Règlement modifiant le Règlement sur la protection des vĂ©gĂ©taux : DORS/2025-236

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 25

Enregistrement
DORS/2025-236 Le 21 novembre 2025

LOI SUR LA PROTECTION DES VÉGÉTAUX

C.P. 2025-815 Le 21 novembre 2025

Sur recommandation du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et en vertu de l’article 47rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur la protection des vĂ©gĂ©taux, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur la protection des végétaux

Modifications

1 Le titre intĂ©gral du Règlement sur la protection des vĂ©gĂ©taux rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur la protection des végétaux

2 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

3 L’article 10 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 (1) Le ministre peut publier un avis indiquant la manière d’établir ou de fournir tout document qui est à fournir au ministre ou à l’inspecteur en application de la Loi ou de ses textes d’application.

(2) Le document à fournir est établi et fourni de la manière prescrite dans l’avis, à moins que la manière ne soit précisée autrement par l’inspecteur, dans le cas où un tel document est exigé par celui-ci.

(3) Lorsque le document fourni n’est pas l’original, l’original de celui-ci est fourni, sur demande, dans un délai raisonnable.

4 Le paragraphe 29(1.1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(1.1) Une personne peut fournir Ă  l’inspecteur le numĂ©ro du certificat applicable visĂ© au paragraphe (1) plutĂ´t que le certificat lui-mĂŞme si le numĂ©ro permet au ministre d’accĂ©der Ă  la version Ă©lectronique du certificat.

5 Les articles 50 Ă  52 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

50 (1) Est interdite la circulation sur le territoire canadien d’une chose qui est un parasite ou dĂ©signĂ©e dans le document de l’Agence comme Ă©tant susceptible d’être parasitĂ©e ou comme pouvant constituer un obstacle biologique Ă  la lutte antiparasitaire dans les cas suivants :

(2) Au présent article, document de l’Agence s’entend du document intitulé Interdictions et restrictions relatives à la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des végétaux, publié par l’Agence, avec ses modifications successives.

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 54, de ce qui suit :

Ordre de déplacement

54.1 L’inspecteur ou l’agent de la paix agissant à la demande de ce dernier peut exiger que toute chose soit déplacée à un lieu donné afin de satisfaire aux exigences de la Loi et de ses textes d’application.

7 Les annexes I et II du même règlement sont abrogées.

Entrée en vigueur

8 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie des règlements.)

Enjeux

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable de la santĂ© des vĂ©gĂ©taux. Cela inclut la prĂ©vention de l’introduction et de la propagation de phytoravageurs qui pourraient porter atteinte Ă  la base de ressources vĂ©gĂ©tales du Canada, Ă  l’environnement et aux industries axĂ©es sur les vĂ©gĂ©taux. La Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux (LPV) et le Règlement sur la protection des vĂ©gĂ©taux (RPV ou le Règlement) Ă©tablissent diverses exigences pour attĂ©nuer les risques associĂ©s aux phytoravageurs au Canada, dont des mesures de contrĂ´le en territoire canadien et des mesures de contrĂ´le des importations. Les mesures de contrĂ´le en territoire canadien comprennent des interdictions et des restrictions relatives Ă  la circulation de certains organismes nuisibles, vĂ©gĂ©taux et autres choses Ă  l’intĂ©rieur du Canada. Comme ces mesures de contrĂ´le en territoire canadien sont contenues dans les annexes I et II du RPV, leur mise Ă  jour nĂ©cessite une modification rĂ©glementaire. Cela limite la capacitĂ© de l’ACIA Ă  mettre Ă  jour rapidement ces mesures de contrĂ´le en territoire canadien Ă  la lumière des dernières connaissances scientifiques et Ă  les harmoniser avec les mesures de contrĂ´le des importations du Canada et les obligations internationales. En consĂ©quence, les intervenants pourraient ĂŞtre confrontĂ©s Ă  des fardeaux et Ă  des coĂ»ts inutiles, tels que l’obtention d’un certificat de circulation, afin de se conformer Ă  des mesures de contrĂ´le qui ne sont plus appuyĂ©es par la science.

Énoncer les interdictions et restrictions dans un document incorporé par renvoi au RPV, plutôt que dans le Règlement lui-même, améliorerait la souplesse réglementaire et réduirait les formalités administratives. Le recours à des outils réglementaires modernes, tels que l’incorporation par renvoi, permettra à l’ACIA de mettre à jour plus rapidement et plus efficacement les mesures de contrôle en territoire canadien en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques et des risques.

Le RPV comprend également des exigences désuètes et prescriptives en matière de documents. Par exemple, le texte normatif du Règlement ne soutient pas pleinement l’échange de documents électroniques provenant de gouvernements étrangers. De plus, le Règlement stipule que les intervenants doivent soumettre la copie papier originale d’un document, même si le document a déjà été soumis par voie électronique. Cette exigence désuète crée un fardeau administratif superflu pour les intervenants et pour l’ACIA. Des modifications sont donc requises pour appuyer une approche de documentation moderne et neutre sur le plan de la technologie, qui élimine les exigences prescriptives et qui cadre avec les efforts du gouvernement du Canada pour appuyer la numérisation et pour réduire les formalités administratives.

