Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi : DORS/2026-18

La Gazette du Canada, Partie II, volume 160, numéro 4

Enregistrement
DORS/2026-18 Le 5 fĂ©vrier 2026

LOI SUR L’ASSURANCE-EMPLOI

C.P. 2026-109 Le 5 fĂ©vrier 2026

En vertu du paragraphe 5(6)rĂ©fĂ©rence a et de l’article 54rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur l’assurance-emploirĂ©fĂ©rence c, la Commission de l’assurance-emploi du Canada prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi, ci-après.

Le 27 janvier 2026

Sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et en vertu du paragraphe 5(6)rĂ©fĂ©rence a et de l’article 54rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur l’assurance-emploirĂ©fĂ©rence c, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil agrĂ©e le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi, ci-après, pris par la Commission de l’assurance-emploi du Canada.

Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi

Modifications

1 L’alinĂ©a 7f) du Règlement sur l’assurance-emploirĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

2 (1) Le paragraphe 16(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Les allocations ne comprennent pas :

(2) L’alinĂ©a 16(3)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 L’article 50 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Mesures d’emploi

50 Pour l’application du sous-alinĂ©a 25(1)b)(i) de la Loi :

4 Le paragraphe 55(11) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(11) Le prestataire qui n’est pas un travailleur indĂ©pendant n’est pas inadmissible au bĂ©nĂ©fice des prestations du seul fait qu’il se trouve Ă  l’étranger s’il y exerce, avec l’approbation de la Commission, un emploi dans le cadre d’une mesure de soutien Ă  l’emploi prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 59b) de la Loi ou d’une mesure faisant l’objet d’un accord visĂ© Ă  l’article 63 de la Loi, lesquelles mesures sont mises sur pied afin d’aider les participants Ă  crĂ©er leur entreprise ou Ă  devenir travailleurs indĂ©pendants.

Entrée en vigueur

5 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement sur l’assurance-emploi n’a pas encore Ă©tĂ© mis Ă  jour pour reflĂ©ter les modifications lĂ©gislatives apportĂ©es Ă  la Loi sur l’assurance-emploi (LAE) par l’entremise de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022. Ces modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour corriger les dispositions incompatibles du Règlement sur l’assurance-emploi et les harmoniser avec les changements lĂ©gislatifs. Ces modifications doivent ĂŞtre apportĂ©es avant la mise en Ĺ“uvre de la nouvelle Subvention aux employeurs pour le maintien en emploi des travailleurs (la Subvention), qui sera la première mesure Ă  utiliser la partie II modifiĂ©e de la LAE comme fondement juridique. Une modification doit Ă©galement ĂŞtre apportĂ©e au Règlement sur l’assurance-emploi pour veiller Ă  ce que l’aide financière supplĂ©mentaire fournie dans le cadre de la Subvention ne soit pas dĂ©duite des prestations de l’assurance-emploi payables conformĂ©ment aux règles actuelles.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (le Règlement) modifie les articles 7f), 16(3)b), 50, et 55(11) qui dĂ©terminent la manière dont certaines mesures de soutien Ă  l’emploi doivent ĂŞtre traitĂ©es aux fins de la rĂ©munĂ©ration, de l’emploi assurable, de la disponibilitĂ© pour travailler et de l’inadmissibilitĂ© pour les prestataires Ă  l’étranger. Il modifie Ă©galement le paragraphe 16(2) du Règlement sur l’assurance-emploi pour veiller Ă  ce que le soutien du revenu reçu par l’entremise de la Subvention n’entraĂ®ne pas une dĂ©duction d’un dollar pour un dollar au titre des prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi.

Justification

Changements rĂ©glementaires aux fins d’harmonisation avec les changements lĂ©gislatifs apportĂ©s Ă  la partie II de la LAE

Le Règlement sur l’assurance-emploi fait actuellement rĂ©fĂ©rence Ă  des termes obsolètes liĂ©s Ă  des types de programmes particuliers qui ont dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă©tĂ© supprimĂ©s de la LAE en 2022 au moyen de modifications lĂ©gislatives apportĂ©es Ă  la partie II de la LAE par l’entremise de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022. Des changements rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour corriger les dispositions incompatibles et prĂ©server l’intĂ©gritĂ© et l’intention du rĂ©gime lĂ©gislatif et rĂ©glementaire de l’assurance-emploi. Ces changements doivent ĂŞtre effectuĂ©s avant la mise en Ĺ“uvre de la Subvention, qui sera la première nouvelle mesure Ă  utiliser la version modifiĂ©e de la partie II de la LAE comme fondement juridique. Les modifications rĂ©glementaires uniformisent la terminologie avec le cadre lĂ©gislatif actuel et assurent une application cohĂ©rente des dispositions modifiĂ©es. Elles n’établissent pas de nouveaux pouvoirs ni de nouvelles orientations stratĂ©giques et ne modifient pas les règles d’admissibilitĂ© aux prestations de l’assurance-emploi ou de Travail partagĂ©. Elles assurent plutĂ´t la clartĂ©, la conformitĂ© et la mise en Ĺ“uvre harmonieuse des mesures de soutien prĂ©vues Ă  la partie II de la LAE.

Changements réglementaires visant les employés participant au Travail partagé qui reçoivent une aide financière en vertu de la nouvelle Subvention

La nouvelle Subvention est conçue pour renforcer les soutiens pour des travailleurs et des employeurs par l’entremise du programme de Travail partagĂ©. Cependant, sans l’apport de changements supplĂ©mentaires au Règlement sur l’assurance-emploi, tout montant versĂ© par un employeur participant au Travail partagĂ© Ă  un employĂ© en formation qui participe au Travail partagĂ© sera dĂ©duit des prestations de l’assurance-emploi payables au travailleur, dollar pour dollar, en vertu des règles actuelles de l’assurance-emploi. Ce rĂ©sultat neutraliserait l’objectif prĂ©vu par la Subvention. Entre leur enregistrement et mars 2027, les modifications rĂ©glementaires devraient bĂ©nĂ©ficier Ă  environ 26 250 employĂ©s de tous les secteurs qui ont un accord de Travail partagĂ© et qui suivent une formation.

Enjeux

Le Règlement sur l’assurance-emploi comprend des dispositions qui se rapportent Ă  des types de programmes particuliers de la partie II de la LAE qui ont dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă©tĂ© supprimĂ©es de la Loi sur l’assurance-emploi (LAE) en 2022. Par consĂ©quent, des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires afin de rĂ©soudre les dispositions incompatibles dans le Règlement sur l’assurance-emploi et les harmoniser avec les changements lĂ©gislatifs. Ces modifications doivent ĂŞtre effectuĂ©es avant la mise en Ĺ“uvre de la nouvelle Subvention aux employeurs pour le maintien en emploi des travailleurs (la Subvention), qui sera la première mesure Ă  utiliser la version modifiĂ©e de la partie II de la LAE comme fondement juridique. Une modification rĂ©glementaire supplĂ©mentaire est requise pour Ă©viter que l’aide financière fournie au moyen de la nouvelle Subvention par les employeurs participant au Travail partagĂ© provoque une rĂ©duction automatique d’un dollar pour un dollar des prestations de l’assurance-emploi des employĂ©s participants.

Contexte

Changements rĂ©glementaires aux fins d’harmonisation avec les changements lĂ©gislatifs apportĂ©s Ă  la partie II de la LAE

La Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022 a apportĂ© des changements Ă  la partie II de la LAE pour Ă©largir l’admissibilitĂ© au rĂ©gime et pour s’éloigner d’une approche axĂ©e sur des types de programmes prĂ©cis, appelĂ©s « prestations d’emploi et mesures de soutien Â», au profit d’une approche axĂ©e sur les rĂ©sultats pour les aides Ă  la formation et Ă  l’emploi. Ces changements ont Ă©galement supprimĂ© l’exigence selon laquelle les mesures mises en Ĺ“uvre par un gouvernement ou un organisme public canadien, ou tout autre organisme devaient ĂŞtre similaires aux prestations d’emploi ou mesures de soutien Ă©tablies par la Commission de l’assurance-emploi du Canada (la Commission) pour ĂŞtre admissibles au versement d’une contribution relative financĂ©e par la partie II de la LAE. L’objectif de ces changements Ă©tait d’offrir une plus grande souplesse dans la conception et la mise en Ĺ“uvre de programmes financĂ©s au titre de la partie II de la LAE, de manière Ă  permettre leur adaptation Ă  un marchĂ© du travail en Ă©volution rapide.

Aucune modification correspondante n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement sur l’assurance-emploi depuis la modification de la partie II de la LAE. Les programmes existants qui reposent sur les pouvoirs de la partie II, tels que les Ententes sur le dĂ©veloppement du marchĂ© du travail (EDMT) et le Programme de formation pour les compĂ©tences et l’emploi destinĂ© aux Autochtones (FCEA), demeurent assujettis aux dispositions lĂ©gislatives en vigueur avant 2022. Une disposition transitoire dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022 prĂ©voyait que tous les accords conclus en vertu du rĂ©gime lĂ©gislatif antĂ©rieur continueraient d’être rĂ©gis par les dispositions en vigueur avant les modifications. Cependant, la Subvention, ainsi que toute autre nouvelle mesure financĂ©e en vertu des autoritĂ©s prĂ©vues Ă  la partie II de la LAE, seront assujetties au cadre lĂ©gislatif modifiĂ©.

Changements réglementaires visant les employés participant au Travail partagé qui reçoivent une aide financière en vertu de la nouvelle Subvention

Le programme de Travail partagé est une composante du régime de l’assurance-emploi qui aide les employeurs à éviter des mises à pied lorsqu’il y a une baisse temporaire du niveau normal d’activité de l’entreprise qui est hors du contrôle de l’employeur. Pour ce faire, il aide les employeurs à réduire les coûts salariaux jusqu’à ce que les affaires reprennent normalement, ce qui leur permet donc de maintenir en poste leurs employés qualifiés. Cela signifie que les employeurs évitent les processus coûteux de recrutement et de formation de nouveaux employés une fois que les activités reviennent à la normale. Entre-temps, le programme aide les employés admissibles participant au Travail partagé à conserver leurs compétences et leur emploi tout en leur offrant un complément salarial au moyen de prestations de Travail partagé de l’assurance-emploi pour les heures qu’ils ne travaillent pas.

Par exemple, dans un cas oĂą la production a ralenti et diminuĂ© Ă  80 % des volumes normaux, un employeur pourrait choisir de conclure un accord de Travail partagĂ© avec ses employĂ©s pour Ă©viter des mises Ă  pied. Les employĂ©s accepteraient tous de rĂ©duire temporairement leurs heures de travail de 20 % et de partager le reste du travail entre eux de façon Ă©gale pendant la durĂ©e de l’accord. Chaque employĂ© travaillerait quatre jours sur cinq et aurait congĂ© le cinquième jour chaque semaine. La journĂ©e oĂą les employĂ©s ne travaillent pas (il peut s’agir de jours rotatifs), ils recevraient des prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. Ces prestations sont structurĂ©es comme des prestations rĂ©gulières de l’assurance-emploi et sont versĂ©es Ă  hauteur de 55 % du revenu de l’employĂ© (jusqu’au seuil du maximum de la rĂ©munĂ©ration assurable) pour les heures qu’il ne travaille pas.

En vertu de la LAE, la Commission conserve le pouvoir discrétionnaire de mettre en place des mesures spéciales temporaires de Travail partagé pour réagir aux événements qui ont une incidence sur les niveaux d’activité, comme les droits de douane, les ralentissements économiques et les catastrophes naturelles. Des mesures spéciales temporaires ont été mises en place à diverses occasions, notamment lors de la récession de 2008-2009, de feux de forêt, d’inondations, de la pandémie de la COVID-19 ainsi que lors de différends commerciaux.

Plus rĂ©cemment, la Commission a mis en place des mesures spĂ©ciales temporaires de Travail partagĂ© en lien avec les droits de douane pour soutenir les employeurs et les travailleurs touchĂ©s par la menace ou la mise en Ĺ“uvre potentielle de droits de douane en Ă©largissant l’accès au Travail partagĂ© au moyen de mesures de flexibilitĂ© supplĂ©mentaires relatives aux exigences du programme (du 7 mars 2025 au 6 mars 2026). Ces flexibilitĂ©s comprennent l’assouplissement des critères d’admissibilitĂ© visant les employeurs et les employĂ©s et la prolongation de la durĂ©e maximale des accords de 38 semaines Ă  76 semaines. Les flexibilitĂ©s temporaires du Travail partagĂ© se sont avĂ©rĂ©es efficaces pour soutenir les employeurs, ce qui a menĂ© Ă  une utilisation accrue du programme parmi les entreprises de toutes tailles Ă  travers le pays, en particulier parmi celles dans les rĂ©gions et les secteurs les plus touchĂ©s par les droits de douane. De janvier 2025 Ă  janvier 2026, plus de 1 600 demandes de Travail partagĂ© ont Ă©tĂ© approuvĂ©es dans l’ensemble des secteurs de l’économie, alors que 81 % de toutes les demandes reçues indiquaient les droits de douane comme justification. Ce chiffre reprĂ©sente le double du nombre d’accords de Travail partagĂ© approuvĂ©s Ă  la mĂŞme pĂ©riode en 2024, soit 806. Au cours de la dernière annĂ©e, plus de 56 000 employĂ©s ont conclu des accords de Travail partagĂ©. Selon les estimations, ces accords ont aidĂ© Ă  Ă©viter environ 21 000 mises Ă  pied.

MalgrĂ© l’utilisation accrue du programme de Travail partagĂ© avec les mesures de flexibilitĂ© actuelles en place, certains grands employeurs et groupes de travailleurs dans les secteurs fortement exposĂ©s aux droits de douane continuent de soulever des inquiĂ©tudes concernant l’incidence potentielle sur le maintien en poste des travailleurs, en particulier pendant une pĂ©riode de restructuration ou de transformation opĂ©rationnelle. Ces inquiĂ©tudes peuvent s’expliquer par la forte baisse des revenus que peuvent connaĂ®tre les travailleurs pendant une pĂ©riode de prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. L’assurance-emploi ne remplace que 55 % du revenu d’un employĂ© jusqu’à concurrence de 68 900 $, ce qui correspond au maximum de la rĂ©munĂ©ration assurable pour 2026 en vertu du programme. Cela signifie que la prestation maximale de l’assurance-emploi est de 729 $ par semaine, ce qui Ă©quivaut Ă  un salaire annuel d’environ 37 895 $ pour 2026. Par exemple, un mĂ©tallurgiste bien rĂ©munĂ©rĂ© gagnant un salaire annuel d’environ 95 000 $ (c’est-Ă -dire supĂ©rieur au maximum de la rĂ©munĂ©ration assurable) peut n’avoir que 40 % de leur salaire remplacĂ© (taux de remplacement) pour les heures manquĂ©es pendant le Travail partagĂ©. Cette situation les incite moins Ă  conclure un accord de Travail partagĂ© et Ă  partager le travail disponible pendant que leur employeur restructure et transforme l’entreprise pour s’adapter au nouveau contexte Ă©conomique.

Afin d’amĂ©liorer davantage la rĂ©tention de l’effectif et de traiter la question du caractère adĂ©quat des prestations de Travail partagĂ© dans les industries touchĂ©es par les droits de douane, le premier ministre a annoncĂ©, le 26 novembre 2025, 102,7 millions de dollars sur deux ans, Ă  compter de 2025-2026, pour une nouvelle subvention pour les employeurs de Travail partagĂ© (c’est-Ă -dire la Subvention aux employeurs pour le maintien en emploi des travailleurs, ou la Subvention). La Subvention fait partie d’un ensemble plus large de mesures visant Ă  soutenir les secteurs les plus touchĂ©s par les droits de douane, notamment les industries de l’acier et du bois d’œuvre.

La Subvention sera disponible pour les employeurs de toute taille de tous les secteurs. Les employeurs admissibles sont ceux qui utilisent le Travail partagé pour éviter des mises à pied et qui s’engagent à favoriser des possibilités de formation et de perfectionnement pour leurs employés qui reçoivent des prestations de Travail partagé de l’assurance-emploi. La Subvention n’est pas conçue pour que les employeurs financent une formation propre aux travailleurs. Les fonds de la Subvention servent plutôt à permettre à ces entreprises d’offrir à leurs employés des sommes complémentaires à leur revenu pendant une période de Travail partagé afin de les aider à maintenir des niveaux de revenu plus près de leur salaire à temps plein pendant toute la durée de l’accord de Travail partagé.

