Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (modifications liĂ©es Ă  l’OACI) : DORS/2025-226

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 24

Enregistrement
DORS/2025-226 Le 6 novembre 2025

LOI SUR L’AÉRONAUTIQUE

C.P. 2025-785 Le 6 novembre 2025

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu de l’article 4.9rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur l’aĂ©ronautique rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (modifications liĂ©es Ă  l’OACI), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (modifications liées à l’OACI)

Modifications

1 La sous-partie 5 de la partie VI de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du Règlement de l’aviation canadien rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « Paragraphe 605.03(1) Â», de ce qui suit :

Colonne I

Texte désigné

Colonne II

Montant maximal de l’amende ($)

Personne physique Personne morale
Article 605.03.1 1 000 5 000

2 L’alinĂ©a 404.16c) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

3 L’article 600.01 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

ATIS
Le service automatique d’information de rĂ©gion terminale, un service automatisĂ© de fourniture de renseignements Ă  jour, par une unitĂ© ATS, aux aĂ©ronefs Ă  l’arrivĂ©e et au dĂ©part de ceux-ci Ă  un aĂ©rodrome. (ATIS)

4 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 602.01.1, de ce qui suit :

Responsabilité du commandant de bord

602.01.2 (1) Le commandant de bord d’un aéronef est responsable de l’utilisation de cet aéronef.

(2) Il est interdit d’entraver ou de tenter d’entraver le travail du commandant de bord d’un aéronef lorsqu’il s’acquitte de ses responsabilités.

Utilisation de l’aĂ©ronef — Exigences

602.01.3 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le commandant de bord d’un aéronef utilise cet aéronef conformément aux exigences des sous-parties 1 à 3 de la présente partie.

(2) Lorsque survient une urgence mettant en danger la sécurité de l’aéronef, des personnes ou des biens, le commandant de bord peut déroger aux exigences des sous-parties 1 à 3 de la présente partie dans la mesure où cela lui est nécessaire pour intervenir.

5 (1) Le passage du paragraphe 602.31(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a b)(i) est remplacĂ© par ce qui suit :

602.31 (1) Le commandant de bord d’un aĂ©ronef doit :

(2) Le paragraphe 602.31(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a b), de ce qui suit :

(3) L’article 602.31 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(2.1) S’il en accuse réception par des moyens électroniques, le commandant de bord d’un aéronef n’est pas tenu de relire les instructions ou les renseignements visés à l’alinéa (1)c) qui ne lui sont pas fournis oralement.

6 L’alinĂ©a 604.37(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

7 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 605.03, de ce qui suit :

Licence radio

605.03.1 Il est interdit d’utiliser un aĂ©ronef Ă  l’égard duquel une licence radio pour un appareil radio utilisĂ© Ă  bord de l’aĂ©ronef a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu du sous-alinĂ©a 5(1)a)(i) de la Loi sur la radiocommunication, Ă  moins que la licence radio ou une copie de celle-ci ne soit transportĂ©e Ă  bord.

8 L’article 700.01 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

TP 6327
Document intitulé Critères de sécurité pour l’approbation des opérations de bimoteurs avec distance de vol prolongée (ETOPS), publié par le ministère des Transports, ou tout document qui le remplace. (TP 6327)

9 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 701.16 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Vols à temps de déroutement prolongé

10 (1) Le paragraphe 701.16(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

701.16 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), Ă  moins que le vol ne soit effectuĂ© en totalitĂ© dans l’espace aĂ©rien intĂ©rieur canadien, il est interdit Ă  l’exploitant aĂ©rien Ă©tranger d’utiliser au Canada un avion multimoteur certifiĂ© pour plus de 20 sièges passagers et destinĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ© sur une route contenant un point qui est plus Ă©loignĂ© de l’aĂ©rodrome convenable que la distance qui peut ĂŞtre parcourue :

(2) L’alinĂ©a 701.16(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

11 L’article 702.84 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Si l’exploitant aérien a établi un manuel d’utilisation de l’aéronef, les procédures d’utilisation normalisées de l’aéronef doivent en faire partie.

12 La mention « [702.85 Ă  702.90 rĂ©servĂ©s] Â» qui suit l’article 702.84 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

Manuel d’utilisation de l’aéronef

702.85 (1) L’exploitant aérien peut établir et tenir à jour un manuel d’utilisation de l’aéronef à l’intention des membres d’équipage pour les aider dans l’utilisation de ses aéronefs.

(2) Le manuel d’utilisation de l’aĂ©ronef doit contenir :

(3) L’exploitant aérien qui a établi un manuel d’utilisation de l’aéronef doit s’assurer qu’un exemplaire de ce manuel est transporté à bord de l’aéronef qui en est l’objet.

[702.86 à 702.90 réservés]

13 L’alinĂ©a 703.98(3)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

14 L’article 703.107 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Si l’exploitant aérien a établi un manuel d’utilisation de l’aéronef, les procédures d’utilisation normalisées de l’aéronef doivent en faire partie.

15 La mention « [703.108 et 703.109 rĂ©servĂ©s] Â» qui suit l’article 703.107 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

Manuel d’utilisation de l’aéronef

703.108 (1) L’exploitant aérien peut établir et tenir à jour un manuel d’utilisation de l’aéronef à l’intention des membres d’équipage pour les aider dans l’utilisation de ses aéronefs.

(2) Le manuel d’utilisation de l’aĂ©ronef doit contenir :

(3) L’exploitant aérien qui a établi un manuel d’utilisation de l’aéronef doit s’assurer qu’un exemplaire de ce manuel est transporté à bord de l’aéronef qui en est l’objet.

[703.109 réservé]

16 Les alinĂ©as 704.123(2)a) et b) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

17 Le passage de l’alinĂ©a 705.25(1)c) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

18 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 705.26 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Vols à temps de déroutement prolongé

19 (1) Le paragraphe 705.26(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

705.26 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), Ă  moins que le vol ne soit effectuĂ© en totalitĂ© dans l’espace aĂ©rien intĂ©rieur canadien, il est interdit Ă  l’exploitant aĂ©rien d’utiliser un avion multimoteur sur une route contenant un point qui est plus Ă©loignĂ© de l’aĂ©rodrome convenable que la distance qui peut ĂŞtre parcourue :

(2) L’alinĂ©a 705.26(2)c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

20 L’alinĂ©a 705.34(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

21 Les alinĂ©as 705.137(2)a) et b) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

22 (1) L’alinĂ©a 705.175c) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (vi), de ce qui suit :

(2) Le sous-alinĂ©a 705.175d)(iii) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

23 L’article 801.22 du mĂŞme règlement devient le paragraphe 801.22(1) et est modifiĂ© par adjonction de ce qui suit :

(2) Le titulaire d’un certificat d’exploitation des ATS ne peut fournir des services de la circulation aĂ©rienne que si les conditions ci-après sont rĂ©unies, conformĂ©ment Ă  la norme 821 — Gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne publiĂ©e par le ministère des Transports :

24 L’article 900.07 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

900.07 La personne qui utilise un aĂ©ronef tĂ©lĂ©pilotĂ© veille Ă  ce que l’unitĂ© ATS compĂ©tente ou l’organisme utilisateur compĂ©tent soit immĂ©diatement avisĂ© si elle perd le contrĂ´le de l’aĂ©ronef et que celui-ci entre ou est susceptible d’entrer involontairement dans un espace aĂ©rien de classe F Ă  statut spĂ©cial rĂ©glementĂ©, tel que le prĂ©cise le Manuel des espaces aĂ©riens dĂ©signĂ©s.

25 L’article 901.15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

901.15 Le pilote d’un aéronef télépiloté veille à ce que l’unité ATS compétente ou l’organisme utilisateur compétent soit immédiatement avisé s’il perd le contrôle de l’aéronef et que celui-ci entre ou est susceptible d’entrer involontairement dans un espace aérien contrôlé.

Entrée en vigueur

26 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

(2) Les articles 5, 6, 9 Ă  12, 14 Ă  16 et 18, le paragraphe 19(1) et les articles 20 Ă  22 entrent en vigueur au premier anniversaire de la publication du prĂ©sent règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Des Ă©carts ont Ă©tĂ© relevĂ©s entre le Règlement de l’aviation canadien (RAC) et le cadre de l’aviation civile internationale, tenu Ă  jour principalement par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ceux-ci comprennent, de façon gĂ©nĂ©rale :

  • Aucun mĂ©canisme de surveillance des mĂ©decins-examinateurs Ă©trangers;
  • Aucune obligation de conserver Ă  bord de l’aĂ©ronef certains documents;
  • Aucune obligation imposant aux exploitants rĂ©gis par la sous-partie 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien) de disposer d’installations pour la formation au sol et en vol;
  • Écarts entre la terminologie canadienne et la terminologie internationale;
  • Écarts entre les niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage canadien et les niveaux internationaux;
  • Aucune obligation pour les pilotes de relire certains renseignements relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© Ă  l’unitĂ© appropriĂ©e des services de la circulation aĂ©rienne (ATS);
  • Aucune obligation pour le fournisseur des ATS de disposer d’un système de gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne (ATFM);
  • Absence d’autoritĂ© explicite permettant au commandant de bord (CdB) de dĂ©roger aux règles dans l’intĂ©rĂŞt de la sĂ©curitĂ©.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (modifications liĂ©es Ă  l’OACI) [le Règlement] :

  • Modifiera le cadre de l’examen mĂ©dical afin de s’assurer que les mĂ©decins-examinateurs Ă©trangers ont les titres de compĂ©tences voulus et font l’objet d’une surveillance appropriĂ©e;
  • Instaurera l’exigence de conserver Ă  bord de l’aĂ©ronef certains documents (c’est-Ă -dire la licence de station radio et les donnĂ©es de certification acoustique;
  • IntĂ©grera au RAC une exigence imposant aux exploitants rĂ©gis par la sous-partie 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien) de disposer d’installations pour la formation au sol et en vol;
  • Harmonisera la terminologie rĂ©glementaire et la terminologie utilisĂ©e par l’OACI (par exemple opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e et vol Ă  temps de dĂ©routement prolongĂ©);
  • Harmonisera les niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage avec ceux des partenaires internationaux;
  • Instaurera des exigences pour que les pilotes relisent certains renseignements relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© et informent les services de la circulation aĂ©rienne du message du service automatique d’information de rĂ©gion terminale (ATIS) qu’ils ont reçu;
  • Instaurera l’exigence, pour les fournisseurs des ATS, de s’assurer qu’ils sont en mesure de gĂ©rer le dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne;
  • Clarifiera l’autoritĂ© et la responsabilitĂ© du CdB relativement Ă  l’exploitation des aĂ©ronefs;
  • Corrigera les erreurs de rĂ©daction survenues Ă  la suite de modifications antĂ©rieures au RAC.

Justification : En 2023, Transports Canada (TC) a fait l’objet d’un audit par l’OACI dans le cadre du Programme universel d’audits de supervision de la sĂ©curitĂ© (USOAP). L’audit a Ă©valuĂ© l’efficacitĂ© du système rĂ©glementaire du Canada et son harmonisation avec les normes internationales. Bien que cet audit n’ait pas Ă©tĂ© une mesure directe des indicateurs de sĂ©curitĂ© ni une Ă©valuation des opĂ©rations non sĂ©curitaires au sein de l’industrie canadienne de l’aviation, il a mis en Ă©vidence plusieurs domaines oĂą des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour s’harmoniser avec les exigences internationales. En consĂ©quence, le Canada a obtenu une note d’audit de 65,1 %, ce qui reprĂ©sente une baisse significative par rapport au dernier audit rĂ©alisĂ© en 2005, lorsque le Canada avait obtenu une note de 95,3 % et Ă©tait classĂ© parmi les 10 pays les plus performants. Si ces Ă©carts ne sont pas corrigĂ©s, d’autres pays pourraient adopter des mesures d’attĂ©nuation des risques au dĂ©triment des Canadiens et des entreprises canadiennes.

Le Règlement donnera lieu Ă  des coĂ»ts et Ă  des avantages pour divers intervenants, notamment les exploitants aĂ©riens, NAV CANADA et TC. Le coĂ»t total monĂ©tisĂ© actualisĂ© sera d’environ 0,29 million de dollars sur une pĂ©riode d’analyse de 10 ans, de 2025 Ă  2034. Les petites entreprises assumeront des coĂ»ts mineurs monĂ©tisĂ©s liĂ©s au transport des licences de stations radio (1 477 dollars pour 231 petites entreprises). Les coĂ»ts totaux annualisĂ©s par petite entreprise sont estimĂ©s Ă  0,85 dollar. En outre, la charge administrative pesant sur les entreprises en vertu de la règle du « un pour un Â» augmentera lĂ©gèrement, avec un coĂ»t supplĂ©mentaire annualisĂ© de 998 dollars.

Enjeux

Les enjeux recensés ci-dessous correspondent à des domaines du RAC qui ne sont pas harmonisés avec le cadre de l’aviation civile internationale, tenu à jour par l’OACI. L’absence de mesures correctives pourrait inciter l’OACI ou d’autres États membres à adopter des mesures d’atténuation des risques au détriment du Canada, telles qu’une surveillance accrue, la publication d’avis ou l’imposition de restrictions, ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur les Canadiens et les entreprises canadiennes.

Médecins-examinateurs désignés étrangers

L’OACI exige que tous les médecins-examinateurs désignés (MED) par les États, qui transmettent des rapports d’examen médical (REM) à l’évaluateur médical de l’État, reçoivent une formation régulière et fassent l’objet d’évaluations périodiques. Actuellement, TC dispose d’un système de formation et de surveillance des médecins-examinateurs de l’aviation civile (MEAC) canadiens accrédités, mais n’a pas mis en place de système pour les MED étrangers. En l’absence d’un mécanisme de surveillance des MED étrangers, le Canada ne dispose d’aucun moyen de vérifier leur compétence. Cette lacune entraîne un écart de conformité par rapport aux exigences de l’OACI.

Transport de la licence de station radio d’aéronef

L’article 29(e) de la Convention relative Ă  l’aviation civile internationale (Convention de Chicago) stipule que tout aĂ©ronef d’un État contractant employĂ© Ă  la navigation internationale doit avoir Ă  bord une copie de la licence de station radio de l’aĂ©ronef. ConformĂ©ment Ă  l’article 30, cette licence est dĂ©livrĂ©e par Innovation, Sciences et DĂ©veloppement Ă©conomique Canada (ISDE) et rĂ©glementĂ©e en vertu de la Loi sur la radiocommunication et du Règlement sur la radiocommunication. Tous les aĂ©ronefs canadiens qui effectuent des vols internationaux vers d’autres États souverains doivent ĂŞtre munis d’une licence dĂ©livrĂ©e. Bien que la plupart des aĂ©ronefs canadiens employĂ©s Ă  la navigation internationale doivent dĂ©jĂ  avoir Ă  bord une copie de la licence, l’exigence de le faire n’est jamais indiquĂ©e dans le cadre rĂ©glementaire canadien, et ne satisfait donc pas Ă  la Convention.

Manuel d’utilisation de l’aéronef

Les normes et pratiques recommandées (SARP) de l’OACI exigent que les documents approuvés attestant de la certification acoustique d’un aéronef soient transportés à son bord. Les exploitants canadiens, dont les aéronefs ont à leur bord le manuel de vol de l’aéronef (MVA) élaboré par le constructeur de l’aéronef, se conforment à cette exigence. Toutefois, les exploitants canadiens peuvent utiliser un manuel d’utilisation de l’aéronef (MUA) au lieu d’un MVA. Un MUA diffère d’un MVA en ce qu’il est élaboré par l’exploitant de l’aéronef et contient des renseignements personnalisés propres à l’exploitant, mais n’inclut pas les documents de certification acoustique. Par conséquent, les exploitants qui utilisent un MUA ne satisfont pas aux SARP de l’OACI.

De plus, le RAC n’indique pas d’exigences relatives Ă  l’utilisation du MUA pour les exploitants rĂ©gis par les sous-parties 702 (OpĂ©rations de travail aĂ©rien) et 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien). En l’absence de spĂ©cifications claires encadrant ces manuels facultatifs, notamment en ce qui concerne l’inclusion de niveaux de bruit certifiĂ©s, la non-conformitĂ© aux exigences de l’OACI s’en trouve accentuĂ©e.

Installations de formation au sol et en vol

L’OACI exige que le programme de formation au sol et en vol Ă©tabli par un exploitant aĂ©rien comprenne des installations. Cette exigence est dĂ©jĂ  en place pour les exploitants rĂ©gis par les sous-parties 704 (Exploitation d’un service aĂ©rien de navette) et 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien), mais elle n’existe pas pour les exploitants rĂ©gis par la sous-partie 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien). Bien que ces programmes de formation soient censĂ©s dĂ©jĂ  disposer d’installations adĂ©quates, l’OACI exige que les États s’assurent de la prĂ©sence de ces installations au moyen de dispositions rĂ©glementaires.

Vol à temps de déroutement prolongé

Lorsqu’un avion Ă©quipĂ© de deux turbomoteurs et exploitĂ© sous le rĂ©gime de la sous-partie 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien) emprunte une route qui n’est pas entièrement situĂ©e dans l’espace aĂ©rien intĂ©rieur canadien, il doit toujours se trouver dans un certain rayon autour d’un aĂ©rodrome. Cela assure que l’avion pourra atterrir en toute sĂ©curitĂ© en cas de panne de moteur. Cependant, conformĂ©ment au paragraphe 705.26(2), l’exploitant de l’aĂ©ronef peut ĂŞtre autorisĂ© Ă  effectuer des opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e (ETOPS). Cette autorisation permet Ă  l’aĂ©ronef de s’éloigner au-delĂ  de la distance normale permise par rapport Ă  un aĂ©rodrome, ce qui lui offre la possibilitĂ© d’adopter une trajectoire de vol plus directe, amĂ©liorant ainsi l’efficacitĂ© tout en maintenant un niveau de sĂ©curitĂ© Ă©levĂ©.

En 2012, l’OACI a mis en place le rĂ©gime EDTO (vol Ă  temps de dĂ©routement prolongĂ©), qui a remplacĂ© l’ETOPS. La principale diffĂ©rence rĂ©side dans le fait que l’ETOPS ne s’applique qu’aux aĂ©ronefs Ă©quipĂ©s de deux turbomoteurs, tandis que l’EDTO est plus complet et couvre les aĂ©ronefs de deux turbomoteurs ou plus. Actuellement, aucun exploitant rĂ©gi par la sous-partie 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien) n’exploite d’avions Ă©quipĂ©s de plus de deux turbomoteurs sur des routes oĂą l’EDTO serait rĂ©alisable d’un point de vue opĂ©rationnel. Toutefois, la mise en Ĺ“uvre de la terminologie EDTO dans le RAC et l’inclusion d’avions Ă©quipĂ©s de plus de deux turbomoteurs contribueront Ă  assurer la pĂ©rennitĂ© du RAC si des exploitants rĂ©gis par la sous-partie 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien) dĂ©cident de mettre en service, dans leur flotte, des avions Ă©quipĂ©s de plus de deux turbomoteurs. Cela est Ă©galement nĂ©cessaire pour assurer l’harmonisation avec les normes internationales.

Le manuel intitulĂ© Critères de sĂ©curitĂ© pour l’approbation des opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e (ETOPS), incorporĂ© par renvoi dans le RAC, Ă©nonce les exigences Ă  satisfaire pour obtenir une approbation en rĂ©gime ETOPS. Étant donnĂ© que le manuel ne sera mis Ă  jour qu’au cours des 12 prochains mois (y compris le titre), il est nĂ©cessaire d’inclure une dĂ©finition dans le RAC pour tenir compte du futur changement de nom du manuel afin d’éliminer toute confusion possible au cours de la pĂ©riode de transition.

Niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage

Les classifications canadiennes des « niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage Â» ne concordent pas avec celles des normes internationales. ConformĂ©ment Ă  l’article 705.175 du RAC, « le fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» (ce qui peut inclure tout objet utilisĂ© ou destinĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ© pour causer un prĂ©judice) constitue un incident de niveau 4, c’est-Ă -dire le plus grave. Toutefois, les orientations de l’OACI dĂ©finissent un incident de niveau 4 comme une tentative d’intrusion ou une intrusion effective dans le poste de pilotage (c’est-Ă -dire une tentative de dĂ©tournement). En outre, l’OACI dĂ©finit un incident de niveau 3 comme une situation mettant la vie en danger, ce qui correspond davantage au « fait de montrer ou d’utiliser une arme Â». Si l’OACI ne prĂ©cise pas si « le fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» doit ĂŞtre classĂ© comme un incident de niveau 3 ou 4, d’autres partenaires internationaux le font. Par exemple, les États-Unis et l’Association internationale du transport aĂ©rien (IATA) classent « le fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» comme un incident de niveau 3.

Cette disparitĂ© a Ă©tĂ© signalĂ©e comme un problème par le Commandement de la dĂ©fense aĂ©rospatiale de l’AmĂ©rique du Nord (NORAD). Dans l’état actuel des choses, « le fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» est surclassĂ© au Canada et, par consĂ©quent, pourrait donner lieu Ă  une rĂ©action disproportionnĂ©e. L’autoritĂ© intervenante perdrait un temps d’intervention prĂ©cieux pour vĂ©rifier si l’incident de niveau 4 dĂ©clarĂ© par l’équipage d’un avion canadien est aussi grave qu’une tentative de dĂ©tournement ou s’il s’agit d’une situation d’une moins grande incidence, comme un passager agissant de manière menaçante avec un stylo, qui peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une arme. Par consĂ©quent, cette disparitĂ© peut entraĂ®ner le lancement inutile d’aĂ©ronefs militaires par des partenaires internationaux pour intercepter des aĂ©ronefs canadiens.

Relecture des instructions et des renseignements relatifs à la sécurité

Les SARP de l’OACI exigent que l’équipage de conduite relise au contrôleur de la circulation aérienne les autorisations et les renseignements relatifs à la sécurité transmis vocalement. Actuellement, le RAC précise que le commandant de bord (CdB) a la responsabilité de relire les autorisations du contrôle de la circulation aérienne (ATC). Bien que la relecture des renseignements relatifs à la sécurité soit généralement considérée comme une bonne discipline aéronautique, rien dans le RAC ne la rend obligatoire. En particulier, aucune exigence ne prévoit la relecture obligatoire des instructions d’attente à l’écart de la piste, des renseignements relatifs à la piste en service, des calages altimétriques et des codes de transpondeurs. Une mauvaise interprétation de l’un de ces quatre éléments pourrait entraîner des conséquences graves sur le plan de la sécurité. Par exemple, une mauvaise interprétation des renseignements relatifs à la piste en service pourrait mener à l’utilisation d’une piste incorrecte, ce qui accroîtrait le risque de collision. Une mauvaise compréhension du code de transpondeur pourrait amener l’ATC à suivre le mauvais aéronef, ce qui engendrerait de la confusion et pourrait compromettre la connaissance de la situation. La relecture constitue un moyen efficace de prévenir ces situations en confirmant que les messages ont été correctement reçus.

Les renseignements relatifs à la piste en service et aux calages altimétriques sont fréquemment diffusés par l’ATIS, un système automatisé qui transmet en continu des messages préenregistrés aux aéronefs. Étant donné que ces messages sont répétés jusqu’à ce qu’ils soient mis à jour, le risque de mauvaise interprétation est considérablement réduit. Par ailleurs, les messages ATIS étant transmis sous forme automatisée et non vocale, les renseignements qu’ils contiennent ne sont pas assujettis aux exigences de relecture de l’OACI. Toutefois, il n’existe actuellement aucune obligation pour les pilotes de confirmer, lors de leur premier contact avec l’unité ATS desservant l’aérodrome de départ ou d’arrivée, la réception du dernier message ATIS. Cela pourrait entraîner la transmission et la relecture superflues de renseignements déjà disponibles dans le message ATIS.

De plus, ATIS ne fait actuellement l’objet d’aucune définition officielle dans le RAC. L’adoption d’une exception à l’obligation de relecture des renseignements fournis par ATIS pourrait engendrer une certaine confusion si le RAC ne contient pas une définition explicite d’ATIS.

Gestion du débit de la circulation aérienne

Les SARP de l’OACI stipulent que la gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne (ATFM) doit ĂŞtre mise en Ĺ“uvre dès que le trafic aĂ©rien dĂ©passe, ou risque de dĂ©passer, la capacitĂ© des services de l’ATC. L’ATFM est un système utilisĂ© par les organismes ATC afin d’assurer la sĂ©curitĂ© et l’efficacitĂ© des mouvements aĂ©riens. Son objectif principal est de rĂ©guler le dĂ©bit des aĂ©ronefs dans l’espace aĂ©rien contrĂ´lĂ©, en prĂ©venant les encombrements et les retards tout en maintenant un niveau de sĂ©curitĂ© optimal. Bien que NAV CANADA applique dĂ©jĂ  l’ATFM lorsque la situation l’exige, le RAC ne l’y contraint pas, ce qui crĂ©e un Ă©cart par rapport aux SARP de l’OACI.

De la mĂŞme manière, l’audit de l’USOAP rĂ©alisĂ© en 2023 a rĂ©vĂ©lĂ© l’absence d’exigences rĂ©glementaires imposant au fournisseur des ATS d’évaluer la capacitĂ© de son système, y compris les effectifs nĂ©cessaires, afin de garantir la disponibilitĂ© des ressources requises pour assurer la sĂ©curitĂ© des opĂ©rations aĂ©riennes. Bien que NAV CANADA procède rĂ©gulièrement Ă  de telles Ă©valuations, l’absence d’une obligation rĂ©glementaire crĂ©e un Ă©cart par rapport aux SARP de l’OACI.

Autorité et responsabilité du commandant de bord

Les SARP de l’OACI précisent que le CdB est responsable de l’exploitation de l’aéronef en conformité avec les règles de l’air, sauf si une dérogation à ces règles s’avère absolument nécessaire pour garantir la sécurité. Bien que, dans la pratique, le CdB soit censé prendre toutes les mesures requises pour assurer la sécurité, le RAC ne précise pas explicitement son autorité à déroger aux règles de l’air en cas de nécessité urgente liée à la sécurité. L’absence d’une reconnaissance de l’autorité explicite du CdB dans le RAC peut engendrer une certaine confusion, susceptible de restreindre la capacité du CdB à prendre des décisions critiques en situation d’urgence.

Les SARP de l’OACI stipulent également que le CdB est l’autorité de dernière instance en matière d’exploitation de l’aéronef lorsqu’il en est le CdB. Toutefois, le RAC stipule que le CdB doit se conformer à toute instruction de l’ATC qui lui est destinée et en accuser réception, n’autorisant un écart que dans la mesure nécessaire pour éviter une collision. Si le RAC n’est pas modifié pour préciser que le CdB est l’autorité de dernière instance pour l’exploitation de l’aéronef, le RAC peut être interprété à tort comme affirmant que l’ATC est l’autorité de dernière instance.

Corrections de nature technique

Des erreurs de rĂ©daction se sont produites aux articles 900.07 et 901.15 du RAC en raison de l’ordre inappropriĂ© d’entrĂ©e en vigueur de deux modifications rĂ©glementaires : le DORS/2025-70, Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (SATP – opĂ©rations au-delĂ  de la visibilitĂ© directe et autres), entrĂ© en vigueur le 1er avril 2025, et le DORS/2025-98, Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (parties I, III, IV et VI Ă  VIII – services de la navigation aĂ©rienne), entrĂ© en vigueur le 26 mars 2025. Par consĂ©quent, les modifications approuvĂ©es apportĂ©es au DORS/2025-98 pour ces dispositions n’ont pas pu ĂŞtre mises en Ĺ“uvre.

Contexte

Le 7 dĂ©cembre 1944, le Canada et 51 autres pays ont signĂ© la Convention de Chicago pour favoriser la coopĂ©ration dans le domaine de l’aviation civile internationale. Cette signature a menĂ© Ă  la crĂ©ation de l’OACI, un organisme des Nations Unies, qui se consacre Ă  la promotion de la sĂ©curitĂ© et de l’efficacitĂ© de l’aviation internationale et Ă  la supervision de la Convention de Chicago. En 2024, la Convention avait Ă©tĂ© signĂ©e par 193 Ă‰tats parties, tous faisant partie de l’OACI.

Comme l’énonce l’article 37 de la Convention de Chicago, le Canada est tenu de promulguer et de mettre Ă  jour ses lois et ses lignes directrices nationales afin de se conformer aux SARP adoptĂ©es par l’OACI, et de les mettre en Ĺ“uvre de manière uniforme, opportune et structurĂ©e.

AdoptĂ© en 1996, le RAC dĂ©crit les exigences qui gouvernent l’aviation civile au Canada. Le RAC porte sur tous les aspects de l’aviation, notamment l’identification et l’immatriculation des aĂ©ronefs, l’exploitation des aĂ©roports, les opĂ©rations privĂ©es et commerciales, la formation et les licences des pilotes ainsi que les services de navigation aĂ©rienne. Le RAC est conçu de manière Ă  s’harmoniser avec les SARP Ă©tablies par l’OACI.

En janvier 1999, l’OACI a lancĂ© l’USOAP afin de rĂ©pondre aux prĂ©occupations concernant la pertinence de la surveillance de la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne dans le monde. Dans le cadre de l’USOAP, l’OACI effectue des audits rĂ©guliers et obligatoires des systèmes de surveillance de la sĂ©curitĂ© de ses États membres. L’audit Ă©value huit Ă©lĂ©ments cruciaux qui constituent le système de surveillance de la sĂ©curitĂ© d’un État et attribue une note de mise en Ĺ“uvre efficace en fonction de l’adhĂ©sion de l’État Ă  la Convention de Chicago et aux SARP connexes, en ce qui concerne les Ă©lĂ©ments cruciaux. La note de mise en Ĺ“uvre efficace est une mesure reconnue Ă  l’échelle mondiale de l’adhĂ©sion d’un pays aux normes et pratiques internationales de sĂ©curitĂ© aĂ©rienne, et une note Ă©levĂ©e peut amĂ©liorer la rĂ©putation d’un pays dans la communautĂ© mondiale de l’aviation.

En mai 2023, l’OACI a procĂ©dĂ© Ă  un audit au Canada pour Ă©valuer le RAC existant et les normes connexes. L’audit de l’USOAP de 2023 a permis de relever plusieurs domaines du cadre rĂ©glementaire canadien qui ne sont pas harmonisĂ©s avec la Convention de Chicago et les SARP connexes. En raison de ces Ă©carts, la note de mise en Ĺ“uvre efficace du Canada a diminuĂ© considĂ©rablement, passant de 95,3 % en 2005 Ă  64,3 %. Le fait de ne pas combler ces Ă©carts pourrait se traduire par la prise de mesures d’attĂ©nuation du risque par d’autres pays au dĂ©triment des Canadiens et des entreprises canadiennes.

Normes et pratiques recommandées

Les SARP font rĂ©fĂ©rence aux normes et aux pratiques recommandĂ©es qui composent les 19 annexes de la Convention de Chicago. Les SARP sont des spĂ©cifications relatives aux caractĂ©ristiques physiques, aux configurations, aux matĂ©riaux, au rendement, au personnel ou aux procĂ©dures, dont l’application uniforme est bĂ©nĂ©fique Ă  la sĂ©curitĂ© et Ă  la rĂ©gularitĂ© de la navigation internationale. Les États sont tenus de se conformer aux normes de l’OACI conformĂ©ment Ă  l’article 37 de la Convention de Chicago, et toute diffĂ©rence par rapport aux normes doit ĂŞtre notifiĂ©e Ă  l’OACI. Les pratiques recommandĂ©es ne sont pas obligatoires et visent Ă  fournir les moyens de se conformer aux normes. Les États membres sont encouragĂ©s Ă  suivre ces pratiques recommandĂ©es favorisant la sĂ©curitĂ© et l’efficacitĂ©, mais ils ont la souplesse nĂ©cessaire pour les adapter ou les mettre en Ĺ“uvre en fonction de leurs circonstances ou capacitĂ©s particulières.

Médecins-examinateurs de l’aviation civile

Pour s’assurer qu’une personne est apte à mener des activités liées à l’aviation, les MED par l’État effectuent un examen médical. Les résultats des examens médicaux sont ensuite envoyés à un évaluateur médical de l’État centralisé qui peut délivrer ou renouveler des certificats médicaux, prouvant qu’une personne est apte à exercer les privilèges d’une licence d’aviation.

Les MED canadiens sont appelés médecins-examinateurs de l’aviation civile (MEAC). Pour devenir MEAC, un médecin qualifié doit présenter une demande et effectuer une entrevue avec un bureau régional de médecine aéronautique civile de TC. Les MEAC sont nommés selon les besoins. Si le médecin est approuvé pour le poste, il reçoit une lettre de nomination officielle accompagnée de la pleine autorité de MEAC.

Afin de faciliter les tâches du MEAC, TC a mis en place le système de rapport d’examen mĂ©dical Ă©lectronique (REMe) qui a simplifiĂ© le processus de prĂ©sentation et d’examen des REM. Le système, qui est entièrement Ă©lectronique, a grandement amĂ©liorĂ© l’efficacitĂ© et a largement Ă©liminĂ© l’utilisation des REM papier. Ă€ l’origine, le système ne s’appliquait qu’aux MEAC du Canada, mais en septembre 2024, il a Ă©tĂ© Ă©tendu pour y inclure les MEAC Ă  l’extĂ©rieur du Canada.

Avant l’expansion, il Ă©tait estimĂ© que moins d’un pour cent de tous les REM reçus par TC provenaient de MEAC et de MED Ă  l’étranger. Au cours de la dernière annĂ©e, TC a nommĂ© d’autres mĂ©decins Ă©trangers Ă  titre de MEAC dans des pays qui envoient le plus de REM Ă  TC, ce qui rend l’accès au système de REMe plus efficace. Le processus d’intĂ©gration de ces nouveaux MEAC n’est pas difficile et il suit les pratiques existantes sans frais pour le mĂ©decin, comprenant un cours virtuel autodirigĂ© et une courte sĂ©ance virtuelle d’intĂ©gration.

NAV CANADA

NAV CANADA est une sociĂ©tĂ© Ă  but non lucratif gĂ©rĂ©e par le secteur privĂ© qui possède et exploite le système de navigation aĂ©rienne civile du Canada. Son mandat englobe plusieurs responsabilitĂ©s clĂ©s, comme la gestion du trafic aĂ©rien, les services de navigation aĂ©rienne, les publications d’information aĂ©ronautique et les services d’aĂ©roport.

Service automatique d’information de région terminale

Le service automatique d’information de région terminale (ATIS) est un service offert dans de nombreux aéroports, lequel consiste en une diffusion répétitive et continue de renseignements aéronautiques propres à un emplacement par une voix préenregistrée ou artificielle. L’ATIS aide à réduire l’encombrement des fréquences radio en permettant aux pilotes de recevoir des mises à jour sans avoir à communiquer avec une unité ATS pour l’obtention de détails de routine. Les renseignements contenus dans un message ATIS comprennent souvent le nom de l’aéroport, la piste en service, les calages altimétriques, les renseignements météorologiques et d’autres avis importants, comme les restrictions temporaires. Un message ATIS contiendra également un indicateur de lettre propre au message, utilisé pour identifier le message. Tout au long de la journée, le message est modifié de façon à ne pas contenir de renseignements désuets. Lorsque le message change, l’indicateur de lettre change aussi.

Gestion du débit de la circulation aérienne

La gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne (ATFM) est un système utilisĂ© par les organismes de contrĂ´le de la circulation aĂ©rienne comme NAV CANADA pour assurer la circulation aĂ©rienne sĂ©curitaire et efficace. Son objectif principal est de gĂ©rer le dĂ©bit des aĂ©ronefs dans l’espace aĂ©rien contrĂ´lĂ©, ce qui permet de prĂ©venir la congestion et les retards tout en assurant la sĂ©curitĂ©.

L’ATFM comporte plusieurs composants clĂ©s :

  1. Initiatives de gestion de la circulation (IGC) : Il s’agit de stratĂ©gies ou de mesures qui sont appliquĂ©es temporairement sans modifier le niveau de service d’une unitĂ© ATC utilisĂ©e pour Ă©quilibrer la demande avec l’espace aĂ©rien disponible ou la capacitĂ© aĂ©roportuaire. Par exemple, le rĂ©acheminement d’un aĂ©ronef, le rĂ©glage de la vitesse de vol ou le retardement des dĂ©parts. Une IGC peut ĂŞtre une mesure Ă  court terme qui est appliquĂ©e lorsque les circonstances limitent la capacitĂ© pendant quelques heures, ou elle peut ĂŞtre Ă  moyen terme lorsque la capacitĂ© est limitĂ©e pendant quelques semaines. Dans les deux cas, il est possible de prĂ©dire quand la capacitĂ© reviendra Ă  la normale sans modifier le niveau de service.
  2. Équilibrage de la capacitĂ© et de la demande : L’ATFM veille Ă  ce que la demande de circulation aĂ©rienne ne dĂ©passe pas la capacitĂ© de l’espace aĂ©rien, des aĂ©roports ou des secteurs de contrĂ´le de circulation aĂ©rienne. Pour ce faire, il faut prĂ©voir le dĂ©bit de circulation et ajuster les opĂ©rations en consĂ©quence.
  3. Gestion des retards : Lorsque des retards surviennent en raison de la mĂ©tĂ©o, du volume de circulation ou de problèmes techniques, l’ATFM aide Ă  gĂ©rer ces retards en ajustant les horaires de vol, en rĂ©acheminant les aĂ©ronefs ou en espaçant plus efficacement les vols.
  4. Prise de dĂ©cision collaborative : L’ATFM travaille souvent en coordination avec les compagnies aĂ©riennes, les administrations aĂ©roportuaires et les autres intervenants pour prendre des dĂ©cisions qui profitent Ă  toutes les parties, en minimisant les rĂ©percussions des retards et des encombrements sur les passagers et les vols.

Divers Ă©vĂ©nements ou situations, comme les mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques ou les dĂ©faillances de l’équipement, pourraient mener Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une IGC. Ces Ă©vĂ©nements sont actuellement enregistrĂ©s localement, mais il n’y a pas de format standard au pays quant Ă  la façon dont ces renseignements sont enregistrĂ©s ou Ă©changĂ©s, sauf dans les quatre grands aĂ©roports internationaux (Toronto, Vancouver, MontrĂ©al et Calgary). NAV CANADA travaille Ă  un processus visant Ă  normaliser les dossiers au pays et Ă  rendre les renseignements accessibles Ă  ses intervenants sur demande. Le processus devrait ĂŞtre fonctionnel d’ici la fin de 2027.

Vols à temps de déroutement prolongé

Le rĂ©gime de vols Ă  temps de dĂ©routement prolongĂ© (EDTO) permet aux aĂ©ronefs munis de deux ou plusieurs turbomoteurs, s’ils sont autorisĂ©s, de voler au-delĂ  de la distance du seuil normale d’un aĂ©rodrome. Dans le cas des aĂ©ronefs munis de deux turbomoteurs, la distance du seuil est la distance qui peut ĂŞtre parcourue en 60 minutes Ă  la vitesse de croisière avec un moteur inopĂ©rant. Dans le cas des aĂ©ronefs munis de trois moteurs ou plus, il s’agit de la distance qui peut ĂŞtre parcourue en 180 minutes Ă  la vitesse de croisière avec tous les moteurs. Ces distances du seuil permettent de s’assurer que, si l’aĂ©ronef subit une panne de moteur, il peut encore atterrir en toute sĂ©curitĂ© Ă  un aĂ©rodrome. Pour recevoir une autorisation d’EDTO (ou anciennement ETOPS), l’aĂ©ronef doit avoir un programme d’entretien appropriĂ© et son Ă©quipage doit avoir une formation et des procĂ©dures opĂ©rationnelles appropriĂ©es.

À l’heure actuelle, le manuel intitulé Critères de sécurité pour l’approbation des opérations de bimoteurs avec distance de vol prolongée (ETOPS) contient les critères auxquels un exploitant doit se conformer pour effectuer le vol selon les ETOPS. Ce document est incorporé par renvoi dans le RAC et sera modifié en fonction de la terminologie et des considérations liées aux EDTO pour les aéronefs munis de trois moteurs ou plus.

Incorporation par renvoi

L’incorporation par renvoi est une technique de rédaction qui permet d’intégrer à un règlement le contenu de documents internes (TC) ou externes (ne relevant pas de TC) [par exemple une politique, une directive, une liste ou une norme] sans qu’il soit nécessaire de reproduire le texte du document dans le règlement lui-même. Lorsqu’un document est incorporé par renvoi dans un règlement, le libellé qui est incorporé est reconnu comme ayant le même effet que s’il apparaissait dans le règlement.

Sanctions administratives pécuniaires

Les sanctions administratives pécuniaires (SAP) sont un outil d’application de la loi servant à traiter les contraventions de nature réglementaire. Les SAP permettent à TC d’adopter une approche mesurée et efficace, qui adapte la mesure d’application de la loi à la gravité de la contravention, par l’imposition de sanctions pécuniaires, comme solution de rechange à la recommandation de poursuites, à toute personne qui a contrevenu aux exigences. Les SAP permettent au violateur de choisir de payer la sanction sans devoir comparaître au tribunal. Elles sont conçues pour permettre aux entités réglementées de se conformer sans les conséquences juridiques d’un casier judiciaire ou d’une peine d’emprisonnement. Les SAP aident à promouvoir la conformité tout en minimisant le fardeau réglementaire pour les Canadiens et l’industrie. L’utilisation de SAP pour faire respecter le RAC est conforme à l’approche d’application de la loi utilisée par TC dans d’autres modes de transport.

Objectif

Le Règlement a pour objectif d’améliorer l’harmonisation du cadre réglementaire canadien de l’aviation civile avec le cadre international maintenu par l’OACI. Le Règlement aidera le gouvernement du Canada à respecter ses obligations internationales en tant que signataire de la Convention de Chicago et à donner suite à certaines des conclusions de l’audit de l’USOAP de 2023.

Description

Le Règlement contient des modifications à diverses parties du RAC, dont la plupart sont jugées non discrétionnaires et non controversables et entraînant peu ou pas de répercussions sur les activités de l’industrie. Les modifications constituent en partie les mesures correctives qui répondront aux questions soulevées dans le cadre de l’audit. Toutes les modifications visent l’amélioration de l’harmonisation avec la Convention de Chicago et les SARP connexes.

Médecins-examinateurs désignés étrangers

Le Règlement abrogera l’alinĂ©a 404.16c) du RAC, qui permet actuellement aux MED Ă©trangers de soumettre des REM Ă  TC. Les MED Ă©trangers ne pourront soumettre leurs REM Ă  TC qu’après avoir demandĂ© une dĂ©signation de MEAC et l’avoir obtenue. Cela permettra de s’assurer que tous les mĂ©decins-examinateurs qui soumettent des REM Ă  TC disposeront des titres de compĂ©tences et d’une surveillance appropriĂ©e.

Transport de la licence de station radio d’aéronef

Le Règlement introduira une nouvelle disposition dans la sous-partie 605 (Exigences relatives aux aĂ©ronefs) du RAC qui exigera le transport d’une copie physique ou Ă©lectronique de la licence de station radio Ă  bord de l’aĂ©ronef si une telle licence a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e. Cette disposition n’aura pas de rĂ©percussions sur la dĂ©livrance de la licence.

Manuel d’utilisation de l’aéronef

Le Règlement modifiera les paragraphes 604.37(2), 704.123(2) et 705.137(2) du RAC afin d’exiger que le manuel d’utilisation de l’aĂ©ronef (MUA), s’il est transportĂ© Ă  bord en remplacement d’un manuel de vol de l’aĂ©ronef (MVA), comprenne la documentation sur les niveaux de bruit certifiĂ©s. De plus, le Règlement Ă©tablira les nouveaux articles 702.85 et 703.108 avec des exigences concernant l’utilisation d’un MUA en remplacement d’un MVA pour les activitĂ©s visĂ©es aux sous-parties 702 (OpĂ©rations de travail aĂ©rien) et 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien), dont l’exigence relative Ă  la documentation du bruit.

Installations de formation au sol et en vol

Le Règlement modifiera l’alinĂ©a 703.98(3)b) du RAC afin d’inclure l’exigence pour les exploitants visĂ©s par la sous-partie 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien) de s’assurer que des installations convenables sont fournies dans le cadre de leurs programmes de formation au sol et en vol. Le libellĂ© sera conforme aux dispositions semblables, aux alinĂ©as 704.115(3)b) et 705.124(3)b). Les exigences concernant l’installation sont dĂ©crites dans les Normes de service aĂ©rien commercial, incorporĂ©es par renvoi, stipulant que l’installation doit ĂŞtre convenable afin de garantir que les objectifs de la formation peuvent ĂŞtre atteints, et qu’elle est silencieuse, correctement Ă©clairĂ©e et dotĂ©e d’aides Ă  la formation, de sièges et de bureaux.

Vols à temps de déroutement prolongé

Le Règlement modifiera les articles 701.16, 705.26 et 705.34 du RAC afin d’inclure la terminologie des EDTO dans les exigences existantes liĂ©es aux ETOPS. De plus, les modifications aux articles 701.16 et 705.26 du RAC comprendront les avions qui ont plus de deux moteurs et la mĂ©thode connexe afin de dĂ©terminer la distance du seuil.

Le Règlement modifiera l’article 700.01 du RAC pour ajouter une nouvelle dĂ©finition afin que le TP 6327 tienne compte de tout changement de nom apportĂ© au manuel intitulĂ© Critères de sĂ©curitĂ© pour l’approbation des opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e (ETOPS), comme suit :

TP 6327
Document intitulĂ© Critères de sĂ©curitĂ© pour l’approbation des opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e (ETOPS), publiĂ© par le ministère des Transports, ou tout document qui le remplace. (TP 6327)

Les renvois au manuel intitulĂ© Critères de sĂ©curitĂ© pour l’approbation des opĂ©rations de bimoteurs avec distance de vol prolongĂ©e (ETOPS) seront remplacĂ©s par des renvois au TP 6327. Cela permettra de garantir que le manuel dispose d’un renvoi adĂ©quat dans le RAC si le titre du manuel est modifiĂ© Ă  l’avenir.

Niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage

Le Règlement modifiera l’article 705.175 du RAC afin de changer la classification du « fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» comme un incident de niveau 3 plutĂ´t qu’un incident de niveau 4.

Relecture des instructions et des renseignements relatifs à la sécurité

Le Règlement modifiera l’article 602.31 du RAC afin d’inclure une exigence pour que les pilotes relisent les instructions d’attente Ă  l’écart de la piste, l’information sur la piste en service ou attribuĂ©e, les codes de transpondeur et le calage altimĂ©trique Ă  l’unitĂ© ATS compĂ©tente. Cette nouvelle exigence de relecture ne sera pas requise pour les renseignements qui ne sont pas fournis oralement si l’information fait l’objet d’un accusĂ© de rĂ©ception par voie Ă©lectronique ou qu’elle a Ă©tĂ© diffusĂ©e par ATIS. De plus, le Règlement exigera que les pilotes indiquent quelle lettre d’identification du message ATIS ils ont reçue en dernier lors de la communication initiale avec l’unitĂ© ATS qui dessert l’aĂ©rodrome d’arrivĂ©e ou de dĂ©part.

Le Règlement ajoutera la dĂ©finition suivante d’ATIS Ă  l’article 600.01 du RAC :

ATIS
Le service automatique d’information de région terminale, un service automatisé de fourniture de renseignements à jour, par une unité ATS, aux aéronefs à l’arrivée et au départ de ceux-ci à un aérodrome. (ATIS)

Gestion du débit de la circulation aérienne

Le Règlement introduira de nouvelles dispositions dans la sous-partie 801 (Services de la circulation aĂ©rienne) du RAC afin d’exiger du titulaire d’un certificat d’exploitation des services de la circulation aĂ©rienne qu’il :

Le Règlement indiquera que ces exigences doivent ĂŞtre remplies conformĂ©ment Ă  la Norme 821 – Gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne, qui est incorporĂ©e par renvoi et a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e en collaboration avec NAV CANADA. La norme Ă©nonce les critères qui doivent ĂŞtre Ă©valuĂ©s, la façon dont les procĂ©dures doivent ĂŞtre Ă©laborĂ©es, la façon dont l’ATFM doit ĂŞtre mise en Ĺ“uvre, les renseignements qui doivent ĂŞtre rendus publics et les compĂ©tences et les tâches qui sont requises pour effectuer adĂ©quatement les fonctions de gestion du dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne.

Les exigences susmentionnĂ©es reflĂ©teront les pratiques existantes de NAV CANADA et nĂ©cessiteront donc peu d’efforts de la part de NAV CANADA. Ces efforts consisteront Ă  fournir l’information initiale Ă  TC au sujet des procĂ©dures d’ATFM et Ă  fournir des donnĂ©es Ă  TC occasionnellement sur demande. La surveillance consistera Ă  vĂ©rifier les dossiers propres Ă  un endroit de NAV CANADA, composĂ©s des dossiers de formation et de compĂ©tence du personnel qui effectue les tâches d’ATFM, des dossiers de l’évaluation annuelle de la dotation, des cas d’IGC et de l’accès aux donnĂ©es de capacitĂ© accessibles Ă  tous.

Autorité et responsabilité du commandant de bord

Le Règlement introduira une nouvelle disposition qui précise que le CdB d’un aéronef est responsable de l’utilisation de l’aéronef et que personne ne peut entraver ou tenter d’entraver cette responsabilité.

Le Règlement prĂ©cisera que le CdB doit suivre toutes les exigences des sous-parties 601 (L’espace aĂ©rien), 602 (Règles d’utilisation et de vol) et 603 (OpĂ©rations aĂ©riennes spĂ©cialisĂ©es), sauf dans le cas d’une urgence qui menace la sĂ©curitĂ© de l’aĂ©ronef, des personnes ou des biens, auquel cas le CdB peut dĂ©roger aux exigences dans la mesure nĂ©cessaire pour intervenir en cas d’urgence.

Corrections de nature technique

Le Règlement corrigera les erreurs rĂ©dactionnelles en rĂ©introduisant la terminologie plus large de « unitĂ© des services de la circulation aĂ©rienne Â» (unitĂ© ATS) aux articles 900.07 et 901.15.

Sanctions administratives pécuniaires

Le Règlement dĂ©signera le nouvel article 605.03.1 du RAC, qui prĂ©cisera qu’une copie de la licence de station radio doit se trouver Ă  bord de l’aĂ©ronef (si une licence a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e pour cet aĂ©ronef), en tant qu’exigence exĂ©cutoire au moyen de SAP. Le montant de contravention le plus Ă©levĂ© est de 1 000 $ pour une personne physique et de 5 000 $ pour une personne morale. La dĂ©signation de l’article 605.03.1 comme une SAP harmonisera cette disposition avec les SAP existantes dans le RAC ayant trait au transport d’autres documents, comme le carnet de route et le certificat d’immatriculation.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le 9 mai 2024, TC a transmis un avis de proposition de modification (APM) 2024-007 Ă  plus de 1 700 membres et associations de l’industrie, par l’entremise de la liste de distribution du Conseil consultatif sur la rĂ©glementation aĂ©rienne canadienne (CCRAC), demandant des commentaires sur les divers enjeux Ă©noncĂ©s dans le prĂ©sent RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation. L’APM comprenait les solutions proposĂ©es, y compris les modifications rĂ©glementaires possibles, ainsi que quelques modifications aux documents incorporĂ©s par renvoi, qui sont conçues de façon similaire pour donner suite aux conclusions de l’audit de l’USOAP. Les intervenants ont eu 34 jours pour fournir de la rĂ©troaction. La consultation a pris fin le 11 juin 2024.

Ă€ la fin de la consultation, TC a reçu 18 commentaires de 8 intervenants, notamment une association de l’industrie, une grande compagnie aĂ©rienne et deux grands constructeurs d’aĂ©ronefs. Les intervenants se sont dits largement en faveur de l’harmonisation avec les normes de l’OACI et ont cernĂ© des domaines oĂą une harmonisation plus poussĂ©e pourrait ĂŞtre bĂ©nĂ©fique Ă  l’avenir.

Les intervenants n’ont pas soulevé d’inquiétudes importantes au sujet des modifications proposées, mais certains exploitants ont noté que, puisque certaines modifications nécessiteraient des modifications à leurs manuels, une période de conformité serait nécessaire avant l’entrée en vigueur des exigences. En réponse à ces commentaires, le Règlement comprendra une entrée en vigueur échelonnée offrant une période de mise en œuvre d’un an pour les modifications proposées qui nécessitent la mise à jour des manuels de l’industrie. Même si les modifications aux manuels devraient être mineures et pourraient être apportées assez rapidement, la période de mise en œuvre d’un an permettra d’apporter ces modifications en plus d’autres mises à jour manuelles nécessaires ou régulières.

Les intervenants ont également recommandé que la licence de station radio d’aéronef et d’autres documents puissent être à bord par des moyens électroniques. TC est d’accord avec cette recommandation. Le Règlement précisera qu’une copie de la licence de station radio peut être à bord. La copie à bord peut être électronique ou physique.

Un intervenant a noté que le changement aux exigences visant les médecins-examinateurs étrangers pourrait avoir une incidence sur la disponibilité des médecins-examinateurs autorisés dans des États étrangers, ce qui pourrait en retour augmenter les coûts pour les pilotes détenant une licence canadienne qui souhaitent renouveler leur certificat médical à l’extérieur du Canada. L’intervenant a recommandé que le Règlement exempte de la nouvelle exigence les médecins-examinateurs de l’aviation des États-Unis. Bien que TC reconnaisse que la disponibilité des médecins-examinateurs puisse être temporairement touchée, une exemption accordée aux médecins-examinateurs des États-Unis ne serait pas conforme aux normes internationales qui obligent chaque État à établir un système visant à veiller à ce que les médecins-examinateurs reçoivent une formation et des évaluations périodiques. Cependant, pour atténuer les répercussions du changement et, en fin de compte, accélérer le processus de renouvellement pour les pilotes canadiens à l’extérieur du Canada, TC a déjà commencé à collaborer de façon proactive avec des médecins étrangers pour lancer et terminer le processus de désignation des MEAC. De plus, la télémédecine avec un MEAC demeure un moyen de répondre à la demande de renouvellement de certificats médicaux sans limitation géographique. La télémédecine s’appuie sur un examen des antécédents médicaux du demandeur, ce qui permet au médecin de cerner les problèmes de santé ayant une incidence sur la capacité du pilote à effectuer des vols. Le renouvellement du certificat par télémédecine peut être fourni immédiatement par courriel plutôt que par estampillage dans le carnet de documents d’aviation du pilote. Il convient de noter que les titulaires de certificats doivent subir un examen en personne pour faire renouveler leur certificat si leur dernier renouvellement a été effectué par télémédecine, ce qui signifie que, tous les deux ans, les pilotes doivent consulter un MEAC en personne.

En plus de la consultation du CCRAC, TC a tenu des consultations particulières avec NAV CANADA Ă  l’étĂ© et Ă  l’automne 2024 afin de mieux comprendre les rĂ©percussions des exigences en matière de relecture proposĂ©es et de s’assurer que les normes associĂ©es Ă  la capacitĂ© d’ATFM et d’ATS sont conformes Ă  leurs pratiques actuelles. Dans l’ensemble, NAV CANADA s’est dit largement en faveur de l’harmonisation du cadre rĂ©glementaire du Canada avec les normes de l’OACI. NAV CANADA a fourni de prĂ©cieux commentaires sur les rĂ©percussions administratives possibles, indiquant qu’il faudrait mettre Ă  jour certains documents en raison des nouvelles exigences en matière de relecture. NAV CANADA a Ă©galement fourni des donnĂ©es sur le nombre d’aĂ©rodromes qui possèdent ATIS et d’autres systèmes qui permettent un accusĂ© de rĂ©ception Ă©lectronique. NAV CANADA a Ă©galement suggĂ©rĂ© d’inclure une règle supplĂ©mentaire exigeant que les pilotes informent les ATS du message ATIS qu’ils ont reçu. Étant donnĂ© qu’une telle règle rĂ©duirait vraisemblablement la quantitĂ© d’information transmise verbalement et relue, TC est d’accord avec la suggestion. Enfin, NAV CANADA a indiquĂ© Ă©laborer actuellement un processus visant Ă  normaliser la collecte et la prĂ©sentation de donnĂ©es sur les Ă©vĂ©nements ou les situations qui mènent Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une IGC dans l’ensemble du pays. Bien que ces donnĂ©es soient dĂ©jĂ  recueillies et prĂ©sentĂ©es dans les quatre grands aĂ©roports (Toronto, Vancouver, MontrĂ©al, Calgary), NAV CANADA a demandĂ© un dĂ©lai supplĂ©mentaire pour ce qui est des exigences visant Ă  rendre ces dossiers accessibles aux intervenants dans d’autres aĂ©roports. TC a acceptĂ© et ajoutĂ© une disposition dans la norme incorporĂ©e selon laquelle les dossiers relatifs Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une IGC doivent ĂŞtre conservĂ©s et mis Ă  la disposition des intervenants concernĂ©s Ă  compter du 1er janvier 2028.

Ă€ la demande de NAV CANADA, TC a publiĂ© l’APM 2024-012 le 29 octobre 2024 afin de consulter les normes de capacitĂ© de l’ATFM et des ATS, qui seront incorporĂ©es par renvoi dans le RAC par le Règlement. La consultation a pris fin après 30 jours, soit le 27 novembre 2024. Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus d’un exploitant d’aĂ©roport, d’une association aĂ©rienne, de deux syndicats reprĂ©sentant les travailleurs des services de la circulation aĂ©rienne et d’un syndicat reprĂ©sentant les pilotes. Les intervenants se sont dits largement en faveur de l’harmonisation avec l’OACI. Les syndicats se sont dits en faveur des rĂ©centes mesures prises par TC et de son intention de rĂ©glementer l’approche de NAV CANADA en matière de dotation en personnel d’ATC. Ils ont suggĂ©rĂ© d’inclure les exigences de planification Ă  long terme pour la dotation (c’est-Ă -dire cinq ans) et pour les considĂ©rations liĂ©es Ă  la gestion de la fatigue. Ces composantes n’ont pas Ă©tĂ© ajoutĂ©es Ă  la norme, car TC n’a pas l’intention de dicter les besoins en dotation Ă  long terme, mais plutĂ´t de dĂ©terminer ce qu’il faut faire si le dĂ©bit de la circulation aĂ©rienne dĂ©passe la capacitĂ© de service et comment Ă©valuer cette capacitĂ©. Dans le cadre de l’évaluation de la capacitĂ©, la norme prĂ©cisera que la demande de circulation et les besoins en dotation doivent ĂŞtre réévaluĂ©s au moins une fois par an. La composante fatigue fait actuellement l’objet d’évaluations stratĂ©giques et sera prĂ©sentĂ©e dans une proposition rĂ©glementaire distincte une fois les travaux terminĂ©s.

Une association de compagnies aĂ©riennes a demandĂ© des prĂ©cisions supplĂ©mentaires sur la collecte de donnĂ©es requise pour Ă©tayer les Ă©valuations de capacitĂ©, en soulignant la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire au minimum le fardeau administratif et technologique imposĂ© aux transporteurs aĂ©riens pour fournir ces donnĂ©es. Étant donnĂ© que les exigences reflètent le processus existant de NAV CANADA, aucun nouveau fardeau administratif ou technologique ne sera imposĂ© aux exploitants aĂ©riens pour la collecte de donnĂ©es.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

La publication prĂ©alable vise Ă  offrir aux intervenants une dernière occasion de commenter le projet de règlement, Ă  dĂ©terminer si des intervenants ont Ă©tĂ© oubliĂ©s dans le processus de consultation et Ă  examiner dans quelle mesure la proposition est conforme aux consultations initiales. Le Règlement a Ă©tĂ© exemptĂ© de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada pour les raisons suivantes :

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si le Règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Dans le cadre de cette évaluation, la portée géographique et l’objet du Règlement ont été examinés en relation avec les traités modernes en vigueur, et aucune implication ou incidence relativement aux traités modernes n’a été repérée.

Une évaluation de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a servi à déterminer les répercussions possibles du Règlement sur les droits et intérêts des peuples autochtones. Aucun effet direct, indirect, caché ou imprévu n’a été relevé. Le Règlement ne chevauche pas les droits et intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis énoncés dans la Déclaration des Nations Unies.

Choix de l’instrument

Comme l’énonce l’article 37 de la Convention de Chicago, en tant qu’État contractant, le Canada est tenu de promulguer et de mettre Ă  jour ses lois, ses règlements, ses normes et ses lignes directrices afin de se conformer (dans toute la mesure du possible) aux SARP adoptĂ©es par l’OACI, et de les mettre en Ĺ“uvre de manière uniforme, opportune et structurĂ©e.

L’audit de l’USOAP réalisé en 2023 a permis de relever un certain nombre de lacunes et d’écarts dans le cadre réglementaire canadien relativement aux SARP de l’OACI, qui ne peuvent être comblés que par des modifications réglementaires. Par conséquent, l’intervention réglementaire est la seule option appropriée pour ces questions.

La nouvelle norme sur la gestion du débit de la circulation aérienne a été incorporée par renvoi, plutôt qu’insérée comme nouvelles exigences directement dans le Règlement. L’incorporation par renvoi permet de s’assurer que toute avancée dans les pratiques exemplaires d’ATFM peut être intégrée rapidement et efficacement à la norme, au besoin.

Les exigences relatives aux installations de formation au sol et en vol de taxi aérien ont été incorporées par renvoi afin d’assurer l’harmonisation avec les exigences énoncées dans d’autres articles du RAC.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le Règlement entraĂ®nera des coĂ»ts et des avantages pour divers intervenants, notamment les exploitants aĂ©riens, NAV CANADA et TC. Le coĂ»t total de la valeur monĂ©tisĂ©e actualisĂ©e s’élèvera Ă  environ 0,29 million de dollars sur une pĂ©riode de dix ans entre 2025 et 2034. Les rĂ©percussions estimĂ©es de chaque disposition sont dĂ©taillĂ©es dans cette section.

Cadre d’analyse

Les coûts et les avantages du Règlement ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) en comparant le scénario de référence avec le scénario réglementaire. Le scénario de référence représente ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats attendus du Règlement.

Selon l’analyse, les rĂ©percussions du Règlement se feront sentir sur une pĂ©riode de 10 ans entre 2025 et 2034. En ce qui concerne cette analyse, une annĂ©e reprĂ©sente une pĂ©riode de 12 mois commençant Ă  la date d’enregistrement du Règlement indiquĂ©e dans la Partie II de la Gazette du Canada et se terminant Ă  la mĂŞme date de l’annĂ©e suivante. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es sous la forme de valeurs actualisĂ©es en dollars canadiens de 2023, ramenĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2025, selon un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode de 10 ans comprise entre 2025 et 2034. Il convient de noter que la somme de certaines valeurs figurant dans le texte et les tableaux pourrait ne pas ĂŞtre exacte, Ă©tant donnĂ© que les chiffres ont Ă©tĂ© arrondis. Les coĂ»ts et les avantages ne sont pris en compte que pour les intervenants nationaux; tous les coĂ»ts ou avantages pour les intervenants Ă©trangers sont considĂ©rĂ©s comme ne faisant pas partie du cadre de l’analyse. La formule servant Ă  calculer les valeurs annualisĂ©es dans l’énoncĂ© des coĂ»ts et avantages et la lentille des petites entreprises suit la mĂ©thodologie prescrite dans le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation (PDF) du SCT, dans lequel les rĂ©percussions au cours de la première pĂ©riode sont non actualisĂ©es.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Médecins-examinateurs désignés étrangers

Par le passĂ©, TC a reçu en moyenne 30 REM papier de MED Ă©trangers par mois, dont environ 40 % Ă©taient incomplets ou illisibles, ce qui a entraĂ®nĂ© de nouvelles soumissions et une augmentation du travail pour TC sous forme de dĂ©lai de traitement. Ces travaux comprennent la notification des demandeurs concernĂ©s et le renvoi des REM accompagnĂ©s d’une lettre expliquant les lacunes.

Au cours de la dernière annĂ©e, TC a nommĂ© d’autres MEAC dans des pays d’oĂą proviennent le plus de REM de mĂ©decins-examinateurs qui ne sont pas accrĂ©ditĂ©s au Canada. Par consĂ©quent, dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, seul un petit nombre de REM provenant de MED Ă©trangers seraient reçus au cours de la pĂ©riode d’analyse. De plus, le système de REMe de TC est devenu accessible aux MEAC de l’étranger en septembre 2024, ce qui a rĂ©duit le nombre de formulaires papier que TC reçoit et le temps passĂ© Ă  examiner les REM, car les renseignements sont reçus par voie Ă©lectronique et tous les champs doivent ĂŞtre remplis avant que le dossier ne puisse ĂŞtre soumis Ă  TC. Ce système Ă©tant en place, il est avantageux pour le demandeur de faire appel Ă  un MEAC plutĂ´t qu’à un MED Ă©tranger non accrĂ©ditĂ©, car le processus serait plus rapide. Toutefois, dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le Canada demeurerait non conforme aux normes de l’OACI en permettant aux mĂ©decins Ă©trangers sans surveillance canadienne de continuer Ă  soumettre des REM Ă  TC.

Le Règlement n’autorisera pas les REM provenant de MED Ă©trangers, seulement ceux provenant des MEAC, qui devraient venir uniquement par le biais du système de REMe. Ces changements serviront de dernière Ă©tape visant Ă  faire passer entièrement le processus de REM Ă  un modèle Ă©lectronique pour MEAC. Cette dĂ©marche offrira Ă  TC la certitude qu’il ne recevra plus de formulaires papier. Ă€ la suite des efforts dĂ©ployĂ©s pour nommer d’autres MEAC, TC ne prĂ©voit pas d’augmentation du nombre de demandes de MEAC une fois que le Règlement sera entrĂ© en vigueur. Les MEAC et les MED Ă©trangers facturent directement les coĂ»ts de leurs services aux demandeurs, et les frais facturĂ©s sont comparables dans la mĂŞme rĂ©gion locale. Étant donnĂ© que le petit nombre de REM provenant de MED Ă©trangers dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence serait rempli par les MEAC dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, ces demandeurs peuvent avoir des coĂ»ts ou des frais diffĂ©rents selon la façon dont ils accèdent aux services et le lieu oĂą ils y accèdent (par exemple rĂ©gion locale, tĂ©lĂ©mĂ©decine). Toutefois, ces rĂ©percussions devraient ĂŞtre minimes compte tenu (i) du petit nombre de demandeurs touchĂ©s; (ii) de la nomination par TC d’autres mĂ©decins Ă©trangers Ă  titre de MEAC dans les pays qui envoient le plus de REM; et (iii) de l’option de tĂ©lĂ©mĂ©decine.

Transport de la licence de station radio d’aéronef

D’après les donnĂ©es d’ISDErĂ©fĂ©rence 2, le Règlement s’appliquerait Ă  environ 875 licences de station radio d’aĂ©ronef uniques. Ces licences sont rĂ©parties entre l’industrie (770), les sociĂ©tĂ©s d’État (16), ainsi que les organismes provinciaux et fĂ©dĂ©raux (89). Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, il est estimĂ© que les exploitants sont titulaires de la licence, mais qu’il est possible qu’ils ne l’apportent pas Ă  bord, ce qui serait incompatible avec les exigences de l’OACI. Tandis que, dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, la licence devra ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ©e et enregistrĂ©e Ă©lectroniquement dans un endroit facilement accessible. Cette dĂ©marche reprĂ©sentera un effort supplĂ©mentaire mineur qui est dĂ©crit dans la section « CoĂ»ts Â» ci-dessous.

Les fonctionnaires de TC devront être informés des SAP mises en œuvre pour cette exigence. Toutefois, cet effort mineur devrait avoir lieu avant l’enregistrement du Règlement et n’est donc pas inclus dans l’analyse. Cette nouvelle exigence demandera un effort mineur aux inspecteurs de TC qui vérifient la conformité des exploitants aériens. Cet effort devrait être négligeable.

Manuel d’utilisation de l’aéronef

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les exploitants visĂ©s par les sous-parties 704 (Exploitation d’un service aĂ©rien de navette) et 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien) qui utilisent des MUA continueront de le faire sans inclure les donnĂ©es approuvĂ©es de certification du bruit, ce qui ne serait pas conforme aux exigences de l’OACI. D’après l’expertise de TC en la matière, bien que les 36 exploitants visĂ©s par la sous-partie 705 utilisent des MUA, il est supposĂ© que seule la moitiĂ© des 78 exploitants visĂ©s par la sous-partie 704 (39) les utiliserĂ©fĂ©rence 3. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, un an après la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, ces exploitants aĂ©riens devront avoir mis Ă  jour leur MUA pour y inclure ces renseignements. Cette mise Ă  jour reprĂ©sente un effort supplĂ©mentaire, qui est monĂ©tisĂ© dans la section « CoĂ»ts Â».

Aucune incidence supplĂ©mentaire n’est estimĂ©e au cours de la pĂ©riode d’analyse pour les exploitants visĂ©s par les sous-parties 702 et 703 du RAC, car il n’y a pas d’utilisation prĂ©vue des MUA dans ces sous-parties.

TC assumera Ă©galement des coĂ»ts mineurs associĂ©s Ă  l’approbation des rĂ©visions apportĂ©es aux MUA, coĂ»ts qui sont dĂ©crits plus en dĂ©tail dans la section « CoĂ»ts Â».

Installations de formation au sol et en vol

Les dispositions du Règlement relatives aux installations de formation au sol et en vol reprĂ©sentent une harmonisation de libellĂ© avec les articles similaires pour les exploitants visĂ©s par les sous-parties 704 (Exploitation d’un service aĂ©rien de navette) et 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien). Selon l’expertise et l’expĂ©rience de TC en la matière et, Ă©tant donnĂ© que les exigences sont conçues pour ĂŞtre simples et souples, il est Ă  prĂ©voir que les installations des quelque 471 exploitants visĂ©s par la sous-partie 703 au Canada seront jugĂ©es adĂ©quates. Cela dit, mĂŞme si le scĂ©nario rĂ©glementaire permettrait d’harmoniser le RAC avec les normes de l’OACI, il n’y a pas de diffĂ©rences pratiques entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Par consĂ©quent, aucun coĂ»t ou avantage supplĂ©mentaire n’est prĂ©vu.

Vols à temps de déroutement prolongé

À l’heure actuelle, aucun exploitant aérien civil canadien possédant un aéronef muni de plus de deux turbomoteurs ne devrait mener d’activités sur des routes où des EDTO seraient réalisables sur le plan opérationnel. Il n’est pas prévu que cela change au cours de la période d’analyse. Cela dit, même si le scénario réglementaire permettrait d’harmoniser le RAC avec les normes de l’OACI, aucun changement supplémentaire n’est prévu pour les exploitants aériens canadiens dans ce scénario.

Ă€ l’heure actuelle, on compte 149 certificats d’exploitant aĂ©rien Ă©tranger (CEAE) dĂ©livrĂ©s aux transporteurs Ă©trangers qui dĂ©tiennent cette autorisation. Lorsque ces CEAE devront ĂŞtre renouvelĂ©s, ils devront ĂŞtre lĂ©gèrement ajustĂ©s pour respecter les nouvelles exigences. Cet ajustement peut entraĂ®ner des coĂ»ts mineurs pour les transporteurs Ă©trangers. Cependant, conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions rĂ©glementaires du SCT (PDF), les intervenants Ă©trangers ne sont pas considĂ©rĂ©s comme ayant un statut au Canada. Par consĂ©quent, les coĂ»ts pour les intervenants Ă©trangers ne sont pas inclus dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

TC dĂ©ploiera des efforts progressifs pour mettre Ă  jour les documents d’orientation relatifs aux EDTO. Ces tâches sont dĂ©crites plus en dĂ©tail dans la section « CoĂ»ts Â».

Niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage

Dans le scénario de référence, les manuels canadiens continueront de refléter les écarts de classification, ce qui pourrait entraîner une confusion entre l’équipage d’aéronef et l’autorité d’intervention lorsque l’aéronef se trouve dans un espace aérien étranger, et mener au déploiement inutile d’un aéronef militaire.

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, environ 36 exploitants aĂ©riensrĂ©fĂ©rence 3 devront mettre Ă  jour le manuel d’exploitation de la compagnie (MEC) et le manuel des agents de bord dans l’annĂ©e suivant la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. TC devra approuver les rĂ©visions. Ces mises Ă  jour permettront de combler les Ă©carts de classification et d’éviter toute confusion pour les États Ă©trangers. Ces changements supplĂ©mentaires entraĂ®neront des coĂ»ts et des avantages, dĂ©crits dans les sections appropriĂ©es ci-dessous.

Relecture des informations et des instructions de sécurité

Dans le scénario de référence, TC s’attend à ce que les exploitants aériens relisent la plupart des informations essentielles à la sécurité qu’ils reçoivent, mais ils ne seraient pas tenus, par règlement, de le faire, ce qui ne concorde pas avec les exigences de l’OACI.

Selon les pratiques propres à NAV CANADA, la relecture des instructions d’attente à l’écart de la piste est déjà requise pour les aéronefs au départ et est demandée par l’ATC si, a priori, les instructions ne devaient pas être relues. Cela a entraîné une conformité presque totale dans le scénario de référence.

D’après les donnĂ©es sur le mouvement des aĂ©ronefs et les renseignements fournis par NAV CANADA, environ 80 % de la circulation aĂ©rienne visĂ©e par le Règlement est en vol Ă  destination ou en provenance des aĂ©roports ayant un ATIS, qui diffuse des informations prĂ©enregistrĂ©es en boucle aux aĂ©ronefs, notamment des paramètres de piste en service et des calages altimĂ©triques. Cela Ă©tant dit, l’ATC peut toujours fournir ces informations et exiger qu’elles soient relues. Pour s’assurer que les rĂ©percussions ne soient pas sous-estimĂ©es, le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence suppose que l’ATC fournit ces informations et exige leur relecture. De plus, environ 62 % de la circulation aĂ©rienne se trouve Ă  l’extĂ©rieur des aĂ©roports Ă©quipĂ©s d’une autorisation prĂ©dĂ©part (PDC). La PDC fournit Ă©lectroniquement d’autres informations Ă  l’aĂ©ronef, notamment le code de transpondeur. Dans ces aĂ©roports, il n’est pas nĂ©cessaire de relire le code de transpondeur s’il est fourni par la PDC.

De plus, NAV CANADA a indiquĂ© que les trois autres renseignements Ă©numĂ©rĂ©s dans le Règlement (codes de transpondeur, calages altimĂ©triques et pistes en service) sont couramment relus, bien qu’ils ne soient pas demandĂ©s. Les niveaux de relecture du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sont indiquĂ©s ci-dessous dans le tableau 1. Étant donnĂ© qu’il n’existe aucune donnĂ©e officielle sur la relecture, ces estimations de base ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es en collaboration avec NAV CANADA.

Tableau 1 : Pourcentages de rĂ©fĂ©rence de relecture d’informations essentielles Ă  la sĂ©curitĂ©
Informations/Règles de vol Règles de vol aux instruments (IFR) Règles de vol Ă  vue (VFR) Piste 88 note a du tableau 2
Instructions d’attente Ă  l’écart 100 % 98 % S. O.
Identifiant ATIS note b du tableau 2 90 % 75 % S. O.
Codes de transpondeur 99 % 90 % 90 %
Calages altimĂ©triques 90 % 40 % 40 %
Pistes en service 99 % 70 % S. O.

Note(s) du tableau 2

Note a du tableau 2

La piste 88 dĂ©signe les vols qui communiquent avec la tour tout en transitant la zone de contrĂ´le de la tour vers une autre destination sans atterrir Ă  l’aĂ©roport de liaison. TC suppose que 90 % des mouvements de la piste 88 reçoivent des calages altimĂ©triques et que 40 % reçoivent un code de transpondeur. TC ne suppose pas qu’ils reçoivent les autres informations essentielles Ă  la sĂ©curitĂ©.

Retour Ă  la note a du tableau 2

Note b du tableau 2

Techniquement, l’ATIS n’est pas une relecture, mais plutôt une exigence pour que le pilote informe les ATS de l’identifiant qu’ils ont au premier contact.

Retour Ă  la note b du tableau 2

Le Règlement exigera des pilotes qu’ils fournissent l’identifiant actuel de l’ATIS et, conformĂ©ment aux normes de l’OACI, qu’ils relisent les informations et les instructions de sĂ©curitĂ©, notamment les instructions d’attente Ă  l’écart, les informations sur les pistes en service, les codes de transpondeur et les calages altimĂ©triques si le message vocal provient d’une unitĂ© ATC. Dans le cas des mouvements effectuĂ©s dans les aĂ©roports Ă©quipĂ©s de PDC, TC suppose dans l’analyse qu’aucun dĂ©lai supplĂ©mentaire ne sera pris en lien avec la relecture des codes de transpondeur, car ils ne seront pas reçus par message vocal de l’unitĂ© ATC. La rĂ©duction du besoin de demander la relecture des instructions d’attente Ă  l’écart de la piste pourrait Ă©galement avoir des avantages mineurs pour NAV CANADA. Les exigences entreront en vigueur un an après la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Le temps supplĂ©mentaire estimĂ© requis pour les exploitants aĂ©riens a Ă©tĂ© dĂ©crit ci-dessous dans la section « CoĂ»ts Â».

Gestion du débit de la circulation aérienne

Bien que les exigences associĂ©es Ă  l’ATFM permettraient d’harmoniser le RAC avec les normes de l’OACI, elles sont fondĂ©es sur les pratiques de NAV CANADA en matière d’ATFM. Par consĂ©quent, elles ne devraient pas nĂ©cessiter de changements opĂ©rationnels pour NAV CANADA. NAV CANADA devra toutefois fournir des renseignements supplĂ©mentaires Ă  TC sur demande. NAV CANADA met dĂ©jĂ  Ă  la disposition des intervenants des renseignements sur l’ATFM pour les quatre grands aĂ©roports du Canada (Toronto, Vancouver, MontrĂ©al, Calgary) tous les jours, mais le Règlement Ă©largira la portĂ©e des exigences pour obliger toutes les unitĂ©s de NAV CANADA Ă  enregistrer et Ă  recueillir des renseignements Ă  compter du 1er janvier 2028. Cet Ă©largissement s’harmonisera avec la mise en Ĺ“uvre du processus que NAV CANADA a Ă©laborĂ© pour normaliser la collecte et la prĂ©sentation des donnĂ©es liĂ©es aux Ă©vĂ©nements ou aux situations qui ont menĂ© Ă  la mise en Ĺ“uvre des IGC au pays. Par consĂ©quent, aucun effort supplĂ©mentaire n’est prĂ©vu au-delĂ  de cet effort de base.

De plus, NAV CANADA devra fournir des renseignements initiaux Ă  TC concernant ses procĂ©dures d’ATFM. Ces tâches administratives reprĂ©senteront des coĂ»ts supplĂ©mentaires qui ont Ă©tĂ© analysĂ©s et fournis dans la section « CoĂ»ts Â».

TC devra Ă©galement engager des coĂ»ts supplĂ©mentaires mineurs, dĂ©taillĂ©s dans la section « CoĂ»ts Â», associĂ©s Ă  l’examen des renseignements initiaux et pĂ©riodiques demandĂ©s.

Autorité et responsabilité du commandant de bord

L’exigence associée à l’autorité et à la responsabilité des CdB est de nature administrative, formalisant les processus actuels suivis par les CdB, harmonisant le RAC avec les normes de l’OACI. Il n’y aura aucun changement dans les mesures prises par les CdB et, par conséquent, aucune incidence supplémentaire n’est prévue pour les pilotes ou TC.

Corrections techniques

Les corrections techniques sont de nature rédactionnelle et ne devraient pas entraîner de répercussions supplémentaires.

Coûts

L’estimation du total des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s du Règlement est de 0,29 million de dollars, ce qui sera engagĂ© par les exploitants aĂ©riens, NAV CANADA et TC.

Transport de la licence de station radio d’aéronef

Il y aura un petit effort supplĂ©mentaire pour les exploitants aĂ©riens visĂ©s au moment de la publication du Règlement. Ils devront tĂ©lĂ©charger leur licence et en assurer l’accès facile. Étant donnĂ© que les licences de station radio d’aĂ©ronef sont dĂ©livrĂ©es Ă©lectroniquement par ISDE et que le Règlement permettra de transporter Ă©lectroniquement Ă  bord la licence, cet effort devrait ĂŞtre minime. TC suppose que les exploitants auront besoin de cinq minutes au cours de la première annĂ©e de la pĂ©riode d’analyse. Selon un salaire horaire estimĂ© de 76,71 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 25 %), cette exigence entraĂ®nera des coĂ»ts de 5 594 $ pour tous les exploitants aĂ©riens de l’industrie.

Manuel d’utilisation d’aéronef

TC s’attend Ă  ce qu’il y ait des coĂ»ts pour les exploitants visĂ©s par les sous-parties 704 (Exploitation d’un service aĂ©rien de navette) et 705 (Exploitation d’une entreprise de transport aĂ©rien) qui utilisent des MUA au lieu des MVA dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence associĂ© Ă  l’inclusion des donnĂ©es approuvĂ©es de certification du bruit. Étant donnĂ© que cette exigence entrera en vigueur le premier anniversaire de la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, ces coĂ»ts sont estimĂ©s avoir lieu au cours de la deuxième annĂ©e de l’analyse.

Pour chaque exploitant aĂ©rien, TC suppose qu’un MUA devra ĂŞtre mis Ă  jour pour chaque modèle d’aĂ©ronef unique de la flotte. Ă€ partir du Registre d’immatriculation des aĂ©ronefs civils canadiens et en appliquant les hypothèses ci-dessus et celles de la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â», il faudra mettre Ă  jour 245 MUA uniques, portant sur 1 453 aĂ©ronefs au totalrĂ©fĂ©rence 4, pour environ 75 exploitants aĂ©riens visĂ©s par ces dispositions. TC suppose que le gestionnaire de l’exploitation d’un exploitant aura besoin de 30 minutes au total, Ă  un salaire horaire de 76,71 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 25 %). Ces 30 minutes comprendront 25 minutes pour la mise Ă  jour de chaque MUA unique et 5 minutes pour la prĂ©sentation du MUA mis Ă  jour Ă  TC. Cette mise Ă  jour ponctuelle devrait entraĂ®ner des coĂ»ts totaux de 8 782 $ pour tous les exploitants aĂ©riens. Bien que certaines copies individuelles des MUA soient probablement mises Ă  jour Ă©lectroniquement, pour Ă©viter la sous-estimation de ces coĂ»ts, TC suppose 5 minutes supplĂ©mentaires du temps du gestionnaire de l’exploitation par aĂ©ronef pour les mises Ă  jour. TC estime que la mise Ă  jour des copies individuelles de tous les exploitants aĂ©riens entraĂ®nera un coĂ»t supplĂ©mentaire de 8 681 $. Par consĂ©quent, le coĂ»t total pour les exploitants aĂ©riens associĂ© Ă  la mise Ă  jour des MUA devrait ĂŞtre de 17 463 $, soit une moyenne de 233 $ par exploitant aĂ©rien touchĂ©.

TC assumera des coĂ»ts mineurs associĂ©s Ă  l’examen et Ă  l’approbation des rĂ©visions de ces MUA. TC s’attend Ă  ce qu’un inspecteur de la sĂ©curitĂ© de l’aviation civile (CAI-03) ait besoin de 20 minutes, Ă  un salaire horaire de 92,27 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 30 %), pour examiner et approuver chaque MUA. Le coĂ»t total pour l’examen et l’approbation des MUA par le gouvernement du Canada devrait ĂŞtre de 6 972 $.

Terminologie – Vols Ă  temps de dĂ©routement prolongĂ©
Mise à jour des documents d’orientation

TC assumera les coĂ»ts d’option associĂ©s Ă  la mise Ă  jour des documents d’orientation dans le dĂ©lai entre la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada et la date d’entrĂ©e en vigueur des exigences de l’EDTO un an plus tard. Au cours de cette pĂ©riode, TC devra mettre Ă  jour deux manuels. Le niveau d’effort estimĂ© pour ces activitĂ©s est prĂ©sentĂ© au tableau 2. Le coĂ»t total de ces activitĂ©s est estimĂ© Ă  54 857 $ sur la pĂ©riode d’analyse.

Tableau 2 : Effort de mise Ă  jour des documents d’orientation relatifs Ă  l’EDTOrĂ©fĂ©rence 5
Classification des postes Heures de travail Taux horaire incluant des frais gĂ©nĂ©raux de 30 %
CAI-03 487,5 92,27 $
TI-6 37,5 65,89 $
PM-3 37,5 51,70 $
TR-3 75 72,89 $
Mise Ă  jour des CEAE

TC ne prévoit pas que ce léger changement de libellé augmentera les efforts globaux à déployer lors du renouvellement d’un CEAE. Par conséquent, TC s’attend à ce que l’incidence du renouvellement des CEAE sur TC soit négligeable.

Niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage

En raison du Règlement, les exploitants aĂ©riens canadiens devront mettre Ă  jour leur MEC et leur manuel des agents de bord. Selon les donnĂ©es internes rĂ©gionales et les connaissances des inspecteurs de TC, le nombre total de manuels individuels nĂ©cessitant une mise Ă  jour sera d’environ 10 002 MEC et 17 645 manuels des agents de bord. Dans le cas des MEC, chaque membre d’équipage de conduite en reçoit un, et une copie supplĂ©mentaire est souvent disponible Ă  bord de l’aĂ©ronef. Le manuel des agents de bord est remis Ă  chaque agent de bord.

Au sein de la flotte et du personnel d’un exploitant aĂ©rien, les manuels sont les mĂŞmes et ne nĂ©cessitent qu’une seule mise Ă  jour d’une version source du manuel. Ainsi, il faudra mettre Ă  jour un MEC source et un manuel des agents de bord source pour chacun des 36 exploitants aĂ©riens. Les versions mises Ă  jour devront ensuite ĂŞtre diffusĂ©es. Elles remplaceront les exemplaires individuels de ces manuels. Pour les exploitants qui utilisent des manuels papier individuels, ce changement mineur sera probablement apportĂ© initialement sous la forme d’un bulletin, probablement d’une seule page, puis intĂ©grĂ© dans une modification plus importante ultĂ©rieurement. Pour les exploitants qui utilisent des manuels numĂ©riques individuels, ce changement mineur sera probablement apportĂ© sous la forme d’une mise Ă  jour Ă©lectronique transmise Ă  l’appareil.

TC estime qu’un spĂ©cialiste de chaque exploitant aĂ©rien aura besoin de trois heures (y compris cinq minutes pour soumettre la demande Ă  TC), Ă  un salaire horaire de 76,71 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 25 %), pour apporter les mises Ă  jour nĂ©cessaires Ă  chacun des deux manuels sources, avec une moyenne supplĂ©mentaire de 5 $ par manuel individuel Ă  mettre Ă  jour. Pour les copies papier individuelles, ce coĂ»t peut ĂŞtre lĂ©gèrement plus Ă©levĂ©, alors que pour les copies Ă©lectroniques, le coĂ»t sera nĂ©gligeable. Pour tenir compte de la pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre d’un an pour ces exigences, TC suppose que les efforts seront dĂ©ployĂ©s en 2026. Le coĂ»t total de la mise Ă  jour des manuels sera donc de 144 677 $, ce qui se traduit par un coĂ»t moyen de 4 019 $ par exploitant aĂ©rien touchĂ©.

TC assumera des coĂ»ts mineurs associĂ©s Ă  l’examen et Ă  l’approbation des rĂ©visions des MEC et des manuels des agents de bord. TC devra examiner et approuver les manuels sources, soit un MEC et un manuel des agents de bord pour chaque exploitant aĂ©rien. TC s’attend Ă  ce qu’un inspecteur de la sĂ©curitĂ© de l’aviation civile (CAI-03) ait besoin de 20 minutes, Ă  un salaire horaire de 92,27 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 30 %), pour examiner et approuver chaque MEC. TC s’attend Ă©galement Ă  ce qu’un inspecteur de la sĂ©curitĂ© de l’aviation civile (TI-06) ait besoin de 20 minutes, Ă  un salaire horaire de 65,89 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 30 %), pour examiner et approuver les manuels des agents de bord. Le coĂ»t total pour l’examen et l’approbation des MEC et des manuels des agents de bord par le gouvernement du Canada devrait ĂŞtre de 1 756 $.

Relecture des informations et des instructions de sécurité
Coûts pour les exploitants aériens

Les dispositions réglementaires relatives à la relecture des informations et des instructions de sécurité n’augmenteront pas les coûts opérationnels globaux pour les exploitants aériens, car les efforts très mineurs n’auront pas d’incidence sur le temps total de pilotage pendant les vols et ne devraient pas déplacer d’autres tâches; cependant, le temps estimé requis a été quantifié pour le but de l’analyse.

Les donnĂ©es disponibles concernant les vols au Canada sont rĂ©parties par mouvement, ce qui est dĂ©fini comme un dĂ©part ou une arrivĂ©e. En moyenne, TC s’attend Ă  ce que chaque mouvement affiche le nombre de relectures indiquĂ© dans le tableau 3. Ces relectures par estimation de mouvement sont ensuite multipliĂ©es par le nombre total des mouvements prĂ©vus sur la pĂ©riode d’analyse.

Tableau 3 : Nombre moyen de relectures prĂ©vues par mouvement et par pĂ©riode de relecture, en moyenne
Information Nombre moyen de relectures par mouvement Période de relecture
Instructions d’attente Ă  l’écart 0,5 2,5 secondes
Identifiant ATIS 1 2,5 secondes
Codes de transpondeur 0,5 2,5 secondes
Calages altimĂ©triques 1,5 2,5 secondes
Pistes en service 1 2,5 secondes

Compte tenu des donnĂ©es historiques provenant de NAV CANADA, environ 4 millions de mouvements seront rĂ©alisĂ©s au cours de la première annĂ©e de l’analyse et seront visĂ©s par les nouvelles exigences en matière de relecture. Ces mouvements sont prĂ©vus au cours de la pĂ©riode d’analyse avec un taux de croissance annuel de 1 %, ce qui reprĂ©sente le taux de croissance moyen dans les mĂŞmes donnĂ©es historiques. D’après les mĂŞmes donnĂ©es, TC s’attend Ă  ce que 52 % de ces mouvements soient effectuĂ©s selon les règles de vol aux instruments (IFR), 36 % selon les règles de vol Ă  vue (VFR) et 12 % selon la piste 88. En appliquant les hypothèses relatives aux relectures de base fournies dans la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â», ainsi que les relectures par vol, la pĂ©riode de relecture et la couverture de PDC, ce qui rĂ©duit le besoin de relire les codes de transpondeurrĂ©fĂ©rence 6, TC estime qu’entre 2 200 et 2 500 heures supplĂ©mentaires seront consacrĂ©es chaque annĂ©e Ă  la relecture.

CoĂ»ts pour NAV CANADA

TC a systĂ©matiquement consultĂ© NAV CANADA au sujet de la relecture et de tous les coĂ»ts potentiels qui pourraient en rĂ©sulter. NAV CANADA prĂ©voit engager des frais administratifs d’environ 50 000 $ liĂ©s Ă  la modification du Manuel des services de la circulation aĂ©rienne (MATS), Ă  la dĂ©livrance de circulaires d’information aĂ©ronautique (AIC) et Ă  toute sĂ©ance d’information nĂ©cessaire.

Gestion du débit de la circulation aérienne

TC s’attend Ă  ce que NAV CANADA fournisse des renseignements initiaux sur les procĂ©dures d’ATFM dès la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. TC s’attend Ă  ce qu’un gestionnaire de la circulation doive dĂ©ployer un effort d’une journĂ©e. De plus, NAV CANADA devra fournir des donnĂ©es Ă  TC sur demande. TC s’attend Ă  ce qu’il y ait entre 1 et 2 demandes supplĂ©mentaires par mois (l’analyse suppose 1,5), chacune nĂ©cessitant environ 30 minutes du temps du gestionnaire de la circulation. TC estime qu’un gestionnaire de la circulation a un salaire horaire de 105,50 $ (y compris des frais gĂ©nĂ©raux de 25 %). Au total, y compris les renseignements initiaux et les demandes rĂ©currentes de TC, TC s’attend Ă  ce que le coĂ»t total pour NAV CANADA s’élèvera Ă  7 925 $.

TC assumera Ă©galement des coĂ»ts supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  l’examen et Ă  l’analyse des renseignements initiaux et des renseignements demandĂ©s. TC s’attend Ă  passer une demi-journĂ©e (3,75 heures) Ă  examiner les renseignements initiaux et 30 minutes Ă  examiner les renseignements fournis par NAV CANADA sur demande. Ce travail sera effectuĂ© par un inspecteur technique dont le salaire horaire est de 65,89 $ (y compris les frais gĂ©nĂ©raux de 30 %). Au total, TC devrait assumer un coĂ»t total de 4 704 $.

Avantages

Médecins-examinateurs étrangers

Sur le plan de l’efficacité, TC tirera des avantages mineurs du fait d’interdire aux médecins-examinateurs étrangers sans accréditation canadienne de soumettre des REM. En plus de ces avantages d’efficacité, le Règlement permettra à TC d’avoir un contrôle de la qualité plus rigoureux et d’assurer la qualité des examens médicaux pour tous les pilotes titulaires d’une licence au Canada.

Niveaux d’entrave au travail d’un membre d’équipage

Bien que le risque qu’un gouvernement Ă©tranger dĂ©ploie un aĂ©ronef militaire soit faible dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, la surclassification du « fait de montrer ou d’utiliser une arme Â» Ă©tablit les circonstances du dĂ©ploiement si la confusion n’est pas rapidement clarifiĂ©e entre l’équipage d’aĂ©ronef et l’autoritĂ© d’intervention. Le Règlement veillera Ă  ce que cette classification soit harmonisĂ©e, ce qui entraĂ®nera des Ă©conomies potentielles liĂ©es au dĂ©ploiement d’un aĂ©ronef militaire pour les intervenants Ă©trangers, principalement le gouvernement des États-Unis. Ces Ă©conomies pour les gouvernements Ă©trangers ne sont pas visĂ©es par cette analyse, le gouvernement du Canada profitera d’avantages liĂ©s Ă  la rĂ©putation grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre du Règlement.

Relecture des informations et des instructions de sécurité

TC s’attend à ce que la relecture des informations et des instructions essentielles à la sécurité assure que ces détails importants sont reçus et mis en œuvre avec exactitude. Cette certitude que les pilotes et les contrôleurs de la circulation aérienne obtiennent les mêmes informations essentielles à la sécurité évitera l’ambiguïté pour les deux parties, contribuant ainsi à la sécurité globale du réseau de transport aérien du Canada.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 4 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s
Intervenant touché Description du coût 2025 2026 2034 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Exploitants aĂ©riens Licence de station radio d’aĂ©ronef Ă  bord 5 594 $ 0 $ 0 $ 5 594 $ 744 $
Mise Ă  jour des MUA 0 $ 17 463 $ 0 $ 17 463 $ 2 324 $
Mise Ă  jour des MEC et des manuels des agents de bord 0 $ 144 677 $ 0 $ 144 677 $ 19 251 $
Total pour les exploitants aĂ©riens 5 594 $ 162 141 $ 0 $ 167 734 $ 22 319 $
NAV CANADA Tâches administratives associĂ©es Ă  la relecture 50 000 $ 0 $ 0 $ 50 000 $ 6 653 $
Rapports ATFM 1 740 $ 887 $ 516 $ 7 925 $ 1 055 $
Total pour NAV CANADA 51 740 $ 887 $ 516 $ 57 925 $ 7 708 $
Transports Canada Examen et approbation des rĂ©visions de MUA 0 $ 6 972 $ 0 $ 6 972 $ 928 $
Mise Ă  jour des documents d’orientation sur les EDTO 54 857 $ 0 $ 0 $ 54 857 $ 7 299 $
Examen et approbation des MEC et des manuels des agents de bord 0 $ 1 756 $ 0 $ 1 756 $ 234 $
Examen des renseignements fournis par NAV CANADA 840 $ 554 $ 323 $ 4 704 $ 626 $
Total pour Transports Canada 55 697 $ 9 282 $ 323 $ 68 288 $ 9 087 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 113 031 $ 172 310 $ 839 $ 293 948 $ 39 114 $
Répercussions qualitatives
Avantages qualitatifs
Coûts qualitatifs

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les petites entreprises seront touchĂ©es par le Règlement en raison de l’exigence pour les exploitants aĂ©riens de transporter la licence de station radio d’aĂ©ronef Ă  bord. Bien que les informations financières et le nombre d’employĂ©s ne soient pas disponibles, TC a estimĂ© que 231 des 875 parties prenantes affectĂ©es par ces exigences seraient considĂ©rĂ©es comme des petites entreprises. Le coĂ»t total monĂ©tisĂ© pour les petites entreprises est estimĂ© Ă  1 477 $, soit une moyenne de 6,39 $ par entreprise. Étant donnĂ© l’effort minimal pour se conformer Ă  cette exigence, aucune flexibilitĂ© n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e pour les petites entreprises concernĂ©es.

Les donnĂ©es disponibles ne permettent pas d’avoir une certitude absolue quant Ă  la part des vols exploitĂ©s par des petites entreprises, mais au moyen des bases de donnĂ©es mouvements itinĂ©rants, par type d’exploitationrĂ©fĂ©rence 7 et statistiques d’exploitation sur l’aviation civilerĂ©fĂ©rence 8 de Statistique Canada, selon les niveaux de transporteurs aĂ©riensrĂ©fĂ©rence 9, TC a estimĂ© qu’à peu près 30 % des vols qui seraient touchĂ©s par les exigences en matière de relecture sont exploitĂ©s par des petites entreprises. Par consĂ©quent, TC estime que les petites entreprises passeront entre 660 et 750 heures supplĂ©mentaires par an Ă  lire des retours. En supposant que tous les exploitants visĂ©s par les sous-parties 702 (OpĂ©rations de travail aĂ©rien) et 703 (Exploitation d’un taxi aĂ©rien) sont des petites entreprises, environ 602 petites entreprises uniques seront touchĂ©es par ces exigencesrĂ©fĂ©rence 3. Comme il est indiquĂ© dans la section « CoĂ»ts Â», les retours de lecture n’augmenteront pas les coĂ»ts opĂ©rationnels globaux pour les opĂ©rateurs aĂ©riens, car les efforts très mineurs n’auront pas d’incidence sur le temps de pilotage pendant les vols et ne devraient pas dĂ©placer d’autres tâches. Étant donnĂ© que ces exigences (i) officialisent les activitĂ©s dĂ©jĂ  bien comprises ou couramment pratiquĂ©es par les pilotes; (ii) n’imposeront pas de frais d’exploitation ou d’immobilisation nouveaux ou supplĂ©mentaires pour les exploitants; et (iii) sont nĂ©cessaires pour que les renseignements essentiels Ă  la sĂ©curitĂ© soient communiquĂ©s de manière prĂ©visible et uniforme entre les ATS et les exploitants aĂ©riens, aucune marge de manĹ“uvre n’a Ă©tĂ© prise en compte pour les petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car il y aura une augmentation progressive du fardeau administratif imposĂ© aux entreprises. Le Règlement est considĂ©rĂ© comme une augmentation de fardeau selon la règle et aucun titre rĂ©glementaire ne sera abrogĂ© ou introduit. Au total, le Règlement entraĂ®nera un coĂ»t administratif annualisĂ© de 998 $.

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse (DORS/2015-202), l’évaluation des rĂ©percussions administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour une pĂ©riode de dix ans Ă  compter de l’enregistrement du Règlement. Toutes les valeurs indiquĂ©es dans cette section sont exprimĂ©es en dollars de 2012 et actualisĂ©es en fonction de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Ă€ l’aide des donnĂ©es et des hypothèses prĂ©sentĂ©es ci-dessus, TC estime que :

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement a été élaboré afin de se conformer à la Convention de Chicago et aux SARP connexes maintenues par l’OACI. Tous les signataires sont tenus de se conformer à la Convention et de promulguer et de mettre à jour leurs lois et lignes directrices nationales conformément aux SARP adoptées par l’OACI.

La mise en œuvre du Règlement améliorera l’harmonisation du Canada avec les autres États membres de l’OACI, ce qui réduira les sources de confusion et de non-conformité transfrontalière involontaire. Par exemple, un exploitant peut se conformer entièrement aux exigences canadiennes, mais il ne sait peut-être pas en quoi ces exigences diffèrent des exigences étrangères, ce qui pourrait entraîner une non-conformité involontaire dans l’État étranger. Cependant, l’harmonisation avec les normes internationales aidera à éliminer cette lacune en matière de sensibilisation.

Le Règlement permettra de renforcer la reconnaissance internationale de l’industrie de l’aviation civile du Canada et facilitera la collaboration internationale et les partenariats favorisant la croissance du secteur.

Voici quelques exemples de la façon dont le Règlement amĂ©liorera l’harmonisation du Canada avec les administrations partenaires :

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (Directive de l’EEES), une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale et économique stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une Ă©valuation d’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour dĂ©terminer si le Règlement avait des rĂ©percussions diffĂ©rentes selon des facteurs d’identitĂ©, comme le sexe, la race, l’origine ethnique, la sexualitĂ©, etc. L’évaluation a permis de dĂ©terminer que cette initiative cible principalement l’industrie de l’aviation, qui reprĂ©sente environ 94,87 % des hommes Ă  l’échelle mondiale, selon les donnĂ©es de fĂ©vrier 2024 du Tableau d’analyse du personnel rĂ©gional par sexe de l’OACI (disponible en anglais seulement). Selon les donnĂ©es internes sur les licences de TC, environ 87 % de toutes les nouvelles licences de pilote canadiennes dĂ©livrĂ©es en 2024 Ă©taient destinĂ©es aux hommes. NĂ©anmoins, d’après l’évaluation de l’ACS+, TC ne s’attend pas Ă  ce que le Règlement ait des rĂ©percussions diffĂ©rentes en fonction du sexe, de la race, de l’origine ethnique ou de la sexualitĂ© pour les membres de l’industrie de l’aviation canadienne. TC s’attend Ă  ce que les membres de l’industrie de l’aviation, y compris les pilotes Ă©trangers et les Ă©tudiants en aviation, bĂ©nĂ©ficient d’une harmonisation accrue avec les normes internationales, ce qui contribue Ă  rĂ©duire les lacunes en matière de sensibilisation entre les administrations et Ă  rĂ©duire les autres obstacles causĂ©s par les Ă©carts dans les règles. Le grand public bĂ©nĂ©ficiera Ă©galement d’une surveillance accrue de la sĂ©curitĂ©.

L’évaluation a permis de cerner une incidence nĂ©gative Ă  court terme pour les nouveaux arrivants au Canada (principalement les Ă©tudiants en aviation Ă©trangers). Cela est dĂ» au fait que l’accès Ă  des mĂ©decins-examinateurs autorisĂ©s dans des États Ă©trangers pourrait ĂŞtre rĂ©duit en raison de la nouvelle exigence selon laquelle TC devra dĂ©signer des mĂ©decins-examinateurs Ă©trangers comme MEAC. Ă€ l’heure actuelle, les pilotes ou les Ă©tudiants en aviation Ă©trangers qui cherchent Ă  obtenir leur certification mĂ©dicale peuvent chercher de façon proactive Ă  effectuer leur examen mĂ©dical Ă  l’extĂ©rieur du Canada. Selon le Règlement, ils ne pourront plus le faire avec un mĂ©decin Ă©tranger qui n’est pas dĂ©signĂ© comme MEAC. D’après les donnĂ©es internes de TC sur les licences de 2024, environ 30 % des licences de pilote dĂ©livrĂ©es par TC Ă©taient destinĂ©es Ă  des non-Canadiens, ce qui souligne que les nouveaux arrivants constituent une partie importante de l’industrie de l’aviation canadienne. Cependant, TC prĂ©voit que seule une petite partie des nouveaux arrivants comptent sur des mĂ©decins Ă©trangers pour leurs examens mĂ©dicaux. TC s’attend Ă  ce que ces rĂ©percussions soient attĂ©nuĂ©es par le travail effectuĂ© par TC au cours de la dernière annĂ©e pour fournir des titres de compĂ©tences MEAC aux mĂ©decins Ă©trangers dans les secteurs oĂą la demande est Ă©levĂ©e.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le Règlement a une pĂ©riode d’entrĂ©e en vigueur Ă©chelonnĂ©e au cours de laquelle certaines dispositions entrent en vigueur Ă  la date de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, comme le transport de la licence de station radio d’aĂ©ronef Ă  bord, tandis que les autres dispositions entreront en vigueur comme il est indiquĂ© ci-dessous.

Les modifications exigeant la relecture des informations et des instructions de sĂ©curitĂ© entreront en vigueur le premier anniversaire de la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, afin que NAV CANADA ait suffisamment de temps pour mettre Ă  jour ses documents. De mĂŞme, les modifications nĂ©cessitant une mise Ă  jour du MUA et la modification des niveaux d’entrave au travail avec un membre d’équipage auront une pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre d’un an, afin de s’assurer que les exploitants d’aĂ©ronefs ont le temps de mettre Ă  jour leurs manuels.

La transition des ETOPS aux EDTO entrera Ă©galement en vigueur au premier anniversaire de la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, afin de s’assurer que tous les documents Ă  l’appui peuvent ĂŞtre modifiĂ©s pour tenir compte de la nouvelle terminologie et des nouvelles exigences des EDTO.

Les nouvelles exigences relatives Ă  l’ATFM entreront en vigueur le jour oĂą le Règlement est publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada. La norme d’ATFM connexe prĂ©cise que les exigences de tenue de dossiers relatives aux IGC pour les aĂ©roports autres que les quatre principaux aĂ©roports (aĂ©roports internationaux de Toronto, Vancouver, MontrĂ©al et Calgary) entreront en vigueur le 1er janvier 2028. Cette approche s’harmonisera avec la mise en Ĺ“uvre du processus que NAV CANADA a Ă©laborĂ© pour normaliser Ă  travers le pays la collecte et la prĂ©sentation des donnĂ©es liĂ©es aux Ă©vĂ©nements ou aux situations qui ont menĂ© Ă  la mise en Ĺ“uvre des IGC.

Les intervenants seront informĂ©s du Règlement et des dates d’entrĂ©e en vigueur des diverses dispositions au moyen du processus du CCRAC une fois que le Règlement aura Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conformité et application

La vĂ©rification de la conformitĂ© aux nouvelles exigences d’ATFM sera effectuĂ©e au moyen de pratiques rĂ©gulières de surveillance axĂ©es sur les risques. La surveillance consisterait Ă  vĂ©rifier les dossiers propres Ă  un endroit de NAV CANADA, les dossiers de formation et de compĂ©tence du personnel qui effectue les tâches d’ATFM, les dossiers de l’évaluation annuelle de la dotation, les occurrences d’IGC et l’accès aux donnĂ©es de capacitĂ© publiques. La surveillance ne sera pas effectuĂ©e Ă  intervalles fixes, mais les dossiers devront ĂŞtre fournis Ă  un inspecteur sur demande.

TC continuera d’assurer le respect du RAC par l’imposition de SAP en cas de contravention aux dispositions dĂ©signĂ©es en vertu des articles 7.6 Ă  8.2 de la Loi sur l’aĂ©ronautique, lesquels imposent une amende maximale de 5 000 $ pour les personnes physiques et de 25 000 $ pour les personnes morales; ou par la suspension ou l’annulation d’un document d’aviation canadien en vertu des articles 6.9, 7 ou 7.1 de la Loi sur l’aĂ©ronautique ou, selon le cas, par voie de dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, en vertu de l’article 7.3 de la Loi sur l’aĂ©ronautique.

Le Règlement prĂ©voit la disposition nouvellement dĂ©signĂ©e (exigeant que la licence de station radio d’aĂ©ronef soit transportĂ©e Ă  bord si elle a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e), qui porterait une amende maximale de 1 000 $ pour les personnes physiques et de 5 000 $ pour les personnes morales.

Personne-ressource

Steve Palisek
Directeur par intĂ©rim
Affaires réglementaires
Aviation civile
Groupe Sécurité et sûreté
Transports Canada
Place de Ville, Tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
TĂ©lĂ©phone : 613‑993‑7284
Sans frais : 1‑800‑305‑2059
Courriel : TC.CARConsultations-RACConsultations.TC@tc.gc.ca