ArrĂŞtĂ© d’exemption de l’application de la Loi sur la radiocommunication (brouilleurs — certains services correctionnels) : DORS/2025-63

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 6

Enregistrement
DORS/2025-63 Le 3 mars 2025

LOI SUR LA RADIOCOMMUNICATION

En vertu du paragraphe 14(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la radiocommunication rĂ©fĂ©rence b, le ministre de l’Industrie prend l’ArrĂŞtĂ© d’exemption de l’application de la Loi sur la radiocommunication (brouilleurs — certains services correctionnels), ci-après.

Ottawa, le 28 fĂ©vrier 2025

Le ministre de l’Industrie
François-Philippe Champagne

ArrĂŞtĂ© d’exemption de l’application de la Loi sur la radiocommunication (brouilleurs — certains services correctionnels)

Définitions

Définitions

1 Les définitions qui suivent s’appliquent au présent arrêté.

établissement de détention
Bâtiment ou partie d’un bâtiment, y compris le terrain qu’il occupe, utilisé pour la détention de personnes et institué comme établissement de détention par décret du gouvernement du Québec. (correctional facility)
Loi
S’entend de la Loi sur la radiocommunication. (Act)
ministre
S’entend au sens de l’article 2 de la Loi. (Minister)
pénitencier
Établissement — bâtiment et terrains — administré à titre permanent ou temporaire par le Service correctionnel du Canada pour la prise en charge et la garde des détenus. (penitentiary)

Exemptions

EmployĂ©s — services correctionnels

2 (1) Sous rĂ©serve des conditions applicables figurant aux articles 3 Ă  14, les employĂ©s ci-après qui doivent installer, utiliser, possĂ©der, importer ou distribuer des brouilleurs dans le cadre de leurs fonctions ou de leur formation sont, en ce qui concerne ces activitĂ©s, exemptĂ©s de l’application du paragraphe 4(4) et de l’alinĂ©a 9(1)b) de la Loi :

Approvisionnement

(2) Les personnes ci-après qui doivent, dans le cadre de leurs fonctions, importer des brouilleurs pour le compte du Service correctionnel du Canada ou du Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec sont, en ce qui concerne cette activitĂ©, exemptĂ©es de l’application du paragraphe 4(4) de la Loi  :

Réponse à un appel d’offres

(3) Toute personne ou entitĂ© est exemptĂ©e de l’application du paragraphe 4(4) de la Loi en ce qui concerne la mise en vente de brouilleurs si celle-ci est en rĂ©ponse Ă  un appel d’offres relatif Ă  la fourniture de brouilleurs pour le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec.

Fournisseurs

(4) Sous rĂ©serve des conditions applicables figurant aux articles 3 Ă  14, toute personne ou entitĂ© ci-après qui doit installer, utiliser, possĂ©der, fabriquer, importer, distribuer, louer, mettre en vente ou vendre des brouilleurs conformĂ©ment aux modalitĂ©s des contrats visĂ©s aux alinĂ©as a), b) ou c) est, en ce qui concerne ces activitĂ©s, exemptĂ©e de l’application du paragraphe 4(4) et de l’alinĂ©a 9(1)b) de la Loi :

Fins visées

(5) Les exemptions prĂ©vues aux paragraphes (1) Ă  (4) sont accordĂ©es aux fins suivantes :

Conditions

Avis au ministre

3 (1) Avant que les exemptions prĂ©vues aux paragraphes 2(1) et (4) ne soient invoquĂ©es, le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, fournit au ministre un avis Ă©crit qui contient les renseignements suivants :

Mise Ă  jour des renseignements

(2) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, fournit au ministre :

Confirmation des renseignements

(3) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministériat des services correctionnels du ministère de la Sécurité publique du Québec, selon le cas, confirme une fois par année l’exactitude des renseignements qu’il a fournis au titre des paragraphes (1) et (2), et ce, au plus tard à l’anniversaire de l’entrée en vigueur du présent arrêté.

Avis Ă  NAV CANADA

4 (1) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, fournit, pour chaque pĂ©nitencier ou Ă©tablissement de dĂ©tention, un avis Ă©crit Ă  NAV CANADA de son intention d’utiliser des brouilleurs dans le pĂ©nitencier ou l’établissement de dĂ©tention pour brouiller ou entraver la radiocommunication, au moins vingt-huit jours avant leur première utilisation. L’avis contient les renseignements suivants :

Mise Ă  jour des renseignements

(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (3), si des changements aux renseignements visĂ©s au paragraphe (1) sont prĂ©vus, un nouvel avis Ă©crit est fourni Ă  NAV CANADA au moins quatorze jours avant :

Exception

(3) L’avis prévu au paragraphe (2) n’a pas à être fourni si les changements ne touchent que les renseignements visés à l’alinéa (1)c) et qu’ils ne sont pas susceptibles d’intensifier la gêne ou l’entrave à la radiocommunication causée par les brouilleurs.

Limite visant l’installation et l’utilisation

5 (1) Il est interdit Ă  tout employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou Ă  la personne ou Ă  l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) d’installer ou d’utiliser un brouilleur ailleurs qu’aux emplacements fournis au ministre conformĂ©ment Ă  l’article 3.

Limite visant l’utilisation — fournisseurs

(2) Il est interdit Ă  toute personne ou entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) d’utiliser un brouilleur, sauf si les exigences ci-après sont respectĂ©es :

Formation

6 L’employĂ© qui exerce une activitĂ© en vertu de l’exemption prĂ©vue au paragraphe 2(1) doit avoir reçu — ou ĂŞtre en train de recevoir — de la formation spĂ©cialisĂ©e sur cette activitĂ©.

Accès aux directives

7 Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, veille Ă  ce que ses directives applicables aux brouilleurs soient accessibles aux employĂ©s visĂ©s au paragraphe 2(1).

Restriction visant la gêne ou l’entrave

8 (1) L’employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou la personne ou l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) qui installe ou utilise un brouilleur dĂ©ploie tous les efforts raisonnables pour restreindre la gĂŞne ou l’entrave Ă  la radiocommunication causĂ©e par le brouilleur, sur les plans de la portĂ©e territoriale, du nombre de radiofrĂ©quences, du niveau de puissance appropriĂ© et de la durĂ©e, Ă  ce qui est nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation des fins visĂ©es.

Restriction visant la gĂŞne ou l’entrave — extĂ©rieur

(2) Si le brouilleur est destinĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ© de façon continue, l’employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou la personne ou l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) qui installe ou utilise un brouilleur dĂ©ploie aussi tous les efforts raisonnables pour restreindre la gĂŞne ou l’entrave Ă  la radiocommunication causĂ©e par le brouilleur dans la zone situĂ©e au-dessus du pĂ©nitencier ou de l’établissement de dĂ©tention ainsi que dans les zones situĂ©es avant le poste de vĂ©rification ou le poste de rĂ©ception des visiteurs.

Émissions et exposition minimales

9 L’employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou la personne ou l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) qui installe ou utilise un brouilleur le fait d’une façon qui minimise les Ă©missions indĂ©sirables et l’exposition de quiconque aux champs de radiofrĂ©quences.

Analyse des brouilleurs — paramètres

10 (1) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, effectue une analyse de chaque brouilleur ou de chaque système de brouilleurs avant qu’il ne soit utilisĂ© pour la première fois dans un pĂ©nitencier ou un Ă©tablissement de dĂ©tention et avant chaque modification ultĂ©rieure de leurs paramètres, laquelle analyse vise notamment Ă  dĂ©terminer ce qui suit :

Analyse des brouilleurs — registre

(2) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministériat des services correctionnels du ministère de la Sécurité publique du Québec, selon le cas, tient un registre de toutes les analyses des brouilleurs effectuées.

Caractéristiques des brouilleurs

11 (1) L’employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou la personne ou l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) veille Ă  ce que tout brouilleur dont il est responsable permette le rĂ©glage de sa puissance et des radiofrĂ©quences qu’il peut gĂŞner ou entraver.

Registre des caractéristiques techniques des brouilleurs

(2) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministériat des services correctionnels du ministère de la Sécurité publique du Québec, selon le cas, tient un registre des caractéristiques techniques de chaque brouilleur utilisé dans un pénitencier ou un établissement de détention.

