Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (renseignements sur les rappels) : DORS/2024-274

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 1

Enregistrement
DORS/2024-274 Le 16 dĂ©cembre 2024

LOI SUR LA SÉCURITÉ AUTOMOBILE

C.P. 2024-1330 Le 16 dĂ©cembre 2024

Sur recommandation de la ministre des Transports et en vertu des paragraphes 10(1)rĂ©fĂ©rence a et 10.1(1)rĂ©fĂ©rence b, de l’article 10.3rĂ©fĂ©rence c et du paragraphe 11(1)rĂ©fĂ©rence d de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile rĂ©fĂ©rence e, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (renseignements sur les rappels), ci-après.

Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur la sécurité automobile (renseignements sur les rappels)

Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles

1 (1) L’alinĂ©a 15(9)b) de la version française du Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 15(10) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(10) L’entreprise n’est pas tenue de fournir Ă  la personne visĂ©e le numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule exigĂ© par l’alinĂ©a (9)b) dans l’un ou l’autre des cas suivants :

2 (1) L’alinĂ©a 15.01(9)b) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 15.01(10) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(10) L’entreprise n’est pas tenue de fournir Ă  la personne visĂ©e le numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule exigĂ© par l’alinĂ©a (9)b) dans l’un ou l’autre des cas suivants :

3 L’alinĂ©a 15.02(1)f) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 15.03, de ce qui suit :

Publication de renseignements

15.04 (1) L’entreprise qui donne au ministre l’avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© prĂ©vu aux paragraphes 10(1) ou 10.1(1) de la Loi publie — sur le site Web qu’elle utilise pour communiquer les renseignements destinĂ©s au marchĂ© canadien — les renseignements ci-après, dans les deux langues officielles :

(2) L’entreprise publie les renseignements prévus au paragraphe (1) dès que possible, mais au plus tard soixante jours après la date à laquelle elle a donné l’avis au ministre, et les met à jour dans les sept jours suivant la date de toute modification.

(3) Malgré le paragraphe (2), si les renseignements prévus aux alinéas (1)d), i) ou k) ne sont pas disponibles à la date prévue pour leur publication, l’entreprise les publie dans les sept jours suivant la date où ils le deviennent.

(4) L’entreprise veille à ce que les renseignements prévus au paragraphe (1) restent affichés sur le site Web pendant au moins quinze ans à compter de la date à laquelle elle a donné l’avis de défaut ou de non-conformité au ministre.

(5) Les renseignements prĂ©vus aux sous-alinĂ©as (1)m)(i) Ă  (iii) peuvent ĂŞtre rendus accessibles Ă  partir d’un hyperlien.

(6) L’entreprise veille Ă  ce que les conditions ci-après soient respectĂ©es quant aux renseignements prĂ©vus au paragraphe (1) :

(7) L’entreprise n’est pas tenue de satisfaire aux exigences du prĂ©sent article si, selon le cas :

(8) Le présent article s’applique aux entreprises à compter du premier anniversaire de son entrée en vigueur.

Publication de renseignements par les entreprises désignées

15.05 (1) L’entreprise qui est dĂ©signĂ©e par le ministre et qui lui donne l’avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© prĂ©vu aux paragraphes 10(1) ou 10.1(1) de la Loi publie — sur le site Web qu’elle utilise pour communiquer les renseignements destinĂ©s au marchĂ© canadien — les renseignements ci-après, dans les deux langues officielles, et les rend accessibles au moyen d’un outil de recherche par numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule :

(2) Les renseignements prévus aux sous-alinéas (1)h)(i) à (iii) sont également affichés directement sur la page Web contenant l’outil de recherche ou sont rendus accessibles à partir d’un hyperlien sur celle-ci, sauf si cette page est la page d’accueil du site Web.

(3) L’entreprise publie les renseignements prévus au paragraphe (1) dès que possible, mais au plus tard soixante jours après la date à laquelle elle a donné l’avis au ministre, et les met à jour dans les sept jours suivant la date de toute modification.

(4) Malgré le paragraphe (3), si les renseignements prévus aux sous-alinéas (1)e)(v) ou (vii) ne sont pas disponibles à la date prévue pour leur publication, l’entreprise les publie dans les sept jours suivant la date à laquelle ils le deviennent.

(5) L’entreprise veille à ce que les renseignements prévus au paragraphe (1) restent affichés sur le site Web pendant au moins quinze ans à compter de la date à laquelle elle a donné l’avis de défaut ou de non-conformité au ministre.

(6) Si, Ă  la suite d’une recherche dans l’outil de recherche, le numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule n’est associĂ© Ă  aucun avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© disponible sur le site Web, l’entreprise veille Ă  ce que s’affichent une mention Ă  cet effet de mĂŞme que les renseignements suivants :

(7) Si, à la suite d’une recherche dans l’outil de recherche, le numéro d’identification du véhicule est introuvable, l’entreprise veille à ce que s’affichent une mention à cet effet de même que la marche à suivre pour la joindre afin d’obtenir de plus amples renseignements.

(8) Les renseignements prĂ©vus aux sous-alinĂ©as (1)h)(i) Ă  (iii) et Ă  l’alinĂ©a (6)c) peuvent ĂŞtre rendus accessibles Ă  partir d’un hyperlien.

(9) L’entreprise veille Ă  ce que l’outil de recherche soit disponible directement sur la page d’accueil du site Web ou Ă  partir d’un hyperlien qui est bien visible sur cette page et qui contient le mot « Rappel Â» ou « Rappels Â» .

(10) L’entreprise veille Ă  ce que les conditions ci-après soient respectĂ©es quant aux renseignements prĂ©vus aux paragraphes (1), (6) et (7) :

(11) Le présent article s’applique aux entreprises à compter du jour qui, dans le dix-huitième mois suivant le mois de leur désignation par le ministre, porte le même quantième que le jour de leur désignation ou, à défaut de quantième identique, le dernier jour de ce dix-huitième mois. Toutefois, il ne s’applique pas lorsqu’une autre entreprise qui a fabriqué, vendu ou importé le véhicule a respecté les exigences du présent article.

Règlement sur la sécurité des ensembles de retenue et des sièges d’appoint (véhicules automobiles)

5 Le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des ensembles de retenue et des sièges d’appoint (vĂ©hicules automobiles) rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 110.03, de ce qui suit :

Publication de renseignements

Renseignements sur le site Web

110.04 (1) L’entreprise qui donne au ministre l’avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© prĂ©vu aux paragraphes 10(1) ou 10.1(1) de la Loi publie — sur le site Web qu’elle utilise pour communiquer les renseignements destinĂ©s au marchĂ© canadien — les renseignements ci-après, dans les deux langues officielles :

Date de publication

(2) L’entreprise publie les renseignements prévus au paragraphe (1) dès que possible, mais au plus tard soixante jours après la date à laquelle elle a donné l’avis au ministre, et les met à jour dans les sept jours suivant la date de toute modification.

Exception

(3) Malgré le paragraphe (2), si les renseignements prévus aux alinéas (1)d), h) ou j) ne sont pas disponibles à la date prévue pour leur publication, l’entreprise les publie dans les sept jours suivant la date à laquelle ils le deviennent.

Période minimale d’accessibilité des renseignements

(4) L’entreprise veille à ce que les renseignements prévus au paragraphe (1) restent affichés sur le site Web pendant au moins dix ans à compter de la date à laquelle elle a donné l’avis de défaut ou de non-conformité au ministre.

Hyperlien

(5) Les renseignements prĂ©vus aux sous-alinĂ©as (1)l)(i) Ă  (iii) peuvent ĂŞtre rendus accessibles Ă  partir d’un hyperlien.

Accessibilité des renseignements

(6) L’entreprise veille Ă  ce que les conditions ci-après soient respectĂ©es quant aux renseignements prĂ©vus au paragraphe (1) :

Exception

(7) L’entreprise n’est pas tenue de satisfaire aux exigences du prĂ©sent article si, selon le cas :

Disposition transitoire

(8) Le présent article s’applique aux entreprises à compter du premier anniversaire de son entrée en vigueur.

Règlement sur la sécurité des pneus de véhicule automobile

6 Le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des pneus de vĂ©hicule automobile rĂ©fĂ©rence 3 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 13.03, de ce qui suit :

Publication de renseignements

Renseignements sur le site Web

13.04 (1) L’entreprise qui donne au ministre l’avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© prĂ©vu aux paragraphes 10(1) ou 10.1(1) de la Loi publie — sur le site Web qu’elle utilise pour communiquer les renseignements destinĂ©s au marchĂ© canadien — les renseignements ci-après, dans les deux langues officielles :

Date de publication

(2) L’entreprise publie les renseignements prévus au paragraphe (1) dès que possible, mais au plus tard soixante jours après la date à laquelle elle a donné l’avis au ministre, et les met à jour dans les sept jours suivant la date de toute modification.

Exception

(3) Malgré le paragraphe (2), si les renseignements prévus aux alinéas (1)d), i) ou k) ne sont pas disponibles à la date prévue pour leur publication, l’entreprise les publie dans les sept jours suivant la date à laquelle ils le deviennent.

Période minimale d’accessibilité des renseignements

(4) L’entreprise veille à ce que les renseignements prévus au paragraphe (1) restent affichés sur le site Web pendant au moins dix ans à compter de la date à laquelle elle a donné l’avis de défaut ou de non-conformité au ministre.

Hyperlien

(5) Les renseignements prĂ©vus aux sous-alinĂ©as (1)m)(i) Ă  (iii) peuvent ĂŞtre rendus accessibles Ă  partir d’un hyperlien.

Accessibilité des renseignements

(6) L’entreprise veille Ă  ce que les conditions ci-après soient respectĂ©es quant aux renseignements prĂ©vus au paragraphe (1) :

Exception

(7) L’entreprise n’est pas tenue de satisfaire aux exigences du prĂ©sent article si, selon le cas :

Disposition transitoire

(8) Le présent article s’applique aux entreprises à compter du premier anniversaire de son entrée en vigueur.

Entrée en vigueur

7 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Transports Canada (TC) estime que plus d’un vĂ©hicule sur cinq circulant aujourd’hui sur les routes canadiennes fait l’objet d’un rappel de sĂ©curitĂ©rĂ©fĂ©rence 4 non rĂ©solu. En fonction des 33,3 millions de vĂ©hicules immatriculĂ©s en 2019, cela signifie qu’environ 6,6 millions de vĂ©hicules non sĂ©curitaires circulent sur les routes canadiennes, risquant de compromettre non seulement la sĂ©curitĂ© des occupants, mais aussi celle des autres usagers de la route. Les enjeux de sĂ©curitĂ© non rĂ©solus touchant les vĂ©hicules, les ensembles de retenue pour les enfants ou les personnes en situation de handicap, et les pneus (les ensembles de retenue pour les enfants ou les personnes en situation de handicap et les pneus seront ci-après dĂ©signĂ©s sous le nom d’équipement automobile) peuvent entraĂ®ner des dommages matĂ©riels, des blessures ou mĂŞme la mort.

La réglementation actuelle prise en vertu de la Loi sur la sécurité automobile (LSA) exige que les entreprises avisent les propriétaires actuels et les personnes visées par règlementréférence 5 d’un rappel de sécurité et de la façon de le faire corriger. Bien qu’une entreprise doive envoyer les avis aux propriétaires actuels et aux personnes visées par règlement, beaucoup d’entre eux ne sont toujours pas résolus.

Une analyse des taux d’exécution des rappels démontre que plus les véhicules sont âgés, plus ils risquent d’avoir des rappels non résolus. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela, notamment un changement d’adresse qui n’a pas été mis à jour dans la base de données d’une entreprise, ou le fait que les véhicules plus anciens ayant une garantie expirée sont moins susceptibles de faire l’objet d’un entretien régulier, particulièrement chez le concessionnaire où les clients peuvent être informés de tous les rappels de sécurité en suspens. De plus, les propriétaires ne savent peut-être pas comment accéder aux renseignements sur les rappels de sécurité qui touchent leurs véhicules ou leur équipement automobile.

Description : Le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (renseignements sur les rappels), ci-après le Règlement, exigera que les entreprises qui effectuent un rappel de sĂ©curitĂ© publient Ă©galement sur leur site Web des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ©, en temps opportun, dans le but de mieux faire connaĂ®tre les rappels et de les rendre plus efficaces. Le Règlement normalisera la disponibilitĂ© et le type de renseignements requis, fixera un dĂ©lai pour la mise Ă  disposition de ces renseignements par les entreprises et permettra aux Canadiens de trouver plus facilement les renseignements sur les rappels, notamment dans les cas, oĂą les avis concernant les rappels de sĂ©curitĂ© des entreprises ne sont pas reçus par le propriĂ©taire actuel du vĂ©hicule ou de l’équipement automobile, parce que les coordonnĂ©es du propriĂ©taire sont manquantes, erronĂ©es ou incomplètes.

Le Règlement exigera aussi que les entreprises dĂ©signĂ©es par le ministre des Transports (le ministre) incluent un outil de recherche en ligne qui fournit des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© propres Ă  un vĂ©hicule, en utilisant le numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule (NIV) unique de 17 caractères. Autrement dit, selon le Règlement, certaines entreprises devront fournir un outil de recherche du NIV sur leur site Web.

Justification : La publication en ligne des rappels de sĂ©curitĂ© permettra aux propriĂ©taires de vĂ©hicules, aux propriĂ©taires d’équipement automobile et aux personnes visĂ©es par règlement, ainsi qu’au grand public, d’accĂ©der plus rapidement et plus facilement aux renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ©. L’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© aux renseignements de rappel aidera aussi les partenaires internationaux dans le but d’identifier les vĂ©hicules importĂ©s du Canada faisant l’objet d’un rappel de sĂ©curitĂ© en suspens.

L’autoritĂ© de dĂ©signation du ministre en vertu de l’article 10.3 de la LSA permet d’établir des exigences uniques pour les entreprises de vĂ©hicules dĂ©signĂ©es, dans le but de maximiser l’efficacitĂ© des exigences, tout en tenant compte du fardeau relatif pour les entreprises de diffĂ©rentes tailles.

Les coĂ»ts associĂ©s au Règlement devraient totaliser 4,94 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans entre 2024 et 2033. Les coĂ»ts s’appliqueront aux fabricants de vĂ©hicules et d’équipement automobile et aux importateurs pour l’élaboration de sites Web, et Ă  TC pour la rĂ©alisation de vĂ©rifications. Les avantages qualitatifs seront le renforcement de la sĂ©curitĂ© des Canadiens et la diminution des coĂ»ts liĂ©s aux nouveaux avis Ă©crits pour les fabricants et les importateurs, ce qui correspondra Ă  l’augmentation prĂ©vue du nombre de rappels effectuĂ©s. Les coĂ»ts sont exprimĂ©s en dollars de 2021 et actualisĂ©s en fonction de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2024 Ă  un taux de 7 %.

Au total, on estime que 37 petites entreprises seront touchĂ©es, pour un coĂ»t total de 25 939 $ (701 $ par entreprise) au cours de la pĂ©riode de 10 ans, en dollars de 2021 actualisĂ©s en fonction de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2024 Ă  un taux de 7 %. Les petites entreprises verront des avantages reliĂ©s Ă  une diminution des nouveaux avis Ă©crits en raison de l’augmentation de l’exĂ©cution des rappels.

