Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants : DORS/2025-139

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 14

Enregistrement
DORS/2025-139 Le 13 juin 2025

LOI SUR LES PĂŠCHES

C.P. 2025-508 Le 13 juin 2025

Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu de l’alinĂ©a 36(5)b) de la Loi sur les pĂŞches rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants

Modification

1 L’annexe 2 du Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Eaux ou lieux

Colonne 2

Description

91 Une partie d’un tributaire sans nom du lac Balmer, situĂ©e Ă  environ 10,5 km au nord-est de Red Lake, en Ontario La partie d’un tributaire sans nom du lac Balmer situĂ©e Ă  environ 10,5 km au nord-est de la ville de Red Lake, en Ontario. Plus prĂ©cisĂ©ment, la partie qui s’étend vers le nord-ouest sur une distance de 1000 m Ă  partir du point situĂ© par 51°03′35,43″ de latitude N. et 93°41′33,18″ de longitude O., jusqu’au point situĂ© par 51°04′01,48″ de latitude N. et 93°42′01,03″ de longitude O.
92 Toutes les eaux comprises dans la rĂ©gion dĂ©crite dans la colonne 2, situĂ©e Ă  environ 10,9 km au nord-est de Red Lake, en Ontario Les eaux comprises dans une rĂ©gion situĂ©e Ă  environ 10,9 km au nord-est de la ville de Red Lake, en Ontario. Plus prĂ©cisĂ©ment, la rĂ©gion dĂ©limitĂ©e par six lignes droites reliant six points, Ă  partir du point situĂ© par 51°03′30,07″ de latitude N. et 93°41′31,10″ de longitude O., de lĂ , vers le nord-est sur une distance  de 117 m  jusqu’au point situĂ© par 51°03′33,51″ de latitude N. et 93°41′28,57″ de longitude O., de lĂ , vers le sud-est sur une distance de 975 m jusqu’au point situĂ© par 51°03′25,06″ de latitude N. et 93°40′40,33″ de longitude O., de lĂ , vers le sud sur une distance de 104 m jusqu’au point situĂ© par 51°03′21,80″ de latitude N. et 93°40′41,65″ de longitude O., de lĂ , vers le sud-ouest sur une distance de 727 m jusqu’au point situĂ© par 51°03′16,46″ de latitude N. et 93°41′18,02″ de longitude O., de lĂ , vers l’ouest sur une distance de  196 m jusqu’au point situĂ© par 51°03′17,95″ de latitude N. et 93°41′27,83″ de longitude O., de lĂ , vers le nord sur une distance de  380 m jusqu’au point situĂ© par 51°03′30,07″ de latitude N. et 93°41′31,10″ de longitude O.

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Evolution Mining Gold Operations Limited (le promoteur) propose d’agrandir la mine d’or de Red Lake Operations (le projet), situĂ©e Ă  environ six kilomètres (km) Ă  l’est de Red Lake, dans le nord-ouest de l’Ontario, afin de prolonger la durĂ©e de vie opĂ©rationnelle de la mine. Le projet permettrait au promoteur de poursuivre l’exploitation de la mine jusqu’en 2040.

Le promoteur agrandira l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers en place, qui devrait atteindre sa pleine capacitĂ© en aoĂ»t 2025, afin de gĂ©rer les rĂ©sidus produits par l’exploitation minière. Cet agrandissement entraĂ®nera la destruction de six plans d’eau oĂą vivent des poissons. La Loi sur les pĂŞches interdit le rejet de substances nocives dans les eaux oĂą vivent des poissons, Ă  moins d’une autorisation dĂ©signĂ©e par règlement. Le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (REMMMD) prĂ©voit des dispositions permettant, Ă  certaines conditions, le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans des eaux oĂą vivent des poissons.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (les modifications) inscrira, Ă  l’annexe 2 du REMMMD, six plans d’eau, les dĂ©signant comme dĂ©pĂ´ts de rĂ©sidus miniers (DRM). Ces six plans d’eau reprĂ©senteront une perte de 2,39 hectares (ha) d’habitat du poisson.

Justification : Le promoteur a Ă©valuĂ© plusieurs options afin de dĂ©terminer la mĂ©thode d’élimination et l’emplacement du site privilĂ©giĂ©s pour la gestion des rĂ©sidus miniersrĂ©fĂ©rence 2, en tenant compte de facteurs environnementaux, techniques, Ă©conomiques et socioĂ©conomiques. Le promoteur a prĂ©parĂ© un rapport d’évaluation des solutions de rechange, conformĂ©ment au Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers du ministère de l’Environnement. Le site retenu a obtenu la note globale la plus Ă©levĂ©e Ă  l’issue d’une analyse de comptes multiples.

L’option privilégiée pour le dépôt des résidus miniers a été retenue pour réduire au minimum les répercussions sur l’environnement, notamment la destruction d’habitats et les ouvrages de franchissement de cours d’eau, et pour protéger les intérêts des peuples autochtones et des communautés locales en ce qui concerne l’utilisation actuelle des terres et des ressources à des fins traditionnelles.

Le REMMMD exige que le promoteur Ă©labore et mette en Ĺ“uvre un plan de compensation de l’habitat du poisson (PCHP) pour compenser la perte d’habitat du poisson dĂ©coulant du dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les eaux oĂą vivent des poissons. Une lettre de crĂ©dit, ou une garantie financière Ă©quivalente, est exigĂ©e du promoteur pour engager les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre du PCHP qui, selon les estimations, s’élèvent Ă  6,22 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 3 sur une pĂ©riode de 10 ans. La mise en Ĺ“uvre du PCHPrĂ©fĂ©rence 4 entraĂ®nerait la crĂ©ation de 5,12rĂ©fĂ©rence 5 ha d’habitat du poisson, contrebalançant ainsi la perte associĂ©e Ă  la destruction des six plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD.

Enjeux

Le promoteur, Evolution Mining Gold Operations Ltd., propose de consolider les rĂ©sidus miniers de son site Campbell et de permettre l’exploitation continue de la mine de Red Lake en agrandissant l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers (IGR) du site Red Lake, qui devrait ĂŞtre entièrement remplie d’ici aoĂ»t 2025. Le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers produits par l’exploitation minière entraĂ®nera la destruction de six plans d’eau oĂą vivent des poissons, ce qui reprĂ©sente une superficie totale de 2,39 ha d’habitat du poisson.

Le paragraphe 36(3) de la Loi sur les pĂŞches (la Loi) interdit le rejet de substances nocives dans les eaux oĂą vivent des poissons, Ă  moins d’une autorisation dĂ©signĂ©e par règlement. Le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (REMMMD) prĂ©voit des dispositions permettant, Ă  certaines conditions, le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans des eaux oĂą vivent des poissons. Pour que le promoteur puisse rejeter des rĂ©sidus miniers dans des plans d’eau oĂą vivent des poissons, les plans d’eau doivent d’abord ĂŞtre inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD.

Contexte

Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants

Le REMMMD prescrit les limites maximales autorisées des substances nocives présentes dans les effluents miniers (c’est-à-dire l’arsenic, le cuivre, le cyanure, le plomb, le nickel, le zinc, le radium 226, l’ammoniac non ionisé et le total des solides en suspension). Le REMMMD précise également la plage de pH autorisé pour les effluents miniers et exige que ces derniers ne présentent pas de létalité aiguë pour les poissons et les invertébrésréférence 6. Ainsi, l’effluent rejeté à partir de tout point de rejet final d’une mine assujettie au REMMMD, y compris tout effluent des dépôts de résidus miniers (DRM), doit respecter les limites autorisées pour les substances nocives ainsi que les autres conditions énoncées dans le REMMMD. De plus, le REMMMD exige que les propriétaires et exploitants de mines procèdent à des analyses d’échantillons et assurent un suivi des effluents pour veiller au respect des limites autorisées et déterminer toute répercussion sur les poissons, l’habitat du poisson et les ressources halieutiques. Le ministère de l’Environnement (le Ministère) publie chaque année les résumés des évaluations du rendement des mines par rapport aux limites prescrites et aux diverses exigences du REMMMD.

Le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans des eaux oĂą vivent des poissons ne peut ĂŞtre autorisĂ© qu’en modifiant le REMMMD par l’inscription du plan d’eau en question Ă  l’annexe 2 et en le dĂ©signant comme DRM. L’article 5 du REMMMD autorise le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les plans d’eau Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’annexe 2 du REMMMD, aux conditions prescrites. L’article 27.1 du REMMMD exige l’élaboration et la mise en Ĺ“uvre d’un PCHP pour compenser la perte d’habitat du poisson qui dĂ©coulerait de l’utilisation d’un plan d’eau oĂą vivent des poissons pour le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers. Le PCHP doit ĂŞtre approuvĂ© par la ministre de l’Environnement avant tout dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les plans d’eau concernĂ©s. Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’une mine est Ă©galement tenu de prĂ©senter une lettre de crĂ©dit irrĂ©vocable, ou une garantie financière Ă©quivalente, afin de garantir que les fonds sont en place, au cas oĂą le propriĂ©taire ou l’exploitant ne parviendrait pas Ă  mettre en Ĺ“uvre tous les Ă©lĂ©ments du PCHP. Les dĂ©pĂ´ts dans les plans d’eau inscrits Ă  l’annexe 2 ne sont autorisĂ©s aux termes de l’article 5 du REMMMD, que lorsqu’un PCHP est approuvĂ© en vertu de l’article 27.1.

Pour tout projet où l’élimination proposée de résidus miniers (y compris d’effluents miniers) toucherait des eaux où vivent des poissons, le propriétaire ou l’exploitant de la mine doit envisager des solutions de rechange au dépôt de résidus miniers et démontrer que l’option privilégiée est la meilleure selon les critères environnementaux, techniques, économiques et socioéconomiques décrits dans le Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des déchets miniers du Ministère.

Projet d’agrandissement pour la gestion des résidus miniers à l’extrémité est de Red Lake

Le promoteur propose d’agrandir l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers existante afin de poursuivre l’exploitation du site Red Lake, un lieu d’extraction et de traitement de l’or situĂ© Ă  environ six kilomètres (km) Ă  l’est de Red Lake, en Ontario (voir la figure 1). Le site Red Lake fait partie de Red Lake Operations, qui comprend Ă©galement plusieurs autres sites, dont les sites Campbell et Bateman. Le projet d’agrandissement comprend deux phases. Tout d’abord, la zone de rĂ©sidus miniers TA1 sera agrandie en haussant la digue de sĂ©paration 1 et le barrage situĂ© Ă  l’extrĂ©mitĂ© est, et un fossĂ© de dĂ©rivation temporaire sera construit près de la partie nord de l’IGR. Dans la deuxième phase, une nouvelle zone de rĂ©sidus miniers sera créée Ă  l’est du barrage de l’extrĂ©mitĂ© est par la construction d’un ensemble de barrages et de digues, et un nouveau bassin de dĂ©rivation permanent et un canal de dĂ©rivation seront construits au sud de la zone de dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers est. Les travaux d’agrandissement permettront d’obtenir une capacitĂ© de stockage supplĂ©mentaire d’environ 13,9 millions de mètres cubes de rĂ©sidus miniers et l’agrandissement devrait prolonger la durĂ©e d’exploitation de la mine jusqu’en 2040.

Figure 1 : Emplacement de la mine de Red Lake

Une carte, Ă  l’échelle 1/5 400 000, montre l’emplacement gĂ©nĂ©ral du projet de la mine Red Lake, en Ontario.  – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 1 : Emplacement de la mine de Red Lake - Version textuelle

La figure prĂ©sente une carte de l’Ontario, Ă  l’Ă©chelle 1/5 400 000, dont les distances sont en kilomètres (km), indiquant l’emplacement gĂ©nĂ©ral de la mine Red Lake (Ă©toile jaune au milieu de la carte). Le projet est situĂ© Ă  environ 6 km Ă  l’est de la ville de Red Lake, en Ontario. La carte montre l’emplacement du projet par rapport aux villes importantes, y compris Red Lake Ă  l’ouest, Kenora au sud, Winnipeg au sud-ouest et Thunder Bay au sud-est.

La lĂ©gende situĂ©e au bas de la carte dĂ©finit le symbole indiquant l’emplacement du projet.

Infrastructures minières ayant un impact sur les plans d’eau où vivent des poissons

Les stĂ©riles produits par la mine de Red Lake sont constituĂ©s de rĂ©sidus miniers. L’agrandissement de l’IGR existante est nĂ©cessaire pour poursuivre l’exploitation actuelle et continuer le stockage des boues de rĂ©sidus miniers. Cet agrandissement aura des rĂ©percussions sur six plans d’eau et causera la perte de 2,39 ha d’habitat du poisson.

Objectif

Les modifications visent Ă  inscrire, Ă  l’annexe 2 du REMMMD, six plans d’eau oĂą vivent des poissons et Ă  les dĂ©signer comme DRM.

Description

Les modifications inscriront Ă  l’annexe 2 du REMMMD un plan d’eau et une rĂ©gion gĂ©ographique (voir figure 2) englobant cinq plans d’eau et les dĂ©signant comme DRM. Les modifications permettront le rejet de rĂ©sidus miniers dans les DRM inscrits, une fois que la ministre de l’Environnement aura approuvĂ© le PCHP en vertu de l’article 27.1 du REMMMD.

Figure 2 : Emplacement des plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD

Une carte Ă  l’échelle 1/16 500 indique l’emplacement des plans d’eau touchĂ©s du site de la mine Red Lake, en Ontario, inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD.  – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 2 : Emplacement des plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD - Version textuelle

La figure, dont l’Ă©chelle est de 1/16 500 et les distances sont en kilomètres (km), prĂ©sente l’emplacement de la mine Red Lake. Les plans d’eau inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD sont en bleu et l’empreinte du projet d’agrandissement de la zone de gestion des rĂ©sidus miniers est en gris.

Le plan d’eau et la rĂ©gion gĂ©ographique inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD sont indiquĂ©s par les lettres A et B. Le plan d’eau A s’Ă©tend vers le nord et l’ouest, dans le nord de l’extension de la zone de rĂ©sidus miniers TA1, et ses deux extrĂ©mitĂ©s sont marquĂ©es par les points de cheminement 1 et 2. La rĂ©gion gĂ©ographique B comprend cinq plans d’eau, est dĂ©limitĂ©e au moyen d’un polygone irrĂ©gulier constituĂ© de six lignes droites qui relient six points de cheminement numĂ©rotĂ©s de 1 Ă  6, et est situĂ©e au centre de la nouvelle zone de rĂ©sidus miniers est.

La lĂ©gende au bas de la carte montre les couleurs et les symboles utilisĂ©s pour reprĂ©senter les entitĂ©s sur la carte, notamment les points de cheminement, la zone d’impact prĂ©vu sur les pĂŞches - inscription Ă  l’annexe 2, l’empreinte proposĂ©e de l’expansion de la zone de gestion des rĂ©sidus miniers, les limites des brevets de surface de l’opĂ©ration de Red Lake, la ligne de transmission Wataynikaneyap, les autoroutes, routes locales, routes d’accès aux ressources/loisirs, les lignes de contour (intervalle de 2m), cours d’eau, et plans d’eau.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le 8 fĂ©vrier 2024, le Ministère a lancĂ© des consultations publiques sur les modifications proposĂ©es Ă  l’annexe 2 pour le projet, en collaboration avec le ministère des PĂŞches et des OcĂ©ans (MPO). Une pĂ©riode de consultation publique virtuelle a eu lieu du 26 fĂ©vrier au 10 avril 2024. Les dĂ©tails des modifications proposĂ©es et les instructions pour prĂ©senter des commentaires ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur un site Web de consultation. Ce site Web comprenait des liens vers le principal document faisant l’objet des consultations menĂ©es par le Ministère, soit le PCHP. Un rapport d’évaluation des solutions de rechange Ă©tait Ă©galement accessible Ă  titre d’information.

Pour promouvoir les consultations sur les modifications, le Ministère a annoncé la possibilité de formuler des commentaires à travers la diffusion d’une série de messages dans les médias sociaux, sur les comptes officiels Facebook, LinkedIn et X du Ministère.

Au cours de la consultation publique de 60 jours, un membre du grand public a envoyĂ© un commentaire dans lequel il exprimait ses prĂ©occupations concernant l’application, par le Ministère, de mĂ©thodes d’essai Ă  caractère lĂ©tal sur des poissons et des invertĂ©brĂ©s, ainsi que la gestion des animaux nuisibles, tels que les castors, sur les lieux de la mine. Le Ministère a accusĂ© rĂ©ception de ce commentaire et a indiquĂ© que tous les commentaires reçus seraient pris en considĂ©ration. Toutefois, aucun commentaire particulier du public sur l’évaluation des solutions de rechange ou le PCHP n’a Ă©tĂ© reçu.

La ministre de l’Environnement peut recommander au gouverneur en conseil une exemption de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada pour les modifications rĂ©glementaires dĂ©signant certains plans d’eau comme DRM lorsque certaines conditions sont satisfaites, dont l’élaboration d’un rapport d’évaluation des solutions de rechange et d’un PCHP, et que les collectivitĂ©s autochtones potentiellement touchĂ©es par les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© consultĂ©es. Étant donnĂ© que ces conditions ont Ă©tĂ© satisfaites, les modifications rĂ©glementaires Ă  l’annexe 2 du REMMMD sont exemptĂ©es de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada. Tous les commentaires reçus et toutes les prĂ©occupations exprimĂ©es par les communautĂ©s autochtones sur le PCHP après publication dans la Partie II de la Gazette du Canada seront pris en compte avant l’approbation du plan par la ministre.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation des répercussions des traités modernes, réalisée conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, a conclu que les modifications n’auraient aucune répercussion sur les droits et obligations découlant des traités modernes.

Les modifications visent à cadrer avec la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, à consulter les peuples autochtones et à coopérer avec eux afin de garantir que les lois du Canada cadrent avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

La mine de Red Lake est situĂ©e dans les territoires traditionnels de la Première Nation de Lac Seul et de la Première Nation de Wabauskang. Parmi les autres communautĂ©s autochtones Ă©tablies Ă  proximitĂ© de la mine, figurent les Asubpeeschoseewagong Netum Anishinabek (Première Nation de Grassy Narrows), la Première Nation de McDowell Lake, la Première Nation de Pikangikum et les Wabaseemoong Independent Nations. La mine est situĂ©e dans le territoire du TraitĂ© no 3. La MĂ©tis Nation of Ontario (Nation mĂ©tisse de l’Ontario) revendique des droits de rĂ©colte dans la rĂ©gion.

Les communautés autochtones ont été mobilisées et consultées sur le rapport d’évaluation des solutions de rechange ainsi que sur le PCHP, et les préoccupations relatives aux compensations proposées à l’égard de la perte d’habitat attribuable à l’agrandissement d’un dépôt de résidus miniers existant ont été prises en compte. Le Ministère continue de discuter du PCHP avec la Première Nation de Grassy Narrows, la Première Nation de Lac Seul, la Nation métisse de l’Ontario et la Première Nation de Wabauskang et collaborera avec le promoteur et le MPO pour répondre aux préoccupations et aux commentaires exprimés avant l’approbation du PCHP par la ministre, et après inscription sur la liste des DRM.

En fĂ©vrier 2024, en collaboration avec le MPO, le Ministère a officiellement mobilisĂ© les communautĂ©s autochtones. Il a envoyĂ© des communications Ă©crites par courriel aux communautĂ©s autochtones suivantes qui pourraient ĂŞtre touchĂ©es par le projet : le Grand conseil du TraitĂ© no 3, qui est le gouvernement traditionnel de la Nation Anishinaabe du TraitĂ© no 3, ainsi que la Première Nation de Grassy Narrows, la Première Nation de Lac Seul, la Première Nation de McDowell Lake, la Nation mĂ©tisse de l’Ontario, la Première Nation de Pikangikum, la Première Nation de Wabauskang et les Wabaseemoong Independent Nations. Sur les huit communautĂ©s autochtones, six ont rĂ©pondu qu’elles souhaiteraient participer aux consultations. La Première Nation de McDowell Lake et la Première Nation de Pikangikum n’ont pas rĂ©pondu aux efforts de sensibilisation du Ministère.

De fĂ©vrier 2024 Ă  mars 2025, en collaboration avec le MPO et le promoteur, le ministère de l’Environnement a mobilisĂ© et consultĂ© les communautĂ©s autochtones mentionnĂ©es prĂ©cĂ©demment. Les dĂ©tails de cet exercice de mobilisation et de consultation de chaque Nation figurent ci-dessous.

Consultation du Grand Conseil du TraitĂ© no 3

Le 6 mars 2024, dans le cadre d’une rĂ©union prĂ©paratoire, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© virtuellement les membres du Grand Conseil du TraitĂ© no 3 afin d’expliquer le processus rĂ©glementaire de modification Ă  l’annexe 2 du REMMMD et de leur prĂ©senter les dĂ©tails du projet. Aucune prĂ©occupation concernant le projet n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e au cours de la rĂ©union. Le 9 avril 2024, le ministère de l’Environnement a reçu une communication du Grand Conseil du TraitĂ© no 3 indiquant que le Conseil ne solliciterait pas de renforcement des capacitĂ©s et souhaiterait dorĂ©navant recevoir les avis de consultation sur le projet.

Consultation de la Première Nation de Grassy Narrows

Le 9 mai 2024, la Première Nation de Grassy Narrows a envoyĂ© une lettre faisant Ă©tat de ses prĂ©occupations concernant le projet et dĂ©clarant qu’il lui fallait du temps, des fonds et des renseignements suffisants pour participer Ă  cette importante consultation. Le 18 juillet 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© virtuellement l’équipe de protection des terres de la Première Nation de Grassy Narrows. Cette Ă©quipe a soulevĂ© des prĂ©occupations quant Ă  la contamination par le mercure, provenant d’une fabrique de chlore et de soude caustique situĂ©e Ă  Dryden (Ontario), des rivières English et Wabigoon, près de la Première Nation de Grassy Narrows, qui a de graves rĂ©percussions sur la santĂ© des membres de la communautĂ©. La Première Nation de Grassy Narrows a exprimĂ© le besoin de savoir si les effluents industriels de la mine aggraveront le problème de contamination par le mercure actuel et, le cas Ă©chĂ©ant, comment. La Première Nation a demandĂ© au Ministère et au promoteur de lui prĂ©senter des donnĂ©es sur les effluents et les donnĂ©es des Ă©tudes de suivi des effets sur l’environnement (SEE), outre celles sur les cas de non-conformitĂ© et d’application de la loi du site minier, les exigences rĂ©glementaires relatives au mercure et aux sulfates, et des renseignements sur le traitement des effluents. Le 17 septembre 2024, le Ministère a transmis toutes les donnĂ©es relatives Ă  la qualitĂ© des effluents dĂ©clarĂ©es par la mine en vertu du Règlement, et ce, depuis 2002, ainsi que toutes les donnĂ©es relatives Ă  la conformitĂ© rĂ©glementaire. Le 30 octobre 2024, Ă  la demande de la Première Nation de Grassy Narrows, le Ministère lui a fourni les donnĂ©es du promoteur sur le traitement des effluents au site minier. De plus, le 22 octobre 2024, le promoteur a communiquĂ© et fourni l’accès Ă  une salle de documents contenant toutes les donnĂ©es relatives aux SEE dĂ©clarĂ©es conformĂ©ment au REMMMD ainsi qu’une rĂ©cente Ă©tude de caractĂ©risation des effluents. Ă€ la demande de la Première Nation de Grassy Narrows et au moyen de cette salle de documents, le promoteur a Ă©galement communiquĂ© des renseignements sur les permis en vigueur et les demandes de permis en cours. Le 20 dĂ©cembre 2024, la Première Nation de Grassy Narrows a prĂ©sentĂ© une demande d’aide financière pour soutenir son examen du PCHP. L’ébauche d’un accord de contribution entre le Ministère et la Première Nation de Grassy Narrows a Ă©tĂ© fournie en fĂ©vrier 2025 et la version dĂ©finitive le 13 mars 2025. Au 7 mai 2025, le Ministère n’a reçu aucun commentaire de la Première Nation de Grassy Narrows sur le PCHP. Toutes les prĂ©occupations formulĂ©es et tous les commentaires exprimĂ©s reçus par le Ministère concernant le PCHP seront traitĂ©s avant l’approbation du PCHP par la ministre.

Consultation de la Première Nation de Lac Seul et de la Première Nation de Wabauskang

Le 16 fĂ©vrier 2024, en rĂ©ponse Ă  la communication transmise par le Ministère, la Première Nation de Lac Seul et la Première Nation de Wabauskang ont indiquĂ© qu’elles souhaiteraient participer Ă  des discussions conjointes sur le PCHP. Le 21 fĂ©vrier 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© virtuellement les experts-conseils de la Première Nation de Lac Seul et de la Première Nation Wabauskang dans le cadre d’une rĂ©union prĂ©paratoire afin de leur expliquer le processus rĂ©glementaire de modification Ă  l’annexe 2 du REMMMD ainsi que les dĂ©tails du projet. Une deuxième rĂ©union a eu lieu le 3 mai 2024, en prĂ©sence du promoteur, pour rĂ©pondre aux questions sur le PCHP. Le MPO a accordĂ© une aide financière Ă  la Première Nation de Lac Seul et Ă  la Première Nation de Wabauskang pour le renforcement des capacitĂ©s, afin que celles-ci puissent Ă©tudier le PCHP proposĂ© en juillet et en dĂ©cembre 2024, respectivement.

Le 29 avril 2025, le Ministère, le MPO et le promoteur ont rencontrĂ© virtuellement les membres de la Première Nation de Lac Seul et de la Première Nation de Wabauskang pour discuter des prĂ©occupations en suspens des deux nations. Les membres de la Première Nation de Lac Seul et de la Première Nation de Wabauskang ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant les anciens travaux d’exploitation minière de la rĂ©gion et, plus particulièrement, les rĂ©percussions des activitĂ©s minières actuelles en amont du Lac Balmer, qui servait par le passĂ© au dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers. Ils ont demandĂ© que le promoteur envisage d’autres mesures de compensation pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’eau du Lac Balmer. Bien que cette question ne soit pas prĂ©cisĂ©ment liĂ©e au projet de modification de l’annexe 2, les Nations ont indiquĂ© qu’avant de consentir Ă  l’agrandissement de la mine de Red Lake Operations, qui est situĂ©e sur leur territoire traditionnel, elles devaient s’assurer que les rĂ©sidus du Lac Balmer ne continuent pas de contaminer le bassin hydrographique après la fermeture de la mine. Le promoteur a indiquĂ© qu’il Ă©tait disposĂ© Ă  mener une Ă©tude sur les mesures complĂ©mentaires pour le Lac Balmer, et le MPO s’est engagĂ© Ă  ce qu’elle soit conditionnelle Ă  l’autorisation prĂ©vue par la Loi sur les pĂŞches. Deuxièmement, les communautĂ©s ont demandĂ© des prĂ©cisions sur l’évaluation des solutions de rechange pour le rejet des rĂ©sidus miniers, en particulier sur les raisons pour lesquelles les solutions de rechange A et C n’ont pas Ă©tĂ© retenues. Le promoteur s’est engagĂ© Ă  prĂ©parer une note d’information Ă  l’intention des communautĂ©s en rĂ©ponse Ă  cette demande.

Consultation de la Première Nation de McDowell Lake

La Première Nation de McDowell Lake n’a pas répondu aux efforts de sensibilisation du Ministère.

Consultation de la Nation métisse de l’Ontario

Le 30 avril 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© virtuellement le personnel technique de la Nation mĂ©tisse de l’Ontario (NMO) dans le cadre d’une rĂ©union prĂ©paratoire afin de lui expliquer le processus rĂ©glementaire de modification Ă  l’annexe 2 du REMMMD ainsi que le PCHP. Le MPO a fourni Ă  la NMO une aide financière pour le renforcement des capacitĂ©s afin de l’aider Ă  participer aux consultations et Ă  Ă©tudier le PCHP. Le 9 septembre 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© le personnel technique de la NMO et le comitĂ© de consultation de la rĂ©gion 1 de la NMO qui reprĂ©sente la communautĂ© des MĂ©tis du Nord-Ouest de l’Ontario (CMNOO). Au cours de la rĂ©union, la CMNOO s’est dite déçue de n’avoir Ă©tĂ© consultĂ©e par le promoteur sur aucun des aspects du projet d’agrandissement.

