Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail : DORS/2024-132

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 14

Enregistrement
DORS/2024-132 Le 17 juin 2024

LOI RELATIVE AUX ALIMENTS DU BÉTAIL
LOI SUR LA SANTÉ DES ANIMAUX
LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

C.P. 2024-710 Le 17 juin 2024

Sur recommandation du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et du ministre de la SantĂ©, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail, ci-après, en vertu :

TABLE ANALYTIQUE

Règlement de 2024 sur les aliments du bétail

Définitions et interprétation

1 Définitions

Incorporation par renvoi

2 Documents incorporés par renvoi

Exemptions

3 Exemptions à la Loi et au règlement

Substances délétères

4 Substances désignées

Approbation et enregistrement des aliments

Aliments visés
Demandes et exigences

7 Demande d’approbation ou d’enregistrement

Évaluation et décision du ministre

8 Approbation ou enregistrement de l’aliment

Approbation — inscription et annulation
Enregistrement — NumĂ©ro, certificat et annulation
Renouvellement ou modification

16 Demande de renouvellement ou de modification

Renseignement nouveau

17 Fourniture au ministre

Licences

Aliments et activités visés

18 Article 3.1 de la Loi — importation pour la vente

Délivrance, renouvellement et modification
Expiration, renonciation, suspension et révocation

Normes

Dispositions générales
Aliments mélangés
Aliments à ingrédient unique

Emballage

43 Exigences

Étiquetage

Dispositions générales
Nom des aliments
Analyse garantie
Unités de mesure

54 Unités du Système international

Contrôles préventifs

Définitions

55 Définitions

Dangers biologiques, chimiques et physiques

56 Identification et analyse des dangers

Plan de contrôle préventif

EnquĂŞte, plaintes et rappel

Exigences propres à certaines activités

Fabrication d’un aliment

64 Aliment mélangé

Importation d’un aliment
Fabrication ou vente pour exportation ou exportation d’un aliment

Traçabilité

Échantillons aux fins d’analyse

73 Exigences

Limites de tolérance

74 Garantie — Ă©lĂ©ments nutritifs

Saisie et retenue

75 Étiquette de rétention

Dispositions transitoires

Modification du présent règlement

83.1 Abrogation de l’article 83

Modifications corrélatives

Loi sur la santé des animaux

84 Règlement sur la santé des animaux

Loi sur les aliments et drogues

Entrée en vigueur

90 L.C. 2015, ch. 2

ANNEXE 1

Limites de tolérance applicables aux garanties pour les éléments nutritifs

ANNEXE 2

Limites de tolérance applicables aux garanties pour les substances médicatrices

Règlement de 2024 sur les aliments du bétail

Définitions et interprétation

Définitions

1 (1) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent règlement.

Agence
L’Agence canadienne d’inspection des aliments, constituĂ©e par l’article 3 de la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments. (Agency)
aliment à ingrédient unique
Substance ou mélange de substances qui a été approuvé pour l’alimentation des animaux de ferme et qui figure au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail. (single ingredient feed)
aliment complet
Aliment mélangé qui, lorsqu’il est utilisé pour le type et la catégorie d’animal de ferme indiqués sur l’étiquette, fournit tous les éléments nutritifs nécessaires au maintien de la vie ou à l’amélioration de la production, sauf l’eau, et, dans le cas des ruminants et des chevaux, le fourrage grossier. (complete feed)
aliment médicamenté
Aliment mélangé contenant une substance médicatrice. (medicated feed)
aliment médicamenté sur mesure
Aliment mĂ©dicamentĂ© fabriquĂ© conformĂ©ment Ă  une ordonnance du vĂ©tĂ©rinaire prescrivant une substance mĂ©dicatrice qui a l’une ou l’autre des caractĂ©ristiques suivantes :
  • a) elle ne figure pas au Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices pour l’espèce d’animal de ferme Ă  laquelle l’aliment est destinĂ©;
  • b) elle est d’une marque, d’une concentration ou d’une compatibilitĂ©, ou elle vient avec une mise en garde ou prĂ©caution qui diffère de ce qui est prĂ©vu au Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices Ă  l’égard de la substance visĂ©e pour l’espèce d’animal de ferme Ă  laquelle l’aliment est destinĂ©. (custom medicated feed)
aliment mélangé
Aliment contenant au moins deux aliments à ingrédient unique. (mixed feed)
aliment minéral
Aliment mélangé constitué principalement d’ingrédients minéraux. (mineral feed)
aliment nouveau
Aliment qui est un organisme, une partie d’organisme ou un produit d’organisme, ou qui est constituĂ© des parties ou des produits d’un organisme, et qui, selon le cas :
  • a) ne figure pas au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail;
  • b) prĂ©sente un caractère nouveau. (novel feed)
aliment préparé selon la formule du client
Aliment mĂ©langĂ© qui est fabriquĂ© par un fabricant d’aliments pour l’une des fins suivantes :
  • a) pour nourrir ses animaux de ferme;
  • b) pour rĂ©pondre Ă  une commande Ă©crite et signĂ©e par un acheteur si, Ă  la fois :
    • (i) la commande prĂ©cise le nom de chaque aliment Ă  ingrĂ©dient unique, substance mĂ©dicatrice figurant au Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices ou type de produit figurant au Recueil des produits autres que les aliments du bĂ©tail, ainsi que leur quantitĂ© respective, devant servir Ă  la fabrication de cet aliment ou ĂŞtre ajoutĂ© Ă  d’autres aliments mĂ©langĂ©s qui sont conformes aux normes du prĂ©sent règlement,
    • (ii) l’aliment ne contient pas de produit antiparasitaire au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires,
    • (iii) l’aliment n’est pas destinĂ© Ă  la revente. (customer formula feed)
aliment spécialisé
Aliment mĂ©langĂ© qui a pour but d’amĂ©liorer ou de faciliter soit :
  • a) la prĂ©servation, avant l’alimentation ou durant l’entreposage, de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • b) les caractĂ©ristiques, les qualitĂ©s, la fluiditĂ©, la pelletisation ou le retraçage de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • c) la dispersion ou la distribution des ingrĂ©dients de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • d) l’ingestion, l’acceptabilitĂ©, l’utilisation des nutriments ou la digestion par l’animal de ferme de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • e) la qualitĂ© ou la disponibilitĂ© des Ă©lĂ©ments nutritifs de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • f) l’absorption par l’animal de ferme des Ă©lĂ©ments nutritifs de tout aliment qui lui est servi;
  • g) la modification des caractĂ©ristiques de la nourriture d’origine animale;
  • h) l’attĂ©nuation des impacts environnementaux liĂ©s Ă  la production d’animaux de ferme. (specialty feed)
biotechnologie
Application des sciences et de l’ingénierie à l’utilisation directe ou indirecte des organismes vivants ou de leurs parties ou produits, sous leur forme naturelle ou modifiée. (biotechnology)
bœuf
Animal des espèces Bos taurus ou Bos indicus. (cattle)
caractère nouveau
Caractère d’un aliment qui est un organisme, une partie d’organisme ou un produit d’organisme, ou qui est constituĂ© des parties ou des produits d’un organisme, et qui :
  • a) d’une part, a Ă©tĂ© intentionnellement sĂ©lectionnĂ©, créé ou incorporĂ© dans celui-ci par une modification gĂ©nĂ©tique particulière;
  • b) d’autre part, en ce qui a trait Ă  sa fonction particulière et Ă  son innocuitĂ© pour la santĂ© humaine ou animale ou pour l’environnement, sur la foi d’une justification scientifique valable, n’est essentiellement Ă©quivalent Ă  aucun caractère d’un aliment semblable figurant au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail. (novel trait)
code d’identification
Combinaison de lettres, de chiffres ou des deux permettant de trouver un lot d’aliments au cours de la fabrication et de la distribution. (identification code)
complément d’oligo-éléments et de sel
Aliment minéral constitué de sel et d’oligo-éléments. (trace mineral salt feed)
contaminant
Microorganisme, matière étrangère, substance chimique ou toute autre substance qui pourrait présenter un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement, notamment celles qui ne sont pas permises aux termes du présent règlement ou dont la quantité excède les limites ou les concentrations prévues par celui-ci. (contaminant)
éliminer de façon sécuritaire
Se dit du processus d’élimination, autre que par consommation humaine ou animale, qui ne présente pas de risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement. (disposed of in a safe manner)
espace principal
Partie de l’étiquette apposée sur tout ou partie de la face ou de la surface de l’emballage ou de l’aliment qui est exposée ou visible dans les conditions normales ou habituelles de vente ou d’utilisation. (principal display panel)
Loi
La Loi relative aux aliments du bétail. (Act)
micro-ingrédient
Vitamine, micro-minéral, ingrédient de saveur, substance médicatrice et tout type de produit figurant dans le Recueil des produits autres que les aliments du bétail qui est requis en petites quantités et qui se mesurent généralement en milligrammes, en microgrammes, en unités internationales ou en parties par million. (micro-ingredient)
mise en garde
Énoncé concernant les dangers pour la santé humaine. (warning statement)
nouveau produit de la biotechnologie
Produit qui ne figure pas dans le Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail et qui est un produit de la biotechnologie. (novel product of biotechnology)
nouvel organisme viable
Organisme vivant ou capable de maintenir la vie et qui ne figure pas dans le Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail. (novel viable organism)
ordonnance du vétérinaire
Ordonnance écrite d’un vétérinaire prescrivant un aliment médicamenté délivrée par un vétérinaire autorisé à pratiquer dans la province où l’aliment sera donné aux animaux de ferme à traiter. (veterinary prescription)
pourcentage ou %
S’agissant d’un produit, le pourcentage par rapport Ă  sa masse. (percentage or %)
précaution
Énoncé concernant les dangers pour la santé des animaux ou pour la manutention ou l’entreposage sécuritaire des produits. (caution statement)
prémélange
Aliment mélangé qui fournit une source significative de nutriments et qui est un mélange uniforme pouvant contenir des micro-ingrédients, des macro-minéraux, des substances auxiliaires, des aliments spécialisés et des supports, et qui est destiné à être dilué et mélangé de nouveau avec d’autres aliments dans le but de produire un aliment minéral, un autre prémélange, un supplément ou un aliment complet. (premix)
président
Le président de l’Agence. (president)
ration totale
Ration composée de tous les aliments, y compris le fourrage grossier, servis aux animaux de ferme pendant une journée. (total diet)
ruminant
Animal du sous-ordre des ruminants. S’entend en outre de l’animal de la famille des camélidés. (ruminant)
substance auxiliaire
Aliment à ingrédient unique dont la quantité ne dépasse pas celle prévue au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail, ou un aliment spécialisé utilisé conformément à ses instructions d’utilisation qui est ajouté à un autre aliment en vue d’améliorer ou de conserver en tout ou en partie son contenu en éléments nutritifs ou en vue d’améliorer les propriétés de fabrication ou de manutention de cet autre aliment. L’utilisation d’une substance auxiliaire ne change pas la fonction de l’aliment avec lequel elle a été mélangée. (facilitating agent)
substance médicatrice
Drogue pour laquelle une identification numĂ©rique est attribuĂ©e en application du paragraphe C.01.014.2(1) du Règlement sur les aliments et drogues ou pour laquelle une lettre d’autorisation pour un traitement d’urgence a Ă©tĂ© fournie Ă  un vĂ©tĂ©rinaire en vertu du paragraphe C.08.010(1) de ce règlement et qui est, selon le cas :
  • a) administrĂ©e dans le but de prĂ©venir ou de traiter les maladies affectant les animaux de ferme;
  • b) destinĂ©e Ă  modifier la structure ou l’une ou plusieurs des fonctions du corps des animaux de ferme. (medicating ingredient)
supplément
Aliment mĂ©langĂ© fournissant un apport important en Ă©lĂ©ments nutritifs qui est servi aux animaux de ferme en vue d’amĂ©liorer la valeur nutritive de leur ration totale et qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre, selon le cas :
  • a) servi sous forme concentrĂ©e comme complĂ©ment Ă  d’autres aliments;
  • b) servi en libre choix avec d’autres aliments qui sont disponibles sĂ©parĂ©ment;
  • c) diluĂ© et mĂ©langĂ© de nouveau pour donner une ration totale. (supplement)
support
Aliment à ingrédient unique ou eau servant à faciliter la manutention d’un aliment et son incorporation à des formulations commerciales d’ingrédients, à des prémélanges, à des aliments ou à de l’eau. L’utilisation d’un support ne change pas l’effet et la fonction de l’aliment avec lequel il a été mélangé. (carrier)
titulaire de l’approbation
Personne Ă  qui a Ă©tĂ© fourni, en vertu du paragraphe 9(1), un avis Ă©crit confirmant l’approbation d’un aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un centre de recherche gouvernemental, universitaire ou privĂ©. (holder of the approval)
titulaire de l’enregistrement
Personne Ă  qui un certificat d’enregistrement d’aliments a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en vertu de l’article 11. (registrant)
transformation
Sont assimilés à la transformation l’utilisation d’un aliment pour fabriquer un autre aliment et le mélange d’un aliment à un autre aliment. (processing)
volaille
Poulets, dindons, canards et oies. (poultry)

Animaux de ferme désignés

(2) Pour l’application de la dĂ©finition de animaux de ferme Ă  l’article 2 de la Loi, sont dĂ©signĂ©s Ă  ce titre les animaux ci-après qui sont Ă©levĂ©s ou gardĂ©s dans un milieu domestique :

Incorporation par renvoi

Documents incorporés par renvoi

2 (1) Les documents ci-après, prĂ©parĂ©s par l’Agence et publiĂ©s sur son site Web, avec leurs modifications successives, sont incorporĂ©s par renvoi au prĂ©sent règlement :

Incompatibilité

(2) Les dispositions du présent règlement l’emportent sur les dispositions incompatibles de tout document qui y est incorporé par renvoi.

Mentions utilisées

(3) Pour l’interprétation des documents préparés par l’Agence qui sont incorporés par renvoi dans le présent règlement, les mentions utilisées dans ces documents, mais qui n’y sont pas définies, s’entendent au sens du présent règlement.

Exemptions

Exemptions à la Loi et au règlement

3 (1) Sont soustraits Ă  l’application de la Loi et du prĂ©sent règlement les aliments suivants :

Aliment non exemptĂ© en vertu de l’alinĂ©a (1)g)

(2) Est soustrait aux exigences ci-après l’aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un centre de recherche gouvernemental, universitaire ou privĂ© qui n’est pas dĂ©jĂ  visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)g) et qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre servi aux animaux de ferme appartenant Ă  ce centre ou relevant de sa surveillance directe :

Exemption — certains produits ou substances

(3) Sont soustraits Ă  l’application de la dĂ©finition de aliments, Ă  l’article 2 de la Loi, les substances mĂ©dicatrices, les produits antiparasitaires homologuĂ©s au titre de la Loi sur les produits antiparasitaires et les types de produit dont la marque est approuvĂ©e et qui figurent au Recueil des produits autres que des aliments du bĂ©tail.

Substances délétères

Substances désignées

4 Pour l’application du paragraphe 3(2) de la Loi, les substances figurant Ă  la Liste des substances dĂ©signĂ©es comme substance dĂ©lĂ©tère sont dĂ©signĂ©es comme substances dĂ©lĂ©tères.

Approbation et enregistrement des aliments

Aliments visés

Aliments devant être approuvés

5 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 3(1)a) de la Loi, les aliments ci-après doivent ĂŞtre approuvĂ©s :

Exemption d’approbation

(2) L’aliment qui n’est pas visĂ© au paragraphe (1) est exemptĂ© de l’approbation.

Aliments devant être enregistrés

6 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 3(1)a) de la Loi et sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), tous les aliments doivent ĂŞtre enregistrĂ©s.

Exemption d’enregistrement

(2) Les aliments ci-après sont exemptĂ©s de l’enregistrement :

Conditions

(3) L’exemption des aliments visĂ©s au paragraphe (2) ne s’applique que si :

Demandes et exigences

Demande d’approbation ou d’enregistrement

7 (1) La demande d’approbation ou d’enregistrement d’un aliment est présentée au ministre dans la forme approuvée par le président.

Éléments requis

(2) Sous rĂ©serve des paragraphes (4) et (5), la demande est accompagnĂ©e des Ă©lĂ©ments suivants :

Renseignements supplĂ©mentaires — caractère nouveau

(3) Dans le cas d’un aliment prĂ©sentant un caractère nouveau, la demande d’approbation est accompagnĂ©e des renseignements supplĂ©mentaires suivants :

Échantillon

(4) Le ministre peut demander qu’un Ă©chantillon de l’aliment soit fourni dans le cadre d’une demande visĂ©e aux paragraphes (2) ou (3).

Renseignements — fins expĂ©rimentales ou de recherche

(5) Dans le cas d’un aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un centre de recherche gouvernemental, universitaire ou privĂ©, la demande d’approbation visĂ©e au paragraphe (1) est accompagnĂ©e des renseignements suivants :

EnquĂŞte scientifique

(6) Dans le cas oĂą une enquĂŞte scientifique visĂ©e aux alinĂ©as (2)k) ou (3)c) a Ă©tĂ© menĂ©e, le demandeur doit fournir les renseignements suivants :

Évaluation et décision du ministre

Approbation ou enregistrement de l’aliment

8 (1) Après avoir Ă©valuĂ© la demande d’approbation ou d’enregistrement visĂ©e au paragraphe 7(1), le ministre approuve ou enregistre l’aliment si les exigences suivantes sont remplies :

Évaluation du risque

(2) Pour l’application de l’alinéa (1)c), le ministre évalue le risque de préjudice que l’aliment présente à l’égard de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, y compris la toxicité de l’aliment, réelle ou potentielle.

Aliment toxique

(3) Est toxique ou peut le devenir tout aliment qui pĂ©nètre ou peut pĂ©nĂ©trer dans l’environnement en une quantitĂ© ou une concentration ou dans des conditions de nature Ă  :

Avis de refus

(4) Si les exigences prévues au paragraphe (1) ne sont pas remplies, le ministre avise le demandeur par écrit de son refus d’approuver ou d’enregistrer l’aliment et lui expose les motifs de sa décision.

Approbation — inscription et annulation

Avis d’approbation

9 (1) Si un aliment est approuvĂ© par le ministre en application de l’article 8, un avis Ă©crit confirmant l’approbation de l’aliment – et prĂ©cisant les fins pour lesquelles cette approbation est acceptĂ©e – est fourni au demandeur.

Inscription au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail

(2) Lorsque le ministre approuve un aliment qui n’est pas un aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un centre de recherche gouvernemental, universitaire ou privĂ©, le ministre, selon le cas :

Enregistrement en raison de l’approbation

(3) Lorsqu’un aliment est approuvĂ© et est inscrit Ă  la partie 2 du Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail, il est enregistrĂ© en application de l’article 8.

Annulation

10 (1) Sous réserve des paragraphes (2) à (5), le ministre peut annuler l’approbation d’un aliment fabriqué à des fins expérimentales ou de recherche par ou pour un centre de recherche gouvernemental, universitaire ou privé, s’il existe des motifs raisonnables de croire qu’il y a eu à l’égard de l’aliment, contravention à la Loi ou au présent règlement.

Facteurs

(2) Pour dĂ©cider s’il y a lieu d’annuler l’approbation, le ministre tient compte des facteurs suivants :

Conditions d’annulation

(3) Le ministre ne peut annuler l’approbation que si un avis Ă©crit a Ă©tĂ© fourni au titulaire de l’approbation :

Avis d’audience

(4) Dans les trente jours civils qui suivent la date de réception de l’avis l’informant que le titulaire désire avoir l’occasion d’être entendu, le ministre avise celui-ci par écrit des date, heure et lieu de l’audience.

Motifs d’annulation

(5) Le ministre ne peut annuler l’approbation que lorsque les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Avis d’annulation

(6) Le ministre avise le titulaire, par écrit de l’annulation et de la date de sa prise d’effet.

Enregistrement — NumĂ©ro, certificat et annulation

Attribution et délivrance

11 Si un aliment est enregistrĂ© par le ministre en application de l’article 8, un numĂ©ro d’enregistrement est attribuĂ© Ă  cet aliment et un certificat d’enregistrement est dĂ©livrĂ© au demandeur.

Utilisation du numéro d’enregistrement

12 (1) Il est interdit à toute personne d’utiliser le numéro d’enregistrement attribué à un aliment à moins d’être le titulaire de l’enregistrement.

Faux numéro d’enregistrement

(2) Il est interdit à toute personne d’utiliser un faux numéro d’enregistrement à l’égard de tout aliment.

Expiration de l’enregistrement

13 L’enregistrement expire à la date indiquée sur le certificat d’enregistrement.

Renonciation au certificat

14 Le titulaire de l’enregistrement peut renoncer au certificat d’enregistrement en remettant au ministre un avis écrit. L’enregistrement n’est plus valide à compter de la date de la réception de l’avis.

Annulation de l’enregistrement

15 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) Ă  (5), le ministre peut annuler l’enregistrement de l’aliment s’il existe des motifs raisonnables de croire qu’il y a eu, Ă  l’égard de l’aliment, contravention Ă  la Loi ou au prĂ©sent règlement.

Facteurs

(2) Pour dĂ©cider s’il y a lieu d’annuler l’enregistrement, le ministre tient compte des facteurs suivants :

Conditions d’annulation

(3) Le ministre ne peut annuler l’enregistrement que si un avis Ă©crit a Ă©tĂ© fourni au titulaire de l’enregistrement :

Avis d’audience

(4) Dans les trente jours civils qui suivent la date de réception de l’avis l’informant que le titulaire désire avoir l’occasion d’être entendu, le ministre avise celui-ci par écrit des date, heure et lieu de l’audience.

Motifs d’annulation

(5) Le ministre ne peut annuler l’enregistrement que lorsque les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Avis d’annulation

(6) Le ministre doit aviser le titulaire, par écrit, de l’annulation et de la date de sa prise d’effet. Le certificat d’enregistrement n’est plus valide à compter de cette date.

Renouvellement ou modification

Demande de renouvellement ou de modification

16 (1) Toute demande de renouvellement ou de modification d’une approbation ou d’un enregistrement est prĂ©sentĂ©e au ministre selon les mĂŞmes modalitĂ©s que la demande d’approbation ou d’enregistrement visĂ©e Ă  l’article 7 et est assimilĂ©e Ă  celle-ci pour l’application du prĂ©sent règlement.

Aucune modification concernant un aliment

(2) Le titulaire de l’approbation ou le titulaire de l’enregistrement ne doit apporter aucune modification à un aliment approuvé ou enregistré sauf si l’approbation ou l’enregistrement est modifié par le ministre.

Renseignement nouveau

Fourniture au ministre

17 (1) Si, à la suite de l’approbation ou de l’enregistrement d’un aliment, la personne qui prend connaissance de tout nouveau renseignement indiquant que l’aliment pourrait présenter un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement fournit immédiatement ce nouveau renseignement au ministre.

Évaluation et décision

(2) Le ministre réévalue l’aliment et, Ă  la lumière du renseignement nouveau :

Avis de modification

(3) Le ministre informe par avis public de sa dĂ©cision, prise en application du sous-alinĂ©a (2)b)(i), de modifier la description prĂ©vue au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail ou de retirer l’aliment de ce tableau et de la date de sa prise d’effet.

Licences

Aliments et activités visés

Article 3.1 de la Loi — importation pour la vente

18 (1) Pour l’application de l’article 3.1 de la Loi, sont visĂ©s tous les aliments Ă  ingrĂ©dient unique et les aliments mĂ©langĂ©s qui ont Ă©tĂ© importĂ©s pour la vente mais qui ne sont pas enregistrĂ©s en application de l’article 8, et les activitĂ©s qu’il est interdit d’exercer sans licence Ă  l’égard de ces aliments sont l’entreposage, la transformation, l’emballage, l’étiquetage et la distribution.

Article 3.1 de la Loi — commerce interprovincial et exportation

(2) Pour l’application de l’article 3.1 de la Loi, sont visĂ©s tous les aliments Ă  ingrĂ©dient unique et les aliments mĂ©langĂ©s qui sont destinĂ©s Ă  ĂŞtre expĂ©diĂ©s ou transportĂ©s, d’une province Ă  une autre, ou Ă  ĂŞtre exportĂ©s, mais qui ne sont pas enregistrĂ©s en application de l’article 8 ou fabriquĂ©s par un Ă©leveur d’animaux de ferme et destinĂ©s Ă  leur ĂŞtre servis, et les activitĂ©s qu’il est interdit d’exercer sans licence Ă  l’égard de ces aliments sont la fabrication, l’entreposage, la transformation, l’emballage, l’étiquetage et la vente.

Exceptions

(3) Il n’est pas nĂ©cessaire d’être titulaire d’une licence pour exercer les activitĂ©s visĂ©es au paragraphe (2) aux endroits suivants :

Définition de silo à grains

(4) Pour l’application de l’alinĂ©a (3)b), silo Ă  grains s’entend de l’installation construite en vue de la manutention et du stockage des grains directement reçus des producteurs sauf dans le cadre de l’exploitation agricole d’un producteur particulier, et Ă©quipĂ©e pour la rĂ©ception, la pesĂ©e, le levage, le stockage et le dĂ©chargement des grains.

Délivrance, renouvellement et modification

Paragraphe 5.2(1) de la Loi — importation pour la vente

19 (1) Aux fins de dĂ©livrance d’une licence en vertu du paragraphe 5.2(1) de la Loi, tous les aliments Ă  ingrĂ©dient unique et les aliments mĂ©langĂ©s qui ont Ă©tĂ© importĂ©s pour la vente sont visĂ©s, et les activitĂ©s visĂ©es Ă  leur Ă©gard sont l’entreposage, la transformation, l’emballage, l’étiquetage et la distribution.

Paragraphe 5.2(1) de la Loi — commerce interprovincial et exportation

(2) Aux fins de dĂ©livrance d’une licence en vertu du paragraphe 5.2(1) de la Loi, tous les aliments Ă  ingrĂ©dient unique et les aliments mĂ©langĂ©s qui sont destinĂ©s Ă  ĂŞtre expĂ©diĂ©s ou transportĂ©s, d’une province Ă  une autre, ou Ă  ĂŞtre exportĂ©s sont visĂ©s, et les activitĂ©s visĂ©es Ă  leur Ă©gard sont la fabrication, l’entreposage, la transformation, l’emballage, l’étiquetage et la vente.

Demande

20 Toute demande de délivrance, de renouvellement ou de modification d’une licence est présentée au ministre en la forme approuvée par le président.

Conditions

21 Le ministre peut dĂ©livrer, renouveler ou modifier une licence si, Ă  la fois :

Refus

22 Le ministre peut refuser de dĂ©livrer, de renouveler ou de modifier une licence si, au cours des cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dant la date de prĂ©sentation de la demande, le demandeur a Ă©tĂ© dans l’une ou l’autre des situations suivantes :

Avis de refus

23 Lorsque le ministre refuse de délivrer, de modifier ou de renouveler une licence, il en avise le demandeur par écrit en lui exposant les motifs justifiant sa décision.

Lieu d’affaires

24 Le titulaire de la licence est tenu d’exercer les activités visées par sa licence, autres que la livraison et la vente, dans les lieux d’affaires visés par cette licence pour ces activités.

Modification — incapacitĂ© d’exercer une activitĂ©

25 (1) Lorsque le titulaire de la licence est incapable d’exercer une activité visée par sa licence dans l’un des lieux d’affaires visés par celle-ci, le ministre peut modifier la licence pour retirer l’autorisation d’exercer cette activité dans ce lieu d’affaires.

Avis de modification

(2) Le ministre avise le titulaire, par écrit, de la modification apportée et de la date de sa prise d’effet.

Expiration, renonciation, suspension et révocation

Délai d’expiration

26 (1) La licence expire deux ans après la date de délivrance ou de renouvellement qui y figure, sauf si son titulaire y renonce ou si elle est révoquée avant cette date.

Expiration — modification

(2) Lorsque le ministre modifie une licence, la date d’expiration de celle-ci ne change pas.

Renonciation

27 Le titulaire d’une licence peut y renoncer. Cette dernière n’est plus valide le jour où il la remet au ministre si elle ne fait pas l’objet d’une procédure de révocation.

Motifs de suspension

28 Le ministre peut suspendre une licence dans les cas suivants :

Conditions de suspension

29 (1) Le ministre ne suspend une licence que si, Ă  la fois :

Avis de suspension

(2) Le ministre avise le titulaire, par écrit, de la suspension et de la date de sa prise d’effet.

Suspension — risque de prĂ©judice

30 (1) MalgrĂ© l’article 29, s’il est d’avis que la poursuite, par le titulaire de la licence, d’une activitĂ© visĂ©e par celle-ci prĂ©sente un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l’environnement, le ministre peut suspendre la licence immĂ©diatement après avoir fourni au titulaire un rapport Ă©crit prĂ©cisant les motifs de la suspension.

Avis de suspension

(2) Le ministre avise le titulaire, par écrit, de la suspension et de sa prise d’effet immédiate.

Durée de la suspension

31 La suspension d’une licence est levée lorsque le ministre établit que des mesures correctives ont été prises.

Motifs de révocation

32 Le ministre peut rĂ©voquer une licence dans les cas suivants :

Conditions de révocation

33 (1) Le ministre ne révoque pas la licence à moins que le titulaire n’ait été avisé par écrit des motifs de révocation et qu’il n’ait eu l’occasion de se faire entendre à l’égard de la révocation.

Avis de révocation

(2) Le ministre avise le titulaire, par écrit, de la révocation et de la date de sa prise d’effet.

Normes

Dispositions générales

Aucun risque de préjudice

34 (1) Aucun aliment ne doit présenter de risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement.

MĂ©lange — aliment prĂ©sentant un risque

(2) Il est interdit à toute personne de mélanger un aliment qui présente un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement avec un autre aliment dans le but de le rendre conforme aux exigences de la Loi et du présent règlement.

Exception

(3) Le paragraphe (2) ne s’applique pas dans les circonstances suivantes :

Contenu interdit

35 Aucun aliment ne doit contenir ou prĂ©senter, selon le cas :

Fins appropriées

36 Tout aliment doit être mélangé uniformément et avoir la composition chimique et physique pour satisfaire aux fins auxquelles il est destiné.

Aliments mélangés

Contenu

37 L’aliment mĂ©langĂ© doit seulement contenir l’un ou l’autre des aliments suivants :

PrĂ©mĂ©lange ou supplĂ©ment — contenu

38 Le prĂ©mĂ©lange ou le supplĂ©ment peuvent contenir :

Aliment minĂ©ral — contenu

39 L’aliment minéral doit contenir un minimum de quarante pour cent de cendres brutes.

Aliment broyé

40 L’aliment broyĂ© doit ĂŞtre obtenu par la mouture, le hachage ou l’écrasement :

Aliments à ingrédient unique

Grain haché, broyé ou moulu

41 Le grain hachĂ©, broyĂ© ou moulu qui est vendu comme aliment ou ingrĂ©dient d’un aliment doit, au minimum, avant qu’il soit hachĂ©, broyĂ© ou moulu, prĂ©senter les caractĂ©ristiques qui sont indiquĂ©es Ă  l’annexe 3 du Règlement sur les grains du Canada pour le grade du niveau le plus bas Ă©tabli par ce règlement pour ce type de grain.

Aliment à ingrédient unique figurant au Tableau

42 L’aliment à ingrédient unique qui est vendu ou importé sous un nom approuvé figurant au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail doit être conforme à la description qui y en est donnée.

Emballage

Exigences

43 L’emballage d’un aliment doit satisfaire aux exigences suivantes :

Étiquetage

Dispositions générales

Emplacement de l’étiquette

44 (1) Tout aliment fabriqué, vendu ou importé doit porter une étiquette qui est apposée directement sur l’aliment ou sur chaque emballage de l’aliment ou, si l’aliment est expédié en vrac, appliquée, attachée ou incluse à tout document, y compris la facture, le bordereau d’expédition ou l’état de compte accompagnant l’envoi.

Aliment expédié en vrac

(2) Si l’aliment visé au paragraphe (1) est expédié en vrac, l’étiquette peut être fournie sur support électronique.

Exception

(3) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent pas à l’aliment préparé selon la formule du client qui est fabriqué par un fabricant d’aliments pour nourrir ses animaux de ferme.

Contenu de l’étiquette

45 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (4), doivent figurer sur l’étiquette visĂ©e aux paragraphes 44(1) et (2) :

« Il est interdit d’en nourrir les bĹ“ufs, moutons, cerfs et autres ruminants et des amendes ou autres peines sont prĂ©vues Ă  cet Ă©gard par la Loi sur la santĂ© des animaux. / Feeding this product to cattle, sheep, deer or other ruminants is illegal and is subject to fines or other punishment under the Health of Animals Act. Â».

Renseignements supplémentaires

(2) Doivent Ă©galement figurer sur l’étiquette visĂ©e aux paragraphes 44(1) et (2) :

Aliment fabriqué dans un pays étranger

(3) Lorsqu’un aliment fabriquĂ© dans un État Ă©tranger porte une Ă©tiquette sur laquelle figurent le nom et le lieu d’affaires principal, au Canada, de la personne pour qui l’aliment a Ă©tĂ© fabriquĂ© aux fins de revente, ces indications doivent ĂŞtre prĂ©cĂ©dĂ©es de la mention « importĂ© par Â» ou « imported by Â», ou « importĂ© pour Â» ou « imported for Â», Ă  moins que l’origine gĂ©ographique du produit ne soit donnĂ©e sur l’étiquette.

Aliment préparé selon la formule du client

(4) Dans le cas d’un aliment prĂ©parĂ© selon la formule du client, doivent figurer sur l’étiquette visĂ©e aux paragraphes 44(1) et (2) :

Demande pour la liste d’ingrédients

46 (1) Lorsque le nom de chaque aliment Ă  ingrĂ©dient unique utilisĂ© dans la composition de l’aliment mĂ©langĂ© n’est pas indiquĂ© sur l’étiquette en application du sous-alinĂ©a 45(2)b)(i), tout acheteur peut, dans les deux ans suivant la date de fabrication de l’aliment mĂ©langĂ©, faire une demande Ă©crite auprès du fabricant ou du titulaire de l’enregistrement afin d’obtenir le nom de chacun de ces aliments Ă  ingrĂ©dient unique.

Fourniture des renseignements

(2) Le fabricant ou le titulaire de l’enregistrement fournit par Ă©crit, dans les cinq jours ouvrables suivant la rĂ©ception de la demande, les renseignements visĂ©s au paragraphe (1).

Restriction — renseignements, garanties et allĂ©gations

47 L’étiquette d’un aliment ne doit contenir :

Langue d’étiquetage — renseignements obligatoires

48 (1) Les renseignements devant figurer sur l’étiquette d’un aliment doivent ĂŞtre bien en vue et imprimĂ©s de façon lisible et indĂ©lĂ©bile, en anglais, en français, ou dans les deux langues, sauf les renseignements ci-après, qui doivent figurer dans les deux langues :

Langue d’étiquetage — renseignements facultatifs

(2) Doivent figurer en anglais et en français les renseignements facultatifs imprimĂ©s sur l’étiquette qui visent Ă  prĂ©venir le prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l’environnement, y compris toute mise en garde ou prĂ©caution utile Ă  l’acheteur d’un l’aliment ou tout renseignement contenu dans le plan de contrĂ´le prĂ©ventif en application de l’alinĂ©a 59(1)a).

Emplacement des renseignements sur l’étiquette

49 (1) Sous réserve du paragraphe (2), tout renseignement devant figurer sur une étiquette doit être imprimé sur l’espace principal à l’exception du code d’identification, qui peut être imprimé n’importe où sur l’étiquette pourvu qu’il soit clairement indiqué.

Exception

(2) Le mode d’emploi, la déclaration de l’analyse garantie et la liste d’ingrédients peuvent figurer sur un encart inclus à l’intérieur de l’emballage ou attaché à celui-ci, s’il est indiqué sur l’espace principal à quel endroit figurent ces renseignements.

Présentation des renseignements sur l’étiquette

(3) L’étiquette ne doit présenter aucune variation dans les caractères, les dimensions, la couleur ou l’emplacement de l’impression qui dissimule ou fasse ressortir une partie des renseignements qui doivent y figurer, à moins que cette variation ne vise à attirer l’attention sur les précautions ou les mises en garde qui doivent figurer sur l’étiquette.

Nom des aliments

Nom convenable

50 Le nom d’un aliment devant figurer sur l’étiquette d’un aliment ne doit pas être de nature à tromper l’acheteur ou à l’induire en erreur.

Nom de l’aliment comprend sa fonction

51 (1) Le nom de l’aliment mélangé comprend la fonction à laquelle il est destiné.

Espèce et catégorie

(2) Le nom d’un aliment mĂ©langĂ© destinĂ© Ă  plus d’une espèce ou catĂ©gorie d’animaux de ferme doit comprendre le nom de chaque espèce Ă  laquelle l’aliment est destinĂ©, sauf s’il est destinĂ© Ă  toutes les espèces ou catĂ©gories d’animal de ferme, auquel cas, le nom peut porter la mention « animal de ferme Â» ou « livestock Â».

Noms identiques

(3) Lorsque deux aliments mélangés fabriqués par le même fabricant portent des noms identiques, mais diffèrent quant à la teneur garantie en protéines, leurs marques doivent être distinctes ou la teneur en protéines, exprimée en pourcentage, doit figurer dans le nom de chaque aliment.

Prémélange

(4) Le nom d’un prĂ©mĂ©lange doit porter la mention « prĂ©mĂ©lange Â» ou « premix Â».

Supplément

(5) Le nom d’un supplĂ©ment doit comprendre le mot « supplĂ©ment Â» ou « supplement Â».

Aliment préparé selon la formule du client

(6) Le nom d’un aliment prĂ©parĂ© selon la formule du client doit comprendre l’expression « formule du client Â» ou « customer formula Â».

Aliment à ingrédient unique

(7) Le nom d’un aliment à ingrédient unique doit être l’un des noms approuvés pour cet ingrédient figurant au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail.

Analyse garantie

Garantie obligatoire

52 (1) La dĂ©claration de l’analyse garantie devant figurer sur l’étiquette d’un aliment doit comprendre ce qui suit :

Garantie facultative

(2) S’agissant d’un aliment mĂ©langĂ©, la dĂ©claration de l’analyse garantie peut Ă©galement comprendre une garantie, en plus des garanties visĂ©es Ă  l’alinĂ©a (1)b), qui, selon le cas :

Ration individuelle

53 (1) Dans le cas d’un aliment mĂ©langĂ© qui est prĂ©parĂ© sous forme de ration individuelle, la dĂ©claration de l’analyse garantie visĂ©e Ă  l’article 52 peut comprendre une indication de la quantitĂ© de chaque Ă©lĂ©ment nutritif garanti contenue dans chaque ration individuelle.

Teneur en humidité

(2) Pour l’application du paragraphe (1) et de l’article 52, sauf indication contraire sur l’étiquette, la dĂ©claration de l’analyse garantie est basĂ©e sur l’aliment, tel qu’il a Ă©tĂ© servi, compte tenu de sa teneur maximale en humiditĂ©.

Unités de mesure

Unités du Système international

54 (1) Sous réserve du paragraphe (2), les unités de mesure figurant sur l’étiquette d’un aliment doivent être exprimées en unités du Système international, conformément à la Loi sur les poids et mesures.

Autres unités de mesure

(2) D’autres unités de mesure peuvent aussi figurer sur l’étiquette si les quantités exprimées en toute autre unité de mesure hors système sont équivalentes à celles exprimées en unités du Système international.

Contrôles préventifs

Définitions

Définitions

55 Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent au prĂ©sent article et aux articles 56 Ă  60.

équipement
Équipement qui se trouve dans une installation et qui est utilisé dans le cadre d’une activité régie par la Loi. (equipment)
installation
Lieu, autre qu’un véhicule, où se fait la fabrication, l’entreposage, l’emballage, l’étiquetage ou la vente d’un aliment. (facility)
mesure de contrĂ´le
Toute mesure pouvant être prise pour prévenir ou éliminer un danger biologique, chimique ou physique présentant un risque de contamination des aliments ou pour le réduire à un niveau acceptable. (control measure)
niveau acceptable
Niveau d’un danger biologique, chimique ou physique ne présentant pas un risque de contamination des aliments. (acceptable level)
point de contrĂ´le critique
Étape à laquelle la prise d’une mesure de contrôle est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger biologique, chimique ou physique présentant un risque de contamination des aliments ou pour le réduire à un niveau acceptable. (critical control point)

Dangers biologiques, chimiques et physiques

Identification et analyse des dangers

56 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d’identifier la présence de dangers biologiques, chimiques et physiques dans cet aliment et de les analyser afin d’établir si ceux-ci présentent un risque de contamination pour cet aliment.

ContrĂ´le des dangers

(2) La personne est tenue de prĂ©venir ou d’éliminer les dangers dont la prĂ©sence dans l’aliment a Ă©tĂ© identifiĂ©e, ou de les rĂ©duire Ă  un niveau acceptable, au moyen de mesures de contrĂ´le dont l’efficacitĂ© a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, notamment tout traitement ou procĂ©dĂ© nĂ©cessaire afin que l’aliment soit conforme aux exigences de l’article 35.

Facteurs

(3) Aux fins d’identification et d’analyse des dangers dont la prĂ©sence a Ă©tĂ© identifiĂ©e aux termes du paragraphe (1), la personne tient compte de tout facteur ayant une incidence sur l’innocuitĂ© de l’aliment, notamment :

Plan de contrôle préventif

Établissement, conservation et tenue à jour

57 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, Ă©tiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d’établir, de conserver et de tenir Ă  jour un plan de contrĂ´le prĂ©ventif Ă©crit qui satisfait aux exigences de l’article 59 pour ces activitĂ©s.

Exception

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le plan de contrĂ´le prĂ©ventif ne doit pas ĂŞtre Ă©tabli, conservĂ© ou tenu Ă  jour pour l’activitĂ© que cette personne exerce Ă  l’égard d’un aliment provenant de rĂ©coltes de ferme en culture qui satisfait aux exigences suivantes :

Mise en œuvre

58 Toute personne qui est tenue d’établir, de conserver et de tenir à jour un plan de contrôle préventif doit également le mettre en œuvre.

Contenu — dangers

59 (1) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif contient les renseignements suivants :

Contenu — mesures Ă  prendre

(2) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif dĂ©crit les mesures qui seront prises pour veiller Ă  ce que les exigences ci-après soient respectĂ©es :

Contenu — autres exigences

(3) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif dĂ©crit Ă©galement les mesures qui seront prises pour veiller Ă  ce que les exigences applicables des articles 34 Ă  54, 61 Ă  64, 69 et 71 soient respectĂ©es.

PĂ©riode de conservation — documents

60 La personne qui est tenue d’établir, de conserver et de tenir Ă  jour le plan de contrĂ´le prĂ©ventif Ă©crit conserve :

EnquĂŞte, plaintes et rappel

EnquĂŞte — risque de prĂ©judice

61 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment et qui soupçonne, pour des motifs raisonnables, que l’aliment présente un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement ou ne satisfait pas aux exigences de la Loi ou du présent règlement fait immédiatement enquête à ce sujet.

Avis

(2) Si l’enquête établit que l’aliment présente un tel risque, cette personne avise immédiatement le ministre et prend immédiatement des mesures pour atténuer le risque.

Plaintes — procĂ©dure

62 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d’établir, de conserver et de tenir à jour un document dans lequel est consignée la procédure pour recevoir les plaintes concernant l’aliment, faire enquête et y répondre.

Plaintes — mise en Ĺ“uvre

(2) À la réception d’une plainte, cette personne est tenue de mettre en œuvre la procédure, d’établir un document dans lequel sont consignés les renseignements relatifs à la plainte, les résultats de l’enquête ainsi que les mesures prises sur le fondement de ces résultats et de conserver ce document pendant les deux ans suivant la date à laquelle les mesures ont été entièrement mises en œuvre.

Rappel — procĂ©dure

63 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d’établir, de conserver et de mettre à jour un document dans lequel sont consignés une procédure permettant le rappel efficace de l’aliment, le nom d’une personne-ressource responsable de la procédure et le nom d’une personne-ressource responsable d’effectuer les rappels.

Rappel — mise en Ĺ“uvre

(2) Lorsque l’aliment fait l’objet d’un rappel en raison d’un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l’environnement, la personne est tenue, Ă  la fois :

Exigences propres à certaines activités

Fabrication d’un aliment

Aliment mélangé

64 (1) Toute personne qui fabrique un aliment mélangé est tenue de conserver une copie de la feuille de mélange pendant une période de deux ans suivant la date de fabrication de chaque lot ainsi qu’une copie de la formule de mélange pendant une période de deux ans suivant la date à laquelle l’aliment a été fabriqué pour la dernière fois.

Aliment préparé selon la formule du client ou aliment médicamenté sur mesure

(2) Si l’aliment est un aliment préparé selon la formule du client ou un aliment médicamenté sur mesure, la personne qui le fabrique est également tenue, pendant toute la période de fabrication de l’aliment, d’avoir en sa possession une copie de la formule du client ou de l’ordonnance du vétérinaire utilisée à cette fin et de conserver celle-ci pendant une période de deux ans suivant la date à laquelle l’aliment a été fabriqué pour la dernière fois.

Aliment à ingrédient unique

(3) Toute personne qui fabrique un aliment à ingrédient unique est tenue de conserver, pendant une période de deux ans suivant la date de fabrication de chaque lot de l’aliment, un document comprenant le nom de l’aliment, son code d’identification, sa date de fabrication et la quantité fabriquée ainsi qu’une copie de toute formule de mélange pendant une période de deux ans suivant la date à laquelle l’aliment a été fabriqué pour la dernière fois.

Importation d’un aliment

Renseignements

65 (1) Toute personne qui importe un aliment fournit au ministre, en la forme approuvĂ©e par le prĂ©sident, les renseignements ci-après avant ou lors de l’importation :

Exception

(2) Malgré le paragraphe (1), le ministre peut autoriser, sur demande écrite, la personne qui importe l’aliment à fournir les renseignements après l’importation, au moment qu’il précise.

Inspection ultérieure

66 Si un inspecteur conclut, lors d’une inspection effectuĂ©e au moment de l’importation d’un aliment, qu’une inspection ultĂ©rieure est requise, la personne qui l’importe garde l’aliment Ă  l’adresse visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 65(1)d) jusqu’à ce que l’inspection ultĂ©rieure soit terminĂ©e.

Niveau de protection équivalent

67 Toute personne qui importe un aliment est tenue de dĂ©montrer qu’il a Ă©tĂ© fabriquĂ©, entreposĂ©, emballĂ© et Ă©tiquetĂ© dans des conditions et d’une façon qui procure un niveau de protection au moins Ă©quivalent Ă  celui prĂ©vu par les paragraphes 56(1) et (2) et les articles 59 Ă  63.

Aliments non conformes

68 Toute personne peut importer un aliment, autre qu’un aliment nouveau, qui ne satisfait pas Ă  l’une ou l’autre des exigences visĂ©es aux articles 6 ou 34 Ă  54 si, Ă  la fois :

Exportation d’aliments ou fabrication ou vente pour exportation

Aliments non conformes

69 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), toute personne peut fabriquer ou vendre l’aliment qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre exportĂ© et qui ne satisfait pas Ă  l’une ou l’autre des exigences visĂ©es aux articles 5 et 6 et 34 Ă  54 si une Ă©tiquette sur laquelle figure la mention « exportation Â» ou « Export Â» est apposĂ©e sur celui-ci, y est attachĂ©e ou l’accompagne et s’il satisfait Ă  l’une ou l’autre des conditions suivantes :

Exceptions

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas Ă  l’aliment destinĂ© Ă  ĂŞtre exportĂ© qui est, ou qui contient, un ingrĂ©dient qui est un nouvel organisme viable, un aliment prĂ©sentant un caractère nouveau ou un aliment qui inclut de nouveaux produits de la biotechnologie fabriquĂ©s au Canada, Ă  moins qu’il s’agisse de l’un ou l’autre des substances ou des organismes vivants suivants :

Certificat ou document d’exportation

70 (1) Toute demande de dĂ©livrance d’un certificat ou d’un autre document visĂ© Ă  l’article 5.5 de la Loi est prĂ©sentĂ©e au ministre en la forme approuvĂ©e par le prĂ©sident.

Conditions de délivrance

(2) Le ministre peut dĂ©livrer un certificat ou un autre document visĂ© Ă  l’article 5.5 de la Loi Ă  l’égard d’un aliment qui a Ă©tĂ© fabriquĂ©, entreposĂ©, transformĂ©, emballĂ©, Ă©tiquetĂ©, vendu ou distribuĂ© par le titulaire d’une licence dĂ©livrĂ©e en vertu de l’article 5.2 de la Loi si celui-ci respecte toutes les conditions dont la licence est assortie.

Inspection avant l’exportation

(3) Le ministre peut exiger l’inspection d’un aliment Ă  l’égard duquel une demande de certificat ou de tout autre document visĂ© Ă  l’article 5.5 de la Loi est prĂ©sentĂ©e pour dĂ©cider de dĂ©livrer ou non le certificat ou le document.

Traçabilité

Documents

71 (1) Toute personne qui fabrique, entrepose, emballe, Ă©tiquette, vend, importe ou exporte un aliment est tenue, si elle fournit l’aliment Ă  une autre personne, d’établir, de conserver et tenir Ă  jour des documents qui contiennent les renseignements suivants :

Code d’identification

(2) Malgré l’alinéa (1)b), il n’est pas nécessaire que les documents contiennent le code d’identification pour les ventes au détail.

Exemption

(3) Le paragraphe (1) ne s’applique pas :

Période de conservation des documents

(4) Les documents doivent être conservés pendant les deux ans suivant la date à laquelle l’aliment a été fourni à une autre personne et être accessibles au Canada.

Demande de documents

72 (1) Si le ministre a des motifs raisonnables de croire qu’un aliment prĂ©sente un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l’environnement, il peut demander Ă  toute personne qui est tenue d’établir, de conserver et de tenir Ă  jour des documents aux termes du paragraphe 71(1) de lui fournir tout ou partie de ces documents.

Fourniture de documents

(2) Toute personne est tenue de fournir, dans les vingt-quatre heures suivant la rĂ©ception de la demande, les documents au ministre selon les modalitĂ©s ci-après :

Document fourni électroniquement

(3) Si le document est fourni électroniquement, la personne le fournit au ministre dans un seul fichier et dans un texte pouvant être importé et manipulé au moyen d’un logiciel commercial courant.

Échantillons aux fins d’analyse

Exigences

73 (1) L’échantillon d’aliment prélevé par un inspecteur pour analyse doit être représentatif du lot d’aliments d’où il provient et être d’une quantité suffisante à des fins d’analyse de l’aliment.

Aliment emballĂ© — plus de 5 kg

(2) Lorsque l’aliment à analyser est contenu dans un emballage de plus de cinq kg, des échantillons à peu près égaux doivent être prélevés d’au moins dix emballages distincts ou, si le lot compte moins de dix emballages, de chacun des emballages.

Aliment emballĂ© — 5 kg ou moins

(3) Lorsque l’aliment à analyser est contenu dans un emballage qui renferme cinq kg ou moins, un emballage intact peut servir d’échantillon.

Aliment endommagé

(4) Lorsqu’une partie d’un aliment à analyser semble moisie ou autrement endommagée si bien que son utilisation comme aliment est compromise, des échantillons distincts peuvent être prélevés, dans la partie non endommagée et dans la partie endommagée.

Aliment en vrac

(5) Lorsque l’aliment à analyser est en vrac, des échantillons à peu près égaux doivent être prélevés d’au moins dix parties distinctes de cet aliment en vrac.

Limites de tolérance

Garantie — Ă©lĂ©ments nutritifs

74 (1) Les limites de tolĂ©rance figurant Ă  la colonne 3 de l’annexe 1 doivent ĂŞtre appliquĂ©es aux garanties d’élĂ©ments nutritifs et comparĂ©es aux rĂ©sultats des analyses obtenus par l’analyste afin que l’exactitude de l’analyse garantie figurant sur l’étiquette en application de l’alinĂ©a 45(1)e) soit Ă©tablie pour les Ă©lĂ©ments nutritifs figurant Ă  la colonne 1 de cette annexe.

Garantie — substance mĂ©dicatrice

(2) Les limites de tolĂ©rance figurant Ă  la colonne 2 de l’annexe 2 doivent ĂŞtre appliquĂ©es Ă  la garantie pour la substance mĂ©dicatrice et comparĂ©es aux rĂ©sultats des analyses obtenus par l’analyste afin que l’exactitude de la quantitĂ© garantie figurant sur l’étiquette en application des sous-alinĂ©as 45(2)c)(i) et d)(iii) soit Ă©tablie pour la substance mĂ©dicatrice figurant Ă  la colonne 1 de cette annexe qui est contenue dans un aliment.

Saisie et retenue

Étiquette de rétention

75 (1) Tout article saisi en vertu de l’article 9 de la Loi peut ĂŞtre retenu par l’inspecteur en tout lieu; une Ă©tiquette de rĂ©tention est alors attachĂ©e Ă  l’article ou Ă  une partie de celui-ci.

Avis de rétention

(2) Lorsqu’un article est retenu, l’inspecteur fournit au propriétaire ou à la personne qui en a la possession un avis de rétention.

Interdiction

(3) Il est interdit à toute personne de modifier ou d’enlever l’étiquette de rétention ou de vendre ou de déplacer l’article retenu à moins que l’inspecteur ne lui en ait donné l’autorisation écrite.

Avis de mainlevée

(4) S’il est donnĂ© mainlevĂ©e de la saisie en application du paragraphe 9(2) de la Loi, l’inspecteur est tenu de fournir un avis de mainlevĂ©e Ă  la personne Ă  qui l’avis de rĂ©tention avait Ă©tĂ© fourni.

Articles confisqués

(5) Les articles confisquĂ©s en vertu des paragraphes 9(3) ou 9.1(3) de la Loi sont Ă©liminĂ©s de l’une des façons suivantes :

Dispositions transitoires

Définition de règlement antérieur

76 Pour l’application des articles 77 Ă  83, règlement antĂ©rieur s’entend du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article.

Exemption — alinĂ©a 3b) du règlement antĂ©rieur

77 (1) L’alinĂ©a 3b) du règlement antĂ©rieur continue de s’appliquer pendant une pĂ©riode de dix-huit mois commençant Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article.

Exemption — alinĂ©a 3c.1) du règlement antĂ©rieur

(2) L’alinĂ©a 3c.1) du règlement antĂ©rieur continue de s’appliquer Ă  compter de la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article si l’importateur de l’aliment agit conformĂ©ment au règlement antĂ©rieur.

Avis de dissémination

78 (1) Si, avant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article, un avis visant Ă  obtenir l’autorisation de procĂ©der Ă  la dissĂ©mination d’un aliment nouveau a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au ministre en application de l’alinĂ©a 4.1(1)a) du règlement antĂ©rieur — accompagnĂ© de tout engagement et de tout renseignement exigĂ© respectivement par l’alinĂ©a 4.1(1)b) et par l’article 4.2 du règlement antĂ©rieur —, mais que le ministre n’a pas pris l’une ou l’autre des dĂ©cisions prĂ©vues au paragraphe 4.3(1) du règlement antĂ©rieur, le ministre approuve l’aliment en application de l’article 8 si les exigences des alinĂ©as 8(1)b) et c) sont remplies.

Avis de refus

(2) Si les exigences prĂ©vues aux alinĂ©as 8(1)b) et c) ne sont pas remplies, le ministre avise par Ă©crit la personne qui a prĂ©sentĂ© l’avis de son refus d’approuver l’aliment et lui expose les motifs justifiant sa dĂ©cision.

Nouveaux renseignements — dissĂ©mination

(3) La personne qui a obtenu l’autorisation du ministre de procĂ©der Ă  la dissĂ©mination d’un aliment nouveau au titre de l’alinĂ©a 4.3(1)a) du règlement antĂ©rieur et qui prend connaissance de tout nouveau renseignement indiquant que l’aliment pourrait prĂ©senter un risque de prĂ©judice pour la santĂ© humaine ou animale ou pour l’environnement est tenue de prĂ©senter une demande d’approbation de cet aliment conformĂ©ment Ă  l’article 7.

Demande d’enregistrement d’un aliment en traitement

79 Toute demande d’enregistrement d’un aliment qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au directeur conformĂ©ment Ă  l’article 6 du règlement antĂ©rieur et qui est en traitement Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article est traitĂ©e sous le rĂ©gime du règlement antĂ©rieur.

Validité des certificats d’enregistrements

80 Le certificat d’enregistrement qui a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en application de l’article 9 du règlement antĂ©rieur qui est immĂ©diatement valide avant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article est rĂ©putĂ© avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en application de l’article 11 du prĂ©sent règlement.

Annulation d’un certificat d’enregistrement

81 L’article 12 du règlement antĂ©rieur continue de s’appliquer Ă  l’égard du certificat d’enregistrement d’un aliment Ă  compter de la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article si, avant cette date, le ministre a envoyĂ© au titulaire de l’enregistrement, par courrier recommandĂ©, l’avis visĂ© au paragraphe 12(2) du règlement antĂ©rieur.

Conservation de documents — fabrication avant l’entrĂ©e en vigueur

82 (1) Les paragraphes 15(1) et (4) du règlement antĂ©rieur continuent de s’appliquer Ă  l’égard de tout aliment qui y est visĂ© si celui-ci a Ă©tĂ© fabriquĂ© avant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article.

Conservation de documents — fabrication Ă  compter de l’entrĂ©e en vigueur

(2) L’article 64 ne s’applique Ă  l’égard des aliments qui y sont visĂ©s que s’ils ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article ou après cette date.

Contenu de l’aliment

83 (1) Le prĂ©sent règlement n’a pas pour effet d’interdire la fabrication, la vente ou l’importation d’un aliment qui n’est pas conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l’article 35 s’il est conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l’article 19 du règlement antĂ©rieur.

