Règlement sur la possession et l’exportation de civelles : DORS/2024-237

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 26

Enregistrement
DORS/2024-237 Le 29 novembre 2024

LOI SUR LES PĂŠCHES

C.P. 2024-1263 Le 29 novembre 2024

Sur recommandation de la ministre des PĂŞches et des OcĂ©ans et en vertu du paragraphe 43(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les pĂŞches rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement sur la possession et l’exportation de civelles, ci-après.

TABLE ANALYTIQUE

Règlement sur la possession et l’exportation de civelles

Définitions

1 Définitions

Champ d’application

2 Application

Possession de civelles

Exportation de civelles

Contenants

Conservation des registres

11 Période de conservation

Application du Règlement de pêche (dispositions générales)

12 Application de certaines dispositions

Modifications corrélatives

Entrée en vigueur

17 1er mars 2025

Règlement sur la possession et l’exportation de civelles

Définitions

Définitions

1 Les définitions qui suivent s’appliquent au présent règlement.

ACIA
L’Agence canadienne d’inspection des aliments constituée par l’article 3 de la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments. (CFIA)
ASFC
L’Agence des services frontaliers du Canada constituée par le paragraphe 3(1) de la Loi sur l’Agence des services frontaliers du Canada. (CBSA)
civelle
Anguille d’Amérique mesurant moins de 10 cm de longueur. (elver)
entreprise de transport
Personne dont l’activité commerciale comprend le transport de marchandises pour autrui. (commercial transporter)
ministère
Le ministère des Pêches et des Océans. (Department)

Champ d’application

Application

2 Le présent règlement s’applique à la possession de civelles au Canada et dans les eaux de pêche canadiennes ainsi qu’à leur exportation.

Possession de civelles

Interdiction : possession sans permis

3 (1) Sous réserve du paragraphe (2), il est interdit à quiconque d’avoir des civelles en sa possession, à moins d’y être autorisé sous le régime d’un permis de possession de civelles délivré en vertu du présent règlement.

Exceptions

(2) Sont soustraites Ă  l’interdiction prĂ©vue au paragraphe (1) les personnes, ci-après, Ă  l’égard des civelles qu’elles possèdent dans les circonstances suivantes :

Limite : exception

(3) L’exception prévue à l’alinéa (2)c) ne s’applique que dans la mesure où la personne possède les civelles dans le cadre de leur transport des eaux dans lesquelles elles ont été capturées jusqu’à l’installation d’entreposage prévue dans le permis visé à cet alinéa.

Source des civelles

4 Nul ne peut avoir en sa possession des civelles obtenues auprès de toute personne autre que celle autorisĂ©e Ă  les possĂ©der :

Transfert de possession de civelles

5 (1) Il est interdit Ă  quiconque de transfĂ©rer la possession de civelles Ă  toute personne autre que celle autorisĂ©e Ă  les possĂ©der au titre :

Personnes visées par le même permis

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), la personne possĂ©dant des civelles qu’elle a capturĂ©es au titre du permis visĂ© aux alinĂ©as 3(2)a) ou c), ou des civelles qu’une autre personne a capturĂ©es au titre de ce mĂŞme permis, peut en transfĂ©rer la possession Ă  toute autre personne visĂ©e par ce permis.

Permis de possession de civelles

6 (1) Le ministre peut délivrer un permis autorisant une personne à avoir des civelles en sa possession.

Conditions

(2) Il peut, pour la gestion et la surveillance judicieuses des pĂŞches et pour la conservation et la protection du poisson, indiquer sur le permis toute condition compatible avec le prĂ©sent règlement, notamment des conditions portant sur ce qui suit :

Exportation de civelles

Interdiction : exportation sans permis

7 (1) Il est interdit à quiconque d’exporter des civelles, à moins d’y être autorisé sous le régime d’un permis d’exportation de civelles délivré en vertu du présent règlement.

Interdiction : certaines civelles

(2) Il est interdit à quiconque d’exporter des civelles capturées illégalement dans les eaux de pêche canadiennes ou dont la possession est obtenue d’une personne non autorisée à les posséder sous le régime du présent règlement.

Permis d’exportation de civelles

8 (1) Le ministre peut délivrer un permis autorisant une personne à exporter des civelles.

Conditions

(2) Il peut, pour la gestion et la surveillance judicieuses des pĂŞches et pour la conservation et la protection du poisson, indiquer sur le permis toute condition compatible avec le prĂ©sent règlement, notamment des conditions portant sur ce qui suit :

Contenants

Interdiction : mĂ©lange de civelles

9 Il est interdit de mĂ©langer dans le mĂŞme contenant :

Interdiction : scellĂ©s et dispositif d’inviolabilitĂ©

10 Sous réserve des conditions de tout permis délivré en vertu du présent règlement, il est interdit de desceller un contenant de civelles scellé aux fins d’exportation ou d’en altérer le dispositif d’inviolabilité.

Conservation des registres

Période de conservation

11 Tout registre à tenir conformément aux conditions de tout permis délivré en vertu du présent règlement est conservé pendant au moins cinq ans après la date d’expiration ou d’annulation du permis.

Application du Règlement de pêche (dispositions générales)

Application de certaines dispositions

12 MalgrĂ© l’article 3 du Règlement de pĂŞche (dispositions gĂ©nĂ©rales), les dispositions ci-après de ce règlement s’appliquent dans le cadre du prĂ©sent règlement :

Modifications corrélatives

Règlement de pêche (dispositions générales)

13 Le paragraphe 3(4) du Règlement de pĂŞche (dispositions gĂ©nĂ©rales) rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a m), de ce qui suit :

Règlement de pêche des provinces maritimes

14 (1) L’article 37 du Règlement de pĂŞche des provinces maritimes rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ© par adjonction, avant le paragraphe (1), de ce qui suit :

(0.1) Malgré toute autre disposition du présent règlement, il est interdit de pratiquer la pêche récréative de civelles.

(2) L’article 37 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (1.1), de ce qui suit :

(1.2) Le paragraphe (1.1) ne s’applique pas à la pêche commerciale de civelles.

(1.3) Il est interdit de pratiquer la pêche commerciale de civelles dans les eaux visées à la colonne I du tableau du présent paragraphe par une méthode indiquée dans la colonne II durant la période de fermeture prévue à la colonne III.

TABLEAU
Article

Colonne I

Eaux

Colonne II

Méthode

Colonne III

Période de fermeture

1 Eaux intérieures et eaux à marée de la Nouvelle-Écosse.
  • (1) Trappe Ă  anguille
  • (2) Épuisette
  • (3) Autre mĂ©thode
  • (1) Du 31 juillet au 1er mars
  • (2) Du 31 juillet au 1er mars
  • (3) Du 31 juillet au 1er marsnote * du tableau 1
2 Eaux intérieures et eaux à marée du Nouveau-Brunswick.
  • (1) Trappe Ă  anguille
  • (2) Épuisette
  • (3) Autre mĂ©thode
  • (1) Du 31 juillet au 1er mars
  • (2) Du 31 juillet au 1er mars
  • (3) Du 31 juillet au 1er marsnote * du tableau 1
3 Eaux intérieures et eaux à marée de l’Île-du-Prince-Édouard.
  • (1) Trappe Ă  anguille
  • (2) Épuisette
  • (3) Autre mĂ©thode
  • (1) Du 1er janvier au 31 dĂ©cembre
  • (2) Du 1er janvier au 31 dĂ©cembre
  • (3) Du 1er janvier au 31 dĂ©cembrenote * du tableau 1

Notes du tableau 1

Note * du tableau 1

Cette période de fermeture est, lorsqu’elle vise plus d’une autre méthode, réputée être fixée séparément pour chacune des autres méthodes qu’elle vise.

Retour au renvoi * de la note du tableau 1

15 Le passage du paragraphe 37(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Quiconque pĂŞche les anguilles, autres que des civelles, avec une trappe Ă  anguille dans les eaux intĂ©rieures de la Nouvelle-Écosse doit, du lever au coucher du soleil :

Règlement de pêche de l’Ontario (2007)

16 Le paragraphe 7(3) du Règlement de pĂŞche de l’Ontario (2007) rĂ©fĂ©rence 3 est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le paragraphe (1) ne s’applique pas Ă  la possession de l’anguille d’AmĂ©rique si :

Entrée en vigueur

1er mars 2025

17 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er mars 2025.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : La Loi sur les pĂŞches et ses règlements d’application interdisent la pĂŞche Ă  l’anguille d’AmĂ©rique sans permis. Des niveaux Ă©levĂ©s de rĂ©colte sans le permis requis (ci-après dĂ©signĂ©e comme la rĂ©colte illĂ©gale) ont entraĂ®nĂ© des fermetures de la pĂŞche commerciale de la civelle en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Une surveillance supplĂ©mentaire est nĂ©cessaire pour mieux gĂ©rer la pĂŞche et conserver l’espèce.

Description : Un nouveau règlement exige un permis pour la possession de civelles, sous rĂ©serve de certaines exceptions, et un permis pour l’exportation de civelles. Au moyen des conditions de ces permis, d’autres exigences seront imposĂ©es quant Ă  la tenue de documents permettant la traçabilitĂ© des civelles au Canada, ainsi qu’au scellement et Ă  l’étiquetage des contenants de civelles destinĂ©s Ă  l’exportation.

Justification : L’objectif du nouveau règlement est de dĂ©courager et de rĂ©duire la rĂ©colte illĂ©gale en rendant plus difficiles la possession, la vente et l’exportation de civelles capturĂ©es illĂ©galement. L’élargissement de la surveillance de la chaĂ®ne d’approvisionnement de l’exportation après la rĂ©colte, permettre la traçabilitĂ©, et l’introduction de mesures visant Ă  diffĂ©rencier les expĂ©ditions d’exportation lĂ©gales des expĂ©ditions d’exportation illĂ©gales visent Ă  faire en sorte qu’il soit plus difficile pour les civelles capturĂ©es illĂ©galement d’entrer dans la chaĂ®ne d’approvisionnement de l’exportation autorisĂ©e et qu’il soit plus facile de repĂ©rer les expĂ©ditions illĂ©gales et de prendre les mesures qui s’imposent. De nouvelles exigences rĂ©glementaires permettront Ă  un agent des pĂŞches de dĂ©terminer rapidement si une infraction a Ă©tĂ© commise lorsqu’une personne est trouvĂ©e en possession de civelles sans permis, ce qui facilitera Ă©galement l’application de la loi le long des cours d’eau.

CoĂ»ts : Le nouveau règlement et les conditions de permis qu’il prĂ©voit imposeront aux entreprises des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 0,5 million de dollars au cours des 10 annĂ©es suivant l’entrĂ©e en vigueur du règlement, et des coĂ»ts gouvernementaux de 25,8 millions de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode de 10 ans, y compris pour l’application de la loi, la formation, l’administration, et l’élaboration d’un système de gestion de l’information Ă  l’appui de la traçabilitĂ© des civelles.

Enjeux

La pêche de la civelle est une industrie très lucrative qui a connu des niveaux élevés de récolte illégale au cours des dernières années, ce qui a entraîné des fermetures de pêches. Une meilleure traçabilité est nécessaire pour réduire au minimum l’introduction de civelles récoltées illégalement sur le marché légal et décourager la possession et l’exportation de ces civelles.

Une question secondaire que cette initiative de réglementation vise à régler est la lacune dans le Règlement de pêche des provinces maritimes (RPPM) qui a nui à la capacité du MPO d’utiliser des ordonnances de modification pour rajuster les périodes de fermeture de la pêche de la civelle sans que ces périodes de fermeture aient une incidence collatérale sur les périodes de fermeture de la pêche aux anguilles plus grandes.

Contexte

Les civelles sont des anguilles juvĂ©niles, dĂ©finies dans le RPPM comme des anguilles de l’espèce Anguilla rostrata (communĂ©ment appelĂ©e l’anguille d’AmĂ©rique) de moins de 10 centimètres de longueur.

Au cours de la dernière dĂ©cennie, la valeur de la pĂŞche de la civelle a augmentĂ© de façon exponentielle et Ă©tait Ă©valuĂ©e Ă  38,5 millions de dollars en 2022. Il s’agit maintenant du poisson vendu au Canada ayant la plus grande valeur (au poids), qui se vend Ă  plus de 5 000 $ le kilo Ă  son apogĂ©e.

La pĂŞche commerciale de la civelle a lieu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick et est autorisĂ©e par un permis dĂ©livrĂ© en vertu du RPPM ou du Règlement sur les permis de pĂŞche communautaires des Autochtones (RPPCA). En 2023, des permis de pĂŞche commerciale ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s aux neuf titulaires de permis de pĂŞche originaux, soit huit en vertu du RPPM et un en vertu du RPPCA, et deux permis provisoires ont Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s en vertu du RPPCA aux Premières Nations du district de Kespukwitk en Nouvelle-Écosse et aux Nations Wolastoqey au Nouveau-Brunswick. Les titulaires de permis peuvent nommer les personnes autorisĂ©es Ă  pĂŞcher en vertu du permis; en 2023, plus de 900 personnes ont Ă©tĂ© autorisĂ©es Ă  pĂŞcher lĂ©galement la civelle en vertu des 11 permis.

En Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, il y a eu de plus en plus de récoltes sans permis de civelles et de nombreuses ventes et exportations non autorisées. Cette activité illégale a donné lieu à des signalements de violence, y compris des agressions et de la violence par armes à feu, des vols qualifiés, des menaces de mort, des dommages matériels et de l’intimidation de propriétaires locaux. Il y a aussi eu des allégations selon lesquelles le crime organisé aurait de plus en plus d’influence sur les activités illégales concernant la civelle.

Plusieurs facteurs incitent les gens à pêcher illégalement les civelles, notamment leur valeur marchande élevée, même sur le marché noir. La récolte peut se faire la nuit, relativement facilement avec des engins de pêche peu coûteux, et la récolte est facile à dissimuler. Le MPO estime qu’au cours des dernières années, les récoltes illégales de civelles ont été égales ou supérieures pendant une saison de pêche à la quantité de prises légales. La gestion de la récolte illégale au moyen de l’application de la loi sur l’eau est difficile étant donné le nombre de pêcheurs non autorisés qui pêchent dans une vaste zone géographique et la pêche principalement effectuée la nuit dans des endroits éloignés.

Le marché des civelles dépend du marché d’exportation vers les pays asiatiques. Les civelles sont habituellement expédiées vivantes, par avion, dans un court laps de temps après la récolte, et élevées dans des installations d’aquaculture en Asie pour la consommation humaine.

En 2020 et 2023, des arrĂŞtĂ©s de gestion des pĂŞches ont Ă©tĂ© pris pour la fermeture de la pĂŞche autorisĂ©e de la civelle Ă  mi-chemin de la saison de rĂ©colte en raison de prĂ©occupations liĂ©es Ă  la conservation de l’espèce et de confrontations violentes qui menaçaient le contrĂ´le et la gestion appropriĂ©s de la pĂŞche, ainsi que la sĂ©curitĂ© humaine. Aucun permis de pĂŞche de la civelle n’a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© pour la saison 2024 en prĂ©vision de la mĂŞme anarchie et en l’absence de nouveaux pouvoirs de rĂ©glementation. Bien que les fermetures permettent aux fonctionnaires fĂ©dĂ©raux d’identifier plus facilement les pĂŞcheurs non autorisĂ©s et de saisir les prises illĂ©gales de civelles, elles signifient Ă©galement que les pĂŞcheurs titulaires d’un permis, tant autochtones que non autochtones, ne tirent pas le revenu prĂ©vu de la capture de leur quota de la ressource.

Chaîne d’approvisionnement de l’exportation après la récolte

Les exploitants d’installations d’entreposage où les civelles sont déposées immédiatement après la capture peuvent eux-mêmes organiser l’exportation de leurs civelles vers l’Asie, travailler avec un exportateur commercial ou décider de vendre à des acheteurs et exportateurs intermédiaires de civelles. À l’heure actuelle, la plupart des exportations partent des aéroports de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de l’Ontario vers l’Asie.

Objectif

L’objectif du nouveau règlement est d’améliorer la gestion de la pêche de la civelle en assurant une surveillance supplémentaire et en renforçant la traçabilité des civelles après la récolte jusqu’à l’exportation, et d’accroître les options d’application de la loi tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Le résultat escompté est de décourager et, au bout du compte, de réduire la récolte illégale en faisant en sorte qu’il soit plus difficile pour un pêcheur non autorisé de posséder, de vendre et d’exporter ses civelles. La réduction de la récolte illégale aide également à soutenir la conservation de cette espèce.

L’un des objectifs secondaires de l’initiative de réglementation est de permettre au MPO d’utiliser des ordonnances de modification pour rajuster les périodes de fermeture pour la pêche à la civelle qui n’ont pas d’incidence collatérale sur la pêche des anguilles de plus grande taille.

Description

A. Règlement concernant la possession et l’exportation de civelles

Le règlement dĂ©finit la civelle comme une anguille d’AmĂ©rique de moins de 10 centimètres de longueur.

Le règlement interdit la possession de civelles sans permis de possession dĂ©livrĂ© en vertu du règlement. Cette interdiction ne s’applique pas aux exceptions suivantes :

Le règlement interdit Ă  toute personne d’obtenir la possession de civelles d’une personne autre :

Dans la plupart des cas, un permis est requis pour l’obtention et la possession des civelles provenant de ces sources.

Le règlement interdit Ă  quiconque de transfĂ©rer la possession de civelles Ă  toute personne autre que les suivantes :

Le règlement permet à une personne qui possède des civelles qu’elle a capturées en vertu du pouvoir d’un permis de pêche de la civelle ou d’un permis délivré au titre du Règlement de pêche (dispositions générales) pour capturer des civelles à des fins expérimentales, scientifiques, éducatives, de contrôle des espèces aquatiques envahissantes ou d’exposition au public de transférer la possession de ces civelles à une autre personne autorisée à pêcher en vertu du même permis.

Le règlement permet à la ministre de délivrer un permis autorisant la possession de civelles.

Le règlement permet Ă  la ministre de prĂ©ciser sur un permis de possession de civelles toute condition de permis compatible avec le règlement pour la gestion et la surveillance judicieuses des pĂŞches ainsi que pour la conservation et la protection du poisson. Les conditions de permis comprennent notamment les questions suivantes :

Le règlement interdit à quiconque d’exporter des civelles, sauf en vertu d’un permis délivré en vertu du règlement. Il n’y a aucune exemption à cette exigence.

Le règlement interdit l’exportation de civelles capturées illégalement et obtenues d’une personne qui n’est pas autorisée à en posséder en vertu du règlement.

Le règlement permet à la ministre de délivrer un permis d’exportation de civelles.