Contexte

Contexte législatif et réglementaire fédéral

La LPV et le RPV fournissent à l’ACIA les principaux pouvoirs et outils dont elle a besoin pour contribuer à prévenir, à retenir et à contrôler l’importation, l’exportation et la propagation de phytoravageurs. Cela protège les végétaux, les secteurs économiques canadiens de l’agriculture et de l’exploitation forestière, et l’environnement.

Pouvoir législatif

La LPV établit le cadre législatif et définit les interdictions, les restrictions et les pouvoirs en vue de prévenir et de gérer les phytoravageurs qui posent un risque à la santé des végétaux.

En 2015, la LPV a Ă©tĂ© modifiĂ©e par la (ARCHIVÉE) Loi sur la croissance dans le secteur agricole afin de donner le pouvoir d’incorporer par renvoi des documents au Règlement (LPV, article 47.1). Ce pouvoir comprend la capacitĂ© d’incorporer des documents internes Ă©laborĂ©s par l’ACIA, ainsi que des documents externes, sur une base dynamique (c’est-Ă -dire que le document peut ĂŞtre modifiĂ© de temps Ă  autre sans nĂ©cessiter de modification rĂ©glementaire). Les documents incorporĂ©s par renvoi ont la mĂŞme force de loi que le règlement auquel ils sont incorporĂ©s.

La LPV confère également le pouvoir de délivrer des arrêtés et des avis législatifs, tels que des avis écrits pour aider à contrôler la propagation des phytoravageurs en territoire canadien. Ces arrêtés servent à déclarer certains lieux au Canada infestés par des phytoravageurs et peuvent contrôler la circulation des personnes et des marchandises au sein ou hors des lieux infestés. Cet outil réglementaire permet donc de répondre à une situation urgente. Cependant, lorsque la situation évolue (par exemple si un organisme nuisible s’avère impossible à éradiquer d’une certaine région), il peut devenir nécessaire d’intégrer au Règlement les mesures prévues par l’arrêté. L’inclusion des interdictions et restrictions dans un document incorporé par renvoi au Règlement facilitera cette intégration.

Pouvoir réglementaire

Le RPV établit les exigences réglementaires précises relatives au contrôle et à l’éradication des phytoravageurs au Canada. Cela comprend des mesures de contrôle en territoire canadien et des mesures de contrôle des importations, qui interdisent ou restreignent la circulation de phytoravageurs et de choses qui ont le potentiel de propager des organismes nuisibles au Canada.

Mesures de contrĂ´le en territoire canadien

Les mesures de contrĂ´le en territoire canadien comprennent des interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation d’un lieu Ă  l’autre d’organismes indĂ©sirables ou de choses ayant le potentiel de propager des organismes indĂ©sirables (par exemple des vĂ©gĂ©taux et produits vĂ©gĂ©taux, ou des choses telles que des vĂ©hicules et de l’équipement), sauf si des exigences prĂ©cises sont respectĂ©es. Ces mesures en territoire canadien figuraient prĂ©cĂ©demment aux articles 50 et 51 du RPV et s’appliquaient aux organismes nuisibles et aux choses figurant aux annexes I et II du RPV. Par exemple, la tordeuse orientale du pĂŞcher (un phytoravageur qui s’attaque aux pĂŞches et aux autres fruits Ă  noyau) n’est pas prĂ©sente en Colombie-Britannique d’après les connaissances actuelles, mais elle sĂ©vit dans d’autres rĂ©gions du Canada. Par consĂ©quent, l’annexe II stipulait qu’un certificat de circulation Ă©tait obligatoire pour dĂ©placer des produits rĂ©glementĂ©s, tels que des pĂŞchers Ă  partir de toute rĂ©gion du Canada identifiĂ©e comme Ă©tant infestĂ©e par la tordeuse orientale du pĂŞcher vers la Colombie-Britannique. Or, comme les annexes I et II font partie du RPV, une modification rĂ©glementaire est requise pour les mettre Ă  jour Ă  la lumière de l’évolution des connaissances scientifiques et des risques phytosanitaires.

Mesures de contrĂ´le des importations

Les mesures de contrĂ´le des importations sont dĂ©finies aux articles 28 Ă  44 du RPV. Elles comprennent l’obligation d’obtenir un permis d’importation pour les organismes nuisibles et les choses ayant le potentiel de propager des organismes nuisibles au Canada. La Liste des organismes nuisibles rĂ©glementĂ©s par le Canada indique tous les organismes nuisibles visĂ©s par des exigences en matière d’importation. Elle est dĂ©jĂ  incorporĂ©e par renvoi au RPV sur une base dynamique, ce qui signifie qu’elle peut ĂŞtre mise Ă  jour Ă  la lumière des dernières connaissances scientifiques et de l’évolution des risques phytosanitaires sans nĂ©cessiter de modification rĂ©glementaire. Lorsqu’un organisme nuisible est ajoutĂ© Ă  la Liste des organismes nuisibles rĂ©glementĂ©s par le Canada, les exigences connexes en matière d’importation dĂ©crites aux articles 28 Ă  44 du RPV s’appliquent. Comme la Liste des organismes nuisibles rĂ©glementĂ©s par le Canada est incorporĂ©e par renvoi, il est relativement efficace de la mettre Ă  jour en vue d’y ajouter une espèce ou d’en retirer une, conformĂ©ment Ă  la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi et au Guide sur l’incorporation par renvoi dans les règlements fĂ©dĂ©raux du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT).

