Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran : DORS/2026-195

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 20

Enregistrement
DORS/2026-195 Le 22 septembre 2026

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2026-851 Le 22 septembre 2026

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la République islamique d’Iran constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui est susceptible d’entraîner ou a entraîné une grave crise internationale,

Attendu que la gouverneure en conseil juge que des violations graves et systématiques des droits de la personne ont été commises dans la République islamique d’Iran,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l’Iran

Modifications

1 La partie 1.1 de l’annexe 1 du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

2 La partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

Antériorité de la prise d’effet

3 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

4 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La République islamique d’Iran (Iran) continue de se livrer à des violations flagrantes et systématiques des droits de la personne, notamment par la répression numérique, l’intimidation envers les dissidents, la violence et la détention arbitraire. La cyberinfrastructure mise au point et exploitée par des entités dirigées par l’État iranien facilite le contrôle de l’information et a entraîné la censure et la surveillance numérique des civils iraniens, ce qui restreint considérablement leur liberté d’expression et accentue la répression généralisée.

Contexte

Les activités de répression de l’Iran dans l’espace numérique

L’Iran restreint les libertés civiles au moyen d’institutions centralisées contrôlées par la République islamique d’Iran, laquelle utilise des méthodes de répression numérique pour punir sévèrement les journalistes, les défenseurs des droits de la personne et d’autres acteurs de la société civile que le régime considère fautifs de violation de la Loi iranienne sur les crimes informatiques au motif qu’ils contestent les politiques et le leadership de l’État, commettent des infractions morales ou religieuses et diffusant de faux contenus.

L’Iran a mis au point et contrĂ´le une cyberinfrastructure destinĂ©e Ă  contrĂ´ler, Ă  restreindre et Ă  surveiller ses citoyens. Ces contrĂ´les restreignent l’accès aux sources d’information, telles que les nouvelles internationales, les organisations de dĂ©fense des droits de la personne et les groupes d’opposition, et s’étendent aux plateformes de mĂ©dias sociaux. Les outils de rĂ©pression et de surveillance sont conçus par des entitĂ©s privĂ©es et permettent aux autoritĂ©s de censurer, de suivre et de signaler les dissidences Ă  l’égard de l’État ainsi que les gestes que ce dernier considère comme de la « corruption morale Â» en ligne. Les conclusions sont transmises entre les organismes d’application de la loi, tels que la cyberpolice iranienne et les forces de l’ordre, qui sont responsables des mesures de suivi et de reprĂ©sailles visant les dissidents.

Depuis 2009, l’Iran restreint l’accès Ă  Internet et aux services mobiles sur son territoire afin de ralentir la diffusion de l’information, de dissimuler les violations des droits de la personne et de limiter les efforts de mobilisation des manifestants. Ces mesures ont Ă©tĂ© utilisĂ©es lors du mouvement « Femmes, Vie, LibertĂ© Â», qui a dĂ©butĂ© en septembre 2022, et lors des manifestations qui ont Ă©clatĂ© en dĂ©cembre 2025, oĂą la population iranienne a subi la plus longue interruption d’Internet jamais imposĂ©e par l’État, laquelle a durĂ© environ trois semaines. Le 26 mai 2026, l’accès Ă  Internet a Ă©tĂ© partiellement rĂ©tabli dans certaines rĂ©gions d’Iran. Cependant, la connectivitĂ© reste fortement contrĂ´lĂ©e par le filtrage du contenu, les restrictions d’accès aux mĂ©dias internationaux et indĂ©pendants et la surveillance continue exercĂ©e par l’État sur l’activitĂ© en ligne.

Réponse internationale

La rĂ©pression et les restrictions des droits de la personne en Iran ont Ă©tĂ© largement condamnĂ©es par la communautĂ© internationale. Le 9 janvier 2026, le Canada, l’Australie et l’Union europĂ©enne ont condamnĂ© les meurtres de manifestants, le recours Ă  la violence, les arrestations arbitraires et les tactiques d’intimidation du rĂ©gime iranien contre son propre peuple. Le 14 janvier 2026, les ministres des Affaires Ă©trangères du G7 ont exhortĂ© l’Iran Ă  respecter la libertĂ© d’expression, de rĂ©union et d’association, et ont exprimĂ© de graves prĂ©occupations concernant les manifestations en cours en Iran et la rĂ©pression brutale exercĂ©e par les autoritĂ©s iraniennes Ă  l’encontre du peuple iranien. Le 10 juin 2026, le Canada s’est joint au Royaume-Uni et Ă  ses partenaires pour condamner la campagne de rĂ©pression transnationale menĂ©e par l’Iran en Europe, en AmĂ©rique du Nord et en Australie. Le 12 aoĂ»t 2026, le Canada a menĂ© une dĂ©marche de dĂ©claration commune avec 33 autres pays pour condamner le recours Ă  la peine de mort par l’Iran et les exĂ©cutions rĂ©pĂ©tĂ©es de manifestants iraniens, et a exhortĂ© l’Iran Ă  libĂ©rer immĂ©diatement toutes les personnes dĂ©tenues arbitrairement.

Au sein des Nations Unies (ONU), le Canada soutient les mandats du Rapporteur spĂ©cial et de la Mission internationale indĂ©pendante d’établissement des faits sur l’Iran. Ces deux instances sont indispensables pour documenter les allĂ©gations, prĂ©server les preuves et enquĂŞter sur les violations commises par le rĂ©gime en vue d’une future reddition de comptes. En janvier 2026, le Canada a Ă©galement participĂ© activement Ă  la session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies consacrĂ©e Ă  l’Iran, ainsi qu’aux dĂ©bats d’urgence tenus en mars 2026. Par ailleurs, depuis 2003, le Canada parraine la rĂ©solution annuelle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies sur la situation des droits de la personne en Iran, en parlant d’une mĂŞme voix avec ses partenaires pour condamner le mĂ©pris persistant de l’Iran Ă  l’égard des droits de la personne et l’impunitĂ© enracinĂ©e dont bĂ©nĂ©ficient les auteurs de violations, et pour exiger une amĂ©lioration de son bilan en matière de droits de la personne.

En ce qui concerne les sanctions, le Canada et ses partenaires d’optique commune, notamment l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont imposé de multiples séries de sanctions contre des individus et des entités iraniennes en raison de leurs liens avec la répression des droits de la personne par l’Iran, les restrictions à la liberté d’expression et les restrictions aux communications, y compris pendant les interruptions d’Internet.

Sanctions canadiennes contre l’Iran

En 2010, le Canada a Ă©tabli le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran (le Règlement visant l’Iran), conformĂ©ment Ă  la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES). Le 6 mars 2025, le Canada a modifiĂ© le Règlement visant l’Iran pour permettre la dĂ©signation de tout haut fonctionnaire actuel ou ancien, au-delĂ  des cadres supĂ©rieurs du Corps des Gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI). Ces modifications visent les personnes dĂ©signĂ©es sur la base de ce critère d’inscription sur la liste. Le 12 dĂ©cembre 2025, le Canada a modifiĂ© le Règlement visant l’Iran afin d’inscrire quatre individus sur la liste des personnes ayant participĂ© Ă  des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne en Iran, Ă©tant donnĂ© leur rĂ´le dans la facilitation de politiques rĂ©pressives et la conduite de leur mise en Ĺ“uvre. Les individus sanctionnĂ©s sont des cadres supĂ©rieurs ayant occupĂ© des postes importants au sein du CGRI de l’Iran ou du système carcĂ©ral iranien et qui ont jouĂ© un rĂ´le significatif dans ces violations. Depuis ces modifications, 237 individus et 265 entitĂ©s iraniennes figurent sur les listes Ă©tablies en vertu du Règlement visant l’Iran, du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant les attaques terroristes du Hamas, du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus (loi de SergueĂŻ Magnitski) [LJVDEC].

Objectif

Ces modifications visent à faire progresser l’approche de la politique étrangère du Canada face aux agissements malveillants de la République islamique d’Iran au moyen de la pression continue sur ce pays afin qu’il modifie son comportement, notamment par la mise en œuvre de mesures supplémentaires en réponse à ses violations flagrantes et systématiques des droits de la personne, y compris les restrictions aux droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, y compris dans l’espace numérique.

Ces modifications s’inscrivent également dans le cadre des efforts déployés par des partenaires d’optique commune pour mettre en lumière les violations des droits de la personne commises par la République islamique d’Iran et demander instamment l’amélioration du bilan du pays en matière de droits de la personne.

Description

Ces modifications ajoutent cinq individus et cinq entitĂ©s Ă  l’annexe 1 du Règlement visant l’Iran pour leur participation Ă  des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne en Iran, compte tenu de leur rĂ´le dans des activitĂ©s rĂ©pressives visant des personnes dans ce pays, y compris par des moyens numĂ©riques, tels que la censure, les restrictions des mĂ©dias et la surveillance menĂ©e sous la direction politique. Ces sanctions visent des individus et des entitĂ©s soupçonnĂ©s, pour des motifs raisonnables, d’avoir rĂ©primĂ© des manifestants, la majoritĂ© d’entre elles Ă©tant Ă©galement impliquĂ©es dans le dĂ©veloppement de cyberinfrastructures utilisĂ©es pour surveiller et sanctionner des personnes en Iran pour leurs activitĂ©s en ligne.

En vertu de ces modifications, il est interdit à toute personne au Canada ou à tout Canadien à l’étranger de négocier des biens appartenant aux 10 personnes nouvellement inscrites sur la liste (cinq individus et cinq entités), de conclure des transactions avec elles, de leur fournir des services, de leur transférer des biens ou de mettre des biens à leur disposition de quelque manière que ce soit. Conformément à la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR), les individus sur la liste sont également interdits de territoire au Canada. En vertu du Règlement visant l’Iran, les personnes inscrites peuvent demander au ministre des Affaires étrangères de faire retirer leur nom de l’annexe des personnes désignées. En pareil cas, le ministre doit déterminer s’il existe des motifs raisonnables de recommander au gouverneur en conseil de retirer leur nom.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants pertinents, notamment des organisations de la société civile, des communautés culturelles et des représentants d’autres gouvernements aux vues similaires, pour discuter de l’approche du Canada quant à la mise en œuvre de sanctions.

Les nouvelles sanctions ne font pas l’objet d’une publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada, et une consultation publique aurait été inappropriée pour cette modification. La publication du nom de la personne visée par les sanctions aurait pu entraîner une fuite d’actifs et un contournement de sanctions avant l’entrée en vigueur de la modification, ce qui aurait pu compromettre les objectifs de la politique étrangère du Canada.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été réalisée pour déterminer si les modifications risquent de donner lieu à des obligations relatives aux traités modernes. Après examen de la portée géographique et de l’objet des modifications en fonction des traités modernes en vigueur, aucune obligation découlant des traités modernes n’a été relevée.

Choix de l’instrument

L’imposition de sanctions à l’encontre d’États étrangers et d’acteurs non étatiques est un instrument essentiel permettant à la communauté internationale de promouvoir la paix et la sécurité, et de faire respecter les normes et les lois internationales. Le Parlement du Canada a adopté une loi autorisant l’imposition de sanctions au moyen de la Loi sur les Nations Unies, de la LMES et de la LJVDEC.

Le Canada a mis en place un processus rigoureux de diligence raisonnable pour examiner et Ă©valuer les cas susceptibles de justifier le recours Ă  des sanctions. Compte tenu des Ă©lĂ©ments proposĂ©s dans les modifications, il s’avère que la LMES est l’instrument de choix.

Les sanctions prévues par la LMES sont imposées par le gouverneur en conseil, sur recommandation du ministre des Affaires étrangères, dans le cadre d’un processus réglementaire. Au Canada, les sanctions peuvent uniquement être promulguées au moyen d’un règlement. Aucun autre instrument ne pourrait être envisagé.

Analyse réglementaire

Avantages et coûts

Ces modifications démontrent l’engagement du Canada à lutter contre les violations systématiques des droits de la personne en Iran. En se mobilisant aux côtés de ses partenaires internationaux, le Canada contribue à un effort coordonné visant à accroître la pression sur le régime iranien et à encourager ce dernier à apporter des améliorations concrètes à son bilan en matière de droits de la personne. Les mesures restreignent les transactions avec les individus et les entités figurant sur la liste, y compris leur capacité à bénéficier des services financiers et économiques canadiens.

Pour le gouvernement du Canada, les coûts supplémentaires liés à l’administration et à l’application de ces nouvelles sanctions sont minimes. Étant donné que les modifications visent des individus et des entités précises. Elles ont donc moins d’incidence sur les entreprises canadiennes que des sanctions économiques traditionnelles de portée générale et ont un effet limité sur les citoyens du pays d’origine des individus et des entités désignées. L’examen par le Ministère des données commerciales accessibles au public n’a révélé aucune transaction commerciale entre le Canada et les individus et entités nouvellement inscrites. Leur inscription sur la liste ne devrait donc pas avoir d’incidence importante sur les Canadiens et sur les entreprises canadiennes.

L’Agence des services frontaliers du Canada, la Gendarmerie royale du Canada, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ainsi que d’autres ministères et organismes devront assumer de faibles coûts pour mettre à jour leurs systèmes pertinents afin d’y inclure les personnes désignées à la suite des présentes modifications. Les institutions financières canadiennes seront tenues d’intégrer les individus et entités nouvellement inscrites dans leurs systèmes de conformité et de surveillance. Cela peut entraîner des ajustements administratifs mineurs, mais on prévoit que les coûts différentiels globaux liés à la conformité demeureront faibles.

