Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (fret aĂ©rien) : DORS/2024-203

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 22

Enregistrement
DORS/2024-203 Le 11 octobre 2024

LOI SUR L’AÉRONAUTIQUE

C.P. 2024-1110 Le 11 octobre 2024

Sur recommandation de la ministre des Transports et en vertu de l’article 4.71rĂ©fĂ©rence a et des alinĂ©as 7.6(1)a)rĂ©fĂ©rence b et b)rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur l’aĂ©ronautique rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (fret aĂ©rien), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sûreté aérienne (fret aérien)

Modifications

1 Les alinĂ©as 2k) et l) du Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne rĂ©fĂ©rence 1 sont remplacĂ©s par ce qui suit :

2 Les intertitres « Fret aĂ©rien et courrier Â» et « Aperçu Â» prĂ©cĂ©dant l’article 668 et les articles 668 Ă  669 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Fret et courrier — vols au dĂ©part du Canada

SECTION 1
Fret

Application

Application

668 (1) L’article 669 s’applique aux transporteurs aĂ©riens qui transportent du fret Ă  bord de vols au dĂ©part d’un aĂ©rodrome situĂ© au Canada.

(2) Les articles 670 Ă  686 s’appliquent aux membres ci-après du programme de sĂ»retĂ© du fret aĂ©rien qui effectuent le contrĂ´le du fret ou qui entreposent, prĂ©sentent ou transportent du fret sĂ©curisĂ© :

Transport et présentation

Exigence — contrĂ´le du fret

669 (1) Le fret qui est destiné à être transporté par un transporteur aérien à bord d’un vol doit faire l’objet d’un contrôle effectué par celui-ci à la recherche d’articles dangereux, conformément à une mesure de sûreté, à moins que le fret ne lui soit présenté, pour le transport aérien, à titre de fret sécurisé.

Interdiction

(2) Il est interdit au transporteur aérien de transporter du fret contenant un article dangereux à bord d’un vol.

3 L’article 673 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

4 L’article 720 du mĂŞme règlement et la mention « [721 Ă  738 rĂ©servĂ©s] Â» suivant cet article sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Exigence — contrĂ´le du courrier

720 (1) Le courrier qui est destiné à être transporté par un transporteur aérien à bord d’un vol au départ d’un aérodrome situé au Canada doit faire l’objet d’un contrôle effectué par celui-ci à la recherche d’articles dangereux conformément à une mesure de sûreté.

Interdiction

(2) Il est interdit au transporteur aérien de transporter du courrier contenant un article dangereux à bord d’un vol au départ d’un aérodrome situé au Canada.

[721 à 739 réservés]

5 La partie 12 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 12
Fret — vols au dĂ©part de l’étranger

Application

740 La présente partie s’applique aux transporteurs aériens qui transportent du fret à bord de vols au départ de l’étranger et à destination d’un aérodrome situé au Canada. Elle ne s’applique pas à l’égard des valises diplomatiques ou consulaires.

Renseignements relatifs au fret

741 (1) Avant que le fret ne soit chargĂ© dans l’aĂ©ronef, le transporteur aĂ©rien fournit au ministre les renseignements suivants :

Modification des renseignements

(2) Dès que possible après toute modification des renseignements, le transporteur aérien fournit ceux à jour au ministre.

Renseignements supplémentaires

(3) À la demande du ministre, le transporteur aérien lui fournit tout renseignement supplémentaire relatif au fret afin que le risque pour la sûreté aérienne puisse être évalué.

ContrĂ´le du fret sur demande

742 (1) À la demande du ministre, le transporteur aérien effectue le contrôle du fret à la recherche d’articles dangereux conformément à une mesure de sûreté.

Article dangereux

(2) Si le fret contient un article dangereux, le transporteur aérien assure immédiatement la surveillance du fret et élimine le danger pour la sûreté aérienne.

Renseignements relatifs au contrĂ´le

(3) Après tout contrĂ´le effectuĂ© en application du paragraphe (1), le transporteur aĂ©rien fournit au ministre les renseignements ci-après avant le dĂ©part du vol Ă  partir du dernier point de dĂ©part :

Interdiction

743 Il est interdit au transporteur aĂ©rien de transporter du fret Ă  bord d’un vol Ă  moins que les conditions suivantes ne soient remplies :

Renseignements au ministre

744 Le transporteur aĂ©rien fournit au ministre, dès que possible après le dĂ©part du vol Ă  partir du dernier point de dĂ©part et avant son arrivĂ©e au Canada, les renseignements suivants :

Personne-ressource

745 Le transporteur aérien fournit au ministre les nom et coordonnées de la personne qui agit à titre de personne-ressource principale entre lui et le ministre et veille à ce que celle-ci soit disponible en tout temps.

[746 à 764 réservés]

6 L’intertitre « PARTIE 11 — FRET AÉRIEN Â» de l’annexe 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal
Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal
Ă  payer ($)

Personne morale

PARTIE 11 — FRET ET COURRIER — VOLS AU DÉPART DU CANADA
Paragraphe 669(1)   25 000
Paragraphe 669(2)   25 000

7 La mention « Article 673 Â» qui figure dans la colonne 1 de l’annexe 4 du mĂŞme règlement et les montants figurant dans les colonnes 2 et 3 en regard de cette mention sont abrogĂ©s.

8 L’annexe 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « Article 686 Â», de ce qui suit :

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal
Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal
Ă  payer ($)

Personne morale

Paragraphe 720(1)   25 000
Paragraphe 720(2)   25 000
PARTIE 12 — FRET — VOLS AU DÉPART DE L’ÉTRANGER
Paragraphe 741(1)   10 000
Paragraphe 741(2)   10 000
Paragraphe 741(3)   10 000
Paragraphe 742(1)   25 000
Paragraphe 742(2)   25 000
Paragraphe 742(3)   10 000
Article 743   25 000
Article 744   10 000
Article 745   10 000

Entrée en vigueur

9 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er avril 2025.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

L’industrie du fret aérien demeure vulnérable aux éléments extrémistes qui souhaitent commettre des actes d’atteinte illicite, notamment des attaques terroristes. L’information sur le fret aérien entrant n’a pas été systématiquement examinée et évaluée pour déterminer ce type de risques pour la sûreté. Afin de renforcer la sûreté des aéroports, des aéronefs et du public voyageur, le gouvernement du Canada doit avoir la capacité de repérer le fret à risque élevé avant qu’il ne soit chargé à bord d’aéronefs à destination du Canada. Le Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sûreté aérienne (fret aérien) [les modifications] établit les exigences d’un programme de ciblage du fret aérien préalable au chargement (CFAPC). Ce programme, qui garantit que tous les transporteurs aériens acceptant à leur bord du fret à destination du Canada soumettent des renseignements préalables concernant le fret avant chargement (RPCF-AC) et se conforment aux mesures d’atténuation imposées par Transports Canada (TC), améliorera la sûreté du fret aérien entrant d’une manière conforme à celle des principaux partenaires commerciaux internationaux.

Contexte

L’industrie canadienne du fret aĂ©rien transporte plus d’un milliard de tonnes de marchandises chaque annĂ©e. Selon Deloitte, la valeur de l’industrie canadienne du fret aĂ©rien devrait atteindre 2,9 milliards de dollars d’ici 2025. Environ la moitiĂ© de tout le fret aĂ©rien est transportĂ©e par des vols de passagers.

L’aviation civile offre toujours le genre de cibles attrayantes que recherchent les terroristes, comme des aĂ©roports, des aĂ©ronefs et le public voyageur. La vulnĂ©rabilitĂ© du fret aĂ©rien, tout particulièrement, a Ă©tĂ© mise en lumière par les Ă©vĂ©nements du 29 octobre 2010, lorsque des engins explosifs ont Ă©tĂ© trouvĂ©s dans des colis en partance du YĂ©men et Ă  destination des États-Unis. Selon l’analyse après incident, si les expĂ©ditions n’avaient pas Ă©tĂ© interceptĂ©es grâce au renseignement, un des engins aurait pu exploser dans l’espace aĂ©rien canadien, en route pour Chicago. Cet incident a incitĂ© les gouvernements et les intervenants de l’industrie Ă  passer Ă  l’action. Partout dans le monde, des pays ont commencĂ© Ă  renforcer leurs rĂ©gimes de sĂ»retĂ© du fret aĂ©rien intĂ©rieur et sortant, en explorant de nouvelles façons de contrer les menaces pour le fret aĂ©rien provenant de l’étranger.

Ă€ la suite des Ă©vĂ©nements de 2010, plusieurs pays ont proposĂ© de complĂ©ter le contrĂ´le traditionnel par l’analyse des renseignements prĂ©alables concernant le fret, qui permet d’identifier rapidement le fret Ă  risque Ă©levĂ© et de prendre des mesures d’attĂ©nuation, s’il y a lieu, avant qu’il puisse ĂŞtre transportĂ© Ă  bord d’un vol entrant. Le Canada a amorcĂ© la mise en Ĺ“uvre de cette approche avec le lancement, le 1er octobre 2012, du projet pilote de CFAPC, une initiative conjointe entre TC et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Dans le cadre du projet pilote de CFAPC, les transporteurs aĂ©riens participants ont commencĂ© Ă  soumettre au gouvernement du Canada des renseignements de base relatifs au fret (par exemple des renseignements sur l’expĂ©diteur et le destinataire et des dĂ©tails sur les marchandises expĂ©diĂ©es) pour les faire Ă©valuer avant le chargement du fret Ă  bord de l’aĂ©ronef Ă  destination du Canada. Les premiers participants volontaires comprenaient plusieurs transporteurs aĂ©riens et deux transitaires qui pouvaient soumettre des renseignements prĂ©alables sur le fret au nom des transporteurs aĂ©riens. Ces participants reprĂ©sentaient de 10 % Ă  15 % du volume total du fret Ă  destination du Canada. Alors qu’il devait initialement durer 18 mois, le projet pilote a Ă©tĂ© prolongĂ© Ă  maintes reprises, car des examens indĂ©pendants ont rĂ©vĂ©lĂ© que sa mĂ©thodologie Ă©tait un moyen efficace de rĂ©duire les risques pour la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, s’ajoutant aux programmes nationaux d’autres pays pour Ă©carter les menaces possibles tĂ´t dans la chaĂ®ne d’approvisionnement.

En 2015, TC a commencĂ© Ă  travailler Ă  l’introduction d’un programme codifiĂ©, tandis que le projet pilote de CFAPC continuait de dĂ©montrer sa valeur en matière de sĂ»retĂ©. En mĂŞme temps, TC et l’ASFC ont convenu de faire passer la gestion et l’exploitation du projet pilote sous la seule responsabilitĂ© de TC. Par consĂ©quent, la participation de l’ASFC au projet a Ă©tĂ© progressivement rĂ©duite jusqu’en 2018, date Ă  laquelle l’ASFC a complètement cessĂ© de s’impliquer. Depuis son lancement, le projet pilote a Ă©valuĂ© le niveau de risque de plus de 2,74 millions d’expĂ©ditions, donnant lieu Ă  921 demandes de renseignements supplĂ©mentaires et Ă  8 demandes supplĂ©mentaires de contrĂ´le. En repĂ©rant les expĂ©ditions Ă  risque Ă©levĂ© Ă  l’avance, le projet pilote a ajoutĂ© une couche de sĂ»retĂ© au fret aĂ©rien Ă  destination du Canada, rĂ©duisant le risque que le public canadien subisse les consĂ©quences d’un complot terroriste rĂ©ussi, notamment des pertes humaines et des prĂ©judices Ă©conomiques.

Avant d’implanter un programme obligatoire, TC devait trouver une façon de passer Ă  l’échelle supĂ©rieure, car les processus utilisĂ©s par TC pour le projet pilote n’étaient pas conçus pour traiter de grands volumes de donnĂ©es sur le fret. Les transporteurs aĂ©riens ont soumis les donnĂ©es relatives au fret par courrier Ă©lectronique et l’évaluation des risques a Ă©tĂ© effectuĂ©e manuellement par un analyste de TC. Au cours de l’exercice 2018-2019, TC a procĂ©dĂ© Ă  une validation de principe qui a dĂ©montrĂ© qu’un système fondĂ© sur l’automatisation et l’analyse avancĂ©e alimentĂ©e par l’intelligence artificielle pouvait comprendre les renseignements prĂ©alables concernant le fret et appliquer aux donnĂ©es des règles de catĂ©gorisation et d’évaluation des risques. En se basant sur cette validation de principe, le Ministère a construit l’infrastructure de technologie de l’information (TI) requise pour le programme de CFAPC, en remplaçant les soumissions par courrier Ă©lectronique par des soumissions automatisĂ©es (« ingestion numĂ©rique Â»), qui sont ensuite traitĂ©es par un algorithme d’évaluation des risques.

Dans la Feuille de route sur la numĂ©risation et les règlements neutres sur le plan technologique de 2021, lors de la deuxième sĂ©rie d’examens rĂ©glementaires du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor (SCT), TC a proposĂ© de finaliser le dĂ©veloppement d’un système informatique permettant d’évaluer les risques liĂ©s au fret aĂ©rien entrant (NumĂ©risation du programme de ciblage du fret aĂ©rien prĂ©alable au chargement). TC a Ă©galement proposĂ© que des modifications soient apportĂ©es au Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (RCSA 2012) d’ici 2023 pour appuyer la mise en Ĺ“uvre d’un programme de CFAPC codifiĂ©.

Objectif

L’objectif des modifications est d’améliorer la sûreté de l’aviation commerciale en veillant à ce que les renseignements sur le fret aérien à destination du Canada soient systématiquement soumis au gouvernement du Canada et évalués afin de déterminer les risques pour la sûreté et de prendre des mesures d’atténuation, s’il y a lieu, avant que le fret soit chargé à bord d’un aéronef à destination du Canada.

Description

Les modifications transformeront le projet pilote de CFAPC en programme obligatoire, exigeant que tous les transporteurs aériens qui transportent du fret à bord de vols en provenance de l’étranger et à destination d’un aérodrome situé au Canada soumettent à TC les renseignements sur le fret avant le chargement. Le programme de CFAPC ne s’applique pas au courrier, ni aux bagages enregistrés ou aux bagages de cabine des passagers.

Les modifications ne s’appliqueront pas aux vols en partance d’aérodromes canadiens (c’est-à-dire les vols en partance du Canada ou les vols intérieurs au Canada).

En application des modifications, les transporteurs aériens seront tenus de soumettre à TC, à tout moment avant le chargement du fret à bord d’un aéronef, huit éléments d’information pour chaque expédition qui sera transportée sur un vol à destination du Canada, soit les nom et adresse de chaque expéditeur d’origine, les nom et adresse de chaque destinataire, la description de chacune des pièces de fret, le poids total et le nombre de pièces du fret, et le numéro de la lettre de transport aérien. Si les renseignements sont modifiés, les transporteurs aériens doivent fournir les renseignements à jour à TC dès que possible.

En plus des huit éléments d’information sur le fret, les transporteurs aériens seront tenus de soumettre à TC des renseignements sur le vol dès que possible après le départ du vol et avant son arrivée au Canada.

À la réception des renseignements relatifs au fret, TC effectuera une première évaluation. Il sera interdit aux transporteurs aériens de transporter le fret avant de recevoir un message de TC confirmant la réception des renseignements. À moins que des mesures supplémentaires soient requises, la confirmation de la réception devrait être envoyée dans les cinq minutes.

TC utilisera un algorithme pour évaluer les données sur le fret en fonction des risques, dans le but de repérer les menaces possibles. En fonction des résultats de l’évaluation des risques, TC peut demander à un transporteur aérien de fournir des renseignements supplémentaires concernant le fret, afin d’évaluer les risques pour la sûreté. Selon les résultats de l’évaluation des risques de TC, un transporteur aérien peut se voir demander de contrôler le fret pour chercher des articles dangereux conformément à une mesure de sûreté prise en vertu de la Loi sur l’aéronautique.

Si, pendant un contrôle, constat est fait que le fret contient un article dangereux, le transporteur aérien devra assurer immédiatement la surveillance du fret et éliminer le danger à la sûreté aérienne. Qu’un article dangereux soit trouvé ou non, le transporteur aérien devra soumettre à TC des renseignements au sujet du contrôle, et ce, avant que le fret puisse être transporté.

Dans le pire des cas, TC dĂ©livrera un avis « Ne pas charger Â» Ă  l’égard du fret. Il est interdit au transporteur aĂ©rien de transporter du fret sur un vol lorsqu’un avis « Ne pas charger Â» a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©.

Si une menace est traitée et résolue, le fret peut être présenté de nouveau pour le transport. Si une expédition est présentée de nouveau pour le transport, les huit éléments d’information sur le fret seront réévalués par TC.

Les modifications exigeront également que tous les transporteurs aériens qui transportent du fret au Canada fournissent à TC les nom et coordonnées de la personne-ressource principale pour les besoins du programme de CFAPC.

Les modifications dĂ©signeront Ă©galement les violations des dispositions du programme de CFAPC par le biais de sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP). Par exemple, les modifications prĂ©voient des SAP pouvant atteindre un maximum de 25 000 $ pour l’omission de contrĂ´ler du fret lorsque TC le demande, l’omission d’assurer la surveillance du fret et d’éliminer toute menace Ă  la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, le cas Ă©chĂ©ant, et le transport de fret qui ne doit pas ĂŞtre transportĂ© selon l’article 743 des modifications. De plus, des SAP pouvant atteindre un maximum de 10 000 $ pourraient ĂŞtre imposĂ©es pour l’omission de fournir les renseignements relatifs au fret, les modifications des renseignements relatifs au fret, les rĂ©ponses aux demandes de renseignements supplĂ©mentaires, les renseignements sur les contrĂ´les, les renseignements sur les vols ou les nom et coordonnĂ©es de la personne-ressource dĂ©signĂ©e.

En plus des dispositions relatives au CFAPC, la partie 11 du RCSA 2012 a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour plus de clartĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, les articles d’application gĂ©nĂ©rale pour le fret (article 668) et le courrier (article 720) prĂ©cisent que les dispositions relatives au fret et au courrier dans la partie 11 ne s’appliquent qu’aux vols en partance du Canada. Les clarifications de la partie 11 Ă©taient nĂ©cessaires, car avec la crĂ©ation des dispositions relatives au CFAPC, le RCSA 2012 contient maintenant, dans la partie 12, des dispositions qui s’appliquent aux vols en partance de l’étranger. En substance, l’approche du fret et du courrier dans la partie 11 n’a pas changĂ©. D’autres changements apportĂ©s Ă  la partie 11 suppriment le langage redondant. Les expressions « vols tout-cargo Â», « vol tout-cargo Â», « vols transportant des passagers Â» et « vol transportant des passagers Â» ont Ă©tĂ© supprimĂ©es des articles 668 et 669, car le terme « vol Â» englobe Ă  la fois les vols de fret uniquement et les vols de fret et de passagers. Enfin, l’article 673, qui stipule que les renseignements relatifs au fret doivent ĂŞtre complets et exacts, a Ă©tĂ© abrogĂ©, car il est implicite dans l’obligation de fournir les renseignements et donc inutile.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le projet pilote de CFAPC a Ă©tĂ© conçu pour obtenir de la rĂ©troaction continue et l’adhĂ©sion des intervenants concernĂ©s. Entre l’automne 2012 et l’étĂ© 2022, l’équipe du projet pilote de CFAPC a menĂ© plus de 50 sĂ©ances de consultation et rencontres de groupes de travail. Elle a notamment consultĂ© des groupes de travail internationaux comme le Groupe de travail sur la sĂ»retĂ© du fret aĂ©rien de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le Groupe d’experts techniques sur la sĂ»retĂ© du fret aĂ©rien de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et le Groupe de travail mixte sur les renseignements prĂ©alables concernant le fret de l’OMD-OACI, qui a Ă©laborĂ© les Principes directeurs communs entre l’OMD et l’OACI pour les Renseignements prĂ©alables concernant le fret avant chargement avec l’aide du Canada. Dans le cadre des consultations, il y a eu des discussions sur les procĂ©dures, la mĂ©thode d’évaluation des risques, les processus d’attĂ©nuation et la technologie de soutien du projet pilote.

Les premières discussions étaient centrées sur certains éléments d’information qui devraient obligatoirement être inclus et le délai pour les soumettre. TC a d’abord envisagé d’exiger trois éléments d’information supplémentaires, ce qui aiderait à réduire le nombre de demandes de suivi que TC fait aux transporteurs aériens pour obtenir des renseignements supplémentaires. Toutefois, pendant la consultation, des préoccupations ont été soulevées, à savoir que ces éléments d’information, qui s’ajouteraient aux huit de départ, rendraient l’éventuel programme inutilement lourd en comparaison des avantages qu’il apporterait, considérant la rareté relative des demandes de renseignements supplémentaires. En réponse aux préoccupations des intervenants, TC a décidé d’aller de l’avant avec les huit éléments d’information, comme cela est indiqué dans les modifications.

Certains intervenants ont exprimé des préoccupations quant à la prescription de temps précis avant lequel les renseignements relatifs au fret devraient être déclarés. TC avait initialement proposé un délai maximal pour la soumission des renseignements relatifs au fret avant le départ du vol, mais cette proposition a été jugée irréaliste pour les transporteurs aériens qui offrent des services de livraison plus rapide (par exemple les services de messagerie express, les services de livraison juste à temps). Par conséquent, le programme de CFAPC indique seulement que les renseignements doivent être soumis avant le chargement du fret.

Les intervenants ont aussi soulevé des préoccupations quant au fait que les évaluations des risques étaient retardées parce que les représentants de TC les effectuaient une à la fois. En réponse, TC a commencé à travailler à l’automatisation du processus d’évaluation. D’après la rétroaction des transporteurs aériens, et pour réduire le fardeau des intervenants concernés, TC a changé la procédure pour soumettre les renseignements relatifs au fret d’un courriel, que les intervenants devaient auparavant rédiger spécifiquement pour le CFAPC, à un portail qui accepte des données et des formats de messagerie de l’industrie standardisés. Les transporteurs aériens ont mis à l’essai la soumission de données par le biais du portail et ont contribué de manière importante à ses mises à jour au cours de la période précédant la date d’entrée en vigueur des modifications.

Le 18 mai 2022, TC a organisĂ© une autre consultation sur le programme de CFAPC Ă  laquelle ont Ă©tĂ© invitĂ©s des reprĂ©sentants de transporteurs aĂ©riens, de transitaires et d’un agrĂ©gateur de donnĂ©es reprĂ©sentant plus de 200 entitĂ©s de la chaĂ®ne d’approvisionnement. Les intervenants ont posĂ© beaucoup de questions concernant la portĂ©e du programme et les scĂ©narios opĂ©rationnels. Aucune objection n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e concernant les composantes du programme de CFAPC. Une copie de la prĂ©sentation a Ă©tĂ© affichĂ©e tout de suite après la sĂ©ance de consultation dans le principal dĂ©pĂ´t d’information de TC Ă  l’intention des intervenants, soit le Système de gestion de l’information de la chaĂ®ne d’approvisionnement sĂ©curisĂ©e (SGICAS).

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Les modifications ont fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 18 mars 2023, suivie d’une pĂ©riode de consultation de 75 jours. Neuf intervenants ont formulĂ© des commentaires au cours de cette pĂ©riode. Les intervenants comprenaient des reprĂ©sentants de l’industrie (transporteurs aĂ©riens, transitaires et fournisseurs de logiciels), d’associations professionnelles de l’industrie et des membres du public.

Les commentaires reçus portaient sur les thèmes suivants :

Harmonisation avec le programme du Manifeste électronique de l’ASFC

Étant donné qu’il y a un certain chevauchement entre les renseignements requis pour le programme de CFAPC de TC et le programme du Manifeste électronique de l’ASFC, 10 commentaires de 3 entreprises et de 3 associations d’intervenants ont encouragé la création d’un système qui permettrait aux transporteurs aériens de soumettre des renseignements relatifs au fret à TC et à l’ASFC en même temps, et ce, afin d’accroître l’efficacité et de réduire le fardeau administratif. Une association d’intervenants et une entreprise ont souligné que, dans le cadre des programmes de RPCF-AC d’autres pays, dont le programme de contrôle avancé du fret aérien des États-Unis, les autorités douanières travaillent ensemble pour éviter de soumettre deux fois les mêmes renseignements. De plus, une association d’intervenants s’est demandé si le programme de CFAPC était nécessaire, étant donné que le fret aérien était déjà évalué concernant les risques pour la sûreté par l’intermédiaire du programme du Manifeste électronique de l’ASFC.

Une association d’intervenants et une entreprise ont également soulevé des préoccupations quant à la possibilité que les entités de la chaîne d’approvisionnement facturent aux transporteurs aériens des frais de transmission plus élevés pour les dépôts préalables à l’arrivée. Ces préoccupations ont été soulevées en raison des exigences du programme de CFAPC de TC, et de la possibilité que les organismes de réglementation les pénalisent deux fois pour non-conformité liée à la même expédition (une fois en fonction des exigences du Manifeste électronique, la deuxième fois en fonction des exigences du CFAPC). Ces intervenants ont insisté sur l’harmonisation avec le programme de l’ASFC afin d’éviter des coûts supplémentaires à l’industrie.

Le programme de CFAPC a un mandat distinct, mais complémentaire à celui du programme du Manifeste électronique de l’ASFC. Le programme de CFAPC utilise une analytique avancée pour évaluer le risque qu’un engin explosif improvisé ou un autre article dangereux puisse être dissimulé dans le fret aérien. Étant donné que les programmes de TC et de l’ASFC ont des objectifs distincts et fonctionnent selon des calendriers différents (par exemple le Manifeste électronique de l’ASFC exige que les renseignements soient fournis avant l’arrivée plutôt qu’avant le chargement), cela a eu une incidence sur la façon dont les systèmes ont été élaborés. Aucune modification n’a été apportée à la réglementation en réponse aux préoccupations concernant le chevauchement des exigences en matière de renseignements de l’ASFC et de TC, compte tenu des mandats et des objectifs distincts du Manifeste électronique et du CFAPC. Néanmoins, TC a collaboré avec l’ASFC pour l’adoption d’une approche à guichet unique, qui créerait un point unique de soumission des données afin de réduire les redondances pour les intervenants concernés, tout en permettant à chaque programme de fonctionner conformément à son propre mandat et à sa propre réglementation. Il n’est pas prévu que des modifications réglementaires soient nécessaires pour permettre l’instauration d’un guichet unique.

Il est possible que des SAP distinctes soient appliquées à un transporteur aérien en raison de la non-conformité au Manifeste électronique et au CFAPC à l’égard de la même expédition. TC et l’ASFC ont des points de contact réguliers pour assurer des communications coordonnées avec les intervenants communs sur les questions liées aux deux programmes, y compris les questions liées aux SAP. En ce qui concerne les SAP générées par TC, l’objectif de TC est de créer un environnement de conformité et d’application de la loi équitable et graduel. Par conséquent, TC utiliserait d’abord des outils de conformité destinés à promouvoir la conformité volontaire (par exemple consultation verbale, lettre d’avertissement). Si la conformité n’est pas atteinte, TC interviendra de manière proportionnée compte tenu de la nature de l’infraction.

Harmonisation avec le programme de contrôle avancé du fret aérien des États-Unis

Une entreprise a demandé à TC d’adopter l’approche des RPCF-AC utilisée par le programme de contrôle avancé du fret aérien des États-Unis, afin d’assurer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et l’harmonisation transfrontalière. Les exigences du programme de CFAPC sont conformes aux principes internationaux applicables aux RPCF-AC, y compris les Principes directeurs communs entre l’OMD et l’OACI. Comme les États-Unis ont été parmi les premiers à utiliser les RPCF-AC pour atténuer les menaces à la sûreté du fret aérien, le Canada a pu tirer des leçons du contrôle avancé du fret aérien et a intégré bon nombre de ses normes et formats de messagerie dans le système de CFAPC afin d’assurer la familiarité et la prévisibilité pour les intervenants. Par exemple, la compatibilité des formats de messagerie du CFAPC a été conçue pour s’adapter aux normes du contrôle avancé du fret aérien et de l’Association du transport aérien international (IATA). Étant donné que les formats de messagerie ne sont pas prescrits par la réglementation, aucune modification n’a été apportée à la réglementation en fonction de ces commentaires.

Message d’évaluation terminée et autres modifications du système

Trois associations d’intervenants et une entreprise ont demandé à TC d’envoyer aux transporteurs aériens un message de confirmation indiquant qu’une évaluation des risques a été effectuée et que le fret est autorisé à être transporté. Une association d’intervenants a indiqué qu’elle voulait avoir l’assurance que l’évaluation des risques a été effectuée avant que le transporteur aérien ne charge l’expédition. Cependant, aucun intervenant n’a indiqué qu’un message d’évaluation terminée devrait être obligatoire avant le chargement de l’expédition, certains indiquant clairement qu’il ne devrait pas l’être.

Les intervenants ont exprimé leur soutien à l’idée de passer de la soumission de données par courriel à la soumission automatisée par l’intermédiaire du nouveau système de TI. Un certain nombre de modifications à la capacité du système ont toutefois été recommandées au cours de la période de commentaires, notamment l’établissement d’une option de dépôt pour les agents d’expédition et d’autres entités de la chaîne d’approvisionnement, afin que les soumissions pour l’analyse des risques puissent être faites plus tôt dans le processus.

En vertu des modifications, les transporteurs aĂ©riens seront autorisĂ©s Ă  transporter le fret une fois qu’ils auront reçu une confirmation de rĂ©ception, Ă  condition qu’une demande de renseignements, une demande de contrĂ´le ou un avis « Ne pas charger Â» ne soit pas dĂ©livrĂ© et en suspens. Bien que peu probables, les mises Ă  jour des renseignements peuvent tout de mĂŞme avoir une incidence sur l’état de l’évaluation des risques. L’état de l’évaluation des risques sera communiquĂ© aux transporteurs aĂ©riens par l’intermĂ©diaire du système de messagerie bidirectionnelle du CFAPC. Les transporteurs aĂ©riens recevront un message de confirmation de rĂ©ception dans les secondes qui suivront la soumission des Ă©lĂ©ments de donnĂ©es requis. La confirmation de rĂ©ception ne signifie pas que l’évaluation des risques a Ă©tĂ© effectuĂ©e. Les transporteurs aĂ©riens recevront Ă©galement un message « Ă©valuation terminĂ©e Â» une fois l’évaluation des risques terminĂ©e, mais ne sont pas obligĂ©s d’attendre le message avant de charger le fret. La fonction d’évaluation terminĂ©e a Ă©tĂ© ajoutĂ©e pour assurer la souplesse opĂ©rationnelle et s’aligne sur les Principes directeurs communs entre l’OMD et l’OACI pour les RPCF-AC. Des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur le système de TI, y compris la messagerie, sont dĂ©crits dans le Guide de mise en Ĺ“uvre technique qui a Ă©tĂ© mis Ă  la disposition des intervenants concernĂ©s.

Bien que le RCSA 2012 confère au transporteur aérien la responsabilité ultime de la présentation et de la mise à jour des renseignements, les partenaires de la chaîne d’approvisionnement, comme les transitaires, peuvent fournir des renseignements au nom des transporteurs. Ces parties doivent être identifiées par le transporteur aérien concerné avant de se voir accorder un accès indépendant au système de CFAPC.

Compte tenu de l’opinion de certains intervenants selon laquelle un message d’évaluation terminée ne devrait pas être obligatoire et, compte tenu de l’intégration d’un message d’évaluation terminée dans le système de CFAPC, le RCSA 2012 n’a pas été modifié pour inclure une exigence selon laquelle les intervenants doivent attendre de recevoir un tel message avant de charger le fret.

Requêtes opérationnelles, techniques et systémiques

Les intervenants ont soumis plusieurs questions techniques et systĂ©miques, y compris des requĂŞtes sur le message « Ne pas charger Â», les types de messages autorisĂ©s pour les soumissions de renseignements, les demandes de spĂ©cifications techniques, la portĂ©e des soumissions de donnĂ©es, ainsi que les plans de continuitĂ© des activitĂ©s (PCA) en cas de problèmes de systèmes de TI (par exemple une panne de systèmes planifiĂ©e ou imprĂ©vue). Une association d’intervenants a demandĂ© si, dans un scĂ©nario oĂą un transporteur aĂ©rien reçoit une demande de contrĂ´le, le transporteur aĂ©rien est tenu de mettre en place d’autres plans d’urgence lorsque l’équipement de contrĂ´le n’est pas facilement disponible, par exemple en retenant les services d’un tiers pour effectuer le contrĂ´le en son nom. Une entreprise a demandĂ© plus de dĂ©tails sur les protocoles de messagerie du système, comme les types, les formats et a posĂ© la question de savoir s’ils seraient prescrits dans la rĂ©glementation. Une entreprise a demandĂ© des prĂ©cisions sur les renseignements supplĂ©mentaires qui seront exigĂ©s Ă  la suite d’une demande de renseignements. Un intervenant a demandĂ© si les transporteurs aĂ©riens devraient empĂŞcher de manière proactive la dĂ©claration des renseignements sur les envois postaux au CFAPC et si un message d’erreur serait envoyĂ© lorsqu’un transporteur aĂ©rien dĂ©clare des envois postaux.

Les intervenants ont Ă©galement soumis des questions opĂ©rationnelles sur le moment oĂą le fret aĂ©rien pourrait ĂŞtre chargĂ© ou transportĂ© et sur la disponibilitĂ© du soutien de TC pour les transporteurs aĂ©riens en cas de problèmes opĂ©rationnels urgents, comme des erreurs (par exemple si une soumission de donnĂ©es n’est pas reconnue par le système CFAPC) ou des retards dans les messages du système qui confirment l’état de l’évaluation des risques. Une entreprise a demandĂ© des Ă©claircissements Ă  savoir si les transporteurs aĂ©riens seront autorisĂ©s Ă  charger leur fret s’ils ne reçoivent pas de rĂ©ponse de TC dans les cinq minutes et s’ils peuvent transporter du fret aĂ©rien après confirmation de la rĂ©ception des renseignements de TC, puis soumettre des modifications aux renseignements après le dĂ©part. Une entreprise et une association d’intervenants ont indiquĂ© qu’un bureau d’intervention ouvert tous les jours, 24 heures sur 24, devrait ĂŞtre créé pour aider Ă  appliquer le programme de CFAPC et soutenir les intervenants de l’industrie.

Comme l’indiquent les modifications, si un transporteur aĂ©rien reçoit un avis « Ne pas charger Â» de TC, il ne doit pas transporter de fret Ă  bord d’un vol et serait tenu d’établir immĂ©diatement le contrĂ´le du fret. Si la menace est traitĂ©e et rĂ©solue, le fret peut ĂŞtre prĂ©sentĂ© de nouveau pour le transport. Si une expĂ©dition est prĂ©sentĂ©e de nouveau pour le transport, les huit Ă©lĂ©ments d’information sur le fret seront réévaluĂ©s par TC.

Les modifications ne précisent pas le type de message que les transporteurs aériens sont tenus d’envoyer. Les protocoles de communication liés au programme de CFAPC, y compris les spécifications techniques et des conseils détaillés sur les types/formats de messages, sont inclus dans le Guide de mise en œuvre technique. Le courrier et les bagages des passagers ne sont pas visés par les modifications. De plus amples détails sur la façon dont TC gérera les renseignements sur le courrier et les bagages des passagers sont décrits dans le Guide de mise en œuvre technique. En ce qui concerne un PCA, TC a conçu le système de TI avec plusieurs couches et des redondances intégrées (par exemple trois copies locales et trois copies régionales des données du système seront disponibles) de sorte qu’il sera en mesure de fonctionner en permanence comme prévu. Toutefois, dans l’éventualité d’une panne de système planifiée ou imprévue, des directives seront fournies aux transporteurs aériens touchés concernant les procédures de mise en file d’attente des messages et les délais prévus pour la reprise des activités une fois la panne terminée. Le PCA établira également les attentes en matière de communications de la part et à l’intention de TC pour les pannes de système planifiées et imprévues, et ce, avant, pendant et après les pannes.

Comme l’indiquent les modifications, selon les résultats de l’évaluation des risques de TC, un transporteur aérien peut recevoir une demande de contrôle, qui lui demande de contrôler le fret à la recherche d’articles dangereux conformément à une mesure de sûreté. Dans un tel cas, il serait interdit au transporteur aérien de transporter le fret identifié avant d’avoir reçu la confirmation de TC que la demande de contrôle a été résolue. Il incombera au transporteur aérien de s’assurer que les méthodes de contrôle requises sont facilement accessibles, au besoin. Étant donné que les transporteurs aériens ont déjà de l’équipement et des procédures en place pour détecter les articles dangereux, aucun coût supplémentaire n’est prévu en raison des demandes de contrôle. Les demandes de renseignements dépendront de l’évaluation de l’expédition par le CFAPC et seront identifiées après la réception de la soumission initiale des renseignements. Les demandes de renseignements pourraient inclure des demandes de renseignements provenant d’une déclaration de l’état de sûreté de l’expédition, d’un bordereau de marchandises, ou de tout autre renseignement qui pourrait contribuer à évaluer le niveau de risque de l’envoi ou à atténuer une menace perçue.

En ce qui concerne les renseignements sur les envois postaux, les transporteurs aĂ©riens devraient empĂŞcher que ces renseignements soient soumis au CFAPC. Les descriptions de marchandises telles que « courrier Â» et « colis Â» ne sont pas valides et gĂ©nĂ©reraient un message d’erreur de TC aux transporteurs aĂ©riens. Dans le cas du courrier, il n’est pas nĂ©cessaire que le transporteur aĂ©rien traite un message d’erreur (par une nouvelle soumission), car il n’est pas nĂ©cessaire de fournir de renseignements sur le courrier. Veuillez noter que la liste complète des descriptions de marchandises qui gĂ©nĂ©reront un message d’erreur est rĂ©pertoriĂ©e dans le Guide de mise en Ĺ“uvre technique du CFAPC.

Quant Ă  savoir si les expĂ©ditions peuvent ĂŞtre chargĂ©es si TC n’envoie pas de rĂ©ponse dans les cinq minutes, les modifications interdisent expressĂ©ment le transport de fret, Ă  moins que TC n’en ait confirmĂ© la rĂ©ception. Toute mise Ă  jour disponible des renseignements initiaux doit ĂŞtre soumise Ă  TC dès que possible. Le transporteur aĂ©rien est autorisĂ© Ă  transporter le fret si la confirmation de rĂ©ception de TC n’est pas en attente et qu’il n’y a pas d’autres mesures Ă  prendre. TC a créé un centre d’opĂ©rations ouvert tous les jours, 24 heures sur 24, qui appuiera le programme de CFAPC lorsqu’il entrera en vigueur.

Aucune modification n’a été apportée à la réglementation à la suite de ces commentaires. Il est préférable de traiter les questions opérationnelles, techniques et systémiques au moyen de directives, compte tenu de la nature changeante des systèmes de TI et des procédures opérationnelles. À compter de la publication des présentes modifications, cette directive se trouve dans le Guide de mise en œuvre technique du CFAPC.

Coûts pour l’industrie

Une association d’intervenants s’est dite prĂ©occupĂ©e par le fait que, dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) qui a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, TC aurait peut-ĂŞtre sous-estimĂ© les coĂ»ts que les transporteurs aĂ©riens auraient assumĂ©s initialement pour se conformer aux exigences. Ă€ la lumière de ce commentaire, TC a discutĂ© plus Ă  fond avec les intervenants afin de dĂ©terminer comment mieux reflĂ©ter les coĂ»ts et a mis Ă  jour son analyse (voir la section « Analyse de la rĂ©glementation Â»). Les mises Ă  jour comprennent des coĂ»ts nouveaux ou modifiĂ©s liĂ©s aux efforts d’évaluation et de mise Ă  l’essai pour les transporteurs lors de la configuration initiale, ainsi que des coĂ»ts payĂ©s Ă  des fournisseurs de services tiers pour l’intĂ©gration initiale et les transmissions individuelles.

Une entreprise a demandé s’il y aurait des frais d’inscription associés à la connexion au système de CFAPC. TC ne facturera aucuns frais pour se connecter au système de CFAPC.

Définitions et champ d’application

Une entreprise et une association d’intervenants ont demandé des éclaircissements à savoir si le programme de CFAPC inclura le fret en transit et en transfert si la destination n’est pas le Canada. En clair, le programme de CFAPC s’appliquera à tous les vols entrants vers le Canada, quelle que soit la destination du fret. Par conséquent, les modifications s’appliqueront au fret en transit et en transfert. Même le fret qui n’est pas déchargé au Canada devra être déclaré s’il a été transporté par avion à destination du Canada en partance d’un autre pays.

Une entreprise a demandé si le fret transporté par camion au Canada en provenance des États-Unis, après avoir été transporté par avion aux États-Unis en provenance d’un pays tiers, devrait être déclaré au CFAPC. Étant donné que ce fret n’est pas transporté par voie aérienne au Canada, l’expédition serait considérée comme dépassant la portée du programme de CFAPC et les renseignements n’auraient pas à être déclarés à TC.

Une entreprise et une association d’intervenants ont demandĂ© des Ă©claircissements sur la signification de « pièce de fret Â». Une pièce de fret est la plus petite unitĂ© d’emballage externe d’un envoi. Si l’objet ne peut pas ĂŞtre divisĂ© sans que l’emballage soit dĂ©fait, il est considĂ©rĂ© comme une pièce de fret. Cela s’aligne sur les dĂ©finitions contenues dans les Principes directeurs communs entre l’OMD et l’OACI pour les RPCF-AC. Afin de tenir compte de la comprĂ©hension nuancĂ©e du terme « pièce de fret Â» par divers intervenants de l’industrie (par exemple les transitaires, les transporteurs aĂ©riens, les transporteurs aĂ©riens express, les fournisseurs de services d’assistance), ce terme n’est pas dĂ©fini dans la rĂ©glementation. Toutefois, TC a fourni des directives supplĂ©mentaires sur le terme dans le Guide de mise en Ĺ“uvre technique.

Deux entreprises et une association d’intervenants ont posé des questions sur les responsabilités des transitaires dans le programme de CFAPC, l’une d’entre elles soutenant que, puisque les transitaires chargent souvent des palettes de fret aérien, ils devraient être responsables de la soumission initiale des renseignements et de leurs mises à jour. Bien que la réglementation confère au transporteur aérien la responsabilité ultime de la soumission et de la mise à jour des renseignements, les partenaires de la chaîne d’approvisionnement, comme les transitaires, peuvent fournir des renseignements au nom des transporteurs. Ces parties doivent être identifiées par le transporteur aérien concerné avant de se voir accorder un accès indépendant au système de CFAPC. Néanmoins, c’est le transporteur aérien qui transporte le fret à partir du dernier point de départ vers le Canada qui demeurera responsable de la conformité à la réglementation. Il sera donc assujetti à toutes les mesures d’application de la loi (par exemple les SAP) prises en réponse aux cas de non-conformité.

Une entreprise a demandé des éclaircissements sur l’obligation pour les transporteurs aériens de fournir à TC les nom et coordonnées de la personne-ressource principale pour les besoins du programme de CFAPC. L’intervenant souhaitait savoir si la personne-ressource pouvait se trouver dans un autre pays. Une personne-ressource peut se trouver dans un autre pays, mais conformément à la réglementation, elle doit être disponible en tout temps et en mesure de répondre aux demandes de mesures d’atténuation, le cas échéant.

Date de mise en œuvre

Trois associations d’intervenants et une entreprise ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de donner Ă  l’industrie un dĂ©lai d’exĂ©cution avant l’entrĂ©e en vigueur des exigences. Ces intervenants ont soulignĂ© qu’il faudrait du temps pour former le personnel, mettre Ă  niveau les systèmes de TI et effectuer des essais. Deux de ces associations ont suggĂ©rĂ© une pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre de six Ă  neuf mois entre le moment oĂą elles reçoivent les spĂ©cifications techniques de mise en Ĺ“uvre et le moment oĂą les exigences entrent en vigueur.

Pour veiller Ă  ce que l’industrie soit prĂŞte Ă  se conformer aux exigences rĂ©glementaires du CFAPC dès le premier jour, les efforts d’intĂ©gration des intervenants concernĂ©s ont commencĂ© en janvier 2024. Entre le 30 janvier et le 1er fĂ©vrier 2024, des responsables du CFAPC ont organisĂ© des sĂ©ances d’information virtuelles avec 436 intervenants afin de donner un aperçu des exigences techniques du programme de CFAPC. En fĂ©vrier 2024, TC a publiĂ© une première version de son Guide de mise en Ĺ“uvre technique pour aider les participants Ă  rĂ©pondre aux spĂ©cifications techniques nĂ©cessaires, y compris la connexion Ă  l’interface de programmation d’applications (API) Web du CFAPC et la soumission des donnĂ©es des RPCF-AC. Depuis, TC continue de travailler individuellement avec les transporteurs aĂ©riens pour les aider Ă  se connecter Ă  l’interface et Ă  tester la soumission des renseignements.

Depuis la publication prĂ©alable, TC a obtenu des renseignements supplĂ©mentaires Ă  partir des commentaires des intervenants et de l’expĂ©rience de l’Union europĂ©enne qui a mis en Ĺ“uvre son propre programme de RPCF-AC, qui a rĂ©vĂ©lĂ© des problèmes imprĂ©vus touchant le processus d’intĂ©gration. La mise en Ĺ“uvre du programme de l’Union europĂ©enne a Ă©galement mis Ă  rude Ă©preuve la capacitĂ© des participants Ă  se mobiliser avec TC pour intĂ©grer le programme de CFAPC. Compte tenu du rythme d’intĂ©gration, il faudra Ă  certains intervenants concernĂ©s plus de temps pour se connecter au système de CFAPC et tester la soumission des renseignements. Étant donnĂ© les retards enregistrĂ©s Ă  ce jour, et en rĂ©ponse aux commentaires des intervenants de l’industrie, la date d’entrĂ©e en vigueur des modifications a Ă©tĂ© reportĂ©e au 1er avril 2025, ce qui accordera le dĂ©lai de six mois exigĂ© par l’industrie après la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. TC a dĂ©terminĂ© que ce temps sera suffisant pour intĂ©grer tous les intervenants restants selon son expĂ©rience auprès des intervenants depuis janvier 2024 et les efforts d’intĂ©gration similaires dĂ©ployĂ©s au cours des dernières annĂ©es, comme pour le Programme de protection des passagers. TC et ses intervenants ont Ă©galement tirĂ© des leçons de la mise en Ĺ“uvre du programme de RPCF-AC par l’Union europĂ©enne, ce qui a permis Ă  TC de s’attaquer aux problèmes potentiels de manière proactive (par exemple en rĂ©glant les problèmes de qualitĂ© des donnĂ©es au moyen de messages d’erreur normalisĂ©s). Étant donnĂ© que les intervenants ont expressĂ©ment demandĂ© un dĂ©lai de six mois, et compte tenu de l’évaluation de la faisabilitĂ© de TC, ce dernier n’a pas consultĂ© de nouveau les intervenants au sujet de la nouvelle date d’entrĂ©e en vigueur du 1er avril 2025.

Consultations supplémentaires

Une association d’intervenants a demandé des consultations et des séances de mobilisation régulières avec l’industrie afin de mieux comprendre les conséquences pratiques et les obstacles associés à la mise en œuvre. TC a activement consulté les intervenants touchés et sollicité leurs commentaires tout au long du processus d’élaboration du programme. TC a également collaboré avec les transporteurs aériens entre la publication préalable et la publication finale, ce qui comprenait des séances d’information virtuelles sur l’intégration, des activités de sensibilisation auprès des transporteurs aériens individuels et des activités de sensibilisation auprès des intervenants de l’industrie pendant l’élaboration du Guide de mise en œuvre technique du CFAPC.

Modifications à la réglementation

Ă€ la suite des commentaires reçus, aucune modification n’a Ă©tĂ© jugĂ©e nĂ©cessaire Ă  la rĂ©glementation telle qu’elle est proposĂ©e et elle demeure inchangĂ©e par rapport Ă  la publication prĂ©alable, sauf en ce qui concerne le changement de date d’entrĂ©e en vigueur, qui est maintenant le 1er avril 2025.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, des analyses ont été effectuées pour déterminer si les modifications sont susceptibles de donner lieu à des obligations relatives aux traités modernes. L’évaluation a permis d’examiner la portée géographique et l’objet des modifications en relation avec les traités modernes en vigueur, puis de conclure qu’elle n’aurait aucune implication ou incidence relativement aux traités modernes.

Choix de l’instrument

Bien que la probabilité d’une attaque terroriste ciblant le fret aérien à destination du Canada demeure faible, les conséquences économiques, politiques et humaines potentielles d’une telle attaque pourraient être catastrophiques. Pour cette raison, TC a lancé le projet pilote du CFAPC en 2012, parmi d’autres efforts visant à améliorer la sûreté du fret aérien. L’objectif du projet pilote était de savoir s’il était possible de repérer le fret à risque élevé et d’y appliquer des mesures d’atténuation avant qu’il puisse être transporté au Canada. Le projet pilote devait constituer les fondations d’un programme obligatoire qui renforcerait la sûreté du fret aérien à destination du Canada.

Étant donnĂ© le succès du projet pilote, TC a Ă©tabli les bases procĂ©durales et techniques d’un programme de CFAPC obligatoire. Les modifications constituent l’étape finale dans la concrĂ©tisation de ce programme de CFAPC, confĂ©rant Ă  TC l’autorisation lĂ©gale d’obliger tous les transporteurs aĂ©riens Ă  fournir des renseignements sur le fret aĂ©rien et Ă  se conformer aux instructions sur la prise de mesures d’attĂ©nuation une fois que les modifications entreront en vigueur le 1er avril 2025. En l’absence de rĂ©glementation, TC ne recevrait pas de renseignements prĂ©alables relatifs au fret de tous les transporteurs aĂ©riens, ce qui rendrait le secteur du fret aĂ©rien plus vulnĂ©rable du point de vue de la sĂ»retĂ©. En outre, sans programme de CFAPC Ă©tabli dans la rĂ©glementation, le Canada ne serait pas conforme aux exigences de ses principaux partenaires commerciaux dans son approche de la sĂ»retĂ© du fret aĂ©rien, ce qui pourrait nuire Ă  sa rĂ©putation internationale. Le dĂ©partement de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure des États-Unis a dĂ©jĂ  codifiĂ© son programme de contrĂ´le avancĂ© du fret aĂ©rien dans son règlement sur les douanes et la protection des frontières en vertu du titre 19 du Code of Federal Regulations.

Aucune solution non rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

En raison des modifications, le gouvernement et l’industrie engageront des dépenses. Les avantages qu’apportent ces modifications sont la couche de sûreté ajoutée dans le secteur du transport aérien, en garantissant que le fret aérien a été évalué en fonction des risques avant d’entrer dans l’espace aérien canadien. Les répercussions sont décrites plus en détail ci-dessous.

Modifications apportées à l’analyse coûts-avantages présentée dans la Partie I de la Gazette du Canada

Entre la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada et la publication finale dans la Partie II de la Gazette du Canada, les coĂ»ts estimatifs totaux ont Ă©tĂ© rajustĂ©s, passant de 6,3 millions de dollars Ă  5,4 millions de dollars. Ce rajustement est le rĂ©sultat des modifications suivantes qui ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  l’analyse :

Cadre d’analyse

Les coĂ»ts et les avantages des modifications en conformitĂ© avec la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SCT ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s en comparant le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence avec le scĂ©nario rĂ©glementaire. Les rĂ©percussions sont analysĂ©es sur une pĂ©riode de 10 ans commençant l’annĂ©e de la publication finale dans la Partie II de la Gazette du Canada (2024) et se terminant en 2033. Les annĂ©es de la pĂ©riode d’analyse indiquĂ©es dans la prĂ©sente analyse sont des pĂ©riodes de 12 mois Ă  compter du mois et du jour de l’enregistrement des modifications. Ă€ moins d’indication contraire, les valeurs fournies dans la section « Avantages et coĂ»ts Â» sont exprimĂ©es en dollars de 2023 et en valeur actualisĂ©e en utilisant 2024 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence et un taux d’actualisation de 7 %. Les valeurs du texte et des tableaux peuvent parfois ne pas correspondre en raison de valeurs arrondies.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Le scénario de référence représente ce qui est prévisible sur la période d’analyse sans les modifications. Dans ce scénario, le projet pilote de CFAPC actuel devrait être interrompu si TC ne l’officialise pas dans la réglementation. Sans les modifications, les transporteurs aériens ont fait savoir qu’ils mettraient fin à leur participation.

Le scĂ©nario rĂ©glementaire est le scĂ©nario dans lequel les modifications sont prises et les intervenants touchĂ©s doivent s’y conformer. Aux fins de l’analyse coĂ»ts-avantages, le principal aspect de ce scĂ©nario est que tous les transporteurs aĂ©riens qui transportent du fret Ă  destination du Canada seront obligĂ©s de soumettre tous les renseignements requis Ă  TC avant le chargement Ă  compter du 1er avril 2025. Cette règle s’appliquera Ă  tout transporteur aĂ©rien canadien ou Ă©tranger qui transporte du fret au Canada et elle sera exĂ©cutĂ©e soit par le transporteur aĂ©rien directement, soit par l’intermĂ©diaire d’un fournisseur de services tiers. Du cĂ´tĂ© du gouvernement, des employĂ©s Ă  temps plein seront requis pour remplir les fonctions d’administration et d’analyse. De plus, dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, le système informatique exige de l’administration et de la maintenance.

Afin de mettre en Ĺ“uvre les modifications, TC devra mettra en place un système informatique amĂ©liorĂ© avant la publication finale des modifications dans la Partie II de la Gazette du Canada. Ces ressources et leurs frais connexes seront engagĂ©s avant le dĂ©but de la pĂ©riode d’analyse et, par consĂ©quent, aux fins de la prĂ©sente analyse, les coĂ»ts associĂ©s au système informatique sont considĂ©rĂ©s comme irrĂ©cupĂ©rables. Ce scĂ©nario est dĂ©crit plus en dĂ©tail dans la section « CoĂ»ts pour le gouvernement Â» ci-dessous.

Intervenants de l’industrie touchés

Tous les transporteurs aĂ©riens transportant du fret dans l’espace aĂ©rien canadien seront obligĂ©s de se conformer aux modifications et devront fournir les donnĂ©es demandĂ©es Ă  TC avant le chargement du fret dans l’aĂ©ronef. Selon les donnĂ©es historiques, 141 transporteurs aĂ©riens ont transportĂ© du fret Ă  destination du Canada depuis 2010, dont environ 25 transporteurs aĂ©riens canadiens et 116 transporteurs aĂ©riens Ă©trangers. MĂŞme s’il est prĂ©vu que les transporteurs aĂ©riens Ă©trangers engagent des dĂ©penses, aux fins de l’analyse coĂ»ts-avantages, ils n’ont pas de statut du Canada et, par consĂ©quent, leurs coĂ»ts ne sont pas pris en compte dans l’analyse. Les transporteurs aĂ©riens comprennent les fournisseurs de services passagers rĂ©guliers, les fournisseurs de services tout cargo et les fournisseurs de services de nolisement. Historiquement, environ la moitiĂ© de toutes les marchandises transportĂ©es par voie aĂ©rienne l’ont Ă©tĂ© sur des vols de passagers.

Aucune incidence n’est prévue sur la compétitivité des transporteurs aériens touchés, car les répercussions mineures sur les coûts seront proportionnelles à la quantité de fret qu’ils transportent. De plus, tous les transporteurs aériens qui fournissent des services de transport de fret au Canada seront touchés, donc il n’y aura pas de déséquilibre et les coûts ne seront pas assez élevés pour inciter les consommateurs à opter pour d’autres moyens de transport du fret.

Les transitaires ou d’autres fournisseurs de services tiers seront également touchés par les modifications à l’occasion, puisqu’ils seront autorisés à soumettre des renseignements sur le fret au nom des transporteurs aériens. Les frais payés par les transporteurs aériens aux fournisseurs de services tiers sont détaillés dans la section sur les coûts pour l’industrie.

Coûts

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires totaux associĂ©s aux modifications sont estimĂ©s Ă  5,4 millions de dollars, dont 4,5 millions de dollars seront assumĂ©s par TC et 0,9 million de dollars restants, par les transporteurs aĂ©riens. Les coĂ»ts sont dĂ©crits plus en dĂ©tail ci-dessous.

Coûts pour le gouvernement

Coûts de la main-d’œuvre

Sur la pĂ©riode d’analyse, le gouvernement engagera des dĂ©penses supplĂ©mentaires courantes associĂ©es Ă  l’administration du programme de CFAPC et Ă  l’analyse des donnĂ©es reçues. Au total, les modifications gĂ©nĂ©reront des coĂ»ts de main-d’œuvre d’une valeur actualisĂ©e estimĂ©s Ă  3,77 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans.

Même si une équipe travaille actuellement sur le programme de CFAPC au sein de TC, les modifications exigeront un financement continu pour ces employés à temps plein tout au long de la période d’analyse. Quatre des employés (qui appartiennent à la classification du groupe Administration des programmes [PM]) seront responsables de l’analyse des données reçues, y compris la fonction de ciblage en direct. TC recevra un volume de données plus important que dans le cadre du projet pilote, mais il est prévu que ces quatre employés pourront continuer à remplir ces fonctions grâce à l’introduction du système de TI amélioré et à l’augmentation de l’automatisation dans le cadre du processus de vérification des données. Lorsque les données seront transmises à TC, ces employés examineront les extrants pour déterminer si le fret doit être signalé pour un nouveau contrôle ou une demande de renseignements supplémentaires. Un employé (EC-05) sera requis au cours des deux premières années de la période d’analyse pour diffuser de l’information au public, gérer l’administration du programme de données et fournir du soutien supplémentaire, au besoin. Le nombre d’employés à temps plein et leur classification respective par année sont indiqués dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1 : Nombre d’employĂ©s Ă  temps plein et leur classification d’emploi par annĂ©e
Classification d’emploi 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033
PM-04 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
PM-05 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
EC-05 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0

La rémunération par classification d’emploi est indiquée dans le tableau ci-dessous.

Tableau 2 : RĂ©munĂ©ration par classification d’emploi
Classification d’emploi Salaire annuel note a du tableau a4 Salaire et coĂ»ts indirects (30 %)
PM-04 85 187 $ 110 743 $
PM-05 101 750 $ 132 275 $
EC-05 110 646 $ 143 840 $

Note(s) du tableau a4

Note a du tableau a4

Échelon actuel le plus élevé, rajusté en dollars de 2023.

Retour Ă  la note a du tableau a4

Configuration et maintenance des systèmes de TI

Le gouvernement engagera aussi des dĂ©penses estimĂ©es Ă  2,52 millions de dollars, avant la publication finale des modifications dans la Partie II de la Gazette du Canada, pour la configuration de l’infrastructure de donnĂ©es nĂ©cessaires. Il s’agit de coĂ»ts en immobilisations associĂ©s Ă  la conception du système et Ă  la technologie connexe qui amĂ©lioreront la capacitĂ© de TC de repĂ©rer les risques. Puisqu’ils sont engendrĂ©s avant la pĂ©riode d’analyse, ces coĂ»ts sont considĂ©rĂ©s comme irrĂ©cupĂ©rables et ne sont pas inclus dans l’analyse.

Il est prĂ©vu que TC engagera Ă©galement des dĂ©penses tout au long de la pĂ©riode d’analyse pour la maintenance du système de TI et pour des services infonuagiques. La capacitĂ© infonuagique et le niveau de maintenance requis ne sont pas encore connus avec certitude, mais d’après les dĂ©penses internes actuelles et la croissance potentielle, ces coĂ»ts supplĂ©mentaires sont estimĂ©s Ă  environ 100 000 $ par annĂ©e en moyenne. Par consĂ©quent, sur la pĂ©riode d’analyse, le coĂ»t total de la maintenance des systèmes de TI et des services infonuagiques sera de 0,75 million de dollars pour TC.

Autres coûts pour le gouvernement

Des coûts supplémentaires minimes associés aux modifications sont prévus, car la mise en œuvre apportera de précieuses données en temps réel à TC au sujet des possibles cas de non-conformité. La collecte efficace de renseignements permettra aux ressources de sûreté existantes, y compris les employés à temps plein renouvelés décrits ci-dessus, d’examiner et d’appliquer les modifications. Il y aura des coûts supplémentaires pour former ces ressources de sûreté existantes sur les nouvelles SAP, mais ils devraient être faibles et n’ont pas été monétisés.

TC assumera Ă©galement certains coĂ»ts associĂ©s Ă  la publication de ressources supplĂ©mentaires et Ă  la sensibilisation des intervenants. Toutefois, ces activitĂ©s auraient lieu avant la publication finale des modifications dans la Partie II de la Gazette du Canada, et leurs coĂ»ts sont donc exclus de l’analyse.

Coûts pour l’industrie

Comme tous les transporteurs aĂ©riens touchĂ©s par les modifications recueillent et conservent dĂ©jĂ  les donnĂ©es demandĂ©es, les coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les transporteurs aĂ©riens canadiens seront associĂ©s Ă  la configuration du processus d’échange de ces donnĂ©es, soit directement, soit par l’intermĂ©diaire d’un fournisseur de services tiers, en transmettant les donnĂ©es Ă  TC, et aux efforts de rĂ©ponse aux demandes de renseignements supplĂ©mentaires ou d’un nouveau contrĂ´le. Il est prĂ©vu que le coĂ»t total pour l’industrie s’élèvera Ă  0,89 million de dollars sur la pĂ©riode d’analyse.

Comme cela est indiquĂ© au dĂ©but de la prĂ©sente section dans le rĂ©sumĂ© des modifications depuis la publication prĂ©alable, en l’absence de donnĂ©es concernant le nombre total d’expĂ©ditions, le poids total (en kilogrammes [kg]) expĂ©diĂ© par les transporteurs aĂ©riens canadiens a Ă©tĂ© utilisĂ© comme approximation des donnĂ©es dans cette analyse. Cette valeur est maintenant fondĂ©e sur le poids total des expĂ©ditions de la Collecte Ă©lectronique de statistiques sur le transport aĂ©rien (CESTA) et divisĂ©e par un Ă©chantillon de 2023 du poids moyen par expĂ©dition du programme de CFAPC de TC (716,4 kg par expĂ©dition). Cela a entraĂ®nĂ© une diminution substantielle du nombre estimĂ© d’expĂ©ditions (initialement 1,2 milliard, maintenant 4,4 millions) au cours de la pĂ©riode d’analyse. Au cours d’une dĂ©cennie de donnĂ©es historiques et Ă  l’aide de la mĂ©thodologie dĂ©crite, les transporteurs aĂ©riens canadiens ont transportĂ© en moyenne chaque annĂ©e 360 000 expĂ©ditions de fret Ă  destination du CanadarĂ©fĂ©rence 2. Historiquement, une tendance Ă  la hausse a Ă©tĂ© observĂ©e dans le poids du fret transportĂ©, avec un taux de croissance annuel moyen de 3,22 %. Ce chiffre a Ă©tĂ© utilisĂ© pour prĂ©voir les expĂ©ditions de fret par transporteur aĂ©rien, qui devraient passer d’environ 395 000 par annĂ©e Ă  526 000 par annĂ©e au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Coûts initiaux de mise en place interne

Les coĂ»ts de mise en place interne devraient survenir dans les six mois suivant la publication finale des modifications dans la Partie II de la Gazette du Canada. Une rencontre entre les reprĂ©sentants de TC, un gestionnaire des services aĂ©riens et un cadre supĂ©rieur de la TI du transporteur aĂ©rien sera organisĂ©e afin d’établir le processus requis pour transmettre les donnĂ©es Ă  TC et la procĂ©dure que devra suivre le transporteur aĂ©rien pour configurer le système sur le Web. Cette rencontre sera d’une trentaine de minutes. Quatre heures seront ensuite nĂ©cessaires Ă  un employĂ© de la TI pour trouver une façon de transmettre les donnĂ©es Ă  portĂ©e soit au programme de CFAPC soit Ă  la configuration avec son fournisseur de services tiers. Ce processus a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© suivi dans le passĂ©, et après les quatre heures de configuration initiales, des dĂ©marches supplĂ©mentaires d’une durĂ©e variable (de moins d’une heure Ă  six heures) ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires au cours des jours suivants. Dix heures supplĂ©mentaires sont estimĂ©es nĂ©cessaires aux employĂ©s de la TI pour l’évaluation et les essais dans les six mois suivant la publication finale des modifications dans la Partie II de la Gazette du Canada. Comme le temps requis peut varier, et pour garantir que les coĂ»ts ne sont pas sous-estimĂ©s, l’analyse suppose en tout 20 heures de travail pour un employĂ© de la TI.

Avec des taux horaires de 73,94 $ pour le gestionnaire des services aĂ©riens, de 71,34 $ pour le cadre supĂ©rieur de la TI et de 58,01 $ pour l’employĂ© de la TI, y compris des coĂ»ts indirects de 25 %, ce temps est estimĂ© reprĂ©senter des coĂ»ts de 1 233 $ par transporteur aĂ©rien. Il est Ă  supposer que les transporteurs aĂ©riens qui sont actuellement en situation de conformitĂ© dans le projet pilote n’engageraient pas de frais de configuration, Ă©tant donnĂ© que leurs systèmes seront dĂ©jĂ  configurĂ©s pour la transmission automatique. Selon TC, sur la pĂ©riode d’analyse, 15 transporteurs aĂ©riens canadiens qui ne participent pas au projet pilote devraient transporter du fret Ă  destination du Canada. Les coĂ»ts totaux associĂ©s Ă  la configuration interne pour les transporteurs aĂ©riens seront donc de 18 491 $.

Frais payés à des fournisseurs de services tiers

Le système sur le Web a été conçu de manière souple pour utiliser les données sous la forme qu’elles ont déjà et ne nécessite pas de logiciel payant particulier. Toutefois, il est entendu que certains transporteurs aériens peuvent choisir d’employer un fournisseur de services tiers qui enverra les renseignements en leur nom. Pour s’assurer que les coûts de l’industrie ne sont pas sous-estimés, il est à supposer, aux fins de l’analyse, que tous les transporteurs aériens canadiens visés par l’analyse opteront pour cette méthode. Par conséquent, tous les transporteurs aériens canadiens qui n’ont pas participé au projet pilote du CFAPC devraient engager des coûts d’intégration initiaux. De plus, il est à supposer que tous les transporteurs aériens canadiens assument des coûts mineurs pour chaque transmission envoyée à TC.

Les transporteurs aĂ©riens qui choisissent de faire appel Ă  un fournisseur de services tiers devraient engager des frais d’intĂ©gration initiaux ponctuels de 15 000 $. Cette estimation est fondĂ©e sur les commentaires des intervenants et elle sera engagĂ©e par les 15 transporteurs aĂ©riens canadiens qui n’ont pas participĂ© au projet pilote du CFAPC. Il est Ă  supposer que les transporteurs aĂ©riens qui ont participĂ© au projet pilote du CFAPC sont dĂ©jĂ  en place et qu’ils n’auront donc pas Ă  assumer ce coĂ»t initial. Étant donnĂ© que ces coĂ»ts seront engagĂ©s au cours de la première annĂ©e de la pĂ©riode d’analyse, le coĂ»t total en valeur actualisĂ©e pour les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,23 million de dollars.

Bien que les coĂ»ts initiaux de mise en place ne soient estimĂ©s que pour les transporteurs aĂ©riens qui n’ont pas participĂ© au programme pilote du CFAPC, les coĂ»ts de transmission individuels sont inclus pour tous les transporteurs aĂ©riens canadiens dans le cadre des modifications. Ă€ la lumière des consultations menĂ©es auprès d’experts en la matière de TC, des commentaires des intervenants et de la rĂ©glementation antĂ©rieurerĂ©fĂ©rence 3, chaque transmission est estimĂ©e entraĂ®ner un coĂ»t de 10 cents pour le transporteur aĂ©rien. Les transporteurs aĂ©riens devront envoyer en moyenne une Ă  deux transmissions par expĂ©dition. L’analyse suppose deux transmissions par expĂ©dition. Compte tenu de cette information et des prĂ©visions de fret dĂ©crites ci-dessus, le coĂ»t total en valeur actualisĂ©e pour les transporteurs aĂ©riens, associĂ© aux frais de transmission de donnĂ©es individuelles, devrait ĂŞtre de 0,64 million de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Demandes de renseignements ou de contrĂ´le

Les transporteurs aériens devront également engager des frais pour répondre aux demandes de renseignements ou de contrôle de TC. Même si les transporteurs aériens qui ont participé au projet pilote ont déjà répondu à ces demandes, comme le scénario de référence suppose l’interruption du projet pilote, des coûts supplémentaires sont inclus pour ces transporteurs aériens.

Le ratio historique de demandes de renseignements est de plus ou moins une demande pour 2 971 expĂ©ditions, tandis que TC demande le contrĂ´le d’environ une expĂ©dition sur 342 000. Si ces ratios demeuraient constants sur la pĂ©riode d’analyse une fois le système de TI mis Ă  niveau, il est prĂ©vu que TC enverrait en moyenne chaque annĂ©e quelque 147 demandes de renseignements et 1,3 demande de contrĂ´le aux transporteurs aĂ©riens canadiens. Selon la complexitĂ© de la demande, la rĂ©ponse prendrait gĂ©nĂ©ralement de 3 Ă  15 minutes et serait probablement prise en charge par un chef de la sĂ»retĂ© aĂ©rienne ou un spĂ©cialiste du fret aĂ©rien employĂ© par le transporteur aĂ©rien. Aux fins de l’analyse, les demandes de renseignements et les demandes de contrĂ´le nĂ©cessitent des temps de rĂ©ponse moyens de 6,5 minutes et 10 minutes, respectivement. Ces dĂ©lais ont Ă©tĂ© estimĂ©s en consultation avec les experts en la matière de TC. De plus, le salaire horaire de l’employĂ© affectĂ© Ă  cette tâche est estimĂ© Ă  55,73 $. Il pourrait y avoir des cas dans lesquels une tierce partie qui utilise les services de transport de fret d’un transporteur aĂ©rien, tel qu’un transitaire, serait contactĂ©e pour fournir des renseignements supplĂ©mentaires Ă  la rĂ©ception d’une demande de renseignements ou de contrĂ´le. Toutefois, selon les experts en la matière de TC, ces coĂ»ts indirects devraient ĂŞtre minimes. Il faut Ă©galement souligner qu’il ne devrait pas y avoir de dĂ©penses de formation supplĂ©mentaires pour les employĂ©s de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens qui connaissent dĂ©jĂ  ces procĂ©dures, car d’autres administrations (les États-Unis, l’Union europĂ©enne, etc.) ont dĂ©jĂ  adoptĂ© des exigences similaires au cours des dernières annĂ©es. Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux associĂ©s aux demandes de renseignements ou de contrĂ´le sont estimĂ©s Ă  6 551 dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans.

Si TC utilisait les donnĂ©es pour repĂ©rer un risque et imposer un avis « Ne pas charger Â» pour la pièce de fret dĂ©signĂ©e, celle-ci serait mise de cĂ´tĂ© et ne serait pas chargĂ©e dans l’aĂ©ronef. Cela aurait une incidence sur le transporteur aĂ©rien et sur les expĂ©diteurs ou les destinataires de fret. Toutefois, les donnĂ©es historiques montrent que TC n’a jamais imposĂ© d’avis « Ne pas charger Â» après avoir reçu des renseignements relatifs au fret de transporteurs aĂ©riens. Par consĂ©quent, un avis « Ne pas charger Â» entraĂ®nerait des coĂ»ts supplĂ©mentaires, mais le nombre de futurs avis « Ne pas charger Â» et les coĂ»ts s’y rattachant ne peuvent ĂŞtre prĂ©vus de manière raisonnable.

Avantages

Les modifications ajouteront une précieuse couche de sûreté dans le domaine du transport aérien, garantissant que tout le fret aérien est évalué en fonction des risques avant d’entrer dans l’espace aérien canadien. En revanche, dans le scénario de référence, sans les modifications, le fret ne serait évalué par les autorités canadiennes qu’à son arrivée en sol canadien.

En l’absence des modifications, il existe un niveau de risque pour la sĂ»retĂ© de rĂ©fĂ©rence dans le domaine du transport aĂ©rien, la dĂ©tonation d’un engin explosif cachĂ© dans une expĂ©dition de fret reprĂ©sentant l’incident potentiel le plus catastrophique. Pour citer un exemple de ce type d’incidents, il y a le vol 103 Londres–New York de Pan Am en 1988, Ă  bord duquel une bombe cachĂ©e dans un lecteur de cassette dans la soute de fret a explosĂ©. Un total de 270 personnes sont dĂ©cĂ©dĂ©es. Si un incident d’une ampleur similaire devait se produire dans le contexte canadien, compte tenu de la valeur d’une vie statistique, ceci pourrait reprĂ©senter des consĂ©quences humaines monĂ©taires de 2,47 milliards de dollarsrĂ©fĂ©rence 4. Outre les coĂ»ts sociĂ©taux des pertes de vies humaines, un tel incident et les autres incidents de cette nature peuvent engendrer des coĂ»ts considĂ©rables associĂ©s aux blessures non mortelles, aux services de recherche et sauvetage, aux autres services d’urgence, aux dommages matĂ©riels, Ă  la perturbation du trafic aĂ©rien, aux enquĂŞtes sur l’accident, Ă  la douleur et Ă  la souffrance Ă  long terme des familles et des amis des victimes, et aux dommages Ă  la rĂ©putation du transporteur aĂ©rien.

Grâce à l’adoption de ces exigences, TC sera en mesure de contrôler tout le fret à bord des aéronefs à destination du Canada plus tôt dans le processus de transport, et les expéditions à risque potentiellement élevé pourraient être retirées avant le décollage. Cette couche de sûreté supplémentaire aidera à abaisser ce niveau de risque pour la sûreté de référence, ce qui réduira la probabilité qu’un événement catastrophique comme celui décrit ci-dessus se produise à l’avenir.

Comme les incidents passés sont peu nombreux, le niveau de risque de référence ne peut être quantifié et projeté sur la période d’analyse. De plus, l’efficacité potentielle des modifications visant à réduire ce risque est incertaine. Ces données seraient nécessaires afin d’effectuer les calculs requis pour annoncer des avantages attendus monétisés concrets. Ces données seraient également nécessaires pour effectuer une analyse du seuil de rentabilité qui examine le niveau de réduction des risques requis pour que les modifications aient des avantages égaux ou supérieurs aux coûts.

Compte tenu des problèmes de rareté des données, et de la grande variabilité et incertitude entourant la probabilité et les conséquences potentielles d’un incident évité à l’avenir, les avantages associés à ces modifications ont surtout été décrits de manière qualitative. Les modifications constituent néanmoins une étape importante pour renforcer la sûreté du secteur aérien. Étant donné les coûts potentiellement très élevés qui seraient évités par la prévention d’un seul incident, TC estime que les avantages des modifications l’emporteront sur les coûts.

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©taires note * du tableau b1
Intervenants touchés Description des coûts 2024 2026 2033 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement Administration et analyse 608 344 $ 405 716 $ 252 660 $ 3 769 127 $ 536 639 $
Maintenance TI 100 000 $ 87 344 $ 54 393 $ 751 523 $ 107 000 $
CoĂ»ts totaux pour le gouvernement 708 344 $ 493 060 $ 307 053 $ 4 520 650 $ 643 639 $
Industrie Configuration initiale 18 491 $ 0 0 18 491 $ 2 633 $
IntĂ©gration des tiers 225 000 $ 0 0 225 000 $ 32 035 $
Transmission des tiers 39 507 $ 73 529 $ 57 164 $ 636 149 $ 90 573 $
Demandes de renseignements ou de contrĂ´le 406 $ 757 $ 589 $ 6 551 $ 933 $
CoĂ»ts totaux pour l’industrie 283 405 $ 74 286 $ 57 752 $ 886 191 $ 126 174 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 991 749 $ 567 346 $ 364 805 $ 5 406 840 $ 769 813 $

Note(s) du tableau b1

Note * du tableau b1

Les colonnes reprĂ©sentent des pĂ©riodes de 12 mois commençant au cours de l’annĂ©e d’identification. Les totaux ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©.

Retour Ă  la note * du tableau b1

Avantages qualitatifs
Coûts qualitatifs

Lentille des petites entreprises

Une analyse de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications auront une incidence sur ces dernières. Parmi les transporteurs aĂ©riens canadiens qui devront probablement engager des dĂ©penses associĂ©es aux modifications, six sont considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises selon la lentille. Ces six transporteurs aĂ©riens ne reprĂ©senteront que 0,013 % du fret qui devrait ĂŞtre touchĂ©; les autres transporteurs aĂ©riens sont considĂ©rĂ©s comme de moyennes ou de grandes entreprises et reprĂ©sentent les 99,987 % restants. La valeur actualisĂ©e totale des coĂ»ts pour les petites entreprises sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans sera donc de 86 704 $, soit 14 451 $ par petite entreprise. Cela Ă©quivaudra Ă  un coĂ»t annuel par entreprise de 2 057 $.

Ces estimations de coĂ»ts reprĂ©sentent une augmentation substantielle (qui est passĂ©e de 3 079 $ Ă  86 704 $) par rapport Ă  l’analyse qui a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour la publication prĂ©alable de ces modifications dans la Partie I de la Gazette du Canada. Cette augmentation est principalement attribuable aux coĂ»ts de mise en place (15 000 $ par entreprise) qui peuvent ĂŞtre engagĂ©s par les transporteurs aĂ©riens qui choisissent de faire appel Ă  un fournisseur de services tiers. Les petites entreprises dont les niveaux de fret transportĂ© sont infĂ©rieurs peuvent choisir de ne pas faire appel Ă  un fournisseur de services tiers et d’envoyer plutĂ´t leurs donnĂ©es directement Ă  TC, ce qui rĂ©duirait la plupart de leurs coĂ»ts totaux engagĂ©s. De plus, parmi d’autres changements mineurs, un intervenant supplĂ©mentaire a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une petite entreprise et l’annĂ©e de prix de l’analyse a Ă©tĂ© mise Ă  jour de 2021 Ă  2023.

Aucune option flexible n’a été examinée pour les petites entreprises, car les modifications concernent la sûreté des aéronefs et les petits transporteurs aériens sont jugés tout aussi vulnérables que les grands transporteurs.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car aucun changement supplĂ©mentaire au fardeau administratif des entreprises n’est prĂ©vu et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit.

L’information fournie à TC par les intervenants n’est pas utilisée pour assurer la conformité et faire appliquer la loi, mais plutôt pour évaluer les risques et prendre des mesures appropriées qui améliorent la sécurité et la sûreté des Canadiens. Par conséquent, ces activités ne correspondent pas à la définition du fardeau administratif établie dans la Loi sur la réduction de la paperasse.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications ne sont pas liĂ©es Ă  un plan de travail ou Ă  un engagement pris dans le cadre d’un forum officiel de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation. Toutefois, les modifications sont conformes aux initiatives de RPCF-AC des partenaires internationaux du Canada. Lors de l’élaboration des modifications, le Canada a collaborĂ© avec d’autres pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union europĂ©enne, pour harmoniser son initiative de RPCF-AC. Le programme de contrĂ´le avancĂ© du fret aĂ©rien des États-Unis est entrĂ© en vigueur en 2018, le projet pilote Predict du Royaume-Uni a Ă©tĂ© lancĂ© en 2023, et le système de contrĂ´le des importations 2 de l’Union europĂ©enne a Ă©tĂ© introduit en trois versions entre 2021 et 2023.

TC a aidĂ© Ă  Ă©tablir les Principes directeurs communs entre l’OMD et l’OACI pour les RPCF-AC sous la direction du Groupe de travail mixte sur les renseignements prĂ©alables concernant le fret de l’OMD-OACI, composĂ© d’organismes internationaux, de pays aux vues similaires et de partenaires de l’industrie. Ces principes sont reflĂ©tĂ©s dans le programme de CFAPC et ont influencĂ© l’élaboration des rĂ©gimes de RPCF-AC d’autres pays. Le Canada a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  chercher des possibilitĂ©s de coordonner les Ă©valuations des RPCF-AC avec ses partenaires internationaux. En tant que membre des Nations agiles, le Canada a lancĂ© un projet pilote de ciblage conjoint avec le Royaume-Uni afin de dĂ©terminer comment les deux pays pouvaient Ă©changer les Ă©valuations des risques associĂ©s au fret transportĂ© entre eux afin d’éliminer les mesures d’attĂ©nuation. Bien que ce travail ait Ă©tĂ© interrompu en aoĂ»t 2023, le Canada continue de mobiliser ses homologues internationaux lors des Ă©vĂ©nements de RPCF-AC, Ă  savoir les sĂ©ances sur les exigences de conformitĂ© des RPCF-AC organisĂ©es par l’IATA.

TC ne voit pas de lacunes importantes dans l’harmonisation avec les principaux partenaires commerciaux du Canada. Le Canada s’est alignĂ© sur ses partenaires quant aux huit Ă©lĂ©ments d’information sur le fret, aux Ă©lĂ©ments d’information de dĂ©part et Ă  l’approche d’attĂ©nuation (demandes de contrĂ´le, demandes de renseignements, avis Â« Ne pas charger Â»). Il s’est Ă©galement alignĂ© sur ses partenaires en ce qui concerne l’obligation pour les transporteurs aĂ©riens de recevoir un message confirmant la rĂ©ception des renseignements relatifs au fret.

Effets sur l’environnement

En conformitĂ© avec la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique et avec l’ÉnoncĂ© de politique sur l’évaluation environnementale stratĂ©gique de TC (2013), le processus d’évaluation environnementale stratĂ©gique a Ă©tĂ© suivi pour prĂ©parer la proposition rĂ©glementaire, et une Ă©valuation du transport durable a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Aucun effet environnemental important n’est prĂ©vu par suite de ces modifications. L’évaluation a tenu compte des incidences possibles sur les cibles et les objectifs environnementaux Ă©noncĂ©s dans la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD).

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications ne devraient pas avoir d’effets différents selon les facteurs d’identité tels que le sexe, la race, l’origine ethnique, la religion, l’âge et les capacités physiques. Les données sur le fret aérien enregistrées dans le cadre du programme de CFAPC ne contiennent ni données sur le sexe ni données identitaires intersectionnelles. Le but du programme de CFAPC est de faire en sorte que les données sur le fret aérien soient communiquées par tous les transporteurs aériens qui transportent du fret à bord de vols à destination du Canada, quel que soit leur point d’origine. Tous les Canadiens devraient bénéficier du renforcement de la sûreté dans le système de transport aérien et dans la chaîne d’approvisionnement.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications entreront en vigueur le 1er avril 2025. Les intervenants, tout particulièrement les transporteurs aĂ©riens, connaissent dĂ©jĂ  bien les programmes de RPCF-AC et les exigences actuelles de communications de donnĂ©es grâce au projet pilote de CFAPC.

Pour appuyer la mise en Ĺ“uvre des modifications, TC a publiĂ© des ressources supplĂ©mentaires et menĂ© des activitĂ©s de sensibilisation auprès des intervenants, comme suit :

Le programme de CFAPC sera soutenu par plusieurs systèmes de TI complémentaires et se chevauchant, conçus pour permettre la continuité du programme en cas d’une ou de plusieurs pannes. Les alertes concernant les erreurs et les pannes de système seront constamment surveillées et traitées au fur et à mesure qu’elles apparaissent. TC a élaboré un plan de continuité des activités qui décrit en détail les processus applicables en cas de panne de systèmes ou d’autres problèmes techniques. Les transporteurs aériens seront avisés par courriel de tout problème technique qui nuit à la capacité de TC de respecter ses normes de service dès que les répercussions seront confirmées. De plus, les transporteurs aériens devront informer TC des pannes qui nuisent à leur capacité de respecter les exigences réglementaires.

L’accès aux données soumises par les transporteurs nécessitera un dispositif de TC et des identifiants de connexion, l’accès étant déterminé par le rôle et le groupe de l’utilisateur, qui seront contrôlés pour maintenir la sûreté. Trois copies locales et trois copies régionales du système de données seront faites pour assurer la sauvegarde des renseignements dans le système. Le programme de CFAPC continuera de suivre les procédures et les directives strictes du gouvernement du Canada en matière de politique numérique. Le programme de CFAPC contrôlera, gérera et surveillera l’accès aux données tout en assurant la confidentialité et la disponibilité de l’information lorsque nécessaire.

Les dossiers d’information soumis conformĂ©ment au programme de CFAPC seront conservĂ©s pendant une pĂ©riode maximale de deux ans, Ă  moins qu’une mesure d’attĂ©nuation des risques n’entraĂ®ne l’identification positive d’un article dangereux dans l’expĂ©dition de fret. Dans ce cas, le dossier et l’information seront stockĂ©s et conservĂ©s conformĂ©ment aux politiques et règlements ministĂ©riels concernant les matĂ©riaux protĂ©gĂ©s et classifiĂ©s. En ce qui concerne les transporteurs aĂ©riens, les modifications n’imposent pas de nouvelles exigences en matière de pĂ©riode de conservation des documents.

Le système de TI fera appel Ă  des analyses avancĂ©es, alimentĂ©es par l’intelligence artificielle, afin d’effectuer une première Ă©valuation des risques des renseignements relatifs au fret. Si le système dĂ©tecte un Ă©lĂ©ment prĂ©occupant, un fonctionnaire de TC en sera informĂ©. Il dĂ©cidera alors s’il convient d’envoyer une demande de renseignements, une demande de contrĂ´le ou, dans le pire des cas, un avis « Ne pas charger Â». Toutes ces dĂ©cisions seront prises par un opĂ©rateur humain. Étant donnĂ© l’utilisation de l’intelligence artificielle, TC se conformera aux exigences de la Directive sur la prise de dĂ©cisions automatisĂ©e, qui vise Ă  garantir que les dĂ©cisions automatisĂ©es prises par les ministères du gouvernement fĂ©dĂ©ral sont conformes aux exigences d’équitĂ© procĂ©durale et d’application rĂ©gulière de la loi. En plus de la Directive, TC a rĂ©alisĂ© une Évaluation d’incidence algorithmique, dont les rĂ©sultats finaux ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur le Portail du gouvernement ouvert en fĂ©vrier 2024, conformĂ©ment Ă  la Directive sur la prise de dĂ©cisions automatisĂ©e.

Bien que l’ASFC utilise plusieurs des mêmes éléments de données dans le cadre du Programme de Manifeste électronique, il n’est pas nécessaire de soumettre les renseignements avant le chargement du fret. TC et l’ASFC continuent de travailler ensemble pour cerner les domaines de chevauchement et les possibilités de réduire les redondances. La faisabilité d’une approche à guichet unique pour la soumission des données dans tous les modes de transport fait l’objet de discussions et constitue l’un des domaines d’intérêt du Bureau national de la chaîne d’approvisionnement de TC. Les intervenants seront informés de l’avancement de ces discussions par les comités consultatifs existants (par exemple le Comité consultatif sur les activités commerciales à la frontière de l’ASFC et le Groupe consultatif sur la sûreté aérienne de TC) et par l’intermédiaire d’un bulletin de CFAPC-TC à l’intention des personnes désignées comme personnes-ressources principales en matière de sûreté du fret au moment de l’inscription. Des mises à jour pertinentes seront fournies sur le site Web du CFAPC.

Conformité et application

Le but de TC est de crĂ©er un environnement de conformitĂ© et d’application juste et Ă©quitable qui permet Ă  la collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e de prendre des mesures correctives. L’application des modifications sera rĂ©alisĂ©e par le rĂ©gime de conformitĂ© et d’application Ă©tabli dans la Loi sur l’aĂ©ronautique et la Loi sur les transports au Canada, y compris l’adjonction de textes dĂ©signĂ©s correspondants Ă  l’annexe 4 du RCSA 2012 afin d’avoir le pouvoir d’imposer des SAP.

L’intervention de TC en matière d’application de la loi serait adaptĂ©e de manière Ă  assurer Ă  la fois la conformitĂ© et la dissuasion. En gĂ©nĂ©ral, des SAP ne seraient imposĂ©es que lorsque des outils d’application de la loi moins draconiens (par exemple des consultations verbales, des lettres d’avertissement) ne permettent pas d’atteindre cet objectif. ConformĂ©ment aux normes ministĂ©rielles d’application de la loi de TC, le montant d’une SAP est dĂ©terminĂ© en fonction de plusieurs facteurs, par exemple si la violation a Ă©tĂ© commise par une personne ou par une entreprise, la gravitĂ© de la violation et les circonstances de la violation.

L’omission de contrĂ´ler du fret lorsque TC l’ordonne, l’omission d’assurer la surveillance du fret et d’éliminer le danger Ă  la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, le cas Ă©chĂ©ant, et le transport de fret qui ne doit pas ĂŞtre transportĂ© conformĂ©ment au RCSA 2012 sont des dispositions passibles d’une SAP pouvant atteindre 25 000 $. L’omission de fournir des renseignements prĂ©alables relatifs au fret, des mises Ă  jour des renseignements prĂ©alables relatifs au fret, des renseignements supplĂ©mentaires Ă  la suite de demandes, des renseignements sur les contrĂ´les, des renseignements sur les vols ou les nom et coordonnĂ©es de la personne-ressource dĂ©signĂ©e sont des violations passibles d’une SAP pouvant atteindre 10 000 $. Des cas de non-conformitĂ© rĂ©pĂ©tĂ©s ou graves peuvent donner lieu Ă  la suspension ou Ă  la rĂ©vocation du document d’aviation canadien d’un transporteur aĂ©rien, ce qui limiterait sa capacitĂ© Ă  exploiter des vols dans l’espace aĂ©rien canadien.

Le paiement des SAP doit ĂŞtre effectuĂ© dans les 30 jours suivant la rĂ©ception de l’avis d’infraction au moyen d’une carte de crĂ©dit, d’un chèque certifiĂ© ou d’un mandat de banque libellĂ© Ă  l’ordre du receveur gĂ©nĂ©ral du Canada. Si la sanction associĂ©e Ă  l’infraction n’est pas payĂ©e, celle-ci devient une crĂ©ance de Sa MajestĂ©.

Les parties qui font l’objet d’une SAP et qui estiment que la SAP a été imposée à tort peuvent déposer une demande de révision de la sanction auprès du Tribunal d’appel des transports du Canada (TATC). Le TATC est un organisme indépendant, administratif et quasi judiciaire, créé en 2003 en vertu de la Loi sur le Tribunal d’appel des transports du Canada, qui offre un mécanisme de recours contre les mesures administratives prises par le ministre des Transports. Cet organe est moins formel qu’un tribunal judiciaire et les affaires peuvent être présentées sans représentation juridique. Souvent, le TATC est en mesure d’instruire une affaire plus rapidement qu’un tribunal judiciaire, et généralement à un coût nettement inférieur pour le demandeur. Les parties peuvent interjeter appel d’une décision du TATC devant la Cour fédérale du Canada.

Normes de service

Le programme de CFAPC s’harmonise avec les normes de services Ă©noncĂ©es dans les Principes directeurs communs pour les RPCF-AC Ă©tablis par l’OMD-OACI, acceptĂ©s Ă  l’échelle internationale. D’après les rĂ©sultats du projet pilote de CFAPC, environ 99 % des expĂ©ditions de fret sont jugĂ©es Ă  faible risque, pour lesquelles une confirmation de rĂ©ception est gĂ©nĂ©rĂ©e par le système en quelques secondes. Pour les expĂ©ditions qui nĂ©cessitent un examen plus approfondi, le transporteur recevra une demande de renseignements ou une demande de contrĂ´le. Les demandes de renseignements sont envoyĂ©es dès que possible pour que le transporteur aĂ©rien puisse y rĂ©pondre dès que possible avant le chargement. Dans le cadre d’une demande de renseignements, TC cherchera Ă  obtenir des renseignements pertinents pour Ă©valuer le risque pour la sĂ»retĂ© de l’expĂ©dition, comme une dĂ©claration relative Ă  la sĂ»retĂ© de l’expĂ©dition ou un bordereau de marchandises; tandis qu’une demande de contrĂ´le exigera un registre de contrĂ´le conformĂ©ment Ă  une mesure de sĂ»retĂ©. Des renseignements supplĂ©mentaires sur le processus relatif aux demandes de renseignements et aux demandes de contrĂ´le ainsi qu’aux avis « Ne pas charger Â» se trouvent dans le Guide de mise en Ĺ“uvre technique de TC, qui a Ă©tĂ© transmis aux intervenants.

Les normes de service concernant les délais de réponse aux demandes de renseignements et aux demandes de contrôle seront établies parallèlement à la conception des systèmes et communiquées à l’industrie par l’intermédiaire du Guide de mise en œuvre technique affiché sur le site Web du CFAPC avant l’entrée en vigueur des modifications.

Les intervenants qui ont des questions ou des prĂ©occupations Ă  la suite d’une dĂ©cision prise par un fonctionnaire de TC de demander des renseignements supplĂ©mentaires, de demander un contrĂ´le ou d’imposer un avis « Ne pas charger Â» sont encouragĂ©s Ă  communiquer ces questions ou prĂ©occupations au fonctionnaire qui a envoyĂ© la demande ou l’avis en question.

Personne-ressource

Directeur exécutif
Élaboration de programmes
Sûreté aérienne
Transports Canada
330, rue Sparks, Place de Ville, tour C, 13e Ă©tage
Ottawa (Ontario)
K1A 0W8
Courriel : aircargosecurity-suretedufretaerien.tc@tc.gc.ca