La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 53 : Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers

Le 31 dĂ©cembre 2022

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Comme il est indiquĂ© dans le Plan de rĂ©duction des Ă©missions de 2022, il est impĂ©ratif de lutter contre les changements climatiques et de passer Ă  une Ă©conomie Ă  faibles Ă©missions de carbone. Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs aux changements climatiques et le secteur des transports compte pour 25 % des Ă©missions nationales de GES. Les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers sont Ă  l’origine de près de la moitiĂ© des Ă©missions de ce secteur. Une rĂ©duction des Ă©missions dans tous les secteurs, y compris le secteur des transports, est nĂ©cessaire pour lutter contre les changements climatiques et atteindre l’objectif du gouvernement de rĂ©duire les Ă©missions nationales de GES de 40 Ă  45 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030 et celui de carboneutralitĂ© d’ici 2050.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers proposĂ© (ci-après appelĂ© « les modifications proposĂ©es Â») imposerait de nouvelles exigences aux fabricants et aux importateurs pour que leur parc de nouveaux vĂ©hicules lĂ©gers vendus au Canada permette d’atteindre des objectifs annuels prĂ©cis pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE). Ces objectifs de vente de VZE seraient d’abord appliquĂ©s Ă  l’annĂ©e de modèle 2026, puis Ă  l’ensemble des vĂ©hicules en 2035. En outre, les modifications proposĂ©es Ă©tabliraient de nouvelles mesures d’assouplissement et de nouvelles dispositions en ce qui concerne les normes d’émissions de GES moyennes pour le parc de vĂ©hicules des annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026.

Justification : En mars 2022, le gouvernement a publiĂ© le Plan de rĂ©duction des Ă©missions pour 2030 (PDF) (PDF) [PRÉ] du Canada, qui prĂ©sente une feuille de route pour respecter les engagements du pays en matière de climat, comme la rĂ©duction des Ă©missions nationales de GES de 40 Ă  45 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030 conformĂ©ment Ă  l’Accord de Paris et l’atteinte de la carboneutralitĂ© d’ici 2050. Le PRÉ comprend un plan visant Ă  Ă©tablir un objectif rĂ©glementĂ© de vente de VZE selon lequel la totalitĂ© des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers neufs vendus au pays devront ĂŞtre des VZE d’ici 2035, avec des objectifs provisoires d’au moins 20 % d’ici 2026 et d’au moins 60 % d’ici 2030.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages : De 2026 Ă  2050, les modifications proposĂ©es devraient donner lieu Ă  des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 24,5 milliards de dollars (G$) pour les VZE et les bornes de recharge rĂ©sidentielles, tout en permettant d’économiser 33,9 G$ en coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets. Les avantages de ces rĂ©percussions reviennent Ă  ceux qui achètent des VZE Ă  la suite des modifications proposĂ©es. Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de GES sont estimĂ©es Ă  430 mĂ©gatonnes (Mt), ce qui reprĂ©sente 19,2 G$ en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Les avantages nets des modifications proposĂ©es sont ainsi estimĂ©s Ă  28,6 G$; les modifications proposĂ©es aideraient Ă©galement le Canada Ă  atteindre ses cibles de rĂ©duction des Ă©missions de GES de 40 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030 et la carboneutralitĂ© d’ici 2050.

Enjeux

Comme il est indiquĂ© dans le Plan de rĂ©duction des Ă©missions de 2022rĂ©fĂ©rence 1, il est impĂ©ratif de lutter contre les changements climatiques et de passer Ă  une Ă©conomie Ă  faibles Ă©missions de carbone. Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs aux changements climatiques et le secteur des transports reprĂ©sente 25 % des Ă©missions de GES au Canada. Les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers reprĂ©sentent environ la moitiĂ© des Ă©missions du secteur des transports. RĂ©duire les Ă©missions dans tous les secteurs, y compris les transports, est nĂ©cessaire pour lutter contre les changements climatiques et atteindre l’objectif du gouvernement de rĂ©duire les Ă©missions nationales de GES de 40 Ă  45 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030 et celui de carboneutralitĂ© d’ici 2050.

De plus, selon un examen ministĂ©riel du Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers (REGESAPCL ou le Règlement) rĂ©alisĂ© en 2021, le Règlement nĂ©cessite des changements aux dispositions administratives et des assouplissements pour les annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026.

Contexte

Le Règlement a Ă©tĂ© publiĂ© en octobre 2010 en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE]; il Ă©tablissait des normes d’émissions de GES pour les vĂ©hicules lĂ©gers des annĂ©es de modèle 2011 Ă  2016, en harmonie avec les nouvelles normes de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis. Ce règlement exige des importateurs et des fabricants de nouveaux vĂ©hicules qu’ils respectent des normes d’émissions moyennes de GES de plus en plus rigoureuses pour les parcs automobiles. En 2014, le Canada a modifiĂ© le Règlement pour Ă©tablir des normes d’émissions de GES pour les annĂ©es de modèle 2017 Ă  2025, en harmonie avec les normes revues de l’EPA des États-Unis. Le Règlement comportait Ă©galement une approche d’incorporation par renvoi afin de rĂ©duire au minimum le fardeau rĂ©glementaire associĂ© Ă  la rĂ©glementation de l’EPA des États-Unis qui ne cesse d’évoluer.

En 2018, les États-Unis ont effectuĂ© une Ă©valuation de mi-mandat de leur règlement modifiĂ©, qui a dĂ©terminĂ© que les normes des annĂ©es ultĂ©rieures Ă©taient trop rigoureuses et devaient ĂŞtre rĂ©duites. En 2020, un règlement final amĂ©ricain a Ă©tĂ© publiĂ© pour rĂ©duire la rigueur des normes d’émissions moyennes de GES pour les parcs automobiles pour les annĂ©es de modèle 2021 Ă  2026 et les faire passer d’environ 5 % par annĂ©e Ă  environ 1,5 %. Par consĂ©quent, les normes canadiennes sont devenues moins rigoureuses Ă©tant donnĂ© que les normes d’émissions des États-Unis ont Ă©tĂ© incorporĂ©es par renvoi dans le Règlement. En fĂ©vrier 2021, le Canada a menĂ© sa propre Ă©valuationrĂ©fĂ©rence 2 des rĂ©percussions du règlement final amĂ©ricain le plus rĂ©cent et de la possibilitĂ© d’établir des normes d’émissions moyennes de GES plus rigoureuses pour les parcs automobiles au Canada par rapport Ă  celles prĂ©vues dans le règlement final amĂ©ricain. Cependant, l’EPA des États-Unis a diffusĂ© un nouveau règlement final plus tard au cours de cette mĂŞme annĂ©e, qui augmentait la rigueur d’environ 10 % pour les annĂ©es de modèle 2023 Ă  2026 et d’au moins 5 % pour les annĂ©es de modèle 2024 et 2025. Avant la publication du règlement final amĂ©ricain, le Canada a annoncĂ©, par l’entremise du Plan climatique renforcĂ©, qu’il travaillerait en vue d’harmoniser le Règlement avec les normes d’émissions de GES les plus rigoureuses en AmĂ©rique du Nord après 2025, que ce soit au niveau fĂ©dĂ©ral ou Ă©tatique des États-Unis. L’EPA des États-Unis a Ă©galement annoncĂ© son intention de publier des normes d’émissions de GES renforcĂ©es pour les automobiles Ă  passagers et les camions lĂ©gers (ci-après appelĂ© les vĂ©hicules lĂ©gers), et devrait publier un avis de projet de règlement pour les normes d’émissions ultĂ©rieures Ă  2026 en mars 2023.

En juin 2021, le gouvernement a approuvĂ© une stratĂ©gie sur les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE) renouvelĂ©e et intĂ©grĂ©e pour les vĂ©hicules lĂ©gers, et il a Ă©tabli un objectif obligatoire voulant que la totalitĂ© des nouveaux vĂ©hicules lĂ©gers vendus soit carboneutre d’ici 2035rĂ©fĂ©rence 3. La politique marquait la transition Ă  une politique rĂ©glementaire plus indĂ©pendante dans le secteur des transports en reconnaissance de l’ambition du Canada pour lutter contre les changements climatiques. En mars 2022, le gouvernement a publiĂ© le Plan de rĂ©duction des Ă©missions pour 2030 (PDF) [PRÉ] du Canada, qui prĂ©sentait une feuille de route pour atteindre ses engagements en matière de climat, comme la rĂ©duction des Ă©missions de GES nationales d’ici 2030 de 40 Ă  45 % par rapport aux niveaux de 2005 conformĂ©ment Ă  l’Accord de Paris, et l’atteinte de l’objectif de carboneutralitĂ© d’ici 2050. Le PRÉ comprenait un plan visant Ă  prĂ©senter des règlements exigeant que la totalitĂ© des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers vendus soit des vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE) d’ici 2035, avec des cibles provisoires de 20 % d’ici 2026 et de 60 % d’ici 2030.

Mesures complémentaires menées par d’autres ministères fédéraux

L’élaboration des modifications proposées au Règlement (ci-après appelé les modifications proposées) a reposé sur de vastes consultations et sur la coordination avec d’autres ministères, en particulier Transports Canada (TC), Ressources naturelles Canada (RNCan) et Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE). Chacun de ces ministères est responsable de la mise en œuvre de mesures complémentaires clés qui contribueront à la transition au Canada de véhicules émettant des GES à des VZE.

Infrastructures pour les VZE

Depuis 2016, le gouvernement du Canada a fait d’importants investissements dans les infrastructures pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission, y compris dans le cadre de l’Initiative pour le dĂ©ploiement d’infrastructures pour les vĂ©hicules Ă©lectriques et les carburants de remplacement et le Programme d’infrastructure pour les vĂ©hicules Ă  Ă©mission zĂ©rorĂ©fĂ©rence 4 (PIVEZ). Le budget de 2019 allouait Ă  RNCan 130 M$ sur cinq ans pour mettre en Ĺ“uvre le PIVEZ. En outre, l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2020 prĂ©voyait un montant supplĂ©mentaire de 150 M$ pour agrandir davantage les infrastructures pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission et dĂ©ployer un total de 33 500 nouvelles bornes de recharge et 10 postes de ravitaillement en hydrogène dans des zones ciblĂ©es. Certaines de ces zones comprennent des immeubles rĂ©sidentiels Ă  logements multiples, des milieux de travail, des locaux commerciaux, des bornes de recharge en bordure de rue ou dans des stationnements publics, et des rĂ©gions Ă©loignĂ©es.

Le PIVEZ fait suite Ă  l’Initiative pour le dĂ©ploiement d’infrastructures pour les vĂ©hicules Ă©lectriques et les carburants de remplacementrĂ©fĂ©rence 5 de RNCan, qui a pris fin le 31 mars 2022. Cette initiative a soutenu le dĂ©ploiement de bornes de recharge rapides pour les vĂ©hicules Ă©lectriques le long du rĂ©seau routier dans l’ensemble du Canada, de postes de ravitaillement en gaz naturel le long des principaux itinĂ©raires de marchandises, et de postes de ravitaillement en hydrogène dans les principales rĂ©gions mĂ©tropolitaines. En date d’octobre 2022, ces deux programmes avaient permis d’approuver des projets dans 12 provinces et territoires, qui se traduiront par 34 887 nouvelles bornes de recharge, 22 postes de ravitaillement en gaz naturel et 33 postes de ravitaillement en hydrogène. Le budget de 2022 comprenait un montant supplĂ©mentaire de 400 M$ pour refinancer le PIVEZ, et 500 M$ Ă  la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) pour investir dans les infrastructures de recharge et de ravitaillement Ă  grande Ă©chelle pour les VZE qui gĂ©nĂ©reront des revenus et serviront l’intĂ©rĂŞt public.

Incitatifs pour les VZE

En mai 2019, le gouvernement du Canada a lancĂ© le programme d’Incitatifs pour les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (iVZE)rĂ©fĂ©rence 6. Ce programme, dirigĂ© par TC, offre des incitatifs Ă  l’achat pouvant atteindre 5 000 $ pour les vĂ©hicules lĂ©gers admissibles. Depuis mai 2019, plus de 175 000 incitatifs ont Ă©tĂ© versĂ©s aux Canadiens et aux entreprises canadiennes. Le programme iVZE a Ă©tĂ© Ă©largi en avril 2022 pour intĂ©grer des modèles plus larges de VZE et, Ă  l’heure actuelle, plus de 35 modèles admissibles sont offerts sur le marchĂ© au Canada. Le budget de 2022 prĂ©voyait 1,7 G$ pour cette initiative, permettant aux iVZE d’être en place jusqu’à ce que le montant de 1,7 G$ soit dĂ©pensĂ© ou jusqu’au 31 mars 2025.

Transition industrielle aux VZE

Par l’entremise du Fonds stratĂ©gique pour l’innovation (FSI)rĂ©fĂ©rence 7 d’ISDE, le gouvernement appuie les efforts de l’industrie pour accĂ©lĂ©rer la production de vĂ©hicules Ă  faibles Ă©missions et zĂ©ro Ă©mission et la chaĂ®ne d’approvisionnement en batteries. Depuis 2018, des investissements de près de 16 G$ ont Ă©tĂ© annoncĂ©srĂ©fĂ©rence 8 au Canada pour la production de matĂ©riaux actifs de cathode (CAM) et de matĂ©riaux prĂ©curseurs (pCAM), et la fabrication de vĂ©hicules Ă©lectriques (VE) et d’élĂ©ments de batterie.

Objectif

Les modifications proposées ont pour objectif de réduire davantage les émissions de GES attribuables au secteur des transports, comme l’énonce l’engagement du gouvernement du Canada dans le PRÉ, et de corriger des erreurs dans le libellé du Règlement. En outre, les modifications proposées visent à réduire le fardeau réglementaire pour les entreprises qui exercent des activités sur les marchés canadiens et américains, en veillant à ce que les exigences administratives associées aux normes d’émissions de GES pour les véhicules soient harmonisées dans les deux administrations.

Description

Le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers rĂ©fĂ©rence 9 a Ă©tĂ© adoptĂ© en 2010 afin de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers en Ă©tablissant des normes moyennes d’émissions de GES pour le parc de vĂ©hicules et des procĂ©dures d’essai qui concordent avec les exigences fĂ©dĂ©rales en vigueur aux États-Unis. Les modifications proposĂ©es imposeraient de nouvelles exigences pour Ă©tablir des objectifs de vente de vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE), en commençant par l’annĂ©e de modèle 2026, et apporteraient des modifications administratives au règlement actuel sur les vĂ©hicules des annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026, Ă  compter de l’annĂ©e de modèle 2023.

Objectifs de vente de VZE

Les modifications proposĂ©es seraient apportĂ©es en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE] et elles Ă©tabliraient des objectifs annuels de vente de VZE et un système de points de conformitĂ©. Les modifications proposĂ©es exigeraient des fabricants et des importateurs Ă  atteindre un objectif annuel (en pourcentage) de VZE lĂ©gers neufs offerts pour la vente au Canada (ci-après appelĂ©s « objectifs de vente de VZE Â»). Ces objectifs annuels de ventes de ZEV sont les suivants :

Tableau 1 : Objectifs de vente de VZE par annĂ©e modèle
Année de modèle Objectifs de vente VZE (%)
2026 20
2027 23
2028 34
2029 43
2030 60
2031 74
2032 83
2033 94
2034 97
2035 et ultérieures 100

Les modifications proposées établiraient une méthode pour déterminer si le parc de véhicules offert pour la vente au Canada atteint l’objectif de ventes de VZE pour une année de modèle donnée. Si une entreprise dépasse son objectif de ventes de VZE, elle gagne des unités de conformité (ci-après dénommées points) pour les unités de VZE excédentaires mises en vente. Si une entreprise manque son objectif de vente de VZE, elle encourt un déficit de conformité qui doit être comblé par l’obtention de points. Les déficits de conformité peuvent être satisfaits avec des points en banque (voir ci-dessous), en achetant des points auprès d’autres entreprises ou en créant des points en contribuant à des activités VZE désignées (voir plus bas).

Les modifications proposées permettraient à une entreprise d’accumuler des points excédentaires pour une année de modèle donnée et d’utiliser ces points aux fins de conformité pendant les cinq années de modèle suivantes. Les entreprises n’auraient plus le droit d’utiliser leurs points excédentaires pour atteindre l’objectif de vente à compter de l’année de modèle 2035. De plus, les déficits subis pour les années de modèle 2026 à 2034 devraient être compensés au plus tard la troisième année de modèle qui suit celle où l’entreprise a subi le déficit et au plus tard l’année modèle 2035.

La valeur d’un point serait fondĂ©e sur le type de VZE et l’annĂ©e de modèle. Un vĂ©hicule Ă©lectrique Ă  batterie (VEB), un vĂ©hicule Ă  pile Ă  combustible (VPC) et un vĂ©hicule Ă©lectrique hybride rechargeable (VEHR) avec une autonomie tout Ă©lectrique de plus de 80 km recevraient un point et les VEHR avec une autonomie tout Ă©lectrique de moins de 80 km recevraient une part de point.

Plus prĂ©cisĂ©ment, un VEHR avec une autonomie tout Ă©lectrique de 16 Ă  49 km recevrait 0,15 point et serait admissible Ă  obtenir des points uniquement dans l’annĂ©e de modèle 2026. Un VEHR avec une autonomie tout Ă©lectrique de 50 Ă  79 km recevrait 0,75 point et serait admissible Ă  l’obtention de points jusqu’à l’annĂ©e de modèle 2028. En outre, nonobstant leur autonomie tout Ă©lectrique, la contribution des VEHR Ă  l’objectif de vente de VZE serait limitĂ©e Ă  45 % pour l’annĂ©e de modèle 2026, Ă  30 % pour l’annĂ©e de modèle 2027 et Ă  20 % pour les annĂ©es de modèle 2028 et ultĂ©rieures.

Les modifications proposĂ©es introduiraient Ă©galement un mĂ©canisme d’assouplissement qui permettrait aux entitĂ©s rĂ©glementĂ©es en situation de dĂ©ficit de crĂ©er des points en contribuant Ă  des activitĂ©s VZE spĂ©cifiques, telles que le soutien Ă  la croissance de l’infrastructure de recharge pour respecter leur obligation. Le nombre de points qu’une entreprise peut crĂ©er grâce Ă  une contribution pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e sera Ă©galement plafonnĂ©. Le plafond commencera Ă  2 % du parc de vĂ©hicules neufs d’une entreprise au cours de l’annĂ©e de modèle 2026, et le plafond augmentera progressivement chaque annĂ©e pour atteindre 6 % d’ici l’annĂ©e modèle 2030. Le plafond du parc de vĂ©hicules neufs de l’entreprise pour les annĂ©es modèles 2031 Ă  2034 restera Ă  6 % et cette option ne sera plus disponible par la suite. Les entreprises rĂ©glementĂ©es obtiendraient un point de conformitĂ© pour chaque contribution de 20 000 $ (indexĂ© annuellement Ă  l’indice des prix Ă  la consommation).

Modifications administratives proposées au Règlement

Les modifications proposĂ©es modifieraient plusieurs points d’ordre administratif en ce qui concerne les exigences relatives aux annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026. Ces modifications mettraient en Ĺ“uvre les changements relevĂ©s dans l’évaluation de mi-mandat du Règlement rĂ©alisĂ©e par le Canada, aux fins d’harmonisation avec certains des changements apportĂ©s aux règlements dĂ©finitifs (Final Rules) de 2020 et de 2021 de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis. De plus, elles ajusteraient d’autres dispositions dans la version actuelle du Règlement, notamment pour amĂ©liorer la clartĂ© et mettre Ă  jour les rĂ©fĂ©rences.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Environnement et Changement climatique Canada (le Ministère) a tenu des consultations avec des organisations non gouvernementales (ONG), des associations de l’industrie, des fabricants, des universitaires, d’autres ministères du gouvernement, les gouvernements provinciaux/territoriaux/municipaux et le public. Ă€ partir d’aoĂ»t 2020, le Ministère a commencĂ© Ă  mobiliser la communautĂ© des intervenants dans le cadre de l’évaluation de mi-mandat du Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers (REGESAPCL). Cette mobilisation consistait en une sĂ©rie de webinaires et de sĂ©ances de consultation en ligne Ă  l’étĂ© et Ă  l’automne, Ă  la suite de la publication d’une règle finale par l’EPA des États-Unis en avril 2020. Un autre webinaire a Ă©tĂ© organisĂ© en fĂ©vrier 2021 après la publication par les États-Unis d’un document de dĂ©cision finale sur l’évaluation de mi-mandat.

En dĂ©cembre 2021, le Ministère a publiĂ© un document de discussionrĂ©fĂ©rence 10 afin de solliciter des commentaires sur les mesures nĂ©cessaires pour atteindre l’objectif obligatoire de vente de vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE) du Canada d’ici 2035 pour tous les nouveaux vĂ©hicules lĂ©gers. Les intervenants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  soumettre leurs commentaires Ă©crits et ils avaient jusqu’au 21 janvier 2022 pour le faire. En aoĂ»t 2022, on a mis sur pied le Groupe de travail technique sur les vĂ©hicules lĂ©gers (le « Groupe de travail technique Â») afin de mettre en commun des renseignements techniques et des points de vue sur la rĂ©glementation visant la rĂ©duction des gaz Ă  effet de serre (GES) Ă©mis par les vĂ©hicules lĂ©gers au Canada ainsi que la transition vers les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission. En plus de ces rĂ©unions, des reprĂ©sentants du Ministère ont tenu plus de 30 rĂ©unions bilatĂ©rales avec les intervenants et les partenaires.

Commentaires de l’industrie

L’industrie automobile prĂ©fère que le Canada continue d’être harmonisĂ© au règlement sur les normes moyennes d’émissions de GES des parcs de vĂ©hicules de l’EPA des États-Unis, faisant valoir que les normes d’émissions sont le moyen le plus efficace d’atteindre les cibles liĂ©es aux GES et aux VZE, tout en protĂ©geant la compĂ©titivitĂ© de l’industrie dans un marchĂ© de l’automobile nord-amĂ©ricain intĂ©grĂ©. Les constructeurs automobiles ont fait remarquer qu’ils investissaient tous dans les VZE et que ceux-ci seraient la principale technologie utilisĂ©e pour se conformer aux futures normes de rendement fondĂ©es sur les GES aux États-Unis, soulignant au passage que l’Union europĂ©enne (UE) vise Ă©galement Ă  atteindre 100 % de vente de VZE grâce Ă  des normes de rendement.

Le Ministère convient de la nĂ©cessitĂ© de maintenir l’harmonisation des normes moyennes d’émissions de GES des parcs de vĂ©hicules de l’EPA des États-Unis afin de continuer de rĂ©duire les Ă©missions de GES des nouveaux vĂ©hicules mis en vente au Canada, ce qui permettra de rĂ©duire au minimum le fardeau rĂ©glementaire pour les entreprises qui exercent leurs activitĂ©s sur le marchĂ© canado-amĂ©ricain et de maintenir des conditions rĂ©glementaires Ă©quitables pour les importateurs et les fabricants. Par consĂ©quent, les modifications proposĂ©es comprennent des dispositions visant Ă  maintenir l’harmonisation avec certains des changements apportĂ©s Ă  la règle finale de l’EPA des États-Unis publiĂ©e en dĂ©cembre 2021 pour les annĂ©es de modèle 2023 Ă  2026.

Le Ministère s’est Ă©galement engagĂ© Ă  harmoniser la rĂ©glementation canadienne sur les vĂ©hicules lĂ©gers avec les normes de rendement les plus strictes en AmĂ©rique du Nord ultĂ©rieure Ă  2025, que ce soit Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale ou Ă©tatique aux États-UnisrĂ©fĂ©rence 11. En aoĂ»t 2021, on a demandĂ© Ă  l’EPA des États-Unis, par dĂ©cret, d’établir de nouvelles normes sur les Ă©missions de polluants multiples, y compris les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, pour les vĂ©hicules lĂ©gers et moyens Ă  partir de l’annĂ©e de modèle 2027 au moins jusqu’à l’annĂ©e de modèle 2030. Le Ministère comprend qu’à l’heure actuelle, ces nouvelles normes, qui devraient ĂŞtre proposĂ©es en 2023, seront les plus strictes en AmĂ©rique du Nord, et il prĂ©voit de s’aligner sur celles-ci.

À l’exception des entreprises qui fabriquent exclusivement des véhicules électriques, les constructeurs automobiles et leurs associations représentatives étaient fortement contre l’élaboration d’un mandat de vente de VZE national. Les associations de constructeurs automobiles ont également exprimé des préoccupations au sujet des délais. Certaines entreprises du secteur de l’automobile ont partagé des plans de produits relatifs à la composition du parc automobile pour démontrer qu’elles ne seraient pas en mesure de se conformer aux exigences proposées pour les VZE.

Le Ministère a examiné diverses approches en vue de décarboniser le secteur des transports et a déterminé que le recours à des normes de rendement relatives aux émissions de GES et à des exigences relatives aux VZE permettra d’atteindre les cibles de réduction des émissions du Canada. Cette approche permettrait de s’assurer que le parc de véhicules à combustion interne continuera d’améliorer son efficacité et de réduire ses émissions par unité afin d’atteindre un avenir sans émissions. En réponse aux préoccupations concernant la capacité à respecter les obligations en matière de conformité, le Ministère a conçu les cibles annuelles de façon à augmenter la rigueur de façon plus lente au cours des premières années et à donner aux fabricants et aux importateurs le temps de s’adapter. De plus, un mécanisme d’assouplissement en matière de conformité serait mis en place pour permettre aux entités réglementées d’acheter des points auprès d’autres constructeurs et importateurs, ou de créer des points en contribuant à des activités liées aux VZE.

En complĂ©ment des politiques axĂ©es sur l’offre qui sont mises en Ĺ“uvre, ces constructeurs automobiles et leurs associations ont militĂ© en faveur de politiques rigoureuses axĂ©es sur la demande, notamment : des rabais accrus aux consommateurs pour appuyer l’achat de VZE, un dĂ©ploiement accĂ©lĂ©rĂ© des ressources existantes pour les infrastructures de recharge, des programmes de perfectionnement des compĂ©tences des travailleurs et d’éducation des consommateurs. Ces prĂ©occupations ont Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ©es par les ONG ainsi que par les provinces et les territoires dans leurs commentaires. Les constructeurs de vĂ©hicules sont allĂ©s un peu plus loin en demandant que l’infrastructure appropriĂ©e soit en place avant d’introduire un mandat de vente de VZE.

Les constructeurs automobiles et leurs associations ont également demandé au gouvernement du Canada d’offrir un crédit d’impôt équivalent au nouveau crédit d’impôt à la production pour la production manufacturière de pointe dans la loi sur la réduction de l’inflation, aux États-Unis, qui offrira des subventions par véhicule pour la fabrication de véhicules électriques aux États-Unis.

Le Ministère note que les modifications proposĂ©es font partie d’une sĂ©rie d’engagements fĂ©dĂ©raux qui visent Ă  atteindre les cibles de rĂ©duction des Ă©missions du Canada pour 2030 et Ă  atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050. Plus particulièrement, elles sont appuyĂ©es par le programme d’incitatifs pour l’achat de VZE, dirigĂ© par Transports Canada, et par d’importants investissements dans les infrastructures de recharge et de ravitaillement administrĂ©es par Ressources naturelles Canada (RNCan) et la Banque de l’infrastructure du Canada. RNCan continue de travailler Ă  diverses activitĂ©s de sensibilisation, comme l’Initiative de sensibilisation aux vĂ©hicules Ă  Ă©mission zĂ©ro, lancĂ©e en 2019, pour appuyer les projets d’éducation et de sensibilisation au sujet de toutes les catĂ©gories de vĂ©hicules. Pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations relatives au perfectionnement des travailleurs, ISDE a soutenu les efforts de l’industrie pour accĂ©lĂ©rer la production de VZE et la chaĂ®ne d’approvisionnement des batteries grâce Ă  des investissements qui ont permis de conserver et de crĂ©er des emplois et des possibilitĂ©s pour les travailleurs et leurs collectivitĂ©s. Pour plus de renseignements sur ces diffĂ©rents programmes, se reporter Ă  la section « Contexte Â» sous « Mesures complĂ©mentaires dirigĂ©es par d’autres ministères fĂ©dĂ©raux Â».

Certaines compagnies ont mentionnĂ© la hausse du fardeau administratif liĂ© aux dĂ©clarations pour les objectifs de vente VZE. Le Ministère note que les constructeurs et les importateurs ont dĂ©jĂ  l’obligation de soumettre des rapports de conformitĂ© en vertu du REGESAPCL. Les nouvelles dispositions relatives aux VZE entraĂ®neraient de lĂ©gères exigences supplĂ©mentaires en ce qui concerne le rapport de conformitĂ© annuel existant, qui exigerait dĂ©sormais de fournir de la documentation sur l’acquisition de points. Pour plus de renseignements sur les coĂ»ts administratifs dĂ©coulant des exigences supplĂ©mentaires en matière de rapports, se reporter Ă  la section « Contexte Â» sous « Mesures complĂ©mentaires dirigĂ©es par d’autres ministères fĂ©dĂ©raux Â».

Commentaires des organisations non gouvernementales

La grande majoritĂ© des organisations non gouvernementales (ONG) ont fermement plaidĂ© en faveur d’un objectif de vente de VZE afin d’accĂ©lĂ©rer la rĂ©duction des Ă©missions de GES et de rendre le Canada moins dĂ©pendant des changements dans les ambitions rĂ©glementaires des États-Unis. Elles ont fait remarquer qu’un mandat de vente de VZE enverrait un signal solide Ă  toutes les industries et permettrait au Canada d’atteindre ses objectifs en matière de GES dans le secteur des transports. De plus, les intervenants s’entendent gĂ©nĂ©ralement pour dire que le resserrement annuel des exigences devrait faire partie de la conception, dans le but de surveiller les progrès rĂ©alisĂ©s vers l’atteinte de la cible et permettre au gouvernement de corriger la situation Ă  l’approche de 2035. Les modifications proposĂ©es fixent des cibles d’augmentation annuelle afin d’atteindre 100 % d’ici 2035 (voir la section « Description Â» ci-dessus). La conformitĂ© serait examinĂ©e chaque annĂ©e au moyen du rapport de conformitĂ© annuel existant, qui exigerait dĂ©sormais de fournir de la documentation sur l’acquisition de points.

En règle gĂ©nĂ©rale, les ONG Ă©taient divisĂ©es au sujet de l’inclusion des VEHR dans la dĂ©finition des VZE. Toutefois, toutes ont convenu que, si les VEHR doivent ĂŞtre inclus, ils doivent ĂŞtre traitĂ©s comme une technologie transitoire temporaire et doivent possĂ©der une valeur minimale d’autonomie tout Ă©lectrique, tout en Ă©tant seulement reconnus comme des vĂ©hicules Ă  Ă©missions quasi nulles, notamment en ce qui a trait aux points de conformitĂ©. Le Ministère n’a pas modifiĂ© la dĂ©finition de « vĂ©hicule Ă  technologie de pointe Â», qui continue d’inclure les VEHR, Ă©tant donnĂ© que le VEHR sont appelĂ©s Ă  devenir une technologie importante dans les collectivitĂ©s Ă©loignĂ©es et du Nord. Cependant, les modifications proposĂ©es limiteront la quantitĂ© des points liĂ©s aux VEHR ainsi que leur valeur. On s’attend donc Ă  ce que les VEHR ne reprĂ©sentent qu’une petite partie des nouveaux VZE d’ici la fin de la dĂ©cennie, car ils combleront l’écart entre les vĂ©hicules conventionnels et les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie.

Commentaires des provinces et des territoires :

Des représentants de la majorité des provinces ont participé aux consultations. De façon générale, les provinces ont montré leur appui à un mandat de vente de VZE national accompagné de cibles annuelles, et les provinces qui disposent déjà de mandats de même nature ont fait part de l’expérience acquise jusqu’à maintenant en matière d’élaboration et de mise en œuvre de règlements, tout en fournissant des observations au sujet des futurs plans de réglementation.

L’abordabilitĂ© des VZE est une prĂ©occupation majeure, et certaines provinces Ă©taient curieuses de savoir quand la paritĂ© des coĂ»ts se produira. Elles ont soulignĂ© que la politique devrait tenir compte des besoins des rĂ©sidents ruraux et des groupes Ă  faible revenu. Les provinces ont aussi fait remarquer que les VEHR aideraient Ă  rĂ©pondre aux prĂ©occupations des rĂ©gions Ă©loignĂ©es et rurales, notamment leur manque d’infrastructures, les impacts sur les infrastructures et la sĂ©curitĂ© en raison du poids plus Ă©levĂ© des VZE, ainsi que les augmentations de prix attribuables Ă  la pĂ©nurie et Ă  la forte demande de vĂ©hicules. Les modifications proposĂ©es permettraient l’utilisation de VEHR pour rĂ©pondre aux exigences en matière de points tout en prenant en compte les besoins des collectivitĂ©s Ă©loignĂ©es, rurales et du Nord. Pour plus de renseignements sur les coĂ»ts, se reporter Ă  la section « Analyse rĂ©glementaire Â» sous « RĂ©percussions financières (quantifiĂ©es) Â».

Les modifications proposées ne prévoient pas d’exigences régionales relatives aux VZE, bien que certaines provinces aient soulevé des préoccupations au sujet de la concentration accrue de VZE dans les provinces où des mandats ont été établis. À la suite d’un examen minutieux, le Ministère a décidé de ne pas inclure d’exigences régionales, car il n’y a pas de façon pratique d’établir des mandats de vente régionaux au niveau fédéral. De plus, les VZE continuent de gagner des parts de marché partout au pays, et les exigences nationales donneraient aux constructeurs automobiles la souplesse nécessaire pour répondre aux marchés qui suscitent un grand intérêt de la part des consommateurs et dont les infrastructures sont prêtes. Les constructeurs et les importateurs ont indiqué que l’approvisionnement en VZE des constructeurs est réparti sur une base nationale et que les exigences régionales ne généreraient pas d’approvisionnement supplémentaire pour le Canada.

Examen par le Ministère d’obligations VZE pour les collectivités éloignées et du Nord

Les modifications proposées ne prévoient pas d’exemptions pour les collectivités nordiques ou éloignées. Cependant, le Ministère reconnaît que la transition vers les VZE sera difficile pour les collectivités nordiques et éloignées et continue d’évaluer les mesures qui pourraient faciliter cette transition.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Comme l’exige la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été menée à l’égard de la proposition. Cette évaluation a permis un examen de la portée géographique et de l’objet des modifications proposées par rapport aux traités modernes en vigueur. L’évaluation n’a pas permis de révéler l’existence de répercussions ou d’obligations liées à des traités modernes.