Aliment à ingrédient unique

(2) Le prĂ©sent règlement n’a pas pour effet d’interdire la vente ou l’importation d’un aliment qui n’est pas conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l’article 42 s’il est conforme Ă  la norme prĂ©vue au paragraphe 22(2) du règlement antĂ©rieur.

Étiquetage

(3) Le prĂ©sent règlement n’a pas pour effet d’interdire la fabrication, la vente ou l’importation d’un aliment dont l’étiquetage n’est pas conforme au paragraphe 48(1), aux articles 44 Ă  47 et 49 Ă  54 du prĂ©sent règlement si l’étiquetage de cet aliment est conforme aux articles 24 et 26 Ă  33 du règlement antĂ©rieur.

Modification du présent règlement

Abrogation de l’article 83

83.1 L’article 83 du prĂ©sent règlement est abrogĂ©.

Modifications corrélatives

Loi sur la santé des animaux

Règlement sur la santé des animaux

84 L’article 113 du Règlement sur la santĂ© des animaux rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

113 L’article 112 ne s’applique pas aux aliments qui sont approuvĂ©s ou enregistrĂ©s aux termes de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail.

Loi sur les aliments et drogues

Règlement sur les aliments et drogues

85 Le paragraphe C.01.014(2) du Règlement sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas au produit de santĂ© animale, Ă  la drogue destinĂ©e Ă  l’étude au sens de l’article C.03.301, ou Ă  l’aliment mĂ©dicamentĂ© au sens du paragraphe 1(1) du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail.

86 La dĂ©finition de prĂ©mĂ©lange mĂ©dicamenteux diluĂ©, au paragraphe C.01A.001(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

prémélange médicamenteux dilué
Drogue Ă  usage vĂ©tĂ©rinaire rĂ©sultant de la combinaison d’un prĂ©mĂ©lange mĂ©dicamenteux Ă  un aliment , au sens de l’article 2 de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail, de sorte qu’au taux le plus bas des posologies approuvĂ©es pour cette drogue, au moins 10 kg de la combinaison soit nĂ©cessaire pour mĂ©dicamenter une tonne mĂ©trique d’un aliment complet, au sens du paragraphe 1(1) du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail. (dilute drug premix)

87 L’alinĂ©a C.01A.001(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

88 Le paragraphe C.08.012(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Au présent article, aliment médicamenté s’entend au sens du Règlement de 2024 sur les aliments du bétail.

Abrogation

89 Le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail référence 3 est abrogé.

Entrée en vigueur

L.C. 2015, ch. 2

90 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

Dix-huitième mois — L.C. 2015, ch. 2

(2) Les alinĂ©as 1(2)b), e), g) et i), 3(2)b) et les articles 18 Ă  33, 68 et 70 entrent en vigueur le jour qui, dans le dix-huitième mois suivant le mois de l’entrĂ©e en vigueur du paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole, porte le mĂŞme quantième que le jour de l’entrĂ©e en vigueur de ce paragraphe ou, Ă  dĂ©faut de quantième identique, le dernier jour de ce dix-huitième mois.

Premier anniversaire — L.C. 2015, ch. 2

(3) Le sous-alinĂ©a 3(2)a)(iii), l’alinĂ©a 3(2)c), l’article 43, le paragraphe 48(2) et les articles 55 Ă  60, 62, 63, 65 Ă  67, 71, 72 et 83.1 entrent en vigueur au premier anniversaire de l’entrĂ©e en vigueur du paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole.

ANNEXE 1

(paragraphe 74(1))

Limites de tolérance applicables aux garanties pour les éléments nutritifs
Article Colonne 1 Élément nutritif Colonne 2 Quantité garantie Colonne 3 Limites de tolérance
1 Calcium (Ca), magnésium (Mg), sodium (Na), potassium (K), soufre (S), sel (NaCl)
  • a) maximum de 1 %
  • b) plus de 1 %
  • Carence ou excĂ©dent de 0,2 % de l’aliment
  • Carence ou excĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
2 Zinc (Zn), cuivre (Cu), manganèse (Mn), iode (I), cobalt (Co) Toutes les quantitĂ©s Carence ou excĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
3 Fluor (F) Toutes les quantitĂ©s ExcĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
4 Phosphore (P)
  • a) maximum de 5 %
  • b) plus de 5 %
  • Carence ou excĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
  • Carence de 10 % ou excĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
5 Fer (Fe) Toutes les quantitĂ©s Carence de 20 % ou excĂ©dent de 40 % de la quantitĂ© garantie
6 Protéines brutes (aliment mélangé)
  • a) maximum de 24 %
  • b) plus de 24 %
  • Carence de 1 % de l’aliment
  • Carence de 1,5 % de l’aliment
ProtĂ©ines brutes (aliment Ă  ingrĂ©dient unique) Toutes les quantitĂ©s Carence de 0,8 % de l’aliment
7 Équivalent en protéines brutes
  • a) maximum de 5 %
  • b) plus de 5 %, jusqu’à un maximum de 25 %
  • c) plus de 25 %
  • ExcĂ©dent de 1 % de l’aliment
  • ExcĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
  • ExcĂ©dent de 5 % de l’aliment
8 Matières grasses brutes Toutes les quantitĂ©s Carence ou excĂ©dent de 1,5 % de l’aliment
9 Fibres brutes
  • a) maximum de 5 %
  • b) plus de 5 % jusqu’à un maximum de 15 %
  • c) plus de 15 %
  • Carence ou excĂ©dent de 1 % de l’aliment
  • Carence ou excĂ©dent de 15 % de la quantitĂ© garantie
  • Carence ou excĂ©dent de 1,5 % de l’aliment
10 Vitamine A, vitamine E Toutes les quantitĂ©s Carence de 20 % de la quantitĂ© garantie
11 Vitamine D Toutes les quantitĂ©s Carence de 25 % de la quantitĂ© garantie
12 Sucre (inverti)
  • a) maximum de 24 %
  • b) plus de 24 %
  • Carence de 1,5 % de l’aliment
  • Carence de 2 % de l’aliment
13 ProtĂ©ines digestibles par la pepsine Toutes les quantitĂ©s Carence de 10 % de la quantitĂ© garantie

ANNEXE 2

(paragraphe 74(2))

Limites de tolérance applicables aux garanties pour les substances médicatrices
Article

Colonne 1

Substance médicatrice

Colonne 2

Limites de tolérance

1 Substances mĂ©dicatrices, Ă  l’exception des antibiotiques Carence ou excĂ©dent de 20 % de la quantitĂ© garantie
2 Antibiotiques Carence ou excĂ©dent de 25 % de la quantitĂ© garantie

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail est devenu dĂ©suet depuis le dernier examen intĂ©gral du règlement, qui remonte Ă  1983. Bien que quelques modifications de circonstances aient Ă©tĂ© apportĂ©es au règlement depuis 1983 pour rĂ©pondre Ă  des enjeux prĂ©cis (p. ex., rĂ©glementation des aliments du bĂ©tail dĂ©rivĂ©s de la biotechnologie, renforcement des mesures contre la propagation de l’encĂ©phalopathie spongiforme bovine), le cadre rĂ©glementaire global a Ă©tĂ© distancĂ© par l’environnement changeant dans lequel Ă©voluent l’industrie et les organismes de rĂ©glementation, dont les avancĂ©es technologiques et l’émergence de chaĂ®nes d’approvisionnement mondiales en aliments du bĂ©tail. De plus, le règlement Ă©tait prescriptif Ă  l’excès et n’utilisait pas de cadres et d’approches rĂ©glementaires modernes en matière de gestion des risques, par exemple la prĂ©vention des risques, qui est aujourd’hui employĂ©e par les organismes de rĂ©glementation internationaux. Enfin, le règlement n’offrait pas de cheminement clair pour ajouter de nouveaux ingrĂ©dients Ă  la liste d’ingrĂ©dients approuvĂ©s pour les aliments du bĂ©tail, ce qui entraĂ®nait un manque de transparence et semait la confusion chez les intervenants. Par consĂ©quent, un cadre rĂ©glementaire mis Ă  jour s’impose; un cadre qui offre une gestion et une surveillance axĂ©es sur le risque plus efficaces et plus souples, et qui amĂ©liore la transparence et la clartĂ© pour les intervenants. Les intervenants, y compris l’Association de nutrition animale du Canada, ont signalĂ© la nĂ©cessitĂ© de mettre Ă  jour le règlement.

Description : La modernisation du Règlement sur les aliments du bĂ©tail Ă©tablira un cadre plus robuste et axĂ© sur les rĂ©sultats qui permettra Ă  l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et aux secteurs rĂ©glementĂ©s de mieux gĂ©rer les risques posĂ©s par les aliments du bĂ©tail Ă  la santĂ© humaine, Ă  la santĂ© animale et Ă  l’environnement.

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail comprend une gamme d’exigences nouvelles et mises à jour visant les aliments du bétail et les parties réglementées qui participent à leur production et à leur commerce, notamment en ce qui concerne la détermination des risques, les contrôles préventifs, la traçabilité, les exigences de tenue de dossiers, et l’obtention de licences. Les modifications rendront le règlement plus réactif aux changements dans l’industrie et offriront davantage de clarté, de souplesse et de transparence aux parties réglementées touchées. Elles tiendront compte des dernières découvertes scientifiques, avancées technologiques et pratiques exemplaires de l’industrie, et introduiront une approche moderne en matière de gestion des risques et de surveillance. En outre, le processus d’approbation des ingrédients des aliments du bétail sera mis à jour afin d’améliorer la transparence et la clarté pour les intervenants. Enfin, de nouveaux pouvoirs conférés par la Loi sur les aliments du bétail y seront intégrés. Ces modifications seront accomplies en abrogeant le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail et en le remplaçant par le nouveau Règlement de 2024 sur les aliments du bétail.

Justification : Les liens entre les aliments du bĂ©tail, la salubritĂ© des aliments et la santĂ© publique font l’objet d’une attention accrue depuis quelques annĂ©es. Des aliments du bĂ©tail salubres jouent un rĂ´le essentiel dans la santĂ© et la productivitĂ© globales du bĂ©tail et contribuent Ă  la production d’aliments salubres destinĂ©s Ă  la consommation humaine. Comme les aliments du bĂ©tail et les pratiques de production de bĂ©tail ont Ă©voluĂ©, il faut mettre Ă  jour la rĂ©glementation afin de tenir compte des pratiques exemplaires et des risques. En outre, la mise Ă  jour de la rĂ©glementation pour mettre l’accent sur la prĂ©vention des risques Ă  l’aide de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif permet de s’harmoniser avec les partenaires commerciaux clĂ©s qui ont dĂ©jĂ  adoptĂ© des cadres prĂ©ventifs axĂ©s sur le risque pour les aliments du bĂ©tail.

L’ACIA a menĂ© de larges consultations auprès des intervenants, y compris une pĂ©riode de consultation publique de 125 jours Ă  la suite de la publication prĂ©alable du projet de règlement en 2021. Les intervenants sont gĂ©nĂ©ralement favorables au nouveau Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail. En particulier, ils apprĂ©cient l’adoption d’une approche davantage axĂ©e sur les rĂ©sultats et les risques. Cette approche soutient l’innovation et la souplesse en permettant aux intervenants d’élaborer des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et d’autres mesures qui rĂ©pondent aux besoins de leur exploitation, plutĂ´t que de devoir se soumettre Ă  des exigences prescriptives. L’approche rĂ©pond Ă©galement Ă  un engagement de moderniser le Règlement sur les aliments du bĂ©tail en vertu de la Feuille de route pour l’examen rĂ©glementaire de l’agroalimentaire et de l’aquaculture.

Les avantages monĂ©tisĂ©s du Règlement sont estimĂ©s Ă  environ 8,1 millions de dollars en valeur actualisĂ©e au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, et sont principalement attribuables aux Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par l’industrie des aliments du bĂ©tail et par l’ACIA en lien avec la rĂ©duction des demandes d’enregistrement de produit. Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s sur 10 ans de ces modifications rĂ©glementaires sont d’environ 527,7 millions de dollars en valeur actualisĂ©e, et la plupart de ces coĂ»ts sont associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre de contrĂ´les prĂ©ventifs. Selon ces estimations, la valeur actualisĂ©e des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s nets (c’est-Ă -dire, des coĂ»ts moins avantages) du Règlement serait de 519,7 millions de dollars sur 10 ans, ou 74,0 millions de dollars sur une base annuelle.

Le Règlement entraînera des coûts supplémentaires pour l’industrie des aliments du bétail, mais aura en contrepartie de nombreux avantages qualitatifs. Notamment, il réduira les risques à la salubrité des aliments du bétail, ce qui aura un effet d’entraînement en réduisant également les risques à la salubrité des aliments des consommateurs. D’autres avantages qualitatifs comprennent des règles du jeu plus équitables pour l’industrie des aliments du bétail, une harmonisation internationale accrue, une approche plus cohérente et plus efficace de l’ACIA en matière d’inspection et de surveillance de la salubrité des aliments du bétail, et une meilleure réputation pour le Canada en tant que chef de file mondial de la salubrité des aliments du bétail.

Enjeux

La rĂ©glementation des aliments du bĂ©tail au Canada est devenue dĂ©suète depuis le dernier examen intĂ©gral du Règlement sur les aliments du bĂ©tail, en 1983. Bien que quelques modifications de circonstances aient Ă©tĂ© apportĂ©es au règlement depuis 1983 pour rĂ©pondre Ă  des enjeux prĂ©cis (p. ex., rĂ©glementation des aliments du bĂ©tail dĂ©rivĂ©s de la biotechnologie, renforcement des mesures contre la propagation de l’encĂ©phalopathie spongiforme bovine), le cadre rĂ©glementaire global ne s’est pas adaptĂ© Ă  l’environnement changeant dans lequel Ă©voluent l’industrie et les organismes de rĂ©glementation, dont les avancĂ©es technologiques et l’émergence de chaĂ®nes d’approvisionnement mondiales en aliments du bĂ©tail (aliments pour animaux de ferme).

L’ancien Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail Ă©tait surtout prescriptif et mettait l’accent sur les exigences touchant aux produits finaux d’aliments du bĂ©tail (p. ex., enregistrement des produits, normes, Ă©tiquetages), ce qui menait Ă  une approche rĂ©active en matière de gestion des risques et de surveillance. Le règlement prĂ©cĂ©dent ne s’adaptait pas aux dernières dĂ©couvertes scientifiques et avancĂ©es technologiques, aux pratiques exemplaires de l’industrie, ou aux risques associĂ©s Ă  la production d’aliments du bĂ©tail et de bĂ©tail au Canada et Ă  l’étranger. De plus, il n’employait pas de cadres ou d’approches rĂ©glementaires modernes en matière de gestion des risques (tels que des plans de contrĂ´le prĂ©ventif et de bonnes pratiques de fabrication), lesquels sont utilisĂ©s par divers organismes de rĂ©glementation d’autres pays, tels que la Food Safety Modernization Act des États-Unis (É.-U.), les règlements sur les aliments du bĂ©tail de l’Union europĂ©enne (UE), et le Code d’usages pour une bonne alimentation animale du Codex Alimentarius (le Code). Ces approches modernes sont fondĂ©es sur le concept de la prĂ©vention des risques et sont davantage axĂ©es sur les rĂ©sultats, ce qui permet de crĂ©er un cadre de gestion des risques et de surveillance qui est plus efficace et plus souple que l’approche prescriptive et rĂ©active auparavant en place.

De plus, le règlement précédent n’offrait pas de cheminement clair pour ajouter de nouveaux ingrédients à la liste d’ingrédients approuvés. Cela entraînait un manque de transparence à l’égard du processus d’approbation des ingrédients et semait la confusion chez les intervenants quant aux ingrédients dont l’utilisation est permise dans les aliments du bétail. Une approche plus moderne et plus transparente s’impose pour mettre à jour la liste des ingrédients approuvés en vue d’améliorer la transparence et la clarté pour les intervenants.

Enfin, le règlement ne tenait compte d’aucun des nouveaux pouvoirs confĂ©rĂ©s par la modernisation de la Loi sur les aliments du bĂ©tail, en 2015. Ceux-ci comprennent un pouvoir explicite d’incorporer par renvoi des documents au règlement (p. ex., des normes et des exigences techniques), et le pouvoir d’octroyer des licences pour certaines activitĂ©s. Le pouvoir d’incorporation par renvoi facilite la modification des normes techniques du règlement afin de suivre le rythme des dĂ©couvertes scientifiques et du paysage en Ă©volution des aliments du bĂ©tail. En outre, les nouvelles dispositions sur les licences offrent Ă  l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) des outils supplĂ©mentaires d’assurance de la conformitĂ© en vue de rĂ©pertorier les parties rĂ©glementĂ©es, et lui permettent de limiter rapidement la distribution des aliments du bĂ©tail en cas de prĂ©occupations relatives Ă  la salubritĂ©.

Contexte

Contexte législatif et réglementaire

Par l’entremise de la Loi sur les aliments du bétail et de son Règlement ainsi que du Règlement sur la santé des animaux, le gouvernement fédéral assure la surveillance primaire des aliments du bétail au Canada, y compris les aliments destinés au commerce intraprovincial et interprovincial, à l’importation et à l’exportation.

La Loi sur les aliments du bĂ©tail confère le pouvoir de rĂ©glementer l’importation, la fabrication et la vente des aliments du bĂ©tail au Canada. Le Règlement sur les aliments du bĂ©tail Ă©tablit les exigences pour l’importation, la fabrication et la vente des aliments du bĂ©tail (y compris les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail). Cela comprend l’approbation et l’enregistrement des aliments du bĂ©tail, la dĂ©livrance de licences aux exploitants, l’établissement de normes, l’étiquetage, et l’imposition de certaines interdictions en vue de rĂ©duire le risque de prĂ©judice pour les humains, les animaux ou l’environnement. Les aliments du bĂ©tail sont Ă©galement rĂ©gis par le Règlement sur la santĂ© des animaux, qui Ă©tablit des exigences pour l’utilisation de produits de protĂ©ine animale gĂ©nĂ©rĂ©s par l’équarrissage (p. ex., farine de viande et d’os, farine de plumes, suif, graisse de volaille) dans les aliments destinĂ©s aux ruminants et Ă  d’autres animaux.

En vertu de ces pouvoirs, l’ACIA assure la surveillance réglementaire des aliments du bétail au Canada et vérifie que les aliments du bétail fabriqués, vendus ou importés au Canada sont sans danger pour les animaux et l’environnement, sont efficaces pour la production animale, sont conformes aux normes de salubrité et de composition, et sont étiquetés de manière appropriée. Dans le cas des aliments du bétail importés, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) aide l’ACIA à vérifier la conformité. Des aliments du bétail salubres contribuent à un approvisionnement sécuritaire en aliments d’origine animale, tels que la viande, le lait et les œufs.

Une large gamme d’aliments du bĂ©tail sont assujettis Ă  la rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Ils se regroupent principalement en deux catĂ©gories : les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail et les aliments mĂ©langĂ©s. Les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail comprennent des grains, des gras, des vitamines et des minĂ©raux qui reprĂ©sentent des sources d’élĂ©ments nutritifs individuelles. Ils comprennent Ă©galement des substances qui exercent une fonction dans l’aliment du bĂ©tail, telles que les arĂ´mes, les colorants, les ingrĂ©dients d’agglomĂ©ration et les antioxydants. Les aliments mĂ©langĂ©s comprennent les prĂ©mĂ©langes, les supplĂ©ments et les aliments du bĂ©tail complets qui contiennent une combinaison d’aliments du bĂ©tail approuvĂ©s.

L’ACIA Ă©value et approuve tous les ingrĂ©dients dont l’utilisation est autorisĂ©e dans les aliments du bĂ©tail. Cela lui permet de vĂ©rifier que les ingrĂ©dients nouveaux ou modifiĂ©s des aliments du bĂ©tail sont sans danger et ont une fonction dans l’aliment du bĂ©tail. En 2023, environ 1 250 ingrĂ©dients avaient Ă©tĂ© approuvĂ©s par l’ACIA pour le bĂ©tail au Canada.

Les aliments du bétail mélangés, pour leur part, doivent être enregistrés avant de pouvoir être fabriqués, vendus ou importés au Canada. Le règlement indique quels sont les aliments du bétail qui doivent être enregistrés. L’enregistrement permet à l’ACIA de vérifier la salubrité des aliments mélangés et d’évaluer les renseignements supplémentaires de l’étiquette tels que les allégations ou les garanties supplémentaires afin de veiller au caractère véridique et à l’exactitude de ces renseignements.

Dans le cadre du Programme national d’inspection des aliments du bétail, l’ACIA effectue des inspections de routine pour vérifier que les aliments du bétail sont sans danger et répondent aux exigences du règlement. Lors d’inspections de routine, il est possible que l’on découvre qu’un aliment du bétail est non conforme pour des raisons diverses, dont l’étiquetage, l’utilisation d’ingrédients non approuvés dans les aliments du bétail, ou un résultat d’échantillonnage qui relève un niveau supérieur au maximum d’un certain nutriment ou contaminant. Cela comprend des problèmes liés aux résidus de drogue dans les aliments, ainsi que d’autres contaminants tels que les métaux, les mycotoxines ou la salmonella. De plus, l’ACIA mène des enquêtes ciblées lors d’événements de contamination d’aliments destinés au bétail ou aux humains.

Les producteurs de bétail qui fabriquent des aliments pour leurs propres animaux et n’utilisent pas de médicaments sont exemptés de la Loi sur les aliments du bétail, et ne sont donc pas assujettis au règlement.

Outre l’ACIA, Santé Canada (SC) joue aussi un rôle relatif aux médicaments vétérinaires qui peuvent être utilisés dans les aliments du bétail. Dans ce contexte, SC, en vertu de la Loi sur les aliments et les drogues, est responsable d’approuver les médicaments vétérinaires, de définir les normes de fabrication pour les médicaments approuvés, et de coordonner l’évaluation des répercussions du recours aux médicaments vétérinaires sur la résistance aux antimicrobiens, ainsi que d’élaborer des stratégies de contrôle appropriées à cet égard. L’ACIA collabore également avec SC pour répondre au Plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada, qui schématise une approche fédérale coordonnée et collaborative pour confronter la menace de la résistance aux antimicrobiens. Le Plan d’action comprend également la participation de l’Agence de la santé publique du Canada, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada, du Conseil national de recherches du Canada, et d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les provinces, les territoires et d’autres intervenants jouent également un rôle essentiel en raison de leur responsabilité dans la prestation de soins médicaux, l’approbation d’antimicrobiens pour la protection médicale, et la réglementation de l’utilisation d’antimicrobiens en agriculture et en médecine vétérinaire. Au moyen d’activités d’inspection et d’échantillonnage, l’ACIA vérifie que les aliments du bétail médicamentés qui sont fabriqués ou vendus au Canada répondent aux normes établies par SC dans le Recueil des notices sur les substances médicatrices, ou ont été prescrits par un vétérinaire.

Contexte provincial et territorial

Tel qu’il a été noté précédemment, le gouvernement fédéral assure la surveillance primaire des aliments du bétail au Canada. Cela permet une approche plus uniforme pour la réglementation des aliments du bétail d’un bout à l’autre du pays. Par conséquent, la plupart des provinces et des territoires n’ont pas de règlement provincial qui leur est propre en ce qui concerne les aliments du bétail. Trois provinces, l’Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador et l’Ontario, ont des règlements relatifs aux aliments du bétail médicamentés en vue d’exempter ces aliments du bétail de leurs règles provinciales respectives de surveillance des médicaments. Le Québec possède des règles plus détaillées pour ce qui est de la vente d’aliments du bétail médicamentés, y compris l’exigence que tous les aliments du bétail médicamentés soient vendus sur ordonnance en vue d’assurer la surveillance vétérinaire. À l’heure actuelle, il n’y a aucune règle provinciale ou territoriale relative aux plans de contrôle préventif (PCP), à l’étiquetage des produits, ou aux normes en matière d’aliments du bétail.

Contexte international

En raison de la mondialisation grandissante du commerce des aliments du bétail, il est possible que des aliments du bétail soient importés de nombreux pays ou y soient exportés. Les É.-U. et l’UE demeurent les principaux partenaires commerciaux du Canada en matière d’aliments du bétail. C’est avec les États-Unis que le Canada échange les volumes les plus élevés d’aliments du bétail.

Bien qu’il n’existe pas de normes internationales pour les aliments du bétail, le Code offre un code d’usages largement accepté à l’international en matière de salubrité des aliments du bétail. Le Code recommande le recours à de bonnes pratiques de fabrication, à l’analyse des dangers et à d’autres activités en vue d’assurer la salubrité des aliments du bétail. Ces principes ont été pris en considération et, selon le cas, inclus dans le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail, par exemple la nouvelle obligation d’avoir en place des plans de contrôle préventif.

D’autres régions de compétence ont délaissé une approche prescriptive de réglementation des aliments du bétail en faveur d’une approche plus agile et axée sur les résultats qui cible les processus de fabrication des aliments du bétail, en mettant l’accent sur les mesures de contrôle préventif. En vertu d’une telle approche, les parties réglementées doivent évaluer les dangers et établir des mesures de contrôle préventif afin de prévenir, de réduire ou d’éliminer ces dangers. En 2010, l’UE a mis à jour sa réglementation relative aux aliments du bétail afin d’y ajouter une obligation d’avoir en place des plans de contrôle préventif. De plus, la Food Safety Modernization Act des É.-U., administrée par la U.S. Food and Drug Administration, a instauré une série de règles sur la salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés aux humains, lesquelles exigent que les produits soient fabriqués conformément à de bonnes pratiques de fabrication et à des mesures de contrôle préventif en vue de gérer les dangers connus ou raisonnablement prévisibles pour la santé publique.

L’ACIA a Ă©galement pris en considĂ©ration d’autres recommandations Ă©tablies par des autoritĂ©s internationales lors de l’élaboration du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail, dont les autoritĂ©s suivantes :

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail harmonisera davantage le Canada avec ses partenaires commerciaux clés. Par exemple, grâce à l’introduction des plans de contrôle préventif (PCP) au Canada, les aliments du bétail seront produits dans un système similaire à ceux des É.-U. et de l’UE. Cela pourrait faciliter le commerce, ainsi qu’offrir de nouvelles possibilités de coopération réglementaire, par exemple la reconnaissance de systèmes étrangers et l’utilisation de décisions d’autres pays afin d’approuver des aliments du bétail au Canada.

Au-delà de la portée de ces modifications réglementaires, l’ACIA a entamé un projet pour déterminer l’équivalence des paramètres d’évaluation des produits d’aliments du bétail dans d’autres régions de compétence (à commencer par divers produits approuvés aux É.-U. et dans l’UE). Si des processus d’évaluation des produits sont jugés équivalents à ceux du Canada, l’ACIA n’effectuera pas d’évaluation complète et approfondie de la présentation de produit, mais seulement une vérification afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’écarts importants. Selon ce scénario, un demandeur soumettrait une demande tronquée de pair avec la présentation complète ayant été évaluée par l’autorité étrangère. Ce processus permettra d’économiser du temps en vue de rendre une décision réglementaire sur les produits visés, ce qui bénéficiera aux secteurs des producteurs d’aliments du bétail et de bétail au Canada et améliorera l’efficience du service d’évaluation préalable à la mise en marché.

Environnement économique

Au Canada, l’industrie des aliments du bĂ©tail est constituĂ©e de quatre groupes principaux : les fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux, les fabricants d’ingrĂ©dients uniques, les fabricants d’aliments Ă  la ferme, et les dĂ©taillants et distributeurs d’aliments du bĂ©tail. Les fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux transforment des ingrĂ©dients de base en aliments du bĂ©tail destinĂ©s Ă  la vente. Les fabricants d’ingrĂ©dients uniques fournissent des intrants pour les aliments mĂ©langĂ©s. Les fabricants d’aliments Ă  la ferme sont des producteurs de bĂ©tail qui fabriquent Ă©galement des aliments sur place destinĂ©s Ă  leurs propres animaux. Les dĂ©taillants et distributeurs jouent un rĂ´le intermĂ©diaire entre les producteurs d’aliments du bĂ©tail et les producteurs de bĂ©tail.

En 2021, le Canada comptait plus de 76 000 fermes ayant des animauxrĂ©fĂ©rence 4, pour un total de 185 millions de tĂŞtes pour cette mĂŞme annĂ©erĂ©fĂ©rence 5. Des millions de tonnes d’aliments du bĂ©tail sĂ©curitaires et nutritifs sont nĂ©cessaires pour maintenir ce bĂ©tail canadien en vie et en santĂ©. Selon l’Association de nutrition animale du Canada, environ les deux tiers des aliments consommĂ©s par le bĂ©tail au Canada sont produits par des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux, tandis que le tiers restant est produit par des fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme. Bien que presque tous les aliments du bĂ©tail consommĂ©s au Canada soient mĂ©langĂ©s et fabriquĂ©s au Canada, certains grains et autres ingrĂ©dients destinĂ©s Ă  ĂŞtre utilisĂ©s dans les aliments du bĂ©tail (par exemple, enzymes, vitamines, etc.) sont importĂ©s. De plus, les exportations internationales d’aliments du bĂ©tail et d’ingrĂ©dients d’aliments du bĂ©tail ont gĂ©nĂ©rĂ© des recettes d’environ 3,33 milliards de dollars en 2022rĂ©fĂ©rence 6.