Lentille des petites entreprises

L’analyse de la lentille des petites entreprises a conclu que les modifications auront peu d’effet sur les petites entreprises canadiennes. Les modifications visant à désigner de nouveaux individus et entités ne créent aucune exigence de conformité ni aucun fardeau administratif pour les petites entreprises du Canada. Elles interdisent aux entreprises canadiennes d’interagir avec les personnes dont le nom figure sur la liste, de fournir des services aux personnes désignées et de mettre autrement des biens à leur disposition, sans toutefois créer d’obligations à leur égard. Bien que les entreprises canadiennes puissent obtenir des permis au titre du Décret sur des autorisations par permis (mesures économiques spéciales), Affaires mondiales Canada ne prévoit aucune demande résultant de l’inscription des personnes en cause, car aucune relation commerciale n’a été démontrée entre le Canada et les individus et entités figurant sur cette liste. Ainsi, cette exigence n’entraînerait aucun fardeau administratif supplémentaire. Par ailleurs, le Règlement visant l’Iran prévoit une obligation de communiquer certains renseignements, à laquelle les petites entreprises canadiennes devraient directement se conformer. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont des liens limités avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne s’attend pas à ce que les modifications entraînent des divulgations.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changements dans les coĂ»ts administratifs pour les entreprises. La procĂ©dure de dĂ©livrance de permis pour les entreprises correspond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» dans la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse. Toutefois, bien que des permis puissent ĂŞtre accordĂ©s Ă  titre exceptionnel dans le cadre du DĂ©cret sur des autorisations par permis (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales), Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis liĂ©e aux modifications, Ă©tant donnĂ© que les personnes figurant sur la liste ont des liens commerciaux limitĂ©s avec l’économie canadienne.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne sont pas liées à un plan de travail ni à un engagement relevant d’un cadre officiel de coopération en matière de réglementation, mais elles concordent avec les mesures prises par des alliés et des partenaires du Canada, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Obligations internationales

Le respect des engagements internationaux du Canada a été pris en compte pour élaborer les modifications.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a été réalisée et a permis de conclure qu’il n’est pas nécessaire de procéder à une évaluation environnementale et économique stratégique.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucun des individus nouvellement inscrits n’a la citoyenneté canadienne. Par conséquent, la portée de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est limitée.

Les effets des sanctions économiques sur l’égalité des genres et la diversité ont déjà fait l’objet d’une analyse. Bien qu’elles visent à faciliter un changement de comportement en exerçant une pression économique sur des particuliers et des entités dans des États étrangers, les sanctions imposées au titre de la LMES peuvent néanmoins avoir des répercussions involontaires sur certains groupes et particuliers en situation de vulnérabilité. Les sanctions ciblées n’auront pas d’impact sur l’Iran dans son ensemble, car elles visent des individus et des entités soupçonnés d’avoir participé à des violations graves et systématiques des droits de la personne en Iran. Par conséquent, il est peu probable qu’elles aient des effets importants sur des groupes vulnérables, par exemple, en comparaison des sanctions économiques de portée générale adoptées habituellement à l’encontre d’un État.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement.

En raison de leur inscription sur la liste du Règlement visant l’Iran et conformĂ©ment Ă  l’application de l’alinĂ©a 35.1b) de la LIPR, les individus inscrits sur la liste sont interdits de territoire au Canada.

Le nom des entités et des particuliers inscrits sera accessible en ligne pour que les institutions financières puissent en prendre connaissance et sera ajouté à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cette mesure facilitera le respect du Règlement.

Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux (SDC) d’Affaires mondiales Canada continuera d’aider ses clients Ă  bien comprendre la rĂ©glementation canadienne sur les sanctions, et notamment l’incidence du Règlement visant l’Iran sur toutes les activitĂ©s auxquelles les Canadiens pourraient participer, tant Ă  l’étranger qu’au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie Ă©galement ses efforts de sensibilisation partout au pays — notamment auprès des entreprises, des universitĂ©s et des gouvernements provinciaux et territoriaux — afin de mieux faire connaĂ®tre et respecter Ă  l’échelle nationale les sanctions imposĂ©es par le Canada.

ConformĂ©ment Ă  la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada ont le pouvoir d’appliquer des sanctions Ă  l’égard de violations en vertu de leurs pouvoirs dĂ©finis dans la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, et les articles 487 Ă  490, 491.1 et 491.2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient volontairement au Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© : par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an ou des deux; ou encore, par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

Coordonnées

Affaires mondiales Canada
Direction générale des sanctions
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
TĂ©lĂ©phone (sans frais) : 1‑833‑352‑0769
TĂ©lĂ©phone (local) : 343‑203‑3975
TĂ©lĂ©copieur : 1‑613‑995‑9085
Courriel : sanctions@international.gc.ca