Le montant des fonds fournis en vertu de la Subvention Ă  un employeur participant au Travail partagĂ© sera calculĂ© Ă  partir de la rĂ©munĂ©ration hebdomadaire moyenne des travailleurs d’une unitĂ© de Travail partagĂ©, dans le but d’aider les employĂ©s en formation Ă  atteindre environ 70 % de leur revenu rĂ©duit lorsqu’ils travaillent moins d’heures. Par exemple, un travailleur participant Ă  un accord de partage du travail pourrait voir son revenu rĂ©duit Ă  environ 60 % de son salaire habituel en raison d’une rĂ©duction du nombre d’heures travaillĂ©es. Les paiements provenant de la Subvention seront considĂ©rĂ©s comme des gains assurables provenant d’un emploi. Par consĂ©quent, toute subvention versĂ©e aux employĂ©s sera soumise aux retenues habituelles (c’est-Ă -dire les cotisations d’assurance-emploi, les cotisations au RĂ©gime de pensions du Canada et les impĂ´ts fĂ©dĂ©raux et provinciaux sur le revenu).

Pendant la pĂ©riode de versement de la Subvention, les employĂ©s continueraient Ă  percevoir un salaire pour les heures qu’ils travaillent encore, et les prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi contribueraient Ă  remplacer une partie du revenu perdu pour les heures non travaillĂ©es. Toutefois, le montant combinĂ© du salaire et des prestations de l’assurance-emploi pourrait encore ĂŞtre infĂ©rieur au niveau de soutien du revenu visĂ©. La Subvention fournirait donc un complĂ©ment supplĂ©mentaire afin que le revenu total du travailleur (c’est-Ă -dire la combinaison du salaire, prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi et de la Subvention) se rapproche d’environ 70 % de leur revenu habituel.

Cependant, si aucun changement n’est apporté au Règlement sur l’assurance-emploi, les fonds supplémentaires fournis par un employeur participant au Travail partagé à son employé qui participe également au Travail partagé et qui suit une formation seront considérés comme une allocation de formation et seront déduits des prestations de Travail partagé de l’employé à raison d’un dollar pour un dollar. Cette situation neutraliserait l’objectif visé par la Subvention d’offrir un soutien du revenu en plus des prestations de Travail partagé, dans le but plus large d’inciter les employeurs et les employés à participer au programme de Travail partagé et d’encourager les employés à suivre une formation. La participation accrue au programme de Travail partagé est importante pour aider à limiter les mises à pied et aider les employeurs à maintenir en poste leurs travailleurs qualifiés, à demeurer viables et à faire la transition vers la reprise complète de leurs activités.

Objectif

L’objectif des modifications rĂ©glementaires est de veiller Ă  ce que la terminologie et les règles techniques, notamment celles relatives Ă  la rĂ©munĂ©ration, Ă  l’emploi assurable, Ă  la disponibilitĂ© pour travailler et Ă  l’inadmissibilitĂ© pour les prestataires Ă  l’étranger, soient cohĂ©rentes avec la lĂ©gislation lorsque du nouveau financement est octroyĂ© en vertu de la partie II de la LAE, et de permettre la rĂ©alisation des avantages escomptĂ©s de la Subvention.

Description

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi modifie le Règlement sur l’assurance-emploi comme suit :

Emplois exclus des emplois assurables : L’alinĂ©a 7f) est modifiĂ© afin de supprimer les rĂ©fĂ©rences Ă  des programmes qui n’existent plus dans la LAE (prestations d’emploi intitulĂ©es Travail indĂ©pendant ou Partenariats pour la crĂ©ation d’emplois), tout en continuant de prĂ©ciser que la participation Ă  des activitĂ©s financĂ©es au titre de la partie II de la LAE correspondant Ă  l’intention initiale de ces programmes (dĂ©marrer une entreprise ou devenir travailleur indĂ©pendant, et expĂ©riences professionnelles de courte durĂ©e ou Ă  durĂ©e limitĂ©e) est exclue des emplois assurables aux fins de l’assurance-emploi. Cette exclusion des emplois assurables fait en sorte que ces types d’activitĂ©s d’emploi ne permettent pas aux individus de se requalifier aux prestations de la partie I de la LAE sur la base de leur participation Ă  ces programmes financĂ©s en vertu de la partie II. L’exigence selon laquelle une mesure doit ĂŞtre similaire aux prestations d’emploi ou aux mesures de soutien Ă©tablies par la Commission pour ĂŞtre admissible au versement d’une contribution relative est Ă©galement remplacĂ©e pour reflĂ©ter l’intention plus gĂ©nĂ©rale, prĂ©vue dans les modifications lĂ©gislatives, selon laquelle la mesure doit ĂŞtre conforme Ă  l’objet et aux lignes directrices de la partie II de la LAE.

DĂ©ductions pour les revenus ou les indemnitĂ©s perçus pendant un programme d’enseignement ou de formation : le paragraphe 16(2) est modifiĂ© pour prĂ©ciser qu’un bĂ©nĂ©ficiaire de prestations de Travail partagĂ© qui reçoit des indemnitĂ©s pour suivre un cours, un programme ou une formation par l’entremise de prestations d’emploi et de mesures de soutien mises en Ĺ“uvre par la Commission de l’assurance-emploi (par exemple par l’entremise de la Subvention) ne verra pas ses prestations de Travail partagĂ© rĂ©duites Ă  raison d’un dollar pour un dollar. Cette modification rĂ©glementaire assure que les prestataires peuvent recevoir Ă  la fois des prestations de Travail partagĂ© et l’indemnitĂ© fournie par leur employeur au moyen des fonds de Subvention sans que leurs prestations de l’assurance-emploi soient rĂ©duites.

DĂ©duction de la rĂ©munĂ©ration ou des allocations des prestations payables au titre de la partie I de la LAE : L’alinĂ©a 16(3)b) est modifiĂ© pour supprimer la rĂ©fĂ©rence Ă  la mesure intitulĂ©e « Partenariats pour la crĂ©ation d’emplois Â», laquelle a Ă©tĂ© retirĂ©e de la LAE, tout en continuant de prĂ©ciser que la rĂ©munĂ©ration ou les allocations dĂ©coulant de la participation Ă  des activitĂ©s financĂ©es en vertu de la partie II de la LAE conformes Ă  l’intention initiale du programme (expĂ©riences professionnelles de courte durĂ©e ou Ă  durĂ©e limitĂ©e) sont dĂ©duites des prestations payables Ă  la personne au titre de la partie I de la LAE. Le maintien de cette dĂ©duction permet d’éviter le dĂ©doublement des paiements en vertu de diffĂ©rents articles de la LAE. La rĂ©fĂ©rence Ă  l’ancien alinĂ©a 59d) de la LAE figurant Ă  l’alinĂ©a 16(3)b) du Règlement sur l’assurance-emploi est Ă©galement remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence correspondante au nouvel alinĂ©a 59b).

DisponibilitĂ© pour travailler : L’article 50 est modifiĂ© afin de supprimer la rĂ©fĂ©rence Ă  des programmes qui n’existent plus dans la LAE (prestations d’emploi intitulĂ©es Travail indĂ©pendant ou Partenariats pour la crĂ©ation d’emplois), tout en continuant de prĂ©ciser que les participants aux mesures financĂ©es en vertu la partie II de la LAE conformes Ă  l’intention initiale de ces programmes (dĂ©marrer une entreprise ou devenir travailleur indĂ©pendant, ou expĂ©riences professionnelles de courte durĂ©e ou Ă  durĂ©e limitĂ©e) sont rĂ©putĂ©s ĂŞtre en chĂ´mage, capables de travailler et disponibles Ă  cette fin, malgrĂ© leur participation Ă  l’activitĂ© d’emploi. Le fait d’être rĂ©putĂ©e disponible pour travailler permet Ă  la personne de continuer Ă  recevoir des prestations en vertu de la partie I de la LAE tout en participant Ă  ces types d’activitĂ©s d’emploi financĂ©es en vertu de la partie II.

InadmissibilitĂ© des prestataires Ă  l’étranger : Les rĂ©fĂ©rences Ă  la « prestation d’emploi intitulĂ©e Travail indĂ©pendant Â» et Ă  la mention « dans le cadre d’une prestation similaire Â» figurant Ă  l’alinĂ©a 55(11) sont supprimĂ©es, puisque ce programme particulier n’existe plus dans la LAE. La modification prĂ©voit toutefois le maintien d’une exception Ă  la règle gĂ©nĂ©rale selon laquelle un prestataire n’est pas admissible au bĂ©nĂ©fice des prestations du seul fait qu’il se trouve Ă  l’étranger, s’il y exerce un emploi dans le cadre d’une mesure financĂ©e en vertu de la partie II de la LAE conforme Ă  l’intention initiale de ce programme (dĂ©marrer une entreprise ou devenir travailleur indĂ©pendant). Cette exception Ă  l’inadmissibilitĂ© permet de veiller Ă  ce que les personnes employĂ©es dans le cadre de ce type d’activitĂ©s d’emploi puissent continuer Ă  recevoir des prestations lorsqu’elles se trouvent Ă  l’étranger.

Consultation

En dĂ©cembre 2025, une sĂ©ance concernant la Subvention a Ă©tĂ© tenue avec les reprĂ©sentants des employeurs et des travailleurs, en prĂ©sence des commissaires. MĂŞme si cela ne se rapporte pas directement aux modifications rĂ©glementaires, les groupes d’employeurs et de travailleurs ont tous deux insistĂ© sur le fait qu’il faudrait que la formation financĂ©e au moyen de la Subvention soit flexible et qu’elle rĂ©ponde aux besoins des employeurs et des travailleurs, notamment pour tenir compte des prĂ©occupations concernant la rĂ©duction des prestations que ces modifications rĂ©glementaires tentent d’aborder. Étant donnĂ© la nĂ©cessitĂ© d’adopter rapidement les modifications rĂ©glementaires pour soutenir la mise en Ĺ“uvre opportune de la Subvention et assurer un soutien fiable et continu pour les travailleurs, aucune autre consultation, y compris sur l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA), n’a Ă©tĂ© entreprise.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été réalisée. Elle a conclu qu’il n’y a aucune incidence sur les obligations découlant des traités modernes ou sur la mobilisation des populations autochtones.

Choix de l’instrument

La LAE confère Ă  la Commission, avec l’agrĂ©ment du gouverneur en conseil, le pouvoir de prendre un règlement prĂ©voyant la dĂ©duction des prestations de l’assurance-emploi pour la rĂ©munĂ©ration ou les allocations reçues au moment de la participation Ă  un cours ou programme d’instruction ou de formation. Modifier le Règlement sur l’assurance-emploi est nĂ©cessaire afin de l’harmoniser avec le cadre lĂ©gislatif actuel et d’assurer l’application cohĂ©rente des dispositions de la LAE, telles qu’elles ont Ă©tĂ© modifiĂ©es par l’entremise de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022. Des modifications doivent Ă©galement ĂŞtre apportĂ©es pour veiller Ă  ce que les indemnitĂ©s fournies par les employeurs aux bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ© en vertu de la nouvelle Subvention soient exemptĂ©es des dĂ©ductions de prestations de l’assurance-emploi.

Une modification réglementaire est le seul mécanisme disponible pour adapter le Règlement sur l’assurance-emploi comme prévu, car aucune autre option viable, réglementaire ou non, ne peut atteindre les objectifs. Des changements au régime ou des mesures administratives ne peuvent pas outrepasser les exigences réglementaires existantes.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une première Ă©tape importante dans l’élaboration d’une mĂ©thodologie coĂ»ts-avantages consiste Ă  Ă©tablir un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel les options peuvent ĂŞtre mesurĂ©es. Aux fins de cette ACA, les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaires sont les suivants :

Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence reflète le scĂ©nario qui existerait en l’absence d’une modification rĂ©glementaire. Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, la Subvention est mise en Ĺ“uvre sans changements rĂ©glementaires correspondants, ce qui ferait en sorte que le programme ne serait pas mis en Ĺ“uvre comme prĂ©vu. Les prestataires recevant la Subvention verraient leurs versements de la Subvention dĂ©duits Ă  raison d’un dollar pour un dollar de leurs prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. En effet, en vertu de l’article 16 du Règlement sur l’assurance-emploi, les allocations de formation sont dĂ©duites Ă  raison d’un dollar pour un dollar des prestations de l’assurance-emploi. Dans ce scĂ©nario, les employeurs ne seraient pas incitĂ©s Ă  prĂ©senter une demande de Subvention. Par consĂ©quent, aucun montant de subvention ne serait versĂ©, ce qui n’entraĂ®nerait aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi, que ce soit en matière de montants de subventions versĂ©es ou de coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  l’administration de la Subvention.

Dans le scénario réglementaire, le Règlement sur l’assurance-emploi serait modifié pour que la Subvention soit utilisée comme prévu. La modification assurerait que les indemnités payables par l’entremise de la Subvention à un prestataire participant au Travail partagé qui suit un cours, un programme d’enseignement ou une formation ne seront pas déduites des prestations de Travail partagé. Elle s’appliquerait à chaque semaine au cours de laquelle un prestataire peut recevoir des prestations de Travail partagé de l’assurance-emploi, à la date de l’entrée en vigueur du Règlement ou après cette date.

Il est prĂ©vu que 26 250 prestations bĂ©nĂ©ficieront de ce changement rĂ©glementaire, car ce dernier permettra aux prestataires de recevoir des fonds de la Subvention en plus de leurs prestations de Travail partagĂ©, c’est-Ă -dire qu’ils ne seront pas dĂ©duits des prestations de Travail partagĂ©.

Pour plus d’informations, un rapport d’ACA est disponible sur demande. Veuillez contacter benoit.cadieux@hrsdc-rhdcc.gc.ca pour en obtenir une copie.

Hypothèses générales

Les coûts et les avantages du scénario réglementaire ont été estimés principalement en fonction des données administratives de l’assurance-emploi. Des experts en la matière d’Emploi et Développement social Canada et de Service Canada ont été consultés afin d’estimer le temps nécessaire pour tous les rapports liés au programme de Travail partagé de l’assurance-emploi et à la Subvention.

Calculer les coĂ»ts du Règlement dĂ©pend des hypothèses suivantes :

Hypothèses concernant les paramètres de la Subvention

Les coĂ»ts et les avantages du scĂ©nario rĂ©glementaire ont Ă©tĂ© estimĂ©s en supposant que la Subvention comportera les paramètres suivants :

Avantages

Avantage no 1 : Subvention pour le maintien en poste des travailleurs conservĂ©e par les bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi

Intervenants : bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ© qui reçoivent la Subvention

Ces modifications s’appliqueront à toutes les prestations de Travail partagé de l’assurance-emploi pour lesquelles les bénéficiaires reçoivent un financement complémentaire pour des activités de formation versées dans le cadre de mesures de soutien à l’emploi de la partie II mises en place par la Commission de l’assurance-emploi (c’est-à-dire la Subvention).

Ces modifications rĂ©glementaires devraient profiter Ă  26 250 bĂ©nĂ©ficiaires ayant un accord de Travail partagĂ© en vigueur. Cet avantage est Ă©valuĂ© Ă  102,7 millions de dollars, ce qui Ă©quivaut Ă  la valeur estimĂ©e de la Subvention pour le maintien en poste des travailleurs qui sera versĂ©e aux employeurs pendant la pĂ©riode de 60 semaines (pour ĂŞtre ensuite redistribuĂ©e aux bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ©). Ce montant Ă©quivaut Ă©galement Ă  la valeur des sommes qui ne seront pas dĂ©duites des prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi des bĂ©nĂ©ficiaires, Ă  raison d’un dollar pour un dollar.

L’estimation du montant total de l’avantage est calculĂ©e en fonction du salaire hebdomadaire moyen des travailleurs de tous les secteurs qui participent au Travail partagĂ© (1 361 $), du nombre prĂ©vu de participants au Travail partagĂ© qui suivraient de la formation (26 250), du nombre maximum de semaines de paiement de la Subvention (60 semaines), ainsi que de la rĂ©duction moyenne du nombre d’heures de travail des participants aux accords de Travail partagĂ© (29 %).

Selon les donnĂ©es administratives de l’assurance-emploi, le montant total des prestations versĂ©es devrait ĂŞtre rĂ©parti entre 80,71 millions de dollars en 2026 et 22,01 millions de dollars en 2027.

Tableau 1 : Tableau rĂ©capitulatif des avantages
Description des avantages Montant complĂ©mentaire (A)  Participants au Travail partagĂ© qui suivent de la formation (B)  Nombre de semaines de Travail partagĂ© (C)  Total des avantages (= A x B x C) 
Prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi touchĂ©es par le Règlement 65,20 $ 26 250  60 semaines  102,7 M$

Remarque : Le montant complĂ©mentaire est calculĂ© en fonction d’un salaire annuel moyen de 71 000 $ et d’un taux de rĂ©duction de 29 %. Veuillez noter que les nombres du tableau ci-dessus pourraient ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s en raison des arrondissements.

Coûts

CoĂ»t no 1 : coĂ»ts pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

Intervenant : Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

Les modifications rĂ©glementaires entraĂ®neront des coĂ»ts pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi Ă©quivalant aux sommes versĂ©es aux employeurs et transmises par la suite aux travailleurs qui suivent de la formation tout en recevant des prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. Puisque les montants de la Subvention ne seront plus dĂ©duits des prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi, cela entraĂ®nera des coĂ»ts d’un montant total non actualisĂ© de 102,7 millions de dollars pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi.

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, ces coĂ»ts n’existeraient pas, puisqu’il est supposĂ© que la Subvention ne serait pas utilisĂ©e. Selon les donnĂ©es administratives de l’assurance-emploi, le montant total des coĂ»ts pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi devrait ĂŞtre rĂ©parti entre 80,71 millions de dollars en 2026 et 22,01 millions de dollars en 2027.

Tableau 2 : Tableau récapitulatif des coûts pour le Compte des opérations de l’assurance-emploi
Description des coĂ»ts Intervenants Montant complĂ©mentaire (A)  Participants au Travail partagĂ© qui suivent de la formation (B)  Semaines de Travail partagĂ© (C)  Total des avantages (= A x B x C) 
CoĂ»ts pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi 65,20 $ 26 250  60 semaines  102,7 M$
CoĂ»t no 2 : coĂ»ts pour le Gouvernement du Canada (Emploi et DĂ©veloppement social Canada / Service Canada)

Intervenant : Gouvernement du Canada (Emploi et DĂ©veloppement social Canada [EDSC] / Service Canada)

EDSC / Service Canada devra assumer des coĂ»ts pour Ă©laborer les documents nĂ©cessaires Ă  l’administration de la Subvention. Les agents auront Ă©galement besoin de rĂ©aliser les activitĂ©s relatives Ă  la Subvention, par exemple traiter les nouvelles demandes de Travail partagĂ© et de Subvention, dĂ©terminer l’admissibilitĂ© Ă  la Subvention, verser la Subvention aux employeurs, surveiller l’utilisation et l’adoption de la Subvention dans le cadre de rapports prĂ©sentĂ©s par les employeurs, ainsi que calculer et rapprocher les montants de la Subvention en fonction de la participation Ă  de la formation admissible. Les activitĂ©s supplĂ©mentaires comprennent le temps nĂ©cessaire Ă  la supervision du programme et Ă  l’orientation fonctionnelle, ainsi qu’à la crĂ©ation de documents et d’outils de formation destinĂ©s aux agents de traitement et de centres d’appels.

Selon les estimations, ces modifications se traduiront par un coĂ»t opĂ©rationnel de 9,45 millions de dollars en 2026 et de 2,50 millions de dollars en 2027.

CoĂ»t no 3 : coĂ»ts pour les employeurs

Les coûts pour les employeurs sont séparés selon les coûts pour les employeurs ayant déjà des accords de Travail partagé pour présenter une demande de Subvention et remettre les rapports requis à Service Canada, et ceux qui seront incités à en conclure en raison de la Subvention. Les employeurs incités assumeront les coûts associés à la présentation d’une demande de Travail partagé, la présentation d’une demande de Subvention, ainsi que les coûts associés aux rapports requis.

De plus, même si les employeurs engagent des frais liés à la Subvention, il convient de noter que les demandes de Subvention sont volontaires. Ainsi, il est supposé que les employeurs qui choisissent de présenter une demande de Subvention sont au courant de ces coûts et qu’ils choisissent de les assumer parce que les avantages globaux surpassent les coûts.

Intervenants : employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords de Travail partagĂ©

Cette catĂ©gorie d’employeurs comprend les employeurs ayant dĂ©jĂ  conclu des accords de Travail partagĂ© de mĂŞme que ceux qui auraient adhĂ©rĂ© au programme de Travail partagĂ© sans Ă©gard au Règlement, et qui prĂ©senteront une demande de Subvention. Trois types de coĂ»ts sont imputĂ©s Ă  ces employeurs : les coĂ»ts liĂ©s Ă  la prĂ©sentation d’une demande de Subvention, les coĂ»ts associĂ©s aux rapports de mi-parcours et de fin de parcours exigĂ©s pour recevoir les deuxième et troisième versements des fonds et les coĂ»ts liĂ©s Ă  la prĂ©sentation du rapport final du programme.

Le premier coĂ»t est la prĂ©sentation d’une demande de Subvention. Selon les estimations, 660 demandes seront envoyĂ©es en 2026 et 0 en 2027. Toujours selon les estimations, les employeurs (c’est-Ă -dire les professionnels des RH) mettront deux heures Ă  remplir le formulaire de demande. Les demandeurs de la Subvention prĂ©senteront leur demande en 2026 et les employeurs ne devront remplir qu’un formulaire de demande au cours de leur accord de Travail partagĂ©. Les coĂ»ts totaux pour les employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords de Travail partagĂ© qui prĂ©sentent une demande de Subvention sont estimĂ©s Ă  56 364 $ (non actualisĂ©s) en 2026 et Ă  0 $ en 2027.

Après avoir soumis leur première demande, les employeurs doivent prĂ©senter des rapports d’avancement de mi-parcours et de fin de parcours afin de recevoir les deuxième et troisième versements de la Subvention. Selon les estimations, les employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords en place prĂ©senteront 660 rapports de mi-parcours en 2026 et 660 rapports de fin de parcours en 2027. Ces rapports d’avancement permettent Ă  Service Canada de faire le rapprochement entre les paiements de la Subvention et le nombre d’employĂ©s qui participent Ă  de la formation afin d’éviter les trop-payĂ©s. Les employeurs devraient y consacrer une heure et demie. Les rapports de mi-parcours et de fin de parcours coĂ»teront aux employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords de Travail partagĂ© 42 273 $ en 2026 et 42 273 $ en 2027, soit un total de 84 546 $ (non actualisĂ©s).

Les employeurs devront remplir le rapport final du programme exigĂ© par Service Canada Ă  la fin de l’accord de Travail partagĂ© lorsque tous les montants de la Subvention auront Ă©tĂ© versĂ©s. Service Canada se servira de ce rapport pour Ă©valuer si la Subvention a efficacement encouragĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ© Ă  participer Ă  des activitĂ©s de formation. Les employeurs prĂ©senteront 0 rapport en 2026 et 660 rapports en 2027. Il faudrait une heure et demie pour remplir le rapport final. Les rapports finaux du programme coĂ»teront aux employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords de Travail partagĂ© 0 $ en 2026 et 42 273 $ en 2027 (non actualisĂ©s).

Au total, il est prĂ©vu que les employeurs ayant dĂ©jĂ  des accords de Travail partagĂ© supportent des coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la Subvention (soit les coĂ»ts associĂ©s Ă  la demande de Subvention, Ă  la prĂ©paration des rapports de mi-parcours et de fin de parcours, ainsi qu’à la production du rapport final) s’élevant Ă  183 183 $ (non actualisĂ©s) en raison de ce Règlement. Sur ces coĂ»ts, 98 637 $ seront assumĂ©s en 2026 et 84 546 $ en 2027.

Intervenants : employeurs nouvellement incitĂ©s Ă  conclure un accord de Travail partagĂ©

Cette catégorie regroupe des employeurs ayant été nouvellement incités à conclure un accord de Travail partagé en raison de la disponibilité de la Subvention. Ces employeurs devront assumer de nouveaux coûts associés à la présentation d’une demande et à la participation au programme de Travail partagé, ainsi que les coûts liés à la présentation d’une demande de Subvention et à la perception de cette dernière.

Coûts du Travail partagé

Les employeurs devront assumer des coĂ»ts au moment de prĂ©senter une demande au programme de Travail partagĂ©. Ces coĂ»ts sont Ă©valuĂ©s comme Ă©tant le temps nĂ©cessaire aux employeurs pour remplir le formulaire de demande en ligne de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. Selon les estimations, 277 employeurs en tout seront nouvellement incitĂ©s Ă  prĂ©senter une demande de prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. Ces nouveaux accords de Travail partagĂ© seront Ă©tablis en 2026. Selon les estimations, il faudra trois heures aux employeurs pour prĂ©senter une demande d’accord de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi. Il est prĂ©vu que la prĂ©sentation d’une demande au programme de Travail partagĂ© coĂ»te 35 484 $ en 2026 et 0 $ en 2027 (non actualisĂ©s) aux employeurs ayant conclu de nouveaux accords de Travail partagĂ©.

Afin de pouvoir participer au programme de Travail partagĂ©, les employeurs sont tenus de remplir des rapports hebdomadaires sur leur utilisation du programme, rapports qui font le suivi du nombre rĂ©el d’heures travaillĂ©es par rapport au nombre d’heures rĂ©duites pour chaque employĂ© qui participe Ă  un accord de Travail partagĂ©. Ces rapports sont un outil essentiel qui vise Ă  aider EDSC Ă  dĂ©terminer le bon montant de prestations de l’assurance-emploi Ă  verser dans le cadre du programme : il s’agit d’un bilan hebdomadaire des heures de travail rĂ©duites, des heures de travail manquĂ©es, des fermetures pour jours fĂ©riĂ©s, etc. Selon les estimations, il faut une heure et demie Ă  un employeur pour remplir chaque semaine ces rapports hebdomadaires. Il est prĂ©vu que 277 employeurs ayant conclu de nouveaux accords de Travail partagĂ© remplissent chacun 76 rapports sur deux pĂ©riodes de 12 mois (2026 et 2027). Cela entraĂ®nera des coĂ»ts estimĂ©s Ă  1 348 381 dollars (non actualisĂ©s) pour les employeurs nouvellement incitĂ©s.

Les coĂ»ts totaux du Travail partagĂ© pour les employeurs nouvellement incitĂ©s (c’est-Ă -dire les coĂ»ts des rapports d’utilisation et les coĂ»ts liĂ©s Ă  la demande de participation au programme de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi) s’élèvent Ă  851 609 $ en 2026 et Ă  532 256 $ en 2027, pour un total de 1 383 864 $ (non actualisĂ©s).

Coûts de la Subvention

Il est prĂ©vu que 227 demandes de Subvention soient prĂ©sentĂ©es en 2026 par des employeurs nouvellement incitĂ©s, et qu’aucune demande de Subvention ne soit prĂ©sentĂ©e en 2027 par des employeurs ayant de nouveaux accords de Travail partagĂ©. Selon les estimations, un employeur mettra deux heures Ă  prĂ©senter une demande de Subvention. Les coĂ»ts totaux sont estimĂ©s Ă  23 656 $ en 2026 et Ă  0 $ en 2027 (non actualisĂ©s).

Selon les estimations, les employeurs ayant de nouveaux accords de Travail partagĂ© rempliront 277 rapports de mi-parcours en 2026 et 277 rapports de fin de parcours en 2027. Remplir chaque rapport devrait nĂ©cessiter une heure et demie. Les rapports de mi-parcours et de fin de parcours coĂ»teront 17 742 $ en 2026 et 17 742 $ en 2027 aux employeurs ayant de nouveaux accords de Travail partagĂ©, pour un total de 35 484 $ (non actualisĂ©s).

Les employeurs ayant de nouveaux accords de Travail partagĂ© rempliront 0 rapport final du programme en 2026 et 277 rapports en 2027. La prĂ©paration et la soumission de ces rapports devraient prendre une heure et demie. Les rapports finaux du programme coĂ»teront 0 $ en 2026 et 17 742 $ en 2027 (non actualisĂ©s) aux employeurs ayant de nouveaux accords de Travail partagĂ©.

Au total, les coĂ»ts liĂ©s Ă  la Subvention pour les employeurs nouvellement incitĂ©s (c’est-Ă -dire les coĂ»ts associĂ©s Ă  la prĂ©sentation d’une demande de Subvention, Ă  la production des rapports de mi-parcours et de fin de parcours et Ă  la production du rapport final du programme) s’élèvent Ă  41 398 $ en 2026 et Ă  35 484 $ en 2027, pour un total de 76 881 $ (non actualisĂ©s).

CoĂ»t no 4 : coĂ»ts pour les employĂ©s nouvellement incitĂ©s Ă  prĂ©senter une demande de prestations de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi

Intervenants : employĂ©s

Certains employés qui n’ont pas d’accord de Travail partagé pourraient être incités à en avoir un après la mise en place de la Subvention. Pour que les prestations de Travail partagé de l’assurance-emploi soient versées, chaque employé visé par un accord de Travail partagé en vigueur doit présenter une demande et être admissible aux prestations de l’assurance-emploi en utilisant un code de référence spécial pour le Travail partagé qui lui a été attribué par son employeur ou son représentant syndical. Ce coût ne s’applique qu’aux employés nouvellement incités à présenter une demande de prestations de Travail partagé en raison de la mise en place de la Subvention.

Selon les estimations, les employĂ©s passent 1 heure Ă  prĂ©senter une demande de prestations de l’assurance-emploi, ce qui comprend le temps nĂ©cessaire pour remplir les formulaires en ligne et recueillir de l’information auprès de leurs employeurs (par exemple le code de rĂ©fĂ©rence du Travail partagĂ©). Puisque ces travailleurs sont motivĂ©s par la disponibilitĂ© de la Subvention, toutes les demandes de Travail partagĂ© seront prĂ©sentĂ©es en 2026, au moment de la mise en place de la Subvention. Les employĂ©s ne devront remplir qu’un seul formulaire. L’analyse se base sur un salaire horaire de 38,89 $ (le revenu hebdomadaire de la population cible est de 1 361 $ divisĂ© par 35 heures). Quelque 7 767 demandes de Travail PartagĂ© de l’assurance-emploi sont prĂ©vues en 2026 et aucune en 2027. Il en rĂ©sulte un coĂ»t total de 302 025 $ (non actualisĂ©s) pour les employĂ©s.

Il est important de noter que la Subvention n’entraînera aucun coût supplémentaire pour les employés, puisqu’il incombe aux employeurs de remplir le rapport associé à la demande de Subvention.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 3 : Avantages financiers (estimations)
Intervenants touchés Description des avantages Année de référence
(2026)
Dernière année
(2027)
Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Participants Ă  un accord de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi qui reçoivent la Subvention Subvention conservĂ©e par les participants Ă  un accord de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi 80,71 M$ 22,01 M$  94,66 M$  52,36 M$ 
Total des avantages  80,71 M$ 22,01 M$ 94,66 M$ 52,36 M$
Tableau 4 : CoĂ»ts financiers (estimations)
Intervenants touchés Description des coûts Année de référence
(2026)
Dernière année
(2027)
Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi CoĂ»ts de la Subvention pour le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi 80,71 M$ 22,01 M$  94,66 M$  52,36 M$ 
Gouvernement CoĂ»ts de traitement et de mise en place 9,45 M$ 2,50 M$ 11,02 M$ 6,09 M$
Employeurs Accords actuels (coĂ»ts liĂ©s aux demandes de Subvention et Ă  l’établissement de rapports) 0,10 M$ 0,08 M$ 0,17 M$ 0,09 M$
Employeurs nouvellement incitĂ©s (coĂ»ts liĂ©s aux demandes du programme de Travail partagĂ© et aux demandes de Subvention et Ă  l’établissement de rapports) 0,89 M$ 0,57 M$ 1,33 M$ 0,74 M$
Employeurs nouvellement incitĂ©s qui prĂ©sentent une demande de Travail partagĂ© 0,30 M$ 0,00 $ 0,28 M$ 0,16 M$
Tous les intervenants  CoĂ»ts totaux  91,46 M$ 25,16 M$ 107,45 M$ 59,43 M$
Tableau 5 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages financiers (en millions de dollars)
Incidences Année de référence
(2026)
Dernière année
(2027)
Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des coĂ»ts 91,46 M$ 25,16 M$ 107,45 M$ 59,43 M$
Total des avantages 80,71 M$ 22,01 M$  94,66 M$  52,36 M$ 
CoĂ»t net 10,74 M$ 3,15 M$ 12,79 M$ 7,08 M$
Impacts qualitatifs et quantitatifs

Lentille des petites entreprises

Afin d’évaluer les rĂ©percussions sur les petites entreprises au Canada, la prĂ©sente analyse suppose que 48 % des employeurs touchĂ©s par ce règlement sont de petites entreprises (450) et que 48 % des coĂ»ts liĂ©s au Règlement sont supportĂ©s par les petites entreprises.

