Autorisation de mise en marchĂ© permettant un seuil infĂ©rieur de calcium pour l’exemption de l’obligation de porter un symbole nutritionnel pour les produits prĂ©emballĂ©s lorsqu’il s’agit de fromage, de yogourt, de kĂ©fir ou de babeurre : DORS/2024-89

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 12

Enregistrement
DORS/2024-89 Le 15 mai 2024

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

En vertu du paragraphe 30.3(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence b, le ministre de la SantĂ© dĂ©livre l’Autorisation de mise en marchĂ© permettant un seuil infĂ©rieur de calcium pour l’exemption de l’obligation de porter un symbole nutritionnel pour les produits prĂ©emballĂ©s lorsqu’il s’agit de fromage, de yogourt, de kĂ©fir ou de babeurre, ci-après.

Ottawa, le 13 mai 2024

Le ministre de la Santé
Mark Holland

Autorisation de mise en marché permettant un seuil inférieur de calcium pour l’exemption de l’obligation de porter un symbole nutritionnel pour les produits préemballés lorsqu’il s’agit de fromage, de yogourt, de kéfir ou de babeurre

Interprétation

Terminologie

1 Les termes utilisés dans la présente autorisation s’entendent au sens du Règlement sur les aliments et drogues.

Exemptions

Fromage, yogourt, kéfir et babeurre

2 (1) Les produits prĂ©emballĂ©s, lorsqu’il s’agit de fromage ou de yogourt — notamment le yogourt Ă  boire — faits de produits laitiers, de kĂ©fir ou de babeurre, sont soustraits Ă  l’application du paragraphe B.01.350(12) du Règlement sur les aliments et drogues Ă  l’égard des gras saturĂ©s et des sucres, si la condition prĂ©vue au paragraphe (2) est respectĂ©e.

Condition

(2) Pour l’application du paragraphe B.01.350(9) du Règlement sur les aliments et drogues, les produits prĂ©emballĂ©s sont ceux dont le pourcentage de la valeur quotidienne pour le calcium, par portion indiquĂ©e ou par quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la plus Ă©levĂ©e de ces quantitĂ©s, est de 5 % ou plus.

Fromage

3 (1) Les produits préemballés, lorsqu’il s’agit de fromage fait de produits laitiers, sont soustraits à l’application du paragraphe B.01.350(12) du Règlement sur les aliments et drogues à l’égard du sodium, si la condition prévue au paragraphe (2) est respectée.

Condition

(2) Pour l’application du paragraphe B.01.350(11) du Règlement sur les aliments et drogues, les produits prĂ©emballĂ©s sont ceux dont le pourcentage de la valeur quotidienne pour le calcium, par portion indiquĂ©e ou par quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la plus Ă©levĂ©e de ces quantitĂ©s, est de 5 % ou plus.

Entrée en vigueur

Enregistrement

4 La présente autorisation entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie de l’Autorisation de mise en marché.)

Enjeux

Un apport adĂ©quat de calcium est nĂ©cessaire Ă  la santĂ© des os. Au Canada, le calcium est considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment nutritif dĂ©ficitaire en raison d’apports insuffisants. Afin d’attĂ©nuer la possibilitĂ© que le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage puisse avoir une incidence nĂ©gative sur l’apport en calcium au Canada, une autorisation de mise en marchĂ© (AMM) est prĂ©sentĂ©e pour Ă©tendre la portĂ©e des exemptions relatives Ă  l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage en mettant en Ĺ“uvre un seuil infĂ©rieur de calcium pour les produits prĂ©emballĂ©s, notamment le fromage ou le yogourt (y compris le yogourt Ă  boire) faits de produits laitiers, ainsi que le kĂ©fir et le babeurre. Cette AMM est adoptĂ©e en vertu du paragraphe 30.3(1) de la Loi sur les aliments et drogues (LAD).

Contexte

Un apport adĂ©quat de calcium est nĂ©cessaire pour la santĂ© des os, et en particulier pour rĂ©duire le risque d’ostĂ©oporose qui est rĂ©pandue au Canada. Le calcium est considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment nutritif dĂ©ficitaire en raison d’apports insuffisants au Canada : Ă  l’échelle nationale, la prĂ©valence d’un apport insuffisant en calcium varie considĂ©rablement, mais elle tend Ă  augmenter avec l’âge et est plus Ă©levĂ©e chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, les donnĂ©es de l’EnquĂŞte sur la santĂ© dans les collectivitĂ©s canadiennes – Nutrition (ESCC) de 2015 ont indiquĂ© que les hommes avaient une prĂ©valence d’apports insuffisants allant de 32 % entre 19 et 30 ans Ă  82 % Ă  71 ans et plus. Chez les femmes, la prĂ©valence des apports inadĂ©quats variait de 58 % chez les 19 Ă  30 ans Ă  93 % chez les 71 ans et plusrĂ©fĂ©rence 1.

Bien que de nombreux produits laitiers soient d’importantes sources de calcium pour les personnes au Canada, ils contiennent aussi des Ă©lĂ©ments nutritifs prĂ©occupants pour la santĂ© publique. En fait, les donnĂ©es de l’ESCC de 2015 ont montrĂ© que, pour les hommes et les femmes de 19 ans et plus, les produits laitiers, notamment le fromage, Ă©taient la principale source alimentaire de gras saturĂ©s. Le fromage a Ă©galement contribuĂ© de façon importante au sodium dans l’alimentation.

En 2022, le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage a instaurĂ© l’étiquetage nutritionnel obligatoire sur le devant de l’emballage pour la plupart des produits prĂ©emballĂ©s qui contiennent des niveaux de gras saturĂ©s, de sucres ou de sodium Ă©gaux ou supĂ©rieurs Ă  certains seuils. Plus prĂ©cisĂ©ment, le Règlement exige que ces produits portent un symbole nutritionnel indiquant qu’ils contiennent une teneur « Ă©levĂ© en Â» l’élĂ©ment(s) nutritif(s) prĂ©occupant(s) respectif(s), Ă  moins de bĂ©nĂ©ficier d’une exemption. Le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage est entrĂ© en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada le 20 juillet 2022, et est assujetti Ă  une pĂ©riode de transition qui prend fin le 31 dĂ©cembre 2025. Les niveaux d’élĂ©ments nutritifs prĂ©occupants pour la santĂ© publique dans de nombreux produits laitiers, comme le fromage et le yogourt, dĂ©passent les seuils de teneur « Ă©levĂ© en Â» par rapport au symbole nutritionnel et, par consĂ©quent, bon nombre de ces produits devront afficher un symbole nutritionnel de teneur « Ă©levĂ© en Â» une fois la pĂ©riode de transition terminĂ©e.

Pour attĂ©nuer la possibilitĂ© que l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage puisse avoir une incidence nĂ©gative sur l’apport en calcium au Canada, le paragraphe B.01.350(9) du Règlement sur les aliments et drogues (RAD) exempte conditionnellement le fromage et le yogourt faits de produits laitiers, ainsi que le kĂ©fir et le babeurre, de l’exigence d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en gras sat. Â» ou « Ă©levĂ© en sucres Â». Pour ĂŞtre admissible Ă  ces exemptions, la teneur en calcium du produit doit atteindre ou dĂ©passer le seuil applicable Ă©tabli au paragraphe B.01.350(12) du RAD (voir le tableau ci-dessous pour connaĂ®tre les seuils d’admissibilitĂ©). De plus, mĂŞme si le seuil de calcium est atteint, ces exemptions sont conditionnelles Ă  l’absence d’ingrĂ©dients contenant des gras saturĂ©s ou des sucres dans le produit [autres que ceux indiquĂ©s aux alinĂ©as B.01.350(9)a) et b) du RAD, respectivement].

En plus, Ă©tant donnĂ© que le sodium est nĂ©cessaire au processus de fabrication du fromage, le paragraphe B.01.350(11) du RAD exempte entièrement les fromages prĂ©emballĂ©s faits de produits laitiers ayant une teneur en calcium Ă©gale ou supĂ©rieure aux seuils Ă©tablis au paragraphe B.01.350(12) de l’exigence d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en sodium Â» (voir le tableau ci-dessous). Cette exemption s’applique peu importe lequel des ingrĂ©dients dans le produit contient du sodium.

Les donnĂ©es Ă  l’appui des exemptions liĂ©es aux produits laitiers proviennent de l’ESCC de 2015. Il est possible que les habitudes de consommation au Canada changent et que les produits laitiers comme le fromage ne soient plus une source importante de calcium, ce qui Ă©liminerait la nĂ©cessitĂ© d’une exemption des exigences mises en Ĺ“uvre par le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage Ă  l’avenir. Par consĂ©quent, lorsque le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage a Ă©tĂ© publiĂ©, SantĂ© Canada s’est engagĂ© Ă  réévaluer la nĂ©cessitĂ© de ces exemptions après 10 ans pour tenir compte des changements possibles de l’apport alimentaire en calcium.

Lorsque le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage entre en vigueur, plusieurs fromages fins et fraisrĂ©fĂ©rence 2 exigeront un symbole nutritionnel parce que leur teneur en calcium n’atteint pas le seuil applicable. Certains intervenants se sont dits prĂ©occupĂ©s que l’exigence du symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en Â» sur les aliments qui contribuent Ă  l’apport en calcium puisse dĂ©courager les personnes au Canada de consommer ces aliments. Bien que les fromages fins et frais contribuent gĂ©nĂ©ralement moins Ă  l’apport en calcium que les autres fromages, ils peuvent servir de source de calcium pour certaines personnes au Canada.

Objectif

L’objectif de cette AMM est d’étendre la portée des exemptions existantes de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour les produits laitiers en instaurant un seuil de calcium plus bas. Les types d’aliments admissibles aux exemptions demeurent les mêmes que ceux qui sont actuellement énoncés dans le RAD (c.-à-d. les produits préemballés qui sont du fromage ou du yogourt, y compris le yogourt à boire, fabriqué à partir de produits laitiers, ainsi que le kéfir et le babeurre).

SantĂ© Canada s’attend Ă  ce qu’en mettant en Ĺ“uvre d’un seuil plus bas, cette AMM augmentera le nombre de produits, notamment les fromages fins et frais, qui sont admissibles aux exemptions conditionnelles de l’exigence d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en gras sat. Â» ou « Ă©levĂ© en sucres Â» [voir le paragraphe B.01.350(9), RAD]. De mĂŞme, cette AMM augmentera le nombre de fromages prĂ©emballĂ©s faits de produits laitiers qui sont admissibles Ă  l’exemption complète de l’exigence d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en sodium Â».

Un seuil infĂ©rieur de calcium correspond Ă  la justification de l’exemption initiale, qui vise Ă  attĂ©nuer la possibilitĂ© que le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage puisse avoir une incidence nĂ©gative sur l’apport en calcium au Canada. Cette approche est Ă©galement conforme aux conditions pour faire une allĂ©gation de « source de calcium Â» sur l’étiquette.

Description

Cette AMM exemptera plus de produits de l’obligation d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en Â» en fournissant un seuil de calcium infĂ©rieur Ă  ce qui est Ă©tabli dans le RAD, comme l’indique le tableau ci-dessous. Le seuil infĂ©rieur s’appliquera aux deux exemptions conditionnelles Ă©noncĂ©es au paragraphe B.01.350(9) du RAD (qui exemptent conditionnellement le fromage et le yogourt, y compris le yogourt Ă  boire, qui sont faits de produits laitiers, ainsi que le kĂ©fir et le babeurre, de l’affichage du symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en gras sat. Â» et « Ă©levĂ© en sucres Â») ainsi qu’à l’exemption complète prĂ©vue au paragraphe B.01.350(11) du RAD (qui exempte entièrement le fromage fait de produits laitiers d’afficher le symbole nutritionnel « Ă©levĂ© en sodium Â»).

Les conditions qui déclenchent la perte des exemptions conditionnelles spécifiques aux éléments nutritifs pour les gras saturés et pour les sucres demeureront les mêmes que celles qui sont actuellement énoncées dans le RAD.

Cette AMM n’abroge pas les seuils de calcium dans le RAD; au contraire, cette AMM et le RAD établissent tous les deux les seuils de calcium qui peuvent être utilisés pour déterminer si un produit est admissible aux exemptions conditionnelles et complètes.

Tableau : Seuils de teneur en calcium pour les exemptions conditionnelles et complètes de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage liées aux produits laitiers
QuantitĂ© de rĂ©fĂ©rence ≤ 30 g ou mL QuantitĂ© de rĂ©fĂ©rence > 30 g ou mL
RAD ≥ 10 % de la valeur quotidienne (VQ) par portion de la taille indiquĂ©e ou de la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la valeur la plus Ă©levĂ©e ≥ 15 % de la VQ par portion de la taille indiquĂ©e ou de la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la valeur la plus Ă©levĂ©e
AMM ≥ 5 % de la VQ par portion de la taille indiquĂ©e ou de la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la valeur la plus Ă©levĂ©e ≥ 5 % de la VQ par portion de la taille indiquĂ©e ou de la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon la valeur la plus Ă©levĂ©e

Entrée en vigueur et dispositions transitoires

La présente AMM entrera en vigueur au moment de l’enregistrement.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Ă€ la suite de la publication du Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage le 20 juillet 2022, une association de l’industrie a exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet des types de fromage qui ne seraient pas admissibles aux exemptions fondĂ©es sur les seuils de calcium Ă©tablis dans le RAD. En mars 2023, SantĂ© Canada a reçu une proposition de cette association industrielle visant Ă  modifier le RAD afin d’exempter presque tous les fromages fins et frais en supprimant le seuil de calcium pour tous les types de fromage, Ă  l’exception des fromages fondus et des fromages Ă  la crème. En mai 2023, SantĂ© Canada a rencontrĂ© l’intervenant pour examiner l’analyse du ministère concernant l’impact de sa proposition sur les diffĂ©rents types de fromage. En juin 2023, SantĂ© Canada a rencontrĂ© l’intervenant pour discuter d’une autre approche. Dans le cadre de cette approche, l’admissibilitĂ© aux exemptions actuelles de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour les produits laitiers serait Ă©largie en mettant en Ĺ“uvre un seuil de calcium infĂ©rieur de 5 % de VQ par portion indiquĂ©e ou de la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence, selon le plus Ă©levĂ© des deux, peu importe la quantitĂ© de rĂ©fĂ©rence du produit.

Avis d’intention

Le 26 juillet 2023, SantĂ© Canada a rencontrĂ© plusieurs intervenants de l’industrie et de la santĂ© afin de leur fournir des renseignements sur la publication prĂ©vue d’un avis d’intention concernant une AMM visant Ă  Ă©tendre la portĂ©e des exemptions de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour les produits laitiers ainsi qu’une AMM permettant l’enrichissement volontaire en vitamine D du yogourt et du kĂ©fir fabriquĂ©s Ă  partir de produits laitiers. Vingt-cinq participants se sont joints Ă  la rĂ©union, notamment des reprĂ©sentants de quatre associations de l’industrie et de quatre associations de la santĂ©.

Le 28 juillet 2023, SantĂ© Canada a publiĂ© l’avis d’intention en ligne. Un courriel a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  plus de 7 100 comptes inscrits au Système de gestion de l’information sur les consultations et les intervenants du ministère pour les informer de l’intention du ministre de la SantĂ© d’étendre la portĂ©e des exemptions de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour les produits laitiers (par la promulgation d’une AMM) ainsi que pour permettre l’enrichissement en vitamine D du yogourt et du kĂ©fir faits Ă  partir de produits laitiers (par l’adoption d’une autre AMM).

Commentaires des intervenants au sujet de l’AMM permettant un seuil inférieur de calcium pour l’exemption de l’obligation de porter un symbole nutritionnel sur le fromage, le yogourt, le kéfir et le babeurre

SantĂ© Canada a reçu 71 prĂ©sentations sur la proposition d’introduire un seuil infĂ©rieur de calcium pour les exemptions existantes de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour les produits laitiers.

Certains ont soutenu la proposition, d’autres s’y sont opposés.

Les commentaires sont résumés ci-dessous, de même que la réponse de Santé Canada aux préoccupations soulevées par les intervenants. Certains commentaires reçus n’étaient pas pertinents à la proposition et ont été retenus pour examen futur.

Commentaires des intervenants qui ont appuyé la proposition

Les commentaires des intervenants Ă  l’appui de la proposition comprenaient des allĂ©gations selon lesquelles : les produits laitiers contiennent une variĂ©tĂ© d’élĂ©ments nutritifs; que leur consommation peut aider Ă  rĂ©duire le risque de certaines maladies chroniques liĂ©es au rĂ©gime alimentaire; et que la proposition contribuerait Ă  attĂ©nuer davantage la possibilitĂ© que le symbole nutritionnel a une incidence nĂ©gative sur l’apport en calcium au Canada.

Commentaires sur la portée des produits admissibles aux exemptions pour les produits laitiers

Deux intervenants ont fait des commentaires sur la portée des produits admissibles aux exemptions liées aux produits laitiers. Un intervenant représentant une organisation nationale non gouvernementale de la santé a déclaré que les produits laitiers hautement transformés ne devraient pas être admissibles à ces exemptions, quel que soit le seuil de teneur en calcium appliqué. Les produits de fromage hautement transformés, les tartinades de fromage hautement transformées et le yogourt à boire ont été cités comme exemples de produits qui devraient être hors de la portée de la proposition. L’intervenant était d’avis que les aliments hautement transformés sont associés à plusieurs problèmes de santé, notamment les maladies cardiaques, le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité et le cancer. L’autre intervenant, une association de l’industrie, a recommandé d’étendre la portée des exemptions pour les produits laitiers pour y inclure les boissons à base de plantes, étant donné que la vitamine D et le calcium peuvent y être ajoutés.

Réponse de Santé Canada

Les types de produits laitiers admissibles aux exemptions initiales ont fait l’objet d’une consultation avant la finalisation du Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage dans la Partie II de la Gazette du Canada. L’admissibilitĂ© aux exemptions Ă©tait fondĂ©e uniquement sur la teneur en calcium, sans tenir compte du degrĂ© de transformation, puisque l’intention Ă©tait d’attĂ©nuer les effets nĂ©gatifs possibles de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage sur les apports de calcium provenant de sources alimentaires importantes de cet Ă©lĂ©ment nutritif dĂ©ficitaire. Les changements apportĂ©s aux types de produits sont donc considĂ©rĂ©s comme hors de la portĂ©e de la prĂ©sente AMM. Les produits admissibles demeureront le fromage fait de produits laitiers; le yogourt fait de produits laitiers; le kĂ©fir et le babeurre.

Conformément à la politique provisoire de Santé Canada, il est possible d’ajouter du calcium aux boissons d’origine végétale. Le ministère a envisagé d’étendre la portée des exemptions relatives aux produits laitiers aux boissons d’origine végétale qui atteignent le seuil de calcium. Toutefois, les données de l’ESCC de 2015 ont indiqué que les boissons enrichies à base de plantes ne sont pas consommées en quantités suffisamment élevées pour être considérées comme des sources importantes de calcium pour la population générale. Santé Canada reconnaît que les boissons enrichies à base de plantes sont utilisées comme aliments de remplacement par certaines personnes au Canada et réexaminera si ces boissons devraient être admissibles à une exemption lorsque le ministère réévaluera les exemptions liées aux produits laitiers à l’avenir.

Commentaires au sujet des exemptions existantes relatives aux produits laitiers

Parmi les intervenants qui n’ont pas appuyĂ© le seuil infĂ©rieur, un universitaire, une organisation de consommateurs et une organisation non gouvernementale sur le mode de vie ont Ă©galement indiquĂ© qu’ils n’appuient pas les exemptions liĂ©es aux produits laitiers publiĂ©es dans le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage en juillet 2022. Les donnĂ©es de modĂ©lisation fournies par l’intervenant universitaire laissent entendre que toute exemption pour les produits laitiers diminue la rĂ©duction possible des apports globaux d’élĂ©ments nutritifs prĂ©occupants pour la santĂ© publique. Cet intervenant a fait remarquer que le lait est la principale source de calcium dans l’alimentation de la population gĂ©nĂ©rale, et non le fromage ou le yogourt. L’organisation de mode de vie a remis en question l’effet bĂ©nĂ©fique sur la santĂ© des os du calcium provenant d’aliments Ă  teneur Ă©levĂ©e en sodium ou en protĂ©ines animales.

Réponse de Santé Canada

Santé Canada considère que les commentaires sur le bien-fondé des exemptions liées aux produits laitiers sont hors de la portée de la proposition étant donné que l’avis d’intention n’a pas sollicité de commentaires sur l’abrogation des exemptions existantes. Les exemptions de l’exigence relative à l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage sont fournies à des fins de redondance, pour des raisons techniques et pour des catégories d’aliments qui présentent des bienfaits reconnus sur le plan de la préservation de la santé ou qui sont des sources importantes d’éléments nutritifs déficitaires qui ne sont pas facilement disponibles dans d’autres aliments. Le calcium est un élément nutritif déficitaire qui a un impact sur la santé publique et n’est pas facilement disponible aux personnes au Canada à travers les catégories d’aliments de l’approvisionnement alimentaire.

Selon les données de l’ESCC de 2015, le lait est le principal contributeur de calcium pour la population générale du Canada. Le fromage et le yogourt se classent respectivement au deuxième et au quatrième rang. Considérant que les apports en calcium sont inadéquats chez les personnes au Canada et que le fromage et le yogourt sont parmi les principaux contributeurs de cet élément nutritif essentiel, une exemption liée à la santé a été introduite dans le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage afin d’atténuer la possibilité que le symbole nutritionnel ait une incidence négative sur les apports en calcium. La nécessité des exemptions liées aux produits laitiers sera réévaluée à l’avenir.

Commentaires sur l’efficacité réduite de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage

Les organismes de santĂ© et un intervenant du milieu universitaire ont fait observer que l’introduction d’un seuil plus bas entraĂ®nerait une augmentation de produits laitiers bĂ©nĂ©ficiant de l’exemption, ce qui pourrait nuire Ă  l’efficacitĂ© du symbole nutritionnel comme outil permettant aux personnes au Canada de repĂ©rer facilement et de comparer les produits et ne serait donc pas conforme aux objectifs de la StratĂ©gie en matière de saine alimentation. Ils ont dĂ©clarĂ© que l’augmentation du nombre de produits laitiers « Ă©levĂ© en gras sat. Â», « Ă©levĂ© en sucres Â» ou « Ă©levĂ© en sodium Â» admissibles Ă  une exemption rĂ©duirait la transparence et l’accès Ă  l’information pour les consommateurs, en particulier ceux qui ont un faible niveau d’alphabĂ©tisation, les adultes âgĂ©s et les nouveaux arrivants au Canada. L’intervenant du milieu universitaire a laissĂ© entendre que l’apport d’élĂ©ments nutritifs prĂ©occupants pour la santĂ© publique pourrait augmenter Ă  la suite de la proposition.

Réponse de Santé Canada

Santé Canada s’est engagé à communiquer des renseignements au public au sujet de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage et prévoit intégrer l’information sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage dans son approche plus large visant à sensibiliser le public au sujet de l’utilisation des étiquettes nutritionnelles pour faire des choix sains.

La mise en Ĺ“uvre d’un seuil de calcium plus bas augmenterait le nombre de produits laitiers admissibles aux exemptions et, au bout du compte, ferait en sorte qu’il y aurait moins de fromages et de yogourts qui doivent porter un symbole nutritionnel. Selon l’analyse de SantĂ© Canada des donnĂ©es de la base de donnĂ©es du Food Label Information and Price (FLIP)rĂ©fĂ©rence 3, SantĂ© Canada estime que 13 % des fromages fabriquĂ©s Ă  partir de produits laitiers sur le marchĂ© nĂ©cessiteraient un symbole nutritionnel fondĂ© sur la proposition dans l’avis d’intention, comparativement Ă  environ 27 % selon les seuils du RAD. L’impact sur la proportion estimĂ©e de yogourt, de kĂ©fir et de babeurre qui devrait porter le symbole serait minimerĂ©fĂ©rence 4. SantĂ© Canada a estimĂ© que presque tous les fromages fabriquĂ©s Ă  partir de produits laitiers nĂ©cessiteraient un symbole nutritionnel sans exemptions ciblĂ©es. Bien que de nombreux produits laitiers soient d’importants contributeurs de gras saturĂ©s et de sodium dans l’alimentation des personnes au Canada, bon nombre d’entre eux sont Ă©galement d’importantes sources de calcium. Le fromage est la deuxième source en importance de calcium dans le rĂ©gime alimentaire des personnes au Canada. Bien que les fromages fins et frais contribuent moins Ă  l’apport en calcium que certains autres fromages, ils peuvent ĂŞtre une source de calcium. Un apport adĂ©quat de calcium est nĂ©cessaire pour la santĂ© des os et, en particulier, pour rĂ©duire le risque d’ostĂ©oporose qui est rĂ©pandue au Canada.

Commentaires sur la discordance entre les directives alimentaires et la politique d’étiquetage nutritionnel

Un universitaire, un consultant et divers intervenants du secteur de la santĂ© ont fait remarquer que la proposition n’était pas conforme aux recommandations alimentaires de SantĂ© Canada, telles qu’elles sont Ă©noncĂ©es dans le Guide alimentaire canadien, ni aux recommandations de l’Organisation mondiale de la SantĂ© et aux lignes directrices de pratique clinique de Diabète Canada, puisqu’elle Ă©tend les exemptions aux produits qui contiennent peu de calcium malgrĂ© une teneur Ă©levĂ©e de gras saturĂ©s ou de sodium. Par exemple, la Ligne directrice no 1 des Lignes directrices canadiennes en matière d’alimentation (PDF) indique que « Il faudrait consommer rĂ©gulièrement des lĂ©gumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protĂ©inĂ©s. Parmi les aliments protĂ©inĂ©s, ceux d’origine vĂ©gĂ©tale devraient ĂŞtre consommĂ©s plus souvent. Parmi les aliments protĂ©inĂ©s, on compte […] les yogourts plus faibles en matières grasses, le kĂ©fir plus faible en matières grasses, ainsi que les fromages plus faibles en matières grasses et sodium. Â» Les intervenants ont Ă©galement fait remarquer que la prioritĂ© devrait ĂŞtre de promouvoir d’autres aliments sur le marchĂ© qui ne sont pas riches en sodium, mais qui sont riches en calcium, comme les amandes, le saumon en conserve, les boissons non laitières enrichies, le lait, les Ă©pinards et le tofu.

Le consultant et un intervenant du secteur de la santĂ© ont fait remarquer que la proposition n’était pas cohĂ©rente avec la politique du ministère sur l’étiquetage nutritionnel, en particulier en ce qui concerne les efforts visant Ă  Ă©duquer les consommateurs au sujet des notes de bas de page dans le tableau de la valeur nutritive, c.-Ă -d. « 5 % de VQ ou moins, c’est peu, 15 % de VQ ou plus, c’est beaucoup Â».

Un consommateur a Ă©galement laissĂ© entendre que les exemptions existantes donnent un faux sentiment de « santĂ© Â» aux produits laitiers comparativement Ă  des produits semblables qui ne sont pas faits de produits laitiers et a fait remarquer que la proposition perpĂ©tuerait davantage cette perception.

Réponse de Santé Canada

L’information sur les étiquettes des aliments, notamment le tableau de la valeur nutritive, les symboles nutritionnels sur le devant de l’emballage et la liste des ingrédients, vise à aider les consommateurs à faire des choix éclairés, particulièrement au point de vente, mais elle ne remplace pas les recommandations alimentaires. Bien que les symboles nutritionnels sur le devant de l’emballage puissent aider les consommateurs à reconnaître les produits alimentaires à teneur élevée en éléments nutritifs préoccupants pour la santé publique, les consommateurs sont encouragés à suivre le Guide alimentaire canadien afin de faire des choix alimentaires sains. Le Guide alimentaire fournit des renseignements clairs sur les aliments qu’il est important de consommer régulièrement et sur les aliments qui devraient être limités dans le cadre d’une saine alimentation.

Le ministère communique des messages au public au sujet de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage dans le cadre d’une approche plus vaste de sensibilisation sur la saine alimentation et de l’utilisation des étiquettes. L’information du site Web sur l’étiquetage nutritionnel a également été mise à jour pour aider les gens pendant la période de transition, et les activités de communication augmenteront par de multiples voies à mesure que la date limite de transition approche. La sensibilisation sur la saine alimentation effectuée par Santé Canada montrera clairement que même si l’information sur les étiquettes peut aider à éclairer les décisions concernant les éléments nutritifs préoccupants pour la santé publique, ce ne sont pas tous les aliments qui ne portent pas de symbole nutritionnel sur le devant de l’emballage qui font partie d’un régime alimentaire sain. D’autres parties de l’étiquette sont également utiles, et le ministère a récemment amélioré le tableau de la valeur nutritive et rendu la liste des ingrédients plus facile à utiliser. Enfin, le Guide alimentaire canadien comprend de nombreuses ressources pour aider les gens à comprendre en quoi consiste une saine alimentation et à suivre ses conseils, y compris des recettes, des articles et des vidéos.

Commentaires sur le manque de cohérence relative à la justification des exemptions liées à la santé

Une association et un intervenant de l’industrie ont exprimé des préoccupations au sujet de la justification de l’élargissement de la portée aux exemptions existantes liées aux produits laitiers, affirmant qu’elle semblait arbitraire et incompatible avec la justification antérieure de Santé Canada pour ne pas accorder une exemption de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pour le pain de ménage pour des raisons liées à la santé. Ces intervenants ont fortement recommandé que Santé Canada établisse des critères et un processus officiel d’examen des demandes d’exemption. Ils se sont également dits préoccupés par le fait que la proposition favorisait injustement certains produits, affirmant qu’il y a des catégories d’aliments et d’éléments nutritifs ayant une incidence égale ou supérieure au calcium sur la santé publique qui ne sont pas admissibles à une exemption, par exemple les boissons à base de plantes, qui fournissent du calcium et de la vitamine D, et les aliments très riches en fibres. Ils ont recommandé que Santé Canada examine ces catégories et d’autres catégories d’aliments qui, selon eux, ont des avantages reconnus en matière de protection de la santé ou qui contribuent aux apports d’éléments nutritifs déficitaires pour une exemption possible afin d’atténuer davantage les conséquences négatives imprévues de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage.

Réponse de Santé Canada

La modification visant à mettre en œuvre un seuil inférieur pour le calcium n’introduit pas une nouvelle exemption. Il s’agit plutôt d’un ajustement aux exemptions existantes pour tenir compte de la possibilité que le symbole nutritionnel ait une incidence négative sur l’apport en calcium. Les changements apportés aux types de produits admissibles aux exemptions étaient en dehors de la portée de la proposition.

Des exemptions de l’exigence d’un symbole nutritionnel sont prévues à des fins de redondance, pour des raisons techniques et pour des catégories d’aliments qui ont un avantage reconnu en matière de protection de la santé ou qui sont des sources importantes d’éléments nutritifs déficitaires qui ne sont pas facilement disponibles dans d’autres aliments. Cette dernière exemption vise à éviter de dissuader les consommateurs de choisir des aliments de cette catégorie. Le calcium est un élément nutritif déficitaire qui a un impact sur la santé publique et n’est pas facilement disponible aux personnes au Canada dans d’autres catégories d’aliments de l’approvisionnement alimentaire. Santé Canada a estimé que presque tous les fromages fabriqués à partir de produits laitiers nécessiteraient un symbole nutritionnel sans exemptions ciblées.

Santé Canada maintient son engagement à examiner les nouvelles données probantes liées à l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage qui pourraient guider les décisions futures qui appuient l’intention générale de la politique. Toutefois, le ministère estime que les exemptions existantes sont appropriées et adéquates; aucune autre exemption n’est proposée pour le moment. Comme il a été mentionné précédemment, la nécessité des exemptions liées aux produits laitiers sera réévaluée à l’avenir afin de tenir compte des changements possibles de l’apport alimentaire en calcium.

Commentaires liés au lobbying de l’industrie

Un consommateur et une organisation non gouvernementale de la santé ont dit craindre que la proposition soit influencée par le lobbying de l’industrie.

Réponse de Santé Canada

Santé Canada maintient son engagement à l’égard de l’ouverture, de la transparence et de la participation significative du public et des intervenants aux initiatives en matière de saine alimentation. Des renseignements sur les réunions des intervenants et la correspondance avec les fonctionnaires de Santé Canada, notamment les préoccupations soulevées par l’industrie laitière au sujet de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage, sont disponibles sur la page Web des Réunions et correspondance sur la saine alimentation.

Commentaires liés aux données et aux preuves

Un consultant a fait remarquer qu’il y avait un manque de donnĂ©es ou de preuves dans l’avis d’intention pour appuyer la proposition. Le consultant et une organisation non gouvernementale de la santĂ© ont suggĂ©rĂ© qu’une Ă©valuation plus approfondie de la contribution des fromages fins et frais aux apports en calcium de la population canadienne serait justifiĂ©e. Un universitaire a recommandĂ© que la proposition soit rejetĂ©e et que les exemptions existantes liĂ©es aux produits laitiers soient réévaluĂ©es avant la pĂ©riode de 10 ans prĂ©vue par SantĂ© Canada.

Réponse de Santé Canada

Bien que le RAD ne dĂ©finisse pas les « fromages fins et frais Â», les commentaires des intervenants laissent entendre qu’il s’agit de fromages Ă  pâte molle affinĂ©s, bleus, feta, parmesan, bocconcini, mozzarella fraĂ®che, ricotta et cottage. Les donnĂ©es de consommation de l’ESCC de 2015 sont disponibles pour certains de ces fromages fins et frais, notamment le parmesan, la ricotta et le cottage. Cependant, les donnĂ©es de consommation Ă©taient limitĂ©es ou indisponibles pour d’autres types de fromage. Les donnĂ©es suggèrent que les fromages fins et frais contribuent gĂ©nĂ©ralement moins Ă  l’apport en calcium Ă  l’échelle de la population que certains autres fromages, comme le cheddar.

Bien que les fromages fins et frais contribuent généralement moins à l’apport en calcium que certains autres fromages, ils peuvent servir de source de calcium. Par conséquent, le ministère considère que la mise en œuvre d’un seuil de calcium plus bas permettra à un plus grand nombre de variétés de fromage d’être admissibles à l’exemption et aidera à atténuer la possibilité que le symbole nutritionnel ait une incidence négative sur l’apport en calcium.

Un seuil de calcium plus bas se traduira par une diminution du nombre de fromages fins et frais nĂ©cessitant un symbole nutritionnel. Dans l’ensemble, SantĂ© Canada estime que 538 unitĂ©s de gestion des stocks (UGS) de fromages en moins nĂ©cessiteront un symbole nutritionnelrĂ©fĂ©rence 5.

SantĂ© Canada s’est engagĂ© Ă  réévaluer les exemptions liĂ©es aux produits laitiers et considère que la pĂ©riode de 10 ans donne le temps d’évaluer l’impact du règlement et de rendre disponibles des donnĂ©es de consommation Ă  jour.

Commentaires liés à la reformulation

Deux organisations non gouvernementales de la santé et un universitaire ont soulevé des préoccupations selon lesquelles la proposition entraînerait une diminution du nombre de produits nécessitant le symbole nutritionnel, ce qui pourrait réduire les incitatifs qui amènent les fabricants à reformuler leurs produits. L’intervenant du milieu universitaire a ajouté que les changements proposés aux critères d’exemption dissuaderaient les fabricants de progresser vers l’atteinte des cibles volontaires de réduction du sodium pour les aliments transformés.

Réponse de Santé Canada

La reformulation visant à réduire la teneur en gras saturés, en sucres ou en sodium en deçà du seuil du symbole nutritionnel est une décision d’affaires qui peut à la fois profiter aux consommateurs; toutefois, ce n’est pas l’objectif principal ni une exigence de la politique d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage. Le symbole nutritionnel est conçu pour aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés en fournissant de l’information propre à un produit afin de repérer rapidement et facilement les aliments à teneur élevée en gras saturés, en sucres ou en sodium.

En plus des changements de comportement des consommateurs, la rĂ©duction de l’apport en sodium exige une diminution de la teneur en sodium des aliments. Les cibles volontaires de rĂ©duction du sodium pour les aliments transformĂ©s 2020-2025 visent Ă  guider l’industrie alimentaire afin de rĂ©duire davantage la quantitĂ© de sodium dans l’approvisionnement alimentaire. Les cibles varient parmi les 117 catĂ©gories d’aliments transformĂ©s et tiennent compte de la salubritĂ© et de la fonctionnalitĂ© des aliments. SantĂ© Canada continue d’encourager le secteur de la transformation des aliments Ă  atteindre les cibles de rĂ©duction du sodium d’ici 2025 et surveillera les progrès rĂ©alisĂ©s.

Commentaires sur la période de transition, la mise en œuvre et l’orientation du Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage

Deux associations de l’industrie ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre en temps opportun le seuil inférieur de calcium. L’un a fait remarquer que si l’AMM n’est pas publiée en temps opportun, cela pourrait retarder des plans de mise en œuvre plus vastes, puisque les entreprises sont en train de mettre à jour l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage. Ils ont également souligné que le moment de la publication de l’AMM pourrait créer des défis pour les entreprises qui ont déjà mis à jour leurs étiquettes en fonction du seuil de calcium initial dans le RAD. L’autre association de l’industrie a demandé que la période de transition pour le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage soit prolongée au-delà de 2030. Ils ont déclaré que cela donnerait plus de souplesse pour modifier les ensembles d’étiquettes selon la réduction du seuil de calcium proposé ainsi que des modifications obligatoires des étiquettes découlant des modifications apportées à l'Étiquetage nutritionnel - Tableau des quantités de référence pour les aliments et à l'Étiquetage nutritionnel - Tableau des valeurs quotidiennes, les niveaux d’enrichissement en vitamine D dans le lait, ainsi que les exigences proposées pour le recyclage des étiquettes et les restrictions sur la publicité destinée aux enfants.

Les mĂŞmes associations de l’industrie ont Ă©galement exprimĂ© le besoin de directives opportunes et mises Ă  jour sur la façon d’appliquer le seuil infĂ©rieur de 5 % de VQ pour le calcium, afin de limiter toute confusion potentielle pendant la mise en Ĺ“uvre.

Réponse de Santé Canada

Étant donnĂ© la nature simple de l’élargissement d’une exemption existante et le dĂ©sir d’offrir une plus grande certitude aux parties rĂ©glementĂ©es sur les exigences en matière d’étiquetage bien avant le 31 dĂ©cembre 2025, date de la fin de la pĂ©riode de transition pour le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage, l’AMM a Ă©tĂ© choisie comme instrument appropriĂ© pour mettre en Ĺ“uvre rapidement un seuil infĂ©rieur de calcium afin d’étendre la portĂ©e des exemptions existantes de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage des produits laitiers.

Les exigences Ă©noncĂ©es dans la prĂ©sente AMM sont de nature permissive. Les parties rĂ©glementĂ©es peuvent choisir de se conformer au seuil de 5 % de VQ pour le calcium Ă©tabli dans la prĂ©sente AMM, ou aux seuils de 10 % et de 15 % de VQ pour le calcium Ă©tablis dans le RAD. Les parties touchĂ©es qui ont rĂ©visĂ© les Ă©tiquettes en fonction des seuils de calcium Ă©tablis dans le RAD ont la possibilitĂ© de conserver l’étiquette telle quelle, d’utiliser les stocks de ces Ă©tiquettes et d’introduire le seuil Ă©tabli dans l’AMM dans le cadre des futures modifications des Ă©tiquettes ou de modifier immĂ©diatement les Ă©tiquettes en fonction du seuil Ă©tabli dans l’AMM. Ce choix serait une dĂ©cision d’affaires puisque les parties rĂ©glementĂ©es seraient en conformitĂ©, qu’elles mettent en Ĺ“uvre les seuils Ă©tablis dans le RAD ou le seuil Ă©tabli dans l’AMM.

Le ministère considère que la pĂ©riode de transition actuelle offre un Ă©quilibre raisonnable entre le temps accordĂ© Ă  l’industrie pour se conformer Ă  la rĂ©glementation et le retard des avantages pour les personnes au Canada qui dĂ©coulent de leur capacitĂ© de faire des achats plus Ă©clairĂ©s. Les seuils de calcium sont Ă©tablis dans le RAD depuis juillet 2022 et demeurent valides. SantĂ© Canada ne prolonge pas la pĂ©riode de transition pour permettre une deuxième refonte des Ă©tiquettes afin d’adopter le seuil Ă©tabli dans l’AMM, car il s’agirait d’une dĂ©cision d’affaires. Le ministère fournira Ă  l’industrie des renseignements sur la façon d’appliquer le seuil infĂ©rieur pendant la pĂ©riode de transition et continuera de rĂ©pondre aux demandes de renseignements connexes qu’il reçoit des intervenants.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été effectuée. L’évaluation n’a révélé aucune répercussion ni obligation découlant des traités modernes.

Choix de l’instrument

Afin d’offrir une plus grande certitude aux parties rĂ©glementĂ©es sur les exigences en matière d’étiquetage bien avant le 31 dĂ©cembre 2025, la date de fin de la pĂ©riode de transition pour le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage, l’AMM a Ă©tĂ© choisie comme instrument appropriĂ© pour mettre en Ĺ“uvre rapidement un seuil infĂ©rieur de calcium afin d’étendre la portĂ©e des exemptions existantes de l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage des produits laitiers.

Analyse de la réglementation

Cette section fournit une brève description des rĂ©percussions possibles de l’AMM sur les intervenants de l’industrie du fromage, du yogourt – y compris le yogourt Ă  boire –, du babeurre et du kĂ©fir (comme les fabricants, les importateurs, les Ă©tiqueteurs et les emballeurs de produits alimentaires) au Canada; les consommateurs de ces produits; et SantĂ© Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

L’AMM est de nature permissive. Santé Canada prévoit que les intervenants de l’industrie dont les produits sont visés par l’AMM choisiront d’appliquer le seuil de calcium inférieur de l’AMM; toutefois, ce n’est pas obligatoire et ils pourraient choisir d’appliquer les seuils établis dans le RAD.

Profil sectoriel

Santé Canada estime que 538 UGS supplémentaires de fromage et 21 UGS de yogourt ne porteraient pas le symbole nutritionnel si les intervenants de l’industrie choisissaient d’appliquer le seuil inférieur de calcium prévu dans l’AMM.

En 2022, le Canada a produit environ 535 000 tonnes mĂ©triques de fromage. Le Canada a exportĂ© 7,6 millions de kilogrammes de fromage d’une valeur approximative de 68 millions de dollars canadiens. Le Canada a importĂ© 51 millions de kilogrammes de fromage au cours de la mĂŞme annĂ©e. La consommation de fromage d’un Canadien moyen est passĂ©e de 11,1 kilogrammes en 2010 Ă  13,1 kilogrammes en 2021rĂ©fĂ©rence 6. SantĂ© Canada prĂ©voit que ce taux de consommation continuera de croĂ®tre pour atteindre environ 13,5 kilogrammes en 2023rĂ©fĂ©rence 7, soit une augmentation de plus de 15 % depuis 2010.

Les revenus du marchĂ© du yogourt Ă©taient de 2,9 milliards de dollars en 2022rĂ©fĂ©rence 8. Des taux de croissance annuels ont Ă©tĂ© observĂ©s dans les revenus de l’industrie du yogourt au Canada entre 2018 et 2022, et SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que les revenus continuent d’augmenter au cours des prochaines annĂ©es. Le Canada a importĂ© pour 5,75 millions de dollars de yogourt et a exportĂ© pour 75,6 millions de dollars de yogourt en 2022rĂ©fĂ©rence 8.

En raison de la nature permissive de l’AMM, cette analyse coûts-avantages (ACA) ne quantifiera pas les répercussions sur les intervenants dans un énoncé de l’ACA.

Coûts

Coûts pour les intervenants de l’industrie

Santé Canada ne prévoit pas de coûts différentiels découlant de l’AMM. Santé Canada suppose qu’en appliquant un seuil de calcium plus bas, cette AMM permettra la possibilité d’économies pour les intervenants de l’industrie dont les produits sont visés par l’AMM et qui n’ont pas encore mis à jour les étiquettes de leurs produits pour se conformer aux seuils mis en place dans le cadre du Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballageréférence 9.

Santé Canada suppose que les intervenants de l’industrie décideront d’appliquer le seuil de calcium établi dans la présente AMM ou dans le RAD en fonction du principe de maximisation des profits et du maintien de la compétitivité de leurs produits sur le marché canadien. Toutefois, étant donné que l’AMM est permissive, cette analyse coûts-avantages ne fait pas état des coûts différentiels nets ou des économies nettes puisque les décisions des intervenants sont considérées comme des décisions d’affaires volontaires.

Coûts pour les consommateurs des produits

Si les intervenants de l’industrie choisissent d’appliquer le seuil de calcium inférieur établi dans l’AMM et que la condition par rapport aux ingrédients est respectée, les consommateurs des produits qui seraient autrement tenus d’afficher un symbole nutritionnel ne seront plus informés de la teneur élevée en gras saturés, en sucres ou en sodium contenus dans ces produits au moyen du symbole nutritionnel. Ils devront consulter le tableau de la valeur nutritive pour obtenir des renseignements semblables afin d’effectuer des comparaisons de produits qui pourraient être plus faciles à utiliser avec le symbole nutritionnel. Si les intervenants de l’industrie appliquaient déjà le symbole nutritionnel sur les étiquettes de leurs produits avant l’entrée en vigueur de la présente AMM et choisissaient par la suite de mettre en œuvre le seuil inférieur établi dans l’AMM, cela pourrait entraîner une confusion chez les consommateurs des produits touchés.

Coûts pour le gouvernement

Si les intervenants de l’industrie dont les produits sont visĂ©s par l’AMM choisissent d’appliquer le seuil de calcium infĂ©rieur Ă©tabli dans l’AMM, SantĂ© Canada suppose que tous les efforts diffĂ©rentiels que l’ACIA pourrait dĂ©ployer seraient minimes et gĂ©rables avec ses ressources existantes et que tout changement diffĂ©rentiel des coĂ»ts serait nĂ©gligeable. SantĂ© Canada prĂ©voit que l’AMM entraĂ®nera des efforts diffĂ©rentiels requis par SantĂ© Canada pour sa mise en Ĺ“uvre, notamment pour fournir de l’information aux intervenants de l’industrie au sujet de l’AMM et de la façon d’appliquer le seuil infĂ©rieur de calcium. Étant donnĂ© que le nombre d’UGS visĂ©es par cette AMM ne reprĂ©sente que 1,2 % du nombre total d’UGS touchĂ©es par l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage, cette analyse suppose que l’incidence nette de l’AMM sur SantĂ© Canada et l’ACIA sera neutre sur le plan des coĂ»ts.

Avantages

Avantage pour les intervenants de l’industrie

SantĂ© Canada estime que l’introduction d’un seuil de calcium plus bas pourrait entraĂ®ner l’ajout de 559 UGS de fromage et de yogourt qui ne porteraient pas de symbole nutritionnel. En utilisant le montant de 12 124 $ (en $CA de 2023)rĂ©fĂ©rence 10 par UGS comme coĂ»t pour effectuer un changement Ă  l’étiquetage, SantĂ© Canada estime que les intervenants de l’industrie du fromage et du yogourt concernĂ©s pourraient Ă©conomiser jusqu’à 6,78 millions de dollars, puisqu’ils n’auraient plus Ă  redessiner et Ă  imprimer de nouvelles Ă©tiquettes d’ici le 31 dĂ©cembre 2025, lorsque la pĂ©riode de transition pour le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage prendra fin.

Cette AMM donne aux intervenants de l’industrie la souplesse nĂ©cessaire pour appliquer les seuils Ă©tablis dans le RAD ou le seuil Ă©tabli dans l’AMM. Ceux qui ont dĂ©jĂ  modifiĂ© les Ă©tiquettes pour les harmoniser avec le seuil applicable Ă©tabli dans le RAD pourraient choisir de faire une nouvelle Ă©tiquette si leurs produits atteignent le seuil infĂ©rieur de l’AMM. Les intervenants de l’industrie qui ont dĂ©jĂ  engagĂ© des coĂ»ts associĂ©s Ă  un tel changement d’étiquette pourraient Ă©galement choisir de conserver l’étiquette avec le symbole « Ă©levĂ© en Â» en fonction du seuil applicable Ă©tabli dans le RAD. Il s’agirait d’une dĂ©cision d’affaires volontaire.

En gĂ©nĂ©ral, SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que le symbole « Ă©levĂ© en Â» sur l’espace principal d’une Ă©tiquette d’aliment entraĂ®ne un changement dans les habitudes d’achat des aliments portant un symbole nutritionnel vers les aliments sans ce symbole nutritionnel. L’exemption conditionnelle de la conformitĂ© Ă  l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage pourrait aider les intervenants de l’industrie de certains aliments (le fromage et le yogourt faits de produits laitiers ainsi que le kĂ©fir et le babeurre) Ă  maintenir leur statut de marchĂ©. Par consĂ©quent, ces intervenants de l’industrie n’auraient pas Ă  ajuster leur production ou leur offre de produits pour Ă©viter un Ă©ventuel changement de la demande du marchĂ©.

Avantages pour les consommateurs

Les consommateurs auront accès à une plus grande variété de produits qui sont une source de calcium et qui ne sont pas tenus d’afficher le symbole nutritionnel. Cette mesure vise à atténuer la possibilité que le symbole nutritionnel ait une incidence négative sur l’apport en calcium chez les personnes au Canada.

Avantages pour le gouvernement

Santé Canada suppose également que l’ACIA bénéficiera des économies d’efforts et de temps liés aux activités d’application de la loi associées à cette AMM, bien que ces économies soient négligeables par rapport au coût total de la mise en œuvre de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises ne s’applique pas à l’AMM puisqu’il s’agit d’une proposition permissive en ce sens qu’elle élargit la portée des exemptions relatives à l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage liées aux produits laitiers en mettant en œuvre un seuil inférieur pour le calcium. Des conditions semblables s’appliquent à tous les intervenants de l’industrie, sans imposer de coûts administratifs ou de conformité supplémentaires aux petites entreprises. Cette AMM éliminera la nécessité d’un changement d’étiquette pour les intervenants de l’industrie ayant des produits qui auraient autrement dû porter le symbole nutritionnel en fonction des seuils de calcium établis dans le RAD, ce qui profitera également aux petites entreprises de ce segment de marché. Ainsi, cette AMM pourrait renforcer la viabilité des petites entreprises sur le marché canadien.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car cette mesure permissive sera introduite en tant que nouvelle AMM (qui est considĂ©rĂ©e comme un ajout). Toutefois, SantĂ© Canada abrogera plusieurs AMM dans le cadre de ses efforts actuels de modernisation de certains cadres de rĂ©glementation pour les aliments dans la partie B du RAD. Dans l’ensemble, cette AMM permettra Ă  certains intervenants de l’industrie de rĂ©aliser des Ă©conomies dans le cadre de la portĂ©e dĂ©finie. En raison de sa nature volontaire, SantĂ© Canada considère que cette AMM est neutre sur le plan administratif.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

L’élargissement de la portée des exemptions relatives aux produits laitiers de l’exigence d’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage par la mise en œuvre d’un seuil inférieur pour le calcium ne change pas l’analyse de la coopération et l'harmonisation en matière de réglementation fournie dans le Règlement sur l’étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a été effectuée qui a permis de conclure qu’il n’y a pas d’effets environnementaux importants prévus, positifs ou négatifs. Par conséquent, une analyse détaillée n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune répercussion relative à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a été soulevée pour cette AMM. Santé Canada ne s’attend pas à ce que cette AMM ait des répercussions disproportionnées sur des individus ou des groupes en raison de facteurs identitaires.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Santé Canada affichera l’information sur cette AMM sur son site Web et avisera les intervenants en conséquence. Les exigences applicables sont de nature permissive, et les fabricants peuvent choisir de se conformer aux nouvelles exigences énoncées dans la présente AMM ou de se conformer aux exigences existantes énoncées dans le RAD. Les nouvelles mesures permissives de l’AMM entrent en vigueur au moment de son enregistrement et les fabricants ne sont pas tenus de présenter une notification préalable à la mise en marché ou une demande d’autorisation de mise en marché temporaire afin d’appliquer les exigences permissives.

Conformité et application

La conformité et l’application de la loi pour la présente AMM seront intégrées aux activités existantes menées par l’ACIA conformément aux dispositions de la LAD et de ses règlements, ainsi que d’autres lois applicables liées aux aliments appliqués par l’ACIA.

L’ACIA est responsable de l’application de la LAD en ce qui concerne les aliments. Bien qu’il incombe à l’industrie de se conformer aux exigences réglementaires, la conformité sera surveillée dans le cadre des programmes d’inspection nationaux et d’inspection des importations, en respectant les ressources dont dispose l’ACIA pour l’application de la loi et la vérification de la conformité. Les mesures d’application de la loi appropriées seront prises en fonction du risque.

Personne-ressource

Bruno Rodrigue
Directeur exécutif
Bureau de la modernisation des lois et des règlements
Direction des politiques, de la planification et des affaires internationales
Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
Holland Cross, bureau P2108
11, avenue Holland
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
Repère postal : 3000A
Courriel : lrm.consultations-mlr@hc-sc.gc.ca