Le règlement permet Ă  la ministre de prĂ©ciser toute condition d’un permis d’exportation de civelles qui est conforme au règlement pour la gestion et la surveillance judicieuses des pĂŞches ainsi que pour la conservation et la protection du poisson. Cela comprend, sans s’y limiter :

Il convient de mentionner qu’un permis d’exportation n’autorise pas le titulaire de permis à posséder des civelles. Les participants à la chaîne d’approvisionnement de l’exportation de civelles qui souhaitent posséder et exporter des civelles doivent détenir un permis de possession et un permis d’exportation.

Le règlement interdit de mélanger dans le même contenant des civelles qui ont été pêchées légalement au Canada avec des civelles qui ont été capturées illégalement au Canada.

Le règlement interdit le mélange d’anguilles juvéniles importées de toute espèce d’anguille avec des civelles capturées au Canada.

Le règlement interdit le descellement ou l’altération du sceau d’un contenant de civelles qui a été scellé pour l’exportation, sous réserve des conditions de permis qui permettent aux titulaires de permis de desceller un contenant scellé à certaines conditions.

Le règlement exige que tous les documents produits en vertu d’une condition des permis de possession et d’exportation soient conservés pendant au moins cinq ans à compter de la date d’expiration ou d’annulation du permis.

Application de certaines dispositions du Règlement de pĂŞche (dispositions gĂ©nĂ©rales) [RPDG]. Le règlement prĂ©cise que les dispositions et exigences suivantes du RPDG s’appliquent aussi aux fins du règlement sur les civelles :

B. Modifications du RPPM

Le règlement met Ă  jour le RPPM afin d’ajouter des tableaux distincts pour l’établissement des pĂ©riodes de fermeture pour les anguilles de plus de 10 centimètres par rapport aux civelles.

Les modifications au RPPM interdisent explicitement la pêche récréative de la civelle.

Le règlement modifie une disposition existante dans le RPPM relative aux trappes à anguilles afin de préciser qu’elle ne s’applique pas aux civelles.

C. Modification du Règlement de pĂŞche de l’Ontario (2007)

Le règlement apporte une modification corrĂ©lative Ă  l’article sur le poisson spĂ©cialement protĂ©gĂ© du Règlement de pĂŞche de l’Ontario (2007), afin d’inclure l’exigence que toute possession d’anguille d’AmĂ©rique de moins de 10 centimètres de longueur soit autorisĂ©e en vertu du règlement sur les civelles.

D. Modification du Règlement de pêche (dispositions générales)

Le règlement apporte une modification corrélative pour ajouter le règlement sur les civelles à la liste des règlements qui l’emportent sur le Règlement de pêche (dispositions générales) en cas de divergence entre les règlements.

Comparativement au projet de règlement publiĂ© prĂ©alablement dans la Partie I de la Gazette du Canada (GCI) le 29 juin 2024, le règlement dĂ©finitif a Ă©tĂ© modifiĂ© comme suit :

Élaboration de la réglementation

Consultation

Avant la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada, le MPO a consulté les groupes autochtones, les pêcheurs de civelles et de grandes anguilles, les provinces et les territoires, d’autres ministères fédéraux (AM) et les Canadiens au sujet du projet de règlement. La mobilisation a été menée de plusieurs façons.

En septembre 2023, le MPO a discutĂ© de la possibilitĂ© d’un nouveau règlement pour contrĂ´ler la possession et l’exportation de civelles avec le Groupe consultatif sur l’examen de la gestion des pĂŞches de la civelle, qui reprĂ©sente les titulaires de permis de pĂŞche non autochtones et autochtones de la civelle, et d’autres intervenants de l’industrie et d’organisations non gouvernementales de l’environnement. En dĂ©cembre 2023, le MPO a prĂ©sentĂ© un exposĂ© dĂ©taillĂ© sur le projet de règlement au Groupe consultatif. Les commentaires formulĂ©s au cours de cette sĂ©ance ont Ă©tĂ© positifs, et les titulaires de permis ont partagĂ© des renseignements prĂ©cieux sur la chaĂ®ne d’approvisionnement de la civelle et leurs pratiques commerciales qui sont pertinentes pour l’élaboration des conditions de permis pour les permis de possession et d’exportation proposĂ©s, comme les renseignements qu’ils consignent sur les transferts de civelles, la façon dont les contenants de civelles sont scellĂ©s et le processus d’exportation des civelles.

En dĂ©cembre 2023, le MPO a lancĂ© une page Web pour fournir aux Canadiens de l’information sur les principaux Ă©lĂ©ments du projet de règlement et solliciter leurs commentaires par courriel. La pĂ©riode des commentaires s’est dĂ©roulĂ©e du 8 dĂ©cembre 2023 au 23 janvier 2024. Le MPO a fait la promotion de cette pĂ©riode de commentaires sur les mĂ©dias sociaux et le site Web Consultations auprès des Canadiens et a envoyĂ© un courriel Ă  plusieurs centaines de personnes-ressources pour les diriger vers le site Web. La liste d’envoi Ă©lectronique nationale comprenait environ 55 acheteurs d’anguilles d’AmĂ©rique en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au QuĂ©bec, 34 importateurs et exportateurs d’anguilles, la plupart en Ontario, et un grand nombre d’autres organisations et de particuliers ayant des liens d’affaires connus avec la pĂŞche de la civelle. Elle comprenait aussi les Premières Nations Ă  l’extĂ©rieur de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick qui avaient manifestĂ© un intĂ©rĂŞt pour la conservation et la gestion des anguilles lors de consultations prĂ©cĂ©dentes dirigĂ©es par le MPO sur l’inscription Ă©ventuelle de l’anguille d’AmĂ©rique sur la liste de la Loi sur les espèces en pĂ©ril.

Le MPO a reçu 30 soumissions par courriel au sujet du projet de règlement en rĂ©ponse Ă  l’envoi et Ă  la page Web.

Les huit titulaires de permis de pêche de la civelle de 2023 en vertu du RPPM ont présenté une réponse écrite conjointe à l’appui du projet de règlement, mais ont soulevé des préoccupations au sujet de la capacité d’application de la loi et de l’absence d’accusations importantes pour décourager la pêche et les ventes illégales. Treize autres répondants, y compris le Conseil canadien des pêches, des pêcheurs individuels de civelles, des pêcheurs d’anguilles adultes et de simples citoyens, ont exprimé des préoccupations semblables au sujet de la capacité d’application de la loi et des pénalités. Ils ont demandé au MPO d’accroître ses activités d’application de la loi afin de prévenir les activités de pêche illégales et ils ont exprimé l’avis que le projet de règlement ne serait efficace que si le MPO l’appliquait adéquatement et administrait des pénalités et des amendes proportionnelles au prix des civelles. Le MPO convient qu’une application adéquate de la loi et des peines appropriées sera essentielle pour que le règlement ait l’effet souhaité.

Cinq simples citoyens ont recommandé que le MPO n’ouvre pas la pêche de la civelle en 2024 pour aider à reconstituer la population d’anguilles d’Amérique, et parce que, selon eux, il est peu probable que la pêche et la vente illégales de civelles puissent être contrôlées même avec de nouveaux règlements. Les fermetures de pêche et d’autres décisions de gestion des pêches ne sont pas visées par cette initiative de réglementation.

Les 11 autres rĂ©pondants, qui comprenaient des titulaires de permis et des associations de pĂŞche Ă  l’anguille adulte, des reprĂ©sentants de l’industrie de l’aquaculture et de simples citoyens, ont recommandĂ© des changements Ă  la gestion des pĂŞches en saison en ce qui concerne les engins et les pĂ©riodes de pĂŞche, ont demandĂ© au MPO de prioriser les conversations avec les communautĂ©s autochtones au sujet de l’accès et de la pĂŞche fondĂ©e sur les droits, ont demandĂ© que les pĂŞcheurs d’anguilles adultes et les exploitations aquacoles aient un accès prioritaire aux civelles, et ont demandĂ© plus de renseignements sur le projet de règlement. Les discussions sur l’accès et les dĂ©cisions de gestion des pĂŞches en saison ne sont pas visĂ©es par cette initiative de rĂ©glementation. Le MPO continue de consulter les groupes autochtones et les intervenants sur ces sujets au moyen de processus Ă©tablis.

Tout au long des mois de dĂ©cembre 2023 et de janvier 2024, le MPO a Ă©galement envoyĂ© Ă  13 Premières Nations de la Nouvelle-Écosse, Ă  15 Premières Nations du Nouveau-Brunswick et Ă  2 Premières Nations de l’Île-du-Prince-Édouard des courriels ciblĂ©s qui dĂ©crivaient le projet de règlement, demandaient des commentaires sur le projet et offraient de se rencontrer pour discuter du projet. La liste des destinataires incluait les Premières Nations qui ont des permis de pĂŞche de la civelle et celles qui ont manifestĂ© un intĂ©rĂŞt pour les civelles, mais qui n’ont pas encore eu de permis pour les rĂ©colter.

Le MPO a rencontré séparément les titulaires de permis de pêche de 2023, les Nations Wolastoqey au Nouveau-Brunswick (WNNB) et le Bureau de négociation Kwilmu’kw Maw-klusuaqn, ainsi que la Première Nation de Millbrook et la Nation Peskotomuhkati à Skutik, qui ont exprimé un intérêt pour la pêche de la civelle, pour présenter le projet de règlement.

Dans le cadre de ces activités de consultation, deux Premières Nations, l’une au Nouveau-Brunswick et l’autre à l’Île-du-Prince-Édouard, qui ne font pas partie de la chaîne d’approvisionnement de la civelle, n’avaient aucune objection au projet de règlement.

