Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran : DORS/2025-84

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 7

Enregistrement
DORS/2025-84 Le 6 mars 2025

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2025-296 Le 6 mars 2025

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la République islamique d’Iran constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui est susceptible d’entraîner ou a entraîné une grave crise internationale,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l’Iran

Modifications

1 (1) Le passage de l’article 2 du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran rĂ©fĂ©rence 1 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a.1) est remplacĂ© par ce qui suit :

2 Figure sur la liste Ă©tablie Ă  l’annexe 1 le nom de toute personne Ă  l’égard de laquelle le gouverneur en conseil est convaincu, sur recommandation du ministre, qu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’il s’agit de l’une des personnes suivantes :

(2) L’article 2 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a a.1), de ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 2e) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

2 L’alinĂ©a 3a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Le passage de l’article 9 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

9 Il incombe aux entitĂ©s mentionnĂ©es ci-après de vĂ©rifier de façon continue si des biens qui sont en leur possession ou sous leur contrĂ´le appartiennent Ă  une personne dont le nom figure sur la liste ou sont dĂ©tenus ou contrĂ´lĂ©s, mĂŞme indirectement, par elle :

4 (1) Le passage du paragraphe 10(1) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

10 (1) Toute personne se trouvant au Canada, tout Canadien se trouvant Ă  l’étranger et toute entitĂ© visĂ©e Ă  l’article 9 est tenu de communiquer, sans dĂ©lai, au commissaire de la Gendarmerie royale du Canada ou au directeur du Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ© :

(2) L’alinĂ©a 10(1)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 La partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

6 La partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

Antériorité de la prise d’effet

7 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

8 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La République islamique d’Iran (Iran) demeure une menace pour la paix et la sécurité internationales en raison d’activités déstabilisatrices dans la région du Moyen-Orient et au-delà. Le régime iranien représente une menace à la fois en raison de ses forces armées nationales et du soutien qu’il apporte à ses alliés et mandataires. Le régime a renforcé son partenariat pour la défense et la coopération en matière de sécurité avec des États menant des activités malveillantes, notamment la Russie, à laquelle il a transféré des drones et des missiles balistiques pour la guerre illégale qu’elle mène contre l’Ukraine.

Contexte

Activités iraniennes malveillantes

En dĂ©pit de dĂ©cennies d’efforts concertĂ©s par la communautĂ© internationale, l’Iran demeure une force dĂ©stabilisatrice au Moyen-Orient en raison des activitĂ©s malveillantes menĂ©es par ses forces armĂ©es et de son soutien au rĂ©seau des milices non Ă©tatiques et de groupes terroristes surnommĂ©s « Axe de RĂ©sistance Â». L’Iran parraine les membres de l’Axe (y compris le Hamas, le Hezbollah, les houthistes et d’autres, dont la plupart ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s par le Canada comme des entitĂ©s terroristes ou ont Ă©tĂ© sanctionnĂ©s par le Canada) notamment en leur offrant du financement, des armes, des technologies, des formations ainsi qu’un soutien politique et idĂ©ologique.

L’Iran et ses mandataires ont accru le risque d’une escalade incontrĂ´lable dans la rĂ©gion en raison d’attaques persistantes contre les États arabes voisins, IsraĂ«l et les forces amĂ©ricaines et alliĂ©es stationnĂ©es dans la rĂ©gion. En 2024, l’Iran a entrepris deux sĂ©ries d’attaques Ă  grande Ă©chelle sur le territoire israĂ©lien Ă  l’aide de missiles balistiques et d’aĂ©ronefs sans Ă©quipage (ASE), ou drones, une mesure dangereuse et sans prĂ©cĂ©dent qui fait monter les enjeux dans ce conflit rĂ©gional de longue date. Alors que l’Iran continue Ă  construire des rĂ©seaux pour acquĂ©rir et partager la technologie et l’expertise en matière d’armement, le rĂ©gime a Ă©galement renforcĂ© la coordination opĂ©rationnelle de ses mandataires au sein de l’Axe de la RĂ©sistance, et plusieurs groupes armĂ©s ont lancĂ© des attaques en Iraq et en IsraĂ«l.

L’Iran a également renforcé sa coopération pour la défense avec la Russie et lui fournit du matériel militaire (ASE, munitions et missiles balistiques) dans sa guerre d’agression illégale contre l’Ukraine. Le Canada et les autres membres du G7 ont déterminé qu’il existe des preuves que l’Iran a continué de transférer des armements vers la Russie, en dépit des demandes répétées d’arrêt par la communauté internationale, et que cela représentait une augmentation du soutien militaire de l’Iran envers la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. La Russie a utilisé l’armement iranien, comme les ASE, pour tuer des civils ukrainiens et frapper des infrastructures essentielles. L’agression menée par la Russie constitue également une violation flagrante du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies, et une menace directe pour la population ukrainienne et pour la sécurité européenne et internationale de façon générale.

