Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (immigration dans les communautĂ©s rurales) : DORS/2026-217

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 22

Enregistrement
DORS/2026-217 Le 22 octobre 2026

LOI SUR L’IMMIGRATION ET LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

C.P. 2026-1001 Le 22 octobre 2026

Sur recommandation de la ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration et en vertu du paragraphe 5(1) et des articles 14rĂ©fĂ©rence a et 92rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence c, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (immigration dans les communautĂ©s rurales), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (immigration dans les communautés rurales)

Modifications

1 L’article 25.1 du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (5), de ce qui suit :

Candidats à l’immigration dans les communautés rurales

(5.1) La date dĂ©terminante de l’âge d’un enfant, pour Ă©tablir s’il est l’enfant Ă  charge d’une personne visĂ©e Ă  l’article 87.4 qui prĂ©sente une demande au titre de la section 6 de la partie 5, est celle oĂą la demande d’attestation de recommandation a Ă©tĂ© faite pour la personne auprès d’un organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique.

2 L’alinĂ©a 70(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 (1) Le passage du paragraphe 74(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Critères

74 (1) Pour l’application des alinĂ©as 75(2)d), 79(3)a), 87.1(2)d) et e), 87.2(3)a), 87.3(2)f) et 87.4(2)f), le ministre Ă©tablit, par catĂ©gorie rĂ©glementaire ou par profession, les niveaux de compĂ©tence linguistique minimaux en se fondant sur les Ă©lĂ©ments ci-après et en informe le public :

(2) L’alinĂ©a 74(1)c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le paragraphe 74(7) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Preuve concluante

(7) Les résultats de l’évaluation de la compétence linguistique faite par une institution ou une organisation désignée au moyen d’un test d’évaluation linguistique approuvé constituent une preuve concluante de la compétence linguistique du demandeur au titre de la catégorie des travailleurs qualifiés (fédéral), de la catégorie de l’expérience canadienne, de la catégorie des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), de la catégorie de l’immigration au Canada atlantique ou de la catégorie de l’immigration dans les communautés rurales.

4 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 87.3, de ce qui suit :

Catégorie de l’immigration dans les communautés rurales

Catégorie

87.4 (1) Pour l’application du paragraphe 12(2) de la Loi, la catĂ©gorie de l’immigration dans les communautĂ©s rurales est une catĂ©gorie rĂ©glementaire de personnes qui peuvent devenir rĂ©sidents permanents du fait de leur capacitĂ© Ă  rĂ©ussir leur Ă©tablissement Ă©conomique au Canada.

Qualité

(2) Fait partie de la catĂ©gorie de l’immigration dans les communautĂ©s rurales l’étranger qui, Ă  la date de la prĂ©sentation de sa demande de rĂ©sident permanent jusqu’à l’obtention du statut de rĂ©sident permanent, satisfait aux exigences suivantes :

Communauté désignée

87.41 (1) Le ministre peut désigner une communauté, autre qu’au Québec, si elle est rurale, compte tenu de sa démographie, de sa géographie ou d’autres facteurs.

Facteurs

(2) Lorsqu’il dĂ©cide de dĂ©signer ou non une communautĂ© rurale, le ministre peut prendre en considĂ©ration, notamment, les facteurs suivants :

Avis public

(3) Le ministre rend disponible sur le site Web du ministère le nom des communautés désignées.

Organismes de développement économique

87.42 (1) Le ministre peut désigner des organismes de développement économique afin que ceux-ci fassent des recommandations à l’égard des étrangers souhaitant présenter une demande au titre de la catégorie de l’immigration dans les communautés rurales pour une communauté désignée.

Précision

(2) Il est entendu que la dĂ©signation d’un organisme n’a pas pour effet de lui donner le statut de mandataire de Sa MajestĂ© ou de sociĂ©tĂ© d’État, au sens de l’article 2 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et ne fait pas de son personnel des membres de l’administration publique fĂ©dĂ©rale.

Secteurs prioritaires et professions prioritaires

(3) L’organisme de développement économique cesse d’être désigné s’il n’établit pas une liste des secteurs prioritaires et des professions prioritaires qui, à son avis, contribueront le mieux au développement économique d’une communauté désignée et s’il ne révise pas cette liste et ne la soumet au ministre annuellement.

Imposition de frais — interdiction

(4) Pour maintenir sa dĂ©signation, l’organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique ne doit pas imposer de frais liĂ©s Ă  ce qui suit :

Employeur désigné

87.43 (1) L’organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique dĂ©signe un employeur comme pouvant participer au programme de l’immigration dans les communautĂ©s rurales s’il fait une demande pour ĂŞtre un employeur dĂ©signĂ© et s’il satisfait aux conditions suivantes :

Révocation de désignation

(2) L’organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique peut rĂ©voquer la dĂ©signation d’un employeur dans les cas suivants :

Définition de lois sur la protection des travailleurs

(3) Dans le présent article, lois sur la protection des travailleurs s’entend de toute loi fédérale ou provinciale se rapportant à la protection des droits de la personne ou régissant le travail ou le recrutement de main-d’œuvre dans la province où l’employeur exerce ses activités.

Attestation de recommandation

87.44 (1) L’organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique peut dĂ©livrer une attestation de recommandation Ă  un Ă©tranger si l’employeur dĂ©signĂ© prĂ©sente une demande Ă  cet effet Ă  l’égard de l’étranger et si ce dernier, de l’avis de l’organisme, satisfait aux conditions suivantes :

Demandes prioritaires

(2) Lorsque l’organisme de développement économique délivre l’attestation de recommandation, il peut donner la priorité à certaines demandes afin de maximiser le développement économique de la communauté pour laquelle il est désigné et de répondre aux besoins du marché du travail local. Cette priorité peut être fondée sur la profession, le salaire, l’expérience de travail, la compétence linguistique en français ou en anglais ou les études de l’étranger ou sur le lien de celui-ci avec la communauté désignée.

RĂ©vocation — conditions non satisfaites

(3) L’organisme de développement économique révoque l’attestation de recommandation s’il se rend compte que l’étranger ne satisfait pas aux conditions prévues au paragraphe (1) au moment de la délivrance de l’attestation ou à tout moment avant l’obtention du statut de résident permanent.

Modification

(4) Si l’étranger reçoit une nouvelle offre d’emploi admissible aux termes du paragraphe 87.46(3), l’organisme de dĂ©veloppement Ă©conomique peut modifier l’attestation de recommandation afin qu’elle soit fondĂ©e sur cette nouvelle offre.

RĂ©vocation — employeur qui n’est plus dĂ©signĂ©

(5) L’organisme de développement économique révoque l’attestation de recommandation si celle-ci est fondée sur une offre d’emploi admissible faite par un employeur dont la désignation a été révoquée.

Période de validité

(6) L’attestation de recommandation est valide jusqu’à la première des dates suivantes :

Expérience de travail

87.45 (1) Satisfait aux exigences d’expĂ©rience de travail l’étranger qui a une expĂ©rience de travail qui rĂ©pond aux conditions prĂ©vues au paragraphe (2) dans l’une des professions suivantes :

ExpĂ©rience de travail — conditions

(2) L’expĂ©rience de travail :

Exemption — titre de compĂ©tence admissible

(3) L’exigence relative Ă  l’expĂ©rience de travail ne s’applique pas Ă  l’étranger qui a obtenu un titre de compĂ©tence admissible dans le cadre d’un programme d’études postsecondaires et qui satisfait aux exigences suivantes :

Définition de titre de compétence admissible

(4) Pour l’application du paragraphe (3), titre de compĂ©tence admissible s’entend d’un grade, d’un diplĂ´me, d’un certificat ou d’un titre d’un mĂ©tier du bâtiment ou d’apprentissage dĂ©livrĂ© par un Ă©tablissement d’enseignement postsecondaire public canadien dans la communautĂ© dĂ©signĂ©e oĂą est offert l’emploi. Est exclu tout titre de compĂ©tence obtenu dans un programme d’études ou de formation dans le cadre duquel :

Offre d’emploi admissible

87.46 (1) L’offre d’emploi est admissible si les exigences suivantes sont satisfaites :

Décision du ministre

(2) Le ministre peut conclure qu’une offre d’emploi n’est pas admissible si l’employeur dĂ©signĂ© a enfreint des lois sur la protection des travailleurs, au sens du paragraphe 87.43(3).

Nouvelle offre

(3) L’offre d’emploi admissible soumise initialement avec la demande de rĂ©sidence permanente de l’étranger est utilisĂ©e pour Ă©valuer cette demande, sauf si l’étranger reçoit une nouvelle offre d’emploi admissible d’un autre employeur dĂ©signĂ© dans l’un des cas suivants :

Disposition transitoire

5 L’attestation de recommandation visĂ©e Ă  l’article 4 des « Instructions ministĂ©rielles concernant la catĂ©gorie « immigration dans les communautĂ©s rurales Â» Â», publiĂ©es dans la partie I de la Gazette du Canada le 14 dĂ©cembre 2024, ne peut ĂŞtre utilisĂ©e pour satisfaire Ă  l’exigence visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 87.4(2)b) du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s.

Entrée en vigueur

6 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Les communautĂ©s rurales de l’ensemble du Canada sont confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis Ă©conomiques et dĂ©mographiques, notamment le vieillissement de la population, de faibles taux de natalitĂ©, une immigration limitĂ©e et une Ă©migration interne accrue. Depuis 1998, des efforts sont dĂ©ployĂ©s dans le cadre du Programme des candidats des provinces (PCP) pour rĂ©partir les avantages de l’immigration dans l’ensemble du pays. Ă€ ce jour, ces efforts ont permis de faire passer la proportion de nouveaux arrivants qui s’établissent ailleurs qu’en Ontario, au QuĂ©bec et en Colombie-Britannique de 11 % en 1998 Ă  30 % en 2025. Bien que ces programmes d’immigration rĂ©gionale aient contribuĂ© Ă  mieux rĂ©partir les nouveaux arrivants au Canada, la plupart de ces derniers ont encore tendance Ă  se concentrer dans les grands centres urbains. Il en rĂ©sulte une rĂ©partition inĂ©gale des immigrants Ă©conomiques au Canada, qui entraĂ®ne des pĂ©nuries persistantes de main-d’œuvre dans les rĂ©gions, des difficultĂ©s pour les employeurs Ă  pourvoir des postes clĂ©s et des dĂ©fis constants pour le dĂ©veloppement Ă©conomique local.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (le Règlement) appuiera la crĂ©ation d’un programme permanent d’immigration Ă©conomique en Ă©tablissant une nouvelle catĂ©gorie d’immigration Ă©conomique dans les communautĂ©s rurales. Le Règlement fixe les conditions d’accès Ă  la rĂ©sidence permanente dans le cadre du Programme d’immigration dans les communautĂ©s rurales (PICR), ainsi que les responsabilitĂ©s des communautĂ©s participantes et les exigences auxquelles elles doivent satisfaire. Le ministre peut Ă©galement dĂ©signer de nouvelles communautĂ©s en fonction des facteurs Ă©noncĂ©s dans le Règlement.

