Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran : DORS/2026-179

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 17

Enregistrement
DORS/2026-179 Le 13 aoĂ»t 2026

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2026-757 Le 13 aoĂ»t 2026

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la République islamique d’Iran constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui est susceptible d’entraîner ou a entraîné une grave crise internationale,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l’Iran

Modification

1 La partie 2 de l’annexe 1 du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

Antériorité de la prise d’effet

2 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

3 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La République islamique d’Iran (l’Iran) continue de menacer la paix et la sécurité internationales par ses activités déstabilisatrices dans la région du Moyen-Orient et au-delà, notamment à partir d’attaques armées contre les États voisins et d’actions malveillantes visant à perturber la navigation à l’intérieur et autour du détroit d’Ormuz. De tels agissements sont contraires au droit international. Les actions de l’Iran menacent la stabilité des marchés mondiaux de l’énergie, l’économie mondiale et les chaînes d’approvisionnement essentielles, notamment liées aux denrées alimentaires, au carburant et aux biens humanitaires.

Contexte

Actions de l’Iran autour du détroit d’Ormuz

En riposte aux attaques armĂ©es lancĂ©es par les États-Unis et IsraĂ«l le 28 fĂ©vrier 2026, l’Iran a exercĂ© des reprĂ©sailles en annonçant la fermeture du dĂ©troit d’Ormuz et en menaçant d’attaquer tout navire qui le traverserait, ce qui a entraĂ®nĂ© une baisse considĂ©rable de transits dans cette voie navigable. Les autoritĂ©s iraniennes, en particulier le Corps des Gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI), ont averti que le passage y Ă©tait interdit sans autorisation prĂ©alable de l’Iran et ont par la suite menacĂ©, saisi ou ciblĂ© plusieurs navires commerciaux naviguant dans le dĂ©troit d’Ormuz ou dans les environs. Le CGRI a frappĂ© au moins 3 navires de charge dans le dĂ©troit d’Ormuz et en a saisi au moins 2, dont certains appartiennent Ă  la Grèce et Ă  l’Italie. Depuis mai 2026, l’Organisation maritime internationale estimait que 1 500 Ă  3 000 navires, avec Ă  leur bord quelque 20 000 marins, Ă©taient bloquĂ©s dans le golfe Persique par crainte d’une confrontation militaire. Depuis juillet 2026, plus de 1 500 navires restent bloquĂ©s et 6 000 marins sont coincĂ©s Ă  bord. L’Iran a Ă©galement créé une nouvelle autoritĂ© de rĂ©gulation Ă©tatique responsable d’autoriser le passage dans la voie navigable et a Ă©voquĂ© la possibilitĂ© d’imposer des frais aux navires qui transitent par le dĂ©troit.

EntourĂ© de l’Iran et d’Oman, le dĂ©troit d’Ormuz sert de voie de passage Ă  environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pĂ©trole et en gaz naturel liquĂ©fiĂ©, en plus d’expĂ©ditions d’engrais, de produits alimentaires et d’autres marchandises essentielles. Les actions de l’Iran, qui ont perturbĂ© la libertĂ© de navigation maritime dans le dĂ©troit d’Ormuz depuis mars 2026, ont entraĂ®nĂ© la plus grande perturbation de l’approvisionnement Ă©nergĂ©tique mondial depuis la crise Ă©nergĂ©tique des annĂ©es 1970 et la perturbation la plus importante de l’histoire du marchĂ© mondial du pĂ©trole. Des rapports indiquent que le transport maritime a chutĂ© de 90 % depuis le 28 fĂ©vrier 2026. L’aide humanitaire a elle aussi Ă©tĂ© entravĂ©e, ce qui a exacerbĂ© les crises humanitaires et l’insĂ©curitĂ© Ă©conomique. Le 19 mars 2026, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies a prĂ©venu qu’une escalade du conflit au Moyen-Orient pourrait plonger 45 millions de personnes supplĂ©mentaires dans la faim en raison de la hausse des coĂ»ts des denrĂ©es alimentaires et du carburant ainsi que des perturbations de la chaĂ®ne d’approvisionnement, signalant un impact Ă©conomique mondial majeur.

Réponse internationale

Les agissements de l’Iran Ă  l’intĂ©rieur et autour du dĂ©troit d’Ormuz ont Ă©tĂ© largement condamnĂ©s par la communautĂ© internationale et le Canada. Le 11 mars 2026, le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies (CSNU) a adoptĂ© la rĂ©solution 2817 sur les frappes de missiles et de drones iraniens contre les États membres du Conseil de coopĂ©ration des États arabes du Golfe et de la Jordanie. CoparrainĂ© par 135 pays, dont le Canada, le texte condamne les frappes iraniennes et exige la cessation immĂ©diate de ces attaques, dĂ©crites comme une violation du droit international et une menace pour la paix et la sĂ©curitĂ© internationales. Le 24 avril 2026, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation maritime internationale a appelĂ© Ă  la libĂ©ration des 20 000 marins bloquĂ©s dans le golfe Persique et a annoncĂ©, le 23 juin 2026, un plan d’évacuation. Dans des dĂ©clarations de mars 2026 et de juin 2026, les ministres des Affaires Ă©trangères du G7, dont le Canada, ont affirmĂ© l’importance de prĂ©server les voies maritimes et la sĂ©curitĂ© de la navigation, et ont rĂ©itĂ©rĂ© la nĂ©cessitĂ© absolue de rĂ©tablir de façon permanente une libertĂ© de navigation sĂ»re et sans frais dans le dĂ©troit d’Ormuz. Les dĂ©clarations soulignaient Ă©galement l’importance de minimiser les rĂ©percussions du conflit sur les partenaires rĂ©gionaux, les populations civiles et les infrastructures civiles, et la nĂ©cessitĂ© de coordonner les efforts d’aide humanitaire.

IndĂ©pendamment des efforts des États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont menĂ© des efforts internationaux et interrĂ©gionaux avec des partenaires, dont le Canada, pour affirmer leur engagement Ă  soutenir la libertĂ© de navigation dans le dĂ©troit d’Ormuz par des moyens diplomatiques, Ă©conomiques et militaires. Ces efforts comprennent des groupes de travail sur des questions Ă©conomiques et politiques, des dĂ©clarations de dirigeants et un soutien politique Ă  une mission maritime multinationale indĂ©pendante et strictement dĂ©fensive, annoncĂ©e le 14 mai 2026. Les 11 et 12 mai 2026, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncĂ© de nouvelles sanctions visant les activitĂ©s illicites de l’Iran, la dĂ©stabilisation rĂ©gionale et la rĂ©pression transnationale. Le 22 mai 2026, l’Union europĂ©enne a Ă©largi son rĂ©gime de sanctions contre l’Iran afin de cibler les personnes et les entitĂ©s qui menacent la libertĂ© de navigation dans le dĂ©troit d’Ormuz. Le 8 juin 2026, elle a imposĂ© des sanctions Ă  deux personnes et Ă  une entitĂ© entravant le passage en transit lĂ©gal et la libertĂ© de navigation dans le dĂ©troit d’Ormuz. Tout au long de la première moitiĂ© de 2026, les États-Unis ont imposĂ© Ă  l’Iran plusieurs sĂ©ries de sanctions et menĂ© des efforts pour bloquer les ambitions nuclĂ©aires de l’Iran, dont la perturbation de ses rĂ©seaux de contrebande de pĂ©trole. En mai et en juillet 2026, les États-Unis ont imposĂ© des sanctions Ă  des entitĂ©s liĂ©es Ă  l’extorsion d’activitĂ©s de navigation commerciale et Ă  la monĂ©tisation du dĂ©troit d’Ormuz.

Sanctions canadiennes contre l’Iran

En 2010, le Canada a Ă©tabli le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran (le Règlement visant l’Iran), conformĂ©ment Ă  la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES). Le 6 mars 2025, il a modifiĂ© le Règlement visant l’Iran pour Ă©largir la portĂ©e des critères d’inscription sur la liste de personnes dĂ©signĂ©es, afin de permettre l’imposition de sanctions en rĂ©ponse Ă  la menace en constante Ă©volution que pose l’Iran pour la paix et la sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion et le monde, ainsi que la dĂ©signation de tout haut fonctionnaire actuel ou ancien, au-delĂ  des cadres supĂ©rieurs du CGRI. Dans le cadre de ces modifications, 232 personnes et 260 entitĂ©s iraniennes ont Ă©tĂ© inscrites sur la liste de personnes et des entitĂ©s dĂ©signĂ©es en vertu de la LMES et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus (LJVDEC).

Objectif

Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran (les modifications) vise Ă  intensifier la pression pour que l’Iran change de comportement et Ă  envoyer un message clair selon lequel le Canada :

Description

Les modifications ajoutent cinq personnes Ă  l’annexe 1 du Règlement visant l’Iran pour leur rĂ´le dans des activitĂ©s qui portent atteinte Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales en entravant le droit de navigation autour du dĂ©troit d’Ormuz. Parmi les personnes dont le nom figure sur la liste (les personnes inscrites) se trouvent de hauts responsables du CGRI et de hauts responsables du gouvernement iranien liĂ©s Ă  la facilitation, Ă  la promotion et Ă  l’application militaire des mesures iraniennes, notamment dans le cadre de frappes contre des navires et des marins dans le dĂ©troit d’Ormuz et les environs, et d’autres frappes contre des civils et des infrastructures civiles dans les États de la rĂ©gion, qui contribuent Ă  l’instabilitĂ© rĂ©gionale et mondiale en cours. Par consĂ©quent, il est interdit Ă  quiconque au Canada et aux Canadiens Ă  l’étranger d’effectuer des opĂ©rations portant sur un bien dĂ©tenu par les personnes inscrites, de conclure une transaction avec l’une de ces personnes, de fournir des services Ă  l’une d’entre elles et de mettre autrement des biens Ă  leur disposition. Ces mesures rendront Ă©galement les personnes inscrites interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (LIPR). En vertu du Règlement visant l’Iran, les personnes inscrites peuvent demander Ă  la ministre des Affaires Ă©trangères de faire retirer leur nom de l’annexe des personnes dĂ©signĂ©es. La ministre doit dĂ©terminer s’il existe des motifs raisonnables de recommander Ă  la gouverneure en conseil de retirer leur nom.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada consulte régulièrement les intervenants pertinents, y compris les organisations de la société civile, les communautés culturelles et d’autres gouvernements aux vues similaires, pour discuter de l’approche du Canada quant à la mise en œuvre des sanctions.

En ce qui concerne ces modifications, une consultation publique n’aurait pas été appropriée avant leur entrée en vigueur, car elle aurait entraîné la divulgation du nom des personnes visées et, probablement, la fuite de leurs avoirs financiers.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été réalisée pour déterminer si les modifications risquaient de donner lieu à des obligations découlant de traités modernes. Après examen de la portée géographique et de l’objet des modifications à la lumière des traités modernes en vigueur, aucune obligation relative aux traités modernes n’a été relevée.

Choix de l’instrument

L’imposition de sanctions à l’encontre d’États et d’acteurs non étatiques étrangers est un outil crucial permettant à la communauté internationale de soutenir la paix et la sécurité et de faire respecter les normes et le droit internationaux. Le Parlement du Canada a adopté des dispositions législatives autorisant l’imposition de sanctions en vertu de la Loi sur les Nations Unies, de la LMES et de la LJVDEC.

Le Canada a mis en place un processus rigoureux de diligence raisonnable pour examiner et évaluer les cas susceptibles de justifier le recours à des sanctions. Compte tenu des éléments proposés dans les modifications, il s’avère que la LMES est l’instrument à privilégier.

Les sanctions prévues par la LMES sont imposées par la gouverneure en conseil, sur recommandation de la ministre des Affaires étrangères, dans le cadre d’un processus réglementaire. Les règlements constituent la seule option pour imposer des sanctions au Canada. Aucun autre instrument n’a pu être envisagé.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Pour le gouvernement du Canada, les coûts supplémentaires liés à l’administration et à l’application de ces nouvelles sanctions sont minimes. Étant donné que les modifications visent des personnes précises, elles auront moins d’incidence sur les entreprises canadiennes que des sanctions économiques générales traditionnelles, et elles entraîneront des effets limités sur les citoyens du pays des personnes inscrites. Selon un examen de données commerciales publiques mené par Affaires mondiales Canada, les personnes nouvellement inscrites ont des liens commerciaux limités avec le Canada et, par conséquent, elles n’ont pas de relations d’affaires importantes pour l’économie canadienne. Ces modifications ne devraient donc pas avoir d’incidence importante sur les Canadiens ni sur les entreprises canadiennes.

L’Agence des services frontaliers du Canada, la Gendarmerie royale du Canada, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ainsi que d’autres ministères et organismes, devront assumer de faibles coûts pour s’assurer que leurs systèmes pertinents incluent les personnes visées par ces modifications. Les institutions financières canadiennes seront tenues d’intégrer les personnes nouvellement inscrites dans leurs systèmes de conformité et de surveillance. Cela peut entraîner des ajustements administratifs mineurs, mais les coûts supplémentaires de conformité devraient généralement rester faibles.

Lentille des petites entreprises

L’analyse de la lentille des petites entreprises permet de conclure que les modifications auront peu d’effet sur les petites entreprises canadiennes. Les modifications en vue de l’inscription de nouvelles personnes et entités n’imposent aucune nouvelle exigence de conformité ni aucun fardeau administratif aux petites entreprises du Canada. Elles interdisent aux entreprises canadiennes de faire affaire avec les personnes inscrites, de leur fournir des services et de mettre autrement des biens à leur disposition, sans toutefois créer d’obligations à leur égard. Bien que les entreprises canadiennes puissent obtenir des permis au titre du Décret sur des autorisations par permis (mesures économiques spéciales), Affaires mondiales Canada ne prévoit aucune demande découlant de l’inscription des personnes. Par conséquent, cette exigence n’entraînerait pas de fardeau administratif supplémentaire. Les petites entreprises canadiennes sont également assujetties à l’obligation de communiquer certains renseignements en vertu du Règlement visant l’Iran, ce qui représenterait une exigence de conformité directe. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont des liens connus limités avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne s’attend pas à des divulgations découlant de ces modifications.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire pour les entreprises. La procĂ©dure de dĂ©livrance de permis aux entreprises correspond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» dans la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse. Toutefois, bien que des permis puissent ĂŞtre accordĂ©s Ă  titre exceptionnel dans le cadre du DĂ©cret sur des autorisations par permis (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales), Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis liĂ©e aux modifications, Ă©tant donnĂ© que les personnes inscrites ont des liens commerciaux limitĂ©s avec l’économie canadienne.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Ces modifications ne sont pas liées à un plan de travail ni à un engagement relevant d’un cadre officiel de coopération en matière de réglementation, mais visent plutôt à harmoniser les mesures du Canada avec celles d’alliés et de partenaires, tels que l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Obligations internationales

Le respect des obligations et des engagements internationaux du Canada a été pris en considération dans le cadre de l’élaboration des modifications.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les présentes modifications aient des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’il n’est pas nécessaire de procéder à une évaluation environnementale et économique stratégique.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune des personnes nouvellement inscrites n’a la citoyenneté canadienne. Par conséquent, la portée de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est limitée. Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une évaluation sur le genre et la diversité. Bien qu’elles soient destinées à faciliter un changement de comportement au moyen de pressions économiques sur des personnes et des entités dans des États étrangers, les sanctions prévues par la LMES peuvent néanmoins avoir des répercussions involontaires sur certains groupes et certaines personnes en situation de vulnérabilité. Les sanctions ciblées n’auront pas d’effet sur l’Iran dans son ensemble, mais plutôt sur les personnes soupçonnées de mener des activités qui constituent une atteinte continue à la paix et à la sécurité internationales. Par conséquent, il est peu probable qu’elles aient des effets importants sur des groupes vulnérables, contrairement aux sanctions économiques de portée générale adoptées habituellement à l’encontre d’un État.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement. En raison de leur inscription en vertu du Règlement visant l’Iran et conformĂ©ment Ă  l’application de l’alinĂ©a 35.1b) de la LIPR, les personnes inscrites sont interdites de territoire au Canada.

Les noms des personnes inscrites seront accessibles en ligne pour que les institutions financières puissent les examiner et seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cette mesure facilitera le respect du Règlement visant l’Iran.

Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux (SDC) d’Affaires mondiales Canada continuera d’aider ses clients Ă  bien comprendre la rĂ©glementation canadienne sur les sanctions, et notamment l’incidence du Règlement visant l’Iran sur toutes les activitĂ©s auxquelles les Canadiens pourraient participer, tant Ă  l’étranger qu’au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie Ă©galement ses efforts de sensibilisation partout au pays — notamment auprès des entreprises, des universitĂ©s et des gouvernements provinciaux et territoriaux — afin de mieux faire connaĂ®tre et respecter Ă  l’échelle nationale les sanctions imposĂ©es par le Canada.

La LMES permet aux agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada de veiller Ă  l’application des sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, ainsi que par les articles 487 Ă  490, 491,1 et 491,2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient volontairement au Règlement visant l’Iran est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© : par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an ou des deux; ou encore, par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

Coordonnées

Affaires mondiales Canada
Direction générale des sanctions
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
TĂ©lĂ©phone (sans frais) : 1‑833‑352‑0769
TĂ©lĂ©phone (local) : 343‑203‑3975
TĂ©lĂ©copieur : 613‑995‑9085
Courriel : sanctions@international.gc.ca