Test de brouillage ou d’entrave

12 (1) Si les brouilleurs sont destinĂ©s Ă  ĂŞtre utilisĂ©s de façon continue dans un pĂ©nitencier ou un Ă©tablissement de dĂ©tention, le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, effectue un test — dans les zones du pĂ©nitencier ou de l’établissement de dĂ©tention situĂ©es avant le poste de vĂ©rification ou le poste de rĂ©ception des visiteurs — qui vise Ă  Ă©valuer si l’utilisation continue de brouilleurs brouille ou entrave la radiocommunication des appareils qui sont utilisĂ©s aux fins de services de tĂ©lĂ©communication sans fil. Le test est effectuĂ© pour chaque bande de radiofrĂ©quences qui est brouillĂ©e ou entravĂ©e.

Délai pour effectuer le test

(2) Le test est effectuĂ© dans un dĂ©lai raisonnable après que l’un des Ă©vĂ©nements suivants se produit :

Registre

(3) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, tient, pour chaque test effectuĂ©, un registre qui comprend ce qui suit :

Prévention des accès non autorisés et entreposage

13 L’employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou la personne ou l’entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) prend des mesures raisonnables pour veiller Ă  ce que tout brouilleur dont il est responsable :

Registre — utilisation continue

14 (1) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, tient un registre pour chaque brouilleur destinĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ© de façon continue dans un pĂ©nitencier ou un Ă©tablissement de dĂ©tention. Le registre indique ce qui suit :

Registre — toute autre utilisation

(2) Le Service correctionnel du Canada ou le Sous-ministĂ©riat des services correctionnels du ministère de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, selon le cas, tient un registre pour chaque utilisation — par un employĂ© visĂ© au paragraphe 2(1) ou par une personne ou une entitĂ© visĂ©e au paragraphe 2(4) — d’un brouilleur destinĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ© de façon sporadique. Le registre indique ce qui suit :

Cessation d’effet

Cinq ans après l’entrée en vigueur

15 Le présent arrêté cesse d’avoir effet au cinquième anniversaire de son entrée en vigueur.

Entrée en vigueur

Enregistrement

16 Le présent arrêté entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie de l’Arrêté.)

Enjeux

Le Service correctionnel du Canada (SCC) et le Sous-ministériat des services correctionnels du Québec (SMSC) doivent pouvoir utiliser légalement des brouilleurs de radiocommunication au titre de la Loi sur la radiocommunication (LR) pour assurer la sécurité de leurs pénitenciers et de leurs établissements de détention, respectivement, et pour assurer la sécurité du grand public, de leur personnel et des détenus. La LR interdit les activités liées aux brouilleurs au Canada, mais autorise le ministre de l’Industrie à exempter des personnes ou des entités de ces interdictions.

Contexte

La LR dĂ©finit les brouilleurs comme des dispositifs qui transmettent, Ă©mettent ou rayonnent de l’énergie Ă©lectromagnĂ©tique et qui sont conçus pour brouiller ou entraver la radiocommunication ou sont susceptibles de brouiller ou d’entraver celle-ci. Cette dĂ©finition exclut les dispositifs pour lesquels une norme technique a Ă©tĂ© fixĂ©e en application des alinĂ©as 5(1)d) ou 6(1)a) de la LR ou pour lesquels une autorisation a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e.

Aux termes du paragraphe 4(4) de la LR, il est interdit d’installer, d’utiliser, de possĂ©der, de fabriquer, d’importer, de distribuer, de louer, de mettre en vente ou de vendre un brouilleur. Toutefois, compte tenu du fait que les brouilleurs peuvent ĂŞtre utilisĂ©s de façon lĂ©gitime dans des circonstances particulières, la LR autorise, aux termes du paragraphe 14(1), le ministre de l’Industrie Ă  prendre un arrĂŞtĂ© afin d’exempter une personne, individuellement ou au titre de son appartenance Ă  telle catĂ©gorie, ou une entitĂ© de l’application des interdictions relatives aux brouilleurs du paragraphe 4(4) et de l’alinĂ©a 9(1)b) de la LR. Ces exemptions peuvent ĂŞtre accordĂ©es Ă  des fins comme le maintien de la sĂ©curitĂ© publique, y compris les pĂ©nitenciers et les prisons, la protection des biens, la prĂ©vention de dommage grave Ă  l’endroit d’une personne et les enquĂŞtes ou les poursuites relatives aux infractions au Canada, notamment la prĂ©servation des Ă©lĂ©ments de preuve.

Depuis 2015, le ministre de l’Industrie a pris des arrêtés d’exemption liés aux brouilleurs visant la Gendarmerie royale du Canada (GRC), y compris celui qui a été émis en 2024, et le ministère de la Défense nationale (MDN) et les Forces canadiennes (FC) en 2024, pour permettre à ces organisations d’utiliser des brouilleurs de radiocommunication légalement au titre de la LR, conformément aux fins et aux conditions de leurs arrêtés respectifs.

Objectif

Le présent arrêté d’exemption (l’Arrêté) vise à exempter des interdictions relatives aux brouilleurs énoncées dans la LR les employés du SCC et du SMSC qui sont tenus d’installer, d’utiliser, de posséder, d’importer ou de distribuer des brouilleurs, sous réserve de certaines conditions. De plus, l’exemption s’étend aux employés d’autres organisations qui sont tenus d’importer des brouilleurs aux fins d’approvisionnement pour le SCC et le SMSC. L’exemption s’applique en outre aux fournisseurs et aux fournisseurs en sous-traitance de biens qui fournissent des brouilleurs ou des services liés aux brouilleurs au CSC et au SMSC dans certaines situations.

Description

Le présent arrêté représente un projet pilote en ce sens qu’il accorde les premières exemptions aux interdictions portant sur les brouilleurs dans la LR pour l’utilisation de brouilleurs dans certains établissements correctionnels et tient compte de l’utilisation d’applications de brouillage continues et sporadiques dans ses conditions. L’Arrêté offre au SCC et au SMSC une occasion contrôlée d’installer, d’utiliser et d’évaluer la technologie des brouilleurs, donnant ainsi l’exemple à d’autres organisations correctionnelles au Canada qui pourraient envisager l’utilisation de brouilleurs à l’avenir. Le projet pilote fournira des données précieuses sur l’efficacité opérationnelle des brouilleurs et leur incidence sur le spectre de radiofréquences dans le milieu correctionnel afin d’éclairer l’approche réglementaire future d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE).

L’ArrĂŞtĂ© est unique en ce sens que c’est la première exemption accordĂ©e Ă  des services correctionnels au Canada et la première exemption qui s’étend Ă  une organisation non fĂ©dĂ©rale. Cette exemption vise les employĂ©s du SCC, un organisme correctionnel fĂ©dĂ©ral, et du SMSC, un organisme correctionnel provincial. Le SCC et le SMSC ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s pour ce projet pilote suite Ă  la soumission de leurs demandes formelles dĂ©taillĂ©es qui Ă©taient supportĂ©es par les niveaux supĂ©rieurs de leurs organisations gouvernementales respectives et en raison de l’urgence associĂ©e Ă  leurs rapports de l’augmentation considĂ©rable des incidents associĂ©s aux tĂ©lĂ©phones cellulaires de contrebande et aux drones Ă  l’intĂ©rieur de leurs Ă©tablissements. Ces organisations pourront utiliser la technologie de brouillage pour accroĂ®tre la sĂ©curitĂ© en vue d’empĂŞcher les communications non autorisĂ©es et la livraison d’articles de contrebande. Selon les observations du SCC, le nombre d’incidents de saisie de tĂ©lĂ©phones cellulaires par exercice Ă  l’échelle nationale est passĂ© de 305 Ă  846 entre 2019-2020 et 2022-2023. Le SCC a Ă©galement observĂ© une augmentation du nombre d’incidents liĂ©s aux drones Ă  l’échelle nationale, qui est passĂ© de 266 Ă  619 entre 2020-2021 et 2022-2023. Le SMSC a signalĂ© qu’au cours des dernières annĂ©es, une augmentation significative des tĂ©lĂ©phones cellulaires saisis dans leurs Ă©tablissements de dĂ©tention dans la province du QuĂ©bec a Ă©tĂ© observĂ©e. Plus prĂ©cisĂ©ment, de 2021 Ă  2024, il y a eu une hausse de près de 93 % du nombre d’appareils confisquĂ©s. Dans la dernière annĂ©e, un total de 1 975 tĂ©lĂ©phones cellulaires ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s, et ce, entre le 1er avril 2023 et le 31 mars 2024. L’utilisation de brouilleurs aidera Ă  relever les dĂ©fis croissants posĂ©s par la contrebande des tĂ©lĂ©phones cellulaires et les drones.

L’utilisation continue de brouilleurs vise à bloquer les communications cellulaires non autorisées à l’intérieur des établissements correctionnels, tandis que les applications sporadiques pourraient être utilisées pour contrer les activités liées aux drones, et les émissions seraient ciblées au-delà du périmètre institutionnel, au besoin. Ces mesures reflètent la nature novatrice de ce projet pilote et les défis particuliers qu’il vise à relever. Ces applications de brouillage contrôlé visent à améliorer la sécurité du personnel, des détenus et du public tout en générant des renseignements essentiels pour éclairer les futurs cadres réglementaires d’ISDE.

L’ArrĂŞtĂ© ne permet que la rĂ©alisation d’activitĂ©s liĂ©es au brouillage Ă  certaines fins indiquĂ©es au paragraphe 14(1) de la LR, comme la sĂ©curitĂ© publique, y compris en ce qui a trait aux pĂ©nitenciers et aux prisons. L’ArrĂŞtĂ© impose des conditions visant Ă  restreindre le brouillage non intentionnel avec le spectre des radiofrĂ©quences et Ă  s’assurer qu’ISDE conserve la capacitĂ© de gĂ©rer efficacement le spectre dans l’intĂ©rĂŞt de l’ensemble de la population canadienne. Ces conditions comprennent l’obligation de dĂ©ployer tous les efforts raisonnables pour restreindre la gĂŞne ou l’entrave de la radiocommunication causĂ©e par le brouilleur Ă  ce qui est nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation des fins visĂ©es. De plus, il y a une obligation de dĂ©ployer tous les efforts raisonnables pour restreindre les Ă©missions provenant des brouilleurs afin de ne pas causer du brouillage Ă  la radiocommunication dans la zone situĂ©e au-dessus du pĂ©nitencier ou de l’établissement de dĂ©tention ainsi que dans les zones situĂ©es avant le poste de vĂ©rification ou le poste de rĂ©ception des visiteurs, dans le cas de l’utilisation continue du brouilleur. Ces conditions protĂ©geront les services de tĂ©lĂ©phonie cellulaire Ă  l’extĂ©rieur des zones d’accès restreint. Les conditions exigent Ă©galement la rĂ©duction des Ă©missions et de l’exposition dĂ©coulant de l’utilisation de brouilleurs, l’entreposage sĂ©curitaire des brouilleurs et la tenue de registres liĂ©s Ă  l’utilisation de brouilleurs.

De plus, dans le cadre de ce projet pilote, l’ArrĂŞtĂ© impose des conditions supplĂ©mentaires visant Ă  assurer l’installation et l’utilisation efficace des brouilleurs tout en restreignant le brouillage non intentionnel. Les conditions clĂ©s comprennent l’obligation de tenir un registre des caractĂ©ristiques techniques des brouilleurs, d’effectuer une analyse pour dĂ©terminer les paramètres de chaque brouilleur ou de chaque système de brouilleurs, d’effectuer des tests de brouillage ou d’entrave et d’aviser les autoritĂ©s compĂ©tentes comme ISDE et NAV CANADA. L’inclusion d’exigences en matière de tenue de registres, d’analyses techniques, de tests de brouillage ou d’entrave et de notification assure la transparence, la responsabilitĂ© et la disponibilitĂ© de donnĂ©es prĂ©cieuses pour Ă©clairer l’élaboration des futurs cadres rĂ©glementaires. ConformĂ©ment aux exigences en matière de notification, le SCC et le SMSC doivent Ă©galement fournir Ă  ISDE les coordonnĂ©es de contact disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour du service ou du soutien afin de faciliter les enquĂŞtes sur le brouillage radioĂ©lectrique et les vĂ©rifications de la conformitĂ© avec l’ArrĂŞtĂ© d’exemption.

Les exemptions de l’Arrêté ne s’appliquent qu’à la fabrication de brouilleurs au Canada par des fournisseurs exécutant des travaux au titre d’un contrat ou d’un contrat de sous-traitance connexe pour la fourniture de brouilleurs ou de services correspondants au SCC et au SMSC. ISDE continue d’étudier les considérations connexes et collaborera avec les intervenants à l’élaboration d’un cadre pour les activités liées aux brouilleurs, comme la fabrication, qui se font en dehors de ces contrats.

L’Arrêté est valide pendant cinq ans et peut être révisé et modifié au besoin avant son expiration.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Des consultations publiques sur l’utilisation gĂ©nĂ©rale de dispositifs de brouillage des radiocommunications ont eu lieu en 2001. La consultation a suscitĂ© plus de 200 mĂ©moires de Canadiens et quelque 30 mĂ©moires d’entreprises et d’associations industrielles canadiennes. Les commentaires reçus ont dĂ©montrĂ© un soutien clair du public pour la restriction de l’utilisation de brouilleurs au Canada. Ă€ cette Ă©poque, le Ministère avait indiquĂ© qu’il appuierait les besoins en matière de sĂ©curitĂ© publique relativement Ă  l’utilisation de brouilleurs. Les rĂ©sultats de ces consultations ont appuyĂ© les modifications apportĂ©es Ă  la LR en 2014; ces modifications prĂ©voient des interdictions formelles en ce qui concerne les brouilleurs au Canada et fixent le cadre actuel des exemptions limitĂ©es et rĂ©glementĂ©es Ă  ces interdictions.

La nécessité de réglementer efficacement les technologies qui pourraient nuire à l’utilisation du spectre, comme les brouilleurs, a également été soulignée dans une recommandation élaborée à la suite d’un vaste Examen de la légalisation en matière de radiodiffusion et de télécommunications tenu entre 2018 et 2020. La recommandation précisait que le ministre de l’Industrie doit avoir le pouvoir d’établir les conditions d’utilisation de certaines technologies, d’en limiter l’utilisation ou de les interdire si leur utilisation était susceptible d’entraîner une incidence indue sur l’utilisation du spectre. La recommandation prévoyait également l’examen des définitions et des interdictions de la LR pour s’assurer que tous les types d’appareils, de systèmes ou tout autre chose ayant des incidences sur la radiocommunication sûre, sécuritaire, fiable et sans brouillage au Canada sont inclus dans la portée de la LR.

Le SCC et le SMSC ont Ă©tĂ© consultĂ©s au cours de l’élaboration de cette exemption rĂ©glementaire afin de s’assurer que l’ArrĂŞtĂ© aide ces organisations Ă  s’acquitter de leurs mandats lĂ©gitimes et comprend les mesures de protection appropriĂ©es pour restreindre le brouillage indĂ©sirable, compte tenu de l’importance que les Canadiens accordent aux communications sans fil sans brouillage. NAV CANADA a Ă©galement participĂ© au cours de l’élaboration de l’ArrĂŞtĂ© afin de tenir compte des facteurs liĂ©s aux radiocommunications quant Ă  son rĂ´le dans l’écosystème de l’aviation pour aider Ă  guider les aĂ©ronefs de façon sĂ©curitaire et efficace dans l’espace aĂ©rien canadien.

Cet arrĂŞtĂ© d’exemption n’a pas Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, compte tenu des risques associĂ©s au nombre croissant d’incidents liĂ©s Ă  la contrebande de tĂ©lĂ©phones cellulaires et de drones. Dans le communiquĂ© de presse relatif Ă  de nouveaux règlements pour empĂŞcher les objets interdits dans les Ă©tablissements correctionnels datĂ© du 9 octobre 2024, l’honorable Dominic LeBlanc, ministre de la SĂ©curitĂ© publique, des Institutions dĂ©mocratiques et des Affaires intergouvernementales, a soulignĂ© l’engagement du gouvernement Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© dans les Ă©tablissements correctionnels, en dĂ©clarant : « Notre gouvernement est dĂ©terminĂ© Ă  adopter des règlements qui assurent la sĂ©curitĂ© des communautĂ©s tout en rĂ©habilitant les personnes dĂ©tenues dans le système correctionnel et en les prĂ©parant Ă  rĂ©intĂ©grer la sociĂ©tĂ©. Â» De mĂŞme, en octobre 2023, le ministre de la SĂ©curitĂ© publique du QuĂ©bec, François Bonnardel, a annoncĂ© un investissement de 35,8 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la sĂ©curitĂ© dans les Ă©tablissements de dĂ©tention, notamment l’acquisition d’équipement spĂ©cialisĂ© pour lutter contre la contrebande. Le ministre a rĂ©itĂ©rĂ© Ă  plusieurs reprises l’importance et l’urgence d’obtenir la permission du gouvernement fĂ©dĂ©ral d’utiliser des brouilleurs dans les prisons du QuĂ©bec. Par exemple, tel que publiĂ© sur son compte X (Twitter) le 17 octobre 2024, le ministre Bonnardel a rappelĂ©, lors d’une rencontre Ă  Yellowknife avec l’ensemble des ministres de la SĂ©curitĂ© publique et ministres de la Justice au pays, qu’il est important et urgent pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral de permettre l’utilisation des brouilleurs d’ondes dans les prisons au QuĂ©bec. Dans un article de La Presse du 29 octobre 2024 concernant les drones et cellulaires en prison, ministre Bonnardel a affirmĂ© qu’il est « urgent Â» qu’Ottawa l’autorise Ă  utiliser des brouilleurs d’ondes pour maĂ®triser le flĂ©au des tĂ©lĂ©phones. Toutes ces dĂ©clarations soulignent le besoin urgent d’un arrĂŞtĂ© d’exemption pour dĂ©ployer la technologie de brouillage, dans le but de prĂ©venir les communications non autorisĂ©es et les livraisons d’articles de contrebande, ce qui amĂ©liore la sĂ©curitĂ© des Ă©tablissements correctionnels.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation initiale de la portée géographique et de l’objet d’initiative par rapport aux traités modernes existants n’a révélé aucune incidence potentielle sur les traités modernes. L’initiative entrera en vigueur dans des régions visées par des traités modernes, mais elle ne porte pas sur les régions visant des droits clés. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’effectuer une évaluation détaillée.

Choix de l’instrument

Un arrĂŞtĂ© ministĂ©riel pris en vertu du paragraphe 14(1) de la LR est le mĂ©canisme permettant d’exempter des personnes et des entitĂ©s des interdictions concernant les brouilleurs qui sont Ă©noncĂ©es au paragraphe 4(4) et Ă  l’alinĂ©a 9(1)b) de la LR. Par consĂ©quent, il s’agit de l’instrument le plus appropriĂ© pour atteindre l’objectif d’exempter les employĂ©s du SCC et du SMSC des interdictions relatives aux brouilleurs Ă©noncĂ©es dans la LR Ă  des fins prĂ©cises et sous rĂ©serve des conditions prescrites.

Un arrĂŞtĂ© du gouverneur en conseil (GC) en vertu du paragraphe 3(2) de la LR est un autre instrument pouvant ĂŞtre utilisĂ© pour exempter le SCC et le SMSC des dispositions relatives aux brouilleurs dans la LR. Ce type d’arrĂŞtĂ© pris par le GC a Ă©tĂ© utilisĂ© Ă  des fins semblables avant 2014, au moment oĂą le Parlement a Ă©tabli un cadre d’exemption explicitement pour les brouilleurs, prescrivant les fins pour lesquelles une exemption pouvait ĂŞtre accordĂ©e, et a donnĂ© au ministre le pouvoir d’administrer ce cadre.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cet arrêté facilite la capacité d’utiliser des brouilleurs de radiocommunication au titre de la LR afin d’assurer la sécurité des pénitenciers du SCC et des établissements de détention du SMSC. On s’attend à ce que toute la population canadienne tire parti de la capacité du SCC et du SMSC d’utiliser des brouilleurs pour accroître la sécurité par rapport aux communications cellulaires illicites et à la livraison d’articles de contrebande au moyen de drones, ce qui peut mettre en péril la sécurité des pénitenciers et celle du public, du personnel et des détenus.

Les entreprises agissant à titre de fournisseurs ou de fournisseurs en sous-traitance qui fournissent des biens et des services liés aux brouilleurs au SCC et au SMSC pourraient être touchées par cette réglementation. Il y a un manque de renseignements facilement accessibles quant aux coûts que pourraient subir ces entreprises et aux avantages qu’elles pourraient avoir. Des estimations quantitatives de l’ampleur de ces coûts et avantages, et du nombre ou du type d’entreprises qui pourraient être touchées ne sont pas disponibles pour le moment. Ce manque de renseignements est en partie attribuable au fait que l’ampleur des coûts ou des avantages dépendrait des biens ou des services qui sont fournis par le fournisseur ou par le fournisseur en sous-traitance, ce qui peut varier selon le contrat. Le nombre d’entreprises touchées peut également varier selon les besoins du SCC et du SMSC en ce qui concerne les biens et services liés aux brouilleurs.

Les fournisseurs et les fournisseurs en sous-traitance peuvent subir des coûts pour se conformer aux conditions de l’Arrêté. ISDE s’attend à ce que les coûts subis par les fournisseurs soient minimes par rapport aux avantages financiers qu’ils pourraient retirer en ayant la capacité de fournir des biens et des services liés aux brouilleurs. Sans cet arrêté, ces fournisseurs ne seraient pas en mesure d’en bénéficier.