Justification : Les modifications devraient entraĂ®ner des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada, les gouvernements provinciaux, les organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique (ODE) et les employeurs qui ont recours au PICR. Ces coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  60,8 millions de dollars en valeur actualisĂ©e (VA) sur 10 pĂ©riodes de 12 mois. Les avantages des modifications consistent en des Ă©conomies rĂ©currentes pour les provinces canadiennes, les employeurs et les demandeurs au titre du PICR, et totalisent 50,3 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes de 12 mois. Les modifications entraĂ®neront donc un coĂ»t net de 10,5 millions de dollars en VA. Toutefois, elles prĂ©sentent Ă©galement de nombreux avantages qualitatifs pour les employeurs, les demandeurs au titre du PICR et les ODE, notamment l’harmonisation de l’immigration avec les besoins de dĂ©veloppement Ă©conomique local, une satisfaction accrue des employĂ©s et une plus grande stabilitĂ© de la main-d’œuvre, qui devraient se traduire par un avantage net global pour les Canadiens.

Enjeux

La capacitĂ© du Canada Ă  soutenir une croissance rĂ©gionale Ă©quilibrĂ©e est mise Ă  l’épreuve par les disparitĂ©s persistantes dans les lieux d’établissement des nouveaux arrivants. En 2021, plus de 78 % des nouveaux arrivants se sont Ă©tablis dans les 10 plus grandes villes du Canada, qui regroupent actuellement environ 56 % de la population canadienne. Les ajustements rĂ©cents apportĂ©s au système d’immigration du Canada, notamment le ralentissement de l’augmentation des admissions de rĂ©sidents permanents et l’imposition de nouvelles limites aux arrivĂ©es de rĂ©sidents temporaires Ă  compter de 2024, ont eu des effets variables sur l’offre de main-d’œuvre selon les rĂ©gions.

Les donnĂ©es sur le marchĂ© du travail montrent constamment que de nombreuses rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es ont des marchĂ©s du travail structurellement tendus, qui se caractĂ©risent par des taux de chĂ´mage plus faibles (infĂ©rieurs Ă  5 % en juin 2026), une mobilitĂ© limitĂ©e de la main-d’œuvre locale et une population en âge de travailler moins nombreuse que dans les rĂ©gions urbaines. Ces conditions sont exacerbĂ©es par le vieillissement de la population : les personnes de 65 ans et plus reprĂ©sentent 23,2 % de la population rurale, comparativement Ă  18,2 % dans les centres urbains. Les rĂ©gions rurales connaissent Ă©galement un dĂ©part de travailleurs qualifiĂ©s dans des secteurs clĂ©s, comme les soins de santĂ©, les mĂ©tiers spĂ©cialisĂ©s, l’agriculture, les ressources naturelles et la fabrication, de nombreux jeunes travailleurs cherchant d’autres possibilitĂ©s dans les grands centres urbains.

Contexte

Le Programme pilote d’immigration dans les communautĂ©s rurales et du Nord (PPICRN) a Ă©tĂ© lancĂ© en 2019 au moyen d’instructions ministĂ©rielles donnĂ©es en vertu de l’article 14.1 de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s. Cet article permet au ministre de donner des instructions pour Ă©tablir des catĂ©gories de rĂ©sidents permanents au sein de la catĂ©gorie de l’immigration Ă©conomique pour une durĂ©e limitĂ©e de cinq ans. Le PPICRN a Ă©tĂ© mis sur pied pour mettre Ă  l’essai un modèle dirigĂ© par les communautĂ©s visant Ă  attirer des immigrants Ă©conomiques dans les communautĂ©s rurales et du Nord et Ă  favoriser leur Ă©tablissement durable, grâce Ă  des partenariats directs avec les communautĂ©s, reprĂ©sentĂ©es par des organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique (ODE) locaux. Ce programme pilote avait pour principaux objectifs de soutenir le dĂ©veloppement Ă©conomique local et de favoriser l’établissement Ă  long terme des nouveaux arrivants dans les communautĂ©s participantes. Les rĂ©sultats du programme ont montrĂ© que le PPICRN a Ă©tĂ© une rĂ©ussite, comme en tĂ©moignent les rĂ©sultats suivants :

La réussite du PPICRN a suscité un appui important des intervenants au maintien de programmes d’immigration dans les communautés rurales. Les communautés participantes ont toujours indiqué que le programme pilote les avait aidées à remédier aux pénuries persistantes de main-d’œuvre, avait soutenu le développement économique local et avait amélioré les résultats en matière d’établissement durable des nouveaux arrivants grâce à sa conception axée sur les communautés. Les partenaires communautaires et les employeurs ont souligné que le modèle du PPICRN permet de mieux faire correspondre la sélection des immigrants aux besoins du marché du travail local, tout en renforçant les mesures de soutien à l’établissement et à l’intégration à l’échelle locale.

En dĂ©cembre 2024, Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada (IRCC ou le Ministère) a lancĂ© le Programme pilote d’immigration dans les communautĂ©s rurales (PPICR) Ă  titre de mesure provisoire pour combler le vide dans les services, créé par la fin du Programme pilote d’immigration dans les communautĂ©s rurales et du Nord (PPICRN), pendant que se poursuivaient les travaux de conception d’un programme permanent d’immigration axĂ© sur les communautĂ©s (comme l’indiquait l’annonce publique du programme pilote en janvier 2025). Le PPICR a assurĂ© le maintien de l’accès Ă  une voie d’immigration Ă©conomique rĂ©gionale spĂ©cialement destinĂ©e aux communautĂ©s rurales, y compris les petites communautĂ©s et les communautĂ©s Ă©loignĂ©es aux prises avec des pĂ©nuries persistantes de main-d’œuvre, tout en Ă©vitant des perturbations pour les employeurs et les communautĂ©s qui n’auraient pas pu combler des besoins essentiels en main-d’œuvre sans le programme pilote.

Le lancement du PPICR a également permis à IRCC de mettre à profit les leçons tirées de la mise en œuvre du PPICRN et d’autres initiatives fructueuses d’immigration économique régionale, comme le Programme d’immigration au Canada atlantique (PICA). S’appuyant sur les évaluations de programmes, l’expérience opérationnelle et les commentaires des intervenants, le Ministère a apporté une série d’améliorations ciblées au programme afin d’en renforcer l’intégrité, d’améliorer l’uniformité entre les communautés et d’accroître l’efficacité opérationnelle globale, tout en préservant l’objectif fondamental du PPICR, qui consiste à favoriser l’attraction et l’établissement durable de nouveaux arrivants dans les petites communautés et les communautés rurales et éloignées.

Ă€ l’heure actuelle, 14 communautĂ©s rurales et Ă©loignĂ©esrĂ©fĂ©rence 2 participent au PPICR, et les premières donnĂ©es indiquent de solides rĂ©sultats pour la première annĂ©e selon des indicateurs clĂ©s, notamment la participation des employeurs, l’harmonisation avec les besoins du marchĂ© du travail local et la capacitĂ© des communautĂ©s Ă  soutenir l’établissement des nouveaux arrivants. Ces rĂ©sultats viennent Ă©tayer les constatations antĂ©rieures du PPICRN selon lesquelles les approches en matière d’immigration dirigĂ©es par les communautĂ©s et adaptĂ©es au milieu peuvent favoriser efficacement la croissance Ă©conomique et l’établissement durable dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es.

Objectif

Le principal objectif de ce programme est de soutenir le développement économique durable des communautés rurales, y compris les petites communautés et les communautés éloignées, en offrant une voie d’immigration permanente qui répond directement aux besoins du marché du travail local et régional. En permettant aux communautés de déterminer les secteurs et les professions prioritaires et d’attirer des travailleurs qualifiés qui répondent à ces besoins, le Programme d’immigration dans les communautés rurales (PICR) vise à aider les employeurs à remédier aux pénuries persistantes de main-d’œuvre, à soutenir la croissance des entreprises et à renforcer au fil du temps la résilience économique des petites communautés.

Un deuxième objectif fondamental consiste à soutenir la viabilité démographique à long terme des communautés participantes grâce à l’établissement réussi et durable des nouveaux arrivants et de leur famille. De nombreuses régions rurales et éloignées connaissent un déclin démographique et un vieillissement accéléré de leur population, ce qui réduit la disponibilité de la main-d’œuvre et compromet la viabilité à long terme des services et des infrastructures locaux. En combinant les possibilités d’emploi et des mesures coordonnées de soutien à l’établissement et à l’intégration, le programme vise à encourager l’établissement permanent, à renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté et à soutenir la croissance démographique dans les régions qui ont traditionnellement du mal à attirer et à retenir de nouveaux arrivants.

Ce programme vise à mieux répartir les avantages de l’immigration économique au Canada au-delà des grands centres urbains. En ancrant la sélection des immigrants à l’échelle communautaire et en faisant correspondre les admissions aux priorités économiques locales, le PICR contribuera à une répartition plus équitable entre les régions des avantages économiques et sociaux de l’immigration, comme la croissance de la population active, le développement des entreprises et la vitalité des communautés. Cet objectif appuie les objectifs fédéraux plus larges de développement économique rural durable et de croissance inclusive, ainsi que la viabilité à long terme du système d’immigration du Canada en tant qu’instrument économique national.

Description

Le Règlement établit la catégorie de l’immigration dans les communautés rurales, qui offre une voie d’accès à la résidence permanente aux travailleurs étrangers qualifiés (ainsi qu’à leur époux ou aux personnes à leur charge, ou aux deux) qui peuvent contribuer à répondre aux besoins recensés du marché du travail local et qui ont l’intention de résider dans les communautés participantes. En vertu du Règlement, le ministre peut désigner des ODE à l’extérieur du Québec en fonction de facteurs géographiques et démographiques et d’autres facteurs, notamment des considérations relatives à la capacité économique et administrative. Les ODE seront chargés de formuler des recommandations à l’égard des étrangers qui souhaitent présenter une demande au titre du PICR pour une communauté désignée et d’établir chaque année une liste de secteurs et de professions prioritaires qui correspondent aux pénuries de main-d’œuvre et aux objectifs de développement économique de leur communauté.

Les demandeurs souhaitant obtenir la rĂ©sidence permanente dans le cadre du programme devront :

Les ODE sont tenus de mener des processus officiels de désignation des employeurs pour déterminer lesquels peuvent participer au programme, et peuvent refuser de désigner ceux qui ne satisfont pas aux conditions de participation ou révoquer leur désignation. Pour pouvoir participer au PICR, les employeurs désignés devront suivre une formation sur l’intégration en matière d’immigration afin de bien comprendre les exigences et les responsabilités liées au programme, ainsi qu’une formation sur les compétences interculturelles pour favoriser des milieux de travail inclusifs et renforcer leur capacité à soutenir les nouveaux arrivants. Les employeurs désignés devront soutenir l’établissement de chaque étranger et des membres de sa famille qui l’accompagnent, notamment en facilitant l’accès aux mesures de soutien à l’établissement et aux services sociaux.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Les partenaires communautaires, les provinces comptant des communautĂ©s participantes et les agences de dĂ©veloppement rĂ©gional reprĂ©sentant les intĂ©rĂŞts en matière de dĂ©veloppement Ă©conomique Ă  l’échelle du Canada ont Ă©tĂ© consultĂ©s sur les modifications rĂ©glementaires Ă  l’étĂ© 2026. Les provinces et les territoires qui n’ont aucune communautĂ© qui participe au programme n’ont pas Ă©tĂ© consultĂ©s directement. Les commentaires des partenaires communautaires ont Ă©tĂ© extrĂŞmement positifs, les communautĂ©s ayant soulignĂ© que la conception du programme pilote avait permis d’atteindre efficacement les objectifs Ă©noncĂ©s. Plusieurs communautĂ©s ont notamment indiquĂ© que l’exercice de dĂ©termination des prioritĂ©s constituait un outil efficace pour rĂ©pondre aux besoins du marchĂ© du travail local. Les Ă©lĂ©ments de conception du programme mis en valeur par les communautĂ©s seront maintenus dans le Règlement afin d’assurer une transition sans heurt du PPICR au PICR. Certaines communautĂ©s ont fait part de prĂ©occupations quant Ă  l’accès Ă  un financement continu pour les postes au sein de leur ODE qui sont consacrĂ©s Ă  l’administration du programme pilote, une question qui dĂ©passe la portĂ©e de la crĂ©ation d’une nouvelle catĂ©gorie d’immigration Ă©conomique rurale dans le Règlement. Bien que cette question dĂ©passe la portĂ©e du Règlement, les communautĂ©s peuvent solliciter l’appui des agences de dĂ©veloppement rĂ©gional pour la mise en Ĺ“uvre du programme.

