DĂ©cret modifiant la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre : DORS/2021-195

La Gazette du Canada, Partie II, volume 155, numéro 18

Enregistrement
DORS/2021-195 Le 12 aoĂ»t 2021

LOI SUR LA TARIFICATION DE LA POLLUTION CAUSÉE PAR LES GAZ À EFFET DE SERRE

C.P. 2021-864 Le 11 aoĂ»t 2021

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 189(2) de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serrerĂ©fĂ©rence 1, la gouverneure en conseil a tenu compte avant tout de la rigueur des mĂ©canismes provinciaux de tarification des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre;

Attendu que le paragraphe 194(1) de cette loi prĂ©voit que tout dĂ©cret pris en vertu de l'article 189 de cette mĂŞme loi peut avoir un effet avant la date de sa prise s'il comporte une disposition en ce sens et qu'il donne effet Ă  une mesure visĂ©e par un avis publiĂ© par le ministre de l'Environnement;

Attendu que, le 23 dĂ©cembre 2020, le ministre de l'Environnement a publiĂ© l'Avis d'intention de modifier le Règlement sur le système de tarification fondĂ© sur le rendement et de prendre un dĂ©cret en vertu de l'article 189 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre pour annoncer l'intention de prendre un dĂ©cret en vertu de l'article 189 de la Loi pour supprimer le nom de certaines provinces de la partie 2 de l'annexe 1 de cette loi,

Ă€ ces causes, sur recommandation du ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 189 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre rĂ©fĂ©rence 1, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre, ci-après.

DĂ©cret modifiant la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre

Modifications

1 L'article 1 de la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serrerĂ©fĂ©rence 1 est abrogĂ©.

2 L'article 2 de la partie 2 de l'annexe 1 de la mĂŞme loi est abrogĂ©.

Entrée en vigueur

3 (1) Le prĂ©sent dĂ©cret, sauf l'article 2, entre en vigueur le 1er janvier 2022.

(2) L'article 2 est rĂ©putĂ© ĂŞtre entrĂ© en vigueur le 1er janvier 2021.

RÉSUMÉ DE L'ÉTUDE D'IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

La Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre (LTPGES ou la Loi) a reçu la sanction royale le 21 juin 2018. La LTPGES prĂ©voit le cadre juridique et les pouvoirs habilitants pour le système fĂ©dĂ©ral de tarification de la pollution par le carbone au Canada. Ce système est composĂ© de deux parties : une redevance rĂ©glementaire sur les combustibles fossiles (la redevance sur les combustibles) et un système de tarification fondĂ© sur le rendement (STFR) pour les installations industrielles rĂ©gi par le Règlement sur le système de tarification fondĂ© sur le rendement (RSTFR ou le Règlement).

La LTPGES confère au gouverneur en conseil le pouvoir de dĂ©terminer oĂą le système fĂ©dĂ©ral de tarification du carbone s'applique, en modifiant l'annexe 1 de la Loi afin d'ajouter ou de retirer le nom de provinces et de territoires. Le système fĂ©dĂ©ral agit comme un filet de sĂ©curitĂ© dans toute province ou tout territoire qui en fait la demande ou qui ne met pas en Ĺ“uvre un système de tarification du carbone qui rĂ©pond aux normes nationales minimales en matière de rigueur (le modèle fĂ©dĂ©ral). Le STFR fĂ©dĂ©ral s'applique dans les provinces et les territoires inscrits Ă  la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES.

Le RSTFR est entrĂ© en vigueur le 1er janvier 2019 en Ontario, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et Ă  l'ĂŽle-du-Prince-Édouard, et partiellement en Saskatchewan. Au Yukon et au Nunavut, le RSTFR est entrĂ© en vigueur le 1er juillet 2019. Ă€ la suite de la mise en Ĺ“uvre du Règlement, les gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario ont chacun proposĂ© leur propre STFR provincial pour les grands Ă©metteurs industriels. Chaque proposition vise Ă  remplacer le STFR fĂ©dĂ©ral dans la province en question et Ă©tablirait un système unique applicable aux grands Ă©metteurs qui entreprennent des activitĂ©s industrielles dĂ©signĂ©es dans cette province. Pour que le STFR fĂ©dĂ©ral cesse de s'appliquer en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, le nom de la province doit ĂŞtre supprimĂ© de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES.

Contexte

Le gouvernement du Canada s'est engagĂ© Ă  prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques et travaille en partenariat avec la communautĂ© internationale pour y parvenir. En dĂ©cembre 2015, la communautĂ© internationale, y compris le Canada, a conclu l'Accord de Paris, qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) dans le monde, afin de limiter Ă  moins de deux degrĂ©s Celsius (2 Â°C) la hausse de la tempĂ©rature moyenne de la planète au-dessus des niveaux prĂ©industriels et Ă  poursuivre ses efforts pour la limiter Ă  1,5 Â°C. Dans le cadre de l'Accord de Paris, le Canada s'est engagĂ© Ă  rĂ©duire de 30 % les Ă©missions nationales de GES sous les niveaux de 2005 d'ici 2030.

Le 12 juillet 2021, le ministre de l'Environnement (le ministre) a officiellement prĂ©sentĂ© aux Nations Unies la contribution dĂ©terminĂ©e au niveau national (CDN) du Canada revue Ă  la hausse, selon laquelle le Canada s'engage Ă  rĂ©duire ses Ă©missions nationales de GES de 40 % Ă  45 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2030. Le gouvernement du Canada s'est Ă©galement engagĂ© Ă  atteindre la carboneutralitĂ© d'ici 2050 dans son plan climatique renforcĂ© intitulĂ© Un environnement sain et une Ă©conomie saine. Pour respecter ces engagements, le gouvernement fĂ©dĂ©ral met en Ĺ“uvre une sĂ©rie de mesures, notamment en continuant de tarifer la pollution par le carbone.

Modèle fédéral de tarification de la pollution par le carbone

L'Approche pancanadienne pour une tarification de la pollution par le carbone a Ă©tĂ© publiĂ©e en 2016 et Ă©tablit des normes nationales minimales en matière de rigueur pour les systèmes provinciaux et territoriaux de tarification du carbone, connues sous le nom de modèle fĂ©dĂ©ralrĂ©fĂ©rence 2. Les systèmes de tarification du carbone de tous les gouvernements provinciaux et territoriaux du Canada ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s pour la première fois par rapport au modèle fĂ©dĂ©ral Ă  l'automne 2018 et continuent de l'ĂŞtre chaque annĂ©e. Les provinces et les territoires peuvent mettre en Ĺ“uvre un système de tarification de la pollution par le carbone qui convient Ă  leur situation, soit un système explicite fondĂ© sur la tarification ou un système de plafonnement et d'Ă©change de droits d'Ă©missions, dans la mesure oĂą ce système rĂ©pond aux normes nationales minimales de rigueur du modèle fĂ©dĂ©ral. Cette souplesse permet Ă  une province ou Ă  un territoire de passer du système fĂ©dĂ©ral de tarification du carbone, en tout ou en partie, en Ă©tablissant son propre système. Le moment exact de la transition dĂ©pend de multiples considĂ©rations opĂ©rationnelles.

Dans Un environnement sain et une Ă©conomie saine, un plan fĂ©dĂ©ral renforcĂ© pour la lutte contre les changements climatiques, publiĂ© en dĂ©cembre 2020, le gouvernement du Canada a indiquĂ© qu'il examinerait le modèle fĂ©dĂ©ral en vue de le renforcer et d'harmoniser davantage les systèmes de tarification du carbone Ă  l'Ă©chelle du Canada pour la pĂ©riode postĂ©rieure Ă  2022. Le 12 juillet 2021, après avoir consultĂ© les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les organisations autochtones Ă  l'hiver 2021, le gouvernement du Canada a confirmĂ© que le prix minimal de la pollution par le carbone augmentera de 15 $ la tonne par annĂ©e, de 2023 Ă  2030, et qu'il a mis Ă  jour le modèle fĂ©dĂ©ral pour la pĂ©riode de 2023 Ă  2030 afin de s'assurer qu'il est Ă©quitable, cohĂ©rent et efficacerĂ©fĂ©rence 3.

Filet de sécurité fédéral sur la tarification du carbone

La partie 1 de la LTPGES Ă©tablit la redevance sur les combustibles, qui est gĂ©nĂ©ralement payĂ©e par les producteurs ou les distributeurs de combustibles. Celle-ci s'applique de façon gĂ©nĂ©rale aux combustibles fossiles produits, livrĂ©s ou utilisĂ©s dans une province ou un territoire assujetti au filet de sĂ©curitĂ© fĂ©dĂ©ral, transfĂ©rĂ©s dans une province ou un territoire assujetti au filet de sĂ©curitĂ© fĂ©dĂ©ral depuis un autre lieu au Canada ou importĂ©s au Canada Ă  un emplacement situĂ© dans une province ou un territoire assujetti au filet de sĂ©curitĂ© fĂ©dĂ©ral. La redevance sur les combustibles est administrĂ©e par l'Agence du revenu du Canada (ARC). La partie 2 de la LTPGES dĂ©finit le cadre juridique et les pouvoirs habilitants pour Ă©tablir le STFR fĂ©dĂ©ral, un système d'Ă©change rĂ©glementaire pour les installations industrielles qui est administrĂ© par le ministère de l'Environnement (le Ministère).

L'objectif du Règlement est de s'assurer qu'il y a un incitatif financier pour encourager les installations Ă  forte intensitĂ© d'Ă©missions exposĂ©es aux Ă©changes commerciaux (FIEEEC) Ă  rĂ©duire leurs Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) par unitĂ© de production, tout en attĂ©nuant les risques liĂ©s Ă  la compĂ©titivitĂ© nationale et aux fuites de carbone vers d'autres pays en raison de la tarification du carbone. Le Règlement dĂ©finit les installations auxquelles le STFR fĂ©dĂ©ral s'applique (« installations assujetties Â») et prĂ©cise les normes de rendement, ou d'Ă©missions par unitĂ© de production (intensitĂ© d'Ă©missions). Le STFR vise les installations qui exercent certaines activitĂ©s industrielles dans les provinces et territoires assujettis au filet de sĂ©curitĂ© et qui Ă©mettent 50 kilotonnes (kt) d'Ă©missions de dioxyde de carbone Ă©quivalent (CO2e) par annĂ©e ou plus. De plus, les installations situĂ©es dans une province ou un territoire assujetti au filet de sĂ©curitĂ© qui Ă©mettent 10 kt d'Ă©missions de CO2e par annĂ©e ou plus, et qui mènent une activitĂ© industrielle mentionnĂ©e dans le Règlement ou opèrent dans un secteur industriel considĂ©rĂ© comme prĂ©sentant des risques importants liĂ©s Ă  la diminution de la compĂ©titivitĂ© et aux fuites de carbone vers d'autres pays en raison de la tarification du carbone, peuvent demander Ă  devenir un participant volontaire au STFR.

En règle gĂ©nĂ©rale, les installations assujetties ne paient pas la redevance sur les combustibles qu'elles utilisent Ă  leurs installations. Elles sont plutĂ´t tenues de verser une compensation annuelle pour les Ă©missions de GES dĂ©passant leur limite d'Ă©missions. La limite d'Ă©missions d'une installation assujettie, qui est mesurĂ©e en tonnes d'Ă©quivalent de dioxyde de carbone (CO2e), est dĂ©terminĂ©e en multipliant la production de l'installation par la norme de rendement applicable. Une installation assujettie dont les Ă©missions de GES sont infĂ©rieures Ă  sa limite reçoit des crĂ©dits excĂ©dentaires Ă©mis par le ministre de l'Environnement (le ministre) pour la diffĂ©rence entre ses Ă©missions de GES et sa limite. Les crĂ©dits excĂ©dentaires peuvent ĂŞtre vendus ou utilisĂ©s par l'installation assujettie pour s'acquitter de ses obligations futures en matière de conformitĂ©.

Plusieurs possibilités s'offrent aux installations assujetties en ce qui a trait au versement de la compensation pour les émissions excédentaires. Premièrement, elles peuvent payer au receveur général du Canada une redevance pour émissions excédentairesréférence 4. Deuxièmement, elles peuvent utiliser des unités de conformité, chacune représentant une tonne de CO2e, qui comprennent (i) les crédits excédentaires accordés par le ministre aux installations assujetties ou qui ont été acquis par des échanges avec d'autres installations assujetties; (ii) des crédits compensatoires provinciaux ou territoriaux admissibles, formellement reconnus par le ministre en vertu du RSTFR comme des unités de conformité; (iii) des crédits compensatoires fédéraux accordés par le ministreréférence 5. Les installations assujetties peuvent aussi utiliser une combinaison de paiements de la redevance pour émissions excédentaires et d'unités de conformité à titre de compensation.

Objectif

L'objectif du DĂ©cret modifiant la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causĂ©e par les gaz Ă  effet de serre (le DĂ©cret) est d'Ă©viter le dĂ©doublement de la rĂ©glementation et d'appuyer la mise en Ĺ“uvre de systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie en Ontario et au Nouveau-Brunswick, qui rĂ©pondent aux normes nationales minimales de rigueur du modèle fĂ©dĂ©ral s'appliquant Ă  la pĂ©riode de 2019 Ă  2022.

