Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime : DORS/2024-133

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 14

Enregistrement
DORS/2024-133 Le 17 juin 2024

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2024-711 Le 17 juin 2024

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu des alinĂ©as 35(1)b), d)rĂ©fĂ©rence a et e)rĂ©fĂ©rence b, 35.1(1)d) Ă  i)rĂ©fĂ©rence c et k)rĂ©fĂ©rence c, 120(1)d) Ă  g)rĂ©fĂ©rence d, i), k) et m), 150(1)a), 190(1)b) et 244f)rĂ©fĂ©rence e Ă  h)rĂ©fĂ©rence f de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence g, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime, ci-après.

Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime

Définitions et interprétation

Définitions

1 (1) Les définitions ci-après s’appliquent au présent règlement.

bâtiments de catégorie 1
Les bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de SOLAS. (Class 1 vessel)
bâtiments de catégorie 2
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments de catĂ©gorie 1, qui, selon le cas :
  • a) sont d’une jauge brute de 500 ou plus;
  • b) sont certifiĂ©s pour transporter 50 passagers ou plus selon ce qui figure sur leur certificat de sĂ©curitĂ© dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment et sont d’une longueur de 24 m ou plus. (Class 2 vessel)
bâtiments de catégorie 3
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments de catégories 1 ou 2, qui sont d’une longueur de 24 m ou plus. (Class 3 vessel)
bâtiments de catégorie 4
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  3, qui, selon le cas :
  • a) sont d’une jauge brute de plus de 15;
  • b) sont d’une jauge brute de 15 ou moins et sont des bâtiments transportant des passagers ou des bâtiments remorqueurs. (Class 4 vessel)
bâtiments de catégorie 5
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments de catégories 1 à 4, d’une jauge brute de 15 ou moins. (Class 5 vessel)
bâtiment remorqueur
S’entend au sens de l’article 1 du Règlement de 2020 sur la sĂ©curitĂ© de la navigation. (towboat)
bâtiment transportant des passagers
Bâtiment qui sert au transport d’un ou plusieurs passagers. (passenger-carrying vessel)
Code ISM
Le Code international de gestion pour la sécurité de l’exploitation des navires et la prévention de la pollution adopté par l’Organisation maritime internationale en vertu de la résolution A.741(18). (ISM Code)
gestionnaire
La personne qualifiĂ©e qui est responsable de gĂ©rer les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord d’un bâtiment. (ship manager)
Loi
La Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada. (Act)
ministre
Le ministre des Transports. (Minister)
SOLAS
La Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer et le Protocole de 1988 relatif Ă  la Convention. (SOLAS)

Système de gestion de la sécurité

(2) Un système de gestion de la sécurité est un ensemble structuré de politiques et de procédures qui ont pour objectif de permettre la mise en œuvre efficace des politiques de sécurité et de protection de l’environnement.

Documents — renvoi dynamique

2 Dans le présent règlement, la mention d’un document constitue un renvoi à celui-ci avec ses modifications successives.

Documents incorporés par renvoi

3 Pour l’interprĂ©tation des documents incorporĂ©s par renvoi au prĂ©sent règlement :

Longueur et jauge brute

4 Dans le présent règlement, la mention de la longueur et de la jauge brute d’un bâtiment vaut mention de la longueur et de la jauge brute qui figurent sur le certificat d’immatriculation du bâtiment délivré en vertu du Règlement sur l’immatriculation et le jaugeage des bâtiments.

Objectif

Bâtiments canadiens

5 (1) Le présent règlement prévoit l’obligation pour le gestionnaire d’un bâtiment des catégories 1 à 5 d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir un système de gestion de la sécurité documenté pour les opérations à terre et à bord du bâtiment.

Bâtiments étrangers

(2) Le présent règlement prévoit l’obligation pour le représentant autorisé d’un bâtiment étranger assujetti au chapitre IX de SOLAS dans les eaux canadiennes d’exploiter le bâtiment conformément aux pratiques et procédures décrites dans un système de gestion de la sécurité documenté.

Généralités

Champ d’application

6 Sous rĂ©serve de l’article 7, le prĂ©sent règlement s’applique Ă  l’égard des bâtiments suivants :

Non-application

7 Le prĂ©sent règlement ne s’applique pas Ă  l’égard des bâtiments suivants :

Interdictions — bâtiments Ă©trangers assujettis Ă  SOLAS

8 Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© d’un bâtiment Ă©tranger d’exploiter le bâtiment dans les eaux canadiennes Ă  moins que, Ă  la fois :

Échange

9 À la demande du titulaire d’un document de conformité canadien, le ministre échange son document pour un document de conformité canadien d’une autre catégorie si les exigences de délivrance du document de l’autre catégorie sont satisfaites et que le titulaire n’est pas en contravention d’une disposition du présent règlement.

Visa

10 Le titulaire d’un document maritime canadien dĂ©livrĂ© sous le rĂ©gime du prĂ©sent règlement qui est valide pour plus d’une annĂ©e veille Ă  ce que :

Identification du gestionnaire

11 Le représentant autorisé d’un bâtiment canadien est tenu de fournir l’identité du gestionnaire au ministre à sa demande et selon les modalités qu’il précise.

[12 à 99 réservés]

PARTIE 1
Bâtiments de catégorie 1

DĂ©livrance — documents de conformitĂ©

100 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1, le ministre lui dĂ©livre les documents suivants :

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre le document de conformité provisoire ou le document de conformité, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

DĂ©livrance — certificats de gestion de la sĂ©curitĂ©

101 Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1, le ministre lui dĂ©livre les documents ci-après Ă  l’égard du bâtiment :

Documents Ă  bord — capitaine

102 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

103 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que des audits internes et des contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s conformĂ©ment Ă  la section 12 de la partie A du Code ISM afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord du bâtiment sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 100(1).

Fréquence

(2) Il veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s selon une frĂ©quence dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 12.1 de la partie A du Code ISM.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Plan de mesures correctives

(4) Il veille à ce qu’un plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit établi et mis en œuvre en temps opportun après la date de leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier et des mesures pour empêcher qu’elle ne se reproduise.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

104 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 d’exploiter le bâtiment, ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 100(1).

[105 à 199 réservés]

PARTIE 2
Bâtiments de catégorie 2

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

200 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2, le ministre lui dĂ©livre un document de conformitĂ© canadien de catĂ©gorie 2 s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM.

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre le document de conformité canadien de catégorie 2, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 2.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

201 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Documents Ă  bord — capitaine

202 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

203 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que des audits internes et des contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s conformĂ©ment Ă  la section 12 de la partie A du Code ISM afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord du bâtiment sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 200(1).

Fréquence

(2) Il veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s selon une frĂ©quence dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 12.1 de la partie A du Code ISM.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Plan de mesures correctives

(4) Il veille à ce qu’un plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit établi et mis en œuvre en temps opportun après la date de leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier et des mesures pour empêcher qu’elle ne se reproduise.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

204 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 201(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 200(1).

[205 à 299 réservés]

PARTIE 3
Bâtiments de catégorie 3

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

300 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, le ministre lui dĂ©livre un document de conformitĂ© canadien de catĂ©gorie 3 s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM, Ă  l’exception des sections 4 et 12.

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre un document de conformité canadien de catégorie 3, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 3.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

301 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM, Ă  l’exception des sections 4 et 12.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Documents Ă  bord — capitaine

302 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

303 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catégorie 3 veille à ce que des audits internes et des contrôles de la gestion soient effectués afin de vérifier que les opérations à terre et à bord du bâtiment sont conformes aux pratiques et procédures décrites dans le système de gestion de la sécurité.

Intervalle entre évaluations

(2) Il veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s au moins une fois par intervalle de douze mois.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Plan de mesures correctives

(4) Il veille à ce qu’un plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit établi et mis en œuvre en temps opportun après la date de leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier et des mesures pour empêcher qu’elle ne se reproduise.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

304 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 301(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ©.

[305 à 399 réservés]

PARTIE 4
Bâtiments de catégorie 4

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

400 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4, le ministre lui dĂ©livre un document de conformitĂ© canadien de catĂ©gorie 4 s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences prĂ©vues aux articles 402 Ă  404.

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre un document de conformité canadien de catégorie 4, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 4.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

401 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences prĂ©vues aux articles 402 Ă  404.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Système de gestion de la sécurité

402 Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 est tenu d’établir un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui comprend :

Instructions et procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402b)

403 Les instructions et les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402b) comprennent les instructions et les procĂ©dures concernant :

ProcĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402e)

404 Les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402e) comprennent :

Évaluations

405 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce qu’une Ă©valuation de l’efficacitĂ© du système de gestion de la sĂ©curitĂ© soit effectuĂ©e conformĂ©ment Ă  la procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 402f) afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ©.

Intervalle entre évaluations

(2) Il veille à ce que les évaluations soient effectuées au moins une fois par intervalle de douze mois.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des évaluations d’un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Conservation et production des résultats

(4) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des Ă©valuations :

Documents Ă  bord – capitaine

406 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce que :

Présentation des documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce que :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

407 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment catĂ©gorie 4 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment catĂ©gorie 4 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 401(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ©.

[408 à 499 réservés]

PARTIE 5
Bâtiments de catégorie 5

Système de sécurité de la gestion

500 (1)  Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 est tenu d’établir un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui comprend :

Mise en œuvre

(2) Il veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date d’immatriculation du bâtiment.

Instructions et procédures visées à l’alinéa (1)b)

(3) Les instructions et les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a (1)b) comprennent les instructions et les procĂ©dures concernant :

Procédures visées à l’alinéa (1)e)

(4) Les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a (1)e) comprennent :

Documents Ă  bord – capitaine

501 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 veille Ă  ce que le document dans lequel le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1) est consignĂ© soit conservĂ© Ă  bord.

Présentation des documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 veille Ă  ce que le document dans lequel le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1) est consignĂ© soit mis Ă  la disposition du ministre Ă  sa demande.

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

502 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 500(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1).

[503 à 599 réservés]

PARTIE 6
Dispositions transitoires, modification corrélative, abrogation et entrée en vigueur

Dispositions transitoires

Attestations — Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments

600 Les attestations de conformité provisoires et les attestations de conformité délivrées en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments qui sont valides avant la date d’entrée en vigueur du présent règlement sont réputées avoir été délivrées aux termes du présent règlement. L’attestation de conformité provisoire et l’attestation de conformité ont valeur respectivement de document de conformité provisoire et de document de conformité.

Certificats — Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments

601 Les certificats de gestion de la sécurité provisoires et les certificats de gestion de la sécurité délivrés en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments qui sont valides avant la date d’entrée en vigueur du présent règlement sont réputés avoir été délivrés aux termes du présent règlement.

Partie 2 — bâtiments transportant des passagers

602 (1) Les articles 202 Ă  204 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 qui est un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 2 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers

(2) Les articles 202 Ă  204 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 3 — bâtiments transportant des passagers

603 (1) Les articles 302 Ă  304 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 qui est un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 3 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers

(2) Les articles 302 Ă  304 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15

604 (1) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15 et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15

(2) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15 et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire de la dĂ©livrance du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le deuxième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — certains bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de 15 ou moins

(3) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de 15 ou moins qui transporte plus de douze passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — autres bâtiments transportant des passagers et remorqueurs d’une jauge brute de 15 ou moins

(4) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment d’une jauge brute de 15 ou moins qui est un bâtiment remorqueur ou transportant au plus douze passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter :

Partie 5 — autres bâtiments d’une jauge brute de 15 ou moins

605 Le paragraphe 500(2) et les articles 501 et 502 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du troisième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Modification corrélative au Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

606 La partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 12

Violations du Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

1 alinĂ©a 8a) 5 250 Ă  250 000  
2 alinĂ©a 8b) 5 250 Ă  250 000  
3 alinĂ©a 8c) 5 250 Ă  250 000  
4 article 11 525 Ă  10 000  
5 alinĂ©a 102(1)a) 260 Ă  1 250  
6 alinĂ©a 102(1)b) 260 Ă  1 250  
7 alinĂ©a 102(1)c) 260 Ă  1 250  
8 alinĂ©a 102(2)a) 525 Ă  10 000  
9 alinĂ©a 102(2)b) 525 Ă  10 000  
10 alinĂ©a 102(2)c) 525 Ă  10 000  
11 paragraphe 103(1) 2 625 Ă  100 000  
12 paragraphe 103(2) 525 Ă  10 000  
13 paragraphe 103(3) 525 Ă  10 000  
14 paragraphe 103(4) 525 Ă  10 000  
15 paragraphe 103(5) 525 Ă  10 000  
16 alinĂ©a 103(6)a) 525 Ă  10 000  
17 alinĂ©a 103(6)b) 525 Ă  10 000  
18 paragraphe 104(1) 2 625 Ă  100 000  
19 paragraphe 104(2) 2 625 Ă  100 000  
20 paragraphe 200(3) 5 250 Ă  250 000  
21 paragraphe 201(2) 5 250 Ă  250 000  
22 alinĂ©a 202(1)a) 260 Ă  1 250  
23 alinĂ©a 202(1)b) 260 Ă  1 250  
24 alinĂ©a 202(1)c) 260 Ă  1 250  
25 alinĂ©a 202(2)a) 525 Ă  10 000  
26 alinĂ©a 202(2)b) 525 Ă  10 000  
27 alinĂ©a 202(2)c) 525 Ă  10 000  
28 paragraphe 203(1) 2 625 Ă  100 000  
29 paragraphe 203(2) 525 Ă  10 000  
30 paragraphe 203(3) 525 Ă  10 000  
31 paragraphe 203(4) 525 Ă  10 000  
32 paragraphe 203(5) 525 Ă  10 000  
33 alinĂ©a 203(6)a) 525 Ă  10 000  
34 alinĂ©a 203(6)b) 525 Ă  10 000  
35 paragraphe 204(1) 2 625 Ă  100 000  
36 paragraphe 204(2) 2 625 Ă  100 000  
37 paragraphe 300(3) 5 250 Ă  250 000  
38 paragraphe 301(2) 5 250 Ă  250 000  
39 alinĂ©a 302(1)a) 260 Ă  1 250  
40 alinĂ©a 302(1)b) 260 Ă  1 250  
41 alinĂ©a 302(1)c) 260 Ă  1 250  
42 alinĂ©a 302(2)a) 525 Ă  10 000  
43 alinĂ©a 302(2)b) 525 Ă  10 000  
44 alinĂ©a 302(2)c) 525 Ă  10 000  
45 paragraphe 303(1) 2 625 Ă  100 000  
46 paragraphe 303(2) 525 Ă  10 000  
47 paragraphe 303(3) 525 Ă  10 000  
48 paragraphe 303(4) 525 Ă  10 000  
49 paragraphe 303(5) 525 Ă  10 000  
50 alinĂ©a 303(6)a) 525 Ă  10 000  
51 alinĂ©a 303(6)b) 525 Ă  10 000  
52 paragraphe 304(1) 2 625 Ă  100 000  
53 paragraphe 304(2) 2 625 Ă  100 000  
54 paragraphe 401(2) 5 250 Ă  250 000  
55 paragraphe 405(1) 2 625 Ă  100 000  
56 paragraphe 405(2) 525 Ă  10 000  
57 paragraphe 405(3) 525 Ă  10 000  
58 alinĂ©a 405(4)a) 525 Ă  10 000  
59 alinĂ©a 405(4)b) 525 Ă  10 000  
60 alinĂ©a 406(1)a) 260 Ă  1 250  
61 alinĂ©a 406(1)b) 260 Ă  1 250  
62 alinĂ©a 406(1)c) 260 Ă  1 250  
63 alinĂ©a 406(2)a) 525 Ă  10 000  
64 alinĂ©a 406(2)b) 525 Ă  10 000  
65 alinĂ©a 406(2)c) 525 Ă  10 000  
66 paragraphe 407(1) 2 625 Ă  100 000  
67 paragraphe 407(2) 2 625 Ă  100 000  
68 paragraphe 500(2) 2 625 Ă  100 000  
69 paragraphe 501(1) 260 Ă  1 250  
70 paragraphe 501(2) 525 Ă  10 000  
71 paragraphe 502(1) 2 625 Ă  100 000  
72 paragraphe 502(2) 2 625 Ă  100 000  

Abrogation

607 Le Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments référence 2 est abrogé.

Entrée en vigueur

Publication

608 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : ConformĂ©ment au chapitre IX de la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), le Canada est tenu d’exiger qu’un système de gestion de la sĂ©curitĂ© (SGS) soit mis en place pour tout bâtiment canadien assujetti Ă  la Convention SOLAS. L’ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments (DORS/98-348) pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) a permis qu’entre en vigueur cet engagement aux termes de la Convention SOLAS. Toutefois, seule une petite partie de la flotte canadienne est assujettie Ă  cette exigence en matière de SGS; seuls les bâtiments assujettis Ă  la Convention SOLAS Ă©taient tenus de disposer d’un SGS, ce qui crĂ©e une disparitĂ© par rapport aux bâtiments de taille semblable qui ne sont pas visĂ©s par la Convention SOLAS. L’Organisation maritime internationale (OMI) considère qu’un SGS est un outil permettant de se prĂ©parer et d’intervenir de manière efficace en cas d’incident de sĂ©curitĂ© Ă  bord d’un bâtiment, ce qui amĂ©liore la culture de sĂ©curitĂ© dans son ensemble.

Depuis 2004, le Bureau de la sĂ©curitĂ© des transports (BST) a formulĂ© un certain nombre de recommandations oĂą il demandait Ă  Transports Canada (TC) de mettre en Ĺ“uvre des dispositions rĂ©glementaires obligeant tous les exploitants commerciaux de l’industrie maritime Ă  disposer de processus officiels de gestion de la sĂ©curitĂ© et Ă  surveiller ces processus de manière efficace (recommandations M04-01 et M17-02). De plus, en 2023, le BST a Ă©mis une recommandation exigeant que les reprĂ©sentants autorisĂ©s des remorqueurs d’une jauge brute de 15 ou moins Ă©valuent les risques prĂ©sents dans leurs opĂ©rations, entre autres, Ă©valuer si leurs remorqueurs conviennent aux opĂ©rations de remorquage particulières qu’ils entreprennent (recommandation M23-02), ce qui constitue un Ă©lĂ©ment clĂ© d’un SGS.

Description : Le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime (le Règlement) vient Ă©largir la portĂ©e des exigences relatives aux SGS afin que la majoritĂ© des bâtiments canadiens y soient assujettis. Le projet de règlement abroge l’ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments et la remplace par le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime.

Le Règlement regroupe les bâtiments de la flotte canadienne en cinq catégories, lesquelles sont assorties d’exigences différentes en matière de SGS et de surveillance. Le classement des bâtiments dans chacune des catégories se fera en fonction de leur taille, de leur type et de leur exploitation. Un SGS officiel décrit les documents et renforce les procédures et les processus visant à promouvoir et à instaurer une culture de sécurité et de responsabilité dans le cadre des activités quotidiennes du bâtiment. La responsabilité de la mise en œuvre du SGS incombera principalement au gestionnaire de bâtiment (c’est-à-dire la personne ou l’entité responsable des opérations à terre et à bord), si le représentant autorisé (RA) [c’est-à-dire le propriétaire du bâtiment] en a nommé un. Le gestionnaire de bâtiment sera responsable d’élaborer, de mettre en œuvre et de maintenir un système de gestion de la sécurité documenté qui concerne les opérations à terre et à bord du bâtiment.

Le processus de certification du SGS, la frĂ©quence des inspections, ainsi que la vĂ©rification de sa mise en Ĺ“uvre (par exemple apposition du visa) pour chaque catĂ©gorie de bâtiment seront dĂ©terminĂ©s par le ministre des Transports (le ministre), conformĂ©ment aux autorisations accordĂ©es, en vertu des articles 16 et 17 de la LMMC 2001. Les dĂ©tails de la politique et des procĂ©dures sont dĂ©crits dans la publication de transport 15566, Guide Ă  l’intention des exploitants de bâtiments canadiens pour la conformitĂ© avec le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime (Guide RSGSM), qui est accessible aux intervenants sur le site Web de TC.

Le Guide RSGSM fournit aux gestionnaires ou aux RA de bâtiment la procĂ©dure Ă  suivre pour prĂ©senter un SGS documentĂ©, attestant de la conformitĂ© au Règlement, Ă  l’autoritĂ© responsable (un organisme reconnu ou TC, le cas Ă©chĂ©ant) afin de certifier les bâtiments de catĂ©gories 1, 2, 3, 4A et ceux de la catĂ©gorie 4B qui transportent plus de 12 passagers. Pour faire certifier les bâtiments de catĂ©gorie 4B autres que ceux qui transportent plus de 12 passagers, les gestionnaires ou les RA de bâtiment doivent suivre les procĂ©dures Ă©noncĂ©es dans le Guide RSGSM et prĂ©senter une DĂ©claration de conformitĂ© initiale Ă  l’autoritĂ© responsable. Il reviendra ensuite Ă  l’autoritĂ© responsable de dĂ©livrer les certificats. Le Règlement exige qu’un SGS soit Ă©laborĂ© et mis en Ĺ“uvre pour les bâtiments de catĂ©gorie 5, mais n’exige pas que ce SGS soit certifiĂ©.

Les gestionnaires ou les RA de bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  3 doivent se conformer aux exigences propres au Code international de gestion de la sĂ©curitĂ© (Code ISM), alors que les gestionnaires et les RA de bâtiments de catĂ©gories 4 et 5 doivent se conformer aux exigences canadiennes Ă©noncĂ©es dans le Règlement. Des exigences fonctionnelles, qui sont essentielles pour tout SGS officiel, seront mises en Ĺ“uvre Ă  bord de tous les bâtiments visĂ©s par le Règlement.

Le Règlement prĂ©voit des pĂ©riodes de transition pour se conformer aux nouvelles exigences en matière de SGS, en fonction du type de bâtiment, de son exploitation ou de sa longueur. Puisque les bâtiments de la catĂ©gorie 1 sont dĂ©jĂ  tenus de se conformer au Code ISM, ils ne seront pas soumis Ă  une pĂ©riode de transition. Les bâtiments de catĂ©gories 2 Ă  5 sont soumis Ă  des pĂ©riodes de transition variables allant jusqu’à un maximum de trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur.

La conformité au Règlement sera assurée au moyen d’inspections fondées sur le risque, effectuées par des inspecteurs de la sécurité maritime.

Des modifications Ă  la Partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) viennent instaurer de nouvelles infractions et sanctions associĂ©es au Règlement.

Le Règlement continuera d’exiger que les bâtiments Ă©trangers assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS disposent d’un SGS documentĂ© pour ĂŞtre exploitĂ©s dans les eaux canadiennes.

Justification : L’ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments, publiĂ©e en 1998, ne s’appliquait qu’à environ 96 bâtiments de la flotte canadienne. Le nouveau Règlement s’applique Ă  environ 16 000 bâtiments canadiens, y compris l’ensemble des bâtiments commerciaux transportant des passagers. Une plus grande partie de la flotte sera donc tenue de respecter des normes de sĂ©curitĂ© plus Ă©levĂ©es. L’approche du Canada qui consiste Ă  appliquer des exigences officielles en matière de SGS Ă  d’autres bâtiments, selon leur taille et leur type d’exploitation, est conforme Ă  l’intention des règlements sur la gestion de la sĂ©curitĂ© mis en Ĺ“uvre Ă  l’échelle internationale.

Les intervenants (c’est-à-dire l’industrie maritime, les syndicats, les gens de mer, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et municipaux) ont été consultés à propos du Règlement et beaucoup d’entre eux ont indiqué leur soutien. Les détails relatifs à la nature et à la délivrance des certificats, ainsi qu’à la surveillance et à la responsabilité du gestionnaire et RA de bâtiments sont des thèmes qui ont été abordés lors des consultations.

Les propriĂ©taires de bâtiments engageront des coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration et Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un SGS, ainsi qu’à la conformitĂ© au Règlement. Les coĂ»ts totaux associĂ©s au Règlement sont estimĂ©s Ă  100,40 millions de dollars pour la pĂ©riode de 2024 Ă  2035 (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2024 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). De ce coĂ»t, 94,61 millions de dollars seront engagĂ©s par les RA (entreprises et gouvernements provinciaux et municipaux) et les 5,79 millions de dollars restants seront versĂ©s par le gouvernement du Canada.

Il convient de noter qu’une somme de 2 millions de dollars du coĂ»t total est prĂ©vue d’être associĂ©e aux frais de service (prescrit selon le Barème de droits du Bureau d’inspection des navires Ă  vapeur) et versĂ©e par les gestionnaires et RA de bâtiments Ă  TC pour des services d’inspection et de certification.

Bien que les avantages en matière de sĂ©curitĂ© associĂ©s au Règlement ne soient pas monĂ©tisĂ©s en raison du peu de donnĂ©es disponibles, on estime qu’une rĂ©duction annuelle de 70 (25,6 %) Ă©vĂ©nements maritimes compensera les coĂ»ts. MĂŞme si les avantages ne peuvent ĂŞtre monĂ©tisĂ©s, on s’attend Ă  ce que les avantages associĂ©s au Règlement l’emportent sur la valeur monĂ©tisĂ©e des coĂ»ts.

La règle du « un pour un Â» s’applique, car le Règlement entraĂ®nera une modification progressive relativement au fardeau administratif des entreprises. Entre 2024 et 2033, les coĂ»ts annualisĂ©s du fardeau administratif sont estimĂ©s Ă  317 528$ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). Le Règlement abrogera Ă©galement un règlement existant et le remplacera par un nouveau titre rĂ©glementaire, ce qui n’entraĂ®nera aucune augmentation ou diminution nette des titres rĂ©glementaires.

En tout, on prĂ©voit que 5 209 petites entreprises engageront des coĂ»ts estimĂ©s Ă  environ 69,31 millions de dollars.

Enjeux

La LMMC 2001 et ses règlements ont établi un cadre juridique qui promeut la sécurité et la protection de l’environnement marin tout en reconnaissant l’importance de protéger la santé et le bien-être des personnes qui participent au transport et au commerce maritimes. Toutefois, de nombreuses améliorations et mises à jour sont nécessaires pour s’assurer que le cadre continue de soutenir et de faire progresser les priorités en matière de sécurité et d’environnement.

Le Règlement vise Ă  rĂ©gler les deux enjeux clĂ©s suivants :

DisparitĂ©s existantes dans les exigences relatives Ă  la sĂ©curitĂ© entre les bâtiments canadiens ressortissants Ă  la Convention SOLAS et les bâtiments de taille similaire non ressortissants Ă  la Convention SOLAS

L’ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments s’appliquait seulement aux bâtiments assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS. Puisque la Convention ne s’applique pas aux bâtiments exploitĂ©s uniquement dans les eaux canadiennes, seule une très petite partie de la flotte canadienne (moins d’un pour cent) Ă©tait assujettie aux dispositions du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments.

Un SGS requiert la participation de personnes Ă  tous les niveaux d’une organisation et favorise l’adoption d’une approche logique pour cerner les dangers et attĂ©nuer les risques, ce qui fait progresser la culture de la sĂ©curitĂ© dans son ensemble. L’OMI reconnaĂ®t qu’un SGS est un moyen efficace de se prĂ©parer en cas d’incidents de sĂ©curitĂ© Ă  bord des bâtiments, et d’y rĂ©agir. Avant l’entrĂ©e en vigueur de ces dispositions rĂ©glementaires, seuls les bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS Ă©taient tenus de se conformer au Code ISM en se dotant d’un SGS. La Convention SOLAS ne s’appliquant qu’à des bâtiments de certaines tailles qui effectuent un voyage international, la majoritĂ© des bâtiments exploitĂ©s uniquement dans les eaux canadiennes, y compris ceux de la mĂŞme taille que les bâtiments ressortissants Ă  la Convention SOLAS n’étaient pas tenus d’être dotĂ©s d’un SGS.

Recommandations actives du BST

La question des SGS figure sur la liste de surveillance du BST — une liste des principaux enjeux de sĂ©curitĂ© dans le secteur des transports, tenue depuis 2010. Plus prĂ©cisĂ©ment, le BST a demandĂ© Ă  TC de mettre en Ĺ“uvre une rĂ©glementation exigeant que tous les exploitants commerciaux de l’industrie maritime mettent en place des processus officiels de gestion de la sĂ©curitĂ© et les surveillent de manière efficace. En outre, le BST a deux recommandations actives (recommandations M04-01 et M17-02) dans lesquelles il demande Ă  TC d’élargir la portĂ©e de la mise en Ĺ“uvre d’un SGS et de pratiques officielles de gestion des risques Ă  l’égard des bâtiments transportant des passagers.

En 2023, le BST a émis une recommandation (M23-02) demandant à TC d’exiger que les représentants autorisés des remorqueurs d’une jauge brute de 15 ou moins évaluent les risques présents dans leurs opérations, entre autres si leurs remorqueurs conviennent aux opérations de remorquage particulières qu’ils entreprennent, ce qui constitue un élément clé d’un système de gestion de la sécurité.

Le fait de ne pas donner suite aux recommandations du BST ou aux éléments de la liste de surveillance pourrait continuer à exposer les bâtiments transportant des passagers, ou les bâtiments remorqueurs, à des risques lorsqu’aucun processus de sécurité officiel n’est mis en place pour réduire le risque de mortalité et de blessure.

Contexte

Organisation maritime internationale (OMI) et Convention SOLAS

L’OMI est l’organisme spĂ©cialisĂ© des Nations Unies chargĂ© de veiller Ă  la sĂ©curitĂ© et Ă  la sĂ»retĂ© de la navigation. L’OMI compte 175 Ă‰tats membres et gère environ 50 conventions et protocoles relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© de la navigation et Ă  la protection de l’environnement. Ă€ la suite de nombreux accidents maritimes graves, l’OMI a instaurĂ© des exigences officielles en matière de SGS en 1993, en incorporant le Code ISM au chapitre IX de la Convention SOLAS. Par consĂ©quent, les entreprises qui possèdent et exploitent des bâtiments ressortissant Ă  la Convention SOLAS (c’est-Ă -dire des bâtiments SOLAS) sont tenues de mettre en Ĺ“uvre un SGS Ă  bord de ces bâtiments conformĂ©ment au Code ISM.

La Convention SOLAS s’applique aux :

Tous les pays signataires de la Convention SOLAS ont mis en Ĺ“uvre le Code ISM pour les bâtiments SOLAS exploitĂ©s sous leur État du pavillon. En outre, de nombreux pays (par exemple le Royaume-Uni, la Norvège et l’Australie) ont Ă©largi la portĂ©e des exigences relatives Ă  la gestion de la sĂ©curitĂ© Ă  une plus grande partie des bâtiments de leur flotte qui ne sont pas assujettis Ă  la Convention SOLAS. En 1998, le Canada a mis en Ĺ“uvre le Code ISM, en adoptant l’ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© des bâtiments (l’ancien règlement) en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada antĂ©rieure, ce qui a fait en sorte que tous les bâtiments canadiens ressortissant Ă  la Convention SOLAS sont assujettis au Code ISM.

Événements liés à la sécurité maritime

La Loi sur le Bureau canadien d’enquĂŞte sur les accidents de transport et de la sĂ©curitĂ© des transports dĂ©finit un Ă©vĂ©nement de sĂ©curitĂ© maritime comme un accident ou un incident qui dĂ©coule directement de l’utilisation d’un navire, oĂą, dans le cas d’un accident, une personne est tuĂ©e ou subit une blessure grave. Selon le BST, entre 2008 et 2019, il y a eu 2 755 Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© maritime mettant en cause des bâtiments canadiens visĂ©s par les dispositions rĂ©glementaires. Entre 2008 et 2019, 35 dĂ©cès et 207 blessures graves mettant en cause des bâtiments canadiens dans les eaux canadiennes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Ces bâtiments sont dĂ©sormais visĂ©s par les dispositions du Règlement.

Les dĂ©cès et blessures graves liĂ©s Ă  ces accidents et les consĂ©quences qui en dĂ©coulent entraĂ®nent des coĂ»ts sociaux Ă©levĂ©s pour le Canada. Ces incidents entraĂ®nent mĂŞme souvent des dommages Ă  l’environnement Ă  divers degrĂ©s : dans certains cas, des efforts de nettoyage sont suffisants; et dans le pire des cas, les dommages sont durables.

Systèmes de gestion de la sécurité et ancienne version du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments (DORS/98-348)

Un SGS documenté est un ensemble complet de procédures, d’objectifs et de responsabilités conçu pour permettre au gestionnaire de bâtiment de mettre en œuvre une politique de sécurité et de protection de l’environnement de manière efficace. Les SGS sont destinés à servir de mécanisme pour cerner et évaluer les dangers, analyser les risques et prendre des mesures pour contrôler et atténuer ces risques. En pratique, un SGS est un ensemble de procédures et d’instructions adaptées aux activités d’un bâtiment en particulier et observées par le personnel à bord des bâtiments et à terre. Au quotidien, un SGS vise à assurer la sécurité des opérations, à réduire les risques qu’un accident se produise et à faire en sorte qu’il y ait du personnel compétent muni de systèmes de gestion efficaces et des ressources nécessaires pour soutenir la création et le maintien d’un environnement de travail sécuritaire.

L’ancien règlement s’appliquait seulement aux bâtiments ressortissants Ă  la Convention SOLAS et aux entreprises qui les exploitent. Pour ĂŞtre conforme au chapitre IX de la Convention SOLAS, une entreprise doit Ă©laborer et mettre en Ĺ“uvre un SGS qui satisfait aux exigences du Code ISM.

Dans le cadre de l’ancien règlement, lorsqu’un SGS faisait l’objet d’un examen et d’une vĂ©rification pour voir s’il Ă©tait conforme aux exigences, l’entreprise recevait un document de conformitĂ© valide pendant cinq ans. Ce document de conformitĂ© Ă©tait validĂ© annuellement Ă  l’issue d’une vĂ©rification rĂ©ussie, si les exigences Ă©taient respectĂ©es. Un certificat de la gestion de la sĂ©curitĂ© (CGS) Ă©tait remis Ă  l’égard d’un bâtiment lorsque la vĂ©rification Ă  bord Ă©tait rĂ©ussie. Ce certificat Ă©tait valide pendant cinq ans et approuvĂ© tous les cinq ans.

Un document de conformité et un CGS valides sont la preuve que les opérations à terre et à bord sont menées conformément au SGS documenté de l’entreprise.

Bureau de la sécurité des transports

Le BST est un organisme indépendant chargé de promouvoir la sécurité des transports en enquêtant sur des événements dans les quatre modes de transport, à savoir le transport maritime, ferroviaire, aérien et par pipeline. Ce faisant, le BST contribue à déterminer les manquements à la sécurité mis en évidence par des événements de transport et diffuse publiquement des recommandations visant à éliminer ou à réduire ces déficiences en matière de sécurité.

Le BST dresse une liste de surveillance continuellement mise à jour, qui énumère les principaux enjeux de sécurité qu’il faut s’employer à régler pour améliorer la sécurité à l’échelle du secteur des transports du Canada. Les enjeux relevés dans la liste de surveillance sont étayés par un ensemble de rapports d’enquête et de recommandations du BST.

Dans de nombreux rapports d’enquête, le BST a indiqué que les événements auraient pu être évités, ou le nombre de morts et de blessés réduit, si des procédures de sécurité et des processus de gestion des risques plus rigoureux avaient été mis en place. Bien que le nombre d’accidents et d’incidents maritimes soit généralement en baisse au Canada, il est entendu qu’il y aura toujours des risques inhérents à l’exploitation d’un bâtiment, peu importe sa taille.

La question de la gestion de la sécurité figure parmi les éléments de la Liste de surveillance depuis 2010, et le BST a demandé aux exploitants du secteur maritime de gérer leurs risques de sécurité de manière efficace en mettant en place des processus officiels de gestion de la sécurité, et de pouvoir démontrer à TC que ces processus permettent de recenser et d’atténuer efficacement les dangers à bord de leurs bâtiments (c’est-à-dire qu’ils font l’objet de vérifications et que leurs procédures sont approuvées).

Le BST a recensé des risques uniques aux petits bâtiments transportant des passagers (par exemple pour le tourisme) et a observé que de nombreux exploitants de petits bâtiments transportant des passagers ne sont peut-être pas conscients des risques associés à l’exploitation de leurs bâtiments ou ne possèdent pas les outils et l’expertise nécessaires pour gérer efficacement ces risques. En 2004, le BST a demandé à TC de s’assurer que les entreprises exploitant des petits bâtiments transportant des passagers prennent des mesures de sécurité adéquates (recommandation M04-01). En réponse à cette recommandation, TC a élargi la portée de ses activités d’éducation et de sensibilisation aux propriétaires de petits bâtiments, en leur fournissant des outils et du soutien pour élaborer un SGS sur une base volontaire à bord de leurs bâtiments. Parallèlement, TC a entrepris une analyse de son ancien règlement afin de déterminer les moyens les plus efficaces d’élargir la portée des exigences relatives aux SGS aux petits bâtiments.

En 2017, le BST a formulé une autre recommandation concernant la gestion des risques à bord des bâtiments transportant des passagers selon laquelle TC devrait exiger des exploitants de bâtiments transportant des passagers commerciaux d’adopter des processus explicites de gestion des risques et d’élaborer des lignes directrices exhaustives à l’intention de ces exploitants et des inspecteurs de la sécurité maritime de TC pour faciliter la mise en œuvre et la surveillance de ces processus (recommandation M17-02). Étant donné qu’il est probable que de nombreux passagers à bord de ces bâtiments ne connaissent pas les procédures d’urgence maritime (contrairement à l’équipage formé), le BST a déclaré qu’ils pourraient être particulièrement vulnérables en cas d’urgence maritime. Afin de donner suite à cette recommandation, TC a mis à jour sa liste de vérification de la campagne d’inspection concentrée aux fins d’utilisation durant les inspections réglementaires et les inspections fondées sur les risques des bâtiments transportant des passagers.

Depuis 2010, TC étudie également les possibilités d’élargir la portée des exigences relatives aux SGS officiels au sein de l’industrie maritime. Pendant cette période, le travail a consisté à déterminer comment les principaux avantages des SGS en matière de sécurité peuvent être appliqués à d’autres bâtiments sans imposer de fardeau financier ou opérationnel excessif aux petites entreprises. En particulier, les activités d’analyse et de mobilisation des intervenants ont permis de déterminer dans quelle mesure le coût et les avantages des SGS peuvent être justifiés pour l’exploitation des petits bâtiments.

Objectif

Le Règlement vise à renforcer la culture de la sécurité maritime dans les opérations quotidiennes en élargissant la portée des exigences officielles relatives aux SGS à une plus grande partie des bâtiments exploités dans les eaux canadiennes, tout en veillant à ce que les répercussions financières sur l’industrie maritime restent gérables. L’application cohérente et appropriée d’un SGS dans le secteur maritime devrait réduire le risque que des accidents et des incidents maritimes se produisent dans les eaux canadiennes et en réduire la gravité, ce qui entraînera une diminution du nombre de décès, de blessures graves et d’incidents de pollution.

ConformĂ©ment au Règlement, les exigences relatives Ă  la sĂ©curitĂ© sont harmonisĂ©es avec les exigences internationales en matière de sĂ©curitĂ©. Bien que les exigences visant les plus petits bâtiments ne soient pas entièrement harmonisĂ©es avec le Code ISM, elles exigent tout de mĂŞme la mise en place d’un SGS documentĂ© Ă  bord de tous les bâtiments, qui dĂ©crirait les mesures d’attĂ©nuation des risques et qui tiendrait compte des risques prĂ©visibles de façon appropriĂ©e. Ces exigences particulières visant les petits bâtiments devraient rĂ©pondre aux recommandations du BST sans imposer de contraintes excessives Ă  l’industrie. Cette mĂ©thode est conforme aux approches adoptĂ©es par d’autres pays qui offrent des mesures de souplesse similaires aux petits bâtiments, en appliquant des exigences de sĂ©curitĂ© amĂ©liorĂ©es Ă  ces bâtiments sans les obliger Ă  adhĂ©rer Ă  certains des Ă©lĂ©ments les plus coĂ»teux du Code ISM complet.

Description

Le Règlement vient Ă©largir la portĂ©e des exigences officielles relatives au SGS documentĂ© aux bâtiments non ressortissants Ă  la Convention SOLAS au moyen d’une structure de catĂ©gories. Des exigences relatives aux SGS sont assorties Ă  chaque catĂ©gorie. Celles-ci sont Ă©tablies en fonction de la taille du bâtiment et du type d’exploitation. Pour les grands bâtiments (catĂ©gories 1 Ă  3), le Règlement est harmonisĂ© avec les exigences du Code ISM. Pour ce qui est les navires plus petits (catĂ©gories 4 et 5), les exigences Ă©tablies reposent sur le code ISM, mais elles excluent certains des Ă©lĂ©ments les plus coĂ»teux, sans pour autant nĂ©gliger les aspects essentiels nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des procĂ©dures d’exploitation.

Les bâtiments de la flotte canadienne sont rĂ©partis dans les cinq catĂ©gories suivantes (des renseignements plus dĂ©taillĂ©s figurent au tableau 1) :

Le Règlement ne s’appliquera pas aux bâtiments suivants :

Au moment de la publication prĂ©alable, le règlement proposĂ© comprenait une exemption visant les bâtiments qui appartiennent Ă  un État Ă©tranger ou qui sont utilisĂ©s exclusivement Ă  des fins gouvernementales et non commerciales. Cette exemption n’est plus nĂ©cessaire, car le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour après la publication prĂ©alable et ne s’appliquera plus aux bâtiments Ă©trangers autres que ceux qui sont visĂ©s par le chapitre IX de la Convention SOLAS. Ce changement Ă  la portĂ©e de l’application du Règlement est dĂ©crit plus en dĂ©tail ci-après.

La responsabilitĂ© de la mise en Ĺ“uvre d’un SGS Ă  bord d’un bâtiment incombe au gestionnaire et RA de bâtiments. Le gestionnaire de bâtiment est une personne qualifiĂ©e dĂ©signĂ©e par le RA, qui est responsable de la gestion des opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord d’un bâtiment. Le RA, tel que dĂ©fini par la LMMC 2001, est le propriĂ©taire du ou des bâtiments; cependant, il peut ne pas jouer un rĂ´le direct dans les opĂ©rations quotidiennes du bâtiment. Parfois, le RA peut agir comme gestionnaire de bâtiment responsable de la mise en Ĺ“uvre et de la surveillance du SGS du bâtiment.

Pour satisfaire aux exigences du Règlement, le SGS documentĂ© doit inclure ce qui suit :

Le Guide RSGSM fournit de plus amples dĂ©tails sur les Ă©lĂ©ments devant figurer dans un SGS. Ce guide donne Ă©galement un aperçu des informations suivantes qu’il faudrait inclure dans une demande de certification :

Le Guide RSGSM est offert aux intervenants sur le site de TC, dans les deux langues officielles.

Les gestionnaires de bâtiment et les RA devraient aussi veiller Ă  ce que des lignes directrices concernant les pratiques de gestion du personnel (c’est-Ă -dire dotation et recrutement) soient incluses dans leurs SGS documentĂ©s. Cette mesure permettrait de veiller Ă  ce que les membres du personnel directement concernĂ©s par la gestion de la sĂ©curitĂ© et des risques aient les qualifications, les compĂ©tences, la formation et l’expĂ©rience nĂ©cessaires pour s’acquitter de leurs fonctions.

Les gestionnaires et les RA des bâtiments de catĂ©gories 1 et 2 devront dĂ©signer une personne Ă  terre, conformĂ©ment au Code ISM. La « personne dĂ©signĂ©e Ă  terre Â» assure un lien entre l’entreprise et les personnes Ă  bord du bâtiment. Les responsabilitĂ©s et les pouvoirs de cette personne incluent la surveillance des aspects de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention de la pollution liĂ©s Ă  l’exploitation de chaque bâtiment et l’assurance que des ressources et un soutien Ă  terre sont disponibles.

Le tableau 1 ci-dessous rĂ©sume les exigences pour chaque catĂ©gorie de bâtiment.

Tableau 1 : RĂ©sumĂ© des exigences par catĂ©gorie de bâtiment
Catégorie de bâtiment Définition Exigences en matière de développement et de certification d’un SGS
CatĂ©gorie 1 Les bâtiments assujettis Ă  la Convention SOLAS, y compris ceux dont la jauge brute est de 500 tonneaux ou plus, qui effectuent un voyage international
  • CrĂ©er un SGS conforme aux exigences du chapitre IX de la Convention SOLAS et au Code ISM.
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©.
  • DĂ©signer une ou des personnes Ă  terre ayant un accès direct au niveau le plus Ă©levĂ© de la direction.
  • Conserver les documents de SGS, y compris les certificats (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).
  • Évaluer l’efficacitĂ© du SGS, divulguer les rĂ©sultats au personnel dont les responsabilitĂ©s touchent au SGS, et prendre des mesures correctives pour aborder toute lacune.
CatĂ©gorie 2
  • Les bâtiments canadiens transportant des passagers et les bâtiments canadiens autres que des bâtiments transportant des passagers dont la jauge brute est de 500 tonneaux ou plus, qui ne font pas partie de la catĂ©gorie 1
    • ou
  • Les bâtiments canadiens dont la longueur est de 24 mètres ou plus, qui sont autorisĂ©s Ă  transporter 50 passagers ou plus
  • CrĂ©er un SGS conforme Ă  la partie A du Code ISM.
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©.
  • DĂ©signer une ou des personnes Ă  terre ayant un accès direct au niveau le plus Ă©levĂ© de la direction.
  • Conserver les documents de SGS, y compris les certificats (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).
  • Évaluer l’efficacitĂ© du SGS, divulguer les rĂ©sultats au personnel dont les responsabilitĂ©s touchent au SGS, et prendre des mesures correctives pour aborder toute lacune.
CatĂ©gorie 3 Les bâtiments canadiens transportant des passagers et les bâtiments canadiens autres que des bâtiments transportant des passagers dont la jauge brute est de moins de 500 tonneaux et dont la longueur est de 24 mètres ou plus, qui ne font pas partie des catĂ©gories 1 et 2
  • CrĂ©er un SGS conforme Ă  la partie A du Code ISM, excluant les articles 4 et 12 qui dĂ©crivent les exigences en matière de personne dĂ©signĂ©e Ă  terre et d’examens de la direction, respectivement.
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©.
  • Conserver les documents de SGS, y compris les certificats (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).
  • Évaluer l’efficacitĂ© du SGS, divulguer les rĂ©sultats au personnel dont les responsabilitĂ©s touchent au SGS, et prendre des mesures correctives pour aborder toute lacune.
CatĂ©gorie 4A Les bâtiments canadiens dont la jauge brute est de plus de 15 tonneaux, qui ne font pas partie des catĂ©gories 1 Ă  3
  • CrĂ©er un SGS adaptĂ© aux opĂ©rations du bâtiment (c’est-Ă -dire en fonction de la taille, du type et de la complexitĂ© attendue des opĂ©rations).
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment au SGS documentĂ©.
  • Conserver les documents de SGS, y compris les certificats (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).
  • Évaluer l’efficacitĂ© du SGS, divulguer les rĂ©sultats au personnel dont les responsabilitĂ©s touchent au SGS, et prendre des mesures correctives pour aborder toute lacune.
CatĂ©gorie 4B Les bâtiments canadiens transportant des passagers dont la jauge brute ne dĂ©passe pas 15 tonneaux ainsi que les remorqueurs dont la jauge brute ne dĂ©passe pas 15 tonneaux, qui ne font pas partie des catĂ©gories 1 Ă  3
  • CrĂ©er un SGS adaptĂ© aux opĂ©rations du bâtiment (c’est-Ă -dire en fonction de la taille, du type et de la complexitĂ© attendue des opĂ©rations).
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment au SGS documentĂ©.
  • Conserver les documents de SGS, y compris les certificats (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).
  • Évaluer l’efficacitĂ© du SGS, divulguer les rĂ©sultats au personnel dont les responsabilitĂ©s touchent au SGS, et prendre des mesures correctives pour aborder toute lacune.
CatĂ©gorie 5 Les bâtiments canadiens autres que des bâtiments transportant des passagers dont la jauge brute ne dĂ©passe pas 15 tonneaux, qui ne font pas partie des catĂ©gories 1 Ă  4
  • CrĂ©er un SGS adaptĂ© aux opĂ©rations du bâtiment (c’est-Ă -dire en fonction de la taille, du type et de la complexitĂ© attendue des opĂ©rations).
  • Exploiter le bâtiment conformĂ©ment au SGS documentĂ©.
  • Conserver les documents de SGS (c’est-Ă -dire conserver les dossiers de SGS et veiller Ă  ce que tous les documents demeurent Ă  jour et Ă  ce qu’ils reflètent tout changement aux procĂ©dures).

Processus de certification

Dans le Règlement, le processus de certification comprendra la dĂ©livrance d’un document maritime canadien (DMC). Le Guide RSGSM donne un aperçu des procĂ©dures sur les fonctions de vĂ©rification et de certification requises au titre du Règlement.

Les DMC comprennent le document de conformitĂ© canadienne (DCC) et le certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien (CGSC). Les DMC sont valides pour une durĂ©e maximale de jusqu’à cinq ans.

Transports Canada a dĂ©lĂ©guĂ© Ă  des organismes reconnus (OR) certaines fonctions d’inspection et de certification prĂ©vues par le Règlement et a obligĂ© les gestionnaires ou les RA d’un bâtiment immatriculĂ© au Canada dont la longueur est de 24 mètres ou plus Ă  obtenir leurs DMC auprès de ces OR.

Les responsabilitĂ©s visant la dĂ©livrance de DMC et l’apposition du visa, ainsi que les activitĂ©s d’inspection et d’examen d’un SGS, le cas Ă©chĂ©ant, seront rĂ©parties comme suit :

Bien qu’un SGS soit obligatoire pour les bâtiments de catĂ©gorie 5, il n’est pas nĂ©cessaire de le soumettre Ă  un OR ni d’obtenir un certificat. La vĂ©rification de la mise en Ĺ“uvre d’un SGS sera effectuĂ©e lorsqu’un bâtiment fait l’objet d’une inspection.

Le coĂ»t de la certification et de l’inspection variera selon la catĂ©gorie. Les bâtiments qui seront inspectĂ©s par les OR (c’est-Ă -dire les bâtiments dĂ©lĂ©guĂ©s, principalement les bâtiments dont la longueur est de 24 mètres ou plus) seront soumis Ă  des frais tels que dĂ©finis par l’OR.

La structure tarifaire qui s’applique à l’ensemble des bâtiments, selon laquelle TC émettra des certificats et mènera des inspections, est définie dans le Barème de droits du Bureau d’inspection des navires à vapeur.

Première délivrance de DMC

Alors que le Règlement oblige les gestionnaires de bâtiment et les RA Ă  soumettre une demande pour un DCC ou un CGSC, le Guide RSGSM dĂ©crit le processus Ă  suivre pour obtenir et renouveler ces documents. Le Guide RSGSM dĂ©crit les procĂ©dures que doivent suivre les gestionnaires de bâtiment et les RA pour soumettre les documents pertinents Ă  la bonne autoritĂ© responsable (soit un OR ou TC) afin que le ministre puisse dĂ©terminer si le gestionnaire de bâtiment ou le RA satisfait Ă  toutes les exigences du Règlement. Après avoir confirmĂ© que les exigences ont Ă©tĂ© respectĂ©es, le ministre dĂ©livre un DCC. Pour recevoir un CGSC (obligatoire pour chaque bâtiment), tous les bâtiments de catĂ©gories 2 Ă  4 devront d’abord avoir un DCC valide.

Le Guide RSGSM dĂ©crit les procĂ©dures que doivent suivre les gestionnaires et les RA des bâtiments de catĂ©gories 2, 3, 4A et de bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant plus de 12 passagers pour soumettre un SGS documentĂ© Ă  l’autoritĂ© responsable. Dans le cas des bâtiments de catĂ©gorie 4B autres que les bâtiments transportent plus de 12 passagers, le Guide RSGSM dĂ©crit la procĂ©dure Ă  suivre pour soumettre une DĂ©claration de conformitĂ© initiale Ă  l’autoritĂ© responsable. Le ministre se fonde sur ces documents pour dĂ©terminer si les gestionnaires de bâtiment ou les RA satisfont aux exigences rĂ©glementaires. Dans l’affirmative, les DMC sont dĂ©livrĂ©s.

Pour les bâtiments de catĂ©gorie 1, le processus de dĂ©livrance demeure le mĂŞme.

Renouvellement des DMC

Le gestionnaire ou le RA des bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 qui souhaite renouveler un DMC doit s’assurer qu’une inspection est menĂ©e par l’autoritĂ© chargĂ©e de dĂ©livrer le DMC afin de vĂ©rifier la mise en Ĺ“uvre du SGS. Les gestionnaires ou les RA des bâtiments de catĂ©gorie 4 qui souhaitent renouveler un DMC devront prĂ©senter une DĂ©claration de conformitĂ© continue. Le processus de renouvellement de DMC demeure inchangĂ© pour les bâtiments de catĂ©gorie 1. Voir le tableau 2 ci-dessous pour avoir de plus amples dĂ©tails.

Tableau 2 : Processus de certification pour les bâtiments de catĂ©gorie 2 Ă  4
Documents maritimes canadiens   CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4
Bâtiments de catégorie 4A ou de catégorie 4B transportant plus de 12 passagers Bâtiments de catégorie 4B, autre que ceux qui transportent plus de 12 passagers
DCC Demande initiale Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit présenter un SGS documenté pour les opérations à terre et à bord d’un bâtiment en particulier ou d’une flotte de bâtiments. Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit présenter une Déclaration de conformité initiale
Demande de renouvellement Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit s’assurer que la mise en œuvre du SGS fait l’objet d’une inspection pour les opérations à terre. Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit présenter une Déclaration de conformité continue.
CGSC Demande initiale Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit être titulaire d’un DCC valide et doit présenter une demande pour un CGSC en particulier.
Demande de renouvellement Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit s’assurer que la mise en œuvre du SGS pour les opérations à bord d’un bâtiment en particulier fait l’objet d’une inspection. Le gestionnaire de bâtiment ou le RA doit présenter une Déclaration de conformité continue pour un bâtiment en particulier.

Processus d’apposition du visa

Étant donnĂ© la taille des bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 et le type d’opĂ©rations effectuĂ©es par ceux-ci, les certificats qui leur sont dĂ©livrĂ©s devront pĂ©riodiquement faire l’objet d’un processus d’apposition de visa afin de demeurer valides. Ce processus ne sera pas nĂ©cessaire pour les certificats des bâtiments de catĂ©gorie 4. Le calendrier d’apposition du visa pour les certificats est prĂ©sentĂ© au tableau 3.

Tableau 3 : Calendrier d’apposition du visa pour les certificats, par catĂ©gorie de bâtiment
  CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4 CatĂ©gorie 5
DCC initial Visa annuel
  • Premier visa au 24e mois après la dĂ©livrance
  • Deuxième visa au 36e mois après la dĂ©livrance
Aucun visa n’est requis S.O.
DCC renouvelĂ© Visa entre le 24e et le 36e mois après la dĂ©livrance Visa au 24e mois après la dĂ©livrance Aucun visa n’est requis S.O.
CGSC initial
  • Premier visa au 24e mois après la dĂ©livrance
  • Deuxième visa au 36e mois après la dĂ©livrance
Aucun visa n’est requis Aucun visa n’est requis S.O.
CGSC renouvelé Aucun visa n’est requis Aucun visa n’est requis Aucun visa n’est requis S.O.

Le Guide RSGSM, lequel donne un aperçu des procédures relatives aux fonctions de vérification et de certification requises par le Règlement, est accessible au public sur le site Web de TC.

De plus amples dĂ©tails sur des dates de certification et sur le processus de mise en Ĺ“uvre sont offerts ci-dessous Ă  la section « Mise en Ĺ“uvre, conformitĂ© et application, et normes de service Â».

Conformité

La date Ă  laquelle un bâtiment doit ĂŞtre conforme au Règlement est dĂ©terminĂ©e par un certain nombre de facteurs, comme le type de bâtiment (c’est-Ă -dire bâtiments transportant des passagers et bâtiments autres que des bâtiments transportant des passagers), la catĂ©gorie Ă  laquelle il appartient, la longueur du bâtiment (c’est-Ă -dire jusqu’à 7 m ou plus de 7 m), ainsi que le calendrier de certification et d’immatriculation.

De plus, Ă©tant donnĂ© la variĂ©tĂ© de bâtiments compris dans les catĂ©gories 4 et 5, des dispositions transitoires pour la conformitĂ© jusqu’à trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur du Règlement ont Ă©tĂ© prises. Cela permet de s’assurer que les gestionnaires et les RA des bâtiments de ces catĂ©gories disposent d’un dĂ©lai suffisant pour Ă©laborer un SGS et le mettre en Ĺ“uvre.

Bâtiments étrangers

Le Règlement exige que, pour ĂŞtre exploitĂ©s dans les eaux canadiennes, les bâtiments Ă©trangers assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS aient les certificats ISM adĂ©quats Ă  bord, dĂ©livrĂ©s par le gouvernement de l’État pour lequel le bâtiment est autorisĂ© Ă  battre pavillon. Ce dĂ©tail de l’ancien règlement demeure inchangĂ©. Les bâtiments Ă©trangers ne bĂ©nĂ©ficieront pas d’une pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre, car ils doivent dĂ©jĂ  disposer d’un SGS pour ĂŞtre exploitĂ©s.

Modifications depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

L’approche visant les bâtiments Ă©trangers est diffĂ©rente de ce qui avait Ă©tĂ© proposĂ© Ă  l’origine dans la publication prĂ©alable du Règlement, dans la Partie I de la Gazette du Canada. Il avait Ă©tĂ© proposĂ© d’exiger que tous les bâtiments Ă©trangers, Ă  l’exception des bâtiments qui appartiennent Ă  un État Ă©tranger ou qui sont utilisĂ©s exclusivement Ă  des fins gouvernementales et non commerciales, aient Ă  bord un SGS documentĂ© afin de pouvoir ĂŞtre exploitĂ©s dans les eaux canadiennes. Après la publication prĂ©alable, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’exclure les bâtiments Ă©trangers de l’application du Règlement, Ă  part les bâtiments assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS. La justification de cette dĂ©cision est prĂ©sentĂ©e plus en dĂ©tail Ă  la section « Consultation Â», ci-dessous.

Sanctions administratives pécuniaires

La partie 12 de l’annexe au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) a aussi Ă©tĂ© modifiĂ©e pour Ă©tablir des infractions et des sanctions associĂ©es au Règlement. Au total, il y aurait 72 nouvelles infractions et sanctions. Il est interdit aux gestionnaires et RA de bâtiment d’exploiter un bâtiment Ă  moins que ce soit conformĂ©ment aux procĂ©dures et pratiques Ă©noncĂ©es dans les exigences de SGS de leur catĂ©gorie applicable. Les Ă©chĂ©ances de conformitĂ© pour les bâtiments, selon la catĂ©gorie et le type et conformĂ©ment aux dispositions transitoires, sont indiquĂ©es au tableau 23 du prĂ©sent document.

Modifications depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, il Ă©tait indiquĂ© qu’il y aurait 74 nouvelles infractions et sanctions dans la partie 12 de l’annexe au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001). Il s’agissait d’une erreur; seulement 73 nouvelles infractions ont Ă©tĂ© proposĂ©es au Règlement lors de sa publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada. Suite aux modifications apportĂ©es au Règlement, après sa publication prĂ©alable, le nombre de nouvelles infractions et sanctions est passĂ© Ă  72. Cela reflète la nouvelle portĂ©e du Règlement, qui ne s’applique plus aux bâtiments Ă©trangers Ă  part ceux qui sont assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Projet pilote de 2009 sur les SGS

De 2009 Ă  2010, un projet pilote a Ă©tĂ© effectuĂ©, en collaboration avec le Council of Marine Carriers, pour tester les rĂ©percussions de la mise en Ĺ“uvre du SGS dans une plus grande partie de la flotte canadienne. Cinq entreprises de remorqueurs ont acceptĂ© de participer Ă  ce projet pilote, en travaillant de concert avec TC pour Ă©laborer les lignes directrices de la gestion de la sĂ©curitĂ© en fonction du Code ISM.

MĂŞme si le projet pilote a Ă©tĂ© menĂ© il y a plus de 10 ans, il a permis de dĂ©gager certaines observations que TC considère toujours comme pertinentes pour le Règlement. Premièrement, toutes les entreprises qui ont participĂ© au projet pilote ont constatĂ© que la mise en Ĺ“uvre d’un SGS amĂ©liorait leur culture de sĂ©curitĂ© organisationnelle ainsi que la sĂ©curitĂ© de leurs opĂ©rations. Deuxièmement, le projet pilote a permis Ă  TC de cerner et d’évaluer les dĂ©fis de mise en Ĺ“uvre, qui peuvent maintenant ĂŞtre rĂ©glĂ©s de façon proactive et attĂ©nuĂ©s dans le Guide RSGSM.

Conseil consultatif maritime canadien

Des consultations régulières ont été tenues lors des réunions annuelles nationale et régionale du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) depuis 2011. Les réunions du CCMC sont coordonnées et présidées par des membres de la haute direction de TC et sont composées de parties, y compris les partenaires autochtones, qui ont un intérêt reconnu dans les questions de transport maritime, de navigation et de pollution.

Les consultations menĂ©es dans le cadre des rĂ©unions initiales du CCMC, Ă  partir de l’automne de 2011, ont permis d’informer les intervenants des objectifs du projet de règlement, soit d’élargir la mise en Ĺ“uvre du SGS Ă  une plus grande partie de la flotte canadienne. La portĂ©e, les objectifs et le cadre du projet rĂ©glementaire ont Ă©tĂ© dĂ©finis au cours de la dernière dĂ©cennie, en tenant compte des commentaires et des propositions formulĂ©s par les intervenants. La majoritĂ© des commentaires reçus portaient sur la nĂ©cessitĂ© d’instaurer un système Ă  plusieurs niveaux dans lequel les grands bâtiments devraient adhĂ©rer davantage au Code ISM que les plus petits bâtiments. Divers intervenants du secteur maritime, comme les entreprises de transport maritime, les associations maritimes, les syndicats et les marins qui ont participĂ© Ă  ces rĂ©unions du CCMC, ont bien accueilli l’initiative et ont fourni des commentaires positifs, en raison des appels constants Ă  l’amĂ©lioration de la culture de sĂ©curitĂ© dans l’industrie maritime. Une mauvaise culture de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© reconnue comme l’un des facteurs contributifs aux incidents liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© dans le secteur des transports. Le BST a ajoutĂ© les lacunes de culture de sĂ©curitĂ© dans le secteur maritime Ă  sa liste de surveillance en 2010; elles y figurent toujours aujourd’hui. L’élargissement de la portĂ©e du règlement relatif Ă  la gestion de la sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© largement considĂ©rĂ© comme un moyen d’accroĂ®tre la culture de la sĂ©curitĂ© que l’industrie et le BST cherchent Ă  obtenir.

Ce projet de règlement a fait l’objet de discussions avec les intervenants touchĂ©s lors de sĂ©ances de consultation virtuelles ciblĂ©es pendant l’étĂ© et l’automne de 2020. Plus de 100 intervenants de l’industrie ont participĂ© Ă  ces discussions en ligne, y compris l’Association canadienne des traversiers, l’Association canadienne des bateaux-passagers, la Passenger and Commercial Vessel Association, la Chambre de commerce maritime et d’autres associations de bâtiments commerciaux, en plus des membres de syndicats comme la FĂ©dĂ©ration internationale des ouvriers du transport, l’International Longshore and Warehouse Union, la Guilde de la marine marchande du Canada, et le Syndicat international des marins canadiens. La Garde cĂ´tière canadienne, le ministère de la DĂ©fense nationale et les gouvernements provinciaux de la Colombie-Britannique et de l’Ontario ont aussi participĂ© Ă  ces consultations en ligne. Un document de travail prĂ©sentant le projet rĂ©glementaire a Ă©tĂ© distribuĂ© Ă  tous les participants de la rĂ©union du CCMC, et une pĂ©riode de trois mois a Ă©tĂ© accordĂ©e pour soumettre les questions et les commentaires. Ces sĂ©ances ont fourni aux intervenants l’occasion de se familiariser avec le projet et de poser des questions. Les questions reçues concernaient la participation des organismes reconnus (OR), la responsabilitĂ© d’avoir un SGS en place, les documents de conformitĂ©, des exigences prĂ©cises pour un SGS, l’autoritĂ© de surveillance, les clarifications du certificat, les Ă©chĂ©ances rĂ©glementaires et une vĂ©rification par un tiers. Les intervenants Ă©taient surtout prĂ©occupĂ©s par les OR et leur capacitĂ© de surveiller efficacement les exigences dans le cadre du Règlement. Les intervenants ont posĂ© des questions, notamment pour savoir si les OR seraient autorisĂ©s ou non Ă  effectuer des vĂ©rifications et si d’autres OR seraient autorisĂ©s Ă  surveiller ces exigences Ă  l’avenir.

Bien que la majorité des commentaires reçus des intervenants touchés aient été en faveur de l’approche proposée, de nombreux intervenants se sont dits préoccupés par le fait que TC n’a pas la capacité de s’occuper de la surveillance et ils résistent à l’idée d’inspections axées sur le risque comme forme de surveillance. Des recommandations ont été suggérées pour inclure des critères de surveillance plus stricts, notamment des inspections régulières détaillées, des inspections non planifiées, des dispositions sur la dénonciation et des inspections obligatoires plutôt que des inspections axées sur le risque pour les bâtiments plus petits. TC a étudié ces recommandations, mais a conclu qu’elles seraient trop normatives, qu’il serait onéreux de les mettre en place et qu’elles ne produiraient pas de meilleurs résultats en matière de sécurité. En revanche, le Règlement prend une approche équilibrée et flexible en ce qui a trait à la gestion de la sécurité, qui est personnalisée en fonction des risques relatifs associés à différentes catégories de bâtiments et à leur exploitation unique. Selon une analyse exhaustive des risques de sécurité dans le secteur maritime, TC est convaincu que cette approche flexible axée sur les risques augmenterait la sensibilisation, améliorerait les processus et la culture de sécurité et améliorerait la sécurité maritime en général sans imposer de fardeau et de coûts indus sur les petits exploitants.

Le projet de règlement a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au public canadien dans « Parlons transport Â», l’outil de consultation en ligne de TC. Lors de rĂ©unions nationales virtuelles du CCMC en novembre 2020 et en avril 2021, le projet de règlement a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© et discutĂ©. En avril et novembre 2021, un document de consultation dĂ©taillĂ© et exhaustif a Ă©tĂ© distribuĂ© aux intervenants avant la rĂ©union du ComitĂ© permanent de surveillance rĂ©glementaire des bâtiments canadiens du CCMC. Le document de consultation comprenait des propositions de mises Ă  jour pour clarifier les rĂ´les des gestionnaires et RA de bâtiment, ainsi que des clarifications sur l’approbation et la certification, comme il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© lors de consultations prĂ©cĂ©dentes.

Ă€ la rĂ©union du CCMC en novembre 2021, les intervenants ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations au sujet de l’échĂ©ance de mise en Ĺ“uvre pour le Règlement. De nombreux intervenants croyaient que les Ă©chĂ©ances de conformitĂ© proposĂ©es pour certaines catĂ©gories de bâtiments (c’est-Ă -dire jusqu’à quatre ans) Ă©taient trop longues. Ă€ la lumière de ces prĂ©occupations, le Règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour rĂ©duire les Ă©chĂ©ances de conformitĂ© maximales, passant de quatre Ă  trois ans, et pour exiger que tous les bâtiments transportant des passagers de catĂ©gories 2, 3 et 4A soient conformes dans les deux annĂ©es suivant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement.

Au printemps 2022, des informations à jour sur la mobilisation ont été diffusées aux partenaires autochtones de TC pour leur fournir les détails du Règlement ainsi que la date approximative de sa publication préalable dans la Gazette du Canada.

Consultations internationales

La plupart des bâtiments concernĂ©s Ă  l’échelle internationale proviendraient des États-Unis. Lors d’une rĂ©union virtuelle avec la U.S. Coast Guard (USCG) tenue en juin 2021, TC a abordĂ© l’application du Règlement. Des consultations plus poussĂ©es avec l’USCG ont eu lieu pendant la pĂ©riode de commentaires de la Gazette du Canada, Ă  l’automne 2022, qui sont dĂ©crites ci-dessous.

Pandémie de COVID-19

Des consultations virtuelles avec les intervenants sur le projet de règlement ont eu lieu entre 2020 et 2022. Lors de ces séances, les intervenants ont reçu des détails plus poussés sur le Règlement et ont eu l’occasion de soulever des préoccupations ou de poser des questions. Les intervenants n’ont pas soulevé de préoccupations spécifiques à la pandémie de COVID-19 ni sur les répercussions qu’elle pourrait avoir eues sur leur capacité de mettre en œuvre le Règlement de façon durable. Les commentaires se concentraient plutôt sur des détails précis et sur les responsabilités des propriétaires et des exploitants de bâtiments afin d’être conformes aux nouvelles exigences.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le projet de règlement a Ă©tĂ© publiĂ© prĂ©alablement dans la Partie I de la Gazette du Canada le 25 juin 2022, avec une pĂ©riode de commentaires de 75 jours. Au total, 15 groupes d’intervenants diffĂ©rents composĂ©s d’organismes du secteur maritime, de syndicats, d’administrations de pilotage, de reprĂ©sentants de l’industrie maritime des États-Unis, et du ministère des PĂŞches et des OcĂ©ans du Canada (Garde cĂ´tière canadienne) [MPO-GCC] ont formulĂ© des commentaires.

Environ 80 % des commentateurs Ă©taient en faveur de l’introduction d’exigences de SGS (ou ne s’y opposaient pas). L’un d’eux a mĂŞme fĂ©licitĂ© TC pour ses efforts dans le rĂ´le de leader pour faire progresser les exigences de SGS. Si la majoritĂ© des commentateurs ont exprimĂ© leur appui, environ la moitiĂ© d’entre eux ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant des exigences en particulier ou ont recommandĂ© des changements mineurs au projet de règlement. Trois intervenants ont demandĂ© des clarifications ou des justifications concernant certaines exigences.

Deux intervenants se sont opposés au projet de règlement en exprimant des préoccupations à l’égard de sa compatibilité avec le régime américain et en mentionnant qu’il entraînerait des répercussions négatives sur les bâtiments étrangers. Un autre a remis en question la mesure dans laquelle le projet de règlement se traduirait par une amélioration à la culture de sécurité.

Puisque bon nombre d’intervenants avaient les mêmes préoccupations, les enjeux ont été regroupés par thème et résumés ci-après.

Analyse coûts-avantages

Deux intervenants ont soulevé des préoccupations concernant l’exactitude des coûts estimés. Un intervenant était d’avis que le taux de rémunération et la durée estimée de chaque activité liée au SGS n’étaient pas réalistes alors qu’un autre a mentionné que des activités à bord, comme des vérifications et des inspections, pourraient causer une perte de revenus.

Après avoir reçu ces commentaires, TC a Ă©valuĂ© de nouveau le taux de rĂ©munĂ©ration moyen des personnes chargĂ©es de certaines activitĂ©s de SGS (par exemple dĂ©veloppement, mise en Ĺ“uvre et tenue Ă  jour) pour chaque catĂ©gorie de bâtiment. Il a convenu que les taux de rĂ©munĂ©ration projetĂ©s pour les personnes chargĂ©es des activitĂ©s de SGS Ă  bord des bâtiments de catĂ©gories 4 et 5 Ă©taient infĂ©rieurs Ă  la moyenne de l’industrie. Par consĂ©quent, le taux de rĂ©munĂ©ration moyen pour ces employĂ©s a Ă©tĂ© ajustĂ© dans l’analyse coĂ»ts-avantages (voir la section « Analyse de la rĂ©glementation Â» pour avoir plus de dĂ©tails). TC reconnaĂ®t cependant que les facteurs liĂ©s Ă  la durĂ©e et au coĂ»t rĂ©els nĂ©cessaires pour mener les activitĂ©s de SGS pour chaque intervenant pourraient varier. Le type d’exploitation, effectuĂ© selon la catĂ©gorie et le type de bâtiment, varie considĂ©rablement et pourrait avoir une incidence sur le niveau d’effort requis. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© menĂ©e sur les incertitudes concernant les principales variables (voir la section « Analyse de la rĂ©glementation — Analyse de sensibilitĂ© Â» pour avoir plus de dĂ©tails).

Pour ce qui est de la perte de revenus causĂ©e par les activitĂ©s de vĂ©rification ou d’inspection Ă  bord du bâtiment, TC est d’avis qu’une vĂ©rification ou une inspection prĂ©vue par le Règlement ne serait pas isolĂ©e; les vĂ©rifications et les inspections seraient menĂ©es conjointement avec d’autres activitĂ©s de surveillances et, de mĂŞme, devraient ĂŞtre planifiĂ©es afin d’attĂ©nuer les interruptions de l’exploitation. Étant donnĂ© que les gestionnaires de bâtiment prĂ©voient dĂ©jĂ  des jours pour la rĂ©alisation des activitĂ©s de surveillance, la perte de revenus causĂ©e par des activitĂ©s additionnelles de vĂ©rification ou d’inspection prĂ©vues par le Règlement devrait ĂŞtre nĂ©gligeable. De plus, il n’est pas prĂ©vu que les activitĂ©s additionnelles d’inspection prĂ©vues par le Règlement aient une incidence mesurable sur la capacitĂ© de l’équipage Ă  mener ses activitĂ©s rĂ©gulières. Si les activitĂ©s d’inspection menĂ©es pour le projet de règlement ou pour tout autre règlement entraĂ®nent un conflit sur le plan des opĂ©rations, TC s’attend Ă  ce que le gestionnaire de bâtiment les reporte Ă  une date ultĂ©rieure. Ces rĂ©percussions possibles sont abordĂ©es qualitativement dans l’analyse coĂ»ts-avantages (voir la section « Analyse de la rĂ©glementation Â» pour avoir plus de dĂ©tails).

Surveillance et conformité

Des intervenants ont soulevé des préoccupations concernant le régime de surveillance existant de TC et la disponibilité des ressources afin d’assurer la surveillance du Règlement. D’autres ont aussi exprimé des préoccupations concernant le modèle d’inspection axé sur le risque utilisé actuellement pour les petits bâtiments. Un intervenant fait remarquer que, à défaut d’un niveau approprié d’inspection et de surveillance, les avantages du Règlement seraient négligeables, surtout dans le secteur des petits bâtiments.

Les responsables de Transports Canada sont conscients des prĂ©occupations de l’industrie concernant la capacitĂ© de surveillance du Ministère. Les activitĂ©s de surveillance et d’application seront coordonnĂ©es conjointement avec celles qui sont dĂ©jĂ  prĂ©vues par d’autres règlements, comme le Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment. De plus, les activitĂ©s de surveillance et d’application seront appuyĂ©es par un programme d’inspection de la conformitĂ© englobant l’ensemble de la rĂ©glementation, y compris la campagne d’inspection concentrĂ©e (CIC)rĂ©fĂ©rence 3. TC envisagera de planifier une CIC pour le Règlement après son entrĂ©e en vigueur, semblable Ă  celle menĂ©e en 2021 lorsque le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des bâtiments de pĂŞche est entrĂ© en vigueur.

Les inspecteurs de TC suivront une formation afin qu’ils soient bien équipés pour surveiller et appliquer le Règlement. La formation des inspecteurs aura lieu avant l’entrée en vigueur des nouvelles exigences de SGS pour la plupart des bâtiments. Les inspections seront adaptées de manière à inclure les exigences du Règlement.

Dans le but d’aborder les prĂ©occupations continues concernant la surveillance, TC s’est engagĂ© Ă  Ă©valuer son rĂ©gime de surveillance actuel et procède Ă  l’examen du programme dans le cadre du Plan de protection des ocĂ©ans (PPO), rĂ©cemment renouvelĂ©. Le projet du PPO, intitulĂ© Renforcement et modernisation du rĂ©gime de surveillance des bâtiments canadiens, vise Ă  aborder les pressions croissantes pour faire Ă©largir la surveillance nationale dans les eaux canadiennes, surtout en ce qui a trait aux petits bâtiments comme les remorqueurs et les bateaux de pĂŞche. Transports Canada propose de passer en revue l’intĂ©gralitĂ© du rĂ©gime de surveillance d’ici 2027. Les intervenants seront mobilisĂ©s tout au long du projet et TC prĂ©voit de diffuser les rĂ©sultats finaux en 2027.

Culture de sécurité

Environ le tiers des intervenants qui ont formulé des commentaires ont insisté sur l’importance de créer une culture de sécurité dans l’industrie maritime; ils ont appuyé les exigences que propose TC visant à élargir la portée des exigences de SGS officielles afin d’inclure un plus grand nombre de bâtiments exploités dans les eaux canadiennes.

Des intervenants ont soulevé des préoccupations à savoir que le projet de règlement n’incluait pas d’exigences relatives à la participation de l’équipage dans le SGS. D’autres ont proposé d’exiger que des vérifications et des exercices soient menés pour l’équipage à bord de bâtiments; que l’équipage soit formé et qu’il se familiarise avec les procédures de SGS; et que le comité de santé et de sécurité du bâtiment participe aux examens de vérification, aux exercices et aux mesures correctives.

Transports Canada s’engage Ă  appuyer et Ă  promouvoir la crĂ©ation d’une culture de sĂ©curitĂ© positive et Ă  continuer de travailler sur les initiatives visant la promotion de la sĂ©curitĂ© et de la sĂ»retĂ©. Les gestionnaires ou RA de bâtiment peuvent, Ă  leur discrĂ©tion, faire participer les membres d’équipage Ă  l’élaboration de leur SGS, bien que le Règlement ne les oblige pas directement Ă  le faire. En application de la LMMC 2001, les RA sont tenus de veiller Ă  ce que les membres d’équipage reçoivent une formation en matière de sĂ©curitĂ© pouvant inclure la familiarisation avec le SGS du bâtiment.

De plus, le Règlement oblige le gestionnaire ou RA de bâtiment à élaborer des procédures en matière d’examen et d’amélioration continue du SGS et à veiller à ce que l’efficacité du SGS soit évaluée régulièrement. Le Règlement exige également que les résultats de la vérification et des examens de la direction soient divulgués à tous les membres du personnel responsables de veiller à ce que l’équipage demeure informé de tout changement aux exigences du SGS.

En plus des exigences d’ordre gĂ©nĂ©ral prĂ©vues par la LMMC 2001, des exigences en matière de formation et de connaissances visant l’équipage Ă  bord de bâtiments sont Ă©noncĂ©es dans le Règlement sur le personnel maritime.

La question plus générale portant sur la participation du personnel maritime à la culture de santé et de sécurité à bord d’un bâtiment est abordée par d’autres règlements, notamment les règlements pris en vertu du Code canadien du travail ou de son équivalent provincial.

Un intervenant s’est dit préoccupé par le fait que le Règlement, tel qu’il est rédigé, n’améliorera pas la sécurité des gens de mer. Un autre a exprimé des doutes quant à l’idée qu’un SGS viendrait améliorer la culture de sécurité.

Aucune modification n’a été apportée au Règlement par suite de ces commentaires. TC croit fermement qu’un SGS efficace pourrait considérablement contribuer à la création et à l’amélioration d’une culture de sécurité au sein d’une organisation. Un SGS sert de cadre pour la promotion proactive de pratiques sécuritaires, de responsabilisation, de communication ouverte, d’amélioration continue et d’engagement de leadership. En intégrant ces éléments, un SGS peut considérablement améliorer la culture de sécurité d’un organisme et créer un environnement où la sécurité est une responsabilité partagée et un aspect fondamental des opérations quotidiennes.

Cette croyance en la capacitĂ© d’un SGS Ă  amĂ©liorer la culture de sĂ©curitĂ© est appuyĂ©e par l’OMI qui a adoptĂ© une rĂ©solution [A.596(15)] en 1987; cette rĂ©solution demandait au ComitĂ© de la sĂ©curitĂ© maritime de mettre au point des directives relatives Ă  la gestion Ă  bord et Ă  terre pour certains bâtiments transportant des passagers. L’adoption de cette rĂ©solution est survenue par suite d’un certain nombre d’incidents graves pour lesquels on a dĂ©terminĂ© que l’erreur humaine et des erreurs de gestion Ă©taient des facteurs contributifs. Dans les annĂ©es qui ont suivi, l’OMI a continuĂ© d’adopter des rĂ©solutions Ă  l’appui de la gestion pour l’exploitation sĂ©curitaire des bâtiments et de la prĂ©vention de la pollution; par consĂ©quent, le Code ISM a Ă©tĂ© adoptĂ© en 1993 et a, en fin de compte, orientĂ© les exigences Ă©noncĂ©es dans le Règlement. TC croit que les systèmes de gestion de la sĂ©curitĂ© introduisent d’importantes pratiques en matière de sĂ©curitĂ© dans le secteur des transports en gĂ©nĂ©ral. TC procède donc Ă  l’intĂ©gration d’un SGS Ă  ses rĂ©gimes de sĂ©curitĂ© pour tous les modes de transport.

Échéances de conformité

Pendant la consultation dans la Partie I de la Gazette du Canada, un thème récurrent soulevé dans les commentaires portait sur le cadre de conformité progressif après l’entrée en vigueur du Règlement. Trois intervenants ont soulevé des préoccupations quant à l’échéance proposée pour la conformité après l’entrée en vigueur et l’un d’entre eux a mentionné que la prolongation de l’échéance entraînerait le maintien de pratiques dangereuses jusqu’à l’entrée en vigueur de toutes les exigences. Ces commentateurs ont insisté sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et de procéder plus rapidement à la mise en œuvre.

Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement par suite de ces commentaires. Avant la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, et Ă  la suite des premières prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants, TC a Ă©valuĂ© la faisabilitĂ© d’une date de mise en Ĺ“uvre plus prĂ©coce. TC a conclu qu’il serait impossible de devancer la date de mise en Ĺ“uvre Ă©tant donnĂ© le grand nombre de bâtiments devant se conformer au Règlement. Par consĂ©quent, TC a choisi un dĂ©lai qui obligerait tous les bâtiments Ă  se confirmer au Règlement dans un dĂ©lai maximal de trois ans après sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, les grands bâtiments et les bâtiments transportant des passagers devront toutefois s’y conformer dans les deux premières annĂ©es.

Il est Ă  noter qu’un bon nombre d’exploitants canadiens ont dĂ©jĂ  mis en Ĺ“uvre un SGS volontaire, en respect des exigences du Code ISM. On encourage les gestionnaires de bâtiments Ă  mettre en Ĺ“uvre un SGS, sur une base volontaire, Ă  tout moment.

Définitions et texte réglementaire

Deux intervenants ont demandĂ© de clarifier et d’élargir les dĂ©finitions dans le Règlement. Les dĂ©finitions ciblĂ©es dans cette demande incluent : (i) SGS; (ii) personnes qualifiĂ©es; (iii) bâtiments de catĂ©gorie 4. Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  la suite de ces demandes. Les dĂ©finitions de « SGS Â» et de « personne qualifiĂ©e Â» dans le Règlement se fondent sur le Code ISM et la LMMC 2001, respectivement. Par consĂ©quent, elles demeurent inchangĂ©es pour en assurer l’uniformitĂ©. Transports Canada prĂ©voit Ă©galement de garder la dĂ©finition de « bâtiments de catĂ©gorie 4 Â» telle quelle est Ă©crite, en soulignant qu’elle est basĂ©e sur la taille du bâtiment et l’exploitation. Cependant, des clarifications ont Ă©tĂ© fournies sur la dĂ©finition des bâtiments de catĂ©gorie 4 dans la section « Description Â» du prĂ©sent rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR). Il est aussi Ă  noter que de plus amples informations sur ces termes, entre autres, sont fournies dans le Guide RSGSM.

Un autre intervenant fait remarquer qu’étant donnĂ© que les exigences visant les bâtiments de catĂ©gorie 4 ne mentionnent pas le Code ISM, par dĂ©finition, il n’existe aucune exigence obligeant les employĂ©s Ă  participer ou Ă  contribuer Ă  l’évaluation du SGS. L’intervenant a recommandĂ© que le texte rĂ©glementaire soit modifiĂ© pour inclure une exigence de mise Ă  jour du SGS et que seule la version la plus Ă  jour soit disponible Ă  bord du bâtiment, qui est rĂ©gulièrement rĂ©visĂ©e et mise Ă  jour. Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement en rĂ©ponse Ă  ces commentaires. TC mentionne que le Règlement et le Code ISM exigent tous deux que des procĂ©dures d’examen interne du SGS soient suivies et que les rĂ©sultats de l’examen interne soient divulguĂ©s Ă  tous les membres du personnel qui exercent des responsabilitĂ©s dans le cadre du SGS. En outre, le Règlement oblige les gestionnaires de bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  4 Ă  s’assurer que des Ă©valuations du SGS sont au moins une fois par intervalle de 12 mois.

Un intervenant mentionne que les exploitants d’un seul bâtiment ou d’un petit nombre de bâtiments de catĂ©gorie 3 pourraient n’avoir qu’une ou deux personnes, au total, chargĂ©es des opĂ©rations Ă  terre; par consĂ©quent, ces exploitants pourraient n’avoir qu’une seule personne pour s’acquitter des tâches de vĂ©rificateur interne, de RA et de la gestion. L’intervenant fait remarquer que dans de telles circonstances, l’exigence obligeant l’équipe de la gestion Ă  examiner les commentaires du personnel Ă  terre ou Ă  bord serait peu avantageuse et pourrait crĂ©er un fardeau administratif inutile, du fait que la personne qui soumet des commentaires peut ĂŞtre la mĂŞme personne chargĂ©e de les vĂ©rifier. Pour remĂ©dier Ă  cet enjeu, l’intervenant demande que l’exigence visant un examen de la gestion des bâtiments de catĂ©gorie 3 dont les activitĂ©s sont de moins grande envergure soit modifiĂ©e en fonction d’un modèle d’évaluation similaire Ă  celui qui est utilisĂ© pour les bâtiments de catĂ©gorie 4 (article 405). Les exigences relatives aux bâtiments de catĂ©gories 3 et 4 ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©es en fonction de leur taille et de leur type d’exploitation. Les exigences applicables aux bâtiments plus grands, tels que ceux de la catĂ©gorie 3, ont Ă©tĂ© conçues pour s’aligner plus Ă©troitement sur le Code ISM en exigeant que des vĂ©rifications internes et des contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s sur une base annuelle. Pour les plus petits bâtiments tels que ceux de la catĂ©gorie 4, la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise en vue de rĂ©duire une partie du fardeau et d’exiger uniquement des Ă©valuations annuelles du système de gestion de la sĂ©curitĂ© et non des contrĂ´les effectuĂ©s par la gestion. Cette approche est conforme Ă  la façon dont les exigences du système de gestion de la sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© structurĂ©es dans l’ensemble du Règlement. TC considère que tout commentaire reçu de la part du personnel Ă  terre ou Ă  bord doit ĂŞtre Ă©valuĂ© et, au besoin, intĂ©grĂ© au SGS, sans Ă©gard pour la classe de bâtiment. En outre, bien que cela ne soit pas obligatoire, il est prĂ©vu que de nombreux gestionnaires ou RA de bâtiments de catĂ©gorie 4 mèneront volontairement des contrĂ´les effectuĂ©s par la gestion Ă  la suite d’une Ă©valuation interne. C’est pourquoi aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement par suite de cette demande.

Un intervenant a soulevĂ© une prĂ©occupation concernant le plan de mesures correctives de 30 jours visant Ă  aborder les lacunes pendant la vĂ©rification des bâtiments de catĂ©gorie 2. L’intervenant fait remarquer que l’exigence obligeant la crĂ©ation d’un plan de mesures correctives officiel pourrait considĂ©rablement alourdir la charge de travail du personnel de l’entreprise chargĂ© de tenir et de mettre Ă  jour les dossiers. Ă€ l’origine, une Ă©chĂ©ance de 30 jours pour amorcer un plan de mesures correctives avait Ă©tĂ© dĂ©finie dans le but de fournir aux gestionnaires de bâtiment et aux RA une Ă©chĂ©ance prĂ©cise et raisonnable afin de commencer Ă  aborder une lacune. Toutefois, afin de rĂ©pondre Ă  ce commentaire, TC a modifiĂ© le Règlement pour obliger le gestionnaire de bâtiment Ă  prendre des mesures correctives, dans un dĂ©lai raisonnable (plutĂ´t que dans un dĂ©lai de 30 jours), afin de combler les lacunes constatĂ©es pendant les vĂ©rifications et Ă  s’assurer que ces mesures correctives permettent d’éviter que de telles lacunes ne se reproduisent. Cette modification prĂ©voit une plus grande flexibilitĂ© dans le respect des exigences et s’alignera plus Ă©troitement sur le langage du Code ISM, qui prĂ©cise que les mesures correctives doivent ĂŞtre prises « en temps opportun Â». En pratique, l’inspecteur maritime et le gestionnaire de bâtiment ou RA dĂ©termineront ensemble ce que signifie « en temps opportun Â».

Application du Règlement (à l’échelle nationale et internationale)

Des intervenants du Canada et des États-Unis ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant l’application du Règlement. MPO-GCC a demandĂ© des clarifications concernant l’application du Règlement aux bâtiments appartenant au gouvernement du Canada et exploitĂ©s par celui-ci malgrĂ© le fait que le chapitre IX de la Convention SOLAS ne s’applique pas Ă  ces bâtiments et malgrĂ© l’exemption prĂ©vue au Règlement visant les bâtiments Ă©trangers et utilisĂ©s exclusivement Ă  des fins gouvernementales et non commerciales. Puisque les bâtiments appartenant au gouvernement canadien sont assujettis Ă  la certification aux termes de la LMMC 2001 et puisqu’ils ne sont pas inclus dans le Règlement soustrayant certains navires d’État de l’application de la Loi sur la marine marchande du Canada, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de continuer Ă  les assujettir au Règlement. TC a fait un suivi directement auprès du MPO-GCC en novembre 2023 concernant le commentaire ci-dessus et a confirmĂ© que le MPO-GCC est satisfait du Règlement et qu’il n’a aucune objection. Par consĂ©quent, aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement en ce qui concerne les bâtiments appartenant au gouvernement du Canada et exploitĂ©s par celui-ci.

Un intervenant canadien a proposé d’appliquer le Règlement aux chalands transportant des marchandises dangereuses ou des hydrocarbures sous toutes ses formes, sur le pont ou dans des conteneurs. Le Règlement ne s’applique pas aux bâtiments qui n’ont pas de moyen de propulsion mécanique et qui ne transportent pas de personnes, de produits chimiques dangereux en vrac ou d’hydrocarbures en vrac. Les chalands qui correspondent à ces critères seraient dépourvus d’équipage à bord pour mettre en œuvre un SGS. Il faudra plutôt inclure des procédures de sécurité pour le chaland dans le SGS du bâtiment qui remorque ce dernier. Par conséquent, aucune modification n’a été apportée au Règlement.

Un autre intervenant canadien a demandĂ© que, dans le Règlement, les catĂ©gories de bâtiment du SGS soient alignĂ©es sur les catĂ©gories de certification des bâtiments (c’est-Ă -dire d’une longueur de 12 mètres au lieu de jauge brute de 15 tonneaux). L’intervenant n’a pas donnĂ© de justification pour sa demande. Aucune modification n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement en rĂ©ponse Ă  la demande puisque l’utilisation de tonnage pour classifier les bâtiments correspond au libellĂ© de la LMMC 2001 et des règlements dans l’ensemble du Canada.

Trois intervenants amĂ©ricains ont formulĂ© des commentaires sur le projet de règlement. L’un d’entre eux a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant l’absence de consultations adĂ©quates sur l’application du Règlement aux bâtiments Ă©trangers, notamment les bâtiments amĂ©ricains exploitĂ©s dans les Grands Lacs. En revanche, un autre parmi eux a dit qu’il appuyait la collaboration continue entre TC et les exploitants amĂ©ricains et a demandĂ© que le processus visant Ă  ce que les bâtiments battant pavillon Ă©tranger fournissent des documents de conformitĂ© soit simplifiĂ© le plus possible, le cas Ă©chĂ©ant. De plus, cet intervenant a proposĂ© qu’une politique officielle soit adoptĂ©e pour les bâtiments battant pavillon amĂ©ricain, au titre de laquelle tous les documents de conformitĂ© dĂ©livrĂ©s et approuvĂ©s par la Garde cĂ´tière des États-Unis seraient acceptĂ©s.

Le troisième intervenant amĂ©ricain a exprimĂ© des prĂ©occupations concernant l’application du Règlement aux bâtiments exploitĂ©s exclusivement sur les Grands Lacs (Ă  l’ouest de la ligne de l’île d’Anticosti). Plus prĂ©cisĂ©ment, il s’est dit prĂ©occupĂ© par le fait que TC n’avait pas fourni de donnĂ©es pour dĂ©montrer les avantages liĂ©s Ă  l’application du Règlement aux laquiers battant pavillon amĂ©ricain. De plus, cet intervenant s’est dit prĂ©occupĂ© par le fait que le Règlement n’a pas Ă©tĂ© Ă©laborĂ© en tenant compte des exemptions ou des Ă©quivalences de la Garde cĂ´tière des États-Unis. Ă€ son avis, le Règlement ne respecte pas le TraitĂ© relatif aux eaux limitrophes de 1909, qui oblige le Canada Ă  permettre aux bâtiments amĂ©ricains de naviguer librement dans les Grands Lacs et dans certaines eaux intĂ©rieures. TC demeure convaincu que le Règlement respecte les obligations du Canada aux termes du TraitĂ© relatif aux eaux limitrophes de 1909.

Transports Canada s’est rĂ©uni de multiples fois avec la Garde cĂ´tière des États-Unis après la publication prĂ©alable du Règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada afin de mieux comprendre l’incidence du Règlement sur les bâtiments amĂ©ricains. Ces discussions ont permis d’élaborer une approche modifiĂ©e pour aborder l’application du Règlement aux bâtiments Ă©trangers; des dĂ©tails sur cette approche sont Ă©noncĂ©s ci-dessous.

Consultations après la publication préalable
Consultations auprès de la Garde côtière des États-Unis

Transports Canada a menĂ© des consultations auprès de la Garde cĂ´tière des États-Unis avant la publication prĂ©alable du Règlement en 2021. Dans ces discussions initiales, la Garde cĂ´tière des États-Unis n’a pas soulevĂ© de prĂ©occupations majeures concernant le projet de règlement; elle a plutĂ´t mentionnĂ© que bon nombre de bâtiments battant pavillon amĂ©ricain respectent dĂ©jĂ  des exigences qui, selon eux, sont Ă©quivalentes Ă  celles du Règlement. En se fondant sur ces discussions, que TC estime avoir Ă©tĂ© concluantes, le projet de règlement, qui avait Ă©tĂ© publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, incluait des exigences en matière de SGS visant les bâtiments battant pavillon Ă©tranger. Après la publication prĂ©alable, la Garde cĂ´tière des États-Unis a relu attentivement l’ébauche du texte rĂ©glementaire et a signalĂ© que les rĂ©percussions possibles du projet de règlement Ă©taient plus importantes que ce qui avait Ă©tĂ© estimĂ© au dĂ©part. Tout particulièrement, la Garde cĂ´tière des États-Unis a mentionnĂ© que certains bâtiments battant pavillon amĂ©ricain disposaient dĂ©jĂ  d’un SGS. Toutefois, bon nombre de bâtiments exploitĂ©s dans les Grands Lacs ou effectuant des voyages intĂ©rieurs, aux États-Unis, en transitant dans les cours d’eau canadiens, tels que les bâtiments de pĂŞche en direction de l’Alaska, n’en disposent pas; par consĂ©quent, ces bâtiments seraient grandement affectĂ©s par le projet de règlement. Compte tenu des prĂ©occupations de la Garde cĂ´tière des États-Unis, TC a menĂ© plusieurs consultations de suivi pour mieux comprendre les programmes existants en matière de sĂ©curitĂ© et d’environnement pour les bâtiments amĂ©ricains, ainsi que l’impact potentiel du Règlement sur les bâtiments amĂ©ricains.

En janvier 2023, TC a menĂ© des discussions poussĂ©es avec un groupe d’intervenants reprĂ©sentant des exploitants dans les Grands Lacs qui risqueraient le plus d’être dĂ©savantagĂ©s sur le plan de la concurrence si les bâtiments Ă©trangers sont soustraits Ă  l’application du Règlement. Ce groupe d’intervenants n’a pas soulevĂ© de prĂ©occupations concernant le projet de règlement et a mentionnĂ© que ses entreprises membres respectent dĂ©jĂ  les exigences en matière de SGS. Puisque les Grands Lacs sont le principal sujet de prĂ©occupation en ce qui concerne la concurrence et puisque les bâtiments canadiens risquent peu d’être dĂ©savantagĂ©s sur le plan de la concurrence Ă  l’extĂ©rieur des Grands Lacs (voir ci-dessous), TC n’a pas menĂ© d’autres consultations.

Après avoir menĂ© ces discussions avec la Garde cĂ´tière des États-Unis, TC a convenu d’éliminer l’application du Règlement aux bâtiments battant pavillon Ă©tranger, sauf s’ils sont dĂ©jĂ  assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS. Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise pour Ă©viter d’imposer des exigences et des coĂ»ts supplĂ©mentaires aux exploitants amĂ©ricains dont la majoritĂ© dispose dĂ©jĂ  d’un SGS. Pour ce qui est des bâtiments amĂ©ricains qui ne disposent pas d’un SGS, des consultations menĂ©es avec la Garde cĂ´tière des États-Unis ont convaincu Transports Canada que ces bâtiments amĂ©ricains sont visĂ©s par des exigences rĂ©glementaires qui viennent garantir la sĂ©curitĂ© maritime et la protection de l’environnement. Transports Canada demeure engagĂ© Ă  veiller Ă  ce que les normes de sĂ©curitĂ© et de protection environnementale soient une prioritĂ© pour les bâtiments battant pavillon Ă©tranger exploitĂ©s dans les eaux canadiennes et continuera Ă©galement de collaborer Ă©troitement avec les États-Unis pour identifier toute lacune potentielle en matière de sĂ©curitĂ© et pour harmoniser les exigences autant que possible, comme il convient.

Répercussions sur la concurrence

L’élimination de l’application du Règlement aux bâtiments battant pavillon Ă©tranger entraĂ®nera, pour les exploitants canadiens exploitĂ©s dans des eaux partagĂ©es, des coĂ»ts relatifs Ă  la conformitĂ© au Règlement qui ne seront pas imposĂ©s Ă  leurs homologues amĂ©ricains. Toutefois, peu d’exploitants canadiens subiront un dĂ©savantage concurrentiel comparativement aux exploitants amĂ©ricains dans les eaux canadiennes partagĂ©es. Par exemple, 12 des 153 grands bâtiments de pĂŞche canadiens sont exploitĂ©s en haute mer. Ces bâtiments seraient en concurrence avec tous les grands bâtiments de pĂŞche exploitĂ©s en haute mer. En outre, le Canada n’a qu’un seul bâtiment de pĂŞche autorisĂ© Ă  exploiter les eaux amĂ©ricaines. Ce bâtiment serait en concurrence avec tous les grands bâtiments de pĂŞche amĂ©ricains exploitĂ©s dans les eaux amĂ©ricaines. Les 140 autres grands bâtiments de pĂŞche du Canada sont exploitĂ©s au niveau national et ne sont en concurrence qu’entre eux et avec les grands bâtiments de pĂŞche amĂ©ricains autorisĂ©s Ă  exploiter les eaux canadiennes. En moyenne, seuls 16 grands bâtiments de pĂŞche amĂ©ricains sont autorisĂ©s Ă  exploiter les eaux canadiennes chaque annĂ©e. En ce qui concerne les grands bâtiments de pĂŞche canadiens exploitant au niveau national par rapport aux grands bâtiments de pĂŞche amĂ©ricains autorisĂ©s Ă  exploiter au Canada, l’impact serait faible compte tenu du nombre limitĂ© de bâtiments amĂ©ricains qui seraient en concurrence directe avec les bâtiments canadiens.

Des 13 bâtiments de pĂŞche visĂ©s par ce Règlement et exploitĂ©s en haute mer (12) ou dont le permis les autorise Ă  mener des activitĂ©s de pĂŞche aux États-Unis (un), la grande majoritĂ© est exploitĂ©e pour pĂŞcher la crevette ou le flĂ©tan. Selon une Ă©tude de 2011rĂ©fĂ©rence 4 menĂ©e pour PĂŞches et OcĂ©ans Canada, le revenu annuel moyen d’un bâtiment utilisĂ© pour pĂŞcher le flĂ©tan se situe entre 119 049 $ et 553 366 $  (ajustĂ© en dollars canadiens de 2023). Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, selon le nombre de casiers utilisĂ©s  (de 300 Ă  500), un bâtiment pĂŞchant la crevette peut produire un revenu annuel moyen compris entre 454 702 $ Ă  716 516 $ (ajustĂ© en dollars canadiens de 2023). Par consĂ©quent, en Ă©tablissant un revenu annuel moyen pour ces deux espèces et en prĂ©sumant que chacun de ces bâtiments ne pĂŞche qu’une seule espèce, il est estimĂ© que chaque bâtiment exploitĂ© en haute mer touche Ă  un revenu annuel de 460 908 $. D’après cette estimation, le coĂ»t annualisĂ© de la conformitĂ© d’un bâtiment donnĂ© reprĂ©senterait environ 1 % Ă  2 % de son revenu annuel. Il est Ă  noter que cette estimation est considĂ©rĂ©e comme une valeur de limite supĂ©rieure, car il est prĂ©sumĂ© que le gestionnaire et RA de bâtiment n’exploite qu’un seul bâtiment et qu’il n’a pas adoptĂ© d’activitĂ© imposĂ©e par le Règlement dans le contexte du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Également, parmi les bâtiments canadiens, la proportion de ceux qui seraient dĂ©savantagĂ©s par rapport aux bâtiments amĂ©ricains est estimĂ©e faible et serait principalement des vraquiers exploitĂ©s dans les Grands Lacs. On estime que 14 bâtiments canadiens de catĂ©gorie 2 exploitĂ©s sur les Grands Lacs (sur un total de 463 bâtiments de catĂ©gorie 2 au Canada), ainsi que deux remorqueurs et quatre chalands, supporteraient les coĂ»ts associĂ©s au Règlement. Sur les 14 bâtiments de catĂ©gorie 2, 9 ont dĂ©jĂ  mis en place un SGS et n’auront que des coĂ»ts minimes Ă  supporter (c’est-Ă -dire la certification et certaines activitĂ©s d’entretien, ce qui n’aurait qu’une incidence mineure sur la concurrence)rĂ©fĂ©rence 5. Les cinq autres bâtiments de catĂ©gorie 2, ainsi que les remorqueurs et les chalands, n’ont pas volontairement mis en Ĺ“uvre les SGS; cependant, ils ne sont pas en concurrence directe avec des bâtiments battant pavillon Ă©tranger dans les Grands Lacs, ce qui signifie que le Règlement n’aura aucune incidence sur leur concurrence avec les bâtiments battant pavillon amĂ©ricain.

Pour mieux situer les 9 bâtiments en concurrence sur les Grands Lacs, une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 2022rĂ©fĂ©rence 6 montre que les laquiers et chalands canadiens exploitĂ©s dans cette rĂ©gion ont produit des revenus s’élevant approximativement Ă  1,13 milliard de dollars au total. D’après les donnĂ©es enregistrĂ©es dans le Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments (consultĂ© en avril 2024), 168 propriĂ©taires privĂ©s ont immatriculĂ© 286 pĂ©troliers, chalands et bâtiments de charge dans les provinces de l’Ontario et du QuĂ©bec; l’un de ces propriĂ©taires a immatriculĂ© de 1 Ă  19 bâtiments. Par consĂ©quent, il est estimĂ© qu’un propriĂ©taire de bâtiment pourrait gĂ©nĂ©rer un revenu brut annuel moyen de 6,72 millions de dollars. Puisqu’un gestionnaire de bâtiment de catĂ©gorie 2 sans programme de conformitĂ© aurait Ă  dĂ©bourser des coĂ»ts annualisĂ©s estimĂ©s Ă  2 531$ pour se conformer au Règlement, les coĂ»ts associĂ©s Ă  la conformitĂ© reprĂ©senteraient 0,04% de son revenu annuel brut estimĂ© de 6,72 millions de dollars. Ce pourcentage devrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une surestimation du coĂ»t relatif de ce Règlement, car le revenu brut total estimĂ© a Ă©tĂ© divisĂ© en fonction de toutes les catĂ©gories de gestionnaires et RA de bâtiments possĂ©dant des charges/pĂ©troliers/chalands immatriculĂ©s en Ontario et au QuĂ©bec, y compris ceux dont les activitĂ©s sont de petite envergure et restreintes Ă  une rĂ©gion donnĂ©e.

Pour ce qui est des bâtiments exploitĂ©s sur les cĂ´tes, la plupart d’entre eux sont dĂ©jĂ  conformes aux exigences en matière de SGS en vertu de la Convention SOLAS, puisqu’ils sont exploitĂ©s pour mener des activitĂ©s de transport maritime international. Cela Ă©tant dit, environ 20 bâtiments canadiens d’une jauge brute de moins de 500 tonneaux (par exemple les remorqueurs) devront assumer des coĂ»ts pour se conformer au Règlement, ce qui les dĂ©favoriserait sur le plan concurrentiel par rapport aux bâtiments amĂ©ricains. Toutefois, on s’attend Ă  ce que l’incidence sur la concurrence soit minime en raison des exigences amĂ©ricaines qui offrent aux exploitants de remorqueurs la possibilitĂ© de mettre en Ĺ“uvre un système de gestion de la sĂ©curitĂ© pour remorqueur ou encore de confier toutes les activitĂ©s d’inspection Ă  la Garde cĂ´tière des États-Unis. Bon nombre de remorqueurs amĂ©ricains sont dotĂ©s de systèmes de gestion de la sĂ©curitĂ©, mais il n’y a pas de donnĂ©es prĂ©cises pour en connaĂ®tre le nombre exact. MalgrĂ© l’inaccessibilitĂ© de donnĂ©es, Transports Canada s’attend Ă  ce que l’incidence sur la concurrence des grands remorqueurs canadiens soit minime Ă©tant donnĂ© le nombre d’entre eux qui seraient en compĂ©tition directe les uns avec les autres.

Les bâtiments de charge canadiens qui sont exclusivement exploités dans les eaux côtières du Canada ou qui effectuent des échanges commerciaux entre deux ports canadiens ne subiront aucune répercussion sur la concurrence grâce à la Loi sur le cabotage, qui soutient les intérêts maritimes canadiens en réservant le cabotage du Canada aux bâtiments immatriculés au Canada et acquittés des droits de douane, avec des exemptions limitées.

Pour ce qui est des bâtiments canadiens transportant des passagers exploités principalement au Canada et les bâtiments américains transportant des passagers exploités principalement aux États-Unis, les règles de protection du cabotage respectives continueront à s’appliquer et garantissent qu’il n’y aura pas de concurrence directe entre les bâtiments canadiens et américains transportant des passagers. Le Règlement n’aura donc pas d’incidence sur la concurrence de ces bâtiments transportant des passagers.

Selon cette analyse, on estime que le Règlement aura une incidence sur la concurrence d’un petit nombre de bâtiments battant pavillon canadien. Cependant, on s’attend à ce que cette incidence soit minime, puisque le nombre de bâtiments américains avec lesquels les bâtiments canadiens sont directement en concurrence est aussi limité. Les seuls coûts supplémentaires que certains bâtiments, tels que certains bâtiments de catégorie 2, supporteraient en raison du Règlement sont ceux associés aux activités de certification et d’entretien. Toutefois, toute incidence sur la concurrence doit être évaluée en fonction des avantages que présente un système de gestion de la sécurité, notamment la réduction du nombre d’accidents, l’atténuation du risque de blessure et l’amélioration de la sécurité et de la protection environnementale. Transports Canada ne prévoit pas que la suppression de l’application du Règlement aux bâtiments étrangers créera un risque pour la sécurité, parce que le nombre de bâtiments américains sans SGS volontaire exploitant dans les eaux canadiennes est faible par rapport aux bâtiments canadiens, et que la plupart des bâtiments américains sont déjà assujettis à des exigences de sécurité aux États-Unis.

Tableau 4 : Impact concurrentiel sur les bâtiments canadiens assujettis au Règlement
  Bâtiments de charge, pĂ©troliers, vraquiers Remorqueurs, chalands Bâtiments Ă  passagers Bâtiments de pĂŞche
Grands Lacs

Catégorie 2: 9 bâtiments devraient être confrontés à des incidences sur la compétitivité ; les coûts devraient toutefois être minimes, car les entreprises concernées ont déjà volontairement mis en place des systèmes de gestion de la sécurité.

5 autres bâtiments de catégorie 2 opérant dans cette région n’ont pas implanté de système de gestion de la sécurité de manière volontaire ; par contre, ils ne sont pas en compétition directe avec les bâtiments battant pavillon étranger sur les Grands Lacs.

CatĂ©gorie 2: 2 bâtiments remorqueurs et 4 chalands, n’ayant pas implantĂ© de système de gestion de la sĂ©curitĂ© de manière volontaire, sont susceptible d’être touchĂ©s. Ces bâtiments sont exclusivement domestiques, aucune incidence sur la compĂ©titivitĂ© n’est donc attendue. Aucun impact sur la compĂ©titivitĂ© en raison de la Loi sur la cabotage et de la « Jones Act Â» des É.-U. Aucun
Eaux cĂ´tières Aucun impact sur la compĂ©titivitĂ© en raison de la Loi sur la cabotage CatĂ©gorie 2: 20 grands remorqueurs devraient ĂŞtre confrontĂ©s Ă  des incidences sur la compĂ©titivitĂ© ; les impacts devraient toutefois ĂŞtre minimes, car plusieurs remorqueurs amĂ©ricains ont dĂ©jĂ  volontairement mis en place des systèmes de gestion de la sĂ©curitĂ©. Aucun impact sur la compĂ©titivitĂ© en raison de la Loi sur la cabotage et de la « Jones Act Â» des É.-U.

12 grands bâtiments de pêche canadiens opérant en haute mer et 1 autorisé à opérer aux É.-U. devraient être confrontés à des incidences sur la compétitivité.

Certains impacts sur la compĂ©titivitĂ© sont Ă©galement attendus entre de grands bâtiments de pĂŞche canadiens et les, approximativement, 16 bâtiments battant pavillon Ă©tranger autorisĂ©s Ă  opĂ©rer en eaux canadiennes.

Les coĂ»ts reliĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un système de gestion de la sĂ©curitĂ© reprĂ©sentent un maximum de 1 %-2 % du revenu annuel des compagnies touchĂ©es.

Réunions du Conseil consultatif maritime canadien

À la réunion du CCMC tenue en automne 2022, TC a présenté un résumé des commentaires qu’il a reçus pendant la période de consultation dans la Partie I de la Gazette du Canada et a informé les participants que ces commentaires seraient pris en considération dans toute mise à jour possible du Règlement avant sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Ă€ la rĂ©union du CCMC tenue au printemps 2023, TC a mentionnĂ© ses plans visant Ă  mettre le Règlement Ă  jour afin d’aborder certaines recommandations reçues dans la Partie I de la Gazette du Canada. Transports Canada a aussi prĂ©sentĂ© un aperçu du Guide RSGSM pour toutes les catĂ©gories de bâtiments. Des clarifications ont Ă©galement Ă©tĂ© apportĂ©es concernant le processus de certification pour les bâtiments de catĂ©gorie 4. Tout particulièrement, les bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant jusqu’à 12 passagers pour lesquels un certificat de sĂ©curitĂ© n’a pas Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© et qui sont assujettis Ă  une approche de surveillance fondĂ©e sur les risques ne sont pas tenus de soumettre un SGS pour recevoir un certificat. Cela Ă©tant dit, les bâtiments pour lesquels un certificat de sĂ©curitĂ©rĂ©fĂ©rence 7 a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©, y compris les bâtiments de catĂ©gorie 4A et de catĂ©gorie 4B transportant plus de 12 passagers, sont assujettis Ă  une approche de surveillance diffĂ©rente et doivent donc soumettre un SGS pour recevoir un certificat. Transports Canada a aussi mentionnĂ© les pĂ©riodes de transition et les dates de conformitĂ© pour toutes les catĂ©gories de bâtiment.

Des directives additionnelles ont été communiquées concernant les étapes que doivent prendre les gestionnaires et RA de bâtiments en ce qui a trait à leurs SGS documentés ou leurs DMC advenant que des changements soient apportés à leur flotte de bâtiments ou au gestionnaire de bâtiment. Un intervenant a posé une question concernant l’exigence visant à délivrer à nouveau les DMC après un changement de gestionnaire de bâtiment; il a exprimé des préoccupations concernant la fréquence à laquelle certains exploitants auraient à s’acquitter de cette obligation. Transports Canada a expliqué que les DMC devaient être délivrés à nouveau quand un autre gestionnaire de bâtiment entrait en poste pour veiller à ce que des comptes soient rendus à la bonne personne, advenant un accident maritime.

En mai 2023, Ă  la demande de l’Association des navires Ă  passagers et commerciaux (ANPC), TC a organisĂ© une sĂ©ance d’information pour prĂ©senter les grandes lignes du projet de règlement et pour donner la chance aux participants de poser des questions. L’ANPC n’a pas soulevĂ© de questions ni de prĂ©occupations concernant le projet de règlement.

Modifications depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

En rĂ©sumĂ©, les modifications suivantes ont Ă©tĂ© apportĂ©es au Règlement par suite de leur publication dans la Partie I de la Gazette du Canada :

Le REIR a aussi Ă©tĂ© mis Ă  jour. Par exemple, les taux de rĂ©munĂ©ration pour les personnes chargĂ©es de certaines activitĂ©s de SGS ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s de nouveau et ajustĂ©s pour les responsables des bâtiments de catĂ©gorie 4 et de catĂ©gorie 5. On a de plus clarifiĂ© le processus de certification pour chaque catĂ©gorie de bâtiment, tel qu’il est Ă©noncĂ© dans le Guide RSGSM. Ces mises Ă  jour comprenaient la clarification du processus que doivent suivre les gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gorie 4B autres que ceux qui transportent plus de 12 passagers pour soumettre une DĂ©claration de conformitĂ© initiale, plutĂ´t qu’un SGS documentĂ©, pour recevoir un certificat.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si le Règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Cette évaluation a permis un examen de la portée géographique et de l’objet du projet de règlement relativement aux traités modernes en vigueur; aucune incidence sur les obligations relatives aux traités modernes n’a été constatée.

Choix d’instrument

Depuis plus de 10 ans, Transports Canada encourage la conformitĂ© volontaire au Code ISM au sein de la flotte canadienne pour les bâtiments non ressortissants Ă  la Convention SOLAS. Pour aider les exploitants Ă  se conformer aux exigences du SGS, TC a Ă©laborĂ© des Lignes directrices sur les systèmes de gestion de la sĂ©curitĂ©, des modèles de documents pour le SGS et plusieurs modèles de formulaires et de listes de vĂ©rification qui peuvent ĂŞtre personnalisĂ©es pour chaque bâtiment. Toutefois, TC a continuĂ© de recevoir des demandes d’intervenants pour plus de surveillance. De plus, le BST a indiquĂ© que les SGS volontaires n’attĂ©nuent pas suffisamment les risques. Étant donnĂ© l’application limitĂ©e de l’ancienne version du Règlement, ainsi que le besoin de discuter expressĂ©ment des prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants et le BST dans sa liste de surveillance et ses recommandations, une approche rĂ©glementaire pour Ă©largir la portĂ©e et l’application de l’ancienne version du Règlement a Ă©tĂ© jugĂ©e comme Ă©tant la meilleure option.

Les intervenants n’ont pas cessé d’exprimer leurs préoccupations continues au CCMC concernant la culture de sécurité dans l’industrie maritime et du fait qu’une approche réglementaire est requise pour imposer un changement de culture. Le coût en matière de sécurité associé au fait de continuer dans un environnement où le système de gestion de la sécurité est non réglementé et volontaire est trop élevé. De plus, pour s’aligner sur les SGS nationaux des partenaires internationaux, comme l’Australie, la Norvège et le Royaume-Uni, une intervention réglementaire est préférable.

Dans le budget de 2018, le gouvernement s’est engagé à entreprendre un examen réglementaire pour appuyer l’innovation et l’investissement des entreprises, qui est décrit dans la Feuille de route pour l’examen de la réglementation de TC. Par conséquent, neuf modifications réglementaires maritimes ont été identifiées comme étant nécessaires pour régler les problèmes de sécurités cernés par le BST, et pour aligner le Canada sur les normes internationales, y compris le Règlement.

Analyse de la réglementation

Modifications Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages depuis la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment Ă  la section Â« Ă‰laboration de la rĂ©glementation — Consultation Â», TC a examinĂ© certaines exigences proposĂ©es en fonction de certains commentaires que lui ont formulĂ©s des intervenants. Par consĂ©quent, l’analyse coĂ»ts-avantages a subi les modifications suivantes :

Il est Ă  noter que la modification du taux de rĂ©munĂ©ration moyen des personnes responsables du SGS pour les bâtiments de catĂ©gories 4 et 5 est celle qui a eu la plus grande incidence sur le coĂ»t estimĂ© du Règlement, puisqu’elle reprĂ©sente une augmentation de 18,39 millions de dollars pour la pĂ©riode d’analyse. Par consĂ©quent, le coĂ»t total monĂ©tisĂ© du Règlement sur les intervenants a Ă©tĂ© ajustĂ© pour passer de 75,28 millions de dollars Ă  100,40 millions de dollars (valeur actuelle). Les changements prĂ©cis incluent notamment les suivants :

Avantages et coûts

Le Règlement exige qu’un SGS soit Ă©laborĂ© et mis en Ĺ“uvre pour une vaste partie des bâtiments commerciaux canadiens non ressortissants Ă  la Convention SOLAS. Les exigences varient selon la catĂ©gorie de bâtiment. Par consĂ©quent, le Règlement devrait rĂ©duire la probabilitĂ© et la gravitĂ© des incidents maritimes sur ces bâtiments, amĂ©liorant ainsi la sĂ©curitĂ© et la sĂ»retĂ© des membres d’équipage et du public tout en rĂ©duisant aussi les dommages Ă  l’environnement et Ă  la propriĂ©tĂ©.

Les gestionnaires et RA de bâtiment ainsi que divers ordres de gouvernement engageront des coûts associés à l’élaboration, à la mise en œuvre, au maintien et à la certification de leur SGS. De plus, le gouvernement du Canada engagera des coûts pour effectuer l’examen et la certification du SGS, et pour veiller à l’application du Règlementréférence 10.

Entre 2024 et 2035, le coĂ»t total associĂ© au Règlement est estimĂ© Ă  100,40 millions de dollars (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2024 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). De ces coĂ»ts, un montant de 85 millions de dollars serait engagĂ© par les entreprises, 9,61 millions de dollars par les provinces et les autres ordres de gouvernementrĂ©fĂ©rence 11, et de 5,79 millions de dollars par le gouvernement du Canada. Il convient de mentionner qu’un montant de 2 millions de dollars reprĂ©sente les frais de service payĂ©s par les gestionnaires de bâtiment et les RA et reçus par TC pour fournir des servicesrĂ©fĂ©rence 12, ce qui aurait des rĂ©percussions neutres sur la sociĂ©tĂ© canadienne. Le coĂ»t total net de ce projet est donc de 98,40 millions de dollars. Bien que les avantages liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© de ce projet n’aient pas Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s en raison des donnĂ©es limitĂ©es, une analyse du seuil de rentabilitĂ© a conclu qu’une rĂ©duction annuelle de 70 incidents maritimes (ou 25,6 %) entraĂ®nerait la compensation des coĂ»ts nets par les avantages. Bien qu’ils ne puissent ĂŞtre monĂ©tisĂ©s, il est prĂ©vu que les avantages liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© en gĂ©nĂ©ral l’emporteront sur la valeur monĂ©tisĂ©e des coĂ»ts.

Un rapport d’analyse détaillé des coûts-avantages est disponible sur demande.

Cadre d’analyse

L’analyse coûts-avantages pour le Règlement est effectuée conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Les coûts et les avantages visés sont ceux attribués aux Canadiens. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et monétisées, et seuls les coûts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au Règlement sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence représente ce qui est susceptible de se produire si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le Règlement. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats escomptés du Règlement. Les détails du scénario sont décrits plus en détail ci-après.

Il est anticipé que le Règlement réduira le nombre d’incidents maritimes et, par conséquent, de décès, de blessures graves et de dommages à l’environnement et à la propriété. Étant donné le manque de données, ces avantages ne sont ni quantifiés ni monétisés; toutefois, une analyse de rentabilité a été effectuée pour déterminer dans quelle mesure les incidents maritimes devraient être réduits pour compenser les coûts.

Il convient de mentionner que le Règlement nĂ©cessitera que les gestionnaires et RA de bâtiments qui ne sont pas dĂ©lĂ©guĂ©s aux OR payent des frais de service Ă  TC pour la certification de leur SGS. De tels frais couvriront une partie des coĂ»ts engagĂ©s par TC (par exemple le coĂ»t de la main-d’œuvre pour la prestation de services) et rééquilibreront ainsi les coĂ»ts demandĂ©s aux contribuables canadiens. ConformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor, cette analyse a une portĂ©e sociĂ©tale du fait qu’elle Ă©value les coĂ»ts et les avantages pour les Canadiens. Ces frais de service payĂ©s par les gestionnaires et RA des bâtiments de catĂ©gories 2 Ă  4 auraient une incidence neutre sur la sociĂ©tĂ© canadienne.

La pĂ©riode utilisĂ©e dans l’analyse est d’une durĂ©e de 12 ans, de 2024 Ă  2035 (l’annĂ©e 2024 reprĂ©sente le moment oĂą le Règlement sera enregistrĂ©). Cette pĂ©riode inclut la pĂ©riode de transition maximale de trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur du RèglementrĂ©fĂ©rence 13.

Ă€ moins d’avis contraire, les avantages et les coĂ»ts sont estimĂ©s en valeur actuelle en utilisant les dollars canadiens de 2021, l’annĂ©e d’actualisation de rĂ©fĂ©rence Ă©tant 2024, et un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode de 2024 Ă  2035.

Intervenants touchés

Le Règlement touchera les bâtiments commerciaux canadiens, Ă  quelques exceptions près. Ă€ compter de janvier 2021, le nombre total de bâtiments touchĂ©s (c’est-Ă -dire les bâtiments « visĂ©s Â») se situe Ă  16 143. Le tableau 5 ci-après indique les bâtiments touchĂ©s selon le type.

Tableau 5 : Nombre de bâtiments visĂ©s, selon le type
  Marchandises PĂŞche PĂ©trolier Passagers Remorqueur Travail Chaland note * du tableau b1 Autre Total
CatĂ©gorie 1 (SOLAS) 30 0 33 2 9 21 0 1 96
CatĂ©gorie 2 58 37 4 211 20 52 79 2 463
CatĂ©gorie 3 18 91 5 59 143 32 25 0 373
CatĂ©gorie 4A 67 25 3 557 380 275 32 0 1 339
CatĂ©gorie 4B 0 0 0 3 874 2 070 0 0 0 5 944
CatĂ©gorie 5 57 0 1 0 0 7 391 216 263 7 928
Total 230 153 46 4 703 2 622 7 771 352 266 16 143

Note(s) du tableau b1

Note * du tableau b1

Les chalands autopropulsés et les chalands sans mode de propulsion transportant des passagers, de l’équipage, des produits chimiques dangereux en vrac ou des hydrocarbures en vrac.

Retour Ă  la note * du tableau b1

Source : Le Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de TC (consultĂ© en janvier 2021) et information interne.

Les 16 143 bâtiments visĂ©s sont la propriĂ©tĂ© de 6 137 entreprises et entitĂ©s gouvernementales reprĂ©sentĂ©es par des gestionnaires et RA de bâtiment. On s’attend Ă  ce que la vaste majoritĂ© de ces gestionnaires et RA de bâtiment soient considĂ©rĂ©s comme de « petites entreprises Â», conformĂ©ment Ă  la Politique sur la limitation du fardeau rĂ©glementaire sur les entreprises du SCTrĂ©fĂ©rence 14.

Les données historiques saisies dans le Système de recherche d’information sur l’immatriculation des bâtiments de TC démontrent que la flotte des bâtiments commerciaux canadiens faisant l’objet du Règlement est stable depuis les 10 dernières années (ce qui signifie que chaque année, en moyenne, le nombre de bâtiments immatriculés est contrebalancé par le nombre de bâtiments qui sont retirés du registre). Même si les bâtiments nouvellement immatriculés seront soumis au Règlement, les données historiques n’ont pas démontré de tendance qui pourrait être utilisée pour prévoir leur population, particulièrement les bâtiments nouvellement immatriculés qui appartiennent à la même entreprise ou entité. Par conséquent, dans la présente analyse, les bâtiments nouvellement immatriculésréférence 15 ne sont pas projetés et il est reconnu que les coûts estimés associés au Règlement pourraient être légèrement sous-estimésréférence 16.

Scénario de référence

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, l’ancien règlement continuerait d’obliger les gestionnaires et RA de bâtiments qui sont propriĂ©taires et exploitants de bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS Ă  se conformer au Code ISM. Plus prĂ©cisĂ©ment, ces gestionnaires et RA de bâtiments seraient tenus d’élaborer et mettre en Ĺ“uvre un SGS, de nommer une personne dĂ©signĂ©e Ă  terre responsable de veiller Ă  la mise en Ĺ“uvre et Ă  la tenue adĂ©quate du SGS et Ă  la sĂ©curitĂ© du bâtiment, de l’équipage et des passagers, et de soumettre le SGS et le bâtiment Ă  des processus de vĂ©rification et de certification sur une base rĂ©gulière.

Bien que l’ancien règlement ne s’applique qu’aux gestionnaires et RA de bâtiment qui possèdent et exploitent des bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS, certaines entreprises qui sont propriĂ©taires et exploitants de bâtiments non assujettis Ă  la Convention SOLAS ont volontairement Ă©laborĂ© et mis en Ĺ“uvre des SGS Ă  bord de leurs bâtiments. Au total, un SGS a Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre sur une base volontaire par 38 gestionnaires et RA de bâtiment et dans 256 bâtiments.

Dans le scénario de référence, il est également prévu que le taux d’événements maritimes actuel serait maintenu. Entre 2014 et 2019, le nombre annuel moyen d’incidents était de 273. De plus, de nombreux exploitants de bâtiments à ignorer les risques associés à l’exploitation de leurs bâtiments et n’auraient donc pas les outils et l’expertise nécessaires pour gérer efficacement ces risques.

Scénario de réglementation

Dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, le Règlement obligera les gestionnaires et RA de tous les bâtiments commerciaux canadiens, Ă  quelques exceptions près, Ă  Ă©laborer et Ă  mettre en Ĺ“uvre un SGS en fonction de la catĂ©gorie des bâtiments. Plus prĂ©cisĂ©ment, les gestionnaires et RA des bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  3 seront tenus d’élaborer, de mettre en Ĺ“uvre et de tenir un SGS conforme aux exigences Ă©noncĂ©es dans le Code ISM, tandis que ceux de bâtiments appartenant aux catĂ©gories 4 et 5 devront mettre en Ĺ“uvre un SGS en respect des exigences canadiennes comparables Ă  celles du Code ISM, mais adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s opĂ©rationnelles des petits bâtiments. Les Ă©chĂ©ances pour se conformer aux nouvelles exigences relatives aux SGS varieront selon la catĂ©gorie de bâtiment et se situeront entre un Ă  trois ans après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement.

De plus, pour les bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  4, les SGS devront ĂŞtre passĂ©s en revue et certifiĂ©s par l’autoritĂ© responsable. Le Guide RSGSM dĂ©crit les procĂ©dures que doivent suivre les gestionnaires et les RA de bâtiments de catĂ©gories 1, 2, 3 et 4A, ainsi que les bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant plus de 12 passagers, pour soumettre la documentation sur leur SGS afin de recevoir une certification initiale. Pour ce qui est des gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant jusqu’à 12 passagers, le Guide RSGSM dĂ©crit les procĂ©dures Ă  suivre pour soumettre une DĂ©claration de conformitĂ© initiale pour recevoir une certification initiale.

Les gestionnaires et RA de bâtiments devront suivre un processus de certification (catĂ©gories 1 Ă  4) et d’homologation (catĂ©gories 1 Ă  3). La frĂ©quence des activitĂ©s d’homologation pour les bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  3 est dĂ©terminĂ©e par le ministre et dĂ©crite dans le Guide RSGSM (voir le tableau 3 pour avoir de plus amples dĂ©tails). Les DMC pour toutes les catĂ©gories de bâtiment seront valides pour une pĂ©riode maximale de cinq ansrĂ©fĂ©rence 17 avant qu’il soit nĂ©cessaire de les renouveler (voir les tableaux 2 et 3 pour plus de dĂ©tails).

TC effectuera également des inspections de conformité et d’application ainsi que des inspections fondées sur les risques pour toutes les catégories visées par le Règlement. Ces fonctions seront déterminées par le ministre et seront intégrées aux programmes existants de surveillance maritime de TC. Il est prévu que toute augmentation des besoins en ressources découlant du Règlement serait faibleréférence 18, car les inspecteurs de la sécurité maritime appliquent déjà les exigences de divers règlements lors de leurs activités menées dans le cadre du programme de surveillance, y compris des inspections périodiques régulières et des activités de contrôle des bâtiments par l’État du port. La majorité des inspections de SGS seraient effectuées dans le cadre de ces activités.

Il est Ă  noter que les bâtiments de catĂ©gorie 1 (c’est-Ă -dire les bâtiments assujettis Ă  la Convention SOLAS) et les bâtiments pour lesquels un SGS a Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre sur une base volontaire ne seront pas touchĂ©s par le Règlement (c’est-Ă -dire qu’il n’y aurait aucun coĂ»t supplĂ©mentaire) puisqu’ils respectent dĂ©jĂ  les exigencesrĂ©fĂ©rence 19.

Avantages

On s’attend Ă  ce que le Règlement rĂ©duise la probabilitĂ© et le degrĂ© de gravitĂ© des Ă©vĂ©nements maritimes (dont certains pourraient entraĂ®ner des dĂ©cès, des blessures graves, de la pollution ou des dommages matĂ©riels) en Ă©largissant la portĂ©e des exigences relatives aux SGS aux bâtiments non assujettis Ă  la Convention SOLAS.

En plus de réduire la probabilité que des événements maritimes précis se produisent, le Règlement devrait améliorer la culture de la sécurité au sein du secteur canadien des opérations maritimes. En renforçant les normes de sécurité, on réduit la possibilité d’erreurs humaines, et les équipages et les exploitants sont mieux préparés à intervenir en cas d’urgence. Non seulement le Règlement profiterait aux membres d’équipage et aux passagers en contribuant à un milieu de travail plus sécuritaire et en améliorant la sécurité des transports, mais il profiterait également à la population canadienne en général en atténuant les répercussions environnementales et économiques qui peuvent survenir à la suite d’un incident (par exemple des dommages environnementaux et matériels, des interruptions des services d’urgences et des activités, etc.).

Par ailleurs, les modifications au Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001) contribuent à prévenir les activités qui contreviennent aux exigences établies dans le Règlement, ce qui devrait améliorer la sécurité et la sûreté des membres d’équipage et des Canadiens.

Bien que ces avantages ne soient pas monétisés, TC est d’avis que le Règlement est élaboré dans l’intérêt public et que les avantages généraux en matière de sécurité devraient surpasser la valeur monétisée des coûts

Avantages en matière de sĂ©curitĂ© — Analyse du seuil de rentabilitĂ©

En raison du manque de donnĂ©es, ces avantages ne peuvent pas ĂŞtre quantifiĂ©s ni monĂ©tisĂ©s. Toutefois, une analyse du seuil de rentabilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©erĂ©fĂ©rence 20, en guise de dĂ©marche de rechange, afin de dĂ©terminer la rĂ©duction du nombre d’évĂ©nements maritimes mettant en cause des bâtiments visĂ©s par le projet de règlement (ci-après « Ă©vĂ©nements visĂ©s Â») nĂ©cessaire pour compenser les coĂ»ts.

La réduction nécessaire des événements visés a été calculée en divisant le montant des coûts totaux, excluant les frais versés à TC, du Règlement par le montant des coûts évités en moyenne par événement visé. Dans l’analyse, les coûts évités en moyenne par événement visé sont estimés en fonction de la valeur monétaire des décès et des blessures graves associés aux événements visés évités, puisque les autres coûts évités (par exemple ceux liés aux dommages causés aux bâtiments, à l’environnement et/ou aux cargaisons) ne peuvent être quantifiés en raison du manque d’information. Par conséquent, le montant des coûts évités en moyenne par événement visé présenté ci-dessous est jugé conservateur (c’est-à-dire que les coûts réels évités en moyenne par événement visé sont probablement plus élevés).

Événements visés

Les Ă©vĂ©nements visĂ©s historiquesrĂ©fĂ©rence 21, y compris les dĂ©cès et les blessures graves qui y sont associĂ©s, sont tirĂ©s des ensembles de donnĂ©es sur les Ă©vĂ©nements de transport maritime depuis janvier 1995 du BST, et les caractĂ©ristiques des bâtiments en cause dans un Ă©vĂ©nement ont Ă©tĂ© obtenues Ă  partir du Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de Transports Canada. Le tableau 6 prĂ©sente les Ă©vĂ©nements visĂ©s survenus annuellement de 2008 Ă  2019rĂ©fĂ©rence 22. Il est Ă  noter que les Ă©vĂ©nements visĂ©s excluent ceux qui mettent en cause des bâtiments utilisant dĂ©jĂ  un SGS Ă  bord (c’est-Ă -dire les bâtiments de catĂ©gorie 1 et les bâtiments qui se conforment sur une base volontaire).

Tableau 6 : Nombre annuel d’évĂ©nements visĂ©s de 2008 Ă  2019
Année Événements visés Décès Blessures graves
2008 225 7 28
2009 178 1 19
2010 188 1 23
2011 141 4 13
2012 182 2 13
2013 205 0 18
2014 210 3 9
2015 221 12 12
2016 294 0 17
2017 316 3 19
2018 298 0 17
2019 297 2 19
Total 2 755 35 207

Source : Les ensembles de donnĂ©es sur les Ă©vĂ©nements de transport maritime du BST et le Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de Transports Canada.

D’après le nombre moyen d’évĂ©nements visĂ©s survenus de 2014 Ă  2019rĂ©fĂ©rence 23, il est estimĂ© que le nombre annuel d’évĂ©nements visĂ©s sera de 273 au cours de la pĂ©riode d’analyse (c’est-Ă -dire de 2024 Ă  2035).

Moyenne des coûts évités par événement visé

Il est estimĂ© qu’en moyenne, un Ă©vĂ©nement entraĂ®nerait 0,0127 dĂ©cès (35 dĂ©cès pour 2 755 Ă©vĂ©nements) et 0,0751 blessure grave (207 blessures graves pour 2 755 Ă©vĂ©nements). Selon ce calcul, les 273 Ă©vĂ©nements visĂ©s prĂ©vus annuellement entraĂ®neraient en moyenne 4 dĂ©cès et 21 blessures graves. Le montant moyen des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© est estimĂ© en fonction du nombre moyen de dĂ©cès et de blessures graves Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement, en utilisant la valeur de la vie statistique (VVS) Ă©tablie par le BST (c’est-Ă -dire 8,26 millions de dollars, en dollars canadiens de 2021) et en supposant que la valeur d’une blessure grave reprĂ©sente environ 13,42 % de la VVSrĂ©fĂ©rence 24. Par consĂ©quent, la moyennerĂ©fĂ©rence 25 des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© est estimĂ©e Ă  environ 188 300 $.

Réduction des événements visés pour atteindre le seuil de rentabilité

Étant donnĂ© que le coĂ»t total net estimĂ© du Règlement serait de 98,40 millions de dollars (dĂ©crit plus en dĂ©tail ci-dessous) et que la moyenne des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© serait de 188 300 $, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© qu’une rĂ©duction de 25,6 % des Ă©vĂ©nements visĂ©s, soit une rĂ©duction moyenne d’environ 70 Ă©vĂ©nements visĂ©s par annĂ©e, reprĂ©senterait un seuil de rentabilitĂ© qui compense le coĂ»t total net estimĂ© du Règlement.

Rééquilibrage des coûts pour les contribuables canadiens

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le Règlement entraĂ®nera, en partie, un rééquilibrage du fardeau financier des Canadiens vers le secteur maritime canadien. Ce rééquilibrage sera reprĂ©sentĂ© par les frais qui seront payĂ©s par les gestionnaires et RA de bâtiments Ă  Transports Canada pour ses services d’examen du SGS et de certification (voir la section « CoĂ»ts Â» pour plus de dĂ©tails). Le fardeau transfĂ©rĂ© des contribuables canadiens au secteur maritime canadien se chiffrerait Ă  2 millions de dollars.

Sanctions administratives pécuniaires

Les modifications au Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001) accorderont aux agents d’application de la loi les outils nécessaires pour intervenir de manière adéquate en cas de non-conformité. La capacité d’imposer des sanctions en cas de non-conformité permettra également aux agents d’application de la loi une approche en matière de responsabilité graduelle et normalisée. Il est anticipé qu’en raison des risques possibles associés à la réception d’une sanction pécuniaire, les exploitants seront incités à se conformer au Règlement. L’augmentation de la conformité profitera également aux Canadiens en améliorant leur sécurité.

Coûts

Le Règlement engendrera des coĂ»ts pour les gestionnaires et RA de bâtiments, qui devront :

Les gestionnaires et RA de bâtiment touchĂ©s par la proposition comprennent des entreprises canadiennes, des gouvernements provinciaux et municipaux et le gouvernement du Canada. De plus, le gouvernement du Canada engagera des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’examen et Ă  l’approbation de documents, Ă  la certification du SGS, et Ă  l’application du Règlement. Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  100,40 millions de dollars, dont 85 millions de dollars seraient assumĂ©s par les entreprises, 9,61 millions de dollars par les provinces et les autres ordres de gouvernement et 5,79 millions de dollars par le gouvernement du Canada. Aux fins de l’analyse, les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada sont regroupĂ©s et prĂ©sentĂ©s ensemblerĂ©fĂ©rence 26.

Comme il a Ă©tĂ© indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, le Règlement ne touchera pas aux bâtiments de catĂ©gorie 1. Les gestionnaires et RA de bâtiment qui ont volontairement mis en Ĺ“uvre un SGS Ă  bord de leurs bâtiments dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence n’auront pas Ă  assumer de coĂ»ts supplĂ©mentaires en raison de ces exigences.

Dans cette analyse, il est prĂ©sumĂ© que les OR sont les fournisseurs responsables du processus de certification pour les bâtiments de catĂ©gories 1, 2 et 3 et que Transports Canada est le fournisseur pour les bâtiments de catĂ©gorie 4. On reconnaĂ®t qu’en pratique, l’autoritĂ© responsable : du processus de certification pour certains bâtiments de catĂ©gories 2 Ă  4 peut varier (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails). Par consĂ©quent, les coĂ»ts engagĂ©s par les gestionnaires et RA de bâtiments et par le gouvernement du Canada pourraient ĂŞtre diffĂ©rents de ceux qui figurent dans la prĂ©sente analyse.

Coûts associés à la conformité du SGS

Élaboration du SGS

Le Règlement obligera les gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 Ă  Ă©laborer un SGS conforme au Code ISM entre 2025 et 2026, et obligera aussi les gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gories 4 et 5 Ă  Ă©laborer un SGS conforme aux exigences canadiennes entre 2025 et 2026rĂ©fĂ©rence 27.

Les gestionnaires et RA de bâtiments qui possèdent ou gèrent plusieurs bâtiments de la mĂŞme catĂ©gorie ou de catĂ©gories diffĂ©rentes devront se conformer avant la première date limite du bâtiment dont la catĂ©gorie est la plus Ă©levĂ©e. Ils devront Ă©laborer un SGS pour l’ensemble de leur flotte, conformĂ©ment aux exigences visant le bâtiment dont la catĂ©gorie est la plus Ă©levĂ©erĂ©fĂ©rence 28. Par exemple, si un gestionnaire ou RA de bâtiment est responsable d’une flotte constituĂ©e d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 et de plusieurs bâtiments de catĂ©gories 3 et 4, un seul SGS conforme aux exigences fixĂ©es pour les bâtiments de catĂ©gorie 2 devra ĂŞtre Ă©laborĂ©.

Les coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration d’un SGS varieront selon la catĂ©gorie de bâtiment et s’appliqueront au niveau de l’entreprise (c’est-Ă -dire que les coĂ»ts ne varient pas en fonction du nombre de bâtiments). Le tableau 7 prĂ©sente les coĂ»ts moyens par gestionnaire ou RA de bâtiment, selon les estimations de Transports Canada.

Tableau 7 : CoĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration d’un SGS, par gestionnaire ou RA de bâtiment, selon la catĂ©gorie de bâtiment
Catégorie de bâtiment Durée par gestionnaire ou RA de bâtiment
(en jours)
Taux de rémunération note * du tableau f1 ($/jour) par gestionnaire ou RA de bâtiment Coût par gestionnaire ou RA de bâtiment (en $) Période de conformité note ** du tableau f1 Nombre de gestionnaires et RA de bâtiments touchés
CatĂ©gorie 2 6 560 $ 3 360 $ 2025-2026 143
CatĂ©gorie 3 6 342 $ 2 052 $ 2025-2026 175
CatĂ©gorie 4A 3 279 $ 837 $ 2025-2026 790
CatĂ©gorie 4B 3 279 $ 837 $ 2025-2026 3 111
CatĂ©gorie 5 2 279 $ 558 $ 2026 1 825

Note(s) du tableau f1

Note * du tableau f1

Le taux de rĂ©munĂ©ration comprend un taux de coĂ»ts indirect de 25 %.

Retour Ă  la note * du tableau f1

Note ** du tableau f1

Pour les pĂ©riodes de mise en conformitĂ©, des catĂ©gories distinctes sont Ă©tablies pour les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers. Ainsi, la conformitĂ© se fera plus tĂ´t (en 2025) pour les gestionnaires ou RA de bâtiments qui sont propriĂ©taires d’un bâtiment transportant des passagers. Les bâtiments de catĂ©gorie 5 disposeront de jusqu’à trois ans pour se conformer après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement. Voir la section " Mise en Ĺ“uvre, conformitĂ© et application, et normes de service " pour plus de dĂ©tails.

Retour Ă  la note ** du tableau f1

Source : Transports Canada

Dans cette analyse, on a prĂ©sumĂ© que les gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gorie 5 se conformeraient au Règlement en 2026. On estime que le coĂ»t unique total associĂ© Ă  l’élaboration d’un SGS est de 4,50 millions de dollars, donc 4,21 millions de dollars seraient engagĂ©s par les entreprises et 0,29 million de dollars, par les provinces et les autres ordres de gouvernement.

Certification du SGS

Le Guide RSGSM dĂ©crit la procĂ©dure de certification du SGS des bâtiments de catĂ©gories 2 Ă  4, autres que ceux de catĂ©gorie 4B transportant jusqu’à 12 passagers et les remorqueurs, dans le processus d’obtention d’un DMC. Pour ce qui est des bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant jusqu’à 12 passagers et des remorqueurs, la DĂ©claration de conformitĂ© initiale devra faire l’objet d’une rĂ©vision. Plus prĂ©cisĂ©ment, Transports Canada procĂ©dera Ă  la certification des bâtiments de catĂ©gorie 4 et les OR procĂ©deront Ă  la certification des bâtiments de catĂ©gories 2 et 3rĂ©fĂ©rence 29. Transports Canada s’attend Ă  ce qu’un OR prenne quatre jours pour effectuer la certification, au coĂ»t moyen de 2 500 $ par jour. Les bâtiments de catĂ©gorie 5 ne seront pas assujettis Ă  un processus de certification officiel.

La dĂ©cision du ministre selon laquelle le SGS satisfait aux exigences du Règlement est appuyĂ©e par la dĂ©livrance d’un DCC, qui sera valide pour une pĂ©riode de cinq ans et dĂ©livrĂ© Ă  nouveau pour une pĂ©riode de durĂ©e comparable (pourvu qu’il continue d’être conforme)rĂ©fĂ©rence 30. Le tableau 8 prĂ©sente les coĂ»ts associĂ©s Ă  une dĂ©cision, par gestionnaire ou RA de bâtiment, ainsi que la durĂ©e de temps dont a besoin l’autoritĂ© responsable.

Tableau 8 : CoĂ»ts pour les gestionnaires et RA de bâtiments pour la certification du SGS, par catĂ©gorie de bâtiment
CatĂ©gorie de bâtiment AutoritĂ© responsable Temps requis par gestionnaire ou RA de bâtiment (en jours) CoĂ»t moyen par autoritĂ© responsable note * du tableau f2 ($ par jour) CoĂ»t par gestionnaire ou RA de bâtiment (en $) PĂ©riode de conformitĂ© Nombre de gestionnaires et RA de bâtiment touchĂ©s
CatĂ©gorie 2 OR 4 2 500 $ 10 000 $ 2025-2026 note ** du tableau f2 143
CatĂ©gorie 3 OR 4 2 500 $ 10 000 $ 2025-2026 note ** du tableau f2 176
Catégorie 4A TC 0,25 S.O. note *** du tableau f2 2025-2026 note ** du tableau f2 790
CatĂ©gorie 4B — bâtiments transportant des passagers transportant plus de 12 passagers TC 0,25 S.O. note *** du tableau f2 2025 48
CatĂ©gorie 4B — excluant les bâtiments transportant des passagers de catĂ©gorie 4B transportant plus de 12 passagers note **** du tableau f2 TC 0,06 S.O. note *** du tableau f2 2025-2026 note ** du tableau f2 3 063

Note(s) du tableau f2

Note * du tableau f2

Le taux de rĂ©munĂ©ration quotidien comprend un taux de coĂ»ts indirect de 25 %.

Retour Ă  la note * du tableau f2

Note ** du tableau f2

Pour les pĂ©riodes de mise en conformitĂ©, des catĂ©gories distinctes sont Ă©tablies pour les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers. Par consĂ©quent, la conformitĂ© se fera plus tĂ´t pour les bâtiments transportant des passagers et pour les autres, elle se fera dans un dĂ©lai maximal de trois ans. Les bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 devront ĂŞtre conformes en fonction du renouvellement des certificats de sĂ©curitĂ©.

Retour Ă  la note ** du tableau f2

Note *** du tableau f2

Les frais seront établis dans le cadre de l’initiative de modernisation des frais de Transports Canada.

Retour Ă  la note *** du tableau f2

Note **** du tableau f2

Les bâtiments transportant jusqu’à 12 passagers dont la jauge brute est 15 ou moins et les bâtiments remorqueurs dont la jauge brute est de 15 ou moins.

Retour Ă  la note **** du tableau f2

Source : Transports Canada

Les coĂ»ts ponctuels pour les gestionnaires et RA de bâtiments associĂ©s Ă  l’obtention d’une dĂ©cision concernant leur SGS seraient de 2,85 millions de dollars, dont 2,72 millions de dollars seront engagĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprises et 0,13 million de dollars, par les provinces et autres ordres de gouvernement.

Processus de certification

Une fois que la dĂ©cision a Ă©tĂ© rendue attestant que le SGS satisfait aux exigences du Règlement, les gestionnaires et RA de bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 devront s’assurer que la mise en Ĺ“uvre du SGS fait l’objet d’une inspection au moyen d’un processus pĂ©riodique d’apposition du visa pour chacun de leurs DMC : le DCC, pour les opĂ©rations Ă  terre au niveau de l’entreprise et le CGSC pour les opĂ©rations Ă  bord des bâtiments. Transports Canada dĂ©lĂ©guera ces activitĂ©s aux OR. Pour les bâtiments de catĂ©gorie 4, Transports Canada prendra la dĂ©cision attestant de la conformitĂ© au Règlement, et le processus pĂ©riodique d’apposition du visa ne sera pas nĂ©cessaire pour les DMC dĂ©livrĂ©s dans cette catĂ©gorie. Les DMC dĂ©livrĂ©s pour toutes les catĂ©gories seront valides pour une pĂ©riode maximale de cinq ansrĂ©fĂ©rence 31. Les tableaux 2 et 3 prĂ©sentent un rĂ©sumĂ© des activitĂ©s pĂ©riodiques d’apposition du visa et de renouvellement des certificats, par catĂ©gorie de bâtiment et par type de certification. Le tableau 9 prĂ©sente les coĂ»ts supplĂ©mentaires estimĂ©s pour les gestionnaires et RA de bâtiment pour la dĂ©livrance de leurs certificats portant un visa par l’autoritĂ© responsable.

Les gestionnaires et RA de bâtiments devront payer des frais Ă  Transports Canada pour les services de certification des bâtiments de catĂ©gorie 4. Ă€ l’heure actuelle, les frais pour la certification sont fixĂ©s Ă  100 $ tant pour la dĂ©livrance initiale que pour le renouvellement (voir les tableaux 1 et 2 pour des dĂ©tails sur la frĂ©quence de dĂ©livrance). Pour les bâtiments de catĂ©gories 4A et 4B, un DCC et un CGSC seraient initialement dĂ©livrĂ©s une fois la demande approuvĂ©e. Puisque des CGSC additionnels pourraient ĂŞtre dĂ©livrĂ©s au gestionnaire ou RA pour un bâtiment individuel ajoutĂ© Ă  la flotte pendant la pĂ©riode de validation d’un DCC, des DCC et CGSC subsĂ©quents pourraient ĂŞtre dĂ©livrĂ©s sĂ©parĂ©ment aux dates de renouvellement appropriĂ©es. Il est Ă  noter que ces frais seront examinĂ©s et actualisĂ©s dans le cadre de l’initiative de modernisation des frais de Transports Canada.

Au total, les coĂ»ts pour les propriĂ©taires de bâtiments visĂ©s par le processus de certification seraient de 5,87 millions de dollars, dont 5,28 millions de dollars seront assumĂ©s par les entreprises et 0,59 million de dollars par les provinces et autres ordres de gouvernement.

Tableau 9 : CoĂ»ts associĂ©s au processus de certification, par gestionnaire ou RA de bâtiments, selon la catĂ©gorie de bâtiment
  AutoritĂ© responsable

CatĂ©gorie 2

OR

CatĂ©gorie 3

OR

Catégorie 4A

TC note * du tableau f3

Catégorie 4B

TC note * du tableau f3

DCC initial CoĂ»t associĂ© Ă  la dĂ©livrance 2 500 $ 2 500 $ 100 $ 100 $
Renouvellement d’un DCC CoĂ»t associĂ© Ă  la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $
CGSC initial (par bâtiment) CoĂ»t associĂ© Ă  la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $
Renouvellement d’un CGSC (par bâtiment) CoĂ»t associĂ© Ă  la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $

Note(s) du tableau f3

Note * du tableau f3

Les frais versés à Transports Canada pourraient être examinés et actualisés.

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Source : Transports Canada

Activités liées au maintien du SGS

Pour assurer l’atteinte des objectifs en matière de sécurité du SGS, le Règlement exigerait également que les gestionnaires et RA de bâtiment tiennent à jour leur SGS en établissant des tâches et des responsabilités associées à leur SGS respectif. Ces dernières incluraient notamment, sans s’y limiter, la vérification et la surveillance d’activités liées à la sécurité et à la prévention de la pollution dans le cadre de leurs activités quotidiennes.

Pour estimer les coĂ»ts du maintien du SGS, l’article 4.2 des Directives rĂ©visĂ©es sur l’application du Code international de gestion de la sĂ©curitĂ© (Code ISM) par les administrations (PDF) de l’OMI a servi de rĂ©fĂ©rence. Ă€ l’aide de ce document, Transports Canada a Ă©numĂ©rĂ© neuf tâches et rĂ´les diffĂ©rents dont les gestionnaires et RA de bâtiment devront s’acquitter annuellement et qui varieront d’une catĂ©gorie de bâtiment Ă  l’autre pour tenir compte de l’exhaustivitĂ© du SGS de chaque catĂ©gorie. Sept de ces tâches et rĂ´les seront remplis au niveau de l’entreprise pour aborder les opĂ©rations Ă  terre, et les deux autres seront remplis pour aborder les opĂ©rations Ă  bord d’un bâtiment individuel. Le tableau 10 illustre l’estimation des coĂ»ts annuels associĂ©s au maintien du SGS pour les opĂ©rations Ă  terre, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s du bâtiment. Ces tâches reprĂ©sentent les activitĂ©s annuelles relevant des gestionnaires et RA de bâtiment sans Ă©gard pour le nombre de bâtiments dont ils sont responsables. Le tableau 10 illustre les coĂ»ts annuels associĂ©s au maintien du SGS Ă  bord du bâtiment, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s de ce dernier. Ces tâches devront ĂŞtre accomplies chaque annĂ©e Ă  bord de chaque bâtiment.

Les coĂ»ts annuels par gestionnaire et RA de bâtiment (tableau 10) et par bâtiment (tableau 11) sont calculĂ©s en multipliant les heures requises chaque annĂ©e en fonction de la catĂ©gorie de bâtiment, par le taux de rĂ©munĂ©ration associĂ© au gestionnaire ou RA de bâtiment (tableau 7). Par exemple, chaque annĂ©e, un gestionnaire ou RA de bâtiment qui est propriĂ©taire ou exploitant d’une flotte composĂ©e d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, de deux bâtiments de catĂ©gorie 4 et d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 devra accomplir les sept tâches, conformĂ©ment aux efforts requis pour les bâtiments de catĂ©gorie 3 (tableau 10) et les deux autres activitĂ©s, conformĂ©ment aux efforts requis pour chaque bâtiment selon sa catĂ©gorie (tableau 11). Cet exemple sous-entend qu’il faudrait au gestionnaire ou RA de bâtiment un effort totalisant 18,4 jours par annĂ©e pour conserver la certification (13,4 jours pour les activitĂ©s dans le cadre des opĂ©rations Ă  terre et 5 jours pour les opĂ©rations Ă  bord des quatre bâtiments).

Le total des coĂ»ts pour que les gestionnaires et RA de bâtiment maintiennent la certification pendant la pĂ©riode d’analyse est estimĂ© Ă  81,15 millions de dollars, dont 72,55 millions de dollars seraient assumĂ©s par l’entreprise et 8,60 millions de dollars, par les provinces et autres ordres de gouvernement. Il convient Ă©galement de noter que l’estimation de l’effort quotidien annuel pour chaque tâche tient compte de chevauchements possibles avec d’autres exigences rĂ©glementaires auxquelles satisfont dĂ©jĂ  les entreprises.

Tableau 10 : CoĂ»ts et efforts annuels associĂ©s Ă  la tenue d’un SGS par gestionnaire et RA de bâtiment, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s du bâtiment note * du tableau f4
ActivitĂ©   Effort annuel requis (en jours)
CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4 CatĂ©gorie 5
1. Évaluation et examen internes de l’efficacité du SGS 1 1 0,5 0,5
2. Veillez au contrĂ´le des documents 1 1 0,5 0,5
3. Examen des non-conformités et élaboration de plans d’action, incluant des vérifications internes 6 6 1,5 1,5
4. Maintien de la certification 1,2 1,2 0 0
5. Étude des accidents évités ainsi que la mise en œuvre des leçons apprises 2 2 0,5 0,5
6. Coordination de l’examen de gestion et de la réunion 1,2 1,2 0,1 0
7. Mise Ă  jour du manuel du SGS 1 1 0,5 0,5
Nombre total de jours requis par année 13,4 13,4 3,7 3,5
Total des coĂ»ts annuels par gestionnaire et RA de bâtiment 7 499 $ 4 584 $ 1 033 $ 977 $

Note(s) du tableau f4

Note * du tableau f4

Le niveau d’effort que doivent déployer les gestionnaires et RA de bâtiment est déterminé par la catégorie la plus élevée des bâtiments de la flotte.

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Source : Transports Canada

Tableau 11 : CoĂ»ts et efforts annuels associĂ©s au maintien d’un SGS par bâtiment et par catĂ©gorie et activitĂ© de bâtiment note * du tableau f5
Activité Effort annuel requis par bâtiment (en jours)
CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4 CatĂ©gorie 5
8. Organisation de réunions sur la sécurité à bord 1 1 0,5 0,5
9. Coordination d’exercices navire-terre 1 1 0,5 0,5
Nombre total de jours requis par bâtiment 2 2 1 1
Total des coĂ»ts annuels par bâtiment 1 119 $ 684 $ 279 $ 279 $

Note(s) du tableau f5

Note * du tableau f5

Le niveau d’effort que doivent déployer les gestionnaires et RA de bâtiment est déterminé par chaque bâtiment de la flotte.

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Source : Transports Canada

Coûts liés à l’administration

Présentation

Le Guide RSGSM dĂ©crit la procĂ©dure que doivent suivre les gestionnaires et RA de bâtiment pour prĂ©senter les documents suivants afin de recevoir un certificat (voir aussi le tableau 1) :

Il n’y aura aucune exigence en matière de prĂ©sentation pour les bâtiments de catĂ©gorie 5. Ce coĂ»t unique s’appliquera aux gestionnaires et RA de bâtiment au cours de l’annĂ©e de conformitĂ© propre Ă  la catĂ©gorie la plus Ă©levĂ©e de leurs bâtiments. Il est estimĂ© que, peu importe le niveau du SGS, il faudrait 30 minutes au gestionnaire ou RA de bâtiment, multipliĂ©s par son taux de rĂ©munĂ©ration (tableau 7), pour prĂ©parer la trousse de documents et la prĂ©senter en ligne ou par la poste. Le total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la prĂ©sentation de la trousse par les gestionnaires ou RA de bâtiments est estimĂ© Ă  72 100 $, dont 70 500 $ seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 1 600 $, par les provinces et autres ordres de gouvernement.

Approbation de la certification du SGS pour les bâtiments de catĂ©gories 2 et 3

Pour conserver leurs DMC, les gestionnaires et RA de bâtiment devront rĂ©cupĂ©rer les documents et fournir l’aide nĂ©cessaire aux autoritĂ©s responsables conformĂ©ment au calendrier d’apposition du visa (tableau 3). Ce coĂ»t rĂ©current sera conforme Ă  ce calendrier ainsi qu’aux coĂ»ts prĂ©sentĂ©s au point 4 du tableau 10 (Maintien de la certification) et au taux de rĂ©munĂ©ration du gestionnaire ou RA de bâtiment prĂ©sentĂ© au tableau 7. Les coĂ»ts annuels estimĂ©s pour chaque gestionnaire ou RA de bâtiment se situeraient entre 410 $ et 672 $.

Le total des coĂ»ts pour les gestionnaires et RA de bâtiment pour fournir l’aide nĂ©cessaire pendant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification et Ă  la surveillance s’élèverait Ă  1,11 million de dollars, dont 1,10 million de dollars seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 0,06 million de dollars, par les provinces et autres ordres de gouvernement. Il convient de noter que ce montant est dĂ©jĂ  pris en compte dans la section « ActivitĂ©s liĂ©es au maintien du SGS Â» ci-dessus.

Renouvellement des DMC pour les bâtiments de catĂ©gorie 4

Les gestionnaires et RA des bâtiments de catĂ©gorie 4 seront tenus de prĂ©senter une DĂ©claration de conformitĂ© continue pour renouveler leurs DMC, qui seront valides pour une pĂ©riode de jusqu’à cinq ansrĂ©fĂ©rence 31 (voir le tableau 3), ce qui reprĂ©sentera un effort d’environ une demi-heure. En se basant sur le taux de rĂ©munĂ©ration prĂ©sentĂ© au tableau 7, on estime que le coĂ»t associĂ© Ă  la prĂ©paration et Ă  la prĂ©sentation d’une DĂ©claration de conformitĂ© continue serait de 184 500 $, dont 180 500 $ seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires et 4 000 $ par les provinces et autres ordres de gouvernement.

Tenue de dossiers

Dans le cadre de leurs responsabilitĂ©s qui consistent Ă  tenir leur SGS respectif Ă  jour, tous les gestionnaires et RA de bâtiments visĂ©s devront organiser et tenir des dossiers de renseignements recueillis et produits chaque annĂ©e en lien avec les rĂ©sultats de leurs vĂ©rifications et examens de gestion internes. Comme prĂ©sentĂ© au point 2 du tableau 10 : Veiller au contrĂ´le des documents. Il est attendu Ă  ce que les gestionnaires ou RA de bâtiment prennent en moyenne une demi-journĂ©e Ă  une journĂ©e par annĂ©e pour regrouper les dossiers qui seraient conservĂ©s pendant au moins cinq ans et qui pourraient ĂŞtre fournis sur demande. Cette activitĂ© reprĂ©sente des coĂ»ts annuels se situant entre 140 $ et 560 $ par gestionnaire ou RA de bâtimentrĂ©fĂ©rence 32. Le total des coĂ»ts associĂ©s Ă  la tenue de dossiers s’élèverait Ă  6,24 millions de dollars, dont 5,75 millions de dollars seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 0,49 million de dollars, par les provinces et autres ordres de gouvernement. Il convient de noter que ce montant est dĂ©jĂ  pris en compte dans la section « ActivitĂ©s liĂ©es au maintien du SGS Â» ci-dessus.

Coûts qualitatifs

Les gestionnaires de bâtiment pourraient subir une perte de revenus en raison des activitĂ©s de surveillance pĂ©riodiques associĂ©es au Règlement. Cependant, il est attendu Ă  ce que toute perte soit nĂ©gligeable pour les raisons suivantes : (i) les gestionnaires de bâtiment prĂ©voient des activitĂ©s de surveillance afin de minimiser l’interruption des opĂ©rations du bâtiment; (ii) l’ajout graduel de temps nĂ©cessaire pour mener les activitĂ©s de surveillance associĂ©es au Règlement (par exemple la vĂ©rification et l’examen du SGS) devrait ĂŞtre nĂ©gligeable.

Coûts assumés par le gouvernement du Canadaréférence 33

Le total des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada est estimĂ© Ă  5,79 millions de dollars; ce montant est associĂ© Ă  l’élaboration et au maintien du SGS Ă  bord des bâtiments lui appartenant ainsi qu’à l’examen du SGS et des activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification effectuĂ©es par Transports Canada. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada comprennent Ă©galement la formation des inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime de Transports Canada et les activitĂ©s visant Ă  informer l’industrie du Règlement.

Élaboration, certification et maintien du SGS pour les bâtiments appartenant au gouvernement du Canada

Au total, 1 889 bâtiments appartenant au gouvernement du CanadarĂ©fĂ©rence 34 seront visĂ©s par le Règlement. Ă€ l’instar des gestionnaires et RA de bâtiment, les organismes du gouvernement du Canada visĂ©s devront Ă©laborer un SGS, le soumettre en vue d’une dĂ©cision des autoritĂ©s responsables, recevoir une certification, maintenir et veiller Ă  la mise en Ĺ“uvre du SGS, et faire l’objet du processus de surveillance. Pour le gouvernement du Canada, le total des coĂ»ts associĂ©s aux exigences rĂ©glementaires Ă  bord de ses bâtiments est estimĂ© Ă  3,58 millions de dollars.

DĂ©cision concernant le SGS de bâtiments de catĂ©gorie 4

Comme il a Ă©tĂ© dĂ©crit prĂ©cĂ©demment, avant de dĂ©livrer un DMC, Transports Canada devra examiner le SGS documentĂ© des bâtiments de catĂ©gorie 4A ainsi que de ceux de catĂ©gorie 4B transportant plus de 12 passagers. Pour ce faire, un inspecteur (au niveau TI-07) devra prendre en moyenne 2 heures pour examiner le SGS documentĂ©. Pour ce qui est des bâtiments de catĂ©gorie 4B transportant jusqu’à 12 passagers, Transports Canada examinera la DĂ©claration de conformitĂ© initiale avant de dĂ©livrer un DMC. Pour ce faire, un inspecteur (au niveau TI-07) devra prendre en moyenne une demi-heure pour examiner la DĂ©claration. Le taux de rĂ©munĂ©ration horaire d’un TI-07 Ă©tant de 77,61 $rĂ©fĂ©rence 35, le coĂ»t unique associĂ© Ă  l’examen du SGS de ces bâtiments serait de 0,21 million de dollars.

Certification de bâtiments de catĂ©gorie 4

Une fois qu’une dĂ©cision est prise pour attester que le SGS satisfait aux exigences du Règlement, Transports Canada devra Ă©galement dĂ©livrer des DMC pour les bâtiments de catĂ©gorie 4. La dĂ©cision sera prise en fonction de l’examen du SGS ou, le cas Ă©chĂ©ant, de la DĂ©claration de conformitĂ© initiale. Celle-ci permettrait Ă  Transports Canada de confirmer que le SGS satisfait aux exigences du Règlement. Il est attendu Ă  ce qu’un inspecteur (au niveau TI-07) prenne en moyenne une heure pour dĂ©livrer un DCC et une heure pour dĂ©livrer un CGSC — la pĂ©riode de validitĂ© de chacun d’eux Ă©tant d’une durĂ©e maximale de cinq ans. Pour renouveler les DMC de tous les bâtiments de catĂ©gorie 4, Transports Canada devra examiner la DĂ©claration de conformitĂ© continue. Un inspecteur (au niveau TI-07) devrait prendre en moyenne une demi-heure pour examiner la DĂ©claration de conformitĂ© continue; pour ce qui est de la dĂ©livrance d’un DCC et d’un CGSC, il devrait prendre une heure pour chacun d’eux.

Il est estimĂ© que le coĂ»t total associĂ© Ă  la dĂ©livrance et au renouvellement de ces DMC est de 1,94 million de dollarsrĂ©fĂ©rence 36.

Comme il a Ă©tĂ© expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, les dĂ©tails des activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification seront laissĂ©s Ă  la discrĂ©tion du ministre, en vertu des pouvoirs qui lui sont confĂ©rĂ©s par la LMMC 2001.

Formation

On s’attend à ce qu’une formation supplémentaire à l’intention des inspecteurs de la sécurité maritime soit exigée après l’adoption du Règlement. Les inspecteurs de la sécurité maritime qui surveillent actuellement les bâtiments visés par le Règlement devront se familiariser avec le Règlement.

Un nouveau module dans le programme de formation sur l’inspection de la sĂ©curitĂ© maritime a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© pour former les inspecteurs sur le thème du Règlement rĂ©fĂ©rence 37. De mĂŞme, Ă©tant donnĂ© que les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime ont dĂ©jĂ  le pouvoir d’imposer des sanctions pour non-conformitĂ© en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001), une seule modification au module connexe de l’actuel programme de formation sur l’inspection de la sĂ©curitĂ© maritime sera nĂ©cessaire sans frais supplĂ©mentaires.

Toutefois, les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime qui participeront Ă  l’examen ou Ă  la certification des opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord des bâtiments assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS seront tenus de suivre une formation sur le Code ISM. Cette formation ponctuelle serait offerte par les OR (au coĂ»t unitaire de 1 300 $ par personne) et deux inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime par rĂ©gionrĂ©fĂ©rence 38 devront suivre cette formation particulière après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement.

Le total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la formation pour le gouvernement du Canada s’élèverait Ă  0,01 million de dollars en 2024.

Promotion de la conformité

Au cours des dernières annĂ©es, Transports Canada a fait la promotion du Règlement aux rĂ©unions nationales et rĂ©gionales du CCMC. Les intervenants seront informĂ©s des procĂ©dures associĂ©es aux exigences en matière de SGS par l’intermĂ©diaire des outils de communication existants, comme les bulletins de la sĂ©curitĂ© des navires, les mises Ă  jour du site Web de Transports Canada, ainsi que les rĂ©unions nationales et rĂ©gionales du CCMC. Dans le cadre de ce projet de règlement et au moyen de sĂ©ances de consultation, des Ă©bauches du Guide RSGSM ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es afin d’aborder la certification et la surveillance que devra effectuer Transports Canada conformĂ©ment aux exigences du Règlement. Une Ă©bauche du Guide RSGSM a Ă©tĂ© diffusĂ©e aux intervenants lors de la rĂ©union du CCMC tenue Ă  l’automne 2023. Les modifications apportĂ©es au Guide RSGSM ont Ă©tĂ© diffusĂ©es aux intervenants tout au long de l’élaboration. La version dĂ©finitive du Guide RSGSM est mise Ă  la disposition des intervenants sur le site Web de Transports Canada.

Le total des coĂ»ts associĂ©s Ă  la promotion de la conformitĂ© au Règlement s’élèverait Ă  0,04 million de dollars en 2024.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 12 : Valeur monĂ©tisĂ©e des coĂ»ts (valeur actuelle en millions de dollars)
Intervenants visés Description des coûts Année de référence (2024) Année de conformité Autre année pertinente (2033) Dernière année (2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
2025 2026
Entreprises canadiennes Élaboration d’un SGS, vĂ©rification et certification 0,00 $ 2,43 $ 6,70 $ 0,05 $ 0,46 $ 12,45 $ 1,57 $
ActivitĂ©s liĂ©es au maintien du SGS 0,00 $ 2,31 $ 9,35 $ 5,82 $ 5,08 $ 72,55 $ 9,13 $
Provinces et autres ordres de gouvernement Élaboration d’un SGS, vĂ©rification et certification 0,00 $ 0,25 $ 0,41 $ 0,00 $ 0,04 $ 1,02 $ 0,13 $
ActivitĂ©s liĂ©es au maintien du SGS 0,00 $ 0,17 $ 1,12 $ 0,70 $ 0,61 $ 8,60 $ 1,08 $
Gouvernement du Canada CoĂ»ts associĂ©s Ă  la conformitĂ© 0,00 $ 0,01 $ 0,51 $ 0,29 $ 0,26 $ 3,58 $ 0,45 $
VĂ©rification et certification du SGS 0,00 $ 0,46 $ 0,53 $ 0,01 $ 0,30 $ 2,15 $ 0,27 $
Formation, mise en Ĺ“uvre et promotion 0,06 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,06 $ 0,01 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 0,06 $ 5,63 $ 18,62 $ 6,86 $ 6,76 $ 100,40 $ 12,64 $
Tableau 13 : Seuil de rentabilitĂ© — rĂ©duction du nombre d’évĂ©nements
Nombre prĂ©vu d’évĂ©nements par annĂ©e Estimation moyenne des coĂ»ts par Ă©vĂ©nements (non actualisĂ©s) RĂ©duction du nombre d’évĂ©nements nĂ©cessaire par annĂ©e pour couvrir les coĂ»ts (%) RĂ©duction du nombre d’évĂ©nements nĂ©cessaire par annĂ©e pour couvrir les coĂ»ts
273 188 300 $ 25,6 % 70
Tableau 14 : Avantages monĂ©tisĂ©s (valeur actuelle en millions de dollars)
Intervenants visés Description des coûts Année de référence (2024) Année de conformité Autre année pertinente (2033) Dernière année (2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
2025 2026
Transports Canada Recouvrement des coĂ»ts par TC Ă  partir des frais liĂ©s Ă  la vĂ©rification et Ă  la certification du SGS 0 $ 0,52 $ 0,49 $ 0,00 $ 0,26 $ 2,00 $ 0,25 $
Tableau 15 : RĂ©sumĂ© de la valeur monĂ©tisĂ©e des coĂ»ts et des avantages (valeur actuelle en millions de dollars)
Incidences Année de référence (2024) Année de conformité Autre année pertinente (2033) Dernière année (2035) Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
2025 2026
Total des coĂ»ts pour les entreprises canadiennes 0,00 $ 4,74 $ 16,05 $ 5,87 $ 5,55 $ 85 $ 10,70 $
Total des coĂ»ts pour les provinces et autres ordres de gouvernement 0,00 $ 0,42 $ 1,53 $ 0,70 $ 0,65 $ 9,61 $ 1,21 $
Total des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada 0,06 $ 0,47 $ 1,04 $ 0,30 $ 0,56 $ 5,79 $ 0,73 $
Avantages monĂ©tisĂ©s 0,00 $ 0,52 $ 0,49 $ 0,00 $ 0,26 $ 2 $ 0,25 $
CoĂ»t net 0,06 $ 5,11 $ 18,13 $ 6,86 $ 6,50 $ 98,40 $ 12,39 $

Analyse de sensibilité

Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour vĂ©rifier les incertitudes concernant les principales variables utilisĂ©es dans l’analyse centrale. L’analyse de sensibilitĂ© Ă  variable unique a permis d’examiner la façon dont l’estimation du total des coĂ»ts changerait si une hypothèse concernant une variable est modifiĂ©e Ă  la fois. Les variables suivantes ont Ă©tĂ© analysĂ©es dans le cadre de l’analyse de sensibilitĂ© Ă  variable unique : le coĂ»t des activitĂ©s liĂ©es Ă  la tenue d’un SGS (niveau d’effort), l’estimation des coĂ»ts moyens Ă©vitĂ©s en cas d’évĂ©nement maritime, et la pĂ©riode d’analyse.

Activités liées à la tenue du SGS

Dans le scĂ©nario central, on prĂ©sume que les gestionnaires et RA de bâtiments devront conserver la certification du SGS en crĂ©ant des tâches et des responsabilitĂ©s associĂ©es au bâtiment dont la catĂ©gorie est la plus Ă©levĂ©e. Transports Canada a Ă©tĂ© en mesure de dĂ©finir un nombre moyen de jours par annĂ©e pour accomplir chaque tâche (voir les tableaux 10 et 11). Ces valeurs servent de moyennes dans l’analyse centrale. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, un faible niveau d’effort (25 % de moins que les valeurs moyennes) et un niveau d’effort Ă©levĂ© (25 % de plus) ont Ă©tĂ© analysĂ©s.

Estimation des coûts moyens évités dans le cas d’un événement

L’estimation des coĂ»ts moyens Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© est calculĂ©e en fonction de la valeur des dĂ©cès ou des blessures graves Ă©vitĂ©s dans le cas d’un Ă©vĂ©nement visĂ©. Cette valeur, utilisĂ©e dans l’analyse centrale, est considĂ©rĂ©e comme une mesure conservatrice, car elle ne tient pas compte d’autres coĂ»ts qui pourraient ĂŞtre Ă©vitĂ©s (par exemple les dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’environnement et Ă  la cargaison) en raison d’un manque d’information. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, on prĂ©sume que la valeur de l’estimation des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement utilisĂ©e dans l’analyse centrale (c’est-Ă -dire 188 300 $) augmenterait de 25 %.

Période d’analyse

Étant donnĂ© que la pĂ©riode maximale de conformitĂ© est de trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur du Règlement, une pĂ©riode d’analyse de 12 ans (de 2024 Ă  2035) a servi Ă  l’analyse centrale afin de tenir compte de l’ensemble des coĂ»ts prĂ©vus sur une pĂ©riode de 10 ans pour chaque catĂ©gorie de bâtiment. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, une pĂ©riode de 20 ans a Ă©tĂ© utilisĂ©e (de 2024 Ă  2043).

Les rĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© sur la valeur totale des coĂ»ts et le seuil de rentabilitĂ© sont prĂ©sentĂ©s au tableau 16.

Tableau 16 : Analyse de sensibilitĂ© Ă  variable unique
Variable Total des coĂ»ts nets (valeur actuelle en millions de dollars) Seuil de rentabilitĂ© - Ă©vĂ©nements par annĂ©e Seuil de rentabilitĂ© - Ă©vĂ©nements par annĂ©e (%)
Activités liées à la tenue du SGS
Faible niveau d’effort 77,23 $ 55 20,1 %
Niveau d’effort Ă©levĂ© 119,60 $ 85 31,1%
Estimation des coûts évités par événement
Estimation 25 % supĂ©rieure 98,40 $ 56 20,5 %
Période d’analyse
PĂ©riode de 20 ans 135,80 $ 70 25,6, %

Analyse de répartition

Le Règlement visera les bâtiments partout au pays ainsi que leurs gestionnaires et RA de bâtiments. Les rĂ©gions du Pacifique et de l’Ontario reprĂ©senteraient environ les deux tiers des bâtiments visĂ©s. Pour ce qui est des coĂ»ts, 62,5 % du total incomberaient aux gestionnaires et RA de bâtiments immatriculĂ©s dans ces deux rĂ©gions. Le tableau 17 prĂ©sente les coĂ»ts pour les bâtiments visĂ©s par rĂ©gion.

Tableau 17: Coûts pour les gestionnaires et RA de bâtiments battant pavillon canadien, par région de TCnote a du tableau 1
Région Nombre de bâtiments Total des coûts (valeur actuelle en millions de dollars)
Atlantique 1 636 10,17 $
Ontario 3 713 23,09 $
Pacifique 6 382 39,69 $
Prairies et Nord 1 896 11,79 $
QuĂ©bec 2 516 15,65 $
Total 16 143 100,10 $

Notes du tableau 1

Note a du tableau 1

Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Retour au renvoi a de la note du tableau 1

Des 16 143 bâtiments immatriculĂ©s que vise le Règlement, 1 889 d’entre eux appartiennent au gouvernement du Canada, 11 984 appartiennent Ă  des particuliers et 2 270 appartiennent aux provinces et autres ordres de gouvernement. Le tableau 18 prĂ©sente les coĂ»ts ventilĂ©s pour les bâtiments appartenant Ă  des entitĂ©s gouvernementales et privĂ©es.

Tableau 18 : Nombre de bâtiments visĂ©s et coĂ»ts par intervenant touchĂ©
Propriété Nombre de bâtiments Total des coûts (valeur actuelle en millions de dollars)
Entreprises canadiennes 11 984 85 $
Provinces et autres ordres de gouvernement 2 270 9,61 $
Gouvernement du Canada 1 889 5,79 $
Total 16 143 100,40 $

Lentille des petites entreprises

D’après les renseignements disponibles, il Ă©tait impossible de dĂ©terminer le nombre exact de petites entreprises parmi les 5 606 entreprisesrĂ©fĂ©rence 39 qui seront touchĂ©es par le Règlement. Étant donnĂ© que les propriĂ©taires de bâtiments de catĂ©gorie 1 et les propriĂ©taires de bâtiments disposant d’un SGS volontaire sont dĂ©jĂ  conformes au Règlement, le nombre total d’entreprises touchĂ©es est de 5 520rĂ©fĂ©rence 40. Puisque le Règlement s’appliquera Ă  un très large Ă©ventail de tailles de bâtiments en fonction de leur catĂ©gorie, deux approches diffĂ©rentes ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour estimer la part des petites entreprises : une qui classifie la taille des entreprises selon le nombre total de bâtiments dont elles sont propriĂ©taires, et l’autre qui classifie la taille des entreprises selon le total relatif de la jauge brute qui appartient Ă  une entreprise. Ces deux mĂ©thodes ont d’importantes limites si elles sont analysĂ©es sĂ©parĂ©ment (c’est-Ă -dire ne tenir compte que du nombre de bâtiments par propriĂ©taire pour dĂ©terminer la taille de l’entreprise pourrait introduire un biais); toutefois, en combinant les rĂ©sultats des deux mĂ©thodes et en les analysant, une tendance globale pourrait ĂŞtre constatĂ©e. Les rĂ©sultats semblent indiquer que 97 % des entreprises visĂ©es devraient ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme de petites entreprises. Ce rĂ©sultat correspond Ă  la part qui figure dans le rapport d’Industrie Canada intitulĂ© Principales statistiques relatives aux petites entreprises, Ă©dition de novembre 2019 selon lequel 98,3 % des entreprises dans le secteur du transport et de l’entreposage sont des petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 41.

Toutefois, cette part ne devrait pas ĂŞtre appliquĂ©e unilatĂ©ralement Ă  toutes les catĂ©gories de bâtiment. Les bâtiments de catĂ©gorie 1, les propriĂ©taires qui se conforment volontairement, et les bâtiments de catĂ©gorie 2 sont tous considĂ©rĂ©s comme appartenant Ă  de moyennes et grandes entreprises. Pour ce qui est des bâtiments de catĂ©gorie 3, on estime que 23 propriĂ©taires sont des moyennes et grandes entreprises. En ce qui concerne les bâtiments de catĂ©gories 4A, 4B et 5, la part de 97 % serait appliquĂ©e pour dĂ©terminer le nombre de petites entreprises. Le tableau 19 prĂ©sente l’estimation du nombre de petites entreprises par catĂ©gorie de bâtiment.

Tableau 19 : Estimation du nombre de petites entreprises par catĂ©gorie de bâtiment
Catégorie Nombre d’entreprises touchées Estimation de la part des petites entreprises Nombre de petites entreprises Nombre de bâtiments appartenant à de petites entreprises
CatĂ©gorie 2 132 0 % 0 0
CatĂ©gorie 3 172 87 % 149 202 note * du tableau d8
CatĂ©gorie 4A 771 97 % 748 1 808
CatĂ©gorie 4B 3 048 97 % 2 957 5 623
CatĂ©gorie 5 1 397 97 % 1 355 2 684
Total 5 520 94 % 5 209 10 317

Note(s) du tableau d8

Note * du tableau d8

Dans la catĂ©gorie 3, 23 propriĂ©taires font partie des moyennes et grandes entreprises et sont propriĂ©taires de 374 bâtiments.

Retour Ă  la note * du tableau d8

On estime qu’un total de 5 209 petites entreprises seront visĂ©es par le Règlement. On estime que le total des coĂ»ts pour les petites entreprises et leurs bâtiments est de 69,17 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse. Toutefois, il est important de noter qu’il Ă©tait impossible de dĂ©terminer avec certitude le nombre rĂ©el de petites entreprises touchĂ©es par le Règlement.

Afin de réduire au minimum le fardeau sur toutes les entreprises, des périodes de transition ont été incluses pour accorder aux intervenants touchés le temps nécessaire pour se conformer aux nouvelles exigences. Pour harmoniser les exigences et les objectifs de sécurité relatifs au SGS avec les répercussions financières pour les propriétaires de petits bâtiments, le Règlement suivra une approche fondée sur la catégorie de bâtiment qui s’appuie sur le type de bâtiment et ses dimensions, plutôt que sur la taille de l’entreprise. Toutefois, au sein du groupe des petites entreprises, les entreprises seront confrontées à différentes répercussions (nécessitant des niveaux d’effort variés), selon le nombre de bâtiments dont elles sont propriétaires et la catégorie associée à chaque bâtiment.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 20 : CoĂ»ts associĂ©s Ă  la conformitĂ©
Activité Valeur annualisée Valeur actuelle
Élaboration d’un SGS, vĂ©rification et certification (en millions de dollars) 1,00 $ 7,97 $
ActivitĂ©s liĂ©es Ă  la tenue du SGS (en millions de dollars) 7,01 $ 55,64 $
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© (toutes les petites entreprises touchĂ©es, en millions de dollars) 8,01 $ 63,61 $
Total des coĂ»ts de conformitĂ© par petite entreprise touchĂ©e ($) 1 538 $ 12 213 $
Tableau 21 : CoĂ»ts associĂ©s Ă  l’administration
Activité Valeur annualisée Valeur actuelle
PrĂ©sentation (en millions de dollars) 0,03 $ 0,24 $
Soutien Ă  la certification (en millions de dollars) 0,05 $ 0,42 $
Tenue de dossiers (en millions de dollars) 0,63 $ 5,04 $
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’administration (toutes les petites entreprises touchĂ©es, en millions de dollars) 0,72 $ 5,70 $
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’administration par petite entreprise touchĂ©e ($) 138 $ 1 094 $

Note(s) du tableau 22

Note * du tableau 22

Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Retour Ă  la note * du tableau 22

Tableau 22 : Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’administration
Totaux Valeur annualisée Valeur actuelle
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© (en millions de dollars) 8,01 $ 63,61 $
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’administration (en millions de dollars) 0,72 $ 5,70 $
Total des coĂ»ts (toutes les petites entreprises touchĂ©es, en millions de dollars) 8,73 $ 69,31 $
CoĂ»ts par petite entreprise touchĂ©e ($) 1 675 $ 13 307 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car le Règlement entraĂ®nera une modification progressive relativement au fardeau administratif des entreprises. Le Règlement vient abroger l’ancien Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments (DORS/98-348) et le remplace par un nouveau titre rĂ©glementaire, le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime, sans entraĂ®ner d’augmentation ni de baisse nette du nombre de titres rĂ©glementaires.

Le Règlement vient imposer des exigences administratives aux gestionnaires et RA de bâtiments concernant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la prĂ©sentation de documents et Ă  la tenue de dossiers. Ă€ l’aide des hypothèses et des donnĂ©es dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©es ainsi que de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, on estime que les gestionnaires et RA de bâtiments auraient Ă  assumer des coĂ»ts annualisĂ©s liĂ©s Ă  l’administration de 317 528 $ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e en fonction de l’annĂ©e 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %) pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2024 et 2033. Les dĂ©tails de la ventilation des coĂ»ts sont les suivants :

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’est liĂ© Ă  aucun engagement officiel envers un forum de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation. L’approche du Canada visant Ă  appliquer les exigences du Code ISM Ă  d’autres bâtiments, en fonction de leur taille et du type d’activitĂ©s, est en gĂ©nĂ©ral conforme Ă  l’intention des règlements sur la gestion de la sĂ©curitĂ© mis en application par d’autres administrations de pavillon. Bien que certains États de pavillon puissent fonder sur divers facteurs leur mĂ©thodologie servant Ă  Ă©largir les exigences en matière de SGS pour inclure d’autres bâtiments, l’approche du Canada visant Ă  Ă©largir ces exigences Ă  sa flotte intĂ©rieure est principalement fondĂ©e sur le renforcement de la sĂ©curitĂ© dans l’industrie maritime de la façon la plus rentable possible, tout en s’alignant sur les pratiques exemplaires d’autres États de pavillon lorsque possible.

On peut constater des similarités entre l’approche du Canada visant à élargir les exigences en matière de SGS et les régimes réglementaires de l’Union européenne (UE), de la Norvège et du Royaume-Uni. Le Règlement contient également des similarités avec les approches de l’Australie et des États-Unis, mais comprend des différences par rapport à ces régimes, notamment en ce qui a trait à la structure du système de catégories et son application obligatoire aux bâtiments nationaux.

Le rĂ©gime rĂ©glementaire de l’UE comprend des exigences en matière de SGS qui sont semblables Ă  celles du Règlement. Dans le règlement (no 336/2006) de l’UE, les exigences en matière de SGS sont Ă©largies au-delĂ  des bâtiments effectuant des voyages internationaux afin d’inclure les bâtiments de charge et les bâtiments transportant des passagers assurant exclusivement des voyages intĂ©rieurs. Ces exigences sont semblables Ă  celles qui se trouvent dans le Règlement.

La Norvège a Ă©largi ses exigences officielles en matière de SGS afin d’inclure une part plus importante de sa flotte nationale dans une approche semblable Ă  celle du Règlement. Dans le règlement de la Norvège sur la gestion de la sĂ©curitĂ© pour les petits bâtiments de charge, les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments de pĂŞche (Regulations on safety management for small cargo ships, passenger ships and fishing vessels), certaines exigences du Code ISM sont Ă©largies afin d’inclure l’ensemble des bâtiments commerciaux non assujettis Ă  la Convention SOLAS, y compris les bâtiments transportant des passagers, les bâtiments de charge et les bâtiments de pĂŞcherĂ©fĂ©rence 42. Ă€ l’instar du Règlement canadien, le règlement Ă©largi de la Norvège exige qu’un SGS soit Ă©laborĂ© et tenu Ă  jour pour ces autres bâtiments d’une manière qui convient au type et Ă  la nature des activitĂ©s au lieu d’appliquer l’ensemble des exigences du Code ISM. Bien que la Norvège n’ait pas instaurĂ© de système de certification ou de vĂ©rification externe obligatoire pour ces bâtiments, l’Administration maritime de la Norvège a le pouvoir d’examiner le SGS d’une entreprise dans le cadre d’échantillons de vĂ©rifications ou d’inspections alĂ©atoires et d’activitĂ©s de supervision non planifiĂ©es, semblables Ă  la surveillance axĂ©e sur les risques des bâtiments de la catĂ©gorie 5 du Règlement.

Le Royaume-Uni a Ă©laborĂ© un code de gestion nationale de la sĂ©curitĂ© qui, comme le Règlement, divise les exigences visant les bâtiments en fonction d’un système de catĂ©gories. Les certificats de gestion de la sĂ©curitĂ© sont exigĂ©s pour tous les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments de charge, les pĂ©troliers, les chimiquiers ou les transporteurs de gaz et les grands yachts commerciaux d’une jauge brute supĂ©rieure Ă  500 tonneaux.

Le rĂ©gime de l’Australie utilise Ă©galement un système de catĂ©gories, mais sa structure diffère lĂ©gèrement de celui du Règlement dans la mesure oĂą la dĂ©signation des catĂ©gories s’appuie sur la zone d’exploitation du bâtiment (c’est-Ă -dire zones extracĂ´tières, zones intĂ©rieures et zones rĂ©glementĂ©es). Toutes les catĂ©gories de bâtiments doivent ĂŞtre conformes au dĂ©cret maritime 504 de l’Australie (Marine Order 504), qui comprend des mesures fondamentales tirĂ©es du Code ISM. Les bâtiments de catĂ©gorie 4 (c’est-Ă -dire les bâtiments commerciaux nationaux) peuvent se conformer Ă  ces mesures (ainsi qu’aux exigences supplĂ©mentaires en matière d’évaluation des risques) ou Ă  la partie A du Code ISMrĂ©fĂ©rence 43. Tous les bâtiments doivent avoir un SGS fonctionnel en place. Bien qu’aucun rĂ©gime de vĂ©rification officiel n’ait Ă©tĂ© instaurĂ©, les propriĂ©taires reçoivent un certificat d’exploitation, qui est valide pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, Ă  condition que les rĂ©sultats d’une enquĂŞte ou d’un contrĂ´le annuel effectuĂ© par l’Administration de la sĂ©curitĂ© maritime soient satisfaisants.

Pour ce qui est des États-Unis, le Code ISM s’applique aux bâtiments battant pavillon amĂ©ricain de charge et aux bâtiments transportant des passagers, effectuant des voyages internationauxrĂ©fĂ©rence 44. Les bâtiments pour lesquels on prĂ©sente une demande de participation au programme alternatif de conformitĂ© des États-Unis doivent aussi ĂŞtre conformes au Code ISM. Ce programme est un processus d’inspection volontaire qui permet aux bâtiments battant pavillon amĂ©ricain d’obtenir un certificat d’inspection si leurs activitĂ©s sont conformes aux conventions internationales, notamment la Convention SOLAS et la Convention internationale pour la prĂ©vention de la pollution par les navires (MARPOL). Les États-Unis prĂ©cèdent le Canada en ce qui a trait Ă  l’adoption d’un règlement visant les remorqueurs nationaux, grâce Ă  leur règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© du remorquage (Towing Safety Management System regulations) [46 U.S.C.  3306, 46 CFR, sous-chapitre M]. En Ă©largissant les exigences du Règlement pour y inclure les remorqueurs, le Canada viendrait aligner ses exigences Ă  celles des États-Unis.

Évaluation environnementale stratégique

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes et Ă  l’ÉnoncĂ© de politique de Transports Canada sur l’évaluation environnementale stratĂ©gique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratĂ©gique a Ă©tĂ© suivi pour ce projet de règlement et une Ă©valuation du transport durable a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Aucun effet environnemental important n’est prĂ©vu par suite de ce projet. L’évaluation a tenu compte des effets Ă©ventuels sur les buts et les cibles en matière d’environnement de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable.

L’élargissement des exigences en matière de SGS pour inclure un plus large Ă©ventail de bâtiments de la flotte canadienne, y compris l’ensemble des bâtiments d’une jauge brute Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  500 tonneaux, vise Ă  rĂ©duire le nombre d’accidents dans les voies navigables du Canada.

Le Code ISM, sur lequel est fondĂ© le Règlement, prĂ©cise qu’un SGS devrait disposer d’une politique en matière de sĂ©curitĂ© et de protection de l’environnement. Un SGS officiel exige aussi que des procĂ©dures soient en place pour soutenir l’établissement de rapports et l’analyse des non-conformitĂ©s, des accidents et des situations dangereuses dans le but de renforcer la sĂ©curitĂ© et la prĂ©vention de la pollution. Les polluants de l’eau et autres dangers pour l’environnement peuvent ĂŞtre Ă©vitĂ©s si l’on met davantage l’accent sur la prĂ©vention des Ă©vĂ©nements Ă  l’aide d’un SGS officiel.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le Règlement ne devrait pas avoir d’incidences différenciées sur les facteurs d’identité tels que la race, le genre, la langue ou l’orientation sexuelle.

Il convient de noter que les femmes sont nettement sous-représentées dans l’industrie et la main-d’œuvre maritime. Le Règlement devrait avoir une plus grande incidence directe sur les hommes que sur les femmes; toutefois, le Règlement ne devrait pas renforcer ni exacerber l’actuelle disparité dans l’industrie, car il ne vise que l’établissement et la mise en œuvre d’un SGS à bord des bâtiments.

À l’échelle régionale, le Règlement aura une plus grande incidence sur les régions du Pacifique et de l’Ontario que toute autre région. La distribution de l’industrie maritime dans ces régions géographiques est prévue, car c’est sur la côte ouest que se trouve le plus grand nombre de propriétaires de bâtiments visés par le projet de règlement.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Transports Canada appliquera divers niveaux de surveillance pour les différentes catégories de bâtiments, tant pour les activités à terre que les activités à bord, en fonction de la taille des bâtiments et du type d’activités.

Le Règlement impose les exigences visant l’obtention d’un DMC pour les bâtiments de catĂ©gories 1 Ă  4. La structure de surveillance pour les bâtiments de catĂ©gorie 1 reflĂ©tera les exigences du Code ISM. La surveillance des bâtiments de catĂ©gories 2, 3 et 4 comprendra la dĂ©livrance de DMC, valides pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, ainsi que la tenue pĂ©riodique d’inspections, de vĂ©rifications ou d’activitĂ©s de surveillance axĂ©e sur les risques, selon la catĂ©gorie et le type de bâtiment. Des dĂ©tails sur le format des DMC et sur la façon dont ils seront dĂ©livrĂ©s aux diffĂ©rentes catĂ©gories de bâtiments sont dĂ©crits dans le Guide RSGSM. Celui-ci dĂ©crit la frĂ©quence des activitĂ©s de surveillance et le processus Ă  suivre pour assurer la surveillance Ă  terre et Ă  bord des bâtiments visĂ©s par le Règlement. Le Guide RSGSM est mis Ă  la disposition des intervenants sur le site Web de TC.

Mise en œuvre

Dates d’entrĂ©e en vigueur — pĂ©riodes de transition

Le Règlement entre en vigueur au moment de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, sous rĂ©serve de certaines dispositions transitoires. La conformitĂ© au Règlement est exigĂ©e de façon progressive pour rĂ©pondre aux besoins du grand nombre de bâtiments visĂ©s et pour donner assez de temps aux gestionnaires et RA de bâtiments qui devront Ă©laborer et mettre en Ĺ“uvre un SGS documentĂ© (politiques, instructions et procĂ©dures requises) ainsi qu’obtenir la certification nĂ©cessaire de l’autoritĂ© responsable.

Les dates de conformité sont déterminées en fonction de la taille et du type de bâtiment ainsi que du calendrier de certification et d’immatriculation des bâtiments selon chaque catégorie. Les périodes de transition entre la date d’entrée en vigueur du Règlement et le moment où les bâtiments de différentes catégories doivent être conformes aux nouvelles exigences sont d’un maximum de trois ans.

Par exemple, un bâtiment de catĂ©gories 2 ou 3 devra ĂŞtre conforme d’ici le premier renouvellement du certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment, après la première annĂ©e suivant la date d’entrĂ©e en vigueur pour les bâtiments transportant des passagers, et après la deuxième annĂ©e pour les bâtiments autres que des bâtiments transportant des passagers.

Pour ce qui est des bâtiments transportant des passagers de catĂ©gorie 4A et des bâtiments transportant plus de 12 passagers de catĂ©gorie 4B, la conformitĂ© sera exigĂ©e d’ici le premier renouvellement du certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment après la première annĂ©e suivant la date d’entrĂ©e en vigueur. Pour tenir compte de la validitĂ© de quatre ans du certificat de sĂ©curitĂ© dĂ©livrĂ© aux bâtiments de catĂ©gorie 4A autres que les bâtiments transportant des passagers, la conformitĂ© sera exigĂ©e d’ici la date de dĂ©livrance (jour et mois) du certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment après la deuxième annĂ©e suivant la date d’entrĂ©e en vigueur.

Les bâtiments de catĂ©gorie 4B autres que ceux qui transportent plus de 12 passagers seront divisĂ©s en deux groupes, en fonction de leur longueur. Les bâtiments d’une longueur supĂ©rieure Ă  sept mètres devront ĂŞtre conformes d’ici la deuxième annĂ©e suivant la date d’entrĂ©e en vigueur, et les bâtiments d’une longueur maximale de sept mètres, d’ici la troisième annĂ©e.

Les bâtiments de catĂ©gorie 5 devront ĂŞtre conformes d’ici la fin de la troisième annĂ©e suivant la date d’entrĂ©e en vigueur.

Tableau 23 : Dispositions transitoires visant les bâtiments immatriculĂ©s
Catégorie Type de bâtiment Fin de la période de transition
1 Tous À passagers
2 Bâtiments transportant des passagers Deuxième année après la date d’entrée en vigueur
Bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers Troisième année après la date d’entrée en vigueur
3 Bâtiments transportant des passagers Deuxième année après la date d’entrée en vigueur
Bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers Troisième année après la date d’entrée en vigueur
4 Bâtiments transportant des passagers, dont la jauge brute est supĂ©rieure Ă  15 tonneaux Deuxième annĂ©e après la date d’entrĂ©e en vigueur
Bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers, dont la jauge brute est supĂ©rieure Ă  15 tonneaux Troisième annĂ©e après la date d’entrĂ©e en vigueur
Bâtiments transportant des passagers, dont la jauge brute est de 15 tonneaux ou moins et qui transportent plus de 12 passagers Deuxième annĂ©e après la date d’entrĂ©e en vigueur
Bâtiments transportant jusqu’à 12 passagers dont la jauge brute est infĂ©rieure Ă  15 tonneaux, ainsi que des bâtiments remorqueurs dont la jauge brute est de 15 tonneaux ou moins

Deuxième année après la date d’entrée en vigueur

Troisième année après la date d’entrée en vigueur

(longueur de jusqu’à sept mètres)

5 Tous Troisième année après la date d’entrée en vigueur

Aucune pĂ©riode de transition n’est prĂ©vue pour les bâtiments nouvellement immatriculĂ©s après la publication du Règlement. Cependant, le Règlement accorde une pĂ©riode de 6 mois aux gestionnaires ou aux RA de bâtiments nouvellement immatriculĂ©s pour la mise en Ĺ“uvre de leur SGS.

Activités de communication et de sensibilisation

Les intervenants seront informés des politiques et des procédures associées Règlement par l’intermédiaire des outils de communication courants, comme les bulletins de la sécurité des navires, les mises à jour du site Web de TC, ainsi que les réunions nationales et régionales du CCMC.

Le Guide RSGSM, qui aborde les procédures relatives aux fonctions de vérification et de certification requises par le Règlement, est mis à la disposition du public sur le site Web de TC. Toute mise à jour du Guide RSGSM sera diffusée aux intervenants par l’intermédiaire des outils de communication courants, comme le site Web de TC, des courriels du Secrétariat du CCMC, des présentations à cet effet lors des réunions du CCMC, et les bulletins de la sécurité des navires.

Mesure du rendement

Le rendement sera mesuré par la surveillance de la conformité au Règlement. Selon la catégorie du bâtiment, cette mesure se fera au moyen d’une surveillance axée sur les risques.

L’analyse du nombre d’incidents mentionnés dans les rapports du BST sera utilisée comme méthode pour suivre les progrès de l’adoption des exigences en matière de SGS. Dans le cadre du système de surveillance de TC, le nombre de non-conformités servira à évaluer le rendement du Règlement.

Conformité et application

La conformité au Règlement ainsi que son application seront gérées à l’échelle nationale par l’intermédiaire du Programme national de surveillance, qui comprendra des inspections périodiques ou des inspections axées sur les risques.

Les inspections visant les bâtiments pour lesquels un certificat de sĂ©curitĂ© n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© seront intĂ©grĂ©es aux activitĂ©s de surveillance axĂ©es sur les risques rĂ©alisĂ©es Ă  bord de petits bâtiments. Transports Canada effectue actuellement plus de 800 activitĂ©s de surveillance par annĂ©e Ă  bord de bâtiments canadiens, lesquelles comprennent des activitĂ©s d’inspection axĂ©es sur les risques rĂ©alisĂ©es Ă  bord de petits bâtiments canadiens. Puisque les activitĂ©s d’application du Règlement sont menĂ©es en parallèle avec les activitĂ©s d’application existantes, il n’est pas prĂ©vu que l’entrĂ©e en vigueur du Règlement entraĂ®ne une augmentation des activitĂ©s de surveillance annuelle. Transports Canada fera incorporer les activitĂ©s de conformitĂ© liĂ©es au Règlement dans le Programme national de surveillance existant.

Des modifications Ă  la partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) reflètent la nouvelle structure du Règlement et viennent introduire 72 sanctions administratives pĂ©cuniaires pour des exigences individuelles. Les montants des sanctions seraient Ă©tablis en tenant compte de la rĂ©cente augmentation de la sanction maximale, passant de 25 000 $ Ă  250 000 $, dans la LMMC 2001. Du nombre total de nouvelles sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP), 49 d’entre elles sont pour des infractions mineures, 15 pour des infractions moyennes et 8 pour des infractions graves.

Dans le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001), l’inspecteur a le pouvoir d’appliquer une approche d’application progressive, allant d’un avertissement Ă  l’imposition de sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) ou Ă  la saisie d’un bâtiment (tableau 24).

Une personne ou un bâtiment signifié au titre du Règlement sur les SAP peut déposer une requête auprès du Tribunal d’appel des transports du Canada pour demander la révision d’un avis/procès-verbal.

Tableau 24 : Sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) pour les bâtiments canadiens
GravitĂ© de la violation   CatĂ©gorie de contrevenant
Individu (personne physique)   Bâtiment ou personne morale (autre qu’une personne physique)
Barème de sanctions Nombre d’infractions ajoutées au Règlement Barème de sanctions Nombre d’ infractions ajoutées au Règlement
Mineure 260 $ - 1 250 $ 13 525 $ - 10 000 $ 36
Moyenne 1 300 $ - 6 250 $ S.O. 2 625 $ - 100 000 $ 15
Grave 2 625 $ - 12 500 $ S.O. 5 250 $ - 250 000 $ 8

Pour le gouvernement les coûts associés à la mise en œuvre du Règlement seront pris en charge dans le cadre des niveaux de référence existants.

Personne-ressource

Gestionnaire
Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
TĂ©lĂ©phone : 343‑549‑5614
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca