La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 51 : Règlement modifiant le Règlement interdisant les plastiques Ă  usage unique

Le 20 dĂ©cembre 2025

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le Règlement interdisant les plastiques Ă  usage unique (le Règlement) a Ă©tĂ© publiĂ© en 2022 avec pour objectif de prĂ©venir la pollution plastique qui pose une menace pour l’environnement associĂ©e Ă  six catĂ©gories de plastiques Ă  usage unique (PUU) : les sacs d’emplettes, les ustensiles, les rĂ©cipients alimentaires fabriquĂ©s Ă  partir de plastiques problĂ©matiques ou qui en contiennent, les anneaux pour emballage de boissons, les bâtonnets Ă  mĂ©langer et, avec certaines exceptions pour les personnes qui en ont besoin, les pailles. Les interdictions de fabrication, d’importation et de vente de ces PUU sur le marchĂ© intĂ©rieur sont entrĂ©es en vigueur selon un calendrier Ă©chelonnĂ© entre 2022 et 2024 et restent efficaces pour atteindre l’objectif Ă©noncĂ© du Règlement.

Une interdiction de fabrication, d’importation et de vente de ces PUU aux fins d’exportation (l’interdiction d’exportation) est entrĂ©e en vigueur le 20 dĂ©cembre 2025, alors que les droits de douane et les difficultĂ©s liĂ©es aux chaĂ®nes d’approvisionnement mondiales crĂ©ent une grande pression sur l’économie nationale. L’interdiction d’exportation ne remplira pas un objectif environnemental proportionnel Ă  son incidence Ă©conomique. Plus prĂ©cisĂ©ment, la restriction de l’accès aux dĂ©bouchĂ©s Ă©conomiques dans les marchĂ©s mondiaux pour ces PUU a des rĂ©percussions nĂ©gatives sur un segment de l’activitĂ© commerciale canadienne en dĂ©plaçant les producteurs nationaux en faveur d’autres concurrents dans le marchĂ© mondial et pourrait conduire au transfert de la production, des investissements et des possibilitĂ©s d’emplois connexes Ă  l’étranger sans contribuer considĂ©rablement Ă  la rĂ©duction de la pollution plastique au pays ou Ă  l’étranger. L’interdiction d’exportation n’est pas nĂ©cessaire pour que le Règlement protège efficacement l’environnement contre les effets nocifs de la pollution plastique.

Objectif

L’objectif du projet de Règlement modifiant le Règlement interdisant les plastiques à usage unique (les modifications proposées) est de permettre la fabrication, l’importation et la vente aux fins d’exportation de six catégories de PUU, tout en veillant à ce que le Règlement continue de protéger efficacement l’environnement contre les effets nocifs de la pollution plastique.

Description

À leur enregistrement, les modifications proposées lèveraient l’interdiction de fabrication, d’importation et de vente aux fins d’exportation appliquée aux sacs d’emplettes, aux ustensiles, aux récipients alimentaires fabriqués à partir de plastiques problématiques ou qui en contiennent, aux anneaux pour emballage de boissons, aux bâtonnets à mélanger et aux pailles. Les modifications proposées ne changeraient pas les exigences de registres dans le Règlement, qui stipule que toute personne qui fabrique, importe ou vend des produits appartenant à l’une ou l’autre de ces six catégories de PUU aux fins d’exportation doit tenir un registre prouvant leur exportation (c’est-à-dire une preuve que le PUU n’a pas été produit pour le marché intérieur) et le conserver pendant au moins cinq ans de manière à permettre leur consultation à la demande du ministère de l’Environnement (le Ministère).

Élaboration de la réglementation

Consultation

La consultation au sujet de l’interdiction d’exportation, entre autres caractĂ©ristiques du Règlement, a eu lieu pendant la pĂ©riode de commentaires du public de 70 jours après la publication du projet de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada du 25 dĂ©cembre 2021. Les organisations non gouvernementales de l’environnement (ONGE) et certains citoyens ont fait parvenir des commentaires Ă©crits sur l’absence marquĂ©e d’une interdiction d’exportation dans le projet de règlement. Ils ont soutenu qu’interdire les six catĂ©gories de PUU dans le marchĂ© intĂ©rieur, mais autoriser leur entrĂ©e dans des marchĂ©s non intĂ©rieurs, allait Ă  l’encontre de l’objectif du Règlement et ne cadrait pas avec l’engagement international du gouvernement du Canada de limiter la pollution plastique dans le monde. Lorsque le Ministère a soulevĂ© la possibilitĂ© d’inclure une interdiction d’exportation dans la version dĂ©finitive du Règlement, les parties prenantes de l’industrie ont exprimĂ© leurs points de vue (sur ce sujet et plusieurs autres) lors de 29 rencontres virtuelles organisĂ©es au dĂ©but de 2022. Plusieurs ont fait valoir qu’une grande partie des ventes de l’industrie Ă©tait attribuable Ă  l’exportation et qu’une interdiction d’exportation entraĂ®nerait des prĂ©judices Ă©conomiques, comme le dĂ©laissement d’actifs, des pertes d’emplois et des fermetures d’installations. Nombre des parties prenantes ont signalĂ© que l’interdiction d’exportation ne rĂ©duirait pas la pollution mondiale par le plastique, car on pourrait s’attendre Ă  une hausse de l’offre Ă  l’étranger pour combler le manque sur le marchĂ©. Certaines ont avancĂ© que les incidences Ă©conomiques nĂ©gatives sur l’industrie pouvaient ĂŞtre attĂ©nuĂ©es en accordant un dĂ©lai de trois Ă  cinq ans avant l’entrĂ©e en vigueur de l’interdiction d’exportation. Compte tenu de la rĂ©troaction entendue de la part des ONGE, du public et des parties prenantes de l’industrie pendant cette pĂ©riode, une interdiction d’exportation avec un dĂ©lai de trois ans et demi avant son entrĂ©e en vigueur a Ă©tĂ© ajoutĂ©e Ă  la version dĂ©finitive du Règlement publiĂ©e dans la Partie II de la Gazette du Canada du 22 juin 2022.

Entre 2023 et 2025, le Ministère a reçu des communications écrites de cinq petites à grandes entreprises de l’industrie exposant les préoccupations persistantes concernant l’interdiction d’exportation des six catégories de PUU. Les préoccupations exprimées dans ces communications portaient essentiellement sur l’envergure des activités commerciales canadiennes courantes qui devraient cesser lorsque l’interdiction d’exportation entrerait en vigueur, invoquant des pertes d’emplois et des pertes de parts de marché au profit des fournisseurs étrangers.

Le 20 octobre 2025, la ministre de l’Environnement et du Changement climatique a annoncĂ© que le gouvernement du Canada avait [traduction] « dĂ©cidĂ© de ne plus aller de l’avant avec la mise en application de l’interdiction d’exportation des plastiques Ă  usage unique Â», compte tenu « du contexte politique actuel, des conditions commerciales mondiales et des difficultĂ©s Ă©conomiques intĂ©rieures […] en cette pĂ©riode d’incertitude Ă©conomique, de transformation des chaĂ®nes d’approvisionnement et de pressions commerciales intensifiĂ©es Â». Le Ministère a sollicitĂ© les rĂ©actions Ă  cette annonce des associations industrielles pertinentes (par exemple Manufacturiers et Exportateurs du Canada, Produits alimentaires, de santĂ© et de consommation du Canada, Association canadienne des boissons, Association canadienne de l’industrie de la chimie, Conseil canadien du commerce de dĂ©tail), de parties prenantes individuelles de l’industrie touchĂ©es par l’interdiction d’exportation et d’ONGE qui avaient prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© consultĂ©es pour l’élaboration du Règlement.

Les réactions à l’annonce communiquées au Ministère étaient mixtes. Les représentants de l’industrie et les ONGE ont convenu que le contexte politique et économique actuel était différent de ce qu’il était lorsque le Règlement a été publié en 2022. Ils ont admis que les modifications proposées ne changeraient rien aux interdictions relatives au marché intérieur, qu’ils estimaient efficaces pour réduire la pollution plastique. Les associations industrielles appuient la proposition. Certaines entreprises se sont dites soulagées par l’annonce, mais au moins une entreprise a affirmé que les modifications arriveraient trop tard, car elle était déjà en train de réduire ses activités d’exportation. Les ONGE se sont dites d’avis que l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exportation devrait être reportée, et non abrogée, puisque son abolition enverrait le signal que le Canada réduit ses ambitions.

Étant donné que les modifications proposées n’auraient pas d’incidence sur la prévalence de la pollution plastique au pays ou à l’étranger, la proposition d’abroger l’interdiction d’exportation est retenue.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant de traités modernes

La consultation des peuples autochtones a été constante tout au long de l’élaboration du Règlement. L’augmentation de la pollution plastique dans les communautés autochtones demeure une préoccupation majeure. Aucun commentaire n’a été recueilli concernant la fabrication, l’importation et l’exportation des PUU.

Après la rĂ©alisation de l’évaluation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes, conformĂ©ment Ă  la Directive du cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, le Ministère n’a identifiĂ© aucun effet prĂ©judiciable sur les droits ancestraux ou issus de traitĂ©s potentiels ou Ă©tablis, qui sont reconnus et affirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Le Ministère n’a entrepris aucune activitĂ© spĂ©cifique de mobilisation des Autochtones en lien avec la proposition ou cette Ă©valuation.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration des Nations Unies) est un instrument international relatif aux droits de la personne qui établit des normes minimales pour la survie, la dignité et le bien-être des peuples autochtones. Le gouvernement du Canada s’est engagé à prendre des mesures efficaces, notamment législatives et politiques, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones, afin d’atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies. Ce projet de règlement ne devrait pas porter atteinte aux droits affirmés dans la Déclaration des Nations Unies, puisque l’analyse comparative entre les sexes plus a indiqué qu’aucun groupe ne serait touché de manière disproportionnée.

Le Ministère offrira aux peuples autochtones d’autres occasions de participer à la prise de décisions concernant ces modifications proposées au cours de la période de consultation suivant leur publication dans la Gazette du Canada, Partie I.

Choix de l’instrument

Compte tenu de la protection de l’environnement et des pressions mondiales, notamment les droits de douane et les problèmes dans les chaĂ®nes d’approvisionnement des industries canadiennes, deux options potentielles ont Ă©tĂ© examinĂ©es : le statu quo ou des modifications rĂ©glementaires pour abroger l’interdiction d’exportation.

En vertu du statu quo, l’interdiction d’exportation des six catĂ©gories de PUU serait maintenue indĂ©finiment depuis son entrĂ©e en vigueur le 20 dĂ©cembre 2025. Cette option tient compte du principe d’équitĂ©, reconnaissant que certaines entreprises peuvent avoir dĂ©jĂ  pris des mesures (y compris un dĂ©sinvestissement) en prĂ©vision de l’entrĂ©e en vigueur de l’interdiction d’exportation. Toutefois, cette option ne corrigerait pas les prĂ©judices Ă©conomiques prĂ©visibles communiquĂ©s par l’industrie au Ministère et n’aurait pas d’effet marquĂ© sur la rĂ©duction de la pollution plastique.

Sinon, les modifications réglementaires visant l’abrogation de l’interdiction d’exportation pour les six catégories de PUU redresseraient ces préjudices économiques en rétablissant l’accès des entreprises canadiennes aux occasions sur le marché mondial associées à ces produits. L’apport de modifications réglementaires est le seul instrument viable disponible pour lever l’interdiction d’exportation en vertu du Règlement.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Avantages

En levant l’interdiction d’exportation pour les six catĂ©gories de PUU, les modifications proposĂ©es rĂ©tabliraient l’accès des entreprises canadiennes aux dĂ©bouchĂ©s Ă©conomiques sur les marchĂ©s internationaux pour ces produits. L’élimination de cet obstacle rĂ©glementaire aiderait Ă  rĂ©tablir les dĂ©bouchĂ©s Ă©conomiques entravĂ©s par l’interdiction, tout spĂ©cialement dans le secteur de la fabrication de produits en plastique (SCIAN 3261) hautement exposĂ© aux Ă©changes commerciaux, qui a gĂ©nĂ©rĂ© 35 milliards de dollars de revenus et soutenu environ 85 000 emplois dans tout le pays en 2023. Le secteur est profondĂ©ment intĂ©grĂ© aux chaĂ®nes d’approvisionnement nord-amĂ©ricaines; environ 94 % des exportations de plastique du Canada s’élevant Ă  14,9 milliards de dollars Ă©taient destinĂ©s aux États-Unis en 2023.

On peut comprendre l’importance de conserver les marchés d’exportation pour les six catégories de PUU en examinant les indicateurs d’exposition commerciale pour un sous-ensemble de catégories de produits dans le secteur de la fabrication de produits en plastique (qui englobe les PUU, entre autres produits), présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau : Exposition aux Ă©changes commerciaux des produits pertinents dans le secteur de la fabrication de produits en plastique (2021)
Source : Tableau des ressources et des emplois de Statistique Canada (2021 est l’annĂ©e la plus rĂ©cente pour laquelle les donnĂ©es sont disponibles) Remarque : La proportion des importations dĂ©signĂ©es pour la rĂ©exportation n’est pas connue.
PUU désignés Catégorie de produits (et code de produit dans la classe SCIAN 3261) présumés contenir des PPU identifiés Taux d’exportation Taux d’importation Exposition totale aux échanges commerciaux
Sacs d’emplettes Sacs en plastique (MPG326101) 33 % 34 % 67 %
Anneaux pour emballage de boissons Pellicules et feuilles de plastique souples (MPG326102) 35 % 42 % 77 %
Certains rĂ©cipients alimentaires fabriquĂ©s Ă  partir de plastiques problĂ©matiques ou qui en contiennent Produits en mousse (sauf pour la construction) [MPG326105] 16 % 31 % 47 %
Certains rĂ©cipients alimentaires fabriquĂ©s Ă  partir de plastiques problĂ©matiques ou qui en contiennent, ustensiles, bâtonnets Ă  mĂ©langer, pailles Autres produits en plastique (MPG326109) 35 % 49 % 84 %

