RĂšglement modifiant le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants et le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants : DORS/2025-271

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 27

Enregistrement
DORS/2025-271 Le 12 dĂ©cembre 2025

LOI FÉDÉRALE SUR LES PRÊTS AUX ÉTUDIANTS
LOI FÉDÉRALE SUR L’AIDE FINANCIÈRE AUX ÉTUDIANTS

C.P. 2025-923 Le 11 dĂ©cembre 2025

Sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et en vertu de l’article 17rĂ©fĂ©rence a de la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂȘts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence b et du paragraphe 15(1)rĂ©fĂ©rence c de la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le RĂšglement modifiant le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants et le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants, ci-aprĂšs.

RĂšglement modifiant le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants et le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants

Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂȘts aux Ă©tudiants

RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants

1 Le paragraphe 2(1) du RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

dentiste
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de dentiste par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (dentist)
éducateur de la petite enfance
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession d’aide-Ă©ducateur de la petite enfance ou d’enseignant, qui  :
  • a) au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession d’éducateur de la petite enfance, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (early childhood educator)
enseignant
Personne autorisĂ©e Ă  enseigner dans une Ă©cole primaire ou secondaire par les lois de la province oĂč elle enseigne. (teacher)
hygiéniste dentaire
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de thĂ©rapeute dentaire, autorisĂ©e Ă  exercer la profession d’hygiĂ©niste dentaire par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (dental hygienist)
pharmacien
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de pharmacien par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (pharmacist)
physiothérapeute
Personne qui :
  • a) dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession de physiothĂ©rapeute, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (physiotherapist)
préposé aux services de soutien à la personne
Personne qui, en vertu des lois de la province oĂč elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santĂ©, le bien-ĂȘtre, la sĂ©curitĂ©, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santĂ© de cet individu, en fonction des directives d’un professionnel de la santĂ© rĂ©glementĂ© ou d’un organisme de la santĂ© provincial ou communautaire. (personal support worker)
psychologue
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de psychothĂ©rapeute, qui :
  • a) au Yukon, exerce la profession de psychologue, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (psychologist)
sage-femme
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de sage-femme par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (midwife)
travailleur social
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de travailleur des services sociaux, qui :
  • a) au Yukon ou au Nunavut, exerce la profession de travailleur social, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (social worker)

2 L’intertitre « Dispense du remboursement des prĂȘts d’études des mĂ©decins de famille, des infirmiers et des infirmiers praticiens Â» prĂ©cĂ©dant l’article 17 du mĂȘme rĂšglement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispense de remboursement — collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie

3 (1) Les alinĂ©as 18(1)a) Ă  e) du mĂȘme rĂšglement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 18(2) du mĂȘme rĂšglement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La dispense du remboursement d’une somme Ă  l’égard d’un prĂȘt garanti ne peut ĂȘtre accordĂ©e que pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, soustraction faite du nombre d’annĂ©es pour lesquelles a Ă©tĂ© accordĂ©e la dispense visĂ©e au paragraphe (1) Ă  l’égard d’un prĂȘt garanti consenti antĂ©rieurement ou celle visĂ©e au paragraphe 28(1) du RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants.

4 (1) Le passage du paragraphe 19(1) du mĂȘme rĂšglement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a b) est remplacĂ© par ce qui suit :

19 (1) Pour l’application du paragraphe 11.1(1) de la Loi, l’emprunteur doit satisfaire aux conditions ci-aprĂšs pour ĂȘtre admissible Ă  une dispense pour une annĂ©e :

(2) L’article 19 du mĂȘme rĂšglement est modifiĂ© par adjonction, aprĂšs le paragraphe (3), de ce qui suit :

(4) Le ministre peut dĂ©cider que l’emprunteur ayant travaillĂ©, au cours de l’annĂ©e, au moins une heure, mais moins de quatre cents heures, se qualifie toujours pour une dispense pour cette annĂ©e, s’il est d’avis que l’emprunteur a Ă©tĂ© incapable de travailler pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants

RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants

5 Le paragraphe 2(1) du RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

dentiste
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de dentiste par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (dentist)
éducateur de la petite enfance
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession d’aide-Ă©ducateur de la petite enfance ou d’enseignant, qui :
  • a) au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession d’éducateur de la petite enfance, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (early childhood educator)
enseignant
Personne autorisĂ©e Ă  enseigner dans une Ă©cole primaire ou secondaire par les lois de la province oĂč elle enseigne. (teacher)
hygiéniste dentaire
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de thĂ©rapeute dentaire, autorisĂ©e Ă  exercer la profession d’hygiĂ©niste dentaire par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (dental hygienist)
pharmacien
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de pharmacien par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (pharmacist)
physiothérapeute
Personne qui :
  • a) dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession de physiothĂ©rapeute, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (physiotherapist)
préposé aux services de soutien à la personne
Personne qui, en vertu des lois de la province oĂč elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santĂ©, le bien-ĂȘtre, la sĂ©curitĂ©, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santĂ© de cet individu en fonction des directives d’un professionnel de la santĂ© rĂ©glementĂ© ou d’un organisme de la santĂ© provincial ou communautaire. (personal support worker)
psychologue
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de psychothĂ©rapeute, qui :
  • a) au Yukon, exerce la profession de psychologue, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (psychologist)
sage-femme
Personne autorisĂ©e Ă  exercer la profession de sage-femme par les lois de la province oĂč elle l’exerce. (midwife)
travailleur social
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de travailleur des services sociaux, qui :
  • a) au Yukon ou au Nunavut, exerce la profession de travailleur social, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (social worker)

6 Le titre de la partie V.1 du mĂȘme rĂšglement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispense de remboursement — collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie

7 (1) Les alinĂ©as 28(1)a) Ă  e) du mĂȘme rĂšglement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 28(2) du mĂȘme rĂšglement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La dispense du remboursement d’une somme Ă  l’égard d’un prĂȘt d’études ne peut ĂȘtre accordĂ©e que pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, soustraction faite du nombre d’annĂ©es pour lesquelles a Ă©tĂ© accordĂ©e la dispense visĂ©e au paragraphe (1) Ă  l’égard du prĂȘt d’études consenti antĂ©rieurement.

8 (1) Le passage du paragraphe 29(1) du mĂȘme rĂšglement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a b) est remplacĂ© par ce qui suit :

29 (1) Pour l’application du paragraphe 9.2(1) de la Loi, l’emprunteur doit satisfaire aux conditions ci-aprĂšs pour ĂȘtre admissible Ă  une dispense pour une annĂ©e :

(2) L’article 29 du mĂȘme rĂšglement est modifiĂ© par adjonction, aprĂšs le paragraphe (3), de ce qui suit :

(4) Le ministre peut dĂ©cider que l’emprunteur ayant travaillĂ©, au cours de l’annĂ©e, au moins une heure, mais moins de quatre cents heures, se qualifie toujours pour une dispense pour cette annĂ©e, s’il est d’avis que l’emprunteur a Ă©tĂ© incapable de travailler pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

Entrée en vigueur

9 Le présent rÚglement entre en vigueur à la date de sa publication dans la partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du RÚglement.)

Résumé

Enjeux : Le Canada est confrontĂ© Ă  une crise persistante et de longue date liĂ©e Ă  la pĂ©nurie de travailleurs essentiels, en particulier dans le secteur des soins de santĂ©. Pour remĂ©dier Ă  cet enjeu, le gouvernement du Canada a mis en place, en 2013, la dispense du remboursement des prĂȘts d’études canadiens (la dispense du remboursement des prĂȘts). L’objectif de cette prestation est d’inciter les mĂ©decins de famille, y compris les rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, les infirmiers et les infirmiers praticiens Ă  travailler dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles, en renonçant Ă  une partie de leurs prĂȘts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux. Bien que la dispense du remboursement des prĂȘts ait aidĂ© de nombreuses collectivitĂ©s Ă  travers le Canada Ă  recruter et Ă  retenir ces travailleurs essentiels, elle ne rĂ©sout pas le manque d’accĂšs Ă  d’autres professionnels importants des soins de santĂ© et des services sociaux auquel ces collectivitĂ©s sont confrontĂ©es.

Description : Les modifications au RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et au RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants mettront en Ɠuvre l’engagement pris dans le budget de 2024 d’élargir de façon permanente la portĂ©e de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts aux Ă©ducateurs de la petite enfance, aux dentistes, aux hygiĂ©nistes dentaires, aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne, aux physiothĂ©rapeutes et aux psychologues qui choisissent de travailler dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie. Les montants de la dispense du remboursement des prĂȘts et les conditions d’admissibilitĂ© pour chaque profession nouvellement admissible vont correspondre au temps consacrĂ© aux Ă©tudes postsecondaires et aux coĂ»ts associĂ©s Ă  ces Ă©tudes, de la mĂȘme maniĂšre que les montants ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s pour les mĂ©decins de famille, les infirmiers et les infirmiers praticiens.

Justification : Compte tenu de la pĂ©nurie actuelle de professionnels de la santĂ© et des services sociaux dans l’ensemble du Canada, et plus particuliĂšrement dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies, les modifications permettront d’offrir des incitations financiĂšres aux travailleurs de ces secteurs pour qu’ils s’installent dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies. Les Canadiens qui vivent dans ces collectivitĂ©s pourront ainsi avoir accĂšs aux soins de santĂ© et aux services sociaux dont ils ont besoin. Il est prĂ©vu que ces modifications permettront d’attĂ©nuer la pĂ©nurie de soins de santĂ© et de services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies en incitant 27 822 professionnels des soins de santĂ© et des services sociaux, sur une pĂ©riode de 10 ans, Ă  dĂ©mĂ©nager et Ă  fournir des services dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies.

Les modifications auront un impact positif net. L’avantage total monĂ©tisĂ© est estimĂ© Ă  944,1 millions de dollars (valeur actuelle) sur 10 ans, tandis que les coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  653,8 millions de dollars (valeur actuelle) sur la mĂȘme pĂ©riode, soit un impact positif net total de 290,3 millions de dollars (valeur actuelle).

Enjeux

Le Canada est confrontĂ© Ă  une crise persistante et de longue date liĂ©e Ă  la pĂ©nurie de travailleurs essentiels, en particulier dans le secteur de la santĂ©. Pour remĂ©dier Ă  ce problĂšme, le gouvernement du Canada a mis en place, en 2013, la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts d’études canadiens (la dispense du remboursement des prĂȘts). L’objectif de cette prestation est d’inciter les mĂ©decins de famille, y compris les rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, les infirmiers et les infirmiers praticiens Ă  travailler dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles, en renonçant Ă  une partie de leurs prĂȘts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux. Bien que la dispense du remboursement des prĂȘts ait aidĂ© de nombreuses collectivitĂ©s Ă  travers le Canada Ă  recruter et Ă  retenir ces travailleurs essentiels, elle ne rĂ©sout pas le manque d’accĂšs Ă  d’autres professionnels importants des soins de santĂ© et des services sociaux au sein de ces collectivitĂ©s.

Contexte

Programme canadien d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants

Le Programme canadien d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants (le Programme) permet aux Ă©tudiants admissibles de bĂ©nĂ©ficier de bourses d’études canadiennes (bourses) et de prĂȘts d’études canadiens (prĂȘts), ce qui les aide Ă  payer leurs Ă©tudes postsecondaires dans des collĂšges, des universitĂ©s ou d’autres Ă©tablissements postsecondaires dĂ©signĂ©s. Les bourses fournissent un financement non remboursable aux Ă©tudiants Ă  temps plein et Ă  temps partiel issus de familles Ă  revenu faible ou moyen, aux Ă©tudiants ayant une invaliditĂ© et Ă  ceux qui ont des personnes Ă  charge. Les prĂȘts sont offerts aux Ă©tudiants admissibles qui ont encore des besoins financiers aprĂšs avoir reçu des bourses et qui sont inscrits Ă  un programme menant Ă  un grade, Ă  un diplĂŽme ou Ă  un certificat dans un Ă©tablissement d’enseignement postsecondaire dĂ©signĂ© au Canada ou Ă  l’étranger. À partir du 1er avril 2021, il n’y a aucun intĂ©rĂȘt payable sur les prĂȘts, mais les emprunteurs restent tenus de payer les intĂ©rĂȘts qui auraient pu s’accumuler avant l’élimination de l’accumulation des intĂ©rĂȘts.

Les bourses et les prĂȘts sont offerts aux Ă©tudiants de neuf provinces participantes et d’un territoire : la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard et le Yukon. Dans ces administrations, les Ă©tudiants reçoivent Ă  la fois une aide fĂ©dĂ©rale et une aide provinciale/territoriale. Le QuĂ©bec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ont choisi de ne pas participer au Programme et reçoivent alors des paiements compensatoires du gouvernement du Canada pour administrer leurs propres programmes d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants.

Le gouvernement du Canada offre actuellement une dispense du remboursement des prĂȘts aux mĂ©decins de famille, aux infirmiers et aux infirmiers praticiens qui travaillent dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie. Cette mesure a Ă©tĂ© mise en Ɠuvre en 2013 afin de complĂ©ter les efforts dĂ©ployĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les provinces/territoires pour rĂ©soudre le problĂšme complexe de la pĂ©nurie de travailleurs de la santĂ© dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es. La liste des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts se trouve dans la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂȘts aux Ă©tudiants. Les modifications visant Ă  allonger la liste des professions admissibles figurant dans ces deux lois faisaient partie de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024, qui a reçu la sanction royale le 20 juin 2024. Ces modifications lĂ©gislatives entreront en vigueur par dĂ©cret en mĂȘme temps que le RĂšglement.

Les conditions d’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts sont Ă©noncĂ©es Ă  l’article 29 du RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 3 et Ă  l’article 19 du RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 4. Pour bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂȘts, l’emprunteur doit avoir travaillĂ© dans une « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» en tant que mĂ©decin de famille ou infirmier au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et avoir prĂ©sentĂ© une demande de dispense du remboursement des prĂȘts au plus tard 90 jours suivant la fin de l’annĂ©e en question. Du 1er avril 2013 au 2 novembre 2023, les mĂ©decins de famille admissibles ont pu bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement de prĂȘts allant jusqu’à 8 000 $ par an, avec un maximum de 40 000 $ sur cinq ans. De plus, les infirmiers et les infirmiers praticiens pouvaient recevoir jusqu’à 4 000 $ par annĂ©e en dispense du remboursement de prĂȘts, jusqu’à un maximum de 20 000 $ sur cinq ans.

Au cours des derniĂšres annĂ©es, le gouvernement du Canada a pris l’engagement d’amĂ©liorer la dispense du remboursement des prĂȘts. Ces amĂ©liorations visaient Ă  remĂ©dier Ă  la pĂ©nurie de mĂ©decins de famille et d’infirmiers dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies en amenant plus de travailleurs de la santĂ© dans les collectivitĂ©s qui en ont le plus besoin. PremiĂšrement, comme le prĂ©voyait une mesure annoncĂ©e dans le budget 2022 et mise en Ɠuvre le 3 novembre 2023, le gouvernement du Canada a augmentĂ© de 50 % le montant maximal de la dispense du remboursement des prĂȘts. Cela signifie que, sur une pĂ©riode de cinq ans, les mĂ©decins de famille travaillant dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts d’un montant allant jusqu’à 60 000 $, et les infirmiers, jusqu’à 30 000 $. DeuxiĂšmement, comme annoncĂ© dans le budget 2023, et mis en Ɠuvre en novembre 2024, le gouvernement du Canada a Ă©tendu la portĂ©e de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts. Cela signifie que, Ă  partir de 2024-2025, toutes les collectivitĂ©s dont la population est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  30 000 habitants sont admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. TroisiĂšmement, comme annoncĂ© dans le budget 2024, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© Ă  Ă©tendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  10 nouvelles professions dans le domaine des soins de santĂ© et des services sociaux.

Objectif

L’objectif des modifications rĂ©glementaires est d’étendre l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  10 professions supplĂ©mentaires dans le domaine des soins de santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles. Cette mesure devrait inciter les travailleurs des professions de la santĂ© et des services sociaux Ă  s’installer et Ă  travailler dans ces collectivitĂ©s, ce qui, Ă  son tour, devrait se traduire par un meilleur accĂšs aux soins de santĂ© et aux services sociaux pour les rĂ©sidents.

Description

Les modifications rĂ©glementaires permettront d’élargir la liste actuelle des professions (mĂ©decins de famille, infirmiers et infirmiers praticiens) admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts aux 10 professions supplĂ©mentaires suivantes : Ă©ducateurs de la petite enfance, dentistes, hygiĂ©nistes dentaires, pharmaciens, sages-femmes, enseignants, travailleurs sociaux, prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne, physiothĂ©rapeutes et psychologues.

Le rĂ©gime de prestation actuel comprend deux groupes basĂ©s sur les montants de la dispense du remboursement des prĂȘts (le groupe 1 pour les mĂ©decins de famille et le groupe 2 pour les infirmiers et les infirmiers praticiens). Les modifications rĂ©glementaires ajouteront de nouvelles professions aux groupes actuels et un troisiĂšme groupe sera Ă©tabli afin de garantir que le montant appropriĂ© de dispense du remboursement des prĂȘts est allouĂ© Ă  chaque nouvelle profession et que celui-ci est alignĂ© sur les diffĂ©rentes exigences en matiĂšre d’éducation, les coĂ»ts et la dette d’études prĂ©vue. Les trois groupes diffĂ©rents de dispense du remboursement des prĂȘts sont basĂ©s sur les exigences les plus courantes en matiĂšre de formation postsecondaire pour chaque profession. Toutefois, le Programme n’impose aucune exigence scolaire ni aucun parcours Ă  ces groupes.

Le premier groupe comprend les emprunteurs qui travaillent comme mĂ©decin de famille, dentiste, psychologue ou pharmacien. Les emprunteurs de ce groupe suivent gĂ©nĂ©ralement des Ă©tudes postsecondaires pendant sept ans ou plus et pourront bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts allant jusqu’à 60 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans. Le deuxiĂšme groupe comprendra les emprunteurs qui travaillent comme infirmier (y compris infirmier diplĂŽmĂ© et infirmier auxiliaire), infirmier praticien, sage-femme, enseignant, travailleur social ou physiothĂ©rapeute et qui accomplissent gĂ©nĂ©ralement quatre Ă  six annĂ©es d’études universitaires. Les emprunteurs de ce groupe pourront bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts allant jusqu’à 30 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans. Enfin, le troisiĂšme groupe comprendra les emprunteurs qui travaillent comme Ă©ducateur de la petite enfance, hygiĂ©niste dentaire ou prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne et qui suivent gĂ©nĂ©ralement des Ă©tudes postsecondaires pendant trois ans ou moins. Les emprunteurs de ce groupe pourront bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts allant jusqu’à 15 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans.

Le tableau ci-dessous prĂ©sente les diffĂ©rentes professions admissibles, les trois groupes mentionnĂ©s et le montant de la dispense du remboursement des prĂȘts auquel chacun sera admissible sur une pĂ©riode de cinq ans.

Tableau 1 : Les professions par groupe et les montants de dispense de remboursement correspondants
  Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
Professions admissibles MĂ©decins de famille (y compris les rĂ©sidents en mĂ©decine familiale), dentistes, psychologues, pharmaciens Infirmiers (y compris les infirmiers diplĂŽmĂ©s et infirmiers auxiliaires), infirmiers praticiens, sages-femmes, enseignants, travailleurs sociaux, physiothĂ©rapeutes Éducateurs de la petite enfance, hygiĂ©nistes dentaires, prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne
Montant annuel de la dispense du remboursement
  • AnnĂ©e 1 : 8 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 10 000 $
  • AnnĂ©e 3 : 12 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 14 000 $
  • AnnĂ©e 5 : 16 000 $
  • AnnĂ©e 1 : 4 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 5 000 $
  • AnnĂ©e 3 : 6 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 7 000 $
  • AnnĂ©e 5 : 8 000 $
  • AnnĂ©e 1 : 2 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 2 500 $
  • AnnĂ©e 3 : 3 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 3 500 $
  • AnnĂ©e 5 : 4 000 $
Dispense du remboursement maximal sur cinq ans note a du tableau 1 60 000 $ 30 000 $ 15 000 $

Note(s) du tableau 1

Note a du tableau 1

Total si l’emprunteur travaille pendant les cinq annĂ©es dans le mĂȘme groupe. Les totaux varieront si l’emprunteur change de profession et, donc, de groupe au cours de ses cinq annĂ©es d’admissibilitĂ©.

Retour Ă  la note a du tableau 1

Aux fins de l’admissibilitĂ©, les professions nouvellement ajoutĂ©es seront dĂ©finies d’une maniĂšre qui est conforme Ă  la façon dont les termes « mĂ©decin de famille Â», « infirmier Â» et « infirmier praticien Â» sont actuellement dĂ©finis dans le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et dans le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur les prĂȘts aux Ă©tudiants.

Lorsque les provinces et territoires dĂ©finissent une profession dans le but de rĂ©glementer son exercice, les rĂšglements s’appuieront sur ces dĂ©finitions. Par exemple, la dĂ©finition actuelle de « infirmier praticien Â» dans le RĂšglement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants inclut les personnes qui sont « autorisĂ©es par les lois d’une province Ă  exercer la profession d’infirmier praticien et qui pratiquent cette profession Â». Cependant, l’ensemble des provinces et territoires ne rĂ©glementent pas et ne dĂ©finissent pas toutes les nouvelles professions admissibles. Plus prĂ©cisĂ©ment, les Ă©ducateurs de la petite enfance, les travailleurs sociaux, les physiothĂ©rapeutes et les psychologues ne sont pas rĂ©glementĂ©s et dĂ©finis dans l’ensemble des provinces et territoires. Dans ces cas, les rĂšglements exigeront que le candidat rĂ©ponde Ă  une dĂ©finition lĂ©gale dans une autre province ou un autre territoire. Cependant, les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne ne sont dĂ©finis dans aucune administration. Pour rĂ©soudre ce problĂšme, les rĂšglements introduiront une dĂ©finition englobant le travail entrepris par les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne dans les Ă©tablissements de soins de santĂ© et les Ă©tablissements de soins Ă  domicile.

Les professions réglementées

L’ensemble des provinces et territoires rĂ©glementent les dentistes, les hygiĂ©nistes dentaires, les sages-femmes, les pharmaciens et les enseignants. Pour ces professions, un candidat admissible sera dĂ©fini comme une personne autorisĂ©e Ă  exercer cette profession en vertu des lois de la province ou du territoire oĂč elle travaille.

Les Ă©ducateurs de la petite enfance, les physiothĂ©rapeutes, les psychologues et les travailleurs sociaux sont rĂ©glementĂ©s dans la plupart des provinces et territoires. Un candidat admissible travaillant dans une province ou un territoire oĂč la profession est rĂ©glementĂ©e sera dĂ©fini comme une personne autorisĂ©e Ă  exercer cette profession en vertu des lois de la province ou du territoire oĂč elle travaille.

Les professions non réglementées dans certaines provinces et certains territoires

Un candidat admissible travaillant dans l’une des professions susmentionnĂ©es dans une province ou un territoire oĂč la profession n’est pas rĂ©glementĂ©e sera dĂ©fini comme une personne qui rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de la profession dans les lois d’une province ou d’un territoire.

Les professions non réglementées dans toutes les provinces et tous les territoires

Actuellement, aucune province ou aucun territoire ne rĂ©glemente les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne. Par consĂ©quent, les rĂšglements incluront une dĂ©finition pour cette occupation. Un candidat admissible dans cette profession devra correspondre Ă  la dĂ©finition suivante : « Personne qui, en vertu des lois de la province ou du territoire oĂč elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santĂ©, le bien-ĂȘtre, la sĂ©curitĂ©, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santĂ© de cet individu en fonction des directives d’un professionnel de la santĂ© rĂ©glementĂ© ou d’un organisme de la santĂ© provincial/territorial ou communautaire. Â»

Autres changements

Les rĂšglements introduiront une exigence pour les demandeurs de toutes les professions, y compris celles nouvellement ajoutĂ©es, de fournir au moins 400 heures de services en personne au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Si le demandeur n’est pas en mesure d’effectuer les heures requises pour des raisons mĂ©dicales ou de soins, il pourrait toujours ĂȘtre admissible Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. Cette exigence et les critĂšres d’exemption Ă©taient auparavant dĂ©crits dans la politique du Programme. Ils seront dĂ©sormais publiĂ©s dans les rĂšglements pour plus de clartĂ©. Une fois que les candidats ont terminĂ© leur pĂ©riode d’emploi dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, ils disposent de 90 jours pour demander la dispense du remboursement de leurs prĂȘts. Ce dĂ©lai est conforme aux exigences actuelles pour les mĂ©decins de famille, les infirmiers et les infirmiers praticiens.

Les rĂšglements modifieront la maniĂšre de calculer le nombre total d’annĂ©es pendant lesquelles une personne peut bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts. Actuellement, chaque profession est plafonnĂ©e Ă  cinq ans. Cela veut dire qu’un emprunteur peut bĂ©nĂ©ficier de deux ans de dispense du remboursement des prĂȘts en tant qu’infirmier, puis de cinq ans supplĂ©mentaires en tant que mĂ©decin de famille. Les rĂšglements plafonneront la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  cinq ans au total par emprunteur. Cela veut dire, par exemple, si un emprunteur a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une dispense du remboursement des prĂȘts pendant deux ans alors qu’il travaillait comme prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne et qu’il travaille maintenant comme infirmier diplĂŽmĂ©, il n’aura droit qu’à trois annĂ©es supplĂ©mentaires de dispense du remboursement des prĂȘts en tant qu’infirmier diplĂŽmĂ©. Dans ce cas, l’emprunteur pourra bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂȘts en tant qu’infirmier diplĂŽmĂ© Ă  partir du montant de la troisiĂšme annĂ©e (6 000 $) et ne reviendra pas au montant de la premiĂšre annĂ©e, afin de maintenir un compteur d’annĂ©es cohĂ©rent et continuel pour chaque emprunteur.

La dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie admissible Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts a Ă©tĂ© remplacĂ©e au moyen d’un rĂšglement entrĂ© en vigueur le 6 novembre 2024. Une collectivitĂ© admissible est dĂ©sormais dĂ©finie comme une agglomĂ©ration dont la population ne dĂ©passe pas 30 000 habitants, ou une rĂ©gion rurale. Cette dĂ©finition s’appliquera aux professions nouvellement ajoutĂ©es. Toutefois, la modification de la dĂ©finition comprenait Ă©galement une disposition visant Ă  maintenir l’admissibilitĂ© de certaines collectivitĂ©s qui Ă©taient admissibles en vertu de l’ancienne dĂ©finition, mais pas en vertu de la nouvelle jusqu’à environ six mois aprĂšs la publication de la population du recensement de 2026, probablement en 2027-2028. Cette disposition vise Ă  garantir que ces collectivitĂ©s aient le temps d’ajuster leurs stratĂ©gies de recrutement de mĂ©decins de famille, d’infirmiers et d’infirmiers praticiens avant de perdre leur admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. Par consĂ©quent, ces collectivitĂ©s ne seront pas considĂ©rĂ©es comme des lieux de travail admissibles pour les 10 professions nouvellement ajoutĂ©es qui sont admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts en vertu de ces rĂšglements.

Les candidats peuvent, conformĂ©ment Ă  la politique du programme, travailler dans plus d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie au cours de leur pĂ©riode d’emploi de 12 mois afin d’obtenir le nombre d’heures nĂ©cessaires.

Élaboration de la rĂ©glementation

Consultation

Le Programme mobilise rĂ©guliĂšrement avec les parties prenantes, y compris les associations d’étudiants, les administrateurs de l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et les reprĂ©sentants des provinces et territoires par l’intermĂ©diaire du Groupe consultatif national sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants (GCNAFE) et du ComitĂ© consultatif intergouvernemental sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants (CCIAFE). En outre, pour cette mesure, le Programme a Ă©galement consultĂ© :

Le 17 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© l’Association nationale des collĂšges de carriĂšres, CollĂšges et Instituts Canada, et l’Association canadienne des responsables de l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants, qui sont tous membres du GCNAFE. Ces groupes ont suggĂ©rĂ© que des professions spĂ©cifiques, telles que les aides-Ă©ducateurs de la petite enfance, les paramĂ©dicaux et les techniciens de laboratoire, soient incluses dans la liste Ă©largie d’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts.

Le 18 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© les membres provinciaux et territoriaux du ComitĂ© d’élaboration des politiques, un sous-comitĂ© du CCIAFE qui sert de forum aux membres pour Ă©laborer conjointement des conseils stratĂ©giques fondĂ©s sur des donnĂ©es probantes sur des questions d’intĂ©rĂȘt commun, et pour permettre aux provinces et territoires d’examiner les propositions de politiques fĂ©dĂ©rales en matiĂšre d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et d’y apporter leur contribution. Au cours de cette rĂ©union, les reprĂ©sentants de la Saskatchewan ont demandĂ© que le Programme considĂšre les vĂ©tĂ©rinaires et les techniciens vĂ©tĂ©rinaires comme des professions admissibles potentielles si la dispense du remboursement des prĂȘts s’étendait au-delĂ  des mĂ©decins de famille et des infirmiers.

Le 31 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© les ministĂšres de la santĂ© provinciaux et territoriaux par l’intermĂ©diaire du ComitĂ© sur l’effectif en santĂ© fĂ©dĂ©ral-provincial/territorial, un comitĂ© permanent qui relĂšve de la ConfĂ©rence des sous-ministres. Il a Ă©tĂ© créé en 2002 par la ConfĂ©rence des sous-ministres de la santĂ© fĂ©dĂ©rale-provinciale/territoriale, et se compose des coprĂ©sidents fĂ©dĂ©ral et provincial ainsi que d’un dĂ©lĂ©guĂ© de haut niveau de chaque ministĂšre de la santĂ© fĂ©dĂ©ral-provincial/territorial.

Au cours de cette rĂ©union, les reprĂ©sentants de la Colombie-Britannique ont prĂ©conisĂ© l’ajout des physiothĂ©rapeutes, des techniciens de laboratoire mĂ©dical, des travailleurs sociaux et des ergothĂ©rapeutes Ă  la liste des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts, tandis que le Manitoba a prĂ©conisĂ© l’ajout des prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne et des ergothĂ©rapeutes Ă  cette liste.

À l’automne 2022, un dossier d’engagement a Ă©tĂ© communiquĂ© Ă  102 groupes de parties prenantes et partenaires. Ces groupes ont Ă©tĂ© encouragĂ©s Ă  faire circuler le dossier d’engagement auprĂšs d’autres organisations de leurs rĂ©seaux. Ce dossier comprenait un document de travail dĂ©crivant l’objectif et l’intention de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts, une description du Programme et un questionnaire.

Le questionnaire visait Ă  recueillir les commentaires des parties prenantes sur les annonces du budget 2022 et sur une variĂ©tĂ© de sujets liĂ©s Ă  des amĂ©liorations potentielles de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts. Par exemple, les parties prenantes ont Ă©tĂ© interrogĂ©es sur les exigences actuelles suivantes : le seuil de service minimum de 400 heures, l’annĂ©e complĂšte d’emploi (12 mois consĂ©cutifs) et le plafond de cinq ans pour la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts.

Les parties prenantes ont Ă©tĂ© aussi invitĂ©es Ă  proposer jusqu’à cinq professions de santĂ© par ordre de prioritĂ©, au-delĂ  des mĂ©decins de famille, des infirmiers et des infirmiers praticiens, dont le besoin est le plus urgent dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, en justifiant leur choix et leur ordre de prioritĂ©. En outre, les parties prenantes ont pu indiquer s’il y avait des pĂ©nuries dans des professions Ă  l’extĂ©rieur du domaine de la santĂ© (par exemple les services sociaux et l’éducation).

RĂ©troaction des parties prenantes sur le questionnaire 2022

Le Programme a reçu 29 rĂ©ponses (soit un taux de rĂ©ponse de 28 %) des groupes de parties prenantes suivants Ă  l’automne 2022 : associations professionnelles dans le domaine des soins de santĂ© et d’autres services essentiels, ministĂšres de la SantĂ© des provinces/territoires, organisations reprĂ©sentant les intĂ©rĂȘts communaux des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, parties prenantes autochtones et membres du GCNAFE et du CCIAFE.

En rĂ©ponse Ă  la question sur les changements potentiels au seuil de service minimum requis de 400 heures, 10 parties prenantes, dont la majoritĂ© reprĂ©sentait des groupes de dĂ©fense des soins de santĂ©, ont indiquĂ© que le service minimum requis pour l’admissibilitĂ© Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts Ă©tait appropriĂ© et ne devait pas ĂȘtre modifiĂ©. L’une des parties prenantes a indiquĂ© que, bien qu’elle se sente Ă  l’aise avec le seuil de service minimum actuel, si un changement devait ĂȘtre apportĂ©, elle recommanderait une augmentation du nombre d’heures actuel.

Sur la mĂȘme question, quatre autres parties prenantes ont indiquĂ© qu’elles souhaiteraient que le nombre d’heures soit augmentĂ©. Elles ont suggĂ©rĂ© que l’augmentation du seuil se traduirait par une augmentation de l’offre de services aux collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies, ce qui permettrait aux professionnels d’établir des liens avec ces collectivitĂ©s. Quatre autres groupes de parties prenantes ont prĂ©conisĂ© une diminution du nombre d’heures afin d’inciter davantage les professionnels Ă  travailler dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es.

Les rĂ©sultats du questionnaire ont Ă©galement montrĂ© que 14 parties prenantes estimaient que l’augmentation de la pĂ©riode d’engagement d’un an (12 mois consĂ©cutifs) serait bĂ©nĂ©fique pour les collectivitĂ©s en encourageant les professionnels Ă  s’établir convenablement pendant la pĂ©riode au cours de laquelle ils bĂ©nĂ©ficieraient de la dispense du remboursement des prĂȘts, ce qui favoriserait la rĂ©tention Ă  long terme des professionnels.

En ce qui concerne le plafond actuel de cinq ans de la dispense du remboursement des prĂȘts par profession, les rĂ©ponses au questionnaire ont Ă©tĂ© variĂ©es. Certaines parties prenantes ont indiquĂ© que la pĂ©riode de dispense actuelle Ă©tait appropriĂ©e et ne devait pas ĂȘtre modifiĂ©e, tandis que d’autres ont suggĂ©rĂ© que la pĂ©riode soit prolongĂ©e afin d’inciter davantage les diplĂŽmĂ©s Ă  rester dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies.

En rĂ©ponse Ă  la question relative Ă  la pĂ©nurie de professions en dehors du secteur de la santĂ© et Ă  l’identification, par ordre de prioritĂ©, des professions de santĂ© supplĂ©mentaires dont le besoin est urgent, 44 professions qui ne sont pas actuellement admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts ont Ă©tĂ© recommandĂ©es et classĂ©es. Les travailleurs sociaux, les psychologues, les physiothĂ©rapeutes, les dentistes et les hygiĂ©nistes dentaires sont les cinq professions les plus recommandĂ©es par les rĂ©pondants pour les rendre admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. D’autres professions en dehors des soins de santĂ© et des services sociaux, telles que les Ă©lectriciens, les plombiers et les charpentiers, ont Ă©galement Ă©tĂ© recommandĂ©es.

Consultations prĂ©budgĂ©taires de 2022, 2023 et 2024

Dans le cadre du processus budgĂ©taire annuel, le ComitĂ© permanent des finances de la Chambre des communes (le ComitĂ©) a menĂ© des consultations prĂ©budgĂ©taires pour les budgets de 2022, 2023 et 2024. Les consultations prĂ©budgĂ©taires annuelles menĂ©es par le ComitĂ© sont exhaustives et de portĂ©e nationale. Au cours de ces annĂ©es, 11 associations professionnelles reprĂ©sentant les professions de la santĂ© et des services sociaux ont soumis des mĂ©moires prĂ©budgĂ©taires. Chaque groupe a demandĂ© que la liste des professions admissibles comprenne celles qu’il reprĂ©sente respectivement.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le RĂšglement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 15 fĂ©vrier 2025, pour une pĂ©riode de consultation de 30 jours, qui a pris fin le 17 mars 2025. Presque tous les 449 commentaires de la part des 255 commentateurs ont Ă©tĂ© reçus par l’intermĂ©diaire du SystĂšme de commentaires en ligne sur les rĂšglements et publiĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada le 14 avril 2025, les rendant alors publics. Quelques commentaires ont Ă©tĂ© reçus par courriel. Les parties prenantes qui ont transmis leurs commentaires par courriel n’ont pas autorisĂ© le Programme Ă  publier ceux-ci sur le site Web de la Gazette du Canada.

De façon gĂ©nĂ©rale, les parties prenantes appuyaient le RĂšglement proposant d’étendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts aux 10 nouvelles professions mentionnĂ©es. Les commentaires obtenus par le Programme pendant la pĂ©riode prĂ©alable Ă  la publication sont regroupĂ©s par thĂšmes et rĂ©sumĂ©s ci-dessous. En rĂ©ponse Ă  la rĂ©troaction reçue, des modifications mineures ont Ă©tĂ© apportĂ©es au rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation en vue de clarifier l’admissibilitĂ©, le cas Ă©chĂ©ant.

Ajout de professions Ă  la liste de celles admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts

La plupart des commentaires obtenus (268 sur 449) prĂ©conisaient l’étendue de la rĂ©glementation de maniĂšre Ă  ajouter d’autres professions Ă  la liste (classĂ©es selon la frĂ©quence Ă  laquelle elles ont Ă©tĂ© mentionnĂ©es), notamment : travailleurs des services de dĂ©veloppement, psychothĂ©rapeutes, ergothĂ©rapeutes, travailleurs des services sociaux, chiropraticiens, orthophonistes, optomĂ©tristes, diĂ©tĂ©ticiens, professionnels de la santĂ© mentale, criminologues, assistants dentaires, technologistes de laboratoires mĂ©dicaux, diplĂŽmĂ©s en physiothĂ©rapie, adjoints au mĂ©decin et vĂ©tĂ©rinaires. La justification la plus couramment fournie Ă©tait les effets positifs que la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts aurait sur les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, puisque celles-ci font face Ă  des pĂ©nuries de main-d’Ɠuvre, ainsi que sur les professionnels faisant partie de la liste Ă©largie. Les trois principales professions dont l’ajout a Ă©tĂ© demandĂ© Ă  la liste des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts sont les suivantes : travailleurs des services de dĂ©veloppement, psychothĂ©rapeutes et ergothĂ©rapeutes. L’ajout des travailleurs des services de dĂ©veloppement a Ă©tĂ© proposĂ© par 92 commentateurs, pendant que 66 personnes ont prĂ©conisĂ© la profession de psychothĂ©rapeute, et 47 personnes ont prĂ©conisĂ© les ergothĂ©rapeutes. Comme justification, les commentaires Ă©nonçaient principalement les graves pĂ©nuries au sein des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, les formations et les expĂ©riences de travail semblables Ă  celles des professions figurant sur la liste, et le solde de prĂȘt Ă©levĂ© dans ces domaines d’études.

Les travailleurs des services de dĂ©veloppement ont mentionnĂ© que la dĂ©finition des prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne n’était pas exhaustive et ont recommandĂ© d’intĂ©grer Ă  cette dĂ©finition la prestation des soins de santĂ©, des soins de soutien, des services de dĂ©veloppement et des soins de santĂ© mentale, Ă  domicile. Les travailleurs des services de dĂ©veloppement ont indiquĂ© aussi qu’ils doivent terminer des Ă©tudes postsecondaires de deux ans, possĂšdent une formation et une expĂ©rience supĂ©rieures Ă  celles des prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne et sont en grande demande au sein des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Puisque la profession de prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne n’est pas rĂ©glementĂ©e dans aucune administration, l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts dans cette catĂ©gorie n’est pas basĂ©e sur le droit d’exercer une profession, la durĂ©e de la formation ou du titre professionnel. Les travailleurs des services de dĂ©veloppement pourraient ĂȘtre admissibles Ă  cette dispense si le travail qu’ils exĂ©cutent correspond Ă  la dĂ©finition de prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne fournie dans la rĂ©glementation, indĂ©pendamment de leur titre de poste. La dĂ©finition des prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne Ă©noncĂ©e dans la rĂ©glementation est volontairement large et comprend l’exĂ©cution de tĂąches de soutien dans les milieux de soins de santĂ© et de soins Ă  domicile, selon les directives d’un organisme de soins de santĂ© rĂ©glementĂ© et d’un organisme de santĂ© communautaire, quel que soit le titre du poste, dans le but de reflĂ©ter les diffĂ©rents environnements dans lesquels ces professionnels travaillent.

De nombreux commentaires ont Ă©galement Ă©tĂ© formulĂ©s par des personnes prĂ©conisant l’ajout des psychothĂ©rapeutes et des ergothĂ©rapeutes Ă  la liste des professions admissibles. Ces personnes ont suggĂ©rĂ© que les services fournis par les psychothĂ©rapeutes et ergothĂ©rapeutes dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies sont tout aussi importants que ceux fournis par d’autres professionnels, comme les travailleurs sociaux et les psychologues, qui font partie de la liste Ă©largie des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. Les parties prenantes ont Ă©galement indiquĂ© que ces professionnels procurent des services de santĂ© mentale vitaux, utiles et essentiels dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Dans l’ensemble, les parties prenantes ont fait savoir que si la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts Ă©tait Ă©tendue pour y inclure leur profession respective, cela contribuerait grandement Ă  rĂ©duire le montant Ă©levĂ© des prĂȘts Ă©tudiants aprĂšs l’obtention du diplĂŽme, Ă  diminuer le fardeau actuel qui pĂšse sur le systĂšme de soins de santĂ© et Ă  veiller Ă  la disponibilitĂ© d’une gamme complĂšte de soins de santĂ© et de services sociaux, permettant ainsi d’amĂ©liorer l’accĂšs aux soins et les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©.

En Ă©laborant les modifications rĂ©glementaires, le gouvernement du Canada a tenu compte de plusieurs facteurs afin de dĂ©terminer les nouvelles professions admissibles, notamment l’information sur le marchĂ© du travail, la rĂ©troaction des parties prenantes, puis les efforts dĂ©ployĂ©s par tous les ordres de gouvernement en vue de rĂ©soudre la crise touchant l’effectif en santĂ© et en services sociaux. Les professions qui ont fini par ĂȘtre ajoutĂ©es Ă  la rĂ©glementation sont celles annoncĂ©es dans le budget de 2024, et elles ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es en raison de leur rĂŽle important dans la fourniture de soins de santĂ© ou de services sociaux essentiels. De plus, certaines professions ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es puisqu’elles soutiennent la mise en Ɠuvre des prioritĂ©s du gouvernement du Canada, Ă  savoir le systĂšme d’apprentissage et de garde des jeunes enfants Ă  l’échelle du Canada, le RĂ©gime canadien de soins dentaires et le RĂ©gime national d’assurance mĂ©dicaments. Le gouvernement du Canada reconnaĂźt que beaucoup d’autres professions sont en pĂ©nurie au sein des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies et qui ne sont pas incluses dans la liste Ă©largie. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que les professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts sont prĂ©vues par la loi, les ajouts Ă  la liste ne peuvent ĂȘtre faits qu’au moyen de modifications lĂ©gislatives. Par consĂ©quent, les commentaires formulĂ©s sont en dehors du champ d’application de ces modifications rĂ©glementaires.

PrĂ©cision sur l’admissibilitĂ©

Le Programme a reçu environ 90 commentaires demandant des prĂ©cisions sur les modifications proposĂ©es et soulevant des prĂ©occupations au sujet de certains critĂšres d’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts. Par exemple, quelques commentateurs voulaient savoir si les pharmaciens n’ayant pas obtenu un grade de premier cycle (quatre ans) avant de suivre leur programme de formation professionnelle en pharmacie Ă©taient admissibles Ă  la dispense. Pour rĂ©pondre Ă  la prĂ©occupation concernant l’admissibilitĂ© des pharmaciens, le Programme a modifiĂ© la section de la description pour y indiquer que, peu importe leur parcours Ă©ducatif, les pharmaciens peuvent bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂȘts s’ils satisfont Ă  tous les autres critĂšres d’admissibilitĂ©. Autrement dit, les pharmaciens n’ayant pas obtenu un grade de premier cycle (quatre ans) avant de suivre leur programme de formation professionnelle en pharmacie seront admissibles Ă  la dispense. D’autres commentateurs craignaient que la dispense ne soit accordĂ©e qu’aux nouveaux diplĂŽmĂ©s ou que la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier de la dispense dĂ©pende du lieu de rĂ©sidence de la personne ou du siĂšge social de l’employeur, plutĂŽt que du lieu oĂč la personne effectue ses heures de travail. Le Programme reconnaĂźt ces prĂ©occupations et les responsables peuvent confirmer que la dispense du remboursement des prĂȘts n’est pas seulement offerte aux nouveaux diplĂŽmĂ©s, mais Ă©galement Ă  tout emprunteur admissible ayant un prĂȘt en rĂšgle. Les critĂšres d’admissibilitĂ© sont dĂ©finis dans la rĂ©glementation. Au moment d’évaluer l’admissibilitĂ© d’un demandeur Ă  la dispense, le lieu oĂč le travail a Ă©tĂ© accompli sera pris en compte, et non le lieu de rĂ©sidence de cette personne ou le siĂšge social de l’employeur.

Il y avait une autre prĂ©occupation commune quant au fait que la dispense ne soit accordĂ©e qu’aux professionnels travaillant dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies dont la population ne dĂ©passe pas 30 000 habitants. Le Programme a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  Ă©largir la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale et Ă©loignĂ©e mal desservie afin d’y inclure les rĂ©gions dont la population est supĂ©rieure Ă  30 000 habitants. Le 6 novembre 2024, les responsables ont modifiĂ© la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie afin d’y inclure toutes les collectivitĂ©s dont la population est infĂ©rieure Ă  30 000 habitants, remplaçant la dĂ©finition prĂ©cĂ©dente qui ne tenait pas compte des collectivitĂ©s considĂ©rĂ©es comme faisant partie du territoire d’une rĂ©gion mĂ©tropolitaine de recensement. Cette modification de la dĂ©finition a fait en sorte que plus de 200 collectivitĂ©s Ă©taient maintenant admissibles. Par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  la rĂ©glementation.

Certains commentateurs ont proposĂ© d’autres modifications aux conditions d’admissibilitĂ©, y compris de permettre Ă  toutes les personnes de bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂȘts, quel que soit le lieu de travail, et de supprimer le plafond de cinq ans pour la pĂ©riode de dispense. La dispense du remboursement des prĂȘts a pour but d’amĂ©liorer la disponibilitĂ© des services de soins de santĂ© destinĂ©s aux Canadiens qui vivent dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies. Ces derniĂšres sont confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis uniques en ce qui concerne les diffĂ©rents dĂ©terminants sociaux de la santĂ©. Par exemple, le manque d’accĂšs aux prestataires de soins de santĂ© se traduit par des besoins non satisfaits en matiĂšre de soins de santĂ©, notamment l’absence de services de prĂ©vention et de dĂ©pistage ainsi que du traitement des maladies. Les recherches montrent que les collectivitĂ©s qui comptent plus de 30 000 habitants ont gĂ©nĂ©ralement accĂšs Ă  un Ă©ventail plus large de services de soins de santĂ© que les petites collectivitĂ©s et que les rĂ©sidents doivent parcourir des distances plus courtes pour accĂ©der aux services de soins de santĂ© que ceux des petites collectivitĂ©srĂ©fĂ©rence 5. Le plafond de cinq ans reflĂšte les donnĂ©es du Programme qui montrent que la plupart des bĂ©nĂ©ficiaires remboursent leur prĂȘt fĂ©dĂ©ral en trois ou quatre ans et ne bĂ©nĂ©ficieraient donc pas d’une prolongation de la dispense au-delĂ  de la pĂ©riode de dispense de cinq ans. Le plafond de cinq ans sert Ă©galement de mesure d’intĂ©gritĂ© afin de garantir que le Programme est utilisĂ© comme prĂ©vu et n’est pas prolongĂ© indĂ©finiment. Par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  la rĂ©glementation.

Montants de dispense de remboursement par professions

Quelques commentateurs ont soulevĂ© des prĂ©occupations Ă  l’égard des groupes de professions et les montants de dispense de remboursement correspondants. L’Association canadienne des hygiĂ©nistes dentaires a saluĂ© l’engagement d’étendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts aux hygiĂ©nistes dentaires, mais a recommandĂ© de classer ces professionnels dans le groupe 2 plutĂŽt que le groupe 3, ce qui leur permettra d’obtenir le montant maximal de la dispense de 30 000 $ sur cinq ans. Selon les membres de cette association, le montant de la dispense du remboursement des prĂȘts proposĂ© pour ce groupe n’est pas suffisant pour inciter un nombre important d’hygiĂ©nistes dentaires Ă  dĂ©mĂ©nager dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies. Les groupes de professions proposĂ©s ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s en fonction des exigences minimales les plus courantes en matiĂšre de formation partout au pays, et pour reprĂ©senter le montant des prĂȘts que les emprunteurs admissibles pourraient avoir, selon les responsables du Programme. Puisque la prestation se limite Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts impayĂ©s d’un emprunteur, l’établissement de montants de la dispense trop Ă©levĂ©s pourrait nuire Ă  l’objectif de maintien en poste des professionnels des soins de santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Si la dispense du remboursement des prĂȘts est accordĂ©e rapidement, l’emprunteur pourrait ne plus ĂȘtre motivĂ© Ă  rester dans une collectivitĂ© admissible. En dĂ©finitive, le RĂšglement vise Ă  assurer l’équilibre entre le montant probable des prĂȘts impayĂ©s et le montant pouvant faire l’objet d’une dispense de remboursement afin d’optimiser le maintien en poste des professionnels et la quantitĂ© de services fournis aux collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies.

D’autres commentateurs ont soulignĂ© les diffĂ©rences d’exigences en matiĂšre de formation entre les provinces et les territoires pour ce qui concerne les hygiĂ©nistes dentaires, expliquant que ces Ă©carts pourraient entraĂźner des iniquitĂ©s dans les groupes et les montants de dispense de remboursement correspondants. Par exemple, des commentateurs indiquaient que certaines provinces exigent d’accomplir un programme d’études de quatre ans, tandis que d’autres acceptent un diplĂŽme d’études d’un programme de 18 mois. C’est pourquoi ces commentateurs ont fait valoir que les hygiĂ©nistes dentaires ayant suivi un programme d’études de quatre ans devraient ĂȘtre ajoutĂ©s au groupe 2 et que les diplĂŽmĂ©s d’un programme de 18 mois devraient faire partie du groupe 3. Certains autres commentateurs se sont dits prĂ©occupĂ©s par le groupe comprenant les sages-femmes. Ils ont fait valoir que les sages-femmes devraient faire partie du groupe 1 comme les mĂ©decins, car leur formation avancĂ©e, leurs connaissances spĂ©cialisĂ©es et leur expertise liĂ©es aux soins prĂ©natals, Ă  l’accouchement et aux soins postnatals cadrent plus avec celles des obstĂ©triciens et des mĂ©decins de famille que celles des infirmiers au sein du systĂšme de soins de santĂ©. Un autre commentateur a indiquĂ© que le montant de la dispense du remboursement des prĂȘts accordĂ©e aux travailleurs sociaux n’est pas adĂ©quat, compte tenu des coĂ»ts associĂ©s Ă  leur programme d’études. En rĂ©ponse aux prĂ©occupations susmentionnĂ©es, il y a lieu de noter que la rĂ©glementation de la reconnaissance professionnelle et de l’enregistrement de ces professions relĂšve des compĂ©tences provinciales et territoriales. De plus, un emprunteur peut choisir certains parcours Ă©ducatifs qui dĂ©passent les exigences minimales requises pour la reconnaissance professionnelle ou l’enregistrement dans une province particuliĂšre ou un territoire particulier. Les groupes de professions figurant dans la rĂ©glementation sont conçus de maniĂšre Ă  reflĂ©ter le fait que les emprunteurs exerçant une profession qui exigent des Ă©tudes supĂ©rieures sont susceptibles de contracter un prĂȘt plus Ă©levĂ© faisant l’objet d’une dispense de remboursement au moyen de la prestation. Bien que les commentaires reçus suggĂ©raient que les hygiĂ©nistes dentaires rĂ©pondent aux exigences professionnelles du groupe 2, les hygiĂ©nistes dentaires ont seulement besoin d’accomplir un programme d’études de trois ans, alors ils Ă©taient inclus dans le groupe 3. De la mĂȘme façon, les sages-femmes doivent obtenir un grade de premier cycle (trois ou quatre ans sans formation infirmiĂšre) et ne sont pas tenues de suivre plusieurs programmes d’études, comme les professionnels du groupe 1, alors elles ont Ă©tĂ© classĂ©es dans le groupe 2.

Au-delà des autorités du Programme ou aucun lien avec la réglementation

Le Programme a aussi reçu quelques commentaires qui vont au-delĂ  de la portĂ©e de la prĂ©sente proposition rĂ©glementaire. Certains commentateurs ont suggĂ©rĂ© d’étendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts afin d’y inclure les marges de crĂ©dit personnelles (aux Ă©tudiants) et les prĂȘts personnels accordĂ©s par les institutions financiĂšres, les prĂȘts Ă©tudiants provinciaux et les prĂȘts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux (États-Unis). La dispense du remboursement des prĂȘts est Ă©tablie par la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂȘts aux Ă©tudiants, dans le cadre desquelles seul le remboursement de prĂȘts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux est autorisĂ©. Par consĂ©quent, la question d’étendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts afin d’y inclure d’autres types de prĂȘts Ă©tudiants (par exemple les prĂȘts Ă©tudiants provinciaux, les prĂȘts privĂ©s, comme les marges de crĂ©dit aux Ă©tudiants et les prĂȘts Ă©tudiants accordĂ©s par des administrations Ă©trangĂšres) dĂ©passe la portĂ©e de la prĂ©sente proposition ainsi que celle des autoritĂ©s lĂ©gislatives.

D’autres commentaires gĂ©nĂ©raux reçus n’avaient aucun lien avec la prĂ©sente proposition, dont une critique formulĂ©e Ă  l’égard du programme d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants et une question sur les raisons pour lesquelles le QuĂ©bec ne participe pas au Programme. Vu que ces commentaires sont en dehors du champ d’application des modifications rĂ©glementaires, aucun changement Ă  la rĂ©glementation n’a Ă©tĂ© apportĂ©.

Analyse coûts-avantages

Certains commentaires avaient trait Ă  la section sur l’analyse coĂ»ts-avantages, dont un commentateur demandait l’analyse complĂšte, et celle-ci a Ă©tĂ© fournie par le Programme.

Un autre commentateur a soulevĂ© une prĂ©occupation selon laquelle le Programme sous-estime le nombre prĂ©vu d’hygiĂ©nistes dentaires qui bĂ©nĂ©ficierait de la dispense. La pĂ©riode prĂ©alable Ă  la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada a rĂ©vĂ©lĂ© que 1 336 bĂ©nĂ©ficiaires sont censĂ©s dĂ©mĂ©nager dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Ă  la suite de l’entrĂ©e en vigueur du RĂšglement. Parmi ceux-ci, on estime que 428 seraient principalement motivĂ©s par la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  fournir des services dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies. Ces rĂ©sultats sont tirĂ©s de projections dĂ©taillĂ©es des avantages, des coĂ»ts et du nombre de bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense du remboursement, selon les hypothĂšses et les donnĂ©es figurant dans l’analyse coĂ»ts-avantages complĂšte, disponible sur demande. Le commentateur n’a fourni aucun commentaire spĂ©cifique sur les hypothĂšses, les donnĂ©es ou les approches utilisĂ©es dans l’analyse coĂ»ts-avantages qui pourraient servir de base pour revoir la mĂ©thodologie de l’analyse coĂ»ts-avantages et gĂ©nĂ©rer des rĂ©sultats diffĂ©rents.

De mĂȘme, un commentateur a exprimĂ© ses prĂ©occupations concernant le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires, les coĂ»ts et les avantages estimatifs en l’absence de donnĂ©es historiques dĂ©montrant l’efficacitĂ© de la dispense du remboursement des prĂȘts. Les donnĂ©es historiques sur le remboursement des prĂȘts consentis aux mĂ©decins et au personnel infirmier ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour estimer le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires faisant partie des professions nouvellement admissibles. Ces renseignements ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s aux donnĂ©es du recensement de 2021 et d’un sondage rĂ©alisĂ© en 2020 auprĂšs des bĂ©nĂ©ficiaires. De plus, d’aprĂšs une Ă©valuation de l’efficacitĂ© de la dispense du remboursement des prĂȘts publiĂ©e en 2024 et intitulĂ©e Évaluation de l’exonĂ©ration de remboursement du prĂȘt d’études pour les mĂ©decins de famille et le personnel infirmier, la majoritĂ© des professionnels et des Ă©tudiants pensaient que cette dispense du remboursement contribuait Ă  Ă©largir la prestation de services de santĂ© primaires au sein des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Les modifications rĂ©glementaires ne devraient pas avoir d’incidences diffĂ©rentielles sur les peuples autochtones ni de rĂ©percussions nĂ©gatives sur les traitĂ©s modernes, conformĂ©ment aux obligations du gouvernement du Canada en ce qui concerne les droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es en fonction de leurs incidences sur les traitĂ©s modernes, conformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale de la mise en Ɠuvre des traitĂ©s modernes. L’évaluation n’a rĂ©vĂ©lĂ© aucune incidence immĂ©diate sur les obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes. Les collectivitĂ©s autochtones devraient bĂ©nĂ©ficier des modifications rĂ©glementaires.

Dans le cadre des consultations sur la sĂ©rie de modifications proposĂ©es pour la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts en 2022, le ministĂšre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social Canada a consultĂ© l’Association de mĂ©decins indigĂšnes du Canada (AMIC). L’AMIC a recommandĂ© que les incitatifs financiers encouragent les gens Ă  travailler dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, mais que l’accent soit mis sur le renforcement des capacitĂ©s de la collectivitĂ©, par exemple en formant les rĂ©sidents locaux qui sont plus susceptibles de rester Ă  long terme dans leur collectivitĂ© d’origine. En outre, l’AMIC a recommandĂ© que les ressources soient mieux utilisĂ©es pour rĂ©duire les obstacles qui empĂȘchent les habitants des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies d’accĂ©der Ă  l’école de mĂ©decine et pour subventionner leur formation et leur rĂ©sidence dans leur rĂ©gion d’origine.

Les politiques d’admission aux Ă©tudes postsecondaires et les programmes d’éducation et de formation ne sont pas du ressort du gouvernement fĂ©dĂ©ral. NĂ©anmoins, le Programme soutient particuliĂšrement les apprenants autochtones en les exemptant de la contribution annuelle fixe des Ă©tudiants aux coĂ»ts d’éducation. Les Ă©valuations des besoins des apprenants autochtones ne tiennent pas compte des fonds reçus dans le cadre du Programme d’aide aux Ă©tudiants de niveau postsecondaire (ainsi que des stratĂ©gies d’éducation postsecondaire de la nation mĂ©tisse et des Inuits) lorsqu’il s’agit de dĂ©terminer les ressources d’un Ă©tudiant.

On s’attend Ă  ce que les populations autochtones bĂ©nĂ©ficient de l’élargissement proposĂ© de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts. En 2020, l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomique a dĂ©terminĂ© qu’environ 60 % des peuples autochtones du Canada vivent principalement dans des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, soit environ 30 % de plus que la population non autochtonerĂ©fĂ©rence 6. Le recensement de 2021 estime Ă  1 807 250 le nombre d’autochtones vivant au CanadarĂ©fĂ©rence 7. La population potentielle d’Autochtones vivant dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e au moyen de ces chiffres. Il est estimĂ© qu’environ un million d’Autochtones sont concernĂ©s par ces modifications rĂ©glementaires. Selon le rapport annuel au Parlement 2020 de Services aux Autochtones Canada, les peuples autochtones reprĂ©sentent Ă©galement la plus grande proportion de la population au Nunavut (86 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (51 %) et dans le Yukon (23 %)rĂ©fĂ©rence 8.

Choix de l’instrument

La Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 9 et la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂȘts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 10 ne prĂ©voient que l’autorisation de la dispense du remboursement des prĂȘts, les conditions dĂ©taillĂ©es devant ĂȘtre prescrites par les rĂšglements correspondants. Les modifications aux deux lois concernant l’ajout de 10 professions Ă  la liste de celles qui sont admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts dans le cadre du Programme faisaient partie de la Loi d’exĂ©cution du budget de 2024, qui a reçu la sanction royale le 20 juin 2024. Ces modifications lĂ©gislatives entreront en vigueur par dĂ©cret en mĂȘme temps que le RĂšglement. Des modifications rĂ©glementaires Ă©taient requises afin de fournir une dĂ©finition des professions nouvellement admissibles et de prĂ©ciser le montant de la dispense accordĂ©e Ă  chacune. Cela permet de garantir la clartĂ© et la transparence auprĂšs des bĂ©nĂ©ficiaires. Comme la rĂ©glementation fournit dĂ©jĂ  cette information pour les mĂ©decins de famille, les infirmiers et les infirmiers praticiens bĂ©nĂ©ficiant de la dispense du remboursement des prĂȘts, les nouvelles professions seront intĂ©grĂ©es dans le cadre existant.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les parties prenantes les plus directement concernĂ©es par les modifications rĂ©glementaires sont les rĂ©sidents des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies, les emprunteurs ayant des prĂȘts Ă©tudiants en cours qui travaillent dans des professions nouvellement admissibles, et le gouvernement du Canada.

La prĂ©sente analyse coĂ»ts-avantagesrĂ©fĂ©rence 11 a permis d’évaluer les incidences diffĂ©rentielles pour les parties prenantes de l’élargissement de la portĂ©e de la dispense du remboursement des prĂȘts aux Ă©ducateurs de la petite enfance, aux dentistes, aux hygiĂ©nistes dentaires, aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne, aux physiothĂ©rapeutes et aux psychologues qui choisissent de travailler dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie dĂ©signĂ©e, par rapport Ă  un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence dans lequel ces modifications rĂ©glementaires n’ont pas Ă©tĂ© apportĂ©es.

L’avantage monĂ©taire net de la mise en Ɠuvre des modifications rĂ©glementaires sera de 290,3 millions de dollars en valeur actuelle nette, au cours des 10 prochaines annĂ©es, soit un rapport coĂ»ts-avantages de 1,4:1.

Annuellement, il est prĂ©vu que les modifications rĂ©glementaires bĂ©nĂ©ficieront directement Ă  environ 7 968 emprunteurs de prĂȘts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux au cours de la premiĂšre annĂ©e de mise en Ɠuvre (2025-2026) et jusqu’à environ 19 025 emprunteurs par annĂ©e d’ici 2034-2035. Parmi ces bĂ©nĂ©ficiaires, il est estimĂ© qu’en 2025-2026, environ 2 841 auront dĂ©mĂ©nagĂ© dans ces collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies spĂ©cifiquement en raison de la dispense du remboursement des prĂȘts, et que ce chiffre passera Ă  environ 3 024 en 2034-2035, pour un total de 27 822 sur 10 ans. L’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies devrait accroĂźtre le taux de participation au marchĂ© du travail des parents de jeunes enfants dans ces collectivitĂ©s, Ă©tant donnĂ© que davantage de places de garde d’enfants seraient disponibles. Cela permettrait d’augmenter le revenu des familles dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies et de fournir des recettes fiscales supplĂ©mentaires au gouvernement du Canada. Le nombre de personnes rĂ©sidant dans une collectivitĂ© admissible Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts est estimĂ© Ă  environ 11,2 millions, ce qui reprĂ©sente approximativement 30 % de la population canadienne. Les modifications rĂ©glementaires augmenteront Ă©galement les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada en raison des dispenses du remboursement des prĂȘts supplĂ©mentaires. Ces coĂ»ts sont Ă©quivalents Ă  l’augmentation de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts qui sera accordĂ©e aux emprunteurs. Un plus grand nombre de demandes de dispense du remboursement des prĂȘts devrait entraĂźner une augmentation des coĂ»ts payables par le gouvernement au prestataire de services du secteur privĂ© pour traiter et vĂ©rifier ces demandes, ainsi que des coĂ»ts liĂ©s Ă  la modernisation du processus de demande. Le rapport avantages-coĂ»ts ne tient pas compte des avantages qualitatifs supplĂ©mentaires importants pour les Canadiens vivant dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies et pour la sociĂ©tĂ© canadienne, tels que l’amĂ©lioration de l’accĂšs aux services sociaux et de santĂ© et les avantages qui en dĂ©coulent. Par consĂ©quent, cette Ă©tude conclut que les avantages de la mise en Ɠuvre de ces modifications rĂ©glementaires l’emportent sur les coĂ»ts.

En ce qui concerne l’analyse de la rĂ©partition, les modifications rĂ©glementaires devraient avoir une incidence sur les parties prenantes concernĂ©es en fonction de caractĂ©ristiques telles que la rĂ©gion, le sexe, le revenu et l’ñge. Les personnes vivant dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies ont souvent des revenus plus faibles et sont lĂ©gĂšrement plus ĂągĂ©es que la population canadiennerĂ©fĂ©rence 12,rĂ©fĂ©rence 13. Les hommes et les femmes des rĂ©gions rurales sont confrontĂ©s Ă  des disparitĂ©s en matiĂšre de santĂ© et ont des rĂ©sultats moins bons que ceux de la population gĂ©nĂ©ralerĂ©fĂ©rence 14. Les modifications rĂ©glementaires auront une incidence positive sur les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies en leur offrant un meilleur accĂšs aux prestataires de soins de santĂ© et de services sociaux, ce qui pourrait se traduire par une amĂ©lioration de la santĂ© et des rĂ©sultats sociaux de la population rurale. La recherche dĂ©montre que les incitations financiĂšres contribuent au recrutement et Ă  la fidĂ©lisation de divers prestataires de soins de santĂ© et de services sociaux pour travailler dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desserviesrĂ©fĂ©rence 15. En particulier, la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts est une source importante d’aide financiĂšre pour les personnes qui choisissent de travailler dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies et se traduisent par un taux de rĂ©tention plus Ă©levĂ©, mĂȘme lorsqu’elles ne remplissent plus les conditions requises pour bĂ©nĂ©ficier du remboursement de prĂȘtsrĂ©fĂ©rence 16,rĂ©fĂ©rence 17.

ÉnoncĂ© des avantages et des coĂ»ts
Avantages monétaires

Les modifications rĂ©glementaires inciteront certains professionnels de la santĂ© et des services sociaux Ă  travailler dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles. Ces avantages ont Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s en attribuant aux emprunteurs l’équivalent des coĂ»ts estimĂ©s supportĂ©s par le gouvernement du Canada pour la dispense du remboursement des prĂȘts. L’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies devrait accroĂźtre le taux de participation au marchĂ© du travail des parents de jeunes enfants dans ces collectivitĂ©s, Ă©tant donnĂ© que davantage de places de garde d’enfants seraient disponibles. Cela devrait Ă  son tour augmenter le revenu des familles dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies et fournir des recettes fiscales supplĂ©mentaires au gouvernement du Canada, ce qui constitue des avantages monĂ©taires.

Tableau 2 : Avantages monĂ©taires de l’élargissement de l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  10 professions supplĂ©mentaires dans le domaine de la santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies
Partie prenante concernée Description de la prestation PremiÚre année (2025-2026) DeuxiÚme année (2026-2027) CinquiÚme année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Emprunteurs du Programme Dispense du remboursement des prĂȘts d’études canadien aux emprunteurs du Programme employĂ©s dans des professions nouvellement admissibles Ă  la dispense 45,5 M$ 62,0 M$ 97,4 M$ 108,6 M$ 644,8 M$ 91,8 M$
Canadiens Revenu net supplĂ©mentaire pour les Canadiens qui rejoignent la population active en raison des places de garde d’enfants supplĂ©mentaires offertes par les Ă©ducateurs de la petite enfance qui sont motivĂ©s pour travailler dans des rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es en raison de la dispense du remboursement des prĂȘts d’études canadien 8,7 M$ 13,4 M$ 31,9 M$ 74,2 M$ 254,4 M$ 36,2 M$
Gouvernement fĂ©dĂ©ral Recettes fiscales supplĂ©mentaires liĂ©es Ă  l’augmentation de la main-d’Ɠuvre dans les rĂ©gions rurales en raison de l’augmentation du nombre de places de garde d’enfants par les Ă©ducateurs de la petite enfance qui ont Ă©tĂ© motivĂ©s par la dispense du remboursement des prĂȘts d’études canadien pour travailler dans les rĂ©gions rurales 1,5 M$ 2,4 M$ 5,6 M$ 13,1 M$ 44,9 M$ 6,4 M$
Toutes les parties prenantes Avantages totaux 55,7 M$ 77,8 M$ 134,9 M$ 195,9 M$ 944,1 M$ 134,4 M$
Coûts monétaires

Le coĂ»t de la dispense du remboursement des prĂȘts pour le gouvernement du Canada est basĂ© sur des estimations rĂ©alisĂ©es Ă  partir de la population du Recensement 2021 selon la Classification nationale des professions et des donnĂ©es administratives du Programme. Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s comprennent les montants de la dispense du remboursement des prĂȘts versĂ©s aux bĂ©nĂ©ficiaires, la numĂ©risation du processus de demande, le traitement et la vĂ©rification des demandes, ainsi que les coĂ»ts liĂ©s au remplissage du formulaire de demande. Le total des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s est estimĂ© Ă  653,8 M$ (valeur actuelle) pour les 10 prochaines annĂ©es.

Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©taires de l’élargissement de l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  10 professions supplĂ©mentaires dans le domaine de la santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies
Partie prenante concernée Description du coût PremiÚre année (2025-2026) DeuxiÚme année (2026-2027) CinquiÚme année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Gouvernement fĂ©dĂ©ral Dispense du remboursement des prĂȘts supplĂ©mentaire pour les emprunteurs du Programme employĂ©s dans des professions qui deviennent admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts 50,1 M$ 62,2 M$ 97,7 M$ 109,0 M$ 651,5 M$ 92,8 M$
Emprunteur du Programme CoĂ»t de remplissage de la demande 0,1 M$ 0,2 M$ 0,3 M$ 0,4 M$ 2,3 M$ 0,3 M$
Toutes les parties prenantes CoĂ»ts totaux 50,2 M$ 62,4 M$ 98,1 M$ 109,4 M$ 653,8 M$ 93,1 M$
Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©taires
Impacts PremiÚre année (2025-2026) DeuxiÚme année (2026-2027) CinquiÚme année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Avantages totaux 55,7 M$ 77,8 M$ 134,9 M$ 195,9 M$ 944,1 M$ 134,4 M$
CoĂ»ts totaux 50,2 M$ 62,4 M$ 98,1 M$ 109,4 M$ 653,8 M$ 93,1 M$
IMPACT NET 5,5 M$ 15,4 M$ 36,9 M$ 86,5 M$ 290,3 M$ 41,3 M$
Impacts quantifiés (non monétaire)
Tableau 5 : Nombre accru de professionnels incitĂ©s Ă  travailler dans des rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es en raison de la dispense du remboursement des prĂȘts
Impacts PremiÚre année (2025-2026) DeuxiÚme année (2026-2027) CinquiÚme année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total
Dentistes 99 89 95 106 974
Pharmaciens 182 162 173 193 1 778
Psychologues 84 75 80 89 819
Physiothérapeutes 72 64 69 77 705
Sages-femmes 6 5 6 7 60
Hygiénistes dentaires 44 39 42 46 428
PrĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne 559 500 533 595 5 474
Enseignants 1 252 1 120 1 195 1 333 12 264
Travailleurs sociaux 178 159 170 190 1 747
Éducateurs de la petite enfance 365 326 348 388 3 573
Total 2 841 2 539 2 711 3 024 27 822
Impacts qualitatifs

L’augmentation du nombre de prestataires de soins de santĂ© et de services sociaux travaillant dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies devrait contribuer Ă  amĂ©liorer l’accĂšs aux services de santĂ© et aux services sociaux, tels que la garde d’enfants et le travail socialrĂ©fĂ©rence 18. L’accĂšs Ă  un prestataire de soins de santĂ© primaires habituel est gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă  de meilleurs rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ© et le fait de fournir un accĂšs local aux prestataires de soins de santĂ© et de services sociaux contribue Ă  amĂ©liorer la santĂ© et le bien-ĂȘtre social de la population localerĂ©fĂ©rence 19.

Lentille des petites entreprises

L’analyse de la lentille des petites entreprises a conclu que les modifications rĂ©glementaires n’auront pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes.

RĂšgle du « un pour un Â»

La rĂšgle du « un pour un Â» ne s’applique pas Ă  ces modifications rĂ©glementaires, car la charge administrative sur les entreprises restera inchangĂ©e.

Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation

Les modifications rĂ©glementaires ne sont liĂ©es Ă  aucun engagement pris dans le cadre d’un forum formel de coopĂ©ration rĂ©glementaire. Bien que le CCIAFE soit un organisme fĂ©dĂ©ral-provincial/territorial, il ne se concentre pas sur la coopĂ©ration en matiĂšre de rĂ©glementation. En outre, il n’existe pas d’accord international concernant les Ă©tablissements d’enseignement internationaux dĂ©signĂ©s.

Le ministĂšre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social a consultĂ© ses partenaires des provinces et territoires, qui se sont montrĂ©es favorables Ă  la mesure. En outre, bien que le QuĂ©bec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ne participent pas actuellement au Programme, ils sont toujours admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts pour les mĂ©decins de famille et les infirmiers, y compris Ă  l’élargissement proposĂ©. Les professionnels de la santĂ© admissibles qui ont reçu un prĂȘt Ă©tudiant dans une province ou un territoire participant sont toujours autorisĂ©s Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂȘts s’ils ont travaillĂ© dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie au QuĂ©bec, au Nunavut ou dans les Territoires du Nord-Ouest.

Les modifications sont alignĂ©es sur les stratĂ©gies des provinces et territoires visant Ă  accroĂźtre les capacitĂ©s de soins de santĂ© dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Dans leurs budgets provinciaux de 2024, l’AlbertarĂ©fĂ©rence 20 et la SaskatchewanrĂ©fĂ©rence 21 se sont toutes deux engagĂ©es Ă  faire des investissements importants dans le recrutement et le maintien en poste des travailleurs de la santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Lors d’une rĂ©union avec le ministĂšre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social en novembre 2023, les reprĂ©sentants de l’Alberta ont indiquĂ© qu’ils avaient ciblĂ© des initiatives pour remĂ©dier aux graves pĂ©nuries de main-d’Ɠuvre dans le domaine de l’aviation et ont prĂ©conisĂ© pour que le gouvernement fĂ©dĂ©ral inclue les professionnels de l’aviation dans la liste des professions bĂ©nĂ©ficiant de la prestation fĂ©dĂ©rale de la dispense du remboursement des prĂȘts.

En outre, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique ont mis en place des programmes de dispense du remboursement des prĂȘts destinĂ©s aux professions de santĂ©. Le Manitoba, l’Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador disposent des programmes de subventions et de bourses suivants, destinĂ©s aux diplĂŽmĂ©s en soins de santĂ© :

Par ailleurs, plusieurs provinces et territoires, tels que la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le QuĂ©bec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, proposent Ă©galement des programmes gĂ©nĂ©raux de la dispense du remboursement des prĂȘts qui ne sont pas destinĂ©s Ă  des professions spĂ©cifiques.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique, une analyse prĂ©liminaire a permis de conclure qu’une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique n’est pas nĂ©cessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications rĂ©glementaires soutiendront les emprunteurs admissibles et, dans un sens plus large, l’ensemble de la population canadienne en faisant augmenter le nombre de professionnels de la santĂ© et des services de soutien dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies. Selon l’analyse comparative entre les sexes plus, il n’y a pas d’effets nĂ©gatifs imprĂ©vus rĂ©sultant des modifications rĂ©glementaires.

Bien que cette mesure ne vise pas directement les femmes, en 2022, de nombreux travailleurs du secteur de la santĂ© et des services de soutien Ă©taient des femmes. En ce qui concerne les modifications rĂ©glementaires, environ 83 % des personnes travaillant dans des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂȘts seront des femmesrĂ©fĂ©rence 27. En outre, bien que le secteur des soins de santĂ© soit majoritairement fĂ©minin, les femmes sont moins susceptibles d’occuper des postes de supervision et sont confrontĂ©es Ă  un Ă©cart salarial de 24 % entre les sexesrĂ©fĂ©rence 28. Par consĂ©quent, l’élargissement de la dispense du remboursement des prĂȘts reprĂ©sentera un avantage financier plus important pour les femmes admissibles.

En ce qui concerne l’impact de ces modifications rĂ©glementaires par groupe d’ñge, les donnĂ©es du Programme indiquent que les bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense du remboursement des prĂȘts sont gĂ©nĂ©ralement ĂągĂ©s de 18 Ă  29 ans. En outre, 74 % des personnes ayant des prĂȘts d’études canadiens en cours ont moins de 35 ans. Par consĂ©quent, les modifications rĂ©glementaires devraient profiter davantage aux emprunteurs de moins de 35 ans qu’aux autres groupes d’ñge, Ă©tant donnĂ© que ces bĂ©nĂ©ficiaires sont plus susceptibles d’ĂȘtre en train de rembourser leurs prĂȘts et d’ĂȘtre influencĂ©s par les incitations financiĂšres.

Les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies sont confrontĂ©es Ă  des obstacles historiques en matiĂšre de soins de santĂ© et de services sociaux. Les modifications rĂ©glementaires, en conjonction avec d’autres initiatives visant Ă  accroĂźtre les capacitĂ©s en matiĂšre de soins de santĂ© et de services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, devraient contribuer Ă  amĂ©liorer l’accĂšs aux soins de santĂ© et aux services sociaux dans ces collectivitĂ©s. Par rapport Ă  la population urbaine, les habitants des rĂ©gions rurales sont plus susceptibles de subir des effets nĂ©fastes sur la santĂ©, tels que des blessures, des maladies chroniques, l’obĂ©sitĂ© et une espĂ©rance de vie plus courterĂ©fĂ©rence 29rĂ©fĂ©rence 30. Les taux de mortalitĂ© Ă©vitables et traitables plus Ă©levĂ©s dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies pourraient ĂȘtre attribuĂ©s aux barriĂšres gĂ©ographiques, aux services de santĂ© limitĂ©s et aux besoins de santĂ© non satisfaits. En amĂ©liorant l’accĂšs aux prestataires de soins de santĂ© et aux services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, ces modifications rĂ©glementaires contribueront Ă  rĂ©duire les disparitĂ©s de santĂ© qui existent entre les populations urbaines et rurales. En outre, les personnes vivant dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies ont souvent des revenus plus faibles, et les femmes Ă  faible revenu en particulier sont victimes d’exclusions sociales, Ă©conomiques et institutionnelles, auxquelles les femmes Ă  revenu plus Ă©levĂ© ne sont pas confrontĂ©esrĂ©fĂ©rence 31Ces obstacles ont de graves consĂ©quences sur leur santĂ© et leur bien-ĂȘtre en gĂ©nĂ©ral. En outre, la disponibilitĂ© ou l’absence de services de garde d’enfants influe souvent en premier lieu sur la dĂ©cision de la mĂšre de reprendre le travail, ce qui se traduit par une perte de revenu plus importante pour les femmes que pour les hommesrĂ©fĂ©rence 32. Cependant, l’augmentation de la disponibilitĂ© des services de garde d’enfants par le biais de l’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance permettra aux femmes de participer plus facilement Ă  la main-d’Ɠuvre rurale.

Mise en Ɠuvre, conformitĂ© et application, et normes de service

Mise en Ɠuvre

Les modifications rĂ©glementaires devraient entrer en vigueur Ă  l’automne 2025.

L’intention est que les emprunteurs admissibles exerçant une des professions nouvellement admissibles puissent accĂ©der Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts immĂ©diatement aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires. En d’autres termes, les professionnels nouvellement admissibles pourront accĂ©der Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts pour le travail qu’ils ont effectuĂ© jusqu’à une annĂ©e avant la date d’entrĂ©e en vigueur, mĂȘme si la profession n’était pas admissible au moment oĂč ils ont commencĂ© Ă  travailler. Par exemple, un dentiste qui commence Ă  travailler le 15 novembre 2024 dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie admissible pourra demander la dispense du remboursement des prĂȘts Ă  compter du 15 novembre 2025 s’il a effectuĂ© une annĂ©e de travail dans cette collectivitĂ© et que le RĂšglement est en vigueur.

Les forums fédéraux-provinciaux/territoriaux et les forums de parties prenantes existants seront utilisés pour informer toutes les parties prenantes des modifications réglementaires.

Le Programme est mis en Ɠuvre en collaboration avec neuf provinces participantes, un territoire et un prestataire de services du secteur privĂ©. Étant donnĂ© que cette prestation ne s’applique qu’aux prĂȘts fĂ©dĂ©raux, le fournisseur de services est exclusivement responsable de la mise en Ɠuvre de cette mesure. Cette mesure impliquera que le fournisseur de services mette en Ɠuvre des changements Ă  l’échelle du systĂšme opĂ©rationnel et nĂ©cessitera le dĂ©veloppement d’un nouveau systĂšme de demande automatisĂ© et d’un modĂšle de vĂ©rification afin de gĂ©rer l’augmentation attendue du volume de demandes.

Les amĂ©liorations apportĂ©es Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts seront intĂ©grĂ©es aux mĂ©canismes de mesure et d’évaluation du rendement existants. La Direction de l’évaluation du ministĂšre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social a rĂ©cemment terminĂ© une Ă©valuation du Programme en mars 2021rĂ©fĂ©rence 33 et une Ă©valuation de cette prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts, publiĂ©e le 22 janvier 2024rĂ©fĂ©rence 34. L’évaluation gĂ©nĂ©rale a rĂ©vĂ©lĂ© que la majoritĂ© (66 %) des emprunteurs savaient que le gouvernement fĂ©dĂ©ral offre des prĂȘts et des bourses aux Ă©tudiants. Cependant, peu d’entre eux (17 %) Ă©taient conscients de l’apport important du gouvernement fĂ©dĂ©ral dans l’aide financiĂšre totale qu’ils recevaient. L’évaluation de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts a rĂ©vĂ©lĂ© que, mĂȘme si le Programme a entrepris des consultations approfondies avant de lancer la prestation et a fourni des informations dĂ©taillĂ©es sur l’admissibilitĂ© et le processus de demande sur le site Web du gouvernement du Canada, les bĂ©nĂ©ficiaires ont principalement Ă©tĂ© informĂ©s de la prestation Ă  partir de diffĂ©rentes sources. Depuis le lancement de la prestation, la sensibilisation n’a pas Ă©tĂ© un Ă©lĂ©ment clĂ©. Ainsi, le bouche-Ă -oreille a Ă©tĂ© le moyen de communication le plus utilisĂ© par les Ă©tudiants et les professionnels pour s’informer au sujet de la prestation de la dispense du remboursement des prĂȘts. La Direction de l’évaluation a recommandĂ© que le Programme Ă©tudie les possibilitĂ©s de sensibilisation afin d’accroĂźtre la connaissance de la prestation parmi les principales parties prenantes, en particulier parmi les bĂ©nĂ©ficiaires visĂ©s.

Conformité et application

Selon la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants, un rapport actuariel au sujet du Programme doit ĂȘtre dĂ©posĂ© au Parlement au moins une fois tous les trois ans. Ce rapport fournit une estimation des coĂ»ts et des recettes du programme, une prĂ©vision sur 25 ans des recettes et des coĂ»ts futurs du Programme, ainsi qu’une explication de la mĂ©thodologie et des hypothĂšses actuarielles et Ă©conomiques utilisĂ©es pour produire les chiffres prĂ©sentĂ©s dans le rapport. Un rapport annuel sur le Programme doit Ă©galement ĂȘtre dĂ©posĂ© au Parlement conformĂ©ment Ă  la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants. Le rapport annuel fournit des statistiques dĂ©taillĂ©es sur le Programme (y compris la valeur du portefeuille) et dĂ©crit les principaux objectifs, initiatives et rĂ©alisations au cours d’une annĂ©e universitaire donnĂ©e, et les politiques d’intĂ©gritĂ©rĂ©fĂ©rence 35.

La Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financiĂšre aux Ă©tudiants autorise le Programme Ă  veiller Ă  ce que les bourses et les prĂȘts fĂ©dĂ©raux ne soient pas accordĂ©s Ă  des Ă©tudiants qui n’y ont pas droit. Le paragraphe 17(1) de cette loi prĂ©voit une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 $ pour les Ă©tudiants qui fournissent sciemment des informations fausses ou trompeuses, y compris par omission, dans une demande ou un autre document. En outre, l’article 17.1 permet le refus Ă  un tel Ă©tudiant de toute aide financiĂšre fĂ©dĂ©rale supplĂ©mentaire ainsi que certains autres avantages du Programme, tel que l’aide au remboursement.

Personne-ressource

Erin Hetherington
Directrice
Direction gĂ©nĂ©rale de l’apprentissage
Programme canadien d’aide financiĂšre aux Ă©tudiants
Emploi et Développement social Canada
Courriel : EDSC.DGA.PCAFE.MCPP-SEC.CSFAP.LB.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca