RÚglement modifiant le RÚglement sur les mesures économiques spéciales visant le Venezuela : DORS/2025-112
La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 8
Enregistrement
DORS/2025-112 Le 20 mars 2025
LOI SUR LES MESURES ĂCONOMIQUES SPĂCIALES
C.P. 2025-450 Le 20 mars 2025
Attendu que la gouverneure en conseil juge que des violations graves et systématiques des droits de la personne ont été commises dans la République bolivarienne du Venezuela,
Ă ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangĂšres et en vertu de lâalinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le RĂšglement modifiant le RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela, ci-aprĂšs.
RÚglement modifiant le RÚglement sur les mesures économiques spéciales visant le Venezuela
Modification
1 Lâannexe du RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon lâordre numĂ©rique, de ce qui suit :
- 117 Douglas Arnoldo RICO GONZALEZ (né le 15 juillet 1965 ou le 28 septembre 1969)
- 118 Carlos Enrique TERĂN HURTADO
- 119 Carlos Alberto CALDERON CHIRINOS (né le 3 juillet 1970)
- 120 Florencio Ramón ESCALONA (né le 27 octobre 1962)
- 121 Leonel Alberto GARCĂA RIVAS (nĂ© le 24 mai 1983)
- 122 Ronny Fernando GONZĂLEZ MONTESINOS (nĂ© le 14 mai 1974)
- 123 Manuel Enrique CASTILLO RENGIFO (né le 24 novembre 1969)
- 124 Jose Ramon FIGUERA VALDEZ (né le 13 octobre 1974)
AntĂ©rioritĂ© de la prise dâeffet
2 Pour lâapplication de lâalinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent rĂšglement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.
Entrée en vigueur
3 Le présent rÚglement entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RĂSUMĂ DE LâĂTUDE DâIMPACT DE LA RĂGLEMENTATION
(Le présent résumé ne fait pas partie du RÚglement.)
Enjeux
Le 10 janvier 2025, Nicolas Maduro sâest lui-mĂȘme investi illĂ©gitimement en tant que prĂ©sident du Venezuela. Au mĂ©pris de la volontĂ© du peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien et des appels de la communautĂ© internationale, Maduro et son rĂ©gime sâaccrochent au pouvoir et adoptent des pratiques de terrorisme Ă©tatique pour semer la peur parmi leurs citoyens. Les citoyens vĂ©nĂ©zuĂ©liens sont de plus en plus incapables dâexercer leurs droits, ce qui oblige beaucoup dâentre eux Ă chercher de meilleures conditions de vie Ă lâĂ©tranger, contribuant Ă aggraver la crise humanitaire.
Contexte
Avant et aprĂšs les Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024, Maduro a eu recours Ă lâappareil dâĂtat vĂ©nĂ©zuĂ©lien pour lancer une stratĂ©gie de rĂ©pression coordonnĂ©e visant Ă empĂȘcher la participation politique de lâopposition, Ă entraver la tenue dâĂ©lections libres et Ă©quitables et Ă instiller la peur parmi les VĂ©nĂ©zuĂ©liens. Ses tactiques comprenaient des dĂ©tentions arbitraires massives, des disparitions forcĂ©es, de la torture, des raids sans mandat judiciaire, le marquage des maisons de ses opposants, des raids dans les quartiers pauvres, lâannulation soudaine de passeports et, surtout, lâutilisation de la terreur comme outil de contrĂŽle social. En consĂ©quence, les figures les plus Ă©minentes de lâopposition vĂ©nĂ©zuĂ©lienne ont Ă©tĂ© dĂ©tenues arbitrairement, contraintes Ă lâexil ou Ă la clandestinitĂ© pour Ă©viter de subir des prĂ©judices personnels. La Mission internationale indĂ©pendante dâĂ©tablissement des faits sur le Venezuela Ă©tablie par le Conseil des droits de lâhomme des Nations Unies a conclu que, pour se maintenir au pouvoir, le rĂ©gime de Maduro a eu recours Ă de graves violations des droits de la personne, dont certaines constituent des crimes contre lâhumanitĂ©.
