RĂšglement modifiant le RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela : DORS/2025-112

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 8

Enregistrement
DORS/2025-112 Le 20 mars 2025

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2025-450 Le 20 mars 2025

Attendu que la gouverneure en conseil juge que des violations graves et systématiques des droits de la personne ont été commises dans la République bolivarienne du Venezuela,

À ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangĂšres et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le RĂšglement modifiant le RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela, ci-aprĂšs.

RÚglement modifiant le RÚglement sur les mesures économiques spéciales visant le Venezuela

Modification

1 L’annexe du RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

AntĂ©rioritĂ© de la prise d’effet

2 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent rĂšglement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

3 Le présent rÚglement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du RÚglement.)

Enjeux

Le 10 janvier 2025, Nicolas Maduro s’est lui-mĂȘme investi illĂ©gitimement en tant que prĂ©sident du Venezuela. Au mĂ©pris de la volontĂ© du peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien et des appels de la communautĂ© internationale, Maduro et son rĂ©gime s’accrochent au pouvoir et adoptent des pratiques de terrorisme Ă©tatique pour semer la peur parmi leurs citoyens. Les citoyens vĂ©nĂ©zuĂ©liens sont de plus en plus incapables d’exercer leurs droits, ce qui oblige beaucoup d’entre eux Ă  chercher de meilleures conditions de vie Ă  l’étranger, contribuant Ă  aggraver la crise humanitaire.

Contexte

Avant et aprĂšs les Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024, Maduro a eu recours Ă  l’appareil d’État vĂ©nĂ©zuĂ©lien pour lancer une stratĂ©gie de rĂ©pression coordonnĂ©e visant Ă  empĂȘcher la participation politique de l’opposition, Ă  entraver la tenue d’élections libres et Ă©quitables et Ă  instiller la peur parmi les VĂ©nĂ©zuĂ©liens. Ses tactiques comprenaient des dĂ©tentions arbitraires massives, des disparitions forcĂ©es, de la torture, des raids sans mandat judiciaire, le marquage des maisons de ses opposants, des raids dans les quartiers pauvres, l’annulation soudaine de passeports et, surtout, l’utilisation de la terreur comme outil de contrĂŽle social. En consĂ©quence, les figures les plus Ă©minentes de l’opposition vĂ©nĂ©zuĂ©lienne ont Ă©tĂ© dĂ©tenues arbitrairement, contraintes Ă  l’exil ou Ă  la clandestinitĂ© pour Ă©viter de subir des prĂ©judices personnels. La Mission internationale indĂ©pendante d’établissement des faits sur le Venezuela Ă©tablie par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a conclu que, pour se maintenir au pouvoir, le rĂ©gime de Maduro a eu recours Ă  de graves violations des droits de la personne, dont certaines constituent des crimes contre l’humanitĂ©.

Ignorant la volontĂ© du peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien et les appels de la communautĂ© internationale, Maduro s’est investi illĂ©gitimement pour un nouveau mandat de six ans le 10 janvier 2025, Ă©rodant davantage les institutions dĂ©mocratiques dĂ©jĂ  affaiblies du Venezuela. Comme l’a rapportĂ© la Commission interamĂ©ricaine des droits de l’homme, les circonstances entourant l’élection prĂ©sidentielle de 2024 constituent « une altĂ©ration de l’ordre constitutionnel Â» qui rend impossible de considĂ©rer la réélection de NicolĂĄs Maduro et son investiture comme dĂ©mocratiques et lĂ©gitimes.

L’adoption de pratiques de terrorisme Ă©tatique visant Ă  semer la peur parmi les citoyens et Ă  rĂ©duire au silence les opposants, les dĂ©fenseurs des droits de la personne, les journalistes et les militants est trĂšs prĂ©occupante. De nombreuses informations crĂ©dibles font Ă©tat de graves restrictions Ă  la libertĂ© d’expression au Venezuela, en particulier en ce qui concerne les critiques Ă  l’égard du gouvernement. Le droit pĂ©nal, y compris les lois antiterroristes, continue d’ĂȘtre abusĂ© pour faire taire les voix dissidentes et les critiques. Les journalistes sont confrontĂ©s Ă  des obstacles importants dans leur travail en raison de la peur des violences, du harcĂšlement et de la criminalisation possible de leurs reportages. Des mĂ©canismes internationaux de dĂ©fense des droits de la personne ont Ă©galement recueilli des informations sur la dĂ©tention et la criminalisation de citoyens qui expriment leur mĂ©contentement face Ă  la situation au Venezuela sur les rĂ©seaux sociaux.