Les provinces comptant des communautés participantes ont également été consultées sur les modifications réglementaires. Certaines provinces ont souligné la complémentarité du programme avec leurs propres volets du Programme des candidats des provinces (PCP), particulièrement dans les provinces où il n’existe pas de volet consacré aux régions rurales. Dans les provinces où un tel volet existait, les intervenants ont souligné que toute désignation de nouvelles communautés devrait se faire de concert avec les provinces afin d’éviter le chevauchement des voies d’immigration. Bien que cette question dépasse la portée des modifications réglementaires, ces commentaires continueront d’orienter la collaboration entre les ordres de gouvernement en matière d’immigration rurale. Certaines provinces ont aussi souligné que la gestion des priorités de nombreuses communautés différentes sur leur territoire au moyen des mécanismes existants représentait un fardeau administratif; les modifications réglementaires ont donc été accueillies favorablement comme un moyen de confier directement la détermination des priorités du marché du travail local aux communautés, qui connaissent beaucoup mieux les besoins locaux en main-d’œuvre.

Les provinces ont soulevé le risque de mauvaise utilisation du programme en raison de la possibilité que des employeurs frauduleux tentent d’y accéder, comme cela se produit dans leur PCP et les volets ruraux. Les modifications réglementaires permettront de répondre à ces préoccupations au moyen du processus de révocation de la désignation des employeurs intégré aux exigences du programme, que les communautés ont bien géré et qui s’est avéré efficace pour lutter contre les fausses déclarations. Le processus de désignation des employeurs permet aux communautés de vérifier la légitimité de l’employeur avant qu’il ne puisse accéder au programme, limitant ainsi la capacité des employeurs non légitimes ou frauduleux à accéder au programme et à présenter une demande de recommandation. Les provinces se sont aussi dites préoccupées par le rôle limité qu’elles jouent dans la définition des orientations de ce programme. Bien que ces commentaires aient été pris en compte, le Règlement vise à permettre aux communautés de jouer un rôle de premier plan dans la définition de leurs objectifs de développement économique, qui peuvent différer des objectifs provinciaux plus larges. Le Règlement reflète le partenariat clé entre les communautés et IRCC, et les provinces jouent un rôle limité et informel dans l’exécution proprement dite du programme. Les provinces et territoires qui ne comptent pas de communautés participantes n’ont pas été consultés sur les modifications réglementaires, toutefois, ils le seront avant toute nouvelle désignation de communautés sur leur territoire.

Certaines provinces ont également souligné que le PCP devrait demeurer la principale voie d’immigration économique régionale, le PICR proposé devant constituer un programme complémentaire plutôt qu’un substitut. IRCC a réaffirmé que cette position correspond à la conception prévue de la proposition. Le PICR est délibérément de portée modeste et vise à répondre aux besoins particuliers du marché du travail des communautés rurales. Une caractéristique essentielle du PICR est le recours aux partenariats locaux et aux initiatives dirigées par les communautés pour soutenir l’établissement et l’intégration des nouveaux arrivants. IRCC a indiqué qu’un élargissement important du programme pourrait affaiblir cette approche dirigée par les communautés, qui est au cœur de sa réussite.

Les agences de développement régional, dont l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), l’Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor), l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario (FedDev Ontario), l’Agence fédérale de développement économique dans le Nord de l’Ontario (FedNor), Développement économique Canada pour les Prairies (PrairiesCan) et Développement économique Canada pour le Pacifique (PacifiCan), ont également été consultées sur les modifications réglementaires. Les commentaires reçus de l’ensemble des agences de développement régional ont été extrêmement positifs, toutes les agences s’étant prononcées en faveur de la modification. Les intervenants du Nord ont souligné que le PICR offrait une occasion précieuse de renforcer les efforts de développement de la main-d’œuvre et d’aider à remédier aux pénuries persistantes de main-d’œuvre dans les communautés du Nord et des territoires. Les intervenants ont indiqué qu’un meilleur accès à des travailleurs qualifiés pourrait soutenir les employeurs locaux, accroître la résilience économique et contribuer à la viabilité à long terme des communautés du Nord, si celles-ci avaient la possibilité de participer au programme à l’avenir. Plusieurs agences ont également signalé que de grands projets fédéraux à venir dans leur région pourraient bénéficier d’un meilleur accès à des travailleurs qualifiés dans les régions rurales et éloignées. Les agences ont aussi réitéré leur appui à la poursuite du dialogue et de la collaboration avec leurs homologues provinciaux et territoriaux afin d’assurer l’harmonisation et la complémentarité des voies d’immigration.

Les consultations ont fait ressortir l’appui des intervenants aux modifications réglementaires et l’engagement continu de tous les partenaires envers une approche collaborative de l’immigration rurale. Bon nombre des éléments qui ont fait le succès du programme pilote existant et que les intervenants ont mis en valeur sont maintenus dans le nouveau programme au moyen du Règlement. Les préoccupations qui dépassent la portée des modifications réglementaires, comme les ententes de financement des partenaires de prestations locaux et les questions relatives à l’administration et à la mise en œuvre générales du programme, continueront d’être traitées dans le cadre de la collaboration continue avec les partenaires et les communautés participantes.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions de la proposition sur les traités modernes a été réalisée. L’évaluation a porté sur le champ d’application géographique et l’objet du Règlement au regard des traités modernes en vigueur et n’a révélé aucune répercussion ni obligation liée à ces traités. Le PICR ne sera mis en œuvre dans aucun territoire visé par un traité moderne ou un accord sur l’autonomie gouvernementale, et aucun élargissement à des régions visées par un traité moderne ou un régime d’autonomie gouvernementale n’est prévu.

Choix de l’instrument

Le pouvoir de créer une nouvelle catégorie de résidents permanents est prévu par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés. La modification du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés est le moyen le plus approprié de créer une nouvelle catégorie permanente d’immigration économique. Le pouvoir de créer une catégorie d’immigration au moyen d’instructions ministérielles est limité, tant dans le temps que dans sa portée, tandis qu’une modification du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés permet d’établir la catégorie de façon permanente.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le Règlement aurait des rĂ©percussions financières importantes pour IRCC, les gouvernements provinciaux, les organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique (ODE) et les employeurs qui ont recours au PICR, les coĂ»ts Ă©tant estimĂ©s Ă  60,8 millions de dollars en valeur actualisĂ©e (VA) sur 10 pĂ©riodes de 12 mois. Les avantages monĂ©tisĂ©s totaux sont estimĂ©s Ă  50,3 millions de dollars en VA, ce qui se traduit par un coĂ»t net de 10,5 millions de dollars en VA sur 10 ans. Toutefois, la proposition prĂ©sente de nombreux avantages qualitatifs qui devraient procurer un avantage net global aux Canadiens.

Une première étape importante de l’élaboration d’une méthode d’analyse coûts-avantages consiste à établir un scénario de référence auquel comparer les options. Aux fins de la présente analyse, le scénario de référence est celui où le PICR n’existe pas; les étrangers doivent donc présenter une demande dans le cadre d’autres programmes d’immigration pour travailler au Canada. À la suite de consultations auprès d’experts en la matière, le Programme des candidats des provinces (PCP) a été retenu comme scénario de référence, puisqu’il a été considéré comme le programme auquel les candidats au PICR proposé seraient le plus susceptibles de recourir en remplacement de celui-ci.

Bien que les projets pilotes maintenus soient une option possible pour le cadre de rĂ©fĂ©rence, ils ne seront pas appropriĂ©s Ă  long terme. L’expĂ©rience montre que les projets pilotes sont coĂ»teux sur le plan de l’élaboration et du maintien. Ils sont aussi censĂ©s produire des donnĂ©es probantes, mais ne peuvent pas ĂŞtre des solutions permanentes, puisqu’ils ne sont mis en Ĺ“uvre que pour une pĂ©riode limitĂ©e (cinq ans, dans le cas prĂ©sent) et qu’ensuite, ils sont graduellement Ă©liminĂ©s ou deviennent des programmes permanents. Ă€ l’instar d’autres modifications rĂ©glementaires qu’IRCC a apportĂ©es pour que des programmes pilotes deviennent permanents (le plus rĂ©cent Ă©tant le programme PICA, en 2022), le cadre de rĂ©fĂ©rence est choisi comme Ă©tant la solution de rechange la plus probable pouvant ĂŞtre acceptĂ©e par les candidats, en l’absence du programme pilote. L’hypothèse relative aux projets pilotes maintenus n’est pas raisonnable, puisqu’ils sont conçus pour ĂŞtre temporaires et expĂ©rimentaux et servent Ă  mettre Ă  l’essai des approches avant de dĂ©cider s’ils devraient devenir des programmes permanents ou non. Ce type de projet rendrait probablement les employeurs, les provinces et les organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique (ODE) rĂ©ticents Ă  investir dans des voies qui pourraient prendre fin quelques annĂ©es plus tard. De plus, les programmes pilotes Ă©conomiques Ă©tablis dans le cadre d’instructions ministĂ©rielles ne peuvent accepter plus de 2 750 admissions par annĂ©e, ce qui limite Ă©normĂ©ment les possibilitĂ©s de croissance dans le cadre de ces programmes. Ces programmes peuvent aussi crĂ©er de l’instabilitĂ© dans la planification en matière d’immigration, de l’incertitude rĂ©pĂ©tĂ©e pour les candidats et des critères d’admissibilitĂ©, des processus de demande, des exigences en matière de production de rapports en changement constant, etc., tout cela pourrait faire partie de diffĂ©rents projets pilotes en continu qui ne seraient pas conseillĂ©s. En outre, l’utilisation continue de projets pilotes pour cibler des groupes ciblĂ©s pourrait ĂŞtre perçue comme si on Ă©tait confrontĂ© au fait qu’IRCC cherchait Ă  contourner le processus rĂ©glementaire en ne respectant pas la règle liĂ©e Ă  l’expiration après cinq ans. Les programmes pilotes ne peuvent ĂŞtre mis en Ĺ“uvre que pendant cinq ans, après quoi ils doivent ĂŞtre graduellement Ă©liminĂ©s. Pour qu’un programme pilote se poursuive, il doit soit devenir un programme permanent, soit ĂŞtre modifiĂ© de façon suffisamment importante pour ĂŞtre lancĂ© comme nouveau projet pilote de cinq ans.

