La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 26 : Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime

Le 25 juin 2022

Fondement législatif
Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : ConformĂ©ment au chapitre IX de la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), le Canada est tenu d’exiger que soit mis en place un système de gestion de la sĂ©curitĂ© (SGS) pour tout bâtiment canadien assujetti Ă  la Convention SOLAS. Seule une petite partie de la flotte canadienne est assujettie Ă  l’actuel Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments (DORS/98-348) pris en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001).

À l’heure actuelle, seuls les bâtiments assujettis à la Convention SOLAS sont tenus de disposer d’un SGS, ce qui crée une disparité pour les bâtiments non ressortissants à la Convention SOLAS de taille semblable. L’Organisation maritime internationale (OMI) considère qu’un SGS est un outil permettant de se préparer et d’intervenir de manière efficace en cas d’incident de sécurité à bord d’un bâtiment, ce qui améliore la culture de sécurité dans son ensemble.

Depuis 2004, le Bureau de la sĂ©curitĂ© des transports (BST) a formulĂ© des recommandations demandant Ă  Transports Canada (TC) de mettre en Ĺ“uvre des dispositions rĂ©glementaires selon lesquelles tous les exploitants commerciaux de l’industrie maritime doivent disposer de processus officiels de gestion de la sĂ©curitĂ© et surveiller ces processus de manière efficace (recommandations M04-01 et M17-02).

Description : Le projet de Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime (le projet de règlement) vise Ă  Ă©largir la portĂ©e des exigences officielles relatives aux SGS afin que la majoritĂ© des bâtiments canadiens et les bâtiments Ă©trangers exploitĂ©s en eaux canadiennes y soient assujettis. Cette proposition vise Ă  abroger l’actuel Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments et Ă  le remplacer par le règlement proposĂ©.

Selon le projet de règlement, les bâtiments de la flotte canadienne seront classés dans cinq catégories qui imposeront des exigences différentes en matière de SGS et de surveillance. Les bâtiments seront inscrits dans une catégorie en fonction de leur taille, de leur type et de leur exploitation. Un SGS officiel décrit, documente et renforce les procédures et les processus visant à promouvoir et à instaurer une culture de la sécurité et de la responsabilité dans le cadre des activités quotidiennes du bâtiment. La responsabilité de la mise en œuvre du SGS incombe principalement au gestionnaire du navire (c’est-à-dire la personne responsable des opérations à terre et à bord), si le représentant autorisé (RA) du bâtiment (c’est-à-dire le propriétaire du bâtiment) en a nommé un. Le gestionnaire du navire d’un bâtiment serait responsable d’élaborer, mettre en œuvre et maintenir un système de gestion de la sécurité qui concerne les opérations à terre et à bord du bâtiment.

Les gestionnaires ou les RA de bâtiments relevant des catĂ©gories 1 Ă  3 devront se conformer aux exigences propres au Code international de gestion de la sĂ©curitĂ© (Code ISM), alors que les gestionnaires et les RA de bâtiments relevant des catĂ©gories 4 et 5 devront se conformer aux exigences canadiennes fondĂ©es sur le Code ISM. Des exigences fonctionnelles, qui sont essentielles pour tout SGS officiel, seront mises en Ĺ“uvre Ă  bord de tous les bâtiments visĂ©s par le projet de règlement.

L’approbation, la certification et l’homologation du SGS d’un bâtiment par le gouvernement du Canada seront requises pour certaines catégories, et les exigences particulières varieront selon la catégorie du bâtiment.

Le projet de règlement prĂ©voit des pĂ©riodes de transition pour se conformer aux nouvelles exigences en matière de SGS, en fonction du type de bâtiment et de son exploitation. Puisque les bâtiments de la catĂ©gorie 1 sont dĂ©jĂ  tenus de se conformer au Code ISM, ils ne seront pas soumis Ă  une pĂ©riode de transition. Les bâtiments des catĂ©gories 2 Ă  5 seront soumis Ă  des pĂ©riodes de transition variables allant jusqu’à un maximum de trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur.

La conformité au règlement proposé sera contrôlée dans le cadre d’inspections fondées sur le risque effectuées par des inspecteurs de la Sécurité maritime.

Le ministre des Transports (le ministre) dĂ©cidera de la frĂ©quence des activitĂ©s d’inspection, de certification et d’approbation relatives aux SGS pour chaque catĂ©gorie de bâtiment conformĂ©ment aux pouvoirs accordĂ©s en vertu de l’article 16 de la LMMC 2001. Les documents stratĂ©giques dĂ©crivant les procĂ©dures seront disponibles au public Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©.

Des modifications Ă  la Partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) sont Ă©galement proposĂ©es pour instaurer de nouvelles violations et sanctions associĂ©es au projet de règlement.

Le projet de règlement exigerait que les bâtiments étrangers soient munis d’un SGS documenté pour être exploités dans les eaux canadiennes, à l’exception des bâtiments qui appartiennent à un État étranger ou sont exploités exclusivement à des fins gouvernementales et non commerciales.

Justification : Environ 96 bâtiments de la flotte canadienne sont assujettis au Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments en vigueur, lequel a Ă©tĂ© publiĂ© en 1998. Le projet de règlement s’appliquerait Ă  environ 16 000 bâtiments canadiens, y compris l’ensemble des bâtiments Ă  passagers commerciaux, ce qui permettra de garantir qu’une plus grande partie de la flotte adhère Ă  une norme de sĂ©curitĂ© plus Ă©levĂ©e. L’approche du Canada qui consiste Ă  appliquer des exigences officielles en matière de SGS Ă  d’autres bâtiments, selon leur taille et leur type d’exploitation, est conforme Ă  l’intention des règlements sur la gestion de la sĂ©curitĂ© mis en Ĺ“uvre Ă  l’échelle internationale.

Les intervenants (c’est-à-dire l’industrie maritime, les syndicats, les gens de mer, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et municipaux) ont été consultés à propos du projet de règlement et beaucoup d’entre eux ont indiqué leur soutien. Les détails relatifs à la nature et à la délivrance des certificats, ainsi qu’à la surveillance et à la responsabilité du gestionnaire/RA du bâtiment sont des thèmes qui ont été abordés lors des consultations.

Les propriĂ©taires de bâtiments assumeraient les coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration et Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un SGS, ainsi qu’au maintien de la conformitĂ© aux dispositions rĂ©glementaires proposĂ©es. Entre 2023 et 2034, le coĂ»t total associĂ© au projet de règlement est estimĂ© Ă  75,28 M$ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2022 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). De ce coĂ»t, 70,95 M$ seront engagĂ©s par les RA (entreprises et gouvernements provinciaux et municipaux) et les 4,33 M$ restants seront versĂ©s par le gouvernement du Canada.

Il convient de noter que les gestionnaires et les RA de bâtiments verseront 1,75 M$ en frais de service Ă  TC pour des services d’inspection et de certification, selon l’actuel Barème de droits du Bureau d’inspection des bâtiments Ă  vapeur.

Bien que les avantages en matière de sĂ©curitĂ© associĂ©s au projet de règlement ne sont pas monĂ©tisĂ©s en raison du peu de donnĂ©es disponibles, on estime qu’une rĂ©duction annuelle de 49 Ă©vĂ©nements maritimes (18,0 %) compensera les coĂ»ts. Toutefois, on s’attend Ă  ce que les avantages associĂ©s au projet de règlement l’emportent sur les coĂ»ts.

La règle du un pour un s’applique, car le projet de règlement entraĂ®nera une modification faisant augmenter le fardeau administratif des entreprises. Entre 2023 et 2032, les coĂ»ts annualisĂ©s du fardeau administratif sont estimĂ©s Ă  293 246 $ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2022 Ă  un taux d’actualisation de 7 %), ou 31,40 $ par entreprise. Le projet de règlement abrogera Ă©galement un règlement existant et le remplacera par un nouveau titre rĂ©glementaire, ce qui n’entraĂ®nera aucune augmentation ou diminution nette des titres rĂ©glementaires.

En tout, on prĂ©voit que 5 702 petites entreprises engageront des coĂ»ts estimĂ©s Ă  environ 53,19 M$.

Enjeux

La LMMC 2001 et ses règlements ont Ă©tabli un cadre juridique qui promeut la sĂ©curitĂ©, tout en protĂ©geant l’environnement marin ainsi que la santĂ© et le bien-ĂŞtre des personnes qui participent au transport et au commerce maritimes. Toutefois, de nombreuses amĂ©liorations et mises Ă  jour sont nĂ©cessaires pour s’assurer que le cadre continue de soutenir et de faire progresser les prioritĂ©s en matière de sĂ©curitĂ© et d’environnement.

Le projet de règlement vise Ă  rĂ©gler les deux enjeux clĂ©s suivants :

Disparités existantes dans les exigences relatives à la sécurité entre les bâtiments canadiens ressortissants à la Convention SOLAS et les bâtiments de taille similaire non ressortissants à la Convention SOLAS.

L’actuel Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments s’applique seulement aux bâtiments assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS. Puisque la Convention ne s’applique pas aux bâtiments exploitĂ©s uniquement dans les eaux canadiennes, seule une très petite partie de la flotte canadienne (moins d’un pour cent) est assujettie aux dispositions du Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments.

Un SGS implique la participation de personnes Ă  tous les niveaux d’une organisation et favorise l’adoption d’une approche logique pour cerner les dangers et attĂ©nuer les risques, ce qui fait progresser la culture de la sĂ©curitĂ© dans son ensemble. L’OMI reconnaĂ®t qu’un SMS est un moyen efficace de se prĂ©parer en cas d’incidents de sĂ©curitĂ© Ă  bord des bâtiments, et d’y rĂ©agir. Ă€ l’heure actuelle, seuls les bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS sont tenus de se conformer au Code ISM, qui les oblige Ă  ĂŞtre dotĂ©s d’un SGS. Ă€ l’inverse, comme la Convention SOLAS ne s’applique qu’à des bâtiments de certaines tailles qui effectuent un voyage international, la majoritĂ© des bâtiments exploitĂ©s uniquement dans les eaux canadiennes et dont la taille est Ă©gale Ă  celle des bâtiments ressortissants Ă  la Convention SOLAS ne sont pas actuellement tenus d’être dotĂ©s d’un SGS.

Recommandations pertinentes du BST

La question des SGS figure sur la liste de surveillance du BST — une liste des principaux enjeux de sĂ©curitĂ© dans le secteur des transports, qui est continuellement mise Ă  jour depuis 2010. Plus prĂ©cisĂ©ment, le BST a demandĂ© Ă  TC de mettre en Ĺ“uvre une rĂ©glementation exigeant que tous les exploitants commerciaux de l’industrie maritime mettent en place des processus officiels de gestion de la sĂ©curitĂ© et les surveillent de manière efficace. En outre, le BST a formulĂ© deux recommandations pertinentes (recommandations M04-01 et M17-02), pour demander Ă  TC d’élargir la portĂ©e de la mise en Ĺ“uvre d’un SGS et de pratiques officielles de gestion des risques Ă  l’égard des bâtiments Ă  passagers. Le BST a Ă©galement dĂ©terminĂ© que l’absence d’un SGS Ă  bord des bâtiments Ă©trangers exploitĂ©s dans les eaux canadiennes constitue un problème de sĂ©curitĂ©.

Le fait de ne pas donner suite aux recommandations du BST ou aux éléments de la liste de surveillance pourrait continuer à exposer les bâtiments à passagers à des risques si aucun processus de sécurité officiel n’est mis en place pour réduire le risque de mortalité et de blessure.

Contexte

L’Organisation maritime internationale (OMI) et la Convention SOLAS

L’OMI est l’organisme spĂ©cialisĂ© des Nations unies chargĂ© de veiller Ă  la sĂ©curitĂ© et Ă  la sĂ»retĂ© de la navigation. L’OMI compte 174 Ă‰tats membres et gère environ 50 conventions et protocoles relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© de la navigation et Ă  la protection de l’environnement. Ă€ la suite de nombreux accidents maritimes graves, l’OMI a instaurĂ© des exigences officielles en matière de SGS en 1993, en incorporant le Code ISM au chapitre IX de la Convention SOLAS. Par consĂ©quent, les entreprises qui possèdent et exploitent des bâtiments relevant de la Convention SOLAS (c’est-Ă -dire des bâtiments SOLAS) sont tenues de mettre en Ĺ“uvre un SGS Ă  bord de ces bâtiments conformĂ©ment au Code ISM.

La Convention SOLAS s’applique aux :

Tous les pays signataires de la Convention SOLAS ont mis en Ĺ“uvre le Code ISM pour les bâtiments SOLAS exploitĂ©s sous leur État du pavillon. En outre, de nombreux pays (par exemple le Royaume-Uni, la Norvège et l’Australie) ont Ă©largi la portĂ©e des exigences relatives Ă  la gestion de la sĂ©curitĂ© Ă  une plus grande partie des bâtiments de leur flotte qui ne sont pas assujettis Ă  la Convention SOLAS. En 1998, le Canada a mis en Ĺ“uvre le Code ISM, en adoptant l’actuel Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© des bâtiments en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada antĂ©rieure, ce qui a fait en sorte que tous les bâtiments SOLAS canadiens sont assujettis au Code ISM.

Événements liés à la sécurité maritime

La Loi sur le Bureau canadien d’enquĂŞte sur les accidents de transport et de la sĂ©curitĂ© des transports dĂ©finit un Ă©vĂ©nement de sĂ©curitĂ© maritime comme un accident ou un incident qui dĂ©coule directement de l’utilisation d’un navire, oĂą, dans le cas d’un accident, une personne est tuĂ©e ou subit une blessure grave. Selon le BST, il y a eu 2 755 Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© maritime mettant en cause des bâtiments canadiens entre 2008 et 2019, qui seraient visĂ©s par les dispositions rĂ©glementaires proposĂ©es. Entre 2008 et 2019, 35 dĂ©cès et 207 blessures graves mettant en cause des bâtiments canadiens dans les eaux canadiennes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s, qui seraient visĂ©s par les dispositions rĂ©glementaires proposĂ©es.

Les décès et blessures graves liés à ces accidents et les conséquences qui en découlent entraînent des coûts sociaux élevés pour le Canada. De plus, ces incidents entraînent même souvent des dommages à l’environnement à divers degrés, ce qui nécessite à tout le moins des efforts de nettoyage, et dans le pire des cas les dommages sont durables.

Systèmes de gestion de la sécurité et Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments en vigueur

Les SGS sont des ensembles complets de procédures, d’objectifs et de responsabilités conçus pour gérer les éléments de sécurité sur le lieu de travail. Ils sont destinés à servir de mécanisme pour réduire le nombre d’accidents et d’erreurs humaines, ainsi que pour se préparer et réagir aux situations d’urgence. En pratique, un SGS est un ensemble de procédures et d’instructions de travail adaptées à la réalité d’un bâtiment en particulier et observées par le personnel à bord des bâtiments et à terre, tant dans les situations courantes que dans les situations urgentes. Au quotidien, un SMS vise à assurer la sécurité des opérations, à réduire les risques qu’un accident se produise et à former le personnel en prévision de situations d’urgence.

Le Règlement actuel s’applique seulement aux bâtiments SOLAS et aux entreprises qui les exploitent. Pour ĂŞtre conforme au chapitre IX de la Convention SOLAS, une entreprise doit Ă©laborer et mettre en Ĺ“uvre un SGS qui satisfait aux exigences du Code ISM.

Lorsqu’un SGS est examinĂ© et qu’une vĂ©rification est effectuĂ©e pour vĂ©rifier les exigences, l’entreprise reçoit une attestation de conformitĂ© qui est valide pendant 5 ans. Cette attestation de conformitĂ© est validĂ©e annuellement Ă  l’issue d’une vĂ©rification rĂ©ussie si les exigences sont respectĂ©es. Un certificat de la gestion de la sĂ©curitĂ© (CGS) est remis Ă  l’égard d’un bâtiment lorsque la vĂ©rification Ă  bord est rĂ©ussie. Ce certificat est valide pendant cinq ans et est approuvĂ© (c’est-Ă -dire vĂ©rifiĂ©) tous les cinq ans.

Une attestation de conformité et un CGS valides sont la preuve que les opérations à terre et à bord sont menées conformément au SGS documenté de l’entreprise.

Bureau de la sécurité des transports (BST)

Le BST est un organisme indépendant chargé de promouvoir la sécurité des transports en enquêtant sur des événements dans les quatre modes de transport, à savoir le transport maritime, ferroviaire, aérien et par pipeline. Ce faisant, le BST contribue à déterminer les manquements à la sécurité mis en évidence par des événements de transport et diffuse publiquement des recommandations visant à éliminer ou à réduire ces déficiences en matière de sécurité. Le BST tient à jour une liste de surveillance continuellement mise à jour, qui énumère les principaux enjeux de sécurité qu’il faut s’employer à régler pour améliorer la sécurité à l’échelle du secteur des transports du Canada. Les enjeux relevés dans la présente liste de surveillance sont appuyés par une combinaison de rapports d’enquête et de recommandations du BST.

Dans de nombreux rapports d’enquête, le BST a indiqué que les événements auraient pu être évités, ou le nombre de morts et de blessés réduit, si des processus de gestion des risques et des procédures de sécurité plus rigoureux avaient été mis en place. Bien que le nombre d’accidents et d’incidents maritimes soit généralement en baisse au Canada, il est entendu qu’il y aura toujours des risques inhérents à l’exploitation d’un bâtiment, peu importe sa taille.

La question de la gestion de la sécurité a été l’un des éléments de la Liste de surveillance depuis 2010, et le BST a demandé aux exploitants du secteur maritime de gérer leurs risques de sécurité de manière efficace en mettant en place des processus officiels de gestion de la sécurité, et de pouvoir démontrer à TC que ces processus permettent de recenser et d’atténuer efficacement les dangers à bord de leurs bâtiments (c’est-à-dire qu’ils font l’objet de vérifications et que leurs procédures sont approuvées).

Le BST a recensĂ© des risques uniques aux petits bâtiments Ă  passagers (par exemple pour le tourisme) et a observĂ© que de nombreux exploitants de petits bâtiments Ă  passagers ne sont peut-ĂŞtre pas conscients des risques associĂ©s Ă  l’exploitation de leurs bâtiments ou ne possèdent pas les outils et l’expertise nĂ©cessaires pour gĂ©rer efficacement ces risques. En 2004, le BST a demandĂ© Ă  TC de s’assurer que les entreprises exploitant des petits bâtiments Ă  passagers prennent des mesures de sĂ©curitĂ© adĂ©quates (recommandation M04-01). En rĂ©ponse Ă  cette recommandation, TC a Ă©largi la portĂ©e de ses activitĂ©s d’éducation et de sensibilisation aux propriĂ©taires de petits bâtiments, en leur fournissant des outils et du soutien pour Ă©laborer un SGS sur une base volontaire Ă  bord de leurs bâtiments. Parallèlement, TC a entrepris une analyse de son Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments afin de dĂ©terminer les moyens les plus efficaces d’élargir la portĂ©e des exigences relatives aux SGS aux petits bâtiments.

En 2017, le BST a formulĂ© une autre recommandation concernant la gestion des risques Ă  bord des bâtiments Ă  passagers selon laquelle TC devrait exiger des exploitants de bâtiments Ă  passagers commerciaux d’adopter des processus explicites de gestion des risques et d’élaborer des lignes directrices exhaustives Ă  l’intention de ces exploitants et des inspecteurs de TC pour faciliter la mise en Ĺ“uvre et la surveillance de ces processus (recommandation M17-02). Étant donnĂ© qu’il est probable que de nombreux passagers Ă  bord de ces bâtiments ne connaissent pas les procĂ©dures d’urgence maritime (contrairement Ă  l’équipage formĂ©), le BST a dĂ©clarĂ© qu’ils pourraient ĂŞtre particulièrement vulnĂ©rables en cas d’urgence maritime. Afin de donner suite Ă  cette recommandation, TC a mis Ă  jour sa liste de vĂ©rification de la campagne d’inspection concentrĂ©e aux fins d’utilisation durant les inspections rĂ©glementaires et les inspections fondĂ©es sur les risques des bâtiments Ă  passagers.

Depuis 2010, TC étudie également les possibilités d’élargir la portée des exigences relatives aux SGS officiels au sein de l’industrie maritime. Pendant cette période, le travail a consisté à déterminer comment les principaux avantages des SGS en matière de sécurité peuvent être appliqués à d’autres bâtiments sans imposer de fardeau financier ou opérationnel excessifs aux petites entreprises. En particulier, l’analyse et la participation des intervenants ont permis de déterminer dans quelle mesure le coût et les avantages des SGS peuvent être justifiés pour l’exploitation des petits bâtiments.

Objectif

Le projet de règlement vise à renforcer la culture de la sécurité maritime dans les opérations quotidiennes en élargissant la portée des exigences relatives aux SGS officiels à une plus grande partie des bâtiments exploités dans les eaux canadiennes, tout en veillant à ce que les répercussions financières sur l’industrie maritime restent gérables. L’application cohérente et appropriée d’un SGS dans le secteur maritime devrait réduire le risque que des accidents et des incidents maritimes se produisent dans les eaux canadiennes et en réduire la gravité, ce qui entraînera une diminution du nombre de décès, de blessures graves et d’incidents de pollution.

Conformément au projet de règlement, les exigences relatives à la sécurité seraient harmonisées avec les exigences internationales en matière de sécurité. Bien que les exigences visant les plus petits bâtiments ne soient pas entièrement harmonisées avec le Code ISM, elles exigeraient tout de même la mise en place d’un SGS à bord de tous les bâtiments, qui décrirait les mesures d’atténuation des risques et qui tiendrait compte des risques prévisibles de façon appropriée. Ces exigences particulières visant les petits bâtiments devraient répondre aux recommandations du BST sans imposer de contraintes excessives à l’industrie. Cette méthode est conforme aux approches adoptées par d’autres pays qui offrent des mesures de souplesse similaires aux petits bâtiments, en appliquant des exigences de sécurité améliorées à ces bâtiments sans les obliger à adhérer à certains des éléments les plus coûteux du Code ISM complet.

Description

Le projet de règlement rĂ©glerait deux des principaux enjeux en Ă©largissant la portĂ©e des exigences officielles relatives au SGS aux bâtiments non ressortissants Ă  la Convention SOLAS au moyen d’une structure de catĂ©gories. Il y aura des exigences relatives aux SGS propres Ă  chaque catĂ©gorie, qui seront Ă©tablies en fonction de la taille du bâtiment et du type d’exploitation. Pour les grands bâtiments (catĂ©gories 1 Ă  3), le règlement proposĂ© serait entièrement harmonisĂ© avec les exigences du Code ISM. Pour les bâtiments de plus petite taille (catĂ©gories 4 et 5), les exigences seraient semblables Ă  celles du Code ISM, sans tenir compte de certains des Ă©lĂ©ments les plus coĂ»teux, mais en conservant les aspects essentiels nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des procĂ©dures d’exploitation.

Les bâtiments de la flotte canadienne seront rĂ©partis dans les cinq catĂ©gories suivantes (des renseignements plus dĂ©taillĂ©s figurent au tableau 1) :

Le projet de règlement ne s’appliquera pas aux bâtiments suivants :

La responsabilitĂ© de la mise en Ĺ“uvre d’un SMS Ă  bord d’un bâtiment incombe au gestionnaire/RA du navire. Le gestionnaire du navire est une personne qualifiĂ©e dĂ©signĂ©e par le RA, qui est responsable de la gestion des opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord d’un bâtiment. Le RA, tel que dĂ©fini par la LMMC 2001, est le propriĂ©taire du ou des bâtiments; cependant, il peut ne pas jouer un rĂ´le direct dans les opĂ©rations quotidiennes du bâtiment. Parfois, le RA peut partager la responsabilitĂ© de la mise en Ĺ“uvre et de la surveillance du SGS du bâtiment avec le gestionnaire du navire.

Chaque SGS documentĂ© (c’est-Ă -dire enregistrĂ©, sauvegardĂ© et accessible) devrait inclure les Ă©lĂ©ments suivants :

ConformĂ©ment au Code ISM, les bâtiments appartenant aux catĂ©gories 1 et 2 nĂ©cessiteront une personne dĂ©signĂ©e Ă  terre pour assurer un lien entre l’entreprise et les personnes Ă  bord. Dans le cadre de son rĂ´le d’autoritĂ© et de ses responsabilitĂ©s, cette personne devra surveiller les aspects de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention de la pollution liĂ©s Ă  l’exploitation de chaque navire et veiller Ă  ce que les ressources et le soutien Ă  terre soient disponibles.

Certification, approbation, documents maritimes et conformité

Au titre du projet de règlement, il est prévu qu’un document maritime canadien (DMC) soit délivré dans le cadre du processus d’attestation. Un DMC comprend une attestation de conformité canadienne (ACC) et un certificat de gestion de la sécurité canadien (CGSC). Les processus d’attestation varient selon la catégorie de bâtiments.

TC et l’organisme reconnu (OR), qui est une société de classification ayant conclu une entente d’autorisation avec TC pour inspecter et certifier les bâtiments, se partageront les responsabilités liées à l’inspection et à l’approbation des SGS en fonction de la catégorie.

Le coût de la certification et de l’inspection variera selon le type de bâtiment, sa taille et la complexité des opérations du RA. Les bâtiments qui seront inspectés par les OR (c’est-à-dire les bâtiments délégués, principalement les bâtiments de 24 mètres de long ou plus) seront soumis à des frais tels que définis par l’OR.

La structure tarifaire qui s’applique à l’ensemble des bâtiments, selon laquelle TC émettra des certificats et mènera des inspections, est définie dans le Barème de droits du Bureau d’inspection des bâtiments à vapeur.

À la suite d’une inspection, un DMC serait émis (par l’OR ou TC) pour indiquer que les exigences relatives à la délivrance du document sont satisfaites.

En ce qui concerne l’approbation des certificats, le titulaire d’un DMC devrait respecter le calendrier prĂ©sentĂ© au tableau 6.

La date Ă  laquelle un bâtiment devra ĂŞtre conforme au règlement proposĂ© sera dĂ©terminĂ©e par un certain nombre de facteurs, comme le type de bâtiment et la catĂ©gorie Ă  laquelle il appartient (c’est-Ă -dire bâtiments Ă  passagers et bâtiments autres que des bâtiments Ă  passagers), ainsi que son calendrier de certification et d’immatriculation. Des lignes directrices seront Ă©tablies au moment de l’entrĂ©e en vigueur du Règlement et dĂ©criront les pĂ©riodes de transition au cours desquelles les bâtiments de diffĂ©rentes catĂ©gories devront se conformer aux nouvelles exigences. De plus amples dĂ©tails concernant les dates et les processus d’approbation et de certification sont fournis Ă  la section « Mise en Ĺ“uvre, conformitĂ© et application, normes de service Â» ci-dessous.

Tableau 1 — RĂ©sumĂ© des exigences proposĂ©es par catĂ©gorie de bâtiment

Catégorie de bâtiment

Définition

Élaboration du SGS et des exigences de certification

CatĂ©gorie 1

Les bâtiments SOLAS incluant ceux d’une jauge brute de 500 tonneaux ou plus qui effectuent un voyage international

  • ConformitĂ© avec le chapitre IX de la Convention SOLAS et le Code ISM;
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS, y compris tout certificat (c’est-Ă -dire tenir Ă  jour des dossiers du SGS et veiller Ă  ce que tous les documents soient Ă  jour et tiennent compte des rĂ©sultats des vĂ©rifications et des examens, ainsi que des changements apportĂ©s aux procĂ©dures);
  • RĂ©alisation de vĂ©rifications et d’examens et prise de mesures correctives pour remĂ©dier Ă  toute dĂ©ficience relevĂ©e lors d’une vĂ©rification;
  • Nomination d’une personne dĂ©signĂ©e Ă  terre.

CatĂ©gorie 2

Les bâtiments d’une jauge brute de 500 tonneaux ou plus

ou

transportant 50 passagers ou plus

et

d’une longueur de 24 mètres ou plus

  • ConformitĂ© avec la partie A du Code ISM;
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS;
  • RĂ©alisation de vĂ©rifications et d’examens et prise de mesures correctives pour remĂ©dier Ă  toute dĂ©ficience relevĂ©e lors d’une vĂ©rification;
  • Nomination d’une personne dĂ©signĂ©e Ă  terre.

CatĂ©gorie 3

Les bâtiments d’une longueur de 24 mètres ou plus.

  • Élaboration d’un SGS qui est en conformitĂ© avec la partie A du Code ISM, Ă  part les sections 4 et 12 qui dĂ©crivent les exigences relatives aux vĂ©rifications de tierces parties et de la personne dĂ©signĂ©e Ă  terre, respectivement.
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS;
  • RĂ©alisation de vĂ©rifications et d’examens et prise de mesures correctives pour remĂ©dier Ă  toute dĂ©ficience relevĂ©e lors d’une vĂ©rification.

CatĂ©gorie 4A

Les bâtiments d’une jauge brute supĂ©rieure Ă  15 tonneaux.

  • Élaboration d’un SGS adaptĂ© Ă  l’exploitation du bâtiment (c’est-Ă -dire au type de bâtiment, sa taille, ainsi que la complexitĂ© prĂ©vue de son exploitation, etc.);
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS;
  • Évaluation de l’efficacitĂ© du SGS.

CatĂ©gorie 4B

Les bâtiments Ă  passagers et les remorqueurs dont la jauge brute ne dĂ©passe pas 15 tonneaux

  • Élaboration d’un SGS adaptĂ© Ă  l’exploitation du bâtiment;
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS;
  • Évaluation de l’efficacitĂ© du SGS.

CatĂ©gorie 5

Les bâtiments dont la jauge brute ne dĂ©passe pas 15 tonneaux

  • Élaboration d’un SGS adaptĂ© Ă  l’exploitation du bâtiment;
  • Exploitation du bâtiment conformĂ©ment Ă  un SGS documentĂ©;
  • Tenue Ă  jour des documents sur le SGS;
  • Évaluation de l’efficacitĂ© du SGS.

Bâtiments étrangers

Le projet de règlement exigera que les bâtiments étrangers, à l’exception des bâtiments qui appartiennent à un État étranger ou qui sont utilisés exclusivement à des fins gouvernementales et non commerciales, aient à bord un SGS documenté pour mener des activités dans les eaux canadiennes. Cette question a été soulevée dans les recommandations du BST. Cela permettra d’assurer que les bâtiments étrangers et les bâtiments canadiens ont un niveau de sécurité et de protection de l’environnement équivalents. Les propriétaires de bâtiments étrangers exploités dans les eaux canadiennes disposeront d’une période de mise en œuvre pouvant aller jusqu’à 12 mois après l’entrée en vigueur. Les bâtiments étrangers assujettis à la Convention SOLAS n’auront pas de période de mise en œuvre, car ils sont déjà tenus d’avoir un SGS pour être exploités.

Entre 2016 et 2020, on a recensé qu’il y avait eu 664 bâtiments étrangers ne possédant pas de SGS documenté qui étaient exploités dans les eaux canadiennes. Ces bâtiments étrangers seront touchés par l’exigence proposée en matière de SGS.

La majoritĂ© (environ 84 %) de ces bâtiments Ă©taient des remorqueurs immatriculĂ©s aux États-Unis. Les autres bâtiments (16 %) Ă©taient des bâtiments battant l’État du pavillon de divers pays, y compris l’Australie, les Bahamas, le Cameroun, le Cap-Vert, les Ă®les CaĂŻmans, les Ă®les Cook, la Chine, Chypre, la France, Gibraltar, l’Italie, la JamaĂŻque, le Japon, les Ă®les Marshall, les Pays-Bas, la Nouvelle-CalĂ©donie, la Norvège, le Panama, le Portugal, la Russie, Singapour, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la ThaĂŻlande, le Royaume-Uni, le VĂ©nĂ©zuela et les Ă®les Vierges. Parmi ceux-ci, 70 % Ă©taient des yachts Ă  moteur utilisĂ©s Ă  des fins commerciales. Les autres types de bâtiments visĂ©s Ă©taient des bateaux de pĂŞche, des bâtiments marchands et des bâtiments Ă  usage spĂ©cial.

Sanctions administratives pécuniaires

Des modifications Ă  la partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) sont aussi proposĂ©es pour Ă©tablir des violations et des sanctions associĂ©es au Projet de règlement. Au total, il y aurait 74 nouvelles violations et sanctions. Il serait interdit aux gestionnaires de navire/RA d’exploiter un bâtiment Ă  moins que le bâtiment soit exploitĂ© conformĂ©ment aux procĂ©dures et pratiques requises par les exigences de SGS de leur catĂ©gorie applicable. Ce projet de règlement nĂ©cessiterait la conformitĂ© Ă  la date la plus rĂ©cente respective pour chaque catĂ©gorie et type de bâtiment, conformĂ©ment aux dispositions transitoires Ă©numĂ©rĂ©es dans le tableau 19 du prĂ©sent document.

Modifications corrélatives et dispositions transitoires

Le règlement proposé comprendrait aussi des modifications corrélatives au Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001) en introduisant des sanctions pour des exigences individuelles.

De plus, des dispositions transitoires pour la conformité jusqu’à trois ans après la date d’entrée en vigueur du règlement proposé seraient incluses afin de tenir compte du grand nombre de bâtiments qui seraient assujettis au règlement proposé.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Conseil consultatif maritime canadien

Des consultations régulières ont été tenues lors des réunions annuelles nationale et régionale du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) depuis 2011. Les réunions du CCMC sont coordonnées et présidées par des membres de la haute direction de TC et sont composées de parties, y compris les partenaires autochtones, qui ont un intérêt reconnu dans les questions de transport maritime, de navigation et de pollution.

Les consultations lors des réunions initiales du CCMC, à partir de l’automne de 2011, ont informé les intervenants de l’intention du projet de règlement pour élargir la mise en œuvre du SGS à une plus grande partie de la flotte canadienne. La portée, les objectifs et le cadre du projet réglementaire ont été définis au cours de la dernière décennie, en tenant compte des commentaires et des propositions des intervenants. La majorité des commentaires reçus des intervenants traitaient de la nécessité d’un système à plusieurs niveaux dans lequel les plus gros bâtiments devraient adhérer davantage au Code ISM que les plus petits bâtiments. Divers intervenants du secteur maritime, comme les entreprises de transport maritime, les associations maritimes, les syndicats et les marins qui ont participé à ces réunions du CCMC, ont bien accueilli l’initiative et ont fourni des commentaires positifs, en raison des appels constants à l’amélioration de la culture de sécurité dans l’industrie maritime. Une mauvaise culture de sécurité a été reconnue comme l’un des facteurs contributifs aux incidents liés à la sécurité dans le secteur des transports. Le BST a placé les lacunes de culture de sécurité du secteur maritime sur sa liste de surveillance en 2010, où elle se trouve toujours aujourd’hui. L’élargissement de la portée du règlement relatif à la gestion de la sécurité a été largement considéré comme un moyen d’accroître la culture de la sécurité que l’industrie et le BST cherchent à obtenir.

Ce projet de règlement a été discuté avec les intervenants touchés lors de séances de consultation ciblées virtuelles pendant l’été et l’automne de 2020. Plus de 100 intervenants de l’industrie ont participé à ces discussions en ligne, y compris l’Association canadienne des traversiers, l’Association canadienne des bateaux-passagers, la Passenger and Commercial Vessel Association, la Chambre de commerce maritime et d’autres associations de bâtiments commerciaux, en plus des membres de syndicats comme la Fédération internationale des ouvriers du transport, l’International Longshore and Warehouse Union, la Guilde de la marine marchande du Canada, et le Syndicat international des marins canadiens. La Garde côtière canadienne, le ministère de la Défense nationale et les gouvernements provinciaux de la Colombie-Britannique et de l’Ontario ont aussi participé à ces consultations en ligne. Un document de travail présentant le projet réglementaire a été distribué à tous les participants de la réunion du CCMC, et une période de trois mois a été accordée pour soumettre les questions et les commentaires. Ces séances ont fourni aux intervenants l’occasion de se familiariser avec le projet et de poser des questions. Les questions reçues concernaient la participation des organismes reconnus (OR), la responsabilité d’avoir un SGS en place, les documents de conformité, des exigences précises pour un SGS, l’autorité de surveillance, les clarifications du certificat, les échéances réglementaires et la probabilité d’une vérification par un tiers. Les intervenants étaient surtout préoccupés par les OR et leur capacité de surveiller efficacement les exigences dans le cadre du projet de règlement. Les intervenants ont posé des questions, comme pour savoir si les OR seraient autorisés ou non à effectuer des vérifications et si d’autres OR seraient autorisés à surveiller ces exigences à l’avenir.

Bien que la majorité des commentaires reçus des intervenants touchés ont indiqué leur appui de l’approche proposée, de nombreux intervenants se sont dits préoccupés par le fait que TC n’a pas la capacité de s’occuper de la surveillance et ils résistent à l’idée d’inspections axées sur le risque comme forme de surveillance. Des recommandations pour inclure des critères de surveillance plus stricts, notamment des inspections régulières détaillées, des inspections non planifiées, des dispositions sur la dénonciation et des inspections obligatoires versus axée sur le risque pour les bâtiments plus petits, ont été suggérées. TC a étudié ces recommandations, mais a conclu qu’elles seraient trop normatives, qu’il serait onéreux de les mettre en place et qu’elles n’entraîneraient pas de meilleurs résultats en matière de sécurité. En revanche, le projet de règlement prend une approche équilibrée et flexible en ce qui a trait à la gestion de la sécurité qui est personnalisée aux risques relatifs associés à différentes catégories de bâtiments et à leur exploitation unique. Selon une analyse exhaustive des risques de sécurité dans le secteur maritime, TC est convaincu que cette approche flexible axée sur les risques augmenterait la sensibilisation, améliorerait les processus et la culture de sécurité et améliorerait la sécurité maritime en général sans imposer de fardeau indu et de coûts sur les plus petits exploitants.

Le projet de règlement a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au grand public canadien grâce Ă  « Parlons transport Â», l’outil de consultation en ligne de TC. Les plus rĂ©centes consultations ont Ă©tĂ© tenues lors de rĂ©unions nationales virtuelles du CCMC en novembre 2020 et avril 2021, oĂą le projet de règlement a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© et discutĂ©. En avril et novembre 2021, un document de consultation dĂ©taillĂ© et exhaustif a Ă©tĂ© distribuĂ© aux intervenants avant la rĂ©union du ComitĂ© permanent de surveillance rĂ©glementaire des bâtiments du CCMC. Le document de consultation comprenait des propositions de mises Ă  jour pour clarifier les rĂ´les des gestionnaires de bâtiments /RA, ainsi que des clarifications sur l’approbation et la certification, comme suggĂ©rĂ© lors de consultations prĂ©cĂ©dentes.

Ă€ la rĂ©union du CCMC en novembre 2021, les intervenants ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations au sujet de l’échĂ©ance de mise en Ĺ“uvre pour le projet de règlement; de nombreux intervenants croyaient que les Ă©chĂ©ances de conformitĂ© proposĂ©es pour certaines catĂ©gories de bâtiments (jusqu’à quatre ans) Ă©taient trop gĂ©nĂ©reuses. Ă€ la lumière de ces prĂ©occupations, le projet de règlement a Ă©tĂ© mis Ă  jour afin de rĂ©duire les Ă©chĂ©ances de conformitĂ©, passant de quatre Ă  trois ans, et exige que tous les bâtiments de passagers dans les catĂ©gories 2, 3 et 4A soient conformes dans les deux annĂ©es suivant l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©.

Au printemps 2022, un bulletin d’informations sera distribué aux partenaires autochtones de TC pour leur fournir les détails du projet de règlement et les dates générales proposées du moment où il serait publié préalablement dans la Gazette du Canada.

De 2009 Ă  2010, un projet pilote a Ă©tĂ© effectuĂ©, en collaboration avec le Council of Marine Carriers, pour tester les rĂ©percussions de la mise en Ĺ“uvre du SGS dans une plus grande partie de la flotte canadienne. Cinq entreprises de remorqueurs ont acceptĂ© de participer Ă  ce projet pilote, en travaillant de concert avec TC pour Ă©laborer les lignes directrices de la gestion de la sĂ©curitĂ© en fonction du Code ISM.

Malgré le fait que le projet pilote a été effectué il y a plus de 10 ans, il a fourni certaines indications que TC considère toujours pertinentes pour le projet de règlement. Premièrement, chaque entreprise qui a participé au projet pilote a observé que la mise en œuvre d’un SGS améliorait leur culture de sécurité organisationnelle et la sécurité de leurs opérations. Deuxièmement, le projet pilote a permis à TC de cerner et d’évaluer les défis de mise en œuvre, qui peuvent maintenant être réglés de façon proactive et atténués au moyen de documents d’orientation que TC publiera lorsque le projet de règlement entrera en vigueur.

Consultations internationales

La plupart des bâtiments touchĂ©s au plan international proviendraient des É.-U. Lors d’une rĂ©union virtuelle avec la Garde cĂ´tière des É.-U. tenue en juin 2021, TC a indiquĂ© que tous les bâtiments de passagers des É.U. qui ont mis en Ĺ“uvre le SGS phare de l’Association canadienne des bateaux-passagers Ă  leur bord, ainsi que tout remorqueur des É.-U. qui ont mis en Ĺ“uvre soit un SGS exhaustif pour les remorqueurs ou une certification volontaire de l’ISM, seraient considĂ©rĂ©s comme respectant les exigences du Canada. La Garde cĂ´tière des É.-U. n’a pas exprimĂ© de prĂ©occupations majeures en ce qui a trait au projet de règlement puisque la plupart des exigences pour les bâtiments des É.-U. seraient jugĂ©es comme Ă©tant Ă©quivalentes aux exigences du projet de règlement. Le projet de règlement toucherait principalement les petits bâtiments de passagers des É.-U. qui sont exploitĂ©s sur les Grands Lacs qui n’ont peut-ĂŞtre pas tous un SGS Ă©quivalent en place. La Garde cĂ´tière des É.-U. et TC travailleront ensemble pour communiquer les dĂ©tails du projet de règlement aux intervenants touchĂ©s.

Pandémie de COVID-19

Des consultations virtuelles avec les intervenants sur le projet de règlement ont eu lieu en 2020 et 2021. Au cours de cinq consultations pendant la pandĂ©mie de COVID-19, l’industrie a Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  commenter sur deux documents de consultation, un qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  l’étĂ© 2020 et l’autre en avril 2021, traçant les grandes lignes du projet de règlement en dĂ©tail. Lors de la rĂ©union nationale du CCMC tenue en avril 2021, on a prĂ©sentĂ© aux intervenants la proposition de cadre de mise en Ĺ“uvre dĂ©taillĂ© et de la pĂ©riode de transition pour le projet de règlement et on les a avisĂ©s en dĂ©tail des exigences prĂ©cises qu’un gestionnaire de navire ou un RA devrait respecter pour se conformer au projet de règlement. Lors de ces sĂ©ances, on a prĂ©sentĂ© aux intervenants les dĂ©tails amĂ©liorĂ©s du projet de règlement et ils ont obtenu l’occasion de poser des questions ou d’exprimer des prĂ©occupations. Lors de ces sĂ©ances, les intervenants n’ont pas soulevĂ© de prĂ©occupations spĂ©cifiques Ă  la pandĂ©mie de COVID-19 et sur les rĂ©percussions qu’elle pourrait avoir sur leur capacitĂ© de mettre en Ĺ“uvre de façon durable le projet de règlement. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par les intervenants lors de ces consultations au sujet des coĂ»ts de la mise en Ĺ“uvre du projet de règlement en gĂ©nĂ©ral. Les commentaires se concentraient plutĂ´t sur des dĂ©tails prĂ©cis et les responsabilitĂ©s des propriĂ©taires et des exploitants de bâtiments afin d’être conformes aux nouvelles exigences.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si le projet de règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Cette évaluation a permis un examen de la portée géographique et de l’objet du projet de règlement relativement aux traités modernes en vigueur. Après examen, aucune incidence sur les obligations relatives aux traités modernes n’a été constatée.

Choix de l’instrument

Depuis plus de 10 ans, TC encourage la conformité volontaire au Code ISM au sein de la flotte canadienne pour les bâtiments non ressortissants à la Convention SOLAS. Pour aider les exploitants à se conformer aux exigences du SGS, TC a élaboré des Lignes directrices sur les systèmes de gestion de la sécurité, des modèles de documents pour le SGS et plusieurs modèles de formulaires et de listes de vérification qui peuvent être personnalisés pour chaque bâtiment. Toutefois, TC a continué de recevoir des demandes d’intervenants pour plus de surveillance. De plus, le BST a indiqué que les SGS volontaires n’atténuent pas suffisamment les risques. Étant donné la portée limitée du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments existant, ainsi que le besoin de discuter expressément des préoccupations soulevées par les intervenants et le BST dans sa liste de surveillance et ses recommandations, une approche réglementaire pour élargir la portée et l’application du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments existant était considérée la meilleure option.

Les intervenants ont continuellement exprimé leurs préoccupations continues au CCMC au sujet de la culture de sécurité dans l’industrie maritime et du fait qu’une approche réglementaire est requise pour forcer un changement de la culture. Le coût en matière de sécurité associé au fait de continuer dans un environnement de système de gestion de la sécurité non réglementé et volontaire est trop élevé. De plus, pour nous aligner avec les partenaires internationaux en ce qui a trait aux systèmes de gestion de la sécurité nationaux, comme l’Australie, la Norvège et le Royaume-Uni, nous préférons une intervention réglementaire.

Dans le budget de 2018, le gouvernement s’est engagé à entreprendre un examen réglementaire pour appuyer l’innovation et l’investissement des entreprises, qui est décrit dans la Feuille de route pour l’examen de la réglementation de TC. Par conséquent, neuf amendements réglementaires maritimes ont été identifiés comme étant nécessaires pour régler les problèmes de sécurités cernés par le BST, et pour aligner le Canada aux normes internationales, y compris le projet de règlement.

Analyse de la réglementation

Coûts et avantages

Le règlement proposé exigerait qu’une plus grande partie des bâtiments commerciaux canadiens non ressortissants de la Convention SOLAS élaborent et mettent en œuvre une forme de SGS. Ces exigences proposées varieraient selon la catégorie de bâtiment. Par conséquent, le projet de règlement devrait réduire la probabilité et la gravité des incidents maritimes dans ces bâtiments, améliorant ainsi la sécurité et la sûreté des membres d’équipage et du public tout en réduisant aussi les dommages à l’environnement et à la propriété.

En ce qui a trait à l’élaboration et à l’obtention de l’approbation des documents de SGS, les gestionnaires de bâtiments/RA et divers ordres de gouvernement engageraient des coûts associés aux exigences proposées. D’autres activités relatives à la mise en œuvre et au maintien du SGS, ainsi que l’obtention de la certification et des certificats d’appui, entraîneraient aussi des coûts pour les gestionnaires de bâtiments/RA. De plus, le gouvernement du Canada engagerait des coûts pour l’approbation du SGS et la certification, appuyer les certifications et appliquer la conformité du projet de règlement.

Le total des coĂ»ts associĂ©s au projet de règlement est estimĂ© Ă  75,28 M$ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2021, actualisĂ©s en fonction de 2022 Ă  un taux d’actualisation de 7 %) entre 2023 et 2034. De ces coĂ»ts, un montant de 63,85 M$ serait engagĂ© par les entreprises, 7,10 M$ par les gouvernements provinciaux et autres ordres de gouvernementrĂ©fĂ©rence 1, et 4,33 M$ par le gouvernement du Canada. Il convient de mentionner qu’un montant de 1,75 M$ reprĂ©sente les frais de service payĂ©s par les gestionnaires de bâtiments/RA et qu’il est reçu par TC pour fournir des servicesrĂ©fĂ©rence 2, ce qui aurait des rĂ©percussions neutres sur la sociĂ©tĂ© canadienne et, donc, le coĂ»t total net de ce projet est de 73,53 M$.

Bien que les avantages liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© de ce projet n’ont pas Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s en raison des donnĂ©es limitĂ©es, une analyse du seuil de rentabilitĂ© a conclu qu’une rĂ©duction annuelle de 49 (ou 18,0 %) incidents maritimes entraĂ®nerait la compensation des coĂ»ts nets par les avantages. Toutefois, il est prĂ©vu que les avantages liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© en gĂ©nĂ©ral l’emporteront sur les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s.

Un rapport d’analyse détaillé des coûts-avantages est disponible sur demande.

Cadre d’analyse

L’analyse coûts-avantages pour le projet de règlement est effectuée conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Les coûts et les avantages qui sont dans la portée sont ceux qui sont attribués aux Canadiensréférence 3. Lorsqu’il est possible, les répercussions sont quantifiées et monétisées, en ne tenant compte que des coûts et avantages directs pour les intervenants dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au projet de règlement sont évalués en comparant le scénario de base au scénario réglementaire. Le scénario de base représente ce qui va probablement se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le projet de règlement. Le scénario réglementaire fournit de l’information sur les résultats escomptés du projet de règlement. Les détails du scénario sont décrits plus en détail ci-après.

Il est anticipé que le projet de règlement réduira le nombre d’incidents maritimes et, par conséquent, de décès, de blessures graves et de dommages à l’environnement et à la propriété. En raison du manque de données, ces avantages ne sont pas quantifiés ou monétisés; toutefois, une analyse de rentabilité a été effectuée pour déterminer dans quelle mesure les incidents maritimes devraient être réduits pour compenser les coûts.

Il convient de mentionner que le projet de règlement nécessiterait que les gestionnaires de bâtiments/RA des catégories 2, 3 et 4 qui ne sont pas délégués aux OR payent des frais de service à TC pour l’approbation et de certification de leur SGS. De tels frais couvriraient une partie des coûts engagés par TC (par exemple le coût de la main-d’œuvre pour la prestation de services) et rééquilibreraient donc les coûts demandés aux contribuables canadiens. Conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du SCT, la portée de cette analyse est à un niveau social et analyse les coûts et les avantages attribués aux Canadiens. Ces frais de service payés par les gestionnaires de bâtiments/RA de bâtiments de catégorie 2 à 4 à TC auraient une incidence neutre sur la société canadienne.

Le cadre utilisé dans l’analyse est d’une durée de 12 ans, de 2023 à 2034, et l’année 2023 représente le moment où le règlement serait enregistré. Cette période comprendrait la date d’entrée en vigueur retardée de la mise en œuvre du SGS, soit trois ans et un jour après la publication du règlementréférence 4.

Ă€ moins d’avis contraire, les avantages et les coĂ»ts sont estimĂ©s en valeur actualisĂ©e en utilisant les dollars canadiens de 2021, l’annĂ©e d’actualisation de base Ă©tant 2022, et un taux d’actualisation de 7 %, pour la pĂ©riode de 2023 Ă  2034.

Intervenants touchés

Le projet de règlement toucherait les bâtiments commerciaux canadiens, avec quelques exceptions. Le nombre total de bâtiments touchĂ©s (c’est-Ă -dire les bâtiments « de la portĂ©e Â»), qui sont actuellement immatriculĂ©s auprès de TC, est de 16 143. Le tableau 2 ci-après indique les bâtiments touchĂ©s selon leur type.

Tableau 2 : Nombre de bâtiments de la portĂ©e, selon le type de bâtiment
  Marchandises PĂŞche Vraquiers Passagers Remorqueurs Bateau de travail Chaland note * du tableau b1 Autre Total
Catégorie 1 (SOLAS) 30 0 33 2 9 21 0 1 96
Catégorie 2 58 37 4 211 20 52 79 2 463
Catégorie 3 18 91 5 59 143 32 25 0 373
CatĂ©gorie 4A 67 25 3 557 380 275 32 0 1 339
CatĂ©gorie 4B 0 0 0 3,874 2,070 0 0 0 5 944
CatĂ©gorie 5 57 0 1 0 0 7 391 216 263 7 928
Total 230 153 46 4 703 2 622 7 771 352 266 16 143

Note(s) du tableau b1

Note * du tableau b1

Les chalands autopropulsés et les chalands sans mode de propulsion transportant des passagers, de l’équipage, des produits chimiques dangereux en vrac ou des hydrocarbures en vrac.

Retour Ă  la note * du tableau b1

Source : Le Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de TC (consultĂ© en janvier 2021) et information interne.

Les 16 143 des bâtiments de la portĂ©e sont la propriĂ©tĂ© d’un total de 6 137 gestionnaires de bâtiments/RA. On s’attend Ă  ce que la vaste majoritĂ© de ces gestionnaires de bâtiments/RA soient considĂ©rĂ©s comme des « petites entreprises Â» conformĂ©ment Ă  la Politique sur la limitation du fardeau rĂ©glementaire sur les entreprises du SCTrĂ©fĂ©rence 5.

Les données historiques saisies dans le Système de recherche d’information sur l’immatriculation des bâtiments de TC démontrent que la flotte des bâtiments commerciaux canadiens qui fait l’objet du projet de règlement est stable depuis les 10 dernières années. Ce qui signifie que chaque année, en moyenne, le nombre de bâtiments immatriculés est contrebalancé par le nombre de bâtiments qui sont retirés du registre. Même si les bâtiments nouvellement immatriculés feront l’objet du projet de règlement, les données historiques n’ont pas démontré de tendance qui pourrait être utilisée pour prévoir leur population, particulièrement les bâtiments nouvellement immatriculés qui appartiennent à la même entreprise ou entité. Par conséquent, dans la présente analyse, les bâtiments nouvellement immatriculésréférence 6 ne sont pas prévus et il est reconnu que les coûts estimés associés au projet de règlement pourraient être légèrement sous-estimésréférence 7.

Il est important de noter que, s’ils sont exploités dans les eaux canadiennes, les bâtiments battant pavillon étranger auxquels le règlement proposé s’appliquerait et qui ne sont pas assujettis au chapitre IX de la Convention SOLAS, devraient être exploités conformément à un SGS documenté qui fournit un niveau de sécurité qui est au moins équivalent à celui fourni par les exigences du SGS proposé à bord d’un bâtiment canadien similaire. Puisque la portée de cette analyse concerne les bâtiments canadiens, conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages, les répercussions sur les bâtiments étrangers ne sont pas prises en compte.

Scénario de base

Dans le scĂ©nario de base, le Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments actuel exige que les gestionnaires de bâtiments/RA qui possèdent et exploitent des bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la convention SOLAS se conforment au Code ISM. Plus prĂ©cisĂ©ment, ces gestionnaires de bâtiments/RA doivent Ă©laborer et mettre en Ĺ“uvre un SGS, nommer une personne dĂ©signĂ©e Ă  terre responsable de veiller Ă  la mise en Ĺ“uvre et Ă  l’actualisation adĂ©quates du SGS et Ă  la sĂ©curitĂ© du bâtiment, de l’équipage et des passagers et soumettre le SGS et le bâtiment Ă  des processus de vĂ©rification et de certification Ă  des intervalles rĂ©guliers.

Bien que le Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments actuel ne s’applique qu’aux gestionnaires de bâtiments/RA qui possèdent et exploitent des bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de la convention SOLAS, certaines entreprises qui possèdent et exploitent des bâtiments non assujettis Ă  la convention SOLAS ont volontairement Ă©laborĂ© et mis en Ĺ“uvre des SGS Ă  bord de leurs bâtiments. Au total, 38 gestionnaires de bâtiments/RA et 256 bâtiments ont mis en Ĺ“uvre un SGS sur une base volontaire.

On s’attend Ă©galement Ă  ce que, dans le scĂ©nario de base, le taux d’évĂ©nements maritimes actuel soit maintenu. Le nombre annuel moyen d’évĂ©nements de 2014 Ă  2019 Ă©tait de 273. De plus, de nombreux exploitants de bâtiments continueraient de ne pas connaĂ®tre les risques associĂ©s Ă  l’exploitation de leurs bâtiments ou de ne pas disposer des outils et de l’expertise nĂ©cessaires pour gĂ©rer efficacement lesdits risques.

Scénario de réglementation

Dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, le projet de règlement exigerait que les gestionnaires de bâtiment/RA de tous les bâtiments commerciaux canadiens, Ă  quelques exceptions près, Ă©laborent et mettent en Ĺ“uvre un SGS selon la catĂ©gorie du bâtiment. Plus prĂ©cisĂ©ment, les gestionnaires de bâtiments /RA qui appartiennent aux catĂ©gories 1 Ă  3 seraient tenus d’élaborer, de mettre en Ĺ“uvre et d’actualiser un SGS selon les exigences Ă©noncĂ©es dans le Code ISM, tandis que ceux dont les bâtiments appartiennent aux catĂ©gories 4 et 5 devraient mettre en Ĺ“uvre un SGS selon des exigences canadiennes uniques comparables Ă  celles du Code ISM, mais adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s opĂ©rationnelles des petits bâtiments. Les Ă©chĂ©anciers pour se conformer aux nouvelles exigences relatives aux SGS varieraient selon la catĂ©gorie de bâtiment et seraient d’un Ă  trois ans après l’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement.