Description

Les noms du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario sont supprimĂ©s de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES en vertu du DĂ©cret, de sorte que le STFR fĂ©dĂ©ral ne s'applique plus au Nouveau-Brunswick Ă  compter de la pĂ©riode de conformitĂ© de 2021 et en Ontario Ă  compter de la pĂ©riode de conformitĂ© de 2022.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Les provinces et les territoires devaient fournir de l'information au Ministère au plus tard le 1er septembre 2018, dĂ©crivant comment ils avaient l'intention de respecter le modèle fĂ©dĂ©ral, le cas Ă©chĂ©ant. Après avoir examinĂ© chaque système provincial et territorial, le gouvernement du Canada a mis en Ĺ“uvre le filet de sĂ©curitĂ© fĂ©dĂ©ral, en tout ou en partie, Ă  compter du 1er janvier 2019, dans les provinces ou les territoires qui en avaient fait la demande ou qui ne disposaient pas d'un système de tarification du carbone conforme au modèle fĂ©dĂ©ral en 2018. Le processus d'Ă©valuation tient compte de la rigueur des systèmes de tarification du carbone provinciaux et territoriaux et Ă©value comment ces systèmes s'harmonisent avec le modèle fĂ©dĂ©ral.

Les fonctionnaires du Nouveau-Brunswick ont commencĂ© Ă  consulter les fonctionnaires du Ministère sur l'Ă©laboration du STFR provincial du Nouveau-Brunswick en fĂ©vrier 2019. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a rendu public un plan de son système le 13 juin 2019 et l'a officiellement prĂ©sentĂ© au Ministère le 23 juillet 2019 afin qu'il soit Ă©valuĂ© par rapport au modèle fĂ©dĂ©ral pour 2020. Cette proposition demandait une transition du STFR fĂ©dĂ©ral au STFR provincial avec effet rĂ©troactif au 1er janvier 2019.

Le gouvernement de l'Ontario a publiĂ© ses propres normes de rendement pour les Ă©missions industrielles (le « Règlement sur les NRE Â») pour les grands Ă©metteurs industriels le 4 juillet 2019 et a prĂ©sentĂ© des renseignements au Ministère aux fins d'Ă©valuation de son approche par rapport au modèle fĂ©dĂ©ral le 19 juillet 2019. Les discussions entre les fonctionnaires du Ministère et ceux de l'Ontario ont commencĂ© en aoĂ»t 2019 pour examiner les dĂ©tails du système proposĂ© par l'Ontario et obtenir les renseignements supplĂ©mentaires requis pour l'Ă©valuation par rapport au modèle fĂ©dĂ©ral.

Le Ministère a constatĂ© que les systèmes provinciaux de tarification du carbone proposĂ©s pour l'industrie Ă©taient suffisamment rigoureux pour respecter le modèle fĂ©dĂ©ral. La dĂ©cision a Ă©tĂ© communiquĂ©e aux deux provinces qu'une transition aurait lieu du STFR fĂ©dĂ©ral aux systèmes du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario dans des lettres du ministre en date du 20 septembre 2020. Les systèmes proposĂ©s rĂ©pondent au modèle fĂ©dĂ©ral, pour les raisons suivantes :

Ă€ l'automne 2020, les fonctionnaires du Ministère ont consultĂ© les fonctionnaires provinciaux relativement au processus de transition afin de dĂ©terminer la date la plus rapprochĂ©e possible pour une transition harmonieuse du STFR fĂ©dĂ©ral qui rĂ©duit au minimum le risque de dĂ©ficit de couverture ou le risque de double tarification (c'est-Ă -dire une installation rĂ©glementĂ©e qui devrait payer le prix du carbone au fĂ©dĂ©ral et au provincial). Le 23 dĂ©cembre 2020, un avis a Ă©tĂ© publiĂ© par le ministre sur le site Web du gouvernement du Canada annonçant son intention d'adopter un dĂ©cret en vertu de l'article 189 de la Loi afin de supprimer les noms du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGESrĂ©fĂ©rence 6. Ă€ la suite des discussions avec les gouvernements provinciaux, le ministre a dĂ©terminĂ© que la date de transition la plus rapprochĂ©e possible Ă©tait le 1er janvier 2021 pour le Nouveau-Brunswick, et le 1er janvier 2022 pour l'Ontario.

Le DĂ©cret n'a pas Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une consultation publique. Le gouvernement du Canada a dĂ©jĂ  annoncĂ© son intention de retirer le Nouveau-Brunswick et l'Ontario de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES, tel qu'il est mentionnĂ© ci-dessus, et les dates de transition prĂ©vues ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© communiquĂ©es aux provinces.

Il est probable que les systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie au Nouveau-Brunswick et en Ontario nĂ©cessiteront des changements, comme des augmentations de la rigueur des normes de rendement, afin de les harmoniser avec le modèle fĂ©dĂ©ral qui sera applicable en 2023 et pour les annĂ©es subsĂ©quentes. Ce problème potentiel a Ă©tĂ© soulevĂ© auprès des deux gouvernements provinciaux dans le cadre de discussions au sujet du modèle fĂ©dĂ©ral Ă  l'hiver 2021.

Toutes les provinces et tous les territoires auront la possibilitĂ© de proposer des systèmes nouveaux ou modifiĂ©s de tarification du carbone pour la pĂ©riode allant de 2023 Ă  2030. Ă€ la suite d'Ă©valuations par rapport au modèle fĂ©dĂ©ral, le gouvernement fĂ©dĂ©ral examinera tous les systèmes provinciaux et territoriaux au milieu de l'annĂ©e 2022 et dĂ©cidera oĂą le filet de sĂ©curitĂ© fĂ©dĂ©ral s'appliquera en 2023 et pour les annĂ©es subsĂ©quentes. Les systèmes provinciaux et territoriaux existants, y compris le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario, pourront continuer de s'appliquer au-delĂ  de 2022 dans la mesure oĂą ils rĂ©pondent au modèle fĂ©dĂ©ral mis Ă  jour.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La transition du STFR fédéral au STFR provincial au Nouveau-Brunswick et au Règlement sur les NRE en Ontario ne devrait pas avoir de répercussions sur les traités modernes. Le gouvernement du Canada continue de travailler avec les organisations autochtones pour veiller à ce que l'approche fédérale en matière de tarification de la pollution par le carbone tienne compte de la situation et des priorités uniques des peuples autochtones.

Choix de l'instrument

Le DĂ©cret est nĂ©cessaire pour supprimer le Nouveau-Brunswick et l'Ontario de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES. Il s'agit d'une Ă©tape nĂ©cessaire pour Ă©viter le dĂ©doublement de la rĂ©glementation et appuyer la mise en Ĺ“uvre de systèmes de tarification du carbone pour l'industrie dans ces deux provinces, qui rĂ©pondent aux exigences minimales de rigueur du modèle fĂ©dĂ©ral qui s'appliquent Ă  la pĂ©riode 2019-2022.

Analyse de la réglementation

Évaluation des répercussions

L'approche de tarification de la pollution par le carbone du gouvernement donne aux provinces et aux territoires la souplesse pour mettre en place le type de système qui convient Ă  leur situation, pour autant qu'il soit conforme aux normes nationales minimales de rigueur Ă©noncĂ©es dans le modèle fĂ©dĂ©ral. Le processus d'Ă©valuation du modèle fĂ©dĂ©ral a Ă©tĂ© conçu pour reconnaĂ®tre une multitude d'approches en matière de tarification du carbone et permet la coopĂ©ration entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux Ă  cet Ă©gard. Dans cette optique, l'analyse suivante rapporte les avantages et les coĂ»ts estimĂ©s du DĂ©cret, mais ne tente pas d'Ă©valuer la dĂ©cision de retrait sur la base d'une Ă©valuation des rĂ©percussions nettes. L'analyse est jugĂ©e suffisante dans ce contexte, Ă©tant donnĂ© que le fondement de la dĂ©cision du gouverneur en conseil de retirer le Nouveau-Brunswick et l'Ontario de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES est l'Ă©valuation du Ministère selon laquelle les systèmes de tarification du carbone pour l'industrie dans ces deux provinces rĂ©pondent au modèle fĂ©dĂ©ral s'appliquant Ă  la pĂ©riode 2019-2022.

Avantages et coûts

Cadre analytique

Cette analyse Ă©value les rĂ©percussions (avantages et coĂ»ts) d'un scĂ©nario rĂ©glementaire dans lequel le gouverneur en conseil prend le DĂ©cret par rapport Ă  un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence dans lequel cela ne s'est pas produit. Le cadre analytique utilisĂ© pour le DĂ©cret est semblable Ă  celui utilisĂ© pour analyser le RSTFR, dĂ©crit dans le rĂ©sumĂ© de l'Ă©tude d'impact de la rĂ©glementation (REIR) accompagnant la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du CanadarĂ©fĂ©rence 7. NĂ©anmoins, cette analyse prĂ©sente les caractĂ©ristiques uniques suivantes :

Aperçu des répercussions

L'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur le NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral, devrait entraĂ®ner une diminution des coĂ»ts de tarification de la pollution par le carbone pour les installations industrielles de ces deux provinces, ainsi qu'une perte de rĂ©ductions d'Ă©missions de GES, puisque les deux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie sont tous les deux moins rigoureux que le système fĂ©dĂ©ral. Les avantages potentiels pour le bien-ĂŞtre rĂ©sultant de la diminution des coĂ»ts de la tarification de la pollution par le carbone sont estimĂ©s Ă  130 millions de dollars. La perte de rĂ©ductions d'Ă©missions de GES attribuable au DĂ©cret devrait ĂŞtre de 1,8 million de tonnes ou mĂ©gatonne (Mt) de CO2e au cours de la pĂ©riode 2021 Ă  2022. D'après les estimations actuelles du Ministère par rapport au coĂ»t social des GES, les coĂ»ts associĂ©s Ă  la perte de rĂ©ductions d'Ă©missions de GES pourraient se situer entre 92 millions de dollars et 391 millions de dollars. Les rĂ©percussions nettes du DĂ©cret vont de bĂ©nĂ©fices nets de 38 millions de dollars Ă  des coĂ»ts nets de 261 millions de dollars.

Modélisation des répercussions

Le scénario de référence et le scénario réglementaire ont été modélisés à l'aide du modèle EC-PRO, le modèle d'équilibre général calculable (EGC) des politiques sur les changements climatiques du Ministère, examiné par des pairs, multirégions, multisectoriel et provincial-territorial. EC-PRO est en mesure d'évaluer les variables d'intérêt, y compris les émissions de GES, le bien-être économique des ménages, qui sont présumés posséder les facteurs de production (capacité de main-d'œuvre et du capital), le produit intérieur brut (PIB) et la valeur ajoutée brute (VAB). EC-PRO simule l'économie canadienne et estime les répercussions du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario en calculant le nouvel ensemble de prix et de variables qui ramèneront l'économie à l'équilibre. Les effets différentiels de ces systèmes provinciaux peuvent être estimés en comparant les résultats à l'équilibre de l'EGC dans le scénario réglementaire avec ceux du scénario de référence. Un élément clé de cette modélisation EC-PRO était le scénario de référence sur les GES de 2019 du Ministèreréférence 8. Plus de détails par rapport à la modélisation EC-PRO peuvent être trouvés dans le REIR accompagnant la publication du RSTFR dans la Partie II de la Gazette du Canadaréférence 7.

Avantages

Le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario ont Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©s pour s'appliquer aux mĂŞmes installations et secteurs industriels que ceux rĂ©glementĂ©s par le STFR fĂ©dĂ©ral. Toutefois, les deux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie devraient entraĂ®ner une diminution des coĂ»ts de la tarification de la pollution par le carbone et une perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES au Nouveau-Brunswick et en Ontario par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, Ă©tant donnĂ© que chacun est moins rigoureux que le système fĂ©dĂ©ral. Dans le STFR fĂ©dĂ©ral, les normes fondĂ©es sur le rendement ont gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© Ă©tablies Ă  une fraction de 80 % de l'intensitĂ© moyenne historique (2014-2016) des Ă©missions pondĂ©rĂ©e en fonction de la production Ă  l'Ă©chelle nationale. Certaines normes fondĂ©es sur le rendement ont Ă©tĂ© rajustĂ©es Ă  la hausse par rapport Ă  la fraction de 80 % en fonction d'une Ă©valuation des risques liĂ©s Ă  la compĂ©titivitĂ© et aux fuites de carbone attribuables Ă  la tarification du carbone. Dans chaque système provincial, les normes fondĂ©es sur le rendement ont gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© Ă©tablies en utilisant des fractions moins rigoureuses (c'est-Ă -dire plus Ă©levĂ©es) de l'intensitĂ© moyenne historique (2015-2017) des Ă©missions pondĂ©rĂ©e en fonction de la production Ă  l'Ă©chelle provinciale.

Les deux systèmes provinciaux de tarification du carbone devraient réduire les coûts globaux associés à la tarification du carbone pour les installations industrielles. Les économies de coûts attribuables à l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fédéral, sont considérées dans la présente analyse comme un paiement de transfert du gouvernement fédéral aux installations industrielles dans ces deux provinces. Les paiements de transfert sont des paiements financiers sans contrepartie en biens ou en services. De plus, ils sont habituellement éliminés d'une analyse coûts-avantages puisque le coût du paiement est compensé par un avantage égal, mais opposé. Par conséquent, ces répercussions ne sont pas incluses dans la présente analyse.

Toutefois, dans chaque province, les économies de coûts réalisées par les installations industrielles pourraient permettre une augmentation de la production nationale intérieure. Des niveaux de production plus élevés pourraient à leur tour accroître le revenu disponible des ménages, qui sont considérés comme les propriétaires des facteurs de production (main d'œuvre et capital), grâce à l'augmentation des salaires des travailleurs et des profits des entreprises. Les ménages peuvent choisir d'affecter les augmentations de revenus disponibles à des niveaux plus élevés de consommation de biens et services afin de maximiser leur bien-être.