Même s’ils produisent de vastes quantités d’aliments du bétail, les fabricants d’aliments du bétail commerciaux représentent la plus petite proportion de toutes les installations de l’industrie des aliments du bétail. En contrepartie, les fabricants d’aliments à la ferme produisent relativement peu d’aliments du bétail par installation, mais réunis, ils constituent le plus grand nombre d’installations. Les divers groupes de l’industrie des aliments du bétail offrent un soutien fondamental au système agroalimentaire du Canada, lequel représente un élément important de l’économie canadienne.

Au sein du secteur de l’agriculture primaire, la production animale reprĂ©sentait 5,7 milliards de dollars du PIB du Canada et plus de 100 000 emplois en 2022, et bon nombre de ces emplois sont situĂ©s dans des communautĂ©s rurales. En se dirigeant vers l’aval de la chaĂ®ne d’approvisionnement intĂ©grĂ©e, les produits animaux sont des intrants essentiels de l’industrie de la transformation des aliments, et les aliments contenant des produits animaux sont ensuite vendus par des dĂ©taillants en aliments, des grossistes, et des fournisseurs de services alimentaires. Par exemple, en 2022, les industries de la fabrication de produits de viande et de produits laitiers ont vendu des produits d’une valeur totale de 38,5 milliards et 17,4 milliards de dollars, respectivementrĂ©fĂ©rence 7.

Risques et environnement opérationnel

Des aliments du bĂ©tail salubres jouent un rĂ´le important dans la santĂ© et la productivitĂ© globales du bĂ©tail. De ce fait, ils contribuent Ă  la production d’aliments salubres destinĂ©s Ă  la consommation humaine. Les aliments du bĂ©tail contaminĂ©s par des pathogènes dangereux (p. ex., salmonella), des rĂ©sidus chimiques (p. ex., mĂ©taux lourds, rĂ©sidus de mĂ©dicaments, dioxines) ou des mycotoxines peuvent avoir des consĂ©quences nĂ©gatives non seulement pour la santĂ© de l’animal, mais Ă©galement pour la salubritĂ© des produits animaux (tels que la viande, le lait et les Ĺ“ufs) consommĂ©s par les humains.

La santĂ© animale, la santĂ© publique et les Ă©cosystèmes sont Ă©troitement interreliĂ©s, et cette idĂ©e continue de faire l’objet d’une attention accrue. Le concept « Une seule santĂ© Â» est une approche holistique visant Ă  prĂ©venir le risque que des maladies humaines et animales apparaissent et se propagent lorsque ces relations changent.

Par exemple, la dĂ©tection de l’encĂ©phalopathie spongiforme bovine (BSE) classique dans les bovins Ă  l’international et au Canada, qui se propageait par l’entremise d’aliments du bĂ©tail contaminĂ©s, a incitĂ© les gouvernements Ă  renforcer les mesures de salubritĂ© des aliments et d’alimentation des animaux en vue de protĂ©ger la santĂ© publique, Ă  la suite des recommandations formulĂ©es par l’Organisation mondiale de la SantĂ©. Le maintien du statut de risque nĂ©gligeable du Canada en matière d’ESB a d’importantes ramifications Ă©conomiques. De nombreux pays, dont les États-Unis, ont fermĂ© leurs frontières au bĹ“uf et aux bovins canadiens lors de l’éclosion d’ESB, ce qui a entraĂ®nĂ© de lourdes rĂ©percussions Ă©conomiques pour le secteur des bovins du Canada. Selon un rapport de 2004 de la Banque de MontrĂ©al, les Ă©leveurs de bovins canadiens ont perdu environ 5 milliards de dollars en raison d’un test positif de dĂ©tection de l’ESB en 2003.

Les aliments du bétail médicamentés sont un autre exemple de ce lien. Bien que les médicaments vétérinaires soient un outil important pour traiter les maladies et maintenir le bétail en santé, les aliments du bétail médicamentés peuvent poser des risques à la santé animale et humaine s’ils ne sont pas utilisés avec prudence. Ils ont été associés à la résistance aux antimicrobiens, c’est-à-dire la résistance croissante des organismes pathogènes aux médicaments antimicrobiens. L’introduction d’exigences d’identification des dangers et de mise en place de mesures de contrôle préventif, y compris l’identification des dangers liés aux aliments du bétail médicamentés, contribuera à atténuer les risques associés à l’utilisation des médicaments.

L’environnement des risques tient Ă©galement compte de l’évolution considĂ©rable des secteurs de la production d’aliments du bĂ©tail et de la production animale depuis le dernier examen complet du règlement. Cette Ă©volution a Ă©tĂ© influencĂ©e par plusieurs tendances, dont les suivantes :

Les organismes de l’industrie des aliments du bétail et des éleveurs de bétail ont œuvré à établir des programmes propres au secteur et volontaires pour la salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés aux humains, tels que le programme ProQualité de l’Association de nutrition animale du Canada, et les divers programmes de salubrité des aliments à la ferme. Ce travail collaboratif est motivé par une prise de conscience des consommateurs à l’égard de la salubrité des aliments et par l’appel à des aliments salubres.

Objectif

L’objectif dĂ©finitif du nouveau règlement est de mettre en place un cadre rĂ©glementaire des aliments du bĂ©tail qui rĂ©pond aux objectifs suivants :

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail établira un cadre plus robuste et axé sur les résultats qui comprend l’identification des dangers, des mesures de contrôle préventif, la traçabilité, des exigences accrues de tenue de dossiers, et la délivrance de licences. Cela permettra à l’ACIA et aux secteurs réglementés de mieux gérer les risques posés par les ingrédients du bétail pour la santé humaine et animale et pour l’environnement. De ce fait, cela améliorera la qualité et la salubrité des aliments du bétail, réduira le nombre d’aliments contaminés et de rappels, et enfin, réduira les risques pour les animaux et pour les consommateurs de produits alimentaires d’origine animale.

Ce nouveau cadre réglementaire permettra de mettre à jour les normes plus rapidement et plus facilement à la lumière des derniers progrès scientifiques et technologiques, et de réduire le nombre d’aliments du bétail devant être enregistrés. Enfin, le nouveau cadre concordera mieux avec ceux des partenaires commerciaux internationaux, dont les É.-U., ce qui permettra au Canada de maintenir un accès robuste au marché de son plus grand partenaire commercial.

Description

La modernisation du cadre réglementaire des aliments du bétail représente un examen exhaustif de l’ancien cadre réglementaire. Elle remplace le règlement précédent, le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail, par un ensemble d’exigences nouvelles ou mises à jour pour les aliments du bétail et les parties réglementées qui participent à leur production et à leur commerce. Le nouveau règlement, le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail, réduira le chevauchement et la redondance, sera plus réactif aux changements dans l’industrie, résoudra les lacunes, les faiblesses et les incohérences, et offrira davantage de clarté, de souplesse et de transparence aux parties réglementées touchées. Il tiendra également compte des derniers progrès technologiques, découvertes scientifiques et pratiques exemplaires de l’industrie. Il introduira une approche moderne en matière de gestion des risques, ce qui aidera l’industrie et les organismes de réglementation à s’adapter à l’environnement en évolution. Enfin, il fera usage des nouveaux pouvoirs conférés par la Loi sur les aliments du bétail. Ces changements seront accomplis en abrogeant le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail et en le remplaçant par le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail.

SpĂ©cifiquement, le règlement rĂ©alisera ce qui suit :

  1. Ajouter de nouvelles exigences en matière d’analyse des dangers et de mesures de contrôle préventif;
  2. Ajouter de nouvelles exigences en matière de traçabilité;
  3. Mettre à jour les normes générales et de salubrité pour les aliments du bétail;
  4. Ajouter de nouvelles exigences en matière de licences;
  5. Mettre à jour, clarifier et élargir l’approche en matière d’approbation ou d’enregistrement des aliments du bétail;
  6. Mettre à jour les exigences d’étiquetage;
  7. Élargir la portée des espèces visées par la Loi sur les aliments du bétail;
  8. Mettre à jour et clarifier les exemptions générales et spécifiques;
  9. Incorporer par renvoi divers documents techniques.

Ce nouveau cadre rĂ©glementaire s’appliquera aux ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail et aux aliments mĂ©langĂ©s tout au long de la chaĂ®ne d’approvisionnement, y compris les produits fabriquĂ©s au pays, importĂ©s et exportĂ©s. SpĂ©cifiquement, le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail s’appliquera aux parties rĂ©glementĂ©es suivantes :

Les éleveurs de bétail, y compris les agriculteurs, qui fabriquent des aliments pour leurs propres animaux et dont les aliments ne contiennent aucun médicament ou autre substance qui pose un risque de préjudice à la santé animale ou humaine sont exemptés de la Loi sur les aliments du bétail et ne sont pas assujettis à la réglementation.

1. Nouvelles exigences en matière d’analyse des dangers et de mesures de contrôle préventif

L’identification et le contrôle des risques dès les premières phases de la production des aliments du bétail contribuent à un approvisionnement en aliments du bétail et en aliments pour l’être humain salubres. Contrôler les risques que le bétail se fasse nourrir d’aliments contaminés aura une incidence positive sur la santé de l’animal et sur la salubrité des aliments, car ces animaux sont transformés en ingrédients et en produits alimentaires. Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail exigera que les parties réglementées identifient, analysent et contrôlent les dangers relatifs aux aliments du bétail qu’elles fabriquent. Cela comprend l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de contrôle préventif (PCP).

Toutes les parties rĂ©glementĂ©es devront effectuer ce qui suit :

En plus des PCP, toutes les parties rĂ©glementĂ©es auront Ă©galement les obligations suivantes :

L’approche fondée sur l’analyse des dangers et un plan de contrôle préventif est conforme aux pratiques reconnues à l’international, dont les principes d’analyse des risques aux points critiques (HACCP) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) dans l’UE. Elle contribue également à l’harmonisation avec les É.-U., dont la réglementation exige des plans de contrôle préventif pour les aliments du bétail.

Les exigences en matière de mesures de contrôle préventif seront axées sur les résultats, ce qui donnera aux parties réglementées la souplesse d’appliquer des mesures de contrôle préventif et d’autres mesures qui sont adaptées aux besoins de leurs opérations. Les parties réglementées devront démontrer la conformité de leurs opérations et de leurs aliments du bétail à la réglementation. De nombreux intervenants ont déjà en place un programme de salubrité des aliments du bétail qui répondra aux exigences en matière de PCP, tandis que d’autres ont entamé l’élaboration de plans de contrôle préventif.

Les exploitants qui utilisent des aliments du bétail approuvés aux fins de recherche ou d’expérimentation seront exemptés des exigences de préparer, de posséder ou de maintenir un plan de contrôle préventif, mais devront néanmoins élaborer des procédures écrites relatives aux plaintes et aux rappels.

L’entrée en vigueur de ces exigences sera reportée d’un an, afin d’accorder aux parties réglementées plus de temps pour élaborer et mettre en œuvre leurs plans de contrôle préventif. En outre, l’ACIA a élaboré une série de documents d’orientation et un système modèle de PCP pour aider les intervenants à comprendre les exigences et à s’y conformer.

2. Nouvelles exigences en matière de traçabilité

De nouvelles dispositions relatives à la traçabilité exigeront une tenue de dossiers plus détaillée afin de mieux appuyer la gestion des risques le long de la chaîne d’approvisionnement en aliments du bétail, en particulier lorsqu’une intervention rapide en cas d’incident contribuera à atténuer les risques potentiels pour la santé publique, la santé animale ou l’environnement. Les parties réglementées devront conserver des dossiers électroniques ou papier sur les fournisseurs et acheteurs d’aliments du bétail pour une période de deux ans. Il n’est pas nécessaire de fournir ces dossiers à l’ACIA, mais ceux-ci pourraient faire l’objet d’une vérification lors d’inspections de routine, ou pourraient être demandés en cas de problème relatif à la salubrité des aliments du bétail.

Des exemptions s’appliqueront dans deux cas :

3. Mise à jour des normes générales et de salubrité pour les aliments du bétail

Les normes gĂ©nĂ©rales et de salubritĂ© pour les aliments du bĂ©tail seront mises Ă  jour Ă  la lumière des connaissances scientifiques, des risques, des pratiques de production et des technologies d’aujourd’hui, y compris :

4. Nouvelles exigences en matière de licences

Le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail ne comportait aucun régime de licences. Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail introduira de nouvelles exigences en matière de licences, de pair avec d’autres règlements de l’ACIA.

Les parties rĂ©glementĂ©es qui exercent des activitĂ©s indiquĂ©es en lien avec des aliments du bĂ©tail envoyĂ©s ou transportĂ©s d’une province Ă  une autre, importĂ©s aux fins de vente, ou destinĂ©s Ă  l’exportation devront dĂ©tenir une licence. Ces activitĂ©s sont les suivantes : fabrication, entreposage, transformation, emballage, Ă©tiquetage, distribution et vente. L’obtention d’une licence ne sera pas obligatoire pour les personnes qui importent un aliment du bĂ©tail non destinĂ© Ă  la vente. Dans un tel cas, la surveillance exigĂ©e consistera Ă  enregistrer l’aliment du bĂ©tail, plutĂ´t qu’à dĂ©tenir une licence.

Les titulaires de licences devront Ă©tablir des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif pour toutes les activitĂ©s couvertes par une licence, et seront Ă©galement soumis Ă  d’autres exigences rĂ©glementaires, dont celles sur la traçabilitĂ©. Les licences seront valides pour une pĂ©riode de deux ans. Les intervenants pourront demander une nouvelle licence ou la renouveler sur le portail en ligne Mon ACIA; le processus sera dĂ©crit dans les documents d’orientation. Les exigences en matière de licences entreront en vigueur au terme d’un dĂ©lai de 18 mois afin d’accorder aux parties rĂ©glementĂ©es suffisamment de temps pour mettre en Ĺ“uvre leurs plans de contrĂ´le prĂ©ventif et apporter tout autre ajustement nĂ©cessaire avant que la licence ne devienne obligatoire. Les prix relatifs aux licences et aux renouvellements seront Ă©tablis dans l’Avis sur les prix de l’ACIA Ă  une date ultĂ©rieure Ă  la suite de consultations avec les intervenants.

La délivrance de licences facilitera la surveillance des aliments du bétail par l’ACIA en offrant de nouveaux outils de conformité et d’application de la loi, qui contribueront notamment à répertorier les parties réglementées et à limiter la distribution d’aliments du bétail en cas de préoccupations relatives à la salubrité. Ce régime de licences cadre avec d’autres règlements administrés par l’ACIA, dont le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada et le Règlement sur la santé des animaux pour les couvoirs, qui emploient également le portail en ligne Mon ACIA.

5. Mise à jour, clarification et élargissement de l’approche en matière d’approbation ou d’enregistrement des aliments du bétail

Auparavant, les exigences en matière de demande et les processus d’évaluation étaient combinés pour les ingrédients d’aliments du bétail et pour les aliments mélangés, et n’étaient pas bien définis. Le règlement établira une approche mise à jour, plus claire et plus large en matière d’autorisations pour les aliments du bétail, qui prévoit l’approbation des ingrédients des aliments du bétail et l’enregistrement des aliments mélangés. Cela améliorera la transparence relative au processus d’approbation des ingrédients et des aliments mélangés, et réduira la confusion quant aux ingrédients autorisés dans les aliments du bétail. Cela réduira également le nombre d’aliments mélangés devant être enregistrés, ce qui allégera le fardeau pour l’industrie.

A. Approbation des ingrédients des aliments du bétail

Sous le rĂ©gime du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail, l’ACIA conservera son rĂ´le dans l’évaluation de la fonction et de la salubritĂ© de tous les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail, y compris les aliments nouveaux et les aliments d’origine chimique. En vertu de ce processus, les ingrĂ©dients seront toujours soumis Ă  une Ă©valuation et une approbation obligatoires avant de pouvoir entrer sur le marchĂ©. Le règlement offre un processus plus transparent pour l’évaluation et l’approbation des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail :

De plus, toute partie qui désire réaliser de la recherche avec un aliment nouveau devra au préalable obtenir une approbation. Cette approche en matière de surveillance des aliments nouveaux remplace l’exemption ou l’autorisation à la recherche qui était prévue par le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail. Une exemption à l’exigence d’approbation s’applique toujours aux recherches effectuées avec des aliments du bétail fabriqués au Canada et qui ne sont pas nouveaux, tant que les animaux utilisés dans cette recherche n’entrent pas dans la chaîne de production d’aliments destinés à l’être humain ou au bétail. Dans le cadre de cette approbation, l’industrie devra démontrer la manière dont elle contrôlera l’aliment nouveau afin de s’assurer que celui-ci ne pose pas de risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l’environnement. Ces modifications relatives aux aliments nouveaux répondront aux préoccupations soulevées par le Comité mixte permanent d’examen de la réglementation en ce qui concerne le pouvoir d’autoriser la distribution d’aliments nouveaux. L’adoption d’une approche fondée sur l’approbation pour les aliments à ingrédient unique permettra de maintenir un niveau de surveillance des aliments nouveaux similaire à celui prévu par l’ancien règlement.

Enfin, certains ingrĂ©dients pour les aliments du bĂ©tail destinĂ©s Ă  l’exportation devront ĂŞtre approuvĂ©s avant de pouvoir ĂŞtre exportĂ©s afin de rĂ©pondre aux exigences de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE). Plus prĂ©cisĂ©ment, Ă  moins qu’ils ne soient dĂ©jĂ  approuvĂ©s, autorisĂ©s ou jugĂ©s acceptables pour la vente en vertu de la LCPE, en vertu d’une loi Ă©numĂ©rĂ©e Ă  l’annexe 2 ou 4 de la LCPE, ou en vertu de certaines parties de la Loi sur les aliments et drogues, les types d’ingrĂ©dients suivants devront ĂŞtre approuvĂ©s avant de pouvoir ĂŞtre exportĂ©s :

Les ingrédients du bétail déjà approuvés, autorisés ou jugés acceptables pour la vente en vertu de la LCPE ou de certaines parties de la Loi sur les aliments et drogues seraient exemptés de cette exigence.

Mises à jour à l’Avis sur les prix de l’ACIA

Un train de mesures rĂ©glementaires connexe apportera des modifications consĂ©cutives Ă  l’Avis sur les prix de l’ACIA. Ces modifications sont nĂ©cessaires afin d’harmoniser le libellĂ© du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail avec les services dĂ©crits Ă  la partie 4 (Prix applicables aux aliments du bĂ©tail) de l’Avis sur les prix de l’ACIA. En particulier, ces services adopteront la nouvelle terminologie plus claire employĂ©e par le règlement en ce qui concerne l’approbation des aliments Ă  ingrĂ©dient unique et l’enregistrement des aliments mĂ©langĂ©s. La structure et la clartĂ© de ce tableau seront Ă©galement amĂ©liorĂ©es afin d’aider les intervenants Ă  comprendre les services offerts par l’ACIA. Les prix associĂ©s Ă  ces services ne seront pas modifiĂ©s par ces mises Ă  jour. Les modifications seront apportĂ©es simultanĂ©ment Ă  la publication finale du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail, et seront publiĂ©es sous leur version finale dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Ces modifications consécutives représentent la première phase de mises à jour à l’Avis sur les prix de l’ACIA pour les aliments du bétail. La deuxième phase proposerait un nouveau frais de licence et un frais de renouvellement de licence pour permettre à l’ACIA d’appliquer le nouveau régime de licences sous le régime du règlement. L’ACIA consultera les intervenants en ce qui concerne ces frais proposés.

B. Enregistrement des aliments du bétail et exemptions

Les exigences en matière d’enregistrement des aliments du bétail, y compris les exemptions à l’enregistrement, seront mises à jour en fonction du niveau de risque et de l’atténuation accrue des risques associés aux PCP. Le résultat sera une réduction du nombre d’aliments du bétail devant être obligatoirement enregistrés, ce qui réduira les frais et raccourcira les délais de préparation et de présentation de demandes. Au bout du compte, cela réduira les coûts et le fardeau pour l’industrie.

L’enregistrement auprès de l’ACIA demeurera obligatoire pour une courte liste d’aliments mĂ©langĂ©s posant un risque plus Ă©levĂ©. Cela comprend :

De plus, l’enregistrement des aliments mélangés importés ne sera plus obligatoire si ces aliments sont importés par le titulaire d’une licence. Les fabricants d’aliments du bétail seront plutôt tenus d’élaborer et d’appliquer des plans de contrôle préventif, ce qui permettra de s’assurer que les fabricants d’aliments du bétail assument une plus grande responsabilité dans la salubrité de leurs aliments.

6. Mise à jour des exigences d’étiquetage

Les exigences d’étiquetage seront mises Ă  jour pour les rendre moins prescriptives, fournir de meilleurs renseignements aux acheteurs, amĂ©liorer la souplesse, et rĂ©pondre aux prĂ©occupations soulevĂ©es par le ComitĂ© mixte permanent d’examen de la rĂ©glementation en ce qui concerne les obligations relatives aux langues officielles (c’est-Ă -dire les exigences que l’étiquette prĂ©sente les renseignements de santĂ© et de sĂ©curitĂ© dans les deux langues officielles). Les exigences d’étiquetage mises Ă  jour comprennent les suivantes :

En vertu du Règlement de 2024 sur les aliments du bétail, il demeurera interdit pour les étiquettes des aliments du bétail de présenter des renseignements trompeurs ou mensongers. Par exemple, les étiquettes ne devraient pas tromper ou induire en erreur l’acheteur en ce qui touche à la composition, à l’utilité, ou à la fonction de l’aliment. Les renseignements présentés sur l’étiquette devront cadrer avec la fonction de l’aliment, et les garanties devront être fidèles à son contenu.

7. Élargissement de la portée des espèces visées par la Loi sur les aliments du bétail

La Loi sur les aliments du bĂ©tail a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2015 par la Loi sur la croissance dans le secteur agricole (L.C. 2015, ch. 2). Le paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole remplace la dĂ©finition de « animaux de ferme Â» de la Loi sur les aliments du bĂ©tail par une nouvelle dĂ©finition qui confère le pouvoir de dĂ©signer dans le règlement les animaux auxquels s’applique la Loi sur les aliments du bĂ©tail. Cependant, le paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole ne peut pas entrer en vigueur tant que n’auront pas Ă©tĂ© apportĂ©es des modifications correspondantes au Règlement sur les aliments du bĂ©tail qui dĂ©signeront les espèces animales aux fins de la Loi sur les aliments du bĂ©tail. Le paragraphe 53(1) de la Loi sur la croissance dans le secteur agricole sera mis en vigueur par dĂ©cret au mĂŞme moment que l’enregistrement du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail.

Une disposition qui dĂ©signe les animaux visĂ©s par la Loi sur les aliments du bĂ©tail sera ajoutĂ©e au Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail. Cela offrira davantage d’agilitĂ© et de souplesse pour modifier au besoin la liste des animaux, dĂ©pendamment si ces animaux sont Ă©levĂ©s commercialement Ă  des fins alimentaires. Au bout du compte, la capacitĂ© accrue Ă  modifier la liste des animaux permettra de s’assurer que la Loi sur les aliments du bĂ©tail et son Règlement englobent les aliments fournis aux animaux destinĂ©s Ă  l’alimentation, ce qui contribuera Ă  protĂ©ger la santĂ© animale et le continuum de production d’aliments.

Cette disposition élargira également la portée des animaux d’élevage assujettis à la Loi sur les aliments du bétail et à son Règlement. En vertu de cette modification, le gibier à plumes (pigeons, faisans, perdrix, cailles, coqs de bruyère, pintades et paons), les ratites, les bisons, les buffles d’Asie, les cervidés, les lamas, les alpagas, les mollusques, les crustacés et les abeilles seront désignés comme du bétail aux fins du Règlement sur les aliments du bétail. Les visons et les renards ne seront plus désignés comme du bétail, car ils ne sont pas considérés comme des animaux destinés à l’alimentation. Les bœufs, les chevaux, les moutons, les chèvres, les porcs, la volaille (poulets, dindons, canards et oies), les poissons et les lapins seront toujours désignés comme du bétail.

Un dĂ©lai de 18 mois sera accordĂ© avant l’entrĂ©e en vigueur pour les nouvelles espèces.

8. Clarification des exemptions générales et spécifiques

Les exemptions aux dispositions de la Loi sur les aliments du bĂ©tail et du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail ont Ă©tĂ© mises Ă  jour et clarifiĂ©es. Ces exemptions comprennent les suivantes :

9. Incorporation par renvoi de documents techniques

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail comprendra l’application de l’incorporation par renvoi Ă  caractère dynamique. L’incorporation par renvoi est une technique de rĂ©daction qui peut ĂŞtre employĂ©e pour intĂ©grer Ă  un règlement le contenu d’un document incorporĂ©, ce qui donne Ă  l’ACIA davantage de souplesse pour mettre Ă  jour le document en vue de maintenir un rĂ©gime rĂ©glementaire agile et souple. Les documents incorporĂ©s par renvoi ont la mĂŞme force de loi que le règlement auquel ils sont incorporĂ©s. Les pouvoirs qui autorisent le recours Ă  l’incorporation par renvoi sont confĂ©rĂ©s par l’article 5.1 de la Loi sur les aliments du bĂ©tail.

La Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi établit les principes et le processus pour la création et la mise à jour future de ces documents, ce qui comprend des consultations avec les intervenants.

