DĂ©cret fixant au 1er janvier 2026 la date d’entrĂ©e en vigueur de la Loi sur le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre au Canada : TR/2025-107

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 24

Enregistrement
TR/2025-107 Le 19 novembre 2025

LOI SUR L’UNITÉ DE L’ÉCONOMIE CANADIENNE

DĂ©cret fixant au 1er janvier 2026 la date d’entrĂ©e en vigueur de la Loi sur le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre au Canada

C.P. 2025-783 Le 6 novembre 2025

Sur recommandation du prĂ©sident du Conseil privĂ© du Roi pour le Canada et en vertu de l’article 3 de la Loi sur l’unitĂ© de l’économie canadienne, chapitre 2 des Lois du Canada (2025), Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil fixe au 1er janvier 2026 la date d’entrĂ©e en vigueur de la Loi sur le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre au Canada, Ă©dictĂ©e par l’article 2 de la Loi sur l’unitĂ© de l’économie canadienne.

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

Ce dĂ©cret fixe au 1er janvier 2026 la date d’entrĂ©e en vigueur de la Loi sur le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre au Canada (la Loi).

Objectif

Ce dĂ©cret a pour objectif de fixer au 1er janvier 2026 la date d’entrĂ©e en vigueur de la Loi, laquelle vise Ă  faciliter le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre en Ă©liminant les obstacles fĂ©dĂ©raux Ă  la circulation des marchandises, Ă  la prestation de services et au mouvement des travailleurs Ă  l’échelle du Canada, tout en prĂ©servant la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens ainsi que leur bien-ĂŞtre social et Ă©conomique, et en protĂ©geant l’environnement. Il s’agit d’une Ă©tape clĂ© vers la rĂ©alisation de la prioritĂ© du gouvernement du Canada de bâtir une Ă©conomie canadienne unifiĂ©e en Ă©liminant les obstacles au commerce interprovincial.

Contexte

Le gouvernement du Canada est déterminé à libérer le plein potentiel économique du pays et à bâtir l’économie la plus forte du G7. L’imposition au Canada de droits de douane par les États-Unis a mis en évidence la nécessité de renforcer l’économie canadienne, de diversifier les relations commerciales du Canada et d’accroître sa productivité, sa résilience et sa compétitivité nationales. L’élimination des obstacles au commerce interprovincial, y compris ceux perpétués par le gouvernement du Canada, aidera à atteindre ces objectifs.

Chaque annĂ©e, plus de 530 milliards de dollars en biens et services traversent les frontières provinciales et territoriales. Cela Ă©quivaut Ă  près de 20 % du produit intĂ©rieur brut du Canada. Les Ă©conomistes estiment que l’élimination de tous les obstacles au commerce intĂ©rieur et Ă  la mobilitĂ© de la main-d’œuvre Ă  l’échelle du pays pourrait reprĂ©senter un apport de 200 milliards de dollars Ă  l’économie canadienne au fil du temps. Cela nĂ©cessiterait l’élimination de tous les obstacles, dont la plupart relèvent des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Afin d’appuyer l’élimination des obstacles fĂ©dĂ©raux au commerce interprovincial, le gouvernement du Canada a prĂ©sentĂ© la Loi, qui a reçu la sanction royale le 26 juin 2025.

La Loi vise à démontrer un leadership dans ce domaine en éliminant les obstacles fédéraux au commerce intérieur partout au Canada.

Un règlement est nĂ©cessaire pour appuyer la mise en Ĺ“uvre de la Loi, y compris pour prescrire des exceptions, des conditions et des restrictions. Ce règlement, le Règlement sur le libre-Ă©change et la mobilitĂ© de la main-d’œuvre au Canada, entrera en vigueur en mĂŞme temps que la Loi, soit le 1er janvier 2026.

La Loi complète les efforts des provinces et des territoires. Plusieurs provinces ont adopté leurs propres lois en 2025 pour éliminer les obstacles au commerce intérieur grâce à la reconnaissance mutuelle, mais nombre de ces lois ne profitent qu’aux provinces et territoires qui ont adopté des lois équivalentes. Cependant, la Loi reconnaît les exigences provinciales et territoriales et favorise le libre-échange sans qu’une réciprocité soit nécessaire et vise à éviter les disparités lorsque les lois ne s’appliquent qu’à certaines administrations. Parallèlement, le gouvernement du Canada travaille aussi avec les provinces et les territoires en vue de conclure une entente nationale de reconnaissance mutuelle applicable aux marchandises. Ensemble, ces initiatives visent à favoriser une économie canadienne unifiée, ce qui aidera les entreprises canadiennes à vendre leurs marchandises partout au pays.

Répercussions

La Loi fournit un cadre visant à réduire le fardeau des règles fédérales qui s’appliquent au commerce transfrontalier entre les provinces et les territoires. Cela signifie qu’un bien ou un service produit, utilisé ou distribué conformément aux exigences d’une province ou d’un territoire est reconnu comme satisfaisant aux exigences fédérales comparables pour ce qui est du commerce interprovincial. L’exigence fédérale demeure en vigueur, mais elle est considérée comme satisfaite si l’exigence provinciale ou territoriale comparable l’est déjà.

Une exigence relative Ă  des biens ou Ă  des services est visĂ©e par la Loi lorsqu’elle satisfait aux deux critères suivants :

Les exigences fédérales qui s’appliquent à tous les biens et services, qu’ils soient échangés ou non, ne sont pas incluses dans le champ d’application de cette loi. L’exigence fédérale doit s’appliquer expressément à la circulation interprovinciale des biens ou à la prestation interprovinciale de services.

Lorsque tous les critères susmentionnés sont remplis, une entreprise qui se conforme à l’exigence provinciale ou territoriale sera considérée comme se conformant également à l’exigence fédérale, ce qui réduira le fardeau réglementaire et facilitera le commerce à l’échelle nationale. Par exemple, le cadre permet à un fabricant de certifier que son appareil électroménager est conforme aux normes fédérales en matière d’efficacité énergétique s’il possède déjà une certification provinciale ou territoriale et a soumis cette certification à Ressources naturelles Canada.

La Loi offre également un cadre pour la reconnaissance des certifications et permis provinciaux et territoriaux pour les travailleurs. Ainsi, un travailleur autorisé par une administration provinciale ou territoriale peut plus rapidement et plus facilement exercer la même profession dans un secteur de compétence fédérale. Par exemple, les arpenteurs-géomètres déjà autorisés à exercer leur profession dans une province seraient également reconnus par l’administration fédérale. Sont visés par la Loi les arpenteurs-géomètres, les mécaniciens de locomotive et les professions connexes. En facilitant l’obtention d’un emploi au niveau fédéral, le gouvernement fédéral serait mieux placé pour répondre aux besoins du public et appuyer des projets essentiels partout au Canada.

Une profession sous réglementation fédérale est visée par la Loi lorsqu’il existe à la fois une autorisation fédérale et une autorisation provinciale ou territoriale pour la même profession.

Le Décret sera publié en même temps que les dispositions réglementaires connexes, qui sont nécessaires pour appuyer la Loi et la mettre pleinement en œuvre.

Consultation

En mai 2025, alors que la Loi Ă©tait en cours d’élaboration, le gouvernement du Canada a consultĂ© par Ă©crit l’ensemble des provinces et des territoires ainsi que 22 associations commerciales. Le Bureau du Conseil privĂ© a Ă©galement envoyĂ© des lettres et des documents d’information Ă  66 organisations autochtones nationales, organisations reprĂ©sentatives rĂ©gionales et partenaires signataires de traitĂ©s modernes et d’ententes sur l’autonomie gouvernementale. Plusieurs autres groupes autochtones ont Ă©galement reçu copie de ces lettres, en tant que membres des organisations reprĂ©sentatives rĂ©gionales.

En aoĂ»t 2025, le gouvernement du Canada a entrepris d’autres consultations afin d’orienter l’élaboration de dispositions rĂ©glementaires appuyant la mise en Ĺ“uvre de la Loi. Un avis d’intention a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada pour solliciter des observations Ă©crites sur l’incidence que la Loi aurait sur les parties rĂ©glementĂ©es, les exceptions qui devraient ĂŞtre envisagĂ©es et les critères qui devraient ĂŞtre utilisĂ©s pour dĂ©terminer la comparabilitĂ©. De plus, en partenariat avec la Chambre de commerce du Canada, de hauts fonctionnaires ont organisĂ© une table ronde nationale, cinq tables rondes rĂ©gionales et cinq tables rondes sectorielles avec des intervenants de partout au pays et de tous les secteurs Ă©conomiques. D’autres sĂ©ances ont Ă©galement Ă©tĂ© organisĂ©es avec des intervenants du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, des reprĂ©sentants des principales organisations syndicales et le Groupe de travail autochtone sur le commerce (I-Trade).

Coordonnées

Affaires intergouvernementales — Commerce intĂ©rieur
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