DĂ©cret fixant Ă  la date de prise du prĂ©sent dĂ©cret la date d’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur Maisons Canada : TR/2026-39

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 15

Enregistrement
TR/2026-39 Le 29 juillet 2026

LOI SUR MAISONS CANADA

Décret fixant à la date de prise du présent décret la date d’entrée en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur Maisons Canada

C.P. 2026-695 Le 7 juillet 2026

Sur recommandation du ministre de l’Infrastructure et des CollectivitĂ©s et en vertu de l’article 51 de la Loi sur Maisons Canada, chapitre 18 des Lois du Canada (2026), Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil fixe Ă  la date de prise du prĂ©sent dĂ©cret la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 1 Ă  28, 30 Ă  40, 42 Ă  46, 48 et 49 de cette loi.

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

Ce dĂ©cret, pris en vertu de l’article 51 de la Loi sur Maisons Canada (la Loi), fixe la date Ă  laquelle il est pris comme la date d’entrĂ©e en vigueur de toutes les dispositions de la Loi, Ă  l’exception des articles 29, 41 et 47.

Objectif

L’objectif de ce décret est de mettre en vigueur les dispositions de la Loi requises pour établir Maisons Canada (MC) en tant que société d’État, tout en retardant l’entrée en vigueur d’un nombre limité de dispositions jusqu’à ce que l’organisation puisse pleinement commencer ses activités en tant que société d’État.

Contexte

Maisons Canada a Ă©tĂ© annoncĂ©e dans le discours du TrĂ´ne de mai 2025, dans le cadre de l’engagement du gouvernement Ă  s’attaquer au problème de l’abordabilitĂ© du logement. MC a Ă©tĂ© lancĂ©e en septembre 2025 en tant qu’organisme de service spĂ©cial (OSS) au sein de Logement, Infrastructures et CollectivitĂ©s Canada (LICC). Cette structure de gouvernance provisoire visait Ă  permettre Ă  MC de commencer Ă  faire avancer son mandat pendant l’élaboration et l’entrĂ©e en vigueur de la lĂ©gislation visant Ă  Ă©tablir officiellement MC en tant que sociĂ©tĂ© d’État autonome.

La Loi, qui a reçu la sanction royale le 18 juin 2026, prĂ©voit la constitution de MC en tant que sociĂ©tĂ© d’État et autorise le gouverneur en conseil Ă  fixer diffĂ©rentes dates pour l’entrĂ©e en vigueur de diverses dispositions de la Loi. Cette approche a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e Ă  la lĂ©gislation afin de donner Ă  MC la souplesse nĂ©cessaire pour faire entrer les dispositions en vigueur en fonction de son Ă©tat de prĂ©paration opĂ©rationnelle lors de la transition d’une OSS Ă  une sociĂ©tĂ© d’État. Depuis la sanction royale, MC a continuĂ© de faire progresser les prĂ©paratifs de gouvernance, opĂ©rationnels et administratifs nĂ©cessaires pour soutenir sa transition vers une sociĂ©tĂ© d’État. Ce dĂ©cret met en vigueur les dispositions nĂ©cessaires Ă  ce stade de la transition, tout en reportant les articles 29, 41 et 47 Ă  une date ultĂ©rieure afin de donner Ă  MC plus de temps pour mener Ă  bien les processus de gouvernance, opĂ©rationnels et administratifs restants nĂ©cessaires pour assumer pleinement ses responsabilitĂ©s de sociĂ©tĂ© d’État.

Répercussions

Ce dĂ©cret fera de MC une sociĂ©tĂ© d’État, ce qui permettra la nomination des premiers membres du conseil d’administration, la dĂ©signation officielle du ministre responsable et l’établissement du siège social de MC. Il permettra Ă©galement d’établir les structures opĂ©rationnelles dont une sociĂ©tĂ© d’État a besoin, y compris les systèmes de gestion financière et de contrĂ´le interne, l’administration des ressources humaines et de la paye, la technologie de l’information et les ententes de services ministĂ©riels. Cela permet Ă  MC de commencer Ă  fonctionner dans le cadre de son mandat statutaire, dans le cadre d’une transition progressive qui reporte l’application de certaines dispositions et maintient les accords de l’OSS existants, assurant la continuitĂ© des engagements de projet existants de MC, des relations avec les partenaires, des approvisionnements, des accords de partenariat et des activitĂ©s de financement jusqu’à ce que les Ă©tapes de transition restantes pour fonctionner pleinement en tant que sociĂ©tĂ© d’État soient terminĂ©es.

Le moment de l’entrĂ©e en vigueur des trois articles en suspens (29, 41 et 47) sera dĂ©terminĂ© en fonction de l’état de prĂ©paration de MC Ă  fonctionner pleinement en tant que sociĂ©tĂ© d’État. Jusqu’à ce que les articles 29 et 41 entrent en vigueur par dĂ©cret, les paiements Ă  l’OSS de MC doivent continuer d’être effectuĂ©s par le ministre de l’Infrastructure et des CollectivitĂ©s, avec l’accord du ministre des Finances. Une fois que l’article 29 sera en vigueur, le ministre des Finances assumera la responsabilitĂ© de fournir un financement Ă  MC en tant que sociĂ©tĂ© d’État directement Ă  partir du TrĂ©sor. Une fois en vigueur, l’article 41 permettrait l’utilisation du TrĂ©sor pour soutenir toute entitĂ© dĂ©signĂ©e par le gouverneur en conseil qui mène des activitĂ©s liĂ©es Ă  MC. Une fois en vigueur, l’article 47 prĂ©voira le transfert du prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral de l’OSS Ă  la sociĂ©tĂ© d’État.

Consultation

LICC n’a pas menĂ© de consultations directes sur l’entrĂ©e en vigueur de la Loi. Toutefois, dans le cadre de l’étude de la Loi par le Parlement, 22 tĂ©moins ont tĂ©moignĂ© devant des comitĂ©s de la Chambre des communes et du SĂ©nat; et 44 mĂ©moires Ă©crits sur le projet de loi ont Ă©tĂ© soumis par des partenaires autochtones, des universitaires, des organismes sans but lucratif, l’industrie et des citoyens au ComitĂ© permanent des ressources humaines, du dĂ©veloppement des compĂ©tences, du dĂ©veloppement social et de la condition des personnes handicapĂ©es (HUMA) de la Chambre des communes. Les principaux thèmes de leurs commentaires comprenaient : dĂ©finir l’abordabilitĂ©; fixer des objectifs et Ă©tablir des mĂ©canismes transparents de production de rapports; donner la prioritĂ© aux populations dans le besoin; et utiliser des approches en matière de logement fondĂ©es sur les distinctions et dirigĂ©es par les peuples Autochtones.

La Loi donne Ă  MC la souplesse nĂ©cessaire pour adapter la mise en Ĺ“uvre de ses politiques et programmes au fil du temps en fonction de l’évolution des besoins en matière de logement, des conditions du marchĂ© et des points de vue des intervenants. Le ministre doit, en consultation avec le ministre des Finances, procĂ©der Ă  un examen des dispositions et de l’application de la Loi 5 ans après son entrĂ©e en vigueur et tous les 10 ans par la suite. Dans l’annĂ©e suivant chaque examen, le ministre doit dĂ©poser devant les deux chambres du Parlement un rapport qui doit ensuite ĂŞtre examinĂ© par un comitĂ© parlementaire, sĂ©natorial ou parlementaire mixte dĂ©signĂ©.

Personne-ressource

Marco Presutti
Secteur de la gestion de portefeuille, des investissements et des partenariats
Logement, Infrastructures et Collectivités Canada
TĂ©lĂ©phone : 613‑808‑8878
Courriel : marco.presutti@infc.gc.ca