TC s’attend à ce que le Règlement entraîne la correction d’un grand nombre de rappels de sécurité, ce qui améliorera la sécurité de tous les Canadiens. Le Règlement a pour but d’influencer directement les taux d’exécution des rappels et de réduire les pertes des dommages à la propriété, les blessures et les morts qui découlent des défauts de véhicules et d’équipement automobile non résolus et des non-conformités.

Enjeux

Le nombre de rappels de sĂ©curitĂ© a augmentĂ© au cours des 20 dernières annĂ©es. Le nombre de rappels de sĂ©curitĂ© effectuĂ©s chaque annĂ©e est passĂ© de 248 en 2002 Ă  710 en 2023. En 2023 seulement, 111 entreprises distinctes ont effectuĂ© des rappels de sĂ©curitĂ© touchant plus de 4 millions de vĂ©hicules et d’équipement automobilerĂ©fĂ©rence 6.

Pour l’instant, TC estime qu’un vĂ©hicule sur cinq en circulation au Canada aujourd’hui fait l’objet d’un rappel de sĂ©curitĂ© non rĂ©solu. Cette estimation est fondĂ©e sur l’analyse de TC des taux d’exĂ©cution des rappels des entreprises rĂ©glementĂ©es. En fonction des 33,3 millions de vĂ©hicules immatriculĂ©s en 2019, cela signifie qu’environ 6,6 millions de vĂ©hicules non sĂ©curitaires circulent sur les routes canadiennes, risquant non seulement la sĂ©curitĂ© des occupants, mais aussi celle des autres usagers de la route. Les enjeux de sĂ©curitĂ© non rĂ©solus touchant les vĂ©hicules et l’équipement automobile peuvent entraĂ®ner des dommages Ă  la propriĂ©tĂ©, des blessures ou mĂŞme la mort. Ce problème persiste, mĂŞme si les entreprises doivent envoyer des avis de rappel de sĂ©curitĂ© aux propriĂ©taires de vĂ©hicules. Un sondage sur les renseignements de rappels disponibles sur Internet rĂ©vèle que ce ne sont pas toutes les entreprises qui publient ces informations en ligne et que les informations publiĂ©es ne sont pas très uniformes. Le Règlement permettra de sensibiliser les Canadiens aux enjeux de sĂ©curitĂ© non rĂ©solus en faisant en sorte que les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© puissent ĂŞtre consultĂ©s plus rapidement et plus facilement par les Canadiens grâce Ă  leur publication en ligne.

Contexte

La sĂ©curitĂ© routière au Canada est une responsabilitĂ© partagĂ©e entre tous les ordres de gouvernement, les partenaires de l’industrie et tous les usagers de la route. TC est chargĂ© d’élaborer et d’appliquer les règlements pris en vertu de LSA, notamment le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (RSVA), le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des pneus de vĂ©hicule automobile (RSPVA) et le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des ensembles de retenue et des sièges d’appoint (vĂ©hicules automobiles) [RSER], ci-après dĂ©nommĂ©s collectivement « les règlements de la LSA Â». Les entreprises rĂ©glementĂ©es doivent certifier que les vĂ©hicules et l’équipement automobile importĂ©s au Canada ou fabriquĂ©s dans une province et vendus dans une autre sont conformes Ă  toutes les exigences applicables et les normes de sĂ©curitĂ© en vigueur Ă  la date de leur fabrication. Pour plus de prĂ©cision, la LSA et ses règlements ne rĂ©glementent pas les pièces du marchĂ© secondaire ou de rechange comme les composantes de freins; ces pièces ne sont donc pas incluses dans le Règlement.

Une entreprise réglementée, telle qu’elle est définie dans la LSA, est une entreprise qui fabrique, vend ou importe tout véhicule ou équipement automobile d’une catégorie déterminée par règlementréférence 7. L’entreprise réglementée doit, dès qu’elle constate un défaut ou une non-conformité sur le plan de la conception, de la fabrication ou du fonctionnement du véhicule ou de l’équipement automobile qui nuit ou est susceptible de nuire à la sécurité humaine, en aviser le ministre, les propriétaires actuels et les personnes visées par règlement (par exemple un détaillant, un distributeur, un fabricant de l’étape finale) selon les exigences en matière d’avis établies dans les règlements de la LSA. Toutefois, le risque de sécurité continuera d’exister jusqu’à ce que la non-conformité ou le défaut de sécurité soit corrigé.

Un avis Ă©crit au ministre est requis au moment oĂą l’entreprise constate un dĂ©faut ou une non-conformitĂ© d’un vĂ©hicule ou d’équipement automobile. L’information requise est de portĂ©e gĂ©nĂ©rale, dans le but d’accĂ©lĂ©rer cet avis initial. Les règlements de la LSA exigent que les entreprises fournissent plus de renseignements dĂ©taillĂ©s dans un avis Ă©crit de dĂ©faut ou un avis de non-conformitĂ© qui est envoyĂ© aux propriĂ©taires actuels et aux personnes visĂ©es par règlement le plus tĂ´t possible, mais au plus tard 60 jours après avoir avisĂ© le ministre. « Rappel de sĂ©curitĂ© Â» est le terme commun utilisĂ© pour dĂ©crire les avis de non-conformitĂ© et les avis de dĂ©faut.

Les entreprises doivent soumettre un rapport de suivi au ministre, mettant Ă  jour des renseignements prĂ©cis concernant la portĂ©e du problème et les mesures correctives planifiĂ©es dans les 65 jours suivant la remise de l’avis au ministre. Au cours des deux annĂ©es suivant l’avis original au ministre, les entreprises doivent soumettre des rapports trimestriels afin de tenir le ministre au courant des progrès des mesures correctives mises en place. Si le ministre dĂ©termine qu’un rappel de sĂ©curitĂ© n’a pas Ă©tĂ© corrigĂ© dans un nombre adĂ©quat de vĂ©hicules, de pneus ou d’ensembles de retenue, la LSA donne aussi au ministre le pouvoir d’ordonner aux entreprises d’aviser Ă  nouveau les propriĂ©taires et les personnes visĂ©es par règlement.

Les avis de rappel de sécurité peuvent être envoyés électroniquement ou par courrier aux propriétaires actuels et aux personnes visées par règlement. La plupart des avis sont envoyés par courrier, un processus qui peut être chronophage et qui ne garantit pas que les renseignements requis atteignent les destinataires prévus, par exemple dans le cas d’un changement de propriétaire ou d’adresse. Cela signifie que certains propriétaires pourraient continuer d’utiliser leur véhicule ou l’équipement automobile sans savoir qu’il y a un problème de sécurité non résolu. Selon le problème, un rappel de sécurité en suspens pourrait mener à des dommages matériels, des blessures ou même la mort.

Avant le Règlement, les entreprises n’étaient pas obligées de publier les renseignements à propos des rappels de sécurité en ligne; toutefois, certaines entreprises le faisaient volontairement. En l’absence d’exigences concernant la publication en ligne des renseignements sur les rappels, les informations disponibles sur les sites Web n’étaient pas toujours uniformes, faciles à trouver ou proposées dans les deux langues officielles.

Le nombre de rappels de sĂ©curitĂ© a augmentĂ© au cours des 20 dernières annĂ©es. Le nombre de rappels de sĂ©curitĂ© effectuĂ©s chaque annĂ©e est passĂ© de 248 en 2002 Ă  710 en 2023. En 2023 seulement, 111 entreprises distinctes ont effectuĂ© des rappels de sĂ©curitĂ© touchant plus de 4 millions de vĂ©hicules et d’équipement automobile. Pour l’instant, TC estime qu’un vĂ©hicule sur cinq en circulation au Canada aujourd’hui fait l’objet d’un rappel de sĂ©curitĂ© non rĂ©solu. Sur un total de 33,3 millions de vĂ©hicules immatriculĂ©s en 2019, si le problème n’a pas Ă©tĂ© rĂ©solu pour un vĂ©hicule sur cinq, alors environ 6,6 millions de vĂ©hicules non sĂ©curitaires circulent sur les routes canadiennes, ce qui met en danger non seulement leurs occupants, mais aussi les autres usagers de la route.

En 2014, le projet de loi C-31, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions du budget dĂ©posĂ© au Parlement le 11 fĂ©vrier 2014 et mettant en Ĺ“uvre d’autres mesures, a obtenu la sanction royale. Parmi d’autres changements, le projet de loi traitait des principales lacunes dans le rĂ©gime d’avis de la sĂ©curitĂ© automobile, y compris le fait de confĂ©rer au ministre le pouvoir d’exiger qu’une entreprise donne un avis de dĂ©faut, et a introduit de nouvelles exigences d’avis de non-conformitĂ©. Il a aussi permis au gouverneur en conseil de prendre des règlements pour les renseignements de sĂ©curitĂ© contenus dans les avis de non-conformitĂ© et de rĂ©viser le rĂ©gime de rapports pour amĂ©liorer la surveillance par TC des avis de dĂ©faut et de non-conformitĂ©.

En 2018, le gouvernement du Canada (le gouvernement) a modifiĂ© la LSA dans la Loi modifiant la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile et une autre loi en consĂ©quence, afin de renforcer le rĂ©gime d’application de la loi et de conformitĂ© pour protĂ©ger davantage la sĂ©curitĂ© des Canadiens. L’article 10.3 de la LSA a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de crĂ©er un nouveau pouvoir permettant d’exiger que les entreprises dĂ©signĂ©es par le ministre pour donner un avis de dĂ©faut ou de non-conformitĂ© fassent figurer dans l’avis certaines informations sur le vĂ©hicule ou l’équipement automobile. Auparavant, le ministre n’avait pas le pouvoir de dĂ©signer des entreprises; par consĂ©quent, les solutions potentielles pour rĂ©duire les problèmes de sĂ©curitĂ© non rĂ©solus auraient Ă©tĂ© appliquĂ©es Ă  toutes les entreprises rĂ©glementĂ©es. Cette plus grande marge de manĹ“uvre permet au ministre d’avoir la discrĂ©tion de dĂ©signer des entreprises auxquelles certaines exigences s’appliqueront. La dĂ©signation des entreprises sera effectuĂ©e selon les procĂ©dures Ă©tablies par le ministre. Par exemple, un Ă©lĂ©ment que le ministre pourrait envisager lorsqu’il exerce sa discrĂ©tion est le volume total de vĂ©hicules importĂ©s ou fabriquĂ©s par une entreprise puisqu’il s’agit d’une considĂ©ration importante afin de rĂ©duire le risque gĂ©nĂ©ral de mort, de blessures et de dommages matĂ©riels.

TC est conscient du fait que le propriétaire d’un véhicule n’obtienne pas les réparations nécessaires dans les plus brefs délais, même si l’entreprise fait tout son possible pour avertir les propriétaires actuels et les personnes visées par règlement d’un rappel de sécurité. Dans d’autres situations, un avis n’atteindra peut-être pas le propriétaire actuel, par exemple, s’il a changé d’adresse, mais n’a pas enregistré le changement d’adresse auprès de l’entreprise. Une analyse du taux de mise en œuvre du rappel démontre que la probabilité que les véhicules plus âgés se retrouvent dans cette dernière catégorie est plus élevée que les nouveaux véhicules faisant l’objet d’un rappel. Les véhicules plus âgés ayant des garanties expirées sont aussi moins susceptibles de faire l’objet d’un entretien régulier ou d’un entretien chez le concessionnaire de l’entreprise où les clients sont habituellement informés à propos des rappels. Les propriétaires ne sont peut-être pas non plus au courant de la façon d’accéder aux renseignements de rappels de sécurité pour les véhicules plus âgés.

Pour qu’il soit plus facile pour les propriĂ©taires de vĂ©hicules de dĂ©couvrir s’il existe un avis de rappel de sĂ©curitĂ© non rĂ©solu pour leur vĂ©hicule, et pour aider toute personne cherchant de l’information sur les enjeux de sĂ©curitĂ© potentiels d’un vĂ©hicule en particulier, le Règlement crĂ©e une exigence pour que les entreprises dĂ©signĂ©es par le ministre fournissent un outil de recherche pour les rappels de sĂ©curitĂ© associĂ©s au numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule. Dans le cadre du RSVA, chaque vĂ©hicule d’une catĂ©gorie prescrite fabriquĂ© dans une province et vendu dans une autre ou importĂ© pour la vente au Canada doit avoir un NIV unique de 17 caractères. Le NIV est un code alphanumĂ©rique qui fournit des renseignements au sujet du fabricant, de l’annĂ©e de production, de la marque et du modèle, ainsi que plusieurs autres dĂ©tails techniques qui identifient de façon unique un vĂ©hicule prĂ©cis. Le NIV est nĂ©cessaire pour faciliter l’identification de vĂ©hicule pour des fins de recherche en matière de sĂ©curitĂ© et des campagnes de rappel de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules. Le NIV est aussi utilisĂ© par les administrations provinciales et territoriales pour des fins d’immatriculation. De nombreuses autres entitĂ©s, comme les distributeurs de vĂ©hicules, les institutions financières, les compagnies d’assurance et les services de police, utilisent le NIV pour la validation de la garantie, la vĂ©rification d’une rĂ©clamation d’assurance, des campagnes de rappel de sĂ©curitĂ© et des enquĂŞtes sur le vol de voitures.

Objectif

L’objectif du Règlement est de rendre les renseignements sur les rappels de sécurité plus faciles et plus rapides à consulter (c’est-à-dire en les publiant en ligne) pour les propriétaires de véhicules, les propriétaires d’équipement automobile et les personnes visées par règlement, ainsi que pour le grand public qui pourrait avoir un intérêt, mais qui n’est pas nécessairement propriétaire du véhicule ou de l’équipement automobile. L’augmentation de la disponibilité et de l’accessibilité des renseignements sur les rappels a pour but d’influencer directement les taux d’exécution des rappels et de réduire le risque de mort, de blessures et de dommages matériels découlant des défauts et des non-conformités non résolus d’un véhicule ou d’un équipement automobile.

Le Règlement exigera que les entreprises publient les renseignements en ligne pour tous les rappels de sécurité en temps opportun. Même si de nombreuses entreprises offrent déjà ce genre de renseignements sur les rappels sur leurs sites Web, le Règlement permettra de normaliser la disponibilité et le type d’informations requises et de fixer un délai pour la mise à disposition de ces informations par les entreprises, afin de permettre aux Canadiens de trouver plus facilement les renseignements sur les rappels. Le Règlement devrait être particulièrement utile aux personnes qui ont changé d’adresse, ou qui ont acheté un véhicule ou un équipement automobile d’occasion, et lorsqu’une entreprise ne dispose pas des coordonnées personnelles du propriétaire actuel.

Description

Le Règlement modifie les règlements de la LSA. Des modifications semblables sont apportées pour chacun de ces règlements outre une modification distincte apportée au RSVA, qui crée des exigences pour les entreprises de véhicules spécialement désignées par le ministre. D’autres détails concernant certaines modifications sont présentés ci-après.