Une mesure recommandée du bien-être dans les modèles d'équilibre général, comme EC-PRO, est la variation équivalente (VÉ), qui repose sur le concept de la volonté de payer, ou le montant maximum qu'un ménage serait disposé à payer pour un bien ou un service en particulier, compte tenu de sa contrainte budgétaireréférence 9. Le changement de la VÉ du scénario de référence au scénario réglementaire représente le montant d'argent supplémentaire dont les ménages du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario auraient besoin dans le scénario de référence pour s'en tirer aussi bien qu'avec la mise en œuvre du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontarioréférence 10 référence 11. Ce montant peut être considéré comme étant équivalent au changement relatif au bien-être que les ménages obtiennent d'une augmentation de la consommation en vertu du scénario réglementaire.

Le tableau 1 ci-dessous prĂ©sente les avantages potentiels relatifs au bien-ĂŞtre attribuables au DĂ©cret. Les avantages cumulatifs sont estimĂ©s Ă  130 millions de dollars.

Tableau 1 : Avantages potentiels relatifs au bien-ĂŞtre (en millions de dollars) tirĂ©s de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral dans ces deux provinces
Changements du bien-être des ménages 2021 2022 Changements cumulatifs du bien-être des ménages (2021-2022)
Nouveau-Brunswick 28 42 70
Ontario 60 60
Total (les deux provinces) 28 102 130

De plus, le Décret supprimera en fait les exigences administratives (c'est-à-dire les exigences de quantification, de déclaration et de vérification) du Règlement à compter de la période de conformité de 2021 au Nouveau-Brunswick et de la période de conformité de 2022 en Ontario. Malgré l'avantage de ne pas engager de coûts administratifs associés au RSTFR, le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario ont chacun leurs propres obligations administratives correspondantes qui s'appliquent aux installations industrielles. Pour cette raison, cette analyse suppose que les répercussions administratives nettes du Décret sont faibles.

Coûts

Tels qu'ils sont évalués par rapport au modèle fédéral, les deux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie devraient entraîner des réductions supplémentaires d'émissions de GES des sources visées au-delà de ce qui serait attendu s'il n'y avait pas de système de tarification en place. Cependant, chacun des deux systèmes provinciaux est, dans une certaine mesure, moins rigoureux que le système fédéral et, par rapport aux niveaux d'émissions dans le scénario de référence, devrait entraîner une perte de réductions d'émissions de GES. Comme les installations bénéficient de coûts totaux plus bas en raison de la tarification du carbone dans le scénario réglementaire, il y a un risque plus faible qu'elles déplacent leur production vers d'autres pays. Dans la modélisation effectuée pour cette analyse, les installations du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario devraient réagir à la baisse des coûts en augmentant la production intérieure et en prenant moins de mesures qui favorisent une réduction des émissions (par exemple changement de combustibles et mise en place de technologies écoénergétiques). Cela devrait entraîner de plus faibles réductions des émissions de GES à l'échelle nationale par rapport aux réductions du scénario de référence. Cette perte de réductions d'émissions devrait entraîner des coûts pour la société sous la forme de dommages climatiques futurs.

EC-PRO a Ă©tĂ© utilisĂ© pour estimer les changements dans les Ă©missions de GES dĂ©coulant de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral dans ces deux provinces. Le tableau 2 prĂ©sente la perte de rĂ©ductions d'Ă©missions de GES, mesurĂ©e en Mt de CO2e, dans le scĂ©nario rĂ©glementaire par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Dans l'ensemble, les changements dans les Ă©missions de GES dĂ©coulant du DĂ©cret devraient se chiffrer Ă  1,8 Mt CO2e au cours de la pĂ©riode 2021-2022.

Tableau 2 : Perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES (en Mt de CO2e) dĂ©coulant de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral dans ces deux provinces
Changements dans les émissions de GES 2021 2022 Changements cumulatifs dans les émissions de GES (2021-2022)
Nouveau-Brunswick 0,5 0,7 1,2
Ontario 0,6 0,6
Total (les deux provinces) 0,5 1,3 1,8

L'analyse utilise les estimations existantes du coĂ»t social des GES provenant du Ministère, qui ont Ă©tĂ© publiĂ©es en 2016, pour monĂ©tiser les coĂ»ts des changements prĂ©vus dans les Ă©missions de GES nationales rĂ©alisĂ©s dans le scĂ©nario rĂ©glementaire par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rencerĂ©fĂ©rence 12. Le coĂ»t social des GES est une mesure des dommages diffĂ©rentiels rĂ©sultant d'une augmentation des Ă©missions de GES; ces dommages sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant distribuĂ©s Ă  l'Ă©chelle mondiale. Il y a deux aspects uniques aux changements climatiques qui justifient l'utilisation de valeurs mondiales pour estimer la valeur des avantages des rĂ©ductions de GES ou, dans ce cas-ci, les coĂ»ts de la perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES : (i) cela implique une externalitĂ© mondiale, oĂą les Ă©missions partout dans le monde contribuent aux dommages Ă  l'Ă©chelle mondiale; (ii) la seule façon de lutter efficacement contre les changements climatiques est de prendre des mesures Ă  l'Ă©chelle mondiale. Le Ministère utilise le coĂ»t social du carbone (CSC), le coĂ»t social du mĂ©thane (CSCH4) et le coĂ»t social de l'oxyde nitreux (CSN2O) pour estimer la valeur monĂ©taire des changements dans les Ă©missions de dioxyde de carbone, de mĂ©thane et d'oxyde nitreux, respectivement.

Aux fins de la prĂ©sente analyse, les estimations existantes du coĂ»t social des GES pour 2021 et 2022 provenant du Ministère ont Ă©tĂ© converties en dollars canadiens de 2020. Dans le cas de 2022, les estimations ont Ă©tĂ© actualisĂ©es Ă  un taux de 3 % pour 2021 pour obtenir la valeur actualisĂ©e du coĂ»t social des GES. La valeur centrale, qui est censĂ©e ĂŞtre une estimation de la limite infĂ©rieure dans cette analyse (pour les raisons mentionnĂ©es ci-dessous), a Ă©tĂ© calculĂ©e Ă  environ 52 $ par tonne de CO2e pour 2021 et 2022. La valeur du 95e centile (une estimation de la limite supĂ©rieure) a Ă©tĂ© calculĂ©e Ă  environ 220 $ par tonne de CO2e pour 2021 et 2022.

