DĂ©cret fixant au 4 avril 2025 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 16 et 36 de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en consĂ©quence (armes Ă  feu) : TR/2025-26

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 7

Enregistrement
TR/2025-26 Le 26 mars 2025

LOI MODIFIANT CERTAINES LOIS ET D’AUTRES TEXTES EN CONSÉQUENCE (ARMES À FEU)

DĂ©cret fixant au 4 avril 2025 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 16 et 36 de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en consĂ©quence (armes Ă  feu)

C.P. 2025-288 Le 5 mars 2025

Sur recommandation de la ministre d’État (SĂ©curitĂ© publique) et en vertu du paragraphe 73(1) de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en consĂ©quence (armes Ă  feu), chapitre 32 des Lois du Canada (2023), Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil fixe au 4 avril 2025 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 16 et 36 de cette loi.

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

ConformĂ©ment au paragraphe 73(1) de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en consĂ©quence (armes Ă  feu), le prĂ©sent dĂ©cret Ă©tablit au 4 avril 2025 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 16 et 36 de la Loi.

But

Le présent décret a pour objectif de fixer la date d’entrée en vigueur de certains articles de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en conséquence (armes à feu), qui renforcent les pouvoirs actuels en ce qui concerne l’inadmissibilité et la révocation des permis en vertu de la Loi sur les armes à feu. Il sera donc obligatoire que les permis soient refusés ou révoqués dans des circonstances particulières, y compris les cas de violence entre partenaires intimes (VPI), de violence fondée sur le sexe et de violence familiale.

Le prĂ©sent dĂ©cret appuiera l’engagement du gouvernement du Canada Ă  rĂ©duire la violence associĂ©e aux armes Ă  feu dans les collectivitĂ©s et Ă  renforcer le rĂ©gime de contrĂ´le des armes Ă  feu en vue d’assurer la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Bien que de nombreuses armes Ă  feu puissent ĂŞtre utilisĂ©es lĂ©galement et en toute sĂ©curitĂ© pour le tir sportif et la chasse au Canada, la violence liĂ©e aux armes Ă  feu et les risques associĂ©s aux armes Ă  feu dans les situations de VPI et de violence familiale sont un problème qui persiste. En 2023, une arme Ă  feu Ă©tait prĂ©sente lors de la perpĂ©tration de l’infraction pour 1 038 des victimes de violence entre partenaires intimes, et 84 % de ces victimes Ă©taient des femmes ou des filles.

Pour cette raison, le gouvernement du Canada met en œuvre des mesures de protection pour améliorer le régime des armes à feu et contribuer à la réduction des risques associés aux armes à feu dans les situations de VPI et de violence familiale.

Contexte

L’ancien projet de loi C-21, Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en consĂ©quence (armes Ă  feu) [ancien projet de loi C-21], a reçu la sanction royale le 15 dĂ©cembre 2023 et a modifiĂ© la Loi sur les armes Ă  feu afin de mettre en place des mesures visant Ă  rĂ©duire les risques pour la sĂ©curitĂ© publique et Ă  mieux rĂ©agir aux cas de violence liĂ©e aux armes Ă  feu, y compris dans les situations de VPI, de violence familiale et de violence fondĂ©e sur le sexe. La VPI, qui est l’une des formes les plus rĂ©pandues de violence fondĂ©e sur le sexe, fait rĂ©fĂ©rence Ă  de multiples formes de prĂ©judice — physique, sexuel, financier, Ă©motionnel ou psychologique, ainsi que la traque et le contrĂ´le coercitif — par un partenaire intime actuel ou antĂ©rieur, un partenaire amoureux ou un conjoint.

Le prĂ©sent dĂ©cret mettra en vigueur deux articles de l’ancien projet de loi C-21 pour amĂ©liorer les pouvoirs concernant l’inadmissibilitĂ© et la rĂ©vocation, Ă  savoir l’article 16, l’inadmissibilitĂ© au permis pour les particuliers visĂ©s par une ordonnance de protection ou qui ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s coupables d’une infraction avec usage, tentative ou menace de violence contre son partenaire intime ou tout membre de sa famille, et l’article 36, la rĂ©vocation d’un permis d’armes Ă  feu lorsqu’il y a des motifs raisonnables de soupçonner que le titulaire du permis aurait commis un acte de violence familiale ou traquĂ© quelqu’un ou lorsqu’un particulier est visĂ© par une ordonnance de protection, et le pouvoir des contrĂ´leurs des armes Ă  feu (CAF) de dĂ©livrer un permis de possession et d’acquisition assorti de conditions (permis conditionnel) aux particuliers qui pratiquent la chasse ou la trappe pour subvenir Ă  leurs besoins ou Ă  ceux de leur famille, et ce, dans des circonstances limitĂ©es. Pour appuyer le fonctionnement et amĂ©liorer la mise en Ĺ“uvre de ces deux articles de l’ancien projet de loi C-21, le gouvernement a l’intention d’apporter des modifications au Règlement sur les permis d’armes Ă  feu afin de dĂ©finir les termes « ordonnance de protection Â» et « autoritĂ© compĂ©tente Â» et de dresser la liste des facteurs Ă  l’appui de la prise de dĂ©cisions par les CAF concernant la dĂ©livrance d’un permis conditionnel.

Ces nouvelles mesures sont appuyĂ©es par d’autres modifications Ă  la Loi sur les armes Ă  feu qui, une fois en vigueur, prĂ©senteront le terme « ordonnance de protection Â» qui doit ĂŞtre dĂ©fini et Ă©tabli dans le Règlement; Ă©tabliront des exigences pour les autoritĂ©s compĂ©tentes, comme les tribunaux, qui doivent dĂ©clarer la dĂ©livrance, la modification et la rĂ©vocation des ordonnances de protection prononcĂ©es dans leur territoire; et obligeront les CAF Ă  tenir des fichiers des ordonnances de protection, notamment chaque fois qu’elles sont modifiĂ©es ou rĂ©voquĂ©es par l’autoritĂ© de dĂ©livrance compĂ©tente.

Bien que l’ancien projet de loi C-21 ait reçu la sanction royale le 15 dĂ©cembre 2023, les articles susmentionnĂ©s devaient entrer en vigueur Ă  une date Ă©tablie par dĂ©cret permettant au gouvernement du Canada de mener des consultations pour Ă©tayer l’élaboration de règlements et assurer l’état de prĂ©paration opĂ©rationnelle.

Mesures renforcées concernant l’inadmissibilité au permis

Le permis d’armes à feu a pour objet de démontrer que le titulaire du permis est autorisé à acquérir et à posséder des armes à feu. Pour être admissibles à un permis d’armes à feu, les demandeurs doivent suivre un cours de sécurité et répondre aux critères énoncés dans la Loi sur les armes à feu et ses règlements.

En vertu de la Loi sur les armes Ă  feu, les CAF sont autorisĂ©s Ă  refuser une demande de permis Ă  la lumière de leur Ă©valuation du risque que prĂ©sente le demandeur pour la sĂ©curitĂ© publique. Les CAF sont tenus, entre autres, de tenir compte des critères d’admissibilitĂ© Ă©noncĂ©s dans la Loi sur les armes Ă  feu et ses règlements. Par exemple, au moment de dĂ©terminer l’admissibilitĂ©, les CAF doivent dĂ©terminer si l’historique du comportement du demandeur atteste la menace, la tentative ou l’usage de violence ou le comportement menaçant contre lui-mĂŞme ou autrui. De plus, les demandeurs doivent fournir aux CAF, sur demande, tout renseignement utile pour leur permettre de dĂ©terminer si celui-ci rĂ©pond aux critères d’admissibilitĂ© au permis. En 2023, 920 demandes de permis d’armes Ă  feu ont Ă©tĂ© rejetĂ©es pour divers motifs de sĂ©curitĂ© publique, notamment le risque potentiel pour autrui, le risque potentiel pour soi, le comportement violent, la santĂ© mentale et la violence familiale.

Ă€ l’entrĂ©e en vigueur de l’article 16 de l’ancien projet de loi C-21, si une personne a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e coupable d’une infraction commise avec l’usage, la tentative ou la menace de violence contre un partenaire intime ou un membre de da famille, elle sera automatiquement rendue inadmissible Ă  possĂ©der un permis d’armes Ă  feu. Cela ne s’appliquera qu’aux dĂ©clarations de culpabilitĂ© prononcĂ©es qui se produisent après l’entrĂ©e en vigueur de l’article.

Le Programme canadien des armes Ă  feu (PCAF) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les CAF ont accès Ă  ces renseignements par l’entremise du Système canadien d’information sur les armes Ă  feu (SCIRAF). Le SCIRAF contient les donnĂ©es actuelles sur les titulaires de permis d’armes Ă  feu et constitue le lien entre le PCAF et les CAF et les rapports entrĂ©s dans le Centre d’information de la police canadienne (CIPC) par les organismes d’application de la loi. Si le demandeur d’un permis ou d’un titulaire de permis fait l’objet d’un rapport d’incident faisant Ă©tat d’infractions qui ont trait aux critères d’admissibilitĂ© de la Loi sur les armes Ă  feu (p. ex. actes violents, infractions d’ordre sexuel, possession et trafic de drogue), un fichier d’évènement de Personne d’intĂ©rĂŞt – Armes Ă  feu (PIAF) est automatiquement créé. Le PIAF a Ă©tĂ© créé pour identifier les personnes qui pourraient ne pas ĂŞtre admissibles Ă  un permis d’armes Ă  feu dans le but d’aider les CAF Ă  appliquer la Loi sur les armes Ă  feu, qui stipule que les CAF ont le pouvoir de dĂ©livrer ou de rĂ©voquer un permis d’armes Ă  feu, en fonction d’une Ă©valuation de l’admissibilitĂ© d’une personne Ă  acquĂ©rir et/ou Ă  possĂ©der des armes Ă  feu. Ces renseignements sont examinĂ©s par le PCAF et les CAF de la GRC dans le cadre du processus continu de vĂ©rification de l’admissibilitĂ©.

Cet article met Ă©galement en vigueur des critères qui rendent un particulier inadmissible Ă  un permis s’il est visĂ© par une ordonnance de protection. Les ordonnances de protection sont des ordonnances rendues par les tribunaux et d’autres autoritĂ©s compĂ©tentes, qui visent Ă  protĂ©ger les personnes dans des situations oĂą il existe des risques pour leur sĂ©curitĂ©, comme des cas de violence familiale ou de VPI, ou lorsque des actes de traque ont eu lieu ou que des menaces ont Ă©tĂ© profĂ©rĂ©es. Bien que certains tribunaux ou autoritĂ©s compĂ©tentes informent actuellement les CAF des ordonnances de protection en vigueur, ils ne sont pas tenus de le faire en vertu de Loi sur les armes Ă  feu. L’article 15 et l’article 41 de l’ancien projet de loi C-21, qui ne sont pas encore en vigueur, dĂ©finissent le terme « ordonnance de protection Â» au sens du règlement pris par le gouverneur en conseil au titre de la Loi sur les armes Ă  feu et obligent les tribunaux et les autoritĂ©s compĂ©tentes Ă  dĂ©clarer la dĂ©livrance, la modification et la rĂ©vocation d’ordonnances de protection aux CAF. Cet Ă©lĂ©ment de l’article 16 de l’ancien projet de loi C-21 sera opĂ©ratif lorsque le règlement sera pris pour dĂ©finir le terme « ordonnance de protection Â» et que les articles 15 et 41 de l’ancien projet de loi C-21 entreront en vigueur.

Jusqu’à ce que le terme soit dĂ©fini dans le Règlement, les CAF continueront d’exercer leur pouvoir discrĂ©tionnaire pour Ă©valuer l’admissibilitĂ© d’une personne visĂ©e par une ordonnance de protection Ă  ĂŞtre titulaire d’un permis. ConformĂ©ment aux pratiques actuelles, les CAF devront tenir compte des critères actuels de la Loi sur les armes Ă  feu et de tout renseignement qui leur est fourni par quiconque, y compris les tribunaux. Lorsque la dĂ©livrance d’une ordonnance de protection est signalĂ©e Ă  un CAF, ce dernier doit en tenir compte dans son Ă©valuation de l’admissibilitĂ© d’un particulier, mais il n’est pas automatiquement tenu de refuser de dĂ©livrer le permis. Le CAF conserve le pouvoir de dĂ©terminer l’admissibilitĂ© et de refuser de dĂ©livrer le permis au titre de l’article 68 de la Loi sur les armes Ă  feu.

Mesures renforcées concernant la révocation de permis

Actuellement, en vertu de la Loi sur les armes Ă  feu, les contrĂ´leurs des armes Ă  feu peuvent rĂ©voquer un permis d’arme Ă  feu pour une raison valable Ă  la lumière de leur Ă©valuation du risque que prĂ©sente le titulaire du permis pour la sĂ©curitĂ© publique. Les raisons valables peuvent comprendre les suivantes, sans s’y limiter : si ce dernier n’est pas ou n’est plus admissible au permis, s’il contrevient Ă  une condition qui y est rattachĂ©e ou s’il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© coupable ou absous en application de l’article 730 du Code criminel d’une infraction commise avec usage, tentative ou menace de violence contre autrui ou d’une infraction Ă  la Loi sur les armes Ă  feu ou Ă  la partie III du Code criminel.

De plus, au titre du Règlement sur les permis d’armes à feu, le CAF doit envisager la possibilité de révoquer un permis d’armes à feu s’ils prennent conscience qu’un titulaire d’un permis d’armes à feu a participé à un acte de violence familiale ou traqué quelqu’un. Ces renseignements peuvent être portés à leur attention par toute personne qui communique avec un CAF ou par l’intermédiaire du SCIRAF. L’objectif est de veiller à ce que le CAF tienne compte de ces questions dans le cadre du contrôle continu de l’admissibilité. À l’heure actuelle, les CAF ont le pouvoir discrétionnaire de prendre des décisions fondées sur les faits au cas par cas.

Bien que la révocation d’un permis soit souvent à la discrétion du CAF, il y a des circonstances où il est obligatoire. Par exemple, un permis d’armes à feu peut être révoqué lorsqu’un particulier est visé par une ordonnance d’interdiction. Les ordonnances d’interdiction, qui sont rendues par les tribunaux, sont des ordonnances prises en application du Code criminel ou de toute autre loi fédérale interdisant à une personne d’avoir en sa possession des armes à feu, arbalètes, armes prohibées, armes à autorisation restreinte, dispositifs prohibés, pièces d’armes à feu, munitions, munitions prohibées et substances explosives, ou l’un ou plusieurs de ces objets.

En 2023, 3 127 permis d’armes Ă  feu ont Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©s, notamment pour les raisons suivantes : le titulaire du permis posait un risque potentiel pour autrui ou pour lui-mĂŞme, il avait un comportement violent, il a commis un acte de violence familiale ou il Ă©tait visĂ© par une ordonnance d’interdiction. Lorsqu’un permis est rĂ©voquĂ©, le particulier n’est pas autorisĂ© Ă  possĂ©der ou Ă  acquĂ©rir une arme Ă  feu et il doit remettre toutes armes Ă  feu, armes prohibĂ©es et Ă  autorisation restreinte, ainsi que tout dispositif et munition prohibĂ©s qu’il a en sa possession. Le non-respect de cette exigence pourrait entraĂ®ner des infractions et des peines prĂ©vues par le Code criminel.

Avec l’entrĂ©e en vigueur de l’article 36 de l’ancien projet de loi C-21, les CAF seront tenus de rĂ©voquer un permis dans les 24 heures s’ils ont des motifs raisonnables de soupçonner qu’un titulaire de permis d’armes Ă  feu a participĂ© Ă  un acte de violence familiale ou traquĂ© quelqu’un. Les motifs raisonnables de soupçonner forment un niveau de preuve constituĂ© de deux composantes, Ă  savoir subjective et objective. Le CAF doit subjectivement avoir un soupçon honnĂŞte que le titulaire du permis a participĂ© Ă  un acte de violence familiale ou traquĂ© quelqu’un. Cette prĂ©somption subjective doit aussi ĂŞtre fondĂ©e sur des faits objectifs perceptibles qui, lorsque tous les Ă©lĂ©ments de preuve sont pris en compte, amènent le CAF Ă  conclure qu’il existe une possibilitĂ© crĂ©dible que le titulaire du permis ait participĂ© Ă  un acte de violence familiale ou traquĂ© quelqu’un.

Cet article mettra Ă©galement en vigueur l’obligation de rĂ©voquer un permis lorsqu’un titulaire de permis individuel est visĂ© par une ordonnance de protection par effet de la loi. Cela signifie que la rĂ©vocation du permis ne sera pas une dĂ©cision discrĂ©tionnaire prise par un CAF, mais plutĂ´t un rĂ©sultat direct de la dĂ©livrance d’une ordonnance de protection par un tribunal ou une autre autoritĂ© compĂ©tente. Cet Ă©lĂ©ment de l’article 36 sera opĂ©ratif lorsqu’une dĂ©finition du terme « ordonnance de protection Â» sera attribuĂ©e par règlement en vertu de la Loi sur les armes Ă  feu et que les articles 15 et 41 de l’ancien projet de loi C-21 entreront en vigueur.

Tant que ce terme ne sera pas dĂ©fini par règlement, les particuliers visĂ©s par une ordonnance de protection ne se verront pas rĂ©voquer leur permis d’armes Ă  feu par application de la loi en vertu des pouvoirs renforcĂ©s concernant la rĂ©vocation. Toutefois, si un tribunal ou une autoritĂ© compĂ©tente dĂ©clare Ă  un CAF la dĂ©livrance d’une ordonnance de protection, conformĂ©ment aux pratiques actuelles, le CAF doit en tenir compte dans son Ă©valuation continue de l’admissibilitĂ© du particulier Ă  ĂŞtre titulaire d’un permis au titre de la Loi sur les armes Ă  feu. Il s’agit d’information qui peut Ă©clairer leur dĂ©cision de rĂ©voquer ou non le permis au titre du paragraphe 70(1) de la Loi sur les armes Ă  feu.

Permis conditionnel

En 2023, il y avait 2,3 millions de titulaires de permis d’armes Ă  feu au Canada. Bien que des crimes liĂ©s aux armes Ă  feu soient commis dans toutes les rĂ©gions du Canada, les taux de crimes violents liĂ©s aux armes Ă  feu sont plus Ă©levĂ©s dans les rĂ©gions rurales du Nord. Afin d’attĂ©nuer les rĂ©percussions potentielles des mesures renforcĂ©es concernant la rĂ©vocation des permis et l’inadmissibilitĂ© sur les propriĂ©taires d’armes Ă  feu autochtones qui exercent un droit reconnu par l’article 35 dans la Loi constitutionnelle de 1982 et les chasseurs de subsistance qui dĂ©pendent de l’utilisation d’armes Ă  feu pour la chasse et la trappe afin de subvenir Ă  leurs besoins ou Ă  ceux de leur famille, cet article permettra Ă©galement aux CAF le pouvoir de dĂ©livrer, sur demande, un permis conditionnel lui permettant de possĂ©der et d’acquĂ©rir des armes Ă  feu. Le permis conditionnel ne sera accessible qu’aux particuliers dont le permis d’armes Ă  feu a Ă©tĂ© refusĂ© ou rĂ©voquĂ© en vertu des pouvoirs renforcĂ©s concernant l’inadmissibilitĂ© ou la rĂ©vocation; c’est-Ă -dire, en raison d’avoir Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© coupable d’une infraction commise avec usage, tentative ou menace de violence contre un partenaire intime ou un membre de sa famille, qu’il est visĂ© par une ordonnance de protection ou soupçonnĂ© d’avoir commis des actes de violence familiale ou d’avoir traquĂ© quelqu’un. Les particuliers vont devoir convaincre le CAF qu’ils ont besoin de l’arme Ă  feu pour participer Ă  ces activitĂ©s mĂŞme s’ils sont visĂ©s par les nouvelles mesures renforcĂ©es concernant l’admissibilitĂ© au permis ou concernant la rĂ©vocation du permis, comme mentionnĂ© ci-dessus.

Le gouvernement a l’intention d’apporter des modifications au Règlement sur les permis d’armes à feu afin de prescrire les facteurs que les CAF doivent prendre en compte lorsqu’ils prennent la décision de délivrer ou non un permis conditionnel. D’ici à ce que les facteurs soient prescrits par voie de règlement, les CAF doivent continuer de tenir compte des critères d’admissibilité énoncés dans la Loi sur les armes à feu (p. ex. l’historique du comportement du particulier atteste l’usage de violence ou celui-ci a été déclaré coupable de certaines infractions au Code criminel) et d’autre information qu’ils jugent pertinente dans un cas particulier pour atténuer les risques pour la sécurité publique. Les facteurs qui seraient proposés dans le règlement seront serviront à guider les directives à l’intention des CAF provisoirement.

Répercussions

Le prĂ©sent dĂ©cret mettra en vigueur des mesures pour aider Ă  protĂ©ger contre la violence liĂ©e aux armes Ă  feu les collectivitĂ©s et les populations Ă  risque, y compris les femmes, les Autochtones et d’autres personnes. Ă€ la suite de la sanction royale de l’ancien projet de loi C-21 le 15 dĂ©cembre 2023, le PCAF de la GRC et la SĂ©curitĂ© publique Canada (SP) ont eu besoin de temps pour mener des consultations et se prĂ©parer Ă  la mise en Ĺ“uvre.

Mesures renforcées concernant l’inadmissibilité au permis

Le titulaire de permis d’armes Ă  feu est assujetti Ă  un contrĂ´le d’admissibilitĂ© effectuĂ© par le CAF conformĂ©ment aux critères Ă©noncĂ©s dans la Loi sur les armes Ă  feu et Ă  d’autres critères d’admissibilitĂ©, au moment de la demande, de la nouvelle demande et de façon continue. Les personnes dĂ©clarĂ©es coupables d’une infraction commise avec usage, tentative ou menace de violence contre un partenaire intime ou un membre de leur famille après la date d’entrĂ©e en vigueur du 4 avril 2025 seront inadmissibles Ă  un permis d’armes Ă  feu. Cette exigence concernant l’admissibilitĂ© s’applique non seulement aux nouveaux demandeurs, mais Ă©galement aux titulaires de permis actuels. Un demandeur de permis qui a Ă©tĂ© reconnu coupable de ces infractions verra sa demande de permis refusĂ©e et lorsqu’un titulaire de permis existant n’est plus admissible Ă  dĂ©tenir un permis, le CAF peut rĂ©voquer un permis. ConformĂ©ment aux autoritĂ©s existantes sous la Loi sur les armes Ă  feu, le CAF doit Ă©mettre un avis de refus ou de rĂ©vocation.

Le CAF transmettra au particulier qui demande un permis ou au titulaire de permis, de la manière prescrite par le Règlement sur les permis d’armes Ă  feu, une notification qui comprend les motifs de la dĂ©cision de refuser ou de rĂ©voquer le permis et qui divulgue la nature des renseignements sur lesquels le CAF s’est fondĂ© pour prendre sa dĂ©cision. Le CAF pourrait Ă©galement, Ă  sa discrĂ©tion, ne pas divulguer de renseignements qui, Ă  son avis, pourraient mettre en danger la sĂ©curitĂ© d’une personne. La notification doit Ă©galement inclure une copie des articles 74 Ă  81 de la Loi sur les armes Ă  feu, qui dĂ©crivent le processus d’appel, y compris le renvoi de la dĂ©cision du CAF Ă  un juge de la cour provinciale aux fins d’une audience de renvoi. Le particulier sera tenu de remettre Ă  un agent de la paix, Ă  un prĂ©posĂ© aux armes Ă  feu ou Ă  un CAF, les armes Ă  feu, les armes prohibĂ©es, les armes Ă  autorisation restreinte, les dispositifs prohibĂ©s et les munitions prohibĂ©es qu’il a en sa possession, et ce, dans les 24 heures ou dans le dĂ©lai prĂ©cisĂ© par le CAF dans la notification.

ConformĂ©ment aux pratiques en vigueur, le particulier aura la possibilitĂ© de renvoyer la dĂ©cision du CAF Ă  un juge de la cour provinciale dans les 30 jours suivant la date de rĂ©ception de la notification de dĂ©cision du CAF ou dans un dĂ©lai prescrit par un juge de la cour provinciale. Il incomberait donc au particulier de fournir les Ă©lĂ©ments probants nĂ©cessaires pour convaincre le juge de la cour provinciale que la dĂ©cision du CAF n’était pas justifiĂ©e. Le particulier devra tout de mĂŞme remettre Ă  un agent de la paix, Ă  un contrĂ´leur des armes Ă  feu ou Ă  un CAF les armes Ă  feu qu’il a en sa possession, et ce, dans le dĂ©lai indiquĂ© dans la notification de dĂ©cision du CAF et pour toute la durĂ©e de l’audience de renvoi.

Mesures renforcées concernant la révocation de permis

Avec l’entrĂ©e en vigueur des modifications lĂ©gislatives visant Ă  renforcer les pouvoirs de rĂ©vocation des permis, le CAF devra rĂ©voquer le permis dans les 24 heures s’il a des motifs raisonnables de soupçonner qu’une personne titulaire d’un permis a commis un acte de violence familiale ou de traque. Cela peut inclure des renseignements concernant une condamnation ou une infraction liĂ©e Ă  la violence domestique ou la traque.

Comme c’est le cas actuellement selon les exigences, lorsque les CAF prennent la dĂ©cision de rĂ©voquer un permis, ils doivent aviser le titulaire de permis de leur dĂ©cision de la manière prescrite dans le Règlement sur les permis d’armes Ă  feu. La notification doit mentionner les motifs de la dĂ©cision et les renseignements qui ont menĂ© Ă  la dĂ©cision. Le CAF sera autorisĂ© Ă  ne pas inclure dans la notification des renseignements qui, Ă  son avis, mettraient en danger la sĂ©curitĂ© d’une personne. La notification doit Ă©galement inclure une copie des articles 74 Ă  81 de la Loi sur les armes Ă  feu, qui dĂ©crivent le processus d’appel, y compris le renvoi de la dĂ©cision du CAF Ă  un juge de la cour provinciale aux fins d’une audience de renvoi. Le particulier sera requis de remettre Ă  un agent de la paix, Ă  un prĂ©posĂ© aux armes Ă  feu ou Ă  un CAF les armes Ă  feu, les armes prohibĂ©es, les armes Ă  autorisation restreinte, les dispositifs prohibĂ©s et les munitions prohibĂ©es qu’il a en sa possession, et ce, dans les 24 heures ou dans le dĂ©lai prĂ©cisĂ© par le CAF. Si le particulier ne remet pas les armes Ă  feu dans le dĂ©lai indiquĂ© dans la notification, il pourrait s’exposer Ă  des infractions et peines prĂ©vues par la Loi sur les armes Ă  feu et le Code criminel.

Le particulier aura la possibilitĂ© de renvoyer la dĂ©cision du CAF Ă  un juge de la cour provinciale dans les 30 jours suivant la date de rĂ©ception de la notification de dĂ©cision du CAF ou dans un dĂ©lai prescrit par un juge de la cour provinciale. Le particulier devra tout de mĂŞme remettre Ă  un agent de la paix, Ă  un contrĂ´leur des armes Ă  feu ou Ă  un CAF les armes Ă  feu qu’il a en sa possession, et ce, dans le dĂ©lai indiquĂ© dans la notification de dĂ©cision du CAF et pour toute la durĂ©e de l’audience de renvoi.

Permis conditionnel

Dans le cas où un particulier se voit refuser une demande de permis ou révoquer son permis d’armes à feu dans les circonstances susmentionnées, mais qu’il a besoin d’une arme à feu pour pratiquer la chasse ou la trappe pour subvenir à ses besoins ou à ceux de sa famille, il pourra présenter une demande de permis conditionnel au CAF. Le CAF peut délivrer un permis conditionnel si le particulier a réussi à le convaincre qu’il a besoin d’une arme à feu afin de pratiquer la chasse ou la trappe pour subvenir à ses besoins ou à ceux de sa famille. Le droit applicable au permis d’armes à feu prévu par le Règlement sur les droits applicables aux armes à feu doit être payé; toutefois, le particulier pourrait demander une dispense. La demande d’application par un particulier sera évaluée basée sur les critères d’admissibilité énoncés dans la Loi sur les armes à feu, et le CAF aura la discrétion pour décider de délivrer ou non le permis. Ce dernier pourrait également ajouter au permis conditionnel toute modalité qu’il juge nécessaire pour atténuer les risques pour la sécurité publique.

Pour toutes les autres utilisations (p. ex. tir sportif), le particulier dont la demande de permis a Ă©tĂ© refusĂ©e ou dont le permis d’armes Ă  feu a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ© aux termes des mesures renforcĂ©es concernant l’inadmissibilitĂ© ou la rĂ©vocation devra prĂ©senter (de nouveau) une demande et s’acquitter du droit applicable prĂ©cisĂ© dans le Règlement sur les droits applicables aux armes Ă  feu. Le CAF Ă©valuera les candidatures en fonction des critères d’admissibilitĂ© Ă©noncĂ©s dans la Loi sur les armes Ă  feu (p. ex. antĂ©cĂ©dents de comportement violent, ou reconnu coupable de certaines infractions au Code criminel).

Consultation

Des consultations publiques ont eu lieu dans le cadre du processus lĂ©gislatif liĂ© Ă  l’ancien projet de loi C-21. Plusieurs tĂ©moins ont comparu devant le ComitĂ© permanent de la sĂ©curitĂ© publique et nationale (SECU) et le ComitĂ© sĂ©natorial permanent de la sĂ©curitĂ© nationale, de la dĂ©fense et des anciens combattants (SECD) tout au long de 2022 et de 2023 et formulĂ© des commentaires sur l’ancien projet de loi C-21, y compris sur ces mesures.

Les commentaires sur les nouvelles mesures renforcĂ©es concernant les permis et l’inadmissibilitĂ© Ă©taient principalement axĂ©s sur une version antĂ©rieure des mesures prĂ©voyant l’inadmissibilitĂ© Ă  vie pour tout particulier visĂ© Ă  un moment ou Ă  un autre par une ordonnance de protection. La nĂ©cessitĂ© de dĂ©finir le terme « violence familiale Â» dans la Loi sur les armes Ă  feu a Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ©e pour s’assurer que les CAF n’utilisent pas une dĂ©finition restrictive du terme (p. ex. agression physique provoquant des lĂ©sions). L’ancien projet de loi C-21, tel qu’il a Ă©tĂ© adoptĂ© par le Parlement, limite l’inadmissibilitĂ© aux personnes qui sont actuellement visĂ©es par une ordonnance de protection ou ont Ă©tĂ© reconnues coupables d’une infraction au cours de laquelle la violence a Ă©tĂ© utilisĂ©e, menacĂ©e ou tentĂ©e contre leur partenaire intime ou tout membre de leur famille. L’ancien projet de loi C-21 comprend Ă©galement une dĂ©finition de « violence familiale Â». La nĂ©cessitĂ© de dĂ©terminer les critères qui seraient utilisĂ©s pour justifier la rĂ©vocation d’un permis a Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ©e comme moyen d’attĂ©nuer les plaintes non fondĂ©es. Des reprĂ©sentants d’organisations autochtones ont soulevĂ© des questions au sujet des rĂ©percussions possibles sur la chasse de subsistance et les pratiques culturelles traditionnelles, ainsi que les risques d’abus du système et de ciblage injuste de certaines personnes. Une disposition de non-dĂ©rogation a Ă©tĂ© ajoutĂ©e Ă  l’ancien projet de loi C-21, Ă©nonçant que les dispositions maintiennent les droits des peuples autochtones reconnus et confirmĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. De nombreux participants ont reconnu les objectifs en matière de sĂ©curitĂ© publique et l’équilibre important Ă  atteindre.

À la suite de la sanction royale, SP a mené une consultation ciblée auprès des provinces et des territoires, des CAF et des organisations autochtones, et a entendu des intervenants. Les commentaires formulés ont étayé la mise en œuvre des nouvelles exigences. Ils ont également contribué à l’élaboration du projet de règlement que le gouvernement entend proposer pour appuyer le fonctionnement et améliorer la mise en œuvre des modifications législatives qui sont entrées en vigueur.

Mise en œuvre

Les mesures renforcĂ©es concernant l’inadmissibilitĂ© et la rĂ©vocation qui Ă©taient prĂ©vues par l’ancien projet de loi C-21 entreront en vigueur le 4 avril 2025 et seront mises en Ĺ“uvre par phases. Les Ă©lĂ©ments liĂ©s aux ordonnances de protection ne peuvent entrer en vigueur tant que le terme « ordonnance de protection Â» n’est pas dĂ©fini par règlement.

Le PCAF de la GRC est responsable d’appliquer la Loi sur les armes à feu et ses règlements. Cela inclut l’administration des permis par l’intermédiaire des CAF nommés par le gouvernement fédéral. Par ailleurs, les CAF nommés par la province sont également responsables de l’application de la Loi sur les armes à feu, y compris de l’administration des permis au sein de leurs administrations respectives. Cela comprend la vérification des antécédents complets (toute la vie), qui sert à évaluer l’admissibilité des nouveaux demandeurs et l’évaluation continue de l’admissibilité des titulaires actuels de permis d’armes à feu.

Dès son entrée en vigueur, le PCAF se servira des systèmes en place et mettre en œuvre des processus manuels, et mettra à jour les politiques et les procédures. Des mécanismes seront en place pour le refus des nouvelles demandes de permis et la révocation dans le cadre du processus continu de vérification de l’admissibilité des titulaires de licence actuels qui ont été reconnus coupables d’une infraction impliquant la menace ou le recours à la violence contre un partenaire intime ou tout membre de la famille, y compris l’émission d’un avis.

Des mĂ©canismes seront Ă©galement en place pour soutenir la rĂ©vocation des licences lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’un acte de violence domestique ou de traque pourrait avoir eu lieu et l’émission d’avis pertinents. Cela comprendra des conseils supplĂ©mentaires pour aider les CAF Ă  dĂ©terminer s’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’une personne peut avoir participĂ© Ă  un acte de violence domestique ou de traque, ce qui comprendra l’identification des Ă©vĂ©nements utilisant les codes Ă©tablis par Le Programme de dĂ©claration uniforme de la criminalitĂ© (DUC). Les codes DUC sont un moyen standard utilisĂ© par les organismes de l’application de la loi partout au Canada pour signaler un incident criminel portĂ© Ă  leur attention (c.-Ă -d. trafic d’armes, harcèlement criminel, menaces profĂ©rĂ©es contre une personne). Le PCAF aura Ă©galement des mĂ©canismes en place pour la dĂ©livrance de licences conditionnelles Ă  ceux qui remplissent les conditions requises. Les lignes directrices pour la dĂ©livrance de licences conditionnelles seront fondĂ©es sur les facteurs Ă©tablis dans les modifications proposĂ©es au Règlement sur les permis d’armes Ă  feu. L’évaluation de l’éligibilitĂ©, y compris la vĂ©rification des antĂ©cĂ©dents Ă  vie, se poursuivra.

Environ 10 mois après son entrĂ©e en vigueur, le PCAF mettra en Ĺ“uvre l’automatisation et des processus amĂ©liorĂ©s.

Les mesures renforcĂ©es de rĂ©vocation des permis et d’inĂ©ligibilitĂ© n’exigent pas la collecte de nouveaux renseignements personnels et utilisent uniquement les renseignements personnels qui sont dĂ©jĂ  rĂ©gulièrement recueillis et utilisĂ©s dans le cadre de l’administration des permis d’armes Ă  feu au moyen d’une banque de renseignements personnels existante. Par consĂ©quent, aucun risque supplĂ©mentaire pour les renseignements personnels, ni aucune exigence en matière de mĂ©canismes ou de stratĂ©gies d’attĂ©nuation des risques n’ont Ă©tĂ© identifiĂ©s. Une Ă©valuation des facteurs relatifs Ă  la vie privĂ©e est en cours et sera complĂ©tĂ©e avant tout changement technologique et qu’elle aura reçu l’approbation provisoire des responsables du programme et du dĂ©lĂ©guĂ© responsable de l’article 10 de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Sécurité publique Canada, en partenariat avec le PCAF de la GRC, continuera de faire connaître au public ces mesures renforcées concernant l’inadmissibilité et la révocation des permis, et ce, par l’entremise de séances de mobilisation continue. Des renseignements sont également disponibles par l’intermédiaire du centre d’appel du PCAF et les mécanismes existants de communication avec les propriétaires d’armes à feu seront mis à profit pour sensibiliser le public aux mesures renforcées concernant l’inadmissibilité et la révocation.

Renseignements

Direction gĂ©nĂ©rale des politiques en matière d’armes Ă  feu – SĂ©curitĂ© publique Canada

ps.firearms-armesafeu.sp@ps-sp.gc.ca