Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants : DORS/2025-138

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 14

Enregistrement
DORS/2025-138 Le 13 juin 2025

LOI SUR LES PĂŠCHES

C.P. 2025-507 Le 13 juin 2025

Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu de l’alinĂ©a 36(5)b) de la Loi sur les pĂŞches rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants

Modification

1 L’annexe 2 du Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Eaux ou lieux

Colonne 2

Description

90 Toutes les eaux comprises dans la rĂ©gion dĂ©crite Ă  la colonne 2, situĂ©e Ă  environ 4,5 km au nord-est de Goldboro, en Nouvelle-Écosse Les eaux comprises dans une rĂ©gion situĂ©e Ă  environ 4,5 km au nord-est de la ville de Goldboro, en Nouvelle-Écosse. Plus prĂ©cisĂ©ment, la rĂ©gion dĂ©limitĂ©e par 13 lignes droites reliant 13 points, Ă  partir du point situĂ© Ă  45°13’27,09″ de latitude N. et 61°37’35,59″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-est sur une distance de 57 m jusqu’au point situĂ© par 45°13’27,66″ de latitude N. et 61°37’33,94″ de longitude O., de lĂ , allant vers le sud-est sur une distance de  1 210 m jusqu’au point situĂ© par 45°13’03,48″ de latitude N. et 61°37’15,14″ de longitude O., de lĂ , allant vers le sud-est sur une distance de 362 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’55,82″ de latitude N. et 61°37’10,83″ de longitude O., de lĂ , allant vers le sud-ouest sur une distance de 115 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’53,93″ de latitude N. et 61°37’13,40″ de longitude O., de lĂ , allant vers le sud-ouest sur une distance de 79 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’52,94″ de latitude N. et 61°37’15,57″ de longitude O., de lĂ , allant vers le sud-ouest sur une distance de 205 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’52,85″ de latitude N. et 61°37’22,22″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-ouest sur une distance de 200 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’53,65″ de latitude N. et 61°37’28,60″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-ouest sur une distance de 30 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’54,20″ de latitude N. et 61°37’29,13″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-ouest sur une distance de 199 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’58,56″ de latitude N. et 61°37’30,72″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-ouest sur une distance de 360 m jusqu’au point situĂ© par 45°12’59,23″ de latitude N. et 61°37’42,37″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-ouest sur une distance de 305 m jusqu’au point situĂ© par 45°13’02,68″ de latitude N. et 61°37’51,03″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord sur une distance de 315 m jusqu’au point situĂ© par 45°13’09,73″ de latitude N. et 61°37’51,62″ de longitude O., de lĂ , allant vers le nord-est sur une distance de 909,4 m jusqu’au point situĂ© par 45°13’27,09″ de latitude N. et 61°37’35,59″ de longitude O.

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Goldboro Gold Mines Inc., filiale de NexGold Mining Corp. (le promoteur), propose de construire, d’exploiter et de dĂ©classer une mine d’or Ă  ciel ouvert. La mine est situĂ©e près de Goldboro, dans le comtĂ© de Guysborough (Nouvelle-Écosse). Pour gĂ©rer les rĂ©sidus produits par l’exploitation minière, le promoteur construira une installation de gestion des rĂ©sidus (IGR), ce qui aura pour effet de dĂ©truire sept plans d’eau oĂą vivent des poissons. La Loi sur les pĂŞches interdit le rejet de substances nocives dans les eaux oĂą vivent des poissons, sauf si la rĂ©glementation l’autorise. Le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (REMMMD) prĂ©voit des dispositions permettant, Ă  certaines conditions, le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les eaux oĂą vivent des poissons.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (les modifications) inscrira, Ă  l’annexe 2 du REMMMD, une zone gĂ©ographique englobant sept plans d’eau, les dĂ©signant comme dĂ©pĂ´ts de rĂ©sidus miniers (DRM). Ces sept plans d’eau reprĂ©senteront une perte de 0,27 hectare (ha) d’habitat du poisson.

Justification : Le promoteur a Ă©valuĂ© plusieurs options afin de dĂ©terminer la mĂ©thode d’élimination et l’emplacement du site privilĂ©giĂ©s pour la gestion des rĂ©sidus miniersrĂ©fĂ©rence 2, en tenant compte des facteurs environnementaux, techniques, Ă©conomiques et socioĂ©conomiques. Le promoteur a prĂ©parĂ© un rapport d’évaluation des solutions de rechange, conformĂ©ment au Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers du ministère de l’Environnement. Le site retenu pour accueillir l’installation de gestion des rĂ©sidus a reçu les meilleures notes sur les plans technique et socioĂ©conomique, et la note la plus Ă©levĂ©e dans l’ensemble. La gestion des caractĂ©ristiques gĂ©ochimiques des stĂ©riles afin de rĂ©duire les impacts nĂ©gatifs sur la qualitĂ© de l’eau, la limitation des rejets dans un mĂŞme bassin versant, les caractĂ©ristiques du bassin et la planification des infrastructures du projet en considĂ©ration des Ă©lĂ©ments Ă©cologiquement sensibles, ont Ă©tĂ© les principaux facteurs dĂ©terminants du rĂ©sultat.

Le REMMMD exige que le promoteur Ă©labore et mette en Ĺ“uvre un plan de compensation de l’habitat du poisson (PCHP) pour compenser la perte d’habitat du poisson dĂ©coulant du dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les eaux oĂą vivent des poissons. Le promoteur doit prĂ©senter une lettre de crĂ©dit ou une garantie financière Ă©quivalente pour assumer les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre du PCHP qui, selon les estimations, s’élèvent Ă  0,060 million de dollarsrĂ©fĂ©rence 3 sur une pĂ©riode de six ans. La mise en Ĺ“uvre du PCHPrĂ©fĂ©rence 4 entraĂ®nerait la crĂ©ation de 0,54 ha d’habitat du poisson, soit une superficie supĂ©rieure Ă  la perte d’habitat associĂ©e Ă  la destruction des sept plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD.

Enjeux

Le promoteur, Goldboro Gold Mines Inc., propose d’exploiter une mine d’or Ă  ciel ouvert situĂ©e près de Goldboro, dans le comtĂ© de Guysborough (Nouvelle-Écosse). Le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers produits par l’exploitation minière entraĂ®nera la destruction de sept plans d’eau oĂą vivent des poissons, soit un total de 0,27 hectare (ha) d’habitat du poisson. Le paragraphe 36(3) de la Loi sur les pĂŞches (la Loi) interdit le rejet de substances nocives dans les eaux oĂą vivent des poissons, sauf si un règlement l’autorise. Des dispositions du Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (REMMMD) prĂ©voient, Ă  certaines conditions, le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les eaux oĂą vivent des poissons. Pour que le promoteur puisse dĂ©poser des rĂ©sidus miniers dans des plans d’eau oĂą vivent des poissons, ces plans d’eau doivent d’abord ĂŞtre inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD.

Contexte

Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants

Le REMMMD prescrit les concentrations maximales autorisées pour les substances nocives présentes dans les effluents miniers (c’est-à-dire l’arsenic, le cuivre, le cyanure, le plomb, le nickel, le zinc, le radium 226, l’ammoniac non ionisé et le total des solides en suspension). Le REMMMD précise également la plage de pH autorisée pour les effluents miniers et exige que ces derniers ne présentent pas de létalité aiguë pour les poissonsréférence 5. Ainsi, l’effluent rejeté à partir de tout point de rejet final d’une mine assujettie au REMMMD, y compris tout effluent des dépôts de résidus miniers (DRM), doit respecter les limites autorisées pour les substances nocives ainsi que les autres conditions prévues dans le REMMMD. De plus, le REMMMD exige que les propriétaires et les exploitants de mines procèdent à des analyses d’échantillons et assurent un suivi des effluents pour veiller au respect des limites autorisées et déterminer tout impact sur les poissons, leur habitat et les ressources halieutiques. Le ministère de l’Environnement (le Ministère) publie chaque année les résumés des évaluations du rendement des mines par rapport aux limites prescrites et aux diverses exigences du REMMMD.

Le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans des eaux oĂą vivent des poissons ne peut ĂŞtre autorisĂ© qu’en modifiant le REMMMD par l’inscription du plan d’eau en question Ă  l’annexe 2 et en le dĂ©signant comme DRM. L’article 27.1 du REMMMD exige l’élaboration et la mise en Ĺ“uvre d’un PCHP pour compenser la perte d’habitat du poisson qui dĂ©coulerait de l’utilisation d’un plan d’eau oĂą vivent des poissons pour le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers. Le PCHP doit ĂŞtre approuvĂ© par la ministre de l’Environnement avant tout dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans les plans d’eau concernĂ©s. Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’une mine est Ă©galement tenu de prĂ©senter une lettre de crĂ©dit irrĂ©vocable, ou une garantie financière Ă©quivalente, afin de garantir que les fonds sont en place, au cas oĂą le propriĂ©taire ou l’exploitant ne parviendrait pas Ă  mettre en Ĺ“uvre tous les Ă©lĂ©ments du PCHP. Les dĂ©pĂ´ts dans les plans d’eau inscrits Ă  l’annexe 2 ne sont autorisĂ©s aux termes de l’article 5 du REMMMD que lorsqu’un PCHP est approuvĂ© en vertu de l’article 27.1.

Pour tout projet où l’élimination proposée de résidus miniers (y compris d’effluents miniers) toucherait des eaux où vivent des poissons, le propriétaire ou l’exploitant de la mine doit envisager des solutions de rechange au dépôt de résidus miniers et démontrer que l’option privilégiée est la meilleure selon les critères environnementaux, techniques, économiques et socioéconomiques décrits dans le Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des déchets miniers du Ministère.

Projet de la mine d’or Goldboro

Le promoteur propose d’exploiter une mine d’or Ă  ciel ouvert situĂ©e près de Goldboro, dans le comtĂ© de Guysborough (Nouvelle-Écosse) [voir les figures 1a et 1b]. Le projet de la mine d’or Goldboro (le projet) vise notamment l’exploitation d’une mine Ă  ciel ouvert classique et d’un concentrateur ou d’une installation de traitement pour traiter 4 000 tonnes par jour. Le promoteur propose Ă©galement de stocker les rĂ©sidus produits par le circuit de traitement sur le site du projet, dans une installation de gestion des rĂ©sidus (IGR) amĂ©nagĂ©e et entièrement recouverte. Le projet comprend aussi trois zones de stockage de stĂ©riles, des dĂ©pĂ´ts de till et de matières organiques, ainsi que l’infrastructure connexe.

La portĂ©e du projet comprend les travaux liĂ©s Ă  la construction, Ă  l’exploitation et Ă  la fermeture de la mine. La construction est prĂ©vue en fĂ©vrier 2026, la mise en service en 2027, l’exploitation jusqu’en 2038 et le dĂ©but de la fermeture en 2039. La plupart des travaux de terrassement liĂ©s Ă  la phase de construction auront lieu en 2026. Toutes les pertes permanentes d’habitat des poissons se produiront pendant la phase de terrassement des travaux de construction. La durĂ©e de vie prĂ©vue de la mine est d’environ neuf ans, tandis que l’usine de concentration peut fonctionner pendant une autre annĂ©e et demie pour continuer Ă  traiter le minerai Ă  plus faible teneur qui s’est accumulĂ© pendant l’exploitation des zones d’extraction.

Figure 1a : Emplacement du projet de la mine d’or Goldboro en Nouvelle-Écosse

Une carte Ă  l’échelle 1/1 000 000 montre l’emplacement gĂ©nĂ©ral du projet de mine d’or Goldboro en Nouvelle-Écosse – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 1a : Emplacement du projet de la mine d’or Goldboro en Nouvelle-Écosse - Version textuelle

La figure montre une carte de la Nouvelle-Écosse, Ă  l’Ă©chelle 1/1 000 000, dont les distances sont en kilomètres (km), indiquant l’emplacement gĂ©nĂ©ral de la mine d’or Goldboro (Ă©toile jaune près du milieu de la carte). La carte montre l’emplacement du projet par rapport aux grandes villes, qui comprennent Halifax au sud‑ouest et Charlottetown, Ă  l’ĂŽle-du-Prince-Édouard au nord. La route transcanadienne 104 traverse la Nouvelle-Écosse d’ouest en est et devient la route transcanadienne 105 vers le nord-est.

La lĂ©gende au bas de la carte Ă  droite dĂ©finit le symbole indiquant l’emplacement du projet.

Figure 1b : Superficie du projet de la mine d’or Goldboro

Une carte Ă  l’échelle 1/50 000 montre l’emplacement du projet de mine d’or Goldboro en Nouvelle-Écosse – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 1b : Superficie du projet de la mine d’or Goldboro - Version textuelle

La figure montre une carte du site du projet de mine d’or Goldboro Ă  l’Ă©chelle 1/50 000; la zone du projet est en rouge au centre de la carte et au nord de Goldboro, en Nouvelle-Écosse. L’ocĂ©an Atlantique est situĂ© au bas de la carte, le lac OcĂ©an est au nord-est de la zone du projet et le lac Stewart et le lac Meadow se trouvent au nord-ouest de la zone du projet. Les rĂ©sidus historiques sont mis en Ă©vidence en rose; tous deux se trouvent au sud de la zone du projet.

La lĂ©gende se trouve Ă  droite de la figure et dĂ©crit les couleurs utilisĂ©es pour indiquer les caractĂ©ristiques sur la carte, y compris la zone du projet, les cours d’eau et les zones humides, la zone d’Ă©tude de l’habitat du poisson et les rĂ©sidus miniers historiques.

Infrastructures minières ayant un impact sur les plans d’eau où vivent des poissons

Le plan minier prévoit deux mines à ciel ouvert (la mine de l’est et la mine de l’ouest). Il comprendra également une installation de traitement du minerai, une IGR, trois zones de stockage des stériles, des dépôts de morts-terrains et de matières organiques, des bâtiments de soutien et l’infrastructure connexe. Tous les dépôts de till et de matières organiques, toutes les zones de stockage des stériles, les installations destinées aux employés, les zones de l’usine de concentration et tous les bassins de traitement des eaux sont disposés de manière à éviter toute répercussion directe sur l’habitat du poisson.

Installation de gestion des rĂ©sidus 

Le promoteur propose de stocker les rĂ©sidus produits par le circuit de traitement sur place, dans une IGR amĂ©nagĂ©e et recouverte. Pour les gĂ©rer, les rĂ©sidus et les stĂ©riles pouvant libĂ©rer des acides seront placĂ©s sĂ©parĂ©ment dans l’IGR. Cela permettra de conserver les rĂ©sidus miniers et les stĂ©riles sous une couche d’eau et de les maintenir dans un Ă©tat saturĂ© afin d’empĂŞcher l’apparition de conditions de drainage rocheux acide et de rĂ©duire la lixiviation des mĂ©taux Ă  partir des matières pouvant libĂ©rer des acides. Un ensemble de petits cours d’eau anonymes seront touchĂ©s par le plan d’IGR privilĂ©giĂ© et devront ĂŞtre dĂ©signĂ©s comme dĂ©pĂ´ts de rĂ©sidus miniers (DRM) Ă  l’annexe 2 du REMMMD.

Évaluation environnementale du projet de la mine d’or Goldboro 

Le projet a fait l’objet d’une Ă©valuation environnementale provinciale, conformĂ©ment Ă  l’alinĂ©a 13(1)b) de l’Environmental Assessment Regulations, en application de la partie IV de l’Environment Act de la Nouvelle-Écosse. Le 2 aoĂ»t 2022, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique de la Nouvelle-Écosse a approuvĂ© le projet sous rĂ©serve de certaines conditions. Le promoteur travaille actuellement Ă  satisfaire les conditions de l’évaluation environnementale, Ă  obtenir tous les permis provinciaux et fĂ©dĂ©raux nĂ©cessaires, et Ă  faire avancer le projet.

Le promoteur sollicite Ă©galement une autorisation en vertu de l’alinĂ©a 35(2)b) de la Loi sur les pĂŞches. Cette autorisation, si elle est accordĂ©e, rendrait possible un ouvrage, une entreprise ou une activitĂ© qui entraĂ®nerait la mort de poissons par d’autres moyens que la pĂŞche et la dĂ©tĂ©rioration, la destruction ou la perturbation de l’habitat du poisson.

Objectif

Les modifications visent Ă  inscrire des plans d’eau oĂą vivent des poissons Ă  l’annexe 2 du REMMMD et Ă  les dĂ©signer comme DRM.

Description

Les modifications inscriront Ă  l’annexe 2 du REMMMD une zone gĂ©ographique (voir la figure 2) englobant sept plans d’eau et les dĂ©signant comme DRM. Ces sept plans d’eau reprĂ©sentent une perte de 0,27 ha de l’habitat du poisson. Les modifications permettront le rejet de rĂ©sidus miniers dans les DRM inscrits une fois que la ministre de l’Environnement aura approuvĂ© le PCHP en vertu de l’article 27.1 du REMMMD.

Figure 2 : Emplacement des plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD 

Une carte Ă  l’échelle 1/2 000 montre l’emplacement des plans d’eau touchĂ©s sur le site minier, en Nouvelle-Écosse, Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 2 : Emplacement des plans d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD - Version textuelle

La figure montre une carte du site du projet de mine d’or de Goldboro Ă  l’Ă©chelle 1/2 000. Les cours d’eau Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du Règlement sur les effluents des mines de mĂ©taux et des mines de diamants (REMMMD) sont surlignĂ©s en rouge. La rĂ©gion gĂ©ographique Ă  inscrire Ă  l’annexe 2 du REMMMD est indiquĂ©e en jaune et l’empreinte de l’installation de gestion des rĂ©sidus miniers proposĂ©e est indiquĂ©e en gris pâle.

Une lĂ©gende Ă  droite de la figure dĂ©crit les couleurs utilisĂ©es pour indiquer les caractĂ©ristiques sur la carte, y compris les cours d’eau de l’annexe 2, le polygone des cours d’eau de l’annexe 2 et l’infrastructure minière.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le 27 mai 2024, en collaboration avec le ministère des PĂŞches et des OcĂ©ans (MPO), le Ministère a entamĂ© des consultations publiques sur les modifications. Une consultation publique virtuelle a eu lieu du 27 mai au 27 juillet 2024. Les dĂ©tails des modifications proposĂ©es et les instructions pour prĂ©senter des commentaires ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur un site Web de consultation. Ce site Web comprenait des liens vers le PCHP ainsi que des liens vers d’autres documents informant le public des modifications, comme le rapport d’évaluation des solutions de rechange (ESR) et les rĂ©sumĂ©s en langage clair du PCHP et du rapport d’ESR.

La ministre de l’Environnement peut recommander Ă  la gouverneure en conseil une exemption de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada en ce qui concerne les modifications rĂ©glementaires dĂ©signant certains plans d’eau comme DRM, lorsque certaines conditions sont remplies, notamment l’achèvement d’un rapport d’ESR et d’un PCHP. Les communautĂ©s autochtones pouvant ĂŞtre touchĂ©es par les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© consultĂ©es. Ces conditions ayant Ă©tĂ© remplies, les modifications Ă  l’annexe 2 du REMMMD sont exemptĂ©es de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Du 27 mai au 27 juillet 2024, le Ministère a annoncĂ© qu’il Ă©tait possible de formuler des commentaires dans une sĂ©rie de messages dans les mĂ©dias sociaux sur les comptes officiels Facebook, LinkedIn et X, anciennement connu sous le nom de Twitter, du Ministère. Il a publiĂ© des messages bilingues sur chaque plateforme le 27 mai, le 27 juin et le 12 juillet 2024 pour solliciter les commentaires du public et rappeler les Ă©chĂ©ances pour la participation du public. Le Ministère a Ă©galement collaborĂ© avec la municipalitĂ© du comtĂ© de Guysborough pour la publication d’un avis de consultation publique sur le site Web de la municipalitĂ©. Au cours de la consultation publique menĂ©e par le Ministère, 208 commentaires ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s. Parmi les commentaires reçus du public, il y a eu des commentaires gĂ©nĂ©raux (97), des lettres dans le cadre d’une campagne environnementale (91), des lettres de soutien (16) et des lettres d’organisations non gouvernementales vouĂ©es Ă  la protection de l’environnement (ONGE) [4]. Au total, 50 commentaires faisaient rĂ©fĂ©rence Ă  la destruction des cours d’eau et de l’habitat, ce qui en fait le thème le plus courant. Les commentaires expriment en particulier des prĂ©occupations concernant la perte d’habitat, qui pourrait affecter les espèces en pĂ©ril, et soulignent le risque de pollution que pourraient causer les rĂ©sidus qui pĂ©nètrent dans le bassin hydrographique et l’habitat du poisson environnant. Les commentaires s’opposent Ă©galement Ă  la perte permanente de l’habitat du poisson en contrepartie de profits Ă  court terme, avec l’inquiĂ©tude que de telles pertes soient irrĂ©versibles. Les commentaires soulignent une prĂ©fĂ©rence pour la protection de l’environnement plutĂ´t que de dĂ©truire des habitats pour faire place Ă  des projets d’exploitation de mines d’or, ce que de nombreux commentateurs jugent non nĂ©cessaire. Il y a eu très peu de commentaires sur le PCHP proposĂ© par le promoteur. Le Ministère, avec l’aide du promoteur et du MPO, a prĂ©parĂ© une rĂ©ponse pour chaque commentaire. La rĂ©ponse explique comment la conception du projet minimise les impacts sur les milieux lacustres et Ă©vite les habitats oĂą vivent des ombles de fontaine et des anguilles d’AmĂ©rique. Cette rĂ©ponse souligne le rĂ´le du REMMMD dans la prĂ©vention de la pollution en prĂ©cisant les limites relatives aux substances nocives dans les rejets des effluents, garantissant que ces limites ne constituent pas une menace grave pour les poissons et les invertĂ©brĂ©s. De plus, la rĂ©ponse prĂ©cise la manière dont sera gĂ©rĂ© le dĂ©pĂ´t Ă  long terme des rĂ©sidus miniers afin de protĂ©ger les milieux terrestres et aquatiques du Canada. Elle comprend notamment une revue des mĂ©thodes de mise en dĂ©pĂ´t de rechange au cas oĂą les impacts sur les eaux oĂą vivent des poissons ne pourraient ĂŞtre Ă©vitĂ©s. Le Ministère a Ă©galement invitĂ© les ONGE Ă  des rĂ©unions virtuelles et seul l’Ecology Action Centre (EAC) a confirmĂ© sa participation.

Le 25 juillet 2024, l’EAC a envoyĂ© un courriel au Ministère pour mentionner que les travaux dĂ©crits dans le PCHP proposĂ© devront ĂŞtre rĂ©alisĂ©s, mais que le Centre doute de l’efficacitĂ© du plan pour contrebalancer les dommages permanents causĂ©s Ă  l’habitat du poisson. Il a Ă©galement fait remarquer que l’ESR prĂ©voyait Ă  l’origine qu’une partie de l’exploitation minière se ferait sous terre et a demandĂ© pourquoi cela n’avait pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ© dans le cadre de l’ESR. L’EAC a Ă©galement fait remarquer que les anciennes zones de dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers n’étaient pas envisagĂ©es comme solutions de rechange pour le placement des DRM.

Le Ministère a rĂ©pondu Ă  ce courriel le 24 septembre 2024 et a dĂ©crit ses responsabilitĂ©s prĂ©vues au REMMMD pour Ă©valuer objectivement et rigoureusement toutes les options rĂ©alisables concernant le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers. Pour Ă©tayer sa rĂ©ponse, il a prĂ©sentĂ© le Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers et l’ESR du projet en renvoyant plus particulièrement aux sections prĂ©sentant les diffĂ©rentes solutions pour le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers. Il a Ă©galement dĂ©crit le mandat du MPO et son processus rĂ©glementaire d’évaluation des mesures proposĂ©es visant Ă  protĂ©ger les espèces importantes, en soulignant que le PCHP compensera les impacts sur les poissons et leur habitat, conformĂ©ment Ă  la Politique sur l’application de mesures visant Ă  compenser les effets nĂ©fastes sur le poisson et son habitat, aux termes de la Loi sur les pĂŞches. Le Ministère indique dans sa lettre qu’une consultation active auprès des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse concernant la mine d’or de Goldboro visait notamment le promoteur et le MPO et, en guise de conclusion, propose une rencontre virtuelle pour discuter des autorisations fĂ©dĂ©rales proposĂ©es aux termes de la Loi sur les pĂŞches et du REMMMD.

Une rĂ©union virtuelle a eu lieu le 17 octobre 2024 avec des reprĂ©sentants d’EAC, du Ministère et du MPO et le promoteur. L’EAC a posĂ© des questions concernant la faisabilitĂ© de l’exploitation souterraine, les options de remblayage et les incidences relatives aux anciens rĂ©sidus. Le promoteur a expliquĂ© que, sans l’établissement d’une mine souterraine, le projet nĂ©cessiterait l’excavation et le dĂ©pĂ´t en surface, ce qui a Ă©tĂ© jugĂ© irrĂ©alisable en raison de l’inefficacitĂ© d’une double manipulation des matières. Il a aussi mentionnĂ© que les travaux de dĂ©pĂ´t souterrain et les techniques d’extraction ciblĂ©e ou le forage dirigĂ© ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s et que la technologie ne pourrait ĂŞtre utilisĂ©e pour ce gisement. Le promoteur a indiquĂ© que les anciennes aires de dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers ont Ă©tĂ© prises en compte dans l’évaluation de la qualitĂ© de l’eau. Selon cette Ă©valuation, la plupart des anciens rĂ©sidus sont situĂ©s dans des zones très humides, lesquelles ne conviennent pas Ă  l’établissement d’une IGR. Une partie du projet aura une incidence sur les anciens rĂ©sidus qui finiront dans l’IGR recouverte; autrement, le projet n’aura aucune incidence sur les autres anciens rĂ©sidus. L’EAC a Ă©galement demandĂ© Ă  savoir Ă  qui incombe la responsabilitĂ© de veiller Ă  ce que les projets du PCHP soient rĂ©alisĂ©s et surveillĂ©s comme prĂ©vu. Le Ministère a rĂ©pondu que la responsabilitĂ© de surveiller est une obligation exĂ©cutoire prĂ©vue au REMMMD. Le Centre a aussi demandĂ© au MPO de prĂ©ciser si les projets de compensation prĂ©vus dans le PCHP pouvaient entraĂ®ner un gain d’habitat pour les poissons. Le MPO a fourni un aperçu des projets de compensation proposĂ©s dans le PCHP, a vĂ©rifiĂ© si le PCHP Ă©tait appropriĂ© et a discutĂ© du processus d’autorisation du MPO. En outre, le MPO a soulignĂ© que les principes directeurs Ă©noncĂ©s dans sa Politique sur l’application de mesures visant Ă  compenser les effets nĂ©fastes sur le poisson et son habitat, Ă©tablie en vertu de la Loi sur les pĂŞches, comprennent des mesures de compensation des effets nĂ©fastes sur le poisson et son habitat, qui s’appliquent avant de recommander un PCHP au Ministère Ă  des fins de consultation. L’EAC s’est dĂ©clarĂ© satisfait du processus de consultation et n’a pas posĂ© d’autres questions ni exprimĂ© de prĂ©occupations additionnelles après cette rĂ©union virtuelle.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation des répercussions des traités modernes, réalisée conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, a conclu que les modifications n’auraient aucune répercussion sur les droits et obligations découlant des traités modernes.

Les modifications visent à respecter les obligations du gouvernement du Canada, aux termes de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de consulter les peuples autochtones et de coopérer avec eux afin de garantir que les lois du Canada cadrent avec la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones. Les communautés autochtones ont été sollicitées et consultées concernant le rapport d’ESR et le PCHP, et leurs questions et préoccupations ont été prises en compte. Toutefois, le Ministère attend toujours les commentaires d’ordre technique de la Première Nation de Sipekne’katik sur le PCHP.

La mobilisation et la consultation des communautĂ©s autochtones ont dĂ©butĂ© le 7 mars 2024 et ont pris fin, Ă  l’exception de la rĂ©ception des commentaires d’ordre technique sur le PCHP de la part de la Première Nation de Sipekne’katik. Le Ministère collaborera avec le MPO et le promoteur pour rĂ©pondre aux autres commentaires ou prĂ©occupations de la Première Nation de Sipekne’katik concernant le PCHP proposĂ©.

Le Ministère, en collaboration avec le MPO, a consulté les communautés autochtones situées dans le périmètre du projet ou à proximité et qui pourraient être affectées par les modifications, afin de discuter de l’étape de réglementation et de délivrance de permis du projet. Des produits de communication écrits ont été envoyés par courriel aux communautés autochtones pouvant être touchées par le projet, notamment le Bureau de négociation Kwilmu’kw Maw-klusuaqn (KMKNO), la Première Nation d’Acadia, la Première Nation de la vallée de l’Annapolis, la Première Nation de Bear River, la Première Nation d’Eskasoni, la Première Nation de Glooscap, la Nation Mi’kmaw Paqtnkek, la Première Nation de Pictou Landing, la Première Nation de Potlotek, la Première Nation de Wagmatcook, la Première Nation de We’koqma’q, la Première Nation de Sipekne’katik, la Première Nation de Millbrook et la Première Nation de Membertou.

Le KMKNO, qui représente 10 des 13 communautés mi’kmaq (Première Nation d’Acadia, Première Nation de la vallée de l’Annapolis, Première Nation de Bear River, Première Nation d’Eskasoni, Première Nation de Glooscap, Première Nation mi’kmaq de Paqtnkek, Première Nation de Pictou Landing, Première Nation de Potlotek, Première Nation de Wagmatcook et Première Nation de We’koqma’q), ainsi que la Première Nation de Sipekne’katik, a participé activement au processus de consultation. Il a formulé des commentaires, au besoin, et a mené un exercice de mobilisation à l’aide de diverses plateformes, notamment en envoyant des courriels, en publiant des pages Web de consultation réglementaire et en organisant plusieurs réunions. De nombreuses tentatives ont été faites pour communiquer avec la Première Nation de Millbrook et la Première Nation de Membertou, qui ne sont pas représentées par le KMKNO, mais en vain.

De mars 2024 Ă  mars 2025, le Ministère et le MPO ont consultĂ© le KMKNO et la Première Nation de Sipekne’katik afin d’établir une marche Ă  suivre pour les consultations rĂ©glementaires. Ils ont demandĂ© un examen technique du PCHP et ils ont participĂ© Ă  des discussions afin de donner suite aux questions et aux commentaires. Les dĂ©tails de cet exercice de mobilisation et de consultation menĂ© avec chaque nation sont fournis ci-dessous.