L’exposition aux Ă©changes commerciaux, dĂ©finie comme la somme des taux d’exportation et d’importation, mesure le degrĂ© de dĂ©pendance d’une industrie au commerce international pour ses intrants et extrants. Une exposition aux Ă©changes commerciaux Ă©levĂ©e indique une grande intĂ©gration avec les chaĂ®nes d’approvisionnement internationales, ce qui implique que toute restriction commerciale pourrait avoir des rĂ©percussions majeures sur les coĂ»ts de production, l’accès aux marchĂ©s et la compĂ©titivitĂ©. Comme le montre le tableau, les taux d’exportation dans les quatre catĂ©gories de produits de plastique (qui comprennent les six catĂ©gories de PUU) en 2021 variaient de 16 % Ă  35 %, tandis que les taux d’importation Ă©taient gĂ©nĂ©ralement plus Ă©levĂ©s, donnant des expositions aux Ă©changes commerciaux Ă©levĂ©es (de 67 % Ă  84 %) pour toutes les catĂ©gories de produits sauf les produits en mousse. Étant donnĂ© que ces donnĂ©es prĂ©cèdent les interdictions applicables au marchĂ© national, le degrĂ© de dĂ©pendance de ces produits au commerce international pour atteindre une Ă©chelle rentable n’aura qu’augmentĂ©. De mĂŞme, l’interdiction de l’importation aux fins de rĂ©exportation risque de perturber les chaĂ®nes d’approvisionnement Ă©tablies pour les producteurs de produits qui intègrent des PUU dans leur conception (par exemple une paille en PUU importĂ©e jointe Ă  un contenant de boisson produit au pays pour l’exportation). ExacerbĂ©e par une exposition aux Ă©changes commerciaux Ă©levĂ©e, l’interdiction d’exportation des six catĂ©gories de PUU supplante les producteurs canadiens au profit d’autres concurrents dans le marchĂ© international et pourrait provoquer le transfert Ă  l’étranger de la production, des investissements et des possibilitĂ©s d’emplois connexes, sans contribuer Ă  une rĂ©duction Ă©vidente de la prĂ©valence de la pollution plastique et des dĂ©chets de plastique dans le monde.

Depuis que le Règlement a Ă©tĂ© promulguĂ©, de nombreux producteurs se sont diversifiĂ©s vers des substituts aux PUU en papier, en fibre ou autres matières compostables pour le marchĂ© national. Quoi qu’il en soit, en date de novembre 2025, un grand nombre de producteurs qui n’avaient pas encore complètement effectuĂ© leur conversion (pour la plupart de petites entreprises) conservaient la capacitĂ© et l’outillage pour les gammes de produits touchĂ©es par l’interdiction d’exportation. Pour les entreprises qui sont dans cette situation, les modifications proposĂ©es minimiseraient les pertes Ă©conomiques associĂ©es aux actifs immobilisĂ©s et aux gammes de produits abandonnĂ©es. Le rĂ©tablissement de l’accès aux marchĂ©s d’exportation soutiendrait les activitĂ©s courantes, aiderait Ă  garder en poste les travailleurs qualifiĂ©s et contribuerait Ă  maintenir les volumes de production, ce qui pourrait amĂ©liorer la rentabilitĂ© tant des gammes de produits existantes que pour les nouvelles gammes potentielles. Ainsi, les modifications proposĂ©es permettraient de tirer parti de la capacitĂ© d’exportation existante pour les entreprises qui n’ont pas l’intention de passer complètement aux substituts et pourraient Ă©galement favoriser la stabilitĂ© financière des entreprises qui sont toujours en cours de transition vers des matĂ©riaux de substitution.

Les impacts sur les segments prĂ©cis de fabricants, d’importateurs et de travailleurs canadiens sont explorĂ©s plus en dĂ©tail dans la section « Analyse de la rĂ©partition Â».

Coûts

Les modifications proposĂ©es n’imposeraient pas de coĂ»ts de conformitĂ© Ă  l’industrie ou aux personnes au Canada, et elles ne devraient pas avoir d’effet dĂ©favorable sur les producteurs canadiens de produits de substitution aux PUU. En vertu des modifications proposĂ©es, les entreprises qui exportent l’une ou l’autre des six catĂ©gories de PUU seraient tenues de conserver pendant une pĂ©riode de cinq ans un registre (comme une facture, un contrat ou un connaissement) des renseignements et des documents Ă  l’appui Ă©tablissant que le produit a Ă©tĂ©, ou sera, exportĂ©. La tenue de ces registres habituels ne serait pas un fardeau administratif supplĂ©mentaire (puisque l’industrie doit le faire sans Ă©gard aux modifications proposĂ©es), mais la rĂ©cupĂ©ration de ces renseignements et leur transmission sur demande au Ministère le serait. D’après les hypothèses relatives Ă  la main-d’œuvre prĂ©sentĂ©es dans la section “Règle du « un pour un Â»”, le coĂ»t administratif supplĂ©mentaire total pour les exportateurs est estimĂ© Ă  27 303 $ (en dollars de 2024 actualisĂ©s pour l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2026 au taux d’actualisation de 3 %) sur une pĂ©riode d’analyse de 10 ans de 2026 Ă  2035.

