Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela : DORS/2025-1

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 3

Enregistrement
DORS/2025-1 Le 9 janvier 2025

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2025-1 Le 9 janvier 2025

Attendu que la gouverneure en conseil juge que des violations graves et systématiques des droits de la personne ont été commises dans la République bolivarienne du Venezuela,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu de l’alinĂ©a 4(1)a)rĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 4(1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Venezuela

Modification

1 L’annexe du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

Antériorité de la prise d’effet

2 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

3 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Au Venezuela, les violations des droits de la personne, notamment les persĂ©cutions Ă  motivation politique, les dĂ©tentions arbitraires, la torture et les mauvais traitements ainsi que les assassinats, ne sont pas isolĂ©es ou alĂ©atoires, mais font partie d’un plan continu et coordonnĂ© visant Ă  rĂ©duire au silence, Ă  dĂ©courager et Ă  Ă©touffer l’opposition au gouvernement du prĂ©sident de facto Nicolás Maduro. Depuis la proclamation contestĂ©e de Maduro comme vainqueur des Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024, le rĂ©gime de Maduro a renforcĂ© son pouvoir et lancĂ© une vague de rĂ©pression sans prĂ©cĂ©dent pour contenir et dissuader les protestations contre la fraude Ă©lectorale. Les citoyens du Venezuela sont de moins en moins en mesure d’exercer leurs droits, et la crise humanitaire continue de s’aggraver.

Contexte

Les violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne ne reprĂ©sentent pas un problème isolĂ© ou rĂ©cent au Venezuela. Le comportement rĂ©pressif de l’appareil d’État vĂ©nĂ©zuĂ©lien, en particulier des deux organismes de renseignement — la Direction gĂ©nĂ©rale du contre-espionnage militaire et le Service national de renseignement bolivarien — ainsi que le rĂ´le prĂ©cis des hauts fonctionnaires dans les violations des droits de la personne et les crimes, ont Ă©tĂ© bien documentĂ©s par les organisations internationales de dĂ©fense des droits de la personne. Ces actions comprennent l’interdiction de l’accès aux services juridiques; la rĂ©pression politique ciblĂ©e; la dĂ©tention illĂ©gale suivie de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants; la violence sexuelle et fondĂ©e sur le genre; les disparitions forcĂ©es. En particulier, le troisième rapport de la mission d’enquĂŞte de l’Organisation des Nations Unies sur le Venezuela, publiĂ© en 2022, a conclu que le prĂ©sident de facto Maduro, soutenu par d’autres hauts responsables, a dĂ©ployĂ© des efforts concertĂ©s pour rester au pouvoir en recourant Ă  des moyens qui incluent la perpĂ©tration d’actes criminels et de violations des droits de la personne contre les opposants au gouvernement et les personnes perçues comme telles.

Ă€ la suite des Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024, le gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien a lancĂ© une nouvelle vague de rĂ©pression qui a atteint une ampleur sans prĂ©cĂ©dent. La mission d’enquĂŞte des Nations Unies a indiquĂ© dans son rapport de 2024 (HRC/57/57 [PDF, disponible en anglais seulement]) qu’une fois les rĂ©sultats des Ă©lections annoncĂ©s, proclamant Maduro vainqueur malgrĂ© toutes les preuves contredisant ce rĂ©sultat, la rĂ©pression visant Ă  rĂ©duire au silence les membres de l’opposition politique s’est Ă©tendue jusqu’à en devenir massive et Ă  ne faire aucune distinction. Elle a visĂ© quiconque ayant exprimĂ© un rejet des rĂ©sultats Ă©lectoraux annoncĂ©s par les autoritĂ©s ou exigĂ© leur transparence, ainsi que ceux ayant protestĂ© activement ou ayant Ă©tĂ© soupçonnĂ©s d’avoir participĂ© Ă  une manifestation.