De plus, les SGS devraient ĂŞtre approuvĂ©s et certifiĂ©s Ă  une frĂ©quence dĂ©terminĂ©e par le ministre et Ă©tablie dans des documents de politique, lesquels seraient mis Ă  la disposition des parties prenantes avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©, avant les dispositions transitoires pour la plupart des bâtiments. Ă€ l’heure actuelle, les approbations et les certifications proposĂ©es seraient accordĂ©es par :

Il est Ă  noter qu’aucun processus d’approbation et de certification n’est prĂ©vu pour les bâtiments de catĂ©gorie 5rĂ©fĂ©rence 8.

Les gestionnaires de bâtiments/RA (de catĂ©gories 1 Ă  4) devraient se soumettre Ă  un processus d’approbation et de certification. La frĂ©quence des activitĂ©s de certification pour chaque catĂ©gorie de bâtiment serait dĂ©terminĂ©e par le ministre et serait fixĂ©e et communiquĂ©e aux gestionnaires de bâtiments/RA au moment oĂą un document maritime canadien est dĂ©livrĂ©, conformĂ©ment aux pouvoirs accordĂ©s par la LMMC 2001. Aux fins de la prĂ©sente analyse, un exemple d’un calendrier de certification et des coĂ»ts connexes est prĂ©sentĂ©. Il est Ă  noter que le calendrier et les coĂ»ts rĂ©els pourraient varier considĂ©rablement. De plus amples dĂ©tails sont fournis dans la section « CoĂ»ts Â» ci-dessous.

TC exécuterait également des fonctions de conformité et d’application de la loi et d’inspection fondée sur les risques pour toutes les catégories visées par le projet de règlement. Ces fonctions seraient déterminées par le ministre et intégrées aux programmes existants d’inspection maritime de TC. Il est prévu que toute augmentation des besoins en ressources découlant du projet de règlement serait faibleréférence 9, car les inspecteurs de la sécurité maritime appliquent déjà les exigences de divers règlements lors des inspections périodiques régulières et des activités de contrôle des bâtiments par l’État du port et que la majorité des activités de vérification des SGS seraient effectuées dans le cadre de ces inspections.

Il est Ă  noter que les bâtiments de catĂ©gorie 1 (c’est-Ă -dire les bâtiments assujettis Ă  la convention SOLAS) et les bâtiments pour lesquels un SGS a Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre sur une base volontaire ne seraient pas touchĂ©s par le projet de règlement (c’est-Ă -dire qu’il n’y aurait aucun coĂ»t supplĂ©mentaire).

Avantages

On s’attend Ă  ce que le projet de règlement rĂ©duise la probabilitĂ© que des Ă©vĂ©nements maritimes surviennent et leur gravitĂ© — lesquels Ă©vĂ©nements pourraient entraĂ®ner des dĂ©cès, des blessures graves, de la pollution ou des dommages matĂ©riels — en Ă©largissant la portĂ©e des exigences relatives aux SGS aux bâtiments non assujettis Ă  la convention SOLAS.

En plus de rĂ©duire la probabilitĂ© que des Ă©vĂ©nements maritimes prĂ©cis se produisent, le projet de règlement devrait Ă©galement amĂ©liorer la culture de la sĂ©curitĂ© au sein du secteur canadien des opĂ©rations maritimes. En renforçant les normes de sĂ©curitĂ©, on rĂ©duit la possibilitĂ© d’erreurs humaines et les Ă©quipages et les exploitants sont mieux prĂ©parĂ©s Ă  intervenir en cas d’urgence. Non seulement le projet de règlement profiterait aux membres d’équipage et aux passagers en contribuant Ă  un milieu de travail plus sĂ©curitaire et en amĂ©liorant la sĂ©curitĂ© des transports, mais il profiterait Ă©galement Ă  la population canadienne en gĂ©nĂ©ral en attĂ©nuant les rĂ©percussions environnementales et Ă©conomiques qui peuvent survenir Ă  la suite d’un incident (par exemple des dommages environnementaux et matĂ©riels, des interruptions des services d’urgences et des activitĂ©s, etc.).

Par ailleurs, les modifications proposĂ©es au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) contribueraient Ă  prĂ©venir les activitĂ©s qui contreviennent aux exigences Ă©tablies dans le projet de règlement, ce qui amĂ©liorerait la sĂ©curitĂ© et la sĂ»retĂ© des membres d’équipage et des Canadiens.

Bien que ces avantages ne soient pas monétaires, TC est d’avis que le projet de règlement est élaboré dans l’intérêt public et que les avantages généraux en matière de sécurité surpasseraient les coûts monétaires.

Avantages en matière de sĂ©curitĂ© — Analyse du seuil de rentabilitĂ©

En raison du manque de donnĂ©es, les avantages ne peuvent pas ĂŞtre quantifiĂ©s ni chiffrĂ©s en termes monĂ©taires. Toutefois, une analyse du seuil de rentabilitĂ© a Ă©tĂ© menĂ©erĂ©fĂ©rence 10, comme solution de rechange, pour dĂ©terminer la rĂ©duction du nombre d’évĂ©nements maritimes mettant en cause des bâtiments visĂ©s par le projet de règlement (ci-après « Ă©vĂ©nements visĂ©s Â») nĂ©cessaire pour compenser les coĂ»ts.

La réduction nécessaire des événements visés a été calculée en divisant le montant des coûts totaux, excluant les frais versés à TC, du projet de règlement par le montant des coûts évités en moyenne par événement visé. Dans l’analyse, les coûts évités en moyenne par événement visé ont été estimés en fonction de la valeur monétaire des décès et des blessures graves associés aux événements visés évités, puisque les autres coûts évités (par exemple ceux liés aux dommages causés aux bâtiments, à l’environnement et aux cargaisons) ne peuvent être quantifiés en raison du manque d’information. Par conséquent, le montant des coûts évités en moyenne par événement visé présenté ci-dessous est jugé conservateur (c’est-à-dire que les coûts réels évités en moyenne par événement visé sont probablement plus élevés).

Événements visés

Les Ă©vĂ©nements visĂ©s historiques, y compris les dĂ©cès et les blessures graves qui y sont associĂ©s, sont tirĂ©s des ensembles de donnĂ©es sur les Ă©vĂ©nements de transport maritime depuis janvier 1995 du BST, et les caractĂ©ristiques des bâtiments en cause dans un Ă©vĂ©nement ont Ă©tĂ© obtenues Ă  partir du Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de TC. Le tableau 3 prĂ©sente les Ă©vĂ©nements visĂ©s survenus annuellement de 2008 Ă  2019rĂ©fĂ©rence 11. Il est Ă  noter que les Ă©vĂ©nements visĂ©s excluent ceux qui mettent en cause des bâtiments utilisant dĂ©jĂ  un SGS Ă  bord (c’est-Ă -dire les bâtiments de catĂ©gorie 1 et les bâtiments qui se conforment sur une base volontaire).

Tableau 3 : ÉvĂ©nements visĂ©s survenus annuellement, de 2008 Ă  2019
Année Événements visés mettant en cause des bâtiments Décès Blessures graves
2008 225 7 28
2009 178 1 19
2010 188 1 23
2011 141 4 13
2012 182 2 13
2013 205 0 18
2014 210 3 9
2015 221 12 12
2016 294 0 17
2017 316 3 19
2018 298 0 17
2019 297 2 19
Total 2 755 35 207

Source : Les ensembles de donnĂ©es sur les Ă©vĂ©nements de transport maritime du BST et le Système de recherche d’informations sur l’immatriculation des bâtiments de TC.

D’après le nombre moyen d’évĂ©nements visĂ©s survenus de 2014 Ă  2019rĂ©fĂ©rence 12, il est estimĂ© que le nombre annuel d’évĂ©nements visĂ©s sera de 273 au cours de la pĂ©riode d’analyse (c’est-Ă -dire de 2023 Ă  2034).

Moyenne des coûts évités par événement visé

Il est estimĂ© qu’en moyenne, un Ă©vĂ©nement entraĂ®nerait 0,0127 dĂ©cès (35 dĂ©cès pour 2 755 Ă©vĂ©nements) et 0,0751 blessure grave (207 blessures graves pour 2 755 Ă©vĂ©nements). Selon ce calcul, les 273 Ă©vĂ©nements visĂ©s prĂ©vus annuellement entraĂ®neraient en moyenne 4 dĂ©cès et 21 blessures graves. Le montant moyen des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© est estimĂ© en fonction du nombre moyen de dĂ©cès et de blessures graves Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement, en utilisant la valeur de la vie statistique (VVS) Ă©tablie par le BST (c’est-Ă -dire 8,26 millions de dollars, en dollars canadiens de 2021) et en supposant que la valeur d’une blessure grave reprĂ©sente environ 13,42 % de la VVSrĂ©fĂ©rence 13. Par consĂ©quent, la moyennerĂ©fĂ©rence 14 des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© est estimĂ©e Ă  environ 188 300 $.

Réduction des événements visés pour atteindre le seuil de rentabilité

Étant donnĂ© que le coĂ»t total net du projet de règlement serait de 73,53 millions de dollars (de plus amples dĂ©tails sont donnĂ©s ci-dessous) et que la moyenne des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© serait de 188 300 $, il est dĂ©terminĂ© qu’une rĂ©duction de 18,0 % des Ă©vĂ©nements visĂ©s, soit une rĂ©duction moyenne d’environ 49 Ă©vĂ©nements visĂ©s par annĂ©e, permettrait d’atteindre le seuil de rentabilitĂ©.

Rééquilibrage des coûts pour les contribuables canadiens

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le projet de règlement entraĂ®nerait, en partie, une redistribution du fardeau financier des Canadiens vers le secteur maritime canadien. Ce rééquilibrage serait reprĂ©sentĂ© par les frais qui seraient payĂ©s par les gestionnaires de bâtiments /RA Ă  TC pour les services d’approbation et de certification fournis (voir la section CoĂ»ts pour de plus amples dĂ©tails). Le fardeau transfĂ©rĂ© des contribuables canadiens au secteur maritime canadien se chiffrerait Ă  1,75 million de dollars.

Sanctions administratives pécuniaires

Les modifications proposĂ©es au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) accorderaient aux agents d’application de la loi les outils nĂ©cessaires pour intervenir de manière adĂ©quate en cas de non-conformitĂ©. La capacitĂ© d’imposer des sanctions en cas de non-conformitĂ© offrirait Ă©galement aux agents d’application de la loi une approche en matière de responsabilitĂ© graduelle et normalisĂ©e. Il est anticipĂ© qu’en raison des risques possibles associĂ©s Ă  la rĂ©ception d’une sanction pĂ©cuniaire, les contrevenants seraient incitĂ©s Ă  se conformer au règlement proposĂ©. L’augmentation de la conformitĂ© profitera Ă©galement aux Canadiens en amĂ©liorant leur sĂ©curitĂ©.

Coûts

Le projet de règlement engendrerait des coĂ»ts pour les gestionnaires de bâtiments/RA, qui seraient tenus d’élaborer des SGS, d’obtenir l’approbation et la certification de leurs SGS auprès des autoritĂ©s, de conserver leurs certifications et de faire reconnaĂ®tre leurs certifications. Ces gestionnaires de bâtiments/RA comprendraient des entreprises canadiennes, des gouvernements provinciaux et municipaux et le gouvernement du Canada. De plus, le gouvernement du Canada devrait assumer des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’approbation et Ă  la certification des SGS de certains bâtiments et Ă  l’application du règlement proposĂ©. Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux sont estimĂ©s Ă  75,28 millions de dollars, dont 63,85 millions de dollars seraient assumĂ©s par les entreprises, 7,10 millions de dollars par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement et 4,33 millions de dollars par le gouvernement du Canada. Aux fins de l’analyse, les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada sont regroupĂ©s et prĂ©sentĂ©s ensemble.

Comme il a Ă©tĂ© indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, le projet de règlement ne toucherait pas les bâtiments de catĂ©gorie 1. Les gestionnaires de bâtiments/RA qui ont volontairement mis en Ĺ“uvre un SGS Ă  bord de leurs bâtiments dans le cadre du scĂ©nario de base n’auraient pas Ă  assumer de coĂ»ts supplĂ©mentaires en raison des exigences proposĂ©es.

Coûts de mise en conformité du SGS

Élaboration du SGS

Le projet de règlement exigerait que les gestionnaires de bâtiments/RA de catĂ©gories 2 et 3 Ă©laborent un SGS conforme au Code ISM entre 2024 et 2025 et que les gestionnaires de bâtiments/RA de catĂ©gories 4 et 5 Ă©laborent un SGS conforme aux exigences canadiennes d’ici 2026rĂ©fĂ©rence 15.

Les gestionnaires de bâtiments/RA qui possèdent ou gèrent plusieurs bâtiments de mĂŞme catĂ©gorie ou de catĂ©gories diffĂ©rentes seraient tenus de se conformer avant la première date limite du bâtiment dont la catĂ©gorie est la plus Ă©levĂ©e. Ceux-ci devraient Ă©laborer un SGS pour l’ensemble de leur flotte, conforme aux exigences Ă©tablies pour le bâtiment dont la catĂ©gorie est la plus Ă©levĂ©erĂ©fĂ©rence 16. Par exemple, si un gestionnaire de bâtiments/RA est responsable d’une flotte constituĂ©e d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 et de plusieurs bâtiments de catĂ©gories 3 et 4, un seul SGS conforme aux exigences fixĂ©es pour les bâtiments de catĂ©gorie 2 devrait ĂŞtre Ă©laborĂ©.

Les coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration d’un SGS varieraient selon la catĂ©gorie de bâtiment et s’appliqueraient au niveau de l’entreprise (c’est-Ă -dire que les coĂ»ts ne varieraient pas en fonction du nombre de bâtiments). Le tableau 4 prĂ©sente les coĂ»ts moyens par gestionnaire de bâtiments/RA, selon les estimations de TC.

Tableau 4 : CoĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration d’un SGS, par gestionnaire de bâtiments/RA
Catégorie de navire Temps requis par gestionnaire de bâtiment / RA (jours) Personnel responsable Taux de rémunération note * du tableau b3 ($/jour) Coûts par gestionnaire de bâtiments / RA ($) Délai de mise en conformité note ** du tableau b3 Nombre de gestionnaire de bâtiments / RA touchés
CatĂ©gorie 2 6 Gestionnaire de bâtiments 560 $ 3 358 $ 2024-2025 143
CatĂ©gorie 3 6 Gestionnaire de bâtiments 342 $ 2 052 $ 2024-2025 175
CatĂ©gorie 4A 3 Gestionnaire de bâtiments 203 $ 609 $ 2024-2025 787
CatĂ©gorie 4B 3 Gestionnaire de bâtiments 203 $ 609 $ 2024-2025 3 102
CatĂ©gorie 5 2 Gestionnaire de bâtiments 203 $ 406 $ D’ici 2026 1 803

Note(s) du tableau b3

Note * du tableau b3

Le taux de rĂ©munĂ©ration comprend un taux de coĂ»ts indirect de 25 %.

Retour Ă  la note * du tableau b3

Note ** du tableau b3

Pour les pĂ©riodes de mise en conformitĂ©, des catĂ©gories distinctes sont Ă©tablies pour les bâtiments Ă  passagers et les bâtiments autres que ceux Ă  passagers. Par consĂ©quent, le dĂ©lai de mise en conformitĂ© serait plus court (2024) pour un gestionnaire ou un RA de bâtiments qui possède un navire Ă  passagers. Pour la catĂ©gorie 5, un dĂ©lai de trois ans est prĂ©vu pour se conformer après l’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement. Pour de plus amples renseignements, consulter la section Mise en Ĺ“uvre, conformitĂ© et application et normes de service.

Retour Ă  la note ** du tableau b3

Source : Transports Canada

Au total, les coĂ»ts ponctuels associĂ©s Ă  l’élaboration d’un SGS sont estimĂ©s Ă  3,25 millions de dollars, dont 3,04 millions de dollars seraient assumĂ©s par les entreprises et 207 000 $ par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement.

Approbation du SGS

Le projet de règlement exigerait que les SGS des bâtiments des catĂ©gories 2 Ă  4 soient examinĂ©s. Plus prĂ©cisĂ©ment, TC effectuerait l’examen des SGS pour les bâtiments de catĂ©gorie 4 et dĂ©lĂ©guerait l’examen des SGS pour les catĂ©gories 2 et 3 Ă  des ORrĂ©fĂ©rence 17. TC s’attend Ă  ce qu’un OR prenne quatre jours pour effectuer l’examen, Ă  un tarif moyen de 2 500 $ par jour. Il est Ă  noter Ă©galement que les bâtiments de catĂ©gorie 5 ne seraient pas soumis Ă  un processus d’approbation officiel.

L’approbation du SGS est dĂ©montrĂ©e par la dĂ©livrance d’une attestation de conformitĂ© canadienne qui serait valide pour cinq ans et qui pourrait ĂŞtre renouvelĂ©e pour cinq autres annĂ©es, sous rĂ©serve d’une conformitĂ© continuerĂ©fĂ©rence 18. Le tableau 5 prĂ©sente les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’approbation pour chaque propriĂ©taire de bâtiments ainsi que le temps nĂ©cessaire Ă  TC pour approuver un SGS.

Tableau 5 : CoĂ»ts liĂ©s Ă  l’approbation des SGS pour les gestionnaires et les RA de bâtiments, par catĂ©gorie
CatĂ©gorie de navire Temps requis par gestionnaire de bâtiments / RA (jours) AutoritĂ© responsable Taux de rĂ©munĂ©ration note * du tableau b4 ($/jour) CoĂ»ts par gestionnaire de bâtiments / RA ($) DĂ©lai de mise en conformitĂ© Nombre de gestionnaire de bâtiments /
RA touchés
CatĂ©gorie 2 4 OR 2 500 $ 10 000 $ 2024-2025 note ** du tableau b4 143
CatĂ©gorie 3 4 OR 2 500 $ 10 000 $ 2024-2025 note ** du tableau b4 175
CatĂ©gorie 4A 0,8 TC - S.O. note *** du tableau b4 2024-2025 787
CatĂ©gorie 4B 0,4 TC - S.O. note *** du tableau b4 2024-2025 3 102

Note(s) du tableau b4

Note * du tableau b4

Le taux de rĂ©munĂ©ration comprend un taux de coĂ»ts indirect de 25 %.

Retour Ă  la note * du tableau b4

Note ** du tableau b4

Pour les pĂ©riodes de mise en conformitĂ©, des catĂ©gories distinctes sont Ă©tablies pour les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments autres que ceux transportant des passagers. Ainsi, le dĂ©lai de mise en conformitĂ© serait plus court pour les bâtiments transportant des passagers et pourrait atteindre un maximum de trois ans pour les autres bâtiments. Les catĂ©gories 2 et 3 exigeraient une conformitĂ© fondĂ©e sur le renouvellement des certificats de sĂ©curitĂ©.

