DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (paruline du Canada et six autres espĂšces sauvages) : DORS/2026-201

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 20

Enregistrement
DORS/2026-201 Le 25 septembre 2026

LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

C.P. 2026-858 Le 25 septembre 2026

Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (paruline du Canada et six autres espĂšces sauvages), ci-aprĂšs.

DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (paruline du Canada et six autres espĂšces sauvages)

Modifications

1 La partie 3 de l’annexe 1 de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

2 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

Hibou des marais (Asio flammeus)
Owl, Short-eared

3 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

4 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂȘme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Oiseaux Â», de ce qui suit :

Entrée en vigueur

5 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

En octobre 2021, mai 2022 et dĂ©cembre 2022, le ministre de l’Environnement (le ministre) a reçu du ComitĂ© sur la situation des espĂšces en pĂ©ril au CanadarĂ©fĂ©rence 1 des Ă©valuations portant sur sept espĂšces : la Paruline du Canada, le Goglu des prĂ©s, la Buse rouilleuse, l’Engoulevent bois-pourri, le Hibou des marais, l’Hirondelle rustique ainsi que le Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini. Le COSEPAC indiquait qu’un changement avait Ă©tĂ© apportĂ© au statut de ces espĂšces. Tant que le statut des espĂšces figurant Ă  l’annexe 1 — la Liste des espĂšces en pĂ©ril — de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril (LEP) n’est pas mis Ă  jour de façon Ă  reflĂ©ter les plus rĂ©cents rĂ©sultats des Ă©valuations, les dispositions en matiĂšre de protection et les mesures prĂ©vues par la LEP ne correspondent pas aux risques associĂ©s aux nouveaux statuts.

Contexte

La conservation des espĂšces sauvages au Canada est une responsabilitĂ© partagĂ©e entre tous les ordres de gouvernement; au niveau fĂ©dĂ©ral, cette responsabilitĂ© est Ă©tablie par la LEP, qui reflĂšte l’engagement du Canada Ă  soutenir la biodiversitĂ©.

La LEP vise Ă  prĂ©venir la disparitionrĂ©fĂ©rence 2, de la planĂšte ou du pays seulementrĂ©fĂ©rence 3, des espĂšces sauvages; Ă  permettre le rĂ©tablissement de celles qui sont inscrites comme espĂšces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es; et Ă  gĂ©rer les espĂšces prĂ©occupantes de maniĂšre Ă  Ă©viter qu’elles ne deviennent des espĂšces en voie de disparition ou menacĂ©es. La mise en Ɠuvre de la LEP est une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le ministĂšre de l’Environnement (le MinistĂšre), le ministĂšre des PĂȘches et des OcĂ©ans (MPO) et Parcs Canada.

La LEP Ă©tablit un processus d’évaluation de la situation des espĂšces sauvages au Canada et de la protection subsĂ©quente des espĂšces jugĂ©es en pĂ©ril. La LEP Ă©tablit le COSEPAC en tant qu’organisme indĂ©pendant chargĂ© d’évaluer la situation des espĂšces sauvages au Canada et de classer ces espĂšces comme disparues, disparues du pays, en voie de disparition, menacĂ©es ou prĂ©occupantes. Le COSEPAC effectue ces Ă©valuations en se fondant sur les meilleurs renseignements disponibles sur la situation biologique de l’espĂšce, comme les tendances dĂ©mographiques, les menaces, les conditions de l’habitat et le risque d’extinction, ainsi que sur d’autres donnĂ©es scientifiques, les connaissances des collectivitĂ©s et les connaissances traditionnelles autochtones. Une sĂ©rie de critĂšres quantitatifs et de lignes directrices sont utilisĂ©s pour l’évaluation de la situation des espĂšces sauvagesrĂ©fĂ©rence 4. Les membres du COSEPAC sont nommĂ©s par le ministre et doivent possĂ©der une expertise considĂ©rable dans des disciplines liĂ©es Ă  la biologie de la conservation, Ă  la dynamique des populations, Ă  la taxonomie, Ă  la gestion de la faune et des pĂȘches, ou dans d’autres domaines pertinents. Lorsque de nouveaux renseignements scientifiques Ă©mergent au cours de la consultation, la gouverneure en conseil (GEC) peut renvoyer la question au COSEPAC pour obtenir des renseignements supplĂ©mentaires ou l’examiner. Le processus d’inscription sur la liste de la LEP est conçu pour ĂȘtre transparent et responsable.

Entre 2020 et 2022, le COSEPAC a évalué la situation des sept espÚces suivantes.

Une description dĂ©taillĂ©e de chaque espĂšce, y compris son aire de rĂ©partition et les menaces qui pĂšsent sur elle, se trouve dans le Registre public des espĂšces en pĂ©ril dans les documents suivants : Consultation : modification de la liste des espĂšces terrestres de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril, rĂ©sumĂ© : janvier 2022; Consultation sur la modification de la liste des espĂšces de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : espĂšces terrestres, DĂ©cembre 2022; et Consultation sur la modification de la liste des espĂšces de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril : espĂšces terrestres, DĂ©cembre 2023. Des renseignements supplĂ©mentaires sur les espĂšces en question se trouvent Ă©galement dans les rapports de situation du COSEPAC.

Interdictions générales et mesures prévues par la LEP

Interdictions générales

Lorsqu’une espĂšce sauvage est inscrite comme espĂšce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, les interdictions gĂ©nĂ©rales font qu’il est une infraction de tuer, blesser, harceler, capturer ou prendre des individus de l’espĂšce et/ou, de possĂ©der, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger un individu de cette espĂšce ou tout autre partie de ceux-ci, ou d’endommager ou de dĂ©truire une rĂ©sidence (par exemple un nid ou une taniĂšre).

Pour les espĂšces aquatiques et les oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM), les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent automatiquement partout oĂč elles se trouvent au Canada. Pour les autres espĂšces terrestres, elles s’appliquent lorsque les espĂšces se trouvent sur le territoire domanial dans les provinces, et sur le territoire domanial sous l’autoritĂ© du MinistĂšre ou de Parcs Canada dans les territoiresrĂ©fĂ©rence 5.

Pour les espĂšces terrestres qui ne sont pas des oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s en vertu de la LCOM, les interdictions gĂ©nĂ©rales peuvent s’appliquer au territoire non domanial si un dĂ©cret est pris par la GEC.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes.

Autres mesures

L’inscription d’une espĂšce sauvage sur la liste des espĂšces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es de la LEP entraĂźne une sĂ©rie d’obligations pour le gouvernement, notamment l’obligation d’élaborer un programme de rĂ©tablissement et un ou plusieurs plans d’action. Le programme de rĂ©tablissement doit dĂ©terminer, dans la mesure du possible, l’habitat essentiel nĂ©cessaire Ă  la survie ou au rĂ©tablissement de l’espĂšce. L’habitat essentiel dĂ©signĂ© se trouve par la suite protĂ©gĂ© sur le territoire domanial.

L’inscription d’une espĂšce sauvage sur la liste des espĂšces prĂ©occupantes comporte l’obligation d’élaborer un plan de gestion dĂ©crivant les mesures de conservation Ă  prendre pour empĂȘcher la situation de l’espĂšce de se dĂ©tĂ©riorer davantage.

Objectif

L’objectif du DĂ©cret est de mettre Ă  jour le statut de sept espĂšces figurant Ă  l’annexe 1 en vue de s’assurer qu’elles bĂ©nĂ©ficient du niveau de protection appropriĂ© prĂ©vu par la LEP.

Description

Le DĂ©cret modifie l’annexe 1 de la LEP en retirant de la liste ou en reclassant les sept espĂšces suivantes :

Tableau 1 : Modifications Ă  l’annexe 1 de la LEP
Nom de l’espĂšce Statut au titre duquel l’espĂšce Ă©tait inscrite sur la liste de la LEP Modification
Reclassification (catégorie de risque plus élevé)
Hibou des marais (Asio flammeus) PrĂ©occupante MenacĂ©e
Reclassification (catégorie de risque moins élevé)
Buse rouilleuse (Buteo regalis) MenacĂ©e PrĂ©occupante
Paruline du Canada (Cardellina canadensis) MenacĂ©e PrĂ©occupante
Hirondelle rustique (Hirundo rustica) MenacĂ©e PrĂ©occupante
Goglu des prĂ©s (Dolichonyx oryzivorus) MenacĂ©e PrĂ©occupante
Engoulevent bois-pourri (Antrostomus vociferus) MenacĂ©e PrĂ©occupante
RetirĂ©e de l’annexe 1
Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini (Ardea herodias fannini) PrĂ©occupante RetirĂ©e de l’annexe 1

Reclassification — catĂ©gorie de risque plus Ă©levĂ©

Le Hibou des marais passe du statut d’espĂšce prĂ©occupante Ă  celui d’espĂšce menacĂ©e, ce qui signifie que les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP s’appliquent Ă  l’espĂšce sur le territoire domanial situĂ© dans les provinces ainsi que sur les terres fĂ©dĂ©rales relevant de l’autoritĂ© du MinistĂšre ou de Parcs Canada dans les territoires. Étant donnĂ© que cette espĂšce n’est pas un oiseau migrateur protĂ©gĂ© en vertu de la LCOM, les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP ne s’appliqueront pas sur le territoire non domanial des provinces et des territoires, Ă  moins qu’un dĂ©cret ne soit pris par la GEC.

Reclassification — catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©

L’Hirondelle rustique, la Paruline du Canada, le Goglu des prĂ©s, l’Engoulevent bois-pourri et la Buse rouilleuse passent du statut d’espĂšce menacĂ©e Ă  celui d’espĂšce prĂ©occupante, ce qui signifie que les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP ne s’appliquent plus Ă  ces espĂšces.

Retrait d’une espĂšce de l’annexe 1

Le Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini est retirĂ© de l’annexe 1, ce qui signifie qu’il ne figure plus sur la liste officielle des espĂšces sauvages en pĂ©ril au Canada et qu’il ne nĂ©cessite plus de faire l’objet de dispositions en matiĂšre de protection ou d’une planification du rĂ©tablissement en vertu la LEP.

Élaboration de la rĂ©glementation

Consultation

Calendrier des consultations préalables à la réglementation

Les Ă©noncĂ©s de rĂ©action du ministre concernant les sept espĂšces ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans le Registre entre janvier 2022 et dĂ©cembre 2023, et les consultations prĂ©alables Ă  la rĂ©glementation relatives Ă  chaque espĂšce ont Ă©tĂ© lancĂ©es en consĂ©quence.

Tableau 2 : Calendrier des consultations

EspĂšce

Période de consultation

Durée

Hibou des marais (Asio flammeus)

10 janvier 2022 Ă  octobre 2022

Prolongée

Paruline du Canada (Cardellina canadensis)

Hirondelle rustique (Hirundo rustica)

Buse rouilleuse (Buteo regalis)

10 janvier 2022 au 10 mai 2022

Normale

Goglu des prĂ©s (Dolichonyx oryzivorus)

16 dĂ©cembre 2022 au 31 octobre 2023

Prolongée

Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini (Ardea herodias fannini)

13 dĂ©cembre 2023 au 16 octobre 2024

Prolongée

Engoulevent bois-pourri (Antrostomus vociferus)
Mesures prises

Le MinistĂšre a envoyĂ© des courriels Ă  environ 3 260 personnes et organisations abonnĂ©es au Bulletin Ă©lectronique du Registre. Ces courriels les invitaient Ă  formuler des commentaires sur l’incidence des modifications de la Liste proposĂ©es Ă  la suite de l’évaluation des sept espĂšces terrestres par le COSEPAC et fournissaient des liens vers des renseignements pertinents, notamment les processus d’inscription et de consultation.