Ignorant la volontĂ© du peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien et les appels de la communautĂ© internationale, Maduro sâest investi illĂ©gitimement pour un nouveau mandat de six ans le 10 janvier 2025, Ă©rodant davantage les institutions dĂ©mocratiques dĂ©jĂ affaiblies du Venezuela. Comme lâa rapportĂ© la Commission interamĂ©ricaine des droits de lâhomme, les circonstances entourant lâĂ©lection prĂ©sidentielle de 2024 constituent « une altĂ©ration de lâordre constitutionnel » qui rend impossible de considĂ©rer la réélection de NicolĂĄs Maduro et son investiture comme dĂ©mocratiques et lĂ©gitimes.
Lâadoption de pratiques de terrorisme Ă©tatique visant Ă semer la peur parmi les citoyens et Ă rĂ©duire au silence les opposants, les dĂ©fenseurs des droits de la personne, les journalistes et les militants est trĂšs prĂ©occupante. De nombreuses informations crĂ©dibles font Ă©tat de graves restrictions Ă la libertĂ© dâexpression au Venezuela, en particulier en ce qui concerne les critiques Ă lâĂ©gard du gouvernement. Le droit pĂ©nal, y compris les lois antiterroristes, continue dâĂȘtre abusĂ© pour faire taire les voix dissidentes et les critiques. Les journalistes sont confrontĂ©s Ă des obstacles importants dans leur travail en raison de la peur des violences, du harcĂšlement et de la criminalisation possible de leurs reportages. Des mĂ©canismes internationaux de dĂ©fense des droits de la personne ont Ă©galement recueilli des informations sur la dĂ©tention et la criminalisation de citoyens qui expriment leur mĂ©contentement face Ă la situation au Venezuela sur les rĂ©seaux sociaux.
Réponse du Canada
Depuis 2017, le Canada a mis en Ćuvre une sĂ©rie de sanctions contre le Venezuela en rĂ©ponse Ă lâĂ©rosion des institutions dĂ©mocratiques et Ă la violation des droits de la personne par le rĂ©gime de Maduro. Le Canada a dâabord imposĂ© des sanctions le 22 septembre 2017, lorsquâil a dĂ©signĂ© 40 personnes liĂ©es au gouvernement, visant Ă tenir responsables ceux qui portent atteinte Ă la dĂ©mocratie et Ă la stabilitĂ© du pays. Ces mesures imposĂ©es par la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES) comprenaient le gel des avoirs et lâinterdiction de faire affaire avec les personnes inscrites sur la liste. Ă ce jour, le Canada a imposĂ© des sanctions ciblĂ©es Ă 131 personnes en vertu du RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela (le RĂšglement) et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus (loi de SergueĂŻ Magnitski).
Le 13 dĂ©cembre 2024, la portĂ©e du RĂšglement a Ă©tĂ© Ă©largie pour permettre au Canada dâimposer des sanctions en rĂ©ponse Ă la situation actuelle et en constante dĂ©tĂ©rioration au Venezuela et dâinclure des activitĂ©s qui contribuent directement ou indirectement Ă la violation grave de la paix et Ă la sĂ©curitĂ© internationales, aux violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne ou Ă la corruption Ă grande Ă©chelle. Au mĂȘme moment, le Canada a annoncĂ© lâimposition de sanctions Ă cinq personnes qui se sont livrĂ©es Ă des activitĂ©s qui minent directement ou indirectement la dĂ©mocratie au Venezuela. Peu de temps aprĂšs, le 10 janvier 2025, et en coordination avec des partenaires aux vues similaires, le Canada a annoncĂ© des sanctions contre 14 personnes qui se sont livrĂ©es Ă des activitĂ©s qui ont directement ou indirectement contribuĂ© Ă des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne au Venezuela ou les ont soutenues.
Le Canada est demeurĂ© actif dans sa rĂ©ponse Ă la crise vĂ©nĂ©zuĂ©lienne, notamment en coparrainant des rĂ©solutions et en intervenant Ă lâOrganisation des Ătats amĂ©ricains, Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies, au Conseil des droits de lâhomme des Nations Unies et dans dâautres forums internationaux, demandant aux autoritĂ©s vĂ©nĂ©zuĂ©liennes de respecter les droits de la personne, la dĂ©mocratie et la volontĂ© du peuple.