Le PICR et le PCP poursuivent des objectifs semblables, soit répondre aux besoins du marché du travail local et répartir les avantages de l’immigration dans l’ensemble du Canada en confiant un rôle accru soit aux provinces et territoires, soit aux organismes de développement économique (ODE) et aux employeurs partenaires. Leur conception présente toutefois certaines différences importantes. Premièrement, dans le cadre du PCP, les provinces et les territoires doivent évaluer les compétences linguistiques, les études et l’expérience de travail des demandeurs. Dans le cadre du PICR, ces éléments seront d’abord évalués par les ODE participants, puis officiellement vérifiés par le gouvernement fédéral au regard des critères d’admissibilité. Deuxièmement, les employeurs joueront un rôle plus actif dans le PICR et devront suivre une formation obligatoire sur l’accueil et l’intégration ainsi qu’une formation en matière de compétences interculturelles, et soutenir l’établissement et l’intégration des étrangers embauchés dans le cadre du programme. Ces exigences ne s’appliquent pas aux employeurs de travailleurs participant au PCP.

Le scénario de référence est ensuite comparé au scénario réglementaire, dans lequel IRCC met en œuvre un PICR permanent.

Les hypothèses de l’analyse reposaient sur des renseignements accessibles au public, des ensembles de données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et l’expertise de spécialistes. Les résultats sont examinés ci-dessous. Pour obtenir des précisions sur la méthode, le rapport complet d’analyse coûts-avantages peut être demandé à IRCC, à l’adresse IRCC.RCIProgram-ProgrammeICR.IRCC@cic.gc.ca.

L’analyse coûts-avantages repose sur des hypothèses concernant des variables qui peuvent être sujettes à l’incertitude. Il importe de reconnaître cette incertitude, en particulier celle qui touche des variables pour lesquelles les données historiques font défaut. Une analyse de sensibilité a donc été effectuée pour examiner l’effet de variations de ces variables incertaines sur les résultats de l’analyse coûts-avantages. Les résultats de l’analyse de sensibilité sont présentés dans la section correspondante ci-dessous.

Il convient de noter que, du fait de l’arrondissement, la somme des composantes ne correspond pas toujours exactement aux totaux dans l’analyse coûts-avantages, notamment lorsqu’on compare les coûts présentés dans la lentille des petites entreprises aux coûts globaux de la section principale sur les coûts et les avantages.

Coûts

Le Règlement entraînera des coûts pour IRCC, les gouvernements provinciaux, les employeurs et les ODE. Aucun coût n’est prévu pour les demandeurs, puisqu’aucuns frais ne sont exigés pour présenter une demande de recommandation au titre du PICR et que le temps estimé pour remplir une demande est le même dans le PCP et le PICR.

Coûts pour IRCC

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour IRCC comprendraient des coĂ»ts de transition et des coĂ»ts permanents. Les coĂ»ts de transition comprendraient les coĂ»ts d’élaboration de produits de communication, de mise Ă  jour des instructions sur l’exĂ©cution des programmes et d’autres documents administratifs, ainsi que de transmission de directives sur le programme aux ODE. Ces coĂ»ts seront engagĂ©s en 2026 et sont estimĂ©s Ă  environ 0,24 million de dollars.

Les coĂ»ts permanents pour IRCC correspondent au fardeau financier supplĂ©mentaire liĂ© Ă  l’admission de personnes au Canada par l’intermĂ©diaire du programme proposĂ© plutĂ´t que du PCP. Les coĂ»ts permanents totaux pour IRCC sont estimĂ©s Ă  7,0 millions de dollars en VA sur 10 ans. Bien qu’ils dĂ©coulent principalement des activitĂ©s de coordination et de soutien des communautĂ©s participantes, ces coĂ»ts comprennent aussi les coĂ»ts permanents de l’analyse des donnĂ©es et du soutien aux employeurs, notamment par l’intermĂ©diaire du mode de service rĂ©servĂ© (MSR).

Pour estimer les coĂ»ts pour IRCC, le nombre prĂ©vu de recommandations accordĂ©es annuellement entre le PPICR et le Programme pilote d’immigration dans les communautĂ©s francophones (PPICF) a Ă©tĂ© calculĂ© d’abord. Cette estimation est fondĂ©e sur la cible de 3 000 admissions par annĂ©e, ce qui comprend les demandeurs principaux et les personnes Ă  leur charge. Aucune ventilation plus dĂ©taillĂ©e des admissions ciblĂ©es par programme pilote n’est disponible. Cette hypothèse repose sur le plan ministĂ©riel pluriannuel des niveaux d’immigration d’IRCC pour 2026-2028, soit le plus rĂ©cent plan approuvĂ© au moment de l’analyse.

Coûts pour les gouvernements provinciaux

La mise en Ĺ“uvre d’un PICR permanent entraĂ®nera des coĂ»ts permanents pour les gouvernements provinciaux sous forme de recettes auxquelles ils renonceront, estimĂ©es Ă  23,4 millions de dollars en VA sur 10 ans. Les demandeurs au titre du PCP doivent verser des frais aux gouvernements provinciaux lorsqu’ils prĂ©sentent une demande de dĂ©signationrĂ©fĂ©rence 3, tandis que les demandeurs au titre du PICR n’auront pas Ă  acquitter ces frais. Cette distinction tient au fait que le PCP est administrĂ© par les provinces et les territoires eux-mĂŞmes, tandis que le PICR sera un programme fĂ©dĂ©ral administrĂ© conjointement avec des partenaires communautaires et sera sujet Ă  un cadre lĂ©gislatif diffĂ©rent.

Coûts pour les employeurs

Le Règlement entraĂ®nera Ă©galement des coĂ»ts permanents pour les employeurs qui choisissent de recourir au PICR, estimĂ©s Ă  24,0 millions de dollars en VA sur 10 ans. Ces coĂ»ts dĂ©coulent des exigences supplĂ©mentaires imposĂ©es aux employeurs, qui doivent recruter des candidats et leur prĂ©senter des offres d’emploi, demander leur dĂ©signation aux communautĂ©s, suivre les formations obligatoires sur l’accueil et l’intĂ©gration et en matière de compĂ©tences interculturelles, Ă©valuer les candidats au regard des conditions de participation et mettre les candidats et leur famille en contact avec des services d’établissement pour favoriser leur rĂ©tention et leur intĂ©gration.

Le programme pilote n’étant en place que depuis janvier 2025, les donnĂ©es sur le nombre d’employeurs actifs, d’employeurs nouvellement dĂ©signĂ©s et de recommandations sont limitĂ©es. Ă€ partir des donnĂ©es disponibles, ces coĂ»ts ont Ă©tĂ© calculĂ©s selon l’hypothèse de 260 nouveaux employeurs dĂ©signĂ©s chaque annĂ©e et de 2 760 recommandations dĂ©livrĂ©es chaque annĂ©e pour l’ensemble des employeurs qui recourent activement au PICR.

Comme le manque de données historiques crée de l’incertitude quant au nombre d’employeurs qui seront touchés et au temps qu’ils peuvent s’attendre à consacrer au recrutement, une analyse de sensibilité des variables pertinentes est présentée ci-dessous.

De plus, comme l’explique l’analyse distributionnelle présentée dans la section suivante, bien que le PICR doive profiter au Canada dans son ensemble en répartissant les avantages de l’immigration, au moyen d’une approche ciblée, dans les régions qui en ont le plus besoin, il est reconnu qu’il entraînera une diminution du nombre d’immigrants dans la plupart des provinces et territoires. Cette diminution pourrait avoir des répercussions négatives sur ces économies locales en raison d’une perte d’emplois, mais ce résultat est peu probable, étant donné la variation relativement faible du nombre d’immigrants attendu par rapport à la population totale de chaque province ou territoire touché.

Coûts pour les organismes de développement économique

La proposition rĂ©glementaire entraĂ®nera Ă©galement des coĂ»ts pour les organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique de chaque communautĂ©, estimĂ©s Ă  6,1 millions de dollars en VA par annĂ©e. Ces coĂ»ts comprennent ceux liĂ©s Ă  la dĂ©termination des industries prioritaires et de la meilleure façon d’utiliser le nombre de places attribuĂ©es Ă  leur communautĂ© pour atteindre leurs objectifs Ă©conomiques. S’y ajoutent les coĂ»ts d’examen et d’évaluation des employeurs dĂ©signĂ©s, des recommandations de candidats et des offres d’emploi.

Avantages

Les avantages attendus d’un PICR permanent sont fondés sur les résultats démontrés des initiatives qui l’ont précédé, notamment le PPICRN et le PPICR. Ces initiatives ont fourni des preuves solides de l’efficacité de la conception du programme pour soutenir une immigration dirigée par les communautés, répondre aux besoins du marché du travail local et favoriser l’attraction et la rétention des nouveaux arrivants. À la lumière de cette expérience, des avantages semblables devraient découler de la transition du PPICR en un programme permanent.

Les avantages attendus comprennent des Ă©conomies rĂ©currentes pour les provinces canadiennes, les employeurs et les demandeurs au titre du PICR, et totalisent 50,3 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes de 12 mois. S’y ajouteraient des avantages qualitatifs pour les employeurs, les candidats et les communautĂ©s rurales participantes, qui sont Ă©galement examinĂ©s ci-dessous.

Avantages pour les gouvernements provinciaux

Le Règlement profitera aux gouvernements provinciaux en rĂ©duisant les coĂ»ts de traitement, une Ă©conomie estimĂ©e Ă  4,8 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes de 12 mois. Les avantages sont calculĂ©s en supposant que les demandeurs qui devraient entrer au Canada chaque annĂ©e au titre du PICR le feraient dans le cadre du PCP si les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es n’étaient pas mises en Ĺ“uvre.

Les provinces sont responsables du traitement des demandes au titre du PCP, tandis que les ODE seront responsables du traitement des demandes de recommandation au titre du PICR. Plus précisément, dans le cadre du PICR, les provinces n’auront pas à traiter les demandes de désignation présentées par les employeurs, à évaluer la légitimité des offres d’emploi au regard des exigences du programme, ni à délivrer des certificats de désignation aux candidats.

Avantages pour les employeurs

Le Règlement devrait procurer des avantages importants aux employeurs des communautĂ©s participantes grâce aux Ă©conomies liĂ©es aux activitĂ©s propres au PCP qui ne seront pas exigĂ©es dans le cadre du PICR. Contrairement aux exigences du PCP, les employeurs n’auront pas, dans le cadre du PICR, Ă  communiquer avec les provinces pour manifester leur intĂ©rĂŞt envers le programme. Ils n’auront pas non plus Ă  s’adresser aux provinces au sujet des dĂ©signations et des offres d’emploi destinĂ©es aux candidats. Les Ă©conomies dĂ©coulant de la suppression de ces activitĂ©s pour les employeurs sont estimĂ©es Ă  23,0 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes.