Les employĂ©s rĂ©gionaux du MinistĂšre ont aussi consultĂ© directement les personnes-ressources de peuples et d’organisations autochtones, de gouvernements provinciaux et territoriaux, d’administrations municipales, de l’industrie et d’organisations non gouvernementales environnementales ainsi que des utilisateurs de ressources et des propriĂ©taires fonciers. Certaines personnes-ressources ont reçu un courriel d’avis rĂ©gionalisĂ© qui prĂ©sentait les espĂšces de leur rĂ©gion visĂ©es par un Ă©ventuel changement de statut. D’autres personnes-ressources possĂ©dant des terres ou ayant des intĂ©rĂȘts fonciers Ă  l’intĂ©rieur de l’aire de rĂ©partition des espĂšces ont reçu une trousse de consultation contenant des copies des documents susmentionnĂ©s ou des liens vers ces documents, ainsi que des fiches d’information sur les espĂšces dont l’inscription ou le reclassement Ă©tait proposĂ©. Ces documents prĂ©sentaient des renseignements sur les espĂšces, notamment la justification de leur dĂ©signation, une description biologique et des renseignements sur leur emplacement, ainsi qu’un aperçu du processus d’inscription sur la liste de la LEP. Dans bien des cas, les communautĂ©s et organisations autochtones ont Ă©galement reçu des copies papier des documents.

Le MinistĂšre a offert des tĂ©lĂ©confĂ©rences et des rĂ©unions visant Ă  expliquer la proposition et le processus d’inscription. Il a ainsi pu s’assurer que le processus de consultation restait accessible aux personnes de toutes capacitĂ©s, y compris celles ayant des antĂ©cĂ©dents scolaires diffĂ©rents ou une formation scientifique limitĂ©e.

Le MinistĂšre a organisĂ© des ateliers et des sĂ©ances d’information en ligne Ă  l’intention des communautĂ©s et organisations autochtones qui pouvaient ĂȘtre touchĂ©es par les changements relatifs Ă  l’inscription; il a aussi organisĂ© des rĂ©unions avec certaines PremiĂšres Nations ainsi que les conseils de gestion des ressources fauniques (CGRF) concernĂ©s. Lorsque les ressources le permettaient, les employĂ©s rĂ©gionaux ont effectuĂ© un suivi auprĂšs des partenaires autochtones concernant la demande de consultation initiale, au moyen d’appels tĂ©lĂ©phoniques ou de courriels supplĂ©mentaires, en vue d’obtenir leurs commentaires avant la fin des pĂ©riodes de consultation.

Commentaires reçus

Au total, 79 participants ont fourni 165 commentaires. Parmi les participants figuraient :

Commentaires généraux

De nombreux commentaires gĂ©nĂ©raux ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la Paruline du Canada, du Goglu des prĂ©s, de l’Hirondelle rustique, du Hibou des marais, du Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini et de l’Engoulevent bois-pourri; ces commentaires indiquaient un dĂ©saccord gĂ©nĂ©ral avec l’évaluation de la situation de l’espĂšce par le COSEPAC, exprimaient l’opinion des participants sur la situation entourant le statut de l’espĂšce, ou indiquaient que le changement de statut Ă©tait prĂ©maturĂ© et qu’il pourrait poser un risque de dĂ©clin pour l’espĂšce. Aucun des commentaires reçus ne remettait en question le fondement scientifique de l’évaluation du COSEPAC. Aucun commentaire gĂ©nĂ©ral n’a Ă©tĂ© reçu Ă  propos de la Buse rouilleuse.

En rĂ©ponse aux commentaires gĂ©nĂ©raux, il est important de noter que, comme il est indiquĂ© dans la section Contexte, la LEP Ă©tablit le COSEPAC comme un organisme indĂ©pendant pour les Ă©valuations des espĂšces en pĂ©ril au Canada. Le MinistĂšre s’appuie sur l’expertise du COSEPAC pour Ă©valuer les espĂšces en fonction des meilleurs renseignements disponibles et Ă  l’aide de critĂšres quantitatifs et de lignes directrices.

Trois PremiĂšres Nations ont fait remarquer qu’elles n’avaient pas la capacitĂ© de participer efficacement aux consultations — deux pour l’Hirondelle rustique, la Paruline du Canada et le Hibou des marais, et une pour le Goglu des prĂ©s.

En ce qui concerne les problĂšmes de capacitĂ©, le MinistĂšre fait tout son possible pour favoriser la participation. Le projet « Loi sur les espĂšces en pĂ©ril — CoopĂ©ration, consultation et accommodement (LEPCCA) Â» vise Ă  faciliter la participation des communautĂ©s et organisations autochtones au processus d’inscription et de planification du rĂ©tablissement d’espĂšces terrestres au moyen de sĂ©ances d’échange de renseignements, de sĂ©ances de formation et d’autres activitĂ©s de mobilisation communautaire, et il peut offrir un financement modeste des capacitĂ©s. Ce projet a dĂ©butĂ© en 2021 et s’est terminĂ© le 31 mars 2026. Dans la mesure du possible, le MinistĂšre prolonge Ă©galement la pĂ©riode d’examen et organise des tĂ©lĂ©confĂ©rences, des ateliers et des rĂ©unions afin d’expliquer la proposition et le processus d’inscription. Les PremiĂšres Nations n’ont pas tirĂ© parti des options de soutien disponibles pour poursuivre la mobilisation au cours du processus de consultation.

Reclassification — catĂ©gorie de risque plus Ă©levĂ©
Hibou des marais

Au total, 39 commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la reclassification Ă  la hausse (dans une catĂ©gorie de risque plus Ă©levĂ©) du Hibou des marais : 14 commentaires en faveur de celle-ci, 2 commentaires s’y opposant et 23 commentaires gĂ©nĂ©raux. Plusieurs PremiĂšres Nations ont soulignĂ© que le Hibou de marais devrait ĂȘtre reconnu comme une espĂšce d’importance traditionnelle pour leur communautĂ© et appuyaient les dispositions en matiĂšre de protection qui entreraient en vigueur par suite du passage de l’espĂšce du statut d’espĂšce prĂ©occupante Ă  celui d’espĂšce menacĂ©e, et qui protĂ©geraient ainsi l’espĂšce au bĂ©nĂ©fice des futures gĂ©nĂ©rations de leur nation. Plusieurs participants ne prĂ©sentaient pas leur position prĂ©cise sur la recommandation d’inscription elle-mĂȘme, mais fournissaient plutĂŽt des commentaires gĂ©nĂ©raux portant notamment sur le manque de capacitĂ© pour participer efficacement aux consultations, attribuable au financement limitĂ©; leur souhait d’ĂȘtre inclus dans les processus futurs; le fait qu’ils n’avaient aucune prĂ©occupation Ă  l’égard de la proposition; et l’absence de rĂ©percussions importantes sur l’exercice des droits ancestraux. D’autres confirmaient la rĂ©ception des documents de consultation, mais ne fournissaient aucun commentaire.

Le gouvernement du Nunavut s’est opposĂ© Ă  la reclassification Ă  la hausse de l’espĂšce fondĂ©e sur le Recensement des oiseaux de NoĂ«l (RON) et le RelevĂ© des oiseaux nicheurs (BBS) en dĂ©clarant que ces relevĂ©s sont inadĂ©quats pour dĂ©montrer le dĂ©clin de l’espĂšce.

L’évaluation du COSEPAC s’est appuyĂ©e sur des donnĂ©es du RON et du BBS parce que ces relevĂ©s sont les principaux programmes de surveillance normalisĂ©s Ă  long terme de l’AmĂ©rique du Nord et qu’ils permettent de suivre le Hibou des marais Ă  de grandes Ă©chelles. La recommandation de reclasser l’espĂšce Ă  la hausse dĂ©coule du dĂ©clin continu de populations dans tout le Canada, attribuable Ă  la perte d’habitat et Ă  la disponibilitĂ© rĂ©duite des proies, ainsi que des dĂ©clins dĂ©passant 30 % qui sont prĂ©vus au cours des prochaines dĂ©cennies.

Le gouvernement du QuĂ©bec s’est opposĂ© Ă  la reclassification Ă  la hausse de l’espĂšce en mentionnant les possibles rĂ©percussions socioĂ©conomiques associĂ©es Ă  toute espĂšce inscrite et en soulignant qu’il est bien outillĂ© pour gĂ©rer seul l’espĂšce.

Ce dĂ©cret devrait entraĂźner de faibles coĂ»ts, et les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent uniquement au territoire domanial. La protection des espĂšces sauvages constitue une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le but d’établir une lĂ©gislation et des programmes complĂ©mentaires qui assurent une protection efficace des espĂšces en pĂ©ril partout au Canada.

Reclassification — catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©
Paruline du Canada

Au total, 27 commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la reclassification Ă  la baisse (dans une catĂ©gorie de risque moins Ă©levĂ©) de la Paruline du Canada : 6 commentaires en faveur de celle-ci, 3 commentaires s’y opposant et 18 commentaires gĂ©nĂ©raux. Les commentaires gĂ©nĂ©raux portaient notamment sur le fait que les participants n’avaient aucune prĂ©occupation Ă  l’égard de la proposition ou qu’ils n’allaient fournir aucun commentaire, sur l’absence de rĂ©percussions importantes sur l’exercice des droits ancestraux, et sur le manque de capacitĂ© pour participer aux consultations.

Une PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant qu’une telle reclassification d’une espĂšce inscrite sur la liste de la LEP aura pour effet de miner les efforts actuels qui ont permis Ă  la population de l’espĂšce de recommencer Ă  croĂźtre. Une autre PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant qu’en raison de l’imprĂ©visibilitĂ© des rĂ©percussions des changements climatiques, elle s’oppose Ă  la modification Ă  la baisse du statut de toute espĂšce en pĂ©ril.

L’évaluation du COSEPAC a permis de recommander que la Paruline du Canada soit reclassĂ©e Ă  la baisse parce que des analyses actualisĂ©es de donnĂ©es du BBS ont rĂ©vĂ©lĂ© des dĂ©clins Ă  long terme ralentis et de rĂ©centes augmentations de populations, en particulier dans des rĂ©gions clĂ©s comme le QuĂ©bec et l’Ontario. À titre d’espĂšce prĂ©occupante, la Paruline du Canada fera l’objet d’un plan de gestion dĂ©crivant les mesures et les objectifs de conservation qui permettront de maintenir une population durable de cette espĂšce. Aucun des commentaires reçus ne remettait en question le fondement scientifique de l’évaluation du COSEPAC.

Le gouvernement du QuĂ©bec s’est opposĂ© Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en mentionnant les possibles rĂ©percussions socioĂ©conomiques associĂ©es Ă  toute espĂšce inscrite et en soulignant qu’il est bien outillĂ© pour gĂ©rer seul l’espĂšce.

Ce dĂ©cret devrait entraĂźner de faibles coĂ»ts, et les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent uniquement au territoire domanial. La protection des espĂšces sauvages constitue une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le but d’établir une lĂ©gislation et des programmes complĂ©mentaires qui assurent une protection efficace des espĂšces en pĂ©ril partout au Canada.

Hirondelle rustique

Au total, 36 commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la reclassification Ă  la baisse de l’Hirondelle rustique : 8 commentaires en faveur de celle-ci, 7 commentaires s’y opposant, et 21 commentaires gĂ©nĂ©raux. Les commentaires gĂ©nĂ©raux portaient notamment sur le fait que les participants n’avaient aucune prĂ©occupation Ă  l’égard de la proposition ou qu’ils n’allaient fournir aucun commentaire; sur l’absence de rĂ©percussions importantes sur l’exercice des droits ancestraux; sur leur souhait d’ĂȘtre consultĂ©s sur toute autre modification qui sera apportĂ©e Ă  la LEP; sur l’absence de capacitĂ© pour rĂ©pondre efficacement Ă  la demande de consultation ou visaient Ă  accuser rĂ©ception des documents de consultation.