Les coûts supplémentaires pour le gouvernement devraient être négligeables. Le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation (REIR) pour le Règlement indique que les agents d’application de la loi du Ministère mèneront des inspections régulières pour s’assurer que les produits de plastique appartenant aux six catégories qui sont fabriqués, importés ou vendus sur le marché national répondent aux critères des produits réutilisables et ne sont pas à usage unique. En vertu des modifications proposées, les activités d’application de la loi supplémentaires visant à vérifier si les six catégories de PUU sont ou seront exportées seraient englobées dans les activités d’application de la loi actuelles.

On ne s’attend pas à ce que les modifications proposées aient une incidence sur la prévalence de la pollution plastique et des déchets de plastique au pays ou à l’étranger. En ce qui concerne l’environnement au Canada, bien qu’il soit possible qu’une partie des PUU qui sont fabriqués ou importés aux fins d’exportation finissent par créer de la pollution plastique au Canada (par exemple s’ils sont rejetés près des eaux transnationales ou accidentellement rejetés dans l’environnement pendant leur fabrication ou transport), ce potentiel de pollution supplémentaire devrait être négligeable. Quant à l’environnement à l’extérieur du Canada, comme le marché des PUU est mondial, relativement non différencié et hautement concurrentiel, la demande mondiale serait satisfaite par le vaste éventail de fournisseurs mondiaux. Sans les modifications proposées, tout marché étranger qui satisfaisait à la demande en important des produits canadiens se procurerait plutôt des produits équivalents auprès d’autres fournisseurs dans leur propre marché national, ou à l’étranger. Que les entreprises canadiennes soient autorisées ou non à exporter les six catégories de PUU, la consommation et les modes d’utilisation à l’étranger (qui sont liés avec la prévalence de la pollution plastique et des déchets de plastique dans ces environnements) ne devraient pas changer. Par conséquent, on ne s’attend pas à ce que les modifications proposées aient une incidence sur la prévalence de la pollution plastique et des déchets de plastique dans l’environnement à l’extérieur du Canada.

Analyse de la répartition

Fabricants des six catégories de PUU

Au cours de la prĂ©paration du REIR du Règlement en 2021, le Ministère a cernĂ© 112 entreprises distinctes susceptibles de fabriquer au moins une des six catĂ©gories de PUU. En vertu du Règlement, l’interdiction de fabrication aux fins de vente intĂ©rieure s’applique Ă  tous les produits, et l’interdiction de fabrication aux fins d’exportation est entrĂ©e en vigueur le 20 dĂ©cembre 2025. Par consĂ©quent, si l’on s’attend Ă  ce que la plupart des fabricants aient abandonnĂ© la fabrication des six catĂ©gories de PUU depuis la publication du Règlement, d’autres ont probablement poursuivi la production pour l’exportation jusqu’au 20 dĂ©cembre 2025.

Le REIR relatif au Règlement a quantifiĂ© la valeur du marchĂ© national pour les six catĂ©gories de PUU en matière de demande par les consommateurs finaux. En raison des limitations des donnĂ©es, ce REIR n’a pas Ă©tabli ou estimĂ© la valeur de la production nationale ni la valeur de la production nationale destinĂ©e Ă  l’exportation. La valeur totale de la fabrication des six catĂ©gories de PUU aux fins d’exportation Ă©tait (et demeure) inconnue. Compte tenu de ces limitations, le REIR relatif au Règlement a reconnu les pertes supplĂ©mentaires pour les fabricants par une mesure d’opportunitĂ© de profit manquĂ©e encourue lorsque les fabricants rĂ©orientent leurs actifs vers d’autres utilisations productives dans l’économie. En supposant un taux d’exportation de 40 % pour la production nationale, une marge bĂ©nĂ©ficiaire moyenne de 15 % et un horizon temporel de cinq ans pour Ă©liminer progressivement les pertes, le REIR relatif au Règlement a estimĂ© que l’interdiction d’exportation entraĂ®nerait l’opportunitĂ© de profits manquĂ©s de 69 millions de dollars (en dollars de 2021, actualisĂ©s pour l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2022 au taux d’actualisation de 3 %) pour les fabricants des six catĂ©gories de PPU. En levant l’interdiction d’exportation, les modifications proposĂ©es rĂ©tabliraient les opportunitĂ©s de profit rĂ©duites par le Règlement. La valeur supplĂ©mentaire de ces opportunitĂ©s pourrait ĂŞtre supĂ©rieure ou infĂ©rieure aux 69 millions de dollars estimĂ©s prĂ©cĂ©demment, car les conditions de rĂ©fĂ©rence (y compris l’hypothèse selon laquelle les actifs seraient transfĂ©rĂ©s vers d’autres utilisations productives dans l’économie plutĂ´t que vers l’étranger) sont diffĂ©rentes aujourd’hui de celles qui prĂ©valaient lorsque l’analyse a Ă©tĂ© initialement rĂ©alisĂ©e.