Le tableau 3 ci-dessous montre les coĂ»ts projetĂ©s de la perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES dĂ©coulant de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario. Ces valeurs sont obtenues en multipliant les estimations centrales de la valeur actualisĂ©e du coĂ»t social des GES provenant du Ministère par les changements estimĂ©s dans les Ă©missions de GES. La limite infĂ©rieure des coĂ»ts sociaux cumulatifs du DĂ©cret est estimĂ©e Ă  92 millions de dollars.

Tableau 3 : CoĂ»ts de la perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES (en millions de dollars) dĂ©coulant de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral dans ces deux provinces, en utilisant les estimations centrales existantes du coĂ»t social des GES provenant du Ministère
Coûts des changements dans les émissions de GES 2021 2022 Coûts cumulatifs des changements dans les émissions de GES (2021-2022)
Nouveau-Brunswick 27 36 63
Ontario 29 29
Total (les deux provinces) 27 65 92

Le tableau 4 ci-dessous montre la limite supĂ©rieure possible des coĂ»ts attribuables aux variations des Ă©missions de GES. Ces valeurs sont obtenues en multipliant la valeur actualisĂ©e estimĂ©e au 95e centile du Ministère du coĂ»t social des GES par les changements projetĂ©s des Ă©missions de GES. La limite supĂ©rieure des coĂ»ts sociaux cumulatifs du DĂ©cret est ainsi estimĂ©e Ă  391 millions de dollars.

Tableau 4 : CoĂ»ts de la perte de rĂ©ductions des Ă©missions de GES (en millions de dollars) dĂ©coulant de l'application du STFR du Nouveau-Brunswick et du Règlement sur les NRE de l'Ontario, au lieu du STFR fĂ©dĂ©ral, dans ces deux provinces, en utilisant les estimations existantes du 95e centile du coĂ»t social des GES
Coûts des changements dans les émissions de GES 2021 2022 Coûts cumulatifs des changements dans les émissions de GES (2021-2022)
Nouveau-Brunswick 115 151 266
Ontario 125 125
Total (les deux provinces) 115 276 391

Les coûts projetés des changements dans les émissions de GES dépendent considérablement des estimations du coût social des GES qui sont utilisées. Le Ministère est en train de mettre à jour ses estimations existantes afin de s'assurer que sa méthodologie s'harmonise avec les plus récentes données scientifiques internationales sur le climat et avec la modélisation économique. Une fois que ces nouvelles estimations seront achevées, le Ministère s'attend à ce qu'elles soient plus élevées, en termes réels, que ses estimations actuelles du coût social des GES, compte tenu des révisions (à la hausse) des estimations des dommages futurs associés à la pollution par le carboneréférence 13. Par conséquent, la valeur du coût social des GES utilisés dans cette analyse comme estimation de la limite inférieure (la valeur centrale actuelle du Ministère) peut en fait sous-estimer la limite inférieure de l'étendue des coûts possibles associés à la perte de réductions des émissions de GES.

Répercussions liées aux crédits excédentaires

Des modifications ont été apportées au RSTFR pour maintenir l'incitatif à réduire les émissions de GES créé par le STFR fédéral en suspendant et en limitant l'utilisation des crédits excédentaires accordés aux installations d'une province ou d'un territoire qui n'est plus inscrit au STFR. Les crédits excédentaires accordés aux installations d'une province ou d'un territoire où le STFR ne s'applique plus ne peuvent pas être utilisés pour satisfaire à l'obligation de compensation pour les périodes de conformités au cours desquelles le STFR ne s'applique plus à cette province ou à ce territoire. Le ministre peut également suspendre les crédits excédentaires émis aux installations dans une province ou dans un territoire où le STFR ne s'applique plus. L'ajout de ces règles au Règlement permettra d'éviter une diminution importante du prix des crédits excédentaires, qui pourrait découler d'une diminution soudaine de la demande par rapport à l'offre de crédits.

Ces nouvelles règles limiteront la pĂ©riode pendant laquelle certains crĂ©dits excĂ©dentaires peuvent ĂŞtre utilisĂ©s dans le STFR fĂ©dĂ©ral. Les installations assujetties seront en mesure d'utiliser les crĂ©dits excĂ©dentaires gĂ©nĂ©rĂ©s dans une province ou un territoire qui n'est plus visĂ© par le STFR pour satisfaire Ă  leurs obligations de compensation pour les pĂ©riodes de conformitĂ© au cours desquelles cette province ou ce territoire Ă©tait inscrit Ă  la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES. Dans le cas du prĂ©sent dĂ©cret, ces règles signifient que :

En ce qui concerne la pĂ©riode de conformitĂ© de 2019, le total des obligations de compensation des 189 installations assujetties s'est Ă©tabli Ă  8,3 Mt de CO2e. Le Ministère a accordĂ© pour environ 0,91 Mt de CO2e de crĂ©dits supplĂ©mentaires Ă  36 installations. NĂ©anmoins, la vaste majoritĂ© des obligations de compensation dans les provinces et les territoires assujettis au filet de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© satisfaites sous la forme de paiements d'une redevance pour Ă©missions excĂ©dentaires (8,05 Mt de CO2e ou 97 % des obligations totales), tandis que le reste des obligations ont Ă©tĂ© satisfaites au moyen de crĂ©dits excĂ©dentaires (0,25 Mt de CO2e ou 3 % des obligations totales). Les donnĂ©es prĂ©liminaires relatives Ă  la pĂ©riode de conformitĂ© de 2020 indiquent que le total des obligations de compensation et le montant total des crĂ©dits excĂ©dentaires accordĂ©s pour 2020 sont comparables en importance aux valeurs pour 2019. Ces renseignements donnent Ă  penser que les installations auront la possibilitĂ© d'utiliser les crĂ©dits excĂ©dentaires gĂ©nĂ©rĂ©s au Nouveau-Brunswick pour respecter leurs obligations de compensation de 2020 et les crĂ©dits excĂ©dentaires gĂ©nĂ©rĂ©s en Ontario pour respecter leurs obligations de compensation de 2020 ou de 2021rĂ©fĂ©rence 15.

Les nouvelles règles pourraient faire en sorte que les installations assujetties au Nouveau-Brunswick vendent leurs crĂ©dits excĂ©dentaires Ă  un prix maximal de 30 $ la tonne de CO2e (le montant de la redevance pour Ă©missions excĂ©dentaires en 2020) et que les installations assujetties en Ontario vendent leurs crĂ©dits excĂ©dentaires Ă  un prix maximal de 40 $ la tonne de CO2e (le montant de la redevance pour Ă©missions excĂ©dentaires en 2021). Si ces installations avaient plutĂ´t mis en banque leurs crĂ©dits excĂ©dentaires pour la pĂ©riode maximale d'admissibilitĂ© de cinq ans, elles auraient peut-ĂŞtre pu vendre leurs crĂ©dits Ă  des prix plus Ă©levĂ©srĂ©fĂ©rence 16. Toutefois, le comportement des participants sur le marchĂ© dĂ©pend d'un certain nombre de facteurs, y compris la valeur future potentielle. Selon les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es ci-dessus, 27 % des crĂ©dits excĂ©dentaires gĂ©nĂ©rĂ©s en 2019 ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour satisfaire aux obligations de compensation cette annĂ©e-lĂ , ce qui indique que ce ne sont pas toutes les installations gĂ©nĂ©rant des crĂ©dits excĂ©dentaires qui choisissent de les mettre en banque pour les annĂ©es Ă  venir lorsque le prix du carbone sera plus Ă©levĂ©.

