Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie : DORS/2025-168

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 19

Enregistrement
DORS/2025-168 Le 28 aoĂ»t 2025

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2025-635 Le 28 aoĂ»t 2025

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la Fédération de Russie constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui a entraîné une grave crise internationale,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Russie

Modifications

1 (1) Le passage du paragraphe 3.12(1) du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie rĂ©fĂ©rence 1 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Services — transport maritime de pĂ©trole brut et de produits pĂ©troliers

3.12 (1) Il est interdit Ă  toute personne au Canada et Ă  tout Canadien Ă  l’étranger de fournir Ă  la Russie ou Ă  toute personne qui s’y trouve, ou pour leur bĂ©nĂ©fice, un service visĂ© Ă  l’annexe 10 Ă  l’égard du transport maritime, notamment le transbordement entre navires, de marchandises visĂ©es Ă  la colonne 1 de l’annexe 10.01 si, Ă  la fois :

(2) L’alinĂ©a 3.12(1)c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le paragraphe 3.12(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Non-application — marchandises sur un navire

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas aux services fournis Ă  l’égard des marchandises figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe 10.01 et visĂ©es par l’un des codes du Système harmonisĂ© de dĂ©signation et de codification des marchandises ou des numĂ©ros de classement tarifaire figurant Ă  la colonne 2, si elles sont chargĂ©es sur un navire avant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent paragraphe et dĂ©chargĂ©es au port de destination au plus tard 45 jours après cette date.

(4) Le paragraphe 3.12(4) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

2 L’article 1476 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 L’article 1480 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 L’article 1482 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 L’article 1488 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

6 Les articles 1492 Ă  1494 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

7 L’article 1505 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8 L’article 1508 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

9 L’article 1510 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 L’article 1516 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

11 L’article 1550 de la partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

12 Le passage de l’article 100 de l’annexe 1.1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Nom du navire Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Article Nom du navire
100 Shah Ismayil Khatai
13 (1) Le passage de l’article 115 de l’annexe 1.1 de la version anglaise du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Vessel name Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Item Vessel name
115 Savitri
(2) Le passage de l’article 115 de l’annexe 1.1 de la version française du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Type Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Article Type
115 Pétrolier
14 Le passage de l’article 296 de l’annexe 1.1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Nom du navire Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Article Nom du navire
296 Vladimir Vinogradov
15 Le passage de l’article 300 de l’annexe 1.1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Nom du navire Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Article Nom du navire
300 Okeansky Prospect
16 Le passage des articles 302 et 303 de l’annexe 1.1 du mĂŞme règlement figurant dans la colonne intitulĂ©e « Nom du navire Â» est remplacĂ© par ce qui suit :
Article Nom du navire
302 Vladimir Arsenyev
303 Nikolay Zadornov

17 Le renvoi qui suit le titre « ANNEXE 5 Â», Ă  l’annexe 5 du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

(paragraphe 3.05(1))

18 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’annexe 10, de l’annexe 10.01 figurant Ă  l’annexe du prĂ©sent règlement.

Antériorité de la prise d’effet

19 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

20 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

ANNEXE

(article 18)

ANNEXE 10.01

(paragraphes 3.12(1) et (2))

Plafonnement des prix des marchandises
Article

Colonne 1

Marchandise

Colonne 2

Code du Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises ou numéro de classement tarifaire

Colonne 3

Prix plafond (en dollars américains par baril)

1 PĂ©trole brut 2709 47.60 $
2 Produits pĂ©troliers de grande valeur, notamment : essence, essences pour moteurs, essences d’aviation, huiles de mĂ©lange pour combustibles Ă  moteur, gazole et carburant diesel, kĂ©rosène et carburĂ©acteur de type kĂ©rosène, et gazole sous vide
  • 2710 12 90 11
  • 2710 12 90 14
  • 2710 12 90 16
  • 2710 12 90 19
  • 2710 12 90 20
  • 2710 12 90 92
  • 2710 12 90 93
  • 2710 12 90 94
  • 2710 19 99 11
  • 2710 19 99 19
  • 2710 19 99 23
  • 2710 19 99 24
  • 2710 19 99 25
  • 2710 19 99 29
  • 2710 19 99 93
  • 2710 19 99 95
  • 2710 19 99 99
100.00 $
3 Produits pĂ©troliers de faible valeur, notamment : huiles combustibles rĂ©siduelles, naphtes et dĂ©chets d’huiles 2710, Ă  l’exception des marchandises visĂ©es par les numĂ©ros de classement tarifaires figurant Ă  l’article 2, dans la colonne 2 45.00 $

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Les revenus issus de l’industrie pĂ©trolière de la Russie continuent de jouer un rĂ´le crucial dans le financement des violations flagrantes du droit international perpĂ©trĂ©es par la FĂ©dĂ©ration de Russie, ainsi que dans la poursuite de l’atteinte Ă  la souverainetĂ© et Ă  l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine. Cette situation trouve son origine dans l’annexion illĂ©gale de la CrimĂ©e en 2014 et s’est aggravĂ©e avec l’invasion militaire totale, non provoquĂ©e et injustifiable, menĂ©e par la Russie contre l’Ukraine le 24 fĂ©vrier 2022.

En 2022, la Coalition pour le plafonnement du prix du pĂ©trole, formĂ©e par le G7, l’Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande, a Ă©tabli un prix plafond pour le pĂ©trole brut russe vendu sur le marchĂ© libre, afin de limiter Ă  60 $ US les revenus issus de cette ressource qui alimentent le budget de guerre de la Russie. Toutefois, l’efficacitĂ© de ce plafonnement est de plus en plus mise Ă  l’épreuve, notamment en raison de la baisse des prix mondiaux du pĂ©trole, y compris le pĂ©trole brut russe de qualitĂ© Oural, ainsi que des prĂ©visions annonçant un marchĂ© du pĂ©trole brut bien approvisionnĂ© Ă  l’avenir. Pour restreindre davantage la capacitĂ© de la Russie Ă  poursuivre sa guerre injustifiĂ©e, le gouvernement du Canada a dĂ©cidĂ© de modifier le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie (ci-après « le Règlement visant la Russie Â») en abaissant le prix plafond applicable au pĂ©trole brut russe.

Contexte

Le 24 fĂ©vrier 2022, la Russie a lancĂ© une invasion militaire injustifiĂ©e Ă  grande Ă©chelle de l’Ukraine et lancĂ© des attaques combinĂ©es (terrestres, aĂ©riennes et maritimes) contre de nombreuses villes, violant ainsi la Charte des Nations Unies et le droit international. Trois ans et demi plus tard, la Russie continue de mener une guerre d’agression contre l’Ukraine, en plus de commettre des atrocitĂ©s envers les Ukrainiens.

Ă€ la suite de missions d’enquĂŞte, des experts du mĂ©canisme de Moscou de l’Organisation pour la sĂ©curitĂ© et la coopĂ©ration en Europe, de la Commission internationale indĂ©pendante d’enquĂŞte sur l’Ukraine et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont conclu que la Russie commettait de graves violations des droits de la personne, des crimes de guerre, de possibles crimes contre l’humanitĂ© et des violences sexuelles liĂ©es aux conflits. En mai 2025, la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU en Ukraine a confirmĂ© qu’au moins 13 341 civils avaient Ă©tĂ© tuĂ©s et plus de 32 744 blessĂ©s depuis le 24 fĂ©vrier 2022. En outre, 790 installations mĂ©dicales et 1 670 Ă©tablissements d’enseignement en Ukraine ont Ă©tĂ© endommagĂ©s ou dĂ©truits par l’armĂ©e russe depuis l’invasion.