Afin de mieux comprendre comment certains segments de fabricants pourraient ĂŞtre touchĂ©s par les modifications proposĂ©es, une recherche sur Internet dans les donnĂ©es des registres des entreprises, les analytiques de Dun & Bradstreet et les sites Web des entreprises sur les 112 entreprises a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Les rĂ©sultats de cette analyse suggèrent qu’en date de novembre 2025, jusqu’à 49 des 112 entreprises (44 %) pourraient encore fabriquer au moins une des six catĂ©gories de PUU. Ces entreprises seraient les bĂ©nĂ©ficiaires directes des modifications proposĂ©es. Ă€ l’enregistrement des modifications proposĂ©es, ces entreprises seraient autorisĂ©es Ă  reprendre l’exportation des six catĂ©gories de PUU, limitant ainsi les pertes qu’elles auraient autrement subies en lien avec l’abandon dĂ©finitif de gammes de produits ou la fermeture d’installations en l’absence des modifications proposĂ©es.

La mĂŞme recherche sur Internet suggère que, depuis 2021, au moins 54 des 112 entreprises (48 %) auraient dĂ©jĂ  abandonnĂ© la fabrication des six catĂ©gories de PUU et pourraient bĂ©nĂ©ficier des modifications proposĂ©es. Ă€ l’enregistrement des modifications proposĂ©es, ces entreprises seraient autorisĂ©es Ă  Ă©largir leurs gammes de produits pour fabriquer l’une ou l’autre des six catĂ©gories de PUU aux fins d’exportation. Ces entreprises peuvent avoir abandonnĂ© la fabrication des six catĂ©gories de PUU pour diverses raisons, notamment la rĂ©duction des dĂ©bouchĂ©s sur le marchĂ© national, les mesures anticipĂ©es en prĂ©vision de l’interdiction d’exportation, les structures incertaines des droits de douane ou des considĂ©rations gĂ©nĂ©rales Ă  long terme concernant leur portefeuille de produits.

De plus, depuis 2021, 9 des 112 entreprises (8 %) semblent avoir Ă©tĂ© acquises ou fermĂ©es; il est donc improbable qu’elles bĂ©nĂ©ficient des modifications proposĂ©es. Quant Ă  celles qui ont abandonnĂ© la fabrication des six catĂ©gories de PUU, elles peuvent avoir fermĂ© pour diverses raisons.

Importateurs des six catégories de PUU, y compris ceux qui importent des PUU pour les inclure dans un produit final différent aux fins d’exportation

Au cours de la prĂ©paration du REIR du Règlement en 2021, le Ministère a cernĂ© 128 entreprises distinctes qui importaient possiblement au moins une des six catĂ©gories de PUU. En vertu du Règlement, l’interdiction d’importation aux fins de vente intĂ©rieure s’applique Ă  tous les produits, et l’interdiction d’importation aux fins de rĂ©exportation est entrĂ©e en vigueur le 20 dĂ©cembre 2025. Le REIR indique que « l’incidence du Règlement sur les [importateurs] sera minime, car ces entreprises pourraient changer de chaĂ®ne d’approvisionnement pour importer des substituts Ă  usage unique (ou rĂ©utilisables) qui sont conformes au Règlement Â». Pour l’une ou l’autre de ces 128 entreprises qui auraient importĂ© les six catĂ©gories de PUU aux fins d’exportation jusqu’au 20 dĂ©cembre 2025, l’avantage des modifications proposĂ©es serait minime pour les mĂŞmes raisons exposĂ©es ci-dessus.

Cependant, on supposait que les 128 entreprises dĂ©signĂ©es Ă©taient des entreprises qui achètent et vendent des lots en vrac des six catĂ©gories de PUU comme des biens en soi (par exemple emballages de cuillères ou de pailles en PUU). Les renseignements fournis au Ministère par certaines parties prenantes mettent en Ă©vidence la mesure dans laquelle l’interdiction d’exportation Ă©tablie dans le Règlement touche Ă©galement les producteurs canadiens de biens finis qui nĂ©cessitent l’importation de l’une ou l’autre des six catĂ©gories de PUU comme composantes de leurs produits destinĂ©s pour l’exportation (par exemple une paille en PUU collĂ©e Ă  un contenant de jus fabriquĂ© au pays, ou une cuillère en PUU accompagnant une coupe de dessert fabriquĂ©e au pays). Ces producteurs ne peuvent pas se tourner vers l’exportation de produits contenant des substituts Ă  usage unique, parce qu’ils doivent se conformer aux exigences particulières du marchĂ© Ă©tranger qui reçoit les produits afin de conserver ce secteur d’activitĂ©s. MĂŞme si le nombre d’entreprises dans cette situation n’est pas connu (parce qu’elles ne figuraient pas initialement dans la liste des 128 importateurs), ces entreprises bĂ©nĂ©ficieraient directement des modifications proposĂ©es.

Travailleurs au Canada

Les entreprises qui ont exprimé des préoccupations au Ministère entre 2023 et 2025 concernant l’interdiction d’exportation ont plusieurs installations au pays qui produisent une variété de produits. Sans les modifications proposées, une partie des travailleurs associés à la portion des gammes de produits de ces installations qui produisaient auparavant des PUU aux fins d’exportation serait déplacée ailleurs dans l’économie. Ce sous-ensemble de travailleurs canadiens bénéficierait des modifications proposées en matière de stress évité et des conséquences financières d’une telle transition.

Lentille des petites entreprises

D’après une recherche menĂ©e sur Internet en novembre 2025 et qui portaient sur les donnĂ©es des registres des entreprises, les analytiques de Dun & Bradstreet et les sites Web des entreprises, 82 % des 49 fabricants qui semblent avoir conservĂ© la capacitĂ© et l’outillage pour les gammes de produits touchĂ©es par l’interdiction d’exportation seraient considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises selon la Politique sur la limitation du fardeau rĂ©glementaire sur les entreprises (c’est-Ă -dire moins de 100 employĂ©s ou moins de 5 millions de dollars de revenus bruts annuels). De plus, au moins une des parties prenantes de l’industrie qui a fourni des commentaires Ă©crits au Ministère entre 2023 et 2025 est une petite entreprise. Par consĂ©quent, les modifications proposĂ©es devraient avoir des effets positifs sur les petites entreprises.

Aucune marge de manœuvre supplémentaire n’est accordée aux petites entreprises, car les modifications proposées constituent en soi une réduction du fardeau. Tous les coûts engagés par les petites entreprises pour récupérer des renseignements devraient être minimes.

Règle du « un pour un Â»

Au moment de leur enregistrement, les modifications proposĂ©es rendraient toute personne qui exporte l’une ou l’autre des six catĂ©gories de PUU assujetties aux exigences de registres Ă©noncĂ©es dans le Règlement, tandis que, sans les modifications proposĂ©es, ces exigences ont Ă©tĂ© suspendues indĂ©finiment sous l’interdiction d’exportation. Si l’on suppose qu’une personne dans la catĂ©gorie professionnelle « Personnel de supervision du travail administratif et financier et personnel administratif Â» (taux horaire de 31,04 $, y compris les frais gĂ©nĂ©raux) aurait besoin de quatre heures pour rĂ©cupĂ©rer et prĂ©senter des registres de fabrication, ou deux heures pour rĂ©cupĂ©rer et prĂ©senter des registres d’importation, et, selon un total de 26 demandes de rĂ©cupĂ©ration de renseignements par annĂ©e, les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient des coĂ»ts administratifs supplĂ©mentaires de 939 $ en matière de valeur annualisĂ©e, ou une moyenne de 36 $ par entreprise. En vertu de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse, le fardeau administratif est Ă©valuĂ© sur une pĂ©riode de 10 ans Ă  compter de l’annĂ©e d’enregistrement, et toutes les valeurs indiquĂ©es dans cette section sont prĂ©sentĂ©es en dollars de 2012, actualisĂ©s jusqu’à l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les États-Unis (le principal marché d’exportation du Canada pour les PUU) ne réglementent pas les PUU au niveau fédéral, quoique certains gouvernements étatiques et locaux aient interdit certains articles, comme les sacs d’emplettes en PUU et les pailles en PUU. L’Union européenne a une réglementation complète, qui comprend des interdictions applicables à une variété de PUU destinés à la consommation intérieure, mais elle permet l’exportation de ces produits. Par conséquent, les modifications proposées levant l’interdiction d’exportation aligneraient de plus près le Canada sur le traitement réglementaire des PUU à l’étranger.

Obligations internationales

Les modifications proposĂ©es auraient une incidence sur les produits qui font l’objet d’un commerce international en vertu de l’Accord Canada—États-Unis—Mexique et des accords de l’Organisation mondiale du commerce, mais elles n’auraient pas de consĂ©quences directes sur ces accords.

Avec la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Union européenne, le Canada a adopté la Charte sur les plastiques dans les océans de 2018, qui engage les partenaires à privilégier une approche plus efficace en matière d’utilisation des ressources et de cycle de vie des plastiques sur terre et en mer afin de lutter contre les effets néfastes de la pollution plastique et des déchets de plastique. L’ajout de l’interdiction d’exportation des six catégories de PUU au Règlement visait initialement cet objectif. Les modifications proposées n’auront pas d’incidence sur la pollution plastique et les déchets de plastique dans l’environnement mondial, et le Canada demeure engagé à prévenir la pollution plastique dans le monde entier, notamment en vertu de la Charte sur les plastiques dans les océans.

Le Canada continue de jouer un rôle actif et de premier plan dans les négociations en cours visant à élaborer un traité mondial sur la pollution plastique. Le Canada demeure déterminé à collaborer avec les autres pays afin de mettre au point un traité ambitieux, efficace et adapté aux besoins, qui prend en compte l’ensemble du cycle de vie des plastiques et qui trace la voie à suivre pour mettre fin à la pollution plastique et protéger l’environnement et la santé humaine de ses effets néfastes. Le processus de négociation se poursuit et, par conséquent, aucune mesure ni obligation n’a encore été établie pour le Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (directive sur l’EEES), une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale et économique stratégique n’était pas requise, car les modifications proposées n’auraient pas d’effets importants sur l’environnement au pays ou à l’étranger.