Retour Ă  la note ** du tableau b4

Note *** du tableau b4

Les montants reposent sur des hypothèses et sont présentés à titre d’exemple. Les frais seront établis dans le cadre de l’initiative de modernisation des frais de TC.

Retour Ă  la note *** du tableau b4

Source : Transports Canada

Les coĂ»ts ponctuels pour les gestionnaires de bâtiments/RA associĂ©s Ă  l’approbation de leurs SGS seraient de 2,66 millions de dollars, dont 2,54 millions de dollars seraient assumĂ©s par les entreprises, et 121 100 $ par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement.

Reconnaissance de la certification

Après l’approbation du SGS, les propriĂ©taires de bâtiments de catĂ©gories 2 et 3 devront se soumettre Ă  un processus pĂ©riodique de reconnaissance de la certification pour chacun de leurs certificats : l’attestation de conformitĂ© canadienne au niveau de l’entreprise et le certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien pour chacun des bâtiments. TC dĂ©lĂ©guerait ces activitĂ©s aux OR. Pour les bâtiments de catĂ©gories 4A et 4B, les certificats seraient dĂ©livrĂ©s par TC et seraient valides pour cinq ans. Le tableau 6 prĂ©sente un rĂ©sumĂ© des activitĂ©s pĂ©riodiques de reconnaissance et de dĂ©livrance des certificats par catĂ©gorie de bâtiment et par type de certification. Le tableau 7 prĂ©sente les coĂ»ts supplĂ©mentaires estimĂ©s pour les gestionnaires de bâtiments/RA pour la dĂ©livrance et la reconnaissance de leurs certificats par un OR ou par TC.

Les gestionnaires de bâtiments/RA seraient tenus de payer des frais Ă  TC pour les services de certification pour les bâtiments de catĂ©gories 4A et 4B. Actuellement, les frais pour la certification sont fixĂ©s Ă  100 $ (voir le tableau 7 ci-dessous pour de plus amples dĂ©tails). Pour les catĂ©gories 4A et 4B, une attestation de conformitĂ© canadienne et un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien initiaux seraient dĂ©livrĂ©s au moment du processus d’approbation. Les attestations de conformitĂ© canadiennes et les certificats de gestion de la sĂ©curitĂ© canadiens suivants seraient dĂ©livrĂ©s sĂ©parĂ©ment lors du renouvellement de la certification ou dans le cadre d’une inspection rĂ©gulière. Il est Ă  noter que les frais seraient examinĂ©s et actualisĂ©s dans le cadre de l’initiative de modernisation des frais de TC.

Au total, les coĂ»ts pour les propriĂ©taires de bâtiments associĂ©s au processus de reconnaissance de la certification sont estimĂ©s Ă  5,47 millions de dollars, dont 4,93 millions de dollars seraient assumĂ©s par les entreprises et 536 000 $ par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement.

Comme il a Ă©tĂ© dĂ©crit prĂ©cĂ©demment dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, les dĂ©tails des activitĂ©s de reconnaissance de la certification pour chaque catĂ©gorie de bâtiment seraient Ă©tablis dans des documents de politique et seraient laissĂ©s Ă  la discrĂ©tion du ministre, conformĂ©ment aux pouvoirs accordĂ©s en vertu de la LMMC 2001. Ce qui est reprĂ©sentĂ© dans cette analyse (tableaux 6 et 7) est un exemple du calendrier possible de reconnaissance de la certification et des coĂ»ts connexes, fondĂ© sur un programme existant d’activitĂ©s de surveillance maritime de TC.

Tableau 6 : Calendrier de reconnaissance de la certification pour chaque gestionnaire de bâtiments /RA, selon la catĂ©gorie de bâtiment
 

CatĂ©gorie 2

Reconnaissance par l’OR

CatĂ©gorie 3

Reconnaissance par l’OR

CatĂ©gorie 4

Reconnaissance par TC

CatĂ©gorie 5

Aucune certification

ACC initiale

Première reconnaissance : valide 6 mois

Deuxième reconnaissance : valide 6 mois

Première reconnaissance : valide 6 mois

Deuxième reconnaissance : valide 24 mois

Troisième reconnaissance : valide 30 mois

Document valide 5 ans

S.O.

ACC subséquente

Chaque année

Première reconnaissance : valide 30 mois

Deuxième reconnaissance : valide 30 mois

Renouvellement – valide 5 ans

S.O.

CGSC initial
(par bâtiment)

Première reconnaissance dans un dĂ©lai de 12 mois

Deuxième reconnaissance : valide 24 mois

Troisième reconnaissance : valide 24 mois

Première reconnaissance dans un dĂ©lai de 12 mois

Deuxième reconnaissance : valide 24 mois

Troisième reconnaissance : valide 24 mois

Document valide 5 ans

S.O.

CGSC subséquent
(par bâtiment)

Première reconnaissance : valide 30 mois

Deuxième reconnaissance : valide 30 mois

Première reconnaissance : valide 30 mois

Deuxième reconnaissance : valide 30 mois

Renouvellement – valide 5 ans

S.O.

Source : Transports Canada

Tableau 7 : Niveau d’effort et coĂ»ts de la reconnaissance pour le gestionnaire et le RA de bâtiments, selon la catĂ©gorie de bâtiment
  AutoritĂ© CatĂ©gorie 2 OR CatĂ©gorie 3 OR CatĂ©gorie 4A TC note * du tableau b6 CatĂ©gorie 4B TC note * du tableau b6
ACC initiale CoĂ»ts de la dĂ©livrance 2 500 $ 2 500 $ 100 $ 100 $
ACC subsĂ©quente CoĂ»ts de la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $
CGSC initial (par bâtiment) CoĂ»ts de la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $
CGSC subsĂ©quent (par bâtiment) CoĂ»ts de la dĂ©livrance 1 250 $ 1 250 $ 100 $ 100 $

Note(s) du tableau b6

Note * du tableau b6

Les frais versés à TC pourraient être examinés et actualisés

Retour Ă  la note * du tableau b6

Source : Transports Canada

Activités liées à l’actualisation du SGS

Pour assurer l’atteinte des objectifs en matière de sécurité du SGS, le projet de règlement exigerait également que les gestionnaires de bâtiments/RA actualisent leur SGS en établissant des tâches et des responsabilités associées à leur SGS respectif. Ces dernières comprendraient notamment de vérifier et de surveiller les activités liées à la sécurité et à la prévention de la pollution dans le cadre de leurs activités quotidiennes.

La section 4.2 des Directives rĂ©visĂ©es sur l’application du Code international de gestion de la sĂ©curitĂ© (Code ISM) par les Administrations (PDF) a servi de rĂ©fĂ©rence pour estimer les coĂ»ts d’actualisation du SGS. Ă€ l’aide de ce document, TC a Ă©numĂ©rĂ© neuf tâches et rĂ´les diffĂ©rents, qui varieraient d’une catĂ©gorie de bâtiment Ă  l’autre pour tenir compte de l’exhaustivitĂ© du SGS de chaque catĂ©gorie. Chaque annĂ©e, sept de ces tâches et rĂ´les seraient remplis au sein de l’entreprise et les deux autres seraient remplis Ă  bord de chaque bâtiment par les gestionnaires de bâtiments/RA. Le tableau 8 illustre l’estimation des coĂ»ts annuels de l’actualisation du SGS au sein de l’entreprise, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s du bâtiment. Ces tâches reprĂ©sentent les activitĂ©s annuelles relevant des gestionnaires de bâtiments/RA sans Ă©gard au nombre de bâtiments dont ils sont responsables. Le tableau 9 illustre les coĂ»ts annuels d’actualisation du SGS Ă  bord du bâtiment, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s de ce dernier. Ces tâches devraient ĂŞtre accomplies tous les ans Ă  bord de chaque bâtiment.

Les coĂ»ts annuels par gestionnaire de bâtiments/RA (tableau 8) et par bâtiment (tableau 9) sont calculs en multipliant les heures requises chaque annĂ©e en fonction de la catĂ©gorie de bâtiment par le taux de rĂ©munĂ©ration associĂ© au gestionnaire de bâtiments/RA (tableau 4). Par exemple, chaque annĂ©e, un gestionnaire de navire/RA qui est propriĂ©taire/exploitant d’une flotte composĂ©e d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, de deux bâtiments de catĂ©gorie 4 et d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 devrait accomplir les sept tâches conformĂ©ment Ă  l’effort requis pour la catĂ©gorie 3 (tableau 8) et les deux autres tâches, conformĂ©ment Ă  l’effort requis pour chaque bâtiment selon sa catĂ©gorie (tableau 9). Cet exemple sous-entend qu’il faudrait au gestionnaire de navire/RA un effort total de 18,4 jours par annĂ©e pour conserver la certification (13,4 jours pour les tâches au sein de l’entreprise et cinq (5) jours pour les quatre bâtiments).

Le total des coĂ»ts pour que les gestionnaires de bâtiments /RS conservent la certification au cours de la pĂ©riode d’analyse est estimĂ© Ă  61,93 M$, montant duquel 53,28 M$ seraient assumĂ©s par l’entreprise et 6,24 M$, par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement. Il convient Ă©galement de noter que l’estimation de l’effort quotidien annuel pour chaque tâche tient compte de chevauchements potentiels avec d’autres exigences rĂ©glementaires auxquelles les entreprises doivent dĂ©jĂ  se conformer.

Tableau 8 : CoĂ»ts annuels de l’actualisation du SGS par gestionnaire de bâtiments/RA, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s du bâtiment note * du tableau b7
Activités Effort annuel requis (en jours)
CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4 CatĂ©gorie 5
1. Évaluer et examiner l’efficacité du SGS 1 1 0,5 0,5
2. Assurer le contrĂ´le des documents 1 1 0,5 0,5
3. Examiner les non-conformités et élaborer des plans d’action qui comprennent la tenue de vérifications internes 6 6 1,5 1,5
4. Coordonner l’inspection obligatoire 1,2 1,2 0,1 0
5. Étudier les accidents évités de justesse et la mise en œuvre des leçons apprises 2 2 0,5 0,5
6. Coordonner l’examen et la réunion de la gestion 1,2 1,2 0,1 0
7. Mettre Ă  jour le manuel du SGS 1 1 0,5 0,5
Nombre total de jours requis 13,4 13,4 3,7 3,5
Total des coĂ»ts annuels par gestionnaire et RA de bâtiments 7 499 $ 4 584 $ 752 $ 711 $

Note(s) du tableau b7

Note * du tableau b7

Le niveau d’effort des gestionnaires de bâtiments /RA est déterminé en fonction de la catégorie la plus élevée des bâtiments de leur flotte.

Retour Ă  la note * du tableau b7

Source : Transports Canada

Tableau 9 : CoĂ»ts annuels de l’actualisation du SGS par bâtiment, selon la catĂ©gorie et les activitĂ©s du bâtiment note * du tableau b8
ActivitĂ©s   Effort annuel requis (en jours) par bâtiment
CatĂ©gorie 2 CatĂ©gorie 3 CatĂ©gorie 4 CatĂ©gorie 5
8. Organiser des réunions sur les mesures de sécurité à bord 1 1 0,5 0,5
9. Coordonner les exercices navire-terre 1 1 0,5 0,5
Nombre total de jours requis par bâtiment 2 2 1 1
Total des coĂ»ts annuels par bâtiment 1 119 $ 684 $ 203 $ 203 $

Note(s) du tableau b8

Note * du tableau b8

Le niveau d’effort des gestionnaires et des RA de bâtiments est déterminé en fonction de chaque bâtiment de leur flotte.

Retour Ă  la note * du tableau b8

Source : Transports Canada

Frais d’administration

Présentation

Le projet de règlement exigerait que les gestionnaires de bâtiments/RA prĂ©sentent leur SGS Ă  un OR (bâtiments de catĂ©gories 2 et 3) ou Ă  TC (bâtiments de catĂ©gories 4A et 4B) aux fins d’approbation. Une approbation ne serait pas exigĂ©e pour les bâtiments de catĂ©gorie 5. Ces frais ponctuels viseraient les gestionnaires de bâtiments/RA au cours de l’annĂ©e de conformitĂ© propre Ă  la catĂ©gorie la plus Ă©levĂ©e de leurs bâtiments. On estime qu’il faudrait une demi-heure au gestionnaire de navire/RA multipliĂ©e par leur taux de rĂ©munĂ©ration (tableau 4) pour prĂ©parer la trousse de documents et la prĂ©senter en ligne ou par la poste, et ce, peu importe le niveau du SGS. Le total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la prĂ©sentation de la trousse par les gestionnaires de bâtiments/RA est estimĂ© Ă  51 100 $, montant duquel 49 900 $ seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 1 200 $, par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement.

Appui aux activités liées à la reconnaissance de la certification

Les gestionnaires de bâtiments/RA visĂ©s par les processus de certification auraient besoin de rĂ©cupĂ©rer les documents et de fournir l’aide nĂ©cessaire aux OR ou Ă  TC pendant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la reconnaissance de la certification. Ce coĂ»t rĂ©current suivrait le mĂŞme calendrier de vĂ©rification et exigerait les mĂŞmes coĂ»ts que ceux prĂ©sentĂ©s au tableau 8, point 4 : coordonner l’inspection obligatoire. Les coĂ»ts annuels estimĂ©s pour chaque gestionnaire de navire/RArĂ©fĂ©rence 19 s’élèveraient entre 34 $ et 672 $.

Le total des coĂ»ts pour les gestionnaires de bâtiments/RA pour fournir l’aide nĂ©cessaire pendant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification et Ă  la surveillance s’élèverait Ă  1,58 M$, montant duquel 1,51 M$ seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 68 500 $, par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement. Il convient de noter que ce montant est dĂ©jĂ  pris en compte dans la section ActivitĂ©s liĂ©es Ă  l’actualisation du SGS ci-dessus.

Tenue de dossiers

Dans le cadre de leurs responsabilitĂ©s qui consistent Ă  conserver une certification liĂ©e Ă  leur SGS respectif, tous les gestionnaires de navire/RA des bâtiments visĂ©s par le projet de règlement devraient organiser et tenir des dossiers de renseignements recueillis et produits chaque annĂ©e en lien avec les rĂ©sultats des vĂ©rifications et des examens du SGS. Comme prĂ©sentĂ© au point 2 : Assurer le contrĂ´le des documents du tableau 8, on s’attend Ă  ce qu’il faille, en moyenne, entre une demi-journĂ©e et une journĂ©e par annĂ©e aux gestionnaires de bâtiments/RA pour regrouper les dossiers qui seraient conservĂ©s pendant cinq ans et qui pourraient ĂŞtre fournis sur demande. Cette activitĂ© reprĂ©sente des coĂ»ts annuels se situant entre 280 $ et 560 $ par gestionnaire de navire/RArĂ©fĂ©rence 20. Le total des coĂ»ts associĂ©s Ă  la tenue de dossiers s’élèverait Ă  4,49 M$, montant duquel 4,14 M$ seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires d’entreprise et 346 700 $, par les gouvernements provinciaux et d’autres ordres de gouvernement. Il convient de noter que ce montant est dĂ©jĂ  pris en compte dans la section ActivitĂ©s liĂ©es Ă  l’actualisation du SGS ci-dessus.

Coûts pour le gouvernement du Canada

Le total des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada est estimĂ© Ă  4,33 M$, montant associĂ© Ă  l’élaboration et Ă  l’actualisation du SGS Ă  bord des bâtiments lui appartenant ainsi qu’à l’approbation du SGS et des activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification effectuĂ©es par TC. Les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada comprennent Ă©galement la formation des inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime de TC et les activitĂ©s visant Ă  informer l’industrie du projet de règlement.

Élaboration, approbation, certification et actualisation du SGS pour les bâtiments appartenant au gouvernement du Canada

Au total, 1 889 bâtiments appartenant au gouvernement du Canada seraient visĂ©s par le projet de règlement. Ă€ l’instar des gestionnaires de bâtiments/RA, le gouvernement du Canada devrait Ă©laborer un SGS, obtenir les approbations nĂ©cessaires des autoritĂ©s, recevoir la certification requise, actualiser les activitĂ©s liĂ©es au SGS et faire l’objet du processus de surveillance. Pour ce qui est du gouvernement du Canada, le total des coĂ»ts associĂ©s aux exigences proposĂ©es en matière de SGS Ă  bord de ses bâtiments est estimĂ© Ă  2,46 M$.

Approbation par TC du SGS des bâtiments des catĂ©gories 4A et 4B

Comme dĂ©crit prĂ©cĂ©demment, TC devrait approuver le SGS des bâtiments des catĂ©gories 4A et 4B. Il faudrait, en moyenne, 2 heures Ă  un employĂ© occupant un poste TI-07 pour effectuer l’approbation d’une demande (coĂ»ts ponctuels) effectuĂ©e pour ce type de bâtiment. Le taux de rĂ©munĂ©ration d’un TI-07rĂ©fĂ©rence 21 Ă©tant de 77,61 $ l’heure, le coĂ»t d’approbation du SGS s’élèverait Ă  466 500 $.

Certification par TC des bâtiments des catĂ©gories 4A et 4B

Transports Canada devrait Ă©galement dĂ©livrer des certificats de document maritime canadien (DMC) pour les bâtiments des catĂ©gories 4A et 4B. On s’attend Ă  ce qu’il faille, en moyenne, une (1) heure Ă  un inspecteur (au niveau TI-07) pour dĂ©livrer la certification initiale et une (1) heurerĂ©fĂ©rence 22 pour effectuer les activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification subsĂ©quente. Chaque certificat visant les bâtiments des catĂ©gories 4A et 4B serait valide cinq ans. Par consĂ©quent, le total des coĂ»ts de certification est estimĂ© Ă  1,36 M$.

Comme mentionnĂ© dans la section ScĂ©nario de rĂ©glementation, les dĂ©tails des activitĂ©s liĂ©es Ă  la certification seraient laissĂ©s Ă  la discrĂ©tion du ministre, en vertu des pouvoirs confĂ©rĂ©s par la LMMC 2001.

Formation

On s’attend Ă  ce qu’une formation supplĂ©mentaire Ă  l’intention des inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime soit exigĂ©e après l’adoption du projet de règlement. Les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime qui surveillent actuellement les bâtiments visĂ©s par le projet de règlement auraient besoin d’une formation sur les exigences proposĂ©es en matière de SGS. Cela se traduirait par l’ajout d’un nouveau module au programme de formation actuel sur l’inspection de la sĂ©curitĂ© maritime. L’élaboration du module et la formation des inspecteurs seraient terminĂ©es avant l’entrĂ©e en vigueur du RèglementrĂ©fĂ©rence 23. De mĂŞme, Ă©tant donnĂ© que les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime ont dĂ©jĂ  le pouvoir d’imposer des sanctions pour non-conformitĂ© en vertu du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001), une seule modification au module connexe de l’actuel programme de formation sur l’inspection de la sĂ©curitĂ© maritime serait nĂ©cessaire sans frais supplĂ©mentaires. Toutefois, les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime qui participeraient Ă  la certification des entreprises et des bâtiments seraient tenus de suivre la formation sur le Code ISM. Cette formation ponctuelle serait offerte par les OR (Ă  un coĂ»t unique de 1 300 $ par sĂ©ance de formation par personne) et deux inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime par rĂ©gionrĂ©fĂ©rence 24 devraient suivre cette formation particulière pendant l’annĂ©e d’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement.

Le total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la formation pour le gouvernement du Canada s’élèverait Ă  12 150 $ en 2023.

Mise en application et promotion

On s’attend à ce que des efforts additionnels soient requis de la part de TC pour mettre en application et promouvoir le règlement proposé. Les intervenants seraient informés des procédures associées aux exigences en matière de SGS par l’entremise des outils de communication existants, comme les bulletins de la sécurité des bâtiments, les mises à jour du site Web de TC, ainsi que les réunions nationales et régionales du CCMC. Dans le cadre de ce projet de règlement et de séances de consultation, des documents ont été élaborés et rendus publics. Ces derniers traitent des activités liées à la certification et à la surveillance que TC mènerait conformément aux exigences du projet de règlement. Une politique et des procédures seraient également fournies aux intervenants à la date d’entrée en vigueur du projet de règlement et tout au long des phases de mise en application.

Le total des coĂ»ts de mise en application et de promotion du projet de règlement s’élèverait Ă  42 000 $ en 2023.

Énoncé des coûts et des avantages
Tableau 10 : Valeur monĂ©taire des coĂ»ts (en M$)
Intervenants visés Description des coûts Année d’entrée en vigueur (2023)

Année de conformité

2024

Année de conformité

2025

Autre année pertinente (2032) Dernière année (2034) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Entreprises canadiennes Élaboration du SGS, approbation et certification 0 $ 2,08 $ 5,77 $ 0,09 $ 0,32 $ 10,56 $ 1,33 $
ActivitĂ©s liĂ©es Ă  l’actualisation du SGS 0 $ 1,73 $ 6,86 $ 4,27 $ 3,73 $ 53,28 $ 6,71 $
Gouverne-ments provinciaux et autres ordres de gouverne-ment Élaboration du SGS, approbation et certification 0 $ 0,23 $ 0,32 $ 0,00 $ 0,03 $ 0,87 $ 0,11 $
ActivitĂ©s liĂ©es Ă  l’actualisation du SGS 0 $ 0,15 $ 0,81 $ 0,51 $ 0,44 $ 6,24 $ 0,79 $
Gouverne-ment du Canada CoĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© 0 $ 0,01 $ 0,35 $ 0,20 $ 0,17 $ 2,46 $ 0,31 $
Approbation et certification 0 $ 0,31 $ 0,78 $ 0,00 $ 0,13 $ 1,82 $ 0,23 $
Formation, mise en application et promotion 0,05 $ 0 $ 0 $ 0 $ 0 $ 0,05 $ 0,006 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 0,05 $ 4,51 $ 14,89 $ 5,07 $ 4,82 $ 75,28 $ 9,48 $
Tableau 11 : Seuil de rentabilitĂ© – rĂ©duction du nombre d’évĂ©nements
Nombre prévu d’événements par année Estimation moyenne des coûts par événement
(non actualisée)
RĂ©duction du nombre d’évĂ©nements nĂ©cessaire par annĂ©e pour couvrir les coĂ»ts (%) RĂ©duction du nombre d’évĂ©nements nĂ©cessaire par annĂ©e pour couvrir les coĂ»ts
273 188 300 $ 18,0 % 49
Tableau 12 : Valeur monĂ©tisĂ©e des avantages (en M$)
Intervenant visé Description des coûts Année d’entrée en vigueur (2023)

Année de conformité

2024

Année de conformité

2025

Autre année pertinente (2032) Dernière année (2034) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Transports Canada Recouvrement des coĂ»ts par TC Ă  partir des frais d’approbation et de certification 0 $ 0,34 $ 0,46 $ 0,00 $ 0,17 $ 1,75 $ 0,22 $
Tableau 13 : Sommaire de la valeur monĂ©tisĂ©e des coĂ»ts et des avantages (en M$)
Incidences Année d’entrée en vigueur (2023)

Année de conformité

2024

Année de conformité

2025

Autre année pertinente (2032) Dernière année (2034) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des coĂ»ts pour les entreprises canadiennes 0,00 $ 3,81 $ 12,63 $ 4,36 $ 4,05 $ 63,84 $ 8,04 $
Total des coĂ»ts pour les gouvernements provinciaux et les autres ordres de gouvernement 0,00 $ 0,38 $ 1,13 $ 0,51 $ 0,47 $ 7,11 $ 0,90 $
Total des coĂ»ts pour le gouvernement du Canada 0,05 $ 0,32 $ 1,13 $ 0,20 $ 0,30 $ 4,33 $ 0,55 $
Valeur monĂ©tisĂ©e des avantages 0,00 $ 0,34 $ 0,46 $ 0,00 $ 0,17 $ 1,75 $ 0,22 $
Incidence nette 0,05 $ 4,17 $ 14,43 $ 5,07 $ 4,65 $ 73,53 $ 9,27 $
Analyse de sensibilité

Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour vĂ©rifier les incertitudes concernant les principales variables. L’analyse de sensibilitĂ© Ă  une variable a permis d’examiner la façon dont l’estimation du total des coĂ»ts changerait si une hypothèse concernant une variable Ă©tait modifiĂ©e Ă  la fois. Les variables suivantes ont Ă©tĂ© analysĂ©es dans le cadre de l’analyse de sensibilitĂ© Ă  une variable : le coĂ»t des activitĂ©s liĂ©es Ă  l’actualisation d’un SGS (niveau d’effort), l’estimation des coĂ»ts moyens Ă©vitĂ©s concernant un Ă©vĂ©nement maritime et la pĂ©riode d’analyse.

Activités liées à l’actualisation du SGS

Dans le scĂ©nario central, on s’attend Ă  ce que les gestionnaires de bâtiments /RA aient conservĂ© leur certification du SGS en Ă©tablissant des tâches et des responsabilitĂ©s associĂ©es Ă  leur bâtiment de la catĂ©gorie la plus Ă©levĂ©e. TC a Ă©tĂ© en mesure d’établir un nombre moyen de jours par annĂ©e pour accomplir chaque tâche (voir les tableaux 8 et 9). Ces valeurs servent de moyennes dans l’analyse centrale. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, un faible niveau d’effort (25 % de moins que les valeurs moyennes) et un niveau d’effort Ă©levĂ© (25 % de plus) ont Ă©tĂ© analysĂ©s.

Estimation des coûts moyens évités concernant un événement

Les coĂ»ts moyens Ă©vitĂ©s par Ă©vĂ©nement visĂ© par le projet de règlement sont estimĂ©s en fonction de la valeur des dĂ©cès et des blessures graves Ă©vitĂ©s lui Ă©tant associĂ©e. Cette valeur, servant Ă  l’analyse centrale, est considĂ©rĂ©e comme une mesure conservatrice, car elle ne tient pas compte d’autres coĂ»ts potentiels Ă©vitĂ©s (par exemple dommages Ă©vitĂ©s Ă  l’environnement et Ă  la cargaison) en raison d’un manque d’information. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, on suppose que l’estimation des coĂ»ts Ă©vitĂ©s par rapport Ă  la valeur d’un Ă©vĂ©nement utilisĂ©e dans l’analyse centrale (c’est-Ă -dire 170 000 $) augmenterait de 25 %.

Période d’analyse

Étant donnĂ© que la pĂ©riode maximale de conformitĂ© proposĂ©e est de trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement, une pĂ©riode d’analyse de 12 ans (de 2023 Ă  2034) a servi Ă  l’analyse centrale afin de tenir compte de l’ensemble des coĂ»ts prĂ©vus sur une pĂ©riode de 10 ans pour chaque catĂ©gorie. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, une pĂ©riode de 20 ans a Ă©tĂ© utilisĂ©e (de 2023 Ă  2042).

Les rĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© sur la valeur totale des coĂ»ts et le seuil de rentabilitĂ© sont prĂ©sentĂ©s au tableau 14.

Tableau 14 : Analyse de sensibilitĂ© Ă  une variable
Variable Total des coĂ»ts nets (en M$) Seuil de rentabilitĂ© – Ă©vĂ©nements par annĂ©e Seuil de rentabilitĂ© – Ă©vĂ©nements par annĂ©e (%)
Activités liées à l’actualisation du SGS
Faible niveau d’effort 58,05 $ 37 14,2 %
Niveau d’effort Ă©levĂ© 89,02 $ 58 21,8 %
Estimation des coûts évités par événement
Estimation de 25 % supĂ©rieure 73,53 $ 38 14,4 %
Période d’analyse
PĂ©riode de 20 ans 100,90 $ 50 19,0 %
Analyse de répartition

Le projet de règlement viserait des bâtiments et leurs gestionnaires de bâtiments /RA partout au pays. Les rĂ©gions du Pacifique et de l’Ontario reprĂ©senteraient environ 50 % des bâtiments visĂ©s. Pour ce qui est du total des coĂ»ts, 65 % incomberaient aux bâtiments et Ă  leurs gestionnaires de navire/RA inscrits dans ces deux rĂ©gions. Le tableau 15 prĂ©sente les coĂ»ts pour les bâtiments visĂ©s par rĂ©gion.

Tableau 15 : CoĂ»ts pour les bâtiments battant pavillon canadien, par rĂ©gion de TC
Région Nombre de bâtiments Total des coûts (en M$)
Atlantique 1 636 7,63
Ontario 3 713 17,32
Pacifique 6 382 29,76
Prairies et Nord 1 896 8,84
QuĂ©bec 2 516 11,73
Total 16 143 75,28

Des 16 143 bâtiments actuellement immatriculĂ©s par TC et visĂ©s par le projet de règlement, 1 889 appartiennent Ă  des entitĂ©s du gouvernement du Canada, tandis que 11 984 appartiennent Ă  des particuliers et 2 270 appartiennent Ă  des gouvernements provinciaux et Ă  d’autres ordres de gouvernement. Le tableau 16 prĂ©sente une ventilation des coĂ»ts pour les bâtiments appartenant Ă  des entitĂ©s gouvernementales et privĂ©es.

Tableau 16 : Nombre de bâtiments visĂ©s et coĂ»ts par intervenant touchĂ©
Propriété Nombre de bâtiments Total des coûts (en M$)
Entreprises canadiennes 11 984 63,85 $
Gouvernementaux provinciaux et autres ordres de gouvernement 2 270 7,10 $
Gouvernement du Canada 1 889 4,33 $
Total 16 143 75,28 $

Lentille des petites entreprises

D’après les renseignements disponibles, il n’était pas possible de dĂ©terminer, parmi les 5 606 entreprisesrĂ©fĂ©rence 25, le nombre exact de petites entreprises qui seraient visĂ©es par le projet de règlement. Étant donnĂ© que la portĂ©e du projet de règlement comprendrait des bâtiments d’un très large Ă©ventail de dimensions regroupĂ©s par catĂ©gorie, deux approches diffĂ©rentes ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour estimer la part des petites entreprises : une qui classifie la taille des entreprises selon le nombre total des bâtiments dont elles sont propriĂ©taires, et l’autre qui classifie la taille des entreprises en fonction du total relatif de la jauge brute qui appartient Ă  une entreprise. Les deux mĂ©thodes ont d’importantes limites si elles sont analysĂ©es sĂ©parĂ©ment (c’est-Ă -dire ne tenir compte que du nombre de bâtiments par propriĂ©taire pour dĂ©terminer la taille de l’entreprise pourrait introduire un biais), mais en combinant les rĂ©sultats des deux mĂ©thodes et en les analysant, une tendance globale pourrait ĂŞtre constatĂ©e. Les rĂ©sultats semblent indiquer que 97 % des entreprises visĂ©es devraient ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme de petites entreprises. Ce pourcentage reflète la part obtenue par Industrie Canada dans son rapport, Principales statistiques relatives aux petites entreprises – Novembre 2019, qui indiquait que 98,3 % des entreprises dans le secteur du transport et de l’entreposage sont des petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 26.

Toutefois, cette part ne devrait pas ĂŞtre appliquĂ©e unilatĂ©ralement Ă  toutes les catĂ©gories de bâtiment. La catĂ©gorie 1, les propriĂ©taires qui se conforment volontairement, et la catĂ©gorie 2 sont toutes deux considĂ©rĂ©es comme de moyennes et grandes entreprises. Pour ce qui est des bâtiments de catĂ©gorie 3, on estime que 23 propriĂ©taires font partie des moyennes et grandes entreprises. En ce qui concerne les catĂ©gories 4A, 4B et 5, la part de 97 % serait appliquĂ©e pour dĂ©terminer le nombre de petites entreprises. Le tableau 17 prĂ©sente l’estimation du nombre de petites entreprises par catĂ©gorie de bâtiment.

Tableau 17 : Estimation du nombre de petites entreprises par catĂ©gorie de bâtiment
Catégorie Nombre d’entreprises Estimation de la part des petites entreprises Nombre de petites entreprises Nombre de bâtiments appartenant à de petites entreprises
CatĂ©gorie 1 53 0 % 0 0
CatĂ©gorie 2 132 0 % 0 0
CatĂ©gorie 3 172 87 % 149 202 note * du tableau c8
CatĂ©gorie 4A 771 97 % 748 1 761
CatĂ©gorie 4B 3 048 97 % 2 957 5 984
CatĂ©gorie 5 1 397 97 % 1 355 3 562
Total 5 573 93 % 5 209 11 509

Note(s) du tableau c8

Note * du tableau c8

Dans la catĂ©gorie 3, 23 propriĂ©taires font partie des moyennes et grandes entreprises et possèdent 374 bâtiments.

Retour Ă  la note * du tableau c8

Source : Transports Canada

Il est dĂ©terminĂ© qu’un total de 5 209 petites entreprises seraient visĂ©es par le projet de règlement. Le total des coĂ»ts pour ces dernières et leurs bâtiments est estimĂ© Ă  51,97 M$ au cours de la pĂ©riode d’analyse. Toutefois, il est important de noter qu’il n’était pas possible de dĂ©terminer avec certitude le nombre rĂ©el de petites entreprises visĂ©es par le projet de règlement, mais qu’on s’est efforcĂ© de fournir des estimations rĂ©alistes.

Afin de réduire au minimum le fardeau sur toutes les entreprises, une période de transition entre la date d’entrée en vigueur du projet de règlement et la date à laquelle la conformité serait exigée était incluse. De plus, pour équilibrer les exigences et les objectifs de sécurité relatifs au SGS et les répercussions financières pour les propriétaires de petit bâtiment, le projet de règlement utiliserait une approche fondée sur la catégorie de bâtiment qui s’appuie sur le type de bâtiment et ses dimensions, plutôt que sur la taille de l’entreprise. Toutefois, au sein du groupe des petites entreprises, les entreprises feraient face à différentes répercussions (nécessitant des niveaux d’effort variés) selon le nombre de bâtiments dont elles sont propriétaires et la catégorie associée à chaque bâtiment.

Sommaire de la lentille des petites entreprises
Tableau 18 : Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’administration
Totaux Valeur annualisée Valeur actuelle
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© (en M$) 6,14 $ 48,77 $
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’administration (en M$) 0,56 $ 4,42 $
Total des coĂ»ts (toutes les petites entreprises visĂ©es) (en M$) 6,70 $ 53,19 $
CoĂ»ts par petite entreprise visĂ©e ($) 1 286 $ 10 212 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car les rĂ©sultats proposĂ©s entraĂ®neraient un changement supplĂ©mentaire du fardeau administratif imposĂ© aux entreprises. La proposition abrogerait Ă©galement l’actuel Règlement sur la gestion pour la sĂ©curitĂ© de l’exploitation des bâtiments et le remplacerait par le nouveau titre rĂ©glementaire – Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime – ce qui ne donnerait lieu Ă  aucune augmentation ou baisse nette du nombre de titres rĂ©glementaires.

Le projet de règlement imposerait des exigences administratives aux gestionnaires de bâtiments /RA concernant les activitĂ©s liĂ©es Ă  la prĂ©sentation de documents, Ă  l’appui et Ă  la tenue de dossiers. Ă€ l’aide des hypothèses et des donnĂ©es dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©es ainsi que de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, on estime que les gestionnaires de bâtiments /RA devraient assumer des coĂ»ts annualisĂ©s liĂ©s Ă  l’administration de 293 246 $ (valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e en fonction de l’annĂ©e 2012 Ă  un taux de 7 %) pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2023 et 2032, ou des coĂ»ts annualisĂ©s liĂ©s Ă  l’administration de 31,40 $ par entreprise. Les dĂ©tails de la ventilation des coĂ»ts sont les suivants :

Collaboration et harmonisation en matière de réglementation

Le projet de règlement n’est lié à aucun engagement officiel envers un forum de coopération en matière de réglementation. L’approche du Canada visant à appliquer les exigences du Code ISM à d’autres bâtiments, en fonction de leurs dimensions et de leur type d’activités, est en général conforme à l’intention des règlements sur la gestion de la sécurité mis en application par d’autres administrations de pavillon. Bien que certains États de pavillon puissent fonder sur divers facteurs leur méthodologie servant à élargir les exigences en matière de SGS pour inclure d’autres bâtiments, l’approche du Canada visant à élargir ces exigences à sa flotte intérieure est principalement fondée sur le renforcement de la sécurité dans l’industrie maritime de la façon la plus rentable possible, tout en s’alignant sur les pratiques exemplaires d’autres États de pavillon lorsque possible.

On peut constater des similitudes avec l’approche du Canada visant à élargir les exigences en matière de SGS au sein des régimes réglementaires de l’Union européenne (UE), de la Norvège et du Royaume-Uni. Le projet de règlement contient également des similitudes avec les approches de l’Australie et des États-Unis (É.-U.), mais renferme des différences par rapport à ces régimes concernant la structure du système de catégories et son applicabilité obligatoire aux bâtiments nationaux.

Le rĂ©gime rĂ©glementaire de l’UE comprend des exigences en matière de SGS qui sont semblables Ă  celles du projet de règlement. Dans le Règlement (no 336/2006) de l’UE, les exigences en matière de SGS sont Ă©largies au-delĂ  des bâtiments effectuant des voyages internationaux pour inclure les bâtiments de charge et les bâtiments Ă  passagers assurant exclusivement des voyages nationaux. Ces exigences sont semblables Ă  celles qui se trouvent dans le projet de règlement.

La Norvège a Ă©largi ses exigences officielles en matière de SGS pour inclure une part plus importante de sa flotte intĂ©rieure dans une approche semblable Ă  celle du projet de règlement de TC. Dans le règlement de la Norvège sur la gestion de la sĂ©curitĂ© pour les petits bâtiments de charge, les bâtiments transportant des passagers et les bâtiments de pĂŞche (Regulations on safety management for small cargo ships, passenger ships and fishing vessels), certaines exigences du Code ISM sont Ă©largies pour inclure l’ensemble des bâtiments commerciaux non assujettis Ă  la Convention SOLAS, y compris les bâtiments Ă  passagers, les bâtiments de charge et les bâtiments de pĂŞcherĂ©fĂ©rence 27. Ă€ l’instar du projet de règlement, dans son règlement Ă©largi, la Norvège exige que ces autres bâtiments Ă©laborent et actualisent un SGS qui convient Ă  la nature et au type de leurs activitĂ©s plutĂ´t qu’ils appliquent l’ensemble des exigences du Code ISM. La Norvège n’a pas instaurĂ© de système de certification ou de vĂ©rification externe obligatoire pour ces bâtiments, mais l’Administration maritime de la Norvège a le pouvoir d’examiner le SGS d’une entreprise dans le cadre d’échantillons de vĂ©rifications/d’inspections alĂ©atoires et d’activitĂ©s de supervision non planifiĂ©es, semblables Ă  la surveillance axĂ©e sur les risques des bâtiments de la catĂ©gorie 5 du projet de règlement.

Le Royaume-Uni a élaboré un code de gestion nationale de la sécurité qui, semblable au projet de règlement, divise les exigences visant les bâtiments en fonction d’un système de catégories. Les certificats de gestion de la sécurité sont exigés pour tous les bâtiments à passagers et les bâtiments de charge, les pétroliers, les chimiquiers ou les transporteurs de gaz et les grands yachts commerciaux d’une jauge brute supérieure à 500.

Le rĂ©gime de l’Australie utilise Ă©galement un système de catĂ©gories, mais sa structure diffère lĂ©gèrement de celui du projet de règlement quant Ă  la dĂ©signation des catĂ©gories qui s’appuie sur la zone d’exploitation du bâtiment (c’est-Ă -dire zones extracĂ´tières, zones intĂ©rieures et zones rĂ©glementĂ©es). Toutes les catĂ©gories de bâtiments doivent ĂŞtre conformes au Marine Order 504 de l’Australie, qui comprend des mesures fondamentales tirĂ©es du Code ISM. On peut choisir de rendre les bâtiments de catĂ©gorie 4 (c’est-Ă -dire les bâtiments commerciaux nationaux) conformes Ă  ces mesures (ainsi qu’aux exigences supplĂ©mentaires en matière d’évaluation des risques) ou Ă  la partie A du Code ISMrĂ©fĂ©rence 28. Tous les bâtiments doivent avoir un SGS fonctionnel en place. Bien qu’aucun rĂ©gime de vĂ©rification officiel n’ait Ă©tĂ© instaurĂ©, les propriĂ©taires reçoivent un certificat d’exploitation, qui est valide pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, Ă  condition que les rĂ©sultats d’une enquĂŞte ou d’un contrĂ´le annuel effectuĂ© par l’Administration de la sĂ©curitĂ© maritime soient satisfaisants.

Pour ce qui est des É.-U., le Code ISM s’applique aux bâtiments battant pavillon amĂ©ricain, de charge et Ă  passagers, effectuant des voyages internationauxrĂ©fĂ©rence 29. Les bâtiments pour lesquels on prĂ©sente une demande de participation au programme alternatif de conformitĂ© des É.-U. doivent aussi ĂŞtre conformes au Code ISM. Ce programme est un processus d’inspection volontaire qui permet aux bâtiments battant pavillon amĂ©ricain d’obtenir un certificat d’inspection si leurs activitĂ©s sont conformes aux conventions internationales, notamment la Convention SOLAS et la Convention internationale pour la prĂ©vention de la pollution par les bâtiments (MARPOL). Les É.-U. prĂ©cèdent le Canada en ce qui a trait Ă  l’adoption d’un règlement pour les remorqueurs nationaux avec leur règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© du remorquage (Towing Safety Management System regulations) (46 U.S.C.  3306, 46 CFR, sous-chapitre M). En Ă©largissant les exigences dans le projet de règlement pour y inclure les remorqueurs, le Canada harmoniserait ses exigences Ă  celles des É.-U.

Bâtiments battant pavillon étranger

Le projet de règlement exigerait qu’un bâtiment battant pavillon Ă©tranger, autre qu’un bâtiment Ă©tant exemptĂ© sous le règlement proposĂ©, non assujetti au chapitre IX de la Convention SOLAS, exploitĂ© dans les eaux canadiennes, dispose d’un SGS documentĂ© qui fournit un niveau de sĂ©curitĂ© et de protection de l’environnement au moins Ă©quivalent Ă  celui fournit par le SGS d’un bâtiment canadien qui prĂ©sente des dimensions et des activitĂ©s similaires. La plupart des bâtiments battant pavillon Ă©tranger qui entrent dans les eaux canadiennes sont dĂ©jĂ  tenus d’être conformes au chapitre IX de la Convention SOLAS en raison de la nature internationale de leur voyage.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes et à l’Énoncé de politique sur l’évaluation environnementale stratégique (2013) de TC, le processus d’évaluation environnementale stratégique a été suivi dans le cadre de ce projet de règlement et une évaluation du transport durable a été réalisée. Aucun effet environnemental important n’est prévu dans le cadre de ce projet. L’évaluation a tenu compte des effets potentiels sur les buts et les cibles en matière d’environnement de la Stratégie fédérale de développement durable.

L’élargissement des exigences en matière de SGS pour inclure un plus large éventail de bâtiments de la flotte canadienne, y compris l’ensemble des bâtiments d’une jauge brute égale ou supérieure à 500, vise à réduire le nombre d’accidents dans les voies navigables du Canada. Le Code ISM, sur lequel est fondé le projet de règlement, précise qu’un SGS devrait disposer d’une politique en matière de sécurité et de protection de l’environnement. Un SGS officiel exige aussi que des procédures soient en place pour soutenir l’établissement de rapports et l’analyse des non-conformités, des accidents et des situations dangereuses dans le but de renforcer la sécurité et la prévention de la pollution. Les polluants de l’eau et d’autres dangers pour l’environnement peuvent être évités si l’on met davantage l’accent sur la prévention des événements à l’aide d’un SGS officiel.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le projet de règlement ne devrait pas avoir d’incidences disproportionnées sur les facteurs d’identité tels que la race, le genre, la langue ou l’orientation sexuelle.

Il convient de noter que les femmes sont nettement sous-représentées dans l’industrie/la main-d’œuvre maritime. Le projet de règlement devrait avoir une plus grande incidence directe sur les hommes que sur les femmes; toutefois, le projet de règlement ne devrait pas renforcer ou exacerber l’actuelle disparité dans l’industrie, car il ne vise que l’établissement et la mise en œuvre d’un SGS à bord des bâtiments.

À l’échelle régionale, le projet de règlement aurait une plus grande incidence sur les régions du Pacifique et de l’Ontario que toute autre région. La distribution de l’industrie maritime dans ces régions géographiques est prévue, car c’est sur la côte ouest que se trouve le plus grand nombre de propriétaires de bâtiments visés par le projet de règlement.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

TC appliquerait divers niveaux de surveillance pour les différentes catégories de bâtiments, tant pour les activités à bord que les activités à terre, en fonction des dimensions et du type d’activités des bâtiments.

L’exigence d’obtenir un DMC pour certaines catĂ©gories de bâtiments (les catĂ©gories 1 Ă  4) serait incluse dans le projet de règlement. Les dĂ©tails concernant la forme et la manière dont les DMC seraient dĂ©livrĂ©s aux diffĂ©rentes catĂ©gories de bâtiments se trouveraient dans un document de procĂ©dures Ă©tabli au titre de l’article 16 de la LMMC 2001. Les dĂ©tails complets sur la frĂ©quence et le processus de surveillance des activitĂ©s Ă  bord et des activitĂ©s Ă  terre liĂ©e aux bâtiments visĂ©s par le projet de règlement seraient prĂ©sentĂ©s aux intervenants et incorporĂ©s Ă  un document de politique Ă©tabli en vertu des pouvoirs du ministre des Transports. Ce document de politique entrerait en vigueur et serait rendu public avant la date d’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©, en avance des dispositions transitoires pour la plupart des bâtiments. La structure de surveillance proposĂ©e pour les bâtiments de la catĂ©gorie 1 reflĂ©terait les exigences du Code ISM. La surveillance des bâtiments de catĂ©gorie 1 reflĂ©terait les exigences du code ISM. La surveillance des bâtiments des catĂ©gories 2, 3 et 4 comprendrait la dĂ©livrance des DMC, valides pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, la tenue pĂ©riodique d’inspections, de vĂ©rifications et d’activitĂ©s de surveillance axĂ©e sur les risques. Des documents de politique connexes seraient Ă©laborĂ©s et ils prĂ©ciseraient les catĂ©gories de bâtiments tenues de dĂ©tenir des DMC, celles visĂ©es par les activitĂ©s de surveillance axĂ©e sur les risques ou les inspections obligatoires ainsi que la frĂ©quence de ces activitĂ©s.

Mise en œuvre

Dates d’entrĂ©e en vigueur — pĂ©riodes de transition

TC vise actuellement à ce que le règlement proposé entre en vigueur en 2023. Les dates auxquelles la conformité au projet de règlement serait exigée de façon progressive pour répondre aux besoins du grand nombre de bâtiments visés et pour donner assez de temps aux gestionnaires de bâtiments /RA qui devront élaborer et mettre en œuvre un SGS documenté (politiques, instructions et procédures requises) ainsi qu’obtenir la certification nécessaire d’un OR ou de TC.

Les dates de conformité seraient déterminées en fonction des dimensions et du type de bâtiment ainsi que du calendrier de certification et d’immatriculation des bâtiments selon chaque catégorie. Les périodes maximales de transition entre les dates d’entrée en vigueur du projet de règlement et le moment où les bâtiments de différentes catégories devraient être conformes aux nouvelles exigences sont de trois ans.

Par exemple, un bâtiment de catĂ©gorie 2 ou 3 devrait ĂŞtre conforme d’ici le premier renouvellement du certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment après le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur pour les bâtiments Ă  passagers, et après le deuxième anniversaire, pour les bâtiments autres que des bâtiments Ă  passagers.

Pour les bâtiments Ă  passagers de catĂ©gorie 4A, la conformitĂ© serait exigĂ©e d’ici le premier renouvellement du certificat de sĂ©curitĂ© des bâtiments après le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur. Pour tenir compte de la validitĂ© de quatre ans du certificat de sĂ©curitĂ© dĂ©livrĂ© aux bâtiments autres que des bâtiments Ă  passagers de catĂ©gorie 4A, la conformitĂ© serait exigĂ©e d’ici la date de dĂ©livrance (jour et mois) du certificat de sĂ©curitĂ© des bâtiments après le deuxième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur. Les bâtiments de catĂ©gorie 4B seraient divisĂ©s en deux groupes, en fonction de leur longueur. Les bâtiments d’une longueur supĂ©rieure Ă  sept mètres devraient ĂŞtre conformes d’ici le deuxième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur, et les bâtiments d’une longueur maximale de sept mètres, d’ici le troisième anniversaire.

Les bâtiments de catĂ©gorie 5 devraient ĂŞtre conformes d’ici la fin du troisième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur.

Tableau 19 : Dispositions transitoires pour les bâtiments immatriculĂ©s
CatĂ©gorie Type de bâtiments ConformitĂ© exigĂ©e d’ici le :
1 Tous Aucune transition
2 À passagers Deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur
Autres qu’à passagers Troisième anniversaire de l’entrée en vigueur
3 À passagers Deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur
Autres qu’à passagers Troisième anniversaire de l’entrée en vigueur
4A À passagers Deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur
Autres qu’à passagers Troisième anniversaire de l’entrée en vigueur
4B Ă€ passagers et remorqueurs Deuxième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur (d’une longueur supĂ©rieure Ă  sept mètres) Troisième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur (d’une longueur maximale de sept mètres)
5 Tous Troisième anniversaire de l’entrée en vigueur

Les bâtiments nouvellement immatriculĂ©s après la date d’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement auraient six mois pour mettre en Ĺ“uvre un SGS.

Les bâtiments étrangers, non-ressortissants à la Convention SOLAS, exploités dans les eaux canadiennes seraient tenus de se conformer et bénéficieraient d’une période de transition de 12 mois, à compter de la date de l’entrée en vigueur, pour se conformer au règlement.

Les coûts de mise en application de ce projet de règlement pour le gouvernement du Canada seraient gérés en fonction des niveaux de référence existants.

Activités de communication et de sensibilisation

Les intervenants seraient informés des politiques et des procédures associées au projet de règlement par l’entremise des outils de communication courants, comme les bulletins de la sécurité des bâtiments, les mises à jour du site Web de TC, ainsi que les réunions nationales et régionales du CCMC.

Dans le cadre de ce projet de règlement, des documents de politique et de procédures, qui fourniraient les détails sur la façon dont TC mènerait les activités liées à la certification et à l’inspection conformément au projet de règlement, seraient élaborés et rendus publics avant l’entrée en vigueur du règlement proposé, en avance des mesures transitoires pour la plupart des bâtiments. Ces documents décriraient les normes sur lesquelles la certification et la conformité seraient fondées pour satisfaire aux exigences du projet de règlement. Des mises à jour de ces documents seraient transmises aux intervenants régulièrement aux réunions nationales du CCMC à venir.

Mesure du rendement

Le rendement serait mesuré en surveillant la conformité au projet de règlement. Selon la catégorie du bâtiment, cette mesure se ferait au moyen d’une surveillance axée sur les risques.

L’analyse du nombre d’incidents mentionnés dans les rapports du BST serait utilisée comme méthode pour suivre les progrès de l’adoption des exigences en matière de SGS. Dans le cadre du système de surveillance de TC, le nombre de non-conformités servirait à évaluer le rendement du projet de règlement.

Conformité et application

La conformité au projet de règlement et son application seraient gérées à l’échelle nationale par l’entremise du Programme national de surveillance qui comprendrait des inspections périodiques ou des inspections axées sur les risques.

Les inspections rĂ©alisĂ©es Ă  bord de bâtiments des catĂ©gories 4B et 5 seraient intĂ©grĂ©es aux activitĂ©s de surveillance actuelles des petits bâtiments. TC effectue actuellement plus de 800 activitĂ©s de surveillance par annĂ©e Ă  bord de bâtiments canadiens qui comprennent des activitĂ©s d’inspection axĂ©es sur les risques rĂ©alisĂ©es Ă  bord de petits bâtiments canadiens. TC examinerait le Programme national de surveillance pour incorporer les activitĂ©s de conformitĂ© au projet de règlement.

Des modifications Ă  la partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) sont Ă©galement proposĂ©es pour reflĂ©ter la nouvelle structure du projet de règlement et pour intĂ©grer les sanctions administratives pĂ©cuniaires aux exigences visant les personnes physiques du projet de règlement. Les montants des sanctions seraient Ă©tablis en tenant compte de la rĂ©cente augmentation de la sanction maximale, passant de 25 000 $ Ă  250 000 $, dans la LMMC 2001.

Dans le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001), l’inspecteur a le pouvoir d’appliquer une approche d’application progressive, allant d’un avertissement Ă  l’imposition de sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) ou Ă  la saisie d’un bâtiment (tableau 20). Le projet de règlement exigerait une conformitĂ© Ă  la dernière date respective pour chaque catĂ©gorie et type de bâtiment, selon les dispositions transitoires susmentionnĂ©es. Une personne ou un bâtiment signifiĂ© au titre du Règlement SAP peut dĂ©poser une requĂŞte auprès du Tribunal d’appel des transports du Canada pour demander la rĂ©vision d’un avis/procès-verbal reçu.

Tableau 20 : Proposition de sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) pour les bâtiments canadiens
Catégorie de violateur(s)
Gravité de la violation Personne physique (personne) Bâtiment ou personne morale (personne autre qu’une personne physique) Personne physique et bâtiment ou personne morale (personne autre qu’une personne physique)
Mineure 260 $ Ă  1 250 $ 525 $ Ă  10 000 $ 260 $ Ă  10 000 $
Moyenne 1 300 $ Ă  6 250 $ 2 625 $ Ă  100 000 $ 1 300 $ Ă  100 000 $
Grave 2 625 $ Ă  12 500 $ 5 250 $ Ă  250 000 $ 2 625 $ Ă  250 000 $

Personne-ressource

Gestionnaire, Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, Tour C
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca
TĂ©lĂ©phone : 343‑549‑5614

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des alinĂ©as 35(1)b), d) et e)rĂ©fĂ©rence a, 35.1(1)d)rĂ©fĂ©rence b Ă  i)rĂ©fĂ©rence b et k)rĂ©fĂ©rence b, 120(1)d) Ă  g)rĂ©fĂ©rence c, i), k) et m), 150(1)a), 190(1)b) et 244f)rĂ©fĂ©rence d Ă  h)rĂ©fĂ©rence e de la Loi de 2001 sur la marine marchande du CanadarĂ©fĂ©rence f, se propose de prendre le Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s de prĂ©senter leurs observations sur le site Web de la Partie I de la Gazette du Canada, ou s’ils les prĂ©sentent par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  Heidi Craswell, gestionnaire, Affaires lĂ©gislatives, rĂ©glementaires et internationales, SĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© maritimes, ministère des Transports, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, 11e Ă©tage, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (tĂ©l. : 343‑549‑5614; courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca).

Ottawa, le 9 juin 2022

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime

Définitions et interprétation

Définitions

1 (1) Les définitions ci-après s’appliquent au présent règlement.

bâtiments de catégorie 1
Les bâtiments canadiens assujettis au chapitre IX de SOLAS. (Class 1 vessel)
bâtiments de catégorie 2
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments de catĂ©gorie 1, suivants :
  • a) les bâtiments d’une jauge brute de 500 ou plus;
  • b) les bâtiments qui sont certifiĂ©s pour transporter 50 passagers ou plus selon ce qui figure sur leur certificat de sĂ©curitĂ© dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment et qui sont d’une longueur de 24 m ou plus. (Class 2 vessel)
bâtiments de catégorie 3
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments des catégories 1 ou 2, qui sont d’une longueur de 24 m ou plus. (Class 3 vessel)
bâtiments de catégorie 4
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments des catĂ©gories 1 Ă  3, qui sont :
  • a) soit d’une jauge brute de plus de 15;
  • b) soit d’une jauge brute de 15 ou moins et qui, selon le cas :
    • (i) sont des bâtiments transportant des passagers,
    • (ii) sont des bâtiments remorqueurs. (Class 4 vessel)
bâtiments de catégorie 5
Les bâtiments canadiens, autres que les bâtiments des catégories 1 à 4, d’une jauge brute de 15 ou moins. (Class 5 vessel)
bâtiment remorqueur
S’entend au sens de l’article 1 du Règlement de 2020 sur la sĂ©curitĂ© de la navigation. (towboat)
bâtiment transportant des passagers
Bâtiment qui sert au transport d’un ou plusieurs passagers. (passenger-carrying vessel)
Code ISM
Le Code international de gestion pour la sécurité de l’exploitation des navires et la prévention de la pollution adopté par l’Organisation maritime internationale en vertu de la résolution A.741(18). (ISM Code)
gestionnaire
La personne qualifiée qui est responsable de gérer les opérations à terre et à bord d’un bâtiment. (ship manager)
Loi
La Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada. (Act)
ministre
Le ministre des Transports. (Minister)
SOLAS
La Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer et le Protocole de 1988 relatif Ă  la Convention. (SOLAS)

Système de gestion de la sécurité

(2) Un système de gestion de la sécurité est un ensemble structuré de politiques et de procédures qui ont pour objectif de permettre au gestionnaire de mettre en œuvre efficacement des politiques de sécurité et de protection de l’environnement.