Les forces de sĂ©curitĂ© et les groupes civils armĂ©s alliĂ©s avec le gouvernement de facto, connus sous le nom de colectivos, ont exercĂ© une rĂ©pression violente lors des manifestations postĂ©lectorales contre la proclamation de Maduro comme vainqueur. La rĂ©pression a fait au moins 28 morts et des centaines de personnes, dont des enfants et des personnes handicapĂ©es, ont Ă©tĂ© blessĂ©es et dĂ©tenues arbitrairement pour avoir exprimĂ© des opinions jugĂ©es contradictoires au gouvernement de facto du Venezuela. La rĂ©pression des manifestations a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par les plus hauts responsables civils et militaires du gouvernement, y compris le prĂ©sident de facto Maduro.

Plusieurs organisations internationales et personnalitĂ©s Ă©minentes ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations concernant la violence et la rĂ©pression au Venezuela ou les ont condamnĂ©es, notamment le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la mission d’enquĂŞte des Nations Unies sur le Venezuela, le procureur de la Cour pĂ©nale internationale et la Commission interamĂ©ricaine des droits de l’homme, qui ont qualifiĂ© la rĂ©ponse de l’État vĂ©nĂ©zuĂ©lien Ă  la manifestation de pratiques de « terrorisme d’État Â».

Réponse du Canada

Depuis 2017, le Canada a mis en Ĺ“uvre une sĂ©rie de sanctions contre le Venezuela en rĂ©ponse Ă  l’érosion des institutions dĂ©mocratiques attribuable au rĂ©gime de Maduro. Le Canada a imposĂ© ses premières sanctions le 22 septembre 2017, lorsqu’il a dĂ©signĂ© 40 personnes liĂ©es au gouvernement, dans le but de demander des comptes aux responsables de l’affaiblissement de la dĂ©mocratie et de la stabilitĂ© dans le pays. Ces mesures ont Ă©tĂ© adoptĂ©es en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES) et comprennent un gel des avoirs et une interdiction d’entretenir des relations avec les personnes figurant sur la liste.

Dernièrement, soit le 13 dĂ©cembre 2024, le champ d’application du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le Venezuela (le Règlement) a Ă©tĂ© Ă©largi pour permettre au Canada d’imposer des sanctions en rĂ©ponse Ă  la situation actuelle au Venezuela, qui ne cesse de se dĂ©tĂ©riorer. Ces sanctions visent dĂ©sormais les activitĂ©s qui contribuent directement ou indirectement Ă  une atteinte grave Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© internationales, Ă  des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne, ou Ă  une corruption importante. En mĂŞme temps, le Canada a annoncĂ© l’imposition de sanctions Ă  5 personnes qui ont participĂ© Ă  des activitĂ©s qui sapent directement ou indirectement la dĂ©mocratie au Venezuela en rĂ©ponse aux rĂ©sultats sans fondement des Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024. Ă€ ce jour, le Canada a imposĂ© des sanctions ciblĂ©es Ă  117 personnes en vertu du Règlement.

Le Canada a également joué un rôle actif face à la crise vénézuélienne, notamment en coparrainant des résolutions et en intervenant à l’Organisation des États américains, à l’Assemblée générale des Nations Unies, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ainsi que dans d’autres forums internationaux, appelant les autorités vénézuéliennes à respecter les droits de la personne, la démocratie et la volonté du peuple.

Objectif

Description

Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Venezuela (les modifications) ajoute 14 personnes à la liste des personnes désignées en vertu du Règlement. Ces personnes sont de hauts fonctionnaires du gouvernement vénézuélien, anciens ou actuels, y compris des fonctionnaires de la Direction générale du contre-espionnage militaire et du Service national de renseignement bolivarien, qui ont mené des activités ayant directement ou indirectement contribué à des violations des droits de la personne au Venezuela ou les ont soutenues.

Il est ainsi interdit à toute personne au Canada, ainsi qu’à tout Canadien à l’étranger, d’effectuer des opérations visant les biens des personnes figurant sur la liste (personnes et entités), de conclure des transactions avec elles, de leur fournir des services, de leur transférer des biens ou de mettre des biens à leur disposition de quelque manière que ce soit. Ces mesures rendront également les personnes inscrites sur la liste interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR). En vertu du Règlement, les personnes inscrites sur la liste peuvent demander au ministre des Affaires étrangères que leur nom soit retiré de la liste des personnes désignées. Le ministre doit déterminer s’il existe des motifs raisonnables de recommander ce retrait au gouverneur en conseil.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada collabore régulièrement avec les parties prenantes concernées au Venezuela, y compris les organisations de la société civile et d’autres gouvernements d’optique commune, concernant la réponse du Canada à la situation au Venezuela, y compris la mise en œuvre des sanctions.