Mise Ă  jour des mesures de contrĂ´le

Les mesures de contrôle en territoire canadien et les mesures de contrôle des importations font l’objet d’une évaluation régulière de l’ACIA à la lumière des dernières connaissances scientifiques. L’avancement des connaissances peut faire changer le statut de risque phytosanitaire d’un organisme nuisible, ainsi que les mesures de contrôle correspondantes requises pour en appuyer la gestion.

Les mesures de contrĂ´le des importations peuvent ĂŞtre mises Ă  jour de manière efficace, car elles sont contenues dans un document incorporĂ© par renvoi. En contrepartie, les mesures de contrĂ´le en territoire canadien, dĂ©finies par les annexes du RPV, ne bĂ©nĂ©ficiaient pas de cette mĂŞme agilitĂ© et rĂ©activitĂ©, car une modification rĂ©glementaire Ă©tait nĂ©cessaire chaque fois qu’une mise Ă  jour s’imposait. Une plus grande agilitĂ© rĂ©glementaire Ă©tait requise pour les mesures de contrĂ´le en territoire canadien afin que celles-ci tiennent compte des dernières connaissances scientifiques, qu’elles continuent de cadrer avec les exigences d’importation et les obligations internationales et qu’elles n’imposent pas aux intervenants un fardeau liĂ© Ă  la mise en Ĺ“uvre de mesures de contrĂ´le nationales qui ne sont plus appuyĂ©es par la science. Dans certains cas, l’ACIA a pris des dĂ©cisions stratĂ©giques de gestion du risque afin d’informer l’application discrĂ©tionnaire de certaines interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation qui Ă©taient dĂ©crites aux annexes I et II du RPV. Les dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises en consultation avec les intervenants au moyen d’un processus dĂ©cisionnel officiel et transparent. L’ACIA a communiquĂ© les dĂ©cisions aux intervenants et, par le recours au processus de notification de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a informĂ© ses partenaires commerciaux, le cas Ă©chĂ©ant.

Contexte provincial et territorial

L’agriculture, y compris la protection des végétaux, est une responsabilité partagée des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT). L’ACIA est responsable d’administrer et d’appliquer la LPV et le RPV, tandis que les provinces et les territoires peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois de protection des végétaux aux niveaux provinciaux et territoriaux (PT).

L’ACIA et les ministères PT responsables de l’agriculture, de l’environnement et de l’exploitation forestière collaborent étroitement lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de programmes fédéraux et provinciaux de protection des végétaux. L’ACIA consulte les provinces et territoires concernés lorsqu’elle envisage de modifier les mesures de contrôle pour la protection des végétaux au Canada en réponse à l’évolution de la présence ou de la distribution d’organismes nuisibles au Canada.

Contexte international

En tant que membre de l’OMC, le Canada a des obligations en vertu de l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires de l’OMC, dont l’élaboration et la mise en œuvre de mesures conformes aux normes internationales prévues par la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV).

La CIPV est un traité international qui établit une approche commune pour prévenir l’introduction et la propagation de phytoravageurs. Elle est reconnue par l’OMC comme l’organisme international de normalisation en matière de santé des végétaux. L’ACIA est le représentant du Canada en vertu de la CIPV et est considérée comme étant l’organisation nationale de protection des végétaux au Canada.

La CIPV met l’accent sur les normes d’importation et d’exportation de végétaux et de produits végétaux, mais stipule que les mesures de contrôle en territoire canadien devraient être conformes aux normes établies par la CIPV. L’incorporation par renvoi des interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien accordera à l’ACIA une plus grande agilité afin d’harmoniser les mesures de contrôle en territoire canadien avec les normes internationales prescrites par la CIPV.

De plus, la CIPV promeut l’harmonisation des exigences et des normes en vue de la mise sur pied d’un système électronique mondial sécuritaire pour l’échange de certificats phytosanitaires (disponible en anglais seulement) intergouvernemental. Un certificat phytosanitaire est un document officiel délivré par une autorité étrangère confirmant que les végétaux, les produits végétaux ou d’autres articles réglementés ont été inspectés, qu’ils sont considérés comme exempts d’organismes de quarantaine et qu’ils répondent aux exigences d’importation du pays de destination. L’ACIA a commencé à recourir au système d’échange électronique pour envoyer des certificats phytosanitaires électroniques, mais n’est pas encore prête à en recevoir de la part de gouvernements étrangers. Une fois le système pleinement adopté, il aura une incidence positive sur l’importation de végétaux, de produits végétaux et d’autres articles réglementés au Canada en réduisant les possibilités de fraude, en augmentant l’efficacité et en facilitant le commerce. Les modifications réglementaires apportées dans le cadre de cette initiative soutiendront l’adoption future du système électronique par le Canada.

Objectif

Les objectifs des modifications sont d’accroître l’agilité réglementaire pour répondre aux derniers risques phytosanitaires, de réduire les formalités administratives et de promouvoir l’utilisation de documents électroniques en vue de soutenir le mandat de protection des végétaux de l’ACIA.

