut ordonner que sa prestation soit versĂ©e pour son compte Ă son reprĂ©sentant si celui-ci est autorisĂ© en vertu dâune loi du Canada ou dâune province Ă gĂ©rer les affaires du prestataire.
Annulation, modification et réexamen des décisions
Annulation ou modification des décisions
17 Le ministre peut, en se fondant sur des faits nouveaux, annuler ou modifier une dĂ©cision quâil a lui-mĂȘme rendue.
Réexamen de la prestation
18 (1) Sous rĂ©serve de lâarticle 19, la personne qui se croit lĂ©sĂ©e par une dĂ©cision prise en application de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement qui lui refuse le versement de la prestation ou qui porte sur le montant de la prestation qui lui a Ă©tĂ© versĂ©e ou qui lui sera versĂ©e peut, dans les cent quatre-vingts jours aprĂšs la date de la notification par Ă©crit de la dĂ©cision, demander au ministre de la rĂ©examiner.
RĂ©examen dâune pĂ©nalitĂ©
(2) Sous rĂ©serve de lâarticle 19, la personne Ă qui le ministre a infligĂ© une pĂ©nalitĂ© en vertu de lâarticle 35 et qui se croit lĂ©sĂ©e par cette dĂ©cision ou par celle portant sur le montant de la pĂ©nalitĂ© peut, dans les cent quatre-vingts jours aprĂšs la date de la notification par Ă©crit de la dĂ©cision, demander au ministre de la rĂ©examiner.
Contenu de la demande
(3) La demande de rĂ©examen doit ĂȘtre faite au ministre par Ă©crit et contenir les renseignements suivants :
- a) les nom et adresse du demandeur ou du prestataire, selon le cas, et son numĂ©ro dâassurance sociale ou le numĂ©ro de rĂ©fĂ©rence attribuĂ© Ă la demande de prestation;
- b) si la personne visĂ©e Ă lâalinĂ©a a) est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, les nom et adresse de son reprĂ©sentant;
- c) la décision pour laquelle une demande de réexamen est demandée, ainsi que les raisons et faits sur lesquels la demande est fondée.
Décision du ministre
(4) AprĂšs rĂ©ception dâune demande de rĂ©examen, le ministre reconsidĂšre la dĂ©cision visĂ©e par la demande et peut la confirmer, la modifier ou lâannuler; il peut approuver le paiement dâune prestation et en fixer le montant, ou arrĂȘter quâaucune prestation nâest Ă payer. Dans tous les cas, il avise par Ă©crit de sa dĂ©cision motivĂ©e la personne qui a fait la demande.
Demande de prolongation
19 (1) Toute personne peut demander une prolongation du délai de cent quatre-vingts jours prévu aux paragraphes 18(1) et (2) au plus tard cent quatre-vingt-cinq jours aprÚs son expiration.
Présentation de la demande
(2) La demande de prolongation doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e en la forme et de la maniĂšre exigĂ©es par le ministre.
Circonstances
(3) Le ministre accorde la prolongation sâil est convaincu quâau moins une des circonstances ci-aprĂšs sâest produite et que celle-ci a eu une incidence importante sur la capacitĂ© de la personne visĂ©e au paragraphe (1) Ă respecter le dĂ©lai :
- a) une situation dâurgence, si un ministre fĂ©dĂ©ral ou provincial habilitĂ© en vertu dâune loi fĂ©dĂ©rale ou provinciale Ă dĂ©clarĂ© lâĂ©tat dâurgence;
- b) une catastrophe naturelle ou dâorigine humaine, notamment un incendie ou une inondation;
- c) la présence de troubles publics, notamment des émeutes;
- d) lâinterruption de la fourniture de services au public, notamment en raison dâune grĂšve;
- e) la personne est atteinte dâune maladie grave ou a subi un accident ou des blessures graves;
- f) la grande dĂ©tresse Ă©motionnelle ou mentale de la personne, notamment celle causĂ©e par le dĂ©cĂšs dâun membre de sa famille.
Décision du ministre
(4) Le ministre considÚre la demande de prolongation dans un délai raisonnable et avise par écrit de sa décision motivée la personne qui en a fait la demande.
Appels
Tribunal de la sécurité sociale
20 (1) Pour lâapplication de lâarticle 10.1 de la Loi, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale, constituĂ© par lâarticle 44 de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social, est lâorganisme devant lequel toute personne peut interjeter appel.
Alinéas 10.1a) et b) de la Loi
(2) Toute personne doit suivre la procĂ©dure prĂ©vue Ă lâarticle 18 du prĂ©sent rĂšglement pour le rĂ©examen des dĂ©cisions visĂ©es aux alinĂ©as 10.1a) et b) de la Loi. Seule une dĂ©cision du ministre prise en vertu du paragraphe 18(4) du prĂ©sent rĂšglement Ă lâĂ©gard de ces dĂ©cisions peut faire lâobjet dâun appel devant le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale.
Alinéa 10.1c) de la Loi
(3) Pour lâapplication de lâalinĂ©a 10.1c) de la Loi, toute personne peut interjeter appel devant le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale de toute dĂ©cision du ministre prise en vertu des paragraphes 18(4) ou 19(4) du prĂ©sent rĂšglement.
Renvoi devant la Cour
21 (1) Lorsque lâappelant prĂ©tend — dans le cadre dâun appel interjetĂ© en vertu de lâarticle 10.1 de la Loi — que la dĂ©cision du ministre, prise sous le rĂ©gime de la Loi, touchant son revenu est mal fondĂ©e, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale :
- a) informe lâappelant et le ministre que lâappel est, sur cette question seulement, renvoyĂ© pour dĂ©cision devant la Cour en application du paragraphe 66(2) de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social;
- b) transmet au greffier de la Cour une copie des documents dĂ©posĂ©s dans le cadre de lâappel et qui sont pertinents.
Définition de Cour
(2) Pour lâapplication du prĂ©sent article et des articles 23 Ă 29, Cour sâentend de la Cour canadienne de lâimpĂŽt.
Définition de juge
22 Pour lâapplication des articles 23 Ă 27, juge sâentend au sens de lâarticle 2 de la Loi sur la Cour canadienne de lâimpĂŽt.
Autre personne touchée
23 (1) Dans le cas oĂč un appel est interjetĂ© au sujet dâune dĂ©cision prise sous le rĂ©gime de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement touchant le revenu et que, de lâavis du ministre, une personne autre que lâappelant peut ĂȘtre directement touchĂ©e par la dĂ©cision de la Cour, le ministre en informe le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale.
Mise en cause
(2) Le Tribunal de la sécurité sociale informe le greffier de la Cour qui met alors en cause cette personne.
Avis — rĂ©ception des documents
(3) Le greffier de la Cour avise le juge en chef de la Cour, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale, le ministre et toute personne mise en cause dans lâappel de la rĂ©ception des documents transmis par le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale conformĂ©ment Ă lâalinĂ©a 21(1)b).
Nomination dâun juge de la Cour
(4) Lorsque le juge en chef de la Cour est avisé de la réception des documents conformément au paragraphe (3), il nomme un juge pour entendre le renvoi.
Date et lieu de lâaudition du renvoi
24 (1) De concert avec le juge nommĂ© pour entendre le renvoi, le greffier de la Cour fixe la date, lâheure et le lieu de lâaudition du renvoi.
Tenue de lâaudition du renvoi
(2) Lâaudition dâun renvoi doit avoir lieu dans la citĂ©, la ville ou le village oĂč rĂ©side ordinairement lâappelant ou le plus rapprochĂ© de son lieu de rĂ©sidence habituel, Ă moins que lâappelant ne consente par Ă©crit Ă ce que lâaudition se tienne dans un autre endroit ou Ă ce quâelle se tienne en tout ou en partie par vidĂ©oconfĂ©rence ou audioconfĂ©rence ou les deux.
Avis
(3) Le greffier de la Cour informe, par courrier recommandĂ©, lâappelant, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale, le ministre et toute personne mise en cause dans lâappel de la date, de lâheure et du lieu de lâaudition du renvoi.
Procédure informelle
25 (1) Les délibérations devant la Cour doivent se dérouler sans formalités et de façon sommaire.
Détermination de la procédure
(2) Compte tenu du droit quâont toutes les parties et leurs reprĂ©sentants dâĂȘtre entendus, le juge nommĂ© pour entendre le renvoi dĂ©termine la procĂ©dure Ă suivre Ă lâaudition du renvoi.
Exposés écrits
26 Si lâappelant y consent, le juge nommĂ© pour entendre le renvoi peut exiger que lâappelant, le ministre et toute personne mise en cause dans lâappel prĂ©sentent des exposĂ©s Ă©crits en plus des exposĂ©s oraux ou au lieu de ceux-ci.
Décision
27 (1) Le juge nommé pour entendre le renvoi informe le greffier de la Cour de sa décision.
Copie conforme de la décision
(2) AprĂšs avoir Ă©tĂ© informĂ© de la dĂ©cision, le greffier de la Cour transmet Ă lâappelant, au Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale, au ministre et Ă toute personne mise en cause dans lâappel une copie conforme de celle-ci.
Dépens et honoraires
28 Aucuns dĂ©pens ne doivent ĂȘtre adjugĂ©s lors du rĂšglement dâun renvoi et la Cour ne doit imputer aucuns honoraires Ă lâappelant.
Autres motifs dâappel
29 Si lâappelant invoque un motif dâappel renvoyĂ© Ă la Cour en application du paragraphe 66(2) de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social, et un motif dâappel non renvoyĂ© Ă la Cour, au titre de ce paragraphe, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale prend, dĂšs rĂ©ception dâune copie conforme de la dĂ©cision de la Cour, les mesures prĂ©vues par les RĂšgles de procĂ©dure du Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale.
Adresse postale
30 Tout avis, toute demande et tout autre document doivent ĂȘtre adressĂ©s Ă la personne Ă laquelle il est exigĂ© quâils soient envoyĂ©s, transmis ou postĂ©s Ă la derniĂšre adresse connue de celle-ci.
Erreurs administratives
Refus de prestation dĂ» Ă une erreur administrative
31 Sâil est convaincu quâune personne sâest vu refuser, par suite dâune erreur administrative survenue dans le cadre de la mise en Ćuvre de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement, tout ou partie dâune prestation Ă laquelle elle avait droit, le ministre prend les mesures quâil juge de nature Ă replacer lâintĂ©ressĂ© dans la situation oĂč il serait sâil nây avait pas eu dâerreur administrative.
ConformitĂ© et contrĂŽle dâapplication
EnquĂȘtes
32 (1) Le ministre peut, pour lâapplication ou lâexĂ©cution de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement, examiner tous documents qui se rapportent ou peuvent se rapporter Ă lâadmissibilitĂ© dâune personne Ă une prestation ou au montant dâune prestation.
Obligation de production ou de fourniture
(2) Par dĂ©rogation aux autres dispositions de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement et pour lâapplication et lâexĂ©cution de cette loi et de ce rĂšglement, le ministre peut exiger, sous rĂ©serve du paragraphe (3), par avis signifiĂ© Ă personne ou transmis par un service de messagerie qui fournit une preuve de livraison, quâune personne fournisse des renseignements ou produise des documents dans le dĂ©lai raisonnable quâil prĂ©cise dans lâavis.
Autre personne
(3) Le ministre ne peut exiger de quiconque — autre quâun demandeur, un prestataire ou, si le demandeur ou le prestataire est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, son reprĂ©sentant — la fourniture ou la production prĂ©vue au paragraphe (2), sans y ĂȘtre au prĂ©alable autorisĂ© par un juge en vertu du paragraphe (4).
Autorisation judiciaire
(4) Sur demande ex parte du ministre, un juge peut, aux conditions quâil estime indiquĂ©es, autoriser celui-ci Ă exiger dâune personne visĂ©e au paragraphe (3) la fourniture ou la production prĂ©vue au paragraphe (2) sâil est convaincu, sur la foi dâune dĂ©nonciation sous serment, que ces fourniture ou production sont exigĂ©es pour vĂ©rifier si cette personne a respectĂ© un devoir ou une obligation prĂ©vus par la Loi et le prĂ©sent rĂšglement.
Signification ou envoi de lâautorisation
(5) Lâautorisation accordĂ©e en vertu du paragraphe (4) doit ĂȘtre jointe Ă lâavis visĂ© au paragraphe (2).
RĂ©vision de lâautorisation
(6) La personne Ă qui une autorisation et un avis sont signifiĂ©s ou envoyĂ©s conformĂ©ment au paragraphe (5) peut, dans les quinze jours suivant la date de signification ou dâenvoi de ceux-ci, demander au juge qui a accordĂ© lâautorisation prĂ©vue au paragraphe (4) ou, en cas dâincapacitĂ© de celui-ci, Ă un autre juge du mĂȘme tribunal de rĂ©viser lâautorisation.
Pouvoir de révision
(7) Ă lâaudition de la demande prĂ©vue au paragraphe (6), le juge peut annuler lâautorisation accordĂ©e antĂ©rieurement sâil nâest pas convaincu que les conditions visĂ©es au paragraphe (4) ont Ă©tĂ© respectĂ©es. Il peut la confirmer ou la modifier sâil est convaincu que celles-ci ont Ă©tĂ© respectĂ©es.
Définition de juge
(8) Pour lâapplication du prĂ©sent article, juge sâentend du juge dâune cour supĂ©rieure compĂ©tente de la province oĂč lâaffaire prend naissance, ou dâun juge de la Cour fĂ©dĂ©rale.
Copies comme preuve
33 Lorsque des documents sont examinĂ©s ou produits conformĂ©ment Ă la Loi ou au prĂ©sent rĂšglement, la personne qui fait cet examen ou Ă qui est faite cette production peut en faire ou en faire faire des copies certifiĂ©es. Les copies font preuve de la nature et du contenu des documents originaux et ont la mĂȘme force probante quâauraient ceux-ci si leur authenticitĂ© Ă©tait prouvĂ©e de la façon usuelle.
Obligation de se présenter
34 Le ministre peut, Ă toute fin liĂ©e Ă la vĂ©rification du respect ou Ă la prĂ©vention du non-respect de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement, demander au demandeur, au prestataire ou, si le demandeur ou le prestataire est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, Ă son reprĂ©sentant, de se rendre Ă un endroit convenable — ou dâĂȘtre disponible par audioconfĂ©rence ou par vidĂ©oconfĂ©rence ou de toute autre maniĂšre convenable — Ă une heure raisonnable pour que celui-ci lui fournisse les renseignements et les documents relatifs Ă la demande.
Sanctions administratives pécuniaires
Violations
35 (1) Commet une violation quiconque :
- a) fait sciemment une déclaration fausse ou trompeuse relativement à une demande de prestation présentée au titre de la Loi;
- b) prĂ©sente une demande de prestation au titre de la Loi et reçoit la prestation, tout en sachant ne pas y ĂȘtre admissible.
Pénalité
(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (7), le ministre peut infliger une pĂ©nalitĂ© Ă une personne sâil est dâavis, sur la base de documents ou de renseignements quâil a obtenus, que celle-ci a commis une violation.
Montant de la pénalité
(3) La pénalité que le ministre peut infliger est de :
- a) pour une premiĂšre violation, quinze pour cent du produit de la multiplication par douze du montant mensuel de la prestation calculĂ©e conformĂ©ment Ă lâarticle 6, sauf sans rĂ©duction pour revenu, Ă payer Ă un prestataire pendant la pĂ©riode de paiement oĂč la violation a Ă©tĂ© commise;
- b) pour toute violation subsĂ©quente, cinquante pour cent du produit de la multiplication par douze du montant mensuel de la prestation calculĂ©e conformĂ©ment Ă lâarticle 6, sauf sans rĂ©duction pour revenu, Ă payer Ă un prestataire pendant la pĂ©riode de paiement oĂč la violation a Ă©tĂ© commise.
PrĂ©somption — premiĂšre violation
(4) Pour lâapplication du paragraphe (3), la violation est rĂ©putĂ©e ĂȘtre une premiĂšre violation si son auteur nâa pas Ă©tĂ© infligĂ© dâune pĂ©nalitĂ© sous le rĂ©gime du prĂ©sent article au cours des dix annĂ©es prĂ©cĂ©dant le jour oĂč cette violation a Ă©tĂ© commise.
Précision
(5) Il est entendu quâaucune pĂ©nalitĂ© ne peut ĂȘtre infligĂ©e Ă une personne si, selon le cas, elle croit erronĂ©ment quâune dĂ©claration est vraie ou quâelle ou la personne pour laquelle la demande de prestation a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e avait le droit de recevoir la prestation.
Limite
(6) La pĂ©nalitĂ© ne peut ĂȘtre infligĂ©e Ă une personne si, Ă lâĂ©gard de lâacte prĂ©vu au paragraphe (1) :
- a) une poursuite pénale est engagée contre cette personne;
- b) plus de cinq ans se sont Ă©coulĂ©s depuis la date oĂč le ministre a Ă©tĂ© informĂ© de lâacte.
Annulation de la pénalité
(7) Le ministre peut annuler la pĂ©nalitĂ© infligĂ©e en vertu du paragraphe (2) dans lâun ou lâautre des cas suivants :
- a) il est saisi de faits nouveaux;
- b) il est convaincu que la pĂ©nalitĂ© a Ă©tĂ© infligĂ©e avant que soit connu un fait essentiel ou que la dĂ©cision de lâimposer est fondĂ©e sur une erreur relative Ă un tel fait.
Infractions
Infractions
36 (1) Commet une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque :
- a) utilise sciemment de faux renseignements identificateurs ou les renseignements identificateurs dâune autre personne en vue dâobtenir pour soi-mĂȘme une prestation;
- b) conseille Ă une autre personne de prĂ©senter une demande de prestation, avec lâintention de voler la prestation ou une partie importante de celle-ci;
- c) fait sciemment une déclaration fausse ou trompeuse relativement à une demande de prestation.
Réserve
(2) Aucune poursuite ne peut ĂȘtre intentĂ©e sous le rĂ©gime du prĂ©sent article ou du Code criminel pour un acte pour lequel une pĂ©nalitĂ© a Ă©tĂ© infligĂ©e en vertu de lâarticle 35.
Versements excédentaires et créances
Obligation de restitution des prestations
37 (1) La personne ou lâorganisme qui reçoit un paiement de prestation auquel il nâa pas droit, ou Ă qui a Ă©tĂ© payĂ© une prestation dont la somme excĂ©dait celle Ă laquelle il avait droit, doit, dans les meilleurs dĂ©lais, restituer les sommes versĂ©es indĂ»ment ou en excĂ©dent, selon le cas.
Créances de Sa Majesté
(2) Les sommes versĂ©es indĂ»ment ou en excĂ©dent constituent, Ă compter de la date du versement, des crĂ©ances de Sa MajestĂ© du chef du Canada dont le recouvrement peut ĂȘtre poursuivi Ă ce titre par le ministre.
Plusieurs paiements
(3) Le remboursement dâune dette dâune personne peut ĂȘtre fait en un seul paiement ou, si le ministre agrĂ©e, en plusieurs paiements dâune somme qui ne met pas la personne dans une situation difficile.
Aucun intĂ©rĂȘt
(4) Les crĂ©ances de Sa MajestĂ© du chef du Canada Ă lâĂ©gard des sommes versĂ©es indĂ»ment ou en excĂ©dent au titre de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement ne portent pas intĂ©rĂȘt, sauf si ces sommes ont Ă©tĂ© versĂ©es suite Ă une violation pour laquelle une pĂ©nalitĂ© a Ă©tĂ© imposĂ©e conformĂ©ment Ă lâarticle 35 ou Ă une infraction visĂ©e au paragraphe 36(1) pour laquelle une peine a Ă©tĂ© infligĂ©e en vertu du Code criminel.
Recouvrement des pénalités
38 Les pĂ©nalitĂ©s prĂ©vues Ă lâarticle 35 constituent, Ă compter de la date Ă laquelle elles sont infligĂ©es, des crĂ©ances de Sa MajestĂ© du chef du Canada qui sont exigibles et pouvant ĂȘtre recouvrĂ©es Ă ce titre par le ministre.
Délai de prescription
39 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), toute poursuite visant le recouvrement dâune crĂ©ance au titre de la Loi et du prĂ©sent rĂšglement se prescrit par six ans Ă compter de la date Ă laquelle la crĂ©ance devient exigible.
Suspension du délai de prescription
(2) Le délai de prescription ne court pas pendant la période au cours de laquelle :
- a) il est interdit dâintenter ou de continuer contre le dĂ©biteur des poursuites en recouvrement dâune crĂ©ance exigible au titre de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement;
- b) un recours formĂ© contre la dĂ©cision qui est Ă lâorigine de la crĂ©ance — exigible au titre de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement — Ă recouvrer est en instance.
Mise en Ćuvre de dĂ©cisions judiciaires
(3) Le prĂ©sent article ne sâapplique pas aux poursuites relatives Ă lâexĂ©cution, Ă la mise en Ćuvre ou au renouvellement dâune dĂ©cision judiciaire.
Certificats
40 (1) La totalitĂ© ou une partie de la crĂ©ance qui nâa pas Ă©tĂ© recouvrĂ©e peut ĂȘtre certifiĂ©e par le ministre :
- a) immĂ©diatement, sâil est dâavis que le dĂ©biteur tente de se soustraire au paiement;
- b) trente jours aprÚs la date du défaut, dans les autres cas.
Homologation du certificat
(2) Le certificat peut ĂȘtre homologuĂ© Ă la Cour fĂ©dĂ©rale; dĂšs lors, toute procĂ©dure dâexĂ©cution peut ĂȘtre engagĂ©e, le certificat Ă©tant assimilĂ© Ă un jugement de cette juridiction obtenu contre le dĂ©biteur en cause pour une dette correspondant Ă la somme indiquĂ©e dans le certificat.
Jugement
(3) Le certificat visĂ© au paragraphe (2) peut Ă©galement ĂȘtre homologuĂ© Ă la cour supĂ©rieure dâune province, Ă©tant alors assimilĂ© Ă un jugement de cette juridiction.
Frais
(4) Les frais raisonnables qui sont liĂ©s Ă lâhomologation dâun certificat sont recouvrables comme sâils avaient eux-mĂȘmes fait lâobjet dâun certificat.
Charge
(5) Un document dĂ©livrĂ© par la Cour fĂ©dĂ©rale ou par la cour supĂ©rieure dâune province et faisant preuve du contenu dâun certificat homologuĂ© Ă lâĂ©gard dâun dĂ©biteur peut ĂȘtre enregistrĂ© en vue de grever dâune sĂ»retĂ©, dâune prioritĂ© ou dâune autre charge, un bien du dĂ©biteur situĂ© dans une province, ou un intĂ©rĂȘt ou, pour lâapplication du droit civil, un droit sur un tel bien, situĂ© dans une province de la mĂȘme maniĂšre que peut lâĂȘtre, en application de la loi provinciale, un document faisant preuve du contenu dâun jugement rendu par la cour supĂ©rieure de la province contre une personne pour une dette de celle-ci.
Saisie-arrĂȘt
(6) Si le ministre sait ou soupçonne quâune personne est ou sera tenue de faire un paiement Ă une autre personne qui elle-mĂȘme est redevable dâune somme Ă Sa MajestĂ© du chef du Canada sous le rĂ©gime de la Loi ou du prĂ©sent rĂšglement, il peut, par avis signifiĂ© Ă personne ou transmis par un service de messagerie fournissant une preuve de livraison, exiger de la premiĂšre personne quâelle verse au receveur gĂ©nĂ©ral tout ou partie des sommes Ă payer par ailleurs Ă la deuxiĂšme, Ă valoir sur la somme dont celle-ci est dĂ©bitrice.
Créance de Sa Majesté
(7) Les sommes qui ne sont pas versées de la façon exigée en vertu du paragraphe (6) deviennent des créances de Sa Majesté du chef du Canada.
Modification corrĂ©lative au RĂšglement de 2022 sur le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale — Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social
41 Le passage du paragraphe 1(1) du RĂšglement de 2022 sur le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale rĂ©fĂ©rence 1 prĂ©cĂ©dent lâalinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :
DĂ©pĂŽt dâun avis
1 (1) La partie qui veut contester la validitĂ©, lâapplicabilitĂ© ou lâeffet, sur le plan constitutionnel, dâune disposition du RĂ©gime de pensions du Canada, de la Loi sur la sĂ©curitĂ© de la vieillesse, de la Loi sur lâassurance-emploi, de la partie 5 de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social, de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es ou des rĂšgles ou rĂšglements pris en vertu de lâune ou lâautre de ces lois, dĂ©pose auprĂšs du Tribunal un avis dans lequel elle Ă©nonce ce qui suit :
Entrée en vigueur
15 mai 2025
42 Le présent rÚglement entre en vigueur le 15 mai 2025.
RĂSUMĂ DE LâĂTUDE DâIMPACT DE LA RĂGLEMENTATION
(Le présent résumé ne fait pas partie du RÚglement.)
Résumé
Enjeux : Le gouvernement du Canada, dans le cadre de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es, sâest engagĂ© Ă rĂ©duire la pauvretĂ© et Ă soutenir la sĂ©curitĂ© financiĂšre et sociale des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler, qui sont deux fois plus susceptibles de vivre dans la pauvretĂ© et lâinsĂ©curitĂ© financiĂšre que les personnes sans handicap. Le nouveau RĂšglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es (le RĂšglement) introduit une nouvelle prestation fondĂ©e sur le revenu − la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es (la Prestation) − offrant un soutien financier annuel aux personnes en situation de handicap admissibles. Le RĂšglement Ă©tablit les paramĂštres de la Prestation, comme les critĂšres dâadmissibilitĂ©, le montant de la Prestation et la façon dont elle est calculĂ©e.
Description : Comme cela est Ă©noncĂ© dans le RĂšglement, la Prestation offre aux personnes Ă revenu faible ou modeste en Ăąge de travailler qui ont une incapacitĂ© grave ou prolongĂ©e (au sens de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu) un soutien financier maximal annuel de 2 400 $, indexĂ© en fonction de lâinflation. Le RĂšglement Ă©tablit Ă©galement la façon dont les versements sont effectuĂ©s et le rĂŽle des reprĂ©sentants des personnes ayant besoin dâaide, ainsi que les processus administratifs, comme les modifications apportĂ©es aux dĂ©cisions ou les rĂ©examens de dĂ©cisions, les appels, la correction des erreurs administratives, les pouvoirs de vĂ©rifier la conformitĂ©, les infractions, les sanctions administratives pĂ©cuniaires, et le recouvrement des crĂ©ances et des versements excĂ©dentaires. Le RĂšglement inclut Ă©galement une modification au RĂšglement de 2022 sur le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale concernant les appels interjetĂ©s en vertu de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es. La Prestation est conçue comme une prestation sociale et ne se veut pas une mesure de remplacement du revenu.
Justification : En vertu de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es, le gouverneur en conseil doit, au plus tard en juin 2025, prendre des rĂšglements qui permettront le versement de la Prestation. Le RĂšglement Ă©nonce les principaux dĂ©tails qui permettraient au gouvernement du Canada dâadministrer la Prestation et de commencer Ă verser des paiements. Sur une pĂ©riode de 10 ans, Ă compter de lâexercice 2025-2026, les coĂ»ts estimatifs de cette proposition sont de 479,7 millions de dollars en valeur actualisĂ©e (VA). On sâattend Ă ce que ces coĂ»ts soient la contrepartie des gains qualitatifs en bien-ĂȘtre qui dĂ©coulent de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de lâamĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© financiĂšre. La valeur de la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es elles-mĂȘmes nâest pas prise en compte dans lâanalyse monĂ©tisĂ©e car, aux fins de lâanalyse coĂ»ts-avantages, elle est traitĂ©e comme un transfert du gouvernement du Canada aux Canadiens.
Enjeux
Plus de quatre millions de Canadiens en Ăąge de travailler (de 18 Ă 64 ans) sâidentifient comme ayant une incapacitĂ© et environ 1,6 million dâentre eux ont une incapacitĂ© grave ou trĂšs grave. Le taux des Canadiens en situation de handicap en Ăąge de travailler vivant dans la pauvretĂ© est deux fois plus Ă©levĂ© que celui des Canadiens sans handicap. Bien que lâemploi puisse ĂȘtre un facteur important dâinclusion Ă©conomique et sociale, il existe de nombreux obstacles Ă lâentrĂ©e sur le marchĂ© du travail et dans les milieux de travail pour les personnes en situation de handicap (par exemple discrimination, milieux de travail inaccessibles, pratiques dâexclusion). ConsĂ©quemment, mĂȘme avec un emploi, plusieurs personnes en situation de handicap continuent de vivre dans la pauvretĂ© (13 % des personnes en situation de handicap possĂ©dant un emploi par rapport Ă 9 % de leurs pairs sans handicap)rĂ©fĂ©rence 2. Le taux dâemploi des personnes atteintes dâune incapacitĂ© grave ĂągĂ©es de 16 Ă 64 ans Ă©tait de 50,4 % en 2022, tandis que celui des personnes atteintes dâune incapacitĂ© trĂšs grave Ă©tait de 26,8 %. En comparaison, le taux dâemploi Ă©tait de 76,6 % pour les personnes ayant des incapacitĂ©s lĂ©gĂšres et de 64,5 % pour celles ayant des incapacitĂ©s modĂ©rĂ©esrĂ©fĂ©rence 3. Les mesures provinciales et territoriales de soutien du revenu sont largement insuffisantes pour rĂ©pondre aux exigences Ă©conomiques auxquelles de nombreuses personnes en situation de handicap sont confrontĂ©es dans leur vie quotidienne.
La Prestation canadienne pour les personnes handicapées (la Prestation) est une réponse aux obstacles économiques et sociaux de longue date auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap. La Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées (la Loi sur la PCPH) établit le cadre de cette nouvelle prestation annuelle fondée sur le revenu pour les personnes en situation de handicap en ùge de travailler qui sont admissibles. Afin de permettre le versement de la Prestation aux Canadiens, les détails ont été énoncés dans le RÚglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées (le RÚglement).
Le RĂšglement Ă©tablit les conditions suivantes pour permettre lâadministration de la Prestation : les critĂšres dâadmissibilitĂ©, le montant de la Prestation et la façon dont elle est calculĂ©e, la façon dont les versements sont effectuĂ©s et le rĂŽle des reprĂ©sentants pour les personnes ayant besoin dâaide pour gĂ©rer leurs propres affaires. Dâautres processus administratifs, comme les modifications ou les rĂ©examens de dĂ©cisions, les appels et la correction dâerreurs administratives, sont Ă©galement prĂ©vus, tout comme les pouvoirs de vĂ©rifier la conformitĂ©, les sanctions administratives pĂ©cuniaires, les infractions et le recouvrement des crĂ©ances et des versements excĂ©dentaires auprĂšs des particuliers. Le RĂšglement prĂ©voit Ă©galement le pouvoir de concevoir un processus de demande, qui sera administrĂ© par Service Canada.
Contexte
Le gouvernement du Canada sâest engagĂ© Ă instaurer la Prestation dans le cadre de son Plan dâaction pour lâinclusion des personnes en situation de handicap (le Plan dâaction), annoncĂ© dans le discours du TrĂŽne de 2020. Le Plan dâaction est une approche pangouvernementale globale dâinclusion des personnes en situation de handicap dans quatre domaines clĂ©s : la sĂ©curitĂ© financiĂšre, lâemploi, les communautĂ©s accessibles et inclusives, et une approche moderne Ă lâĂ©gard des personnes en situation de handicap. Le Plan dâaction intĂšgre les considĂ©rations liĂ©es Ă lâincapacitĂ© dans tous les programmes gouvernementaux tout en identifiant des investissements ciblĂ©s dans des domaines clĂ©s pour entraĂźner le changement.
Le 22 juin 2021, le gouvernement du Canada a prĂ©sentĂ© le projet de loi C-35, Loi visant Ă rĂ©duire la pauvretĂ© et Ă renforcer la sĂ©curitĂ© financiĂšre des personnes handicapĂ©es par lâĂ©tablissement de la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es et apportant une modification corrĂ©lative Ă la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu. Bien que le Parlement ait Ă©tĂ© dissous en 2021 pour les Ă©lections fĂ©dĂ©rales, le mĂȘme projet de loi a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă nouveau en juin 2022 sous la forme du projet de loi C-22, la Loi sur la PCPH.
La Loi sur la PCPH a reçu la sanction royale le 22 juin 2023 et est entrĂ©e en vigueur le 22 juin 2024. Elle vise Ă rĂ©duire la pauvretĂ© et Ă soutenir la sĂ©curitĂ© financiĂšre des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler. En tant que loi-cadre dĂ©crivant les objectifs gĂ©nĂ©raux et les limites de la Prestation, la Loi sur la PCPH laisse les dĂ©tails, comme lâadmissibilitĂ© et le montant de la Prestation, ĂȘtre Ă©noncĂ©s dans le RĂšglement. De plus, la Loi sur la PCPH exige que le gouvernement du Canada prĂ©sente deux rapports dâĂ©tape : le premier indiquant comment il sâest acquittĂ© de son obligation de mobilisation et de collaboration avec la communautĂ© des personnes en situation de handicap en vue de lâĂ©laboration du RĂšglement, au plus tard le 22 dĂ©cembre 2024; et le deuxiĂšme prĂ©sentant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s quant au processus rĂ©glementaire, au plus tard en juin 2025. Le premier rapport, le Rapport Ă la Chambre des communes sur la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es : mobilisation auprĂšs de la communautĂ© des personnes en situation de handicap a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au Parlement le 12 dĂ©cembre 2024.
Le budget de 2023 a engagĂ© 21,5 millions de dollars pour poursuivre les travaux sur le versement futur de la Prestation, y compris la mobilisation des personnes en situation de handicap ainsi que des provinces et des territoires pendant le processus rĂ©glementaire. Au cours des activitĂ©s de mobilisation menĂ©es en 2023 et en 2024, les intervenants ont gĂ©nĂ©ralement exprimĂ© leur appui pour une prestation qui aurait une incidence importante sur la rĂ©duction de la pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler et pour un processus de demande simple et sans obstacle, qui inclurait un large Ă©ventail de handicaps et qui nâinteragirait pas nĂ©gativement avec les prestations et les mesures de soutien existantes en matiĂšre dâinvaliditĂ©, comme celles reçues des provinces et des territoires. Les intervenants ont Ă©galement soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de commencer Ă verser les prestations le plus tĂŽt possible. Pour appuyer la mise en Ćuvre de la nouvelle Prestation, y compris les coĂ»ts liĂ©s Ă son versement, le budget de 2024 a annoncĂ© 6,1 milliards de dollars sur six ans, Ă compter de 2024, et 1,4 milliard de dollars par annĂ©e par la suite.
En sâappuyant sur le cadre Ă©tabli par la Loi sur la PCPH et sur lâinvestissement prĂ©vu dans le budget de 2024, et en tenant compte des commentaires des intervenants sur la conception de la Prestation, le RĂšglement Ă©tablit les dĂ©tails de la Prestation, comme les critĂšres dâadmissibilitĂ©, le montant de la Prestation et la façon dont elle est calculĂ©e, la façon dont les versements sont effectuĂ©s et le processus de demande. Parmi les autres critĂšres dâadmissibilitĂ©, comme lâĂąge et la citoyennetĂ©, le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es servirait de base pour dĂ©terminer lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation. Lâutilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour dĂ©terminer le handicap en vertu du RĂšglement fera appel Ă un systĂšme dâĂ©valuation de lâinvaliditĂ© bien Ă©tabli pour identifier les personnes ayant une incapacitĂ© grave et prolongĂ©e. Bien que cela nĂ©cessite un processus de demande distinct, le fait dâexiger que les demandeurs soient admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es peut les aider de plusieurs façons, mĂȘme sâils nâont pas de revenu imposable. Par exemple, lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es peut permettre aux demandeurs dâaccĂ©der Ă dâautres programmes et prestations fĂ©dĂ©raux, provinciaux ou territoriaux, comme le RĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-invaliditĂ© et le supplĂ©ment pour personnes handicapĂ©es de lâAllocation canadienne pour les travailleurs.
Le montant de la Prestation vise Ă reconnaĂźtre et Ă appuyer lâimportance du travail et Ă Ă©quilibrer les diffĂ©rences entre les cĂ©libataires et les couples. Bien que le RĂšglement ne donne pas de dĂ©tails sur le processus de demande, lâobjectif est de crĂ©er un processus de demande inclusif et accessible qui sera administrĂ© par Service Canada.
Le RĂšglement permet Ă Service Canada de corriger les erreurs administratives et de modifier les dĂ©cisions, notamment en ce qui concerne lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation ou son montant, en fonction de nouveaux renseignements. Les personnes seront en mesure de demander un rĂ©examen des dĂ©cisions du gouvernement concernant leur admissibilitĂ©, le montant de la Prestation et toute sanction administrative pĂ©cuniaire. De plus, le RĂšglement prĂ©voit des pouvoirs de vĂ©rification de la conformitĂ© ainsi que des dispositions relatives aux sanctions administratives pĂ©cuniaires et aux infractions, dont le but nâest pas de pĂ©naliser les personnes qui commettent des erreurs.
Les modifications Ă la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social, Ă la Loi sur la Cour canadienne de lâimpĂŽt et Ă la Loi sur les Cours fĂ©dĂ©rales Ă lâĂ©gard des appels interjetĂ©s en vertu de la Loi sur la PCPH ont Ă©tĂ© apportĂ©es en application de la Loi no 1 dâexĂ©cution du budget de 2024. Ces modifications ont reçu la sanction royale et sont entrĂ©es en vigueur le 20 juin 2024. Elles ont modifiĂ© la Loi sur la Cour canadienne de lâimpĂŽt et la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social pour, entre autres, donner au Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale (le Tribunal) la compĂ©tence pour entendre les appels des dĂ©cisions prises en vertu de la Loi sur la PCPH, et pour exiger que les questions liĂ©es au revenu dans ces appels soient renvoyĂ©es Ă la Cour canadienne de lâimpĂŽt. Elles ont Ă©galement modifiĂ© la Loi sur les Cours fĂ©dĂ©rales pour prĂ©voir que la Cour fĂ©dĂ©rale a compĂ©tence pour connaĂźtre des demandes de contrĂŽle judiciaire visant des dĂ©cisions du Tribunal concernant la prolongation du dĂ©lai pour prĂ©senter une demande dâexamen ou de rĂ©examen en vertu de la Loi sur la PCPH.
Le gouvernement du Canada a proposĂ© dans lâĂnoncĂ© Ă©conomique de lâautomne de 2024, dĂ©posĂ© au Parlement le 16 dĂ©cembre 2024, que la Prestation ne soit pas incluse dans le revenu tel que dĂ©fini dans la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu. Puisque cette proposition nâa pas encore Ă©tĂ© adoptĂ©e au Parlement, le RĂšglement contient une disposition visant Ă exclure les paiements de la Prestation de la dĂ©finition du revenu.
Objectif
Lâobjectif du RĂšglement est de permettre le versement de la Prestation le plus rapidement possible, Ă©tant donnĂ© que de nombreux Canadiens sont confrontĂ©s Ă des problĂšmes de coĂ»t de la vie. La Prestation est une nouvelle prestation fondĂ©e sur le revenu visant Ă rĂ©duire la pauvretĂ© et Ă soutenir la sĂ©curitĂ© financiĂšre des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler.
Description
Résumé des changements apportés aprÚs la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada
De plus amples informations au sujet de ces changements au RÚglement, y compris une discussion sur les termes « revenu modifié », « revenu de travail » et « époux ou conjoint de fait visé », sont disponibles dans les sections ci-dessous.
AprÚs la période de consultation dans la Partie I de la Gazette du Canada, les changements suivants ont été apportés au RÚglement :
- Nouvelle exigence en matiĂšre de production de dĂ©claration de revenus pour les Ă©poux et conjoints de fait ajoutĂ©e aux critĂšres dâadmissibilitĂ© : les critĂšres dâadmissibilitĂ© ont Ă©tĂ© modifiĂ©s afin dâexiger que la personne qui prĂ©sente une demande de Prestation et son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ© doivent avoir produit leur dĂ©claration de revenus et de prestations pour lâannĂ©e dâimposition se terminant avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement pour ĂȘtre admissibles Ă la Prestation pendant une pĂ©riode de paiement (de juillet Ă juin). Par exemple, pour quâune personne reçoive des versements de la Prestation de juillet 2025 Ă juin 2026, elle et son Ă©poux ou conjoint de fait doivent chacun avoir produit leur dĂ©claration de revenus et de prestations pour lâannĂ©e dâimposition 2024 auprĂšs de lâAgence du revenu du Canada. Cette mesure est nĂ©cessaire car la Prestation sera calculĂ©e en fonction du « revenu modifiĂ© » selon sa dĂ©finition dans le RĂšglement (qui tient compte du revenu net dâune personne et de son Ă©poux ou conjoint de fait).
- Le RĂšglement a Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ© de maniĂšre Ă autoriser le ministre Ă exempter certaines personnes de lâexigence de production de dĂ©claration de revenus et de prestations pour les Ă©poux et conjoints de fait dans certaines circonstances exceptionnelles. ConformĂ©ment au RĂšglement, ces circonstances incluent la possibilitĂ© que lâĂ©poux ou conjoint de fait soit un non-rĂ©sident du Canada aux fins de lâimpĂŽt, que la personne soit involontairement sĂ©parĂ©e de son Ă©poux ou conjoint de fait (par exemple parce quâelle habite dans un Ă©tablissement de soins de longue durĂ©e), ou quâelle vive une situation de violence familiale telle quâelle est dĂ©finie dans la Loi sur le divorce. En ce qui a trait au calcul du montant de la Prestation et afin de tenir compte de leur situation, les personnes exemptĂ©es de cette obligation seront considĂ©rĂ©es comme cĂ©libataires.
- Retrait de la rĂ©fĂ©rence au RĂšglement sur les catĂ©gories dâimmigrants prĂ©cisĂ©es pour des motifs dâordre humanitaire (RCIPMH) : la rĂ©fĂ©rence au RCIPMH a Ă©tĂ© retirĂ©e des critĂšres dâadmissibilitĂ© Ă la Prestation. Les personnes qui sont arrivĂ©es au Canada grĂące Ă un visa dĂ©livrĂ© en vertu du RCIPMH sont couvertes par les autres critĂšres dâadmissibilitĂ© de la Prestation relatifs au statut dâimmigrant.
- Exigence de prĂ©sentation dâune nouvelle demande pour les personnes libĂ©rĂ©es aprĂšs une pĂ©riode dâincarcĂ©ration : le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour exiger que les personnes remises en libertĂ© aprĂšs une pĂ©riode dâincarcĂ©ration prĂ©sentent une nouvelle demande pour recevoir la Prestation, plutĂŽt que dâaviser le ministre par Ă©crit de leur remise en libertĂ©. Selon le rĂšglement modifiĂ©, si une personne devient inadmissible Ă la Prestation parce quâelle est incarcĂ©rĂ©e, elle devra prĂ©senter une nouvelle demande aprĂšs sa libĂ©ration. Cela signifie aussi quâelle nâest plus tenue dâinformer Service Canada quant Ă sa date de libĂ©ration. Ce changement uniformise lâapplication des rĂšgles puisque toute personne qui devient inadmissible pour nâimporte quelle autre raison (par exemple en raison dâun changement de statut de rĂ©sident ou de lâexpiration de la pĂ©riode dâapprobation pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es) doit prĂ©senter une nouvelle demande de Prestation. Cette façon de faire simplifie le processus car les personnes qui Ă©taient incarcĂ©rĂ©es devront se conformer aux mĂȘmes rĂšgles que les autres pour recommencer Ă recevoir des versements de la Prestation.
- Changements visant Ă uniformiser la date des paiements pour tous : le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour sâassurer que les personnes incarcĂ©rĂ©es sont admissibles Ă la Prestation pour le mois de leur libĂ©ration, que les personnes incarcĂ©rĂ©es qui atteignent lâĂąge de 18 ans pendant le premier mois de leur incarcĂ©ration sont admissibles Ă la Prestation pour le mois en question (au mĂȘme titre que dâautres personnes admissibles pendant le premier mois de leur incarcĂ©ration), et que les personnes remises en libertĂ© en juin 2025 sont admissibles Ă la Prestation pour ce mois. En outre, le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour sâassurer que les personnes soient admissibles Ă un paiement rĂ©troactif pendant un maximum de 24 mois, peu importe leur admissibilitĂ© Ă la Prestation pendant le mois de la prĂ©sentation de leur demande.
- Changement Ă lâexigence de production de dĂ©claration de revenus pour les personnes de moins de 18 ans et six mois : lâexemption Ă lâexigence de produire une dĂ©claration de revenus et de prestations pour les personnes de moins de 18 ans et six mois Ă la fin de lâannĂ©e dâimposition a Ă©tĂ© supprimĂ©e. Ces personnes devront donc produire une dĂ©claration de revenus et de prestations pour ĂȘtre admissibles Ă la Prestation. En revanche, cela permettra dâutiliser ces renseignements pour accĂ©lĂ©rer le processus de demande. Ce changement comblera certaines lacunes qui auraient Ă©tĂ© causĂ©es par lâexemption et encouragera les personnes Ă produire leur dĂ©claration de revenus afin de faciliter lâaccĂšs Ă dâautres programmes (si elles satisfont aux critĂšres dâadmissibilitĂ©) exigeant la production dâune dĂ©claration de revenus Ă 18 ans, voire Ă 17 ans, comme le Bon canadien pour lâĂ©pargne-invaliditĂ©, le crĂ©dit pour la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisĂ©e (TPS/TVH) et la Remise canadienne sur le carbone. Dans le cadre de ce changement, les revenus des personnes de moins de 18 ans et six mois Ă la fin de lâannĂ©e dâimposition ne seront plus rĂ©putĂ©s nuls pour cette annĂ©e.
- Changements techniques Ă la formule de calcul des rĂ©ductions pour revenu : la dĂ©finition de « revenu modifiĂ© » a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e (spĂ©cifiquement en ce a trait Ă la part du revenu dâune personne qui ne constitue pas un revenu de travail) afin de simplifier la façon dont les rĂ©ductions Ă la Prestation sont calculĂ©es. La dĂ©finition de « revenu de travail » a Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ©e pour mieux reflĂ©ter la façon dont celui-ci sera calculĂ© par Service Canada. ParallĂšlement Ă ces modifications, la formule de calcul de la rĂ©duction a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e de maniĂšre Ă saisir le revenu modifiĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire et Ă y soustraire soit le revenu de travail, soit la valeur maximale de lâexonĂ©ration du revenu de travail pour la pĂ©riode de paiement (la moins Ă©levĂ©e des deux). Ces changements sont une clarification de nature technique pour rendre la formule de calcul des rĂ©ductions Ă la Prestation plus facile Ă comprendre et Ă administrer; ils nâoccasionnent aucun changement de politique et nâaffectent pas le rĂ©sultat du calcul.
- Nouveaux dĂ©lais pour les demandes de suspension des versements : une nouvelle limite de deux ans a Ă©tĂ© ajoutĂ©e Ă la durĂ©e pendant laquelle les versements de la Prestation peuvent ĂȘtre suspendus Ă la demande dâun prestataire. En vertu des dispositions du projet de rĂšglement, une personne aurait pu demander au ministre de suspendre la Prestation pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e, ce qui aurait causĂ© des problĂšmes administratifs. Ce changement facilite la gestion de la Prestation et un meilleur service, tout en continuant dâoffrir de la souplesse aux prestataires. Si une personne souhaite rĂ©tablir les versements aprĂšs deux ans, elle devra prĂ©senter une nouvelle demande de Prestation. Une disposition a Ă©tĂ© ajoutĂ©e pour clarifier que les personnes ne sont pas admissibles Ă la Prestation pendant la pĂ©riode de suspension de leur Prestation.
- Remplacement du terme « Incapacité » par « Représentants » : à la suggestion des intervenants, le titre « Incapacité » a été remplacé par « Représentants » pour utiliser un terme moins stigmatisant.
- Changement autorisant Service Canada Ă verser la Prestation uniquement aux reprĂ©sentants qui dĂ©tiennent une autorisation lĂ©gale : des dispositions qui auraient autorisĂ© le ministre Ă verser la Prestation Ă un tiers avec lequel il a conclu un accord plutĂŽt quâau bĂ©nĂ©ficiaire de la Prestation ont Ă©tĂ© retirĂ©es. Ces dispositions auraient exigĂ© lâĂ©valuation et la dĂ©termination des capacitĂ©s dâune personne afin de mettre en Ćuvre ces accords. Par consĂ©quent, les versements de la Prestation ne peuvent ĂȘtre adressĂ©s quâau reprĂ©sentant lĂ©gal dâun prestataire (y compris une procuration, un tuteur ou un fiduciaire) dans les cas oĂč une telle personne a dĂ©jĂ Ă©tĂ© nommĂ©e conformĂ©ment aux lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales. Ces changements ont Ă©tĂ© adoptĂ©s en rĂ©ponse aux demandes des intervenants souhaitant Ă©viter de donner au ministre le pouvoir dâĂ©valuer les capacitĂ©s dâune personne et de dĂ©cider quand de tels accords avec des reprĂ©sentants sont nĂ©cessaires.
- Ă titre de clarification additionnelle : un reprĂ©sentant lĂ©gal autorisĂ© nâest nĂ©cessaire que pour recevoir la Prestation au nom dâune autre personne. Si une personne est capable de gĂ©rer ses versements de Prestation, mais a besoin dâaide pour prĂ©senter une demande, demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision ou interjeter appel dâune dĂ©cision, la personne qui lâaide nâest pas tenue dâĂȘtre un reprĂ©sentant lĂ©gal. Il pourrait sâagir, par exemple, dâun ami, dâun membre de la famille ou dâun travailleur de soutien. Service Canada offrira autant dâaide et dâassistance que possible. Des explications supplĂ©mentaires sont fournies plus loin dans la section « ReprĂ©sentants ».
- Changement visant Ă clarifier les types de dĂ©cisions qui peuvent ĂȘtre rĂ©examinĂ©es : le libellĂ© du RĂšglement a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© afin de clarifier quâune demande de rĂ©examen peut ĂȘtre effectuĂ©e pour les dĂ©cisions liĂ©es Ă lâinadmissibilitĂ© Ă la Prestation ou qui porte sur le montant de la Prestation quâune personne a reçu ou va recevoir.
- Changement visant Ă clarifier les circonstances qui permettent au ministre dâimposer une sanction administrative pĂ©cuniaire : le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour prĂ©ciser que lâopinion du ministre Ă savoir si une personne a commis une violation doit se fonder sur des documents et des renseignements quâil a obtenus.
- Changement de la date dâentrĂ©e en vigueur : le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour fixer la date dâentrĂ©e en vigueur au 15 mai 2025, rapprochant ainsi lâentrĂ©e en vigueur de la date anticipĂ©e du lancement du programme.
- Changements mineurs divers : quelques changements mineurs ont Ă©tĂ© apportĂ©s au RĂšglement afin dâuniformiser les versions anglaise et française et dâamĂ©liorer la lisibilitĂ©. Par exemple, certaines dĂ©finitions ont Ă©tĂ© rapprochĂ©es des dispositions auxquelles elles se rapportent.
En réponse à la rétroaction des intervenants, divers scénarios ont été ajoutés à ce document pour illustrer comment différentes personnes recevront différents montants de la Prestation selon leur situation.
Aperçu du RÚglement
- les définitions;
- les critĂšres dâadmissibilitĂ©;
- le mode de calcul du montant de la Prestation (y compris lâindexation);
- lâautoritĂ© de concevoir un processus de demande;
- le mode de versement de la Prestation;
- lâĂ©tat des versements aprĂšs le dĂ©cĂšs dâune personne recevant la Prestation;
- les représentants de personnes incapables de gérer leurs propres affaires;
- les modifications, annulations et réexamens de décisions;
- les appels;
- le pouvoir de vĂ©rifier la conformitĂ© et dâimposer des sanctions administratives pĂ©cuniaires, et lâĂ©tablissement des infractions;
- les autorités pour identifier et recouvrer les créances et les versements excédentaires;
- lâobligation de donner des avis de contestations constitutionnelles dans les appels.
Remarque : Service Canada agira au nom du ministre dans la gestion de la Prestation. Pour faciliter la comprĂ©hension, un renvoi au ministre sera utilisĂ© lorsque des pouvoirs sont accordĂ©s au ministre dans le RĂšglement. Un renvoi Ă Service Canada sera utilisĂ© lorsquâil sâagit de la gestion de la Prestation.
Définitions
Le RÚglement contient des définitions de divers termes. Les termes clés comprennent notamment :
- « demandeur » : la personne qui présente une demande de prestation ou au nom de qui une demande est présentée;
- « prestataire » : personne pour laquelle le paiement dâune prestation est agréé ou au nom de laquelle une prestation est Ă payer;
- « pĂ©riode de paiement » : la pĂ©riode dĂ©butant le 1er juillet dâune annĂ©e civile et se terminant le 30 juin de lâannĂ©e civile suivante.
Admissibilité
Pour ĂȘtre admissible Ă la Prestation, une personne doit :
- ĂȘtre ĂągĂ©e de 18 Ă 64 ans, lâadmissibilitĂ© commençant le mois oĂč la personne atteint lâĂąge de 18 ans et se terminant le mois oĂč elle atteint lâĂąge de 65 ans (par exemple une personne serait admissible Ă un paiement le mois de son 65e anniversaire);
- ĂȘtre admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es;
- ĂȘtre rĂ©sidente du Canada pour lâapplication de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu, ce qui est dĂ©terminĂ© en fonction de facteurs tels que les liens de rĂ©sidence dâune personne avec le Canada, et la durĂ©e et le but de son sĂ©jour pendant quâelle vit au Canada et Ă lâĂ©tranger;
- ĂȘtre citoyenne canadienne ou une personne qui :
- est rĂ©sidente permanente au sens de la Loi sur lâimmigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, câest-Ă -dire une personne qui peut rester au Canada de façon permanente, mais qui nâest pas un citoyen canadien,
- est résidente temporaire qui a vécu au Canada au cours des 18 mois précédents,
- est une personne protĂ©gĂ©e au titre de la Loi sur lâimmigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, câest-Ă -dire une personne considĂ©rĂ©e comme ayant besoin de protection ou un rĂ©fugiĂ© au sens de la Convention,
- est une personne qui est inscrite ou qui a le droit dâĂȘtre inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens,
- ne pas purger une peine dâemprisonnement de deux ans ou plus dans un pĂ©nitencier fĂ©dĂ©ral (les personnes admissibles peuvent recevoir un versement pour le premier mois de leur incarcĂ©ration et pour le mois de leur libĂ©ration);
- avoir produit une dĂ©claration de revenus et de prestations (formulaire dâimpĂŽt gĂ©nĂ©ral sur le revenu et de prestations T1) auprĂšs de lâAgence du revenu du Canada pour lâannĂ©e dâimposition se terminant avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement, et si la personne a un Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©, ce dernier doit Ă©galement avoir produit une dĂ©claration de revenus et de prestations pour la mĂȘme annĂ©e.
CrĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es
LâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es est une preuve auprĂšs de lâAgence du revenu du Canada quâun particulier est admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es — un crĂ©dit dâimpĂŽt non remboursable qui aide les personnes atteintes dâincapacitĂ©s graves et prolongĂ©es, ou les membres de leur famille qui les soutiennent, Ă rĂ©duire leur impĂŽt sur le revenu. LâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es constitue Ă©galement un critĂšre dâadmissibilitĂ© Ă dâautres prestations et programmes fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux.
Les particuliers peuvent demander le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es Ă tout moment au cours de lâannĂ©e en remplissant le formulaire du certificat pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es (formulaire T2201) et en le prĂ©sentant Ă lâAgence du revenu du Canada. La prĂ©sentation dâune demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es met en cause la personne affectĂ©e par lâincapacitĂ© et un mĂ©decin qui peut certifier ses effets. Les praticiens qui peuvent attester une incapacitĂ© comprennent un mĂ©decin, un infirmier praticien, un optomĂ©triste, un audiologiste, un ergothĂ©rapeute, un physiothĂ©rapeute, un psychologue et un orthophoniste. De plus amples informations au sujet du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es apparaissent plus loin dans la section « Mise en Ćuvre ».
Lorsquâon dĂ©termine quâune personne est admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, elle reçoit un avis de dĂ©termination indiquant son admissibilitĂ© et le nombre dâannĂ©es pendant lesquelles elle y sera admissible. LâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es peut ĂȘtre permanente ou temporaire. Si lâadmissibilitĂ© dâune personne est temporaire, elle devra prĂ©senter une nouvelle demande Ă la date dâexpiration. LâAgence du revenu du Canada avise les particuliers lorsque leur admissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es est sur le point dâexpirer au moyen de leur avis de cotisation de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente et de lâannĂ©e dâexpiration. LâannĂ©e dâimposition Ă compter de laquelle une personne doit prĂ©senter une nouvelle demande est indiquĂ©e dans lâavis de dĂ©termination, et lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es peut ĂȘtre consultĂ©e sur Mon dossier de lâAgence du revenu du Canada.
La majoritĂ© (63 %) des personnes en Ăąge de travailler qui sont admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ont une admissibilitĂ© permanente, ce qui signifie quâil nâexpire jamais et quâil nâest pas nĂ©cessaire de prĂ©senter une nouvelle demanderĂ©fĂ©rence 4. Les personnes qui dĂ©tiennent une admissibilitĂ© temporaire devront prĂ©senter une nouvelle demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour demeurer admissibles Ă la Prestation. Selon lâanalyse interne dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada, on estime que 110 000 nouvelles demandes de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es seront prĂ©sentĂ©es en 2025-2026 par des personnes en Ăąge de travailler de toutes les tranches de revenus (et pas seulement par des personnes Ă faible revenu).
DĂ©claration de revenus Ă lâAgence du revenu du Canada
Pour avoir droit Ă la Prestation pendant une pĂ©riode de paiement (de juillet Ă juin), les particuliers, peu importe leur Ăąge, doivent Ă©galement avoir produit une dĂ©claration de revenus et de prestations auprĂšs de lâAgence du revenu du Canada pour lâannĂ©e dâimposition qui sâest terminĂ©e avant le dĂ©but de la pĂ©riode de paiement (par exemple, ils doivent avoir produit leur dĂ©claration de revenus de 2024 pour recevoir des versements de prestations pour la pĂ©riode de juillet 2025 Ă juin 2026). Si la personne a un Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©, ce dernier doit Ă©galement avoir produit une dĂ©claration de revenus pour la mĂȘme annĂ©e.
Le ministre peut exempter certaines personnes de lâexigence de production de dĂ©claration de revenus pour les Ă©poux et les conjoints de fait dans certaines circonstances exceptionnelles, entre autres : lâĂ©poux ou conjoint de fait est un non-rĂ©sident du Canada aux fins de lâimpĂŽt, la personne est involontairement sĂ©parĂ©e de son Ă©poux ou conjoint de fait (par exemple parce quâelle habite dans un Ă©tablissement de soins de longue durĂ©e), ou elle vit une situation de violence familiale telle que la dĂ©finit la Loi sur le divorce. Les personnes bĂ©nĂ©ficiant dâune exemption seront traitĂ©es comme cĂ©libataires.
Demande
Le RĂšglement donne au ministre la souplesse nĂ©cessaire pour procĂ©der Ă la conception du processus de demande. Service Canada, au nom du ministre, Ă©labore un processus de demande qui rĂ©duit autant que possible le fardeau que celui-ci impose aux personnes en situation de handicap. Une personne sera en mesure de demander la Prestation Ă tout moment au cours de lâannĂ©e et nâaura pas besoin de prĂ©senter de nouvelle demande Ă moins quâelle devienne inadmissible et quâelle redevienne admissible par la suite (voir les critĂšres dâadmissibilitĂ© ci-dessus). Les dĂ©tails non rĂ©glementaires du processus de demande sont dĂ©crits dans la section « Mise en Ćuvre ».
Approbation de la demande
Il peut y avoir des situations oĂč une personne nâa pas reçu de versements de Prestation au cours des mois prĂ©cĂ©dents en dĂ©pit de son admissibilitĂ© parce quâelle nâavait pas encore prĂ©sentĂ© de demande de Prestation. Le RĂšglement prĂ©voit quâune demande est rĂ©putĂ©e approuvĂ©e le premier jour oĂč le demandeur devient admissible Ă la Prestation. Ainsi, lorsquâune personne prĂ©sente une demande, si elle Ă©tait admissible pendant un ou plusieurs mois au cours des 24 mois prĂ©cĂ©dents, elle pourrait recevoir des versements pour ces mois (mais pas pour ceux dâavant juin 2025). Si une personne nâest pas admissible Ă la Prestation pendant le mois au cours duquel elle prĂ©sente sa demande, cette personne sera quand mĂȘme en mesure de recevoir les versements auxquels elle Ă©tait admissible pendant un ou plusieurs mois au cours des 24 mois prĂ©cĂ©dents.
Calcul du montant de la Prestation
Le RĂšglement Ă©tablit le montant de la Prestation quâune personne peut recevoir. Les facteurs suivants dĂ©terminent comment ce montant est calculĂ© :
- la définition du revenu;
- le montant maximal;
- les seuils de revenu (câest-Ă -dire les seuils de revenu qui, une fois dĂ©passĂ©s, rĂ©duisent graduellement le montant des versements de la Prestation);
- lâexonĂ©ration du revenu du travail;
- les taux de réduction;
- lâindexation de la Prestation.
Chacun de ces concepts est expliqué plus en détail ci-dessous.
Définition du revenu
Ătant donnĂ© que le RĂšglement cible les Canadiens en Ăąge de travailler ayant un revenu faible ou modeste, le montant de la Prestation variera en fonction du « revenu modifiĂ© » tel quâil est dĂ©fini dans le RĂšglement. Le « revenu modifiĂ© » dâun particulier inclut le revenu de lâĂ©poux ou conjoint de fait visĂ©, le cas Ă©chĂ©ant. Il comprend toutes les sources dâargent que les personnes et leur Ă©poux ou conjoint de fait, le cas Ă©chĂ©ant, doivent dĂ©clarer chaque annĂ©e Ă lâAgence du revenu du Canada dans leur dĂ©claration de revenus et de prestations, exception faite des versements dâun rĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-invaliditĂ© (REEI) ou de prestation universelle pour la garde dâenfants (PUGE), lesquels sont imposables, mais exclus du revenu modifiĂ©.
La plupart des types de paiements sont inclus dans le revenu modifiĂ© et seront inclus dans le calcul du montant de la Prestation. Les versements dâassistance sociale, dâindemnitĂ©s pour accidents du travail et de SupplĂ©ment de revenu garanti font partie du revenu modifiĂ© mĂȘme sâils sont non imposables. Or, certains types de paiements ne doivent pas ĂȘtre dĂ©clarĂ©s Ă lâAgence du revenu du Canada, ne sont pas inclus dans le revenu modifiĂ© et nâaffecteront pas la Prestation : par exemple, les prestations et les crĂ©dits dâimpĂŽt pour enfants, certains dĂ©dommagements pour blessure/douleur corporelle et souffrance, ainsi que certaines catĂ©gories de prestations pour les anciens combattants (comme le Soutien du revenu des Forces canadiennes et lâAllocation aux anciens combattants).
La dĂ©finition du revenu modifiĂ© en vertu du RĂšglement exclut Ă©galement tout paiement de la Prestation elle-mĂȘme.
Montant maximal
En vertu du RĂšglement, le montant maximal de la Prestation quâune personne pourrait recevoir serait de 200 $ par mois, pour un total de 2 400 $ par annĂ©e. Comme il est dĂ©crit ci-dessous, ce montant sera indexĂ© Ă lâinflation.
Seuils de revenu
Un seuil de revenu est le niveau de revenu quâune personne ou un couple pourrait avoir avant que le montant de la Prestation ne soit rĂ©duit. Tout revenu infĂ©rieur Ă ce seuil ne rĂ©duit pas le montant de la Prestation.
En vertu du RĂšglement, 23 000 $ est le seuil de revenu pour une personne cĂ©libataire et 32 500 $ est le seuil de revenu pour le revenu combinĂ© dâun couple (une personne et son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©). Cela signifie quâune personne cĂ©libataire recevrait quand mĂȘme le montant total de la Prestation (2 400 $ par annĂ©e pour la pĂ©riode de paiement de juillet 2025 Ă juin 2026) si son revenu de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente Ă©tait de 23 000 $ ou moins. Si le revenu de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente Ă©tait supĂ©rieur Ă 23 000 $, le montant de la Prestation commencerait Ă diminuer, Ă moins dâĂȘtre visĂ© par lâexonĂ©ration du revenu de travail (voir ci-dessous).
Les couples ont un seuil de revenu plus élevé pour tenir compte à la fois de leurs frais de subsistance plus élevés (pour deux personnes) et de leurs coûts partagés (comme le logement partagé).
Les seuils de revenu seront indexĂ©s Ă lâinflation.
Indexation
En gĂ©nĂ©ral, lorsquâune prestation est indexĂ©e, le montant de la prestation est ajustĂ© pour tenir compte de lâinflation. Lâinflation est une augmentation du niveau gĂ©nĂ©ral des prix des biens et des services dans lâĂ©conomie. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral utilise lâIndice des prix Ă la consommation pour rajuster ou « indexer » les prestations.
Le RĂšglement prĂ©voit que le montant maximal de la Prestation, les seuils de revenu et les exonĂ©rations du revenu de travail seront ajustĂ©s une fois par annĂ©e pour tenir compte des augmentations du coĂ»t de la vie. Puisque la pĂ©riode de paiement de la Prestation est de juillet Ă juin, lâajustement aura lieu en juillet, Ă compter de juillet 2026.
Exonération du revenu de travail
LâexonĂ©ration dâun revenu de travail signifie quâune part des revenus (revenu dâemploi ou de travail indĂ©pendant) ou des bourses dâĂ©tudes imposables peut ĂȘtre exclue du calcul du montant de la Prestation. LâexonĂ©ration vise Ă rĂ©duire les obstacles au travail et Ă permettre aux personnes qui reçoivent la Prestation de conserver lâargent quâelles ont gagnĂ© grĂące Ă leur emploi. Les exonĂ©rations du revenu de travail suivantes sâappliqueront conformĂ©ment au RĂšglement :
- Les cĂ©libataires peuvent gagner jusquâĂ 10 000 $ par annĂ©e en revenu de travail qui serait exclu du calcul du montant quâils recevraient grĂące Ă la Prestation. Ainsi, si une personne gagnait le maximum de 10 000 $, son revenu exemptĂ© passerait de 23 000 $ Ă 33 000 $.
- Les personnes qui forment un couple peuvent gagner jusquâĂ 14 000 $ par annĂ©e en revenu de travail combinĂ© qui serait exclu du calcul du montant de leurs Prestations. Ainsi, si un couple a gagnĂ© le maximum de 14 000 $, son revenu exemptĂ© passerait de 32 500 $ en revenu combinĂ© Ă 46 500 $.
Les montants de lâexonĂ©ration du revenu de travail seront indexĂ©s Ă lâinflation.
Taux de réduction
Le montant de la Prestation diminue si le revenu dâune personne ou dâun couple est supĂ©rieur au seuil de revenu plus lâexonĂ©ration du revenu de travail si elle possĂšde un emploi ou un travail indĂ©pendant (par exemple 23 000 $ pour les cĂ©libataires et 32 500 $ pour les couples sans revenu de travail; 33 000 $ pour les cĂ©libataires et 46 500 $ pour les couples qui sont en mesure de profiter pleinement de lâexemption du revenu de travail [voir ci-dessus]). Le taux de rĂ©duction permet de sâassurer que les prestataires ayant les plus faibles revenus sont ceux qui reçoivent les montants les plus Ă©levĂ©s.
Deux taux de rĂ©duction sâappliqueront selon la situation dâune personne ou dâun couple (dans ces exemples, on prĂ©sume que la personne ou le couple nâa pas de revenu dâemploi ou de travail indĂ©pendant) :
- Dans le cas des cĂ©libataires et des couples oĂč un seul membre du mĂ©nage est admissible Ă la Prestation, une rĂ©duction de 20 % sâappliquerait. Cela signifie que pour chaque dollar de revenu supplĂ©mentaire au-delĂ du seuil de revenu, plus lâexonĂ©ration du revenu de travail sâils ont un emploi ou un travail indĂ©pendant, 20 cents seraient soustraits du montant de leur Prestation.
- Dans le cas des couples oĂč les deux personnes sont admissibles Ă la Prestation, chacun de leurs versements de Prestation serait rĂ©duit de 10 % pour chaque dollar de revenu supplĂ©mentaire. Cela signifie que pour chaque dollar de revenu combinĂ© supplĂ©mentaire au-delĂ du seuil de revenu plus lâexonĂ©ration du revenu de travail sâils ont un emploi ou un travail indĂ©pendant, 10 cents seraient soustraits du montant de la Prestation de chaque Ă©poux ou conjoint de fait. Le taux de rĂ©duction est diminuĂ© de moitiĂ©, soit de 20 % Ă 10 %, pour faire en sorte que la rĂ©duction du montant des deux prestations dâun couple sâeffectue au mĂȘme rythme que celle dâune Prestation unique, et pour sâassurer quâils soient traitĂ©s de la mĂȘme façon que les autres mĂ©nages.
Une fois que le revenu dâune personne aura augmentĂ© jusquâĂ un certain niveau au-dessus du seuil de revenu, le versement de la Prestation sera de 0 $. On appelle ce niveau de revenu le « revenu de transition ». Le revenu de transition dâune personne varie en fonction de deux facteurs :
- sa situation familiale (cĂ©libataire ou en couple, et, dans le cas dâun couple, si les deux personnes sont admissibles Ă la Prestation); et
- son statut dâemploi (emploi ou travail indĂ©pendant) aux fins dâapplication de lâexonĂ©ration du revenu de travail.
Le tableau ci-dessous présente les six revenus de transition pour la Prestation, en fonction de la situation familiale et compte tenu des exonérations maximales du revenu de travail.
| Composition de la famille | CĂ©libataire | Couple oĂč une personne est admissible Ă la Prestation | Couple oĂč les deux personnes sont admissibles Ă la Prestation |
|---|---|---|---|
| Palier de revenu (pour une personne sans revenu de travail) Ă partir duquel le montant de la Prestation est rĂ©duit | 23âŻ000 $ - 35âŻ000 $ | 32âŻ500 $ - 44âŻ500 $ | 32âŻ500 $ - 56âŻ500 $ |
| Palier de revenu (pour une personne disposant du revenu de travail maximal qui peut ĂȘtre inclus dans lâexonĂ©ration du revenu de travail) Ă partir duquel le montant de la Prestation est rĂ©duit | 33âŻ000 $ - 45âŻ000 $ | 46âŻ500 $ - 58âŻ500 $ | 46âŻ500 $ - 70âŻ500 $ |
Scénarios
Les exemples suivants illustrent comment différentes situations mÚnent à différents montants de la Prestation pour la premiÚre période de paiement (de juillet 2025 à juin 2026).
Scénario 1
Alina a 25 ans, est célibataire et habite avec ses parents. Elle est admissible à la Prestation. Son seul revenu est une aide sociale provinciale de 10 000 $ par année.
MĂȘme si Alina habite avec ses parents, seul son revenu est pris en compte dans le calcul du montant de la Prestation. Le revenu de lâĂ©poux ou conjoint de fait est inclus dans le calcul de la Prestation, mais pas celui des autres membres de la famille, y compris les parents et les enfants, mĂȘme sâils habitent dans la mĂȘme maison.
- Ătant donnĂ© que le revenu dâAlina de 10 000 $ est infĂ©rieur Ă 23 000 $ (le seuil de revenu pour une personne cĂ©libataire), elle obtient le montant maximal sans rĂ©duction : 2 400 $ par annĂ©e.
Scénario 2
Nguyen habite seul et est admissible à la Prestation. Il travaille à temps plein et gagne 35 000 $ par année. Il ne perçoit ni revenu lié à une incapacité ni revenu de toute autre source.
- En raison de lâexonĂ©ration du revenu de travail de 10 000 $ pour les cĂ©libataires, la somme de 10 000 $ est soustraite de son revenu de 35 000 $, et seulement 25 000 $ de son revenu est pris en compte dans le calcul du montant de la Prestation (35 000 $ − 10 000 $ = 25 000 $). Le montant de 25 000 $ est son revenu non exemptĂ©.
- Le revenu non exemptĂ© de Nguyen de 25 000 $ dĂ©passe de 2 000 $ le seuil de revenu pour les personnes cĂ©libataires (25 000 $ − 23 000 $ = 2 000 $).
- Pour calculer la réduction à la Prestation de Nguyen, le revenu non exempté (2 000 $) est multiplié par le taux de réduction de 20 %, ce qui donne une réduction de 400 $ (2 000 $ à 20 % = 400 $).
- La rĂ©duction de 400 $ est soustraite du montant maximal de la Prestation de 2 400 $. Nguyen reçoit une Prestation partielle de 2 000 $ par annĂ©e (2 400 $ − 400 $ = 2 000 $), soit 167 $ par mois (2 000 $ Ă· 12 = 167 $).
Scénario 3
Myriam habite seule et est admissible Ă la Prestation. Elle reçoit 30 000 $ par annĂ©e dâun programme dâindemnisation des accidents du travail. De plus, elle travaille et gagne 5 000 $ par annĂ©e. Au total, le revenu de Myriam sâĂ©lĂšve Ă 35 000 $ par annĂ©e.
- Comme Myriam gagne moins de 10 000 $ de revenu de travail, lâentiĂšretĂ© de son revenu de travail de 5 000 $ est couverte par lâexonĂ©ration du revenu de travail pour les cĂ©libataires; ce montant est soustrait de son revenu total de 35 000 $ et ne rĂ©duit pas le montant de la Prestation.
- Le revenu de 30 000 $ que Myriam touche au titre du programme dâindemnisation des accidents du travail dĂ©passe de 7 000 $ le seuil de revenu de 23 000 $ pour les cĂ©libataires (30 000 $ − 23 000 $ = 7 000 $). Ce montant de 7 000 $ constitue son revenu non exemptĂ©.
- Pour calculer le montant de la Prestation de Myriam, le revenu non exempté (7 000 $) est multiplié par le taux de réduction de 20 %, ce qui donne une réduction de 1 400 $ (7 000 $ à 20 % = 1 400 $).
- La rĂ©duction de 1 400 $ est soustraite du montant maximal de la Prestation de 2 400 $. Myriam reçoit une Prestation partielle de 1 000 $ par annĂ©e (2 400 $ − 1 400 $ = 1 000 $), soit 83 $ par mois (1 000 $ Ă· 12 = 83 $).
Scénario 4
Sam et Rupinder habitent ensemble avec leur petite fille. Sam est admissible Ă la Prestation, mais Rupinder ne lâest pas. Sam gagne un revenu de travail de 48 000 $ par annĂ©e. Rupinder reste Ă la maison avec leur fille et reçoit 7 000 $ de lâAllocation canadienne pour enfants.
LâAllocation canadienne pour enfants nâa pas Ă ĂȘtre incluse dans la dĂ©claration de revenus et de prestations, et nâest donc pas prise en compte dans le calcul du montant de la Prestation.
- Puisque lâexonĂ©ration du revenu de travail pour les couples est de 14 000 $, ce montant (14 000 $) est soustrait du revenu de 48 000 $ de Sam, ce qui signifie que seulement 34 000 $ de son revenu est pris en compte dans le calcul du montant de la Prestation (48 000 $ − 14 000 $ = 34 000 $). Ce montant de 34 000 $ constitue le revenu non exemptĂ© du couple.
- Le revenu non exemptĂ© du couple de 34 000 $ dĂ©passe de 1 500 $ le seuil de revenu pour les couples (34 000 $ − 32 500 $ = 1 500 $).
- Pour calculer la réduction à la Prestation de Sam, son revenu non exempté de 1 500 $ est multiplié par le taux de réduction de 20 %, ce qui donne une réduction de 300 $ (1 500 $ à 20 % = 300 $).
- La rĂ©duction de 300 $ est soustraite du montant maximal de la Prestation de 2 400 $. Sam reçoit une Prestation partielle de 2 100 $ par annĂ©e (2 400 $ − 300 $ = 2 100 $), sois 175 $ par mois (2 100 $ Ă· 12 = 175 $).
Remarque : LâexonĂ©ration du revenu de travail est la mĂȘme, que le revenu provienne du prestataire ou de son Ă©poux ou conjoint de fait visĂ©. Dans le scĂ©nario 4, le montant de la Prestation de Sam serait le mĂȘme si Rupinder gagnait 48 000 $ par annĂ©e en revenu de travail et que Sam ne travaillait pas, ou sâils travaillaient tous les deux et que leur revenu combinĂ© Ă©tait de 48 000 $.
Scénario 5
Donna et Lucia sont un couple en union libre et les deux travaillent. Elles sont toutes les deux admissibles Ă la Prestation. Elles gagnent chacune 27 000 $ dâune combinaison de travail salariĂ© et de travail indĂ©pendant, pour un revenu total de 54 000 $. Elles ne disposent dâaucune autre source de revenus.
- Puisquâil sâagit dâun couple oĂč les deux personnes sont admissibles Ă la Prestation, on se base sur le revenu familial et le calcul du montant de la Prestation est le mĂȘme pour Donna et Lucia.
- Puisque lâexonĂ©ration du revenu de travail pour les couples est de 14 000 $, ce montant (14 000 $) est soustrait du revenu combinĂ© de Donna et Lucia de 54 000 $, et donc seulement 40 000 $ de leur revenu est pris en compte dans le calcul du montant de la Prestation (54 000 $ - 14 000 $ = 40 000 $). Ce montant de 40 000 $ constitue leur revenu non exemptĂ©.
- Le revenu non exempté du couple de 40 000 $ dépasse de 7 500 $ le seuil de revenu pour les couples (40 000 $ - 32 500 $ = 7 500 $).
- Pour calculer la rĂ©duction Ă chacune des prestations de Donna et Lucia, leur revenu non exemptĂ© de 7 500 $ est multipliĂ© par le taux de rĂ©duction de 10 % (le taux moins Ă©levĂ© sâapplique lorsque les deux Ă©poux ou conjoints de fait sont admissibles Ă la Prestation), ce qui donne une rĂ©duction de 750 $ Ă chacune de leurs Prestations (7 500 $ Ă 10 % = 750 $).
- La rĂ©duction de 750 $ est soustraite du montant maximal de la Prestation de 2 400 $. Donna et Lucia reçoivent chacune une prestation partielle de 1 650 $ pour lâannĂ©e (2 400 $ - 750 $ = 1 650 $), soit 138 $ par mois (1 650 $ Ă· 12 = 138 $).
Variations pendant une période de paiement
Le montant de la Prestation sera modifiĂ© au cours de lâannĂ©e en rĂ©ponse Ă certains changements dans la situation du mĂ©nage de la personne qui reçoit la Prestation — en cas de changement de statut de sa relation (par exemple si elle entame une nouvelle relation avec un Ă©poux ou conjoint de fait, quâelle se sĂ©pare de son Ă©poux ou conjoint de fait ou quâelle divorce, ou si son Ă©poux ou conjoint de fait dĂ©cĂšde). De plus, il y aura une variation si lâĂ©poux ou le conjoint de fait dâun prestataire commence aussi Ă recevoir la Prestation.
Le versement de la Prestation pourrait Ă©galement prendre fin pendant une pĂ©riode de paiement si la personne qui la reçoit nâest plus admissible. Cela peut se produire entre autres si la personne cesse de rĂ©sider au Canada et quâelle a informĂ© lâAgence du revenu du Canada de son changement de rĂ©sidence.
Si les donnĂ©es de lâimpĂŽt sur le revenu dâune personne sont mises Ă jour pour une annĂ©e donnĂ©e, les versements de la Prestation seront automatiquement recalculĂ©s pour la pĂ©riode de paiement correspondante.
Mode de versement de la Prestation
Le RĂšglement Ă©tablit les pĂ©riodes de paiement de la Prestation et ce qui se passe en cas dâincarcĂ©ration, de suspension des prestations et de dĂ©cĂšs dâun bĂ©nĂ©ficiaire de la Prestation.
Périodes de paiement
La pĂ©riode de paiement de la Prestation sâĂ©tend de juillet Ă juin, le premier versement Ă©tant prĂ©vu en juillet 2025. Les versements de Prestation dâune personne pour la pĂ©riode de juillet Ă juin seront fondĂ©s sur sa dĂ©claration de revenus et de prestations produite auprĂšs de lâAgence du revenu du Canada pour lâannĂ©e dâimposition prĂ©cĂ©dente. Par exemple, un particulier devra produire une dĂ©claration de revenus et de prestations pour lâannĂ©e dâimposition 2024 afin de recevoir des versements de Prestation pour la pĂ©riode de paiement de juillet 2025 Ă juin 2026.
En vertu du RĂšglement, le premier mois pour lequel une personne pourrait recevoir la Prestation est le mois suivant celui oĂč sa demande est approuvĂ©e, et le premier mois oĂč une demande pourrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme approuvĂ©e est juin 2025. Pour commencer Ă recevoir la Prestation en juillet 2025, une personne devra satisfaire aux critĂšres dâadmissibilitĂ© en juin 2025.
Les personnes recevront un versement de la Prestation chaque mois si le montant mensuel de leur Prestation est supĂ©rieur Ă 20,00 $. Si le montant mensuel de la Prestation dâune personne est de 20,00 $ ou moins, la personne recevra plutĂŽt un seul versement de la Prestation qui combine tous les paiements mensuels auxquels elle a droit pour cette pĂ©riode de paiement.
Le montant de la Prestation sera recalculĂ© chaque mois de juillet Ă mesure que de nouvelles donnĂ©es sur le revenu deviennent disponibles au moyen du rĂ©gime de lâimpĂŽt sur le revenu.
Personnes incarcérées
Les personnes incarcérées dans un pénitencier fédéral ne sont pas admissibles à la Prestation, sauf pour le premier mois au cours duquel elles sont incarcérées et pour le mois au cours duquel elles sont libérées.
En vertu du RĂšglement, lorsquâune personne demande la Prestation pendant quâelle est incarcĂ©rĂ©e, si elle est admissible Ă la Prestation le mois oĂč elle est libĂ©rĂ©e, la Prestation sera payable pour le mois en question. Les personnes qui ne sont plus admissibles Ă recevoir la Prestation en raison de leur incarcĂ©ration dans un pĂ©nitencier fĂ©dĂ©ral devront prĂ©senter une nouvelle demande de Prestation lorsquâelles seront libĂ©rĂ©es. [Remarque : il sâagit lĂ dâun changement par rapport au projet de rĂšglement qui avait Ă©tĂ© publiĂ© dans la Gazette du Canada. Veuillez consulter la section « RĂ©sumĂ© des changements apportĂ©s aprĂšs la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada » pour plus de dĂ©tails.]
Suspension des prestations
En vertu du RĂšglement, Service Canada peut suspendre les versements dâune personne sâil existe des motifs raisonnables de croire que la personne nâest pas admissible Ă la Prestation. Si les versements dâune personne sont suspendus, Service Canada examinera son admissibilitĂ© dans un dĂ©lai raisonnable. Les versements de la personne seront rĂ©tablis sâil est dĂ©terminĂ© quâelle Ă©tait admissible Ă la Prestation. Le premier versement sera un montant forfaitaire Ă©gal au montant de la Prestation quâelle aurait reçue si le versement nâavait pas Ă©tĂ© suspendu.
Il peut Ă©galement y avoir des circonstances oĂč une personne qui reçoit la Prestation souhaite suspendre ses versements pendant une certaine pĂ©riode. Une personne qui demande la suspension de ses versements sera inadmissible Ă la Prestation pendant la pĂ©riode de suspension. En vertu du RĂšglement, elle devrait Ă©crire Ă Service Canada pour demander la suspension de sa Prestation pour une durĂ©e maximale de 24 mois. Lorsquâune personne demande le rĂ©tablissement de sa Prestation, ses versements reprennent le mois suivant celui de la demande ou le mois quâelle aura choisi, selon la plus tardive de ces dates. Une personne qui souhaite rĂ©tablir ses versements de Prestation aprĂšs deux ans devra prĂ©senter une nouvelle demande.
DĂ©cĂšs dâun prestataire
Si une personne recevant la Prestation dĂ©cĂšde, lâexĂ©cuteur testamentaire ou lâadministrateur de la succession de la personne ou son hĂ©ritier doit en aviser Service Canada dĂšs que possible aprĂšs le dĂ©cĂšs. LâexĂ©cuteur testamentaire ou lâadministrateur de la succession ou lâhĂ©ritier de la personne recevra un versement de Prestation pour le mois au cours duquel la personne est dĂ©cĂ©dĂ©e si elle nâa pas encore reçu de versement pour ce mois. Service Canada versera Ă lâexĂ©cuteur testamentaire ou Ă lâadministrateur de la succession ou Ă lâhĂ©ritier de la personne tout montant impayĂ© qui est dĂ» Ă la personne dĂ©cĂ©dĂ©e. Sâil nây a pas dâexĂ©cuteur testamentaire, dâadministrateur ou dâhĂ©ritier, le RĂšglement prĂ©voit que la Prestation est payable Ă une personne ou Ă un organisme dĂ©signĂ© par le ministre.
Si une personne qui reçoit la Prestation disparaĂźt et est prĂ©sumĂ©e morte, le RĂšglement donne au ministre le pouvoir de la considĂ©rer comme dĂ©cĂ©dĂ©e aux fins de la Prestation. Sâil est dĂ©terminĂ© par la suite que la personne est en vie, elle recevra un montant forfaitaire pour la pĂ©riode pendant laquelle elle Ă©tait prĂ©sumĂ©e morte.
Représentants de personnes incapables de gérer leurs propres affaires
Lorsquâune personne est incapable de gĂ©rer ses propres affaires, elle peut avoir un reprĂ©sentant (tel quâun ami ou un membre de sa famille) qui agit en son nom pour demander la Prestation, demander au gouvernement de rĂ©examiner une dĂ©cision ou pour interjeter appel dâune dĂ©cision. Cependant, le RĂšglement permet que le versement de la Prestation puisse uniquement ĂȘtre accordĂ© au reprĂ©sentant lĂ©gal dâune personne. Ce reprĂ©sentant doit ĂȘtre autorisĂ© en vertu dâune loi fĂ©dĂ©rale, provinciale ou territoriale Ă gĂ©rer les affaires du prestataire (un tuteur, un fiduciaire, une procuration, etc.). Des renseignements supplĂ©mentaires sont fournis dans la section « Mise en Ćuvre ».
Remarque : Le projet de rĂšglement tel quâil avait Ă©tĂ© publiĂ© Ă lâorigine dans la Partie I de la Gazette du Canada prĂ©voyait que si une personne incapable de gĂ©rer ses propres affaires nâa pas de reprĂ©sentant lĂ©gal, une personne ou un organisme pouvait conclure un accord avec Service Canada agissant pour le compte du ministre pour administrer et dĂ©penser la Prestation au nom de la personne. Or, en rĂ©ponse Ă la rĂ©troaction de la communautĂ©, cette disposition a Ă©tĂ© supprimĂ©e. La version rĂ©visĂ©e du RĂšglement prĂ©voit que seul un reprĂ©sentant lĂ©gal autorisĂ© en vertu des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales applicables peut recevoir la Prestation.
Modifications, annulations et réexamens des décisions
Modifications et annulations
Le RĂšglement permet de modifier ou dâannuler les dĂ©cisions prises par Service Canada si de nouveaux renseignements deviennent disponibles. Par exemple, une dĂ©cision prise Ă lâorigine au sujet de lâadmissibilitĂ© dâune personne Ă la Prestation pourrait ĂȘtre modifiĂ©e ou annulĂ©e si de nouveaux renseignements sur son revenu ou sa situation dans le mĂ©nage devenaient disponibles. Service Canada informera une personne de tout changement apportĂ© Ă sa Prestation.
Réexamens
Le RĂšglement prĂ©voit un processus permettant aux personnes de demander Ă Service Canada de rĂ©examiner une dĂ©cision quâil a prise. Les personnes pourraient demander une rĂ©vision de leur admissibilitĂ© Ă la Prestation, du montant de la Prestation quâelles ont reçu ou quâelles recevront, et des sanctions pĂ©cuniaires qui leur sont imposĂ©es.
Les demandes de rĂ©examen doivent ĂȘtre prĂ©sentĂ©es Ă Service Canada dans les 180 jours suivant le moment oĂč la personne est avisĂ©e par Ă©crit de la dĂ©cision. La demande de rĂ©examen doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e par Ă©crit et comprendre certains renseignements sur la personne ainsi que les motifs de la demande de rĂ©examen. Service Canada rĂ©visera la dĂ©cision initiale et le motif de la demande et enverra une lettre de dĂ©cision aprĂšs quâune dĂ©cision de rĂ©examen a Ă©tĂ© rendue.
Service Canada accordera une prolongation au dĂ©lai de 180 jours pour prĂ©senter une demande de rĂ©examen sâil juge que la capacitĂ© du demandeur de respecter le dĂ©lai a Ă©tĂ© affectĂ©e par au moins une des situations Ă©noncĂ©es dans le RĂšglement. Celles-ci comprennent :
- une situation dâurgence dĂ©clarĂ©e en vertu dâune loi fĂ©dĂ©rale, provinciale ou territoriale;
- une catastrophe naturelle ou humaine, comme une inondation ou un incendie;
- des troubles publics, comme des émeutes;
- une perturbation des services publics, comme une grĂšve des postes;
- si la personne est atteinte dâune maladie grave ou a subi un accident ou des blessures graves;
- si la personne a souffert dâune grande dĂ©tresse Ă©motionnelle ou mentale (par exemple un dĂ©cĂšs dans la famille).
Appels
Si une personne est en désaccord avec une décision de réexamen, elle pourra faire appel de la décision auprÚs du Tribunal de la sécurité sociale (le Tribunal) dans les 90 jours suivant la réception de la décision de réexamen. La personne peut également faire appel de la décision de ne pas prolonger le délai permettant de présenter une demande de réexamen.
Le Tribunal entend les appels relatifs aux programmes fĂ©dĂ©raux de sĂ©curitĂ© sociale (soit lâAssurance-emploi, le RĂ©gime de pensions du Canada et la SĂ©curitĂ© de la vieillesse) et il simplifie le processus dâappel pour les personnes qui ne sont pas dâaccord avec les dĂ©cisions prises dans le cadre de ces programmes. Le Tribunal met lâaccent sur le langage clair et les services afin dâaider les personnes sous-reprĂ©sentĂ©es Ă suivre le processus dâappel.
La structure du Tribunal et certains dĂ©tails du processus dâappel figurent dans la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social. Le Tribunal comprend deux divisions : la division gĂ©nĂ©rale et la division dâappel. Tous les appels concernant les dĂ©cisions de rĂ©examen associĂ©es Ă la Prestation commencent Ă la division gĂ©nĂ©rale, auprĂšs de laquelle un avis dâappel doit ĂȘtre dĂ©posĂ©. Le site Web du Tribunal indique comment dĂ©poser un avis dâappel et ce quâil doit inclure. Si une personne interjette appel auprĂšs du Tribunal dâune dĂ©cision liĂ©e au revenu, le Tribunal renverra la question Ă la Cour canadienne de lâimpĂŽt (la Cour de lâimpĂŽt) afin quâelle rende une dĂ©cision.
Sâil y a un renvoi Ă la Cour de lâimpĂŽt, le Tribunal avisera la personne ayant interjetĂ© appel et Service Canada, et enverra les documents nĂ©cessaires Ă la Cour de lâimpĂŽt. AprĂšs que le Tribunal aura envoyĂ© les documents nĂ©cessaires Ă la Cour de lâimpĂŽt, un juge sera saisi de lâaffaire et une date dâaudience sera fixĂ©e. Ces renseignements seront transmis Ă la personne ayant interjetĂ© appel, qui devra peut-ĂȘtre fournir des renseignements Ă©crits pour la procĂ©dure judiciaire. Au tribunal, lâaffaire sera prĂ©sentĂ©e Ă un juge et une dĂ©cision sera rendue le mĂȘme jour ou au plus tard 90 jours aprĂšs la fin de lâaudience. La dĂ©cision sera ensuite transmise au Tribunal et Ă la personne ayant interjetĂ© appel. Une fois que la Cour de lâimpĂŽt aura rendu sa dĂ©cision, ou quâil nây a aucune question liĂ©e au revenu, la division gĂ©nĂ©rale du Tribunal entendra lâappel et rendra une dĂ©cision sur toutes les autres questions.
Si une personne est en dĂ©saccord avec la dĂ©cision de la division gĂ©nĂ©rale, elle devra demander la permission dâinterjeter appel auprĂšs de la division dâappel. La demande de permission dâinterjeter appel devra ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs de la division dâappel dans les 90 jours suivant la rĂ©ception de la dĂ©cision Ă©crite de la division gĂ©nĂ©rale.
Si la division dâappel refuse la permission dâinterjeter appel, une dĂ©cision sera rendue et le dossier sera clos. Si la division dâappel accorde la permission dâinterjeter appel, lâappel sera entendu et considĂ©rĂ© comme une nouvelle procĂ©dure. Si une personne est en dĂ©saccord avec une dĂ©cision rendue par la division dâappel, elle pourra prĂ©senter une demande auprĂšs de la Cour fĂ©dĂ©rale ou de la Cour dâappel fĂ©dĂ©rale (selon la dĂ©cision) aux fins dâexamen judiciaire dans les 30 jours suivant la dĂ©cision.
Correction des erreurs administratives
Si des erreurs administratives font en sorte quâune personne ne reçoit pas lâensemble ou une partie de la Prestation, le RĂšglement permet que les erreurs soient corrigĂ©es. Par exemple, si une personne avait droit Ă la Prestation, mais quâelle ne lâa pas reçue en raison dâune erreur, le RĂšglement permet que lâerreur soit corrigĂ©e.
Vérification de la conformité, sanctions administratives pécuniaires et infractions
Vérification de la conformité
Le RĂšglement prĂ©voit le pouvoir de vĂ©rifier que la Prestation est versĂ©e uniquement aux personnes qui y sont admissibles. Dans le cadre du RĂšglement, Service Canada pourra examiner les documents qui sont liĂ©s ou qui peuvent ĂȘtre liĂ©s Ă lâadmissibilitĂ© dâune personne Ă la Prestation ou Ă un montant de celle-ci. Service Canada peut Ă©galement exiger quâune personne lui fournisse tout renseignement ou document qui pourrait lui ĂȘtre nĂ©cessaire aux fins de vĂ©rification de la conformitĂ©. Il devra obtenir lâautorisation dâun juge avant de demander des renseignements ou des documents Ă une personne qui nâest pas un demandeur, un prestataire ou un reprĂ©sentant.
Sanctions administratives pécuniaires : violations
Le RĂšglement prĂ©voit Ă©galement des sanctions administratives pĂ©cuniaires. Dans le cadre du RĂšglement, les actes suivants constituent une violation et lâauteur de la violation pourrait ĂȘtre passible dâune sanction pĂ©cuniaire :
- (i) faire sciemment une déclaration fausse ou trompeuse relativement à une demande de Prestation;
- (ii) prĂ©senter une demande de Prestation, et la recevoir, tout en sachant ne pas y ĂȘtre admissible.
Dans le RĂšglement, il est entendu quâaucune sanction administrative pĂ©cuniaire ne peut ĂȘtre imposĂ©e Ă une personne si elle croyait Ă tort que ce quâelle avait dĂ©clarĂ© dans la demande de Prestation Ă©tait vrai ou si elle croyait quâelle ou la personne au nom de laquelle elle a prĂ©sentĂ© la demande Ă©tait admissible Ă la Prestation.
Limites : en vertu du RĂšglement, aucune sanction administrative pĂ©cuniaire ne peut ĂȘtre imposĂ©e Ă une personne si elle est dĂ©jĂ poursuivie pour le mĂȘme acte en tant quâinfraction. Le RĂšglement prĂ©voit Ă©galement quâaucune sanction administrative pĂ©cuniaire ne peut ĂȘtre imposĂ©e Ă une personne si cinq annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis que le ministre a pris connaissance de la violation.
Annulation dâune sanction administrative pĂ©cuniaire : le RĂšglement prĂ©voit quâune sanction administrative pĂ©cuniaire peut ĂȘtre annulĂ©e sâil y a de nouveaux faits ou que la sanction administrative pĂ©cuniaire a Ă©tĂ© imposĂ©e par erreur.
Sanctions administratives pécuniaires : montants
Le RĂšglement prĂ©voit le pouvoir dâimposer des pĂ©nalitĂ©s dâun montant de 15 % du montant annuel maximal de la Prestation pour une premiĂšre infraction et de 50 % du montant annuel maximal de la Prestation pour toute violation subsĂ©quente. La sanction sera basĂ©e sur le montant annuel maximal de la Prestation qui Ă©tait fixĂ© pendant la pĂ©riode de paiement durant laquelle la violation a Ă©tĂ© commise.
Infractions
Le RĂšglement prĂ©voit quâune personne est coupable dâune infraction punissable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire si elle :
- (i) utilise sciemment de faux renseignements identificateurs ou les renseignements identificateurs dâune autre personne en vue dâobtenir pour soi-mĂȘme une prestation,
- (ii) conseille Ă une autre personne de prĂ©senter une demande de Prestation, avec lâintention de voler la Prestation ou une partie importante de celle-ci,
- (iii) fait sciemment une déclaration fausse ou trompeuse relativement à une demande de Prestation.
Lâobjectif de ces infractions est dâĂ©viter que des personnes prĂ©sentent sciemment de fausses demandes ou utilisent de faux renseignements identificateurs pour obtenir ou voler la Prestation dâune personne admissible. Lâintention est primordiale, de sorte que les erreurs de bonne foi ne constituent pas des infractions.
Le RĂšglement Ă©tablit les infractions, mais ne fixe pas dâamendes ou de peines dâemprisonnement. Par dĂ©faut, les amendes ou peines dâemprisonnement sont celles prĂ©vues au paragraphe 787(1) du Code criminel, Ă savoir : « Sauf disposition contraire de la loi, toute personne dĂ©clarĂ©e coupable dâune infraction punissable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire est passible dâune amende maximale de cinq mille dollars et dâun emprisonnement maximal de deux ans moins un jour, ou de lâune de ces peines. » Lâapproche est la mĂȘme que pour la Loi sur la sĂ©curitĂ© de la vieillesse et le RĂ©gime de pensions du Canada.
Ătablissement et recouvrement des crĂ©ances et des versements excĂ©dentaires
En vertu du RĂšglement, tout versement excĂ©dentaire de la Prestation et toute sanction administrative pĂ©cuniaire sont considĂ©rĂ©s comme de lâargent dĂ» au gouvernement (câest-Ă -dire lâĂtat), et le RĂšglement autorise le recouvrement des crĂ©ances, soit par un paiement forfaitaire ou en cas dâentente, par versements Ă©chelonnĂ©s dâun montant qui ne met pas la personne dans une situation difficile. Le RĂšglement prĂ©voit Ă©galement que les crĂ©ances qui nâont pas Ă©tĂ© recouvrĂ©es peuvent ĂȘtre certifiĂ©es et enregistrĂ©es devant la Cour fĂ©dĂ©rale ou une cour supĂ©rieure dâune province. Un tel certificat aura le mĂȘme poids et le mĂȘme effet que sâil sâagissait dâune ordonnance juridique, ce qui constituera un autre moyen de recouvrer les crĂ©ances.
La Loi sur la gestion des finances publiques comprend une disposition qui permet de dĂ©duire des versements futurs que le gouvernement du Canada doit Ă des particuliers. Cela signifie, par exemple, que si quelquâun doit de lâargent en vertu du RĂšglement, le montant de la dette sera dĂ©duit des versements qui auraient autrement Ă©tĂ© octroyĂ©s au particulier, comme un remboursement dâimpĂŽt.
Le RÚglement établit un délai de prescription de six ans pour le recouvrement des créances.
Il prĂ©voit Ă©galement quâaucun intĂ©rĂȘt ne sâaccumule sur les crĂ©ances issues de versements excĂ©dentaires, Ă moins que le trop-payĂ© soit le rĂ©sultat dâune infraction ou dâun acte pour lequel une sanction administrative pĂ©cuniaire a Ă©tĂ© imposĂ©e.
Avis de contestations constitutionnelles dans les appels
Le RĂšglement comprend Ă©galement une modification au RĂšglement de 2022 sur le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale afin de prĂ©ciser quâune personne qui souhaite contester la validitĂ©, lâapplicabilitĂ© ou lâeffet constitutionnel dâune disposition de la Loi sur la PCPH devra dĂ©poser un avis au Tribunal et en aviser le procureur gĂ©nĂ©ral du Canada ainsi que le procureur gĂ©nĂ©ral de chaque province au moins dix jours avant la date fixĂ©e pour lâaudition de lâappel. Dans lâavis, la personne devra indiquer la disposition contestĂ©e ainsi que les faits et les arguments juridiques Ă lâappui de la contestation. Cette exigence est dĂ©jĂ en place pour les questions constitutionnelles dans les appels interjetĂ©s dans le cadre du RĂ©gime de pensions du Canada, de la Loi sur la sĂ©curitĂ© de la vieillesse et de la Loi sur lâassurance-emploi.
Ălaboration de la rĂ©glementation
Consultation
Avant la publication préalable dans la Partie II de la Gazette du Canada
Communauté des personnes en situation de handicap
En juin 2023, peu aprĂšs que la Loi sur la PCPH a reçu la sanction royale, Emploi et DĂ©veloppement social Canada a lancĂ© un plan en deux phases pour solliciter la participation de la communautĂ© des personnes en situation de handicap et des autres intervenants Ă lâĂ©laboration de la rĂ©glementation sur la Prestation. Dans le cadre du plan susmentionnĂ©, la premiĂšre phase de mobilisation servait de base Ă la rĂ©daction de la rĂ©glementation et consistait en la sollicitation de commentaires sur les pouvoirs rĂ©glementaires gĂ©nĂ©raux en vertu de la Loi sur la PCPH; la deuxiĂšme phase de mobilisation constituait le processus officiel dâĂ©laboration de la rĂ©glementation du gouvernement du Canada avec la publication prĂ©alable du projet de rĂšglement dans la Partie I de la Gazette du Canada.
La premiĂšre phase, qui sâest dĂ©roulĂ©e dâaoĂ»t 2023 Ă fĂ©vrier 2024, comprenait :
- quatre tables rondes ministĂ©rielles auxquelles ont participĂ© des organisations nationales Ćuvrant pour les personnes en situation de handicap, ainsi que des femmes, des personnes racialisĂ©es et des jeunes en situation de handicap;
- quatre tables rondes techniques sur les coûts supplémentaires de la vie pour les personnes en situation de handicap, la capacité juridique, les demandes sans obstacle et les processus administratifs;
- des rĂ©unions entre les reprĂ©sentants fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux (FPT), les partenaires signataires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale, les organisations autochtones nationales, et les intervenants;
- un outil de mobilisation en ligne, qui a été lancé le 15 novembre 2023 et fermé le 4 janvier 2024;
- des courriels, des vidĂ©os, des messages tĂ©lĂ©phoniques et des mĂ©moires prĂ©sentĂ©s directement par des particuliers et des organisations au Bureau de la condition des personnes handicapĂ©es dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada.
Au total, plus de 8 000 Canadiens ont répondu au cours de la premiÚre phase de mobilisation en matiÚre de réglementation de la Prestation et ont fourni plus de 5 000 commentaires.
Mobilisation des provinces et des territoires
La collaboration multilatĂ©rale avec les provinces et les territoires sâest poursuivie par lâentremise du Forum des ministres fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables des services sociaux, du Forum des sous-ministres FPT responsables des services sociaux et du ComitĂ© consultatif FPT des personnes en situation de handicap. La Prestation a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux provinces et aux territoires Ă une rĂ©union des ministres FPT responsables des services sociaux en juillet 2021. En outre, les reprĂ©sentants ont participĂ© Ă des rĂ©unions bilatĂ©rales.
Tout au long de 2022-2023 et de 2023-2024, les ministres provinciaux et territoriaux ont participé à des réunions bilatérales pour discuter des objectifs et des paramÚtres de la Prestation. Les provinces et les territoires ont fourni des commentaires préliminaires sur le montant de la Prestation annoncé dans le budget de 2024, qui sont inclus dans le résumé ci-dessous. Conformément à la Loi sur la PCPH, toute entente conclue avec les provinces et les territoires au sujet de la Prestation sera rendue publique.
Mobilisation aprÚs la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada
Des rĂ©unions bilatĂ©rales ont eu lieu entre les sous-ministres, les sous-ministres adjoints et les fonctionnaires de niveau opĂ©rationnel dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada depuis le 30 juillet 2024 afin de recueillir les commentaires des PT, de rĂ©gler les problĂšmes techniques et dâidentifier les interactions possibles entre la Prestation et les programmes de soutien du revenu des PT. Des discussions multilatĂ©rales avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ont Ă©galement Ă©tĂ© organisĂ©es Ă tous les niveaux, y compris le Forum des ministres FPT responsables des services sociaux, le Forum des sous-ministres FPT responsables des services sociaux, et le ComitĂ© consultatif FPT des personnes en situation de handicap avec la participation du ComitĂ© des directeurs du soutien du revenu.
à la suite de la publication du projet de rÚglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées dans la Partie I de la Gazette du Canada en juin 2024 et de la réunion du Forum des ministres FPT responsables des services sociaux en septembre 2024, plusieurs provinces et territoires ont fait part de leur rétroaction à la ministre fédérale quant à la conception de la Prestation.
AprĂšs la rĂ©union de septembre 2024, les ministres ont publiĂ© un communiquĂ© conjoint dans lequel ils se rĂ©jouissent dâavoir lâoccasion de discuter de la Prestation, reconnaissent que lâinclusion sociale et financiĂšre des personnes en situation de handicap est une prioritĂ© absolue, et soulignent lâimportance de respecter les programmes des PT et dâassurer un accĂšs Ă©quitable et simplifiĂ© pour les personnes qui en ont le plus besoin. Les modifications Ă la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu visant Ă exempter la prestation dâĂȘtre traitĂ©e comme un « revenu », qui ont Ă©tĂ© proposĂ©es en dĂ©cembre 2024 dans lâĂnoncĂ© Ă©conomique de lâautomne de 2024, ont Ă©tĂ© communiquĂ©es directement aux 13 ministres provinciaux et territoriaux responsables des services sociaux par la ministre de la DiversitĂ©, de lâInclusion et des Personnes en situation de handicap.
Opinions et commentaires reçus
Le texte ci-dessous rĂ©sume les commentaires les plus importants et les plus rĂ©currents qui sont ressortis de la premiĂšre phase du processus de mobilisation en matiĂšre de rĂ©glementation, ainsi que lâopinion des intervenants en rĂ©action Ă la publication de certains renseignements sur la conception de la Prestation dans le budget de 2024 du gouvernement du Canada. Il rĂ©sume Ă©galement la rĂ©ponse du MinistĂšre Ă ces commentaires.
Admissibilité
Le MinistĂšre a examinĂ© tous les commentaires des intervenants reçus au cours de la premiĂšre phase du processus de mobilisation en matiĂšre de rĂ©glementation sur les trois principaux critĂšres dâadmissibilitĂ© Ă la Prestation, soit la rĂ©sidence, lâĂąge et le handicap. Bien que les intervenants aient formulĂ© peu de commentaires sur la rĂ©sidence, ils ont donnĂ© des avis importants sur lâĂąge et le handicap.
Au sujet de lâĂąge, bien que les intervenants aient appuyĂ© les efforts visant Ă rĂ©duire la pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler, certains dâentre eux ont soulevĂ© des prĂ©occupations au sujet de lâexclusion dâautres groupes dâĂąge de lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation; ils soulignent que les personnes en situation de handicap de moins de 18 ans et de plus de 65 ans connaissent elles aussi des niveaux Ă©levĂ©s de pauvretĂ©.
Pour ce qui est de lâutilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, certains intervenants ont suggĂ©rĂ© que les personnes qui sont admissibles aux mesures de soutien existantes, y compris le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et dâautres programmes fĂ©dĂ©raux, soient automatiquement admissibles Ă la Prestation. Un certain nombre de rĂ©pondants Ă lâoutil de mobilisation en ligne ont exprimĂ© le souhait que le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es soit le seul critĂšre dâadmissibilitĂ©. Bien que de nombreux intervenants aient Ă©galement critiquĂ© le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et exhortĂ© le gouvernement du Canada Ă examiner de nouvelles façons de dĂ©terminer le handicap, comme lâauto-attestation et la rĂ©ception de prestations dâinvaliditĂ© provinciales et territoriales, un grand nombre dâentre eux ont aussi fortement incitĂ© le gouvernement Ă accorder la prioritĂ© Ă la mise en Ćuvre de la Prestation le plus rapidement possible pour commencer Ă effectuer les paiements.
En avril 2024, dans son budget de 2024, le gouvernement du Canada a transmis de lâinformation sur son engagement Ă utiliser le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour dĂ©terminer le handicap pour la Prestation. La rĂ©action de la communautĂ© des personnes en situation de handicap a Ă©tĂ© forte, et la plupart des critiques ont portĂ© sur le fardeau que la demande du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es imposerait aux personnes en situation de handicap, ainsi que sur le fait que certaines dâentre elles ne seraient pas admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es Ă©tant donnĂ© quâil est axĂ© sur les dĂ©ficiences graves et prolongĂ©es.
Réponse du gouvernement
1. Ăge
La Prestation vise Ă combler lâĂ©cart entre les prestations fĂ©dĂ©rales actuelles de lâAllocation canadienne pour enfants et de la Prestation pour enfants handicapĂ©s (ciblant les familles ayant des enfants de moins de 18 ans) et celles de la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et du SupplĂ©ment de revenu garanti (ciblant les personnes ĂągĂ©es de 65 ans et plus). Elle tient compte du fait que le taux de pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler ĂągĂ©es de 18 Ă 65 ans est plus Ă©levĂ© que chez les personnes de 65 ans et plus — lâĂąge dâadmissibilitĂ© Ă la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et au SupplĂ©ment de revenu garantirĂ©fĂ©rence 5. De plus, pour la plupart des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler qui ne sont pas admissibles aux prestations dâinvaliditĂ© du RĂ©gime de pensions du Canada, il y a un manque de soutien fĂ©dĂ©ral au-delĂ des mesures fiscales et des instruments dâĂ©pargne Ă long terme. La Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es comblerait cette lacune pour les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler.
2. Handicap
Tout en Ă©valuant attentivement les solutions de rechange proposĂ©es par les intervenants en ce qui a trait Ă lâĂ©valuation des critĂšres dâadmissibilitĂ© liĂ©s au handicap, le gouvernement a accordĂ© la prioritĂ© Ă lâobjectif de maintenir lâintĂ©gritĂ© et lâĂ©quitĂ© entre les personnes dans lâensemble des administrations dans ses Ă©valuations. Le critĂšre dâadmissibilitĂ© concernant le handicap liĂ© uniquement aux prestations provinciales ou territoriales pourrait crĂ©er des disparitĂ©s lorsquâune personne serait admissible Ă la Prestation dans une administration, mais pas dans une autre, ce qui compliquerait la transition des services si une personne dĂ©mĂ©nageait, par exemple.
Il a Ă©tĂ© Ă©tabli que lâutilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es est la meilleure option pour dĂ©terminer le handicap, car celui-ci permettra au gouvernement de maintenir une approche uniforme et Ă©quitable pour dĂ©terminer lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation dans toutes les administrations. Il simplifiera considĂ©rablement le processus de demande pour le rendre plus accessible, Ă©tant donnĂ© que plus de 500 000 personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler sont dĂ©jĂ admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Celui-ci couvre Ă©galement un large Ă©ventail de fonctions physiques et mentales et Ă©value leur incidence sur la vie quotidienne, tout en mettant lâaccent sur les personnes ayant les plus grands besoins liĂ©s Ă lâincapacitĂ©. Lâutilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es Ă©vite Ă©galement dâajouter de la complexitĂ© aux mesures fĂ©dĂ©rales existantes pour les personnes en situation de handicap, car cela simplifierait le processus de demande et la mise en Ćuvre en temps opportun (par exemple il ne serait pas nĂ©cessaire dâĂ©laborer un nouveau systĂšme pour Ă©valuer lâadmissibilitĂ© des personnes en situation de handicap). Le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es fait partie des critĂšres dâadmissibilitĂ© pour dâautres programmes fĂ©dĂ©raux (comme le RĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-invaliditĂ©, le supplĂ©ment pour personnes handicapĂ©es de lâAllocation canadienne pour les travailleurs et la Prestation pour enfants handicapĂ©s) et quelques programmes provinciaux et territoriaux (par exemple le supplĂ©ment de revenu pour personnes handicapĂ©es de Terre-Neuve-et-Labrador et le crĂ©dit dâimpĂŽt pour la rĂ©novation domiciliaire de la Colombie-Britannique).
De nombreux intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet des obstacles Ă lâaccĂšs au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, comme le coĂ»t dâaccĂšs Ă des praticiens de la santĂ© pour remplir le formulaire de demande. Pour rĂ©gler ce problĂšme, le budget de 2024 a Ă©galement proposĂ© un financement pour lâaide Ă lâobtention des formulaires mĂ©dicaux requis pour prĂ©senter une demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. De plus, le budget de 2024 a annoncĂ© un financement de 22,4 millions de dollars sur cinq ans Ă compter de 2025-2026, et de 3,8 millions de dollars par annĂ©e par la suite, pour un programme de soutien Ă la navigation offert par des organismes communautaires qui possĂšdent une expertise en soutien du revenu des personnes en situation de handicap et qui aiderait Ă mettre les personnes en situation de handicap vulnĂ©rables en contact avec les programmes fĂ©dĂ©raux, provinciaux, territoriaux ou locaux qui pourraient les aider, y compris la Prestation.
Processus de demande de Prestation canadienne pour les personnes handicapées
Au cours de la premiĂšre phase du processus de mobilisation en matiĂšre de rĂ©glementation, les intervenants ont exprimĂ© en grande majoritĂ© leur appui Ă lâĂ©gard dâun processus de demande de Prestation accessible et inclusif et de la prestation de mesures de soutien pour ceux qui ont besoin dâaide. De nombreux intervenants ont Ă©galement dĂ©clarĂ© quâun processus de demande inclusif devrait mettre lâaccent sur la prise de dĂ©cisions appuyĂ©es plutĂŽt que sur la tutelle et dâautres formes de prise de dĂ©cisions de substitution. Les intervenants ont Ă©galement suggĂ©rĂ© que le gouvernement Ă©vite dâajouter de la complexitĂ© au processus de demande de prestations.
Réponse du gouvernement
Comme lâont recommandĂ© les intervenants, Service Canada prend des mesures pour crĂ©er un processus de demande simplifiĂ©, inclusif et accessible. Les reprĂ©sentants pourront prĂ©senter une demande au nom dâune personne incapable de gĂ©rer ses propres affaires. Les dĂ©tails du processus de demande ne sont pas prĂ©cisĂ©s dans le RĂšglement, mais ils doivent ĂȘtre rĂ©digĂ©s dans un langage clair et comporter plusieurs façons de prĂ©senter une demande, y compris en ligne et en personne. De plus amples renseignements seront communiquĂ©s sur les pages Web de la Prestation et par lâentremise de communications publiques avant le lancement de la Prestation.
Calcul du montant de la Prestation et définitions du revenu
Au cours de la premiĂšre phase du processus de mobilisation en matiĂšre de rĂ©glementation, les intervenants ont exprimĂ© un appui ferme Ă lâĂ©gard dâun montant de Prestation qui rĂ©duirait la pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap. De plus, lâindexation de la Prestation Ă lâinflation a Ă©tĂ© fortement appuyĂ©e.
En outre, de nombreuses prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es au sujet de la possibilitĂ© que dâautres prestations fĂ©dĂ©rales ou prestations et soutiens fournis par les provinces et les territoires puissent ĂȘtre rĂ©duits, ou « rĂ©cupĂ©rĂ©s » pour les personnes qui reçoivent la Prestation. Les intervenants sâinquiĂ©taient Ă©galement de la façon dont la Prestation pourrait traiter les revenus dâemploi et du fait que, si la Prestation Ă©tait rĂ©duite de façon trop importante en rĂ©ponse Ă tout revenu de travail que des personnes pourraient avoir, cela dĂ©couragerait lâemploi ou la formation.
Les intervenants ont fortement appuyĂ© lâadoption dâun critĂšre de revenu individuel qui ne tient pas compte du revenu du conjoint ou du partenaire, considĂ©rant que le revenu du conjoint ou du partenaire pourrait rĂ©duire le droit Ă la Prestation ou lâĂ©liminer complĂštement.
Avec la publication du montant maximal proposé de la Prestation (200 $ par mois ou 2 400 $ par année) dans le budget de 2024, de nombreux intervenants ont exprimé leur inquiétude que le montant maximal de la Prestation ait une incidence limitée sur la grande pauvreté vécue par les personnes en situation de handicap en ùge de travailler au Canada.
Les provinces et les territoires ont formulé les recommandations suivantes dans leurs premiers commentaires sur le budget de 2024 :
- le gouvernement devrait consulter les provinces et les territoires pour discuter des seuils de revenu en vertu de la Prestation et de la façon dont ils influeraient sur les seuils de revenu pour les programmes provinciaux et territoriaux de soutien aux personnes en situation de handicap;
- le gouvernement devrait consulter les provinces et les territoires pour discuter de la façon dont les provinces et les territoires peuvent obtenir des renseignements sur le montant de la Prestation versée aux prestataires;
- le montant de la Prestation reçue par une personne devrait varier en fonction du coût de la vie dans sa région.
Réponse du gouvernement
1. Montant de la Prestation
Pour Ă©tablir le montant de la Prestation, le gouvernement a tenu compte dâun Ă©ventail de facteurs, y compris ceux Ă©numĂ©rĂ©s au paragraphe 11(1.1) de la Loi sur la PCPH :
- le seuil officiel de la pauvretĂ© (tel quâil est dĂ©fini Ă lâarticle 2 de la Loi sur la rĂ©duction de la pauvretĂ©);
- les coûts supplémentaires associés au fait de vivre avec un handicap;
- les dĂ©fis que doivent relever les personnes en situation de handicap pour gagner un revenu dâemploi;
- les besoins intersectionnels des personnes et des groupes défavorisés;
- les obligations internationales du Canada en matiĂšre de droits de la personne.
Le montant de la Prestation et les segments démographiques ciblés visent à offrir un soutien aux personnes vivant sous le seuil de la pauvreté.
Comme le prĂ©conisent les intervenants, le RĂšglement indexe les montants, les seuils et les exemptions de la Prestation Ă lâinflation. Ces rajustements appuieront un niveau semblable dâaccĂšs Ă la Prestation au fil du temps, Ă mesure que les gains et les autres prestations fĂ©dĂ©rales, provinciales et territoriales augmenteraient de valeur. Bien que certains intervenants aient suggĂ©rĂ© que le montant de la Prestation varie dans chaque rĂ©gion du Canada en fonction du coĂ»t de la vie, la Prestation versera des paiements Ă©gaux aux prestataires dans toutes les rĂ©gions afin dâĂ©viter les disparitĂ©s rĂ©gionales dans les montants que les particuliers reçoivent.
Le gouvernement continuera Ă©galement de collaborer avec les provinces et les territoires pour aborder lâinteraction entre la Prestation et les mesures de soutien provinciales et territoriales pour les personnes en situation de handicap. Lâobjectif de ces engagements est de sâassurer que les personnes reçoivent le montant total de la Prestation Ă laquelle elles sont admissibles. Si cela sâavĂšre encore nĂ©cessaire, le gouvernement coordonnera Ă©galement avec les provinces et les territoires lâĂ©laboration dâune approche dâĂ©change dâinformation sur les montants de la Prestation que les particuliers reçoivent.
2. Incidence sur les obstacles au travail
En rĂ©ponse aux commentaires des intervenants, le RĂšglement inclut une exonĂ©ration du revenu de travail afin que les personnes qui travaillent puissent continuer de le faire jusquâĂ un montant maximal. Par exemple, pour une personne cĂ©libataire, lâexemption maximale du revenu de travail de 10 000 $ sera ajoutĂ©e au seuil de revenu de 23 000 $, de sorte que le taux de rĂ©duction ne sâappliquera pas tant que le revenu de la personne nâexcĂšde pas 33 000 $.
3. Traitement du revenu du conjoint
En rĂ©ponse aux prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants, le RĂšglement comprend un seuil de revenu et une exonĂ©ration du revenu de travail plus Ă©levĂ© pour les couples, afin dâattĂ©nuer lâincidence des sources de revenu du conjoint ou du partenaire sur la valeur de la Prestation. De plus, les couples qui sont tous deux admissibles Ă la Prestation recevront chacun leur propre Prestation, et les taux de rĂ©duction de la Prestation auxquels ils font face seront rĂ©duits de moitiĂ© (10 % au lieu de 20 %) pour sâassurer quâils sont traitĂ©s de façon comparable aux autres mĂ©nages.
Processus administratifs
Les intervenants ont Ă©galement formulĂ© des commentaires sur les rĂ©examens et les appels de dĂ©cisions, la correction des erreurs administratives, la conformitĂ© et lâapplication de la loi, ainsi que le recouvrement des paiements en trop et des dettes :
- Le rĂ©gime de la Prestation devrait ĂȘtre moins contradictoire et mettre lâaccent sur le soutien aux demandeurs pour quâils puissent sây retrouver dans le processus administratif (par exemple langage clair et mesures dâadaptation).
- Les demandeurs devraient avoir plus de 90 jours pour prĂ©senter une demande de rĂ©examen dâune dĂ©cision.
- Le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale (le Tribunal) devrait entendre les appels interjetĂ©s en vertu de la Loi sur la PCPH, compte tenu de son systĂšme de navigation accessible et de lâutilisation dâun langage clair.
- Les dĂ©cideurs devraient ĂȘtre en mesure de corriger rapidement les erreurs et devraient avoir une vaste portĂ©e pour le faire.
- Il y a une forte probabilitĂ© de « criminaliser la pauvretĂ© » au moyen dâinfractions Ă©tant donnĂ© la situation vulnĂ©rable des personnes qui demandent de lâaide sociale. Des mesures administratives devraient ĂȘtre utilisĂ©es comme solution de rechange aux infractions.
- Il devrait y avoir des limites quant au montant et au délai de perception ou de recouvrement des versements par le gouvernement.
Réponse du gouvernement
1. Réexamens et appels
En rĂ©ponse aux commentaires des intervenants, le RĂšglement fixe le dĂ©lai pour demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision Ă 180 jours, comparativement Ă la limite de 90 jours utilisĂ©e dans dâautres programmes (par exemple la SĂ©curitĂ© de la vieillesse). Les particuliers peuvent Ă©galement demander Ă Service Canada de prolonger la pĂ©riode au-delĂ de 180 jours.
De plus, les appels des dĂ©cisions rendues en vertu de la Loi sur la PCPH seront portĂ©s devant le Tribunal. Toutefois, la Cour canadienne de lâimpĂŽt sera chargĂ©e de trancher les questions liĂ©es au revenu qui lui sont renvoyĂ©es par le Tribunal.
2. Erreurs administratives
En vertu du RĂšglement, Service Canada a le pouvoir de corriger les erreurs administratives afin quâelles ne nuisent pas aux personnes admissibles Ă la Prestation.
3. Conformité et application de la loi
En rĂ©ponse aux prĂ©occupations des intervenants au sujet de la situation de vie prĂ©caire de nombreuses personnes qui demandent des prestations dâaide sociale, le RĂšglement Ă©tablit un systĂšme de sanctions administratives pĂ©cuniaires comme solution de rechange aux infractions dans certaines situations. De plus, le RĂšglement indique clairement que des sanctions pĂ©cuniaires ne seront pas imposĂ©es dans les cas oĂč quelquâun a simplement commis une erreur.
Publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada
Le 28 juin 2024, le projet de rĂšglement a fait lâobjet dâune publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, pour une pĂ©riode de consultation de 86 jours. Au total, 2 734 commentaires, provenant de 916 rĂ©pondants, ont Ă©tĂ© soumis. En tout, 831 rĂ©pondants se sont identifiĂ©s comme des particuliers et 85 comme des reprĂ©sentants dâorganisations. Les organisations peuvent ĂȘtre regroupĂ©es dans les catĂ©gories suivantes :
- 37 organisations Ćuvrant pour les personnes en situation de handicap
- 6 gouvernements / organismes gouvernementaux (la Commission canadienne des droits de la personne, le gouvernement de lâĂle-du-Prince-Ădouard et 4 organismes provinciaux de tutelle et de curatelle)
- 1 organisation autochtone
- 4 associations médicales
- 13 cliniques juridiques; et
- 25 autres organisations (groupes de défense des droits, entreprises, groupes de réflexion et organisations syndicales)
Les cinq recommandations les plus fréquentes formulées par les répondants sont les suivantes :
- augmenter le montant de la Prestation
- Ă©liminer les obstacles qui empĂȘchent de remplir le formulaire de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es
- exclure le revenu du conjoint du calcul de la Prestation
- Ă©largir lâadmissibilitĂ© Ă toute personne recevant dâautres prestations dâinvaliditĂ© fĂ©dĂ©rales, provinciales et territoriales
- augmenter les seuils et les exemptions de travail
En outre, entre septembre et novembre 2024, la ministre fĂ©dĂ©rale de la DiversitĂ©, de lâInclusion et des Personnes en situation de handicap a reçu des commentaires par Ă©crit de huit ministres provinciaux et territoriaux au sujet du RĂšglement sur la Prestation. Les commentaires les plus frĂ©quents portaient sur les critĂšres dâadmissibilitĂ© Ă la Prestation, les obstacles Ă lâaccĂšs au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, les seuils de revenu et les recommandations quant Ă lâexigence en matiĂšre de dĂ©claration de la Prestation.
Les points de vue des particuliers et des organisations se rejoignent sur les principaux thĂšmes abordĂ©s. Dans certains cas, les organisations ont apportĂ© plus de nuances sur certains sujets. En particulier, une plus grande proportion dâorganisations a fourni des commentaires sur les aspects liĂ©s au rĂ©examen des dĂ©cisions, aux appels, aux reprĂ©sentants, Ă lâobligation de prĂ©senter une nouvelle demande aprĂšs une modification de lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation, et Ă lâutilisation des infractions en guise de pĂ©nalitĂ©s.
Certaines organisations ont Ă©galement soulevĂ© des considĂ©rations spĂ©cifiques Ă lâindustrie. Les quatre agences provinciales de tuteurs et curateurs publics suggĂ©rĂ©es par Service Canada utilisent le traitement en masse des processus de demande et de traitement des dossiers et des paiements pour permettre aux agences de tuteurs et curateurs publics de reprĂ©senter un grand nombre de clients. Ces agences ont Ă©galement conseillĂ© Ă Service Canada et Ă lâAgence du revenu du Canada dâĂ©changer de lâinformation pour que les demandes de Prestation nĂ©cessitent moins de renseignements. Enfin, certaines associations mĂ©dicales ont mentionnĂ© que le recours au formulaire du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es crĂ©e des obstacles pour les demandeurs, car ceux-ci sont complexes Ă remplir et plusieurs personnes en situation de handicap nâont pas accĂšs Ă un professionnel de la santĂ© qui peut remplir le formulaire.
En outre, prĂšs de 7 000 courriels ont Ă©tĂ© reçus dans le cadre de deux campagnes dâenvoi de lettres au cours de la consultation de 86 jours sur la rĂ©glementation. Les suggestions formulĂ©es dans ces lettres reflĂštent les principales suggestions faites par les rĂ©pondants qui ont envoyĂ© leurs commentaires par lâintermĂ©diaire de la page Web de la Gazette du Canada :
- Les critĂšres dâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ne sont pas inclusifs, car ils excluent les personnes en situation de handicap lĂ©ger, de handicap invisible et dâinvaliditĂ© Ă©pisodique.
- Le formulaire de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es est compliquĂ© et coĂ»teux pour les demandeurs.
- LâadmissibilitĂ© devrait ĂȘtre Ă©largie aux personnes qui reçoivent dâautres mesures de soutien fĂ©dĂ©rales, provinciales et territoriales pour les personnes en situation de handicap.
- Le montant et les seuils de la Prestation sont trop bas pour réduire la pauvreté des personnes en situation de handicap qui sont en situation de pauvreté.
- Le critĂšre relatif au revenu pour la Prestation ne devrait pas tenir compte du revenu du conjoint.
- Le gouvernement devrait collaborer avec les provinces et les territoires pour sâassurer quâil nây a pas de rĂ©cupĂ©ration des prestations provinciales/territoriales Ă cause de la Prestation canadienne pour personnes handicapĂ©es.
- Le processus de demande devrait ĂȘtre simple et exempt dâobstacles, et lâadhĂ©sion automatique devrait ĂȘtre une option.
Certains rĂ©pondants ont Ă©galement demandĂ© plus dâinformation au sujet des thĂšmes suivants :
- le montant de Prestation que les personnes vont recevoir en fonction de leur situation personnelle;
- les personnes autorisĂ©es Ă aider une personne handicapĂ©e Ă gĂ©rer ses affaires Ă lâĂ©gard de la Prestation, y compris la prĂ©sentation dâune demande, la rĂ©ception des versements et les demandes de rĂ©examen dâune dĂ©cision;
- le moyen de présenter une demande de Prestation.
En rĂ©ponse aux demandes des intervenants pour plus de clartĂ© sur ces trois thĂšmes, des dĂ©tails supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s au RĂ©sumĂ© de lâĂ©tude dâimpact de la rĂ©glementation. Cinq scĂ©narios ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s Ă la section « Description » afin dâillustrer comment les personnes reçoivent diffĂ©rents montants en fonction de leur situation personnelle. Dâautres dĂ©tails ont Ă©tĂ© inclus dans la section « Mise en Ćuvre » pour clarifier comment quelquâun peut aider une personne handicapĂ©e Ă gĂ©rer ses affaires Ă lâĂ©gard de la Prestation et comment prĂ©senter une demande de Prestation.
Le rĂ©sumĂ© des recommandations et des thĂšmes soulevĂ©s lors de la publication prĂ©alable du projet de rĂšglement et les rĂ©ponses du gouvernement sont Ă©numĂ©rĂ©s dans lâordre du nombre de rĂ©pondants qui ont soulevĂ© ces prĂ©occupations. Comme cela est dĂ©taillĂ© ci-dessous, dans certains cas, des changements ont Ă©tĂ© apportĂ©s au RĂšglement en rĂ©ponse Ă la rĂ©troaction des intervenants.
Augmenter le montant de la Prestation, les seuils et les exemptions de travail
Le commentaire le plus frĂ©quent Ă©tait dâaugmenter la valeur maximale du montant de la Prestation au-delĂ de 200 $ par mois afin de mieux atteindre lâobjectif de rĂ©duction de la pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap. Cette suggestion a Ă©tĂ© formulĂ©e par 634 rĂ©pondants. Nombre dâentre eux ont fait remarquer que cette valeur maximale ne prenait pas en compte les coĂ»ts supplĂ©mentaires de la vie pour les personnes en situation de handicap (par exemple les mĂ©dicaments, les dispositifs mĂ©dicaux et les services de soutien). Les rĂ©pondants ont proposĂ© un large Ă©ventail de montants mensuels alternatifs, compris entre 500 $ et 2 400 $. Cinquante-deux rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© dâaugmenter le montant mensuel maximal pour quâil soit Ă©quivalent Ă celui de la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et/ou du SupplĂ©ment de revenu garanti.
Par ailleurs, 254 rĂ©pondants ont indiquĂ© que les seuils de revenu et les exemptions de travail pour la Prestation Ă©taient trop bas pour soutenir lâobjectif de sortir de la pauvretĂ© les personnes en situation de handicap. Certains organismes estiment que les valeurs Ă©tablies pour les seuils et les exemptions de revenu de travail doivent ĂȘtre fondĂ©es sur la mesure du panier de consommation pour les seuils de pauvretĂ©, plus 30 %, afin de tenir compte des coĂ»ts additionnels de la vie pour les personnes en situation de handicap, puisque la mesure du panier de consommation ne tient pas compte de ces dĂ©penses.
Réponse du gouvernement
La Prestation est conçue pour remĂ©dier Ă un Ă©cart au niveau du soutien du revenu pour les personnes en situation de handicap qui ne font pas partie des groupes dâĂąge couverts par lâAllocation canadienne pour enfants (qui vient en aide aux familles ayant des enfants de moins de 18 ans) et la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et le SupplĂ©ment de revenu garanti (qui vient en aide aux personnes de 65 ans et plus). La Prestation est Ă©galement conçue pour complĂ©ter les autres sources de revenu et de soutien dont disposent les personnes en situation de handicap. Le montant de la Prestation est conçu comme une premiĂšre Ă©tape qui, selon les estimations, devrait bĂ©nĂ©ficier Ă plus de 600 000 personnes en situation de handicap dâici 2029-2030. Le gouvernement souhaite que le montant combinĂ© des mesures fĂ©dĂ©rales et provinciales ou territoriales de soutien du revenu pour les personnes en situation de handicap devienne comparable au soutien fourni par la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et le SupplĂ©ment de revenu garanti, afin de sâattaquer fondamentalement aux taux de pauvretĂ© que connaissent les personnes en situation de handicap.
La valeur mensuelle maximale, les seuils de revenu et les exemptions de revenu de travail ont Ă©tĂ© conçus de maniĂšre Ă maximiser la rĂ©duction de la pauvretĂ© et Ă amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© financiĂšre des personnes en situation de handicap en respectant lâinvestissement approuvĂ© par le Parlement dans le budget de 2024. Ces valeurs ont Ă©tĂ© choisies dans le but de cibler la Prestation sur les personnes qui en ont le plus besoin sans la rĂ©duire trop rapidement pour les personnes qui ont un revenu de travail ou qui fondent un mĂ©nage avec un conjoint ou un partenaire. Les seuils ont Ă©tĂ© fixĂ©s Ă un niveau suffisamment Ă©levĂ© pour Ă©viter les interactions nĂ©gatives avec de nombreux programmes de prestations existants. Comme cela est indiquĂ© ci-dessus, lâobjectif est de voir le montant combinĂ© des mesures fĂ©dĂ©rales et provinciales ou territoriales de soutien du revenu pour les personnes en situation de handicap atteindre le niveau de la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et du SupplĂ©ment de revenu garanti. Cet objectif Ă long terme vise Ă sâattaquer fondamentalement aux taux de pauvretĂ© des personnes en situation de handicap. La crĂ©ation de la Prestation est une premiĂšre Ă©tape qui permettra lâengagement fĂ©dĂ©ral avec les provinces et les territoires pour comprendre comment elle interagira avec leurs mesures de soutien existantes et comment augmenter le montant combinĂ© des mesures de soutien pour les personnes en situation de handicap. Par consĂ©quent, ces dispositions du RĂšglement nâont pas Ă©tĂ© modifiĂ©es.
Les personnes en situation de handicap rencontrent de nombreux obstacles dans leurs dĂ©marches pour obtenir le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es
Le deuxiĂšme thĂšme le plus souvent abordĂ© concerne les obstacles que rencontrent les personnes en situation de handicap lorsquâelles tentent dâobtenir le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
Selon 313 rĂ©pondants, les critĂšres dâadmissibilitĂ© en matiĂšre de dĂ©ficience du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es sont trop restrictifs et discriminatoires, car ils excluent de nombreuses personnes en situation de handicap, comme celles qui ont des invaliditĂ©s Ă©pisodiques, des incapacitĂ©s complexes et des dĂ©ficiences intellectuelles. De nombreuses personnes qui ont soumis ces commentaires affirment que le formulaire de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ne tient pas compte de leur expĂ©rience vĂ©cue des obstacles dans la vie quotidienne. Les organisations reprĂ©sentant diffĂ©rents types de handicaps ont soulignĂ© les difficultĂ©s exceptionnelles que rencontrent les membres de leur communautĂ© pour rĂ©pondre aux critĂšres, en particulier les personnes en situation de handicap intellectuel et les invaliditĂ©s Ă©pisodiques ou fluctuantes, telles que la sclĂ©rose en plaques, le psoriasis, lâencĂ©phalomyĂ©lite myalgique, la fibromyalgie et les polytoxicosensibilitĂ©s.
De nombreux rĂ©pondants ont Ă©galement fait part de leurs prĂ©occupations concernant les obstacles liĂ©s Ă lâaccĂšs aux mĂ©decins et autres professionnels de la santĂ© pour remplir la partie B du formulaire de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, qui doit ĂȘtre remplie par un mĂ©decin. Les rĂ©pondants ont soulignĂ© quâil sâagit dâun problĂšme croissant, car de nombreuses personnes nâont pas accĂšs rĂ©guliĂšrement Ă un mĂ©decin avec lequel les patients peuvent Ă©tablir une relation familiĂšre et de confiance. Une association mĂ©dicale sâest inquiĂ©tĂ©e de la lourde charge que reprĂ©senterait lâexigence du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour les mĂ©decins et les bureaux provinciaux de tutelle et du curateur public. Plusieurs rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© dâĂ©largir la liste des professionnels de la santĂ© qui peuvent remplir la partie mĂ©dicale de la demande pour y inclure les travailleurs sociaux qui Ă©tablissent des relations de travail avec les clients.
De nombreuses personnes ont Ă©galement dĂ©clarĂ© que les coĂ»ts associĂ©s Ă la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, y compris les dĂ©lais, sont considĂ©rables, car de nombreuses personnes doivent se rendre dans des cliniques et assumer des dĂ©penses liĂ©es Ă la demande, en particulier les honoraires des mĂ©decins pour remplir le formulaire, qui sont souvent Ă la charge des patients.
Certaines organisations ont Ă©galement signalĂ© que le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es Ă©tait peu utilisĂ© en raison dâun manque de connaissance Ă son sujet. Les organisations ont indiquĂ© quâil Ă©tait difficile dâobtenir le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, car le processus de demande est trĂšs exigeant et le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es nâoffre aucun avantage aux personnes ayant peu ou pas de revenus (Ă©tant donnĂ© quâil sâagit dâun crĂ©dit dâimpĂŽt non remboursable).
Réponse du gouvernement
Le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es a Ă©tĂ© choisi comme critĂšre dâadmissibilitĂ© afin de fournir la Prestation aussi rapidement que possible et de garantir la cohĂ©rence de lâadmissibilitĂ© Ă lâĂ©chelle nationale grĂące Ă un systĂšme dĂ©cisionnel bien Ă©tabli. Bien que les modifications apportĂ©es aux critĂšres et au formulaire du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ne relĂšvent pas du champ dâapplication du RĂšglement, le gouvernement a pris note des prĂ©occupations des intervenants et prend des mesures pour rĂ©duire les obstacles Ă lâaccĂšs au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. LâAgence du revenu du Canada sâefforce de rĂ©soudre les problĂšmes connus de la complexitĂ© de la demande et de la faible connaissance et utilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es parmi les populations et les rĂ©gions mal desservies. Les travaux en cours comprennent la sensibilisation des populations mal desservies, le recours Ă des navigateurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour aider Ă traiter les dossiers complexes et litigieux de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, et lâamĂ©lioration de la communication avec les demandeurs. En outre, le budget de 2024 a prĂ©vu un financement pour aider Ă couvrir le coĂ»t des formulaires mĂ©dicaux requis pour demander le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et pour les services de navigation communautaires afin dâamĂ©liorer la connaissance et lâutilisation des programmes fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux disponibles pour les Canadiens en Ăąge de travailler et ayant un handicap.
LâAgence du revenu du Canada a Ă©galement mis en place un processus de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es entiĂšrement numĂ©rique, qui a Ă©tĂ© lancĂ© le 15 mai 2023. Ce nouveau processus permet aux demandeurs et Ă leur mĂ©decin de remplir plus rapidement et plus facilement leurs parties respectives du formulaire de demande. Les demandeurs peuvent dĂ©sormais remplir la partie A du formulaire de demande via Mon dossier, par lâintermĂ©diaire dâun agent au tĂ©lĂ©phone ou en utilisant un service vocal automatisĂ©. Une fois le formulaire rempli, le demandeur recevra un numĂ©ro de rĂ©fĂ©rence Ă communiquer Ă son mĂ©decin. Ă lâaide du numĂ©ro de rĂ©fĂ©rence du demandeur, les mĂ©decins peuvent remplir la partie B du formulaire via lâapplication numĂ©rique pour les mĂ©decins. Pour simplifier le processus de demande et gagner du temps, la partie du formulaire rĂ©servĂ©e au demandeur est prĂ©remplie avec les informations dĂ©jĂ prĂ©sentes dans le dossier. Une fois rempli par le mĂ©decin, le formulaire est automatiquement soumis.
La demande numĂ©rique est un formulaire dynamique qui guide le mĂ©decin tout au long du processus. Sur la base des informations fournies, lâapplication numĂ©rique ne pose que les questions nĂ©cessaires pour dĂ©terminer lâadmissibilitĂ©. Le formulaire papier traditionnel reste disponible pour les personnes qui ne peuvent pas ou prĂ©fĂšrent ne pas remplir la demande en ligne ou par tĂ©lĂ©phone.
Le revenu du conjoint/partenaire ne devrait pas ĂȘtre inclus dans le calcul du montant de la Prestation, car il renforce la dĂ©pendance financiĂšre des personnes en situation de handicap
Le troisiĂšme commentaire le plus frĂ©quent concerne le dĂ©saccord avec lâinclusion du revenu du conjoint dans le calcul du montant de la Prestation. 279 personnes ont soulevĂ© ce point. Ces rĂ©pondants ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant au fait que ce choix de conception de la Prestation renforce la dĂ©pendance financiĂšre et, par consĂ©quent, prive les personnes en situation de handicap de leur dignitĂ© et de leur autonomie.
Les rĂ©pondants ont expliquĂ© que ce choix de conception empĂȘche Ă©galement les personnes bĂ©nĂ©ficiant de la Prestation de quitter des situations de violence familiale et de maltraitance. En effet, les prestations dâaide sociale de la personne peuvent ĂȘtre considĂ©rablement rĂ©duites en raison des revenus de son conjoint/partenaire, et la personne peut donc ĂȘtre dĂ©pendante de son conjoint ou partenaire pour son soutien. Les rĂ©pondants ont fait remarquer que lâobligation de dĂ©clarer les revenus du conjoint/partenaire renforce Ă©galement la dĂ©pendance dâune personne vis-Ă -vis de son partenaire/conjoint pour avoir accĂšs Ă la Prestation. Les rĂ©pondants ont mis en garde contre le fait que ce choix de conception a un impact disproportionnĂ© sur les femmes en situation de handicap, qui sont confrontĂ©es Ă des taux plus Ă©levĂ©s de violence familiale et Ă un manque dâaccĂšs aux finances et aux ressources du mĂ©nage.
Réponse du gouvernement
Les prestations fondĂ©es sur le revenu, telles que le SupplĂ©ment de revenu garanti, lâAllocation canadienne pour enfants et lâaide sociale provinciale/territoriale, utilisent gĂ©nĂ©ralement le revenu familial (qui comprend les revenus des deux Ă©poux/conjoints de fait, mais pas ceux des autres membres dâune famille ou dâun mĂ©nage, comme les frĂšres et sĆurs, les parents ou les enfants) pour calculer le montant du soutien dont une personne a besoin. La raison en est que les Ă©poux et les partenaires qui vivent ensemble peuvent mettre en commun leurs biens et partager les dĂ©penses (telles que les frais de logement et de nourriture). Ătant donnĂ© que la Prestation est une mesure de rĂ©duction de la pauvretĂ©, elle se concentre sur les personnes et les familles ayant les revenus les plus faibles, afin de rĂ©duire au maximum la pauvretĂ© et dâaccroĂźtre la sĂ©curitĂ© financiĂšre. Toutefois, les prĂ©occupations des intervenants selon lesquelles la prise en compte du revenu du conjoint/partenaire dans le calcul de la Prestation peut placer les personnes en situation de handicap dans une position vulnĂ©rable et interfĂ©rer avec leur autonomie ont Ă©tĂ© reconnues et reflĂ©tĂ©es dans la conception de la Prestation, en fixant des seuils plus Ă©levĂ©s qui permettent aux couples de conserver une plus grande partie de leurs revenus avant que la Prestation ne commence Ă ĂȘtre rĂ©duite et en rĂ©duisant de moitiĂ© le taux de rĂ©duction de la Prestation pour les couples doublement prestataires. En outre, en rĂ©ponse aux prĂ©occupations concernant les personnes victimes de violences familiales, le RĂšglement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour permettre aux personnes dâĂȘtre exemptĂ©es de lâobligation de dĂ©claration de revenus du conjoint ou du partenaire dans certaines circonstances. Les personnes bĂ©nĂ©ficiant de cette exemption seront considĂ©rĂ©es comme cĂ©libataires pour le calcul de la Prestation et nâauront pas besoin que leur Ă©poux ou conjoint de fait remplisse une dĂ©claration dâimpĂŽt sur le revenu et de prestationsrĂ©fĂ©rence 6.
Pour les personnes confrontĂ©es Ă la violence familiale, Ă la nĂ©gligence et aux abus, la page Web de lâAgence du revenu du Canada propose Ă©galement une sĂ©rie de mesures de soutien en ligne pour aider les personnes Ă obtenir leurs avantages fiscaux et leurs crĂ©dits dâimpĂŽt lorsquâelles se trouvent dans une situation dâabus.
LâadmissibilitĂ© devrait ĂȘtre Ă©tendue Ă toute personne recevant des prestations dâautres programmes dâinvaliditĂ© fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux
Il y a eu 278 rĂ©pondants qui ont recommandĂ© dâĂ©tendre lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation Ă toute personne qui reçoit dâautres prestations dâinvaliditĂ© fĂ©dĂ©rales, provinciales et territoriales. Ces personnes ont indiquĂ© que ce changement appuierait mieux lâobjectif du gouvernement de rĂ©duire la pauvretĂ© chez les personnes en situation de handicap et offrirait dâautres possibilitĂ©s aux personnes touchĂ©es par les obstacles liĂ©s Ă la prĂ©sentation dâune demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
De nombreuses personnes ont exprimĂ© leur frustration dâavoir Ă prouver Ă plusieurs reprises leur handicap pour diffĂ©rents programmes au lieu dâutiliser les programmes existants ou de crĂ©er une norme harmonisĂ©e partout au Canada.
Réponse du gouvernement
Le fait de fonder lâadmissibilitĂ© sur les programmes provinciaux et territoriaux pose un problĂšme important, car cela crĂ©erait des lacunes lorsquâune personne est admissible Ă la Prestation dans une province ou un territoire, mais pas dans une autre, ce qui va Ă lâencontre du principe dâune prestation nationale. Il pourrait Ă©galement ĂȘtre difficile pour les personnes admissibles Ă un programme provincial ou territorial dâeffectuer une transition en douceur vers une autre province ou un autre territoire sans que cela ait dâincidence sur leur admissibilitĂ© Ă la Prestation. En dĂ©pit du fait que le RĂšglement nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© afin dâĂ©largir les critĂšres dâadmissibilitĂ© aux autres programmes fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux, lâintention est de continuer Ă examiner la faisabilitĂ© de toute modification du programme de prestations aprĂšs le lancement officiel de la Prestation, ainsi que les possibilitĂ©s de rĂ©duire les Ă©tapes nĂ©cessaires pour demander le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et la Prestation.
Les personnes qui remplissent les critĂšres dâadmissibilitĂ© devraient ĂȘtre automatiquement inscrites pour recevoir la Prestation au lieu dâavoir Ă en faire la demande
Au total, 196 rĂ©pondants ont recommandĂ© au gouvernement de prĂ©voir une adhĂ©sion automatique pour toute personne remplissant les critĂšres dâadmissibilitĂ© Ă la Prestation. Les rĂ©pondants ont Ă©galement indiquĂ© que si une demande est nĂ©cessaire, il ne devrait pas ĂȘtre nĂ©cessaire dâen faire dâautres par la suite. Certains rĂ©pondants favorables Ă lâadhĂ©sion automatique ont Ă©galement indiquĂ© quâil devrait y avoir une option de retrait pour ceux qui ne souhaitent pas recevoir la Prestation, car certaines personnes pourraient ne pas vouloir que le paiement de la Prestation ait une incidence sur leur droit Ă dâautres programmes de prestations.
Réponse du gouvernement
La Loi sur la PCPH exige quâune demande soit prĂ©sentĂ©e pour la Prestation, ce qui signifie que lâadhĂ©sion automatique nĂ©cessiterait des modifications lĂ©gislatives avant le lancement de la Prestation. De plus, lâadhĂ©sion automatique nĂ©cessiterait lâĂ©laboration dâun vaste processus dâĂ©change dâinformations entre les ministĂšres. Il faudrait Ă©galement mettre au point un systĂšme de non-participation, ainsi que dâautres approches en matiĂšre dâintĂ©gritĂ©. Lâintention est de continuer dâexplorer diffĂ©rentes procĂ©dures dâadmission Ă lâavenir afin de simplifier davantage la demande pour les clients et/ou de rĂ©pondre aux besoins de groupes spĂ©cifiques.
La Prestation ne devrait pas rĂ©duire ou ĂȘtre rĂ©duite par dâautres programmes dâaide sociale
Un total de 142 rĂ©pondants se sont dit prĂ©occupĂ©s par la possibilitĂ© que les montants quâils reçoivent dâautres programmes dâaide sociale fĂ©dĂ©raux, provinciaux, territoriaux et privĂ©s soient diminuĂ©s du fait quâils bĂ©nĂ©ficient de la Prestation. De mĂȘme, les rĂ©pondants ont demandĂ© plus de dĂ©tails sur la question de savoir si la Prestation elle-mĂȘme exempterait dâautres programmes dâaide sociale fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux. Ces rĂ©pondants ont souvent fait remarquer que le RĂ©sumĂ© de lâĂ©tude dâimpact de la rĂ©glementation nâoffrait aucune garantie que le gouvernement pourrait empĂȘcher les programmes de prestations dâassurance provinciaux, territoriaux et privĂ©s de rĂ©duire la valeur totale des prestations versĂ©es aux personnes. Certains rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© que le gouvernement exempte lâaide sociale, les prestations dâinvaliditĂ© du RĂ©gime de pensions du Canada et lâindemnisation des accidentĂ©s du travail de lâapplication de la Prestation.
Les rĂ©pondants prĂ©occupĂ©s par les rĂ©percussions involontaires ont Ă©galement demandĂ© plus de clartĂ© quant Ă la question de savoir si la Prestation serait non imposable et si elle devrait ĂȘtre incluse dans leur dĂ©claration de revenus et de prestations. Ils craignent que si les personnes doivent dĂ©clarer la Prestation sur leur dĂ©claration de revenus et de prestations, le montant de la Prestation soit rĂ©duit. De plus, ils craignent que lâobligation de dĂ©clarer la Prestation dans leur dĂ©claration de revenus et de prestations ne rĂ©duise les montants reçus au titre dâautres prestations fĂ©dĂ©rales, telles que lâAllocation canadienne pour enfants, lâAllocation canadienne pour les travailleurs et le CrĂ©dit pour la TPS/TVH.
Réponse du gouvernement
En rĂ©ponse aux prĂ©occupations concernant le traitement de la Prestation par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, lâĂnoncĂ© Ă©conomique de lâautomne de 2024 a proposĂ© de futurs amendements lĂ©gislatifs afin dâexempter la Prestation dâĂȘtre traitĂ©e comme un revenu en vertu de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu. Cela permettrait Ă©galement de sâassurer que la Prestation ne rĂ©duit pas le montant quâune personne reçoit au titre dâautres prestations et programmes fĂ©dĂ©raux fondĂ©s sur le revenu, tels que lâAllocation canadienne pour enfants, lâAllocation canadienne pour les travailleurs et le CrĂ©dit pour la TPS/TVH. Les personnes recevant la Prestation ne seraient pas tenues de dĂ©clarer le montant quâelles reçoivent sur leur dĂ©claration de revenus et de prestations. Comme cela a Ă©tĂ© indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, les modifications requises nâont pas encore Ă©tĂ© adoptĂ©es.
Concernant le calcul de la Prestation, celle-ci est basĂ©e sur le revenu afin de sâassurer quâelle est destinĂ©e aux personnes qui en ont le plus besoin, y compris celles qui sont confrontĂ©es Ă des lacunes au niveau du soutien offert par certaines sources dâassistance sociale. Lâobjectif de la Prestation est de complĂ©ter le revenu des personnes en situation de handicap pour combler ces lacunes. Pour appuyer cet objectif, la Prestation applique une exemption gĂ©nĂ©rale unique des revenus, quelle que soit la source de revenus (ainsi quâune exemption supplĂ©mentaire des revenus). Toutefois, certaines sources seront exonĂ©rĂ©es : les paiements provenant de rĂ©gimes enregistrĂ©s dâĂ©pargne-invaliditĂ©, les paiements dâallocations familiales et de crĂ©dits dâimpĂŽt, certains paiements dâindemnisation pour prĂ©judice corporel/douleur et souffrance, et certaines catĂ©gories de prestations dâanciens combattants (telles que lâAllocation aux anciens combattants). Ces sources de revenu exemptĂ©es ont des buts et des objectifs diffĂ©rents (par exemple, le rĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-invaliditĂ© est un programme qui vise Ă permettre aux personnes en situation de handicap dâĂ©pargner pour leur sĂ©curitĂ© financiĂšre Ă long terme).
En ce qui concerne les prestations provinciales et territoriales, Ă©tant donnĂ© quâelles ne relĂšvent pas de la compĂ©tence fĂ©dĂ©rale, la modification du RĂšglement ne constituerait pas un mĂ©canisme suffisant pour remĂ©dier au risque que des personnes perdent les montants quâelles reçoivent de ces programmes en raison de la Prestation. Câest pourquoi Emploi et DĂ©veloppement social Canada continue de collaborer avec les provinces et les territoires dans le but de sâassurer que les personnes reçoivent le plein montant de la Prestation auquel elles ont droit. La coordination avec les provinces et les territoires est Ă©galement en cours afin dâĂ©laborer une approche visant Ă Ă©changer les informations sur les montants des prestations que les personnes reçoivent afin de contribuer Ă la rĂ©alisation de cet objectif. Un rĂ©sumĂ© complet de la collaboration avec les provinces et les territoires Ă ce jour, y compris les rĂ©unions bilatĂ©rales et multilatĂ©rales, est disponible dans la section « Mobilisation des provinces et des territoires » ci-dessus.
Les reprĂ©sentants du gouvernement fĂ©dĂ©ral se sont Ă©galement engagĂ©s avec lâindustrie de lâassurance privĂ©e sur la question des interactions potentielles avec la Prestation, dans le but dâĂ©viter que la Prestation ne rĂ©duise les prestations dâassurance privĂ©e. Comme pour le traitement provincial et territorial de la Prestation, le RĂšglement nâest pas un mĂ©canisme suffisant pour dĂ©terminer comment les contrats dâassurance privĂ©e traitent la Prestation. Les dispositions des contrats dâassurance privĂ©e relĂšvent de la compĂ©tence des provinces et des territoires, qui ne lĂ©gifĂšrent gĂ©nĂ©ralement pas sur les exigences dĂ©taillĂ©es relatives aux dispositions des contrats dâassurance-invaliditĂ© de courte et de longue durĂ©e. Avec la publication du RĂšglement, Emploi et DĂ©veloppement social Canada continuera de faire participer le secteur de lâassurance privĂ©e afin de sâassurer quâil nây a pas dâinteractions involontaires entre la Prestation et lâassurance privĂ©e et de maximiser ainsi lâimpact de la Prestation.
Veiller Ă ce que le processus de demande de la Prestation soit simple, accessible et exempt dâobstacles pour les personnes en situation de handicap
Au total, 104 rĂ©pondants ont soulignĂ© lâimportance de concevoir un processus de demande aussi simple et accessible que possible, avec une variĂ©tĂ© dâoptions et de formats disponibles pour rĂ©pondre aux besoins et aux prĂ©fĂ©rences des personnes en situation de handicap. Selon eux, la communication doit se faire dans un langage clair et simple, avec des infographies pour aider Ă rĂ©sumer les informations complexes. Il a Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© que les membres du personnel reçoivent une formation adĂ©quate pour aider les personnes en situation de handicap Ă naviguer dans tous les aspects du nouveau programme de prestations. De nombreux rĂ©pondants ont estimĂ© quâune demande distincte de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et de Prestation constituerait un fardeau pour les demandeurs.
Réponse du gouvernement
Service Canada mettra en place un processus de demande simple et facile Ă utiliser dâici le lancement de la Prestation et a effectuĂ© des tests et des consultations sur ce processus auprĂšs des membres de la communautĂ© des personnes en situation de handicap. On ne demandera pas aux demandeurs de rĂ©pĂ©ter des renseignements que lâAgence du revenu du Canada a dĂ©jĂ communiquĂ©s Ă Service Canada. Les dĂ©tails de ce processus de demande sont expliquĂ©s dans la section « Mise en Ćuvre » ci-dessous.
AmĂ©liorer lâaccĂšs Ă la Prestation pour les populations mal desservies
Parmi les rĂ©pondants qui ont soulignĂ© lâimportance de rendre le processus de demande accessible, certaines organisations ont demandĂ© plus de garanties que des mesures de soutien seraient offertes pour faciliter lâaccĂšs des populations mal desservies qui font face Ă des obstacles pour accĂ©der aux soins de santĂ© et aux services gouvernementaux, y compris les autochtones et les sans-abri, par le biais de la sensibilisation du public, dâĂ©ducation et des programmes dâaide Ă la navigation.
Des inquiĂ©tudes ont Ă©galement Ă©tĂ© exprimĂ©es concernant les obstacles auxquels se heurtent les personnes handicapĂ©es en situation de dĂ©pendance ou de maltraitance, en particulier les femmes en situation de handicap, lorsquâil sâagit de fournir des informations complĂštes en matiĂšre dâimpĂŽt sur le revenu. De nombreux rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© des mesures additionnelles visant Ă aider les personnes Ă remplir leur dĂ©claration de revenus, Ă©tant donnĂ© quâil sâagit dâune condition dâadmissibilitĂ©. Lâune des suggestions les plus courantes concerne lâutilisation de formulaires simplifiĂ©s pour remplir les dĂ©clarations de revenus et de prestations.
Réponse du gouvernement
Des approches de communication traditionnelles (par exemple publicitĂ©, mĂ©dias sociaux) seront utilisĂ©es pour faire connaĂźtre la Prestation, de mĂȘme que des sĂ©ances dâinformation et de sensibilisation virtuelles et en personne pour des groupes ciblĂ©s (par exemple les personnes sans domicile et vivant dans des milieux collectifs, les communautĂ©s racialisĂ©es et les communautĂ©s autochtones) qui expliquent les Ă©tapes nĂ©cessaires pour atteindre et maintenir lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation.
Pendant lâautomne de 2024, du travail a Ă©tĂ© entrepris avec des organisations Ćuvrant pour les personnes en situation de handicap pour Ă©tablir des solutions provisoires afin dâaugmenter les systĂšmes de navigation communautaires existants en matiĂšre de prestations dâinvaliditĂ©. Les organisations communautaires ont reçu du financement pour livrer des services de navigation de prestations dâinvaliditĂ© dâoctobre 2024 au 31 mars 2025. De plus, lâappel Ă propositions reliĂ© au financement annoncĂ© dans le budget de 2024 pour des programmes communautaires dâaide Ă la navigation a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre 2024. Les organismes recevront des fonds pour aider Ă relier les personnes en situation de handicap des populations mal desservies aux programmes des gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux qui pourraient leur venir en aide — y compris la Prestation. Les ententes conclues avec les organismes devraient ĂȘtre en place au printemps 2025.
Pour Ă©tendre sa portĂ©e, Service Canada offre des services au sein des communautĂ©s par lâintermĂ©diaire de ses Services mobiles et de liaison aux communautĂ©s. Ce programme Ă©tablit des relations avec les organisations communautaires afin de faire connaĂźtre et dâoffrir un soutien aux demandes de programmes et de prestations par le biais de cliniques dâaccueil, de soutien Ă lâacquisition de documents dâidentitĂ© personnels et dâaide Ă remplir les formulaires dâimpĂŽt et de prestations. Ce programme prĂ©voit des ressources dĂ©diĂ©es pour atteindre toutes les communautĂ©s autochtones et sâefforce de toucher un large Ă©ventail de groupes dĂ©mographiques, y compris les populations mal desservies et plus difficiles Ă atteindre.
LâAgence du revenu du Canada adopte Ă©galement des stratĂ©gies et des initiatives visant Ă aider les particuliers Ă dĂ©clarer leurs revenus, notamment les suivantes :
- Le Programme communautaire des bĂ©nĂ©voles en matiĂšre dâimpĂŽt coordonne des cliniques dâimpĂŽt gratuites organisĂ©es par la collectivitĂ©, oĂč des bĂ©nĂ©voles remplissent des dĂ©clarations de revenus pour les personnes ayant un revenu modeste et une situation fiscale simple, disponibles dans les zones urbaines et rurales, ainsi que dans les rĂ©serves.
- Depuis 2018, lâAgence du revenu du Canada offre le service DĂ©clarer simplement par tĂ©lĂ©phone. DĂ©clarer simplement est un service automatisĂ© gratuit, facile et sĂ©curisĂ©, conçu pour aider les personnes ayant des revenus modestes ou fixes et une situation fiscale simple Ă remplir leur dĂ©claration de revenus. Ce service utilise les informations figurant dans le dossier du particulier.
- LâAgence du revenu du Canada a commencĂ© Ă tester les options numĂ©riques et papier de DĂ©clarer simplement Ă lâĂ©tĂ© 2024. Ces nouveaux services ciblent les personnes Ă faible revenu qui ne remplissent pas leur dĂ©claration de revenus ou qui ont des lacunes dans leur historique de dĂ©claration.
LâadmissibilitĂ© devrait ĂȘtre Ă©largie aux aĂźnĂ©s en situation de handicap
Au total, 59 rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© que la Prestation soit accessible aux personnes en situation de handicap ĂągĂ©es de plus de 65 ans. Ces rĂ©pondants ont fait remarquer que les aĂźnĂ©s sont confrontĂ©s Ă des taux disproportionnĂ©s dâinvaliditĂ© et dâinsĂ©curitĂ© financiĂšre. Ce point de vue a Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ© lors de consultations antĂ©rieures sur la Prestation.
Réponse du gouvernement
Le RĂšglement nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© pour changer la tranche dâĂąge dans les critĂšres dâadmissibilitĂ©. Cela sâexplique par le fait que les objectifs de la Loi sur la PCPH sont de rĂ©duire la pauvretĂ© et de soutenir la sĂ©curitĂ© financiĂšre des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler. Ce choix de conception vise Ă rĂ©pondre aux taux de pauvretĂ© des personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler, qui sont plus Ă©levĂ©s que ceux des personnes ĂągĂ©es de 65 ans et plus.
Le recouvrement des trop-payés entraßnera des difficultés financiÚres supplémentaires pour les personnes en situation de handicap à faible revenu
Au total, 31 rĂ©pondants ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant au fait dâinclure des dispositions permettant au gouvernement de percevoir les trop-payĂ©s, ce qui aurait un impact disproportionnĂ© sur les personnes en situation de handicap Ă faible revenu, qui sont susceptibles dâĂȘtre dans une situation financiĂšre prĂ©caire. Par consĂ©quent, certains de ces commentaires recommandent de supprimer les dispositions qui permettraient de recouvrer les trop-payĂ©s auprĂšs des particuliers. Certains rĂ©pondants ont Ă©galement estimĂ© que les prestataires ne devraient pas ĂȘtre pĂ©nalisĂ©s pour les erreurs commises par le gouvernement.
Réponse du gouvernement
Le RĂšglement nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© parce quâil donne actuellement Ă Service Canada la souplesse nĂ©cessaire pour rĂ©duire au minimum le fardeau que reprĂ©sente le remboursement des trop-payĂ©s. Par consĂ©quent, une dette due par un particulier pourrait ĂȘtre recouvrĂ©e en un seul paiement ou, Ă la discrĂ©tion du ministre, en plusieurs versements dont le montant nâentraĂźnerait pas de difficultĂ©s excessives pour le particulier. Aucun intĂ©rĂȘt ne sera ajoutĂ© au montant dĂ» Ă la suite dâun paiement erronĂ© ou dâun trop-payĂ©, Ă moins que le paiement nâait Ă©tĂ© effectuĂ© en raison dâune violation (par exemple lorsquâune personne a sciemment fait des dĂ©clarations fausses ou trompeuses en rapport avec une demande).
Ajuster le montant de la Prestation et les seuils par région pour tenir compte du coût de la vie plus élevé pour les personnes en situation de handicap
Au total, 30 répondants ont suggéré que le montant de la Prestation et les seuils soient ajustés en fonction de la région géographique afin de tenir compte du coût de la vie dans les différentes zones géographiques, en particulier pour les personnes vivant dans des centres urbains denses et pour celles vivant dans des régions éloignées. Certaines organisations ont fait remarquer que les personnes en situation de handicap vivant dans les communautés nordiques et les territoires font face à des taux de pauvreté disproportionnés et ont moins de services essentiels disponibles, tels que les banques, les cliniques médicales et les épiceries.
Réponse du gouvernement
Tout en reconnaissant que les rĂ©sidents des grands centres urbains, des communautĂ©s nordiques et dâautres rĂ©gions du Canada sont souvent confrontĂ©s Ă un coĂ»t de la vie plus Ă©levĂ©, le montant et les seuils fixĂ©s dans le RĂšglement nâont pas Ă©tĂ© modifiĂ©s pour varier dâune rĂ©gion Ă lâautre. La Prestation est conçue pour ĂȘtre une prestation nationale avec un montant uniforme dans tout le Canada, semblable Ă dâautres programmes fĂ©dĂ©raux importants de soutien du revenu, comme la SĂ©curitĂ© de la vieillesse, le SupplĂ©ment de revenu garanti et lâAllocation canadienne pour enfants, qui ne varient pas non plus en fonction de la rĂ©gion ou de lâendroit.
Les personnes devraient avoir droit Ă des paiements rĂ©troactifs remontant Ă la date dâoctroi de la sanction royale (juin 2023) de la Loi sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es
Au total, 22 rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© quâau moment du lancement de la Prestation, les personnes soient admissibles Ă des paiements rĂ©troactifs au mois oĂč la Loi sur la PCPH a reçu la sanction royale, soit juin 2023. Les rĂ©pondants ont affirmĂ© que cette mesure compenserait le temps Ă©coulĂ© entre lâentrĂ©e en vigueur de la Loi sur la PCPH et lâentrĂ©e en vigueur du RĂšglement pour les personnes admissibles Ă la Prestation.
Réponse du gouvernement
Lâobjectif a Ă©tĂ© de mettre en Ćuvre la Prestation aussi rapidement que possible sans sacrifier la qualitĂ© des consultations ou de la Prestation elle-mĂȘme. Cependant, en vertu de la Loi sur la PCPH, les personnes ne peuvent pas ĂȘtre admissibles aux paiements de la Prestation avant lâentrĂ©e en vigueur du RĂšglement, car ce dernier est nĂ©cessaire pour Ă©tablir les critĂšres dâadmissibilitĂ©.
Accorder la Prestation par le biais dâun crĂ©dit dâimpĂŽt remboursable pour les personnes en situation de handicap plutĂŽt que par le biais dâun nouveau programme de prestations
Au total, 19 rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© que la Prestation soit octroyĂ©e par le biais dâun crĂ©dit dâimpĂŽt remboursable pour les personnes en situation de handicap, au lieu de crĂ©er un nouveau programme. Dans ce scĂ©nario, les personnes qui rĂ©pondaient aux critĂšres dâadmissibilitĂ© recevraient le montant sous forme de crĂ©dit dâimpĂŽt en remplissant leur dĂ©claration de revenus et de prestations au lieu de prĂ©senter une demande dans le cadre dâun nouveau programme de prestations.
Réponse du gouvernement
Faire de la Prestation un crĂ©dit dâimpĂŽt remboursable nĂ©cessiterait des changements Ă la Loi sur la PCPH et Ă la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu, ainsi que des modifications Ă lâinfrastructure de mise en Ćuvre de la Prestation, ce qui en retarderait considĂ©rablement le versement.
Lâobjectif a Ă©tĂ© dâaller de lâavant le plus rapidement possible tout en veillant Ă ce que la communautĂ© des personnes en situation de handicap participe au processus dâĂ©laboration de la rĂ©glementation, comme lâexige la Loi sur la PCPH.
Promouvoir lâautonomie plutĂŽt que la tutelle pour les personnes qui ont besoin dâaide pour gĂ©rer leurs affaires
Au total, 17 rĂ©pondants, dont des organisations reprĂ©sentant des personnes en situation de handicap intellectuel, ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de veiller Ă ce que le RĂšglement favorise lâautonomie des personnes en situation de handicap dans la gestion de leurs propres affaires et rĂ©duise la dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de la tutelle. Ces rĂ©pondants ont indiquĂ© que le RĂšglement devrait viser Ă aider les personnes Ă accĂ©der Ă la Prestation et Ă leur permettre dâidentifier des personnes de confiance qui peuvent communiquer avec Service Canada en leur nom et les soutenir dans la gestion de la Prestation. De nombreux rĂ©pondants ont Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de mettre en place des mesures de surveillance et dâautorisation suffisantes pour rendre les reprĂ©sentants responsables de leurs actes et prĂ©venir les abus financiers.
AprĂšs la publication prĂ©alable du projet de rĂšglement dans la Partie I de la Gazette du Canada, le Groupe consultatif sur la COVID-19 en matiĂšre de personnes en situation de handicap (le groupe consultatif) a Ă©tĂ© consultĂ© Ă ce sujet. Le groupe consultatif a recommandĂ© que les demandeurs puissent dĂ©signer une personne de confiance (comme un ami ou un membre de la famille) pour agir en leur nom, tout en continuant Ă gĂ©rer leurs propres prestations. Le groupe consultatif sâest Ă©galement inquiĂ©tĂ© du fait que Service Canada puisse jouer un rĂŽle dans lâĂ©valuation de la capacitĂ© du demandeur et conclure des ententes avec des personnes ou des organismes pour quâils acceptent des paiements au nom dâune personne, ce qui est possible en vertu de lâalinĂ©a 19(1)b) du projet de rĂšglement. Le groupe consultatif a mis en garde que permettre Ă Service Canada de conclure une entente avec une personne ou un organisme pour accepter un paiement au nom dâune personne que Service Canada a jugĂ©e incapable de gĂ©rer ses propres affaires pourrait nuire Ă lâautonomie de la personne.
Certains rĂ©pondants ont Ă©galement demandĂ© que le RĂ©sumĂ© de lâĂ©tude dâimpact de la rĂ©glementation prĂ©cise plus clairement qui serait autorisĂ© Ă gĂ©rer la Prestation dâune autre personne ou Ă prĂ©senter une demande en son nom.
Réponse du gouvernement
En rĂ©ponse aux prĂ©occupations concernant le rĂŽle du Service Canada dans lâĂ©valuation de la capacitĂ© juridique, lâalinĂ©a 19(1)b) a Ă©tĂ© supprimĂ© du RĂšglement. En vertu du rĂšglement modifiĂ©, Service Canada nâa lâautorisation de verser la Prestation au reprĂ©sentant lĂ©gal dâun prestataire (y compris une procuration, un tuteur ou un administrateur) que dans les situations oĂč une telle personne a dĂ©jĂ Ă©tĂ© nommĂ©e conformĂ©ment au droit provincial et territorial.
En ce qui a trait Ă la suggestion selon laquelle les demandeurs peuvent dĂ©signer une personne de confiance (comme un ami ou un membre de la famille) pour agir en leur nom tout en continuant Ă gĂ©rer leurs propres prestations, les prestataires pourront faire appel Ă leurs personnes de confiance pour les aider Ă demander la Prestation, Ă demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision ou Ă en appeler dâune dĂ©cision sans avoir besoin dâune autorisation lĂ©gale (par exemple, la personne de confiance peut ĂȘtre un ami, un membre de la famille ou un travailleur social). En revanche, un reprĂ©sentant doit disposer dâune autorisation lĂ©gale (par exemple une procuration, un tuteur ou un fiduciaire) pour recevoir un paiement de la Prestation au nom du prestataire. Cette approche vise Ă Ă©quilibrer les prĂ©occupations en rĂ©duisant le recours Ă la tutelle tout en garantissant quâil existe des mĂ©canismes suffisants pour tenir les reprĂ©sentants responsables du paiement des prestations. Des renseignements supplĂ©mentaires sur la maniĂšre dont une personne peut dĂ©signer une personne de confiance sont disponibles dans la section « Mise en Ćuvre » ci-dessous.
Bien que le RĂšglement prĂ©cise qui peut agir Ă titre de reprĂ©sentant, bon nombre des suggestions formulĂ©es par les intervenants pour favoriser la prise de dĂ©cisions autonome, comme le fait de sâassurer que le personnel de Service Canada dispose de moyens de communication et de formation, seront mises en Ćuvre au niveau opĂ©rationnel pour lâexĂ©cution des programmes. Veuillez consulter la section « Mise en Ćuvre » ci-dessous pour de plus amples informations.
Utiliser un langage moins stigmatisant Ă lâĂ©gard des personnes en situation de handicap dans le RĂšglement
Les cliniques juridiques et les organisations reprĂ©sentant les personnes atteintes de dĂ©ficiences intellectuelles ont Ă©galement proposĂ© de modifier les termes du RĂšglement qui, dâaprĂšs elles, sont stigmatisants Ă lâĂ©gard des personnes en situation de handicap. Une organisation a suggĂ©rĂ© de supprimer le titre « incapacitĂ© » dans le projet de rĂšglement.
Réponse du gouvernement
Le titre faisant rĂ©fĂ©rence Ă lâ« incapacitĂ© » dans le RĂšglement a Ă©tĂ© remplacĂ© par « reprĂ©sentants ».
Normalisation du processus de demande pour les tuteurs et curateurs publics qui représentent des personnes admissibles à la Prestation
Parmi les commentaires de quatre agences provinciales de tuteurs et curateurs publics (TCP), des suggestions ont Ă©tĂ© faites pour dĂ©velopper un systĂšme flexible et adaptĂ© aux TCP qui reprĂ©sentent des personnes admissibles Ă la Prestation. Plus prĂ©cisĂ©ment, il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© que Service Canada normalise le flux dâinformations pour les TCP, par exemple en mettant en place un processus de demande groupĂ©e et en autorisant un processus de dossier et de paiement groupĂ©. Ces organismes ont fait remarquer que le RĂšglement devrait inclure ces processus afin de reflĂ©ter le rĂŽle unique que jouent les organismes dans la reprĂ©sentation dâun grand nombre de personnes admissibles aux programmes de prestations. Ils ont Ă©galement suggĂ©rĂ© que la charge administrative des tuteurs et curateurs publics serait rĂ©duite si lâAgence du revenu du Canada Ă©changeait les renseignements fiscaux (par exemple revenu et Ă©tat matrimonial) avec Service Canada.
Réponse du gouvernement
Bien que le RĂšglement accorde les autorisations en matiĂšre de processus de demande, il ne dĂ©finit pas les dĂ©tails opĂ©rationnels tels que les processus de demande groupĂ©e et lâĂ©change de donnĂ©es entre les ministĂšres fĂ©dĂ©raux. Ces suggestions sâappliquent plutĂŽt au niveau opĂ©rationnel de lâexĂ©cution du programme. Dans le cadre du RĂ©gime canadien de soins dentaires, les Services mobiles et de liaison aux communautĂ©s de Service Canada ont aidĂ© les tuteurs et les curateurs publics Ă prĂ©senter des demandes groupĂ©es; Service Canada Ă©tudie la possibilitĂ© de mettre en place un processus similaire pour la Prestation, en rĂ©ponse Ă ces commentaires.
De plus, comme lâexplique la section « Mise en Ćuvre » ci-dessous, un mĂ©canisme dâĂ©change de donnĂ©es sera mis en place entre Emploi et DĂ©veloppement social Canada et lâAgence du revenu du Canada afin de faciliter la mise en Ćuvre et lâadministration de la Prestation. Cet Ă©change de donnĂ©es permettra une demande simplifiĂ©e dans laquelle Service Canada envoie une invitation Ă prĂ©senter une demande aux personnes potentiellement admissibles Ă la Prestation en se basant sur les donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada (par exemple les personnes admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es qui ont produit leur dĂ©claration de revenus et qui se situent au-dessous du seuil de revenu).
Ălargir les types de dĂ©cisions qui peuvent ĂȘtre rĂ©examinĂ©es et faire lâobjet dâun appel en vertu du RĂšglement
Au total, 14 cliniques juridiques ont fait part de leurs prĂ©occupations quant au fait que le libellĂ© de lâarticle 21 du projet de rĂšglement nâindiquait pas clairement si certaines dĂ©cisions pouvaient ĂȘtre rĂ©examinĂ©es et faire lâobjet dâun appel par la suite. Ces rĂ©pondants ont souvent mentionnĂ© des dĂ©cisions liĂ©es Ă des erreurs administratives et Ă des trop-payĂ©s Ă titre dâexemple. Ils ont fait valoir que lâarticle 10.1 de la Loi sur la PCPH semble envisager des appels concernant les montants quâune personne a reçus, ce qui nâest pas reflĂ©tĂ© dans le projet de rĂšglement.
Réponse du gouvernement
En réponse aux commentaires des intervenants, le RÚglement a été révisé afin de clarifier les types de décisions pour lesquelles les personnes peuvent demander un réexamen (et par la suite interjeter appel). Ce changement autorise le réexamen des décisions relatives aux montants de la Prestation qui ont été reçus ou qui seront reçus.
Fixer dans le RÚglement les délais dont dispose Service Canada pour répondre aux demandes de réexamen des décisions
Les cliniques juridiques ont Ă©galement proposĂ© de modifier le RĂšglement afin que Service Canada ne prenne pas plus de 30 jours pour rĂ©examiner une dĂ©cision dont une personne a demandĂ© le rĂ©examen. Plus prĂ©cisĂ©ment, elles ont proposĂ© dâexiger que Service Canada ne prenne pas plus de 30 jours pour examiner une dĂ©cision et y rĂ©pondre :
- Ă la demande dâune personne de prolonger le rĂ©examen dâune dĂ©cision et
- Ă la demande dâune personne de disposer dâun dĂ©lai supplĂ©mentaire pour demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision.
Réponse du gouvernement
En vertu du projet de rĂšglement, Service Canada est tenu de rĂ©examiner une dĂ©cision et de rĂ©pondre Ă la demande de prorogation dâun dĂ©lai « dans un dĂ©lai raisonnable ». Aucun changement nâa Ă©tĂ© effectuĂ© pour spĂ©cifier un nombre de jours prĂ©cis, car les dĂ©lais spĂ©cifiques pour rĂ©pondre Ă ces demandes sont dĂ©finis dans les normes de service du programme, qui fournissent de la souplesse lorsque les dĂ©lais sont influencĂ©s par des facteurs opĂ©rationnels (par exemple lâobtention dâinformations de la part dâun demandeur). Service Canada Ă©labore actuellement des normes de service pour la mise en Ćuvre et lâadministration de la Prestation qui seront rĂ©alisĂ©es avant le lancement de la Prestation. Les mesures des normes de service accessibles au public sont gĂ©nĂ©ralement Ă©laborĂ©es un an aprĂšs le lancement dâune prestation ou dâun programme afin de dĂ©terminer ce qui est faisable sur la base des donnĂ©es de rĂ©fĂ©rence disponible, et sont accessibles sur lâInfoBase du GC.
Augmenter le délai accordé aux personnes pour présenter une demande de réexamen
Des cliniques juridiques et des rĂ©pondants individuels ont Ă©galement suggĂ©rĂ© de faire passer le dĂ©lai de prĂ©sentation dâune demande de rĂ©examen dâune dĂ©cision de 180 jours Ă 24 mois. Les rĂ©pondants ont expliquĂ© que cette augmentation Ă©tait nĂ©cessaire pour tenir compte des difficultĂ©s que les personnes en situation de handicap peuvent rencontrer pour obtenir des informations relatives Ă leur droit Ă la Prestation, en particulier des informations mĂ©dicales.
Réponse du gouvernement
Le RĂšglement nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© pour faire passer de 180 jours Ă 24 mois le dĂ©lai dont dispose une personne pour demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision. La pĂ©riode de 180 jours a Ă©tĂ© fixĂ©e en fonction des suggestions antĂ©rieures des intervenants selon lesquelles le dĂ©lai devrait ĂȘtre plus long que le dĂ©lai de 90 jours utilisĂ© dans dâautres programmes tels que la SĂ©curitĂ© de la vieillesse. Cependant, Service Canada peut toujours accorder une prolongation au-delĂ du dĂ©lai de 180 jours sâil estime que la capacitĂ© du demandeur Ă respecter le dĂ©lai a Ă©tĂ© affectĂ©e par au moins lâune des situations Ă©noncĂ©es dans le rĂšglement, comme, par exemple, si la personne a subi un accident, une blessure ou une maladie grave, ou si elle a souffert dâune dĂ©tresse Ă©motionnelle ou mentale grave.
Les prestations devraient ĂȘtre transfĂ©rables dâune province ou dâun territoire Ă lâautre
Certaines organisations Ćuvrant pour les personnes en situation de handicap ont demandĂ© plus de clartĂ© Ă savoir si le paiement des prestations serait transfĂ©rable, ce qui signifie quâune personne pourrait facilement dĂ©mĂ©nager dâune province ou dâun territoire Ă lâautre sans que le paiement de ses prestations soit interrompu.
Réponse du gouvernement
La Prestation est transfĂ©rable et sera accessible aux personnes admissibles, quelle que soit leur adresse au Canada, ce qui garantit que les prestataires peuvent dĂ©mĂ©nager dâune province ou dâun territoire Ă lâautre sans interruption de leurs paiements de prestations. En effet, la Prestation a une portĂ©e nationale comme dâautres programmes fĂ©dĂ©raux de soutien du revenu importants qui ne varient pas selon la rĂ©gion ou lâemplacement (par exemple la SĂ©curitĂ© de la vieillesse et lâAllocation canadienne pour enfants) et utilise le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, qui est un crĂ©dit fĂ©dĂ©ral, comme lâun des critĂšres dâadmissibilitĂ© du programme.
Les prestataires ne devraient pas avoir Ă faire une nouvelle demande sâils perdent temporairement leur droit Ă la Prestation en raison dâun changement de situation
De nombreuses organisations ont Ă©galement suggĂ©rĂ© que les personnes ne soient pas tenues de prĂ©senter une nouvelle demande de prestations en cas de changement de situation susceptible dâaffecter leur admissibilitĂ© ou leur droit aux paiements de la Prestation. Les exemples incluent lâaugmentation du revenu dâune personne au-dessus du seuil de revenu auquel son droit devient nul, un changement de rĂ©sidence, lâincarcĂ©ration et lâexpiration de lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
Réponse du gouvernement
Les personnes devront prĂ©senter une nouvelle demande si leur situation a changĂ© et sâils ont Ă©tĂ© avisĂ©s quâils ne rĂ©pondent plus Ă lâun des critĂšres dâadmissibilitĂ© Ă©noncĂ©s dans le RĂšglement, notamment lâĂąge, lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, le lieu de rĂ©sidence, le statut de citoyen ou dâimmigrant, la situation dâincarcĂ©ration, et les exigences en matiĂšre de dĂ©claration dâimpĂŽt. Cette approche est nĂ©cessaire pour assurer la cohĂ©rence du processus de demande dâadministration de la Prestation.
Toutefois, le droit dâune personne Ă un paiement de la Prestation en fonction de son niveau de revenu nâest pas considĂ©rĂ© comme un critĂšre dâadmissibilitĂ©. Par consĂ©quent, les personnes qui rĂ©pondent Ă tous les critĂšres du programme, mais qui nâont temporairement pas droit Ă un paiement (par exemple parce que leur revenu est supĂ©rieur aux seuils), conserveront un statut actif. Cette approche garantit quâelles nâauront pas Ă prĂ©senter une nouvelle demande avant le calcul de la prochaine pĂ©riode de paiement (en supposant que tous les critĂšres dâadmissibilitĂ© soient remplis).
La procĂ©dure de demande de rĂ©examen des dĂ©cisions et dâappel doit ĂȘtre exempte dâobstacles
Certaines organisations ont Ă©galement demandĂ© au gouvernement de veiller Ă ce que la procĂ©dure dâappel des dĂ©cisions soit simple, accessible et exempte dâobstacles pour les personnes en situation de handicap. Des commentaires similaires ont Ă©tĂ© reçus lors de consultations antĂ©rieures avec la communautĂ© des personnes en situation de handicap.
Réponse du gouvernement
Service Canada a lâintention de concevoir un processus dans lequel tous les renseignements et documents relatifs aux rĂ©examens et aux appels sont disponibles dans des formats accessibles, y compris en braille, en gros caractĂšres, en format audio et en contenu numĂ©rique compatible avec les lecteurs dâĂ©cran. Pour amĂ©liorer encore lâaccessibilitĂ©, Service Canada fournira des instructions claires et en langage simple pour guider les personnes tout au long du processus et leur offrir un soutien par le moyen de communication quâelles prĂ©fĂšrent, et mĂšne des consultations et des tests auprĂšs des membres de la communautĂ© des personnes en situation de handicap. Les lettres dâavis de dĂ©cision contiendront des instructions claires, Ă©tape par Ă©tape, sur la maniĂšre de demander un rĂ©examen, afin de garantir la transparence et la facilitĂ© dâutilisation. Comme le prĂ©voit le RĂšglement, les personnes pourront faire appel des dĂ©cisions de rĂ©examen auprĂšs du Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale (le Tribunal), qui est conçu pour rationaliser et simplifier la procĂ©dure dâappel. Le Tribunal met lâaccent sur un langage clair et des services destinĂ©s Ă aider les personnes sous-reprĂ©sentĂ©es Ă sây retrouver dans la procĂ©dure dâappel.
Les appels de tous les types de rĂ©examen des dĂ©cisions devraient ĂȘtre entendus par le mĂȘme tribunal
Certains rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© que les appels de tous les rĂ©examens de dĂ©cisions soient portĂ©s devant le mĂȘme tribunal. Ces rĂ©pondants estiment quâil est difficile de sây retrouver lorsquâon doit soumettre un appel Ă la Cour canadienne de lâimpĂŽt (la Cour de lâimpĂŽt), alors que les appels dâautres dĂ©cisions sont interjetĂ©s devant le Tribunal.
Réponse du gouvernement
Ătant donnĂ© que les dĂ©cisions relatives au revenu relĂšvent de la compĂ©tence de la Cour de lâimpĂŽt, il sera nĂ©cessaire que le Tribunal renvoie ces dĂ©cisions Ă la Cour de lâimpĂŽt. Cependant, comme dĂ©crit dans la section « Description », le processus de renvoi Ă la Cour de lâimpĂŽt sera rendu aussi transparent que possible pour les personnes qui essaient de naviguer dans le systĂšme. Par exemple, lorsquâun renvoi est fait Ă la Cour de lâimpĂŽt, le Tribunal informera la personne qui a fait appel et Service Canada et enverra les documents nĂ©cessaires Ă la Cour de lâimpĂŽt.
Limiter le recours aux infractions criminelles lors de lâimposition de sanctions aux individus
Certaines organisations se sont opposĂ©es Ă lâutilisation des infractions criminelles en vertu du RĂšglement. Ces rĂ©pondants ont fait remarquer que les personnes en situation de handicap ayant un faible revenu sont souvent dans une situation financiĂšre prĂ©caire et que, dans bien des cas, les gens commettent des erreurs parce quâils nâont pas accĂšs Ă lâinformation nĂ©cessaire. Une organisation a suggĂ©rĂ© de modifier le RĂšglement pour limiter les sanctions possibles Ă des sanctions administratives pĂ©cuniaires sans possibilitĂ© dâinfraction pĂ©nale. Dâautres ont soutenu que ces sanctions ne devraient ĂȘtre utilisĂ©es que trĂšs rarement, voire pas du tout, et que lâutilisation de sanctions administratives pĂ©cuniaires Ă©tait prĂ©fĂ©rable.
Réponse du gouvernement
Le RĂšglement nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© pour changer le systĂšme des sanctions administratives pĂ©cuniaires et des infractions. Les programmes de prestations comprennent ces dispositions afin de dissuader les personnes de commettre sciemment une fraude. Cependant, comme lâindiquent les documents de publication prĂ©alable, le RĂšglement Ă©tablit un systĂšme de sanctions administratives pĂ©cuniaires comme alternative aux infractions dans certaines situations. En outre, le RĂšglement prĂ©cise que les sanctions pĂ©cuniaires ne seront pas imposĂ©es dans les cas oĂč une personne a simplement commis une erreur.
Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones
Obligations relatives aux traités modernes
Une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© effectuĂ©e conformĂ©ment Ă la Directive du cabinet sur lâapproche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ćuvre des traitĂ©s modernes. Selon cette Ă©valuation, en vertu de lâarticle 32 de lâAccord du Nunavut (qui oblige le gouvernement du Canada Ă donner aux Inuits lâoccasion de participer Ă lâĂ©laboration de politiques sociales et culturelles), le gouvernement du Canada doit mobiliser les Inuits du Nunavut, reprĂ©sentĂ©s par Nunavut Tunngavik Incorporated (NTI).
AprĂšs la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada
Dans son approche Ă lâĂ©gard de la mobilisation des Autochtones, Emploi et DĂ©veloppement social Canada sâest conformĂ© Ă ses obligations Ă©noncĂ©es Ă lâarticle 32 de lâAccord du Nunavut. Afin dâhonorer cet accord et de respecter les relations de gouvernement Ă gouvernement, de 2022 Ă 2024, le gouvernement du Canada a offert plusieurs occasions aux Inuits du Nunavut, par lâentremise de NTI, de participer Ă la conception et Ă la mise en Ćuvre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es, y compris le RĂšglement.
Lâarticle 32 de lâAccord du Nunavut prĂ©voit que les Inuits ont le droit, conformĂ©ment aux dispositions du prĂ©sent article, « de participer Ă lâĂ©laboration des politiques sociales et culturelles ainsi quâĂ la conception des programmes et services sociaux et culturels, y compris Ă leurs mĂ©canismes dâexĂ©cution, dans la rĂ©gion du Nunavut ».
ConformĂ©ment Ă lâarticle 32, Emploi et DĂ©veloppement social Canada a Ă©tĂ© en communication avec Nunavut Tunngavik Inc. (NTI) tout au long de lâĂ©laboration de la Prestation, y compris en octobre 2022, en dĂ©cembre 2023, en janvier 2024 et en mai 2024.
En juin 2024, Emploi et DĂ©veloppement social Canada a envoyĂ© une lettre Ă NTI pour attirer son attention sur le rĂšglement proposĂ© et pour inviter la participation des bĂ©nĂ©ficiaires Inuits de lâAccord du Nunavut. La lettre demandait Ă©galement Ă NTI de signaler son intention de participer ou non Ă lâĂ©laboration de la Prestation. Emploi et DĂ©veloppement social Canada a rencontrĂ© NTI en juillet 2024 afin de poursuivre ses efforts de mobilisation quant Ă la Prestation et au RĂšglement, conformĂ©ment Ă ses obligations Ă©noncĂ©es Ă lâarticle 32 de lâAccord du Nunavut. Lors de cette rencontre, NTI a exprimĂ© son intĂ©rĂȘt Ă lâĂ©gard de lâĂ©laboration de la Prestation. Par consĂ©quent, un lien en ligne vers le rĂšglement proposĂ© sur la Prestation publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada a Ă©tĂ© envoyĂ© ainsi que des informations subsĂ©quentes et une mise Ă jour sur lâĂ©laboration de la Prestation.
Consultation et mobilisation des Autochtones
Ă lâautomne 2022, cinq organisations autochtones nationales ont signĂ© des modifications Ă leurs ententes de protocole de mobilisation afin dâappuyer la mobilisation relative Ă la conception et Ă la mise en Ćuvre du Plan dâaction pour lâinclusion des personnes en situation de handicap (le Plan dâaction), dirigĂ© par Emploi et DĂ©veloppement social Canada, et de la StratĂ©gie nationale sur lâautisme, dirigĂ©e par lâAgence de la santĂ© publique du Canada. Bien que cette mobilisation soit surtout axĂ©e sur le Plan dâaction, la Prestation sâinscrit dans son pilier sur la sĂ©curitĂ© financiĂšre. Par la suite, en janvier et en fĂ©vrier 2024, les ententes de protocole de mobilisation des trois autres organisations autochtones nationales ont Ă©tĂ© signĂ©es dans le but dâappuyer ces travaux. Afin de respecter lâobligation Ă©noncĂ©e Ă lâarticle 32 de lâAccord du Nunavut et de respecter les relations de gouvernement Ă gouvernement enchĂąssĂ©es dans les traitĂ©s modernes et les ententes sur lâautonomie gouvernementale, des lettres et des guides de discussion ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale, y compris NTI, pour solliciter leurs commentaires sur la conception et la mise en Ćuvre de la Prestation. Le guide de discussion fournissait de lâinformation sur la Prestation et sollicitait des commentaires sur les questions que les rĂ©pondants aimeraient voir prises en compte dans la conception et la mise en Ćuvre de la Prestation. Deux rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues.
Ă la suite de la publication de lâoutil de mobilisation en ligne du RĂšglement sur la Prestation Ă lâautomne 2023, les partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale, y compris NTI et les organisations autochtones nationales, ont Ă©tĂ© avisĂ©s au sujet de lâoutil de mobilisation en ligne et invitĂ©s Ă y participer. Des guides de discussion sur le projet de rĂšglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es ont Ă©tĂ© partagĂ©s et les partenaires ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă soumettre des rĂ©ponses par Ă©crit ou dans le cadre de discussions bilatĂ©rales avec des fonctionnaires du ministĂšre. Le guide de discussion a fourni de lâinformation sur les questions en jeu dans lâĂ©laboration du projet de rĂšglement et sur le processus dâĂ©laboration. Des discussions bilatĂ©rales ont eu lieu avec quatre organisations autochtones nationales. Le gouvernement TłıÌšchÇ«, un partenaire des traitĂ©s modernes, a demandĂ© la tenue dâune rĂ©union bilatĂ©rale qui a eu lieu en fĂ©vrier 2024.
En avril et en mai 2024, aprĂšs le dĂ©pĂŽt du budget fĂ©dĂ©ral, les partenaires des traitĂ©s modernes et de lâautonomie gouvernementale et les organisations autochtones nationales ont reçu une mise Ă jour postbudgĂ©taire sur la Prestation. De plus, Emploi et DĂ©veloppement social Canada a avisĂ© les partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale ainsi que les organisations autochtones nationales lorsque le projet de rĂšglement a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Gazette du Canada. Les communications ont Ă©galement proposĂ© des rencontres bilatĂ©rales avec des reprĂ©sentants dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada. Emploi et DĂ©veloppement social Canada a lâintention de continuer Ă mobiliser activement les partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale, y compris NTI, et les organisations autochtones nationales au sujet de la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es.
JusquâĂ maintenant, les gouvernements et les organisations autochtones ont prĂ©conisĂ© une approche inclusive et culturellement appropriĂ©e pour la conception et la mise en Ćuvre de la Prestation. Ils ont signalĂ© des prĂ©occupations au sujet des processus de demande complexes, y compris le manque dâaccĂšs Ă des professionnels de la santĂ©; le besoin de services de navigation adaptĂ©s aux Autochtones et aux collectivitĂ©s; les rĂ©percussions du racisme et de la discrimination dans le systĂšme mĂ©dical; lâimportance dâinclure une comprĂ©hension autochtone de lâincapacitĂ© dans la conception et la mise en Ćuvre de la prestation; et la nĂ©cessitĂ© de veiller Ă ce que dâautres mesures de soutien et services ne soient pas touchĂ©s nĂ©gativement par la Prestation.
