DĂ©cret modifiant l’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada : DORS/2023-256

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 26

Enregistrement
DORS/2023-256 Le 4 dĂ©cembre 2023

LOI SUR LA COMMUNICATION D’INFORMATION AYANT TRAIT À LA SÉCURITÉ DU CANADA

C.P. 2023-1186 Le 1er dĂ©cembre 2023

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 10(3)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada rĂ©fĂ©rence b, l’institution Ă©numĂ©rĂ©e dans le prĂ©sent dĂ©cret est compĂ©tente ou a des attributions au titre d’une loi fĂ©dĂ©rale ou d’une autre autoritĂ© lĂ©gitime Ă  l’égard d’activitĂ©s portant atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada,

Ă€ ces causes, sur recommandation du ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile et en vertu du paragraphe 10(3)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada, ci-après.

DĂ©cret modifiant l’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada

Modification

1 L’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada rĂ©fĂ©rence b est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

Colonne 1

Institution destinataire

Colonne 2

Responsable

Ministère de l’Industrie

Department of Industry

Le ministre de l’Industrie

Entrée en vigueur

2 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

En vertu de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada (LCISC ou la Loi), il n’est actuellement pas possible pour Innovation, Sciences et DĂ©veloppement Ă©conomique Canada (ISDE) d’obtenir lĂ©galement de partenaires fĂ©dĂ©raux certains Ă©lĂ©ments d’information pertinents qui aideraient Ă  l’exercice de leur compĂ©tence ou de leurs attributions lorsqu’il est question d’activitĂ©s qui minent la sĂ©curitĂ© du Canada. Cela concerne particulièrement les responsabilitĂ©s du ministère lors des examens des investissements Ă©trangers proposĂ©s Ă  la lumière de la sĂ©curitĂ© nationale prĂ©vus dans la Loi sur Investissement Canada (LIC). Afin de rectifier cette situation, un dĂ©cret modifiant l’annexe 3 de la LCISC est requis.

Contexte

La LCISC est entrĂ©e en vigueur en juin 2019 dans le cadre de la Loi de 2017 sur la sĂ©curitĂ© nationale (ancien projet de loi C-59). La Loi favorise une communication efficace et responsable d’information entre les institutions du gouvernement du Canada, et encourage ces dernières Ă  s’y adonner, afin de protĂ©ger le pays contre les activitĂ©s qui minent sa souverainetĂ©, sa sĂ©curitĂ© ou son intĂ©gritĂ© territoriale. Lors de son dĂ©pĂ´t en 2017, l’ancien projet de loi C-59 reconnaissait la nature dynamique des menaces Ă  la sĂ©curitĂ© nationale, et l’évolution connexe des technologies, ainsi que le retard qu’accusait le cadre de sĂ©curitĂ© nationale du Canada. Les solutions proposĂ©es visaient Ă  soutenir les mesures prises par le Canada face aux nouvelles menaces Ă  sa sĂ©curitĂ© tout en protĂ©geant les Canadiens et en respectant leurs droits et libertĂ©s.

La LCISC a remplacĂ© la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada et comprenait plusieurs modifications, notamment le resserrement du critère Ă  respecter pour communiquer de l’information. Le nouveau critère exige que la communication « aide Ă  l’exercice Â» de la compĂ©tence de l’institution destinataire, ou de ses attributions Ă  l’égard d’activitĂ©s portant atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada, plutĂ´t que de simplement « se rapporter Â» Ă  la compĂ©tence ou aux attributions de l’institution. Les institutions fĂ©dĂ©rales doivent Ă©galement veiller Ă  ce que l’information communiquĂ©e n’ait pas d’incidence sur le droit Ă  la vie privĂ©e d’une personne plus que ce qui est raisonnablement nĂ©cessaire dans les circonstances. La LCISC comprend Ă©galement l’obligation pour les institutions de prĂ©parer et de conserver des documents sur l’information communiquĂ©e et de les transmettre annuellement Ă  l’Office de surveillance des activitĂ©s en matière de sĂ©curitĂ© nationale et de renseignement (OSSNR). Finalement, les institutions qui communiquent l’information doivent fournir, au moment de la communication, une dĂ©claration sur l’exactitude de l’information et la fiabilitĂ© de la façon dont celle-ci a Ă©tĂ© obtenue. Ces exigences ainsi que d’autres sont Ă©tablies Ă  l’article 5 de la Loi.

Actuellement, les 17 institutions fĂ©dĂ©rales inscrites Ă  l’annexe 3 de la LCISC sont autorisĂ©es Ă  recevoir de l’information en vertu de cette dernière. Cependant, toute institution fĂ©dĂ©rale est en mesure de communiquer de l’information Ă  une institution destinataire dĂ©signĂ©e Ă  l’annexe 3, pourvu que l’information respecte les critères pour sa communication susmentionnĂ©s, Ă©tablis Ă  l’article 5. NĂ©anmoins, depuis l’entrĂ©e en vigueur de la Loi, presque la moitiĂ© des 17 institutions dĂ©signĂ©es Ă  l’annexe 3 de la LCISC n’ont soit jamais invoquĂ© la LCISC pour recevoir/communiquer de l’information (Agence canadienne d’inspection des aliments, Commission canadienne de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire, ministère des Finances, ministère de la SantĂ© et Agence de la santĂ© publique du Canada) ou ne l’ont utilisĂ©e qu’une seule fois depuis 2019 (SĂ©curitĂ© publique Canada et Centre d’analyse des opĂ©rations et dĂ©clarations financières du Canada).

Le plus rĂ©cent rapport de l’OSSNR sur la communication d’information en vertu de la LCISC, publiĂ© en 2021, indique que sur les 17 institutions dĂ©signĂ©es autorisĂ©es Ă  recevoir de l’information en vertu de la LCISC, seulement cinq s’en sont rĂ©ellement prĂ©values : le Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ© (SCRS), le Centre de la sĂ©curitĂ© des tĂ©lĂ©communications Canada (CST), la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada (IRCC) et Affaires mondiales Canada (AMC). La grande majoritĂ© des communications d’information concernaient deux ministères : AMC et IRCC. Seul un autre ministère a communiquĂ© de l’information en 2021. Le rapport de l’OSSNR pour l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente rĂ©vĂ©lait une tendance similaire, les deux principales institutions qui communiquent de l’information Ă©tant les mĂŞmes et trois institutions ayant reçu la majoritĂ© de l’information, soit le SCRS, le CST et la GRC.

Les menaces auxquelles les Canadiens sont exposĂ©s continuent de changer. Ces menaces, comme l’ingĂ©rence Ă©trangère, exigent une collaboration et une coopĂ©ration beaucoup plus Ă©troites entre les ministères et organismes gouvernementaux traditionnels et non traditionnels qui se partagent la responsabilitĂ© d’assurer la sĂ©curitĂ© nationale que ce qui Ă©tait prĂ©vu au moment oĂą l’ancien projet de loi C-59 a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©. Avant le prĂ©sent dĂ©cret, ISDE ne disposait pas d’une autorisation particulière pour recevoir de l’information de tous les partenaires fĂ©dĂ©raux au sujet des composantes de leurs mandats qui sont liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© nationale, car il n’était pas inscrit Ă  l’annexe 3 au moment de l’adoption de la Loi.

Objectif

  1. Accroître la capacité du Canada d’intervenir rapidement face aux menaces à la sécurité nationale, notamment aux menaces nouvelles et dynamiques.
  2. Améliorer la communication efficace et responsable d’information entre les institutions fédérales ayant des responsabilités au chapitre de la sécurité nationale, en respectant les mécanismes de rapports, d’examen et de surveillance existants.

Description

Le DĂ©cret modifiant l’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada (le DĂ©cret) ajoute ISDE Ă  l’annexe 3 de la LCISC, soit l’annexe qui indique quelles institutions fĂ©dĂ©rales sont autorisĂ©es Ă  recevoir de l’information qui les aidera Ă  respecter leur mandat en matière de sĂ©curitĂ© nationale. Auparavant, l’annexe 3 comprenait 17 ministères et organismes fĂ©dĂ©raux. Le DĂ©cret en ajoute un, ce qui signifie que ISDE devient une institution destinataire dĂ©signĂ©e autorisĂ©e par la Loi Ă  recevoir de l’information en toute lĂ©galitĂ©, pourvu que cette information respecte les critères susmentionnĂ©s Ă©tablis dans la Loi.

Il s’agit de la seule modification de la Loi qui découle du Décret. Il ne modifie ni le cadre de communication de l’information présenté dans la Loi, ni les droits ou libertés des Canadiens, ni n’accorde au gouvernement fédéral le droit de recueillir des renseignements supplémentaires. En tant que nouvelle institution destinataire désignée, ISDE doit se conformer aux mécanismes de rapports, d’examen et de surveillance existants, notamment l’examen de l’OSSNR. De plus, ISDE doit dorénavant préparer et conserver des documents sur toutes les communications d’information reçues en vertu de la LCISC et les transmettre annuellement à l’OSSNR. Le Décret permet de combler une lacune qui existait entre les institutions fédérales.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Sécurité publique Canada consulte les intervenants pertinents, notamment les organisations de la société civile, les universitaires, les provinces et les territoires et les autres ministères sur les pratiques du gouvernement du Canada en matière de communication d’information (y compris en vertu de la Loi) afin de sensibiliser la population et d’inspirer confiance. Le ministère consulte également les intervenants par l’intermédiaire du Groupe consultatif sur la transparence de la sécurité nationale, qui conseille le gouvernement sur la meilleure façon de donner suite à son engagement de transparence en matière de sécurité nationale dans l’ensemble des ministères et organismes du gouvernement du Canada responsables du renseignement et de la sécurité nationale.

Sécurité publique Canada n’a pas mené de consultations externes pour ce décret, car il ne devrait pas avoir de répercussions sur les provinces ou les territoires, les entreprises, l’environnement, les questions liées au genre, etc. Le Décret ne modifiera que les liens entre ISDE et les autres ministères fédéraux pour la communication d’information. Toutes les communications d’information doivent continuer d’être conformes aux lois canadiennes, y compris la LCISC, la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Charte canadienne des droits et libertés.

Sécurité publique Canada a mené des consultations au sein du gouvernement fédéral pour connaître les défis actuels en matière de communication d’information entre les partenaires fédéraux responsables de la sécurité nationale. Des fonctionnaires ont organisé des rencontres bilatérales avec les ministères et les organismes, y compris ISDE, pour connaître leur compétence et leurs attributions liées à la sécurité nationale. ISDE pouvait déjà communiquer de l’information aux autres institutions désignées dans la Loi, mais la LCISC ne lui permettait pas d’en recevoir légalement.

Publication préalable

Une exemption Ă  l’exigence rĂ©glementaire voulant que le DĂ©cret soit d’abord officiellement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada a Ă©tĂ© accordĂ©e, car il a une incidence sur la capacitĂ© du gouvernement d’assurer la sĂ©curitĂ© nationale et sur le bien-ĂŞtre Ă©conomique des Canadiens, et qu’il concerne des processus gouvernementaux internes.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Selon l’évaluation initiale, on ne s’attend pas à ce que le Décret ait une incidence sur les obligations découlant des traités modernes.

Choix de l’instrument

Bien que la Loi puisse ĂŞtre modifiĂ©e par voie lĂ©gislative, un dĂ©cret du gouverneur en conseil a Ă©tĂ© choisi conformĂ©ment au paragraphe 10(3) de la LCISC, qui stipule que l’annexe 3 peut ĂŞtre modifiĂ©e par dĂ©cret du gouverneur en conseil.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

L’admissibilité d’ISDE à recevoir de l’information à des fins de sécurité nationale améliore la capacité globale du gouvernement de protéger le Canada contre les menaces à la sécurité nationale qui peuvent nuire à notre prospérité économique, comme l’ingérence étrangère dans le contexte des investissements étrangers proposés, en améliorant la transmission responsable, efficace et rapide de l’information entre ISDE et les autres institutions fédérales. Le Décret assure également une plus grande transparence pour les Canadiens, puisque les divulgations faites en vertu de la LCISC seraient examinées par l’OSSNR dans le cadre de son processus d’examen annuel, et rendues publiques dans le rapport annuel des organismes d’examen qui est déposé au Parlement.

Bien que la LCISC aidera ISDE Ă  s’acquitter de ses responsabilitĂ©s Ă  l’égard des activitĂ©s qui portent atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada, SĂ©curitĂ© publique Canada s’attend Ă  ce qu’ISDE participe Ă  un petit nombre de divulgations en vertu de la LCISC une fois qu’il deviendra une institution dĂ©signĂ©e. Le rapport annuel 2021-2022 sur la LIC indique que le nombre d’examens relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© nationale augmente, mais qu’il est faible, car seulement 24 investissements ont Ă©tĂ© examinĂ©s Ă  cette fin sur un total de 1 255 demandes d’investissement et avis effectuĂ©s cette annĂ©e-lĂ . Par consĂ©quent, SĂ©curitĂ© publique Canada ne prĂ©voit que des coĂ»ts mineurs dĂ©coulant du DĂ©cret et aucune exigence supplĂ©mentaire en matière de personnel.

ISDE est tenu de tenir un registre de toutes les communications qu’il reçoit au titre de la LCISC et d’en faire rapport annuellement à l’OSSNR. Avant le Décret, ISDE avait déjà cette obligation de divulgation à d’autres institutions destinataires désignées en vertu de la Loi. ISDE sera en mesure de mettre en œuvre un registre normalisé de toutes les communications. Le personnel actuel d’ISDE sera formé par Sécurité publique Canada sur la communication responsable d’information en vertu de la LCISC et aura accès à des documents d’orientation décrivant les pratiques exemplaires selon la Loi.

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le Décret n’aura aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. Le Décret porte sur la communication d’information entre les ministères et organismes du gouvernement du Canada. Il n’impose pas un nouveau fardeau, financier ou autre, aux petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le DĂ©cret n’a aucune incidence sur les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Décret n’est pas lié à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation, car il concerne la communication d’information entre les ministères et organismes fédéraux canadiens et non des partenaires internationaux.

Évaluation environnementale stratégique

Il est peu probable que le Décret entraîne des effets importants sur l’environnement. En accord avec la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a mené à la conclusion qu’une évaluation environnementale stratégique n’était pas requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

L’analyse préliminaire n’a pas permis de déterminer les répercussions de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) découlant du Décret.

Justification

Le Décret accroît la capacité du Canada d’intervenir rapidement face aux menaces à la sécurité nationale et fait en sorte que l’information puisse être communiquée plus efficacement à ISDE par d’autres institutions du gouvernement du Canada dans le contexte de la sécurité nationale.

La sĂ©curitĂ© Ă©conomique du Canada est un domaine qui exige une vigilance accrue et un plus grand Ă©change d’information entre un Ă©ventail de partenaires plus large pour lutter contre les menaces Ă©conomiques Ă  la sĂ©curitĂ© nationale. Le gouvernement du Canada a publiĂ© plusieurs dĂ©clarations publiques indiquant un examen plus approfondi de certains investissements Ă©trangers en raison du contexte Ă  risque Ă©levĂ©, notamment son ÉnoncĂ© de politique sur l’examen des investissements Ă©trangers et le COVID-19 du 18 avril 2020 et son ÉnoncĂ© de politique sur l’examen des investissements Ă©trangers et la crise en Ukraine du 8 mars 2022. Plus rĂ©cemment, le 7 dĂ©cembre 2022, le gouvernement a annoncĂ© son intention de moderniser la LIC afin de mieux tenir compte des prĂ©occupations en matière de sĂ©curitĂ© nationale.

Bien que la LIC soit conçue pour favoriser l’investissement, la croissance Ă©conomique et les occasions d’emploi, elle prĂ©voit des dispositions relatives Ă  l’examen de la sĂ©curitĂ© nationale pour empĂŞcher les investissements Ă©trangers qui pourraient nuire Ă  la sĂ©curitĂ© nationale du Canada. Le ministre de l’Industrie est responsable de l’administration du processus de sĂ©curitĂ© nationale au titre de la partie IV.1 de la LIC, tandis que c’est SĂ©curitĂ© publique Canada qui dirige la rĂ©alisation des examens en tant que tels, Ă  l’aide d’un processus en plusieurs Ă©tapes et en coordination avec ISDE, les organismes d’enquĂŞte pertinents compĂ©tents, les organismes de sĂ©curitĂ© nationale du Canada, et les alliĂ©s. Ă€ la suite d’une recommandation du ministre de l’Industrie, après consultation du ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile, le gouverneur en conseil a le pouvoir de prendre les mesures nĂ©cessaires relativement Ă  un investissement pour protĂ©ger la sĂ©curitĂ© nationale, notamment : ordonner Ă  l’investisseur de ne pas effectuer l’investissement, autoriser l’investissement Ă  la condition que l’investisseur prenne des engagements Ă©crits ou qu’il effectue l’investissement selon les modalitĂ©s que le gouverneur en conseil estime nĂ©cessaires dans les circonstances, ou exiger que l’investisseur se dĂ©partisse de son investissement. Ces examens sont effectuĂ©s conformĂ©ment au Règlement sur les investissements susceptibles de porter atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© nationale et aux Lignes directrices sur l’examen relatif Ă  la sĂ©curitĂ© nationale des investissements.

Le DĂ©cret amĂ©liore la capacitĂ© d’ISDE de procĂ©der Ă  des Ă©valuations et de formuler des recommandations dans le contexte de ces examens relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© nationale. Par exemple, AMC pourrait maintenant divulguer Ă  ISDE de l’information qu’il a recueillie au titre de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation et d’autres autorisations lĂ©gislatives, comme de l’information sur le refus d’une demande de licence d’exportation et les raisons de ce refus, y compris sur les utilisateurs finaux dans des administrations Ă©trangères. Avant ce dĂ©cret, ISDE se fiait souvent Ă  d’autres sources non gouvernementales, comme des investisseurs ou d’autres parties privĂ©es, pour obtenir des renseignements dans certains contextes, ce qui a entraĂ®nĂ© des lacunes en matière d’information et des retards frĂ©quents dans leurs examens qui sont assujettis Ă  des Ă©chĂ©anciers lĂ©gislatifs. Bien que, en vertu de la LIC, d’autres ministères et organismes de sĂ©curitĂ© et de renseignement figurent sur la liste des « organismes d’enquĂŞte Â», leurs lois particulières comportent certaines limites, comme la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, l’échange d’information avec ISDE — ce que le DĂ©cret aidera en fournissant un pouvoir lĂ©gal d’échange d’information par l’entremise de la LCISC.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Le Décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

Sécurité publique Canada mettra à jour sa page Web Communication d’information ayant trait à la sécurité nationale pour tenir compte du Décret.

Sécurité publique Canada aidera ISDE à mettre en œuvre le Décret en lui fournissant des ressources sous forme de formation et de conseils sur la façon d’administrer efficacement la loi. Les fonctionnaires d’ISDE auront un accès continu à ces ressources de formation, ce qui leur permettra d’assurer que les politiques et les procédures appropriées sont en place pour respecter la Loi. ISDE recevra également un soutien continu de Sécurité publique Canada pour la tenue et la présentation des dossiers annuels de divulgation à l’OSSNR.

Chaque année, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile doit déposer le rapport annuel de l’OSSNR sur la LCISC devant chaque Chambre du Parlement. L’OSSNR publie habituellement ces rapports sur son site Web. L’OSSNR peut également mener des enquêtes, exiger des études ministérielles et rédiger des rapports spéciaux qui doivent être déposés par le ministre compétent devant chaque chambre du Parlement. Il s’agit d’un mécanisme qui, en plus d’être examiné par le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, permet de s’assurer que les divulgations continuent de respecter la LCISC, la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Charte canadienne des droits et libertés.

Personne-ressource

Centre de coordination stratégique sur la communication d’information
Sécurité publique Canada
269, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 0P8
Courriel : scci-ccsi@ps-sp.gc.ca