Le plafonnement des prix du pétrole

Compte tenu de l’importance des revenus pĂ©troliers et gaziers pour l’économie et l’effort de guerre de la Russie, le Canada et les membres de la Coalition pour le plafonnement des prix du pĂ©trole (ci-après « la Coalition Â») ont cherchĂ© Ă  limiter l’accès de la Russie aux revenus du secteur de l’énergie au moyen de diverses mesures. ConformĂ©ment au Règlement visant la Russie, le Canada interdit l’importation de pĂ©trole brut russe, de produits pĂ©troliers raffinĂ©s et d’hydrocarbures gazeux et interdit l’exportation de marchandises liĂ©es Ă  l’exploration et Ă  la production de pĂ©trole en Russie.

En juin 2022, dans le but de limiter davantage les revenus de la Russie tout en prĂ©servant la stabilitĂ© du marchĂ© mondial du pĂ©trole, les dirigeants du G7 ont adoptĂ© une interdiction totale de tous les services permettant le transport mondial du pĂ©trole brut et des produits pĂ©troliers d’origine russe transportĂ©s par voie maritime, sauf si le pĂ©trole est achetĂ© Ă  un prix infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  un prix plafond dĂ©fini en concertation avec les partenaires internationaux (ci-après « le prix plafond Â»).

Le 7 dĂ©cembre 2022, Ă  la suite d’un accord entre les membres de la Coalition, le Canada a modifiĂ© le Règlement visant la Russie afin d’interdire la prestation de huit services liĂ©s au transport maritime du pĂ©trole brut russe, Ă  moins que le pĂ©trole ne soit achetĂ© au prix indiquĂ© dans la Liste de plafonnement des prix du pĂ©trole de la coalition G7+. Le plafonnement des prix du pĂ©trole limite le prix auquel le pĂ©trole brut russe transportĂ© par voie maritime peut ĂŞtre vendu lorsque le vendeur souhaite recourir aux services (par exemple l’expĂ©dition) de prestataires (par exemple des entreprises de transport et de logistique) basĂ©s dans les pays membres de la Coalition. Par consĂ©quent, si le pĂ©trole russe est vendu Ă  un prix supĂ©rieur au plafond, les prestataires de services des pays membres de la Coalition ne sont pas autorisĂ©s Ă  fournir des services. L’objectif de l’établissement d’un prix plafond est de permettre la circulation du pĂ©trole brut vers les marchĂ©s internationaux — afin d’assurer la stabilitĂ© du marchĂ© — mais Ă  un prix infĂ©rieur, contribuant ainsi Ă  limiter les recettes tirĂ©es par la Russie de ses exportations de pĂ©trole.

Le 5 fĂ©vrier 2023, cette interdiction a Ă©tĂ© Ă©tendue au transport maritime de certains produits pĂ©troliers russes.

Au moment de la mise en Ĺ“uvre, la Coalition avait fixĂ© les prix plafonds suivants, en prĂ©cisant qu’ils devraient ĂŞtre rĂ©visĂ©s pĂ©riodiquement afin de s’adapter aux Ă©volutions du marchĂ© :

Les prix du pĂ©trole brut russe ont baissĂ©, passant d’un pic d’environ 100 $ US le baril en 2022 Ă  une fourchette comprise entre 50 $ US et 68 $ US le baril aujourd’hui. Au cours des deux mois prĂ©cĂ©dant l’escalade du conflit Iran-IsraĂ«l, les prix Ă©taient rĂ©gulièrement infĂ©rieurs au plafond en vigueur, rendant ce dernier inefficace pour limiter les revenus issus du pĂ©trole russe par rapport aux prix du marchĂ©.

Le 18 juillet 2025, l’Union europĂ©enne (UE) a annoncĂ© qu’elle rĂ©duirait le prix plafond du pĂ©trole brut de 60 $ US Ă  47,60 $ US le baril, tenant compte de l’évolution actuelle des prix mondiaux du pĂ©trole. Elle a Ă©galement annoncĂ© qu’elle passerait d’un mĂ©canisme de prix fixe Ă  un mĂ©canisme flottant, indexĂ© sur le prix moyen du pĂ©trole russe sur le marchĂ©. Ces changements introduisent un mĂ©canisme automatique et dynamique pour modifier le prix plafond du pĂ©trole afin de garantir que le prix plafond demeure infĂ©rieur aux prix du marchĂ©. Ce mĂŞme jour, le Royaume-Uni a annoncĂ© qu’il baissait son propre prix plafond Ă  47,60 $ US, conformĂ©ment au niveau initial fixĂ© par l’UE, sans prĂ©ciser toutefois s’il adopterait le mĂ©canisme dynamique de l’UE. Ă€ l’heure actuelle, aucun consensus n’a Ă©tĂ© trouvĂ© au sein de la Coalition quant Ă  l’harmonisation des prix plafonds avec ceux de l’UE et du Royaume-Uni.

Ă€ la suite des engagements pris lors de la rĂ©union des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7 en mai 2025, visant Ă  explorer toutes les options pour accroĂ®tre la pression sur la Russie, notamment au moyen d’un renforcement des sanctions, le Canada a acceptĂ© d’abaisser son prix plafond pour le pĂ©trole brut russe, le faisant passer de 60 $ US Ă  47,60 $ US le baril, mais sans adopter le mĂ©canisme dynamique proposĂ© par l’UE. Le prix plafond de la Coalition pour l’ensemble des autres produits pĂ©troliers reste inchangĂ©. Le Canada demeure membre de la Coalition et entend suivre les futurs ajustements de prix dĂ©cidĂ©s par celle-ci, tout en se rĂ©servant la possibilitĂ© de fixer un prix plafond infĂ©rieur avec certains membres.

Objectif

Les modifications ont pour but de réduire les revenus de la Russie et, par conséquent, sa capacité à financer sa guerre d’agression, tout en limitant l’impact de ces mesures sur les prix mondiaux du pétrole, en particulier dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Description

Les modifications mettent Ă  jour l’alinĂ©a 3.12(1)c) du Règlement visant la Russie et introduisent une nouvelle annexe, l’annexe 10.01, qui prĂ©sente directement tous les prix plafonds du pĂ©trole, remplaçant ainsi la rĂ©fĂ©rence Ă  la Liste de plafonnement des prix du pĂ©trole de la coalition du G7+.

Les modifications abaissent le prix plafond par baril pour le pĂ©trole brut, qui passe de 60 $ US Ă  47,60 $ US.

Les modifications instaurent Ă©galement une pĂ©riode de non-application de 45 jours concernant les services rendus en lien avec des marchandises ayant Ă©tĂ© chargĂ©es Ă  bord d’un navire et dĂ©chargĂ©es au port de destination dans les 45 jours suivant la date d’enregistrement des modifications. Cette pĂ©riode de non-application avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mise en place lors de l’instauration du prix plafond du pĂ©trole en dĂ©cembre 2022.

En outre, les modifications suppriment les exceptions à l’interdiction de fournir des services liés à l’importation de pétrole brut et de produits pétroliers en République de Bulgarie et en République de Croatie. Ces exceptions, qui n’étaient valables que pour une période déterminée, sont venues à échéance.

Les modifications comprennent aussi des modifications non substantielles visant Ă  corriger les noms et les dates de naissance de certaines personnes ainsi que les dĂ©signations de navires prĂ©cĂ©demment inscrits, ainsi qu’à Ă©liminer une double inscription. Ces corrections, qui ne modifient pas la validitĂ© des inscriptions initiales Ă  la liste, consistent Ă  mettre Ă  jour les dates de naissance de 10 individus inscrits antĂ©rieurement; Ă  Ă©liminer l’inscription de l’article 1488, Vladimir Sergeevich LISIN, Ă  l’annexe 1, partie 1, Ă©tant donnĂ© que cet individu est actuellement dĂ©signĂ© deux fois aux termes du Règlement visant la Russie; Ă  corriger le format des noms de 5 navires pour ajouter un espacement appropriĂ©; Ă  rectifier le nom d’un navire dans la version anglaise du règlement afin qu’il corresponde au nom exact dans la version française; ainsi qu’à corriger le deuxième prĂ©nom de l’individu inscrit Ă  l’article 1550 de l’annexe 1, partie 1. Ces modifications ont pour seul objectif d’amĂ©liorer la prĂ©cision et l’exactitude des renseignements, sur la base des renseignements obtenus par Affaires mondiales Canada et n’auront aucune incidence notable sur l’efficacitĂ© des mesures de sanctions en vigueur.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants concernés, notamment des organisations de la société civile, des communautés culturelles et des représentants d’autres gouvernements aux vues similaires, pour discuter de l’approche du Canada relative à la mise en œuvre de sanctions.

À ce jour, aucune question ou préoccupation notable n’a été soulevée dans le cadre des consultations avec les intervenants de l’industrie, car l’empreinte de l’industrie canadienne dans les services ciblés est minime.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été réalisée pour déterminer si les modifications risquent de donner lieu à des obligations relatives aux traités modernes. Après examen de la portée géographique et de l’objet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur, l’évaluation n’a relevé aucune obligation relative aux traités modernes.

Choix de l’instrument

Le gouvernement du Canada a décidé de recourir aux sanctions comme l’un des instruments de sa politique étrangère. Le Parlement du Canada a adopté des lois autorisant l’imposition de sanctions, notamment la Loi sur les Nations Unies, la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES) et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus.

Le Canada a mis en place un processus rigoureux de diligence raisonnable pour examiner et évaluer les cas susceptibles de justifier le recours à des sanctions. Bien que les sanctions imposées jusqu’à présent aient permis d’intensifier la pression pour entraver et dissuader les efforts militaires de la Russie, il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures plus fortes et plus efficaces par l’intermédiaire de la LMES. En ce qui concerne la réduction du prix plafond du pétrole brut, cette action est menée par un sous-groupe de la coalition du G7+. Par conséquent, cette modification ne peut être intégrée à la Liste de plafonnement des prix du pétrole de la coalition du G7+ et doit être directement incluse dans le Règlement visant la Russie. Bien que la consolidation de tous les prix plafonds dans une annexe unique du Règlement implique des modifications réglementaires pour mettre à jour les prix plafonds à l’avenir, que ce soit à la suite d’un accord entre les membres de la Coalition ou d’un accord entre un sous-groupe de pays, une approche réglementaire a été privilégiée afin de simplifier la consultation et de garantir une transparence maximale quant aux prix applicables. Qui plus est, les mises à jour de ces plafonds devraient rester exceptionnelles.

Il est crucial que les inscriptions dans le cadre de la LMES soient prĂ©cises et Ă  jour. Les listes devront ĂŞtre rĂ©visĂ©es au fur et Ă  mesure que de nouveaux renseignements sont obtenus, comme cela est le cas avec la mise Ă  jour des dates de naissance de 10 personnes prĂ©cĂ©demment inscrites.

Les sanctions prĂ©vues par la LMES sont imposĂ©es par la gouverneure en conseil, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères, dans le cadre d’un processus rĂ©glementaire. Les règlements constituent donc le seul instrument juridique permettant d’ajuster le prix plafond du pĂ©trole ainsi que de corriger les dates de naissance des 10 individus inscrits sur la liste. Aucune option non rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Ces modifications au Règlement visant la Russie permettront de renforcer les actuelles mesures économiques contre la Russie, de limiter la capacité de la Russie à fournir un financement et des ressources pour sa guerre injustifiée en Ukraine, ainsi que de décourager les personnes et les entités de contribuer, directement ou indirectement, aux efforts de guerre de la Russie. En imposant ce nouveau plafond tarifaire, le Canada contribuera aux efforts visant à perturber l’économie de guerre de la Russie et à faire pression pour mettre fin à la guerre et à la violation de la souveraineté de l’Ukraine.

En 2024, les revenus provenant du pĂ©trole et du gaz reprĂ©sentaient 30 % des recettes fĂ©dĂ©rales totales de la Russie. Bien qu’il soit difficile d’isoler les effets prĂ©cis des sanctions de ceux liĂ©s Ă  la dynamique gĂ©nĂ©rale du marchĂ©, il est un fait que les recettes pĂ©trolières et gazières de la Russie ont chutĂ© de 53 % de mai 2022 Ă  mai 2025. Si les sanctions ont couvert les produits pĂ©troliers et gaziers, le plafonnement des prix du pĂ©trole est une mesure ciblĂ©e sur le pĂ©trole brut et les produits pĂ©troliers originaires de Russie et transportĂ©s par voie maritime. Selon certaines estimations, la Russie aurait perdu environ 142 milliards de dollars amĂ©ricains de recettes d’exportation de pĂ©trole depuis mars 2022rĂ©fĂ©rence 2, ce qui dĂ©montre que les mesures adoptĂ©es par la Coalition, incluant ce plafonnement, ont un impact tangible sur les recettes publiques de la Russie.

D’après une évaluation fondée sur les renseignements de sources ouvertes disponibles ainsi que sur des consultations au sein du gouvernement du Canada, il est estimé que la baisse du prix plafond du pétrole brut ne devrait pas entraîner de hausse significative des prix du pétrole. Le Canada interdit déjà l’importation directe de pétrole et de produits pétroliers en provenance de la Russie, et les entreprises canadiennes n’offrent pas de services liés au transport de pétrole russe. Il est donc peu probable que la diminution du plafond tarifaire ait un effet direct sur le Canada ou sur ses entreprises. Le pétrole canadien est principalement exporté vers les États-Unis, un pays membre de la Coalition. Les exportations canadiennes de pétrole acheminées par l’oléoduc Trans Mountain sont destinées à des marchés qui importent également du pétrole russe. Cependant, le Canada et la Russie exportent des grades de pétrole brut différents qui ne sont pas directement concurrentiels. Il est donc peu probable que les changements apportés aux flux de pétrole russe aient une incidence directe sur les entreprises canadiennes. Affaires mondiales Canada ne dispose pas de données permettant de déterminer si des entreprises canadiennes fournissent actuellement des services d’assurance maritime ou des services financiers aux navires-citernes qui transportent du pétrole russe dépassant le nouveau plafond tarifaire. Toutefois, au vu des sanctions que le Canada impose déjà sur les transactions liées au pétrole russe, Affaires mondiales Canada estime qu’il est hautement improbable que des entreprises canadiennes fournissent actuellement de tels services.

Le nouveau prix plafond reste supĂ©rieur au seuil de rentabilitĂ© de la Russie, ce qui incite cette dernière Ă  poursuivre la production et l’exportation de son pĂ©trole. Les exportations russes par voie maritime reprĂ©sentent environ 7 % de l’approvisionnement mondial, ce qui est considĂ©rable. Les marchĂ©s mondiaux du pĂ©trole et l’économie canadienne pourraient ĂŞtre touchĂ©s si un volume important d’exportations de pĂ©trole russe par voie maritime Ă©tait retirĂ© du marchĂ©. Toutefois, les rapports de l’Agence internationale de l’énergie montrent que le marchĂ© est bien approvisionnĂ©, avec une faible croissance de la demande et une offre croissante de la part des fournisseurs membres et non membres de l’OPEP. Compte tenu des conditions actuelles du marchĂ©, il est peu probable qu’il y ait un impact important sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole.

La baisse du prix plafond du pĂ©trole brut pourrait inciter la Russie Ă  mobiliser sa flotte fantĂ´me pour le commerce du pĂ©trole. La « flotte fantĂ´me Â» russe est un rĂ©seau de navires et de diverses entitĂ©s de soutien dans le monde entier. Elle est utilisĂ©e pour transporter des marchandises et des produits sanctionnĂ©s et elle joue un rĂ´le central dans les efforts de la Russie pour Ă©chapper aux sanctions ou les contourner. Les systèmes d’identification automatique de ces navires sont souvent intentionnellement dĂ©sactivĂ©s ou manipulĂ©s; les navires font l’objet d’un entretien de qualitĂ© infĂ©rieure; l’identitĂ© de leurs propriĂ©taires est ambiguĂ«; leur couverture d’assurance est inadĂ©quate; et leurs opĂ©rateurs participent Ă  des transferts dangereux de navire Ă  navire. Ce risque peut toutefois ĂŞtre attĂ©nuĂ© grâce Ă  la poursuite des mesures prises contre ces navires et les acteurs qui les soutiennent. Ă€ ce jour, le Canada a inscrit sur sa liste des entitĂ©s du secteur du pĂ©trole et du gaz qui facilitent les activitĂ©s de cette flotte fantĂ´me (transport maritime, assurance, opĂ©rateurs), en plus d’avoir inscrit plus de 300 navires. Le Canada a Ă©galement créé un groupe de travail sur les flottes fantĂ´mes sous l’égide de sa prĂ©sidence du G7 afin d’amĂ©liorer la surveillance et la dĂ©tection et de limiter l’utilisation des flottes fantĂ´mes engagĂ©es dans des activitĂ©s illĂ©gales, dangereuses ou nuisibles Ă  l’environnement.

Les entreprises canadiennes peuvent demander un permis en vertu du DĂ©cret sur des autorisations par permis (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales) pour exercer une activitĂ© interdite par le Règlement visant la Russie. Ces permis sont accordĂ©s dans des circonstances exceptionnelles. Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande dĂ©coulant de ces modifications. Depuis l’instauration du plafonnement des prix du pĂ©trole en dĂ©cembre 2022, aucune demande de permis n’a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e. Les banques et les institutions financières canadiennes sont tenues de se conformer Ă  la lĂ©gislation nationale en matière de sanctions ainsi qu’au nouveau plafonnement des prix. Cela inclut l’obligation de signaler toute situation oĂą il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opĂ©ration vise Ă  contourner les sanctions. En outre, le ministre des Finances a publiĂ© une directive classant toutes les opĂ©rations effectuĂ©es depuis la Russie ou Ă  destination de ce pays comme des opĂ©rations Ă  risque Ă©levĂ©, dĂ©clenchant ainsi la mise en Ĺ“uvre de mesures de vigilance accrue. Les consultations menĂ©es auprès du secteur des assurances indiquent que le Canada n’est pas une source importante d’assurance maritime et que le secteur bancaire canadien ne semble pas fournir de services financiers directement aux compagnies maritimes transportant du pĂ©trole russe. Les institutions financières peuvent toutefois offrir des services indirectement, et, dans ce cas, elles doivent mettre en place des mĂ©canismes appropriĂ©s garantissant le respect du nouveau plafond. Compte tenu des mesures dĂ©jĂ  en place, les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les intervenants canadiens dĂ©coulant de la rĂ©vision du prix plafond du pĂ©trole devraient rester minimes.

Le coût supplémentaire pour le gouvernement du Canada lié à l’administration et à l’application de ces modifications sera minime. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pourraient toutefois devoir assumer un coût modeste pour mettre à jour leurs systèmes, afin d’y intégrer le nouveau plafond imposé par ces modifications.

Lentille des petites entreprises

Une analyse effectuée selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure qu’il est peu probable que la baisse du plafond tarifaire ait une incidence directe sur les petites entreprises canadiennes, étant donné que le Canada interdit déjà l’importation de pétrole et de produits pétroliers russes, et qu’il est peu probable que des entreprises canadiennes fournissent des services liés au transport de pétrole russe.

Les petites entreprises canadiennes sont également soumises à l’obligation de divulgation aux termes du Règlement visant la Russie, ce qui représenterait une exigence de conformité directe. Toutefois, étant donné qu’il est très improbable que de petites entreprises canadiennes fournissent actuellement de tels services, puisqu’il n’existe aucune trace de ces navires-citernes entrant au Canada et qu’aucune donnée n’est disponible pour établir un lien avec des entreprises canadiennes, Affaires mondiales Canada ne prévoit aucune divulgation résultant des modifications.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas aux modifications rĂ©glementaires, car celles-ci n’imposent aucun fardeau administratif supplĂ©mentaire. La procĂ©dure de dĂ©livrance de permis pour les entreprises rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse. Cependant, bien que des permis puissent ĂŞtre accordĂ©s Ă  titre exceptionnel en vertu du DĂ©cret sur des autorisations par permis (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales), Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis dĂ©coulant des modifications, compte tenu du niveau minimal d’échanges commerciaux avec la Russie.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications cadrent avec les efforts déployés par l’UE et le Royaume-Uni. Les sanctions sont plus efficaces lorsqu’elles sont appliquées de façon coordonnée, et le Canada s’emploie à harmoniser ses efforts à l’interne et avec ses partenaires afin de présenter un front uni en matière de sanctions.

Bien que l’approche du Canada à l’égard du plafonnement des prix du pétrole ne soit adoptée que par une partie des membres de la Coalition, cette dernière dans son ensemble reste déterminée à atteindre son objectif, qui est de réduire les revenus tirés du pétrole russe afin de limiter la capacité de la Russie à mener sa guerre injustifiée contre l’Ukraine.

Obligations internationales

Le respect des obligations internationales du Canada a été pris en compte pendant l’élaboration de la présente initiative.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES), une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une EEES n’était pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une analyse des effets sur le genre et la diversité par le passé. Bien qu’elles visent à faciliter un changement de comportement en exerçant une pression économique sur des particuliers et des entités dans des États étrangers, les sanctions prévues par la LMES peuvent néanmoins avoir une incidence involontaire sur certains groupes et certaines personnes vulnérables. Plutôt que de frapper l’ensemble de la Russie, ces sanctions ciblées touchent un secteur économique clé qui génère des revenus utilisés par la Russie afin de poursuivre ses atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Par conséquent, il est peu probable que ces sanctions aient des répercussions importantes sur les groupes vulnérables, par rapport aux sanctions économiques traditionnelles de grande ampleur visant un État. Dans la mesure où les sanctions limitent la capacité de la Russie à mener une guerre, les enfants et les personnes vulnérables à la discrimination fondée sur le genre sont susceptibles de profiter de ces mesures.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement. Les modifications prĂ©voient une pĂ©riode de non-application de 45 jours concernant les services rendus en lien avec des marchandises ayant Ă©tĂ© chargĂ©es Ă  bord d’un navire et dĂ©chargĂ©es au port de destination dans les 45 jours suivant la date d’enregistrement des modifications.

Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux d’Affaires mondiales Canada, Ă  l’étranger ainsi qu’au Canada, continue d’aider ses clients Ă  comprendre les règlements canadiens sur les sanctions, notamment l’incidence de ces règlements sur les activitĂ©s auxquelles les Canadiens peuvent participer. En outre, Affaires mondiales Canada intensifie ses efforts de sensibilisation partout au pays — notamment dans le cadre de prĂ©sentations destinĂ©es aux entreprises, au milieu universitaire et aux gouvernements des provinces et territoires — afin de mieux faire connaĂ®tre les sanctions prises par le Canada et d’en renforcer le respect.

Au titre de la LMES, les agents de la GRC et de l’ASFC peuvent imposer des sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, ainsi que par les articles 487 Ă  490, 491.1 et 491.2 du Code criminel. Toutes violations potentielles aux conditions liĂ©es au plafonnement des prix du pĂ©trole doivent ĂŞtre signalĂ©es Ă  la GRC.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient volontairement au Règlement visant la Russie ou omet sciemment de s’y conformer, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, une amende maximale de 25 000 $ et un emprisonnement maximal d’un an, ou l’une de ces peines, ou, par mise en accusation, un emprisonnement maximal de cinq ans.

La Liste de plafonnement des prix du pĂ©trole de la coalition du G7+ sera mise hors ligne lorsque les modifications entreront en vigueur, car tous les prix plafonds seront dĂ©sormais inclus dans l’annexe 10.01 du Règlement.

Coordonnées

Affaires mondiales Canada
Direction générale des sanctions
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
Courriel : sanctions@international.gc.ca
TĂ©lĂ©phone (sans frais) : 1‑833‑352‑0769
TĂ©lĂ©phone (local) : 343‑203‑3975
TĂ©lĂ©copieur : 613‑995‑9085