Une PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant que, bien que la population semble augmenter, elle n’a pas augmentĂ© jusqu’au point oĂč, selon elle, elle pourrait ĂȘtre reclassĂ©e Ă  la baisse. Une autre PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant qu’une telle reclassification d’une espĂšce inscrite sur la liste de la LEP aura pour effet de miner les efforts actuels qui ont permis Ă  la population de l’espĂšce de recommencer Ă  croĂźtre. Une troisiĂšme PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant qu’en raison de l’imprĂ©visibilitĂ© des rĂ©percussions des changements climatiques, elle s’oppose Ă  la modification Ă  la baisse du statut de toute espĂšce en pĂ©ril. Une quatriĂšme PremiĂšre Nation a soulignĂ© qu’en raison du dĂ©clin continu de la population, elle est profondĂ©ment troublĂ©e par l’éventualitĂ© d’une rĂ©duction de la protection de l’Hirondelle rustique confĂ©rĂ©e par la LEP. Une association autochtone a exprimĂ© sa forte opposition Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’Hirondelle rustique en soulignant qu’elle est prĂ©maturĂ©e et qu’elle ferait peser un risque supplĂ©mentaire sur l’espĂšce sur le territoire non cĂ©dĂ© en question. Une ONGE s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en soulignant qu’elle pourrait entraĂźner une rĂ©duction des activitĂ©s visant Ă  protĂ©ger l’espĂšce ainsi que d’autres insectivores aĂ©riens. Elle est d’avis que le maintien de l’inscription fĂ©dĂ©rale « espĂšce menacĂ©e Â» favoriserait la prise de mesures accrues en vue de garder la population stable et l’habitat viable.

L’évaluation du COSEPAC a permis de recommander une reclassification Ă  la baisse parce que des donnĂ©es actualisĂ©es du BBS ont montrĂ© que les rĂ©centes tendances Ă  court terme se sont stabilisĂ©es ou se sont lĂ©gĂšrement amĂ©liorĂ©es dans l’ensemble du Canada. À titre d’espĂšce prĂ©occupante, l’Hirondelle rustique fera l’objet d’un plan de gestion dĂ©crivant comment gĂ©rer l’espĂšce, son habitat et les menaces connexes et comment empĂȘcher qu’elle ne devienne une espĂšce menacĂ©e ou en voie de disparition. Les plans de gestion comprennent des indicateurs de rendement qui permettent de dĂ©finir et de mesurer les progrĂšs rĂ©alisĂ©s vers l’atteinte des objectifs du plan de gestion. En outre, dans le cadre de son mandat, le COSEPAC est tenu de revoir la classification de chaque espĂšce en pĂ©ril s’il a des motifs de croire que sa situation a changĂ© de façon significative, mais en tout Ă©tat de cause au moins une fois tous les dix ans.

Le gouvernement du QuĂ©bec s’est opposĂ© Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en mentionnant les possibles rĂ©percussions socioĂ©conomiques associĂ©es Ă  toute espĂšce inscrite et en soulignant qu’il est bien outillĂ© pour gĂ©rer seul l’espĂšce.

Ce dĂ©cret devrait entraĂźner de faibles coĂ»ts, et les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent uniquement au territoire domanial. La protection des espĂšces sauvages constitue une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le but d’établir une lĂ©gislation et des programmes complĂ©mentaires qui assurent une protection efficace des espĂšces en pĂ©ril partout au Canada.

Goglu des prés

Au total, 31 commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la reclassification Ă  la baisse du Goglu des prĂ©s : 6 commentaires en faveur de celle-ci, 5 commentaires s’y opposant et 20 commentaires gĂ©nĂ©raux. Les commentaires gĂ©nĂ©raux consistaient notamment Ă  demander si d’autres nations participaient Ă  la consultation, Ă  indiquer que l’espĂšce n’est pas prĂ©sente sur le territoire de la nation, Ă  prĂ©ciser que les participants n’avaient aucun commentaire Ă  formuler ou n’avaient aucune question ou prĂ©occupation pour l’instant, ou ne prĂ©sentaient pas leur position sur la proposition.

Une PremiĂšre Nation a soulignĂ© que le Goglu des prĂ©s reste trĂšs exposĂ© aux menaces et estime que sa reclassification est non fondĂ©e. Une autre PremiĂšre Nation a exhortĂ© le MinistĂšre Ă  renoncer Ă  cette reclassification Ă  la baisse en soulignant que les menaces sont toujours aussi intenses. Trois ONGE se sont opposĂ©es Ă  la reclassification Ă  la baisse du Goglu des prĂ©s en soulignant que l’espĂšce devrait conserver son statut d’espĂšce menacĂ©e, et l’une d’elles a mentionnĂ© que le ministre devrait rejeter l’évaluation du COSEPAC et adopter une approche de prĂ©caution.

Des donnĂ©es amĂ©liorĂ©es issues du BBS ont rĂ©vĂ©lĂ© un rĂ©cent dĂ©clin de la population d’environ 25 % sur 10 ans (2009-2019), ce qui est infĂ©rieur au seuil de 30 % fixĂ© pour la catĂ©gorie « espĂšce menacĂ©e Â». À titre d’espĂšce prĂ©occupante, le Goglu des prĂ©s fera l’objet d’un plan de gestion dĂ©crivant les mesures et les objectifs de conservation qui permettront de maintenir une population durable de cette espĂšce.

Engoulevent bois-pourri

Au total, 21 commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la reclassification Ă  la baisse de l’Engoulevent bois-pourri : 6 commentaires en faveur de celle-ci, 3 commentaires s’y opposant et 12 commentaires gĂ©nĂ©raux. Les commentaires gĂ©nĂ©raux portaient notamment sur le fait qu’aucun commentaire n’allait ĂȘtre fourni, que la proposition ne soulevait aucune question juridique ou que les participants n’avaient aucune prĂ©occupation ou question, ainsi que sur le manque de ressources pour participer Ă  la consultation.

Une PremiĂšre Nation s’est opposĂ©e Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce et a mentionnĂ© que l’évaluation devrait ĂȘtre renvoyĂ©e au COSEPAC aux fins de rĂ©examen. Une autre PremiĂšre Nation a exprimĂ© son opposition Ă  cette reclassification Ă  la baisse.

Les tendances rĂ©centes portent Ă  croire que la population se serait stabilisĂ©e. À titre d’espĂšce prĂ©occupante, l’Engoulevent bois-pourri fera l’objet d’un plan de gestion dĂ©crivant les mesures et les objectifs de conservation qui permettront de maintenir une population durable de cette espĂšce.

Le gouvernement du QuĂ©bec s’est opposĂ© Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce en mentionnant les possibles rĂ©percussions socioĂ©conomiques associĂ©es Ă  toute espĂšce inscrite et en soulignant qu’il est bien outillĂ© pour gĂ©rer seul l’espĂšce.

Ce dĂ©cret devrait entraĂźner de faibles coĂ»ts, et les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliquent uniquement au territoire domanial. La protection des espĂšces sauvages constitue une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le but d’établir une lĂ©gislation et des programmes complĂ©mentaires qui assurent une protection efficace des espĂšces en pĂ©ril partout au Canada.

Buse rouilleuse

Deux commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la Buse rouilleuse, et les deux Ă©taient dĂ©favorables Ă  la reclassification Ă  la baisse de l’espĂšce.

Une ONGE a soulignĂ© que les perturbations de l’habitat menacent toujours la survie de l’espĂšce. Une administration municipale s’est opposĂ©e au changement et a mentionnĂ© que l’évaluation devrait ĂȘtre renvoyĂ©e au COSEPAC pour un examen plus approfondi.

Le changement de statut reflĂšte l’amĂ©lioration de la tendance de la population observĂ©e depuis la derniĂšre Ă©valuation, et tient compte du fait que l’espĂšce pourrait redevenir une espĂšce menacĂ©e si les menaces ne sont pas gĂ©rĂ©es efficacement. À titre d’espĂšce prĂ©occupante, la Buse rouilleuse fera l’objet d’un plan de gestion dĂ©crivant les mesures de conservation Ă  prendre pour empĂȘcher la situation de l’espĂšce de se dĂ©tĂ©riorer davantage.

Retrait d’une espĂšce de l’annexe 1
Grand héron de la sous-espÚce fannini

Au total, neuf commentaires ont Ă©tĂ© reçus Ă  propos de la proposition de retirer le Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini de l’annexe 1 : trois commentaires en faveur de celle-ci, un commentaire s’y opposant et cinq commentaires gĂ©nĂ©raux. Les commentaires gĂ©nĂ©raux portaient notamment sur le fait qu’aucun commentaire n’allait ĂȘtre fourni.

Un intervenant individuel s’est opposĂ© au retrait de l’espĂšce de la liste de la LEP en soulignant que ce retrait Ă©tait prĂ©maturĂ©. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a formulĂ© un commentaire gĂ©nĂ©ral a demandĂ© de retarder le retrait de l’espĂšce de la Liste afin qu’il puisse effectuer des travaux de recherche et procĂ©der Ă  une Ă©valuation gĂ©nomique rigoureuse et prĂ©cise du Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini.

L’évaluation du COSEPAC a permis de dĂ©terminer que la sous-espĂšce fannini ne peut pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un groupe distinct; les mesures et les tests d’ADN effectuĂ©s ont en effet montrĂ© que les individus de cette sous-espĂšce n’étaient pas suffisamment distincts des autres hĂ©rons ; la sous-espĂšce fannini peut donc ĂȘtre retirĂ©e de l’annexe 1 de la LEP. La responsabilitĂ© de la protection des espĂšces sauvages est partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux dans le but d’établir une lĂ©gislation et des programmes complĂ©mentaires qui assurent une protection efficace des espĂšces en pĂ©ril partout au Canada. Ce changement relatif Ă  l’inscription n’empĂȘche pas la Colombie-Britannique de mener des travaux de recherche portant sur l’évaluation gĂ©nomique du Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaĂźt et affirme les droits ancestraux ou issus de traitĂ©s des peuples autochtones du Canada, y compris les droits liĂ©s aux activitĂ©s, pratiques et traditions qui font partie intĂ©grante de leur culture distinctive. Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ɠuvre des traitĂ©s modernes, le MinistĂšre a effectuĂ© une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes sur le DĂ©cret.

Toutes les espĂšces d’oiseaux visĂ©es par le DĂ©cret sont susceptibles de se trouver sur des terres oĂč s’appliquent les traitĂ©s modernes. Lorsqu’un tel chevauchement existait (ou pouvait exister), les communautĂ©s et organisations autochtones concernĂ©es ont Ă©tĂ© contactĂ©es en vue d’obtenir leurs commentaires.

Aux termes de la LEP, le ministre doit, avant de pouvoir faire une recommandation Ă  la GEC, consulter le CGRF concernĂ© si l’espĂšce se trouve dans une aire Ă  l’égard de laquelle un CGRF est habilitĂ©, par un accord sur des revendications territoriales, Ă  exercer des attributions Ă  l’égard d’espĂšces sauvages.

Le Hibou des marais est la seule espĂšce qui est reclassĂ©e Ă  la hausse comme espĂšce menacĂ©e, ce qui met en place des interdictions gĂ©nĂ©rales visant Ă  protĂ©ger l’espĂšce sur le territoire domanial. Cette espĂšce est prĂ©sente dans l’ensemble du Canada ainsi que dans les 27 rĂ©gions visĂ©es par des traitĂ©s modernes. Il est donc nĂ©cessaire de consulter les CGRN concernĂ©s, puisque certains conseils disposent d’un pouvoir de cogestion sur l’espĂšce dans des rĂ©gions particuliĂšres. Huit conseils ont fourni des commentaires. L’Office Torngat de cogestion de la faune et de la flore, le ComitĂ© conjoint de chasse, de pĂȘche et de piĂ©geage ainsi que le Conseil consultatif de gestion de la faune (versant nord) ont fourni des commentaires gĂ©nĂ©raux dans lesquels ils accusaient rĂ©ception des documents de consultation et indiquaient qu’ils ne comptaient pas formuler d’autres commentaires. Trois conseils — l’Office des ressources renouvelables du Wek’ùezhÌı, l’Office des ressources renouvelables du Sahtu et l’Office des ressources renouvelables des Gwich’in — sont parvenus Ă  un consensus pour appuyer la proposition. Deux autres conseils — le Conseil de gestion des ressources fauniques de la rĂ©gion marine du Nunavik et le Conseil de gestion des ressources fauniques de la rĂ©gion marine d’Eeyou — ont exercĂ© le pouvoir dĂ©cisionnel prĂ©vu par leur accord sur une revendication territoriale pour approuver le changement de statut du Hibou des marais.