La WNNB a exprimé par écrit que le MPO ne devrait pas adopter de nouveaux règlements sans d’abord répondre à sa demande, en tant que titulaires de droits, pour un accès accru à la pêche. D’autres Premières Nations ont exprimé ce point de vue et ont dit au MPO, lors d’échanges de courriels ou de réunions, qu’avant d’envisager de discuter du projet de règlement, elles voulaient discuter d’un accès accru à la pêche de la civelle. Le sujet de l’accès dépasse la portée de la présente initiative de réglementation et est abordé dans le cadre d’activités de consultation distinctes.

Certaines Premières Nations ont également exprimé l’opinion générale que les permis de possession et d’exportation proposés porteraient atteinte à leurs droits issus de traités de pêcher et de vendre des civelles, et imposeraient un fardeau disproportionné à leurs activités de pêche de la civelle. Le MPO a besoin de plus de détails de la part des partenaires des Premières Nations sur les répercussions prévues sur les droits issus de traités et les activités de pêche pour éclairer la conception de la réglementation. De plus, certains représentants ont indiqué que les efforts déployés par le MPO pour collaborer avec eux jusqu’à maintenant n’ont pas constitué de consultations et ont indiqué que le projet de règlement devait être disponible pour commentaires afin de faciliter la consultation. Le MPO est voué à continuer de mobiliser directement les organisations représentatives des Premières Nations et les collectivités membres pour obtenir leurs points de vue sur le projet de règlement et mieux comprendre les répercussions possibles. Certaines Premières Nations ont exprimé leur frustration à l’égard de la gestion par le MPO de la pêche de la civelle au cours des saisons précédentes, en particulier la fermeture hâtive de la pêche en 2023, ce qui signifie qu’elles n’ont pas été en mesure de capturer leur quota complet.

Le MPO a tenu trois réunions interorganismes en 2023, avec des représentants de l’ASFC, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), d’Environnement et Changement climatique Canada et de Transports Canada et les provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick pour discuter des façons de renforcer la surveillance de la chaîne d’approvisionnement de la civelle, y compris de nouveaux règlements pour contrôler la possession et l’exportation des civelles. Les autres ministères fédéraux et les provinces ont exprimé leur appui à l’égard d’un système de traçabilité pour la chaîne d’approvisionnement de la civelle afin de décourager la vente et l’exportation de civelles récoltées illégalement.

En dĂ©cembre 2023, le MPO a prĂ©sentĂ© le projet de règlement aux provinces et aux territoires lors d’une rĂ©union du Groupe de travail intergouvernemental du Conseil canadien des ministres des PĂŞches et de l’Aquaculture. Les reprĂ©sentants des provinces et des territoires ont exprimĂ© un appui gĂ©nĂ©ral au règlement. Leurs principaux points Ă©taient d’assurer une application adĂ©quate du projet de règlement et de trouver des moyens de mieux appliquer la pĂŞche de la civelle pour contrĂ´ler l’activitĂ© de pĂŞche illĂ©gale. Le MPO a Ă©galement rencontrĂ© des reprĂ©sentants de la province de QuĂ©bec pour discuter du Plan d’action de la province sur l’anguille d’AmĂ©rique et de leur dĂ©sir de veiller Ă  ce que le projet de règlement n’ait pas par inadvertance d’incidence sur le plan de la province visant Ă  reconstituer les stocks de civelles dans les rivières provinciales. Les reprĂ©sentants provinciaux Ă©taient convaincus que l’exception proposĂ©e Ă  l’interdiction de possĂ©der des civelles aux fins de transfert et de remise Ă  l’eau dans un habitat du poisson rĂ©pond adĂ©quatement aux objectifs de leur programme de reconstitution des stocks.

Publication prĂ©alable dans la Gazette du Canada, Partie I

Le projet de règlement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada (GCI) le 29 juin 2024 pour une pĂ©riode de commentaires de 70 jours. Le MPO a informĂ© les parties potentiellement concernĂ©es, y compris les intervenants contactĂ©s en dĂ©cembre, de l’occasion de fournir des commentaires dans des courriels envoyĂ©s le 2 juillet 2024. Il a Ă©galement envoyĂ© un rappel le 8 aoĂ»t 2024. De plus, une lettre a Ă©tĂ© envoyĂ©e le 7 aoĂ»t 2024 Ă  huit exportateurs de civelles potentiels de l’Ontario pour lesquels le MPO n’avait pas trouvĂ© d’adresse courriel.

Le 21 juin, le 2 juillet, le 8 ainsi que le 30 aoĂ»t 2024, des courriels ont Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  22 Premières Nations de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick qui participent Ă  la pĂŞche Ă  la civelle ou qui ont manifestĂ© un intĂ©rĂŞt Ă  l’égard d’une participation Ă  cette pĂŞche qui les invitaient Ă  une rencontre visant Ă  discuter de la proposition.

Par l’entremise du Système de consultation en ligne sur la rĂ©glementation (SCLR), 17 personnes ont commentĂ©, notamment des pĂŞcheurs de civelles, des citoyens concernĂ©s, des organisations non gouvernementales environnementales, des organisations de pĂŞche et un groupe reprĂ©sentatif de Premières Nations. Il est possible de les consulter dans la GCI. Quinze (15) des 17 commentateurs ont dit appuyer le projet de règlement ou l’adoption de mesures pour soutenir la conservation de l’espèce.

Quatre commentateurs ont demandĂ©, par l’entremise du SCLR, des modifications aux circonstances dans lesquelles une personne est exemptĂ©e d’avoir besoin d’un permis de possession. Ils ont soulevĂ© des inquiĂ©tudes que les exemptions ciblant les pĂŞcheurs autorisĂ©s, les transporteurs commerciaux et les exploitants d’installations d’aquaculture pourraient crĂ©er des failles qui risquaient d’être exploitĂ©es en permettant aux personnes de ces catĂ©gories de possĂ©der lĂ©galement des civelles sans ĂŞtre soumises Ă  la surveillance du MPO puisqu’elles dĂ©tiennent un permis de possession. Le MPO considère que les exemptions sont bien ciblĂ©es et rĂ©duisent le fardeau administratif des entreprises canadiennes sans compromettre les rĂ©sultats souhaitĂ©s du règlement. Les transporteurs commerciaux visĂ©s par l’exemption sont gĂ©nĂ©ralement de grandes multinationales qui n’ont aucun droit ou intĂ©rĂŞt direct ou indirect sur ce qu’ils transportent; elles transportent simplement des colis du point A au point B. Demander Ă  ces entreprises d’obtenir un permis de possession procurerait peu d’avantages, Ă  moins qu’on leur demande Ă©galement de vĂ©rifier si un colis contient des civelles, de vĂ©rifier que l’expĂ©diteur et le destinataire dĂ©tiennent les permis appropriĂ©s pour possĂ©der de la civelle et de tenir des documents. De telles activitĂ©s de vĂ©rification et de tenue de documents entraĂ®neraient des coĂ»ts aux transporteurs commerciaux, que le MPO considĂ©rait comme disproportionnĂ©s par rapport aux avantages prĂ©vus.

Dans le cas des pêcheurs autorisés et des exploitants aquacoles, le MPO considère également que les exemptions sont bien ciblées parce que les personnes de ces catégories doivent obtenir des permis distincts pour pêcher et pratiquer des activités d’élevage de poissons, respectivement. Il existe donc d’autres permis en place pour s’assurer que ces personnes possèdent des civelles légalement et pour restreindre la portée de leurs activités de possession autorisées. Le MPO suivra de près la pertinence de ces exemptions et, si elles sont jugées problématiques, cherchera à les modifier à l’avenir.

Par l’entremise du SCLR, cinq commentateurs ont demandé au MPO d’imposer des contrôles plus serrés aux civelles importées. Ils ont souligné que les importations de civelles au Canada contribuent aux activités illégales de récolte de civelles dans des pays étrangers et sont utilisées comme méthode pour masquer les exportations de civelles qui ont été illégalement capturées dans les eaux canadiennes. Les commentateurs ont demandé que le règlement soit utilisé pour restreindre ou interdire l’introduction de civelles importées dans la chaîne d’approvisionnement canadienne. Même si les civelles importées sont soumises au règlement, le MPO a dû s’assurer que les contrôles sur les civelles importées sont compatibles avec les obligations au titre d’accords commerciaux du Canada et sont autorisés selon la Loi sur les pêches. Pour ces raisons, le règlement impose les mêmes restrictions à la possession et à l’exportation des civelles importées que les civelles récoltées à l’échelle du pays.

À la suite des commentaires reçus des provinces du Québec et de l’Ontario et de l’ACIA, le projet de règlement a été modifié en vue de l’exemption des employés des gouvernements provinciaux et de l’ACIA de la nécessité d’un permis de possession pour les civelles dans le cadre de leurs fonctions.

Au cours de la pĂ©riode de commentaires de la GCI, le MPO a discutĂ© du projet de règlement, y compris les conditions prĂ©vues de permis, lors de trois rĂ©unions du Groupe consultatif sur l’examen de la gestion des pĂŞches de la civelle. Aucun titulaire de permis de pĂŞche existant n’a formulĂ© d’autre commentaire sur le projet de règlement au cours de ces rĂ©unions. Le MPO a Ă©galement tenu des rĂ©unions bilatĂ©rales avec six groupes autochtones reprĂ©sentant 20 Premières Nations de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick qui ont rĂ©pondu Ă  la demande du MPO de se rencontrer pour discuter de la proposition.

Au cours de ces réunions, et par la suite d’après des commentaires écrits soumis directement au MPO par cinq groupes autochtones, des représentants des Premières Nations ont fait écho à des commentaires antérieurs selon lesquels le projet de règlement contrevient à leur droit de pêcher et de vendre du poisson dans le but d’assurer une subsistance convenable et ont maintenu leur position selon laquelle les Premières Nations ne devraient pas avoir besoin d’un permis pour exercer leurs droits issus de traités. Quatre groupes autochtones ont également exprimé le désir de gouverner elles-mêmes leur pêche à la civelle et leurs activités au sein de la chaîne d’approvisionnement, notamment en établissant, en mettant en œuvre et en appliquant leurs propres plans de gestion des pêches et de conservation et mesures de traçabilité de la civelle. De plus, deux Premières Nations ont recommandé que le MPO garde la pêche à la civelle fermée jusqu’à ce qu’elles aient élaboré ces plans propres à leurs nations.

Le MPO considère que le rĂ©gime du projet de règlement est une rĂ©ponse nĂ©cessaire et proportionnelle au relâchement des règles observĂ© dans la pĂŞche de la civelle au cours des dernières annĂ©es. Sans mesures de rĂ©glementation visant l’amĂ©lioration de la traçabilitĂ© et de l’application de la loi dans la pĂŞche de la civelle, le MPO est d’avis que la pĂŞche de la civelle ne peut ĂŞtre ouverte de manière sĂ©curitaire et ordonnĂ©e en 2025 et qu’il est fort probable que la pĂŞche reste fermĂ©e Ă  tous les participants en 2025 et au-delĂ . Le Ministère ne considère pas que continuer Ă  fermer de façon prĂ©ventive la pĂŞche de la civelle est une approche acceptable parce qu’elle continuera d’avoir des rĂ©percussions socioĂ©conomiques importantes, y compris sur la capacitĂ© des Premières Nations d’exercer leur droit revendiquĂ© de pĂŞcher et de vendre des civelles dans le but d’assurer une subsistance convenable. ConformĂ©ment au nouveau règlement, les Premières Nations pourront continuer d’exercer leur droit de subsistance convenable de vendre du poisson en obtenant, au besoin, un permis de possession et d’exportation, et respecter les conditions de ces permis, comme elles doivent obtenir un permis et respecter les conditions du permis pour exercer leur droit revendiquĂ© Ă  l’égard de la pĂŞche Ă  la civelle. Par ailleurs, les personnes qui ne souhaitent pas obtenir un permis de possession et d’exportation pour participer Ă  la chaĂ®ne d’approvisionnement après la rĂ©colte peuvent choisir de vendre leurs rĂ©coltes autorisĂ©es, sans permis supplĂ©mentaire en vertu du règlement sur les civelles, Ă  une autre partie qui dĂ©tient un permis de possession, Ă  condition que cette autre partie figure sur son permis de pĂŞche. Afin de permettre au MPO de dĂ©celer l’expĂ©dition illĂ©gale de civelles et d’intervenir dans ce cas-lĂ , le Ministère doit avoir un accès centralisĂ© aux donnĂ©es sur le transport de toutes les civelles capturĂ©es lĂ©galement au Canada en temps quasi rĂ©el jusqu’à l’exportation et doit ĂŞtre en mesure d’inspecter et de vĂ©rifier les activitĂ©s de la chaĂ®ne d’approvisionnement de tous les titulaires de permis. Par consĂ©quent, les demandes des Premières Nations de dĂ©velopper leurs propres systèmes de traçabilitĂ© et protocoles d’application de la loi ne sont pas conformes Ă  l’objectif rĂ©glementaire et ne peuvent ĂŞtre prises en compte.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

L’anguille d’Amérique est largement répartie sur la côte Est du Canada, aussi loin au nord que la côte du centre du Labrador jusqu’à la rivière English, près de Postville. Cela recoupe un traité moderne, l’Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador. Ce n’est pas clair si les civelles, le stade juvénile du cycle de vie de l’anguille d’Amérique, sont présentes au Labrador, ou si la répartition de l’anguille d’Amérique sur le territoire des Inuit du Labrador se produit uniquement aux stades ultérieurs de la vie par la migration. À l’heure actuelle, il n’existe pas de permis de pêche commerciale des civelles au Nunatsiavut.

ConformĂ©ment Ă  la Directive du cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© menĂ©e dans le cadre de l’initiative de rĂ©glementation. Cette Ă©valuation a permis de conclure que la mise en Ĺ“uvre de cette initiative de rĂ©glementation n’aura probablement aucune incidence nĂ©gative sur les droits, les intĂ©rĂŞts ou les dispositions relatives Ă  l’autonomie gouvernementale de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador. Le 18 dĂ©cembre 2023, le MPO a envoyĂ© une lettre au Conseil mixte des pĂŞches des monts Torngat pour l’inviter Ă  formuler des commentaires sur le projet de règlement et lui demander une rĂ©ponse d’ici le 5 janvier 2024. Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue avant la date de rĂ©ponse demandĂ©e ni au cours des mois qui ont suivi. Le MPO continuera de respecter les obligations de consultation Ă©noncĂ©es dans ce traitĂ© moderne.

Choix de l’instrument

Seule une solution réglementaire a été envisagée en raison de son applicabilité. Les règlements permettent au MPO d’imposer des exigences exécutoires, y compris au moyen de conditions de permis, et d’imposer des conséquences en cas de non-conformité. Au moment de choisir l’approche pour la solution réglementaire, le MPO a examiné ce que l’État du Maine a fait en réponse à son problème similaire de récolte non autorisée généralisée de civelles. Lors de discussions avec le MPO, les représentants du Maine ont estimé que leur cadre de contrôle après la récolte était une cause principale de la réussite du contrôle de leur pêche, un cadre qui est également axé sur la réglementation de la possession de civelles par les négociants (acheteurs, vendeurs et exportateurs), le suivi des stocks et des transferts, et l’inspection et le scellement des exportations.

Analyse de la réglementation

Les répercussions socioéconomiques liées à l’initiative de réglementation s’articulent autour du concept de l’analyse coûts-avantages, des répercussions économiques régionales et de la répartition des répercussions économiques. Cette approche est conforme à celle suivie dans d’autres analyses entreprises par le MPO et est conforme aux exigences du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en matière d’étude d’impact de la réglementation. Les répercussions supplémentaires sont estimées en comparant un scénario de référence au scénario réglementaire.

La rĂ©fĂ©rence ci-après Ă  l’« initiative de rĂ©glementation Â» englobe Ă  la fois le règlement et les exigences prĂ©vues dĂ©coulant des conditions de permis.

Avantages et coûts

Cadre analytique

En raison des limites et des incertitudes en matière de donnĂ©es, les coĂ»ts indiquĂ©s ne sont pas tous quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s et sont discutĂ©s de façon qualitative, le cas Ă©chĂ©ant. Le cadre gĂ©nĂ©ral de l’analyse coĂ»ts-avantages pour la prĂ©sente analyse est fondĂ© sur les Ă©lĂ©ments suivants :

Le rapport de l’analyse des coûts-avantages est disponible sur le site Web du MPO.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Le scénario de référence comprend les règlements existants pour la pêche commerciale qui régissent les permis de pêche commerciale autorisant la pêche à la civelle. Suivant leur capture, les civelles sont gardées dans des installations d’entreposage, où les exploitants s’occupent de leur exportation par avion vers les pays asiatiques ou les vendent à des acheteurs ou des exportateurs intermédiaires. Cependant, dans le scénario de référence, il n’y a pas de permis pour gérer la possession de civelles dans les installations d’entreposage et l’exportation de civelles.

Dans le scénario réglementaire, des permis supplémentaires sont requis pour que les entreprises et les particuliers puissent posséder et exporter des civelles. L’initiative de réglementation impose également des exigences pour que les civelles soient capturées au Canada et importées dans des réservoirs distincts aux installations d’entreposage. Par conséquent, ces exigences entraînent des coûts supplémentaires.

Coûts différentiels
Industrie

Les coûts différentiels de l’initiative de réglementation sont assumés principalement par les titulaires de permis de possession, ce qui comprend les exploitants d’installations d’entreposage, tandis qu’une petite partie est assumée par les titulaires de permis d’exportation.

Changements apportés aux coûts de l’industrie comparativement à la GCI

Les coĂ»ts diffĂ©rentiels estimĂ©s et prĂ©sentĂ©s dans la GCI ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s par le Ministère en fonction d’une meilleure comprĂ©hension des exigences de dĂ©claration et de tenue de documents qui devraient ĂŞtre appliquĂ©es aux intervenants en vue de l’atteinte des objectifs de traçabilitĂ©. Voici quelques-unes des principales modifications qui ont Ă©tĂ© apportĂ©es :

En raison de ces changements et de la baisse des estimations de coûts de déclaration, les coûts administratifs totaux pour l’industrie ont considérablement diminué. Les coûts différentiels de conformité et administratifs pris en charge par chaque groupe sont présentés ci-dessous.

Permis de possession

Les personnes qui doivent obtenir un permis de possession de civelles assumeront des coĂ»ts administratifs pour remplir la demande de permis. On estime qu’un total de 93 permis de possession seront dĂ©livrĂ©s en fonction des hypothèses suivantes :

De plus, l’estimation des coĂ»ts de l’initiative de rĂ©glementation pour les titulaires de permis de possession est fondĂ©e sur le temps nĂ©cessaire pour remplir la demande de permis, soit une demi-heure Ă  un salaire moyen de 33,55 $ l’heure.

La valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux pour les titulaires de permis de possession est estimĂ©e Ă  environ 11 700 $ pour 93 permis de possession au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, avec une valeur annualisĂ©e d’environ 1 700 $.

Installations d’entreposage

La plupart des titulaires de permis de possession exploiteront une installation d’entreposage, comme une structure permanente dotĂ©e de rĂ©servoirs pour garder les civelles en vie. Toutes les installations d’entreposage doivent ĂŞtre exploitĂ©es au titre d’un permis de possession. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les installations d’entreposage comprennent (a) la modernisation de l’installation nĂ©cessaire pour que les civelles capturĂ©es et importĂ©es au Canada demeurent sĂ©parĂ©es, (b) les coĂ»ts de dĂ©claration associĂ©s Ă  la manutention et Ă  l’exportation des civelles pĂŞchĂ©es au pays, et les coĂ»ts de dĂ©claration associĂ©s Ă  l’importation ainsi qu’à la manutention et l’exportation subsĂ©quentes de civelles pĂŞchĂ©es Ă  l’étranger, (c) les exigences de tenue de documents (p. ex. se prĂ©parer aux vĂ©rifications, aux inspections et aux enquĂŞtes), (d) les coĂ»ts d’étiquetage des civelles pĂŞchĂ©es au Canada et des civelles importĂ©es et (e) les coĂ»ts des contenants qui isolent les civelles pĂŞchĂ©es au Canada des civelles importĂ©es.

Les principales hypothèses pour l’analyse des rĂ©percussions de l’initiative de rĂ©glementation sur les titulaires de permis de possession pour l’exploitation d’installations d’entreposage sont les suivantes :

En fonction de ce qui prĂ©cède, le tableau 1 prĂ©sente les coĂ»ts diffĂ©rentiels dĂ©taillĂ©s Ă  engager par les exploitants des installations d’entreposage.

Tableau 1 : Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les installations d’entreposage
(En $ de 2023, actualisĂ©s Ă  7 % sur 10 ans)
Description des coûts Coût estimatif (GCI) Coût estimatif (GCII) Changement de GCI à GCII
AmĂ©lioration des installations d’entreposage 12 000 $ 12 000 $ 0 $
CoĂ»ts de dĂ©claration 1 891 020 $ 234 802 $ - 1 656 218 $
CoĂ»ts de tenue de documents 151 282 $ 151 282 $ 0 $
CoĂ»ts d’étiquetage 6 000 $ 6 000 $ 0 $
CoĂ»t des contenants 0 $ 33 819 $ 33 819 $
COĂ›T TOTAL 2 060 302 $ 437 902 $ - 1 622 400 $

Note : Les valeurs ayant Ă©tĂ© arrondies, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©.

De plus, les installations d’entreposage peuvent engager des coûts d’entretien négligeables pour les réservoirs supplémentaires. Cela comprend l’analyse et la surveillance des paramètres de l’eau, les changements périodiques de l’eau et le nettoyage des réservoirs. Ces activités sont effectuées sur tous les réservoirs et non seulement sur les nouveaux, de sorte que les coûts pour les exploitants des installations devraient être marginaux.

La valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux des installations d’entreposage est estimĂ©e Ă  environ 0,4 million de dollars pour les 60 installations au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, et la valeur annualisĂ©e est estimĂ©e Ă  environ 62 000 $.

Permis d’exportation

Les exportateurs de civelles assumeront les coûts liés à la préparation de la demande de permis d’exportation.

Le nombre d’exportateurs estimĂ©s est de 35, soit 29 exportateurs existants, 3 nouveaux exportateurs potentiels et 3 pĂŞcheurs commerciaux. On estime Ă©galement que le temps nĂ©cessaire pour remplir une demande de permis est d’une demi-heure Ă  un salaire moyen de 33,55 $ l’heure.

La valeur actualisĂ©e du coĂ»t diffĂ©rentiel total pour 35 titulaires de permis d’exportation est estimĂ©e Ă  4 400 $ sur la pĂ©riode de 10 ans, avec une valeur annualisĂ©e d’environ 630 $. Les exportateurs de civelles peuvent en outre assumer des coĂ»ts diffĂ©rentiels nĂ©gligeables pour se conformer aux conditions de leurs permis d’exportation afin de fournir leur numĂ©ro de permis d’exportation de civelles et leur numĂ©ro d’identification d’expĂ©dition destinĂ©e Ă  l’exportation attribuĂ© par le MPO dans des champs auparavant facultatifs des dĂ©clarations d’exportation de l’ASFC.

Coûts gouvernementaux

Le MPO engagera des coĂ»ts pour appliquer l’initiative de rĂ©glementation et pour mener des activitĂ©s de conformitĂ© et d’application de la loi. L’ASFC engagerait quant Ă  elle des coĂ»ts marginaux nĂ©gligeables pour aider le MPO dans ces activitĂ©s, au besoin. La valeur actualisĂ©e du coĂ»t total pour le gouvernement est estimĂ©e Ă  25,8 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, avec une valeur annualisĂ©e de 3,7 millions de dollars.

Les coĂ»ts gouvernementaux comprennent :

Modifications au RPPM, au Règlement de pêche de l’Ontario et au Règlement de pêche (dispositions générales) [RPDG]

La modification au RPPM pour permettre au MPO de fermer la pĂŞche Ă  la civelle dans des rivières par une ordonnance de modification sans que la fermeture touche la pĂŞche Ă  la grande anguille profite au MPO en facilitant la gestion distincte de ces deux pĂŞches. On ne s’attend pas Ă  ce que cela apporte un avantage quantifiable Ă  la pĂŞche Ă  la grande anguille puisque le MPO n’a pas eu recours au paragraphe 37(1) du RPPM pour fermer la pĂŞche Ă  la civelle au cours des dernières annĂ©es en raison des rĂ©percussions collatĂ©rales que cela aurait eues sur la pĂŞche Ă  la grande anguille. L’interdiction de la pĂŞche rĂ©crĂ©ative Ă  la civelle n’a aucune rĂ©percussion sur qui que ce soit, car elle n’est pas autorisĂ©e Ă  l’heure actuelle et il n’est pas prĂ©vu qu’elle le soit dans l’avenir. Les autres modifications corrĂ©latives au Règlement de pĂŞche de l’Ontario et au RPDG n’ont aucune incidence supplĂ©mentaire sur les intervenants, car elles sont entreprises pour veiller Ă  ce que les exigences du règlement sur les civelles soient harmonisĂ©es avec celles de ces autres règlements.

Résumé de l’analyse coûts-avantages

En rĂ©sumĂ©, l’initiative de rĂ©glementation impose des coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux d’environ 0,5 million de dollars avec une valeur annualisĂ©e de 64 600 $ pour l’industrie, et de 25,8 millions de dollars avec une valeur annualisĂ©e de 3,7 millions de dollars pour le gouvernement.

L’initiative de réglementation n’entraîne aucun avantage supplémentaire.

Le tableau 2 rĂ©sume les coĂ»ts diffĂ©rentiels.

Tableau 2 : CoĂ»ts financiers supplĂ©mentaires (en $ de 2023, actualisĂ©s Ă  7 % sur 10 ans)
Intervenant touché Description du coût Année de référence En milieu d’année Dernière année Valeur actualisée totale Valeur annualisée
Gouvernement Total 2 794 074 $ 1 811 796 $ 1 291 786 $ 25 765 513 $ 3 668 429 $
Industrie Temps pour remplir une demande de permis de possession 1 560 $ 1 190 $ 849 $ 11 724 $ 1 669 $
AmĂ©lioration des installations d’entreposage 12 000 $ 12 000 $ 1 709 $
DĂ©claration des installations d’entreposage 31 243 $ 23 835 $ 16 994 $ 234 802 $ 33 430 $
Tenue de documents des installations d’entreposage 20 130 $ 15 357 $ 10 949 $ 151 282 $ 21 539 $
CoĂ»ts d’étiquetage des installations d’entreposage 6 000 $ 6 000 $ 854 $
Contenants d’exportation des installations d’entreposage 4 500 $ 3 433 $ 2 448 $ 33 819 $ 4 815 $
Temps pour remplir une demande de permis d’exportation 587 $ 448 $ 319 $ 4 412 $ 628 $
Total des coĂ»ts de l’industrie 76 021 $ 44 264 $ 31 559 $ 454 039 $ 64 645 $
Ensemble des intervenants COĂ›TS TOTAUX 2 870 095 $ 1 856 060 $ 1 323 345 $ 26 219 552 $ 3 733 074 $
Note : Les valeurs ayant Ă©tĂ© arrondies, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©.
Analyse de sensibilité

En raison de l’incertitude entourant le nombre de titulaires de permis de possession estimĂ©s et le nombre d’installations d’entreposage nĂ©cessitant des amĂ©liorations, une analyse a Ă©tĂ© entreprise pour Ă©valuer l’incidence des changements sur ces deux groupes. Pour tenir compte de cette incertitude, nous avons Ă©tendu les analyses Ă  139 titulaires de permis de possession (46 titulaires de permis de possession de plus que ceux estimĂ©s ci-dessus). Cela comprend 59 acheteurs en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, 41 acheteurs en Ontario, 35 exportateurs et 4 titulaires de permis de pĂŞche commerciale. De plus, le nombre d’installations d’entreposage pouvant nĂ©cessiter des amĂ©liorations a doublĂ©, passant de 12 Ă  24, afin de tenir compte de l’incertitude.

En raison des changements apportĂ©s aux permis de possession et aux amĂ©liorations des installations d’entreposage, le coĂ»t supplĂ©mentaire total pour l’industrie augmente d’environ 18 000 $, soit une augmentation de moins de 4 %. L’augmentation des coĂ»ts totaux pour les entreprises est principalement attribuable Ă  celle du nombre d’installations d’entreposage nĂ©cessitant des amĂ©liorations, ce qui reprĂ©sente 67 % de l’augmentation des coĂ»ts.

Lentille des petites entreprises

Les entreprises rĂ©glementĂ©es dans le cadre du nouveau règlement appartiennent toutes Ă  la catĂ©gorie des petites entreprises. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels prĂ©vus de l’initiative de rĂ©glementation pour les petites entreprises comprennent les coĂ»ts engagĂ©s pour l’application des permis de possession et d’exportation, la dĂ©claration et la tenue de documents. Toutefois, ces coĂ»ts n’imposent pas un fardeau important aux petites entreprises (voir le tableau 3 ci-dessous). L’initiative de rĂ©glementation est l’option la moins contraignante pour les petites entreprises, car cela leur permet de poursuivre la pĂŞche Ă  la civelle sans nuire aux objectifs de l’initiative de rĂ©glementation.

Tableau 3 : CoĂ»ts (en $ de 2023, actualisĂ©s Ă  7 % sur 10 ans)
Administration ou conformité Description du coût Valeur actualisée Valeur annualisée
Administration Temps nĂ©cessaire pour remplir la demande de permis de possession et d’exportation, et coĂ»ts de dĂ©claration et de tenue de documents des installations d’entreposage 402 220 $ 57 266 $
ConformitĂ© Modernisation des installations d’entreposage, Ă©tiquetage des contenants des installations d’entreposage et contenants d’exportation supplĂ©mentaires 51 819 $ 7 378 $
Total CoĂ»ts totaux 454 039 $ 64 644 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car l’initiative de rĂ©glementation impose des coĂ»ts administratifs supplĂ©mentaires aux entreprises. La proposition est considĂ©rĂ©e comme un ajout au fardeau en vertu de la règle et un nouveau titre de règlement serait introduit.

Les nouvelles exigences administratives concernent (i) les demandes de permis (pour les activitĂ©s de possession et d’exportation), (ii) les activitĂ©s de dĂ©claration (liĂ©es Ă  la manutention et Ă  l’exportation de civelles pĂŞchĂ©es au Canada et Ă  l’importation ainsi qu’à la manutention et Ă  l’exportation subsĂ©quentes de civelles pĂŞchĂ©es Ă  l’étranger) et (iii) les activitĂ©s saisonnières de tenue de documents. Ainsi, le règlement entraĂ®nerait un coĂ»t administratif total annualisĂ© de 19 075 $.

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, l’évaluation des rĂ©percussions administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pendant une pĂ©riode de dix ans Ă  compter de l’enregistrement. Toutes les valeurs Ă©numĂ©rĂ©es dans cette section sont prĂ©sentĂ©es en $ de 2012, actualisĂ©es Ă  2012 Ă  un taux de 7 %.

Tableau 4 : CoĂ»ts administratifs (en $ canadiens constants de 2012, valeur actualisĂ©e de l’annĂ©e de base 2012)
Description Montant
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s 19 075 $
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s par entreprise 101 $

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Cette initiative de réglementation n’est pas liée à un plan de travail ni à un engagement pris dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a été effectuée afin de déterminer si la mise en œuvre de l’initiative de réglementation pourrait entraîner des effets environnementaux importants. Il a été déterminé que l’initiative de réglementation pourrait avoir d’importants effets positifs sur l’environnement si le résultat escompté de la réduction de la pêche illicite est atteint.

La rĂ©duction de la pression totale de pĂŞche sur la civelle contribuera Ă  la conservation de la population d’anguilles d’AmĂ©rique. Les activitĂ©s de pĂŞche non autorisĂ©es sont plus susceptibles d’endommager l’habitat sensible du poisson et de ne pas tenir compte des mesures d’attĂ©nuation imposĂ©es aux pĂŞcheurs de civelles titulaires de permis, y compris les quantitĂ©s maximales de civelles pouvant ĂŞtre capturĂ©es dans une rivière donnĂ©e et les restrictions de placement des engins de pĂŞche visant Ă  rĂ©duire les prises accessoires et Ă  permettre Ă  certaines civelles de se dĂ©placer. Par consĂ©quent, la rĂ©duction des activitĂ©s de pĂŞche non autorisĂ©es peut avoir une incidence Ă©cologique positive qui va au-delĂ  de la simple rĂ©duction de la quantitĂ© totale de civelles capturĂ©es au Canada. L’initiative de rĂ©glementation aide Ă  appuyer l’objectif 15 de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable, qui consiste Ă  protĂ©ger et Ă  rĂ©tablir les espèces et Ă  conserver la biodiversitĂ© canadienne. Elle aide Ă©galement Ă  appuyer l’objectif 14, qui est de conserver et de protĂ©ger les ocĂ©ans du Canada, en particulier la cible 14.4 qui vise Ă  rĂ©glementer efficacement la pĂŞche et Ă  mettre un terme Ă  la surpĂŞche, Ă  la pĂŞche illicite, non dĂ©clarĂ©e et non rĂ©glementĂ©e.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le groupe dĂ©mographique qui devrait ĂŞtre le plus touchĂ© par le règlement est principalement composĂ© d’hommes, âgĂ©s de plus de 45 ans, et qui ne possèdent pas de diplĂ´me d’études postsecondaires. L’autre groupe dĂ©mographique important serait celui des communautĂ©s autochtones, en particulier au moment oĂą les discussions sur l’accès et l’allocation pour cette pĂŞche se poursuivent. Ces groupes bĂ©nĂ©ficieraient Ă©galement du rĂ©sultat prĂ©vu du règlement, Ă  savoir le rĂ©tablissement d’une gestion et d’un contrĂ´le adĂ©quats de la pĂŞche.

Justification

L’effet immédiat du règlement est d’établir une infraction claire et exécutoire relative à la possession non autorisée de civelles au Canada. Le règlement érige en infraction le fait de posséder des civelles sans permis de possession, avec des exemptions limitées principalement pour ceux qui capturent des civelles en vertu d’un permis de pêche. Cela aura une incidence immédiate puisque les agents des pêches et d’autres agents d’application de la loi peuvent déterminer rapidement si une infraction a été commise lorsqu’une personne est trouvée en possession de civelles. En revanche, avec l’infraction actuelle de possession de poissons capturés en violation de la Loi sur la pêche ou de ses règlements, le personnel chargé de l’application de la loi doit s’engager dans des activités d’enquête exigeant beaucoup de temps et de ressources pour prouver que les civelles possédées ont été capturées de manière illégale. Le règlement devrait entraîner un plus grand nombre d’infractions liées à la possession, ce qui aura un effet dissuasif général sur quiconque exerce ses activités en dehors de la pêche réglementée.

La mise en œuvre de l’initiative de réglementation devrait faire en sorte qu’il soit plus difficile pour les pêcheurs non autorisés de trouver des acheteurs consentants pour leurs civelles, car les participants autorisés à la chaîne de distribution de civelles seront soumis à une inspection et à une vérification. Il serait donc plus risqué pour eux de manipuler les civelles capturées illégalement. Les exportateurs non autorisés qui tenteraient d’exercer leurs activités en dehors du nouveau cadre de délivrance de permis trouveront également plus difficile d’exporter leurs contenants, qui ne sont pas soumis aux nouvelles mesures (par exemple scellement, identificateur unique) introduites pour différencier les exportations légales et illégales de civelles arrivant à l’aéroport. Comme les pêcheurs non autorisés auraient de la difficulté à trouver des acheteurs et des exportateurs consentants, on suppose que cela pourrait décourager de nombreux pêcheurs non autorisés à capturer la civelle. Puisqu’elles découlent d’une activité illégale, ces pertes ne sont pas prises en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Applicabilité du règlement aux anguilles juvéniles importées

Les civelles sont importĂ©es au Canada en provenance d’autres pays, comme HaĂŻti, la RĂ©publique dominicaine et Cuba, principalement pour ĂŞtre rĂ©exportĂ©es vers les marchĂ©s asiatiques. Le règlement comprend des exigences et des interdictions applicables aux civelles importĂ©es, car le transit de civelles provenant de l’étranger au Canada donne l’occasion de blanchir des civelles qui ont Ă©tĂ© capturĂ©es illĂ©galement au Canada, puisque des civelles capturĂ©es illĂ©galement pourraient ĂŞtre mĂ©langĂ©es Ă  ces exportations de civelles importĂ©es. En vertu du règlement, les importations d’anguilles juvĂ©niles en provenance d’autres pays peuvent se poursuivre, mais les importations de civelles sont assujetties au règlement, notamment les exigences liĂ©es Ă  la nĂ©cessitĂ© d’obtenir un permis de possession et d’exportation. Pour faciliter la traçabilitĂ© et le suivi des civelles capturĂ©es au Canada, les titulaires de permis seront tenus de sĂ©parer les civelles provenant du Canada et les anguilles importĂ©es de moins de 10 centimètres de long, quelle que soit l’espèce, au sein de leurs installations et pendant l’exportation, et de suivre sĂ©parĂ©ment les inventaires et les transferts de civelles provenant du Canada et de celles importĂ©es.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement concernant la possession et l’exportation de civelles et les modifications au RPPM, au Règlement de pĂŞche de l’Ontario (2007) et au Règlement de pĂŞche (dispositions gĂ©nĂ©rales) entrent en vigueur le 1er mars 2025, plutĂ´t que sur son enregistrement comme proposĂ© lors de la publication prĂ©alable. Le MPO a dĂ©terminĂ© qu’une entrĂ©e en vigueur le 1er mars est nĂ©cessaire pour permettre une transition ordonnĂ©e vers le nouveau cadre de dĂ©livrance de permis. Le dĂ©lai permettra au MPO de soutenir les nouveaux titulaires de permis grâce Ă  des mesures de promotion de la conformitĂ© visant Ă  familiariser les nouveaux venus avec les exigences. Cela donnera Ă©galement Ă  ceux qui ont besoin de nouveaux permis le temps de poser des questions, de demander et d’obtenir le(s) permis appropriĂ©(s) avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement le 1er mars.

Les parties intéressées peuvent présenter une demande de permis de possession ou d’exportation de civelles au MPO au titre du règlement. De plus amples renseignements sur le processus de demande et les obligations des titulaires de permis sont disponibles sur le site Web du MPO.

Le MPO délivrera des permis de possession et d’exportation pour une période de validité d’un an, et les titulaires de permis doivent obtenir un nouveau permis chaque année.

Le MPO n’a pas l’intention de limiter le nombre de nouveaux permis de possession et d’exportation, ce qui signifie qu’ils seront dĂ©livrĂ©s Ă  tous les demandeurs admissibles. Deux critères s’appliquent Ă  une demande de permis : le demandeur ne doit pas ĂŞtre en dĂ©faut de paiement d’une amende relativement Ă  une contravention Ă  la Loi sur les pĂŞches, et toute installation d’entreposage qui doit ĂŞtre indiquĂ©e sur un permis de possession doit ĂŞtre situĂ©e Ă  un endroit fixe et ne peut ĂŞtre une habitation privĂ©e.

Conditions de permis

Certains éléments du nouveau cadre de contrôle pour la possession et l’exportation seront mis en œuvre en précisant les conditions des permis. Cette approche permet la souplesse et l’adaptabilité à mesure que l’industrie change et que les besoins en matière de surveillance évoluent.

Ă€ l’entrĂ©e en vigueur du règlement, le MPO prĂ©voit d’imposer des conditions aux permis de possession qui :

Le MPO prévoit d’imposer des conditions aux titulaires de permis d’exportation qui obligent les exportateurs à entrer certains renseignements dans leur déclaration d’exportation à l’ASFC, notamment leur numéro de permis d’exportation et leur numéro d’identification d’expédition attribué par le MPO.

Comparativement aux conditions de permis prĂ©vues dĂ©crites dans le RĂ©sumĂ© d’étude d’impact de la rĂ©glementation publiĂ© dans la GCI, les conditions de permis ci-dessus diffèrent comme suit :

Le rendement du nouveau règlement sera évalué principalement par la surveillance des niveaux d’activités de pêche illégales observées et déclarées, ce qui éclairerait les estimations du MPO sur le niveau des captures non autorisées. Ces données seront comparées aux niveaux de référence des activités de pêche illégales observées et déclarées dans les années précédant l’entrée en vigueur du règlement afin d’évaluer l’incidence du nouveau régime de permis sur la capture illégale. De plus, les conditions de déclaration des permis de possession et d’exportation serviront à suivre et à comparer la quantité de civelles déclarée pour l’exportation par rapport aux données de déclaration des titulaires de permis de pêche sur les quantités de prises. Ces données, ainsi que toute autre mesure de gestion ciblant la capture de civelles, seront utilisées pour évaluer si les efforts de traçabilité et d’application de la loi sont efficaces pour décourager l’introduction de civelles capturées illégalement dans la chaîne d’approvisionnement réglementée.

Conformité et application

Le MPO continuera d’affecter ses agents des pêches, au besoin, aux régions du MPO et au sein de celles-ci afin d’assurer la gestion et le contrôle appropriés des pêches. Afin d’appliquer le règlement tout au long de la chaîne de distribution des civelles, des agents réaffectés seront disponibles pour appuyer les inspections des installations d’entreposage et l’emballage des civelles aux fins d’exportation. Grâce à la mise en œuvre de cette initiative de réglementation, le MPO aura un meilleur aperçu de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement légale et illégale de civelles, ce qui améliorera ses efforts de collecte de renseignements et, au bout du compte, lui permettra de mieux diriger ses ressources d’application de la loi au cours des prochaines saisons.

Participants autorisés

Le MPO analysera régulièrement les dossiers fournis par les titulaires de permis et effectuerait périodiquement des inspections sur place et des activités de vérification de la conformité au règlement. En particulier, le MPO, avec l’aide d’un système de gestion de l’information, examinera les dossiers de transfert et d’inventaire de tous les titulaires de permis, afin de suivre les déplacements des civelles dans la chaîne d’approvisionnement autorisée et de vérifier le respect des dispositions qui limitent, entre autres, les personnes auprès desquelles les civelles peuvent être obtenues et à qui elles peuvent être transférées. Pendant les activités sur place, le MPO vérifiera que la quantité de civelles sur place correspond aux données déclarées et la conformité aux exigences de séparation des civelles provenant du Canada de celles importées.

Le MPO supervisera les activités de scellement des expéditions de civelles afin de vérifier les quantités exportées dans les installations d’entreposage de civelles à cette étape critique de la chaîne d’approvisionnement des exportations. Les activités de scellement des expéditions aux fins d’exportation amélioreront la compréhension du MPO par rapport aux données d’exportation et dissuaderont la falsification des données de rapports en saison des transferts et des exportations des installations d’entreposage. Les agents des pêches vérifieront le poids et le contenu des expéditions destinées à l’exportation, surveilleraient l’emballage, appliqueraient un sceau inviolable et étiquetteraient le contenant d’expédition avec un numéro d’expédition destinée à l’exportation unique délivré par le MPO. Le MPO prévoit utiliser une approche fondée sur les renseignements et les risques pour déterminer les activités d’emballage destiné à l’exportation auxquels les agents des pêches assisteront.

Collectivement, les activités sur place enverront un message clair à tous les participants de l’industrie que le règlement est rigoureusement appliqué et sert à promouvoir la conformité réglementaire.

Ceux qui tentent de mener leurs activités en dehors du règlement

Le règlement aidera le MPO à identifier les acteurs illégaux et à agir contre eux. La capacité du MPO à agir sur la base de renseignements et de plaintes concernant la possession et l’exportation illégales sera renforcée par la possibilité de porter des accusations pour la possession ou l’exportation de civelles sans le permis requis, alors que les interdictions existantes exigent la preuve que les civelles ont été capturées illégalement à l’origine. Des normes uniformes de scellement et d’étiquetage pour les expéditions destinées à l’exportation amélioreront la capacité des agents d’application de la loi de faire la distinction entre les expéditions légales et illégales de civelles.

Le MPO continuera de mener des activités ciblées de surveillance et d’application de la loi en bord de rivière pendant la pêche à la civelle dans le Canada atlantique.

Coordination avec l’ASFC

L’ASFC poursuivra ses activités actuelles, notamment l’échange de données de renseignement avec le MPO, la participation à des examens ponctuels, y compris des campagnes éclair coordonnées avec le MPO, l’échange de données sur les importations et les exportations pour permettre au MPO d’examiner les dossiers de déclaration des titulaires de permis et d’effectuer des vérifications de conformité après exportation, ainsi que la rétention d’expéditions et l’avis aux agents d’application de la loi du MPO lorsque des expéditions suspectes destinées à l’exportation sont décelées. Ces activités font partie des activités quotidiennes de l’ASFC dans l’exécution de son mandat.

Peines

En tant que règlement pris en vertu de la Loi sur les pĂŞches, les peines pour les infractions au règlement comprennent des amendes et des peines d’emprisonnement pour les rĂ©cidivistes. En vertu de la Loi sur les pĂŞches, le non-respect des conditions d’un permis peut entraĂ®ner des amendes allant jusqu’à 100 000 $ pour une infraction punissable par procĂ©dure sommaire ou jusqu’à 500 000 $ pour une infraction punissable par mise en accusation. Quiconque contrevient au règlement est passible d’une amende maximale de 100 000 $ pour une première infraction punissable par procĂ©dure sommaire. Les infractions subsĂ©quentes punissables par procĂ©dure sommaire peuvent entraĂ®ner une amende maximale de 100 000 $ ou un emprisonnement maximal d’un an, ou les deux. Dans le cas d’une infraction punissable par mise en accusation, la première infraction peut entraĂ®ner une amende maximale de 500 000 $, et les infractions subsĂ©quentes peuvent entraĂ®ner une amende maximale de 500 000 $ ou un emprisonnement maximal de deux ans, ou les deux.

Le non-respect des conditions des permis peut entraĂ®ner des amendes allant jusqu’à 100 000 $ pour une infraction punissable par procĂ©dure sommaire ou jusqu’à 500 000 $ pour une infraction punissable par mise en accusation. Un agent des pĂŞches a Ă©galement la possibilitĂ© d’imposer une amende de 750 $ aux titulaires de permis qui contreviennent aux conditions de leur permis.

Personne-ressource

Marc Clemens
Gestionnaire
Politique nationale sur les pĂŞches
PĂŞches et OcĂ©ans Canada
200, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0E6
Courriel : DFO.Elver-Civelle.MPO@dfo-mpo.gc.ca