Réponse internationale

Les attaques dirigĂ©es par l’Iran et ses mandataires ont Ă©tĂ© condamnĂ©es par la communautĂ© internationale. En avril 2024, les dirigeants du G7 ont publiĂ© un communiquĂ© appelant Ă  une dĂ©sescalade immĂ©diate, condamnant les actions de l’Iran contre IsraĂ«l et appelant Ă  une coordination pour imposer des sanctions contre l’Iran. Dans une dĂ©claration du 14 septembre 2024, les membres du G7 ont condamnĂ© les exportations de l’Iran, ainsi que l’approvisionnement de la Russie en missiles balistiques iraniens, et ont rĂ©affirmĂ© qu’ils se tenaient prĂŞts Ă  adopter d’autres mesures.

Depuis avril 2024, les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni et l’Australie ont mis en place une gamme de sanctions sur les entitĂ©s et les particuliers iraniens pour leur contribution Ă  la capacitĂ© militaire de la Russie. Ces dĂ©signations par des pays alliĂ©s comprennent des acteurs importants de l’industrie des missiles et des ASE de l’Iran et de sa chaĂ®ne d’approvisionnement; des intervenants du soutien militaire Ă  la Russie; Iran Air et deux autres compagnies aĂ©riennes. Les États-Unis ont Ă©galement annoncĂ© des sanctions sur des entreprises du secteur de l’acier qui ont permis la production d’ASE iraniens et ont dĂ©signĂ© comme des biens bloquĂ©s un certain nombre de navires et d’aĂ©ronefs ayant permis le trafic et la vente illicite d’ASE en soutien Ă  l’Iran. MalgrĂ© les limites du prĂ©cĂ©dent règlement sur l’Iran, le Canada a pu joindre ces efforts en annonçant des sanctions en aoĂ»t 2023 et en avril 2024.

Réponse du Canada

En collaboration avec ses partenaires internationaux, le Canada a mis en place une gamme de mesures visant à forcer l’Iran à changer son comportement.

En 2012, le Canada a inscrit la République islamique d’Iran sur la liste des États qui soutiennent le terrorisme en vertu de la Loi sur l’immunité des États. De concert avec la Loi visant à décourager les actes de terrorisme contre le Canada et les Canadiens, cette liste permet aux victimes d’intenter des poursuites civiles contre l’Iran pour les pertes ou les dommages causés par un acte de terrorisme lié à l’Iran, où qu’il soit commis dans le monde. À la suite de cette décision, en 2012, le Canada a expulsé les diplomates iraniens de son territoire et a fermé son ambassade à Téhéran.

En 2022, le Canada a inscrit la RĂ©publique islamique d’Iran sur la liste des États qui prend part au terrorisme et aux violations graves et systĂ©matiques des droits de la personne, conformĂ©ment Ă  l’alinĂ©a 35(1)b) de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s. En juin 2024, le Canada a inscrit le Corps des Gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI) sur la liste des entitĂ©s terroristes, en vertu du Code criminel, en rĂ©ponse aux actes terroristes accomplis seul et en collaboration avec d’autres entitĂ©s, comme le Hezbollah et le Hamas.

Entre 2006 et 2010, le Canada a intĂ©grĂ© Ă  ses lois plusieurs sĂ©ries de sanctions imposĂ©es par le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies contre l’Iran en rĂ©ponse Ă  son programme nuclĂ©aire. En juillet 2010, le Canada a pris le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Iran (le Règlement visant l’Iran), conformĂ©ment Ă  la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES). Le Règlement visant l’Iran Ă©tait fondĂ© sur la position du Canada, qui estimait que les actions de l’Iran constituaient une atteinte sĂ©rieuse Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales ayant entraĂ®nĂ© ou Ă©tant susceptible d’entraĂ®ner une grave crise internationale, en particulier en ce qui concerne le programme nuclĂ©aire de l’Iran. En octobre 2022, le Canada a modifiĂ© le Règlement visant l’Iran afin de rĂ©pondre Ă©galement aux violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne.

Depuis octobre 2022, le Canada a imposĂ© 18 sĂ©ries de sanctions en vertu du Règlement visant l’Iran. Au total, 203 individus et 250 entitĂ©s iraniennes sont inscrits Ă  l’annexe du Règlement visant l’Iran. Le 7 dĂ©cembre 2023, le Canada a Ă©galement dĂ©signĂ© deux (2) Iraniens en vertu du Règlement relatif Ă  la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus en lien avec la torture et le meurtre de la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi en Iran en 2003.