Interprétation

2 (1) Pour l’interprĂ©tation des documents incorporĂ©s par renvoi au prĂ©sent règlement :

Longueur et jauge brute

(2) Dans le présent règlement, la mention de la longueur et de la jauge brute d’un bâtiment vaut mention de la longueur et de la jauge brute qui figurent sur le certificat d’immatriculation du bâtiment délivré en vertu du Règlement sur l’immatriculation et le jaugeage des bâtiments.

Incorporation par renvoi

(3) Dans le présent règlement, la mention d’un document constitue un renvoi à celui-ci avec ses modifications successives.

Objectif

Bâtiments canadiens

3 (1) Le présent règlement prévoit l’obligation pour le gestionnaire d’un bâtiment des catégories 1 à 5 d’établir, de mettre en œuvre et de maintenir un système de gestion de la sécurité documenté pour les opérations à terre et à bord du bâtiment.

Bâtiments étrangers

(2) Le présent règlement prévoit l’obligation pour le représentant autorisé d’un bâtiment étranger dans les eaux canadiennes d’exploiter le bâtiment conformément aux pratiques et procédures décrites dans un système de gestion de la sécurité documenté.

Généralités

Champ d’application

4 Sous rĂ©serve de l’article 5, le prĂ©sent règlement s’applique Ă  l’égard des bâtiments suivants :

Non-application

5 Le prĂ©sent règlement ne s’applique pas Ă  l’égard des bâtiments suivants :

Interdictions — bâtiments Ă©trangers assujettis Ă  SOLAS

6 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© d’un bâtiment Ă©tranger assujetti au chapitre IX de SOLAS d’exploiter le bâtiment dans les eaux canadiennes Ă  moins que, Ă  la fois :

Interdictions — bâtiments Ă©trangers non assujettis Ă  SOLAS

(2) Il est interdit au représentant autorisé d’un bâtiment étranger qui n’est pas assujetti au chapitre IX de SOLAS d’exploiter le bâtiment dans les eaux canadiennes à moins que le représentant autorisé ne veille à ce que le bâtiment soit exploité conformément aux pratiques et procédures décrites par un système de gestion de la sécurité documenté qui offre un niveau de sécurité et de protection de l’environnement au moins équivalent à celui offert par le système de gestion de la sécurité exigé à l’égard d’un bâtiment canadien similaire.

Renouvellement

7 (1) À la demande du titulaire d’un document maritime canadien délivré en vertu du présent règlement, le ministre renouvelle le document si les exigences de délivrance du document sont satisfaites et que le titulaire n’est pas en contravention d’une disposition du présent règlement.

Échange

(2) À la demande du titulaire d’un document de conformité canadien, le ministre échange son document pour un document de conformité canadien d’une autre catégorie si les exigences de délivrance du document de l’autre catégorie sont satisfaites et que le titulaire n’est pas en contravention d’une disposition du présent règlement.

Visa

8 Le titulaire d’un document maritime canadien dĂ©livrĂ© sous le rĂ©gime du prĂ©sent règlement qui est valide pour plus d’une annĂ©e veille Ă  ce que :

Identification du gestionnaire

9 Le représentant autorisé d’un bâtiment canadien est tenu de fournir l’identité du gestionnaire au ministre à sa demande et selon les modalités qu’il précise.

[10 à 99 réservés]

PARTIE 1

Bâtiments de catégorie 1

DĂ©livrance — documents de conformitĂ©

100 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1, le ministre lui dĂ©livre les documents suivants :

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre le document de conformité provisoire ou le document de conformité, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

DĂ©livrance — certificats de gestion de la sĂ©curitĂ©

101 Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1, le ministre lui dĂ©livre les documents ci-après Ă  l’égard du bâtiment :

Documents Ă  bord — capitaine

102 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

103 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion visĂ©s Ă  la section 12 de la partie A du Code ISM soient effectuĂ©s afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord du bâtiment en lien avec la sĂ©curitĂ© ou la prĂ©vention de la pollution sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 100(1).

Fréquence

(2) Il veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s selon une frĂ©quence dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 12.1 de la partie A du Code ISM.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Mesures correctives

(4) Il veille à ce que le plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit amorcé dans les trente jours suivant leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause profonde de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier en temps opportun.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

104 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 1 d’exploiter le bâtiment, ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 100(1).

[105 à 199 réservés]

PARTIE 2

Bâtiments de catégorie 2

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

200 (1) À la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catégorie 2, le ministre lui délivre un document de conformité canadien de catégorie 2 s’il constate que le gestionnaire a établi un système de gestion de la sécurité documenté qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM.

Types de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre le document de conformité canadien de catégorie 2, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 2.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

201 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Documents Ă  bord — capitaine

202 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

203 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion visĂ©s Ă  la section 12 de la partie A du Code ISM soient effectuĂ©s afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord du bâtiment en lien avec la sĂ©curitĂ© ou la prĂ©vention de la pollution sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 200(1).

Fréquence

(2) Il veille Ă  ce que les audits et les contrĂ´les de la gestion soient effectuĂ©s selon une frĂ©quence dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 12.1 de la partie A du Code ISM.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Mesures correctives

(4) Il veille à ce que le plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit amorcé dans les trente jours suivant leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause profonde de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier en temps opportun.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

204 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 201(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 200(1).

[205 à 299 réservés]

PARTIE 3

Bâtiments de catégorie 3

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

300 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, le ministre lui dĂ©livre un document de conformitĂ© canadien de catĂ©gorie 3 s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM, Ă  l’exception des sections 4 et 12.

Type de bâtiment

(2) Lorsqu’il délivre un document de conformité canadien de catégorie 3, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 3.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

301 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences de la partie A du Code ISM, Ă  l’exception des sections 4 et 12.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Documents Ă  bord — capitaine

302 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 veille Ă  ce que :

Présentation de documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 veille Ă  ce que :

Audits et contrĂ´les

303 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catégorie 3 veille à ce que des audits et des contrôles de la gestion soient effectués afin de vérifier que les opérations à terre et à bord du bâtiment en lien avec la sécurité ou la prévention de la pollution sont conformes aux pratiques et procédures décrites dans le système de gestion de la sécurité.

Intervalle entre évaluations

(2) Il veille à ce que les audits et les contrôles de la gestion soient effectués au moins une fois par intervalle de douze mois.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des audits et des contrôles de la gestion pour un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Mesures correctives

(4) Il veille à ce que le plan de mesures correctives pour remédier aux lacunes soit amorcé dans les trente jours suivant leur identification lors des audits.

Contenu du plan de mesures correctives

(5) Il veille à ce que le plan de mesures correctives identifie la cause profonde de toute lacune et prévoie un processus pour y remédier en temps opportun.

Conservation et production des résultats

(6) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des audits et des contrĂ´les de la gestion :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

304 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 301(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 300(1).

[305 à 399 réservés]

PARTIE 4

Bâtiments de catégorie 4

DĂ©livrance — document de conformitĂ© canadien

400 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4, le ministre lui dĂ©livre un document de conformitĂ© canadien de catĂ©gorie 4 s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences prĂ©vues aux articles 402 Ă  404.

Types de bâtiments

(2) Lorsqu’il délivre un document de conformité canadien de catégorie 4, le ministre l’assortit d’une mention des types de bâtiment visés par le document.

Mise en œuvre

(3) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du document de conformité canadien de catégorie 4.

DĂ©livrance — certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien

401 (1) Ă€ la demande du gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4, le ministre lui dĂ©livre un certificat de gestion de la sĂ©curitĂ© canadien Ă  l’égard du bâtiment, s’il constate que le gestionnaire a Ă©tabli un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui satisfait aux exigences prĂ©vues aux articles 402 Ă  404.

Mise en œuvre

(2) Le gestionnaire veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date de délivrance du certificat de gestion de la sécurité canadien.

Système de gestion de la sécurité

402 Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 est tenu d’établir un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui comprend :

Instructions et procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402b)

403 Les instructions et les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402b) comprennent les instructions et les procĂ©dures concernant :

ProcĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402e)

404 Les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 402e) comprennent les procĂ©dures suivantes :

Évaluations

405 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce qu’une Ă©valuation de l’efficacitĂ© du système de gestion de la sĂ©curitĂ© soit effectuĂ©e conformĂ©ment Ă  la procĂ©dure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 402f) afin de vĂ©rifier que les opĂ©rations Ă  terre et Ă  bord en lien avec la sĂ©curitĂ© ou la prĂ©vention de la pollution sont conformes aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ©.

Intervalle entre évaluations

(2) Il veille à ce que les évaluations soient effectuées au moins une fois par intervalle de douze mois.

Communication au personnel

(3) Il veille à ce que les résultats des évaluations d’un secteur d’opérations soient portés à l’attention du personnel ayant des responsabilités dans ce secteur.

Conservation et production des résultats

(4) Il veille Ă  ce que les rĂ©sultats des Ă©valuations :

Documents Ă  bord – capitaine

406 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce que :

Présentation des documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 veille Ă  ce que :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

407 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment catĂ©gorie 4 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment catĂ©gorie 4 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 401(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 400(1).

[408 à 499 réservés]

PARTIE 5

Bâtiments de catégorie 5

Système de sécurité de la gestion

500 (1) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 est tenu d’établir un système de gestion de la sĂ©curitĂ© documentĂ© qui comprend :

Mise en œuvre

(2) Il veille à ce que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre à l’égard des opérations à terre et à bord du bâtiment dans les six mois qui suivent la date d’immatriculation du bâtiment.

Instructions et procédures visées à l’alinéa (1)b)

(3) Les instructions et les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a (1)b) comprennent les instructions et les procĂ©dures concernant :

Procédures visées à l’alinéa (1)e)

(4) Les procĂ©dures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a (1)e) comprennent :

Documents Ă  bord – capitaine

501 (1) Le capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 veille Ă  ce que le document dans lequel le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1) est consignĂ© soit conservĂ© Ă  bord.

Présentation des documents

(2) Le gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 veille Ă  ce que le document dans lequel le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1) est consignĂ© soit mis Ă  la disposition du ministre Ă  sa demande.

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ© et gestionnaire

502 (1) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ© ou au gestionnaire d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 de l’exploiter ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ©, Ă  moins que le gestionnaire :

Interdiction — reprĂ©sentant autorisĂ©, gestionnaire et capitaine

(2) Il est interdit au reprĂ©sentant autorisĂ©, au gestionnaire ou au capitaine d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 d’exploiter le bâtiment ou de permettre que celui-ci soit exploitĂ© après le dĂ©lai prĂ©vu au paragraphe 500(2) Ă  moins que le bâtiment ne soit exploitĂ© conformĂ©ment aux pratiques et procĂ©dures dĂ©crites dans le système de gestion de la sĂ©curitĂ© visĂ© au paragraphe 500(1).

[503 à 599 réservés]

PARTIE 6

Dispositions transitoires, modification corrélative, abrogation et entrée en vigueur

Dispositions transitoires

Attestations délivrées en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments

600 Les attestations de conformité provisoires et les attestations de conformité délivrées en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments qui sont valides avant l’entrée en vigueur du présent règlement sont réputées avoir été délivrées aux termes du présent règlement. L’attestation de conformité provisoire et l’attestation de conformité ont valeur respectivement de document de conformité provisoire et de document de conformité.

Certificats délivrés en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments

601 Les certificats de gestion de la sécurité provisoires et les certificats de gestion de la sécurité délivrés en vertu du Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments qui sont valides avant l’entrée en vigueur du présent règlement sont réputés avoir été délivrés aux termes du présent règlement.

Partie 2 — bâtiments transportant des passagers

602 (1) Les articles 202 Ă  204 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 qui est un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 2 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers

(2) Les articles 202 Ă  204 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 2 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 3 — bâtiments transportant des passagers

603 (1) Les articles 302 Ă  304 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 qui est un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 3 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers

(2) Les articles 302 Ă  304 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 3 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15

604 (1) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15 et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — bâtiments autres que les bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15

(2) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment autre qu’un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de plus de 15 et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire de la dĂ©livrance du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant le deuxième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — certains bâtiments transportant des passagers d’une jauge brute de 15 ou moins

(3) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment transportant des passagers d’une jauge brute de 15 ou moins qui transporte plus de douze passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du premier anniversaire du premier renouvellement du premier certificat de sĂ©curitĂ© du bâtiment dĂ©livrĂ© en vertu du Règlement sur les certificats de sĂ©curitĂ© de bâtiment suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Partie 4 — autres bâtiments transportant des passagers et remorqueurs d’une jauge brute de 15 ou moins

(4) Les articles 402 Ă  407 ne s’appliquent, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 4 qui est un bâtiment d’une jauge brute de 15 ou moins qui est un bâtiment remorqueur ou transportant au plus douze passagers et qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter :

Partie 5 — autres bâtiments d’une jauge brute de 15 ou moins

605 La partie 5 ne s’applique, Ă  l’égard d’un bâtiment de catĂ©gorie 5 qui est immatriculĂ© ou enregistrĂ© sous le rĂ©gime de la partie 2 de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada Ă  l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, qu’à compter du troisième anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Bâtiments étrangers non assujettis à SOLAS

606 Le paragraphe 6(2) ne s’applique qu’à compter du premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Modification corrélative au Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

607 La partie 12 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) rĂ©fĂ©rence 30 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 12

Violations du Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur le système de gestion de la sécurité maritime

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

1 alinĂ©a 6(1)a) 5 250 Ă  250 000  
2 alinĂ©a 6(1)b) 5 250 Ă  250 000  
3 alinĂ©a 6(1)c) 5 250 Ă  250 000  
4 paragraphe 6(2) 5 250 Ă  250 000  
5 article 9 525 Ă  10 000  
6 alinĂ©a 102(1)a) 260 Ă  1 250  
7 alinĂ©a 102(1)b) 260 Ă  1 250  
8 alinĂ©a 102(1)c) 260 Ă  1 250  
9 alinĂ©a 102(2)a) 525 Ă  10 000  
10 alinĂ©a 102(2)b) 525 Ă  10 000  
11 alinĂ©a 102(2)c) 525 Ă  10 000  
12 paragraphe 103(1) 2 625 Ă  100 000  
13 paragraphe 103(2) 525 Ă  10 000  
14 paragraphe 103(3) 525 Ă  10 000  
15 paragraphe 103(4) 525 Ă  10 000  
16 paragraphe 103(5) 525 Ă  10 000  
17 alinĂ©a 103(6)a) 525 Ă  10 000  
18 alinĂ©a 103(6)b) 525 Ă  10 000  
19 paragraphe 104(1) 2 625 Ă  100 000  
20 paragraphe 104(2) 2 625 Ă  100 000  
21 paragraphe 200(2) 5 250 Ă  250 000  
22 paragraphe 201(2) 5 250 Ă  250 000  
23 alinĂ©a 202(1)a) 260 Ă  1 250  
24 alinĂ©a 202(1)b) 260 Ă  1 250  
25 alinĂ©a 202(1)c) 260 Ă  1 250  
26 alinĂ©a 202(2)a) 525 Ă  10 000  
27 alinĂ©a 202(2)b) 525 Ă  10 000  
28 alinĂ©a 202(2)c) 525 Ă  10 000  
29 paragraphe 203(1) 2 625 Ă  100 000  
30 paragraphe 203(2) 525 Ă  10 000  
31 paragraphe 203(3) 525 Ă  10 000  
32 paragraphe 203(4) 525 Ă  10 000  
33 paragraphe 203(5) 525 Ă  10 000  
34 alinĂ©a 203(6)a) 525 Ă  10 000  
35 alinĂ©a 203(6)b) 525 Ă  10 000  
36 paragraphe 204(1) 2 625 Ă  100 000  
37 paragraphe 204(2) 2 625 Ă  100 000  
38 paragraphe 300(2) 5 250 Ă  250 000  
39 paragraphe 301(2) 5 250 Ă  250 000  
40 alinĂ©a 302(1)a) 260 Ă  1 250  
41 alinĂ©a 302(1)b) 260 Ă  1 250  
42 alinĂ©a 302(1)c) 260 Ă  1 250  
43 alinĂ©a 302(2)a) 525 Ă  10 000  
44 alinĂ©a 302(2)b) 525 Ă  10 000  
45 alinĂ©a 302(2)c) 525 Ă  10 000  
46 paragraphe 303(1) 2 625 Ă  100 000  
47 paragraphe 303(2) 525 Ă  10 000  
48 paragraphe 303(3) 525 Ă  10 000  
49 paragraphe 303(4) 525 Ă  10 000  
50 paragraphe 303(5) 525 Ă  10 000  
51 alinĂ©a 303(6)a) 525 Ă  10 000  
52 alinĂ©a 303(6)b) 525 Ă  10 000  
53 paragraphe 304(1) 2 625 Ă  100 000  
54 paragraphe 304(2) 2 625 Ă  100 000  
55 paragraphe 401(2) 5 250 Ă  250 000  
56 paragraphe 405(1) 2 625 Ă  100 000  
57 paragraphe 405(2) 525 Ă  10 000  
58 paragraphe 405(3) 525 Ă  10 000  
59 alinĂ©a 405(4)a) 525 Ă  10 000  
60 alinĂ©a 405(4)b) 525 Ă  10 000  
61 alinĂ©a 406(1)a) 260 Ă  1 250  
62 alinĂ©a 406(1)b) 260 Ă  1 250  
63 alinĂ©a 406(1)c) 260 Ă  1 250  
64 alinĂ©a 406(2)a) 525 Ă  10 000  
65 alinĂ©a 406(2)b) 525 Ă  10 000  
66 alinĂ©a 406(2)c) 525 Ă  10 000  
67 paragraphe 407(1) 2 625 Ă  100 000  
68 paragraphe 407(2) 2 625 Ă  100 000  
69 paragraphe 500(2) 2 625 Ă  100 000  
70 paragraphe 501(1) 260 Ă  1 250  
71 paragraphe 501(2) 525 Ă  10 000  
72 paragraphe 502(1) 2 625 Ă  100 000  
73 paragraphe 502(2) 2 625 Ă  100 000  

Abrogation

608 Le Règlement sur la gestion pour la sécurité de l’exploitation des bâtiments référence 31 est abrogé.

Entrée en vigueur

Publication

609 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

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Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.