ArrĂŞtĂ© modifiant le Permis d’application gĂ©nĂ©rale autorisant certaines activitĂ©s et opĂ©rations interdites au titre du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie : DORS/2025-164

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 19

Enregistrement
DORS/2025-164 Le 27 aoĂ»t 2025

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

En vertu de l’alinĂ©a 2b) du DĂ©cret sur des autorisations par permis (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales) rĂ©fĂ©rence a et du paragraphe 4(5)rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence c, la ministre des Affaires Ă©trangères prend l’ArrĂŞtĂ© modifiant le Permis d’application gĂ©nĂ©rale autorisant certaines activitĂ©s et opĂ©rations interdites au titre du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie, ci-après.

Ottawa, le 25 aoĂ»t 2025

La ministre des Affaires étrangères
Anita Anand

Arrêté modifiant le Permis d’application générale autorisant certaines activités et opérations interdites au titre du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie

Modification

1 L’article 2 du Permis d’application gĂ©nĂ©rale autorisant certaines activitĂ©s et opĂ©rations interdites au titre du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

360 jours

2 Le présent permis d’application générale cesse d’avoir effet le trois cent soixantième jour suivant la date de son entrée en vigueur.

Entrée en vigueur

Enregistrement

2 Le présent arrêté entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie de l’Arrêté.)

Enjeux

Des sanctions Ă©conomiques contre la Syrie ont Ă©tĂ© imposĂ©es pour la première fois en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES) en mai 2011 en rĂ©ponse Ă  la rĂ©pression violente du rĂ©gime Assad contre les Syriens cherchant Ă  obtenir une dĂ©mocratie et un respect des droits de la personne. Ă€ la suite de la chute du rĂ©gime Assad et de la fin de la guerre civile en dĂ©cembre 2024, il y a maintenant un grand soutien international pour une transition politique inclusive dirigĂ©e et contrĂ´lĂ©e par les Syriens. Dans le cadre de cette approche, le Canada a dĂ©livrĂ© le Permis d’application gĂ©nĂ©rale autorisant certaines activitĂ©s et opĂ©rations interdites au titre du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie (le Permis d’application gĂ©nĂ©rale) le 28 fĂ©vrier 2025, ce qui a permis temporairement six mois de transactions humanitaires avec des Syriens et des institutions syriennes, y compris la Banque centrale de Syrie et six banques d’État.

Depuis la présentation du Permis d’application générale, les organisations l’ont utilisé pour fournir de l’aide d’urgence essentielle aux Syriens. Cette aide comprend la livraison de nourriture, de vêtements et de fournitures pour les abris, surtout aux personnes touchées par le tremblement de terre de 2023. De plus, elle a permis l’offre d’aide numérique d’urgence pour remédier aux problèmes de violence fondée sur le genre pour des groupes de la société civile syrienne, les médias, les femmes et les enfants.

Les mesures du Permis d’application gĂ©nĂ©rale expirent le 27 aoĂ»t 2025. Afin de continuer Ă  contribuer Ă  une rĂ©solution politique durable et inclusive au conflit syrien, d’accroĂ®tre l’aide humanitaire, de favoriser une saine gouvernance et de promouvoir la responsabilisation en cas d’atrocitĂ©s et de violations des droits de la personne en Syrie, le Canada cherche Ă  prolonger la validitĂ© du Permis d’application gĂ©nĂ©rale pour une pĂ©riode de six mois.

Contexte

Des manifestations en faveur de rĂ©formes dĂ©mocratiques ont dĂ©butĂ© en mars 2011 dans plusieurs villes de Syrie. La rĂ©pression violente du rĂ©gime Assad contre les manifestants pacifiques a fait de nombreux morts, blessĂ©s et dĂ©placĂ©s parmi les civils. On estime que plus de 350 000 personnes sont mortes dans le conflit entre 2011 et 2024, et que des centaines de milliers d’autres ont Ă©tĂ© blessĂ©es. La situation en Syrie reste l’une des plus grandes crises de dĂ©placement au monde, avec plus de 7,2 millions de Syriens dĂ©placĂ©s Ă  l’intĂ©rieur du pays et 6,2 millions de rĂ©fugiĂ©s syriens dans le monde entier, y compris dans les pays voisins, la Jordanie, le Liban, la TĂĽrkiye, l’Irak et l’Égypte. Les actions du rĂ©gime Assad ont causĂ© une grave atteinte Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales et ont entraĂ®nĂ© une crise humanitaire sans prĂ©cĂ©dent dans la rĂ©gion.