En ce qui concerne les modifications, une consultation publique n’aurait pas été appropriée, car la publication des noms des personnes visées par les sanctions aurait pu entraîner une fuite des actifs avant l’entrée en vigueur des modifications.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une première évaluation de la portée géographique des modifications a été réalisée et n’a pas permis de déterminer d’obligations relatives aux traités modernes étant donné que le régime ne prend pas effet dans une zone couverte par un traité moderne.

Choix de l’instrument

Les règlements sont le seul moyen d’appliquer des sanctions au Canada. Aucun autre instrument ne pouvait être envisagé.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les modifications renforcent la capacitĂ© du Canada Ă  dissuader les acteurs de se livrer Ă  des violations des droits de la personne et/ou Ă  des actes qui portent atteinte Ă  la paix, Ă  la sĂ©curitĂ© ou Ă  la stabilitĂ© du Venezuela ou Ă  l’intĂ©gritĂ© de ses institutions dĂ©mocratiques, et/ou Ă  des actes de corruption importants commis par les autoritĂ©s de facto du Venezuela. Ces modifications s’inscrivent dans le cadre des stratĂ©gies et mesures de politique Ă©trangère du Canada visant Ă  faire pression sur le Venezuela pour qu’il respecte la volontĂ© du peuple exprimĂ©e lors des Ă©lections prĂ©sidentielles du 28 juillet 2024 et qu’il garantisse le respect des droits de la personne dans ce pays.

Le coût supplémentaire de l’administration et de l’application de ces interdictions supplémentaires est minime pour le gouvernement du Canada. Les modifications visent des personnes particulières et elles ont, à ce titre, moins d’incidence sur les entreprises canadiennes que les sanctions économiques traditionnelles de portée générale et ont des répercussions limitées sur les citoyens du pays des personnes inscrites sur la liste. Sur la base d’une première évaluation des informations de source ouverte disponibles, il est estimé que les personnes nouvellement inscrites possèdent des liens limités avec le Canada et n’entretiennent donc pas de relations d’affaires significatives pour l’économie canadienne. Ces modifications ne devraient donc pas avoir de retombées importantes sur les Canadiens ou les entreprises canadiennes.

Les banques et institutions financières canadiennes sont tenues de respecter les sanctions. Pour ce faire, elles ajouteront les nouvelles interdictions à leurs systèmes de contrôle existants, ce qui pourrait entraîner un coût de mise en conformité très faible.