Les employeurs bénéficieraient d’autres avantages qualitatifs, puisque le PICR offrira une voie d’immigration fiable, dirigée par les communautés, pour remédier aux pénuries persistantes de main-d’œuvre. S’appuyant sur les résultats du PPICRN et du PPICR, le PICR aidera les employeurs ruraux à attirer et retenir des travailleurs qualifiés répondant aux besoins du marché du travail local. Bien que le PCP procure également aux employeurs des avantages liés à l’immigration pour combler les pénuries de main-d’œuvre, le PICR concentrera les avantages pour les employeurs dans les secteurs et professions prioritaires définis localement, assurant ainsi une étroite harmonisation de l’immigration avec les priorités de développement économique local et l’accès à des travailleurs qualifiés là où les pénuries sont les plus criantes. Par conséquent, comparativement à des voies d’immigration provinciales de portée plus large, comme le PCP, le PICR offrira un mécanisme plus ciblé et plus réactif, adapté aux réalités du marché du travail rural.

De plus, les employeurs participant au PICR devront favoriser des milieux de travail inclusifs et faciliter l’accès aux services d’établissement, tout en collaborant avec les ODE et les fournisseurs de services d’établissement pour soutenir l’intégration des nouveaux arrivants et leur rétention à long terme. Ces éléments du programme ne sont pas exigés dans le cadre du PCP et profiteront aux employeurs en augmentant la satisfaction des employés, en réduisant le roulement du personnel et en renforçant la stabilité de la main-d’œuvre.

En outre, contrairement aux employeurs participant au PCP, les employeurs participant au PICR bénéficieront d’un soutien particulier du gouvernement fédéral par l’intermédiaire du mode de service réservé (MSR). Ce soutien comprendra des conseils sur les exigences du programme et le choix d’une voie d’immigration, qui seront particulièrement utiles aux petits et moyens employeurs disposant de capacités ou d’une expérience limitées en matière d’immigration. Il aidera les employeurs à mener leurs démarches d’immigration de façon plus efficace.

Comparativement au PCP, les employeurs participant au PICR joueront un rôle plus important dans l’expérience des candidats. Dans le cadre du PCP, les employeurs jouent un rôle plus limité et souvent moins formel, avec un soutien moins structuré au recrutement, à l’accueil et à l’intégration des nouveaux arrivants. L’accès aux volets provinciaux peut également être irrégulier, puisque ceux-ci ouvrent et ferment en fonction de l’évolution des priorités et que les employeurs sont censés effectuer leurs démarches de façon plus autonome. À l’inverse, le PICR offrira aux employeurs ruraux un accès constant au programme et officialisera leur participation au moyen de la désignation. Il sera ainsi plus facile pour les employeurs d’embaucher des travailleurs étrangers, particulièrement pour les petites entreprises qui peuvent manquer de temps et de ressources pour gérer seules des processus complexes.

Dans l’ensemble, même si le recours au PICR sera plus coûteux pour les entreprises que le recours au PCP, il est prévu qu’elles choisiront néanmoins le PICR en raison des avantages attendus d’un meilleur maintien en poste des employés, du fait qu’elles seront mieux outillées pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre et du soutien qu’elles recevront par l’intermédiaire du mode de service réservé. En combinant le leadership des employeurs, la coordination communautaire et le soutien fédéral, le PICR renforcera la capacité des employeurs à pourvoir des postes essentiels, à assurer la continuité des effectifs et à soutenir la croissance à long terme des entreprises.

Avantages pour les demandeurs au titre du PICR

La mise en Ĺ“uvre du PICR Ă  titre de programme permanent procurera de nombreux avantages aux candidats au programme. Premièrement, les candidats n’auront pas Ă  verser de frais de demande (de dĂ©signation) aux gouvernements provinciaux lorsqu’ils prĂ©senteront une demande au titre du PICR, contrairement Ă  ce qui serait le cas dans le cadre du PCP. Puisque le PICR est un programme fĂ©dĂ©ral, aucun pouvoir lĂ©gislatif ne permet d’exiger des frais de demande des candidats. Les Ă©conomies totales pour les candidats sont estimĂ©es Ă  22,5 millions de dollars en VA sur 10 ans. Il convient de noter que seules les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par les demandeurs qui se trouvent au Canada sont prises en compte aux fins de la prĂ©sente analyse coĂ»ts-avantages.

Les demandeurs bénéficieront aussi de nombreux avantages qualitatifs. Le PICR leur offrira un soutien accru par rapport au PCP grâce à une plus grande participation des employeurs. Dans le cadre du PICR, les employeurs devront prendre au moins une mesure concrète pour favoriser un milieu de travail accueillant ou soutenir les candidats et les membres de leur famille qui les accompagnent dans leur établissement au sein de la communauté, ou les deux. Parmi les mesures admissibles figurent l’aide à la recherche d’un logement, l’aide au transport (renseignements sur le transport en commun, prise en charge du candidat au point d’entrée, aide pour se rendre au travail, chez un fournisseur de services local ou dans un lieu où sont offerts des services essentiels), l’orientation vers les services clés de la communauté (par exemple, pour obtenir une carte d’assurance-maladie ou s’inscrire à l’école) et la mise en contact avec des groupes d’intérêt locaux. Un tel degré de participation n’est pas exigé dans le cadre du PCP, où les candidats sont censés faire preuve de davantage d’initiative pour leur propre établissement et leur intégration.

De plus, le PICR exigera que tous les employeurs participants soient officiellement désignés par leur communauté après vérification. Cette exigence n’existe pas dans le cadre du PCP. Les employeurs désignés devront démontrer qu’ils sont bien implantés dans la communauté, fournir la preuve qu’ils respectent les normes d’emploi et de santé et de sécurité au travail et exercer leurs activités dans les secteurs prioritaires déterminés dans le cadre de la planification économique menée par la communauté. Ils devront aussi suivre une formation sur l’accueil et l’intégration et une formation sur les compétences interculturelles, et s’engager à soutenir l’établissement des nouveaux arrivants. Les candidats pourront ainsi avoir davantage confiance dans la stabilité de leur emploi, dans son adéquation aux besoins du marché du travail local et dans la capacité de l’employeur à soutenir une main-d’œuvre diversifiée.

Avantages pour les communautés rurales participantes

La proposition réglementaire procurera également des avantages importants aux communautés participantes en intégrant directement l’immigration au développement économique dirigé par les communautés. Le PICR placera les besoins du marché du travail local au cœur de la conception du programme, dont la mise en œuvre sera dirigée par les organismes de développement économique en partenariat avec IRCC.

Le Canada dans son ensemble subit des pressions démographiques liées au vieillissement de la population, aux faibles taux de fécondité et aux pénuries généralisées de main-d’œuvre. Ces défis sont généralement plus marqués dans les régions rurales, où l’émigration interne à long terme, le ralentissement de la croissance démographique et l’accès limité à des travailleurs qualifiés freinent le développement économique. Le PPICR a été conçu comme une réponse ciblée à ces pressions, en favorisant l’attraction et la rétention de nouveaux arrivants dans des communautés qui ont historiquement moins profité des flux d’immigration au pays.

Contrairement au PCP, qui fonctionne à l’échelle provinciale et territoriale, le PICR donnera aux organismes de développement économique un rôle direct dans la détermination des résultats en matière d’immigration. Dans le cadre d’exercices annuels d’établissement des priorités, les organismes de développement économique recenseront les secteurs et les professions où la demande est forte à partir des données sur le marché du travail local, du dialogue avec les employeurs et des consultations auprès des communautés. Cette démarche permettra d’assurer l’harmonisation de la sélection des immigrants avec les besoins économiques propres à chaque communauté. Dans le cadre du PCP, les priorités sont fixées à des échelons plus larges, soit provincial et fédéral, ce qui limite l’influence des communautés sur la sélection des candidats et réduit l’harmonisation avec les défis locaux.

Le PICR procurera également des avantages aux communautés participantes en favorisant davantage l’établissement à long terme des travailleurs étrangers dans les communautés rurales. Le programme intègre des mesures de soutien à l’établissement au sein des communautés et exige une coordination entre les partenaires locaux pour soutenir l’intégration des nouveaux arrivants, ce qui accroît la probabilité que ceux-ci demeurent dans les petites communautés ou les communautés rurales. En comparaison, le PCP ne prévoit pas d’exigences en matière d’établissement dirigées par les communautés, et les nouveaux arrivants s’établissent souvent dans les grands centres urbains, ce qui limite leur établissement durable dans les régions rurales. Les difficultés à assurer l’établissement durable dans les régions rurales contribuent aux pénuries de main-d’œuvre, à la réduction des services sociaux et au vieillissement de la population. En favorisant davantage l’établissement durable dans ces régions, le PICR contribuera à une répartition plus équilibrée de l’immigration économique au Canada, tout en renforçant la participation au marché du travail et la croissance économique dans les régions confrontées à des défis démographiques persistants.

Canadiens

Le Règlement appuiera le mandat d’IRCC en renforçant le système de gestion de la migration du Canada et en favorisant le développement économique régional. Parallèlement, le PICR renforcera l’engagement du Canada envers une société inclusive et unie. L’accent qu’il met sur des communautés accueillantes, les compétences interculturelles et la coordination du soutien à l’établissement favorisera l’inclusion sociale et la confiance du public dans le système d’immigration, tout en préservant la réputation du Canada comme destination de choix pour les nouveaux arrivants.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 1: Coûts monétisés
Intervenant touché Description du coût 2026 2030 2035 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
IRCC CoĂ»ts de transition (produits de communication et coĂ»ts de fonctionnement) 241 831 $ 0 $ 0 $ 241 831 $ 34 431 $
CoĂ»t accru pour admettre des candidats dans le cadre du PICR plutĂ´t que du PCP 929 387 $ 929 387 $ 929 387 $ 6 984 560 $ 994 444 $
Employeurs CoĂ»ts, pour les employeurs, de recrutement des candidats, de prĂ©sentation d’une demande de dĂ©signation et de formation obligatoire 3 198 711 $ 3 198 711 $ 3 198 711 $ 24 039 058 $ 3 422 621 $
Organismes de dĂ©veloppement Ă©conomique CoĂ»ts pour Ă©tablir les industries prioritaires et Ă©valuer les employeurs dĂ©signĂ©s, les candidats recommandĂ©s et les offres d’emploi. 811 360 $ 811 360 $ 811 360 $ 6 097 559 $ 868 155 $
Gouvernements provinciaux Recettes perdues en raison des frais de dĂ©signation au titre du PCP 3 115 552 $ 3 115 552 $ 3 115 552 $ 23 414 097 $ 3 333 641 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 8 296 841 $ 8 055 010 $ 8 055 010 $ 60 777 104 $ 8 653 292 $
Tableau 2 : Avantages monĂ©tisĂ©s
Intervenant touché Description de l’avantage 2026 2030 2035 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernements provinciaux Gains de temps de traitement 638 709 $ 638 709 $ 638 709 $ 4 800 045 $ 683 418 $
Employeurs Économies de coĂ»ts dĂ©coulant du fait de ne pas avoir Ă  rĂ©aliser certaines activitĂ©s liĂ©es au PCP 3 066 643 $ 3 066 643 $ 3 066 643 $ 23 046 537 $ 3 281 308 $
Demandeurs Économies de coĂ»ts dĂ©coulant du fait de ne pas avoir Ă  payer les frais de dĂ©signation au titre du PCP 2 990 930 $ 2 990 930 $ 2 990 930 $ 22 477 533 $ 3 200 295 $
Tous les intervenants Total des avantages 6 696 282 $ 6 696 282 $ 6 696 282 $ 50 324 116 $ 7 165 022 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages monĂ©tisĂ©s
Incidences 2026 2030 2035 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
CoĂ»ts totaux 8 296 841 $ 8 055 010 $ 8 055 010 $ 60 777 104 $ 8 653 292 $
Total des avantages 6 696 282 $ 6 696 282 $ 6 696 282 $ 50 324 116 $ 7 165 022 $
EFFET NET -1 600 559 $ -1 358 728 $ -1 358 728 $ -10 452 988 $ -1 488 270 $
Incidences quantifiées (non monétaires) et qualitatives
Incidences positives

Pour les employeurs

Pour les demandeurs

Pour les communautés

Pour les Canadiens

Incidences négatives

Analyse distributionnelle

Le Règlement devrait avoir des incidences sur l’ensemble des provinces et territoires, à l’exception du Québec et du Nunavut, qui n’ont pas de programme des candidats de la province (du territoire) et qui n’auront aucune communauté participant au PICR. Les incidences les plus importantes seront concentrées dans les provinces où des communautés établies participeront au PICR, où la mise en œuvre touchera les gouvernements provinciaux et les employeurs participants.