Lentille des petites entreprises

Une analyse sous la lentille des petites entreprises mène à la conclusion que la réglementation proposée risque d’avoir des répercussions à faible coût sur les petites entreprises. Les petites entreprises au Canada risquent d’être touchées si elles fournissent des biens ou des services relatifs aux brouilleurs au SCC et au SMSC, conformément au présent arrêté. Les coûts connexes découleraient du respect de certaines conditions de l’arrêté d’exemption, comme l’obligation d’entreposer les brouilleurs en toute sécurité. Les estimations du nombre de petites entreprises au Canada qui risquent d’être touchées ne sont pas disponibles pour le moment et peuvent dépendre non seulement des besoins du SCC et du SMSC en ce qui concerne les biens et services liés aux brouilleurs, mais aussi de la mesure dans laquelle ces petites entreprises participent aux appels d’offres connexes. Les besoins des petites entreprises ont été pris en compte dans le cadre de la conception de la présente réglementation. Des conditions simples ont été élaborées afin d’éviter d’imposer des exigences complexes en matière de tenue de documents ou de rédaction de rapports.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas au prĂ©sent arrĂŞtĂ©, Ă©tant donnĂ© qu’aucun changement n’est apportĂ© aux coĂ»ts administratifs des entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Canada ne fait partie d’aucun accord international dont les obligations devraient être respectées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Arrêté. Le présent arrêté n’est pas lié à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, le présent arrêté a été soustrait à l’obligation d’effectuer une évaluation environnementale et économique stratégique (EEES). Il a été exempté de cette exigence parce qu’il a été déterminé qu’il avait une faible probabilité d’effets environnementaux ou économiques importants parce qu’il portait sur la radiocommunication et que sa portée était liée aux activités liées aux brouilleurs menées par les employés du SCC et du SMSC, ainsi que par des personnes ou des entités qui appuient leurs processus et leurs activités dans certaines circonstances.

Analyse comparative entre les sexes plus

L’Arrêté profitera généralement à tous les Canadiens en veillant à ce que le SCC et le SMSC puissent utiliser des brouilleurs pour appuyer leurs mandats légaux tout en se conformant aux exigences de la LR. L’Arrêté profitera aux Canadiens, indépendamment de l’identité de genre ou de leurs caractéristiques démographiques. Le SCC et le SMSC utiliseraient les brouilleurs pour assurer la sécurité des pénitenciers et du public, de leur personnel et des détenus. Aucun effet générationnel ou sur la répartition du revenu n’est prévu à la suite de cette exemption, et aucun obstacle direct à l’accès et à la participation aux avantages de cette exemption n’est prévu, de même qu’aucune répercussion négative.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

L’Arrêté entrera en vigueur à la date de son enregistrement et sera valide pendant une période de cinq ans.

Ă€ part les catĂ©gories de personnes et d’entitĂ©s indiquĂ©es dans l’ArrĂŞtĂ©, qui seront exemptĂ©es de l’application du paragraphe 4(4) et de l’alinĂ©a 9(1)b) de la LR conformĂ©ment aux fins et aux conditions de l’ArrĂŞtĂ©, les activitĂ©s liĂ©es aux brouilleurs demeureront une contravention Ă  la LR et seront assujetties aux dispositions d’exĂ©cution applicables prĂ©vues dans la LR. Les stratĂ©gies actuelles de conformitĂ© et d’application de la loi d’ISDE intĂ©greront les activitĂ©s de conformitĂ© liĂ©es Ă  cet arrĂŞtĂ©. Des informations supplĂ©mentaires sur l’interdiction des brouilleurs au Canada sont disponibles sur la page La loi, c’est la loi : les brouilleurs sont interdits au Canada. Par ailleurs, de l’information concernant la conformitĂ© et l’application de la loi se trouve sur le site Web d’ISDE.

Il n’y a pas de normes de service en ce qui concerne les arrêtés d’exemption liés aux brouilleurs dans la LR.

Personne-ressource

Suzanne Macdonald
Directrice
Radiodiffusion, coordination et planification
Direction générale des opérations de la gestion du spectre
Innovation, Sciences et Développement économique Canada
235, rue Queen
Ottawa (Ontario) 
K1A 0H5
TĂ©lĂ©phone : 613‑608‑1645
Courriel : spectrumregulatory-reglementationduspectre@ised-isde.gc.ca