D’aprĂšs les Ă©valuations du COSEPAC, le Plan de gestion du Hibou des marais (Asio flammeus) au Canada et les commentaires fournis par des partenaires autochtones lors des consultations prĂ©alables Ă  l’inscription, il ne semble pas y avoir de pratique connue de rĂ©colte du Hibou des marais par les peuples autochtones. MĂȘme si aucune pratique de rĂ©colte directe visant le Hibou des marais n’a Ă©tĂ© relevĂ©e, plusieurs communautĂ©s ont soulignĂ© le rĂŽle spirituel que joue l’espĂšce ainsi que l’importance de protĂ©ger son habitat dans le cadre des responsabilitĂ©s plus globales en matiĂšre d’intendance culturelle. Par consĂ©quent, aucun effet concret liĂ© Ă  l’inscription sur les pratiques de rĂ©colte connues relevant de droits issus de traitĂ©s n’est prĂ©vu.

La protection de la rĂ©sidence des Hiboux des marais aux termes de la LEP pourrait avoir une incidence minime sur l’utilisation des terres ou le dĂ©veloppement lĂ  oĂč l’espĂšce vit sur des terres de rĂ©serve des PremiĂšres Nations; toutefois, il n’a pas dĂ©terminĂ© qu’il s’agissait d’un enjeu lors des consultations prĂ©alables Ă  l’inscription.

Le MinistĂšre a Ă©galement entrepris une Ă©valuation afin de dĂ©terminer les possibles recoupements entre la proposition et la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il n’est pas prĂ©vu que le DĂ©cret ait une incidence diffĂ©rente, directe ou indirecte, sur les droits des peuples autochtones. Il respecte les obligations du gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă  l’égard des droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, les traitĂ©s modernes et les droits autochtones tels qu’énoncĂ©s dans la Loi sur la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Choix de l’instrument

À la suite de l’évaluation d’une espĂšce par le COSEPAC, le ministre peut recommander Ă  la GEC de modifier la Liste; si la GEC est d’accord, l’annexe 1 de la LEP est modifiĂ©e. Le statut d’une espĂšce sauvage figurant sur cette liste constitue le seul moyen de s’assurer que les dispositions de la LEP en matiĂšre de protection et les autres mesures prĂ©vues par la LEP sont appliquĂ©es conformĂ©ment au niveau de risque Ă©tabli pour l’espĂšce.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cadre d’analyse

Cette analyse prĂ©sente les rĂ©percussions diffĂ©rentielles, tant les avantages que les coĂ»ts, du DĂ©cret. Par « rĂ©percussions diffĂ©rentielles Â», il faut entendre la diffĂ©rence entre les rĂ©percussions du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et celles du scĂ©nario rĂ©glementaire au cours de la mĂȘme pĂ©riode. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence comprend les activitĂ©s en cours sur le territoire domanial oĂč se trouvent des individus des espĂšces en question et tient compte de tous les changements prĂ©vus au cours des 10 prochaines annĂ©es qui surviendraient sans la prise du DĂ©cret. Le scĂ©nario rĂ©glementaire comprend les rĂ©percussions prĂ©vues des interdictions gĂ©nĂ©rales ainsi que de toute future mesure de protection de l’habitat essentiel qui pourrait ĂȘtre prise pour le Hibou des marais. Ce dernier scĂ©nario comprend Ă©galement les coĂ»ts pour le gouvernement liĂ©s au changement de statut de toutes les espĂšces concernĂ©es par cette modification de l’annexe 1. L’analyse est fondĂ©e sur les meilleures donnĂ©es disponibles au moment de la publication.

Compte tenu de l’orientation donnĂ©e par le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor (SCT) et de la réévaluation de la situation d’une espĂšce effectuĂ©e habituellement tous les 10 ans par le COSEPAC, une pĂ©riode d’analyse de 10 ans (2026-2035) a Ă©tĂ© utilisĂ©e. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires indiquĂ©es dans l’analyse sont en dollars constants de 2025, actualisĂ©s Ă  un taux de 3 %.

Résumé

Le DĂ©cret devrait provoquer une augmentation progressive des mesures de protection et des actions coordonnĂ©es visant Ă  soutenir le rĂ©tablissement du Hibou des marais, ce qui contribuera Ă  prĂ©server et Ă  accroĂźtre, Ă  long terme, la valeur socioĂ©conomique associĂ©e Ă  l’espĂšce, notamment son importance culturelle pour les peuples autochtones ainsi que sa valeur rĂ©crĂ©ative et d’existence pour les Canadiens.

Des Ă©conomies de coĂ»ts pouvant atteindre 855 000 $ sur 10 ans seront rĂ©alisĂ©es pour la sociĂ©tĂ© par suite de la reclassification Ă  la baisse comme espĂšces prĂ©occupantes de l’Engoulevent boispourri, du Goglu des prĂ©s, de la Paruline du Canada, de l’Hirondelle rustique et de la Buse rouilleuse ainsi que du retrait de la Liste du Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini. Ces Ă©conomies dĂ©couleront du fait que les partenaires et intervenants concernĂ©s se trouvant sur le territoire domanial ne devront plus prĂ©senter de demandes de permis de la LEP pour ces espĂšces ainsi que de la rĂ©duction des exigences liĂ©es aux documents de rĂ©tablissement, du traitement des demandes de permis et des activitĂ©s d’application de la loi du gouvernement du Canada. Le Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini ne devra plus faire l’objet d’un plan de gestion, puisqu’il est retirĂ© de l’annexe 1 de la LEP.

Les coĂ»ts diffĂ©rentiels du DĂ©cret pour la sociĂ©tĂ© devraient ĂȘtre faibles et ne pas dĂ©passer 2,1 millions de dollars sur 10 ans; la majeure partie de ces coĂ»ts dĂ©coulera de la reclassification Ă  la hausse du Hibou des marais comme espĂšce menacĂ©e, mais certains coĂ»ts seront attribuables Ă  la reclassification Ă  la baisse de cinq espĂšces. Les demandes de permis et les Ă©ventuelles activitĂ©s d’attĂ©nuation reprĂ©sentent des coĂ»ts pour les partenaires et les intervenants. De mĂȘme, le traitement des demandes de permis; l’élaboration de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action et de plans de gestion; et les activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et d’application de la loi reprĂ©sentent des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada. Un plan de gestion du Hibou des marais a Ă©tĂ© publiĂ© en 2018, mais il sera dĂ©sormais nĂ©cessaire d’élaborer un programme de rĂ©tablissement pour l’espĂšce en raison de son statut d’espĂšce menacĂ©e, et d’assumer les coĂ»ts qui s’y rattachent.

Avantages
Avantages liés à la reclassification à la hausse du Hibou des marais

L’engagement des Canadiens Ă  protĂ©ger les espĂšces en pĂ©ril a Ă©tĂ© codifiĂ© en droit en 2002, lorsque le Parlement a adoptĂ© la LEP. Comme il est affirmĂ© dans la LEP, les Canadiens reconnaissent les avantages liĂ©s Ă  la protection des espĂšces sauvages et des Ă©cosystĂšmes, puisqu’ils font partie intĂ©grante du patrimoine naturel du Canada et de l’identitĂ© canadienne et qu’ils contribuent Ă  la biodiversitĂ© globale de la planĂšte. Dans le cadre d’engagements nationaux et internationaux, notamment de la Convention sur la diversitĂ© biologique des Nations Unies, le gouvernement du Canada doit prendre des mesures opportunes pour conserver la diversitĂ© biologique et empĂȘcher la perte d’espĂšces. De plus, la conservation de la faune au Canada est dĂ©crite comme une responsabilitĂ© partagĂ©e qui repose sur la collaboration, les mesures complĂ©mentaires et les activitĂ©s d’intendance de l’ensemble des administrations et des secteurs.

La reclassification du Hibou des marais comme espĂšce menacĂ©e Ă  l’annexe 1 de la LEP est une Ă©tape nĂ©cessaire pour assurer la protection continue de l’espĂšce. Cette reclassification devrait crĂ©er des avantages directs et indirects pour les Canadiens en contribuant Ă  la conservation et au rĂ©tablissement de l’espĂšce, par l’entremise des actions et des mesures de protection progressives dĂ©coulant du DĂ©cret ou permises par celui-ci. Le DĂ©cret entraĂźnera des interdictions gĂ©nĂ©rales sur le territoire domanial, l’élaboration d’une stratĂ©gie de rĂ©tablissement qui recense les menaces et les besoins en matiĂšre d’habitat, ainsi que l’élaboration d’un plan d’action dĂ©crivant les mesures Ă  prendre pour mettre en Ɠuvre le rĂ©tablissement. Si la stratĂ©gie de rĂ©tablissement dĂ©signe un habitat essentiel sur le territoire domanial, le ministre de l’Environnement doit protĂ©ger toute portion non protĂ©gĂ©e de cet habitat essentiel sur le territoire domanial.

L’inscription ou la reclassification Ă  la hausse d’une espĂšce Ă  l’annexe 1 est une Ă©tape importante dans la mobilisation de la sociĂ©tĂ© canadienne Ă  l’égard de la protection des espĂšces sauvages en pĂ©ril. La rĂ©ussite du rĂ©tablissement du Hibou des marais dĂ©pendra probablement des mesures complĂ©mentaires prises par les gouvernements provinciaux, les peuples autochtones et les intervenants, et n’est donc pas entiĂšrement attribuable au DĂ©cret. Cependant, le DĂ©cret devrait favoriser la prise de mesures coordonnĂ©es entre les diverses administrations et les divers partenaires et, dans certains cas, donner lieu Ă  des mesures complĂ©mentaires qui, autrement, auraient Ă©tĂ© prises plus tard (ou n’auraient pas Ă©tĂ© prises). Le reclassement du Hibou des marais en tant qu’espĂšce menacĂ©e pourrait permettre d’accroĂźtre les possibilitĂ©s de financement pour la recherche scientifique ou les projets de rĂ©tablissement dans le cadre des programmes de financement existants consacrĂ©s Ă  la conservation et au rĂ©tablissement des espĂšces menacĂ©es. Ces travaux de recherche pourraient aider Ă  dĂ©terminer les facteurs qui assureront le rĂ©tablissement de l’espĂšce Ă  long terme.

Les avantages procurĂ©s Ă  la sociĂ©tĂ© ne peuvent pas tous ĂȘtre quantifiĂ©s ou monĂ©tisĂ©s; par consĂ©quent, la valeur monĂ©taire des Ă©lĂ©ments quantifiables ne reprĂ©sente qu’une fraction de la valeur associĂ©e Ă  la conservation d’une espĂšce. Cette analyse s’appuie sur le cadre de la valeur Ă©conomique totale (VET)rĂ©fĂ©rence 6, qui est couramment utilisĂ© pour Ă©valuer les avantages — tant ceux ayant une valeur marchande que ceux ayant une valeur non marchande — de protĂ©ger les biens environnementaux, comme les espĂšces.

Les mesures de protection qui seront prises en vertu du DĂ©cret aideront Ă  prĂ©venir un dĂ©clin accru des populations et contribueront au rĂ©tablissement de l’espĂšce, ce qui rĂ©duira au minimum la perte de ces avantages et pourrait mĂȘme les renforcer au fil du temps. Les avantages liĂ©s Ă  l’existence continue et au rĂ©tablissement du Hibou des marais sont dĂ©crits ci-dessous.

Les hiboux font depuis longtemps partie des rĂ©cits et enseignements autochtones, et ils continuent d’occuper une place importante et d’avoir une signification profonde tout au long de la vie de membres des peuples autochtones au Canada. Par exemple, plusieurs PremiĂšres Nations considĂšrent que les hiboux sont un esprit des morts incarnĂ© ou qu’ils sont associĂ©s Ă  un esprit d’une maniĂšre ou d’une autre. Dans certains cas, l’apparition d’un hibou, surtout en plein jour, peut ĂȘtre un prĂ©sage de mortrĂ©fĂ©rence 7. Dans plusieurs autres cas, les espĂšces de hiboux sont des symboles complexes reprĂ©sentant, par exemple, le pouvoir, la sagesse ou le deuil, ou sont vues comme des protecteurs des humainsrĂ©fĂ©rence 8.

Des Ă©tudes sur les espĂšces en pĂ©ril montrent que la sociĂ©tĂ© valorise les espĂšces vulnĂ©rablesrĂ©fĂ©rence 9, en particulier les espĂšces emblĂ©matiques ou attrayantesrĂ©fĂ©rence 10, rĂ©fĂ©rence 11 Il est prĂ©sumĂ© que les hiboux sont particuliĂšrement emblĂ©matiques pour les Canadiens, comme en fait foi leur popularitĂ© auprĂšs des observateurs d’oiseaux. Les hiboux attirent les observateurs d’oiseaux partout au Canada, ce qui tĂ©moigne de la valeur rĂ©crĂ©ative qu’ils peuvent reprĂ©senter pour les Canadiens. Il y a actuellement 26 445 observations de Hiboux des marais consignĂ©es sur eBird CanadarĂ©fĂ©rence 12, ce qui dĂ©montre Ă  quel point l’observation rĂ©crĂ©ative d’individus de cette espĂšce est importante dans l’ensemble du pays. En outre, des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© la volontĂ© des Canadiens de payer pour soutenir le rĂ©tablissement d’espĂšces de hiboux et pour Ă©viter leur disparitionrĂ©fĂ©rence 13 En effet, le simple fait de savoir qu’une espĂšce existe aujourd’hui et qu’elle continuera d’exister est une source de bien-ĂȘtre pour de nombreuses personnesrĂ©fĂ©rence 14. Bien qu’aucune estimation quantitative de la valeur d’existence du Hibou des marais ne soit disponible, des Ă©tudes connexes indiquent que la sociĂ©tĂ© accorde une valeur aux espĂšces semblables. Par exemple, des Ă©tudes visant Ă  quantifier la volontĂ© de payer pour la survie de la Chouette tachetĂ©e au Canada et aux États-Unis ont permis d’estimer qu’elle pouvait atteindre 150 $ par annĂ©e par mĂ©nagerĂ©fĂ©rence 15 rĂ©fĂ©rence 15. Un sondage rĂ©cent a Ă©galement permis d’estimer qu’un tiers des Canadiens seraient prĂȘts Ă  faire un don unique de 34 $ au Plan nord-amĂ©ricain de gestion de la sauvagine (PNAGS) si ce don aidait Ă  protĂ©ger et Ă  conserver l’habitat des oiseauxrĂ©fĂ©rence 16.

Le Hibou des marais joue un rĂŽle important dans le maintien du fonctionnement de l’écosystĂšme, ce qui procure Ă  son tour des avantages aux Canadiens. Les habitudes alimentaires et les dĂ©placements de l’espĂšce contribuent au cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs et Ă  la dispersionrĂ©fĂ©rence 17. Les hiboux fournissent aussi de prĂ©cieux services de lutte contre les organismes nuisibles, lesquels sont essentiels Ă  l’équilibre de certains Ă©cosystĂšmes. Le Hibou des marais prĂ©sente un taux Ă©levĂ© de consommation de rongeurs nuisibles dans les champs agricoles, ce qui profite aux agriculteurs en rĂ©duisant la nĂ©cessitĂ© d’utiliser des rodenticidesrĂ©fĂ©rence 18, rĂ©fĂ©rence 19, rĂ©fĂ©rence 20.

Avantages liĂ©s Ă  la reclassification Ă  la baisse de cinq espĂšces et au retrait de la Liste d’une espĂšce

Économies de coĂ»ts

La Paruline du Canada, l’Hirondelle rustique, la Buse rouilleuse, le Goglu des prĂ©s et l’Engoulevent bois-pourri passent du statut d’espĂšce menacĂ©e Ă  celui d’espĂšce prĂ©occupante; le Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini est retirĂ© de l’annexe 1 de la LEP. Cela permettra au gouvernement du Canada de rĂ©aliser des Ă©conomies pouvant atteindre 700 000 $ sur 10 ans. Ces Ă©conomies dĂ©coulent de l’élimination de la nĂ©cessitĂ© d’élaborer (dans le cas de l’Hirondelle rustique et de la Buse rouilleuse) ou de mettre Ă  jour (dans le cas du Goglu des prĂ©s, de la Paruline du Canada et de l’Engoulevent bois-pourri) des programmes de rĂ©tablissement, des plans d’action ainsi que des plans de gestion qui se seraient autrement avĂ©rĂ©s nĂ©cessaires par suite de l’examen de leur mise en Ɠuvre. De plus, la reclassification Ă  la baisse de ces espĂšces signifie que les Canadiens n’auront plus besoin de demander un permis de la LEP ou de prendre des mesures d’attĂ©nuation lorsqu’ils ont l’intention de rĂ©aliser une activitĂ© susceptible de toucher ces espĂšces sur le territoire domanial, puisque les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne s’y appliqueront plus. Jusqu’à 41 permis pourraient ainsi ne plus ĂȘtre nĂ©cessaires, ce qui crĂ©era des Ă©conomies sur les coĂ»ts des demandes de permis pouvant atteindre 65 000 $ sur 10 ans pour les partenaires et les intervenants, ainsi que des Ă©conomies sur les coĂ»ts de traitement des demandes de permis de 90 000 $ sur 10 ans pour le gouvernement du Canada. Cette reclassification Ă©limine Ă©galement l’obligation de protĂ©ger l’habitat essentiel dĂ©signĂ© sur le territoire domanial pour ces espĂšces, qui aurait pu avoir des rĂ©percussions sur les Canadiens et les ministĂšres fĂ©dĂ©raux qui mĂšnent des activitĂ©s sur le territoire domanial. D’autres Ă©conomies de coĂ»ts dĂ©couleront notamment de la rĂ©duction des activitĂ©s d’application de la loi requises pour ces espĂšces, mais ces Ă©conomies ne peuvent ĂȘtre quantifiĂ©es.

Coûts

Les interdictions gĂ©nĂ©rales qui s’appliquent sur le territoire domanial utilisĂ© par le Hibou des marais gĂ©nĂšrent la majeure partie des coĂ»ts diffĂ©rentiels pour la sociĂ©tĂ© estimĂ©s dans cette analyse. Les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne s’appliquent pas aux espĂšces prĂ©occupantes. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels prĂ©vus pour la sociĂ©tĂ© canadienne par suite du changement de statut de l’Hirondelle rustique, du Goglu des prĂ©s, de la Paruline du Canada, de l’Engoulevent bois-pourri et de la Buse rouilleuse se limitent Ă  l’élaboration de plans de gestion. Aucun coĂ»t diffĂ©rentiel ne devrait dĂ©couler du retrait du Grand hĂ©ron de la sous-espĂšce fannini de l’annexe 1 de la LEP.

Pour chaque espĂšce, l’analyse a pris en compte trois types de coĂ»ts diffĂ©rentiels du DĂ©cret :

Coûts pour les peuples autochtones et les intervenants

Les coĂ»ts directs les plus importants attribuĂ©s au DĂ©cret dĂ©coulent de la mise en place des interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP sur le territoire domanial. Pour Ă©valuer ces coĂ»ts potentiels, le MinistĂšre a dĂ», dans un premier temps, repĂ©rer les terres fĂ©dĂ©rales qui abritent fort probablement des Hiboux des marais (c’est-Ă -dire qui renferment de l’habitat convenable) et, par la suite, dĂ©terminer de façon plus prĂ©cise les activitĂ©s rĂ©alisĂ©es sur ces terres qui entraĂźneraient des coĂ»ts dĂ©coulant de la mise en place des dispositions gĂ©nĂ©rales. Le processus de repĂ©rage des propriĂ©tĂ©s fĂ©dĂ©rales concernĂ©es consistait en une combinaison de modĂ©lisation statistique de couverture terrestrerĂ©fĂ©rence 21 et de donnĂ©es d’occurrence et d’indices de nidification de l’espĂšce. Le modĂšle permettait d’évaluer la mesure dans laquelle chaque propriĂ©tĂ© contribue Ă  l’ensemble de l’habitat essentiel de l’espĂšce au Canada en Ă©valuant seulement les zones qui dĂ©passent les seuils minimaux préétablis de superficie et de caractĂšre convenable de l’habitatrĂ©fĂ©rence 22 tirĂ©s du rapport du COSEPACrĂ©fĂ©rence 23. Cette approche permettait de s’assurer que les propriĂ©tĂ©s repĂ©rĂ©es sont associĂ©es Ă  une probabilitĂ© rĂ©aliste de prĂ©sence de hiboux qui tient compte de la faible population de l’espĂšce et de ses prĂ©fĂ©rences en matiĂšre d’habitat.

Cet exercice a permis de sĂ©lectionner 174 propriĂ©tĂ©s sur plus de 2 500 propriĂ©tĂ©s fĂ©dĂ©rales situĂ©es dans l’aire de rĂ©partition canadienne du Hibou des marais : 98 rĂ©serves des PremiĂšres Nations, 50 aires protĂ©gĂ©es de divers typesrĂ©fĂ©rence 24, 13 bases et sites militaires, 4 aĂ©roports, 2 ports et 7 autres types de propriĂ©tĂ©s.

Les interdictions gĂ©nĂ©rales pourraient donc toucher jusqu’à 174 propriĂ©tĂ©s fĂ©dĂ©rales, dont 10 accueillent au moins 1 projet consignĂ© dans le registre des projets rĂ©alisĂ©s sur le territoire domanial tenu par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC). Ces projets pourraient nĂ©cessiter de demander des permis de la LEP. Aucun de ces projets n’est classĂ© comme un grand projet. Deux des propriĂ©tĂ©s en question sont administrĂ©es par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, et huit sont des rĂ©serves des PremiĂšres Nations.

Si des mesures d’attĂ©nuation s’avĂ©raient nĂ©cessaires au respect des conditions d’un permis de la LEP pour l’un ou l’autre de ces projets ou activitĂ©s, il est prĂ©vu qu’elles pourraient ĂȘtre mises en place sur les 10 propriĂ©tĂ©s concernĂ©es Ă  un coĂ»t de 70 000 $ ou moins, lequel serait payĂ© au cours de la premiĂšre annĂ©e de leur mise en Ɠuvre. Ce coĂ»t dĂ©coulerait de n’importe laquelle des mesures d’attĂ©nuation suivantes ou d’une combinaison de celles-ci : dĂ©placer les travaux en dehors de la pĂ©riode de reproduction des hibouxrĂ©fĂ©rence 25, faire effectuer un relevĂ© des terres pour repĂ©rer les nids, et installer des dispositifs d’effarouchement des hiboux avant le dĂ©but de la pĂ©riode de reproduction ou aprĂšs la rĂ©alisation d’un relevĂ© afin de rĂ©duire l’attrait de la terre pour les hiboux. L’un ou l’autre de ces projets ou activitĂ©s pourrait Ă©galement se dĂ©rouler sur une partie de la propriĂ©tĂ© qui est peu susceptible d’abriter le Hibou des marais; dans ce cas, le projet ou l’activitĂ© ne serait pas touchĂ© par les interdictions gĂ©nĂ©rales.

Le Hibou des marais utilise parfois les champs agricoles pour nicher, mais avec une probabilitĂ© plus faible et une mortalitĂ© plus Ă©levĂ©e que dans un habitat convenable de taille comparablerĂ©fĂ©rence 23. Les agriculteurs qui exploitent des champs situĂ©s sur le territoire domanial pourraient donc devoir obtenir un permis si leurs activitĂ©s sont susceptibles de nuire Ă  l’espĂšce, que ce soit directement ou indirectement (par exemple la tonte du gazon ou la coupe du foin, le labourage, l’utilisation de pesticides et d’herbicides). Selon les estimations, 12 propriĂ©tĂ©s fĂ©dĂ©rales, dont 3 rĂ©serves des PremiĂšres Nations, contiendraient des cultures qui pourraient nĂ©cessiter que les agriculteurs demandent un permis. D’aprĂšs les donnĂ©es historiques sur les permis, il est prĂ©vu qu’il sera possible de dĂ©livrer des permis pour toutes les propriĂ©tĂ©s qui soutiennent des activitĂ©s agricoles et qui ne seraient pas dĂ©jĂ  conformes, une fois les ajustements requis effectuĂ©s en matiĂšre d’intendance des terres. Les ajustements en question pourraient comprendre la rĂ©alisation d’un relevĂ© des terres visant Ă  repĂ©rer les nids, la mise en place d’une zone d’exclusion autour des nids, et l’installation de dispositifs d’effarouchement des hiboux avant le dĂ©but de la pĂ©riode de reproduction ou aprĂšs la rĂ©alisation d’un relevĂ©rĂ©fĂ©rence 26. Les mesures d’intendance mises en Ɠuvre par les agriculteurs exploitant des champs sur ces 12 propriĂ©tĂ©s pourraient coĂ»ter jusqu’à 85 000 $ au cours de la premiĂšre annĂ©e de leur mise en Ɠuvre.