Les objectifs seront rĂ©alisĂ©s grâce aux mesures suivantes :

Description

Incorporation par renvoi des interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation en territoire canadien

Les interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation de phytoravageurs en territoire canadien qui Ă©taient auparavant contenues dans les annexes I et II du RPV ont Ă©tĂ© consolidĂ©es en un seul nouveau document intitulĂ© « Interdictions et restriction relatives Ă  la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux Â». Ce document a Ă©tĂ© incorporĂ© par renvoi au RPV sur une base dynamique. Cela permettra Ă  l’ACIA d’apporter des modifications aux contrĂ´les nationaux sans avoir Ă  modifier le Règlement. De plus, grâce Ă  la consolidation en un seul document incorporĂ© par renvoi de toutes les interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation en territoire canadien, cela permettra d’amĂ©liorer la clartĂ© pour les intervenants qui disposeront dĂ©sormais d’un seul endroit oĂą consulter toutes les exigences relatives au contrĂ´le des mouvements nationaux. Les articles 50 et 51 du RPV, qui renvoyaient aux annexes I et II, ont Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ©s et condensĂ©s en un seul paragraphe, le 50(1), qui renvoie au nouveau document incorporĂ© par renvoi.

Le nouveau document intitulĂ© « Interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux Â» sera publiĂ© et maintenu dans les deux langues officielles sur le site Web de l’ACIA. Toute mise Ă  jour future au document respectera la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi et le Guide sur l’incorporation par renvoi dans les règlements fĂ©dĂ©raux du SCT, et fera l’objet d’un processus officiel d’analyse des risques. Ce processus comprendra des Ă©valuations des risques axĂ©es sur la science afin de guider l’élaboration et la mise Ă  jour de mesures de contrĂ´le en territoire canadien qui sont efficaces, efficientes, faisables, et aussi peu restrictives que nĂ©cessaire. Il comprendra Ă©galement des consultations auprès des intervenants (lesquels pourraient comprendre des provinces et des territoires, ainsi que des partenaires commerciaux internationaux), une Ă©valuation des rĂ©percussions de la modification sur l’ACIA et les intervenants, ainsi que des communications aux intervenants par diverses voies, notamment la publication de la dĂ©cision sur le site Web de l’ACIA et des notifications par courriel.

ConformĂ©ment aux dĂ©cisions stratĂ©giques antĂ©rieures de l’ACIA en matière de gestion des risques pour informer l’application discrĂ©tionnaire de certaines interdictions et restrictions de mouvement dĂ©crites aux annexes I et II, les choses et organismes nuisibles suivants ont Ă©tĂ© retirĂ©s du nouveau document incorporĂ© par renvoi :

  1. Souche nĂ©crotique du virus Y de la pomme de terre (PVYN) [la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise et communiquĂ©e dans les annĂ©es 1990; cet organisme nuisible est Ă  prĂ©sent couvert par le programme des pommes de terre de semence de l’ACIA et rĂ©glementĂ© en vertu du Règlement sur les semences, partie II]
  2. Chancre sclĂ©roderrien, Gremmeniella abietina, Morelet (sauf les espèces Pinus spp) [la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise et communiquĂ©e aux intervenants en mai 1998]
  3. Criocère des cĂ©rĂ©ales (octobre 2008)
  4. NĂ©matode Ă  kyste du soja (novembre 2013)
  5. Rouille grillagĂ©e du poirier (novembre 2013)
  6. Hyponomeute du pommier (aoĂ»t 2014)
  7. VariĂ©tĂ© « AAC Madam Blue Â» de pommes de terre Ă  pelure bleue (la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise et communiquĂ©e aux intervenants concernĂ©s en 2015)
  8. MĂ©lissope des glands (novembre 2019)
  9. Puceron lanigère du sapin (la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise et communiquĂ©e aux intervenants concernĂ©s en 2019)
  10. Grand hylĂ©sine des pins (novembre 2020)

D’autres améliorations ont été apportées au nouveau document incorporé par renvoi afin d’en clarifier le libellé pour les intervenants et de rendre le document plus facile à lire. Cela contribuera à accroître la conformité des intervenants aux exigences.

D’autres modifications de nature administrative ont Ă©tĂ© apportĂ©es au RPV. Le paragraphe 52(1) du RPV, qui confĂ©rait Ă  un inspecteur le pouvoir d’examiner des organismes nuisibles et d’autres choses mentionnĂ©s Ă  l’annexe II qui pourraient ĂŞtre dĂ©placĂ©s Ă  l’intĂ©rieur du Canada, a Ă©tĂ© supprimĂ© du RPV, car l’article 25 de la LPV confère dĂ©jĂ  ce pouvoir aux inspecteurs. Le paragraphe 52(2), qui confĂ©rait Ă  un inspecteur ou Ă  un agent de la paix le pouvoir d’exiger le dĂ©placement d’un organisme nuisible ou d’une chose, a Ă©tĂ© renumĂ©rotĂ© en tant qu’article 54.1 et placĂ© sous le sous-titre « Obligation de dĂ©placement Â» afin d’amĂ©liorer la structure logique du Règlement.