En rĂ©ponse Ă  ces actions, le Canada a imposĂ© un large Ă©ventail de restrictions Ă  l’encontre du dĂ©sormais ancien rĂ©gime syrien en 2011 et a depuis apportĂ© treize modifications au Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie (le Règlement sur la Syrie), dont les plus rĂ©centes datent d’avril 2017. Le Règlement sur la Syrie interdit aux personnes (individus et entitĂ©s) au Canada et aux Canadiens Ă  l’étranger de nĂ©gocier des biens, de fournir ou d’acquĂ©rir des services financiers, de participer Ă  des transactions financières et de fournir des biens ou d’autres services Ă  toute personne Ă©numĂ©rĂ©e Ă  l’annexe 1 du Règlement sur la Syrie, qui comprend près de 300 individus et 56 entitĂ©s. En outre, le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies (ONU) a mis en place des sanctions de lutte contre le terrorisme concernant la Syrie. Par exemple, Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et Jaysh al-Muhajirin Wal-Ansar (JMA) sont des groupes terroristes dĂ©signĂ©s et assujettis Ă  des sanctions (embargo sur les armes, interdiction de voyage, gel des actifs) en plus des dĂ©cisions du ComitĂ© des sanctions concernant l’EIIL (Daesh) et Al-QaĂŻda (en vertu des rĂ©solutions 1267, 1989 et 2253 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies). Par dĂ©faut, le Canada intègre les rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies aux lois nationales en Ă©laborant des règlements en vertu de la Loi sur les Nations Unies (LNU), la liste des individus et des entitĂ©s Ă©tant incorporĂ©e par renvoi. Dans le cas particulier d’HTS, son inscription en tant qu’organisation terroriste en vertu du Code criminel satisfait aux obligations juridiques internationales du Canada en vertu du rĂ©gime des sanctions des Nations Unies. Bien que les entitĂ©s soient citĂ©es en vertu du Code criminel, elles sont soustraites Ă  l’application de la LNU.

Après la chute du régime Assad

Le 8 dĂ©cembre 2024, les forces d’opposition menĂ©es par HTS ont rĂ©ussi Ă  mettre fin au rĂ©gime Assad en Syrie. Un gouvernement de transition dirigĂ© par HTS a Ă©tĂ© formĂ© et s’efforce de mettre la Syrie sur la voie de la stabilisation politique et d’une transition pacifique. Toutefois, le paysage de la sĂ©curitĂ© reste fragile et complexe, divers groupes armĂ©s continuant Ă  exercer leur contrĂ´le dans certaines parties du pays.

On estime que plus de 16 millions de personnes, soit environ 70 % de la population du pays, continuent Ă  avoir besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Le Règlement sur la Syrie prĂ©voit une dĂ©rogation humanitaire permettant d’apporter une aide humanitaire limitĂ©e dans le but de sauvegarder des vies humaines, d’apporter du secours en cas de catastrophe, de favoriser la dĂ©mocratisation et la stabilisation ou de fournir de la nourriture, des mĂ©dicaments, des fournitures ou du matĂ©riel mĂ©dical, mais uniquement Ă  destination d’une organisation internationale dotĂ©e d’un statut diplomatique, les organismes des Nations Unies, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ou les organisations non gouvernementales ayant conclu un accord de subvention ou de contribution avec Affaires mondiales Canada. Les limites de l’exemption humanitaire assortie aux mesures de sanctions Ă©tendues liĂ©es Ă  la Syrie entravent l’aide humanitaire directe et plus large qui pourrait ĂŞtre offerte par les Canadiens pour renforcer le soutien et contribuer Ă  la stabilisation et Ă  une transition durable.

Réponse internationale à la chute du régime Assad

Le 12 dĂ©cembre 2024, les dirigeants du G7 ont rĂ©affirmĂ© leur engagement envers le peuple de la Syrie et leur plein appui Ă  un processus de transition politique inclusif dirigĂ© par la Syrie et appartenant Ă  la Syrie dans l’esprit des principes de la rĂ©solution 2254 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies, qui a demandĂ© un cessez-le-feu et un règlement politique en Syrie en tant que moyen de mettre fin Ă  la guerre civile. Ils ont Ă©galement appelĂ© toutes les parties Ă  prĂ©server l’intĂ©gritĂ© territoriale et l’unitĂ© nationale de la Syrie et Ă  respecter son indĂ©pendance et sa souverainetĂ©.

Depuis dĂ©cembre 2024, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union europĂ©enne et d’autres pays ont exprimĂ© leur volontĂ© de contribuer Ă  l’aide humanitaire destinĂ©e au peuple syrien pendant cette pĂ©riode de transition.

La réponse du Canada à la chute du régime Assad

Le Canada accueille favorablement la fin du rĂ©gime Assad en Syrie le 8 dĂ©cembre 2024. Le 13 janvier 2025, le Canada a annoncĂ© un financement gouvernemental supplĂ©mentaire pour de l’aide qui sera fournie par l’entremise de l’ONU et de partenaires humanitaires chevronnĂ©s afin de combler les besoins urgents en Syrie. Le financement contribuera Ă  fournir de l’eau potable et des aliments sains, des services de protection, notamment pour la prĂ©vention, l’attĂ©nuation et la rĂ©ponse Ă  la violence fondĂ©e sur le genre, des services d’assainissement et d’hygiène, ainsi que des services de santĂ©.

Le 28 fĂ©vrier 2025, le Canada a dĂ©livrĂ© le Permis d’application gĂ©nĂ©rale, qui permet temporairement Ă  tous les Canadiens d’effectuer des transactions humanitaires prĂ©cises avec les Syriens et la Syrie, y compris avec la Banque centrale de Syrie et six autres banques d’État.

Ă€ la chute du rĂ©gime Assad, le Canada a repris son travail diplomatique avec les autoritĂ©s syriennes et a commencĂ© des visites rĂ©gulières Ă  Damas au niveau opĂ©rationnel en janvier. Le 7 fĂ©vrier 2025, l’ancien premier ministre Justin Trudeau a annoncĂ© la nomination de l’honorable Omar Alghabra en tant qu’ancien envoyĂ© spĂ©cial du Canada pour la Syrie. Le 12 mars 2025, le Canada a nommĂ© son ambassadeur au Liban pour occuper simultanĂ©ment le poste d’ambassadeur non-rĂ©sident auprès de la Syrie. Le 5 aoĂ»t 2025, l’ambassadeur du Canada au Liban a rencontrĂ© le ministre syrien des Affaires Ă©trangères Asaad Hassan al-Shaibani et le gouverneur de la Banque centrale Ă  Damas.

Objectif

L’ArrĂŞtĂ© modifiant le Permis d’application gĂ©nĂ©rale autorisant certaines activitĂ©s et opĂ©rations interdites au titre du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie (l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel) vise Ă  Ă©tendre l’application du Permis d’application gĂ©nĂ©rale, qui vise Ă  :

Description

L’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel prolonge le permis d’application gĂ©nĂ©rale homologuĂ© le 28 fĂ©vrier 2025 en vertu de la LMES pour permettre Ă  toute personne (individus et entitĂ©s) au Canada et Ă  tout Canadien Ă  l’étranger d’exercer des activitĂ©s et des transactions qui seraient autrement interdites en vertu du Règlement sur la Syrie Ă  l’appui de la prestation d’aide humanitaire, de la dĂ©mocratisation et de la stabilisation concernant la Syrie.

Toute personne au Canada et les Canadiens Ă  l’étranger sont autorisĂ©s Ă  fournir des fonds ou des services Ă  la Syrie pour soutenir la fourniture d’une aide humanitaire Ă  la Syrie ou Ă  l’intĂ©rieur de celle-ci, y compris des transactions avec les sept banques actuellement sanctionnĂ©es suivantes en vertu du Règlement sur la Syrie :

  1. Banque commerciale de Syrie (annexe 1, partie 1, no 8)
  2. Real Estate Bank (annexe 1, partie 1, no 16)
  3. Industrial Bank (annexe 1, partie 1, no 35)
  4. Popular Credit Bank (annexe 1, partie 1, no 36)
  5. Saving Bank (annexe 1, partie 1, no 37)
  6. Agricultural Cooperative Bank (annexe 1, partie 1, no 38)
  7. Banque centrale de Syrie (annexe 1, partie 1, no 39)

Au moment de son entrĂ©e en vigueur le 28 fĂ©vrier 2025, la pĂ©riode de validitĂ© initiale du Permis d’application gĂ©nĂ©rale Ă©tait fixĂ©e Ă  180 jours. Aux termes de l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel actuel, la pĂ©riode de validitĂ© du Permis d’application gĂ©nĂ©rale est maintenant prolongĂ©e de six mois supplĂ©mentaires.

Pour toute activité ou transaction qui dépasse la portée du Permis d’application générale susmentionné, il est interdit à toute personne au Canada ou à tout Canadien à l’étranger de faire le commerce des biens, d’effectuer des opérations, de fournir des services, de transférer des biens, ou autrement de fournir des biens aux personnes désignées au titre du Règlement sur la Syrie. D’autres interdictions prévues par le Code criminel et en vertu des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies peuvent encore s’appliquer aux activités humanitaires et à d’autres activités. Des renseignements supplémentaires sont disponibles dans la FAQ disponible sur la page Web des sanctions canadiennes du site Web d’Affaires mondiales Canada.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants pertinents, notamment des organisations de la société civile, des communautés culturelles et des représentants d’autres gouvernements aux vues similaires, pour discuter de l’approche du Canada quant à la mise en œuvre de sanctions. De la même façon, il collabore avec des organisations de la société civile et des institutions financières au sujet de la conformité aux sanctions ainsi que des demandes de permis et des autorisations individuelles.

Au cours des derniers mois, depuis la chute du régime d’Assad, des intervenants et des experts en la matière ont demandé à ce que le Canada accroisse son aide en réponse aux besoins humanitaires en Syrie. Bien que tous les Canadiens soient autorisés à utiliser le Permis d’application générale, on s’attend à ce que les intervenants qui bénéficient de cette mesure soient principalement des organismes de la société civile, des organismes à but non lucratif, des organismes de bienfaisance ou des individus et des groupes issus de la diaspora syrienne au Canada qui souhaitent envoyer des fonds ou offrir des services pour contribuer à l’aide humanitaire en Syrie. Cette nouvelle réglementation ne devrait pas avoir de conséquences sur les intervenants concernés, étant donné que le Permis d’application générale et ses modifications continuent d’assouplir les restrictions et de supprimer temporairement les obstacles à des activités et transactions humanitaires spécifiques concernant la Syrie.

Une consultation publique concernant le Permis d’application générale n’aurait pas été appropriée ou possible en raison de considérations délicates liées à la politique étrangère et de contraintes de temps pour soutenir une transition durable en Syrie. Dans le cadre de la mise en œuvre du permis général et d’autres activités liées à la Syrie, le Canada continuera de communiquer avec les intervenants et d’échanger des perspectives avec eux sur la meilleure façon dont les efforts canadiens peuvent soutenir l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire à la Syrie.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, un examen initial de la portée géographique des modifications a été effectué pour déterminer si la modification pourrait avoir des incidences sur les traités modernes, les obligations de consulter ou les obligations au titre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Aucune incidence ni obligation relative aux traités modernes n’a été relevée, puisque les modifications ne prennent pas effet dans une région visée par un traité moderne.

Choix de l’instrument

En vertu de la LMES, les sanctions sont imposées et levées par l’amendement d’un règlement. Par conséquent, les règlements sont le seul instrument juridique qui puisse annuler des interdictions ou lever certaines mesures interdites en vertu de la LMES. Aucun autre instrument n’a pu être envisagé.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

On s’attend à ce que les Canadiens qui chercheront à bénéficier du Permis d’application générale soient des organisations de la société civile, des organismes à but non lucratif, des organismes de bienfaisance ou des individus et des groupes issus de la diaspora syrienne au Canada. Le Permis d’application générale autorise certaines activités et opérations qui seraient autrement interdites en vertu du Règlement sur la Syrie.

La prolongation du Permis d’application générale maintient la levée temporaire de certaines restrictions, ce qui permet aux intervenants de fournir une aide humanitaire à la Syrie. La prolongation du Permis d’application générale ne devrait pas avoir de conséquences sur les intervenants concernés et on s’attend à ce qu’elle ait un effet positif d’une part sur les organisations canadiennes qui pourront mener des activités ou des opérations humanitaires supplémentaires et d’autre part sur les citoyens de la Syrie qui bénéficieront du soutien humanitaire.

Les banques et les institutions financières canadiennes sont tenues de se conformer aux sanctions. Comme les mesures sont prolongées, il suffira à ces institutions de modifier la date de validité du Permis d’application générale dans leurs systèmes de surveillance, ce qui peut entraîner des coûts de mise en conformité négligeables.

Les coûts supplémentaires pour le gouvernement du Canada pour poursuivre la mise en œuvre et l’administration du Permis d’application générale sont minimes.

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que la prolongation du Permis d’application générale n’aura pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. On s’attend à ce que ce soit principalement des entités et des organisations non commerciales qui prennent part aux activités humanitaires en Syrie. Si une petite entreprise souhaite participer à des activités humanitaires en Syrie, le Permis d’application générale maintient la levée temporaire de l’obligation de présenter une demande de permis en vertu du Règlement sur la Syrie, bien que les activités puissent être assujetties à toute autre interdiction pertinente en vertu du Code criminel et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. D’autres obligations prévues au Règlement sur la Syrie, comme l’obligation de communication, demeurent en place.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire dans le fardeau administratif des intervenants qui souhaitent bĂ©nĂ©ficier du Permis d’application gĂ©nĂ©rale. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. On s’attend Ă  ce que ce soit principalement des entitĂ©s et des organisations non commerciales qui prennent part aux activitĂ©s humanitaires en Syrie. Le Permis d’application gĂ©nĂ©rale maintient la levĂ©e temporaire de l’obligation de prĂ©senter une demande de permis en vertu du Règlement sur la Syrie, bien que les activitĂ©s puissent ĂŞtre assujetties Ă  toute autre interdiction pertinente en vertu du Code criminel et des rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

En prolongeant le Permis d’application générale, le Canada harmonise ses efforts avec ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et d’autres pays. Bien que le décret ministériel ne soit lié ni à un plan de travail ni à un engagement pris dans un cadre officiel de coopération en matière de réglementation, il s’harmonise avec les mesures prises ou annoncées par certains alliés du Canada, comme l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Obligations internationales

Le respect des obligations internationales du Canada a été pris en compte dans l’élaboration de la présente proposition.

En tant qu’État membre de l’ONU et conformĂ©ment Ă  l’article 25 de la Charte des Nations Unies, le Canada est lĂ©galement tenu de mettre en Ĺ“uvre les dĂ©cisions contraignantes du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies prises en vertu du chapitre VII. Ces dĂ©cisions comprennent des mesures autres que le recours Ă  la force (par exemple le gel des avoirs, l’interdiction de voyager, l’embargo sur les armes) pour maintenir ou rĂ©tablir la paix et la sĂ©curitĂ© internationales lorsqu’il existe une menace Ă  la paix, une atteinte Ă  la paix ou un acte d’agression. Affaires mondiales Canada coordonne avec le ministère de la Justice la mise en Ĺ“uvre de ces rĂ©solutions dans le droit canadien, gĂ©nĂ©ralement en Ă©laborant des règlements en vertu de la LNU. Le Canada a mis en Ĺ“uvre les rĂ©solutions 1267, 1989 et 2253 concernant l’EIIL (Daech) et Al-QaĂŻda du ComitĂ© des sanctions du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies en prenant le Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur le Taliban, EIIL (Daech) et Al-QaĂŻda. Toutefois, dans le cas des sanctions de l’ONU contre HTS et JMA, le Canada a respectĂ© ses obligations internationales d’appliquer des sanctions en dĂ©signant ces organisations comme des entitĂ©s terroristes au titre du Code criminel.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que le renouvellement du décret ministériel entraîne des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES), une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une EEES n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une analyse des effets sur le genre et la diversité dans le passé. Bien qu’elles visent à faciliter un changement de comportement au moyen de pressions économiques sur des individus et des entités dans des États étrangers, les sanctions prévues par la LMES peuvent néanmoins avoir des répercussions involontaires sur certains groupes et individus en situation de vulnérabilité. Des sanctions ciblées limitent les effets collatéraux sur les personnes qui dépendent des individus et entités désignés, et il est peu probable qu’elles aient un effet négatif important sur les groupes vulnérables comparativement à des sanctions économiques traditionnelles générales visant un État. De plus, en maintenant la levée de certaines restrictions afin de permettre un soutien humanitaire accru, ce Permis d’application générale devrait avoir un effet positif sur les citoyens syriens, y compris les groupes vulnérables.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en Ĺ“uvre 

L’arrêté ministériel entre en vigueur le jour de son enregistrement.

Conformité et application

Le Service des délégués commerciaux d’Affaires mondiales Canada continuera d’aider ses clients à bien comprendre les règlements en matière de sanctions au Canada, et notamment l’incidence du Règlement sur la Syrie sur toutes les activités auxquelles les Canadiens pourraient participer, à l’étranger et au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie également ses efforts de sensibilisation partout au Canada, notamment auprès des entreprises, des universités et des gouvernements provinciaux et territoriaux, afin de renforcer la prise de conscience et le respect des sanctions canadiennes au pays.

Au titre de la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada peuvent imposer des sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, ainsi que par les articles 487 Ă  490, 491.1 et 491.2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient sciemment au Règlement sur la Syrie ou au Permis d’application gĂ©nĂ©rale est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou d’une combinaison des deux; ou encore, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

Personne-ressource

Affaires mondiales Canada
Direction générale des sanctions
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
Courriel : sanctions_permits-permis@international.gc.ca
TĂ©lĂ©phone (sans frais) : 1‑833‑352‑0769
TĂ©lĂ©phone (local) : 1‑343‑203‑3975