La Gazette du Canada, Partie I, volume 155, numĂ©ro 24 : Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail

Le 12 juin 2021

Fondements législatifs
Loi relative aux aliments du bétail
Loi sur la santé des animaux
Loi sur les aliments et drogues

Organisme responsable
Agence canadienne d'inspection des aliments

RÉSUMÉ DE L'ÉTUDE D'IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail est devenu dĂ©suet. Le dernier examen exhaustif de ce règlement remonte Ă  1983, et depuis lors, seuls quelques enjeux prĂ©cis ont menĂ© Ă  des modifications ad hoc du Règlement (par exemple la rĂ©glementation d'aliments du bĂ©tail issus de la biotechnologie, et le renforcement des mesures contre la propagation de l'encĂ©phalopathie spongiforme bovine). Le Règlement a Ă©tĂ© distancĂ© par l'innovation (par exemple il n'impose pas une utilisation efficace des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail de manière Ă  rĂ©duire l'empreinte environnementale), par la gestion des risques en matière de sĂ©curitĂ©, par les normes internationales, et par la science et la technologie. Au Canada et Ă  l'Ă©tranger, les secteurs de la production du bĂ©tail et de leurs aliments ont Ă©galement beaucoup Ă©voluĂ© depuis 1983, et baignent dans un environnement influencĂ© par plusieurs facteurs en constante Ă©volution : les connaissances en matière de nutrition, la fabrication et la distribution d'aliments du bĂ©tail, la mondialisation du commerce, la reconnaissance que les aliments du bĂ©tail sont un Ă©lĂ©ment fondamental de la production d'aliments, la prise de conscience du public Ă  l'Ă©gard de la salubritĂ© des aliments, et l'Ă©mergence de nouveaux pathogènes et agents de maladie (par exemple l'encĂ©phalopathie spongiforme bovine).

Les exigences actuelles du cadre de réglementation s'appliquent principalement aux produits (par exemple l'enregistrement, les normes et l'étiquetage), tandis que peu ou pas d'exigences s'appliquent aux processus (par exemple les normes de fabrication et la tenue des dossiers).

Il y a dĂ©jĂ  un bout de temps que la principale association de l'industrie des aliments du bĂ©tail au Canada, l'Association de nutrition animale du Canada, attire l'attention sur la nĂ©cessitĂ© d'adapter la rĂ©glementation.

Description : Les modifications proposĂ©es abrogeraient et remplaceraient le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). RĂ©duire les risques pour la santĂ© du bĂ©tail et des Canadiens attribuables aux aliments du bĂ©tail fabriquĂ©s ou importĂ©s au Canada est l'un des principaux rĂ©sultats anticipĂ©s de la proposition. Les exploitants d'Ă©tablissements de production d'aliments du bĂ©tail seraient tenus de recenser les dangers et de mettre en place des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif afin d'attĂ©nuer les risques posĂ©s par les dangers mis en Ă©vidence.

La proposition de rĂ©glementation renforcera la capacitĂ© Ă  protĂ©ger l'approvisionnement en aliments du Canada et les ressources vĂ©gĂ©tales et animales du Canada. Elle permettra Ă  l'ACIA d'adopter diverses approches en matière de rĂ©glementation (par exemple dĂ©placer la dĂ©finition de « bĂ©tail Â» de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail au Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail [règlement proposĂ©]), lesquelles sont rendues possibles par les nouveaux pouvoirs de rĂ©glementation confĂ©rĂ©s Ă  la Loi relative aux aliments du bĂ©tail par la Loi sur la croissance dans le secteur agricole. Enfin, la proposition permettra de rĂ©pondre aux prĂ©occupations du ComitĂ© mixte permanent d'examen de la rĂ©glementation en ce qui touche Ă  l'absence actuelle d'autoritĂ© de la rĂ©glementation Ă  l'Ă©gard de la mise en marchĂ© d'aliments du bĂ©tail nouveaux et de l'Ă©tiquetage bilingue. Elle permettra Ă©galement d'uniformiser davantage le système d'inspection de l'ACIA pour tous les produits en appliquant une surveillance d'inspection axĂ©e sur les risques visant les mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et les plans de contrĂ´le prĂ©ventif, lesquels seront obligatoires pour la plupart des fournisseurs et distributeurs d'aliments du bĂ©tail de toute la chaĂ®ne d'approvisionnement.

Justification : Les liens entre les aliments du bĂ©tail, la salubritĂ© des aliments et la santĂ© publique ont fait l'objet d'une attention accrue ces dernières annĂ©es. Les secteurs de l'alimentation et de la production animale au Canada et Ă  l'Ă©tranger continuent Ă©galement d'Ă©voluer. L'ACIA a menĂ© de nombreuses consultations avec les intervenants, y compris une consultation rĂ©cente pour valider les impacts Ă©conomiques potentiels des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es avec les dĂ©fis posĂ©s par la pandĂ©mie de la COVID-19. La plupart des intervenants ont indiquĂ© qu'ils n'avaient aucune inquiĂ©tude quant aux coĂ»ts estimatifs et qu'ils continuaient gĂ©nĂ©ralement d'appuyer le projet de règlement Ă  l'avenir.

Le projet de Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©tabli comme une prioritĂ© dans le cadre de la Feuille de route de l'examen de la rĂ©glementation et de l'ÉnoncĂ© Ă©conomique de l'automne 2018 du gouvernement.

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s estimĂ©s du règlement proposĂ© auraient une valeur actualisĂ©e d'environ 479,5 millions de dollars sur 10 ans. Ces coĂ»ts seraient principalement associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif. Les avantages monĂ©tisĂ©s estimĂ©s auraient une valeur actualisĂ©e d'environ 7,7 millions de dollars sur 10 ans grâce aux Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par l'ACIA en matière de ressources associĂ©es au traitement d'un moins grand nombre de demandes d'enregistrement. Le coĂ»t monĂ©tisĂ© net (c'est-Ă -dire les coĂ»ts moins les avantages) est estimĂ© Ă  une valeur actualisĂ©e de 471,8 millions de dollars sur 10 ans.

Le règlement proposé entraînera des coûts supplémentaires pour l'industrie des aliments du bétail, mais aura en contrepartie de nombreux avantages qualitatifs. Notamment, il réduira les risques à la salubrité des aliments du bétail, ce qui aura un effet d'entraînement en réduisant également les risques à la salubrité des aliments des consommateurs. Les autres avantages qualitatifs comprennent des règles du jeu plus équitables pour l'industrie des aliments du bétail, une plus grande harmonisation entre la réglementation canadienne et la réglementation internationale, une approche plus cohérente et plus efficace de l'ACIA à l'égard de l'inspection et de la surveillance de la salubrité des aliments du bétail, et une meilleure réputation pour le Canada en tant que chef de file mondial en matière de salubrité des aliments du bétail.

Enjeux

Le dernier examen exhaustif du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail remonte Ă  1983. Les exigences actuelles du cadre de rĂ©glementation s'appliquent principalement aux produits (par exemple l'enregistrement, les normes et l'Ă©tiquetage), tandis que peu ou pas d'exigences s'appliquent aux processus (par exemple les normes de fabrication et la tenue des dossiers). Bien que quelques modifications ponctuelles aient Ă©tĂ© apportĂ©es depuis 1983 pour rĂ©pondre Ă  des enjeux prĂ©cis (par exemple la rĂ©glementation d'aliments du bĂ©tail issus de la biotechnologie, et le renforcement des mesures contre la propagation de l'encĂ©phalopathie spongiforme bovine), le Règlement est largement devenu dĂ©suet en raison des risques et de l'environnement d'exploitation dĂ©crits prĂ©cĂ©demment. En outre, plusieurs facteurs au pays et sur la scène internationale (par exemple le Règlement sur la salubritĂ© des aliments du Canada, le Code d'usages pour une bonne alimentation animale du Codex Alimentarius et la Food Safety Modernization Act des États-Unis) ont rendu plus pressante la nĂ©cessitĂ© d'un examen intĂ©gral du cadre rĂ©glementaire actuel.

En 2015, la Loi relative aux aliments du bĂ©tail a Ă©tĂ© modernisĂ©e, ce qui comprenait la modification et l'ajout de plusieurs pouvoirs de rĂ©glementation. Il est alors devenu nĂ©cessaire de modifier Ă©galement le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail en fonction de l'ensemble plus large de pouvoirs dĂ©sormais disponibles Ă  l'ACIA, dont en particulier :

Plus récemment, la Food and Drug Administration des États-Unis a mis en place une série de règles sur la salubrité des aliments pour humains et pour animaux qui exigent que les produits soient fabriqués selon de bonnes pratiques de fabrication et avec des mesures de contrôle préventif en vue de gérer les dangers connus ou raisonnablement prévisibles qui posent des risques à la santé humaine. Les modifications réglementaires proposées permettraient l'harmonisation avec le cadre réglementaire de la Food and Drug Administration. Elles permettraient également de maintenir un accès solide aux marchés des États-Unis, non seulement pour les aliments du bétail, mais également pour les aliments destinés à la consommation humaine.

Contexte

Autorité réglementaire

Le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail, Ă©tabli en vertu des pouvoirs confĂ©rĂ©s par la Loi relative aux aliments du bĂ©tail, prĂ©voit les exigences pour l'importation, la fabrication et la vente d'aliments du bĂ©tail (y compris les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail) au Canada. Les aliments du bĂ©tail (dĂ©finis comme des « aliments pour animaux Â») sont Ă©galement rĂ©glementĂ©s par le Règlement sur la santĂ© des animaux, lequel rĂ©git notamment l'utilisation de produits de protĂ©ines animales (par exemple la farine de viande et d'os animaux, la farine de plumes, le suif et la graisse de volaille) dans les aliments pour ruminants et autres animaux.

En vertu de ces pouvoirs, l'ACIA vérifie que les aliments du bétail fabriqués, vendus ou importés au Canada sont sans danger pour la sécurité animale et pour l'environnement, sont efficaces en production animale, sont conformes aux normes, sont étiquetés de manière appropriée et sont sans danger pour le bétail servant à la consommation humaine (bétail producteur de viande, de lait et d'œufs).

Les producteurs de bĂ©tail qui fabriquent des aliments pour leurs propres animaux et n'utilisent pas de mĂ©dicaments sont exemptĂ©s des exigences de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail et ne sont pas soumis aux exigences du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail.

Produits réglementés

Les aliments pour les espèces de bĂ©tail suivantes sont actuellement rĂ©glementĂ©s en vertu de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail et du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail :

Ces espèces étaient les espèces les plus couramment élevées à des fins commerciales au moment de l'élaboration de la réglementation. Les aliments destinés à d'autres espèces sont exemptés de la Loi relative aux aliments du bétail et du Règlement de 1983 sur les aliments du bétail, car on estimait alors que ces espèces ne constituaient pas une part importante du marché.

Une large gamme d'aliments du bĂ©tail sont assujettis Ă  la rĂ©glementation, et se regroupent principalement en deux catĂ©gories : les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail et les aliments mĂ©langĂ©s (les prĂ©mĂ©langes, les supplĂ©ments et les aliments complets qui contiennent une combinaison d'aliments du bĂ©tail approuvĂ©s). L'ACIA Ă©value et approuve tous les ingrĂ©dients destinĂ©s Ă  l'utilisation dans les aliments du bĂ©tail. Les ingrĂ©dients sont des sources de nutriments individuelles telles que les minĂ©raux, les vitamines, les fibres, les protĂ©ines et l'Ă©nergie, de mĂŞme que des substances qui ont une autre fonction relative Ă  l'aliment, telles que les arĂ´mes, les colorants, les agglomĂ©rants de granules et les antioxydants. Ă€ l'heure actuelle, environ 1 250 ingrĂ©dients sont approuvĂ©s par l'ACIA au Canada aux fins d'utilisation dans les aliments du bĂ©tail.

Risques et environnement d'exploitation

Les aliments du bĂ©tail sĂ»rs contribuent Ă  la production d'aliments d'origine animale sans danger pour la consommation humaine. Les aliments du bĂ©tail contaminĂ©s par des pathogènes dangereux (par exemple la Salmonella), des rĂ©sidus chimiques (par exemple les mĂ©taux lourds, les rĂ©sidus de mĂ©dicaments, les dioxines) ou des mycotoxines peuvent affecter non seulement la santĂ© des animaux, mais peuvent aussi entraĂ®ner des consĂ©quences nĂ©gatives pour la sĂ©curitĂ© des viandes, du lait, des Ĺ“ufs et autres produits animaux destinĂ©s Ă  la consommation humaine. Les aliments du bĂ©tail mĂ©dicamentĂ©s posent des risques potentiels aux animaux et Ă  la santĂ© humaine et sont l'une des causes des inquiĂ©tudes mondiales quant Ă  l'incidence grandissante d'organismes pathogènes devenus rĂ©sistants aux mĂ©dicaments antimicrobiens.

Dans le cadre du Programme national d'inspection des aliments du bétail, l'ACIA effectue des enquêtes sur des cas de contamination principalement liés aux problèmes de médicaments dans les aliments du bétail, mais aussi d'autres contaminants tels que les métaux ou les dioxines. De plus, il se peut que les aliments du bétail soient jugés non conformes durant des inspections régulières. Des rapports fournissant les résultats du programme de surveillance des mycotoxines dans les aliments du bétail et du programme de surveillance des salmonelles dans les aliments du bétail sont disponibles sur le site Web du programme national d'inspection des aliments du bétail.

Les organismes des producteurs de bétail et de l'industrie des aliments du bétail se sont efforcés d'établir des programmes de salubrité des aliments pour humain et du bétail qui sont propres à leur secteur et dont l'adhésion est volontaire. Ce travail commun a été motivé par une sensibilisation accrue du consommateur et à une demande plus forte en aliments plus salubres.

Les aliments du bétail sont un intrant assez coûteux de la production de bétail. Ils jouent également un rôle important dans la santé et la productivité du bétail.

Ces dernières années, les liens entre les aliments du bétail, la salubrité des aliments et la santé publique ont fait l'objet d'une attention accrue. Par exemple, la détection de l'encéphalopathie spongiforme bovine chez les bovins à l'échelle internationale et au Canada a motivé les gouvernements à renforcer leurs mesures de salubrité des aliments et leurs normes relatives à l'alimentation des animaux afin de protéger la santé publique, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé.

Les secteurs de la production de bĂ©tail et d'aliments du bĂ©tail continuent Ă  Ă©voluer tant au Canada qu'Ă  l'Ă©tranger, et font partie d'un environnement influencĂ© par plusieurs tendances telles que les suivantes :

Objectif

Les modifications au Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail sont requises en vue d'Ă©tablir un cadre plus robuste Ă  l'Ă©gard des aliments du bĂ©tail, y compris le recensement des dangers, les mesures de contrĂ´le prĂ©ventif, la traçabilitĂ©, des exigences accrues en matière de tenue des dossiers et le pouvoir d'accorder des licences. Cela permettra Ă  l'ACIA et aux secteurs rĂ©glementĂ©s de mieux comprendre et gĂ©rer les risques que les aliments du bĂ©tail posent Ă  la santĂ© humaine, animale et vĂ©gĂ©tale et Ă  l'environnement. De plus, cela permettra au règlement proposĂ© de s'aligner sur les pratiques exemplaires et les cadres internationaux.

Le principe ayant sous-tendu les propositions et les consultations Ă  ce jour est la mise en place d'un cadre rĂ©glementaire modernisĂ© axĂ© sur les risques et les rĂ©sultats relatifs aux aliments du bĂ©tail. Ce cadre doit :

Description

Le règlement proposĂ© s'appliquerait aux fabricants d'ingrĂ©dients d'aliments du bĂ©tail et aux fabricants d'aliments du bĂ©tail mĂ©langĂ©s, aux dĂ©taillants et aux distributeurs d'aliments du bĂ©tail, aux importateurs et aux exportateurs d'aliments du bĂ©tail et aux agriculteurs qui produisent des aliments du bĂ©tail sur leur propre exploitation et en vendent Ă  l'extĂ©rieur et/ou ajoutent Ă  leurs aliments du bĂ©tail un mĂ©dicament ou autre substance qui pose un risque d'atteinte Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l'environnement.

La proposition de réglementation représente une révision exhaustive du cadre réglementaire actuel et mènerait à une série d'exigences nouvelles ou modernisées pour les aliments du bétail et pour les parties réglementées qui en font la production et le commerce. La portée du cadre couvrirait à la fois la chaîne d'approvisionnement à l'intérieur du pays et les aliments du bétail importés et exportés.

Les modifications proposées obligeront les fabricants d'aliments du bétail à élaborer des plans de prévention et de contrôle des dangers potentiels dans les aliments du bétail; introduiront des exigences en matière de licence pour les aliments vendus d'une province à l'autre, pour les aliments exportés et importés en vue de la vente; faciliteront la mise à jour plus rapide des normes de salubrité fondées sur les données scientifiques les plus récentes; seront mieux harmonisées avec celles des pays partenaires; seront axées sur les résultats plutôt que sur des exigences normatives qui seront facilement dépassées à mesure que la science et la technologie évoluent; et réduiront le nombre d'aliments pour animaux qu'il faut enregistrer.

Spectre des espèces — DĂ©finition du bĂ©tail

La Loi relative aux aliments du bĂ©tail a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2015 par la Loi sur la croissance dans le secteur agricole (L.C. 2015, ch. 2). L'article 53 de cette loi remplace la dĂ©finition de « bĂ©tail Â» par une nouvelle dĂ©finition qui prĂŞte au Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail le pouvoir de dĂ©signer les animaux visĂ©s par la Loi relative aux aliments du bĂ©tail. Cette disposition sera mise en vigueur par un dĂ©cret au moment qui coĂŻncide avec l'entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©, avec une entrĂ©e en vigueur d'un an après la date de l'enregistrement pour les nouvelles espèces. Les espèces supplĂ©mentaires visĂ©es par la Loi relative aux aliments du bĂ©tail et le règlement proposĂ© seront le gibier Ă  plumes, les ratites, les bisons, buffles d'eau, les cervidĂ©s, lamas, alpagas, les mollusques, les crustacĂ©s et les abeilles domestiques, tandis que les visons et les renards seront retirĂ©s de la liste, car ces espèces ne sont pas considĂ©rĂ©es comme des animaux Ă  viande.

Incorporation par renvoi

Les modifications comprendraient l'application de l'incorporation par renvoi Ă©volutif. L'incorporation par renvoi est une technique de rĂ©daction qui peut ĂŞtre utilisĂ©e pour intĂ©grer au règlement le contenu d'un document incorporĂ©. Les documents incorporĂ©s par renvoi ont la mĂŞme force de loi que le règlement auquel ils sont incorporĂ©s. Un renvoi Ă©volutif signifie l'incorporation d'un document de manière Ă  ce que toute modification future de ce document ait force de loi sans que le corps du règlement doive ĂŞtre réécrit. Les pouvoirs qui permettent le recours Ă  l'incorporation par renvoi sont dĂ©finis Ă  l'article 5.1 de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail.

Les modifications incorporeraient par renvoi neuf documents rĂ©digĂ©s, tenus Ă  jour et publiĂ©s par l'ACIA :

  1. Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail;
  2. Recueil des notices sur les substances médicatrices;
  3. Recueil des notices sur les produits non alimentaires;
  4. Tableaux des garanties d'éléments nutritifs et conditions sur l'étiquetage des aliments du bétail;
  5. Tableaux des allégations permises sur l'étiquetage des aliments du bétail;
  6. Liste des niveaux maximaux établis à l'égard de graines de mauvaises herbes pour les aliments du bétail;
  7. Tableaux des niveaux maximaux d'éléments nutritifs pour les aliments du bétail;
  8. Tableaux des niveaux maximaux de contaminants pour les aliments du bétail;
  9. Liste des substances désignées comme substance délétère.

Les mises Ă  jour de ces documents suivraient la Politique de l'ACIA sur l'incorporation par renvoi.

Exemptions

Des exemptions gĂ©nĂ©rales et spĂ©cifiques d'aliments du bĂ©tail ou de personnes Ă  l'Ă©gard de certaines dispositions ou de toutes les dispositions de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail et du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail seraient mises Ă  jour et clarifiĂ©es. Cela comprendrait l'exclusion de certains produits destinĂ©s Ă  des animaux Ă©levĂ©s Ă  des fins autres que la production d'aliments pour la consommation humaine (par exemple les lapins et poissons domestiques), et destinĂ©s Ă  des animaux Ă©levĂ©s pour des expositions, des essais en laboratoire et d'autres fins non commerciales.

Autorisations (approbations, enregistrements et licences)

Le règlement proposé établirait une approche plus actuelle, plus claire et plus large à l'égard des autorisations visant les produits des aliments du bétail (approbations et enregistrements) et les personnes (délivrance de licences).

1. Approbation des ingrédients du bétail

À l'heure actuelle, les exigences de demande de permis et les processus d'évaluation pour les ingrédients des aliments du bétail et pour les aliments mélangés sont combinés et ne sont pas très bien définis. En vertu de la proposition de règlement, l'ACIA conserverait son rôle dans l'évaluation de l'objectif et de l'innocuité des ingrédients des aliments du bétail. Tous les ingrédients des aliments du bétail, y compris les aliments nouveaux (c'est-à-dire les nouveaux aliments qui sont des organismes ou leurs éléments ou leurs produits, ou les aliments du bétail qui comportent un caractère nouveau) et les nouveaux aliments (d'origine chimique), continueraient de nécessiter une évaluation et une approbation avant leur mise en marché. En outre, quiconque effectue de la recherche sur un aliment nouveau aurait besoin d'une approbation avant d'entamer sa recherche. Dans le cadre de ces protocoles d'approbation, l'industrie aurait à démontrer comment elle prévoit contrôler l'aliment nouveau pour s'assurer que celui-ci ne pose pas de risque de méfait à la santé humaine ou animale ou à l'environnement. Ces modifications visant les aliments nouveaux répondraient aux préoccupations du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation.

Un processus d'Ă©valuation et d'approbation des ingrĂ©dients du bĂ©tail plus transparent serait Ă©tabli dans le règlement proposĂ©. Les modifications suivantes seraient apportĂ©es au règlement actuel :

2. Enregistrement des aliments du bétail

Les exigences et les exemptions d'enregistrement des aliments du bétail seraient mises à jour, et le nombre d'aliments du bétail à enregistrement obligatoire sera réduit. L'ACIA continuerait à exiger l'enregistrement d'une courte liste d'aliments mélangés posant un risque plus élevé, y compris les aliments administrés par l'eau, les aliments minéraux qui contiennent des médicaments et les aliments qui portent des étiquettes dans des langues autres que l'anglais ou le français ou des allégations ne figurant pas dans une liste d'allégations et de conditions approuvées au préalable pour les étiquettes. De plus, l'enregistrement de tous les aliments mélangés importés ne serait plus nécessaire s'ils sont importés par un titulaire de licence. Il serait plutôt exigé que les fabricants d'aliments du bétail élaborent et mettent en œuvre des plans de contrôle préventif. De cette manière, les fabricants d'aliments du bétail assument une plus grande part de la responsabilité pour l'innocuité de leurs produits.

3. Licences Ă  des particuliers

Le règlement proposé prévoit la création d'exigences d'obtention de licence pour les particuliers qui se livrent à des activités en lien avec des aliments du bétail destinés au transport interprovincial, importés aux fins de vente, ou destinés à l'exportation. Cela accroîtrait la surveillance des importations et exportations de bétail et améliorerait l'harmonisation avec les exigences d'autres règlements de l'ACIA tels que le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada. La détention d'une licence ne serait pas obligatoire pour les particuliers qui importent un aliment du bétail non destiné à la vente. La surveillance des aliments du bétail importés non destinés à la vente passerait alors par défaut à l'exigence d'enregistrement plutôt qu'à l'exigence d'obtention de licence par le particulier.

Normes générales et normes d'innocuité pour les aliments du bétail

Les normes gĂ©nĂ©rales et les normes d'innocuitĂ© visant les aliments du bĂ©tail seraient mises Ă  jour pour correspondre aux connaissances scientifiques actuelles, aux risques, aux pratiques de production et Ă  la technologie. Voici des exemples de normes mises Ă  jour :

Étiquetage

Les exigences d'étiquetage seraient mises à jour pour en réduire la nature prescriptive et rigide, pour mieux renseigner les acheteurs et pour répondre aux préoccupations du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation quant aux obligations en matière de langues officielles (les exigences de santé et de sécurité figurant sur l'étiquette devront figurer dans les deux langues officielles). Une plus grande flexibilité sera offerte en autorisant l'ajout de renseignements supplémentaires à l'étiquette, par exemple des allégations et garanties, sans que l'aliment du bétail ait besoin d'être enregistré. Pour améliorer la traçabilité des aliments du bétail dans toute la chaîne d'approvisionnement (au cas où des rappels sont requis), les aliments du bétail devront porter un numéro de lot / code d'identification sur l'étiquette. En vertu du règlement proposé, il sera toujours interdit d'apposer des étiquettes trompeuses ou non véridiques sur les aliments du bétail. Par exemple, l'étiquette ne devrait pas tromper ou induire en erreur l'acheteur en ce qui touche à la composition, à l'utilité ou à la fonction de l'aliment du bétail. Les renseignements figurant sur l'étiquette devraient obligatoirement correspondre à la fonction de l'aliment du bétail, et les garanties devraient fidèlement en représenter son contenu.

Les modifications permettraient d'alléger le fardeau de réglementation des intervenants tout en facilitant l'adaptation du règlement proposé à l'évolution de l'industrie en améliorant la clarté, la transparence et la souplesse du règlement proposé. Par exemple, il serait permis d'inscrire des allégations approuvées au préalable et des garanties facultatives (non obligatoires), si ces allégations et garanties sont conformes aux exigences des documents sur les allégations et garanties qui seront incorporés par renvoi au cadre modernisé. Cela signifie qu'il ne serait plus nécessaire, contrairement à aujourd'hui, d'enregistrer auprès de l'ACIA les aliments du bétail portant de telles allégations ou garanties.

Il serait obligatoire d'inscrire dans les deux langues tout renseignement de l'étiquette qui pourrait avoir une incidence sur la santé et la sécurité de l'acheteur ou du bétail auquel le produit est destiné. Cela comprend les renseignements sur le médicament, les avertissements et les mises en garde.

Enfin, on propose que lorsqu'un aliment du bétail est fabriqué avec un ingrédient pour usage dans les aliments du bétail ou un aliment mélangé qui porte un avertissement ou une mise en garde sur son étiquette, ou pour lequel il y a une concentration maximale d'un ingrédient à inclure, ces renseignements doivent être transférés à l'étiquette de tout autre aliment du bétail dont la composition comprend l'ingrédient ou l'aliment mélangé.

Recensement des dangers liés aux aliments du bétail et mesures de contrôle préventif

En vertu du règlement proposĂ©, les parties rĂ©glementĂ©es seront tenues d'effectuer un recensement des dangers (par exemple dangers biologiques, chimiques et physiques) pour les aliments du bĂ©tail qu'ils fabriquent. En outre, elles auront Ă  dĂ©velopper, mettre en Ĺ“uvre et tenir Ă  jour un plan de contrĂ´le prĂ©ventif Ă©crit qui dĂ©montre comment les mesures de contrĂ´le prĂ©ventif sont appliquĂ©es (par exemple nettoyage et assainissement, lutte antiparasitaire, moyens de transport, Ă©quipement, matĂ©riel contaminĂ©, intĂ©rieur de l'installation, mouvement des employĂ©s et eau, vapeur et glace) et comment les autres exigences (par exemple en matière d'emballage et d'Ă©tiquetage) sont satisfaites. Les parties rĂ©glementĂ©es auront la souplesse d'appliquer les mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et les autres mesures avec une approche axĂ©e sur les rĂ©sultats qui dĂ©montre que leurs activitĂ©s et les aliments du bĂ©tail sont conformes au règlement proposĂ©.

Si l'aliment du bétail est approuvé aux fins de recherche et d'expérimentation, une exception sera faite selon laquelle les exploitants d'établissements de production d'aliments du bétail ne seront pas tenus de préparer, de conserver ou de maintenir un plan de contrôle préventif. En outre, la Loi relative aux aliments du bétail ne s'applique pas aux producteurs de bétail qui produisent des aliments pour leurs propres animaux, à condition que les aliments ne contiennent pas de médicaments; par conséquent, ces producteurs ne seront pas soumis au règlement proposé.

Tous les fabricants d'aliments du bĂ©tail qui doivent avoir un plan de contrĂ´le prĂ©ventif devraient avoir un plan Ă©crit. Une exception au fait d'avoir un plan Ă©crit dans le Règlement sur la salubritĂ© des aliments au Canada (RSAC) est offerte aux petites entreprises et est fondĂ©e sur une analyse des risques pour la salubritĂ© des aliments. Ă€ l'instar des entreprises alimentaires (viande, lait, Ĺ“ufs et poisson) qui ne sont pas admissibles Ă  l'exception en vertu du RSAC, les intervenants du secteur de l'alimentation du bĂ©tail ne seraient pas exemptĂ©s par règlement de l'obligation d'Ă©laborer un plan Ă©crit. La majoritĂ© des intervenants concernĂ©s sont considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises et nourrissent des espèces animales qui pourraient Ă©ventuellement faire partie de la chaĂ®ne d'approvisionnement alimentaire sous forme de viande et de produits d'origine animale (lait, Ĺ“ufs, poisson). Étant donnĂ© que les transformateurs de viande et de produits d'origine animale ne sont pas exemptĂ©s des exigences du RSAC, les fabricants d'aliments ne seraient pas exemptĂ©s des exigences du Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail.

Le moyen le plus efficace de réduire ou d'éliminer les risques posés par les espèces animales nourries avec des aliments contaminés et introduits dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire sous forme de viande et de produits d'origine animale (lait, œufs, poisson) est de gérer les risques tôt dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire au niveau de la production de l'alimentation du bétail. Les risques introduits dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire auraient un impact sur un nombre exponentiellement plus élevé d'opérateurs et de produits alimentaires alors qu'ils traversent la chaîne d'approvisionnement alimentaire par l'entremise de ces espèces d'animaux du bétail nourris avec des aliments contaminés.

L'approche de recensement des dangers et d'établissement de plans de contrôle préventifs est en phase avec les normes reconnues à l'échelle internationale et avec les exigences axées sur la gestion, par exemple les principes d'analyse des risques et points de contrôle critiques et les bonnes pratiques de fabrication en vigueur dans l'Union européenne et les plans de contrôle préventif en vigueur aux États-Unis.

Traçabilité

Les nouvelles exigences de traçabilité nécessiteraient aussi que des dossiers plus détaillés soient tenus afin d'aider à mieux gérer la gestion des risques tout au long de la chaîne d'approvisionnement en aliments du bétail, en particulier lorsqu'il est important de réagir rapidement à des incidents qui mettent en danger la santé du public, des animaux ou des végétaux ou l'environnement.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Depuis 2012, l'ACIA mène des consultations intensives dans le cadre de l'Ă©laboration de cette proposition. En voici des exemples :

Des copies des propositions et des rapports rĂ©sumant les consultations (« Ce que nous avons entendu Â») sont disponibles Ă  la page Web de l'ACIA — Consultations au sujet de propositions de changements de la rĂ©glementation et aux politiques en lien avec les aliments du bĂ©tail.

L'ACIA a tout d'abord ouvert le dialogue avec les intervenants les plus touchĂ©s dans le cadre de discussions bilatĂ©rales et de rĂ©unions avec de multiples intervenants, et avec les intervenants moins touchĂ©s par l'entremise d'un document de discussion en ligne et d'une enquĂŞte. En juillet 2012, l'ACIA avait tenu 29 rĂ©unions bilatĂ©rales avec des groupes d'intervenants et des partenaires du gouvernement. Un atelier de deux jours, auquel multiples intervenants ont participĂ©, a Ă©galement eu lieu, en septembre 2012. Les intervenants ont gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© favorables Ă  l'utilisation du Code d'usages pour une bonne alimentation animale (PDF) du Codex Alimentarius en tant que base pour la protection de l'approvisionnement alimentaire pour le bĂ©tail.

À la suite de cette consultation préliminaire, un groupe directeur industrie-gouvernement sur la réglementation des aliments du bétail a été constitué, avec des membres pour représenter les fabricants d'aliments du bétail commerciaux, les principales associations nationales de producteurs de bétail, l'ACIA, et la Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada. Le groupe directeur sur la réglementation des aliments du bétail a été le premier point de contact de l'ACIA pour solliciter des commentaires ou des suggestions sur des sujets liés à la modernisation de la réglementation, et des groupes de travail techniques ont été formés selon les besoins pour discuter d'aspects du processus de modernisation de la réglementation sur les aliments du bétail. Le groupe directeur sur la réglementation des aliments du bétail a tenu des réunions ponctuelles tout au long du processus. L'ACIA a travaillé phase par phase pour élaborer divers éléments du cadre modernisé, et a sollicité l'avis du groupe directeur à mesure que les éléments prenaient forme.

En 2013-2014, des documents de consultation ont été préparés et publiés sur le site Web de l'ACIA et distribués aux intervenants de l'industrie afin de les consulter au sujet d'éléments précis de la modernisation de la réglementation sur les aliments du bétail (c'est-à-dire étiquetage, évaluation et approbation des ingrédients pour usage dans les aliments du bétail, recensement des dangers et mesures de contrôle préventif).

En 2016, une proposition consolidée a été publiée sur le site Web de l'ACIA et distribuée aux intervenants de l'industrie pour offrir un survol complet de la direction proposée pour la réglementation, répondre aux suggestions et commentaires émis lors des consultations antérieures, et traiter d'éléments supplémentaires qui ne faisaient pas partie des consultations précédentes. De plus, huit séances de discussion ont été tenues d'un bout à l'autre du Canada pour rencontrer les intervenants en personne et partager le contenu de la proposition consolidée.

Entre 2016 et 2018, des propositions sur des normes techniques ont été élaborées et soumises à l'examen des intervenants aux fins de commentaires afin de traiter d'éléments précis du règlement proposé qui seraient incorporés par renvoi (par exemple garanties et allégations permises sur les étiquettes, produits vétérinaires biologiques utilisés dans les aliments du bétail, normes pour les graines de mauvaises herbes dans les aliments du bétail).

De plus, entre le 30 septembre et le 15 novembre 2020, les intervenants ont Ă©tĂ© consultĂ©s sur les modifications proposĂ©es au Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail. Le but de la consultation en ligne Ă©tait de recueillir des commentaires et de confirmer le soutien de l'industrie sur le cadre de rĂ©glementation proposĂ©e pour les aliments du bĂ©tail; valider les impacts Ă©conomiques potentiels des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, notamment en ce qui concerne les dĂ©fis posĂ©s par la pandĂ©mie de COVID-19; et pour dĂ©terminer Ă  quels niveaux des conseils supplĂ©mentaires seraient nĂ©cessaires. La consultation a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e avec la participation de l'Association de nutrition animale du Canada (ANAC). Le document de consultation a Ă©tĂ© partagĂ© avec les intervenants pour commentaire avant d'ĂŞtre publiĂ© sur le site Web de consultation et de participation de l'ACIA. De plus, pour augmenter le nombre de rĂ©ponses, des messages listserv internes et externes ont Ă©tĂ© envoyĂ©s et le public et les intervenants ont Ă©tĂ© informĂ©s au moyen des mĂ©dias sociaux. Au total, 36 sĂ©ries de commentaires Ă©crits ont Ă©tĂ© reçues Ă  l'issue de cette consultation. Six sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d'organisations gouvernementales (fĂ©dĂ©rales et provinciales), 11 sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d'associations d'Ă©leveurs de bĂ©tail, 6 sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues d'associations de l'industrie de l'alimentation du bĂ©tail, 12 des sĂ©ries de commentaires ont Ă©tĂ© reçues de producteurs individuels d'aliments du bĂ©tail, et un commentaire a Ă©tĂ© reçu d'une sociĂ©tĂ© de certification internationale. Parmi les commentaires reçus de diffĂ©rentes entreprises d'alimentation du bĂ©tail, près de la moitiĂ© provenaient de petites entreprises d'alimentation du bĂ©tail.

Appui des intervenants

Dans l'ensemble, les consultations de l'automne 2020 ont permis à l'ACIA de continuer à croire qu'il y a un large soutien pour aller de l'avant rapidement avec cette initiative de réglementation.

Les intervenants sont favorables Ă  une approche davantage axĂ©e sur les rĂ©sultats et les risques qui permet l'innovation et la flexibilitĂ©. Les sujets/domaines suivants ont Ă©tĂ© soutenus par de nombreux rĂ©pondants :

Les intervenants ont exprimé certaines préoccupations au sujet de l'exemption prévue dans la Loi relative aux aliments du bétail et le Règlement et accordée aux éleveurs de bétail qui fabriquent des aliments à la ferme, et l'exigence proposée d'étiquetage bilingue des renseignements sur la santé et la sécurité. Pour ces préoccupations, l'ACIA est limitée dans l'application des règlements en raison de la portée de l'exemption accordée aux éleveurs de bétail dans la Loi relative aux aliments du bétail. Ces obligations d'étiquetage bilingue répondent aux préoccupations signalées par le Comité mixte permanent d'examen de la réglementation à l'égard des obligations de l'étiquetage bilingue appliquées en vertu de la Loi sur les langues officielles.

En outre, quelques prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es concernant les plans de contrĂ´le prĂ©ventif pour les petites meuneries commerciales, les exigences en matière de tenue de registres dans les points de vente au dĂ©tail et les normes maximales pour certains contaminants (par exemple les dioxines). Ces prĂ©occupations ont principalement Ă©tĂ© soulevĂ©es par des intervenants individuels et certaines provenaient de petites entreprises. Afin d'obtenir une meilleure comprĂ©hension des prĂ©occupations et la manière dont elles peuvent ĂŞtre rĂ©solues, la sensibilisation et la mobilisation des intervenants auraient lieu en parallèle avec la pĂ©riode de commentaires dans la Partie I de la Gazette du Canada. Plus de temps et d'efforts seront consacrĂ©s Ă  la collaboration avec les petites entreprises d'alimentation du bĂ©tail pour comprendre les impacts que ces changements rĂ©glementaires auraient sur les communautĂ©s des petites entreprises d'alimentation du bĂ©tail. La publication prĂ©alable du règlement proposĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, oĂą les intervenants pourraient consulter le texte rĂ©glementaire, reprĂ©senterait cette occasion de consulter davantage avec eux. Selon les commentaires plus dĂ©taillĂ©s et une meilleure comprĂ©hension des soucis fondamentaux, le règlement proposĂ© pourra ĂŞtre modifiĂ© pour rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations actuelles.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l'approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, les implications possibles de la proposition sur les traités ont été évaluées. Aucune implication de ce type n'a été identifiée, notamment en ce qui concerne la question de la compétence.

Choix de l'instrument

Une gamme d'options réglementaires et non réglementaires a été examinée, y compris le scénario de référence et toute autre mesure réglementaire et non réglementaire réalisable. La proposition de règlement a été choisie comme instrument de choix pour résoudre l'enjeu.

Scénario de référence (pas de changement)

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, l'ACIA continuerait d'administrer un cadre rĂ©glementaire axĂ© sur les produits qui s'applique aux aliments du bĂ©tail fabriquĂ©s au Canada et ceux importĂ©s et qui ne bĂ©nĂ©ficie pas d'approches plus Ă  jour fondĂ©es sur les risques et les rĂ©sultats. Cette option ne permettrait pas une application uniforme des conditions de surveillance des aliments du bĂ©tail entre les aliments fabriquĂ©s au Canada et les aliments importĂ©s (car la plupart des aliments fabriquĂ©s au Canada demeureraient exemptĂ©s de la loi, tandis que tous les aliments mĂ©langĂ©s importĂ©s y resteraient assujettis). En outre, l'ACIA conserverait la plus grande part de la responsabilitĂ© pour confirmer la conformitĂ© des aliments du bĂ©tail importĂ©s en appliquant le processus d'enregistrement, lequel est obligatoire avant qu'un produit puisse ĂŞtre importĂ©. L'enregistrement de ces produits du bĂ©tail importĂ©s est considĂ©rĂ© comme une exigence accablante par l'industrie, et comme « peu compatible avec les principes de l'Organisation mondiale du commerce Â» par l'industrie des aliments du bĂ©tail des États-Unis. Qui plus est, cette approche ne concorde pas bien avec les principes et les rĂ©sultats du modèle d'inspection intĂ©grĂ© de l'Agence qui Ă©tablit une approche normalisĂ©e et cohĂ©rente en matière de surveillance d'inspection.

L'ACIA continuerait à exempter de la Loi relative aux aliments du bétail et de son Règlement destinés à l'exportation. Cette option maintiendrait le niveau minimal de fardeau réglementaire imposé aux exportateurs d'aliments du bétail et serait conforme à l'approche des États-Unis, mais pourrait aussi limiter l'accès aux marchés internationaux des aliments du bétail canadiens, en raison du niveau limité de surveillance gouvernementale qui s'appliquerait aux aliments du bétail destinés à l'exportation.

Proposition réglementaire (option préférée)

La proposition de réglementation entraînerait un renouvellement exhaustif, complet et dynamique du Règlement de 1983 sur les aliments du bétail qui comprendrait des exigences plus transparentes en matière d'approbation et d'enregistrement des aliments du bétail, des normes modernisées visant les produits, de nouvelles normes de fabrication qui imposent l'établissement de mesures de contrôle préventif, de nouvelles exigences de traçabilité et des exigences d'étiquetage modernisées. De manière semblable au Règlement sur la salubrité des aliments au Canada, cette option exige que les exploitants d'établissements qui expédient des aliments du bétail dans d'autres provinces, qui exportent leurs aliments du bétail ou qui exercent des activités liées aux aliments du bétail ayant été importés aux fins de vente possèdent une licence et respectent toutes les conditions imposées par la licence.

En outre, cette option réglementaire est conforme aux principes du modèle d'inspection intégré de l'Agence. Les principes du modèle d'inspection intégré de l'Agence sont fondés sur la prémisse selon laquelle l'industrie est responsable de ses produits et de ses processus et qu'elle doit démontrer sa conformité continue aux exigences de la loi. En outre, les approches devraient être souples afin de pouvoir être adaptées à la complexité et à l'échelle d'une exploitation. Une approche réglementaire uniforme pour tous les produits réglementés par l'ACIA mènera à une approche d'inspection et d'application de la loi plus cohérente. Une telle approche est bénéfique à la fois pour les intervenants et pour l'ACIA, car elle aide à comprendre les exigences de conformité et les résultats en matière d'application de la loi. La proposition de règlement permet également d'atteindre des résultats escomptés tels que d'avoir un plan de contrôle préventif et une licence, et permet d'appliquer une combinaison de mécanismes de surveillance pour les importations (au moyen d'une licence ou de l'enregistrement de produits auprès de l'ACIA).

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

La présente section examine les répercussions différentielles (coûts et avantages) du scénario réglementaire par rapport au scénario de base. Le scénario de base décrit la situation qui existe en vertu du cadre réglementaire actuel et son évolution prévue si le règlement proposé n'est pas mis en vigueur. Le scénario réglementaire décrit la situation prévue si le règlement proposé entre en vigueur. Des descriptions complètes du scénario de base et du scénario réglementaire ainsi que de la méthodologie utilisée pour évaluer les répercussions différentielles (y compris des hypothèses détaillées) sont consignées de manière exhaustive dans un rapport d'analyse coûts-avantages, disponible sur demande auprès de l'ACIA.