À l’heure actuelle, il existe des communautés en Nouvelle-Écosse, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Pour ces provinces, les employeurs et les gouvernements provinciaux assumeront des coûts nets en raison des modifications réglementaires. Certaines provinces subiront des incidences plus importantes, car les provinces ayant une main-d’œuvre plus importante ont tendance à recevoir un plus grand nombre de recommandations au titre du PICR que les provinces plus petites (par conséquent, les coûts pour les employeurs dans ces provinces devraient être plus élevés).

De même, étant donné que les demandeurs au titre du PCP seraient davantage concentrés dans certaines provinces, les coûts nets pour les gouvernements provinciaux dans ces provinces en particulier seront également plus prononcés. Le tableau ci-dessous présente le nombre de communautés et les recommandations annuelles attendues pour chaque province ou territoire, ainsi que le changement net attendu dans le volume d’immigration pour chaque province ou territoire en raison du Règlement.

Tableau 4 : Analyse distributionnelle — Incidence attendue sur les volumes d’immigration Remarque : Le Québec et le Nunavut sont exclus du tableau ci-dessus, car l’incidence est nulle pour cette province et ce territoire.
Province Nombre de communautés Recommandations annuelles attendues Changement net attendu dans le volume d’immigration
Terre-Neuve-et-Labrador - - -100
Île-du-Prince-Édouard - - -74
Nouvelle-Écosse 1 53 -124
Nouveau-Brunswick - - -158
Ontario 5 1 772 1 005
Manitoba 3 124 -252
Saskatchewan 1 143 -167
Alberta 1 28 -383
Territoires du Nord-Ouest - - -12
Colombie-Britannique 3 640 287
Yukon - - -22
Total 14 2 760 0

Comme il est indiquĂ© ci-dessus, l’Ontario subira la plus grande incidence sur les volumes nets d’immigration, avec 1 005 nouveaux arrivants supplĂ©mentaires s’établissant dans la province chaque annĂ©e en raison du Règlement. La seule autre province qui connaĂ®tra une incidence positive sur les niveaux d’immigration sera la Colombie-Britannique, avec 287 nouveaux arrivants supplĂ©mentaires chaque annĂ©e.

Dans toutes les autres provinces et tous les territoires, le Règlement entraĂ®nera une diminution du volume net d’immigration. L’Alberta connaĂ®tra la plus grande incidence nĂ©gative sur les volumes d’immigration annuels, avec une perte de 383 immigrants chaque annĂ©e, suivie du Manitoba (-252) et de la Nouvelle-Écosse (-124).

Bien que l’on reconnaisse que cette perte d’immigration dans la plupart des provinces pourrait avoir des répercussions négatives sur les économies locales en raison d’une perte de main-d’œuvre, ce n’est pas un résultat probable, étant donné les variations relativement petites du volume par rapport à la taille totale de la population de chaque province.

Le tableau qui suit présente la croissance attendue du nombre d’employeurs désignés par province, pour les provinces qui ont des communautés participant au PICR. Le tableau détaille également l’incidence correspondante du Règlement sur les employeurs et les gouvernements provinciaux, ainsi que le total combiné par province.

Tableau 5 : Analyse distributionnelle — Coûts et économies attendus pour les employeurs et les gouvernements provinciaux dans les provinces ayant des communautés participant au PICR
Province Croissance annuelle attendue du nombre d’employeurs désignés Coût annuel prévu pour les employeurs pour satisfaire aux exigences du PICR Économies annuelles prévues pour les employeurs qui ne réalisent pas certaines des activités requises du PCP Coût net attendu pour les employeurs dans les provinces ayant des communautés participant au PICR Économies annuelles prévues sur les coûts de traitement pour les gouvernements provinciaux Recettes annuelles perdues prévues pour les gouvernements provinciaux Coût net attendu pour les gouvernements provinciaux Coût net attendu pour les provinces ayant des communautés participant au PICR
Nouvelle-Écosse 7 61 492 $ 58 480 $ 1 620 $ 12 178 $ 270 619 $ 258 441 $ 261 453 $
Ontario 118 2 038 647 $ 1 968 531 $ 23 266 $ 410 066 $ 1 150 852 $ 740 787 $ 810 903 $
Manitoba 10 143 919 $ 138 407 $ 2 218 $ 28 829 $ 188 386 $ 159 557 $ 165 069 $
Saskatchewan 19 167 206 $ 158 738 $ 4 692 $ 33 054 $ 155 029 $ 121 975 $ 130 443 $
Alberta 2 32 292 $ 31 023 $ 531 $ 6 462 $ 671 679 $ 665 218 $ 666 487 $
Colombie-Britannique 104 755 155 $ 11 465 $ 26 767 $ 148 121 $ 617 321 $ 469 200 $ 512 890 $
Total (non actualisĂ©) 260 3 198 711 $ 3 066 643 $ 59 093 $ 638 709 $ 3 053 886 $ 2 415 177 $ 2 547 245 $

La Colombie-Britannique et l’Ontario sont les provinces comptant le plus grand volume de recommandations et de nouveaux employeurs désignés. Ainsi, leurs répercussions estimées sur les employeurs sont plus élevées que celles des autres provinces touchées.

Cependant, en comparant les rĂ©percussions prĂ©vues sur les gouvernements provinciaux, mĂŞme si l’Ontario est toujours la province la plus touchĂ©e, avec un coĂ»t net annuel de 740 787 $, elle est suivie de près par l’Alberta, avec un coĂ»t annuel de 665 218 $. La raison pour cela est double. Premièrement, l’Alberta facture des frais de dĂ©signation parmi les plus Ă©levĂ©s aux candidats du PCP (1 635 $ par demande). Il s’agit de la province qui facture les frais les plus Ă©levĂ©s après la Colombie-Britannique, oĂą les demandeurs doivent payer 1 750 $ par demande. Deuxièmement, le Règlement devrait modifier de manière plus importante la proportion d’immigrants qui s’établissent en Alberta, comparativement aux autres provinces. Alors que 15 % des candidats du PCP s’établissent en Alberta, seuls 1 % des candidats au PICR devraient s’y Ă©tablir, puisqu’il n’y a qu’une communautĂ© participante en Alberta et un faible volume de recommandations annuelles attendu selon les donnĂ©es disponibles.

Par consĂ©quent, en examinant l’incidence financière globale sur les provinces, les donnĂ©es suggèrent que l’incidence du Règlement sera le plus fortement ressentie en Ontario, avec un coĂ»t net annuel de 764 052 $, suivi de l’Alberta et de la Colombie-Britannique (avec des coĂ»ts nets annuels prĂ©vus de 665 749 $ et de 495 967 $ respectivement).

Outre les répercussions sur les provinces où il y a des communautés participant au PICR, il y aura également des répercussions sur les provinces où il n’y en a pas. Cela s’explique du fait qu’il a été présumé que certaines provinces avaient des désignations du PCP sous la base de référence, alors qu’elles n’avaient pas de communauté participant au PICR. Ainsi, ces nouveaux arrivants seront perdus pour ces provinces et présumés aller ailleurs, dans les provinces où il y a des communautés participant au PICR. L’incidence pour ces provinces est donc calculée comme le manque à gagner annuel prévu pour les gouvernements provinciaux.

Tableau 6 : Analyse distributionnelle — CoĂ»ts prĂ©vus pour les gouvernements provinciaux des provinces oĂą il n’y a pas de communautĂ© participant au PICR
Province Nouveaux arrivants qui s’établiraient dans cette province ou ce territoire s’ils venaient dans le cadre du PCP, mais qui s’établiraient ailleurs (dans des communautés) dans le cadre d’un PICR permanent Recettes annuelles perdues prévues pour les gouvernements provinciaux
Terre-Neuve-et-Labrador 100 0 $
ĂŽle-du-Prince-Édouard 74 22 073 $
Nouveau-Brunswick 158 39 593 $
Territoires du Nord-Ouest 12 0 $
Yukon 22 0 $
Total 366 61 666 $

Parmi les provinces où il n’existe pas de communauté participant au PICR, celle qui sera la plus touchée est le Nouveau-Brunswick, suivie de l’Île-du-Prince-Édouard. Bien que d’autres provinces et territoires soient inscrits dans le tableau ci-dessus, il n’y a pas d’incidence sur ces provinces en termes de recettes perdues pour les gouvernements provinciaux, puisque ces provinces ou territoires ne facturent pas de frais de désignation au titre du PCP.

Analyse de sensibilité

La prĂ©sente analyse coĂ»ts-avantages fait des hypothèses concernant des variables pouvant ĂŞtre sujettes Ă  incertitude. Il est important de reconnaĂ®tre cette incertitude, en particulier en raison de l’absence de donnĂ©es historiques, puisque le programme pilote d’ICR n’est entrĂ© en vigueur qu’en dĂ©cembre 2025. Pour cette raison, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour examiner de quelle façon les changements dans les variables incertaines pourraient avoir une incidence sur les rĂ©sultats de l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les variables prises en compte pour cette analyse sont l’augmentation annuelle du nombre d’employeurs dĂ©signĂ©s et les coĂ»ts de recrutement estimĂ©s par candidat. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© dans la section sur les coĂ»ts plus haut, l’analyse centrale suppose 260 nouveaux employeurs dĂ©signĂ©s chaque annĂ©e. Compte tenu de l’absence de sĂ©ries chronologiques historiques ou de substitution d’une durĂ©e suffisamment fiable, il est possible que cette hypothèse surestime l’incidence sur les employeurs, car moins d’employeurs pourraient choisir de demander une dĂ©signation. De mĂŞme, bien que les communautĂ©s participantes aient Ă©tĂ© consultĂ©es sur les coĂ»ts pour les employeurs et les activitĂ©s liĂ©es au programme, les employeurs eux-mĂŞmes n’ont pas participĂ© Ă  ces consultations. Par consĂ©quent, mĂŞme si l’analyse centrale suppose 40 heures d’activitĂ©s de recrutement par candidat, cela peut encore une fois surestimer l’incidence pour les employeurs. Pour Ă©valuer l’incidence de ces hypothèses, les rĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.