AprÚs la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada
Les communications subsĂ©quentes envoyĂ©es Ă lâĂ©tĂ© 2024 ont avisĂ© les organisations autochtones nationales et les partenaires des traitĂ©s modernes et de lâautonomie gouvernementale de la publication du projet de rĂšglement dans la Gazette du Canada et les ont invitĂ©s Ă soumettre leurs commentaires en ligne. Lâoffre dâorganiser une rencontre bilatĂ©rale avec les hauts fonctionnaires dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada a encore une fois Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©e. Aucune demande de rencontre bilatĂ©rale nâa Ă©tĂ© envoyĂ©e et un commentaire par Ă©crit a Ă©tĂ© reçu.
En juillet 2024, les renseignements pertinents sur la publication du projet de rĂšglement sur la Prestation dans la Gazette du Canada ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux organisations autochtones nationales et aux partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale, et ces derniers ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă faire part de leurs commentaires par lâentremise de lâhyperlien qui leur a Ă©tĂ© fourni ou de rencontres bilatĂ©rales avec les hauts fonctionnaires dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada. En outre, en aoĂ»t 2024, un courriel de suivi a Ă©tĂ© envoyĂ© aux organisations autochtones nationales et aux partenaires des traitĂ©s modernes et des ententes sur lâautonomie gouvernementale au sujet de la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada, les invitant Ă nouveau Ă participer par lâentremise de lâhyperlien qui leur a Ă©tĂ© fourni ou de rencontres bilatĂ©rales avec les hauts fonctionnaires du ministĂšre.
Choix de lâinstrument
Aucun autre instrument de politique nâest disponible pour mettre en Ćuvre la Loi sur la PCPH, qui exige que tous les Ă©lĂ©ments de conception de la Prestation soient Ă©tablis par rĂšglement.
Analyse de la réglementation
Avantages et coûts
Une premiĂšre Ă©tape importante dans lâĂ©laboration dâune mĂ©thodologie coĂ»ts-avantages consiste Ă Ă©tablir un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel les options peuvent ĂȘtre mesurĂ©es. Pour cette analyse, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est celui oĂč la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es ne devient jamais payable. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est ensuite comparĂ© au scĂ©nario rĂ©glementaire, dans lequel le RĂšglement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es entre en vigueur en juillet 2025 et les Canadiens admissibles peuvent commencer Ă accĂ©der Ă la Prestation.
Les coĂ»ts et les avantages des modifications rĂ©glementaires sont monĂ©tisĂ©s de 2025-2026 Ă 2034-2035. Les rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s en valeur actualisĂ©e (VA) selon un taux dâactualisation de 7 % et sont exprimĂ©s en dollars de 2024. Pour de plus amples renseignements sur la mĂ©thodologie, un rapport dĂ©taillĂ© dâanalyse coĂ»ts-avantages est disponible sur demande Ă lâadresse Ă©lectronique suivante : edsc.pcph-cdb.esdc@hrsdc-rhdcc.gc.ca.
Des consultations sur les rĂ©percussions sur les coĂ»ts et les avantages ont Ă©tĂ© menĂ©es au moyen de tables rondes avec les personnes en situation de handicap et dâautres intervenants, dâune consultation en ligne ouverte Ă tous les Canadiens, de courriels et dâune ligne tĂ©lĂ©phonique. Les intervenants clĂ©s au sein du gouvernement du Canada ont Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ©s Ă lâinterne.
Cette analyse coĂ»ts-avantages formule des hypothĂšses sur des variables qui peuvent ĂȘtre sujettes Ă une incertitude. Il est important de reconnaĂźtre cette incertitude, en particulier dans les variables au sujet desquelles les intervenants externes touchĂ©s nâont pas Ă©tĂ© consultĂ©s. Pour cette raison, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© menĂ©e pour examiner comment les changements dans ces variables influeraient sur les rĂ©sultats de lâanalyse coĂ»ts-avantages. Pour connaĂźtre les conclusions de lâanalyse de sensibilitĂ©, veuillez consulter le rapport dâanalyse coĂ»ts-avantages.
En rĂ©sumĂ©, les changements suivants ont Ă©tĂ© apportĂ©s Ă lâĂ©tape de la publication prĂ©alable, menant Ă une diminution des coĂ»ts de 45,9 millions de dollars (VA) sur dix ans :
- Les coĂ»ts associĂ©s Ă lâadministration et au versement de la Prestation ont augmentĂ© en raison de lâinclusion de coĂ»ts gouvernementaux qui seront supportĂ©s par la rĂ©affectation des ressources ministĂ©rielles existantes (conformĂ©ment au principe du coĂ»t dâopportunitĂ©).
- Le dĂ©lai moyen pour remplir la partie B de la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es (la section portant sur les renseignements mĂ©dicaux) a Ă©tĂ© ajustĂ© Ă la hausse, soit dâune heure Ă 2,4 heures, afin de reflĂ©ter les fardeaux et les dĂ©lais additionnels auxquels sont confrontĂ©s les Canadiens qui ne disposent pas dâun fournisseur rĂ©gulier de soins de premiĂšre ligne. Cette estimation rĂ©visĂ©e est fondĂ©e sur les donnĂ©es de lâInstitut canadien dâinformation sur la santĂ© (voir les explications ci-dessous).
- Le pourcentage de demandeurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ayant probablement consultĂ© un spĂ©cialiste en dĂ©clarations de revenus, un comptable, un avocat et/ou un « promoteur » spĂ©cialisĂ© du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es lors de la prĂ©paration de leur demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es a Ă©tĂ© revu Ă la baisse, soit de 75 % Ă 20 %, en fonction de donnĂ©es plus prĂ©cises de lâAgence du revenu du Canada. ConsĂ©quemment, lâestimation des coĂ»ts associĂ©s Ă la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es est moins Ă©levĂ©e quâĂ lâĂ©tape de la publication prĂ©alable du RĂšglement.
- Lâestimation de la proportion de bĂ©nĂ©ficiaires de la Prestation qui produiront leur dĂ©claration de revenus uniquement pour se qualifier et pour maintenir leur accĂšs Ă la Prestation a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e Ă la baisse, soit de 20 % Ă 10 %, Ă la suite de lâintĂ©gration de nouvelles donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada. En revanche, le calcul du nombre de nouveaux dĂ©clarants a augmentĂ© de 15 % afin de tenir compte de la nouvelle exigence en matiĂšre de production de dĂ©claration de revenus pour les Ă©poux et les conjoints de fait des bĂ©nĂ©ficiaires de la Prestation. Ces changements ont entraĂźnĂ© une rĂ©duction globale nette de lâimpact des coĂ»ts de dĂ©claration de revenus.
- Le nombre de demandeurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es au cours de la pĂ©riode de 10 ans de lâanalyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© rĂ©duit de 30 000 parce que lâanalyse coĂ»ts-avantages prĂ©cĂ©dente avait incorrectement signalĂ© ce nombre de demandeurs en 2025-2026 plutĂŽt quâen 2024-2025. On sâattend plutĂŽt Ă ce que lâaugmentation du nombre de nouveaux demandeurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ait lieu en 2024-2025, en dehors de la pĂ©riode de 10 ans de lâanalyse coĂ»ts-avantages. Cette rĂ©duction des coĂ»ts est mineure.
- Quelques ajustements mineurs ont Ă©tĂ© effectuĂ©s afin de reflĂ©ter les donnĂ©es mises Ă jour sur lâindice des prix Ă la consommation pour lâannĂ©e de rĂ©fĂ©rence (2024). En gĂ©nĂ©ral, ces modifications mĂšnent Ă une augmentation des coĂ»ts, mais seulement dâordre mineur.
Les modifications réglementaires devraient engager 479 705 204 $ (VA) sur 10 ans. Ce montant comprend des coûts de 261 502 966 $ (VA) pour le gouvernement du Canada et de 218 202 238 $ (VA) pour les demandeurs de la Prestation. Les avantages sont abordés de façon qualitative et quantitative.
Ce projet de rĂšglement vise principalement Ă autoriser un transfert de fonds versĂ©s par le gouvernement du Canada aux Canadiens admissibles. La valeur de ce transfert est estimĂ©e Ă 8 327,9 millions $ (VA) [en dollars de 2024] sur 10 ans (de 2025-2026 Ă 2034-2035). Cependant, les transferts ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des coĂ»ts ou des avantages supplĂ©mentaires parce quâils redistribuent les fonds sans sâattendre Ă quoi que ce soit en retour. Les transferts ne sont pas considĂ©rĂ©s comme faisant partie de la portĂ©e dâune analyse coĂ»ts-avantages. Par consĂ©quent, la valeur de ce transfert nâest pas dĂ©clarĂ©e dans les rĂ©sultats de lâĂ©noncĂ© des coĂ»ts-avantages, mais elle est reconnue qualitativement.
Lâanalyse coĂ»ts-avantages monĂ©tise les coĂ»ts pour le gouvernement dâadministrer et de verser la Prestation, ainsi que les coĂ»ts pour les Canadiens admissibles de prĂ©senter une demande de Prestation. Lâapproche adoptĂ©e pour estimer le nombre de prestataires est prĂ©sentĂ©e ci-dessous.
PremiĂšrement, le nombre de prestataires a Ă©tĂ© calculĂ© Ă lâaide des registres couplĂ©s de lâEnquĂȘte canadienne sur lâincapacitĂ© de 2017 et du Fichier de familles T1 de lâAgence du revenu du Canada. Ces sources de donnĂ©es ont servi Ă Ă©laborer un profil des caractĂ©ristiques des personnes actuellement jugĂ©es admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Cependant, beaucoup de personnes Ă faible revenu admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es nâen ont pas fait la demande parce que leur revenu Ă©tait trop faible pour quâelles aient Ă payer de lâimpĂŽt. On suppose que la Prestation, une fois disponible, augmentera la participation au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es Ă des niveaux de revenu infĂ©rieurs. Un modĂšle complexe, qui tient compte du type dâincapacitĂ©, de la gravitĂ© et du revenu, a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© pour mesurer lâampleur probable de cette rĂ©ponse comportementale. Cela a permis dâestimer le nombre de Canadiens qui seraient incitĂ©s Ă prĂ©senter une demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en raison de la disponibilitĂ© de la Prestation.
Le tableau suivant illustre le nombre cumulatif de titulaires dâun certificat pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en Ăąge de travailler chaque annĂ©e de la pĂ©riode dâĂ©valuation, dans un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence oĂč la Prestation nâexiste pas, et oĂč le RĂšglement a Ă©tĂ© mis en Ćuvre. Ce tableau ne reflĂšte pas lâaugmentation annuelle du nombre de demandeurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour chaque annĂ©e.
| 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | 2030-2031 | 2031-2032 | 2032-2033 | 2033-2034 | 2034-2035 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Scénario de référence | 600 000 | 610 000 | 620 000 | 630 000 | 640 000 | 650 000 | 660 000 | 670 000 | 680 000 | 690 000 |
| BĂ©nĂ©ficiaires supplĂ©mentaires du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en Ăąge de travailler grĂące Ă la Prestation (cumulatifs depuis le budget de 2024) | 210 000 | 280 000 | 350 000 | 420 000 | 420 000 | 420 000 | 420 000 | 410 000 | 410 000 | 410 000 |
| Total des bĂ©nĂ©ficiaires du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en Ăąge de travailler | 810 000 | 890 000 | 970 000 | 1,05 M | 1,06 M | 1,07 M | 1,08 M | 1,08 M | 1,09 M | 1,1 M |
Source : EnquĂȘte canadienne sur lâincapacitĂ©, 2017, et Fichier de familles T1
Ătant donnĂ© que la Prestation cible les Canadiens Ă revenu modeste, de nombreuses personnes admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ne recevront aucun paiement de la Prestation, car leur revenu est trop Ă©levĂ© pour quâils y soient admissibles. Afin dâestimer le nombre de prestataires chaque annĂ©e, les donnĂ©es fiscales et les donnĂ©es dâenquĂȘte couplĂ©es ont Ă©tĂ© analysĂ©es Ă petite Ă©chelle. Le revenu familial net de chaque personne admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es a Ă©tĂ© calculĂ© et entrĂ© dans les formules de calcul de la Prestation Ă©noncĂ©es dans le projet de rĂšglement (avec des rajustements en fonction de lâinflation pour le niveau de prix infĂ©rieur au moment de la collecte des donnĂ©es dâenquĂȘte). Le nombre de personnes admissibles Ă la Prestation a Ă©tĂ© agrĂ©gĂ© Ă lâaide des pondĂ©rations dâĂ©chantillonnage de lâenquĂȘte et pondĂ©rĂ© davantage pour correspondre Ă la composition de la population admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Enfin, le nombre de prestataires par annĂ©e a Ă©tĂ© utilisĂ© pour calculer les coĂ»ts administratifs de la proposition pour le gouvernement et les coĂ»ts du processus de demande de la Prestation (y compris les coĂ»ts de renonciation). Pour ce qui est du coĂ»t pour les demandeurs de la Prestation, le nombre annuel de demandeurs de la Prestation a Ă©tĂ© Ă©tabli de façon Ă correspondre au changement du nombre de prestataires chaque annĂ©e. On suppose que tous les prestataires nâauront Ă prĂ©senter quâune seule demande de Prestation. Il convient de noter que cette hypothĂšse se traduit par une lĂ©gĂšre sous-estimation du nombre de personnes qui devront remplir le formulaire de demande, car les personnes qui perdent leur admissibilitĂ© et redeviennent admissibles Ă la Prestation (en raison dâun changement de statut liĂ© au handicap, de rĂ©sidence, de situation matrimoniale ou dâimmigration) pourraient devoir prĂ©senter une nouvelle demande. On ne sâattend pas Ă ce que le nombre de personnes qui seront dans cette situation soit important; cet Ă©lĂ©ment est donc reconnu qualitativement. Les chiffres ci-dessous estiment le nombre de demandeurs chaque annĂ©e et supposent que cela prendra jusquâĂ quatre ans pour que la population admissible prĂ©sente une demande de Prestation. Pour cette raison, la participation est Ă©chelonnĂ©e jusquâen 2028-2029. AprĂšs cette pĂ©riode, on prĂ©sume que le nombre de personnes qui demanderont la Prestation augmentera en fonction de la croissance de la population.
| 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | 2030-2031 | 2031-2032 | 2032-2033 | 2033-2034 | 2034-2035 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de prestataires | 465 000 | 515 000 | 560 000 | 610 000 | 615 000 | 620 000 | 625 000 | 630 000 | 635 000 | 640 000 |
| Nombre de demandeurs | 465 000 | 50 000 | 45 000 | 50 000 | 5 000 | 5 000 | 5 000 | 5 000 | 5 000 | 5 000 |
Source : EnquĂȘte canadienne sur lâincapacitĂ©, 2017, et Fichier de familles T1
Coûts pour le gouvernement
Les estimations de coĂ»ts concernant la Prestation et lâadministration de la Prestation ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es par Emploi et DĂ©veloppement social Canada/Service Canada, lâAgence du revenu du Canada, et le Service canadien dâappui aux tribunaux administratifs Ă lâaide de formules normalisĂ©es dâĂ©tablissement des coĂ»ts ministĂ©riels et en sâappuyant sur lâexpĂ©rience acquise dans le versement de prestations comparables (comme le SupplĂ©ment de revenu garanti de Service Canada) et dans le traitement des demandes de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Le volume estimatif de prestataires par annĂ©e Ă©tait le point de dĂ©part initial de ces coĂ»ts.
Certains coĂ»ts seront engagĂ©s avant lâenregistrement du projet de rĂšglement, Ă©tant donnĂ© lâobjectif fixĂ© dans le budget de 2024 pour le versement des paiements de la Prestation en juillet 2025. Ils ne sont pas inclus dans la prĂ©sente analyse et sont considĂ©rĂ©s comme des coĂ»ts irrĂ©cupĂ©rables aux fins de lâanalyse coĂ»ts-avantages. Dâautres coĂ»ts inclus dans le budget de 2024 ne sont pas directement liĂ©s Ă ce rĂšglement, mais dĂ©coulent plutĂŽt de la Loi sur la PCPH. Ils ne sont pas inclus dans les rĂ©sultats de lâanalyse coĂ»ts-avantages.
Les coûts sont estimés à 361,1 millions de dollars sur 10 ans, débutant en 2025-2026.
- Emploi et DĂ©veloppement social Canada assumera les coĂ»ts associĂ©s Ă lâadministration et au versement de la Prestation, qui ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s Ă la hausse afin dâinclure les fonds additionnels qui doivent ĂȘtre rĂ©affectĂ©s au sein du MinistĂšre pour lui permettre de sâacquitter avec succĂšs du versement de la Prestation. Ces coĂ»ts se chiffrent Ă 266,4 millions de dollars sur 10 ans, dĂ©butant en 2025-2026, et comprennent :
- 24,4 millions de dollars sur 10 ans pour lâĂ©laboration de systĂšmes de technologie de lâinformation et de paiement pour lâadministration de la Prestation;
- 148,9 millions de dollars sur 10 ans pour les opĂ©rations rĂ©gionales et centrales de Service Canada, y compris le traitement des demandes, les services de centres dâappels et en personne offerts aux bĂ©nĂ©ficiaires de la Prestation, et les activitĂ©s liĂ©es Ă lâintĂ©gritĂ©.
- 93,1 millions de dollars sur 10 ans pour les coĂ»ts ministĂ©riels, y compris les coĂ»ts associĂ©s au RĂ©gime dâavantages sociaux des employĂ©s et Ă Services partagĂ©s Canada, de mĂȘme que les salaires des employĂ©s des services de comptabilitĂ©, juridiques et dâaffaires publiques.
- LâAgence du revenu du Canada assumera les coĂ»ts associĂ©s au soutien de lâadministration et du versement de la Prestation, soit 77,7 millions de dollars sur 10 ans, dĂ©butant en 2025-2026. Ces coĂ»ts reflĂštent lâimpact diffĂ©rentiel de la Prestation — et des incitatifs comportementaux que la Prestation crĂ©era — sur lâadjudication des demandes du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es par lâAgence du revenu du Canada, incluant une allocation pour les demandes refusĂ©es aux personnes inadmissibles.
- Le Service canadien dâappui aux tribunaux administratifs assumera les coĂ»ts du Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale pour entendre les appels des dĂ©cisions rendues en vertu du RĂšglement, soit 17,0 millions de dollars sur 10 ans, dĂ©butant en 2025-2026.
Coûts pour les Canadiens
Les Canadiens en situation de handicap peuvent engager des coĂ»ts pour avoir accĂšs Ă la Prestation. Un tel coĂ»t pourrait prendre la forme dâun certificat pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es (T2201) certifiĂ© par un professionnel de la santĂ©. Ils peuvent Ă©galement avoir besoin dâaide pour produire une dĂ©claration de revenus et de prestations. Certains demandeurs pourraient payer des montants substantiels pour des conseillers professionnels comme des comptables et des avocats, des spĂ©cialistes en dĂ©clarations de revenus et des « promoteurs » du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es — des entreprises spĂ©cialisĂ©es qui offrent de lâaide technique pour ĂȘtre admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Le budget de 2024 proposait un financement pour aider Ă couvrir les coĂ»ts liĂ©s Ă lâobtention des formulaires mĂ©dicaux requis pour prĂ©senter une demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, une mesure visant Ă assurer lâaccĂšs Ă la Prestation. Toutefois, le financement ne fait pas partie de ce rĂšglement et nâest donc pas inclus dans lâanalyse coĂ»ts-avantages que doivent assumer les demandeurs pour ĂȘtre admissibles Ă la Prestation.
Par consĂ©quent, trois grandes catĂ©gories de coĂ»ts pour les Canadiens en situation de handicap ont Ă©tĂ© incluses dans lâanalyse de cette proposition.
CoĂ»ts de la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es
Comme nous lâavons mentionnĂ© ci-dessus, certains prestataires devront faire la demande dâune dĂ©termination dâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Cela crĂ©e trois catĂ©gories de coĂ»ts :
- Les mĂ©decins peuvent exiger des frais pour remplir le formulaire, qui nâest pas un service assurĂ© en vertu des rĂ©gimes dâassurance-maladie provinciaux et territoriaux.
- Ces honoraires sont estimés à 125 $ en fonction des estimations des associations médicales.
- Remplir le formulaire, se rendre Ă des rendez-vous mĂ©dicaux et recueillir les documents requis prend du temps. Ce temps a une valeur et, aux fins de lâanalyse coĂ»ts-avantages, on suppose que le coĂ»t de substitution sâĂ©lĂšve Ă 28,85 $ lâheure. Ce coĂ»t a donc Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă 83,66 $ par demande (28,85 $ lâheurerĂ©fĂ©rence 7 multipliĂ© par 2,9 heures).
- Lâexigence de temps avait Ă©tĂ© estimĂ©e Ă 1,5 heure Ă lâĂ©tape de la publication prĂ©alable (30 minutes pour la partie A et une heure pour la partie B), mais elle a Ă©tĂ© revue Ă la hausse Ă 2,9 heures (2,4 heures pour la partie B plutĂŽt quâune heure) afin de reflĂ©ter des donnĂ©es indiquant quâun nombre important (20 %) de Canadiens handicapĂ©s en Ăąge de travailler – et qui nâont pas rĂ©guliĂšrement accĂšs Ă des professionnels de la santĂ© – pourrait ĂȘtre contraints de se dĂ©placer pendant plusieurs heures pour pouvoir consulter un professionnel de la santĂ© qui serait prĂȘt Ă complĂ©ter la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
- On prĂ©sume que 20 % des demandeurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es ont besoin de services professionnels dâun avocat ou dâun cabinet spĂ©cialisĂ© de « promoteurs » du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. La proportion de demandeurs ayant besoin de services a Ă©tĂ© dĂ©rivĂ©e des six plus rĂ©cents trimestres du Sondage sur le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es de lâAgence du revenu du Canada. Les honoraires exigĂ©s par les fournisseurs de services professionnels ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă 100 $ par demande, conformĂ©ment Ă la RĂšglement sur les restrictions applicables aux promoteurs du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
- Ă lâĂ©tape de la publication prĂ©alable, la prĂ©somption Ă©tait que 75 % des demandeurs nĂ©cessiteraient lâaide dâun tel praticien. Bien quâaucune donnĂ©e quantitative nâait Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©e par lâentremise de ces consultations, ce pourcentage a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© pour tenir compte des donnĂ©es des sondages auprĂšs des clients qui ont Ă©tĂ© divulguĂ©es Ă Emploi et DĂ©veloppement social Canada par lâAgence du revenu du Canada.
Le renouvellement des certificats temporaires de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es nouvellement Ă©mis (37 % des Canadiens en Ăąge de travailler sont approuvĂ©s pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es de façon temporaire) a Ă©tĂ© pris en compte au cours des derniĂšres annĂ©es, en supposant, selon lâexpertise en la matiĂšre de lâAgence du revenu du Canada, quâils expireront en moyenne tous les quatre ans. Les certificats de durĂ©e indĂ©terminĂ©e nâont pas besoin dâĂȘtre renouvelĂ©s.
Coûts de production de la déclaration de revenus
Selon les taux estimĂ©s de production de dĂ©claration T1 par groupe de revenu (annĂ©e dâimposition 2020) de lâAgence du revenu du Canada, on suppose que 10 % des demandeurs de la Prestation rempliront leur dĂ©claration de revenus prĂ©cisĂ©ment pour obtenir la Prestation.
- Il convient de noter quâĂ lâĂ©tape de la publication prĂ©alable, la prĂ©somption Ă©tait que 20 % des demandeurs produiraient une dĂ©claration de revenus spĂ©cifiquement pour pouvoir obtenir la Prestation. Cette prĂ©vision nâĂ©tait pas basĂ©e sur des donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada Ă ce moment-lĂ . Depuis, des donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada ont Ă©tĂ© obtenues et lâestimation a donc Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e de 20 % Ă 10 %.
- Ces coĂ»ts ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s afin de reflĂ©ter la nouvelle exigence rĂ©glementaire selon laquelle les Ă©poux ou conjoints de fait des demandeurs de la Prestation doivent produire une dĂ©claration de revenus. DâaprĂšs la modĂ©lisation interne effectuĂ©e par Emploi et DĂ©veloppement social Canada, 15 % des demandeurs auront un Ă©poux ou conjoint de fait, ce qui explique pourquoi le volume de dĂ©clarations de revenus a Ă©tĂ© revu Ă la hausse. Ce pourcentage a Ă©galement Ă©tĂ© intĂ©grĂ© aux deux catĂ©gories de coĂ»ts ci-dessous.
Cela crée deux catégories de coûts :
- Les frais de préparation des déclarations de revenus et de logiciels sont estimés à 65 $ par déclarant en moyenne, selon une analyse des publicités en ligne.
- La collecte des documents requis prend du temps et ce temps a une valeur. La valeur du temps a Ă©tĂ© chiffrĂ©e Ă 57,70 $ par demande (28,85 $ lâheurerĂ©fĂ©rence 7 multipliĂ© par 2 heures).
Coûts liés à la préparation du formulaire de demande de la Prestation
Tous les demandeurs devront remplir un formulaire contenant un petit nombre de champs. Cela reprĂ©sente un coĂ»t de 14,43 $ par demande, calculĂ© sur la base de la valeur de leur temps (28,85 $ lâheurerĂ©fĂ©rence 7 multipliĂ© par 0,5 heure).
- Cette prĂ©vision nâa pas Ă©tĂ© rĂ©examinĂ©e depuis la publication prĂ©alable. En dĂ©pit du scepticisme de certains participants Ă lâĂ©tape de la consultation quant Ă la capacitĂ© dâĂ©laborer un formulaire de demande aussi rapidement, le formulaire simplifiĂ© a Ă©tĂ© créé et des essais par les utilisateurs sont en cours. Le MinistĂšre estime donc que la prĂ©vision concernant le temps de remplissage du formulaire est raisonnable.
Avantages pour les Canadiens
Il existe un certain nombre dâavantages quantitatifs et qualitatifs.
Le principal avantage quantifiĂ© du projet de rĂšglement est le soulagement de la pauvretĂ©. La mesure du panier de consommation (MPC) est le seuil de pauvretĂ© officiel du Canada et reprĂ©sente le prix dâun ensemble de biens et de services de base dans toutes les rĂ©gions du pays pour une famille dâune taille donnĂ©e. En 2023, pour une personne seule dans un petit centre urbain du QuĂ©bec, ce seuil Ă©tait dâenviron 22 600 $; pour une personne seule Ă Iqaluit, il Ă©tait dâenviron 54 500 $.
PlutĂŽt que de formuler des hypothĂšses gĂ©nĂ©rales sur le nombre de prestataires en situation de pauvretĂ©, la taille de leur famille et le montant nĂ©cessaire pour les faire passer au-dessus du seuil de la mesure de la MPC, les reprĂ©sentants du MinistĂšre ont procĂ©dĂ© Ă une analyse individuelle des dossiers de lâEnquĂȘte canadienne sur lâincapacitĂ©. Dans chaque cas, les facteurs suivants ont Ă©tĂ© examinĂ©s pour dĂ©terminer si le fait de recevoir la Prestation permettrait Ă ces familles de sortir de la pauvretĂ© :
- le revenu familial net;
- le montant de prestation payable compte tenu du revenu familial net;
- la zone géographique (étant donné que les seuils de pauvreté varient en fonction des régions).
Une fois que lâanalyse a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă petite Ă©chelle, tous les dossiers individuels ont Ă©tĂ© regroupĂ©s en fonction du poids dâĂ©chantillonnage de lâenquĂȘte et les poids reprĂ©sentant la probabilitĂ© que chaque personne soit admissible au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es; ce qui permet dâobtenir une estimation du nombre de prestataires qui sortiront de la pauvretĂ© grĂące Ă ce rĂšglement.
On a supposé que le nombre de membres supplémentaires de la famille par prestataire était de 1,6 (selon une analyse de la population admissible à la Prestation). Le nombre de membres de la famille bénéficiant indirectement du dépassement du seuil de pauvreté par prestataire a été estimé à 0,6 (selon une analyse de la taille moyenne des familles vivant dans la pauvreté au sein de la population admissible).
Les rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s dans le tableaurĂ©fĂ©rence 8 ci-dessous. En raison de lâĂ©volution imprĂ©visible des taux de pauvretĂ© dans le temps, ces prĂ©visions doivent toutefois ĂȘtre abordĂ©es avec circonspection au-delĂ de la fin de la dĂ©cennie.
| 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | 2030-2031 | 2031-2032 | 2032-2033 | 2033-2034 | 2034-2035 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de prestataires | 465 000 | 515 000 | 560 000 | 610 000 | 615 000 | 620 000 | 625 000 | 630 000 | 635 000 | 640 000 |
| Membres de la famille des prestataires | 745 000 | 820 000 | 895 000 | 975 000 | 980 000 | 990 000 | 1,00 M$ | 1,01 M$ | 1,01 M$ | 1,02 M$ |
| Prestataires en situation de pauvreté | 220 000 | 240 000 | 265 000 | 285 000 | 290 000 | 290 000 | 295 000 | 295 000 | 300 000 | 300 000 |
| Canadiens handicapés en ùge de travailler sortis de la pauvreté | 20 000 | 20 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 | 25 000 |
| Membres de la famille des personnes sorties de la pauvreté | 10 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 | 15 000 |
Source : EnquĂȘte canadienne sur lâincapacitĂ©, 2017, et Fichier de familles T1
Les efforts dĂ©ployĂ©s pour lutter contre la pauvretĂ© permettent dâamĂ©liorer la qualitĂ© de vie des personnes en situation de handicap et des membres de leur famille en ce qui concerne :
- lâalimentation et la santĂ©rĂ©fĂ©rence 9;
- la fréquentation scolaireréférence 10;
- lâobtention de meilleurs rĂ©sultats sur le marchĂ© du travail (bien que lâon ne sâattende pas Ă ce que ces rĂ©sultats sâamĂ©liorent avant plusieurs annĂ©es puisquâun certain temps est requis pour complĂ©ter la formation et lâĂ©ducation pour ceux qui sont en mesure de le faire grĂące Ă la Prestation)rĂ©fĂ©rence 10;
- la sĂ©curitĂ© financiĂšre et lâautonomisation personnelle qui en dĂ©coulerĂ©fĂ©rence 11.
La prĂ©sentation dâune demande du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et dâune dĂ©claration de revenus permettra Ă©galement Ă ces personnes dâaccĂ©der Ă des programmes de prestations fĂ©dĂ©rales auxquels ils nâavaient pas accĂšs jusquâĂ maintenant (par exemple le rĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-invaliditĂ© [REEI], le crĂ©dit pour la TPS/TVH). Cet avantage indirect peut parfois ĂȘtre trĂšs important; au cours de leur vie, les bĂ©nĂ©ficiaires dâun REEI peuvent recevoir jusquâĂ 20 000 $ en contributions gouvernementales dans le cadre de leur rĂ©gime dâĂ©pargne, mĂȘme sâils nâont pas les moyens dây cotiser.
Un meilleur revenu amĂ©liorera Ă©galement la capacitĂ© des prestataires Ă prendre soin de leur santĂ©, ce qui peut conduire Ă des rĂ©sultats positifs en matiĂšre de santĂ©, Ă©ventuellement Ă une diminution du recours aux soins de santĂ© Ă long terme, et Ă de plus grandes possibilitĂ©s de participer au marchĂ© du travail, dâoĂč une diminution des dĂ©penses de santĂ©.
ĂnoncĂ© des coĂ»ts et des avantages
- Nombre dâannĂ©es : 10 (2025-2026 Ă 2034-2035)
- Année du prix : 2024
- Année de référence de la valeur actuelle : 2025
- Taux dâactualisation : 7 %
| Intervenant touché | Description des coûts | Année de référence | Année 5 | DerniÚre année | Total (valeur actuelle) |
Valeur annualisée |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canadiens | Demandes de Prestation canadienne pour les personnes handicapées | 6 762 844 $ | 72 719 $ | 72 719 $ | 8 309 010 $ | 1 183 016 $ |
| Demandes de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es | 16 054 763 $ | 21 995 025 $ | 27 935 287 $ | 152 026 741 $ | 21 645 188 $ | |
| Production de déclarations de revenus | 6 586 783 $ | 8 711 552 $ | 9 065 680 $ | 57 866 487 $ | 8 238 886 $ | |
| Gouvernement | Frais administratifs pour Emploi et Développement social Canada | 37 066 679 $ | 25 045 917 $ | 24 470 486 $ | 191 224 559 $ | 27 226 132 $ |
| Frais administratifs pour lâAgence du revenu du Canada | 12 982 987 $ | 9 867 729 $ | 4 896 434 $ | 58 296 312 $ | 8 300 083 $ | |
| Frais administratifs pour le Service canadien dâappui aux tribunaux administratifs | 1 668 084 $ | 1 705 527 $ | 1 672 085 $ | 11 981 696 $ | 1 705 924 $ | |
| Tous les intervenants | Total des coûts | 81 122 141 $ | 67 398 468 $ | 68 112 690 $ | 479 705 204 $ | 68 299 229 $ |
Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en modifiant trois des hypothĂšses concernant les coĂ»ts pour les Canadiens : les honoraires demandĂ©s par les professionnels de la santĂ© pour remplir la partie B du formulaire pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es (qui sont passĂ©s de 125 $ pour lâanalyse coĂ»ts-avantages principale Ă 150 $ pour lâanalyse de sensibilitĂ©), la proportion des demandeurs de la Prestation qui, autrement, ne rempliraient pas de dĂ©claration de revenus (qui est passĂ©e de 10 % Ă 20 %), et les honoraires des fournisseurs de services professionnels non mĂ©dicaux (qui sont passĂ©s de 100 $ Ă 450 $). Ces hypothĂšses plus Ă©levĂ©es font passer la valeur actuelle des coĂ»ts pour les Canadiens de 218,2 millions de dollars Ă 339,0 millions de dollars. Les rĂ©sultats sont disponibles sur demande dans le rapport dâanalyse coĂ»ts-avantages dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada.