Consultation auprès du Bureau de négociation Kwilmu’kw Maw-klusuaqn

Le 17 avril 2024, en rĂ©ponse au message transmis le 7 mars 2024 par le Ministère, le KMKNO a indiquĂ© qu’il souhaitait aller de l’avant avec la consultation sur le PCHP. Le 1er mai 2024, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© en ligne les membres du KMKNO lors d’une rĂ©union prĂ©paratoire afin d’expliquer le processus rĂ©glementaire menant Ă  une modification Ă  l’annexe 2. Le KMKNO a fait part de ses prĂ©occupations concernant les ratios de compensation proposĂ©s dans le PCHP et indiquĂ© qu’il privilĂ©giait un ratio de compensation plus Ă©levĂ©. Le 11 juin 2024, le promoteur et le MPO ont organisĂ© une visite du site pour les membres du KMKNO afin de leur donner d’autres explications sur les prĂ©occupations liĂ©es aux ratios de compensation et d’en discuter. Le 31 juillet 2024, le Ministère a envoyĂ© une lettre au KMKNO pour lui fournir des prĂ©cisions sur les ratios de compensation proposĂ©s dans le PCHP. Le 9 octobre 2024, Ă  la demande du KMKNO, le Ministère lui a Ă©galement transmis une synthèse des donnĂ©es de la consultation publique sur le projet. Le 6 novembre 2024, le KMKNO a indiquĂ© par courriel au Ministère qu’il n’avait pas d’autres commentaires Ă  formuler sur les modifications.

Consultation auprès de la Première Nation de Sipekne’katik

Le 30 avril 2024, lors d’une rĂ©union prĂ©paratoire virtuelle, le Ministère et le MPO ont rencontrĂ© les membres de la Première Nation de Sipekne’katik afin de leur expliquer le processus rĂ©glementaire visant Ă  modifier l’annexe 2. La Première Nation de Sipekne’katik a fourni des renseignements sur le protocole de l’initiative de gouvernance Sipekne’katik (IGS), qui dĂ©crit la manière dont les membres de la communautĂ© souhaitent ĂŞtre consultĂ©s sur les questions ayant des rĂ©percussions sur leurs droits et leurs titres. Le 11 juin 2024, une visite au centre d’interprĂ©tation de la mine d’or Goldboro a Ă©tĂ© organisĂ©e afin de discuter des projets proposĂ©s dans le PCHP. Cette visite comprenait celle d’un rĂ©seau hydrographique, qui est un projet de compensation proposĂ©, et d’un deuxième rĂ©seau hydrographique dans la zone oĂą ce type de travaux de remise en Ă©tat a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Parmi les participants, il y avait un membre de l’IGS, deux membres du KMKNO, des reprĂ©sentants du MPO et du Ministère et le promoteur. Ce dernier a prĂ©sentĂ© un exposĂ© sur les projets de compensation de l’habitat du poisson proposĂ©s ainsi que les ratios de compensation, et dĂ©crit les techniques de remise en Ă©tat des cours d’eau, dont les travaux associĂ©s reprĂ©sentent des occasions d’emplois dans la rĂ©gion.

Le 13 novembre 2024, dans une rĂ©union virtuelle, le Ministère a rencontrĂ© les membres de l’équipe de l’IGS et le MPO pour discuter des mises Ă  jour sur le projet et de son examen dans le cadre du protocole de l’IGS. L’équipe de l’IGS a indiquĂ© que son examen du PCHP Ă©tait en cours et qu’une fois achevĂ©, il transmettrait au chef et au conseil les commentaires formulĂ©s par l’équipe de l’IGS Ă  des fins de dĂ©cision. Le MPO a prĂ©sentĂ© un aperçu de la dĂ©tĂ©rioration, de la perturbation ou de la destruction et il a expliquĂ© les ratios de compensation proposĂ©s Ă  l’aide d’exemples des impacts prĂ©vus du projet. Le MPO a demandĂ© Ă  l’équipe de l’IGS si elle avait des prĂ©occupations concernant le processus rĂ©glementaire, L’IGS a rĂ©pondu que la Première Nation de Sipekne’katik n’avait aucune question concernant le processus rĂ©glementaire et qu’elle allait procĂ©der Ă  l’examen du PCHP et consulter les membres de sa communautĂ©. Le 6 dĂ©cembre 2024, l’équipe de l’IGS a fait savoir au Ministère que la rĂ©ponse officielle du chef et du conseil concernant les modifications sera prĂ©sentĂ©e au Ministère.

Le 18 mars 2025, le Ministère a reçu une lettre de la Première Nation de Sipekne’katik demandant des prĂ©cisions, notamment sur la gestion des effluents et la rĂ©glementation concernant la dilution des effluents. En outre, la Première Nation de Sipekne’katik a Ă©crit qu’elle considĂ©rait que le PCHP proposĂ© Ă©tait insuffisant et que d’autres commentaires seront prĂ©sentĂ©s prochainement. Le 28 mars 2025, le Ministère lui a rĂ©pondu par lettre en lui fournissant des renseignements sur le REMMMD et en lui prĂ©sentant les exigences relatives aux rĂ©sidus miniers et les exigences minimales relatives Ă  la qualitĂ© des effluents qui peuvent ĂŞtre rejetĂ©s, et il a mentionnĂ© que le REMMMD interdit explicitement la dilution des effluents avant leur rejet. Enfin, le Ministère a proposĂ© d’organiser une autre visite du site et une rĂ©union avec le MPO afin de mieux comprendre les prĂ©occupations liĂ©es au PCHP. Le Ministère continuera de travailler en collaboration avec le MPO et le promoteur afin de donner suite aux autres commentaires ou prĂ©occupations de la Première Nation de Sipekne’katik concernant le PCHP proposĂ©.

Consultation menée par le promoteur

En 2017, le promoteur a commencé à consulter les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse pour discuter des répercussions sur les poissons et leur habitat, trouver des projets de compensation possibles et explorer des possibilités de partenariat et de collaboration. Le promoteur a communiqué avec des membres de chaque communauté connaissant bien le paysage local afin de recenser les habitats du poisson dégradés à proximité du lieu du projet, qui nécessitent une remise en état ou une amélioration.

Le promoteur a ensuite mobilisĂ© les communautĂ©s autochtones pour l’élaboration de mesures de compensation pour l’habitat du poisson. Le personnel du KMKNO, de la Première Nation de Paqtnkek (chef et conseil, et rĂ©union communautaire), de l’Institut des ressources naturelles Unama’ki (UINR) et du Mi’kmaw Conservation Group (MCG) a notamment participĂ© Ă  cet exercice. Les initiatives de consultation se sont poursuivies jusqu’en mai 2023 avec ces nations. De plus, le promoteur a aidĂ© le Ministère lors des consultations sur les modifications en rĂ©pondant aux questions ou prĂ©occupations liĂ©es au projet, Ă  ses rĂ©percussions sur les poissons et leur habitat, et Ă  l’ESR au dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers.

Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2017, le promoteur a Ă©galement menĂ© des activitĂ©s de consultation du public Ă  l’appui du processus provincial d’évaluation environnementale (EE) du projet. Il s’agit notamment de journĂ©es portes ouvertes communautaires et virtuelles, d’un Ă©change continu d’informations avec le ComitĂ© de liaison communautaire (CLC) et de rĂ©unions avec les intervenants intĂ©ressĂ©s. Ă€ l’automne 2022, le promoteur a entamĂ© des discussions avec la MunicipalitĂ© du comtĂ© de Guysborough (MCG) et la Guysborough County Inland Fisheries Association (GCIFA) au sujet d’éventuels projets de compensation dans la rĂ©gion. Dans le cadre de cet exercice, la remise en Ă©tat ou la crĂ©ation d’un habitat cĂ´tier de la zostère a Ă©tĂ© identifiĂ©e comme une possibilitĂ© de compensation pour la pĂŞche, mais n’a pas Ă©tĂ© pris en compte dans le plan final fondĂ© sur les recommandations et les conseils fournis par le MPO. Le MPO estime qu’il ne s’agissait pas de l’option la plus judicieuse, compte tenu de la pertinence des espèces ciblĂ©es, de l’emplacement du projet et de ses chances de rĂ©ussite Ă  long terme.

En outre, le promoteur a conclu une entente sur les avantages pour la communauté avec l’Assemblée des chefs mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse (ANSMC). L’entente sur les avantages pour la communauté visera toutes les phases du projet et décrira les avantages économiques, environnementaux, culturels, professionnels et autres qui seront offerts aux Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse. Elle tient compte de l’engagement des Mi’kmaq à protéger et à stimuler l’économie fondée sur les terres et les ressources dans leur territoire traditionnel, ainsi que le désir collectif de chaque partie d’exploiter des possibilités sociales et économiques mutuellement utiles tout en respectant les principes de l’intendance environnementale.

Le 31 janvier 2025, la Nation Mi’kmaq de Paqtnkek, la communautĂ© Mi’kmaq la plus proche de la mine de Goldboro, a Ă©crit au ministre. Dans sa lettre, la communautĂ© salue la collaboration du promoteur avec ses membres concernant le PCHP proposĂ© et souligne la valeur de son partenariat avec le promoteur. En outre, la Nation a recommandĂ© d’accĂ©lĂ©rer les modifications Ă  l’annexe 2 et l’autorisation en vertu de la Loi sur la pĂŞche afin d’éviter de nouveaux retards dans le financement et les travaux de construction, ce qui pourrait entraver les possibilitĂ©s Ă©conomiques et de collaboration associĂ©es au projet.

Choix de l’instrument

Les options non réglementaires prévoiraient l’élimination des résidus d’une manière qui n’aurait pas d’impact sur les plans d’eau où vivent des poissons, ou seraient des options terrestres. Les options réglementaires correspondent à celles qui entraîneraient la destruction des eaux où vivent des poissons.

Le promoteur a Ă©laborĂ© plusieurs options dans son Ă©valuation des solutions de rechange pour les DRM (disponible en anglais seulement) afin de choisir la meilleure option pour le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers en tenant compte des facteurs environnementaux, techniques, Ă©conomiques et socioĂ©conomiques. Cette Ă©valuation a Ă©tĂ© effectuĂ©e conformĂ©ment au Guide sur l’évaluation des solutions de rechange pour l’entreposage des dĂ©chets miniers. La première Ă©tape du processus d’évaluation a permis de trouver 13 options candidates pour une IGR. Des 13 options candidates, 9 ne rĂ©pondaient pas aux critères de prĂ©sĂ©lection lors de l’examen des failles graves et n’ont pas Ă©tĂ© retenues. Quatre options pour une IGR ont Ă©tĂ© retenues pour ĂŞtre soumises Ă  une Ă©valuation plus approfondie. Bien que tous les autres Ă©lĂ©ments constitutifs du projet liĂ©s au dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers aient Ă©tĂ© prĂ©vus de manière Ă  Ă©viter les eaux oĂą vivent des poissons (c’est-Ă -dire les zones de stockage des stĂ©riles, les fossĂ©s et les bassins de dĂ©cantation, ainsi que les autres dĂ©pĂ´ts de matières organiques, de till, de morts-terrains et de minerai Ă  faible teneur), les quatre options pour l’IGR dĂ©crites ci-dessous ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es de manière Ă  Ă©viter d’autres Ă©lĂ©ments sensibles et des impacts sur les eaux oĂą vivent des poissons (c’est-Ă -dire des options rĂ©glementaires). Aucune option non rĂ©glementaire viable (c’est-Ă -dire des options terrestres) n’a Ă©tĂ© trouvĂ©e pour le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers sans impacts sur les plans d’eau oĂą vivent des poissons.

Évaluation des options pour l’installation de gestion des résidus

L’évaluation prĂ©alable a portĂ© sur 13 options candidates liĂ©es Ă  l’installation de gestion des rĂ©sidus (IGR). Des solutions de rechange ont Ă©tĂ© exclues en raison des failles graves suivantes :

L’évaluation prĂ©alable a permis de retenir quatre options (c’est-Ă -dire les options 4, 5, 6 et 8) comme solutions convenables pour l’IGR. Ces quatre solutions de rechange ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es au moyen de la caractĂ©risation et de l’analyse multicritère. Le tableau 1 ci-dessous prĂ©sente une comparaison de haut niveau des solutions de rechange.

Tableau 1 : Synthèse de haut niveau des options pour l’IGR différées à des fins d’analyse multicritère
Solution de rechange  Avantages  InconvĂ©nients 
Option 4 pour l’IGR (option privilĂ©giĂ©e) Emplacement situĂ© dans le pĂ©rimètre de drainage des cours d’eau ou des plans d’eau du site minier ayant fait l’objet d’une approbation 
  • L’empreinte la plus faible
  • Probablement la moins coĂ»teuse, en raison des volumes de remblais plus faibles, de la proximitĂ© des mines Ă  ciel ouvert et de la facilitĂ© de transport des rĂ©sidus
  • Rejets dans un plan d’eau rĂ©cepteur dĂ©jĂ  contaminĂ© plutĂ´t que dans un système aquatique vierge 
EmpiĂ©tement sur un habitat du poisson (confirmĂ© sur le terrain) 
Option 5 pour l’IGR 
  • Utilise la plus grande proportion de terres dĂ©jĂ  perturbĂ©es (coupe Ă  blanc)
  • Évite les pistes de VTT 
  • Digues relativement basses 
  • Bassin hydrographique secondaire diffĂ©rent de l’infrastructure du projet 
  • Un habitat du saumon comme milieu rĂ©cepteur en aval
  • Les rĂ©percussions les plus importantes sur l’habitat convenable prĂ©vu pour l’orignal
  • SituĂ© en amont et le plus près des villĂ©giateurs du lac Ocean
  • Exigences les plus Ă©levĂ©es en matière de pompage 
Option 6 pour l’IGR  s.o.
  • Plusieurs bassins hydrographiques secondaires prĂ©sents en aval de l’infrastructure du projet
  • L’habitat du saumon prĂ©sent en tant que milieu rĂ©cepteur en aval
  • SituĂ© en amont de la communautĂ© de Goldboro 
  • L’IGR est contrainte par des cours d’eau sur les talus au nord et Ă  l’est, et par une servitude de gazoduc Ă  l’ouest. Il y a peu de place pour un agrandissement sans rĂ©amĂ©nager les cours d’eau et le gazoduc. 
Option 8 pour l’IGR  
  • Pas de milieu rĂ©cepteur en aval 
  • Plus proche des mines Ă  ciel ouvert qui nĂ©cessitent la distance de dĂ©placement la plus courte 
  • La plus Ă©loignĂ©e des aires protĂ©gĂ©es 
  • EmpiĂ©tement sur une rĂ©serve de minerai prĂ©sumĂ©e
  • RĂ©percussions sur les terres privĂ©es 
  • RĂ©percussions les plus importantes sur les milieux humides 
  • RĂ©percussions les plus importantes sur l’habitat potentiel de lichens Ă©piphytes rares 

L’option 4 pour l’IGR, qui est privilĂ©giĂ©e, maintient les rejets dans le mĂŞme bassin hydrographique que le reste de l’infrastructure du projet et limite les rĂ©percussions sur les caractĂ©ristiques sensibles sur le plan environnemental. Il s’agit de la solution de rechange qui entraĂ®nerait l’empreinte la plus petite, qui serait la plus proche du site de l’usine et dont les fondations le long des amĂ©nagements de remblais sont considĂ©rĂ©es comme en bonnes conditions, d’après les Ă©tudes gĂ©otechniques. Cette solution est probablement la moins coĂ»teuse, en raison des volumes de remblais plus faibles, de la proximitĂ© des mines Ă  ciel ouvert et de la facilitĂ© de transport des rĂ©sidus miniers.

Figure 3 : Infrastructure du projet prĂ©sentant la solution de rechange privilĂ©giĂ©e (option 4) pour l’IGR

Une carte Ă  l’échelle 1/25 000 montre l’infrastructure minière dans la zone du projet pour la mine Goldboro.

Figure 3 : Infrastructure du projet prĂ©sentant la solution de rechange privilĂ©giĂ©e (option 4) pour l’IGR - Version textuelle

La figure montre en rouge la zone du projet de la mine Goldboro. L’installation de gestion des rĂ©sidus est situĂ©e dans la partie nord-est de la zone du projet. Les mines Ă  ciel ouvert est et ouest sont situĂ©es dans la moitiĂ© infĂ©rieure de la carte, avec quatre zones de stockage des stĂ©riles entourant les mines Ă  ciel ouvert. Au centre de la zone du projet se trouve le lac Gold Brook.

Une lĂ©gende au bas de la figure dĂ©crit les couleurs utilisĂ©es pour indiquer les caractĂ©ristiques sur la carte, y compris la zone du projet, l’installation de gestion des rĂ©sidus, la zone de stockage des stĂ©riles et la route proposĂ©e pour le site.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cadre analytique

L’analyse ci-dessous porte sur les impacts progressifs des modifications au Règlement sur l’environnement, les collectivités autochtones, les entreprises (le promoteur) et le gouvernement. Alors que les coûts pour le promoteur sont connus et monétisés, il n’est pas possible de quantifier et de monétiser les impacts environnementaux en raison du manque de données. Par conséquent, l’analyse coûts-avantages reflète des coûts monétisés et décrit de manière qualitative les impacts environnementaux.

Le MPO a dĂ©terminĂ© que le PCHP proposĂ© par le promoteur est appropriĂ© et qu’il est conforme aux principes de la Politique sur l’application de mesures visant Ă  compenser les effets nĂ©fastes sur le poisson et son habitat, aux termes de la Loi sur les pĂŞches. Ces principes consistent, entre autres, Ă  remettre en Ă©tat l’habitat dĂ©gradĂ© pour amĂ©liorer la production de poissons, Ă  amĂ©liorer l’habitat du poisson et Ă  crĂ©er des habitats du poisson productifs et durables dans des zones oĂą il n’y en avait pas auparavant. Les coĂ»ts et les rĂ©percussions environnementales de ces modifications pourraient changer si le PCHP Ă©tait modifiĂ© ultĂ©rieurement pour mieux prendre en compte les intĂ©rĂŞts des Autochtones.

Répercussions environnementales

Le dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dĂ©coulant de la mise en place de l’IGR (figure 4) dĂ©truira sept cours d’eau oĂą vivent des poissons. L’IGR empiĂ©tera sur une superficie de 0,27 ha de l’habitat du poisson dans sept cours d’eau (CE15, CE43, CE45, CE47, CE49, CE57, CE99). La collecte de poissons et la caractĂ©risation de l’habitat rĂ©vèlent que l’anguille d’AmĂ©rique et l’omble de fontaine sont prĂ©sents dans ces cours d’eau. Bien qu’ils ne soient liĂ©s Ă  aucun cours d’eau oĂą vivent des poissons et qu’aucun poisson n’y ait Ă©tĂ© rĂ©coltĂ© dans le CE57 et le CE99, ces deux cours d’eau ont Ă©tĂ© inclus en tant qu’habitat du poisson dans l’évaluation des effets du plan de compensation.

Projet de compensation du PCHP concernant le bras est de la rivière Pomquet

Pour compenser la perte d’habitat du poisson, le promoteur a Ă©laborĂ©, puis proposĂ©, un PCHP, tel qu’il est requis par l’article 27.1 du REMMMD. Le plan proposĂ© prĂ©sente cinq mesures compensatoires visant la remise en Ă©tat et l’amĂ©lioration des cours d’eau dĂ©gradĂ©s dans les bassins hydrographiques des rivières Salmon, Country Harbour, Guysborough et Pomquet. Pour la perte d’habitat du poisson dans les cours d’eau due au dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers dans l’IGR, le plan propose de la compenser particulièrement par le projet de compensation du bras est de la rivière Pomquet (figure 4). Il propose de remettre en Ă©tat et d’amĂ©liorer les cours d’eau sur 3 300 m le long du bras est de la rivière Pomquet, dans deux tronçons oĂą l’on a dĂ©celĂ© une dĂ©gradation de l’habitat, ce qui se traduira par un gain de 0,54 ha d’habitat du poisson.

Le bras est de la rivière Pomquet est une rivière Ă  truites et Ă  saumons qui a Ă©tĂ© très affectĂ©e par les activitĂ©s de canalisation et de redressement rĂ©alisĂ©es pour le drainage de terres agricoles depuis les annĂ©es 1800 jusqu’aux annĂ©es 1980. Le cours infĂ©rieur de la rivière a Ă©tĂ© remis en Ă©tat par l’Antigonish Rivers Association grâce Ă  des projets de stabilisation des berges, Ă  l’établissement d’une zone tampon riveraine et Ă  l’installation de seuils en bois. Le cours supĂ©rieur de la rivière reste très simple et ne comporte aucune fosse, ce qui entrave la migration des saumons vers les frayères. Pour favoriser la remise en Ă©tat des habitats Ă  mĂŞme le cours d’eau, on installerait manuellement 63 structures de remise en Ă©tat (par exemple seuils en bois, dĂ©flecteurs et seuils en pierre). L’objectif du projet est de reproduire les Ă©lĂ©ments naturels d’un Ă©cosystème aquatique sain et de rĂ©tablir les Ă©lĂ©ments de la complexitĂ© de l’habitat. Ces mesures sont destinĂ©es Ă  amĂ©liorer l’accessibilitĂ© aux principaux Ă©lĂ©ments de l’habitat et Ă  accroĂ®tre la connectivitĂ© de l’habitat dans le cours d’eau pour les espèces cibles, comme le saumon atlantique et l’omble de fontaine. Pour soutenir et rĂ©tablir les diffĂ©rents stades du cycle de vie des salmonidĂ©s, des amĂ©liorations seront apportĂ©es Ă  leur habitat de frai. Les techniques de rĂ©tablissement ont Ă©tĂ© Ă©prouvĂ©es et sont largement appliquĂ©es partout en Nouvelle-Écosse pour remettre en Ă©tat l’habitat du poisson d’eau douce. La rivière Pomquet se trouve Ă©galement Ă  proximitĂ© de la Première Nation mi’kmaq de Paqtnkek et est considĂ©rĂ©e comme un rĂ©seau fluvial important pour la communautĂ©, laquelle pourrait offrir sa collaboration.

Figure 4 : Projet de compensation pour le bras est de la rivière Pomquet 

Une carte Ă  l’échelle 1/50 000 montre l’emplacement de la rivière Pomquet Est, en Nouvelle-Écosse – Version textuelle en dessous de la carte

Figure 4 : Projet de compensation pour le bras est de la rivière Pomquet - Version textuelle

Le coin infĂ©rieur droit de la figure montre une carte plus petite de la cĂ´te de la Nouvelle-Écosse, avec l’emplacement de la mine Goldboro encerclĂ© en rouge au bas et un carrĂ© jaune mettant en Ă©vidence la zone agrandie.

La figure principale montre une zone agrandie Ă  l’Ă©chelle 1/50 000 et le bassin versant de la rivière Pomquet est reprĂ©sentĂ© en rose près de Beauly, en Nouvelle-Écosse. Au centre de la figure, deux sections de la rivière Pomquet Est sont mises en Ă©vidence : la partie supĂ©rieure est la section 1 en mauve et la partie infĂ©rieure est la section 2 en vert.

La lĂ©gende Ă  droite de la figure dĂ©crit les couleurs utilisĂ©es pour indiquer les caractĂ©ristiques sur la carte, y compris les cours d’eau naturels, les sections de la rivière Pomquet Est et la limite du bassin versant secondaire de la rivière Pomquet.

Coûts pour l’entreprise

Les coĂ»ts de la mise en Ĺ“uvre du PCHP proposĂ© associĂ©s aux modifications visant Ă  compenser la destruction de 0,27 ha d’habitat du poisson sont estimĂ©s Ă  0,064 million de dollarsrĂ©fĂ©rence 6. Le promoteur doit prĂ©senter une lettre de crĂ©dit irrĂ©vocable, ou une garantie financière Ă©quivalente, englobant les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre du plan. Le tableau 3 dĂ©crit les coĂ»ts estimatifs associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre du PCHP proposĂ©. Les travaux de construction connexes comprennent le rĂ©trĂ©cissement du chenal du bras est de la rivière Pomquet, la remise en Ă©tat et l’amĂ©lioration des habitats de frai et des fosses, l’amĂ©lioration de l’écoulement et du chenal de la rivière pour assurer le passage des poissons Ă  travers le site, et l’amĂ©nagement d’un chenal Ă  mĂ©andres connexe pour offrir une variĂ©tĂ© d’habitats dans la rivière (c’est-Ă -dire des sĂ©quences fosse-seuil-plat courant). Les activitĂ©s de surveillance après les travaux de construction comprennent l’établissement de relevĂ©s sur le site et de rapports sur l’habitat créé et les rĂ©percussions sur les poissons. Par exemple, les activitĂ©s de surveillance visant Ă  Ă©tayer les dossiers relativement Ă  la stabilitĂ©, Ă  l’état et au fonctionnement des structures auront lieu chaque annĂ©e et seront rĂ©sumĂ©es dans un rapport annuel. En 2027, en 2029 et en 2031, des relevĂ©s de l’indice de qualitĂ© de l’habitat et une combinaison de relevĂ©s des nids de frai du saumon et de relevĂ©s d’électropĂŞche seront effectuĂ©s pour Ă©valuer les incidences sur le frai et la prĂ©sence, l’abondance et les structures des âges des espèces.

Tableau 2 : Coûts estimatifs du plan de compensation de l’habitat du poisson (PCHP) sur 6 ans
Description  Montant non actualisĂ© en dollars canadiens de 2024  Montant actualisĂ© Ă  un taux note a du tableau 3 de 3 %  ÉchĂ©ancier proposĂ© 
Construction  38 981 $ 37 845 $ (2026) 
Surveillance   25 142 $ 22 362 $  (2026-2031) 
Total  64 123 $  60 207 $ (2026-2031) 

Note(s) du tableau 3

Note a du tableau 3

Un taux d’actualisation de 3 % est appliquĂ© aux diffĂ©rentes annĂ©es en fonction du calendrier des activitĂ©s. Les catĂ©gories « coĂ»ts de construction Â» et « coĂ»ts de surveillance Â» comprennent un poste pour les imprĂ©vus. Les coĂ»ts sont actualisĂ©s pour l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2025.

Retour Ă  la note a du tableau 3

Coût pour le gouvernement

Les activités d’application de la loi du gouvernement du Canada comprennent des inspections visant à surveiller la mise en œuvre du PCHP, qui pourraient entraîner des coûts supplémentaires. Plus précisément, des coûts pourraient devoir être engagés pour les visites de sites, la surveillance du site et la consultation du PCHP afin d’assurer la conformité à la Loi sur les pêches et au REMMMD. Ces coûts supplémentaires seront faibles, étant donné que les activités de surveillance et les coûts connexes seront intermittents pendant la mise en œuvre du PCHP. Par conséquent, les coûts supplémentaires totaux pour le gouvernement du Canada associés au PCHP proposé seraient faibles.

Énoncé des coûts-avantages
Table 3A : RĂ©percussions quantifiĂ©es pour Goldboro Gold Mines Inc. (niveau de prix 2024 en dollars constants [million de dollars])
Incidence  Total (valeur actualisĂ©e)  Moyenne annualisĂ©e (6 ans)
CoĂ»ts  0,060 0,011
Table 3B : RĂ©percussions quantifiĂ©es (non monĂ©tisĂ©es) sur les populations autochtones et le grand public
Incidences Description 
Incidences positives  La mise en Ĺ“uvre du PCHP proposĂ©, qui se traduira par un gain direct de 0,54 ha d’habitat du poisson. 
Incidences nĂ©gatives La perte d’habitat du poisson associĂ©e au dĂ©pĂ´t de rĂ©sidus miniers et de stĂ©riles s’élève Ă  0,27 ha. 

Lentille des petites entreprises

Les modifications n’ont aucune incidence sur les petites entreprises. Le promoteur ne répond pas à la définition de petite entreprise telle qu’elle figure dans la Politique sur la limitation du fardeau réglementaire sur les entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire au fardeau administratif des entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les possibilités de coopération et d’harmonisation en matière de réglementation n’ont pas été étudiées, car les modifications ne présentent aucun nouveau cadre de réglementation.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, les modifications ont été exemptées de l’obligation de réaliser une évaluation environnementale et économique stratégique (EEES).

Ces modifications en sont exemptées parce qu’elles ont été préparées conformément à une procédure courante ou administrative, et qu’il est peu probable qu’elle entraîne des effets environnementaux ou économiques importants.

Analyse comparative entre les sexes plus 

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a indiqué que le projet pourrait avoir des incidences disproportionnées sur les peuples autochtones, compte tenu de la situation géographique du projet. Toutefois, les impacts environnementaux seront évités, atténués et, le cas échéant, compensés par des processus provinciaux et fédéraux, y compris la mise en œuvre du PCHP proposé pour compenser toute incidence résiduelle sur l’habitat du poisson résultant du dépôt de résidus miniers.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement. Les modifications dĂ©signeront l’utilisation de certains plans d’eau oĂą vivent des poissons pour le dĂ©pĂ´t des rĂ©sidus miniers gĂ©nĂ©rĂ©s par les activitĂ©s du projet de la mine d’or Goldboro. Le promoteur ne peut commencer Ă  dĂ©poser des rĂ©sidus miniers dans les DRM inscrits Ă  l’annexe 2 du REMMMD que lorsque la ministre aura approuvĂ© le PCHP et que toutes les conditions prĂ©vues Ă  l’article 27.1 du REMMMD auront Ă©tĂ© remplies.

Étant donné que le REMMMD a été établi en vertu de la Loi sur les pêches, lors de la vérification de la conformité au REMMMD, le personnel chargé de l’application de la loi agira conformément à la Politique de conformité et d’application de la Loi sur les pêches relatives à l’habitat et à la pollution (la Politique). La vérification de la conformité au REMMMD et à la Loi sur les pêches comprendra, entre autres activités d’inspection, des visites des lieux, des analyses d’échantillons, un examen des PCHP et des rapports connexes associés aux modifications. Les agents d’application de la loi peuvent mener une enquête lorsqu’ils ont des motifs raisonnables de croire qu’une infraction est ou a été commise.

Comme le prĂ©voit la Politique, s’il existe des preuves d’une infraction prĂ©sumĂ©e, les agents d’application de la loi dĂ©termineraient la mesure d’application appropriĂ©e en fonction des critères suivants :

La Politique définit l’éventail des réponses possibles aux violations présumées, y compris l’émission d’avertissements, de directives et d’ordonnances ministérielles, et/ou des décisions judiciaires, telles que des injonctions, des poursuites, des jugements de tribunaux en cas de condamnation et des poursuites civiles pour le recouvrement des coûts.

Personnes-ressources

Nicole Folliet
Directrice exécutive
Division des mines et traitement
Direction des secteurs industriels et des produits chimiques
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : MDMER-REMMMD@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et de la valorisation
Direction de l’analyse économique
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd.darv@ec.gc.ca