Tableau 7 : Analyse de sensibilitĂ© — Incidence sur les coĂ»ts totaux pour les employeurs
Variable Valeurs Résultat (10 périodes, VA)
Employeurs dĂ©signĂ©s : l’augmentation annuelle prĂ©vue du volume d’employeurs dĂ©signĂ©s du PICR ScĂ©nario central 260 nouveaux employeurs dĂ©signĂ©s par annĂ©e

CoĂ»t pour les employeurs :

24 039 058 $

Analyse de sensibilité 150 nouveaux employeurs désignés par année

CoĂ»t pour les employeurs :

23 787 699 $

CoĂ»ts de recrutement : le coĂ»t prĂ©vu pour chaque employeur pour recruter des candidats dans le cadre du PICR, y compris la dĂ©livrance d’une offre d’emploi ScĂ©nario central 40 heures

CoĂ»t pour les employeurs :

24 039 058 $

Analyse de sensibilitĂ© 20 heures

CoĂ»t pour les employeurs :

13 070 666 $

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car la proposition a des répercussions sur les petites entreprises.

Plus précisément, il y aura des coûts pour tous les nouveaux employeurs participant au PICR proposé pour présenter une demande de désignation, suivre la formation d’intégration requise pour la désignation dans le cadre du programme proposé et suivre la formation sur les compétences interculturelles. Les entreprises assumeront également assumer des coûts permanents pour recruter des candidats et délivrer des offres d’emploi, confirmer que les candidats répondent aux critères d’admissibilité et aux priorités du marché du travail, et pour mettre les candidats et leur famille en contact avec des fournisseurs de services d’aide à l’établissement afin de soutenir leur rétention et leur intégration.

Il y aura également des avantages importants pour tous les employeurs des communautés participantes, y compris les petites entreprises, grâce à des économies de coûts pour les activités propres au PCP qui ne seront pas exigées des employeurs dans le cadre du PICR.

Coûts

Comme le programme pilote n’est mis en Ĺ“uvre que depuis 2025, les donnĂ©es sur le volume d’employeurs actifs, d’employeurs nouvellement dĂ©signĂ©s et de volumes de recommandations sont limitĂ©es. Selon les donnĂ©es disponibles, l’analyse repose sur l’hypothèse d’un nombre initial de 1 896 employeurs dĂ©signĂ©s, et que 63 % des employeurs dĂ©signĂ©s utilisent au moins une recommandation chaque annĂ©e. De plus, il est prĂ©sumĂ© qu’il y a 260 nouveaux employeurs dĂ©signĂ©s chaque annĂ©e.

Bien qu’il n’existe aucune donnĂ©e sur la proportion d’employeurs participant actuellement au programme pilote qui sont des petites entreprises, et qu’aucune frĂ©quence d’utilisation n’est disponible, les donnĂ©es du Programme des travailleurs Ă©trangers temporaires laissent entendre que les petites entreprises embauchent des travailleurs Ă©trangers temporaires dans un rapport de 4:10 (c’est-Ă -dire que les petites entreprises embauchent 28,6 % des travailleurs Ă©trangers temporaires). Il s’agit d’une approximation pour les besoins de la lentille des petites entreprises.

Comme il est prĂ©sumĂ© que les nouveaux participants cherchent Ă  obtenir une dĂ©signation dans le but d’embaucher des travailleurs Ă©trangers, cela signifie qu’il y aura 74 nouveaux employeurs de petites entreprises chaque annĂ©e qui demanderont une dĂ©signation, ce qui entraĂ®nera des coĂ»ts après la mise en Ĺ“uvre de la proposition rĂ©glementaire. De plus, il est donc prĂ©sumĂ© qu’il y a 542 petites entreprises dans l’inventaire initial d’employeurs dĂ©signĂ©s, et que 789 recommandations seraient dĂ©livrĂ©es par les petites entreprises chaque annĂ©e.

Afin d’estimer le nombre de petites entreprises uniques qui engageraient des coĂ»ts au cours d’une annĂ©e donnĂ©e, IRCC doit tenir compte Ă  la fois des nouvelles petites entreprises qui prĂ©sentent une demande de dĂ©signation et des employeurs dĂ©signĂ©s actuels de petites entreprises. Il n’y a pas de donnĂ©es disponibles sur le roulement des entreprises (entreprises qui ne participeraient plus activement au programme) et la dĂ©cision d’embaucher des travailleurs Ă©trangers n’est pas un Ă©vĂ©nement alĂ©atoire (par consĂ©quent, supposer que les employeurs participants d’une annĂ©e donnĂ©e ont Ă©tĂ© rĂ©partis au hasard ne serait pas une hypothèse raisonnable). En effet, il est plus probable que le mĂŞme sous-ensemble d’employeurs choisira de participer Ă  plusieurs reprises au programme, et il est donc prĂ©sumĂ© que 63 % des 542 petites entreprises qui utilisent une recommandation la première annĂ©e seraient touchĂ©es, soit 344 employeurs. Si l’on combine ce chiffre avec les 74 nouvelles petites entreprises qui deviennent des participants chaque annĂ©e, cela signifie qu’un total de 1 087 employeurs uniques de petites entreprises seraient touchĂ©s par le Règlement sur une pĂ©riode de 10 ans (petite diffĂ©rence, vu que les chiffres ont Ă©tĂ© arrondis). Il convient de noter qu’IRCC n’a pas besoin de tenir compte des employeurs des pĂ©riodes 2 Ă  10 qui utiliseraient une recommandation dans ce calcul, puisque tous les employeurs au-delĂ  de l’inventaire initial sont dĂ©jĂ  comptĂ©s comme Ă©tant touchĂ©s dans le calcul des nouveaux participants cherchant Ă  obtenir une dĂ©signation, et il est tenu pour acquis que les mĂŞmes employeurs chercheront activement Ă  embaucher des travailleurs Ă©trangers chaque annĂ©e.

Avantages

Comme il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mentionnĂ©, le Règlement devrait Ă©galement procurer des avantages importants Ă  tous les employeurs des communautĂ©s participantes, y compris les petites entreprises, grâce Ă  des Ă©conomies de coĂ»ts pour les activitĂ©s propres au PCP qui ne seront pas exigĂ©es des employeurs dans le cadre du PICR. Bien qu’il soit obligatoire pour le PCP, dans le cadre du PICR, les employeurs ne seront pas tenus de communiquer avec les provinces pour exprimer leur intĂ©rĂŞt pour le programme. Ils ne seront pas non plus tenus de communiquer avec les provinces pour obtenir des dĂ©signations et des offres d’emploi pour les candidats ni d’aider les candidats dans le processus de demande. Les Ă©conomies de coĂ»ts pour les petites entreprises rĂ©sultant de la non-rĂ©alisation de ces activitĂ©s sont estimĂ©es Ă  6,6 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes.

Le tableau ci-dessous présente les répercussions des modifications réglementaires sur les petites entreprises.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 8 : CoĂ»ts de conformitĂ©
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Formation d’intĂ©gration 7 356 $ 51 663 $
Formation sur les compĂ©tences interculturelles 4 203 $ 29 522 $
Recrutement et dĂ©livrance d’offres d’emploi 892 373 $ 6 267 652 $
Confirmer que les candidats rĂ©pondent aux critères d’admissibilitĂ© et aux prioritĂ©s du marchĂ© du travail 33 464 $ 235 037 $
Soutenir l’établissement et l’intĂ©gration 27 887 $ 195 864 $
CoĂ»ts de conformitĂ© totaux 965 282 $ 6 779 738 $
Tableau 9 : Avantages de la conformitĂ©
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Les entreprises n’auraient pas besoin de communiquer avec les provinces pour manifester leur intĂ©rĂŞt pour le programme 525 $ 3 690 $
Les entreprises n’auraient pas besoin de trouver des candidats et de fournir des offres d’emploi 892 858 $ 6 271 058 $
Les entreprises n’auraient pas besoin d’aider les candidats dans le processus de demande 22 321 $ 156 776 $
Les entreprises n’auraient pas besoin de communiquer avec les provinces pour ĂŞtre dĂ©signĂ©es 22 321 $ 156 776 $
Total des avantages de la conformitĂ© 938 026 $ 6 588 302 $
Tableau 10 : CoĂ»ts administratifs
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
PrĂ©senter une demande de dĂ©signation 12 610 $ 88 565 $
Total des coĂ»ts administratifs 12 610 $ 88 565 $
Tableau 11 : Total des coĂ»ts et des avantages liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’administration
Totaux Valeur annualisée Valeur actualisée
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 977 892 $ 6 868 302 $
Total des avantages (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 938 026 $ 6 588 302 $
CoĂ»t net (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 39 866 $ 280 001 $
CoĂ»t net par petite entreprise touchĂ©e 37 $ 258 $

Le coĂ»t total prĂ©vu du Règlement pour les petites entreprises est donc estimĂ© Ă  6,9 millions de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes d’analyse, tandis que les avantages totaux attendus pour les petites entreprises sont estimĂ©s Ă  6,6 millions de dollars en VA. Par consĂ©quent, le coĂ»t net prĂ©vu pour les petites entreprises est estimĂ© Ă  0,3 million de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes.

Bien qu’aucune mesure d’adaptation ou souplesse ne soit accordée aux petites entreprises dans la proposition réglementaire, le programme a été conçu pour soutenir les petites entreprises dans les régions rurales. Les exigences pour les employeurs mentionnées plus haut se sont avérées efficaces pour soutenir l’intégration et le maintien en poste des travailleurs qualifiés dans le programme pilote, ainsi que pour soutenir les employeurs participants. Bien que ces exigences soient en place pour tous les employeurs participants, elles sont des facteurs clés contribuant à l’atteinte des objectifs du programme, qui consistent à assurer une rétention réussie dans la région et à répondre aux besoins du marché du travail de ces entreprises.

De plus, les avantages à long terme pour chaque entreprise, comme l’aide pour s’y retrouver dans le système d’immigration, l’aide pour répondre aux besoins en matière d’emploi et l’amélioration du maintien en poste des employés, devraient l’emporter sur les coûts imposés par le fardeau supplémentaire en matière de conformité.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car les modifications rĂ©glementaires imposeront une augmentation progressive du fardeau administratif aux entreprises canadiennes, et les modifications seront considĂ©rĂ©es comme un fardeau « entrant Â» en vertu de la règle. Plus prĂ©cisĂ©ment, le PICR permanent exigera que les employeurs soient officiellement dĂ©signĂ©s pour participer au programme. Il en rĂ©sultera un coĂ»t annualisĂ© supplĂ©mentaire de 15 124 $ (en dollars canadiens de 2012 et actualisĂ©s Ă  7 % par annĂ©e en 2012) pour le fardeau administratif estimĂ© Ă  l’aide de la mĂ©thode prescrite par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit.

Pour cette proposition, les coĂ»ts pour les entreprises seront limitĂ©s Ă  ceux engagĂ©s par les employeurs qui souhaitent participer au PICR permanent. Par consĂ©quent, aux fins de la règle du « un pour un Â», seuls les impacts subis par le volume supplĂ©mentaire estimĂ© d’employeurs potentiels du PICR sont pris en compte.