Retombées chiffrées (non monétaires) et qualitatives
Retombées positives
Parmi les quatre millions de Canadiens en situation de handicap en Ăąge de travailler, 917â 000 vivent dans la pauvretĂ©, soit deux fois plus que leurs pairs sans handicap (23 % contre 12 %, selon le seuil de pauvretĂ© officiel du Canada, la mesure du panier de consommation [MPC])rĂ©fĂ©rence 5. La MPC reprĂ©sente le coĂ»t dâun panier qui comprend : un rĂ©gime alimentaire nutritif, des vĂȘtements et des chaussures, un abri, un transport et dâautres fournitures nĂ©cessaires (comme des articles de soins personnels ou des fournitures mĂ©nagĂšres). Le coĂ»t du panier est comparĂ© au revenu disponible de chaque famille pour dĂ©terminer les taux de faible revenu. Le taux de pauvretĂ© augmente avec la gravitĂ© de lâincapacitĂ©, 28 % des personnes ayant des incapacitĂ©s sĂ©vĂšres et 34 % des personnes ayant des incapacitĂ©s trĂšs sĂ©vĂšres vivant dans la pauvretĂ©rĂ©fĂ©rence 5.
Au cours de la premiÚre année (2025-2026), on estime que la Prestation sera versée à 465 000 prestataires et à 745 000 membres de leur famille. De ce nombre, 20 000 prestataires en situation de handicap sortiraient de la pauvreté. En outre, 10 000 membres de leur famille sortiraient de la pauvreté.
Au cours de la dixiÚme année (2034-2035), on estime que 640 000 prestataires et 1,02 million de membres de leur famille recevront la Prestation. Parmi eux, 25 000 prestataires sortiraient de la pauvreté, ainsi que 15 000 membres de leur famille.
Pour les personnes en situation de handicap et les membres de leur famille, quâils soient ou non sortis du seuil de pauvretĂ©, leur qualitĂ© de vie pourrait sâamĂ©liorer dans les domaines suivants :
- lâalimentation et la santĂ©;
- la fréquentation scolaire;
- lâobtention de meilleurs rĂ©sultats sur le marchĂ© du travail (bien que lâon ne sâattende pas Ă ce que ces rĂ©sultats sâamĂ©liorent avant plusieurs annĂ©es, puisquâun certain temps est requis pour complĂ©ter la formation et lâĂ©ducation pour ceux qui sont en mesure de le faire grĂące Ă la Prestation);
- la sĂ©curitĂ© financiĂšre et lâautonomisation personnelle qui en dĂ©coule.
Lentille des petites entreprises
Lâanalyse sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le RĂšglement nâaura aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes.
RÚgle du « un pour un »
La rĂšgle du « un pour un » ne sâapplique pas, car le RĂšglement nâoccasionnera aucun changement au niveau du fardeau administratif imposĂ© aux entreprises.
Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation
Cette proposition nâest pas liĂ©e Ă un plan de travail ni Ă un engagement dans un cadre officiel de coopĂ©ration en matiĂšre de rĂ©glementation.
Ătant donnĂ© lâinteraction potentiellement complexe entre la Prestation et les programmes fondĂ©s sur le revenu administrĂ©s par les provinces et territoires, il sera important de collaborer avec les autres ordres de gouvernement en vue dâatteindre les objectifs de la Prestation.
Les provinces et territoires ont Ă©tĂ© consultĂ©s pour crĂ©er une base de connaissances et assurer une meilleure comprĂ©hension des interactions possibles entre la Prestation et les autres programmes dâaide sociale et de soutien du revenu et pour chercher Ă rĂ©duire les possibles consĂ©quences ou interactions nĂ©gatives involontaires. Les consultations ont commencĂ© Ă lâĂ©tĂ© 2021 dans le cadre dâune rencontre des ministres responsables des services sociaux du gouvernement fĂ©dĂ©ral et des gouvernements provinciaux et territoriaux. Il a Ă©tĂ© question lors de la rĂ©union des objectifs de la Prestation ainsi que de lâattente comme quoi la Prestation viendra complĂ©ter et non remplacer les prestations provinciales et territoriales destinĂ©es aux personnes en situation de handicap. En plus du travail conjoint rĂ©alisĂ© avec des reprĂ©sentants fĂ©dĂ©raux et provinciaux, la ministre a participĂ© Ă des rencontres bilatĂ©rales avec ses homologues des provinces et des territoires.
Les discussions multilatĂ©rales et bilatĂ©rales se poursuivront avec les provinces et les territoires pour rĂ©gler la question de lâinteraction entre la Prestation et les mesures dâaide provinciales et territoriales Ă lâintention des personnes en situation de handicap. Ces discussions et rencontres ont toutes pour but de veiller Ă ce que les personnes en situation de handicap reçoivent la totalitĂ© de la Prestation Ă laquelle elles ont droit.
Effets sur lâenvironnement
ConformĂ©ment Ă la Directive du Cabinet sur lâĂ©valuation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique, une analyse prĂ©liminaire a conclu quâune Ă©valuation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique nâĂ©tait pas nĂ©cessaire.
Analyse comparative entre les sexes plus
Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© entreprise pour le RĂšglement. Pour ĂȘtre admissible Ă la Prestation, il faut notamment que les personnes produisent une dĂ©claration de revenus et de prestations chaque annĂ©e et quâelles aient Ă©tĂ© jugĂ©es admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, ce qui cible un sous-groupe de la population de personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler, et plus particuliĂšrement les personnes ayant une incapacitĂ© grave et prolongĂ©e. Certaines personnes ressentiront plus que dâautres les effets associĂ©s aux exigences.
Personnes en ùge de travailler ayant une incapacité grave
La nĂ©cessitĂ© dâĂȘtre dĂ©clarĂ© admissible Ă un crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pour avoir droit Ă la Prestation peut poser des problĂšmes Ă certaines personnes en situation de handicap qui nâen ont jamais fait la demande auparavant, car elles devront remplir un formulaire de demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et pourraient se voir imposer des frais par les professionnels de la santĂ© pour le remplissage du formulaire en question. Selon les donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada (page Web des statistiques sur le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es), un peu moins de 550 000 Canadiens en situation de handicap en Ăąge de travailler ont Ă©tĂ© jugĂ©s admissibles Ă un crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en 2021rĂ©fĂ©rence 12, ce qui reprĂ©sente seulement 13 % de la population de personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler.
On prĂ©voit que la nĂ©cessitĂ© dâobtenir un crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es fera augmenter le nombre de personnes qui en feront la demande — on estime quâil pourrait y avoir un peu plus dâun million de personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler jugĂ©es admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es dâici 2028-2029. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, dans le budget de 2024, il est prĂ©vu que des fonds serviront Ă aider Ă couvrir les coĂ»ts dâobtention des formulaires mĂ©dicaux nĂ©cessaires pour demander le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es.
Genre
Ă lâĂ©tape de la publication prĂ©alable, lâanalyse menĂ©e grĂące aux donnĂ©es administratives du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es semblait indiquer que les femmes en situation de handicap en Ăąge de travailler seraient plus susceptibles de bĂ©nĂ©ficier de la Prestation en raison de leurs niveaux de revenu individuels moins Ă©levĂ©s. DâaprĂšs une analyse supplĂ©mentaire fondĂ©e sur la modĂ©lisation interne dâEmploi et DĂ©veloppement social Canada, laquelle tient compte du revenu des Ă©poux ou des conjoints de fait et comprend les personnes probablement admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, mais qui nâont pas encore prĂ©sentĂ© de demande, les hommes seront plus nombreux Ă bĂ©nĂ©ficier de la Prestation. Or, en raison de lâincertitude associĂ©e Ă lâestimation des caractĂ©ristiques dĂ©mographiques des demandeurs potentiels du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, il est difficile dâaffirmer avec certitude quâun genre en particulier en bĂ©nĂ©ficiera de façon disproportionnĂ©e.
Situation des particuliers dans le ménage
Pour les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler, leur situation dans le mĂ©nage a une grande incidence sur la probabilitĂ© de connaĂźtre lâinsĂ©curitĂ© financiĂšre. Celles qui vivent seules et qui sont chefs de famille monoparentale sont plus susceptibles de connaĂźtre la pauvretĂ© que celles qui ont une famille et qui sont en couple. En 2017, 36 % des parents seuls en Ăąge de travailler ayant une incapacitĂ© lĂ©gĂšre et 43 % des parents seuls ayant une incapacitĂ© grave vivaient sous le seuil de la pauvretĂ©. Parmi les personnes seules ayant une incapacitĂ© grave, 63 % vivaient dans la pauvretĂ©, comparativement Ă 9 % pour celles qui vivaient en couple au sein de leur famillerĂ©fĂ©rence 5. Par consĂ©quent, les personnes vivant seules et qui sont chefs de famille monoparentale seront proportionnellement plus nombreuses Ă bĂ©nĂ©ficier de la Prestation proposĂ©e par le rĂšglement en raison du haut taux de pauvretĂ© qui les affecte.
ConformĂ©ment au RĂšglement, le revenu est constituĂ© de toutes les sources dâargent que les personnes et leurs Ă©poux ou conjoints de fait visĂ©s doivent dĂ©clarer chaque annĂ©e Ă lâAgence du revenu du Canada dans leurs dĂ©clarations de revenus et de prestations, ce qui se traduit par un montant de prestations infĂ©rieur pour les personnes vivant en couple par rapport Ă celles ne comptant que sur leur revenu individuel. Cela peut accentuer les situations de dĂ©pendance financiĂšre, dans la mesure oĂč le montant de la Prestation dâune personne est rĂ©duit en raison du revenu de son partenaire. Pour remĂ©dier Ă ce problĂšme, le RĂšglement prĂ©voit un seuil de revenu et une exonĂ©ration du revenu de travail plus Ă©levĂ©s pour les couples que pour les personnes seules, ce qui devrait attĂ©nuer les effets des sources de revenu du conjoint ou du partenaire sur le montant de la Prestation. Les Autochtones en situation de handicap sont plus susceptibles que les non-Autochtones en situation de handicap de ressentir les effets bĂ©nĂ©fiques de la Prestation. Dans lâEnquĂȘte auprĂšs des peuples autochtones de 2017, 31 % des rĂ©pondants vivant hors rĂ©serve ont dĂ©clarĂ© avoir une incapacitĂ©, et un peu moins de 33 % ont dĂ©clarĂ© vivre dans la pauvretĂ©rĂ©fĂ©rence 13. Les MĂ©tis et les membres des PremiĂšres Nations Ă©taient proportionnellement plus nombreux (1 sur 3) Ă dĂ©clarer une incapacitĂ© alors que les Inuits Ă©taient les moins nombreux (1 sur 5). Le taux de pauvretĂ© chez les membres des PremiĂšres Nations en situation de handicap Ă©tait de 40 %, et chez les MĂ©tis en situation de handicap, de 25 %.
Les Autochtones pourraient toutefois devoir faire face Ă des obstacles disproportionnĂ©s lors de leur demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. En effet, un grand nombre dâAutochtones vivent loin dâun grand centre urbain (câest le cas pour environ 60 % des membres des PremiĂšres Nations, 44 % des MĂ©tis et 85 % des Inuits)rĂ©fĂ©rence 14, ce qui peut occasionner des difficultĂ©s pour effectuer la demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en raison de lâaccĂšs limitĂ© Ă des professionnels de la santĂ© pouvant remplir leur formulaire de demande. Par exemple, au Manitoba, les membres adultes des PremiĂšres Nations qui sont en situation de handicap sont moins susceptibles dâavoir accĂšs aux services pour personnes en situation de handicap dont ils ont besoin lorsquâils vivent dans une rĂ©serve que lorsquâils vivent hors rĂ©serverĂ©fĂ©rence 15.
Pour aider les personnes qui rencontrent des obstacles durant le processus de demande du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, lâAgence du revenu du Canada continuera dâoffrir de lâinformation et du soutien aux clients pour amĂ©liorer lâaccessibilitĂ© du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Les renseignements que fournit lâAgence du revenu du Canada portent sur les prestations, les crĂ©dits et les mesures fiscales offertes Ă des groupes prĂ©cis, y compris lâinformation sur le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es. Ces services sont offerts par lâentremise dâun agent qui fait du rĂ©seautage avec diverses organisations (par exemple des organismes caritatifs, des refuges, des foyers pour personnes ĂągĂ©es, des centres dâamitiĂ©, des associations dâimmigrants ainsi que des Ă©coles) qui offrent des services aux personnes en situation dâinsĂ©curitĂ© du logement, aux Autochtones, aux personnes touchant un faible revenu, aux nouveaux arrivants au Canada, et aux personnes en situation de handicap. Des services mobiles sont Ă©galement offerts aux membres des communautĂ©s Ă©loignĂ©es et nordiques.
De plus, comme il a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© prĂ©cĂ©demment, le budget de 2024 prĂ©voit du financement pour un programme dâaide qui sera offert par des organisations communautaires ayant une expertise dans le soutien du revenu aux personnes en situation de handicap. Dans le cadre de ce programme, de lâaide sera offerte aux personnes vulnĂ©rables en situation de handicap (dont les Autochtones en situation de handicap) pour leur faire connaĂźtre les programmes dâaide fĂ©dĂ©raux, provinciaux, territoriaux et locaux, y compris la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es.
Populations racisées
Lâintersection de lâinvaliditĂ© et de la racialisation a une incidence importante sur lâinsĂ©curitĂ© financiĂšre. Parmi les Canadiens handicapĂ©s en Ăąge de travailler, ceux qui se sont dĂ©clarĂ©s membres dâune population racialisĂ©e Ă©taient plus susceptibles de vivre dans la pauvretĂ© que ceux qui ne lâont pas fait (24 % contre 20 %)rĂ©fĂ©rence 5. Le taux de pauvretĂ© Ă©tait le plus Ă©levĂ© chez les Noirs (40 %) et les Asiatiques du Sud (27 %). Ces statistiques indiquent que les personnes en situation de handicap en Ăąge de travailler de ces populations sont plus susceptibles de bĂ©nĂ©ficier du soutien financier que le RĂšglement offrirait.
2ELGBTQI+
Plus du quart (27 %) des personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, intersexuĂ©es et dâautres personnes (2ELGBTQI+) qui sâidentifient comme faisant partie de communautĂ©s sexuelles et de genres diversifiĂ©s dans le sondage du Plan dâaction 2ELGBTQI+ sâidentifiaient comme des personnes vivant avec un handicaprĂ©fĂ©rence 16. Bien que les taux dâemploi et les revenus moyens ne soient pas connus pour les personnes en situation de handicap 2ELGBTQI+, ils sont souvent plus faibles pour les communautĂ©s 2ELGBTQI+, ce qui entraĂźne des taux plus Ă©levĂ©s de pauvretĂ© et de prĂ©caritĂ© financiĂšrerĂ©fĂ©rence 16. En 2018, 33 % des Canadiens 2ELGBTQI+ (comparativement Ă 27 % des Canadiens non 2ELGBTQI+) trouvaient difficile ou trĂšs difficile de rĂ©pondre Ă leurs besoins en matiĂšre de transport, de logement, de nourriture, de vĂȘtements, de participation Ă certaines activitĂ©s sociales et dâautres dĂ©penses nĂ©cessairesrĂ©fĂ©rence 16.
Compte tenu de ces statistiques, il est probable que le rĂšglement aura une incidence positive sur les personnes en situation de handicap 2ELGBTQI+ en raison du soutien du revenu que la Prestation offrirait.
Population itinérante
Les recherches dĂ©montrent que 13 % des personnes en situation de handicap font partie de lâitinĂ©rance cachĂ©e (par exemple les personnes qui doivent habiter temporairement chez des membres de leur famille, chez des amis, ou ailleurs) comparativement Ă 6 % des personnes sans handicaprĂ©fĂ©rence 17. Le fait dâexiger que le calcul du montant de la Prestation soit fondĂ© sur les donnĂ©es de la dĂ©claration de revenus de prestations de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente et lâutilisation du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es peut faire en sorte quâil soit difficile pour cette population dâaccĂ©der Ă la Prestation.
Une recherche ethnographique menĂ©e par lâAgence du revenu du Canada en 2017 au sujet des habitudes de production des dĂ©clarations de revenus des sans-abri a rĂ©vĂ©lĂ© que les participants avaient un Ă©ventail dâhabitudes de production des dĂ©clarations de revenus, allant de ceux qui produisent une dĂ©claration annuelle Ă ceux qui nâen produisent pasrĂ©fĂ©rence 18. Pour aider Ă rĂ©gler ce problĂšme et comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© ci-dessus, lâAgence du revenu du Canada continuera dâoffrir des services de sensibilisation et de soutien Ă la clientĂšle. On prĂ©voit Ă©galement que le programme de soutien Ă la navigation mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment aidera Ă mettre en contact les personnes en situation de handicap vulnĂ©rables (y compris les sans-abri handicapĂ©s) avec les programmes fĂ©dĂ©raux, provinciaux, territoriaux ou locaux qui peuvent les aider, y compris la Prestation.
Mise en Ćuvre, conformitĂ© et application, et normes de service
Mise en Ćuvre
Entrée en vigueur
Le RĂšglement entre en vigueur le 15 mai 2025.
Le versement et lâadministration de la Prestation sont dirigĂ©s par Service Canada. LâAgence du revenu du Canada est chargĂ©e de dĂ©terminer lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et de recevoir les dĂ©clarations de revenus et de prestations.
Les particuliers peuvent prĂ©senter une demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en tout temps au cours de lâannĂ©e en remplissant le formulaire de certificat pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es (formulaire T2201), qui contient une section Ă faire complĂ©ter par un professionnel de la santĂ©, et en le soumettant Ă lâAgence du revenu du Canada.
Service Canada fournira le processus Ă suivre pour prĂ©senter une demande de la Prestation. Ce processus comprendra de multiples façons de prĂ©senter une demande, comme en ligne sur le site Web du gouvernement du Canada, par tĂ©lĂ©phone grĂące Ă un centre dâappels spĂ©cialisĂ©, et en personne dans les bureaux de Service Canada. De lâaide sera Ă©galement disponible en personne dans les bureaux de Service Canada et dans les centres dâappels de Service Canada.
Pour faciliter le versement et lâadministration de la Prestation, la crĂ©ation dâun mĂ©canisme dâĂ©change de donnĂ©es entre Emploi et DĂ©veloppement social Canada et lâAgence du revenu du Canada est en cours afin de partager les renseignements requis (par exemple Ăąge, rĂ©sidence, Ă©tat matrimonial ou union libre, donnĂ©es sur le revenu, situation dâincarcĂ©ration), qui est autorisĂ© par la loi. Le paragraphe 241(4) de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu autorise le partage de renseignements sur les contribuables recueillis en vertu de la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu avec un fonctionnaire aux fins de lâadministration et de lâapplication de la Loi sur la PCPH. Toutes les utilisations des donnĂ©es recueillies de cette façon seront rĂ©gies par la partie 4 de la Loi sur le ministĂšre de lâEmploi et du DĂ©veloppement social, la Loi de lâimpĂŽt sur le revenu, la Loi sur la protection des renseignements personnels et les politiques et directives pertinentes du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (par exemple la Directive sur les pratiques relatives Ă la protection de la vie privĂ©e, la Politique sur la protection de la vie privĂ©e et la Directive sur le numĂ©ro dâassurance sociale).
Ă titre dâadministrateur de la Prestation, Service Canada modifiera Ă©galement le montant de la Prestation et corrigera les erreurs administratives en fonction des renseignements disponibles. Les demandes de rĂ©examen de lâadmissibilitĂ© Ă la Prestation, du montant de la Prestation et des sanctions pĂ©cuniaires seront la responsabilitĂ© de Service Canada. Pour mieux rĂ©pondre aux changements dans la vie des prestataires, Service Canada recalculera et réévaluera la Prestation en fonction des donnĂ©es de lâAgence du revenu du Canada concernant lâĂąge, lâadmissibilitĂ© au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, la rĂ©sidence et lâĂ©tat matrimonial.
LâĂ©quipe de lâexpĂ©rience client de Service Canada a contribuĂ© Ă lâĂ©laboration du processus de demande de la Prestation dans le but de concevoir une expĂ©rience exempte dâobstacles, dans la mesure du possible, pour tous les clients et Ă toutes les Ă©tapes (par exemple recherche dâinformation, processus de demande et octroi de la Prestation).
Service Canada continuera dâentreprendre des travaux pour dĂ©velopper lâinfrastructure des TI et lâadministration du versement, y compris la prĂ©paration dâententes dâĂ©change de renseignements connexes avec lâAgence du revenu du Canada. Ces systĂšmes seront en place dâici juin 2025 afin de permettre le traitement des demandes pour que les versements de la Prestation puissent dĂ©buter en juillet 2025 comme prĂ©vu.
LâAgence du revenu du Canada continuera dâoffrir des services de sensibilisation et de soutien aux clients par lâentremise des modes de prestation existants, y compris la Section du soutien aux personnes handicapĂ©es autochtones, afin de fournir des renseignements aux personnes au sujet du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et de la Prestation. Service Canada et lâAgence du revenu du Canada entreprendront des activitĂ©s de prise de contact et de sensibilisation, en mettant lâaccent sur les groupes marginalisĂ©s.
Demandes
Les personnes devront prĂ©senter la demande de Prestation Ă Service Canada. Plusieurs moyens de prĂ©senter une demande – lesquels sont tous soumis Ă des tests dâaccessibilitĂ© approfondis – sont en cours dâĂ©laboration pour rĂ©pondre aux diffĂ©rents besoins des particuliers. Les demandes sont conçues pour ĂȘtre accessibles et lâinformation requise de la part des particuliers est minime. Les demandes et les lettres de dĂ©termination de lâadmissibilitĂ© sont rĂ©digĂ©es en langage clair et en cours dâexamen par des personnes en situation de handicap afin dâidentifier les obstacles. Les clients seront en mesure de prĂ©senter une demande Ă temps pour recevoir le premier versement de la Prestation en juillet 2025.
Ă la date du lancement de la Prestation, la demande devrait ĂȘtre accessible Ă tous et les particuliers devraient ĂȘtre en mesure de prĂ©senter leur demande en ligne, par tĂ©lĂ©phone, en personne ou en remplissant la version imprimable.
Service Canada enverra des lettres dâinvitation Ă prĂ©senter une demande aux personnes probablement admissibles Ă la Prestation en se basant sur les donnĂ©es disponibles de lâAgence du revenu du Canada (par exemple, les personnes admissibles au crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es qui ont soumis une dĂ©claration de revenus et qui se situent sous les seuils de revenu). Cette approche sera initiĂ©e par Service Canada. La lettre inclura des instructions sur comment et oĂč prĂ©senter une demande par lâune des voies disponibles, ainsi quâun code de demande pour prĂ©senter une demande. Le code de demande jumelĂ© au numĂ©ro dâassurance sociale (NAS) du demandeur permettra Ă Service Canada de confirmer son identitĂ© lorsquâune demande est prĂ©sentĂ©e. Le demandeur devra confirmer quâil souhaite prĂ©senter une demande de Prestation. Des initiatives de sensibilisation ciblĂ©es menĂ©es par lâentremise des rĂ©seaux de la communautĂ© des personnes en situation de handicap et des mises Ă jour sur leur page Web officielle pourront ĂȘtre utilisĂ©es pour aviser les demandeurs potentiels au sujet de la diffusion imminente de lettres dâinvitation Ă prĂ©senter une demande et des dĂ©lais préétablis.
Les clients auront la possibilité de présenter leur demande avec ou sans code de demande.
Les demandeurs recevront une lettre de dĂ©termination de Service Canada une fois que la demande aura Ă©tĂ© soumise et Ă©valuĂ©e. Sâil sâavĂšre admissible Ă la Prestation, celui-ci recevra des renseignements au sujet du montant du versement auquel il a droit. Un demandeur pourrait aussi recevoir une lettre dâinadmissibilitĂ© Ă la Prestation contenant des dĂ©tails sur les mesures Ă prendre pour devenir admissible (par exemple possĂ©der un certificat valide pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, produire une dĂ©claration de revenus, etc.). Pour maintenir la Prestation, une personne admissible doit produire une dĂ©claration de revenus chaque annĂ©e, et veiller Ă ce que le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es et les renseignements personnels soient Ă jour.
Lâobjectif est que la demande imprimable soit disponible en ligne et dans les centres Service Canada. Une fois la demande remplie, les clients auront lâoption de la soumettre par la poste ou en personne dans un Centre Service Canada.
Service Canada procĂšde Ă lâĂ©laboration de mĂ©canismes, de directives et de formations pour sâassurer que la demande et la gestion de la Prestation soient accessibles aux personnes qui ont besoin dâun soutien accru. Les particuliers seront en mesure de nommer une personne de confiance (comme un ami ou un membre de la famille) pour les aider Ă prĂ©senter une demande, Ă demander le rĂ©examen dâune dĂ©cision ou Ă en appeler dâune dĂ©cision sans avoir besoin dâune autorisation lĂ©gale. Si une personne souhaite communiquer avec Service Canada pour transmettre ou recevoir des renseignements au nom dâune autre personne, Service Canada exigera un formulaire « Consentement Ă communiquer des renseignements Ă une personne autorisĂ©e » dĂ»ment rempli ou une lettre de « contact autorisĂ© ». Lâautorisation de communiquer est diffĂ©rente de lâautorisation de prendre des dĂ©cisions lĂ©gales au nom dâune autre personne.
Un reprĂ©sentant doit avoir lâautorisation lĂ©gale (par exemple un pouvoir de procuration, de tuteur ou de fiduciaire) pour recevoir un versement de la Prestation au nom dâune autre personne.
Un reprĂ©sentant qui prĂ©sente une demande de Prestation au nom dâune autre personne aura la possibilitĂ© de le faire en ligne ou en personne. Celui-ci aura nĂ©anmoins accĂšs Ă tous les services de soutien de Service Canada.
Pour prĂ©senter une demande du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, les particuliers peuvent dĂ©sormais complĂ©ter la partie A du formulaire T2201 (certificat pour le crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es) en ligne par lâentremise du portail sĂ©curisĂ© « Mon dossier » de lâARC, ou par tĂ©lĂ©phone. Cela signifie quâils ne sont plus obligĂ©s dâimprimer le formulaire T2201, de le remplir Ă la main et de le prĂ©senter en personne Ă un praticien. Une fois le formulaire rempli, le demandeur reçoit un numĂ©ro de rĂ©fĂ©rence destinĂ© au praticien, qui sâen sert ensuite pour complĂ©ter la partie B du formulaire T2201. Lorsque la demande a Ă©tĂ© envoyĂ©e Ă lâARC, le demandeur peut vĂ©rifier lâĂ©tat de sa demande en consultant le suivi des progrĂšs dans « Mon dossier ». La version papier traditionnelle du formulaire T2201 demeure accessible pour les personnes qui sont incapables de remplir leur demande en ligne ou par tĂ©lĂ©phone, ou qui prĂ©fĂšrent le faire sur papier.
Certaines demandes du crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es sont complexes et prennent plus de temps Ă traiter, entre autres dans les cas oĂč il est nĂ©cessaire dâobtenir plus de renseignements ou une clarification de la part du praticien, ou lorsquâon exige des documents justificatifs du demandeur. LâAgence du revenu du Canada traite des demandes de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es pendant toute lâannĂ©e et il nây a pas de date limite pour la remise du formulaire T2201 complĂ©tĂ©. Lorsquâune personne est dĂ©clarĂ©e admissible au certificat pour crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es, Service Canada a accĂšs aux donnĂ©es en temps quasi rĂ©el aux fins de validation de lâadmissibilitĂ©.
Le reprĂ©sentant lĂ©gal dâun adulte peut prĂ©senter une demande de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es en son nom. Pour les personnes de moins de 18 ans, le tuteur lĂ©gal peut prĂ©senter la demande.
Paiements
Dans la mesure du possible, Service Canada effectuera les versements par dépÎt direct; dans le cas des clients qui ne donnent pas de renseignements pour le dépÎt direct, Service Canada enverra des chÚques.
Mesure de lâincidence
Dans le cadre de la mesure de lâincidence du RĂšglement et de la Prestation dans son ensemble, les donnĂ©es dĂ©sagrĂ©gĂ©es seront utilisĂ©es pour surveiller lâincidence de la Prestation sur les niveaux de pauvretĂ© chez divers groupes de personnes en situation de handicap Ă lâaide de lâEnquĂȘte canadienne sur lâinvaliditĂ©, des mesures de la qualitĂ© de vie de Statistique Canada et de nouveaux indicateurs Ă©laborĂ©s dans le cadre dâune stratĂ©gie de donnĂ©es dans le cadre du Plan dâaction pour lâinclusion des personnes en situation de handicap.
Les indicateurs de rendement pour mesurer les rĂ©sultats reposeront principalement sur lâEnquĂȘte canadienne sur lâinvaliditĂ© menĂ©e aprĂšs le Recensement, lâEnquĂȘte canadienne sur le revenu annuel et les donnĂ©es administratives du programme.
La Loi sur la PCPH exigeait quâun rapport soit dĂ©posĂ© au Parlement au plus tard le 22 dĂ©cembre 2024, indiquant comment le gouvernement sâest acquittĂ© de son obligation de mobiliser la communautĂ© des personnes en situation de handicap et de collaborer avec elle Ă lâĂ©laboration du rĂšglement. Le premier Rapport Ă la Chambre des communes sur la Prestation canadienne pour les personnes handicapĂ©es : mobilisation auprĂšs de la communautĂ© des personnes en situation de handicap a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© le 14 dĂ©cembre 2024. De plus, un autre rapport doit ĂȘtre prĂ©sentĂ© au Parlement dâici le 22 juin 2025 sur les progrĂšs rĂ©alisĂ©s Ă lâĂ©gard du processus de rĂ©glementation.
Conformité et application
Le versement de la Prestation nĂ©cessitera des activitĂ©s de conformitĂ© et dâapplication pour prĂ©venir la fraude, punir lâexploitation financiĂšre, et prĂ©venir et attĂ©nuer les versements excĂ©dentaires. Les infractions et les sanctions administratives pĂ©cuniaires seront supervisĂ©es par Service Canada. La Direction gĂ©nĂ©rale des services dâintĂ©gritĂ© de Service Canada sera chargĂ©e dâĂ©laborer les mĂ©canismes et les procĂ©dures pour entreprendre des activitĂ©s de conformitĂ©, y compris des enquĂȘtes sur lâidentitĂ© et la fraude.
LâAgence du revenu du Canada continuera dâĂȘtre responsable du traitement et de lâassurance que les dĂ©clarations de revenus et de prestations et les demandes de crĂ©dit dâimpĂŽt pour personnes handicapĂ©es sont complĂštes et exactes.
Normes de service
Service Canada conçoit des normes de service pour le versement et lâadministration de la Prestation qui seront mises en Ćuvre avant le lancement de la Prestation. Les mesures des normes de service accessibles au public, comme ce qui est disponible dans lâInfoBase du GC, sont habituellement Ă©laborĂ©es un an aprĂšs le lancement de la Prestation ou du programme afin de dĂ©terminer ce qui est rĂ©alisable en fonction des donnĂ©es de rĂ©fĂ©rence disponibles. Les mesures des normes de service pourraient comprendre, par exemple, la rapiditĂ© avec laquelle les centres dâappels de Service Canada rĂ©pondent aux demandes de renseignements au sujet de la Prestation (par exemple la proportion dâappels au sujet de la Prestation auxquels on rĂ©pond dans un dĂ©lai de 10 minutes).
Service Canada prĂ©voit que la norme de service des centres dâappels pour la Prestation sâharmonisera avec ses autres normes de service des centres dâappels, câest-Ă -dire quâils doivent rĂ©pondre Ă 80 % des appels en 10 minutes ou moins. Cet objectif sera confirmĂ© et approuvĂ© lorsque les donnĂ©es auront Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es.
Personne-ressource
Mausumi Banerjee
Directrice exécutive
Bureau de la condition des personnes handicapées
Courriel : edsc.pcph-cdb.esdc@hrsdc-rhdcc.gc.ca