Le fardeau administratif imposĂ© aux petites entreprises est principalement associĂ© Ă  la Subvention. La Subvention a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e Ă  partir des donnĂ©es du programme, des rĂ©sultats d’évaluation et des consultations menĂ©es auprès de l’employeur et des groupes syndicaux sur la modernisation du Travail partagĂ©, en particulier dans le contexte des droits de douane. La conception du programme a Ă©galement tenu compte des caractĂ©ristiques historiques et des habitudes d’utilisation du Travail partagĂ© par les employeurs en reconnaissant que les petites et moyennes entreprises du secteur de la fabrication reprĂ©sentent la plus grande partie des employeurs ayant recours au Travail partagĂ©. Par consĂ©quent, elles sont susceptibles, proportionnellement, d’être les principales utilisatrices de la Subvention. Ces coĂ»ts seront supportĂ©s par l’ensemble des 450 petites entreprises qui devraient ĂŞtre concernĂ©es. Cela comprend 317 employeurs ayant dĂ©jĂ  conclu des accords de Travail partagĂ© et 133 employeurs nouvellement incitĂ©s Ă  le faire. Les coĂ»ts administratifs comprennent la prĂ©sentation d’une demande de Subvention, la prĂ©paration des rapports intermĂ©diaires et finaux et la rĂ©daction du rapport final sur le programme.

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les 133 petites entreprises incitĂ©es Ă  adhĂ©rer au programme de Travail partagĂ© en raison de ce règlement comprennent la participation au programme de Travail partagĂ© et le fait de remplir des rapports d’utilisation hebdomadaires. Toutes les activitĂ©s administratives sont conçues pour assurer l’intĂ©gritĂ© du programme et rĂ©duire au minimum le fardeau administratif imposĂ© aux employeurs.

Il n’y a pas de souplesse en matière de réglementation pour les petites entreprises, car les exigences sont nécessaires pour que Service Canada puisse calculer les prestations des employés, assurer le respect des règles du programme de Travail partagé de l’assurance-emploi et la conformité avec les paramètres de la Subvention pour le maintien en poste des travailleurs. Ces exigences s’appliqueront de la même façon à tous les employeurs. Toutefois, les paramètres de la Subvention ont été conçus dans un esprit de flexibilité, afin d’assurer un large accès à la formation, comme l’ont souligné les groupes d’employeurs et syndicaux. Cela permet une variété de formats de formation adaptés aux besoins de chaque employeur et qui n’ont pas à mener à des certifications officielles (car celles-ci peuvent souvent être des formes de formation plus coûteuses). Reconnaissant que les employeurs de petites et moyennes entreprises disposent de ressources limitées pour planifier et offrir une formation formelle, l’admissibilité comprend des offres de formation informelle, comme la formation en cours d’emploi. EDSC fournira également des conseils aux employeurs participant au Travail partagé qui présentent une demande de Subvention, au sujet des offres de cours pertinents, notamment par l’intermédiaire de la nouvelle plateforme en ligne de Guichet-Emplois, soit l’Outil de recherche de formation.

L’objectif du Règlement et de la Subvention est d’aider les employeurs, y compris (mais sans s’y limiter) les petites et moyennes entreprises, à conserver leur main-d’œuvre qualifiée durant un ralentissement temporaire de la production.

Résumé de la lentille des petites entreprises

Avantages

Ces changements réglementaires n’entraîneront pas d’avantages financiers pour les petites entreprises.

Tableau 6 : Coûts
Administratifs ou de conformitĂ© Description des coĂ»ts Valeur actualisĂ©e  Valeur annualisĂ©e
Administratifs PrĂ©sentation d’une demande de Subvention (accords dĂ©jĂ  en place) 25 296 $ 3 602 $
Rapports de mi-parcours et de fin de parcours (accords dĂ©jĂ  en place) 36 703 $ 5 226 $
Rapport final du programme (accords dĂ©jĂ  en place) 17 731 $ 2 524 $
ConformitĂ© PrĂ©sentation d’une demande de Travail partagĂ© (nouveaux accords) 15 920 $ 2 267 $
Rapports d’utilisation hebdomadaires (nouveaux accords) 585 167 $ 83 315 $
Administratifs PrĂ©sentation d’une demande de Subvention (nouveaux accords) 10 613 $ 1 511 $
Rapports de mi-parcours et de fin de parcours (nouveaux accords) 15 399 $ 2 192 $
Rapport final du programme (nouveaux accords) 7 439 $ 1 059 $
Total Total des coĂ»ts 714 269 $ 101 696 $
Tableau 7 : répercussions nettes
Montant Valeur actualisĂ©e  Valeur annualisĂ©e
Répercussions nettes sur toutes les petites entreprises touchées
[total des avantages moins le total des coûts]
-714 269 $ -101 696 $
Répercussions nettes moyennes sur chaque petite entreprise touchée
[répercussions nettes divisées par le nombre de petites entreprises touchées]
-1 587 $ -226 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Le Règlement est considĂ©rĂ© comme un fardeau administratif en vertu de la règle, et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. Les modifications entraĂ®neront un coĂ»t administratif total annualisĂ© de 9 460 $.

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, l’évaluation des rĂ©percussions administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour une pĂ©riode de 10 ans Ă  compter de la date Ă  laquelle le Règlement est enregistrĂ©. Toutes les valeurs indiquĂ©es dans cette section sont prĂ©sentĂ©es en dollars de 2012 et actualisĂ©es au taux de 7 % par rapport Ă  2012.

Les modifications feront en sorte que les employeurs qui ont des accords de Travail partagĂ©, qu’ils soient nouveaux ou dĂ©jĂ  en place, devront remplir une demande de Subvention dont le coĂ»t total annualisĂ© est de 3 001 $. Jusqu’à 938 entreprises consacreront deux heures Ă  cette tâche une seule fois en 2026. Le salaire moyen (y compris les frais gĂ©nĂ©raux) de la personne responsable est estimĂ© Ă  31,04 $.

Les modifications feront en sorte que les employeurs qui ont des accords de Travail partagĂ©, qu’ils soient nouveaux ou dĂ©jĂ  en place, devront remplir des rapports de mi-parcours et de fin de parcours dont le coĂ»t total annualisĂ© sera de 4 355 $. Jusqu’à 938 entreprises consacreront une heure et demie Ă  cette tâche une fois par annĂ©e (un rapport de mi-parcours en 2026 et un rapport de fin de parcours en 2027). Le salaire moyen (y compris les frais gĂ©nĂ©raux) de la personne responsable est estimĂ© Ă  31,04 $.

Les modifications feront en sorte que les employeurs qui ont des accords de Travail partagĂ©, qu’ils soient nouveaux ou dĂ©jĂ  en place, devront rĂ©diger un rapport final sur le programme, dont le coĂ»t total annualisĂ© sera de 2 104 $. Jusqu’à 938 entreprises consacreront une heure et demie Ă  cette tâche une fois en 2027. Le salaire moyen (y compris les frais gĂ©nĂ©raux) de la personne responsable est estimĂ© Ă  31,04 $.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’a pas de répercussions sur les accords, les obligations ou les normes volontaires à l’échelle internationale. Il ne vise pas à minimiser ou à réduire les différences réglementaires ni à accroître la compatibilité réglementaire avec une autre administration. Il n’introduit pas d’exigences canadiennes particulières qui diffèrent de la réglementation existante dans d’autres administrations dans le cadre d’un programme international.

Le régime d’assurance-emploi est un programme fédéral qui s’applique partout au Canada.

Obligations internationales

Le Règlement n’est pas assujetti aux obligations prévues dans les accords commerciaux internationaux du Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément aux lignes directrices sur la réalisation d’évaluations environnementales et économiques stratégiques (EEES), un gabarit de l’Optique de climat, de nature et d’économie (OCNE) a été rempli. Cela a permis de conclure que ni une évaluation des répercussions sur l’environnement et l’économie ni une évaluation des considérations transversales n’est requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

Changements rĂ©glementaires aux fins d’harmonisation avec les changements lĂ©gislatifs apportĂ©s Ă  la partie II de la l’assurance-emploi

Les modifications apportĂ©es Ă  des fins d’harmonisation avec les changements lĂ©gislatifs touchant la partie II de l’assurance-emploi constituent une rĂ©vision de la terminologie visant Ă  assurer l’application cohĂ©rente des dispositions modifiĂ©es. Elles ne devraient pas avoir d’incidence sur des groupes particuliers, puisqu’elles n’établissent ni nouveaux pouvoirs ni nouvelles orientations stratĂ©giques et ne modifient pas les règles d’admissibilitĂ©. Elles visent plutĂ´t Ă  assurer la clartĂ©, la conformitĂ© et la mise en Ĺ“uvre harmonieuse des mesures de soutien prĂ©vues Ă  la partie II de l’assurance-emploi.

Changements réglementaires visant les employés participant au Travail partagé qui reçoivent une aide financière en vertu de la nouvelle subvention

La population ciblĂ©e par ce règlement est composĂ©e des travailleurs qui ont un accord de Travail partagĂ© de l’assurance-emploi en vigueur et dont l’employeur utilise la Subvention et s’engage Ă  les aider Ă  suivre une formation les jours oĂą ils ne travaillent pas et oĂą ils reçoivent des prestations de l’assurance-emploi. Le Règlement aura une incidence sur les travailleurs en âge de travailler (c’est-Ă -dire entre 18 et 60 ans). Les donnĂ©es historiques et les constatations rĂ©centes de l’évaluation indiquent que les participants au Travail partagĂ© ont des caractĂ©ristiques distinctes. Selon l’évaluation de 2024, 70 % des participants Ă©taient des hommes et 58 % Ă©taient âgĂ©s de 45 ans et plus, ce qui reflète le profil dĂ©mographique des industries de production de biens, oĂą les accords de Travail partagĂ© sont les plus courants. Ă€ l’échelle rĂ©gionale, 38 % des participants vivaient dans les provinces des Prairies et 72 % travaillaient dans l’industrie manufacturière, soulignant la concentration du programme dans les secteurs vulnĂ©rables aux fluctuations des marchĂ©s et aux ralentissements temporaires.

Les hommes sont beaucoup plus susceptibles de travailler dans des industries qui dĂ©pendent du commerce avec les États-Unis (12,5 % ou 1,3 million de travailleurs) que les femmes (4,7 % ou 455 000 travailleuses). Les travailleurs ayant des niveaux de scolaritĂ© plus faibles sont Ă©galement plus susceptibles de travailler dans ces industries (diplĂ´me d’études secondaires ou un niveau de scolaritĂ© moins Ă©levĂ© : 11 %, diplĂ´me d’études postsecondaires infĂ©rieur Ă  un baccalaurĂ©at : 9,4 %, baccalaurĂ©at ou Ă©tudes supĂ©rieures : 6,7 %). Ces travailleurs gagnent Ă©galement des salaires supĂ©rieurs Ă  la moyenne (37,24 $ l’heure, soit supĂ©rieur de 6,5 % Ă  la moyenne de 34,97 $ l’heure dans d’autres industries).

Historiquement, la majoritĂ© des accords de Travail partagĂ© se retrouvait dans les industries de production de biens. Ainsi, les bĂ©nĂ©ficiaires de prestations de Travail partagĂ© reflètent les caractĂ©ristiques dĂ©mographiques des travailleurs dans ces industries. En 2022-2023, les femmes reprĂ©sentaient plus d’un tiers des nouvelles demandes et 60 % des demandes provenaient de travailleurs âgĂ©s de 25 Ă  54 ans. Du point de vue de la taille des entreprises, plus de 89 % des accords de Travail partagĂ© ont aidĂ© des petites entreprises (1 Ă  99 employĂ©s) en 2022-2023.

Les participants ont Ă©galement tendance Ă  avoir plus d’anciennetĂ©, soit de 10,4 ans en moyenne, et Ă  gagner un revenu annuel mĂ©dian de 55 000 $, ce qui est considĂ©rablement plus Ă©levĂ© que le revenu mĂ©dian de 39 000 $ des bĂ©nĂ©ficiaires de prestations rĂ©gulières de l’assurance-emploi. Ces caractĂ©ristiques s’harmonisent au rĂ´le du programme de Travail partagĂ© dans le soutien des travailleurs expĂ©rimentĂ©s et gagnant un revenu Ă©levĂ© dans les industries comme l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre rĂ©sineux, qui sont des secteurs durement touchĂ©s par les droits de douane et qui dĂ©pendent fortement du commerce transfrontalier.

Dans l’ensemble, les groupes les plus susceptibles de bénéficier du Règlement comprennent les hommes âgés travaillant dans l’industrie manufacturière et dans d’autres industries de production de biens, et les travailleurs des petites entreprises. Ces participants ont généralement plus d’ancienneté, gagnent des salaires supérieurs à la moyenne et sont concentrés dans les secteurs vulnérables aux fluctuations du commerce.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le Règlement entrera en vigueur à la date de son enregistrement.

Service Canada mettra en œuvre le Règlement dans le système existant de l’assurance-emploi avec seulement quelques petits changements. Le travail nécessaire à la mise en œuvre du Règlement se limite à la mise à jour des exigences opérationnelles et de la conception technique, à la préparation des spécifications informatiques, à l’achèvement du développement et de l’essai du système informatique standard (système, intégration et acceptation) et à la gestion courante du projet. D’autres mises à jour comprennent l’apport de changements mineurs aux procédures et aux documents d’orientation et de référence, au matériel de formation, au contenu destiné au public et aux communications internes. Les considérations relatives à la prestation de services sont minimes et comprennent principalement le maintien des ressources en place et la gestion de la base de prestataires associés au Règlement.

Conformité et application

Les examens de la conformitĂ© consistent Ă  veiller au respect de la lĂ©gislation, de la rĂ©glementation et des politiques applicables, y compris la dĂ©tection des cas d’erreur, de fausse dĂ©claration et d’abus. Les enquĂŞtes sur l’application de la loi ont lieu lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’il y a eu une infraction Ă  la Loi sur l’assurance-emploi et, si les preuves sont suffisantes, des poursuites peuvent ĂŞtre entamĂ©es.

Normes de service

Service Canada offre aux clients un point d’accès unique Ă  un large Ă©ventail de services et de prestations du gouvernement, y compris le traitement des demandes de l’assurance-emploi et les versements affĂ©rents. Les clients peuvent obtenir de l’information, prĂ©senter des demandes et recevoir un soutien pour ces services par l’intermĂ©diaire d’un rĂ©seau national de centres de service et d’outils en ligne, comme Mon dossier Service Canada, ainsi que par tĂ©lĂ©phone en composant le 1 800 O-Canada. Concernant les normes de service, l’objectif d’EDSC est de verser un paiement ou d’envoyer un avis de non-admissibilitĂ© dans les 28 jours suivant la date de rĂ©ception de la demande de prestations de l’assurance-emploi, et ce, dans 80 % des cas.

Personnes-ressources

Benoit Cadieux
Directeur exĂ©cutif
Direction de la politique de l’assurance-emploi
Direction générale des compétences et de l’emploi
Emploi et Développement social Canada
140, promenade du Portage, Phase IV
Gatineau (QuĂ©bec) 
K1A 0J9
Courriel : benoit.cadieux@hrsdc-rhdcc.gc.ca

Shawn Plunkett
Directeur
Direction des politiques et des programmes intergouvernementaux
Direction générale des compétences et de l’emploi
Emploi et Développement social Canada
140, promenade du Portage, Phase IV
Gatineau (Québec)
K1A 0J9
Courriel : shawn.plunkett@hrsdc-rhdcc.gc.ca