Objectif
- Réagir à la répression continue de la dissidence et les violations systématiques des droits de la personne du régime de Maduro et envoyer le message que ces actions ont des conséquences;
- Faire pression sur le rĂ©gime de Maduro pour quâil respecte la volontĂ© du peuple exprimĂ©e le 28 juillet 2024, pour mettre fin aux violations des droits de la personne et dissuader le rĂ©gime dâentreprendre des actions similaires Ă lâavenir;
- Communiquer un message clair que le Canada se joint au peuple vénézuélien et à la communauté internationale pour condamner les violations des droits de la personne et les actes continus qui minent les institutions démocratiques;
- Communiquer un message clair Ă la rĂ©gion et au-delĂ quant Ă lâimportance que le Canada accorde au respect de la dĂ©mocratie, de la primautĂ© du droit et des droits de la personne au Venezuela.
Description
Le RĂšglement modifiant le RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela (les modifications) ajoute huit personnes Ă lâannexe des personnes inscrites sur la liste en vertu du RĂšglement. Ces personnes sont de hauts fonctionnaires actuels du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien, qui ont commis des actes ayant directement ou indirectement contribuĂ© Ă des violations des droits de la personne au Venezuela, ou les ont soutenues, ou qui ont pris part Ă des activitĂ©s qui portent atteinte directement ou indirectement Ă la paix, Ă la sĂ©curitĂ© ou Ă la stabilitĂ© du Venezuela ou Ă lâintĂ©gritĂ© de ses institutions dĂ©mocratiques. Il sâagit de fonctionnaires des Forces armĂ©es bolivariennes, de la Direction spĂ©ciale des enquĂȘtes criminelles et criminalistiques de la Direction gĂ©nĂ©rale du contre-espionnage militaire, de la Direction des actions stratĂ©giques et tactiques de la Police nationale bolivarienne et du Corps dâenquĂȘtes scientifiques, criminelles et mĂ©dico-lĂ©gales.
Il est donc interdit Ă toute personne au Canada ou Ă tout Canadien Ă lâĂ©tranger de faire des affaires relatives aux biens des personnes visĂ©es (personnes et entitĂ©s), de conclure des transactions avec elles, de leur fournir des services, de leur transfĂ©rer des biens ou de mettre des biens Ă leur disposition. Ces mesures rendront Ă©galement les personnes inscrites sur la liste interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur lâimmigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s. ConformĂ©ment au RĂšglement, les personnes inscrites sur la liste peuvent demander Ă la ministre des Affaires Ă©trangĂšres de retirer leur nom de lâannexe des personnes dĂ©signĂ©es. La ministre doit dĂ©terminer sâil existe des motifs raisonnables de recommander au gouverneur en conseil de retirer le nom.
Ălaboration de la rĂ©glementation
Consultation
Affaires mondiales Canada collabore rĂ©guliĂšrement avec les intervenants concernĂ©s au Venezuela, y compris les organisations de la sociĂ©tĂ© civile et dâautres gouvernements aux vues similaires, au sujet de la rĂ©ponse du Canada Ă la situation au Venezuela, y compris la mise en Ćuvre des sanctions.
En ce qui concerne les modifications, une consultation publique nâaurait pas Ă©tĂ© appropriĂ©e, Ă©tant donnĂ© que la publication des noms des personnes visĂ©es par les sanctions aurait probablement entraĂźnĂ© une fuite dâactifs avant lâentrĂ©e en vigueur des modifications.
Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones
Une Ă©valuation initiale de la portĂ©e gĂ©ographique de lâinitiative a Ă©tĂ© effectuĂ©e et nâa pas permis de cerner dâobligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes, car le rĂ©gime proposĂ© nâentre pas en vigueur dans une rĂ©gion visĂ©e par un traitĂ© moderne.
Choix de lâinstrument
Les rĂšglements sont la seule mĂ©thode utilisĂ©e pour imposer des sanctions au Canada. Aucun autre instrument nâa pu ĂȘtre envisagĂ©.
Analyse de la réglementation
Avantages et coûts
Les modifications renforcent la capacitĂ© du Canada Ă dissuader les acteurs de commettre des violations des droits de la personne ou des actes qui portent atteinte Ă la paix, Ă la sĂ©curitĂ© ou Ă la stabilitĂ© du Venezuela ou Ă lâintĂ©gritĂ© de ses institutions dĂ©mocratiques. Les modifications sâalignent sur les stratĂ©gies et les mesures actuelles de la politique Ă©trangĂšre du Canada visant Ă faire pression sur le Venezuela pour quâil respecte la volontĂ© du peuple telle quâelle sâest exprimĂ©e lors de lâĂ©lection prĂ©sidentielle du 28 juillet 2024 et pour assurer le respect des droits de la personne au Venezuela.
Le coĂ»t supplĂ©mentaire pour le gouvernement du Canada de lâadministration et de lâapplication de ces sanctions supplĂ©mentaires est minime. Les modifications visent des personnes prĂ©cises et, par consĂ©quent, ont moins dâincidence sur les entreprises canadiennes que les sanctions Ă©conomiques gĂ©nĂ©rales traditionnelles et ont une incidence limitĂ©e sur les citoyens du pays des personnes inscrites sur la liste. DâaprĂšs une Ă©valuation initiale de lâinformation disponible provenant de sources ouvertes, il est estimĂ© que les personnes nouvellement inscrites ont des liens limitĂ©s avec le Canada et quâelles nâont donc pas de relations dâaffaires importantes pour lâĂ©conomie canadienne. Par consĂ©quent, ces modifications ne devraient pas avoir dâincidence importante sur les Canadiens et les entreprises canadiennes.
Les banques et les institutions financiÚres canadiennes sont tenues de se conformer aux sanctions. Pour ce faire, elles ajouteront les nouvelles interdictions à leurs systÚmes de surveillance existants, ce qui pourrait entraßner des coûts de conformité minimes.
Lentille des petites entreprises
En ce qui concerne les personnes inscrites en vertu du RĂšglement, une analyse de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications pourraient avoir une incidence sur les petites entreprises canadiennes. Le RĂšglement interdit aux entreprises canadiennes de faire affaire avec les personnes visĂ©es, de leur fournir des services ou de mettre des biens Ă leur disposition, mais ne crĂ©e pas dâobligations administratives directes Ă leur Ă©gard. Bien que les entreprises canadiennes puissent demander des permis en vertu du RĂšglement, ces permis sont accordĂ©s Ă titre exceptionnel. Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande dĂ©coulant de lâinscription de ces personnes. Par consĂ©quent, il nây aurait pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire dĂ©coulant de cette exigence. Les petites entreprises canadiennes sont Ă©galement assujetties Ă lâobligation de divulgation en vertu du RĂšglement, ce qui reprĂ©senterait une exigence de conformitĂ© directe. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont des liens connus limitĂ©s avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit pas de divulgations Ă la suite des modifications.
RÚgle du « un pour un »
La rĂšgle du « un pour un » ne sâapplique pas, car il nây a pas de changement supplĂ©mentaire dans le fardeau administratif des entreprises. Le processus dâoctroi de permis pour les entreprises rĂ©pond Ă la dĂ©finition de « fardeau administratif » de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse. Toutefois, bien que des licences puissent ĂȘtre accordĂ©es en vertu du RĂšglement Ă titre exceptionnel, Ă©tant donnĂ© que les personnes inscrites ont des liens dâaffaires limitĂ©s avec lâĂ©conomie canadienne, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis Ă lâĂ©gard du RĂšglement.
Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation
Bien que le RĂšglement ne soit pas liĂ© Ă un plan de travail ou Ă un engagement dans le cadre dâun forum officiel de coopĂ©ration en matiĂšre de rĂ©glementation, il sâharmonise avec les mesures prises par des partenaires aux vues similaires. Les sanctions sont plus efficaces lorsquâelles sont appliquĂ©es de maniĂšre coordonnĂ©e. Plusieurs pays partageant les mĂȘmes idĂ©es ont imposĂ© des sanctions en rĂ©ponse aux actions de corruption et aux violations des droits de la personne au Venezuela. Le 12 septembre 2024, les Ătats-Unis ont infligĂ© une sĂ©rie de sanctions Ă lâencontre de 16 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto impliquĂ©s dans des actes dâobstruction Ă un processus Ă©lectoral prĂ©sidentiel compĂ©titif et inclusif au Venezuela et des violations des droits de la personne. Le 27 novembre 2024, ils ont imposĂ© une nouvelle sĂ©rie de sanctions Ă 21 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto sur la mĂȘme base. Le 10 janvier 2025, les Ătats-Unis, lâUnion europĂ©enne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposĂ© des sanctions aux responsables vĂ©nĂ©zuĂ©liens pour quâils continuent de faire pression sur le rĂ©gime de Maduro.
Obligations internationales
Le respect des engagements internationaux du Canada a Ă©tĂ© pris en compte dans lâĂ©laboration de cette proposition.
Effets sur lâenvironnement
Il est peu probable que les modifications entraĂźnent des effets environnementaux importants. ConformĂ©ment Ă la Directive du Cabinet sur lâĂ©valuation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (EEES), une analyse prĂ©liminaire a permis de conclure quâil nâest pas nĂ©cessaire de procĂ©der Ă une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique.
Analyse comparative entre les sexes plus
La question des sanctions Ă©conomiques a dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e quant Ă ses effets sur le genre et la diversitĂ©. Bien quâelles visent Ă faciliter un changement de comportement par des pressions Ă©conomiques sur des personnes et des entitĂ©s dans des Ătats Ă©trangers, les sanctions en vertu de la LMES peuvent nĂ©anmoins avoir un effet indirect involontaire sur certains groupes et personnes vulnĂ©rables. PlutĂŽt que de toucher les VĂ©nĂ©zuĂ©liens dans leur ensemble, ces sanctions ciblĂ©es ne concerneraient directement que les personnes figurant sur la liste. Par consĂ©quent, il est peu probable que ces sanctions aient un impact indirect nĂ©gatif significatif sur les groupes vulnĂ©rables par rapport aux sanctions Ă©conomiques traditionnelles Ă large portĂ©e visant un Ătat, et limitent les effets collatĂ©raux Ă ceux qui dĂ©pendent des personnes ciblĂ©es.
Mise en Ćuvre, conformitĂ© et application, et normes de service
Le RĂšglement entre en vigueur Ă la date de son enregistrement.
Par suite de leur inscription dans le RĂšglement, et conformĂ©ment Ă lâapplication de lâalinĂ©a 35.1b) de la Loi sur lâimmigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, les personnes inscrites seraient interdites de territoire au Canada.
Les noms des personnes inscrites seront mis en ligne pour que les institutions financiÚres puissent les consulter et seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cela contribuera à faciliter la conformité au RÚglement.
Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux dâAffaires mondiales Canada continue dâaider les clients Ă comprendre les rĂšglements canadiens sur les sanctions et, notamment, lâincidence des rĂšglements sur toutes les activitĂ©s auxquelles les Canadiens peuvent participer, Ă lâĂ©tranger et au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie Ă©galement ses efforts de sensibilisation partout au Canada, notamment en collaborant avec les entreprises, les universitĂ©s et les gouvernements provinciaux et territoriaux, afin dâaccroĂźtre la sensibilisation nationale aux sanctions canadiennes et leur respect.
En vertu de la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de lâAgence des services frontaliers du Canada ont le pouvoir dâappliquer les sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur lâaccise ou la Loi de 2001 sur lâaccise, ainsi que les articles 487 Ă 490, 491,1 et 491,2 du Code criminel.
ConformĂ©ment Ă lâarticle 8 de la LMES, quiconque contrevient au RĂšglement ou omet sciemment de sây conformer est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, dâune amende maximale de 25 000 $ ou dâun emprisonnement maximal dâun an, ou des deux; ou, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, dâun emprisonnement maximal de cinq ans.
Personne-ressource
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