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail incorporera par renvoi neuf documents. Ces neuf documents, rĂ©digĂ©s, tenus Ă  jour et publiĂ©s par l’ACIA, sont les suivants :

  1. Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail : Liste des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail pouvant ĂŞtre utilisĂ©s dans la fabrication d’aliments mĂ©langĂ©s. Ce document remplace les annexes IV et V du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail. Le Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail contient tous les ingrĂ©dients d’aliments du bĂ©tail figurant aux annexes IV et V, ainsi que tous les ingrĂ©dients supplĂ©mentaires ayant Ă©tĂ© approuvĂ©s depuis la dernière mise Ă  jour des annexes. Son format a Ă©galement Ă©tĂ© mis Ă  jour, et certaines des descriptions des ingrĂ©dients sont en cours de mise Ă  jour aux fins d’uniformitĂ©.
  2. Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices : Un recueil de substances mĂ©dicatrices qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es dans les aliments du bĂ©tail. Ce document comprend les renseignements qui doivent ĂŞtre ajoutĂ©s aux Ă©tiquettes des aliments du bĂ©tail lorsque ces derniers contiennent des substances mĂ©dicatrices. Ce document Ă©tait auparavant incorporĂ© par renvoi au Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail. Le contenu demeure le mĂŞme, mais des modifications mineures ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  la mise en page aux fins de clartĂ©.
  3. Recueil des produits non alimentaires : Un recueil des produits non alimentaires qui peuvent entrer dans la composition des aliments du bĂ©tail. Ce document comprend Ă©galement les renseignements qui doivent ĂŞtre ajoutĂ©s aux Ă©tiquettes des aliments du bĂ©tail lorsque l’aliment contient l’un de ces produits non alimentaires. Ă€ l’heure actuelle, le recueil comprend des produits biologiques vĂ©tĂ©rinaires et des produits de santĂ© vĂ©tĂ©rinaires, mais il pourrait un jour ĂŞtre appropriĂ© pour d’autres produits non alimentaires. Il s’agit d’un nouveau règlement incorporĂ© par renvoi, et il offre une plus grande souplesse pour inclure dans les aliments du bĂ©tail des produits qui ne sont pas identifiĂ©s en tant qu’ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail.
  4. Tableaux des garanties d’élĂ©ments nutritifs et conditions sur l’étiquetage des aliments du bĂ©tail : Ce document comprend deux tableaux. Le premier tableau donne la liste des garanties devant obligatoirement figurer sur l’étiquette des aliments du bĂ©tail en fonction du type d’aliment. Il remplace l’annexe I, tableau 3 du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail. Le deuxième tableau donne la liste des garanties facultatives qui peuvent Ă©galement ĂŞtre incluses sur l’étiquette des aliments du bĂ©tail, et assouplit les normes d’étiquetage.
  5. Tableaux des allĂ©gations permises sur l’étiquetage des aliments du bĂ©tail : Ce document contient des allĂ©gations approuvĂ©es qui seront permises sur l’étiquette d’un aliment du bĂ©tail sans nĂ©cessiter l’enregistrement du produit, tant que les conditions de l’aliment et de l’étiquette sont respectĂ©es. Ce nouveau document incorporĂ© par renvoi offrira la souplesse d’inclure des allĂ©gations sur les Ă©tiquettes des aliments du bĂ©tail sans que l’enregistrement soit obligatoire.
  6. Liste des niveaux maximaux Ă©tablis Ă  l’égard de graines de mauvaises herbes pour les aliments du bĂ©tail : Une liste des graines de mauvaises herbes et de leurs niveaux maximaux autorisĂ©s dans les aliments du bĂ©tail et les criblures. Les renseignements de ce document incorporĂ© par renvoi sont basĂ©s sur la liste de mauvaises herbes prĂ©sentĂ©e aux tableaux 1 et 2 de l’annexe II du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail. Les niveaux maximaux autorisĂ©s dans les aliments du bĂ©tail et les criblures ont Ă©tĂ© mis Ă  jour Ă  la suite de discussions avec des intervenants internes et externes dans des programmes de rĂ©glementation de la protection des vĂ©gĂ©taux. Ces mises Ă  jour comprennent le retrait d’anciennes mauvaises herbes qui sont dĂ©sormais approuvĂ©es en tant qu’ingrĂ©dients d’aliments du bĂ©tail, la mise Ă  jour de noms de mauvaises herbes pour cadrer avec la taxonomie actuelle, et la rĂ©vision de la liste des espèces prĂ©occupantes.
  7. Tableaux des niveaux maximaux d’élĂ©ments nutritifs pour les aliments du bĂ©tail : Ce document comprend les teneurs maximales en minĂ©raux (p. ex., calcium, phosphore, zinc, cuivre) et en vitamines (p. ex., vitamine A, vitamine D, vitamine E) permises dans la ration totale des animaux de ferme, selon l’espèce. Ce document remplace l’annexe I, tableau 4 du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail. Le tableau 4 prĂ©cĂ©dent comprenait des teneurs minimales et maximales en vue d’exempter des aliments du bĂ©tail de l’obligation d’enregistrement. Comme le nouveau règlement use d’une approche diffĂ©rente pour exempter des aliments du bĂ©tail de l’obligation d’enregistrement, les teneurs indiquĂ©es au tableau 4 ne sont plus nĂ©cessaires. Le nouveau document sera utilisĂ© pour veiller Ă  ce que les Ă©lĂ©ments nutritifs excĂ©dentaires n’aient pas d’effet nocif sur la santĂ© animale, la salubritĂ© des aliments ou l’environnement. Le nouveau document ne fait qu’établir des teneurs maximales (fondĂ©es sur la ration totale), en fonction de la littĂ©rature scientifique, afin de correspondre aux normes d’innocuitĂ© pour les Ă©lĂ©ments nutritifs autorisĂ©s dans la ration totale des animaux de ferme. En vertu de cette modification, davantage de produits seront exemptĂ©s de l’obligation d’enregistrement.
  8. Tableaux des niveaux maximaux de contaminants pour les aliments du bĂ©tail : Ce document comprend les teneurs maximales de certains contaminants, comme les mycotoxines, les dioxines, les furanes et les BPC de type dioxine, de mĂŞme que certains mĂ©taux lourds, dans les aliments pour animaux de ferme. Il comprend des contaminants qui figurent Ă  l’article 19 du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail et dans des documents d’orientation sur la rĂ©glementation.
  9. Liste des substances dĂ©signĂ©es comme substance dĂ©lĂ©tère : Ce document dresse la liste des substances qui sont dĂ©signĂ©es comme substances dĂ©lĂ©tères aux termes de l’article 3 de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail. Les substances dĂ©lĂ©tères figurant dans le document IPR proposĂ© sont basĂ©es sur celles indiquĂ©es Ă  l’article 4 du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Depuis 2012, l’ACIA mène des consultations intensives dans le cadre de l’élaboration de cette proposition. En voici des exemples :

Un recueil des copies des propositions et des rapports rĂ©sumant les consultations (« Ce que nous avons entendu Â») sont disponibles Ă  la page Web de l’ACIA — Consultations au sujet de propositions de changements de la rĂ©glementation et aux politiques en lien avec les aliments du bĂ©tail.

Réunions bilatérales et ateliers multilatéraux avec des groupes d’intervenants (2012-2013)

L’ACIA a tout d’abord ouvert le dialogue avec les intervenants les plus touchĂ©s dans le cadre de discussions bilatĂ©rales et de rĂ©unions avec de multiples intervenants, et avec les intervenants moins touchĂ©s par l’entremise d’un document de discussion en ligne et d’une enquĂŞte. En juillet 2012, l’ACIA avait tenu 29 rĂ©unions bilatĂ©rales avec des groupes d’intervenants et des partenaires du gouvernement. Un atelier de deux jours, auquel de multiples intervenants ont participĂ©, a Ă©galement eu lieu, en septembre 2012. Les intervenants ont gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© favorables Ă  l’utilisation du Code d’usages pour une bonne alimentation animale (PDF) du Codex Alimentarius en tant que base pour la protection de l’approvisionnement alimentaire pour le bĂ©tail.

Établissement d’un groupe directeur industrie-gouvernement (2012-2017)

À la suite de cette consultation préliminaire, un groupe directeur industrie-gouvernement sur la réglementation des aliments du bétail a été constitué, avec des membres pour représenter les fabricants d’aliments du bétail commerciaux, les principales associations nationales de producteurs de bétail, l’ACIA, et la Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada. Le groupe directeur sur la réglementation des aliments du bétail a été le premier point de contact de l’ACIA pour solliciter des commentaires ou des suggestions sur des sujets liés à la modernisation de la réglementation. Ce groupe directeur a également contribué à former des groupes de travail techniques selon les besoins pour discuter d’aspects du processus de modernisation de la réglementation sur les aliments du bétail. Le groupe directeur sur la réglementation des aliments du bétail a tenu des réunions ponctuelles tout au long du processus. L’ACIA a travaillé phase par phase pour élaborer divers éléments du cadre modernisé, et a sollicité l’avis du groupe directeur à mesure que les éléments prenaient forme.

Consultations sur des propositions touchant aux éléments clés du cadre (2013-2014)

En 2013-2014, des documents de consultation ont été préparés et publiés sur le site Web de l’ACIA et distribués aux intervenants de l’industrie afin de les consulter au sujet d’éléments précis de la modernisation de la réglementation sur les aliments du bétail (c’est-à-dire étiquetage, évaluation et approbation des ingrédients pour usage dans les aliments du bétail, recensement des dangers et mesures de contrôle préventif).

Consultation sur la proposition consolidée (2016)

En 2016, une proposition consolidée a été publiée sur le site Web de l’ACIA et distribuée aux intervenants de l’industrie pour offrir un survol complet de la direction proposée pour la réglementation, répondre aux suggestions et commentaires émis lors des consultations antérieures, et traiter d’éléments supplémentaires qui ne faisaient pas partie des consultations précédentes. De plus, huit séances de discussion ont été tenues d’un bout à l’autre du Canada pour rencontrer les intervenants en personne et partager le contenu de la proposition consolidée. Un rapport sur cette consultation est disponible sur le site Web de l’ACIA.

Consultations sur les normes techniques proposées (2016-2018)

Entre 2016 et 2018, des propositions sur des normes techniques ont été élaborées et soumises à l’examen des intervenants aux fins de commentaires afin de traiter d’éléments précis du règlement proposé qui pourraient être incorporés par renvoi. Cela comprenait des consultations sur les garanties obligatoires, les allégations permises sur les étiquettes, les produits vétérinaires biologiques utilisés dans les aliments du bétail, les normes pour les graines de mauvaises herbes dans les aliments du bétail, les teneurs maximales en éléments nutritifs pour diverses espèces de bétail, et les niveaux maximaux de contaminants.

Consultations lors du processus d’examen réglementaire ciblé (première série)

En 2018, le gouvernement du Canada a lancé des examens réglementaires ciblés pour explorer des possibilités de résoudre des problèmes réglementaires et d’appuyer des approches réglementaires nouvelles dans des secteurs clés, y compris le secteur agroalimentaire. Dans le cadre de la première série d’examens réglementaires ciblés, des consultations ont sollicité des commentaires sur les problèmes réglementaires et sur les possibilités de modernisation dans l’agroalimentaire et l’aquaculture.

Lors de ces consultations, les intervenants ont appelĂ© l’ACIA Ă  moderniser le Règlement sur les aliments du bĂ©tail en fonction du principe de la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et en adoptant un modèle de surveillance axĂ© sur les installations (plutĂ´t qu’un rĂ©gime de type « produit par produit Â»). L’industrie a Ă©galement indiquĂ© que la rĂ©glementation actuelle n’a pas su soutenir le rythme des innovations en matière de gĂ©nĂ©tique du bĂ©tail, de pratiques de production et de nutrition animale.

L’ACIA s’est donc engagée à moderniser la réglementation sur les aliments du bétail dans sa Feuille de route sur l’examen réglementaire dans le secteur de l’agroalimentaire et l’aquaculture, publiée en 2019.

Consultations lors du processus d’examen ciblé de la réglementation (deuxième série)

Lors de la deuxième sĂ©rie d’examens rĂ©glementaires ciblĂ©s en 2019, les intervenants du secteur des aliments du bĂ©tail ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de l’adoption des technologies numĂ©riques dans les activitĂ©s quotidiennes de l’ACIA afin d’allĂ©ger le fardeau administratif de l’industrie des aliments du bĂ©tail. Par exemple, on propose de rendre plus accessible la liste des Ă©lĂ©ments du bĂ©tail approuvĂ©s afin que l’on puisse dĂ©terminer facilement si des ingrĂ©dients peuvent ĂŞtre employĂ©s dans des aliments du bĂ©tail, et de pouvoir soumettre des demandes d’enregistrement d’aliments du bĂ©tail en ligne et en suivre le progrès.

Par l’entremise de ces modifications rĂ©glementaires, l’ACIA crĂ©era le Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail et l’incorporera par renvoi au règlement. Ce tableau combinera et mettra Ă  jour l’annexe IV (ingrĂ©dients approuvĂ©s pour les aliments du bĂ©tail) et l’annexe V (ingrĂ©dients aromatisants approuvĂ©s) du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail et les publiera sur le site Web de l’ACIA pour en faciliter l’accès. En 2022, le portail en ligne Mon ACIA a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour permettre aux intervenants de soumettre en ligne leurs demandes d’enregistrement d’aliments du bĂ©tail.

Les intervenants du secteur des aliments du bĂ©tail ont Ă©galement relevĂ© le besoin d’un pouvoir lĂ©gislatif clair pour la reconnaissance de systèmes Ă©trangers et pour la reconnaissance de l’équivalence des approbations accordĂ©es par d’autres pays. Par l’entremise du projet de loi S-6 (Loi concernant la modernisation de la rĂ©glementation), l’ACIA compte apporter des modifications Ă  la Loi sur les aliments du bĂ©tail afin d’appuyer la reconnaissance de systèmes des aliments du bĂ©tail d’autres pays. Enfin, l’ACIA a lancĂ© un projet pour prendre en considĂ©ration l’équivalence des paramètres d’évaluation des produits d’aliments du bĂ©tail dans d’autres rĂ©gions de compĂ©tence.

Consultations dans le contexte de la pandémie de COVID-19 (2020)

Entre le 30 septembre et le 15 novembre 2020, les intervenants ont Ă©tĂ© consultĂ©s sur les modifications proposĂ©es au cadre de rĂ©glementation. Le but de la consultation en ligne Ă©tait de recueillir des commentaires et de confirmer le soutien de l’industrie sur le cadre de rĂ©glementation proposĂ© pour les aliments du bĂ©tail; valider les impacts Ă©conomiques potentiels des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, notamment en ce qui concerne les dĂ©fis posĂ©s par la pandĂ©mie de COVID-19, et dĂ©terminer Ă  quels niveaux des conseils supplĂ©mentaires seraient nĂ©cessaires.

La consultation a été élaborée avec la participation de l’Association de nutrition animale du Canada (ANAC). Le document de consultation a été partagé avec les intervenants pour commentaire avant d’être publié sur le site Web de consultation et de participation de l’ACIA. De plus, pour augmenter le nombre de réponses, des messages listserv internes et externes ont été envoyés et le public et les intervenants ont été informés au moyen des médias sociaux.

Au total, 36 sĂ©ries de commentaires Ă©crits ont Ă©tĂ© reçues Ă  l’issue de cette consultation. Parmi celles-ci, 6 sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d’organisations gouvernementales (fĂ©dĂ©rales et provinciales), 11 sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d’associations d’éleveurs de bĂ©tail, 6 sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d’associations de l’industrie de l’alimentation du bĂ©tail, 12 des sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues de producteurs individuels d’aliments du bĂ©tail, et un commentaire a Ă©tĂ© reçu d’une sociĂ©tĂ© de certification internationale. Parmi les commentaires reçus de diffĂ©rentes entreprises d’alimentation du bĂ©tail, près de la moitiĂ© provenaient de petites entreprises d’alimentation du bĂ©tail.

Dans l’ensemble, les consultations de l’automne 2020 ont permis Ă  l’ACIA de continuer Ă  croire qu’il y a un large soutien pour aller de l’avant avec cette initiative de rĂ©glementation.

Consultation avant la publication à la suite de la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada (2021)

Une pĂ©riode de consultation du public de 125 jours a eu lieu du 12 juin au 15 octobre 2021 Ă  la suite de la publication prĂ©alable du projet de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada. Des commentaires et avis sur l’ébauche de texte rĂ©glementaire et les documents incorporĂ©s par renvoi ont Ă©tĂ© recueillis au cours de cette pĂ©riode. L’ACIA a publiĂ© des documents d’orientation et des fiches d’information sur son site Web pour appuyer la participation du public et a tenu des webinaires dans les deux langues officielles pendant la pĂ©riode de consultation afin d’aider les intervenants Ă  comprendre le contenu et les rĂ©percussions des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es. Au terme de la pĂ©riode de consultation, plus de 700 participants avaient assistĂ© aux webinaires et l’ACIA avait reçu 88 sĂ©ries de commentaires Ă©crits sur l’ébauche de règlement.

Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus des intervenants suivants :

Des commentaires ont Ă©tĂ© recueillis au moyen de la fonctionnalitĂ© de commentaires en ligne de la Gazette du Canada et sont publiĂ©s dans la Gazette du Canada, Partie I, volume 155, numĂ©ro 24 : Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail.

De plus, l’ACIA a avisé ses partenaires internationaux de ce processus de consultation au moyen du processus d’avis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le gouvernement des États-Unis a soumis des commentaires sur l’ébauche de règlement, dont des questions et des demandes de clarification sur certaines exigences, auxquels l’ACIA a fourni une réponse écrite.

Consultation après la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada

À la suite de la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada, (GCI), des discussions supplémentaires ont eu lieu avec les intervenants pour clarifier les commentaires reçus. L’ACIA a tenu deux consultations des intervenants portant sur deux des documents qui seront incorporés par renvoi.

1. Modifications proposées au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail (TCIAB)

2. Modifications proposées aux Tableaux des allégations permises sur l’étiquetage des aliments du bétail

Opinions des intervenants

Les intervenants sont gĂ©nĂ©ralement favorables au nouveau Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail. En particulier, ils apprĂ©cient l’adoption d’une approche davantage axĂ©e sur les rĂ©sultats et les risques. Cette approche soutient l’innovation et la souplesse en permettant aux intervenants d’élaborer des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et d’autres mesures qui rĂ©pondent aux besoins de leurs opĂ©rations, plutĂ´t que de devoir se soumettre Ă  des exigences prescriptives. Les Ă©lĂ©ments suivants Ă©taient appuyĂ©s par les intervenants :

Commentaires des intervenants et enjeux soulevés

La présente section présente un aperçu des principales sources de préoccupations exprimées lors des diverses phases de la consultation, et de la manière dont l’ACIA y répond.

Enjeu no 1 : Les intervenants avaient des prĂ©occupations relatives aux coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre des PCP, et Ă  la question de si leurs programmes axĂ©s sur l’analyse des risques aux points critiques (HACCP) et leurs programmes de salubritĂ© des aliments Ă  la ferme actuels pourraient ĂŞtre employĂ©s en vue de rĂ©pondre Ă  ces exigences rĂ©glementaires.

RĂ©ponse de l’ACIA : Les parties rĂ©glementĂ©es qui ont en place un programme axĂ© sur le HAACP ou d’autres plans de contrĂ´le prĂ©ventif similaires rĂ©pondront Ă  bon nombre des nouvelles exigences. Les donnĂ©es d’enquĂŞte employĂ©es dans l’analyse coĂ»ts-avantages estiment que 80 % des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux et 85 % des fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme ont dĂ©jĂ  en place un certain type de système de salubritĂ© des aliments. Ces fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux et Ă  la ferme (qui reprĂ©sentent respectivement 2 % et 75 % de toutes les installations concernĂ©es) auront un fardeau moins lourd, car il leur suffira de mettre Ă  jour leurs systèmes de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail existants.

Dans le cas des fabricants d’aliments du bétail à la ferme, il est important de noter que les nouvelles exigences relatives aux plans d’analyse des dangers et de mesures de contrôle préventif s’appliqueront seulement aux exploitations qui fabriquent des aliments du bétail médicamentés et aux exploitations qui vendent des aliments du bétail. L’ACIA reconnaît que nombre de ces exploitations ont déjà adopté un programme de salubrité des aliments à la ferme qui exige un plan d’analyse des dangers et de mesures de contrôle préventif pour de nombreux aspects de la salubrité des aliments. De nombreux groupes de producteurs ont indiqué à l’ACIA qu’ils aimeraient collaborer avec celle-ci pour examiner si les programmes de salubrité des aliments existants répondraient également aux nouvelles exigences sur la salubrité des aliments. L’ACIA travaille avec ces organismes pour s’assurer que les producteurs soient en mesure de respecter les exigences de salubrité des aliments du bétail.

L’entrĂ©e en vigueur des exigences en matière de PCP est reportĂ©e de 12 mois afin d’accorder aux parties rĂ©glementĂ©es le temps d’élaborer et de mettre Ă  jour leurs plans de contrĂ´le prĂ©ventif respectifs. De plus, dans le cadre d’une stratĂ©gie exhaustive de promotion de la conformitĂ©, l’ACIA publiera des documents de promotion de la conformitĂ©, tels que des conseils d’interprĂ©tation mis Ă  jour afin de faire connaĂ®tre les exigences et d’en favoriser la comprĂ©hension, ainsi qu’un système modèle pour guider l’élaboration des PCP. Les systèmes modèles prĂ©sentent des exemples dont il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© qu’une application adĂ©quate permet de se conformer aux exigences rĂ©glementaires. Ces documents seront disponibles sur le site Web de l’ACIA au moment de la publication finale du règlement.

Enjeu no 2 : Les intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations Ă  l’égard des considĂ©rations pratiques de certaines exigences du plan de contrĂ´le prĂ©ventif, en particulier en ce qui touche au nettoyage et Ă  l’assainissement. Ces prĂ©occupations provenaient principalement des petites entreprises, qui ont indiquĂ© que le nettoyage de certains Ă©lĂ©ments d’équipement tels que les camions serait difficile, surtout en hiver.

RĂ©ponse de l’ACIA : Les exploitants sont tenus de s’assurer que les installations et l’équipement existants prĂ©viennent, Ă©liminent, ou rĂ©duisent Ă  un niveau acceptable tout risque de contamination des aliments du bĂ©tail. Les exploitants peuvent opter pour une combinaison d’infrastructure existante, de fonctionnalitĂ©s techniques nouvelles ou d’autres mesures innovantes (telles que de nouvelles technologies) pour faire concorder leurs opĂ©rations avec ces exigences de contrĂ´le prĂ©ventif.

Pour répondre à cette préoccupation, l’exigence du règlement a été clarifiée pour indiquer que le nettoyage et l’assainissement ne sont requis que lorsque cela est nécessaire pour contrôler un danger pour les aliments du bétail. Cela signifie que d’autres approches éventuelles pour contrer ce danger, telles que la séquence des opérations ou l’utilisation d’équipement réservé à une certaine fin, pourraient permettre d’atteindre le résultat désiré. Par exemple, le nettoyage et l’assainissement seraient nécessaires si un camion ayant été utilisé pour transporter des aliments du bétail contaminé doit ensuite servir à transporter des aliments du bétail non contaminés.

Enjeu no 3 : Certains intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant aux niveaux maximaux de certains contaminants figurant dans les Tableaux des niveaux maximaux de contaminants pour les aliments du bĂ©tail, en particulier la salmonella, les dioxines, les mycotoxines et l’ergot. Des intervenants ont contestĂ© la justification de la limite, tandis que d’autres avaient des questions sur la mise Ă  jour future de ces normes.

Salmonella

Certains intervenants ont indiqué qu’ils aimeraient voir une approche relative à la salmonella qui est davantage en phase avec celle des États-Unis. L’approche des États-Unis établit huit sérotypes pathogènes touchant à cinq espèces animales, plutôt que de prendre en considération tous les sérotypes et toutes les espèces. Les intervenants aimeraient également voir des options de mesures préventives liées à la salmonella qui sont basées sur des agents chimiques.

Dioxines et furanes

Selon certains intervenants, les niveaux maximaux de dioxines et de furanes dans les agents antiagglomérants ne faisaient pas de distinction appropriée entre divers types d’agents antiagglomérants. De plus, ces produits sont utilisés dans des concentrations très faibles dans les aliments du bétail, et la valeur maximale des dioxines dans ces produits ne correspond donc pas aux niveaux sécuritaires réels.

Mycotoxines et ergot

Les intervenants ont indiqué qu’ils aimeraient voir l’ACIA maintenir une certaine souplesse à l’égard des mycotoxines, en particulier pour les années où le climat a joué grandement sur les niveaux de mycotoxines. Certains ont appelé à la prudence pour éviter que les niveaux maximaux et l’approche ne mènent au retrait de quantités massives d’aliments du bétail du marché, ce qui réduirait la disponibilité et l’abordabilité des aliments du bétail. Les intervenants ont également demandé à l’ACIA de songer à établir des niveaux maximaux pour d’autres types de mycotoxines et d’alcaloïdes de l’ergot.

RĂ©ponse de l’ACIA : Ces prĂ©occupations ont Ă©tĂ© principalement soulevĂ©es par des intervenants individuels et par certaines petites entreprises. En vue de mieux comprendre ces prĂ©occupations, les rĂ©percussions, et la meilleure manière d’y rĂ©pondre, l’ACIA a consultĂ© des intervenants parallèlement Ă  la pĂ©riode de commentaires ayant suivi la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Salmonella

La détection de tout sérotype de salmonella dans des aliments du bétail est traitée comme une non-conformité par l’ACIA, car cela pose un risque de préjudice pour les humains et les animaux. La réponse de l’ACIA à une non-conformité sera proportionnelle au risque associé au sérotype en question. Cette approche est différente de celle des États-Unis, en vertu de laquelle la Food and Drug Administration considère un aliment du bétail comme étant non conforme si l’on y détecte des sérotypes de salmonella sélectionnés qui posent uniquement un risque à la santé animale, tandis que le Center for Disease Control s’intéresse aux sérotypes qui posent un risque à la santé humaine. En dépit des différences entre les approches, leur objectif final est le même, soit de protéger la santé animale et humaine.

L’ACIA a publié des documents d’orientation mis à jour sur la présence de salmonella dans les aliments du bétail. Ces documents établissent les attentes à l’égard de l’industrie et décrivent la surveillance de l’ACIA. Cela contribue à répondre aux préoccupations soulevées par l’industrie et offre de la souplesse en vue de modifier l’approche si de nouvelles données scientifiques émergent. De plus, l’ACIA envisage des cheminements relatifs aux produits destinés à la prévention et au traitement de la contamination par salmonella.

Dioxines et furanes

Les dioxines et les furanes sont persistants et se dissolvent facilement dans les graisses, ce qui leur permet de se bioaccumuler et de se bioamplifier dans la chaĂ®ne alimentaire. On estime que les aliments d’origine animale reprĂ©sentent plus de 90 % des expositions de l’être humain Ă  toutes les sources de dioxines et de furanes. Le gouvernement du Canada est signataire de plusieurs ententes internationales visant Ă  rĂ©duire les niveaux de dioxines et de furanes, entre autres polluants organiques persistants, en vue de les Ă©liminer presque entièrement au Canada.

Les niveaux maximaux de dioxines ont été établis en vue de limiter l’accumulation de dioxines dans les aliments d’origine animale, et ainsi réduire l’exposition des humains aux dioxines. Comme ces niveaux maximaux de contaminants sont indiqués dans un document incorporé par renvoi, ils peuvent être mis à jour lorsque de la nouvelle littérature scientifique est publiée.

Mycotoxines et ergot

Les niveaux établis dans les Tableaux des niveaux maximaux de contaminants pour les aliments du bétail sont basés sur la ration totale de chaque espèce. Cette approche devrait donner de la souplesse aux éleveurs de bétail et aux fabricants d’aliments du bétail pour continuer à user de leur expertise dans la gestion de mycotoxines au moyen de méthodes efficaces qui assurent des rations totales qui sont sans danger pour les animaux comme pour les humains. En outre, l’ACIA compte continuer de passer en revue des renseignements sur d’autres mycotoxines et sur l’ergot afin d’établir des maximaux supplémentaires pour ceux-ci. Toute modification aux Tableaux des niveaux maximaux de contaminants pour les aliments du bétail ne sera apportée qu’à la suite de consultations avec les intervenants.

Mises Ă  jour futures Ă  la liste des contaminants

L’ACIA proposerait de modifier les niveaux maximaux de contaminants si de nouveaux renseignements rĂ©vèlent que ces modifications s’imposent en vue de rĂ©duire le risque Ă  la salubritĂ© des aliments destinĂ©s au bĂ©tail ou aux humains. Ces renseignements pourraient provenir des propres donnĂ©es de l’ACIA (p. ex., obtenues Ă  l’aide de la surveillance ou lors d’incidents de contamination des aliments du bĂ©tail) ou de l’industrie. Des consultations avec les intervenants auraient lieu prĂ©alablement Ă  toute modification, comme le dĂ©crit la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi.

Enjeu no 4 : Des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es sur les teneurs maximales en Ă©lĂ©ments nutritifs Ă©tablies par le document incorporĂ© par renvoi Tableaux des niveaux maximaux d’élĂ©ments nutritifs pour les aliments du bĂ©tail. SpĂ©cifiquement, on a demandĂ© s’il serait possible d’augmenter les niveaux maximaux d’élĂ©ments nutritifs pour certains aliments du bĂ©tail, soit : le zinc dans les aliments destinĂ©s aux porcelets; la vitamine D dans les aliments destinĂ©s aux poules pondeuses; et la vitamine D et le sĂ©lĂ©nium dans les aliments destinĂ©s aux poissons.

RĂ©ponse de l’ACIA : Ces prĂ©occupations Ă©taient bien comprises avant la publication du projet de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada. Les teneurs maximales en Ă©lĂ©ments nutritifs sont indiquĂ©es dans les Tableaux des niveaux maximaux d’élĂ©ments nutritifs pour les aliments du bĂ©tail, un document qui sera incorporĂ© par renvoi au règlement dans le cadre de cette initiative. Des modifications futures pourraient ĂŞtre prises en considĂ©ration et apportĂ©es en vue de s’adapter aux prĂ©occupations de l’industrie ou Ă  de nouvelles connaissances scientifiques. Les modifications seraient apportĂ©es conformĂ©ment aux principes de la Politique de l’ACIA sur l’incorporation par renvoi, y compris l’obligation de consulter les intervenants.

Les inquiétudes entourant la vitamine D et le sélénium, pour le poisson comme pour la volaille, sont que certains niveaux pourraient mener à l’enrichissement des aliments, qui n’est pas permis par le Règlement sur les aliments et les drogues sans une autorisation spéciale. Il a été déterminé que les niveaux de vitamine D et de sélénium proposés pour les aliments destinés aux poissons étaient peu susceptibles de mener à des niveaux d’enrichissement inacceptables. Cependant, il a été déterminé que les niveaux de vitamine D proposés pour les aliments destinés aux poules pondeuses seraient susceptibles de mener à l’enrichissement des œufs. La teneur maximale en vitamine D des aliments destinés aux poules pondeuses, prescrite par le document incorporé par renvoi, tient compte de cette évaluation. Tout niveau plus élevé nécessiterait l’autorisation préalable de Santé Canada.

En ce qui concerne le zinc dans les aliments destinés aux porcelets, il est bien reconnu que des teneurs élevées en zinc sont utilisées dans des formules-clients pour contrôler la diarrhée post-sevrage des porcelets. La pratique habituelle est d’utiliser du zinc pendant quelques semaines durant la période post-sevrage. Les utilisations thérapeutiques d’ingrédients d’aliments du bétail, tels que l’oxyde de zinc pour le contrôle de la diarrhée, ne sont pas considérées comme une fonction d’un aliment du bétail et sont réglementées en tant que médicaments vétérinaires en vertu du Règlement sur les aliments et les drogues. En tenant compte de ce fait, le document incorporé par renvoi indique la valeur nutritive du zinc, et l’industrie aura droit à deux années supplémentaires pour se conformer à ce nouveau niveau.