Le droit à un environnement sain et à la non-régression

Le gouvernement du Canada a le devoir, dans l’application de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE], de protĂ©ger le droit Ă  un environnement sain comme le prĂ©voit la LCPE, sous rĂ©serve de limites raisonnables. Un cadre de mise en Ĺ“uvre Ă©tablit les facteurs Ă  prendre en considĂ©ration pour protĂ©ger ce droit et respecter les principes Ă©noncĂ©s dans le cadre. Les modifications proposĂ©es maintiendraient les contributions du Règlement Ă  un environnement qui est protĂ©gĂ© contre les substances nocives, car les interdictions applicables au marchĂ© intĂ©rieur resteraient en vigueur et continueraient d’apporter des avantages environnementaux en matière de prĂ©vention de la pollution plastique. Les modifications proposĂ©es sont fondĂ©es sur les meilleures donnĂ©es probantes disponibles et tiennent compte du facteur « Ă©conomique Â» et du facteur « environnemental Â» du cadre. Dans le REIR, une description de l’examen du facteur Ă©conomique est fournie Ă  la section « Consultation Â», et une description de l’examen du facteur environnemental est fournie dans la section « Avantages et coĂ»ts Â». Le Ministère a aussi pris en considĂ©ration d’autres Ă©lĂ©ments du cadre, dont le principe de non-rĂ©gression. Le Ministère a analysĂ© la possibilitĂ© que les modifications proposĂ©es conduisent Ă  une diminution du niveau de protection de l’environnement et a conclu que les modifications proposĂ©es ne devraient pas avoir d’incidence sur la prĂ©valence de la pollution plastique et des dĂ©chets de plastique dans l’environnement Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur du Canada.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Les modifications proposées pour lever l’interdiction d’exportation des six catégories de PUU n’auraient pas de répercussions disproportionnées sur des groupes particuliers de la société.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposĂ©es entreraient en vigueur dès leur enregistrement. Les activitĂ©s de mise en Ĺ“uvre consisteraient Ă  actualiser le matĂ©riel de promotion de la conformitĂ© au Règlement (par exemple documents d’orientation, fiches d’information), Ă  informer la communautĂ© rĂ©glementĂ©e des modifications proposĂ©es et Ă  rĂ©pondre aux questions.

Conformité et application

Les modifications proposĂ©es seraient apportĂ©es en vertu de l’article 93 de la LCPE. Au moment de la vĂ©rification de la conformitĂ© au Règlement modifiĂ©, les agents de l’autoritĂ© appliqueraient la Politique d’observation et d’application de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [la Politique]. Cette politique fait Ă©tat de l’éventail des mesures d’application possibles en cas d’infractions prĂ©sumĂ©es. Si un agent de l’autoritĂ© dĂ©couvre une infraction prĂ©sumĂ©e Ă  la suite d’une inspection ou d’une enquĂŞte, il doit choisir la mesure appropriĂ©e Ă  prendre en fonction de la Politique.

Personnes-ressources

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et de la valorisation
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd-darv@ec.gc.ca

Matt LeBrun
Directeur
Division des affaires réglementaires des plastiques
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : PlastiquesUU-SUPlastics@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 93(1)rĂ©fĂ©rence c de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement interdisant les plastiques Ă  usage unique, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter Ă  la ministre de l’Environnement, dans les soixante-dix jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou, dans les soixante jours suivant cette date, un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333rĂ©fĂ©rence d de la mĂŞme loi. Ceux qui prĂ©sentent des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui prĂ©sentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent un avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Matt LeBrun, directeur, Division des affaires rĂ©glementaires des plastiques, ministère de l’Environnement, 351, boulevard Saint-Joseph, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : PlastiquesUU-SUPlastics@ec.gc.ca).

Quiconque fournit des renseignements Ă  la ministre peut en mĂŞme temps prĂ©senter, aux termes du paragraphe 313(1)rĂ©fĂ©rence e de cette loi, une demande de confidentialitĂ©, qu’il motive conformĂ©ment au paragraphe 313(2)rĂ©fĂ©rence f de la mĂŞme loi.

Ottawa, le 15 dĂ©cembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement interdisant les plastiques à usage unique

Modification

1 L’article 2 du Règlement interdisant les plastiques Ă  usage unique rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (1), de ce qui suit :

Exportation

(2) Sous rĂ©serve des articles 8 et 9, le prĂ©sent règlement ne s’applique pas aux articles manufacturĂ©s en plastique visĂ©s Ă  l’article 1 qui sont fabriquĂ©s, importĂ©s ou vendus Ă  des fins d’exportation.

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

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