Enfin, des modifications consĂ©cutives mineures ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  l’annexe I, partie 2, section 4 du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire (RSAPAA) afin de renvoyer au nouveau document incorporĂ© par renvoi et au nouveau paragraphe 50(1) du RPV. Les sanctions administratives elles-mĂŞmes ne changent pas, et il n’y aura donc aucune rĂ©percussion pour les intervenants.

Élimination de l’exigence automatique de fournir une copie papier originale d’un document fourni par voie électronique

L’article 10 du RPV exigeait que les intervenants fournissent la copie papier originale d’un document ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fourni par voie Ă©lectronique. Cela imposait aux intervenants et Ă  l’ACIA un fardeau administratif et des formalitĂ©s bureaucratiques inutiles.

Par consĂ©quent, en 2019, l’ACIA a pris une dĂ©cision stratĂ©gique pour que les intervenants ne soient pas obligĂ©s de fournir les copies papier originales des demandes de permis d’importation pour la protection des vĂ©gĂ©taux. En avril 2022, une approche similaire a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă  l’égard des certificats phytosanitaires dĂ©livrĂ©s par les autoritĂ©s Ă©trangères. Ces dĂ©cisions, qui visaient Ă  allĂ©ger le fardeau administratif des intervenants et Ă  promouvoir la prĂ©sentation de documents par voie Ă©lectronique, ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux intervenants.

Pour cadrer avec ces dĂ©cisions stratĂ©giques et rĂ©duire les formalitĂ©s bureaucratiques, l’article 10 du RPV a Ă©tĂ© modifiĂ© afin d’éliminer l’obligation de prĂ©senter automatiquement une copie papier originale d’un document dĂ©jĂ  fourni par voie Ă©lectronique. Le Règlement confère toujours Ă  l’ACIA le pouvoir de demander au besoin la copie papier originale au cas par cas.

Les modifications Ă  l’article 10 clarifient Ă©galement que l’ACIA peut publier (par exemple sur son site Web) la mĂ©thode dont les documents doivent ĂŞtre prĂ©parĂ©s et fournis, tout en permettant Ă  l’inspecteur de demander qu’un document soit fourni d’une autre manière, si besoin est. La publication de ces renseignements clarifiera les exigences en matière de documents pour les intervenants et permettra Ă  l’ACIA de s’adapter Ă  l’évolution de la technologie et Ă  diverses formes de communication.

Élimination de libellé prescriptif afin de soutenir la mise sur pied future d’un système électronique d’échange de certificats phytosanitaires

L’ACIA soutient les efforts de numérisation et cherche à éliminer les obstacles réglementaires à l’utilisation d’outils numériques et à l’échange d’information. À cette fin, des modifications mineures ont dû être apportées au RPV afin de soutenir un futur système électronique d’échange de certificats phytosanitaires.

Le paragraphe 29(1.1) du RPV prĂ©voit une exception pour soutenir l’acceptation et la vĂ©rification des certificats qui seront envoyĂ©s Ă  l’aide du système. L’exception permet de fournir Ă  l’inspecteur de l’ACIA le numĂ©ro du certificat phytosanitaire, plutĂ´t que le certificat lui-mĂŞme. L’inspecteur peut alors saisir le numĂ©ro dans le système pour vĂ©rifier le certificat. Cependant, la version antĂ©rieure du Règlement exigeait, pour recourir Ă  l’exception, que les documents soient envoyĂ©s directement par les autoritĂ©s de certification phytosanitaire d’un pays Ă©tranger. Le mot « direct Â» posait problème, car il ne permettait pas l’échange Ă©lectronique de certificats phytosanitaires d’un gouvernement Ă  l’autre au moyen d’un système d’échange Ă©lectronique. Cette version du Règlement limitait Ă©galement les Ă©changes de documents Ă  ceux rĂ©alisĂ©s en vertu d’un « accord Â». Ce libellĂ© prescriptif pouvait ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme excluant d’autres conventions ou ententes dont l’ACIA est signataire, telles que la CIPV.

Pour veiller à ce que l’exception prévue par le RPV soutienne l’acceptation et la vérification des certificats phytosanitaires électroniques, le RPV a été modifié pour éliminer le libellé prescriptif lié à la description du système. Cela permettra à l’ACIA de bénéficier pleinement de l’adoption du système d’échange à l’avenir.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultations sur l’incorporation par renvoi des interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien

Début 2023, l’ACIA a consulté les Canadiens quant à la proposition d’incorporer par renvoi les interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien actuellement contenues aux annexes I et II du RPV. L’ACIA a reçu quelques commentaires des intervenants, lesquels étaient tous favorables à cette approche, en particulier parce que celle-ci permettrait de réagir plus rapidement pour lutter contre les phytoravageurs au Canada.

Des intervenants ont également noté l’importance continue de consulter les intervenants quant aux modifications apportées au document incorporé par renvoi qui contient les interdictions et restrictions relatives à la circulation des végétaux. L’ACIA continuera d’exercer ses pratiques actuelles, dont un processus décisionnel de gestion des risques officiel et transparent ainsi que des consultations des intervenants, conformément à la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi et au Guide sur l’incorporation par renvoi dans les règlements fédéraux du SCT.

L’ACIA a Ă©galement consultĂ© les intervenants avant de prendre et de communiquer chaque dĂ©cision stratĂ©gique en matière de gestion des risques pour informer l’application discrĂ©tionnaire de certaines restrictions relatives Ă  la circulation en territoire canadien qui Ă©taient auparavant prescrites par l’annexe II du RPV, notamment :

Compte tenu de la mobilisation précédente des intervenants et de leur soutien aux décisions stratégiques sur la gestion des risques en lien avec certaines restrictions relatives à la circulation en territoire canadien, ces modifications ont été intégrées au nouveau document incorporé par renvoi.

Consultations sur les exigences en matière de documents

Comme les modifications réglementaires aux exigences en matière de documents ne font qu’entériner les pratiques déjà en vigueur et n’ont aucune incidence pour les intervenants, l’ACIA a déterminé qu’il n’était pas nécessaire de mener des consultations officielles sur ces modifications auprès des intervenants.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

L’évaluation des répercussions des traités modernes a permis d’examiner la portée géographique et l’objet de l’initiative en ce qui a trait aux traités modernes et aux accords d’autonomie gouvernementale autochtones en vigueur, et n’a relevé aucune incidence potentielle sur les traités modernes ou l’autonomie gouvernementale. L’initiative a modifié le RPV pour en accroître l’agilité, mais n’a rien changé au contexte du Règlement ni à la position de l’ACIA à l’égard de tout organisme nuisible réglementé. Conformément à la Directive du Cabinet sur la réglementation, une évaluation détaillée n’était pas requise, car aucune répercussion n’a été relevée.

Dans le cadre des priorités et des obligations plus larges du gouvernement du Canada et conformément à l’esprit de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, cette évaluation a pris en considération les communautés autochtones qui n’ont peut-être pas de traité avec la Couronne ou de traité historique avec la Couronne, en plus des traités modernes et des accords d’autonomie gouvernementale. Les peuples autochtones ne sont pas directement touchés par la mise en place d’une plus grande agilité dans les modifications réglementaires.

Ă€ l’avenir, lorsqu’elle envisagera d’apporter des modifications aux mesures nationales de protection des vĂ©gĂ©taux Ă©noncĂ©es dans le document incorporĂ© par renvoi intitulĂ© « Interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux Â», l’ACIA tiendra compte, dans le cadre de son analyse, des rĂ©percussions possibles sur les communautĂ©s autochtones.

Choix de l’instrument

Un éventail d’options a été envisagé, dont le maintien de la réglementation précédente (aucune mesure) et d’autres mesures de nature réglementaire et non réglementaire.

Il a été déterminé que la modification réglementaire du RPV était la seule option permettant de donner à l’ACIA l’agilité requise pour répondre efficacement à de nouveaux renseignements, à de nouvelles approches ou mesures scientifiques en matière de protection des végétaux, alléger le fardeau et les formalités administratives en éliminant l’obligation automatique de fournir des documents sur papier, et soutenir sa capacité à adopter un système électronique d’échange de certificats phytosanitaires à l’avenir. Ces modifications appuient également les efforts de modernisation réglementaire du gouvernement du Canada afin de cultiver un environnement réglementaire agile et d’alléger le fardeau administratif pour les intervenants.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Scénario de base
Maintien des interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation en territoire canadien dans les annexes I et II du RPV

Sous la version précédente du Règlement, la seule manière de mettre à jour les annexes I et II du RPV était d’apporter des modifications réglementaires. Cependant, dans certains cas, l’ACIA a pris des décisions stratégiques en matière de gestion des risques pour informer l’application discrétionnaire de certaines des exigences relatives à la circulation décrites dans les annexes.

Si aucune modification n’est apportée au Règlement, les interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien décrites dans les annexes ne correspondront pas aux pratiques actuelles. De plus, il n’y aura aucun mécanisme pour mettre à jour ces mesures en territoire canadien au besoin. Cela pourrait entraîner pour les intervenants des fardeaux et des coûts liés à des mesures de contrôle nationales, telles que l’obtention d’un certificat de circulation et le respect de ses exigences et des coûts associés, qui ne sont plus nécessaires et ne sont pas appuyés par la science la plus récente.

Exigences en matière de documents

Si le Règlement n’était pas modifié, il ne rendrait pas compte de la pratique actuelle qui libère les intervenants de l’obligation de présenter une copie papier des documents déjà fournis par voie électronique.

De plus, si aucune modification n’était apportée au texte normatif du Règlement, cela aurait une incidence sur la capacité de l’ACIA à mettre pleinement en œuvre le système électronique intergouvernemental pour les certificats phytosanitaires.

Scénario réglementaire
Transfert des interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien dans un nouveau document incorporé par renvoi

Grâce à la consolidation en un seul document incorporé par renvoi de toutes les interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien, les intervenants n’auront qu’à consulter ce document pour accéder à toutes les exigences à cet effet. De plus, l’incorporation du document sur une base dynamique offrira l’agilité requise pour mettre à jour les mesures de contrôle de la circulation en territoire canadien en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques et des risques.

Exigences en matière de documents

Les modifications réglementaires aux exigences en matière de documents harmonisent le Règlement avec les pratiques actuelles en éliminant l’obligation de présenter automatiquement une copie papier originale d’un document déjà fourni par voie électronique.

En ce qui concerne les certificats phytosanitaires, étant donné que cette modification ne fait que supprimer le texte normatif relatif à une exception qui n’est pas encore utilisée, il n’est pas pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Analyse coûts-avantages

Il est prĂ©vu que les intervenants Ă©pargnent de l’argent sans engager de coĂ»ts supplĂ©mentaires. Il convient de noter que les intervenants ont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© des Ă©conomies, car l’ACIA a assoupli, en 2019, l’obligation de prĂ©senter automatiquement la copie papier originale. Le dĂ©placement des annexes I et II Ă  un document incorporĂ© par renvoi a un coĂ»t neutre pour les intervenants, car le nouveau document incorporĂ© par renvoi intègre des pratiques dĂ©jĂ  en vigueur.

Transfert des interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien dans un nouveau document incorporé par renvoi

Le scénario réglementaire est considéré comme neutre sur le plan des coûts pour l’ACIA et les parties prenantes par rapport au scénario de base.

Comme le document incorporé par renvoi ne fait qu’entériner des pratiques qui sont déjà en vigueur, il n’y a pas de coût supplémentaire pour les intervenants. À l’avenir, le processus visant à mettre à jour le nouveau document incorporé par renvoi suivra la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi et le Guide sur l’incorporation par renvoi dans les règlements fédéraux du SCT. Comme ce processus est identique au processus officiel de l’ACIA pour prendre des décisions stratégiques de gestion des risques, aucune autre ressource de l’ACIA n’est requise. Les intervenants seront consultés, mais ne devraient pas subir de coûts associés au processus de mise à jour du document incorporé par renvoi, car cela relève de la responsabilité de l’ACIA.

L’amélioration de la capacité à mettre à jour les interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien permettra à l’ACIA de répondre aux risques phytosanitaires au Canada, réduisant ainsi le risque de conséquences négatives pour les importateurs, les particuliers ou les entreprises transportant des végétaux, du bois de chauffage et de la terre; ainsi que pour ceux qui travaillent dans les secteurs forestier, céréalier, des pépinières et paysager, ou horticole.

Exigences en matière de documents

En 2019, l’ACIA a accordĂ© aux intervenants la souplesse de ne plus avoir Ă  fournir la copie papier originale d’une demande de permis d’importation dĂ©jĂ  envoyĂ©e par voie Ă©lectronique. L’annĂ©e qui prĂ©cĂ©dait l’élimination de cette exigence, l’ACIA a reçu environ 6 100 demandes de permis d’importation en format papier de la part de 2 500 importateurs.

En 2022, l’ACIA a accordĂ© aux intervenants la souplesse de ne plus avoir Ă  fournir la copie papier originale d’un certificat phytosanitaire Ă©tranger. L’annĂ©e qui prĂ©cĂ©dait l’élimination de cette exigence, l’ACIA a reçu environ 71 000 certificats en format papier.

Cet assouplissement de l’exigence de présentation de documents en format papier a bénéficié aux entreprises en leur épargnant des coûts de main-d’œuvre et d’immobilisations (par exemple des enveloppes et des frais de poste) associés à l’impression et à l’envoi postal de documents. Il convient de noter que les certificats phytosanitaires sont fournis par des intervenants internationaux et que, par conséquent, ce sont ces derniers qui ont bénéficié de l’assouplissement de l’exigence. Les entreprises ont réalisé ces économies de main-d’œuvre et d’immobilisations lorsque les politiques ont été modifiées en 2019 et en 2022.

De plus, au moment des décisions stratégiques, l’ACIA a réalisé des économies mineures en matière de temps et d’espace, car elle n’avait plus à traiter et à entreposer des documents sur papier.

Lentille des petites entreprises

Les petites entreprises ont bénéficié d’une réduction des coûts administratifs (par exemple la main-d’œuvre associée à l’impression et à l’envoi d’une copie papier) et des coûts de conformité (par exemple les coûts associés à l’impression et à l’envoi postal, comme le papier, les enveloppes et les frais postaux) liés à la flexibilité de ne plus avoir à soumettre les copies papier originales des demandes de permis d’importation. Étant donné que les modifications apportées au Règlement aligneront les exigences sur les pratiques actuelles, ces répercussions ne sont pas prises en compte.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car les entreprises ont vu diminuer leur fardeau administratif grâce Ă  l’élimination de l’obligation de fournir une copie papier du permis d’importation, et les modifications sont donc considĂ©rĂ©es comme un allĂ©gement administratif en vertu de la règle du « un pour un Â». Seul le fardeau administratif des entreprises canadiennes est pris en considĂ©ration; les certificats phytosanitaires fournis par des intervenants internationaux ne comptent pas pour ce qui est de la règle du « un pour un Â». Ces modifications n’ont abrogĂ© ni Ă©tabli aucun titre rĂ©glementaire.

Dans la pratique, les entreprises ne présentent plus de copies papier originales des demandes de permis d’importation présentées par voie électronique depuis la mise à jour de la politique en 2019, et ont donc déjà vu diminuer leur fardeau administratif en lien avec les modifications. Cependant, en vertu du Règlement sur la réduction de la paperasse, cet allégement qui découle de la modification doit être quantifié. La présente section suppose donc que toutes les entreprises auraient continué de fournir des copies papier des permis d’importation jusqu’à la date d’enregistrement de ces modifications.

L’élimination de l’obligation de fournir des copies papier originales des permis d’importation entraĂ®nera des Ă©conomies annualisĂ©es de 21 451,19 $ en coĂ»ts administratifs, bĂ©nĂ©ficiant Ă  2 250 entreprises, ce qui revient Ă  une rĂ©duction des coĂ»ts administratifs (et donc Ă  des Ă©conomies) de 9,53 $ par entreprise individuelle.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

En tant que signataire de la CIPV et en vue de se conformer à ses obligations internationales, l’ACIA met à jour ses restrictions à l’importation afin de les aligner sur les dernières données scientifiques et les normes internationales. Par exemple, le Canada élimine les restrictions en matière d’importation lorsqu’un organisme nuisible ne répond plus à la définition d’organisme nuisible réglementé de la CIPV. Cette exigence vise à faciliter le développement économique et commercial en promouvant des mesures phytosanitaires harmonisées et fondées sur la science.

La capacitĂ© de modifier les mesures de contrĂ´le en territoire canadien par la mise Ă  jour du document incorporĂ© par renvoi intitulĂ© « Interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux Â» facilitera l’harmonisation rĂ©glementaire des mesures de protection des vĂ©gĂ©taux en territoire canadien avec les exigences d’importation et les obligations internationales. Ces modifications rĂ©glementaires permettront donc une harmonisation plus rapide des contrĂ´les nationaux avec les normes internationales Ă©tablies par la CIPV.

En outre, les modifications renforceront la capacité de l’ACIA à mettre en œuvre le système sécurisé de certification phytosanitaire électronique intergouvernementale dirigé par la CIPV à l’avenir, ce qui contribuera à l’harmonisation de l’échange de renseignements phytosanitaires avec des gouvernements étrangers pour faciliter le commerce.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (Directive sur l’EEES), une évaluation environnementale et économique stratégique complète a été réalisée. Les projets de règlement assujettis à la Directive du Cabinet sur la réglementation ne sont pas visés par les éléments relatifs à l’analyse économique de la Directive sur l’EEES. Les conclusions de l’évaluation environnementale et économique stratégique indiquent que les modifications n’ont pas d’incidence significative sur l’environnement. Toutefois, les modifications relatives aux exigences en matière de documentation auront une incidence positive mineure, car elles réduiront le nombre de documents à imprimer et à envoyer par la poste.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications au Règlement ont pour objectif de maintenir la capacité de l’ACIA à s’acquitter avec efficacité et efficience de son mandat de protection des végétaux. Il est à prévoir que l’ensemble de la population canadienne bénéficiera des modifications et de la réactivité réglementaire accrue que celles-ci apporteront pour répondre aux risques phytosanitaires au Canada. Ces modifications pourraient avoir de larges répercussions indirectes sur tout un éventail de Canadiens, d’entreprises et de secteurs (dont les importateurs; les particuliers ou les entreprises qui transportent des végétaux, du bois de chauffage et de la terre; et les particuliers ou les entreprises des secteurs de l’exploitation forestière, des céréales, des pépinières et du paysagisme, et de l’horticulture), mais ces répercussions devraient être positives, et aucun enjeu relatif au genre ou à la diversité n’a été soulevé par ces groupes lors des consultations auprès des intervenants.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications au Règlement entrent en vigueur le jour de leur enregistrement.

Après la publication des modifications au Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, l’ACIA publiera sur son site Web le document incorporĂ© par renvoi intitulĂ© « Interdictions et restrictions relatives Ă  la circulation au Canada en vertu de la Loi sur la protection des vĂ©gĂ©taux Â». L’ACIA mettra Ă©galement Ă  jour ses directives politiques et autres documents d’orientation qui renvoient aux annexes I et II afin qu’ils renvoient dĂ©sormais au document incorporĂ© par renvoi, et mettra Ă  jour les renvois aux divers articles du Règlement ayant Ă©tĂ© mis Ă  jour. L’ACIA s’assurera que les intervenants sont au courant du nouveau document incorporĂ© par renvoi, ainsi que des autres modifications au Règlement, en publiant un avis Ă  l’industrie sur son site Web, en publiant des mises Ă  jour sur ses comptes de mĂ©dias sociaux et en envoyant des courriels Ă  sa liste d’abonnĂ©s.

Pour toutes les mises à jour futures aux interdictions et restrictions relatives à la circulation en territoire canadien contenues dans le nouveau document incorporé par renvoi, l’ACIA continuera de suivre son processus décisionnel officiel, lequel comprend des consultations des intervenants et cadre avec la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi et le Guide sur l’incorporation par renvoi dans les règlements fédéraux du SCT.

Rien ne changera quant à la conformité et à l’application de la loi en lien avec la protection des végétaux. L’ACIA continuera de suivre sa Politique sur la conformité et d’application de la loi.

Personne-ressource

Anthony Anyia
Directeur principal
Division de la protection des végétaux
Agence canadienne d’inspection des aliments
1400, chemin Merivale
Ottawa (Ontario)
K1A 0Y9
Courriel : cfia-ias_acia-eee@inspection.gc.ca