Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (exemption de visite mĂ©dicale pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada — demande de rĂ©sidence permanente) : DORS/2025-223

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 24

Enregistrement
DORS/2025-223 Le 30 octobre 2025

LOI SUR L’IMMIGRATION ET LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

C.P. 2025-747 Le 30 octobre 2025

Attendu que la ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration, conformĂ©ment au paragraphe 5(2)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence b, a fait dĂ©poser le projet de règlement intitulĂ© Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (exemption de visite mĂ©dicale pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada — demande de rĂ©sidence permanente), devant chaque chambre du Parlement,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration et en vertu du paragraphe 5(1) et de l’article 17 de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (exemption de visite mĂ©dicale pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada — demande de rĂ©sidence permanente), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (exemption de visite mĂ©dicale pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada — demande de rĂ©sidence permanente)

Modification

1 Le paragraphe 30(1) du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a f), de ce qui suit :

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Les personnes protégées au Canada sont considérées comme une population vulnérable, étant donné qu’elles ont quitté leur pays d’origine et demandé la protection du Canada parce qu’elles ne peuvent pas rentrer chez elles en toute sécurité. La vulnérabilité d’une personne protégée au Canada peut être accentuée par l’instabilité financière, en particulier lorsque les frais associés à la présentation d’une demande de résidence permanente retardent leur processus de demande.

En moyenne, le coĂ»t d’un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration, qui est obligatoire dans le cadre de la prĂ©sentation d’une demande de rĂ©sidence permanente, est de 400 $. Afin que le coĂ»t associĂ© Ă  cet examen ne constitue pas un obstacle Ă  la prĂ©sentation d’une demande de rĂ©sidence permanente pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada, une politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire a Ă©tĂ© mise en place pour dispenser de cette exigence les personnes protĂ©gĂ©es au Canada qui sont admissibles.

Le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (le Règlement) doit être modifié pour officialiser la dispense et remplacer la politique d’intérêt public.

Contexte

Pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens, la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (la Loi) exige que tous les étrangers qui présentent une demande de résidence permanente se soumettent à un examen médical aux fins de l’immigration. Le Règlement précise que toutes les personnes qui demandent la résidence permanente, dont les personnes protégées et les membres de la famille inclus dans la demande d’une personne protégée afin qu’ils demeurent au Canada à titre de résidents permanents, doivent se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration pour déterminer si elles sont interdites de territoire au Canada pour des motifs sanitaires.

Les personnes protégées au Canada se soumettent à un examen médical aux fins de l’immigration lorsqu’elles présentent leur demande d’asile. Le coût de l’examen médical aux fins de l’immigration est couvert par le Programme fédéral de santé intérimaire. Les personnes protégées au Canada doivent également se soumettre à un nouvel examen médical aux fins de l’immigration une fois que leur demande d’asile est acceptée et qu’elles présentent une demande de résidence permanente. L’examen médical aux fins de l’immigration subséquent est aux frais de la personne qui présente la demande. Il a été établi que des gains d’efficacité en matière de traitement pourraient être réalisés dans le processus de dépistage médical pour les personnes protégées au Canada sans entraîner de risques graves pour la santé publique ou l’intégrité des programmes en levant l’obligation de subir un examen médical aux fins de l’immigration dans le cadre d’une demande de résidence permanente.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (le Ministère) a effectué une évaluation des risques dans le cadre de laquelle il a examiné les facteurs liés à la santé publique, à la sécurité publique et aux répercussions possibles sur le système public de soins de santé du Canada. À la lumière de cette évaluation, il a été déterminé que l’élimination de l’obligation pour les personnes protégées au Canada de se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration subséquent ne présente qu’un faible risque.

D’abord, les personnes protégées au Canada doivent se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration lorsqu’elles présentent leur demande d’asile au Canada. Toute personne protégée au Canada qui pose un risque pour la santé ou la sécurité publiques est ensuite dirigée vers les services de soins de santé au Canada, qui la prennent en charge. Plus particulièrement, les demandeurs d’asile qui ont déjà été traités pour une tuberculose pulmonaire active ou qui ont déjà reçu un diagnostic de tuberculose latente sont dirigés vers les autorités de santé publique provinciales/territoriales aux fins de suivi, de surveillance ou de traitement, au besoin. Lorsque de telles conditions sont imposées, les autorités de santé publique provinciales/territoriales doivent fournir au Ministère une preuve qu’elles sont respectées. Cette exigence réglementaire aide à prévenir la propagation de la maladie au Canada en intégrant les demandeurs qui courent un risque de réactivation aux services de soins de santé du Canada.

Ensuite, les personnes protégées au Canada sont peu susceptibles d’avoir passé beaucoup de temps à l’extérieur du Canada, puisqu’elles sont tenues de remettre leur passeport pendant qu’elles attendent qu’une décision soit rendue concernant leur demande d’asile ou leur examen des risques avant renvoi. Certaines personnes protégées au Canada reçoivent un titre de voyage pour réfugié après que leur demande d’asile a été acceptée, mais elles doivent indiquer leurs antécédents de voyage dans leur formulaire de demande de résidence permanente. Les agents vérifient les formulaires de demande pour repérer toute indication montrant que les demandeurs sont sortis du Canada (en particulier pour voir s’ils ont visité des régions où les taux de tuberculose sont plus élevés qu’au Canada) et effectuent le suivi nécessaire pour déterminer si les demandeurs répondent aux conditions d’admissibilité. Cela limite la possibilité de réexposition à une infection tuberculeuse à l’extérieur du Canada, un problème de santé qui mènerait à une interdiction de territoire pour motifs sanitaires liés à la santé publique jusqu’à ce que l’infection soit traitée.

Enfin, les personnes protégées au Canada sont dispensées de l’application de la disposition de la Loi sur le fardeau excessif. Par conséquent, l’examen médical aux fins de l’immigration subséquent subi par une personne protégée au Canada à l’étape de la demande de résidence permanente ne vise pas à déceler des problèmes de santé qui risquent d’entraîner un fardeau excessif pour les services sociaux et de santé, même si l’état de santé de la personne a changé.

Compte tenu du faible risque posĂ© par l’octroi aux personnes protĂ©gĂ©es au Canada d’une dispense de l’examen mĂ©dical aux fins de l’immigration lorsqu’elles demandent la rĂ©sidence permanente, ainsi que du fardeau financier que peut reprĂ©senter l’examen pour une population qui est financièrement vulnĂ©rable, la Politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire visant Ă  dispenser les personnes protĂ©gĂ©es au Canada de l’obligation de l’examen mĂ©dical aux fins de l’immigration lorsqu’elles demandent la rĂ©sidence permanente (la Politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire) a Ă©tĂ© mise en Ĺ“uvre le 10 septembre 2020.

Objectif

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (exemption de visite mĂ©dicale pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada — demande de rĂ©sidence permanente) [les modifications] vise Ă  Ă©liminer un obstacle financier qui empĂŞche potentiellement les personnes protĂ©gĂ©es au Canada de demander la rĂ©sidence permanente et Ă  simplifier le processus de demande de rĂ©sidence permanente. Ces objectifs cadrent avec les efforts dĂ©ployĂ©s par le Ministère pour adopter une approche en matière de dĂ©pistage mĂ©dical fondĂ©e sur les risques, dans le cadre de laquelle le dĂ©pistage est proportionnel au niveau de risque que prĂ©sente un demandeur.

Description

Les modifications dispensent les personnes protégées au Canada, et les membres de leur famille au Canada qui les accompagnent et qui satisfont aux critères, de l’obligation de se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration subséquent dans le cadre de leur demande de résidence permanente.

La dispense de l’obligation de se soumettre Ă  un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration est accordĂ©e uniquement aux personnes protĂ©gĂ©es au Canada et aux membres de leur famille au Canada qui les accompagnent, et qui :

Les demandeurs qui sont tenus de se soumettre à la surveillance médicale après leur examen médical aux fins de l’immigration initial et qui ne respectent pas cette condition ne peuvent pas bénéficier de la dispense et doivent donc se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration subséquent lorsqu’ils demandent la résidence permanente.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le Conseil canadien pour les réfugiés a été informé de la mise en œuvre de la Politique d’intérêt public temporaire et a accueilli favorablement les changements, puisqu’ils allègent le fardeau qui pèse sur une population vulnérable. Aucune autre consultation n’a eu lieu, étant donné que ces modifications sont considérées comme une mesure de facilitation à faible risque qui vise à alléger les pressions opérationnelles et à améliorer l’expérience du demandeur.

Par consĂ©quent, les modifications n’ont pas fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été réalisée. Dans le cadre de l’évaluation, la portée géographique et l’objet de l’initiative ont été examinés par rapport aux traités modernes en vigueur, et aucune répercussion ni obligation potentielle découlant des traités modernes n’a été cernée.

Choix de l’instrument

Les politiques d’intĂ©rĂŞt public temporaires ne sont pas censĂ©es rester en vigueur indĂ©finiment. La Politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire dispense les personnes protĂ©gĂ©es au Canada et les membres de leur famille au Canada qui les accompagnent et qui satisfont aux critères de l’obligation de se soumettre Ă  un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration subsĂ©quent dans le cadre de leur demande de rĂ©sidence permanente a Ă©tĂ© mise en Ĺ“uvre le 10 septembre 2020. Il Ă©tait entendu que les changements seraient officialisĂ©s par une modification rĂ©glementaire ou que le ministre rĂ©voquerait la politique. Comme les exigences relatives aux examens mĂ©dicaux aux fins de l’immigration sont Ă©noncĂ©es dans le Règlement, des modifications rĂ©glementaires doivent ĂŞtre apportĂ©es pour que la politique puisse demeurer en vigueur indĂ©finiment. Aucun autre instrument n’a donc Ă©tĂ© envisagĂ©.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une première étape importante de l’élaboration d’une méthode d’analyse des coûts et avantages consiste à établir un scénario de base en fonction duquel il est possible d’analyser des options. Aux fins de la présente analyse, le scénario de base en est un où la Politique d’intérêt public temporaire ne demeurerait pas en vigueur et les personnes protégées au Canada ne seraient plus dispensées en vertu d’une politique d’intérêt public de l’obligation de se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration subséquent lorsqu’elles demandent la résidence permanente. Dans le scénario réglementaire, les modifications dispenseraient les personnes protégées au Canada admissibles de l’obligation de se soumettre à un examen médical aux fins de l’immigration subséquent lorsqu’elles demandent la résidence permanente, ce qui générerait des économies nettes pour le gouvernement et les personnes protégées au Canada admissibles.

Avantages

Les personnes protĂ©gĂ©es au Canada rĂ©aliseraient des Ă©conomies en Ă©vitant les coĂ»ts requis pour subir un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration dans le cadre d’une demande de rĂ©sidence permanente. Les modifications aident les demandeurs qui ne disposent peut-ĂŞtre pas des ressources nĂ©cessaires pour payer les frais de l’examen mĂ©dical aux fins de l’immigration et permettent donc de prĂ©venir les retards dans les demandes de rĂ©sidence permanente en raison d’une vulnĂ©rabilitĂ© financière. Grâce Ă  cette mesure liĂ©e au service Ă  la clientèle, les demandeurs pourront obtenir plus rapidement la rĂ©sidence permanente et les avantages que procure ce statut, dont l’assurance-maladie. Un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration complet coĂ»te environ 400 $ par personne, y compris les honoraires des mĂ©decins, les analyses de sang et les radiographies. De l’entrĂ©e en vigueur de la politique d’intĂ©rĂŞt public au 14 mai 2024, 36 022 examens aux fins de l’immigration subsĂ©quents pour des personnes protĂ©gĂ©es au Canada ont fait l’objet d’une dispense, ce qui reprĂ©sente une Ă©conomie d’environ 14,4 millions de dollars pour cette population vulnĂ©rable. Les modifications devraient dispenser chaque annĂ©e environ 9 820 personnes protĂ©gĂ©es au Canada de cette obligation. Les Ă©conomies totales pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada admissibles sont estimĂ©es Ă  3 928 000 $ annuellement.

Le gouvernement du Canada rĂ©aliserait des Ă©conomies en Ă©vitant au minimum les coĂ»ts liĂ©s au temps consacrĂ© par les mĂ©decins ou les agents de migration Ă  l’évaluation et au traitement des examens mĂ©dicaux aux fins de l’immigration qui ne sont pas approuvĂ©s automatiquement. Selon les estimations, plus de 80 % des examens mĂ©dicaux aux fins de l’immigration seraient approuvĂ©s automatiquement et ne nĂ©cessiteraient aucune Ă©valuation de la part d’un mĂ©decin ou d’un agent de migration. Le gouvernement du Canada Ă©conomiserait de trois Ă  six minutes par demande pour environ 20 % des examens mĂ©dicaux aux fins de l’immigration de cette cohorte de demandeurs. Les Ă©conomies que rĂ©aliserait le gouvernement du Canada sont estimĂ©es Ă  4 513 $ annuellement.

Coûts

Les modifications entraĂ®neront des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour le gouvernement du Canada. Il s’agit des coĂ»ts de communication pour mettre Ă  jour les bulletins et les sites Web en fonction des modifications rĂ©glementaires, ainsi que de la mise Ă  jour des documents d’orientation sur les programmes pour les agents et de l’adaptation du processus d’autorisation automatique de l’examen mĂ©dical aux fins de l’immigration pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada. Ces coĂ»ts ponctuels sont estimĂ©s Ă  16 160 $. Par ailleurs, le gouvernement du Canada assumera des coĂ»ts permanents liĂ©s aux mises Ă  jour du contenu Web et des produits de communication, lesquels sont estimĂ©s Ă  4 311 $ annuellement.

Enfin, les médecins désignés (les médecins qui effectuent les examens médicaux aux fins de l’immigration), les radiologues et les laboratoires qui offrent les services d’analyse de sang et de radiographie dans le cadre de l’examen médical aux fins de l’immigration obligatoire pourraient subir une perte de recettes en raison de la dispense de l’examen médical aux fins de l’immigration accordée aux personnes protégées au Canada admissibles. Toutefois, cette baisse de la demande serait faible, et la perte de recettes serait compensée par les coûts en temps que n’auraient pas à assumer les médecins désignés, les radiologues et les laboratoires pour cette cohorte de patients. Le temps économisé pourra être utilisé pour offrir des services à d’autres patients.

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuée sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications n’auraient aucune répercussion sur les petites entreprises.

Les médecins désignés, les radiologues et les laboratoires qui offrent les services d’examen, d’analyse de sang et de radiographie dans le cadre de l’examen médical aux fins de l’immigration pourraient subir une perte de recettes en raison de la dispense de l’examen médical aux fins de l’immigration subséquent accordée aux personnes protégées au Canada admissibles. Cette perte de recettes sera compensée par les coûts en temps que n’auront plus à assumer les professionnels de la santé et les entreprises pour offrir les services liés à l’examen médical aux fins de l’immigration à cette cohorte de patients, et ce temps économisé pourra être consacré à d’autres patients. Une partie des entreprises touchées seraient de petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire dans le fardeau administratif des petites entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne nécessitent aucune coopération et harmonisation en matière de réglementation.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, il a été conclu à la suite d’une analyse préliminaire qu’une évaluation environnementale et économique stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications entraîneront des répercussions positives liées à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+). Les personnes protégées au Canada sont également vulnérables sur le plan financier. Les coûts associés à l’obligation de se soumettre à un second examen médical aux fins de l’immigration dans le cadre de la demande de résidence permanente constituent un obstacle à l’obtention de la résidence permanente pour les personnes protégées au Canada en raison de leur vulnérabilité financière. Par conséquent, l’élimination de cette obligation aura des répercussions positives liées à l’ACS+ sur les personnes protégées au Canada.

Cette dispense s’appliquera de la même façon à toutes les personnes protégées au Canada et les membres de leur famille au Canada qui les accompagnent et qui satisfont aux exigences, peu importe leur origine ethnique, leur genre ou tout autre facteur d’identité intersectionnel.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications entreront en vigueur dès leur enregistrement. Depuis la mise en Ĺ“uvre de la Politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire le 10 septembre 2020, les changements aux politiques liĂ©s Ă  la dispense de l’obligation de se soumettre Ă  un examen mĂ©dical aux fins de l’immigration subsĂ©quent pour les personnes protĂ©gĂ©es au Canada et les membres de leur famille au Canada qui les accompagnent sont dĂ©jĂ  en vigueur et sont respectĂ©s. Le Politique d’intĂ©rĂŞt public temporaire cessera d’avoir effet Ă  l’entrĂ©e en vigueur des modifications.

Les instructions sur l’exécution des programmes à l’intention des bureaux de migration sont déjà disponibles à l’interne et expliquent comment mettre en œuvre cette initiative. Des mises à jour mineures seront apportées après la mise en œuvre des modifications afin de refléter leur entrée en vigueur.

Le Ministère fera un suivi continu du rendement du programme de dépistage médical et rendra compte des progrès réalisés dans le cadre de son processus de production de rapports sur le rendement.

Conformité et application

Les agents continueront de vérifier que les demandeurs ont déjà subi un examen médical aux fins de l’immigration et qu’il a été jugé qu’ils ne présentaient aucun risque pour la santé ou la sécurité publiques ou qu’ils ont respecté les conditions de surveillance médicale obligatoire, et qu’ils n’ont pas quitté le Canada depuis leur examen médical aux fins de l’immigration initial pour passer six mois ou plus dans un pays ou un territoire désigné pour la tuberculose.

Les personnes protégées au Canada et les membres de leur famille au Canada qui les accompagnent et qui ne satisfont pas aux critères ne seront pas dispensés de l’examen médical aux fins de l’immigration subséquent.

Personne-ressource

Andrea Currie
Directrice
Division des politiques et services de soutiens aux opérations de santé
Direction générale de la migration et de la santé
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
TĂ©lĂ©phone : 613‑295‑5536
Courriel : IRCC.MHBDGO-BDGDGMS.IRCC@cic.gc.ca