La CMNOO a prĂ©sentĂ© ses commentaires sur le PCHP le 19 novembre 2024. Deux grandes prĂ©occupations ressortent du document, en plus de plusieurs commentaires techniques sur le PCHP. Tout d’abord, la CMNOO estime qu’elle n’a pas Ă©tĂ© consultĂ©e lors de l’élaboration du projet d’agrandissement et qu’elle n’a pas eu l’occasion d’étudier le PCHP avant le mois de septembre 2024. Deuxièmement, comme les projets de compensation ne visent que la superficie du site minier en tant que tel, les membres de la CMNOO n’y ont pas accès et ne peuvent exercer leurs droits. La NMO juge que l’ancienne exploitation minière de Red Lake Operations, y compris la construction et l’exploitation de la mine, a causĂ© le dĂ©placement des peuples mĂ©tis de la rĂ©gion, ce qui a eu pour effet de limiter aujourd’hui l’exercice de leurs droits dans la zone du projet. C’est pourquoi la NMO a demandĂ© au promoteur d’évaluer des mesures de compensation en nature qui favoriseront l’exercice des droits du peuple mĂ©tis. En rĂ©ponse, le Ministère et le MPO encouragent les promoteurs Ă  consulter rapidement et souvent les communautĂ©s autochtones et ont indiquĂ© que le PCHP a Ă©tĂ© communiquĂ© Ă  la CMNOO lors de la première invitation Ă  consulter en fĂ©vrier 2024. En outre, comme le ratio d’habitat actuel dĂ©fini dans le PCHP est de 2,15:1 (ratio gain:perte), ce qui reprĂ©sente un gain net global, il est donc suffisant pour gĂ©rer les rĂ©percussions du projet. Le promoteur a prĂ©parĂ© une rĂ©ponse aux commentaires techniques.

Le 30 janvier 2025, le Ministère, le MPO et le promoteur ont rencontrĂ© virtuellement le personnel technique de la CMNOO et de la NMO pour discuter des rĂ©ponses du promoteur et du Ministère aux commentaires techniques. L’expert-conseil de la CMNOO n’a pas participĂ© Ă  la rĂ©union, ce qui a empĂŞchĂ© le Ministère et le promoteur de pouvoir rĂ©pondre Ă  ces commentaires de manière adĂ©quate. La CMNOO a fait part de ses prĂ©occupations concernant les rĂ©percussions de l’agrandissement de l’IGR sur les terres, qui dĂ©passent les autorisations fĂ©dĂ©rales prĂ©vues par la Loi sur les pĂŞches. Elle se demande comment l’emplacement de l’IGR a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© sans consultation adĂ©quate des MĂ©tis. Le Ministère a encouragĂ© les reprĂ©sentants de la CMNOO Ă  lui faire part de leurs commentaires ou de leurs prĂ©occupations concernant le rapport sur l’évaluation des solutions de rechange. Au 7 mai 2025, le Ministère n’avait pas encore reçu de commentaires particuliers sur le rapport d’évaluation des solutions de rechange de la part de la CMNOO. En outre, les reprĂ©sentants de la CMNOO ont demandĂ© s’ils pouvaient participer aux activitĂ©s de prĂ©lèvement des poissons. Le promoteur a rĂ©pondu qu’il serait disposĂ© Ă  permettre la participation des reprĂ©sentants de la CMNOO et qu’il prendrait en charge leurs dĂ©penses pour cette activitĂ©. Le promoteur a Ă©galement rĂ©itĂ©rĂ© son invitation aux reprĂ©sentants de la CMNOO Ă  visiter la mine afin de mieux comprendre les rĂ©percussions et les mesures de compensation proposĂ©es. Au cours de la rĂ©union, la NMO a indiquĂ© que l’aide financière fournie par le MPO pour l’étude du PCHP ne serait pas suffisante pour la mobilisation Ă  venir et a exprimĂ© son intĂ©rĂŞt Ă  Ă©laborer une entente de financement avec le promoteur. Le promoteur a rĂ©pondu qu’il Ă©tait disposĂ© Ă  conclure un tel accord et a demandĂ© Ă  la NMO de lui fournir des prĂ©cisions sur ses besoins. Au 7 mai 2025, le Ministère n’avait pas reçu de rĂ©ponse de la NMO Ă  cette demande du promoteur.

Le 31 janvier 2025, le Ministère a fait un suivi par courriel auprès de la NMO afin d’offrir une aide financière supplĂ©mentaire pour le renforcement des capacitĂ©s au moyen d’une entente de subventions et contributions concernant un futur exercice de mobilisation sur le PCHP. Au 7 mai 2025, la NMO n’avait pas rĂ©pondu Ă  cette offre.

Le 25 fĂ©vrier 2025, la CMNOO a envoyĂ© une lettre de suivi dans laquelle elle rĂ©itère ses prĂ©occupations concernant le fait qu’elle n’a pas Ă©tĂ© consultĂ©e sur l’évaluation des solutions de rechange ni sur le PCHP et que, par consĂ©quent, les MĂ©tis n’ont pas pu formuler de commentaires, et que les membres de la CMNOO ne sont pas en mesure d’exercer leurs droits parce que les mesures de compensation proposĂ©es se limitent au site minier en tant que tel. Dans sa rĂ©ponse, le Ministère a rappelĂ© aux membres de la CMNOO que les consultations pour le projet d’agrandissement de Red Lake ont commencĂ© en janvier 2024 et que, jusqu’à prĂ©sent, la CMNOO n’avait pas fourni de commentaires sur l’évaluation des solutions de rechange. Le Ministère a Ă©galement rĂ©pondu que les mesures de compensation sont suffisantes pour remĂ©dier aux rĂ©percussions du projet sur l’habitat du poisson. Le 25 mars, Evolution Mining a transmis une lettre Ă  la CMNOO pour lui proposer de collaborer avec elle Ă  la prĂ©paration d’un accord qui orienterait l’exercice de mobilisation en vue d’apporter des changements au projet de Red Lake Operations. Au 7 mai 2025, la CNMOO n’avait pas transmis de rĂ©ponse.

Consultation de la Première Nation de Pikangikum (PNP)

Après avoir indiqué au départ qu’elle souhaitait participer à des consultations concernant ce projet, la Première Nation de Pikangikum n’a pas répondu aux efforts de sensibilisation déployés par le Ministère pour organiser une réunion afin de discuter du projet de modification et du PCHP.

Consultation des Wabaseemoong Independent Nations

Le 18 avril 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© virtuellement les membres des Wabaseemoong Independent Nations. Au cours de la rĂ©union, les Wabaseemoong Independent Nations ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant la qualitĂ© de l’eau et les effets cumulatifs des rĂ©percussions industrielles et de la pollution en aval de la mine. Les Wabaseemoong Independent Nations sont Ă©galement prĂ©occupĂ©s par la sĂ©curitĂ© des barrages, qui est de compĂ©tence provinciale. Le 15 mai 2024, le Ministère a reçu une lettre des Wabaseemoong Independent Nations lui indiquant n’avoir aucune prĂ©occupation relative au projet dans sa forme actuelle et lui demandant de les informer de toute mise Ă  jour du projet.

Consultation menée par le promoteur

En 2014, le promoteur a conclu une entente sur les répercussions et les avantages (ERA) avec la Première Nation de Lac Seul et la Première Nation de Wabauskang, qui est en cours de renégociation. Les ERA sont des ententes négociées en privé qui établissent l’engagement et les responsabilités des communautés autochtones touchées et du promoteur de la mine. En règle générale, les ERA visent à remédier aux effets qui peuvent être négatifs des activités de développement sur les droits des communautés autochtones et à garantir des avantages sociaux et économiques à ces communautés.

Choix de l’instrument

Les options non réglementaires comprendraient l’élimination des résidus miniers d’une manière qui n’aurait pas d’incidence sur les plans d’eau où vivent des poissons, ou seraient des options terrestres. Les options réglementaires correspondent à celles qui entraîneraient la destruction des eaux où vivent des poissons.

Le promoteur a Ă©laborĂ© huit options dans son Ă©valuation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers (PDF, disponible en anglais seulement) afin de dĂ©terminer la meilleure option pour le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers, en tenant compte des facteurs environnementaux, techniques, Ă©conomiques et socioĂ©conomiques. Cette Ă©valuation a Ă©tĂ© effectuĂ©e conformĂ©ment au Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers.

Le promoteur a envisagé d’employer d’autres techniques de gestion des résidus, notamment les boues de résidus miniers, les résidus épaissis, les résidus épaissis à haute densité, les résidus en pâte et les résidus filtrés, mais il a déterminé que les boues de résidus constituaient la meilleure technologie, car elle est compatible avec les installations de traitement en place.

Le promoteur a cerné huit options pour l’emplacement du projet d’agrandissement de l’IGR de Red Lake Operations. Six emplacements ont été envisagés sur le site de Red Lake, une ancienne aire de gestion des résidus du complexe Campbell et l’installation de gestion des résidus du site Bateman.

Les critères de sĂ©lection prĂ©liminaires suivants ont servi Ă  amĂ©liorer la liste des options possibles pour l’entreposage des rĂ©sidus miniers :

  1. La solution proposée permet d’éviter toute interférence avec le tracé de la ligne de transport d’électricité de Wataynikaneyap, qui doit rester accessible en vue des travaux d’entretien et de réparation.
  2. La solution proposée permet d’éviter les secteurs où les barrages de l’IGR empiètent sur les fondations réputées de mauvaise qualité, ce qui accroîtrait le risque de rupture du barrage.
  3. La solution proposée permet d’éviter les risques de causer des effets inacceptables sur l’environnement en cas de rupture de barrage, en particulier pour le Lac Balmer ou Red Lake.

Sur les huit sites de stockage de rĂ©sidus envisagĂ©s, trois ont Ă©tĂ© retenus pour d’autres analyses (solution de rechange B : zone de dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers est et bassin TA2; solution de rechange C : zone de rĂ©sidus miniers sud-ouest; et solution de rechange D : zone de rĂ©sidus miniers est et bassin d’eau au nord), voir les figures 3, 4 et 5. Les trois autres options sont dĂ©crites au tableau 1.

Figure 3 : Solution de rechange B, zone de rĂ©sidus miniers est et bassin TA2

Une carte, Ă  l’échelle 1/16 800, indique la configuration de l’option B pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers au site de la mine Red Lake. – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 3 : Solution de rechange B, zone de rĂ©sidus miniers est et bassin TA2 - Version textuelle

La carte du site de la mine Red Lake, Ă  l’Ă©chelle 1/16 800, indique la configuration de l’option B pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers.

La carte illustre l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers proposĂ©e par rapport Ă  l’infrastructure minière, aux plans d’eau et aux cours d’eau en place.

La lĂ©gende au bas de la carte montre les symboles utilisĂ©s pour reprĂ©senter les entitĂ©s sur la carte, notamment l’empreinte de l’opĂ©ration existante de gestion des rĂ©sidus miniers de Red Lake, les limites des brevets de surface de l’opĂ©ration de Red Lake, la ligne de transmission Wataynikaneyap, les routes d’accès aux ressources/loisirs, les lignes de contour (intervalle de 5m), les marĂ©cages, les cours d’eau, les plans d’eau, bassins de dĂ©rivation, bassins, contrefort du barrage, l’extension des rĂ©sidus miniers, les marĂ©cages artificiels, nouveau barrage, barrage existant Ă  Ă©lever (base faible), le canal de dĂ©rivation construit, et le canal de dĂ©rivation par le canal naturel.

Figure 4 : Solution de rechange C, zone de rĂ©sidus miniers sud-ouest

Une carte, Ă  l’échelle 1/16 800, indique la configuration de l’option C pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers au site de la mine Red Lake. – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 4 : Solution de rechange C, zone de rĂ©sidus miniers sud-ouest - Version textuelle

La carte du site de la mine Red Lake, Ă  l’Ă©chelle 1/16 800, indique la configuration de l’option C pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers.

La carte illustre l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers proposĂ©e par rapport Ă  l’infrastructure minière, aux plans d’eau et aux cours d’eau en place.

La lĂ©gende au bas de la carte montre les symboles utilisĂ©s pour reprĂ©senter les entitĂ©s sur la carte, notamment l’empreinte de l’opĂ©ration existante de gestion des rĂ©sidus miniers de Red Lake, les limites des brevets de surface de l’opĂ©ration de Red Lake, la ligne de transmission Wataynikaneyap, les routes d’accès aux ressources/loisirs, les lignes de contour (intervalle de 5m), les marĂ©cages, les cours d’eau, les plans d’eau, bassins de dĂ©rivation, bassins, contrefort du barrage, l’extension des rĂ©sidus miniers, les marĂ©cages artificiels, nouveau barrage, barrage existant Ă  Ă©lever (base faible), le canal de dĂ©rivation construit, et le canal de dĂ©rivation par le canal naturel.

Figure 5 : Solution de rechange D, zone de rĂ©sidus miniers est et bassin d’eau au nord

Une carte, Ă  l’échelle 1/16 800, indique la configuration de l’option D pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers au site de la mine Red Lake. – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 5 : Solution de rechange D, zone de rĂ©sidus miniers est et bassin d’eau au nord - Version textuelle

La carte du site de la mine Red Lake, Ă  l’Ă©chelle 1/16 800, indique la configuration de l’option D pour l’agrandissement de l’installation de stockage des rĂ©sidus miniers.

La carte illustre l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers proposĂ©e par rapport Ă  l’infrastructure minière, aux plans d’eau et aux cours d’eau en place.

La lĂ©gende au bas de la carte montre les symboles utilisĂ©s pour reprĂ©senter les entitĂ©s sur la carte, notamment l’empreinte de l’opĂ©ration existante de gestion des rĂ©sidus miniers de Red Lake, les limites des brevets de surface de l’opĂ©ration de Red Lake, la ligne de transmission Wataynikaneyap, les routes d’accès aux ressources/loisirs, les lignes de contour (intervalle de 5m), les marĂ©cages, les cours d’eau, les plans d’eau, bassins de dĂ©rivation, bassins, contrefort du barrage, l’extension des rĂ©sidus miniers, les marĂ©cages artificiels, nouveau barrage, barrage existant Ă  Ă©lever (base faible), le canal de dĂ©rivation construit, et le canal de dĂ©rivation par le canal naturel.

Tableau 1 : Options de solutions de rechange pour le stockage des résidus miniers
Option de solution de rechange Description Perte de plans d’eau (superficie en ha) Perte de cours d’eau (longueur en km) CoĂ»t pour le promoteur note * du tableau 2 (en millions de dollars) 

Solution de rechange B (option privilĂ©giĂ©e)

Zone de résidus miniers est et bassin TA2

Pour les travaux, on prĂ©voit de construire d’autres barrages pour la zone de rĂ©sidus miniers TA1 existante, afin d’en permettre l’agrandissement, ainsi que d’autres pour la nouvelle zone de rĂ©sidus miniers est. La stratĂ©gie de gestion de l’eau de la solution de rechange B comprendra la construction d’une infrastructure de dĂ©rivation des eaux propres au sud de la nouvelle zone de rĂ©sidus miniers est vers le ruisseau Balmer.

Il faudrait construire de nouvelles routes et de nouveaux gazoducs pour la zone de résidus miniers afin d’accéder à l’empreinte étendue pour le dépôt des résidus miniers, les inspections et les travaux d’entretien.

Pendant l’exploitation, les résidus miniers seront déposés au moyen d’un pipeline. La nouvelle zone de résidus miniers est comprendra un bassin au coin nord-ouest, à partir duquel l’eau pourra être filtrée en passant par un milieu humide artificiel, dans la zone des résidus miniers TA1, avant d’être acheminée vers le bassin de la zone de résidus miniers TA2.

2,6 3,1 48,2

Solution de rechange C

Zone de résidus miniers sud-ouest

Les barrages de la zone de résidus miniers TA1 existante seront haussés et une nouvelle zone de résidus miniers sud-ouest sera construite pour augmenter la capacité de stockage des résidus. La zone de résidus miniers TA2 sera transformée en bassin de gestion des eaux. Il faudrait construire de nouvelles routes et de nouveaux gazoducs pour la zone de résidus miniers afin d’accéder à l’empreinte étendue pour les inspections et les travaux d’entretien.

L’agrandissement de l’IGR de la solution de rechange C comprendra la construction d’une infrastructure de dérivation des eaux douces située au nord de l’IGR actuelle, ainsi que la transformation de la zone de résidus miniers TA2 en un bassin de gestion de l’eau.

Pendant l’exploitation, les résidus miniers seront déposés à l’aide d’un pipeline. L’agrandissement de l’étang Beaver pourra se faire naturellement et l’infrastructure de dérivation des eaux douces existante sera déplacée, détournant l’eau recueillie dans l’étang Beaver, le long de la limite nord de l’IGR.

0,7 2,7 68,6

Solution de rechange D

Zone de résidus miniers est et bassin d’eau au nord

La cellule de zone de résidus miniers TA1 existante serait agrandie vers le nord et comprendrait la construction d’une nouvelle zone de résidus miniers est. La zone de résidus miniers TA2 serait transformée en bassin de gestion des eaux et un nouveau bassin d’eau nord serait construit au nord de la zone de résidus miniers TA2. Il faudrait rallonger les routes et les gazoducs du site pour assurer le dépôt des résidus et accéder à l’empreinte étendue de l’IGR agrandie pour le dépôt des résidus miniers, les inspections et les travaux d’entretien.

La stratĂ©gie de gestion de l’eau de la solution de rechange D comprendra la construction d’une infrastructure de dĂ©rivation des eaux propres au sud de la nouvelle zone de rĂ©sidus miniers est vers le ruisseau Balmer, la transformation de la zone de dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers TA2 en bassin de gestion de l’eau et la construction du nouveau bassin de gestion de l’eau Ă  l’extrĂ©mitĂ© nord.

Pendant l’exploitation, les résidus seront déposés à l’aide d’un gazoduc. L’eau douce sera recueillie à l’est de l’IGR agrandie, détournée de l’IGR et drainée vers le sud-ouest en direction du bassin hydrologique de Red Lake.

2,64 4,5 62,1

Note(s) du tableau 2

Note * du tableau 2

Comprend les coûts d’immobilisation initiaux et récurrents ainsi que les coûts d’exploitation, de fermeture et d’après-fermeture.

Retour Ă  la note * du tableau 2

Le promoteur a Ă©laborĂ© une analyse de comptes multiples pour mieux caractĂ©riser les trois emplacements restants. Le compte environnemental, qui prend en compte les ressources hydriques, halieutiques et terrestres, ainsi que les espèces en pĂ©ril et les Ă©missions atmosphĂ©riques, a reçu la pondĂ©ration la plus Ă©levĂ©e pour cette analyse. La solution de rechange C a obtenu la meilleure note globale pour les comptes environnementaux et Ă©conomiques et la solution de rechange B a obtenu la meilleure note globale pour les comptes techniques et socioĂ©conomiques, mais c’est la solution de rechange B qui a obtenu la meilleure note globale pour la tarification rationnelle. Par consĂ©quent, la solution B est l’option privilĂ©giĂ©e.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cadre analytique

L’analyse ci-dessous porte sur les impacts progressifs des modifications au Règlement sur l’environnement, les collectivités autochtones, les entreprises (le promoteur) et le gouvernement. Alors que les coûts pour le promoteur sont connus et monétisés, il n’est pas possible de quantifier et de monétiser les impacts environnementaux en raison du manque de données. Par conséquent, l’analyse coûts-avantages reflète des coûts monétisés et décrit de manière qualitative les impacts environnementaux.

Le MPO a déterminé que le PCHP proposé par le promoteur est adéquat et qu’il respecte les principes de la Politique sur l’application de mesures visant à compenser les effets néfastes sur le poisson et son habitat, aux termes de la Loi sur les pêches. Ces principes consistent, entre autres, à remettre en état l’habitat dégradé pour améliorer la production de poissons, à améliorer l’habitat du poisson et à créer des habitats du poisson productifs et durables dans des zones où il n’y en avait pas auparavant. Les coûts et les répercussions environnementales de ces modifications pourraient changer si le PCHP était modifié ultérieurement pour mieux prendre en compte les intérêts des communautés autochtones, avant l’approbation du PCHP par la ministre de l’Environnement.

Répercussions environnementales

L’agrandissement de l’IGR entraînera la destruction de six plans d’eau où vivent des poissons, dont la superficie totale s’élève à 2,39 ha d’habitat du poisson. Les plans d’eau touchés sont un tronçon d’un cours d’eau sans nom qui est un affluent du lac Balmer, trois étangs à castors, un tronçon d’un ruisseau sans nom et un affluent du ruisseau sans nom. Les espèces de poissons présentes dans ces plans d’eau sont l’épinoche à cinq épines, le méné à nageoires rouges, le menton noir, le tête-de-boule, le ventre citron, le mulet perlé, le ventre rouge du nord, les cyprins, le grand brochet et le meunier noir.

La perte d’habitat du poisson serait compensĂ©e par la mise en Ĺ“uvre du PCHP proposĂ©, conformĂ©ment Ă  l’article 27.1 du REMMMD. Le promoteur doit obtenir l’approbation du PCHP proposĂ© avant de commencer Ă  dĂ©poser des substances nocives dans les DRM. Le PCHP entraĂ®nera la crĂ©ation de 8,45 ha d’habitat du poisson, dont 60,63 % serviront Ă  contrebalancer la perte d’habitat du poisson causĂ©e par le DRM. Par consĂ©quent, la mise en application des mesures compensatoires entraĂ®nerait la crĂ©ation de 5,12 ha d’habitat du poisson de qualitĂ© Ă©quivalente ou supĂ©rieure Ă  l’habitat du poisson qui serait dĂ©truit par l’agrandissement proposĂ© de l’IGR.

Le PCHP proposĂ© et prĂ©parĂ© par le promoteur dĂ©crit des mesures cibles visant Ă  compenser les rĂ©percussions sur les poissons et leur habitat et Ă  amĂ©liorer les Ă©cosystèmes aquatiques. La stratĂ©gie compensatoire de l’habitat du poisson proposĂ©e pour les quelque 2,39 ha de plans d’eau touchĂ©s est axĂ©e sur l’amĂ©nagement d’un nouveau bassin de dĂ©rivation en amont du bassin de dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers Ă  l’extrĂ©mitĂ© est et d’un nouveau canal de dĂ©rivation au sud pour relier le bassin de dĂ©rivation au ruisseau Balmer, en aval du lac Balmer. La mesure proposĂ©e vise Ă  :

Il y aura un décalage temporel entre les premières répercussions sur le cours inférieur du ruisseau Beaver et le fossé de dérivation et la mise en place du nouveau canal de dérivation. La plus grande quantité et qualité de l’habitat du bassin de dérivation proposé visent à compenser ce décalage temporel.

Coûts pour l’entreprise

La mise en Ĺ“uvre du PCHP associĂ© aux modifications visant Ă  compenser la destruction de 2,39 ha d’habitat du poisson devrait coĂ»ter au promoteur 6,35 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 7. Le tableau 2 prĂ©cise les coĂ»ts estimatifs associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre du PCHP proposĂ©. Ces coĂ»ts estimatifs pourraient varier si la portĂ©e du PCHP Ă©tait rĂ©visĂ©e.

Tableau 2 : Coûts estimatifs du plan de compensation de l’habitat du poisson proposé, en dollars canadiens de 2023 actualisés au taux de 3 %, sur 10 ans
Description Montant non actualisĂ© en dollars canadiens de 2023 Montant actualisĂ© Ă  un taux de 3 % note a du tableau 3 ÉchĂ©ancier proposĂ©
Construction (principales Ă©tapes) 5 983 757 $ 5 896 615 $ 2025-2026
Plan de surveillance note * du tableau 3 363 752 $ 327 149 $ 2025-2034
Total 6 347 509 $ 6 223 764 $ 2025-2034

Note(s) du tableau 3

Note * du tableau 3

Le plan de surveillance comprend les Ă©valuations menĂ©es au cours des annĂ©es 1, 3, 5 et 10. Dans le cadre du plan, le promoteur effectuera des Ă©tudes et rĂ©digera des rapports sur la construction, la fonctionnalitĂ© et la stabilitĂ© des mesures de compensation par rapport au plan approuvĂ©. En outre, il surveillera la prĂ©sence des espèces de poissons, y compris la diversitĂ© des espèces, l’utilisation pendant le cycle de vie et l’abondance.

Retour Ă  la note * du tableau 3

Note a du tableau 3

Le taux d’actualisation de 3 % est appliquĂ© aux diffĂ©rentes annĂ©es en fonction de l’activitĂ©. Les catĂ©gories de coĂ»ts de construction et de surveillance comprennent les coĂ»ts des imprĂ©vus et de protection contre l’inflation (" hausse "). Les coĂ»ts sont actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2025.

Retour Ă  la note a du tableau 3

Coût pour le gouvernement

Les activités d’application de la loi du gouvernement du Canada comprennent des inspections qui visent à surveiller la mise en œuvre du PCHP, qui pourraient entraîner des coûts supplémentaires. Plus précisément, le MPO peut encourir de coûts liés aux visites des sites, à la surveillance et à l’examen du PCHP afin d’assurer la conformité à la Loi sur les pêches et au REMMMD. Ces activités de surveillance n’auront lieu que de manière intermittente pendant la mise en application du PCHP et ne se poursuivront pas pendant toute la durée de vie des DRM. Par conséquent, les coûts supplémentaires totaux pour le gouvernement associés au PCHP proposé seraient faibles.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 3A : RĂ©percussions quantifiĂ©es pour Agnico Eagle Mines Limited (niveaux de prix 2023 en dollars constants [millions de dollars])
Incidence Total (valeur actualisĂ©e) Moyenne annualisĂ©e (10 ans)
Coûts 6,22 0,708
Tableau 3B : RĂ©percussions quantifiĂ©es (non monĂ©tisĂ©es) sur les peuples autochtones et le grand public (par exemple dĂ©coulant d’une Ă©valuation des risques)
Incidences Description
Incidences positives Le PCHP proposĂ© entraĂ®nerait un gain direct de 5,12 ha d’habitat du poisson.
Incidences nĂ©gatives La perte d’habitat du poisson associĂ©e au stockage des rĂ©sidus s’élèverait Ă  2,39 ha.

Lentille des petites entreprises

Les modifications n’ont aucune incidence sur les petites entreprises. Le promoteur ne répond pas à la définition de petite entreprise telle qu’elle figure dans la Politique sur la limitation du fardeau réglementaire sur les entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a aucun changement supplĂ©mentaire au fardeau administratif des entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les possibilités de coopération et d’harmonisation en matière de réglementation n’ont pas été étudiées, car les modifications ne présentent aucun nouveau cadre de réglementation.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, les modifications ont été exemptées de l’obligation de réaliser une évaluation environnementale et économique stratégique.

Ces modifications sont exemptées parce qu’elles ont été préparées conformément à une procédure courante ou administrative, et qu’il est peu probable qu’elles entraînent des effets environnementaux ou économiques importants.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus a indiqué que le projet pourrait avoir des incidences disproportionnées sur les peuples autochtones, compte tenu de la situation géographique du projet. Toutefois, les impacts environnementaux seront évités, atténués et, le cas échéant, compensés par des processus provinciaux et fédéraux, y compris la mise en œuvre du PCHP proposé pour compenser toute incidence résiduelle sur l’habitat du poisson résultant du dépôt de résidus miniers.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement. Les modifications dĂ©signeront l’utilisation de certains plans d’eau oĂą vivent des poissons pour le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers gĂ©nĂ©rĂ©s par les activitĂ©s du projet de la mine de Red Lake. Le promoteur ne peut commencer Ă  dĂ©poser des rĂ©sidus miniers dans les DRM inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD que lorsque la ministre aura approuvĂ© le PCHP et que toutes les conditions prĂ©vues Ă  l’article 27.1 du REMMMD auront Ă©tĂ© remplies.

Étant donné que le REMMMD a été établi en vertu de la Loi sur les pêches, lors de la vérification de la conformité au REMMMD, le personnel chargé de l’application de la loi agira conformément à la Politique de conformité et d’application de la Loi sur les pêches relatives à l’habitat et à la pollution (la Politique). La vérification de la conformité au REMMMD et à la Loi sur les pêches comprendra, entre autres activités d’inspection, des visites des lieux, des analyses d’échantillons, un examen des PCHP et des rapports connexes associés aux modifications. Les agents d’application de la loi peuvent mener une enquête lorsqu’ils ont des motifs raisonnables de croire qu’une infraction est ou a été commise.

Comme le prĂ©voit la Politique, s’il existe des preuves d’une infraction prĂ©sumĂ©e, les agents d’application de la loi dĂ©termineraient la mesure d’application appropriĂ©e en fonction des critères suivants :

La Politique définit l’éventail des réponses possibles aux violations présumées, y compris l’émission d’avertissements, de directives et d’ordonnances ministérielles, et/ou des décisions judiciaires, telles que des injonctions, des poursuites, des jugements de tribunaux en cas de condamnation et des poursuites civiles pour le recouvrement des coûts.

Personnes-ressources

Nicole Folliet
Directrice exécutive
Division des mines et traitement
Direction des secteurs industriels et des produits chimiques
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : MDMER-REMMMD@ec.gc.ca

Matt Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et de la valorisation
Direction de l’analyse économique
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd.darv@ec.gc.ca