La mise en Ĺ“uvre d’un PICR permanent augmentera le fardeau administratif des nouveaux employeurs participants, car ils devront remplir des formulaires de demande pour soumettre leurs demandes de dĂ©signation. Il est donc estimĂ© que les modifications rĂ©glementaires auront une incidence sur environ 260 employeurs chaque annĂ©e, chaque entreprise ayant besoin d’environ 6 heures pour satisfaire aux exigences administratives relatives Ă  la dĂ©signation. On suppose que le travail est effectuĂ© par un administrateur des ressources humaines, avec un taux de salaire moyen de 26,98 $. Le coĂ»t administratif annualisĂ© par entreprise est donc estimĂ© Ă  58 $.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Une évaluation des règlements dans d’autres administrations pertinentes a été entreprise et il a été déterminé que le Règlement ne s’immisce dans aucune autre initiative réglementaire. Cette proposition est conforme aux exigences établies dans d’autres catégories d’immigration économique, comme le Programme d’immigration au Canada atlantique et le Programme des candidats des provinces.

Obligations internationales

Cette proposition n’a aucun lien avec les accords ou les obligations internationaux.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (Directive sur l’EEES), une analyse préliminaire a conclu qu’une EEES n’est pas nécessaire. Ce programme d’immigration économique vise à répondre aux besoins en main-d’œuvre dans les communautés qui sont historiquement mal servies par l’immigration. Les répercussions de ce programme se limitent à de modestes augmentations démographiques dans les petites communautés et au potentiel de développement économique dans les économies rurales et éloignées. Compte tenu de la portée et de l’incidence limitées de ce programme, tout impact environnemental nouveau ou existant est extrêmement improbable.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les communautĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es participantes sont souvent confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis socioĂ©conomiques persistants, notamment le vieillissement de la population, l’exode des jeunes, les pĂ©nuries de main-d’œuvre dans toute une gamme de niveaux de compĂ©tences et l’accès plus limitĂ© aux services par rapport aux centres urbains. Les dĂ©fis socioĂ©conomiques qui en rĂ©sultent et les possibilitĂ©s Ă©conomiques limitĂ©es peuvent toucher de manière disproportionnĂ©e les femmes, les peuples autochtones, les jeunes et d’autres groupes en quĂŞte d’équitĂ©, qui peuvent ĂŞtre confrontĂ©s Ă  des obstacles plus importants Ă  l’entrĂ©e sur le marchĂ© du travail (Rapport du ComitĂ© permanent de la condition fĂ©minine (PDF), juin 2021). Le PICR est conçu pour attirer une population diversifiĂ©e de candidats de tous les niveaux de compĂ©tence (FEER 0 Ă  5) issus de divers milieux socioĂ©conomiques et culturels. L’initiative soutient la pleine participation Ă©conomique de tous, y compris les femmes et les groupes sous-reprĂ©sentĂ©s, en ciblant un large Ă©ventail de professions dans le cadre de l’exercice d’établissement des prioritĂ©s et en accueillant des candidats de divers horizons capables d’occuper ces rĂ´les, tout en renforçant la diversitĂ© culturelle et la rĂ©silience Ă©conomique des communautĂ©s participantes.

Les nouveaux arrivants ont tendance à être plus jeunes et plus diversifiés sur le plan ethnique que la population existante dans de nombreuses communautés rurales et éloignées. Cela soutient la croissance démographique et le renouvellement de la main-d’œuvre, mais souligne également l’importance des services communautaires inclusifs et des soutiens à l’intégration sociale. Les demandeurs principaux peuvent faire venir leur conjoint et des membres de leur famille, ce qui nécessite en outre la prise en compte de services axés sur la famille, notamment la garde d’enfants, l’éducation, les soins de santé et la formation linguistique, en particulier pour les femmes qui peuvent être confrontées à des obstacles supplémentaires sur le marché du travail. Le Règlement exigera des employeurs participants qu’ils aident les candidats à accéder aux services d’établissement, notamment l’accès à la formation linguistique, la garde d’enfants, l’aide au transport et l’aide à la navigation dans les systèmes essentiels, tels que l’éducation, les services financiers et les soins de santé. Ces mesures visent à promouvoir l’équité, l’inclusion sociale et la rétention à long terme. Les communautés qui participent à des programmes similaires ont historiquement souvent souligné l’importance des mesures de soutien à l’intégration pour aider les nouveaux arrivants et leur famille à participer pleinement à la vie communautaire.

D’après les donnĂ©es du PPICRN et du programme pilote d’ICR (Ă  noter que le programme pilote d’IRC ne date que de 2025), de 2020 Ă  2025, environ 54 % des personnes admises se sont identifiĂ©es comme des hommes et 46 % comme des femmes, selon les indicateurs binaires de sexe disponibles recueillis au moment de la demande. Les principaux pays sources des participants aux projets pilotes sont l’Inde, les Philippines et le Nigeria — la Chine, l’Ukraine et le BrĂ©sil figurant parmi les 10 principaux pays sources. Les programmes pilotes sont ouverts aux personnes de tous âges et, dans le cadre du PPICRN et du programme pilote d’ICR, la plupart des nouveaux arrivants Ă©taient âgĂ©s de 22 Ă  31 ans (2020-2025). Comparativement Ă  la population existante dans de nombreuses collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es participantes — oĂą l’âge mĂ©dian est souvent plus Ă©levĂ© et les populations sont souvent moins diversifiĂ©es sur le plan ethnique — les nouveaux arrivants du programme pilote d’ICR et du PPICRN ont tendance Ă  ĂŞtre plus jeunes et plus diversifiĂ©s sur le plan racial, ethnique et culturel. Cette diffĂ©rence dĂ©mographique soutient la croissance dĂ©mographique et le renouvellement de la main-d’œuvre, tout en soulignant la nĂ©cessitĂ© de services communautaires inclusifs et de mesures de soutien Ă  l’intĂ©gration sociale.

Les communautés participantes ont souligné l’importance des efforts d’intégration déployés par les nouveaux arrivants établis et les communautés ethnoculturelles, ainsi que des mesures de soutien à l’établissement, pour aider les nouveaux arrivants et leurs familles à établir des liens avec la vie communautaire. Parmi les exemples de ces pratiques, mentionnons l’accès à la formation linguistique, à la garde d’enfants et au soutien au transport pour faire face aux options limitées de transport en commun dans les communautés rurales, ainsi que l’aide pour s’y retrouver dans les systèmes essentiels, tels que l’éducation, les services financiers et les soins de santé. D’autres mesures de soutien à l’établissement peuvent comprendre des transferts à l’aéroport et des liens avec des activités communautaires et culturelles qui favorisent l’inclusion sociale et la rétention à long terme. IRCC continuera de travailler avec les communautés participantes et d’échanger des pratiques exemplaires pour s’assurer que les pratiques d’équité et de diversité sont maintenues lors de l’évaluation des demandes d’employeurs désignés et de recommandation. Dans la mesure du possible, par les voies existantes, IRCC recueillera des renseignements afin de surveiller les résultats en matière d’équité et d’assurer l’amélioration continue du programme.

Justification

Le gouvernement du Canada s’est engagé à attirer les meilleurs talents au monde pour aider à bâtir l’économie canadienne, tout en ramenant les taux d’immigration globaux du Canada à des niveaux viables. Ce programme appuiera cette priorité en veillant à ce qu’il existe une voie d’immigration pour ceux qui cherchent à contribuer aux grandes priorités économiques nationales, comme la construction et les soins de santé, tout en soutenant les communautés traditionnellement mal servies par l’immigration, allégeant ainsi la pression sur les grands centres urbains pour accueillir et soutenir les nouveaux arrivants.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Le Règlement entrera en vigueur dès l’enregistrement.

Bien que le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration soit responsable de l’administration du programme permanent, ce dernier sera mis en œuvre par IRCC en étroite collaboration avec les communautés partenaires participantes. Des protocoles d’entente (PE) entre IRCC et chacune des communautés participantes seront élaborés. Les PE sont normalisés dans toutes les collectivités et décrivent les rôles et les responsabilités des deux parties. Comme pour la phase pilote, les communautés continueront d’être responsables de la désignation des employeurs et de la formulation de recommandations aux candidats qui répondent aux exigences du programme. L’établissement annuel des priorités et l’intégrité du programme seront des responsabilités partagées entre les communautés et IRCC. Le Ministère continuera d’être responsable de la gestion globale du programme, de l’évaluation des demandes de résidence temporaire et permanente, de la sélection finale, des décisions relatives à l’admissibilité et de la délivrance des visas temporaires et permanents, ainsi que de la gestion, de la surveillance et de l’évaluation du rendement. Les normes de traitement seront conformes aux autres programmes de résidence permanente de la catégorie de l’immigration économique.

Les communautés sont sélectionnées au moyen d’un processus normalisé de déclaration d’intérêt. Le processus de demande de déclaration d’intérêt est ouvert à toutes les communautés qui répondent aux critères d’admissibilité du programme tels qu’ils sont énoncés dans le Règlement.

Avant le lancement du programme permanent, IRCC assurera la coordination avec les communautĂ©s participantes pour assurer une transition en douceur du programme pilote au programme permanent. Les communautĂ©s auront jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026, pour finaliser toutes les recommandations existantes dans le cadre du programme pilote d’ICR. Étant donnĂ© la validitĂ© de six mois d’une recommandation dans le cadre du programme pilote, les instructions ministĂ©rielles (IM) du programme pilote d’ICR resteront en vigueur jusqu’au 30 juin 2027, de sorte que les candidats qui ont Ă©tĂ© recommandĂ©s au titre des IM puissent toujours prĂ©senter une demande Ă  IRCC au titre de ces IM. Ă€ compter du 1er janvier 2027, des allocations seront attribuĂ©es aux communautĂ©s dans le cadre du nouveau programme, et les communautĂ©s pourront commencer Ă  dĂ©livrer des recommandations pour le programme aux candidats. L’objectif de cette approche est de faciliter le processus et de permettre aux candidats de prĂ©senter une demande dans le cadre de l’admissibilitĂ© au programme pour laquelle ils ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s lors de la phase de recommandation. Des activitĂ©s de communication auront Ă©galement lieu pour informer le public du lancement du programme et une sĂ©rie complète de produits de communication sera prĂ©parĂ©e pour accompagner l’annonce. Des renseignements et des trousses d’outils Web seront Ă©galement prĂ©parĂ©s pour aider les employeurs et les candidats Ă  comprendre la transition du programme pilote au programme permanent et Ă  s’y retrouver dans les nouveaux aspects du programme. Après le lancement du programme, IRCC en surveillera le rendement dans le cadre de son engagement Ă  l’égard de l’intĂ©gritĂ© du programme et du service Ă  la clientèle. Il continuera Ă©galement de rencontrer rĂ©gulièrement les communautĂ©s participantes pour assurer une gouvernance efficace du programme.

Personne-ressource

Sabrina Mahfouz
Directrice
Politiques et programmes économiques régionaux
Bureau de l’immigration économique permanente et des talents internationaux
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
365, avenue Laurier Ouest,
Ottawa (Ontario)
K1A 1L1
Courriel : IRCC.RCIProgram-ProgrammeICR.IRCC@cic.gc.ca