Objectif

Les prĂ©sentes modifications visent Ă  accroĂ®tre la pression sur l’Iran et Ă  rĂ©affirmer clairement :

Description

Les modifications élargissent la portée des critères d’inscription à la liste de sanctions du Règlement visant l’Iran afin de permettre au Canada d’imposer des sanctions en réponse à la menace changeante que l’Iran représente pour la paix et la sécurité dans la région et à l’échelle internationale. En plus des activités nucléaires et des violations des droits de la personne, le Règlement visant l’Iran peut désormais s’appliquer au vaste ensemble d’activités malveillantes menées par la République islamique d’Iran ou conformes à ses politiques. Un critère d’inscription est donc ajouté pour inclure les individus et les entités participant à des activités déstabilisatrices dans la région du Moyen-Orient et dans le monde entier qui compromettent la paix, la sécurité ou la stabilité internationales d’une manière concordante avec les politiques déstabilisatrices de l’Iran.

Les modifications comprennent également un nouveau critère d’inscription pour désigner tout haut dirigeant du gouvernement, actuel ou ancien, et non seulement les cadres supérieurs du CGRI. Enfin, les modifications comprennent une mise à jour du libellé par souci de clarté et d’uniformité avec la LMES. Ces modifications comprennent une mise à jour du libellé en langue française pour corriger une erreur, et une mise à jour du libellé pour préciser qu’il est interdit à toute personne au Canada ou à tout Canadien à l’étranger de traiter avec des biens détenus ou contrôlés directement ou indirectement par une personne dont le nom figure sur la liste de sanctions, et qu’une entité détenue ou contrôlée, directement ou indirectement, par une personne inscrite sur la liste de sanctions peut également y être inscrite.

Les modifications ajoutent Ă©galement trois (3) personnes et quatre (4) entitĂ©s Ă  l’annexe 1 du Règlement visant l’Iran en raison de leur participation Ă  des activitĂ©s qui compromettent la paix, la sĂ©curitĂ© ou la stabilitĂ© internationales d’une manière concordante avec les politiques de l’Iran, dont des activitĂ©s qui facilitent, soutiennent ou financent, directement ou indirectement, le soutien militaire de l’Iran Ă  la guerre illĂ©gale menĂ©e par la Russie contre l’Ukraine, y contribuent ou pourraient y contribuer.

Il est ainsi interdit Ă  toute personne au Canada ainsi qu’à tout Canadien Ă  l’étranger d’effectuer des opĂ©rations sur les biens des personnes figurant sur la liste (particuliers et entitĂ©s), de conclure des transactions avec elles, de leur fournir des services, de leur transfĂ©rer des biens ou de mettre des biens Ă  leur disposition de quelque manière que ce soit. Ces mesures rendront Ă©galement les personnes inscrites sur la liste des personnes interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (LIPR). En vertu du Règlement visant l’Iran, les personnes inscrites sur la liste peuvent demander au ministre des Affaires Ă©trangères (le ministre) que leur nom soit retirĂ© de la liste des personnes dĂ©signĂ©es. En pareil cas, le ministre devrait dĂ©terminer s’il existe des motifs raisonnables de recommander au gouverneur en conseil de retirer leur nom de la liste de sanctions.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants pertinents, notamment des organisations de la société civile, des communautés culturelles et des représentants d’autres gouvernements d’optique commune, pour discuter de l’approche du Canada quant à la mise en œuvre de sanctions.

En ce qui concerne ces modifications, une consultation publique n’aurait pas été appropriée, car la publication des noms des personnes visées par les sanctions aurait pu entraîner une fuite des actifs avant l’entrée en vigueur des modifications.

Consultation et mobilisation des Autochtones et obligations relatives aux traités modernes

Une évaluation initiale de la portée géographique des modifications a été effectuée et n’a révélé aucune obligation découlant de traités modernes, puisqu’elles ne s’appliquent pas dans une région visée par un traité moderne.

Choix de l’instrument

Au Canada, les règlements sont le seul moyen permettant d’appliquer des sanctions. Aucun autre instrument ne peut être envisagé.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le coût additionnel, pour le gouvernement du Canada, d’administrer et d’appliquer ces mesures de sanctions supplémentaires est minime. Étant donné que les modifications visent des personnes et des entités précises, elles ont moins d’incidence sur les entreprises canadiennes que des sanctions économiques traditionnelles de portée générale et ont un effet limité sur les citoyens du pays d’origine des personnes et des entités désignées. D’après l’évaluation initiale des renseignements de source ouverte disponibles, on estime que les personnes et entités nouvellement inscrites ont des liens limités avec le Canada et n’ont donc pas de relations d’affaires importantes pour l’économie canadienne. Par conséquent, on s’attend à ce que ces modifications n’aient pas d’incidence importante sur les Canadiens et les entreprises canadiennes.

Les banques et institutions financières canadiennes sont tenues de respecter les sanctions. Pour ce faire, elles ajouteront les noms des personnes nouvellement inscrites à leurs systèmes de surveillance existants, ce qui pourrait entraîner un coût de conformité mineur.

Lentille des petites entreprises

L’analyse du point de vue des petites entreprises a conclu que les modifications pourraient avoir une incidence sur les petites entreprises canadiennes. Les modifications en vue de l’inscription de nouvelles personnes et entités n’imposent aucun nouveau fardeau administratif ou de conformité aux petites entreprises du Canada. Elles interdisent aux entreprises canadiennes d’effectuer des opérations avec les personnes dont le nom figure dans la liste, de fournir des services à ces personnes et de mettre autrement des biens à la disposition de ces dernières, mais elles n’entraînent aucune obligation à leur égard. Bien que les entreprises canadiennes puissent demander des licences au titre du Règlement visant l’Iran, Affaires mondiales Canada ne prévoit pas de demandes résultant de l’inscription de ces personnes. Les petites entreprises canadiennes sont également soumises à l’obligation de divulgation prévue par le Règlement visant l’Iran, ce qui représenterait une exigence de conformité directe. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont des liens limités avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne s’attend pas à ce que les modifications entraînent des divulgations.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changements dans les coĂ»ts administratifs pour les entreprises. La procĂ©dure de dĂ©livrance de permis aux entreprises rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse; toutefois, bien que des licences puissent ĂŞtre accordĂ©es Ă  titre exceptionnel en vertu du Règlement visant l’Iran, Ă©tant donnĂ© que les personnes et entitĂ©s dĂ©signĂ©es ont des liens commerciaux limitĂ©s avec l’économie canadienne, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de licence liĂ©e aux modifications.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications harmonisent les efforts du Canada avec ceux de ses partenaires internationaux et dénoncent les personnes et les entités qui se livrent à des activités portant atteinte à la paix et à la sécurité internationales. Bien que les modifications ne soient pas liées à un plan de travail ni à un engagement dans le cadre d’une instance officielle de coopération réglementaire, elles s’harmonisent avec les mesures prises par les alliés du Canada.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une telle évaluation n’était pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une analyse des effets sur l’égalité des genres et la diversité. Bien qu’elles visent à faciliter un changement de comportement au moyen de pressions économiques sur des particuliers et des entités dans des États étrangers, les sanctions prévues par la LMES peuvent néanmoins avoir des répercussions involontaires sur certains groupes et personnes en situation de vulnérabilité. Les sanctions ciblées n’auront pas d’effet sur l’Iran dans son ensemble, mais plutôt sur des personnes ou des entités soupçonnées de mener des activités qui constituent une atteinte continue à la paix et à la sécurité internationales. Par conséquent, ces sanctions limitent les effets collatéraux aux entités qui dépendent des personnes et entités désignées, et il est peu probable qu’elles aient un effet important sur les groupes vulnérables, par rapport à des sanctions économiques traditionnelles de grande ampleur visant un État.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en Ĺ“uvre 

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement.

Du fait de leur dĂ©signation dans le Règlement visant l’Iran, et conformĂ©ment Ă  l’application de l’alinĂ©a 35.1b) de la LIPR, les personnes dĂ©signĂ©es sont interdites de territoire au Canada.

Les noms des personnes inscrites seront disponibles en ligne pour que les institutions financières puissent les consulter et seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cela contribuera à faciliter le respect du Règlement visant l’Iran.

Observation et exécution

Le Service des délégués commerciaux d’Affaires mondiales Canada continuera d’aider ses clients à bien comprendre les règlements en matière de sanctions au Canada, et notamment l’incidence du Règlement visant l’Iran sur toutes les activités auxquelles les Canadiens pourraient participer, à l’étranger et au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie également ses efforts de sensibilisation partout au Canada, notamment auprès des entreprises, des universités et des gouvernements provinciaux et territoriaux, afin de renforcer la prise de conscience et le respect des sanctions canadiennes au pays.

Au titre de la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada peuvent imposer des sanctions en vertu des pouvoirs qui leur sont confĂ©rĂ©s par la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, ainsi que par les articles 487 Ă  490, 491.1 et 491.2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient volontairement au Règlement visant l’Iran ou omet de s’y conformer encourt, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, une amende maximale de 25 000 $ et un emprisonnement maximal d’un an, ou l’une de ces peines, ou, par mise en accusation, un emprisonnement maximal de cinq ans.

Personne-ressource

Affaires mondiales Canada
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K1A 0G2
Courriel : sanctions@international.gc.ca
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