En vertu du Règlement, les entreprises effectuant un rappel de sécurité devront également publier certains renseignements contenus dans le rappel sur leurs sites Web. Cette exigence aidera à combler les lacunes dans les cas où un propriétaire n’a pas enregistré un changement d’adresse auprès de l’entreprise ou lorsqu’il y a eu un transfert de propriété. Le Règlement permettra aussi à toute personne de vérifier si un véhicule ou un équipement automobile est visé par à un rappel de sécurité. Pour chacun des véhicules, comme cela est expliqué plus en détail ci-dessous, le Règlement exige que les entreprises désignées par le ministre incluent une fonction de recherche en ligne fournissant des renseignements sur les rappels de sécurité propres au NIV.

TC s’attend à ce que le Règlement contribue à réduire les retards de diffusion des renseignements sur les rappels de sécurité, étant donné que ces renseignements seront publiés en ligne et, par conséquent, pourront être consultés plus rapidement que les avis envoyés par la poste.

L’exigence pour les entreprises de publier les rappels de sécurité en ligne s’ajoute aux avis écrits déjà exigés dans le cadre des règlements de la LSA.

Entreprises désignées et non désignées

Le Règlement crĂ©e deux sĂ©ries d’exigences distinctes pour l’affichage des renseignements qui seront publiĂ©s sur les sites Web des entreprises : une sĂ©rie d’exigences qui s’applique aux entreprises de vĂ©hicules qui sont dĂ©signĂ©es par le ministre et une autre sĂ©rie pour toutes les autres entreprises (c’est-Ă -dire non dĂ©signĂ©es) de vĂ©hicules et d’équipement automobile. Les exigences amĂ©lioreront la disponibilitĂ© et l’accessibilitĂ© gĂ©nĂ©rales des renseignements de sĂ©curitĂ© pour tous les Canadiens. En ayant le pouvoir de dĂ©signer n’importe quelle entreprise en vertu de l’article 10.3 de la LSA, le ministre effectuera cette dĂ©signation au moyen d’une correspondance officielle aux entreprises respectives. La taille relative de l’entreprise est l’un des facteurs que le ministre prendra probablement en considĂ©ration, lorsqu’il exercera son pouvoir discrĂ©tionnaire de dĂ©signer une entreprise. Par exemple, la dĂ©signation d’entreprises Ă  volume Ă©levĂ© permettrait d’atteindre un plus grand nombre de vĂ©hicules visĂ©s par des rappels de sĂ©curitĂ©, ce qui amĂ©liorerait la sĂ©curitĂ© gĂ©nĂ©rale des Canadiens, tout en minimisant le fardeau pour d’autres entreprises (par exemple les plus petites entreprises).

Renseignements de base sur les rappels de sécurité devant être publiés en ligne par les entreprises

Qu’elles soient dĂ©signĂ©es ou non, les entreprises sont tenues, conformĂ©ment au Règlement, de publier sur leur site Web des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© qui sont accessibles et gratuits. De plus, les entreprises dĂ©signĂ©es devront avoir un service Web gratuit pour permettre Ă  toutes les personnes de faire une recherche de renseignements sur les rappels propres Ă  un vĂ©hicule en utilisant le NIV de 17 caractères, ci-après connu sous le nom d’outil du NIV comme il est expliquĂ© plus bas.

Les entreprises seront tenues de publier sur leur site Web les mĂŞmes renseignements de base pour chaque rappel de sĂ©curitĂ©, y compris les coordonnĂ©es pour toute question relative Ă  un rappel de sĂ©curitĂ©, la mĂ©thode Ă  utiliser pour signaler un problème de sĂ©curitĂ© soupçonnĂ©, et le processus Ă  suivre pour informer l’entreprise de tout transfert de propriĂ©tĂ© d’un vĂ©hicule. En vertu du Règlement, il n’est pas obligatoire de fournir de nouveaux Ă©lĂ©ments d’information; il suffit de publier les mĂŞmes renseignements que ceux qui figurent dĂ©jĂ  dans les avis de rappel de sĂ©curitĂ© adressĂ©s aux propriĂ©taires et aux personnes visĂ©es par les règlements de la LSA. Ces renseignements incluent, sans s’y limiter, des dĂ©tails suivants :

Les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© publiĂ©s devront rester sur les sites Web des entreprises pendant au moins 15 ans pour les vĂ©hicules et 10 ans pour l’équipement automobile, Ă  partir du jour oĂą le ministre est avisĂ© du rappel de sĂ©curitĂ©. Une mention doit ĂŞtre affichĂ©e et les coordonnĂ©es doivent ĂŞtre incluses pour permettre aux parties intĂ©ressĂ©es d’obtenir les rappels de sĂ©curitĂ© qui n’ont pas Ă©tĂ© publiĂ©s avant la date de conformitĂ© obligatoire de la publication des rappels de sĂ©curitĂ© prĂ©vue par le Règlement.

Les entreprises non désignées qui n’ont pas de site Web ne seront pas obligées de publier en ligne et, donc, ne seront pas tenues de concevoir un nouveau site Web. Néanmoins, toutes les entreprises doivent toujours fournir leurs avis de rappel de sécurité sous format papier ou électronique pour informer le ministre, les propriétaires et les personnes visées, comme le précisent les règlements de la LSA.

Pour les entreprises non dĂ©signĂ©es, la conformitĂ© aux exigences de publication prendra effet un an après la date de publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Ă€ ce moment-lĂ , les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© devront ĂŞtre fournis en ligne dans les 60 jours suivant la date, Ă  laquelle l’entreprise aura transmis l’avis au ministre et ils devront ĂŞtre mis Ă  jour dans les sept jours suivant toute modification. Comme pour les compagnies dĂ©signĂ©es, TC reconnaĂ®t que certains dĂ©tails pourraient ne pas ĂŞtre disponibles le jour requis pour la publication. Par consĂ©quent, le Règlement exigera : (i) qu’une description des mesures correctives et (ii) qu’une indication du moment oĂą les pièces ou les installations seront disponibles pour corriger le problème soient publiĂ©es dans les sept jours suivant le moment oĂą les renseignements deviennent disponibles. Cette approche est conforme aux règlements de la LSA pour les avis au ministre. Par ailleurs, les entreprises non dĂ©signĂ©es pourraient choisir de se conformer aux exigences propres aux entreprises dĂ©signĂ©es. En d’autres termes, au lieu de publier les renseignements de rappels de sĂ©curitĂ© pour tous les modèles de vĂ©hicules sur le site Web de l’entreprise, une entreprise de vĂ©hicules non dĂ©signĂ©e pourrait choisir d’inclure un outil du NIV, qui fournirait les renseignements prĂ©cis sur les rappels de sĂ©curitĂ© seulement pour un vĂ©hicule en particulier.

Exigence de l’outil du NIV pour les entreprises désignées

Les entreprises dĂ©signĂ©es devront publier les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© sur leur site Web au moyen d’un outil du NIV. Le public aura accès Ă  cet outil du NIV sur le site Web de l’entreprise. L’outil du NIV doit afficher une liste de tous les rappels de sĂ©curitĂ© concernant le vĂ©hicule unique associĂ© Ă  son NIV de 17 caractères. Ă€ moins que les mesures correctives d’un rappel de sĂ©curitĂ© n’aient Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es, les mĂŞmes renseignements de base sur les rappels de sĂ©curitĂ© que ceux exigĂ©s par toutes les entreprises seront disponibles par l’intermĂ©diaire de l’outil du NIV, comme cela a Ă©tĂ© expliquĂ© prĂ©cĂ©demment. En ce qui concerne les rappels oĂą les mesures correctives ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es, les dĂ©tails sur les prĂ©cautions pour minimiser le risque de sĂ©curitĂ© (par exemple est-ce que le vĂ©hicule devrait ĂŞtre stationnĂ© Ă  l’extĂ©rieur en cas de risque d’incendie) et sur le moment oĂą les mesures correctives seraient disponibles seraient redondants et, par consĂ©quent, ne devront pas ĂŞtre publiĂ©s au moyen de l’outil du NIV. Si le NIV est incorrect ou n’est pas reconnu, une mention Ă  cet effet doit ĂŞtre publiĂ©e au moyen de l’outil du NIV de l’entreprise pour empĂŞcher les erreurs d’interprĂ©tation potentielles par le destinataire et mieux assurer que les renseignements de sĂ©curitĂ© importants ne sont pas oubliĂ©s par inadvertance.

Le Règlement fournira aux entreprises rĂ©cemment dĂ©signĂ©es 18 mois, Ă  partir de la date oĂą elles sont dĂ©signĂ©es, pour Ă©tablir un outil du NIV sur leur site Web. Ă€ la suite de la pĂ©riode initiale de 18-mois, tous les rappels de sĂ©curitĂ© subsĂ©quents devront ĂŞtre disponibles dans l’outil du NIV dans les 60 jours suivant la date Ă  laquelle l’entreprise avise le ministre. L’information publiĂ©e devra ĂŞtre mise Ă  jour dans les sept jours suivant les modifications aux renseignements. TC reconnaĂ®t que certains dĂ©tails pourraient prendre plus de temps Ă  recueillir et donc, si ces renseignements ne sont pas disponibles lors de la première publication du rappel, le Règlement exigera que les dĂ©tails concernant (i) une description des mesures correctives ou (ii) une indication du moment oĂą les pièces ou les installations seront disponibles pour corriger le problème soient publiĂ©s dans les sept jours suivant le moment oĂą les renseignements deviennent disponibles.

Autres modifications

Le Règlement modifie les exigences d’avis de défaut et d’avis de non-conformité du RSVA, pour y prévoir qu’une entreprise n’est pas obligée de fournir à la personne visée par règlement le NIV de chaque véhicule touché, dans le cas où les renseignements sur les rappels de sécurité sont publiés conformément aux exigences pour les entreprises désignées. De plus, le Règlement précise que ces détails doivent être publiés sur le site Web de l’entreprise lorsque les renseignements sont dirigés vers le marché canadien.

Finalement, le Règlement modifie le texte en français Ă  trois endroits de l’article 15 du RSVA en remplaçant « numĂ©ro d’identification Â» par « numĂ©ro d’identification du vĂ©hicule Â». Ces modifications sont des prĂ©cisions mineures. Aucune rĂ©percussion sur les intervenants n’est prĂ©vue.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Comme cela est prĂ©cisĂ© Ă  la section « Consultations prĂ©liminaires Â», TC a tenu de vastes consultations auprès des intervenants de diverses manières, notamment par le biais du portail de consultation en ligne de TC, Parlons transport; de la publication d’un document de consultation non officiel pour mobiliser davantage les intervenants; et de nombreuses discussions informelles. Le projet de règlement a Ă©galement fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada (voir la section « Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada Â» ci-dessous), suivie d’une pĂ©riode de consultation de 75 jours.

Consultations préliminaires

Un avis de Parlons transport a Ă©tĂ© publiĂ© en lignerĂ©fĂ©rence 8 le 21 octobre 2020, et a Ă©tĂ© ouvert aux fins de commentaires pendant 37 jours (jusqu’au 27 novembre 2020), pour obtenir de la rĂ©troaction des intervenants et du grand public. Entre autres choses, dans l’avis de Parlons transport, des commentaires Ă©taient sollicitĂ©s sur la proposition, selon laquelle les entreprises Ă  volume Ă©levĂ© et Ă  faible volume auraient des exigences diffĂ©rentes en ce qui concerne les renseignements de rappels de sĂ©curitĂ© Ă  publier en ligne. De nombreux commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part des associations de l’industrie, notamment l’Association canadienne des constructeurs de vĂ©hicules (ACCV), les Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada (CMAC), le Conseil de l’industrie de la motocyclette et du cyclomoteur (CIMC) et la Truck & Engine Manufacturer Association (EMA).

Ă€ la suite de l’avis de Parlons transport, TC a diffusĂ© un document Ă  tous les intervenants intĂ©ressĂ©s le 5 mai 2021 afin d’obtenir plus de commentaires sur des exigences proposĂ©es. Ce document de discussion comprenait une liste des renseignements qui pourraient/devraient ĂŞtre fournis sur les sites Web des entreprises, quels critères pourraient ĂŞtre utilisĂ©s pour dĂ©signer les entreprises et quelles Ă©chĂ©ances seraient raisonnables pour les dates d’entrĂ©e en vigueur des exigences. Des questions ont Ă©galement Ă©tĂ© posĂ©es aux entreprises afin de s’assurer que le texte rĂ©glementaire pourrait ĂŞtre rĂ©digĂ© de façon Ă  minimiser le fardeau, tout en atteignant l’objectif de fournir les renseignements de sĂ©curitĂ© nĂ©cessaires. TC a ensuite tenu deux sĂ©ances d’information pour guider les parties intĂ©ressĂ©es dans le document, a soulignĂ© les domaines d’intĂ©rĂŞt particulier aux fins de commentaires et a fourni les donnĂ©es dans l’élaboration du projet de règlement. Après les sĂ©ances d’information, TC a tenu des sĂ©ances de consultation supplĂ©mentaires avec les intervenants intĂ©ressĂ©s. Les intervenants Ă©taient gĂ©nĂ©ralement rĂ©ceptifs et prĂŞts Ă  appuyer TC tout au long de ces consultations. Les commentaires exprimant des prĂ©occupations et nĂ©cessitant d’autres clarifications sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des États-Unis, qui a aussi été consultée, appuie les modifications proposées et a indiqué que l’accès à ce type de données de rappel lui serait bénéfique afin d’identifier des véhicules importés du Canada faisant l’objet d’un rappel de sécurité en suspens avant que le véhicule soit immatriculé ou conduit aux États-Unis.

Les consultations prĂ©liminaires portaient principalement sur l’établissement de deux sĂ©ries d’exigences concernant les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© Ă  publier en ligne : l’une pour les entreprises de vĂ©hicules Ă  volume Ă©levĂ©, appelĂ©es entreprises dĂ©signĂ©es, qui nĂ©cessiterait un outil du NIV, et l’autre pour toutes les autres entreprises de vĂ©hicules et d’équipement automobile, appelĂ©es entreprises non dĂ©signĂ©esrĂ©fĂ©rence 9.

Afin de garantir la clartĂ© et la prĂ©visibilitĂ© des rĂ©percussions potentielles du projet de règlement sur les intervenants, TC a indiquĂ© que les critères de dĂ©signation incluraient (sans nĂ©cessairement s’y limiter) les entreprises qui fabriquent, importent ou distribuent un total de 2 500 vĂ©hicules ou plus parmi les catĂ©gories prescrites suivantes par annĂ©e : voiture de tourisme; vĂ©hicule Ă  trois roues; vĂ©hicule de tourisme Ă  usages multiples (avec un poids nominal brut du vĂ©hicule [PNBV] de 4 536 kg ou moins); camion (avec un PNBV de 4 536 kg ou moins); motocyclette; vĂ©hicule Ă  usage restreint; motoneige. Une entreprise non dĂ©signĂ©e comprendrait les entreprises restantes qui fabriquent, importent ou distribuent des vĂ©hicules et toutes les entreprises qui fabriquent, importent ou distribuent de l’équipement automobile. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par les intervenants au sujet de ces critères de dĂ©signation.

TC a reçu plusieurs commentaires, questions et prĂ©occupations au cours de ces consultations prĂ©liminaires. Par exemple, les intervenants ont fait remarquer que les exigences proposĂ©es dans le document de discussion ne correspondaient pas tout Ă  fait Ă  l’outil de recherche en ligne sur les rappels basĂ© sur le NIV de la NHTSA, notamment en ce qui concerne les dĂ©lais suggĂ©rĂ©s pour la mise Ă  disposition des informations en ligne et l’obligation d’afficher d’abord les avis de rappel de sĂ©curitĂ© en suspens avant ceux qui ont Ă©tĂ© effectuĂ©s. Des questions ont Ă©tĂ© posĂ©es, notamment sur la responsabilitĂ© de la publication en ligne des renseignements concernant les vĂ©hicules importĂ©s et sur la nĂ©cessitĂ© d’informer TC de tout changement apportĂ© au site Web, sur lequel les renseignements concernant les rappels de sĂ©curitĂ© sont publiĂ©s. Les prĂ©occupations exprimĂ©es portaient notamment sur le fardeau supplĂ©mentaire que reprĂ©senterait, pour les entreprises, l’obligation de publier la date d’achèvement d’une rĂ©paration et sur le fait que les entreprises pourraient ĂŞtre tenues de publier rĂ©troactivement des renseignements sur les rappels. Les rĂ©ponses de TC Ă  ces questions et Ă  bien d’autres ont Ă©tĂ© fournies dans le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) qui a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Finalement, TC a tenu des consultations Ă  propos des Ă©chĂ©ances en vertu desquelles les entreprises seraient obligĂ©es de se conformer aux nouvelles exigences. Lors des consultations, TC a proposĂ© que les entreprises non dĂ©signĂ©es aient 90 jours Ă  partir du jour de la publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada pour publier les renseignements en ligne, et les entreprises dĂ©signĂ©es auraient 180 jours Ă  partir de la date oĂą l’entreprise est informĂ©e de sa dĂ©signation par le ministre, pour publier un outil du NIV conforme. Un groupe de dĂ©fense des consommateurs a indiquĂ© que ce dĂ©lai n’était pas assez agressif, tandis que les associations de fabricants de vĂ©hicules ont exprimĂ© la nĂ©cessitĂ© de disposer de plus de temps.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le projet de règlement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 17 juin 2023, suivie d’une pĂ©riode de commentaires de 75 jours. Le mĂŞme jour, un courriel contenant des liens vers le site Web du projet de règlement a Ă©tĂ© envoyĂ© aux intervenants de la sĂ©curitĂ© automobile, notamment des informations sur la manière de soumettre des commentaires sur le projet de règlement. TC a Ă©galement transmis des dĂ©tails sur la consultation publique par le biais de ses plateformes de mĂ©dias sociaux. Les parties intĂ©ressĂ©es ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  faire part de leurs commentaires au moyen du système de commentaires en ligne de la Gazette du Canada, par courrier ou par courriel.

Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus de neuf intervenants en rĂ©ponse au projet de règlement, notamment l’ACCV, les CMAC, l’EMA, le CIMC, Goodyear Canada Inc, la Canadian Vehicle Exporter’s Association (CVEA), l’Association for the Work Truck Industry (NTEA) et l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA Canada). Six intervenants ont exprimĂ© leur soutien gĂ©nĂ©ral; aucun intervenant n’a exprimĂ© d’opposition Ă  l’idĂ©e de rendre les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© disponibles sur les sites Web des entreprises. Un intervenant a demandĂ© des prĂ©cisions sur l’évaluation des coĂ»ts et des avantages. TC s’est entretenu directement avec cet intervenant, qui a par la suite fourni des dĂ©tails supplĂ©mentaires et une fourchette estimative des coĂ»ts que le projet de règlement pourrait imposer. Ces dĂ©tails sont abordĂ©s plus loin dans la section « Commentaires concernant l’analyse coĂ»ts-avantages Â».

Commentaires généraux

Même s’ils ont indiqué qu’ils étaient généralement favorables, trois intervenants ont déclaré que le projet de règlement ne contribuera pas de manière importante à augmenter les taux d’exécution des rappels de véhicules.

Dans le cas des voitures de tourisme, deux intervenants ont indiqué que seuls les propriétaires proactifs profiteraient probablement des avantages, et un intervenant a fait remarquer que les taux d’exécution étaient déjà généralement élevés dans le cas des véhicules commerciaux.

Dans le cas des vĂ©hicules non commerciaux, les intervenants ont indiquĂ© que les dĂ©fis sous-jacents Ă  l’augmentation des taux d’exĂ©cution des rappels Ă©taient les suivants : 1) la difficultĂ© de joindre les propriĂ©taires de vĂ©hicules plus anciens ou de vĂ©hicules transfĂ©rĂ©s d’une province ou d’un pays Ă  l’autre; 2) la difficultĂ© d’inciter les propriĂ©taires Ă  apporter leur vĂ©hicule en vue de faire l’objet de mesures correctives (par exemple une rĂ©paration ou un remplacement), car certains propriĂ©taires choisissent de ne pas faire exĂ©cuter les rappels. Compte tenu de ces difficultĂ©s, deux intervenants ont recommandĂ© Ă  TC de collaborer avec les provinces et les territoires (par exemple les bureaux d’immatriculation des vĂ©hicules) ainsi qu’avec les fabricants afin d’amĂ©liorer le taux d’exĂ©cution des rappels.

Dans le cadre des consultations de Parlons transport, des efforts ont été déployés pour travailler avec les intervenants, notamment les provinces et les territoires. Conformément à ce qui a été présenté lors des consultations initiales de Parlons transport, TC a inclus une exigence potentielle pour les entreprises désignées d’autoriser l’accès direct à leur base de données qui permettrait des recherches par lots concernant les renseignements sur les véhicules ayant fait l’objet de rappels de sécurité non résolus. Cette exigence aurait permis de mettre les renseignements sur les rappels de sécurité à la disposition des principaux acteurs, notamment les administrations provinciales et territoriales chargées de l’immatriculation des véhicules, les compagnies d’assurance, les parcs de véhicules commerciaux et la NHTSA, offrant ainsi d’autres moyens d’encourager l’exécution des rappels de sécurité. Selon les commentaires de l’industrie, cette exigence serait complexe et nécessiterait des consultations et des révisions supplémentaires. Compte tenu de ces paramètres, cette exigence potentielle a été retirée du champ d’application de ce travail.

Harmonisation avec les exigences des États-Unis

Trois intervenants ont souligné l’importance de disposer d’exigences harmonisées avec celles des États-Unis, d’autant plus que, selon eux, le projet de règlement n’aurait pas de répercussions importantes sur l’amélioration des taux d’exécution des rappels de sécurité. Ces intervenants ont fait valoir que les données sont insuffisantes pour justifier l’imposition d’exigences canadiennes particulières. Ils ont également suggéré que toute différence dans les exigences augmenterait le fardeau et le coût (c’est-à-dire le temps et les efforts nécessaires pour réviser et reformater les renseignements et les processus). Compte tenu de ces commentaires, le projet de règlement a été modifié afin de correspondre aux exigences en vigueur aux États-Unis; toutefois, quelques différences mineures subsistent. De plus amples détails sur ces changements sont fournis ci-dessous.

1) Période de publication des renseignements

Trois intervenants ont demandĂ© que les entreprises dĂ©signĂ©es aient jusqu’à 60 jours pour publier les renseignements sur les rappels sur l’outil du NIV au lieu des 30 jours proposĂ©s suivant le jour oĂą l’entreprise avise le ministre, afin de respecter l’exigence actuelle de 60 jours pour envoyer un avis aux propriĂ©taires par la poste et de se conformer aux exigences des États-Unis. Les intervenants ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant au fait qu’un dĂ©lai de 30 jours conduirait Ă  la publication d’informations qui ne sont pas entièrement vĂ©rifiĂ©es et potentiellement diffĂ©rentes de celles qui sont disponibles dans l’avis envoyĂ© par voie Ă©lectronique ou par courrier aux propriĂ©taires, et que le rĂ©seau de concessionnaires et le système de pièces dĂ©tachĂ©es ne sont peut-ĂŞtre pas encore prĂŞts Ă  traiter, ce qui pourrait entraĂ®ner des plaintes supplĂ©mentaires et peut-ĂŞtre mĂŞme dĂ©courager les propriĂ©taires de procĂ©der aux rappels. En outre, ils ont fait valoir qu’un avis prĂ©coce aurait des avantages limitĂ©s en matière de sĂ©curitĂ©, car il ne contribuerait pas Ă  rĂ©soudre le problème permanent de l’apathie des propriĂ©taires, c’est-Ă -dire que les avis prĂ©coces ne devraient pas faire changer l’opinion des propriĂ©taires qui sont apathiques face Ă  l’idĂ©e d’effectuer des rappels en premier lieu.

Après mĂ»re rĂ©flexion, TC reconnaĂ®t qu’une notification plus rapide (Ă  savoir 30 jours au lieu de 60) n’affecterait pas les vĂ©hicules en circulation aujourd’hui faisant l’objet de rappels non rĂ©solus, et que toute publication avant 60 jours pourrait dĂ©courager l’exĂ©cution des rappels, si les informations sont inexactes ou si le rĂ©seau de concessionnaires n’est pas prĂŞt Ă  proposer une solution. Par consĂ©quent, le projet de règlement a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© afin d’accorder aux entreprises dĂ©signĂ©es et non dĂ©signĂ©es jusqu’à 60 jours pour publier des renseignements sur les rappels sur leur site Web. Un dĂ©lai de 60 jours correspondra aux exigences actuelles en matière d’avis de dĂ©faut et de non-conformitĂ©, ainsi qu’aux exigences en vigueur aux États-Unis, et devrait permettre de s’assurer que les renseignements sur les rappels sont exacts et complets et que des solutions sont en place, lorsqu’un avis est publiĂ© pour la première fois.

2) Période pour mettre à jour les renseignements publiés

Le projet de règlement prĂ©voyait que les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© publiĂ©s en ligne seraient mis Ă  jour « dans les sept jours suivant toute modification Â» et prĂ©voyait des dĂ©lais pour la publication de certains dĂ©tails qui pourraient ne pas ĂŞtre disponibles durant la pĂ©riode de publication proposĂ©e, comme l’exigence de publier une date Ă  laquelle les pièces et les installations devraient ĂŞtre disponibles, sachant que ces renseignements devraient ĂŞtre publiĂ©s dans les sept jours suivant leur disponibilitĂ©. Un intervenant a demandĂ© de prĂ©ciser s’il s’agissait ou non de jours civils, et a Ă©galement suggĂ©rĂ© de modifier le texte rĂ©glementaire afin de reflĂ©ter l’exigence des États-Unis selon laquelle les renseignements publiĂ©s doivent ĂŞtre « mis Ă  jour au moins une fois tous les sept jours civils Â». Après avoir examinĂ© cette demande, TC conclu que le texte rĂ©glementaire proposĂ© devrait demeurer, en faisant remarquer que l’exigence telle qu’elle Ă©tait rĂ©digĂ©e Ă©tait moins contraignante, car les mises Ă  jour ne sont pas nĂ©cessaires si aucune nouvelle information n’est disponible. En outre, les entreprises qui choisissent de respecter les exigences des États-Unis resteront en conformitĂ© avec le Règlement. Enfin, pour ĂŞtre clair, le nombre de jours mentionnĂ©s est un nombre de jours civils. Selon la Loi d’interprĂ©tation, les samedis, les dimanches et les jours fĂ©riĂ©s sont inclus dans le calcul des dĂ©lais; il n’est donc pas nĂ©cessaire de faire rĂ©fĂ©rence aux jours civils dans le Règlement.

3) Exigences de publier les coordonnées des entreprises

Deux intervenants ont suggĂ©rĂ© que les exigences proposĂ©es pour transmettre les coordonnĂ©es Ă©taient restrictives et inutiles. Ces intervenants ont exprimĂ© leur prĂ©fĂ©rence pour la simplicitĂ© et la concision des exigences similaires Ă  celles des États-Unis. Par exemple, les intervenants ont estimĂ© que l’exigence proposĂ©e de transmettre « … les coordonnĂ©es de la personne Ă  contacter au sein de l’entreprise… Â» porte Ă  confusion et devrait ĂŞtre rĂ©visĂ©e afin de tenir compte du fait que les demandes de renseignements pouvaient ĂŞtre traitĂ©es de diverses manières, notamment par courriel, au moyen de centres d’appels pour les clients ou d’un service automatisĂ© permettant Ă  la fin de parler Ă  quelqu’un. Compte tenu de ces commentaires, le Règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de supprimer la rĂ©fĂ©rence Ă  une « personne Â» et d’offrir plusieurs personnes-ressources pour une entreprise ou un concessionnaire automobile.

Un intervenant a fait remarquer qu’une personne-ressource commune de l’entreprise devrait suffire, si un utilisateur a une question concernant les renseignements sur les rappels de sécurité présentés sur une page Web. L’intervenant a suggéré qu’il était nécessaire d’exiger que l’entreprise affiche des coordonnées pour i) les questions relatives à un avis, ii) la manière de signaler un problème de sécurité potentielle, et iii) la manière d’informer l’entreprise du transfert de propriété d’un véhicule ou d’un changement d’adresse. TC convient qu’une personne-ressource générique peut être fournie pour chacun de ces éléments; toutefois, il est important de dresser la liste des renseignements pouvant être obtenus auprès de la personne-ressource ou ayant été fournis à cette dernière, ce qui peut inciter l’utilisateur à rechercher ou à transmettre des renseignements supplémentaires sur la sécurité des véhicules. Par conséquent, aucune modification n’a été apportée au Règlement à la suite de ces commentaires.

Le projet de règlement prévoyait que les renseignements relatifs aux rappels de sécurité concernant un NIV saisi par l’utilisateur seraient affichés sur la page Web de l’entreprise. Un intervenant a fait remarquer que la quantité d’informations détaillées à afficher ne se prête pas bien aux applications mobiles où l’espace d’écran est réduit et que la lecture pourrait être difficile. Pour faciliter la présentation sous une forme plus brève, lorsque les coordonnées de l’entreprise sont requises, l’intervenant a suggéré que les fabricants puissent fournir un lien vers une page Web distincte répertoriant les renseignements disponibles par le biais de la personne-ressource de l’entreprise. Par ailleurs, l’intervenant a indiqué que, si l’outil du NIV est fourni sur la page d’accueil de l’entreprise, ces coordonnées ne devraient être requises ou disponibles que sur la page affichant les renseignements sur les rappels de sécurité liés à un NIV. Transports Canada accepte ces deux suggestions, parce qu’elles peuvent contribuer à améliorer l’expérience de l’utilisateur et l’outil du NIV; le Règlement a donc été révisé en conséquence pour permettre ce lien.

4) Exigences concernant la publication des rappels effectués

Un intervenant s’est opposé à l’exigence proposée selon laquelle les entreprises devaient continuer d’afficher les rappels de sécurité exécutés même après la résolution du problème. L’intervenant a fait valoir que cette exigence imposerait un fardeau inutile, puisqu’il n’existe pas d’exigences équivalentes aux États-Unis et que les avantages seraient marginaux. L’intervenant a suggéré que les entreprises devraient décider si elles souhaitaient continuer ou non d’afficher les rappels de sécurité résolus. Aucune modification n’a été apportée au Règlement à la suite de ces commentaires. Comme l’indique la discussion des consultations précédentes, TC reste sur sa position selon laquelle l’affichage de renseignements complets sur l’état des réparations, y compris les réparations qui ont été effectuées, réduira l’ambiguïté et fournira la clarté et la certitude nécessaire aux consommateurs et aux propriétaires de véhicules.

5) Exigences concernant la présentation des renseignements publiés

Un intervenant a soulignĂ© que les exigences proposĂ©es concernant l’ordre dans lequel les renseignements devaient ĂŞtre affichĂ©s sur le site Web d’une entreprise Ă©taient très gĂ©nĂ©rales et laissaient place Ă  l’interprĂ©tation. L’intervenant a demandĂ© des prĂ©cisions sur l’intention des exigences et a suggĂ©rĂ© que le Canada harmonise le texte rĂ©glementaire avec celui des États-Unis. Comme l’a dĂ©crit le REIR qui a Ă©tĂ© prĂ©alablement publiĂ© dans la Partie 1 de la Gazette du Canada, les exigences en matière d’affichage visent Ă  s’assurer que d’autres informations, comme les bulletins techniques, n’apparaissent pas avant les avis de rappel de sĂ©curitĂ©. MĂŞme si le texte des exigences du Règlement diffère dans une certaine mesure de celui des exigences amĂ©ricaines, TC estime qu’il n’y a pas de diffĂ©rence importante et prĂ©voit que les rĂ©percussions pratiques de ces diffĂ©rences seront nĂ©gligeables. En outre, Ă©tant donnĂ© que l’intention des exigences Ă©tait bien reprĂ©sentĂ©e dans le REIR, aucune autre modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement par rapport Ă  ce commentaire.

Deux intervenants ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations quant Ă  l’expression du texte anglais « prominently displayed » pour la nĂ©cessitĂ© de rendre bien visibles les renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© sur la page Web d’entreprise. L’un des intervenants a suggĂ©rĂ© que l’expression « prominently displayed Â» Ă©tait vague et laissait place Ă  interprĂ©tation. L’autre intervenant a recommandĂ© d’utiliser l’expression « conspicuously placed Â», qui est utilisĂ©e dans la rĂ©glementation des États-Unis. TC a tenu compte des commentaires, mais il a finalement dĂ©cidĂ© que l’expression « prominently displayed » permettrait de mieux faire comprendre aux entreprises l’importance de rendre la disponibilitĂ© de ces renseignements visibles pour toute personne accĂ©dant Ă  leur page Web. Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  la suite de ces commentaires.

En ce qui concerne l’obligation d’afficher les renseignements dans les deux langues officielles, un intervenant a demandé de préciser si les textes anglais et français pouvaient être affichés sur le même écran, au lieu d’être affichés séparément. L’intervenant a fait remarquer qu’il serait utile que les entreprises puissent choisir la manière dont elles affichent les renseignements dans les deux langues officielles. L’intervenant a également demandé si TC devait approuver l’affichage sur le site Web. Il convient de noter que les entreprises peuvent choisir elles-mêmes la façon d’afficher les renseignements en français et en anglais. Les entreprises concernées pourront inclure les renseignements bilingues sur une seule page ou afficher les textes français et anglais sur des pages distinctes. Les entreprises ne seront pas tenues de demander l’approbation de TC pour l’affichage des renseignements sur leur site Web. TC n’a pas le mandat d’approuver au préalable le site Web d’une entreprise, mais il peut répondre aux questions, que les entreprises pourraient avoir au sujet de la conformité au règlement, par le bien de canaux de communication établis. Aucune modification n’a été apportée au Règlement à la suite de ces commentaires.

6) Période de transition pour permettre aux entreprises de satisfaire aux exigences

Deux intervenants ont indiquĂ© qu’ils auraient besoin de plus de temps pour se conformer au projet de règlement. Le projet de règlement prĂ©voyait une pĂ©riode de transition de 180 jours Ă  compter de la date de publication dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de permettre aux entreprises non dĂ©signĂ©es de mettre Ă  jour leur site Web. En ce qui concerne les entreprises dĂ©signĂ©es, le projet de règlement stipule qu’elles disposent d’un an Ă  compter de la date de leur dĂ©signation pour mettre en place un outil de recherche du NIV. Au cours de la pĂ©riode de commentaires qui a suivi la publication prĂ©alable, les intervenants ont demandĂ© que les entreprises non dĂ©signĂ©es disposent d’un an (au lieu de 180 jours) Ă  compter de la date de publication dans la Partie II de la Gazette du Canada et que les entreprises dĂ©signĂ©es bĂ©nĂ©ficient d’une pĂ©riode de transition de deux ans (au lieu d’un an) Ă  compter de la date de leur dĂ©signation par le ministre. Les intervenants ont remarquĂ© que toutes les entreprises ne disposent pas d’un outil du NIV sur leur site Web et que, parmi celles qui en ont un, aucune n’est totalement conforme au projet de règlement. Ils ont indiquĂ© que le dĂ©veloppement complet ou la rĂ©vision d’un outil du NIV existant nĂ©cessite des ajustements Ă  plusieurs systèmes dorsaux qui soutiennent le processus de notification des rappels de sĂ©curitĂ© et font interface avec d’autres systèmes et sous-systèmes de l’entreprise et de ses filiales, ce qui nĂ©cessite du temps et des ressources pour la coordination, le cadrage, le dĂ©veloppement, les essais et la mise en Ĺ“uvre. Les intervenants ont Ă©galement soulignĂ© qu’il Ă©tait nĂ©cessaire de disposer du texte rĂ©glementaire dĂ©finitif comportant des dates d’entrĂ©e en vigueur confirmĂ©es pour toutes les exigences, avant de pouvoir attribuer des ressources et de finaliser leur plan de mise Ă  jour de leurs processus et de leurs sites Web.

Bien que plusieurs modifications aient été apportées afin de faire correspondre le Règlement aux exigences similaires en vigueur aux États-Unis, TC reconnaît que certaines différences particulières demeurent, ce qui obligera les entreprises à réviser les renseignements qui sont fournis sur leur site Web à l’heure actuelle. Ces différences incluent l’obligation pour les entreprises d’indiquer les précautions pouvant être prises pour minimiser le risque de sécurité jusqu’à ce que des mesures correctives soient mises en œuvre, ainsi que l’obligation d’afficher les rappels qui ont été effectués en ajoutant une déclaration qui indique que les mesures correctives ont été mises en œuvre. TC reconnaît également que les exigences pour les entreprises non désignées sont propres au Canada et qu’elles s’appliquent aussi à l’équipement automobile. Comme cela a été résumé ci-dessus, les intervenants ont indiqué que ces différences nécessiteraient une coordination et des efforts considérables et qu’il faudrait, par conséquent, plus de temps pour assurer la conformité.

Compte tenu des difficultĂ©s exprimĂ©es par les intervenants, le projet de règlement a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© afin de prĂ©voir un dĂ©lai supplĂ©mentaire en vue de la conformitĂ© : les entreprises non dĂ©signĂ©es disposeront d’un an Ă  compter de la date de publication dans la Partie II de la Gazette du Canada et les entreprises dĂ©signĂ©es disposeront de 18 mois Ă  compter de la date de leur dĂ©signation par le ministre pour se conformer au Règlement.

En ce qui concerne la modification éventuelle des critères de désignation par le ministre entraînant la désignation d’une entreprise précédemment non désignée, un intervenant a demandé une disposition transitoire plus longue, de deux ans, pour satisfaire aux exigences de l’outil du NIV, étant donné la perte d’investissement à la suite des efforts déployés en vue de la conformité. L’intervenant a également proposé que, si de nouveaux critères de désignation sont créés au cours de la période de transition pour les entreprises non désignées, l’entreprise concernée ne soit pas tenue de satisfaire aux exigences applicables aux entreprises non désignées. TC confirme qu’en cas de nouvelles désignations à tout moment de la période transitoire suivant la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, les entreprises concernées n’auront pas à satisfaire aux exigences visant les entreprises non désignées.

Pour plus de clarté, en ce qui concerne les entreprises désignées après la période transitoire, le projet de règlement a été révisé afin d’inclure que ces entreprises doivent continuer d’afficher et de mettre à jour les renseignements sur les rappels de sécurité sur leur site Web (c’est-à-dire les exigences pour les entreprises non désignées), jusqu’à ce que le site Web soit conforme aux exigences de l’outil du NIV (c’est-à-dire les exigences pour les entreprises désignées).

En ce qui concerne la demande de l’intervenant de bĂ©nĂ©ficier d’une disposition transitoire plus longue, de deux ans, particulièrement pour satisfaire aux exigences de l’outil du NIV en raison d’une modification des critères de dĂ©signation par le ministre, mĂŞme si une nouvelle dĂ©signation peut reprĂ©senter un fardeau supplĂ©mentaire pour une entreprise non dĂ©signĂ©e, l’intervenant n’indique pas que cela devrait prendre plus de temps pour satisfaire aux exigences des entreprises dĂ©signĂ©es. TC constate qu’une partie du travail effectuĂ© pour se conformer aux exigences des entreprises non dĂ©signĂ©es est transfĂ©rable dans l’outil du NIV et que le règlement offre aux entreprises non dĂ©signĂ©es la possibilitĂ© de se conformer aux exigences de l’outil du VIN des entreprises dĂ©signĂ©es. TC estime qu’une pĂ©riode de transition de 18 mois pour les intervenants des entreprises dĂ©signĂ©es, peu importe leur date de dĂ©signation, reprĂ©sente une exigence juste et Ă©quitable pour les entreprises concernĂ©es. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  la suite de ce commentaire.

Commentaires concernant l’analyse coûts-avantages

En ce qui concerne l’analyse coĂ»ts-avantages, deux intervenants ont indiquĂ© que les coĂ»ts Ă©taient sous-estimĂ©s. Ils ont prĂ©cisĂ© que ce n’était pas toutes les entreprises qui publiaient des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© sur leur site Web et que, parmi celles qui le faisaient, aucune ne serait considĂ©rĂ©e comme Ă©tant totalement conforme au Règlement. Les intervenants s’attendent Ă  ce que le Règlement impose un fardeau et un coĂ»t beaucoup plus importants aux entreprises qui ne publient pas ces renseignements sur leur site Web, ce que l’analyse coĂ»ts-avantages n’a, selon eux, pas pris en compte. Les intervenants ont soulignĂ© que les coĂ»ts prĂ©cĂ©demment dĂ©pensĂ©s pour le dĂ©veloppement d’outils de recherche du NIV devraient ĂŞtre inclus dans l’analyse coĂ»ts-avantages. Il convient de noter que ces coĂ»ts n’entrent pas dans le champ d’application de l’analyse coĂ»ts-avantages et qu’ils n’ont donc pas Ă©tĂ© pris en compte. Raison : Les coĂ»ts ont Ă©tĂ© engagĂ©s volontairement et ne sont pas le rĂ©sultat direct du Règlement.

Un intervenant a fourni des renseignements supplĂ©mentaires sur le fardeau que le projet de règlement pourrait imposer Ă  une entreprise qui dispose dĂ©jĂ  d’un outil du NIV (mais qui n’est pas totalement conforme). L’intervenant a estimĂ© que le coĂ»t de la mise en Ĺ“uvre de l’outil du NIV qui est proposĂ© varierait selon les entreprises entre 165 000 $, soit plus ou moins 25 % (si l’on se base sur l’utilisation des ressources informatiques internes) et 300 000 $. L’intervenant a Ă©galement fait remarquer que les changements dans le champ d’application pouvaient entraĂ®ner des dĂ©passements de coĂ»ts importants et que les coĂ»ts varieraient en fonction des exigences finales. Cette fourchette de coĂ»t a servi Ă  actualiser l’analyse dans la section « Avantages et coĂ»ts Â» ci-dessous.

Comme cela a Ă©tĂ© indiquĂ© ci-dessus, plusieurs modifications importantes ont Ă©tĂ© apportĂ©es au Règlement afin de rĂ©pondre aux prĂ©occupations des intervenants. Ces modifications comprennent la prolongation de la pĂ©riode de transition pour satisfaire aux exigences, qui passe de 180 jours Ă  un an pour les entreprises non dĂ©signĂ©es et d’un an Ă  18 mois pour les entreprises dĂ©signĂ©es; et l’harmonisation approfondie avec les exigences des États-Unis, notamment l’augmentation du dĂ©lai dans lequel les entreprises dĂ©signĂ©es et non dĂ©signĂ©es doivent publier des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© sur leur site Web, qui passe de 10/30 jours respectivement Ă  60 jours. TC s’attend Ă  ce que les modifications apportĂ©es au Règlement rĂ©duisent une partie de la charge de travail des intervenants.

Autres commentaires généraux

Un intervenant a fait part des inquiĂ©tudes concernant le pouvoir du ministre de dĂ©signer des entreprises et a demandĂ© quels paramètres ou considĂ©rations spĂ©cifiques, au-delĂ  des volumes de production et d’importation, pourraient servir Ă  garantir l’équitĂ© pour toutes les entreprises concernĂ©es. Dans le REIR lors de la publication prĂ©alable, TC a dĂ©crit les critères de dĂ©signation des entreprises envisagĂ©es par le ministre afin d’offrir une certaine clartĂ© et prĂ©visibilitĂ© aux intervenants quant aux fardeaux potentiels du projet de règlement. TC a Ă©galement indiquĂ© que les critères de dĂ©signation pourraient ĂŞtre modifiĂ©s. Selon l’article 10.3 de la LSA, TC n’est pas tenu d’informer l’industrie des critères de dĂ©signation du ministre ni des dĂ©lais dans lesquels une dĂ©signation peut ĂŞtre effectuĂ©e.

Un intervenant a insisté sur l’importance de la transparence, en ce qui concerne le moment où les entreprises peuvent s’attendre à être désignées, afin qu’elles puissent se préparer en conséquence. Même si la LSA où ses règlements ne précisent pas quand une entreprise peut être désignée, TC s’attend à ce que les entreprises soient désignées à la date de cette publication de la Partie II de la Gazette du Canada ou peu de temps après.

Un intervenant de l’industrie du pneu a indiquĂ© que la pĂ©riode de conservation des rappels affichĂ©s sur le site Web des entreprises pneumatiques devrait ĂŞtre raccourcie de 10 Ă  5 ans. L’entreprise estime qu’une pĂ©riode de 10 ans n’est pas nĂ©cessaire, Ă©tant donnĂ© que les Canadiens disposent de plusieurs sources d’information pour obtenir des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ©, notamment la base de donnĂ©es des rappels en ligne de TC, le site Web de la sociĂ©tĂ© de pneus, et le site Web de la U. S. Tire Manufacturers Association ainsi que la base de donnĂ©es des rappels en ligne de la NHTSA. TC prĂ©cise que, toutefois, les renseignements contenus dans sa base de donnĂ©es des rappels en ligne peuvent ne pas inclure tous les dĂ©tails exigĂ©s par le Règlement sur le site Web d’une entreprise et le Ministère ne rĂ©glemente pas les renseignements sur les rappels pouvant ĂŞtre consultĂ©s par le biais d’autres sources. C’est pourquoi aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e Ă  la pĂ©riode de conservation de 10 ans, Ă  la suite de ce commentaire.

Deux intervenants ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude quant au fait que le Règlement pourrait soumettre les entreprises Ă  des risques de conformitĂ© inutiles qui pourraient entraĂ®ner des violations involontaires. Par exemple, ils se sont dits prĂ©occupĂ©s par le fait qu’ils pourraient se voir imposer des sanctions si leur site Web Ă©tait mis hors ligne pendant un certain temps afin d’effectuer la maintenance du site ou en raison de problèmes indĂ©pendants de leur volontĂ©, comme une panne de courant, ou pour des Ă©lĂ©ments qui ne sont pas clairement dĂ©finis et qui laissent place Ă  interprĂ©tation, comme l’exigence selon laquelle les renseignements doivent ĂŞtre « mis en Ă©vidence Â» sur la page d’accueil. TC estime que le Règlement est suffisamment prĂ©cis sans ĂŞtre trop restrictif et que les cas qui peuvent entraĂ®ner une non-conformitĂ© temporaire, comme pour effectuer la maintenance, ou en raison de problèmes indĂ©pendants de leur volontĂ©, comme une panne de courant, seront traitĂ©s au besoin, de manière Ă©quitable. Avant d’agir, TC considĂ©rera les circonstances dans lesquelles une non-conformitĂ© s’est produite, y compris dans quelle mesure la non-conformitĂ© Ă©chappait au contrĂ´le de l’entreprise. Comme l’indique la proposition publiĂ©e dans la Partie I de la Gazette du Canada et la section ci-dessous sur la mise en Ĺ“uvre, la conformitĂ© et l’application, et les normes de service, lorsqu’une non-conformitĂ© est dĂ©tectĂ©e, TC utilise une approche progressive pour l’application qui comprend des outils tels que des avertissements, des poursuites ou des rĂ©vocations (consulter les Lignes directrices de surveillance — SĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles). Dans tous les cas, la mesure d’application prise par TC sera toujours personnalisĂ©e pour assurer Ă  la fois la conformitĂ© et la dissuasion.

Un intervenant a relevĂ© une erreur possible dans le texte anglais du projet de règlement, aux alinĂ©as 15.01 (10)a) et b), notamment en ce qui concerne la rĂ©fĂ©rence au terme anglais « notice of defect Â», c’est-Ă -dire « avis de dĂ©faut Â». L’article 15.01 du RSVA traite de la non-conformitĂ© et non des dĂ©fauts. TC reconnaĂ®t que le renvoi au terme « notice of defect Â» Ă©tait incorrect et les alinĂ©as respectifs ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s pour effectuer un renvoi au terme « notice of non-compliance», c’est-Ă -dire « avis de non-conformitĂ© .

Un intervenant souhaitait confirmer que l’outil du NIV ne visait pas les « assembleurs de châssis Â», c’est-Ă -dire les fabricants qui construisent des vĂ©hicules par Ă©tapes et qui complètent un vĂ©hicule comme un camion Ă  benne en ajoutant une benne sur un châssis ou un camion Ă  nacelle en montant une carrosserie et des Ă©quipements sur un châssis. Par souci de clartĂ©, le Règlement s’applique aux catĂ©gories prescrites de vĂ©hicules, ce qui inclut les vĂ©hicules incomplets, notamment les châssis sur lesquels les monteurs ajoutent divers Ă©quipements (par exemple une benne) en fonction des besoins de l’utilisateur final. Par consĂ©quent, les fabricants construisant des vĂ©hicules par Ă©tapes ne sont pas visĂ©s par le Règlement et ne sont pas tenus de publier des renseignements sur les rappels de sĂ©curitĂ© sur leur site Web.

Enfin, TC a reçu des commentaires de deux intervenants sur des questions qui ont été jugées hors du champ d’application du projet de règlement, puisqu’elles concernaient l’entretien et la réparation, les essais de collision et les émissions des véhicules. Ces enjeux ne sont pas abordés dans le Règlement.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si le Règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’évaluation a permis d’examiner la portée géographique et l’objet du projet par rapport aux traités modernes en vigueur, et aucune obligation découlant de traités modernes n’a été recensée.

ConformĂ©ment Ă  l’article 5 de la Loi sur la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la dĂ©claration des Nations unies), TC a entrepris une Ă©valuation des recoupements potentiels entre la prĂ©sente initiative rĂ©glementaire et les droits ou objectifs de la DĂ©claration des Nations unies. Aucun recoupement potentiel n’a Ă©tĂ© dĂ©celĂ© entre le prĂ©sent Règlement et la dĂ©claration des Nations unies.

Choix de l’instrument

Les règlements de la LSA exigent que les entreprises avisent les propriĂ©taires et les personnes visĂ©es par un rappel de sĂ©curitĂ© et de la façon de le corriger. NĂ©anmoins, TC estime qu’environ 6,6 millions de vĂ©hicules circulent sur les routes canadiennes avec un rappel de sĂ©curitĂ© non rĂ©solu, risquant ainsi de compromettre la sĂ©curitĂ© non seulement des occupants, mais aussi des autres usagers de la route. La publication des rappels de sĂ©curitĂ© en ligne rendra ces renseignements disponibles plus rapidement et ils seront plus accessibles pour les propriĂ©taires de vĂ©hicules, les propriĂ©taires d’équipement automobile et les personnes visĂ©es par règlement, ainsi que pour le grand public. TC s’attend Ă  ce que cela permette de corriger un grand nombre de rappels de sĂ©curitĂ© et de renforcer la sĂ©curitĂ© de tous les Canadiens.

TC a envisagĂ© une approche non rĂ©glementaire pour rendre les renseignements sur les rappels disponibles en ligne; toutefois, le Ministère a conclu que cette approche donnerait lieu Ă  un manque d’uniformitĂ© dans la façon dont les renseignements sont publiĂ©s en ligne et dans la nature de ces renseignements. Par exemple, mĂŞme si certaines entreprises ont dĂ©cidĂ© de publier volontairement les renseignements en ligne ou ont créé un outil du NIV, ce ne sont pas toutes les entreprises qui le font. Parmi celles qui rendent les renseignements disponibles, ces derniers ne sont pas toujours uniformes ou fournis dans un format accessible (c’est-Ă -dire bilingue). Dans certains cas, les renseignements nĂ©cessaires sont omis par erreur ou ils ne sont pas faciles Ă  trouver sur le site Web de l’entreprise.

Certaines entreprises ont indiqué qu’elles attendaient la réglementation avant de s’engager à publier les renseignements sur les rappels en ligne ou de concevoir un outil du NIV. L’établissement des exigences dans des règlements de la LSA fera en sorte qu’une approche commune soit adoptée, que des renseignements uniformes soient fournis par différentes entreprises et que les renseignements sur les rappels soient offerts dans les deux langues officielles.

Avant la modification au LSA en 2018, de telles exigences devraient s’appliquer Ă  toutes les entreprises, ce qui imposerait un fardeau considĂ©rable aux petites entreprises. Toutefois, cela a Ă©tĂ© traitĂ© dans la modification Ă  la LSA en 2018, en crĂ©ant le pouvoir d’exiger que les entreprises dĂ©signĂ©es par le ministre rendent les renseignements disponibles pour les vĂ©hicules ou l’équipement automobile visĂ©s par un rappel de sĂ©curitĂ©. Cela permet au ministre de cibler les entreprises pour lesquelles les exigences seront les plus efficaces, sans imposer de fardeau inutile aux petites entreprises.

Analyse de la réglementation

L’analyse qui suit est fondĂ©e sur l’hypothèse que le ministre dĂ©signera les entreprises selon les critères envisagĂ©s lors des consultations prĂ© rĂ©glementaires. Les critères de dĂ©signation envisagĂ©s avec les intervenants comprenaient les entreprises qui fabriquent, importent ou distribuent un total de 2 500 vĂ©hicules ou plus des catĂ©gories prescrites suivantes par annĂ©e : voiture de tourisme; vĂ©hicule Ă  trois roues; vĂ©hicule de tourisme Ă  usages multiples (avec un poids nominal brut du vĂ©hicule [PNBV] de 4 536 kg ou moins); camion (avec un PNBV de 4 536 kg ou moins); motocyclette; vĂ©hicule Ă  usage restreint; motoneige. MĂŞme si le seuil de 2 500 vĂ©hicules est aussi utilisĂ© pour l’importation et le transport interprovincial dans le cadre du RSVA, il doit ĂŞtre notĂ© qu’au moyen de l’article 10.3 de la LSA, le ministre a le pouvoir de tenir compte d’autres critères lorsqu’il exerce sa discrĂ©tion. Les entreprises non dĂ©signĂ©es comprendraient les entreprises restantes qui fabriquent, importent ou distribuent des vĂ©hicules et toutes les entreprises qui fabriquent, importent ou distribuent de l’équipement automobile.

Le Règlement amĂ©liorera l’accès aux renseignements et leur disponibilitĂ©, dans le but d’amĂ©liorer le taux d’exĂ©cution des rappels de sĂ©curitĂ© et de rĂ©duire les pertes des dommages Ă  la propriĂ©tĂ©, des blessures et des pertes de vies dĂ©coulant des dĂ©fauts des vĂ©hicules et de l’équipement automobile. Le Règlement entraĂ®nera des coĂ»ts supplĂ©mentaires en valeur actualisĂ©e de 4,94 millions de dollars pour les entreprises dĂ©signĂ©es et non dĂ©signĂ©es et le gouvernement du Canada sur la pĂ©riode de 10 ans de 2024 Ă  2033 (actualisĂ© Ă  un taux de 7 % en 2024). Les entreprises non dĂ©signĂ©es assumeront 0,23 million de dollars des coĂ»ts et les entreprises dĂ©signĂ©es assumeront 4,69 millions de dollars des coĂ»ts au cours de la mĂŞme pĂ©riode de 10 ans ayant trait au dĂ©veloppement du site Web. Le gouvernement assumera 0,02 million de dollars en coĂ»ts relatifs au temps passĂ© Ă  effectuer des vĂ©rifications. De plus, le Règlement entraĂ®nera une diminution des consĂ©quences humaines (par exemple blessures et pertes de vies) associĂ©es aux rappels de sĂ©curitĂ© en suspens des vĂ©hicules et de l’équipement automobile, et une diminution du nombre de nouveaux avis de rappels de sĂ©curitĂ© envoyĂ©s Ă©lectroniquement ou par la poste. Les Ă©conomies de coĂ»ts relatives Ă  la diminution de consĂ©quences humaines et aux nouveaux avis envoyĂ©s par Ă©crit (qui sont un avantage non quantifiable) font l’objet de plus de discussions dans la section « Avantages qualitatifs Â». MĂŞme si le Règlement entraĂ®nera un coĂ»t monĂ©tisĂ©, TC prĂ©voit que les avantages qualitatifs pour la sĂ©curitĂ© l’emporteront sur les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s.

Cadre d’analyse

Les coĂ»ts et les avantages du Règlement ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT), qui peut ĂŞtre consultĂ© par le biais de la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation : Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Dans la mesure du possible, les rĂ©percussions sont quantifiĂ©es et monĂ©tisĂ©es, et seuls les coĂ»ts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au Règlement sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence représente ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats escomptés à la suite du Règlement.

Selon l’analyse, les rĂ©percussions du Règlement se feront sentir sur une pĂ©riode de 10 ans entre 2024 et 2033. Ă€ moins d’indication contraire, tous les coĂ»ts exprimĂ©s en dollars canadiens de 2021 sont actualisĂ©s en 2024 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Notez que la formulerĂ©fĂ©rence 10 pour calculer les valeurs annualisĂ©es dans les tableaux 2 et 4 diffère du Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SCT pour s’aligner sur les valeurs d’actualisations utilisĂ©es.

Intervenants touchés

Le Règlement visera les entreprises dĂ©signĂ©es et non dĂ©signĂ©es, la majoritĂ© des coĂ»ts Ă©tant assumĂ©e par les entreprises dĂ©signĂ©es. Au total, 212 entreprises non dĂ©signĂ©es et 27 entreprises dĂ©signĂ©es seront visĂ©es par le RèglementrĂ©fĂ©rence 11. Selon les donnĂ©es disponibles sur les rappels, 104 des 212 entreprises non dĂ©signĂ©es existantes identifiĂ©es sont des fabricants/importateurs de vĂ©hicules. Tous les fabricants de vĂ©hicules et d’équipement automobile profiteront d’une diminution du nombre de nouveaux avis Ă©crits qui devront ĂŞtre envoyĂ©s en raison de l’augmentation prĂ©vue de l’exĂ©cution des rappels. De plus, le fait d’avoir moins de vĂ©hicules utilisĂ©s ayant des rappels de sĂ©curitĂ© en suspens peut aussi rĂ©duire les risques de poursuite et d’atteinte Ă  la rĂ©putation des entreprises. Les coĂ»ts pour les entreprises non dĂ©signĂ©es et dĂ©signĂ©es seront liĂ©s Ă  la publication des renseignements sur les rappels sur leurs sites Web.

Les véhicules ou l’équipement automobile utilisés sur les routes du Canada faisant l’objet de rappels de sécurité en suspens peuvent représenter un risque pour les personnes à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule. Le Règlement devrait accroître la sensibilisation à propos du rappel des véhicules et de l’équipement et, donc, diminuer le nombre de véhicules et d’équipements faisant l’objet d’un rappel qui se trouvent sur la route. Cette sensibilisation fournira un avantage pour les Canadiens sous la forme d’une réduction des conséquences humaines.

TC sera touché par le Règlement, puisque les responsables existants devront effectuer des vérifications des sites Web des entreprises pour assurer la conformité. Le Règlement ne devrait pas augmenter le nombre d’inspecteurs requis; par contre, les coûts en temps estimés pour les inspecteurs existants sont calculés pour cette analyse.

Scénario de référence et scénario de réglementation

Dans le scĂ©nario de base, les fabricants de vĂ©hicules et d’équipement ne seront pas requis de publier en ligne les renseignements Ă  propos de leurs rappels de sĂ©curitĂ©. Comme c’est prĂ©sentement le cas, 13 % et 74 % des entreprises non dĂ©signĂ©es et dĂ©signĂ©es, respectivement, continueront de publier volontairement leurs renseignements sur les rappels en lignerĂ©fĂ©rence 12. Les avis et les nouveaux avis de rappels de sĂ©curitĂ© continueront d’être envoyĂ©s au mĂŞme rythme. L’exĂ©cution des rappels devrait continuer Ă  des taux historiques. Au cours de la pĂ©riode de 10 ans, TC a estimĂ© qu’il y aura en moyenne 360 rappels annuels ayant trait aux entreprises non dĂ©signĂ©es et 430 ayant trait aux entreprises dĂ©signĂ©es.rĂ©fĂ©rence 13 TC estime, en se basant sur son analyse des taux d’exĂ©cution des rappels rapportĂ©s par les entreprises rĂ©glementĂ©es, qu’un rappel de sĂ©curitĂ© sur cinq est en suspens pour les vĂ©hicules canadiens. Cela est corroborĂ© par le taux d’exĂ©cution des rappels de la NHTSA des vĂ©hicules de moins de trois ans qui a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  80 %rĂ©fĂ©rence 14. Les fabricants doivent rĂ©parer les vĂ©hicules lorsqu’un rappel de sĂ©curitĂ© leur est adressĂ©. Les entreprises doivent aviser les Canadiens des avis de rappel dans les deux langues officielles. Seules les entreprises rĂ©glementĂ©es dans le cadre du RSVA doivent fournir les coordonnĂ©es, qui se trouvent dans le manuel du propriĂ©taire, afin d’indiquer comment le propriĂ©taire peut communiquer avec TC pour signaler une prĂ©occupation de sĂ©curitĂ© au sujet d’un vĂ©hicule.

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les fabricants de vĂ©hicules et d’équipement devront publier en ligne leurs renseignements Ă  propos des rappels, Ă  moins qu’ils ne soient une entreprise non dĂ©signĂ©e qui n’a pas de site Web prĂ©existant. TC prĂ©voit que l’exĂ©cution des rappels augmenterait pour les entreprises non dĂ©signĂ©es et les entreprises dĂ©signĂ©es. Cette augmentation de l’exĂ©cution des rappels devrait entraĂ®ner une diminution des consĂ©quences humaines reliĂ©es aux dĂ©fauts de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules et de l’équipement automobile. L’augmentation de l’exĂ©cution des rappels entraĂ®nera aussi une diminution du nombre de nouveaux avis Ă©crits envoyĂ©s aux propriĂ©taires et aux personnes visĂ©es par règlement Ă©lectroniquement ou par la poste. Les fabricants seront toujours tenus de traiter un rappel de sĂ©curitĂ©. MĂŞme si le nombre de rappels effectuĂ©s augmentera, l’obligation d’appliquer des mesures correctives fait partie des exigences en vigueur et, par consĂ©quent, n’est pas prise en compte dans la prĂ©sente analyse. Les entreprises devront publier les avis de rappel sur leurs sites Web dans le format prescrit dans les deux langues officielles. Cela n’entraĂ®nera pas de coĂ»ts de traduction supplĂ©mentaires pour les entreprises, puisqu’elles envoient dĂ©jĂ  des avis Ă©crits dans les deux langues officielles. Toutes les entreprises rĂ©gies par les règlements de la LSA (c’est-Ă -dire les entreprises de vĂ©hicules et d’équipement automobile) devront fournir l’information sur leur site Web pour rapporter un problème de sĂ©curitĂ© soupçonnĂ©. L’information fournie sera Ă  la discrĂ©tion de l’entreprise et pourrait inclure l’information de contact pour TC, une entreprise ou un concessionnaire. Aucune diffĂ©rence de coĂ»ts n’est prĂ©vue, en ce qui concerne la communication de l’industrie Ă  TC au sujet de l’obligation d’indiquer une personne-ressource. En effet, cette exigence n’aura pas d’incidence sur le nombre d’entreprises mentionnant TC comme personne-ressource par rapport au scĂ©nario de base. En raison des exigences relatives Ă  la mise en Ĺ“uvre, les coĂ»ts de dĂ©marrage pour les entreprises dĂ©signĂ©es devraient ĂŞtre engagĂ©s au cours de la deuxième annĂ©e, tandis que les coĂ»ts permanents devraient l’être au cours des annĂ©es suivantes. Les coĂ»ts devraient commencer la deuxième annĂ©e pour les entreprises non dĂ©signĂ©es, Ă©tant donnĂ© qu’elles devront commencer Ă  publier en ligne des renseignements sur les rappels effectuĂ©s un an ou plus après la date d’entrĂ©e en vigueur obligatoire prĂ©vue par le RèglementrĂ©fĂ©rence 15.

Modifications depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment Ă  la sous-section « Ă‰laboration de la rĂ©glementation — Consultation Â», TC a examinĂ© certaines exigences proposĂ©es en fonction de certains commentaires que lui ont formulĂ©s des intervenants. En outre, TC a relevĂ© de nouveaux Ă©lĂ©ments permettant d’étayer l’analyse coĂ»ts-avantages. Par consĂ©quent, l’analyse a fait l’objet des modifications suivantes :

Par consĂ©quent, le coĂ»t total de ce projet est passĂ© de 1,20 million de dollars Ă  4,94 millions de dollars. Il convient de noter que la majeure partie de la diffĂ©rence de coĂ»ts est liĂ©e Ă  l’augmentation des coĂ»ts pour les entreprises dĂ©signĂ©es en vue de la conception d’outils du NIV.

Avantages et coûts

Au total, le Règlement entraĂ®nera des coĂ»ts supplĂ©mentaires de valeur actualisĂ©e de 4,94 millions de dollars pour les entreprises non dĂ©signĂ©es, les entreprises dĂ©signĂ©es et TC au cours de la pĂ©riode de 10 ans. Ces coĂ»ts seront liĂ©s au besoin pour les entreprises de mettre en place ou de modifier et de maintenir un site Web pour publier les rappels des produits si l’entreprise ne publie pas dĂ©jĂ  ces renseignements conformĂ©ment Ă  la proposition. Les coĂ»ts pour le gouvernement seront liĂ©s au temps passĂ© Ă  effectuer des vĂ©rifications.

Le Règlement devrait faire augmenter le nombre de rappels effectuĂ©s pour les vĂ©hicules et l’équipement automobile qui ont des problèmes de sĂ©curitĂ©. L’augmentation de l’exĂ©cution des rappels signifierait qu’il y aurait moins de nouveaux avis Ă©crits envoyĂ©s par les entreprises rĂ©gulièrement. L’augmentation de l’exĂ©cution des rappels entraĂ®nerait aussi une diminution des blessures et des blessures graves dĂ©coulant des problèmes de sĂ©curitĂ© non rĂ©solus des vĂ©hicules et de l’équipement automobile. Cette diminution dĂ©pendrait de l’augmentation des taux d’exĂ©cution des rappels au cours de la pĂ©riode. Les avantages sont discutĂ©s en dĂ©tail dans la section « Avantages qualitatifs Â».

Coûts
Industrie

Selon le Règlement, les entreprises dĂ©signĂ©es et non dĂ©signĂ©es devront publier sur leur site Web des renseignements sur les rappels de produits. Sur le montant total de 4,94 millions de dollars, un montant de 4,92 millions de dollars sera engagĂ© par l’industrie, dont 4,69 millions de dollars (95 %) seront attribuĂ©s aux entreprises dĂ©signĂ©es et 0,23 million de dollars (5 %) aux entreprises non dĂ©signĂ©es.

Entreprises désignées

TC a estimĂ© que 20 des 27 entreprises les plus susceptibles d’être dĂ©signĂ©es, soit 74 %, publient dĂ©jĂ  volontairement les rappels sur leur site Web au moyen d’un outil du NIV.

Les entreprises qui ne disposent pas dĂ©jĂ  d’un outil du NIV assumeront les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’installation, Ă  la mise Ă  jour et Ă  l’entretien d’un outil du NIV sur leur site Web. Les coĂ»ts initiaux de 300 000 $ (non actualisĂ©s) par entreprise devraient ĂŞtre engagĂ©s au cours de la deuxième annĂ©e de l’analyserĂ©fĂ©rence 16. Les annĂ©es suivantes, en fonction d’une analyse des dĂ©veloppeurs de sites Web, le coĂ»t annuel moyen non actualisĂ© par entreprise pour maintenir ce type d’outil est estimĂ© Ă  10 101 $. Les coĂ»ts totaux pour les entreprises qui n’ont pas encore d’outil du NIV s’élèveront Ă  2,36 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans, les coĂ»ts par entreprise Ă©tant estimĂ©s Ă  0,34 million de dollars durant la pĂ©riode d’analyse.

Pour les entreprises disposant dĂ©jĂ  d’un outil du NIV, TC a estimĂ© que les coĂ»ts de mise Ă  jour de leur outil du NIV s’élèveraient Ă  125 000 $ (non actualisĂ©s) par entreprise. Ces coĂ»ts seront engagĂ©s au cours de la deuxième annĂ©e de l’analyse et s’élèveront Ă  2,34 millions de dollars. Le coĂ»t total actualisĂ© par entreprise dĂ©signĂ©e disposant d’un outil NIV existant est donc estimĂ© Ă  0,12 million de dollars pour la durĂ©e de l’analyse.

Au total, les entreprises dĂ©signĂ©es devraient assumer des coĂ»ts de 4,69 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Entreprises non désignées

Les entreprises non dĂ©signĂ©es, si elles ont un site Web, devront publier sur leur site Web les renseignements sur les rappels. Si l’entreprise non dĂ©signĂ©e n’a pas de site Web, elle ne sera pas obligĂ©e d’engager des coĂ»ts supplĂ©mentaires. Actuellement (en 2024), 28 des 212 entreprises non dĂ©signĂ©es publient dĂ©jĂ  volontairement des renseignements sur les rappels sur leur site Web. Dix autres entreprises n’ont pas de site Web. Selon une analyse effectuĂ©e par des dĂ©veloppeurs de sites Web, TC estime qu’il faudra, pour les 174 entreprises restantes, trois heures Ă  un taux horaire de 31,42 $ plus des frais accessoires et un supplĂ©ment de 25 % en frais gĂ©nĂ©raux, afin de mettre Ă  jour un site Web lors de l’émission d’un rappel. Si l’on prĂ©sume une moyenne de 18,2 entreprises non dĂ©signĂ©es supplĂ©mentaires par annĂ©e (selon le nombre moyen d’entreprises non dĂ©signĂ©es publiant un rappel en ligne pour la première fois entre 2019 et 2023), TC a prĂ©vu que le nombre total d’entreprises non dĂ©signĂ©es augmenterait Ă  394 d’ici 2033, et 323 de ces entreprises seraient visĂ©es par le Règlement. Selon ces prĂ©visions, TC a estimĂ© qu’une entreprise non dĂ©signĂ©e touchĂ©e enverrait en moyenne 1,14 rappel par annĂ©e au cours de la pĂ©riode d’analyse. Compte tenu de cela, les entreprises non dĂ©signĂ©es devraient engager chaque annĂ©e des coĂ»ts non actualisĂ©s d’édition de sites Web de 135 $, en moyenne. La valeur actualisĂ©e totale par entreprise non dĂ©signĂ©e non conforme ayant des sites Web serait de 701 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse, ce qui correspond Ă  un coĂ»t total de 0,23 million de dollars pour les 323 entreprises touchĂ©es.

Gouvernement

TC engagera des coĂ»ts liĂ©s au Règlement en ce qui concerne les vĂ©rifications des sites Web par les inspecteurs. Les responsables actuels de TC vĂ©rifieront les sites Web deux fois par annĂ©e afin de s’assurer qu’ils sont conformes au Règlement. TC a estimĂ© qu’il faudrait cinq minutes par site Web pour chaque inspecteur et que cela n’entraĂ®nerait pas de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour l’industrie. Le coĂ»t total actualisĂ© pour le gouvernement devrait s’élever Ă  19 412 $, soit un coĂ»t annuel moyen de 1 941 $rĂ©fĂ©rence 17. Notez que les vĂ©rifications de rappel sont dĂ©jĂ  effectuĂ©es dans le scĂ©nario de base par les inspecteurs et que le Règlement n’entraĂ®nera pas l’embauche d’employĂ©s Ă  temps plein supplĂ©mentaires. Ces coĂ»ts gouvernementaux seraient gĂ©rĂ©s dans le cadre des ressources existantes.

Avantages qualitatifs

Les avantages liés au Règlement proviendront des économies réalisées grâce à la réduction du nombre de rappels de sécurité non résolus, en raison d’une plus grande sensibilisation aux rappels. TC a supposé qu’il y aurait une augmentation de l’exécution des rappels pour les entreprises non désignées et désignées en raison de l’accessibilité accrue des renseignements (on suppose donc que la raison pour laquelle les défauts ne sont pas réparés est un manque d’information de la part des clients). Cette augmentation de l’exécution des rappels signifierait qu’il y aurait moins de conséquences humaines causées par des problèmes de sécurité non résolus, moins de fardeaux financiers sur les entreprises qui doivent envoyer de nouveaux avis aux propriétaires et aux personnes visées par règlement, et la possibilité de la réduction de responsabilités et d’atteinte à la réputation pour les entreprises. Est aussi prévue une augmentation de la rapidité des avis de rappel en raison du nouveau moyen de communication. Cela pourrait fournir des avantages sous la forme de défauts qui sont réparés plus rapidement que dans le scénario de base.

La diminution du nombre de vĂ©hicules en circulation ayant des rappels de sĂ©curitĂ© en suspens entraĂ®nerait une diminution du nombre de blessures et de blessures graves causĂ©es par des collisions avec ces vĂ©hicules. L’effet de la rĂ©paration des dĂ©fauts des vĂ©hicules sur la gravitĂ© des collisions est calculĂ© dans le document de Bae et Benitez-Silva, The Effects of Automobile Recalls on the Severity of Accidents, oĂą il est constatĂ© que la rĂ©paration des vĂ©hicules rappelĂ©s diminue le nombre et la gravitĂ© des blessures, mais n’a qu’un effet minime sur le nombre de dĂ©cès; toutefois, elle ne semble avoir aucun effet sur le nombre de collisionsrĂ©fĂ©rence 18. Par consĂ©quent, le fait qu’il y ait moins de vĂ©hicules faisant l’objet de rappels de sĂ©curitĂ© en suspens sur la route se traduirait par une diminution du nombre de blessures, de blessures graves et de pertes de vies pour les Canadiens. Un tableau reprĂ©sentant les coĂ»ts des blessures graves et des blessures mineures selon la valeur de la vie statistique (VVS)rĂ©fĂ©rence 19 (2021 $ CA) est prĂ©sentĂ© ci-aprèsrĂ©fĂ©rence 20.

Tableau 1 : CoĂ»ts des blessures graves et mineures
DegrĂ© de consĂ©quence humaine Fraction de VVS (% de pertes de vies)
Pertes de vies 8 254 709 $ (100 %)
Blessures graves 1 107 782 $ (13,42 %)
Blessures mineures 55 306 $ (0,67 %)

La diminution de la gravité des accidents entraînerait aussi probablement une diminution des effets externes des collisions, comme les dommages à la propriété, les coûts des services d’urgence, les coûts de réparation des véhicules, les coûts d’hôpital, les coûts juridiques, les retards, la consommation de carburant et la pollution.

La diminution du nombre de véhicules en circulation ayant des rappels de sécurité en suspens entraînerait aussi une réduction du nombre de nouveaux avis écrits envoyés aux propriétaires. Cette réduction entraînerait des économies de coûts pour les entreprises, qui auraient moins de propriétaires et de personnes visées par règlement à aviser de nouveau d’un problème de sécurité de leur véhicule ou d’un équipement automobile. Une réduction des résultats négatifs des défaillances qui sont attribuées à des rappels de sécurité non résolus peut potentiellement réduire la responsabilité des entreprises et les atteintes à la réputation de celles-ci.

Les avantages dans cette section n’ont pas pu être quantifiés en raison d’un manque de données sur le montant exact de l’augmentation des réparations de rappels, ou l’augmentation de la vitesse d’exécution des rappels en raison du Règlement. Sans cette information, la diminution des conséquences humaines et des coûts de temps et de courrier liés aux notifications écrites pour les entreprises n’est pas quantifiable. Une petite augmentation dans les réparations de défauts ou de non-conformité générerait un petit avantage, alors qu’une grande augmentation générerait un grand avantage. En raison des avantages de sécurité potentiels associés au Règlement, TC prévoit que les avantages devraient l’emporter sur les coûts monétisés.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (exprimĂ©s en milliers, arrondis au millier le plus proche; toutes les valeurs prĂ©sentĂ©es ont Ă©tĂ© actualisĂ©es)
Intervenant touché Description du coût 2024 2025 2033 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Industrie (dĂ©signĂ©e) CoĂ»t de dĂ©veloppement du site Web 0 $ 4 299 $ 38 $ 4 694 $ 625 $
Industrie (non dĂ©signĂ©e) CoĂ»t de dĂ©veloppement du site Web 0 $ 31 $ 20 $ 227 $ 30 $
Gouvernement CoĂ»ts de vĂ©rification 0 $ 2 $ 2 $ 19 $ 3 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts note a du tableau b2 0 $ 4 333 $ 60 $ 4 940 $ 657 $

Note(s) du tableau b2

Note a du tableau b2

Les valeurs du tableau ayant été arrondies, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Retour Ă  la note a du tableau b2

Répercussions positives

Analyse de sensibilité

Sensibilité du développement de l’outil du NIV

Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur le coĂ»t de dĂ©veloppement de l’outil du NIV pour les entreprises disposant dĂ©jĂ  de cet outil. L’analyse centrale a utilisĂ© 125 000 $ comme coĂ»t pour les entreprises dĂ©signĂ©es disposant dĂ©jĂ  d’un outil du NIV, ce qui Ă©tait inclus dans une fourchette de coĂ»ts prĂ©sentĂ©e par un intervenant. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, le tableau ci-dessous prĂ©sente les rĂ©sultats pour la fourchette de valeurs fournie, ainsi que les rĂ©sultats obtenus si le coĂ»t Ă©tait infĂ©rieur aux chiffres prĂ©sentĂ©s.

Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (exprimĂ©s en millions)
CoĂ»ts pour mettre Ă  jour l’outil du NIV 62 500 $ 125 000 $ (Analyse centrale) 165 000 $ 205 000 $ 300 000 $
Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts 3,77 $ 4,94 $ 5,69 $ 6,43 $ 8,21 $
Sensibilité du taux d’actualisation

Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur les valeurs d’actualisation utilisĂ©es. L’analyse centrale a utilisĂ© un taux d’actualisation de 7 % comme l’a recommandĂ© le SCT. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, le tableau ci-après prĂ©sente les rĂ©sultats si un taux d’actualisation de 0 % avait Ă©tĂ© utilisĂ©, ainsi qu’un taux d’actualisation de 3 %. Des taux d’actualisation de 7 % et 3 % ont Ă©tĂ© choisis conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor. Les coĂ»ts non actualisĂ©s sont Ă©galement prĂ©sentĂ©s.

Tableau 4 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (exprimĂ©s en millions)
Taux d’actualisation 0 % 3 % 7 % (Analyse centrale)
Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts 5,51 $ 5,24 $ 4,94 $

Lentille des petites entreprises

Les entreprises dĂ©signĂ©es ont un volume de ventes Ă©levĂ©; elles ne sont donc pas considĂ©rĂ©es comme de petites entreprises. Selon une analyse des sources, TC a estimĂ© que 24 des 212 entreprises non dĂ©signĂ©es actuellement concernĂ©es seraient considĂ©rĂ©es comme de petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 21. Quatre de ces entreprises respectent dĂ©jĂ  le Règlement en publiant sur leur site Web les renseignements sur les rappels. D’après l’analyse de TC, on estime que 37 petites entreprises seront concernĂ©es Ă  la fin du dĂ©lai, lesquelles n’auraient pas publiĂ© d’informations sur leur site Web dans le scĂ©nario de base.rĂ©fĂ©rence 22 Il convient de noter que d’autres petites entreprises ne disposent peut-ĂŞtre pas d’un site Web et n’ont pas Ă©tĂ© identifiĂ©es, faute d’informations accessibles au public. Ces entreprises ne seront pas affectĂ©es par le Règlement, car elles n’ont pas de site Web; elles ne seront donc pas tenues de publier des renseignements. Si une entreprise non dĂ©signĂ©e n’a pas de site Web, elle n’est pas tenue d’en crĂ©er un pour publier des renseignements en ligne.

Les petites entreprises ayant un site Web engageront des coĂ»ts ayant trait Ă  la publication des rappels sur leur site Web existant. Ces renseignements seront similaires aux renseignements qu’elles doivent actuellement partager avec les clients dans un avis Ă©crit; les coĂ»ts du Règlement pour les petites entreprises devraient donc ĂŞtre faibles. L’exigence de notification restera en place. Au cours de la pĂ©riode de 10 ans, les coĂ»ts pour les petites entreprises devraient totaliser 25 939 $. Cela est ventilĂ© en un coĂ»t de 701 $ par entreprise touchĂ©e au cours de la pĂ©riode de 10 ans, soit un coĂ»t annualisĂ© de 93 $.

Bien qu’aucune marge de manœuvre précise n’ait été fournie directement aux petites entreprises au moyen du présent Règlement, les petites entreprises (en tant qu’entreprises non désignées) seront seulement tenues de publier des renseignements sur les rappels en ligne si elles ont un site Web existant. Par conséquent, si les petites entreprises ne disposent pas d’un site Web, elles ne sont pas touchées par la mise en œuvre du Règlement.

Les petites entreprises peuvent profiter du Règlement en raison du nombre accru de rappels effectués, ce qui réduit le nombre de nouveaux avis écrits de rappel envoyés par courrier ou par voie électronique à ceux qui n’ont pas réparé leur véhicule après la première notification.

La lentille des petites entreprises étudie tous les coûts pour les petites entreprises divisés entre les coûts de conformité et administratifs. Les coûts de conformité sont des coûts reliés à la conformité au Règlement, alors que les coûts administratifs comprennent le fardeau administratif imposé à l’industrie. Dans ce cas, tous les coûts pour les petites entreprises associés au Règlement seront considérés comme des coûts pour assurer la conformité.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 5 : CoĂ»ts pour les petites entreprises
Activité Nombre de petites entreprises touchées Valeur annualisée Valeur actuelle
CoĂ»t pour assurer la conformitĂ© : publications du site Web des rappels 37 3 452 $ 25 939 $
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e s. o. 93 $ 701 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas au prĂ©sent Règlement, puisqu’il ne devrait pas entraĂ®ner de modification supplĂ©mentaire des coĂ»ts administratifs ou du fardeau imposĂ© aux entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Une analyse a été entreprise pour cerner les approches réglementaires utilisées dans d’autres administrations internationales afin de déterminer où la coopération ou l’alignement réglementaire est possible, tout en atteignant l’objectif souhaité de la politique publique. Cette analyse se concentrait en particulier sur la réglementation en place ou en cours d’élaboration aux fins d’adoption aux États-Unis. Depuis longtemps, le Canada envisage d’harmoniser ses normes avec celles des États-Unis, lorsqu’elles sont compatibles avec les exigences canadiennes, compte tenu de la nature intégrée du marché automobile nord-américain et de la plateforme de fabrication.

En ce qui a trait au service de recherche en ligne axĂ© sur le NIV, cette analyse a conclu que l’élaboration de règlements similaires Ă  ceux de la NHTSA respecterait les objectifs canadiens. Parlons transport a Ă©tĂ© publiĂ© Ă  l’automne 2020 et d’autres consultations informelles ont eu lieu en mai 2021. L’avis et les consultations informelles ont aidĂ© TC Ă  prendre la dĂ©cision d’aligner le Règlement avec celui des États-Unis, en exigeant la mise en place d’un service de recherche Web canadien axĂ© sur le NIV. Toutefois, sur certains points, les exigences du Règlement diffèrent de celles des États-Unis :

  1. L’information au Canada doit être disponible dans les deux langues officielles;
  2. Même si le régime des États-Unis réglemente seulement les entreprises de véhicules légers à volume élevé, le Règlement comprend d’autres entreprises (à faible volume) qui effectuent des rappels, mais les soumet à des exigences moins strictes;
  3. Le Canada réglemente d’autres catégories prescrites de véhicules qui ne sont pas réglementées par la NHTSA (notamment les véhicules à usage restreint et les motoneiges), qui sont incluses;
  4. Certains des renseignements demandés dans le service de recherche Web canadien axé sur le NIV diffèrent de ceux demandés dans le système des États-Unis.

L’exigence, selon laquelle les renseignements doivent être disponibles dans les deux langues officielles, fait partie de la Loi sur les langues officielles. Le Règlement permettra aux propriétaires et aux personnes visées par le Règlement d’accéder plus rapidement aux renseignements sur les rappels grâce au site Web de l’entreprise. Les entreprises de véhicules désignées (généralement les entreprises à fort volume)référence 23 doivent inclure sur leur site Web les renseignements sur les rappels de sécurité associés à un véhicule unique au moyen d’un outil du NIV, mais les autres entreprises de véhicules et d’équipement automobile (c’est-à-dire les entreprises non désignées) devront publier sur leur site Web des renseignements communs sur les rappels de sécurité, semblables à ceux qui sont actuellement envoyés aux propriétaires par la poste.

La LSA réglemente des catégories désignées de véhicules supplémentaires autres que celles qui sont réglementées au niveau fédéral par la NHTSA, notamment certains véhicules tout-terrain comme les motoneiges et les véhicules à usage restreint. Aux États-Unis, les véhicules tout-terrain sont réglementés par la Consumer Product Safety Commission, qui ne partage pas les exigences de rappel de sécurité de la NHTSA.

Dans certains cas, les exigences pour l’outil du NIV canadien différeront des exigences en vigueur de l’outil du NIV aux États-Unis. TC croit que ces exigences supplémentaires ne représenteront pas un fardeau important pour les entreprises et fournira aux propriétaires les renseignements et les outils nécessaires pour réduire les dangers potentiels des problèmes de sécurité en suspens. Par exemple, TC croit qu’il est important pour l’outil du NIV d’indiquer si le NIV n’est pas reconnu par l’entreprise et d’inclure les renseignements déclarant que la réparation a été effectuée. Le fait d’obliger une entreprise à énumérer les rappels effectués fournit une confirmation immédiate et positive au lecteur. TC croit que, puisqu’une entreprise sera tenue d’afficher tous les rappels de sécurité en suspens, le fait d’afficher les rappels effectués nécessiterait seulement quelques changements mineurs de programmation pour afficher l’état comme étant effectué, plutôt que de retirer complètement le rappel. TC croit aussi qu’il est dans l’intérêt du propriétaire de connaître toutes les précautions qu’il pourrait prendre pour minimiser le risque à la sécurité du véhicule jusqu’à ce que le véhicule soit réparé. Finalement, le Règlement exigera que les entreprises fournissent des coordonnées sur leur site Web pour faciliter le signalement d’un problème de sécurité soupçonné.

Le Règlement n’est pas couvert dans le cadre des plans de travail actuels du Groupe de travail du Conseil de coopération en matière de réglementation des véhicules automobiles. Néanmoins, la Direction générale des programmes multimodaux et de sécurité routière de TC discute et coopère avec la NHTSA, en ce qui a trait à la sécurité automobile. Des discussions sur le Règlement ont eu lieu avec les programmes respectifs de la NHTSA, laquelle est favorable aux modifications réglementaires canadiennes.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes et Ă  l’ÉnoncĂ© de politique sur l’évaluation environnementale stratĂ©gique de TC de 2013, le processus d’évaluation environnementale stratĂ©gique a Ă©tĂ© suivi et une Ă©valuation du transport durable a Ă©tĂ© effectuĂ©e. Aucun effet important sur l’environnement n’est prĂ©vu Ă  la suite de l’adoption du Règlement. L’évaluation a tenu compte des effets potentiels sur les buts et les cibles en matière d’environnement de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le Règlement ne devrait pas avoir d’incidences différentes sur les Canadiens en fonction de facteurs comme le sexe, la race, l’ethnicité, la sexualité, la situation de handicap, l’âge, etc. Le Règlement devrait profiter aux Canadiens en général, puisqu’il leur permettra d’accéder plus rapidement et plus facilement aux renseignements sur les rappels de sécurité concernant les véhicules et l’équipement automobile concernés, tout en maintenant les exigences actuelles selon lesquelles un avis écrit doit être envoyé pour les informer des rappels de sécurité. Les Canadiens qui n’ont pas d’accès fiable à Internet (par exemple en raison de facteurs comme le revenu ou leur lieu de résidence) ou qui ne cherchent habituellement pas des renseignements en ligne profiteront probablement moins de ces changements que d’autres Canadiens. Toutefois, ils ne seront pas touchés de façon défavorable par ce Règlement, puisque les méthodes actuelles de communication des renseignements sur les rappels de sécurité seront maintenues.

TC a évalué les commentaires du public et des intervenants concernant la proposition de mettre en place un outil du NIV. Aucune préoccupation n’a été soulevée par les intervenants de l’industrie ou le public à propos de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+).

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Le Règlement entrera en vigueur le jour de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Actuellement, aucune entreprise n’a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e par le ministre au titre de la LSA. La dĂ©signation des entreprises est attendue lors de la publication du Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les entreprises qui sont dĂ©signĂ©es par le ministre devront se conformer aux exigences de l’outil du NIV et de publication sur le site Web dans les 18 mois suivant la date Ă  laquelle elles ont Ă©tĂ© informĂ©es de leur dĂ©signation. Les entreprises non dĂ©signĂ©es devront se conformer au Règlement un an après sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Les entreprises doivent s’assurer qu’elles sont conformes aux exigences de la LSA et de ses règlements. TC a l’intention de procéder à des vérifications des renseignements publiés par les entreprises afin de s’assurer de leur conformité au Règlement. TC veillera à ce que les renseignements sur les rappels de sécurité publiés en ligne contiennent, au moins, les informations requises selon le Règlement, et à ce que les entreprises respectent les délais prescrits. TC suivra également de près les plaintes du public et pourra entreprendre des vérifications supplémentaires ou demander des documents écrits, s’il reçoit des renseignements indiquant des cas de non-conformité potentiels.

En vertu de la LSA, les inspecteurs désignés pourront faire des demandes par écrit aux fins de registre ou entrer dans un lieu qui est soupçonné, pour des motifs raisonnables, de contenir des dossiers relatifs à un véhicule ou à un équipement, dans le but de vérifier sa conformité aux exigences législatives et réglementaires. Lorsqu’un cas de non-conformité est décelé, TC utilise une approche progressive pour l’application de la loi. Comme le précisent les Normes ministérielles d’application de la loi, des outils tels que des avertissements écrits ou verbaux, des poursuites ou des révocations peuvent être utilisés pour traiter les cas de non-conformité. Une formation sera offerte aux représentants de la sécurité des véhicules automobiles de TC pour s’assurer que la surveillance et les activités d’application de la loi connexes seront effectuées de manière équitable, impartiale, prévisible et uniforme. Dans tous les cas, la mesure d’application de la loi prise par TC sera toujours personnalisée pour assurer à la fois la conformité et la dissuasion.

Personne-ressource

Denis Brault
Ingénieur principal de l’élaboration de la réglementation
Programmes de transport multimodal et de sécurité routière
Transports Canada
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : RegulationsClerk-ASFB-Commisauxreglements@tc.gc.ca