Il est Ă©galement prĂ©vu que jusqu’à 10 permis gĂ©nĂ©raux ou de recherche dĂ©livrĂ©s en vertu de la LEP soient demandĂ©s par d’autres ministĂšres pour d’autres propriĂ©tĂ©s concernĂ©es, comme les sites militaires, les aĂ©roports et les ports, ainsi que pour la rĂ©alisation d’activitĂ©s courantes, et Ă  ce que jusqu’à 18 autres permis gĂ©nĂ©raux ou de recherche dĂ©livrĂ©s en vertu de la LEP soient demandĂ©s pour diverses aires protĂ©gĂ©es administrĂ©es par Environnement Canada ou par la Commission de la capitale nationale (par exemple les rĂ©serves nationales de faune et autres aires de conservation). Il est prĂ©vu que 7 modifications de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP soient demandĂ©es pour rĂ©aliser des activitĂ©s gĂ©nĂ©rales ou de recherche dans des refuges d’oiseaux migrateurs, et Ă  ce que 23 autres modifications de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP soient demandĂ©es pour rĂ©aliser de telles activitĂ©s sur des propriĂ©tĂ©s de Parcs Canada, principalement dans des parcs nationaux. Au total, le DĂ©cret pourrait donner lieu Ă  80 demandes de permis de la LEP.

Le coĂ»t total pour les intervenants du fardeau administratif que reprĂ©sente la prĂ©paration de demandes de permis est estimĂ© Ă  144 000 $ au cours de la premiĂšre annĂ©e de mise en Ɠuvre.

Tableau 3 : CoĂ»ts pour les demandeurs du fardeau administratif que reprĂ©sentent les demandes de permis de la LEP
Type de permis de la LEP Coût du fardeau administratif que représentent les demandes, par permis Nombre de permis Coût total
Permis gĂ©nĂ©ral 3 300 $ 30 99 000 $
Permis de recherche 1 600 $ 20 32 000 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour Parcs Canada (permis gĂ©nĂ©ral) 800 $ 7 5 600 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour Parcs Canada (permis de recherche) 400 $ 16 6 400 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour un refuge d’oiseaux migrateurs (permis gĂ©nĂ©ral) 150 $ 2 300 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour un refuge d’oiseaux migrateurs (permis de recherche) 150 $ 5 750 $
Tous les permis – 80 144 000 $

L’habitat essentiel du Hibou des marais qui sera Ă©ventuellement dĂ©signĂ© dans un programme de rĂ©tablissement devra ĂȘtre protĂ©gĂ©, ce qui pourrait toucher les Canadiens ou les ministĂšres fĂ©dĂ©raux qui mĂšnent des activitĂ©s sur les terres en question et entraĂźner des coĂ»ts pour eux. Les recherches effectuĂ©es aux fins de cette analyse coĂ»ts-avantages permettent de supposer que l’habitat du Hibou des marais est abondant et qu’il ne constitue pas un facteur limitatif pour le rĂ©tablissement ou la survie de l’espĂšce. Cette analyse suppose Ă©galement que la dĂ©signation de l’habitat essentiel sur le territoire domanial, ainsi que la protection rĂ©glementaire de cet habitat, devrait ĂȘtre minime par rapport Ă  d’autres espĂšces trĂšs rĂ©pandues. Par consĂ©quent, les rĂ©percussions sur les activitĂ©s menĂ©es sur les propriĂ©tĂ©s renfermant de l’habitat essentiel devraient ĂȘtre minimes, voire inexistantes.

Coûts pour le gouvernement du Canada

L’examen des 80 demandes de permis pourrait coĂ»ter au gouvernement du Canada jusqu’à 210 000 $ en ressources humaines au cours de la premiĂšre annĂ©e de mise en Ɠuvre, comme le montre le tableau 4. Il est Ă©galement prĂ©vu que l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement dans les deux ans suivant la reclassification Ă  la hausse du Hibou des marais et d’un plan d’action deux ans plus tard, coĂ»te au gouvernement environ 330 000 $ et 185 000 $, respectivementrĂ©fĂ©rence 27. Comme le ministre de l’Environnement doit Ă©valuer les progrĂšs de la mise en Ɠuvre du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action cinq ans aprĂšs leur publication, il est attendu qu’un de ces documents pourrait nĂ©cessiter une mise Ă  jour fondĂ©e sur les rĂ©sultats de ces Ă©valuations six ans aprĂšs la publication du programme de rĂ©tablissement, Ă  un coĂ»t pouvant atteindre 120 000 $.

La reclassification comme espĂšce prĂ©occupante de la Paruline du Canada, de l’Hirondelle rustique, de la Buse rouilleuse, du Goglu des prĂ©s et de l’Engoulevent bois-pourri Ă©limine l’obligation d’élaborer un programme de rĂ©tablissement et un ou plusieurs plans d’action pour chacune de ces espĂšces, mais exige plutĂŽt d’élaborer un plan de gestion pour chaque espĂšce. Les plans de gestion doivent ĂȘtre Ă©laborĂ©s dans les trois ans suivant le changement de statut des espĂšces, mais ils peuvent incorporer des parties existantes de programmes de rĂ©tablissement dĂ©jĂ  publiĂ©s, Ă  un coĂ»t d’environ 37 000 $ par document. Ceci s’applique au Goglu des prĂ©s, Ă  la Paruline du Canada et Ă  l’Engoulevent bois-pourri, puisqu’ils font dĂ©jĂ  l’objet de programmes de rĂ©tablissement. En ce qui concerne l’Hirondelle rustique et la Buse rouilleuse, un nouveau plan de gestion devra ĂȘtre Ă©laborĂ© Ă  partir de zĂ©ro, Ă  un coĂ»t d’environ 112 000 $ par document. Cette analyse suppose que trois de ces plans de gestion pourraient ĂȘtre mis Ă  jour six ans aprĂšs leur publication, selon les rĂ©sultats de l’évaluation de leur mise en Ɠuvre. Le coĂ»t de ces exigences pour les cinq espĂšces reclassĂ©es Ă  la baisse comme espĂšces prĂ©occupantes est estimĂ© Ă  405 000 $ sur 10 ans, comme le montre le tableau 5.

Tableau 4 : CoĂ»ts en ressources humaines, pour le gouvernement du Canada, du traitement des demandes de permis de la LEP
Type de permis de la LEP Coût du traitement des demandes, par permis Nombre de permis Coût total
Permis gĂ©nĂ©ral 4 700 $ 30 141 000 $
Permis de recherche 2 300 $ 20 46 000 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour Parcs Canada (permis gĂ©nĂ©ral) 1 200 $ 7 8 400 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour Parcs Canada (permis de recherche) 600 $ 16 9 600 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour un refuge d’oiseaux migrateurs (permis gĂ©nĂ©ral) 700 $ 2 1 400 $
Modification de permis aux fins de conformitĂ© Ă  la LEP pour un refuge d’oiseaux migrateurs (permis de recherche) 700 $ 5 3 500 $
Tous les permis – 80 210 000 $
Tableau 5 : CoĂ»ts en ressources humaines, pour le gouvernement du Canada, de la production de documents de rĂ©tablissement
Type d’inscription Exigences de la LEP Nombre et moment CoĂ»t estimĂ© par document
Nouvelle inscription ou reclassification Ă  la hausse comme espĂšce menacĂ©e Élaboration d’un programme de rĂ©tablissement (complexe) 1 x (annĂ©e 2) 330 000 $
Élaboration d’un plan d’action (simple) 1 x (annĂ©e 4) 185 000 $
Possible mise Ă  jour du programme de rĂ©tablissement ou du plan d’action aprĂšs l’examen des progrĂšs 1 x (annĂ©e 8) 120 000 $
Passage du statut d’espĂšce menacĂ©e Ă  celui d’espĂšce prĂ©occupante Élaboration d’un plan de gestion (Ă  partir du programme de rĂ©tablissement existant) et mises Ă  jour du plan de gestion 3 x (annĂ©e 3) 3 mises Ă  jour (annĂ©e 9) 37 000 $
Élaboration d’un plan de gestion 2 x (annĂ©e 3)
3 mises Ă  jour (annĂ©e 9)
112 000 $
Tous les types Ensemble des documents et des mises Ă  jour – 1 millions $ (dollars actualisĂ©s sur une pĂ©riode de 10 ans)
CoĂ»ts d’application de la loi

Les activitĂ©s d’application de la loi visant Ă  dĂ©tecter une Ă©ventuelle non-conformitĂ© aux nouvelles mesures de protection du Hibou des marais pourraient comprendre une planification stratĂ©gique fondĂ©e sur le risque, la mobilisation d’intervenants, des inspections, des enquĂȘtes ainsi que des poursuites relatives Ă  des activitĂ©s interdites connues. Il est estimĂ© que ces activitĂ©s d’application de la loi coĂ»teront au gouvernement du Canada jusqu’à 66 000 $ par annĂ©e, ou 580 000 $ sur 10 ans. Comme les activitĂ©s d’application de la loi seront financĂ©es par des fonds existants, une approche rĂ©active sera adoptĂ©e. La mobilisation des PremiĂšres Nations et des partenaires provinciaux responsables de la gestion de la faune continuera de constituer un Ă©lĂ©ment important de l’approche collaborative de l’équipe de l’application de la loi en matiĂšre de protection des espĂšces en pĂ©ril. Les coĂ»ts d’application de la loi tiennent compte du fait que plusieurs terres fĂ©dĂ©rales sont Ă©galement des refuges d’oiseaux migrateurs ou des rĂ©serves nationales de faune, oĂč les agents ont dĂ©jĂ  planifiĂ© de mener des inspections.

Autres considérations liées aux coûts

Incidences sur les Ă©valuations d’impact

L’inscription d’une espĂšce Ă  l’annexe 1 de la LEP, quel que soit son statut, signifie que les projets, qui doivent faire l’objet d’une Ă©valuation d’impact (EI) fĂ©dĂ©rale, doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s pour dĂ©terminer le niveau d’impact qu’ils peuvent avoir sur une espĂšce inscrite. Cette Ă©valuation doit comprendre la dĂ©termination de tous les effets nĂ©gatifs que le projet pourrait avoir sur l’espĂšce et son habitat essentiel et, si le projet est rĂ©alisĂ©, l’assurance que des mesures seront prises pour Ă©viter ou attĂ©nuer ces effets et les surveiller. Tout coĂ»t supplĂ©mentaire imputable Ă  l’application de la loi, ou aux tĂąches administratives liĂ©es Ă  la dĂ©termination par un promoteur des possibles effets nĂ©gatifs d’un projet sur l’espĂšce nouvellement inscrite lors de l’évaluation, serait assumĂ© par l’organisme de rĂ©glementation (c’est-Ă -dire le gouvernement du Canada). Dans les lignes directrices relatives Ă  l’EI (au dĂ©but du processus d’EI), le MinistĂšre recommande toujours que l’organisme de rĂ©glementation Ă©value les effets du projet sur les espĂšces dĂ©jĂ  Ă©valuĂ©es par le COSEPAC, dont on a recommandĂ© l’inscription Ă  l’annexe 1 de la LEP dans un avenir rapprochĂ©; l’organisme de rĂ©glementation peut donc avoir dĂ©jĂ  pris en compte les coĂ»ts en question dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Si ce n’est pas le cas, il est prĂ©vu que les coĂ»ts supplĂ©mentaires dĂ©coulant de l’ajout d’espĂšces Ă  l’annexe 1 de la LEP soient minimes par rapport au coĂ»t total de la rĂ©alisation d’une EI. Les promoteurs de projets peuvent Ă©galement engager des frais pour maximiser les chances qu’un projet soit approuvĂ©, notamment pour rĂ©duire au minimum et attĂ©nuer l’impact du projet sur une espĂšce ou son habitat, mais ces coĂ»ts devraient Ă©galement ĂȘtre minimes par rapport au coĂ»t que reprĂ©sente la soumission du projet Ă  une EI.

Répercussions potentielles de futurs rÚglements pris en vertu de la LEP

La protection de l’habitat essentiel hors du territoire domanial peut nĂ©cessiter la prise de mesures rĂ©glementaires. L’impact socioĂ©conomique de chaque mesure rĂ©glementaire serait Ă©valuĂ© si cette mesure de protection supplĂ©mentaire devenait nĂ©cessaire.

Résumé des avantages et des coûts

Le DĂ©cret devrait entraĂźner des mesures de protection et des actions coordonnĂ©es Ă  l’appui du rĂ©tablissement du Hibou des marais et de la gestion des cinq espĂšces reclassĂ©es Ă  la baisse, et contribuera ainsi aux avantages que ces espĂšces procurent Ă  la sociĂ©tĂ© canadienne. Des valeurs socioĂ©conomiques et culturelles ainsi que des valeurs d’existence et d’option sont associĂ©es Ă  la conservation des espĂšces. Bien qu’il ne soit pas possible de quantifier tous les avantages supplĂ©mentaires liĂ©s au prĂ©sent dĂ©cret, il est prĂ©vu que ces avantages l’emportent sur le coĂ»t total du DĂ©cret. Certains de ces avantages, soit les Ă©conomies de coĂ»ts pour la sociĂ©tĂ© canadienne dĂ©coulant de la reclassification Ă  la baisse de cinq espĂšces et du retrait de la Liste d’une espĂšce, ont Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s et Ă©valuĂ©s Ă  855 000 $ et sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau 6. Les Ă©conomies de coĂ»ts pour les demandeurs de l’industrie et du milieu de la recherche qui dĂ©coulent de la diminution du nombre de demandes de permis relatifs aux cinq espĂšces reclassĂ©es Ă  la baisse sont estimĂ©es Ă  65 000 $. En plus de l’économie des coĂ»ts d’examen et de dĂ©livrance de ces permis (90 000 $), les Ă©conomies de coĂ»ts pour le gouvernement du Canada dĂ©coulent notamment de l’élaboration et de mises Ă  jour de documents de rĂ©tablissement qui ne sont plus requises (700 000 $). D’autres Ă©conomies de coĂ»ts pourraient ĂȘtre liĂ©es aux mesures d’attĂ©nuation qui auraient pu ĂȘtre requises de la part des intervenants pour limiter les rĂ©percussions sur l’espĂšce, ainsi qu’à la rĂ©duction des activitĂ©s d’application de la loi requises du gouvernement du Canada; ces mesures et activitĂ©s ne seront plus nĂ©cessaires.

Tableau 6 : Avantages monĂ©tisĂ©s sur une pĂ©riode de 10 ans
Intervenants Description des Ă©conomies de coĂ»ts Total sur une pĂ©riode de 10 ans
(valeur actualisée)
MinistĂšres fĂ©dĂ©raux, Canadiens Demandes de permis qui ne sont plus requises 65 000 $
Gouvernement du Canada Traitement des demandes de permis qui n’est plus requis 90 000 $
Élaboration et mises Ă  jour de programmes de rĂ©tablissement qui ne sont plus requises, mise Ă  jour d’un plan de gestion qui n’est plus requise 700 000 $
Tous les intervenants Économies de coĂ»ts totales 855 000 $

Les coĂ»ts que les demandeurs de l’industrie et du milieu de la recherche devront assumer pour demander des permis de la LEP (144 000 $) et mettre en place les mesures d’attĂ©nuation qui seront Ă©ventuellement requises pour respecter les conditions des permis (155 000 $) sont estimĂ©s Ă  299 000 $ sur 10 ans. Les coĂ»ts que le gouvernement devra assumer pour examiner et dĂ©livrer des permis (210 000 $), Ă©laborer un programme de rĂ©tablissement, un plan d’action et des plans de gestion et effectuer des mises Ă  jour de ces documents Ă  l’avenir (1 million de dollars), ainsi que pour mener des activitĂ©s d’application de la loi (580 000 $), sont estimĂ©s Ă  1,8 million de dollars sur 10 ans. Les coĂ»ts totaux dĂ©coulant de la mise en Ɠuvre du DĂ©cret sont estimĂ©s Ă  2,1 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Tableau 7 : CoĂ»ts monĂ©taires sur une pĂ©riode de 10 ans
Intervenants touchĂ©s Description du coĂ»t CoĂ»t total sur une pĂ©riode de 10 ans (valeur actualisĂ©e)
MinistĂšres fĂ©dĂ©raux, agriculteurs, autres Canadiens Demandes de permis 144 000 $
AttĂ©nuation des effets des activitĂ©s humaines 155 000 $
Gouvernement du Canada Traitement des demandes de permis 210 000 $
Documents de rĂ©tablissement, plans de gestion 1 million $
Application de la loi 580 000 $
Tous les intervenants CoĂ»t total 2,1 millions $
Répercussions monétisées

La mise en Ɠuvre du DĂ©cret engendrera des Ă©conomies de coĂ»ts Ă©valuĂ©es Ă  855 000 $ et entraĂźnera des coĂ»ts de 2,1 millions de dollars, ce qui reprĂ©sente un coĂ»t monĂ©taire net de 1,2 million de dollars sur 10 ans pour la sociĂ©tĂ© canadienne. Une fois ventilĂ©s, les coĂ»ts monĂ©taires nets s’élĂšvent Ă  234 000 $ pour l’industrie et les autres intervenants et Ă  1 million de dollars pour le gouvernement du Canada. Ces Ă©lĂ©ments ont pu ĂȘtre quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s; les avantages associĂ©s Ă  la prĂ©servation et au rĂ©tablissement du Hibou des marais, par contre, ne peuvent pas ĂȘtre quantifiĂ©s, mais ont une importance pour les Canadiens. En outre, il pourrait Ă©galement y avoir des coĂ»ts Ă©vitĂ©s grĂące aux activitĂ©s d’application de la loi qui ne seront plus requises pour les espĂšces reclassĂ©es Ă  la baisse. Il n’est donc pas possible, Ă  l’heure actuelle, de tirer une conclusion quant au niveau d’impact net du DĂ©cret.

Lentille des petites entreprises

Les petites entreprises, comme les exploitations agricoles, pourraient subir des rĂ©percussions dĂ©coulant du fardeau administratif que reprĂ©sentent les permis de la LEP que les agriculteurs exploitant des champs sur 12 propriĂ©tĂ©s fĂ©dĂ©rales devront demander, Ă©valuĂ©es Ă  26 751 $ sur 10 ans, ou 3 136 $ sur un an, ainsi que d’éventuelles mesures d’attĂ©nuation, qui pourraient coĂ»ter 84 000 $ sur 10 ans, ou 12 983 $ sur un an.

RĂšgle du « un pour un Â»

La rĂšgle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif des entreprises. Le DĂ©cret est considĂ©rĂ© comme un ajout au fardeau en vertu de cette rĂšgle, et aucun titre de rĂšglement n’est abrogĂ© ou ajoutĂ©. Les modifications engendreraient un coĂ»t administratif annualisĂ© total de 1 095 $.

ConformĂ©ment au RĂšglement sur la rĂ©duction de la paperasse, l’évaluation des retombĂ©es administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour la pĂ©riode de 10 ans suivant la date d’enregistrement. Tous les chiffres indiquĂ©s dans la prĂ©sente section sont prĂ©sentĂ©s en dollars de 2012 actualisĂ©s Ă  un taux de 7 %.

Les modifications liĂ©es Ă  la prĂ©paration de demandes de permis de la LEP et au travail avec les agents de permis reprĂ©sentent un coĂ»t annualisĂ© total de 1 095 $. Douze exploitations agricoles pourraient devoir assumer des coĂ»ts de main-d’Ɠuvre. Ces entreprises auraient besoin de 46 heures et 30 minutes pour rĂ©pondre aux nouvelles exigences une seule fois. Le salaire moyen (y compris les coĂ»ts indirects) de l’employĂ© ou des employĂ©s responsables est estimĂ© Ă  35,53 $.

Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation

Au Canada, la protection des espĂšces sauvages est une responsabilitĂ© partagĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont fait part de leur engagement Ă  protĂ©ger et Ă  rĂ©tablir les espĂšces en pĂ©ril en signant, en 1996, l’Accord pour la protection des espĂšces en pĂ©ril (l’Accord) Ă  l’exception du QuĂ©bec, qui n’est pas partie Ă  l’Accord.

La responsabilitĂ© des espĂšces sauvages au Canada ainsi que de la gestion des terres provinciales et territoriales dont dĂ©pendent de nombreuses espĂšces en pĂ©ril incombe avant tout aux provinces et aux territoires, tandis que la responsabilitĂ© directe des espĂšces aquatiques, des oiseaux migrateurs et des espĂšces qui se trouvent sur le territoire domanial incombe au gouvernement fĂ©dĂ©ral. La conservation des espĂšces en pĂ©ril requiert donc une approche collaborative caractĂ©risĂ©e par une reconnaissance et une coordination des responsabilitĂ©s et des activitĂ©s entre les diverses administrations et les divers participants. L’Accord Ă©nonce l’engagement des ministres fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux de dĂ©signer les espĂšces en pĂ©ril, de protĂ©ger leur habitat et d’élaborer des plans de rĂ©tablissement ainsi que des lois, rĂšglements, politiques et programmes complĂ©mentaires (y compris en matiĂšre d’intendance).

Certaines des espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret sont actuellement dĂ©signĂ©es au titre de lois provinciales, comme l’indique le tableau 8. Les changements apportĂ©s Ă  la classification des espĂšces par le DĂ©cret harmoniseraient leur statut avec les Ă©quivalents provinciaux et territoriaux, dans certains cas, et crĂ©eraient des discordances, dans d’autres cas. Les menaces pesant sur les espĂšces varient dans leur aire de rĂ©partition, ce qui pourrait expliquer les divergences, et il reste que la responsabilitĂ© de la dĂ©signation des espĂšces sauvages ainsi que de leur gestion sur les terres provinciales et territoriales incombe avant tout aux provinces et aux territoires.

Tableau 8 : DĂ©signations provinciales et territoriales des espĂšces visĂ©es par le DĂ©cret
Nom commun de l’espĂšce Aire de rĂ©partition Classification mise Ă  jour de l’espĂšce en vertu de la LEP DĂ©signations et lois provinciales et territoriales
Hibou des marais Yn, T.N.-O., Nt, C.-B., Alb., Sask., Man., Ont., Qc, N.-B., Î.-P.-É., N.-É., T.-N.-L. MenacĂ©e

Man. : menacĂ©e au titre de la Loi sur les espĂšces et les Ă©cosystĂšmes en voie de disparition

Ont. : menacĂ©e au titre de la Loi de 2025 sur la conservation des espĂšces

N.-B. : prĂ©occupante au titre de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril

C.-B. : liste bleue note a du tableau 8

Alb. : oiseau de proie au titre de la Wildlife Act

T.-N.-L. : menacĂ©e au titre de l’Endangered Species Act

Î.-P.-É. : espĂšce dĂ©signĂ©e en vertu de la Wildlife Conservation Act

Qc : liste des espĂšces fauniques susceptibles d’ĂȘtre dĂ©signĂ©es comme menacĂ©es ou vulnĂ©rables (en vertu de la Loi sur les espĂšces menacĂ©es ou vulnĂ©rables)

Nt : prĂ©occupante au titre de la Loi sur la faune et la flore

Yn : prĂ©occupante au titre de la Loi sur la faune du Yukon note b du tableau 8

Buse rouilleuse Alb., Sask., Man. Préoccupante

Alb. : animal en voie de disparition au titre de la Wildlife Act

Man. : en voie de disparition au titre de la Loi sur les espĂšces et les Ă©cosystĂšmes en voie de disparition

Paruline du Canada Alb., C.-B., Man., N.-B., T.N.-O., N.-É., Ont., Î.-P.-É., Qc, Sask., Yn PrĂ©occupante

Alb. : animal non considĂ©rĂ© comme gibier au titre de la Wildlife Act

C.-B. : liste bleue

N.-É. : en voie de disparition au titre de la Wildlife Act

Man. : menacĂ©e au titre de la Loi sur les espĂšces et les Ă©cosystĂšmes en voie de disparition

Qc : liste des espĂšces fauniques susceptibles d’ĂȘtre dĂ©signĂ©es comme menacĂ©es ou vulnĂ©rables (en vertu de la Loi sur les espĂšces menacĂ©es ou vulnĂ©rables)

Yn : menacĂ©e au titre de la Loi sur la faune du Yukon note a du tableau 8

Hirondelle rustique Alb., C.-B., Man., N.-B., T.-N.-L., T.N.-O., N.É., Nt, Ont., Î.-P.-É., Qc, Sask., Yn PrĂ©occupante

Alb. : animal non considĂ©rĂ© comme gibier au titre de la Wildlife Act

C.-B. : liste bleue

N.-É. : en voie de disparition au titre de la Wildlife Act

Nt : menacĂ©e au titre de la Loi sur la faune et la flore

Yn : menacĂ©e au titre de la Loi sur la faune du Yukon note a du tableau 8

Goglu des prĂ©s Alb., C.-B., Man., N.-B., T.-N.-L., N.-É., Ont., Î.-P.-É., Qc, Sask. PrĂ©occupante

Alb. : animal non considĂ©rĂ© comme gibier au titre de la Wildlife Act

C.-B. : liste bleue

N.-É. : vulnĂ©rable au titre de la Wildlife Act

T.-N.L. : vulnĂ©rable au titre de l’Endangered Species Act

Qc : vulnĂ©rable au titre de la Loi sur les espĂšces menacĂ©es ou vulnĂ©rables

Grand héron de la sous-espÚce fannini C.-B. Retirée de la liste

C.-B. : liste bleue

Engoulevent bois-pourri Man., N.-B., N.-É., Ont., Î.-P.-É., Qc, Sask. PrĂ©occupante

Man. : menacĂ©e au titre de la Loi sur les espĂšces et les Ă©cosystĂšmes en voie de disparition

N.-B. : menacĂ©e au titre de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril

N.-É. : menacĂ©e au titre de la Wildlife Act

Qc : liste des espĂšces fauniques susceptibles d’ĂȘtre dĂ©signĂ©es comme menacĂ©es ou vulnĂ©rables (en vertu de la Loi sur les espĂšces menacĂ©es ou vulnĂ©rables)

Note(s) du tableau 8

Note a du tableau 8

La liste bleue comprend toutes les espÚces ou communautés écologiques indigÚnes considérées comme préoccupantes en Colombie-Britannique.

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Note b du tableau 8

La Loi sur la faune du Yukon reflĂšte la LEP; toutefois, les interdictions gĂ©nĂ©rales ne s’appliquent pas dans les territoires, sauf sur les terres administrĂ©es par ECCC ou Parcs Canada.

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Effets sur l’environnement

L’évaluation selon l’Optique de climat, de nature et d’économie (OCNE) a conclu que le DĂ©cret aura des effets positifs sur les espĂšces qui demeurent inscrites et sur leurs Ă©cosystĂšmes respectifs. Plus prĂ©cisĂ©ment, elle a dĂ©montrĂ© que la protection continue de ces espĂšces sauvages en pĂ©ril contribuera Ă  la biodiversitĂ© nationale et protĂ©gera la productivitĂ©, la santĂ© et la rĂ©silience des Ă©cosystĂšmes.

Le DĂ©cret appuie l’objectif 15 de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD) 2022-2026 — Â« ProtĂ©ger et rĂ©tablir les espĂšces, conserver la biodiversitĂ© canadienne Â» — ainsi que la prioritĂ© du gouvernement du Canada, Ă©noncĂ©e dans la SFDD, qui consiste Ă  amĂ©liorer la mise en Ɠuvre de la Loi sur les espĂšces en pĂ©ril. Il appuie Ă©galement la StratĂ©gie canadienne de la biodiversitĂ©, qui reconnaĂźt l’importance de protĂ©ger les espĂšces en pĂ©ril en tant qu’élĂ©ment clĂ© de la conservation de la diversitĂ© biologique. Il contribue aussi Ă  l’atteinte de l’objectif de dĂ©veloppement durable (ODD) 15 « Vie terrestre Â» du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030 des Nations Unies, objectif qui vise Ă  enrayer la perte de biodiversitĂ© et Ă  protĂ©ger la biodiversitĂ© et les habitats naturels en empĂȘchant la disparition des espĂšces menacĂ©es.

Enfin, en garantissant que des mesures de protection appropriĂ©es, Ă©tayĂ©es par des Ă©valuations scientifiques, s’appliqueront aux espĂšces qui restent sur la Liste, le DĂ©cret vient appuyer le Cadre mondial de la biodiversitĂ© de Kunming-MontrĂ©al (dĂ©cembre 2022) et l’un de ses objectifs principaux, « utiliser et gĂ©rer durablement la biodiversitĂ© et valoriser, prĂ©server et renforcer les contributions de la nature Ă  l’homme, y compris les fonctions et services Ă©cosystĂ©miques, et rĂ©tablir ceux qui sont actuellement en dĂ©clin Â».

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour le prĂ©sent dĂ©cret afin de dĂ©terminer si des caractĂ©ristiques comme le sexe, le genre, l’ñge, la race, l’orientation sexuelle, le revenu, le niveau de scolaritĂ©, la situation d’emploi, la langue, le statut de minoritĂ© visible, le handicap ou la religion influencent la façon dont une personne est touchĂ©e par le DĂ©cret. Les rĂ©sultats de l’analyse indiquent que le DĂ©cret ne devrait pas avoir d’effets nĂ©gatifs sur la population canadienne, y compris les peuples autochtones. L’ACS+ a Ă©galement tenu compte des obstacles auxquels ont pu faire face les peuples autochtones lors des consultations sur le DĂ©cret.

Les communautĂ©s autochtones ont pu se heurter Ă  des obstacles au moment de participer au processus de consultation sur le DĂ©cret. Elles doivent souvent rĂ©pondre Ă  de multiples demandes de consultation sur de nombreux projets et peuvent ne pas disposer de suffisamment de temps et de ressources humaines et financiĂšres pour faire part de leurs commentaires. Dans la rĂ©gion du Nord, les documents de consultation ont Ă©tĂ© fournis en inuktitut lorsqu’il y avait lieu de le faire. Lorsque les partenaires autochtones ont demandĂ© une prolongation du dĂ©lai pour faire part de leurs commentaires, elle a Ă©tĂ© accordĂ©e.

Il a Ă©tĂ© Ă©tabli que la rĂ©gion de rĂ©sidence Ă©tait le principal facteur dĂ©terminant la façon dont une personne serait touchĂ©e par le DĂ©cret. Au cours du processus de consultation sur le prĂ©sent DĂ©cret, certaines rĂ©gions du MinistĂšre ont tenu des ateliers auxquels ont participĂ© des communautĂ©s et organisations autochtones et oĂč des discussions ont eu lieu sur le processus d’inscription, les possibles modifications et les espĂšces visĂ©es prĂ©sentes dans la rĂ©gion. Lors de ces ateliers, certaines communautĂ©s autochtones ont soulevĂ© des problĂšmes de capacitĂ©. En 2021, le MinistĂšre s’est associĂ© au Centre autochtone de ressources environnementales (CARE) (disponible en anglais seulement) pour lancer le projet LEPCCA (disponible en anglais seulement), qui visait Ă  faciliter la participation des communautĂ©s et organisations autochtones aux processus d’inscription et de planification du rĂ©tablissement au moyen de sĂ©ances d’échange de renseignements, de sĂ©ances de formation et d’autres activitĂ©s de mobilisation communautaire, et Ă©ventuellement Ă  fournir un financement modeste de leurs capacitĂ©s. Ce projet a pris fin le 31 mars 2026.

Le MinistĂšre s’efforce de veiller Ă  ce que les personnes ayant des connaissances ou une formation scientifiques limitĂ©es soient au courant du DĂ©cret en leur fournissant des documents faciles Ă  comprendre et rĂ©digĂ©s en langage simple, notamment des documents de promotion de la conformitĂ©, et en organisant des activitĂ©s visant Ă  diffuser des renseignements sur le DĂ©cret, s’il y a lieu.

Mise en Ɠuvre, conformitĂ© et application du DĂ©cret, et normes de service

Mise en Ɠuvre

Le Décret entrera en vigueur le jour de son enregistrement.

Conformité et application du Décret

Le MinistĂšre est responsable de la promotion de la conformitĂ© et de l’application du DĂ©cret. Il mĂšne des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© afin de mieux faire connaĂźtre la protection des espĂšces inscrites. Le MinistĂšre continue de travailler avec tous les intervenants et les partenaires provinciaux Ă  la protection, au respect et Ă  la conservation des espĂšces inscrites et il collabore rĂ©guliĂšrement avec des groupes locaux de gĂ©rance de l’habitat afin qu’ils soient davantage sensibilisĂ©s Ă  ces espĂšces et qu’ils contribuent Ă  leur protection.

Dans le réseau de lieux patrimoniaux protégés de Parcs Canada, le personnel de premiÚre ligne renseigne les visiteurs sur les espÚces en péril présentes sur le site ainsi que sur les mesures de prévention qui favorisent la protection et la conservation de ces espÚces.

La LEP prĂ©voit des sanctions en cas d’infraction Ă  la Loi, y compris des amendes et des peines d’emprisonnement, ou les deux, selon la gravitĂ© de l’infraction et le type de contrevenant. Dans certaines conditions, une entente sur des mesures de rechange peut ĂȘtre conclue avec le contrevenant prĂ©sumĂ©. Les agents d’application de la loi dĂ©signĂ©s en vertu de la LEP ont le pouvoir de forcer le respect de la Loi; ils disposent notamment des pouvoirs d’un agent de la paix.

Normes de service

En vertu de la LEP, le ministre compĂ©tent peut conclure avec une personne une entente l’autorisant Ă  exercer une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, ou lui dĂ©livrer un permis Ă  cet effet. La LEP permet Ă©galement au ministre compĂ©tent de dĂ©livrer des permis en application d’une autre loi fĂ©dĂ©rale (par exemple la Loi sur les parcs nationaux du Canada), lesquels ont le mĂȘme effet que ceux dĂ©livrĂ©s en vertu de la LEP. La LEP dĂ©finit les conditions et les facteurs que le Ministre doit prendre en compte avant de dĂ©livrer un permis.

Le RĂšglement sur les permis autorisant une activitĂ© touchant une espĂšce sauvage inscrite impose au gouvernement du Canada une norme de service de 90 jours pour la dĂ©livrance ou le refus de permis demandĂ©s au titre de la LEP. Ce dĂ©lai de 90 jours peut ĂȘtre suspendu dans certaines situations et ne pas s’appliquer dans certaines circonstances, par exemple dans le cas d’un permis dĂ©livrĂ© au titre d’une autre loi fĂ©dĂ©rale. Les dĂ©lais prĂ©vus dans les normes de service contribuent Ă  la cohĂ©rence, Ă  la prĂ©visibilitĂ© et Ă  la transparence du processus de dĂ©livrance de permis en fournissant aux demandeurs des normes de service claires et mesurables. Le MinistĂšre mesure chaque annĂ©e le rendement de ses services, et les renseignements sur celui-ci sont publiĂ©s sur le site Web du MinistĂšre au plus tard le 1er juin suivant l’exercice financier en question.

Coordonnées

Division des politiques sur les espÚces en péril
Direction de la gestion de la faune
Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : LEPreglementations-SARAregulations@ec.gc.ca