Réponse du Canada

Depuis 2017, le Canada a mis en Ɠuvre une sĂ©rie de sanctions contre le Venezuela en rĂ©ponse Ă  l’érosion des institutions dĂ©mocratiques et Ă  la violation des droits de la personne par le rĂ©gime de Maduro. Le Canada a d’abord imposĂ© des sanctions le 22 septembre 2017, lorsqu’il a dĂ©signĂ© 40 personnes liĂ©es au gouvernement, visant Ă  tenir responsables ceux qui portent atteinte Ă  la dĂ©mocratie et Ă  la stabilitĂ© du pays. Ces mesures imposĂ©es par la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES) comprenaient le gel des avoirs et l’interdiction de faire affaire avec les personnes inscrites sur la liste. À ce jour, le Canada a imposĂ© des sanctions ciblĂ©es Ă  131 personnes en vertu du RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela (le RĂšglement) et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus (loi de SergueĂŻ Magnitski).

Le 13 dĂ©cembre 2024, la portĂ©e du RĂšglement a Ă©tĂ© Ă©largie pour permettre au Canada d’imposer des sanctions en rĂ©ponse Ă  la situation actuelle et en constante dĂ©tĂ©rioration au Venezuela et d’inclure des activitĂ©s qui contribuent directement ou indirectement Ă  la violation grave de la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales, aux violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne ou Ă  la corruption Ă  grande Ă©chelle. Au mĂȘme moment, le Canada a annoncĂ© l’imposition de sanctions Ă  cinq personnes qui se sont livrĂ©es Ă  des activitĂ©s qui minent directement ou indirectement la dĂ©mocratie au Venezuela. Peu de temps aprĂšs, le 10 janvier 2025, et en coordination avec des partenaires aux vues similaires, le Canada a annoncĂ© des sanctions contre 14 personnes qui se sont livrĂ©es Ă  des activitĂ©s qui ont directement ou indirectement contribuĂ© Ă  des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne au Venezuela ou les ont soutenues.

Le Canada est demeurĂ© actif dans sa rĂ©ponse Ă  la crise vĂ©nĂ©zuĂ©lienne, notamment en coparrainant des rĂ©solutions et en intervenant Ă  l’Organisation des États amĂ©ricains, Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et dans d’autres forums internationaux, demandant aux autoritĂ©s vĂ©nĂ©zuĂ©liennes de respecter les droits de la personne, la dĂ©mocratie et la volontĂ© du peuple.

Objectif

Description

Le RĂšglement modifiant le RĂšglement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela (les modifications) ajoute huit personnes Ă  l’annexe des personnes inscrites sur la liste en vertu du RĂšglement. Ces personnes sont de hauts fonctionnaires actuels du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien, qui ont commis des actes ayant directement ou indirectement contribuĂ© Ă  des violations des droits de la personne au Venezuela, ou les ont soutenues, ou qui ont pris part Ă  des activitĂ©s qui portent atteinte directement ou indirectement Ă  la paix, Ă  la sĂ©curitĂ© ou Ă  la stabilitĂ© du Venezuela ou Ă  l’intĂ©gritĂ© de ses institutions dĂ©mocratiques. Il s’agit de fonctionnaires des Forces armĂ©es bolivariennes, de la Direction spĂ©ciale des enquĂȘtes criminelles et criminalistiques de la Direction gĂ©nĂ©rale du contre-espionnage militaire, de la Direction des actions stratĂ©giques et tactiques de la Police nationale bolivarienne et du Corps d’enquĂȘtes scientifiques, criminelles et mĂ©dico-lĂ©gales.

Il est donc interdit Ă  toute personne au Canada ou Ă  tout Canadien Ă  l’étranger de faire des affaires relatives aux biens des personnes visĂ©es (personnes et entitĂ©s), de conclure des transactions avec elles, de leur fournir des services, de leur transfĂ©rer des biens ou de mettre des biens Ă  leur disposition. Ces mesures rendront Ă©galement les personnes inscrites sur la liste interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s. ConformĂ©ment au RĂšglement, les personnes inscrites sur la liste peuvent demander Ă  la ministre des Affaires Ă©trangĂšres de retirer leur nom de l’annexe des personnes dĂ©signĂ©es. La ministre doit dĂ©terminer s’il existe des motifs raisonnables de recommander au gouverneur en conseil de retirer le nom.

Élaboration de la rĂ©glementation

Consultation

Affaires mondiales Canada collabore rĂ©guliĂšrement avec les intervenants concernĂ©s au Venezuela, y compris les organisations de la sociĂ©tĂ© civile et d’autres gouvernements aux vues similaires, au sujet de la rĂ©ponse du Canada Ă  la situation au Venezuela, y compris la mise en Ɠuvre des sanctions.

En ce qui concerne les modifications, une consultation publique n’aurait pas Ă©tĂ© appropriĂ©e, Ă©tant donnĂ© que la publication des noms des personnes visĂ©es par les sanctions aurait probablement entraĂźnĂ© une fuite d’actifs avant l’entrĂ©e en vigueur des modifications.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une Ă©valuation initiale de la portĂ©e gĂ©ographique de l’initiative a Ă©tĂ© effectuĂ©e et n’a pas permis de cerner d’obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes, car le rĂ©gime proposĂ© n’entre pas en vigueur dans une rĂ©gion visĂ©e par un traitĂ© moderne.

Choix de l’instrument

Les rĂšglements sont la seule mĂ©thode utilisĂ©e pour imposer des sanctions au Canada. Aucun autre instrument n’a pu ĂȘtre envisagĂ©.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les modifications renforcent la capacitĂ© du Canada Ă  dissuader les acteurs de commettre des violations des droits de la personne ou des actes qui portent atteinte Ă  la paix, Ă  la sĂ©curitĂ© ou Ă  la stabilitĂ© du Venezuela ou Ă  l’intĂ©gritĂ© de ses institutions dĂ©mocratiques. Les modifications s’alignent sur les stratĂ©gies et les mesures actuelles de la politique Ă©trangĂšre du Canada visant Ă  faire pression sur le Venezuela pour qu’il respecte la volontĂ© du peuple telle qu’elle s’est exprimĂ©e lors de l’élection prĂ©sidentielle du 28 juillet 2024 et pour assurer le respect des droits de la personne au Venezuela.

Le coĂ»t supplĂ©mentaire pour le gouvernement du Canada de l’administration et de l’application de ces sanctions supplĂ©mentaires est minime. Les modifications visent des personnes prĂ©cises et, par consĂ©quent, ont moins d’incidence sur les entreprises canadiennes que les sanctions Ă©conomiques gĂ©nĂ©rales traditionnelles et ont une incidence limitĂ©e sur les citoyens du pays des personnes inscrites sur la liste. D’aprĂšs une Ă©valuation initiale de l’information disponible provenant de sources ouvertes, il est estimĂ© que les personnes nouvellement inscrites ont des liens limitĂ©s avec le Canada et qu’elles n’ont donc pas de relations d’affaires importantes pour l’économie canadienne. Par consĂ©quent, ces modifications ne devraient pas avoir d’incidence importante sur les Canadiens et les entreprises canadiennes.

Les banques et les institutions financiÚres canadiennes sont tenues de se conformer aux sanctions. Pour ce faire, elles ajouteront les nouvelles interdictions à leurs systÚmes de surveillance existants, ce qui pourrait entraßner des coûts de conformité minimes.

Lentille des petites entreprises

En ce qui concerne les personnes inscrites en vertu du RĂšglement, une analyse de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications pourraient avoir une incidence sur les petites entreprises canadiennes. Le RĂšglement interdit aux entreprises canadiennes de faire affaire avec les personnes visĂ©es, de leur fournir des services ou de mettre des biens Ă  leur disposition, mais ne crĂ©e pas d’obligations administratives directes Ă  leur Ă©gard. Bien que les entreprises canadiennes puissent demander des permis en vertu du RĂšglement, ces permis sont accordĂ©s Ă  titre exceptionnel. Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande dĂ©coulant de l’inscription de ces personnes. Par consĂ©quent, il n’y aurait pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire dĂ©coulant de cette exigence. Les petites entreprises canadiennes sont Ă©galement assujetties Ă  l’obligation de divulgation en vertu du RĂšglement, ce qui reprĂ©senterait une exigence de conformitĂ© directe. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont des liens connus limitĂ©s avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit pas de divulgations Ă  la suite des modifications.

RĂšgle du « un pour un Â»

La rĂšgle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement supplĂ©mentaire dans le fardeau administratif des entreprises. Le processus d’octroi de permis pour les entreprises rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse. Toutefois, bien que des licences puissent ĂȘtre accordĂ©es en vertu du RĂšglement Ă  titre exceptionnel, Ă©tant donnĂ© que les personnes inscrites ont des liens d’affaires limitĂ©s avec l’économie canadienne, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis Ă  l’égard du RĂšglement.

Coopération et harmonisation en matiÚre de réglementation

Bien que le RĂšglement ne soit pas liĂ© Ă  un plan de travail ou Ă  un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopĂ©ration en matiĂšre de rĂ©glementation, il s’harmonise avec les mesures prises par des partenaires aux vues similaires. Les sanctions sont plus efficaces lorsqu’elles sont appliquĂ©es de maniĂšre coordonnĂ©e. Plusieurs pays partageant les mĂȘmes idĂ©es ont imposĂ© des sanctions en rĂ©ponse aux actions de corruption et aux violations des droits de la personne au Venezuela. Le 12 septembre 2024, les États-Unis ont infligĂ© une sĂ©rie de sanctions Ă  l’encontre de 16 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto impliquĂ©s dans des actes d’obstruction Ă  un processus Ă©lectoral prĂ©sidentiel compĂ©titif et inclusif au Venezuela et des violations des droits de la personne. Le 27 novembre 2024, ils ont imposĂ© une nouvelle sĂ©rie de sanctions Ă  21 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto sur la mĂȘme base. Le 10 janvier 2025, les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposĂ© des sanctions aux responsables vĂ©nĂ©zuĂ©liens pour qu’ils continuent de faire pression sur le rĂ©gime de Maduro.

Obligations internationales

Le respect des engagements internationaux du Canada a Ă©tĂ© pris en compte dans l’élaboration de cette proposition.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les modifications entraĂźnent des effets environnementaux importants. ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (EEES), une analyse prĂ©liminaire a permis de conclure qu’il n’est pas nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique.

Analyse comparative entre les sexes plus

La question des sanctions Ă©conomiques a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e quant Ă  ses effets sur le genre et la diversitĂ©. Bien qu’elles visent Ă  faciliter un changement de comportement par des pressions Ă©conomiques sur des personnes et des entitĂ©s dans des États Ă©trangers, les sanctions en vertu de la LMES peuvent nĂ©anmoins avoir un effet indirect involontaire sur certains groupes et personnes vulnĂ©rables. PlutĂŽt que de toucher les VĂ©nĂ©zuĂ©liens dans leur ensemble, ces sanctions ciblĂ©es ne concerneraient directement que les personnes figurant sur la liste. Par consĂ©quent, il est peu probable que ces sanctions aient un impact indirect nĂ©gatif significatif sur les groupes vulnĂ©rables par rapport aux sanctions Ă©conomiques traditionnelles Ă  large portĂ©e visant un État, et limitent les effets collatĂ©raux Ă  ceux qui dĂ©pendent des personnes ciblĂ©es.

Mise en Ɠuvre, conformitĂ© et application, et normes de service

Le RĂšglement entre en vigueur Ă  la date de son enregistrement.

Par suite de leur inscription dans le RĂšglement, et conformĂ©ment Ă  l’application de l’alinĂ©a 35.1b) de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, les personnes inscrites seraient interdites de territoire au Canada.

Les noms des personnes inscrites seront mis en ligne pour que les institutions financiÚres puissent les consulter et seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cela contribuera à faciliter la conformité au RÚglement.

Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux d’Affaires mondiales Canada continue d’aider les clients Ă  comprendre les rĂšglements canadiens sur les sanctions et, notamment, l’incidence des rĂšglements sur toutes les activitĂ©s auxquelles les Canadiens peuvent participer, Ă  l’étranger et au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie Ă©galement ses efforts de sensibilisation partout au Canada, notamment en collaborant avec les entreprises, les universitĂ©s et les gouvernements provinciaux et territoriaux, afin d’accroĂźtre la sensibilisation nationale aux sanctions canadiennes et leur respect.

En vertu de la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada ont le pouvoir d’appliquer les sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, ainsi que les articles 487 Ă  490, 491,1 et 491,2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient au RĂšglement ou omet sciemment de s’y conformer est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’un emprisonnement maximal d’un an, ou des deux; ou, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, d’un emprisonnement maximal de cinq ans.

Personne-ressource

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