Intervenants touchés

Les intervenants suivants seraient touchĂ©s par le règlement proposĂ© :

Le nombre d'intervenants touchĂ©s est reprĂ©sentĂ© par le nombre d'Ă©tablissements (voir le tableau 1).

Tableau 1 : Nombre d'Ă©tablissements touchĂ©s
Genre d'établissement Nombre total d'établissements
Fabricants d'aliments du bétail commerciaux 480 note a du tableau b1
Fabricants d'ingrĂ©dients 2 619
Fabricants d'aliments du bĂ©tail dans les exploitations agricoles 17 123 note b du tableau b1
DĂ©taillants/distributeurs d'aliments du bĂ©tail 1 500 note a du tableau b1
Total 21 722

Note(s) du tableau b1

Note a du tableau b1

Base de données d'inspection de l'ACIA.

Retour Ă  la note a du tableau b1

Note b du tableau b1

Selon les estimations du Recensement de l'agriculture de 2016 de Statistique Canada, environ 85 615 exploitations au Canada Ă©levaient des animaux vivants tels que des bovins et des porcs. Les experts en la matière de l'ACIA ont estimĂ© qu'environ 20 % de ces exploitations fabriquent des aliments mĂ©dicamentĂ©s pour leur bĂ©tail sur place et pourraient ĂŞtre touchĂ©es par les modifications proposĂ©es.

Retour Ă  la note b du tableau b1

Comparaison entre le scénario de base et le scénario réglementaire

En raison de la quantité de modifications proposées, seuls des éléments clés du scénario de base et du scénario réglementaire sont présentés ci-dessous.

1. Régime de licences proposé

À l'heure actuelle, le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail ne comprend pas de régime de licences. Le régime de licences proposé s'appliquerait aux intervenants qui importent pour la vente ou exportent des aliments du bétail et/ou les font transporter d'une province à l'autre. Chaque licence devra être renouvelée tous les deux ans.

Tableau 2 : RĂ©gime de licences proposĂ©
Scénario de base Scénario réglementaire
Aucun régime de délivrance des licences Un nouveau régime de délivrance des licences s'appliquerait aux intervenants qui importent pour la vente ou exportent des aliments du bétail et/ou les font transporter d'une province à l'autre.
2. Exigences proposées en matière de mesures et de plans de contrôle préventif

L'industrie des aliments du bétail a œuvré ces dernières années pour établir des programmes volontaires propres à son secteur en ce qui concerne la salubrité des aliments du bétail et des humains (par exemple FeedAssure®). Ces programmes volontaires sont axés sur les principes d'analyse des risques et points de contrôle critiques et mettent surtout l'accent sur les risques et les mesures de contrôle liés à la salubrité des aliments. Les exigences proposées en matière de mesures et de plans de contrôle préventif sont elles aussi axées sur les principes d'analyse des risques et points de contrôle critiques et seraient obligatoires pour toute l'industrie des aliments du bétail. À l'heure actuelle, aucun des programmes volontaires pour la salubrité des aliments du bétail et des humains ne répond pleinement aux exigences proposées, car celles-ci auraient une portée plus large.

Tableau 3 : Exigences proposĂ©es en matière de mesures et de plans de contrĂ´le prĂ©ventif
Scénario de base Scénario réglementaire
Certains intervenants participent à un programme volontaire de salubrité des aliments du bétail, par exemple FeedAssure®, d'autres pas Mesures de contrôle préventif et plans de contrôle préventif obligatoires
3. Exigences proposées en matière d'enregistrement des produits

Certains aliments du bétail mélangés continueront à être enregistrés. Cependant, un moins grand nombre d'aliments du bétail mélangés devront obligatoirement être enregistrés qu'à l'heure actuelle, car l'ACIA propose de faire passer aux parties réglementées une plus grande part de la responsabilité pour la conformité (en vertu des exigences proposées pour les mesures de contrôle préventif et les plans de contrôle préventif).

Tableau 4 : Exigences proposĂ©es en matière d'enregistrement des produits
Scénario de base Scénario réglementaire
Enregistrement obligatoire si un ou plusieurs ingrédients d'aliments du bétail ou aliments mélangés sont nouveaux ou modifiés ou ont une fonction relative à la santé de l'animal Diminution du nombre de produits ayant besoin d'être enregistrés
4. Exigences proposées en matière d'étiquetage

Des exigences réglementaires sur l'étiquetage sont actuellement applicables à l'ensemble des aliments du bétail et des ingrédients d'aliments du bétail. Selon la modification réglementaire proposée, tous les aliments devront obligatoirement avoir une étiquette fournissant des renseignements de base. Les exigences supplémentaires proposées en matière d'étiquetage seraient l'inclusion d'un code d'identification et des renseignements bilingues sur la santé et la sécurité.

Tableau 5 : Exigences proposĂ©es en matière d'Ă©tiquetage
Scénario de base Scénario réglementaire
Exigences d'étiquetage de base (par exemple type de produit) pour tous les aliments du bétail et les ingrédients d'aliments du bétail Ajout de codes d'identification et de renseignements bilingues sur la santé et la sécurité
5. Exigence proposée en matière de traçabilité

En vertu de la politique de traçabilitĂ© proposĂ©e, deux tâches seront imposĂ©es aux intervenants touchĂ©s. Ceux-ci devront d'abord Ă©tablir un gabarit de traçabilitĂ©, puis l'utiliser pour tenir les dossiers exigĂ©s. L'approche axĂ©e sur les rĂ©sultats accordera de la flexibilitĂ© dans le type ou le format du gabarit. Des renseignements de traçabilitĂ© de base devront obligatoirement ĂŞtre tenus par tous les intervenants sujets aux exigences proposĂ©es, pour chacun des aliments du bĂ©tail qu'ils achètent ou vendent : le nom du produit d'aliment du bĂ©tail, le code d'identification, le nom et l'adresse de l'entreprise, la date d'achat ou de vente et la personne-ressource. Par consĂ©quent, un gabarit de traçabilitĂ© pourrait simplement consister en ces Ă©lĂ©ments de donnĂ©es servant de titres de catĂ©gorie dans un document papier ou Ă©lectronique. Des documents d'orientation supplĂ©mentaires seront Ă©galement fournis aux intervenants touchĂ©s pour les aider Ă  crĂ©er leur propre gabarit.

Ă€ l'heure actuelle, la majoritĂ© des Ă©tablissements ont dĂ©jĂ  des gabarits de traçabilitĂ©. Il est estimĂ© que 94 % des fabricants commerciaux d'aliments du bĂ©tail, 99 % des fabricants d'ingrĂ©dients d'aliments du bĂ©tail, 99 % des fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole et 98 % des dĂ©taillants d'aliments tiennent dĂ©jĂ  des dossiers sur la traçabilitĂ©. Il est donc supposĂ© que ces parties rĂ©glementĂ©es ont dĂ©jĂ  créé un gabaritrĂ©fĂ©rence 1. Cependant, toutes les parties rĂ©glementĂ©es ne maĂ®trisent pas nĂ©cessairement toutes les pratiques de base nĂ©cessaires en matière de tenue de dossiers pour permettre l'accomplissement en temps utile des enquĂŞtes sur l'innocuitĂ© des aliments du bĂ©tail et des rappels ou retraits d'aliments du bĂ©tail en non-conformitĂ© avant que ceux-ci ne soient consommĂ©s. En vertu des exigences proposĂ©es pour la tenue des dossiers aux fins de traçabilitĂ©, la norme internationale de traçabilitĂ© Ă©tablie par le Codex Alimentarius s'appliquerait Ă  quiconque vend des aliments du bĂ©tail. Selon la norme du Codex, les aliments du bĂ©tail doivent ĂŞtre traçables une Ă©tape en aval (client immĂ©diat) et une Ă©tape en amont (fournisseur immĂ©diat).

Tableau 6 : Exigences proposĂ©es en matière de traçabilitĂ©
Scénario de base Scénario réglementaire
Volontaire Obligatoire pour quiconque vend des aliments du bétail
Description des avantages et coûts

La présente section donne une liste et une brève description de tous les avantages et coûts. La liste est divisée en catégories selon les avantages et les coûts qui ont été monétisés et ceux qui ont été évalués qualitativement.

1. Avantages monétisés pour l'industrie
a. Réduction du nombre de produits à enregistrer

Le règlement proposé réduirait le nombre de produits qui doivent être enregistrés auprès de l'ACIA, ce qui permettrait à l'industrie de ne pas perdre de temps à préparer et à présenter des documents obligatoires à l'ACIA.

b. Évitement de frais d'enregistrement de produits

Le règlement proposé réduirait le nombre de produits qui doivent être enregistrés auprès de l'ACIA, ce qui permettrait à l'industrie d'éviter des frais continuels liés à l'enregistrement des produits.

2. Avantages monétisés pour l'ACIA
a. Réduction du nombre de produits à enregistrer

L'ACIA aura Ă  traiter moins de demandes d'enregistrement de produits.

3. Avantages qualitatifs pour les Canadiens
a. Amélioration de la qualité et de l'innocuité des aliments du bétail pour la santé animale et humaine

Les aliments du bétail représentent des coûts importants dans la production de bétail et jouent également un rôle important dans la santé et la productivité du bétail. Les exigences réglementaires proposées amélioreraient la qualité et l'innocuité des aliments du bétail et des ingrédients des aliments du bétail, ce qui contribuerait à réduire l'incidence des aliments du bétail contaminés et le nombre de rappels. Toute réduction du risque que les animaux consomment des aliments contaminés se traduirait par une sécurité accrue pour les consommateurs de produits alimentaires d'origine animale.

b. Confiance accrue du public envers la qualité et l'innocuité des aliments du bétail

Les consommateurs, les transformateurs d'aliments et les producteurs de bétail auraient une confiance accrue envers la qualité et l'innocuité des aliments du bétail, car les aliments du bétail seraient fabriqués de manière à mieux assurer la sécurité des aliments du bétail. En outre, la chaîne d'approvisionnement en aliments du bétail inspirerait une plus grande confiance, car les exigences de traçabilité faciliteraient l'identification et la traçabilité des produits.

4. Avantages qualitatifs pour l'industrie
a. Règles du jeu plus équitables pour l'industrie des aliments du bétail

À l'heure actuelle, certains établissements sont tenus par leur association de maintenir un plan de salubrité des aliments du bétail et des dossiers sur la traçabilité, alors que d'autres ne le sont pas. Il s'agit d'un exemple parmi d'autres de la manière dont l'exercice des activités varie entre les fabricants d'aliments du bétail commerciaux et les fabricants d'ingrédients. Pour corriger cette application incohérente de la réglementation, le règlement proposé imposerait des exigences uniformes à tous les producteurs et fournisseurs. Cela rendrait les règles du jeu plus équitables pour l'ensemble de l'industrie.

b. Accès aux marchés amélioré et plus rapide

Grâce à la réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés, les fabricants d'aliments du bétail commerciaux ainsi que les fabricants d'ingrédients auront accès plus rapidement aux marchés intérieurs. En outre, l'ACIA fournira une liste publique d'allégations et de garanties permises, lesquelles permettront aux aliments du bétail spécialisés et à d'autres aliments du bétail mélangés, d'être exemptés des exigences d'enregistrement de produit. En outre, les aliments vendus au pays et les aliments importés seront soumis aux mêmes exigences d'enregistrement et exigences connexes (s'il y a lieu).

c. Souplesse accrue en matière d'étiquetage

Une plus grande souplesse sera accordée en ce qui concerne les allégations, les garanties non obligatoires et les déclarations figurant sur les étiquettes des aliments du bétail. Les fabricants d'aliments mélangés auront la possibilité de fournir des renseignements supplémentaires sur l'étiquette pour mettre en lumière des caractéristiques précises de leur produit, par exemple des garanties sur des éléments nutritifs supplémentaires ou des allégations sur le produit qui imposeraient à l'heure actuelle l'enregistrement du produit. Cette approche ouvrirait la porte à l'innovation et permettrait aux fabricants de mieux distinguer leurs aliments du bétail dans un environnement concurrentiel.

En outre, exiger que les renseignements sur la santé et la sécurité (par exemple les avertissements et les mises en garde) soient à la fois en anglais et en français pourrait aider les fabricants d'aliments du bétail à accéder plus facilement à certains marchés canadiens où seuls l'anglais ou le français sont utilisés.

d. Amélioration de l'efficacité et de l'efficience des rappels de sécurité des aliments du bétail

Les exigences de traçabilité permettront d'améliorer l'efficacité et l'efficience des rappels puisque les renseignements en matière de traçabilité seraient plus rapidement utilisables et précis qu'ils le sont suivant les exigences réglementaires actuelles. Les exigences en matière de traçabilité proposées réduiraient la durée des rappels ou des enquêtes sur la salubrité des aliments du bétail et minimiseraient le gaspillage par le ciblage de produits d'aliments du bétail touchés comparativement au scénario de référence.

5. Avantages qualitatifs pour l'ACIA
a. Approche améliorée en matière de salubrité des aliments du bétail et des aliments destinés aux humains

À l'heure actuelle, l'ACIA n'a pas la même approche réglementaire en ce qui concerne la salubrité des produits alimentaires destinés au bétail et de ceux destinés aux humains. Dans le scénario réglementaire, l'ACIA aurait une seule approche axée sur les risques, les résultats et la surveillance réglementaire pour assurer à la fois la salubrité des aliments du bétail et celle des aliments pour la consommation humaine. Par exemple, tant les producteurs et transformateurs d'aliments destinés aux humains (qui fournissent des sous-produits de la production d'aliments à l'industrie des aliments du bétail) que les fabricants d'aliments du bétail seront soumis à des exigences de contrôle préventif et de plans de contrôle préventif.

b. Amélioration des connaissances et nouvel outil d'application de la loi

L'ACIA améliorera ses connaissances sur l'industrie des aliments du bétail en examinant les activités pour lesquelles une licence sera requise. En outre, l'ACIA sera capable de demander des détails supplémentaires pour savoir quels établissements exercent des activités dont le risque est élevé ou peu élevé. Cela aidera l'ACIA à mieux affecter ses ressources selon le niveau de risque des établissements.

L'exigence d'obtention de licence proposée donnerait également à l'ACIA un nouvel outil d'application de la loi. Il serait par exemple possible de suspendre ou d'annuler une licence.

6. Coûts monétisés pour l'industrie
a. Demandes de licence

Selon le scénario réglementaire, les entreprises qui participent à l'importation d'aliments du bétail pour la vente ou à l'exportation ou au transport interprovincial d'aliments du bétail seraient tenues d'avoir une licence. Les licences devront être renouvelées tous les deux ans. Les coûts administratifs liés aux demandes de licence correspondraient au temps requis pour préparer et soumettre à l'ACIA les documents nécessaires.

b. Élaboration et modification des plans de contrôle préventif

Les entreprises qui n'ont pas de programme de salubrité des aliments du bétail à l'heure actuelle seraient tenues d'élaborer de nouveaux plans de contrôle préventif. En outre, les entreprises qui disposent déjà d'un programme de salubrité des aliments du bétail devront modifier celui-ci pour le rendre parfaitement conforme au règlement proposé.

c. Mise en place de mesures de contrôle préventif

Les coûts comprendraient la mise en place de mesures de contrôle préventif, la formation des employés, et la tenue des dossiers. L'importance des coûts supplémentaires dépendrait des pratiques actuelles de l'industrie, car certains établissements mettent déjà en pratique plusieurs des exigences proposées.

d. Examen des plans de contrôle préventif

Ce coût comprendrait le temps consacré à l'examen annuel des plans de contrôle préventif.

e. Modification des étiquettes

Les entreprises auraient besoin de consacrer le temps nécessaire pour modifier leurs étiquettes actuelles afin d'y inscrire des renseignements sur la santé et la sécurité dans les deux langues officielles et des codes d'identification, si ces renseignements n'y figurent pas déjà.

f. Élaboration d'un gabarit de traçabilité

Les entreprises devront consacrer du temps à l'élaboration d'un nouveau gabarit pour tenir des dossiers aux fins de traçabilité. Ce gabarit pourrait prendre la forme d'un simple tableur de suivi ou de documents papier.

g. Tenue de dossiers aux fins de traçabilité
Les entreprises devront consacrer du temps à la tenue de dossiers pour chaque produit qu'ils achètent ou vendent.
7. Coûts monétisés pour l'ACIA
a. Promotion de la conformité

Les trois activitĂ©s suivantes entraĂ®neraient des coĂ»ts de transition pour l'ACIA :

Méthodologie

La présente section décrit brièvement la méthodologie, les principales sources de données et les hypothèses clés utilisées pour estimer les avantages et coûts monétisés.

1. Paramètres et hypothèses du modèle

Les hypothèses et paramètres clĂ©s ayant servi Ă  cette analyse coĂ»ts-avantages sont les suivants :

2. Principales sources de données

Les principales sources de donnĂ©es ayant servi Ă  cette analyse coĂ»ts-avantages sont les suivantes :

Avantages et coûts monétisés

Les approches utilisĂ©es pour monĂ©tiser les rĂ©percussions les plus importantes sont examinĂ©es ci-dessous. La section « Règle du “un pour un” Â» contient les dĂ©tails sur les coĂ»ts et avantages administratifs monĂ©tisĂ©s.

1. Avantages monétisés pour l'industrie
a. Réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés

L'ACIA reçoit annuellement environ 2 000 demandes d'enregistrement de produits, dont 1 200 demandes initiales et 800 demandes de renouvellement. Les experts en la matière de l'ACIA estiment que le règlement proposĂ© entraĂ®nerait une rĂ©duction d'environ 41 % des demandes initiales et de renouvellement combinĂ©es.

Selon les rĂ©sultats de l'enquĂŞte, la prĂ©paration et la soumission de l'ensemble des documents requis prennent en moyenne 1,5 heure pour une demande initiale d'enregistrement de produits, et 30 minutes pour une demande de renouvellement.

b. Évitement des frais d'enregistrement de produitsréférence 5,référence 6

Les frais pour une nouvelle demande sont de 179 $, et les frais pour une demande de renouvellement sont de 31 $.

2. Avantages monétisés pour l'ACIA
a. Réduction du nombre de produits qui doivent être enregistrés

En raison de la réduction du nombre de demandes, l'ACIA évitera les coûts en ressources liés au traitement des demandes. L'argent épargné a été calculé en soustrayant les frais de demande des coûts de traitement.

3. Coûts monétisés pour l'industrie
a. Application des contrôles préventifs

Les tâches de contrĂ´le prĂ©ventif comprendraient la formation, l'exercice d'activitĂ©s liĂ©es Ă  la salubritĂ© des aliments du bĂ©tail et la tenue de dossiers. L'importance des coĂ»ts dĂ©pendrait des pratiques actuelles de l'industrie. Les entreprises qui disposent d'un programme de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail (voir tableau 7) mettent dĂ©jĂ  en Ĺ“uvre certaines des activitĂ©s proposĂ©es. Toutefois, elles auront besoin d'un peu plus de temps pour se conformer pleinement aux exigences proposĂ©es. Les entreprises qui n'ont pas encore de programme de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail commenceraient Ă  appliquer des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif; il a Ă©tĂ© supposĂ© ici que le temps nĂ©cessaire pour appliquer ces mesures serait le mĂŞme que le temps nĂ©cessaire pour les rĂ©pondants Ă  l'enquĂŞte qui appliquent dĂ©jĂ  des programmes de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail.

Tableau 7 : Situation actuelle de l'industrie en ce qui concerne les programmes de salubritĂ© des aliments du bĂ©tail
Intervenants touchés Avec programme de salubrité Sans programme de salubrité Total
Fabricants d'aliments du bétail commerciaux 384 96 480
Part en % 80 20 100
Fabricants d'ingrĂ©dients 1 309 1 309 2 618
Part en % 50 50 100
Fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation 14 555 2 568 17 123
Part en % 85 15 100
DĂ©taillants/distributeurs d'aliments du bĂ©tail 150 1 350 1 500
Part en % 10 90 100

Le tableau 8 ci-dessous prĂ©sente les rĂ©sultats d'enquĂŞte utilisĂ©s pour estimer le temps nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif.

Tableau 8 : RĂ©sultats d'enquĂŞte sur la mise en application des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif
Intervenants touchés Heures actuelles de formation par année Heures supplémentaires de formation par année Heures actuelles de mise en œuvre par semaine Heures supplémentaires de mise en œuvre par semaine Heures actuelles de tenue de dossiers par semaine
Fabricants d'aliments du bétail commerciaux 4,7 0,9 21,7 4,7 9,5
Fabricants d'ingrédients 3,9 1,6 11,1 6,8 6,0
Fabricants d'aliments du bétail en exploitation 1,2 0,2 6,3 1,2 3,2
Détaillants/distributeurs d'aliments du bétail 3,3 0,7 2,5 1,0 2,5

Il a Ă©tĂ© supposĂ© que les parties rĂ©glementĂ©es amĂ©lioreraient au fil des annĂ©es l'efficience de la mise en Ĺ“uvre de ces activitĂ©s de contrĂ´le prĂ©ventif. Il est prĂ©vu que les petites entreprises auront plus de difficultĂ© Ă  comprendre et Ă  respecter leurs obligations en matière de conformitĂ© que les plus grandes entreprises. Par consĂ©quent, l'analyse suppose que les petites entreprises passeront 50 % moins de temps Ă  appliquer leurs mesures de contrĂ´le prĂ©ventif Ă  compter de la troisième annĂ©e, tandis que les moyennes Ă  grandes entreprises y passeront 50 % moins de temps dès la deuxième annĂ©e.

b. Modification des étiquettes

Une étiquette d'aliment du bétail devrait obligatoirement inclure les renseignements de santé et de sécurité dans les deux langues officielles ainsi qu'un code d'identification. Ce coût ne s'appliquerait qu'une seule fois, car selon les résultats de l'enquête auprès de l'industrie, ces renseignements sont ajoutés au système informatique une seule fois puis appliqués automatiquement à toutes les étiquettes d'aliment futures.

Selon les experts en la matière de l'ACIA, toutes les parties touchĂ©es seraient tenues de modifier leurs Ă©tiquettes de produit en vue de rĂ©pondre aux exigences proposĂ©es. L'enquĂŞte a donc recueilli des donnĂ©es sur le nombre d'Ă©tiquettes touchĂ©es et sur les heures supplĂ©mentaires requises pour obtenir une conformitĂ© complète. Ces rĂ©sultats d'enquĂŞte sont rĂ©sumĂ©s dans le tableau suivant :

Tableau 9 : RĂ©sultats d'enquĂŞte sur la modification des Ă©tiquettes
Intervenants touchés Nombre moyen d'étiquettes touchées par établissement Heures supplémentaires par étiquette bilingue Heures supplémentaires par code d'identification de l'étiquette Autres coûts note a du tableau b9 par étiquette ($)
Fabricants d'aliments du bétail commerciaux 535,5 0,4 0,1 26,5
Fabricants d'ingrédients 14,7 0,3 0,1 0
Détaillants/distributeurs d'aliments du bétail 3,0 0,3 0,1 0
Note(s) du tableau b9
Note a du tableau b9

Coûts relatifs à la modification, comme pour l'achat d'un nouveau logiciel, d'une imprimante supplémentaire et d'encre.

Retour Ă  la note a du tableau b9

Il convient de noter que la mise en Ĺ“uvre simultanĂ©e de toutes les exigences entraĂ®nerait des gains d'efficience, comme le dĂ©montrent les rĂ©sultats d'autres initiatives rĂ©glementaires proposĂ©es par l'ACIA en matière d'Ă©tiquetage. L'analyse suppose que le nombre d'heures requises au total serait rĂ©duit de 50 % si toutes les modifications Ă©taient incorporĂ©es en mĂŞme temps.

c. Élaboration d'un gabarit de traçabilité et tenue de dossiers aux fins de traçabilité

Les entreprises seraient tenues d'Ă©laborer un gabarit de traçabilitĂ© afin de tenir des dossiers aux fins de traçabilitĂ©. Seuls quelques renseignements de base sur chaque produit achetĂ© ou vendu par l'entreprise (par exemple le nom du produit d'aliment du bĂ©tail, la date de l'achat ou de la vente) seraient obligatoires dans ce gabarit. Selon des experts en la matière de l'ACIA, la crĂ©ation de ces renseignements devrait prendre cinq minutes en moyenne, car des documents d'orientation supplĂ©mentaires seraient Ă©galement fournis aux intervenants touchĂ©s pour les aider Ă  Ă©laborer leur gabarit.

Le coĂ»t de tenue des dossiers aux fins de traçabilitĂ© a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  partir des heures supplĂ©mentaires qu'il faudrait Ă  une entreprise pour tenir tous ses dossiers sur ses achats et/ou ses ventes (voir la section « Règle du  un pour un” Â» pour obtenir de plus amples dĂ©tails).

Résultats estimé
Énoncé des coûts et avantages
Tableau 10 : ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages (en dollars canadiens [$ CA], prix de 2017)
Coûts monétisés
Intervenant touché Description des coûts Année 1 Année 5 Année 10 Valeur actualisée totale Valeur annualisée
ACIA Par exemple, la promotion de la conformitĂ©, le traitement de demande de licence et le coĂ»t de ressources liĂ©es aux demandes (c'est-Ă -dire montant net de frais reçu) 1 068 573 0 4 290 169 16 644 232 2 369 764
Industrie des aliments du bĂ©tail Par exemple, la demande de licence, l'Ă©laboration et modification du PCP, la mise en Ĺ“uvre du PCP, l'examen du PCP, la modification d'Ă©tiquettes, l'Ă©laboration de modèle de traçabilitĂ©, la tenue des dossiers de traçabilitĂ© 0 52 082 778 52 590 478 462 888 788 65 904 950
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 1 068 573 52 082 778 56 880 647 479 533 020 68 274 714
Avantages monétisés
Intervenant touché Description des avantages Année 1 Année 5 Année 10 Valeur actualisée totale Valeur annualisée
ACIA Par exemple, rĂ©duction des frais associĂ©s Ă  l'enregistrement de produits 883 176 883 176 883 176 6 637 272 944 998
Industrie des aliments du bĂ©tail Par exemple, rĂ©duction de l'enregistrement de produits, frais d'enregistrement de produits Ă©vitĂ©s 142 589 142 589 142 589 1 071 588 152 570
Tous les intervenants Total des avantages 1 025 765 1 025 765 1 025 765 7 708 860 1 097 568
Résumé des coûts et avantages monétisés
Répercussions Année de référence Autres années pertinentes Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des coĂ»ts 1 068 573 52 082 778 56 880 647 479 533 020 68 274 714
Total des avantages 1 025 765 1 025 765 1 025 765 7 708 860 1 097 568
IMPACT NET 471 824 160 67 177 146
Répercussions qualitative

Public canadien :

Industrie :

Consommateurs et producteurs de bĂ©tail :

ACIA :

Le tableau suivant indique l'ensemble des coûts et avantages monétisés selon la catégorie.

Tableau 11 : CoĂ»ts et avantages monĂ©tisĂ©s selon la rĂ©percussion ($ CA, prix de 2017)
Remarques : L'analyse a portĂ© sur une pĂ©riode de 10 ans (2022-2031). Les valeurs ont Ă©tĂ© calculĂ©es en utilisant l'annĂ©e de base 2022 et un taux d'actualisation de 7 %.
Répercussions monétisées selon la catégorie Valeur actualisée totale Valeur annualisée
Temps d'examen 3 035 136 432 135
Mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et plans de contrĂ´le prĂ©ventif 434 795 915 61 905 157
TraçabilitĂ© 17 420 939 2 480 350
Étiquetage 5 793 573 824 875
Licences 112 596 16 031
Frais de licences 1 730 629 246 403
CoĂ»ts de ressources et de mise en Ĺ“uvre pour l'ACIA 16 644 232 2 369 764
CoĂ»ts totaux 479 533 020 68 274 714
RĂ©duction de l'enregistrement de produits 334 113 47 570
Frais d'enregistrement de produits Ă©vitĂ©s 737 475 105 000
Économies en ressources pour l'ACIA 6 637 272 944 998
Avantages totaux 7 708 860 1 097 568
CoĂ»t net (coĂ»ts moins avantages) 471 824 160 67 177 146
Analyse de sensibilité

L'analyse de sensibilité est la part de l'analyse qui porte sur l'incertitude inhérente à la formulation d'estimations et à la prédiction de l'avenir. Une analyse de sensibilité consiste à modifier les paramètres et les hypothèses clés et à déterminer en quoi cela influence les coûts et les avantages du règlement proposé.

La première approche employĂ©e pour l'analyse de sensibilitĂ© a consistĂ© Ă  modifier le taux d'actualisation utilisĂ© pour estimer les valeurs annualisĂ©es. L'estimation intermĂ©diaire de 7 % utilisĂ©e pour l'analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă  3 % et Ă  10 %.

La deuxième approche a consisté à faire varier les coûts pour les fabricants d'aliments du bétail en exploitation agricole. Ces fabricants ont été choisis pour cette approche parce qu'ils constituent le groupe d'intervenants touchés le plus nombreux; par conséquent, toute variation de leurs coûts aurait une incidence considérable sur les coûts totaux du règlement proposé. En outre, l'enquête de l'ACIA n'a recueilli aucune donnée sur les coûts des producteurs en exploitation agricole relativement aux exigences de mesures de contrôle préventif et de plan de contrôle préventif. L'analyse a donc fait appel aux résultats d'enquête des fabricants d'aliments du bétail commerciaux comme point de départ pour estimer les coûts pour les producteurs d'aliments du bétail en exploitation agricole.

Cependant, les coĂ»ts liĂ©s aux mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et aux plans de contrĂ´le prĂ©ventif pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole seraient nettement infĂ©rieurs aux mĂŞmes coĂ»ts pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail commerciaux, car :

L'estimation intermĂ©diaire utilisĂ©e dans l'analyse coĂ»ts-avantages suppose que les fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole s'exposent Ă  des coĂ»ts 70 % moins Ă©levĂ©s que ceux des fabricants d'aliments du bĂ©tail commerciaux. L'analyse de sensibilitĂ© utilise alors les taux suivants :

Les rĂ©sultats de l'analyse de sensibilitĂ© sont indiquĂ©s dans le tableau suivant. Les coĂ»ts annualisĂ©s nets vont de 41,5 millions de dollars Ă  94,5 millions de dollars.

Tableau 12 : RĂ©sumĂ© de l'analyse de sensibilitĂ© de l'analyse coĂ»ts-avantages (en millions de $ CA, prix de 2017)
Remarques : Les chiffres Ă©tant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©. Les valeurs ont Ă©tĂ© calculĂ©es en utilisant l'annĂ©e de base 2022 et un taux d'actualisation de 7 %.
Taux d'actualisation Avantages annualisés Coûts annualisés Coût monétisé net (coûts annualisés moins avantages annualisés)
Estimation intermĂ©diaire (coĂ»ts 70 % moins Ă©levĂ©s pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole que pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail commerciaux)
IntermĂ©diaire note a du tableau b14 (7 %) 1,1 68,3 67,2
Faible (3 %) 1,06 65,1 64,0
ÉlevĂ©e (10 %) 1,13 70,6 69,5
Estimation basse (coĂ»ts 50 % moins Ă©levĂ©s pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole que pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail commerciaux)
IntermĂ©diaire (7 %) 1,1 92,4 91,3
Faible (3 %) 1,06 88,0 86,9
ÉlevĂ©e (10 %) 1,13 95,6 94,5
Estimation Ă©levĂ©e (coĂ»ts 90 % moins Ă©levĂ©s pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail en exploitation agricole que pour les fabricants d'aliments du bĂ©tail commerciaux)
IntermĂ©diaire (7 %) 1,1 44,6 43,5
Faible (3 %) 1,06 42,5 41,5
ÉlevĂ©e (10 %) 1,13 46,0 44,9

Note(s) du tableau b14

Note a du tableau b14

Cette ligne représente les résultats de l'analyse coûts-avantages.

Retour Ă  la note a du tableau b14

Conclusion

La proposition d'abrogation et de remplacement du Règlement de 1983 sur les aliments du bétail contribuerait à protéger la santé publique et la santé animale, réduirait les risques à la salubrité des aliments pour les animaux et les consommateurs, et rendrait les règles du jeu plus équitables pour l'industrie des aliments du bétail. D'autres avantages comprennent une plus grande harmonisation entre la réglementation internationale et canadienne, une approche plus cohérente et plus efficace de l'ACIA en matière d'inspection et de surveillance des aliments du bétail aux fins de salubrité, et une meilleure réputation pour le Canada en tant que chef de file mondial de la salubrité des aliments du bétail.

Les avantages monĂ©tisĂ©s estimĂ©s du règlement proposĂ© s'Ă©lèvent Ă  7,7 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) sur une pĂ©riode de 10 ans (ou 1,1 million en valeur annualisĂ©e). Les entreprises auraient moins de produits Ă  enregistrer, moins de frais Ă  payer, et moins de temps Ă  consacrer au remplissage des formulaires de demande d'enregistrement de nouveaux aliments du bĂ©tail ou de renouvellement. Les avantages pour l'ACIA sont que l'ACIA n'a plus Ă  consacrer autant de ressources en services d'enregistrement de produits pour l'industrie.

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s estimĂ©s s'Ă©lèveraient Ă  479,5 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) sur 10 ans (ou 68,3 millions de dollars en valeur annualisĂ©e). Le principal Ă©lĂ©ment de ces coĂ»ts monĂ©tisĂ©s pour les entreprises serait l'obligation d'adopter et d'appliquer des plans de contrĂ´le prĂ©ventif; cela reprĂ©sente 83 % des coĂ»ts totaux. L'ACIA devra engager des coĂ»ts en ressources pour le traitement des demandes de licences et pour les activitĂ©s prĂ©vues de promotion de la conformitĂ© telles que des prĂ©sentations et des sĂ©ances de discussion ouverte.

Le rĂ©sultat global serait un coĂ»t net (c'est-Ă -dire les coĂ»ts moins les avantages) de 471,8 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) sur 10 ans (ou 67,2 % en valeur annualisĂ©e).

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s'applique, car les petites entreprises devront assumer des coĂ»ts pour se conformer au règlement proposĂ©. Environ 94 % des intervenants touchĂ©s sont considĂ©rĂ©s comme des petites entreprises.

L'ACIA effectue de nombreuses consultations avec les intervenants (y compris les petites entreprises) depuis 2013; elle est à l'écoute des besoins des petites entreprises et consciente de l'importance de trouver un juste équilibre entre la salubrité des aliments du bétail et les coûts pour les entreprises. L'ACIA a donc prévu un certain niveau de souplesse dans sa proposition de règlement qui devrait réduire les coûts potentiels pour les petites entreprises.

Les dispositions suivantes seraient incluses dans la modification proposĂ©e au règlement :

De plus, l'ACIA fournirait les Ă©lĂ©ments suivants afin de faciliter la conformitĂ© des petites entreprises :

Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s supplĂ©mentaires s'Ă©lèveraient Ă  environ 58,7 millions de dollars par annĂ©e pour toutes les petites entreprises, ou 3 497 $ par petite entreprise touchĂ©e. Les coĂ»ts administratifs proviennent du temps consacrĂ© Ă  l'examen du Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail, aux demandes de licence et Ă  la tenue des dossiers (mesures de contrĂ´le prĂ©ventif, plans de contrĂ´le prĂ©ventif et traçabilitĂ©). Les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© proviennent de l'Ă©laboration et de la modification de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif et de plans de contrĂ´le prĂ©ventif, de la crĂ©ation d'un gabarit de traçabilitĂ©, de la modification d'Ă©tiquettes, et des frais de licence. Les avantages monĂ©tisĂ©s s'Ă©lèveraient Ă  143 416 $, car moins de produits auraient besoin d'ĂŞtre enregistrĂ©s, ce qui permettrait Ă  l'industrie de gagner Ă  la fois du temps et de l'argent en rĂ©duisant les frais d'enregistrement et les heures consacrĂ©es au remplissage de formulaires d'enregistrement de nouveaux aliments du bĂ©tail et de formulaires de renouvellement. Le coĂ»t net serait donc de 58,7 millions de dollars pour toutes les petites entreprises, soit 3 497 $ par petite entreprise touchĂ©e.

Tableau 13 : Sommaire de la lentille des petites entreprises ($ CA, en prix de 2017)

Coûts de conformité
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Élaboration et modification d'un PCP 5 386 005 37 829 047
Mise en Ĺ“uvre du PCP (formation et application) 36 953 130 259 543 321
Maintien du PCP (plan de rĂ©vision) 1 471 644 10 336 213
Élaboration du gabarit de traçabilité 136 958
Modification des Ă©tiquettes 796 871 5 596 886
Frais de licence 183 547 1 289 154
Total des coĂ»ts de conformitĂ© 44 791 333 314 595 580
Coûts administratifs
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Temps d'examen de la rĂ©glementation 413 132 2 901 665
Mise en Ĺ“uvre du PCP (tenue des dossiers) 11 158 123 78 369 985
Mise en Ĺ“uvre de la traçabilitĂ© 2 373 118 16 667 787
Demandes de licence 11 942 83 873
Total des coĂ»ts administratifs 13 956 314 98 023 309
Total des coûts administratifs et de conformité
Remarque : L'analyse porte sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2020 Ă  2029. Les chiffres Ă©tant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©. Les valeurs ont Ă©tĂ© calculĂ©es en utilisant l'annĂ©e de base 2020 et un taux d'actualisation de 7 %.
Totaux Valeur annualisée Valeur actualisée
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 58 747 647 412 618 889
CoĂ»t pour chaque petite entreprise touchĂ©e 3 497 24 564

Note(s) du tableau c2

Footnote a

En moyenne, 1 entreprise représente 1,25 établissement.

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Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s'applique, car il y aura une augmentation du fardeau administratif des entreprises. La proposition abroge un règlement actuel et le remplace par un nouveau titre rĂ©glementaire, ce qui ne cause aucune augmentation ou rĂ©duction de titre rĂ©glementaire.

Le fardeau administratif s'applique aux exigences de demandes de licence et Ă  la tenue de dossiers aux fins de traçabilitĂ© et de mesures de contrĂ´le prĂ©ventif. Cependant, les entreprises constateraient Ă©galement un certain allègement de leur fardeau administratif, car moins d'aliments du bĂ©tail devront ĂŞtre enregistrĂ©s auprès de l'ACIA (voir tableau 14).

Tableau 14 : Liste de toutes les rĂ©percussions en matière de coĂ»ts/avantages administratifs
Catégorie de répercussion Pourquoi s'agit-il d'une répercussion administrative? Coûts administratifs imposés ou évités
Examen initial du Règlement de 2022 sur les aliments du bétail Obligation de se familiariser avec les nouveaux renseignements Coûts imposés
Demandes de licence Autorisations Coûts imposés
Mesures de contrĂ´le prĂ©ventif — mise en Ĺ“uvre (tenue de dossiers) Collecte et conservation des donnĂ©es CoĂ»ts imposĂ©s
TraçabilitĂ© — tenue de dossiers sur les achats et les ventes Collecte et conservation des donnĂ©es CoĂ»ts imposĂ©s
Enregistrement des produits Autorisations Coût évité

Les coĂ»ts administratifs annualisĂ©s nets (c'est-Ă -dire les coĂ»ts moins les avantages) se chiffreraient environ Ă  7 226 332 $, soit environ 416 $ par entreprise touchĂ©e par annĂ©e (voir tableau 15).

Tableau 15 : Valeurs annualisĂ©es estimĂ©es des rĂ©percussions administratives de la règle du « un pour un Â» ($ CA, en prix de 2012)
Remarque : En prix de 2012, avec l'annĂ©e de base 2012 pour la valeur actualisĂ©e, taux d'actualisation de 7 %. En moyenne, 1 entreprise reprĂ©sente 1,25 Ă©tablissement.
CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s nets (coĂ»ts moins avantages) 7 226 332
Coûts administratifs annualisés par entreprise (en $ de 2012) 416

Ces rĂ©percussions estimĂ©es sont fondĂ©es sur des renseignements recueillis par des enquĂŞtes auprès de l'industrie, des hypothèses raisonnables, et des consultations auprès d'intervenants et d'experts en la matière de l'ACIA. Les hypothèses utilisĂ©es pour estimer les rĂ©percussions administratives sont les suivantes :

Tableau 16.1 Résultats de l'enquête auprès de l'industrie sur le temps consacré à la tenue de dossiers d'achat de vente pour les petites entreprises
Activité Fabricants d'aliments du bétail commerciaux (heures/année) Fabricants d'ingrédients
(heures/année) note a du tableau c5
Fabricants d'aliments du bétail en exploitation
(heures/année) note b du tableau c5
Distributeurs/ détaillants d'aliments du bétail (heures/année)
Tenue de dossiers des achats 220 32 69 200
Tenue de dossiers des ventes 110 31,5 s.o. 200

Note(s) du tableau c5

Note a du tableau c5

L'enquĂŞte n'a reçu qu'une rĂ©ponse parmi les petits fabricants d'ingrĂ©dients. L'analyse omet donc le rĂ©sultat, car un seul rĂ©sultat ne saurait reprĂ©senter adĂ©quatement tous les fabricants d'ingrĂ©dients. L'analyse suppose que les petits fabricants d'ingrĂ©dients consacreraient 50 % moins de temps Ă  cette tâche que les fabricants d'ingrĂ©dients moyens Ă  grands.

Retour Ă  la note a du tableau c5

Note b du tableau c5

L'analyse n'a reçu aucune donnĂ©e de base ou donnĂ©e sur les coĂ»ts de la part des fabricants en exploitation agricole. Les experts en la matière du programme des aliments du bĂ©tail estiment probable que les fabricants en exploitation agricole connaissent des rĂ©percussions 70 % moindres Ă  celles des installations commerciales, car ils produisent Ă  une Ă©chelle beaucoup plus faible que celles-ci.

Retour Ă  la note b du tableau c5

Tableau 16.2 Résultats de l'enquête auprès de l'industrie sur le temps consacré à la tenue de dossiers d'achat de vente pour les moyennes à grandes entreprises
Activité Fabricants d'aliments du bétail commerciaux (heures/année) Fabricants d'ingrédients
(heures/année) note a du tableau c6
Fabricants d'aliments du bétail en exploitation
(heures/année) note b du tableau c6
Distributeurs/ détaillants d'aliments du bétail (heures/année)
Tenue de dossiers des achats 838 64 251,4 400 note c du tableau c6
Tenue de dossiers des ventes 1 693 63 s.o. 400 note c du tableau c6

Note(s) du tableau c6

Note a du tableau c6

L'enquĂŞte n'a reçu qu'une rĂ©ponse parmi les petits fabricants d'ingrĂ©dients. L'analyse omet donc le rĂ©sultat, car un seul rĂ©sultat ne saurait reprĂ©senter adĂ©quatement tous les fabricants d'ingrĂ©dients. L'analyse suppose que les petits fabricants d'ingrĂ©dients consacreraient 50 % moins de temps Ă  cette tâche que les fabricants d'ingrĂ©dients moyens Ă  grands.

Retour Ă  la note a du tableau c6

Note b du tableau c6

L'analyse n'a reçu aucune donnĂ©e de base ou donnĂ©e sur les coĂ»ts de la part des fabricants en exploitation agricole. Les experts en la matière du programme des aliments du bĂ©tail estiment probable que les fabricants en exploitation agricole connaissent des rĂ©percussions 70 % moindres Ă  celles des installations commerciales, car ils produisent Ă  une Ă©chelle beaucoup plus faible que celles-ci.

Retour Ă  la note b du tableau c6

Note c du tableau c6

L'enquête n'a reçu aucun résultat de la part de détaillants et distributeurs moyens à grands. L'analyse suppose donc que ces établissements pourraient consacrer environ deux fois plus de temps que les petits détaillants et distributeurs à la tenue des dossiers, en raison de la différence dans la taille des entreprises.

Retour Ă  la note c du tableau c6

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La salubrité des aliments du bétail est une responsabilité partagée entre le gouvernement fédéral, les producteurs de bétail, les fabricants et transformateurs d'ingrédients et d'aliments du bétail commerciaux, les détaillants et distributeurs d'aliment du bétail et de nombreux autres intervenants. L'ACIA applique la Loi relative aux aliments du bétail et le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail avec l'aide de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Au niveau fédéral, Santé Canada est responsable, en vertu de la Loi sur les aliments et les drogues, de l'approbation des médicaments vétérinaires, de l'établissement des normes de fabrication des médicaments approuvés, et de la coordination de l'évaluation des effets du recours aux médicaments vétérinaires sur la résistance aux antimicrobiens ainsi que de l'élaboration de stratégies de contrôle appropriées. L'ACIA collabore également avec Santé Canada pour répondre au Plan d'action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada, qui établit une approche fédérale coordonnée et commune en vue de répondre à la menace de la résistance aux antimicrobiens. Participent également au plan d'action l'Agence de la santé publique du Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil national de recherches du Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les provinces, les territoires et d'autres intervenants jouent également un rôle clé compte tenu de leur responsabilité dans la prestation de soins de santé, l'approbation d'antimicrobiens à des fins médicales, et la réglementation du recours aux antimicrobiens en agriculture et en médecine vétérinaire. L'ACIA vérifie, par ses activités d'inspection et d'échantillonnage, que les aliments médicamentés qui sont fabriqués ou vendus au Canada répondent aux normes de Santé Canada (conformément au Recueil des notices sur les substances médicatrices) ou ont été prescrits par un vétérinaire.

Parmi les provinces et territoires, seuls le Québec et la Colombie-Britannique ont des règlements sur les aliments du bétail. Dans les deux cas, le règlement se limite aux aliments médicamentés et impose surtout des exigences de tenue de dossiers.

À l'échelle nationale et internationale, depuis une dizaine d'années, une priorité grandissante est accordée aux liens entre les aliments du bétail et la salubrité des aliments destinés à la consommation humaine. Depuis la détection, en 2003, du premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine chez un animal né au Canada, et à la suite d'autres cas d'encéphalopathie spongiforme bovine qui sont survenus plus tard, des délégations internationales ont visité régulièrement le Canada pour voir en personne les mesures de contrôle en place pour prévenir la transmission de la maladie. Leurs évaluations des systèmes canadiens de production d'animaux et d'aliments, de la nature des aliments du bétail, des mesures de contrôle des aliments du bétail et des pratiques d'alimentation du bétail sont devenues un élément important de leur évaluation globale des systèmes de santé et de salubrité des aliments du Canada.

Les modifications proposĂ©es reposent sur des normes et exigences reconnues Ă  l'Ă©chelle internationale, dont des mesures de contrĂ´le prĂ©ventif (par exemple des pratiques exemplaires de fabrication), des normes et des lignes directrices. L'ACIA a tenu compte des recommandations d'institutions et d'organismes nationaux et internationaux, entre autres :

Cela a pour effet d'harmoniser les exigences canadiennes en matière d'aliments du bétail avec les exigences des partenaires commerciaux du Canada.

L'ACIA utilise ces lignes directrices pour maintenir l'harmonisation internationale lorsqu'elle doit déterminer quels composés ou dangers devraient être régis par une norme en priorité, et donc lesquels devraient être les premiers à être incorporés par renvoi dans un règlement proposé.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a conclu qu'une évaluation environnementale stratégique n'est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications réglementaires proposées toucheraient divers groupes d'intervenants de manières très différentes. Il est important de fournir une analyse de la répartition des coûts et des avantages entre les groupes d'intervenants pour mieux comprendre les différents impacts. Cette analyse est axée sur la répartition des impacts économiques potentiels des modifications réglementaires à l'industrie des aliments du bétail, par région géographique et par province au Canada.

L'analyse a été effectuée en établissant les emplacements régionaux des établissements (tableau 17). La valeur annualisée est indiquée au tableau 18. Cette valeur a été obtenue en appliquant la part des établissements par province aux coûts totaux engagés par chaque intervenant. Puisque l'Ontario et le Québec comptent le plus grand nombre de fabricants d'aliments du bétail, ces deux provinces subiraient probablement plus d'impacts du règlement proposé, représentant près de 60% des coûts totaux.

Tableau 17 : RĂ©partition provinciale des fabricants d'aliments du bĂ©tail (part des Ă©tablissements par provinces et territoires, %)
Remarque : La somme des pourcentages peut ne pas correspondre Ă  100 en raison de l'arrondissement.
Intervenants touchés AB BC MB ON QC SK Atlantique note a du tableau c7 Territoires note b du tableau c7 Canada
Fabricant d'aliments du bétail commerciaux note c du tableau c7 14 4 7,4 33,5 27,5 7 6,4 0 100
Fabricant d'ingrédients 8,1 12,9 3,6 27,4 23,7 2,4 21,6 0,3 100
Fabricant d'aliments du bétail dans les exploitations agricoles 13,4 9,4 5,5 22,3 37,4 5,1 6,7 0 100
Détaillant/ distributeur d'aliments du bétail 11,5 15,5 5,3 36,6 23,2 4,3 3,6 0 100
Totaux 13,0 9,7 5,4 23,4 35,7 4,9 7,9 0,1 100

Note(s) du tableau c7

Note a du tableau c7

Atlantique inclut le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador.

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Note b du tableau c7

Territoires inclut le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

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Note c du tableau c7

Calculé à l'aide de la base de données d'inspection de l'ACIA.

Retour Ă  la note c du tableau c7

Tableau 18 : CoĂ»ts annualisĂ©s totaux de l'industrie distribuĂ©s par rĂ©gion (en millions de dollars canadiens, prix de 2017)
Remarque : Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s.
Intervenants touchés AB BC MB ON QC SK Atlantique note a du tableau c8 Territoires note b du tableau c8 Canada
Fabricant d'aliments du bétail commerciaux note c du tableau c8 0,7 0,2 0,4 1,7 1,4 0,3 0,3 0,0 4,0
Fabricant d'ingrédients 1,4 2,3 0,6 4,9 4,2 0,4 3,9 0,0 14,2
Fabricant d'aliments du bétail dans les exploitations agricoles 4,8 3,4 2 8 13,5 1,8 2,4 0,0 28,8
Détaillant/ distributeur d'aliments du bétail 0,8 1,1 0,4 2,7 1,7 0,3 0,3 0,0 5,9
Totaux 7,8 7,0 3,4 17,2 20,8 2,9 6,8 0,0 65,9

Note(s) du tableau c8

Note a du tableau c8

Atlantique inclut le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador.

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Note b du tableau c8

Territoires inclut le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.

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Note c du tableau c8

Calculé à l'aide de la base de données d'inspection de l'ACIA.

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Justification

La modernisation du cadre réglementaire des aliments du bétail réaffirmerait que le niveau nécessaire de protection des Canadiens est maintenu, tout en permettant aux industries réglementées de s'adapter à l'évolution des pratiques, de la technologie et de la science. L'ACIA prévoit que la modernisation du Règlement de 1983 sur les aliments du bétail, effectuée en consultation intensive avec les intervenants, sera avantageuse pour l'industrie des aliments du bétail et d'autres parties réglementées, pour les propriétaires de petites entreprises, pour les utilisateurs, pour les producteurs et pour les consommateurs. La souplesse offerte par un modèle axé sur les résultats a pour but d'appuyer l'innovation, de réduire le fardeau de réglementation dans la mesure du possible, et d'ouvrir la voie au Canada à une approche de salubrité des aliments qui soit axée sur le risque.

Les modifications proposées au Règlement correspondraient aux normes internationales et aux exigences axées sur la gestion, tout en suivant les principes directeurs du modèle d'inspection intégré de l'Agence modernisé.

Des aliments du bétail salubres contribuent à la production de bétail en bonne santé et d'aliments d'origine animale (par exemple lait, viande, œufs) salubres pour la consommation humaine. Les aliments du bétail contaminés par des pathogènes dangereux (par exemple Salmonella) et des résidus chimiques (par exemple métaux lourds, résidus de médicaments, dioxines) peuvent avoir un effet néfaste pour la salubrité des aliments produits par le bétail destiné à la consommation humaine. Les aliments du bétail médicamentés posent des risques à la santé animale et publique, compte tenu des préoccupations mondiales liées à l'incidence croissante d'organismes pathogènes devenus résistants aux médicaments antimicrobiens.

Les aliments du bĂ©tail et les ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail sont Ă©galement des vecteurs de la transmission d'organismes nuisibles et de maladies aux animaux et aux plantes (par exemple encĂ©phalopathie spongiforme bovine, insectes et graines de mauvaises herbes dans les produits de grain). Par consĂ©quent, les mesures de contrĂ´le de la production d'aliments du bĂ©tail jouent un rĂ´le important pour protĂ©ger la santĂ© humaine, animale et vĂ©gĂ©tale. La portĂ©e Ă©largie de la notion d'« espèce Â» ferait en sorte que les aliments du bĂ©tail sont suffisamment sĂ»rs pour ĂŞtre destinĂ©s au bĂ©tail servant Ă  la consommation humaine et assurerait la protection du continuum de production d'aliments.

Pour attĂ©nuer les risques, il faut recenser et Ă©valuer les dangers liĂ©s aux aliments du bĂ©tail avant que ces aliments ne soient fabriquĂ©s, distribuĂ©s et donnĂ©s Ă  manger au bĂ©tail. Les Ă©valuations doivent tenir compte Ă  la fois de la sĂ©curitĂ© du bĂ©tail en tant que consommateur primaire de l'aliment du bĂ©tail et de la sĂ©curitĂ© des humains en tant que consommateurs des aliments d'origine animale. Il est nĂ©cessaire de mettre Ă  jour la liste des substances dĂ©lĂ©tères prescrites et la liste des dangers et des normes touchant spĂ©cifiquement aux aliments du bĂ©tail; d'indiquer dans des documents d'orientation les dangers prĂ©cis et les limites maximales de certains ingrĂ©dients dans les aliments du bĂ©tail; d'inclure, s'il y a lieu, les limites et les dangers connus dans les descriptions d'ingrĂ©dients qui figurent actuellement Ă  l'annexe IV du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail.

L'industrie doit anticiper les dangers potentiels des aliments du bétail, de l'équipement, et de l'établissement et de ses installations où les aliments du bétail sont fabriqués, et prendre les mesures nécessaires pour atténuer ces dangers. Le règlement proposé permettrait de faire de grands progrès pour accroître la responsabilité et l'obligation redditionnelle de l'industrie réglementée. L'application des mesures de recensement et de prévention des dangers représente un rehaussement clair des normes canadiennes en matière de salubrité des aliments du bétail au Canada. Le recensement des dangers et les mesures de contrôle préventif seraient faciles à adapter au fil du temps afin de répondre à des dangers nouveaux ou émergents qui posent des risques à la salubrité des aliments du bétail et des humains.

Les exigences d'approbation des ingrédients d'aliments du bétail et d'enregistrement des aliments du bétail mélangés seraient déterminées sur la base des aliments qui posent le plus grand risque à la santé humaine, animale ou végétale ou à l'environnement. Cette approche entraînera une réduction importante du nombre de produits qui doivent être enregistrés, et donc, un allègement du fardeau administratif. Le processus d'évaluation et d'approbation des aliments du bétail serait robuste et plus transparent, et mettrait l'accent sur la sécurité et la fonction tout en étant appuyé par des données scientifiques.

L'ACIA et les parties réglementées doivent être en mesure de répondre rapidement aux nouveaux risques en matière de salubrité des aliments du bétail et des humains et d'atténuer ces risques. Des lacunes dans les renseignements sur la chaîne d'approvisionnement en aliments du bétail peuvent compromettre l'efficacité de la réponse à un incident lié à la salubrité des aliments du bétail. Le recours à des exigences de licence et de traçabilité pour les aliments du bétail produits et vendus à l'intérieur du pays, importés et exportés améliorerait la protection des consommateurs lors d'un incident lié à la salubrité des aliments du bétail en offrant des renseignements plus exacts permettant de déterminer rapidement le point d'origine et le mouvement d'un aliment du bétail dans la chaîne d'approvisionnement.

Les étiquettes jouent un rôle important dans l'utilisation sûre et appropriée des aliments du bétail par les producteurs de bétail. Un bon étiquetage permet à l'acheteur et à l'utilisateur d'un aliment du bétail de le distinguer d'un autre et de savoir en quoi il consiste et comment l'utiliser dans le cadre d'un programme d'alimentation. Les aliments du bétail non étiquetés, ou dont l'étiquette ne comporte pas les renseignements appropriés, peuvent être involontairement utilisés d'une manière peu sûre qui entraîne des dangers pour la santé de l'animal, la salubrité des aliments ou pour l'environnement. La réglementation des étiquettes permet aussi d'assurer des règles du jeu qui soient justes et équitables pour les acheteurs et les entreprises. Avec des normes uniformes pour les renseignements, les consommateurs peuvent avoir confiance en ce qu'indique l'étiquette. Du côté de l'industrie, tous les intervenants sont sujets aux mêmes exigences et se font concurrence sur la base du mérite, sans tirer un quelconque avantage d'allégations infondées sur l'étiquette.

L'ACIA propose d'appliquer des exigences d'Ă©tiquetage bilingues aux aliments du bĂ©tail afin de promouvoir l'accessibilitĂ© des renseignements pertinents sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© du produit pour tous les Canadiens, conformĂ©ment aux exigences de la Loi sur les langues officielles. L'article 26 de la Loi sur les langues officielles exige qu'en ce qui concerne la santĂ©, la sĂ©curitĂ© ou la sĂ»retĂ© des membres du public, les renseignements obligatoires de l'Ă©tiquette doivent figurer dans les deux langues officielles.

Le cadre de réglementation actuel des aliments du bétail n'offre pas des approches de conformité et d'application de la loi aussi larges et aussi souples que d'autres cadres réglementaires plus récents administrés par l'ACIA. Le niveau de surveillance devrait correspondre au niveau de risque lié au produit ou au processus et au niveau de contrôle démontré par la partie réglementée. L'approche proposée par le Règlement serait suffisamment flexible pour englober une large gamme d'activités de vérification de la conformité. En outre, la réponse aux cas de non-conformité doit être prévisible, transparente, échelonnée, et axée sur le risque. Le règlement proposé pourrait permettre d'appliquer cette approche.

L'ACIA a consulté à nouveau et réexaminé la proposition réglementaire dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 et de la reprise économique. Les intervenants ont indiqué qu'ils n'avaient aucune inquiétude précise liée aux coûts projetés de cette proposition réglementaire.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposĂ© entrera en vigueur le jour de son enregistrement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Cependant, pour donner Ă  l'industrie le temps de s'adapter au règlement proposĂ©, l'ACIA propose de retarder l'entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions et de mettre en place des mesures de transition pour d'autres dispositions.

Entrée en vigueur

Il y aurait un dĂ©lai pour l'entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions, notamment :

Dispositions de transition

Pour donner à l'industrie le temps de s'adapter aux nouvelles exigences réglementaires, il est permis pour les aliments du bétail de conserver une étiquette conforme à l'ancien règlement ou de se conformer aux normes de l'ancien règlement pour une période d'un an après l'entrée en vigueur du règlement proposé. En outre, les demandes d'enregistrement ou d'exemption reçues avant l'entrée en vigueur du règlement proposé seraient traitées conformément à l'ancien règlement, et tout enregistrement accordé en vertu de l'ancien règlement demeurerait valide. Certaines dispositions relatives aux avis de dissémination et à la conservation de documents continueront également à suivre l'ancien règlement pour les aliments du bétail qui ont déjà été fabriqués.

L'industrie a aussi l'option de se conformer à certaines des nouvelles exigences réglementaires dès que celles-ci entreront en vigueur. Cependant, l'utilisation d'une combinaison de nouvelles et d'anciennes exigences sur une même étiquette serait interdite.

L'ACIA reconnaît que les documents d'orientation seront utiles à une mise en application fructueuse du règlement proposé en facilitant la conformité au Règlement. L'ACIA travaille à l'élaboration d'un nouvel ensemble de documents d'orientation en matière de réglementation dont le format, le contenu et l'accessibilité sont améliorés. Certains documents seront disponibles à l'industrie et à l'inspectorat au moment de la publication préalable du règlement proposé dans la Gazette du Canada, tandis que les autres seront publiés à la date d'entrée en vigueur. Ces documents modifieront ou remplaceront les manuels publiés par le passé afin d'aider l'industrie à se conformer à la Loi relative aux aliments du bétail et le Règlement de 2022 sur les aliments du bétail.

L'ACIA fournirait également des systèmes modèles comme outils de promotion de la conformité. Les systèmes modèles offrent des exemples dont il a été démontré qu'ils permettent de réaliser la conformité aux exigences réglementaires lorsqu'ils sont appliqués correctement. Au départ, ces systèmes modèles seraient tirés de documents d'orientation et de systèmes déjà reconnus par l'ACIA, mais au fil du temps, on pourrait y ajouter d'autres modèles ou programmes génériques ayant été validés.

La mise en Ĺ“uvre du règlement proposĂ© serait Ă©galement appuyĂ©e par la Plateforme de prestation numĂ©rique des services de l'Agence, laquelle permet de soumettre des demandes d'autorisation (par exemple des demandes d'enregistrement ou de licence) ou d'autres services (par exemple des certificats d'exportation) par voie Ă©lectronique.

Outre les modifications réglementaires proposées, l'ACIA a lancé un projet portant sur l'équivalence des systèmes d'évaluation et d'approbation des ingrédients des aliments du bétail utilisés dans d'autres pays ou administrations (à commencer par les États-Unis et l'Union européenne). Si une équivalence est déterminée pour un pays étranger ou une administration étrangère, les parties réglementées qui sollicitent l'approbation du Canada pour des ingrédients nouveaux ou modifiés ayant déjà été approuvés dans ce pays ou cette administration pourront soumettre une demande moins détaillée aux fins d'évaluation par l'ACIA. L'ACIA mènera des consultations séparées avec l'industrie et d'autres intervenants lorsqu'une approche proposée aura été mise sur pied.

Conformité et application

L'ACIA continuerait d'appliquer les exigences réglementaires sur les aliments du bétail et mettrait en place un programme remanié de conformité réglementaire pour les aliments du bétail afin de tenir compte des principes du modèle d'inspection intégré de l'Agence, de nouvelles exigences réglementaires, des normes et d'autres considérations (par exemple des exigences de licence fondées sur les outils du processus et du système du Règlement sur la salubrité des aliments au Canada). L'ACIA collabore avec des représentants du milieu de la recherche et de l'industrie pour concevoir et mettre en œuvre un modèle d'évaluation des risques des établissements produisant ou distribuant des aliments du bétail afin de mieux déterminer les risques relatifs de divers établissements et la fréquence à laquelle les inspections devraient avoir lieu. Un programme de formation modernisé pour le personnel de l'ACIA serait conçu, élaboré et livré pour contribuer à la mise en application des modifications réglementaires. L'ACIA mettrait en œuvre le programme remanié et continuerait à appliquer les exigences réglementaires visant les aliments du bétail en exerçant des activités d'inspection avant, durant et après la mise en marché qui sont axées sur le cadre réglementaire modernisé et les risques relatifs à chaque produit, procédé et établissement.

Les modifications proposées fonctionneraient selon les mécanismes actuels de plainte et d'appel. L'ACIA utilise un processus graduel de gestion des plaintes et des appels, qui va des discussions avec l'employé de l'ACIA jusqu'à la présentation d'une plainte officielle au Bureau des plaintes et des appels de l'ACIA.

L'ACIA utilise toute une gamme d'outils pour vérifier la conformité, y compris les inspections, la surveillance, l'échantillonnage et l'analyse. Si un cas de non-conformité est relevé, l'ACIA applique des mesures proportionnelles à la gravité de la non-conformité. En vertu du règlement proposé, le ministre peut suspendre ou annuler une licence. Par exemple, une licence peut être suspendue, avec avis, s'il y a un risque de préjudice pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement si le titulaire de la licence poursuit une activité visée par la licence. Cet outil d'application de la loi s'ajouterait à d'autres outils et mesures de conformité et d'application de la loi à la disposition des inspecteurs, y compris des sanctions telles que les sanctions administratives pécuniaires prévues par la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d'agriculture et d'agroalimentaire.

Normes de service

En ce qui concerne les normes de service pour l'examen des demandes d'approbation des ingrédients des aliments du bétail et d'enregistrement des aliments du bétail, l'ACIA rend des comptes annuels sur l'examen de l'efficacité du produit et de son innocuité pour le bétail, les humains et l'environnement. Il y a plusieurs initiatives liées à la modernisation réglementaire (par exemple réduire le nombre de types d'aliments du bétail à enregistrement obligatoire) et d'autres initiatives non liées à la réglementation (par exemple l'équivalence des systèmes d'évaluation et d'approbation des ingrédients des aliments du bétail utilisés dans d'autres pays ou administrations comme discuté ci-dessus, et la création d'une Plateforme de prestation numérique des services), et on prévoit que ces initiatives auront une incidence positive sur le respect de la norme de service actuelle. En outre, l'ACIA envisage de changer les normes de service sur lesquelles elle rend des comptes. Si des modifications sont apportées aux normes, l'ACIA consultera les intervenants et mettra en place les modifications dans le cadre d'un exercice distinct de celui de la modernisation réglementaire.

Personne-ressource

Laura Scott
Gestionnaire national
Section de la coordination du programme des aliments du bétail et de la sensibilisation
Agence canadienne d'inspection des aliments
59, promenade Camelot
Ottawa (Ontario)
K1A 0Y9
TĂ©lĂ©phone : 613‑773‑7527
Courriel : cfia.feedregmodernization-modernisationregalibetails.acia@inspection.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que l'administrateur en conseil se propose de prendre le Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail, ci-après en vertu :

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les quatre-vingt-dix jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s d'y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d'envoyer le tout Ă  Laura Scott, gestionnaire nationale, Section de la coordination du programme des aliments du bĂ©tail et de la sensibilisation, Agence canadienne d'inspection des aliments, 59, promenade Camelot, (Ottawa) Ontario, K1A 0Y9 (tĂ©l. : 613‑773‑7527; courriel : laura.scott@canada.ca).

Ottawa, le 27 mai 2021

La greffière adjointe du Conseil privé
Julie Adair

TABLE ANALYTIQUE

Règlement de 2022 sur les aliments du bétail

Définitions et interprétation

1 Définitions

Incorporation par renvoi

2 Documents incorporés par renvoi

Exemptions

3 Exemption à la Loi et au règlement

Substances délétères

4 Substances désignées

Approbation et enregistrement des aliments

Aliments visés

5 Aliments devant être approuvés

6 Aliments devant être enregistrés

Demandes et exigences

7 Demande d'approbation ou d'enregistrement

Évaluation et décision du ministre

8 Approbation ou enregistrement de l'aliment

Approbation — inscription et annulation

9 Avis d'approbation

10 Annulation

Enregistrement — NumĂ©ro, certificat et annulation

11 Attribution et délivrance

12 Utilisation du numéro d'enregistrement

13 Expiration de l'enregistrement

14 Renonciation au certificat

15 Annulation de l'enregistrement

Renouvellement ou modification

16 Demande de renouvellement ou de modification de l'enregistrement

Renseignement nouveau

17 Transmission au ministre

Licence

Aliments et activités visés

18 Article 3.1 de la Loi — importation pour vente

Délivrance, renouvellement et modification

19 Paragraphe 5.2(1) de la Loi – importation pour vente

20 Demande

21 Conditions

22 Refus

23 Avis de refus

24 Lieu d'affaires

25 Modification — incapacitĂ© d'exercer une activitĂ©

Expiration, renonciation, suspension et révocation

26 Délai d'expiration

27 Renonciation

28 Motifs de suspension

29 Conditions de suspension

30 Suspension — risque de prĂ©judice

31 Durée de la suspension

32 Motifs de révocation

33 Conditions de révocation

Normes

Dispositions générales

34 Aucun risque de préjudice

35 Contenu interdit

36 Fins appropriées

Aliment mélangé

37 Contenu

38 PrĂ©mĂ©lange — contenu

39 Aliment minĂ©ral — contenu

40 Aliment broyé

Aliment à ingrédient unique

41 Grain haché, broyé ou moulu

42 Aliment à ingrédient unique figurant au Tableau

Emballage

43 Exigences

Étiquetage

Dispositions générales

44 Emplacement de l'étiquette

45 Contenu de l'étiquette

46 Demande – liste d'ingrĂ©dients

47 Restriction — renseignements, garanties et allĂ©gations

48 Langue d'Ă©tiquetage — renseignements obligatoires

49 Emplacement des renseignements sur l'étiquette

Nom des aliments

50 Nom convenable

51 Aliment mélangé destiné à une seule espèce ou catégorie

Analyse garantie

52 Garantie obligatoire

53 Ration individuelle

54 Garantie – quantitĂ© minimale

Unités de mesure

55 Unités métriques

Contrôles préventifs

Définitions

56 Définitions

Dangers biologiques, chimiques et physiques

57 Identification et analyse des dangers

Plan de contrôle préventif

58 Établissement, conservation et tenue à jour

59 Mise en œuvre

60 Contenu — dangers

61 PĂ©riode de conservation — documents

EnquĂŞte, plaintes et rappel

62 EnquĂŞte — risque de prĂ©judice

63 Plaintes — procĂ©dure

64 Rappel — procĂ©dure

Exigences propres à certaines activités

Fabrication d'un aliment

65 Aliment mélangé

Importation d'un aliment

66 Renseignements

67 Inspection ultérieure

68 Niveau de protection équivalent

69 Aliments non conformes

Fabrication ou vente pour exportation et exportation d'un aliment

70 Aliments non conformes

71 Certificat ou document d'exportation

Traçabilité

72 Documents

73 Demande de documents

Échantillons aux fins d'analyse

74 Exigences

Limites de tolérance

75 Garantie — Ă©lĂ©ments nutritifs

Saisie et retenue

76 Étiquette de rétention

Dispositions transitoires

77 Définition de règlement antérieur

78 Exemption — alinĂ©a 3b) du règlement antĂ©rieur

79 Avis de dissémination

80 Demande d'enregistrement d'un aliment en traitement

81 Validité des certificats d'enregistrements

82 Annulation de certificats d'enregistrements

83 Conservation de documents — fabrication avant l'entrĂ©e en vigueur

84 Contenu de l'aliment

Modifications corrélatives

Loi sur la santé des animaux

85 Règlement sur la santé des animaux

Loi sur les aliments et drogues

86 Règlement sur les aliments et drogues

90 Abrogation

Entrée en vigueur

91 Enregistrement

ANNEXE

Limites de tolérance

TABLEAU 1

TABLEAU 2

Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail

Définitions et interprétation

Définitions

1 (1) Les définitions qui suivent s'appliquent au présent règlement.

Agence
L'Agence canadienne d'inspection des aliments, constituée par l'article 3 de la Loi sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments. (Agency)
agent de saveur
Aliment mélangé constitué principalement d'ingrédients de saveur figurant au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail et qui sert à rehausser la saveur de l'aliment auquel il est ajouté. (flavouring agent)
aliment à ingrédient unique
Substance ou mélange de substances qui a été approuvé pour l'alimentation des animaux de ferme et qui figure au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail. (single ingredient feed)
aliment complet
Aliment mélangé qui, lorsqu'il est utilisé pour le type d'animal de ferme et les fins indiqués sur l'étiquette, fournit tous les éléments nutritifs nécessaires au maintien de la vie ou à l'amélioration de la production, sauf l'eau, et, dans le cas des ruminants et des chevaux, le fourrage grossier. (complete feed)
aliment médicamenté
Aliment mélangé contenant une substance médicatrice. (medicated feed)
aliment médicamenté sur mesure
Aliment mĂ©dicamentĂ© fabriquĂ© conformĂ©ment Ă  une ordonnance et contenant une substance mĂ©dicatrice qui :
  • a) soit ne figure pas au Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices pour l'espèce d'animal de ferme Ă  laquelle l'aliment est destinĂ©;
  • b) soit est d'une marque, d'une concentration ou d'une compatibilitĂ© qui diffère de ce qui est prĂ©vu Ă  ce recueil Ă  l'Ă©gard de la substance visĂ©e pour l'espèce d'animal de ferme Ă  laquelle l'aliment est destinĂ©. (custom medicated feed)
aliment mélangé
Aliment contenant au moins deux aliments à ingrédient unique. (mixed feed)
aliment minéral
Aliment mélangé constitué principalement d'éléments minéraux ou de nutriments inorganiques. (mineral feed)
aliment nouveau
Aliment qui est un organisme, une partie d'organisme ou un produit d'organisme, ou qui est constituĂ© des parties ou des produits d'un organisme, et qui, selon le cas :
  • a) ne figure pas au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail;
  • b) prĂ©sente un caractère nouveau. (novel feed)
aliment préparé selon la formule du client
Aliment mĂ©langĂ© qui est fabriquĂ© par un fabricant d'aliments :
  • a) soit pour nourrir ses animaux de ferme;
  • b) soit pour rĂ©pondre Ă  une commande Ă©crite et signĂ©e par un acheteur si, Ă  la fois :
    • (i) la commande prĂ©cise le nom de chaque aliment Ă  ingrĂ©dient unique, substance mĂ©dicatrice figurant au Recueil des notices sur les substances mĂ©dicatrices ou type de produit figurant au Recueil des notices sur les produits non alimentaires, ainsi que leur quantitĂ© respective, devant servir Ă  la fabrication de cet aliment ou ĂŞtre ajoutĂ© Ă  d'autres aliments mĂ©langĂ©s qui sont conformes aux normes du prĂ©sent règlement,
    • (ii) l'aliment ne contient pas de produit antiparasitaire au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires,
    • (iii) l'aliment n'est pas destinĂ© Ă  la revente. (customer formula feed)
aliment spécialisé
Aliment mĂ©langĂ© qui n'a pas de valeur nutritive en soi et qui a pour but d'amĂ©liorer ou de faciliter soit :
  • a) la prĂ©servation, avant l'alimentation ou durant l'entreposage, de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • b) les qualitĂ©s, la fluiditĂ© ou la pelletisation de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • c) la dispersion ou la distribution des ingrĂ©dients de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • d) l'ingestion, l'acceptabilitĂ© ou la digestion par l'animal de ferme de tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • e) la qualitĂ© ou la disponibilitĂ© des Ă©lĂ©ments nutritifs dans tout aliment avec lequel il est mĂ©langĂ©;
  • f) l'absorption par l'animal de ferme des Ă©lĂ©ments nutritifs de tout aliment qui lui est servi. (specialty feed)
bœuf
Animal de l'espèce Bos taurus ou Bos indicus. (cattle)
caractère nouveau
Caractère d'un aliment qui est un organisme, une partie d'organisme ou un produit d'organisme, ou qui est constituĂ© des parties ou des produits d'un organisme, et qui :
  • a) d'une part, a Ă©tĂ© intentionnellement sĂ©lectionnĂ©, créé ou incorporĂ© dans celui-ci par une modification gĂ©nĂ©tique particulière;
  • b) d'autre part, en ce qui a trait Ă  son usage particulier et Ă  son innocuitĂ© pour la santĂ© humaine ou animale ou pour l'environnement, sur la foi d'une justification scientifique valable, n'est essentiellement Ă©quivalent Ă  aucun caractère d'un aliment semblable figurant au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail. (novel trait)
code d'identification
Combinaison de lettres, de chiffres ou des deux permettant de retrouver un lot d'aliments au cours de la fabrication et de la distribution. (identification code)
complément d'oligo-éléments et de sel
Aliment minéral constitué de sel (NaCl) et d'oligo-éléments. (trace mineral salt feed)
contaminant
Microorganisme, matière étrangère, substance chimique ou toute autre substance qui pourrait présenter un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement, notamment celle qui n'est pas permise aux termes du présent règlement ou dont la quantité excède les limites ou les concentrations prévues en vertu de celui-ci. (contaminant)
disposition sécuritaire
Disposition, autre que par consommation humaine ou animale, qui ne présente pas de risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement. (disposed of in a safe manner)
espace principal
Partie de l'étiquette apposée sur tout ou partie de la face ou de la surface de l'aliment qui est exposée ou visible dans les conditions normales ou habituelles de vente ou d'utilisation. (principal display panel)
Loi
La Loi relative aux aliments du bétail. (Act)
mise en garde
Énoncé concernant les dangers pour la santé humaine. (warning statement)
ordonnance
Ordonnance prescrivant un aliment médicamenté délivrée par un vétérinaire autorisé à pratiquer dans la province où l'aliment sera donné aux animaux de ferme à traiter. (veterinary prescription)
pourcentage
ou % S'agissant d'un produit, le pourcentage par rapport Ă  sa masse. (percentage ou %)
précaution
Énoncé concernant les dangers pour la santé des animaux ou la manutention ou l'entreposage sécuritaire des produits. (caution statement)
prémélange
Aliment mélangé qui fournit des micro-ingrédients, notamment des vitamines ou minéraux, et qui est destiné à être dilué et mélangé de nouveau avec d'autres ingrédients dans le but de produire un supplément ou un aliment complet. (premix)
président
Le président de l'Agence. (president)
ration totale
Ration composée de tous les aliments, y compris le fourrage grossier, servis aux animaux de ferme pendant une journée. (total diet)
ruminant
Animal du sous-ordre des Ruminants. S'entend en outre de l'animal de la famille des camélidés. (ruminant)
substance médicatrice
Drogue pour laquelle une identification numĂ©rique est attribuĂ©e en application du paragraphe C.01.014.2(1) du Règlement sur les aliments et drogues ou une lettre d'autorisation pour un traitement d'urgence a Ă©tĂ© fournie Ă  un vĂ©tĂ©rinaire en vertu du paragraphe C.08.010(1) de ce règlement et qui est, selon le cas :
  • a) administrĂ©e dans le but de prĂ©venir ou de traiter les maladies affectant les animaux de ferme;
  • b) destinĂ©e Ă  modifier la structure ou l'une ou plusieurs des fonctions du corps des animaux de ferme. (medicating ingredient)
supplément
Aliment mĂ©langĂ© qui fournit un apport significatif en Ă©lĂ©ments nutritifs en vue d'amĂ©liorer la valeur nutritive de la ration totale et qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre, selon le cas :
  • a) servi sous forme concentrĂ©e comme complĂ©ment Ă  d'autres aliments;
  • b) servi en libre choix avec d'autres aliments qui sont disponibles sĂ©parĂ©ment;
  • c) diluĂ© et mĂ©langĂ© de nouveau pour donner une ration totale. (supplement)
titulaire de l'approbation
Personne à qui a été fourni, en vertu du paragraphe 9(1), un avis écrit confirmant l'approbation d'un aliment fabriqué à des fins expérimentales ou de recherche par ou pour un établissement de recherches gouvernemental, universitaire ou privé. (holder of the approval)
titulaire de l'enregistrement
Personne à qui un certificat d'enregistrement d'aliments a été délivré en vertu de l'article 11. (registrant)
transformation
Sont assimilés à la transformation l'utilisation d'un aliment pour fabriquer un autre aliment et le mélange d'un aliment avec un autre aliment. (processing)
volaille
Poulets, dindons, canards et oies. (poultry)

Définition de animaux de ferme

(2) Pour l'application de la dĂ©finition de animaux de ferme Ă  l'article 2 de la Loi, sont dĂ©signĂ©s Ă  ce titre les animaux ci-après qui sont Ă©lĂ©vĂ©s ou gardĂ©s dans un milieu domestique :

Incorporation par renvoi

Documents incorporés par renvoi

2 (1) Les documents ci-après, prĂ©parĂ©s par l'Agence et publiĂ©s sur son site Web, avec leurs modifications successives, sont incorporĂ©s par renvoi au prĂ©sent règlement :

Incompatibilité

(2) Les dispositions du présent règlement l'emportent sur les dispositions incompatibles de tout document qui y est incorporé par renvoi.

Mentions utilisées

(3) Pour l'interprétation des documents préparés par l'Agence qui sont incorporés par renvoi dans le présent règlement, les mentions utilisées dans ces documents, mais qui n'y sont pas définies, s'entendent au sens du présent règlement.

Exemptions

Exemption à la Loi et au règlement

3 (1) Sont soustraits Ă  l'application de la Loi et du prĂ©sent règlement les aliments suivants :

Aliment non exempté au titre de l'alinéa (1)g)

(2) Est soustrait aux exigences ci-après l'aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un Ă©tablissement de recherches gouvernemental, universitaire ou privĂ© qui n'est pas dĂ©jĂ  visĂ© Ă  l'alinĂ©a (1)g) et qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre servi aux animaux de ferme appartenant Ă  cet Ă©tablissement ou relevant de sa surveillance directe :

Certains produits ou substances

(3) Sont soustraits Ă  l'application de la dĂ©finition de aliments, Ă  l'article 2 de la Loi, les substances mĂ©dicatrices, les produits antiparasitaires homologuĂ©s au titre de la Loi sur les produits antiparasitaires et les types de produit dont la marque est approuvĂ©e et qui figurent au Recueil des notices sur les produits non alimentaires.

Substances délétères

Substances désignées

4 Pour l'application du paragraphe 3(2) de la Loi, les substances figurant Ă  la Liste des substances dĂ©signĂ©es comme substance dĂ©lĂ©tère sont dĂ©signĂ©es comme substances dĂ©lĂ©tères.

Approbation et enregistrement des aliments

Aliments visés

Aliments devant être approuvés

5 (1) Pour l'application de l'alinĂ©a 3(1)a) de la Loi, les aliments ci-après doivent ĂŞtre approuvĂ©s :

Exemption d'approbation

(2) L'aliment qui n'est pas visĂ© au paragraphe (1) est exemptĂ© de l'approbation.

Aliments devant être enregistrés

6 (1) Pour l'application de l'alinĂ©a 3(1)a) de la Loi et sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), tous les aliments doivent ĂŞtre enregistrĂ©s.

Exemption d'enregistrement

(2) Les aliments ci-après sont exemptĂ©s de l'enregistrement :

Conditions

(3) L'exemption d'enregistrement des aliments visĂ©s au paragraphe (2) ne s'applique que si :

Demandes et exigences

Demande d'approbation ou d'enregistrement

7 (1) La demande d'approbation ou d'enregistrement d'un aliment est présentée au ministre dans la forme approuvée par le président.

Éléments requis

(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (4), la demande visĂ©e au paragraphe (1) est accompagnĂ©e des Ă©lĂ©ments suivants :

Renseignements supplĂ©mentaires — caractère nouveau

(3) Dans le cas d'un aliment prĂ©sentant un caractère nouveau, la demande d'approbation est accompagnĂ©e des renseignements supplĂ©mentaires suivants :

Renseignements — fins expĂ©rimentales ou de recherche

(4) Dans le cas d'un aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un Ă©tablissement de recherches gouvernemental, universitaire ou privĂ©, la demande d'approbation visĂ©e au paragraphe (1) est accompagnĂ©e des renseignements suivants :

EnquĂŞte scientifique

(5) Dans le cas oĂą une enquĂŞte scientifique visĂ©e aux alinĂ©as (2)k) ou (3)c) a Ă©tĂ© menĂ©e, le demandeur est tenu de fournir les renseignements suivants :

Évaluation et décision du ministre

Approbation ou enregistrement de l'aliment

8 (1) Après avoir Ă©valuĂ© la demande d'approbation ou d'enregistrement visĂ©e au paragraphe 7(1), le ministre approuve ou enregistre l'aliment si les exigences suivantes sont remplies :

Évaluation du risque

(2) Pour l'application de l'alinéa (1)c), le ministre évalue le risque de préjudice que l'aliment présente à l'égard de la santé humaine, de la santé animale et de l'environnement, y compris la question de savoir si l'aliment est toxique ou peut le devenir.

Aliment toxique

(3) Est toxique ou peut le devenir tout aliment qui pĂ©nètre ou peut pĂ©nĂ©trer dans l'environnement en une quantitĂ© ou une concentration ou dans des conditions de nature Ă  :

Avis de refus

(4) Si les exigences prévues au paragraphe (1) ne sont pas remplies, le ministre avise le demandeur par écrit de son refus d'approuver ou d'enregistrer l'aliment et lui expose les motifs de sa décision.

Approbation — inscription et annulation

Avis d'approbation

9 (1) Si un aliment est approuvĂ© par le ministre en application de l'article 8, un avis Ă©crit confirmant l'approbation de l'aliment et prĂ©cisant les fins pour lesquelles cette approbation est donnĂ©e est fourni au demandeur.

Inscription au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail

(2) Lorsque le ministre approuve un aliment qui n'est pas un aliment fabriquĂ© Ă  des fins expĂ©rimentales ou de recherche par ou pour un Ă©tablissement de recherches gouvernemental, universitaire ou privĂ© :

Annulation

10 (1) Sous réserve des paragraphes (2) à (5), le ministre peut annuler l'approbation d'un aliment fabriqué à des fins expérimentales ou de recherche par ou pour un établissement de recherches gouvernemental, universitaire ou privé, s'il existe des motifs raisonnables de croire qu'il y a eu, à l'égard de l'aliment, contravention à la Loi ou au présent règlement.

Facteurs

(2) Pour dĂ©cider s'il y a lieu de prendre la mesure prĂ©vue au paragraphe (1), le ministre tient compte des facteurs suivants :

Conditions d'annulation

(3) Le ministre ne peut annuler l'approbation que si un avis Ă©crit a Ă©tĂ© fourni au titulaire de l'approbation :

Avis d'audience

(4) Dans les trente jours qui suivent la date de réception de l'avis l'informant que le titulaire de l'approbation désire avoir l'occasion d'être entendu, le ministre avise celui-ci par écrit des date, heure et lieu de l'audience qui servira à déterminer si l'approbation doit être annulée.

Motifs d'annulation

(5) Le ministre ne peut annuler l'approbation que lorsque les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Avis d'annulation

(6) Le ministre avise par écrit le titulaire de l'approbation de l'annulation de l'approbation et de la date de sa prise d'effet.

Enregistrement — NumĂ©ro, certificat et annulation

Attribution et délivrance

11 Si un aliment est enregistrĂ© par le ministre en application de l'article 8, un numĂ©ro d'enregistrement est attribuĂ© Ă  cet aliment et un certificat d'enregistrement est dĂ©livrĂ© au demandeur.

Utilisation du numéro d'enregistrement

12 (1) Il est interdit à toute personne d'utiliser le numéro d'enregistrement attribué à un aliment à moins d'être le titulaire de l'enregistrement.

Faux numéro d'enregistrement

(2) Il est interdit à toute personne d'utiliser un faux numéro d'enregistrement à l'égard de tout aliment.

Expiration de l'enregistrement

13 L'enregistrement expire à la date indiquée sur le certificat d'enregistrement.

Renonciation au certificat

14 Le titulaire de l'enregistrement peut renoncer au certificat d'enregistrement en remettant au ministre un avis écrit à cet effet. L'enregistrement n'est plus valide à compter de la date de la réception de l'avis.

Annulation de l'enregistrement

15 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) Ă  (5), le ministre peut annuler l'enregistrement de l'aliment s'il existe des motifs raisonnables de croire qu'il y a eu, Ă  l'Ă©gard de l'aliment, contravention Ă  la Loi ou au prĂ©sent règlement.

Facteurs

(2) Pour dĂ©cider s'il y a lieu de prendre la mesure prĂ©vue au paragraphe (1), le ministre tient compte des facteurs suivants :

Conditions d'annulation

(3) Le ministre ne peut annuler l'enregistrement que si un avis Ă©crit a Ă©tĂ© fourni au titulaire de l'enregistrement :

Avis d'audience

(4) Dans les trente jours qui suivent la date de réception de l'avis l'informant que le titulaire de l'enregistrement désire avoir l'occasion d'être entendu, le ministre avise celui-ci par écrit des date, heure et lieu de l'audience qui servira à déterminer si l'enregistrement doit être annulé.

Motifs d'annulation

(5) Le ministre ne peut annuler l'enregistrement que lorsque les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Avis d'annulation

(6) Le ministre avise par écrit le titulaire de l'enregistrement de l'annulation de l'enregistrement et de la date de sa prise d'effet. Le certificat d'enregistrement n'est plus valide à compter de cette date.

Renouvellement ou modification

Demande de renouvellement ou de modification de l'enregistrement

16 (1) Toute demande de renouvellement ou de modification d'une approbation ou d'un enregistrement est prĂ©sentĂ©e au ministre selon les mĂŞmes modalitĂ©s que la demande d'approbation ou d'enregistrement visĂ©e Ă  l'article 7 et est assimilĂ©e Ă  celle-ci pour l'application du prĂ©sent règlement.

Aucune modification sans demande

(2) Le titulaire de l'approbation ou le titulaire de l'enregistrement ne doit apporter aucune modification à un aliment approuvé ou enregistré sauf si l'approbation ou l'enregistrement est modifié par le ministre à la suite d'une demande présentée conformément au paragraphe (1).

Renseignement nouveau

Transmission au ministre

17 (1) À la suite de l'approbation ou de l'enregistrement d'un aliment, la personne qui obtient tout nouveau renseignement indiquant que l'aliment pourrait présenter un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement transmet immédiatement ce nouveau renseignement au ministre.

Évaluation et décision

(2) Le ministre réévalue l'aliment et, Ă  la lumière du renseignement nouveau :

Avis de modification

(3) Le ministre informe par avis public tout intĂ©ressĂ© de sa dĂ©cision de modifier la description prĂ©vue au Tableau canadien des ingrĂ©dients des aliments du bĂ©tail ou de retirer l'aliment de ce tableau en application du sous-alinĂ©a (2)b)(i) et de la date de sa prise d'effet.

Licence

Aliments et activités visés

Article 3.1 de la Loi — importation pour vente

18 (1) Pour l'application de l'article 3.1 de la Loi, sont visĂ©s les aliments qui ont Ă©tĂ© importĂ©s pour la vente mais qui ne sont pas enregistrĂ©s en application de l'article 8 et les activitĂ©s qu'il est interdit d'exercer sans licence Ă  l'Ă©gard de ces aliments sont l'entreposage, la transformation, l'emballage, l'Ă©tiquetage et la livraison.

Article 3.1 de la Loi — commerce interprovincial et exportation

(2) Pour l'application de l'article 3.1 de la Loi, sont visĂ©s les aliments qui sont destinĂ©s Ă  ĂŞtre expĂ©diĂ©s ou transportĂ©s, d'une province Ă  une autre, ou Ă  ĂŞtre exportĂ©s, mais qui ne sont pas enregistrĂ©s en application de l'article 8 ou fabriquĂ©s par un Ă©leveur d'animaux de ferme et destinĂ©s Ă  leur ĂŞtre servis, et les activitĂ©s qu'il est interdit d'exercer sans licence Ă  l'Ă©gard de ces aliments sont la fabrication, l'entreposage, la transformation, l'emballage, l'Ă©tiquetage et la vente.

Exceptions

(3) Il n'est pas nĂ©cessaire d'ĂŞtre titulaire d'une licence pour exercer les activitĂ©s visĂ©es au paragraphe (2) :

DĂ©finition — silo Ă  grains

(4) Pour l'application de l'alinĂ©a (3)b), silo Ă  grains s'entend de l'installation :

Délivrance, renouvellement et modification

Paragraphe 5.2(1) de la Loi – importation pour vente

19 (1) Aux fins de dĂ©livrance d'une licence en vertu du paragraphe 5.2(1) de la Loi, tous les aliments qui ont Ă©tĂ© importĂ©s pour la vente sont visĂ©s et les activitĂ©s visĂ©es Ă  leur Ă©gard sont l'entreposage, la transformation, l'emballage, l'Ă©tiquetage et la livraison.

Paragraphe 5.2(1) de la Loi – commerce interprovincial et exportation

(2) Aux fins de dĂ©livrance d'une licence en vertu du paragraphe 5.2(1) de la Loi, tous les aliments qui sont destinĂ©s Ă  ĂŞtre expĂ©diĂ©s ou transportĂ©s, d'une province Ă  une autre, ou Ă  ĂŞtre exportĂ©s sont visĂ©s et les activitĂ©s visĂ©es Ă  leur Ă©gard sont la fabrication, l'entreposage, la transformation, l'emballage, l'Ă©tiquetage et la vente.

Demande

20 Toute demande de délivrance, de renouvellement ou de modification d'une licence est présentée au ministre en la forme approuvée par le président.

Conditions

21 Le ministre peut dĂ©livrer, renouveler ou modifier une licence si, Ă  la fois :

Refus

22 Le ministre peut refuser de dĂ©livrer, de renouveler ou de modifier une licence si, au cours des cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dant la date de prĂ©sentation de la demande, le demandeur a Ă©tĂ© :

Avis de refus

23 Lorsque le ministre refuse de délivrer, de modifier ou de renouveler une licence, il en avise le demandeur par écrit en lui exposant les motifs justifiant sa décision.

Lieu d'affaires

24 Le titulaire de licence est tenu d'exercer les activités visées par sa licence, autres que la livraison et la vente, dans tous les lieux d'affaires visés par cette licence pour ces activités.

Modification — incapacitĂ© d'exercer une activitĂ©

25 (1) Lorsque le titulaire de licence est incapable d'exercer une activité visée par sa licence dans l'un des lieux d'affaires visé par celle-ci, le ministre peut modifier la licence pour retirer l'autorisation d'exercer cette activité dans ce lieu d'affaires.

Avis de modification

(2) Le ministre avise par écrit le titulaire de la modification apportée et de la date de sa prise d'effet.

Expiration, renonciation, suspension et révocation

Délai d'expiration

26 (1) La licence expire deux ans après la date de délivrance ou de renouvellement qui y figure, sauf si son titulaire y renonce ou si elle est révoquée avant cette date.

Expiration — modification

(2) Lorsque le ministre modifie une licence, la date d'expiration de celle-ci ne change pas.

Renonciation

27 Le titulaire d'une licence peut y renoncer. Cette dernière n'est plus valide le jour où il la remet au ministre si elle ne fait pas l'objet d'une procédure de révocation.

Motifs de suspension

28 Le ministre peut suspendre une licence dans les cas suivants :

Conditions de suspension

29 (1) Le ministre ne peut suspendre une licence que si, Ă  la fois :

Avis de suspension

(2) Le ministre avise par écrit le titulaire de la licence de la suspension et de la date de sa prise d'effet.

Suspension — risque de prĂ©judice

30 (1) MalgrĂ© l'article 29, si la poursuite par le titulaire de licence d'une activitĂ© visĂ©e par la licence pourrait prĂ©senter un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l'environnement, le ministre peut suspendre la licence immĂ©diatement après qu'un rapport Ă©crit prĂ©cisant les motifs de suspension a Ă©tĂ© fourni au titulaire.

Avis de suspension

(2) Le ministre avise par écrit le titulaire de la licence de la suspension et de sa prise d'effet immédiate.

Durée de la suspension

31 La suspension d'une licence est levée lorsque le ministre établit que des mesures correctives ont été prises.

Motifs de révocation

32 Le ministre peut rĂ©voquer une licence dans les cas suivants :

Conditions de révocation

33 (1) Le ministre ne peut révoquer la licence à moins que le titulaire de licence n'ait été avisé par écrit des motifs de révocation et qu'il n'ait eu l'occasion de se faire entendre à l'égard de la révocation.

Avis de révocation

(2) Le ministre avise par écrit le titulaire de licence de la révocation et de la date de sa prise d'effet.

Normes

Dispositions générales

Aucun risque de préjudice

34 (1) Aucun aliment ne doit présenter de risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement.

MĂ©lange — aliment prĂ©sentant un risque

(2) Il est interdit à toute personne de mélanger un aliment qui présente un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement avec un autre aliment dans le but de le rendre conforme aux exigences de la Loi et du présent règlement.

Exception

(3) Le paragraphe (2) ne s'applique pas si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Contenu interdit

35 Aucun aliment ne doit contenir ou prĂ©senter, selon le cas :

Fins appropriées

36 Tout aliment doit être mélangé uniformément et avoir la composition chimique et physique pour satisfaire aux fins auxquelles il est destiné.

Aliment mélangé

Contenu

37 L'aliment mĂ©langĂ© doit seulement contenir ce qui suit :

PrĂ©mĂ©lange — contenu

38 Le prĂ©mĂ©lange doit seulement contenir :

Aliment minĂ©ral — contenu

39 L'aliment minĂ©ral :

Aliment broyé

40 L'aliment broyĂ© doit ĂŞtre obtenu par la mouture, le hachage ou l'Ă©crasement :

Aliment à ingrédient unique

Grain haché, broyé ou moulu

41 Le grain hachĂ©, broyĂ© ou moulu qui est vendu comme aliment ou ingrĂ©dient d'un aliment doit, au minimum, prĂ©senter les caractĂ©ristiques qui sont indiquĂ©es Ă  l'annexe 3 du Règlement sur les grains du Canada pour le grade du niveau le plus bas Ă©tabli par ce règlement pour ce type de grain.

Aliment à ingrédient unique figurant au Tableau

42 L'aliment à ingrédient unique qui est vendu ou importé sous un nom approuvé figurant au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail doit être conforme à la description qui y en est donnée.

Emballage

Exigences

43 L'emballage d'un aliment doit satisfaire aux exigences suivantes :

Étiquetage

Dispositions générales

Emplacement de l'étiquette

44 (1) Tout aliment fabriqué, vendu ou importé doit porter une étiquette qui est apposée directement sur l'aliment ou sur chaque emballage de l'aliment ou, s'il est expédié en vrac, qui est jointe à tout document, y compris à la facture, au bordereau d'expédition ou à l'état de compte accompagnant l'envoi ou y est imprimée.

Exception

(2) Le paragraphe (1) ne s'applique pas à l'aliment préparé selon la formule du client qui est fabriqué par un fabricant d'aliments pour nourrir ses animaux de ferme.

Contenu de l'étiquette

45 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (4), doivent figurer sur l'Ă©tiquette visĂ©e au paragraphe 44(1)  :

Renseignements supplémentaires

(2) Doivent Ă©galement figurer sur l'Ă©tiquette visĂ©e au paragraphe 44(1) :

Aliment fabriqué dans un pays étranger

(3) Lorsqu'un aliment fabriquĂ© dans un État Ă©tranger porte une Ă©tiquette sur laquelle figurent le nom et le lieu d'affaires principal, au Canada, de la personne pour qui l'aliment a Ă©tĂ© fabriquĂ© aux fins de revente, ces indications doivent ĂŞtre prĂ©cĂ©dĂ©es de la mention « importĂ© par Â» ou « imported by Â», ou « importĂ© pour Â» ou « imported for Â», Ă  moins que l'origine gĂ©ographique du produit ne soit donnĂ©e sur l'Ă©tiquette.

Aliment préparé selon la formule du client

(4) Dans le cas d'un aliment prĂ©parĂ© selon la formule du client, doivent figurer sur l'Ă©tiquette visĂ©e au paragraphe 44(1) :

Demande – liste d'ingrĂ©dients

46 (1) Lorsque le nom de chaque aliment Ă  ingrĂ©dient unique utilisĂ© dans la composition de l'aliment mĂ©langĂ© n'est pas indiquĂ© sur l'Ă©tiquette au titre du sous-alinĂ©a 45(2)b)(i), toute personne peut, dans les trois ans suivant la date de fabrication de l'aliment, faire une demande Ă©crite auprès du fabricant ou du titulaire de l'enregistrement afin d'obtenir le nom de chacun de ces aliments.

Fourniture des renseignements

(2) Le fabricant ou le titulaire de l'enregistrement fournit par écrit, dans les trois jours ouvrables suivant la réception de la demande, les renseignements visés au paragraphe (1).

Restriction — renseignements, garanties et allĂ©gations

47 L'Ă©tiquette d'un aliment ne doit contenir :

Langue d'Ă©tiquetage — renseignements obligatoires

48 (1) Les renseignements devant figurer sur l'Ă©tiquette d'un aliment doivent ĂŞtre bien en vue et imprimĂ©s de façon lisible et indĂ©lĂ©bile, en anglais, en français, ou dans les deux langues, sauf les renseignements ci-après, qui doivent figurer dans les deux langues :

Langue d'Ă©tiquetage — renseignements facultatifs

(2) Doivent figurer en anglais et en français les renseignements facultatifs imprimĂ©s sur l'Ă©tiquette qui visent Ă  prĂ©venir un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l'environnement, y compris toute mise en garde ou prĂ©caution utile Ă  l'acheteur d'un l'aliment ou tout renseignement contenu dans le plan de contrĂ´le prĂ©ventif en application de l'alinĂ©a 60(1)a).

Emplacement des renseignements sur l'étiquette

49 (1) Sous réserve du paragraphe (2), tout renseignement devant figurer sur une étiquette doit être imprimé sur l'espace principal.

Exception

(2) Le mode d'emploi, la déclaration de l'analyse garantie et la liste d'ingrédients peuvent figurer sur un encart inclus à l'intérieur de l'emballage ou attaché à celui-ci, s'il est indiqué sur l'espace principal à quel endroit figurent ces renseignements.

Présentation des renseignements sur l'étiquette

(3) L'étiquette ne doit présenter aucune variation dans les caractères, les dimensions, la couleur ou l'emplacement de l'impression qui obscurcisse ou fasse ressortir une partie des renseignements qui doivent figurer, à moins que cette variation ne vise à attirer l'attention sur les précautions ou les mises en garde qui doivent figurer sur l'étiquette.

Nom des aliments

Nom convenable

50 Le nom d'un aliment devant figurer sur l'étiquette d'un aliment ne doit pas être de nature à tromper l'acheteur ou à l'induire en erreur.

Aliment mélangé destiné à une seule espèce ou catégorie

51 (1) Le nom d'un aliment mélangé destiné à une seule espèce ou catégorie d'animal de ferme doit faire mention du nom de cette espèce ou catégorie, ainsi que des fins auxquelles l'aliment est destiné.

Aliment destiné à plus d'une espèce ou catégorie

(2) Le nom d'un aliment destinĂ© Ă  plus d'une espèce ou catĂ©gorie d'animal de ferme doit faire mention, Ă  la fois :

Noms identiques

(3) Lorsque deux aliments fabriqués par le même fabricant portent des noms identiques, mais diffèrent quant à la teneur garantie en protéines, leurs marques doivent être distinctes ou la teneur en protéines, exprimée en pourcentage, doit figurer dans le nom de chaque aliment.

Prémélange

(4) Le nom d'un prĂ©mĂ©lange doit porter la mention « prĂ©mĂ©lange Â» ou « premix Â».

Supplément

(5) Le nom d'un supplĂ©ment doit porter la mention « supplĂ©ment Â» ou « supplement Â».

Aliment préparé selon la formule du client

(6) Le nom d'un aliment prĂ©parĂ© selon la formule du client doit porter la mention « formule du client Â» ou « customer formula Â».

Aliment à ingrédient unique

(7) Le nom d'un aliment à ingrédient unique doit être l'un des noms approuvés pour cet ingrédient figurant au Tableau canadien des ingrédients des aliments du bétail.

Analyse garantie

Garantie obligatoire

52 (1) La dĂ©claration de l'analyse garantie devant figurer sur l'Ă©tiquette d'un aliment doit comprendre ce qui suit :

Garantie facultative

(2) Dans le cas d'un aliment mĂ©langĂ©, la dĂ©claration de l'analyse garantie peut Ă©galement comprendre une garantie, autre que les garanties visĂ©es Ă  l'alinĂ©a (1)b), qui :

Ration individuelle

53 (1) Dans le cas d'un aliment mĂ©langĂ© qui est prĂ©parĂ© sous forme de ration individuelle, la dĂ©claration de l'analyse garantie visĂ©e Ă  l'article 52 peut comprendre une indication de la quantitĂ© de chaque Ă©lĂ©ment nutritif garanti contenue dans chaque ration individuelle.

Teneur en humidité

(2) Pour l'application de l'article 52 et du paragraphe (1), sauf indication contraire sur l'Ă©tiquette, la dĂ©claration de l'analyse garantie est basĂ©e sur l'aliment tel qu'il est consommĂ© par l'animal de ferme compte tenu de sa teneur maximale en humiditĂ©.

Garantie – quantitĂ© minimale

54 (1) Si la garantie indique la quantitĂ© minimale d'une substance contenue dans un aliment sans en indiquer la quantitĂ© maximale, la quantitĂ© rĂ©elle de cette substance dans l'aliment ne doit pas excĂ©der la quantitĂ© minimale garantie de plus de 10 %.

Garantie – quantitĂ© maximale

(2) Si la garantie indique la quantitĂ© maximale d'une substance contenue dans un aliment sans en indiquer la quantitĂ© minimale, la quantitĂ© rĂ©elle de cette substance dans l'aliment ne doit pas ĂŞtre infĂ©rieure Ă  90 % de la quantitĂ© maximale garantie.

Unités de mesure

Unités métriques

55 (1) Les unités de mesure figurant sur l'étiquette d'un aliment doivent être exprimées en unités métriques, conformément à la Loi sur les poids et mesures.

Autres unités de mesure

(2) D'autres unitĂ©s de mesure peuvent figurer sur l'Ă©tiquette si, Ă  la fois :

Définition d'unité métrique

(3) Pour les fins des paragraphes (1) et (2), unitĂ© mĂ©trique s'entend de toute unitĂ© de mesure figurant Ă  l'annexe I de la Loi sur les poids et mesures.

Contrôles préventifs

Définitions

Définitions

56 Les dĂ©finitions qui suivent s'appliquent au prĂ©sent article et aux articles 57 Ă  61.

équipement
Équipement qui se trouve dans une installation et qui est utilisé dans le cadre d'une activité régie par la Loi. (equipment)
installation
Lieu, autre qu'un véhicule, où se fait la fabrication, l'entreposage, l'emballage, l'étiquetage ou la vente d'un aliment. (facility)
mesure de contrĂ´le
Toute mesure pouvant être prise pour prévenir ou éliminer un danger biologique, chimique ou physique présentant un risque de contamination des aliments ou pour le réduire à un niveau acceptable. (control measure)
niveau acceptable
Niveau d'un danger biologique, chimique ou physique ne présentant pas un risque de contamination des aliments. (acceptable level)
point de contrĂ´le critique
Étape à laquelle la prise d'une mesure de contrôle est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger biologique, chimique ou physique présentant un risque de contamination des aliments ou pour le réduire à un niveau acceptable. (critical control point)

Dangers biologiques, chimiques et physiques

Identification et analyse des dangers

57 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, Ă©tiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d'identifier la prĂ©sence de dangers biologiques, chimiques et physiques dans cet aliment et de les analyser afin d'Ă©tablir si ceux-ci prĂ©sentent un risque de contamination pour cet aliment.

ContrĂ´le des dangers

(2) La personne visĂ©e au paragraphe (1) est tenue de prĂ©venir ou d'Ă©liminer les dangers dont la prĂ©sence dans l'aliment a Ă©tĂ© identifiĂ©e, ou de les rĂ©duire Ă  un niveau acceptable, au moyen de mesures de contrĂ´le dont l'efficacitĂ© a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, notamment tout traitement ou procĂ©dĂ© nĂ©cessaire afin que l'aliment soit conforme aux exigences de l'article 35.

Facteurs

(3) Aux fins d'identification et d'analyse des dangers aux termes du paragraphe (1), la personne visĂ©e tient compte de tout facteur ayant une incidence sur l'innocuitĂ© de l'aliment, notamment :

Plan de contrôle préventif

Établissement, conservation et tenue à jour

58 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, Ă©tiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d'Ă©tablir, de conserver et de tenir Ă  jour un plan de contrĂ´le prĂ©ventif Ă©crit qui satisfait aux exigences de l'article 60 pour ces activitĂ©s.

Exception

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le plan de contrĂ´le prĂ©ventif n'a pas Ă  ĂŞtre Ă©tabli, conservĂ© ou tenu Ă  jour pour l'activitĂ© que cette personne exerce Ă  l'Ă©gard d'un aliment provenant de rĂ©coltes de ferme en culture qui satisfait aux exigences suivantes :

Mise en œuvre

59 La personne qui est tenue d'établir, de conserver et de tenir à jour un plan de contrôle préventif doit également le mettre en œuvre.

Contenu — dangers

60 (1) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif contient les renseignements suivants :

Contenu — mesures Ă  prendre

(2) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif dĂ©crit les mesures qui seront prises pour veiller Ă  ce que les exigences ci-après soient respectĂ©es :

Contenu — autres exigences

(3) Le plan de contrĂ´le prĂ©ventif dĂ©crit Ă©galement les mesures qui seront prises pour veiller Ă  ce que les exigences applicables des articles 34 Ă  55, 62 Ă  65, 70 et 72 soient respectĂ©es.

PĂ©riode de conservation — documents

61 La personne qui est tenue d'Ă©tablir, de conserver et de tenir Ă  jour un plan de contrĂ´le prĂ©ventif Ă©crit conserve :

EnquĂŞte, plaintes et rappel

EnquĂŞte — risque de prĂ©judice

62 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment et qui soupçonne, pour des motifs raisonnables, que l'aliment présente un risque de préjudice à la santé humaine ou animale ou à l'environnement ou ne satisfait pas aux exigences de la Loi ou du présent règlement fait immédiatement enquête à ce sujet.

Avis

(2) Si l'enquĂŞte Ă©tablit que l'aliment prĂ©sente un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l'environnement, cette personne avise immĂ©diatement le ministre et de prend immĂ©diatement des mesures pour parer au risque.

Plaintes — procĂ©dure

63 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d'établir, de conserver et de tenir à jour un document dans lequel est consignée la procédure pour recevoir les plaintes concernant l'aliment, faire enquête et y répondre.

Plaintes – mise en Ĺ“uvre

(2) À la réception d'une plainte, cette personne est tenue de mettre en œuvre la procédure, d'établir un document dans lequel sont consignés les renseignements relatifs à la plainte, les résultats de l'enquête ainsi que les mesures prises sur le fondement de ces résultats et de conserver ce document pendant les trois ans suivant la date à laquelle les mesures ont été entièrement mises en œuvre.

Rappel — procĂ©dure

64 (1) La personne qui fabrique, entrepose, emballe, étiquette, vend ou exporte un aliment est tenue d'établir, de conserver et de mettre à jour un document dans lequel sont consignés une procédure permettant le rappel efficace des aliments, le nom d'une personne-ressource responsable de la procédure et le nom d'une personne-ressource responsable d'effectuer les rappels.

Rappel – mise en Ĺ“uvre

(2) Lorsque l'aliment fait l'objet d'un rappel en raison d'un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animale ou Ă  l'environnement, la personne visĂ©e au paragraphe (1) est tenue, Ă  la fois :

Exigences propres à certaines activités

Fabrication d'un aliment

Aliment mélangé

65 (1) Toute personne qui fabrique un aliment mélangé est tenue de conserver une copie de la feuille de mélange pendant une période de trois ans suivant la date de fabrication de chaque lot ainsi qu'une copie de la formule de mélange pendant une période de trois ans suivant la dernière date de fabrication de l'aliment.

Aliment préparé selon la formule du client ou aliment médicamenté sur mesure

(2) Si l'aliment est un aliment prĂ©parĂ© selon la formule du client ou un aliment mĂ©dicamentĂ© sur mesure, la personne qui le fabrique est Ă©galement tenue, pendant toute la pĂ©riode de fabrication de l'aliment, d'avoir en sa possession une copie de la formule du client ou de l'ordonnance utilisĂ©e Ă  cette fin et de conserver celle-ci pendant une pĂ©riode de trois ans suivant la dernière date de fabrication de l'aliment.

Aliment à ingrédient unique

(3) Toute personne qui fabrique un aliment à ingrédient unique est tenue de conserver un document comprenant le nom de l'aliment, son code d'identification, sa date de fabrication et la quantité fabriquée pendant une période de trois ans suivant la date de fabrication de chaque lot de l'aliment, ainsi qu'une copie de toute formule de mélange pendant une période de trois ans suivant la dernière date de fabrication de l'aliment.

Importation d'un aliment

Renseignements

66 (1) Toute personne qui importe un aliment fournit au ministre, en la forme approuvĂ©e par le prĂ©sident, les renseignements ci-après avant ou lors de l'importation :

Exception

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le ministre peut autoriser, sur demande Ă©crite, la personne qui importe l'aliment Ă  fournir les renseignements après l'importation, au moment qu'il prĂ©cise.

Inspection ultérieure

67 Si un inspecteur conclut, lors d'une inspection effectuĂ©e au moment de l'importation d'un aliment, qu'une inspection ultĂ©rieure est requise, la personne qui l'importe garde l'aliment Ă  l'adresse visĂ©e Ă  l'alinĂ©a 66(1)d) jusqu'Ă  ce que l'inspection ultĂ©rieure soit terminĂ©e.

Niveau de protection équivalent

68 Toute personne qui importe un aliment est tenue de dĂ©montrer qu'il a Ă©tĂ© fabriquĂ©, entreposĂ©, emballĂ© et Ă©tiquetĂ© dans des conditions et d'une façon qui procurent un niveau de protection au moins Ă©quivalent Ă  celui prĂ©vu par les paragraphes 57(1) et (2) et les articles 60 Ă  64.

Aliments non conformes

69 Toute personne peut importer un aliment, autre qu'un aliment nouveau, qui ne satisfait pas Ă  l'une ou l'autre des exigences visĂ©es aux articles 6 ou 34 Ă  47 du prĂ©sent règlement si, Ă  la fois :

Fabrication ou vente pour exportation et exportation d'un aliment

Aliments non conformes

70 Toute personne peut fabriquer ou vendre un aliment, autre qu'un aliment nouveau, qui est destinĂ© Ă  ĂŞtre exportĂ© et qui ne satisfait pas Ă  l'une ou l'autre des exigences visĂ©es aux articles 6 ou 34 Ă  47 du prĂ©sent règlement, si une Ă©tiquette sur laquelle figure la mention « exportation Â» ou « Export Â» est apposĂ©e sur celui-ci, y est attachĂ©e ou l'accompagne et si :

Certificat ou document d'exportation

71 (1) Toute demande de dĂ©livrance d'un certificat ou d'un autre document visĂ© Ă  l'article 5.5 de la Loi est prĂ©sentĂ©e au ministre en la forme approuvĂ©e par le prĂ©sident.

Conditions de délivrance

(2) Le ministre peut dĂ©livrer un certificat ou un autre document visĂ© Ă  l'article 5.5 de la Loi Ă  l'Ă©gard d'un aliment qui a Ă©tĂ© fabriquĂ©, entreposĂ©, transformĂ©, emballĂ©, Ă©tiquetĂ©, vendu ou livrĂ© par le titulaire d'une licence dĂ©livrĂ©e en vertu de l'article 5.2 de la Loi si celui-ci respecte toutes les conditions dont la licence est assortie.

Inspection avant l'exportation

(3) Le ministre peut exiger l'inspection d'un aliment Ă  l'Ă©gard duquel une demande de certificat ou de tout autre document visĂ© Ă  l'article 5.5 de la Loi est prĂ©sentĂ©e pour dĂ©cider de dĂ©livrer ou non le certificat ou le document.

Traçabilité

Documents

72 (1) Toute personne qui fabrique, entrepose, emballe, Ă©tiquette, vend, importe ou exporte un aliment est tenue, si elle fournit l'aliment Ă  une autre personne, y compris dans le cadre de la vente au dĂ©tail, d'Ă©tablir, de conserver et tenir Ă  jour des documents qui contiennent les renseignements suivants :

Période de conservation des documents

(2) Les documents doivent être conservés pendant les trois ans suivant la date à laquelle l'aliment a été fourni à une autre personne et être accessibles au Canada.

Demande de documents

73 (1) Si le ministre a des motifs raisonnables de croire qu'un aliment prĂ©sente un risque de prĂ©judice Ă  la santĂ© humaine ou animal ou Ă  l'environnement, il peut demander Ă  toute personne qui est tenue d'Ă©tablir, de conserver et de tenir Ă  jour des documents au titre du paragraphe 72(1) de lui fournir tout ou partie de ces documents.

Fourniture de documents

(2) La personne visĂ©e au paragraphe (1) est tenue de fournir les documents au ministre selon les modalitĂ©s suivantes :

Échantillons aux fins d'analyse

Exigences

74 (1) L'échantillon d'aliment prélevé par un inspecteur pour analyse doit être représentatif du lot d'aliments d'où il provient et être d'une quantité suffisante pour permettre l'analyse de l'aliment.

Aliment emballĂ© – plus de 5 kg

(2) Lorsque l'aliment Ă  analyser est contenu dans un emballage de plus de 5 kg, des Ă©chantillons Ă  peu près Ă©gaux doivent ĂŞtre prĂ©levĂ©s d'au moins dix emballages distincts ou, si le lot compte moins de dix emballages, de chacun des emballages.

Aliment emballĂ© – 5 kg ou moins

(3) Lorsque l'aliment Ă  analyser est contenu dans un emballage de 5 kg ou moins, un emballage intact peut servir d'Ă©chantillon.

Aliment endommagé

(4) Lorsqu'une partie d'un aliment à analyser paraît être moisie ou autrement endommagée de façon à compromettre son utilisation comme aliment, des échantillons distincts peuvent être prélevés à la fois dans la partie non endommagée et dans la partie endommagée.

Aliment en vrac

(5) Lorsque l'aliment à analyser est en vrac, des échantillons à peu près égaux doivent être prélevés d'au moins dix parties distinctes de la masse.

Limites de tolérance

Garantie — Ă©lĂ©ments nutritifs

75 (1) Les limites de tolĂ©rance figurant Ă  la colonne 3 du tableau 1 de l'annexe doivent ĂŞtre appliquĂ©es aux rĂ©sultats des analyses obtenus par les analystes afin que l'exactitude de l'analyse garantie figurant sur l'Ă©tiquette en application de l'alinĂ©a 45(1)e) soit Ă©tablie pour les Ă©lĂ©ments nutritifs figurant Ă  la colonne 1 de ce tableau.

Garantie — substance mĂ©dicatrice

(2) Les limites de tolĂ©rance figurant Ă  la colonne 2 du tableau 2 de l'annexe doivent ĂŞtre appliquĂ©es aux rĂ©sultats des analyses obtenus par les analystes afin que l'exactitude de la quantitĂ© garantie figurant sur l'Ă©tiquette en application des sous-alinĂ©as 45(2)c)(i) et d)(iii) soit Ă©tablie pour la substance mĂ©dicatrice figurant Ă  la colonne 1 de ce tableau qui est contenue dans un aliment.

Saisie et retenue

Étiquette de rétention

76 (1) Tout article saisi en vertu de l'article 9 de la Loi peut ĂŞtre retenu par l'inspecteur en tout lieu; une Ă©tiquette de rĂ©tention est alors attachĂ©e Ă  l'article ou Ă  une partie de celui-ci.

Avis de rétention

(2) Lorsqu'un article est retenu conformĂ©ment au paragraphe (1), l'inspecteur fournit au propriĂ©taire ou Ă  la personne qui en a la possession un avis de rĂ©tention.

Interdiction

(3) Il est interdit à toute personne de modifier ou d'enlever l'étiquette de rétention ou de vendre ou de déplacer l'article retenu à moins que l'inspecteur ne lui en ait donné l'autorisation écrite.

Avis de mainlevée

(4) S'il est donnĂ© mainlevĂ©e de la saisie en application du paragraphe 9(2) de la Loi, l'inspecteur est tenu de fournir un avis de mainlevĂ©e Ă  la personne Ă  qui l'avis de rĂ©tention avait Ă©tĂ© fourni.

Article confisqué

(5) Il est disposĂ© des articles confisquĂ©s en vertu des paragraphes 9(3) ou 9.1(3) de la Loi de l'une des façons suivantes :

Dispositions transitoires

Définition de règlement antérieur

77 Pour l'application des articles 78 Ă  84, règlement antĂ©rieur s'entend du Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tail, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement.

Exemption — alinĂ©a 3b) du règlement antĂ©rieur

78 (1) L'alinĂ©a 3b) du règlement antĂ©rieur continue de s'appliquer Ă  l'Ă©gard de l'aliment qui y est visĂ© pendant une pĂ©riode de douze mois commençant Ă  la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement.

Exemption — alinĂ©a 3c.1) du règlement antĂ©rieur

(2) L'alinĂ©a 3c.1) du règlement antĂ©rieur continue de s'appliquer Ă  l'Ă©gard de l'aliment qui y est visĂ© Ă  compter la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement, si l'importateur de l'aliment a soumis, avant cette date, les renseignements visĂ©s au sous-alinĂ©a 3c.1)(i) du règlement antĂ©rieur au prĂ©sident dans le but d'obtenir son approbation pour l'importation de cet aliment et a acceptĂ© la responsabilitĂ© de disposer de façon sĂ©curitaire de tout animal de ferme obtenu Ă  partir de cet aliment conformĂ©ment au sous-alinĂ©a 3c.1)(ii) du règlement antĂ©rieur.

Avis de dissémination

79 (1) Si, avant la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement, un avis visant Ă  obtenir l'autorisation de procĂ©der Ă  la dissĂ©mination d'un aliment nouveau a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au ministre en application de l'alinĂ©a 4.1(1)a) du règlement antĂ©rieur — accompagnĂ© de tout engagement et de tout renseignement exigĂ© respectivement par l'alinĂ©a 4.1(1)b) et par l'article 4.2 de ce règlement —, mais que le ministre n'a pas pris l'une ou l'autre des dĂ©cisions prĂ©vues au paragraphe 4.3(1) de ce règlement, le ministre approuve l'aliment en application de l'article 8 du prĂ©sent règlement si les exigences des alinĂ©as 8(1)b) et c) sont remplies.

Avis de refus

(2) Si les exigences prĂ©vues aux alinĂ©as 8(1)b) et c) du prĂ©sent règlement ne sont pas remplies, le ministre avise par Ă©crit la personne qui a prĂ©sentĂ© l'avis de son refus d'approuver l'aliment et lui expose les motifs justifiant sa dĂ©cision.

Nouveaux renseignements — dissĂ©mination

(3) La personne qui a obtenu l'autorisation du ministre de procĂ©der Ă  la dissĂ©mination d'un aliment nouveau au titre de l'alinĂ©a 4.3(1)a) du règlement antĂ©rieur et qui prend connaissance de tout nouveau renseignement indiquant que l'aliment pourrait prĂ©senter un risque de prĂ©judice pour la santĂ© humaine ou animale ou pour l'environnement est tenue de prĂ©senter une demande d'approbation de cet aliment conformĂ©ment Ă  l'article 7 du prĂ©sent règlement.

Demande d'enregistrement d'un aliment en traitement

80 Toute demande d'enregistrement d'un aliment qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au directeur conformĂ©ment Ă  l'article 6 du règlement antĂ©rieur et qui est en traitement Ă  la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement est traitĂ©e sous le rĂ©gime du règlement antĂ©rieur.

Validité des certificats d'enregistrements

81 Le certificat d'enregistrement qui a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en application de l'article 9 du règlement antĂ©rieur qui est valide avant la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement est rĂ©putĂ© avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en application de l'article 11 du prĂ©sent règlement.

Annulation de certificats d'enregistrements

82 L'article 12 du règlement antĂ©rieur continue de s'appliquer Ă  l'Ă©gard du certificat d'enregistrement d'un aliment Ă  compter de la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement si, avant cette date, le ministre a envoyĂ© au titulaire de l'enregistrement, par courrier recommandĂ©, l'avis visĂ© au paragraphe 12(2) du règlement antĂ©rieur.

Conservation de documents — fabrication avant l'entrĂ©e en vigueur

83 (1) Les paragraphes 15(1) et (4) du règlement antĂ©rieur continuent de s'appliquer Ă  l'Ă©gard de tout aliment qui y est visĂ© si celui-ci a Ă©tĂ© fabriquĂ© avant la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement.

Conservation de documents — fabrication Ă  compter de l'entrĂ©e en vigueur

(2) L'article 65 du prĂ©sent règlement ne s'applique Ă  l'Ă©gard des aliments qui y sont visĂ©s que s'ils ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s Ă  compter de la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement.

Contenu de l'aliment

84 (1) Le prĂ©sent règlement n'a pas pour effet d'interdire la fabrication, la vente ou l'importation d'un aliment qui n'est pas conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l'article 35 du prĂ©sent règlement s'il est conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l'article 19 du règlement antĂ©rieur.

Aliment mélangé ou aliment à ingrédient unique

(2) Le prĂ©sent règlement n'a pas pour effet d'interdire la vente ou l'importation d'un aliment qui n'est pas conforme pas Ă  la norme prĂ©vue Ă  l'article 42 du prĂ©sent règlement s'il est conforme Ă  la norme prĂ©vue Ă  l'article 22 du règlement antĂ©rieur.

Étiquetage

(3) Le prĂ©sent règlement n'a pas pour effet d'interdire la fabrication, la vente ou l'importation d'un aliment dont l'Ă©tiquetage n'est pas conforme aux articles 44 Ă  55 du prĂ©sent règlement si l'Ă©tiquetage de cet aliment est conforme aux articles 24 et 26 Ă  33 du règlement antĂ©rieur.

Cessation d'effet

(4) Les paragraphes (1) Ă  (3) cessent d'avoir effet douze mois après la date la date d'enregistrement du prĂ©sent règlement.

Modifications corrélatives

Loi sur la santé des animaux

Règlement sur la santé des animaux

85 L'article 113 du Règlement sur la santĂ© des animauxrĂ©fĂ©rence 7 est remplacĂ© par ce qui suit :

113 L'article 112 ne s'applique pas aux aliments qui sont approuvĂ©s ou enregistrĂ©s aux termes de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail.

Loi sur les aliments et drogues

Règlement sur les aliments et drogues

86 Le paragraphe C.01.014(2) du Règlement sur les aliments et droguesrĂ©fĂ©rence 8 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe (1) ne s'applique pas au produit de santĂ© animale, Ă  la drogue destinĂ©e Ă  l'Ă©tude au sens de l'article C.03.301, ou Ă  l'aliment mĂ©dicamentĂ© au sens du paragraphe 1(1) du Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail.

87 La dĂ©finition de prĂ©mĂ©lange mĂ©dicamenteux diluĂ©, au paragraphe C.01A.001(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

prémélange médicamenteux dilué
Drogue Ă  usage vĂ©tĂ©rinaire rĂ©sultant de la combinaison d'un prĂ©mĂ©lange mĂ©dicamenteux Ă  un aliment, au sens de l'article 2 de la Loi relative aux aliments du bĂ©tail, de sorte qu'au taux le plus bas des posologies approuvĂ©es pour cette drogue, au moins 10 kg de la combinaison soit nĂ©cessaire pour mĂ©dicamenter une tonne mĂ©trique d'un aliment complet, au sens du paragraphe 1(1) du Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail. (dilute drug premix)

88 L'alinĂ©a C.01A.001(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

89 Le paragraphe C.08.012(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Pour l'application du prĂ©sent article, aliment mĂ©dicamentĂ© s'entend au sens du Règlement de 2022 sur les aliments du bĂ©tail.

Abrogation

90 Le Règlement de 1983 sur les aliments du bĂ©tailrĂ©fĂ©rence 9 est abrogĂ©.

Entrée en vigueur

Enregistrement

91 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date de son enregistrement.

Premier anniversaire de l'enregistrement

(2) Entrent en vigueur au premier anniversaire de l'enregistrement du prĂ©sent règlement :

Dix-huit mois après la date de l'enregistrement

(3) Les articles 18 Ă  33, 69 et 71 entrent en vigueur le jour qui, dans le dix-huitième mois suivant le mois de l'enregistrement du prĂ©sent règlement, porte le mĂŞme quantième que le jour de son enregistrement ou, Ă  dĂ©faut de quantième identique, le dernier jour de ce dix-huitième mois.

ANNEXE

(article 75)

Limites de tolérance

TABLEAU 1

Limites de tolĂ©rance applicables aux rĂ©sultats des analyses obtenus par les analystes sur les teneurs en Ă©lĂ©ments nutritifs des aliments, en application du paragraphe 75(1)
 

Colonne 1

Élément nutritif

Colonne 2

Quantité garantie

Colonne 3

Limites de tolérance

1 Calcium (Ca), magnĂ©sium (Mg), sodium (Na), potassium (K), soufre (S), sel (NaCl) a) maximum de 1 % Carence ou excĂ©dent de 0,2 % de l'aliment
b) plus de 1 % Carence ou excĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
2 Zinc (Zn), cuivre (Cu), manganèse (Mn), iode (I), cobalt (Co) Toutes les quantitĂ©s Carence ou excĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
3 Fluor (F) Toutes les quantitĂ©s ExcĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
4 Phosphore (P) a) maximum de 5 % Carence ou excĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
b) plus de 5 % Carence de 10 % ou excĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
5 Fer (Fe) Toutes les quantitĂ©s Carence de 20 % ou excĂ©dent de 40 % de la teneur garantie
6 ProtĂ©ines brutes (aliment mĂ©langĂ©) a) maximum de 24 % Carence de 1 % de l'aliment
b) plus de 24 % Carence de 1,5 % de l'aliment
ProtĂ©ines brutes (aliment Ă  ingrĂ©dient unique) Toutes les quantitĂ©s Carence de 0,8 % de l'aliment
7 Équivalent en protĂ©ines brutes a) maximum de 5 % ExcĂ©dent de 1 % de l'aliment
b) plus de 5 %, jusqu'Ă  un maximum de 25 % ExcĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
c) plus de 25 % ExcĂ©dent de 5 % de l'aliment
8 Matières grasses brutes Toutes les quantitĂ©s Carence ou excĂ©dent de 0,5 % de l'aliment
9 Fibres brutes a) maximum de 5 % Carence ou excĂ©dent de 0,5 % de l'aliment
b) plus de 5 % jusqu'Ă  un maximum de 15 % Carence ou excĂ©dent de 10 % de la quantitĂ© garantie
c) plus de 15 % Carence ou excĂ©dent de 1,5 % de l'aliment
10 Vitamine A, vitamine E Toutes les quantitĂ©s Carence de 20 % de la teneur garantie
11 Vitamine D Toutes les quantitĂ©s Carence de 25 % de la teneur garantie
12 Sucre (inverti) a) maximum de 24 % Carence de 1,5 % de l'aliment
b) plus de 24 % Carence de 2 % de l'aliment
13 ProtĂ©ines digestibles par la pepsine Toutes les quantitĂ©s Carence de 10 % de la teneur garantie

TABLEAU 2

Limites de tolĂ©rance applicables aux rĂ©sultats des analyses obtenus par les analystes sur les teneurs en substances mĂ©dicatrices, en application du paragraphe 75(2)
 

Colonne 1

Substance médicatrice

Colonne 2

Limites de tolérance

1 Substances mĂ©dicatrices, Ă  l'exception des antibiotiques Carence ou excĂ©dent de 20 % de la teneur garantie
2 Antibiotiques Carence ou excĂ©dent de 25 % de la teneur garantie

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