Lentille des petites entreprises

En ce qui concerne les personnes figurant sur la liste établie en vertu du Règlement, une analyse réalisée au titre de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications pourraient avoir une incidence sur les petites entreprises canadiennes. Le Règlement interdit aux entreprises canadiennes de traiter avec les personnes figurant sur la liste, de leur fournir des services ou de mettre des biens à leur disposition, mais il ne crée aucune obligation administrative directe à leur égard. Bien que les entreprises canadiennes puissent demander des autorisations en vertu du Règlement, celles-ci sont accordées à titre exceptionnel seulement. Affaires mondiales Canada ne prévoit pas de demandes résultant de l’inscription de ces personnes sur la liste. Cette exigence n’entraînerait donc aucune charge administrative supplémentaire. Les petites entreprises canadiennes sont également soumises à l’obligation de divulgation en vertu du Règlement, ce qui représenterait une exigence de conformité directe. Toutefois, comme les personnes nouvellement inscrites ont peu de liens connus avec le Canada, Affaires mondiales Canada ne prévoit pas de divulgations résultant de ces modifications.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement progressif du fardeau administratif pesant sur les entreprises. La procĂ©dure de dĂ©livrance de permis pour les entreprises rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse; cependant, bien que des permis puissent ĂŞtre accordĂ©s Ă  titre exceptionnel en vertu du Règlement, Ă©tant donnĂ© que les particuliers figurant sur la liste entretiennent des liens d’affaires limitĂ©s avec l’économie canadienne, Affaires mondiales Canada ne prĂ©voit aucune demande de permis en ce qui concerne le Règlement.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Bien que le Règlement ne soit pas liĂ© Ă  un plan de travail ou Ă  un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation, il s’aligne sur les mesures prises par des partenaires d’optique commune. Les sanctions sont plus efficaces lorsqu’elles sont appliquĂ©es de manière coordonnĂ©e. Plusieurs pays d’optique commune imposent des sanctions en rĂ©ponse aux actes de corruption et aux violations des droits de la personne au Venezuela. Le 12 septembre 2024, les États-Unis ont pris une sĂ©rie de sanctions Ă  l’encontre de 16 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto impliquĂ©s dans des actes faisant obstacle Ă  un processus d’élection prĂ©sidentielle compĂ©titif et inclusif au Venezuela et dans des violations des droits de la personne. Le 27 novembre 2024, ils ont imposĂ© une nouvelle sĂ©rie de sanctions Ă  21 membres du gouvernement vĂ©nĂ©zuĂ©lien de facto sur la mĂŞme base. Le 10 janvier 2025, les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposĂ© des sanctions aux responsables vĂ©nĂ©zuĂ©liens afin de continuer Ă  exercer des pressions sur le rĂ©gime de Maduro.

Effets sur l’environnement

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (Directive EEES), une analyse préliminaire a été réalisée et a permis de conclure qu’il n’est pas nécessaire de procéder à une évaluation environnementale et économique stratégique.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Le thème des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une évaluation de ses effets sur le genre et la diversité. Bien qu’elles soient destinées à faciliter un changement de comportement en exerçant des pressions économiques sur des particuliers et des entités dans des États étrangers, les sanctions prévues par la LMES peuvent néanmoins avoir une incidence involontaire sur certains groupes et individus vulnérables. Plutôt que de viser l’ensemble des Vénézuéliens, ces sanctions ciblées n’auraient un effet direct que sur les personnes figurant sur la liste. Par conséquent, il est peu probable que ces sanctions aient un effet indirect négatif important sur les groupes vulnérables, comparativement à des sanctions économiques traditionnelles de grande ampleur visant un État, et elles limitent les effets collatéraux à ceux qui dépendent des personnes désignées.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur Ă  la date de leur enregistrement.

En raison de leur inscription sur la liste en vertu du Règlement et conformĂ©ment Ă  l’application de l’alinĂ©a 35.1b) de la LIPR, les personnes inscrites sur la liste seraient interdites de territoire au Canada.

Les noms des particuliers et des entités inscrits seront mis en ligne pour que les institutions financières puissent les examiner, et ils seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cela contribuera à faciliter le respect du Règlement.

Le Service des dĂ©lĂ©guĂ©s commerciaux d’Affaires mondiales Canada continuera d’aider ses clients Ă  bien comprendre la rĂ©glementation canadienne en matière de sanctions et, notamment, les incidences de cette rĂ©glementation sur toutes les activitĂ©s dans le cadre desquelles des Canadiens pourraient ĂŞtre concernĂ©s, Ă  l’étranger et au Canada. Affaires mondiales Canada intensifie Ă©galement ses efforts de sensibilisation Ă  travers le Canada — notamment auprès des entreprises, des universitĂ©s et des gouvernements provinciaux et territoriaux — afin de renforcer la prise de conscience et le respect des sanctions canadiennes Ă  l’échelle nationale.

En vertu de la LMES, les agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada ont le pouvoir de faire appliquer le Règlement en cas de violation des sanctions en vertu de leurs pouvoirs, tels qu’ils sont dĂ©finis dans la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise ou la Loi de 2001 sur l’accise, et les articles 487 Ă  490, 491.1 et 491.2 du Code criminel.

ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, toute personne qui, en connaissance de cause, contrevient ou ne se conforme pas au Règlement est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou des deux Ă  la fois; ou, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

Personne-ressource

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