Ces nouvelles règles ont été mises en place pour empêcher une baisse importante du prix des crédits excédentaires qui pourrait découler d'une offre excédentaire de crédits en banque, ce qui pourrait se produire lorsque le STFR fédéral ne s'applique plus dans une province ou dans un territoire. La perte potentielle de valeur pour les détenteurs de crédits doit aussi être considérée avec le risque que le prix des crédits excédentaires diminue en cas d'offre excédentaire de crédits en banque.

Déclaration des répercussions

Les résultats de cette analyse sont résumés au tableau 5 ci-dessous.

Tableau 5 : DĂ©claration des avantages et des coĂ»ts
  2021 2022 2021-2022 (total)

RĂ©percussions monĂ©tarisĂ©es (millions de dollars)

Avantages

Changements au bien-ĂŞtre 28 102 130

Coûts

Perte de réductions des émissions de GES

Limite inférieure 27 65 92
Limite supérieure 115 276 391
Avantages nets
Limite supérieure 1 37 38
Limite infĂ©rieure −87 −174 −261
Répercussions quantifiées
Perte de réductions des émissions de GES (Mt of CO2e) 0,5 1,3 1,8
Autres répercussions considérées
  • Le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario rencontrent les normes minimales nationales en matière de rigueur du modèle fĂ©dĂ©ral pour les pĂ©riodes de conformitĂ© de 2019 Ă  2022.
  • Ces deux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour les installations industrielles vont probablement nĂ©cessiter des changements afin de s'harmoniser avec le modèle fĂ©dĂ©ral mis Ă  jour qui s'appliquera en 2023 et pour les annĂ©es subsĂ©quentes.

Lentille des petites entreprises

Le STFR fĂ©dĂ©ral a Ă©tĂ© conçu pour permettre aux petites installations, situĂ©es dans des provinces ou territoires assujettis au filet de sĂ©curitĂ©, de participer volontairement au système. Un Ă©lĂ©ment clĂ© de cette approche est que les installations qui choisissent de participer volontairement au STFR (« participants volontaires Â») devraient Ă©mettre ou, dans le cas des installations rĂ©centes, modernisĂ©es ou agrandies, s'attendre Ă  Ă©mettre des Ă©missions annuelles d'au moins 10 kt de CO2erĂ©fĂ©rence 17. Aucune installation situĂ©e dans une province ou un territoire assujetti au filet de sĂ©curitĂ© qui doit participer au STFR (« participant obligatoire Â») n'est considĂ©rĂ©e comme une petite entreprise. Toutefois, il est possible que certains participants volontaires soient de petites entreprises.

Comme le DĂ©cret n'introduit aucune nouvelle exigence rĂ©glementaire, il est peu probable qu'il entraĂ®ne une augmentation des coĂ»ts pour les participants volontaires, y compris les petites installations, qui sont Ă©galement de petites entreprises. Le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario prĂ©voient chacun une approche flexible pour les participants volontaires, similaires Ă  celle Ă©tablie dans le système fĂ©dĂ©ral, y compris le mĂŞme seuil annuel d'Ă©missions de 10 kt ou plus de CO2e pour dĂ©terminer l'admissibilitĂ© des participants volontaires. Les petites installations qui participent aux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie pourraient bĂ©nĂ©ficier d'Ă©conomies puisque ces deux systèmes sont tous deux moins rigoureux que le STFR fĂ©dĂ©ral.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s'applique qu'aux participants obligatoires. Les coĂ»ts engagĂ©s par les participants volontaires ne reprĂ©sentent pas des coĂ»ts obligatoires en raison du Règlement, puisque les personnes responsables des installations ont le pouvoir discrĂ©tionnaire de choisir de participer au rĂ©gime de redevance sur les combustibles ou de participer au STFR fĂ©dĂ©ral.

Alors que le STFR du Nouveau-Brunswick et le Règlement sur les NRE de l'Ontario comportent chacun leurs propres exigences administratives (par exemple des exigences de quantification, de dĂ©claration et de vĂ©rification), les obligations administratives correspondantes imposĂ©es par le RSTFR ne s'appliquent pas aux installations industrielles du Nouveau-Brunswick Ă  compter de la pĂ©riode de conformitĂ© de 2021, et en Ontario Ă  compter de la pĂ©riode de conformitĂ© de 2022. Le DĂ©cret est donc considĂ©rĂ© comme une « suppression Â» en vertu de la règle du « un pour un Â», car il y a une diminution des coĂ»ts liĂ©s au fardeau administratif imposĂ©s par le RSTFR et qui sont administrĂ©s par le Ministère. Le DĂ©cret ne modifie en rien les titres rĂ©glementaires fĂ©dĂ©raux.

Les rĂ©percussions administratives moyennes pour un participant obligatoire en vertu du RSTFR sont d'environ 184 heures par installation par annĂ©e. Le fardeau administratif Ă©liminĂ© par le DĂ©cret est estimĂ© Ă  environ 305 000 $ en coĂ»ts moyens annualisĂ©s lorsqu'il est rĂ©parti sur la pĂ©riode initiale de 10 ans, utilisĂ©e pour Ă©valuer les rĂ©percussions du Règlement sur les coĂ»ts administratifs (de 2019 Ă  2028)rĂ©fĂ©rence 18. Cela correspond Ă  la suppression d'environ 2 500 $ en coĂ»ts moyens annualisĂ©s par installation pour 95 participants obligatoiresrĂ©fĂ©rence 19.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le gouvernement fédéral est engagé à veiller à ce que les provinces et les territoires aient la souplesse nécessaire pour concevoir leurs propres politiques et programmes de tarification du carbone, tout en s'assurant que la tarification s'applique à un vaste éventail de sources d'émissions de GES partout au Canada avec un accroissement de la rigueur au fil du temps. Le Décret, qui est le résultat d'une coopération fédérale-provinciale dans le cadre de l'Approche pancanadienne pour une tarification de la pollution par le carbone, évitera le dédoublement de la réglementation et appuiera la mise en œuvre des systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

L'approche du gouvernement fédéral en matière de tarification de la pollution par le carbone provenant des grands émetteurs industriels est comparable à celle d'autres systèmes au Canada et dans d'autres pays. La plupart des systèmes au Canada et dans le monde sont conçus pour établir un signal de prix sur la pollution tout en réduisant au minimum les répercussions sur la compétitivité des industries vulnérables aux fuites de carbone, que ce soit par le biais de la conception du système lui-même ou dans la façon dont les revenus générés par le système sont recyclés.

Évaluation environnementale stratégique

L'objectif du Règlement est de maintenir un prix sur la pollution par le carbone qui incite les installations à FIEEEC à réduire leurs émissions de GES par unité de production, tout en atténuant les risques pour la compétitivité nationale et les risques de fuites de carbone vers d'autres pays en raison de la tarification du carbone. Comme le STFR du Nouveau-Brunswick, le Règlement sur les NRE de l'Ontario et le RSTFR ont le même objectif environnemental. Une analyse préliminaire a conclu qu'une évaluation environnementale stratégique n'est pas requise, conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le STFR du Nouveau-Brunswick ainsi que le Règlement sur les NRE de l'Ontario ont chacun été conçu de façon similaire au STFR fédéral. Par conséquent, aucune incidence significative par rapport à l'analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n'a été relevée pour ce qui est du Décret. Ces deux systèmes provinciaux de tarification du carbone pour l'industrie devraient offrir de faible allégement économique supplémentaire aux installations à FIEEEC qui exercent leurs activités dans chacune de ces provinces. La mise en œuvre de ces systèmes provinciaux pourrait donc avoir des répercussions positives mineures sur le niveau d'emploi, ce qui pourrait profiter indirectement à plus d'hommes que de femmes, puisque les hommes représentent habituellement une proportion plus élevée de la main d'œuvre dans les industries à FIEEEC.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le DĂ©cret supprime le Nouveau-Brunswick de la partie 2 de l'annexe 1 de la LTPGES de façon rĂ©troactive Ă  compter du 1er janvier 2021. Le processus de transition pour le Nouveau-Brunswick ne nĂ©cessite pas d'Ă©tape rĂ©glementaire ou opĂ©rationnelle pour intĂ©grer le STFR provincial et la redevance fĂ©dĂ©rale sur les combustibles, puisque la province met en place une redevance provinciale sur le carbone qui remplace la redevance sur les combustibles fĂ©dĂ©rale.

Les personnes responsables d'installations industrielles situĂ©es au Nouveau-Brunswick doivent se conformer aux exigences du RSTFR fĂ©dĂ©ral qui s'appliquent jusqu'au 31 dĂ©cembre 2020, notamment en versant la compensation pour les Ă©missions excĂ©dentaires pour la pĂ©riode de conformitĂ© de 2020. Les personnes responsables sont Ă©galement tenues d'aviser le ministre si elles ont connaissance d'une erreur ou d'une omission dans les rapports soumis pour les pĂ©riodes de conformitĂ© de 2019 ou de 2020, dans les cinq annĂ©es suivant la soumission du rapport annuel, conserver un compte dans le système de suivi du STFR fĂ©dĂ©ral et mettre Ă  jour leurs informations si elles changent.

Le DĂ©cret supprime Ă©galement l'Ontario de la partie 2 de l'annexe 1 de la Loi Ă  compter du 1er janvier 2022. La redevance fĂ©dĂ©rale sur les combustibles continuera de s'appliquer en Ontario. Une Ă©tape rĂ©glementaire supplĂ©mentaire au niveau fĂ©dĂ©ral et un processus d'inscription en plusieurs Ă©tapes pour intĂ©grer les installations industrielles assujetties au Règlement sur les NRE de l'Ontario au rĂ©gime de la redevance fĂ©dĂ©ral sur les combustibles sont nĂ©cessaires pour empĂŞcher que ces installations soient tarifĂ©es Ă  la fois par les systèmes fĂ©dĂ©ral et provincial. Ces Ă©tapes rĂ©glementaires et opĂ©rationnelles doivent ĂŞtre effectuĂ©es avant que le processus de transition soit complĂ©tĂ©. Le Ministère travaillera avec le ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l'Ontario sur l'Ă©laboration de documents de communication Ă  l'intention des installations assujetties au Règlement sur les NRE de l'Ontario concernant les mesures qu'elles doivent prendre et les dĂ©lais dans lesquels elles doivent prendre ces mesures, afin d'Ă©viter d'avoir Ă  se conformer aux exigences Ă  la fois du système fĂ©dĂ©ral et du système provincial.

Les personnes responsables d'installations industrielles situĂ©es en Ontario doivent se conformer aux exigences du RSTFR fĂ©dĂ©ral qui s'appliquent jusqu'au 31 dĂ©cembre 2021, notamment en fournissant leur dĂ©claration d'Ă©missions de GES pour la pĂ©riode de conformitĂ© de 2021 et en versant la compensation pour les Ă©missions excĂ©dentaires pour les pĂ©riodes de conformitĂ© de 2020 et de 2021. Les personnes responsables sont Ă©galement tenues d'aviser le ministre si elles ont connaissance d'une erreur ou d'une omission dans les rapports soumis pour les pĂ©riodes de conformitĂ© de 2019, de 2020 ou de 2021, dans les cinq annĂ©es suivant la soumission du rapport annuel, conserver un compte dans le système de suivi du STFR fĂ©dĂ©ral et mettre Ă  jour leurs informations si elles changent.

Afin d'aider les personnes responsables des installations qui passent du STFR fédéral au STFR du Nouveau-Brunswick ou au Règlement sur les NRE de l'Ontario à respecter les exigences du RSTFR, le Ministère communiquera directement avec elles par le biais de courriels faisant la promotion de la conformité. Le Ministère mettra également à jour régulièrement la page Web du Système de tarification fondé sur le rendement du gouvernement du Canada afin de fournir des renseignements utiles sur les exigences réglementaires.

Conformité et application

Les fonctionnaires du Ministère prendront des mesures pour mettre en œuvre et appliquer le Décret et le Règlement, au besoin, conformément aux politiques du Ministère en matière de conformité et d'application de la loiréférence 20. Les agents d'application de la loi appliqueront les principes énoncés dans les politiques de conformité et d'application de la loi lorsqu'ils vérifieront la conformité à la loi. Ces politiques établissent l'éventail des mesures d'application de la loi possibles en cas d'infractions présumées. Si un agent de l'application de la loi découvre une infraction présumée à la suite d'une inspection ou d'une enquête, il optera pour la mesure d'application appropriée en fonction des politiques.

Personnes-ressources

Katherine Teeple
Directrice
Division de la gestion des émissions industrielles de gaz à effet de serre
Bureau des marchés du carbone
Direction générale de la protection de l'environnement
Ministère de l'Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : tarificationducarbone-carbonpricing@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur
Division de l'analyse réglementaire et de la valuation
Direction de l'analyse économique
Direction générale de la politique stratégique
Ministère de l'Environnement
200, boulevard Sacré-Cœur
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : RAVD.DRAV@ec.gc.ca