Enjeu no 5 : Des intervenants ont indiquĂ© que l’exigence d’indiquer les renseignements de santĂ© et de sĂ©curitĂ© dans les deux langues officielles sur l’étiquette Ă©tait difficile Ă  respecter. Le problème principal Ă©tait le manque d’espace sur l’étiquette.

RĂ©ponse de l’ACIA : Les exigences d’étiquetage bilingue respecteront les obligations prĂ©vues par la Loi sur les langues officielles et rĂ©pondront aux prĂ©occupations soulevĂ©es par le ComitĂ© mixte permanent d’examen de la rĂ©glementation. L’obligation d’affichage bilingue ne s’applique pas Ă  tous les renseignements de l’étiquette; elle se limite Ă  ceux liĂ©s Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ©.

Une pĂ©riode de transition de 12 mois permettra l’épuisement des anciennes Ă©tiquettes avant le besoin d’en imprimer des nouvelles. La majoritĂ© des renseignements devant obligatoirement figurer dans les deux langues officielles seront disponibles dans le Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices et dans le Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail, ce qui limitera la quantitĂ© de renseignements devant ĂŞtre traduits.

Enjeu no 6 : Des intervenants ont fourni des commentaires sur certaines des exigences d’étiquetage lors des consultations Ă  la suite de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada :

RĂ©ponse de l’ACIA : Le règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© comme suit pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations relatives Ă  l’étiquetage Ă  la lumière des commentaires reçus :

Enjeu no 7 : Les intervenants ont indiquĂ© que l’exigence de conservation des dossiers pour une pĂ©riode de trois ans reprĂ©sente un fardeau excessif.

RĂ©ponse de l’ACIA : Pour rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, le règlement a Ă©tĂ© modifiĂ© pour rĂ©duire de trois Ă  deux ans la pĂ©riode de conservation obligatoire des dossiers. Cela laissera suffisamment de temps pour retracer un aliment du bĂ©tail dans le système en cas de rappel ou de recherche de l’origine, tout en rĂ©duisant le fardeau administratif des exploitants d’aliments du bĂ©tail. De plus, les dossiers peuvent ĂŞtre conservĂ©s en format Ă©lectronique.

Soulignons que les aliments du bĂ©tail qui rĂ©pondent Ă  la dĂ©finition d’« aliments pour animaux Â» du Règlement sur la santĂ© des animaux demeureront assujettis Ă  la pĂ©riode de conservation obligatoire des documents de dix ans.

Enjeu no 8 : Des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es sur la tenue de dossiers aux points de vente au dĂ©tail. Les petits dĂ©taillants d’aliments du bĂ©tail ont indiquĂ© que l’enregistrement des numĂ©ros de lot serait difficile et entraĂ®nerait un fardeau administratif compte tenu de la nature de l’entreprise.

RĂ©ponse de l’ACIA : En rĂ©ponse Ă  cette prĂ©occupation, l’obligation d’enregistrer le numĂ©ro de lot pour les ventes au dĂ©tail a Ă©tĂ© retirĂ©e du projet de règlement, ce qui allège le fardeau administratif. Les ventes au dĂ©tail nĂ©cessiteront l’enregistrement des renseignements sur l’acheteur, mais ceux-ci n’auront pas besoin d’être associĂ©s Ă  un lot prĂ©cis. En cas de rappel, cela pourrait accroĂ®tre la portĂ©e des produits mis en cause — il faudrait alors communiquer avec tout client susceptible d’avoir achetĂ© le lot concernĂ©.

Ă€ la lumière des dĂ©taillants d’aliments pour chevaux, le règlement a Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ© pour Ă©liminer l’obligation de conserver des dossiers sur la vente au dĂ©tail d’aliments pour chevaux (aliments complets et supplĂ©ments) contenus dans des emballages de 25 kg ou moins, et de gâteries destinĂ©es au bĂ©tail, y compris les chevaux. Comme ces aliments sont gĂ©nĂ©ralement destinĂ©s Ă  des chevaux de compagnie ou de performance, les risques Ă  la salubritĂ© des aliments associĂ©s Ă  cette modification sont minimes. Si un aliment pour chevaux doit faire l’objet d’un rappel, une approche de communication plus publique serait requise, car il ne serait pas possible de communiquer directement avec les acheteurs.

Enjeu no 9 : Des intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations que l’exemption accordĂ©e par la Loi sur les aliments du bĂ©tail aux Ă©leveurs qui fabriquent leurs aliments du bĂ©tail Ă  la ferme ne crĂ©e pas des règles du jeu Ă©quitables et pose des risques Ă  la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et des humains.

RĂ©ponse de l’ACIA : L’article 4 de la Loi sur les aliments du bĂ©tail offre une exemption Ă  l’application de la Loi sur les aliments du bĂ©tail et Ă  son Règlement pour les aliments du bĂ©tail fabriquĂ©s et utilisĂ©s Ă  la ferme (et non vendus Ă  l’extĂ©rieur de la ferme), et qui ne contiennent aucune substance mĂ©dicatrice ni aucune substance posant un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l’environnement.

La portĂ©e des prĂ©sentes modifications rĂ©glementaires ne couvre pas la Loi sur les aliments du bĂ©tail, et il n’est pas envisagĂ© pour le moment de modifier les exemptions prĂ©vues par celle-ci. Le statu quo est donc maintenu. Cela signifie que l’exemption continuera de s’appliquer uniquement aux aliments du bĂ©tail non mĂ©dicamentĂ©s qui sont destinĂ©s Ă  l’utilisation Ă  la ferme; les aliments du bĂ©tail fabriquĂ©s Ă  la ferme qui contiennent des substances mĂ©dicatrices et les aliments du bĂ©tail fabriquĂ©s Ă  la ferme et vendus Ă  l’extĂ©rieur seront assujettis au Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail.

Enjeu no 10 : Les exportateurs d’aliments du bĂ©tail ont exprimĂ© des inquiĂ©tudes quant au fait que les règlements proposĂ©s auraient visĂ© de nombreux produits destinĂ©s exclusivement Ă  l’exportation. Plus prĂ©cisĂ©ment, tous les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail destinĂ©s Ă  l’exportation auraient dĂ» ĂŞtre approuvĂ©s par l’ACIA avant d’être admissibles Ă  l’exportation, Ă  moins qu’ils ne soient dĂ©jĂ  approuvĂ©s pour une utilisation dans les aliments du bĂ©tail au Canada. De nombreux ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail exportĂ©s ne sont actuellement pas approuvĂ©s pour une utilisation dans les aliments du bĂ©tail au Canada, ce qui aurait pu entraĂ®ner des perturbations commerciales et un fardeau indu pour les exportateurs.

RĂ©ponse de l’ACIA : Le règlement proposĂ© visait involontairement de nombreux produits d’aliments du bĂ©tail destinĂ©s Ă  l’exportation. L’objectif du règlement proposĂ© Ă©tait d’attĂ©nuer les risques environnementaux associĂ©s aux ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail nouveaux, conformĂ©ment aux exigences de la LCPE. En rĂ©ponse aux commentaires des intervenants, le texte rĂ©glementaire a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de clarifier la portĂ©e des produits destinĂ©s Ă  l’exportation qui sont soumis aux exigences d’approbation tout en respectant les objectifs de la LCPE. Dans le cadre de la portĂ©e rĂ©visĂ©e, les organismes vivants nouveaux, les aliments du bĂ©tail avec un caractère nouveau, et les aliments du bĂ©tail comprenant des produits nouveaux issus de la biotechnologie fabriquĂ©s au Canada devront ĂŞtre approuvĂ©s avant l’exportation, Ă  moins que ces produits ne soient dĂ©jĂ  approuvĂ©s, autorisĂ©s ou jugĂ©s acceptables pour la vente en vertu de la LCPE, en vertu d’une loi Ă©numĂ©rĂ©e aux annexes 2 ou 4 de la LCPE, ou en vertu de certaines parties de la Loi sur les aliments et drogues. Le texte rĂ©glementaire rĂ©visĂ© est conforme Ă  l’objectif de la politique du règlement et attĂ©nue l’impact sur les intervenants en ce qui concerne leur capacitĂ© d’exporter des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail. Ceci ne modifie pas les exigences relatives Ă  l’approbation des aliments du bĂ©tail nationaux.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, les implications possibles de la proposition sur les traités ont été évaluées. Aucune implication de ce type n’a été identifiée, notamment en ce qui concerne la question de la compétence.

Choix de l’instrument

Une gamme d’options réglementaires et non réglementaires a été examinée, y compris le scénario de référence et toute autre mesure réglementaire et non réglementaire réalisable. La proposition de règlement a été choisie comme instrument de choix pour résoudre l’enjeu.

Scénario de référence (pas de changement)

Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, l’ACIA continuerait d’administrer un cadre rĂ©glementaire des aliments du bĂ©tail qui est hautement prescriptif, rĂ©actif plutĂ´t que prĂ©ventif, et axĂ© sur les exigences du produit final, qui ne bĂ©nĂ©ficierait pas d’approches plus Ă  jour fondĂ©es sur le risque et les rĂ©sultats. Cette option n’égaliserait pas les règles du jeu entre les aliments du bĂ©tail produits au pays et les aliments du bĂ©tail importĂ©s (car la plupart des aliments fabriquĂ©s au Canada demeureraient exemptĂ©s de la loi, tandis que tous les aliments mĂ©langĂ©s importĂ©s y resteraient assujettis). En outre, la conformitĂ© des aliments continuerait de reposer sur le processus d’enregistrement, lequel est obligatoire avant qu’un produit puisse ĂŞtre importĂ©. L’enregistrement de ces produits du bĂ©tail importĂ©s est considĂ©rĂ© comme une exigence accablante par l’industrie, et comme « peu compatible avec les principes de l’Organisation mondiale du commerce Â» par l’industrie des aliments du bĂ©tail des États-Unis. Qui plus est, cette approche ne concorde pas bien avec les principes et les rĂ©sultats du modèle d’inspection intĂ©grĂ© de l’Agence qui Ă©tablit une approche normalisĂ©e et cohĂ©rente en matière de surveillance d’inspection.

L’ACIA continuerait à exempter les aliments du bétail destinés à l’exportation hors du Canada de la Loi relative aux aliments du bétail et de son Règlement. Cette option maintiendrait le niveau minimal de fardeau réglementaire imposé aux exportateurs d’aliments du bétail et serait conforme à l’approche des États-Unis, mais pourrait aussi limiter l’accès aux marchés internationaux des aliments du bétail canadiens, en raison du niveau limité de surveillance gouvernementale qui s’appliquerait aux aliments du bétail destinés à l’exportation.

Proposition réglementaire (option préférée)

Seules des modifications réglementaires peuvent mettre à jour la réglementation prescriptive désuète actuelle en vue d’adopter une approche davantage axée sur les résultats et les risques, comme le demandent les intervenants. Le nouveau Règlement de 2024 sur les aliments du bétail exige d’élaborer et de mettre en œuvre des mesures de contrôle préventif, de fournir un processus d’approbation et d’enregistrement des aliments du bétail plus à jour et plus transparent, et de moderniser les normes liées aux aliments du bétail et les exigences d’étiquetage. De manière semblable au Règlement sur la salubrité des aliments au Canada, le règlement met de l’avant un nouveau régime de délivrance de licences qui exige que les exploitants d’établissements qui expédient des aliments du bétail dans d’autres provinces, qui exportent leurs aliments du bétail ou qui exercent des activités liées aux aliments du bétail ayant été importés aux fins de vente, possèdent une licence et respectent toutes les conditions imposées par la licence.

En outre, cette option réglementaire est conforme aux principes du modèle d’inspection intégré de l’Agence. Les principes du modèle d’inspection intégré de l’Agence sont fondés sur la prémisse selon laquelle l’industrie est responsable de ses produits et de ses processus et qu’elle doit démontrer sa conformité continue aux exigences de la loi. En outre, les approches devraient être souples afin de pouvoir être adaptées à la complexité et à l’échelle d’une exploitation. Une approche réglementaire uniforme pour tous les produits réglementés par l’ACIA mènera à une approche d’inspection et d’application de la loi plus cohérente. Une telle approche est bénéfique à la fois pour les intervenants et pour l’ACIA, car elle aide à comprendre les exigences de conformité et les résultats en matière d’application de la loi. Les modifications au règlement permettent également d’atteindre des résultats escomptés tels qu’avoir un plan de contrôle préventif et une licence, et permettent d’appliquer une combinaison de mécanismes de surveillance pour les importations (au moyen d’une licence ou de l’enregistrement de produits auprès de l’ACIA).

Enfin, la nouvelle rĂ©glementation rĂ©pondra aux commentaires des intervenants appelants Ă  moderniser le Règlement sur les aliments du bĂ©tail, afin de tirer parti des dernières innovations en aliments du bĂ©tail et en nutrition animale et d’adopter un rĂ©gime de surveillance davantage fondĂ© sur les rĂ©sultats et sur les installations (plutĂ´t qu’un rĂ©gime « produit par produit Â»). Un engagement Ă  moderniser le Règlement sur les aliments du bĂ©tail a Ă©tĂ© formulĂ© dans la Feuille de route pour l’examen rĂ©glementaire dans le secteur de l’agroalimentaire et l’aquaculture, et la mise Ă  jour du règlement rĂ©alisera cet engagement.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

La présente section a pour but de comparer le scénario de référence et le scénario réglementaire et d’évaluer les répercussions différentielles (avantages et coûts). Le scénario de référence correspond au cadre réglementaire actuel, sans modification au règlement. Le scénario réglementaire correspond au cadre réglementaire futur lorsque ces modifications réglementaires entreront en vigueur.

Des descriptions complètes de la méthodologie d’évaluation sont consignées de manière exhaustive dans un rapport d’analyse coûts-avantages (ACA), disponible sur demande auprès de l’ACIA.

Changements entre la version dans la Partie I de la Gazette du Canada et celle dans la Partie II de la Gazette du Canada

Les modifications suivantes ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  l’ACA en vue de la publication finale du règlement :

C’est le changement au nombre d’installations qui a eu l’effet le plus important sur les rĂ©percussions diffĂ©rentielles estimĂ©es, faisant diminuer globalement les coĂ»ts comme les avantages par rapport Ă  la version publiĂ©e dans la GCI. Dans une moindre mesure, le changement de mĂ©thodologie pour estimer les coĂ»ts pour l’ACIA et d’autres corrections mĂ©thodologiques mineures ont Ă©galement fait diminuer les estimations des coĂ»ts diffĂ©rentiels. Ces changements ont cependant Ă©tĂ© compensĂ©s par l’adoption des dollars canadiens de 2022 plutĂ´t que ceux de 2017, ce qui a fait augmenter toutes les valeurs sur le plan nominal.

Les ajustements suivants ont été apportés aux exigences réglementaires entre la version publiée dans la GCI et celle publiée dans la GCII mais n’ont pas eu d’impact sur l’ACA.

Le nombre d’intervenants touchĂ©s est reprĂ©sentĂ© par le nombre d’établissements dans le tableau suivant :

Tableau 1 : Nombre d’établissements touchĂ©s
Type d’intervenant Nombre total d’établissements
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux 415 note a du tableau d1
Fabricants d’ingrĂ©dients 2 619
Fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme 15 359 note b du tableau d1
DĂ©taillants/distributeurs d’aliments du bĂ©tail 2 107 note a du tableau d1
Total 20 500

Note(s) du tableau d1

Note a du tableau d1

Base de données d’inspection de l’ACIA.

Retour Ă  la note a du tableau d1

Note b du tableau d1

Selon les estimations du Recensement de l’agriculture de 2021 de Statistique Canada, environ 76 796 exploitations au Canada Ă©levaient des animaux vivants tels que des bovins et des porcs. Les experts en la matière de l’ACIA ont estimĂ© qu’environ 20 % de ces exploitations fabriquent des aliments mĂ©dicamentĂ©s pour leur bĂ©tail sur place et pourraient ĂŞtre touchĂ©es par les modifications proposĂ©es.

Retour Ă  la note b du tableau d1

Comparaison entre le scénario de base et le scénario réglementaire

En raison de la quantité de modifications, seuls des éléments clés du scénario de base et du scénario réglementaire sont présentés ci-dessous.

Exigences proposées en matière de mesures et de plans de contrôle préventif

Les mesures prĂ©ventives et les plans de contrĂ´le prĂ©ventif (PCP) seront une nouvelle exigence rĂ©glementaire pour l’industrie des aliments du bĂ©tail. Celle-ci a Ĺ“uvrĂ© ces dernières annĂ©es pour Ă©tablir des programmes volontaires propres Ă  son secteur en ce qui concerne la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et des humains (par exemple ProQualitĂ©MC). On estime que 73 % de tous les intervenants touchĂ©s participent Ă  ces programmes volontaires ou ont un autre type de plan similaire Ă  un PCP. Ces programmes volontaires sont axĂ©s sur les principes d’analyse des risques et points de contrĂ´le critiques et mettent surtout l’accent sur les risques et les mesures de contrĂ´le liĂ©s Ă  la salubritĂ© des aliments. Les nouvelles exigences en matière de mesures et de plans de contrĂ´le prĂ©ventif sont elles aussi axĂ©es sur les principes d’analyse des risques et points de contrĂ´le critiques et seraient obligatoires pour toute l’industrie des aliments du bĂ©tail. Aucun des programmes volontaires actuels pour la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et des humains ne rĂ©pond pleinement aux nouvelles exigences, car celles-ci auraient une portĂ©e plus large.

Tableau 2 : Exigences en matière de mesures et de plans de contrĂ´le prĂ©ventif
Scénario de base Scénario réglementaire
Certains intervenants participent à un programme volontaire de salubrité des aliments du bétail, par exemple ProQualitéMC, d’autres pas Mesures de contrôle préventif et plans de contrôle préventif obligatoires
Exigences en matière de traçabilité

L’introduction des exigences en matière de traçabilitĂ© et de tenue de dossiers cadre avec les normes internationales Ă©tablies par le Codex Alimentarius. Selon la norme du Codex, les aliments du bĂ©tail doivent ĂŞtre traçables par une Ă©tape en aval (client immĂ©diat) et une Ă©tape en amont (fournisseur immĂ©diat).

Les intervenants touchés par ces exigences en matière de traçabilité doivent exercer des activités de tenue de dossiers. Ces intervenants doivent préparer, conserver et maintenir des documents qui contiennent les renseignements requis. Cette approche offre aux intervenants la souplesse d’élaborer la procédure de tenue de dossiers qui cadre le mieux avec leurs ressources, par exemple sur papier ou électronique. Un gabarit simple dans lequel chaque élément d’information de traçabilité fait office de titre de catégorie pourrait être conservé sur papier ou sur support numérique. Ces renseignements doivent être conservés pour chaque aliment du bétail fourni à ou par l’intervenant.

Les renseignements obligatoires aux fins de traçabilitĂ© sont les suivants :

Des documents d’orientation supplémentaires seront fournis par l’ACIA aux intervenants touchés afin de les aider à élaborer ces documents de tenue de dossiers.

Ă€ l’heure actuelle, la majoritĂ© des Ă©tablissements ont dĂ©jĂ  des gabarits de traçabilitĂ©. Il est estimĂ© que 94 % des fabricants commerciaux d’aliments du bĂ©tail, 99 % des fabricants d’ingrĂ©dients d’aliments du bĂ©tail, 99 % des fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme et 98 % des dĂ©taillants d’aliments tiennent dĂ©jĂ  des dossiers sur la traçabilitĂ©. Il est donc supposĂ© que ces parties rĂ©glementĂ©es ont dĂ©jĂ  créé un gabarit ou un système pour tenir ces dossiers.rĂ©fĂ©rence 9 Cependant, toutes les parties rĂ©glementĂ©es ne maĂ®trisent pas nĂ©cessairement toutes les pratiques de base nĂ©cessaires en matière de tenue de dossiers pour permettre l’accomplissement en temps utile des enquĂŞtes sur l’innocuitĂ© des aliments du bĂ©tail et des rappels ou retraits d’aliments du bĂ©tail non conformes avant que ceux-ci ne soient consommĂ©s. L’ACIA fournit un gabarit afin d’appuyer l’élaboration de nouvelles pratiques de tenue de dossiers ou la modification de pratiques qui existent dĂ©jĂ , ce qui facilitera la mise en conformitĂ© des intervenants avec les nouvelles exigences de traçabilitĂ©.

Tableau 3 : Exigences en matière de traçabilitĂ©
Scénario de base Scénario réglementaire
Volontaire Obligatoire pour quiconque vend des aliments du bétail
Régime de licences

À l’heure actuelle, le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail ne comprend pas de régime de licences. Un nouveau régime de licences s’appliquera aux intervenants qui exercent des activités définies telles que la fabrication, l’entreposage, la transformation, l’emballage, l’étiquetage et la vente d’un aliment du bétail ayant été importé aux fins de vente ou qui sera exporté et/ou transporté d’une province à l’autre. Chaque licence devra être renouvelée tous les deux ans. Les intervenants désirant faire une demande de licence relative aux aliments du bétail (nouvelles licences et renouvellements de licence) devront s’acquitter d’un frais, lequel sera fixé par une modification subséquente à l’Avis sur les prix de l’ACIA.

Tableau 4 : RĂ©gime de licences
Scénario de base Scénario réglementaire
Aucun régime de délivrance des licences Un nouveau régime de délivrance des licences s’appliquera aux intervenants qui exercent des activités définies relatives aux aliments importés pour la vente ou qui seront exportés et/ou transportés d’une province à l’autre.
Exigences en matière d’enregistrement des produits

Cette modification rĂ©glementaire introduit des exigences en matière de licences et de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif qui, selon les estimations, devraient faire diminuer de 41 % le nombre de demandes d’enregistrement de produits. Cette diminution du nombre d’enregistrements de produits permettra aux intervenants de rĂ©duire leurs coĂ»ts de conformitĂ©.

Tableau 5 : Exigences en matière d’enregistrement des produits
Scénario de base Scénario réglementaire
Enregistrement obligatoire de tous les aliments mélangés à l’exception des aliments du bétail complets, des ingrédients des aliments du bétail, et de certains suppléments et macro-prémélanges. Diminution du nombre de produits ayant besoin d’être enregistrés et approuvés
Exigences en matière d’étiquetage

Des exigences réglementaires sur l’étiquetage sont actuellement applicables à l’ensemble des aliments du bétail et des ingrédients d’aliments du bétail. Selon le nouveau règlement, tous les aliments devront toujours obligatoirement avoir une étiquette fournissant des renseignements de base. Il sera en outre obligatoire d’inclure sur l’étiquette un code d’identification et des renseignements bilingues sur la santé et la sécurité.

Tableau 6 : Exigences en matière d’étiquetage
Scénario de base Scénario réglementaire
Exigences d’étiquetage de base (par exemple type de produit) pour tous les aliments du bétail et les ingrédients d’aliments du bétail Ajout de codes d’identification et de renseignements bilingues sur la santé et la sécurité

Description des avantages et coûts

La présente section donne une brève description des avantages et coûts. Les avantages et les coûts ont été monétisés ou évalués qualitativement.

Avantages monétisés pour l’industrie
Réduction des heures consacrées à la préparation de demandes d’enregistrement de produits

Le règlement rĂ©duira le nombre de produits d’aliments du bĂ©tail qui doivent ĂŞtre enregistrĂ©s auprès de l’ACIA, ce qui permettra Ă  l’industrie de ne pas perdre de temps Ă  prĂ©parer et Ă  prĂ©senter des documents obligatoires Ă  l’ACIA. On estime que le nombre d’enregistrements de produits diminuera de 41 % Ă  la suite de ces modifications rĂ©glementaires.

Évitement de frais d’enregistrement de produits

Le règlement rĂ©duira le nombre de produits d’aliments du bĂ©tail qui doivent ĂŞtre enregistrĂ©s auprès de l’ACIA, ce qui permettra Ă  l’industrie d’éviter des frais continuels liĂ©s Ă  l’enregistrement des produits. Ă€ l’instar de la rĂ©duction des heures consacrĂ©es Ă  la prĂ©paration de demandes, l’industrie verra diminuer d’environ 41 % ses frais d’enregistrement de produits.

Avantages monétisés pour l’ACIA
Réduction du nombre de produits à enregistrer

L’ACIA aura à traiter moins de demandes d’enregistrement de produits.

Avantages qualitatifs pour les Canadiens
Amélioration de la qualité et de l’innocuité des aliments du bétail pour la santé animale et humaine

Les aliments du bĂ©tail reprĂ©sentent des coĂ»ts importants dans la production de bĂ©tail et jouent Ă©galement un rĂ´le important dans la santĂ© et la productivitĂ© du bĂ©tail. Les exigences rĂ©glementaires proposĂ©es amĂ©lioreraient la qualitĂ© et l’innocuitĂ© des aliments du bĂ©tail et des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail, ce qui contribuerait Ă  rĂ©duire l’incidence des aliments du bĂ©tail contaminĂ©s et le nombre de rappels. Toute rĂ©duction du risque que les animaux consomment des aliments contaminĂ©s se traduirait par une sĂ©curitĂ© accrue pour les consommateurs de produits alimentaires d’origine animale. L’obligation d’inclure les renseignements de santĂ© et de sĂ©curitĂ© (p. ex., les mises en garde) en français comme en anglais amĂ©liorera l’accessibilitĂ© des renseignements importants pour tous les Canadiens et Canadiennes qui achètent des aliments du bĂ©tail.

Un exercice de gestion intĂ©grĂ©e des risques effectuĂ© par l’ACIA estime que les rĂ©percussions d’un incident liĂ© Ă  la salubritĂ© des aliments destinĂ©s aux animaux ou aux humains pourraient ĂŞtre de l’ordre de 2 millions Ă  plus de 2 milliards de dollars, selon l’ampleur de l’incident.

Confiance accrue du public envers la qualité et l’innocuité des aliments du bétail

Les consommateurs, les transformateurs d’aliments et les producteurs de bétail auront une confiance accrue envers la qualité et l’innocuité des aliments du bétail, car les aliments du bétail seront fabriqués de manière à mieux assurer la sécurité des aliments du bétail. En outre, la chaîne d’approvisionnement en aliments du bétail inspirera une plus grande confiance, car les exigences de traçabilité faciliteront l’identification et la traçabilité des produits.

Avantages qualitatifs pour l’industrie
Règles du jeu plus équitables pour l’industrie des aliments du bétail

À l’heure actuelle, certains établissements sont tenus par leur association de maintenir un plan de salubrité des aliments du bétail et des dossiers sur la traçabilité, alors que d’autres ne le sont pas. Il s’agit d’un exemple parmi d’autres de la manière dont l’exercice des activités varie entre les fabricants d’aliments du bétail commerciaux et les fabricants d’ingrédients. Pour corriger cette application incohérente de la réglementation, le règlement proposé imposerait des exigences uniformes à tous les producteurs et fournisseurs. De plus, l’harmonisation des exigences canadiennes avec celles des partenaires commerciaux améliore l’accès au marché pour tous les producteurs d’aliments du bétail canadiens. Cela rendra les règles du jeu plus équitables en soi pour l’ensemble de l’industrie.

Accès aux marchés amélioré et plus rapide

Grâce à la réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés, les fabricants d’aliments du bétail commerciaux ainsi que les fabricants d’ingrédients auront accès plus rapidement aux marchés intérieurs. En outre, l’ACIA fournira une liste publique d’allégations et de garanties permises, lesquelles permettront aux aliments du bétail spécialisés et à d’autres aliments du bétail mélangés, d’être exemptés des exigences d’enregistrement de produit. De plus, les aliments vendus au pays et les aliments importés seront soumis aux mêmes exigences d’enregistrement et exigences connexes (s’il y a lieu).

Amélioration de l’efficacité et de l’efficience des rappels de sécurité des aliments du bétail

Les exigences de traçabilité permettront d’améliorer l’efficacité et l’efficience des rappels, puisque les renseignements en matière de traçabilité seraient plus rapidement utilisables et précis qu’ils le sont suivant les exigences réglementaires actuelles. Les exigences en matière de traçabilité proposées réduiront l’ampleur et la durée des rappels ou des enquêtes sur la salubrité des aliments du bétail.

Souplesse et accessibilité accrues en matière d’étiquetage

Une plus grande souplesse sera accordée en ce qui concerne les allégations et les garanties non obligatoires figurant sur les étiquettes des aliments du bétail. Les fabricants d’aliments mélangés auront la possibilité de fournir des renseignements supplémentaires sur l’étiquette pour mettre en lumière des caractéristiques précises de leur produit, par exemple des garanties sur des éléments nutritifs supplémentaires ou des allégations sur le produit qui imposeraient à l’heure actuelle l’enregistrement du produit. Cette approche ouvrira la porte à l’innovation et permettra aux fabricants de mieux distinguer leurs aliments du bétail dans un environnement concurrentiel.

En outre, exiger que les renseignements sur la santé et la sécurité (par exemple les avertissements et les mises en garde) soient à la fois en anglais et en français pourrait aider les fabricants d’aliments du bétail à accéder plus facilement à certains marchés canadiens où seuls l’anglais ou le français sont utilisés.

Avantages qualitatifs pour l’ACIA
Approche améliorée en matière de salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés aux humains

À l’heure actuelle, l’ACIA n’a pas la même approche réglementaire en ce qui concerne la salubrité des produits alimentaires destinés au bétail et de ceux destinés aux humains. Dans le scénario réglementaire, il y aura une seule approche et une surveillance réglementaire des aliments du bétail axée sur les risques, afin que les inspecteurs puissent repérer les risques potentiels avant qu’ils ne compromettent la salubrité des aliments du bétail.

Nouveau régime de licences pour appuyer la conformité et l’application de la loi

Avec l’instauration d’un nouveau régime de licences, l’ACIA disposera de meilleures connaissances sur les intervenants de l’industrie des aliments du bétail qui participent aux activités qui nécessitent une licence. En outre, l’ACIA sera capable de demander des détails supplémentaires pour savoir quels établissements exercent des activités dont le risque est élevé ou peu élevé. Cela aidera l’ACIA à mieux affecter ses ressources de conformité et d’application de la loi selon le niveau de risque des établissements.

L’exigence d’obtention de licence proposée donnera également à l’ACIA un nouvel outil d’application de la loi. Il sera par exemple possible de suspendre ou d’annuler une licence s’il y a un risque à la santé ou à la sécurité.

Coûts monétisés pour l’industrie
Élaboration et modification des plans de contrôle préventif

Les entreprises qui n’ont pas de programme de salubrité des aliments du bétail à l’heure actuelle seront tenues d’élaborer de nouveaux plans de contrôle préventif. En outre, les entreprises qui disposent déjà d’un programme de salubrité des aliments du bétail devront modifier celui-ci pour le rendre parfaitement conforme au règlement proposé.

Mise en place de mesures de contrôle préventif

Les coûts comprendraient la mise en place de mesures de contrôle préventif, la formation des employés, et la tenue des dossiers. L’importance des coûts supplémentaires dépendra des pratiques actuelles de l’industrie, car certains établissements mettent déjà en pratique plusieurs des exigences proposées.

Examen des plans de contrôle préventif

Il s’agit du coût estimé de l’examen des plans de contrôle préventif, qui aura lieu annuellement selon cette analyse.

Élaboration d’un système de traçabilité (tenue des dossiers)

Le nouveau volet traçabilité de ce règlement représente le temps nécessaire pour élaborer un système de tenue des dossiers.

Tenue de dossiers aux fins de traçabilité

Les entreprises devront consacrer du temps à la tenue de dossiers pour chaque aliment du bétail qu’ils achètent ou vendent.

Licence applications : frais et coĂ»ts administratifs pour la prĂ©paration de demandes

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les entreprises qui participent Ă  l’importation d’aliments du bĂ©tail pour la vente ou Ă  l’exportation ou au transport interprovincial d’aliments du bĂ©tail seront tenues d’avoir une licence. Les licences devront ĂŞtre renouvelĂ©es tous les deux ans. Les intervenants qui ont besoin de licences devront donc payer des coĂ»ts de licence une annĂ©e sur deux, et engageront des coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la prĂ©paration et Ă  la prĂ©sentation de demandes de licence et autres documents nĂ©cessaires Ă  l’ACIA. Aux fins de l’analyse coĂ»ts-avantages seulement, le frais de demande de licence (nouvelle licence ou renouvellement) est fixĂ© Ă  260,09 $, en dollars canadiens de 2022. Le frais rĂ©el pour une licence sera dĂ©terminĂ© sĂ©parĂ©ment, Ă  la suite d’une consultation avec les intervenants.

Modification des étiquettes

Les entreprises auront besoin de consacrer du temps à la modification de leurs étiquettes actuelles afin d’y inscrire des renseignements sur la santé et la sécurité dans les deux langues officielles et de s’assurer que le code d’identification ou le numéro de lot figure sur l’étiquette ou l’emballage de leurs aliments du bétail.

Coûts monétisés pour l’ACIA

L’ACIA engagera des coûts de transition et des coûts différentiels continus associés à cette modification réglementaire. Les coûts de transition sont ceux qui cesseront de s’appliquer à la fin de la période de transition. Les coûts à long terme sont les coûts associés aux activités continues que devra exercer l’ACIA pour appuyer ce règlement.

Coûts de transition
CoĂ»ts continus :

Les nouvelles exigences réglementaires n’entraîneront aucun coût différentiel associé aux inspections. Des ressources de conformité et d’application de la loi sont déjà en place, et il n’est pas prévu que les modifications réglementaires feront augmenter les activités de conformité et d’application de la loi. L’ACIA continuera d’employer une approche axée sur les risques pour appuyer la conformité et l’application de la loi.

Méthodologie

La présente section décrit brièvement la méthodologie, les principales sources de données et les hypothèses clés utilisées pour estimer les avantages et coûts monétisés.

Paramètres et hypothèses du modèle

Les hypothèses et paramètres clĂ©s ayant servi Ă  cette analyse coĂ»ts-avantages sont les suivants :

Principales sources de données

Les principales sources de donnĂ©es ayant servi Ă  cette analyse coĂ»ts-avantages sont les suivantes :

Avantages et coûts monétisés

Les approches utilisĂ©es pour monĂ©tiser les rĂ©percussions les plus importantes sont examinĂ©es ci-dessous. La section de la règle du « un pour un Â» contient les dĂ©tails sur les coĂ»ts et avantages administratifs monĂ©tisĂ©s.

Avantages monétisés pour l’industrie
Réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés

L’ACIA reçoit annuellement environ 2 000 demandes d’enregistrement de produits, dont 1 200 demandes initiales et 800 demandes de renouvellement. Les experts en la matière de l’ACIA estiment que le règlement proposĂ© entraĂ®nerait une rĂ©duction d’environ 41 % des demandes initiales et de renouvellement combinĂ©es.

Selon les résultats de l’enquête de l’ACA, la préparation et la soumission de l’ensemble des documents requis prennent en moyenne 1,5 heure pour une demande initiale d’enregistrement de produits, et 30 minutes pour une demande de renouvellement.

Évitement des frais d’enregistrement de produits rĂ©fĂ©rence 13,rĂ©fĂ©rence 14

La gamme de prix pour les demandes de nouvel enregistrement de produit, de renouvellement de l’enregistrement et de modification de l’enregistrement est prĂ©sentĂ©e dans la partie 4 de l’Avis sur les prix de l’ACIA. En raison du nombre rĂ©duit d’enregistrements de produits, l’industrie aurait moins de prix Ă  payer.

Avantages monétisés pour l’ACIA
Réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés

L’ACIA gĂ©nĂ©rera moins de recettes associĂ©es aux frais et aura Ă  dĂ©ployer moins d’efforts pour le traitement des demandes d’enregistrement de produit Ă  la suite de cette modernisation rĂ©glementaire. En tenant compte Ă  la fois des recettes perdues et de l’évitement des efforts de traitement des demandes, on estime que l’ACIA Ă©conomisera environ 1 674 $ par nouvelle demande et 288 $ par demande de renouvellement. Dans l’ensemble, le nombre d’enregistrements de produit devrait diminuer de 41 % par rapport au scĂ©nario de base. Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, environ 492 nouveaux enregistrements de produit et 328 renouvellements seront Ă©vitĂ©s chaque annĂ©e.

Coûts monétisés pour l’industrie
Élaboration de plans de contrôles préventifs

Les travaux pour l’élaboration ou la modification d’un plan de contrôle préventif seraient effectués une seule fois par un gestionnaire au début de la période 2. L’ACIA élabore actuellement des documents d’orientation interprétatifs dans le but d’aider les entreprises à respecter cette exigence.

Les donnĂ©es concernant le nombre d’intervenants qui ont actuellement un plan de contrĂ´les prĂ©ventifs en place et celles qui n’en ont pas font partie intĂ©grante des coĂ»ts associĂ©s au plan de contrĂ´les prĂ©ventifs (voir tableau 7). Les donnĂ©es de l’ACA, telles que prĂ©sentĂ©es dans le tableau 8, dĂ©taillent le nombre d’heures nĂ©cessaires pour Ă©laborer et modifier un plan de contrĂ´les prĂ©ventifs tel que ressenti par les petites, moyennes et grandes entreprises.

Tableau 7 : Situation actuelle de l’industrie en ce qui concerne les programmes de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail
Intervenants touchés Nombre ayant un programme de salubrité des aliments du bétail Pourcentage ayant un programme de salubrité des aliments du bétail Nombre sans programme de salubrité des aliments du bétail Pourcentage sans programme de salubrité des aliments du bétail Total
Fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux 332 80 % 83 20 % 415
Fabricants d’ingrĂ©dients 1 309 50 % 1 309 50 % 2 169
Fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme 13 055 85 % 2 303 15 % 15 359
DĂ©taillants et distributeurs d’aliments du bĂ©tail 211 10 % 1 896 90 % 2 107
Tableau 8 : Nombre d’heures en vue d’élaborer et de modifier un PCP, selon l’établissement
Petite entreprise Moyenne Ă  grande entreprise
Parties touchées Nombre d’heures pour élaborer Nombre d’heures pour modifier Nombre d’heures pour élaborer Nombre d’heures pour modifier
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux 308 85 336 41,4
Fabricants d’ingrédients 40 9 80 18
Fabricants d’aliments à la ferme 92,4 25,5 100,8 13,8
Détaillants et distributeurs d’aliments du bétail 21 5,25 42 10,5

Remarque : Les donnĂ©es sont calculĂ©es en tant que moyennes pour l’industrie, Ă  la lumière des rĂ©sultats d’enquĂŞte pour l’analyse coĂ»ts-avantages.

Mise en œuvre des mesures de contrôle préventif

Les tâches de contrĂ´le prĂ©ventif comprendront la formation, l’exĂ©cution d’activitĂ©s liĂ©es Ă  la salubritĂ© du bĂ©tail, et la tenue de dossiers. L’ampleur des coĂ»ts dĂ©pendra des pratiques actuelles de l’industrie. Les entreprises qui disposent d’un programme de salubritĂ© des aliments (voir tableau 7) exercent dĂ©jĂ  certaines des activitĂ©s. Cependant, il leur faudra plus de temps pour se conformer pleinement au règlement. Les entreprises ne disposant pas de programme de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail commenceront Ă  appliquer des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif, et l’on prĂ©sume ici que le nombre d’heures requis sera le mĂŞme que pour les rĂ©pondants Ă  l’enquĂŞte qui appliquent dĂ©jĂ  des programmes de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail.

Le tableau 9 ci-dessous présente les résultats d’enquête utilisés pour estimer le nombre d’heures requis pour mettre en œuvre les mesures de contrôle préventif.

Tableau 9 : RĂ©sultats d’enquĂŞte sur la mise en application des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif
Intervenants touchés Heures actuelles de formation par année Heures supplémentaires de formation par année Heures actuelles de mise en œuvre par semaine Heures supplémentaires de mise en œuvre par semaine Heures actuelles de tenue de dossiers par semaine
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux 4,7 0,9 21,7 4,7 9,5
Fabricants d’ingrédients 3,9 1,6 11,1 6,8 6,0
Fabricants d’aliments du bétail à la ferme 1,2 0,2 6,3 1,2 3,2
Détaillants et distributeurs d’aliments du bétail 3,3 0,7 2,5 1,0 2,5

Il a Ă©tĂ© supposĂ© que les parties rĂ©glementĂ©es amĂ©lioreront au fil des annĂ©es l’efficience de la mise en Ĺ“uvre de ces activitĂ©s de contrĂ´le prĂ©ventif. Il est prĂ©vu que les petites entreprises auront plus de difficultĂ© Ă  comprendre et Ă  respecter leurs obligations en matière de conformitĂ© que les plus grandes entreprises. Par consĂ©quent, l’analyse suppose que les petites entreprises passeront 50 % moins de temps Ă  appliquer leurs mesures de contrĂ´le prĂ©ventif Ă  compter de la quatrième annĂ©e, tandis que les moyennes Ă  grandes entreprises y passeront 50 % moins de temps dès la troisième annĂ©e.

Examen des plans de contrôle préventif

Les plans de contrôle préventif devront être régulièrement passés en revue afin de s’assurer qu’ils tiennent compte de tous les facteurs variables relatifs au PCP qui se présentent au cours de l’année et au fil du temps. Les répercussions sont calculées en fonction du temps requis pour passer en revue le plan, et du salaire du gestionnaire qui effectue l’examen. Le tableau 10 décrit en détail le temps consacré à l’examen du PCP sur une base annuelle, à compter de la troisième année suivant la publication du règlement.

Tableau 10 : Nombre d’heures annuelles pour passer en revue le PCP
Intervenants touchés Petites entreprises (heures par année) Moyennes à grandes entreprises (heures par année)
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux 27 50
Fabricants d’ingrédients 12 17
Fabricants d’aliments à la ferme 8.1 15
Détaillants et distributeurs d’aliments du bétail 19 33
Élaboration d’un système de traçabilité et tenue de dossiers aux fins de traçabilité

Les entreprises devront tenir des dossiers aux fins de traçabilité. Cela pourrait comprendre la création d’un gabarit pour enregistrer des renseignements. Le gabarit devra inclure des renseignements (par exemple le nom du produit d’aliment du bétail, la date de l’achat ou de la vente) sur chaque aliment du bétail fourni ou reçu par l’entreprise. Selon des experts en la matière de l’ACIA, la création d’un document de traçabilité prendra cinq minutes en moyenne, car des documents d’orientation supplémentaires seront également fournis aux intervenants touchés pour les aider à élaborer leur gabarit.

Le coĂ»t de tenue des dossiers aux fins de traçabilitĂ© a Ă©tĂ© estimĂ© en fonction des heures supplĂ©mentaires qu’il faudra Ă  une entreprise pour tenir tous ses dossiers sur ses achats et/ou ses ventes (voir la section de la règle du « un pour un Â» pour obtenir de plus amples dĂ©tails).

Modification des étiquettes

Une étiquette d’aliment du bétail devra obligatoirement inclure les renseignements de santé et de sécurité dans les deux langues officielles, et l’étiquette ou emballage devra inclure un code d’identification. Ce coût ne s’appliquera qu’une seule fois, car selon les résultats de l’enquête auprès de l’industrie, ces renseignements sont ajoutés au système informatique une seule fois puis appliqués automatiquement à toutes les étiquettes d’aliment futures.

Selon les experts en la matière de l’ACIA, toutes les parties touchĂ©es seront tenues de modifier leurs Ă©tiquettes de produit en vue de rĂ©pondre aux exigences. L’enquĂŞte a donc recueilli des donnĂ©es sur le nombre d’étiquettes touchĂ©es et sur les heures supplĂ©mentaires requises pour obtenir une conformitĂ© complète. Ces rĂ©sultats d’enquĂŞte sont rĂ©sumĂ©s dans le tableau suivant :

Table 11 : RĂ©sultats d’enquĂŞte sur la modification des Ă©tiquettes
Intervenants touchés Nombre moyen d’étiquettes touchées par établissement Heures supplémentaires par étiquette bilingue Heures supplémentaires par code d’identification de l’étiquette Autres coûts note a du tableau e5
par étiquette ($)
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux 535,5 0,4 0,1 26,5
Fabricants d’ingrédients 14,7 0,3 0,1 0
Fabricants d’aliments du bétail à la ferme 0 N/A N/A N/A
Détaillants et distributeurs d’aliments du bétail 3,0 0,3 0,1 0

Note(s) du tableau e5

Note a du tableau e5

Coûts relatifs à la modification, comme pour l’achat d’un nouveau logiciel, d’une imprimante supplémentaire et d’encre.

Retour Ă  la note a du tableau e5

Il a Ă©tĂ© supposĂ© que la mise en Ĺ“uvre simultanĂ©e de toutes les exigences entraĂ®nerait des gains d’efficience en modifiant les Ă©tiquettes pour se conformer aux exigences liĂ©es au code d’identification et Ă  l’étiquetage bilingue en mĂŞme temps, comme le dĂ©montrent les rĂ©sultats d’autres initiatives rĂ©glementaires proposĂ©es par l’ACIA en matière d’étiquetage. L’analyse suppose que le temps requis pour l’addition du code d’identification sera rĂ©duit de 50 % si ces deux modifications sont incorporĂ©es en mĂŞme temps, et on suppose que tous les intervenants qui doivent apporter ces deux changements le feront simultanĂ©ment afin de rĂ©duire le fardeau de la conformitĂ©.

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 12 : ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantagesCoĂ»ts monĂ©tisĂ©s
Intervenant touché Description du coût Période 1 Période 2 Période 10 Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Industrie Mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et plans de contrĂ´le prĂ©ventif 0 $ 150 732 666 $ 53 258 515 $ 477 437 494 $ 67 976 358 $
TraçabilitĂ© 0 $ 2 836 711 $ 2 835 529 $ 18 475 236 $ 2 630 458 $
Étiquetage 0 $ 7 025 544 $ 0 $ 6 565 929 $ 934 841 $
Frais de licence et heures de travail administratif 0 $ 554 114 $ 554 114 $ 2 011 738 $ 286 426 $
Examen du règlement 0 $ 3 575 654 $ 0 $ 3 341 733 $ 475 788 $
Gouvernement Coûts de transition
(p. ex., formation, Ă©laboration de conseils d’orientation, sĂ©ances d’information)
1 394 216 $ 109 723 $ 0 $ 1 496 761 $ 213 105 $
Coûts permanents
(p. ex., incorporation par renvoi, coĂ»ts nets de traitement des licences)
334 391 $ 4 827 158 $ 4 827 158 $ 18 385 439 $ 2 617 673 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 1 728 607 $ 169 661 571 $ 61 475 317 $ 527 714 330 $ 75 134 648 $

Note(s) du tableau e6

Note * du tableau e6

Remarque : L’Avis sur les prix de l’ACIA est en cours d’examen, et le frais rĂ©el pour la licence sera dĂ©terminĂ© Ă  la suite d’une consultation avec les intervenants. La prĂ©sente analyse utilise un frais de licence prĂ©sumĂ© de 260,09 $ en dollars canadiens de 2022, et l’on suppose que les frais imposĂ©s aux entreprises reprĂ©sentent 10 % des coĂ»ts de la prestation du service par l’ACIA.

Retour Ă  la note * du tableau e6

Avantages monétisés
Intervenant touché Description de l’avantage Période 1 Période 2 Période 10 Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Industrie Moins de temps consacrĂ© aux demandes d’enregistrement de produit 51 844 $ 51 844 $ 51 844 $ 389 618 $ 55 473 $
RĂ©duction des frais d’enregistrement de produit 102 092 $ 102 092 $ 102 092 $ 767 249 $ 109 239 $
ACIA RĂ©duction des efforts requis pour examiner et approuver les enregistrements de produit 918 832 $ 918 832 $ 918 832 $ 6 905 237 $ 983 150 $
Tous les intervenants Avantages totaux 1 072 768 $ 1 072 768 $ 1 072 768 $ 8 062 104 $ 1 147 862 $
Résumé des coûts et avantages monétisés
Répercussions Période 1 Période 2 Période 10 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
CoĂ»ts totaux 1 728 607 $ 169 661 571 $ 61 475 317 $ 527 714 330 $ 75 134 648 $
Avantages totaux 1 072 768 $ 1 072 768 $ 1 072 768 $ 8 062 104 $ 1 147 862 $
RÉPERCUSSIONS NETTES 655 838 $ 168 588 803 $ 60 402 548 $ 519 652 226 $ 73 986 786 $
Répercussions qualitatives

Public canadien :

Industrie :

ACIA :

Analyse de sensibilité

L’analyse de sensibilité porte sur l’incertitude inhérente à la formulation d’estimations et à la prédiction de l’avenir. Une analyse de sensibilité consiste à modifier les paramètres et les hypothèses clés et à déterminer en quoi cela influence les coûts et les avantages des modifications à la réglementation.

La première approche employĂ©e pour l’analyse de sensibilitĂ© a consistĂ© Ă  modifier le taux d’actualisation utilisĂ© pour estimer les valeurs annualisĂ©es. L’estimation intermĂ©diaire de 7 % utilisĂ©e pour l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă  3 % et Ă  10 %.

La deuxième approche a consisté à faire varier les coûts pour les fabricants d’aliments du bétail à la ferme. Ces fabricants ont été choisis pour cette approche parce qu’ils constituent le groupe d’intervenants touchés le plus nombreux; par conséquent, toute variation de leurs coûts aurait une incidence considérable sur les coûts totaux du règlement proposé. En outre, l’enquête de l’ACIA n’a recueilli aucune donnée sur les coûts des producteurs à la ferme relativement aux exigences de mesures de contrôle préventif et de plan de contrôle préventif, et aucune objection n’a été formulée à l’égard de nos hypothèses. L’analyse a donc fait appel aux résultats d’enquête des fabricants d’aliments du bétail commerciaux comme point de départ pour estimer les coûts pour les producteurs d’aliments du bétail à la ferme. Par conséquent, il est possible que les coûts estimés pour les producteurs à la ferme soient différents des résultats centraux.

Cependant, les coĂ»ts liĂ©s aux mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et aux plans de contrĂ´le prĂ©ventif pour les fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme seront nettement infĂ©rieurs aux mĂŞmes coĂ»ts pour les fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux, car :

L’estimation intermĂ©diaire utilisĂ©e dans l’analyse coĂ»ts-avantages suppose que les fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme s’exposent Ă  des coĂ»ts 70 % moins Ă©levĂ©s que ceux des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux. L’analyse de sensibilitĂ© utilise alors les taux suivants :

Les rĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© sont indiquĂ©s dans le tableau suivant. Les coĂ»ts annualisĂ©s nets vont de 48,4 millions de dollars Ă  101,0 millions de dollars. Dans chaque cas, les valeurs sont en dollars canadiens constants de 2022 et ont Ă©tĂ© calculĂ©es en utilisant la PĂ©riode 1 (2024) comme annĂ©e de base pour l’actualisation.

Cas de sensibilitĂ© 1 : Les fabricants d’aliments Ă  la ferme engagent des coĂ»ts infĂ©rieurs de 70 % Ă  ceux des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux
Taux d’actualisation Avantages annualisés Coûts annualisés Coûts nets annualisés (coûts moins avantages)
7 % 1 147 862 $ 75 134 648 $ 73 986 786 $
3 % 1 104 951 $ 71 499 288 $ 70 394 337 $
10 % 1 180 045 $ 77 815 307 $ 76 635 261 $

Remarque : La rangĂ©e supĂ©rieure de ce tableau correspond au cas central prĂ©sentĂ© dans le rĂ©sumĂ© de l’analyse coĂ»ts-avantages.

Cas de sensibilitĂ© 2 : Les fabricants d’aliments Ă  la ferme engagent des coĂ»ts infĂ©rieurs de 50 % Ă  ceux des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux
Taux d’actualisation Avantages annualisés Coûts annualisés Coûts nets annualisés (coûts moins avantages)
7 % 1 147 862 $ 98 578 687 $ 97 430 824 $
3 % 1 104 951 $ 93 718 809 $ 92 613 858 $
10 % 1 180 045 $ 102 164 056 $ 100 984 011 $
Cas de sensibilitĂ© 3 : Les fabricants d’aliments Ă  la ferme engagent des coĂ»ts infĂ©rieurs de 90 % Ă  ceux des fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux
Taux d’actualisation Avantages annualisés Coûts annualisés Coûts nets annualisés (coûts moins avantages)
7 % 1 147 862 $ 51 944 768 $ 50 796 906 $
3 % 1 104 951 $ 49 523 688 $ 48 418 736 $
10 % 1 180 045 $ 53 728 114 $ 52 548 069 $
Conclusion

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s estimĂ©s en vue d’abroger le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail et de le remplacer par le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail s’élèvent Ă  527,7 millions de dollars en valeur actualisĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans, soit 75,1 millions de dollars sur une base annualisĂ©e. Les coĂ»ts relatifs aux mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et aux plans de contrĂ´le prĂ©ventif reprĂ©sentent environ 94 % des coĂ»ts diffĂ©rentiels pour l’industrie des aliments du bĂ©tail du Canada, tandis que les 6 % restants sont liĂ©s Ă  la traçabilitĂ©, Ă  l’étiquetage, et aux obligations en matière de licences. L’ACIA engagera des coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration et Ă  la prestation de formation intraorganisme, Ă  la mise Ă  jour de documents incorporĂ©s par renvoi, au traitement des demandes de licence (moins les frais perçus des demandeurs), aux mises Ă  jour au Système automatisĂ© de rĂ©fĂ©rence Ă  l’importation (SARI), et aux activitĂ©s planifiĂ©es de promotion de la conformitĂ© telles que les prĂ©sentations et les sĂ©ances de discussion.

Les avantages monĂ©tisĂ©s estimĂ©s de la modification rĂ©glementaire s’élèveront Ă  8,1 millions de dollars en valeur actualisĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans, ou 1,1 million de dollars sur une base annualisĂ©e. L’industrie aura moins de produits qui nĂ©cessitent l’enregistrement, ce qui signifie moins de frais Ă  payer et moins de temps passĂ© Ă  remplir des demandes d’enregistrement de produits. L’ACIA, pour sa part, devra consacrer moins de temps Ă  traiter des demandes d’enregistrement de produits.

De nombreux avantages associés au Règlement sur les aliments du bétail modernisé n’ont pas pu être monétisés, mais ces avantages qualitatifs sont substantiels. Tout d’abord, les modifications contribueront à la protection de la santé publique et de la santé animale en réduisant les risques à la salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés à la consommation humaine, ce qui améliorera la confiance à l’égard de la chaîne d’approvisionnement en aliments du bétail du Canada. La conformité à ces nouvelles exigences réglementaires peut améliorer l’efficience et réduire les coûts des rappels, et peut également faire diminuer le nombre d’événements de contamination pouvant mener à des maladies chez les animaux ou les humains. En outre, ces modifications réglementaires égaliseront les règles du jeu pour l’industrie des aliments du bétail. D’autres avantages comprennent une harmonisation internationale accrue, une approche plus cohérente et plus efficace d’inspection et de surveillance de la salubrité des aliments par l’ACIA, et une meilleure réputation pour le Canada à titre de chef de file mondial de la salubrité des aliments du bétail.

Comme il est difficile de monĂ©tiser bon nombre des avantages, le rĂ©sultat global est un coĂ»t net monĂ©tisĂ© (c’est-Ă -dire, coĂ»ts moins avantages) de 519,7 millions de dollars en valeur actualisĂ©e sur 10 ans, ou 74,0 millions de dollars sur une base annualisĂ©e.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car les petites entreprises devront assumer des coĂ»ts pour se conformer au règlement proposĂ©. Environ 97 % des intervenants touchĂ©s sont considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises.

L’ACIA effectue de nombreuses consultations avec les intervenants (y compris les petites entreprises) depuis 2013; elle est Ă  l’écoute des besoins des petites entreprises et consciente de l’importance de trouver un juste Ă©quilibre entre la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et les coĂ»ts pour les entreprises. L’ACIA a donc prĂ©vu un certain niveau de souplesse dans sa proposition de règlement qui devrait rĂ©duire les coĂ»ts potentiels pour les petites entreprises.

Les dispositions suivantes seront incluses dans la modification au règlement :

De plus, l’ACIA fournira les Ă©lĂ©ments suivants afin de faciliter la conformitĂ© des petites entreprises :

Comme la plupart des entreprises de l’industrie canadienne des aliments du bétail sont petites, il est à prévoir que les petites entreprises engageront la plupart des coûts supplémentaires associés à ces modifications au règlement. Cependant, les coûts supplémentaires sont proportionnels à la taille de l’entreprise. Par exemple, bien que la plupart des coûts soient associés aux PCP, les petites entreprises devraient avoir des PCP moins complexes et un moins grand nombre d’employés à former que les moyennes et grandes entreprises.

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s supplĂ©mentaires s’élèveront Ă  environ 64,9 millions de dollars par annĂ©e pour toutes les petites entreprises, ou 4 097 $ par petite entreprise touchĂ©e. Les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© proviennent de l’élaboration, la modification, la mise en Ĺ“uvre, et l’examen annuel de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et de plans de contrĂ´le prĂ©ventif, de la crĂ©ation d’un gabarit de traçabilitĂ©, de la modification d’étiquettes, de la revue des exigences de conformitĂ© rĂ©glementaire, et des frais de licence, ce qui revient Ă  62,3 millions de dollars sur une base annualisĂ©e. Les coĂ»ts administratifs proviennent du temps consacrĂ© Ă  l’examen des exigences administratives du Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail, au temps Ă  prĂ©parer et soumettre des demandes de licence, et Ă  la tenue des dossiers (traçabilitĂ©), ce qui revient Ă  un coĂ»t annualisĂ© estimĂ© de 2,5 millions de dollars. Les avantages monĂ©tisĂ©s supplĂ©mentaires annualisĂ©s s’élèveront Ă  154 819 $, car moins de produits devront ĂŞtre enregistrĂ©s, ce qui permettra Ă  l’industrie de payer moins de frais et de passer moins de temps Ă  remplir des demandes. Le coĂ»t net annualisĂ© pour toutes les petites entreprises sera donc de 64,7 millions de dollars, soit 4 087 $ par annĂ©e pour chaque petite entreprise touchĂ©e.

Tableau 13 : Sommaire de la lentille des petites entreprises ($ CA, en prix de 2022)

Coûts de conformité
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et plans de contrĂ´le prĂ©ventif 60 773 190 $ 426 845 458 $
Élaboration de la traçabilitĂ© 152 $ 1 069 $
Modification des Ă©tiquettes 903 841 $ 6 348 204 $
Frais de licence 201 297 $ 1 413 829 $
Temps d’examen de la rĂ©glementation (conformitĂ©) 437 290 $ 3 071 342 $
CoĂ»ts de conformitĂ© totaux 62 315 772 $ 437 679 903 $
Coûts administratifs
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Temps d’examen de la rĂ©glementation (administratif) 16 751 $ 117 651 $
Mise en Ĺ“uvre de la traçabilitĂ© 25 17 428 $ 17 681 364 $
Demandes de licence 14 828 $ 104 146 $
Total des coĂ»ts administratifs 2 549 007 $ 17 903 162 $
Avantages
Totaux Valeur annualisée Valeur actualisée
RĂ©duction du nombre d’enregistrements de produits 154 829 $ 1 087 455 $
Répercussions nettes (coûts et avantages administratifs et de conformité)
Totaux Valeur annualisée Valeur actualisée
CoĂ»ts totaux (toutes les petites entreprises) 64 864 779 $ 455 583 064 $
CoĂ»ts pour chaque petite entreprise 4 097 $ 28 777 $
CoĂ»ts nets (toutes les petites entreprises) 64 709 950 $ 454 495 609 $
CoĂ»ts nets pour chaque petite entreprise 4 087 $ 28 709 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, car les modifications entraĂ®nent une augmentation du fardeau administratif des entreprises. La proposition abroge un règlement actuel et le remplace par un nouveau titre rĂ©glementaire, ce qui ne cause aucune augmentation ou rĂ©duction de titre rĂ©glementaire.

Le fardeau administratif consistera à examiner les exigences réglementaires, à soumettre des demandes de licence et à conserver des dossiers aux fins de traçabilité.

Tableau 14 : Liste de toutes les rĂ©percussions en matière de coĂ»ts/avantages administratifs
Catégorie de répercussion Pourquoi s’agit-il d’une répercussion administrative? Coûts administratifs imposés ou évités
Examen initial du Règlement de 2024 sur les aliments du bétail Obligation de se familiariser avec les nouveaux renseignements Coûts imposés
Demandes de licence Autorisations Coûts imposés
TraçabilitĂ© — tenue de dossiers sur les achats et les ventes Collecte et conservation des donnĂ©es CoĂ»ts imposĂ©s

Les coĂ»ts administratifs annualisĂ©s nets se chiffreront Ă  environ 889 136 $, soit environ 54,22 $ par entreprise touchĂ©e par annĂ©e (voir tableau 15).

Tableau 15 : Valeurs annualisĂ©es estimĂ©es des rĂ©percussions administratives de la règle du « un pour un Â» ($ CA, en prix de 2012)
Remarque : En prix de 2012, avec l’annĂ©e de base 2012 pour la valeur actualisĂ©e, taux d’actualisation de 7 %. En moyenne, une entreprise reprĂ©sente 1,25 Ă©tablissement.
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s 889 136 
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s par entreprise 54,22 

Ces rĂ©percussions estimĂ©es sont fondĂ©es sur des renseignements recueillis par des enquĂŞtes auprès de l’industrie, des hypothèses raisonnables, et des consultations auprès d’intervenants et d’experts en la matière de l’ACIA. Les hypothèses principales utilisĂ©es pour estimer les rĂ©percussions administratives sont les suivantes :

Tableau 16.1 Résultats de l’enquête auprès de l’industrie sur le temps consacré à la tenue de dossiers d’achat et de vente pour les petites entreprises
Activité Fabricants d’aliments du bétail commerciaux (heures/année) Fabricants d’ingrédients (heures/année) note a du tableau e19 Fabricants d’aliments du bétail à la ferme (heures/année) note b du tableau e19 Distributeurs et détaillants d’aliments du bétail (heures/ année)
Tenue de dossiers des achats 220 32 66 200
Tenue de dossiers des ventes 110 31,5 S.O. 200

Note(s) du tableau e19

Note a du tableau e19

L’enquĂŞte n’a reçu qu’une rĂ©ponse parmi les petits fabricants d’ingrĂ©dients. L’analyse omet donc le rĂ©sultat, car un seul rĂ©sultat ne saurait reprĂ©senter adĂ©quatement tous les fabricants d’ingrĂ©dients. L’analyse suppose que les petits fabricants d’ingrĂ©dients consacreraient 50 % moins de temps Ă  cette tâche que les fabricants d’ingrĂ©dients moyens Ă  grands.

Retour Ă  la note a du tableau e19

Note b du tableau e19

L’analyse n’a reçu aucune donnĂ©e de base ou donnĂ©e sur les coĂ»ts de la part des fabricants Ă  la ferme. Les experts en la matière du programme des aliments du bĂ©tail estiment probable que les fabricants Ă  la ferme connaissent des rĂ©percussions 70 % moindres Ă  celles des installations commerciales, car ils produisent Ă  une Ă©chelle beaucoup plus faible que celles-ci.

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Tableau 16.2 Résultats de l’enquête auprès de l’industrie sur le temps consacré à la tenue de dossiers d’achat et de vente pour les moyennes à grandes entreprises
Activité Fabricants d’aliments du bétail commerciaux (heures/année) Fabricants d’ingrédients (heures/année) note a du tableau e20 Fabricants d’aliments du bétail à la ferme (heures/année) note b du tableau e20 Distributeurs et détaillants d’aliments du bétail (heures/année)
Tenue de dossiers des achats 838 64 251.4 400 note c du tableau e20
Tenue de dossiers des ventes 1 693 63 S.O. 400 note c du tableau e20

Note(s) du tableau e20

Note a du tableau e20

L’enquĂŞte n’a reçu qu’une rĂ©ponse parmi les petits fabricants d’ingrĂ©dients. L’analyse omet donc le rĂ©sultat, car un seul rĂ©sultat ne saurait reprĂ©senter adĂ©quatement tous les fabricants d’ingrĂ©dients. L’analyse suppose que les petits fabricants d’ingrĂ©dients consacreraient 50 % moins de temps Ă  cette tâche que les fabricants d’ingrĂ©dients moyens Ă  grands.

Retour Ă  la note a du tableau e20

Note b du tableau e20

L’analyse n’a reçu aucune donnĂ©e de base ou donnĂ©e sur les coĂ»ts de la part des fabricants Ă  la ferme. Les experts en la matière du programme des aliments du bĂ©tail estiment probable que les fabricants Ă  la ferme connaissent des rĂ©percussions 70 % moindres Ă  celles des installations commerciales, car ils produisent Ă  une Ă©chelle beaucoup plus faible que celles-ci.

Retour Ă  la note b du tableau e20

Note c du tableau e20

L’enquête n’a reçu aucun résultat de la part de détaillants et distributeurs moyens à grands. L’analyse suppose donc que ces établissements pourraient consacrer environ deux fois plus de temps que les petits détaillants et distributeurs à la tenue des dossiers, en raison de la différence dans la taille des entreprises.

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Il est prĂ©sumĂ© que la plupart des entreprises de l’industrie des aliments du bĂ©tail du Canada sont dĂ©jĂ  conformes aux exigences de tenue de dossiers de traçabilitĂ© qui sont imposĂ©es par ces modifications rĂ©glementaires. Les taux de conformitĂ© de base Ă  cette exigence pour divers groupes d’intervenants sont les suivants :

Tableau 17 : Taux de conformitĂ© de base pour la tenue de dossiers sur la traçabilitĂ©
Groupe d’intervenants Taux de conformité de base
Fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux 94 %
Fabricants d’ingrĂ©dients 99 %
Fabricants d’aliments Ă  la ferme 99 %
DĂ©taillants et distributeurs d’aliments du bĂ©tail 98 %

Selon l’enquĂŞte pour l’analyse coĂ»ts-avantages, certains intervenants figurant au tableau 17 ne sont que partiellement conformes aux exigences de tenue de dossiers sur la traçabilitĂ©. Parmi les 94 % de fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux qui conservent actuellement des dossiers de traçabilitĂ©, 7 % des petites entreprises et 10 % des moyennes et grandes entreprises devront apporter des modifications mineures Ă  leurs pratiques actuelles en vue de parvenir Ă  une conformitĂ© complète. De mĂŞme, parmi les 99 % de petits fabricants d’aliments Ă  la ferme qui conservent des dossiers de traçabilitĂ© selon le taux de base, environ 14 % devront conserver certains dossiers supplĂ©mentaires afin de se conformer pleinement au règlement modernisĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

D’autres régions de compétence ont délaissé une approche prescriptive de réglementation des aliments du bétail en faveur d’une approche plus agile et axée sur les résultats qui met l’accent sur les mesures de contrôle préventif.

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail est fondĂ© sur des lignes directrices et des exigences reconnues au niveau international, telles que le Codex Alimentarius et la rĂ©glementation des États-Unis (É.-U.) et de l’Union europĂ©enne (UE). Cela permettra d’harmoniser davantage les exigences canadiennes relatives aux aliments du bĂ©tail avec celles des partenaires commerciaux du Canada. Par exemple, l’introduction d’exigences de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif cadre avec la Food Safety Modernization Act des É.-U., ainsi qu’avec la rĂ©glementation de l’UE, ce qui signifie que les aliments du bĂ©tail canadien seront produits dans un système similaire Ă  ceux des É.-U. et de l’UE. Cette plus grande harmonisation facilitera le commerce et offrira de nouvelles possibilitĂ©s de coopĂ©ration rĂ©glementaire, par exemple la reconnaissance de systèmes Ă©trangers et l’adoption de dĂ©cisions d’autres pays afin d’approuver des aliments du bĂ©tail au Canada. Cela aide Ă©galement l’ACIA Ă  Ă©tablir quels nouveaux dangers devraient ĂŞtre rĂ©gis par une norme en prioritĂ© dans le règlement.

À l’échelle nationale et internationale, depuis une dizaine d’années, une priorité grandissante est accordée aux liens entre les aliments du bétail et la salubrité des aliments destinés à la consommation humaine. Depuis la détection, en 2003, du premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez un animal né au Canada, et à la suite d’autres cas d’ESB qui sont survenus plus tard, des délégations internationales ont visité régulièrement le Canada pour voir en personne les mesures de contrôle en place pour prévenir la transmission de la maladie. Leurs évaluations des systèmes canadiens de production d’animaux et d’aliments, de la nature des aliments du bétail, des mesures de contrôle des aliments du bétail et des pratiques d’alimentation du bétail sont devenues un élément important de leur évaluation globale des systèmes de santé et de salubrité des aliments du Canada. Une harmonisation accrue avec les partenaires commerciaux et les lignes directrices internationales améliorera la capacité de l’ACIA à démontrer l’efficacité des systèmes de salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés à la consommation humaine, facilitera la réalisation d’évaluations par les délégations internationales, et au bout du compte, soutiendra l’accès aux marchés.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) consiste à examiner les répercussions des modifications réglementaires sur les groupes d’intervenants touchés, y compris aux intersections de ces groupes. Dans le cadre du Règlement de 2024 sur les aliments du bétail, il faudra examiner, comprendre et élaborer des documents relatifs à la tenue de dossiers, des demandes de permis, et des documents qui démontrent que les nouvelles normes sont incorporées aux pratiques actuelles.

La proportion d’exploitants de genre fĂ©minin a augmentĂ© de 4 % depuis 2001, et s’élève maintenant Ă  30 % de tous les exploitants agricolesrĂ©fĂ©rence 16. En 2021, la population agricole Ă©tait constituĂ©e Ă  2,8 % de Canadiens autochtones et Ă  7 % d’immigrantsrĂ©fĂ©rence 17,rĂ©fĂ©rence 18,rĂ©fĂ©rence 19. La mĂŞme annĂ©e, les personnes noires, autochtones et de couleur reprĂ©sentaient 3,7 % de la population agricolerĂ©fĂ©rence 17. Ces personnes connaissent des difficultĂ©s systĂ©miques pour entrer dans le domaine agricole en raison des pratiques successorales et des coĂ»ts de dĂ©marrage Ă©levĂ©s, ce qui contribue Ă  un manque de reprĂ©sentation dans l’industrierĂ©fĂ©rence 20. Le nouveau règlement ne devrait pas avoir d’incidence actuelle ou future disproportionnĂ©e pour les membres de ces groupes et les personnes Ă  l’intersection de ces groupes. Des associations telles que l’Association des femmes autochtones du Canada et des initiatives de soutien Ă  l’agriculture dirigĂ©es par Agriculture et Agroalimentaire Canada visent Ă  accroĂ®tre la reprĂ©sentation des peuples autochtones dans l’agriculture et appuyer la production d’aliments importants sur le plan culturel. Ces règlements ne devraient pas avoir d’incidence actuelle ou future disproportionnĂ©e pour les femmes, les immigrants, les personnes noires, autochtones et de couleur, ou les peuples autochtones.

Le Canada compte 559 colonies huttĂ©riennes autodĂ©clarĂ©es. Ces colonies ont connu une croissance soutenue depuis 1995, et 36 % d’entre elles sont situĂ©es en Alberta, 21 % au Manitoba, et 15 % en SaskatchewanrĂ©fĂ©rence 21. En Alberta, les huttĂ©riens produisent 80 % des Ĺ“ufs de poule, 40 % du porc, 25 % des produits laitiers, et 20 % de la volaille. Ces communautĂ©s qui pratiquent l’agriculture mixte sont souvent autonomes et autosuffisantes, et produisent donc elles-mĂŞmes les aliments destinĂ©s Ă  leur bĂ©tail. Dans l’ensemble, le nouveau règlement aura la mĂŞme incidence pour ces communautĂ©s que pour les autres producteurs d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme.

Le Comité mixte permanent d’examen de la réglementation a exprimé des préoccupations relatives au fait que les exigences d’étiquetage actuelles ne comprennent pas l’affichage bilingue sur l’étiquette des énoncés de santé et de sécurité et des mises en garde. Ces modifications réglementaires veillent à ce que les renseignements importants soient accessibles dans les deux langues officielles, ce qui aura une incidence positive pour les Canadiens non bilingues qui emploient des aliments du bétail assujettis à ces exigences d’étiquetage. La langue est un élément important de l’identité, et cette modification a une incidence positive pour les personnes dont la langue n’était auparavant pas accommodée.

La partie suivante de l’analyse a portĂ© sur la distribution des rĂ©percussions Ă©conomiques potentielles des modifications rĂ©glementaires pour l’industrie des aliments du bĂ©tail, selon la rĂ©gion gĂ©ographique et la province ou le territoire du Canada. L’analyse a Ă©tĂ© effectuĂ©e en Ă©tablissant les emplacements rĂ©gionaux des Ă©tablissements (tableau 17). La valeur annualisĂ©e est indiquĂ©e dans le tableau 18. Cette valeur a Ă©tĂ© obtenue en appliquant la part des Ă©tablissements par province ou territoire aux coĂ»ts totaux engagĂ©s par chaque intervenant.

L’analyse de la distribution montre que 53 % de tous les fabricants d’aliments du bĂ©tail au Canada se trouvent en Ontario et au QuĂ©bec. Par consĂ©quent, ces deux provinces devraient ĂŞtre davantage touchĂ©es par ce règlement que les autres provinces ou territoires du Canada.

Cependant, les fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme sont le groupe d’intervenants le plus nombreux Ă  ĂŞtre touchĂ© par ce règlement, car ils reprĂ©sentent 75 % de tous les intervenants du secteur des aliments du bĂ©tail. Les fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux reprĂ©sentent 2 %, les fabricants d’ingrĂ©dients uniques reprĂ©sentent 13 %, et les dĂ©taillants et distributeurs d’aliments du bĂ©tail reprĂ©sentent 10 % des intervenants touchĂ©s. L’Ontario compte 26,4 % des fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme, et l’Alberta en compte 26,3 %, ce qui en fait les deux provinces qui comptent le plus de fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme touchĂ©s par ce règlement. Les fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme sont exemptĂ©s de certaines exigences rĂ©glementaires, mais en raison de la taille de ce groupe (75 % des intervenants touchĂ©s), ce sont eux qui engagent la plupart des coĂ»ts estimĂ©s liĂ©s Ă  la rĂ©glementation.

Tableau 17 : RĂ©partition provinciale des fabricants d’aliments du bĂ©tail (part des Ă©tablissements par provinces et territoires, %) Remarque : Les pourcentages Ă©tant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre Ă  100.
Intervenants touchés AB BC MB ON QC SK Atlantique note a du tableau e22 Territoires note b du tableau e22 Canada
Fabricants d’aliments du bĂ©tail commerciaux note c du tableau e22 14,0 % 6,3 % 8,0 % 30,2 % 27,1 % 7,5 % 7,0 % 0,0 % 100,0 %
Fabricants d’ingrĂ©dients 8,0 % 13,7 % 3,4 % 27,8 % 24,5 % 2,8 % 19,4 % 0,4 % 100,0 %
Fabricants d’aliments du bĂ©tail Ă  la ferme 26,3 % 9,3 % 7,2 % 26,4 % 14,9 % 12,5 % 3,5 % 0,0 % 100,0 %
DĂ©taillants et distributeurs d’aliments du bĂ©tail 14,7 % 8,0 % 7,0 % 20,8 % 27,4 % 16,4 % 5,7 % 0,0 % 100,0 %
Totaux 22,5 % 9,7 % 6,7 % 26,1 % 17,6 % 11,6 % 5,8 % 0,1 % 100,0 %

Note(s) du tableau e22

Note a du tableau e22

L’Atlantique comprend le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, et Terre-Neuve-et-Labrador.

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Note b du tableau e22

Les territoires comprennent le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

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Note c du tableau e22

Calculé à l’aide de la base de données d’inspection de l’ACIA.

Retour Ă  la note c du tableau e22

Tableau 18 : CoĂ»ts annualisĂ©s totaux de l’industrie distribuĂ©s par rĂ©gion (en millions de dollars canadiens, prix de 2022) Remarque : Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s.
Intervenants touchés AB BC MB ON QC SK Atlantique note a du tableau e23 Territoires note b du tableau e23 Canada
Fabricants d’aliments du bétail commerciaux note c du tableau e23 0,70 0,31 0,40 1,50 1,35 0,37 0,35 0,00 4,98
Fabricants d’ingrédients 1,57 2,70 0,67 5,46 4,82 0,56 3,81 0,08 19,65
Fabricants d’aliments du bétail à la ferme 9,70 3,42 2,65 9,75 5,49 4,62 1,28 0,00 36,90
Détaillants et distributeurs d’aliments du bétail 1,58 0,87 0,75 2,24 2,96 1,77 0,61 0,00 10,77
Totaux 13,54 7,30 4,46 18,95 14,61 7,32 6,04 0,08 72,30

Note(s) du tableau e23

Note a du tableau e23

L’Atlantique comprend le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador.

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Note b du tableau e23

Les territoires comprennent le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

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Note c du tableau e23

Calculé à l’aide de la base de données d’inspection de l’ACIA.

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Justification

Des aliments du bétail salubres jouent un rôle important dans la santé et la productivité globales du bétail et contribuent à la production d’aliments salubres pour la consommation humaine. Les aliments du bétail contaminés par des pathogènes ou des contaminants peuvent nuire à la santé des animaux et des consommateurs d’aliments d’origine animale.

Un cadre de réglementation moderne, agile et souple est nécessaire en vue de maintenir un niveau de protection élevé pour les aliments du bétail, tout en permettant aux parties réglementées d’innover et de s’adapter à mesure qu’évoluent les pratiques, la technologie, les risques et les connaissances scientifiques. Des règlements préventifs, qui comprennent des exigences fondées sur les risques et sur les résultats, aideront l’ACIA et les secteurs réglementés à mieux gérer les risques associés aux aliments du bétail. Les modifications harmonisent également davantage la réglementation canadienne avec celle des partenaires commerciaux clés, qui ont déjà mis en œuvre des cadres préventifs axés sur les risques pour les aliments du bétail. Le nombre accru d’espèces assujetties au règlement permettra de veiller à la salubrité des aliments des animaux destinés à l’alimentation, et contribuera à protéger le continuum de la production d’aliments.

L’ACIA et les parties réglementées doivent être en mesure de répondre rapidement aux nouveaux risques en matière de salubrité des aliments du bétail et des humains et d’atténuer ces risques. Des lacunes dans les renseignements sur la chaîne d’approvisionnement en aliments du bétail peuvent compromettre l’efficacité de la réponse à un incident lié à la salubrité des aliments du bétail. Les nouvelles exigences de licence et de traçabilité permettront d’obtenir des renseignements plus complets et plus exacts lors d’un incident lié à la salubrité des aliments du bétail, ce qui contribuera à déterminer rapidement le point d’origine et le mouvement d’un aliment du bétail dans la chaîne d’approvisionnement.

Des processus modernisés et axés sur les risques pour l’approbation des ingrédients et l’enregistrement des aliments mélangés amélioreront la clarté et la transparence pour les intervenants. Les modifications réduisent aussi grandement le nombre de produits qui doivent être enregistrés, ce qui entraîne des économies financières et un allègement du fardeau administratif pour les entreprises.

Les étiquettes jouent un rôle important dans l’utilisation sûre et appropriée des aliments du bétail par les producteurs de bétail. Un bon étiquetage permet à l’acheteur et à l’utilisateur d’un aliment du bétail de le distinguer d’un autre, de savoir en quoi il consiste et comment l’utiliser dans le cadre d’un programme d’alimentation. Les normes d’étiquetage modernisées contribueront à assurer des règles du jeu qui sont justes et équitables pour les acheteurs et les entreprises. Avec des normes uniformes pour les renseignements, les consommateurs peuvent avoir confiance en ce qu’indique l’étiquette.

L’ACIA a menĂ© de larges consultations avec les intervenants, y compris une consultation publique d’une durĂ©e de 125 jours Ă  la suite de la publication prĂ©alable du projet de règlement en 2021. Les intervenants sont gĂ©nĂ©ralement favorables au nouveau Règlement de 2024 sur les aliments du bĂ©tail.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposé entrera en vigueur le jour de son enregistrement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Cependant, pour donner à l’industrie le temps de s’adapter au règlement proposé, l’ACIA propose de retarder l’entrée en vigueur de certaines dispositions et de mettre en place des mesures de transition pour d’autres dispositions.

Il y aurait un dĂ©lai pour l’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions, notamment :

Pour donner à l’industrie le temps de s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires, il est permis pour les aliments du bétail de conserver une étiquette conforme à l’ancien règlement ou de se conformer aux normes générales et de sécurité de l’ancien règlement pour une période d’un an après l’entrée en vigueur du règlement modifié. En outre, les demandes d’enregistrement ou d’approbation reçues avant l’entrée en vigueur du règlement modifié seront traitées conformément à l’ancien règlement, et tout enregistrement accordé en vertu de l’ancien règlement demeurera valide. Certaines dispositions relatives aux avis de dissémination et à la conservation de documents continueront également à suivre l’ancien règlement pour les aliments du bétail qui ont déjà été fabriqués.

L’industrie a aussi l’option de se conformer à certaines des nouvelles exigences réglementaires dès que celles-ci entreront en vigueur. Cependant, l’utilisation d’une combinaison de nouvelles et d’anciennes exigences sur une même étiquette serait interdite.

La mise en Ĺ“uvre du règlement sera Ă©galement soutenue par la Plateforme de prestation numĂ©rique des services (PPNS) en ligne de l’Agence, laquelle permet de soumettre des demandes d’autorisation (telles que des demandes d’enregistrement et de licence) ou d’autres services (par exemple, des certificats d’exportation) par voie Ă©lectronique. La plateforme Mon ACIA offre aux intervenants un accès convivial aux services numĂ©riques de l’ACIA dont ils ont besoin. Les demandes d’approbation et d’enregistrement d’aliments du bĂ©tail utilisent dĂ©jĂ  la plateforme Mon ACIA, et celle-ci Ă©largira ses services pour inclure la dĂ©livrance de licences lorsque les dispositions relatives aux licences entreront en vigueur.

Les activités opérationnelles de l’ACIA associées à ce projet de règlement utiliseront les ressources existantes, comme l’indique l’analyse coûts-avantages. Les tâches d’inspection seront rajustées en fonction de la nouvelle approche de contrôle préventif fondée sur les résultats ayant été adoptée en vertu du nouveau règlement.

Conformité et application

Promotion de la conformité

L’ACIA reconnaît que la promotion de la conformité auprès des intervenants est un outil efficace pour aider les parties réglementées à appliquer avec succès les exigences réglementaires. Elle a élaboré une stratégie de promotion de la conformité exhaustive, qui comprend divers produits pour appuyer l’industrie et veiller à ce que les intervenants connaissent et comprennent les nouvelles exigences.

Pour faciliter la conformité au règlement, l’ACIA a élaboré un nouvel ensemble de documents d’orientation en matière de réglementation qui correspond au nouveau cadre réglementaire. Cet ensemble de documents comprend des conseils relatifs aux nouvelles exigences réglementaires, ainsi que des documents existants dont le format et l’accessibilité ont été améliorés. Les documents comprendront du contenu pour des groupes précis du secteur, dont des fabricants d’aliments du bétail commerciaux, des importateurs, des exportateurs, des points de vente au détail, et des fabricants d’aliments du bétail à la ferme.

L’ACIA a également élaboré un système de PCP modèle, qui fournit des exemples dont il a été démontré qu’une application adéquate permet de se conformer aux exigences réglementaires. Au départ, ces exemples seront des documents d’orientation et des systèmes déjà reconnus par l’ACIA, mais au fil du temps, on pourrait y ajouter d’autres modèles ou programmes génériques ayant été validés.

Ces documents seront disponibles sur le site Web de l’ACIA après la publication du règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, et continueront d’être mis à jour au besoin.

Enfin, l’ACIA déploiera une stratégie de communication avec des activités et produits à l’appui, dont des publications sur les médias sociaux et des webinaires, pour soutenir la mise en œuvre du règlement.

Vérification de la conformité et application de la loi

L’ACIA continuera de vérifier la conformité aux exigences réglementaires sur les aliments du bétail et mettra en place un programme remanié de conformité réglementaire pour les aliments du bétail afin de tenir compte des principes du modèle d’inspection intégré de l’Agence, de nouvelles exigences réglementaires, des normes et d’autres considérations (par exemple des exigences de licence fondées sur les outils du processus et du système du Règlement sur la salubrité des aliments au Canada). L’ACIA use d’une approche axée sur les risques pour déterminer les fréquences d’inspection appliquées à diverses installations d’aliments du bétail. Notamment, elle a collaboré avec des représentants du milieu de la recherche et de l’industrie pour concevoir et mettre en œuvre un modèle d’évaluation des risques des provenderies afin de mieux déterminer les risques relatifs de divers établissements et la fréquence à laquelle les inspections devraient avoir lieu.référence 22

Par conséquent, un programme de formation mis à jour à l’intention du personnel d’inspection de l’ACIA sera conçu, élaboré et livré en vue de soutenir la mise en œuvre des modifications au règlement. Les inspecteurs seront également soutenus par des documents d’orientation opérationnels ayant été mis à jour en fonction des modifications au règlement. L’ACIA mettra en œuvre le programme remanié et continuera à appliquer les exigences réglementaires visant les aliments du bétail en exerçant des activités d’inspection avant, durant et après la mise en marché qui sont axées sur le cadre réglementaire modernisé et les risques relatifs à chaque produit, procédé et établissement.

L’ACIA utilise toute une gamme d’outils pour vérifier la conformité, y compris les inspections, la surveillance, l’échantillonnage et l’analyse. Si un cas de non-conformité est relevé, l’ACIA applique des mesures proportionnelles à la gravité de la non-conformité. En vertu du règlement, le ministre peut suspendre ou annuler une licence. Par exemple, une licence peut être suspendue, avec avis, s’il y a un risque de préjudice pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement si le titulaire de la licence poursuit une activité visée par la licence. Cet outil d’application de la loi s’ajouterait à d’autres outils et mesures de conformité et d’application de la loi à la disposition des inspecteurs.

Le Règlement de 2024 sur les aliments du bétail fonctionnera selon les mécanismes actuels de plainte et d’appel. L’ACIA utilise un processus graduel de gestion des plaintes et des appels, qui va des discussions avec l’employé de l’ACIA jusqu’à la présentation d’une plainte officielle au Bureau des plaintes et des appels de l’ACIA.

Personne-ressource

Laura Scott
Gestionnaire nationale
Section de la coordination du programme des aliments du bétail et de la sensibilisation
Agence canadienne d’inspection des aliments
59, promenade Camelot
Ottawa (Ontario)
K1A 0Y9
TĂ©lĂ©phone : 343‑597‑6325
Courriel : cfia.feedregmodernization-modernisationregalibetails.acia@inspection.gc.ca