Choix de l’instrument

Les modifications proposĂ©es visent Ă  rĂ©duire les Ă©missions des vĂ©hicules Ă  passagers pour atteindre les objectifs annoncĂ©s en matière de climat. Maintenir le statu quo ne sera probablement pas suffisant pour atteindre l’objectif de rĂ©duction des Ă©missions du Canada de 40 Ă  45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. De plus, la mĂ©thode historique de rĂ©duction des Ă©missions attribuables aux automobiles Ă  passagers et aux camions lĂ©gers uniquement Ă  l’aide de normes d’émissions moyennes de GES de plus en plus rigoureuses pour les parcs automobiles ne permettrait pas d’atteindre la carboneutralitĂ© d’ici 2050. MalgrĂ© un prix du carbone qui augmente le coĂ»t d’exploitation d’un vĂ©hicule Ă©metteur, le coĂ»t initial Ă©levĂ© des VZE, l’angoisse liĂ©e Ă  l’autonomie tout Ă©lectrique du vĂ©hicle et le prĂ©jugĂ© en faveur du statu quo pourraient nuire Ă  l’atteinte du taux d’adoption des VZE nĂ©cessaire pour atteindre les objectifs du Canada en matière de climat. Par consĂ©quent, le Ministère a dĂ©terminĂ© que la seule option viable pour atteindre l’objectif Ă©noncĂ© Ă©tait de faire la transition d’un parc de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  des solutions de remplacement zĂ©ro Ă©mission grâce Ă  l’augmentation des objectifs de ventes de VZE.

Analyse de la réglementation

Les modifications proposées visant des changements administratifs du Règlement ne devraient pas avoir d’impact mesurable, car elles sont principalement de nature technique. Les impacts estimés dans la présente analyse sont donc seulement attribuables aux modifications proposées visant à ajouter des objectifs de vente de véhicules zéro émission (VZE).

Selon les estimations pour 2026 Ă  2050, les modifications proposĂ©es visant les VZE devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles de 24,5 milliards de dollars, tout en permettant des Ă©conomies de 33,9 milliards de dollars en coĂ»ts nets d’énergie. Les rĂ©ductions cumulatives d’émissions de gaz Ă  effet de serre (GES) devraient ĂŞtre de 430 Mt de dioxide de carbone Ă©quivalent (Ă©q. CO2), totalisant une valeur de 19,2 milliards de dollars en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Les avantages nets des modifications proposĂ©es sont donc estimĂ©s Ă  28,6 milliards de dollars dans la prĂ©sente analyse.

Cadre analytique

Pour estimer l’impact des modifications proposĂ©es, une analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour tenir compte de trois grandes catĂ©gories d’impacts monĂ©taires, de manière semblable Ă  l’approche adoptĂ©e pour l’évaluation de mi-mandat du RèglementrĂ©fĂ©rence 2. Ces impacts sont des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux VZE et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles, des Ă©conomies nettes d’énergie et des rĂ©ductions des Ă©missions de GES. L’échĂ©ancier de l’analyse est de 25 ans (de 2026 Ă  2050), ce qui couvre la pĂ©riode oĂą les modifications proposĂ©es visant les VZE entreront en vigueur (annĂ©e modèle 2026) et atteindront leur rigueur maximale (annĂ©e modèle 2035), puis se prolongeront jusqu’en 2050 pour illustrer la tendance dans les avantages nets cumulatifs dĂ©coulant de la transition continue vers un plus grand nombre de VZE dans le parc de vĂ©hicules lĂ©gers en rĂ©action aux modifications proposĂ©es.

Les coĂ»ts des VZE sont estimĂ©s Ă  partir de sources publiĂ©es, comme celles de Statistique Canada et du California Air Resources Board (CARB), tandis que les Ă©conomies nettes d’énergies et les rĂ©ductions des Ă©missions de GES sont estimĂ©es au moyen du Modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada (E3MC) du Ministère. La valeur des rĂ©ductions des Ă©missions de GES est calculĂ©e au moyen de la mĂ©thode du coĂ»t social du carbone (CSC) du Ministère. Les rĂ©ductions de la pollution atmosphĂ©rique sont Ă©galement quantifiĂ©es, mais pas de façon monĂ©taire, tandis que d’autres impacts sont pris en considĂ©ration de manière qualitative. Les impacts supplĂ©mentaires sont dĂ©terminĂ©s par la comparaison d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence avec un scĂ©nario rĂ©glementaire qui reflète les principaux aspects des modifications proposĂ©es visant les VZE. Dans les cas oĂą les sources utilisaient le dollar amĂ©ricain, elles ont Ă©tĂ© converties en dollar canadien au moyen des paritĂ©s de pouvoir d’achat (PPA) de 2021rĂ©fĂ©rence 12. Tous les montants sont prĂ©sentĂ©s en prix canadiens de 2021, et actualisĂ©s Ă  3 % par an (jusqu’en 2023) lorsqu’ils sont prĂ©sentĂ©s sous forme de valeur actuelle.

Scénario de référence

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est fondĂ© sur les projections du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2021rĂ©fĂ©rence 13. Ces projections tiennent compte des politiques actuellement en place, comme les règlements sur les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission du QuĂ©bec et de la Colombie-Britannique. De plus, comme les normes d’émissions de GES moyennes du parc d’automobiles Ă  passagers et de camions lĂ©gers du Canada sont intĂ©grĂ©es par renvoi dans celles des États-Unis, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence tient compte des normes rĂ©glementĂ©es de rendement Ă©nergĂ©tique moyen du parc automobile jusqu’à l’annĂ©e modèle 2026, comme l’indique le règlement dĂ©finitif de l’EPA visant Ă  revoir les normes d’émissions de GES applicables aux vĂ©hicules lĂ©gers publiĂ©es en 2021rĂ©fĂ©rence 14. Il est prĂ©sumĂ© qu’après 2026, les normes d’émissions de GES moyennes du parc demeureront fixĂ©es au niveau de 2026. Ainsi, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence fournit une approximation des Ă©missions de GES et de la consommation d’énergie futures en fonction des pratiques actuelles et des mesures stratĂ©giques mises en Ĺ“uvre. C’est pourquoi la prĂ©sente analyse ne tient pas compte des politiques futures, comme les normes de GES qui seront plus rigoureuses après 2026 et qui devraient ĂŞtre publiĂ©es par l’EPA en 2023, qui seraient par la suite adoptĂ©es au Canada au moyen d’une intĂ©gration par renvoi dans le Règlement.

Le nombre de nouveaux vĂ©hicules vendus chaque annĂ©e est dĂ©rivĂ© des donnĂ©es de ventes de l’annĂ©e de modèle 2019 fournies par Statistique CanadarĂ©fĂ©rence 15. En 2019, la vente totale de vĂ©hicules neufs Ă©tait de 1,98 million. Ă€ partir de 2022, cette analyse suppose que la vente de nouveaux vĂ©hicules va augmenter selon le taux de croissance de la populationrĂ©fĂ©rence 16 au Canada. Les annĂ©es 2020 et 2021 ont Ă©tĂ© omises en raison des circonstances Ă©conomiques particulières de la COVID-19 qui ont impactĂ© l’industrie. Les projections de Transports Canada pour 2021 sur les taux de pĂ©nĂ©tration des VZE, qui sont intĂ©grĂ©es au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2021, sont ensuite appliquĂ©es pour estimer la part des VZE prĂ©sents dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. De plus, les prĂ©visions de Transports Canada concernant le pourcentage relatif de chaque type de VZE sont aussi appliquĂ©es pour estimer le nombre de nouvelles ventes des quatre types de VZE reprĂ©sentatifs inclus dans la prĂ©sente analyse.

Scénario réglementaire

Le scénario réglementaire est fondé sur l’hypothèse selon laquelle les modifications proposées permettraient d’atteindre les objectifs de ventes de VZE précisées pour chaque année. Les objectifs de ventes de VZE sont précisés par année modèle, et l’analyse présume que les résultats de chaque année modèle sont obtenus pendant la même année civile. Le modèle E3MC a ensuite servi à modéliser la façon dont une augmentation du pourcentage de VZE influence les émissions de GES des tuyaux d’échappement et la consommation d’énergie par les véhicules. Les normes d’émissions de GES moyennes du parc de véhicules conventionnels demeurent constantes dans le scénario réglementaire. Les coûts sont fondés sur l’estimation des prix des VZE supplémentaires et le pourcentage accru de VZE (et des bornes de recharge résidentielles).

Les modifications proposĂ©es Ă©tabliraient le nombre minimal de points dont une entreprise rĂ©glementĂ©e a besoin pour se conformer au Règlement. L’augmentation annuelle de la rigueur des objectifs de ventes de VZE commencerait par l’annĂ©e modèle 2026 et atteindrait 100 % Ă  l’annĂ©e modèle 2035. La valeur des points de VZE serait fondĂ©e sur le type de VZE du parc global de chaque entreprise, mais l’analyse ne tient pas compte de la façon dont les types de points obtenus par les entreprises pourraient influencer le type de VZE fabriquĂ©s ou importĂ©s. Des options d’accumulation de points sont Ă©galement offertes dans les modifications proposĂ©es, mais l’analyse prĂ©sume qu’il n’y a pas d’accumulation de points.

Les modifications proposĂ©es offriraient Ă©galement Ă  l’industrie une option de souplesse en matière de conformitĂ© par laquelle les fabricants ou les importateurs pourraient acheter des points en contribuant aux activitĂ©s relatives aux VZE pour respecter une portion de leur obligation totale en matière de conformitĂ© entre 2026 et 2034. UltĂ©rieurement Ă  2034, cette souplesse en matière de conformitĂ© ne sera plus offerte. Étant donnĂ© que le prix proposĂ© pour ce point (indexĂ© Ă  2026 au coĂ»t de 20 000 $) est beaucoup plus Ă©levĂ© que les coĂ»ts supplĂ©mentaires estimĂ©s des VZE, l’analyse prĂ©sume que les fabricants et importateurs de vĂ©hicules ne choisiraient pas, en gĂ©nĂ©ral, d’investir dans le fonds, mais qu’ils atteindraient plutĂ´t la totalitĂ© de leur obligation annuelle en matière de conformitĂ© par la fabrication ou l’importation de VZE supplĂ©mentaires.

Figure 1 : Pourcentage annuel prĂ©vu de ventes de VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire

Figure 1 : Pourcentage annuel prĂ©vu de ventes de VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaires – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 1 : Pourcentage annuel prĂ©vu de ventes de VZE dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaires - Version textuelle

La figure 1 est un graphique linĂ©aire qui illustre les ventes annuelles de VZE en proportion des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers pour les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire. L'axe des ordonnĂ©es reprĂ©sente les ventes de VZE en pourcentage des ventes globales de vĂ©hicules lĂ©gers, allant de 0 Ă  100 %. L'axe des abscisses reprĂ©sente les annĂ©es, allant de 2026 Ă  2050. Il y a deux lignes sur ce graphique. La première ligne, la ligne pointillĂ©e, illustre la trajectoire attendue de la part des ZEV dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Cette ligne commence tout juste sous 20 % et a une pente positive jusqu'en 2050 oĂą elle se termine Ă  environ 80 %. La deuxième ligne, la ligne continue, reprĂ©sente la trajectoire de la part des VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, et suit les rigueurs annuelles telles qu’elles sont prĂ©sentĂ©es dans le tableau 1. Cette ligne commence Ă  20 % en 2026, et augmente plus rapidement que le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, atteignant 100 % en 2035, et par la suite reste constante jusqu'en 2050.

Impacts monétaires (et quantifiés)

L’analyse estime les coûts supplémentaires d’un plus grand nombre de VZE, de bornes de recharge résidentielles et d’exigences administratives liées aux VZE, ainsi que les avantages des économies nettes d’énergie réalisées grâce à l’adoption des VZE. Les réductions des émissions de GES sont quantifiées et établies en valeur monétaire, tandis que les réductions de la pollution atmosphérique sont seulement quantifiées dans la présente analyse.

Coûts de fabrication des VZE et des bornes de recharge résidentielles, et exigences administratives en matière de production de rapports

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux vĂ©hicules et aux bornes de recharge rĂ©sidentielles en raison de la fabrication (ou de l’importation) d’un plus grand nombre de VZE pour respecter les modifications proposĂ©es. Dans la prĂ©sente analyse, il est prĂ©sumĂ© que le nombre total de nouveaux vĂ©hicules est le mĂŞme dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Pour prĂ©voir le nombre de vĂ©hicules vendus jusqu’en 2050, les donnĂ©es sur les ventes de vĂ©hicules en 2019 de Statistique Canada sont augmentĂ©es Ă  l’aide d’un taux de croissance de la population de 1 % prĂ©vu dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence ministĂ©riel de 2021. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, le pourcentage des nouveaux VZE est accru pour s’aligner sur les objectifs annuels de VZE. L’analyse estime les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’adoption de quatre types de VZE : les voitures Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne, les camions Ă©lectriques Ă  batterie, ayant une autonomie entièrement Ă©lectrique de 480 km, ainsi que les voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables et les camions Ă©lectriques hybrides rechargeables, ayant une autonomie entièrement Ă©lectrique de 80 km. En 2035, les voitures Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne reprĂ©senteront 30 % des ventes de VZE, les camions Ă©lectriques Ă  batterie, environ 50 %, et les voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables, les 20 % restants. Le pourcentage de chaque type de vĂ©hicule du total des ventes de VZE demeure constant dans les deux scĂ©narios.

Les coĂ»ts de fabrication des VZE ont tendance Ă  ĂŞtre plus Ă©levĂ©s que ceux des vĂ©hicules conventionnels, et on s’attend Ă  ce qu’ils soient directement assumĂ©s par les consommateurs qui opteront pour l’achat d’un VZE dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, mĂŞme si la diffĂ©rence de prix devrait diminuer au fil du temps. L’estimation des coĂ»ts supplĂ©mentaires des vĂ©hicules pour la prĂ©sente analyse est adoptĂ©e Ă  partir d’un rapport du California Air Resources Board (CARB)rĂ©fĂ©rence 17, dans lequel les prix (Ă  l’exclusion des incitatifs) sont prĂ©sentĂ©s en dollars amĂ©ricains de 2020 (mais convertis en dollars canadiens de 2021 dans la prĂ©sente analyse). Il est prĂ©sumĂ© que tous les VZE sont dotĂ©s des fonctions supplĂ©mentaires de traction intĂ©grale et des fonctions nĂ©cessaires par temps froid. Dans le rapport, on estime que les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie de taille moyenne entraĂ®neraient des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 3 300 $ en 2026, puis le prix diminuerait pour devenir moins Ă©levĂ© que celui des vĂ©hicules conventionnels Ă©quivalents d’ici 2033. Les trois autres types de vĂ©hicules n’atteignent pas la paritĂ© avec les prix des vĂ©hicules conventionnels. Dans ce rapport, le prix des camions Ă©lectriques Ă  batterie augmente de 7 150 $ en 2026, puis diminue pour atteindre une augmentation de coĂ»ts estimĂ©e Ă  655 $ d’ici 2035. L’augmentation des coĂ»ts des voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables est estimĂ©e Ă  3 950 $ en 2026 et Ă  2 550 $ d’ici 2035. L’augmentation des coĂ»ts des camions Ă©lectriques hybrides rechargeables est estimĂ©e Ă  5 700 $ en 2026 et Ă  3 600 $ d’ici 2035. Après 2035, l’analyse conserve ces prix supplĂ©mentaires. Le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’achat d’un plus grand nombre de VZE est estimĂ© Ă  15,3 milliards de dollars, calculĂ©s selon la valeur actualisĂ©e.

Tableau 2 : Prix (Ă©conomies) supplĂ©mentaires des VZE pour certains vĂ©hicules pendant les annĂ©es choisies (en dollars de 2021)
Type de véhicule zéro émission 2026 2030 2035
Voitures Ă©lectriques Ă  batterie 3 300 985 (795)
Camions Ă©lectriques Ă  batterie 7 150 3 450 655
Voitures Ă©lectriques hybrides rechargeables 3 950 3 175 2 550
Camions Ă©lectriques hybrides rechargeables 5 700 4 500 3 600

En plus d’acheter le vĂ©hicule, de nombreux consommateurs achèteraient de l’équipement pour recharger leur vĂ©hicule Ă  la maison. Les vĂ©hicules Ă©lectriques peuvent ĂŞtre rechargĂ©s directement sur une prise de 120 volts; cependant, une borne de recharge de niveau deux en courant alternatif nĂ©cessite une prise de 240 volts et permettrait d’augmenter la vitesse de recharge, la faisant passer de 4 Ă  6 km par heure de recharge Ă  16 Ă  32 km par heure de recharge. Selon un rapport de la National Academy of Sciences (NAS)rĂ©fĂ©rence 18, environ 80 % des vĂ©hicules Ă©lectriques sont achetĂ©s en mĂŞme temps qu’une borne de recharge rĂ©sidentielle de niveau deux, qui se vendait approximativement entre 480 et 870 $CAN en 2021. Le coĂ»t le plus Ă©levĂ© a Ă©tĂ© utilisĂ©, ce qui pourrait entraĂ®ner une surestimation du coĂ»t de l’équipement de recharge. Cependant, les coĂ»ts d’installation n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte dans la prĂ©sente analyse et pourraient donc ĂŞtre sous-estimĂ©s. En outre, l’analyse pourrait surestimer le coĂ»t des bornes de recharge Ă©tant donnĂ© que la quantitĂ© de bornes de recharge rĂ©sidentielles par rapport Ă  la quantitĂ© de vĂ©hicules vendus demeure constante tout au long de la pĂ©riode visĂ©e par l’analyse. Toutefois, on s’attend Ă  ce que la part de vĂ©hicules achetĂ©s en mĂŞme temps qu’une borne de recharge diminue au fil du temps, Ă  mesure que les consommateurs commenceront Ă  remplacer leur VZE plutĂ´t que leur vĂ©hicule conventionnel. Le coĂ»t d’achat de l’équipement de recharge pour les consommateurs correspond au coĂ»t unitaire estimĂ© multipliĂ© par 80 % du nombre croissant de VZE vendus, pour un total de 9,1 milliards de dollars en valeur actualisĂ©e. D’autres scĂ©narios ont Ă©tĂ© examinĂ©s dans l’analyse de sensibilitĂ©.

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires totaux associĂ©s Ă  l’achat de VZE et de bornes de recharge rĂ©sidentielles sont estimĂ©s Ă  24,5 milliards de dollars en valeurs actualisĂ©es, comme il est indiquĂ© ci-après.

Les coûts supplémentaires annuels associés à l’achat d’un plus grand nombre de VZE et de bornes de recharge augmentent en fonction de la rigueur des modifications proposées de 2026 à 2035, puis chutent au cours des années suivantes, étant donné que le nombre de VZE de référence augmente annuellement, comme il est indiqué ci-après.

Figure 2 : CoĂ»ts annuels des VZE et des bornes de recharge rĂ©sidentielles

Figure 2 : CoĂ»ts annuels des VZE et des bornes de recharge rĂ©sidentielles – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 2 : CoĂ»ts annuels des VZE et des bornes de recharge rĂ©sidentielles - Version textuelle

La figure 2 illustre un graphique Ă  barres, avec l’axe des ordonnĂ©es reprĂ©sentant le coĂ»t estimĂ© des VZE et de leurs bornes de recharge en millions de dollars, et l’axe des abscisses reprĂ©sentant les annĂ©es de 2026 Ă  2050. Les coĂ»ts en 2026 et 2027 sont lĂ©gèrement infĂ©rieurs Ă  500 millions de dollars, bondissant Ă  près de 1,5 milliard de dollars en 2028 et poursuivant sa trajectoire ascendante jusqu’à ce qu’ils culminent en 2031 Ă  environ 3 milliards de dollars. Après ce point, les coĂ»ts diminuent continuellement d’une annĂ©e Ă  l’autre jusqu’en 2050 pour atteindre environ 750 millions de dollars.

Les fabricants et les importateurs sont dĂ©jĂ  tenus de prĂ©senter des rapports de conformitĂ© au Ministère conformĂ©ment au Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers (REGESAPCL). Cependant, les modifications proposĂ©es exigeraient l’ajout de renseignements supplĂ©mentaires. Elles prĂ©voient un nouveau système de points dans le cadre duquel les fabricants et les importateurs seraient tenus de prĂ©senter des documents sur l’acquisition de points, que ce soit par l’intermĂ©diaire de la production ou de l’importation de VZE, d’investissements dans des projets qui favorisent l’utilisation de VZE ou de l’échange de points avec d’autres fabricants ou importateurs. Les coĂ»ts administratifs associĂ©s aux exigences supplĂ©mentaires en matière de production de rapports sont estimĂ©s Ă  74 000 $ annuellement, avec 4 000 $ supplĂ©mentaires en coĂ»ts initiaux associĂ©s Ă  l’apprentissage des modifications proposĂ©es au cours de la première annĂ©e. Au cours de la pĂ©riode visĂ©e par l’analyse, ces coĂ»ts administratifs sont estimĂ©s Ă  1,2 million de dollars en valeur actualisĂ©e.

Les coĂ»ts de conformitĂ© associĂ©s Ă  la fabrication ou Ă  l’importation d’un plus grand nombre de VZE et de bornes de recharge et au respect des exigences administratives des modifications proposĂ©es sont de 24,4 milliards de dollars, comme il est indiquĂ© ci-après.

Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts en valeur pĂ©cuniaire (millions de dollars)

Avantages en valeur pĂ©cuniaire (coĂ»ts) Montant non actualisĂ© — 2026 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© —  de 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
CoĂ»ts des vĂ©hicules 353 798 321 15 316 880
CoĂ»ts des bornes de recharge 43 812 373 9 129 524
Coûts administratifs 0,08 0,07 0,07 1,2 0,07
CoĂ»t total des VZE 396 1 611 694 24 446 1 404

Ces coĂ»ts supplĂ©mentaires se rĂ©percuteraient sur les acheteurs de VZE. Ces acheteurs engageraient Ă©galement des coĂ»ts continus pour recharger leur VZE plutĂ´t que de payer les coĂ»ts des combustibles fossiles pour leur vĂ©hicule conventionnel. Ces coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques sont abordĂ©s dans la section « Ă‰conomies d’énergie nettes Â» ci-après, car les rĂ©percussions de cette demande Ă©nergĂ©tique supplĂ©mentaire devraient constituer un avantage net pour les propriĂ©taires de VZE.

Le gouvernement du Canada ne devrait pas engager de coûts supplémentaires au-delà de ceux nécessaires pour aviser les parties prenantes des modifications proposées. En effet, le cadre réglementaire actuel devrait rester le même et les politiques et les programmes de mise en œuvre, de conformité et d’application de la loi existants devraient continuer de s’appliquer.

Avantages pécuniaires (et quantifiés)

Les principaux avantages estimés dans la présente analyse sont les économies d’énergie nettes qui reviennent à ceux qui achètent des VZE à la suite des modifications proposées et la réduction des émissions de GES grâce à ces VZE qui permettra au Canada de respecter ses engagements internationaux visant à réduire les dommages à l’échelle mondiale causés par les changements climatiques. Les émissions de polluants atmosphériques devraient également diminuer, ce qui devrait présenter des avantages directs pour les Canadiens.

Économies d’énergie nettes

Les VZE n’ont pas besoin de carburant liquide classique pour fonctionner (bien que les VEHR puissent utiliser l’électricitĂ© et les carburants liquides) et sont plus Ă©co-Ă©nergĂ©tiques que leurs Ă©quivalents Ă©metteurs. Toutefois, les consommateurs engageront des coĂ»ts pour recharger leur vĂ©hicule Ă©lectrique. Les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques associĂ©s Ă  la recharge de VZE sont estimĂ©s dans la prĂ©sente analyse au moyen du modèle E3MC du Ministère. Ce modèle fournit des projections de la hausse de la demande d’électricitĂ© associĂ©e Ă  une augmentation des ventes de VZE ainsi que des prĂ©visions du prix de l’électricitĂ©. Comme indiquĂ© dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2021, le prix de l’électricitĂ© varie au Canada, et les rĂ©sultats du modèle E3MC reflètent ces diffĂ©rences rĂ©gionales. De façon semblable, le modèle E3MC permet de modĂ©liser la diminution de la demande en carburant liquide imputable Ă  une baisse des ventes de vĂ©hicules conventionnels selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, tandis que la valeur pĂ©cuniaire est obtenue en utilisant les projections des prix de carburant liquide du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence pour l’essence et le diesel mĂ©langĂ©s. Les projections des prix des carburants liquides comprises dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sont Ă©clairĂ©es par les projections de la RĂ©gie de l’énergie du Canada.

En valeur actualisĂ©e, l’augmentation totale des coĂ»ts d’électricitĂ© pour la pĂ©riode de l’analyse est estimĂ©e Ă  55,8 milliards de dollars. Cette augmentation devrait ĂŞtre compensĂ©e par les Ă©conomies de combustibles fossiles, qui sont estimĂ©es Ă  89,7 milliards de dollars. On estime que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient des Ă©conomies d’énergie nettes d’une valeur de 33,9 milliards de dollars pour la pĂ©riode de l’analyse.

Tableau 4 : CoĂ»ts (et Ă©conomies) d’énergie en millions de dollars
Impacts Ă©nergĂ©tiques monĂ©tisĂ©s Montant non actualisĂ© — 2026 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© —  de 2026 Ă  2050
CoĂ»ts d’électricitĂ© 31,3 2 894 7 394 55 825
Économies de carburant (46,5) (4 613) (12 024) (89 730)
Économies d’énergie nettes (15,2) (1 719) (4 630) (33 905)

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Les modifications proposĂ©es aideraient le Canada Ă  respecter ses engagements en matière de climat en rĂ©duisant les Ă©missions d’échappement des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers. Les VEB n’émettent pas de GES en fonctionnement, tandis que les VEHR produisent moins d’émissions — le modèle suppose qu’ils fonctionnent avec la batterie 65 % du temps et Ă  l’essence, 35 %. Selon ces projections, on estime qu’au cours de la pĂ©riode de l’analyse (2026 Ă  2050), les modifications proposĂ©es rĂ©duiraient les Ă©missions de GES d’environ 430 Mt par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Figure 3 : RĂ©ductions annuelles supplĂ©mentaires de GES en mĂ©gatonnes (Mt)

Figure 3 : RĂ©ductions annuelles supplĂ©mentaires de GES en mĂ©gatonnes (Mt) – Version textuelle en dessous du graphique

Figure 3: Réductions annuelles supplémentaires de GES en mégatonnes (Mt) - Version textuelle

La figure 3 illustre un graphique à barres représentant les réductions annuelles supplémentaires de GES, l'axe des ordonnées représentant les réductions d'émissions de GES en mégatonnes de 0 à 35 mégatonnes (Mt) de dioxyde de carbone équivalent, et l'axe des abscisses représentant les années de 2026 à 2050. Les réductions des émissions de GES commencent près de 0 en 2026, augmente lentement d'année en année, approchant 5 Mt en 2031 et dépassant 20 Mt en 2040. Les réductions des émissions de GES continuent d'augmenter jusqu'à atteindre un sommet en 2049 à près de 33 Mt, puis chutent légèrement à un peu moins de 32 Mt en 2050.

Pour attribuer une valeur pĂ©cuniaire Ă  ces avantages, on a multipliĂ© la quantitĂ© des Ă©missions de GES Ă©vitĂ©es chaque annĂ©e par le coĂ»t social du carbone (CSC) tirĂ© du barème du Ministère, qui sera de 59 $ en 2025 et augmentera Ă  89 $ d’ici 2050. Au cours de la pĂ©riode de l’analyse, les avantages pĂ©cuniaires cumulatifs de la rĂ©duction des Ă©missions de GES dĂ©coulant de la transition vers les VZE s’élèveraient Ă  19,2 milliards en valeur actualisĂ©e pour un horizon de 25 ans. Depuis 2016, toutes les analyses rĂ©glementaires fĂ©dĂ©rales portant sur les Ă©missions de GES se sont basĂ©es sur les valeurs du CSC publiĂ©es par le Ministère. De rĂ©cents articles universitaires rĂ©vèlent que les itĂ©rations antĂ©rieures des modèles utilisĂ©s pour calculer le CSC sont obsolètes. Les changements requis sont en grande partie attribuables Ă  1) des mises Ă  jour de la population mondiale, de l’activitĂ© Ă©conomique et des estimations des Ă©missions de GES au fil du temps et Ă  2) de nouvelles recherches en climatologie et sur les dommages causĂ©s par les changements climatiques. Par consĂ©quent, les valeurs actuelles du CSC utilisĂ©es pour l’analyse rĂ©glementaire canadienne sous-estiment probablement les dommages causĂ©s par les changements climatiques Ă  la sociĂ©tĂ© et les avantages sociaux de la rĂ©duction des Ă©missions de GES. Le Ministère met actuellement Ă  jour ses estimations du CSC, mais les rĂ©sultats ne sont pas encore disponibles. Une estimation rĂ©cente tirĂ©e de la documentation disponible est appliquĂ©e dans l’analyse de sensibilitĂ©.

Réduction de la pollution atmosphérique

Les vĂ©hicules routiers sont une source importante d’exposition Ă  la pollution atmosphĂ©rique. Près de la moitiĂ© des Canadiens vivent Ă  proximitĂ© de routes très achalandĂ©es. Les personnes Ă  faible statut socioĂ©conomique sont plus susceptibles de vivre dans ces secteurs que les Canadiens plus riches. De plus, environ 50 % des Ă©coles et des Ă©tablissements de soins de longue durĂ©e au Canada sont situĂ©s près de routes très achalandĂ©esrĂ©fĂ©rence 19. La pollution atmosphĂ©rique provenant des vĂ©hicules routiers augmente le risque de dĂ©velopper de l’asthme ou une leucĂ©mie chez les enfants ainsi qu’un cancer du poumon chez les adultesrĂ©fĂ©rence 20,rĂ©fĂ©rence 21. Dans l’ensemble, les Ă©missions de tous les vĂ©hicules routiers au Canada contribuent Ă  environ 1 200 dĂ©cès prĂ©maturĂ©s et Ă  des millions de problèmes de santĂ© non mortels chaque annĂ©e, ce qui correspond Ă  une valeur Ă©conomique totale d’environ 9,5 milliards de dollars par annĂ©e. Les Ă©missions des vĂ©hicules lĂ©gers contribuent plus particulièrement Ă  environ 37 % du fardeau pour la santĂ© associĂ© Ă  la pollution de l’air par les vĂ©hicules routiersrĂ©fĂ©rence 22. Les enfants, les personnes âgĂ©es, les personnes ayant des problèmes de santĂ© sous-jacents et celles vivant dans des zones d’exposition Ă©levĂ©e sont particulièrement vulnĂ©rables aux effets nĂ©fastes de la pollution atmosphĂ©rique.

Les véhicules légers visés par les modifications proposées sont une source importante d’émissions de polluants atmosphériques, y compris les particules fines (PM2,5), les oxydes d’azote (NOx), les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO) et d’autres substances toxiques. Ces émissions contribuent également aux concentrations ambiantes de polluants secondaires préoccupants pour la santé, dont les PM2,5 et l’ozone (deux composantes principales du smog). Les VZE donnent une occasion de lutter contre la pollution atmosphérique liée à la circulation, en offrant des avantages immédiats et locaux pour la santé de la population canadienne, et ces avantages s’accumuleront à l’avenir pour toute la durée de vie des VZE. Le tableau 5 ci-dessous présente les réductions estimées de certains polluants attribuables aux modifications proposées.

Tableau 5 : RĂ©ductions en pourcentage des Ă©missions de certains polluants atmosphĂ©riques pour des annĂ©es choisies
Type de polluants atmosphĂ©riques 2026 2035 2050 Total — de 2026 Ă  2050
Particules fines (PM2,5) <1 % 13 % 40 % 18 %
Oxydes d’azote <1 % 14 % 53 % 20 %
ComposĂ©s organiques volatils <1 % 15 % 64 % 23 %
Monoxyde de carbone <1 % 18 % 70 % 27 %

Compte tenu de l’ampleur de ces réductions, les modifications proposées devraient bénéficier directement à de nombreux Canadiens, y compris ceux qui sont les plus exposés et les plus vulnérables à la pollution de l’air par les véhicules routiers.

Effets qualitatifs

L’analyse n’a permis que de quantifier certains effets et d’attribuer une valeur pécuniaire à ceux qui sont les plus susceptibles de contribuer à l’effet net dans l’analyse coûts-avantages. Les autres effets sont évalués de façon qualitative ci-dessous.

Économies de coûts d’entretien

Les modifications proposées devraient permettre aux consommateurs de réaliser des économies de coûts d’entretien, car les véhicules entièrement électriques (VE) ont moins de pièces mobiles que les véhicules conventionnels, ne nécessitent pas de vidange d’huile ni de mise au point du moteur et ne contiennent pas de bougies d’allumage ni de filtres à air moteur qui peuvent généralement nécessiter un remplacement. Une étude réalisée par le département américain de l’Énergie a permis d’estimer que le fait de posséder un véhicule électrique entraîne une économie de deux cents par kilomètre parcouru pour l’entretienréférence 23.

Temps de ravitaillement réduit

Une Ă©tude de la documentation rĂ©alisĂ©e par la National Academy of Sciences a rĂ©vĂ©lĂ© qu’environ 80 % de toutes les recharges sont effectuĂ©es Ă  la maisonrĂ©fĂ©rence 24. Bien que la recharge d’un VZE prenne plus de temps que le ravitaillement d’un vĂ©hicule conventionnel, les consommateurs qui rechargent leur VZE la nuit Ă  la maison gagneraient du temps parce qu’ils n’ont pas Ă  s’arrĂŞter Ă  une station-service. Cependant, les personnes qui ne rechargent pas leur VZE Ă  la maison pourraient connaĂ®tre une augmentation du temps de ravitaillement, car mĂŞme les bornes de recharge les plus rapides dĂ©passent le temps moyen de ravitaillement en carburant des vĂ©hicules conventionnels. Cette Ă©valuation ne tient pas compte de la frĂ©quence du ravitaillement, qui peut ĂŞtre plus Ă©levĂ©e avec les VEB de faible autonomie et les VEHR qui fonctionnent Ă  l’essence et Ă  l’électricitĂ©. Dans l’ensemble, on s’attend Ă  ce que les modifications proposĂ©es gĂ©nèrent des Ă©conomies de temps pour les consommateurs.

Infrastructures plus accessibles au public

Les modifications proposĂ©es peuvent encourager une augmentation des investissements privĂ©s dans les infrastructures publiques de recharge. Les bornes de recharge rapide Ă  courant continu peuvent recharger un VE en 30 minutes environrĂ©fĂ©rence 25, ce qui est considĂ©rablement plus long que le temps de ravitaillement moyen d’un vĂ©hicule conventionnel. Diverses entreprises peuvent choisir de tirer profit de l’occasion pour augmenter la circulation de piĂ©tons dans leurs Ă©tablissements en investissant dans les infrastructures de recharge. Ces investissements accrus dans les infrastructures de recharge accessibles au public profiteraient Ă©galement aux conducteurs canadiens, car ils permettraient que les bornes de recharge de VZE soient plus facilement accessibles et mieux situĂ©es.

Effet de rebond (véhicules conduits plus souvent en raison des avantages liés aux coûts d’exploitation réduits)

Les modifications proposĂ©es gĂ©nĂ©reraient des Ă©conomies d’énergie, dont certaines devraient servir Ă  accroĂ®tre la conduite. Ce phĂ©nomène est appelĂ© « effet de rebond Â» et correspond Ă  l’élasticitĂ©-prix des kilomètres parcourus par rapport au coĂ»t du carburant par kilomètre. Des travaux de recherche universitaire menĂ©s aux États-Unis sur les dĂ©placements de vĂ©hicules lĂ©gers entre 1966 et 2007 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le prix de l’essence a un effet statistiquement significatif sur la distance parcouruerĂ©fĂ©rence 26. Comme le coĂ»t de l’électricitĂ© pour conduire un VZE est moins Ă©levĂ© que celui de l’essence ou du diesel pour un vĂ©hicule conventionnel, les consommateurs pourraient parcourir plus de kilomètres et encore Ă©conomiser de l’argent.

Augmentation de la congestion, des accidents et du bruit

Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, les Ă©conomies d’énergie peuvent encourager les consommateurs Ă  conduire davantage, un phĂ©nomène appelĂ© « effet de rebond Â». Par consĂ©quent, les vĂ©hicules peuvent passer plus de temps sur la route, ce qui augmenterait les effets externes nĂ©gatifs liĂ©s Ă  la conduite, comme la congestion routière, les accidents de la route et le bruit. Bien que les VZE soient plus silencieux que leurs homologues conventionnels, l’augmentation du nombre de vĂ©hicules sur la route pourrait entraĂ®ner une hausse des autres bruits associĂ©s aux vĂ©hicules, comme ceux des klaxons. Non seulement le temps supplĂ©mentaire passĂ© Ă  conduire pourrait causer plus d’accidents, mais les accidents pourraient Ă©galement devenir plus mortels. Les VZE tendent Ă  ĂŞtre plus lourds que les vĂ©hicules conventionnels en raison du poids des batteries Ă  bord, et des Ă©tudes ont montrĂ© que le taux de mortalitĂ© par accident augmente Ă  mesure que le diffĂ©rentiel de poids entre les vĂ©hicules augmenterĂ©fĂ©rence 27.

Pertes quant au bien-être des consommateurs associées au choix restreint de véhicules et à la hausse des prix des véhicules

Les modifications proposées devraient entraîner une perte de choix pour les consommateurs, car les véhicules conventionnels, qui sont privilégiés par certains, finiront par être progressivement retirés du marché des véhicules légers. De plus, les VZE devraient généralement coûter plus cher que les véhicules conventionnels, et cette augmentation du prix des véhicules pourrait entraîner une réduction de la quantité de véhicules achetés. Bien que l’ampleur de ces pertes quant au bien-être des consommateurs soit difficile à estimer, les pertes ne devraient pas être importantes, surtout quand on tient compte de l’importance accordée par les consommateurs aux économies d’énergie, qui correspondent à environ deux fois les coûts initiaux des VZE.

État de préparation du réseau accru

Les modifications proposĂ©es augmenteraient le nombre de VZE sur la route et, par consĂ©quent, accroĂ®traient la demande sur le rĂ©seau Ă©lectrique. Une forte augmentation de la demande d’électricitĂ©, particulièrement en pĂ©riode de pointe, pourrait entraĂ®ner une hausse du prix de l’électricitĂ©. Toutefois, elle ne devrait pas ĂŞtre importante, car les modifications proposĂ©es ne devraient augmenter que la demande d’électricitĂ© relative aux VZE en tant que pourcentage de la demande d’électricitĂ© globale, et la faire passer de 1,2 % selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence Ă  2,5 % selon le scĂ©nario rĂ©glementaire en 2035. D’ici 2050, la demande d’électricitĂ© relative aux VZE devrait passer de 2,6 % Ă  4,8 % de la demande d’électricitĂ© globale au Canada. En outre, la demande d’électricitĂ© provenant d’un parc de bornes de recharge public pourrait dĂ©passer la capacitĂ© de pointe d’un transformateur de circuit d’alimentation rĂ©sidentiel et il faudrait investir pour augmenter la charge de pointe en kilowattheures. Or, la recharge devrait en grande partie ĂŞtre effectuĂ©e la nuit par la plupart des consommateurs qui investissent dans une borne de recharge Ă  domicile. Ainsi, on ne s’attend pas Ă  une variation importante du prix de l’électricitĂ©.

Fiabilité de la chaîne d’approvisionnement en batteries

Récemment, les défis mondiaux de la chaîne d’approvisionnement ont affecté la capacité des constructeurs et des importateurs de véhicules à répondre à la demande croissante de VZE. Les modifications proposées, ainsi que des réglementations similaires dans d’autres juridictions, augmenteraient encore la demande de batteries de grande taille. Si la production et l’acquisition de batteries continuent d’être dépassées par la demande de véhicules électriques, cela pourrait entraîner une augmentation des coûts des véhicules qui aurait un impact négatif sur les consommateurs.

Coûts du perfectionnement des mécaniciens

Les mécaniciens devraient probablement engager des frais pour moderniser leurs ateliers et investir dans la formation pour entretenir les VZE. Ces frais seraient probablement transférés en grande partie aux consommateurs par l’entremise d’une augmentation des coûts d’entretien. En outre, les mécaniciens pourraient subir une baisse de la demande liée à l’adoption accrue des VZE, car ils nécessitent moins d’entretien.

Stations-service

Les stations-service dotées de dépanneurs pourraient connaître une baisse de la circulation de piétons dans leurs magasins et, par conséquent, faire moins de profits par la vente de carburant et de biens de consommation courante. Bien que les stations-service qui investissent dans la transition vers des infrastructures de recharge puissent conserver certaines de ces ventes, elles connaîtront une concurrence accrue, puisque les bornes de recharge peuvent être installées n’importe où et que de nombreux conducteurs devraient recharger leur véhicule à la maison.

Résumé des résultats quantifiés et monétisés de l’analyse coûts-avantages (ACA)

On estime que les modifications proposĂ©es entraĂ®neront des rĂ©ductions d’émissions de GES de 430 Mt sur la pĂ©riode de 2026 Ă  2050 (voir les rĂ©ductions annuelles dans la figure 3 ci-dessus). Les modifications proposĂ©es devraient Ă©galement rĂ©duire les particules atmosphĂ©riques 2,5 de 18 % en moyenne, les oxydes d’azote de 20 %, les composĂ©s organiques volatils de 23 % et le monoxyde de carbone de 27 % au cours de la mĂŞme pĂ©riode (voir le tableau 5 ci-dessus). La valeur de ces amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air n’est pas monĂ©tisĂ©e dans cette analyse.

De 2026 Ă  2050, on estime que les modifications proposĂ©es en matière de VZE reprĂ©sentent des coĂ»ts supplĂ©mentaires en VZE et en bornes de recharge rĂ©sidentielles de 24,5 milliards de dollars, mais aussi des Ă©conomies de 33,9 milliards de dollars en coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques nets. Ces impacts touchent les personnes qui passeraient aux VZE en rĂ©action aux modifications proposĂ©es. On estime que les rĂ©ductions cumulatives de GES s’élèveraient Ă  430 Mt, soit une valeur de 19,2 milliards de dollars en dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’échelle mondiale. Ces rĂ©ductions d’émissions de GES aideront le Canada Ă  respecter ses obligations internationales en la matière pour 2030 et 2050. On estime donc que les modifications proposĂ©es donneront lieu Ă  des avantages nets de 28,6 milliards de dollars, comme montrĂ© ci-après.

Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages en valeur pĂ©cuniaire (millions de dollars)

Impacts pĂ©cuniaires Montant non actualisĂ© — 2026 Montant non actualisĂ© — 2035 Montant non actualisĂ© — 2050 Montant actualisĂ© — 2026 Ă  2050 Montant annualisĂ©
Avantages en GES 8 887 2 839 19 180 1 101
Économies d’énergie nettes 15 1 719 4 630 33 905 1 947
Total des coĂ»ts VZE 396 1 611 694 24 446 1 404
Total des avantages nets (coĂ»ts) (373) 995 6 774 28 639 1 645

L’analyse estime que les modifications proposées donneraient lieu à des avantages nets, mais plusieurs limites concernant la modélisation utilisée dans l’analyse pourraient modifier ces estimations, plus particulièrement en ce qui a trait aux réductions des émissions de GES.

Limites de la modélisation

L’analyse ne permet pas d’estimer l’impact des politiques annoncĂ©es après le milieu de 2021, lorsque le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence a Ă©tĂ© achevĂ©. La seule exception concerne la règle finale de l’EPA au sujet des annĂ©es de modèle antĂ©rieures Ă  2026 en ce qui a trait aux normes d’émissions de GES des vĂ©hicules, publiĂ©es Ă  la fin de 2021, qui sont incorporĂ©es par renvoi dans le Règlement et donc incluses dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2021. Par consĂ©quent, le scĂ©nario rĂ©glementaire pourrait attribuer certains des impacts supplĂ©mentaires aux modifications proposĂ©es auxquelles on pourrait s’attendre dans le cadre d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence mis Ă  jour. Des politiques complĂ©mentaires qui, par exemple, amĂ©lioreraient l’infrastructure des VZE, pourraient accroĂ®tre les prĂ©fĂ©rences des consommateurs pour les VZE. En outre, le renforcement des normes d’émissions moyennes de GES du Règlement relatives aux parcs automobiles devrait faire en sorte que les compagnies envisageraient d’ajouter davantage de VZE Ă  leur parc de manière Ă  en rĂ©duire la moyenne des Ă©missions, mĂŞme en l’absence des modifications proposĂ©es.

L’analyse ne permet pas non plus de prĂ©dire si, ou dans quelle mesure, les compagnies pourraient agir stratĂ©giquement au moment d’établir des prix ou d’adopter des comportements quant Ă  la composition de leur parc automobile en rĂ©action aux modifications proposĂ©es. Si les sociĂ©tĂ©s doivent respecter Ă  la fois une norme d’émissions moyennes de GES pour les parcs automobiles et un objectif de ventes de VZE, elles pourraient dĂ©cider de respecter leurs obligations dans le cadre des deux exigences en utilisant davantage de VZE (ce qui rĂ©duirait les Ă©missions moyennes de GES de leur parc automobile) pour compenser les ventes plus lucratives de vĂ©hicules conventionnels Ă  Ă©missions plus Ă©levĂ©es. Cette stratĂ©gie serait de moins en moins viable au Canada Ă  mesure que les exigences en matière de ventes de VZE augmenteraient jusqu’à 100 % d’ici 2035. De plus, le renforcement des normes en matière d’émissions moyennes de GES des parcs automobiles au Canada et aux États-Unis rĂ©duirait ce risque.

L’analyse ne permet pas d’estimer de quelle manière les consommateurs réagiraient aux changements des prix des véhicules. Les coûts supplémentaires de fabrication des VZE, qui devraient donner lieu à une hausse des prix des véhicules, pourraient venir modifier la quantité de véhicules achetés dans le cadre du scénario réglementaire. Les compagnies pourraient miser sur des stratégies d’interfinancement pour optimiser les ventes, mais la quantité générale de véhicules demandés devrait baisser en réaction aux hausses des prix. Les analyses réglementaires précédentes du Règlement n’ont pas tenu compte de cet impact, puisqu’il est difficile à estimer et qu’on ne s’attend pas à ce que les répercussions sur l’analyse coûts-avantages soient importantes, surtout lorsque l’on veut tenir compte de l’importance qu’accordent les consommateurs aux économies d’énergie nettes associées aux VZE.

En utilisant le modèle E3MC pour estimer les répercussions annuelles en énergie et en émissions, l’analyse adopte une approche basée sur les années civiles pour présenter les résultats, contrairement à l’utilisation d’un modèle d’ingénierie qui pourrait calculer les répercussions de chaque année de ventes de véhicules supplémentaires sur toute la durée de vie de ces derniers (approche fondée sur les années de modèle). Cette différence de point de vue donne lieu à une sous-évaluation des avantages qui sont associés aux modifications proposées sur le plan des réductions de GES et des économies d’énergie nettes sur toute la durée de vie des VZE. Comme les véhicules ont une durée de vie estimée de quinze ans, les avantages au-delà de l’année de modèle 2035 sont sous-estimés.

En mĂŞme temps, l’analyse n’est pas fondĂ©e sur un modèle reposant sur le cycle de vie qui pourrait prendre en compte les autres effets des modifications proposĂ©es, plus particulièrement sur le plan des Ă©missions de GES en amont dĂ©coulant de l’augmentation de la production d’électricitĂ© et de la baisse de la production de combustibles fossiles. L’analyse ne tient pas non plus compte des coĂ»ts qui pourraient ĂŞtre associĂ©s Ă  l’extraction de minĂ©raux pour la production de batteries ou Ă  l’élimination des vĂ©hicules et de leurs pièces en fin de vie. Les Ă©tudes publiĂ©es montrent que, par rapport aux vĂ©hicules Ă  moteur Ă  combustion interne (MCI), les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie (VEB) produisent davantage d’émissions lors de leur fabrication en raison de l’intensitĂ© des Ă©missions associĂ©es Ă  la production des batteriesrĂ©fĂ©rence 28. NĂ©anmoins, sur tout un cycle de vie, il est estimĂ© que les Ă©missions des VEB sont de 50 Ă  60 % plus faibles que celles d’un vĂ©hicule conventionnel (Nealer et al., 2015). De manière gĂ©nĂ©rale, cela laisse croire Ă  une surĂ©valuation des rĂ©ductions nettes en Ă©missions de GES dĂ©coulant des modifications proposĂ©es. Cependant, lorsqu’elle est examinĂ©e de concert avec la sous-estimation liĂ©e aux Ă©missions sur toute la durĂ©e de vie des vĂ©hicules, l’estimation de la rĂ©duction des Ă©missions de GES fournie dans le scĂ©nario central est vraisemblablement raisonnable.

Analyse de sensibilité

Les résultats en valeur pécuniaire de l’analyse coûts-avantages sont fondés sur une estimation de paramètres clés, mais les valeurs réelles pourraient être plus élevées ou plus faibles que ce qui a été estimé. Pour tenir compte de cette incertitude, des analyses de sensibilité ont été effectuées pour évaluer les effets d’estimations plus élevées ou plus faibles des paramètres sur les répercussions estimées des modifications proposées.

CoĂ»t des carburants : Les prĂ©visions liĂ©es aux coĂ»ts de l’éthanol, de l’essence et du diesel utilisĂ©es dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC du Ministère. Si les coĂ»ts rĂ©els des carburants liquides dans l’avenir sont plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que ce qui est prĂ©vu, les Ă©conomies en carburant seraient touchĂ©es de manière proportionnelle. Une analyse de sensibilitĂ© tenant compte de l’impact qu’auraient des prix du carburant 50 % plus Ă©levĂ©s ou 50 % plus faibles que les valeurs prĂ©vues sur l’effet net des modifications proposĂ©es a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Les rĂ©sultats de cette analyse montrent qu’une baisse de 50 % du coĂ»t des carburants liquides donnerait lieu Ă  un coĂ»t net des modifications proposĂ©es Ă©gal Ă  16,2 milliards de dollars, tandis qu’une augmentation de 50 % du coĂ»t des carburants liquides se traduirait par un avantage net de 73,5 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse concernant l’avantage net est sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t de l’électricitĂ© : Comme pour les carburants, les prĂ©visions liĂ©es aux coĂ»ts de l’électricitĂ© utilisĂ©es dans le scĂ©nario central proviennent du modèle E3MC du Ministère. Le prix de l’électricitĂ© pourrait fluctuer en raison d’une forte pression exercĂ©e sur le rĂ©seau Ă©lectrique. De plus, les consommateurs pourraient se retrouver devant des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s de l’électricitĂ© si des primes sont appliquĂ©es aux bornes de recharge publiques. Si la possibilitĂ© d’une augmentation ou d’une baisse de 50 % des coĂ»ts prĂ©vus de l’électricitĂ© est considĂ©rĂ©e, une fourchette d’avantages nets allant de 0,7 Ă  56,6 milliards de dollars est obtenue. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

Infrastructure de recharge : Le scĂ©nario central prĂ©sume que 80 % des VZE sont achetĂ©s en mĂŞme temps que l’équipement de recharge. Cette hypothèse provient d’un rapport de la NAS dont les donnĂ©es indiquent qu’il y a environ quatre bornes de recharge rĂ©sidentielles pour cinq VZE aux États-Unis. Il est probable que la proportion de VZE achetĂ©s en mĂŞme temps qu’une borne de recharge baisse au fil du temps, Ă  mesure que les consommateurs commenceront Ă  remplacer leurs VZE plutĂ´t que de remplacer des vĂ©hicules conventionnels. Cela donnerait lieu Ă  des coĂ»ts plus faibles que ce qui a Ă©tĂ© estimĂ© dans le scĂ©nario central. Par ailleurs, le scĂ©nario central n’estime pas les coĂ»ts d’installation des bornes de recharge rĂ©sidentielles; en tenir compte pourrait donner lieu Ă  des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s que ceux qui ont Ă©tĂ© estimĂ©s. Une analyse de sensibilitĂ© explorant un scĂ©nario dans lequel les coĂ»ts associĂ©s aux bornes de recharge sont 50 % plus Ă©levĂ©s et 50 % plus faibles que ce qu’estime le scĂ©nario central a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Cela donnerait lieu Ă  une fourchette d’avantages nets allant de 24,1 Ă  33,2 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t des camions zĂ©ro Ă©mission : Les vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  batterie ont une puissance limitĂ©e, et toute pression supplĂ©mentaire exercĂ©e sur la batterie enlèvera de la puissance Ă  la propulsion du vĂ©hicule et diminuera son autonomie. Le scĂ©nario central prĂ©sume que les consommateurs ayant des besoins en matière de remorquage opteront pour un vĂ©hicule Ă©lectrique hybride rechargeable (VEHR) dotĂ© d’un ensemble de remorquage et non pour un VEB, puisque l’ajout d’un ensemble de remorquage Ă  un VEB prĂ©sente un coĂ»t de fabrication considĂ©rablement plus Ă©levĂ© par rapport Ă  ce qui se trouve du cĂ´tĂ© des VEHR. Il est estimĂ© que la diffĂ©rence de coĂ»ts de fabrication supplĂ©mentaires entre un VEB et un VEHR pour l’ensemble de remorquage s’élèvera Ă  environ 17 100 $ CA en 2026. Par consĂ©quent, dans l’analyse du scĂ©nario central, il a Ă©tĂ© prĂ©sumĂ© que les camions VEB n’étaient pas dotĂ©s d’un ensemble de remorquage. L’ajout de l’ensemble de remorquage aux camions VEB augmenterait le coĂ»t total des vĂ©hicules de 66,3 milliards de dollars, pour un coĂ»t net de 37,7 milliards de dollars. La conclusion de l’analyse indiquant un avantage net est donc sensible Ă  cette variable. Toutefois, ce scĂ©nario n’est pas considĂ©rĂ© comme Ă©tant rĂ©aliste, puisqu’il est peu probable qu’une majoritĂ© d’acheteurs voulant l’ensemble de remorquage prĂ©fère l’option VEB, beaucoup plus chère.

CoĂ»t de base des VZE : Le scĂ©nario central utilise les estimations des coĂ»ts du CARB, mais divers facteurs peuvent agir sur les futurs coĂ»ts associĂ©s Ă  la production de batteries pour les VZE. Par exemple, des avancĂ©es technologiques plus rapides ou plus grandes que prĂ©vu et des Ă©conomies d’échelle pourraient donner lieu Ă  des coĂ»ts moins Ă©levĂ©s que ce qu’indiquent les projections. De mĂŞme, l’accès mondial aux minĂ©raux pourrait faire en sorte que le prix des batteries dĂ©passe les prĂ©visions actuelles. Pour tenir compte de ces incertitudes, une analyse de sensibilitĂ© tenant compte de la manière dont l’impact net des modifications proposĂ©es pourrait ĂŞtre touchĂ© par des coĂ»ts des vĂ©hicules VZE 50 % plus Ă©levĂ©s ou plus faibles que ce qui est utilisĂ© dans le scĂ©nario central a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Cette variation possible des coĂ»ts initiaux des vĂ©hicules donnerait lieu Ă  une fourchette d’avantages nets allant de 21,0 Ă  36,3 milliards de dollars. Par consĂ©quent, la conclusion de l’analyse indiquant un avantage net n’est pas sensible Ă  cette variable.

CoĂ»t social du carbone (CSC) : La valeur actuelle du CSC du Canada est prĂ©sentement Ă  l’examen et sera probablement mise Ă  jour en 2023. L’analyse centrale utilise la prĂ©vision actuelle du CSC du Ministère, qui est de 61 $/t en 2026. En septembre 2022, Resources for the Future a publiĂ© ses constatations issues d’une Ă©tude exhaustive, fondĂ©e sur les meilleures donnĂ©es probantes et pratiques conçues pour produire un CSC mis Ă  jourrĂ©fĂ©rence 29. Les rĂ©sultats de cette Ă©tude indiquent qu’un CSC mis Ă  jour serait de 80 $ US (102 $ CA) si un taux d’actualisation Ă  court terme de 3 % est utilisĂ©. La rĂ©alisation d’une analyse de sensibilitĂ© utilisant cette valeur pour le CSC augmenterait les avantages associĂ©s Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de GES de 19,3 milliards de dollars; la conclusion indiquant un avantage net n’est donc pas sensible Ă  la valeur du CSC.

Taux d’actualisation : Le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementationrĂ©fĂ©rence 30 indique qu’un taux d’actualisation rĂ©el de 7 % devrait ĂŞtre utilisĂ© pour la plupart des analyses coĂ»ts-avantages. Pour certaines propositions de rĂ©glementation, comme celles qui portent sur la santĂ© humaine ou les biens et services environnementaux, les lignes directrices indiquent qu’il est plus appropriĂ© d’utiliser un taux d’actualisation social. Le scĂ©nario central prĂ©sentĂ© au tableau 6 utilise un taux d’actualisation social de 3 %, mais une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e d’après le taux d’actualisation rĂ©el de 7 % pour comparer les estimations. L’utilisation du taux d’actualisation plus Ă©levĂ© donne lieu Ă  une valeur actualisĂ©e nette globale de 10,7 milliards de dollars; la conclusion indiquant un avantage net n’est donc pas sensible au taux de rechange.

Tableau 7 : RĂ©sumĂ© des analyses de sensibilitĂ©
Variable Scénario de l’analyse de sensibilité Valeur actuelle nette totale (milliards de dollars)
Scénario central (2026 à 2050) S.O. 28,6
Des prix plus Ă©levĂ©s (ou plus faibles) des combustibles fossiles augmenteraient (ou rĂ©duiraient) les Ă©conomies d’énergie nettes. Des Ă©conomies d’énergie nettes plus faibles de 50 % donneraient lieu Ă  des coĂ»ts nets. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 73,5
Plus faibles (50 %) (16,2)
Des prix de l’électricitĂ© plus Ă©levĂ©s (ou plus faibles) augmenteraient (ou rĂ©duiraient) les Ă©conomies d’énergie nettes. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 0,7
Plus faibles (50 %) 56,6
Des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s (ou plus faibles) pour les bornes de recharge rĂ©sidentielles rĂ©duiraient (ou augmenteraient) les avantages gĂ©nĂ©raux nets des modifications proposĂ©es. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 24,1
Plus faibles (50 %) 33,2
La fabrication de camions VEB comprenant un ensemble de remorquage augmenterait les coûts des VZE et donnerait lieu à un coût net. Inclusion d’un ensemble de remorquage (37,7)
Des prix plus Ă©levĂ©s (ou plus faibles) pour les VZE (excluant l’infrastructure de recharge rĂ©sidentielle) rĂ©duiraient (ou augmenteraient) les avantages nets. Plus Ă©levĂ©s (50 %) 21,0
Plus faibles (50 %) 36,3
Une valeur mise à jour du coût social du carbone augmenterait la valeur des réductions des émissions de GES. Valeur mise à jour 48,0
Un taux d’actualisation plus Ă©levĂ© rĂ©duirait la valeur actualisĂ©e des avantages nets. 7 % 10,7

Dans presque tous les scĂ©narios prĂ©sentĂ©s ci-dessus, l’analyse permet de conclure que les modifications proposĂ©es donneraient quand mĂŞme lieu Ă  des avantages nets. Deux scĂ©narios donneraient lieu Ă  des coĂ»ts nets : un dans lequel les prix des carburants liquides sont 50 % moins Ă©levĂ©s, et un dans lequel tous les camions VEB sont achetĂ©s avec un ensemble de remorquage cher. MĂŞme si les prix des carburants liquides fluctuent, les prix moyens de l’essence au Canada n’ont pas baissĂ© sous 1 $/L depuis plus de cinq ans, sauf au dĂ©but de la pandĂ©mie de COVID-19rĂ©fĂ©rence 31. Dans le contexte d’une tarification accrue du carbone et de politiques mondiales contribuant au prix plus Ă©levĂ© du pĂ©trole, une telle baisse du prix des carburants liquides n’est pas attendue. Pour ce qui est des camions nĂ©cessitant des capacitĂ©s de remorquage, les fabricants et les importateurs vont probablement plutĂ´t choisir de produire et d’importer des VEHR, puisque les coĂ»ts supplĂ©mentaires de l’installation d’un ensemble de remorquage sur un camion VEB sont considĂ©rablement plus Ă©levĂ©s et, donc, reprĂ©senteraient une affectation inefficace de leurs ressources. Par consĂ©quent, le Ministère conclut qu’il est plausible de conclure que les modifications proposĂ©es donneraient lieu Ă  des avantages nets.

Évaluation environnementale stratégique

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique de la politique sur les vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE) a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2018; les conclusions de celle-ci indiquent que les modifications proposĂ©es respectent les objectifs de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD). Selon la SFDD 2022-2026, ces objectifs sont notamment les suivants : protĂ©ger les Canadiens contre la pollution de l’air, faire la transition vers les VZE et prendre des mesures pour contrer les changements climatiques, en rĂ©duisant les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES).

Analyse distributionnelle (incluant l’analyse comparative entre les sexes plus [ACS+])

Les modifications proposĂ©es devraient avoir un effet disproportionnĂ© sur certaines sous-populations au Canada, car il est peu probable que les coĂ»ts et les avantages soient rĂ©partis uniformĂ©ment. Les avantages dĂ©coulant de la rĂ©duction des Ă©missions de GES sont de portĂ©e mondiale, et les effets non monĂ©taires de rĂ©ductions de la qualitĂ© de l’air sur certaines sous-populations canadiennes sont analysĂ©s dans la section intitulĂ©e « RĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique Â». L’analyse coĂ»ts-avantages estime les avantages et les coĂ»ts supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  l’acquisition des VZE; ces effets ne sont pas rĂ©partis uniformĂ©ment dans la sociĂ©tĂ© et sont donc examinĂ©s plus en dĂ©tail ci-dessous.

Effets sur les ménages et ACS+

Les modifications proposées devraient avoir un effet disproportionné sur les ménages à faible revenu, en raison du coût initial plus élevé des VZE dans les premières années et de la hausse potentielle des coûts associés aux véhicules conventionnels, qui serait attribuable à la diminution de l’offre de ces véhicules causée par l’augmentation des cibles de vente de VZE. À court terme, ce phénomène rendrait sans doute difficile pour les ménages à faible revenu d’acquérir des VZE. Par conséquent, au cours des premières années, il est possible que les personnes qui ont les moyens financiers d’absorber les coûts initiaux relativement plus élevés de l’achat d’un VZE soient les seules à bénéficier des coûts totaux de propriété plus faibles par rapport à ceux d’un véhicule conventionnel équivalent. Ces diminutions de coûts sont largement attribuables aux économies sur le carburant qui découlent de la possession d’un VZE. On s’attend à ce que les VZE deviennent plus abordables avec le temps, et à ce que les véhicules électriques à batteries deviennent aussi économiques que les véhicules conventionnels au début des années 2030.

De plus, les ménages à faible revenu sont plus susceptibles de vivre dans des unités locatives, ce qui peut être incompatible dans certains cas avec l’équipement de recharge à domicile. Les ménages à faible revenu qui achèteraient un VZE seraient donc plus susceptibles d’avoir à se fier aux bornes de recharge publiques, qui peuvent facturer un supplément au coût de l’électricité. Ces facteurs indiquent que les ménages à faible revenu seraient touchés de manière disproportionnée et négative par les modifications proposées.

En outre, les modifications proposées auraient des effets disproportionnés sur les ménages des collectivités rurales et du Nord, qui peuvent avoir un faible accès aux infrastructures de recharge publiques. De plus, les communautés du Nord devraient faire face à des difficultés accrues pour effectuer la transition vers les VZE, en raison des périodes prolongées de températures basses qui peuvent avoir une incidence sur l’autonomie utilisable de véhicules électriques à batterie. Enfin, le coût de l’électricité varie d’une région à l’autre, et les Canadiens qui vivent dans les régions où ce coût est élevé pourraient ne pas bénéficier des mêmes économies sur l’énergie que ceux qui vivent dans les régions où le coût de l’électricité est bas.

Ces effets disproportionnés pourraient être cumulatifs pour certains Canadiens si des composantes intersectionnelles font en sorte qu’ils appartiennent aux sous-groupes régionaux et économiques susmentionnés. Pour atténuer ces effets et assurer une transition équitable, le gouvernement et ses partenaires continueraient de travailler sur les politiques pour veiller à ce que les VZE soient accessibles pour les Canadiens malgré leurs différences économiques ou régionales et à ce que les besoins en infrastructure de recharge soient satisfaits pour l’ensemble de la population.

Comme il est indiquĂ© dans la section intitulĂ©e « Impacts monĂ©taires (et quantifiĂ©s) Â», les modifications proposĂ©es devraient rĂ©duire la pollution atmosphĂ©rique, ce qui aurait un effet positif pour la plupart des Canadiens. Ces rĂ©percussions pourraient ĂŞtre davantage ressenties par les Canadiens qui sont Ă  plus haut risque d’être touchĂ©s nĂ©gativement par les polluants atmosphĂ©riques, notamment les enfants, les personnes âgĂ©es, les personnes ayant des problèmes de santĂ© sous-jacents et les personnes qui vivent dans les rĂ©gions fortement exposĂ©es Ă  la circulation automobile.

Analyse de la compétitivité

Les modifications proposĂ©es s’harmonisent avec des cibles de vente de VZE rĂ©glementaires semblables en Colombie-Britannique et au QuĂ©bec, de mĂŞme qu’en Californie et que dans 15 d’autres États amĂ©ricains, connus comme Ă©tant les « section 177 states Â». Les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers ont dĂ©jĂ  rĂ©pondu aux exigences rĂ©glementaires dans d’autres administrations, et on s’attend Ă  ce qu’ils s’adaptent de façon semblable aux modifications proposĂ©es. L’adoption des modifications proposĂ©es ferait augmenter de 36 % Ă  42 % la proportion du marchĂ© Canada–États-Unis appliquant une rĂ©glementation relative aux VZE. Les modifications proposĂ©es ne devraient pas avoir d’effets sur la compĂ©titivitĂ© des fabricants et des importateurs canadiens, puisque les entreprises Ă  but lucratif devraient adopter des stratĂ©gies de vente adaptĂ©es aux marchĂ©s rĂ©gionaux, comme ils l’ont fait dans certains États et certaines provinces canadiennes, et les coĂ»ts engendrĂ©s seraient rĂ©percutĂ©s sur les consommateurs, sous forme de hausses de prix.

Lentille des petites entreprises

Le règlement actuel compte dĂ©jĂ  des dispositions conçues spĂ©cialement pour rĂ©duire le fardeau de la conformitĂ© pour les petites entreprises. Ces dispositions permettent aux entreprises qui fabriquent ou importent un volume total de vĂ©hicules lĂ©gers qui est infĂ©rieur au seuil prescrit de choisir de respecter temporairement des normes moins strictes pour les annĂ©es de modèle 2016 et antĂ©rieures. En outre, les normes d’émissions d’éq. CO2 moyennes pour le parc de vĂ©hicules (normes relatives aux gaz Ă  effet de serre) ne s’appliquent pas aux entreprises qui fabriquent ou importent en moyenne moins de 750 vĂ©hicules lĂ©gers neufs au Canada par annĂ©e. Ce seuil ne s’applique pas aux modifications proposĂ©es mettant en Ĺ“uvre les objectifs de vente de VZE, qui n’offrent aucune exemption. Les modifications proposĂ©es pour Ă©tablir des objectifs annuels de vente de VZE compteraient toutefois une option de conformitĂ© permettant aux entreprises d’acheter des points excĂ©dentaires d’autres entreprises ainsi qu’une option de rechange permettant la crĂ©ation de points en contribuant Ă  une activitĂ© dĂ©signĂ©e liĂ©e aux VZE. Ă€ l’heure actuelle, aucune entitĂ© rĂ©glementĂ©e ne se trouve dans les limites du seuil pour constituer une petite entreprise. Par consĂ©quent, la lentille des petites entreprises ne s’appliquerait pas aux modifications proposĂ©es.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un ajout en vertu de cette règle. Aux termes des modifications proposĂ©es, les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers neufs seraient assujettis Ă  des exigences obligatoires qui prescrivent des proportions annuelles des vĂ©hicules offerts Ă  la vente qui doivent ĂŞtre des vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission (VZE). Les coĂ»ts administratifs encourus par les fabricants et les importateurs de vĂ©hicules lĂ©gers qui rĂ©sulteraient des modifications proposĂ©es sont liĂ©s Ă  l’apprentissage des modifications, Ă  la compilation des dossiers et Ă  la conduite des affaires associĂ©es Ă  l’échange de points et Ă  la crĂ©ation de points en contribuant Ă  des activitĂ©s liĂ©es aux VZE. L’analyse de la règle du « un pour un Â» permet d’estimer que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour 19 fabricants et importateurs. Les coĂ»ts nets annualisĂ©s sont estimĂ©s Ă  24 500 $, ou 985 $ par entrepriserĂ©fĂ©rence 32.

Collaboration et harmonisation en matière de réglementation

Les objectifs de vente proposĂ©s pour les VZE lĂ©gers sont conformes aux projets de règlement de la Colombie-BritanniquerĂ©fĂ©rence 33, du QuĂ©becrĂ©fĂ©rence 34 et de la CalifornierĂ©fĂ©rence 35, qui ont tous Ă©tabli un objectif visant Ă  ce que la totalitĂ© des vĂ©hicules vendus d’ici 2035 soit des VZE. Ă€ compter de 2026, il est attendu que le règlement sur les VZE de la Californie aura Ă©tĂ© adoptĂ© dans 15 autres Ă©tats amĂ©ricains, Ă©galement appelĂ©s les États de l’article 177 (section 177 states), qui reprĂ©sentent collectivement près de 36 % du marchĂ© amĂ©ricainrĂ©fĂ©rence 36. De plus, l’administration amĂ©ricaine a Ă©tabli un objectif stratĂ©gique voulant que la moitiĂ© des nouveaux vĂ©hicules vendus soit des VZE d’ici 2030rĂ©fĂ©rence 37 et devrait utiliser les normes de rĂ©duction des Ă©missions de GES ultĂ©rieures Ă  2026 pour contribuer Ă  l’atteinte de ces objectifs. L’EPA des États-Unis devrait publier un avis de projet de règlement pour les normes d’émissions de GES ultĂ©rieures Ă  2026 en mars 2023.

Le Ministère continue de travailler en Ă©troite collaboration avec l’EPA des États-Unis pour maintenir une approche commune entre le Canada et les États-Unis, et ce, afin de rĂ©gir les Ă©missions de GES attribuables aux vĂ©hicules routiers lĂ©gers, dans la mesure du possible. Actuellement, le Règlement incorpore par renvoi les normes d’émissions amĂ©ricaines et comprend de nombreux autres Ă©lĂ©ments, mais pas tous, de la rĂ©glementation amĂ©ricaine, comme des dĂ©finitions, des options de conformitĂ© et des exigences en matière de mesure et de production de rapports. Le Ministère et l’EPA des États-Unis continuent de collaborer en vue de mettre en Ĺ“uvre des normes rĂ©glementaires harmonisĂ©es et des programmes de conformitĂ© conjoints, qui aident Ă  amĂ©liorer l’efficacitĂ© relative Ă  l’administration des programmes respectifs dans les deux pays. Les modifications proposĂ©es conserveront des normes d’émissions moyennes de GES qui sont harmonisĂ©es avec celles du règlement final 2021 de l’EPA des États-U (PDF).

En juin 2022, le Parlement europĂ©en a votĂ© pour appuyer une interdiction de vente de nouvelles voitures Ă  essence et diesel d’ici 2035 en Union europĂ©enne (UE). C’est l’équivalent du mandat du Canada liĂ© Ă  la vente de VZE, qui exigerait que tous les nouveaux vĂ©hicules Ă  essence et au diesel de l’annĂ©e de modèle 2035 soient des vĂ©hiculez zĂ©ro Ă©mission. Cependant, pour atteindre cet objectif d’ici 2035, l’UE a choisi d’augmenter progressivement la rigueur de ses normes d’émissions de GES, plutĂ´t que de mettre en Ĺ“uvre des objectifs de ventes de VZE. Dans le cadre de l’Accord Ă©conomique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE, le Canada continue de discuter de rĂ©glementation avec l’Europe pour harmoniser les règlements, dans la mesure du possible. Ce dialogue comprend des discussions sur l’harmonisation des exigences liĂ©es aux Normes de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du Canada (NSVAC) dans l’objectif d’augmenter le nombre de modèles de VZE offerts au Canada.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposées entreraient en vigueur le jour de leur enregistrement. Le Ministère communiquera de façon proactive avec les fabricants et les importateurs connus d’automobiles à passagers et de camions légers, ainsi qu’avec les associations automobiles de ce secteur, afin de veiller à ce qu’un nombre maximal de parties prenantes soient au courant de la publication des modifications proposées et aient le temps nécessaire pour se conformer aux dispositions réglementaires.

Promotion de la conformité, application de la loi et normes de service

Les membres de la collectivité réglementée seraient responsables de leur conformité aux modifications proposées ainsi que de la production et du maintien de la justification de conformité. Pour aider les parties réglementées à comprendre les nouvelles exigences, les documents d’orientation existants seraient mis à jour et affichés sur le site Web du Ministère. Les documents mis à jour fourniraient des détails sur les nouvelles dispositions administratives et les exigences relatives aux VZE. Ils contiendraient également des renseignements pour répondre aux questions souvent posées au sujet de la justification de conformité et les procédures à suivre lors de la soumission de documents requis au Ministère.

En raison des nouvelles exigences qui s’appliqueraient aux fabricants et aux importateurs d’automobiles à passagers et de camions légers, le Ministère prévoit de mettre à jour son système de déclaration pour tenir compte des nouveaux renseignements que fourniront les parties réglementées. Le Ministère continuerait d’examiner les justifications de conformité et d’y répondre en temps opportun, conformément aux délais de réponse fixés dans les documents d’orientation relatifs au Règlementréférence 38.

Les mesures de mise en œuvre et d’application de la loi du Ministère se poursuivraient conformément à la Politique d’observation et d’application de la LCPEréférence 39. Puisque les modifications proposées seraient apportées en vertu de la LCPE, les analystes et les agents de l’autorité de la LCPE appliqueraient la politique au moment de vérifier la conformité aux exigences réglementaires. La politique établit l’éventail des mesures possibles en cas d’infractions présumées. Après une inspection ou une enquête, lorsqu’un agent de l’autorité découvre une infraction présumée, il doit choisir la mesure appropriée à prendre en fonction de la politique.

Mesure du rendement et évaluation

Les entités réglementées devraient présenter des rapports de fin d’année de modèle au Ministère. Les rapports concerneraient le rendement des automobiles à passagers et des camions légers que les entités fabriquent ou importent pour chaque année de modèle. À compter de l’année de modèle 2023, ces rapports seraient utilisés pour évaluer la conformité aux modifications proposées. Ils indiqueraient les normes d’émissions de GES moyennes des parcs de véhicules des entités réglementées et, à compter de l’année de modèle 2026, les valeurs de conformité des VZE.

Les renseignements présentés dans les rapports de fin d’année de modèle seraient utilisés pour surveiller la conformité aux exigences réglementaires, mesurer et évaluer le rendement des modifications proposées et fournir des données à l’appui des activités d’application de la loi, le cas échéant. Le Ministère examinerait également les justifications de conformité et tout autre dossier que les parties réglementées doivent tenir à jour.

En outre, le Ministère continuerait d’analyser les émissions d’un échantillon d’automobiles à passagers et de camions légers chaque année afin de vérifier la conformité aux normes d’émissions de GES moyennes pour les parcs de véhicules. Il comparerait également l’autonomie en mode électrique des VZE par rapport à l’autonomie déclarée par les entreprises, et il effectuerait toute autre analyse jugée nécessaire.

Personnes-ressources

Stéphane Couroux
Directeur
Division des transports
Direction de l’énergie et des transports
Direction générale de la protection de l’environnement
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : infovehiculeetmoteur-vehicleandengineinfo@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur
Division de l’analyse réglementaire et de l’évaluation
Direction de l’analyse économique
Direction générale de la politique stratégique
Environnement et Changement climatique Canada
200, boulevard Sacré-Cœur
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : RAVD.DARV@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 93(1) et des articles 160rĂ©fĂ©rence c, 162 et 326 de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter au ministre de l’Environnement, dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou, dans les soixante jours suivant cette date, un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333 de cette loi. Les intĂ©ressĂ©s voulant prĂ©senter des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Les intĂ©ressĂ©s qui prĂ©sentent leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent des avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  StĂ©phane Couroux, directeur, Division des transports, Direction gĂ©nĂ©rale de la protection de l’environnement, ministère de l’Environnement, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : infovehiculeetmoteur-vehicleandengineinfo@ec.gc.ca).

Quiconque fournit des renseignements au ministre de l’Environnement peut en mĂŞme temps prĂ©senter une demande de traitement confidentiel aux termes de l’article 313 de cette loi.

Ottawa, le 14 dĂ©cembre 2022

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers

Modifications

1 Le paragraphe 1(1) du Règlement sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers rĂ©fĂ©rence 40 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

véhicule zéro émission ou VZE
Automobile qui est un véhicule électrique, un véhicule électrique hybride rechargeable ou un véhicule à pile à combustible. (zero-emission vehicule or ZEV)

2 L’article 2 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Objet

2 Le prĂ©sent règlement a pour objet la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre provenant des automobiles Ă  passagers et des camions lĂ©gers :

3 L’article 3 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a d), de ce qui suit :

4 L’intertitre « Exigences relatives aux parc Â» prĂ©cĂ©dant l’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigences relatives aux parcs — Ă©missions d’équivalent CO2

5 L’article 15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Arrondissement — gĂ©nĂ©ral

15 (1) Dans les calculs prĂ©vus au prĂ©sent règlement, sauf ceux visĂ©s aux alinĂ©as 17(4)b) et (5)b), aux paragraphes 17(6) et (7) et 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3, au paragraphe 18.4(1), Ă  l’article 30.4 et aux paragraphes 30.5(3) et 30.7(6), les rĂ©sultats sont arrondis Ă  l’unitĂ© la plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode ASTM E 29-93a de l’ASTM International intitulĂ©e Standard Practice for Using Significant Digits in Test Data to Determine Conformance with Specifications.

Arrondissement — dixième d’unitĂ© le plus proche

(2) Dans les calculs prĂ©vus aux alinĂ©as 17(4)b) et (5)b), aux paragraphes 17(6) et (7) et 18.1(1), (5) et (10), aux articles 18.2 et 18.3 et au paragraphe 18.4(1), les rĂ©sultats sont arrondis au dixième d’unitĂ© le plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode ASTM E 29-93a de l’ASTM International intitulĂ©e Standard Practice for Using Significant Digits in Test Data to Determine Conformance with Specifications.

Arrondissement — dix-millième d’unitĂ© le plus proche

(3) Dans les calculs visĂ©s aux paragraphes 30.4(1) Ă  (3) et 30.5(3), les rĂ©sultats sont arrondis au dix-millième d’unitĂ© le plus proche, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la mĂ©thode ASTM E 29-93a de l’ASTM International intitulĂ©e Standard Practice for Using Significant Digits in Test Data to Determine Conformance with Specifications.

6 L’élĂ©ment G de la formule figurant Ă  l’article 18 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

G
l’allocation pour l’utilisation de technologies innovatrices qui entraînent une réduction quantifiable des émissions de CO2, qui est égale à la somme des allocations calculées conformément aux paragraphes 18.3(1), (3) ou (3.1), et (5);

7 (1) Le passage du paragraphe 18.1(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Valeur moyenne des Ă©missions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone — annĂ©e de modèle 2012 et annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(2) Sous rĂ©serve des paragraphes (8) et (10), l’entreprise calcule la valeur moyenne des Ă©missions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone pour chacun de ses parcs de l’annĂ©e de modèle 2012 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures selon la formule suivante :

(2) Le passage du paragraphe 18.1(4) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le tableau est remplacĂ© par ce qui suit :

Multiplicateur pour certains véhicules

(4) Sous réserve du paragraphe (5), dans le calcul de la valeur moyenne des émissions de gaz d’échappement liées au carbone conformément au paragraphe (2) pour les parcs des années de modèle 2017 à 2024, l’entreprise peut, pour l’application des éléments B et C de la formule figurant à ce paragraphe, choisir de multiplier le nombre de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant de son parc, par le nombre indiqué pour ces types de véhicules qui figure dans le tableau ci-après pour l’année de modèle en cause, si elle fait mention de ce choix et indique le nombre de points qui en découle et le nombre de véhicules en cause dans son rapport de fin d’année de modèle.

(3) L’article 9 du tableau figurant au paragraphe 18.1(4) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(4) Le paragraphe 18.1(5) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigence — vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables

(5) L’entreprise ne peut faire le choix prĂ©vu au paragraphe (4) relativement Ă  un vĂ©hicule Ă©lectrique hybride rechargeable des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2024 que si celui-ci est dotĂ© d’une autonomie tout Ă©lectrique Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  16,4 km (10,2 milles) ou d’une autonomie tout Ă©lectrique Ă©quivalente Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  16,4 km (10,2 milles). L’autonomie tout Ă©lectrique et l’autonomie tout Ă©lectrique Ă©quivalente sont dĂ©terminĂ©es conformĂ©ment Ă  l’article 1866(b)(2) de la sous-partie S de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR.

(5) Le paragraphe 18.1(9) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(6) Le paragraphe 18.1(11) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Véhicules à pile à combustible

(11) Pour l’application du paragraphe (8), l’entreprise doit d’abord comptabiliser tous les véhicules à pile à combustible avant de comptabiliser les autres véhicules à technologie de pointe.

8 (1) Le passage du paragraphe 18.3(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation pour certaines technologies innovatrices

18.3 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (3) et (3.1), l’entreprise peut choisir de calculer, selon la formule ci-après, une allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de l’annĂ©e de modèle 2014 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 et qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR :

(2) Le passage du paragraphe 18.3(3) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation maximale — certaines technologies innovatrices

(3) Si, pour une annĂ©e de modèle 2014 Ă  2022, l’annĂ©e de modèle 2027 ou une annĂ©e de modèle ultĂ©rieure, l’ensemble des allocations pour technologies innovatrices qu’une entreprise choisit de dĂ©terminer pour un mĂŞme vĂ©hicule, conformĂ©ment Ă  l’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe (1), est supĂ©rieur Ă  10 grammes de CO2 par mille, l’entreprise est tenue de calculer, selon la formule ci-après, l’allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de cette annĂ©e de modèle, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR :

(3) L’article 18.3 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Allocation maximale pour certaines technologies innovatrices — annĂ©es de modèle 2023 Ă  2026

(3.1) Si, pour une annĂ©e de modèle 2023 Ă  2026, l’ensemble des allocations pour technologies innovatrices qu’une entreprise choisit de dĂ©terminer, pour un mĂŞme vĂ©hicule, conformĂ©ment Ă  l’élĂ©ment A de la formule figurant au paragraphe (1) est supĂ©rieure Ă  15 grammes de CO2 par mille, l’entreprise est tenue de calculer, selon la formule figurant au paragraphe (3), l’allocation pour l’utilisation, dans son parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de cette annĂ©e de modèle, de technologies innovatrices qui entraĂ®nent une rĂ©duction quantifiable des Ă©missions de CO2 qui sont visĂ©es Ă  l’article 1869(b)(1) de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR.

(4) Le passage du paragraphe 18.3(4) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’élĂ©ment A est remplacĂ© par ce qui suit :

Ajustement

(4) Pour l’application des paragraphes (3) et (3.1), l’entreprise est tenue de faire le calcul ci-après en veillant Ă  ce que le rĂ©sultat obtenu soit Ă©gal ou infĂ©rieur Ă  10 ou 15 grammes de CO2 par mille, selon le cas :

(Σ (A Ă— Ba) Ă— 195 264) + (Σ (A Ă— Bc) Ă— 225 865)

(Σ Ca Ă— 195 264) + (Σ CcĂ— 225 865)
oĂą
(5) La formule figurant au paragraphe 18.3(4) du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’élĂ©ment Bc, de ce qui suit :
Ca
le nombre total d’automobiles à passagers dans le parc;
Cc
le nombre total de camions légers dans le parc.

9 (1) Le passage du paragraphe 18.4(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Allocation pour certaines grosses camionnettes

18.4 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) Ă  (4), l’entreprise peut choisir de calculer, selon la formule ci-après, une allocation de CO2 pour la prĂ©sence, dans son parc, de grosses camionnettes dotĂ©es de technologies Ă©lectriques hybrides ou dont le rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone est meilleur que la valeur cible applicable :

(2) Le paragraphe 18.4(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètre de l’allocation — technologies Ă©lectriques hybrides

(2) L’allocation liĂ©e Ă  l’utilisation de technologies Ă©lectriques hybrides visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AH de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui sont dotĂ©es de ces technologies est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour l’annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(a)(1) ou (2), selon la technologie dont il s’agit, de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AH ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

(3) Le paragraphe 18.4(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Paramètre de l’allocation — rendement

(3) L’allocation liĂ©e au rendement en matière d’émissions de gaz d’échappement liĂ©es au carbone visĂ©e aux alinĂ©as a) et b) de l’élĂ©ment AR de la formule figurant au paragraphe (1) ne peut ĂŞtre calculĂ©e Ă  l’égard des grosses camionnettes d’une annĂ©e de modèle que si le pourcentage dans le parc des grosses camionnettes de cette annĂ©e de modèle qui prĂ©sentent ce rendement est Ă©gal ou supĂ©rieur au pourcentage prĂ©vu pour l’annĂ©e de modèle Ă  l’article 1870(b)(1) ou (2), selon le rendement, de la partie 86, section de chapitre C, chapitre I, titre 40, du CFR. L’allocation visĂ©e Ă  l’alinĂ©a a) de l’élĂ©ment AR ne peut ĂŞtre calculĂ©e que pour les grosses camionnettes des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021, 2023 et 2024.

10 (1) Le passage du paragraphe 20(3) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’équation est remplacĂ© par ce qui suit :

Calcul

(3) Sous rĂ©serve des paragraphes (3.1) Ă  (3.4), l’entreprise calcule le nombre de points ou la valeur du dĂ©ficit pour chacun de ses parcs selon l’équation suivante :

(2) Le passage du paragraphe 20(3.1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Norme de rechange — oxyde nitreux

(3.1) Pour chaque groupe d’essai pour lequel elle utilise, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, une norme d’émissions d’oxyde nitreux (N2O) de rechange en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), l’entreprise utilise la formule ci-après et ajoute le total des rĂ©sultats obtenus pour chaque groupe d’essai, exprimĂ© en mĂ©gagrammes d’équivalent CO2, au nombre de points ou Ă  la valeur du dĂ©ficit calculĂ©s conformĂ©ment au paragraphe (3) pour le parc auquel appartient le groupe d’essai :

(3) L’élĂ©ment C de la formule figurant au paragraphe 20(3.1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C
la norme d’émissions de gaz d’échappement d’oxyde nitreux (N2O) de rechange, en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), à laquelle l’entreprise a choisi de certifier le groupe d’essai, exprimée en grammes par mille;

(4) Le passage du paragraphe 20(3.2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant la formule est remplacĂ© par ce qui suit :

Norme de rechange — mĂ©thane

(3.2) Pour chaque groupe d’essai pour lequel elle utilise, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, une norme d’émissions de mĂ©thane (CH4) de rechange en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), l’entreprise utilise la formule ci-après et ajoute le total des rĂ©sultats obtenus pour chaque groupe d’essai, exprimĂ© en mĂ©gagrammes d’équivalent CO2, au nombre de points ou Ă  la valeur du dĂ©ficit calculĂ©s conformĂ©ment au paragraphe (3) pour le parc auquel appartient le groupe d’essai :

(5) L’élĂ©ment C de la formule figurant au paragraphe 20(3.2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

C
la norme d’émissions de gaz d’échappement de méthane (CH4) de rechange, en application des paragraphes 10(1) ou 12(1), à laquelle l’entreprise a choisi de certifier le groupe d’essai, exprimée en grammes par mille;

(6) Le paragraphe 20(4) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Calcul et nouveau calcul – annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021

(3.3) L’entreprise peut choisir de calculer ou de calculer Ă  nouveau le nombre de points ou la valeur du dĂ©ficit de l’un de ses parcs pour les annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021 en faisant le choix prĂ©vu au paragraphe 18.1(4) et en appliquant l’équation figurant au paragraphe (3), après y avoir remplacĂ© les Ă©lĂ©ments A et C par les suivants :

A
la norme moyenne rajustée des émissions d’équivalent CO2 exprimée en grammes par mille et calculée pour le parc conformément à l’article 17, mais pour l’application des éléments B et C de la formule figurant au paragraphe 17(3), dans le cas de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant, le nombre de véhicules est multiplié par le nombre indiqué au tableau du paragraphe 18.1(4) pour le type de véhicule selon l’année de modèle en cause;
C
est calculĂ© selon la formule suivante :
Nv + Σ (Ncv Ă— M)
oĂą :
Nv
représente le nombre d’automobiles à passagers ou de camions légers dans le parc, à l’exclusion des véhicules à technologie de pointe, des véhicules au gaz naturel et des véhicules à gaz naturel à double carburant,
Ncv
le nombre de véhicules à technologie de pointe, de véhicules au gaz naturel ou de véhicules à gaz naturel à double carburant dans le parc, selon le cas,
M
le multiplicateur indiqué dans le tableau du paragraphe 18.1(4) pour ce type de véhicule selon l’année de modèle en cause;

Années de modèle 2022 à 2024

(3.4) Si l’entreprise fait le choix prĂ©vu au paragraphe 18.1(4) pour les annĂ©es de modèle 2022 Ă  2024, les Ă©lĂ©ments A et C au paragraphe (3) sont remplacĂ©s par ceux prĂ©vus au paragraphe (3.3).

Date d’attribution

(4) Sous réserve du paragraphe (4.1), l’entreprise obtient des points ou subit un déficit à l’égard du parc à la date de présentation de son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Date d’attribution — annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021

(4.1) L’entreprise obtient des points ou rĂ©duit la valeur du dĂ©ficit Ă  l’égard de l’un de ses parcs des annĂ©es de modèle 2017 Ă  2021 si le rapport contient les renseignements suivants pour le parc en cause :

(7) Le paragraphe 20(6) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

DurĂ©e de validitĂ© — points pour les annĂ©es de modèle 2017 et 2018

(6) Les points obtenus pour un parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers des annĂ©es de modèle 2017 et 2018 peuvent ĂŞtre utilisĂ©s Ă  l’égard de tout parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers des annĂ©es de modèles ci-dessous :

DurĂ©e de validitĂ© — points pour l’annĂ©e de modèle 2019 et les annĂ©es de modèle ultĂ©rieures

(7) Les points obtenus pour un parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers de l’annĂ©e de modèle 2019 ou d’une annĂ©e de modèle ultĂ©rieure peuvent ĂŞtre utilisĂ©s Ă  l’égard de tout parc d’automobiles Ă  passagers ou de camions lĂ©gers des annĂ©es de modèles ci-dessous :

11 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 30, de ce qui suit :

Exigences relatives au parc combinĂ© — vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission

Définitions et interprétation

Définitions

30.1 (1) Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent aux articles 30.2 Ă  30.7 et au paragraphe 33(5).

entreprise
S’entend au sens de l’article 149 de la Loi. (company)
parc combiné
L’ensemble des automobiles d’une année de modèle donnée qui sont construites ou importées au Canada par une entreprise et qui sont destinées à la vente au premier usager. (combined fleet)

Véhicules d’urgence et véhicules d’incendie

(2) MalgrĂ© la dĂ©finition de parc combinĂ© au paragraphe (1), l’entreprise peut, pour l’application des articles 30.2 Ă  30.7, choisir d’exclure de son parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e les vĂ©hicules d’urgence et les vĂ©hicules d’incendie, si elle fait mention de ce choix dans son rapport de fin d’annĂ©e de modèle pour l’annĂ©e de modèle.

Parc combinĂ© — exception

(3) La définition de parc combiné au paragraphe (1) ne vise pas les automobiles destinées à être exportées qui sont accompagnées d’une preuve écrite attestant qu’elles ne seront pas utilisées ou vendues au Canada.

Disposition générale

Exigence relative à l’exigence VZE minimum

30.2 Sous rĂ©serve des articles 30.5 Ă  30.7, l’entreprise doit veiller Ă  ce que la valeur VZE de son parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2026 et des annĂ©es de modèles ultĂ©rieures soit Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  l’exigence VZE minimum pour l’annĂ©e de modèle en cause.

Exigences VZE minimum pour le parc combiné

Exigence VZE minimum par année de modèle

30.3 Pour l’annĂ©e de modèle 2026 et les annĂ©es de modèle ultĂ©rieures, l’exigence VZE minimum pour le parc combinĂ© d’une entreprise d’une annĂ©e de modèle figurant Ă  la colonne 1 du tableau ci-après est le pourcentage figurant Ă  la colonne 2 :
Article

Colonne 1

Année de modèle

Colonne 2

Exigence VZE minimum (%)

1 2026 20
2 2027 23
3 2028 34
4 2029 43
5 2030 60
6 2031 74
7 2032 83
8 2033 94
9 2034 97
10 2035 et ultérieures 100
Valeur VZE du parc combiné

Calcul de la valeur VZE

30.4 (1) L’entreprise calcule la valeur VZE, exprimĂ©e en pourcentage, de son parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2026 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures selon la formule suivante :

((A Ă· B) Ă— 100) + C
oĂą :
A
représente le nombre total de véhicules électriques et de véhicules à pile à combustible dans le parc combiné;
B
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné;
C
le moindre de la contribution des véhicules électriques hybrides rechargeables à la valeur VZE du parc combiné, calculée conformément au paragraphe (2), et de la contribution maximum admissible des véhicules électriques hybrides rechargeables à l’exigence VZE minimum d’un parc combiné, calculée conformément au paragraphe (3).

Contribution des véhicules électriques hybrides rechargeables

(2) La contribution des vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables Ă  la valeur VZE du parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e correspond au pourcentage calculĂ© selon la formule suivante :

(A + 0,75 Ă— B + 0,15 Ă— C) Ă· D Ă— 100
oĂą :
A
représente le nombre total de ces véhicules dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 80 km;
B
pour les années de modèle 2026 à 2028, le nombre total de ces véhicules dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 50 km et d’au plus 79 km;
C
pour l’année de modèle 2026, le nombre total de ces véhicules dans le parc combiné dont l’autonomie tout électrique est d’au moins 16 km et d’au plus 49 km;
D
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné.

Contribution maximum admissible

(3) La contribution maximum admissible, exprimĂ©e en pourcentage, des vĂ©hicules Ă©lectriques hybrides rechargeables Ă  l’exigence VZE minimum d’un parc combinĂ© pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e se calcule selon la formule suivante :

A Ă— B
oĂą :
A
représente l’exigence VZE minimum, exprimée en pourcentage, prévue à la colonne 2 du tableau figurant à l’article 30.3 pour l’année de modèle en cause;
B
le pourcentage prĂ©vu Ă  la colonne 2 du tableau ci-dessous :
Article

Colonne 1

Année de modèle

Colonne 2

Contribution admissible (%)

1 2026 45
2 2027 30
3 2028 et ultérieures 20

Autonomie tout électrique

(4) Pour l’application du paragraphe (2), l’autonomie tout Ă©lectrique est dĂ©terminĂ©e selon la formule suivante et est arrondie au nombre entier le plus près ou, si le chiffre est Ă©quidistant de deux nombres entiers consĂ©cutifs, au plus Ă©levĂ© de ceux-ci :

A Ă— 0,7
oĂą :
A
représente l’autonomie électrique réelle en kilomètres établie conformément à l’article 311(j)(4)(i) de la sous-partie D, partie 600, section de chapitre Q, chapitre I, titre 40 du CFR, arrondie à la première décimale ou, si le chiffre est équidistant de deux décimales consécutives, à la plus élevée de celles-ci.
Système d’unités de conformité

Unités de conformité

30.5 (1) L’entreprise obtient des unités de conformité si la valeur VZE de son parc combiné d’une année de modèle donnée est supérieure à l’exigence VZE minimum de l’année de modèle et si elle inclut ces unités de conformité dans son rapport de fin d’année de modèle.

Déficit

(2) L’entreprise subit un déficit si la valeur VZE de son parc combiné d’une année de modèle donnée est inférieure à l’exigence VZE minimum de l’année de modèle.

Calcul

(3) L’entreprise calcule le nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© ou le dĂ©ficit pour son parc combinĂ© d’une annĂ©e de modèle donnĂ©e selon la formule suivante :

(A − B) Ă— C
oĂą :
A
représente la valeur VZE, exprimée en pourcentage, de son parc combiné pour l’année de modèle, calculée conformément au paragraphe 30.4(1);
B
l’exigence VZE minimum, exprimée en pourcentage, pour l’année de modèle prévue à la colonne 2 du tableau figurant à l’article 30.3;
C
le nombre total d’automobiles dans le parc combiné.

Date d’attribution

(4) L’entreprise obtient des unités de conformité ou subit un déficit à l’égard du parc combiné à la date de présentation de son rapport de fin d’année de modèle pour l’année de modèle en cause.

Date limite — annĂ©es de modèle 2026 Ă  2034

(5) Les unitĂ©s de conformitĂ© calculĂ©es en vertu du paragraphe (3) pour un parc combinĂ© de l’annĂ©e de modèle 2026 Ă  2034 peuvent ĂŞtre utilisĂ©es Ă  l’égard de tout parc combinĂ© des annĂ©es de modèles ci-dessous :

UnitĂ©s de conformitĂ© — annĂ©e de modèle 2035

(6) Malgré l’alinéa (5)b), nulle unité de conformité n’est valide après la date à laquelle l’entreprise présente le rapport de fin d’année de modèle de l’année de modèle 2035.

Compensation du déficit et utilisation des points

Unités de conformité pour une année de modèle donnée

30.6 (1) Si l’entreprise obtient, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, conformĂ©ment au paragraphe 30.5(3) des unitĂ©s de conformitĂ©, elle doit les utiliser pour compenser tout dĂ©ficit rĂ©siduel.

Utilisation des unités de conformité résiduelles

(2) S’il reste des unitĂ©s de conformitĂ© après la compensation effectuĂ©e en vertu du paragraphe (1), l’entreprise peut faire ce qui suit :

Déficit d’une année de modèle donnée

(3) Si l’entreprise subit, pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e, conformĂ©ment au paragraphe 30.5(3) un dĂ©ficit, elle doit utiliser les unitĂ©s de conformitĂ© qu’elle a accumulĂ©es pour le compenser.

Compensation du déficit résiduel

(4) S’il reste un dĂ©ficit après la compensation effectuĂ©e en vertu du paragraphe (3), l’entreprise peut le compenser en utilisant :

Délai pour compenser un déficit

(5) L’entreprise doit compenser le dĂ©ficit au plus tard :

Année de modèle 2035 et ultérieures

(6) Nul déficit subi à l’égard du parc combiné de l’année de modèle 2035 et des années de modèle ultérieures ne peut être compensé.

Création d’unités de conformité

Création d’unités de conformité

30.7 (1) Dans le cas oĂą l’entreprise calcule, conformĂ©ment au paragraphe 30.5(3), un dĂ©ficit pour toute annĂ©e de modèle 2026 Ă  2034, elle peut crĂ©er des unitĂ©s de conformitĂ© pour compenser le dĂ©ficit de l’annĂ©e de modèle en cause.

Conditions

(2) Les unitĂ©s de conformitĂ© sont créées dès que les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Aucune double prise en compte

(3) MalgrĂ© l’alinĂ©a (2)a), dans le cas oĂą une contribution Ă  une activitĂ© VZE admissible a Ă©tĂ© prise en compte par l’entreprise pour l’application de l’article 103 du Règlement sur les combustibles propres, avec ses modifications successives, la contribution ne peut ĂŞtre prise en compte pour crĂ©er des unitĂ©s de conformitĂ©.

Activité VZE admissible

(4) Pour l’application du paragraphe (2), une activité VZE admissible est une activité qui contribue à la croissance des infrastructures VZE au Canada, notamment les bornes de recharge, les stations de ravitaillement en hydrogène et les infrastructures de distribution d’électricité appuyant les bornes de recharge et les stations de ravitaillement en hydrogène, destinées principalement à être utilisées par les occupants d’un logement privé ou par le public.

Nombre d’unités de conformité créées

(5) Sous rĂ©serve des paragraphes (7) et (8), le nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© que peut crĂ©er l’entreprise pour une annĂ©e de modèle donnĂ©e est dĂ©terminĂ© selon la formule suivante :

C Ă· P
oĂą :
C
représente le montant de la contribution de l’entreprise à l’activité VZE admissible;
P
20 000 $.

Indice des prix Ă  la consommation

(6) Chaque 1er janvier suivant la fin d’une annĂ©e de modèle, la valeur de la variable P de la formule prĂ©vue au paragraphe (5) est remplacĂ©e par le rĂ©sultat de la formule ci-après, arrondi au dollar près ou, si le chiffre est Ă©quidistant de deux nombres entiers consĂ©cutifs, au plus Ă©levĂ© de ceux-ci :

20 000 $ Ă— (IPCA Ă· IPCB)
oĂą :
IPCA
représente la moyenne de l’indice des prix à la consommation pour l’année civile correspondant à l’année de modèle, telle qu’elle est publiée par Statistique Canada sous le régime de la Loi sur la statistique;
IPCB
la moyenne de l’indice des prix à la consommation durant les douze mois de l’année 2026, telle qu’elle est publiée par Statistique Canada sous le régime de cette loi.

Nombre maximum autorisĂ© d’unitĂ©s de conformitĂ© — annĂ©es de modèle 2026 Ă  2030

(7) Le nombre maximum d’unitĂ©s de conformitĂ© que peut crĂ©er l’entreprise pour compenser le dĂ©ficit d’une annĂ©e de modèle 2026 Ă  2030 est Ă©gal au moindre de ce qui suit :

Nombre maximum autorisĂ© d’unitĂ©s de conformitĂ© — annĂ©es de modèle 2031 Ă  2034

(8) Le nombre maximum d’unitĂ©s de conformitĂ© que peut crĂ©er l’entreprise pour compenser le dĂ©ficit d’une annĂ©e de modèle 2031 Ă  2034 est Ă©gal au moindre de ce qui suit :

Nul transfert et accumulation

(9) L’entreprise ne peut transférer les unités de conformité créées conformément au présent article ou les accumuler.

Utilisation des unités de conformité créées

(10) Toute unité de conformité créée conformément au paragraphe (2) ne peut servir qu’à compenser le déficit subi pour l’année de modèle pour laquelle l’entreprise présente le rapport de fin d’année de modèle, après quoi elle n’est plus valide.

12 L’article 33 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4), de ce qui suit :

Contenu — vĂ©hicules zĂ©ro Ă©mission

(5) Le rapport de fin d’annĂ©e de modèle de l’annĂ©e de modèle 2026 et des annĂ©es de modèle ultĂ©rieures contient Ă©galement, Ă  l’égard du parc combinĂ© de l’entreprise, les renseignements suivants :

Entrée en vigueur

13 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

  • renseignement personnel;
  • renseignement protĂ©gĂ© ou classifiĂ© du gouvernement du Canada;
  • commentaire discriminatoire ou qui incite Ă  la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d’encourager ou d’inciter une activitĂ© criminelle;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Ă€ l’heure actuelle, la fonction de commentaires en ligne ne prend pas en charge les pièces jointes; les zones de texte ne prennent pas en charge les graphiques, les tableaux ou autres Ă©lĂ©ments multimĂ©dias semblables. Si vous devez joindre une pièce jointe Ă  vos commentaires, veuillez Ă©crire Ă  l’adresse de courriel ministĂ©rielle indiquĂ©e dans l’avis de publication prĂ©alable. Veuillez noter que la communication par courriel public n’est pas sĂ©curisĂ©e. Par consĂ©quent, si la pièce jointe Ă  transmettre contient des renseignements de nature dĂ©licate, veuillez Ă©crire Ă  l’adresse de courriel ministĂ©rielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.